Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, November 19, 2024
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Vol. 47 N° 80
Clause-by-clause consideration of Bill 76, an Act mainly to enhance the quality of construction and public safety
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Boulet, Jean
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Gagnon, Yannick
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Gagnon, Yannick
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Gagnon, Yannick
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Gagnon, Yannick
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Schneeberger, Sébastien
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Schneeberger, Sébastien
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Schneeberger, Sébastien
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Schneeberger, Sébastien
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures quarante-sept minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon matin à tous. Il y a le quorum. Je déclare la Commission de l'aménagement
du territoire ouverte.
Nous sommes réunis ce matin pour
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 76, Loi
visant principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité
du public.
Est-ce qu'il y a des remplaçants ce matin,
Mme la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Poulet (Laporte) est remplacée par Mme Mallette
(Huntingdon); Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), par Mme Cadet
(Bourassa-Sauvé); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion), par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, à la suspension des travaux il y a deux semaines, nous étions
à l'article 14, et je ne sais pas s'il y avait des questions. Sinon, nous
allons passer au vote de l'article.
Mme Cadet : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
l'article 14 avait été lu. Il y avait plusieurs questions sur l'article, et
puis on était rendus à l'étape de l'adoption, mais ça n'avait pas été fait.
Alors, je ne sais pas s'il y avait des questions. Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Donc, merci, donc, de nous rappeler à l'ordre et de rafraîchir notre
mémoire. Donc, sur l'article 14, ici, donc, je disais qu'il y avait, donc,
quelques questions. C'est un élément, donc, qui a été soulevé, donc, dans
quelques <mémoires, donc, des groupes
Mme Cadet :
...quelques
questions. C'est un élément, donc, qui a été soulevé, donc, dans
quelques >mémoires, donc, des groupes. Là, je sais que le ministre,
donc, a pris... a eu le temps, donc, a eu l'occasion, donc, d'en prendre
connaissance, notamment de... Je vais peut-être commencer avec ceux, donc, de
la CMMTQ et de la CMEQ, qui disaient... donc, ils nous parlaient, donc, de
l'importance, donc, de prévoir que tout différend entre l'entrepreneur, le
constructeur-propriétaire et l'ingénieur, l'architecte ou la personne ou
l'organisme reconnu par la RBQ quant à l'attestation de conformité des travaux
de construction soit soumis à un mécanisme de règlement des différends. Je ne
sais pas si le ministre a eu l'occasion un peu, donc, d'y penser et de se dire
que si ça pourrait être fait, par exemple, donc, par règlement, donc, pas
nécessairement, donc, dans le... dans le libellé, donc, de l'article 14, mais
par voie réglementaire.
M. Boulet : ...
Mme Cadet : Oui, bien, en
fait, par exemple, dans 83.1, bien, où est-ce que, dans le fond, l'article 14
modifie 83.1, donc : «La Régie peut reconnaître un ou plusieurs organismes
pour administrer la médiation et l'arbitrage de différentes... de différends,
donc, découlant des plans de garantie». Donc, à 3° : «Il s'engage à
appliquer les procédures de médiation et d'arbitrage déterminées par règlement
de la Régie».
Ensuite, on parlait, bon, de la grille de
tarification, la liste des médiateurs, donc, les autres, disons, éléments,
donc, encadrant, donc, la médiation, donc, à travers l'article 83.1, et ce que
la CMEQ et la CMMTQ, donc, se demandaient... donc, savoir, donc, si les
différends entre l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire et l'ingénieur,
l'architecte ou la personne ou organisme reconnu par la RBQ, qu'on a modifié,
donc, à l'article 2, donc, ce qui inclurait, donc, bien sûr, ici, les
technologues... donc, que soit reconnu par la RBQ, quant à l'attestation...
pardon, soient soumis à un mécanisme de règlement des différends prévu par
règlement.
• (9 h 50) •
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Boulet : OK, en fait, ce
que l'article 14 vise, c'est vraiment la procédure, ce n'est pas les
attestations de conformité, c'est un différend entre l'entrepreneur et Garantie
de construction résidentielle en rapport avec l'application du plan de
garantie. C'est ça que vise la procédure de médiation et d'arbitrage. Ce n'est
pas en rapport avec l'attestation de conformité.
Mme Cadet : OK. Donc, à ce
moment-là, donc, qu'est-ce que vous répondez à la CMEQ et à la CMMTQ quant à
leur recommandation à cet effet dans leur mémoire?
M. Boulet : Que...
Mme Cadet : Dans le fond,
que... bien, évidemment, c'est sûr qu'eux, ils disaient, donc, bon, dans leur
recommandation, précisément d'ajouter un article au projet de loi, mais,
essentiellement, donc, d'avoir un mécanisme pour prévoir que tout différend
quant à l'attestation de conformité des travaux soit soumis à un mécanisme de
règlement des différends prévu par règlement. Est-ce que ça ne vise pas cet
article-là?
M. Boulet : C'est
effectivement ce qui sera fait.
Mme Cadet : Sera fait, OK.
M. Boulet : Si l'acquéreur ou
la personne qui habite a un différend avec l'entrepreneur en ce qui concerne le
libellé ou l'application du plan de garantie, c'est ça qui va être soumis à un
processus de médiation et d'arbitrage, et c'est tout à fait compatible avec ce
que souhaitaient la corporation des maîtres électriciens et des maîtres
mécaniciens tuyauteurs aussi.
Mme Cadet : Je pense qu'il
est parfait. Donc, ça vous apparaît compatible.
M. Boulet : C'est tout à fait
compatible avec... ah oui!
Mme Cadet : OK, parfait.
M. Boulet : Puis, si vous
vouliez que... On m'a remis ce matin... Je pense, c'est toi qui l'a préparé, ce
tableau-là?
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, j'ai trouvé
que le tableau était relativement bien fait, collègue, c'est la procédure... tu
sais, c'est le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, puis c'est le
processus actuel puis le processus qui est envisagé par règlement. Je ne sais
pas si vous voulez en obtenir une copie.
Mme Cadet : Oui, j'aimerais
bien, s'il vous plaît.
M. Boulet : Ça va faciliter,
là, l'adoption de cet...
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, tout à fait. Je
trouve que c'est relativement bien fait. Merci.
Mme Cadet : Oui. Ah! vous
l'envoyez? OK, merci. Merci beaucoup. Oui, ça nous aiderait, puis, vous dites,
dans le fond, ça nous faciliterait l'adoption de l'article. Donc, on va en
prendre connaissance à l'instant même, avant l'adoption de l'article 14, c'est
bien ça?
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous voulez en prendre connaissance à l'instant?
Mme Cadet : Oui, s'il vous
plaît, oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce que vous voulez suspendre à ce moment-ci?
Mme Cadet : Oui, je pense,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 9 h 53)
(Reprise à 9 h 56)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Je ne sais pas si le ministre avait des
informations complémentaires à donner.
M. Boulet : Oui, peut-être
une information — merci, M. le Président — complémentaire
à des remarques de ma collègue de Bourassa-Sauvé. Moi, je suis un partisan,
évidemment, vous le savez, puis je pense que vous partagez mon point de vue, de
la médiation et de l'arbitrage. Donc, dans le contrat, et là on laissera la
liberté contractuelle s'exprimer, entre, mettons, l'entrepreneur puis le
professionnel, oui, ce sera certainement favorisé d'avoir une procédure de
médiation s'il y a une mésentente quant à la façon d'émettre l'attestation de
conformité ou, s'il y a un enjeu entre les parties, bien sûr, de pouvoir le
faire. Peut-être une autre information complémentaire. La liste des organismes
d'arbitrage autorisés, là, dans le cadre du plan de garantie des bâtiments
résidentiels neufs, il y en a quatre, c'est le Centre canadien d'arbitrage
commercial, qui est à Québec et à Montréal, il y a Soreconi, qui est une
société pour la résolution de conflits, il y a le Groupe d'arbitrage et de
médiation sur mesure puis le Groupe d'arbitrage Juste Décision, mais il va y
avoir un appel d'intérêt, comme c'est prévu, pour éventuellement en ajouter
d'autres.
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Absolument.
Mme Cadet : ...et puisse
fournir, donc, une liste de médiateurs qui sont accrédités, donc, par ces
sociétés.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : OK, incluant le Barreau
du Québec?
M. Boulet : Pardon?
Mme Cadet : Incluant le
Barreau du Québec?
M. Boulet : Incluant ceux qui
en font bien, oui.
Mme Cadet : Ceux qui en font.
Merci, M. le ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça?
Mme Cadet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons mettre aux voix l'article 14. Est-ce que
l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 30.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 30. L'article 160 de cette loi, modifié par l'article 109
du chapitre 24 des lois de 2023, est de nouveau modifié par l'insertion,
dans le paragraphe 1° et après «articles», de «83.2,».
Commentaire : Bon, l'article 30
propose d'ajouter la... En fait, c'est une référence au nouvel
article 83.2, que nous venons d'adopter, tel que proposé par
l'article 14, bon, afin de permettre qu'une personne intéressée puisse
demander à la régie la révision d'une décision rendue en vue de ce... en vertu
de ce nouvel article là. En fait, c'est une <concordance avec aussi...
M. Boulet :
...décision
rendue en vue de ce... en vertu de ce nouvel article là. En fait, c'est une >concordance
avec 83.2 aussi, qui prévoit que la régie peut refuser de reconnaître un
organisme de médiation puis refuser de renouveler une telle reconnaissance.
Voilà, c'est tout. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 30? Ça va? Parfait. Alors,
est-ce que l'article 30 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 31.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. L'article 164.1 de cette loi, modifié par l'article 110 du
chapitre 24 des lois de 2023, est de nouveau modifié par l'insertion, dans
le paragraphe 2° du premier alinéa et après «articles», de «83.2,».
Commentaire : Bien, c'est encore une
fois la référence au nouvel article 83.2 afin de permettre qu'une personne
intéressée puisse demander la contestation puis c'est en concordance avec 83.2.
C'est exactement les commentaires que j'ai faits dans l'article précédent, M.
le Président. C'est complet.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, juste une
question de fond ici, là, la distinction des articles 30, 31, mais là je
pense que je réalise... c'est qu'en fait, donc, la révision est devant la Régie
du bâtiment à 30, ici, est au TAT, à 31.
M. Boulet : Exact, tout à
fait.
Mme Cadet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 31 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous allons maintenant passer à un autre bloc d'articles, qui est :
Les permis d'utilisation ou d'exploitation, exigences additionnelles. Nous
commençons par l'article 23. Dans le fond, c'est juste... c'est juste un
article.
• (10 heures) •
M. Boulet : Oui, oui, c'est
juste un article, puis il n'y a pas de breffage préalable. Alors, je fais la
présentation.
L'article 128.3 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «la personne qui en fait la demande ou qui en est
titulaire» par «la société ou la personne qui en fait la demande ou qui en est
titulaire, ou l'un de ses dirigeants»;
2° par l'insertion, après le paragraphe 3°,
du suivant :
«3.1° a fait défaut de se conformer à une
condition imposée en application du deuxième alinéa de l'article 109.6;»;
3° par l'ajout, à la fin, de ce qui suit :
«6° a été déclaré coupable d'une
infraction à la présente loi, à la Loi sur la protection du consommateur, à la
Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de
la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction ou à la Loi sur la santé
et la sécurité du travail, si la gravité ou la fréquence des infractions
justifie une telle décision;
«7° a été déclaré coupable ou, dans le cas
d'une personne morale qui n'est pas un émetteur assujetti au sens de la Loi sur
les valeurs mobilières, son actionnaire a été déclaré coupable, dans les cinq
ans précédant la demande, d'une infraction à une loi fiscale ou d'un acte
criminel lorsque cette infraction ou cet acte criminel est relié aux activités
que la société ou la personne entend exercer dans le domaine relatif au permis,
à moins d'avoir obtenu le pardon;
«8° a été déclaré coupable par un tribunal
étranger, dans les cinq ans précédant la demande, d'une infraction ou d'un acte
criminel visé au paragraphe 7° qui, s'il avait été commis au Canada, aurait
fait l'objet d'une poursuite criminelle;
«9° est le prête-nom d'une autre personne;
«10° est titulaire d'un permis suspendu ou
a été titulaire d'un permis annulé depuis moins de trois ans;
«11° n'a pas fourni à la Régie les moyens
nécessaires pour qu'elle puisse effectuer une vérification ou un contrôle.
«Malgré le paragraphe 7° du présent
alinéa, dans les cas où l'infraction ou l'acte criminel a donné lieu à
l'imposition d'une peine d'emprisonnement, un permis ne peut être délivré qu'à
l'expiration d'une période de cinq ans suivant la date de la fin du terme
d'emprisonnement fixé par la sentence, sauf si la personne à qui cette peine a
été imposée a obtenu le pardon.
«La Régie peut également refuser de
délivrer, de modifier ou de renouveler un permis, ou le limiter, le suspendre
ou l'annuler, lorsque la délivrance ou le maintien du permis est contraire à
l'intérêt public, notamment parce que la société ou la personne qui demande un
permis ou qui en est titulaire, ou l'un de ses dirigeants, est incapable
d'établir qu'il est de bonnes mœurs et qu'il peut exercer avec compétence et
probité ses activités dans le domaine relatif au permis compte tenu de
comportements antérieurs.
«Elle peut également refuser de délivrer,
de modifier ou de renouveler un permis, ou le limiter, le suspendre ou
l'annuler, lorsqu'un dirigeant de la société ou de la personne morale qui le
demande ou le détient était dirigeant d'une société ou personne morale visée
par l'un ou l'autre des cas prévus au présent article ou, si les conditions
prévues au paragraphe 7° du présent alinéa sont remplies, lorsqu'un tel
dirigeant ou un actionnaire d'une telle personne morale a été actionnaire d'une
personne morale qui a été déclarée coupable d'une infraction ou d'un acte
criminel visé à ce paragraphe...
10 h (version révisée)
M. Boulet : ...lorsqu'un tel
dirigeant ou un actionnaire d'une telle personne morale a été actionnaire d'une
personne morale qui a été déclarée coupable d'une infraction ou d'un acte
criminel visé à ce paragraphe.»
Commentaires, M. le Président. Donc, c'est
des modifications à 128.3. L'objectif principal, c'est d'assurer un meilleur
encadrement des demandeurs ou détenteurs de permis. Puis là c'est les
situations, en fait, qui sont bien décrites, où la régie peut refuser de
délivrer, de modifier ou de renouveler un permis ou le limiter, le suspendre ou
l'annuler.
Dans un premier temps, on étend les
personnes visées afin d'inclure non seulement les personnes qui demandent ou
qui sont titulaires, mais également les dirigeants. Puis les autres modifications,
c'est diverses situations pouvant mener à une décision négative sur un permis.
Il est d'abord proposé d'ajouter comme motif le fait pour son titulaire de ne
pas s'être conformé à une condition imposée par un régisseur. Puis il y a d'autres
motifs, puis c'est inspiré des motifs prévus, là, par les titulaires de licence
ou... d'entrepreneur et de certificat d'inspecteur en bâtiment, notamment l'obligation
pour la personne qui fait la demande d'un permis ou de son titulaire d'établir
qu'il est de bonnes moeurs, qu'il peut exercer avec compétence et probité ses
activités dans le domaine relatif au permis compte tenu de comportements
antérieurs. Donc, c'est essentiellement de l'harmonisation. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 23? Oui, députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, ici, donc, l'article 23 est assez volumineux, étant
donné, donc, qu'on avait, donc, cinq paragraphes, donc, à l'article 128.3,
tel que présentement libellé à la Loi sur le bâtiment. Donc, ça, donc le
premier... paragraphe par paragraphe, donc le premier paragraphe, donc, c'est
assez clair, donc, on harmonise effectivement, comme le ministre vient de le
dire, donc, avec la société ici. Juste pour vérifier, ici, donc, la société,
donc, qu'on... On parle donc de la personne morale qui... OK, parfait.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK, parce qu'on
avait... donc, la personne qui en fait la demande pouvait être physique ou
morale, mais là on vient préciser ici. OK.
M. Boulet : Tout à fait. En
fait, c'est beaucoup un meilleur encadrement, beaucoup plus de clarté, beaucoup
plus de précision, là.
Mme Cadet : Oui, c'est ça.
Celui-là, donc, ce premier paragraphe, c'est de l'harmonisation, mais
effectivement, donc, par la suite, donc, on vient... on vient compléter les cas
où la régie peut «refuser de délivrer, de modifier ou de renouveler un permis, ou
le limiter, le suspendre ou l'annuler». Ici, du 2°, donc, «par l'insertion,
après le paragraphe 3°, du suivant : "a fait défaut de se conformer à
une condition imposée en application du deuxième alinéa de l'article 109.6"»,
109.6, on l'a modifié... on n'a pas modifié 109.6. Ah! parce qu'on va le faire
après.
M. Boulet : ...prochain bloc.
Mme Cadet : OK, c'est ça.
M. Boulet : C'est exactement
ce qu'Isabelle est en train de me dire, oui.
Mme Cadet : Oui. OK. OK.
Donc, on... Donc, 109.6 tel qu'il sera adopté, on l'espère. Par la suite :
«par l'ajout, à la fin, de ce qui suit : "a été déclaré
coupable"»... Donc, ça, ça va.
«7° a été déclaré coupable ou, dans le cas
d'une personne morale qui n'est pas un émetteur assujetti au sens de la Loi sur
les valeurs mobilières», est-ce... Pourquoi on... pourquoi est-ce qu'en fait on
exclut les émetteurs assujettis, c'est parce qu'il y a d'autres sanctions qui
sont prévues dans ce cas-là?
M. Boulet : Oui, en vertu de
la Loi sur les valeurs mobilières.
Mme Cadet : En vertu de la
Loi sur les valeurs mobilières. Donc, il y a déjà des sanctions qui sont
prévues pour les émetteurs assujettis.
M. Boulet : Absolument.
Mme Cadet : OK. Donc, c'est pour
ça qu'on les exclut ici, au paragraphe 7°.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK. Parfait. Et
le prête-nom, donc, ça, je vais poser beaucoup de questions là-dessus, mais je
pense que ça, c'est une excellente chose.
M. Boulet : On en avait parlé,
oui.
Mme Cadet : «Est titulaire
d'un permis suspendu ou a été titulaire d'un permis annulé depuis moins de
trois ans», pourquoi trois ans ici, à 10°?
Des voix : ...
M. Boulet : C'est pareil
comme les licences, c'est trois ans.
Mme Cadet : C'est... Pardon?
M. Boulet : C'est exactement
le même délai, la même période que pour les licences.
Mme Cadet : OK, c'est le même
délai que pour les licences.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : C'est pour ça. OK.
11°, paragraphe 11°, ça va.
Une voix : ...
Mme Cadet : Oui, c'est ça. Et
ensuite : «Malgré le paragraphe 7° — celui sur les personnes
morales qui n'est pas... qui ne sont pas des émetteurs assujettis — dans
les cas où l'infraction ou l'acte criminel a donné lieu à l'imposition d'une
peine d'emprisonnement, un permis ne peut être délivré qu'à l'expiration d'une
période, donc, de cinq ans suivant la date du terme d'emprisonnement fixé par
la sentence.» Bon, ici, donc, encore une fois, donc, pourquoi cinq ans? Parce
que ne je pense que... Mais ici ce n'est pas nécessairement lié avec le terme
pour les licences.
Des voix : ...
M. Boulet : C'est la même
affaire. Pour les licences, c'était cinq ans aussi, hein? Ça fait que c'est la
même <affaire...
M. Boulet :
...c'est
la même affaire. Pour les licences, c'était cinq ans aussi, hein? Ça fait que
c'est la même >affaire. Oui, c'est la même affaire.
Mme Cadet : OK, c'est parce
que c'est la même affaire ici. Puis, les licences, on retrouve ça où?
M. Boulet : C'est l'article
sur les...
Des voix : ...
M. Boulet : 58 et 60.
Mme Cadet : 58...
M. Boulet : Et 60.
Mme Cadet : OK, les
articles 58 et 60, OK, qu'on retrouve ça. OK, je comprends.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça, pas d'autres questions?
Mme Cadet : Juste finir, donc,
les autres paragraphes. Ici, au paragraphe suivant... C'est ça, parce qu'en
fait je me demandais si... de l'harmonisation ici, pour le 50, ça va. Parce
que, sinon, je me demandais, donc, comment est-ce qu'on a jaugé que ce délai-là
était suffisamment long ou suffisamment raisonnable, étant donné, donc, quand
même, donc, l'acte criminel, donc, qui a été commis? C'est... je comprends que
si la personne a obtenu le pardon, c'est plus court.
• (10 h 10) •
M. Boulet : Mais, tu sais, ce
qui est important, collègue, aussi, dans les délais puis les quantums d'amende,
qu'on va voir an plus tard, il faut tout le temps référer à la gang du
ministère de la Justice qui s'assure de la compatibilité avec d'autres délais
ou d'autres montants d'amende dans le corpus législatif québécois. Ça fait que
c'est sûr qu'on n'aura pas dans une loi québécoise un délai qui est démesuré ou
déconnecté d'un délai qui apparaît dans une autre loi pour une infraction de
même nature.
Mme Cadet : Oui. Oui, je
comprends.
M. Boulet : Ça fait que ce
serait le raisonnement que je vous tiendrais, là, pour...
Mme Cadet : Ce qui a été
vérifié ici, là, dans le cadre de ce délai-ci...
M. Boulet : Exactement. Tout
à fait.
Mme Cadet : ...qui nous
apparaît... qui vous apparaît raisonnable. Parfait. Ensuite, au paragraphe
suivant, la question que j'avais... Bien, en fait, on dit, donc : «La
Régie peut refuser, donc, de délivrer, modifier, donc, ou de renouveler un
permis lorsque la délivrance ou le maintien est contraire à l'intérêt public —
c'est bon — notamment parce que la société ou la personne qui demande
un permis est incapable d'établir qu'il est de bonnes moeurs et qu'il peut
exercer avec compétence et probité ses activités dans le domaine relatif au permis.»
Est-ce qu'on a de la jurisprudence qui établisse que... ce que donc... ce que
l'on comprend ici par la nomenclature «bonnes moeurs»?
M. Boulet : Est-ce qu'il y a
des... En fait, il y a peut-être des décisions de jurisprudence sur les licences.
Est-ce que, sur les permis, il y en a?
Mme Cadet : Peut-être.
Des voix : ...
M. Boulet : On ne l'avait pas
pour les... on ne l'avait pas, donc on se le donne, ce levier-là. Donc, il n'y
a pas de décision de jurisprudence.
Mme Cadet : Mais, pour les
licences, la terminologie «bonnes moeurs» n'existait pas pour les licences?
Des voix : ...
M. Boulet : Ah! Il y en a
beaucoup, de décisions.
Mme Cadet : Et dans les...
Parce que je comprends qu'ici... Bon, je me souviens, donc, qu'il n'y a pas
nécessairement, donc, de... Je pense qu'un règlement, donc, devait, donc,
venir, donc... donc, définir, donc, ce que signifiait «bonnes mœurs». Il n'y a
pas nécessairement eu de règlement, donc, de la Régie du bâtiment à cet égard,
mais c'est pour ça que je posais la question, donc, sur les décisions des
tribunaux. Et les décisions sont venues préciser, à travers la jurisprudence,
ce que signifie «bonnes moeurs».
M. Boulet : Totalement, quels
sont les paramètres de la notion de bonnes mœurs. On sait que ça peut varier en
fonction des circonstances, des profils puis des individus et de la réalité du
monde de la construction, mais il y a eu quand même, Audrey, les... nos
conseillères juridiques me confirment qu'il y a eu quand même un certain nombre
de décisions qui établissent bien les balises, là.
Mme Cadet : Qui établissent
des balises à travers les décisions, donc.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : C'est... ça va
être assez clair, donc, pour les entrepreneurs, ce que ça signifie ici. Et...
pardon, je... le dernier paragraphe, M. le Président, m'assurer... Lorsqu'un
tel...
Le Président (M. Schneeberger) : Juste
vérifier, étant donné que l'article 23 ici en est... Dans le fond, ce qui
était en lien avec les permis d'utilisation et d'exploitation, c'était
l'alinéa... l'alinéa 1° et 3°. Par contre, nous revenons dans le prochain bloc
avec l'article 23. Alors, moi, je... en tout cas, je...
Mme Cadet : Ah! d'accord, OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Par
mesure... parce qu'on ne peut pas l'adopter deux fois ou le revoir deux fois,
en tout cas, moi, j'irais...
M. Boulet : Bien, si on
l'adopte en totalité, on n'aura pas besoin d'y revenir. Bien oui, exactement.
Le Président (M. Schneeberger) : On
l'adopte…
Mme Cadet : Oui, c'est ça, je
ne pensais pas qu'il revenait, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : …et
le 23 va passer, c'est ça. Parfait.
Mme Cadet : Là, je
comprends... là, ce que... ce que je me disais, comment ça se fait que le... le
23 passait avant le 18 où on voit 109.6, mais c'est pour ça.
M. Boulet : Mais vous avez...
vous avez posé les questions, ça fait qu'on a pris un peu d'avance, ça fait que
ça va nous éviter de revenir.
Mme Cadet : Oui,
effectivement, puis de toute façon 109.6, ce sera en lien avec ce qui sera <adopté...
Mme Cadet :
...oui,
effectivement, puis de toute façon 109.6, ce sera en lien avec ce qui sera >adopté.
Donc, je ne pense pas que ça... qu'on a besoin de suspendre l'adoption de 23
pour y revenir après 18. OK. Et... Bien, parfait, donc, effectivement, on fera
ça...
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors...
Mme Cadet : Juste
peut-être le dernier paragraphe. Donc : «Lorsqu'un tel dirigeant ou un
actionnaire d'une telle personne morale a été actionnaire d'une personne morale
qui a été déclarée coupable d'une infraction ou d'un acte criminel visé à ce
paragraphe»... Donc, ça, on fait référence à ce dont on a déjà parlé, qui est
donc... Donc, il va être capable, donc, d'aller toucher, donc, ceux qui ne sont
pas... ceux qui sont... lorsqu'un dirigeant, donc, a deux entreprises. Donc, s'il
y a une entreprise, donc, qui elle-même, donc, a été reconnue coupable d'une
infraction, si on a le même dirigeant pour une autre entreprise qui n'a pas été
reconnue coupable, il est visé ici par le dernier paragraphe, donc de 128.3.
M. Boulet : Exactement.
Exactement. C'est superbon.
Mme Cadet : Parfait.
Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Cadet : Oui, c'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, nous allons passer à la mise aux voix de l'article 23.
Est-ce que l'article 23 est adopté? Adopté. Parfait. Alors là, nous
passons automatiquement au prochain bloc qui est Pouvoir des régisseurs. Et
nous débutons avec l'article 18.
M. Boulet : Oui. M. le
Président, comme j'ai fait pour les blocs précédents, je... Est-ce que les
partis d'opposition... est-ce que ma collègue de Bourassa-Sauvé a le breffage
que je voulais faire?
Mme Cadet : Celui-ci?
Non, je ne l'ai pas encore. Je pense qu'il...
M. Boulet : Est-ce qu'on
peut suspendre deux, trois minutes?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 15)
(Reprise à 10 h 19)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, nous reprenons les travaux. M. le ministre, vous avez la parole.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. En fait, avant de présenter l'article 18, un rappel à l'effet
que le gouvernement nomme au plus cinq régisseurs, qui agissent de façon
exclusive. Ils exercent des fonctions décisionnelles prévues par la Loi sur le
bâtiment, et leur pouvoir est encadré par 109.6 de la loi. Ils rendent certains
types de décisions, ce sont des décisions de la RBQ, évidemment, comme vous le
savez. Ils peuvent, pour certains motifs, suspendre ou annuler une licence, un
certificat ou un permis, puis ils peuvent également refuser de les délivrer.
Ça, c'est les dispositions actuelles.
• (10 h 20) •
Dans les motifs de suspension ou
d'annulation, vous les avez dans la note de breffage, c'est dans le cas où...
par exemple, la question de bonnes mœurs, la compétence, la probité, les
comportements antérieurs. Deuxièmement, quelqu'un qui fait défaut de se conformer
à une ordonnance. Troisièmement, qui a faussement déclaré des faits ou les a
dénaturés. Puis, quatrièmement, a agi de telle sorte qu'il ne se mérite plus...
plus la confiance du public.
Donc, les nouveaux pouvoirs qui découlent
des cinq articles que nous avons... Il y en a un qui est adopté, là, en fait,
23.2, mais c'est des pouvoirs additionnels, collègues. Le premier, c'est
décider de la restriction d'une licence aux fins de l'obtention d'un contrat
public, comme vous le disiez, quand un des dirigeants de l'entreprise est
dirigeant d'une société ou d'une personne morale inscrite au Registre des
entreprises non admissibles aux contrats publics. On en a parlé fréquemment.
C'est ce qui est intéressant, quand on évolue dans un projet de loi, à un moment
donné, on finit par avoir une compréhension de l'économie générale.
Deux, c'est rendre une décision
d'annulation. Là, c'est la question de l'abandon direct ou indirect, qu'on a
déjà discuté, survenu postérieurement à la réception d'un préavis convoquant
l'entrepreneur à une audience. Troisièmement, c'est refuse de reconnaître un
organisme de médiation et d'arbitrage, ou suspendre, annuler ou refuser de
renouveler la reconnaissance d'un organisme.
Quatrièmement, c'est assortir une licence,
un certificat ou un permis dans le délai à ses frais. Là, c'est... ce qui est
relativement intéressant, c'est les mesures correctives de surveillance ou
d'accompagnement, le but étant toujours, comme je l'ai répété souvent, de
ramener à la conformité le plus... dans les délais les plus raisonnables
possibles. À titre d'exemple, on pourrait exiger qu'un répondant suive une
formation complémentaire ou que l'entreprise ait recours à des
services-conseils.
Et enfin le dernier pouvoir additionnel,
c'est décider de la suspension ou de l'annulation quand son titulaire fait
défaut de se conformer à une condition imposée par un régisseur. Donc, c'est
les nouveaux pouvoirs additionnels issus des articles, dont le premier est
l'article 18.
Si vous me permettez, M. le Président, je
vais le lire : L'article 109.6 de cette loi, modifié par l'article 11
du chapitre 28 des lois de 2019, est de nouveau modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 2°
et après «paragraphe 4°», de «et du paragraphe 6°»;
2° par l'insertion, après le paragraphe
4°, du suivant :
«4.0.1° prendre acte de l'une des
situations mentionnées au premier alinéa de l'article 74, ou décider de
l'annulation de la licence;»;
3° par l'insertion, après le paragraphe 4.1°,
du< suivant...
M. Boulet :
...
l'article 74, ou décider de l'annulation de la licence;»;
3° par l'insertion, après le paragraphe 4.1°,
du >suivant :
«4.2° refuser de reconnaître un organisme
de médiation et d'arbitrage en application de l'article 83.2 ou suspendre,
annuler ou refuser de renouveler la reconnaissance d'un organisme en
application de cet article;»;
4° par le remplacement, dans le paragraphe
5°, de «5° de l'article 128.3» par «11° du premier alinéa de l'article 128.3
de même que des deuxième, troisième et quatrième alinéas de cet article»;
5° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Un régisseur peut assortir une licence,
un certificat, un permis ou une reconnaissance de toute condition qu'il estime
appropriée, dont celle exigeant que le titulaire ou la personne ou l'organisme
reconnus soit soumis, à ses frais et dans le délai qu'il indique, à une mesure
corrective, de surveillance ou d'accompagnement.»
C'est complet, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
parfait. Alors, est-ce qu'il y a des questions? Députée de Bourassa-Sauvé, sur
l'article 18.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Merci, M. le ministre, pour la transmission de la fiche technique
introduisant, donc, cette nouvelle section, ce nouveau bloc du... de l'étude,
donc, de ce projet de loi sur les pouvoirs des régisseurs, et merci pour la
lecture de l'article et la mise en contexte.
Ce que je constate, en fait, vous... bien,
vous l'avez mentionné, donc, on ajoute, donc on renforce, donc, les différents
pouvoirs qui sont octroyés aux régisseurs afin, donc, de venir, donc, répondre
au mandat, là, qu'on leur a donné dans le cadre, donc, du projet de loi dans
son ensemble. Là, vous l'avez dit, là, c'est vrai que, là, à ce moment-là,
donc, sur les points précis, on a fait la discussion sur... dans... lorsqu'on a
étudié, donc, les autres articles. Donc, on comprend mieux l'économie générale
du projet de loi et on a... on a tissé un petit peu cette toile-ci.
Donc, la question que j'ai, peut-être de
façon plus générale ici, étant donné, donc, ces nouveaux pouvoirs, et je suis
en accord avec ces pouvoirs accrus, est-ce que c'est... je veux dire, est-ce
que c'est toujours plausible de dire que le gouvernement devrait, donc,
toujours nommer au plus cinq régisseurs pour pouvoir exercer ces pouvoirs?
M. Boulet : Donc, est-ce que
c'est plausible?
Mme Cadet : C'est-à-dire,
est-ce que... avec cinq régisseurs, donc, est-ce que la régie sera en mesure de
réaliser son mandat?
M. Boulet : En fait, c'est
une bonne question, mais la volumétrie le justifie. Il y a eu 161 dossiers
reçus durant l'année, c'est l'année 2023, des licences suspendues, 25, des
licences annulées, 23, des licences refusées, 27, maintenus, neuf, et autres
décisions, 32. Mais oui, le nombre de régisseurs répond à la demande et aux
besoins, je ne dirais pas «amplement», mais c'est tout à fait proportionnel.
Mme Cadet : Et répondent à la
demande actuelle, de ce que je comprends, M. le ministre, mais c'est sûr que,
là, avec les différents pouvoirs qui sont ajoutés dans le texte proposé, bien, il
y aura un volume de demandes qui va croître. Parce que c'est ce qu'on... on ne
le souhaite pas, on souhaite que tout le monde soit conforme, là.
M. Boulet : Non, puis c'est
les pires cas, là. Tu sais, les circonstances mentionnées dans nos nouveaux
articles, les pouvoirs additionnels, c'est vraiment des cas... je ne dirais pas
«isolés», mais des cas marginaux, là. Tu sais, ce n'est pas... ce n'est pas un
nombre important. Puis ce sera à évaluer au fur et à mesure, mais actuellement
ça répond bien à ce que nous anticipons comme volume actuel et volume à venir.
Mme Cadet : OK, donc les cas
qui sont ajoutés dans le cadre du texte proposé de l'article... l'article 18,
là, qui modifie 109.6, ces cas-là sont plus isolés, sont plus marginaux que les
pouvoirs actuels qui sont déjà octroyés aux régisseurs?
M. Boulet : Bien, on
n'anticipe pas qu'il y en ait tant que ça, mais c'est des cas plus... plus
lourds ou des cas déviants. Et, non, ce qui est anticipé à la Régie du bâtiment
du Québec, c'est qu'avec les cinq régisseurs, on va être en mesure de répondre
à la demande.
Mme Cadet : OK. Puis, en ce
moment, c'est quoi, le délai avant d'obtenir une date d'audience?
Des voix : ...
M. Boulet : Donc,
143 audiences tenues l'année dernière. Et ce qu'on me confirme, c'est
qu'actuellement il n'y a que trois régisseurs à temps plein puis il y en a un à
temps partiel, puis on peut aller jusqu'à cinq. Ça fait que, donc, si besoin en
est, on a quand même une marge de manœuvre qui nous permet d'aller à cinq. Ça
fait que c'est...
Mme Cadet : OK. C'est quoi,
le délai avant d'obtenir une date d'audience au Bureau des régisseurs en ce
moment?
Des voix : ...
M. Boulet : ...actuellement,
on est en <novembre...
Des voix :
...
M. Boulet :
...actuellement,
on est en >novembre, puis ils fixent en mars, avril, l'année prochaine,
là. Ça fait que c'est des délais qui sont raisonnables, là. Ça permet aux
parties de se préparer. Mais c'est un délai... je ne sais pas si c'est le délai
moyen, mais ce serait cinq mois, six mois, à peu près.
Mme Cadet : Cinq mois, six
mois?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Et c'est un délai
qui est jugé raisonnable par les justiciables?
M. Boulet : Mais mon Dieu! Si
on regarde les délais judiciaires et quasi judiciaires, là, c'est trois,
quatre, cinq fois plus.
Mme Cadet : Oui, puis c'est
la raison pour laquelle on a des tribunaux spécialisés aussi, hein, parce
que... Oui, oui, oui.
