Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
Wednesday, June 5, 2024
-
Vol. 47 N° 70
Clause-by-clause consideration of Bill 45, An Act to amend the Act respecting safety in sports mainly to better protect the integrity of persons in recreation and sports
Aller directement au contenu du Journal des débats
Intervenants par tranches d'heure
-
-
Schneeberger, Sébastien
-
Charest, Isabelle
-
Ciccone, Enrico
-
Marissal, Vincent
-
-
Schneeberger, Sébastien
-
Ciccone, Enrico
-
Charest, Isabelle
-
Marissal, Vincent
-
-
Charest, Isabelle
-
Ciccone, Enrico
-
Schneeberger, Sébastien
-
Marissal, Vincent
-
-
Bogemans, Audrey
-
Ciccone, Enrico
-
-
Charest, Isabelle
-
Ciccone, Enrico
-
Bogemans, Audrey
-
Gagnon, Yannick
-
Girard, Eric
-
Jeannotte, Chantale
-
Dionne, Amélie
-
Marissal, Vincent
-
-
Charest, Isabelle
-
Ciccone, Enrico
-
Bogemans, Audrey
-
Marissal, Vincent
-
-
Charest, Isabelle
-
Marissal, Vincent
-
Bogemans, Audrey
-
Ciccone, Enrico
-
-
Bogemans, Audrey
-
Charest, Isabelle
-
Ciccone, Enrico
-
Marissal, Vincent
11 h 30 (version révisée)
(Onze heures quarante-neuf minutes)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, bonjour à tous. Ayant quorum, la Commission de l'aménagement du
territoire est ouverte.
Alors, je précise que nous poursuivons les
études détaillées du projet de loi no 45, loi modifiant la sécurité dans
les sports afin principalement de renforcer la protection et... de l'intégrité
et des personnes dans les loisirs et les sports.
Est-ce que nous avons des remplaçants, Mme
la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Fontecilla (Laurier-Dorion) est remplacé par M. Marissal
(Rosemont).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Merci beaucoup. Alors, hier, à l'ajournement, nous en étions...
nous venions de terminer l'article 30.35. Alors, nous en sommes maintenant
à l'article 30.36. Mme la ministre.
• (11 h 50) •
Mme Charest : «30.36. Lorsque
le protecteur de l'intégrité en loisir et en sport transmet au ministre les
conclusions et les recommandations qu'il a formulées à une fédération
d'organismes sportifs, à un organisme sportif ou à un organisme de loisir et
les motifs de cette fédération ou de cet organisme, le ministre peut ordonner à
cette fédération ou à cet organisme de prendre les mesures qu'il indique, s'il
l'estime nécessaire pour assurer le respect de l'intégrité des personnes.»
Cet article propose de donner le pouvoir
au ministre d'ordonner à une fédération d'organismes sportifs, à un organisme
sportif ou à un organisme de loisirs de prendre les mesures qu'il indique s'il
l'estime nécessaire pour assurer le respect de l'intégrité des personnes
lorsque cette fédération ou organisme refuse de donner suite aux
recommandations du Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport ou n'a pas
mis en place une autre mesure appropriée.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que nous avons des commentaires ou questions sur l'article?
M. Ciccone :...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. Ciccone :OK...
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le député de Rosemont.
M. Ciccone :
Ah! Vas-y, vas-y.
M. Marissal : Oui, merci, M.
le Président. Bien, bonjour, d'abord, rebonjour. Je ne vous étonnerai pas, je
pense, en vous citant un des passages de ce qui nous a été dit par Sport'Aide là-dessus,
qui souhaitait avoir un processus d'appel indépendant : «Le projet de loi
actuel prévoit qu'une organisation qui refuserait d'appliquer une
recommandation du protecteur pourrait se voir ordonner par la ministre d'appliquer
le tout sous peine d'amende.» Je présume qu'on reviendra aux amendes plus tard,
là. «Croyant que ce fonctionnement risque de politiser certaines situations,
nous estimons qu'un processus d'appel indépendant devrait se pencher sur les
motifs évoqués par une organisation qui contesterait les recommandations
initiales, sans compter qu'un pouvoir de réviser les recommandations au besoin
serait aussi une avenue à considérer.»
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre.
M. Marissal : Quelles sont
vos considérations sur cette avenue à considérer?
Mme Charest : Oui, bien là,
ici, là, on ne parle pas d'un mécanisme d'appel, là. Tu sais, dans un premier
temps, on a la fédération qui peut dire : On ne... on ne répond pas aux
recommandations qui ont été faites par le protecteur à l'intégrité. Suite à
cette déclaration-là de la fédération, la ministre a un pouvoir d'ordonnance.
Donc, en tout cas, sur cet élément-là, là... On n'est pas dans... dans cet
élément-là. Peut-être qu'on y répondra plus tard, là, mais, pour cet
article-là, ce n'est pas une question du mécanisme d'appel. Mais il y aura une
analyse qui devra être faite, par contre, de la ministre... bien, des équipes
de la ministre pour voir si cette ordonnance-là va se faire. Donc, il y aura
quand même une forme d'analyse, là, qui sera faite suite au refus ou de la...
du désir de ne pas se conformer aux recommandations.
M. Marissal : OK. Nous
pourrions en discuter, mais pas à ce moment-ci, c'est ce que je comprends.
Mme Charest : ...pas, de
mécanisme d'appel, parce que c'est un... c'est un organisme de recommandations,
là, qui n'a pas de... C'est ça.
M. Marissal : OK. Bon,
bien, ça a le <mérite...
Mme Charest :
...qui
n'a pas de... C'est ça.
M. Marissal :
OK.
Bon, bien, ça a le >mérite d'être clair. Après ça, on pourra débattre
d'une façon ou d'une autre, là, mais on nous avait suggéré de le mettre là.
C'est parce que c'est avant la décision exécutoire de la ministre. Autrement
dit, c'est après la... la recommandation qui a été faite ou le résultat du
travail du PILS. Là, il y a comme une zone tampon entre les deux, là, où Sport'Aide
disait : Ce serait quand même bien qu'on ait une possibilité d'appel. Je
ne trouve pas ça fou, en ce sens que, tu sais, à la fin, ce qu'on veut, c'est
améliorer les pratiques. Puis c'est vrai que, par exemple, avec certains
groupes, il ne faudrait pas que vous ayez l'impression... vous, ou votre
successeur, ou peu importe, là, nous ne sommes que de passage ici, que l'on ait
l'impression que ce soit une joute politique qui «détermine que». Je n'ai rien
d'autre à ajouter...
Mme Charest : Bien, en
fait, peut-être que...
M. Marissal : ...sinon
que je comprends que vous n'êtes pas... vous n'êtes pas d'avis que ça prendrait
un mécanisme d'appel.
Mme Charest : Bien, il y
a une nouvelle analyse qui devra être faite, par contre. Donc, il y aura...
Donc, la ministre devra effectuer une nouvelle analyse. Donc, ça représente une
forme de... tu sais, de... je... pas de négociation, évidemment, mais de
discussion par rapport aux recommandations qui ont été faites et des raisons
pour lesquelles il décide de ne pas les... les observer. Mais il y a une
nouvelle analyse, donc ce n'est pas... ce n'est pas directement : On prend
les recommandations puis parce que le PILS... parce qu'ils ont décidé de ne pas...
de ne pas les suivre, on ordonne directement. Il va... ça va prendre une
analyse pour pouvoir le faire.
M. Marissal : La
nouvelle analyse se fera nécessairement sur le résultat du travail du PILS, ça
va de soi.
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : Mais
est-ce qu'il y aura possibilité pour l'organisme visé de se faire entendre?
Mme Charest : L'analyse
ne se fera pas sur le travail du PILS, mais sur la situation. Donc, si... C'est
une nouvelle analyse qui... qui se fera.
Des voix : ...
Mme Charest : Oui. Donc,
c'est ça, hein? Puis, encore une fois, là, il y avait le 15 jours, là, où
la fédération ou l'organisme a pour dire les raisons pour lesquelles il ne
rencontre pas les recommandations. Donc, ça peut être des raisons valables. Le
cas où il y aurait une ordonnance, c'est qu'on juge...
Bien, en fait, dans un premier temps, il y
aurait une analyse, puis ils ont dit : Bien, ce n'est pas valable comme
raison, ce n'est pas justifié. Et là il y aurait une ordonnance. Donc, il y a...
il y a quand même un certain mécanisme de rétroaction qui peut se faire et de
discussions, mais, à partir du moment... puis là on parle d'aussi «s'il
l'estime nécessaire». Ça fait que, là, il y a quand même une démonstration que
la recommandation doit être suivie suite à deux analyses, et là il y a le
pouvoir.
Donc, tu sais, il y a quand même des zones
de protection pour des décisions qui seraient arbitraires, là, je dirais. De
là, tu sais, le «s'il», «s'il l'estime nécessaire», suite à une analyse, donc,
tu sais, il y a quand même deux paliers de vérification.
M. Marissal : Puis je me
suis juste mal exprimé tantôt. Je vous disais que votre décision serait prise
en fonction de l'analyse du PILS, ce n'est pas tant l'analyse que les
conclusions et les recommandations. Puis ça, nécessairement, ça va être sur
votre bureau. Vous n'allez pas recommencer le travail, là.
Mme Charest : Bien, pas
recommencer de... dans la collecte de données, et tout ça, là, exactement
comment ça va se faire, mais ce n'est pas... il va y avoir une analyse de la
situation.
Une voix : ...
Mme Charest : C'est ça.
Ça dépend de... tu sais il va y avoir quand même une analyse de la situation,
donc.
M. Marissal : OK. Nécessairement,
les amendes, on y vient plus tard, là, j'imagine? Ça va de soi. OK. C'est bon,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Député de Marquette.
M. Ciccone :Oui. Bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
On ne vous avait pas oublié.
M. Ciccone :Je le sais. Bien, moi, je souscris un peu dans la... ce que
le député de Rosemont dit. Vous trouvez ça normal, vous? On est dans un État de
droit où le citoyen qui est jugé peut faire appel, là. Tu sais, je veux dire,
dans un contexte où je comprends qu'on n'est pas dans des... un contexte
judiciaire, mais vous trouvez ça normal qu'une personne ne peut pas dire :
Bien là, tu sais, il y a peut-être... ou il y a d'autres éléments qui
surviennent puis qui... on pourrait apporter comme preuve ou...
Tu sais, c'est... je comprends qu'il y a
plusieurs processus, ça, je l'entends. Tu sais, il a pas mal plus de chances de
se tromper quand ça passe deux fois puis même trois fois, là. Mais, tu sais, de
donner l'occasion à la personne d'aller en appel, ou l'organisme, de dire :
Bien, regarde, écoutez, là, tu sais, voici ce qui en est. Vous trouvez ça
normal, vous?
Mme Charest : Bien, en
fait, dans un premier temps, précisons, ce n'est pas un jugement, c'est une
recommandation. Donc, c'est une grosse, grosse nuance, là. Donc, il ne s'agit
pas d'une... donc une <recommandation...
Mme Charest :
...donc,
c'est une grosse, grosse nuance, là. Donc, il ne s'agit pas d'une... donc une >recommandation.
Maintenant, encore une fois, on vient amener l'élément de «s'il l'estime
nécessaire». Donc, suite à... suite à deux analyses, la ministre ou le ministre
juge que la recommandation doit être observée. Alors, ça, c'est dans un cas où
on... on présume que la situation doit être résorbée pour maintenir l'intégrité.
Alors, je pense qu'il y a quand même... Puis, comme je vous dis, là, ce n'est
pas un emprisonnement, ce n'est pas... ce n'est pas un jugement. Alors, on a
quand même deux paliers d'analyse qui peuvent être faits pour s'assurer qu'il y
ait un respect des recommandations, encore une fois. Alors, moi, je pense que
ça...
M. Ciccone :Mais... mais je dis ça parce que, tu sais, vous dites :
Ce n'est pas un jugement, ce n'est pas de l'emprisonnement, mais, pour
certains, ça peut être la fin, ça peut être un congédiement, ça peut être une
suspension qui peut avoir quand même des répercussions. Je comprends que le
tout est confidentiel, là, mais quand quelqu'un est suspendu, je veux dire, on...
le monde autour se pose des questions, même s'ils ne voient pas le... ce qui
est... les recommandations puis le processus. Mais vous connaissez le monde du
sport, ce n'est pas... ce n'est pas un grand... ce n'est pas un grand monde,
tout le monde se connaît, puis... Mais moi, je trouve ça... je trouve ça quand
même particulier que, quand ça va arriver dans votre bureau... c'est parce que,
là, on dit : Bien là, oui, là, on regarde, puis... mais de ne pas donner
la chance à celui qui reçoit la plainte, ou celle, de se manifester une
deuxième fois.
• (12 heures) •
Mme Charest : Bien... bien,
en fait, la personne... Il y a le 15 jours, là, quand il reçoit la
recommandation du PILS. On se rappelle que le PILS, pour donner une
recommandation aussi forte que le congédiement, puis on... tu sais, il y a...
il y a quand même des règles d'éthique, de déontologie, il y a quand même tout
ce qui s'applique. Donc, il faudrait qu'il y ait des très bonnes raisons ou des
très bons motifs pour recommander ça.
Encore une fois, on se réfère... on se met
dans une position de protection d'intégrité. Alors là, on... on amène l'élément
de «s'il l'estime nécessaire». Donc, encore une fois, après une autre analyse,
on a des éléments assez importants pour croire que la recommandation est la
bonne ou... Alors, je pense que, dans un souci de s'assurer de l'intégrité de
nos athlètes... je pense qu'on a des... les bons mécanismes en place pour...
M. Ciccone :Ah! oui. Non, mais pour l'intégrité, c'est sûr, moi, je ne
parle pas de ça, moi, je parle pour l'autre... l'autre côté, parce qu'il faut
voir... Parce que c'est sûr qu'on n'aura pas beaucoup de sympathie pour
quelqu'un qui commet un acte ou qui va trop loin, là puis que ça vient toucher
à l'intégrité, c'est sûr que la sympathie n'est pas là. Mais, en même temps,
notre rôle à nous, c'est de s'assurer que les choses... que ce soit juste pour
tout le monde. Ça fait que c'était là mon intervention, Mme la ministre.
Mme Charest : Oui, mais il y
a quand même la rétroaction du 15 jours, que l'organisme va signifier les
raisons pour lesquelles... considère que les recommandations ne devraient pas
être appliquées. Maintenant, il y a une autre analyse, il y a aussi le pouvoir
d'enquête, là, la ministre... Puis, tu sais, dans des cas... Et, encore une
fois, ce sont des cas exceptionnels, donc.
M. Ciccone :Alors, je comprends qu'il y a une analyse, mais que la
personne qui reçoit la plainte, vous...
Mme Charest : Oui, puis on se
rappelle... Oui, excusez-moi.
M. Ciccone :... — je veux juste terminer — vous... votre
équipe, pour vous, peut-être que vous, personnellement, vous allez dire :
Moi, je veux m'occuper de ce dossier-là, c'est trop grave, que la personne n'a
aucune chance de revenir devant vous dire : Écoutez, là... ou que vous...
Avez-vous le pouvoir de l'appeler? Pouvez-vous l'appeler, si vous voulez, quand
vous allez revoir l'analyse avant de prendre...
Mme Charest : Oui. Oui, oui,
tout à fait.
M. Ciccone :
Oui, vous pouvez.
Mme Charest : Mais il y a
aussi... Puis, par rapport aux recours, il y a quand même la Cour supérieure,
hein, il y a des recours, puis la décision pourrait être contestée à la Cour
supérieure<i>. Donc, il y a un certain... il y a un certain recours
possible, là, tu sais, ce n'est pas...
M. Ciccone :Je comprends, mais, quand tu embarques à la Cour
supérieure, c'est un autre...
Mme Charest : Oui, je
comprends, mais, tu sais, il y a... Oui, mais il y a...
M. Ciccone :...on se retrouve devant les tribunaux, puis on veut éviter
ça, parce que sinon on pourrait dire : Bien, on amène tout devant les
tribunaux, là, mais ce n'est pas le but du protecteur de l'intégrité.
Mme Charest : Non, ce n'est
pas le but de ça.
M. Ciccone :Bien, c'est beau, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : ...alors,
s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer au 30.37. Nous changeons
aussi de section, Dispositions financières, comptes et rapports.
Mme Charest : «30.37. L'exercice
financier du protecteur de l'intégrité en loisir et en sport se termine le 31 mars
de chaque année.»
Cet article propose de fixer la date de la
fin de l'exercice financier du Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport
au 31 mars de chaque année.
Avez-vous des questions?
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
clair?
M. Ciccone :
...
Mme Charest : Pourquoi le 31?
Parce qu'il y en a un. Janvier, février, mars...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
pas de question. Alors, nous allons passer au... à l'article 30.38.
Mme Charest : «Le protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport doit, au plus tard le 30 juin de
chaque année, transmettre au ministre un rapport de ses activités pour l'année
précédente. Ce rapport doit faire état, de manière distincte, des plaintes et
des <signalements...
>
12 h (version révisée)
<17845
Mme
Charest :
...distincte, des plaintes et des >signalements
reçus.
«Ce rapport indique notamment :
«1° le nombre, la nature et les
motifs des plaintes reçues, examinées, refusées ou abandonnées depuis le
dernier rapport;
«2° le délai d'examen des plaintes;
«3° la nature des recommandations
ainsi que les suites qui leur ont été données dans le cadre de l'examen d'une
plainte.
«Le ministre peut, par règlement, prévoir
tout autre renseignement que doit contenir le rapport annuel du protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport ainsi que la forme de ce rapport.»
Cet article propose que le Protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport ait l'obligation de rendre compte
annuellement de ses activités au ministre et prévoit le contenu de ce rapport
d'activités. Il propose également de conférer au ministre le pouvoir de
déterminer par règlement tout autre renseignement que doit contenir ce rapport
ainsi que la forme de celui-ci.
Le Président (M. Schneeberger) :
...député de Marquette.
M. Ciccone :Oui, M. le Président. À ce stade-ci, j'aimerais déposer un
amendement, s'il vous plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, est-ce que vous l'avez...
M. Ciccone :Si on peut juste prendre une petite pause.
Le Président (M. Schneeberger) : ...envoyé
au secrétariat?
M. Ciccone :On va... Comme vous voyez, là, il y a un petit problème d'ordinateur.
Si on peut juste suspendre quelques instants...
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons suspendre, nous allons suspendre la commission.
(Suspension de la séance à 12 h 05)
(Reprise à 12 h 08)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons la commission. Je vais laisser le soin de lire l'amendement,
présenté par le député de Marquette.
M. Ciccone :Merci beaucoup, M. le Président. Alors, modifier l'article 30.38
proposé par l'article 16 du projet de loi par l'insertion, après le paragraphe
3° du deuxième alinéa, de l'alinéa suivant: «Ces informations sont publiées sur
le site Internet du protecteur de l'intégrité en sport et en loisir.»
Alors, ça se lirait comme suit... Juste
monter un petit peu. Alors, après, là... On voit le n° 1° :
«Le nombre, la nature, [...]motifs des plaintes reçues, examinées, refusées ou <abandonnées...
M. Ciccone :
...examinées, refusées ou >abandonnées depuis
le dernier rapport;
«2° le délai d'examen des plaintes;
«3° la nature des recommandations ainsi
que les suites qui leur ont été données dans le cadre de l'examen d'une
plainte.
«Ces informations sont publiées sur le
site Internet du protecteur de l'intégrité en sport et en loisir.
«[La] ministre peut, par règlement...» Et
ainsi de suite.
Il s'agit juste, encore une fois, dans...
à titre d'être transparent. Il n'y a absolument... tout est confidentiel, c'est
pour s'assurer, là... On avait peut-être un exemple... On n'a pas un exemple
d'un autre endroit?
Ça fait que, dans le fond, on vient juste
rajouter, là, c'est comme... Je réitère ce que j'ai dit, là, c'est juste
pour... à titre d'être transparent, puis aussi ça aiderait aussi aux gens à
comprendre également. Au lieu de faire des demandes à l'accès à l'information,
les données sont là, tout simplement. Ça engendre... ce n'est pas un gros
travail, là, c'est juste pour justement donner l'information rapidement à ceux
qui veulent voir.
Parce que, comme moi, Mme la ministre,
comme, je suis persuadé... comme le député de Rosemont, l'année prochaine, on
va aller voir, là, ce qui se passe, puis c'est pas mal plus facile à aller voir
les données. On va voir qu'est-ce qui fonctionne pour... Même les organismes
aussi veulent se renseigner à savoir si ça fonctionne ou non. Alors, c'est...
Pardon?
Une voix : ...
• (12 h 10) •
M. Ciccone :Oui, oui, c'est ça, c'est une question de transparence, je
réitère. Alors, c'est pas mal le but de mon intervention. Ce n'est pas
grand-chose, là, je ne pense pas que ça enfreint aucun... aucune... lien de
confidentialité avec personne. C'est juste... c'est juste ça, ce serait un
ajout, tout simplement pour faciliter le travail de tout le monde.
Mme Charest : Oui. Peut-être
juste un élément, parce qu'on fait référence — si on pouvait le voir,
là — au site Internet du protecteur. On ne sait pas s'il aura un site
Internet. Ça fait qu'on pourrait peut-être y aller de façon plus large :
«seraient publiées», là.
M. Ciccone :Oui, oui, bien, j'ai... j'ai inscrit... parce que j'ai
comme l'impression qu'il va y en avoir un.
Mme Charest : Bien, on ne le
sait pas.
M. Ciccone :On ne le sait pas? OK.
Mme Charest : Ça fait qu'on
ne peut pas l'inscrire dans la loi, on ne sait pas s'il y aura un site Internet.
M. Ciccone :OK.Alors, on pourrait changer le verbatim : «sur
un site Internet quelconque», ou «le rendre public», tout simplement.
Mme Charest : Bien, «sont
publiées», tout simplement, là.
M. Ciccone :Ou «qui sont publiées», oui, c'est ça.
Mme Charest : Bien, sans
faire...
M. Ciccone :Sur le Web, publiées sur le Web, oui.
Mme Charest : Bien, pourquoi
dire sur quoi... «Sont publiées»...
Des voix : ...
M. Ciccone :«Sont rendues publiques.»
Mme Charest : «Sont rendues
publiques.»
M. Ciccone :C'est ça, c'est parce que je veux éviter qu'on fasse des
demandes à ne plus finir d'accès à l'information. «Sont rendus publiques»...
Mme Charest : Bien, je pense
que... Oui.
M. Ciccone :«Sont rendues publiques», est-ce que vous confirmez que,
quand on dit «sont rendues publiques», c'est public?
Mme Charest : Oui, la seule
chose, c'est que ce serait dans un deuxième temps. Le rapport serait donné au
ministre dans un premier temps puis...
M. Ciccone :Oui, bien sûr.
Mme Charest : Donc, ce ne
sera pas publié en même temps, donc...
