(Onze heures quarante-neuf minutes)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors,
bonjour à tous. Ayant quorum, la Commission de l'aménagement du territoire est
ouverte.
Alors, je précise que nous poursuivons les
études détaillées du projet de loi no 45, loi modifiant la sécurité dans les sports afin principalement de renforcer
la protection et... de l'intégrité et des personnes dans les loisirs et les
sports.
Est-ce que nous avons des remplaçants, Mme la
secrétaire?
La
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Fontecilla (Laurier-Dorion) est remplacé par M. Marissal (Rosemont).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait.
Merci beaucoup. Alors, hier, à l'ajournement, nous en étions... nous venions de
terminer l'article 30.35. Alors, nous en sommes maintenant à
l'article 30.36. Mme la ministre.
• (11 h 50) •
Mme Charest : «30.36. Lorsque
le protecteur de l'intégrité en loisir et en sport transmet au ministre les
conclusions et les recommandations qu'il a formulées à une fédération
d'organismes sportifs, à un organisme sportif ou à un organisme de loisir et
les motifs de cette fédération ou de cet organisme, le ministre peut ordonner à
cette fédération ou à cet organisme de prendre les mesures qu'il indique, s'il
l'estime nécessaire pour assurer le respect de l'intégrité des personnes.»
Cet article propose de donner le pouvoir au
ministre d'ordonner à une fédération d'organismes sportifs, à un organisme
sportif ou à un organisme de loisirs de prendre les mesures qu'il indique s'il
l'estime nécessaire pour assurer le respect
de l'intégrité des personnes lorsque cette fédération ou organisme refuse de
donner suite aux recommandations du Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport ou n'a pas mis en place une autre mesure
appropriée.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que nous avons des commentaires ou questions sur l'article?
M. Ciccone : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. Ciccone : OK...
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le député de Rosemont.
M. Ciccone :
Ah! Vas-y, vas-y.
M. Marissal : Oui, merci, M. le
Président. Bien, bonjour, d'abord, rebonjour. Je ne vous étonnerai pas, je pense, en vous citant un des passages de ce qui
nous a été dit par Sport'Aide là-dessus, qui souhaitait avoir un processus
d'appel indépendant : «Le projet de loi
actuel prévoit qu'une organisation qui refuserait d'appliquer une
recommandation du protecteur pourrait se voir ordonner par la ministre
d'appliquer le tout sous peine d'amende.» Je présume qu'on reviendra aux amendes
plus tard, là. «Croyant que ce fonctionnement risque de politiser certaines
situations, nous estimons qu'un processus d'appel indépendant devrait se
pencher sur les motifs évoqués par une organisation qui contesterait les
recommandations initiales, sans compter qu'un pouvoir de réviser les
recommandations au besoin serait aussi une avenue à considérer.»
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre.
M. Marissal : Quelles sont vos
considérations sur cette avenue à considérer?
Mme Charest : Oui, bien là, ici, là,
on ne parle pas d'un mécanisme d'appel, là. Tu sais, dans un premier temps, on
a la fédération qui peut dire : On ne... on ne répond pas aux
recommandations qui ont été faites par le protecteur à l'intégrité. Suite à
cette déclaration-là de la fédération, la ministre a un pouvoir d'ordonnance.
Donc, en tout cas, sur cet élément-là, là... On n'est pas dans... dans cet
élément-là. Peut-être qu'on y répondra plus tard, là, mais, pour cet article-là, ce n'est pas une question du mécanisme
d'appel. Mais il y aura une analyse qui devra être faite, par contre, de la ministre... bien, des équipes de
la ministre pour voir si cette ordonnance-là va se faire. Donc, il y aura
quand même une forme d'analyse, là, qui sera faite suite
au refus ou de la... du désir de ne pas se conformer aux recommandations.
M. Marissal :
OK. Nous pourrions en discuter, mais pas à ce moment-ci, c'est ce que je
comprends.
Mme Charest :
...pas, de mécanisme d'appel, parce que c'est un... c'est un organisme de
recommandations, là, qui n'a pas de... C'est ça.
M. Marissal :
OK. Bon, bien, ça a le mérite d'être clair. Après ça, on pourra débattre
d'une façon ou d'une autre, là, mais on nous avait suggéré de le mettre là.
C'est parce que c'est avant la décision exécutoire de la ministre. Autrement
dit, c'est après la... la recommandation qui a été faite ou le résultat du
travail du PILS. Là, il y a comme une zone tampon entre les deux, là, où Sport'Aide
disait : Ce serait quand même bien qu'on ait une possibilité d'appel. Je
ne trouve pas ça fou, en ce sens que, tu sais, à la fin, ce qu'on veut, c'est
améliorer les pratiques. Puis c'est vrai que, par exemple, avec certains
groupes, il ne faudrait pas que vous ayez l'impression... vous, ou votre successeur, ou peu importe, là, nous ne sommes que
de passage ici, que l'on ait l'impression que ce soit une joute politique
qui «détermine que». Je n'ai rien d'autre à ajouter...
Mme Charest :
Bien, en fait, peut-être que...
M. Marissal : ...sinon que je comprends
que vous n'êtes pas... vous n'êtes pas d'avis que ça prendrait un mécanisme
d'appel.
Mme Charest :
Bien, il y a une nouvelle analyse qui devra être faite, par contre. Donc,
il y aura... Donc, la ministre devra
effectuer une nouvelle analyse. Donc, ça représente une forme de... tu sais,
de... je... pas de négociation, évidemment, mais de discussion par
rapport aux recommandations qui ont été faites et des raisons pour lesquelles
il décide de ne pas les... les observer. Mais il y a une nouvelle analyse, donc
ce n'est pas... ce n'est pas directement : On prend les recommandations puis parce que le PILS... parce qu'ils ont
décidé de ne pas... de ne pas les suivre, on ordonne directement. Il
va... ça va prendre une analyse pour pouvoir le faire.
M. Marissal :
La nouvelle analyse se fera nécessairement sur le résultat du travail du
PILS, ça va de soi.
Mme Charest :
Oui.
M. Marissal :
Mais est-ce qu'il y aura possibilité pour l'organisme visé de se faire
entendre?
Mme Charest : L'analyse ne se fera pas
sur le travail du PILS, mais sur la situation. Donc, si... C'est une nouvelle
analyse qui... qui se fera.
Des voix : ...
Mme Charest :
Oui. Donc, c'est ça, hein? Puis, encore une fois, là, il y avait le
15 jours, là, où la fédération ou
l'organisme a pour dire les raisons pour lesquelles il ne rencontre pas les
recommandations. Donc, ça peut être des raisons valables. Le cas où il y
aurait une ordonnance, c'est qu'on juge...
Bien, en fait, dans
un premier temps, il y aurait une analyse, puis ils ont dit : Bien, ce
n'est pas valable comme raison, ce n'est pas
justifié. Et là il y aurait une ordonnance. Donc, il y a... il y a quand même
un certain mécanisme de rétroaction qui peut se faire et de discussions, mais,
à partir du moment... puis là on parle d'aussi «s'il l'estime nécessaire».
Ça fait que, là, il y a quand même une démonstration que la recommandation doit
être suivie suite à deux analyses, et là il y a le pouvoir.
Donc,
tu sais, il y a quand même des zones de protection pour des décisions qui
seraient arbitraires, là, je dirais. De là, tu sais, le «s'il», «s'il
l'estime nécessaire», suite à une analyse, donc, tu sais, il y a quand même
deux paliers de vérification.
M. Marissal :
Puis je me suis juste mal exprimé tantôt. Je vous disais que votre décision
serait prise en fonction de l'analyse du PILS, ce n'est pas tant l'analyse que
les conclusions et les recommandations. Puis ça, nécessairement, ça va être sur
votre bureau. Vous n'allez pas recommencer le travail, là.
Mme Charest :
Bien, pas recommencer de... dans la collecte de données, et tout ça, là,
exactement comment ça va se faire, mais ce n'est pas... il va y avoir une
analyse de la situation.
Une voix : ...
Mme Charest :
C'est ça. Ça dépend de... tu sais il va y avoir quand même une analyse de
la situation, donc.
M. Marissal : OK.
Nécessairement, les amendes, on y vient plus tard, là, j'imagine? Ça va de soi.
OK. C'est bon, M. le Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Ça va? Député de Marquette.
M. Ciccone : Oui. Bien...
Le Président
(M. Schneeberger) : On ne vous avait pas oublié.
M. Ciccone : Je le sais. Bien, moi, je souscris un peu dans la... ce que
le député de Rosemont dit. Vous trouvez ça
normal, vous? On est dans un État de droit où le citoyen qui est jugé peut
faire appel, là. Tu sais, je veux dire, dans un contexte où je comprends
qu'on n'est pas dans des... un contexte judiciaire, mais vous trouvez ça normal
qu'une personne ne peut pas dire : Bien là, tu sais, il y a peut-être...
ou il y a d'autres éléments qui surviennent puis qui... on pourrait apporter
comme preuve ou...
Tu sais, c'est... je
comprends qu'il y a plusieurs processus, ça, je l'entends. Tu sais, il a pas
mal plus de chances de se tromper quand ça
passe deux fois puis même trois fois, là. Mais, tu sais, de donner l'occasion à
la personne d'aller en appel, ou
l'organisme, de dire : Bien, regarde, écoutez, là, tu sais, voici ce qui
en est. Vous trouvez ça normal, vous?
Mme Charest : Bien, en fait, dans un
premier temps, précisons, ce n'est pas un jugement, c'est une recommandation. Donc, c'est une grosse, grosse nuance,
là. Donc, il ne s'agit pas d'une... donc une recommandation. Maintenant, encore
une fois, on vient amener l'élément de «s'il l'estime nécessaire». Donc, suite
à... suite à deux analyses, la ministre ou le ministre juge que la
recommandation doit être observée. Alors, ça, c'est dans un cas où on... on
présume que la situation doit être résorbée pour maintenir l'intégrité. Alors,
je pense qu'il y a quand même... Puis, comme je vous dis, là, ce n'est pas un emprisonnement, ce n'est
pas... ce n'est pas un jugement. Alors, on a quand même deux paliers d'analyse qui peuvent être faits pour s'assurer
qu'il y ait un respect des recommandations, encore une fois. Alors, moi, je
pense que ça...
M.
Ciccone : Mais... mais je dis ça parce
que, tu sais, vous dites : Ce n'est pas un jugement, ce n'est pas de
l'emprisonnement, mais, pour certains, ça peut être la fin, ça peut être un
congédiement, ça peut être une suspension qui peut avoir quand même des
répercussions. Je comprends que le tout est confidentiel, là, mais quand
quelqu'un est suspendu, je veux dire, on... le monde autour se pose des
questions, même s'ils ne voient pas le... ce qui est... les recommandations
puis le processus. Mais vous connaissez le monde du sport, ce n'est pas... ce
n'est pas un grand... ce n'est pas un grand monde, tout le monde se connaît,
puis... Mais moi, je trouve ça... je trouve ça quand même particulier que,
quand ça va arriver dans votre bureau... c'est parce que, là, on dit :
Bien là, oui, là, on regarde, puis... mais de ne pas donner la chance à celui
qui reçoit la plainte, ou celle, de se manifester une deuxième fois.
• (12 heures) •
Mme Charest :
Bien... bien, en fait, la personne... Il y a le 15 jours, là, quand il
reçoit la recommandation du PILS. On se
rappelle que le PILS, pour donner une recommandation aussi forte que le
congédiement, puis on... tu sais, il y a... il y a quand même des règles
d'éthique, de déontologie, il y a quand même tout ce qui s'applique. Donc, il
faudrait qu'il y ait des très bonnes raisons ou des très bons motifs pour
recommander ça.
Encore une fois, on
se réfère... on se met dans une position de protection d'intégrité. Alors là,
on... on amène l'élément de «s'il l'estime
nécessaire». Donc, encore une fois, après une autre analyse, on a des éléments
assez importants pour croire que la recommandation est la bonne ou...
Alors, je pense que, dans un souci de s'assurer de l'intégrité de nos
athlètes... je pense qu'on a des... les bons mécanismes en place pour...
M.
Ciccone : Ah! oui. Non, mais pour
l'intégrité, c'est sûr, moi, je ne parle pas de ça, moi, je parle pour
l'autre... l'autre côté, parce qu'il faut voir... Parce que c'est sûr qu'on
n'aura pas beaucoup de sympathie pour quelqu'un qui commet un acte ou qui va
trop loin, là puis que ça vient toucher à l'intégrité, c'est sûr que la
sympathie n'est pas là. Mais, en même temps, notre rôle à nous, c'est de
s'assurer que les choses... que ce soit juste pour tout le monde. Ça fait que
c'était là mon intervention, Mme la ministre.
Mme Charest :
Oui, mais il y a quand même la rétroaction du 15 jours, que
l'organisme va signifier les raisons pour lesquelles... considère que les
recommandations ne devraient pas être appliquées. Maintenant, il y a une autre analyse, il y a aussi le pouvoir d'enquête,
là, la ministre... Puis, tu sais, dans des cas... Et, encore une fois, ce sont
des cas exceptionnels, donc.
M.
Ciccone : Alors, je comprends qu'il y a
une analyse, mais que la personne qui reçoit la plainte, vous...
Mme Charest :
Oui, puis on se rappelle... Oui, excusez-moi.
M. Ciccone : ... — je
veux juste terminer — vous...
votre équipe, pour vous, peut-être que vous, personnellement, vous allez
dire : Moi, je veux m'occuper de ce dossier-là, c'est trop grave, que la
personne n'a aucune chance de revenir devant
vous dire : Écoutez, là... ou que vous... Avez-vous le pouvoir de
l'appeler? Pouvez-vous l'appeler, si vous voulez, quand vous allez
revoir l'analyse avant de prendre...
Mme Charest :
Oui. Oui, oui, tout à fait.
M. Ciccone :
Oui, vous pouvez.
Mme Charest :
Mais il y a aussi... Puis, par rapport aux recours, il y a quand même la Cour
supérieure, hein, il y a des recours, puis
la décision pourrait être contestée à la Cour supérieure. Donc, il y a
un certain... il y a un certain recours possible, là, tu sais, ce n'est
pas...
M. Ciccone : Je comprends, mais, quand tu embarques à la Cour
supérieure, c'est un autre...
Mme Charest : Oui, je comprends,
mais, tu sais, il y a... Oui, mais il y a...
M. Ciccone : ...on se retrouve devant les tribunaux, puis on veut éviter
ça, parce que sinon on pourrait dire : Bien, on amène tout devant les
tribunaux, là, mais ce n'est pas le but du protecteur de l'intégrité.
Mme Charest : Non, ce n'est pas le
but de ça.
M. Ciccone : Bien, c'est beau, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : ...alors,
s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer au 30.37. Nous changeons
aussi de section, Dispositions financières, comptes et rapports.
Mme Charest : «30.37. L'exercice
financier du protecteur de l'intégrité en loisir et en sport se termine le
31 mars de chaque année.»
Cet article
propose de fixer la date de la fin de l'exercice financier du Protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport au 31 mars de chaque année.
Avez-vous des questions?
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
clair?
M. Ciccone :
...
Mme Charest : Pourquoi le 31? Parce
qu'il y en a un. Janvier, février, mars...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
pas de question. Alors, nous allons passer au... à l'article 30.38.
Mme
Charest : «Le protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport doit, au plus tard le 30 juin de chaque
année, transmettre au ministre un rapport de ses activités pour l'année
précédente. Ce rapport doit faire état, de manière distincte, des
plaintes et des signalements reçus.
«Ce rapport indique notamment :
«1° le nombre, la nature et les motifs des
plaintes reçues, examinées, refusées ou abandonnées depuis le dernier rapport;
«2° le délai d'examen des plaintes;
«3° la nature des recommandations ainsi que
les suites qui leur ont été données dans le cadre de l'examen d'une plainte.
«Le ministre peut, par règlement, prévoir tout
autre renseignement que doit contenir le rapport annuel du protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport ainsi que la forme de ce rapport.»
Cet article propose que le Protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport ait l'obligation de rendre compte
annuellement de ses activités au ministre et prévoit le contenu de ce rapport
d'activités. Il propose également de conférer
au ministre le pouvoir de déterminer par règlement tout autre renseignement que
doit contenir ce rapport ainsi que la forme de celui-ci.
Le Président (M. Schneeberger) :
...député
de Marquette.
M. Ciccone : Oui, M. le Président. À ce stade-ci, j'aimerais déposer un
amendement, s'il vous plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, est-ce que vous l'avez...
M. Ciccone : Si on peut juste prendre une petite pause.
Le Président (M. Schneeberger) : ...envoyé
au secrétariat?
M.
Ciccone : On va... Comme
vous voyez, là, il y a un petit problème d'ordinateur. Si on peut juste
suspendre quelques instants...
Le
Président (M. Schneeberger) : Parfait. Alors, nous allons suspendre, nous allons
suspendre la commission.
(Suspension de la séance à 12 h 05)
(Reprise
à 12 h 08)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, nous reprenons la commission. Je vais laisser
le soin de lire l'amendement, présenté par le député de Marquette.
M.
Ciccone : Merci beaucoup, M. le Président.
Alors, modifier l'article 30.38 proposé par l'article 16 du projet de
loi par l'insertion, après le paragraphe 3° du deuxième alinéa, de l'alinéa
suivant: «Ces informations sont publiées sur le site Internet du protecteur de
l'intégrité en sport et en loisir.»
Alors, ça se lirait
comme suit... Juste monter un petit peu. Alors, après, là... On voit le n° 1° : «Le nombre, la nature, [...]motifs des
plaintes reçues, examinées, refusées ou abandonnées depuis le dernier rapport;
«2° le délai d'examen
des plaintes;
«3° la nature des
recommandations ainsi que les suites qui leur ont été données dans le cadre de
l'examen d'une plainte.
«Ces informations
sont publiées sur le site Internet du protecteur de l'intégrité en sport et en
loisir.
«[La] ministre peut,
par règlement...» Et ainsi de suite.
Il s'agit juste,
encore une fois, dans... à titre d'être transparent. Il n'y a absolument...
tout est confidentiel, c'est pour s'assurer, là... On avait peut-être un
exemple... On n'a pas un exemple d'un autre endroit?
Ça fait que, dans le
fond, on vient juste rajouter, là, c'est comme... Je réitère ce que j'ai dit,
là, c'est juste pour... à titre d'être transparent, puis aussi ça aiderait
aussi aux gens à comprendre également. Au lieu de faire des demandes à l'accès
à l'information, les données sont là, tout simplement. Ça engendre... ce n'est
pas un gros travail, là, c'est juste pour justement donner l'information
rapidement à ceux qui veulent voir.
Parce que, comme moi,
Mme la ministre, comme, je suis persuadé... comme le député de Rosemont,
l'année prochaine, on va aller voir, là, ce qui se passe, puis c'est pas mal
plus facile à aller voir les données. On va voir qu'est-ce qui fonctionne
pour... Même les organismes aussi veulent se renseigner à savoir si ça
fonctionne ou non. Alors, c'est... Pardon?
Une voix : ...
• (12 h 10) •
M.
Ciccone : Oui, oui, c'est ça, c'est une
question de transparence, je réitère. Alors, c'est pas mal le but de mon intervention. Ce n'est pas grand-chose, là, je
ne pense pas que ça enfreint aucun... aucune... lien de confidentialité avec personne. C'est juste... c'est juste ça, ce
serait un ajout, tout simplement pour faciliter le travail de tout le monde.
Mme Charest :
Oui. Peut-être juste un élément, parce qu'on fait référence — si on
pouvait le voir, là — au
site Internet du protecteur. On ne sait pas
s'il aura un site Internet. Ça fait qu'on pourrait peut-être y aller de façon
plus large : «seraient publiées», là.
M.
Ciccone : Oui, oui, bien, j'ai... j'ai
inscrit... parce que j'ai comme l'impression qu'il va y en avoir un.
Mme Charest :
Bien, on ne le sait pas.
M.
Ciccone : On ne le sait pas? OK.
Mme Charest :
Ça fait qu'on ne peut pas l'inscrire dans la loi, on ne sait pas s'il y
aura un site Internet.
M. Ciccone : OK.Alors,
on pourrait changer le verbatim : «sur un site Internet quelconque», ou
«le rendre public», tout simplement.
Mme Charest :
Bien, «sont publiées», tout simplement, là.
M.
Ciccone : Ou «qui sont publiées», oui,
c'est ça.
Mme Charest :
Bien, sans faire...
M.
Ciccone : Sur le Web, publiées sur le Web,
oui.
Mme Charest :
Bien, pourquoi dire sur quoi... «Sont publiées»...
Des voix :
...
M.
Ciccone : «Sont rendues publiques.»
Mme Charest :
«Sont rendues publiques.»
M. Ciccone : C'est ça, c'est parce que je veux éviter qu'on fasse des
demandes à ne plus finir d'accès à l'information. «Sont rendus publiques»...
Mme
Charest : Bien, je pense que... Oui.
M. Ciccone : «Sont
rendues publiques», est-ce que vous confirmez que, quand on dit «sont rendues
publiques», c'est public?
Mme Charest :
Oui, la seule chose, c'est que ce serait dans un deuxième temps. Le rapport
serait donné au ministre dans un premier temps puis...
M.
Ciccone : Oui, bien sûr.
Mme Charest :
Donc, ce ne sera pas publié en même temps, donc...
M.
Ciccone : Bien sûr, bien sûr. OK...
Mme Charest :
Mais de toute façon, ça ne faisait pas mention, là, que ça devait...
Une voix :
...
Mme
Charest : Ah! oui, une
autre... On pourrait le prendre en délibéré, là, mais au lieu de «ces
informations», ce seraient «les rapports» qui seraient publiés.
M. Ciccone : Oui.
Oui, oui. Mais c'est parce que moi, j'ai déterminé que ce que vous... le 1°,
2°, 3°, c'étaient des informations.
Mme Charest :
C'est dans le rapport.
M.
Ciccone : C'est dans le rapport?
Mme Charest :
Le rapport. «Ce rapport indique...» Donc, le rapport serait publié.
M.
Ciccone : OK, parce que la nature... OK,
on peut le mettre, rapport qui contient le 1°, 2°, 3°...
Mme Charest :
Oui, le rapport sera publié.
M.
Ciccone : Oui, oui. Parfait. Si vous voulez,
M. le Président, on va... on peut prendre une petite pause. Les spécialistes de
la ministre...
Mme Charest :
On peut peut-être suspendre juste pour s'assurer de l'écrire comme il faut.
M.
Ciccone : Oui, oui, pas de problème.
Le Président (M.