M. Boulet : Ah! tout à fait.
Oui, moi, ça m'apparaît un délai raisonnable, là, si je me mets dans la peau
d'un justiciable, ou d'un entrepreneur, ou de quelqu'un qui a à faire des
représentations devant un régisseur, pour rencontrer son conseiller ou son
avocat, se préparer. Oui, ça m'apparaît un délai tout à fait raisonnable, mais
ceci dit je pense qu'il va falloir adapter le nombre de régisseurs à
l'augmentation de la demande découlant des pouvoirs additionnels.
Mme Cadet : OK. Je suis... je
suis d'accord avec vous. C'est pour ça aussi que j'ai regardé, donc, les
organismes qui sont soumis aux mesures de contrôle de dépenses en date du
1er novembre 2024. Puis ce que je constate, c'est qu'à la Régie du
bâtiment, donc, il y a un gel de recrutement, limitation du temps
supplémentaire et limitation, donc, évidemment, donc, des dépenses de
déplacement. Donc, la régie, donc, est touchée par le gel d'embauche.
M. Boulet : Bien oui. Bien
oui.
• (10 h 30) •
Mme Cadet : Donc, est-ce
qu'on... La... Donc, la... Bien, ce que... là, ce que je comprends, c'est que
la régie ne sera pas en mesure, donc, d'ajuster le nombre de régisseurs à la
demande additionnelle.
M. Boulet : Non, mais il y a
des personnes.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, oui, tout à
fait. Quand c'est prévu dans une loi, collègue, il y a une dérogation qui est
envisageable, là. La loi le permet, d'aller jusqu'à cinq. Et, que ce soit une
personne issue de l'interne ou de l'externe, il y aurait possibilité de le
faire.
Mme Cadet : Donc, vous allez
demander, donc, une dérogation au Conseil du trésor pour pouvoir répondre à la
demande.
M. Boulet : Bien oui. Puis
c'est les Emplois supérieurs qui nomment. Ça fait que oui, la réponse, c'est
oui.
Mme Cadet : La réponse est
oui. OK. Merci beaucoup. L'autre question que j'ai ici, donc, encore une fois,
donc, sur le contexte, je veux revenir un peu sur les consultations
particulières qu'on a eues à l'égard des régisseurs. Parce qu'effectivement,
donc, il y avait la question, donc, du nombre. D'ailleurs, donc, je sais que,
bon, l'Association des consommateurs pour la qualité de la construction, donc,
avait, donc, une préoccupation quant au nombre de régisseurs. Ce que je
comprends, c'est que vous... vous allez demander, donc, une dérogation au gel
de recrutement pour s'assurer d'aller jusqu'à cinq pour répondre aux exigences
supplémentaires qui sont... qui sont proposées, donc, à 109.6.
M. Boulet : Mais, collègue...
puis juste corriger, là.
Mme Cadet : Oui?
M. Boulet : On me confirme
qu'on n'aurait même pas besoin d'une dérogation. C'est prévu dans la loi. Et
c'est les Emplois supérieurs qui feraient le processus de recrutement, et la
dérogation ne serait pas nécessaire.
Mme Cadet : D'accord. Merci
beaucoup. Ensuite, donc, l'autre point, donc, à 109.6, on dit «Le gouvernement
nomme au plus cinq régisseurs qui exercent, sous l'autorité administrative du
président-directeur général.» Je ne sais pas si vous vous souvenez, là, je
pense que vous aviez — et là, vraiment, j'y vais de mémoire d'homme,
là — exprimé certaines, donc... de femme... parce que je ne veux pas
mal vous citer, monsieur... M. le ministre.
M. Boulet : ...mémoire, en
fait.
Mme Cadet : C'est vrai, ça.
M. Boulet : Entre nous, là.
Mme Cadet : Oui. Je... Vous
aviez... Bien, donc, on avait entendu, donc, des représentations, donc, quant
à... quant au fait, donc, que certains, donc, justiciables, donc, trouvaient
que le fait que les régisseurs exerçaient sous l'autorité administrative du
président-directeur général, donc, c'est ce qui est... c'est ce qui est indiqué
à 109.6 et c'est ce qui est aussi confirmé lorsqu'on vérifie, donc,
l'organigramme, donc, de la Régie du bâtiment.
Et on comprend que, dans ce cas-là, les
régisseurs ne disposent pas nécessairement d'une indépendance institutionnelle.
Puis on comprend que la... bon, le Bureau des régisseurs, donc, c'est un
tribunal au sens de l'article 23 de la Charte des droits et libertés de la
personne, donc il y a des décisions de jurisprudence qui l'ont confirmé, on
pourra le déposer au besoin. Et, étant donné que ça, ça a été confirmé, donc,
dans une décision, que c'était un tribunal au sens de l'article 23, ce
qu'on comprend, c'est qu'il n'y a pas nécessairement, donc, l'indépendance
institutionnelle qui est requise par l'article 23 quand on regarde, donc,
l'organigramme et, en fait, la disposition... le libellé de
l'article 109.6, qui indique que les régisseurs exercent sous l'autorité
administrative du PDG. Qu'est-ce que vous en pensez, M. le ministre?
M. Boulet : En fait, ils
rendent des décisions au nom de la Régie du bâtiment du Québec. Ils ne
tranchent pas un enjeu, ma compréhension, entre deux personnes. C'est comme
aussi un agent d'indemnisation à la CNESST...
10 h 30 (version révisée)
M. Boulet : ...entre deux personnes.
C'est comme aussi un agent d'indemnisation à la CNESST, il rend une décision au
nom de la CNESST, mais on n'est pas à un stade de contentieux entre des parties
puis l'agent d'indemnisation qui admet ou qui refuse une réclamation, ou il n'entend
pas les parties non plus à la CNESST. Je fais juste un parallèle, là. Tu sais,
le régisseur, il rend une décision, et c'est la décision de la Régie du
bâtiment.
Mme Cadet : Donc, pour vous,
la décision, elle est quasi judiciaire ou elle est administrative?
M. Boulet : Elle est
administrative, elle est de nature administrative.
Mme Cadet : Bien, c'est pour
ça que je reprends, en fait, ici... normalement, donc, la décision Entreprises Luc
Parpal inc. contre... contre la Régie du bâtiment du Québec, où, à ce
moment-là... de 2021 qui disait donc :
«Avec égards, le processus suivi par le
bureau est quasi judiciaire et non pas administratif, et ce, notamment lorsqu'il
siège sur des demandes de refus de délivrer une licence, sur des demandes de
suspension ou d'annulation de licence ou sur des demandes de révision.»
Au paragraphe 32 de cette décision :
«Le bureau, donc, est un tribunal au sens de l'article 23 de la Charte des
droits et libertés de la personne.
Donc, c'est... c'est un peu en fonction de
ça que je pose... que je pose ces questions-là. Je pense que c'est à
considérer. Oui, M. le ministre?
M. Boulet : Non, non. Puis c'est
intéressant parce que je fais une réflexion académique, puis je comprends la
notion de casier judiciaire, et ça implique le respect des règles de justice
naturelle, donc donner l'opportunité à une partie d'être entendue, ce qui se
fait, donc, ce qu'on appelle la règle audi alteram partem, qui est bien connue,
puis ça, c'est une des caractéristiques d'un organisme qui exerce des pouvoirs
judiciaires. Et dans ce contexte-là, c'est la même affaire pour un agent d'indemnisation
à la CNESST, si une partie veut être entendue, ou l'agent qui fait son processus
d'enquête, oui, il exerce un pouvoir qui est quasi judiciaire.
Puis l'autre caractéristique de ce qui est
judiciaire, souvenez-vous, c'est : la décision a un impact sur les droits
d'une personne. Mais je dis : Ce n'est pas un tribunal dans le sens que...
où qu'il n'y a pas un débat entre deux parties. Il y a une personne qui est
dans une circonstance où elle peut se voir imposer une annulation ou un refus d'une
licence, et cette personne-là présente ses prétentions au régisseur, puis il n'y
a pas personne qui vient débattre d'un autre côté pour dire : Ce n'est pas
le cas, puis il devrait perdre sa... Tu sais, c'est le régisseur qui fait son
processus.
Mme Cadet : Oui. Oui, oui. Bien,
c'est ça, je vous... je vous entends, je vous... je vous entends puis je pense
que c'est... effectivement, donc, une... une réflexion aussi, je pense que c'est
une discussion qui est... qui est intéressante. Moi, je la pose, donc, en
arrivant avec cette... bon, cette jurisprudence-là qui a... qui établit, là,
qui... qui indique, donc, que le processus, donc, suivi par le bureau, donc, il
est quasi judiciaire, donc, je disais, donc, la décision Entreprises Luc Parpal
inc. contre la Régie du bâtiment du Québec. Donc, c'est un peu dans cette
perspective-là. Je comprends que, là, aujourd'hui, on ne va pas
nécessairement... Tu sais, je ne vous propose même pas un amendement ici, là,
sur l'article 109.6.
M. Boulet : Bien non, puis c'est
surtout une discussion un peu académique, parce qu'en vertu de la Loi sur la
justice administrative, c'est une fonction administrative. Mais c'est pour ça
que je trouve le débat entre deux avocats intéressant, là, parce qu'il y a des
impacts qui sont de la caractéristique de ce qui est casier judiciaire, là, mais
ultimement puis fondamentalement, c'est une fonction administrative.
Mme Cadet : Bien, je vous le
soumets pour réflexion, M. le ministre.
M. Boulet : Bien oui, tout à
fait.
Mme Cadet : Puis je comprends
que ce n'est pas nécessairement aujourd'hui, là, que cette... cette
réflexion-là, donc, ce serait... pourrait donc nous amener, donc, à aboutir,
donc, à d'autres types, donc, de modifications, mais je trouvais important,
donc, de soulever ici alors qu'on parle, donc, de ces pouvoirs-là, ces pouvoirs
qui sont accrus, donc, des régisseurs.
Encore une fois, moi, je suis d'accord
avec les pouvoirs qu'on vient... qu'on vient de leur accorder étant donné l'économie
générale du projet de loi et les propos, là, qui ont été précédemment énoncés,
là, sur chacun, donc, des articles que nous avons déjà étudiés 74, 83.2, 128.3,
etc. Donc, c'est une bonne chose qu'il y ait ces pouvoirs accrus. Mais, d'une
part, donc, je pense que c'est important qu'étant donné qu'ils ont ces types...
ces pouvoirs accrus là, quand on a... on ait en tête la capacité de la régie à
pouvoir les... à pouvoir, donc, administrer, donc, ces... tous ces dossiers et
surtout de voir, donc, avec les... quand même, donc, avec tous les droits... les
pouvoirs, donc, qu'on donne aux régisseurs, bien, s'assurer aussi qu'on
respecte, donc, les... bien, en fait, qu'on se pose cette question-là sur l'indépendance
institutionnelle du bureau et comment, donc, éventuellement, donc, ça <pourrait...
Mme Cadet :
...du
bureau, et comment, donc, éventuellement, donc, ça >pourrait être...
être remis en question pour pouvoir respecter, donc, l'interprétation des
tribunaux à cet égard. Merci, M. le ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 10.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. En fait, les prochains articles, collègue, on a fait les
discussions, c'est des articles de concordance, là. Je les lis : 10. L'article 70
de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement, dans le texte
anglais des paragraphes 1°, 3.2° et 3.3°, de «convicted» by... par «found
guilty», partout où cela se trouve;
b) par l'insertion, après le
paragraphe 4°, du suivant :
«4.1° a fait défaut de se conformer à une
condition imposée en application du deuxième alinéa de l'article 109.6;»;
c) par la suppression du
paragraphe 7°;
2° par le remplacement, dans le texte
anglais du deuxième alinéa, de «convicted» et de «conviction»... «conviction»
par, respectivement, «found guilty» et «finding of guilt», partout où cela se
trouve.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Oui. Merci pour l'explication. Questions sur l'article 10?
• (10 h 40) •
Mme Cadet : Tout simplement,
puis là, dans le fond, c'est lié aux nouveaux articles, là, ce sont les... pardon,
là. Je comprends, ici, donc, qu'on a... on modifie, donc, dans le texte
anglais, non pas, donc, des nouveaux articles que nous sommes en train
d'adopter, là, mais des articles précédents où la nomenclature ne nous semblait
pas idéale, c'est ça? Je peux reposer ma question, M. le ministre.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Tout simplement.
M. Boulet : Merci, Maude.
Mme Cadet : Merci, Maude.
C'est ça, donc, j'essaie, donc, de lier ce que vous avez lu avec les
commentaires.
M. Boulet : Bien, il y a...
Mme Cadet : C'est ça.
M. Boulet : Bien, en fait, le
principal objectif, là, en fait, c'est, comme motif pouvant mener à la
suspension ou à l'annulation d'une licence, le fait, par son titulaire, de ne
pas s'être conformé à une condition imposée par un régisseur. Et puis c'est
beaucoup des... de la concordance, là, puis c'est des paragraphes, alinéas,
mais il n'y a rien de nouveau là.
Mme Cadet : Et c'est ça,
c'est ça, ce n'est pas sur les...
M. Boulet : C'est plus une...
Mme Cadet : C'est parce que
j'essaie de lier ça au commentaire, parce que le commentaire nous dit... Donc,
on propose plusieurs modifications à 70, dont la principale est d'ajouter,
comme motif pour mener à la suspension, mais ça, est-ce que c'est... ces
commentaires-là sont liés à un autre...
M. Boulet : Bon, bien, je
vais... C'est une excellente question. Je vais vous lire ma note additionnelle :
Cet ajout est relié au nouveau pouvoir qui serait accordé aux régisseurs en
vertu de l'article 18, qu'on vient d'adopter, d'assortir de toute
condition qu'ils estiment appropriée une licence, un certificat, un permis ou
une reconnaissance, incluant une mesure corrective, surveillance ou
accompagnement, en plus des pouvoirs qu'ils détiennent déjà, dans l'objectif,
évidemment, toujours, de favoriser une meilleure qualification des assujettis,
puis ce nouveau... puis d'autres modifications afin de viser les titulaires de
permis, les titulaires de certificats ou les personnes ou organismes reconnus.
Là, c'est essentiellement ce à quoi c'est lié.
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends. OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça, députée de Bourassa? Bourassa-Sauvé, excusez-moi.
Mme Cadet : Oui, puis c'est...
Oui, puis... C'est quoi, en fait, la distinction entre «convicted» et «found
guilty»?
M. Boulet : À mon avis, c'est
une harmonisation avec les termes anglais, à mon avis, «convicted» by «found
guilty». Je pense, c'est plus de la concordance avec les autres versions
anglaises du corpus législatif québécois.
Une voix : ...
M. Boulet : C'est exactement
ça. C'est ce qu'on pense tous les deux, c'est une question d'harmonisation avec
les textes qui sont utilisés en anglais dans les autres lois du Québec, là.
Mme Cadet : Ah! OK, dans les
autres lois du Québec. OK, d'accord. OK. C'est ça. C'est ça, parce que ça signifie
la même chose, mais c'est ça, c'est juste la nomenclature qui est celle qui a
été ajustée dans les autres lois du Québec. OK, d'accord.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends. Puis, sinon, ici, donc le... Et le reste, donc, c'était en français,
c'était vraiment... c'était la concordance, puis là je comprends. Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 16.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. Toujours dans la même perspective : L'article 86.11 de
cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, après le <paragraphe 3°...
M. Boulet :
...
perspective : L'article 86.11 de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, après le >paragraphe 3°,
du suivant :
«3.1° a fait défaut de se conformer à
une condition imposée en application du deuxième alinéa de l'article 109.6;»;
b) par le remplacement, dans le texte
anglais des paragraphes 6°, 7° et 8°, de «convicted» by... par «found
guilty»;
2° par le remplacement, dans le texte
anglais du deuxième alinéa, de «paragraph 7» by «subparagraph 7».
Bon, les commentaires vous les avez, je ne
sais pas si... mais ça complète, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
ça va. Parfait. Questions sur l'article 16? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, tout simplement, c'est ça, je comprends donc qu'on est encore
en concordance, comme le dernier... comme le dernier article.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Donc, «a fait
défaut de se conformer», donc, c'est ce qu'on a vu précédemment. Là... Puis, là
encore, je dis, c'est vraiment pour ma compréhension, parce que, là, je le vois
en français, donc : «Malgré le paragraphe 7° du premier alinéa», et,
en anglais, c'est «subparagraph», parce que... quoi, parce que les alinéas,
c'est «paragraph» en anglais, c'est-tu ça?
M. Boulet : ...
Mme Cadet : C'est ça? OK.
M. Boulet : Parce que c'est
un sous-paragraphe, oui, exact.
Mme Cadet : Ah! OK, parce
que... OK, parce qu'«alinéa» en français, c'est «paragraph» en anglais, donc
«paragraphe», «subparagraph». OK. Parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Cadet : Oui, ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, il y avait l'article 23 qui a déjà été adopté précédemment. L'article 24.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. L'article 128.4 de cette loi est modifié par l'insertion, après
le paragraphe 3°, du suivant :
«3.1° a fait défaut de se conformer à
une condition imposée en application du deuxième alinéa de
l'article 109.6;».
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Cadet : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous avons fini le bloc. Alors, nous avons... nous entamons maintenant
un autre bloc : Sanctions administratives pécuniaires.
Alors, nous débutons par
l'article 29. 29 est très, très long, alors j'irai... Nous allons
l'adopter à la toute fin, mais je... idéalement, ce serait d'y aller par les
sous-articles, par le... débuter par le 159.1, 159.2, parce que c'est très,
très long. En tout cas...
M. Boulet : ...on a un résumé
sur le... une page que nous partageons avec notre collègue de Bourassa-Sauvé.
Il est long, mais tout est résumé dans cette page-là...
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
M. Boulet : ...les trois articles
des sanctions administratives pénales. Si vous me permettez, je vais le lire.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y.
M. Boulet : Donc, contexte.
Bon, la loi, évidemment, il y a différents moyens d'intervention auprès des
contrevenants : les avis de correction, les ordonnances, les refus de
délivrance, les suspensions, les annulations de licence, permis puis les
poursuites pénales.
Les poursuites pénales, évidemment, ça
aussi, je l'ai réitéré à plusieurs reprises, ça ne favorise pas un retour
rapide à la conformité parce que c'est des délais, c'est compliqué. Et, comme
outil additionnel, comme on a dans bien d'autres lois de plus en plus, on
instaure un régime de sanctions administratives pécuniaires. Puis il est
proposé quatre niveaux de sanctions administratives pécuniaires. Puis ça
aussi, c'est mesuré en fonction des gravités comparables dans d'autres lois.
Ça fait qu'il y a le niveau 1, puis
c'est tout dans 29, là, personne physique et les autres cas, si tu fais défaut
de te conformer... en fait, c'est le 500 $, 1 500 $, tu fais
défaut de te conformer à un avis de correction, tu omets ou tu refuses de
transmettre un document, tu fournis un renseignement erroné et tu omets
d'informer la RBQ d'un changement. Ça, c'est le premier niveau.
Le deuxième niveau, c'est quand tu
empêches une personne de la RBQ d'exercer les pouvoirs qui lui sont conférés
puis là tu nuis, tu négliges d'obéir, tu refuses l'accès à un chantier, tu fais
défaut de te conformer à une condition imposée par un régisseur. Ça, c'est
1 000 $, 5 000 $.
Le niveau 3, c'est là... tu exerces
les fonctions alors que tu n'es pas titulaire d'une licence. Évidemment, on
monte l'échelle, la gradation dans la gravité, tu n'as pas la licence catégorie
ou sous-catégorie <appropriée...
M. Boulet :
...la gravité,
tu n'as pas la licence catégorie ou sous-catégorie >appropriée, tu n'es
pas... tu utilises les services d'un autre entrepreneur qui n'est pas titulaire
ou tu exerces une activité sans avoir préalablement obtenu un permis ou un
certificat.
Puis le quatrième niveau, c'est : tu
exerces les fonctions d'entrepreneur puis tu n'es pas titulaire d'une licence,
tu utilises les services d'un autre entrepreneur puis tu n'es pas titulaire
d'une licence.
Donc, essentiellement, c'est ce qui est
prévu dans les articles 29, 28 et 51, c'est l'instauration d'un régime de
sanctions administratives pécuniaires. Les libellés sont exactement les mêmes
que ceux qu'on retrouve dans les autres lois de même nature.
Ça fait que je pourrais commencer par
l'article 29...
Une voix : ...
M. Boulet : Puis, si... avec
votre consentement, c'est ce qu'on me mentionne, on éviterait de lire au
complet, là, parce que ça va prendre à peu près 15 minutes, là, ou si vous
voulez un ajournement, là, parce que ça va être long.
Mme Cadet : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Comment?
Mme Cadet : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
pour éviter la lecture? Parfait. À ce moment-là, est-ce qu'il y a des questions
sur l'article 29? Parce qu'il faut...
Mme Cadet : Bien, oui, mais...
c'est ça, pardon. Je sais... Je sais que le ministre avait peut-être un... Est-ce
que c'est... l'amendement était 159.1?
M. Boulet : ...Je peux
peut-être... On peut peut-être se parler tout de suite.
Mme Cadet : Oui.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 50)
(Reprise à 10 h 54)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les débats. Alors, même s'il y a eu consentement pour ne pas
lire l'article, selon les procédures, nous devons lire l'article. Alors, M. le
ministre, prenez-vous un bon verre d'eau, et puis on vous écoute attentivement.
M. Boulet : Oui. D'accord.
Alors, vous allez excuser la rapidité de ma voix. Bon.
Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 159, du chapitre suivant :
«Chapitre VI.1. Sanctions
administratives pécuniaires.
«Section I Cadre général
d'application et imposition des sanctions.
«159.1. La Régie élabore et rend public un
cadre général d'application des sanctions administratives pécuniaires, lequel
précise notamment les éléments suivants :
«1° les objectifs poursuivis par ces
sanctions, notamment inciter la personne ou la société en défaut à prendre
rapidement les mesures requises pour y remédier et en dissuader la répétition;
«2° les catégories de personnes
désignées pour imposer les sanctions;
3° les critères qui doivent guider
les personnes désignées lorsqu'un manquement est constaté, notamment la prise
en compte de la nature de ce manquement, de son caractère répétitif, des
avantages tirés de ce manquement, de la gravité de l'atteinte ou du risque
d'atteinte qui en résulte et des mesures prises par la personne ou la société
pour remédier au manquement;
«4° les circonstances dans lesquelles
le recours pénal sera priorisé;
«5° les autres modalités relatives à
l'imposition d'une telle sanction, notamment le fait que celle-ci doit être
précédée de la notification d'un avis de non-conformité.
«Ce cadre général doit en outre présenter
la catégorisation des sanctions administratives ou pénales telle qu'elle est
définie par la présente loi ou ses règlements.
«159.2. Une sanction administrative
pécuniaire peut être imposée par la Régie à quiconque fait défaut de respecter
la présente loi ou ses règlements, dans les cas et aux conditions qui y sont
prévus.
«159.3. Une sanction administrative pécuniaire
d'un montant de 500 $ dans le cas d'une personne physique et de
1 500 $ dans les autres cas peut être imposée à quiconque :
«1° omet ou refuse de transmettre à
la Régie un document ou un renseignement exigé pour l'application de la
présente loi ou de ses règlements;
«2° fournit un renseignement erroné
ou un document incomplet exigé en application de la présente loi ou de ses
règlements;
«3° omet d'informer la Régie de tout
changement ayant pour effet de rendre inexacts ou incomplets les renseignements
fournis pour obtenir la délivrance ou le maintien de sa licence, de son permis,
de son certificat ou de sa reconnaissance;
«4° fait défaut d'indiquer les
renseignements prévus à l'article 57.1 ou tout autre renseignement
déterminé par règlement de la Régie, dans toute forme de publicité, sur une
estimation, sur une soumission, sur un contrat, sur un état de compte ou sur
tout autre document déterminé par un tel règlement;
«5° fait défaut de se conformer à un
avis de correction donné en vertu de l'article 122 ou contrevient à une
mesure supplétive prévue par un tel avis.
«159.4. Une sanction administrative
pécuniaire d'un montant de 1 000 $ dans le cas d'une personne
physique et de 5 000 $ dans les autres cas peut être imposée à
quiconque :
«1° empêche une personne, agissant au
nom de la Régie, d'exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par la présente
loi ou ses règlements, lui nuit ou néglige d'obéir à tout ordre qu'elle peut
donner notamment en lui refusant l'accès à un chantier de construction, à un
bâtiment, à un établissement, à un équipement destiné à l'usage du public, à
une installation non rattachée à un bâtiment, à une installation d'équipements
pétroliers ou à un ouvrage de génie civil ou en refusant de lui fournir des
documents ou des renseignements qu'elle a le pouvoir d'exiger en vertu de la
présente loi;
«2° fait défaut de se conformer à une
condition imposée par un régisseur en application du deuxième alinéa de
l'article 109.6.
«159.5. Une sanction administrative
pécuniaire d'un montant de 3 000 $ dans le cas d'une personne
physique et de 7 500 $ dans les autres cas peut être imposée à
quiconque :
«1° exerce les fonctions
d'entrepreneur de construction ou de constructeur-propriétaire, en prend le
titre ou donne lieu de croire qu'il l'est, alors qu'il n'est pas titulaire
d'une licence ayant la catégorie ou la sous-catégorie appropriée, en
contravention au premier alinéa de l'article 46 ou de l'article 48;
«2° utilise, alors qu'il est lui-même
entrepreneur, pour l'exécution des travaux de construction, les services d'un
autre entrepreneur qui n'est pas titulaire d'une licence ayant la catégorie ou
la sous-catégorie appropriée, en contravention au deuxième alinéa de l'article 46;
«3° exerce une activité sans avoir
obtenu un permis, un certificat ou une reconnaissance requis par la présente
loi et autre qu'une licence, notamment en vertu de l'article 35.2, 37.1 ou
86.8, ainsi que son renouvellement et sa modification;
«4° omet de se conformer à une
ordonnance rendue en vertu des articles 123, 124 ou 124.1 ou, de quelque
façon, en empêche l'exécution ou nuit à celle-ci.
«159.6. Une sanction administrative
pécuniaire d'un montant de 5 000 $ dans le cas d'une personne
physique et de 10 000 $ dans les autres cas peut être imposée à <quiconque...
M. Boulet :
...d'une
personne physique et de 10 000 $ dans les autres cas peut être
imposée à >quiconque :
«1° exerce les fonctions
d'entrepreneur de construction ou de constructeur-propriétaire, en prend le
titre ou donne lieu de croire qu'il l'est, alors qu'il n'est pas titulaire
d'une licence, en contravention au premier alinéa de l'article 46 ou de
l'article 48;
«2° utilise, alors qu'il est lui-même
entrepreneur, pour l'exécution des travaux de construction, les services d'un
autre entrepreneur qui n'est pas titulaire d'une licence, en contravention au
deuxième alinéa de l'article 46.
«159.7. La Régie peut, par règlement,
prévoir dans quels cas un manquement à l'une des dispositions de la présente
loi ou d'un règlement de la Régie peut donner lieu à une sanction
administrative pécuniaire. Ce règlement peut prévoir des conditions
d'application de la sanction et déterminer les montants ou leur mode de calcul,
lesquels peuvent varier notamment selon la gravité des manquements.
«Les montants des sanctions
administratives pécuniaires prévues en application du premier alinéa ne peuvent
excéder les montants suivants :
«1° 5 000 $ dans le cas
d'une personne physique;
«2° 10 000 $ dans les
autres cas.
«159.8. Aucune sanction administrative pécuniaire
ne peut être imposée à une personne ou à une société pour un manquement à une
disposition de la présente loi ou de ses règlements lorsqu'un constat
d'infraction lui a été antérieurement signifié en raison d'une contravention à
la même disposition, survenue le même jour et fondée sur les mêmes faits.
• (11 heures) •
«159.9. Il ne peut y avoir cumul de
sanctions administratives pécuniaires à l'égard d'une même personne ou d'une
même société, en raison d'un manquement à une même disposition, survenu le même
jour et fondé sur les mêmes faits. Dans le cas où plusieurs sanctions seraient
applicables, la Régie détermine celle qu'elle estime la plus appropriée compte
tenu des circonstances et des objectifs poursuivis par de telles sanctions.
«159.10. Un manquement susceptible de
donner lieu à l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire constitue
un manquement distinct pour chaque jour durant lequel il se poursuit.
«Constitue notamment un manquement
quotidien distinct le fait, pour quiconque — ça n'a pas de bon sens — de
poursuivre, jour après jour, l'exercice d'une activité sans avoir obtenu une
licence, un permis, un certificat ou une reconnaissance requis par la présente
loi.
«159.11. Avant d'imposer une sanction
administrative pécuniaire, la Régie notifie à la personne ou à la société en
défaut un avis de non-conformité l'informant de ce qui lui est reproché et de
la possibilité de présenter ses observations et, s'il y a lieu, de produire des
documents pour compléter son dossier. Cet avis l'incite à prendre les mesures
requises pour remédier au manquement. L'avis doit mentionner que ce manquement
pourrait donner lieu à une sanction administrative pécuniaire ou à l'exercice
d'une poursuite pénale.
«159.12. L'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire pour un manquement à une disposition de la présente
loi ou de ses règlements se prescrit par deux ans à compter de la date à
laquelle le manquement est constaté.
«159.13. Une sanction administrative
pécuniaire est imposée à une personne ou à une société par la notification d'un
avis de réclamation.
Lorsqu'un avis de réclamation vise plusieurs
débiteurs, la responsabilité est solidaire entre eux.
«L'avis comporte les mentions
suivantes :
«1° le montant réclamé;
«2° les motifs de son exigibilité;
«3° le délai à compter duquel il
porte intérêt, conformément à l'article 155;
«4° le droit d'obtenir le réexamen de
la décision d'imposer la sanction et le délai imparti pour l'exercer.
«L'avis de réclamation doit aussi contenir
des informations relatives aux modalités de recouvrement du montant réclamé. Le
débiteur est également informé que le défaut de payer le montant dû pourrait
donner lieu à une décision défavorable portant sur une licence, sur un permis,
sur un certificat ou sur la reconnaissance d'une personne ou d'un organisme,
et, le cas échéant, que les faits à l'origine de la réclamation pourraient
aussi donner lieu à une ordonnance ou à une poursuite civile ou pénale.
«La notification d'un avis de réclamation
interrompt la prescription prévue au Code civil pour le recouvrement d'une
somme due.
«Section II. Réexamen et recours.
«159.14. Quiconque se voit imposer une
sanction administrative pécuniaire peut, par écrit, demander à la Régie le
réexamen de la décision d'imposer une sanction administrative pécuniaire dans
les 30 jours de la notification de l'avis de réclamation. La demande de
réexamen suspend l'exécution de la décision. Cependant, les intérêts sont
comptabilisés à compter de la date prévue au paragraphe 3° du troisième
alinéa de l'article 159.13, sous réserve de l'application du deuxième
alinéa de l'article 159.16.
«Les personnes chargées de ce réexamen
doivent relever d'une autorité administrative distincte de celle de qui
relèvent les personnes chargées d'imposer ces sanctions.
«159.15. La demande de réexamen doit être
traitée avec diligence. Après avoir donné au demandeur l'occasion de présenter
ses observations et, s'il y a lieu, de produire des documents pour compléter
son dossier, la personne chargée du réexamen décide sur dossier, sauf si elle
estime nécessaire de procéder autrement...
11 h (version révisée)
M. Boulet : ...décide sur
dossier, sauf si elle estime nécessaire de procéder autrement.
«159.16. La décision en réexamen doit être
écrite en termes clairs et concis, être motivée et être notifiée au demandeur
avec la mention de son droit de la contester devant le Tribunal administratif
du travail et du délai pour exercer ce recours.
«Si la décision en réexamen n'est pas
rendue dans les 30 jours de la réception de la demande ou, le cas échéant,
du délai accordé au demandeur pour présenter ses observations ou pour produire
des documents, les intérêts prévus à l'article 155 sur le montant dû sont
suspendus jusqu'à la décision soit rendue.
«159.17. Une décision en réexamen
confirmant l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire peut être contestée
par la personne ou la société visée par la décision devant le Tribunal
administratif du travail dans les 30 jours de sa notification.
«Un tel recours suspend l'exécution de la
décision. Cependant, les intérêts sont tout de même comptabilisés.
«Malgré le paragraphe 4° du deuxième
alinéa de l'article 9 de la Loi instituant le Tribunal administratif du
travail, le Tribunal administratif du travail ne peut que confirmer ou infirmer
la décision contestée. À cette occasion, il peut statuer sur les intérêts
courus.
«SECTION III
«RECOUVREMENT
«159.18. Lorsqu'une société ou une
personne morale est en défaut de payer une sanction administrative pécuniaire,
ses dirigeants sont solidairement tenus, avec celle-ci, au paiement de cette
sanction, sauf s'ils établissent avoir fait preuve de prudence et de diligence
pour prévenir le manquement qui a donné lieu à la réclamation.
«159.19. Le versement d'une sanction
administrative pécuniaire est garanti par une hypothèque légale sur les biens
meubles et immeubles du débiteur.
«159.20. La Régie et le débiteur peuvent
conclure une entente relative au paiement d'une sanction administrative
pécuniaire. Une telle entente ou le paiement d'une telle sanction ne constitue
pas, aux fins de toute autre sanction administrative pécuniaire ou poursuite
pénale, une reconnaissance des faits y donnant lieu.
«159.21. À défaut du versement de la
totalité de la sanction administrative pécuniaire due ou du respect de
l'entente conclue à cette fin, la Régie peut délivrer un certificat à
compter... de recouvrement à compter de la date à laquelle la décision qui
impose cette sanction devient définitive.
«Toutefois, ce certificat peut être
délivré avant cette date si la Régie est d'avis que le débiteur tente d'éluder
le paiement.
«Le certificat énonce le nom et l'adresse
du débiteur et le montant de la dette.
«159.22. Après la délivrance du certificat
de recouvrement, tout remboursement dû au débiteur par le ministre du Revenu
peut, conformément à l'article 31 de la Loi sur l'administration fiscale,
faire l'objet d'une retenue aux fins du paiement de la somme visée par ce
certificat.
«Cette retenue interrompt la prescription
prévue au Code civil quant au recouvrement de cette somme.
«159.23. Sur dépôt du certificat de recouvrement
au greffe du tribunal compétent, accompagné d'une copie de la décision
définitive qui établit la dette, la décision devient exécutoire comme s'il
s'agissait d'un jugement définitif et sans appel de ce tribunal et en a tous
les effets.
«159.24. Le débiteur est tenu au paiement
de frais de recouvrement, dans les cas et aux conditions déterminés par
règlement de la Régie, selon le montant qui y est prévu.
«159.25. La Régie peut, par entente,
déléguer à un ministère ou à un organisme tout ou partie des pouvoirs se
rapportant au recouvrement d'une somme due en vertu du présent chapitre.
«SECTION IV
«REGISTRE PUBLIC
«129... 159.26. La Régie tient un registre
public des renseignements relatifs aux sanctions administratives pécuniaires
imposées en application de la présente loi ou de ses règlements.
«Ce registre doit contenir les
renseignements suivants :
«1° la date de l'imposition de la
sanction;
«2° la date et la nature du manquement y
ayant donné lieu de même que les dispositions législatives ou réglementaires
sur la base desquelles la sanction a été imposée;
«3° le nom de la municipalité sur le
territoire de laquelle le manquement est constaté;
«4° lorsque la sanction est imposée à une
société ou à une personne morale, son nom, l'adresse de son siège et, le cas
échéant, le numéro d'entreprise qui lui est attribué en vertu de la Loi sur la
publicité légale des entreprises;
«5° lorsque la sanction est imposée à une
personne physique, son nom, le nom de la municipalité sur le territoire de
laquelle elle est domiciliée et :
«a) si le manquement est survenu dans le
cours des activités de son entreprise individuelle, le nom de cette entreprise,
son adresse et, le cas échéant, le numéro d'entreprise qui lui est attribué en
vertu de la Loi sur la publicité légale des entreprises;
«b) si la personne physique est un
répondant ou un dirigeant d'une société ou d'une personne morale, le nom,
l'adresse du siège de la société ou de la personne morale et, le cas échéant,
le numéro d'entreprise qui lui est attribué en vertu de la Loi sur la publicité
légale des entreprises;
«6° le montant de la sanction imposée;
«7° le cas échéant, la date de réception
d'une demande de réexamen de la... à la Régie, la date de la décision et son
dispositif;
«8° le cas échéant, la date de l'exercice
d'un recours devant le <Tribunal...
M. Boulet :
...date
de l'exercice d'un recours devant le >Tribunal administratif du travail
de même que la date et le dispositif de la décision rendue par ce tribunal, dès
que ces renseignements sont portés à la connaissance de la Régie;
«9° le cas échéant, la date de l'exercice
de tout recours à l'encontre de la décision rendue par le Tribunal
administratif du travail, la nature de ce recours de même que la date et le
dispositif de la décision rendue par le tribunal concerné, dès que ces
renseignements sont portés à la connaissance de la Régie;
«10° tout autre renseignement ayant un
caractère public que la Régie estime d'intérêt public.»
