Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Thursday, November 7, 2024
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Vol. 47 N° 79
Clause-by-clause consideration of Bill 76, an Act mainly to enhance the quality of construction and public safety
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Boulet, Jean
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Boulet, Jean
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Leduc, Alexandre
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Jeannotte, Chantale
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Girard, Eric
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Émond, Jean-Bernard
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12 h (version révisée)
(Douze heures une minute)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon midi à tous. Ayant le quorum, je déclare la Commission de l'aménagement du
territoire ouverte.
Je rappelle que la commission est réunie
afin de procéder... poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 76, Loi
visant principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité
du public.
Est-ce que nous avons des remplaçants, Mme
la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Gagnon (Jonquière) est remplacé par M. Lemay (Masson); Mme Poulet
(Laporte), par Mme Mallette (Huntingdon); M. Ciccone (Marquette), par
Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey); Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont),
par Mme Cadet (Bourassa-Sauvé); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
par M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, mardi, en fin de journée, nous étions à l'article n° 12 du bloc 2 qui était la Qualification des
entrepreneurs et des constructeurs propriétaires. Alors, M. le ministre, je
vous laisse lire l'article n° 12.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. D'abord, salutations à tous les collègues gouvernementaux, les
collègues des partis d'opposition, Bourassa-Sauvé, Chomedey entre autres.
12. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 71, du suivant :
«71.1. Lorsqu'une licence comporte
une sous-catégorie autorisant son titulaire à exécuter des travaux de
construction couverts par un plan de garantie visé à l'article 80, cette
sous-catégorie ou, si la licence ne comporte que cette sous-catégorie, cette
licence cesse d'avoir effet dès que son titulaire n'adhère plus à ce plan.»
Commentaires : Donc, ça ajoute 71.1 afin
de prévoir que l'entrepreneur qui n'adhère plus à un plan de garantie visé à
l'article 80... il perd automatiquement la sous-catégorie de licence
l'autorisant à exécuter des travaux de construction couverts par ce plan, donc,
confirmant le caractère impératif de l'adhésion pour pouvoir faire ses travaux.
Donc, ce nouvel article là prévoit
également que, si la licence ne comporte qu'une sous-catégorie relative au plan
de garantie, cette licence cesse automatiquement d'avoir effet. Alors, voilà, M.
le Président. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Bonjour, M.
le Président.Ravie, donc, de vous revoir, depuis mardi, ainsi que l'ensemble
des membres de la commission. Merci, M. le ministre, donc, de nous avoir fait,
donc, la lecture, donc, de l'article 12 proposant... insérant, après l'article 71,
l'article 71.1, donc, qui serait nouveau.
Peut-être juste, donc, nous expliquer plus
largement. Parce que, bon, on n'est pas encore arrivés au bloc, donc, de
protection des nouveaux propriétaires, je sais... J'imagine que, comme vous le
faites généralement, avant l'introduction du bloc, là... que vous allez nous
proposer... nous présenter, plutôt, donc, le cadre général, le contexte actuel
sur l'administration des plans de garantie. Mais peut-être, donc, ici, donc,
nous... nous donner, donc, un avant-goût un peu, donc, de ce contexte. Parce
que, là, donc, ce que je comprends, c'est que les entrepreneurs, donc, ont l'opportunité
de, donc... de décider de ne plus être couverts, donc, par une licence. Donc,
ce serait...
M. Boulet : En fait,
collègue, actuellement... puis je vais vous expliquer pourquoi on ajoute l'article 71.1.
Donc, actuellement, l'adhésion d'un entrepreneur au plan de garantie cesse d'avoir
effet dès qu'il n'est plus titulaire de la sous-catégorie de licence appropriée
délivrée par la régie. L'article 94 du règlement, puis, ça, on va le
traiter plus tard, sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs,
qui prévoit cette fin d'adhésion automatique, se lit comme suit. Donc, pour
cette situation-là, on dit, à 94 de ce règlement : «L'adhésion d'un
entrepreneur cesse d'avoir effet dès qu'il n'est plus titulaire de la licence
d'entrepreneur appropriée délivrée par la Régie.»
Or, dans la situation inverse, c'est-à-dire
quand un entrepreneur n'adhère plus à un plan de garantie, il n'y a pas de
cessation automatique de la sous-catégorie de licence relative au plan de
garantie, d'où la pertinence <d'ajouter 71.1...
M. Boulet :
... de
la sous-catégorie de licence relative au plan de garantie, d'où la pertinence >d'ajouter
71.1. La régie... Bon, la régie doit alors, conformément à la loi... actuellement,
là, avant l'article, conformément à la Loi sur la justice administrative,
transmettre un préavis de décision défavorable au titulaire de la licence puis,
après ça, rendre une décision d'annulation de la sous-catégorie de licence
relative au plan de garantie, ce qui occasionne des délais. Pendant ce temps,
bien, l'entrepreneur, il peut faire des fausses représentations à d'éventuels
acheteurs quant à son adhésion au plan de garantie et continuer, donc, à
prendre des dépôts.
Il importe donc de prévoir, et c'est ce
qu'on fait avec 71.1... de prévoir que la sous-catégorie de licence liée au
plan de garantie cesse d'avoir effet dès que l'entrepreneur perd son
accréditation, perd son accréditation par GCR, là, Garantie de construction
résidentielle. Donc, c'est simplement ça, pour éviter une situation où la régie
est contrainte d'envoyer un préavis d'annulation en vertu de la Loi sur la
justice administrative et les délais que ça occasionne, permettant ainsi à
l'entrepreneur de continuer à faire des affaires avec des acheteurs ou des
clients potentiels puis obtenir des dépôts. Donc, c'est cette brèche-là qu'il
était important de colmater pour nous autres. C'est tout. C'est simplement ça.
Mme Cadet : Merci. Je
comprends mieux ce que... Au départ, donc, l'explication, donc... Donc,
l'entrepreneur qui n'adhère plus, c'est comme si, pour la personne qui n'est
pas nécessairement, donc, dans le milieu, donc, pouvait, donc, comprendre, donc,
que c'est l'entrepreneur lui-même qui fait le choix de ne plus adhérer à un
plan de garantie. Mais ici, avec vos explications que vous venez de donner, là,
je comprends, là, c'est vraiment... c'est la régie, donc, qui elle-même, donc,
retirerait, donc, la licence.
M. Boulet : ...
Mme Cadet : Pas nécessairement?
M. Boulet : ...pourait
perdre... il pourrait perdre son accréditation à Garantie de construction
résidentielle, un, s'il ne rencontre plus les exigences financières prévues
dans le règlement, évidemment, on... et, deux, s'il n'a pas fourni les
garanties financières ou les documents demandés par Garantie de construction
résidentielle. Puis la troisième situation, c'est s'il n'a pas bien géré les
réclamations présentées par les consommateurs. Donc, il se pourrait qu'il soit
dans cette situation-là.
Mme Cadet : OK. D'accord.
Donc...
M. Boulet : Une de ces
trois-là.
Mme Cadet : D'accord.
Maintenant, je saisis mieux. Donc, ça, c'est vraiment... Donc, ça, c'est dans
le règlement, donc, sur les garanties de construction résidentielle. Donc,
c'est à ce moment-là qu'on comprend, donc, quelles sont les conditions qui
sous-tendraient, donc, le retrait, donc, d'une accréditation, un plan de
garantie pour un entrepreneur, ce sont les trois conditions que vous avez
énumérées?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : D'accord. Et une
fois, donc, que l'entrepreneur, donc, lui-même a perdu cette licence,
pouvez-vous donner des exemples? Parce que vous avez donné... vous avez dit,
donc, que l'entrepreneur, donc, dans une situation, donc, pourrait continuer,
donc, de faire, donc, des fausses représentations en vertu, donc, de sa
sous-catégorie, l'autorisant, donc, à exécuter, donc, des travaux de
construction couverts par le plan de garantie. Est-ce que vous pouvez donner un
exemple?
M. Boulet : Bien, c'est
exactement l'exemple que j'ai donné. Quand un entrepreneur n'adhère plus à un
plan de garantie, comme il n'y a pas de cessation automatique de la
sous-catégorie de licence et que ça nous contraint, nous, à la RBQ, d'envoyer
un préavis d'annulation, c'est ça qui génère des délais. Et c'est pendant ce
délai-là qu'il peut faire des fausses représentations, et avec des
consommateurs ou des acquéreurs potentiels, et prendre des dépôts. Donc, c'est
l'exemple classique, c'est vraiment l'exemple qui nous est... qui nous a
incités à ajouter cet article-là.
• (12 h 10) •
Mme Cadet : Pour... Et pour la
profane que je suis, est-ce que vous avez des... Donc, merci, ici, donc, pour
l'exemple. Donc, pas nécessairement, donc, une... Ça n'arrive pas
nécessairement, donc, dans un... dans une... un titulaire, donc, d'une
catégorie, donc, de licence ou une autre. Mais est-ce que ce sont des cas qui
arrivent souvent, en ce moment?
M. Boulet : Est-ce que c'est
des cas qui sont fréquents? Pas tant.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, je pense que
le volet prévention est important. Mais c'est arrivé.
Mme Cadet : C'est arrivé?
M. Boulet : Puis on l'avait
pour la première situation puis on ne l'avait pas dans la situation inverse. Si
l'adhésion d'un entrepreneur au plan... bien là, on disait qu'elle cessait
d'avoir effet dès qu'il n'est plus titulaire de la sous-catégorie, puis c'est
la situation inverse que je viens de vous présenter qui n'était pas couverte.
Mme Cadet : OK. OK. Et là, <donc,
tantôt...
M. Boulet : ...inverse que
je viens de vous présenter qui n'était pas couverte.
Mme Cadet :
OK. OK.
Et là, >donc, tantôt, je pense que vous l'avez nommé, c'est l'article 90,
c'est ça que...
M. Boulet : 94 du règlement.
Mme Cadet : L'article 94
du... OK, donc, du règlement que vous avez nommé. Donc, ça couvre la situation
inverse.
M. Boulet : Oui, oui, qui
dit : «L'adhésion d'un entrepreneur cesse d'avoir effet dès qu'il n'est
plus titulaire de la licence d'entrepreneur appropriée délivrée par la Régie.»
Mme Cadet : OK. OK. On
sortirait, donc, le règlement, de notre côté. Et...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
députée...
M. Boulet : Puis juste, peut-être,
compléter. On m'informe qu'en 2023 il y en a 282 qui auraient perdu leurs
accréditations de Garantie de construction résidentielle, mais on ne sait pas
les motivations, on n'est pas capables de dire... de décliner les motifs. Mais
c'est quand même un nombre plus important que je pensais.
Mme Cadet : Oui, c'est quand
même un nombre important. Donc, 282 qui auraient perdu, donc, leurs licences.
Et là-dedans, donc, est-ce qu'on sait il y en a beaucoup qui… s'il y en a
beaucoup qui sont... Bien, en fait, là encore une fois, donc, je pose une
question de profane ici, là, mais est-ce qu'il y a, donc, beaucoup, donc, de
titulaires, donc, qui sont à la fois... d'une licence, et d'une sous-catégorie,
donc, de licence, et qui ont, donc, les capacités, donc, de pouvoir exécuter
les travaux couverts par un plan de garantie en vertu de leurs licences et de leurs
sous-licences? Donc, c'est comme ça que ça fonctionne?
M. Boulet : Exact.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Députée de Chomedey, c'est à vous.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci,
M. le Président. J'ai une question au ministre. Je suis la députée de Chomedey
et j'habite à Chomedey, et puis on a eu...
M. Boulet : Vous êtes
chanceuse!
Mme Lakhoyan Olivier : Très
chanceuse. On a eu des inondations majeures. Mes voisins, ma famille, ils ont
vécu le cauchemar, là. Ils ont vidé. Et en ce moment, bien, ils cherchent des
compagnies de construction. Et puis, en lisant cet article-là... «L'article 12
du projet de loi ajoute l'article 71.1 à la Loi sur le bâtiment afin de
prévoir que l'entrepreneur qui n'adhère plus à un plan de garantie visé à
l'article 80 perd automatiquement la sous-catégorie de licence
l'autorisant à exécuter des travaux de construction couverts par ce plan.» Moi,
ce qui m'inquiète, je me mets à la place de mes voisins, puis ma mère, puis mon
frère aussi, parce que, tout le monde, ils vont avoir besoin d'une compagnie de
construction : Comment on sait... Parce que, là, ils sont... ils ont leur
numéro de licence sur leur camion, sur leur carte d'affaires. Comment ils
sauront qu'ils n'ont pas renouvelé leur garantie? Comment on protège les
citoyens? Est-ce qu'il y a une liste ou est-ce qu'ils doivent appeler quelque
part? Comment on vérifie ça que c'est une compagnie en due... en due forme?
M. Boulet : Oui, il y a un
registre, à RBQ, où vous pouvez avoir l'information. Mais GCR ne couvre que les
maisons neuves. On va voir, là, les catégories de maisons neuves. Là, les
rénovations ne sont pas concernées par le plan de garantie des constructions de
résidences. Mais, à la question que vous posez, collègue de Chomedey, qui est
hyperpertinente, il y a effectivement un registre qui confirme l'information, c'est-à-dire
l'adhésion au plan de garantie.
Mme Lakhoyan Olivier : ...est-ce
qu'ils ont accès à ce registre ou ils doivent appeler quelque part?
M. Boulet : Il y a un site Web.
On va en parler tout à l'heure, d'ailleurs, mais il y a un site Web.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup, M. le ministre.
M. Boulet : C'est une très
bonne information, surtout en étude détaillée, pour ceux et celles qui nous
écoutent, là, c'est important.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci.
Merci, M. le Président. Juste un peu... Tantôt, là... parce qu'on revenait,
donc, à ceux, donc, qui ont perdu, donc, leurs licences, donc, en vertu, donc,
d'un des articles du règlement sur le plan de garantie des bâtiments
résidentiels neufs, en fonction, donc, des trois critères que vous avez
énumérés. Donc, vous dites, donc, qu'il y en avait, donc, 282. Là, on n'a
pas... on n'a pas les motifs, donc, de perte.
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : OK. Parce que ce
n'est pas quelque chose qui est...
M. Boulet : Ce n'est pas
documenté...
Mme Cadet : Ce n'est pas
quelque chose qui est documenté?
M. Boulet : Ce n'est pas
documenté.
Mme Cadet : Et pourquoi ce
n'est pas documenté?
M. Boulet : Bien, c'est Garantie
de construction résidentielle, comme vous savez, c'est un OBNL qui fait
aussi... qui dépend de la réglementation. Mais ce n'est pas compilé à Garantie
de construction résidentielle. Est-ce que ça devrait l'être...
Une voix : ...
M. Boulet : Mais, à la régie,
on ne l'a pas. Peut-être qu'il faudrait le demander à GCR, mais nous, on ne l'a
pas.
Mme Cadet : ...les motifs, ce
n'est pas nécessairement quelque chose qui est transmis, donc, à la régie?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : Parce qu'il y
avait quand même, donc, une certaine gradation, donc, de gravité là-dedans, donc,
ça nous donnerait une certaine source <d'information...
Mme Cadet :
...gradation,
donc, de gravité là-dedans, donc, ça nous donnerait une certaine source >d'information,
donc, sur...
M. Boulet : Mais
minimalement, collègue, ça confirme la pertinence de cet article-là.
Mme Cadet : Certainement.
Donc, le chiffre que vous avez donné, effectivement, M. le ministre, donc,
très, très pertinent, donc, pour nous outiller et pour ceux qui nous écoutent.
M. Boulet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 12 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 4.
M. Boulet : Oui, M. le
Président. 4. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 51... excusez-moi, du suivant :
«51.1. Une demande de délivrance de
licence ne peut être examinée par la Régie lorsque la personne ou la société
qui en fait la demande a été titulaire d'une licence qui a été annulée, dans
les 12 mois précédant la demande, à la suite d'une décision d'un régisseur
dans l'exercice de ses fonctions prévues à l'article 109.6.
«De même, une demande de délivrance de
licence ne peut être examinée par la Régie lorsqu'un dirigeant de la société ou
de la personne morale qui en fait la demande a été titulaire ou a été dirigeant
d'une société ou d'une personne morale qui a été titulaire d'une licence qui a
été annulée, dans les 12 mois précédant la demande, à la suite de la décision
d'un régisseur dans l'exercice de ses fonctions prévues à l'article 109.6.»
Commentaires : L'article 4,
donc, prévoit l'insertion de 51.1. Je pense que le libellé est quand même assez
clair, là, c'est le délai de 12 mois avant que la régie puisse examiner
une nouvelle demande de licence quand la licence précédente a été annulée à la
suite d'une décision d'un régisseur. Puis ça s'applique également à toute
société ou personne morale dont l'un des dirigeants était titulaire ou a été
dirigeant d'une société ou personne morale qui a été titulaire d'une licence
qui a été annulée il y a moins d'un an par un régisseur.
Est-ce que vous voulez que je vous parle
de l'état actuel des choses? Je savais que la question allait venir, ça fait
que... Donc, en vertu de la loi, la régie peut notamment refuser de délivrer
une nouvelle licence quand la personne qui la demande était impliquée dans une
entreprise dont la licence avait été annulée depuis moins de trois ans par une
décision d'un régisseur. Mais c'était dans un cas où le régisseur avait un
pouvoir discrétionnaire. Il peut refuser de délivrer, mais ce n'est pas un
automatisme.
Lorsqu'un régisseur décide que la licence
doit être annulée ou refusée à des fins de protection du public, il doit être
en présence d'un dossier présentant des manquements importants. Ce que la régie
a constaté, c'est que des entreprises abandonnent leurs licences lorsqu'elles
sont convoquées devant le régisseur. Cet abandon peut être fait de façon
directe par l'envoi d'un avis d'abandon de la licence à la régie, mais aussi de
façon indirecte, c'est-à-dire si l'entreprise ne paie pas à l'échéance les
droits et frais exigibles pour le maintien de sa licence, par exemple. Donc,
que l'abandon soit direct ou indirect, ça avait pour effet de ne pas créer
d'antécédent et ça facilitait le dépôt d'une nouvelle demande de licence tout
de suite après. Vous avez compris, collègue de Chomedey.
De même, lorsqu'il y a une annulation de
licence, certains dirigeants de ces entreprises-là présentent une demande de
licence, multipliant le traitement des demandes de licences par la régie. Donc,
cet article prévoit par conséquent des cas dans lesquels une demande de
délivrance ne peut être examinée par la régie quand il y a eu une annulation
dans les 12 mois précédant la demande à la suite d'une décision d'un
régisseur dans l'exercice de ses fonctions en vertu de 109.6.
• (12 h 20) •
Et là, 109.6, c'est la prochaine question
de la collègue de Bourassa-Sauvé ou de Chomedey, c'est les cas suivants :
la personne ou la société qui fait la nouvelle demande a elle-même été
titulaire d'une licence annulée; deux, un dirigeant de la société ou de la
personne morale qui fait la nouvelle demande a été titulaire d'une licence <annulée...
M. Boulet :
...
personne morale qui fait la nouvelle demande a été titulaire d'une licence >annulée;
puis trois, c'est : un dirigeant de la société ou de la personne morale
qui fait la nouvelle demande a été dirigeant d'une société ou d'une personne
morale dont la licence a été annulée. Alors, c'est ce qu'on vient reprendre...
Pardon?
Mme Cadet : ...votre phrase,
M. le ministre, là.
M. Boulet : Puis il y a une
disposition analogue dans la Loi sur les permis d'alcool, là. Le permis qui a
été révoqué par la régie ne peut pas faire l'objet d'une nouvelle demande avant
l'expiration d'un délai d'un an à compter de cette révocation. Voilà, c'est
exactement le même type de conséquence. C'est l'article 93 de la Loi sur
les permis d'alcool.
Mme Cadet : OK. D'accord...
M. Boulet : Oui. Il y a-tu de
quoi que...
Une voix : ...
Mme Cadet : Ah! D'accord. OK. OK.
M. Boulet : C'est des notes
additionnelles pour le ministre. Mais, tu sais, moi, à la limite, là... Je les
lis parce que ça ne me dérange pas de les partager.
Mme Cadet : D'accord. Merci. Merci,
M. le ministre. Donc, c'est pour ça que j'essaie, donc, de vous suivre ici...
M. Boulet : Je sais que vous
êtes des personnes rigoureuses et que vous allez poser les questions, ça fait
que j'aime autant les dire en amont.
Mme Cadet : D'accord, merci.
Et l'autre chose, c'est que, là, vous avez dit, donc, 109.6, mais en fait,
109.6 prévoit, donc, les... les fonctions que peuvent exercer les régisseurs. Parce
que, là, vous nous avez nommé, donc, les différents cas pour lesquels une
licence, donc, pouvait... Donc là, je vous avouerais, là... Parce que, là, je
lisais 109.6, donc, de façon concomitante, ça ne fonctionnait pas. Ça fait que
je voulais juste... Peut-être juste nous référer, là, donc, vous...
M. Boulet : Bien, il y a des
cas dans lesquels une demande de délivrance de licence ne peut être examinée
par la régie quand il y a eu une précédente licence qui a été annulée dans les
12 mois précédant la demande, à la suite d'une décision d'un régisseur
dans l'exercice de ses fonctions prévues à l'article 109.6. Et, dans
l'article 109.6, on mentionne les trois cas. Et c'est dans le deuxième
alinéa de 51.1, Madwa, où on réfère à 109.6...
Mme Cadet : Oui, je vois
que...
M. Boulet : ...et c'est pour
ça que j'ai mentionné les trois cas.
Mme Cadet : Oui, je vois qu'à...
Bien, c'est exactement ça, ma question, en fait. Je vois qu'à 51.1, donc, on
réfère à 109.6...
M. Boulet : Exactement, au
deuxième alinéa, oui, tout à fait.
Mme Cadet : 109.6, donc,
c'est l'article qui dit :«Le gouvernement nomme au plus cinq
régisseurs qui exercent, sous l'autorité administrative du président-directeur
général, les fonctions suivantes de façon exclusive». Mais ça ne donne pas
nécessairement, donc, les trois cas, à moins... Et là, évidemment, donc, ça...
