Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, February 4, 2025
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Vol. 47 N° 89
Clause-by-clause consideration of Bill 32, An Act to enact the Act respecting
contracting by municipal bodies and to amend various provisions mainly for the purpose of reducing the administrative burden of municipal bodies
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Intervenants par tranches d'heure
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Poulet, Isabelle
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Setlakwe, Michelle
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Poulet, Isabelle
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Labrie, Christine
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Laforest, Andrée
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Poulet, Isabelle
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Setlakwe, Michelle
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Labrie, Christine
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Laforest, Andrée
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Laforest, Andrée
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Poulet, Isabelle
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Setlakwe, Michelle
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Labrie, Christine
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Poulet, Isabelle
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Labrie, Christine
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Schneeberger, Sébastien
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Labrie, Christine
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Prass, Elisabeth
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Setlakwe, Michelle
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Schneeberger, Sébastien
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Laforest, Andrée
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Labrie, Christine
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Prass, Elisabeth
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Labrie, Christine
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Prass, Elisabeth
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Labrie, Christine
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Schneeberger, Sébastien
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Laforest, Andrée
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures cinquante minutes)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
bonjour, tout le monde. À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum,
je déclare la séance de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
La commission est réunie afin d'entreprendre
l'étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et modifiant diverses
dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau administratif des
organismes municipaux.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Émond (Richelieu) est remplacé par Mme Blais
(Abitibi-Ouest); M. Gagnon (Jonquière), par Mme Lachance
(Bellechasse); M. Ciccone (Marquette), par Mme Prass (D'Arcy-McGee).
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Avant de débuter, je vais vous demander à tous de fermer vos appareils
électroniques pour qu'on n'entende pas le son.
Je dépose les mémoires qui ont été reçus
depuis la fin de la consultation... la fin des consultations particulières.
Alors, nous en sommes maintenant aux
remarques préliminaires, pour lesquelles chaque membre dispose de 20 minutes.
J'invite la ministre des Affaires municipales à faire ses remarques
préliminaires. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Alors,
merci. Merci, Mme la Présidente. Évidemment, très heureuse de commencer le
projet de loi aujourd'hui, un projet de loi qui est tellement important pour le
monde municipal, mais aussi pour les entreprises, les entrepreneurs, en même
temps, et tout le milieu municipal, pour l'octroi de contrats dans les
municipalités.
Alors, en plus, je suis très heureuse,
parce qu'on a une nouvelle collègue, la députée de Sherbrooke, qui est avec
nous, bienvenue dans notre commission parlementaire, et toujours avec les
collègues de la banquette gouvernementale et l'adjoint aux Affaires municipales,
le député de Lac-Saint-Jean, députés de Bellechasse, Abitibi-Ouest et Labelle,
alors, salutations à mes collègues, et Mont-Royal—Outremont,
évidemment, merci encore d'être avec nous, et tous ceux qui ont <travaillé
le projet de loi...
Mme Laforest :
...
Mont-Royal—Outremont, évidemment, merci encore d'être avec nous,
et tous ceux qui ont >travaillé le projet de loi aux Affaires
municipales, merci pour votre travail et votre présence.
Alors, oui, je suis... comme je le
mentionne, je suis très heureuse, Mme la Présidente, de débuter ce projet de
loi là, l'octroi de contrats dans les municipalités, parce que, dans le contexte
qu'on vit actuellement, avec l'annonce des tarifs douaniers sur les produits
canadiens, disons que ça suscite beaucoup d'intérêt. On a entendu, d'ailleurs,
le président de la FQM hier avec certains... certains commentaires mentionnant
qu'il y aura certainement des inquiétudes dans le milieu municipal.
Et évidemment on est quand même deux
collègues aux Affaires municipales, le député de Lac-Saint-Jean et moi, députée
de Chicoutimi, la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, avec toutes les ressources
naturelles, qui transige avec les États-Unis, disons que c'est un contexte
particulier, mais, en même temps, dans tout ce contexte, je veux remercier le
milieu municipal, puis j'espère, en tout cas, avec ce projet de loi là, que ça
va aider dans tous les projets dans les municipalités.
Alors, évidemment, le projet de loi
n° 79 touche la gestion contractuelle. C'était demandé depuis longtemps.
On l'avait précisé ici, que ça fait depuis quand même bientôt sept ans, là, que
je suis aux Affaires municipales. C'est un projet de loi qui était demandé dès
le début, mais, pour arriver au projet de loi de contrats dans les
municipalités, l'octroi de contrats, il fallait travailler certains projets de
loi avant, évidemment.
Donc, le projet de loi se veut beaucoup
plus agile pour les municipalités, pour nos entreprises. On a rencontré des
entrepreneurs également, les milieux économiques, et eux proposaient certaines
modifications, on a reçu plusieurs mémoires en consultations particulières,
mais on a le même objectif, un régime municipal plus agile, plus performant.
Donc, il y a des mesures qu'on va ajouter
dans le projet de loi pour aider des contrats de gré à gré pour, par exemple,
le transport collectif pour les personnes en situation de handicap. On va
étudier... C'était une mesure qui était demandée dans un mémoire. On va essayer
d'accepter cette mesure-là avec mes collègues, évidemment.
Il y a aussi la demande... c'était tous
les... dans plusieurs mémoires, c'était demandé, le paiement rapide... pour
prévoir un régime de paiement rapide dans le domaine municipal, parce que,
parfois, il y a certains différends avec certaines entreprises, et les
paiements sont très, très longs à recevoir. Donc, on va essayer d'améliorer
cette possibilité-là avec des assouplissements pour aider nos entreprises qui
font des projets dans les municipalités, pour encourager les soumissionnaires,
parce qu'on s'est fait dire à plusieurs reprises que les soumissionnaires,
parfois, étaient même absents. Donc, évidemment, pour faire lever des projets
prometteurs, c'était une situation qu'on doit entendre et qu'on doit être
sensibles... On va essayer de le travailler dans le projet de loi.
Il y a... il y a plusieurs
assouplissements également, encore une fois pour des projets en habitation
dérogatoires. Encore une fois, dans le mémoire, on demandait d'autoriser des
projets pour les plus petites municipalités de 10 000 et moins, c'était
demandé, sans égard à la nature des logements, parce que, oui, aujourd'hui,
c'est possible avec les logements sociaux, les logements abordables, les
logements étudiants, mais on veut le permettre pour les municipalités de
10 000 et moins, d'accepter tout projet pour essayer d'accélérer les
projets en habitation. Donc, on croit que ce serait possible dans l'étude du
projet de loi.
Puis, évidemment, en toute honnêteté, on
va essayer d'être présents encore une fois pour le milieu municipal. On va
offrir des outils beaucoup plus flexibles. Et je le mentionne en terminant,
encore une fois, c'est que, surtout, surtout, surtout dans le contexte actuel,
le projet de loi peut être vraiment facilitant et aidant pour encore encourager
le développement économique dans nos régions.
Alors, merci à tous mes collègues et
merci, Mme la Présidente. J'ai hâte de commencer ce projet de loi, mais je
laisse la parole à mes collègues devant moi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci, Mme la ministre. Alors, je transfère la parole. Je vous invite à faire
vos remarques pour une durée de 20 minutes également.
Mme Setlakwe : Merci, Mme
la Présidente. Bien, à mon tour de prononcer quelques remarques préliminaires.
Je ne serai pas... ce ne sera pas très long ce matin, mais je suis heureuse de
vous retrouver. On avait passé beaucoup de temps ensemble, avant le congé des
fêtes, durant les consultations sur ce projet de loi n° 79, un projet de
loi très important. Donc, heureuse de vous retrouver tous.
Rappelons-nous, donc, que ce projet de loi
comporte deux volets importants. Il y a la mise en place de la nouvelle loi
qu'on va appeler LCOM et il y a tout le volet allègement administratif. Je ne
répéterai pas, là, tout ce que le projet de loi vient apporter comme... comme
nouveaux outils, changements, etc., simplement de rappeler que nous, à
l'opposition officielle, on a voté pour le principe. On a bien entendu les
groupes. On sait que plusieurs, sinon la très grande majorité des éléments qui
sont mis de l'avant dans le projet de loi reflètent des demandes qui ont été
faites par le milieu et aussi sont... donnent suite à des engagements qui ont
été pris par le <gouvernement dans le cadre de la déclaration de
réciprocité...
Mme Setlakwe :
...aussi
sont... donnent suite à des engagements qui ont été pris par le >gouvernement
dans le cadre de la déclaration de réciprocité.
Et puis juste pour rappeler les thèmes
importants, et étant, moi, issue, là, du milieu municipal, j'ai été élue au
municipal avant d'être... d'être députée ici, à l'Assemblée nationale, je sais
à quel point il faut respecter l'autonomie des municipalités. Il faut leur
offrir une agilité, une souplesse pour qu'ils soient efficaces. Il faut leur
offrir une prévisibilité. Au fil des ans, il y a eu énormément de nouvelles
obligations qui ont été imposées aux municipalités en vertu des différentes
lois et la réglementation, mais ça fait en sorte que ça ajoute un poids sur une
administration qui est déjà surchargée, des élus qui sont surchargés, souvent
des officiers municipaux qui portent plusieurs chapeaux.
Alors, s'il y a des... il y a des normes,
il y a des éléments administratifs qui sont superflus, qui ont... qu'on peut
démontrer qu'ils n'ont... qu'ils n'ont pas d'utilité, pas de plus-value pour le
citoyen, alors on est tout à fait en accord avec un allègement administratif,
parce qu'ultimement ce sont les citoyens qui vont en bénéficier. Quand... quand
un employé municipal passe trop de temps à faire de la reddition de comptes, à
faire de la paperasse, etc., mais ils ne sont pas en train de répondre
directement ou de fournir directement des services aux citoyens.
Puis tout l'aspect des contrats,
évidemment, on accueille favorablement, là, ces nouveaux outils qui vont
d'ailleurs calquer ce qui a été fait au niveau de la LCOP. On ne voit pas
pourquoi que les municipalités ne bénéficieraient pas aussi de ces nouvelles
options ou d'avoir plus d'options, là, de... c'est ça, de contracter de façon
différente du modèle traditionnel d'appels d'offres publics, que ce soit de gré
à gré, des commandes, etc. Toutefois, on va avoir un regard quand même attentif,
là, à savoir... Il va falloir qu'on respecte évidemment l'intégrité des
marchés. Je ne dis pas que ce n'est pas le cas, mais il va falloir qu'on
s'assure... qu'on s'assure de ça, là, qu'en octroyant ces nouveaux outils, tout
ça, qu'on ait toutes les balises, les garde-fous en place pour assurer
l'intégrité des marchés.
Je voudrais remercier l'équipe. Bien, Mme
la ministre, merci toujours pour votre collaboration. Vos équipes sont... nous
fournissent les documents à l'avance, nous offrent des breffages techniques. Ils
ont même... plus d'un, et, hier, on a même eu, donc, des amendements qui nous
ont été soumis à l'avance. On l'apprécie énormément. Je pense qu'ici on va tous
travailler de façon... en tout cas, moi, de mon côté, puis je n'en doute pas, on
va tous travailler de façon collaborative pour faire en sorte qu'à la fin de
l'étude détaillée on ait une pièce législative qui soit vraiment à l'avantage
des villes, aussi des entrepreneurs. Tu sais, il faut trouver l'équilibre
également pour assurer une saine concurrence dans le marché des contrats
publics, s'assurer que les entreprises privées soient tentées, intéressées de
soumissionner.
Donc, on va travailler à bonifier le
projet de loi le plus possible. Il y a beaucoup de questions, beaucoup de...
qui ont été posées, des petites préoccupations, des recommandations qui ont été
faites dans les différents mémoires. Ça fait que je pense qu'on va avoir des
belles discussions. On va aller à fond, en profondeur avec rigueur puis...
mais, encore une fois, au niveau du principe, on était tout à fait pour.
• (10 heures) •
J'ajouterais peut-être, oui, deux, trois
éléments avant de terminer. Il faut toujours aussi avoir à l'oeil le poids que
ça... que tout changement législatif peut ajouter aux petites, très petites
municipalités. Ils le disent, ils m'en ont parlé récemment dans le cadre d'une
rencontre. J'étais dans une MRC. Il ne faut pas sous-estimer l'impact de tout
changement, aussi positif soit-il, mais, quand on dit qu'on a... on a une
refonte d'une loi, qu'on vient changer un régime administratif, il faut
accompagner, il faut laisser le temps aux municipalités d'absorber tout ça.
Parfois, c'est ce qu'ils nous disent, c'est que les changements sont faits,
oui, puis que c'est plus facile à mettre en place dans les grandes villes que
dans les petites municipalités. Assurons-nous de bien les épauler.
Tout ce qui est élargissement des pouvoirs
qui ont été octroyés... des pouvoirs exceptionnels qui ont été octroyés aux
municipalités dans le but de... dans le but de... bien, de trouver des
solutions à la crise du logement puis de faire en sorte qu'on puisse, de façon
exceptionnelle, déroger aux règles d'urbanisme pour favoriser la construction
d'habitations, ça, on voit ça aussi d'un bon oeil, hâte qu'on ait ces
discussions-là. C'est vraiment un réel enjeu de société, la crise du logement,
et donc, si on peut, dans des... encore une fois, dans des circonstances bien
balisées, favoriser la construction de projets pas uniquement résidentiels...
Ce qu'on comprend, c'est que ça vaut la
peine de changer ce qui a été fait dans le projet loi n° 31
puis d'offrir cette souplesse, cette possibilité-là également aux villes dans
le cadre de projets mixtes qui ne sont pas uniquement... qui n'ont pas
uniquement un volet résidentiel, mais aussi un volet commercial. Donc, on va regarder
ça avec... avec le gouvernement avec beaucoup de... beaucoup d'intérêt...
10 h (version révisée)
Mme Setlakwe : ...volet
résidentiel, mais aussi un volet commercial. Donc, on va regarder ça avec le
gouvernement, avec beaucoup... beaucoup d'intérêt.
Et puis... et voilà, il y a tout l'enjeu
aussi, c'était... Je dirais qu'en fait, oui, je reviens... revenir rapidement
sur les consultations, on... il est... il est clair que le milieu accueillait
favorablement le projet de loi. Je pense qu'il y a eu 26, 27 mémoires. Ils
sont tous en faveur, mais avec, bon, certaines préoccupations, certaines réserves
ou certaines recommandations. Il y avait un élément qui est venu... en
particulier qui a été soulevé, c'est de finalement trouver... ou, en tout cas,
se servir de l'opportunité de ce projet de loi là pour venir intégrer des
solutions, là, pour... pour venir répondre aux préoccupations de la Coalition
contre les retards de paiement. Je pense qu'il y a peut-être une ouverture du
gouvernement, c'est ce qu'on entend. Donc, ça, c'est un élément important sur
lequel on aura l'occasion d'échanger.