C'est tout. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
merci, merci...
M. Boulet : «Les
renseignements sont inscrits au registre à compter du moment où la décision qui
impose une sanction devient définitive.»
Je l'ai fait pour vous.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Merci. Merci beaucoup, M. le ministre. Comme dirait le ministre de la
Santé, s'il était ici, je pense que vous avez le droit à un petit caramel.
M. Boulet : Offert par ma
collègue de Bourassa-Sauvé au moment opportun.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
après cette longue lecture de règlements sur les pénalités, est-ce qu'il y
avait des questions sur l'article 29?
Mme Cadet : Oui, oui, M. le
Président. Merci, M. le ministre, pour cette lecture.
D'ailleurs, je vous... je vous écoutais
attentivement, puis justement, pour le Journal des débats, j'avais une
petite correction à faire à 159.22. Le ministre a dit : «Après la
délivrance du certificat de recouvrement, tout remboursement dû au débiteur par
le ministère du Revenu peut — etc. — faire l'objet d'une
retenue», mais c'est écrit «par le ministre du Revenu». Donc, je sais
qu'habituellement vous souhaitez faire ce type de modification lors de la
lecture de l'article.
M. Boulet : Tout à fait. Oui.
• (11 h 10) •
Mme Cadet : OK. Maintenant,
donc, sur le très long article 29, allons-y, donc, dès le départ. Donc,
bon, à 159.1, donc, c'est très clair, c'est le cadre général d'application. Et
les... Bon, les éléments, donc, sont assez définis, surtout qu'on laisse, donc,
une certaine flexibilité à la régie de préciser le cadre général d'application
avec, bon, des modalités qui seraient relatives à l'imposition d'une sanction.
Le cadre général devrait présenter la catégorisation des sanctions. Donc, pour
tout ça, je ne sais pas si vous aviez des éléments à rajouter sur le cadre
général d'application.
Le Président (M. Schneeberger) : Il
y avait-tu...
M. Boulet : On va y revenir.
Mme Cadet : On va y revenir.
Parfait.
M. Boulet : En fait, si vous
voulez m'amener sur...
Une voix : ...
M. Boulet : Oui. En fait, il y
aura un amendement plus loin, là, parce que, vous en aviez fait état, là, le
cadre général d'application qui devra être établi par la RBQ avant de mettre en
application le régime de sanctions pécuniaires administratives. Et nous en
discuterons à 60.1. En fait, tout de suite après l'article 60, quand vous
avez le plan de travail, nous discuterons de notre amendement commun, en fait.
Mme Cadet : Dont nous avons
la coparentalité.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : Merci, M. le
ministre. Ensuite, je me demandais... Je veux dire, comment se complète 159.2
et... Pardon. Je veux juste m'assurer que je le compare au bon article. Ah! OK.
Non. Je ne pense pas que j'ai... J'ai répondu à ma question. Je me la suis
posée pendant que vous faisiez la lecture de l'article, monsieur... M. le
ministre. Dans le fond, donc, 159.2, on dit : «Une sanction administrative
pécuniaire peut être imposée par la régie à quiconque fait défaut de respecter
la présente loi ou ses règlements dans les cas et les conditions qui y sont
prévues.» Donc essentiellement, donc, on vient dire, donc, qu'il ne peut pas y
avoir, donc, d'autres cas que ceux qui sont prévus entre les articles, donc,
159.3 à, bon... disons, bien, à la fin de la section, là...
Une voix : ...
Mme Cadet : 159.6. Merci. Mais,
à 159.7, on dit : La régie pourrait prévoir par règlement d'autres
manquements... d'autres cas dans lesquels un manquement à l'une des
dispositions de la présente loi d'un règlement de la régie peut donner lieu à
une sanction administrative pécuniaire. Donc, ceux qui sont prévus à 159.3 à
159.6, donc... donc, sont prévus par la loi, mais par règlement, ce sera
possible, donc, d'ajouter, donc, d'autres cas que la régie jugera pertinents.
M. Boulet : Oui, au fur et à
mesure de l'application, s'il y a des cas additionnels, oui, pour permettre à
la régie d'établir par règlement. Tout à fait. À 1<59.7...
M. Boulet :
...>159.7.
Mme Cadet : Parfait. Puis c'est
ça, dans le fond, c'est que, 159.2, on dit «dans les cas et conditions qui y sont
prévus», donc, 159.7 devient dans un des cas et conditions prévus... même si ça
l'est par règlement. Donc, c'est ça, la question que j'avais, donc la
complémentarité entre les deux articles ici, là.
Bon. Et juste pour bien préciser ce que, dans
le fond... ce qu'effectivement... Donc, de 159.3 à 159.6, on établit, donc, un
certain cadre où on dit : Bien, voilà, donc, comme vous l'avez mentionné
dans votre... dans ce que vous nous avez transmis comme document, donc, il y a
quatre niveaux, donc, de sanctions adaptés en fonction de la gravité des
manquements. Et donc, ce que vous venez de dire à 159.7, c'est que tout
autre... tout autre cas où un manquement à une des dispositions, donc, pourrait
donner lieu à une sanction administrative pécuniaire, bien, ça devra, donc,
respecter, donc, les quatre niveaux de gravité qui sont étayés un peu ici dans
ce que vous nous avez transmis comme documentation.
M. Boulet : Exactement.
Mme Cadet : OK. Donc, il y a
des exemples qui sont dans la... des exemples... il y a des cas qui sont dans
la loi pour donner un certain cadre à la régie pour en prévoir d'autres par
règlement. C'est la raison pour laquelle il y en a certains qui sont dans la
loi et d'autres par règlement?
(Consultation)
M. Boulet : Tout à fait. Je
voulais m'assurer que ce soit similaire dans les autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires. Et les paramètres sont définis dans la loi, mais
il y a quand même un pouvoir réglementaire qui vise à éventuellement compléter
par d'autres cas, là. C'est dans tous les régimes de sanctions administratives
pécuniaires qu'on retrouve des dispositions analogues.
Mme Cadet : D'accord. Merci
beaucoup. Bien, merci, M. le ministre. Donc, par exemple, donc, par règlement,
est-ce que vous avez déjà certains cas de figure qui pourraient être prévus par
règlement pour l'imposition de sanctions?
M. Boulet : Pas pour l'instant,
aucun cas de figure qui ne m'a été rapporté. Puis on me répond que non.
Mme Cadet : D'accord. Donc l'objectif
ici, c'est vraiment de donner cette latitude-là à la Régie du bâtiment...
M. Boulet : Exactement.Tout à
fait.
Mme Cadet : ...une fois le
moment venu, pendant l'application, donc, de la présente loi. Parfait. Et donc,
c'est pour ça qu'à 159.7, donc, vous venez dire que les montants des sanctions
administratives pécuniaires prévus en application du premier alinéa ne peuvent
excéder les montants suivants : donc, 5 000 $ dans le cas d'une
personne physique, 10 000 $ dans les autres cas, parce que c'est le
quatrième niveau de gravité.
M. Boulet : Pardon?
Mme Cadet : Dans le fond,
vous dites, au deuxième alinéa, donc, de 159.7, que les montants des SAP prévues
en vertu du premier alinéa, donc, ne pourraient excéder 5 000 $ dans
le cas d'une personne physique, 10 000 $ dans les autres cas. En...
Dans le fond, ce que vous avez en tête, là, c'est que les niveaux qui sont là...
Donc, il n'y aurait pas nécessairement, donc, une amende de 2 000 $,
là, qui serait... qui pourrait être prévue par... par règlement, là. Ce seraient
les mêmes niveaux de SAP adoptées en fonction de la gravité des manquements qui
pourraient être prévus par règlement.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : OK. Avec un
niveau maximal, qui est celui prévu au niveau 4, là.
M. Boulet : Oui, exactement.
Mme Cadet : OK. Et donc,
159.8. OK. Donc... OK, donc, je pense que c'est clair ici. Donc, on... 159.8 et
159.9, donc, la distinction, c'est qu'à 159.8, on dit, donc, ici : Un
constat d'infraction qui a été signifié, donc, la même journée, mais qui n'a
pas nécessairement... mais qui ne prévoyait pas nécessairement l'imposition d'une
SAP, on ne peut pas lui prévoir une SAP à ce moment-là. Est-ce que vous avez
donc des... évidemment, là, je pense que, là, je trahis un petit peu ma
méconnaissance terrain ici, là... mais des cas de figure, là, donc, des
exemples où, par exemple, on pourrait donner, donc, un contrat d'infraction,
mais sans nécessairement dire : Bien voilà, donc, on vous impose... on
vous.... on choisit, donc, de vous transmettre un avis de non-conformité?
Donc, j'essaie de comprendre un peu le
modus operandi, là, pour... pour la personne, donc... donc, qui se retrouve,
malencontreusement ou non, donc, dans une situation d'infraction, et que, dans
certains cas, on lui présente un constat d'infraction, mais dans un autre cas,
on lui transmet un avis de non-conformité.
M. Boulet : En fait, tout ce qu'on
veut établir ici, c'est le principe selon lequel une sanction administrative
pécuniaire ne peut pas être imposée quand il y a eu un constat d'infraction
déjà signifié à la même personne pour le même manquement survenu le même jour
et fondé sur les mêmes faits. Donc, il y a eu un constat d'infraction, et donc
on ne peut pas en plus imposer la <sanction...
M. Boulet :
...et
donc on ne peut pas en plus imposer la >sanction administrative
pécuniaire. En fait, c'est le principe, collègue, du cumul pénal-SAP, qu'on ne
peut pas cumuler les deux. Puis il y a des dispositions analogues, là, aussi
dans d'autres lois, là.
Mme Cadet : Oui, oui. Bien,
c'est ça, c'est pour ça que je... la distinction entre 159.8 et 159.9. Parce
que 159.9, c'est assez clair, dit :Il n'y a pas cumul de sanctions. Puis,
cumul de SAP, là, ce que vous venez de dire, ça, c'est à 159.9. Oui.
M. Boulet : C'est ce
principe-là qui est reconnu ici. On ne peut pas cumuler.
Mme Cadet : Oui, oui, c'est
ça. Bien, à 159.9, c'est... c'est très clair, parce qu'on le dit, là, c'est
vraiment cumul de SAP.
Mais, à 159.8, j'essaie de voir un peu,
donc, comment se passe le processus. Parce que, bon, dans les autres articles
qui suivent, dans, bon, 159.10, 159.11, 159.12, bon, je pense que c'est... et
même, donc, 159.13, donc, c'est assez clair, que, donc, on comprend qu'avant
d'imposer la sanction, donc, la régie va notifier à la personne ou à la société,
à défaut un avis de non-conformité qui va lui dire : Bien, voilà ce qui
vous est reproché, vous pouvez présenter vos observations ou produire un
document pour compléter votre dossier. Donc, l'objectif, c'est que la personne,
donc, remédie, donc, au manquement. Et on l'avertit que ça pourrait donnier
lieu à une sanction administrative pécuniaire. Donc, avant d'imposer la
sanction, il y a un avis de non-conformité. Et ensuite, si la personne n'y
remédie pas, c'est à ce moment-là qu'il y a un avis de réclamation qui lui est
transmis. Est-ce que j'ai bien compris le processus?
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : OK. Là, j'essaie
de... Donc, c'est d'où ma question pour 159.8, ici, à comprendre le constat
d'infraction. Je comprends qu'il ne rentre pas dans cette séquence-là. C'est
autre chose. C'est bien ça?
M. Boulet : Oui.
• (11 h 20) •
Mme Cadet : OK. Et, si je
comprends bien, donc... donc, pour... donc le... Parce que, si on a un constat
d'infraction, j'imagine, c'est par un... C'est un inspecteur qui livre les... délivre
les constats d'infraction?
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : Donc,
l'inspecteur, donc, pourrait...
M. Boulet : Il va constater
une infraction.
Mme Cadet : Il va constater
une infraction.
M. Boulet : Il émet un
constat d'infraction, comme dans les autres lois. En santé et sécurité, c'est
la même dynamique, l'inspecteur émet un constat d'infraction, puis il remet un
formulaire ou il envoie de façon électronique le constat d'infraction, puis la
personne décide de se soumettre au constat d'infraction. Puis il y a souvent
une amende, là, généralement, là.
Mme Cadet : C'est ça. Ça, ça
va venir avec une... donc, pas une SAP, mais une amende avec le constat
d'infraction. Donc, dans le fond, pour une...
M. Boulet : Oui. L'avis de
correction te donne un délai à l'intérieur duquel tu dois corriger. Le constat
d'infraction, normalement, il y a une amende.
Mme Cadet : Il y a une
amende. C'est ça. Il n'y a pas de délai, il n'y a pas d'avis de correction,
d'avis de non-conformité. Il y a une amende sur le coup.
M. Boulet : Non. Mais tu dois
payer dans un délai x.
Mme Cadet : Voilà. Donc, le...
Donc, la personne est... Et donc, là, je pense que vous venez de préciser un
peu la distinction de 159.8 et 159.9, là... 159.8, 159.9.
La question que j'avais ici, c'est que,
dans le fond, bon, l'entrepreneur qui est en défaut, bien, il y a deux façons,
là, il y a... il y a deux moyens, là, où ce défaut-là pourrait être constaté,
c'est soit par le biais d'un constat d'infraction qui peut mener à une amende
directement ou soit par la transmission d'un avis de non-conformité. Mais c'est
le... Je veux dire... Pardon, je m'exprime mal ici, là. Mais comment est-ce
que... Donc, par exemple, donc, un inspecteur, tout simplement, dans... dans le
cadre, donc, des différentes inspections, il va dire... bien, s'il constate
quelque chose, il doit lui transmettre un constat d'infraction. Mais à quel
moment la régie... S'il n'a pas reçu de constat d'infraction, à quel moment la
régie notifie la personne de l'avis de non-conformité?
M. Boulet : Bien là, si...
Mais, tu sais, c'est assez... c'est assez clair. Normalement, quand
l'infraction a été commise, le constat le confirme. Alors que la sanction
administrative pénale, ça peut être aussi une mesure de surveillance, une
mesure de contrôle, une correction : Corrige le tir ou obtiens les
services-conseils de quelqu'un de l'externe, là. C'est... C'est deux corridors
qui sont quand même assez distincts, mais qui ne peuvent pas...
Mme Cadet : C'est ça, qui
sont très distincts, oui.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Oui, oui, c'est
ça. Et là, ce que... la question que je me pose, c'est : Est-ce qu'il y a
un aspect aléatoire, un peu, à savoir, donc, dans quel corridor la personne va
se trouver?
M. Boulet : Bien, si, comme
je mentionne, c'est une violation claire, par exemple un travail sans licence,
c'est une infraction pénale.
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : Mais aussi, bon,
évidemment, ça dépend aussi de la gravité. Là, je me mets dans les bottines
d'un inspecteur, puis ce que j'ai vu dans... dans leurs actions, ça dépend
aussi de la gravité. Tu sais, s'il y a un manquement qui est clair, auquel on
ne peut pas nécessairement remédier à court terme... Tu sais, la SAP vise
vraiment le retour à la conformité, corrige le tir. On amène, on accompagne
vers un retour à la conformité. Alors que l'infraction pénale ou le constat
d'infraction, c'est : Regarde, tu as commis... tu as violé, clairement, tu
ne nous as pas... tu as fait un travail sans licence, c'est illégal, puis là, le
constat de l'infraction peut être émis, oui.
Mme Cadet : Et c'est très
clair, on vous prend la main dans le sac.
M. Boulet : Ça dépend de
la... oui, je dirais pas mal plus la gravité, là.
Mme Cadet : OK. Ça va
vraiment être la gravité, donc, s'il y a quelque chose, donc...
M. Boulet : Oui. Mais il y a
une question de jugement de l'inspecteur. Vous avez <raison...
M. Boulet :
...de
l'inspecteur. Vous avez >raison.
Mme Cadet : C'est ça. OK. Je
comprends. OK. Je comprends comment la personne peut se retrouver dans les deux
corridors.
M. Boulet : Bien oui.
Mme Cadet : Donc, ça répond,
donc, à... Je comprenais, M. le ministre, là, quand vous disiez, donc, que
c'est le concept du non-cumul, là, que l'on observait à 159.8 et 159.9, là...
M. Boulet : Puis c'est
vraiment intéressant parce que...
Mme Cadet : ...mais je
voulais vraiment voir, donc, la distinction entre 159.8 et 159.9. Oui.
M. Boulet : Puis, si on fait
le lien avec les objectifs de la loi, c'est qualité de la construction puis la
sécurité de la population. Ça fait que ce n'est pas nécessairement en tapant
sur les doigts puis en imposant une amende, c'est souvent avec un régime comme
celui-là qu'on permet un retour, je le répète souvent, là... un retour à la
conformité.
Mme Cadet : OK. Je comprends.
Merci beaucoup. Donc, ça répond à ma question pour 159.8.
159.9, donc, ça, c'était, donc, assez
clair, donc, bien évidemment.
Et là, juste pour la séquence, encore une
fois, donc, parce que, donc, bien évidemment, comme dans les autres régimes de
SAP, donc, à 159.10, «le manquement susceptible de donner lieu à l'imposition
d'une... d'une SAP constitue un manquement distinct pour chaque jour durant
lequel il se poursuit».
M. Boulet : C'est tout le
même modèle. Oui. C'est quatre modèles similaires.
Mme Cadet : Oui. Et là, donc,
quand la régie notifie à la personne ou la société en défaut un avis de
non-conformité, c'est à ce moment-là que le manquement, il est constaté. Donc,
est-ce qu'il y a une rétroactivité, un peu, du manquement ou c'est quand on
vous envoie la non-conformité, bien, tant que vous n'êtes pas revenu à la
conformité, c'est à ce moment-là qu'on commence à comptabiliser chaque journée?
M. Boulet : En fait, un avis
de non-conformité, un avis de correction, il y a généralement un délai. Puis,
quand la personne revient à la conformité, l'avis de correction est respecté.
Mme Cadet : OK. Donc, c'est
ce délai-là. Donc, le moment... le moment, là, du constat du manquement
commence au jour où l'avis de non-conformité est signifié à la personne, est
notifié à la personne ou à la société.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Donc, pas
préalablement à la transmission de cet avis de non-conformité là.
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : OK. Parfait.
Donc, ça, c'est très clair, donc, pour chaque jour durant lesquels le
manquement se poursuit, donc, à l'intérieur, donc, du délai qui lui est
imparti, là, pour un retour à la conformité. OK.
Deux ans... Et deux ans pour la
prescription, ça aussi, c'est ce qu'on voit dans les autres régimes de SAP?
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : OK. Et une fois
que la personne n'a pas... n'est pas revenue à la conformité, c'est à ce
moment-là que l'avis de réclamation lui est transmis, à l'échéance du délai?
M. Boulet : Oui, exact.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y avait d'autres questions?
Mme Cadet : Oui, un instant, monsieur.
Parce qu'il était long, l'article. Je vais arriver à l'autre section.
M. Boulet : Les quatre
modèles sont de même nature, là. C'est toutes les... Tu sais, le premier que
vous avez fait, là...
Mme Cadet : J'ai peut-être une
question ici pour... Dans la section Réexamen et recours, je comprends,
donc, quand le recours est... quand le recours, donc, suspend l'exécution de la
décision, donc, les... bon, les délais sont suspendus, mais à ce moment-là,
donc, les intérêts sont tout de même comptabilisés. Et ça, c'est ce qu'on voit
dans les autres régimes de SAP aussi?
M. Boulet : Absolument.
Mme Cadet : Le registre,
maintenant, donc le dernier point de la section. Donc, à 159.26, «la régie
tient un registre public des renseignements relatifs aux sanctions
administratives pécuniaires imposées en application de la présente loi ou de
ses règlements». Donc, on comprend ce que le registre doit contenir.
Petite... Une petite question, donc, pour
le point... le paragraphe 10° ici, «tout autre renseignement ayant un caractère
public que la régie estime d'intérêt public». Je ne sais pas si vous aviez
déjà, donc, des exemples en tête de ce que ça pourrait constituer ici.
M. Boulet : Moi, je n'en ai
pas. C'est un texte usuel.
Mme Cadet : C'est un texte
usuel. OK. Parfait. C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Cadet : J'ai fait le tour,
merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 29 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 28, un peu plus court, celui-là.
M. Boulet : Oh oui. Bien, en
fait, les deux prochains sont... En fait, l'article 151 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin, du paragraphe <suivant :...
M. Boulet :
...à la
fin, du paragraphe >suivant :
«8° les sommes provenant de l'imposition des
sanctions... de sanctions administratives pécuniaires.»
Donc, commentaire. On modifie 151 afin de
prévoir que les sommes provenant de l'imposition des SAP sont perçues par la
régie. Donc, c'est une modification pour assurer l'efficience du régime.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article? Non. Pas de question. Est-ce que l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 51.
Mme Cadet : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Cadet : ...c'est
conforme, peut-être une petite question de précision, qui ne change rien à
l'adoption de l'article 28, mais qui... qui me vient maintenant. Je peux
la poser même si on a adopté 28?
Le Président (M. Schneeberger) : Bien...
Bien, avec le consentement, il n'y a pas de problème. M. le ministre?
Mme Cadet : Oui. C'est juste
une... C'est juste une question, là. C'est ça, c'est vraiment... C'est
évidemment parce que, là, on vient de parler de la question, donc, des
intérêts, donc, les sommes provenant de l'imposition des sanctions
administratives pécuniaires. Donc, on comprend que les sommes, c'est implicite
que ça comprend les intérêts?
M. Boulet : Ah! Bien oui,
tout à fait.
Mme Cadet : Oui. C'est ça.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
C'est à vous. 51.
• (11 h 30) •
M. Boulet : 51. L'article 8
de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail est modifié par
l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «l'article 11.1», de «,
159.17».
Commentaire. Donc, c'est la référence, en
fait, au nouvel article 159.17 de la loi, introduit par 29, tout
simplement.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 51? Non. Parfait. Est-ce que l'article 51 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous changeons de bloc. Alors, c'est le Champ d'application de la loi –
fonctions et pouvoirs de la RBQ, et nous commençons avec l'article 1.
M. Boulet : Avec votre
permission, est-ce qu'on peut suspendre deux minutes, M. le Président?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Oui. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 31)
11 h 30 (version révisée)
(Reprise à 11 h 41)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux.
Afin d'entamer le prochain bloc, M. le
ministre, vous avez une lecture d'introduction.
M. Boulet : Oui. Merci,
M. le Président. En fait, c'est pour les articles, collègue de Bourassa-Sauvé, pour
les articles 8 et 17. 8, c'est le Registre des détenteurs de licence, l'autre,
c'est le Registre des inspecteurs en bâtiments d'habitation, en vue d'une
transaction immobilière. Ça fait que je vais commencer par le premier, ça va
nous permettre de... de faire toute la section par la suite.
Donc, pour le Registre des détenteurs de
licence, le contexte actuel, il y a des éléments qui doivent se retrouver
explicitement dans le registre. C'est prévu à 66 de la loi, et la loi ne laisse
pas de discrétion pour ajouter des infos additionnelles. Or, la RBQ en publie,
des informations d'intérêt public, sur le registre, depuis 2022. Ce qui a été
amélioré depuis 2022, vous avez vu, là, la phase I, c'est les licences
restreintes, les réclamations de cautionnement, les indemnités versées, puis,
la phase II, c'est les licences non valides, en fait, annulées dans les
cinq dernières années.
Puis les ajouts proposés par le PL 76 :
les numéros de licence des autres entreprises pour lesquelles les dirigeants et
répondants sont également dirigeants ou répondants, l'adhésion à un plan de
garantie de l'entrepreneur, bon, il y a les dates et les dispositifs des
décisions rendues par un régisseur en matière de suspension ou d'annulation,
les réclamations au cautionnement ayant été déclarées conformes et licences non
valides. Puis, bon, on vous avait donné les statistiques de consultation de
fiches dans le registre des détenteurs, puis j'avais fait souvent référence,
là, à des extraits du rapport du VGQ, là, qui demandait de rajouter des
données.
Et l'autre, registre des inspecteurs en
bâtiments... Vous avez une autre page pour ça, collègue?
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Bon, les
dispositions actuelles, c'est l'encadrement des inspecteurs, ce que le
règlement prévoit en bâtiments d'inspection. C'est entré en vigueur le 1er octobre
dernier, avec une période de transition de trois ans, et les inspecteurs ont
jusqu'à 2027 pour obtenir leur certificat. Puis la loi prévoit que le registre
de ces inspecteurs contient les noms, coordonnées du titulaire, le numéro de
certificat. Le registre, il est présentement en ligne. Il n'y a pas
d'inspecteur, parce qu'il vient de... d'entrer en vigueur, il n'y a pas de
certificats qui ont été émis.
Puis les informations additionnelles,
bien, vous les avez ici, les titulaires, les numéros, les dates de délivrance, les
dates et le dispositif de toute décision, annulation, suspension, refus, nature
<des...
M. Boulet :
...les
dates et le dispositif de toute décision, annulation, suspension, refus, nature
>des ordonnances rendues et tout autre renseignement déterminé par
règlement de la régie. Donc, c'est ce qui précéderait le bloc.
Et on serait rendus à l'article 1, M.
le Président?
Le Président (M. Schneeberger) : ...Exactement.
M. Boulet : Donc, le... il
n'a pas rapport à ça, là, mais : L'article 2 de la Loi sur le
bâtiment est modifié par l'ajout, à la fin du paragraphe 3°, du sous-paragraphe
suivant :
«f) une installation de systèmes destinée
à produire ou à accumuler de l'énergie, incluant de l'énergie renouvelable;».
Donc, ça ajoute au champ d'application un
nouveau type d'installation, soit l'installation de systèmes destinés à
produire ou à accumuler de l'énergie, incluant de l'énergie renouvelable.
En fait...
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : ...je vais
laisser le ministre terminer avec ses commentaires additionnels.
M. Boulet : ...les
donner au complet, là, parce que moi aussi je me posais les mêmes questions
quand on m'a présenté... quand on a travaillé le projet de loi.
Actuellement, les systèmes de production
et de stockage à énergie renouvelable, l'installation de panneaux solaires,
photovoltaïques, les éoliennes, hydroliennes, miniréseaux à courant continu,
piles à combustible, ils ne sont pas tous assujettis à la loi. Seuls les systèmes
d'énergie renouvelable, qui sont des équipements d'un bâtiment ou des ouvrages
de génie civil, sont assujettis à la loi. À titre d'exemple, les systèmes
suivants sont assujettis à la loi : bien, les systèmes qui font partie
d'un bâtiment, comme les panneaux solaires qui sont sur le toit d'un bâtiment,
les systèmes qui sont considérés comme des ouvrages de génie civil, donc les
parcs d'éoliennes qui alimentent le réseau Hydro-Québec.
Mais les systèmes qui ne sont pas
assujettis, qui le seront, il y a les systèmes de panneaux solaires installés
sur un terrain privé, les éoliennes qui sont la propriété d'entreprises privées,
et leur assujettissement va permettre à la régie d'adopter des normes de
construction et de sécurité et de s'assurer de la qualification des
entrepreneurs exécutant des travaux sur de tels systèmes.
Bon, le libellé de cet article-là
s'inspire de celui utilisé au code canadien de l'électricité, puis la
section 64 de ce code s'intitule Systèmes d'énergie renouvelable,
systèmes de production d'énergie et systèmes d'accumulation de l'énergie.
Voilà. En gros, c'est ça.
Donc, c'est pour assujettir, encore une
fois, pour une raison de qualification des entrepreneurs et de qualité des
travaux, des systèmes qui ne l'étaient pas. Notamment... En fait, les deux
qu'on a en tête, c'est les systèmes de panneaux solaires puis les éoliennes,
c'est les deux seuls.
Mme Cadet : ...vous disiez,
donc, ceux qui sont un peu comme un parc... parc d'éoliennes ou parc de
panneaux solaires sur un terrain privé, non, pas nécessairement sur un toit,
là, sur une infrastructure d'un bâtiment, zone d'habitation ou commerciale...
M. Boulet : Exact. Oui.
Mme Cadet : ...OK, donc
ce n'est pas... c'est vraiment, donc...
M. Boulet : Oui, oui.
C'est comme, vous vous souvenez des... immeubles par destination, là, tu sais,
c'est comme si le panneau solaire qui est sur le toit d'un bâtiment devient,
comme, par destination. Ça, c'est assujetti.
Mme Cadet : C'était déjà
assujetti. OK.
M. Boulet : Mais les
systèmes de panneaux solaires qui sont installés sur des terrains privés ne le
sont pas.
Mme Cadet : OK, d'accord.
M. Boulet : C'est pour
prévoir simplement ça.
Mme Cadet : Merci, parce
que déjà ma première question, c'était celle-là, à savoir qu'est-ce qu'on
comprend ici, là, par, bon, les «systèmes destinés à produire ou à accumuler de
l'énergie, incluant de l'énergie renouvelable», là. Donc, je comprends mieux ce
que vous aviez en tête. Et là, ça, c'est en réaction au PL 41, qui
abordait les éléments d'efficacité énergétique des bâtiments?
M. Boulet : Non, ce
n'est pas la même chose.
Mme Cadet : Pas du tout?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : C'est ça, parce
qu'avec, là, ce que vous venez d'expliquer... Parce que, moi, j'avais... ce que
je comprenais ici de... du libellé, d'«une installation de systèmes destinée à
produire ou à accumuler de l'énergie, incluant de l'énergie renouvelable», je
vous avouerais que, moi, j'avais en tête... en me disant : Ah! bien, on
vient d'adopter le 41 qui abordait ces questions-là... qu'on parle de ça, mais
on ne parle pas du tout, du tout de ça.
M. Boulet : En fait, c'est :
ce qui était raccordé à un bâtiment était assujetti, ce qui n'était pas
raccordé à un bâtiment n'était pas assujetti. Donc, c'était pour prévoir, pour
boucher ce trou-là, là.
Mme Cadet : ...OK. Donc,
les éléments liés à 41 étaient, de toute façon, déjà assujettis à la Loi sur le
bâtiment. OK, d'accord. Donc, c'est beaucoup plus clair. Donc, je comprends
bien, donc, de quoi il est question ici.
Maintenant, en fait, qui sont les... qui
sont les travailleurs qui font ces installations-là? Est-ce que c'est un corps
de métier spécialisé <ou...
Mme Cadet :
...travailleurs
qui font ces installations-là? Est-ce que c'est un corps de métier spécialisé >ou...
M. Boulet : Bien, c'est
des entrepreneurs qui ont...
Mme Cadet : ...OK.
M. Boulet : ...qui ont
la spécialisation pour le faire.
Mme Cadet : C'est quel
type de spécialisation?
M. Boulet : Bien,
surtout les maîtres électriciens, je présume, puis peut-être les maîtres
mécaniciens-tuyauteurs, là, mais électriciens essentiellement.
Mme Cadet : OK, ce sont
les maîtres électriciens qui procèdent à cette installation-là. Et... Puis là,
est-ce que ça... Donc, c'est juste ces deux-là. Donc, ça n'impliquerait pas... on
ne parle pas, donc, de systèmes électroniques non plus. OK, donc pas du tout.
M. Boulet : ...je dirais
que c'est des équipements de même nature, mais non raccordés.
Mme Cadet : D'accord. OK.
M. Boulet : Si je
résumais, là, c'est aussi simple que ça.
Mme Cadet : OK. Donc...
Oui, je comprends mieux ici. Puis c'est... ce sont les maîtres électriciens, donc
il n'y a pas nécessairement, donc, une sous-licence spéciale pour
l'installation de ces équipements-là non raccordés.
M. Boulet : Est-ce qu'il
y a une sous-catégorie?
Une voix : ...
M. Boulet : Oui,
éventuellement, il y en aura une.
Mme Cadet : OK.
Éventuellement, il y en aura une pour pouvoir répondre, donc, à cet ajout à
l'article 2 de la loi.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK, je
comprends. OK. Puis pour les... Parce que, là, j'essaie de penser... Bien,
évidemment, donc, à l'article... à l'article 2 du projet de loi, donc, on
modifiait l'article 16, là, sur... sur les étapes charnières, donc, dans
un bâtiment. Mais ici, on serait, pour cette... ces installations-là, il n'y
aurait pas nécessairement, donc, d'inspection... Est-ce qu'il y aurait des
inspections obligatoires sur l'installation de ces éléments non raccordés?
• (11 h 50) •
M. Boulet : En créant la
sous-catégorie, ça pourrait.
Mme Cadet : Ça pourrait?
OK.
M. Boulet : Absolument.
Mme Cadet : OK. Donc, à
ce moment-là, parce que ce serait considéré...
M. Boulet : Ça dépend de
l'ampleur de la catégorie de l'équipement, mais ça va être à déterminer, ça va
être à définir par la régie, oui.
Mme Cadet : OK. Parce
que ce serait considéré comme un bâtiment... par règlement, donc, parce qu'on
disait que c'était par règlement que les catégories de bâtiments seraient
assujetties, là.
M. Boulet : Oui, exact.
Mme Cadet : Donc, à ce
moment-là, donc, par règlement, donc, ce serait possible que la régie décide,
donc, de mettre des étapes charnières et d'y avoir des inspections minimales
pour mieux utiliser, donc, l'installation de ces éléments non raccordés, comme
les parcs d'éoliennes sur des terrains privés, les parcs de panneaux solaires
sur les terrains privés.
M. Boulet : Ça devient
une catégorie d'installations, tout à fait, oui.
Mme Cadet : OK. Puis
j'imagine qu'étant donné la nature, donc, des éléments ici, donc, Hydro-Québec est
impliqué et est un partenaire... Hydro-Québec est un partenaire un peu, là, dans
le cadre d'application.
M. Boulet : Oui, tout à
fait.
Mme Cadet : OK. C'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Cadet : Merci
beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce que l'article 1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 8.
M. Boulet : Oui, merci,
M. le Président. Donc, ça fait suite à l'explication que j'ai donnée pour le
registre des détenteurs de licence : L'article 66 de cette loi est
remplacé par les suivants :
«66. La Régie doit tenir un registre
public où sont inscrits les renseignements suivants :
«1° les noms et les coordonnées des
titulaires de licences, de leurs dirigeants et de leurs répondants et, le cas
échéant, le numéro d'entreprise du Québec attribué à ces titulaires en vertu de
la Loi sur la publicité légale des entreprises;
«2° la date de délivrance et les numéros
de ces licences et, le cas échéant, les numéros de licences pour lesquelles les
dirigeants et les répondants visés au paragraphe 1° sont également dirigeants
ou répondants;
«3° les catégories ou les sous-catégories
de ces licences et, le cas échéant, l'adhésion à un plan de garantie visé à
l'article 80 et le nom des cautions ayant émis un cautionnement visé à
l'article 84;
«4° le cas échéant, toute restriction
indiquée sur une licence aux fins de l'obtention d'un contrat public;
«5° le cas échéant, l'historique des
restrictions indiquées sur une licence aux fins de l'obtention d'un contrat
public;
«6° le cas échéant, le nombre de
réclamations mettant en cause le cautionnement visé à l'article 84 à
l'égard du titulaire d'une licence et ayant été déclarées conformes aux
exigences prévues par règlement de la Régie ainsi que le montant des indemnités
versées à la suite de telles réclamations;
«7° le cas échéant, la date et le
dispositif de toute décision d'annulation ou de suspension de la licence du
titulaire rendue par un régisseur;
«8° le cas échéant, la date et la nature
des ordonnances rendues à l'égard du titulaire d'une licence en vertu de la
présente loi ou de ses règlements ainsi que les non-conformités qui y sont
constatées;
«9° tout autre renseignement, y compris un
renseignement personnel, déterminé par règlement de la Régie.
«En ce qui concerne les renseignements
prévus aux paragraphes 5° à 9° du premier alinéa, elle détermine la date à laquelle...
à compter de laquelle ces renseignements sont inscrits au registre et la durée
pour laquelle ils le sont.
«Le registre... La Régie publie le
registre sur son site Internet.
«66.1. La Régie peut inscrire dans le
registre prévu à l'article 66, pour la <durée...
M. Boulet :
...«66.1.
La Régie peut inscrire dans le registre prévu à l'article 66, pour la >durée
qu'elle détermine, les renseignements visés à cet article qui concernent une
licence qui n'est plus valide.
«Elle peut également y inscrire tout autre
renseignement ayant un caractère public qu'elle estime d'intérêt public.»
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous avez des explications?