Il y a beaucoup, donc, de références à d'autres articles, à 109.6, là, donc
c'est peut-être une de ces références-là.
M. Boulet : Oui, oui,
exactement.
Mme Cadet : Oui. Je ne sais
pas si... Vous pouvez peut-être, donc, nous diriger ici, là. Parce que, dans le
fond, donc, comme ils disent, donc, on nous nomme, donc, les fonctions que
peuvent exercer les régisseurs ici, là, et non pas, donc, les... les trois
exemples, donc : «décider si une licence peut être refusée eu égard, donc,
aux dispositions suivantes»; au premier paragraphe, «décider de la restriction
d'une licence en vertu du deuxième»; «autoriser un titulaire de licence
restreinte à poursuivre un contrat en cours d'exécution en vertu du troisième
paragraphe», etc. Il y en a six... sept, plutôt, pardon. Donc, je... Donc, je
ne sais pas si l'article... Donc, les trois cas, là, que vous énumériez, à quel
endroit est-ce qu'on les retrouve?
M. Boulet : ...mentionnés à
51.1, hein, Madwa.
Mme Cadet : Ah! OK. D'accord.
M. Boulet : Puis, tu sais,
dans le fond, là, c'est uniquement et essentiellement pour assurer une
meilleure protection de la population, cet article-là. C'est les avis d'abandon.
Et, pendant les avis d'abandon, bien, ça mène aux conséquences que j'ai
expliquées. Ils peuvent refaire une demande de licence, une semaine, ou deux
mois après, ou peu importe après. Alors là, le délai d'un an permet d'assurer
une période tampon raisonnable qui est cohérente avec la même période que nous
avons dans la loi sur la délivrance des permis d'alcool. C'est ce que les
conseillers...
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Oui, parce que
là, bien évidemment, là... Parce que là, donc, je vous suivais...
M. Boulet : Oui. Le délai de
12 mois vient de là et des consultations qui ont été faites en amont avec
tous les partenaires. Ça apparaissait un délai raisonnable.
Mme Cadet : OK. Donc, les
différents groupes se sont accordés, donc, sur le délai de 12 mois, ce
qui, bien évidemment, c'est... Revenons, donc, dans le cœur de la question, en
fait, le cœur, donc, de l'article proposé ici, là. Donc, évidemment, donc, le
délai de 12 mois, donc, était ma prochaine question, et là je comprends
que c'est vraiment, donc, sur la base de ces consultations-là et en toute
concordance avec... c'était sur les permis d'alcool.
M. Boulet : En fait, les
entrepreneurs habiles ou malhabiles, bien, ils abandonnaient pour avoir un
dossier propre...
Mme Cadet : Ils abandonnaient
leurs licences, tout simplement?
M. Boulet : Bien oui, bien
oui, tout simplement, de façon directe ou de façon indirecte.
Mme Cadet : Ça veut dire
quoi, «de façon directe ou indirecte»?
M. Boulet : Bien, comme j'ai
mentionné <tout à l'heure, ça...
Mme Cadet : «de façon
directe ou indirecte»?
M. Boulet :
Bien,
comme j'ai mentionné >tout à l'heure, ça peut être fait de manière
directe, quand il envoie un avis d'abandon de sa licence à la régie, mais aussi
de façon indirecte, si l'entreprise ne paie pas. Il décide de ne pas payer les
frais et droits exigibles pour le maintien de sa licence, ça fait qu'il
n'envoie pas d'avis d'abandon, mais il ne paie pas, ça fait qu'on met fin à sa
licence. Mais lui, il n'est pas dans un contexte... il est dans une situation
qui permet de ne pas créer l'antécédent et il peut redéposer par la suite.
Mme Cadet : D'accord. Et là,
mardi, le... et ma mémoire me fait un petit peu défaut, donc, sur le numéro
d'article exact, là, mais alors que nous étudiions, à ce moment-là, de notre
côté, l'article... je pense que c'était l'article 7 du projet de loi,
donc, quand nous ajoutions, donc, l'article 65.1, donc, les cas
d'indication d'une restriction sur une licence pour l'admissibilité aux
contrats publics, je vous posais la question, donc, sur si, donc, on avait,
donc, un dirigeant d'entreprise qui décidait, donc, de faire appel,
essentiellement, donc, à un prête-nom, là, pour se soustraire à ces
dispositions-là. Nous avions... Nous avions, donc, trouvé, donc, les
dispositions de la Loi sur le bâtiment qui assujettissaient l'article 65.1
à ce mécanisme de contrôle là. Donc, est-ce que l'article 51.1 est
assujetti au même mécanisme de contrôle?
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : Oui, donc c'est
bien confirmé?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Et rappelez-moi,
c'était... est-ce que c'était celui à l'article 60?
Des voix : ...
M. Boulet : 60, paragraphe 3°,
il me semble.
Mme Cadet : C'est celui-là.
60, paragraphe 3°, à 70, paragraphe 2°, de mémoire, et... Ah non! ceux-là,
c'était pour... c'était pour les... Ah non! ce n'est pas vrai, non.
Des voix : ...
M. Boulet : Est-ce que vous
voulez qu'on vous les redonne?
Mme Cadet : Oui, s'il vous plaît.
Oui.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre, voulez-vous qu'un suspende ou...
M. Boulet : Non, je les ai.
Le Président (M. Schneeberger) :
C'est correct?
M. Boulet : 60, 3°, c'est ce
qui permet au régisseur d'annuler, là, en cas d'utilisation de prête-nom. C'est
70, 2°. En fait, 60, paragraphe 3°, 70, paragraphe 2°, puis le pénal est à
197.2.
Mme Cadet : Deux. C'est ça. OK.
Parfait. Donc...
M. Boulet : C'est ce qu'on
vous avait donné mardi.
Mme Cadet : Oui, OK. Oui,
c'est ça, donc...
M. Boulet : On essaie d'être
cohérents, hein.
Mme Cadet : Oui, voilà.
M. Boulet : On ne veut pas
mêler personne.
Mme Cadet : Bien non, bien,
effectivement. Puis je les revois puis effectivement, donc, je ne me rappelais
plus le libellé exact, et là, donc, en les voyant, donc, je confirme, donc, que,
puisque c'est sur la délivrance de la licence et le non-renouvellement, donc,
de celle-ci, là, à 70, paragraphe 2°, et les dispositions pénales, donc, sur
l'usage, donc, du prête-nom pour la licence, à ce moment-là, donc, 51.1
serait... ce qu'on ajoute à 51.1, donc, serait assujetti à cette mesure de
contrôle, si...
M. Boulet : Aussi simplement,
M. le Président. C'est tout.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
C'est bon?
Mme Cadet : Parfait. Ensuite...
• (12 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Oui...
Mme Cadet : ...collègue de
Chomedey, allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : J'ai
une question à M. le ministre. Merci, M. le Président...
M. Boulet : ...tous les deux.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui, puis
j'avais hâte de le rencontrer ici. Les 12 mois, là, les 12 mois
précédents, ce que je comprends, c'est que si, dans les derniers 12 mois,
ils ont une révocation de...
M. Boulet : Une annulation.
Mme Lakhoyan Olivier : ...annulation
de leur permis, ils ne peuvent pas redemander, par précaution pour la sécurité
de tout nous autres.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Lakhoyan Olivier : Et
puis, dans 12 mois, ils peuvent redemander.
M. Boulet : Exact.
Mme Lakhoyan Olivier : Ma
question, là : C'est-tu parce qu'il y a juste quatre ou cinq régisseurs?
C'est-tu parce qu'on n'a pas le temps de regarder les dossiers ou c'est-tu
parce que la culpabilité est sévère? Quelle est la raison du 12 mois?
M. Boulet : Parce que c'est
une période de temps qui a été jugée raisonnable pour éviter la multiplication
des demandes. Donc, ce n'est pas parce qu'on n'a pas assez de régisseurs, au
contraire, l'état actuel fait en sorte que les avis d'abandon, que ce soit fait
directement ou indirectement, en ne payant pas...
12 h 30 (version révisée)
M. Boulet : ...les avis d'abandon,
que ce soit fait directement ou indirectement en ne payant pas les frais font
en sorte que ça multiplie — il y a un effet de multiplication du
nombre de demandes — et ça surcharge parfois plus que ça peut engendrer
des bénéfices.
Et, tu sais, c'est sûr qu'ultimement,
collègue, c'est l'effet de dissuasion, là. Tu sais, on ne présente pas de
demande comme on fait une lettre, comme on envoie une lettre à la poste.
Mme Lakhoyan Olivier : Parce
qu'il y en a qui ont... les groupes qui sont venus, il y en a qui ont mentionné
que le 12 mois était trop sévère, dépendant qu'est-ce que c'était, puis
que ce n'était pas... C'est quoi «fair» en français?
Une voix : ...
Mme Lakhoyan Olivier : Ce n'est
pas juste. Me Farley, c'était un de ceux-là qui a apporté ce point-là.
M. Boulet : Je vous référerai
à la... Oui. Je n'ai pas de commentaire à faire, sinon ce ne sera pas correct.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc,
c'est ça. C'est pour ça que je vous demandais pour le 12 mois.
M. Boulet : Mais 12 mois,
c'est un délai raisonnable. Il y en a qui auraient pu dire que ça devrait être
plus.
Il y en a qui disent qu'il ne devrait pas
y avoir de délai, mais pas de délai, ça implique une multiplication des
demandes. Puis si on veut avoir un effet dissuasif intéressant, il faut avoir
un délai qui est aussi en cohésion avec l'autre délai sur la révocation des
permis d'alcool. Mais là vous ne m'écoutez plus.
Mme Lakhoyan Olivier : ...en
même temps. J'ai deux oreilles puis j'écoute en même temps, M. le ministre,
avec tout mon respect.
M. Boulet : D'accord. Donc,
je vais retenir ça. Non, non, je fais des blagues.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup pour vos réponses.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'autres questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
M. Boulet : Puis je sais que
vous écoutez aussi, même quand Thomas vous parle.
Mme Cadet : Sona et moi,
nous, on est maman, hein, donc on a l'habitude, on sait c'est quoi, donc,
écouter puis faire autre chose en même temps. On n'a pas le choix.
M. Boulet : Eh, mon Dieu! quand
on est papa aussi.
Mme Cadet : C'est bien
important. J'avais une autre question ici parce que là je revois donc le texte.
Et donc, ici, on parlera donc de l'annulation
de licence. Pouvez-vous donc faire la distinction? Parce que là je comprends qu'à
l'article 71, donc, on nous parle de cessation de licence. Donc, on n'est
pas dans les mêmes...
Par exemple, article 71 de la loi :
«La licence d'un entrepreneur ou d'un constructeur-propriétaire cesse d'avoir
effet...
M. Boulet : Oui, on va le
voir plus tard.
Mme Cadet : ...dès que son
titulaire se trouve dans les situations suivantes». Et là, donc, on n'est
pas... ce n'est pas... L'annulation puis la cessation de licence, ce sont deux
choses.
M. Boulet : Non, mais vous
connaissez la distinction juridique quand cesse d'avoir effet. Et l'annulation,
ça prend une motivation qui est prévue dans la loi, là. Ce n'est pas la même
affaire.
Mme Cadet : D'accord. OK. C'est
ça. Donc, on n'est pas du tout dans les cas prévus à l'article 71 ici.
Et là, donc, je le sais, donc, parce qu'évidemment
on a été capables, donc, d'écouter, donc, deux conversations à la fois. Donc, on
parlait donc à nouveau, donc, du délai, du délai de 12 mois.
Et est-ce qu'il y a une.... Est-ce que
vous avez évalué la possibilité d'avoir une gradation? Parce que là c'est une
chose, donc, si la licence a été donnée une première fois, donc là, il y a un
délai de 12 mois pour pouvoir donc réexaminer une nouvelle demande de
délivrance, mais s'il y a une autre... je veux dire, si on a un... une personne,
une personne récalcitrante, là.
M. Boulet : Est-ce que ça a
été évalué lors de consultations préalables avec des partenaires? Peut-être,
mais moi non. Il faut que ce soit clair, il faut que ce soit limpide si on veut
favoriser une application qui est comprise par le monde entrepreneurial de la
construction. Je pense que c'est un délai...
Puis d'ailleurs, dans la loi régissant l'octroi
des permis d'alcool, c'est ce délai-là puis ça donne de bons résultats.
Mme Cadet : OK. Oui. Donc, c'est
ça. Il y avait... il y avait la CSD, là, qui, dans l'une de ses recommandations,
là, parlait donc d'une asymétrie selon le nombre de récidives.
M. Boulet : Oui, mais eux,
leur raisonnement, c'était une gradation des sanctions en s'inspirant des
processus disciplinaires qui sont dans les conventions collectives de travail,
mais non pas dans ce cas-là. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 9. M. le ministre.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 9. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 69,
du suivant :
«69.1. Le titulaire d'une licence qui veut
l'abandonner doit aviser la Régie de son intention par écrit.
«La licence cesse d'avoir effet dès la
réception de cet avis par la Régie.»
Commentaires, si besoin en est, là, cette
fois-ci : Donc, on insère un nouvel article qui prévoit que le titulaire d'une
licence qui veut l'abandonner doit aviser la régie de son intention. Puis l'article
prévoit que la licence cesse d'avoir effet dès la réception de l'avis.
Puis là, pour répondre aux questions par <anticipation...
M. Boulet :
...la
réception de l'avis.
Puis là, pour répondre aux questions
par >anticipation, ça vise, collègue, à standardiser une pratique qui
existe actuellement pour les titulaires de licence qui souhaitent, pour une
raison ou pour une autre, abandonner celle-ci.
En effet, la licence d'entrepreneur ou de
constructeur-propriétaire n'a pas de terme, en fait, c'est indéfini, une fois
délivrée, elle demeure en vigueur ad vitam, sous réserve que son titulaire paie
les droits de maintien de la licence.
Donc, ici, pour une raison, encore une
fois, qui peut varier d'un entrepreneur à l'autre, c'est sain d'écrire dans la
loi que si tu veux l'abandonner, si tu cesses de l'utiliser, tu exprimes ton
intention puis ta licence cesse d'avoir effet, ça fait qu'il n'y aura pas des
demandes de suivi pour payer des frais ou...
Ça vise à clarifier, à standardiser, là,
comme on dit. Alors, c'est tout, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Donc,
première question ici, M. le Président. Donc, je comprends ici qu'on est un peu
en complément avec l'article précédent où on disait, donc, qu'il pouvait y
avoir, donc, des abandons directs ou indirects. Donc, on vient éliminer la
possibilité d'un abandon indirect, c'est ça?
M. Boulet : Tellement,
tellement. Bien, on ne pourra pas l'éliminer complètement, mais, au moins, on
va faire de l'information puis de la sensibilisation. Abandonne plutôt que de
te confronter à une décision d'annulation parce que tu ne paies pas.
Mais oui, c'est complémentaire. C'est une
très bonne remarque, oui.
Mme Cadet : OK. C'est ça.
Parce que là vous disiez donc : En ce moment, donc, il peut y avoir l'avis
d'abandon ou, sinon, donc, si la personne ne paie pas, donc c'est un peu, donc,
un abandon indirect, là, à ce qu'on voyait à l'article 4.
Donc, ici, là, je comprends — là,
il faudrait évidemment que j'aille regarder l'article 69 — donc
cet avis d'abandon là, c'était déjà quelque chose qui était prévu, c'est juste
que là, maintenant, on vient dire : Si on...
M. Boulet : ...il y en a qui
pouvaient le faire. On peut s'imaginer qu'il y en a qui écrivaient à la régie,
mais, comme ce n'était pas un droit et une obligation qui étaient connus dans une
loi, bien là, ce n'était pas appliqué.
C'était très asymétrique, d'où
l'importance de rendre ça symétrique ou standard pour tout le monde.
Mme Cadet : OK. D'accord.
Donc, il y avait, donc, un peu, donc, ce qu'on voyait à l'article 4, un
peu, en disant, donc, c'était une possibilité, mais ce n'était pas prévu sur le
plan législatif, c'est la première fois qu'on le prévoit.
M. Boulet : Oh oui!
exactement.
Mme Cadet : OK. Et là, donc
là, la licence cesse d'avoir effet. Donc, est-ce qu'on...
On était à l'article 71 tantôt. À 71,
si on dit «cesse d'avoir effet», on ne modifie pas l'article 71 pour dire
que la licence cesse d'avoir effet dans le cas d'un avis d'abandon à 69.1?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : Ce ne serait pas
avisé de le faire, par contre?
M. Boulet : De modifier 71.1
qui dit...
Mme Cadet : Non, 71 :
«La licence d'un entrepreneur ou d'un constructeur-propriétaire cesse d'avoir
effet dès que son titulaire se trouve dans l'une des situations suivantes».
Mais là on vient d'ajouter une situation en disant que la licence cesse d'avoir
effet dès la réception de cet avis par la régie.
M. Boulet : Oui, mais ça,
c'est la conséquence de l'abandon, ce n'est pas la même affaire, «cesse d'avoir
effet» dans certaines situations.
Là, tout ce qu'on dit c'est que l'abandon
provoque la conséquence suivante, c'est-à-dire la cessation; la licence cesse
d'avoir effet.
Mme Cadet : Non, je
comprends. Je comprends que l'abandon crée la conséquence, mais ce que... mon
point ici, c'est de dire que 71, justement, donc porte sur la conséquence de la
cessation d'effet dans l'un des cas suivants.
• (12 h 40) •
M. Boulet : Oui, donc c'est
complémentaire. Tu sais, si ça cesse... Tu sais, si tu fais faillite, si tu as
des pouvoirs qui sont révoqués, puis s'il y a une résolution décrétant une mise
en liquidation, elle cesse d'avoir effet, mais ici, c'est pour prévoir... Le
coeur, l'essence de cet article-là, c'est l'abandon.
Mme Cadet : Ça, je comprends
très bien que le coeur de l'article, là, c'était...
Ma remarque à ce stade-ci en était une de
concordance puisqu'on vient de parler, donc, de l'article, donc, qui parle des
différentes cessations d'effet en vertu de 71, ce qu'on a vraiment fait, donc,
à l'article 4, la distinction, pour ceux qui nous écoutent, entre
l'annulation et la cessation de la licence.
Ici, à 71, donc, on... Donc, par exemple,
donc, la section III, là, de... donc, de ce chapitre de la Loi sur le
bâtiment... Je vais retrouver le titre du chapitre, pardon. Voilà, on est...
Bien, comme on...
En fait, de la même manière que dans le
bloc que nous étudions ici, nous sommes dans la qualification des entrepreneurs
et des constructeurs-propriétaires. Donc, cette section-là se trouve dans le
chapitre IV de la Loi sur le bâtiment, qui parle <exactement...
Mme Cadet :
...section-là
se trouve dans le chapitre IV de la Loi sur le bâtiment, qui parle >exactement
de la qualification professionnelle des entrepreneurs et des constructeurs-propriétaires.
Donc, à la section III, on parle de
la suspension et d'annulation de licence. Donc, ce qu'on a fait précédemment.
Donc, on nous parle des cas où la régie peut suspendre ou annuler, à 70, 70.1,
suspendre ou annuler. 70.2, on parle de suspension ici. Et à 71 on parle des
cessations d'effet. Donc, c'est pour ça que...
Une voix : ...
Mme Cadet : ...à 69.1, qui
vient dans la section précédente du chapitre.
Est-ce qu'il n'y a pas lieu, dans
l'article qui énumère les conséquences, donc la conséquence de la cessation
d'effet, donc dans différents cas, incluant celui qu'on est en train d'ajouter
ici, qui est l'abandon de la licence... s'il ne serait pas avisé, dans cette
section-là du chapitre sur la qualification, de faire cette...
M. Boulet : Je comprends
l'observation, mais ma réponse est : Tel que c'est présenté, c'est
beaucoup plus facile à comprendre, parce que 71 réfère à une faillite, d'autres
articles réfèrent à un pouvoir, donc une possibilité de suspendre ou d'annuler.
Ici, on ne vient que régir une situation,
c'est-à-dire l'abandon, et donc il y a la conséquence de l'abandon.
Mais je comprends ce que vous dites, mais
je pense que ça ne nuit pas à la compréhension du tout de venir prévoir ici que
l'abandon engendre une cessation.
Mme Cadet : Bien, je
n'enlèverais pas le deuxième alinéa de l'article 69.1. Je pense que, comme
vous le dites, que c'est avisé à 69.1 qu'on vient dire ce que...
L'intention du législateur ici, il est
vraiment au premier alinéa, là, elle est vraiment, donc, d'instituer le
processus d'avis d'abandon à la régie, donc qui n'existe pas sur le plan
législatif en ce moment.
Et je comprends de vos propos, alors que
nous étudiions l'article 4 précédemment, que c'est une manière qui peut se
faire mais qui n'était pas prévue, donc on vient l'instituer à 69.1.
C'est ça, l'intention du législateur.
Donc, on est d'accord avec celle-ci. Mon propos était de préciser sur la forme
donc à savoir...
M. Boulet : Je le comprends,
hein, mais, tu sais, 71, là, il énumère un certain nombre de cas, il n'est pas
une finalité, il n'est pas exhaustif en soi.
Puis ce n'est pas des choses de même
nature. Tu sais, si c'est une faillite par exemple, ce n'est pas de même nature
que le geste volontaire d'abandonner, là. Ça fait que...
Mais je comprends que ça pourrait, tu
sais, ce que vous me dites, est-ce qu'on n'aurait pas pu simplement amender 71
et rajouter à 9 «qui veut abandonner doit», mais il n'y aurait pas l'obligation
d'aviser la régie, là.
Mme Cadet : Non, non. Bien,
je n'enlèverais pas 69.1. Comme j'ai dit, moi, je suis d'accord avec
l'intention du législateur de créer l'intention d'aviser la régie. Ça, c'est...
M. Boulet : Donc, ce que vous
dites, c'est qu'on enlève le deuxième alinéa puis on l'envoie... quelqu'un qui
envoie...