Et puis... Mais le tout dernier point, c'est...
puis je suis heureuse que la ministre l'ait mentionné, parce qu'avec l'actualité
récente et la terrible menace de tarifs, qui nous... qui nous préoccupe tous,
demandons-nous si le projet de loi... Je sais que le projet de loi donne des
outils pour favoriser l'achat local, mais posons-nous la question : Est-ce
que... est-ce qu'on peut faire... est-ce qu'on en fait assez?
J'entendais le premier ministre dire qu'au
niveau des contrats gouvernementaux, il avait demandé à... au Conseil du trésor,
la ministre responsable du Trésor, de voir à ce que... de mettre toutes les
mesures en place pour favoriser des soumissions par des entreprises locales,
donc, tout ce qui est achat local, favoriser les entreprises dans une région.
Assurons-nous, posons-nous la question, là, dans le cadre de l'étude du projet
de loi, même si, on l'espère, le gouvernement Trump... Trump n'ira... ne va pas
de l'avant. Il y a des choses qui ont été dites qu'on allait faire. Puis nous,
de façon tout à fait transpartisane, on veut vraiment contribuer à trouver des
solutions pour assurer qu'on donne toutes les chances aux entreprises de chez
nous de participer aux marchés publics. Voilà. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup. Alors, j'invite la porte-parole du deuxième groupe d'opposition et
députée de Sherbrooke à faire ses remarques préliminaires.
Mme Labrie : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. Je suis vraiment ravie de me joindre à vous. C'est un intérêt de
longue date que j'ai pour les affaires municipales. Donc, j'ai... je succède
avec plaisir à mon collègue le député de Taschereau. Puis d'ailleurs je
constate, avec un grand bonheur, l'efficacité et l'approche collaborative de la
ministre. J'ai eu l'occasion de travailler avec plusieurs ministres sur
quasiment une bonne quinzaine de projets de loi, puis je dois dire que je n'ai
jamais vu ça, jusqu'à maintenant, là, une proactivité aussi importante. Donc,
je le salue franchement, c'est une bonne pratique. Le briefing technique, la
présentation à l'avance des amendements, même un briefing sur les amendements,
c'est précieux. Ça nous fait gagner beaucoup de temps quand on travaille
ensemble ici. Je pense que les citoyens sont bien servis, aussi, quand on prend
le temps, là, d'expliquer les choses et aussi les amendements qui vont être
faits. Nous, ça facilite notre travail grandement. Donc, je... je voulais le
nommer, parce que je n'ai pas vu ça souvent, ou, en tout cas, pas dans cette
mesure-là, je l'apprécie énormément, bien franchement.
Je veux dire à la ministre qu'elle va
aussi me trouver en appui, là, sur les objectifs du projet de loi pour amener
plus de souplesse pour les municipalités. On a bien constaté à quel point ça
répond à des demandes importantes du milieu, à quel point le projet de loi est
bien reçu. Comme ma collègue l'a nommé, si jamais on voit des opportunités
pendant l'étude du projet de loi pour faciliter encore plus l'approvisionnement
local, comptez-moi aussi sur les rangs pour qu'on puisse faire des mouvements
dans ce sens-là. Je sais que le projet de loi a été déposé quand même il y a un
bon moment, des choses ont bougé depuis. Puis, si on... si on veut décider
ensemble d'aller plus loin pour favoriser l'achat local, faisons-le,
permettons-nous-le.
Je... donc, je vais annoncer quand même à
la ministre, nous, on va vouloir saisir l'opportunité du projet de loi omnibus
pour peut-être soumettre quelques amendements, pas sur l'essence même, nécessairement,
du projet de loi, quoique ça pourrait arriver, mais surtout pour peut-être
essayer de régler d'autres enjeux qui préoccupent les municipalités. Comme c'est
un projet de loi omnibus, là, on va probablement le faire, notamment sur les
terrains qui doivent être cédés pour les écoles. C'est une préoccupation
importante pour les municipalités. Donc, on va vouloir arriver avec un
amendement pour ça, je le... je le souligne d'avance, bien qu'on ne soit pas
rendus là encore. Mais soyez assurés de notre collaboration. On est également
en faveur du principe. Puis je suis ravie d'être avec vous pour ce travail-là.
Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Sherbrooke. Est-ce qu'il y a d'autres membres qui
souhaitent faire des remarques préliminaires? Alors, oui, allez-y, madame...
Mme Setlakwe : ...ça va être
très court. J'ai oublié de... (Panne de son) ...qu'on allait travailler de
concert, ma collègue de <D'Arcy-McGee...
Mme Setlakwe :
...ça
va être très court. J'ai oublié de... (Panne de son) ...qu'on allait travailler
de concert, ma collègue de >D'Arcy-McGee et moi, sur l'étude détaillée
du projet de loi. Donc, on sera... on sera deux personnes avec vous en étude
détaillée.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci
beaucoup. Alors, avant de débuter l'article... l'étude article par article,
est-ce qu'il y a des motions préliminaires? Parfait. Alors, la commission est
maintenant prête à procéder à l'étude détaillée du projet de loi. Je comprends
qu'il y a consentement pour étudier le projet de loi par sujets. Consentement?
Consentement.
Alors, nous débutons donc l'étude du sujet
I, Dispositions introductives. Alors, Mme la ministre, je vous invite à faire
la lecture de l'article 1 du projet de loi et de poursuivre par la suite
par l'article 1 de la loi édictée.
Mme Laforest : Oui. Alors :
«Chapitre I. Édiction de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.» :
1 : La Loi sur les contrats des organismes municipaux, dont le texte
figure au présent chapitre, est édictée.
Alors, juste, peut-être, pour bien
introduire le projet de loi, il faut comprendre que le projet de loi rassemble
cinq lois, puis ça, c'est important de le mentionner, il va y avoir beaucoup de
concordance. Il y a la Loi sur les cités et villes, le Code municipal, la Loi
sur les sociétés de transport, la Communauté métropolitaine de Montréal, la Communauté
métropolitaine de Québec. Donc, c'est une... dans cinq lois, on regroupe une
seule loi, ce qui était très, très bien accueilli pour le milieu municipal
aussi comme allègement. Alors, voilà, l'article 1 présente l'aspect du
projet de loi pour la suite. Donc, on va passer tout de suite à l'amendement, parce
qu'il faut introduire des...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Oui.
On va passer à l'article 1 de la loi édictée.
Mme Laforest : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Allez-y.
Mme Laforest : L'amendement,
c'est ça?
La Présidente (Mme Poulet) : Non.
C'est la loi...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Je...
On peut-tu faire une petite suspension, s'il vous plaît?
(Suspension de la séance à 10 h 09)
(Reprise à 10 h 10)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
on poursuit. Mme la... ministre, la parole est à vous.
Mme Laforest : Alors, Loi sur
les contrats des organismes municipaux : «Titre I. Objet, champ
d'application et définitions.»
«1. La présente loi a pour objet
d'encadrer l'attribution et la gestion des contrats par les organismes
municipaux. Elle a également pour objet de déterminer certaines conditions
applicables aux sous-contrats qui sont rattachés, directement ou indirectement,
à ces contrats.
«Elle vise à favoriser la concurrence et à
promouvoir l'intégrité et la transparence des marchés publics de façon à
assurer une saine gestion des fonds publics ainsi que le traitement équitable
des entreprises.»
Alors, l'article 1 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux énoncerait l'objet de cette loi, lequel est d'encadrer
l'attribution et la gestion des contrats des organismes municipaux et, dans une
moindre mesure, des sous-contrats qui sont rattachés.
L'article préciserait également les
principes directeurs sur lesquels se fonde cette nouvelle loi, soit la
concurrence des entreprises, la promotion de l'intégrité et la transparence des
marchés publics, de façon à assurer une saine gestion des fonds publics, ainsi
que le traitement équitable des entreprises.
Donc, cet article serait de droit nouveau.
Alors, l'explication est, comme j'ai mentionné, on rassemble cinq lois dans une
même loi. Donc, ici, on va préciser les objectifs qui sont visés par la loi.
Alors, je peux lire la suite, Mme la...
La Présidente (Mme Poulet) : ...
Mme Laforest : Alors,
l'amendement, c'est : Article 1, article 1 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux : Remplacer la première phrase du
premier alinéa de l'article 1 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux, proposé par l'article 1 du projet de loi, par la phrase
suivante : «La présente loi a pour objet d'encadrer l'attribution des contrats
par les organismes municipaux aux entreprises ainsi que la gestion de ces
contrats.» Donc, cet amendement modifie l'article 1 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux afin de préciser que la loi <encadre...
Mme Laforest :
...modifie
l'article 1 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
préciser que la loi >encadre l'attribution des contrats aux entreprises
par les organismes municipaux et la gestion de ces contrats.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a... est-ce qu'il y a des interventions sur cet amendement?
Mme Setlakwe :
...lui-même, attribution... attribution et gestion... Non, ce n'est pas vraiment...
ce n'est pas vraiment... Sur l'amendement, non, je pense qu'il n'y a pas de... il
n'y a pas lieu de faire des commentaires. Non, je n'en ai pas.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, on va mettre... Est-ce que vous avez des interventions? Alors,
on peut mettre la mise... on peut faire la mise aux voix sur l'amendement. Est-ce
que c'est... C'est... Tout le monde est... Est-ce que c'est adopté? Parfait.
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Alors, parfait.
Mme Laforest :
Article 2. Les dispositions de la présente loi s'appliquent...
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! Il
faut voter. Oui, c'est vrai.
La Présidente (Mme Poulet) :
Effectivement. Alors, l'article 1 amendé, est-ce qu'il est accepté?
Mme Setlakwe : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Allez-y, Mme la députée.
Mme Setlakwe : Merci.
Donc, juste nous... Je comprends, là, qu'on est en train de faire une refonte,
c'est important, mais, vous diriez, à peu près dans quelle proportion est-ce
qu'on a dans la loi édictée du droit nouveau versus du... des clauses qui
existent déjà?
Mme Laforest : ...je
crois que c'est... Au niveau du droit nouveau, je crois qu'on demanderait la
réponse à Me Veilleux, si Me Veilleux est d'accord. Si vous voulez,
bien entendu.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a consentement pour céder la parole à Me Veilleux?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Alors, si c'est possible de vous... de vous nommer et votre titre. Et allez-y,
on vous écoute.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, Mme la Présidente. Donc, Jean-Pierre Veilleux, notaire et légiste au
ministère de la Justice. Écoutez, pour les proportions, je me vois
difficilement m'avancer, mais il y a plusieurs mesures qui sont... sont en
lien, qui... dans le fond, qui sont importées de la Loi sur les contrats des
organismes publics. Ce que je peux peut-être mentionner, par contre, c'est que,
les commentaires, dans le fond, on mentionne justement qu'est-ce qui est
nouveau, qu'est-ce qui ne l'était pas. Dans ce cas-ci, pour l'article 1,
c'est de... c'est justement de ramener à l'avant-plan les fameux principes qui
sont actuellement d'ailleurs applicables en droit municipal.
Mme Setlakwe : ...on dit
qu'«elle vise à favoriser la concurrence et à promouvoir l'intégrité et la
transparence des marchés publics de façon à assurer une saine gestion des fonds
publics ainsi que le traitement équitable des entreprises». C'est... c'est évidemment
un objectif qui est... qui est souhaité, là, mais en quoi est-ce qu'on vient
promouvoir l'intégrité des marchés publics? C'est l'aspect intégrité, là, qui me...
qui m'intéresse de façon plus particulière.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Pour ce qui est de l'intégrité des marchés publics, vous avez, par exemple,
deux... deux éléments. Le premier, c'est les municipalités doivent adopter un
règlement de gestion contractuelle dans lequel il y a plusieurs mesures,
finalement, pour assurer l'intégrité de leurs contrats. Et également vous avez
un article qui, tout comme actuellement dans la Loi sur les cités et villes et
les autres lois afférentes, fait un renvoi au régime d'intégrité de la Loi sur
les contrats des organismes publics, qui s'applique intégralement aux
organismes municipaux.
Mme Setlakwe : Ça va pour
l'instant dans mon cas.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 1 de la loi édictée,
amendé, est adopté? Adopté. Alors, l'article 2. Mme la ministre.
Mme Laforest : Article 2 :
«Les dispositions de la présente loi s'appliquent dans le respect de tout
accord intergouvernemental applicable aux contrats des organismes municipaux.
«Pour l'application de la présente loi, on
entend par "accord intergouvernemental" un accord de libéralisation
des marchés publics conclu entre le Québec et un autre gouvernement ou auquel
le Québec, en application de la Loi sur le ministère des Relations
internationales (chapitre M-25.1.1), s'est déclaré lié.»
Alors, l'article 2 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux poserait comme principe que toute
disposition de cette loi doit s'appliquer dans le respect de tout accord
intergouvernemental applicable aux contrats des organismes municipaux. Plus
précisément, ces accords encadreraient expressément les dispositions de la loi,
de sorte que les pouvoirs réglementaires, ainsi que les pouvoirs d'exception
qu'elle comprend ne pourraient être utilisés qu'en conformité avec les accords.
En outre, les accords pourraient également être utilisés afin d'interpréter la
portée de toute autre disposition.
Cet article serait de droit nouveau. Ici,
on vient assurer le respect des accords intergouvernementaux lors de
l'application de la loi. Donc, on s'attend à ce qu'il n'y ait aucune
interprétation d'une disposition de la loi qui doit aller à l'encontre d'un
accord de libéralisation des marchés publics applicable aux contrats des
organismes municipaux.
La Présidente (Mme Poulet) : ...des
interventions?
Mme Setlakwe : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
allez-y.
Mme Setlakwe : Peut-être
juste, Mme la ministre, nous décrire généralement en quoi les... de quelle
façon les municipalités sont touchées par ces accords de libéralisation des
marchés publics.
Mme Laforest : Oui.
Alors...
Mme Setlakwe :
Epliquez-nous le régime actuel et comment, c'est ça, ils s'appliquent aux
municipalités, s'il vous plaît.
Mme Laforest : Oui.
Alors, c'est bien qu'on en parle aussi, dans notre situation actuelle. Donc, on
n'a pas le choix, c'est une... c'est un accord qui a été <signé...
Mme Laforest :
...on
en parle aussi, dans notre situation actuelle. Donc, on n'a pas le choix, c'est
une... c'est un accord qui a été >signé, en fait, avec les accords de
commerce. Il y a l'accord de commerce puis la coopération entre le Québec et
l'Ontario, qui ont signé cette entente, l'Accord de libre-échange canadien, l'Accord
économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne.
Peut-être que je vais les répéter, je vais peut-être un peu rapidement. Il y a
l'accord de commerce entre le Québec et l'Ontario, il y a l'Accord de
libre-échange canadien puis il y a l'Accord économique et commercial global
entre le Canada et l'Union européenne.