M. Boulet : Bien, les
commentaires, vous les aviez, j'en ai parlé dans la note de breffage préalable.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y avait des questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Donc, je retourne un peu à la note de breffage ici... bien
comprendre, donc, le... ce qui nous mène à cet article. Dans le fond, là, ce
que... si je comprends bien ce que vous disiez, c'est que, ce qui nous
intéresse ici, c'est vraiment, donc, les éléments additionnels.
M. Boulet : ...essentiellement
d'autres renseignements pour mieux informer le public. Là, il y en a un,
registre public, mais il comporte un nombre limité de renseignements, qui a été
bonifié dans les deux dernières années, comme j'expliquais. Et là, bien, les
informations additionnelles, c'est les autres numéros de licence, l'adhésion à
un plan de garantie, les réclamations au cautionnement, les décisions rendues,
c'est... En fait, ça répond à l'une des recommandations du rapport du VG du
Québec 2021-2022, c'était dans le chapitre III, là, la Gestion des
licences d'entrepreneur en construction. Voilà. Merci.
Mme Cadet : Parfait.
Merci, M. le ministre. Donc, je comprends qu'on répond, donc, à cette
recommandation-là. Puis là, évidemment, donc, les... Effectivement, donc, je
vois, donc, le texte actuel, donc, de 66, donc, qui était plutôt concis sur ce
que le registre public devait contenir, donc, comme renseignements. Là, vous
dites, ça a été bonifié depuis 2002... depuis 2022. Donc, ça a été bonifié par
règlements de la RBQ?
M. Boulet : En fait, ce
qui a été amélioré, ils ont ajouté la liste... bien, ce que je vous ai
mentionné. Ça a été fait par... de manière administrative.
Mme Cadet : OK, de manière...
donc pas nécessairement, donc...
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : ...on peut, disons,
publier un règlement de la RBQ, mais de manière administrative. On a fait ces
changements-là. Donc, pour vous... Donc, techniquement, donc, la RBQ n'avait
pas cette latitude... bien, l'avait par voie administrative, mais on vient
insérer les changements qui ont déjà été faits dans la loi...
M. Boulet : Oui. Puis
c'est toutes des informations additionnelles qui sont d'intérêt public et
recommandées par le bureau du Vérificateur général. Merci.
Mme Cadet : OK. Parfait.
Puis... parfait. Puis évidemment, donc, on... on reprend, donc, l'élément des
numéros de licence des autres entreprises pour lesquelles les dirigeants et
répondants sont également dirigeants et répondants. Donc, c'est ce dont on a
discuté un peu plus tôt.
M. Boulet : Tout à fait.
Oui.
Mme Cadet : OK. Parfait.
Et là, juste... statistique de consultation des fiches, depuis les
améliorations apportées au registre, il y a une hausse marquée des fiches
consultées. Par exemple, 1,4 million de fiches consultées à
2,2 millions en 2023-2024. Est-ce que vous vous attendez à une hausse de
consultation des fiches avec les renseignements additionnels?
M. Boulet : Bien, moi,
je pense que oui, dans la mesure où c'est utile ou nécessaire pour la
population, il va y avoir... Puis il faut en faire la promotion, il faut
sensibiliser. C'est des informations qui ont une pertinence absolue. Ça fait
que je ne suis pas en mesure de dire est-ce qu'il va y avoir une hausse
marquée, mais certainement qu'il devrait normalement y avoir une hausse.
Mme Cadet : Parfait.
Et... on s'est concentrés sur 66, mais effectivement, donc, l'article 8
introduit aussi 66.1. Là, on dit : «La Régie peut inscrire dans le
registre... pour la durée qu'elle détermine, les renseignements visés à cet
article qui concernent une licence qui n'est plus valide.» Est-ce qu'il y a une
durée maximale que... qui est prévue ici?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : Et... et
pourquoi? Dans le fond, l'objectif, c'était de laisser une latitude complète à
la RBQ?
M. Boulet : Bien, c'est
les licences annulées dans les cinq dernières années.
Mme Cadet : OK, dans les
cinq dernières années.
M. Boulet : Oui,
exactement.
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
M. Boulet : Ça, ça avait
été ajouté en 2023, là.
Mme Cadet : Ah! parce
que ça avait déjà été ajouté.
M. Boulet : Ça fait que
oui, au bout de cinq ans, ce n'est plus indiqué.
Mme Cadet : OK. Alors...
donc, le...
M. Boulet : Ah! je
comprends votre point.
Mme Cadet : Ça peut
être... tout au plus cinq ans, en fait. La durée qu'elle détermine, ça peut
être inférieur à cinq ans, mais c'est tout au plus cinq ans, ici.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK, je
comprends. C'est clair. Ça va, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : ...Parfait.
Est-ce que l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à l'article 17.
M. Boulet : ...M. le
Président. Donc, c'est l'autre article, pour le registre des titulaires de
certificats d'inspecteurs : L'article 86.13 de cette loi est remplacé
par les suivants :
«86.13. La Régie doit tenir un <registre...
M. Boulet :
...de
cette loi est remplacé par les suivants :
«86.13. La Régie doit tenir un >registre
public où sont inscrits les renseignements suivants :
«1° les noms et les coordonnées des
titulaires de certificats et, le cas échéant, le numéro d'entreprise du Québec
qui leur est attribué en vertu de la Loi sur la publicité légale des
entreprises;
«2° les numéros des certificats et leurs
catégories;
«3° la date de délivrance des certificats
et la date à laquelle ils doivent être renouvelés annuellement;
«4° le cas échéant, la date et le
dispositif de toute décision d'annulation, de suspension ou de refus de
renouvellement d'un certificat rendue par un régisseur;
«5° le cas échéant, la date et la nature
des ordonnances rendues à l'égard du titulaire d'un certificat en vertu de la
présente loi ou de ses règlements ainsi que les non-conformités qui y sont
constatées;
«6° tout autre renseignement, y compris un
renseignement personnel, déterminé par règlement de la Régie.
«En ce qui concerne les renseignements
prévus aux paragraphes 4° à 6° du premier alinéa, elle détermine la date à
compter de laquelle ces renseignements sont inscrits au registre et la durée
pour laquelle ils le sont.
«La Régie publie le registre sur son site
Internet.
«86.13.1. La Régie peut inscrire dans le
registre prévu à l'article 86.13, pour la durée qu'elle détermine, les
renseignements visés à cet article qui concernent un certificat qui n'est plus
valide.
«Elle peut également y inscrire tout autre
renseignement ayant un caractère public qu'elle estime d'intérêt public.»
• (12 heures) •
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article 17?
Mme Cadet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci,
M. le Président. Donc ici, on est dans le même... donc, ça... donc, ça
ressemble, donc, beaucoup, donc, à l'article 8. Donc, je comprends ici
qu'à 86.13.1 la durée maximale, encore une fois, qui est prévue, c'est cinq
ans, donc...
M. Boulet : ...
Mme Cadet : OK. Donc, ça
aussi, ça avait été prévu par les bonifications ici pour ce qui était, donc, de...
du registre des inspecteurs... des certificats d'inspecteurs en bâtiment. Donc,
ceux-là, c'est ce que vous dites un peu plus tôt, donc, ça, c'est... c'est plus
récent. C'est vraiment le 1er octobre, là, que c'est entré en vigueur, ce
règlement d'application.
M. Boulet : Le règlement,
oui.
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : Puis, en
fait, là, cet article-là, 17, là, il reprend essentiellement ce qu'on a à
l'article 8, mais avec les adaptations nécessaires. Mutatis mutandis.
Mme Cadet : Oui. Puis ce
que... Oui. Puis est-ce que... là j'y repense aussi pour la durée qu'elle
détermine, donc c'est tout au plus cinq ans, mais est-ce qu'il y a un minimum?
Est-ce que... est-ce que, dans le règlement, donc...
M. Boulet : Non...
Mme Cadet : ...il n'y
avait pas de minimum qui était prévu?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : C'était
vraiment... c'était le maximum de cinq ans.
M. Boulet : Non. Après
cinq ans, on ne les note plus.
Mme Cadet : OK. Pour les
licences qui ne sont plus valides.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : OK. Donc, ce
côté-là, c'est clair. Et là, est-ce que... Évidemment, là, je n'ai pas sous les
yeux le règlement sur l'encadrement des inspecteurs en bâtiment, mais j'imagine
que c'était beaucoup plus large que la question du registre. Donc, le registre
public va...
M. Boulet : Oui. Ils
sont venus faire un tour. Oui, oui, tout à fait.
Mme Cadet : Donc, les
éléments liés au registre public ne seront plus... en fait, ne seront plus
contenus dans le règlement sur l'encadrement des inspecteurs, puisque, là,
maintenant, ils vont... ils vont l'être à la loi. C'est ça? Évidemment, je ne
l'ai pas sous les yeux, là. Je pose juste la question ici.
M. Boulet : Vous dites :
Ce qui est dans le règlement puis qu'on a dans la loi devraient avoir effet
d'élaguer le règlement. Non, en fait, l'important, c'est que ce soit
compatible, là.
Mme Cadet : Oui. Mais je
pose la question... je ne sais même pas quand est-ce que... je n'ai pas en tête
quand est-ce que l'article 17 entre en vigueur, donc peut-être qu'il n'y a
même pas... étant donné la période transitoire de trois ans, peut-être que...
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : Peut-être
que la question ne se pose même pas, en fait.
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : OK. Et là,
vous dites, donc... évidemment, c'est très, très, très récent, donc il n'y a
aucun... Le registre, donc, qui est en ligne, donc ça nous permet, donc,
d'aller voir...
M. Boulet : En fait, le
registre est en ligne, mais, comme il n'y a pas de certificat d'inspecteur
émis, il n'y a pas personne. Mais, tu sais, le règlement, essentiellement, il
s'articule autour de la formation puis de la certification dans le but
d'assurer des inspections de qualité puis de rassurer la population.
Mme Cadet : Donc, à ce
stade-ci, étant donné que, selon le règlement, les inspecteurs ont jusqu'en
2027 pour obtenir leur certificat, on ne s'attend pas non plus qu'au moment de
l'entrée en vigueur de l'article 17 du projet de loi 76 on ait
nécessairement, donc, d'autres... d'autres noms qui se retrouvent au registre
public, où seraient inscrits, donc, les différents renseignements suivants et
qui sont beaucoup plus complets que ce qui est déjà demandé par règlement en ce
moment depuis le premier octobre dernier.
M. Boulet : Non, non.
Mme Cadet : OK, OK.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 20...
12 h (version révisée)
Le Président (M. Schneeberger) : ...ça
va? Alors, est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 20.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. L'article 112 de cette loi, modifié par l'article 13 du
chapitre 28 des lois de 2019, est de nouveau modifié par l'insertion, dans
le paragraphe 1° et après «administrateur de plan de garantie», de «, un inspecteur
en bâtiment, un entrepreneur, un constructeur-propriétaire, un propriétaire d'un
bâtiment, d'un équipement destiné à l'usage du public, d'une installation non
rattachée à un bâtiment ou d'une installation d'équipements pétroliers, un
fabricant d'un appareil sous pression ou une entreprise de distribution de gaz
ou de gaz pétroliers».
Commentaire. Donc, ça modifie 112 de la
loi. C'est des pouvoirs, évidemment, de contrôle et de vérification que vous
connaissez bien. Donc, on prévoit que la régie peut, dans l'exercice de ses
pouvoirs, pénétrer dans certains lieux, dont un établissement où un
administrateur de plan de garantie exerce des activités, ne prévoit pas que la
régie puisse pénétrer dans l'établissement des autres catégories de personnes
qui exercent des activités régies par la loi.
Donc, ce qu'on modifie, c'est le
paragraphe 1° de 112 pour préciser que la régie peut pénétrer dans l'établissement
où les personnes suivantes exercent des activités régies par la loi : un
inspecteur en bâtiment, un entrepreneur, un propriétaire d'un bâtiment,
équipements, installation, fabricant d'un appareil sous pression, distribution
de gaz ou de produits pétroliers, puis dont... Les catégories, là, qu'on a
rajoutées au paragraphe 1° de 112, c'est exactement les mêmes que celles
qui sont déjà énumérées au paragraphe 2° de cet article. Puis 2° de 112
prévoit, bien sûr, que la régie peut examiner et prendre copie des documents
détenus par diverses catégories de personnes.
Donc, c'est essentiellement des pouvoirs
de contrôle et de vérification. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, questions sur l'article 20?
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Donc... OK, donc, je comprends, donc, l'essence de l'article 112
ici. Donc, je vois, donc, ceux qu'on a ajoutés. Au niveau, donc, du propriétaire,
donc, d'un bâtiment, d'un équipement destiné à l'usage du public, donc, d'une
installation non rattachée à un bâtiment, donc, on parle, par exemple, de ce qu'on
a ajouté tantôt à l'article 1, là, par exemple, donc, un parc d'éoliennes,
donc, ici, pourrait entrer, donc, dans ce... à des fins de vérification et de
contrôle, donc, sur ces installations-là. OK.
M. Boulet : Puis, essentiellement,
actuellement, ils peuvent aller sur le chantier, collègue de Bourassa-Sauvé,
et, avec ce nouveau pouvoir là, ils vont pouvoir aller dans les places d'affaires,
pas dans les lieux de résidence personnelle, là, mais à la place d'affaires,
notamment vérifier la conformité du contrat, puis etc., etc., là.
Mme Cadet : C'est ça, parce
qu'en ce moment c'est simplement sur les chantiers qu'ils peuvent aller...
M. Boulet : Exactement. Je
pense que c'est le cœur de ce que nous proposons.
Mme Cadet : OK. Et là, ici,
donc, là, je repense un peu, là, la discussion qu'on avait sur les SAP tantôt,
donc, versus les constats d'infraction. Donc, à ce moment-là, c'est dans le
cadre, donc, de ces inspections-là, dans l'exercice de ses pouvoirs de
vérification et de contrôle, que la régie, donc, pourrait, donc, à sa face
même, en pénétrant, donc, sur ses chantiers ou voir où un entrepreneur
exerce...
M. Boulet : Exact. Tout à
fait. C'est assez standard.
Mme Cadet : ...de pouvoir
soit émettre un constat d'infraction ou envoyer un avis de non-conformité par
la suite, mais pas l'un et l'autre. Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 25.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. L'article 130 de cette loi, modifié par l'article 104 du
chapitre 24 des lois de 2023, est de nouveau modifié par l'insertion, dans
le paragraphe 2° du troisième alinéa et après «117», de «, 122».
Commentaire. Donc, on modifie 130 afin d'ajouter
122, concernant le pouvoir de la régie de donner des avis de correction, là,
dans l'énumération des articles dont les pouvoirs peuvent être délégués à toute
personne désignée <par la régie...
M. Boulet :
...de la
régie de donner des avis de correction, là, dans l'énumération des articles
dont les pouvoirs peuvent être délégués à toute personne désignée >par
la régie. C'est tout. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des... une question sur 25? Non, aucune. Est-ce que 25 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 26. M. le ministre.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. L'article 141 de cette loi est modifié par la suppression, dans
le premier alinéa, de «règlement de».
Commentaire. En fait... puis cet
article-là ne prévoit qu'aucun acte, document ou écrit n'engage la régie s'il
n'est signé... par une liste limitative de personnes, le PDG, VP, régisseur ou
secrétaire. Puis là s'ajoute à cette liste un membre du personnel, mais
uniquement dans la mesure déterminée par règlement. Donc, on... Il est proposé
de modifier l'article afin que le membre du personnel, pouvant signer un
document, soit désigné par la régie autrement que par un règlement. C'est tout.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur 26? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci. Donc,
ici, je comprends qu'on veut... on veut permettre à la régie, donc, de pouvoir
déterminer par voie administrative aussi.
M. Boulet : Tout à fait, par
résolution du CA.
Mme Cadet : Ah! par
résolution du CA. D'accord. Merci beaucoup.
• (12 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 27.
M. Boulet : Il y a 26.1, M.
le Président, où il y a un amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
OK. Alors, à ce moment-là, est-ce qu'il y a des... vous avez... Est-ce que
l'opposition l'a?
M. Boulet : Il est déposé,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des... Est-ce qu'il a été déposé au greffe?
Une voix : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Parfait. Alors, à ce moment-là, vous pouvez le... procéder à la lecture de
l'amendement.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. Insérer, après l'article 26 du projet de loi, le suivant :
26.1. L'article 142 de cette loi est
modifié par le remplacement de «par règlement, dans les conditions et sur les
documents qui y sont indiqués» par «aux conditions et sur les documents qu'elle
détermine».
Commentaire. Donc, on modifie 142 avec la
modification qui est proposée à 141 de cette loi par l'article 26 du
projet. Donc, ça prévoit que la régie peut permettre, par règlement, dans les
conditions et sur les documents qui y sont indiqués, qu'une signature soit
apposée avec un appareil automatique, que ce soit électronique, fac-similé,
signature gravée, lithographiée ou imprimée. Donc, c'est... la proposition,
c'est modifier l'article pour que la régie puisse permettre une signature
apposée au moyen d'un appareil automatique autrement que par un règlement.
C'est tout.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement proposé? Députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, M. le
Président. Tout simplement, je pense que c'est un allègement qui va
vraisemblablement être apprécié et que... qui était... Le libellé était
probablement donc novateur pour 1985, là, à l'époque, ou 1991, là, quand on
voit le... au moment où l'article a été adopté et modifié, mais je suis d'accord
qu'en 2024 on n'a plus besoin d'un règlement comme ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Une
bonne mise à jour.
Mme Cadet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, est-ce que l'amendement proposé par le ministre est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, c'est ce qui a introduit l'article 26.1. Alors là, nous en sommes
au n° 27.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 142, du
suivant :
«142.1. La Régie tient un registre pour
l'application de la présente loi. Ce registre est constitué de l'ensemble des
documents et des renseignements qui sont relatifs à une licence, à un permis, à
un certificat ou à la reconnaissance d'une personne ou d'un organisme, tels
qu'une demande de licence, de permis, de certificat ou de reconnaissance, ainsi
que de tout document requis pour leur maintien ou pour leur renouvellement.
«Ce registre contient également les
documents et les renseignements susceptibles d'être utilisés dans une poursuite
pénale pour la sanction d'une infraction à une disposition de la présente loi.»
Commentaire, très rapide. Donc, ça propose
d'ajouter un nouvel article afin de prévoir que la régie tient un registre pour
l'application de la loi. Puis l'article prévoit les documents qui font partie
de ce registre. C'est tout, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur... ou questions sur 27? Députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci. En
fait, je comprends que... de quoi le registre serait constitué ici, là, mais
peut-être plus largement, donc, l'objectif, donc, de ce registre-là, par
opposition aux autres qu'on a vus dans cette section... Donc, on a vu, donc, le
registre pour les titulaires de licence, le registre pour les titulaires de
certificat d'inspecteur en bâtiment. On a parlé précédemment, donc, des
registres, donc, pour les SAP, là, dans la section qui était prévue à cet
effet. Donc, ici, donc, le registre pour l'application de la présente loi,
qu'est-ce que ça veut dire précisément?
M. Boulet : Bien, ce n'est
pas un registre <qui est public...
Mme Cadet :
...là,
dans la section qui était prévue à cet effet. Donc, ici, donc, le registre pour
l'application de la présente loi, qu'est-ce que ça veut dire précisément?
M. Boulet :
Bien,
ce n'est pas un registre >qui est public, c'est un registre à des fins
internes pour la régie, mais c'est prévu dans la loi pour leur permettre de le
faire.
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
Donc, déjà... Merci.
M. Boulet : C'est la seule
différence.
Mme Cadet : Merci. Donc, je
comprends bien la distinction. Et là... là vous dites, donc, que ce
registre-là, qui n'est pas public, donc, viendrait juste, tout simplement
englober l'ensemble des registres publics qu'on a... qu'on a vus?
M. Boulet : Bien, toutes les
informations... en fait, toutes les informations qui sont pertinentes à
l'application de la Loi sur le bâtiment.
Mme Cadet : Parce que
j'essaie de comprendre, puis excusez-moi, M. le ministre, mais c'était tout
simplement ici, donc, de saisir... puis c'est correct, là, que ce soit... que
ce soit interne, mais l'objectif...
M. Boulet : Bien, tout ce qui
est requis pour l'application... Bien, je vous dirais, si le DPCP a besoin
d'informations, ça peut éviter d'avoir à assigner une personne à venir
témoigner. Si l'information est dans le registre...
Mme Cadet : Ah! d'accord.
M. Boulet : ...des
informations qui sont destinées à l'application de la loi, c'est bénéfique puis
c'est... Moi, j'appelle ça de la saine gouvernance, là.
Mme Cadet : Oui, oui, oui,
tout à fait. OK. Donc... merci. Donc, ça, je pense que cet exemple-là, donc...
M. Boulet : Mais oui, c'est
une excellente question.
Mme Cadet : ...permet mieux...
permet mieux de saisir, donc, la teneur de 142.1, là, par opposition, donc, aux
autres registres ici, parce que, là, évidemment, donc, ce qu'on... le libellé
de 149.1 est un peu plus condensé que les autres, là, puisque ce n'est pas dans
un registre public. Et là, je comprends, donc, ça viendrait, donc, faciliter,
donc, par exemple, donc, des procédures, des procédures judiciaires. Et je
comprends que l'objectif aussi, donc, de le faire par voie législative, c'est
de s'assurer que la régie obtempère ou la régie, donc, se tienne véritablement
dans ce registre plutôt que de... tout simplement, donc, par voie
administrative ou par voie du conseil d'administration.
M. Boulet : Exactement.
Mme Cadet : Et là est-ce
qu'il y en a un, registre interne, qui existe, même si ce n'était pas prévu par
la loi?
M. Boulet : Certainement,
mais ça, ça le confirme.
Mme Cadet : OK, d'accord.
Puis le registre interne actuellement, parce que là, par exemple, vous avez
présenté, donc, les autres registres, donc, publics, ce qu'ils contenaient,
donc, avant ce que nous venons d'adopter aux articles précédents, donc, ici,
est-ce que le registre actuel qui est interne est déjà constitué de l'ensemble
de ces éléments-ci?
M. Boulet : Je dirais oui,
pour les fins d'application de la loi. Et je pense qu'un organisme public,
comme la RBQ, se doit de le faire systématiquement. Et, encore une fois, je me
limiterai à dire que c'est un reflet d'une saine gouvernance de la part de la régie
de le faire.
Mme Cadet : Je suis d'accord.
Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à un autre bloc, pouvoirs réglementaires. Et je ne
sais pas si vous avez une lecture, une lecture de présentation, M. le ministre.
M. Boulet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Parfait. Alors, je vous laisse... je vous laisse aller.
M. Boulet : Peut-être
suspendre deux minutes.
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
voulez... Bon. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 17)
(Reprise à 12 h 21)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors
nous reprenons les travaux. M. le ministre, je vous laisse la parole pour la
prémisse du bloc Pouvoirs réglementaires.
M. Boulet : En fait,
collègues, ce document-là, c'est pour l'article 22 qui réfère aux mesures
équivalentes, le reste, c'est tous des articles de concordance. Mais des
mesures équivalentes, en fait, je vais l'expliquer à ma façon, dans le code, on
prévoit que ça doit être rouge, puis là il y a une demande que ça puisse être
vert. Puis ça répond à les fins de sécurité puis de protection de la qualité
des travaux de construction. Et, si, par exemple, dans une résidence pour
personnes aînées, on demande une mesure équivalente puis qu'elle est acceptée,
bien, toutes les autres résidences pour personnes aînées qui ont le même
besoin, un besoin similaire, ils doivent respecter la même procédure. Et là on
vient rendre ça plus simple quand il y aura une mesure équivalente qui est
acceptée, donc, le vert plutôt que le rouge. Par arrêté ministériel, ça
deviendra ce qui est accepté, ce qui est acceptable. Ça pourrait
éventuellement, par règlement, être intégré au Code de construction. Et donc
c'est en vigueur pour une période de cinq ans, renouvelé deux fois deux ans.
Donc, c'est... c'est un élargissement des
mesures équivalentes à plus d'un demandeur, à plus d'un site, à plus d'un lieu.
Puis ça encadre notamment les innovations, parce que vous savez qu'une
innovation peut se substituer à une norme qui est extrêmement restrictive, qui
est dans un code de construction, donc c'est le grand bénéfice. Puis le
processus de traitement, bien, vous l'avez aussi expliqué, il y a d'abord la
recevabilité. On accuse réception, il y a une analyse qui est basée sur les
informations, les techniques, les documents soumis. C'est accepté, c'est
accepté avec conditions. Puis les temps de traitement, vous les avez, là, quand
c'est simple, c'est un deux jours, quand c'est de complexité moyenne, ça peut
aller jusqu'à cinq jours, puis de grande complexité, ça peut aller jusqu'à
20 jours. Mais on s'imagine que la répétitivité engendre un fardeau
administratif qui est considérable.
Puis on avait... j'avais une statistique
sur le nombre. En 2022-2023, on a reçu 362 demandes de mesures
équivalentes, puis il y en a 398 qui ont été traitées, là, parce qu'il y en a
qui devaient être répétitives. Et on a mis à l'endos des exemples de cas de
figure de mesures équivalentes, et il y en a de... qui sont tellement de nature
différente. Mais moi, je l'exprime à ma façon, puis c'est une consœur qui me le
disait tout à l'heure, c'est le vert plutôt <que le rouge...
M. Boulet :
...mesures
équivalentes, et il y en a de... qui sont tellement de nature différente. Mais
moi, je l'exprime à ma façon, puis c'est une consœur qui me le disait tout à
l'heure, c'est le vert plutôt >que le rouge. Le règlement prévoit une
norme rouge et la norme verte fait le même effet, a les mêmes conséquences,
mais c'est de la procédure. Et donc on se permet de simplifier, d'encadrer puis
de diminuer le fardeau administratif des entrepreneurs.
Donc, essentiellement, c'est la
présentation que je voulais vous faire qui sert d'appui à l'article 22 que
je vous présenterai par la suite. On peut y aller tout de suite.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
oui, vous pouvez faire... en faire la lecture.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. Donc : Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 127,
du suivant :
«127.1. Le ministre peut, par arrêté et
aux conditions qu'il détermine, permettre qu'une méthode de conception, un
procédé de construction, un matériau ou un équipement, approuvé par la Régie en
application de l'article 127, soit utilisé par toute personne en
remplacement d'une norme prévue à un code ou un règlement adopté en vertu de la
présente loi.
«Un tel arrêté entre en vigueur à la date
de sa publication à la Gazette officielle du Québec ou à toute autre
date ultérieure qui est indiquée. L'arrêté est également publié sur le site Internet
de la Régie. Il est établi pour une durée maximale de cinq ans que le ministre
peut, s'il le juge nécessaire, prolonger deux fois, pour une période d'au plus
deux ans à chacune de ces prolongations.
«Les sections II et III de la Loi sur
les règlements ainsi que l'article 17 de cette loi ne s'appliquent pas à
un tel arrêté — évidemment.»
Donc, commentaire. Comme j'ai dit tout à
l'heure, ça introduit un nouvel article qui confère un nouveau pouvoir au
ministre responsable de l'application de la Loi sur le bâtiment. Puis ça
prévoit que le ministre peut permettre que certaines mesures approuvées, là, ce
qu'on appelle les mesures équivalentes entérinées par la régie, dans un cas
particulier, soient utilisées par toute personne en remplacement d'une norme
prévue à un code ou un règlement. Puis ce pouvoir-là, il s'exerce par arrêté. On
prévoit les modalités de l'entrée en vigueur, puis son mode de publication, et
sa durée. Voilà, c'est les commentaires que je partageais avec vous. C'est
complet, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, M. le
Président. Merci beaucoup, M. le Président. Merci, M. le ministre, pour la
présentation de l'article 127.1 et de cette feuille, donc, très colorée
que vous nous avez transmise. Vous avez répondu un peu...
M. Boulet : C'est la dernière...
Mme Cadet : C'était la
dernière, en plus, donc...
M. Boulet : ...donc, on
voulait un peu de couleur, on voulait un peu de vitalité.
Mme Cadet : Exactement, donc,
pour s'assurer, donc, de nous donner un peu plus d'énergie pour la poursuite de
l'étude détaillée. Donc, vous avez... La première question, parce que là vous
employez la nomenclature mesures équivalentes... mesures équivalentes, et je me
demandais si c'était libellé dans le projet de loi ou si c'était défini. Mais
là je comprends, en fait, que c'est la nomenclature usuelle, mais ce n'est pas
comme ça qu'on l'inscrit dans le projet de loi, ce n'est pas comme ça, en fait,
que ça va être...
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : ...indiqué pour le
public. Là, c'est vraiment ce que vous entendez par mesures équivalentes, c'est
ce qu'on indique.
M. Boulet : C'est plus précis
dans la loi.
Mme Cadet : C'est ça, c'est
beaucoup plus précis. La première question que je lisais... mais c'est quoi,
une mesure équivalente? Mais je comprends que c'est beaucoup plus précis et...
M. Boulet : C'est entre nous...
Mme Cadet : Voilà, entre nous
et le public.
M. Boulet : ...et tous ceux
qui sont présents.
Mme Cadet : Et c'est
exclusivement, donc, la définition qu'on voit... qu'on retrouve à 127.1, qui
est un nouvel article, donc, une méthode de conception, un procédé de
construction, un matériau, un équipement. Donc, c'est exclusivement, donc, ces
éléments-là...
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : ...donc ça ne
pourrait pas être autre chose.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK. Parfait. Donc,
ça, c'est une mesure équivalente. Maintenant, juste pour comprendre aussi,
donc, la suite, donc, des choses, parce que dans vos explications, donc, vous
nous disiez, donc, en ce moment, donc, voilà comment les mesures équivalentes
sont traitées, mais le texte proposé est un nouvel article, on en introduit un
nouveau. Donc, on ne modifie pas un ancien article. Donc, comment.... Quel
était le cadre d'application du traitement des mesures équivalentes par le
passé?
(Consultation)
M. Boulet : OK. Alors,
excusez-moi. Donc, vous... Est-ce que vous pouvez juste reprendre la question,
s'il vous plaît?
Mme Cadet : Oui, bien sûr. En
fait, tout simplement, donc, je disais, donc, 127.1 est un nouvel article,
donc, qui introduit un peu, donc, <le processus de traitement...
M. Boulet :
...juste
reprendre la question, s'il vous plaît?
Mme Cadet :
Oui,
bien sûr. En fait, tout simplement, donc, je disais, donc, 127.1 est un nouvel
article, donc, qui introduit un peu, donc, >le processus de traitement
des mesures équivalentes.
M. Boulet : Oui, oui, exact.
Mme Cadet : Il n'y avait
pas... Donc, dans vos explications, vous nous avez parlé, donc, du processus de
traitement précédent et de... en fait, de la problématique, là, et vous arrivez
avec, donc, cette solution proposée pour réduire les délais de traitement. Il n'y
avait pas de texte actuel. Donc, je voulais savoir c'est quoi, le cadre d'application,
le cadre qui encadrait le traitement des mesures équivalentes.
M. Boulet : Il y avait... il
y avait l'article 128 de la Loi sur le bâtiment qui l'encadrait. Mais, tu
sais, je reviens sur les propos que je vous partageais, c'est des situations
similaires et c'est conséquemment à des demandes répétitives, et notre 127.1
rend le processus beaucoup plus agile et, conséquemment, réduit le fardeau
administratif, là, pour les entrepreneurs.
Mme Cadet : OK. Donc là, je
vois 128.
Une voix : ...
M. Boulet : C'est 127. Excusez-moi.
Mme Cadet : Ah!OK,
à...
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK, d'accord.
127. Merci
Une voix : ...
Mme Cadet : Ah! OK D'accord,
parce que...
M. Boulet : Parce que, 127, on
le permet pour un cas...
Mme Cadet : C'est ça.
M. Boulet : ...de demande de mesures
équivalentes, puis 127.1, on le permet pour des cas similaires.
Mme Cadet : Oui. Et là, c'est
parce que... c'est ça parce qu'on n'a pas modifié 127, hein?
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : C'est ça. Donc,
on... OK. Donc, on garde 127, donc, 127.1, là. Donc là, je comprends mieux la
séquence, là, ce qu'on vient modifier ici avec 127.1...
• (12 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça va comme... Avez-vous d'autres questions?
Mme Cadet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
OK. Parfait.
Mme Cadet : OK. OK.
M. Boulet : On finit à quelle
heure?
Le Président (M. Schneeberger) : On
finit là.
M. Boulet : OK.
Mme Cadet : Ah! OK Donc, je
comprends. C'est parce que je... je lisais 127 pour comprendre comment... la
complémentarité entre 127 et 127.1. Et je comprends, M. le Président, que vous
me regardez, parce que vous souhaitez suspendre, c'est ça?
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
pour savoir, parce que, sinon, je vais le mettre aux voix, s'il n'y avait pas d'autres
questions, parce que là le temps passe. Mais si vous avez d'autres questions,
on va... on va suspendre, c'est tout.
Mme Cadet : Alors, on va
suspendre. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Mme Cadet : Ça ne sera pas
long après.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous allons suspendre jusqu'après la période de questions.
(Suspension de la séance à 12 h 31)
15 h 30 (version révisée)
(Reprise à 15 h 41)
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
bon début d'après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend
ses travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 76,
Loi... Loi visant, pardon, principalement à accroître la qualité de la
construction et la sécurité du public. Lors de la suspension de nos travaux cet
après-midi, nous étions à l'article... à l'étude de l'article 28. Nous en
sommes toujours au sujet 8, Pouvoirs réglementaires. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions en lien avec l'article 22? 22, excusez-moi, excusez-moi.
Mme Cadet : ...j'ai eu peur d'avoir
été trop distraite, un moment...
Le Président (M. Gagnon) : Non,
non, non! Désolé.
Mme Cadet : ...que je me
trompais. Donc, bel et bien l'article 22. Merci.
Donc, merci, M. le ministre, d'avoir
répondu à mes questions, donc, avant la suspension cet avant-midi. Donc... Et
donc... une autre question, donc, supplémentaire.
Donc, dans le document que vous nous avez
transmis, donc, vous nous parliez, donc, du temps de traitement des demandes de
mesures équivalentes. Donc, on a compris que 127.1 s'ajoutait à 127, donc, qui,
donc, ne remplacera pas 127, là, mais va... va traiter, donc, d'autres types de
demandes à 127.1. Le temps de traitement, pour ce qui relève de 127, est
indiqué sur le document, et vous dites : «Le délai de réponse est plus
élevé que le temps de traitement, compte tenu du nombre important de demandes.»
Donc, je me demandais c'était quoi, le délai de réponse actuel.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
que vous préférez suspendre, M. le ministre? Est-ce que vous voulez suspendre?
M. Boulet : Est-ce que... C'est
parce qu'on n'est pas sûrs qu'on comprend bien. Le délai de traitement?
Mme Cadet : Le délai de
réponse. Donc, sur le document Élargir les demandes de mesures équivalentes
à plus d'un demandeur, que vous nous avez transmis plus tôt, donc un
document très coloré, vous nous indiquez... vous nous parlez du temps de
traitement des demandes. Donc, on comprend qu'en moyenne 400 demandes ont
été reçues par année, et vous nous disiez qu'en 2022-2023, là, donc,
verbalement, vous nous avez dit que 362 demandes avaient été reçues cette
année-là. Donc, le temps de traitement est assez court, mais le délai de
réponse est plus élevé que le temps de traitement.
M. Boulet : OK. On parle de
délai moyen de traitement, là, c'est peut-être l'équivalent du délai de
réponse, là. Ça peut aller jusqu'à 45 jours.
Mme Cadet : OK, d'accord. OK.
M. Boulet : Ça fait que c'est
la meilleure réponse que je peux donner.
Mme Cadet : D'accord. Parfait.
Donc, <jusqu'à...
M. Boulet :
...la
meilleure réponse que je peux donner.
Mme Cadet :
D'accord.
Parfait. Donc, >jusqu'à 45 jours. Et là, étant donné qu'on
simplifie le processus... En fait, non, je comprends, on ne simplifie pas
nécessairement le processus avec 127.1.
M. Boulet : En fait, on évite
la répétitivité des demandes. On accroît notre agilité et on réduit le fardeau
administratif pour le demandeur de mesures équivalentes, c'est l'immense
avantage.
Mme Cadet : D'accord. Donc,
il y aura vraisemblablement un peu plus... OK, je comprends. Donc, il y aura
plus de types de demandes, étant donné 127.1, mais puisqu'elles pourront être
condensées... puisqu'elles sont élargies à plus d'un demandeur...
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : ...donc, ça va
lui permettre... on s'attend à ce qu'il y ait le même nombre à peu près, donc,
de demandes malgré l'élargissement de 127.1.