Mme Cadet : Je ne sais pas ce
que les légistes en pensent derrière, puis on pourrait suspendre pour voir.
M. Boulet : Non. Ils sont à
l'aise avec ça. Ça a été...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Bon. Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 45)
(Reprise à 12 h 47)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. M. le ministre, si vous avez des explications plus
précises à nous donner.
M. Boulet : Ah, merci, M. le
Président. Je n'irai pas de façon très, très détaillée, mais il y a, dans une
autre section, des cas de cessation automatique.
Puis, dans les articles, il n'y a pas une
liste nécessairement exhaustive, mais à 71, notamment, en cas de faillite, il y
a une cessation automatique de la licence.
À 71.1 qui a été adopté, il y a d'autres
cas de cessation de la licence. Et à 73 aussi.
Et là, dans les cas d'abandon, on l'a mis
dans une autre section parce qu'il y a aussi, dans cette section-là où 69.1
apparaît, l'article 67, où il y a un devoir d'information de la régie.
Et donc l'abandon comme le principal
corollaire de la décision d'abandonner est d'informer la régie, on l'a mis dans
cette section-là et on a prévu la conséquence pour fins de plus grande facilité
de compréhension.
Donc, si tu veux abandonner, si tu as l'intention
d'abandonner, tu dois aviser. Puis si tu avises, bien, dès la réception, ta
licence cesse d'avoir effet.
Donc, c'est l'option qui a été considérée
et jugée pertinente par nos légistes.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Parce que là le
ministre, donc, a mentionné, donc, deux autres exemples, celui de 71.1...
M. Boulet : ...dans la
section suspension et appellation, là.
Mme Cadet : Oui, c'est sûr
que celui-là il serait dans la bonne section, donc, c'est certain.
M. Boulet : Alors qu'ici,
nous, ça découle d'une volonté, d'une intention, hein?
Mme Cadet : C'est que moi, de
la manière dont je le lis... Et là donc je... autant 73 que 71.1, et même donc
69.1...
C'est pour ça que je disais, donc, moi, je
n'étais pas dans une logique de soustraire, donc, le deuxième alinéa ici.
L'information qui semble pertinente, là,
qui est ajoutée, là... Parce ce que le législateur ne parle jamais pour ne rien
dire, donc quand il ajoute une information, c'est parce qu'elle est... elle ne
se substitue pas à une autre, là, mais elle vient donc s'ajouter à ce qui
existe, à ce qui est déjà prévu.
• (12 h 50) •
Ici, donc à 73, donc quand on parle donc
de la cessation d'effet de la licence d'une société, d'une personne morale, bien,
on indique donc un délai. Ici, c'est 90 jours après la date où le
répondant cesse d'agir ou, dans le cas du décès, le délai est porté donc à
120 jours, mais dans tous les...
Par exemple, donc, ici, donc à 73, donc j'imagine
que, donc, donc, dans ces cas-là, habituellement, donc la société, donc, aurait
donc une résolution qui décréterait donc sa propre mise en liquidation.
Donc, les cas qui sont déjà prévus à 71
seraient... découleraient de ce qui est indiqué donc à 73, qui nous parle, oui,
d'une cessation d'effet, mais qui, bien sûr, précise le délai et qui se fait
donc en trois paragraphes ici, là, et qui nous parle des situations, là, où la
licence, elle demeure en vigueur.
Donc, je comprends bien la portée de 73
qui n'est pas tout simplement d'avoir une cessation d'effet immédiate, mais d'indiquer
des cas où le...
M. Boulet : Mais c'est tout
des...
Mme Cadet : Ça fait que ça, c'est
normal que 73 ait tout à fait sa...
M. Boulet : Bien oui, et c'est
des cessations qui sont consécutives à des suspensions, annulations dans
certains cas.
Puis dans, effectivement, 73, la prise d'effet
de la cessation peut être postérieure, mais, dans le cas ici, qui est un geste
volontaire, qui est l'expression d'une <intention...
M. Boulet :
...postérieure,
mais, dans le cas ici, qui est un geste volontaire, qui est l'expression d'une >intention
d'abandon, là ça... c'est effectif dès la réception.
Mme Cadet : Je vous entends,
mais ce que... C'est pour ça que je disais donc... Bon. Il y avait... Bon. 73...
Bon. Je vous parlais, donc, de l'exemple que vous avez donné à 71.1, où on est
vraiment, donc, dans les... dans la situation, donc, de la cessation, donc, des
faits. Elle est... Elle sous-tend, donc, le fait que le titulaire, donc,
n'adhère plus, donc, à ce plan, le titulaire, donc, de la licence principale,
là. Donc, on en était vraiment là.
Tandis qu'ici, ce qu'on viendrait dire à
69.1, c'est : La licence cesse d'avoir effet dès la réception, donc, de
cet avis par la régie, donc le libellé «dès la réception» et la précision qui
est tout à fait pertinente d'inclure à 69.1.
Mais ça ne nous empêcherait pas, donc, à
71, de l'ajouter, parce que vous-même, quand on étudiait l'article 4, vous
nous... vous nous parliez, donc, des deux situations où il peut y avoir, donc,
un abandon, donc soit un abandon direct ou un abandon indirect.
Puis votre exemple d'abandon indirect
était le fait de ne pas payer les frais, les droits exigibles. Or, cette forme
d'abandon indirect de la licence se retrouve comme situation où la licence d'un
entrepreneur ou d'un constructeur-propriétaire cesse d'avoir effet dès que son
titulaire se trouve dans l'une des situations suivantes — donc à
l'article 71 — soit le fait qu'il n'a pas payé à l'échéance les
droits et les frais exigibles pour le maintien de la licence. Donc, on n'est
pas du tout dans un cas de faillite.
On comprend qu'il y a une espèce, donc, de
gradation ici, là, j'imagine — on n'ira pas revoir — donc des
anciens libellés, les deux paragraphes abrogés ici, là, qui nous parlaient de
la cessation d'effet, mais je ne comprends pas qu'est-ce qui nous empêcherait,
en ce moment, comme législateurs, de mettre la ceinture et les bretelles, puis
de l'ajouter ici.
Ce n'est pas une obligation
supplémentaire, je pense qu'on vient de clarifier la loi en ajoutant
l'article 69.1. Et je comprends que ce serait donc à la section II,
donc, du chapitre sur la qualification des entrepreneurs et des constructeurs-propriétaires
plutôt que la section III, et de le faire aussi, soit donc dans l'un des
paragraphes abrogés, le 5° ou le 6°, ou d'ajouter un neuvième paragraphe à
l'article 71.
M. Boulet : Je vais me
résumer, M. le Président. Je pense, j'ai fait tous mes commentaires.
L'article 9 ne fait que standardiser une pratique. Et le texte est clair,
il y a un choix légistique qui a été fait, puis je limiterai mes commentaires.
Mme Cadet : La proposition
que je mets sur la table, est-ce qu'elle vous apparaît si...
M. Boulet : Non, mais j'ai expliqué
pourquoi c'est là. Oui, oui, tout à fait, on l'a considérée, on l'a analysée, mais
le choix légistique qui a été fait demeure celui qui est de regrouper dans une
section, où il y a des devoirs d'information à la régie qui se retrouvent.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci
beaucoup, M. le ministre. Et j'apprécie donc le sérieux avec lequel, donc, vous
m'aviez... vous avez répondu, donc, à ma question ici.
Et je vous avouerais que je ne suis pas
tout à fait satisfaite, parce que j'ai l'impression qu'on pourrait... parce ce
que je n'ai pas l'impression que vous êtes en train de me dire que ma
proposition, donc, n'a pas lieu d'être du tout, que ce que ce ne serait pas un
choix légistique opportun.
Et je vous comprends, là, que 69.1, donc,
nous parle, donc, des... est en continuité, donc, avec la sous-section, là, sur
les registres et avis et le fait que, par exemple, à 67, le titulaire de la
licence, donc, a un... doit donc informer la régie.
Donc, je vous entends sur le choix qui a
été fait à 69.1 ici. Le premier et le deuxième paragraphe, je ne les changerais
pas, mais je ne pense pas que le législateur parlerait pour ne rien dire en
ajoutant... en modifiant l'un des paragraphes abrogés, par exemple, qui se
trouve à l'article 71.
M. Boulet : Ceci dit, par
respect, là, parce que je n'aime pas dire «je n'ai pas de commentaire», là,
mais je le répète, l'abandon découle de la volonté de l'entrepreneur.
C'est une situation qui est spécifique, puis
on vise à confirmer une pratique dans la loi. Les légistes sont extrêmement
d'avis que même l'ajouter à 71 n'aurait aucune valeur ajoutée que le choix qui
a été fait.
On a bien entendu tout ce que vous avez
mentionné, mais, pour le reste, j'ai tout dit, M. le Président.
Mme Cadet : Est-ce qu'on peut
suspendre, M. le Président?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
on peut suspendre. Alors, nous suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 56)
(Reprise à 12 h 58)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, je... Il y a-tu quelque... Est-ce que... Il
n'y avait pas rien, alors à ce... Oui. Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci. Donc,
merci, M. le Président. Donc, je comprends que... bien, j'aurais... qu'il y
a... il n'y a pas nécessairement...
Il n'y a pas lieu, donc, de déposer, donc,
un amendement ici, là. Donc, que le... J'ai complété, donc, mon argumentaire,
donc, pour l'inclusion, donc, à l'un des paragraphes de l'article 71 de
cette... de la proposition que j'ai faite.
J'entends que le ministre, donc, décline
cette proposition. Vous m'en verrez un peu déçue, mais, bon, on continuera,
donc, avec allégresse, je l'espère, la poursuite de l'étude détaillée de ce
projet de loi.
J'avais sinon une autre question sur
l'article 9, M. le Président. Donc, toujours possible?
Je me demandais si une condition pouvait
être inscrite dans l'avis d'abandon. Et peut-être que je peux... bien, en fait,
détailler ici, là.
Donc, vous vous souviendrez, M. le
ministre, donc, l'APCHQ, donc, en faisait, donc, dans son mémoire, donc, une
recommandation, là, et donc se questionnait, donc, sur les... de la même
manière que là, ici, on parlait, donc, de la réception, donc, que la cessation
d'effet de la licence puisse avoir effet, donc, dès la réception, donc, de
l'avis par la régie, que 69.1 vient préciser, donc, ce délai-là.
Il y avait donc ce questionnement-là de la
part de l'APCHQ, donc, à savoir, donc, si une condition, une date... une
condition à survenir, donc, puisse être inscrite, donc, dans l'avis d'abandon,
ledit avis d'abandon ne prendrait ainsi effet qu'à compter de cette date ou de
la survenance de la condition, donc, dans certains cas précis.
• (13 heures) •
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que nous pouvons avoir une réponse rapide? Ou, sinon, nous allons suspendre
pour la pause midi.
M. Boulet : ...qui est
simplement exprimée sans qu'on demande que ça puisse être assujetti à des
conditions.
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Merci beaucoup. Alors, nous allons suspendre pour la pause midi. Nous
reprenons à 14 heures.
(Suspension de la séance à 13 h 01)
14 h (version révisée)
(Reprise à 14 h 03)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses
travaux. Je rappelle que nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 76,
Loi visant principalement à accroître la qualité de la construction et la
sécurité du public. Lors de la suspension, nous en étions presque à la finalité
de l'article 9, mais je pense que la députée de Bourassa avait une question. Ou
c'est correct? D'autres questions, oui?
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Bien, en fait, je pense que je... bien, j'avais déjà posé ma
question au ministre, donc c'était à son tour, donc, de répondre. Je ne sais
pas si vous souhaitez que je reformule la question. Je pense que le ministre s'en
souvient... s'en souvient, manifestement, je vois son sourire, donc, tout
simplement, je ne ressens pas le besoin de la reformuler.
M. Boulet : Oui, je m'en
souviens, ça ne fait pas tellement longtemps. Oui, donc on ne souhaite pas
assujettir l'intention exprimée par un entrepreneur d'abandonner sa licence à
une condition. C'est l'expression d'une volonté clairement exprimée par ledit
entrepreneur, qui va avoir la conséquence que sa licence va cesser d'avoir
effet. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Ça va comme ça? Alors, est-ce que l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à l'article 13. M. le ministre.
M. Boulet : Oui, merci.
Merci, M. le Président : 13. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 73, du suivant :
«Malgré les articles 69.1, 71, 71.1 et 73,
une licence est suspendue lorsque survient, entre la réception par le titulaire
d'un préavis prévu à l'article 75 concernant une décision visée au paragraphe
4° du premier alinéa de l'article 109.6 et la prise de la décision, l'une des
situations suivantes :
«1° le titulaire avise la Régie de
son intention d'abandonner la licence;
«2° le titulaire n'a pas payé à
l'échéance les droits et les frais exigibles pour le maintien de la licence;
«3° la licence ne comporte qu'une
sous-catégorie autorisant le titulaire à exécuter des travaux de construction
couverts par un plan de garantie et celui-ci n'adhère plus au plan de garantie;
«4° le répondant de la société ou de
la personne morale titulaire a cessé d'agir à ce titre, dans un autre cas que
son décès, et il ne s'agit pas d'une situation où la licence demeure en vigueur
en application des deuxième et troisième alinéas de l'article 73.
«Cette suspension vaut jusqu'à ce que la
Régie prenne acte de la situation concernée, auquel cas la licence cesse
d'avoir effet, ou jusqu'à ce qu'elle annule la licence.»
Commentaires. Donc, l'article 13
insère un nouvel article 74 et prévoit des cas où, plutôt que de cesser
automatiquement d'avoir effet, une licence sera <suspendue...
M. Boulet :
...et
prévoit des cas où, plutôt que de cesser automatiquement d'avoir effet, une
licence sera >suspendue lorsque survient, entre la réception par le
titulaire d'un préavis concernant une décision visée à 4° de 109.6, ce qu'on a
discuté ce matin, et la prise de la décision, l'une des situations suivantes...
Bon, comme... c'est bien expliqué, vous avez les situations. Et donc on prévoit
que la suspension va... demeure jusqu'à ce que la régie prenne acte. Auquel
cas, là, la licence cesse d'avoir effet.
Là, je vais vous expliquer la situation
qui existe et qui justifie la présentation d'un article de cette nature-là,
comme j'ai commencé ce matin. Donc, ce qu'on avait constaté à la régie, ce
qu'on constate c'est que des entreprises, comme j'expliquais aussi ce matin,
abandonnent leurs licences quand elles sont convoquées devant le régisseur.
Donc, ça peut être fait de façon directe, l'envoi d'un avis d'abandon, de façon
indirecte, tu ne paies pas des droits, et, que l'abandon soit direct ou
indirect, ça n'a pas pour effet de créer d'antécédent, puis ça facilite le
dépôt d'une nouvelle demande. Puis en transformant ces situations où, en
principe, la licence cesserait automatiquement, ça permet à la régie d'agir sur
ces licences et de les annuler lorsqu'elle est d'avis que l'abandon avait comme
objectif d'éluder une sanction administrative. Donc, c'est dans le même état
d'esprit, mais là je sais que vous avez mieux compris.
Donc, on veut éviter une sanction
administrative, on abandonne, et ça évite le résultat qui est prévu dans
l'article. Donc, cette annulation a comme conséquence que le titulaire ou ses
dirigeants ne pourront pas présenter une demande... une nouvelle demande dans
les 12 mois suivant cette annulation, via l'application du nouvel article
51.1, proposé par l'article 4 du projet de loi, que nous avons finalement
adopté ce matin.
Mme Cadet : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Bien, merci,
M. le Président. D'abord, donc, avant, donc, de commenter, donc, l'article 13,
donc, je vous invite, M. le Président, donc, à faire un rappel à l'ordre. Je
sais qu'on vient tout de suite de commencer, donc, la commission, là, mais
c'est que, donc... c'est dans... s'assurer qu'on ne soit pas en train donc, de
jaser, là, pendant que le ministre, donc, présente, donc, les... le texte
proposé, parce que c'est un peu déconcentrant. Oui, nous, on écoute bien. Donc,
tout simplement, donc, cette petite invitation, donc, avec beaucoup, beaucoup
d'égards pour mes collègues, bien évidemment. Merci.
Ensuite, donc là, ici, donc, je pense que
vos explications, donc, complémentaires, donc, nous aident, donc, à comprendre,
donc, la nature, donc, du texte proposé. Donc, je veux bien saisir ce que vous
dites. Donc, malgré les articles 69.1 qu'on vient d'adopter ou qu'on a adoptés...
oui, 71, 71.1, qu'on a adoptés à l'article précédent, et 73, dont on a discuté,
essentiellement, donc, on vient, donc, bien, éliminer, donc, les situations...
en fait, donc, on vient, donc, dédire, donc, ce qu'on voit, donc, dans ces
articles-là, pour pouvoir suspendre la licence, plutôt qu'elle prenne...
qu'elle cesse d'avoir effet pendant cette période-là précisément?
• (14 h 10) •
M. Boulet : Oui. En fait,
c'est entre les deux, tu sais. Tu es convoqué pour aller plaider ton cas devant
un régisseur, puis tu abandonnes pour te libérer d'une décision qui aurait pour
effet de suspendre ou annuler ta licence, et c'est ça qu'on vient prévoir là. C'est
que la licence est suspendue quand, entre la réception, par le titulaire, d'un
préavis, en vertu de 75, pour aller devant le régisseur concernant une décision
visée à 4° du premier alinéa de 109.6, bien là, il y a une suspension jusqu'à
ce que la régie prenne acte de la situation concernée. Puis là, à ce moment-là,
la licence cesse d'avoir effet.
Mme Cadet : OK...
M. Boulet : En fait, c'est la
même, même discussion qu'on a eue, collègue, ce matin, mais là ici, c'est
l'autre stratagème, ceci dit avec respect pour les entrepreneurs, dans le but
d'éviter l'application de la loi.
Mme Cadet : Et là, donc, si on
vérifie, donc, 75, donc, c'est l'article qui dit, <donc...
Mme Cadet :
...Et
là, donc, si on vérifie, donc, 75, donc, c'est l'article qui dit, >donc :
«La Régie doit, avant de refuser de délivrer une licence...»
M. Boulet : C'est le préavis,
oui.
Mme Cadet : ...donc, c'est le
préavis... «ou de prononcer la suspension...»
M. Boulet : Préavis de 10
jours, si je me souviens bien, oui.
Mme Cadet : ...OK, donc, «ou
l'annulation d'une licence», donc dans tous ces cas-là, donc, la régie notifie
«par écrit... le titulaire le préavis prescrit par l'article 5 de la Loi
sur la justice administrative et lui accorder un délai d'au moins 10 jours»...
M. Boulet : C'est au moins 10
jours, oui.
Mme Cadet : OK, donc, «pour
présenter ses observations. Elle doit rendre par écrit une décision motivée.» Donc,
dans le cas de toute décision négative ici. Donc, pendant ces 10 jours... Ah!
bien, c'est au moins 10 jours. Donc, ça va être...
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Et,
habituellement, ça dure combien de temps?
M. Boulet : Ah! mon Dieu, est-ce
qu'il y a un délai moyen?
Des voix : ...
Mme Cadet : OK, ça dure
habituellement 10 jours, dans les faits. Donc, pendant dans ces 10 jours
là, l'objectif ici... une décision aux articles... le paragraphe 4° du premier
alinéa de l'article 109.6. Donc, on se rappelle, 109.6, c'était sur les
pouvoirs des régisseurs. Paragraphe 4° du premier alinéa...
M. Boulet : Oui, je les avais
cités ce matin, là. En fait, c'est tous les pouvoirs des régisseurs, là. Il y
en a... Ma sous-ministre, elle dit : Il y en a une trâlée.
Mme Cadet : Oui, oui. Ce
sera...
M. Boulet : On se comprend?
Mme Cadet : ...ce sera au
registre. Donc... Bien, donc, 109.6, je le vois, donc, premier alinéa,
paragraphe 4°, donc, décider de la suspension ou de l'annulation d'un des
pouvoirs, donc, de façon exclusive, de «décider de la suspension ou de
l'annulation d'une licence en application de l'une ou l'autre des dispositions
suivantes», celle, donc, de l'article 70, celles, bon, d'autres... de
l'article 70, 70.0.1... OK, faussement déclarer les faits, refuser les...
Ah! OK. Donc, ce sont ces trois-là, OK. Une application des dispositions
suivantes...
M. Boulet : Il pourrait même,
dans ce délai-là, avoir à payer des frais ou des droits et ne pas le faire,
pour éviter...
Mme Cadet : ...
M. Boulet : ...pour éviter
d'aller devant le régisseur, là. C'est toutes les quatre situations, là.
Mme Cadet : OK. Donc,
seulement, donc, dans ces cas-là. Parce que, là, si je comprends bien... Parce
que, là, évidemment, donc, à 109.6, donc, on parle, donc, des pouvoirs, donc,
des... d'au plus... des au plus cinq régisseurs que le gouvernement peut nommer
sous l'autorité administrative du président-directeur général. Donc, ces
régisseurs, donc, on les... la trâlée, donc, de fonctions prévues à 109.6...
M. Boulet : C'est tous les
pouvoirs, la juridiction des régisseurs.
Mme Cadet : Oui. Et là, donc,
on comprend qu'à 109.6... donc, à 109.6, les régisseurs peuvent refuser des
licences... peuvent refuser de délivrer, donc, des licences en vertu, donc,
d'autres critères, mais... ou de restreindre ces licences en vertu, donc, de
critères additionnels. Mais ce qu'on vient dire, c'est que ceux qui sont en
vertu, donc, de... du quatrième paragraphe du premier alinéa de 109.6 sont
assez graves, entre guillemets, pour que l'on puisse décider de suspendre la
licence seulement dans ces trois cas-là, et non pas dans les autres cas où
est-ce que les régisseurs pourraient délivrer ces licences...
M. Boulet : Oui. On a la même
compréhension, oui, oui.
Mme Cadet : ...ou, plutôt,
décider de les... décider de refuser de les délivrer, là, plutôt, là, ou de les
renouveler. Donc...