M. Ciccone :Bien sûr, bien sûr. OK...
Mme Charest : Mais de toute
façon, ça ne faisait pas mention, là, que ça devait...
Une voix : ...
Mme Charest : Ah! oui, une
autre... On pourrait le prendre en délibéré, là, mais au lieu de «ces
informations», ce seraient «les rapports» qui seraient publiés.
M. Ciccone :Oui. Oui, oui. Mais c'est parce que moi, j'ai déterminé que
ce que vous... le 1°, 2°, 3°, c'étaient des informations.
Mme Charest : C'est dans le
rapport.
M. Ciccone :C'est dans le rapport?
Mme Charest : Le rapport. «Ce
rapport indique...» Donc, le rapport serait publié.
M. Ciccone :OK, parce que la nature... OK, on peut le mettre, rapport
qui contient le 1°, 2°, 3°...
Mme Charest : Oui, le rapport
sera publié.
M. Ciccone :Oui, oui. Parfait. Si vous voulez, M. le Président, on
va... on peut prendre une petite pause. Les spécialistes de la ministre...
Mme Charest : On peut
peut-être suspendre juste pour s'assurer de l'écrire comme il faut.
M. Ciccone :Oui, oui, pas de problème.
Le Président (M. Schneeberger) : Nous
allons suspendre, le temps de faire les modifications. Suspendons.
(Suspension de la séance à 12 h 12)
(Reprise à 12 h 25)
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors,
suite aux discussions, le député de Marquette va retirer l'amendement qu'il
avait proposé. Alors, ça me prend le consentement pour le retrait.
Des voix
: Consentement.
Le Président
(M. Schneeberger) : Oui.Et il va redéposer un autre
amendement, qui est légèrement modifié, sur le même article.
M. Ciccone :Oui, effectivement. Alors, merci au... à l'excellent
travail de l'équipe de la ministre, qui l'a réécrit pas mal plus simplement,
mais qui veut dire exactement la même chose, sans spécifier où on va le rendre
public. Mais c'est le devoir de la ministre de rendre public ce rapport après
qu'elle l'ait... qu'elle ait pris possession, bien entendu. Alors, c'est ce que
j'avais à dire.
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, je pense que tout le monde est
d'accord. Alors, nous allons mettre aux voix. Est-ce que l'amendement proposé à
l'article 30.38 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté. Est-ce qu'il y avait d'autres
questions sur le 30.38 tel qu'amendé? Non? Alors, nous allons passer à un
nouveau chapitre, Vérifications de sécurité, avec l'article 31.
Mme Charest : «...déclaration
de culpabilité pour une infraction criminelle commise au Canada ou à
l'étranger, sauf si un pardon a été obtenu pour cette infraction;
«2° une accusation encore pendante
pour une infraction criminelle commise au Canada ou à l'étranger;
«3° une ordonnance judiciaire qui
subsiste contre une personne au Canada ou à l'étranger.»
L'article 16 du projet de loi propose
ensuite d'insérer dans la Loi sur la sécurité dans les sports un nouveau
chapitre IV.1 ayant pour intitulé Vérifications de sécurité et comprenant
les articles 31 à 39.5 proposés par le projet de loi.
L'article 31 proposé définit
«antécédents judiciaires», au sens de ce nouveau chapitre, en déterminant les
éléments qui les constituent.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Alors,
pendant votre lecture, le député de Rosemont a signifié qu'il avait une
question sur le 30.38. Alors, allez-y, député de Rosemont.
M. Marissal : Oui.
Merci, M. le Président. En fait, pour être exact, là, j'ai une intervention à
faire avant qu'on passe au chapitre suivant. Je pense que c'est là que je peux
la faire, puis on peut régler l'affaire assez rapidement. Sinon, après ça, je
ne vois pas trop où le mettre.
Vous avez pris connaissance sans doute des
commentaires du Protecteur du citoyen quant à l'arrimage entre la <i>loi
du PILS et la <i>loi sur les lanceurs d'alerte, qui est gérée par le
Protecteur du citoyen. Là, arrêtez-moi tout de suite. Si vous dites que c'est
ailleurs, plus tard dans le projet de loi, on le fera ailleurs plus tard.
Sinon, on peut avoir la discussion maintenant.
Le Président
(M. Schneeberger) : ...vérifier ou...
Mme Charest : ...la
discussion là-dessus, hier, sur les lanceurs d'alerte puis que c'est couvert
parce que c'est de la fonction publique d'emblée.
M. Marissal : On a eu
une conversation là-dessus hier.
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : Mais juste
pour être sûr de comprendre ce que le Protecteur du citoyen nous disait, c'est «que
le projet de loi n° 45 soit modifié par l'ajout d'une
disposition prévoyant d'inclure, dans la Loi sur la sécurité dans les sports,
une obligation, pour le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport, de
transmettre au Protecteur du citoyen, dans les plus brefs délais, les
renseignements portés à sa connaissance pouvant faire l'objet d'une divulgation
au sens de la <i>loi facilitant la divulgation d'actes répréhensibles à
l'égard des organismes publics.»
Moi, je veux juste m'assurer que cette
référence, elle est automatique, parce que la loi a été adoptée, sur les
lanceurs d'alerte ou ce qu'on appelle familièrement les lanceurs d'alerte, là,
qui est gérée, comme vous le savez, par le Protecteur du <citoyen...
Mme Charest :
...
les lanceurs d'alerte, là, qui est gérée, comme vous le savez, par le
Protecteur du >citoyen.
Mme Charest : Il n'y a pas de
transfert d'information qui se fait automatiquement.
Des voix : ...
Mme Charest : Oui, c'est ça,
c'est parce que le PILS ne fait pas la vérification d'organismes
gouvernementaux.
M. Marissal : Non, en fait,
de ce que je comprends, là, c'est que la situation qui pourrait se produire,
c'est que quelqu'un au sein du PILS, peut-être même le protecteur, le PILS... On
va distinguer les protecteurs parce qu'il y en a plusieurs, là, puis ça, c'est
important. Parce que le Protecteur du citoyen est maître d'oeuvre de la loi sur
les lanceurs d'alerte. Alors, si quelqu'un dans le PILS, y compris le PILS ou
son état-major, commet ou est en train de commettre ce qui pourrait être perçu
comme une fraude envers l'État, donc, il est couvert automatiquement, et les
gens du PILS qui voudraient, donc, dénoncer auprès du Protecteur du citoyen
sont donc couverts naturellement par la loi.
Mme Charest : Oui, ils
sont... ils font partie de la fonction publique, donc ils sont naturellement
couverts par la loi sur les lanceurs d'alerte, là, donc c'est... Et, à
l'inverse, quelqu'un qui lance l'alerte, qui fait un signalement est couvert
par les représailles, et tout ça. Donc, les deux sont couverts sous une forme
de lançage d'alerte.
M. Marissal : OK. C'est pour
ça qu'on disait hier qu'avec le PNE on n'avait pas pu faire le lien direct,
parce que la loi sur les lanceurs d'alerte n'avait pas été adoptée, donc c'est
arrivé après. Sinon, on aurait peut-être une référence, comme on en a eu
beaucoup depuis deux, trois jours, là. Mais je comprends que le parapluie
couvre tout.
Mme Charest : Oui.
Exactement.
M. Marissal : OK. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, nous allons retourner au 31, l'article 31. Est-ce qu'il y avait
des questions sur l'article 31? Oui, député de Rosemont.
• (12 h 30) •
M. Marissal : Ça, ce n'est
pas né de génération spontanée, hein, ça existe dans les lois quand on veut
définir un antécédent judiciaire? C'est copie conforme? OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Marquette, ça va?
M. Ciccone :...
Le Président (M. Schneeberger) : Bon,
c'est bon. Alors, nous allons passer à l'article 32.
Mme Charest : «32. Avant
l'entrée en fonction de personnes appelées à oeuvrer auprès de personnes
mineures ou handicapées ou à être régulièrement en contact avec elles, une
fédération d'organismes sportifs, un organisme sportif ou un organisme de
loisir doit s'assurer qu'elles n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec
les fonctions susceptibles de leur être confiées au sein de cette fédération ou
de cet organisme.
«À cette fin, ces personnes doivent
transmettre à la fédération ou à l'organisme une déclaration qui porte sur
leurs antécédents judiciaires. La fédération ou l'organisme doit vérifier ou
faire vérifier cette déclaration.»
Cet article propose d'obliger toute
fédération d'organismes sportifs, tout organisme sportif ou tout organisme de
loisir à s'assurer, avant l'entrée en fonction des personnes appelées à oeuvrer
auprès de personnes mineures ou handicapées ou à être régulièrement en contact
avec elles, que ces dernières n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec
leurs fonctions à venir au sein de cette fédération ou de cet organisme.
Pour ce faire, cet article propose que la
personne qui souhaite occuper de telles fonctions fournisse une déclaration qui
porte sur ses antécédents judiciaires. La fédération ou l'organisme devra
ensuite vérifier ou faire vérifier cette déclaration.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 32? Député de Marquette.
M. Ciccone :Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Bien, c'est simple,
Mme la ministre, pourquoi seulement les mineurs puis les handicapés? Je
comprends que c'est écrit de cette façon-là dans le Protecteur national de
l'élève, là, mais pourquoi juste les mineurs puis les handicapés où on doit
vérifier les antécédents judiciaires?
Mme Charest : Bien, en fait,
ça représente la clientèle la plus vulnérable. Hier, on faisait... le député de
Rosemont faisait référence à, tu sais, quand on met en place une loi puis qu'on
met des conditions, il faut être capable d'avoir les ressources puis d'avoir
les moyens de pouvoir le faire appliquer. Donc, dans un premier temps... Peut-être
qu'éventuellement on élargira à une plus grosse clientèle, mais, dans un
premier temps, on a visé cette clientèle-là pour justement avoir les effectifs,
avoir la capacité de procéder aux antécédents judiciaires. Donc, on s'est
concentrés sur la clientèle qui est la plus vulnérable. Mais ça n'exclut pas
qu'éventuellement puis que... lorsqu'on verra que ça roule rondement, et tout
ça, bien, on pourra l'étendre. Mais on se concentre, dans un premier temps, sur
cette... sur cette clientèle-là.
Puis il faut comprendre aussi que, tu
sais, le projet de loi a été travaillé à la fois avec le MSP, avec... en fait, tous
les ministères qui sont concernés puis avec... à la hauteur des capacités qu'on
a, et c'est pour ça qu'on en est venus avec le choix de cette clientèle-là.
M. Ciccone :Quand vous parlez de capacité, vous parlez de capacité
monétaire, capital humain?
Mme Charest : De tout, tout
ça.
M. Ciccone :Oui, mais, tu sais, vous comprenez, Mme la ministre, que
moi, de ce côté-ci de la table, là, tu sais, moi, le but de mes interventions,
c'est de protéger le plus de gens <possible...
>
12 h 30 (version révisée)
<17943
M. Ciccone :
...de
ce côté-ci de la table, là, tu sais, moi, le but de mes interventions, c'est de
protéger le plus de gens >possible, là. Parce que, quand on parle des
plus vulnérables de notre société, tu sais, je veux dire, pour moi, le mot
«vulnérable», là, on pourrait... Moi, ce que... ce que je pourrais vous dire, c'est
qu'on a... on a rencontré trois jeunes femmes championnes tantôt. Pour moi, les
athlètes peuvent être vulnérables. On n'est pas obligés... ils ne sont pas
obligés d'être des mineurs. Une... une équipe de filles de 18 ans et même
des garçons, là, qui... qui voyagent beaucoup, qui ont des tournois, qui sont
avec un entraîneur ou deux, pour moi, ils sont vulnérables aussi. Le contexte
sportif, vous le savez, Mme la ministre, on est peut-être les mieux placés pour
en parler, là, on est très, très vulnérables, parce qu'on a un but dans la vie
puis on est prêts à faire n'importe quoi. On ne veut rien dire, on ne veut pas
mettre de... de barrières à nos buts personnels, à atteindre les plus hauts
niveaux, puis on est prêts à accepter n'importe quoi. Ça fait des gens, comme
nous, vulnérables. Ce que moi j'ai vécu dans le passé, dans le hockey junior
par exemple, ça fait en sorte qu'on... que j'étais vulnérable également.
Ça fait que c'est pour ça que je comprends
l'aspect de la capacité, Mme la ministre, mais, en même temps, moi, je ne
peux pas rester ici puis ne pas pousser pour élargir... pour élargir les... la
vérification des antécédents judiciaires, qui, pour moi, contient même un
groupe... On parle de loisirs, là. Un club de danse de personnes âgées, tu
sais, je veux dire, il y a des... ils sont vulnérables aussi, là, tu sais, puis
on voit tout ce qu'il arrive avec les gens... les gens âgés. Alors, c'est pour
ça que moi je vais prôner pour rajouter des gens sur cette liste-là, là.
Mme Charest : Bien, peut-être
dans un premier temps... Puis, tu sais, je comprends qu'on peut donner,
attribuer une définition de «vulnérable», puis on dit : Bon, on se met
dans une situation quand on veut atteindre nos objectifs, puis tout ça. Mais,
tu sais, au sens, quand même, de la loi, une personne vulnérable, c'est une
personne qui, en raison de son âge, d'une déficience ou d'autres circonstances
temporaires ou permanentes, est en position de dépendance par rapport à d'autres
personnes, ou court un risque d'abus ou d'agression plus élevé que la
population en général de la part d'une personne en position d'autorité ou de
confiance par rapport à elle.
Maintenant, tu sais, il y a... il y a
cette... cette obligation, parce que c'est ça, hein, la loi oblige de... de
procéder aux antécédents judiciaires pour une clientèle qui a été déterminée,
les... les personnes mineures et les personnes handicapées. Encore une fois, la...
les fédérations pourraient tout à fait le faire, procéder à la vérification des
antécédents judiciaires. Puis, la plupart du temps, c'est rare qu'un entraîneur
va être uniquement attitré à des personnes majeures. Il y a souvent des mineurs
et tout ça, donc il y a... il y a quand même une bonne chance de ratisser large.
Maintenant, il faut aussi se souvenir que
là, ça a trait juste à la vérification des antécédents judiciaires, mais le
PILS est pour toute la clientèle. Donc, il y a quand même ce recours-là, puis
il existe aussi d'autres recours, bon, pour les personnes aînées, la <i>loi
sur la maltraitance des aînés et tout ça. Donc, il y a quand même d'autres... d'autres
mécanismes ou d'autres filets de sécurité qui existent. Mais, encore une fois,
il y a quand même, tu sais, des... des consultations, des discussions qui ont
été faites, puis, pour la capacité qu'on a, on a quand même ciblé la clientèle
qui est la plus vulnérable. Est-ce qu'à un moment donné, quand... puis... puis,
tu sais, on arrive dans une... on... on arrive dans un... dans un domaine ou
dans un environnement qu'on ne connaît pas parce que c'est... ça n'a jamais été
fait. Donc là, on prévoit des effectifs, on prévoit des budgets. Peut-être qu'on
se rendra compte qu'avec les budgets puis qu'avec les effectifs on est capables
d'élargir, mais, dans un premier temps, on a ciblé parce qu'on pense, encore
une fois, avec les... les ressources qu'on a puis les... les capacités qu'on a,
que c'est la clientèle qu'on... qu'on peut rejoindre. Mais je pense que c'est
un premier pas, puis on verra par la suite.
M. Ciccone :Tantôt, vous m'avez lu la définition de «vulnérable» au
sens de la loi, là, puis... puis, j'en conviens, mais ici, vous le savez, puis
je ne suis pas obligé de vous le rappeler, là, le... le Protecteur du citoyen,
c'est dans un contexte sportif et de loisir. Il y a des... il y a des
situations qu'il faut prendre en compte également, puis on l'a vu avec des...
que ce soient des athlètes olympiques, là. On l'a vu dernièrement, là, avec
notre amie Geneviève, qui a démontré énormément de courage. Je vais vous donner...
je vais vous poser une question comme ça, juste pour savoir un peu, là, si on
s'entend sur la même chose. Par <exemple, une équipe de la Ligue junior
majeure du... ligue junior...
M. Ciccone :
...s'entend sur la même chose. Par >exemple,
une équipe de la Ligue junior majeure du... ligue junior Maritimes du Québec,
est-ce que l'entraîneur, lui, va devoir passer...
Mme Charest : ...qui
sera quoi, là. Par règlement...
M. Ciccone :Non, selon la loi, selon la loi...
Mme Charest : Selon la
loi...
M. Ciccone :...il devrait.
Mme Charest : ...on va
établir qui devra avoir recours à la déclaration d'antécédents judiciaires puis...
puis ce sera en fonction de... de la... du poste qu'il occupera, de la
proximité avec l'athlète, quelles sont les circonstances et tout ça. Donc là,
on ne fera pas : Ça, ce sera-tu couvert? Ça, ce ne sera pas couvert? Ce
sera déterminé. Mais il y a des mineurs dans la ligue junior Maritimes du
Québec.
Maintenant, il y a une autre... il y a un
autre élément, puis je pense que, quand la SQ est venue nous présenter, pendant
les consultations, l'élément d'enquête sociale qui... ça, est un mécanisme qui
est vraiment sous-estimé, qui doit absolument être renforcé, parce que, ça,
c'est une façon pour les employeurs de s'assurer que la personne qu'ils vont
mettre en charge d'une équipe, si elle est majeure, bien, qu'il n'y a pas de...
il n'y a pas eu de... de congédiement auparavant à cause d'une situation comme
celle-là. Donc, ça, c'est un... c'est quand même un recours qui est super important,
qui doit être utilisé par les fédérations, par les différents organismes,
l'enquête sociale, qui fait en sorte que tu appelles l'ancien employeur... les
anciens employeurs avant d'engager quelqu'un, parce que tu as quand même une
certaine responsabilité.
Maintenant, on se rappelle aussi que le
PILS est pour toutes les clientèles. Donc, dans une situation où il y aurait
abus, harcèlement, tous les cas qui pourraient être dénoncés, ça s'applique à
toutes les clientèles. Alors, voilà.
• (12 h 40) •
M. Ciccone :Sur l'enquête sociale, effectivement. Moi, j'ai appris ce...
ce nouveau processus-là, puis...
Mme Charest : ...on le
faisait tout le temps, là, tu sais...
M. Ciccone :Non, mais moi, je parle...
Mme Charest : ...on
demande toujours...
M. Ciccone :Non, non. Moi, c'est...
Mme Charest : Oui, je
comprends.
M. Ciccone :Moi, j'ai... moi, j'ai découvert ce nouveau processus-là.
Je ne dis pas qu'il était nouveau, mais moi, pour moi, il est nouveau...
Mme Charest : Qui est
sous-estimé, absolument.
M. Ciccone :...je ne l'avais jamais entendu. Puis c'est vrai qu'il faut
l'utiliser, mais ça, ce sera toujours à la responsabilité de l'organisme, c'est
eux autres qui vont le faire. Peut-être qu'ils vont le faire, peut-être qu'ils
ne le feront pas. C'est pour ça que là, on écrit un projet de loi pour donner
des barèmes et dire : Voici ce que vous devez faire.
Tantôt, vous m'avez dit... quand je vous
ai dit : La... la ligue junior Maritimes du Québec... Là, on ne commencera
pas, on va voir... Bien non, mais, selon la loi, ils vont devoir s'y soumettre.
Ça fait que, quand ça va être sanctionné, ça, je veux dire, on ne choisira pas,
là, qui on ne verra pas par la suite si... Tu dois respecter la loi. Puis moi,
selon ma compréhension, s'il y a des joueurs de 15 ans, 16 ans, 17 ans,
puis la majorité, c'est des adultes, bien, tu es obligé d'avoir... Ça fait
qu'ils devraient rentrer dans cette...
Mme Charest : Oui, oui.
À partir du moment où on est avec des personnes mineures, des personnes en situation
de handicap...
M. Ciccone :C'est ça.
Mme Charest : ...oui,
ils devront se... Mais... mais, tu sais...
M. Ciccone :Parfait.
Mme Charest : ...je ne
veux pas rentrer dans le détail de qui, quoi, comment puis à quel...
M. Ciccone :Non, non, non. Mais c'est... c'est un exemple pour...
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :Parce que là, comme je vous dis, il y a... la minorité,
c'est des mineurs, puis la majorité, c'est des majeurs, ça fait que c'est sûr
que...
Mme Charest : Bien,
c'est un petit peu ce que je disais tantôt aussi, parce que c'est... c'est rare
qu'un entraîneur va être juste pour la clientèle adulte habituellement.
L'entraîneur, ou un... un thérapeute, ou peu importe, là, habituellement, il va
chevaucher certaines clientèles, donc va être...
M. Ciccone :Tantôt, vous m'avez dit une chose qui... qui m'a un peu
surpris, parce que vous m'avez dit : Bien, «anyway», le PILS, il est là,
on va le mettre, puis... mais... mais le PILS, lui, il n'est pas là pour
protéger, là, il est là pour quand c'est arrivé, quand... Ce n'est pas une
police, là. Lui, il est là pour réagir à une situation qui est... qui est regrettable,
puis il va émettre des recommandations. On est toujours mieux, nous, ici, là,
puis... de travailler toujours en prévention, puis il faut prévoir.
Ça fait que, moi, dans le fond, de dire de
rajouter des gens sur... pour élargir justement les... la vérification des
antécédents judiciaires, outre que seulement handicapés et mineurs... C'est
parce qu'on travaille, là, encore une fois, en prévention. Puis je vais... je
vais utiliser le... le même argument que vous m'avez dit, c'est très, très rare
qu'il va y avoir des entraîneurs qui vont seulement être avec une équipe, parce
qu'il y a une... que ce soit une équipe de jeunes filles, par exemple juvénile,
où ils vont avoir 18 ans, mais il y en a, ils ont commencé, il y en avait
17 ans, ça fait que lui, forcément...
Ça fait que, dans le fond, ça n'engagerait
pas plus... il n'y aurait pas plus... Selon ce que vous m'avez dit, votre
argument, il n'y en aurait pas nécessairement plus, mais au moins, si jamais ça
arrive, la personne pourrait être vérifiée avant aussi. Moi, c'est... c'est
plus mon but, c'est dans le but de... de prévoir également que ces
situations-là n'arrivent pas. Dans le meilleur des mondes, Mme la ministre, on
n'est pas assis ici <aujourd'hui...
M. Ciccone :
...n'arrivent pas. Dans le meilleur des mondes, Mme
la ministre, on n'est pas assis ici >aujourd'hui, là, parce qu'on n'a
pas besoin de <i>protecteur de l'intégrité, on n'en a pas besoin, puis
c'est dommage qu'on soit obligés d'en arriver là, mais dans le meilleur des
mondes, si on... le travail était parfait, on pourrait tout prévoir ce qui
arrive puis on pourrait l'empêcher avant que ça se retrouve dans le bureau du
protecteur de l'intégrité.