M. Boulet : En fait, comme le
vert a été accepté pour remplacer le rouge, toutes les demandes pour bénéficier
de la couleur verte vont être acceptées automatiquement, puis, par arrêté
ministériel, vont être reconnues comme étant des mesures équivalentes.
Mme Cadet : OK. Parfait. Vous
dites, vous, ça le remplace, c'est pour ça que je posais la question un peu
plus tôt, du processus, que 127 demeure. Donc, ici, donc, vous allez pouvoir,
donc, passer du rouge au vert pour d'autres types de demandes. Mais, dans le
fond, qu'est-ce qui sera... qu'est-ce qui relèvera alors de 127 pour la suite?
M. Boulet : Bien, en fait,
127, on dit ce qu'est une mesure équivalente, puis, à 127.1, on traite...
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends.
M. Boulet : ...la correction
que nous proposons, c'est-à-dire qu'il n'y ait plus de répétition de demande.
Mme Cadet : OK, parfait. Et
est-ce que, encore une fois sur le document, parce que là vous donniez, donc,
des exemples de cas de figure de mesures équivalentes, en disant : Donc,
voici les mesures ayant déjà fait l'objet d'une intégration à la
réglementation, celles qui pourraient potentiellement faire l'objet d'une
intégration et celles ayant peu de possibilités d'intégration à la
réglementation. Donc, est-ce que l'objectif, avec le volume de demandes qui
seront reçues est, donc, de potentiellement, donc, les intégrer à la
réglementation en tenant compte des demandes qui sont récurrentes?
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK, d'accord.
Donc, d'où la présence, donc, des cas de figure qui nous sont présentés.
M. Boulet : C'est bien compris.
Mme Cadet : D'accord. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 32? S'il n'y a pas
d'autre intervention...
Mme Cadet : ...M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon) : Allez-y,
Mme la ministre... Mme la députée.
Mme Cadet : Ça sonne bien,
par contre, merci. Donc, au deuxième paragraphe... au deuxième alinéa, pardon,
de 127.1. Donc, «l'arrêté est établi pour une durée maximale de cinq ans que le
ministre peut prolonger deux fois, pour une période d'au plus deux ans à
chacune de ces prolongations.» Donc, ça, est-ce que c'est de la concordance
par...
M. Boulet : ...
Mme Cadet : OK, donc, ça
se... par exemple, où est-ce que ça se voit, ailleurs dans le corpus
législatif?
M. Boulet : Ça, c'est un
pouvoir qui est conféré au ministre, cinq ans puis renouvelé maximum deux fois,
deux ans. Mais ça, c'est après discussion avec les parties prenantes, puis
c'est un délai qui est jugé...
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
Donc, ce n'est pas par concordance, c'est...
M. Boulet : ...par
l'expertise au sein de la Régie du bâtiment comme étant un délai raisonnable.
Mme Cadet : OK. Et les
parties prenantes, donc, sont en accord avec ce délai-là.
M. Boulet : Bien, les parties
prenantes, c'est... ça tient compte aussi de l'évolution des technologies. Tu
sais, jusqu'à cinq ans, c'est considéré comme étant raisonnable, au-delà de ça,
ça peut... ça peut être un peu trop long. Donc, ça va.
Mme Cadet : Merci beaucoup.
Le Président (M. Gagnon) : Il
n'y a pas d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est- ce que l'article 22 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, la lecture de l'article 32, s'il vous plaît.
M. Boulet : Excusez-moi, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon) : Pendant
que vous regroupez l'article 32, M. le ministre, je vais en profiter pour
mon petit côté chauvin : Je vais saluer la circonscription de Jonquière
qui nous regarde travailler aujourd'hui.
Des voix : ...
M. Boulet : ...du Saguenay,
hein, content de vous rencontrer.
Une voix : ...
M. Boulet : Jonquière, je
connais beaucoup de monde. On connaît beaucoup de monde à Chicoutimi aussi, là.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, c'est ça. Donc,
merci, M. le Président.
32. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 176.1, du suivant :
«177. Les codes peuvent prévoir qu'une
personne ou qu'un organisme certifie ou approuve les travaux exécutés
conformément à une norme, les personnes qualifiées pour les exécuter ainsi que
les matériaux, équipements, appareils ou installations visés par cette norme.»
Commentaires. En fait, ça ajoute un nouvel
article 177. Ça indique que les <codes...
M. Boulet :
...norme.»
Commentaires. En fait, ça ajoute un
nouvel article 177. Ça indique que les >codes peuvent prévoir
qu'une personne ou un organisme certifie ou approuve les éléments suivants :
les travaux exécutés, les personnes qualifiées et les matériaux, équipements,
appareils ou installations visés par cette norme.
(Interruption)
M. Boulet : Bonjour! Est-ce
qu'il y a du monde du Lac-Saint-Jean, Éric, aussi?
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : On
ne va pas là. On ne va pas là. On reste... On reste Saguenay.
M. Boulet : C'est pour M. le
Président.
Des voix : ...
M. Boulet : Non, non, non.
Vous êtes... Vous êtes authentiques.
Le Président (M. Gagnon) : On
va être obligé d'appeler la sécurité!
Excusez-moi, M. le ministre. Vous aviez terminé
la lecture de l'article 32, M. le ministre?
M. Boulet : Oui, ça va avec
les commentaires, là. En fait, voulez-vous des commentaires additionnels?
• (15 h 50) •
Des voix : ...
M. Boulet : Bon, OK. Donc, ça
prévoit que la régie peut adopter... bien, en fait, 5.4 de 185 prévoit que la
régie peut adopter par règlement des normes quant à une méthode — soudage
et installation sous pression — y compris des normes quant à la
qualification des personnes qui exécutent des travaux de soudage sur une telle
installation. Puis cette disposition-là est liée au pouvoir réglementaire prévu
à 37.
Quand... Le troisième alinéa de cet
article précise que la régie peut reconnaître des personnes ou des organismes
pour évaluer la conformité d'une installation sous pression ou donner
approbation, attestation requise, or ces pouvoirs réglementaires sont conférés
à la régie — collègues, là, c'est important — dans un seul
domaine technique, soit celui des installations sous pression.
Cette absence de pouvoir réglementaire
dans les autres domaines techniques a eu un impact sur le plus récent
règlement, souvenez-vous, en matière d'ascenseurs. C'est un règlement qui date
du 29 mai 2024, là. Il y avait eu des enjeux, des accidents qui avaient
causé des décès aussi dans les ascenseurs. Donc la régie n'a pas pu prévoir,
dans le chapitre Ascenseurs du Code de construction, qu'un tiers, l'organisme
sans but lucratif, là, c'était Groupe CWB, connu aussi sous le nom Bureau
canadien de soudage et accrédité par le Conseil canadien des normes, certifie
une méthode de soudage de certains types d'appareils élévateurs ainsi que la
qualification des soudeurs et des entreprises qui exécutent des travaux de
soudage sur de tels appareils.
Donc, ce qu'on propose ici, c'est
d'introduire dans la loi... afin que le Code de construction et le code de
sécurité adopté par la régie puissent prévoir qu'un organisme de certification
détermine si une méthode de soudage respecte les normes ou si la qualification
de la personne qui exécute les travaux de soudage respecte ces normes.
Donc, il est à noter que le nouvel
article 177 n'est pas limité aux méthodes de soudage, pourra s'appliquer à
d'autres catégories de travaux dans lesquelles une personne ou un organisme
certifie ou approuve des personnes ou autres éléments conformément à une norme.
De plus, il faut noter que le pouvoir de
certification et d'approbation qui pourrait être confié à un tiers par le Code
de construction ou le code de sécurité le serait dans un cas bien particulier :
ce serait de certifier ou d'approuver des travaux qui ont été exécutés dans un
projet de construction bien précis ainsi que la qualification des personnes les
ayant exécutés. Mais ça ne limite en rien les exigences de qualification
requises pour l'obtention d'une licence de la régie ou d'un certificat de
compétence de la Commission de la construction du Québec.
Donc, c'est pour combler des lacunes ou
des manquements qui existaient dans la loi actuelle. Alors c'est complet.
Le Président (M. Gagnon) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
ministre. Merci d'avoir lu les commentaires additionnels parce que, bon, ça a
répondu déjà, donc, à quelques questions que j'avais. Je me demandais, donc,
quels codes. Donc, je comprends que ce sont les codes de la construction et le
code de la sécurité, ce sont ces deux-là dont il est question ici
exclusivement. Et le...
Et ensuite, donc, quel était, donc, le...
que... En fait, qu'est-ce qui se passait, là, précédemment, puisque le 167 a
été abrogé, donc, qui était le cadre en ce moment? Donc, je comprends que c'est
l'article, vous l'avez mentionné, donc, 185, donc, ce que la régie peut prévoir
par règlement, et c'était 5.4°. C'est ça?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Le
paragraphe 5.4°, donc, «adopter des normes d'approbation, d'enregistrement
et de qualification d'une méthode de soudage d'une installation sous pression y
compris les qualifications requises d'une personne qui exécute des travaux de
soudage sur une telle installation». <Donc...
Mme Cadet :
...de soudage
d'une installation sous pression y compris les qualifications requises d'une
personne qui exécute des travaux de soudage sur une telle installation». >Donc,
ça élargit ce qui était déjà prévu par voie réglementaire, mais là... Bien, en
fait, là, c'est encore par voie réglementaire mais à travers, donc,
directement, donc, les codes de la régie.
M. Boulet : Oui, Code de
construction puis code de sécurité.
Mme Cadet : OK, parfait.
Parfait. Puis c'était quand même une longue lecture, là, des commentaires
additionnels ici, là, je pense qu'encore une fois vous méritez un petit
caramel.
M. Boulet : Ça répond pas mal
à toutes les questions. Excusez.
Mme Cadet : Malheureusement,
je n'ai pas de caramel pour vous, mais j'ai...
M. Boulet : Ah! mais il n'est
pas trop tard, hein, Madwa.
Mme Cadet : Mais j'avais
apporté des petits chocolats au...
M. Boulet : Ah! c'est bien
gentil, c'est bien fin. Ah!
Mme Cadet : Si vous... Si
c'est un bon substitut pour vous plutôt que les caramels.
M. Boulet : Oui. Quand on
suspendra tout à l'heure, je vais aller faire un tour de votre côté.
Mme Cadet : Parfait. Merci.
Ça va, M. le Président.
M. Boulet : Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Il
n'y a pas d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder... à la mise aux voix, pardon. Est-ce que
l'article 32 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, la lecture de l'article 33, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, il y avait
un amendement à 33, au paragraphe 1°, qui avait été déposé.
Le Président (M. Gagnon) : M.
le ministre, je vais vous demander peut-être de lire l'article avant.
M. Boulet : Bien oui, bien
sûr.
Le Président (M. Gagnon) : Parfait.
M. Boulet : Oui, je connais
les exigences parlementaires.
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Oui, c'est ça,
mais il est moins long, Madwa, quand même. Merci, M. le Président.
Article 33 : Au paragraphe 1° de l'article 33 du projet de loi :
1° insérer, dans le paragraphe 1° de
l'article 185 de la Loi sur le bâtiment et après «prévues par le plan de
surveillance du chantier», «, les cas dans lesquels l'attestation doit
également porter sur la conformité des travaux aux plans et devis»;
2° remplacer, dans le paragraphe 1.1° de
l'article 185 de la Loi sur le bâtiment, «l'entrepreneur ou le
constructeur-propriétaire» par...
Des voix : ...
M. Boulet : Il faut que je
relise l'article complet. OK. Je... désolé. Eh, mon Dieu!
Des voix : ...
M. Boulet : Mais est-ce que
je peux me limiter à lire le paragraphe 1° dans la mesure où l'amendement ne
concerne que l'amendement 1°? Mélissa? Oui. OK
Mme Cadet : ...qu'on les
adopte distinctement selon le plan de travail.
M. Boulet : Oui. Donc, je vais
lire 33, 1°, puis après ça l'amendement. Ça vous va?
33. L'article 185 de cette loi,
modifié par l'article 112 du chapitre 24 des lois de 2023, est de
nouveau modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 1°
par les suivants :
«1° déterminer les catégories de
bâtiments, d'équipements, d'installations ou de travaux de construction
auxquelles s'appliquent le premier, le deuxième et le troisième alinéa de
l'article 16, les étapes charnières devant être prévues par le plan de
surveillance du chantier ainsi que les autres conditions et modalités relatives
au plan de surveillance, à l'attestation de conformité et au contrat, notamment
en ce qui concerne leur forme, leur contenu, leur conservation et leur remise;
«1.1° déterminer les cas dans lesquels l'entrepreneur
ou le constructeur-propriétaire doit, en application du troisième alinéa de
l'article 16, suspendre l'exécution des travaux de construction dès lors
qu'il constate que la personne ou l'organisme qui a conclu avec lui le contrat
prévu au deuxième alinéa de cet article n'exerce pas les fonctions qui y sont
prévues;».
Amendement, donc, au paragraphe 1° de
l'article 33 du projet de loi. Est-ce que je dois le relire aussi à la
suite? Ce n'est pas nécessaire? OK. Donc, j'irais au commentaire, collègues, si
ça vous va.
Donc : Cet amendement propose de
modifier les sous-paragraphes 1° et 1.1° de l'article 185 de la loi,
proposés par le paragraphe 1° de l'article 33. C'est beaucoup de
techniques légales, là. Il s'agit d'un amendement de concordance avec
l'amendement présenté concernant l'article 16 de la loi, proposé par
l'article 2 du projet de loi, afin d'y intégrer les notions de plans et
devis et de donneur d'ouvrage, dont nous avons ensemble contribué, à
l'article 2. Ça fait que c'est simplement de la concordance.
Mme Cadet : Parfait. Merci.
Des voix : ...
M. Boulet : On vote
l'amendement?
Le Président (M. Gagnon) : Il
n'y a pas... Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Cadet : Non.
Le Président (M. Gagnon) : Non?
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement de l'article 33 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Gagnon) :
Adopté. On revient à l'article 33. M. le <ministre...
Des voix :
...Adopté.
Le Président (M. Gagnon) :
Adopté.
On revient à l'article 33. M. le >ministre.
M. Boulet : 33, point 1°.
Le Président (M. Gagnon) : 33...
oui, le point 1°.
M. Boulet : C'est fait.
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'on peut faire la lecture du reste de 33?
M. Boulet : Dans la mesure où
on les fait tous un après l'autre, il faudrait que je les relise, tout?
Une voix : ...
M. Boulet : On les ferait un
à la fois, il me semble.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : M.
le ministre, on va les voter une seule fois, alors on va les faire alinéa par
alinéa.
M. Boulet : OK. OK, donc, on
a fait le 1°, donc on voterait le 1°.
Le Président (M. Gagnon) : Exact.
M. Boulet : OK. OK.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : ...on
va le voter à la fin.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : Ça
vous va?
Des voix : ...
• (16 heures) •
M. Boulet : Alors, 33,
paragraphe 2° : par le remplacement du paragraphe 9° par le suivant :
«9° déterminer les programmes de formation
et les examens qu'une personne doit réussir pour se qualifier à titre de
répondant dans un domaine de compétences ou tout autre moyen de démonstration
de ses connaissances ou de son expérience, y compris toute exigence relative à
ces programmes, à ces examens ou à ces moyens, notamment quant au contenu des
programmes et aux matières de ces examens, ainsi que les conditions d'admissibilité
et d'exemption;».
C'est tout.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Il n'y a pas
d'intervention. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix.
M. Boulet : Non, on a dit...
Le Président (M. Gagnon) : Ah!
c'est vrai, c'est vrai, excusez. Moi aussi. On y va en bloc.
M. Boulet : On va tous se
mêler. OK.
3° par le remplacement du paragraphe 17.1°
par les suivants :
«17.1° déterminer les autres documents sur
lesquels doivent figurer les renseignements prévus à l'article 57.1 ainsi
que tout autre renseignement que le titulaire de licence doit indiquer dans
tout document;
«17.2° déterminer tout renseignement à
inscrire dans le registre public, conformément au paragraphe 9° du premier
alinéa de l'article 66;».
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Cadet : Juste... Dans le
fond, c'est ça, là, je regarde l'article 17.1°... le paragraphe, plutôt,
17.1° actuel... «ainsi que tout autre renseignement»... Ah! OK, parce que, vu
qu'on a amendé 57.1 pour enlever la licence, donc, on n'a pas besoin de
modifier, d'apporter un nouvel amendement ici à 33, point 3°.
M. Boulet : C'est presque
tout... c'est tout de la concordance.
Mme Cadet : Non, bien, en
fait, vous vous souvenez, M. le ministre à 57.1, donc, on avait adopté un
amendement pour enlever le point, donc, en vertu... «titulaire d'une licence délivrée
en vertu de la Loi sur le bâtiment du Québec». Donc, dans le libellé actuel de
17.1°, ça s'y retrouve, mais puisque le nouveau libellé de 17.1° dit tout
simplement «déterminer les autres documents sur lesquels doivent figurer les
renseignements prévus à l'article 57.1 ainsi que tout autre renseignement
que le titulaire de licence doit indiquer dans tout document», à ce moment-là,
on n'a pas besoin d'apporter un nouvel amendement. C'était mon point de
précision.
M. Boulet : Très bien dit. Très
bien dit.
Mme Cadet : Parfait.
Le Président (M. Gagnon) : Ça
vous va?
M. Boulet : Paragraphe 4°, M.
le Président : par l'ajout, à la fin du paragraphe 19.5°, du
sous-paragraphe suivant :
«i) déterminer les politiques d'encadrement
adoptées par la Régie que l'administrateur d'un plan de garantie doit respecter
pour assurer la mise en application du plan ainsi que leur mode de
publication;».
Merci
Le Président (M. Gagnon) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Pas d'intervention?
Mme Cadet : Non, ça va, merci.
Le Président (M. Gagnon) : Paragraphe
5°, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui.
5° par la suppression du paragraphe 19.5.2.
Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Merci.
Des interventions? Mme la députée.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Donc, 19.5.2°, en ce moment, donc, prévoit «des pénalités
financières exigibles par la Régie en cas d'intervention nécessaire à la suite
du non-respect par l'administrateur d'un plan de garantie de la loi, du
règlement et des politiques d'encadrement mises en place par la Régie». Donc,
pouvez-vous juste nous expliquer?
M. Boulet : Inutilité totale.
Mme Cadet : En raison de ce
qu'on vient d'ajouter.
M. Boulet : Application... il
n'y a jamais eu d'application. Inutile, donc on a convenu de les supprimer.
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
Donc, ce n'est pas en lien avec ce qu'on vient d'ajouter à la fin du paragraphe 19.5°
du tout, sur les plans de garantie, là, OK... sur les politiques d'encadrement.
OK, donc, ça n'a jamais été utilisé, il n'y a jamais eu de... Puis pourquoi il
n'y a jamais eu de pénalités financières qui ont été exigées?
M. Boulet : Ça n'a jamais été
appliqué. On n'a jamais eu de cas, il y a... c'est... j'allais dire
«redundant», là, c'est... ce n'est pas utile.
Mme Cadet : OK. Parce qu'il y
avait d'autres types de pénalités qui permettaient déjà de répondre à ce
besoin-là, donc on n'a jamais mis en application le 19.5.2°. OK, merci.
Le Président (M. Gagnon) : Pas
d'autres interventions? M. le ministre, paragraphe 6°.
M. Boulet : Merci, M. le
Président...
16 h (version révisée)
Le Président (M. Gagnon) : ...M.
le ministre, paragraphe 6°.
M. Boulet : Merci, M. le
Président :
6° par le remplacement du sous-paragraphe
ddu paragraphe 19.6° par les sous-paragraphes suivants :
«d) déterminer les conditions et procédures
applicables à un organisme de médiation et d'arbitrage aux fins de l'article
83.1;
«d.1) établir les conditions et
modalités de délivrance, de modification ou de renouvellement d'une
autorisation visée à l'article 83.1 ainsi que sa durée;».
Donc, c'est de la concordance aussi.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Il n'y a pas d'interventions? Oui?
Mme Cadet : Non, ce... non. Bien,
ça va, là. Je comprends très bien, à d, donc, on parle de la procédure d'arbitrage,
donc on le remplace par le nouveau... les nouveaux moyens de résolution de
différends.
M. Boulet : Oui, médiation et
arbitrage, oui.
Le Président (M. Gagnon) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Le paragraphe 7°, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, merci :
par la suppression, dans le paragraphe 19.8°, de «les règles relatives à la
formation continue et».
Le Président (M. Gagnon) : Des
interventions?
Mme Cadet : Pardon. C'est juste
que j'ai besoin de bien vous lire ici. Suppression... Donc, 19.8, en ce moment,
donc, qui est non en vigueur, nous dit : «déterminer les cas dans lesquels
une personne physique doit obtenir un certificat visé à l'article 86.8 afin
d'exercer les fonctions d'inspecteur en bâtiment ainsi que les conditions et
les modalités que le titulaire de ce certificat doit respecter, incluant les
normes techniques». Et pourquoi est-ce qu'on enlève «les règles relatives à la
formation continue»?
M. Boulet : En fait,
actuellement, 100 % des formations le sont par voie réglementaire, et là
on se donne la souplesse de pouvoir le faire par résolution du conseil d'administration,
simplement.
Mme Cadet : Donc, on se donne
cette souplesse-là, mais ici on a... À 185, on donne des pouvoirs à la régie,
des pouvoirs réglementaires à la régie, mais on a... Je ne pense pas que ces
pouvoirs-là sont exclusifs. Vous comprenez ma... le sens de ma question?
M. Boulet : Non, mais, dans
la mesure où c'est prévu que ça doit être fait par règlement et que ce n'est
effectivement, dans la réalité, fait que par voie réglementaire, il fallait
faire cette suppression-là pour ne permettre que par résolution du conseil d'administration.
C'est toujours de même que je l'ai compris.
Des voix : ...
M. Boulet : OK. Puis ça va
être prévu au paragraphe suivant.
Mme Cadet : Ah! d'accord. OK.
M. Boulet : On va le voir.
Mme Cadet : OK, c'est pour
ça. OK.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions?
Mme Cadet : Bon, puisqu'on va
le voir au paragraphe suivant, alors ça va. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : M.
le ministre, paragraphe 8°, s'il vous plaît.
M. Boulet : OK. 8° — merci,
M. le Président : par l'insertion, après le paragraphe 19.8°, du suivant :
«19.8.1° déterminer les obligations de
formation continue ou le cadre de ces obligations auxquelles les inspecteurs en
bâtiment doivent se conformer, selon les modalités visées par une résolution de
la Régie; ce règlement doit alors contenir les modes de contrôle, de
supervision ou d'évaluation des obligations, les sanctions découlant du défaut
de s'y conformer et, le cas échéant, les cas de dispense de s'y conformer;».
Voilà. Ça complète. C'est ça qui était
vraiment complémentaire. Vous aviez raison.
Mme Cadet : Merci.
Maintenant, ça répond à la question que j'avais au paragraphe 7°, M. le
Président.
Peut-être juste une petite question plus
générale ici. Est-ce que... Puis peut-être que ma version est à jour au 29 mai
2024, mais je comprends que le paragraphe 19.8 n'était pas en vigueur. Qu'est-ce...
En fait, qu'est-ce qui faisait en sorte que cet élément-là n'était pas encore
en vigueur?
M. Boulet : Eh! mon Dieu. Aucune
réponse.
Des voix : ...
M. Boulet : ...entré en
vigueur le 1er octobre.
Mme Cadet : Ah! pour le 1er octobre.
OK, c'est celui-là.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : OK. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions?
Mme Cadet : Ça va. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Monsieur...
M. le ministre, lecture du paragraphe 9°, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci : par
l'insertion, après le paragraphe 19.9.1°, du suivant :
«19.9.2° déterminer tout renseignement à
inscrire dans le registre public, conformément au paragraphe 6° du premier
alinéa de l'article 86.13;».
Donc, complémentaire, concordant.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Des interventions?
Pas d'intervention. M. le ministre, la
lecture du paragraphe 10°, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, M. le
Président :
10° par l'insertion, après l'article... le
paragraphe 36.1°, des suivants :
«36.2° déterminer les règles de procédure
applicables à l'exercice des fonctions des régisseurs;
«36.3° prévoir dans quels cas le
manquement à l'une des dispositions de la présente loi ou d'un règlement de la
Régie peut donner lieu à une sanction administrative pécuniaire, prévoir les
conditions d'application de la sanction et déterminer les montants de la
sanction ou leur mode de calcul, lesquels peuvent varier notamment selon la
gravité des manquements;
«36.4° déterminer dans quels cas et à
quelles conditions le débiteur d'une sanction administrative pécuniaire est
tenu de payer des frais de recouvrement et prévoir le montant de ces frais;».
C'est complet. C'est complémentaire aussi.
Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Des interventions? Mme la députée.
Mme Cadet : Oui. Oui. Merci,
M. le Président. <Donc...
Le Président (M. Gagnon) :
...interventions?
Oui, Mme la députée.
Mme Cadet :
Oui.
Oui. Merci, M. le Président. >Donc, 36.3, 36.4, bon, je comprends très
bien parce que, bon, on vient de créer, donc, les mécanismes de sanctions
administratives pécuniaires. Donc, il faut donc ajouter, donc, ces pouvoirs-là,
donc, par concordance à l'article 185.
Mais, 36.2, j'essaie juste, donc, de
contextualiser 36.2, parce qu'ici : «déterminer les règles de procédure
applicables à l'exercice des fonctions de régisseurs», on est effectivement
donc à 109.6, là, de mémoire, ajouter, donc, différentes, donc, fonctions aux
régisseurs, donc à l'article 18 du projet de loi. Mais j'essaie de
comprendre, donc, de contextualiser, donc, l'ajout de «déterminer les règles de
procédure».
M. Boulet : Très simplement,
ces règles-là sont en vigueur depuis 1983, n'ont pas été revues, n'ont pas été
redéfinies. Donc, ce que ça confère ici, c'est le pouvoir de les revoir, de les
adapter à la réalité et de les remplacer de manière officielle, tout
simplement.
Mme Cadet : Parfait. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Il
n'y a pas d'autres interventions?
Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, c'est la fin du paragraphe 10° qui nous amène, s'il n'y a
pas d'autre intervention, à procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 33, amendé, est adopté?
• (16 h 10) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, s'il vous plaît, nous faire la lecture de l'article 34.
J'en profite également pour mentionner que nous allons changer de sujet, tomber
au sujet 9 sur les dispositions pénales.
M. Boulet : Là, je n'ai
pas... Vous comprendrez, collègue, je n'ai pas de présentation, de breffage, là.
C'est pas mal du standard, là, ce qui suit, là. Donc, article 34...
Est-ce que c'est des chocolats?
Une voix : Oui, c'est
des chocolats LINDOR.
M. Boulet : On va suspendre
bientôt, hein?
L'article... Merci, hein, M. le Président.
L'article 194 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 4°
par le suivant :
«4° entrave ou tente d'entraver le travail
d'une personne agissant au nom de la Régie, ou fait obstacle à l'exercice de
ses fonctions, de quelque façon que ce soit, notamment en exerçant des
pressions indues, en usant d'intimidation ou de menaces, en la trompant par
réticence ou par de fausses déclarations, en lui refusant l'accès à un chantier
de construction, à un bâtiment, à un établissement, à un équipement destiné à
l'usage du public, à une installation non rattachée à un bâtiment, à une
installation d'équipements pétroliers ou à un ouvrage de génie civil ou en
refusant de lui fournir des renseignements ou des documents qu'elle a le
pouvoir d'exiger en vertu de la présente loi; »;
2° par le remplacement du paragraphe 7°
par le suivant :
«7° contrevient à l'une des dispositions
des articles 14, 15, du premier, du deuxième et du troisième alinéa de
l'article 16, des articles 18, 19, 22, des premiers alinéas des articles 24 et
25, des articles 26, 27, 32 à 35, du troisième alinéa de l'article 35.2, des
articles 36, 37, 37.2, 38.1, 39, du deuxième alinéa de l'article 49, de
l'article 53, du deuxième alinéa de l'article 56, des articles 57.1, 67, 69,
76.1, 79 ou 82, ou à une disposition réglementaire déterminée en vertu de
l'article 179 ou du paragraphe 37° de l'article 185.».
Donc, les commentaires. En fait, ça
propose d'apporter, là, différentes modifications. Le paragraphe 4°
prévoit que «commet une infraction quiconque entrave», en fait, les textes sont
quand même assez clairs, «quiconque entrave l'action d'une personne agissant au
nom de la Régie ou met obstacle à l'exercice de ses fonctions.» Ajouter une
liste de comportements. Dans le fond, on ajoute une liste de comportements
pouvant constituer une entrave à l'égard d'une personne agissant au nom de la
régie.
On remplace le paragraphe 7° de 94. C'est
un paragraphe qui prévoit des contraventions à divers articles de la loi qui
constituent des infractions. Et les modifications qu'on fait, en remplaçant le
paragraphe 7°, c'est... on ajoute à l'énumération des articles le nouvel
article 16, qu'on a déjà adopté, concernant la production
d'attestation de conformité. On retire la référence au premier alinéa de 37.1
de la loi. En effet, cette référence est un doublon avec l'article 197,
qui prévoit également que quiconque contrevient au premier alinéa de
l'article 37.1 commet une infraction. Et on retire la mention du premier
alinéa de l'article 38 dans l'énumération de cet article. On déplace la
mention de cet article à l'article 197 de la loi. Puis là on réfère au
premier paragraphe de l'article 36, puis d'autres modifications, mais
c'est par rapport au libellé actuel, à <des...
M. Boulet :
...premier
paragraphe de l'article 36, puis d'autres modifications, mais c'est par
rapport au libellé actuel, à >des fins simplement de concordance. Donc,
c'est des commentaires que je pouvais faire. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Des interventions?
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Merci, M. le ministre. Donc, à l'article 34, donc, d'abord, le
deuxième paragraphe, donc, c'est très clair. Vous vous souvenez, M. le
ministre, donc, je vous posais des questions, donc, sur la question de
l'attestation de conformité en début d'étude détaillée. Donc, on avait dévoilé
le punch de l'ajout des premier, deuxième et troisième alinéas de
l'article 16. Donc, je suis à l'aise avec ce paragraphe-là.
Le premier paragraphe, donc, de 34, donc,
on remplace le paragraphe 4° par celui que vous avez lu au paragraphe
actuellement, donc commet une infraction «quiconque entrave ou tente d'entraver
l'action d'une personne agissant au nom de la régie au même stade que
l'exercice de ses fonctions». Donc, je comprends que l'article 194,
alinéa 1, paragraphe 4° donnait déjà, de façon, donc, très large, donc, un
certain cadre à ce que constitue une infraction, donc lorsque quelqu'un entrave
ou tente entraver, donc, le travail d'une personne qui agit au nom de la régie.
Là, on vient nommer des exemples. Vous dites «notamment», donc je comprends que
ce n'est pas restrictif.
M. Boulet : C'est une liste
de comportements, oui.
Mme Cadet : Oui, c'est ça. Je
comprends que ce n'est pas restrictif puisqu'on dit «notamment».
J'essaie de... En fait, la question que
j'ai, que je me suis posée en le voyant immédiatement, c'est en fait :
Pourquoi est-ce qu'on se dit que c'est nécessaire de venir préciser ce qui...
de nommer des exemples de ce qui est une entrave ou une tentative d'entrave au
travail d'une personne agissant au nom de la régie? Est-ce que c'est parce que
le libellé précédent ne nous permettait pas... ne permettait pas à la régie de
mettre en œuvre le paragraphe 4°?
M. Boulet : Je ne dirais pas
ça. Je pense que c'est une loi qui avait besoin d'être revampée, dans une
certaine mesure. Puis, il y a eu des comportements qui ont été
vraisemblablement constatés dans le passé. Et là on s'assure, en révisant cette
loi-là, de bien définir les comportements qui peuvent constituer de l'entrave
et d'être suffisamment précis. Parce qu'on le sait, en matière pénale, il faut
être le plus précis possible parce qu'il y a des impacts, il y a des
conséquences pécuniaires en termes d'amende. Ça fait que c'était dans cette
perspective-là, de clarté puis de précision des comportements qui peuvent
constituer une entrave. Et ça s'inspire, vraisemblablement aussi, de décisions
de jurisprudence qui viennent définir les paramètres du concept d'entrave.
Mme Cadet : OK. D'accord. Donc,
dans la jurisprudence, donc, dans la mise en application de l'article 194,
paragraphe 4°, ce type d'exemples là sont revenus.
M. Boulet : Oui, puis dans
d'autres lois, là. Je me souviens, quand on avait travaillé ces articles-là
dans d'autres lois, il y a des libellés de même nature aussi.
Mme Cadet : OK. Puis est-ce
qu'il y a eu des situations par le passé où certaines personnes, donc,
échappaient, là, à l'article... au paragraphe 4° parce que c'était trop large?
M. Boulet : Pouvaient
potentiellement, certainement.
Mme Cadet : Pouvaient potentiellement
échapper.
M. Boulet : Est-ce qu'il y a
eu des cas réels où on s'est dit : Si on avait écrit ça de telle manière,
c'eut été plus précis puis ça nous aurait permis, vraisemblablement, là? Mais
je ne peux pas confirmer.
Mme Cadet : OK. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Merci.
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Lecture de l'article 35, s'il vous plaît, M. le ministre.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président.
35. L'article 196.1.1 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«En cas d'une première récidive, les
montants minimums et maximums de l'amende sont portés au double; pour toute
récidive additionnelle, ils sont portés au triple.»
Commentaires. Bon, l'article prévoit que
quiconque contrevient au deuxième alinéa de 56 ou au paragraphe 5° de 194 est
passible d'une amende.
On ajoute un deuxième alinéa afin de
prévoir que les montants minimums et maximums soient portés au double pour une
première récidive et au triple pour toute récidive additionnelle. Bon, c'est
toujours l'iniquité découlant de la répétition avec le même montant d'amendes,
puis cette iniquité-là entre les contrevenants, selon la nature des
contraventions commises, donc les modifications sont pour prévoir une
augmentation des montants des amendes en cas de récidive, puis voilà, là. C'est
simplement ça.
On avait fait la même approche, <hein...
M. Boulet :
...des
montants des amendes en cas de récidive, puis voilà, là. C'est simplement ça.
On avait fait la même approche, >hein,
Madwa, si tu... collègue dans le projet de loi... dans la loi19,
le PL 51. C'est tout... C'est la même, même affaire.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? Oui, Mme la députée.
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, ici, donc, pour... puis'il y en a quelques-uns sur les amendes,
donc, ici, donc, à l'article 35, donc, on est... on cible les cas, donc,
de prête-noms, là, si je comprends bien. Parce que 194, paragraphe 5°, c'est :
«utilise... Commet une infraction quiconque utilise le nom d'une autre personne
qui possède une licence ou utilise le numéro de licence de cette personne afin
d'exécuter des travaux de construction». Et l'autre, c'est 56. Est-ce que c'est
la même chose au niveau des permis, 56?
M. Boulet : Oui, c'est
deuxième alinéa de 56.
• (16 h 20) •
Mme Cadet : Deuxième... Ah! OK.
Donc, «le titulaire d'une licence ne peut la céder.»
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Donc, c'est
celle-là, la deuxième.
M. Boulet : Exactement.
Mme Cadet : OK. C'est ça.
M. Boulet : Le deuxième
alinéa de 56, ou paragraphe, là, je me mêle un peu des fois.
Mme Cadet : Et là, ici, donc,
on... En fait, si on se demande, donc, les montants des amendes ne sont pas
modifiés, c'était déjà ce qui était prévu à 196.1.1.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : C'est vraiment...
Donc, c'est le... c'est le concept de récidive.
M. Boulet : Oui, d'une
première récidive et d'une récidive additionnelle.
Mme Cadet : OK. D'accord.
Puis, ici, est-ce que c'était par jour? Non, ça, c'est... c'était... Ça, c'est
juste les sanctions administratives pécuniaires, que c'est... bon, que le
manquement était comptabilisé par jour du manquement. Mais, ici, ce n'est pas
le cas.
M. Boulet : C'est le pénal. C'est
le Code de procédure pénale qui s'applique, là.
Mme Cadet : Oui. Puis, à ce
moment-là, donc, c'est... c'est donc les... les montants...
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : C'est vraiment
une amende pour l'infraction globale et non pas par jour.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions?
Mme Cadet : Ça va pour le...
pour le 35.
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 35 est adopté?
M. Boulet : C'est par jour
aussi, le pénal, si je me souviens bien, puis on me confirme, là. Mais, dans le
Code de procédure pénale, si tu commets une infraction, c'est pour chaque
journée où l'infraction se poursuit. C'est ce qui est prévu dans le Code de
procédure pénale.
Mme Cadet : C'est pour chaque
journée où l'infraction se poursuit. OK.