Schneeberger) : Nous allons suspendre, le temps de faire les
modifications. Suspendons.
(Suspension de la séance à
12 h 12)
(Reprise à 12 h 25)
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors,
suite aux discussions, le député de Marquette va retirer l'amendement qu'il
avait proposé. Alors, ça me prend le consentement pour le retrait.
Des voix :
Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.Et il va redéposer un autre
amendement, qui est légèrement modifié, sur le même article.
M. Ciccone : Oui, effectivement. Alors, merci au... à l'excellent travail de l'équipe
de la ministre, qui l'a réécrit pas mal plus simplement, mais qui veut
dire exactement la même chose, sans spécifier où on va le rendre public. Mais c'est le devoir de la ministre de rendre
public ce rapport après qu'elle l'ait... qu'elle ait pris possession, bien
entendu. Alors, c'est ce que j'avais à dire.
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, je pense que tout le monde est
d'accord. Alors, nous allons mettre aux voix. Est-ce que l'amendement proposé à
l'article 30.38 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Est-ce qu'il y avait
d'autres questions sur le 30.38 tel qu'amendé? Non? Alors, nous allons passer à
un nouveau chapitre, Vérifications de sécurité, avec l'article 31.
Mme Charest :
«...déclaration de culpabilité pour une infraction criminelle commise au Canada
ou à l'étranger, sauf si un pardon a été obtenu pour cette infraction;
«2° une
accusation encore pendante pour une infraction criminelle commise au Canada ou
à l'étranger;
«3° une
ordonnance judiciaire qui subsiste contre une personne au Canada ou à
l'étranger.»
L'article 16 du
projet de loi propose ensuite d'insérer dans la Loi sur la sécurité dans les
sports un nouveau chapitre IV.1 ayant
pour intitulé Vérifications de sécurité et comprenant les articles 31 à
39.5 proposés par le projet de loi.
L'article 31
proposé définit «antécédents judiciaires», au sens de ce nouveau chapitre, en
déterminant les éléments qui les constituent.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Alors,
pendant votre lecture, le député de Rosemont a signifié qu'il avait une
question sur le 30.38. Alors, allez-y, député de Rosemont.
M. Marissal :
Oui. Merci, M. le Président. En fait, pour être exact, là, j'ai une
intervention à faire avant qu'on passe au chapitre suivant. Je pense que c'est
là que je peux la faire, puis on peut régler l'affaire assez rapidement. Sinon,
après ça, je ne vois pas trop où le mettre.
Vous avez pris
connaissance sans doute des commentaires du Protecteur du citoyen quant à
l'arrimage entre la loi du PILS et la loi sur les lanceurs d'alerte, qui est
gérée par le Protecteur du citoyen. Là, arrêtez-moi tout de suite. Si vous
dites que c'est ailleurs, plus tard dans le projet de loi, on le fera ailleurs
plus tard. Sinon, on peut avoir la discussion maintenant.
Le Président
(M. Schneeberger) : ...vérifier ou...
Mme Charest :
...la discussion là-dessus, hier, sur les lanceurs d'alerte puis que c'est
couvert parce que c'est de la fonction publique d'emblée.
M. Marissal :
On a eu une conversation là-dessus hier.
Mme Charest :
Oui.
M. Marissal :
Mais juste pour être sûr de comprendre ce que le Protecteur du citoyen nous
disait, c'est «que le projet de loi n° 45 soit
modifié par l'ajout d'une disposition prévoyant d'inclure, dans la Loi sur la
sécurité dans les sports, une obligation,
pour le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport, de transmettre au
Protecteur du citoyen, dans les plus brefs délais, les renseignements
portés à sa connaissance pouvant faire l'objet d'une divulgation au sens de la
loi facilitant la divulgation d'actes répréhensibles à l'égard des organismes
publics.»
Moi, je veux juste
m'assurer que cette référence, elle est automatique, parce que la loi a été
adoptée, sur les lanceurs d'alerte ou ce qu'on appelle familièrement les
lanceurs d'alerte, là, qui est gérée, comme vous le savez, par le Protecteur du
citoyen.
Mme Charest :
Il n'y a pas de transfert d'information qui se fait automatiquement.
Des voix : ...
Mme Charest :
Oui, c'est ça, c'est parce que le
PILS ne fait pas la vérification d'organismes gouvernementaux.
M. Marissal :
Non, en fait, de ce que je comprends, là, c'est que la situation qui
pourrait se produire, c'est que quelqu'un au
sein du PILS, peut-être même le protecteur, le PILS... On va distinguer les
protecteurs parce qu'il y en a plusieurs, là, puis ça, c'est important.
Parce que le Protecteur du citoyen est maître d'oeuvre de la loi sur les
lanceurs d'alerte. Alors, si quelqu'un dans
le PILS, y compris le PILS ou son état-major, commet ou est en train de
commettre ce qui pourrait être perçu
comme une fraude envers l'État, donc, il est couvert automatiquement, et les
gens du PILS qui voudraient, donc, dénoncer auprès du Protecteur du
citoyen sont donc couverts naturellement par la loi.
Mme Charest :
Oui, ils sont... ils font partie de la fonction publique, donc ils sont
naturellement couverts par la loi sur les lanceurs d'alerte, là, donc c'est...
Et, à l'inverse, quelqu'un qui lance l'alerte, qui fait un signalement est
couvert par les représailles, et tout ça. Donc, les deux sont couverts sous une
forme de lançage d'alerte.
M. Marissal :
OK. C'est pour ça qu'on disait hier qu'avec le PNE on n'avait pas pu faire
le lien direct, parce que la loi sur les
lanceurs d'alerte n'avait pas été adoptée, donc c'est arrivé après. Sinon, on
aurait peut-être une référence, comme on en a eu beaucoup depuis deux,
trois jours, là. Mais je comprends que le parapluie couvre tout.
Mme Charest :
Oui. Exactement.
M. Marissal : OK. Merci, M. le
Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Ça va? Alors, nous allons retourner au 31,
l'article 31. Est-ce qu'il y avait des questions sur
l'article 31? Oui, député de Rosemont.
• (12 h 30) •
M. Marissal : Ça, ce n'est pas né de
génération spontanée, hein, ça existe dans les lois quand on veut définir un
antécédent judiciaire? C'est copie conforme? OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Marquette, ça va?
M. Ciccone : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Bon,
c'est bon. Alors, nous allons passer à l'article 32.
Mme Charest : «32. Avant
l'entrée en fonction de personnes appelées à oeuvrer auprès de personnes mineures ou handicapées ou à être régulièrement en
contact avec elles, une fédération d'organismes sportifs, un organisme
sportif ou un organisme de loisir doit s'assurer qu'elles n'ont pas
d'antécédents judiciaires en lien avec les fonctions susceptibles de leur être
confiées au sein de cette fédération ou de cet organisme.
«À cette fin, ces personnes doivent transmettre
à la fédération ou à l'organisme une déclaration qui porte sur leurs
antécédents judiciaires. La fédération ou l'organisme doit vérifier ou faire
vérifier cette déclaration.»
Cet article propose d'obliger toute fédération
d'organismes sportifs, tout organisme sportif ou tout organisme de loisir à
s'assurer, avant l'entrée en fonction des personnes appelées à oeuvrer auprès
de personnes mineures ou handicapées ou à être régulièrement en contact avec
elles, que ces dernières n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec leurs
fonctions à venir au sein de cette fédération ou de cet organisme.
Pour ce faire, cet article propose que la
personne qui souhaite occuper de telles fonctions fournisse une déclaration qui
porte sur ses antécédents judiciaires. La fédération ou l'organisme devra
ensuite vérifier ou faire vérifier cette déclaration.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 32? Député de Marquette.
M.
Ciccone : Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Bien, c'est
simple, Mme la ministre, pourquoi seulement les mineurs puis les handicapés? Je comprends que c'est écrit de cette
façon-là dans le Protecteur national
de l'élève, là, mais pourquoi
juste les mineurs puis les handicapés où on doit vérifier les antécédents
judiciaires?
Mme
Charest : Bien, en fait, ça représente la clientèle la plus
vulnérable. Hier, on faisait... le député de Rosemont faisait référence
à, tu sais, quand on met en place une loi puis qu'on met des conditions, il
faut être capable d'avoir les ressources puis d'avoir les moyens de pouvoir le
faire appliquer. Donc, dans un premier temps... Peut-être qu'éventuellement on
élargira à une plus grosse clientèle, mais, dans un premier temps, on a visé
cette clientèle-là pour justement avoir les effectifs, avoir la capacité de
procéder aux antécédents judiciaires. Donc, on s'est concentrés sur la clientèle qui est la plus vulnérable. Mais
ça n'exclut pas qu'éventuellement puis que... lorsqu'on verra que ça roule rondement,
et tout ça, bien, on pourra l'étendre. Mais on se concentre, dans un premier
temps, sur cette... sur cette clientèle-là.
Puis il faut
comprendre aussi que, tu sais, le projet de loi a été travaillé à la fois avec
le MSP, avec... en fait, tous les ministères qui sont concernés puis
avec... à la hauteur des capacités qu'on a, et c'est pour ça qu'on en est venus
avec le choix de cette clientèle-là.
M. Ciccone : Quand vous parlez de capacité, vous parlez de capacité
monétaire, capital humain?
Mme Charest : De tout, tout ça.
M. Ciccone : Oui, mais, tu sais, vous comprenez, Mme la ministre, que
moi, de ce côté-ci de la table, là, tu sais,
moi, le but de mes interventions, c'est de protéger le plus de gens possible,
là. Parce que, quand on parle des plus vulnérables de notre société, tu
sais, je veux dire, pour moi, le mot «vulnérable», là, on pourrait... Moi, ce
que... ce que je pourrais vous dire, c'est qu'on a... on a rencontré trois
jeunes femmes championnes tantôt. Pour moi, les athlètes peuvent être
vulnérables. On n'est pas obligés... ils ne sont pas obligés d'être des
mineurs. Une... une équipe de filles de
18 ans et même des garçons, là, qui... qui voyagent beaucoup, qui ont des
tournois, qui sont avec un entraîneur ou deux, pour moi, ils sont
vulnérables aussi. Le contexte sportif, vous le savez, Mme la ministre, on est
peut-être les mieux placés pour en parler, là, on est très, très vulnérables,
parce qu'on a un but dans la vie puis on est prêts à faire n'importe quoi. On
ne veut rien dire, on ne veut pas mettre de... de barrières à nos buts
personnels, à atteindre les plus hauts niveaux, puis on est prêts à accepter
n'importe quoi. Ça fait des gens, comme nous, vulnérables. Ce que moi j'ai vécu dans le passé, dans le hockey junior
par exemple, ça fait en sorte qu'on... que j'étais vulnérable également.
Ça fait que c'est pour ça que je comprends
l'aspect de la capacité, Mme la ministre, mais, en même temps, moi, je ne
peux pas rester ici puis ne pas pousser pour élargir... pour élargir les... la
vérification des antécédents judiciaires, qui, pour moi, contient même un
groupe... On parle de loisirs, là. Un club de danse de personnes âgées, tu sais, je veux dire, il y a des... ils sont
vulnérables aussi, là, tu sais, puis on voit tout ce qu'il arrive avec les
gens... les gens âgés. Alors, c'est pour ça que moi je vais prôner pour
rajouter des gens sur cette liste-là, là.
Mme Charest :
Bien, peut-être dans un premier temps... Puis, tu sais, je comprends qu'on
peut donner, attribuer une définition de «vulnérable», puis on dit : Bon,
on se met dans une situation quand on veut atteindre nos objectifs, puis tout
ça. Mais, tu sais, au sens, quand même, de la loi, une personne vulnérable,
c'est une personne qui, en raison de son âge, d'une déficience ou d'autres
circonstances temporaires ou permanentes, est en position de dépendance par
rapport à d'autres personnes, ou court un risque d'abus ou d'agression plus
élevé que la population en général de la part d'une personne en position
d'autorité ou de confiance par rapport à elle.
Maintenant, tu sais, il y a... il y a cette...
cette obligation, parce que c'est ça, hein, la loi oblige de... de procéder aux
antécédents judiciaires pour une clientèle qui a été déterminée, les... les
personnes mineures et les personnes handicapées. Encore une fois, la... les
fédérations pourraient tout à fait le faire, procéder à la vérification des
antécédents judiciaires. Puis, la plupart du temps, c'est rare qu'un entraîneur
va être uniquement attitré à des personnes majeures. Il y a souvent des mineurs
et tout ça, donc il y a... il y a quand même une bonne chance de ratisser
large.
Maintenant, il faut aussi se souvenir que là, ça
a trait juste à la vérification des antécédents judiciaires, mais le PILS est
pour toute la clientèle. Donc, il y a quand même ce recours-là, puis il existe
aussi d'autres recours, bon, pour les personnes aînées, la loi sur la
maltraitance des aînés et tout ça. Donc, il y a quand même d'autres... d'autres
mécanismes ou d'autres filets de sécurité qui existent. Mais, encore une fois,
il y a quand même, tu sais, des... des consultations, des discussions qui ont
été faites, puis, pour la capacité qu'on a, on a quand même ciblé la clientèle
qui est la plus vulnérable. Est-ce qu'à un moment donné, quand... puis... puis,
tu sais, on arrive dans une... on... on arrive dans un... dans un domaine ou
dans un environnement qu'on ne connaît pas parce que c'est... ça n'a jamais été
fait. Donc là, on prévoit des effectifs, on prévoit des budgets. Peut-être
qu'on se rendra compte qu'avec les budgets puis qu'avec les effectifs on est
capables d'élargir, mais, dans un premier temps, on a ciblé parce qu'on pense,
encore une fois, avec les... les ressources qu'on a puis les... les capacités
qu'on a, que c'est la clientèle qu'on... qu'on peut rejoindre. Mais je pense
que c'est un premier pas, puis on verra par la suite.
M. Ciccone : Tantôt, vous m'avez lu la définition de «vulnérable» au
sens de la loi, là, puis... puis, j'en conviens, mais ici, vous le savez, puis
je ne suis pas obligé de vous le rappeler, là, le... le Protecteur du citoyen,
c'est dans un contexte sportif et de loisir. Il y a des... il y a des
situations qu'il faut prendre en compte également, puis on l'a vu avec des...
que ce soient des athlètes olympiques, là. On l'a vu dernièrement, là, avec
notre amie Geneviève, qui a démontré énormément de courage. Je vais vous donner...
je vais vous poser une question comme ça, juste pour savoir un peu, là, si on
s'entend sur la même chose. Par exemple, une équipe de la Ligue junior majeure
du... ligue junior Maritimes du Québec, est-ce que l'entraîneur, lui, va devoir
passer...
Mme Charest : ...qui sera quoi,
là. Par règlement...
M. Ciccone : Non, selon la loi, selon la loi...
Mme Charest : Selon la loi...
M. Ciccone : ...il devrait.
Mme Charest : ...on va établir
qui devra avoir recours à la déclaration d'antécédents judiciaires puis... puis
ce sera en fonction de... de la... du poste qu'il occupera, de la proximité
avec l'athlète, quelles sont les circonstances et tout ça. Donc là, on ne fera
pas : Ça, ce sera-tu couvert? Ça, ce ne sera pas couvert? Ce sera
déterminé. Mais il y a des mineurs dans la ligue junior Maritimes du Québec.
Maintenant, il y a une autre... il y a un autre
élément, puis je pense que, quand la SQ est venue nous présenter, pendant les consultations, l'élément d'enquête sociale qui...
ça, est un mécanisme qui est vraiment sous-estimé, qui doit absolument
être renforcé, parce que, ça, c'est une façon pour les employeurs de s'assurer
que la personne qu'ils vont mettre en charge d'une équipe, si elle est majeure,
bien, qu'il n'y a pas de... il n'y a pas eu de... de congédiement auparavant à
cause d'une situation comme celle-là. Donc, ça, c'est un... c'est quand même un
recours qui est super important, qui doit être utilisé par les fédérations, par
les différents organismes, l'enquête sociale, qui fait en sorte que tu appelles
l'ancien employeur... les anciens employeurs avant d'engager quelqu'un, parce
que tu as quand même une certaine responsabilité.
Maintenant,
on se rappelle aussi que le PILS est pour toutes les clientèles. Donc, dans une
situation où il y aurait abus, harcèlement, tous les cas qui pourraient
être dénoncés, ça s'applique à toutes les clientèles. Alors, voilà.
• (12 h 40) •
M. Ciccone : Sur l'enquête sociale, effectivement. Moi, j'ai appris
ce... ce nouveau processus-là, puis...
Mme Charest : ...on le faisait
tout le temps, là, tu sais...
M. Ciccone : Non, mais moi, je parle...
Mme Charest : ...on demande
toujours...
M. Ciccone : Non, non. Moi, c'est...
Mme Charest :
Oui, je comprends.
M. Ciccone : Moi, j'ai... moi, j'ai découvert ce nouveau processus-là.
Je ne dis pas qu'il était nouveau, mais moi, pour moi, il est nouveau...
Mme Charest : Qui est
sous-estimé, absolument.
M. Ciccone : ...je ne l'avais jamais entendu. Puis c'est vrai qu'il faut
l'utiliser, mais ça, ce sera toujours à la responsabilité de l'organisme, c'est
eux autres qui vont le faire. Peut-être qu'ils vont le faire, peut-être qu'ils
ne le feront pas. C'est pour ça que là, on
écrit un projet de loi pour donner des barèmes et dire : Voici ce que vous
devez faire.
Tantôt, vous m'avez dit... quand je vous ai
dit : La... la ligue junior Maritimes du Québec... Là, on ne commencera pas, on va voir... Bien non, mais,
selon la loi, ils vont devoir s'y soumettre. Ça fait que, quand ça va être sanctionné,
ça, je veux dire, on ne choisira pas, là, qui on ne verra pas par la suite
si... Tu dois respecter la loi. Puis moi, selon ma compréhension, s'il y a des
joueurs de 15 ans, 16 ans, 17 ans, puis la majorité, c'est des
adultes, bien, tu es obligé d'avoir... Ça fait qu'ils devraient rentrer dans
cette...
Mme Charest : Oui, oui. À
partir du moment où on est avec des personnes mineures, des personnes en
situation de handicap...
M. Ciccone : C'est ça.
Mme Charest : ...oui, ils
devront se... Mais... mais, tu sais...
M. Ciccone : Parfait.
Mme Charest : ...je ne veux pas
rentrer dans le détail de qui, quoi, comment puis à quel...
M. Ciccone : Non, non, non. Mais c'est... c'est un exemple pour...
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone : Parce que là, comme je vous dis, il y a... la minorité,
c'est des mineurs, puis la majorité, c'est des majeurs, ça fait que c'est sûr
que...
Mme Charest : Bien, c'est un
petit peu ce que je disais tantôt aussi, parce que c'est... c'est rare qu'un entraîneur va être juste pour la clientèle adulte
habituellement. L'entraîneur, ou un... un thérapeute, ou peu importe, là, habituellement,
il va chevaucher certaines clientèles, donc va être...
M. Ciccone : Tantôt, vous m'avez dit une chose qui... qui m'a un peu
surpris, parce que vous m'avez dit : Bien, «anyway», le PILS, il est là,
on va le mettre, puis... mais... mais le PILS, lui, il n'est pas là pour
protéger, là, il est là pour quand c'est arrivé, quand... Ce n'est pas une
police, là. Lui, il est là pour réagir à une situation qui est... qui est
regrettable, puis il va émettre des recommandations. On est toujours mieux,
nous, ici, là, puis... de travailler toujours en prévention, puis il faut
prévoir.
Ça fait que, moi, dans le fond, de dire de
rajouter des gens sur... pour élargir justement les... la vérification des
antécédents judiciaires, outre que seulement handicapés et mineurs... C'est
parce qu'on travaille, là, encore une fois, en prévention. Puis je vais... je
vais utiliser le... le même argument que vous m'avez dit, c'est très, très rare
qu'il va y avoir des entraîneurs qui vont seulement être avec une équipe, parce
qu'il y a une... que ce soit une équipe de jeunes filles, par exemple juvénile,
où ils vont avoir 18 ans, mais il y en a, ils ont commencé, il y en avait
17 ans, ça fait que lui, forcément...
Ça fait que, dans le fond, ça n'engagerait pas
plus... il n'y aurait pas plus... Selon ce que vous m'avez dit, votre argument,
il n'y en aurait pas nécessairement plus, mais au moins, si jamais ça arrive,
la personne pourrait être vérifiée avant aussi. Moi, c'est... c'est plus mon
but, c'est dans le but de... de prévoir également que ces situations-là
n'arrivent pas. Dans le meilleur des mondes, Mme la ministre, on n'est pas
assis ici aujourd'hui, là, parce qu'on n'a pas besoin de protecteur de
l'intégrité, on n'en a pas besoin, puis c'est dommage qu'on soit obligés d'en
arriver là, mais dans le meilleur des mondes, si on... le travail était
parfait, on pourrait tout prévoir ce qui arrive puis on pourrait l'empêcher
avant que ça se retrouve dans le bureau du protecteur de l'intégrité.
Alors, moi, je dis ça encore, je n'ai pas
terminé ce que j'ai à dire, je crois encore, moi, qu'on devait l'élargir. Je
comprends que, peut-être dans un futur, on devra peut-être le faire quand on va
voir toutes les données, là, puis on va voir le rapport, là, mais, en même
temps, moi, je continue à dire, là, que... que je reste encore sur ma position,
qu'on devrait rajouter des... des gens, mais j'y reviendrai peut-être un peu
plus tard après... si le député...
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Député... Non, ça va? Député de Rosemont.
M. Marissal : ...peu
dans le même sens, parce que, quand... quand vous dites, Mme la ministre, on
commence avec ça puis on protège les plus vulnérables d'abord, je... je
pourrais dire : Effectivement, c'est un bon premier pas, c'est assurément
un pas dans la bonne direction. Mais moi, ça fait assez longtemps que je traîne
dans les parlements pour savoir que, quand on dit on va peut-être le faire plus
tard, là, neuf fois sur 10, on ne le fait pas plus tard. Mon... mon exemple
préféré de ça, il est un peu démagogique, là, j'en conviens, là, mais en 1973,
là, les dents devaient être couvertes plus tard avec la RAMQ, hein? 50 ans
plus tard, les dents ne sont toujours pas couvertes par la RAMQ, d'autant que
c'est compliqué de rouvrir une loi. Puis souvent, c'est l'argument que vous
nous faites, vous étant le gouvernement, puis c'est un argument recevable de
dire : Non, on va le faire là, d'un coup, parce que c'est compliqué de
rouvrir une loi. C'est même souvent l'argument pour légiférer par règlement,
c'est que c'est compliqué de rouvrir une loi.