Alors, moi, je dis ça encore, je n'ai pas
terminé ce que j'ai à dire, je crois encore, moi, qu'on devait l'élargir. Je
comprends que, peut-être dans un futur, on devra peut-être le faire quand on va
voir toutes les données, là, puis on va voir le rapport, là, mais, en même temps,
moi, je continue à dire, là, que... que je reste encore sur ma position, qu'on
devrait rajouter des... des gens, mais j'y reviendrai peut-être un peu plus
tard après... si le député...
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Député... Non, ça va?
Député de Rosemont.
M. Marissal : ...peu
dans le même sens, parce que, quand... quand vous dites, Mme la ministre, on
commence avec ça puis on protège les plus vulnérables d'abord, je... je
pourrais dire : Effectivement, c'est un bon premier pas, c'est assurément
un pas dans la bonne direction. Mais moi, ça fait assez longtemps que je traîne
dans les parlements pour savoir que, quand on dit on va peut-être le faire plus
tard, là, neuf fois sur 10, on ne le fait pas plus tard. Mon... mon exemple
préféré de ça, il est un peu démagogique, là, j'en conviens, là, mais en 1973,
là, les dents devaient être couvertes plus tard avec la RAMQ, hein? 50 ans
plus tard, les dents ne sont toujours pas couvertes par la RAMQ, d'autant que
c'est compliqué de rouvrir une loi. Puis souvent, c'est l'argument que vous
nous faites, vous étant le gouvernement, puis c'est un argument recevable de
dire : Non, on va le faire là, d'un coup, parce que c'est compliqué de
rouvrir une loi. C'est même souvent l'argument pour légiférer par règlement,
c'est que c'est compliqué de rouvrir une loi.
Ça fait que je ne sais pas à quel point ça
mettrait une pression supplémentaire à ce point insurmontable sur l'équipe du
PILS, puis ce n'est sûrement pas ça, le but recherché, mais je regarde des
documents, par exemple du <i>Curateur public, là, qui a eu une nouvelle
loi l'an dernier, là. Tu sais, on estime... Au Québec, il est estimé que
175 000 personnes sont inaptes. Il y en a peut-être quelques unes
mineures là-dedans, je ne connais pas la proportion, mais je pense qu'on parle
de gens majeurs ici de toute façon, là. Ces gens majeurs inaptes ne sont pas
nécessairement en situation de handicap, mais peuvent être vraiment vulnérables,
par contre.
Je vous avais déjà parlé, là, au début de
l'étude du projet de loi, là, de ce fameux groupe dans ma circonscription, là,
qui fait du transport... des activités pour les personnes à mobilité réduite.
Il y a des gens en situation de handicap, là, c'est très, très clair, c'est
même visible, mais il y a des gens là-dedans qui sont juste inaptes pour plein
de raisons puis ils n'ont pas de handicap comme tel. Est-ce que... Peut-être
une question pour Me Ringuette, c'est une question vraiment juridique, là :
Est-ce que... est-ce que «personne en situation de vulnérabilité», c'est un
terme légal? Est-ce qu'on peut donner un service ou couvrir quelqu'un par une
loi puisqu'elle est en situation de vulnérabilité? Est-ce que ça se qualifie?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, j'ai besoin du consentement pour la prise de parole. Consentement?
M. Marissal : Oui, oui, bien
sûr.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, veuillez vous nommer par votre nom et votre emploi, merci... — fonction.
Mme Ringuette (Ève) : Oui,
bonjour. Ève Ringuette, je suis avocate au ministère de la Justice.
Je... je ne suis pas certaine de très bien
saisir votre question. Dans... dans les lois, on tente d'utiliser le sens
commun des mots, donc on a plusieurs... on utilise plusieurs terminologies.
Maintenant, est-ce que cette terminologie là spécifique existe? Je ne suis pas
en mesure de vous répondre maintenant, mais à première vue, c'est une... c'est
un terme qui impliquerait une grande interprétation, parce que, est-ce une
personne vulnérable ou pas, il... ça devrait être évalué au cas par cas.
Mme Charest : ...tu
sais, qu'est-ce qu'on entend par «vulnérable»? Est-ce que c'est vulnérable
financièrement? Est-ce que c'est vulnérable intellectuellement? Est-ce que
c'est vulnérable émotivement? Est-ce que... Donc, à quel moment où on trace la
ligne, de dire : Voici notre clientèle, puis elle... Parce que sinon, si...
si on fait ça, bien, il y aura toujours un élément ou un... un individu quelque
part qui va faire en sorte que... Alors, il faudrait procéder aux antécédents
judiciaires de tout le monde, partout, tout le temps, ce qui est... ce qui est
impossible à faire. Donc, je pense qu'il faut quand même se centrer un petit
peu sur une... une définition qui... qui est applicable.
M. Marissal : OK. Je vous
suis. J'ai posé la question, parce que je... je confesse mon ignorance en la <matière...
Mme Charest :
...qui
est applicable.
M. Marissal :
OK.
Je vous suis. J'ai posé la question, parce que je... je confesse mon ignorance
en la >matière, je voulais savoir si c'était un terme légal applicable
dans... dans une loi. Ça ne semble pas être le cas. Je trouve des infos qui
semblent aller dans l'autre sens, mais je ne ferai pas la revue juridique
aujourd'hui, là, on va laisser ça aux spécialistes.
OK, alors, mettons que c'est une fausse
piste d'aller vers les personnes en situation de vulnérabilité. Les personnes
majeures inaptes, les 175 000 personnes dont on parle ici, celles-ci,
me semble-t-il, devraient être incluses dans le... la première couche de
couverture du PILS.
Mme Charest : Et
qu'est-ce qu'on entend par «inaptes»?
M. Marissal : Ah! bien
là, il y a une définition légale, là, de par le curateur, là, je ne la... je ne
la referai pas, là, mais... Si on les a chiffrées à 175 000, c'est que,
nécessairement, ce n'est pas une vue de l'esprit, là.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Avez-vous
besoin qu'on suspende ou...
Des voix : ...
• (12 h 50) •
Mme Charest : Oui, ça,
c'est un bon point. Des... des organismes sportifs qui vont avoir une clientèle
exclusive de personnes inaptes, il n'y en a pas vraiment, il n'y en a pas
beaucoup.
M. Marissal : Oui, mais
il y a les loisirs, vous couvrez les loisirs aussi.
Mme Charest : Oui, bien là,
il y a... il y a une diversité de clientèles. Donc, tu sais, c'est... il va...
il peut y avoir un individu inapte qui est au sein d'une autre... d'une espèce
de communauté où il y aurait des... des gens mineurs qui... qui y font partie,
donc sera couvert dans... sera prévu dans cette loi-là que les antécédents
judiciaires seraient... Ou il y aurait une... une clientèle handicapée aussi.
Parce que là, on vient quand même ratisser assez large, parce qu'il y a les...
les personnes mineures et les handicapés. Il y a une vérification d'antécédents
judiciaires. Donc, tu sais, il y a quand même un... quand même un... un bon
éventail de personnes qui vont devoir avoir une déclaration d'antécédents
judiciaires, parce que les personnes sont appelées à œuvrer avec une personne
mineure ou une personne handicapée.
Donc, tu sais, le... je ne sais pas, le...
pas l'intervenant, mais le coach ou le... l'organisateur du loisir ou quoi que
ce soit a sa clientèle... là-dedans, il y a des personnes mineures, là-dedans,
il y a des personnes handicapées, là-dedans, il y a des personnes inaptes, mais
aura déjà été couvert par la vérification des antécédents judiciaires à cause
des deux autres clientèles qui sont couvertes.
M. Marissal : OK, mais...
mais vous admettez vous-même qu'on fait juste une partie du chemin.
Mme Charest : Bien, on
ne couvre pas tout le monde, ça, c'est clair.
M. Marissal : OK. Puis
on fait ça...
Mme Charest : Puis c'est...
c'est clair que... Mais, encore une fois, tu sais, il y a... il y a quand même
un... un volet de... Tu sais, l'objectif, là... cette loi-là, puis le... le
député de Marquette le disait, on... Ce serait qu'on n'ait pas besoin du PILS,
là, donc qu'on puisse assainir le milieu, donc qu'il y ait de la prévention qui
soit faite, qu'il y ait de la promotion qui soit faite, qu'il y ait de la
formation qui soit faite pour en venir à... Et... et, tu sais, tantôt je
parlais de l'enquête sociale, ça, c'est un... c'est un outil qui est là, qui
est... qui est très important.
Parce qu'encore une fois c'est rare que
quelqu'un, tout d'un coup, se décide de... tu sais, qu'il y a... En fait, si
quelqu'un se décide tout d'un coup à être un prédateur, même avec la
vérification des antécédents judiciaires, on ne le saurait pas, mais on
pourrait savoir que, si, effectivement, il y a eu déjà des épisodes, puis qu'il
y a eu congédiement et tout ça, bien, on peut quand même se servir de cet
outil-là de l'enquête sociale. Donc, il y a... Tu sais, il y a quand même
plusieurs filets de sécurité qui font en sorte qu'on va... Mais... mais, tu
sais, je pense qu'il faut se servir des différents outils avec les moyens et
les ressources qu'on a. On se dit : Bien, voici la... la clientèle la plus
vulnérable qu'on veut toucher.
Et... et puis, tantôt... hier, on parlait
aussi de l'avis du PILS, qu'il pourrait nous donner. Donc, il pourrait nous...
nous arriver puis dire : Écoutez, on a beaucoup de cas de plaintes de gens
que, si on avait procédé aux... à la vérification des antécédents judiciaires,
peut-être qu'on se... ça ferait en sorte qu'on n'aurait pas ces plaintes-là.
Donc, ça pourrait être un genre d'avis que... que le PILS nous dit que, par la
suite, il faudrait élargir la portée de la vérification des antécédents
judiciaires. Mais, tu sais, je pense qu'on a quand même beaucoup d'outils qui
font en sorte qu'on peut quand même prévenir qu'il y ait des prédateurs dans...
dans nos milieux de sport et de loisir.
M. Marissal : Dernière
chose là-dessus. Les groupes qui sont venus nous voir, là, plusieurs nous ont
dit : La vérification judiciaire, là, des... des antécédents judiciaires,
c'est un poids pour nous, ça va demander du monde, ça va peut-être <même...
M. Marissal :
...judiciaires,
c'est un poids pour nous, ça va demander du monde, ça va peut-être >même
nous demander des ressources. Est-ce que c'est pour ça que vous y allez par
couches, et qu'on commence par une couche restreinte?
Mme Charest : Bien, en
fait, on a le bureau-conseil, puis on a des... des sommes qui sont prévues avec...
donc, pour aider, justement, parce qu'on en est conscient, que... que c'est des
sommes, c'est... il y a une certaine lourdeur. Donc, il y aura des équipes pour...
pour accompagner les organismes, les fédérations. Puis il y a... il y a aussi
des organismes qui ont cette... Les fédérations, elles sont habituées, elles le
font, là, mais le... les organismes de sport, de loisir... loisir, il y en a
beaucoup qui le font aussi, à peu près... mais il y a quand même une nouvelle
clientèle qui devront procéder à la vérification des antécédents judiciaires.
Donc, c'est pour ça qu'on a prévu des sommes, c'est pour ça qu'on a prévu un
bureau-conseil.
M. Marissal : Une vraie
dernière affaire là-dessus, là, je... je réitère que, moi, la théorie de «on va
arranger ça au montage», là, comme on disait quand j'étais à l'université, j'ai
de la misère avec ça, et si le passé est garant de l'avenir, je pense que j'ai
raison d'avoir de la misère avec ça. Mais peu importe que j'aie raison ou tort,
là, je... je vous enjoins donc, dans les premières années, là, supposé que vous
êtes toujours ministre des Sports, que vous êtes toujours là, ce que je vous
souhaite, je vous enjoins de faire un suivi très serré, en particulier sur les
personnes inaptes qui ont... qui sont majeures, qui n'ont pas de handicap
connu, reconnu au sens de... de la loi ou au sens médical, mais qui sont
extrêmement vulnérables. Et ces gens-là, souvent, leur seul petit bout de vie,
c'est les loisirs qu'ils ont dans des groupes communautaires. Puis là je ne
suis pas en train de dire que ces groupes-là sont peuplés de... d'abuseurs, de
violeurs et d'agresseurs, ce n'est pas ça, mais ça en prend juste un. Ça en
prend juste un.
Ça fait que je me permets de vous faire ce
pitch-là, parce que je pense que ces gens-là... S'il y a une raison pour
laquelle on fait un projet de loi comme ça, c'est notamment ces gens-là. Donc,
de... d'assurer un suivi pour ne pas échapper du monde. Les mailles du filet
sont... sont déjà assez slaques, on n'a pas besoin de... de faire des trous
dedans en plus.
Mme Charest : Je vous
entends.
M. Marissal : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors... Oui, député de Marquette.
M. Ciccone :Oui. Merci beaucoup. Juste revenir, article 32, là,
quelques questions, ici : «Avant l'entrée en fonction de personnes
appelées à oeuvrer auprès [des] personnes mineures ou handicapées ou à être
régulièrement en contact avec elles», pourquoi vous avez senti le besoin de
dire «régulièrement en contact avec elles»? C'est-tu encore pour... pour
rapetisser un peu le pool?
Mme Charest : Non, au
contraire, on agrandit le pool. Donc, c'est les personnes qui sont appelées à
œuvrer directement... bien, à œuvrer auprès des... des jeunes et les personnes
qui sont régulièrement en contact... bien, pas en contact, mais qui sont... oui.
Donc, par exemple, vous êtes dans... dans un camp de vacances, la cuisinière,
qui est régulièrement en contact, elle n'est pas en contact direct, elle n'est
jamais toute seule avec... mais elle est là régulièrement, on pourrait demander
à ce que la vérification... Donc, il y a à la fois ceux qui sont appelés à
œuvrer auprès de la clientèle et ceux qui sont régulièrement en contact, donc...
M. Ciccone :Parce que ça peut... ça peut être vu de... des deux côtés
aussi. Parce que, pour moi, par exemple... puis vous allez me répondre, là, si
ça rentre dans cette catégorie-là, une famille de pension, ici, à Québec,
pendant le tournoi de pee-wee, qui reçoit des jeunes, là, eux autres vont-ils
devoir se... se soumettre?
Mme Charest : Ce sera...
ce sera à... à voir avec les... les règlements et tout ça, encore une fois, là,
je... Puis c'est ce que je disais tantôt, là, on ne commencera pas à dire qui va...
sera couvert, puis quoi, puis dans quelles conditions, là. Ce sera par
règlement, ce sera fait avec... Il y aura une grille de décision, il y aura...
ce sera prévu, ce sera fait avec les... les organisations, ce sera... et où on
va définir quels sont les degrés de... de danger, et tout ça, mais ce sera bien
élaboré par règlement.
Mais, encore une fois, là, je ne veux pas...
je ne veux pas commencer à dire : La personne qu'il voit deux fois, la
personne qu'il voit une fois et demie, la personne qui... qu'il croise dans...
Je ne veux pas aller là. On le fera par règlement. Ce sera fait avec des
consultations, avec les spécialistes sur le terrain, qui vont pouvoir dire qui...
qui met à risque nos jeunes et nos personnes handicapées.
M. Ciccone :Parce que... Bien, qui met à risque potentiellement...
Mme Charest : Potentiellement,
évidemment.
M. Ciccone :...potentiellement... Parce que... Je dis ça, parce que,
moi... moi, si on arrête tout simplement... oeuvrer auprès des personnes
mineures et handicapées... ou handicapées, point ou virgule, une fédération
d'organismes... Ça fait que, dans le fond, ça inclut tous ceux qui viennent en
contact avec... avec des jeunes. Ce n'est pas parce que tu passes deux fins de
semaine avec eux autres que tu es régulièrement avec eux autres, un chauffeur
d'autobus, par exemple, un chauffeur d'autobus... <transport...
M. Ciccone :
...avec eux autres, un chauffeur d'autobus, par
exemple, un chauffeur d'autobus... >transport adapté. Tu sais, je veux
dire, je vous dis de la famille de la pension, tantôt, les bénévoles, des
bénévoles qui viennent à pelleter, là, travailler au tournoi pee-wee, on sait
que ça peut attirer une clientèle qui... potentiellement néfaste s'ils ont des
mauvaises intentions. Tu sais, dans le fond, c'est... Moi, ça m'inquiète un peu
quand vous me dites, Mme la ministre, que : Bien, la loi est écrite, là,
puis c'est pas mal clair, moi, dans ce que je vois là. Puis après il dit :
Bien, on va décider après par règlement ou... Parce que ce n'est pas écrit ici
que ça va être décidé après par règlement, là. Moi, je trouve ça... Tu sais,
dans le fond, ça avait l'air à être pas mal être clair, là, que c'était... ça
incluait... Le «régulièrement», si on veut le laisser là, ça, je n'ai pas de
problème avec ça. Mais, en lisant ça, ça définit qui... qui va être assujetti à
un... à une enquête, une vérification judiciaire, là. Ça fait que je ne comprends
pas c'est quoi, l'autre étape. Expliquez-moi ça, parce que là, je ne comprends
pas ce que vous me dites. Ça va être déterminé après, avec les organismes, qui
va être inclus ou non?
Mme Charest : ...on va
définir. Il va y avoir une grille de décision pour voir qu'est-ce qu'on entend
par «œuvrer auprès de», puis qu'est-ce qui... qui représente un risque. Parce
que, tu sais, c'est quand même assez large. Maintenant, on va avoir une grille
de décision pour dire : Voici telle personne qui doit procéder à la
vérification des antécédents judiciaires. Parce que là, c'est quand même assez
large. On y va par règlement. Par la suite, les fédérations, les organismes
seront au fait de qui, dans quel contexte, doit avoir une vérification des
antécédents judiciaires.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Merci beaucoup. Alors, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre
jusqu'à 15 heures. Bon dîner à tous.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h 30 (version révisée)
(Reprise à 15 h 03)
La Présidente (Mme Bogemans) :
Bonjour, tout le monde. Donc, lors de la suspension de nos travaux, nous en
étions à l'étude de l'article 32, introduit par l'article 16 du
projet de loi. Est-ce qu'il y avait d'autres interventions? Oui, M. le député
de Marquette.
M. Ciccone :...Mme la Présidente. Bonjour, bonjour. Oui, on était sur
la discussion, justement, de... des personnes mineures ou handicapées. J'avais
exprimé le souhait de... à la ministre d'élargir un peu la protection sur les...
la vérification d'antécédents judiciaires. Évidemment, la... C'est sûr et
certain que la ministre nous a dit plus tôt, avant le <dîner...
>
15 h (version révisée)
<17943
M. Ciccone :
...antécédents
judiciaires. Évidemment, la... C'est sûr et certain que la ministre nous a dit plus tôt, avant le >dîner,
que, dans le futur, si on doit changer, on pourra avancer, on pourrait rajouter
une catégorie ou même l'appliquer, mais il faudra voir.
Puis moi aussi, je suis un peu de l'avis
du député de Rosemont. Quand on travaille sur un projet de loi à venir, à
venir, à venir, par règlement, par règlement, moi, je n'aime pas ça. J'aime ça
quand c'est écrit noir sur blanc.
Quand on parle des antécédents
judiciaires, Mme la ministre, est-ce que... avez-vous déterminé combien de fois
qu'on va faire l'enquête d'antécédents judiciaires? Parce que vous savez fort
bien que quelqu'un peut passer dans le filet, tout est beau, puis deux ou trois
ans plus tard, même deux mois plus tard, serait... ne passerait plus,
justement, la vérification d'antécédents judiciaires. Alors, est-ce qu'on a
prévu ou on prévoit amener une revérification des antécédents judiciaires aux
personnes qui... sur lesquelles on... en l'occurrence, les personnes ici qu'on
cible?
Mme Charest : Bon, dans un
premier temps, à l'embauche, il y a la vérification des antécédents
judiciaires. Il y a annuellement une déclaration d'antécédents judiciaires. Il
peut y avoir une demande, s'il y a un soupçon, de procéder à... de procéder à
la vérification des antécédents. Et, aux trois ans, il y a la vérification.
Donc, déclaration annuelle, s'il y a un changement, évidemment, il faut le
signifier, s'il y a un soupçon, puis aux trois ans il y a une vérification.
M. Ciccone :Ça fait que, dans le fond, ce que vous me dites, c'est qu'aux
trois ans il va toujours y avoir une vérification d'antécédents judiciaires. Au
niveau des soupçons, comment est-ce qu'on fait, si quelque chose vient... s'il
y a un élément qui vient à notre attention? Parce que les soupçons, là, vous
savez que ceux qui... souvent, ceux qui sont mal avenants, ils sont bons dans
leur travail, là, si on peut l'appeler ainsi, là, dans leur façon de faire, là,
puis on n'est pas capable de les détecter, parce que si on est incapable de les
détecter ils ne seraient pas là, puis on ne les soupçonne pas, ça fait que c'est...
comment on peut soupçonner? C'est si on entend quelque chose ou juste arbitrairement,
on dit : Il me semble qu'il a l'air bizarre, lui, je vais... Non, non,
mais c'est légitime, ma question.
Mme Charest : Bien, en fait,
s'il y a un soupçon, donc le soupçon... L'origine du soupçon et la nature du
soupçon, là, n'est pas définie comme telle, là, mais s'il y a une raison de
croire que... Donc, on pousse.
M. Ciccone :OK. Ça fait que je comprends que ça va être aux trois ans.
Est-ce que c'est... J'essaie de voir, là. Est-ce que ça va venir plus tard
ou...
Mme Charest : Ça va être dans
les règlements qu'on va établir par le gouvernement.
M. Ciccone :OK, puis c'est sûr à 100 % que ça va être trois ans,
là.
Mme Charest : Il faut adopter
le... il faut prendre le règlement.
M. Ciccone :OK, mais je comprends qu'il faut prendre le règlement, mais
il faut... Le règlement, vous savez comment ça fonctionne, là. C'est sûr que ça
va être là, là? Vous pouvez m'assurer à 100 % que tout le monde va dire :
Oui, oui, oui, on le fait en trois ans?
Mme Charest : Je ne peux pas
présumer de l'adoption du règlement, mais je peux dire que c'est l'objet et c'est
les orientations, et...
M. Ciccone :OK, mais ce n'est pas...
Mme Charest : Oui, mais je ne
peux pas présumer, là, je ne peux pas...
M. Ciccone :OK, ça fait que ce n'est pas officiel. OK.
Mme Charest : Bien, ce n'est
pas officiel dans le sens qu'il n'est pas écrit noir sur blanc là, parce que ça
appartient au domaine des règlements, mais c'est l'orientation et...
M. Ciccone :C'est l'orientation.
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :OK. C'est l'orientation, mais ce n'est pas officiel, ce
n'est pas sûr. C'est votre souhait, c'est ce que je comprends. C'est le mien
aussi, là, mais moi, si ce n'était rien que de moi, ce serait à chaque année,
mais je comprends que les effectifs ne sont pas là puis ça va coûter très cher,
là.
Mme Charest : Mais il y a la
déclaration, tu sais, puis ça...