M. Boulet : C'est tout.
Mme Cadet : Merci. Merci de
la précision, M. le ministre.
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
je rapporte la mise aux voix. Est-ce que l'article 35 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, lecture de l'article 36, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, 36. Merci,
M. le Président.
L'article 197 de cette loi, modifié par
l'article 27 du chapitre 28 des lois de 2019, est de nouveau modifié :
1° par l'insertion, après l'article 37.1,
de «au premier alinéa de l'article 38,»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«En cas d'une première récidive, les
montants minimums et maximums de l'amende sont portés au double; pour toute
récidive additionnelle, ils sont portés au triple.»
Donc, c'est la même approche, là. Je ne
sais pas si vous souhaitiez que je fasse des commentaires.
Mme Cadet : Moi, ça me va. On
peut passer outre les commentaires.
M. Boulet : C'est la même,
même approche.
Le Président (M. Gagnon) : Vous
aviez terminé, M. le ministre?
Mme Cadet : Oui. Je ne sais
pas... Bien, en fait, est-ce que, dans vos commentaires...
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Je faisais la
même démarche. Parce qu'ici, donc, dans les commentaires que nous, on a, on ne
nous donne pas exactement la nature de l'infraction. Donc, c'est pour ça que c'est...
c'est surtout ça que...
M. Boulet : C'est surtout
entreprise de distribution, électricité, gaz, produits pétroliers qui doit
refuser d'alimenter une installation défectueuse ou qui présente un risque d'accident
et qui ne le fait pas. Puis l'amende est plus sévère à 197 qu'à 194. C'est le
cas qui est visé.
Mme Cadet : Bien, il y en a
plusieurs. Est-ce que ça, c'est... Ah! OK. Donc... Ah! le premier alinéa de 38.
M. Boulet : C'est 38, là.
Mme Cadet : OK. Puis
pourquoi? Parce que, 38, on ne l'a pas modifié. Donc, c'était tout simplement...
M. Boulet : Paragraphe 1°, tout
d'abord, paragraphe 1°, on ajoute le premier alinéa de l'article 38.
Mme Cadet : Oui, mais... Oui,
oui, je comprends, M. le ministre. L'article 38 de la Loi sur le bâtiment,
nous ne l'avons pas modifié dans le cadre de l'étude de ce projet de loi.
M. Boulet : Mais c'est
essentiellement pour introduire la récidive.
Mme Cadet : Ah! d'accord.
M. Boulet : La récidive
additionnelle, tout simplement.
Mme Cadet : Oui, je comprends
que le deuxième paragraphe, là, c'est pour introduire le concept de récidive.
Au premier paragraphe ici, donc, on ajoute ou...
M. Boulet : Au premier
alinéa.
Mme Cadet : Au premier alinéa,
merci. Au premier anonyme. Donc, avant, il n'y avait tout simplement pas <de...
Mme Cadet :
...premier
alinéa, merci. Au premier anonyme. Donc, avant, il n'y avait tout simplement
pas >de...
M. Boulet : C'est une
bonne question. C'était à 194, et on l'amène à 197 parce que l'amende est plus
sévère.
Mme Cadet : D'accord. Maintenant,
je comprends. Merci. Ça répond à ma question.
M. Boulet : C'est une
excellente question.
Mme Cadet : Parfait.
Le Président (M. Gagnon) : Mme
la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, est-ce que vous avez d'autres
interventions? Non. Excusez-moi, Bourassa-Sauvé, Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : OK. Non, je
pensais qu'il était là.
Le Président (M. Gagnon) :
Excusez-moi.
Mme Cadet : Mon Dieu! Je ne
l'avais pas vu.
Le Président (M. Gagnon) :
Est-ce que vous avez des interventions, Mme la députée?
Mme Cadet : Non, merci.
Le Président (M. Gagnon) :
Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise
aux voix. Est-ce que l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, s'il vous plaît, la lecture de l'article 37.
M. Boulet : Oui. Merci,
M. le Président. Les articles 197.1 et 197.2 de cette loi sont modifiés par
l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«En cas d'une première récidive, les
montants minimums et maximums de l'amende sont portés au double; pour toute
récidive additionnelle, ils sont portés au triple.»
Donc, commentaires. 197.1, quiconque
contrevient à l'un des articles 46 ou 48, relatifs, c'est à l'obligation d'être
titulaire d'une licence, est passible d'amende. 197.2, quiconque commet une
infraction relative à un prête-nom en matière de licence est passible d'une
amende.
37 propose d'ajouter un deuxième alinéa à
ces deux articles pour les montants minimums et maximums... soient portés au
double. Là, c'est le double et le triple pour la première récidive et la
récidive additionnelle. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon) : Intervention
de la part de la députée Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci,
M. le Président. Donc, on commence à comprendre le principe ici. Tout
simplement, juste, donc, réviser un peu les montants avec l'article 35,
parce qu'on était sur les prête-noms à 35, dans le cas donc une licence, et, 46
et 48, on semble être dans les mêmes concepts. J'essaie de retrouver est-ce qu'on
est... est-ce que les montants étaient différents à 35 et à 37.
M. Boulet : Ça n'a pas
changé.
Mme Cadet : Ah! il est
ici.
M. Boulet : C'est
simplement l'introduction de la récidive, la première et récidive
additionnelle.
Mme Cadet : Ah! OK. D'accord.
Donc, à... C'est ça. Donc, je revoyais, donc, le texte de 196.1.1.
M. Boulet : Oui. C'est
sans la licence ou sans la bonne sous-catégorie.
Mme Cadet : Donc, 56,
paragraphe... 56 et paragraphe 5° de 194, donc, sont analogues à
l'infraction qui se retrouve à 48, parce que, dans le fond, le paragraphe 2°,
c'est pour 48? C'est ça? Ah non! Je comprends. Non, c'est vraiment 46 ou 48.
Mais dans le cas, si la personne n'est pas titulaire d'une licence ou dans la
catégorie appropriée, c'est plus bas.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Et, si la
personne, donc, est dans un contexte de prête-nom, alors là, au paragraphe 2°,
ce sont les mêmes... les mêmes amendes que l'on retrouve à 196.1.1. C'était
cette question de concordance là que je me posais, là. C'est ce que les... Les
infractions avaient l'air à être de nature similaire. Et donc il me semblait
que les montants devaient être les mêmes, mais c'est le cas pour le paragraphe
2° de 197.1.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : Donc, ça me
convient.
Le Président (M. Gagnon) : ...Mme
la députée. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Lecture de l'article 38, s'il vous plaît, M. le ministre.
M. Boulet : C'est un
amendement, donc, à l'article 38, qui est déposé.
Le Président (M. Gagnon) : ...l'article
avant, M. le ministre.
M. Boulet : Je n'ai pas
la page.
Des voix : ...
M. Boulet : OK. Merci,
M. le Président.
38. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 197.2, du suivant :
«197.3. Quiconque, lors d'une demande de
permis ou à tout autre... ou à tout moment pendant la période de validité de
son permis, agit à titre de prête-nom, fait appel à un prête-nom ou a un
prête-nom parmi ses dirigeants est passible d'une amende de 6 427 $ à
32 128 $ dans le cas d'un individu et de 19 279 $ à 96 386 $
dans le cas d'une personne morale.
«En cas d'une première récidive, les
montants minimums et maximums de l'amende sont portés au double; pour toute
récidive additionnelle, ils sont portés au triple.»
Donc, je vais lire l'amendement, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon) : ...
M. Boulet : Remplacer,
dans le premier alinéa de l'article 197.3 de la Loi sur le bâtiment, proposé
par l'article 38 du projet de loi, «6 427 $ à 32 128 $ »
par «6 731 $ à 33 648 $ » et «19 279 $ à 96 386 $»
par «20 190 $ à 100 945 $».
Commentaires. Bon, ça modifie les montants
minimums et maximums des <amendes...
M. Boulet :
...20 190 $
à 100 945 $».
Commentaires. Bon, ça modifie les
montants minimums et maximums des >amendes pour une personne physique ou
morale qui agit à titre de prête-nom, fait appel à un prête-nom ou à un
prête-nom parmi ses dirigeants lors d'une demande de permis ou à tout moment pendant
la période de validité de son permis.
Les amendes proposées dans le projet de
loi lorsqu'une personne agit à titre de prête-nom lors d'une demande de permis
ou durant sa validité, bon, on a les montants.
Ces chiffres sont erronés et auraient dû être
identiques à ceux prévus pour l'amende concernant le fait de ne pas détenir un
permis. C'est 197 de la loi. Puis là j'ai les chiffres, là, mais c'est pour
s'assurer que les chiffres soient identiques. C'est la seule raison.
Une voix : ...
M. Boulet : On n'avait pas
tenu compte de l'indexation. C'est ce que... C'est pour ça qu'on a dû faire
l'amendement.
Mme Cadet : ...à avoir des
chiffres différents?
M. Boulet : Il y a toujours
une raison, hein?
• (16 h 30) •
Le Président (M. Gagnon) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'amendement?
Mme Cadet : Bien oui, c'est
ça, donc là je les revois, là. C'est conséquent avec la question que j'ai posée
à l'article précédent, là, sur le fait que les amendes devraient être les mêmes
pour des infractions similaires. Donc, ici, donc, on... ce qu'on prévoit à
197.3, qui est une amende, pour...
M. Boulet : C'est les mêmes
montants d'amendes, là...
Mme Cadet : Oui, c'est ça.
C'est les mêmes montants qu'à 197.1, alinéa un, là.
M. Boulet : ...prête-nom et
le fait de ne pas détenir un permis.
Mme Cadet : Exactement. S'il
n'est pas titulaire d'une licence ou de la...
M. Boulet : C'est ça.
Mme Cadet : ...ayant la
catégorie ou la sous-catégorie appropriée ou s'il utilise les services d'une
autre personne qui n'est pas titulaire d'une licence, donc c'est cette
infraction-là. Puis, pour le reste, on pourra techniquement faire le débat de
retour à 38. Donc, pour l'amendement, c'est tout.
Le Président (M. Gagnon) :
Parfait.
M. Boulet : Tout à fait.
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, on devra procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'amendement à l'article 38 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 38? Allez-y, Mme
la députée.
Mme Cadet : C'est ça. Donc,
ici, à 197.3, on ne fait pas référence, donc, à un autre... Ah! parce que ça,
c'est dans les commentaires. C'est l'article... On ne fait pas référence, donc,
à un autre article de la loi. Donc, on met l'obligation dans le texte même de
la disposition... de la disposition pénale.
Une voix : ...
Mme Cadet : Vous comprenez ma
question?
M. Boulet : Moi non plus, je
n'ai pas compris.
Mme Cadet : Je vais
recommencer ma question.
M. Boulet : Oh! non, il n'y a
pas de problème.
Mme Cadet : Oui. Ça fait que,
dans le fond, dans les autres textes, donc, les obligations sont prévues à
d'autres articles de la loi. Donc, par exemple, si on prend l'exemple de 197.1,
bien, on contrevient aux articles 46 ou 48, etc., alors qu'ici, donc, on
ne fait pas référence, donc, à un autre article de la loi, donc l'obligation
est prévue à même la disposition pénale ici, soit le fait... donc, lors d'une
demande de permis ou à tout moment pendant la période de validité de son
permis, le fait, donc, de ne pas... évidemment, de ne pas pouvoir, donc, agir à
titre de prête-nom ou de faire appel à un prête-nom parmi ses dirigeants.
Mais j'essaie de comprendre pourquoi
est-ce qu'on n'a pas référé, donc, aux articles qui prévoient cette
obligation-là. Vous comprenez ma question maintenant? Est-ce qu'elle est plus
claire?
M. Boulet : Je ne suis pas
sûr, là, mais peut-être quelqu'un l'a comprise.
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, on a copié
ce qu'on fait à 197.2 en matière de détention ou de licence, hein, plutôt que
de référer à un article. Donc, ils ont copié, ils ont fait la même affaire à
127.3, là, pour la détention des licences, hein, Audrey?
Une voix : ...
M. Boulet : 128.3.
Mme Cadet : Ah! OK. Juste un
instant.
M. Boulet : C'est la même...
la même méthode de rédaction.
Mme Cadet : À 128.3?
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, la même
méthode aussi que 197.2, qu'on ne modifie pas, finalement.
Mme Cadet : Ah! OK, le... Je
vais peut-être le regarder à 197.2. Ça va être plus...
M. Boulet : Oui. Qui est déjà
adopté, oui. Par souci de cohésion.
Mme Cadet : Ah! OK. Donc, le
197.2 qu'on avait... qui a été adopté précédemment.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK. Je comprends.
Parce que, dans le fond, ma question, ici... OK, à 197.2, c'est sur la licence,
et ici on est sur la demande de permis.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Donc, est-ce que
ça veut dire qu'il n'y avait pas de... il n'y avait rien qui était prévu puisque
c'est un nouveau texte qui est proposé...
16 h 30 (version révisée)
Mme Cadet : ...il n'y avait
rien qui était prévu, puisque c'est un nouveau texte qui est proposé, dans...
lors d'une demande de permis. Je reformule ma question. Donc, je comprends qu'à
197 prévu... qu'à 197.2 on avait déjà prévu que quiconque, lors d'une demande
de licence ou à tout moment pendant la période de validité de cette licence,
agit à titre de de prête-nom, fait appel à un prête-nom ou à un prête-nom parmi
ses dirigeants était passible d'une amende selon les montants établis, qui sont
les mêmes, là, qu'on revoit ici, et là je me demande... je me demande, en fait,
qu'est-ce qui se passait, donc, dans les cas, donc, de demandes de permis. Il n'y
avait pas de... il n'y avait pas d'amende qui était prévue?
M. Boulet : On l'a adopté ce
matin à...
Mme Cadet : Ah oui! C'est ça,
on l'a adopté ce matin, mais, avant ça, il n'était pas...
M. Boulet : Ah non! Avant...
Ah! je comprends, là, avant, il n'y en avait pas.
Mme Cadet : OK, il n'y en
avait pas. Donc, il n'y avait pas d'amende qui était prévue dans ces cas-là du
tout...
M. Boulet : Non, exact.
Mme Cadet : simplement dans le
cas d'une demande de licence?
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : OK. Donc,
effectivement, et là juste revoir ici... OK, à 197.2, on a fait la récidive ici...
Et là, si je fais... Je vais revoir le texte amendé. C'est quoi, le... Si je
compare à 197.2, pourquoi, ici, donc, il y a une distinction dans les montants
des amendes si c'est l'article le plus analogue à celui qu'on est en train d'adopter?
M. Boulet : On les corrige
avec l'amendement.
Mme Cadet : À l'amendement,
on a corrigé 197.3, mais 197.2...
M. Boulet : Ce que je viens
de lire, oui. Donc, c'est les mêmes montants, comme j'ai mentionné tout à l'heure,
avec 197.2.
Une voix : ...
M. Boulet : Bien, normalement,
oui. Oui, oui, c'est exactement la même affaire.
Mme Cadet : OK, OK, je le
vois. Non, ce n'est pas la même affaire.
M. Boulet : ...si tu fais du
travail sans permis.
Des voix : ...
Le Président (M. Gagnon) : On
pourrait peut-être suspendre?
M. Boulet : Non, mais, en
fait, c'est les mêmes... peut-être le dire plus fort, Audrey, là. Est-ce que je
peux permettre à Audrey de répondre, là?
Mme Cadet : Oui,
consentement.
M. Boulet : Vas-y, Audrey.
Le Président (M. Gagnon) : Le
nom et le titre, s'il vous plaît, juste pour consentement.
Mme Cadet : Oui, oui, il y a
consentement. Vous pouvez venir au micro.
Le Président (M. Gagnon) : Il
y a consentement. Pouvez-vous juste mentionner votre nom et votre titre, s'il
vous plaît?
Mme Marquette (Audrey) : Bonjour.
Audrey Marquette, légiste à la Régie du bâtiment du Québec.
Donc, l'amende pour le prête-nom en
matière de permis, on veut que ce soit la même que quelqu'un qui exercerait
sans permis. Ça fait que c'est ça, le montant qu'on a pris. En matière de
licence, à 197.2, le montant est plus élevé parce que le montant pour l'amende
de quelqu'un qui fait du travail sans permis est plus élevé, c'est vraiment notre
amende la plus lourde, là, parce que c'est des manquements plus graves.
M. Boulet : En termes de gravité,
oui.
Mme Cadet : Parce que la
licence, c'est vraiment, donc, ce qui permet à l'entrepreneur d'opérer.
Mme Marquette (Audrey) : C'est
ça.
Mme Cadet : Alors,
pouvez-vous expliquer, alors, donc, le permis... définir, en fait, le permis...
la distinction entre les deux?
Mme Marquette (Audrey) : Les
permis, c'est plus dans des domaines techniques, en matière des propriétaires
ou des exploitants d'installations de gaz, par exemple. Ce ne sont pas des
entrepreneurs. Ce sont des propriétaires ou exploitants.
Mme Cadet : D'accord. Donc, c'est
pour ça que...
Mme Marquette (Audrey) : Les
amendes sont un peu plus faibles.
Mme Cadet : ...d'où la
distinction entre 197.2 et 197.3 en matière de prête-noms. Donc, le prête-nom
en matière de licence est un manquement... est une infraction plus grave que le
prête-nom en matière de permis.
Mme Marquette (Audrey) : Exact,
mais il y a une cohérence avec le fait de travailler sans l'autorisation et l'amende
de prête-nom dans ces deux cas-là.
Mme Cadet : D'accord. Merci
beaucoup. Merci, Audrey.
M. Boulet : Merci, Audrey.
C'est gentil.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions?
Mme Cadet : Non, merci. Je
remercie madame...
M. Boulet : C'est gentil.
Le Président (M. Gagnon) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que <l'article 38 amendé est adopté...
Le Président (M. Gagnon) :
...s'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que >l'article 38 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, lecture de l'article 39, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. 39. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 201, des suivants :
«201.0.1. Dans toute poursuite pénale
relative à une infraction à la présente loi ou à ses règlements, la preuve
qu'elle a été commise par un agent, un mandataire ou un employé du défendeur
suffit à établir qu'elle a été commise par ce dernier, à moins que celui-ci n'établisse
qu'il a fait preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions
nécessaires pour en prévenir la perpétration.
«201.0.2. Lorsqu'une société ou une
personne morale, son agent, son mandataire ou son employé commet une infraction
à la présente loi ou à ses règlements, le dirigeant de la société ou de la
personne morale est présumé avoir commis lui-même cette infraction, à moins
qu'il n'établisse qu'il a fait preuve de diligence raisonnable en prenant
toutes les précautions nécessaires pour en prévenir la perpétration.
• (16 h 40) •
«Pour l'application du présent article,
les commanditaires d'une société ne sont pas considérés comme des dirigeants de
celle-ci.»
Commentaires : Donc, on insère deux
nouveaux articles afin de donner à la régie un pouvoir facilité et accru de
poursuivre dans certaines situations. Le point 1, ça prévoir que la preuve
qu'une infraction a été commise par un agent mandataire ou un employé, ça
suffit pour établir que celle-ci est une infraction, à moins une preuve de
défense, là, basée sur la diligence raisonnable. Le point 2, c'est le dirigeant
d'une entreprise présumé avoir commis l'infraction lui-même, permettant
d'intenter une poursuite pénale contre le dirigeant, puis, lui aussi, là, il
peut utiliser le moyen de défense de la diligence raisonnable et les
précautions nécessaires.
À titre d'exemple, je vais vous donner,
Madwa, peut-être une... Il est fréquent que des entreprises agissent
illégalement comme entrepreneurs, engagent des représentants, des agents ou des
mandataires externes afin de rendre difficile d'établir un lien entre ces
derniers — ils reçoivent les paiements des clients — et
l'entreprise sans licence effectuant les travaux. Avec cette disposition, il
sera possible de poursuivre plus facilement les entreprises qui utilisent de
telles manœuvres. Puis j'avais des dispositions analogues, là, notamment dans
la Loi sur les assureurs, puis il y a d'autres types de libellés, là, qui sont
similaires. Voilà, c'est essentiellement ce que ça vise.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. S'il n'y a pas d'autre intervention...
M. Boulet : Tout ça, ça se
rattache tout le temps à nos objectifs : qualification, sécurité du monde
puis qualité des travaux.
Le Président (M. Gagnon) : M.
le ministre travaille fort. Je pense vraiment qu'il veut un caramel.
Mme Cadet : Oui, c'est ça.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, l'article... la lecture de l'article 40, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, 40 :
L'article 201.1 de cette loi est modifié par la suppression de «visée aux
articles 194, 197, 198 ou 199».
Commentaire : Bon, ça prévoit que,
pour certaines infractions, on compte autant d'infractions distinctes que de
jours qu'elle a duré, dans le fond, la même affaire que c'était...
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Excellent. Donc,
l'article 40 propose de retirer l'énumération des infractions afin que le
principe prévu à 201.1 s'applique à toutes les infractions prévues par la loi.
Une voix : ...
M. Boulet : Tout à fait, oui,
c'est bien... c'est bien écrit ici.
Le Président (M. Gagnon) : Vous
avez terminé, M. le ministre?
M. Boulet : Oui. J'allais
dire la note additionnelle. C'est intéressant quand même. 201.1 de la loi, ça a
été sanctionné le 18 décembre 1991 puis il n'a pas été modifié depuis. Pas
de commentaire, Thomas.
Mme Cadet : ...
M. Boulet : Oui, je le sais, non,
mais depuis... non mais, par conséquent, il ne tient pas compte des nouvelles
infractions pénales ajoutées depuis ce moment-là. Donc, la modification
proposée est en harmonie avec l'article 155 du Code de procédure pénale, puis
ça, c'est <l'infraction par jour...
M. Boulet :
...en
harmonie avec l'article 155 du Code de procédure pénale, puis ça, c'est >l'infraction
par jour, là.
Mme Cadet : Oui, c'est ça.
M. Boulet : Je ne savais pas
l'article, là, mais c'est 155. Quand une infraction a duré plus d'un jour, on compte
autant d'infractions distinctes qu'il y a de jours ou de fractions de jour
aussi, là, qu'elle a duré. Ces infractions peuvent être décrites dans un seul
chef d'accusation. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Bourassa-Sauvé, des commentaires?
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, effectivement, donc, l'article, donc, 201.1, le nouveau texte
proposé répond à la question que je me posais un peu plus tôt. Donc, je suis
contente qu'on l'aborde. Donc, ça signifie, donc, pour toutes les infractions
qu'on vient d'énumérer, là, de 35 à 38, que les montants minimaux... les
montants minimaux et maximaux sont des montants par jour. C'est bien ça?
M. Boulet : ...
Mme Cadet : Parfait. C'est
bien... bien compris. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Il
n'y a pas d'autre intervention? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Nous sommes maintenant rendus à l'étude du sujet 10 : Autres corrections.
M. le ministre, veuillez faire la lecture de l'article 41, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. Cette loi est modifiée par le remplacement de «convicted» by... par
«found guilty» dans le texte anglais des dispositions suivantes :
1° les paragraphes 6°, 6.0.1°, 6.3°, 6.4°
et 8° du premier alinéa de l'article 60;
2° le paragraphe 2° du premier alinéa de
l'article 61;
3° le deuxième alinéa de l'article 67;
4° le paragraphe 7° du premier alinéa de
l'article 71;
5° l'article 196.2.
Donc, on modifie plusieurs dispositions
afin d'y corriger des coquilles, en fait, dans leur version anglaise. On en a
discuté, puis, autre bon point, collègue de Bourassa-Sauvé, c'est un problème
qu'on retrouve, d'ailleurs, dans plusieurs lois, et les traducteurs de
l'Assemblée nationale font un effort depuis plusieurs années pour venir, à
chaque fois que l'opportunité se crée, faire la correction, puis là j'ai
plusieurs exemples qui ont été faits dans d'autres lois, là, puis c'est les
mêmes concepts en anglais, donc une nécessité de traduction.
Mme Cadet : Voilà, merci
beaucoup. Merci, M. le ministre. Donc, M. le Président, donc, si on comprend...
bien, en fait, à chaque fois, là, ce n'est que «convicted» par «found guilty»,
là, donc, le même... les mêmes modifications qu'on a faites un peu plus tôt,
mais, plus tôt, puisqu'on ouvrait déjà l'article, on en a profité pour modifier
le texte en anglais à l'article précédent, mais c'est la même modification dont
on a discuté précédemment. Ça me convient.
Le Président (M. Gagnon) : Très
bien. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 41 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Nous sommes maintenant rendus à l'étude du sujet 11 : Loi constitutive. M.
le ministre, s'il vous plaît, faire la lecture de l'article 43, s'il vous
plaît.
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. Peut-être, d'entrée de jeu, réitérer que, là, la prochaine section, évidemment,
maintenant qu'on a une compréhension plus globale, c'est plus simple puis c'est
des lois constitutives, c'est des règlements, et c'est basé sur ce que nous
avons adopté depuis le premier article, là, l'article 2, là, qui amendait
l'article 16 de la loi.
Donc, je vais y aller avec 43, M. le
Président :
L'article 1 de la Loi sur les maîtres
électriciens est modifié :
1° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe c du paragraphe 7°, de «d'installation électrique, ou des
travaux de réfection, de modification ou de réparation» par «de construction»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
10°, de «d'installation, de réfection, de modification ou de réparation» par
«de construction»;
3° par le remplacement, dans le paragraphe
11°, de «d'installation, de réfection, de réparation ou de modification» par
«de construction».
Commentaire sommaire : Bon, c'est la
Loi sur les maîtres électriciens qui définit les mots et expressions. Le
paragraphe 7° définit l'expression «maître électricien» en vertu du
sous-paragraphe c, bon, signifie... définit la notion de compagnon. Je ne le
vois pas dans mes commentaires...
Une voix : ...
M. Boulet : OK, puis
l'énumération, collègue, ne comprenait pas «démolition» et «entretien», alors
que le concept de travaux de construction les inclut, d'où la pertinence de les
mettre ici.
Mme Cadet : Parfait. C'était
ma question.
Le Président (M. Gagnon) : Interventions?
Mme Cadet : Oui, bien, en
fait, le ministre, donc, vient de répondre, donc, à ma question ici de... donc,
c'était de savoir, donc, qu'est-ce que ça signifie, ces <travaux de
construction...
Mme Cadet :
...
à ma question ici de... donc, c'était de savoir, donc, qu'est-ce que ça
signifie, ces >travaux de construction. Donc, en fait, on comprend la...
En fait, il n'y a pas de définition de travaux de construction à la RBQ... à la
Loi sur le bâtiment.Oui, il y en a une?
M. Boulet : Oui, il y en a
une.
Mme Cadet : Il y en avait une
dans les définitions.
M. Boulet : À l'article 2,
là, si je me souviens bien, là...
Une voix : ...
M. Boulet : C'est 9, Madwa.
Mme Cadet : OK,
l'article 9, c'est ça, parce que je me souviens qu'il n'était pas à
l'article 2.Ah! OK, d'accord, parfait, à l'article 9 donc, je
le vois, mais ici, donc, article 9, affecté aux installations électriques
qui sont définies au même article, ici, au paragraphe 6°, là, «installations
électriques».
M. Boulet : Puis on a ajouté «entretien»
puis «démolition» tout simplement. C'est beaucoup de l'harmonisation ici.
• (16 h 50) •
Mme Cadet : Oui, ah oui, d'accord,
oui, «entretien», «démolition», qui sont à l'article 9, donc, pour travaux
de construction. Et là c'est beaucoup plus une question... c'est par curiosité.
Donc, la Loi sur les maîtres électriciens est toujours administrée par le
ministre du Travail et non pas par le ministre responsable de la Loi sur le
bâtiment.
M. Boulet : Non, c'est le
ministre du Travail, oui.
Mme Cadet : Ah! OK. Donc,
c'est appliqué indistinctement. Donc, même si c'est un autre ministre qui était
responsable de la RBQ, c'est quand même le ministre du Travail qui est
responsable de la Loi sur les maîtres électriciens.
M. Boulet : En fait, c'est
toujours la ministre du Travail, puis les maîtres électriciens puis les maîtres
mécaniciens en tuyauterie, ils ont deux lois distinctes, et c'est ces deux
corporations-là qui s'occupent de la qualification puis des... de la... du
respect, là, des normes puis... Donc, c'est de même nature, mais pour un métier
particulier.
Mme Cadet : D'accord,
d'accord, tout à fait. Donc, je comprends... je comprends bien...
M. Boulet : C'est pour ça que
c'est de l'harmonisation puis de la concordance.
Mme Cadet : Donc, la Loi sur
le bâtiment n'est pas nécessairement toujours mise en... juxtaposée au
ministre, donc, qui administre. Là, ce que je voyais, donc, le mot «ministre»
désigne le ministre du Travail. Donc, je me posais cette question. Merci, M. le
ministre.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions, Mme la députée?
Mme Cadet : Ça va.
Le Président (M. Gagnon) : Non?
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 43 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, la lecture de l'article 44, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 44. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 1,
du suivant :
«Pour l'application de la présente loi,
sont assimilés à des travaux de construction, les travaux de fondation,
d'érection, de rénovation, de réparation, d'entretien, de modification ou de
démolition.»
Commentaire : Donc, c'est... on
ajoute, là, afin d'assimiler à des travaux de construction, l'énumération qui y
apparaît, là, fondation, érection, rénovation et tout le reste, là.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Des commentaires?
M. Boulet : C'est
l'article 9 encore une fois, Madwa.
Mme Cadet : Oui, c'est ça, encore
une fois, j'avais anticipé l'article suivant tout simplement, M. le Président.
Donc, ça répond à la question que j'avais à l'article précédent ici.
Le Président (M. Gagnon) : Parfait.
Merci, Mme la députée de... Bourassa-Sauvé, pardon. S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 44 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, lecture de l'article 45, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 45. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 19,
du suivant :
«Nul ne contrevient à la présente loi en
exécutant ou en faisant exécuter des travaux de démolition d'une installation
électrique.»
Commentaire : Bon, c'est pour prévoir
que nul ne contrevient à cette loi en exécutant ou en faisant exécuter des
travaux de démolition d'une installation électrique.
Une voix : ...
M. Boulet : Non,
effectivement, ce n'est pas exclusif aux membres de la Corporation des maîtres
électriciens du Québec.
Mme Cadet : D'accord, parce
que j'essaie de... j'essaie de comprendre ce qu'on essaie de... Le législateur
ne parlant jamais pour ne rien dire, donc, quel est l'objectif ici de 19.1?
Est-ce qu'à 19... non, pardon, donc, à l'article 1...
M. Boulet : Donc,
actuellement, collègue, les travaux de démolition d'une installation électrique
ne sont pas de compétence exclusive des entrepreneurs en électricité. Les
titulaires de licence ayant le droit d'entreprendre des travaux de construction
de bâtiments, équipements ou installations ont également le droit, pour ces
mêmes ouvrages, d'exécuter ou de faire exécuter des travaux de démolition. Bon,
le titulaire d'une licence d'entrepreneur général a non seulement le droit de
construire les petits bâtiments, mais également le droit de les démolir. C'est
comme un corollaire. Le titulaire d'une licence d'entrepreneur spécialisé,
c'est la même... il peut... il a le droit de construire non seulement des
systèmes de circulation ou de distribution de <l'air, mais, également, a
le droit de les démolir...
M. Boulet :
...droit
de construire non seulement des systèmes de circulation ou de distribution de >l'air,
mais, également, a le droit de les démolir, puis j'ai plusieurs exemples, là,
mais... titulaire d'une licence d'entrepreneur, 2.7, là, des travaux
d'emplacement, il peut exécuter ou faire exécuter des travaux de démolition.
Dans ce contexte, le nouvel article fait en sorte que les travaux de démolition
d'une installation électrique peuvent être entrepris par une personne qui n'est
pas membre de la Corporation des maîtres électriciens.
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends.
M. Boulet : C'est nécessaire
afin que les titulaires de licence qui ont actuellement le droit d'exécuter ou
de faire exécuter des travaux de démolition puissent continuer leurs activités.
Mme Cadet : D'accord, OK. Je
pense que ce... Si je comprends bien, donc, la question que je me posais ici,
de l'utilité de 19.1, c'est que, bon, à l'article 1, on indique, au paragraphe
7°... alinéa un, paragraphe 7° : «"Maître électricien" signifie
toute personne qui, pour autrui, exécute ou fait exécuter des travaux de
construction d'installations électriques.» Donc, on définit «installations
électriques». On vient dire à 1.1 que les travaux de construction comprennent
des travaux de démolition, mais ici, à 19.1, ce qu'on précise, c'est que non
seulement le maître électricien est celui qui, pour autrui, exécute ou fait
exécuter ces travaux-là de démolition d'installations électriques, mais qu'une
personne qui n'est pas un maître électricien peut aussi exécuter ou faire
exécuter ces travaux.
M. Boulet : C'est très bien
dit, très clair.
Mme Cadet : OK. Donc, pour ne
pas qu'il y ait d'infraction, donc, en ce moment, donc, il avait compétence
exclusive pour les travaux de démolition?
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : En fait, là, vous
avez dit précédemment que les travaux de démolition n'étaient pas prévus.
M. Boulet : En fait, on vient
de l'ajouter, «démolition», dans les articles précédents, là.
Mme Cadet : Oui, c'est ça.
M. Boulet : C'est pour ça
qu'on le confirme ici, pour ne pas que ce soit limité aux maîtres électriciens.
Mme Cadet : Ah! OK, je
comprends, c'est ça, parce qu'avant ça... Donc, là, maintenant, c'est seulement
à partir de maintenant que les maîtres électriciens vont pouvoir faire aussi
les travaux de démolition parce qu'on vient de l'ajouter.
M. Boulet : Exact, exact.
Mme Cadet : OK, et donc on
vient... OK, je comprends, c'est tout simplement, donc, une précision, de dire :
On vient de l'ajouter, mais on a... ça ne... même si on l'ajoute, ça ne devient
pas une compétence exclusive, alors que les autres travaux de construction
d'installations... d'installations électriques, pardon, sont des... sont de compétence
exclusive des maîtres électriciens.
M. Boulet : En fait, comme je
l'ai dit, là, ce nouvel article là fait en sorte que les travaux de démolition
peuvent être entrepris par une personne qui n'est pas membre de la Corporation
des maîtres électriciens, puis l'article est nécessaire pour que les titulaires
de licences qui ont actuellement le droit d'exécuter puissent avoir le droit de
démolir aussi.
Mme Cadet : Oui, ça, je
comprends ça. Mon... en fait, ma question ici, c'est qu'en fait, donc, pour ce
qui...
M. Boulet : Puis c'est
identique, oui.
Mme Cadet : ...ce qui relève
déjà de l'article 1, donc, un maître électricien signifie toute personne qui, pour
autrui, exécute ou fait exécuter des travaux, maintenant, de construction
d'installations électriques. Donc, les autres travaux de construction, soit
ceux de fondation, d'érection, de rénovation, de réparation, d'entretien et de
modification, sont de compétence exclusive des maîtres électriciens.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : OK, d'accord, d'où
le fait, donc, de préciser «démolition» seulement.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK, maintenant...
maintenant, je suis satisfaite.
M. Boulet : Super. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : D'autres
interventions, Mme la députée de Bourassa-Sauvé? Non? Alors, s'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 45 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
Il y a un dépôt d'amendement, je crois?
M. Boulet : Oui, 45.1. Il n'y
a pas d'article existant. Donc, un amendement, 45.1. Insérer, après l'article
45 du projet de loi, le suivant :
45.1. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 21, des suivants :
«21.1. Dans toute poursuite pénale
relative à une infraction à la présente loi, la preuve qu'elle a été commise
par un agent, un mandataire ou un employé du défendeur suffit à établir qu'elle
a été commise par ce dernier, à moins que celui-ci n'établisse qu'il a fait
preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires
pour en prévenir la perpétration.
«21.2. Lorsqu'une société ou une personne
morale, son agent, son mandataire ou son employé commet une infraction à la
présente loi, le dirigeant de la société ou de la personne morale est présumé
avoir commis lui-même cette infraction, à moins qu'il n'établisse qu'il a fait
preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires
pour en prévenir la perpétration.
«Pour l'application du présent article,
les commanditaires d'une société ne sont pas considérés comme des dirigeants de
celle-ci.»
Commentaire : On ajoute à la Loi sur
les maîtres électriciens des dispositions, là, similaires à celles proposées
par l'article 39 que nous avons adopté. Ça va donner à la corporation,
évidemment, même affaire, le pouvoir facilité et accru de poursuivre au <pénal.
Bien, c'est la même affaire...
M. Boulet :
...évidemment,
même affaire, le pouvoir facilité et accru de poursuivre au >pénal.