Le Président (M. Schneeberger) : ...questions,
oui?
Mme Cadet : Oui... Oui...
Non, c'est ça... Pardon, M. le Président. Donc, je m'assurais, donc, de bien en
faire la lecture, parce que, dans le fond... «une licence est suspendue lorsque
survient»... Ah! d'accord. OK, je comprends. OK, dans le fond, donc, lorsqu'il
y a... lorsqu'il y a un préavis, à ce moment-là, donc, le titulaire de la
licence, donc, peut exercer, donc, certains droits, donc, devant le bureau des
régisseurs pendant cette période-là, donc, décider, donc, de contester le
préavis.
M. Boulet : Puis vous
comprenez que c'est même un effet incitatif à procéder le plus rapidement
possible, sachant que ta licence est suspendue dans ces cas-là, là.
Mme Cadet : OK, oui. Et donc,
si, donc, la personne reçoit un avis concernant une décision, donc, visée,
donc, dans ces trois cas-là que vous avez énumérés, les articles 70 ou
70.0.1, si, à ce moment-là, la personne décide d'aviser la régie de son
intention d'abandonner la licence, elle n'a pas payé à l'échéance les droits et
les frais exigés pour le maintien de la licence, donc, ce que vous disiez,
donc, la personne pourrait être exonérée, donc, du fait, donc, de payer pendant
ce temps-là. «La licence ne comporte qu'une sous-catégorie autorisant»... ce
qu'on disait plus tôt... ajouté plus tôt... «autorisant le titulaire à exécuter
des travaux de construction <couverts...
Mme Cadet :
...ajouté
plus tôt... «autorisant le titulaire à exécuter des travaux de construction >couverts
par un plan de garantie et celui-ci n'adhère plus au plan de garantie. Le
répondant de la société ou de la personne morale titulaire a cessé d'agir à ce
titre, dans un autre cas que son décès, et il ne s'agit pas d'une situation où
la licence demeure en vigueur en application des deuxième et troisième alinéas
de l'article 73.»
M. Boulet : Ça oblige
simplement une décision du régisseur, aussi simplement que ça.
Mme Cadet : Et là je veux
juste comprendre ce que... là, entre le préavis... Je comprends. Donc là, en ce
moment, là... évidemment, donc, ce délai-là prévu à 75, donc c'est un... c'est
un... bon, c'est un... c'est un principe, donc, de justice naturelle, donc il
est... c'est ce qui prévaut en ce moment. Donc, une personne qui serait visée
par l'une des situations du quatrième paragraphe de... du premier alinéa de
109.6 recevrait donc ce préavis-là. Et pendant ces 10 jours, parce qu'on
comprend qu'en moyenne ça dure 10 jours, donc en ce moment, qu'est-ce qui...
qu'est-ce qui se passe?
M. Boulet : La licence est
suspendue.
Mme Cadet : Non, en ce moment.
Donc, avant, donc pas en application du nouvel article 74, mais, en ce
moment, qu'est-ce qui se passe?
M. Boulet : Donc, il n'y a
pas de suspension actuellement. C'est la raison pour laquelle on prévoit cet
article-là. C'était ce que j'avais dans mes notes additionnelles, d'ailleurs, il
n'y a rien qui se fait.
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
Est-ce que vous n'avez pas lu les notes additionnelles, cette fois-ci?
M. Boulet : Oui, je les ai
lues devant tout le monde.
Mme Cadet : Oui? OK, pas au
complet.
M. Boulet : Je les ai lues
devant vous, pour ceux qui écoutaient, ceux et celles. Puis je vois ma collègue
de Chomedey qui l'avait compris.
Mme Cadet : OK, j'avais
compris qu'on était passé... que ce n'était pas juste des commentaires, c'était
les notes...
M. Boulet : ...qui ne vous
parlent pas.
Mme Cadet : ...c'était les
notes additionnelles en plus... Et là j'essaie de bien saisir le...
M. Boulet : Vous avez tout
bien saisi, collègue, je le sais.
Mme Cadet : OK, c'est que,
là... OK, là, je comprends. Ça fait qu'habituellement... Donc, je comprends que
vous dites : Elle n'est pas suspendue, mais ce n'est pas que la licence
continue d'avoir effet, mais c'est plutôt que, justement, elle cesse d'avoir
effet au moment où la personne reçoit le préavis?
M. Boulet : Non, non, il n'y
a rien qui se fait.
Mme Cadet : Ceci dit, dans
les commentaires : «L'article 13 du projet de loi propose d'insérer
un nouvel article 74 dans la Loi sur le bâtiment. Cet article prévoit des
cas où, plutôt que de cesser automatiquement d'avoir effet, cette licence
d'entrepreneur ou de constructeur-propriétaire sera suspendue» lorsque surviennent,
donc, les cas... les cas visés.
M. Boulet : Donc, oui, tout à
fait. C'est... effectivement, c'est une cessation automatique.
Mme Cadet : OK. Donc, en ce
moment, ce qui se passe, c'est ça, ce n'est pas que... qu'elle continue, qu'il
n'y a pas de suspension et que la licence est en vigueur. C'est qu'elle cesse
d'avoir effet.
M. Boulet : En fait, c'est ce
nouvel article-là, ma collègue, qui prévoit ça. Dans l'état actuel des
choses...
Une voix : ...
M. Boulet : Bien oui. Bien,
on est sur cet article-là. C'est ce que l'article prévoit. En fait, ce que j'ai
écrit, que je... dans votre document de députée : «Cet article prévoit des
cas où»... En fait, on dit : Plutôt que de cesser automatiquement d'avoir
effet...
Mme Cadet : C'est ça.
M. Boulet : ...il y a une
suspension.
Une voix : ...
M. Boulet : C'est parce
que... En fait, ce qu'elle demande, s'il abandonne ou ne paie pas ses frais,
puis tout ça, il y a une cessation automatique.
Mme Cadet : Oui, c'est la
conversation qu'on avait à l'article précédent.
M. Boulet : Je ne comprenais
pas votre question, oui.
• (14 h 20) •
Mme Cadet : OK, je comprends.
Essentiellement, donc, là, c'est tout le... en fait, c'est toute la
conversation, donc, qu'on a eue donc, à l'article précédent, ici, où est-ce
qu'on dit...
M. Boulet : ...c'est un
incitatif. S'il veut continuer de faire affaire, il a intérêt à aller devant le
régisseur le plus rapidement possible et ne pas utiliser un stratagème, là, tu
sais, c'est... parce que, s'il utilise le stratagème, ça cesse automatiquement
d'avoir effet, là, et ce n'est pas ce qu'on veut, ce n'est pas ce qu'on
souhaite.
Mme Cadet : Oui. Donc, par
exemple, donc, si on le met en application de l'article qu'on étudiait juste
avant, donc... l'article 9, et même en application de l'article 12
parce que ce sont ces modifications-là qui sont... que l'on voit ici, là, c'est
qu'en fait on vient créer, donc, la suspension de la licence, pendant ce
délai-là, pour les trois cas qu'on vient de créer et celui qui existait déjà au
huitième paragraphe de l'article 70, soit le fait de ne pas avoir payé à
l'échéance les droits et les frais exigés pour le maintien de la licence. Donc,
on... c'est, en fait, le seul cas qui existait déjà, vu que les trois autres,
on est en train de les créer en ce moment, c'est celui qui est prévu au
deuxième paragraphe. C'est ça?
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : OK. Donc, en ce moment...
OK, là, je comprends. Donc, dans la vraie vie, donc, étant donné
l'article 71 dont on a discuté à l'étude du précédent article, le... la
licence d'entrepreneur ou de constructeur-propriétaire, donc, <cessait...
Mme Cadet :
...à l'étude
du précédent article, le... la licence d'entrepreneur ou de constructeur-propriétaire,
donc, >cessait d'avoir effet dès que le titulaire se retrouvait dans l'une
des situations. Et celle qui...
M. Boulet : Oui, exactement. Puis
là il ne laissait aucune trace.
Mme Cadet : Il n'a payé
aucune...
M. Boulet : Alors que, là,
avec la suspension, on fait un suivi du dossier, on s'assure que ça puisse
procéder devant le régisseur et que la décision appropriée soit rendue.
Mme Cadet : OK... Là, donc...
là, je comprends bien qu'est-ce qu'on essaie de faire ici. Et là, par exemple,
donc, pour le cas qui existait déjà dans la loi, donc, soit le fait de ne pas
avoir payé à l'échéance les droits et les frais exigibles, quelle est... et c'est
vraiment une... c'est vraiment une question de compréhension ici... quelle est
la valeur ajoutée de créer la période de suspension alors que la licence
prenait fin, cessait d'avoir effet dès que le titulaire se retrouvait dans la
situation de ne pas avoir payé les droits, donc?
M. Boulet : C'est parce que c'est
entre le... c'est dès la réception du préavis qui faisait ça, pour éviter de
passer devant le régisseur, et donc de ne pas être entendu et de ne pas subir
une décision qui est compatible avec leur cheminement puis leur pensée. C'est
surtout ça, là.
Mme Cadet : OK, je comprends.
OK.
M. Boulet : Tu sais, c'est
comme si tu disais : Non, vous ne m'entendrez pas. Moi, j'abandonne. Moi,
je ne paie pas. Ou moi, dans les quatre situations, je n'ai pas la bonne
sous-catégorie ou je ne suis pas... je ne suis pas dans une situation où ma
licence est en... bien, en fait, pas soumise au plan de garantie. Donc, il
décide par lui-même d'éviter, et donc c'est là qu'on a l'effet incitatif. Au
lieu de te laver les mains, fais face à la musique et à ton dossier.
Mme Cadet : OK. Puis... Vous
veniez de commencer à répondre à la question, puis là je saisissais mieux un
petit peu le... J'ai répondu partiellement, donc, à la mienne dans ma tête, là.
C'est qu'en fait étant donné que c'est entre, donc, ce délai-là, pour des cas
particuliers, par exemple. Donc, les autres cas où un entrepreneur, en vertu du
71, n'aurait pas payé à l'échéance les droits et les frais exigibles pour le
maintien de sa licence, bien, à ce moment-là, il y aurait une cessation d'effet
immédiate en vertu de 71. Mais si la personne, donc, se retrouve à...
M. Boulet : ...
Mme Cadet : ...tout de suite
après le préavis, s'il y avait une date qui était exigible...
M. Boulet : C'est clair que c'est
une...
Mme Cadet : ...à ce
moment-là...
M. Boulet : Bien oui.
Mme Cadet : OK. Donc, s'il y
avait, donc, des...
M. Boulet : C'est,
manifestement, un stratagème.
Mme Cadet : Ah! OK. Donc, s'il
y avait des frais qui étaient exigibles à ce moment-là, et qu'il décide de ne
pas les payer, là, à ce moment-là, on va le suspendre.
M. Boulet : Le cas le plus
facile à comprendre, c'est l'abandon.
Mme Cadet : OK. Et là... OK,
là, je comprends.
M. Boulet : Puis, tu sais, c'est
l'abandon...
Mme Cadet : Donc, pendant ce
temps-là, s'il avise... oui...
M. Boulet : ...l'abandon
direct ou indirect, auquel je référais ce matin.
Mme Cadet : C'est ça. Donc,
si, donc, au premier... c'est ça, au premier paragraphe, on a l'abandon direct,
donc il avise la régie de son intention d'abandonner sa licence, donc, avec...
en vertu du nouveau processus qu'on vient d'adopter à l'article 51.1.
M. Boulet : Bien oui. Là, ça
permet à la régie d'agir sur les licences et de les annuler, bon, etc.
Mme Cadet : OK. Et là, je
comprends, c'est pour ça qu'on disait malgré...
M. Boulet : Et, tu sais, c'est
parce que tu comprends, ma... collègue, que, s'il y a une décision d'annulation,
bien là, on revient à notre délai de 12 mois là aussi, là. Tu sais, il y a
les conséquences de la décision d'annulation sur son dossier d'entrepreneur et
sur sa capacité de présenter une nouvelle demande pour obtenir une nouvelle
licence avant l'expiration d'un délai de 12 mois, là. Ça fait que ça, c'est
important de le redire, là.
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends. Donc, c'est pour ça qu'on disait donc, malgré 69.1, parce que 69.1,
comme on vient de le dire, donc, il y a cessation d'effet immédiate lorsque la
personne décide, donc, de... d'avertir la régie. Mais dans les cas où elle
ferait un... où elle aviserait la régie, donc elle ferait un avis d'abandon
direct à la régie pendant qu'elle attend de se faire entendre devant le bureau
du régisseur après avoir reçu son préavis, bien, à ce moment-là il n'y aurait
pas cessation immédiate.
M. Boulet : Exact, exact. C'est
simplement ça.
Mme Cadet : Et plutôt que...
tu n'aurais pas cessation immédiate. Donc, il y aurait cette suspension-là pour
s'assurer que la personne n'essaie pas de se désister de ses obligations.
M. Boulet : De fuir ses
obligations, oui.
Mme Cadet : De fuir. Puis
pourquoi c'est seulement en vertu, donc, d'une décision visée au paragraphe 4°
de 109.6?
M. Boulet : Bien, c'est les
cas qui sont compatibles avec ce contexte-là, là. Vous voulez dire, les quatre
cas, là, intention d'abandon, pas payer...
Mme Cadet : Oui, c'est... vous
les avez résumés, là, il sont ensemble...
M. Boulet : ...parce que c'est
les cas qui ont été identifiés comme étant compatibles avec l'impératif de
suspendre, plutôt que de laisser cesser automatiquement.
Mme Cadet : OK. 109.6... ce n'est
pas... excusez-moi, les trois cas ici, donc, qu'on voit... parce que, là, ils
sont... C'est les paragraphes 1°, 3°, 5° à 2, 11°, 13° de 70. Vous, vous
les aviez résumés, c'était plus facile.
Des voix : ...
M. Boulet : Là, on n'est pas
sûrs de <comprendre...
Mme Cadet :
...13
°
de 70. Vous, vous les aviez résumés, c'était plus facile.
Des voix :
...
M. Boulet :
Là, on
n'est pas sûrs de >comprendre, là.
Mme Cadet : La question,
c'est que, dans le fond, un peu plus tôt aujourd'hui, donc, vous résumiez,
donc, les trois situations ici, là, visées par 109.6.
M. Boulet : Oui, les trois
cas de 109.6, je les ai déjà... Je peux vous les ressortir, là, mais...
Des voix : ...
Mme Cadet : Je suis pas mal
sûre que c'était 109.6 que vous disiez, parce que c'était ça qui était
l'article... Il y avait une référence de cet article-là à 12, de mémoire, puis
vous les avez énumérés à ce moment-là. Et là c'est qu'ils sont... Parce que si,
moi, je les cherche, ça va être plus long de les trouver de mon côté.
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, on ne
retrouve pas les... Je ne pourrais pas vous les donner comme ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Chomedey, vous aviez une question, je pense.
Mme Cadet : Vas-y, vas-y, en
attendant, oui, oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui,
s'il vous plaît. Merci, M. le Président. Donc, ma question...
M. Boulet : ...
Mme Lakhoyan Olivier : Je
m'excuse, je ne voulais pas vous couper votre conversation. Merci, M. le
ministre. Donc, ce que je comprends, cet article-là va s'assurer que les
entreprises qui abandonnent leur licence, lorsqu'ils sont appelés devant les...
le régisseur, et ils abandonnent, donc, par peur d'une décision défavorable, là,
ils sont comme suspendus.
M. Boulet : ...
Mme Lakhoyan Olivier : OK.
Toutefois...
M. Boulet : Très, très clair,
ce que vous... comment vous l'exprimez. C'est exactement ça.
Mme Lakhoyan Olivier : Ça,
moi, j'ai compris. Mais la 2, point 2°, «le titulaire n'a pas payé à l'échéance
les droits et les frais exigibles pour le maintien de la licence»... parce que
ce n'est pas juste ça, donc, il y a d'autres choses. Quel est l'échéancier? Je
ne sais pas si ma collègue a déjà demandé, mais...
M. Boulet : ...il y a des
frais...
Mme Lakhoyan Olivier : Vous
savez, je pense à ça... je vais vous dire pourquoi je demande, parce que je
connais beaucoup de compagnies...
M. Boulet : Entrepreneurs...
Mme Lakhoyan Olivier : Oui...
oui, des... petites et moyennes entreprises qui n'ont pas de secrétaire. Ils
font tout, tu sais, ils ont leurs camions, puis ils font tout, puis ça se peut
qu'ils oublient. Donc, je me dis, c'est quoi, l'échéancier?
M. Boulet : C'est annuellement
qu'il y a des frais à payer à la régie pour le maintien de ta licence.
Là-dedans... Pardon?
Une voix : ...
M. Boulet : Et, sur la
licence, ils savent la date.
Mme Lakhoyan Olivier : Parce
que c'est écrit : la...
M. Boulet : C'est parce que la
licence, elle peut être émise à différents moments de l'année, et ils savent à
quel moment, pour maintenir la licence active, ils vont devoir payer les frais
et droits exigibles.
Mme Lakhoyan Olivier : OK,
puis ils doivent recevoir un avis, je suppose.
M. Boulet : Absolument, puis
ils ont 60 jours pour payer.
Mme Lakhoyan Olivier : OK,
c'est ça.
M. Boulet : On va dans les
détails, hein, oui, mais c'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : Mais dans
les 60 jours, ils ont... ils ne l'ont pas vu, là, puis ils n'ont pas payé,
on annule... Donc, une fois que le...
M. Boulet : Bien, il faudrait,
collègue... En fait, tu reçois un préavis d'au moins 10 jours, mettons, le
préavis, c'est 10 jours, comme ça nous est confirmé, puis l'échéance pour
payer ses droits et frais est cinq jours après, puis il ne paie pas, tu sais,
puis il a laissé écouler le 60 jours, puis là, normalement, il paie. Tu
sais, souvent, ils attendent au 50e ou au 58e jour, et là la personne ne
paie pas. Donc, c'est une des situations qui est concernée, au lieu d'avoir une
cessation automatique. Parce qu'il y a eu un préavis, là, pour aller devant la
régie. Mais, oui, c'est un cas.
• (14 h 30) •
Mme Lakhoyan Olivier : Disons
qu'ils ne l'ont pas vu. Est-ce qu'ils reçoivent comme une lettre recommandée?
M. Boulet : Mais ils savent.
Bien oui, ils le savent, parce que si tu obtiens...
Mme Lakhoyan Olivier : Ce
n'est pas tout le monde qui sont bons dans les... dans tout ce qui est bureau.
M. Boulet : Non, mais si tu
obtiens ta licence le 1er mars, tu sais que tu vas devoir payer tes frais
le 1er mars de l'année suivante, puis tu as un préavis de 60 jours. Ce
n'est pas la bonne date, là, mais.... parce que, là, j'allais dire : le 1er janvier.
Mais mettons que ta licence est émise le 1er avril. Tu sais que tu vas
devoir payer tes frais le 1er avril de l'année suivante puis tu as un
préavis qui t'est envoyé le 1er février. Ça fait que c'est sûr que... Moi,
je pense que c'est une façon tout à fait courante de procéder.
Mme Lakhoyan Olivier : Je
comprends, c'est... ça semble être légitime. Mais je me dis, celui qui l'a
manqué, puis... Parce qu'il y a le 12 mois après. Une fois que c'est
suspendu, il ne peut plus retourner... Oh! my God, j'ai manqué, je peux-tu
payer...
M. Boulet : Ah! bien, ça, il
peut sûrement faire un arrangement.
Mme Lakhoyan Olivier : Et il
faut qu'il attende 12 mois, non?...
14 h 30 (version révisée)
Mme Lakhoyan Olivier : ...j'ai
manqué... je peux-tu payer...
M. Boulet : Ah! bien, ça, il
peut sûrement faire un arrangement.
Mme Lakhoyan Olivier : ...et
il faut qu'il attende 12 mois, non?
M. Boulet : Non, non, mais
il...
(Consultation)
M. Boulet : C'est beaucoup d'hypothèses,
mais ça n'arrive pas, collègue, là. Ce qu'on me dit, c'est que les
entrepreneurs, ils savent que c'est une condition impérative pour maintenir ta
licence effective, puis la date où tu l'as obtenue, tu sais que, l'année
suivante, tu dois payer comme une cotisation professionnelle ou comme une
facture x, y, z, là. Il n'y a pas... il n'y a pas de cas...
Mme Lakhoyan Olivier : Moi,
je veux juste...
M. Boulet : Puis, tu sais, c'est
parce que ça arrive, collègue de Chomedey, ça arrive tout de suite après avoir
reçu un préavis d'intention. C'est un cas dont l'hypothèse est assez éloignée,
là.
Mme Lakhoyan Olivier : OK.
Merci beaucoup, M. le ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, oui, députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, dans l'intervalle, donc... bien, malgré le fait qu'on ne les
avait plus de façon résumée, là, je suis allée regarder, donc, les différents
articles auxquels font référence le paragraphe 4° du premier alinéa de
109.6. Donc, ça nous donne, donc, une certaine idée des situations, là, qui
sont visées ici, là, qui sont d'une certaine gravité, fausses déclarations, infractions,
etc. Et quand on regarde, donc, les autres pouvoirs, donc, des régisseurs, donc,
on comprend que c'est le seul paragraphe qui pourrait s'appliquer. Donc, j'ai
répondu à cette interrogation que j'avais moi-même en en faisant la lecture,
donc, ce point-là est clos.
Maintenant, donc, pour l'une, donc, des
situations, donc, je comprends, donc, comme on disait, que l'objectif, donc, c'est
de ne pas, donc, de se... c'est... D'une part, je comprends que la situation n° 2, l'abandon indirect, là, c'est des cas qui pouvaient
survenir en ce moment, là, dans la vraie vie, des gens qui cessent de payer l'échéance
entre les deux moments. Les trois autres, donc, sont... en fait, 1° et 3° sont
introduits dans le projet de loi, et 4° devait aussi être un cas qui se... J'imagine
que c'est ça, là, que vous avez eu... qu'il y a une certaine prévalence, là, de
situations où une personne qui était répondante d'une société, dans les cas où
la licence demeurerait en vigueur, là, cessait d'agir, à ce titre, dans un autre
cas que le décès.