Donc, tous les deux ans, c'est prévu que
les seuils d'application de ces accords soient ajustés à l'inflation, dans le
cas des accords canadiens, puis aux... et aux variations, également, des taux
de change pour l'Accord de libre-échange canadien. Donc, c'est une mesure qui
est applicable obligatoirement dans les contrats des organismes municipaux par
rapport à cette entente-là qui a été signée. Alors, c'est bien qu'on en parle
aujourd'hui puis ça explique bien la sensibilité que le milieu municipal a
présentement dans l'octroi de contrats avec la situation qu'on vit actuellement.
Mme Setlakwe : Mais est-ce
qu'on a des... Merci. Est-ce qu'on a une idée ou des statistiques? Dans quelle
mesure est-ce que les municipalités québécoises, dans le cadre de leur gestion
contractuelle, font des affaires ou octroient des contrats à l'extérieur du
Québec ou dans... ou...
Mme Laforest : Oui...
Mme Setlakwe : Oui, dans le
fond, c'est ça, ma question. Oui.
Mme Laforest : Question
tellement intéressante. Je ne sais pas si on l'a...
Des voix : ...
Mme Laforest : Oui, OK, vraiment
intéressante dans la situation actuelle. Très bonne question. Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : ...oui,
pardon. Est-ce qu'il y a consentement pour laisser la parole à... Oui. Alors,
allez-y, vous nommer et votre titre.
Mme Petit (Katia) : Merci,
Mme la Présidente. Donc, Katia Petit, sous-ministre adjointe aux politiques au
ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Alors, on a effectivement sorti des
données qui concernent l'année 2023-2024, essentiellement, en ce qui a
trait, par exemple, aux États-Unis, qui ne sont pas visés par des accords, ce n'est
seulement que 0,5 %, là, des contrats qui sont octroyés, là, à des
entreprises américaines. Il y a effectivement des contrats... bon, la
presque-totalité, en fait, sont... sont signés au Québec, on parle de 19 milliards,
essentiellement, de contrats totaux. Mais de ce nombre, la... une grande
majorité, là, je dirais, plus de 90 % est... est fait avec le Québec, un...
une petite part est faite avec le Canada, sauf le Québec, ailleurs. Et par la
suite il y a l'Union européenne qui est visée par des accords. Mais,
essentiellement, je vous dirais, le message, c'est que la très, très grande
majorité des contrats sont québécois, là, pour le milieu municipal.
La Présidente (Mme Poulet) : ...bien,
merci beaucoup, madame. Alors, on va suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 20)
11 h (version révisée)
(Reprise à 11 h 10)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
on poursuit nos travaux. Nous sommes à l'article 2 de la loi édictée. Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont, vous avez la parole.
Mme Setlakwe : Merci, Mme la
Présidente. Donc, merci à Mme Petit pour sa réponse. On comprend, donc, que c'est
la très grande majorité des contrats des municipalités qui sont signés au
Québec, là. Il y en a peu qui sont signés avec d'autres juridictions. Donc,
moi, je n'aurais pas d'autre question pour le moment.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Merci. Mme la députée de Sherbrooke, vous avez des... pas d'intervention non
plus?
Mme Labrie : Ah! bien, c'est-à-dire
que la réponse, je l'ai eue, en bonne partie, dans la mesure où c'est très,
très faible, là, finalement, les contrats qui sont signés à l'extérieur. Je me
demandais à quel point les municipalités étaient liées elles-mêmes. Hier, on a
entendu le premier ministre dire qu'il pouvait peut-être envisager de majorer
de 25 % les propositions, là, venant des États-Unis dans différents appels
d'offres. Est-ce que les municipalités ont déjà la capacité de faire
elles-mêmes ce genre de choses là? Qu'est-ce qu'elles peuvent faire en ce
moment, là, et avec les règles qui sont proposées ici, pour favoriser, disons,
là, qu'il y ait des entreprises, au mieux, locales?
Mme Laforest : Votre question
est vraiment intéressante, très pertinente, d'ailleurs, parce que présentement
on est en train de regarder si les municipalités qui demanderaient cette mesure
pourraient le faire. Donc, présentement, on travaille avec ma collègue au
Trésor pour savoir si ce serait possible, cette mesure-là. Hier et aujourd'hui,
là, c'est... c'est ça qu'on... Puis c'était... c'est ça qui était demandé aussi
par la Fédération québécoise des municipalités, <hier, que j'ai vue...
Mme Laforest :
...
ça qui était demandé aussi par la
Fédération québécoise des
municipalités, >hier, que j'ai vue. Alors, on est en train de regarder
si c'est possible.
Mme Labrie : Et donc ça ne
contrevient pas en soi, là, aux traités qui sont signés, de mettre en place des
pénalités comme ça, là, quand on parle d'entreprises étrangères?
Mme Laforest : Ce serait
comme un autre moyen parallèle pour aller chercher... pour donner le respect
aux entreprises québécoises, en fait, là. Ça fait qu'on va voir la suite, on va
voir si c'est légal.
Mme Labrie : OK. Parfait.
Mme Laforest : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Alors, merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 2 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme la ministre. L'article 3.
Mme Laforest : Article 3 :
«Pour l'application de la présente loi, sont des organismes municipaux :
«1° les municipalités, à l'exception
des villages nordiques, cris ou naskapi;
«2° les communautés métropolitaines;
«3° les régies intermunicipales;
«4° les sociétés de transport en
commun;
«5° l'Autorité régionale de transport
métropolitain;
«6° le Réseau de transport
métropolitain;
«7° l'Administration régionale
Baie-James;
«8° les organismes constitués en
vertu de l'article 465.1 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)
ou de l'article 711.2 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1).»
Donc, l'article 3 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux présenterait les organismes municipaux
assujettis à cette loi.
Les organismes qui y sont mentionnés sont donc...
sont déjà assujettis aux règles contractuelles applicables en droit municipal
par l'effet de diverses dispositions législatives.
Donc, cet article serait de droit nouveau.
Donc, ici, on vient établir les champs
d'application de la loi, comme je le mentionnais, on rassemble dans une seule
et même loi la possibilité d'octroi de contrats dans les municipalités sous une
seule loi. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : On comprend
que c'est... c'est du droit nouveau, mais en fait cette liste-là, elle doit
exister déjà, là, ce n'est pas... Elle doit exister ailleurs.
Mme Laforest : C'est... Oui,
oui, oui.
Mme Setlakwe : Mais qu'en
est-il de la nouvelle agence de... Là, je dis «agence de transport», mais je ne
pense pas qu'elle s'appelle comme ça. Est-ce qu'elle devrait s'y retrouver?
Mme Laforest : Est-ce que
c'est à l'intérieur? J'imagine.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Ah! ce n'est
pas municipal...
Mme Laforest : Ah! c'est
vrai. Oui. C'est vrai. Bonne question.
Mme Setlakwe : Non, non, tout
à fait. Ça va, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 3
de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
Alors, maintenant, on va à l'article 125, si je comprends bien?Parfait.
Mme Laforest : ...parce qu'on
touche la Loi sur l'Autorité régionale du transport métropolitain. Donc,
l'article 125 : L'article 14 de la Loi sur l'Autorité régionale
de transport métropolitain (chapitre A-33.3) est abrogé.
Donc, l'article 125 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 14 de la Loi sur
l'Autorité de... l'Autorité régionale de transport métropolitain à des fins de
concordance avec l'article 3 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux. Donc, pour les mêmes raisons, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Non, pas du tout? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 125 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Mme la ministre, l'article 194.
Mme Laforest : 194.
L'article 21.12.1 de cette loi est abrogé.
L'article 194 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 21.12.1 de la Loi
sur le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire à des fins de concordance avec l'article 3 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux.
Donc, ici, on vient assurer encore une
fois la cohérence du cadre légal, avec cette nouvelle loi que nous allons
travailler dans le projet de loi.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Juste
nous expliquer qu'est-ce qu'on vient retirer, en fait. Je comprends que c'est
de la concordance, mais j'essaie de voir qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça
venait prévoir, cet article qui était dans la Loi sur le ministère des Affaires
municipales.
Mme Laforest : Oui. Alors,
l'article 21.12.1, c'est l'article qui est sur la Loi du ministère des
Affaires municipales et des Régions, de l'Occupation du territoire, qui était
assujettie aussi à l'ARBJ. Donc, ici, avec la nouvelle mesure, cette nouvelle
loi là, on vient rassembler, si je peux dire, dans une même loi les articles
qui portent sur la gestion contractuelle uniquement.
Mme Setlakwe : Ça va. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Sherbrooke? Non? Merci.
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 194 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
L'article 196. Mme la ministre. Je pense...
Mme Laforest : Oui. Oui. À
l'article 196, l'article 9 de la Loi sur le Réseau de transport
métropolitain <(chapitre R-25.01)...
Mme Laforest :
...À
l'article 196, l'article 9 de la Loi sur le Réseau de transport
métropolitain >(chapitre R-25.01) est abrogé.
L'article 196 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait l'article 9 de la Loi sur le
Réseau de transport métropolitain à des fins de concordance avec l'article 3
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux. Alors...
La Présidente (Mme Poulet) : Allez-y,
continuez.
Mme Laforest : J'y vais.
Donc, l'amendement qui est proposé : L'article 1, article 196 de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 9 de
la Loi sur le Réseau de transport métropolitain. Remplacer l'article 196
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux,
proposé par l'article 1 du projet de loi, par
le suivant :
«196. L'article 9 de cette loi est
modifié par la suppression du premier alinéa.»
Cet amendement modifierait
l'article 9 de la Loi sur le Réseau de transport métropolitain à des fins
de concordance avec le régime de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux.
Alors, ici, c'est pour la cohérence du
cadre légal que nous appliquons. Il y a eu une nouvelle modification récemment
qui modifiait l'article 9 de la Loi sur le Réseau de transport
métropolitain. Donc, on doit conserver cette modification-là qu'on a adoptée
dans l'article 9, avec l'article 9. Puis dans cet article 9, la
référence aux dispositions de la Loi sur les sociétés de transport en commun portant
sur l'application de la gestion contractuelle serait toujours retirée en raison
de l'adoption de la nouvelle loi.
Donc, c'est en respect de la modification
qu'on a faite avec l'ARTM.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Non? Parfait. Alors, nous
allons procéder à la mise en voix. Est-ce que l'article... Oui, l'amendement.
Alors, est-ce que l'amendement à l'article 196 de la loi édictée est
adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, on revient à l'article 196. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 196 amendé? Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 196 amendé de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. Alors, l'article 4, Mme la ministre.
Mme Laforest :
L'article 4 : «Pour l'application de la présente loi, est assimilé à
un organisme municipal tout organisme qui remplit l'une des conditions
suivantes :
«1° la loi le déclare mandataire ou
agent d'un organisme municipal visé à l'article 3;
«2° son conseil d'administration
doit, en vertu d'une loi ou d'un règlement, être composé majoritairement de
membres d'un conseil d'une municipalité ou de membres nommés par une
municipalité;
«3° son budget est adopté ou approuvé
par une municipalité;
«4° il agit sans but lucratif et, au
1er janvier de l'année en cours, il remplit les conditions suivantes :
«a) le montant de ses revenus est
égal ou supérieur à 1 000 000 $ au cours de l'une des deux
dernières années;
«b) il a reçu, au cours d'une année
visée au sous-paragraphe a, une aide financière d'une municipalité dont le
montant est égal ou supérieur à la moitié de ses revenus pour cette année;
«5° il a été désigné en tant
qu'organisme municipal par le ministre.
«Malgré le premier alinéa, une société
d'économie mixte n'est assimilée à un organisme municipal que dans la mesure où
la Loi sur les sociétés d'économie mixte dans le secteur municipal (chapitre S-25.01)
prévoit l'application de la présente loi.»
• (11 h 20) •
Donc, l'article 4 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux assujettirait aux dispositions de cette loi
plusieurs organismes qui ont un lien étroit avec un organisme municipal.
Cet article reprendrait des substances... en
substance les dispositions de l'article 573.3.5 de la Loi sur les cités et
villes.
Ici, on vient éviter qu'un organisme
municipal puisse contourner les règles d'attribution des contrats en confiant
la gestion d'un contrat à un organisme, un OBNL sous son contrôle. Donc, les
organismes pour lesquels un organisme municipal exerce une forme de contrôle
devraient appliquer les règles d'attribution de contrats prévus à la LCOM afin
d'éviter de faire indirectement ce que l'organisme ne peut faire directement.
Alors, voilà. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bon, on
comprend qu'essentiellement ce n'est pas du droit nouveau, là, on reprend un
principe qui existait déjà dans la Loi sur les cités et villes, un principe
important. Mais on dit que l'article reprend en substance les dispositions.
Quelles sont les différences?
Mme Laforest : Bien, en
fait, ici, les... on vient appliquer les mêmes... la même réglementation par
les... par exemple, avec des organismes qui sont assimilables au milieu
municipal. Puis je vais donner des exemples. Un exemple concret, les offices
d'habitation. Donc, c'est la même chose qu'on vient obligatoirement prononcer,
par exemple, pour la manière d'octroyer des contrats avec les offices
d'habitation. Il y a certains OBNL, par exemple, que peut créer la ville de
Saint-Félicien en matière de gestion de son parc agrothermique. C'est un autre
exemple qu'on peut donner. Il y a des OBNL, également, qui sont créés par les
municipalités dans le domaine de la promotion industrielle. Ça peut être un
autre exemple aussi. Donc, ne pas <faire ce qu'on...
Mme Laforest :
...
domaine de la promotion industrielle. Ça peut être un autre exemple aussi.
Donc, ne pas >faire ce qu'on... ce qui est interdit dans la loi
maintenant. Puis le contenu est la même chose, c'est juste le libellé qui est
changé. C'est le même contenu.
Mme Setlakwe : Merci. Est-ce
que... Mais là, ici, quand on parle, dans le cinquième cas d'espèce... Parce
qu'on dit que la loi s'applique à tout... ou on assimile à un organisme
municipal tout organisme, disons, c'est ça, office de l'habitation ou un OBNL,
tout organisme qui remplit l'une des conditions suivantes, puis il y en a cinq.
Juste besoin d'en remplir une. Puis l'organisme va devoir se soumettre aux
dispositions qui traitent... les dispositions de la LCOM. Mais je me demandais,
dans le cinquième cas, «il a été désigné en tant qu'organisme municipal par le
ministre», puis là on dit «le ministre» mais on parle... on parle du... le
ministre des Affaires... de vous, la ministre des Affaires municipales. Puis
dans quelles circonstances ça se fait, ça? Donc, il y aurait une désignation
par la ministre.