Ça fait que je ne sais pas à quel point ça
mettrait une pression supplémentaire à ce point insurmontable sur l'équipe du
PILS, puis ce n'est sûrement pas ça, le but recherché, mais je regarde des
documents, par exemple du Curateur public,
là, qui a eu une nouvelle loi l'an dernier, là. Tu sais, on estime... Au
Québec, il est estimé que 175 000 personnes sont inaptes. Il y
en a peut-être quelques unes mineures là-dedans, je ne connais pas la
proportion, mais je pense qu'on parle de gens majeurs ici de toute façon, là.
Ces gens majeurs inaptes ne sont pas nécessairement en situation de handicap,
mais peuvent être vraiment vulnérables, par contre.
Je vous avais déjà parlé, là, au début de
l'étude du projet de loi, là, de ce fameux groupe dans ma circonscription, là, qui fait du transport... des
activités pour les personnes à mobilité réduite. Il y a des gens en situation de
handicap, là, c'est très, très clair, c'est même visible, mais il y a des gens
là-dedans qui sont juste inaptes pour plein de raisons puis ils n'ont pas de
handicap comme tel. Est-ce que... Peut-être une question pour Me Ringuette,
c'est une question vraiment juridique, là : Est-ce que... est-ce que
«personne en situation de vulnérabilité», c'est un terme légal? Est-ce qu'on
peut donner un service ou couvrir quelqu'un par une loi puisqu'elle est en
situation de vulnérabilité? Est-ce que ça se qualifie?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, j'ai besoin du consentement pour la prise de parole. Consentement?
M. Marissal : Oui, oui, bien sûr.
Le
Président (M. Schneeberger) : Parfait. Alors, veuillez vous nommer par votre nom
et votre emploi, merci... — fonction.
Mme Ringuette (Ève) : Oui,
bonjour. Ève Ringuette, je suis avocate au ministère de la Justice.
Je... je ne suis pas certaine de très bien
saisir votre question. Dans... dans les lois, on tente d'utiliser le sens commun des mots, donc on a plusieurs... on utilise
plusieurs terminologies. Maintenant, est-ce que cette terminologie là spécifique
existe? Je ne suis pas en mesure de vous répondre maintenant, mais à première
vue, c'est une... c'est un terme qui
impliquerait une grande interprétation, parce que, est-ce une personne
vulnérable ou pas, il... ça devrait être évalué au cas par cas.
Mme Charest : ...tu
sais, qu'est-ce qu'on entend par «vulnérable»? Est-ce que c'est vulnérable financièrement?
Est-ce que c'est vulnérable intellectuellement? Est-ce que c'est vulnérable
émotivement? Est-ce que... Donc, à quel moment
où on trace la ligne, de dire : Voici notre clientèle, puis elle... Parce
que sinon, si... si on fait ça, bien, il y aura toujours un élément ou
un... un individu quelque part qui va faire en sorte que... Alors, il faudrait
procéder aux antécédents judiciaires de tout
le monde, partout, tout le temps, ce qui est... ce qui est impossible à faire.
Donc, je pense qu'il faut quand même se centrer un petit peu sur une...
une définition qui... qui est applicable.
M. Marissal : OK. Je vous suis.
J'ai posé la question, parce que je... je confesse mon ignorance en la matière, je voulais savoir si c'était un terme
légal applicable dans... dans une loi. Ça ne semble pas être le cas. Je trouve
des infos qui semblent aller dans l'autre sens, mais je ne ferai pas la revue
juridique aujourd'hui, là, on va laisser ça aux spécialistes.
OK, alors, mettons que c'est une fausse piste
d'aller vers les personnes en situation de vulnérabilité. Les personnes
majeures inaptes, les 175 000 personnes dont on parle ici, celles-ci,
me semble-t-il, devraient être incluses dans le... la première couche de
couverture du PILS.
Mme Charest : Et qu'est-ce
qu'on entend par «inaptes»?
M. Marissal : Ah! bien là, il y
a une définition légale, là, de par le curateur, là, je ne la... je ne la
referai pas, là, mais... Si on les a chiffrées à 175 000, c'est que,
nécessairement, ce n'est pas une vue de l'esprit, là.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Avez-vous
besoin qu'on suspende ou...
• (12 h 50) •
Des voix : ...
Mme Charest :
Oui, ça, c'est un bon point. Des... des organismes sportifs qui vont avoir
une clientèle exclusive de personnes inaptes, il n'y en a pas vraiment, il n'y
en a pas beaucoup.
M. Marissal : Oui, mais il y a
les loisirs, vous couvrez les loisirs aussi.
Mme
Charest : Oui, bien là, il y a... il y a une diversité de clientèles.
Donc, tu sais, c'est... il va... il peut y avoir un individu inapte qui
est au sein d'une autre... d'une espèce de communauté où il y aurait des... des
gens mineurs qui... qui y font partie, donc sera couvert dans... sera prévu
dans cette loi-là que les antécédents judiciaires seraient... Ou il y aurait
une... une clientèle handicapée aussi. Parce que là, on vient quand même
ratisser assez large, parce qu'il y a les...
les personnes mineures et les handicapés. Il y a une vérification d'antécédents
judiciaires. Donc, tu sais, il y a
quand même un... quand même un... un bon éventail de personnes qui vont devoir
avoir une déclaration d'antécédents judiciaires, parce que les personnes
sont appelées à oeuvrer avec une personne mineure ou une personne handicapée.
Donc, tu sais, le... je ne sais pas, le... pas
l'intervenant, mais le coach ou le... l'organisateur du loisir ou quoi que ce soit a sa clientèle... là-dedans, il y a
des personnes mineures, là-dedans, il y a des personnes handicapées, là-dedans,
il y a des personnes inaptes, mais aura déjà été couvert par la vérification
des antécédents judiciaires à cause des deux autres clientèles qui sont
couvertes.
M. Marissal : OK, mais... mais
vous admettez vous-même qu'on fait juste une partie du chemin.
Mme Charest : Bien, on ne
couvre pas tout le monde, ça, c'est clair.
M. Marissal : OK. Puis on fait
ça...
Mme Charest : Puis c'est...
c'est clair que... Mais, encore une fois, tu sais, il y a... il y a quand même
un... un volet de... Tu sais, l'objectif, là... cette loi-là, puis le... le
député de Marquette le disait, on... Ce serait qu'on n'ait pas besoin du PILS,
là, donc qu'on puisse assainir le milieu, donc qu'il y ait de la prévention qui
soit faite, qu'il y ait de la promotion qui soit faite, qu'il y ait de la
formation qui soit faite pour en venir à... Et... et, tu sais, tantôt je
parlais de l'enquête sociale, ça, c'est un... c'est un outil qui est là, qui
est... qui est très important.
Parce qu'encore une fois c'est rare que
quelqu'un, tout d'un coup, se décide de... tu sais, qu'il y a... En fait, si
quelqu'un se décide tout d'un coup à être un prédateur, même avec la
vérification des antécédents judiciaires, on ne le saurait pas, mais on pourrait savoir que, si, effectivement, il y a
eu déjà des épisodes, puis qu'il y a eu congédiement et tout ça, bien,
on peut quand même se servir de cet outil-là de l'enquête sociale. Donc, il y
a... Tu sais, il y a quand même plusieurs filets de sécurité qui font en sorte
qu'on va... Mais... mais, tu sais, je pense qu'il faut se servir des différents
outils avec les moyens et les ressources qu'on a. On se dit : Bien, voici
la... la clientèle la plus vulnérable qu'on veut toucher.
Et... et puis, tantôt... hier, on parlait aussi
de l'avis du PILS, qu'il pourrait nous donner. Donc, il pourrait nous... nous
arriver puis dire : Écoutez, on a beaucoup de cas de plaintes de gens que,
si on avait procédé aux... à la vérification des antécédents judiciaires,
peut-être qu'on se... ça ferait en sorte qu'on n'aurait pas ces plaintes-là.
Donc, ça pourrait être un genre d'avis que... que le PILS nous dit que, par la
suite, il faudrait élargir la portée de la vérification
des antécédents judiciaires. Mais, tu sais, je pense qu'on a quand même
beaucoup d'outils qui font en sorte qu'on peut quand même prévenir qu'il
y ait des prédateurs dans... dans nos milieux de sport et de loisir.
M. Marissal : Dernière chose
là-dessus. Les groupes qui sont venus nous voir, là, plusieurs nous ont dit :
La vérification judiciaire, là, des... des antécédents judiciaires, c'est un
poids pour nous, ça va demander du monde, ça va peut-être même nous demander
des ressources. Est-ce que c'est pour ça que vous y allez par couches, et qu'on
commence par une couche restreinte?
Mme Charest : Bien, en fait, on
a le bureau-conseil, puis on a des... des sommes qui sont prévues avec... donc,
pour aider, justement, parce qu'on en est conscient, que... que c'est des
sommes, c'est... il y a une certaine lourdeur.
Donc, il y aura des équipes pour... pour accompagner les organismes, les
fédérations. Puis il y a... il y a aussi des organismes qui ont cette... Les
fédérations, elles sont habituées, elles le font, là, mais le... les organismes
de sport, de loisir... loisir, il y en a beaucoup qui le font aussi, à
peu près... mais il y a quand même une nouvelle clientèle qui devront procéder
à la vérification des antécédents judiciaires. Donc, c'est pour ça qu'on a
prévu des sommes, c'est pour ça qu'on a prévu un bureau-conseil.
M. Marissal : Une vraie
dernière affaire là-dessus, là, je... je réitère que, moi, la théorie de «on va
arranger ça au montage», là, comme on disait quand j'étais à l'université, j'ai
de la misère avec ça, et si le passé est garant de l'avenir, je pense que j'ai
raison d'avoir de la misère avec ça. Mais peu importe que j'aie raison ou tort,
là, je... je vous enjoins donc, dans les premières années, là, supposé que vous
êtes toujours ministre des Sports, que vous êtes toujours là, ce que je vous souhaite, je vous enjoins de faire un suivi
très serré, en particulier sur les personnes inaptes qui ont... qui sont
majeures, qui n'ont pas de handicap connu, reconnu au sens de... de la loi ou
au sens médical, mais qui sont extrêmement vulnérables. Et ces gens-là,
souvent, leur seul petit bout de vie, c'est les loisirs qu'ils ont dans des
groupes communautaires. Puis là je ne suis pas en train de dire que ces
groupes-là sont peuplés de... d'abuseurs, de violeurs et d'agresseurs, ce n'est
pas ça, mais ça en prend juste un. Ça en prend juste un.
Ça fait que je me permets de vous
faire ce pitch-là, parce que je pense que ces gens-là... S'il y a une raison
pour laquelle on fait un projet de loi comme ça, c'est notamment ces gens-là.
Donc, de... d'assurer un suivi pour ne pas échapper du monde. Les mailles du filet sont... sont déjà
assez slaques, on n'a pas besoin de... de faire des trous dedans en plus.
Mme Charest :
Je vous entends.
M. Marissal :
Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors... Oui, député de Marquette.
M. Ciccone : Oui. Merci beaucoup. Juste revenir, article 32, là,
quelques questions, ici : «Avant l'entrée en fonction de personnes
appelées à oeuvrer auprès [des] personnes mineures ou handicapées ou à être
régulièrement en contact avec elles»,
pourquoi vous avez senti le besoin de dire «régulièrement en contact avec
elles»? C'est-tu encore pour... pour rapetisser un peu le pool?
Mme Charest :
Non, au contraire, on agrandit le pool. Donc, c'est les personnes qui sont
appelées à oeuvrer directement... bien, à
oeuvrer auprès des... des jeunes et les personnes qui sont régulièrement en
contact... bien, pas en contact, mais qui sont... oui. Donc, par
exemple, vous êtes dans... dans un camp de vacances, la cuisinière, qui est
régulièrement en contact, elle n'est pas en contact direct, elle n'est jamais
toute seule avec... mais elle est là régulièrement,
on pourrait demander à ce que la vérification... Donc, il y a à la fois ceux
qui sont appelés à oeuvrer auprès de la clientèle et ceux qui sont
régulièrement en contact, donc...
M.
Ciccone : Parce que ça peut... ça peut
être vu de... des deux côtés aussi. Parce que, pour moi, par exemple... puis vous allez me répondre, là, si ça
rentre dans cette catégorie-là, une famille de pension, ici, à Québec, pendant
le tournoi de pee-wee, qui reçoit des jeunes, là, eux autres vont-ils devoir
se... se soumettre?
Mme Charest :
Ce sera... ce sera à... à voir avec les... les règlements et tout ça, encore
une fois, là, je... Puis c'est ce que je disais tantôt, là, on ne commencera
pas à dire qui va... sera couvert, puis quoi, puis dans quelles conditions, là. Ce sera par règlement, ce sera
fait avec... Il y aura une grille de décision, il y aura... ce sera prévu, ce
sera fait avec les... les organisations, ce sera... et où on va définir quels
sont les degrés de... de danger, et tout ça, mais ce sera bien élaboré
par règlement.
Mais,
encore une fois, là, je ne veux pas... je ne veux pas commencer à dire :
La personne qu'il voit deux fois, la personne qu'il voit une fois et
demie, la personne qui... qu'il croise dans... Je ne veux pas aller là. On le
fera par règlement. Ce sera fait avec des consultations, avec les spécialistes
sur le terrain, qui vont pouvoir dire qui... qui met à risque nos jeunes et nos
personnes handicapées.
M. Ciccone : Parce que... Bien, qui met à risque potentiellement...
Mme Charest :
Potentiellement, évidemment.
M. Ciccone : ...potentiellement... Parce que... Je dis ça, parce que, moi... moi, si
on arrête tout simplement... oeuvrer auprès des personnes mineures et
handicapées... ou handicapées, point ou virgule, une fédération d'organismes...
Ça fait que, dans le fond, ça inclut tous ceux qui viennent en contact avec...
avec des jeunes. Ce n'est pas parce que tu passes deux fins de semaine avec eux
autres que tu es régulièrement avec eux autres, un chauffeur d'autobus, par
exemple, un chauffeur d'autobus... transport adapté. Tu sais, je veux dire, je
vous dis de la famille de la pension, tantôt, les bénévoles, des bénévoles qui
viennent à pelleter, là, travailler au tournoi pee-wee, on sait que ça peut attirer une clientèle qui... potentiellement
néfaste s'ils ont des mauvaises intentions. Tu sais, dans le fond, c'est...
Moi, ça m'inquiète un peu quand vous me dites, Mme la ministre, que :
Bien, la loi est écrite, là, puis c'est pas mal clair, moi, dans ce que je vois
là. Puis après il dit : Bien, on va décider après par règlement ou...
Parce que ce n'est pas écrit ici que ça va être décidé après par règlement, là.
Moi, je trouve ça... Tu sais, dans le fond, ça avait l'air à être pas mal être
clair, là, que c'était... ça incluait... Le «régulièrement», si on veut le
laisser là, ça, je n'ai pas de problème avec ça. Mais, en lisant ça, ça définit
qui... qui va être assujetti à un... à une enquête, une vérification
judiciaire, là. Ça fait que je ne comprends pas c'est quoi, l'autre étape.
Expliquez-moi ça, parce que là, je ne comprends pas ce que vous me dites. Ça va
être déterminé après, avec les organismes, qui va être inclus ou non?
Mme Charest :
...on va définir. Il va y avoir une grille de décision pour voir qu'est-ce
qu'on entend par «oeuvrer auprès de», puis qu'est-ce qui... qui représente un
risque. Parce que, tu sais, c'est quand même assez large. Maintenant, on va
avoir une grille de décision pour dire : Voici telle personne qui doit
procéder à la vérification des antécédents judiciaires. Parce que là, c'est
quand même assez large. On y va par règlement. Par la suite, les fédérations, les organismes seront au fait de qui,
dans quel contexte, doit avoir une vérification des antécédents judiciaires.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Merci beaucoup. Alors, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre
jusqu'à 15 heures. Bon dîner à tous.
(Suspension de la séance à 13 heures)
(Reprise à 15 h 03)
La Présidente (Mme Bogemans) :
Bonjour,
tout le monde. Donc, lors de la suspension de nos travaux, nous en étions à l'étude de l'article 32,
introduit par l'article 16 du projet de loi. Est-ce qu'il y avait d'autres
interventions? Oui, M. le député de Marquette.
M. Ciccone : ...Mme la Présidente. Bonjour, bonjour. Oui, on était sur
la discussion, justement, de... des personnes mineures ou handicapées. J'avais
exprimé le souhait de... à la ministre d'élargir un peu la protection sur
les... la vérification d'antécédents judiciaires. Évidemment, la... C'est sûr
et certain que la ministre nous a dit plus tôt,
avant le dîner, que, dans le futur, si on doit
changer, on pourra avancer, on pourrait rajouter une catégorie ou même
l'appliquer, mais il faudra voir.
Puis moi aussi, je suis un peu de l'avis du
député de Rosemont. Quand on travaille sur un projet de loi à venir, à venir, à
venir, par règlement, par règlement, moi, je n'aime pas ça. J'aime ça quand
c'est écrit noir sur blanc.
Quand on parle des antécédents judiciaires, Mme
la ministre, est-ce que... avez-vous déterminé combien de fois qu'on va faire
l'enquête d'antécédents judiciaires? Parce que vous savez fort bien que
quelqu'un peut passer dans le filet, tout est beau, puis deux ou trois ans plus
tard, même deux mois plus tard, serait... ne passerait plus, justement, la vérification d'antécédents
judiciaires. Alors, est-ce qu'on a prévu ou on prévoit amener une revérification
des antécédents judiciaires aux personnes qui... sur lesquelles on... en
l'occurrence, les personnes ici qu'on cible?
Mme Charest : Bon, dans un premier
temps, à l'embauche, il y a la vérification des antécédents judiciaires. Il y a
annuellement une déclaration d'antécédents judiciaires. Il peut y avoir une
demande, s'il y a un soupçon, de procéder à... de procéder à la vérification
des antécédents. Et, aux trois ans, il y a la vérification. Donc, déclaration
annuelle, s'il y a un changement, évidemment, il faut le signifier, s'il y a un
soupçon, puis aux trois ans il y a une vérification.
M. Ciccone : Ça fait que, dans le fond, ce que vous me dites, c'est
qu'aux trois ans il va toujours y avoir une vérification d'antécédents
judiciaires. Au niveau des soupçons, comment est-ce qu'on fait, si quelque
chose vient... s'il y a un élément qui vient
à notre attention? Parce que les soupçons, là, vous savez que ceux qui...
souvent, ceux qui sont mal avenants, ils sont bons dans leur travail,
là, si on peut l'appeler ainsi, là, dans leur façon de faire, là, puis on n'est
pas capable de les détecter, parce que si on est incapable de les détecter ils
ne seraient pas là, puis on ne les soupçonne
pas, ça fait que c'est... comment on peut soupçonner? C'est si on entend
quelque chose ou juste arbitrairement, on dit : Il me semble qu'il
a l'air bizarre, lui, je vais... Non, non, mais c'est légitime, ma question.
Mme Charest : Bien, en fait, s'il y
a un soupçon, donc le soupçon... L'origine du soupçon et la nature du soupçon,
là, n'est pas définie comme telle, là, mais s'il y a une raison de croire
que... Donc, on pousse.
M.
Ciccone : OK. Ça fait que je comprends que ça va être aux
trois ans. Est-ce que c'est... J'essaie de voir, là. Est-ce que ça va
venir plus tard ou...
Mme Charest : Ça va être dans les
règlements qu'on va établir par le gouvernement.
M. Ciccone : OK, puis c'est sûr à 100 % que ça va être trois ans,
là.
Mme Charest : Il faut adopter le...
il faut prendre le règlement.
M. Ciccone : OK, mais je comprends qu'il faut prendre le règlement, mais
il faut... Le règlement, vous savez comment
ça fonctionne, là. C'est sûr que ça va être là, là? Vous pouvez m'assurer à
100 % que tout le monde va dire : Oui, oui, oui, on le fait en
trois ans?
Mme Charest : Je ne peux pas
présumer de l'adoption du règlement, mais je peux dire que c'est l'objet et
c'est les orientations, et...
M. Ciccone : OK, mais ce n'est pas...
Mme Charest : Oui, mais je ne peux
pas présumer, là, je ne peux pas...
M. Ciccone : OK, ça fait que ce n'est pas officiel. OK.
Mme Charest : Bien, ce n'est pas
officiel dans le sens qu'il n'est pas écrit noir sur blanc là, parce que ça
appartient au domaine des règlements, mais c'est l'orientation et...
M. Ciccone : C'est l'orientation.
Mme Charest : Oui.
M.
Ciccone : OK. C'est l'orientation, mais ce
n'est pas officiel, ce n'est pas sûr. C'est votre souhait, c'est ce que je
comprends. C'est le mien aussi, là, mais moi, si ce n'était rien que de moi, ce
serait à chaque année, mais je comprends que les effectifs ne sont pas là puis
ça va coûter très cher, là.
Mme Charest : Mais il y a la
déclaration, tu sais, puis ça...
M. Ciccone : Oui, oui, mais la déclaration...
Mme Charest : Oui, je comprends,
mais c'est quand même...
M.
Ciccone : Ça vaut ce que ça vaut, une déclaration, Mme la
ministre, hein? OK. Il y a-tu moyen de... Il y aurait-tu moyen de le
mettre aux trois ans ou il faut absolument que ça passe par un règlement?
Mme Charest : Ça passe par
règlement.
M.
Ciccone : Pourquoi? Pourquoi qu'une mesure comme ça, si
importante, est obligée de passer par règlement puis ne peut pas être
écrite dans la loi habilitante?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) :
...une suspension?
Mme Charest : Oui, on va suspendre.
M. Ciccone :
OK, OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait.
(Suspension de la séance à 15 h 09)
(Reprise à 15 h 11)
La Présidente (Mme Bogemans) :
Donc,
nous sommes de retour. Mme la ministre.
Mme Charest : Donc, tout ce qui
concerne les modalités de la vérification des antécédents judiciaires va... puis là il va y avoir d'autres articles, là, plus
tard, qui vont en parler un peu, là, mais ça, ça va se faire dans l'établissement,
justement, des règles et des modalités, comme, par exemple... bon, on va
définir.
Puis tantôt je vous ai parlé, là, de qui serait
visé par les règlements puis par la vérification des antécédents judiciaires
puis je pense je l'ai mal expliqué, puis qui avait l'air de dire : Bien
là, ces personnes, puis on va établir après, puis selon le degré. En fait, on
part du principe que toutes les personnes qui sont appelées à oeuvrer auprès
des personnes mineures ou handicapées vont être vérifiées. Ensuite, on va y
aller par règlement pour définir, bon, quels sont les risques, quelles sont les
exceptions qui feront en sorte que certaines personnes ne seraient pas
vérifiées.