M. Ciccone :Oui, oui, mais la déclaration...
Mme Charest : Oui, je
comprends, mais c'est quand même...
M. Ciccone :Ça vaut ce que ça vaut, une déclaration, Mme la ministre,
hein? OK. Il y a-tu moyen de... Il y aurait-tu moyen de le mettre aux trois ans
ou il faut absolument que ça passe par un règlement?
Mme Charest : Ça passe par
règlement.
M. Ciccone :Pourquoi? Pourquoi qu'une mesure comme ça, si importante,
est obligée de passer par règlement puis ne peut pas être écrite dans la loi
habilitante?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) :
...une suspension?
Mme Charest : Oui, on va
suspendre.
M. Ciccone :
OK, OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) :
<Parfait.
La Présidente (Mme Bogemans) :
>Parfait.
(Suspension de la séance à 15 h 09)
(Reprise à 15 h 11)
La Présidente (Mme Bogemans) :
Donc, nous sommes de retour. Mme la ministre.
Mme Charest : Donc, tout ce
qui concerne les modalités de la vérification des antécédents judiciaires va...
puis là il va y avoir d'autres articles, là, plus tard, qui vont en parler un
peu, là, mais ça, ça va se faire dans l'établissement, justement, des règles et
des modalités, comme, par exemple... bon, on va définir.
Puis tantôt je vous ai parlé, là, de qui
serait visé par les règlements puis par la vérification des antécédents
judiciaires puis je pense je l'ai mal expliqué, puis qui avait l'air de
dire : Bien là, ces personnes, puis on va établir après, puis selon le
degré. En fait, on part du principe que toutes les personnes qui sont appelées
à œuvrer auprès des personnes mineures ou handicapées vont être vérifiées.
Ensuite, on va y aller par règlement pour définir, bon, quels sont les risques,
quelles sont les exceptions qui feront en sorte que certaines personnes ne
seraient pas vérifiées.
Par exemple, une... j'allais dire une
maman, mais c'est très péjoratif. Quelqu'un qui est attitré à aller distribuer
les oranges, un moment donné, quand tout le monde est sur le terrain, bien oui,
c'est une personne qui va œuvrer auprès des personnes, mais aurait-elle besoin
de procéder à la vérification des antécédents judiciaires? Donc, ce sera les
modalités. Les délais, les fréquences, les récurrences, tout ça, vont être
déterminés par ces règlements-là suite à des consultations, suite aux
orientations qu'on aura suite à ces conversations-là.
Maintenant, ce que je peux dire, c'est que
les orientations, tout ce qui a été fait pour établir ce projet de loi là était
avec l'orientation de vérifier aux trois ans. Mais, encore une fois, je ne peux
pas dire... m'engager 100 %, ce sera comme ça. Ce sera à établir par la
suite, mais c'est l'orientation, c'est ce qui... c'est l'esprit de la loi et
vers quoi on s'en va, mais ce sera déterminé par règlement.
M. Ciccone :Parce que vous comprenez sûrement mon inquiétude. Moi, je
ne voudrais pas qu'entre-temps, là, si le budget ne le permet pas, bien on va
dire : Bien, ce ne sera pas trois ans, ça va être cinq ans, puis ça va
être aux six ans, parce que là ça coûte trop cher, puis on n'a pas les
effectifs, ça fait que... Moi, je ne voudrais pas que ça vienne justement...
qu'on prenne ce genre de décision là en fonction de l'état actuel du Québec ou
du budget ou du déficit, par exemple, où on dit : Bien, on va couper là,
on va couper là. Parce que je ne voudrais pas qu'on coupe là, c'est ça, ma
préoccupation. Puis c'est pour ça que, quand c'est écrit noir sur blanc dans un
projet de loi, bien c'est écrit puis on doit... on doit respecter ce qu'on met
dans le projet de loi.
Ceci dit, je comprends, mais vous savez, Mme
la ministre, moi, là, je fais un travail puis je dois le faire en âme et <conscience...
M. Ciccone :
...je comprends, mais vous savez,
Mme la
ministre, moi, là, je fais un travail puis je dois le faire en âme et >conscience.
Moi, je trouve qu'on devrait l'élargir. Je comprends que ça peut engendrer...
puis je l'ai vu, là, j'ai vu votre mémoire au Conseil des ministres, là : «Engendrerait... — puis
je vais vous le lire — certains coûts liés à la vérification des
antécédents judiciaires pour les organisations visées; pourrait susciter la
grogne de certaines organisations en raison de l'ajout d'obligations administratives,
notamment la vérification des antécédents judiciaires; pourrait décourager
l'engagement bénévole envers certaines activités sportives ou récréatives.»
Ça, je comprends tout ça, mais, pour moi,
en âme et conscience, on doit élargir absolument. On doit protéger les mineurs
et nos handicapés, les personnes les plus vulnérables de notre société de façon
maximale, mais en même temps aussi, on devrait aussi inclure, inclure. Je sais
que vous ne serez peut-être pas d'accord avec ça, là, mais moi, en âme et
conscience, je me dois absolument, aujourd'hui, de déposer un amendement pour,
justement, élargir les vérifications judiciaires, là, des personnes qui
entourent nos sportifs puis nos gens qui font du loisir, que pour certains,
compte tenu de l'aspect sportif, puissent être très, très vulnérables.
Alors, je vais le déposer, si on peut
suspendre, Mme la ministre... Mme la...
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Je pense qu'on est déjà prêt. Nous l'avons reçu, ce sera affiché à l'écran.
Une voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait. Est-ce que vous voulez lire l'amendement?
M. Ciccone :Oui, bien sûr : Modifier l'article 32 introduit
par l'article 16 du projet de loi et... par le remplacement de «auprès des
personnes mineures ou handicapées ou à être régulièrement en contact avec
elles» pour «ou être régulièrement en contact avec une personne qui pratique un
sport ou un loisir,».
Là, ce qu'on fait ici, c'est qu'on... les
mineurs et les handicapés sont toujours inclus, mais on ajoute également une
plus grande partie et on ajoute tous ceux qui font du sport et du loisir. Parce
que tous ceux qui font du sport, du loisir, je peux vous sortir des chiffres,
il y en a une panoplie, vous les avez vus comme moi, là. Là-dedans, il y a
beaucoup de personnes aînées, il y a beaucoup de jeunes. Je vous ai parlé
tantôt des sportifs qui veulent atteindre leur niveau où ils deviennent, pour
moi, vulnérables, parce qu'ils ne diront rien puis ils ne feront rien.
Alors, pour moi, je veux travailler en
amont, ça a été mon plaidoyer. Je ne referai pas mon plaidoyer, Mme la
ministre, mais c'est important pour moi. Je voulais absolument le déposer
aujourd'hui.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement? Parfait. Est-ce qu'il y a
d'autres commentaires? Parfait. Donc, nous allons passer... Est-ce que
l'amendement est adopté?
M. Ciccone :Avec appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait,
par appel nominal.
La Secrétaire : Pour contre
abstention. Madame... M. Ciccone (Marquette)? Pardon.
M. Ciccone :Pour.
La Secrétaire : Mme Charest
(Brome-Missisquoi)?
Mme Charest : Contre.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Contre.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Contre.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Contre.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Abstention.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
L'amendement est donc rejeté. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 32 de l'article 16? Non. Est-ce que l'article 32...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : On
va passer à 33? Parfait. Oui, c'est vrai. Donc, Mme la ministre, est-ce que
vous pouvez lire l'article 33?
M. Marissal : ...adopté 32?
Mme Charest : Non. 32, il est
dans l'article 16.
M. Marissal : OK. C'est bon.
La Présidente (Mme Bogemans) : Exactement.
Je m'en allais le proposer, mais...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Eh
voilà! C'est l'habitude.
Mme Charest : Donc,
article 33, il y aura un amendement, mais je vous le lis : «À la
demande d'une fédération d'organismes sportifs, d'un organisme sportif ou d'un
organisme de loisir, les personnes qui oeuvrent auprès de personnes mineures ou
handicapées et celles régulièrement en contact avec elles doivent lui
transmettre une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires afin que
la fédération ou l'organisme s'assure qu'elles n'ont pas d'antécédents
judiciaires en lien avec leurs fonctions au sein de cette fédération ou de cet
organisme.
«À cette fin, la fédération ou l'organisme
peut agir sur la foi de cette déclaration ou vérifier ou faire vérifier cette
déclaration.»
Cet article propose d'obliger toute
personne qui œuvre auprès de personnes mineures ou handicapées ou est
régulièrement en contact avec elles à transmettre une déclaration portant sur
ses antécédents judiciaires à la fédération d'organismes sportifs, à
l'organisme sportif ou à l'organisme de loisir au sein duquel elle oeuvre...
elle oeuvre lorsque... lorsque ce dernier en fait la demande.
La fédération ou l'organisme pourra
ensuite agir sur la foi de cette déclaration ou la vérifier ou la <faire...
L'amendement proposé, oui?...
Mme Charest :
...ou
la vérifier ou la >faire vérifier.
L'amendement proposé, oui?
Insérer, à la fin du deuxième alinéa de
l'article 33 de la Loi sur la sécurité dans les sports, introduit par
l'article 16 du projet de loi, «, sous réserve d'un règlement pris en
application de l'article 39.4».
Commentaires : L'amendement propose
une modification en concordance avec le pouvoir réglementaire introduit au
paragraphe 4° de l'article 39.4 de la Loi sur la sécurité dans les
sports par l'article 16 du projet de loi. Un règlement pourrait prévoir
une norme différente de celle selon laquelle la fédération ou l'organisme peut
agir sur la foi de la déclaration ou vérifier ou faire vérifier cette
déclaration.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des commentaires?
M. Marissal : ...juste le
temps de relire l'article amendé. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Aucun problème. Seriez-vous à l'aise qu'on fasse une suspension pour le temps
de la lecture?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) :
OK. Parfait. Allez-y, monsieur...
• (15 h 20) •
M. Marissal : ...je ne
referai pas tout le chemin à l'envers, là, qu'on a fait avant l'ajournement
tout à l'heure, là, avant la pause, tout à l'heure, là, sur la couverture de
l'article, mais... Là, non seulement on a choisi de couvrir seulement une
partie des gens, ça va, là, à la limite, là, mais là c'est à la demande, donc,
d'une fédération. C'est facultatif, autrement dit.
Mme Charest : Donc, c'est ça.
Dans un premier temps, à l'embauche, doit être vérifié. Après ça, ça
pourrait... par voie réglementaire, on pourrait imposer une autre... une autre
vérification. Je peux peut-être lire un petit... un petit passage ici, là :
«L'habilitation réglementaire suggérée par l'article 39.4 proposé
permettrait de prévoir dans quels cas la fédération ou l'organisme devra
demander une telle déclaration et dans quels cas il aura l'obligation de la
vérifier ou de la faire vérifier.» Donc, on vient, tu sais, ajouter une voie
supplémentaire pour... au-delà d'à l'embauche. Donc, il pourrait y avoir des
cas où ça pourrait être demandé.
Des voix : ...
Mme Charest : Ah! Il
semblerait qu'il faut adopter l'amendement avant de revenir sur l'article.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
bien, s'il y a des commentaires sur l'article, de manière générale, c'est... Effectivement
il faut terminer l'amendement.
M. Ciccone :...c'est pas mal l'article au complet, là. C'est seulement,
ça...
Mme Charest : C'est sous
réserve d'un règlement...
M. Ciccone :
Ah! sous réserve d'un règlement.
M. Marissal : ...
M. Ciccone :
Oui, oui.
La Présidente (Mme Bogemans) : OK.
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
L'amendement de l'article 33 est adopté.
Passons maintenant aux discussions sur
l'article 33. Allez-y.
M. Marissal : ...à la même
place, parce que l'amendement apporte un élément de plus, là, mais, comme je le
disais, on choisit de restreindre la couverture, et, à la suite de ça, c'est à
la demande d'une fédération qu'il y aura une... qu'il y aura une nouvelle
vérification, et tout ça par règlement, ultérieurement.
Mme Charest : Dans quel cas
il devra faire la demande. Donc, ce sera déjà prévu, dans un règlement, à quel
moment, mais il y a aussi le cas de s'il y a des soupçons, et tout ça, là, qui
sont là. Donc, il y a quand même... On vient couvrir quand même...
M. Marissal : Un règlement
qui n'est pas prêt à ce moment-ci?
Mme Charest : Bien, qui sera
fait dans l'établissement de tout cet organisme... cet organe qui va prendre
vie, qui sera fait, évidemment, en... avec les partenaires concernés, et tout,
et...
M. Marissal : Moi, je trouve
qu'on... En tout respect, Mme la ministre, je trouve qu'on étire beaucoup le
principe de législation par <règlement...
M. Marissal :
...je
trouve qu'on étire beaucoup le principe de législation par >règlement.
Ça a été dit, ça a été redit, il n'y a pas que vous, d'ailleurs, mais ça
devient comme une... ça ne devient plus l'exception, c'est la norme, là. Si
j'étais dans un avion, là, je dirais que je navigue à vue dans la purée de pois
parce que je ne le sais pas, elle est où, la piste. Puis moi, comme
législateur, je peux comprendre qu'à l'occasion, des fois, c'est la voie à
suivre par mesure d'efficacité ou... mais, quand on cherche une destination
avec un projet de loi puis des articles aussi importants que ça, puis qu'on ne
voit même pas la piste... Je ne suis pas en train d'essayer de vous faire
changer d'idée, je trouve juste que, dans notre position, en tout cas, puis je
pense que je parle pour mon collègue de l'opposition officielle, il manque
d'éléments, moi, pour décider de ça.
Mme Charest : Bien, en fait,
la piste, elle est quand même pas mal là, là. On dit... on prévoit que les
personnes qui oeuvrent auprès de personnes mineures ou handicapées et celles
qui sont régulièrement en contact avec elles, il doit y avoir déclaration
d'antécédents judiciaires. Donc, ça, c'est ça.
Maintenant, par règlement, on va
déterminer quelles sont les exceptions puis dans quels cas ce ne sera pas
nécessaire. Ça fait que c'est quand même... on couvre très... on ratisse très
large. Maintenant, on va être capable de nommer des exceptions, puis c'est pour
ça, tantôt, que je revenais un petit peu, que j'avais mal expliqué quels seront
les règlements. Mais là, c'est écrit noir sur blanc, là : «Les personnes
qui oeuvrent auprès des personnes mineures ou handicapées et celles
régulièrement en contact».
Maintenant, on sait... parce que dans le
contexte d'un sport, on sait qu'il y a des personnes qui peuvent être en
contact, qui ne représentent pas un risque, qui va faire en sorte qu'on ne vérifiera
pas tout le monde qui va passer sur le terrain de soccer à un moment donné.
Donc, c'est important ensuite d'y aller par règlement, mais on vient
restreindre, non pas... On vient restreindre la... Comment je pourrais le dire?
On vient préciser en fonction du risque puis en fonction d'un arbre de
décision, mais c'est quand même écrit noir sur blanc qu'on a une responsabilité
de procéder à la déclaration des antécédents judiciaires des personnes qui
oeuvrent auprès...
M. Marissal : ... fédération.
Mme Charest : Non, on le fait
à l'embauche.
M. Marissal : Oui, mais après
ça, c'est à la demande.
Mme Charest : Il y a une
déclaration à chaque année, à la demande d'un organisme, s'il y a un soupçon,
s'il y a un changement. Donc, il y a quand même... il y a quand même plusieurs,
plusieurs façons de revérifier. Puis après ça aussi, par règlement, la
fréquence à laquelle on redemandera, ça fera partie aussi des règlements. Mais,
tu sais, il y a quand même des éléments assez importants, là, qui viennent
préciser.
Des voix : ...
Mme Charest : Oui, puis ça,
ils sont dans les articles. Donc, on a... En premier lieu, là, on a à
l'embauche. Là, le 33, c'est à la demande. Donc, ces quatre catégories-là sont
dans la loi. Donc, s'il y a un soupçon à la demande de la... Tu sais, donc, il
y a quand même des choses qui sont prévues. Puis, comme je le disais, on va
venir, par règlement, nommer quelles sont les exceptions ou quelles sont les
précisions importantes qui viennent... bon, s'il y a un séjour, par exemple, à
l'extérieur, des trucs comme ça, qui viennent un peu préciser puis donner un
cadre d'application qui va permettre aux organismes de le mettre en
application.
M. Marissal : Mais vous ne
craignez pas que les fédérations, qui nous ont quand même dit que ça allait
alourdir le retard...
Mme Charest : Absolument.
M. Marissal : ...que ça
allait leur prendre du personnel, puis, même si vous allez les financer en
partie, ils sont quand même venus s'exprimer de façon quasi unanime, à savoir
qu'elles vont le faire si elles sont obligées, là, mais moi, je ne suis pas sûr
qu'elles vont le faire si c'est facultatif.
Mme Charest : Ce n'est pas
facultatif, c'est obligatoire, c'est dans la loi.
M. Marissal : La première
étape est obligatoire. La deuxième, c'est «à la demande de». Peut-être que la
fédération va dire...
Mme Charest : S'il y a des
soupçons, s'il y a des motifs raisonnables.
M. Marissal : Peut-être que
la fédération va dire : Heille, je l'ai déjà checké, celui-là, là,
regarde, c'est correct, là, je le connais, il est... Puis il n'y en aura pas,
de demandes refaites.
Mme Charest : Oui, bien, puis
les règlements vont l'imposer, là, ça ne sera pas facultatif, là. Les
règlements, ce n'est pas... ce n'est pas : On prend le règlement si on le
veut ou si on ne le fait pas, là. C'est aussi fort que la loi, un règlement,
là.
Et, en plus, on se rappelle qu'on a aussi
le PILS qui est là, puis dans les cas d'un doute, de soupçons, de quoi que ce
soit, il y a quand même aussi cette entité-là, puis qu'il a un pouvoir
d'enquête. Donc, tu sais, il y a aussi... Tu sais, on présume de la bonne foi
des participants qui sont là puis qui vont noter s'il y a un changement, et
tout ça, mais, tu sais, il y a quand même différents mécanismes pour aller
récupérer... pour aller récupérer les cas potentiels, là, mais ils sont déjà <prévus...
Mme Charest :
...les
cas potentiels, là, mais ils sont déjà >prévus à la loi, où est-ce qu'on
peut... on peut agir.
M. Marissal : Je comprends. J'ai
peut-être manqué cette information-là ce matin, là, mais avec 32, ce qu'on a établi
à 32...
Mme Charest : C'est à
l'embauche.
M. Marissal : À l'embauche.
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : Ça fait que ça
touche combien de gens, ça? On le sait-tu? On a-tu une idée?
Une voix : 255 700.
Mme Charest : À l'embauche?
Mais là, il y en a qui sont déjà embauchés, là. Mais, tu sais...
M. Marissal : Oui, mais à
l'embauche...
Mme Charest : ...il y a...
255 000 personnes qui oeuvrent auprès, bon, des jeunes et des
handicapés. 255 000 personnes.
M. Marissal : Qui devraient
donc passer le test de l'antécédent judiciaire.
• (15 h 30) •
Mme Charest : Oui. Là, il y
a... il y a peut-être des exceptions parce qu'elles ne représentent pas un
risque, parce qu'elles n'agissent pas, tu sais... C'est ça.
M. Marissal : Oui. Donc, ce
n'est pas...
Mme Charest : Donc, à la
base, on a un bassin de 255 000 personnes qui sont visées par...
Donc, c'est quand même assez large.
M. Marissal : Oui. Ça va être
difficile. Je pense que ça va être difficile aujourd'hui d'avoir un chiffre,
là, précis, là...
Mme Charest : Ah bien, oui.
Ça, c'est clair.
M. Marissal : ...au millier
de près, là, mais ça fait quand même pas mal de monde.
Mme Charest : Absolument.
M. Marissal : Le PILS, il ne
connaît pas tout le monde par son petit nom, là.
Mme Charest : Non.
M. Marissal : Tu sais, je veux
dire, s'il y a un soupçon, c'est... Moi, j'ai juste peur que ce soit assez
vague pour qu'il n'y en ait pas, de demande, une fois que la première
vérification a été faite puis qu'on...
Mme Charest : Bien là, il va
y avoir une fréquence qui va être mise dans le... dans le règlement et tout,
là.
M. Marissal : OK, mais attendez,
là. C'est parce que, moi, je lis ici : «à la demande d'une fédération».
Mme Charest : Il y a quatre
articles, là. Il y en a... Il va y en avoir d'autres après. Il y a à
l'embauche, à l'entrée. Ensuite, il y a à la demande. Ensuite on va... en cas
de changement puis s'il y a des motifs raisonnables.
M. Marissal : Veux-tu y
aller, Cicco? Je veux digérer ça.
La Présidente (Mme Bogemans) :
...
M. Ciccone :
Merci. Mme la ministre, on a peut-être une voie de passage. Je comprends, tantôt,
vous ne vouliez pas, là, parce que l'article 32, c'est une obligation à
l'embauche, mais auriez-vous une ouverture pour les déclarations, élargir pour
les déclarations? C'est... Ça n'engendre pas de coûts, là, c'est une
déclaration, on demande une déclaration à la personne elle-même.
Mme Charest : C'est
exactement ça qu'on propose à l'article 33.
M. Ciccone :OK, je comprends, mais là...
Mme Charest : OK. Excusez.
M. Ciccone :C'est que là, vous faites référence seulement aux mineurs
et aux handicapés. Élargir, c'est ça que je vous dis, à la... une déclaration. Parce
que là, c'est une déclaration, ça peut par soupçon ou «whatever», là, à la
demande de l'organisme sportif, là. Est-ce que... Parce que, là, comme je vous
dis, là, ça, ça ne prend pas de staff, ça ne prend pas de... ça ne touche pas
ce que la SQ nous a demandé, qui a dit que ça pourrait être assez lourd pour
eux autres, là, de vérifier les antécédents judiciaires. Là, on demande une
déclaration.
Ça fait qu'auriez-vous l'ouverture de...
qu'on puisse demander une déclaration à des... toute personne qui entoure nos
athlètes, pas juste les personnes handicapées et les mineurs? Un peu ce que je
disais tantôt, mais pas de façon obligatoire à l'embauche, mais une
déclaration. Ou si c'est déjà prévu, vous me dites : Bien là, oui, ça peut
être prévu, mais... Parce que... est-ce qu'une personne...
Oui, je vais juste vous le lancer de même
puis je vous laisse aller après. Admettons, je vous donne une hypothèse là, un
organisme sportif, il n'y a pas de mineurs puis il n'y a pas de handicapés,
puis là ils disent : Ah! j'ai un soupçon, lui. Tu sais, il travaille avec
des jeunes filles, elles ont toutes 18 ans, 19 ans, 20 ans, une
équipe de soccer, par exemple, puis là ils disent : OK, j'ai un soupçon,
j'aimerais ça avoir une déclaration. Est-ce qu'ils peuvent le faire? Parce
qu'il n'est pas dans la loi, là.