Mme Laforest : Oui. Ça se fait
parce qu'il y a eu des nouvelles coopérations, par exemple, avec, bien, les
projets que je vais vous mentionner : la Coopérative d'informatique
municipale; la coopérative de solidarité Tricentris, ça, on en a parlé durant
la dernière année; le Regroupement des services d'habitation du Québec, parce
qu'on a fait des regroupements aussi dans le domaine de l'habitation; et il y a
la Coopérative de solidarité de télécommunications d'Antoine-Labelle. Donc, il
y a eu des modifications dans la dernière année, c'est normal, on vient
appliquer les mêmes normes, mais le cadre normatif reste le même.
Mme Setlakwe : Bien, ça va
pour moi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Qu'est-ce qu'on
entend par «société d'économie mixte»?
Mme Laforest : Société
d'économie mixte, on l'a ici, c'est les OBNL. C'est... La définition, Me
Veilleux, exacte, l'avez-vous?
La Présidente (Mme Poulet) : ...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. En fait, c'est des sociétés qui sont constituées avec l'aide
des municipalités pour certains... pour certaines fins municipales, par
exemple, gestion de déchets résiduels, là.
Mme Labrie : Et qu'est-ce que
ça... qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça veut dire, sur la forme
administrative, le fait que ce soit une société d'économie mixte? Parce que,
dans le fond, ce que je comprends de ça, c'est qu'elles ne seront pas toutes
considérées comme des organismes municipaux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Leur
assujettissement à la Loi sur les contrats des organismes municipaux dépend, en
fait, de leurs lois spécifiques qui prévoient des particularités, là. Notamment,
dans certaines situations, l'appel d'offres pourrait ne pas être requis, dans
d'autres cas, il pourrait l'être, requis. Donc, il y a des... il y a des
particularités, actuellement.
Mme Labrie : Puis ça dépend
de... bien, ça dépend de quoi? Parce que là, vous me donnez un exemple de...
bon, d'entreprises de gestion de déchets. Ici, ce qu'on lit, c'est : «Malgré
le premier alinéa, une société d'économie mixte n'est assimilée à un organisme
municipal que dans la mesure où», bon, cette loi-là va le... va le prévoir.
Pourquoi, des fois, ce l'est puis, des fois, ce ne l'est pas?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Selon
la règle actuelle, une société d'économie mixte peut soit demander
l'autorisation de la municipalité qui a aidé à la constituer pour octroyer un
contrat, puis dans ce cas-là les règles ne s'appliquent pas nécessairement, ou
tout simplement appliquer les mêmes règles que cet organisme-là. Dans ce
cas-là, il doit procéder. Donc, ce serait un cas d'application de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux. C'est un ou l'autre.
Mme Labrie : Et elles sont
plus sévères ou plus lousses, les règles, quand elles ne se... quand ils
n'utilisent pas les règles concernant les organismes municipaux?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
dans un premier cas, il va y avoir l'autorisation, finalement, de la
municipalité. Donc, nécessairement, la municipalité va devoir analyser le
dossier au préalable. Donc, c'est... je vous dirais que c'est deux procédures
différentes.
Mme Laforest : ...Mme la
Présidente, parce que la question est quand même importante. Mais je pense
qu'on pourrait partager la liste, et vous les auriez, tous les... Parce qu'il
serait peut-être intéressant, même, que...
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Juste l'envoyer à l'adresse de la commission, s'il vous plaît.
Mme Laforest : OK. On va vous
envoyer la liste. Vous allez voir, là, dans cette mesure-là pourquoi on doit
appliquer cette loi-là.
Mme Labrie : Ça permettrait
de comprendre effectivement de quoi on parle, puis est-ce qu'il y en... est-ce
qu'il y en a beaucoup...
Mme Laforest : Oui. C'est ça.
Mme Labrie : ...puis quel
genre de... quel genre de contrat ils font, est-ce que c'est... c'est ça,
est-ce que ça arrive souvent.
Mme Laforest : Oui.
J'aimerais ça. Ce serait peut-être beaucoup plus simple à comprendre. Même moi,
là, quand j'ai vu la liste, là... Ça fait que ce serait peut-être bon de la
partager.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
tout à fait, merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Ça va?Oui.
Mme Setlakwe : ...dans le
quatrième paragraphe, je pense, ou l'alinéa, je me trompe peut-être, là, on
parle d'un organisme à but... <sans but lucratif...
Mme Setlakwe :
... je
pense, ou l'alinéa, je me trompe peut-être, là, on parle d'un organisme à
but... >sans but lucratif, et il remplit les conditions suivantes, puis
il y en a deux à remplir : « :e montant de ses revenus est égal ou
supérieur à 1 000 000 $ au cours de l'une des deux dernières
années.» Ça, ce montant-là, il est là depuis longtemps? Est-ce que c'est un
montant qui a été indexé?
La Présidente (Mme Poulet) : Mme
la ministre.
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait, c'est les mêmes règles, règles qu'on avait adoptées pour les OBNL, le
montant de 1 million.
Mme Setlakwe : À quel moment?
Mme Laforest : En... Avant
qu'on arrive, je crois, hein? 2017? OK. Je pense, c'est 2018, mais... Désolée.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Alors, il y a... Oui, Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Bien, je trouve
la question de ma collègue pertinente. Donc, il n'y a pas d'indexation prévue
de ce montant-là?
Mme Laforest : Non.
Mme Labrie : Donc, ça veut
dire que ça va rester ça? Parce que, bon, 1 million n'a plus la même
valeur aujourd'hui qu'en 2017, déjà, là, ça change quand même assez rapidement.
Mme Laforest : Oui, mais il
n'y a eu aucune demande, donc le montant doit être...
Mme Labrie : Ce n'est pas
quelque chose qui pose problème pour l'instant.
Mme Laforest : Oui. On n'a eu
aucune demande pour changer le montant, ça fait que...
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 4 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait.
Merci. Mme la ministre, l'article 225.
Mme Laforest : L'article 225 :
Les organismes désignés, avant la date de l'entrée en vigueur du présent
article, par le ministre en vertu du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 573.3.5 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)
sont réputés avoir été désignés par le ministre en vertu du paragraphe 5° du
premier alinéa de l'article 4 de la présente loi.
L'article 225 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait une règle transitoire suivant
laquelle les organismes désignés en vertu du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 573.3.5 de la Loi sur les cités et villes deviendraient
automatiquement désignés en vertu du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 4 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Cette règle assurerait le maintien de leur
assujettissement aux règles contractuelles applicables aux organismes
municipaux.
Donc, ici, on vient éviter que les
organismes désignés par les Affaires municipales en vertu de
l'article 573.3.5 de la Loi sur les cités et villes ne soient plus
assujettis aux règles contractuelles municipales en raison du changement du
régime vers la LCOM. Donc, c'est la règle transitoire, le temps qu'on étudie le
projet de loi.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 225 de la loi
édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
L'article 124.
• (11 h 30) •
Mme Laforest : L'article 124 :
L'article 68 de cette loi est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du paragraphe 3° du deuxième alinéa, de «l'article 573.3.5
de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)» par «au premier alinéa
de l'article 4 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des
organismes municipaux)».
Donc, l'article 124 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 68 de la Loi sur
l'Autorité des marchés publics à des fins de concordance avec l'article 4
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux. Ici, c'est pour assurer
la cohérence du cadre normal du cadre légal que nous appliquons aujourd'hui.
Alors, voilà.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Non? Parfait. Alors, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 124 de la loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
l'article 150.
Mme Laforest : L'article 150 :
L'article 107.7 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du paragraphe 3° du premier alinéa, de «573.3.5»
par «4 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer ici
l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des organismes
municipaux)»;
2° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «à l'article 573.3.5» par
«au premier alinéa de l'article 4 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux».
Donc, ici, c'est une question de cohérence
avec le cadre légal que nous appliquons.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions? Non? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 150 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : L'article 151.
Mme Laforest : Bon, alors,
c'est un peu la même chose. 151. L'article 108.2.0.1 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe 1° du quatrième
alinéa, de «573.3.» par «4 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des organismes
municipaux)».
Donc, ici, ça concerne les contrats des
organismes municipaux qui modifieraient...
11 h 30 (version révisée)
Mme Laforest : ...des
organismes municipaux)».
Donc ici, ça concerne les contrats des
organismes municipaux qui modifieraient l'article 108.2.0.1 de la Loi sur
les cités et villes. Question de concordance avec la Loi sur les cités et
villes, maintenant.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions? Non. Alors, est-ce que l'article... Nous allons procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 151 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. 178.
Mme Laforest : 178. L'article 966.2.1
de ce code est modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a du paragraphe 3° du premier alinéa, de «573.3.5 de
la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19)» par «4 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la Loi sur les contrats des organismes municipaux)»;
2° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «573.3.5 de la Loi sur les
cités et villes» par «4 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux».
Alors, l'article 178 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux modifierait l'article 966.2.1,
maintenant, du Code municipal du Québec, à des fins de concordance avec l'article 4
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Alors ici, c'est pour le cadre légal
concernant le Code municipal.
La Présidente (Mme Poulet) :
...Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 178
de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Alors, l'article 179. Je crois que vous avez un amendement, Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui. L'article 179,
c'est la Loi sur la Commission municipale du Québec : L'article 85 de
la Loi sur la Commission municipale du Québec (chapitre C-35) est modifié,
dans le paragraphe 5° du premier alinéa :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a, de «573.3.5 de la Loi sur les cités et villes
(chapitre C-19)» par «4 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les
contrats des organismes municipaux)»;
2° par le remplacement, dans le
sous-paragraphe a, de «573.3.5 de la Loi sur les cités et villes» par «4 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux».
L'article 179 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 85 de la Loi sur
la Commission municipale du Québec à des fins de concordance avec l'article 4
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Question, maintenant, de cohérence légale
applicable avec la Commission municipale du Québec, maintenant. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Laforest : Oui, il y
a un amendement.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui, Mme la ministre.
Mme Laforest : Désolée.
L'article 1, article 179 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux modifierait... modifiant l'article 85 de la Loi sur la
Commission municipale : Remplacer le paragraphe 1° de l'article 179
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1
du projet de loi, par le paragraphe suivant :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le sous-paragraphe a, de «573.3.5 de la Loi sur les cités et villes
(chapitre C-19)» et de «cette loi» par, respectivement, «4 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la Loi sur les contrats des organismes municipaux)» et «la Loi sur les
cités et villes».
Donc, cet amendement modifierait l'article 179
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de corriger un renvoi
à la Loi sur les cités et villes.
Question de cohérence applicable avec le
cadre légal... Merci, merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
...Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Non. Alors, s'il n'y
a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement,
à l'article 179 de la loi édictée, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, on va faire... Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 179
amendé? Alors, on va procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 179
amendé de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. L'article 180.
Mme Laforest : L'article 180 :
L'article 86 de cette loi est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du quatrième alinéa, de «à l'article 573.3.5 de
la Loi sur les cités et villes» par «au premier alinéa de l'article 4 de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le
numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette
loi qui édicte la loi sur les contrats municipaux)».
Alors ici, l'article 80 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 86 de la Loi sur
la Commission municipale du Québec à des fins de concordance avec l'article 4
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Alors, question de cohérence du cadre
légal pour le projet de loi. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
...Non. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 180 de la loi édictée est <adopté...
La Présidente (Mme Poulet) :
...procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 180 de la loi édictée est >adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Article 141.
Mme Laforest : 141. Les
articles 231.1 et 231.15 de l'annexe C de cette charte sont abrogés.
L'article 141 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait les articles 231... et
231.15 à l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec,
à des fins de concordance avec l'article 4 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux. Donc ici, question de cohérence avec le cadre légal. Et
nous aurons la même chose sûrement pour la Charte de la Ville de Québec. Alors,
merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a des interventions...
Mme Setlakwe : Non. Bien,
dans le fond, c'est de la concordance. On a... on discutera de 141 de la loi,
de la LCOM, plus tard.
La Présidente (Mme Poulet) :
...Parfait. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 141 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. 148.
Mme Laforest :
L'article 148 : L'article 61 de l'annexe C de cette charte est
modifié par la suppression des sixième et septième alinéas.
L'article 148 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux modifierait l'article 61 de l'annexe C
de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec, à des fins de
concordance avec l'article 4 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux. Donc, question de cohérence avec le cadre légal, maintenant, pour
la ville de Québec, avec la charte de sa ville. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des... Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? Non. Alors, est-ce que... On
va procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 148 de la loi édictée
est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. L'article 5.
Mme Laforest :
Article 5 : Dans le présent... dans la présente loi, on entend
par : «entreprise» une personne morale de droit privé, une société en nom
collectif, en commandite ou en participation ou une personne physique qui
exploite une entreprise individuelle;
«système électronique d'appel d'offres» le
système électronique d'appel d'offres approuvé par le gouvernement pour
l'application de la Loi sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1).
L'article 5 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux définirait ce que continue... ce que
constitue une entreprise et le système électronique d'appels d'offres pour
l'application de la loi. Cet article serait de droit nouveau. Ici, on vient
juste clarifier l'application de la LCOM et l'interprétation des termes
utilisés par la LCOM, LCOM, la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe :
...d'entreprise, on ne va pas s'attarder trop longuement, mais évidemment, «personne
morale, société en nom collectif, en commandite ou en participation... personne
physique qui exploite une entreprise individuelle», donc une... Pourquoi on dit
«entreprise individuelle»? Je comprends qu'une personne physique peut avoir...
être enregistrée et avoir une entreprise, mais pourquoi on mentionne «individuelle»?
Il y a juste une seule employée?
• (11 h 40) •
Mme Laforest : Oui, quand
on parle d'une personne physique qui exploite une entreprise individuelle, ça
peut être, par exemple, un plombier, tout simplement. Ici, on vient juste
définir... Parce qu'en fait il faut redéfinir les termes, parce qu'on définit
une nouvelle loi. Ça fait que c'est pour ça que les termes comme «entreprise»
ou «personne morale», on doit les redéfinir, les placer dans le nouveau projet
de loi.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends. Mais donc... Donc, un plombier à son compte qui exerce seul sa pratique.
Mme Laforest : Tout à
fait.
Mme Setlakwe : Même s'il
n'y a pas deux ou trois personnes autour de lui pour faire des tâches
administratives? C'est juste que je me dis que ce n'est pas une entreprise
individuelle ou...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
...
Mme Laforest : Ah! allez-y...
La Présidente (Mme Poulet) :
...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, Mme la Présidente. En fait, une entreprise dans le Code civil, on parle
de l'activité économique. Donc, ce n'est pas vraiment la personne elle-même qui
l'exerce. C'est pour ça qu'on fait la petite distinction ici. Mais la
définition permet après ça d'utiliser le mot «entreprise» plus facilement dans
le reste de la loi et donc de simplifier le libellé.