C'est juste... le 3°, «la licence ne
comporte qu'une sous-catégorie autorisant le titulaire à exécuter des travaux»,
donc, comme on disait tantôt, donc, le.... Donc, ici, quand on a travaillé sur
l'article 12...
M. Boulet : ...collègue, c'est...
«sa licence ne comporte qu'une seule sous-catégorie l'autorisant à exécuter des
travaux de construction couverts par le plan de garantie», là, par GCR, et il
perd son accréditation ou il n'adhère pas au plan de garantie. C'est simplement
ça.
Mme Cadet : Oui... Non, c'est
ça. Je comprends le propos de 71.1, que nous avons adopté... bien, l'article 12,
que nous avons adopté, mais ici, là, c'était de saisir... Pouvez vous
expliquer, donc, dans ce cadre-là, à quoi pourrait ressembler le fait, donc, de
vouloir se... utiliser un stratagème en utilisant, donc, le... le fonds de
71.1? Les autres paragraphes, je n'ai pas d'enjeu, là, je les saisis bien.
M. Boulet : 71.1, c'est 3°?
Mme Cadet : C'est celui que
vous venez de... d'expliquer, là.
M. Boulet : Bien oui, bien
oui, c'est la même, même affaire que ne pas payer, c'est une hypothèse très,
très, très éloignée. Mais il perd son accréditation quelques jours après avoir
reçu son préavis d'intention... son préavis pour aller devant la régie. Et il
perd son accréditation ou il demande de ne plus être couvert par le plan de
garantie.
Mme Cadet : OK. Donc, ça, ce
serait dans les cas où il demanderait de ne plus être couvert par le plan de
garantie, c'est parce que... C'est pour ça que j'essayais de comprendre...
M. Boulet : Bien,
vraisemblablement, là. Puis je ne connais pas toutes les règles de GCR, là,
mais il perd son accréditation. Est-ce que c'est de sa propre volonté? Ça
pourrait, ou ça pourrait être parce qu'il ne rencontre plus les exigences
financières prévues dans le règlement, ce que j'avais dit, n'a pas fourni les
garanties financières ou, ce que je vous avais dit, les documents demandés
aussi par Garantie de construction résidentielle, puis il n'a pas géré
convenablement les... il n'a pas géré les réclamations des consommateurs...
Mme Cadet : Oui, ça, j'avais...
M. Boulet : ...donc là, il
perd son accréditation, ou ça pourrait être volontairement aussi.
Mme Cadet : Oui, ça... ça, on
en avait discuté, ça, j'ai bien compris ça. Ce n'est pas l'objet de ma
question, puis je m'excuse si ce n'est pas clair. En fait, ma question, c'est
de savoir : S'il a perdu son accréditation entre le moment où il a reçu
un... un préavis et le moment où il se fait entendre devant le Bureau des
régisseurs, ce n'était pas, donc, de sa propre volonté. Donc, j'essaie de
comprendre, donc, comment, lorsque la licence ne comporte qu'une sous-catégorie,
on disait plus tôt, donc, quand il y en a une seule, sous-catégorie, donc, on
va s'assurer que la licence cesse d'avoir effet <dès que le titulaire...
Mme Cadet :
...on
disait plus tôt, donc, quand il y en a une seule, sous-catégorie, donc, on va s'assurer
que la licence cesse d'avoir effet >dès que le titulaire, donc, n'adhère
plus au plan. Donc, à ce moment-là, le fait que la cessation est automatique...
la cessation, donc, de la sous-catégorie, donc, de licence est automatique pour
s'assurer que la personne ne puisse pas...
M. Boulet : ...si ça survient
après le préavis, c'est une suspension, ce n'est pas une cessation automatique.
Mme Cadet : Mais ça, je
comprends ça. Ma question, c'est de savoir comment, dans les cas où la personne
s'est fait imposer le fait, donc, de ne plus pouvoir utiliser sa licence, ce
qui est... et je partage cet objectif-là, à 71.1, comment ça pourrait être un
stratagème pour tenter d'échapper à l'article 74? C'est ça, la question.
M. Boulet : Bien, en fait, de
la même manière...
Mme Cadet : Les autres, je
les comprends. La personne décide d'aviser la régie, c'est normal, elle n'a pas
payé.
M. Boulet : Bien, il
s'organise pour ne plus rencontrer les exigences financières. Il s'organise
pour ne plus fournir les garanties financières, collègue, ou il ne gère pas
bien... C'est pour ça, je vous dis, c'est tout le temps des hypothèses
tellement lointaines que vous soumettez, là, que je suis contraint de vous
dire, suite au préavis d'intention, il s'organise pour ne pas respecter les
exigences financières prévues par le règlement. Il ne fournit pas les garanties
aux documents demandés par GCR. Et donc, suite à un préavis, il se pourrait que
GCR, de façon concomitante, demande un document, puis il refuse de fournir le
document. Et ça pourrait arriver, c'est une hypothèse.
Mme Cadet : OK. Donc, ça, il
aurait le temps, donc, de ne... dans les 10 jours.
M. Boulet : Oui, ou il n'a
pas bien géré une réclamation d'un consommateur dont il n'a pas donné suite.
Mais c'est des situations, à mon avis, extrêmement hypothétiques.
Mme Cadet : Oui. C'est ça. Et
c'est pour ça que j'essayais de bien saisir, là. Ça, ça m'aide ici, là, mais je
pense que vous comprenez mieux ma question ici, enfin, je pense que je la pose
mieux, là, plutôt que... Ce n'est pas votre compréhension, c'est ma façon de
l'exprimer, qu'ici essentiellement on est en train, donc, d'évaluer les
situations où, par exemple, le délai entre le moment où est-ce que la personne
recevrait le préavis et le moment où est-ce qu'elle passe devant le Bureau des
régisseurs est de plus de 10 jours, parce que c'est au moins
10 jours, et que, pendant cette période-là qui pourrait être plus large,
la personne pourrait décider de ne plus rencontrer ces exigences-là.
M. Boulet : Pas d'autre...
Oui, oui, tout à fait. Je l'ai répété...
Mme Cadet : Et là, est-ce
que... Et là, c'est pour ça que là j'ai la question sur la sous-catégorie, parce
qu'à 71.1, on dit «la licence»... on dit : «Le nouvel article prévoit
également que si la licence d'entrepreneur ne comporte qu'une sous-catégorie,
donc, la licence cesse automatiquement d'avoir effet.» Donc, ça, c'est si la
sous-catégorie ne rencontre plus les exigences pour exécuter des travaux de
construction couverts par un plan de garantie. Donc...
M. Boulet : Vous comprenez
tout, maître.
Mme Cadet : Hein?
M. Boulet : Vous comprenez
tout. Je ne peux pas répéter. C'est...
Mme Cadet : Alors, je me
demande est-ce qu'il aurait fallu prévoir donc une situation... bien, la
situation, donc, qui... en fait, l'ensemble des situations prévues à 71.1.
Bien, c'est ça. Est-ce que... Est-ce que ce n'est pas, dans le fond, l'ensemble
des situations prévues à 71.1, qui devraient être incluses au troisième
paragraphe ici, 74, c'est-à-dire même quand il y a plus d'une seule
sous-licence?
• (14 h 40) •
M. Boulet : Non, non. C'est
comme... il y a des sous-catégories qui peuvent ne pas être soumises...
Mme Cadet : Des
sous-catégories, plutôt, oui.
M. Boulet : ...au plan de
garantie, une sous-catégorie qui pourrait ne pas être soumise au plan de
garantie... ou, tu sais, ça peut varier, là. Il y a des entrepreneurs qui
peuvent avoir plusieurs sous-catégories de licence.
Mme Cadet : OK. Et là, dans
ces cas-là, puisqu'il n'y a pas de cessation automatique quand... Ah! c'est
pour ça. OK.
M. Boulet : Là, ici, c'est la
sous-catégorie qui fait l'objet de la licence, bien, c'est là... On est dans
une situation où il n'adhère plus au plan de garantie, et c'est requis pour le
maintien de la licence.
Mme Cadet : Ah! OK, OK, je
comprends. Donc, ici, c'est vraiment... c'est parce que c'est la sous-catégorie
de licence ici qui est couverte par le plan de garantie.
M. Boulet : Bien oui. Bien,
il y en a beaucoup, là, de sous-catégories, parce qu'il y a plusieurs types de travaux
de construction, là, ça peut être de la plomberie, de l'électricité ou peu
importe, là, mais il y a plusieurs sous-catégories.
Mme Cadet : OK, je comprends.
Donc, dans la vraie vie, donc, l'entrepreneur, donc, qui peut avoir, donc, sa
licence, il peut avoir une sous-catégorie de licence aussi. Et là, ici, ce
qu'on disait, donc, à 71.1, là, donc, lorsqu'il y a une licence qui en
comporte, donc, plusieurs, bien, la sous-catégorie, donc, sera... la
sous-catégorie de licence cesse d'avoir effet. Mais lorsqu'il y en a juste une,
sous-catégorie, bien, c'est la licence aussi qui <cesse d'avoir effet...
Mme Cadet :
...bien,
la sous-catégorie, donc, sera... la sous-catégorie de licence cesse d'avoir
effet. Mais lorsqu'il y en a juste une, sous-catégorie, bien, c'est la licence
aussi qui >cesse d'avoir effet, parce que là il n'y a pas d'autres... il
n'y a pas de choses... donc, il n'y a pas d'autres travaux qui peuvent être
faits, et, alors là, il pourrait y avoir des fausses représentations. Et, dans
ce cas-là, puisqu'il y a une cessation automatique de la licence, en fait, les
cas, ici, là, à 74, sont... en fait, on veut éviter les situations où la
personne, donc, déciderait, donc, de ne plus pouvoir, en vertu de l'article 4,
donc... du règlement que vous m'avez énuméré...
M. Boulet : ...que je vous ai
cité à quelques reprises.
Mme Cadet : Oui, qu'à ce
moment-là, donc, il ne perdrait pas la licence, mais la sous-catégorie de
licence.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : En fait, il y en a
60. Puis si, pour la fin de semaine qui s'en vient, vous voulez toutes les lire,
on peut vous les envoyer. Il y en a 60, sous-catégories, puis, à mon souvenir,
il y en a deux qui requièrent... qui sont soumises à l'accréditation pour être
couvertes par le plan de garantie.
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : Ça fait que... mais
le reste, vous avez tout bien résumé.
Mme Cadet : OK, donc... Et
là, juste pour confirmer, donc, la personne ne peut pas décider elle-même,
donc, de ne plus adhérer... L'entrepreneur ne peut pas décider lui-même de ne
plus adhérer au plan pour...
M. Boulet : Bien, comme je
vous ai expliqué à quelques reprises, collègue, ceci dit, avec respect, il
pourrait décider de ne plus respecter les exigences financières, pourrait...
Mme Cadet : C'est ça, c'est
juste ces cas-là.
M. Boulet : Exactement.
Mme Cadet : OK, c'est
vraiment juste ces cas-là. OK. Parfait. Donc, ça répond... Donc, je comprends,
donc, chacun des paragraphes. Et là, juste pour bien clarifier, donc, le
dernier alinéa, la suspension vaut jusqu'à ce que la régie prenne acte de la
situation concernée, auquel cas la licence cesse d'avoir effet ou jusqu'à ce
qu'elle annule la licence. Donc, si je comprends bien, donc, une fois que la
personne, donc, a reçu, donc, le... une fois que la personne, donc, donne un
préavis d'abandon direct ou indirect, ou... utilise des stratagèmes pour ne
plus rencontrer, donc, les exigences pour être couverte par le plan de garantie
ou décide d'utiliser le stratagème dans des cas qui ne sont pas... dans les cas
autres que le décès du répondant, s'il ne s'agit pas d'un stratagème et que la
personne, donc, se retrouve dans l'un de ces quatre paragraphes-là, la
situation de ces quatre paragraphes-là, ça cesse d'avoir effet, mais s'il
s'agit d'un stratagème, à ce moment-là, la régie sera en mesure d'en prendre
acte et, après le préavis, annulera la licence. Donc, la cessation des faits,
c'est s'il n'y a pas stratagème, l'annulation, c'est s'il y en a un?
M. Boulet : Bien, il annule
la licence ou il prend acte de l'abandon. Je pense que vous le résumez bien,
oui.
Mme Cadet : Bien, c'est ça,
c'est ça, c'est que, dans le fond, c'est pour ça qu'on donne les deux cas de
figure ici, au dernier alinéa, là, c'est que cessation, si on voit que c'est de
bonne foi...
M. Boulet : Oui, vous l'avez
bien résumé.
Mme Cadet : ...annulation si
c'est de mauvaise foi. OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors...
Mme Cadet : La députée de
Chomedey...
Mme Lakhoyan Olivier : Non,
c'est beau.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 13 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 15.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 15. L'article 84 de cette loi est modifié par la suppression de
«qui ne sont pas couverts par un plan de garantie visé à l'article 80».
Commentaire. L'article 15 du projet
de loi prévoit de modifier l'article 84 de la loi afin d'y supprimer la
mention de travaux qui ne sont pas couverts par un plan de garantie.
Bon. Il y a eu une décision rendue par la
Cour d'appel en 2023, Régie du bâtiment, l'Association des professionnels de la
construction, l'APCHQ. Dans cette décision, la Cour d'appel a statué, collègue,
on s'écoute bien, qu'un citoyen ne pouvait pas faire appel au cautionnement
d'un entrepreneur pour des travaux mal exécutés sur une maison neuve, étant
donné que ces travaux sont couverts par le plan de garantie, donc, pas le
cautionnement parce que c'est couvert par le plan de garantie. Or, comme
l'entrepreneur ne détenait pas la licence appropriée, le bâtiment n'était pas
couvert par le plan de garantie. En conséquence, pour ne pas pénaliser le
citoyen et pour que celui-ci puisse se prévaloir du cautionnement, une
modification doit être apportée.
C'est pour ça qu'on fait ça. Une
modification doit être apportée afin d'élargir le pouvoir réglementaire relatif
au cautionnement de licence, afin que ce cautionnement puisse s'appliquer pour
ces travaux de construction, assujettis au plan lorsque l'entrepreneur ne
détient pas la sous-catégorie de licence <pour de tels travaux...
M. Boulet :
...s'appliquer
pour ces travaux de construction, assujettis au plan lorsque l'entrepreneur ne
détient pas la sous-catégorie de licence >pour de tels travaux.
Cette modification répond à l'une des
recommandations du rapport du Vérificateur général du Québec l'Assemblée
nationale du Québec, pour l'année 2021-2022. Au chapitre III, Gestion
des licences, bon, il a précisé qu'il fallait améliorer notamment les mesures
de compensation financière, le registre — j'en ai parlé souvent — des
informations qui apparaissent au registre, tout ça dans le but de protéger plus
adéquatement les consommateurs. Donc, voilà, c'est aussi simple que ça, M. le
Président. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 15? Députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, je pense que les explications du ministre sont relativement
claires ici. Je comprends que c'est une... ça fait suite, donc, à une
recommandation, donc, du rapport du Vérificateur général, que nous avons citée
nous-mêmes, donc, ce mardi. Je sais que... M. le ministre, j'imagine que vous avez
pris connaissance, donc, du mémoire de l'ACQC qui traitait, donc, de façon
assez détaillée, donc, du système de cautionnement de la régie. Là, je vous
vois déjà le citer, donc, vous aviez pris connaissance, je vous laisse y aller.
(Consultation)
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous avez une question, Mme la députée de Bourassa-Sauvé?
Mme Cadet : Oui, les
analyses...
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
(Consultation)
Le Président (M. Schneeberger) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 14 h 48)
(Reprise à 14 h 52)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. M. le ministre, je pense que vous aviez une réponse
suite à la question. M. le ministre, c'est à vous.
M. Boulet : Bien, moi, je
veux... si c'est à moi à parler, je suis hyperfier de ce nouvel article là, parce
que c'est un projet de loi qui vise à améliorer la qualité de la construction
et à protéger mieux les consommateurs, et donc c'est bénéfique. Et cette
décision-là de la Cour d'appel confirme qu'il y avait un trou à combler, que
nous avons comblé. Et il y aura de la pédagogie à faire, parce qu'il y a des
groupes peut-être qui ne saisissaient pas toutes les nuances, là, parce qu'il y
a quand même une décision de jurisprudence qui a été rendue, et je sais que
vous êtes en mesure de faire les nuances qui s'imposent, là. Ceci dit, avec
respect, pour la collègue de Chomedey, là, mais je suis bien fier de cet
article-là. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y avait d'autres... Ça va comme ça? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci,
merci, M. le Président. Donc, merci au ministre. Donc, il nous a permis, donc,
de prendre connaissance, donc, de cette décision de la Cour d'appel, soit,
donc, la... bon, donc, cette décision, donc, de 2023, donc, de la Cour d'appel,
dont nous prenons connaissance. Donc, je comprends que c'est...
M. Boulet : Bien,
aimeriez-vous que je relise le résumé qui a été fait par mes collègues...
Mme Cadet : Oui, s'il vous
plaît, oui, s'il vous plaît.
M. Boulet : ...parce que, des
fois, je lis puis je prends pour acquis que tout le monde... Donc, dans cette
récente décision, la Cour d'appel a statué qu'un citoyen ne pouvait pas faire
appel au cautionnement d'un entrepreneur pour des travaux mal exécutés sur une
maison neuve, étant donné que ces travaux sont couverts par le plan de
garantie. Or, comme l'entrepreneur ne détenait pas la licence appropriée, le
bâtiment n'était pas couvert par le plan de garantie. En conséquence, pour ne
pas pénaliser le citoyen et pour que celui-ci puisse se prévaloir du
cautionnement, parce que, pas de plan, cautionnement, une modification doit
être apportée afin d'élargir le pouvoir réglementaire, relatif au cautionnement
de licence, afin que ce cautionnement puisse s'appliquer pour les travaux de construction
assujettis au plan de garantie lorsque l'entrepreneur ne détient pas la
sous-catégorie de licence pour de tels travaux de construction.
Comme il n'y a pas la sous-catégorie, sa
licence, bien, il devait payer un cautionnement, mais, comme il était, selon la
Cour, assujetti au plan de garantie, bien, il ne pouvait pas bénéficier du
cautionnement. Cette modification répond à l'une des recommandations du rapport
du VG, là, mais qui demandait notamment d'améliorer les mesures de compensation
financière puis les informations qui figuraient, là, dans le registre. Est-ce
que ça... Est-ce que ça vous va?
Mme Cadet : Oui, ça me va.
Merci, M. le ministre. Merci, M. le Président. Donc, je comprends, donc,
comme... on donne suite, donc, quand même, à une décision de la Cour d'appel et
au rapport du Vérificateur général, et que, dans cette perspective, donc, ça
donne, donc, une voie, donc, supplémentaire, donc, pour le consommateur. Donc,
ça, répond aux interrogations que nous avions.
M. Boulet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci beaucoup. Alors, est-ce que... à ce moment-ci, est-ce que
l'article 15 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous avons terminé le deuxième bloc. Nous amorçons maintenant le
troisième bloc qui s'intitule Protection des nouveaux propriétaires, plan de
garantie. Et, M. le ministre, nous débutons avec l'article 19.
Mme Cadet : ...M. le
ministre, est-ce que vous avez présenté le contexte maintenant...
M. Boulet : Oui, je vais <faire
un breffage...
Le Président (M. Schneeberger) :
...plan de garantie. Et, M. le ministre, nous débutons avec
l'article 19.
Mme Cadet :
...M.
le ministre, est-ce que vous avez présenté le contexte
maintenant...
M. Boulet :
Oui, je
vais >faire un breffage avec un tableau sur le plan de garantie,
médiation et arbitrage.
Mme Cadet : Parfait. Et, par
la... après la présentation du contexte du ministre, j'aimerais suspendre, s'il
vous plaît, avant qu'on commence l'étude de l'article 19. Je vais le
laisser y aller avec le contexte.
M. Boulet : Est-ce que je
devrais déposer les deux tout de suite?
Une voix : ...
M. Boulet : Veux-tu, Madwa, je
ferais mes breffages pour les deux prochains blocs.
Une voix : Mais non, c'est le
même bloc.
M. Boulet : Ah! c'est le même
bloc.
Une voix : Oui, mais vous
avez...
M. Boulet : OK. Donc, je
pensais... OK. Ça fait que j'ai deux... deux documents.
(Consultation)
M. Boulet : Aimez-vous mieux
suspendre avant ou après que je fasse...
Mme Cadet : Bien, on peut...
c'est à votre convenance, M. le ministre.
M. Boulet : Moi, je le
ferais, oui, puis on va vous remettre des copies.
Mme Cadet : Parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Vous voulez suspendre, là, ou vous allez...
Mme Cadet : Oui, c'est ce
qu'il a demandé...
M. Boulet : Ah! non, après.
Mme Cadet : Ah! après, OK, OK.
J'avais compris l'inverse, pardon. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y.
M. Boulet : Oui, merci.
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, je vais
commencer par — est-ce que tout le monde a le document, oui — par
le premier document, Plan de garantie de bâtiments résidentiels neufs. Donc,
contexte : Il y a le règlement, bon, on en parle sur le Plan de garantie
des bâtiments résidentiels neufs. Il est entré en vigueur en janvier 1999. Le
but, évidemment, c'est de protéger les consommateurs qui achètent un bâtiment,
une résidence neuve. Il a été modifié en 2001-2006. En 2006, il y a eu des
améliorations. Puis, à la suite de l'adoption, en décembre 2011, du projet de loi
n° 35 — bon, vous avez le titre de la loi — des
modifications ont été apportées au plan, principalement pour améliorer la
protection des bénéficiaires, la qualité et éliminer toute apparence de
conflits d'intérêts. Donc, vous avez les trois modifications, faire en sorte
que... et GCR, c'est ce qu'il est, un organisme à but non lucratif. GCR
administre le plan puis il y a un seul administrateur, hein, il n'y a pas
d'autres administrateurs que GCR. Il est le seul depuis le 1er janvier
2015.