Par exemple, une... j'allais dire une maman,
mais c'est très péjoratif. Quelqu'un qui est attitré à aller distribuer les
oranges, un moment donné, quand tout le monde est sur le terrain, bien oui,
c'est une personne qui va oeuvrer auprès des personnes, mais aurait-elle besoin
de procéder à la vérification des antécédents judiciaires? Donc, ce sera les
modalités. Les délais, les fréquences, les récurrences, tout ça, vont être
déterminés par ces règlements-là suite à des consultations, suite aux
orientations qu'on aura suite à ces conversations-là.
Maintenant, ce que je peux dire, c'est que les orientations,
tout ce qui a été fait pour établir ce projet de loi là était avec
l'orientation de vérifier aux trois ans. Mais, encore une fois, je ne peux pas
dire... m'engager 100 %, ce sera comme ça. Ce sera à établir par la suite,
mais c'est l'orientation, c'est ce qui... c'est l'esprit de la loi et vers quoi
on s'en va, mais ce sera déterminé par règlement.
M.
Ciccone : Parce que vous comprenez sûrement mon inquiétude.
Moi, je ne voudrais pas qu'entre-temps, là, si le budget ne le permet
pas, bien on va dire : Bien, ce ne sera pas trois ans, ça va être cinq
ans, puis ça va être aux six ans, parce que là ça coûte trop cher, puis on n'a
pas les effectifs, ça fait que... Moi, je ne voudrais pas que ça vienne
justement... qu'on prenne ce genre de décision là en fonction de l'état actuel
du Québec ou du budget ou du déficit, par exemple, où on dit : Bien, on va
couper là, on va couper là. Parce que je ne voudrais pas qu'on coupe là, c'est ça, ma préoccupation. Puis c'est pour ça
que, quand c'est écrit noir sur blanc dans un projet de loi, bien c'est écrit
puis on doit... on doit respecter ce qu'on met dans le projet de loi.
Ceci dit, je comprends, mais vous savez, Mme la
ministre, moi, là, je fais un travail puis je dois le faire en âme et
conscience. Moi, je trouve qu'on devrait l'élargir. Je comprends que ça peut
engendrer... puis je l'ai vu, là, j'ai vu votre mémoire au Conseil des
ministres, là : «Engendrerait... — puis je vais vous le lire — certains
coûts liés à la vérification des antécédents judiciaires pour les organisations
visées; pourrait susciter la grogne de certaines organisations en raison de l'ajout d'obligations
administratives, notamment la vérification des antécédents judiciaires; pourrait
décourager l'engagement bénévole envers certaines activités sportives ou
récréatives.»
Ça, je comprends tout ça, mais, pour moi, en âme
et conscience, on doit élargir absolument. On doit protéger les mineurs et nos
handicapés, les personnes les plus vulnérables de notre société de façon
maximale, mais en même temps aussi, on devrait aussi inclure, inclure. Je sais
que vous ne serez peut-être pas d'accord avec ça, là, mais moi, en âme et
conscience, je me dois absolument, aujourd'hui, de déposer un amendement pour,
justement, élargir les vérifications
judiciaires, là, des personnes qui entourent nos sportifs puis nos gens qui
font du loisir, que pour certains, compte tenu de l'aspect sportif,
puissent être très, très vulnérables.
Alors, je vais le déposer, si on peut suspendre,
Mme la ministre... Mme la...
La
Présidente (Mme Bogemans) : Parfait. Je pense qu'on est déjà prêt. Nous
l'avons reçu, ce sera affiché à l'écran.
Une voix : ...
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait. Est-ce que vous voulez lire l'amendement?
M. Ciccone : Oui, bien sûr : Modifier l'article 32 introduit
par l'article 16 du projet de loi et... par le remplacement de «auprès des
personnes mineures ou handicapées ou à être régulièrement en contact avec
elles» pour «ou être régulièrement en contact avec une personne qui pratique un
sport ou un loisir,».
Là, ce qu'on fait ici, c'est qu'on... les
mineurs et les handicapés sont toujours inclus, mais on ajoute également une
plus grande partie et on ajoute tous ceux qui font du sport et du loisir. Parce
que tous ceux qui font du sport, du loisir, je peux vous sortir des chiffres,
il y en a une panoplie, vous les avez vus comme moi, là. Là-dedans, il y a beaucoup de personnes aînées, il y a
beaucoup de jeunes. Je vous ai parlé tantôt des sportifs qui veulent atteindre
leur niveau où ils deviennent, pour moi, vulnérables, parce qu'ils ne diront
rien puis ils ne feront rien.
Alors, pour moi, je veux travailler en amont, ça
a été mon plaidoyer. Je ne referai pas mon plaidoyer, Mme la ministre, mais
c'est important pour moi. Je voulais absolument le déposer aujourd'hui.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement? Parfait. Est-ce qu'il y a
d'autres commentaires? Parfait. Donc, nous allons passer... Est-ce que l'amendement
est adopté?
M. Ciccone : Avec appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait,
par appel nominal.
La Secrétaire : Pour contre
abstention. Madame... M. Ciccone (Marquette)? Pardon.
M. Ciccone : Pour.
La Secrétaire : Mme Charest
(Brome-Missisquoi)?
Mme Charest : Contre.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Contre.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Contre.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Contre.
La Secrétaire : M. Marissal
(Rosemont)?
M. Marissal : Abstention.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
L'amendement est donc rejeté. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 32 de l'article 16? Non. Est-ce que l'article 32...
Une
voix : ...
La Présidente (Mme
Bogemans) : On va passer à 33? Parfait. Oui, c'est vrai. Donc, Mme la
ministre, est-ce que vous pouvez lire l'article 33?
M. Marissal :
...adopté 32?
Mme Charest :
Non. 32, il est dans l'article 16.
M. Marissal :
OK. C'est bon.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Exactement. Je m'en allais le proposer, mais...
Une voix : ...
La Présidente (Mme
Bogemans) : Eh voilà! C'est l'habitude.
Mme Charest :
Donc, article 33, il y aura un amendement, mais je vous le lis :
«À la demande d'une fédération d'organismes sportifs, d'un organisme sportif ou
d'un organisme de loisir, les personnes qui oeuvrent auprès de personnes
mineures ou handicapées et celles régulièrement en contact avec elles doivent
lui transmettre une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires afin
que la fédération ou l'organisme s'assure qu'elles n'ont pas d'antécédents
judiciaires en lien avec leurs fonctions au sein de cette fédération ou de cet
organisme.
«À cette fin, la
fédération ou l'organisme peut agir sur la foi de cette déclaration ou vérifier
ou faire vérifier cette déclaration.»
Cet article propose
d'obliger toute personne qui oeuvre auprès de personnes mineures ou handicapées
ou est régulièrement en contact avec elles à transmettre une déclaration
portant sur ses antécédents judiciaires à la fédération d'organismes sportifs,
à l'organisme sportif ou à l'organisme de loisir au sein duquel elle oeuvre...
elle oeuvre lorsque... lorsque ce dernier en fait la demande.
La
fédération ou l'organisme pourra ensuite agir sur la foi de cette déclaration
ou la vérifier ou la faire vérifier.
L'amendement proposé,
oui?
Insérer, à la fin du
deuxième alinéa de l'article 33 de la Loi sur la sécurité dans les sports,
introduit par l'article 16 du projet de loi, «, sous réserve d'un
règlement pris en application de l'article 39.4».
Commentaires :
L'amendement propose une modification en concordance avec le pouvoir
réglementaire introduit au paragraphe 4° de l'article 39.4 de la Loi
sur la sécurité dans les sports par l'article 16 du projet de loi. Un
règlement pourrait prévoir une norme différente de celle selon laquelle la
fédération ou l'organisme peut agir sur la foi de la déclaration ou vérifier ou
faire vérifier cette déclaration.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Est-ce qu'il y a des commentaires?
M. Marissal :
...juste le temps de relire l'article amendé. Merci.
La
Présidente (Mme Bogemans) :
Aucun problème. Seriez-vous à l'aise qu'on fasse une suspension pour le temps
de la lecture?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Bogemans) : OK. Parfait. Allez-y, monsieur...
• (15 h 20) •
M. Marissal :
...je ne referai pas tout le
chemin à l'envers, là, qu'on a fait avant l'ajournement tout à l'heure, là, avant
la pause, tout à l'heure, là, sur la couverture de l'article, mais... Là, non
seulement on a choisi de couvrir seulement
une partie des gens, ça va, là, à la limite, là, mais là c'est à la demande,
donc, d'une fédération. C'est facultatif, autrement dit.
Mme Charest :
Donc, c'est ça. Dans un premier
temps, à l'embauche, doit être vérifié. Après ça, ça pourrait... par voie
réglementaire, on pourrait imposer une autre... une autre vérification. Je peux
peut-être lire un petit... un petit passage ici, là :
«L'habilitation réglementaire suggérée par l'article 39.4 proposé
permettrait de prévoir dans quels cas la fédération ou l'organisme devra
demander une telle déclaration et dans quels cas il aura l'obligation de la vérifier ou de la faire vérifier.» Donc, on vient,
tu sais, ajouter une voie supplémentaire pour... au-delà d'à l'embauche.
Donc, il pourrait y avoir des cas où ça pourrait être demandé.
Des voix : ...
Mme Charest :
Ah! Il semblerait qu'il faut adopter l'amendement avant de revenir sur
l'article.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Oui, bien, s'il y a des commentaires sur
l'article, de manière générale, c'est... Effectivement il faut terminer
l'amendement.
M.
Ciccone : ...c'est pas mal l'article au
complet, là. C'est seulement, ça...
Mme Charest :
C'est sous réserve d'un règlement...
M.
Ciccone : Ah! sous réserve d'un règlement.
M. Marissal :
...
M.
Ciccone : Oui, oui.
La Présidente (Mme
Bogemans) : OK. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. L'amendement de l'article 33 est adopté.
Passons maintenant
aux discussions sur l'article 33. Allez-y.
M. Marissal :
...à la même place, parce que l'amendement apporte un élément de plus, là,
mais, comme je le disais, on choisit de
restreindre la couverture, et, à la suite de ça, c'est à la demande d'une
fédération qu'il y aura une... qu'il y aura une nouvelle vérification,
et tout ça par règlement, ultérieurement.
Mme Charest :
Dans quel cas il devra faire la demande. Donc, ce sera déjà prévu, dans un
règlement, à quel moment, mais il y a aussi le cas de s'il y a des soupçons, et
tout ça, là, qui sont là. Donc, il y a quand même... On vient couvrir quand
même...
M. Marissal :
Un règlement qui n'est pas prêt à ce moment-ci?
Mme Charest :
Bien, qui sera fait dans
l'établissement de tout cet organisme... cet organe qui va prendre vie, qui
sera fait, évidemment, en... avec les partenaires concernés, et tout, et...
M. Marissal :
Moi, je trouve qu'on... En tout respect, Mme la ministre, je trouve qu'on étire
beaucoup le principe de législation par
règlement. Ça a été dit, ça a été redit, il n'y a pas que vous, d'ailleurs,
mais ça devient comme une... ça ne devient plus l'exception, c'est la
norme, là. Si j'étais dans un avion, là, je dirais que je navigue à vue dans la purée de pois parce que je ne le sais pas,
elle est où, la piste. Puis moi, comme législateur, je peux comprendre
qu'à l'occasion, des fois, c'est la voie à suivre par mesure d'efficacité ou...
mais, quand on cherche une destination avec un projet de loi puis des articles
aussi importants que ça, puis qu'on ne voit même pas la piste... Je ne suis pas
en train d'essayer de vous faire changer d'idée, je trouve juste que, dans
notre position, en tout cas, puis je pense que je parle pour mon collègue de
l'opposition officielle, il manque d'éléments, moi, pour décider de ça.
Mme Charest :
Bien, en fait, la piste, elle est quand même pas mal là, là. On dit... on
prévoit que les personnes qui oeuvrent
auprès de personnes mineures ou handicapées et celles qui sont régulièrement en
contact avec elles, il doit y avoir déclaration d'antécédents
judiciaires. Donc, ça, c'est ça.
Maintenant, par
règlement, on va déterminer quelles sont les exceptions puis dans quels cas ce
ne sera pas nécessaire. Ça fait que c'est quand même... on couvre très... on
ratisse très large. Maintenant, on va être capable de nommer des exceptions,
puis c'est pour ça, tantôt, que je revenais un petit peu, que j'avais mal
expliqué quels seront les règlements. Mais là, c'est écrit noir sur blanc,
là : «Les personnes qui oeuvrent auprès des personnes mineures ou
handicapées et celles régulièrement en contact».
Maintenant, on
sait... parce que dans le contexte d'un sport, on sait qu'il y a des personnes
qui peuvent être en contact, qui ne
représentent pas un risque, qui va faire en sorte qu'on ne vérifiera pas tout
le monde qui va passer sur le terrain
de soccer à un moment donné. Donc, c'est important ensuite d'y aller par
règlement, mais on vient restreindre, non
pas... On vient restreindre la... Comment je pourrais le dire? On vient
préciser en fonction du risque puis en fonction d'un arbre de décision,
mais c'est quand même écrit noir sur blanc qu'on a une responsabilité de
procéder à la déclaration des antécédents judiciaires des personnes qui
oeuvrent auprès...
M. Marissal :
... fédération.
Mme Charest :
Non, on le fait à l'embauche.
M. Marissal :
Oui, mais après ça, c'est à la demande.
Mme
Charest : Il y a une
déclaration à chaque année, à la demande d'un organisme, s'il y a un soupçon,
s'il y a un changement. Donc, il y a quand même... il y a quand même
plusieurs, plusieurs façons de revérifier. Puis après ça aussi,
par règlement, la fréquence à laquelle on redemandera, ça fera partie aussi des
règlements. Mais, tu sais, il y a quand même des éléments assez importants, là,
qui viennent préciser.
Des voix : ...
Mme Charest : Oui, puis ça, ils sont
dans les articles. Donc, on a... En premier lieu, là, on a à l'embauche. Là, le
33, c'est à la demande. Donc, ces quatre catégories-là sont dans la loi. Donc,
s'il y a un soupçon à la demande de la... Tu sais, donc, il y a quand même des
choses qui sont prévues. Puis, comme je le disais, on va venir, par règlement,
nommer quelles sont les exceptions ou quelles sont les précisions importantes
qui viennent... bon, s'il y a un séjour, par
exemple, à l'extérieur, des trucs comme ça, qui viennent un peu préciser puis
donner un cadre d'application qui va permettre aux organismes de le
mettre en application.
M. Marissal : Mais vous ne craignez
pas que les fédérations, qui nous ont quand même dit que ça allait alourdir le
retard...
Mme Charest : Absolument.
M. Marissal : ...que ça allait leur
prendre du personnel, puis, même si vous allez les financer en partie, ils sont
quand même venus s'exprimer de façon quasi unanime, à savoir qu'elles vont le
faire si elles sont obligées, là, mais moi, je ne suis pas sûr qu'elles vont le
faire si c'est facultatif.
Mme Charest : Ce n'est pas
facultatif, c'est obligatoire, c'est dans la loi.
M. Marissal : La première étape est
obligatoire. La deuxième, c'est «à la demande de». Peut-être que la fédération
va dire...
Mme Charest : S'il y a des soupçons,
s'il y a des motifs raisonnables.
M.
Marissal : Peut-être que la fédération va dire : Heille,
je l'ai déjà checké, celui-là, là, regarde, c'est correct, là, je le
connais, il est... Puis il n'y en aura pas, de demandes refaites.
Mme Charest : Oui, bien, puis les
règlements vont l'imposer, là, ça ne sera pas facultatif, là. Les règlements,
ce n'est pas... ce n'est pas : On prend le règlement si on le veut ou si
on ne le fait pas, là. C'est aussi fort que la loi, un règlement, là.
Et, en plus, on se rappelle qu'on a aussi le
PILS qui est là, puis dans les cas d'un doute, de soupçons, de quoi que ce
soit, il y a quand même aussi cette entité-là, puis qu'il a un pouvoir
d'enquête. Donc, tu sais, il y a aussi... Tu sais,
on présume de la bonne foi des participants qui sont là puis qui vont noter s'il
y a un changement, et tout ça, mais, tu sais, il y a quand même
différents mécanismes pour aller récupérer... pour aller récupérer les cas
potentiels, là, mais ils sont déjà prévus à la loi, où est-ce qu'on peut... on
peut agir.
M. Marissal : Je comprends. J'ai
peut-être manqué cette information-là ce matin, là, mais avec 32, ce qu'on a
établi à 32...
Mme Charest : C'est à l'embauche.
M. Marissal : À l'embauche.
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : Ça fait que ça touche
combien de gens, ça? On le sait-tu? On a-tu une idée?
Une voix : 255 700.
Mme Charest : À l'embauche? Mais là,
il y en a qui sont déjà embauchés, là. Mais, tu sais...
M. Marissal : Oui, mais à
l'embauche...
Mme Charest : ...il y a...
255 000 personnes qui oeuvrent auprès, bon, des jeunes et des
handicapés. 255 000 personnes.
M. Marissal : Qui devraient donc
passer le test de l'antécédent judiciaire.
• (15 h 30) •
Mme Charest : Oui. Là, il y a... il
y a peut-être des exceptions parce qu'elles ne représentent pas un risque,
parce qu'elles n'agissent pas, tu sais... C'est ça.
M. Marissal : Oui.
Donc, ce n'est pas...
Mme
Charest : Donc, à la base, on a un bassin de
255 000 personnes qui sont visées par... Donc, c'est quand
même assez large.
M. Marissal : Oui. Ça va être
difficile. Je pense que ça va être difficile aujourd'hui d'avoir un chiffre,
là, précis, là...
Mme Charest : Ah bien, oui. Ça,
c'est clair.
M. Marissal : ...au millier de près,
là, mais ça fait quand même pas mal de monde.
Mme Charest : Absolument.
M. Marissal : Le PILS, il ne connaît
pas tout le monde par son petit nom, là.
Mme Charest : Non.
M. Marissal : Tu sais, je veux dire,
s'il y a un soupçon, c'est... Moi, j'ai juste peur que ce soit assez vague pour
qu'il n'y en ait pas, de demande, une fois que la première vérification a été
faite puis qu'on...
Mme Charest : Bien là, il va y avoir
une fréquence qui va être mise dans le... dans le règlement et tout, là.
M. Marissal : OK, mais attendez, là.
C'est parce que, moi, je lis ici : «à la demande d'une fédération».
Mme
Charest : Il y a quatre articles, là. Il y en a... Il va y
en avoir d'autres après. Il y a à l'embauche, à l'entrée. Ensuite, il y
a à la demande. Ensuite on va... en cas de changement puis s'il y a des motifs
raisonnables.
M. Marissal : Veux-tu y aller,
Cicco? Je veux digérer ça.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...
M.
Ciccone : Merci. Mme la
ministre, on a peut-être une voie de passage. Je comprends, tantôt, vous ne
vouliez pas, là, parce que
l'article 32, c'est une obligation à l'embauche, mais auriez-vous une
ouverture pour les déclarations, élargir
pour les déclarations? C'est... Ça n'engendre pas de coûts, là, c'est une
déclaration, on demande une déclaration à la personne elle-même.
Mme Charest : C'est exactement ça
qu'on propose à l'article 33.
M. Ciccone : OK, je comprends, mais là...
Mme Charest : OK. Excusez.
M. Ciccone : C'est que là, vous faites référence seulement aux mineurs
et aux handicapés. Élargir, c'est ça que je vous dis, à la... une déclaration.
Parce que là, c'est une déclaration, ça peut par soupçon ou «whatever», là, à
la demande de l'organisme sportif, là. Est-ce que... Parce que, là, comme je
vous dis, là, ça, ça ne prend pas de staff, ça ne prend pas de... ça ne touche
pas ce que la SQ nous a demandé, qui a dit que ça pourrait être assez lourd
pour eux autres, là, de vérifier les antécédents judiciaires. Là, on demande
une déclaration.
Ça fait qu'auriez-vous l'ouverture de... qu'on
puisse demander une déclaration à des... toute personne qui entoure nos
athlètes, pas juste les personnes handicapées et les mineurs? Un peu ce que je
disais tantôt, mais pas de façon obligatoire à l'embauche, mais une
déclaration. Ou si c'est déjà prévu, vous me dites : Bien là, oui, ça peut
être prévu, mais... Parce que... est-ce qu'une personne...
Oui, je vais juste vous le lancer de même puis
je vous laisse aller après. Admettons, je vous donne une hypothèse là, un
organisme sportif, il n'y a pas de mineurs puis il n'y a pas de handicapés,
puis là ils disent : Ah! j'ai un soupçon, lui. Tu sais, il travaille avec
des jeunes filles, elles ont toutes 18 ans, 19 ans, 20 ans, une
équipe de soccer, par exemple, puis là ils
disent : OK, j'ai un soupçon, j'aimerais ça avoir une déclaration. Est-ce
qu'ils peuvent le faire? Parce qu'il n'est pas dans la loi, là.
Mme Charest : Il peut faire encore
mieux que ça, il peut référer au PILS puis dire : J'ai un soupçon puis
de... et là il pourrait y avoir enquête. Alors, c'est encore plus fort qu'une
déclaration, parce que... parce que si on présume
de la mauvaise foi, l'individu pourrait, par déclaration, ne pas donner leur...
le vrai état de leur casier judiciaire.
M. Ciccone : Parfait. Tantôt vous m'avez dit qu'à chaque année il faut
que les gens qui entourent nos athlètes mineurs et handicapés, dans
l'article 32... doivent faire une déclaration, tantôt. Ça, vous m'avez dit
ça tantôt. Là, dans ce
cas-ci, là, tu sais, dans l'article 33, là, à moins que je me trompe, là,
mais il n'y a pas d'affaires de soupçon : «À la demande d'une fédération d'organismes sportifs, [ou un] organisme
sportif ou [d'organismes] de loisir, [une personne qui oeuvre] auprès de
personnes mineures ou handicapées et celles régulièrement en contact avec elles
doivent lui transmettre une déclaration portant sur leurs antécédents
judiciaires afin que la fédération ou l'organisme s'assure qu'elles n'ont pas d'antécédents judiciaires en
lien avec leurs fonctions au sein de cette fédération ou de cet organisme.
«À cette fin, la fédération ou l'organisme peut
agir sur la foi de cette déclaration ou vérifier ou faire vérifier cette
déclaration.»