Mme Setlakwe : Merci.
Moi, ça me va.
La Présidente (Mme Poulet) :
Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Alors, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 5 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Article 6.
Mme Laforest :
Article 6 : «Lorsqu'une municipalité doit effectuer en vertu de la
présente loi une publication sur son site Internet sans qu'elle en possède un,
elle doit faire cette publication sur le site Internet d'une municipalité
régionale de comté, une MRC, dont le territoire comprend le sien ou, si cette
dernière n'en possède pas, sur un autre site dont la municipalité donne un avis
public de l'adresse une fois par année. Tout autre organisme municipal qui n'a
pas de site Internet doit faire cette publication sur un site dont il donne un avis
public de l'adresse une fois par année.»
Donc, l'article 6 de <la...
Mme Laforest :
...public
de l'adresse une fois par année.
Donc, l'article 6 de >la Loi
sur les contrats des organismes municipaux prévoirait les règles applicables
lorsqu'un organisme municipal doit faire une publication sur son site Internet
en vertu d'une des dispositions de la loi alors qu'il n'en possède pas. Ces
règles varient selon l'organisme municipal visé. Cet article serait de nouveau
droit.
Donc ici, c'est pour assurer la
publication sur Internet de la liste des contrats et des autres informations à
publier. On vient respecter les mesures de transparence auxquelles sont en
droit de s'attendre les citoyens et les citoyennes. Et nous avions d'ailleurs
discuté de cette... et adopté cette nouvelle disposition dans un ancien projet
de loi, par exemple éthique et déontologie dans le milieu municipal,
l'obligation de divulguer sur les sites Internet. Mais il y a des municipalités
qu'elles ne l'ont pas, donc elles doivent le faire obligatoirement ici, avec la
MRC, la municipalité régionale de comté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Peut-être
que vous avez discuté de ça à l'époque de cette autre loi, mais je serais
curieuse de savoir : Est-ce qu'il y en a beaucoup des municipalités qui
n'ont pas de site Internet?
Mme Laforest : Il n'y en
a pas beaucoup. Il n'y en a vraiment pas beaucoup. On...
Mme Labrie : Parce qu'il
y a quand même plusieurs obligations de transmission d'information, quand même,
qui passent par là.
Mme Laforest : Oui, oui.
Il y en a cinq ou six?
Une voix : ...
Mme Laforest : Six.
Mme Labrie : OK. Donc,
on leur prévoit une disposition spéciale. C'est bon. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Setlakwe : Donc, il
y en a seulement six municipalités sur plus de 1 000 municipalités?
Mme Laforest : 1 039,
oui.
Mme Setlakwe : Et des
MRC qui n'en ont pas? Parce que, là, on prévoit aussi le cas d'une MRC qui n'en
aurait pas.
Mme Laforest : ...MRC
qui n'ont pas de site, là. Moi, je ne suis pas...
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! c'est
juste... OK, au cas où, parce que je n'en connais pas une, hein, qui n'a pas de
site Internet. Me Veilleux?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : Bien,
moi, je dis qu'il n'y en a pas.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
bon.
Mme Laforest : À ma
connaissance, il n'y en a pas. Bien, je l'aurais su, là. Une MRC qui n'a pas de
site Internet, on l'aurait aidée, entre vous et moi. On va vérifier... honnêtement,
je pense que j'ai raison.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Je
vous crois.
Mme Laforest : OK.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
...madame.
Mme Labrie : Je trouve
ça intéressant, la réaction... Je trouve ça intéressant, la réaction de la
ministre, parce que spontanément, elle dit : S'il y avait une MRC qui
n'avait pas de site Internet, on l'aurait aidée, parce qu'on comprend
évidemment que c'est quand même essentiel à leur travail puis à leurs relations
avec les citoyens. Là, on vient de nommer qu'il y a, bon, cinq, six petites...
j'imagine qu'elles sont très petites, municipalités qui n'ont pas de site
Internet non plus. Est-ce qu'il en existe, du soutien? Parce que, moi, j'avoue
que ça m'apparaît curieux quand même pour les citoyens qui vivent là, même si
c'est des très petites municipalités. Il me semble que ce serait avantageux
qu'elles en aient un, là. Est-ce qu'il existe des ressources pour elles pour y
arriver ou...
Mme Laforest : Oui.
Durant la pandémie, ce qu'on a fait d'ailleurs avec la Fédération québécoise
des municipalités, on a offert un soutien technologique à la hauteur de
100 millions pour doter les municipalités des outils technologiques. Donc,
oui, on les a aidées durant la pandémie. C'est pour ça que, moi, qu'il y ait
une MRC, là... en tout cas, selon moi, il n'y en a pas du tout. Parce que
c'étaient des municipalités qui avaient besoin de soutien technologique pour
avoir Internet dans leur municipalité, donc on a offert un soutien de
100 millions durant la pandémie.
Mme Labrie : OK. Puis
donc j'imagine qu'il y avait peut-être plus de municipalités que ça avant qui
n'avaient pas de site Web...
Mme Laforest : Oui. Il y
en avait plus.
Mme Labrie : ...puis là
il n'en reste seulement que quelques-unes?
Mme Laforest : Je crois
qu'il y en avait une trentaine.
Mme Labrie : OK. Quand
même. Bon. Bien, en tout cas, je nous soumets collectivement que ça me semble quand
même être de base, là, comme ressource, là, puis qu'on devrait s'assurer que...
Je comprends qu'on prévoit la modalité d'exception ici, là, ça me convient,
mais on devrait viser à ce que toutes les municipalités aient ce type de
ressource là pour leurs citoyens. C'est une source d'information vraiment
pertinente.
Mme Laforest : Le
message est bien, le message est bon. On invite les municipalités à se doter de
ce système, mais, évidemment, en 2025, là. Mais oui, on a soutenu, puis il y
avait de l'appui financier.
Mme Labrie : Parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci beaucoup. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 6 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Alors, dans les règlements de gestion contractuelle, l'article 7.
Mme la ministre.
Mme Laforest : Règlement
sur la gestion contractuelle. L'article 7 : «Tout organisme municipal
doit adopter un règlement sur la gestion contractuelle qui prévoit des normes
applicables à l'attribution et à l'exécution de l'ensemble de ces contrats.»
Donc, le titre II de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux, comprenant les articles 7 à 10,
encadrerait l'adoption par les organismes municipaux de leur règlement sur la
gestion contractuelle. Ce titre reprendrait en substance des dispositions de
l'article 573.3.1.2 de la Loi sur les cités et villes et des autres
articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
Et l'article 7 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux imposerait à tout organisme municipal
l'obligation d'adopter un règlement sur la gestion contractuelle et en
présenterait l'objet.
Donc ici, c'est normal, on s'assure que
chaque organisme municipal définit le cadre de sa gestion contractuelle qui lui
est propre dans son règlement. Question de transparence, évidemment, <pour...
Mme Laforest :
...contractuelle
qui lui est propre dans son règlement. Question de transparence, évidemment, >pour
les citoyens.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions?
Mme Setlakwe : ...pas
nouvelle, là.
Mme Laforest : Elle n'est
pas nouvelle. On la... On prend l'obligation et on la transpose dans notre
nouvelle loi.
Mme Setlakwe : Exact. Puis
cette obligation-là, elle s'applique évidemment à un organisme municipal tel
que défini et auquel on... On a vu plus tôt, on assimile les organismes qui
remplissent certains critères.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Puis il
n'y a pas personne qui se plaint que, ça, c'est trop... Ce n'est pas trop ardu?
Tout le monde a ça, dans le fond, un règlement de gestion contractuelle.
Mme Laforest : Non, parce
que ça se fait toujours, là. Ce n'est pas... Ça s'est toujours fait puis il y a
de l'aide maintenant avec les unions, là, la FQM, l'UMQ. Il y a beaucoup
d'aide, puis il y a même les directions régionales qui peuvent aider aussi, des
Affaires municipales.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
D'autres interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 7 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci. Alors, article 8.
Mme Laforest :
Article 8 : «Un règlement sur la gestion contractuelle doit, afin de
promouvoir l'intégrité et la transparence en matière contractuelle, prévoir des
mesures :
«1° favorisant le respect des lois
applicables qui visent à lutter contre le truquage des offres;
«2° visant à assurer le respect de la Loi
sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme (chapitre T-11.011)
et du code de déontologie adopté en vertu de cette loi;
«3° ayant pour but de prévenir les gestes
d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption;
«4° ayant pour but de prévenir les
situations de conflit d'intérêts;
«5° ayant pour but de prévenir toute autre
situation susceptible de compromettre l'impartialité et l'objectivité du
processus de demande de soumissions et de la gestion du contrat qui en résulte;
«6° visant à encadrer la prise de toute
décision ayant pour effet d'autoriser la modification d'un contrat.
«Un tel règlement doit aussi prévoir des
mesures :
«1° favorisant l'acquisition responsable
tenant compte des principes prévus à l'article 6 de la Loi sur le
développement durable (chapitre D-8.1.1);
«2° favorisant les biens et les services
québécois ou autrement canadiens et les entreprises qui ont un établissement au
Québec ou ailleurs au Canada aux fins de l'attribution de tout contrat attribué
suivant une procédure sur invitation écrite ou de gré à gré;
«3° favorisant la rotation des éventuels
cocontractants à l'égard des contrats dont... dans la mesure où ces contrats
peuvent être attribués de gré à gré en vertu de règles adoptées en application
de l'article 9.
«Un règlement du ministre définit ce que
constitue des biens et des services québécois ou autrement canadiens et des
entreprises qui ont un établissement au Québec ou ailleurs au Canada.»
L'article 8 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait le contenu obligatoire du
règlement sur la gestion contractuelle. En plus du contenu obligatoire prévu
par les dispositions actuelles, il est proposé d'ajouter l'obligation, pour les
organismes municipaux, de prévoir dans le règlement des mesures favorisant
l'acquisition responsable.
Ici, on vient promouvoir l'intégrité et la
transparence en matière contractuelle. On veut favoriser l'acquisition
responsable de l'achat québécois ou autrement canadien. On vient accroître
l'autonomie des organismes municipaux sur l'attribution de leurs contrats dont
la valeur est de... entre 25 000 $ et le seuil d'appels d'offres
publics. Voilà.
• (11 h 50) •
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
Donc... Bien là, ici, on prévoit le contenu obligatoire du règlement sur la
gestion contractuelle. Puis, de ce que je comprends, c'est que la première
partie... On n'a pas fait une liste de tout ce qu'elle doit contenir, parce
que, dans un premier temps, c'est les éléments qui visent à promouvoir
l'intégrité et la transparence. Puis après ça, il y a une liste plus courte de
mesures additionnelles qui doivent être dans le règlement. Moi, j'aimerais
savoir qu'est-ce qui est nouveau, qu'est-ce qui a été changé par rapport à l'existant,
par rapport au régime actuel?
Mme Laforest : ...en
fait, votre première intervention au niveau des mesures, par exemple on peut
prendre comme exemple les mesures anticorruption, les mesures anticollusion
pour les organismes municipaux qui doivent prévoir des mesures pour agir contre
l'intimidation, la corruption et les conflits d'intérêts. Puis l'inscription de
ces mesures dans le règlement sur la gestion contractuelle va garantir beaucoup
plus de transparence, évidemment, pour les entreprises. Et les entreprises
pourraient comprendre des règles en vigueur qui entourent la gestion des
contrats entre 25 000 $ et le seuil d'appels d'offres publics, le cas
échéant.
Qu'est-ce qui est nouveau? C'est les
mesures favorisant l'achat québécois ou autrement canadien. C'est quand même
hyperintéressant. C'est bien qu'on amène ça dans ce projet de loi là. C'était
demandé d'ailleurs pour des contrats dont la valeur est entre 25 000 $
et... je crois que c'est 133 000 $...
Une voix : ...
Mme Laforest : Entre?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oh! OK.
Entre... OK, entre 25 000 $ et 133 800 $, et le seuil
d'appels d'offres publics, les organismes municipaux pourraient favoriser les
biens et les services <québécois...
Mme Laforest :
...publics,
les organismes municipaux pourraient favoriser les biens et les services >québécois
ou autrement canadiens, ainsi que les entreprises qui ont un établissement au
Québec ou ailleurs au Canada.
Donc, on vient ici ajouter ce qui est nouveau,
les mesures favorisant l'acquisition responsable. Les organismes municipaux
pourraient favoriser l'acquisition responsable au sens de l'article 6 de
la Loi sur le développement durable. Puis en fait, ce qui était... ce qui est
très positif, dans le projet de loi, c'est qu'une municipalité qui veut
promouvoir l'achat québécois, l'achat durable, des mesures pour le
développement durable ou des équipements en respect de l'environnement,
maintenant, les seuils sont montés à 133 800 $. C'est sûr que nous,
on a demandé que ce soit plus élevé, on voulait vraiment que ce soit plus
élevé, mais présentement, on a l'obligation de l'entente des accords de
commerce qu'on doit respecter.
Mais en même temps, c'est une nouvelle
mesure qui est en respect, qui favorise le développement durable pour les
municipalités, donc c'est quand même très bien accueilli par les villes. Parce
que, oui, il y a de 25 000 $ à 133 800 $, mais parfois
c'est... tu sais, on ne donne pas toujours des contrats de 2, 3 millions
et plus, là. Ça fait que des petites mesures comme ça, c'était apprécié. C'est
ça qui est nouveau.
La Présidente (Mme Poulet) :
d'autres...
Mme Setlakwe : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui. Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, parce
que c'est... bien, c'est spécifiquement là-dessus. Donc, si je comprends bien,
le plafond, là, à 133 800 $, il nous est imposé à cause des accords
de libre-échange, en fait. C'est ça qui nous empêche collectivement de mettre
ce plafond-là plus haut.
Mme Laforest : Oui, oui,
exactement.
Mme Labrie : OK. Parce
qu'il y aurait une volonté gouvernementale de le faire puis...
Mme Laforest : Bien,
puis en plus, là, dans le contexte qu'on vit, c'est certain qu'il y a une
volonté d'encourager de l'achat local, l'achat québécois. C'est pour ça qu'on
introduit... on précise cette mesure-là dans le projet de loi. Mais c'est
certain qu'on voit, là, avec qu'est-ce qui se passe, s'il y a des changements,
à ce moment-là, cet article-là, il faut quand même le garder en mémoire durant
l'étude du projet de loi.
Mme Labrie : Puis, pour
les contrats publics du gouvernement, est-ce que c'est le même plafond de
133 800 $?
Mme Laforest : ...chose.
Mme Labrie : C'est la
même chose, hein?
Mme Laforest : Oui.
Mme Labrie : OK. C'est
quand même... Parce que, pour une petite municipalité, ça peut englober
beaucoup de contrats, mais à plus grosse échelle, ça devient plus rare, quand
même, donc c'est une limite importante.