Il y a un fonds de garantie, ça, peut-être
que vous le saviez, pour les sinistres majeurs et exceptionnels, et ça a permis
de financer les multiples réclamations en rapport avec la pyrrhotite dans la
région de la Mauricie, dont j'ai été témoin. J'ai beaucoup d'amis qui ont été
victimes de ça, oui.
• (15 heures) •
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Oui, tout à fait,
un dossier... puis beaucoup de... des familles avec des jeunes enfants, c'était
épouvantable. Ça a coûté beaucoup d'argent. Puis on a octroyé des nouveaux
pouvoirs à la RBQ.
Le plan de garantie, bon, ça, je l'ai
répété souvent, là, ça s'applique jusqu'aux quintuplex puis quatre unités privatives
superposées. L'entrepreneur, il doit être accrédité auprès de l'administrateur
du plan de garantie, on a vu les conséquences s'il ne l'était pas. La garantie
est transférable, ça veut dire que l'acquéreur subséquent de la maison pour la
durée restante de la garantie. Les protections, on se demande tout le temps
qu'est-ce qui fait partie du plan. Bien, avant la réception du bâtiment, bon,
les acomptes versés, parachèvement des travaux, déménagement, entreposage,
quand le bénéficiaire ne peut pas prendre réception de sa maison avant la date
convenue, ce qui est vraiment bon.
Puis les protections applicables après la
réception du bâtiment, parachèvement, les vices malfaçons ou ce qui est
apparent, ce qui est non apparent, c'est durant l'année; les vices cachés,
c'est trois ans; les vices de conception, construction, réalisation; et les
vices de sol dans les cinq ans, suivant la fin des travaux. Ça vous va?...
15 h (version révisée)
M. Boulet : ...les vices
cachés, c'est trois ans, les vices de conception, construction, réalisation et
des vices de sol, dans les cinq ans suivant la fin des travaux. Ça vous va?
Des voix : ...
M. Boulet : «Des montants
maximums pour ces différentes protections sont prévus au règlement». Bon, puis
le règlement inclut également un processus de réclamation, un processus de
médiation et d'arbitrage qu'on va venir raffiner dans notre projet de loi. Puis
il y a quatre organismes qui sont autorisés, ils sont nommés là, puis des
modifications devront être apportées après l'adoption du projet de loi,
notamment pour les dispositions en matière de médiation et d'arbitrage, mais il
y a des articles qui vont confirmer ce que je viens de mentionner.
Et, dans le... dans les informations...
Des voix : ...
M. Boulet : Vous avez la
troisième page?
Des voix : ...
M. Boulet : OK. Bien, je vais
vous donner quelques informations complémentaires. Outre les modifications
apportées au règlement, il y a des travaux qui sont en cours actuellement pour
apporter d'autres modifications. Évidemment, c'est toujours protection
additionnelle pour les bénéficiaires, encadrement de l'administrateur, qui est
GCR, mais, bon, c'est des travaux que je voulais vous confirmer.
Et le deuxième document que je vous
présente, c'est la médiation et arbitrage, eu égard au plan de garantie.
Une voix : ...
M. Boulet : Ah! vous ne l'avez
pas. OK.
Mme Cadet : C'est une
autre...
M. Boulet : Donc, ils sont
tous dans le même bloc. Ils sont tous dans le bloc trois. Ça fait qu'il y a
quatre articles seulement dans le bloc trois. Ça fait que je vous en donne
beaucoup pour le nombre d'articles, hein? Si j'exagère en informations, vous me
le dites, hein?
Des voix : ...
M. Boulet : On peut s'amuser
un peu aussi en étude détaillée. Sinon, là...
Une voix : ...
M. Boulet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous avez terminé les explications, M. le ministre?
M. Boulet : Non. Il me reste
un autre document, ça va prendre cinq minutes, M. le Président. Donc... donc, le
contexte. Donc, le règlement prévoit que le bénéficiaire du plan peut, dans les
30 jours de la décision de l'administrateur suite à une réclamation,
convenir de recourir à la médiation. Si cette médiation échoue, on va en
arbitrage. Mais dans... actuellement, le bénéficiaire a peu d'intérêt à aller
en médiation parce qu'il doit payer une partie des coûts, alors qu'en
arbitrage, s'il a gain de cause sur un seul des éléments de sa réclamation, il
n'assume aucun coût. Actuellement, il y a quatre sociétés reconnues par la RBQ,
je pense que je les ai mentionnées, cependant, ni la loi ni le règlement n'exige
une reddition de comptes. Est-ce que ça va, Madwa?
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, il n'y a
rien qui exige une reddition de comptes aux organismes d'arbitrage et aucune
entente ne lie la RBQ à ces organismes. Puis il y a eu un audit qui a été
réalisé par la régie, puis dans les constats, il y a eu des... qui ont été
relevés, on référait, notamment, au respect des délais de traitement, le
respect de la grille de tarification des honoraires des arbitres puis la
publication des décisions.
Dans la loi, actuellement, il n'y a aucun
article qui fait référence à la médiation, ce qui est quand même étonnant.
Dans le règlement, on prévoit que le
bénéficiaire du plan peut, dans les 30 jours, comme je viens de le dire,
de la décision concernant la réclamation, convenir de recourir à la médiation.
Si ça échoue, c'est l'arbitrage.
Dans les modifications, on ajoute, dans la
loi, la médiation comme mécanisme de règlement de différends puis on précise
que ça doit être administré par des organismes de médiation et d'arbitrage
reconnus par la régie en fonction des conditions prévues, puis on prévoit aussi
la possibilité, pour la régie, de reconnaître un ou plusieurs organismes pour
administrer la médiation et l'arbitrage. Bon, on l'a déjà vu. On <permet...
M. Boulet :
...de
reconnaître un ou plusieurs organismes pour administrer la médiation et
l'arbitrage. Bon, on l'a déjà vu. On >permet à la régie de diffuser les
documents et renseignements obtenus afin de mieux informer le citoyen et de
rendre publiques les décisions arbitrales. On permet à la régie de refuser de
reconnaître un organisme qui ne respecte pas les conditions prévues, puis on
simplifie le recours, là. En fait, c'est tout le processus qui est simplifié,
parce qu'actuellement, c'est long puis ça coûte de l'argent.
Puis on a mis, dans le deuxième tableau...
Je ne sais pas s'il assez gros, même moi, je le trouve petit, là, mais tu vas
voir, c'est un petit peu redondant, là, puis il y a beaucoup de petits carrés,
là, il y en a la moitié qui aurait pu être enlevée, puis on comprend pareil,
là, mais, puis...
Une voix : ...
M. Boulet : Voilà. Puis les
avantages de la médiation, là, vous m'avez souvent entendu, ça réduit les
dépenses, ça diminue les délais. Les dépenses, je pense aussi aux frais
d'avocats puis aux frais d'expertise. Ça maintient des bonnes relations entre
les parties qui choisissent, évidemment, d'un commun accord et participent
ensemble à un processus de recherche de solutions. Puis, évidemment, il n'y a
pas de solution imposée sans le consentement des parties.
Alors, voilà, c'est tout. Et on a quatre,
seulement, amendements dans notre ordre de présentation. Il y a un bloc, là,
sur la protection des nouveaux propriétaires. Oui, il y a quatre articles.
Voilà, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Là, il y avait une demande de suspension, elle a-tu toujours lieu, oui?
Mme Cadet : Oui, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 08)
15 h 30 (version révisée)
(Reprise à 15 h 37)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Je vais laisser la parole à M. le ministre pour qu'il
puisse débuter avec l'article 19.
M. Boulet : Oui. Merci, M.
le Président. 19 :
L'article 111 de cette loi, modifié
par l'article 103 du chapitre 24 des lois de 2023, est de nouveau
modifié par le remplacement du paragraphe 5.1° par le suivant :
«5.1° accorder une aide financière pour
soutenir des projets, des services ou des activités en matière d'information,
de sensibilisation ou de formation, destinés à protéger les bénéficiaires d'un
plan de garantie;».
Commentaire : Donc, ça propose de
remplacer 5.1 de 111 de la loi afin de prévoir que la régie puisse, pour la
réalisation de sa mission, accorder une aide pour soutenir des projets,
services ou des activités en matière d'information, de sensibilisation ou de
formation destinés à protéger les bénéficiaires d'un plan de garantie. C'est
tout, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 19?
Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, je prends acte, donc, du contenu de l'article 19 ici,
mais j'essaie de saisir... C'est qu'en fait, donc, 111 prévoyait, donc, à son
alinéa... l'alinéa 5.1... pardon, paragraphe 5.1° du premier alinéa
précédent, que la régie pouvait subventionner des services ou des organismes
destinés à protéger les bénéficiaires de plans de garantie. Donc, on avait
une... il semblait y avoir une protection plus forte avec la formulation
précédente que celle qui est présentée ici dans le texte proposé.
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Boulet : En fait, le
mot qui est enlevé, c'est «les organismes», destinés à protéger les
bénéficiaires de plans de garantie. Donc, c'est vraiment une aide financière
pour faire de l'info, de la sensibilisation puis de la formation, pas pour
soutenir des organismes financièrement. C'est ça qui a été modifié. Puis... Puis
c'est tout. Puis il y a un document, collègue, qui apparaît sur le site de la Régie
du bâtiment du Québec qui décrit les subventions, mais c'est marqué «aux
organismes». Ça fait que ce n'est pas la même affaire, ce n'est pas le même.
Mme Cadet : ...présenté
ne sera plus en vigueur. C'est ça? Parce que c'est écrit «subventions aux
organismes».
M. Boulet : En fait, c'est
sans «les organismes», c'est sans «les organismes». C'est le seul changement.
• (15 h 40) •
Mme Cadet : OK. Parce
qu'on s'en était parlé en études des crédits plus tôt cette année, là, donc ce
qu'on voyait... Je vous... Je vous ramène, donc, l'article de La Presse
du 25 mars cette année qui disait : «Encore moins de protection pour
les acheteurs de maisons neuves», et je pourrais le déposer à la commission au
besoin, M. le Président. Essentiellement, donc, avec le fait qu'on mettait la
hache dans les services garantis... plans de garantie résidentielle, ici, là.
Des voix : ...
Mme Cadet : M. le
ministre.
M. Boulet : Excusez-moi.
Oui, j'écoute.
Mme Cadet : Oui.
M. Boulet : Vous êtes en
train de me montrer un article.
Mme Cadet : Oui, c'est
ça. Donc, l'article du 25 mars dernier, qui disait : «Encore moins de
protection pour les acheteurs de maisons neuves.» Donc, on comprend que depuis
le printemps, donc, de cette année, qu'essentiellement, donc, la régie, donc, n'exerce
plus la fonction prévue à l'article 5.1, là, donc, de subventionner des services
pour des organismes destinés à protéger les bénéficiaires de plans de garantie.
Donc, il n'y a pas de protection depuis ce moment-là.
M. Boulet : En fait, à
la RBQ, ils ont fait un bilan, d'une part. Deux, c'était la fin de l'entente
avec SOS. Trois, ça s'inscrit dans la <mission...
M. Boulet :
...à
la RBQ, ils ont fait un bilan, d'une part. Deux, c'était la fin de l'entente
avec SOS. Trois, ça s'inscrit dans la >mission de la RBQ. Et quatre, la
volonté qui est exprimée par cet article-là, c'est de soutenir, mais pour faire
de la formation, de l'information puis de la sensibilisation. Mais c'est
essentiellement la démonstration qui a été faite par l'écoulement du temps,
c'est qu'il n'y avait pas de valeur ajoutée. Il y a eu seulement
848 demandes d'information en quatre ans d'existence sur
70 000 bénéficiaires potentiels par année. Ça donne à peu près
1 % de consommateurs rejoints depuis ses débuts. Puis le service à la
clientèle de GCR, collègue, lui traite puis il le fait aussi, annuellement,
25 000 $ par année.
Donc, est-ce que vous êtes d'accord avec
moi qu'on peut légitimement se questionner sur la pertinence de ce que... Bon,
je ne veux pas identifier, là, mais c'est SOS, là, puis ça coûtait
400 000 $ par année. Puis 50 % des bénéficiaires — collègue,
je vais vous donner d'autres éléments de réponse — 50 % des
bénéficiaires qui contactaient SOS ont été référés par GCR. L'organisme restait
inconnu du public. Et l'élément essentiel, c'est qu'il y a un dédoublement. Il
y a beaucoup de duplications entre GCR puis SOS, puis, bon, le plan d'action
n'avait pas d'ambition, il n'y avait pas de cible, il n'y avait pas de
proactivité. Puis maintenant, on va avoir un bien meilleur contrôle des
dépenses réalisées, là, via ce plan d'aide financière là. Ce que je vous
montrais tout à l'heure, il y avait le mot organisme qui n'avait pas d'affaire
là, là, mais...
Une voix : ...
M. Boulet : On a donné
1,8 million de dollars. Alors, ça représente 22,87 $ perçus sur
chaque certificat émis par GCR. Donc... Mais le bilan pas bon, duplication,
puis on ne veut pas... Tu sais, c'est un amendement qui s'impose en raison de
ce qui s'est passé.
Mme Cadet : Merci, M. le
ministre. Donc, je vous entends. Donc, c'est ça, donc l'organisme donc... L'organisme
a fermé le 28 mars dernier.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
...c'est un document. Est-ce que c'est un document que vous souhaitez
déposer à la commission ou c'est juste pour référence?
Mme Cadet : Je peux
le... Je peux le déposer à la commission, au besoin, monsieur...
M. Boulet : Mais ce
n'est pas nécessaire pour moi, là.
Le Président (M. Schneeberger) :
OK. C'est bon. Je le demandais, c'est une procédure.
Mme Cadet : Si ce n'est
pas nécessaire pour... pour le ministre, à ce moment-là, je pourrais
informellement, donc...
M. Boulet : Non, non,
c'est un article de presse.
Le Président (M. Schneeberger) :
C'est bon.
Mme Cadet : Je pense
qu'il en a déjà pris connaissance, de ce que je comprends.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : J'essaie
juste donc de remettre en perspective parce que, de mémoire, donc, quand je
vous avais questionné, donc, à l'étude des crédits budgétaires, donc, à ce
moment-là, donc, ce n'est pas la réponse que vous m'aviez fournie. Donc, vous
me parliez, donc, non pas dans sa capacité de réalisation, mais plus, donc,
des... du... voyons, donc, des frais administratifs. Et là, je pense...
Une voix : ...
Mme Cadet : Oui, voilà,
je l'ai ici. En fait, M. le ministre, donc, lors de notre séance à l'étude des
crédits en avril, 25 avril si je ne m'abuse, cette année, vous disiez...
Donc, l'information que vous m'avez donnée, collègue, c'est que la proportion
des coûts administratifs était trop élevée.
M. Boulet : Oui. Le
montant total de la subvention versée, c'était 1,81 million. Puis il y
avait, là-dedans, 1,2 million en salaires et avantages. Ça fait que
c'est... Non, non...
Mme Cadet : Il y a
combien... Il y avait combien d'avocats dans l'organisation?
M. Boulet : Dans
l'organisation de SOS?
Mme Cadet : Oui. Oui.
M. Boulet : Je ne sais
pas. Pourquoi?
Mme Cadet : C'étaient combien
d'employés?
Des voix : ...
M. Boulet : Deux, trois,
à peu près.
Mme Cadet : Ah! OK.
Deux, trois?
M. Boulet : Ça fait que
c'est... Oui. C'est cinq ans.
Mme Cadet : Ah! OK. Sur
les cinq années.
M. Boulet : C'est cinq
ans. Oui, oui.
Mme Cadet : OK. OK.
M. Boulet : Mais il y
avait des avocats.
Mme Cadet : C'est sûr,
j'en suis une.
M. Boulet : Il n'est pas
d'accord, lui.
Mme Cadet : Et là, donc,
ma question que j'avais, donc, je comprends que le financement, donc, il a
cessé définitivement, donc, le 31 mars de cette année. Et là, donc, les
bénéficiaires, en ce moment, donc, comment ils sont... Comment est-ce qu'ils
sont protégés depuis?
M. Boulet : Il n'y en a
pas <actuellement...
Mme Cadet :
...ils
sont... Comment est-ce qu'ils sont protégés depuis?
M. Boulet : Il n'y en
a pas >actuellement, c'est GCR puis la Régie du bâtiment du Québec. Mais
cet article-là ne vise qu'à permettre d'accorder une aide financière pour des
projets... pour des projets d'information puis de sensibilisation, là, c'est
destiné aux bénéficiaires du plan de garantie.
Mme Cadet : Puis quel
budget de la RBQ ça va représenter, ce type d'activité là?
M. Boulet : Dans le
budget...
Des voix : ...
M. Boulet : C'est
23 $ par certificat, l'équivalent de 23 $ par certificat, oui.
Mme Cadet : ...même
chose... Ça fait qu'exactement la même chose que représentait SOS Plan de
garantie.
M. Boulet : Oui,
totalement.
Mme Cadet : Ce qu'on
voyait, c'est que, dans le fond, SOS, c'était 0,37 %, là, du budget que
ça... de la RBQ, que ça représentait. Donc, vous entrevoyez que ce sera
exactement la même chose comme proportion du budget?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Et quel est
le nombre de bénéficiaires par année que ces mesures-là toucheront?
M. Boulet : Bien là,
j'ai... Là, je peux le répéter, là, c'est... Il y a eu 848 demandes
d'information puis il y a 70 000 bénéficiaires, comme j'ai
mentionné...
Mme Cadet : Non, pas par
le... Donc...
M. Boulet : ...70 000
bénéficiaires.
Mme Cadet : Non, ça,
c'est pour... par le passé, en fait. Avec la nouvelle mesure, ce que je
comprends, là, de ce que vous me dites, c'est qu'on vient changer...
M. Boulet : Ça va être
la même affaire. En fait, c'est des bénéficiaires potentiels par année.
Mme Cadet : Ah! OK. Donc
là, vous prévoyez toucher tous les bénéficiaires?
M. Boulet : Mais, SOS
n'a répondu qu'à l'équivalent d'à peu près 1 % de ses 700 000 bénéficiaires...
70 000 bénéficiaires potentiels.
Mme Cadet : Bien, c'est
ça. Donc, ma question, c'est le... En termes de pourcentage, combien est-ce que
vous pensez que la nouvelle façon, donc, de procéder en matière
d'information...
M. Boulet : Ah mon Dieu!
Je ne suis pas... Je ne suis pas en mesure de répondre à ça, là. C'est pour
soutenir des projets. Est-ce qu'il va y en avoir un, est-ce qu'il va y en avoir
huit, est-ce qu'il va y en avoir 12? Ce sera analysé et ce sera déterminé en
tenant compte de l'offre qui va être soumise à la régie.
Mme Cadet : OK. Puis
est-ce qu'il y a déjà, donc, certaines offres préliminaires qui ont été
soumises?
M. Boulet : Bien, je ne
serais pas en mesure de répondre à ça, là.
Mme Cadet : Ah! je pense
que...
M. Boulet : Non, non,
mais...
Des voix : ...
M. Boulet : Il y en a
deux qui sont en cours.
Mme Cadet : OK. Qui sont...
qui sont en cours. Est-ce que vous comprenez un peu ma préoccupation aussi, M.
le ministre, là? Je vous entends, dans le fond, là, ce que vous dites, donc,
5.1 ici... Donc, l'objectif ici, là, c'est de revoir la façon, donc, d'accorder
des aides financières à des initiatives destinées à protéger les bénéficiaires.
Bien, la question que je pose, c'est de voir, donc, comment, donc, ces
initiatives-là, donc, seront formulées et quelle est l'expectative d'un
meilleur taux de succès que vous envisagez face à cette nouvelle façon de
procéder, étant donné qu'on vient modifier, donc, un article du... un article,
donc, de la loi pour complètement, non pas remplacer SOS Plan de garantie par
un autre organisme, mais dire : OK, bien, on va y aller avec des
initiatives un peu plus ponctuelles. Mais ce que je veux dire, est-ce qu'il y
a... il y a une analyse qui a été faite pour voir, donc, est-ce que cette
nouvelle façon de procéder va rejoindre plus de 1 % des bénéficiaires? Là,
ce que je comprends, c'est que vous n'avez pas ce chiffre-là.
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : OK. Et à
ce...
M. Boulet : Mais, tu
sais, il faut faire connaître cette aide financière là. C'est ça qui va générer
une demande. Et souhaitons qu'au-delà des deux il puisse y en avoir d'autres.
• (15 h 50) •
Mme Cadet : On ne peut
pas juste souhaiter ici, là, je pense que cette fonction-là... Parce qu'ici,
essentiellement, donc, on vient modifier, donc, cet article-là, mais on est
donc dans les fonctions que peuvent exercer la régie pour réaliser sa mission.
Donc, c'est ça, l'objet de l'article 111, ici, de la Loi sur le bâtiment.
Donc, dans ce cadre-là, l'objectif, là, ce n'est pas juste de souhaiter que ce
point-là se réalise, c'est... En fait, l'objectif, c'est qu'on... la régie
puisse véritablement réaliser sa mission avec les moyens qu'on lui donne. Donc,
c'est pour ça que je vous demandais, donc, si ces analyses-là, donc, ils ont
été faites...
M. Boulet : Tout à fait.
C'est correct. C'est beau.
Mme Cadet : Est-ce
que... Vous avez dit qu'il y avait eu un bilan de SOS, là, vous avez présenté
ça comme ça. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui peut être déposé à la
commission, M. le ministre?
M. Boulet : On pourra
vous en... Ça pourra être déposé... Puis on va le déposer. Tout à fait.
Le Président (M. Schneeberger) : Ultérieurement.
Mme Cadet : OK. Il n'y
aura pas de problème à le déposer.
M. Boulet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
D'autres questions? Ça va?
Mme Cadet : Oui,
peut-être juste ici. Donc là, je comprends, donc, la volonté du législateur
ici.