Ça fait que là, ce n'est pas des... On ne parle
pas ici de soupçons, là. Si, admettons...
Mme Charest : Le soupçon est dans
34.
M. Ciccone :
OK, mais... Bien, là, dans le 33, il n'est pas là, le soupçon.
Mme Charest : Bien là, il n'est pas
là, mais il est dans le 34.
M. Ciccone : Oui, mais... oui, mais on parle de 33, là. Est-ce que...
est-ce qu'un organisme peut dire : Même si tu travailles avec des
18-19 ans, on aimerait ça que tu fasses une déclaration?
Mme Charest : Il pourrait le
demander. Il n'y a rien qui leur empêche de faire la déclaration.
M. Ciccone : OK, mais vous ne l'obligez pas?
Mme Charest : Maintenant, de le
demander... On ne l'oblige pas, mais il n'y a rien...
M. Ciccone : Vous ne l'obligez pas?
Mme Charest : Non, il n'y a rien...
Ils peuvent le faire, absolument. Un employeur peut demander une déclaration.
Ils sont libres de le faire. Maintenant, tu sais, dans... Tu sais, je
comprends... je comprends qu'on veut tout
contrôler puis dire... mais il faut calculer le coût-bénéfice d'une mesure
qu'on met dans un projet de loi puis de dire...
On se rappelle que le système sportif est porté
par des bénévoles qui vont faire des tâches quelconques, et tout ça. Donc, on a... L'objectif avec ce projet
de loi là, là, c'est d'aller cibler où est-ce qu'il y a le plus de
vulnérabilité puis où est-ce qu'on a des gains à faire, puis c'est
auprès d'une clientèle mineure, handicapée, c'est là où on a ciblé puis qu'on met des obligations. Maintenant, les
fédérations, les organismes, évidemment, ont... ont le loisir d'aller encore
plus loin. On parlait des enquêtes sociales.
Il y a plein de moyens qui peuvent être utilisés pour s'assurer de l'intégrité de
leurs... de leurs athlètes, de leurs participants.
Maintenant, tu sais, à un moment donné, il faut
arrêter quelque part, là, parce que ce n'est pas vrai qu'on va demander des...
la vérification des antécédents judiciaires de tout le monde qui gravite autour
du monde du sport parce qu'on va tuer le monde du sport, parce qu'il y en aura
plus, de gens qui vont s'impliquer bénévolement, parce qu'il n'y aura plus
de... parce qu'on n'aura plus la capacité de vérifier les antécédents
judiciaires, parce que tout va être suspendu, parce qu'il faut... Il y aura des
délais interminables.
Donc, je pense qu'on y va... quels sont les
gains-bénéfices, quelles sont les clientèles qu'il faut vraiment cibler pour pouvoir arriver à protéger... quelles
sont les clientèles qui sont les plus vulnérables, puis on avance. Puis, en
même temps, aussi, il faut prendre en compte
les ressources qu'on a, les ressources qui peuvent procéder à la vérification
des antécédents judiciaires, et tout ça.
Alors, je pense qu'on a... on a quand même
quelque chose d'équilibré, qui vient... Encore une fois, quelles sont les
ressources financières que ça prend pour faire ça? Parce qu'il faut se poser la
question aussi. Est-ce qu'on va investir de façon magistrale dans la
vérification des antécédents judiciaires, mais après on n'a plus d'argent pour
faire le sport parce que tout passe dans la vérification?
Donc, on va cibler, mais, au-delà de ça, il y a
quand même encore le loisir des fédérations d'aller plus loin, puis, comme...
comme on le disait tantôt aussi, la plupart des gens qui gravitent autour du
milieu ne sera pas seulement pour une clientèle adulte. Il va sûrement y avoir
déjà une vérification qui aura été faite parce qu'ils auront aussi oeuvré
auprès des mineurs ou des handicapés. Donc, on ratisse quand même assez large.
On parle de 255 000 personnes qui est autour du sport. C'est pas mal
de monde qu'on vient rejoindre.
M. Ciccone : Je
vous ai laissé aller, Mme la ministre, là, mais, encore une fois, là, je pense
qu'on est rendus à l'article 33, là, on ne parle plus de vérification. Ça,
on l'a réglé, ça a été... ça a été... L'amendement a été refusé, puis on passe
à d'autres choses. Non, je vous parle de déclaration. Là, vous me parlez de
coût-bénéfice. Bien, il n'y a pas de bénéfice. Une déclaration, ça ne coûte
rien. Une déclaration... Une déclaration, ça ne coûte absolument rien. On demande à quelqu'un la possibilité de vérifier,
d'émettre, en bonne et due forme, là, volontairement, volontairement,
pas le... parce qu'on le demande, là, de... une déclaration.
Ça fait que ma question initiale, c'était ça. Si
vous aviez une ouverture d'élargir au niveau des déclarations, on pourra le
mettre dans le projet de loi, tous ceux qui touchent à nos athlètes. Si vous me
dites non, c'est non. C'est correct, mais
moi, je trouve que vous me parlez... Tantôt, vous avez parlé pendant quasiment
2 min 30 s. Vous parliez de vérifier.
Ça, je pense que c'est réglé, vérifier. Puis les coûts-bénéfices, je comprends,
puis je vous ai même nommé... mais, en même temps, en âme et conscience, moi, je
ne pouvais pas passer ici puis ne pas le... puis ne pas le suggérer puis
le demander.
Maintenant,
c'est au niveau des déclarations, puis une déclaration, bien, ça coûte zéro,
là. Vous le demandez : J'ai besoin d'une déclaration, s'il vous
plaît. Puis je voulais que ce soit... ça devienne... dans le projet de loi pour
qu'on... ce soit obligatoire, là. À chaque
année, on demande, même si ce n'est pas des mineurs puis des handicapés, on
demande : Donnez-moi une déclaration, s'il vous plaît. Puis on s'entend,
là, que, dans le mot «vulnérabilité», là, on n'a
peut-être pas la même définition. Je n'irai pas avec une définition juridique
là-dessus, mais, tantôt, j'ai fait mon... j'ai fait mes points, là, avec
tout ce qui... puis je ne les répéterai pas, là, mais quelqu'un peut devenir
vulnérable, là, parce qu'il veut tellement réussir, là. Ça fait que c'était mon
point. Alors, voilà, Mme la ministre.
Mme Charest :
Bien, je veux peut-être juste préciser une chose. Je pense, ce n'est pas
tout à fait vrai de dire que ça ne coûte rien, une déclaration, parce qu'il
faut la vérifier ou la faire vérifier, et là ça coûte quelque chose. Donc, il y a quand même un enjeu parce qu'une
déclaration toute seule comme ça, bien, puis c'est dans l'article, là, peut
être vérifiée ou être, bien...
M.
Ciccone : Bien, je vais vous lire...
Mme Charest :
Bien, à ce moment-là, on pourrait dire : Amène-moi un permis de conduire
pris dans une boîte de Cracker Jack. Ça ne veut rien dire si ce n'est pas
vérifié. Non, mais...
M.
Ciccone : Non, non, là, non, il ne faut
pas faire de la démagogie, Mme la ministre, là. Là, je veux juste... Non, mais je
vais vous lire, là, puis on me corrigera si j'ai tort, là : «À cette fin,
la fédération ou l'organisme peut agir sur la foi de cette déclaration». «Agir
sur la foi», ça ne veut pas dire qu'on la fait vérifier, là. Parfait, vous
l'avez remplie, je la lis, parfait, je fais confiance à cette personne-là.
C'est ça que ça veut dire, «sur la foi».
Mme Charest :
Oui, mais il y a aussi l'autre
alinéa qui dit «ou vérifier ou faire vérifier», et ça, c'est important.
M.
Ciccone : «Ou vérifier».
Mme Charest :
Mais c'est important.
M.
Ciccone : Non, «ou vérifier ou faire
vérifier», mais ça peut être sur la foi de cette déclaration. Si je comprends
mal, expliquez-moi-le.
Mme Charest :
Et il y a le «sous réserve» qui a été amendé, là, «sous réserve d'un
règlement pris en application à...» Bien, il est dans l'amendement. On l'a
accepté.
M.
Ciccone : Oui, oui, oui, là, c'est ça.
J'ai juste demandé qu'il revienne.
Mme Charest :
Ah! OK, je m'excuse. Oui. Donc, il y a...
M.
Ciccone : Pouvez-vous remettre l'amendement? Merci, oui.
Mme Charest :
Donc, il y aurait, bon, le soupçon. Tu sais, on ne demandera pas une
déclaration, tu sais, à un autre moment qu'à l'embauche, par exemple, quand on
n'a pas de soupçon. Donc, on a un soupçon, et Jos Bleau dit : Bien non, je n'ai pas ma vérification, tout est beau, voici
ma déclaration, na, na, na. Maintenant, tu as un règlement qui
dit : Bien, si tu as un soupçon, tu te dois de vérifier puis... Donc, tu
sais, il y a quand même un coût qui est relié. Il y a quand même des tenants et
aboutissants à un changement qui est aussi important que ça, et moi, je pense
qu'on va s'en tenir à ça, puis on vient quand même ratisser très large.
• (15 h 40) •
M. Ciccone : OK,
parce que, pour moi, encore une fois, là, la définition d'agir sur la foi de
cette déclaration-là, ça veut dire que la personne à qui je demande une
déclaration, elle me le demande.
Mme Charest :
L'élément «sous réserve d'un règlement», ça, c'est très important. Ça vient
donner du poids à c'est quand que tu vas aller vérifier et ne pas juste à agir
sur la... sur la foi. Tu sais, quelqu'un qui est en séjour tout seul avec une
gang d'athlètes, bien, on ne prendra pas pour du cash sa déclaration.
M.
Ciccone : Parfait. Mon point est fait.
Mme Charest :
Merci.
La
Présidente (Mme Bogemans) :
Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Est-ce que... En fait, Mme la ministre, est-ce que vous
pouvez procéder à la lecture de l'article 34?
Mme Charest : Avec
plaisir : «Si une fédération d'organismes sportifs, [ou] un organisme
sportif ou un organisme de loisir a des motifs raisonnables de croire qu'une
personne qui oeuvre auprès de personnes mineures ou handicapées ou qui est
régulièrement en contact avec elles a des antécédents judiciaires, il doit
demander à cette personne de lui transmettre une déclaration portant sur ses
antécédents judiciaires. Cette dernière est tenue de la fournir dans les
10 jours de la demande.
«La fédération ou l'organisme doit vérifier ou
faire vérifier cette déclaration et s'assurer que cette personne n'a pas
d'antécédents judiciaires en lien avec ses fonctions au sein de la fédération
ou de l'organisme.»
Cet article propose d'obliger une fédération
d'organismes sportifs, un organisme sportif ou un organisme de loisir,
lorsqu'il a des motifs raisonnables de croire qu'une personne qui oeuvre auprès
de personnes mineures ou handicapées ou est régulièrement en contact avec elles
a des antécédents judiciaires, à demander à cette personne une déclaration
portant sur ses antécédents judiciaires. Cet article propose de prévoir un
délai maximal de 10 jours pour la transmission de cette déclaration.
La fédération ou l'organisme devra ensuite
vérifier ou faire vérifier cette déclaration afin de s'assurer que cette
personne n'a pas d'antécédents judiciaires en lien avec ses fonctions.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, allez-y,
M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, merci. OK. «Si
une fédération d'organismes sportifs, un organisme sportif ou un organisme de
loisirs a des motifs raisonnables de croire qu'une personne [...], il doit
demander à cette personne...» Si elle ne le
fait pas, et qu'on sait qu'il y avait des motifs raisonnables... Un parent, par
exemple, a dit : Cette personne-là est passée dans le journal
l'autre fois, il a fait telle, telle, telle affaire, je ne pense pas qu'il
devrait être auprès des enfants, la fédération regarde ailleurs ou ne fait pas...
quelle est la conséquence?
Mme Charest : Il y a des sanctions à
l'article 58 de la loi.
M. Marissal : Ça couvre ça aussi?
Mme Charest : Oui.
M. Marissal : OK. C'est tout pour
moi. Merci.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Parfait, est-ce
qu'il... OK, c'est ce qui complète
les interventions? Parfait. Nous pouvons passer à la lecture de
l'article 35.
Mme Charest : «Les personnes qui
oeuvrent auprès des personnes mineures ou handicapées et celles régulièrement en
contact avec elles doivent, dans les 10 jours à compter de celui où elles
en sont elles-mêmes informées, déclarer à la
fédération d'organismes [...], à l'organisme sportif ou à l'organisme de loisir
tout changement relatif à leurs antécédents judiciaires, qu'elles aient
ou non déjà fourni une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires.
«La fédération ou l'organisme doit vérifier ou
faire vérifier cette déclaration et s'assurer que ces personnes n'ont pas
d'antécédents judiciaires en lien avec les fonctions au sein de la fédération
ou de l'organisme.»
Cet article propose d'obliger toute personne qui
oeuvre auprès de personnes mineures ou handicapées ou est régulièrement en
contact avec elles à déclarer tout changement relatif à ses antécédents judiciaires
à la fédération d'organismes sportifs, à l'organisme sportif ou à l'organisme
de loisir au sein duquel elle oeuvre dans un délai de 10 jours à compter
de celui où elle est elle-même informée de ces changements.
La fédération ou l'organisme devra ensuite
vérifier ou faire vérifier... vérifier cette déclaration pour s'assurer que ces
personnes n'ont pas d'antécédents judiciaires en lien avec leurs fonctions.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires?
Mme Charest : 58.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Parfait. Nous passons maintenant à la lecture de
l'article 36. Mme la ministre.
Mme Charest : «Lorsque la fédération
d'organismes sportifs, l'organisme sportif ou l'organisme de loisir vérifie ou
fait vérifier une déclaration portant sur des antécédents judiciaires, il peut
notamment faire vérifier cette déclaration auprès d'un corps de police du
Québec et, à cette fin, communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à
la vérification.»
Cet article propose que la vérification d'une
déclaration d'antécédents judiciaires par une fédération d'organismes sportifs,
un organisme sportif ou un organisme de loisir puisse notamment être effectuée
auprès d'un corps de police du Québec. Cet
article propose également de permettre la communication des renseignements
nécessaires à cette vérification.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
M.
Ciccone : Quand on peut... Si je comprends
bien, dans ça, c'est qu'on peut faire vérifier... Ce n'est pas nécessairement
un corps policier qui vérifie. Dans le fond, si jamais on le fait vérifier puis
on s'aperçoit qu'il y a quelque chose, on
peut... je ne veux pas dire double checker, là, mais on peut refaire...
s'assurer de le refaire vérifier par un corps de police. C'est dans
cette optique-là?
Mme Charest : Bien, en fait, on dit
que la vérification des antécédents judiciaires peut être faite par le corps de
police et que, pour procéder à la vérification des antécédents judiciaires, on
peut communiquer les informations concernant
la personne qui va être vérifiée et recevoir les informations de la personne
qui est vérifiée. Donc, tu sais, ce n'est pas juste, bien, c'est
vérifié, puis après on n'a pas les résultats de la vérification. On reçoit les
informations.
M. Ciccone : OK, OK, puisque c'était comme en deux temps. Ça fait que je
voulais juste m'assurer, là... Lorsque la fédération d'organismes sportifs,
l'organisme sportif ou l'organisme de loisir vérifie ou fait vérifier une
déclaration, ça, ce n'est pas nécessairement avec le corps de police?
Mme Charest : Ça pourrait être avec
une agence.
M. Ciccone : OK, «portant sur des antécédents judiciaires», puis «il
peut notamment...» C'est là un peu que je ne comprends pas : «Il peut
notamment faire vérifier cette déclaration». Alors, il y a la... il y a eu
la... là, il a fait vérifier, il a la
déclaration auprès d'un corps policier. Pourquoi... On dirait que c'est comme
deux fois, là. Il pourrait le faire deux fois. C'est-tu ça que ça veut
dire? C'est là...
Mme Charest : Bien, la déclaration,
c'est une chose, puis là ça peut être vérifié par le corps de police.
M. Ciccone : OK, il va dire : Vérifie...
Mme Charest : Ce n'est pas... ce
n'est pas le corps de police qui fait la déclaration. Il fait la
vérification...
M. Ciccone : Oui, oui, ça, je le sais.
Mme
Charest : ...donc, et là il peut communiquer et recevoir...
on peut communiquer et recevoir les informations.
M. Ciccone : Oui, ça, je comprends, mais est-ce que... En tout cas,
c'est peut-être... c'est peut-être moi qui lis très mal, là. On dirait que,
quand vous dites : «Lorsque la fédération d'organismes sportifs,
l'organisme sportif ou l'organisme de loisir
vérifie ou fait vérifier une déclaration portant sur des antécédents
judiciaires», virgule, on arrête là, là, ça veut dire qu'il peut le
faire vérifier par un organisme indépendant ou privé, par exemple.
Mme Charest : Oui, oui, oui, c'est
bon.
M. Ciccone : Parfait. On arrête là. Là, ça continue : «...il peut
notamment faire vérifier cette déclaration auprès d'un corps de police du
Québec et, à cette fin, communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à
la vérification.» Ça, c'est normal, là. On dirait que c'est comme en deux
temps. C'est pour ça que...
Mme Charest : En fait, que ça dit,
c'est que la vérification peut être faite notamment par un corps de police.
M. Ciccone : Notamment, aussi. Ça fait que ça peut être privé ou par un
corps de police.
Mme Charest : Ça pourrait, oui, ça
pourrait.
M. Ciccone : C'est ça que ça veut dire?
Mme Charest : C'est ça que ça veut
dire.
M. Ciccone : OK. Ça fait que c'est comme... «notamment», c'est comme,
exemple, aussi incluant...
Mme Charest : Oui, une agence,
voilà.
M. Ciccone : OK, parfait, incluant. OK, parfait.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Parfait.
Passons à la lecture de l'article 37.
Mme Charest : «La formule de
déclaration portant sur des antécédents judiciaires mentionne que la fédération d'organismes sportifs, l'organisme
sportif ou l'organisme de loisir peut vérifier ou faire vérifier cette
déclaration, notamment par un corps de police [...], et, à cette fin,
communiquer et recevoir tout renseignement nécessaire à la vérification.»
Cet
article propose de prévoir le contenu obligatoire de la formule de déclaration
portant sur les antécédents judiciaires.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Y a-t-il des interventions? Oui, M. le député de
Rosemont.
M. Marissal :
Est-ce que le recours au plumitif par l'organisation elle-même, là, par la fédération
elle-même, serait convenable?
Mme Charest :
Pourrait.
M. Marissal : Est-ce que le plumitif...
Mes vagues cours de droit de l'UQAM, en 1990, sont loin, puis, s'il y a une
affaire que je détestais quand j'étais journaliste à La Presse, c'est
quand mon boss me demandait d'aller fouiller le plumitif au palais de
justice en face parce que c'était, à l'époque, des «floppy disks», je pense,
puis que c'était tellement long puis pénible que ça ne marchait jamais, mais le
plumitif n'est pas l'affaire la plus conviviale dans mon souvenir, puis je vois des gens en arrière qui opinent du bonnet,
qui ont... qui ont l'air au courant aussi. Est-ce que le plumitif
couvre... couvre tout ce qu'on cherche dans un antécédent judiciaire?
Mme Charest :
Si on a autorisation, consentement? C'est tellement clair, en plus, que...
tellement plus clair qu'avec moi.
M. Marissal :
On l'a donné déjà ce matin.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. On va vous demander de vous présenter.
Mme Ringuette
(Ève) : ...au ministère de la Justice.
Effectivement, en
fait, le plumitif va contenir les... tous les dossiers judiciaires civils et
criminels, pénals, là, puis il y a plusieurs
déclinaisons. Effectivement, c'est une... ça peut être fastidieux à consulter.
Maintenant, l'organisme pourrait faire sa vérification lui-même. Par
contre, l'organisme, il a l'obligation de s'assurer que les gens n'ont pas
d'antécédents judiciaires. Donc, il lui reviendra de déterminer si cette
vérification-là est suffisante pour s'assurer...
• (15 h 50) •
M. Marissal :
...le bon nom avec la bonne date de naissance, qui n'est pas un doublon,
puis qu'on est en train de condamner quelqu'un d'autre, c'est convenable
pour...
Mme Ringuette
(Ève) : Ça contient tous les dossiers.
M. Marissal :
...aux fins de vérifications, de ce qu'on cherche ici.
Mme Ringuette
(Ève) : Oui.
M. Marissal :
OK. C'est bien.
La Présidente (Mme
Bogemans) : C'est beau?
M. Marissal :
Oui, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : On
va procéder à la lecture de l'article 38. Oui, allons-y, Mme la ministre.
Mme Charest :
«38. Les vérifications de sécurité doivent, dans les cas déterminés par
règlement, porter également sur des
comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées.»
Cet article propose
que les vérifications de sécurité puissent viser, en plus des antécédents
judiciaires, les comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la
sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées dans les cas
déterminés par règlement.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Pas d'intervention, M. le député?
M. Marissal :
...une petite minute, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Désirez-vous suspendre?
Mme Charest : Bien, je peux, peut-être... Oui? Donc, là, on vient en ajouter une
couche, là, ici. Le plumitif ne serait pas suffisant. Donc, on va
vraiment, là, un petit peu... de la même façon que dans les services de garde,
là, où on va en ajouter une couche, là, donc, dans des cas qui seront
déterminés par règlement, où on est dans un cas potentiellement plus dangereux,
je dirais, là, donc, là, on irait... on procéderait à la vérification des
comportements pouvant faire craindre... raisonnablement faire craindre pour la
sécurité. C'est bon?
M.
Marissal : Oui. Là encore, je présume que vous êtes familière avec les
observations du Protecteur du citoyen à ce sujet. Je peux vous le lire, ça va
aller plus vite que si je vous le résume : «Que le projet de loi
n° 45 soit modifié par l'ajout d'une disposition prévoyant d'inclure dans
la Loi sur la sécurité dans les sports l'obligation de permettre à la personne
concernée par les vérifications de sécurité de présenter ses observations et,
le cas échéant, les documents qu'elle estime nécessaires pour compléter son
dossier avant que la fédération ou l'organisme statue sur les informations
résultant des vérifications effectuées.»
Et, dans ses mots, le
protecteur : «Je suis préoccupé par le fait que le projet de loi ne
prévoit pas la possibilité pour les personnes visées de présenter leurs
observations, s'il y a lieu, et de produire des documents pour compléter leur
dossier avant que la fédération ou l'organisme apprécie les informations
résultant des vérifications effectuées. Cette décision...» Je viens de sauter
un paragraphe, là : «Cette décision pourrait entraîner des conséquences professionnelles et financières significatives
pour la personne qui exerce quotidiennement son métier. Il importe donc
qu'elle puisse fournir un éclairage sur la situation.»