Mme Laforest : Oui.
Exactement. C'est pour ça que, dans le projet de loi, là, nous tous ici, on va
garder cet article-là en mémoire, si parfois il y a des changements...
Mme Labrie : Dans les
accords.
Mme Laforest : ...dans
les accords, présentement, qui... dont nous sommes en attente et nous
souhaitons... nous ne souhaitons pas, mais on va garder ça en tête pareil.
Mme Labrie : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
D'autres interventions?
Mme Setlakwe : ...là.
C'est... Ça vise quand même... C'est une obligation nouvelle qui est
introduite, qui a sa place, mais qui vise juste les petits contrats, dans le
fond.
Mme Laforest : Vise les
montants.
Mme Setlakwe : Oui, des
plus petits contrats.
Mme Laforest : Oui,
25 000 $ à 133 800 $.
Mme Setlakwe : Au-delà
de ces montants-là, puis la question était pertinente de la part de la collègue
de Sherbrooke, on ne peut pas l'imposer, parce que ça viendrait en
contradiction avec des accords auxquels sont parties... auxquels le Québec est
partie... les municipalités sont parties.
Mme Laforest : Exactement.
Oui, exactement. Avec ceux que j'ai précisés, là, au premier article, là, c'est
en respect de ces accords-là, les accords de commerce. On aimerait beaucoup
plus, mais voilà.
Mme Setlakwe : Est-ce
qu'il y a une intention de créer une obligation pour des contrats plus
importants?
Mme Laforest : Bien,
c'est certain qu'on regarde toujours ça, c'est une mesure qui est importante à
regarder dans la situation qu'on vit. C'est... Je crois que nous en... les
trois, on en a parlé, là, dans l'introduction, de dire, dans la situation
actuelle qu'on vit avec les États-Unis, qu'est-ce qui va arriver, les tarifs
douaniers de 25 %... Donc, c'est sûr que s'il y a des nouvelles mesures,
on se pose la question : Est-ce que nous, on pourrait favoriser beaucoup
plus financièrement que les municipalités favorisent l'achat local, l'achat
québécois spécifiquement? Ça fait que c'est pour ça que je dis que, là, c'est
le maximum qu'on peut accorder. Maintenant, si on peut faire plus, tant mieux,
mais on va avoir... on va voir qu'est-ce qui se passe dans les prochains mois.
Mme Setlakwe : En même
temps, on a compris que dans les faits, il y a très peu de contrats qui sont
octroyés au bénéfice de sociétés qui se trouvent aux États-Unis, disons.
Mme Laforest : Il y en
a... Oui. Il y en a... Oui. Il n'y en a pas beaucoup.
Mme Setlakwe : C'est
marginal.
Mme Laforest : C'est
marginal, mais, quand même, si on pouvait appliquer cette mesure-là considérablement...
Mme Setlakwe : Oui. Ça
fait que, là, pour l'instant?
Mme Laforest : On ne
peut pas aller plus loin que ça.
Mme Setlakwe : Non?
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Mais vous
êtes en réflexion?
Mme Laforest : Bien, on
est en attente de voir qu'est-ce qui se passe, là. Puis il faut respecter quand
même l'accord de commerce. C'est important.
Mme Setlakwe : Il faut
les respecter.
Mme Laforest : On n'a
pas le choix.
Mme Setlakwe : Qu'est-ce
qu'on entend par «on veut favoriser la rotation»? Juste élaborer un peu sur cet
élément-là, là, le troisième... le troisième... c'est-tu alinéa ou paragraphe,
c'est paragraphe, «favorisant la rotation des éventuels cocontractants à
l'égard des contrats», tout ça, c'est pour assurer une... juste mettre ça en <contexte...
Mme Setlakwe :
...à
l'égard des contrats», tout ça, c'est pour assurer une... juste mettre ça en >contexte,
assurer qu'il y a une...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, que
ce soit...
Mme Laforest : Le même contrat
octroyé toujours à la même entreprise, c'est pour faire profiter aussi toutes
les entreprises sur le territoire.
Mme Setlakwe : Mais on
reste... Parce que c'est la première fois qu'on formule cette obligation-là, le
libellé est nouveau.
Des voix : ...
Mme Laforest : C'est la
même chose.
Mme Setlakwe : OK. Ça,
c'est vraiment le droit actuel, cet élément-là. Ce qui est nouveau, c'est 2°?
Mme Laforest : 2°, oui.
Mme Setlakwe : Et 1° et 2°?
Mme Laforest : 1° et 2°,
qu'on vient préciser. Exactement.
Mme Setlakwe : 3°, c'est
existant. Puis là quand vous dites de garder en tête... c'est un article
important, il faut le garder en tête quand on va étudier d'autres articles du
projet de loi, est-ce qu'on pense... Juste faire le lien avec... j'ai en tête
la marge préférentielle. Est-ce que c'est bien ça? Une municipalité va pouvoir
ne pas nécessairement aller avec le plus bas soumissionnaire, mais on va lui
permettre de, si on veut, d'exercer une marge préférentielle pour favoriser un
soumissionnaire qui respecterait des critères qui ont été mis de l'avant dans
un règlement de gestion contractuelle. Est-ce que c'est ça, le lien qu'on doit
faire? Vous ne me suivez pas?
Mme Laforest : Bien non,
je ne suis pas. Pouvez-vous...
Mme Setlakwe : La
marge... Parce que cet article-là, on dit : On doit en tenir compte quand
on va étudier d'autres articles. Donc, on veut le mettre en contexte. Si une
municipalité a prévu, en fait, doit prévoir dans... elle doit prévoir dans des
règlements, dans son règlement de gestion contractuelle, des mesures favorisant,
donc, disons, l'acquisition responsable favorisant des biens et services
québécois, etc. Mais comment on met... on met ça en lien avec des... quelles
dispositions du projet loi qui seraient donc pertinentes? Moi, j'ai donné comme
exemple la marge préférentielle. C'est bien le cas?
Mme Laforest : Oui,
c'est le cas. Bien, je vais donner l'exemple... Puis c'est bien, parce que ça
fait quand même plusieurs projets de loi qu'on essayait ou qu'on voulait aller
un peu de l'avant avec la précision de cet article, la précision et la
possibilité que les municipalités utilisent, exemple, les matériaux durables ou...
puis les gens nous demandaient aussi... parlaient beaucoup de la loi... de la
règle sur les plus bas soumissionnaires. Donc ici, évidemment, les
municipalités sont très... apprécient vraiment l'article, parce que vous
comprendrez qu'une municipalité qui veut... qui a un projet plus
environnemental, et la soumission est un peu plus élevée, en respect du
développement durable si les matériaux sont plus durables ou encore c'est des
matériaux... le bois du Québec ou peu importe, là, qui touchent l'achat québécois,
bien, à ce moment-là, la municipalité va pouvoir aller de l'avant. Donc, c'est
quand même très positif.
• (12 heures) •
Mais comme... quand vous posez la question :
Pourquoi vous dites de le garder en tête? Bien, c'est certain que, si on peut hausser
les seuils, ce serait très, très bon, parce que, depuis quelques semaines, on
dit qu'il faut favoriser l'achat local, l'achat québécois. Donc, on va regarder
qu'est-ce qui s'est... qu'est-ce qui va se passer. Puis c'est pour ça... Je
crois que même la députée de Sherbrooke a mentionné : Est-ce que ce serait
possible, les soumissions, exemple à 25 %, dont la Fédération québécoise
des municipalités mentionnait, qui utilisent des matériaux des États-Unis? À ce
moment-là, est-ce qu'on pourrait avoir une mesure spéciale?
Ça fait que tout est... Présentement, on
est en attente, tout le monde. Mais le... c'est pour ça que je dis que
l'article on doit le garder en tête, parce que c'est certain que, s'il y a des
mesures quelconques, bien, à ce moment-là, peut-être qu'on pourrait regarder
pour hausser les seuils si c'est possible, mais toujours en respect avec
l'accord de commerce.
Mme Setlakwe : Je
comprends, mais ma question ne portait pas juste sur la question des biens et
services québécois. On a compris que pour l'instant, on est limités à des
contrats d'une certaine tranche de valeur. Mais, moi, je voulais qu'on le mette
en contexte, l'article, justement, comme, avec d'autres... avec des nouveaux
outils qu'on introduit dans le projet de loi, comme la marge préférentielle.
Est-ce qu'il y en a d'autres qui vont être pertinents plus tard et qui vont
devoir... qui seront en lien avec cette nouvelle obligation?
Mme Laforest : Bien, en
fait, je donne juste un exemple comme ça, là, puis les... une marge
préférentielle qui pourrait être utilisée par les GES, par exemple, ça, ça
pourrait être utilisé, à ce moment-là, avec la marge préférentielle. C'est un
exemple comme ça.
Mme Setlakwe : Mais à
quel... Là où je veux en venir, c'est que... Je comprends que la mesure, elle
est bien vue. J'ai bien entendu. Je l'ai lue dans les mémoires, on le souhaite.
Je ne suis pas en train de dire qu'on est contre, on n'est pas contre, je veux
juste être sûre qu'après quand on... que pour que les municipalités puissent
pleinement bénéficier des nouveaux outils, par exemple la marge préférentielle,
puis ils pourront dire : Ah! bien là, je ne suis pas tenu d'aller avec le
plus bas soumissionnaire, parce que ce plus bas soumissionnaire là n'a pas dans
son offre... bien, c'est un...
12 h (version révisée)
Mme Setlakwe : ...plus bas
soumissionnaire parce que ce plus bas soumissionnaire là n'a pas dans son
offre... bien, c'est un bon exemple, là, peut-être que ça va... le déploiement
de son projet va faire en sorte qu'il y aura une émission plus élevée de GES ou
il n'utilisera pas... il n'a pas prévu qu'il allait utiliser tel, tel, tel
matériau, par exemple, mais à quel point est-ce que la municipalité doit être
précise dans ses objectifs, dans son règlement, pour pouvoir bénéficier des
nouveaux outils, ou est-ce que c'est dans les dispositions subséquentes qu'on
va venir fixer ce niveau de détail là? Je ne sais pas si vous comprenez, là, où
je veux en venir.
Mme Laforest : On va le
préciser. Je ne sais pas c'est quel article. On le précise par la suite?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, mais
est-ce qu'on précise vraiment... Allez-y, Me Veilleux.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. Peut-être juste mentionner un élément, là. Le règlement sur
la gestion contractuelle englobe... dans le fond, prévoit les mesures qui s'appliquent
à l'ensemble de l'attribution des contrats. Donc, nécessairement, la
municipalité doit le prendre en considération dans l'ensemble de ses
attributions de contrats, mais, par la suite, c'est sûr que c'est au cas par
cas que la municipalité va voir comment est-ce qu'elle peut appliquer ces
mesures-là. Donc, c'est vraiment dans le fin détail, par exemple, du document d'appel
d'offres. Est-ce qu'elle va demander l'homologation au préalable? Est-ce qu'elle
va utiliser une mesure comme la marge préférentielle? Ça, c'est des outils pour
donner suite, finalement, à ses... à ce qu'elle visait initialement dans son
règlement de gestion contractuelle.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Oui?
Mme Labrie : Je veux revenir
sur le plafond qui nous est imposé, de 133 800 $. D'emblée, au début
de l'étude du projet de loi, la ministre a nommé plusieurs accords qui nous
liaient. Donc, j'aimerais savoir c'est lequel en particulier qui nous lie par
rapport à ça, parce que, dans les accords qui ont été nommés, il y en a qui
sont signés par le Québec. Quand même, il y en a qui sont signés par le
fédéral, il y en a qui sont signés par le... par le Québec. Donc, c'est quel
accord qui nous lie avec ce plafond-là de 133 800 $?
Mme Laforest : ...que je ne
voudrais pas me prononcer, là, sur les accords de commerce, mais je vais
laisser Me Veilleux, peut-être, de préciser...
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. En fait, c'est l'Accord de libre-échange canadien qui
prévoit un minimum de 133 800 $ pour l'appel d'offres public. Donc,
il faut ouvrir les marchés au Canada. Donc, c'est le seuil d'appel d'offres
public qui est applicable aux municipalités par le fait même.
Mme Labrie : Donc, c'est le
gouvernement fédéral qui a le pouvoir de renégocier cet accord-là, ce n'est pas
le Québec, parce qu'il y avait notamment un accord Québec-Ontario, là, dans la
liste que la ministre avait nommée. C'est pour ça que je le demande, là. Cet
accord-là, c'est le gouvernement fédéral qui doit le renégocier. Celui-là, c'est
une entente entre les provinces?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Oui,
entre toutes les provinces.
Mme Labrie : Donc, c'est une
entente entre les provinces qui nous empêche de monter ce plafond-là, ce n'est
même pas un accord international?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
en fait, l'accord prévoit qu'il faut permettre... dans le fond, ouvrir les
marchés publics à compter de ce seuil-là, tout simplement.
Mme Labrie : OK, non, mais...
bien, en tout cas, ça me semble important de noter que, si c'est un accord qui
est entre les provinces, on est quand même un levier important dans cette
conversation-là, au Québec, à l'échelle du Canada, donc il me semble que la
conversation mérite d'avoir lieu. On ne doit pas être la seule province à avoir
des préoccupations pour favoriser nos entreprises locales. Peut-être que, si ça
se trouve, d'autres provinces vivent également cette contrainte-là et que ça
les dérange. Donc, moi, j'invite fortement quand même à s'asseoir, là... Il y a
des conversations régulières avec les autres provinces. Si on n'est pas liés
par un accord international pour cette contrainte-là, travaillons-y puis
assurons-nous de relever ce plafond, là. C'est quand même important, pas juste
pour nos municipalités, mais pour le... pour le gouvernement du Québec dans son
ensemble.
Mme Laforest : Oui, comme je
vous le mentionnais, c'est ça qui est regardé présentement, puis, en même
temps, quand on parle de l'Accord de libre-échange canadien, bien, le Canada a
aussi des obligations par rapport aux autres pays. Donc, est-ce qu'on est liés
à l'entente qui est liée avec les autres pays? C'est pour ça que je dis :
Il faut être prudents dans ça, mais, quand même, l'article, il faut le garder
en tête, présentement, dans la situation qu'on vit. C'est un bon point.
Mme Labrie : Puis gardons en
tête également que, quand... quand le gouvernement va s'asseoir avec les autres
provinces... peut-être prôner une mise à jour...
Mme Laforest : ...est discuté
présentement, là.
Mme Labrie : Oui, c'est ça, OK,
parfait.
Mme Laforest : Il y a déjà
beaucoup d'échanges même avant, là, de toute manière.
Mme Labrie : Oui, parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Oui?