Mme Charest : Il peut faire
encore mieux que ça, il peut référer au PILS puis dire : J'ai un soupçon
puis de... et là il pourrait y avoir enquête. Alors, c'est encore plus fort
qu'une déclaration, parce que... parce que si on présume de la mauvaise foi,
l'individu pourrait, par déclaration, ne pas donner leur... le vrai état de
leur casier judiciaire.
M. Ciccone :Parfait. Tantôt vous m'avez dit qu'à chaque année il faut
que les gens qui entourent nos athlètes mineurs et handicapés, dans l'article 32...
doivent faire une déclaration, tantôt. Ça, vous m'avez dit ça tantôt. Là, dans
ce cas-ci, là, tu sais, dans l'article 33, là, à moins que je me trompe,
là, mais il n'y a pas d'affaires de soupçon : «À la demande d'une
fédération d'organismes sportifs, [ou un] organisme sportif ou [d'organismes]
de loisir, [une personne qui oeuvre] auprès de personnes mineures ou
handicapées et celles régulièrement en contact avec elles doivent lui
transmettre une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires afin que
la fédération ou l'organisme s'assure qu'elles n'ont pas d'antécédents judiciaires
en lien avec leurs fonctions au sein de cette fédération ou de cet organisme.
«À cette fin, la fédération ou l'organisme
peut agir sur la foi de cette déclaration ou vérifier ou faire vérifier cette
déclaration.»
Ça fait que là, ce n'est pas des... On ne
parle pas ici de soupçons, là. Si, admettons...
Mme Charest : Le soupçon est
dans 34.
M. Ciccone :
OK, mais... Bien, là, dans le 33, il n'est pas là, le <soupçon...
>
15 h 30 (version révisée)
<17943
M. Ciccone :
...
OK, mais... Bien, là, dans le 33, il n'est pas là, le >soupçon.
Mme Charest : Bien là, il n'est
pas là, mais il est dans le 34.
M. Ciccone :Oui, mais... oui, mais on parle de 33, là. Est-ce que... est-ce
qu'un organisme peut dire : Même si tu travailles avec des 18-19 ans,
on aimerait ça que tu fasses une déclaration?
Mme Charest : Il pourrait le
demander. Il n'y a rien qui leur empêche de faire la déclaration.
M. Ciccone :OK, mais vous ne l'obligez pas?
Mme Charest : Maintenant, de
le demander... On ne l'oblige pas, mais il n'y a rien...
M. Ciccone :Vous ne l'obligez pas?
Mme Charest : Non, il n'y a
rien... Ils peuvent le faire, absolument. Un employeur peut demander une
déclaration. Ils sont libres de le faire. Maintenant, tu sais, dans... Tu sais,
je comprends... je comprends qu'on veut tout contrôler puis dire... mais il
faut calculer le coût-bénéfice d'une mesure qu'on met dans un projet de loi
puis de dire...
On se rappelle que le système sportif est
porté par des bénévoles qui vont faire des tâches quelconques, et tout ça.
Donc, on a... L'objectif avec ce projet de loi là, là, c'est d'aller cibler où
est-ce qu'il y a le plus de vulnérabilité puis où est-ce qu'on a des gains à
faire, puis c'est auprès d'une clientèle mineure, handicapée, c'est là où on a
ciblé puis qu'on met des obligations. Maintenant, les fédérations, les
organismes, évidemment, ont... ont le loisir d'aller encore plus loin. On
parlait des enquêtes sociales. Il y a plein de moyens qui peuvent être utilisés
pour s'assurer de l'intégrité de leurs... de leurs athlètes, de leurs
participants.
Maintenant, tu sais, à un moment donné, il
faut arrêter quelque part, là, parce que ce n'est pas vrai qu'on va demander des...
la vérification des antécédents judiciaires de tout le monde qui gravite autour
du monde du sport parce qu'on va tuer le monde du sport, parce qu'il y en aura
plus, de gens qui vont s'impliquer bénévolement, parce qu'il n'y aura plus de...
parce qu'on n'aura plus la capacité de vérifier les antécédents judiciaires,
parce que tout va être suspendu, parce qu'il faut... Il y aura des délais
interminables.
Donc, je pense qu'on y va... quels sont
les gains-bénéfices, quelles sont les clientèles qu'il faut vraiment cibler
pour pouvoir arriver à protéger... quelles sont les clientèles qui sont les
plus vulnérables, puis on avance. Puis, en même temps, aussi, il faut prendre
en compte les ressources qu'on a, les ressources qui peuvent procéder à la
vérification des antécédents judiciaires, et tout ça.
Alors, je pense qu'on a... on a quand même
quelque chose d'équilibré, qui vient... Encore une fois, quelles sont les
ressources financières que ça prend pour faire ça? Parce qu'il faut se poser la
question aussi. Est-ce qu'on va investir de façon magistrale dans la
vérification des antécédents judiciaires, mais après on n'a plus d'argent pour
faire le sport parce que tout passe dans la vérification?
Donc, on va cibler, mais, au-delà de ça,
il y a quand même encore le loisir des fédérations d'aller plus loin, puis,
comme... comme on le disait tantôt aussi, la plupart des gens qui gravitent
autour du milieu ne sera pas seulement pour une clientèle adulte. Il va
sûrement y avoir déjà une vérification qui aura été faite parce qu'ils auront
aussi oeuvré auprès des mineurs ou des handicapés. Donc, on ratisse quand même
assez large. On parle de 255 000 personnes qui est autour du sport. C'est
pas mal de monde qu'on vient rejoindre.
M. Ciccone :Je vous ai laissé aller, Mme la ministre, là, mais, encore une
fois, là, je pense qu'on est rendus à l'article 33, là, on ne parle plus
de vérification. Ça, on l'a réglé, ça a été... ça a été... L'amendement a été refusé,
puis on passe à d'autres choses. Non, je vous parle de déclaration. Là, vous me
parlez de coût-bénéfice. Bien, il n'y a pas de bénéfice. Une déclaration, ça ne
coûte rien. Une déclaration... Une déclaration, ça ne coûte absolument rien. On
demande à quelqu'un la possibilité de vérifier, d'émettre, en bonne et due
forme, là, volontairement, volontairement, pas le... parce qu'on le demande, là,
de... une déclaration.
Ça fait que ma question initiale, c'était
ça. Si vous aviez une ouverture d'élargir au niveau des déclarations, on pourra
le mettre dans le projet de loi, tous ceux qui touchent à nos athlètes. Si vous
me dites non, c'est non. C'est correct, mais moi, je trouve que vous me parlez...
Tantôt, vous avez parlé pendant quasiment 2 min 30 s. Vous parliez de vérifier.
Ça, je pense que c'est réglé, vérifier. Puis les coûts-bénéfices, je comprends,
puis je vous ai même nommé... mais, en même temps, en âme et conscience, moi,
je ne pouvais pas passer ici puis ne pas le... puis ne pas le suggérer puis le
demander.
Maintenant, c'est au niveau des
déclarations, puis une déclaration, bien, ça coûte zéro, là. Vous le demandez :
J'ai besoin d'une déclaration, s'il vous plaît. Puis je voulais que ce soit...
ça devienne... dans le projet de loi pour qu'on... ce soit obligatoire, là. À
chaque année, on demande, même si ce n'est pas des mineurs puis des handicapés,
on demande : Donnez-moi une déclaration, s'il vous plaît. Puis on s'entend,
là, que, dans le mot «vulnérabilité», là, on n'a peut-être pas la même
définition. Je n'irai pas avec une définition juridique là-dessus, mais, tantôt,
j'ai fait mon... j'ai fait mes points, là, avec tout ce qui... puis je ne les
répéterai pas, là, mais quelqu'un peut devenir vulnérable, là, parce qu'il veut
tellement réussir, là. Ça fait que c'était mon point. Alors, voilà, Mme la
ministre.
Mme Charest : Bien, je veux
peut-être juste préciser une chose. Je pense, ce n'est pas tout à fait vrai de
dire que ça ne coûte rien, une <déclaration...
Mme Charest :
...je
pense, ce n'est pas tout à fait vrai de dire que ça ne coûte rien, une >déclaration,
parce qu'il faut la vérifier ou la faire vérifier, et là ça coûte quelque chose.
Donc, il y a quand même un enjeu parce qu'une déclaration toute seule comme ça,
bien, puis c'est dans l'article, là, peut être vérifiée ou être, bien...
M. Ciccone :Bien, je vais vous lire...
Mme Charest : Bien, à ce
moment-là, on pourrait dire : Amène-moi un permis de conduire pris dans
une boîte de Cracker Jack. Ça ne veut rien dire si ce n'est pas vérifié. Non,
mais...
M. Ciccone :Non, non, là, non, il ne faut pas faire de la démagogie,
Mme la ministre, là. Là, je veux juste... Non, mais je vais vous lire, là, puis
on me corrigera si j'ai tort, là : «À cette fin, la fédération ou
l'organisme peut agir sur la foi de cette déclaration». «Agir sur la foi», ça
ne veut pas dire qu'on la fait vérifier, là. Parfait, vous l'avez remplie, je
la lis, parfait, je fais confiance à cette personne-là. C'est ça que ça veut
dire, «sur la foi».
Mme Charest : Oui, mais il y
a aussi l'autre alinéa qui dit «ou vérifier ou faire vérifier», et ça, c'est
important.
M. Ciccone :«Ou vérifier».
Mme Charest : Mais c'est important.
M. Ciccone :Non, «ou vérifier ou faire vérifier», mais ça peut être sur
la foi de cette déclaration. Si je comprends mal, expliquez-moi-le.
Mme Charest : Et il y a le
«sous réserve» qui a été amendé, là, «sous réserve d'un règlement pris en
application à...» Bien, il est dans l'amendement. On l'a accepté.
M. Ciccone :Oui, oui, oui, là, c'est ça. J'ai juste demandé qu'il
revienne.
Mme Charest : Ah! OK, je
m'excuse. Oui. Donc, il y a...
M. Ciccone :Pouvez-vous remettre l'amendement? Merci, oui.
Mme Charest : Donc, il y
aurait, bon, le soupçon. Tu sais, on ne demandera pas une déclaration, tu sais,
à un autre moment qu'à l'embauche, par exemple, quand on n'a pas de soupçon.
Donc, on a un soupçon, et Jos Bleau dit : Bien non, je n'ai pas ma
vérification, tout est beau, voici ma déclaration, na, na, na. Maintenant, tu
as un règlement qui dit : Bien, si tu as un soupçon, tu te dois de
vérifier puis... Donc, tu sais, il y a quand même un coût qui est relié. Il y a
quand même des tenants et aboutissants à un changement qui est aussi important
que ça, et moi, je pense qu'on va s'en tenir à ça, puis on vient quand même
ratisser très large.
• (15 h 40) •
M. Ciccone :OK, parce que, pour moi, encore une fois, là, la définition
d'agir sur la foi de cette déclaration-là, ça veut dire que la personne à qui
je demande une déclaration, elle me le demande.
Mme Charest : L'élément «sous
réserve d'un règlement», ça, c'est très important. Ça vient donner du poids à
c'est quand que tu vas aller vérifier et ne pas juste à agir sur la... sur la
foi. Tu sais, quelqu'un qui est en séjour tout seul avec une gang d'athlètes,
bien, on ne prendra pas pour du cash sa déclaration.
M. Ciccone :Parfait. Mon point est fait.
Mme Charest : Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Est-ce que... En fait, Mme la
ministre, est-ce que vous pouvez procéder à la lecture de l'article 34?
Mme Charest : Avec plaisir :
«Si une fédération d'organismes sportifs, [ou] un organisme sportif ou un
organisme de loisir a des motifs raisonnables de croire qu'une personne qui
œuvre auprès de personnes mineures ou handicapées ou qui est régulièrement en
contact avec elles a des antécédents judiciaires, il doit demander à cette
personne de lui transmettre une déclaration portant sur ses antécédents
judiciaires. Cette dernière est tenue de la fournir dans les 10 jours de
la demande.
«La fédération ou l'organisme doit
vérifier ou faire vérifier cette déclaration et s'assurer que cette personne
n'a pas d'antécédents judiciaires en lien avec ses fonctions au sein de la
fédération ou de l'organisme.»
Cet article propose d'obliger une fédération
d'organismes sportifs, un organisme sportif ou un organisme de loisir,
lorsqu'il a des motifs raisonnables de croire qu'une personne qui œuvre auprès
de personnes mineures ou handicapées ou est régulièrement en contact avec elles
a des antécédents judiciaires, à demander à cette personne une déclaration
portant sur ses antécédents judiciaires. Cet article propose de prévoir un
délai maximal de 10 jours pour la transmission de cette déclaration.
La fédération ou l'organisme devra ensuite
vérifier ou faire vérifier cette déclaration afin de s'assurer que cette
personne n'a pas d'antécédents judiciaires en lien avec ses fonctions.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Oui, allez-y, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, merci. OK.
«Si une fédération d'organismes sportifs, un organisme sportif ou un organisme
de loisirs a des motifs raisonnables de croire qu'une personne [...], il doit
demander à cette personne...» Si elle ne le fait pas, et qu'on sait qu'il y
avait des motifs raisonnables... Un parent, par exemple, a dit : Cette
personne-là est passée dans le journal l'autre fois, il a fait telle, telle,
telle affaire, je ne pense pas qu'il devrait être auprès des enfants, la fédération
regarde ailleurs ou ne fait pas... quelle est la conséquence?
Mme Charest : Il y a des
sanctions à l'article 58 de la loi.
M. Marissal : Ça couvre ça
aussi?
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : OK. C'est tout
pour moi. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait,
est-ce qu'il... OK, c'est ce qui complète les interventions? Parfait. Nous
pouvons passer à la lecture de l'article 35.
Mme Charest : «Les personnes
qui œuvrent auprès des personnes mineures ou handicapées et celles
régulièrement en contact avec elles doivent, dans les 10 jours à compter
de celui où elles en sont elles-mêmes informées, déclarer à la <fédération...
Mme Charest :
...jours
à compter de celui où elles en sont elles-mêmes informées, déclarer à la >fédération
d'organismes [...], à l'organisme sportif ou à l'organisme de loisir tout
changement relatif à leurs antécédents judiciaires, qu'elles aient ou non déjà
fourni une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires.
«La fédération ou l'organisme doit
vérifier ou faire vérifier cette déclaration et s'assurer que ces personnes
n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec les fonctions au sein de la
fédération ou de l'organisme.»
Cet article propose d'obliger toute
personne qui œuvre auprès de personnes mineures ou handicapées ou est
régulièrement en contact avec elles à déclarer tout changement relatif à ses
antécédents judiciaires à la fédération d'organismes sportifs, à l'organisme
sportif ou à l'organisme de loisir au sein duquel elle œuvre dans un délai de
10 jours à compter de celui où elle est elle-même informée de ces
changements.
La fédération ou l'organisme devra ensuite
vérifier ou faire vérifier... vérifier cette déclaration pour s'assurer que ces
personnes n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec leurs fonctions.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires?
Mme Charest : 58.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Nous passons maintenant à la lecture de l'article 36. Mme la ministre.
Mme Charest : «Lorsque la fédération
d'organismes sportifs, l'organisme sportif ou l'organisme de loisir vérifie ou
fait vérifier une déclaration portant sur des antécédents judiciaires, il peut
notamment faire vérifier cette déclaration auprès d'un corps de police du
Québec et, à cette fin, communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à
la vérification.»
Cet article propose que la vérification
d'une déclaration d'antécédents judiciaires par une fédération d'organismes
sportifs, un organisme sportif ou un organisme de loisir puisse notamment être
effectuée auprès d'un corps de police du Québec. Cet article propose également
de permettre la communication des renseignements nécessaires à cette
vérification.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
M. Ciccone :Quand on peut... Si je comprends bien, dans ça, c'est qu'on
peut faire vérifier... Ce n'est pas nécessairement un corps policier qui
vérifie. Dans le fond, si jamais on le fait vérifier puis on s'aperçoit qu'il y
a quelque chose, on peut... je ne veux pas dire double checker, là, mais on
peut refaire... s'assurer de le refaire vérifier par un corps de police. C'est
dans cette optique-là?
Mme Charest : Bien, en fait,
on dit que la vérification des antécédents judiciaires peut être faite par le
corps de police et que, pour procéder à la vérification des antécédents
judiciaires, on peut communiquer les informations concernant la personne qui va
être vérifiée et recevoir les informations de la personne qui est vérifiée.
Donc, tu sais, ce n'est pas juste, bien, c'est vérifié, puis après on n'a pas
les résultats de la vérification. On reçoit les informations.
M. Ciccone :OK, OK, puisque c'était comme en deux temps. Ça fait que je
voulais juste m'assurer, là... Lorsque la fédération d'organismes sportifs,
l'organisme sportif ou l'organisme de loisir vérifie ou fait vérifier une
déclaration, ça, ce n'est pas nécessairement avec le corps de police?
Mme Charest : Ça pourrait
être avec une agence.
M. Ciccone :OK, «portant sur des antécédents judiciaires», puis «il
peut notamment...» C'est là un peu que je ne comprends pas : «Il peut
notamment faire vérifier cette déclaration». Alors, il y a la... il y a eu la...
là, il a fait vérifier, il a la déclaration auprès d'un corps policier.
Pourquoi... On dirait que c'est comme deux fois, là. Il pourrait le faire deux
fois. C'est-tu ça que ça veut dire? C'est là...
Mme Charest : Bien, la
déclaration, c'est une chose, puis là ça peut être vérifié par le corps de
police.
M. Ciccone :OK, il va dire : Vérifie...
Mme Charest : Ce n'est pas...
ce n'est pas le corps de police qui fait la déclaration. Il fait la
vérification...
M. Ciccone :Oui, oui, ça, je le sais.
Mme Charest : ...donc, et là
il peut communiquer et recevoir... on peut communiquer et recevoir les
informations.
M. Ciccone :Oui, ça, je comprends, mais est-ce que... En tout cas,
c'est peut-être... c'est peut-être moi qui lis très mal, là. On dirait que,
quand vous dites : «Lorsque la fédération d'organismes sportifs,
l'organisme sportif ou l'organisme de loisir vérifie ou fait vérifier une
déclaration portant sur des antécédents judiciaires», virgule, on arrête là, là,
ça veut dire qu'il peut le faire vérifier par un organisme indépendant ou
privé, par exemple.
Mme Charest : Oui, oui, oui,
c'est bon.
M. Ciccone :Parfait. On arrête là. Là, ça continue : «...il peut
notamment faire vérifier cette déclaration auprès d'un corps de police du
Québec et, à cette fin, communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à
la vérification.» Ça, c'est normal, là. On dirait que c'est comme en deux
temps. C'est pour ça que...
Mme Charest : En fait, que ça
dit, c'est que la vérification peut être faite notamment par un corps de police.
M. Ciccone :Notamment, aussi. Ça fait que ça peut être privé ou par un
corps de police.
Mme Charest : Ça pourrait,
oui, ça pourrait.
M. Ciccone :C'est ça que ça veut dire?
Mme Charest : C'est ça que ça
veut dire.
M. Ciccone :OK. Ça fait que c'est comme... «notamment», c'est comme,
exemple, aussi incluant...
Mme Charest : Oui, une agence,
voilà.
M. Ciccone :OK, parfait, incluant. OK, parfait.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Parfait. Passons à la lecture de
l'article 37.
Mme Charest : «La formule de
déclaration portant sur des antécédents judiciaires mentionne que la fédération
d'organismes sportifs, l'organisme sportif ou l'organisme de loisir peut
vérifier ou faire vérifier cette déclaration, notamment par un <corps de
police...
Mme Charest :
...cette
déclaration, notamment par un >corps de police [...], et, à cette fin,
communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à la vérification.»
Cet article propose de prévoir le contenu
obligatoire de la formule de déclaration portant sur les antécédents
judiciaires.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des interventions? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Est-ce que le recours
au plumitif par l'organisation elle-même, là, par la fédération elle-même,
serait convenable?
Mme Charest : Pourrait.
17867 M. Marissal : Est-ce
que le plumitif... Mes vagues cours de droit de l'UQAM, en 1990, sont loin, puis,
s'il y a une affaire que je détestais quand j'étais journaliste à La Presse,
c'est quand mon boss me demandait d'aller fouiller le plumitif au palais de
justice en face parce que c'était, à l'époque, des «floppy disks», je pense,
puis que c'était tellement long puis pénible que ça ne marchait jamais, mais le
plumitif n'est pas l'affaire la plus conviviale dans mon souvenir, puis je vois
des gens en arrière qui opinent du bonnet, qui ont... qui ont l'air au courant
aussi. Est-ce que le plumitif couvre... couvre tout ce qu'on cherche dans un
antécédent judiciaire?
Mme Charest : Si on a
autorisation, consentement? C'est tellement clair, en plus, que... tellement
plus clair qu'avec moi.
M. Marissal : On l'a donné déjà
ce matin.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
On va vous demander de vous présenter.
Mme Ringuette (Ève) : ...au
ministère de la Justice.
Effectivement, en fait, le plumitif va
contenir les... tous les dossiers judiciaires civils et criminels, pénals, là, puis
il y a plusieurs déclinaisons. Effectivement, c'est une... ça peut être
fastidieux à consulter. Maintenant, l'organisme pourrait faire sa vérification
lui-même. Par contre, l'organisme, il a l'obligation de s'assurer que les gens
n'ont pas d'antécédents judiciaires. Donc, il lui reviendra de déterminer si
cette vérification-là est suffisante pour s'assurer...
• (15 h 50) •
M. Marissal : ...le bon nom
avec la bonne date de naissance, qui n'est pas un doublon, puis qu'on est en
train de condamner quelqu'un d'autre, c'est convenable pour...
Mme Ringuette (Ève) : Ça
contient tous les dossiers.
M. Marissal : ...aux fins de
vérifications, de ce qu'on cherche ici.
Mme Ringuette (Ève) : Oui.
M. Marissal : OK. C'est bien.
La Présidente (Mme Bogemans) : C'est
beau?
M. Marissal : Oui, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : On
va procéder à la lecture de l'article 38. Oui, allons-y, Mme la ministre.
Mme Charest : «38. Les
vérifications de sécurité doivent, dans les cas déterminés par règlement,
porter également sur des comportements pouvant raisonnablement faire craindre
pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées.»
Cet article propose que les vérifications
de sécurité puissent viser, en plus des antécédents judiciaires, les
comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées dans les cas déterminés par
règlement.
La Présidente (Mme Bogemans) : Pas
d'intervention, M. le député?
M. Marissal : ...une petite
minute, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Bogemans) : Désirez-vous
suspendre?
Mme Charest : Bien, je peux,
peut-être... Oui? Donc, là, on vient en ajouter une couche, là, ici. Le plumitif
ne serait pas suffisant. Donc, on va vraiment, là, un petit peu... de la même
façon que dans les services de garde, là, où on va en ajouter une couche, là, donc,
dans des cas qui seront déterminés par règlement, où on est dans un cas
potentiellement plus dangereux, je dirais, là, donc, là, on irait... on
procéderait à la vérification des comportements pouvant faire craindre...
raisonnablement faire craindre pour la sécurité. C'est bon?