Mme Charest :
Là, on est dans les modalités réglementaires. On est... Tu sais, là, on
prévoit, là, que, dans les situations où on considère que la vérification des
antécédents judiciaires n'est pas suffisante, on veut aller une coche au-dessus. On le prévoit à la loi, puis là,
après ça, les modalités, puis de comment... puis qu'est-ce qui sera exigé, puis
tout ça, ce sera par règlement, ce ne sera pas dans la loi.
M. Marissal :
Mais vous êtes sensible à l'argument clé qui est amené ici?
Mme Charest :
Oui, absolument, oui, tout à fait. C'est bon?
M. Marissal :
OK.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Oui, il y a M. le député...
M. Ciccone : ...Mme
la ministre, là, je vous écoutais parler, là, puis ça m'a... il y a une
question qui est venue. «Les vérifications de sécurité doivent, dans les
cas déterminés par règlement — puis ça, vous allez... ça va venir dans le futur — porter également sur des comportements pouvant...»
Donnez-moi un exemple, une situation où on va utiliser
l'article 38?
Mme Charest :
Il n'y a pas de... Il y a eu verdict de non-culpabilité. Ça n'apparaît pas
dans les antécédents judiciaires, mais ça apparaîtrait dans les comportements
faisant... pouvant raisonnablement faire craindre... Donc là, ça devient encore
une protection plus grande, puis ça, on appelle ça l'absence d'empêchement, là,
dans notre... dans notre jargon, mais son vrai nom, c'est le comportement
pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité...
M.
Ciccone : OK, mais comment est-ce qu'on
vérifie ces comportements-là?
Mme Charest :
Ah! c'est à... vous pouvez peut-être dire exactement le... mais c'est une
couche plus...
M.
Ciccone : OK, puis, si ça n'apparaît pas,
puis il n'a pas été reconnu coupable de rien...
Mme Charest :
Ah! ça apparaît, ça apparaît. Ça apparaît quelque part.
M.
Ciccone : C'est-tu juste que... Est-ce
que... Mettons, s'il y a 25 fois qu'il a été accusé, mais il est toujours
innocent, ça, c'est un comportement, ça?
Mme Charest :
Oui, ça apparaît.
M.
Ciccone : Ça fait qu'ils vont...
Mme Charest :
C'est ça qu'on va vérifier.
M.
Ciccone : C'est ça que vous vérifiez, OK,
puis ça, ça peut peser dans la balance en disant : Ouf! Il n'y a pas de
fumée sans feu. Il est toujours innocent, mais il n'y a pas de fumée sans feu.
C'est ça que ça veut dire?
Mme Charest :
Non, non, en fait, cette vérification-là est une étape encore plus
précise...
M.
Ciccone : C'est ça.
Mme Charest :
On va encore... c'est encore plus poussé que l'antécédent judiciaire.
M.
Ciccone : Mais on pourrait prendre le...
Mme
Charest : Donc, c'est dans des cas spécifiques où on se dit : Les
athlètes sont dans une position de vulnérabilité...
M.
Ciccone : Ah! je suis content de vous entendre dire ça.
Mme Charest :
...où le facteur est encore plus grand, plus risqué. Alors, c'est là où on
procéderait, puis là ce serait déterminé par
règlement à quel moment on va procéder à la vérification des comportements
pouvant raisonnablement faire craindre...
M.
Ciccone : Parfait.
Mme Charest :
C'est bon?
M.
Ciccone : Merci.
M. Marissal :
...pour délai déraisonnable et, néanmoins, suspect d'avoir commis un crime,
à ce moment-là, on va en tenir compte, là?
Mme Charest :
On le verrait là-dedans. Voilà.
M. Marissal :
Oui, OK.
M.
Ciccone : Il pourrait être empêché... On
pourrait dire : Ah non! Même si tu n'es pas reconnu coupable de rien, on
ne veut pas... on ne veut pas t'avoir proche des athlètes.
Mme Charest :
Absolument, tout à fait, bien oui, c'est ça, c'est encore plus sévère comme
évaluation que la déclaration d'antécédents judiciaires. Et évidemment il faut
qu'il y ait un lien. Si c'est un crime économique puis... tu sais, ce n'est pas
la même chose, là, mais il faut qu'il y ait un lien avec la fonction,
définitivement.
M.
Ciccone : Oui, ça, je l'avais compris.
Merci.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Nous pouvons procéder à la lecture de
l'article 39.
Mme Charest :
«Tout corps de police du Québec est tenu de fournir les renseignements et les
documents exigés par règlement et
nécessaires pour établir l'existence ou l'absence d'antécédents judiciaires
visés au présent chapitre.
«Un tel corps de
police est également tenu de fournir, dans les cas et selon les conditions et
les modalités déterminés par règlement, les renseignements et les documents
nécessaires pour établir l'existence ou l'absence de comportements pouvant
raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou l'intégrité des personnes
mineures ou handicapées.»
Cet article propose
d'obliger les corps de police à fournir les renseignements et les documents
nécessaires pour établir l'existence ou l'absence d'antécédents judiciaires.
Cet article propose également que ces renseignements et documents soient
déterminés par règlement.
Le deuxième alinéa
propose, dans les cas et selon les conditions et modalités déterminées par
règlement, d'obliger les corps de police à
fournir les renseignements et documents nécessaires pour établir l'existence ou
l'absence de comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour
la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Oui, M. le député de Marquette.
M.
Ciccone : Merci, Mme la Présidente. Là,
j'espère qu'il n'y a pas des corps de police qui m'écoutent parce qu'ils ne
seront pas contents. Là, est-ce qu'il y a... est-ce qu'il y a des délais de
prévus dans... avec les vérifications pour les corps policiers? Puis je comprends
que c'est très lourd, là. Ils en ont déjà beaucoup, beaucoup sur les bras, là,
mais, par exemple, une situation, une hypothèse, Mme la ministre, où on veut
engager un entraîneur, on veut avoir quelqu'un, on veut avoir un employé, puis
là on fait toutes les démarches, mais, tant et aussi longtemps que la vérification n'est pas faite, la personne
n'est pas en poste parce que ça peut... il peut y avoir des délais considérables,
là, parce qu'ils sont embourbés, là, ça
peut... ça peut prendre même, des fois, un mois, un mois et demi, là, ça peut
être long, là, ça fait qu'il arrive quoi dans ce temps-là?
Des voix : ...
M.
Ciccone : Ah! j'ai compris.
Mme Charest :
Tu as compris? Elle parle assez fort.
M. Ciccone : J'ai compris, mais peut-être le dire pour que les gens qui
nous écoutent...
Mme
Charest : Oui, bien, en fait, c'est ça, il y a des modalités qui
pourraient être faites, là, pour la période de transition, comme par exemple
ils doivent être à deux, des trucs comme ça, là, pour pouvoir pallier à cette
situation temporaire là. Maintenant, aussi, on va voir à 39.2 qu'il y a
des ententes qui doivent être conclues avec les corps de police. Donc, ça
pourrait faire partie des ententes, les délais, et tout ça.
M.
Ciccone : OK, merci.
La Présidente (Mme
Bogemans) : M. le député de Rosemont.
M. Marissal :
Merci. Je pense que vous nous avez dit que vous allez avoir les fonds pour
vos 38 ou 37 ETC.
Mme Charest :
38.
M. Marissal :
Vous allez en avoir 38? On ne va pas s'en enlever. Vous allez avoir les
fonds pour subventionner les fédérations, mais est-ce que votre collègue à la
Sécurité publique a les fonds, notamment, pour accroître le budget de la SQ?
Ils sont venus nous dire : Merci, mais non merci, on n'a pas ce qu'il faut
pour faire ça.
Mme Charest :
Bien, en fait, quand on a déposé le projet de loi, évidemment, on a
travaillé avec le MSP. Donc, tout ça a été à valider, et donc on a pu déposer
le projet de loi parce qu'ils sont confortables avec cette position-là. Bon,
là, la SQ, évidemment, ils ne sont pas au ministère, là, mais, oui, tout a été
pris en considération.
M. Marissal :
OK, merci.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Une autre intervention?
M.
Ciccone : ...je pense, si je ne me trompe
pas, la SQ nous a dit que ça prendrait, quoi, 26 personnes, à peu près, de plus? Ça, est-ce qu'ils vont... Est-ce
que c'est à leur charge, ça, là, ou ils vont... on va augmenter... on va les
aider financièrement?
Mme Charest :
Il va... il va y avoir des
ententes, mais, au-delà de ça, ils vont avoir une compensation financière.
• (16 heures) •
M.
Ciccone : Oui, c'est ça.
Mme Charest :
Oui, absolument, c'est prévu. On a déjà des budgets pour...
M.
Ciccone : Pour ça.
Mme Charest :
...pour payer la vérification des antécédents judiciaires.
M.
Ciccone : OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. D'autres interventions? Nous pouvons procéder à
la lecture de l'article 39.1.
Mme Charest :
«Les renseignements relatifs aux vérifications de sécurité ne peuvent être
recueillis, utilisés et conservés qu'aux fins d'assurer la sécurité et
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées dans le cadre de l'application
du présent chapitre.
«La fédération
d'organismes sportifs, l'organisme sportif ou l'organisme de loisir doit faire
en sorte que ces renseignements ne soient accessibles qu'aux personnes qui ont
la qualité pour les recevoir, en raison de leurs responsabilités, et que ces personnes s'engagent par écrit auprès de la
fédération ou de l'organisme à respecter les fins prévues au premier
alinéa.»
Cet article propose
que les renseignements relatifs aux vérifications de sécurité soient
recueillis, utilisés et conservés uniquement dans le but d'assurer la sécurité
et l'intégrité des personnes mineures ou handicapées dans le cadre du chapitre
portant sur les vérifications de sécurité. Cet article propose également de
donner à la fédération d'organismes sportifs, à l'organisme sportif ou à
l'organisme de loisir la responsabilité de s'assurer que ces renseignements ne
soient accessibles qu'aux personnes qui sont responsables de ces vérifications.
De plus, cet article propose d'obliger ces personnes à s'engager par écrit à
respecter cette disposition.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Y a-t-il des commentaires? Oui.
M.
Ciccone : «Personnes qui ont la qualité»,
c'est qui, ça, les «personnes qui ont la qualité»? Est-ce que ça peut être
différent ou c'est toujours le même profil? C'est-tu le patron, une personne
dédiée par chacun, différents organismes?
Mme Charest : Bien,
en fait, l'organisme va établir c'est qui, la personne responsable de procéder,
puis qui a la qualité, qui est mandatée de... et cette personne va s'engager
par écrit, et tout ça. Donc, c'est...
M. Ciccone : C'est une personne puis ça peut... Ça fait que, quand on
dit «les qualités», ça veut dire que c'est une personne qui... qu'on va
dédier... mais ce n'est pas nécessairement qu'il a des qualités particulières,
c'est que c'est lui qui a la qualité dans...
Mme Charest : Qui a la qualité dans
le... dans le propre de la fonction.
M. Ciccone : OK, parfait. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
D'autres interventions? Non. Nous pouvons passer à la lecture de
l'article 39.2.
M. Ciccone :
«Le ministre et le ministre de la Sécurité publique doivent conclure une
entente-cadre établissant les modalités des vérifications que les corps de
police du Québec peuvent être appelés à effectuer pour les fédérations
d'organismes sportifs, les organismes sportifs et les organismes de loisir.»
Cet article propose qu'une entente-cadre soit
conclue avec le ministre de la Sécurité publique afin d'établir les modalités
de vérification que les corps de police du Québec pourraient être appelés à
effectuer pour les fédérations d'organismes sportifs, les organismes sportifs
et les organismes de loisir.
La Présidente (Mme Bogemans) : Des
interventions? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Dans le concret,
là, comment ça va se passer? Parce que je comprends qu'il va y avoir une
entente-cadre puis que le club de natation de Saint-Zinzin va aller au poste de
la SQ. Quelle... quelle lettre de créance ce club va montrer à la police, pour
qu'autrement dit pas tout un chacun puisse débarquer au poste de police. Est-ce
qu'il va y avoir une lettre patente? Est-ce qu'ils vont être accrédités pour
faire ceci? Autrement dit, pour ne pas que n'importe qui dans le club décide
d'aller à la police puis dire : J'aimerais ça faire une vérification sur
telle, telle telle personne, de un, ce qui surchargerait la police pour rien,
de deux, il s'agit de renseignements...
Mme Charest : Bien, en fait, le
contenu de l'entente-cadre, là, va être... va être établi dans l'entente-cadre,
puis ça va être diffusé aux fédérations.
Donc, ils auront les modalités de l'application de cette entente...
entente-cadre là, mais, tu sais,
l'objectif de ça, c'est de faire en sorte, justement, que, d'un corps de police
à l'autre, bien, il y a une conformité,
puis une cohérence aussi, puis une équivalence, là, qu'à Gatineau ça ne coûte
pas 38 $ puis à Rimouski...
M. Marissal : Ça, c'est dans
l'entente-cadre entre vous et le ministre de la Sécurité publique. Moi, je
parle de l'autre pointe du triangle, là, c'est-à-dire la personne de
l'organisme qui va venir chercher un renseignement sur quelqu'un qu'il veut
embaucher. Cette personne-là doit... tu sais, c'est aussi bête que physiquement
entrer dans le poste de police, aller voir... je présume qu'il y a quelqu'un
qui est à l'accueil au poste de police. Je ne fréquente pas les postes de
police, là, mais... et puis qui va lui dire : Je veux ceci. OK, à partir
de ce moment-là, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on montre, qu'est-ce qu'on
demande?
Mme Charest : Bien... bien, encore
une fois, là, c'est des modalités qui vont être établies dans... tu sais,
qu'est-ce... qu'est-ce qui devra être exigé pour pouvoir demander une
vérification, mais, tu sais, il va y avoir la qualité de... tu sais, la
personne qui va avoir été déterminée par l'organisme, tu sais. Donc,
l'organisme dira : Cette personne-là est mandatée à aller faire les
vérifications des antécédents judiciaires. Mais ça, c'est des modalités, là,
qui seront à être nommées.
Et on se rappelle aussi qu'il y aura un
bureau-conseil où il y aura des gens qui pourront aussi donner des guides puis
des indications de comment ça... comment on procède, là, puis que ce n'est pas
Jos Bleau qui débarque puis qui dit : Ah! bien, moi, je suis la personne
responsable. Parce que c'est... ce n'est pas tout à fait comme ça, parce qu'il
y aura quelqu'un qui aura été attitré, aura la qualité de recevoir les
vérifications des antécédents judiciaires, aura eu une déclaration de se
conformer à conserver la confidentialité de tout ça. Mais, tu sais, c'est des
choses qui vont être déterminées dans l'entente-cadre entre les ministères, les
deux ministères.
M. Marissal : OK. Et il était
entendu dès le départ, là, je m'excuse, là, je pédale un peu, je rétropédale un
peu, mais il était entendu au départ, entre la personne postulante et la
fédération ou l'organisme sportif qu'il y aura vérification.
Mme Charest : Oui. À l'embauche,
oui.
M. Marissal : À l'embauche, OK.
C'est bon.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Est-ce
que ça complète les interventions? Oui. Nous pouvons passer à la lecture de
l'article 39.3.
Mme
Charest : «Le ministre peut élaborer un guide relatif aux
vérifications de sécurité à l'intention des fédérations d'organismes sportifs,
des organismes sportifs et des organismes de loisir et en assurer la
diffusion.»
Cet article propose
que soit élaboré un guide relativement aux vérifications de sécurité à
l'intention des fédérations d'organismes sportifs, des organismes sportifs et
des organismes de loisirs et que ce guide soit diffusé par le ministre.
La Présidente (Mme
Bogemans) : M. le député de Marquette.
M.
Ciccone : Un guide relativement aux
vérifications... relatif aux vérifications. Pourquoi un guide si c'est dans la
loi? Le guide, ça va être quoi de plus?
Mme Charest :
Bien, en fait, ça va être les directives, puis les modalités, puis tout ça.
Donc, c'est comme le mode d'emploi de...
M.
Ciccone : Le check-list, là. Oui, OK.
Mme Charest :
Exactement, puis à qui ça
s'applique, et tout ça. Donc, c'est plus la mise en application d'une loi et
non pas : vous avez l'obligation de le faire, mais là ça dit comment...
comment procéder puis des trucs comme ça...
M.
Ciccone : OK. Parfait. Merci.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...
M. Marissal :
...il y a un «peut» qui devrait être un «doit», là, le ministre doit, mais
pourquoi... pourquoi ce n'est pas le protecteur qui fait ça?
Mme Charest :
Ça pourrait, bien, ça pourrait être le protecteur, ça pourrait être le
bureau-conseil, mais... Oui, en fait, c'est vrai, le protecteur traite les
plaintes, il ne traite pas la vérification des antécédents judiciaires.
Maintenant, tu sais,
on donne le pouvoir à la ministre de faire un guide comme celui-là, mais c'est
sûr qu'un guide ou une... les procédures, et
tout, ça va être établi. On a un bureau-conseil, on a des... on a des
effectifs, puis l'objectif, c'est de
faire en sorte que ça fonctionne rondement. On aura une entente-cadre. Donc,
évidemment, il y a quelque chose qui sera produit, mais on donne le
pouvoir de... à la ministre de le faire et d'en assurer la diffusion.
M. Marissal :
Puis considérer le «doit», là, on va prendre pour acquis que ça va être
fait, là, parce qu'il ne faudrait pas penser que c'est... que c'est «business
as usual» pour la majorité du monde, là. Moi, si on me demande de faire ça, j'ai... j'ai une vague idée, parce
que j'ai été journaliste, j'ai déjà fouillé dans les antécédents judiciaires,
mais, tu sais, j'imagine, là, c'est Bon-Jean de Saint-Zinzin, là, qui
veut juste être à jour, ils n'ont pas d'idée de comment faire ça avec la police, puis qu'est-ce qu'on cherche, qu'est-ce
qu'on... Tu sais, ce n'est pas... ce n'est dans le quotidien du monde,
ça.
Mme Charest :
Non, je suis tout à fait d'accord. C'est pour ça qu'on a un bureau-conseil,
puis c'est pour ça aussi que... tu sais, les modalités, et tout ça, vont être
travaillées avec les organismes, les fédérations, justement pour s'assurer que c'est applicable puis que ça
correspond à la réalité sur le terrain. Donc, c'est pour ça que, tu sais, les
outils sont à créer, mais seront créés. Ça, c'est clair.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Ça complète le tout? Nous pouvons passer à
l'article 39.4 pour la lecture. Mme la ministre.
Mme Charest :
Oui, il y aura un amendement aussi.
La Présidente (Mme
Bogemans) : D'accord.
Mme Charest :
«Le gouvernement peut, par règlement :
«1° déterminer les
renseignements et les documents nécessaires pour établir l'existence ou
l'absence d'antécédents judiciaires qu'un corps de police est tenu de fournir à
une fédération d'organismes sportifs, à un organisme sportif, à un organisme de
loisir ou à une personne visée par une vérification des antécédents judiciaires
et prévoir les frais exigibles pour la délivrance de ces documents;
«2° déterminer les
cas dans lesquels une déclaration des antécédents judiciaires n'est pas requise;
«3°
déterminer les cas dans lesquels la vérification de la déclaration des
antécédents judiciaires n'est pas requise;
«4° déterminer les
conditions et les modalités applicables à la déclaration et à la vérification
des antécédents judiciaires;
«5° déterminer les
cas dans lesquels les vérifications de sécurité doivent également porter sur
des comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées ainsi que prévoir les
conditions et les modalités applicables.»
• (16 h 10) •
Cet article propose de
conférer au gouvernement le pouvoir de réglementer afin de déterminer quels
sont les renseignements et les documents nécessaires pour établir l'existence
ou l'absence d'antécédents judiciaires qu'un corps
de police est tenu de fournir, ainsi que la possibilité de prévoir des frais
pour ces vérifications. Cet article propose également de réglementer les
cas dans lesquels une déclaration ou la vérification des antécédents
judiciaires n'est pas requise, ainsi que les conditions et modalités
applicables à la déclaration et la vérification des antécédents judiciaires.
Cet article propose en outre que le gouvernement détermine par règlement les
cas dans lesquels les vérifications de sécurité doivent également porter sur
des comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou
l'intégrité des personnes mineures ou handicapées, ainsi que prévoir les
conditions et les modalités applicables dans ces circonstances.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...la
lecture de l'amendement maintenant.
Mme Charest : J'y vais.
La Présidente (Mme Bogemans) : D'accord.
Mme
Charest : À l'article 39.4 de la Loi sur la sécurité
dans les sports, introduit par l'article 16 du projet de loi :
1° insérer, à la fin du paragraphe 4°, «,
notamment les cas dans lesquels des documents supplémentaires doivent être
transmis et la nature de ceux-ci»;
2° insérer, après le paragraphe 4°, le
paragraphe suivant :
«4.1° déterminer les conditions et les modalités
applicables à la demande de transmission d'une déclaration d'antécédents
judiciaires ainsi que les cas et la fréquence dans lesquels une telle
déclaration doit être demandée et vérifiée par une fédération ou un
organisme;»;
3° insérer, après le paragraphe 5°, le
paragraphe suivant :
«5.1° déterminer les renseignements et les
documents nécessaires pour établir l'existence ou l'absence de comportements
pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité ou l'intégrité des
personnes mineures ou handicapées qu'un
corps de police est tenu de fournir et prévoir les frais exigibles pour la
délivrance de ces documents.»
Je vais avaler. L'amendement proposé précise
d'abord que le gouvernement peut, par règlement, parmi les conditions et
modalités applicables à la déclaration et à la vérification des antécédents
judiciaires qu'il peut déterminer, prévoir
les cas dans lesquels des documents supplémentaires doivent être transmis et la
nature de ceux-ci.
Il propose ensuite de permettre au gouvernement
de déterminer par règlement les conditions et les modalités applicables à la demande de transmission d'une
déclaration des antécédents judiciaires, ainsi que les cas et la fréquence
dans lesquels une telle déclaration doit être demandée et vérifiée par une
fédération ou un organisme.
L'amendement propose enfin de préciser que le
gouvernement peut, par règlement, pour les vérifications de sécurité qui
portent également sur des comportements pouvant raisonnablement faire craindre
pour la sécurité ou l'intégrité des personnes mineures ou handicapées,
déterminer les renseignements et les documents nécessaires pour établir
l'existence ou l'absence de ces comportements, ainsi que prévoir les frais
exigibles pour la délivrance de ces documents.