Mme Setlakwe : Àla
fin, on mentionne que c'est un règlement du ministre qui va venir définir ce
que constituent des biens et services québécois, etc. Donc, le règlement n'existe
pas aujourd'hui?
Mme Laforest : ...le projet
de loi, oui.
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux... à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 8 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
L'article 9.
Mme Laforest : 9. Un
règlement sur la gestion contractuelle peut prévoir des règles applicables à l'attribution
des contrats visés au chapitre V du titre III, qui peuvent déroger aux
dispositions de ce chapitre, ainsi que toute autre norme applicable à <l'attribution
ou à la gestion des contrats...
Mme Laforest :
...peuvent
déroger aux dispositions de ce chapitre, ainsi que toute autre norme applicable
à >l'attribution ou à la gestion des contrats.»
L'article 9 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux permettrait aux organismes municipaux de prévoir dans le règlement
sur la gestion contractuelle des règles particulières à l'attribution des
contrats assujettis à la procédure d'appel d'offres sur invitation écrite. En
procédant ainsi, un organisme municipal pourra utiliser une autre procédure d'attribution
pour ces contrats. Le règlement sur la gestion contractuelle pourrait également
prévoir toute autre norme applicable à l'attribution ou à la gestion des
contrats. Ces normes ne pourraient cependant déroger aux autres dispositions de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Ici, on vient offrir plus d'autonomie aux
organismes municipaux pour l'octroi de contrats dont la valeur est de 25 000 $
jusqu'au seuil d'appel d'offres public. On vient élargir la portée du règlement
de gestion contractuelle. Les règles seraient différentes d'un organisme à l'autre
pour cette catégorie de contrat. Donc, le montant, à partir duquel une
municipalité prévoirait octroyer un contrat selon ses propres règles serait
indiqué dans son règlement. Donc, comme chaque organisme municipal aurait ses
propres règles d'attribution entre 25 000 $ et le seuil d'appel d'offres
public, serait... il serait dans l'intérêt des entreprises de connaître le
contenu des... du règlement spécifique à chaque organisme, chaque municipalité
pour voir si la méthode qui lui est applicable dans le cadre d'un contrat est
conforme. Alors, voilà.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions?
Mme Setlakwe : ...Mme la
Présidente. Donc, précédemment, l'article 8, c'était le contenu obligatoire du
règlement. Là, ici, c'est une... c'est un pouvoir. Donc, c'est pour ça qu'on
dit que le règlement sur la gestion contractuelle peut prévoir... Donc, les
municipalités ne sont pas tenues... mais c'est important de bien comprendre la
portée, là. Ici, on parle de prévoir des règles applicables à l'attribution des
contrats d'une certaine valeur, si j'ai bien compris, entre...
Mme Laforest : 25 est le
seuil qui serait établi.
Mme Setlakwe : C'était 133?
Mme Laforest : ...qu'on a...
oui, qu'on a adopté... bien, qu'on va adopter. C'est pour ça qu'il serait...
Mme Setlakwe : Donc, en bas...
en bas de 25 000 $, là, il y a une... le directeur général peut octroyer
des contrats, c'est des minimandats, des minicontrats. Il n'y a pas...
Mme Laforest : Oui, mais il
faut quand même que ce soit adopté par résolution puis présenté, là.
Mme Setlakwe : Oui, oui, mais
ça... absolument, adopter par résolution un contrat en bas de... bien non.
Mme Laforest : Pas le
25 000 $?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
• (12 h 10) •
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. Juste mentionner... Dans le fond, entre zéro et 25 000 $, la
loi exige... dans le fond, permet le gré à gré. Entre 25 000 $ et 133 800 $,
qui est le seuil d'appel d'offres public, la loi prévoit qu'il faut passer par
invitation écrite. Ceci étant dit, il est possible, et c'est actuellement le
cas dans les lois municipales... il est possible pour une municipalité de
prévoir des règles différentes pour les contrats entre 25 000 $ et 133 800 $,
donc, notamment, par exemple, le gré à gré. Donc, si elle le prévoit... Et c'est
justement ce que l'article 9 permet, là, elle le... lui permet de le faire. Donc,
si elle le prévoit, elle pourrait faire du gré à gré jusqu'à 133 800 $.
Mme Setlakwe : Parfait. Donc,
on parle vraiment de la tranche entre le 25 000 $ et le 133 000 $.
Ils peuvent prévoir que... qu'ils peuvent octroyer ces contrats-là par le biais
d'une négociation de gré à gré sans faire l'appel... l'appel public, mais c'est
le régime actuel. Il n'y a rien de nouveau ici.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Oui,
absolument.
Mme Setlakwe : OK, puis, pour
zéro à 25 000 $, il n'y a pas de résolution du conseil? Non, c'est juste
pour...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Il faut que ce
soit public. Oui, j'imagine qu'il y a une question de transparence, il y a une
liste de ces contrats-là qui est déposée au conseil?
Mme Laforest : Oui, c'est ça,
exactement.
Mme Setlakwe : Je sais que ce
n'est pas de ça dont on parle ici, mais c'est juste un rappel du régime qui s'applique
aux plus petits contrats.
Mme Laforest : C'est la même
chose. Est-ce que la question était à Me Veilleux?
Mme Setlakwe : Bien, je veux
savoir... Bien, c'est la même chose... Non, ce n'est pas le même... ce n'est
pas le même régime.
Mme Laforest : Bien non, mais,
je veux dire, de zéro à 25 000 $, il faut quand même que ce soit rendu
public, là, pour les citoyens, sur leur site, sur le site de la municipalité.
Mme Setlakwe : C'est déposé
au conseil mensuellement?
Mme Laforest : Est-ce que c'est
mensuellement, Me Veilleux?
La Présidente (Mme Poulet) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
Mme la Présidente. Juste pour m'assurer, dans le fond, moi, je comprenais... La
question était : Est-ce qu'il y a une résolution du conseil qui est prise
pour l'attribution des contrats en bas de 25 000 $?
Mme Setlakwe : ...réponse de
la ministre, c'était que ça prend quand même une résolution.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Bien,
l'organisme municipal va devoir prendre une décision, que ce soit le conseil
municipal, s'il... conserver l'entièreté de ses pouvoirs. Donc, effectivement,
il va y avoir une résolution préalablement à la signature du contrat, ou ça
pourrait être le comité exécutif, là, selon le seuil, là, dans les grandes
municipalités, mais effectivement il faut qu'il y ait une décision qui soit
prise par l'organisme.
Mme Setlakwe : Très bien, mais,
ici, donc... OK, puis, pour revenir à entre 25 000 $ et 133 000 $, c'est
un régime qui existe déjà.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Excusez-moi,
j'ai mal entendu.
Mme Setlakwe : Il n'y a rien
de nouveau, à l'article 9, pour la tranche de valeur entre 25 000 $ puis
133 000 $?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Non,
absolument pas.
Mme Setlakwe : Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, nous allons procéder à la <mise
aux voix. Est-ce que l'article...
La Présidente (Mme Poulet) :
...interventions? Non? Alors, nous allons procéder à la >mise
aux voix. Est-ce que l'article 9 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Alors, l'article 10. Mme la ministre, je pense que vous avez un
amendement.
Mme Laforest : Oui, oui,
oui. Alors, l'article 10 : «L'organisme municipal doit publier son
règlement sur la gestion contractuelle sur son site Internet.
«Un rapport concernant l'application du
règlement doit être déposé une fois par année au conseil de l'organisme.»
L'article 10 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait des obligations de publication de
règlements sur la gestion contractuelle et de reddition de comptes quant à son
application. Donc, ici, on vient assurer la transparence et l'accessibilité du
règlement puis on rend compte... on rend les comptes au conseil des décisions
prises lors de la gestion des contrats en conformité avec le règlement de... sur
la gestion contractuelle.
L'amendement : L'article 1, article 10
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, supprimer le deuxième
alinéa à l'article 10 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
proposé par l'article 1 du projet de loi.
Donc, cet amendement modifierait
l'article 10 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
retirer l'obligation qu'un rapport concernant l'application du règlement sur la
gestion contractuelle soit déposé une fois par année au conseil de l'organisme
municipal.
La Présidente (Mme Poulet) :
...des interventions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Ça avait
été discuté, je pense, lors du breffage hier. C'est une question d'allègement
administratif. Donc, juste nous rappeler, donc, le règlement... ce qu'on enlève,
c'est que... il va simplement devoir être publié sur le site de la municipalité.
C'était... oui, ce n'est plus... OK, oui, allez-y.
Mme Laforest : Bien, en
fait, c'est important de le mentionner parce que c'était une promesse qu'on
avait faite lors de la signature de la déclaration de réciprocité, là. Ça, c'en
était une, des mesures que le milieu demandait, puis, voilà, votre... C'est
vraiment pour l'allègement réglementaire, puis il n'y a pas d'impact possible.
Mme Setlakwe : OK, donc,
de quelle façon... Ce n'est pas que je suis contre, là, mais, donc, on adopte
un règlement... La municipalité adopte un règlement, pour des fins de
transparence, il est publié.
Mme Laforest : Dans le
procès-verbal aussi.
Mme Setlakwe : Il est
rendu public, il est affiché sur le site, et de quelle façon est-ce que la
municipalité... Donc, dans le fond, le rapport n'a plus à être préparé du tout.
Mme Laforest : Bien, en
fait, étant donné que c'est toujours publié dans les procès-verbaux, les
unions...
Mme Setlakwe : Non, il
n'est plus... non, excusez, l'organisme publie son règlement, mais c'est le rapport
sur l'application, c'est de ça dont on parle ici. Ça fait que le règlement,
c'est une chose, et le rapport sur son application, est-ce que, donc, une fois
par année, en ce moment, il devait être... il devait être... il devait y avoir
un rapport qui était produit?
Mme Laforest : C'était
ça, l'obligation, mais là...
Mme Setlakwe : Bon, cette
année, en vertu de notre règlement, voici ce qu'on a... voici ce qu'on a fait,
l'octroi de contrats, de telle façon, telle...
Mme Laforest : Exactement,
sauf qu'étant donné que tout était bien indiqué, puis c'est public sur les
sites, avec les procès-verbaux, eux ont dit : Mais pourquoi il faut
recommencer l'exercice considérant qu'on le fait... qu'on le fait
obligatoirement, là? Donc, c'est déjà public, c'est très transparent, pourquoi
le refaire? C'est pour ça que ça amène... ça amenait beaucoup, beaucoup
d'obligations, si je peux le dire, puis ça fait partie des allègements qu'on
avait promis, puis il n'y a pas d'impact ou encore de danger de...
Mme Setlakwe : Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
...interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 10 de la
loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
...des interventions sur l'article amendé? Alors, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 10 de la loi édictée, amendé, est
adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Merci. Alors, l'article...
Mme Laforest :
L'article 152 : L'article 116.0.1 de cette loi, édicté par
l'article 17 du chapitre 33 des lois de 2023, est modifié :
1° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «573.3.1.2» par «7 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article... l'article de cette loi qui édicte la Loi
sur les contrats des organismes municipaux)»;
2° par la suppression du cinquième alinéa.
Donc, ici, c'est pour insérer dans...
notre nouvelle loi dans le cadre légal applicable, question de cohérence.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 152 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
L'article 166.
Mme Laforest : Même chose
pour le <Code municipal...
Mme Laforest :
...même
chose pour le >Code municipal.
L'article 166 : L'article 269.1 de ce
code, édicté par l'article 24 du chapitre 33 des lois de 2023, est modifié :
1° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «938.1.2» par «7 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les
contrats des organismes municipaux)»;
2° par la suppression du cinquième alinéa.
Question de cohérence du cadre légal avec
le Code municipal du Québec.
La Présidente (Mme Poulet) : Des
interventions? Non. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 166 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci.
Alors, on s'en va dans les contrats visés avec l'article 11. Il y a un
amendement.
Mme Laforest : Oui, il y a un
amendement, Mme la Présidente.
«Titre 33. Attribution de certains
contrats des organismes municipaux. Chapitre I. Dispositions générales. Section
II. Champ d'application.»
«11. Le présent titre s'applique aux
contrats suivants :
«1° un contrat d'approvisionnement, soit
un contrat pour l'achat ou la location de biens meubles dans lequel les frais
peuvent être inclus pour l'installation, le fonctionnement et l'entretien des
biens de même que tout contrat de location d'équipement assorti d'une option
d'achat;
«2° un contrat de construction, soit un
contrat pour la construction, la reconstruction, la démolition, l'installation,
la réparation ou la rénovation d'un équipement ou d'une infrastructure, y
compris la préparation du site, les travaux d'excavation, de forage et de
dynamitage et, si ceux-ci sont prévus par le contrat et y sont liés, la
fourniture de produits, de matériaux et de machinerie;
«3° un contrat de services, soit un
contrat pour la fourniture de services dans lequel des pièces ou des matériaux
nécessaires à cette fourniture peuvent être inclus;
«4° un contrat de partenariat, soit un
contrat conclu dans le cadre d'un projet d'infrastructure à l'égard duquel un
organisme municipal associe une entreprise à la conception et à la réalisation
de l'infrastructure ainsi qu'à l'exercice d'autres responsabilités liées à
l'infrastructure tels que son financement, son entretien ou son exploitation et
qui implique une approche collaborative pendant ou après la procédure
d'attribution.
«Est assimilé :
«1° à un contrat d'approvisionnement un
contrat de crédit-bail;
«2° à un contrat de services un contrat
d'assurance;
«3° à un contrat de partenariat un contrat
mixte de travaux de construction et de services professionnels dans le cadre
duquel un organisme municipal associe une entreprise à la conception et à la
réalisation d'une infrastructure en recourant à une approche collaborative
pendant ou après la procédure d'attribution ainsi que tout contrat que le
ministre détermine par règlement dans le cadre duquel un organisme municipal
associe une entreprise à la conception ou à la réalisation d'une infrastructure
lorsque celui-ci implique une approche collaborative que le règlement précise.»
• (12 h 20) •
Donc, ici, sur le titre III : Le
titre III de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, comprenant les
nouveaux articles 11 à 99, encadrerait l'attribution par les organismes
municipaux de contrats d'approvisionnement, de contrats de construction, de
contrats de services et de contrats de partenariat, deux, il prévoirait
notamment les règles permettant de déterminer la procédure d'attribution à
laquelle serait assujetti un tel contrat ainsi que les règles applicables à ces
procédures.
Et l'article 11 : L'article 11 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux prévoirait que le titre III
s'applique aux contrats d'approvisionnement, aux contrats de construction, aux
contrats de services et aux contrats de partenariat et définirait la portée de
ces notions. Cet article reprendrait en substance certaines dispositions de
l'article 573 de la Loi sur les cités et villes et d'autres articles similaires
en droit des contrats des organismes municipaux. Il assujettirait également à
ce droit les contrats de partenariat, à l'instar de la Loi sur les contrats des
organismes publics.