Bien, c'est la même affaire. Tout le reste, ça, c'est exactement le même
libellé. C'est purement de l'harmonisation. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Cadet : Non, ça va, c'est
la même chose.
Le Président (M. Gagnon) : ...pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 35.1 est adopté?
M. Boulet : ...
Le Président (M. Gagnon) : 45.1,
vous avez raison, M. le ministre. 45.1 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Donc,
le nouvel article 45.1 est adopté. M. le ministre, lecture de
l'article 46, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 46. L'article 23 de cette loi est modifié par le remplacement
de «un an» et de «cinq ans» par, respectivement, «trois ans» et «sept ans».
Commentaire : Donc, c'est pour
modifier les délais de prescription applicables aux poursuites pénales pour la
sanction d'une infraction à une disposition de cette loi. Donc, les délais...
ça vise à permettre que les délais de prescription d'une poursuite pénale
soient identiques à ceux à l'article 212. Bon, on me réfère aussi à
certaines recommandations de la commission Charbonneau qui a... C'est ça, c'est
des délais plus longs maintenant. Donc, c'est purement une question
d'harmonisation avec les délais qui sont dans la Loi sur le bâtiment. Merci.
• (17 heures) •
Le Président (M. Gagnon) : Je
comprends bien. Mme la députée de Bourassa-Sauvé, oui.
Mme Cadet : Oui, merci. En
fait, le ministre, donc, je l'attendais parce que je me disais que, dans ses
commentaires additionnels, il allait répondre à mes questions. Donc, c'est
l'article 212 qui est le corollaire ici, un délai de trois ans...
M. Boulet : ...mentionné, oui,
c'est 212.
Mme Cadet : 212, oui, c'est
ça, vous l'avez mentionné dans les commentaires additionnels, M. le ministre. Ah!
OK, donc, le libellé, c'est formulé différemment, là, mais c'est la même... ce
sont les mêmes délais, là.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Et, depuis la
date de la connaissance par le poursuivant, donc c'est la même chose. Parfait. Merci.
Le Président (M. Gagnon) : Mme
la députée, merci. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 46 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Gagnon) : Adopté.
M. le ministre, la lecture de l'article 47, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. L'article 47. L'article 1 de la Loi sur les maîtres
électriciens en tuyauterie est modifié :
1° par le remplacement, dans le sous
paragraphe b du paragraphe 5°, de «d'installation, de réfection, de
modification ou de réparation» par «de construction»;
2° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du premier alinéa du paragraphe 6°, de
«l'installation d'un, de plusieurs ou de tous les systèmes suivants, savoir»
par «l'un, plusieurs ou tous les systèmes suivants»;
3° par la suppression, dans le
sous-paragraphe a du premier alinéa du paragraphe 6°, de «, dans toute bâtisse
ou construction»;
4° par la suppression, dans le
sous-paragraphe c du premier alinéa du paragraphe 6°, de «, dans toute bâtisse
ou construction,»;
5° par la suppression, dans le sous-paragraphe
e premier alinéa du paragraphe 6°, de «dans toute bâtisse ou construction»;
6° par la suppression du paragraphe 7°;
7° par le remplacement, dans le paragraphe
8°, de «d'installation, de réfection, de modification ou de réparation
d'installations de tuyauterie» par «de construction portant sur une
installation de tuyauterie»;
8° par le remplacement, dans le paragraphe
9°, de «d'installation, de réfection, de réparation ou de modification
d'installations de tuyauterie» par «de construction portant sur une
installation de tuyauterie».
Commentaire : Bon, l'article 1
définit des mots et des expressions, utilise différentes notions. Bon, c'est la
même affaire, là, que pour les maîtres électriciens, une personne qui, pour
autrui, exécute ou fait exécuter... On réfère... En fait, c'est des adaptations,
là, puis de l'harmonisation. Je ne vois pas autre chose.
Une voix : ...
M. Boulet : Je vais lire mes
notes additionnelles, collègue. Il y en a beaucoup. Donc, les modifications
proposées par les paragraphes 1°, 2°, 6°, 7° et 8° de l'article 47 du
projet de loi visent à harmoniser la Loi sur les maîtres mécaniciens en
tuyauterie avec la Loi sur le bâtiment. En effet, la loi M-4 utilise
actuellement les notions de travaux d'installation, réfection, modification ou
de réparation portant sur toute installation de tuyauterie. Cependant, cette
loi n'utilise pas la notion de travaux de construction utilisée dans la Loi sur
la bâtiment. Il est donc proposé de remplacer l'énumération de travaux prévus
par la loi M-4...
17 h (version révisée)
M. Boulet : ...utilisé dans la
loi sur le bâtiment. Il est donc proposé de remplacer l'énumération de travaux
prévus par la loi M-4. En fait, je vais me limiter aux impacts. Les
modifications comportent les impacts suivants : un, prévoir que les
travaux d'entretien d'une installation de tuyauterie sont assujettis à la loi M-4;
deux, prévoir que les travaux de démolition d'une installation électrique sont
assujettis à la loi M-4. Les autres, est-ce que c'est...
Des voix : ...
M. Boulet : ...on enlève la
bâtisse pour leur permettre de faire les travaux d'excavation à l'extérieur du
bâtiment.
Mme Cadet : ...c'était ça, mon
autre question.
M. Boulet : Je pense que c'est
les impacts, là, qui méritaient d'être identifiés. C'est tout.
Le Président (M. Gagnon) : C'est
tout? Est-ce qu'il y a des interventions, Mme la députée?
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, ici, merci, M. ministre, pour les commentaires additionnels,
qui ont déjà répondu à quelques questions, dont ceux, donc... Encore une fois,
donc, des travaux de construction, donc, on comprend que c'est le même principe
que celui que nous avons modifié à la Loi sur les maîtres électriciens.
Là, ici, je... bien, là j'ai regardé un...
Rapidement, là, peut-être que je me trompe, mais je comprends qu'on... qu'ici,
donc, les travaux de démolition demeureraient de compétence... de démolition,
donc, d'installation de tuyauterie, là, demeuraient de compétence exclusive des
maîtres... des maîtres en tuyauterie, c'est ça, des maîtres mécaniciens en
tuyauterie?
M. Boulet : Oui, c'est ma
compréhension. Est-ce que c'est juste?
Des voix : ...
M. Boulet : Donc, ce ne sera
pas exclusif en vertu de l'article précédent. Là, ça donne une perception d'exclusivité,
mais l'article suivant va prévoir que ça peut être fait par d'autres. L'article 48,
en fait, c'est la notion de travaux de construction par assimilation.
Mme Cadet : Oui, oui, c'est
ça. Non, c'est ça, ça, j'ai vu, c'est pour ça que je regardais, puis je m'avançais
un petit peu, là, mais je voyais qu'à 48, donc, on reprenait la définition de l'article 9
de la Loi sur le bâtiment, tel quel, pour rajouter «entretien» et «démolition».
Et je comprends, donc, qu'évidemment, donc, ici, donc, «réfection», j'imagine
que ça faisait référence à «rénovation», concept de rénovation, puis «installation»
faisait référence aux concepts de fondation et d'érection, donc, dans la
définition. Donc, les éléments qui n'étaient pas compris, c'était effectivement
«entretien» et «démolition». Ça, je le saisis.
Bien, c'est ça, donc, si on reprend le
même principe qu'on a fait, donc, à la loi précédente, là, celle sur les
maîtres électriciens, bon, en ce qui a trait aux travaux d'installation de
tuyauterie, le... on ajoute à la définition du maître... du maître mécanicien
en tuyauterie, la personne qui, pour autrui, exécute ou fait exécuter ses
travaux de construction portant sur toute installation de tuyauterie, donc de
démolition et d'entretien. Donc, ils deviennent assujettis. Mais là on... Et
ensuite, donc, on définit à la loi ce que signifient les travaux de
construction. Donc, ça, c'est clair. Mais puisqu'on n'ajoute pas, donc, un
article, comme on l'a fait à la loi précédente... C'est pour ça que ma
question, c'est : J'imagine que ça signifie que c'est de compétence
exclusive, parce que c'est ce que vous m'avez répondu pour les autres points
qui n'étaient pas prévus à 19.1 sur la Loi sur les maîtres électriciens.
M. Boulet : Ça, ça va être
dans le... un peu plus loin, à l'article 49, sur le champ d'application de
la loi M-4. Vous allez le voir, là...
Mme Cadet : OK. On va le voir
plus loin. Il est juste... Il est juste défini différemment.
M. Boulet : ...à 49.15, il
est modifié, puis on rajoute les travaux de démolition portant sur une
installation de tuyauterie.
Mme Cadet : D'accord. OK. Donc,
il va être défini différemment que... ce n'est pas... On n'aura pas un libellé
miroir ici. OK. Et là je vais peut-être juste revenir, parce que, là, une... C'est
parce qu'à la définition d'«installation de tuyauterie», donc, on enlève «l'installation
de» puis on dit : Une installation de tuyauterie, c'est tout simplement l'un
ou plusieurs de tous les systèmes suivants. Bien... donc, de saisir la nuance
ici, là, ce qu'on... ce qu'on cherche à corriger. Dans toute bâtisse ou
construction, c'est clair, vous l'avez dit, là, les travaux d'excavation, ça,
ça a répondu à ma question. Mais, pour ce qui est, donc, de la modification,
là, à la définition d'«installation de tuyauterie»... Puis peut-être en même
temps la suppression du paragraphe 7° sur les travaux d'installation de
tuyauterie, qu'on enlève comme... comme définition, est-ce que c'est parce qu'on
se dit... «travaux d'installation de tuyauterie», on l'englobe dans les travaux
de construction portant sur toute installation de tuyauterie, j'imagine?
M. Boulet : C'est ma
compréhension.
Mme Cadet : OK. Donc...
M. Boulet : C'est ma
compréhension, M. le Président. Oui.
Mme Cadet : Donc, ça, je
comprends bien. Alors, la suppression du paragraphe 7°, alors, <peut-être
juste...
Mme Cadet :
...ça,
je comprends bien. Alors, la suppression du paragraphe 7°, alors, >peut-être
juste... Alors donc, le paragraphe 6° sur la définition de l'installation de
tuyauterie... OK. Je pense que je comprends.
Le Président (M. Schneeberger) : ...est-ce
que vous avez...
Mme Cadet : Oui, oui. Bien,
je pense que... Ah! bonjour, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Bien
oui, je suis de retour! Bonjour à vous. Je suis de retour. Alors, est-ce que
vous avez d'autres questions sur... l'article 47, c'est bien ça?
Mme Cadet : Oui. Bien, je
pense qu'en le... en le relisant, je pense que j'ai compris. Donc, au
paragraphe 6°, essentiellement, donc, avant, donc, il y avait une redondance,
là, du terme «installation». Parce ce que l'installation de tuyauterie, c'est
tout simplement le système en tant que tel et non pas l'installation du
système. Donc, c'était une incongruité dans le libellé précédent.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : OK. D'accord.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Alors, est-ce que l'article 47 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 48.
• (17 h 10) •
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 48. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 1,
du suivant :
«1.1. Pour l'application de la
présente loi, sont assimilés à des travaux de construction les travaux de
fondation, d'érection, de rénovation, de réparation, d'entretien, de
modification ou de démolition.»
Commentaires : Donc, ça ajoute à...
bon, afin... C'est l'article d'assimilation, on assimile à des travaux de
construction l'énumération qui y apparaît. C'est tout, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, questions sur l'article 48? Non, aucune? Est-ce que l'article 48
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 49.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 49. L'article 15 de cette loi est modifié :
1° par la suppression du paragraphe b
du premier alinéa;
2° par le remplacement de la dernière
phrase du deuxième alinéa par ce qui suit : «Cependant, nul ne contrevient
à la présente loi en exécutant ou en faisant exécuter :
«a) des travaux de construction
portant sur une installation de tuyauterie visée aux sous-paragraphes b et e du
premier alinéa du paragraphe 6° de l'article 1 de la présente loi ou en
faisant à l'égard de tels travaux les actes décrits aux sous-paragraphes c, d
et e du paragraphe 5° de cet article;
«b) des travaux de construction
portant sur une installation de tuyauterie visée au sous-paragraphe c du
premier alinéa du paragraphe 6° de l'article 1 de la présente loi, lorsque
cette installation est située à l'extérieur d'un bâtiment et qu'elle n'y est
pas rattachée, ou lorsqu'elle est relative à un branchement d'eau général, à un
branchement d'égout ou à la partie du collecteur principal situé à l'extérieur
du bâtiment;
«c) des travaux de démolition portant
sur une installation en tuyauterie.»
Commentaires : Bon, en fait, ça
supprime le paragraphe b. En vertu de b, la loi M-4 ne s'applique pas sur
le territoire d'une municipalité locale dont la population ne dépasse pas
5 000 habitants, sauf si un égout public... sauf si un égout public
s'y trouve, ni sur un territoire non organisé.
Le paragraphe 2°, c'est... on remplace la
dernière phrase du deuxième alinéa de l'article 15, laquelle prévoit que
nul ne contrevient à la loi en exécutant certains types de travaux. La nouvelle
phrase proposée se divise en trois sous-paragraphes. Le sous-paragraphe a reprend
le texte actuel tout en y remplaçant la notion de travaux d'installation par
celle de travaux de construction. Puis les sous-paragraphes b et c sont
nouveaux.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui. Puis on
enlève l'exclusivité, comme je l'ai mentionné un peu plus tôt. Donc,
essentiellement, je pense que c'est assez clair, oui, tout à fait. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Questions sur l'article 49?
Mme Cadet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, tout simplement, donc, ici, donc, d'abord, la suppression du
paragraphe b, donc, essentiellement, la... bon, la présente loi, donc, va...
bien, va s'appliquer au territoire d'une municipalité locale dont la population
ne dépasse pas 5 000 habitants. J'essaie de comprendre comment cet
article-là était mis en œuvre, en fait, jusqu'à présent.
M. Boulet : C'est un très
vieil article, là.
Mme Cadet : C'est ça, hein?
M. Boulet : Comment c'était
mis en application?
Une voix : ...
M. Boulet : 1933.
Mme Cadet : Ah mon Dieu! Mais,
c'est ça, parce que je me posais, la question...
Une voix : ...
M. Boulet : Ça résume, hein?
Tu as compris, hein?
Mme Cadet : Oui,
essentiellement.
M. Boulet : Ça va s'appliquer
sur tout le territoire, à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment.
Mme Cadet : C'est ça. C'est
qu'essentiellement cette exception-là n'était plus requise depuis très, très,
très longtemps ici.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK. Et c'était
quoi, un territoire non organisé, dans les <années 30?
Des voix :
...
Mme Cadet :
OK. Et
c'était quoi, un territoire non organisé, dans les >années 30?
Des voix : ...
M. Boulet : ...MRC à
l'époque, là. Mais on dit «une municipalité locale», puis moi... Il y avait la Loi
sur les cités et villes, il y avait le Code municipal, puis là on réfère à une
municipalité locale, parce que ça ne dépasse pas 5 000 habitants. Puis,
contrairement à une ville, les municipalités locales, c'était plus petit, là.
Mme Cadet : ...essentiellement,
ils disaient... donc, ils n'avaient pas besoin de mettre «mécaniciens en
tuyauterie» pour aller sur ces territoires-là, par le passé. On comprend que
c'est désuet.
M. Boulet : Bien oui.
Mme Cadet : Ensuite, donc,
là... Merci. Donc, je comprends, donc, qu'on répond, avec le deuxième
paragraphe de l'article 49, au sous-paragraphe c, ça répond à ma question
précédente pour les travaux de démolition. Donc, c'est le seul élément, donc,
qui n'est pas de compétence exclusive, mais tout le reste va demeurer de compétence
exclusive, y compris les travaux d'entretien, qu'on vient d'ajouter. Le
sous-paragraphe a, ça reprend ce qui était déjà prévu à cet article article, à
l'article 15 de la loi. Le sous-paragraphe b, de son côté, je comprends
que lui, c'est une nouvelle... une nouvelle exception à l'exclusivité, là, de
la fonction de maître mécanicien en tuyauterie. C'est bien ça?
M. Boulet : Oui, oui.
Mme Cadet : Oui, b. C'est ça,
sous-paragraphe b.
M. Boulet : Oui. Tout à fait,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Autres
questions?
Mme Cadet : Je suis en train
de vérifier.
M. Boulet : Il y a 103,
collègue, territoires non organisés, là, de moins de 2 000 habitants
au Québec, au total.
Mme Cadet : Ah oui? OK. D'accord.
OK. C'est bon à savoir. Donc, ils seront de toute façon, maintenant,
assujettis...
M. Boulet : Malgré l'époque
des fusions puis... Oui.
Mme Cadet : OK. Donc, ils
seront quand même... tout de même assujettis à la loi. Donc, je ne sais pas si,
M. le ministre, vous aviez saisi ma question, la question suivante que je viens
de poser. Je peux la reposer. OK. Parfait.
M. Boulet : Oui, bien sûr, on
avait compris, je pense, puis on avait hoché de la tête, là, on avait dit oui.
Mme Cadet : Oui, oui. Bien,
parfait. En fait, ce que je disais, donc, dans le fond, donc, pour ce qui est,
donc, du paragraphe 2° de 49... Bon, c, c'est les travaux de démolition, j'en
ai parlé; a, ça reprend, dans son intégralité, le texte qui était déjà prévu à
l'article 15 de la loi; et b vise des nouveaux travaux qui eux, donc, ne
seraient plus de compétence exclusive des maîtres mécaniciens en tuyauterie. C'est
bien ça?
M. Boulet : Oui, tout à fait,
les excavateurs.
Mme Cadet : Et là les
travaux... c du premier alinéa au paragraphe 6°...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Cadet : Bien, ce sont
lesquels, ces travaux-là?
M. Boulet : Excavation.
Mme Cadet : C'est ceux
d'excavation?
M. Boulet : Oui, exact.
Mme Cadet : Donc, «les
systèmes de plomberie comprenant la tuyauterie et tous les accessoires utilisés
pour le drainage ou l'égouttement; pour l'arrière ventilation de siphons; pour
l'alimentation de l'eau chaude ou froide; pour l'alimentation du gaz.» C'est
celui-là?
Des voix : ...
M. Boulet : Qu'on n'a pas
besoin d'être membre de la corporation pour faire les travaux d'excavation et,
ma compréhension, les travaux que vous venez d'énumérer.
Mme Cadet : D'accord. OK.
Donc, ce sont véritablement à ceux-là qu'on fait référence... «Lorsque cette
installation est située à l'extérieur d'un bâtiment et qu'elle n'y est pas
rattachée, ou lorsqu'elle est relative à un branchement d'eau général, à un
branchement d'égout ou à la partie du collecteur principal.» OK. D'accord.
Donc, on vient préciser ces éléments-là. Et là... Et ça, c'est parce qu'on
vient d'ajouter les travaux d'excavation aux pouvoirs...
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : OK. On vient de
les rajouter... Ah! parce qu'on vient d'enlever «dans toute bâtisse ou
construction», c'est pour ça que ça devient, donc, une nouvelle... un nouveau
type, donc, de travail qui n'est pas de compétence exclusive.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : D'accord. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 49 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article n° 50...
M. Boulet : 49.1.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
vous aviez, M. le ministre, c'est vrai... on m'avait averti que vous aviez un
amendement 49.1. Allez-y.
M. Boulet : Qui est de même
nature. Merci, M. le <Président. 49.1...
Le Président (M. Schneeberger) :
...amendement 49.1. Allez-y.
M. Boulet :
Qui est
de même nature. Merci, M. le >Président. 49.1 Insérer, après l'article 49
du projet de loi, le suivant :
«49.1. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 20, des suivants :
«20.1. Dans toute poursuite pénale
relative à une infraction à la présente loi, la preuve qu'elle a été commise
par un agent, un mandataire ou un employé du défendeur suffit à établir qu'elle
a été commise par ce dernier, à moins que celui-ci n'établisse qu'il a fait
preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires
pour en prévenir la perpétration.
«20.2. Lorsqu'une société ou une
personne morale, son agent, son mandataire ou son employé commet une infraction
à la présente loi, le dirigeant de la société ou de la personne morale est
présumé avoir commis lui-même cette infraction, à moins qu'il n'établisse qu'il
a fait preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires
pour en prévenir la perpétration.
«Pour l'application du présent article,
les commanditaires d'une société ne sont pas considérés comme des dirigeants de
celle-ci.»
Commentaires : C'est exactement les
mêmes que j'ai faits précédemment et c'est un libellé identique. Merci, M. le
Président.
• (17 h 20) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Commentaires, députée de Bourassa-Sauvé?
Mme Cadet : Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 50 est adopté?
M. Boulet : 49.1.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
Excusez-moi. L'amendement qui introduit l'article 49.1 est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté?
Parfait. Là, nous en sommes à l'article 50. Bon!
M. Boulet : Merci, M. le
Président. 50. L'article 21.2 de cette loi est modifié par le remplacement
de «un an» et de «cinq ans» par, respectivement, «trois ans» et «sept ans».
Commentaires : Bien, c'est la même
affaire, là, c'est la modification des délais de prescription applicables aux
poursuites pénales.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 50?
Mme Cadet : Non, c'est le
même article.
Le Président (M. Schneeberger) : Non,
aucune? Est-ce que l'article 50 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 59.
Des voix : ...
M. Boulet : Avec votre permission,
on va prendre une suspension de quelques minutes, si ça vous va.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
pas de problème. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 21)
17 h 30 (version révisée)
(Reprise à 17 h 38
)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous voilà de retour, nous poursuivons avec l'article 59. M. le ministre.
M. Boulet : Oui, merci.
Peut-être repréciser ce que j'ai mentionné à ma collègue de Bourassa-Sauvé. En fait,
tous les articles qui suivent sont des suppressions de sous-catégories. C'est
des concordances et c'est des sous-catégories de licences qu'on appelle «jumelles»,
qui avaient été créées pour les travaux de plomberie et de chauffage non visés
par la Loi sur les maîtres mécaniciens en tuyauterie, spécifiquement pour les
municipalités de moins de 5 000 habitants sans égout public, puis les
travaux à l'extérieur d'un bâtiment. Et tenant compte de ce que nous avons
adopté, ce n'est plus nécessaire, puis c'est la raison pour laquelle de 59 à
58...
Une voix : ...
M. Boulet : ...Oui, sauf le
58 qu'on retire, effectivement. Alors, je vais y aller avec la lecture.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y.
M. Boulet : <
Merci...
M. Boulet :
...Oui,
sauf le 58 qu'on retire, effectivement. Alors, je vais y aller avec la
lecture.
Le Président (M. Schneeberger) :
Allez-y.
M. Boulet : >
Merci,
M. le Président.
59. L'annexe II de ce règlement est
modifiée :
1° par la suppression, dans le deuxième
alinéa de la sous-catégorie 15.1, de «et ceux compris dans la
sous-catégorie 15.1.1»;
2° par la suppression de la sous-catégorie 15.1.1;
3° dans la sous-catégorie 15.2 :
a) par la suppression du deuxième alinéa;
b) par le remplacement du troisième alinéa
par le suivant :
«Elle autorise également les travaux de
construction connexes.»;
4° par la suppression de la sous-catégorie 15.2.1;
5° dans la sous-catégorie 15.3 :
a) par la suppression du deuxième alinéa;
b) par le remplacement du troisième alinéa
par le suivant :
«Elle autorise également les travaux de
construction connexes.»;
6° par la suppression de la sous-catégorie 15.3.1;
7° par la suppression, dans le deuxième
alinéa de la sous-catégorie 15.4, de «et ceux compris dans la
sous-catégorie 15.4.1»;
8° par la suppression de la sous-catégorie 15.4.1;
9° dans la sous-catégorie 15.5 :
a) par la suppression, dans le premier
alinéa, de «dans toute bâtisse ou construction»;
b) par la suppression du deuxième alinéa;
c) par le remplacement du troisième alinéa
par le suivant :
«Elle autorise également les travaux de
construction connexes.»;
10° par la suppression de la
sous-catégorie 15.5.1;
11° dans les sous-catégories 15.9 et
15.10 :
a) par la suppression, dans le deuxième
alinéa, de «15.1.1,»;
b) par la suppression, dans le troisième
alinéa, de «ou 15.4.1 appropriée».
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article 59?
Mme Cadet : J'essaie donc de
saisir, pour... Dans le fond, c'est ça que je comprends ici, donc on a... on
parle, donc, des sous-catégories de licences de la catégorie des entrepreneurs
spécialisés. Donc, là, est-ce qu'on a besoin d'une sous-catégorie de licence?
Donc, je... juste... Je n'ai pas tout à fait saisi pourquoi est-ce qu'on enlève
la nécessité d'octroi d'une sous-catégorie de licence chaque fois qu'on parle d'un
type d'entrepreneur qui doit effectuer, donc, certains travaux qui ne sont pas
réservés exclusivement aux maîtres mécaniciens en tuyauterie, donc soit ceux en
systèmes de chauffage à air pulsé, ceux en systèmes de brûleurs au gaz naturel,
à l'huile...
M. Boulet : Il n'y en avait
pas beaucoup, hein? La volumétrie, là... Puis c'est des entrepreneurs qui sont
membres... non-membres de la corporation, collègue. Puis la volumétrie que j'ai
pour 15.1.1, chauffage à air pulsé, il y en a quatre; 15.2.1, brûleurs à gaz,
il y en a un...
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : ...15.3.1,
brûleurs à l'huile et 15.4.1, chauffage hydronique, il n'y en a aucun; 15.5.1,
plomberie, il y en a 104. C'est un total de 109 sur... Il y a 2848 membres
de la corporation, donc c'est un nombre extrêmement limité.
Mme Cadet : OK. Donc ça,
c'étaient des membres de la corporation qui avaient des sous-licences pour les
catégories énumérées qu'on enlève. On leur dit : Ils n'ont plus...
M. Boulet : Qui étaient non membres
de la corporation.
Mme Cadet : Qui étaient non membres
de la corporation.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Ah! OK, parce
dans le fond, l'annexe II, ça, on n'a pas vu le... ce qui précède, mais,
dans le fond, l'annexe II, ça, c'est les catégories de licences qui sont
nécessaires pour ceux qui sont non membres de la corporation pour effectuer ces
travaux-là.
M. Boulet : ...
Mme Cadet : OK. Et dans le
fond, on les enlève en raison de la volumétrie. On se dit : Bon, il n'y en
a pas beaucoup. Mais au-delà de ça, c'est parce qu'ils sont... Au-delà de la
volumétrie, c'est parce qu'on se dit : Ça ne vaut pas la peine?
M. Boulet : Bien oui, mais
c'est comme je mentionnais tout à l'heure, ce sera dorénavant des travaux qui
relèveront exclusivement des membres de la corporation.
Mme Cadet : Ah! d'accord. OK.
Ça, ce sont ceux qui reviennent.
M. Boulet : D'où la
pertinence d'éliminer les sous-catégories.
Mme Cadet : D'accord,
d'accord. OK. Parce que, là, ici, on parle vraiment, donc... puisque, de toute
façon, ils ne pourront pas obtenir de sous-catégories de licence, parce qu'ils
ne pourront pas faire ces travaux-là, parce qu'ils vont devenir des travaux
exclusifs.
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : OK, je comprends.
Les travaux de construction connexes, qu'est-ce que ça signifie exactement?
M. Boulet : Mais évidemment,
collègue, ils vont pouvoir devenir membres de la Corporation des maîtres
mécaniciens en tuyauterie.
Mme Cadet : Oui. Oui, bien
sûr. Oui, oui, parce que c'est des examens, etc., pour devenir membre de la
corporation. À ce moment-là, oui, bien sûr. Mais s'ils ne sont pas membres, ils
ne pourront plus obtenir la sous-catégorie de licence comme c'est le cas.
M. Boulet : Exact, il n'y en
aura plus.
Mme Cadet : Les travaux de
construction connexes, donc, ce n'est pas un nouveau concept, parce qu'on voit,
à 15.1, c'était déjà le cas, on dit : Il autorise des travaux de
construction connexes, la catégorie de licence. Donc, c'est tout simplement
une... C'est de la concordance, ici? Ah, non, ça l'était déjà. Ah! OK, bien, en
fait, ici, donc, je... pardon, je le vois. C'est tout simplement... On disait,
chaque fois: «Enfin, il autorise les travaux de construction connexes». Donc,
on enlève...
M. Boulet : C'est <tout...
Mme Cadet :
...«Enfin,
il autorise les travaux de construction connexes». Donc, on enlève...
M. Boulet :
C'est >tout
le temps le même...
Mme Cadet : On change «enfin»
pour «également». OK, c'était déjà permis.
M. Boulet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça va comme ça? Oui? Alors, est-ce que l'article 59 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 52.
M. Boulet : Donc, le reste,
c'est toute de la concordance. Je vais les lire quand même. Merci, M. le
Président.
52. L'article 56.1 du Règlement sur
la qualification professionnelle des entrepreneurs et des
constructeurs-propriétaires est modifié par le remplacement du premier alinéa
par le suivant :
«Le présent chapitre s'applique au
répondant en exécution de travaux de construction pour l'une des sous-catégories
de licence 1.1.1, 1.1.2, 1.2 ou 1.3 prévues à l'annexe I.»
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 52? Non? Aucune? Est-ce que l'article 52 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 53.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
L'article 56.3 de ce règlement est
abrogé.
56.3, vous vous souvenez, là, il y avait
des exemptions aux obligations de formation continue. Comme ce n'est plus
nécessaire, c'est abrogé, simplement. Merci. Concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Mme Cadet : Non, ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce que l'article 53 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 54.
M. Boulet : L'article 56.5
de ce règlement est modifié :
1° par la suppression du deuxième alinéa;
2° par la suppression, dans le troisième
alinéa, de «exigées en vertu du premier et du deuxième alinéa».
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 54? Non? Est-ce que l'article 54 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 55.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
55. L'article 56.6 de ce règlement
est modifié :
1° par la suppression, dans le premier
alinéa, de «Lorsque 16 heures de formation sont exigées,»;
2° par la suppression des deuxième et
troisième alinéas.
Donc, c'est tout le temps de la
concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 55? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Bien là, je le
vois dans les commentaires, parce que, là, ma question, c'était sur «lorsque
16 heures de formation sont exigées». Donc, vous dites qu'actuellement,
les heures de formation minimales exigées varient selon que le répondant est
soumis à 16 heures ou à 24 heures de formation continue.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Donc, ici, ce
n'est pas, donc, lorsqu'il y a minimum 16 heures de formation qui sont
exigées. En fait, on vient juste dire : «Le répondant doit effectuer au
moins huit heures de formation», peu importe, dans toutes les situations, là,
même... Parce qu'on... là, ici, on est dans le règlement, soit la qualification
professionnelle des entrepreneurs et constructeurs propriétaires. Mais vu que
dans la loi, on a créé des obligations de formation initiale, c'est la raison
pour laquelle on n'a plus besoin de ce boulet dans le règlement?
M. Boulet : C'est... oui,
c'est présenté comme ça. Effectivement.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Ça va?
Mme Cadet : Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 56.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président.
56. L'article 56.7 de ce règlement
est abrogé.
C'est la même affaire, là. Les 24 heures
de formation quand c'est exigé, le répondant doit effectuer le 8 heures de
formation pour les trois types de sous-catégories. C'est tout. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Questions? Est-ce que l'article 56 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 57.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
57. L'article 56.8 de ce règlement
est modifié par la suppression de la deuxième phrase.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Question
sur l'article 57? Députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Dans le fond, ici, donc, on dit : «La personne — donc
le répondant — la personne qui est répondant à l'exécution de travaux
de construction pour plus d'une sous-catégorie de licence répartit, au choix,
les 8 heures de formation liées à l'exécution des travaux de construction».
Donc, dans le fond, ici, c'est que c'est pour les sous-catégories de licence
visées à l'annexe I, donc c'est toujours...
M. Boulet : Qui ont été
supprimées. En fait, c'est les sous-catégories qui ont été supprimées.
Mme Cadet : OK. Alors, je ne
comprends pas, alors, le...
M. Boulet : Mais on <maintient...
M. Boulet :
...été
supprimées.
Mme Cadet :
OK.
Alors, je ne comprends pas, alors, le...
M. Boulet :
Mais on
>maintient pour le reste.
Une voix : ...
M. Boulet : C'est 56.8 :
«traite de la répartition des 8 heures de formation qu'un répondant doit
minimalement effectuer dans le domaine», pour les sous-catégories. Puis la
deuxième phrase réfère à 15.1.1, 15.2.1, 15.3.1, 15.4.1, mais comme ils ont
tous été supprimés, il fallait l'enlever.
Mme Cadet : OK, mais il y a
encore, donc, un minimum, donc, de 8 heures de formation continue...
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : ...pour les
sous-catégories de licence de l'annexe I, là, qu'on a vues tantôt.
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Cadet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 58?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
vous avez un amendement?
M. Boulet : On a amendement
qui est bien simple, là, M. le Président. L'article 58, on...
Une voix : ...
• (17 h 50) •
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Vous avez un amendement sur l'article 58, c'est ça?
M. Boulet : On va se
chicaner, nous autres, hein? L'article 58 : L'article 56.13 de
ce règlement est modifié par la suppression des deuxième et troisième alinéas.
Et l'amendement se lit comme suit :
Retirer l'article 58 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'article... l'amendement de
l'article 58?
Mme Cadet : ...des
commentaires.
M. Boulet : ...c'est des
vraies sous-catégories, donc que nous ne supprimons pas.
Mme Cadet : Et pourquoi
est-ce qu'on supprimait, initialement, à 58?
Une voix : ...
M. Boulet : C'était...
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : Simplement.
Mme Cadet : Simplement.
Le Président (M. Schneeberger) : Dans
le fond, votre amendement vient dire que vous n'amenez plus d'article 58.
M. Boulet : On corrige
l'erreur. On ne supprime pas les sous-catégories qui n'étaient pas dans les
jumelles.
Mme Cadet : Je comprends.
Donc, 56.13 reste tel quel.
M. Boulet : Exact.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
ça prend le... ça prend le consentement pour l'amendement. Oui?
Mme Cadet : Ah oui? OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
étant donné que c'est un amendement qui vient retirer un article. Alors...
Mme Cadet : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?
Parfait. Alors, est-ce que l'article... l'amendement de l'article 58 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Voilà. Alors, l'article 58, qui était 56.13, demeure. C'est bien ça?
M. Boulet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, là, nous avons terminé ce bloc. Nous allons sur le dernier bloc,
Dispositions transitoires et finales, en débutant par l'article 60. Oui,
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Donc, moi,
j'aimerais déposer un amendement à l'article 60.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous l'avez déjà déposé?
Mme Cadet : Non... Non. Non,
M. le Président. Donc, on va devoir suspendre, alors.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait,
alors...
Mme Cadet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : ...M.
le ministre, juste lire votre article...
M. Boulet : Oui, puis après
ça, on va... on va écouter...
Le Président (M. Schneeberger) : ...et
par la suite... C'est ça. Parfait.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
60. La Régie du bâtiment du Québec doit,
aux fins de la prise d'un premier règlement en application des troisième et
quatrième alinéas de l'article 16 et des paragraphes 1° et 1.1° de
l'article 185 de la Loi sur le bâtiment, tels que modifiés par,
respectivement, l'article 2 et le paragraphe 1° de l'article 33 de la
présente loi, publier un projet de règlement concernant les conditions et les
modalités applicables aux travaux de construction de certaines catégories de
bâtiments à la Gazette officielle du Québec conformément à l'article 8
de la Loi sur les règlements, au plus tard le... bien là, c'est de deux ans
celle de la sanction de la présente loi.
Donc, c'est une obligation — commentaire — pour
la régie de publier à la Gazette un premier règlement concernant la
production d'une attestation de conformité pour certaines catégories de
bâtiments dans les deux ans de la sanction du projet de loi. Merci. C'est tout,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
M. le ministre. Alors, à ce moment-ci, est-ce que vous êtes prêts à le déposer?
Mme Cadet : Oui...
Le Président (M. Schneeberger) : Non?
Mme Cadet : On va devoir...
on va devoir suspendre.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons suspendre quelques instants, le temps qu'on ait... qu'on
puisse le déposer aux greffes. Alors, nous suspendons.
(Suspension de la séance à 17 h 53)
18 h (version révisée)
(Reprise à 18 h 12)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, suite à la lecture de l'article 60, la
députée de Bourassa-Sauvé a un amendement sur l'article 60. Alors, je vous
laisse lire votre amendement.
Mme Cadet : Oui. Merci
beaucoup, M. le Président. Donc, effectivement, donc, comme je l'ai mentionné
avant la suspension, donc, j'ai un amendement à l'article 60. Donc, l'amendement,
donc, irait comme suit, donc : Remplacer «deux ans» par «18 mois».