La Présidente (Mme Bogemans) : Allez-y,
M. le député de Marquette.
M. Ciccone : ...vous l'avez expliqué, là, mais pourquoi c'était
important de rajouter cet amendement-là? Pour être encore plus précis ou c'est
rajouter...
Mme Charest : Par exemple, des cas
hors Québec.
M. Ciccone : Qui?
Mme Charest : Des cas hors Québec.
M. Ciccone : Des cas hors Québec.
Mme Charest : Oui, voilà.
M.
Ciccone : OK. Des cas hors Québec... OK, des cas hors
Québec. Non, mais elle était essoufflée, la ministre, là. C'est pour ça,
elle était essoufflée, là.
Mme Charest : J'ai besoin d'une RCR.
M. Ciccone :
OK, des cas hors Québec. OK. Alors, s'il y a une situation qui arrive hors
Québec?
Mme Charest : On pourrait exiger...
M. Ciccone : Vous pourriez exiger...
Mme Charest : ...le
document, oui.
M. Ciccone : ...le document.
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :
OK. OK, good. OK, parfait. C'est
beau pour l'amendement. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres... Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Excusez-moi, j'ai
comme un fou rire. Oui, ça va. Merci. J'espère que le kodak n'est pas sur moi,
là, mais j'ai comme un petit fou rire. C'est parce que j'ai vraiment entendu
«Décor Québec». J'étais là, comme : Ouf! J'ai manqué... j'ai manqué
quelque chose. C'est-tu un club de loisirs qui fait... je ne sais pas. Alors...
Allons-y.
La Présidente (Mme Bogemans) : Donc,
pas d'intervention?
Des voix : ...
M. Marissal : Oui, oui, oui.
Laissez-moi gérer mon fou rire...
La Présidente (Mme Bogemans) :
Parfait. Donc...
M. Marissal : Je n'ai pas d'autre
question. Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Bon.
Donc, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Super.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 39.4?
M. Ciccone : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
allez-y.
M. Ciccone : Juste, le gouvernement «peut, par règlement», là. Ça, ça
veut dire que ce n'est pas appliqué maintenant. Quand est-ce que... Vous m'avez
parlé des cas hors Québec tantôt, quand j'ai demandé de... qu'est-ce que vous
avez rajouté. Mais dans quelles situations que là... que vous pouvez par
règlement décider de tout ça, là? Qu'est-ce
qui pourrait arriver dans le futur, dire : Bien là, on a besoin
d'appliquer ces éléments-là, ce règlement-là, là?
Mme Charest : ...de la question.
M. Ciccone : OK. Bien, je vais la recommencer.
Mme Charest : Oui. Bien, c'est parce
qu'il y a comme deux éléments, puis on dirait que c'est...
M. Ciccone : OK. Bien, dans... Parce qu'en ce moment, ce que je
comprends, puis corrigez-moi si j'ai tort, là, c'est, par règlement, on nous
dit ce que vous pouvez faire. Ça fait que, là, ce n'est pas applicable ça, là,
là, ce n'est pas appliqué ça, là, là.
Mme Charest : Bien là, la mise en
application, là, va se faire... Tu sais, on a... Dans un premier temps, là, on
sanctionne la loi. Après ça, on va nommer le PILS. Après ça, on va établir...
Puis, tu sais, tout ça, se fait dans un... dans un délai. Puis on va... on va
voir dans les prochains...
M. Ciccone : Puis, suite à tout ce que vous allez décider par règlement
vous allez appliquer... vous allez appliquer tous les paragraphes qui sont là,
là.
Mme Charest : Voilà.
M. Ciccone : Pour éclaircir, c'est ça?
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone : Parfait. OK. Merci.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Parfait. Donc, la lecture de 39.5.
Mme Charest :
«Le ministre peut ordonner à une personne, à une fédération d'organismes
sportifs, à un organisme sportif ou à un organisme de loisir de prendre les
mesures nécessaires qu'il indique pour assurer la sécurité et l'intégrité des
personnes mineures ou handicapées conformément aux dispositions du présent
chapitre.»
Cet article propose
de conférer au ministre un pouvoir d'ordonnance afin qu'il puisse ordonner à
une personne, à une fédération d'organismes sportifs, à un organisme sportif ou
à un organisme de loisirs de prendre les mesures nécessaires qu'il indique pour
assurer la sécurité et l'intégrité des personnes mineures ou handicapées
relativement aux dispositions du chapitre, soit le chapitre IV.1,
Vérifications de sécurité.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...interventions? Oui, M. le député de Marquette.
M.
Ciccone : Pour être sûr, ça, ça vous donne
le pouvoir que, si jamais la job ne se fait pas, vous allez dire, là... Vous
rentrez dans le tas puis vous réglez ça. C'est ça que ça veut dire?
Mme Charest :
Voilà. C'est ça.
M.
Ciccone : En bon Québécois. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
C'est beau. Donc, nous en sommes maintenant à l'étude des intitulés, des
chapitres et des sections. Y a-t-il des interventions à ce niveau?
Mme Charest :
...
La Présidente (Mme
Bogemans) : Bien, en fait, c'est parce qu'on a fait...
Mme Charest :
...sur l'article 16.
La Présidente (Mme
Bogemans) : L'article 16.
Mme Charest :
Oui, on... on n'a pas adopté 16 encore.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
c'est la question de préambule à l'adoption de l'article 16 tel qu'amendé.
M.
Ciccone : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Dans
le fond, ce sont les... Parce que l'article 16 avait plusieurs
sous-articles, que nous avons passés un par un. Nous allons plus tard
mettre aux voix l'article 16 dans son entièreté, mais on voulait savoir si
les intitulés, les chapitres et les sections vous convenaient.
Mme Charest :
...
La Présidente (Mme
Bogemans) : Oui.
M.
Ciccone : ...en haut, là. C'est ça, il
faut revenir en haut, hein? Il est plus loin? On peut-tu suspendre juste un
instant? Ça ne suit pas.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Oui. Nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à
16 h 18)
(Reprise à 16 h 22)
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait,
nous sommes de retour en ondes. Donc, nous en sommes maintenant à l'étude des intitulés, des chapitres
et des sections. Avons-nous des interventions? Non. C'est beau. Est-ce que
c'est adopté dans ce cas-là? Parfait. C'est adopté. Est-ce que
l'article 16, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Adopté.
Des voix : Sur
division.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Adopté sur division.
M. Marissal : ...
La
Présidente (Mme Bogemans) : Le 16 en entier. Oui.
M. Marissal :
...si vous permettez, sur division, je pense que vous comprenez pourquoi,
là, malgré le très bon travail qu'on a fait depuis quelques jours, il y a deux
articles en particulier sur lesquels ça a un peu accroché. Ça ne changera rien,
je pense, au fond de l'affaire, mais vous avez entendu, je pense, mes
représentations là-dessus, là. Je... je vais donc inscrire ma division ici pour
le 16.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. C'est noté. Donc, l'article 16 est adopté,
tel qu'amendé, sur division. Nous allons procéder à la lecture de
l'article 17.
Mme Charest :
L'article 46.2.5 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
dans le paragraphe 1° et après «sécurité», de «et l'intégrité des personnes»;
2° par l'insertion,
dans le paragraphe 2° et après «sécurité», de «et d'intégrité des personnes».
Cet article propose
d'énoncer explicitement la notion d'intégrité des personnes dans les pouvoirs
de la régie des alcools, des sources... des sources... des courses et des jeux,
RACJ, en cohérence avec les autres dispositions du projet de loi.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...
Des voix :
...
Mme Charest :
Ah! vous n'êtes pas rendus. Il faut défiler...
M.
Ciccone : ...pour moi.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Allez-y. Allez-y.
M.
Ciccone : Ça me va.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Ça vous va, c'est beau?
M.
Ciccone : Ça me va, oui, oui. Ça me va. Ça
me va.
La Présidente (Mme
Bogemans) : OK, parfait. Je pensais que vous le cherchiez pour faire
une intervention.
M.
Ciccone : Non, non, ça me va. Ça me va.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Donc, est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : La lecture de l'article 18.
M.
Ciccone : ...on avait suspendu
l'article 9. Je pense que ce serait le moment de revenir à
l'article 9, déposer mon amendement,
par la suite, pour l'article 18... pour qu'il y ait concordance, déposer
par la suite l'amendement de l'article 18.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...pour passer à l'article 9?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Allons-y. Article 9.
M.
Ciccone : Alors, je vais faire la lecture,
Mme la Présidente?
La Présidente (Mme
Bogemans) : De l'amendement?
M.
Ciccone : Oui.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Oui, allez-y.
M.
Ciccone : Alors : Remplacer
l'article 9 du projet de loi par le suivant :
9. L'article 24
de cette loi est remplacé par le suivant :
«24. Chaque fois que le ministre tient une
enquête, il peut en donner avis au public par tout moyen qu'il juge approprié.»
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...commentaires sur l'amendement? Non. Est-ce que
l'amendement est adopté? Adopté. Est-ce que
l'article 9 est adopté tel qu'amendé? Pardon. Adopté. Parfait. Nous
revenons donc à l'article 18.
M. Ciccone : Je vais laisser lire.
Mme Charest : L'article 46.2.6
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «sécurité», ou... «sécurité» de «ou l'intégrité»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Cet article
propose d'énoncer explicitement la notion d'intégrité des personnes dans le
pouvoir de faire enquête de la Régie des alcools, des courses et des
jeux, RACJ, en cohérence avec les autres dispositions du projet de loi. Cet
article propose également de mettre fin à l'obligation pour la RACJ, chaque
fois qu'elle tient une enquête, de donner un avis public dans un journal de la
localité où se tient l'enquête, en concordance avec la modification proposée
par l'article 9 du présent projet de
loi concernant l'obligation du ministre de donner un avis dans un journal
lorsqu'il tient une enquête.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
commentaires?
M. Ciccone : ...
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui,
allez-y, M. le député de Marquette.
M. Ciccone : Merci beaucoup. Remplacer le paragraphe 2° de
l'article 18 du projet de loi par le suivant :
2° par le remplacement du deuxième alinéa par le
suivant :
«Chaque fois que la Régie tient une enquête,
elle peut en donner avis au public par tout moyen qu'elle juge approprié.»
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Mme Charest : Non.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'amendement est adopté? Parfait. L'amendement est adopté. Est-ce que
l'article... OK, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 18?
Non. Est-ce que l'article 18, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Passons à la lecture de l'article 19.
Mme Charest : L'article 46.11
de cette loi est modifié par le remplacement de «qui en font la demande, à la billetterie, des exemplaires format de poche d'un
tableau synoptique des pistes de ski alpin et des remontées mécaniques dont le
contenu est déterminé» par «un tableau synoptique des pistes de ski alpin et
des remontées mécaniques dont la forme et le contenu sont déterminés».
Cet article propose de retirer l'obligation pour
l'exploitant d'une station de ski alpin de mettre à la disposition des skieurs
alpins des exemplaires en format de poche du tableau synoptique des pistes de
ski alpin et des remontées mécaniques et de
conférer au ministre le pouvoir de déterminer par règlement la forme de ce
tableau synoptique.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des commentaires?
M. Ciccone : ...avec le protecteur de l'intégrité.
Mme Charest : Bien, on n'est plus
dans le chapitre, on est dans la loi sur la sécurité puis...
M. Ciccone : Oui, je comprends. Je le sais, mais... OK.
Mme Charest : Et là on se modernise,
parce que... pour sauver votre enfant, M. le député.
M. Ciccone : Oui, qui fait du ski. Parfait. OK, merci. Parfait. Merci.
Mme Charest : Avez-vous des
questions?
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions?
M.
Marissal : ...trois heures, là. Moi, je trouve ça pratique,
des petits... des petits trucs... On fait quoi, là, on... qu'est-ce
qui...
Mme
Charest : L'application, on l'a... on se modernise.
M. Marissal :
Ça gèle, ça, l'hiver.
Mme Charest :
On le checke en bas, on le met dans son pantalon en dedans.
M. Marissal :
Mais c'est-tu une demande qui a été faite ou... je...
Mme Charest :
Oui, ça a été demandé. Oui, oui, absolument.
M. Marissal :
Oui. Oui, oui. OK. Bon, bien, on ne peut pas être...
Mme Charest :
Puis c'est des coûts, évidemment, pour les centres de ski, aussi,
d'imprimer les cartes, puis tout ça, donc, tu sais. Puis, en fait, quand les
pistes sont fermées, tu sais, il y a quand même pas mal de choses qui peuvent
être mis dans une application qui... On se modernise.
M. Marissal :
OK. On n'arrête pas le progrès. Allons-y.
Mme Charest :
On n'arrête pas le progrès.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. Donc, est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : L'article 20.
Mme Charest :
L'article 46.39 de cette loi est modifié par le remplacement de «et
21, 26 à 30» par «, 21, 21.1, 26 à 29.1, 30.35, 30.36, 39.5».
Cet article propose
une modification de concordance, notamment vu l'ajout dans la loi des
dispositions concernant les pouvoirs d'ordonnance en matière d'intégrité et de
vérification de sécurité prévues aux nouveaux articles 30.35, 30.36 et
39.5. Ainsi, en ce qui concerne la pratique du tir à la cible, la
responsabilité de ces nouveaux articles relèverait du ministre de la Sécurité
publique en faisant les adaptations nécessaires.
M. Marissal :
...des interventions? Non. Est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : La lecture de l'article 21 maintenant.
• (16 h 30) •
Mme Charest :
L'article 54 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
après le paragraphe 1°, du suivant :
«2° déterminer les
activités visées à la définition de «loisir» prévue par la présente loi;»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 8°, de «de stations de ski alpin ou de sports»
par «de fédérations d'organismes sportifs, d'organismes sportifs, d'organismes
de loisir, de stations de ski alpin, de loisirs ou de sports».
Cet article propose
une modification de concordance afin d'accorder au gouvernement le pouvoir de
déterminer par règlement quelles activités de loisirs seront visées par la
définition de «loisir» introduite par l'article 2 de ce projet de loi. La modification au paragraphe 8° de
l'article 54 permettrait dorénavant au gouvernement d'exclure de l'application de la loi ou de ses règlements
certaines catégories de fédérations d'organismes sportifs, d'organismes
sportifs, d'organismes ou de loisirs.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...sur l'article 21? Non. Est-ce que l'article le 21
est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Article 22.
Mme Charest :
L'article 55 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement du paragraphe 1° par le suivant :
«1° établir des
normes pour assurer la sécurité et l'intégrité des personnes lors de la
pratique d'un loisir ou d'un sport, lesquelles peuvent notamment porter sur les
comportements prohibés;»;
2° par le
remplacement du paragraphe 11° par le suivant :
«11° prévoir les
modalités de formulation et de traitement d'une plainte au protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport.»
Cet article
propose des modifications de concordance afin d'élargir à des personnes autres
que les participants et les spectateurs le pouvoir du ministre d'établir
des normes de sécurité, d'élargir ce pouvoir au secteur du loisir et d'énoncer explicitement la notion d'intégrité des personnes
étant donné la modification des pouvoirs du ministre prévue par
l'article 5 du projet de loi.
Cet article propose
également de prévoir par règlement les modalités de formulation et de
traitement d'une plainte au Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport
étant donné l'introduction de l'article 30.14 par l'article 16 du
projet de loi.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...non, ça convient. Est-ce que l'article 22 est
adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : La lecture de l'article 23, s'il vous plaît.
Mme Charest :
L'article 55.1 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
dans le paragraphe 9° et après «déterminer», de «la forme et»;
2° par l'insertion, à
la fin du paragraphe 15°, de «ainsi qu'à la tenue de registres».
Cet article propose
de conférer au ministre le pouvoir de déterminer par règlement la forme du
tableau synoptique des pistes et des
remontées mécaniques en concordance avec l'article 19 du projet de loi. Il
propose également de préciser son pouvoir de prescrire toute autre norme
de sécurité relative à la pratique du ski alpin concernant la tenue de
registres.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...des interventions? D'accord. Est-ce que
l'article 23 est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : L'article 24.
Mme Charest :
L'article 55.2 de cette loi est modifié par l'insertion, après
«catégories», de «de loisirs,».
Cet article propose
de permettre que les dispositions que le ministre peut adopter par règlement
puissent varier selon les catégories de loisirs en concordance avec
l'intégration du secteur du loisir dans la loi.
La Présidente (Mme
Bogemans) : ...est-ce que l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Lecture de l'article 25.
Mme Charest :
L'article 58 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «commet une infraction et est passible
d'une amende de 100 $ à 5 000 $» par «est passible d'une amende
de 250 $ à 2 500 $»;
2° par le
remplacement de ce qui précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa par «Le
premier alinéa ne s'applique que dans les cas suivants :».
Cet article propose
une modification au premier alinéa de l'article 58 de la loi qui vise à
ajuster le montant des amendes en haussant l'amende minimale et en diminuant
l'amende maximale, afin d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales
prévues dans le corpus législatif. Il propose également de reformuler ce qui
précède les paragraphes du deuxième alinéa,
sans en modifier le sens, pour plus de clarté et de cohérence avec le corpus
législatif.
La Présidente
(Mme Bogemans) :
Des commentaires sur l'article 25?
Est-ce que l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente
(Mme Bogemans) : L'article 26.
Mme Charest :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 58, du
suivant :
«58.1. Quiconque
menace ou intimide ou tente de menacer ou d'intimider une personne ou exerce ou
tente d'exercer des représailles contre elle au motif qu'elle se conforme à la
présente loi, qu'elle exerce un droit qui y est prévu ou qu'elle dénonce un comportement y contrevenant est passible
d'une amende de 2 000 $ à 20 000 $ dans le cas d'une
personne physique et de 10 000 $ à 250 000 $ dans les
autres cas.»
Cet article propose
d'introduire une nouvelle infraction pénale à la loi à l'égard des mesures de représailles
et de fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions pénales
prévues dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
interventions? Est-ce que l'article 26 et le sous-article 58.1 sont
adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : La
lecture de l'article 27.
Mme Charest :
L'article 59 de cette loi est modifié par le remplacement de «commet
une infraction et est passible d'une amende de 200 $ à 10 000 $»
par «est passible d'une amende de 500 $ à 5 000 $ dans le cas
d'une personne physique et de 1 000 $ à 10 000 $ dans les
autres cas».
Cet article propose une modification à
l'article 59 de la loi qui vise à ajuster le montant des amendes en
haussant l'amende minimale et en diminuant l'amende maximale pour une personne
physique, afin d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales prévues
dans le corpus législatif.
La
Présidente (Mme Bogemans) :
Y a-t-il des interventions sur
l'article 27? Est-ce que l'article 27 est adopté? Adopté.
Maintenant pour l'article 28, comme il y a
des sous-articles, nous allons procéder comme à l'article 16. Donc, je vais inviter Mme la ministre à lire la
première phrase et le premier sous-article. Nous aurons des interventions à
chacun des sous-articles, et ce sera
adopté à la fin des... de la discussion des trois sous-points. Donc, allez-y,
Mme la ministre.
Mme Charest : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 59, des suivants :
«59.1. L'exploitant d'une station de ski alpin
qui contrevient à une disposition de la présente loi ou de ses règlements est passible d'une amende de 500 $
à 5 000 $ dans le cas d'une personne physique et de 1 000 $
à 10 000 $ dans les autres cas.»
Cet article propose d'insérer un nouvel article 59.1
dans la loi afin d'introduire une infraction pénale spécifique visant l'exploitant d'une station de ski qui contreviendrait
à une disposition de la loi et de ses règlements. Cet article propose
également de fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions pénales
prévues dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
commentaires ou des interventions sur 28 et 59.1? En fait, sur 59.1 simplement.
Non? Lecture de 59.2.
Mme Charest : «59.2. Une personne qui
contrevient à l'article 46.17 est passible d'une amende de 250 $ à
2 500 $.»
Cet article propose d'insérer un nouvel
article 59.2 dans la loi afin d'introduire une infraction pénale
spécifique visant une personne qui contreviendrait à l'article 46.17 de la
loi, lequel prévoit, dans certains cas, l'obligation pour toute personne qui
fait de la plongée subaquatique d'être titulaire d'un certificat établissant
son niveau de qualification ou d'une attestation d'équivalence. Cet article
propose également de fixer des montants d'amendes harmonisés avec les sanctions
pénales prévues dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des interventions sur 59.2? Lecture de 59.3, s'il vous plaît.
Mme Charest : «Quiconque
contrevient à l'article 46.18 est passible d'une amende de 500 $ à
5 000 $ dans le cas d'une personne physique et de 1 000 $ à
10 000 $ dans les autres cas.»
Cet article propose d'insérer un nouvel
article 59.3 dans la loi afin d'introduire une infraction pénale
spécifique visant une personne qui, en matière de plongée subaquatique,
contreviendrait à l'article 46.18 de la loi, lequel oblige principalement
toute personne qui dispense des services d'enseignement de la plongée
subaquatique à être titulaire d'un certificat attestant le niveau de
qualification qu'elle a acquis en matière d'enseignement de la plongée subaquatique ou d'une attestation
d'équivalence. Cet article propose également de fixer des montants d'amendes
harmonisés avec les sanctions pénales prévues dans le corpus législatif.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur 59.3? Y a-t-il des interventions sur
l'article 28 dans son entièreté? Est-ce que l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
L'article 29.
Mme Charest : L'article 60
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «commet une infraction et est passible d'une amende de 200 $ à
10 000 $» par «est passible d'une amende de 1 000 $ à
10 000 $ dans le cas d'une personne physique et de 2 000 $
à 20 000 $ dans les autres cas»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Cet article propose une modification à
l'article 60 de la loi qui vise à ajuster le montant des amendes pour la
contravention à une ordonnance en les haussant et en distinguant les personnes
physiques, en harmonisation avec les sanctions pénales prévues dans le corpus
législatif. Il propose également de supprimer le deuxième alinéa, qui prévoyait
une amende spécifique pour un membre d'une fédération d'organismes sportifs ou
d'un organisme sportif non affilié, en cohérence avec les modifications
proposées aux articles 26 et 29.1 introduits par les articles 11 et
14 du projet de loi.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Y a-t-il des interventions sur l'article 29?
Est-ce que l'article 29 est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 30.
Mme Charest : L'article... Il y aura
un amendement.
La Présidente (Mme Bogemans) : D'accord.
Mme Charest : L'article 60.1 de
cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après «ministre», de «, le
protecteur de l'intégrité en loisir et en sport»;
2° par l'insertion, après «25,», de «30.20,
30.24,»;
3° par le remplacement de «commet une infraction
et est passible d'une amende de 100 $ à 5 000 $» par «est
passible d'une amende de [5 000 $] — de 500 $, pardon — à
5 000 $ dans le cas d'une personne physique et de 1 000 $ à
10 000 $ dans les autres cas».