M. Marissal : Oui. Là encore,
je présume que vous êtes familière avec les observations du Protecteur du
citoyen à ce sujet. Je peux vous le lire, ça va aller plus vite que si je vous
le résume : «Que le projet de loi n° 45 soit modifié par l'ajout
d'une disposition prévoyant d'inclure dans la Loi sur la sécurité dans les
sports l'obligation de permettre à la personne concernée par les vérifications
de sécurité de présenter ses observations et, le cas échéant, les documents
qu'elle estime nécessaires pour compléter son dossier avant que la fédération
ou l'organisme statue sur les informations résultant des vérifications
effectuées.»
Et, dans ses mots, le protecteur :
«Je suis préoccupé par le fait que le projet de loi ne prévoit pas la
possibilité pour les personnes visées de présenter leurs observations, s'il y a
lieu, et de produire des documents pour compléter leur dossier avant que la
fédération ou l'organisme apprécie les informations résultant des vérifications
effectuées. Cette décision...» Je viens de sauter un paragraphe, là :
«Cette décision pourrait entraîner des conséquences professionnelles et
financières significatives pour la personne qui exerce <quotidiennement...
M. Marissal :
...personne
qui exerce >quotidiennement son métier. Il importe donc qu'elle puisse
fournir un éclairage sur la situation.»
Mme Charest : Là, on est dans
les modalités réglementaires. On est... Tu sais, là, on prévoit, là, que, dans
les situations où on considère que la vérification des antécédents judiciaires
n'est pas suffisante, on veut aller une coche au-dessus. On le prévoit à la
loi, puis là, après ça, les modalités, puis de comment... puis qu'est-ce qui
sera exigé, puis tout ça, ce sera par règlement, ce ne sera pas dans la loi.
M. Marissal : Mais vous êtes
sensible à l'argument clé qui est amené ici?
Mme Charest : Oui, absolument,
oui, tout à fait. C'est bon?
M. Marissal : OK.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Oui, il y a M. le député...
M. Ciccone :...Mme la ministre, là, je vous écoutais parler, là, puis
ça m'a... il y a une question qui est venue. «Les vérifications de sécurité
doivent, dans les cas déterminés par règlement — puis ça, vous allez...
ça va venir dans le futur — porter également sur des comportements
pouvant...» Donnez-moi un exemple, une situation où on va utiliser l'article 38?
Mme Charest : Il n'y a pas de...
Il y a eu verdict de non-culpabilité. Ça n'apparaît pas dans les antécédents
judiciaires, mais ça apparaîtrait dans les comportements faisant... pouvant
raisonnablement faire craindre... Donc là, ça devient encore une protection
plus grande, puis ça, on appelle ça l'absence d'empêchement, là, dans notre...
dans notre jargon, mais son vrai nom, c'est le comportement pouvant raisonnablement
faire craindre pour la sécurité...
M. Ciccone :OK, mais comment est-ce qu'on vérifie ces comportements-là?
Mme Charest : Ah! c'est à...
vous pouvez peut-être dire exactement le... mais c'est une couche plus...
M. Ciccone :OK, puis, si ça n'apparaît pas, puis il n'a pas été reconnu
coupable de rien...
Mme Charest : Ah! ça
apparaît, ça apparaît. Ça apparaît quelque part.
M. Ciccone :C'est-tu juste que... Est-ce que... Mettons, s'il y a 25 fois
qu'il a été accusé, mais il est toujours innocent, ça, c'est un comportement,
ça?
Mme Charest : Oui, ça
apparaît.
M. Ciccone :
Ça fait qu'ils vont...
Mme Charest : C'est ça qu'on
va vérifier.
M. Ciccone :C'est ça que vous vérifiez, OK, puis ça, ça peut peser dans
la balance en disant : Ouf! Il n'y a pas de fumée sans feu. Il est
toujours innocent, mais il n'y a pas de fumée sans feu. C'est ça que ça veut
dire?
Mme Charest : Non, non, en
fait, cette vérification-là est une étape encore plus précise...
M. Ciccone :C'est ça.
Mme Charest : On va encore...
c'est encore plus poussé que l'antécédent judiciaire.
M. Ciccone :Mais on pourrait prendre le...
Mme Charest : Donc, c'est
dans des cas spécifiques où on se dit : Les athlètes sont dans une
position de vulnérabilité...
M. Ciccone :
Ah! je suis content de vous entendre dire ça.
Mme Charest : ...où le facteur
est encore plus grand, plus risqué. Alors, c'est là où on procéderait, puis là
ce serait déterminé par règlement à quel moment on va procéder à la
vérification des comportements pouvant raisonnablement faire craindre...
M. Ciccone :Parfait.
Mme Charest : C'est bon?
M. Ciccone :Merci.
M. Marissal : ...pour délai
déraisonnable et, néanmoins, suspect d'avoir commis un crime, à ce moment-là,
on va en tenir compte, là?
Mme Charest : On le verrait
là-dedans. Voilà.
M. Marissal : Oui, OK.
M. Ciccone :Il pourrait être empêché... On pourrait dire : Ah non!
Même si tu n'es pas reconnu coupable de rien, on ne veut pas... on ne veut pas
t'avoir proche des athlètes.
Mme Charest : Absolument, tout
à fait, bien oui, c'est ça, c'est encore plus sévère comme évaluation que la
déclaration d'antécédents judiciaires. Et évidemment il faut qu'il y ait un
lien. Si c'est un crime économique puis... tu sais, ce n'est pas la même chose,
là, mais il faut qu'il y ait un lien avec la fonction, définitivement.
M. Ciccone :Oui, ça, je l'avais compris. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Nous pouvons procéder à la lecture de l'article 39.
Mme Charest : «Tout corps de
police du Québec est tenu de fournir les renseignements et les documents exigés
par règlement et nécessaires pour établir l'existence ou l'absence
d'antécédents judiciaires visés au présent chapitre.
«Un tel corps de police est également tenu
de fournir, dans les cas et selon les conditions et les modalités déterminés
par règlement, les renseignements et les documents nécessaires pour établir
l'existence ou l'absence de comportements pouvant raisonnablement faire
craindre pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées.»
Cet article propose d'obliger les corps de
police à fournir les renseignements et les documents nécessaires pour établir
l'existence ou l'absence d'antécédents judiciaires. Cet article propose
également que ces renseignements et documents soient déterminés par règlement.
Le deuxième alinéa propose, dans les cas
et selon les conditions et modalités déterminées par règlement, d'obliger les
corps de police à fournir les renseignements et documents nécessaires pour
établir l'existence ou l'absence de comportements pouvant raisonnablement faire
craindre pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Oui, M. le député de Marquette.
M. Ciccone :Merci, Mme la Présidente. Là, j'espère qu'il n'y a pas des
corps de police qui m'écoutent parce qu'ils ne seront pas contents. Là, est-ce
qu'il y a... est-ce qu'il y a des délais de prévus dans... avec les
vérifications pour les corps policiers? Puis je comprends que c'est très lourd,
là. Ils en ont déjà beaucoup, beaucoup sur les bras, là, mais, par exemple, une
situation, une hypothèse, Mme la ministre, où on veut engager un entraîneur, on
veut avoir quelqu'un, on veut avoir un employé, puis là on fait toutes les
démarches, mais, tant et aussi longtemps que la vérification n'est pas faite,
la personne n'est pas en poste parce que ça peut... il peut y avoir des délais
considérables, là, parce qu'ils sont embourbés, là, ça peut... ça peut prendre
même, des fois, un mois, un mois et demi, là, ça peut être long, là, ça fait
qu'il arrive quoi dans ce <temps-là...
M. Ciccone :
...prendre même, des fois, un mois, un mois et demi,
là, ça peut être long, là, ça fait qu'il arrive quoi dans ce >temps-là?
Des voix : ...
M. Ciccone :Ah! j'ai compris.
Mme Charest : Tu as compris? Elle
parle assez fort.
M. Ciccone :J'ai compris, mais peut-être le dire pour que les gens qui
nous écoutent...
Mme Charest : Oui, bien, en
fait, c'est ça, il y a des modalités qui pourraient être faites, là, pour la
période de transition, comme par exemple ils doivent être à deux, des trucs
comme ça, là, pour pouvoir pallier à cette situation temporaire là. Maintenant,
aussi, on va voir à 39.2 qu'il y a des ententes qui doivent être conclues
avec les corps de police. Donc, ça pourrait faire partie des ententes, les
délais, et tout ça.
M. Ciccone :OK, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : M.
le député de Rosemont.
M. Marissal : Merci. Je pense
que vous nous avez dit que vous allez avoir les fonds pour vos 38 ou 37 ETC.
Mme Charest : 38.
M. Marissal : Vous allez en
avoir 38? On ne va pas s'en enlever. Vous allez avoir les fonds pour
subventionner les fédérations, mais est-ce que votre collègue à la Sécurité
publique a les fonds, notamment, pour accroître le budget de la SQ? Ils sont
venus nous dire : Merci, mais non merci, on n'a pas ce qu'il faut pour
faire ça.
Mme Charest : Bien, en fait,
quand on a déposé le projet de loi, évidemment, on a travaillé avec le MSP. Donc,
tout ça a été à valider, et donc on a pu déposer le projet de loi parce qu'ils
sont confortables avec cette position-là. Bon, là, la SQ, évidemment, ils ne
sont pas au ministère, là, mais, oui, tout a été pris en considération.
M. Marissal : OK, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Une
autre intervention?
M. Ciccone :...je pense, si je ne me trompe pas, la SQ nous a dit que
ça prendrait, quoi, 26 personnes, à peu près, de plus? Ça, est-ce qu'ils
vont... Est-ce que c'est à leur charge, ça, là, ou ils vont... on va augmenter...
on va les aider financièrement?
Mme Charest : Il va... il va
y avoir des ententes, mais, au-delà de ça, ils vont avoir une compensation
financière.
• (16 heures) •
M. Ciccone :Oui, c'est ça.
Mme Charest : Oui, absolument,
c'est prévu. On a déjà des budgets pour...
M. Ciccone :Pour ça.
Mme Charest : ...pour payer
la vérification des antécédents judiciaires.
M. Ciccone :OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
D'autres interventions? Nous pouvons procéder à la lecture de l'article 39.1.
Mme Charest : «Les
renseignements relatifs aux vérifications de sécurité ne peuvent être
recueillis, utilisés et conservés qu'aux fins d'assurer la sécurité et
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées dans le cadre de
l'application du présent chapitre.
«La fédération d'organismes sportifs,
l'organisme sportif ou l'organisme de loisir doit faire en sorte que ces
renseignements ne soient accessibles qu'aux personnes qui ont la qualité pour
les recevoir, en raison de leurs responsabilités, et que ces personnes
s'engagent par écrit auprès de la fédération ou de l'organisme à respecter les
fins prévues au premier alinéa.»
Cet article propose que les renseignements
relatifs aux vérifications de sécurité soient recueillis, utilisés et conservés
uniquement dans le but d'assurer la sécurité et l'intégrité des personnes
mineures ou handicapées dans le cadre du chapitre portant sur les vérifications
de sécurité. Cet article propose également de donner à la fédération
d'organismes sportifs, à l'organisme sportif ou à l'organisme de loisir la
responsabilité de s'assurer que ces renseignements ne soient accessibles qu'aux
personnes qui sont responsables de ces vérifications. De plus, cet article
propose d'obliger ces personnes à s'engager par écrit à respecter cette
disposition.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires? Oui.
M. Ciccone :«Personnes qui ont la qualité», c'est qui, ça, les «personnes
qui ont la qualité»? Est-ce que ça peut être différent ou c'est toujours le
même profil? C'est-tu le patron, une personne dédiée par chacun, différents
organismes?
Mme Charest : Bien, en fait,
l'organisme va établir c'est qui, la personne responsable de procéder, puis qui
a la qualité, qui est mandatée de... et cette personne va s'engager par écrit,
et tout ça. Donc, c'est...
M. Ciccone :C'est une personne puis ça peut... Ça fait que, quand on
dit «les qualités», ça veut dire que c'est une personne qui... qu'on va dédier...
mais ce n'est pas nécessairement qu'il a des qualités particulières, c'est que
c'est lui qui a la qualité dans...
Mme Charest : Qui a la
qualité dans le... dans le propre de la fonction.
M. Ciccone :OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
D'autres interventions? Non. Nous pouvons passer à la lecture de
l'article 39.2.
M. Ciccone :
«Le ministre et le ministre de la Sécurité publique doivent conclure une
entente-cadre établissant les modalités des vérifications que les corps de
police du Québec peuvent être appelés à effectuer pour les fédérations
d'organismes sportifs, les organismes sportifs et les organismes de loisir.»
Cet article propose qu'une entente-cadre
soit conclue avec le ministre de la Sécurité publique afin d'établir les
modalités de vérification que les corps de police du Québec pourraient être
appelés à effectuer pour les fédérations d'organismes sportifs, les organismes
sportifs et les organismes de loisir.
La Présidente (Mme Bogemans) : Des
interventions? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Dans le
concret, là, comment ça va se passer? Parce que je comprends qu'il va y avoir
une entente-cadre puis que le club de natation de Saint-Zinzin va aller au
poste de la SQ. Quelle... quelle lettre de créance ce club va montrer à la <police...
>
16 h (version révisée)
<17867
M.
Marissal :
...ce club doit montrer à la >police, pour qu'autrement
dit pas tout un chacun puisse débarquer au poste de police. Est-ce qu'il va y
avoir une lettre patente? Est-ce qu'ils vont être accrédités pour faire ceci?
Autrement dit, pour ne pas que n'importe qui dans le club décide d'aller à la
police puis dire : J'aimerais ça faire une vérification sur telle, telle
telle personne, de un, ce qui surchargerait la police pour rien, de deux, il s'agit
de renseignements...
Mme Charest : Bien, en fait,
le contenu de l'entente-cadre, là, va être... va être établi dans l'entente-cadre,
puis ça va être diffusé aux fédérations. Donc, ils auront les modalités de l'application
de cette entente... entente-cadre là, mais, tu sais, l'objectif de ça, c'est de
faire en sorte, justement, que, d'un corps de police à l'autre, bien, il y a
une conformité, puis une cohérence aussi, puis une équivalence, là, qu'à
Gatineau ça ne coûte pas 38 $ puis à Rimouski...
M. Marissal : Ça, c'est dans
l'entente-cadre entre vous et le ministre de la Sécurité publique. Moi, je
parle de l'autre pointe du triangle, là, c'est-à-dire la personne de l'organisme
qui va venir chercher un renseignement sur quelqu'un qu'il veut embaucher.
Cette personne-là doit... tu sais, c'est aussi bête que physiquement entrer
dans le poste de police, aller voir... je présume qu'il y a quelqu'un qui est à
l'accueil au poste de police. Je ne fréquente pas les postes de police, là,
mais... et puis qui va lui dire : Je veux ceci. OK, à partir de ce
moment-là, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on montre, qu'est-ce qu'on
demande?
Mme Charest : Bien... bien,
encore une fois, là, c'est des modalités qui vont être établies dans... tu
sais, qu'est-ce... qu'est-ce qui devra être exigé pour pouvoir demander une
vérification, mais, tu sais, il va y avoir la qualité de... tu sais, la
personne qui va avoir été déterminée par l'organisme, tu sais. Donc, l'organisme
dira : Cette personne-là est mandatée à aller faire les vérifications des
antécédents judiciaires. Mais ça, c'est des modalités, là, qui seront à être
nommées.
Et on se rappelle aussi qu'il y aura un
bureau-conseil où il y aura des gens qui pourront aussi donner des guides puis
des indications de comment ça... comment on procède, là, puis que ce n'est pas
Jos Bleau qui débarque puis qui dit : Ah! bien, moi, je suis la personne
responsable. Parce que c'est... ce n'est pas tout à fait comme ça, parce qu'il
y aura quelqu'un qui aura été attitré, aura la qualité de recevoir les
vérifications des antécédents judiciaires, aura eu une déclaration de se
conformer à conserver la confidentialité de tout ça. Mais, tu sais, c'est des
choses qui vont être déterminées dans l'entente-cadre entre les ministères, les
deux ministères.
M. Marissal : OK. Et il était
entendu dès le départ, là, je m'excuse, là, je pédale un peu, je rétropédale un
peu, mais il était entendu au départ, entre la personne postulante et la
fédération ou l'organisme sportif qu'il y aura vérification.
Mme Charest : Oui. À l'embauche,
oui.
M. Marissal : À l'embauche, OK.
C'est bon.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Est-ce que ça complète les interventions? Oui. Nous pouvons passer à la
lecture de l'article 39.3.
Mme Charest : «Le ministre
peut élaborer un guide relatif aux vérifications de sécurité à l'intention des
fédérations d'organismes sportifs, des organismes sportifs et des organismes de
loisir et en assurer la diffusion.»
Cet article propose que soit élaboré un
guide relativement aux vérifications de sécurité à l'intention des fédérations
d'organismes sportifs, des organismes sportifs et des organismes de loisirs et
que ce guide soit diffusé par le ministre.
La Présidente (Mme Bogemans) : M.
le député de Marquette.
M. Ciccone :Un guide relativement aux vérifications... relatif aux
vérifications. Pourquoi un guide si c'est dans la loi? Le guide, ça va être
quoi de plus?
Mme Charest : Bien, en fait,
ça va être les directives, puis les modalités, puis tout ça. Donc, c'est comme
le mode d'emploi de...
M. Ciccone :Le check-list, là. Oui, OK.
Mme Charest : Exactement, puis
à qui ça s'applique, et tout ça. Donc, c'est plus la mise en application d'une
loi et non pas : vous avez l'obligation de le faire, mais là ça dit
comment... comment procéder puis des trucs comme ça...
M. Ciccone :OK. Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) :
...
M. Marissal : ...il y a un
«peut» qui devrait être un «doit», là, le ministre doit, mais pourquoi...
pourquoi ce n'est pas le protecteur qui fait ça?
Mme Charest : Ça pourrait,
bien, ça pourrait être le protecteur, ça pourrait être le bureau-conseil, mais...
Oui, en fait, c'est vrai, le protecteur traite les plaintes, il ne traite pas
la vérification des antécédents judiciaires.
Maintenant, tu sais, on donne le pouvoir à
la ministre de faire un guide comme celui-là, mais c'est sûr qu'un guide ou
une... les procédures, et tout, ça va être établi. On a un bureau-conseil, on a
des... on a des effectifs, puis l'objectif, c'est de faire en sorte que ça
fonctionne rondement. On aura une entente-cadre. Donc, évidemment, il y a
quelque chose qui sera produit, mais on donne le pouvoir de... à la ministre de
le faire et d'en assurer la diffusion.
M. Marissal : Puis considérer
le «doit», là, on va prendre pour acquis que ça va être fait, là, parce qu'il
ne faudrait pas penser que c'est... que c'est «business as usual» pour la
majorité du monde, là. Moi, si on me demande de faire ça, j'ai... j'ai une
vague idée, parce que j'ai été journaliste, j'ai déjà fouillé dans les
antécédents judiciaires, mais, tu sais, j'imagine, là, c'est Bon-Jean de
Saint-Zinzin, là, qui veut juste être à <jour...
M. Marissal :
...mais,
tu sais, j'imagine, là, c'est Bon-Jean de Saint-Zinzin, là, qui veut juste être
à >jour, ils n'ont pas d'idée de comment faire ça avec la police, puis
qu'est-ce qu'on cherche, qu'est-ce qu'on... Tu sais, ce n'est pas... ce n'est
dans le quotidien du monde, ça.
Mme Charest : Non, je suis
tout à fait d'accord. C'est pour ça qu'on a un bureau-conseil, puis c'est pour
ça aussi que... tu sais, les modalités, et tout ça, vont être travaillées avec
les organismes, les fédérations, justement pour s'assurer que c'est applicable
puis que ça correspond à la réalité sur le terrain. Donc, c'est pour ça que, tu
sais, les outils sont à créer, mais seront créés. Ça, c'est clair.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Ça complète le tout? Nous pouvons passer à l'article 39.4 pour la lecture.
Mme la ministre.
Mme Charest : Oui, il y aura
un amendement aussi.
La Présidente (Mme Bogemans) : D'accord.
Mme Charest : «Le
gouvernement peut, par règlement :
«1° déterminer les renseignements et les
documents nécessaires pour établir l'existence ou l'absence d'antécédents
judiciaires qu'un corps de police est tenu de fournir à une fédération
d'organismes sportifs, à un organisme sportif, à un organisme de loisir ou à
une personne visée par une vérification des antécédents judiciaires et prévoir
les frais exigibles pour la délivrance de ces documents;
«2° déterminer les cas dans lesquels une
déclaration des antécédents judiciaires n'est pas requise;
«3° déterminer les cas dans lesquels la
vérification de la déclaration des antécédents judiciaires n'est pas requise;
«4° déterminer les conditions et les
modalités applicables à la déclaration et à la vérification des antécédents
judiciaires;
«5° déterminer les cas dans lesquels les
vérifications de sécurité doivent également porter sur des comportements
pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou l'intégrité des
personnes mineures ou handicapées ainsi que prévoir les conditions et les
modalités applicables.»
• (16 h 10) •
Cet article propose de conférer au
gouvernement le pouvoir de réglementer afin de déterminer quels sont les
renseignements et les documents nécessaires pour établir l'existence ou
l'absence d'antécédents judiciaires qu'un corps de police est tenu de fournir,
ainsi que la possibilité de prévoir des frais pour ces vérifications. Cet
article propose également de réglementer les cas dans lesquels une déclaration
ou la vérification des antécédents judiciaires n'est pas requise, ainsi que les
conditions et modalités applicables à la déclaration et la vérification des
antécédents judiciaires. Cet article propose en outre que le gouvernement
détermine par règlement les cas dans lesquels les vérifications de sécurité
doivent également porter sur des comportements pouvant raisonnablement faire
craindre pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées,
ainsi que prévoir les conditions et les modalités applicables dans ces
circonstances.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...la
lecture de l'amendement maintenant.
Mme Charest : J'y vais.
La Présidente (Mme Bogemans) : D'accord.
Mme Charest : À l'article 39.4
de la Loi sur la sécurité dans les sports, introduit par l'article 16 du
projet de loi :
1° insérer, à la fin du paragraphe 4°, «,
notamment les cas dans lesquels des documents supplémentaires doivent être
transmis et la nature de ceux-ci»;
2° insérer, après le paragraphe 4°, le
paragraphe suivant :
«4.1° déterminer les conditions et les
modalités applicables à la demande de transmission d'une déclaration d'antécédents
judiciaires ainsi que les cas et la fréquence dans lesquels une telle
déclaration doit être demandée et vérifiée par une fédération ou un
organisme;»;
3° insérer, après le paragraphe 5°, le
paragraphe suivant :
«5.1° déterminer les renseignements et les
documents nécessaires pour établir l'existence ou l'absence de comportements
pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou l'intégrité des
personnes mineures ou handicapées qu'un corps de police est tenu de fournir et
prévoir les frais exigibles pour la délivrance de ces documents.»