L'article modifié se lirait comme suit :
Article 60 : La Régie du bâtiment du Québec doit, aux fins de la
prise d'un premier règlement en application des troisième et quatrième alinéas
de l'article 16 et des paragraphes 1° et 1.1° de l'article 185
de la Loi sur le bâtiment, tels que modifiés par, respectivement, l'article 2
et le paragraphe 1° de l'article 33 de la présente loi, un projet de
règlement concernant les conditions et les modalités applicables aux travaux de
construction de certaines catégories de bâtiments à la — oui —
à la Gazette officielle du Québec conformément à l'article 8 de la
Loi sur les règlements (chapitre R-18.1), au plus tard (indiquer ici la
date qui suit de 18 mois celle de la sanction de la présente loi).
Donc, c'était... c'était ma crainte. Je voulais
juste m'assurer...
(Consultation)
M. Boulet : Juste avant... un
projet de règlement...
Mme Cadet : Je me suis
arrêtée dans ma lecture parce que là ça ne fonctionnait pas.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui, bien, j'ai
vu que tu avais hésité, là, puis...
Le Président (M. Schneeberger) : Voulez-vous
qu'on suspende pour corriger, là, le temps qu'on corrige ou ça peut...
Mme Cadet : Bien, est-ce
qu'on a besoin de suspendre <pour corriger...
M. Boulet :
...bien,
j'ai vu que tu avais hésité, là, puis...
Le Président (M. Schneeberger) :
Voulez-vous qu'on suspende pour corriger, là, le temps qu'on corrige
ou ça peut...
Mme Cadet :
Bien,
est-ce qu'on a besoin de suspendre >pour corriger?
Le Président (M. Schneeberger) : Non,
je vous le demande. Aucune obligation. Si on est capable de le faire à
l'instant...
Mme Cadet : Oui, bien, c'est
ça, sur la forme... et là va pouvoir, donc, resoumettre, donc.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Peut-être nous expliquer pour quelle raison, l'amendement.
Mme Cadet : Oui, exactement.
Donc, je vais continuer la discussion, M. le Président, puis...
M. Boulet : Ce n'est
peut-être pas nécessaire non plus, là. Est-ce que vous aimez mieux... maître,
qu'on le laisse comme ça ou...
Une voix : C'est correct comme
ça?
M. Boulet : C'est correct
comme ça, Madwa.
Mme Cadet : OK.
M. Boulet : Oui, parce qu'on
le relie à en haut, là.
Mme Cadet : Je ne suis pas
sûre...
M. Boulet : Oui. Moi,
j'aurais aimé ça l'avoir, mais vous, vous dites : Il n'y a aucune
différence.
Mme Cadet : Non, il y en a
une.
Une voix : ...
M. Boulet : OK. Ça fait qu'on
ne le mettra pas.
Mme Cadet : Ah! OK. D'accord.
M. Boulet : C'est parfait
comme ça, Madwa. Ça fait qu'on peut argumenter...
Mme Cadet : Ah! OK, parce
que, dans le fond, la... législative, c'est en haut, et l'article modifié se
lirait comme suit, on n'a pas besoin de le modifier à cause de ça. OK, je
comprends. OK, merci.
Parfait. Donc, je reprends... je reprends
donc le momentum, donc, sur le motif ici, donc, de l'amendement que je dépose
ici à l'article 60. Donc, M. le Président, vous m'avez entendue à quelques
reprises en faire état, donc, notamment, donc, lors de mes remarques
préliminaires, donc au début de l'étude détaillée du projet de loi.
Précédemment, donc, lors de l'adoption du principe du projet de loi également,
c'est, en fait, donc, à ce moment-là que j'ai vraiment pris le temps en
Chambre, au salon rouge, donc, de mentionner à quel point, et c'était
d'ailleurs mon premier point lors de l'adoption du principe à quel point, donc,
ce qu'on retrouvait, donc, à l'article 60, comme délai pour la publication
d'un projet... d'un premier projet de règlement, nous apparaissait comme un
délai trop grand.
Plusieurs groupes nous en ont... en fait, ils
en ont fait état. Ce sont, donc, des observations qui nous ont été formulées
par les parties prenantes. Notamment le RGCQ, donc, nous disait, dans son
mémoire : «Le délai de deux ans, accordé à la Régie du bâtiment du Québec
pour mettre en place des mesures concrètes est beaucoup trop long», notamment
parce que, d'ici ce temps-là, bien évidemment, il va continuer, donc, d'avoir,
donc, la construction de différentes habitations. On le sait, on est en pleine
crise du logement, donc c'est certain qu'on va devoir poursuivre, donc, la
construction de différentes habitations. Donc, tous ces bâtiments-là, donc, ne
seront pas, donc, assujettis pendant, donc, le délai, donc, faisant entrer en
vigueur, donc, le... donc, un premier, donc, projet de règlement, les
obligations, donc, d'inspection, donc, obligatoires, donc, tout ce qu'on
retrouve, donc, à l'article 2 du projet de loi, ici, donc, qui modifiait,
donc, l'article 16 et le 33, qui est surtout un article de concordance.
Donc, à cet effet, M. le Président, donc,
comme vous m'avez entendu le lire, ce qu'on propose, donc, pour arriver à ce
que, bon, on laisse quand même une certaine marge de manœuvre... Mais, vous le
savez, ce sont quand même des discussions qui ont cours depuis longtemps. C'est
pour ça qu'on est arrivé à un certain consensus avec ce projet de loi là, parce
que les groupes sont déjà consultés. D'ailleurs, le ministre l'a confirmé à
quelques reprises, une fois, donc, lors des consultations particulières, en
réponse à un groupe, et, une autre fois, lors d'une question que j'ai posée ici
lors de l'étude détaillée du projet de loi. Donc, étant donné, donc, ces
consultations qui sont en cours depuis fort longtemps, il n'y a... selon nous,
il est important, donc, de raccourcir, donc, ce délai de deux ans, d'ici la
publication d'un projet de règlement, afin de nous assurer qu'il y ait une
adoption, là, véritablement, donc, d'un règlement, donc de... l'application,
donc, d'un décret, par exemple, dans ce délai de deux ans là.
Ça va nous assurer que la Régie du
bâtiment puisse poursuivre, donc, ses consultations avec les parties prenantes
très rapidement, et que, plutôt que de publier un projet de règlement d'ici
deux ans, bien, de publier ce premier projet de règlement d'ici 18 mois. Puis
j'insiste sur premier, parce qu'évidemment il va y en avoir plusieurs. Donc, il
faut, donc, nous assurer... donc, les différents... bon, les habitations, par
exemple, les types d'habitations qui ne sont pas couvertes, on pense aux
copropriétés, donc, de plus de quatre étages, donc, qu'elles soient bien
couvertes par un premier projet de règlement. Donc, sachant qu'il y en aura
quelques-uns consécutifs, au moins que ce premier-là, il soit publié dans un
délai, donc, de 18 mois.
Donc, j'ai d'autres exemples, donc, M. le
Président. Donc, ça se voit, là, donc, par exemple, donc, dans un de mes autres
dossiers, donc, cette année même, donc, il y a un règlement qui a été... un
projet de règlement qui a été publié à la Gazette officielle, le
10 janvier 2024... le décret, donc, à cet égard, n'a été qu'édicté que le
16 juin 2024. Donc, ça vous dit que, même si, donc, il y a un délai, donc,
de consultation d'un minimum de 45 jours, que ces délais peuvent
s'étendre, donc, sur une période de temps <un peu plus longue...
Mme Cadet :
...le
16 juin 2024. Donc, ça vous dit que, même si, donc, il y a un délai, donc,
de consultation d'un minimum de 45 jours, que ces délais peuvent
s'étendre, donc, sur une période de temps >un peu plus longue. Donc,
c'est ce qui sous-tend la proposition de cet amendement, M. le Président.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement proposé?
M. Boulet : M. le Président,
moi, ce que je trouve particulièrement intéressant de ce projet d'amendement,
c'est qu'il est intimement lié aux objectifs de ce projet de loi là. On vise à
améliorer la qualité de la construction, la qualification des entrepreneurs, à
rassurer la population québécoise. Et ça passe par des inspections obligatoires
à des étapes charnières. Ça passe par la compatibilité de ces étapes-là à un
plan de surveillance et une attestation de conformité avant que chaque citoyen
ou citoyenne du Québec puisse entrer dans une habitation.
• (18 h 20) •
Puis le projet d'amendement, ce qu'il fait
comme message, c'est : Il faut que ce soit fait avec diligence, et c'est ce
à quoi on ne peut faire autrement qu'adhérer, parce que les problématiques
qu'on a vécues, que ça réfère à des vices de conception, ou des vices de
construction, ou des non-conformités, c'est urgent. Il faut agir dans les
meilleurs délais possible, parce que c'est simple de le dire, mais derrière
chaque dommage, il y a des drames qui touchent des êtres humains. Et il faut
s'améliorer, au Québec, puis il faut le faire dans l'ordre, dans la rigueur,
dans le respect des parties prenantes, mais dans un délai, comme vous la
mentionniez, qui fait suite quand même à des consultations qui sont amorcées
depuis un certain temps. Et je sais que l'Ordre des ingénieurs puis l'APCHQ...
il y a des groupes qui demandaient que ce soit dans les meilleurs délais
possible.
Alors, moi, je veux simplement vous dire
bravo, puis nous sommes d'accord avec cet amendement.
Mme Cadet : Merci beaucoup,
M. le ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'amendement proposé par la députée de Bourassa-Sauvé est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, maintenant, nous revenons à l'article 60 tel qu'amendé. Questions
sur l'article 60? Non.
Mme Cadet : Bien,
peut-être...
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Oui.
Mme Cadet : ...alors, quel
est le premier projet de règlement, à ce moment-là, qui sera publié dans la Gazette
officielle?
M. Boulet : Bien, je l'ai
expliqué souvent, c'est tous les bâtiments qui servent à l'habitation, qui ne
sont pas concernés par le plan de garantie qui s'applique aux résidences, là,
celles qui ne sont pas visées par Garantie de construction résidentielle. Et
c'est fondamentalement ce qui doit faire l'objet du premier règlement qui va
être adopté, là, pour s'assurer que les tenants et aboutissants de l'article 16
de la Loi sur le bâtiment soient respectés, puis qu'on aille de l'avant avec
des inspections, de la surveillance, de la conformité, sans négliger les plans
et devis.
Mme Cadet : Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 60, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Vous avez un amendement, M. le ministre, à proposer.
M. Boulet : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : On
m'a dit ça, 60.1, c'est ça?
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
faites-en la lecture.
M. Boulet : Merci, M. le
Président. Insérer, après l'article 60 du projet de loi, le suivant :
60.1. Aucune sanction administrative
pécuniaire ne peut être imposée en application du chapitre VI.1 de la Loi
sur le bâtiment, édicté par l'article 29 de la présente loi, avant la date
à laquelle la Régie du bâtiment du Québec rend public le premier cadre général
d'application des sanctions administratives pécuniaires conformément à
l'article 159.1 de la Loi sur le bâtiment, édicté par cet article 29.
Commentaire. Donc, on ajoute 60.1. C'est,
évidemment, dans les dispositions transitoires et finales. Et je partage cet
amendement-là avec ma collègue de Bourassa-Sauvé. On en a discuté, puis c'était
une préoccupation de ma collègue de Bourassa-Sauvé que le régime de sanctions
administratives pécuniaires ne soit pas effectif avant que le cadre général
d'application soit en place et qu'il soit rendu public. Et donc cet amendement
vise à répondre à cette préoccupation conjointe de ma collègue de
Bourassa-Sauvé et la mienne ou la nôtre. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci. Alors, ça va? Questions, commentaires?
Mme Cadet : Oui. J'accepte la
coparentalité de cet amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. La famille commence à être grande.
Mme Cadet : Beaucoup
d'enfants, hein?
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 60.1, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors là, nous en sommes <à l'article 61...
Mme Cadet :
...beaucoup
d'enfants, hein?
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, est-ce que l'article 60.1, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors là, nous en sommes >à l'article 61.
M. Boulet : Oui, donc, ça...
là, ça achève vraiment, là : 61. Le Règlement sur la signature de certains
actes, documents ou écrits de la Régie du bâtiment du Québec continue de s'appliquer
jusqu'à ce qu'il en soit déterminé autrement par la Régie en vertu du premier
alinéa de l'article 141 de la Loi sur le bâtiment, tel que modifié par
l'article 26 de la présente loi.
Commentaire. Donc, c'est le règlement, là,
sur la signature des actes, documents écrits, donc, que ça continue de
s'appliquer jusqu'à ce qu'il en soit déterminé autrement par la régie.
Il y a un amendement, c'est vrai, je
l'avais oublié. Amendement...
Le Président (M. Schneeberger) : ...l'article
61? Parfait.
M. Boulet : Oui. À l'article 61
du projet de loi :
1° insérer, après «141», «et de
l'article 142»;
2° remplacer «tel que modifié par
l'article 26» par «tels que modifiés par les articles 26 et 26.1».
Donc, c'est de la concordance avec l'amendement,
là, concernant l'article 142 de la loi. C'est tout. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'amendement de l'article 61 est adopté? Adopté. À ce
moment-là, est-ce que l'article 61, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 62.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
62. Le titulaire d'une licence comportant
une sous-catégorie visée aux paragraphes 2°, 4°, 6°, 8° ou 10° de
l'article 59 est exempté de l'obligation de détenir l'une ou l'autre des
sous-catégories équivalentes 15.1, 15.2, 15.3, 15.4 ou 15.5, prévues à l'annexe II
du Règlement sur la qualification professionnelle des entrepreneurs et des
constructeurs propriétaires jusqu'à ce qu'il obtienne l'une ou l'autre de ces
sous-catégories équivalentes ou jusqu'au (indiquer ici la date qui suit de 150 jours
celle de la sanction de la présente loi), selon la première échéance.»
Voilà. Et le délai, si vous le souhaitez,
là, il tient compte de trois éléments. Les titulaires des sous-catégories
supprimées devront être informés par la régie de la perte de leurs
sous-catégories, puis, évidemment, ça ne peut pas être fait avant la sanction
du projet de loi. Par la suite, ils vont devoir décider eux-mêmes s'ils
désirent poursuivre leurs activités. Et, troisième élément, c'est : Les
titulaires des sous-catégories supprimées qui veulent poursuivre devront
présenter une demande de licence à la CMMTQ, et la présentation d'une demande
comme ça, bien, ça requiert du temps de préparation par ceux qui le veulent, et
du temps d'analyse par la CMMTQ. C'est tout. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 62? Aucune. Est-ce que l'article 62 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 63.
M. Boulet : Merci, M. le
Président.
63. Le titulaire d'une licence comportant
une sous-catégorie visée aux paragraphes 2°, 4°, 6°, 8° ou 10° de
l'article 59 et qui en demande la modification pour y ajouter l'une ou
l'autre des sous-catégories 15.1, 15.2, 15.3, 15.4 ou 15.5, prévues à
l'annexe II du Règlement sur la qualification professionnelle des
entrepreneurs et des constructeurs propriétaires, est exempté de payer les
frais prévus au sous-paragraphe b du paragraphe 4° de l'article 53
de ce règlement et les frais d'admission prévus à l'article 13 du
Règlement sur l'admission et la discipline des membres de la Corporation des
maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec, s'il présente une demande au plus
tard le (indiquer ici la date qui suit de 150 jours celle de la sanction
de la présente loi) et si les connaissances ou l'expérience du répondant qui
sera responsable de l'exécution de travaux de construction pour les
sous-catégories dont l'ajout est demandé ont été reconnues par la Régie.
Une licence qui comportait l'une ou
l'autre des sous-catégories visées aux paragraphes 2°, 4°, 6°, 8° ou 10°
de l'article 59 cesse d'avoir effet pour ces sous-catégories lors de
l'entrée en vigueur de cet article.
Lorsqu'une licence devient caduque pour le
motif qu'elle ne comporte aucune autre sous-catégorie que celles visées au
deuxième alinéa, la Régie du bâtiment du Québec rembourse à celui qui en était
titulaire les droits payés pour cette licence, au prorata du nombre de mois
entiers compris entre le (indiquer ici la date qui suit de 150 jours celle
de la sanction de la présente loi) et la date à laquelle de tels droits
auraient été exigibles pour son maintien.
Donc, dans les notes additionnelles, c'est
l'inventaire des frais dont le titulaire va être exempté, là, en vertu du
premier alinéa de 63, là, qui... demande de modification de licence, frais
d'admission, demande, mission, demande d'évaluation de compétences, ajout d'une
sous-catégorie. Voilà, en gros, c'est ça. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Parfait. Est-ce qu'il y a des questions? <Non. Ça va...
M. Boulet :
...mission,
demande d'évaluation de compétences, ajout d'une sous-catégorie. Voilà, en
gros, c'est ça. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Parfait. Est-ce qu'il y a des questions? >Non. Ça va.
Alors, est-ce que l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Et l'article 64.
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. 64. Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur (indiquer
ici la date de la sanction de la présente loi), à l'exception de celles des
articles 1 à 3, du paragraphe 1° de l'article 6, des articles 8,
14 et 17, du paragraphe 3° de l'article 18, de l'article 21, des
paragraphes 1° et 3° de l'article 23, des articles 30 et 31, des
paragraphes 1° et 2° de l'article 33, du paragraphe 2° de
l'article 34, en ce qu'il fait référence aux deuxième et troisième alinéas
de l'article 16 de la Loi sur le bâtiment, et des articles 38 et 42,
qui entrent en vigueur à la date ou aux dates fixées par le gouvernement.
Et il y avait un amendement.
• (18 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, on l'a au greffe. Alors, vous pouvez le lire, s'il vous plaît.
M. Boulet : Il fallait
ajouter l'article 38, là. Mais, merci, M. le Président. Donc,
article 64 : Remplacer, à l'article 64 du projet de loi, «des
articles 38 et» par «l'article». Donc, c'est simplement ça.
Est-ce que... Je peux y aller rapidement,
là, mais, en fait, j'ai toutes les correspondances avec les articles, là, tu
sais, les obligations d'inspection à, au moins, trois étapes charnières, c'est
les articles 2, 3, 21, 33, paragraphe 1°, paragraphe 2°, 34, 42;
l'obligation de réussite des programmes de formation, c'est 6,
paragraphe 1°, 33, paragraphe 2°; registre des titulaires de licence,
c'est 8, 17, paragraphe 3° de l'article 33; 33, paragraphe 9°; introduction
de la médiation, 14, paragraphe 3° de l'article 18, 30, 31, paragraphe 6°
de 33; exigences additionnelles pour les demandeurs aux titulaires de permis
d'installation, c'est 23, les paragraphes 1° et 3°; puis
l'article 38; formation continue des inspecteurs, c'est 33, 7 et 8. Mais
j'imagine, là, que je suis redondant, là, et je m'excuse. Merci. C'est complet.
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Parfait. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Cadet : Pas sur
l'amendement. Non.
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Parfait. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous revenons à l'article 64, tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
questions?
Mme Cadet : OK. Donc, ici,
donc, on fait référence, donc, aux articles de la loi et non pas du projet de
loi, hein?
M. Boulet : Oui. Exact.
Mme Cadet : OK. Et il y a,
dans le fond, toutes celles qui sont référées, donc, sont... bon, évidemment, à
l'article 16, deuxième, troisième alinéas de l'article 16, on vient
d'en parler à 60.
M. Boulet : En fait, c'est
tout ce qui est dans la loi. Et ce qui n'est pas ici, c'est... ça entre en
vigueur par voie réglementaire.
Mme Cadet : Par voie
réglementaire. OK. C'est ça. C'était, c'était ça, ma question : Est-ce que
ce sont tous des articles qui nécessitent l'adoption d'un règlement avant... OK
Parfait. Et l'article... Ah! non. C'est bon, parce que je me mélangeais avec la
loi et le projet de loi dans la numérotation.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Cadet : Oui, ça va,
merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons mettre aux voix l'article 64 tel qu'amendé. Est-ce
qu'il est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Bon. Alors, nous allons terminer les études article par article. Alors, j'ai
quelques interventions à faire au niveau... Est-ce que les interventions... sur
les intitulés des chapitres sont adoptées?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que le titre du projet de loi est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
oui, députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, j'en avais également, donc, fait mention, donc, lors de
l'adoption du principe du projet de loi. Donc, le projet de loi s'intitule Loi
visant principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité
du public. Ici, donc, je pense qu'on a partagé, au cours... et là j'ai
l'impression d'être dans mes remarques finales, un peu, en émettant ces propos.
Mais, bref, M. le Président, donc, tout au cours, donc, des dernières semaines,
je pense qu'on a partagé, donc, des objectifs communs de vouloir, donc, oui,
accroître la qualité de la construction, là, mais surtout nous assurer, donc, à
assurer celle-ci et principalement assurer la sécurité du public.
Dans le cadre du... dans le cadre, donc,
des objectifs qui ont été partagés, donc, on a toujours dit qu'il était important,
donc, d'assurer, donc, la qualité de la construction...
18 h 30 (version révisée)
Mme Cadet : ...donc à
assurer celle-ci et principalement assurer la sécurité du public. Le... Dans le
cadre du... Dans le cadre, donc, des objectifs qui ont été partagés, donc, on a
toujours dit qu'il était important donc d'assurer, donc, la qualité de la
construction, que c'est ce que souhaitait faire, donc, le projet de loi 76. Et,
à cet effet, j'aimerais donc respectueusement, donc, soumettre à l'attention du
ministre et l'entendre là-dessus, donc, de voir, donc, comment cet objectif
partagé, ces préoccupations partagées, donc, pourraient être reflétés, donc,
dans le libellé, donc, du titre du projet de loi.
Et je... Et je rajoute surtout au niveau
de la sécurité du public, parce que je comprends, donc, que tout projet de loi
est perfectible. Ce qui sera adopté ici, donc, permettra, donc, oui, donc, d'avoir,
donc, différents... Il y a des améliorations qui pourront être apportées à ce
qui est... à ce qui sera donc adopté d'ici peu, au niveau, donc, de l'amélioration
de la qualité de la construction, mais surtout en ce qui a trait à la sécurité
du public. Quand on dit que la loi vise à accroître la sécurité du public, moi,
je pense qu'avec ce qu'on.... ce qu'on a présenté, avec la diligence avec
laquelle on les a présentés également, je pense qu'il serait approprié, donc,
de dire que la loi devrait viser, donc, à assurer la sécurité du public.
M. Boulet : Oui, je
comprends bien. En même... Comme je mentionnais un peu plus tôt, si on mettait
«à assurer la qualité de la construction et la sécurité du public», c'est comme
si on s'assujettissait à une obligation de résultat. Moi, je préfère la
progressivité, et que nous nous soumettions à une obligation de moyens. Donc,
quand on parle d'accroître la qualité, je pense qu'il y a une adhésion totale,
collective, au Québec, ainsi que la sécurité de la population. Et voyons ça
comme... Tu sais, quand on réfère à de l'amélioration continue, voyons ça comme
de l'accroissement continu. Je pense qu'il faut s'améliorer, il faut continuer
d'aller dans une direction qui va assurer une meilleure sécurité à la
population puis améliorer la qualité de nos travaux de construction. Voilà,
mais je respecte totalement vos commentaires puis on est à cet égard-là sur la
même longueur d'onde.
Mme Cadet : Merci, M. le
ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que le titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, je propose que la commission recommande la renumérotation du projet de
loi amendé et je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des
références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous en sommes maintenant aux remarques finales. Alors, j'inviterais la
députée de Bourassa-Sauvé à faire ses remarques.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. D'ailleurs, en premier lieu, donc, j'aimerais vous remercier, parce
que c'est la première fois, en tout cas, de mon côté, pour ma part, que j'ai eu
l'occasion, donc, de participer à l'étude détaillée, à des consultations
particulières et à l'étude détaillée d'un projet de loi en votre présence, sous
votre présidence. Donc, merci à vous d'avoir encadré nos travaux pour une première
fois. On a un petit peu emprunté votre commission pour être capables, donc, d'étudier
donc, le projet de loi 76, Loi visant principalement à accroître la qualité de
la construction et la sécurité du public. Donc, oui, merci.
Ensuite, donc, bien évidemment, donc, j'aimerais
remercier, donc, mes collègues, donc Thomas Guérette, qui est ici, donc, qui
travaille de façon extrêmement exigeante et extrêmement sérieuse. Merci, donc,
pour tout ton travail, Thomas. Également, Philippe Mercier, qui nous a accompagnés
lors de... en fait, de l'ensemble du processus d'étude du projet de loi 76, et
Mélissa Huot-Gallien, donc, qui est toujours là, du bureau du leader de l'opposition
officielle chez nous.
Ensuite, bien, évidemment, donc, les
collègues de la partie gouvernementale, bon, l'ensemble, donc, des députés du
gouvernement. Donc, merci pour votre présence assidue et vos commentaires,
donc, lors de ces travaux. Merci à la sous-ministre d'avoir été présente, à
toute l'équipe du cabinet du ministre, l'équipe de la Régie du bâtiment
également, donc les légistes et, bien, bien évidemment, M. le ministre. Merci
donc pour des travaux qui se sont déroulés de la manière dont nous l'apprécions,
donc, de manière cordiale et en toute collégialité et avec une pleine collaboration.
Et, comme toujours, donc, j'aimerais remercier, donc, les pages qui nous ont
bien appuyés dans nos travaux, qui nous ont permis... qui nous ont permis de
garder, donc, l'énergie jusqu'au bout de ces travaux, également le secrétariat
de la commission.
Maintenant, donc, sur le fond, M. le
Président, je ne serai pas très longue, cette fois-ci. Je l'ai dit, je pense qu'on
a... on a eu l'occasion, donc, d'étudier, donc, un projet de loi qui est
important, qui était attendu par plusieurs groupes. On les a entendus lors des
consultations particulières. La totalité des groupes était en faveur, donc, du
principe du projet de loi. Ils nous ont apporté, donc, différents angles morts qui
ne se retrouvaient pas dans la version <initiale...
Mme Cadet :
...projet
de loi. Ils nous ont apporté, donc, différents angles morts qui ne se
retrouvaient pas dans la version >initiale du projet de loi. Et je pense
que, grâce à un bon travail de parlementaires, donc, on a réussi à apporter des
amendements, les modifications, les additions nécessaires pour être en mesure,
donc, de bien répondre aux craintes et aux préoccupations légitimes du milieu.
Donc, en ce sens, je remercie le ministre, donc, pour son écoute des groupes.
Donc, en leur nom, donc, je le remercie parce que déjà, donc, pour avoir
communiqué avec certains groupes qui nous écoutaient, et que j'espère, nous
écoutent encore, sinon que les derniers articles étaient peut-être plus de
concordance que... Je le sais, là, que, bon, certains de ceux-ci, ils l'ont
même parfois fait publiquement, donc ils sont... Ils sont soulagés, donc, de
certaines des améliorations qui ont été apportées par le biais d'amendements au
cours... au cours des... bon, des dernières semaines.
• (18 h 40) •
Donc, en ce sens, je suis très satisfaite,
donc, des amendements que j'ai eu l'occasion d'apporter, de... donc qui ont
permis, donc, de bonifier ce projet de loi. On y est allé un peu à l'envers, donc,
le dernier, donc, sur le délai, comme je vous le disais, M. le Président, on
l'a souvent dit, donc, ce que les Québécois, donc, attendent de notre part en
matière, donc, de construction, c'est qu'on construise plus vite, qu'on
construise mieux, qu'on construise à moindre coût. Et ici, bien, l'objectif, c'était
donc de construire mieux. Et, dans le cadre de l'amendement apporté à
l'article 60, bien, ça nous permet donc de construire mieux, plus vite,
donc, de véritablement, donc, nous assurer qu'il y a le cadre réglementaire,
donc, qui sous-tend l'article principal, là, l'article moteur du projet de loi,
soit l'article 2 modifiant l'article 16, soit permettre donc
d'assurer cette sécurité du public, d'accroître cette sécurité du public un peu
plus rapidement.
Je ne repasserai pas à travers l'ensemble,
donc, des amendements, donc, aujourd'hui, lors de mes remarques finales, mais
je pense, si on revient donc au début, donc, de ces travaux, donc, la question
des plans et devis et également, donc, des technologues, je pense que
l'ensemble des groupes sont venus nous dire que, pour eux, donc, c'était bien,
bien, bien important et également que le donneur d'ouvrage, donc, le
propriétaire, donc, soit celui qui soit en mesure de conclure donc, ces
contrats avec... ces contrats, donc, d'inspection, donc, des travaux, plutôt
qu'un entrepreneur en construction qui serait une tierce partie. Donc, je pense
qu'en ce sens, je répète, là, mais beaucoup de groupes donc sont assez
satisfaits.
Je suis contente donc de la coparentalité,
donc de beaucoup d'amendements aussi. Donc, j'ai parlé des miens, mais je pense
que, plus sérieusement, que ça témoigne donc de la bonne collaboration qui a...
qui a permis d'avoir un projet de loi qui est perfectible, bien évidemment,
donc il y en a d'autres qu'on se dit : Bien, voilà comment est-ce qu'on
aurait pu encore mieux... mieux... bon, protéger la population, mieux assurer
la sécurité du public, notamment en ce qui a trait, par exemple, aux
copropriétaires, là, donc, de... les propriétaires de copropriétés divises, là,
donc, et qui... Donc, on se dit donc qu'il y a peut-être encore du chemin à
faire, donc, à cet égard, mais je pense que les premiers pas qu'on a faits sont
extrêmement satisfaisants pour les parties prenantes, mais surtout pour la
population.
Donc, merci à tous. Et merci, M. le
Président
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup, Mme la députée de Bourassa-Sauvé. Alors, nous allons
maintenant du côté de M. le ministre. Vous avez la parole.
M. Boulet : Oui. Merci,
M. le Président. Évidemment, je vais commencer par des remerciements. Isabelle,
qui est à ma droite, qui est ma sous-ministre, qui s'est imbibée de ce projet
de loi de façon assez rapide, connaissait peu. C'est une personne méthodique,
ordonnée, rigoureuse et qui est un atout indispensable pour moi. Je la remercie
beaucoup. Joey, qui est à ma gauche qui, vous le connaissez, intellectuellement
effervescent. Il est fébrile puis il veut que nous avancions. Donc, merci,
Joey. Mes collègues gouvernementaux, mon adjointe, j'allais dire Carole, mais
ma collègue de Huntingdon, avec qui j'apprécie énormément discuter, qui a un
intérêt, qui a une intelligence fine et qui est capable de s'adapter à
n'importe quelle subtilité technique. Merci beaucoup, Carole. Mon collègue
de... Eux, c'est deux régions séparées, là, il y en a un qui est à Jonquière puis
il y en a un qui est au Lac-Saint-Jean, mais ils sont capables de se côtoyer. À
l'occasion, ils ont besoin de médiation, mais ce n'est quand même pas si
fréquent.
Des voix : ...
17899 M. Boulet : ...merci
beaucoup, les deux. Merci beaucoup de votre collaboration, de votre présence et
de votre intérêt. Bien sûr, toute la gang, mon directeur de cabinet, Jean-Philippe,
qui aussi est une caution pour moi. Philippe, Marie-Pierre de la Régie du
bâtiment du Québec qui aime beaucoup quand on met des délais les plus <rapprochés...
M. Boulet :
...pour
moi. Philippe, Marie-Pierre de la Régie du bâtiment du Québec qui aime beaucoup
quand on met des délais les plus >rapprochés possibles. Puis les deux
évidemment formés en droit, les deux avocates, Nathalie et Audrey qui ont été d'un
support indéfectible.
Puis vous, collègues, tu sais, quand je
travaille avec vous, j'ai le goût de faire l'éloge de la collaboration. De ce
que vous le mentionnez, je le mentionne à chaque fois que je finis une étude
détaillée, je pense que les Québécois, Québécoises seraient fiers de nous voir
travailler. On fait des lois. On n'est pas à une période de questions, on est à
une période de discussion. On a des objectifs communs qui répondent à des
intérêts qui sont concrets, de tout le monde. Ce n'est pas des lois parfaites,
c'est des lois qui demeureront constamment perfectibles, mais on cherche un
équilibre. Il y a des lois qui sont un peu plus polarisantes que d'autres.
Celle-là faisait quand même un assez fort consensus. Mais il y en a toujours
qui vont nous dire, on aurait pu faire un peu plus de ça ou un peu moins de ça,
mais je pense que c'est une loi dont on peut tous être fiers.
Thomas je te taquine, mais je t'apprécie
puis sache que ton équipe t'estime énormément. Mélissa, merci beaucoup. Je peux
vous tutoyer... Je peux te tutoyer toi, de même que Mélissa. Merci beaucoup d'être
là. Puis, M. le Président, Mme la greffière, merci beaucoup pour votre travail
exceptionnel. Puis, bon, tous ceux qui nous accompagnent, les pages, merci
beaucoup.
Et moi aussi, je vais être assez bref.
Voyons ce projet-là comme une amélioration importante, pas une finalité, qui
devra être amélioré certainement dans les années à venir. Quand on applique une
loi, c'est là qu'on réalise si notre loi est un succès ou non. C'est dans l'application
qu'une loi exprime tous ses effets. Quand on a... Quand j'ai rencontré les
partenaires suite à l'adoption de la loi 19, évidemment, on fait de l'information,
de la formation, de la sensibilisation, de l'accompagnement, mais la loi
appartient au monde, la loi appartient aux acteurs, aux entrepreneurs, puis
ici, le message fort que le législateur fait, il faut avoir des travaux de
construction d'une meilleure qualité, il faut rassurer la population, il ne
faut pas que ce soit purement académique, mais qu'il y ait de véritables
inspections. Il va y avoir des ingénieurs, des architectes puis des
technologues qui vont dorénavant s'impliquer. Ça ne veut pas dire qu'on va
éliminer du jour au lendemain les déficiences et les vices de conception ou de
construction, mais on va diminuer. Là, on était en ascension, il y avait des
non-conformités imposantes au Québec qui étaient documentées sur la place
publique.
Donc, moi, je suis véritablement fier,
puis je finirai en disant : La coparentalité, c'est une réalité, là. Tu
sais, l'amendement sur les plans et devis, on l'a travaillé ensemble. L'amendement
sur le cadre général d'application, on l'a travaillé ensemble. Les autres
amendements qu'on avait préparés de notre côté, après les consultations
particulières, on les a partagés avec vous autres. Avant chaque bloc, on fait
des breffages techniques puis on s'échange, puis ce n'est pas toujours entendu,
mais c'est une collaboration qui est véritablement concrète. Moi, je suis hyper
fier pour le Québec. Je suis fier pour nous tous d'avoir contribué à notre
façon à l'atteinte des objectifs de cet... de ce projet de loi là qui va
devenir une loi dans les prochaines journées. Alors, merci beaucoup, tout
le monde. Bonne soirée, puis on va retravailler ensemble plus vite que plus
tard. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
merci, M. le ministre. Alors, pour ma part, bien, merci à tous. Moi
personnellement, j'avais demandé à ce que le projet de loi se tienne à ma
commission parce que je suis quelqu'un qui vient du domaine. J'ai grandi
là-dedans, mon père était, puis ça me tenait beaucoup à cœur. Pourquoi? Parce
que j'ai tellement vu de problématiques, des fois de familles qui ont vécu des
problèmes parce que des fois, juste un petit vice, des fois, tu sais, une
erreur et... d'un ouvrier qui rentre par erreur avec un deux-par-quatre, qui
casse un bout... un bout de tuyau, et puis on ne le voit pas, et puis
finalement ce tuyau-là coule, puis à un moment donné ça fait un dégât, puis ça
devient des fois des catastrophes pour des petites erreurs qui n'ont pas été
corrigées, pas parce qu'il n'y avait pas une... une mauvaise volonté, parce qu'il
n'y avait pas d'inspection. Alors, même là, ça va aussi donner, je pense, une
approche positive au niveau des contracteurs parce qu'on a le petit contracteur,
mais ceux qui ont plusieurs équipes de travail, un employé peut faire une
erreur, on ne le voit pas, on ferme les <murs...
Le Président (M. Schneeberger) :
...équipes de travail, un employé peut faire une erreur, on ne le
voit pas, on ferme les >murs, et puis finalement, le vice devient une
problématique au cours des années. Alors, ça va aussi donner un genre de
garantie aussi au niveau des contracteurs eux-mêmes, qui deviennent, par la...
par la bande, des responsables.
Alors, merci à tous pour ce beau travail.
Et puis, M. le ministre, je pense qu'on a accompli de quoi de bien parce que la
maison, c'est la principale dépense de beaucoup de familles pour la majorité
des Québécois et Québécoises. Alors, bonne soirée à tous. Merci.
Alors, la commission ayant accompli son
travail ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 18 h 50)