Cet article propose une modification de
concordance afin de rendre applicable cette infraction pénale aux enquêtes
menées par le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport. Cet article
propose également d'ajuster le montant des amendes principalement en haussant
et en distinguant les personnes physiques, afin d'assurer une harmonisation
avec les sanctions pénales prévues dans le corpus législatif.
• (16 h 40) •
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Et voulez-vous lire l'amendement?
Mme Charest : L'amendement.
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
Mme Charest : L'article 30,
article 60.1 de la Loi sur la sécurité dans les sports. Remplacer le
paragraphe 2° de l'article 30 du projet de loi par le paragraphe
suivant :
2° par le remplacement de «25» par «22, 25,
30.20, 30.24»;.
L'amendement proposé vise à ajouter
l'article 22 parmi les articles pouvant être sujets à une sanction pénale
d'entrave.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'article 30, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Passons à l'article 31.
Mme
Charest : L'article 61 de cette loi est modifié par le
remplacement de «commet une infraction et est passible d'une amende de 50 $ à 500 $» par
«passible d'une amende de 250 $ à 2 500 $ dans le cas d'une
personne physique et de 500 $ à 5 000 $ dans les autres
cas».
Cet article propose une modification qui vise à
hausser le montant des amendes et à distinguer les personnes physiques, afin
d'assurer une harmonisation avec les sanctions pénales prévues dans le corpus
législatif.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce qu'il y a des interventions sur 31? Est-ce
que l'article 31 est adopté? Est-ce que c'est adopté?
Des voix : Adopté.
Mme Charest : Adopté, oui, oui,
absolument.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
Parfait. Merci. Passons à l'article 32.
Mme Charest : L'article... 63,
pardon, de cette loi est modifié par le remplacement, dans le texte anglais, de
«convicted therefor» par «found guilty».
La modification au texte anglais de cet article
(«Act respecting safety in sports») vise à corriger la version anglaise pour
qu'elle corresponde mieux à la version française de la loi.
La
Présidente (Mme Bogemans) : ...est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 32? Est-ce que l'article 32 est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 33.
Mme Charest : L'article 64 de
cette loi est modifié par la suppression de «commet une infraction et».
Cet article propose une modification en
cohérence avec les autres modifications proposées au projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Des
interventions sur 33? Est-ce que l'article 33 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Article 34.
Mme Charest : Cette loi est modifiée
par l'insertion, après l'article 64, du suivant :
«64.1. En cas de récidive, les montants des
amendes prévues au présent chapitre sont portés au double.»
Cet article propose d'introduire un nouvel
article qui prévoit une infraction spécifique en cas de récidive et propose de
doubler les montants des amendes prévues au chapitre VIII, lequel comprend
les dispositions pénales.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
interventions? Est-ce que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
Article 35.
Mme Charest : L'article 65 de
cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «un an depuis l'ouverture du dossier d'enquête relatif à cette infraction»
par «deux ans à compter de la date de la perpétration de l'infraction»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Cet article propose de modifier le point de
départ du délai de prescription d'une poursuite pénale, d'en modifier le délai et de supprimer en concordance
la preuve requise pour en établir le point de départ. Ainsi, il propose
que le délai de prescription d'une poursuite pénale soit de deux ans et qu'il
débute au moment de la perpétration de l'infraction.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'article 35? Est-ce que l'article 35
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : 36.
Mme Charest : Cette loi est modifiée
par le remplacement de «convicted» par «found guilty» dans le texte anglais des
dispositions suivantes :
1° le paragraphe 1° du premier alinéa de
l'article 46;
2° le paragraphe 1° du premier alinéa de
l'article 46.1;
3° l'article 46.20;
4° l'article 46.21.
La modification au texte anglais de cet article
(«Act respecting safety in sports») vise à corriger la version anglaise pour
qu'elle corresponde mieux à la version française de la loi dans les
articles 46, 46.1, 46.20 et 46.21 de la loi en concordance avec la
modification proposée à l'article 63 de la loi par l'article 32 du
projet de loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...sur
l'article 36? Est-ce que l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Adopté.
L'article 37.
Mme Charest : L'annexe 1 de la
Loi sur l'administration financière (chapitre A-6.001) est modifiée par
l'insertion, selon l'ordre alphabétique, de... «Protecteur de l'intégrité en
loisir et en sport», pardon.
Cet article propose d'ajouter le Protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport à l'annexe 1 de la Loi sur
l'administration financière afin de confirmer son statut d'organisme
budgétaire.
La Présidente (Mme Bogemans) : ...des
commentaires sur l'article 37? Est-ce que l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Bogemans) : Parfait. L'article 38.
Mme
Charest : À moins que le contexte ne s'y oppose, dans toute
loi, tout règlement ou tout autre document, une référence à la Loi sur
la sécurité dans les sports (chapitre S-3.1) devient une référence à la
Loi sur la sécurité dans les loisirs et les sports (chapitre S-3.1).
Cet article propose de modifier le titre de la
loi dans les lois, règlements et documents qui y réfèrent, en concordance avec
l'article 1 du projet de loi.
La
Présidente (Mme Bogemans) : Y a-t-il des interventions sur l'article 38?
Est-ce que l'article 38 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 39.
Mme Charest : Le protecteur de
l'intégrité en loisir et en sport doit, au plus tard le... faire...
Des voix : ...
Mme
Charest : ...faire au
ministre un rapport sur la mise en oeuvre du chapitre IV de la Loi sur la
sécurité dans les loisirs et les sports. Ce rapport peut notamment
contenir des recommandations visant l'amélioration du régime de traitement des
plaintes.
Le ministre propose ce... dépose, pardon, ce
rapport à l'Assemblée nationale dans les 30 jours de sa réception ou, si
elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Cet article propose qu'un rapport sur la mise en
oeuvre du chapitre IV de la Loi sur la sécurité dans les loisirs et dans
les sports soit fait par le Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport et
déposé à l'Assemblée nationale. Le rapport devra être produit dans les cinq ans
qui suivront l'entrée en vigueur du chapitre IV de la loi.
Une voix : ...
Mme Charest : Ah! il fallait je lise
entre parenthèses? Vous attendiez que je le fasse tout au complet?
La Présidente (Mme Bogemans) : ...allez-y
maintenant.
Une voix : ...
Mme Charest : Juste la parenthèse?
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
Mme Charest : OK : Indiquer ici
la date qui suit de cinq ans celle de l'entrée en vigueur du chapitre IV
de la Loi sur la sécurité dans les loisirs et les sports, édicté par
l'article 16 de la présente loi.
La Présidente (Mme Bogemans) : Y
a-t-il des commentaires sur l'article 39?
M. Ciccone : ...commentaire?
La Présidente (Mme Bogemans) : Oui.
Allez-y.
M. Ciccone : Rapport de mise en oeuvre, c'est excellent, Mme la
ministre. Très heureux de l'avoir là.
Mme Charest : Merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Est-ce
que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : L'article 40.
Mme Charest : Les personnes qui, à
la date de l'entrée en vigueur du chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité
dans les loisirs et les sports, édicté par l'article 16 de la présente
loi, exercent des fonctions au sein d'une fédération d'organismes sportifs,
d'un organisme sportif ou d'un organisme de loisir et qui oeuvrent auprès de
personnes mineures ou handicapées ou sont
régulièrement en contact avec celles-ci doivent transmettre à la fédération ou
à l'organisme une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires
afin que cette fédération ou cet organisme s'assure qu'elles n'ont pas
d'antécédents judiciaires en lien avec leurs fonctions. La fédération ou
l'organisme doit vérifier ou faire vérifier cette
déclaration au plus tard deux ans après la date de l'entrée en vigueur du
chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité
dans les sports... dans les loisirs et les sports, pardon, édicté par
l'article 16 de la présente loi. Les dispositions du chapitre IV.1 de la Loi sur la sécurité dans
les loisirs et les sports, édicté par l'article 16 de la présente loi,
s'appliquent à cette vérification.
Toutefois, une telle personne qui a déjà fait
l'objet d'une vérification de ses antécédents judiciaires pour ses fonctions est présumée avoir fait l'objet d'une
vérification de ses antécédents judiciaires conformément aux dispositions
de ce chapitre.
Cette disposition transitoire propose que les
personnes qui, au moment de l'entrée en vigueur des dispositions concernant les
vérifications de sécurité prévues par les nouvelles dispositions du
chapitre IV.1, exercent déjà des
fonctions au sein d'une fédération d'organismes sportifs, d'un organisme
sportif ou d'un organisme de loisir et qui oeuvrent auprès d'une
personne mineure ou handicapée ou sont régulièrement en contact avec celles-ci
doivent transmettre une déclaration portant sur leurs antécédents judiciaires.
La fédération ou l'organisme aurait l'obligation de vérifier ou faire vérifier cette déclaration au plus tard deux ans
après la date de l'entrée en vigueur du chapitre IV.1.
Le deuxième alinéa de cet article propose que
les personnes dont les antécédents judiciaires auraient déjà été vérifiés soient considérées comme ayant fait
l'objet d'une vérification en vertu des nouvelles dispositions du
chapitre IV.1.
La Présidente (Mme Bogemans) :
Super. Y a-t-il des commentaires sur l'article 40? Est-ce que
l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) :
L'article 41.
Mme Charest : Les dispositions de la
présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi), à l'exception :
1° de celles
de l'article 16 en ce qu'il édicte le chapitre IV de la Loi sur la
sécurité dans les loisirs et les sports, qui entrent en vigueur le
(indiquer ici la date qui suit d'un an celle de la sanction de la présente
loi);
2° de celles
de l'article 16 en ce qu'il édicte le chapitre IV.1 de la Loi sur la
sécurité dans les loisirs et les sports, qui entrent en vigueur à la
date ou aux dates déterminées par le gouvernement.
Cet article prévoit l'entrée en vigueur de la
loi à la date de sa sanction, à l'exception du chapitre IV concernant le Protecteur de l'intégrité en loisir
et en sport, qui entrerait en vigueur un an suivant la date de la sanction
de la loi, et du chapitre IV.1 qui
concerne les vérifications de sécurité, qui entrerait en vigueur par décret du
gouvernement. Il permet ainsi de procéder à l'entrée en vigueur des
dispositions à différents moments.
• (16 h 50) •
La
Présidente (Mme Bogemans) : Y a-t-il des interventions sur l'article 41?
Est-ce que l'article 41 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Le
titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Bogemans) : Je
propose que la commission recommande la renumérotation du projet de loi amendé. Je propose que la commission adopte
une motion d'ajournement des références. Est-ce que cette motion est
adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
La Présidente (Mme Bogemans) : Nous
sommes maintenant rendus à l'étape des remarques finales. Je cède maintenant la
parole au porte-parole du deuxième groupe de l'opposition et député de
Rosemont.
M. Vincent
Marissal
M. Marissal : Oui. Oui, Mme la
Présidente. Ça, c'est rare, ça va tellement vite que je n'étais pas tout à fait
prêt, mais, bon, je suis capable d'improviser puis... comme c'est chaud à
notre... à notre mémoire, parce qu'on vient de le faire en accéléré. Je ne
serai pas long.
D'abord, bravo, hein, pour votre premier projet
de loi, Mme la ministre, en près de six ans. Ce n'est pas faute de ne pas
l'avoir préparé. Puis, bon, il y a eu la COVID à travers tout ça, puis je
comprends que c'était quelque chose qu'il fallait... qu'il fallait pondre aussi
puis que les commissions parlementaires sont parfois en situation
d'embouteillage, là. Mais, bon, regarde, on y est arrivés, puis on l'a fait,
puis c'est une bonne chose.
Il reste... il reste du travail à faire, cela
dit, notamment, évidemment, bien, la création du PILS, physiquement, il faut
créer la chose puis nommer les gens. J'en profite d'ailleurs pour vous tendre
la main, s'il y a des choses à peaufiner, à terminer, si
vous souhaitez nous consulter. Je sais que la nomination du PILS ne se fait pas
aux deux tiers de l'Assemblée nationale, donc on l'apprendra à un moment donné,
puis c'est votre prérogative, là, je ne reviendrai pas là-dessus, mais vous
savez où nous trouver, de toute évidence, si jamais vous voulez discuter. Vous
savez que j'ai un intérêt particulier. Je n'ai pas votre parcours sportif, en
tout cas pas professionnel et olympique comme... comme le vôtre ni celui de...
du député de Marquette, mais j'ai un intérêt pour ça. Puis on a comme un rendez-vous ici, en septembre, pour essayer de
voir ce qu'on peut continuer de faire dans un autre domaine, notamment
l'usage de stéroïdes.
Alors, merci pour la collaboration, c'était...
c'était utile, puis je pense qu'on fait oeuvre utile, comme le projet de loi va
faire oeuvre utile. Quand je dis qu'il reste du travail, les groupes, je pense,
vous attendent aussi, de nouveau, pour notamment les règlements, pour retourner
à la table à dessin. Là, le cadre est fait, là, le cadre, et même l'ossature de tout ça, est fait, il va rester
quand même quelques pièces à meubler puis à décorer, là. Ça, je pense que les groupes
voulaient... voulaient vous revoir à ce sujet-là. Puis on jugera, évidemment,
les résultats, le... les règlements quand on... quand on les aura. Mais je
pense que la base est assez bonne.
Rapidement, dans... dans la dernière heure, ou
les deux dernières heures, on a eu peut-être un petit différend sur un des
aspects particuliers. Moi, j'aurais souhaité... puis je le dis pour fin
d'enregistrement, là, que ce soit dit, là, j'aurais souhaité que les
vérifications d'antécédents judiciaires soient étendues à plus de gens, c'est-à-dire
pas seulement les gens qui sont en contact
avec les mineurs et les personnes en situation de handicap, mais plus
largement, par exemple, et c'est la proposition que j'ai faite, les gens
qui sont en contact avec les personnes inaptes, majeures mais inaptes, qui sont
en situation de grande vulnérabilité aussi. Ce n'est pas... Ce n'est pas le
cas, mais j'entends bien qu'on pourrait éventuellement y revenir, nous ou les
gens qui nous suivront ici, là, mais que c'est quelque chose comme un travail
en continu, là, un «work in progress». Puis on va devoir mettre ça sur pied,
voir comment ça vit dans le temps, dans le
paysage, aussi, du milieu sportif. Donc, il faut quand même leur donner le
temps de se l'approprier puis de le faire vivre.
Par contre, là où... bien, je dis «j'ai eu gain
de cause», ça fait prétentieux, là, mais où on s'est entendus, c'est sur le
fait de traiter les plaintes de violence à caractère sexuel en accéléré. C'est
ce qui se fait aussi au Protecteur national de l'élève. Je pense que c'est une
bonne chose qu'on se soit entendus là-dessus. D'ailleurs, on ne s'est pas vraiment chicanés, là, ça s'est fait de façon
assez naturelle. C'est bien. Merci pour ça aussi. Je vais m'arrêter là pour...
pour le moment.
Merci à votre
équipe, une équipe toute féminine. C'est assez rare qu'on voie ça dans... à
l'Assemblée nationale. Je ne sais pas si c'est ça qui a été gage
d'efficacité, parce que ça a quand même fonctionné pas mal, pas mal rondement.
Bien, merci aux collègues de... du... de la partie gouvernementale. Merci à mon
collègue et aux collègues de l'opposition officielle. Mme la Présidente, vous
saluerez M. le Président qui d'habitude est ici et n'y est pas. Puis,
évidemment, bien, merci à toute l'équipe de la table pour l'excellent travail.
J'ai probablement oublié quelqu'un et je m'en excuse, mais, sur ce, merci.
La Présidente (Mme Bogemans) : Parfait.
Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole au député de Marquette.
M. Enrico Ciccone
M. Ciccone : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Moi de même, je partage
les dires de mon collègue de Rosemont. Je
tiens à remercier tous ceux qui ont participé à ce projet de loi, qui était si
important, si sensible, si humain également. Ce n'était pas... Ce
n'était pas évident. Puis je fais un ricochet, là, pour... pour remercier
également tous ceux qui ont fait partie du
rapport sur les initiations dans le milieu du hockey junior et la possibilité
des... possibles situations dans
d'autres sports. Je sais que, Mme la ministre, vous avez pris ce rapport-là,
vous l'avez lu. Ça vous a aidée, justement, à la rédaction de ce projet
de loi là.
Vous ne serez pas surprise quand je vous dis que
j'aurais aimé ça qu'il soit plus large. C'est sûr que, quand vous avez lu l'article, tantôt, sur le ski, j'ai
fait : Que c'est ça? Parce que moi, je m'étais vraiment concentré sur le
16, là, puis... Et puis il y a eu un élément aussi sur la plongée
sous-marine. Ça fait que j'aurais aimé ça qu'on...
Une voix : Subaquatique.
M. Ciccone : Subaquatique. J'aurais aimé ça qu'on l'élargisse encore un
peu plus, parce qu'il y a vraiment encore un coup de barre, selon moi, à donner
dans le futur au niveau de la sécurité dans les sports. Mais on a fait... on a
fait un pas vraiment en avant aujourd'hui, en espérant qu'on ne revoie plus ce
qui s'est produit.
Maintenant, il y a des... il y a des éléments
qui sont en place pour, justement, attraper les fautifs. Il faut également
encourager tous ceux qui ont... vont avoir besoin du protecteur de l'intégrité,
être facile d'accès. Il faut qu'on fasse
connaître le protecteur de l'intégrité. On avait commencé à le faire avec
l'officier des plaintes puis on voyait que
ça fonctionnait. On a voulu lui donner plus de mordant. C'est ce qu'on fait
aujourd'hui après cette... après la sanction.
Alors, bravo
encore à tous. Bravo à mon collègue de Rosemont, qui est toujours très, très,
très pertinent. On apprend chaque jour en siégeant avec vous,
monsieur... M. le député. Alors, merci beaucoup.
Puis je vous l'ai dit tantôt au micro, mais je
vais vous le redire, là, le rapport de mise en oeuvre, pour moi, c'est très, mais très, très, très important. Je
sais que ce n'est pas toujours facile à faire inclure, là, mais c'est important
qu'il soit là parce que c'est nouveau, on vient intégrer un nouvel... un nouvel
organe, puis il faut s'assurer qu'on veut l'améliorer. Ça
fait qu'avec le rapport de mise en oeuvre on va être capables de revoir. Puis
aussi d'avoir donné la possibilité au
protecteur du... de l'intégrité de faire des recommandations pour améliorer son
travail, également c'est... c'est un bel ajout à ce projet de loi là.
Alors, bravo à tous, encore une fois, je
réitère. Bravo, Mme la ministre, c'est votre premier projet de loi. Ce n'est
pas... C'est un... c'est un grand moment. Vous avez parlé de Veuve Clicquot.
J'espère que moi et le député de Rosemont, on va être invités quand vous allez
la déboucher. Et, quand vous allez la faire sanctionner avec le gouverneur, si vous avez besoin de notre... si
vous voulez nous inviter, ça va nous faire... bien, en tout cas, pour moi, je
ne parlerai pas pour le député de Rosemont, ça va me faire plaisir de
vous accompagner, Mme la ministre. Alors, sur ce, merci beaucoup.
La Présidente (Mme Bogemans) : Merci,
M. le député. Mme la ministre, c'est à vous.
Mme Isabelle
Charest
Mme Charest : Oui. Merci, Mme la
Présidente. Bien, dans un premier temps, vous me permettrez de remercier les équipes, qui ont travaillé très
fort, qui... toujours très pertinentes, toujours... qui ont bien compris
l'esprit qu'on voulait donner à ce projet de loi là pour faire en sorte
de protéger le milieu. Donc, merci aux équipes au ministère, à la DAJ. Merci à
mes collègues aussi qui sont là. Merci à mon équipe au cabinet.
Merci à vous de l'opposition. Je pense que vous
avez aidé à faire avancer le dossier, à le faire de façon... je pense, de façon constructive. Je pense que le...
on avait tous le même objectif, puis c'est clair. C'est sûr que, bon, il y a
des contraintes, puis on en est tous conscients, mais merci de votre apport,
qui est important. Et je sais que le milieu sportif, peu importe notre passé,
nous préoccupe énormément. Au-delà de... du sport, qui nous tient à coeur, les
enfants nous tiennent à coeur aussi beaucoup puis les clientèles vulnérables.
Moi, ce que j'ai envie de vous dire aussi... Merci aussi à toute l'équipe, là,
qui travaille pour faire en sorte qu'on puisse faire ces travaux-là ici.
• (17 heures) •
Ce que j'ai envie de vous dire, c'est
qu'aujourd'hui c'est une journée importante. Puis là j'ai... Excusez, je ne
pensais pas que... C'est niaiseux, c'est la fatigue, je pense. On marque le
pas, je pense, au Canada pour faire en sorte que le milieu soit sain et
sécuritaire. On est des miles en avance sur les autres provinces. On vient dire
à quel point c'est important de faire en sorte que le milieu soit sain et
sécuritaire pour nos athlètes. J'ai eu une expérience positive dans le sport,
mais je sais que ce n'est pas le lot de tous les jeunes qui font du sport. Et
là on vient vraiment mettre pression pour que ça soit ça partout ailleurs. Et
les gens ailleurs nous regardent. Mes homologues me regardent aussi et voient ce qu'on fait aujourd'hui. Donc, on
marque un pas, un jalon extrêmement important pour sécuriser nos jeunes.
Alors,
j'espère que vous ressentez cette même fierté que j'ai, mais c'est très
important ce qu'on fait aujourd'hui. Alors, je pense qu'on peut... on
peut se serrer la patte, puis on peut... on peut se donner une claque dans le
dos, puis on peut en boire, de la Veuve Clicquot, puis on va la boire ensemble,
parce que je pense qu'on le mérite tous et chacun, parce qu'on a travaillé pour
faire en sorte que le milieu du sport ait toutes les lettres de noblesse qu'il
mérite et qu'il devrait avoir, parce que ça
peut être un milieu tellement formateur, tellement important, mais il faut
s'assurer que ça soit fait en... dans l'intégrité de nos athlètes.
Voilà. Désolée de la petite émotion.
La Présidente (Mme Bogemans) : Merci
beaucoup pour votre intervention. Je vous remercie tous de votre collaboration.
La commission ayant accompli son mandat, on
ajourne les travaux jusqu'au jeudi 6 juin, 8 heures, où la
commission se réunira à nouveau en séance de travail. Merci, et félicitations!
(Fin de la séance à 17 h 02)