Je vais avaler. L'amendement proposé
précise d'abord que le gouvernement peut, par règlement, parmi les conditions
et modalités applicables à la déclaration et à la vérification des antécédents
judiciaires qu'il peut déterminer, prévoir les cas dans lesquels des documents
supplémentaires doivent être transmis et la nature de ceux-ci.
Il propose ensuite de permettre au
gouvernement de déterminer par règlement les conditions et les modalités
applicables à la demande de transmission d'une déclaration des antécédents
judiciaires, ainsi que les cas et la fréquence dans lesquels une telle
déclaration doit être demandée et vérifiée par une fédération ou un organisme.
L'amendement propose enfin de préciser que
le gouvernement peut, par règlement, pour les vérifications de sécurité qui
portent également sur des comportements pouvant raisonnablement faire craindre
pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées,
déterminer les renseignements et les documents nécessaires pour établir
l'existence ou l'absence de ces comportements, ainsi que prévoir les frais
exigibles pour la délivrance de ces documents.
La Présidente (Mme Bogemans) : Allez-y,
M. le député de Marquette.
M. Ciccone :...vous l'avez expliqué, là, mais pourquoi c'était
important de rajouter cet amendement-là? Pour être encore plus précis ou c'est
rajouter...
Mme Charest : Par exemple,
des cas hors Québec.
M. Ciccone :Qui?
Mme Charest : Des cas hors
Québec.
M. Ciccone :Des cas hors Québec.
Mme Charest : Oui, voilà.
M. Ciccone :OK. Des cas hors Québec... OK, des cas hors Québec. Non,
mais elle était essoufflée, la ministre, là. C'est pour ça, elle était
essoufflée, là.
Mme Charest : J'ai besoin d'une
RCR.
M. Ciccone :
OK, des cas hors Québec. OK. Alors, s'il y a une situation qui arrive hors <Québec...
M. Ciccone :
...OK, des cas hors Québec. OK. Alors, s'il y a une
situation qui arrive hors >Québec?
Mme Charest : On pourrait
exiger...
M. Ciccone :Vous pourriez exiger...
Mme Charest : ...le document,
oui.
M. Ciccone :...le document.
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :
OK. OK, good. OK, parfait. C'est
beau pour l'amendement. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres... Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui.
Excusez-moi, j'ai comme un fou rire. Oui, ça va. Merci. J'espère que le kodak
n'est pas sur moi, là, mais j'ai comme un petit fou rire. C'est parce que j'ai
vraiment entendu «Décor Québec». J'étais là, comme : Ouf! J'ai manqué...
j'ai manqué quelque chose. C'est-tu un club de loisirs qui fait... je ne sais
pas. Alors... Allons-y.
La Présidente (Mme Bogemans) : Donc,
pas d'intervention?
Des voix : ...
M. Marissal : Oui, oui, oui.
Laissez-moi gérer mon fou rire...
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait. Donc...
M. Marissal : Je n'ai pas
d'autre question. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Bon.
Donc, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Super.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 39.4?
M. Ciccone :...
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
allez-y.
M. Ciccone :Juste, le gouvernement «peut, par règlement», là. Ça, ça
veut dire que ce n'est pas appliqué maintenant. Quand est-ce que... Vous m'avez
parlé des cas hors Québec tantôt, quand j'ai demandé de... qu'est-ce que vous
avez rajouté. Mais dans quelles situations que là... que vous pouvez par
règlement décider de tout ça, là? Qu'est-ce qui pourrait arriver dans le futur,
dire : Bien là, on a besoin d'appliquer ces éléments-là, ce règlement-là,
là?
Mme Charest : ...de la
question.
M. Ciccone :OK. Bien, je vais la recommencer.
Mme Charest : Oui. Bien,
c'est parce qu'il y a comme deux éléments, puis on dirait que c'est...
M. Ciccone :OK. Bien, dans... Parce qu'en ce moment, ce que je
comprends, puis corrigez-moi si j'ai tort, là, c'est, par règlement, on nous
dit ce que vous pouvez faire. Ça fait que, là, ce n'est pas applicable ça, là,
là, ce n'est pas appliqué ça, là, là.
Mme Charest : Bien là, la
mise en application, là, va se faire... Tu sais, on a... Dans un premier temps,
là, on sanctionne la loi. Après ça, on va nommer le PILS. Après ça, on va
établir... Puis, tu sais, tout ça, se fait dans un... dans un délai. Puis on
va... on va voir dans les prochains...
M. Ciccone :Puis, suite à tout ce que vous allez décider par règlement
vous allez appliquer... vous allez appliquer tous les paragraphes qui sont là,
là.
Mme Charest : Voilà.
M. Ciccone :Pour éclaircir, c'est ça?
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :Parfait. OK. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Parfait. Donc, la lecture de 39.5.
Mme Charest : «Le ministre
peut ordonner à une personne, à une fédération d'organismes sportifs, à un
organisme sportif ou à un organisme de loisir de prendre les mesures
nécessaires qu'il indique pour assurer la sécurité et l'intégrité des personnes
mineures ou handicapées conformément aux dispositions du présent chapitre.»
Cet article propose de conférer au
ministre un pouvoir d'ordonnance afin qu'il puisse ordonner à une personne, à
une fédération d'organismes sportifs, à un organisme sportif ou à un organisme
de loisirs de prendre les mesures nécessaires qu'il indique pour assurer la
sécurité et l'intégrité des personnes mineures ou handicapées relativement aux
dispositions du chapitre, soit le chapitre IV.1, Vérifications de sécurité.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...interventions?
Oui, M. le député de Marquette.
M. Ciccone :Pour être sûr, ça, ça vous donne le pouvoir que, si jamais
la job ne se fait pas, vous allez dire, là... Vous rentrez dans le tas puis
vous réglez ça. C'est ça que ça veut dire?
Mme Charest : Voilà. C'est ça.
M. Ciccone :En bon Québécois. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
C'est beau. Donc, nous en sommes maintenant à l'étude des intitulés, des
chapitres et des sections. Y a-t-il des interventions à ce niveau?
Mme Charest : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Bien,
en fait, c'est parce qu'on a fait...
Mme Charest : ...sur
l'article 16.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 16.
Mme Charest : Oui, on... on
n'a pas adopté 16 encore.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
c'est la question de préambule à l'adoption de l'article 16 tel qu'amendé.
M. Ciccone :...
La Présidente (Mme Bogemans) : Dans
le fond, ce sont les... Parce que l'article 16 avait plusieurs
sous-articles, que nous avons passés un par un. Nous allons plus tard mettre
aux voix l'article 16 dans son entièreté, mais on voulait savoir si les
intitulés, les chapitres et les sections vous convenaient.
Mme Charest : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
M. Ciccone :...en haut, là. C'est ça, il faut revenir en haut, hein? Il
est plus loin? On peut-tu suspendre juste un instant? Ça ne suit pas.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
Nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 16 h 18)
(Reprise à 16 h 22)
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait,
nous sommes de retour en ondes. Donc, nous en sommes maintenant à l'étude des
intitulés, des chapitres et des sections. Avons-nous des interventions? Non.
C'est beau. Est-ce que c'est adopté dans ce cas-là? Parfait. C'est adopté.
Est-ce que l'article 16, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté
sur division.
M. Marissal : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Le
16 en entier. Oui.
M. Marissal : ...si vous
permettez, sur division, je pense que vous comprenez pourquoi, là, malgré le
très bon travail qu'on a fait depuis quelques jours, il y a deux articles en
particulier sur lesquels ça a un peu accroché. Ça ne changera rien, je pense,
au fond de l'affaire, mais vous avez entendu, je pense, mes représentations
là-dessus, là. Je... je vais donc inscrire ma division ici pour le 16.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
C'est noté. Donc, l'article 16 est adopté, tel qu'amendé, sur division.
Nous allons procéder à la lecture de l'article 17.
Mme Charest : L'article 46.2.5
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et après «sécurité», de «et l'intégrité des personnes»;
2° par l'insertion, dans le paragraphe 2°
et après «sécurité», de «et d'intégrité des personnes».
Cet article propose d'énoncer
explicitement la notion d'intégrité des personnes dans les pouvoirs de la régie
des alcools, des sources... des sources... des courses et des jeux, RACJ, en
cohérence avec les autres dispositions du projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) :
...
Des voix : ...
Mme Charest : Ah! vous n'êtes
pas rendus. Il faut <défiler...
La Présidente (Mme Bogemans) :
...
Des voix :
...
Mme Charest :
Ah!
vous n'êtes pas rendus. Il faut >défiler...
M. Ciccone :...pour moi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Allez-y. Allez-y.
M. Ciccone :Ça me va.
La Présidente (Mme Bogemans) : Ça
vous va, c'est beau?
M. Ciccone :Ça me va, oui, oui. Ça me va. Ça me va.
La Présidente (Mme Bogemans) :
OK, parfait. Je pensais que vous le cherchiez pour faire une intervention.
M. Ciccone :Non, non, ça me va. Ça me va.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Donc, est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : La
lecture de l'article 18.
M. Ciccone :...on avait suspendu l'article 9. Je pense que ce
serait le moment de revenir à l'article 9, déposer mon amendement, par la
suite, pour l'article 18... pour qu'il y ait concordance, déposer par la
suite l'amendement de l'article 18.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...pour
passer à l'article 9?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Allons-y. Article 9.
M. Ciccone :Alors, je vais faire la lecture, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme Bogemans) : De
l'amendement?
M. Ciccone :Oui.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
allez-y.
M. Ciccone :Alors : Remplacer l'article 9 du projet de loi
par le suivant :
9. L'article 24 de cette loi est
remplacé par le suivant :
«24. Chaque fois que le ministre tient une
enquête, il peut en donner avis au public par tout moyen qu'il juge approprié.»
La Présidente (Mme Bogemans) : ...commentaires
sur l'amendement? Non. Est-ce que l'amendement est adopté? Adopté. Est-ce que
l'article 9 est adopté tel qu'amendé? Pardon. Adopté. Parfait. Nous
revenons donc à l'article 18.
M. Ciccone :Je vais laisser lire.
Mme Charest : L'article 46.2.6
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et après «sécurité», ou... «sécurité» de «ou l'intégrité»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Cet article propose d'énoncer
explicitement la notion d'intégrité des personnes dans le pouvoir de faire
enquête de la Régie des alcools, des courses et des jeux, RACJ, en cohérence
avec les autres dispositions du projet de loi. Cet article propose également de
mettre fin à l'obligation pour la RACJ, chaque fois qu'elle tient une enquête,
de donner un avis public dans un journal de la localité où se tient l'enquête,
en concordance avec la modification proposée par l'article 9 du présent
projet de loi concernant l'obligation du ministre de donner un avis dans un
journal lorsqu'il tient une enquête.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
commentaires?
M. Ciccone :...
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
allez-y, M. le député de Marquette.
M. Ciccone :Merci beaucoup. Remplacer le paragraphe 2° de l'article 18
du projet de loi par le suivant :
2° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Chaque fois que la Régie tient une
enquête, elle peut en donner avis au public par tout moyen qu'elle juge
approprié.»
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Mme Charest : Non.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'amendement est adopté? Parfait. L'amendement est adopté. Est-ce que
l'article... OK, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 18?
Non. Est-ce que l'article 18, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Passons à la lecture de l'article 19.
Mme Charest : L'article 46.11
de cette loi est modifié par le remplacement de «qui en font la demande, à la
billetterie, des exemplaires format de poche d'un tableau synoptique des pistes
de ski alpin et des remontées mécaniques dont le contenu est déterminé» par «un
tableau synoptique des pistes de ski alpin et des remontées mécaniques dont la
forme et le contenu sont déterminés».
Cet article propose de retirer
l'obligation pour l'exploitant d'une station de ski alpin de mettre à la
disposition des skieurs alpins des exemplaires en format de poche du tableau
synoptique des pistes de ski alpin et des remontées mécaniques et de conférer
au ministre le pouvoir de déterminer par règlement la forme de ce tableau synoptique.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des commentaires?
M. Ciccone :...avec le protecteur de l'intégrité.
Mme Charest : Bien, on n'est
plus dans le chapitre, on est dans la loi sur la sécurité puis...
M. Ciccone :Oui, je comprends. Je le sais, mais... OK.
Mme Charest : Et là on se
modernise, parce que... pour sauver votre enfant, M. le député.
M. Ciccone :Oui, qui fait du ski. Parfait. OK, merci. Parfait. Merci.
Mme Charest : Avez-vous des
questions?
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions?
M. Marissal : ...trois
heures, là. Moi, je trouve ça pratique, des petits... des petits trucs... On
fait quoi, là, on... qu'est-ce qui...
Mme Charest : L'application,
on l'a... on se modernise.
M. Marissal : Ça gèle, ça,
l'hiver.
Mme Charest : On le checke en
bas, on le met dans son pantalon en dedans.
M. Marissal : Mais c'est-tu
une demande qui a été faite ou... je...
Mme Charest : Oui, ça a été
demandé. Oui, oui, absolument.
M. Marissal : Oui. Oui, oui.
OK. Bon, bien, on ne peut pas être...
Mme Charest : Puis c'est des
coûts, évidemment, pour les centres de ski, aussi, d'imprimer les cartes, puis
tout ça, donc, tu sais. Puis, en fait, quand les pistes sont fermées, tu sais,
il y a quand même pas mal de choses qui peuvent être mis dans une application
qui... On se <modernise...
Mme Charest :
...pas
mal de choses qui peuvent être mis dans une application qui... On se >modernise.
M. Marissal : OK. On n'arrête
pas le progrès. Allons-y.
Mme Charest : On n'arrête pas
le progrès.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Donc, est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 20.
Mme Charest : L'article 46.39
de cette loi est modifié par le remplacement de «et 21, 26 à 30» par «, 21,
21.1, 26 à 29.1, 30.35, 30.36, 39.5».
Cet article propose une modification de
concordance, notamment vu l'ajout dans la loi des dispositions concernant les
pouvoirs d'ordonnance en matière d'intégrité et de vérification de sécurité
prévues aux nouveaux articles 30.35, 30.36 et 39.5. Ainsi, en ce qui
concerne la pratique du tir à la cible, la responsabilité de ces nouveaux
articles relèverait du ministre de la Sécurité publique en faisant les
adaptations nécessaires.
M. Marissal : ...des
interventions? Non. Est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : La
lecture de l'article 21 maintenant.
• (16 h 30) •
Mme Charest : L'article 54
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après le paragraphe 1°,
du suivant :
«2° déterminer les activités visées à la
définition de «loisir» prévue par la présente loi;»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
8°, de «de stations de ski alpin ou de sports» par «de fédérations d'organismes
sportifs, d'organismes sportifs, d'organismes de loisir, de stations de ski
alpin, de loisirs ou de sports».
Cet article propose une modification de
concordance afin d'accorder au gouvernement le pouvoir de déterminer par
règlement quelles activités de loisirs seront visées par la définition de «loisir»
introduite par l'article 2 de ce projet de loi. La modification au
paragraphe 8° de l'article 54 permettrait dorénavant au gouvernement
d'exclure de l'application de la loi ou de ses règlements certaines catégories
de fédérations d'organismes sportifs, d'organismes sportifs, d'organismes ou de
loisirs.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...sur
l'article 21? Non. Est-ce que l'article le 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Article 22.
Mme Charest : L'article 55
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 1°
par le suivant :
«1° établir des normes pour assurer la
sécurité et l'intégrité des personnes lors de la pratique d'un loisir ou d'un
sport, lesquelles peuvent notamment porter sur les comportements prohibés;»;
2° par le remplacement du paragraphe 11°
par le suivant :
«11° prévoir les modalités de formulation
et de traitement d'une plainte au protecteur de l'intégrité en loisir et en
sport.»
Cet article propose des modifications de
concordance afin d'élargir à des personnes autres que les participants et les
spectateurs le pouvoir du ministre d'établir des normes de sécurité, d'élargir
ce pouvoir au secteur du loisir et d'énoncer explicitement la notion
d'intégrité des personnes étant donné la modification des pouvoirs du ministre
prévue par l'article 5 du projet de loi.
Cet article propose également de prévoir
par règlement les modalités de formulation et de traitement d'une plainte au Protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport étant donné l'introduction de
l'article 30.14 par l'article 16 du projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...non,
ça convient. Est-ce que l'article 22 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : La
lecture de l'article 23, s'il vous plaît.
Mme Charest : L'article 55.1
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 9°
et après «déterminer», de «la forme et»;
2° par l'insertion, à la fin du paragraphe
15°, de «ainsi qu'à la tenue de registres».
Cet article propose de conférer au
ministre le pouvoir de déterminer par règlement la forme du tableau synoptique
des pistes et des remontées mécaniques en concordance avec l'article 19 du
projet de loi. Il propose également de préciser son pouvoir de prescrire toute
autre norme de sécurité relative à la pratique du ski alpin concernant la tenue
de registres.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
interventions? D'accord. Est-ce que l'article 23 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 24.
Mme Charest : L'article 55.2
de cette loi est modifié par l'insertion, après «catégories», de «de loisirs,».
Cet article propose de permettre que les dispositions
que le ministre peut adopter par règlement puissent varier selon les catégories
de loisirs en concordance avec l'intégration du secteur du loisir dans la loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...est-ce
que l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Lecture
de l'article 25.
Mme Charest : L'article 58
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «commet une infraction et est passible d'une amende de 100 $ à
5 000 $» par «est passible d'une amende de 250 $ à 2 500 $»;
2° par le remplacement de ce qui précède
le paragraphe 1° du deuxième alinéa par «Le premier alinéa ne s'applique que
dans les cas suivants :».
Cet article propose une modification au premier
alinéa de l'article 58 de la loi qui vise à ajuster le montant des amendes
en haussant l'amende minimale et en diminuant l'amende <maximale...
>
16 h 30 (version révisée)
<17845
Mme Charest :
...des amendes en haussant l'amende minimale et en diminuant l'amende >maximale,
afin d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales prévues dans le
corpus législatif. Il propose également de reformuler ce qui précède les
paragraphes du deuxième alinéa, sans en modifier le sens, pour plus de clarté
et de cohérence avec le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Des commentaires sur l'article 25? Est-ce que l'article 25 est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) :
L'article 26.
Mme Charest : Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 58, du suivant :
«58.1. Quiconque menace ou intimide ou
tente de menacer ou d'intimider une personne ou exerce ou tente d'exercer des
représailles contre elle au motif qu'elle se conforme à la présente loi,
qu'elle exerce un droit qui y est prévu ou qu'elle dénonce un comportement y
contrevenant est passible d'une amende de 2 000 $ à 20 000 $
dans le cas d'une personne physique et de 10 000 $ à 250 000 $
dans les autres cas.»
Cet article propose d'introduire une
nouvelle infraction pénale à la loi à l'égard des mesures de représailles et de
fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions pénales prévues dans
le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
...des interventions? Est-ce que l'article 26 et le sous-article 58.1
sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) :
La lecture de l'article 27.
Mme Charest : L'article 59
de cette loi est modifié par le remplacement de «commet une infraction et est
passible d'une amende de 200 $ à 10 000 $» par «est passible
d'une amende de 500 $ à 5 000 $ dans le cas d'une personne
physique et de 1 000 $ à 10 000 $ dans les autres cas».
Cet article propose une modification à
l'article 59 de la loi qui vise à ajuster le montant des amendes en
haussant l'amende minimale et en diminuant l'amende maximale pour une personne
physique, afin d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales prévues
dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Y a-t-il des interventions sur l'article 27? Est-ce que l'article 27
est adopté? Adopté.
Maintenant pour l'article 28, comme
il y a des sous-articles, nous allons procéder comme à l'article 16. Donc,
je vais inviter Mme la ministre à lire la première phrase et le premier
sous-article. Nous aurons des interventions à chacun des sous-articles, et ce
sera adopté à la fin des... de la discussion des trois sous-points. Donc,
allez-y, Mme la ministre.
Mme Charest : Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 59, des suivants :
«59.1. L'exploitant d'une station de ski
alpin qui contrevient à une disposition de la présente loi ou de ses règlements
est passible d'une amende de 500 $ à 5 000 $ dans le cas d'une
personne physique et de 1 000 $ à 10 000 $ dans les autres
cas.»
Cet article propose d'insérer un nouvel
article 59.1 dans la loi afin d'introduire une infraction pénale
spécifique visant l'exploitant d'une station de ski qui contreviendrait à une
disposition de la loi et de ses règlements. Cet article propose également de
fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions pénales prévues dans
le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
...des commentaires ou des interventions sur 28 et 59.1? En fait, sur 59.1
simplement. Non? Lecture de 59.2.
Mme Charest : «59.2. Une
personne qui contrevient à l'article 46.17 est passible d'une amende de
250 $ à 2 500 $.»
Cet article propose d'insérer un nouvel
article 59.2 dans la loi afin d'introduire une infraction pénale
spécifique visant une personne qui contreviendrait à l'article 46.17 de la
loi, lequel prévoit, dans certains cas, l'obligation pour toute personne qui
fait de la plongée subaquatique d'être titulaire d'un certificat établissant
son niveau de qualification ou d'une attestation d'équivalence. Cet article
propose également de fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions
pénales prévues dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Y a-t-il des interventions sur 59.2? Lecture de 59.3, s'il vous plaît.
Mme Charest : «Quiconque
contrevient à l'article 46.18 est passible d'une amende de 500 $ à
5 000 $ dans le cas d'une personne physique et de 1 000 $ à
10 000 $ dans les autres cas.»
Cet article propose d'insérer un nouvel
article 59.3 dans la loi afin d'introduire une infraction pénale
spécifique visant une personne qui, en matière de plongée subaquatique,
contreviendrait à l'article 46.18 de la loi, lequel oblige principalement
toute personne qui dispense des services d'enseignement de la plongée subaquatique
à être titulaire d'un certificat attestant le niveau de qualification qu'elle a
acquis en matière d'enseignement de la plongée subaquatique ou d'une
attestation d'équivalence. Cet article propose également de fixer des montants
d'amendes harmonisés avec les sanctions pénales prévues dans le corpus
législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Est-ce qu'il y a des interventions sur 59.3? Y a-t-il des interventions sur
l'article 28 dans son entièreté? Est-ce que l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait. L'article 29.
Mme Charest : L'article 60
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «commet une infraction et est passible d'une amende de 200 $ à
10 000 $» par «est passible d'une amende de 1 000 $ à 10 000 $
dans le cas d'une personne physique et de 2 000 $ à 20 000 $
dans les autres cas»;
2° par la suppression du deuxième <alinéa...
Mme Charest :
...dans
les autres cas»;
2° par la suppression du deuxième >alinéa.