M. Boulet : ...je pense
que, difficile d'être plus clair que ça, mais si vous le souhaitez, on va
répondre.
Mme Cadet : ...donc, vous
dites, donc, qu'il y a deux projets qui sont déjà un peu, donc, en liste et...
Puis, en matière, donc... Donc, puis en matière, donc, d'information, de
sensibilisation, donc... donc ça devrait ressembler. Donc, selon vous, donc,
quel est le <plan...
Mme Cadet :
...donc
ça devrait ressembler. Donc, selon vous, donc, quel est le >plan de la
régie à cet égard?
M. Boulet : Bon. Je vais
aller dans des détails additionnels, informer sur les couvertures, par exemple,
les droits et obligations des bénéficiaires, de l'entrepreneur, de l'administrateur,
les recours, les procédures prévues par le règlement, la...
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, Thomas?
Une voix : ...
M. Boulet : OK. La
création d'outils d'information, les dépliants, les logiciels, les plateformes
numériques. On va mettre l'accent sur l'aspect convivial, le plus vulgarisé
possible, la formation des personnes aptes à informer. Tu sais, c'est... Le
but, c'est de mieux protéger la population, ça fait qu'il va falloir que ce
soit le plus compatible avec ce que nous mentionnons, information, sensibilisation,
formation destinée à protéger.
Mme Cadet : Puis, ça va
être analysé à... Est-ce qu'il y en a qui vont être analysés à l'interne ou ça
va nécessairement toujours être des appels à projets?
M. Boulet : Ça va être
analysé à l'interne, mais ça peut faire l'objet d'appel à projets aussi, là.
Mme Cadet : OK. Puis la
régie a les ressources, donc, pour pouvoir réaliser cet aspect-là donc de sa
mission.
M. Boulet : Oui, tout à
fait.
Mme Cadet : Merci
beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 14. Oui, députée de Bourassa-Sauvé?
Mme Cadet : Oui, M. le
Président. Je pense que c'est à ce stade-ci que nous présentons notre
amendement qui se trouve au greffe.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Est-ce qu'il a été déposé?
Mme Cadet : Oui, il a
été déposé, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Bon, alors, juste l'attendre. Et votre amendement s'intitule le
numéro 13.1?
Mme Cadet : Oui, 13.1,
oui...
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Et ça, c'est un amendement qui est en lien avec le bloc concerné ici?
Mme Cadet : Exactement.
C'est dans ce bloc-ci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, il est affiché. Je vais vous laisser le lire et l'expliquer.
Des voix : ...
M. Boulet : C'est un
nouvel article, ce n'est pas un amendement.
Mme Cadet : Ah! d'accord.
OK. OK.
M. Boulet : C'est un
nouvel article. Je ne sais pas. Là, vous dites : Insérer après... Modifier
77...
Mme Cadet : Ah! Oui.
M. Boulet : En fait, ce
n'est pas 77 qui est modifié, là. Ce que tu m'as présenté, Madwa, c'est un
nouvel article.
Une voix : ...
M. Boulet : Non, mais c'est
marqué «modifier l'article 77».
Mme Cadet : Là, on
modifie l'article 77 de la loi.
M. Boulet :
Ah! OK. OK.
Mme Cadet : C'est
celui... C'est le... C'est le même. C'est le même de tantôt.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
un... C'est un article qui s'introduit à 13.1, mais qui vient changer l'article 77
de la loi existante. C'est ça?
Mme Cadet : C'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Mme Cadet : Est-ce qu'on
a besoin de suspendre, M. le Président?
M. Boulet : Non. C'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Non,
vous l'avez, c'est correct, il est affiché. Vous pouvez procéder à la lecture
et l'explication.
Mme Cadet : Parfait.
Merci. M. le Président. Donc, article 13.1 (article 77 de la Loi sur
le bâtiment), insérer, après l'article 13 du projet de loi, l'article
suivant :
13.1. Modifier l'article 77 de la Loi
sur le bâtiment (chapitre B-1.1) :
1° par le remplacement, au début du
premier alinéa, de «La Régie peut, par règlement, obliger tout entrepreneur à
adhérer» par «Tout entrepreneur est tenu d'adhérer»;
2° par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de «y compris tous les immeubles en copropriété»;
3° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Le règlement visé au premier alinéa
détermine les cas, les conditions et les modalités de la garantie reliés à l'exécution
des obligations légales et contractuelles de l'entrepreneur ainsi que la
catégorie de bâtiment résidentiel neuf à laquelle il s'applique.»
Fermeture des guillemets, du... de
l'alinéa et fermeture des guillemets de la modification.
L'article modifié se lirait comme suit :
«77. Tout entrepreneur est tenu d'adhérer
à un plan qui garantit l'exécution de ses obligations légales et
contractuelles, notamment celle de respecter le code de construction
(chapitre B-1.1, r.2), résultant d'un contrat conclu par une personne pour
la vente ou la construction de bâtiments résidentiels neufs, y compris tous les
immeubles en copropriété.
«Les cas, les conditions et les modalités
de la garantie reliés à l'exécution des obligations légales et contractuelles
de l'entrepreneur sont déterminés par règlement.»
Donc, merci... Merci, M. le Président. Je
ne sais pas, M. le ministre, si ça... Tout est beau de votre côté avant que j'y
aille avec les explications? Juste... C'est celui que vous avez sous la main. C'est
bon?
M. Boulet : Oui, oui.
Mme Cadet : OK. Donc
ici, M. le Président... Oui?
M. Boulet : Oui. Ah! Je...
Je vais vous laisser finir.
Mme Cadet : Oui, oui,
oui. Donc, je ne serai pas très longue ici, là. Donc, comme... Bien, en fait,
vous me posiez la question, donc si l'article donc est pertinent donc au bloc
que nous étudions ici. En l'espèce, donc, nous sommes... Nous en sommes, donc,
à la section sur la <protection...
Mme Cadet :
...ici.
En l'espèce, donc, nous sommes... Nous en sommes, donc, à la section sur la
>protection des nouveaux propriétaires, plan de garantie. Donc, c'est un
article qui s'insère exactement, donc, dans ce bloc d'étude. En fait, donc, je
vous dis, donc, ce serait, donc, une modification à l'article 77 de la
loi, qui, lui, est le premier article qui introduit le chapitre V sur les
garanties financières, section I, plan de garantie. Donc, on est pile-poil
sur la thématique ici.
Puis vous aurez entendu, M. le Président,
donc, lors des consultations particulières que nous avons tenues, les
représentants, donc, de consommateurs, donc, nous partageaient, donc, quelques
préoccupations. D'une part, nous avons entendu, donc, l'ACQC, donc
l'Association pour le... bon, la qualité de la construction, là, qui, dans son
mémoire, donc, a essentiellement, donc, évoqué le fait que le projet de loi
pourrait aller plus loin. Donc, de leur côté, donc, ce qu'ils souhaitent comme
organisation, donc, à la page 13 de leur mémoire, donc... c'est donc
l'élargissement, donc, nécessaire, donc... Là, je ne vous donne pas
nécessairement l'amendement, là, mais la proposition de l'ACQC ici,
l'Association des consommateurs pour la qualité de la construction, était donc
un élargissement, donc, du pan public ici. Et, pour eux, donc, essentiellement,
donc, ils disent que, depuis 2017, donc, c'est un élément, donc, qu'ils
réclament comme association de consommateurs, et ils nous disent que les
acheteurs d'une habitation neuve, donc, devraient... que tous ces acheteurs-là
devraient pouvoir profiter d'une même protection de base, donc, pas, donc, de la
même protection sur tous les plans, mais au moins de base, ici. Et ils nous
ajoutent qu'il s'agit, selon eux, d'un grand absent de ce projet de loi, tout
en mentionnant, donc, les éléments, donc, qui sont protégés, donc, par GCR, là,
par la Garantie de construction résidentielle, en vertu du règlement que nous
avons évoqué plus tôt, soit le règlement sur le plan de garantie des bâtiments
résidentiels neufs, soit le règlement 8.
Le... Me Joli-Coeur, que nous avons
entendu également, du regroupement des copropriétaires du Québec, le RGCQ, le
Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec nous a également,
donc, abordé cet aspect, M. le Président.
Il est... C'est un peu, donc, dans cette
perspective que nous soumettons cet amendement, donc, afin de pouvoir entendre
le ministre, donc, à cet effet. Évidemment, donc, de notre côté, l'objectif,
donc, ne serait pas nécessairement, donc, comme le... bien, en fait, comme ils
l'indiquent, là, dans leur mémoire, donc, un élargissement, donc, du plan
public, mais plutôt d'un élargissement, disons, là, entre guillemets, là, pour
reprendre leur nomenclature, des plans de garantie privés qui existent déjà et
qui fonctionnent très bien, d'ailleurs. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y avait des commentaires suite au dépôt de l'amendement?
• (16 heures) •
M. Boulet : Bien, en
fait, j'ai peu de commentaires, parce qu'au premier paragraphe, c'est la même
affaire, «peut obliger un entrepreneur à adhérer» par «tout entrepreneur est
tenu d'adhérer». Pour moi, c'est la même signification, donc ça ne change
absolument rien dans le texte actuel de 77. Le deuxième non plus, si vous
comprenez bien que la régie pourrait faire un règlement. Et donc... Mais je
pense que ce que vous souhaitez, ce n'est pas ça. Puis le troisième, je le
comprends mal, parce que vous dites : «Remplacer le deuxième alinéa par le
suivant», puis le suivant, c'est exactement l'alinéa qui apparaît dans 77
actuel. Puis le 77 que vous avez dans le deuxième alinéa n'est pas celui qui
apparaît dans l'article modifié. Donc, ça ne marche pas.
Donc, votre amendement, selon moi, est
purement académique, il n'y a pas d'impact. Le pouvoir réglementaire, il est
existant. Le deuxième, on pourrait, puis le troisième, c'est comme... Il y a
une discordance entre la façon dont vous le libellez et ce qui apparaît dans
l'article tel que modifié... Mais je comprends votre intention. Ça fait qu'on
peut parler peut-être plus de votre intention plutôt que de votre amendement. Mais
il est déposé, là, mais...
Mme Cadet : ...oui, M.
le ministre. Donc, effectivement, je pense que ce n'est pas la bonne version
qui a été déposée au greffe, là...
16 h (version révisée)
M. Boulet : ...qu'on parle de
votre intention.
Mme Cadet : Sinon, je pense
que ce n'est pas la bonne version qui a été déposée au greffe, là. Je comprends
que les modifications...
M. Boulet : Ah! vous pouvez
le redéposer si vous le souhaitez, là.
Mme Cadet : Oui, ce serait
fait pour... pour l'aspect procédural, là, mais on peut très bien continuer la
conversation sur l'intention dans l'intervalle, là.
M. Boulet : Non, mais ça nous
fait réaliser à quel point, des fois, c'est délicat de rédiger, pour les
avocats puis les équipes d'avocats. Mélissa, vous le savez, hein, parfois c'est...
Mais, bon, ceci dit, ça, ça ne change rien à la réalité actuelle. Votre
intention, c'est d'assujettir au plan de garantie de constructions
résidentielles tout ce qui ne l'est pas, notamment les immeubles. Mais les
immeubles en copropriété, pour ce qui est sous GCR, ils sont visés, là,
actuellement, jusqu'à cinq, puis, bon, toutes les conditions que j'ai déjà
mentionnées. Elles sont déjà visées, les copropriétés.
Les tours à condos, ce qui est important,
comme je vous disais, c'est l'inspection, la surveillance puis la conformité. C'est
ça qui est la plus grande avancée du projet de loi. Et ça, ça va permettre de
détecter les problèmes de galeries dans les condos qui sont dans le Vieux-Montréal.
Ça va permettre de détecter les problèmes engendrés par les travaux d'électricité
et de plomberie. Ça va permettre de s'assurer, notamment avec l'attestation de
conformité, que le code est respecté, que les normes municipales le soient,
puis que les plans et devis, le cas échéant, le soient. Je pense qu'on a ici un
encadrement qui va nous permettre de mieux construire au Québec.
Maintenant, le plan de garantie, bon, l'APCHQ
est ici, l'ACQ, il y a des plans de garantie privés. Moi, je ne suis pas ici
pour ajouter des fardeaux additionnels. Les entrepreneurs... On vit dans un
système un peu plus de libre marché, ils ont la possibilité d'adhérer à des
plans de garantie. Puis je sais que le plan de garantie de l'APCHQ, parce que
le PDG est ici, c'est un bon plan de garantie qui est compétitif et qui permet
aux entrepreneurs sérieux d'adhérer à une «assurance», entre guillemets, qui va
les protéger contre les réclamations découlant de vices non apparents, des
vices cachés ou des vices de conception et autres.
Moi, je pense qu'il faut poursuivre les
travaux actuels. Puis je l'ai dit, hein, collègue, que pour l'inspection, la
surveillance puis la conformité, mon intention est claire, c'est que dans le
règlement, tout ce qui sert à de l'habitation de personnes, de personnes, d'êtres
humains, au Québec, soit concerné par l'inspection, la surveillance et la
conformité.
Maintenant, je vous l'ai dit tout à l'heure,
il y a des travaux qui sont constamment en cours, à la régie, pour accorder une
meilleure protection aux bénéficiaires. Puis ça, ça peut passer par une
amélioration des montants maximums garantis. Il faut que ce soit constamment
analysé. L'encadrement de GCR, qui est l'administrateur, moi, je suis attentif
à tous les partenaires, notamment les associations d'entrepreneurs, pour que ce
soient les meilleures pratiques de gouvernance possibles. Et ça, la RBQ est
extrêmement sensible à ça.
Maintenant, d'élargir le plan de garantie
puis de l'appliquer à tout le monde, on n'est certainement pas rendus à cette
étape-là, mais moi, je vais laisser, avec respect, les travaux se poursuivre au
sein de la RBQ pour que ça puisse éventuellement, hypothétiquement, s'élargir et
s'appliquer à des immeubles qui servent à l'habitation, qui vont au-delà de ce
qui est actuellement visé dans le règlement sur le plan de garantie des
bâtiments résidentiels neufs. Alors, c'est ma réponse, là, à votre amendement.
Mme Cadet : Merci, M. le
ministre. J'ai une question, parce que, là, vous avez évoqué, donc, une
constante révision, donc, des montants...
M. Boulet : Une attention.
Mme Cadet : ...de
compensation, là, ou une attention. Parce que j'emploie, donc, le même terme
que celui que vous avez employé, donc, il y a une attention qui est portée
là-dessus. Donc, est-ce que... Donc, c'est une... Donc, il y a... Et là, donc,
ce n'est pas du tout, donc, la même question, là. Ce n'est pas une question,
donc, sur l'élargissement, donc, de certains plans publics. Et, comme je le
disais, même, dans la présentation de mon amendement, l'objectif, donc, n'était
pas, donc, d'aller, donc, dans l'exacte lignée de ce que j'avais soulevé, de
quand est-ce qu'il nous avait été proposé, là, mais bien de poursuivre, donc,
dans la lignée, donc, des plans de garantie privés, parce que comme je l'ai
indiqué, donc, ce sont les plans qui fonctionnent.
Maintenant, donc, de façon corollaire, sur
les protections, donc, les montants, donc, des protections, vous dites :
Il y a une attention constante qui est visée à ça. Quels sont les montants de
protection en ce moment, déjà? Ce sont ceux qui sont au règlement, hein?
M. Boulet : Bien oui. Bien,
attendez, je vais vous les donner, les... puis les cautionnements. Puis les
montants de protection, j'en avais parlé tout à l'heure, là. Il y a les
cautionnements. Est-ce que je vous avais <donné...
M. Boulet :
...puis
les cautionnements. Puis les montants de protection, j'en avais parlé tout à
l'heure, là. Il y a les cautionnements. Est-ce que je vous avais >donné
les montants de cautionnement, les 20 000 $, 40 000 $?
Mme Cadet : Non. Non, on ne
les avait pas vus.
M. Boulet : Et les montants...
Mais si vous voulez avoir le plan de garantie, on... Je vais vous le donner.
Mme Cadet : Mais c'est celui
qu'on... On le retrouve au règlement, j'imagine.
M. Boulet : Non, non, mais...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous souhaitez une suspension?
M. Boulet : Bien, écoutez,
les limites de garanties, collègue...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
M. Boulet : Non, je peux les
donner tout de suite, là, tu sais, à un moment donné... Pour les acomptes,
c'est 50 000 $.
Mme Cadet : Ah, OK, je vois. L'article 30 ,
que vous êtes?
M. Boulet : Pour les
protections, relogement, déménagement, là, quand il n'y a pas...
Mme Cadet : Je vois que vous
êtes à l'article 30.
M. Boulet : 6 000 $.
Il y a les personnes, les parachèvements, réparations de vices, malfaçons,
c'est jusqu'à 300 000 $.
Mme Cadet : À quelle
fréquence ces montants-là sont revus?
M. Boulet : À quelle
fréquence? Bien... À quelle fréquence ils sont révisés? Bien, ils sont analysés
s'ils font l'objet d'une attention, pour s'assurer de la...
Mme Cadet : Il n'y a pas
nécessairement de périodicité?
M. Boulet : ...la meilleure
protection. Non, il n'y a pas de périodicité.
Mme Cadet : OK. Je comprends.
Merci.
M. Boulet : C'est quand même
un bon plan.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention... Oui. Député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : M. le ministre a
l'air déçu que je prenne la parole. Non, finalement, en tout cas. Bonjour, je
voulais juste dire que j'avais préparé moi-même un amendement qui ressemblait à
ça, par rapport à la question des autres immeubles de copropriété, ça fait que
je remercie ma collègue de l'opposition officielle de l'avoir fait. C'était,
comme j'avais dit dans mes remarques préliminaires, un des rares mémoires qui
étaient très critiques du gouvernement, puis je pense que c'était une des
interventions les plus claires de ce mémoire-là, à savoir comment ça se fait
qu'on laisse de côté des immeubles complets, en particulier dans une période
alors qu'on veut faire de la... j'ai «condensation» en tête, mais ce n'est pas
ça le mot que je cherche. Quand on veut construire...
Une voix : ...
M. Leduc : Densification.
Merci, chère collègue. Alors qu'on veut faire de la densification. C'est
inquiétant pour la suite des choses, qu'on ne puisse pas les mettre à
l'intérieur. Là, je comprends que le ministre dit : Il y a un comité qui
est en travail, etc. OK, mais là, la loi est devant nous. J'aurais assumé que
ce genre de travaux là auraient été terminés avant qu'on ouvre la loi. C'est
peut-être qu'on n'a peut-être pas... On n'a pas assez travaillé en amont, ça
veut dire?
M. Boulet : Non, il y a Garantie
de construction résidentielle, qui est l'administrateur du régime, qui fait des
travaux, qui a... qui se promène partout au Québec, qui rencontre les
entrepreneurs, qui les sonde, qui fait des enquêtes, qui se compare, et c'est
un plan de garantie. Moi, je le dis, comme le régime d'assurance collective qui
couvre les employés de Québec solidaire, vous êtes constamment à l'affût de
vous assurer que les couvertures soient compatibles avec les besoins. Je dis
Québec solidaire ou peu importe, là. Je ne voulais pas viser Québec solidaire,
là, mais peu importe la compagnie. Quand on négocie, quand on revoit. Mais là,
ici, les entrepreneurs, les échos qu'on a, les sondages qu'on a sont
extrêmement positifs, là.
M. Leduc : Je ne comprends
pas. Qu'est-ce qui est positif?
M. Boulet : Bien, le plan de
garantie qui est géré, qui est administré par Garantie de construction
résidentielle.
M. Leduc : Ah, oui, oui.
D'accord. Mais ce n'est pas ça, l'enjeu. L'enjeu, c'est qu'il ne s'applique pas
à des résidences de plus de quatre étages.
M. Boulet : Non. Il pourrait
le faire.
M. Leduc : Mais c'est ça, la
question.
M. Boulet : Mais ça, à ce
stade-ci, il faut... Comme je le rappelais à ma collègue, les associations
d'entrepreneurs en ont, des plans de garantie qu'ils proposent aux
entrepreneurs. Puis les entrepreneurs sérieux adhèrent déjà à ces plans de
garantie là, qui sont des plans de garantie déjà existants.
• (16 h 10) •
M. Leduc : Ils y adhèrent en
quelle proportion?
M. Boulet : Ah, je pense qu'à
l'ACQ, c'est probablement 90 %... la vaste... les entrepreneurs sérieux,
je vais...
M. Leduc : Mais là, vous
allez... dites que le RGCQ est venu faire une proposition qui n'était pas
appropriée dans les circonstances?
M. Boulet : Non, non, mais
c'est sûr qu'il y en a qui pourraient souhaiter qu'on élargisse le plan actuel
à tout le monde, mais il y en a plusieurs qui souhaitent que ce soit maintenu
tel quel. Et moi, je ne souhaite pas qu'on ajoute un fardeau additionnel aux
entrepreneurs. Ce n'est pas le but de la loi. Le but de la loi, c'est de
protéger. Il y a des plans de garantie qui sont extrêmement compétitifs. Je
l'ai mentionné en votre absence, le PDG de l'APCHQ est ici, ils ont un plan de
garantie qui protège très bien les entrepreneurs résidentiels.
M. Leduc : On n'est pas
supposé de notifier l'absence d'un collègue, cher député, cher M. le ministre.
M. Boulet : Non, on peut
souligner la présence, et ce n'est pas...
M. Leduc : Mais je vous le
pardonne, je vous le pardonne.
M. Boulet : On peut souligner
la présence.
M. Leduc : Je ne ferai pas un
appel au règlement.
M. Boulet : On peut souligner
la présence d'un non-collègue.
M. Leduc : D'accord. La
présence d'un non-collègue?
M. Boulet : Oui. D'un
confrère, mais non-collègue.
M. Leduc : Ah, d'accord. En
tout cas, passons. Moi, ce que je comprends, c'est qu'à l'origine, quand ça
avait été créé, le plan de garantie, et qu'on avait mis de côté les <édifices...
M. Leduc :
...Moi,
ce que je comprends, c'est qu'à l'origine, quand ça avait été créé, le plan de
garantie, et qu'on avait mis de côté les >édifices de plus de quatre
étages, c'était une question de coût, essentiellement. Est-ce que j'en déduis
qu'aujourd'hui, c'est toujours le même motif pour refuser de les ajouter :
une question de coupures?
M. Boulet : Bien, certainement
un des éléments.
M. Leduc : Un des éléments,
mais les autres, ça serait quoi?
M. Boulet : Bien, le coût, la
faisabilité, l'efficacité, la présence de plans de garantie privés administrés
par des associations d'entrepreneurs, le marché, tu sais. Je ne ferai pas le...
Mais ça pourrait se faire dans le temps, en tenant compte des critères...
M. Leduc : Mais nous, on
pourrait le voter ici, ce n'est pas une impossibilité technique, là.
M. Boulet : Oui, mais j'ai
répondu à ça, j'ai dit non.
M. Leduc : OK. C'est une
volonté politique de ne pas aller là que vous nous soumettez aujourd'hui.
M. Boulet : Exact. Exact.
M. Leduc : Bon, c'est dommage,
mais coudon, on aura eu l'échange. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait.
M. Boulet : On vote.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors à ce moment... Oui, vous avez... députée de Chomedey, c'est vrai. Ça fait
deux, trois fois qu'elle me demande la parole. Alors, allez-y.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci,
M. le Président. J'aimerais demander une question au ministre concernant notre
proposition de la Loi sur le bâtiment, bien sûr, l'article 77, donc :
«La Régie peut, par règlement, obliger tout entrepreneur à adhérer à un plan
qui garantit l'exécution de ses obligations légales et contractuelles,
notamment celle de respecter le Code de construction» par «Tout entrepreneur
est tenu d'adhérer».
M. Boulet : C'est la même
affaire. Même, même affaire.
Mme Lakhoyan Olivier : Je
trouve qu'on transforme une autorisation réglementaire en une obligation
directe pour les entrepreneurs. Cette modification renforcerait l'exigence
d'adhésion à un plan garantissant l'exécution de leurs obligations légales et
contractuelles, notamment le respect du Code de construction, par exemple, le
Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, qui stipule
que tout entrepreneur doit adhérer à un plan de garantie approuvé. Donc, en
faisant ceci, il n'a pas le choix, ce n'est pas "peut", mais
"doit", donc, dès le début, on... comme, on clarifie la chose.
M. Boulet : Le
"peut", c'est par pouvoir réglementaire. Par règlement, on peut
obliger, on peut s'assurer que l'entrepreneur soit tenu d'adhérer. C'est
exactement la même affaire.
Mme Lakhoyan Olivier : Cette
fois-ci, je ne suis pas d'accord avec vous.
M. Boulet : Bien, je respecte
ce désaccord. Merci.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci M. le
Président, donc, merci à mes collègues, donc, pour leurs différentes
interventions. Je réfléchissais, donc, à votre intervention initiale, M. le
ministre, et, encore une fois, donc, merci pour celle-ci, parce qu'on n'a pas
beaucoup parlé, donc, de la portion en amont, hein, donc, de... donc, de ce que
ça pouvait représenter, et des protections en matière, donc, de «qualité»,
donc, entre guillemets, qui y étaient associées.
J'aimerais vous entendre sur la portion
recours, parce que, bien évidemment, là, je sais que, bon, on va dans la même
section que nous étudions en ce moment, soit celle sur la protection des
nouveaux propriétaires, plan de garantie. Vous nous avez présenté, donc, vos...
en début de section, donc, le contexte non seulement sur les plans de garantie
résidentiels mais également, donc, sur la médiation et l'arbitrage. Et je
présume un peu de votre réponse ici, là, mais je veux vous entendre, tu sais,
est-ce que vous pensez que les consommateurs, qui, eux, ne sont pas
nécessairement protégés de la même manière, s'ils sont... s'ils ont le même
accès à la justice que ceux qui sont protégés par un plan de garantie public?
M. Boulet : Bien, écoutez, je
répondrai avec beaucoup d'ouverture, mais là, on est sur un amendement. Je ne
sais pas si... Est-ce qu'on peut voter l'amendement, puis à l'article
pertinent, on pourra avoir la discussion, Madwa, si ça te convient?
Mme Cadet : Oui, on peut,
oui. Oui. Il n'y a pas d'enjeu. Effectivement, c'est vrai.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Ça fait que nous allons mettre aux voix l'amendement proposé par la députée de Bourassa-Sauvé.
Est-ce que...
Mme Cadet : ...appel nominal,
s'il vous plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
par vote nominal. Alors, est-ce que l'amendement 13.1 est adopté? Mme la
secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Cadet (Bourassa-Sauvé)?
Mme Cadet : Pour.
La Secrétaire : Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey)?
Mme Lakhoyan Olivier : Pour.
La Secrétaire : M. Boulet
(Trois-Rivières)?
M. Boulet : Contre.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte :
<Contre...
M. Boulet : ...Contre.
La Secrétaire
:
Mme Jeannotte
(Labelle) T?
Mme Jeannotte : >Contre.
La Secrétaire
: M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Contre.
La Secrétaire
: M. Émond
(Richelieu)?
M. Émond : Contre.
La Secrétaire
: M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
M. Leduc : Pour.
La Secrétaire
:M.Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est rejeté. Nous revenons maintenant au niveau du projet de
loi lui-même. Alors...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : S'il
vous plaît! S'il vous plaît! M. le ministre, voulez-vous que je suspende? On
peut suspendre, là. Bon, alors...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre, je vous demanderais d'amener l'article 14, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci. L'article 83.1
de cette loi est remplacé par les suivants :
«83.1. La Régie peut reconnaître un ou
plusieurs organismes pour administrer la médiation et l'arbitrage de différends
découlant des plans de garantie pourvu que l'organisme qui en fait la demande
respecte les conditions suivantes :
«1° il est voué à la fois à la médiation
et à l'arbitrage de différends;
«2° il établit une liste de médiateurs et
d'arbitres dont la probité et la compétence lui ont été démontrées et qui
satisfont aux conditions déterminées par règlement de la Régie;
«3° il s'engage à appliquer les procédures
de médiation et d'arbitrage déterminées par règlement de la Régie;
«4° il s'engage à appliquer une grille de
tarification des coûts de médiation et d'arbitrage prescrite par la Régie et
portant sur les frais de médiation et d'arbitrage, y compris les frais engagés
par cet organisme et le coût de ses services, les honoraires des médiateurs et
des arbitres et les provisions pour frais;
«5° il respecte toute autre condition
déterminée par règlement de la Régie, notamment en ce qui concerne les
documents et les renseignements relatifs à ses activités qu'il est tenu de
transmettre à la Régie.
«La Régie peut diffuser les documents et
les renseignements obtenus de l'organisme en vertu du paragraphe 5° du premier
alinéa. Elle doit de plus faire en sorte que le texte intégral des décisions
rendues par les arbitres de l'organisme soit publié.
«83.2. La Régie peut refuser de
reconnaître un organisme, refuser de renouveler une telle reconnaissance, la
suspendre ou l'annuler lorsque cet organisme ne respecte pas l'une des
conditions ou des modalités prévues à l'article 83.1.
«La Régie doit, avant de rendre une
décision en vertu du premier alinéa, notifier par écrit à l'organisme visé le
préavis prescrit par l'article 5 de la Loi sur la justice administrative
et lui accorder un délai d'au moins 10 jours pour présenter ses observations.
«Elle doit rendre par écrit une décision
motivée.»
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup.
M. Boulet : Peut-être
commentaire...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y.
M. Boulet : Donc, ça remplace
83.1, ajoute un nouvel article 83.2. 83.1, bon, je l'ai expliqué, puis,
pour le collègue d'Hochelaga-Maisonneuve, j'ai fait un petit breffage avant la
présentation de ce bloc-là, et j'aimerais ça qu'on vous remette ces deux pages.
Il y en a un, breffage... Est-ce que vous les avez? Oh, mon Dieu! Merci, Joey.
• (16 h 20) •
Donc, 83.1, c'est la possibilité, pour la
régie, de reconnaître des organismes pour faire la médiation, l'arbitrage.
C'est tout le temps des différends qui découlent de l'application du plan de
garantie, police d'assurance ainsi que les conditions. Cet article prévoit, en
outre, que la régie doit faire en sorte que le texte intégral soit publié. Puis
83.2, c'est «peut refuser de reconnaître, renouveler, suspendre, annuler, ainsi
que le préavis qui doit être notifié à l'organisme avant de rendre une telle
décision, laquelle doit être écrite, le délai pour présenter ses observations».
Donc, c'est pas mal ce que j'ai mentionné tout à l'heure, puis le collègue
d'Hochelaga-Maisonneuve connaît très bien les avantages de la médiation pour
les délais, les dépenses, les frais d'avocats et, aussi, de conseillers, là,
collègue de Hochelaga-Maisonneuve.
Là, il n'y a pas que... Il y a les frais
d'experts aussi, le maintien des bonnes relations entre les parties, la
participation à un processus de recherche de solutions. Puis, évidemment, il
n'y a pas de solution imposée, ça prend le consentement libre et volontaire des
parties. Merci. C'est tout, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour les explications, M. le ministre. Alors, est-ce qu'il y a une
question? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Donc, je vais reposer ma question de tantôt. Le ministre avait
raison, effectivement, nous étions seulement à l'amendement, donc, ce serait,
donc, le bon moment pour le soulever, mais avant ça, je regarde le texte et je
me demande : Est-ce que les parties impliquées peuvent participer à la
médiation <avant...
Mme Cadet :
...avant
ça, je regarde le texte et je me demande : Est-ce que les parties
impliquées peuvent participer à la médiation >avant qu'une décision soit
rendue par l'administrateur du plan de garantie?
M. Boulet : Non. C'est quand
la réclamation est présentée à Garantie de construction... quand la réclamation
est soumise. À partir de ce moment-là, le processus peut s'amorcer. Il me
semble, je le mentionnais dans mon...
Une voix : ...
M. Boulet : Mais je l'ai
mentionné tout à l'heure. C'est après la soumission de la réclamation.
Mme Cadet : C'est après la
soumission de la réclamation.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : Puis est-ce...
M. Boulet : Ce n'est pas en
amont.
Mme Cadet : OK. Puis pourquoi
ce n'est pas en amont?
M. Boulet : Bien, parce que
quand la réclamation est soumise, ça démontre le sérieux, la personne a
documenté, elle sait ce qu'elle identifie, parce qu'aller en médiation avant
que la problématique soit concrète, c'est un petit peu académique, là. On
risque de perdre du temps puis de l'énergie.
Mme Cadet : Vous pouvez...
Vous ne pouvez pas, au contraire, penser que ça pourrait accélérer différents
processus et rendre... Étant donné que... L'arbitrage, c'est une chose, là,
mais la médiation, qui est un processus relativement souple, donc, pour
permettre aux parties, donc, de pouvoir même s'entendre...
M. Boulet : Oui, mais ça
prend un enjeu. Tu sais, il faut que l'enjeu se concrétise. Tu sais, quand
c'est une malfaçon apparente ou que, tu sais, la plupart des protections...
c'est identifié, puis, après ça, tu fais ta réclamation, puis les gens le
savent, que c'est à partir du moment où tu réclames. Tu réclames, puis la
médiation, comme vous savez, ça prend l'accord des deux parties. Tu sais, dire :
On va-tu en médiation? On va voir, je vais m'essayer. Tu sais, il faut... il
faut que tu réclames, il faut qu'il y ait de quoi, sinon il va y avoir plein
d'affaires frivoles, dilatoires, puis ça, là, ça va générer beaucoup plus de
temps inutile puis non pertinent.
Mme Cadet : OK. Oui. OK,
parfait, je vous suis. Donc, la... donc, la ligne du temps ou la procédure,
donc, il y a la soumission de la réclamation, et là, le... et là, donc, on
ouvrirait la porte, donc, à la médiation avant même... bien, avant qu'une
décision soit rendue par l'administrateur du plan de garantie.
M. Boulet : Bien non, mais
le... l'administrateur reçoit la réclamation. Il reçoit.
Mme Cadet : Ah! OK. OK, là,
je comprends. OK. L'administrateur, OK, donc, il reçoit la réclamation.
M. Boulet : Oui, oui. Puis,
dans le règlement, comment on libelle, il me semble, c'est : «soumet le
différend... insatisfait...» Donc, l'administrateur rend la décision, puis là,
ça ne fait pas l'affaire, puis là, on va en médiation. Donc, l'administrateur
rend une décision tout le temps suite à la présentation de la réclamation, et,
après ça, on a accès au processus de médiation.
Mme Cadet : Et c'est quel
type de décision, à ce moment-là? Puis là, désolée, là, c'est vraiment un
commentaire de profane, parce que là, je n'ai pas le... je ne sais pas
exactement, donc, comment est-ce que ça fonctionne dans les faits. Donc, là, il
y a une soumission de la réclamation, l'administrateur du plan de garantie
analyse la soumission, analyse qu'est-ce qui lui a été proposé, et là, donc,
prend une décision sur si la plainte est... la plainte est frivole ou...
M. Boulet : Bien oui. Si la
réclamation est acceptée, il n'y a pas de médiation.
Mme Cadet : OK. Je comprends.
M. Boulet : Donc, la
réclamation... Si tu n'acceptes pas ma réclamation, on peut-tu faire de la
médiation?
Mme Cadet : Je comprends. OK.
Donc, à ce moment-là, donc... s'il accepte la réclamation, donc, ça se passe
tout de suite. S'il ne l'accepte pas, donc, à ce moment-là, donc, la médiation,
donc, se... le processus, donc, peut être enclenché immédiatement, et là, on va
revoir, donc, l'administration des frais, là.
M. Boulet : Totalement. Puis on
ferait la même affaire en relation de travail, hein? Si un travailleur n'a pas
reçu le salaire prévu dans la convention, puis il réclame, il fait un grief,
puis l'employeur paie ce qui est demandé, il n'y a pas de médiation, mais si ce
n'est pas payé, il peut y avoir une médiation. C'est la même... même logique.
Mme Cadet : OK. Je comprends.
Et là, vous dites, donc, ça pourrait être plus... il pourrait y avoir des
plaintes frivoles ou il pourrait y avoir, donc, des situations où est-ce que
ça... il y aurait un différend de toute manière, donc on n'avancerait pas plus
vite s'il y avait, par exemple, quelque chose, donc, d'apparent. Comme vous
dites, de toute façon, normalement, l'administrateur va rendre sa décision
immédiatement au bénéfice du consommateur, et, sinon, si le consommateur, lui,
n'est pas satisfait...
M. Boulet : Pardon?
Mme Cadet : Et si le
consommateur, donc, lui, n'est pas satisfait, donc, de la décision de
l'administrateur du plan de garantie, c'est à ce moment-là que le... si je peux
dire...
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : ...même s'il y a
une réclamation partielle, par exemple, là, qui est accordée ou quoi que
soit...
M. Boulet : C'est médiation
du différend.
Mme Cadet : OK. Donc, il
demeure...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
on va... Je veux donner la parole au député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Oui. J'essaie de
comprendre, là, le 83.2 que vous rajoutez, parce que, si je comprends
bien, il n'était pas dans l'article original. Puis vous donnez comme le pouvoir
à la régie de refuser un organisme, de renouveler une reconnaissance... Ça me
surprend parce que ça m'aurait semblé implicite que c'était le cas avant. Mais est-ce
que je déduis que ce <n'était...
M. Leduc :
...Ça
me surprend parce que ça m'aurait semblé implicite que c'était le cas avant.
Mais est-ce que je déduis que ce >n'était pas le cas avant? Une fois
qu'un organisme était accepté, c'était un «free pass», en bon français, pour la
vie?
M. Boulet : Bien, moi,
je ne le connaissais pas si ça existait avant, mais là, ça prévoit clairement
qu'on peut refuser de reconnaître un organisme qui ne respecte pas les
conditions, là, qui sont énoncées à 83.1.
M. Leduc : Mais, donc,
est-ce que... Bien, ça veut dire que dans le passé, jusqu'à aujourd'hui, on n'a
jamais fait ça, refuser ou suspendre un organisme impliqué dans la médiation
parce qu'on ne pouvait pas?
M. Boulet : Ça ne
l'était pas, avant.
M. Leduc : Ça... Quoi?
M. Boulet : Bien, ce
n'était pas écrit dans la loi, avant.
M. Leduc : Oui, c'est
évident que ce n'était pas écrit, vous le rajoutez, mais ça veut dire que ça ne
se faisait pas? Parce moi, ça me semble implicite.
M. Boulet : Bien, il y
avait une liste.
M. Leduc : Vous donnez
le pouvoir de reconnaître un organisme. Après ça...
M. Boulet : Il y avait
une liste de médiateurs que nous proposions pour l'application du Règlement sur
le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, mais avec 83.1, on vient
permettre à la RBQ de reconnaître des organismes pour faire la médiation et
l'arbitrage dans le respect des conditions qui apparaissent ici. Puis dans les
les organismes habilités, je pense que j'en avais nommé un certain nombre.
M. Leduc : Bien, si vous
me permettez, je vais reformuler ma question.
M. Boulet : Oui,
allez-y.
M. Leduc : Est-ce que
vous... est-ce que vous dites, à 83.2 : Il y avait un problème qu'on ne
pouvait pas... à savoir qu'on ne pouvait pas désaccréditer un organisme, et là,
nous venons rajouter ce pouvoir-là?
M. Boulet : Non.
M. Leduc : Ou c'est
juste venir réécrire pour dire ce qui est un état de fait puis le clarifier?
M. Boulet : Non. Non,
c'est pour confirmer.
M. Leduc : C'est plus l'option
B, il n'y a pas un problème, un organisme qu'on n'était pas capable...
M. Boulet : C'est la... c'est
la deuxième... c'est la deuxième option. Bonne question.
M. Leduc : OK. Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Parfait. Alors d'autres questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Je voulais
juste m'assurer, parce dans sa... La présentation du contexte qu'on a vu
tantôt, donc le ministre, donc, il nous parlait d'un des obstacles à la
médiation, là, qui était les forts coûts, là, je comprends que c'est à 83.1,
au... bon, le paragraphe 4° de l'alinéa un qu'on vient parler, donc, de la
grille de tarification qui doit être prescrite par la régie. Donc, l'article,
quand on le regarde et qu'on le compare à l'ancien paragraphe 4°, là, donc, il
se... c'est à s'y méprendre, donc il est très semblable. Donc, je comprends que
c'est par règlement que les coûts, donc, vont être réduits.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK.
D'accord. Donc, dans... Donc, c'est la volonté du législateur que vous avez
exprimée un peu plus tôt. Donc, vous reconnaissez que c'est un des obstacles à
la médiation. Il faut absolument, donc, réduire les coûts.
M. Boulet : Absolument.
Mme Cadet : Et là, vous
disiez tantôt, donc, que ce sera... que ça va être... La grille tarifaire ou
l'administration des coûts va ressembler à ce qui prévaut en arbitrage en ce
moment, là, comme vous disiez. Donc, en ce moment, donc, du côté, donc, du
consommateur, les gens préfèrent directement aller en arbitrage parce qu'ils se
disent : Bon, je vais... ça va me coûter trop cher en médiation, mais là,
si j'ai gain de cause, mon arbitrage, ça ne me coûtera rien. Là, évidemment, il
n'y a pas de décision d'un tiers.
M. Boulet : Exact.
Exact.
Mme Cadet : Les parties
peuvent s'entendre en médiation. Donc, qui assume les coûts? Qui va assumer les
coûts, donc, sur la nouvelle grille?
M. Boulet : Sur la
médiation, ça sera à déterminer.
Mme Cadet : Mais
c'est-à-dire... Vous dites que ce sera à déterminer?
M. Boulet : Bien, une
grille de tarification des cas de médiation, y compris les frais engagés, le
coût de ces services, les honoraires des médiateurs. Puis, normalement, c'est
partagé 50-50, là, c'est... Moi, je le dis, là, ça va être partagé 50-50.
• (16 h 30) •
Mme Cadet : Mais là, en
ce moment, ce n'est pas partagé 50-50?
M. Boulet : Non, c'est
celui qui...
Une voix : ...
M. Boulet : C'est 50-50.
Mme Cadet : Alors,
comment... Parce que, là, je ne retrouve plus le document que vous nous avez
donné tantôt. Il y en a... On... on est débordés un peu, mais ce que j'ai
compris, c'est que vous disiez que l'objectif était, donc, de réduire ces
coûts-là, de la médiation.
M. Boulet : Non, non,
non, vous ne m'avez pas bien compris.
Mme Cadet : Je n'ai pas
bien compris.
M. Boulet : La médiation
puis l'arbitrage, c'est une façon de réduire les coûts, les délais engendrés
par des procédures judiciaires. C'est un mécanisme alternatif de résolution
d'un différend qui survient entre un entrepreneur et celui qui a construit ou
le consommateur. Et c'est ça qui permet de régler plus rapidement à des coûts
moins élevés, avocats, conseillers, experts, et c'est consensuel, et les deux
embarquent dans un processus de recherche de solutions, là. C'est ça qui est
moins cher. C'est ce mécanisme-là qui devait être bien encadré dans la loi.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait? Correct? D'autres questions?
Mme Cadet : ...questions
J'ai encore le temps, M. le Président?
Le Président (M. Schneeberger) :
Bien, il n'y a plus de temps. C'est parce que je voulais savoir s'il y
avait d'autres questions, j'aurais fait approuver... mis aux voix l'article.
Mais si vous avez d'autres...
Mme Cadet : Non, je ne
pense pas qu'on soit prêts.
Le Président (M. Schneeberger) :
Bon. Alors, à ce moment-ci, nous allons ajourner la commission sine die, je
vous souhaite un bon retour à la maison, tout le monde.
(Fin de la séance à 16 h 31)
16 h 30 (version révisée)
Le Président (M. Schneeberger) : ...commission
sine die. Je vous souhaite un bon retour à la maison, tout le monde.
(Fin de la séance à 16 h 31)