Cet article propose une modification à
l'article 60 de la loi qui vise à ajuster le montant des amendes pour la
contravention à une ordonnance en les haussant et en distinguant les personnes
physiques, en harmonisation avec les sanctions pénales prévues dans le corpus
législatif. Il propose également de supprimer le deuxième alinéa, qui prévoyait
une amende spécifique pour un membre d'une fédération d'organismes sportifs ou
d'un organisme sportif non affilié, en cohérence avec les modifications
proposées aux articles 26 et 29.1 introduits par les articles 11 et
14 du projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 29? Est-ce que l'article 29
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 30.
Mme Charest : L'article... Il
y aura un amendement.
La Présidente (Mme Bogemans) : D'accord.
Mme Charest : L'article 60.1
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après «ministre», de
«, le protecteur de l'intégrité en loisir et en sport»;
2° par l'insertion, après «25,», de «30.20,
30.24,»;
3° par le remplacement de «commet une
infraction et est passible d'une amende de 100 $ à 5 000 $» par
«est passible d'une amende de [5 000 $] — de 500 $,
pardon — à 5 000 $ dans le cas d'une personne physique et
de 1 000 $ à 10 000 $ dans les autres cas».
Cet article propose une modification de
concordance afin de rendre applicable cette infraction pénale aux enquêtes
menées par le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport. Cet article
propose également d'ajuster le montant des amendes principalement en haussant
et en distinguant les personnes physiques, afin d'assurer une harmonisation
avec les sanctions pénales prévues dans le corpus législatif.
• (16 h 40) •
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Et voulez-vous lire l'amendement?
Mme Charest : L'amendement.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Oui.
Mme Charest : L'article 30,
article 60.1 de la Loi sur la sécurité dans les sports. Remplacer le
paragraphe 2° de l'article 30 du projet de loi par le paragraphe
suivant :
2° par le remplacement de «25» par «22,
25, 30.20, 30.24»;.
L'amendement proposé vise à ajouter
l'article 22 parmi les articles pouvant être sujets à une sanction pénale
d'entrave.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'article 30, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Passons à l'article 31.
Mme Charest : L'article 61
de cette loi est modifié par le remplacement de «commet une infraction et est
passible d'une amende de 50 $ à 500 $» par «passible d'une amende de
250 $ à 2 500 $ dans le cas d'une personne physique et de
500 $ à 5 000 $ dans les autres cas».
Cet article propose une modification qui
vise à hausser le montant des amendes et à distinguer les personnes physiques,
afin d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales prévues dans le
corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur 31? Est-ce que l'article 31 est adopté?
Est-ce que c'est adopté?
Des voix
: Adopté.
Mme Charest : Adopté, oui,
oui, absolument.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
Parfait. Merci. Passons à l'article 32.
Mme Charest : L'article... 63,
pardon, de cette loi est modifié par le remplacement, dans le texte anglais, de
«convicted therefor» par «found guilty».
La modification au texte anglais de cet
article («Act respecting safety in sports») vise à corriger la version anglaise
pour qu'elle corresponde mieux à la version française de la loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'article 32? Est-ce que l'article 32
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 33.
Mme Charest : L'article 64
de cette loi est modifié par la suppression de «commet une infraction et».
Cet article propose une modification en
cohérence avec les autres modifications proposées au projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Des
interventions sur 33? Est-ce que l'article 33 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Article 34.
Mme Charest : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 64, du suivant :
«64.1. En cas de récidive, les montants
des amendes prévues au présent chapitre sont portés au double.»
Cet article propose d'introduire un nouvel
article qui prévoit une infraction spécifique en cas de récidive et propose de
doubler les montants des amendes prévues au chapitre VIII, lequel comprend
les dispositions pénales.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
interventions? Est-ce que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
Article 35.
Mme Charest : L'article 65
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «un an depuis l'ouverture du dossier d'enquête relatif à cette
infraction» par «deux ans à compter de la date de la perpétration de
l'infraction»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Cet article propose de modifier le point
de départ du délai de prescription d'une poursuite pénale, d'en modifier le
délai et de supprimer en concordance la preuve requise pour en établir le point
de départ. Ainsi, il propose que le délai de prescription d'une poursuite
pénale soit de deux ans et qu'il débute au moment de la perpétration de
l'infraction.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'article 35? Est-ce que l'article 35 est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : 36.
Mme Charest : Cette loi est
modifiée par le remplacement de «convicted» par «found guilty» dans le texte
anglais des dispositions suivantes :
1° le paragraphe 1° du premier alinéa
de l'article 46;
2° le paragraphe 1° du premier alinéa
de l'article 46.1;
3° l'article 46.20;
4° l'article 46.21.
La modification au texte <anglais...
Mme Charest :
...l'article 46.1;
3° l'article 46.20;
4° l'article 46.21.
La modification au texte >anglais
de cet article («Act respecting safety in sports») vise à corriger la version
anglaise pour qu'elle corresponde mieux à la version française de la loi dans
les articles 46, 46.1, 46.20 et 46.21 de la loi en concordance avec la
modification proposée à l'article 63 de la loi par l'article 32 du
projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...sur
l'article 36? Est-ce que l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
L'article 37.
Mme Charest : L'annexe 1
de la Loi sur l'administration financière (chapitre A-6.001) est modifiée
par l'insertion, selon l'ordre alphabétique, de... «Protecteur de l'intégrité en
loisir et en sport», pardon.
Cet article propose d'ajouter le Protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport à l'annexe 1 de la Loi sur
l'administration financière afin de confirmer son statut d'organisme budgétaire.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
commentaires sur l'article 37? Est-ce que l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
L'article 38.
Mme Charest : À moins que le
contexte ne s'y oppose, dans toute loi, tout règlement ou tout autre document,
une référence à la Loi sur la sécurité dans les sports (chapitre S-3.1)
devient une référence à la Loi sur la sécurité dans les loisirs et les sports
(chapitre S-3.1).
Cet article propose de modifier le titre
de la loi dans les lois, règlements et documents qui y réfèrent, en concordance
avec l'article 1 du projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 38? Est-ce que l'article 38
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 39.
Mme Charest : Le protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport doit, au plus tard le... faire...
Des voix : ...
Mme Charest : ...faire au
ministre un rapport sur la mise en oeuvre du chapitre IV de la Loi sur la
sécurité dans les loisirs et les sports. Ce rapport peut notamment contenir des
recommandations visant l'amélioration du régime de traitement des plaintes.
Le ministre propose ce... dépose, pardon,
ce rapport à l'Assemblée nationale dans les 30 jours de sa réception ou,
si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Cet article propose qu'un rapport sur la
mise en oeuvre du chapitre IV de la Loi sur la sécurité dans les loisirs
et dans les sports soit fait par le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport
et déposé à l'Assemblée nationale. Le rapport devra être produit dans les cinq
ans qui suivront l'entrée en vigueur du chapitre IV de la loi.
Une voix : ...
Mme Charest : Ah! il fallait
je lise entre parenthèses? Vous attendiez que je le fasse tout au complet?
La Présidente (Mme Bogemans) : ...allez-y
maintenant.
Une voix : ...
Mme Charest : Juste la
parenthèse?
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
Mme Charest : OK : Indiquer
ici la date qui suit de cinq ans celle de l'entrée en vigueur du
chapitre IV de la Loi sur la sécurité dans les loisirs et les sports,
édicté par l'article 16 de la présente loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires sur l'article 39?
M. Ciccone :...commentaire?
La Présidente (Mme Bogemans) :
Oui. Allez-y.
M. Ciccone :Rapport de mise en œuvre, c'est excellent, Mme la ministre.
Très heureux de l'avoir là.
Mme Charest : Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 40.
Mme Charest : Les personnes
qui, à la date de l'entrée en vigueur du chapitre IV.1 de la Loi sur la
sécurité dans les loisirs et les sports, édicté par l'article 16 de la
présente loi, exercent des fonctions au sein d'une fédération d'organismes
sportifs, d'un organisme sportif ou d'un organisme de loisir et qui oeuvrent
auprès de personnes mineures ou handicapées ou sont régulièrement en contact
avec celles-ci doivent transmettre à la fédération ou à l'organisme une
déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires afin que cette fédération
ou cet organisme s'assure qu'elles n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien
avec leurs fonctions. La fédération ou l'organisme doit vérifier ou faire
vérifier cette déclaration au plus tard deux ans après la date de l'entrée en
vigueur du chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité dans les sports... dans
les loisirs et les sports, pardon, édicté par l'article 16 de la présente
loi. Les dispositions du chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité dans les
loisirs et les sports, édicté par l'article 16 de la présente loi,
s'appliquent à cette vérification.
Toutefois, une telle personne qui a déjà
fait l'objet d'une vérification de ses antécédents judiciaires pour ses
fonctions est présumée avoir fait l'objet d'une vérification de ses antécédents
judiciaires conformément aux dispositions de ce chapitre.
Cette disposition transitoire propose que
les personnes qui, au moment de l'entrée en vigueur des dispositions concernant
les vérifications de sécurité prévues par les nouvelles dispositions du
chapitre IV.1, exercent déjà des fonctions au sein d'une fédération
d'organismes sportifs, d'un organisme sportif ou d'un organisme de loisir et
qui oeuvrent auprès d'une personne mineure ou handicapée ou sont régulièrement
en contact avec celles-ci doivent transmettre une déclaration portant sur leurs
antécédents judiciaires. La fédération ou l'organisme aurait l'obligation de
vérifier ou faire vérifier cette déclaration au plus tard deux ans après la
date de l'entrée en vigueur du chapitre IV.1.
Le deuxième alinéa de cet article propose
que les personnes dont les antécédents judiciaires auraient déjà été vérifiés
soient considérées comme ayant fait l'objet d'une vérification en vertu des
nouvelles dispositions du chapitre IV.1.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Super. Y a-t-il des <commentaires...
Mme Charest :
...vertu
des nouvelles dispositions du chapitre IV.1.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Super. Y a-t-il des >commentaires sur l'article 40?
Est-ce que l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) :
L'article 41.
Mme Charest : Les
dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la date de
la sanction de la présente loi), à l'exception :
1° de celles de l'article 16 en ce
qu'il édicte le chapitre IV de la Loi sur la sécurité dans les loisirs et
les sports, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit d'un an
celle de la sanction de la présente loi);
2° de celles de l'article 16 en ce
qu'il édicte le chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité dans les loisirs
et les sports, qui entrent en vigueur à la date ou aux dates déterminées par le
gouvernement.
Cet article prévoit l'entrée en vigueur de
la loi à la date de sa sanction, à l'exception du chapitre IV concernant
le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport, qui entrerait en vigueur un
an suivant la date de la sanction de la loi, et du chapitre IV.1 qui
concerne les vérifications de sécurité, qui entrerait en vigueur par décret du
gouvernement. Il permet ainsi de procéder à l'entrée en vigueur des
dispositions à différents moments.
• (16 h 50) •
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 41? Est-ce que l'article 41
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Le
titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Je
propose que la commission recommande la renumérotation du projet de loi amendé.
Je propose que la commission adopte une motion d'ajournement des références.
Est-ce que cette motion est adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
La Présidente (Mme Bogemans) : Nous
sommes maintenant rendus à l'étape des remarques finales. Je cède maintenant la
parole au porte-parole du deuxième groupe de l'opposition et député de Rosemont.
M. Vincent Marissal
M. Marissal : Oui. Oui, Mme
la Présidente. Ça, c'est rare, ça va tellement vite que je n'étais pas tout à
fait prêt, mais, bon, je suis capable d'improviser puis... comme c'est chaud à
notre... à notre mémoire, parce qu'on vient de le faire en accéléré. Je ne
serai pas long.
D'abord, bravo, hein, pour votre premier
projet de loi, Mme la ministre, en près de six ans. Ce n'est pas faute de ne
pas l'avoir préparé. Puis, bon, il y a eu la COVID à travers tout ça, puis je
comprends que c'était quelque chose qu'il fallait... qu'il fallait pondre aussi
puis que les commissions parlementaires sont parfois en situation
d'embouteillage, là. Mais, bon, regarde, on y est arrivés, puis on l'a fait,
puis c'est une bonne chose.
Il reste... il reste du travail à faire,
cela dit, notamment, évidemment, bien, la création du PILS, physiquement, il
faut créer la chose puis nommer les gens. J'en profite d'ailleurs pour vous
tendre la main, s'il y a des choses à peaufiner, à terminer, si vous souhaitez
nous consulter. Je sais que la nomination du PILS ne se fait pas aux deux tiers
de l'Assemblée nationale, donc on l'apprendra à un moment donné, puis c'est
votre prérogative, là, je ne reviendrai pas là-dessus, mais vous savez où nous
trouver, de toute évidence, si jamais vous voulez discuter. Vous savez que j'ai
un intérêt particulier. Je n'ai pas votre parcours sportif, en tout cas pas
professionnel et olympique comme... comme le vôtre ni celui de... du député de
Marquette, mais j'ai un intérêt pour ça. Puis on a comme un rendez-vous ici, en
septembre, pour essayer de voir ce qu'on peut continuer de faire dans un autre
domaine, notamment l'usage de stéroïdes.
Alors, merci pour la collaboration,
c'était... c'était utile, puis je pense qu'on fait œuvre utile, comme le projet
de loi va faire œuvre utile. Quand je dis qu'il reste du travail, les groupes,
je pense, vous attendent aussi, de nouveau, pour notamment les règlements, pour
retourner à la table à dessin. Là, le cadre est fait, là, le cadre, et même
l'ossature de tout ça, est fait, il va rester quand même quelques pièces à
meubler puis à décorer, là. Ça, je pense que les groupes voulaient... voulaient
vous revoir à ce sujet-là. Puis on jugera, évidemment, les résultats, le... les
règlements quand on... quand on les aura. Mais je pense que la base est assez
bonne.
Rapidement, dans... dans la dernière
heure, ou les deux dernières heures, on a eu peut-être un petit différend sur
un des aspects particuliers. Moi, j'aurais souhaité... puis je le dis pour fin
d'enregistrement, là, que ce soit dit, là, j'aurais souhaité que les
vérifications d'antécédents judiciaires soient étendues à plus de gens,
c'est-à-dire pas seulement les gens qui sont en contact avec les mineurs et les
personnes en situation de handicap, mais plus largement, par exemple, et c'est
la proposition que j'ai faite, les gens qui sont en contact avec les personnes
inaptes, majeures mais inaptes, qui sont en situation de grande vulnérabilité
aussi. Ce n'est pas... Ce n'est pas le cas, mais j'entends bien qu'on pourrait
éventuellement y revenir, nous ou les gens qui nous suivront ici, là, mais que
c'est quelque chose comme un travail en continu, là, un «work in progress».
Puis on va <devoir...
M. Marissal :
...chose
comme un travail en continu, là, un «work in progress». Puis on va >devoir
mettre ça sur pied, voir comment ça vit dans le temps, dans le paysage, aussi,
du milieu sportif. Donc, il faut quand même leur donner le temps de se
l'approprier puis de le faire vivre.
Par contre, là où... bien, je dis «j'ai eu
gain de cause», ça fait prétentieux, là, mais où on s'est entendus, c'est sur
le fait de traiter les plaintes de violence à caractère sexuel en accéléré.
C'est ce qui se fait aussi au Protecteur national de l'élève. Je pense que
c'est une bonne chose qu'on se soit entendus là-dessus. D'ailleurs, on ne s'est
pas vraiment chicanés, là, ça s'est fait de façon assez naturelle. C'est bien.
Merci pour ça aussi. Je vais m'arrêter là pour... pour le moment.
Merci à votre équipe, une équipe toute
féminine. C'est assez rare qu'on voie ça dans... à l'Assemblée nationale. Je ne
sais pas si c'est ça qui a été gage d'efficacité, parce que ça a quand même
fonctionné pas mal, pas mal rondement. Bien, merci aux collègues de... du... de
la partie gouvernementale. Merci à mon collègue et aux collègues de
l'opposition officielle. Mme la Présidente, vous saluerez M. le Président qui
d'habitude est ici et n'y est pas. Puis, évidemment, bien, merci à toute
l'équipe de la table pour l'excellent travail. J'ai probablement oublié
quelqu'un et je m'en excuse, mais, sur ce, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole au député de Marquette.
M. Enrico Ciccone
M. Ciccone :Merci beaucoup, Mme la Présidente. Moi de même, je partage
les dires de mon collègue de Rosemont. Je tiens à remercier tous ceux qui ont
participé à ce projet de loi, qui était si important, si sensible, si humain
également. Ce n'était pas... Ce n'était pas évident. Puis je fais un ricochet,
là, pour... pour remercier également tous ceux qui ont fait partie du rapport
sur les initiations dans le milieu du hockey junior et la possibilité des...
possibles situations dans d'autres sports. Je sais que, Mme la ministre, vous
avez pris ce rapport-là, vous l'avez lu. Ça vous a aidée, justement, à la
rédaction de ce projet de loi là.
Vous ne serez pas surprise quand je vous
dis que j'aurais aimé ça qu'il soit plus large. C'est sûr que, quand vous avez
lu l'article, tantôt, sur le ski, j'ai fait : Que c'est ça? Parce que moi,
je m'étais vraiment concentré sur le 16, là, puis... Et puis il y a eu un
élément aussi sur la plongée sous-marine. Ça fait que j'aurais aimé ça qu'on...
Une voix : Subaquatique.
M. Ciccone :Subaquatique. J'aurais aimé ça qu'on l'élargisse encore un
peu plus, parce qu'il y a vraiment encore un coup de barre, selon moi, à donner
dans le futur au niveau de la sécurité dans les sports. Mais on a fait... on a
fait un pas vraiment en avant aujourd'hui, en espérant qu'on ne revoie plus ce
qui s'est produit.
Maintenant, il y a des... il y a des
éléments qui sont en place pour, justement, attraper les fautifs. Il faut
également encourager tous ceux qui ont... vont avoir besoin du protecteur de
l'intégrité, être facile d'accès. Il faut qu'on fasse connaître le protecteur
de l'intégrité. On avait commencé à le faire avec <i>l'officier des
plaintes puis on voyait que ça fonctionnait. On a voulu lui donner plus de
mordant. C'est ce qu'on fait aujourd'hui après cette... après la sanction.
Alors, bravo encore à tous. Bravo à mon
collègue de Rosemont, qui est toujours très, très, très pertinent. On apprend
chaque jour en siégeant avec vous, monsieur... M. le député. Alors, merci
beaucoup.
Puis je vous l'ai dit tantôt au micro,
mais je vais vous le redire, là, le rapport de mise en œuvre, pour moi, c'est
très, mais très, très, très important. Je sais que ce n'est pas toujours facile
à faire inclure, là, mais c'est important qu'il soit là parce que c'est
nouveau, on vient intégrer un nouvel... un nouvel organe, puis il faut
s'assurer qu'on veut l'améliorer. Ça fait qu'avec le rapport de mise en œuvre on
va être capables de revoir. Puis aussi d'avoir donné la possibilité au
protecteur du... de l'intégrité de faire des recommandations pour améliorer son
travail, également c'est... c'est un bel ajout à ce projet de loi là.
Alors, bravo à tous, encore une fois, je
réitère. Bravo, Mme la ministre, c'est votre premier projet de loi. Ce n'est
pas... C'est un... c'est un grand moment. Vous avez parlé de Veuve Clicquot.
J'espère que moi et le député de Rosemont, on va être invités quand vous allez
la déboucher. Et, quand vous allez la faire sanctionner avec le gouverneur, si
vous avez besoin de notre... si vous voulez nous inviter, ça va nous faire...
bien, en tout cas, pour moi, je ne parlerai pas pour le député de Rosemont, ça
va me faire plaisir de vous accompagner, Mme la ministre. Alors, sur ce, merci
beaucoup.
La Présidente (Mme Bogemans) : Merci,
M. le député. Mme la ministre, c'est à vous.
Mme Isabelle Charest
Mme Charest : Oui. Merci, Mme
la Présidente. Bien, dans un premier temps, vous me permettrez de remercier les
équipes, qui ont travaillé très fort, qui... toujours très pertinentes,
toujours... qui ont bien compris l'esprit qu'on voulait <donner...
Mme Charest :
...toujours
très pertinentes, toujours... qui ont bien compris l'esprit qu'on voulait >donner
à ce projet de loi là pour faire en sorte de protéger le milieu. Donc, merci
aux équipes au ministère, à la DAJ. Merci à mes collègues aussi qui sont là. Merci
à mon équipe au cabinet.
Merci à vous de l'opposition. Je pense que
vous avez aidé à faire avancer le dossier, à le faire de façon... je pense, de
façon constructive. Je pense que le... on avait tous le même objectif, puis
c'est clair. C'est sûr que, bon, il y a des contraintes, puis on en est tous
conscients, mais merci de votre apport, qui est important. Et je sais que le
milieu sportif, peu importe notre passé, nous préoccupe énormément. Au-delà de...
du sport, qui nous tient à cœur, les enfants nous tiennent à cœur aussi
beaucoup puis les clientèles vulnérables. Moi, ce que j'ai envie de vous dire
aussi... Merci aussi à toute l'équipe, là, qui travaille pour faire en sorte
qu'on puisse faire ces travaux-là ici.
• (17 heures) •
Ce que j'ai envie de vous dire, c'est
qu'aujourd'hui c'est une journée importante. Puis là j'ai... Excusez, je ne
pensais pas que... C'est niaiseux, c'est la fatigue, je pense. On marque le
pas, je pense, au Canada pour faire en sorte que le milieu soit sain et
sécuritaire. On est des miles en avance sur les autres provinces. On vient dire
à quel point c'est important de faire en sorte que le milieu soit sain et
sécuritaire pour nos athlètes. J'ai eu une expérience positive dans le sport,
mais je sais que ce n'est pas le lot de tous les jeunes qui font du sport. Et là
on vient vraiment mettre pression pour que ça soit ça partout ailleurs. Et les
gens ailleurs nous regardent. Mes homologues me regardent aussi et voient ce
qu'on fait aujourd'hui. Donc, on marque un pas, un jalon extrêmement important
pour sécuriser nos jeunes.
Alors, j'espère que vous ressentez cette
même fierté que j'ai, mais c'est très important ce qu'on fait aujourd'hui.
Alors, je pense qu'on peut... on peut se serrer la patte, puis on peut... on
peut se donner une claque dans le dos, puis on peut en boire, de la Veuve
Clicquot, puis on va la boire ensemble, parce que je pense qu'on le mérite tous
et chacun, parce qu'on a travaillé pour faire en sorte que le milieu du sport
ait toutes les lettres de noblesse qu'il mérite et qu'il devrait avoir, parce
que ça peut être un milieu tellement formateur, tellement important, mais il
faut s'assurer que ça soit fait en... dans l'intégrité de nos athlètes. Voilà.
Désolée de la petite émotion.
La Présidente (Mme Bogemans) : Merci
beaucoup pour votre intervention. Je vous remercie tous de votre collaboration.
La commission ayant accompli son mandat,
on ajourne les travaux jusqu'au jeudi 6 juin, 8 heures, où la commission
se réunira à nouveau en séance de travail. Merci, et félicitations!
(Fin de la séance à 17 h 02)