Alors, ici, on vient définir les types de
contrats visés par la nouvelle loi, notamment pour y référer plus loin dans la
loi et préciser les spécificités liées à certains d'entre eux. On vient
introduire les contrats de partenariat dans le corpus légal municipal. On vient
assurer le respect des accords de libéralisation des marchés publics en
encadrant les contrats visés par ces derniers.
Donc, Mme la Présidente, nous avons un
amendement : L'article 1, l'article 11 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux.
À l'article 11 de la Loi sur les contrats
des organismes municipaux proposé par l'article 1 du projet de loi :
1° dans le paragraphe 4° du premier alinéa :
a) insérer, après «d'un projet»,
«d'équipement ou»;
b) insérer, après «réalisation de»,
«l'équipement ou de»;
c) insérer, après «liées à», l'équipement
ou à»;
2° insérer, dans le paragraphe 3° du
deuxième alinéa et après «à la réalisation», partout où cela se trouve, «d'un
équipement ou».
Donc, cet amendement modifierait l'article
11 de la loi sur les contrats et les organismes municipaux afin d'y utiliser
l'expression «d'équipement et d'infrastructure», qui est l'expression usuelle
en droit municipal, afin de référer à l'ensemble des <immobilisations
susceptibles d'être implantées par un organisme municipal...
Mme Laforest :
...qui
est l'expression usuelle en droit municipal, afin de référer à l'ensemble des >immobilisations
susceptibles d'être implantées par un organisme municipal.
Alors, voilà, ici, on vient tenir compte
du fait que les lois municipales visent généralement à la fois les équipements
et les infrastructures.
La Présidente (Mme Poulet) :
Des interventions sur l'amendement?
Mme Setlakwe :
...amendement, juste peut-être nous montrer où la modification s'inscrit dans
le... c'est dans... oui, juste peut-être monter... c'est dans le quatrième
paragraphe... OK, on est vraiment dans la définition de contrat de partenariat.
Oui, c'était juste un oubli, dans le fond. C'est pour mieux s'arrimer à
l'expression qui est... qui est bien reconnue et utilisée ailleurs dans le
corpus.
Mme Laforest : Oui,
exactement, puis, en même temps, on vient ajouter la notion d'équipement parce
que, pour une municipalité, l'équipement, ça peut être aussi l'aréna, un parc
ou encore une bibliothèque. C'est pour ça qu'on vient ajouter la possibilité...
le mot «équipement».
Mme Setlakwe : Parce que,
si on laissait «infrastructure», c'est trop... c'est trop restrictif, c'est
trop limitatif.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Ce n'est
pas une question que ces mots-là sont utilisés ailleurs dans le corpus législatif,
c'est juste les expressions usuelles quand on parle de... c'est ça, de... oui,
de travaux d'une municipalité. Il n'y a pas de... il n'y a pas d'enjeu.
Mme Laforest : Il n'y a
pas d'enjeu parce que c'est déjà utilisé dans le corpus. Donc, il n'y a pas
de...
Mme Setlakwe : Non, mais
c'est ça, puis juste... non, mais... oui, je comprends, mais c'est juste pour
être clair, donc, puis je m'excuse si vous l'avez dit, ça... je lisais puis
j'écoutais en même temps, mais «équipement», c'est... un exemple, c'était aréna
ou un plateau sportif, versus «infrastructure», c'est une bibliothèque, c'est
un hôtel de ville, c'est un centre sportif.
Mme Laforest : Bien, en
fait, un équipement, ça peut être un aréna... dans la loi, là, un aréna, un
parc ou une bibliothèque, puis c'est pour ça aussi que c'est important de...
l'amendement. Puis, aussi, si on regarde l'article 156 de la Loi sur la
Communauté métropolitaine de Montréal, on identifie les complexes immobiliers
comme étant des équipements, par exemple le Jardin botanique de Montréal, le
Planétarium, le Biodôme ou le Cosmodôme. Donc, ça, dans la loi... déjà, dans
l'article 156 de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal, on
ajoute ces endroits-là comme des équipements. C'est pour ça que c'est important
de faire la...
Mme Setlakwe : On n'est
pas dans des biens immobiliers.
Mme Laforest : On
vient...
Mme Setlakwe : On ne
parle pas de biens. On parle... on parle de... on parle de bâtiments.
Une voix : ...
Mme Laforest : Je vais...
je vais passer la parole à Me Veilleux, parce qu'en fait on vient insérer
les termes qu'on utilise tout le temps comme... comme équipement dans les
municipalités. Me Veilleux, si vous voulez...
La Présidente (Mme Poulet) :
Me Veilleux, allez-y, on vous écoute.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, Mme la Présidente. En fait, l'expression «équipement et infrastructure»
est effectivement l'expression qui est utilisée dans toutes les lois
municipales pour référer à l'ensemble des immobilisations. On évite
généralement de venir départager qu'est-ce qui est visé par l'un et l'autre,
dans le sens que c'est toujours un tout et ça évite justement d'avoir des
enjeux d'interprétation. Donc, pour faire simple, l'amendement vise à s'assurer
de la cohérence avec l'ensemble des lois municipales, là, puis qu'il n'y ait
rien qui soit perdu au passage.
Mme Setlakwe : Non, ce
n'est pas d'attraper l'ensemble des immobilisations, mais on parle vraiment
d'immeubles.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Exactement.
Mme Setlakwe : On ne parle pas
de biens immobiliers ici.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Non, mais on parle d'immobilisations, effectivement.
Mme Setlakwe : OK, merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
à l'article 11 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Maintenant, l'article 11 amendé, est-ce qu'il y a des
interventions?
Mme Setlakwe : Donc,
corrigez-moi, mais, moi, ce que je retiens, c'est que le nouvel élément ici,
c'est le contrat de partenariat. Pour le reste, ce n'est pas du droit nouveau,
là, la définition d'un contrat d'approvisionnement, un contrat de construction,
un contrat de services. Juste pour ne pas poser des questions sur du libellé
qui existe déjà, juste nous expliquer qu'est-ce qui existe déjà puis qu'est-ce
qui est nouveau, s'il vous plaît.
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est ça,
dans l'article, là, on vient introduire les contrats de partenariat, puis, ce
qui est important à mentionner, on a ajouté l'amendement parce qu'avec l'amendement
on évite qu'il y ait une nouvelle interprétation. Donc, on se limite ici aux
contrats, vraiment, de partenariat avec l'amendement qu'on a ajouté.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends, mais, donc, si je comprends bien, pour le reste des définitions, approvisionnement,
construction, services, c'est un libellé qui est exactement identique à
l'existant. On reprend exactement les définitions qui existent déjà sans
changement.
Mme Laforest : Oui. Bien,
il y a certaines... certains ajustements, mais... bref, ça a été retravaillé,
mais c'est le... c'est <quasiment le même libellé...
Mme Laforest :
...certains
ajustements, mais... bref, ça a été retravaillé, mais c'est le... c'est >quasiment
le même libellé. Si je peux dire, il a été mis à jour, mais... dans mes termes
à moi, là, ça a été mis à jour, mais il n'y a pas de changement. Le reste, là,
c'est complètement inchangé.
Mme Setlakwe : ...je
comprends qu'on est vraiment dans les définitions, là, mais juste un rappel de...
C'est un nouveau régime, c'est un nouveau type de contrat que les municipalités
vont pouvoir signer, et juste nous rappeler qu'est-ce que ça vise à faire, parce
qu'on a eu des discussions dans les consultations ou on a lu... on a lu des
choses, on a eu le breffage, mais, je pense, pour les... pour les fins de la
commission, il faut... il faut illustrer de quoi on parle ici, quels types de
projets, d'équipement, d'infrastructures seraient visés par un contrat de
partenariat puis en quoi est-ce que... quels bénéfices ça va apporter pour,
ultimement... bien, pour la municipalité, mais, ultimement, pour le citoyen, en
termes de, j'imagine, délais, de coûts.
Mme Laforest : Je vais
laisser Mme Petit... mais, en même temps, ça concerne nos projets mixtes. Tu
sais, dans les municipalités, là, quand on veut faire... quand une municipalité
veut faire maintenant... parce que ce n'est pas possible, faire un projet mixte
avec une entreprise privée, exemple, du logement au-dessus d'une bibliothèque
ou des trucs comme ça, c'est ça qu'on appelle les contrats de partenariat, mais
je vais laisser... parce que c'est vraiment une belle nouvelle disposition, ça.
Mme Setlakwe : Oui, mais... oui,
je n'ai aucun problème à ce que Mme Petit nous réponde, mais le contrat mixte...
on assimile à un contrat de partenariat un contrat mixte, mais moi, j'avais...
j'avais compris qu'un contrat de partenariat, c'est un genre de nouveau mode de
réalisation pour les municipalités dans un contexte... Là, j'ai un exemple qui
me vient en tête, il me semble que c'était... tu sais, c'était un grand projet,
je ne sais pas, là, un amphithéâtre ou autre, où les obligations perdurent dans
le temps, puis c'est un.... ça peut être un partenariat avec une entreprise
pour l'opération du bâtiment, disons, mais j'aimerais ça que Mme Petit nous
illustre le genre de projet pour lequel ce nouvel outil va être... va être
utile, comment... comment qu'on va le... comment ça va se vivre dans les
municipalités.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
Mme Petit, il nous reste quelque 15 secondes. Moi, qu'est-ce que je vous
invite à faire, c'est de suspendre les travaux puis revenir après les affaires
courantes, où Mme Petit pourra répondre à la question de la députée de Mont-Royal—Outremont.
Alors, je suspends les travaux jusqu'après
les affaires courantes.
(Suspension de la séance à 12 h 30
)
16 h (version révisée)
(Reprise à 16 h 11)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, bon après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend
ses travaux. Alors, nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi
n° 79, Loi édictant la Loi sur les contrats des organismes
municipaux et modifiant diverses dispositions principalement aux fins
d'allègement du fardeau administratif des organismes municipaux. Alors,
cet avant-midi, à la suspension, nous étions sur le sujet 1, Dispositions
introductives, et nous étions à l'article 11 de la loi édictée. Alors, est-ce
qu'il y avait d'autres interventions sur l'article 11 de la loi édictée?
Oui?
Mme Laforest : Bien, la
question étai que...
M.
Schneeberger
:
S'il y a d'autres interventions.
Mme Laforest : Bien, en
fait, la question était de donner des exemples de partenariat...
Le Président (M. Schneeberger) :
OK.
Mme Laforest : ...et Mme Petit
avait commencé une intervention. On était rendus là, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, pas de problème, là. Les consentements ont été faits ce matin...
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
...pour qu'elle puisse prendre la parole. Alors, allez-y.
Mme Petit (Katia) : Merci,
M. le Président. En fait, comme on le mentionnait ce matin, le contrat de
partenariat, c'est un nouveau mode de contrat qui n'est pas classique dans la
mesure où il est fait pour des projets complexes et où on associe un
cocontractant, là, souvent une entreprise privée, pour être impliqué dans le
projet dès l'étape de son élaboration, puis, aussi, avec lequel, souvent, on va
avoir... on va avoir des modalités post-livraison du projet, c'est-à-dire, par
exemple, pour l'entretien, pour le partage de profits, si on est dans le
domaine, par exemple, d'un aréna où il y aurait... où il y aurait une
tarification, là, pour... pour accéder, là, à des... à des parties ou à des <spectacles...
Mme Petit (Katia)T :
...un
aréna où il y aurait... où il y aurait une tarification, là, pour... pour
accéder, là, à des... à des parties ou à des >spectacles. Et un autre
exemple, là, que je discutais avec la ministre tantôt, c'est des projets
d'infrastructures majeurs municipaux, par exemple, la ville de Montréal veut
faire une grosse bibliothèque et elle souhaiterait ajouter du logement sur les
étages supérieurs, donc, par exemple, pourrait s'adjoindre, par appel d'offres,
à un partenaire pour élaborer le projet et prévoir l'ensemble des modalités de
gestion du partage de risques, là, aux différentes étapes du projet. Donc, ce
n'est pas comme un contrat traditionnel où, habituellement, on va faire des
plans et devis et on demande à quelqu'un : Combien vous me chargez pour le
faire? Là, on les implique à toutes les étapes et c'est exactement ce que le Secrétariat
du Conseil du trésor ont fait, là, pour la Loi sur les contrats des organismes
publics.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme Setlakwe : Merci,
est-ce que... Justement, c'est en référence avec la LCOP. Est-ce que les
définitions qu'on a ici, à l'article 11, sont identiques à celles qui se
trouvent à la LCOP?
Mme Petit (Katia) : Oui,
avec les adaptations requises, là, pour le milieu municipal, évidemment.
Mme Setlakwe : Mais c'est
le même libellé. OK. Mais quel est donc... Quels sont les principaux objectifs,
là, de... qui sont... qui sont visés, là, quand on veut introduire des contrats
de partenariat au bénéfice des organismes municipaux, là, dans le projet de loi
n° 79?
Mme Laforest : Quels sont
les...
Mme Setlakwe : Les
objectifs.
Mme Laforest : Les
objectifs? Bien, en fait, c'est l'exemple qui était donné tantôt, par exemple,
construire du logement par-dessus une bibliothèque municipale. Évidemment, on
encourage la densification dans les centres-villes. Ça, ça peut en être un.
Maintenant, quand il y a des grands projets dans les municipalités, par
exemple, pour l'aréna, bien, c'est très, très bien de commencer tout de suite
le projet avec les partenaires. Évidemment, on sauve des... du temps, on sauve
des coûts, et il y a plus de transparence. Donc, c'est sûr que c'est... Bref,
tout le monde travaille pour le même projet.
Mme Setlakwe : C'est quoi
la différence, merci, avec un mode de réalisation qu'on appelle
conception-construction, le «design-build»?
Mme Laforest :
Mme Petit, je n'ai pas...
Mme Petit (Katia) : Le
BIM, que vous... vous souhaitez... Est-ce qu'il est question du BIM, l'approche
BIM? Là, on est vraiment dans des modalités de conception d'infrastructures,
là, on n'est pas dans les normes de construction ou dans la façon très
technique de livrer des projets, mais bien dans l'aspect contractuel, donc de
partenariat avec...
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends. Mais c'est vrai que c'est comme... «design-build», c'est quand même
prévu dans un contrat où on va... Non, mais expliquez-nous la... la
distinction. Je veux... je veux juste comprendre. Par exemple, un projet
complexe. La ville de Montréal, ils nous ont parlé, je pense, quand ils sont
venus, d'une usine de biométhanisation. Là, je comprends l'idée d'un projet
mixte où il y a un usage communautaire, institutionnel et habitation, mais quel
est... Quel est l'objectif cherché, là? Pourquoi est-ce qu'on veut impliquer
une entreprise privée dès le départ au niveau de la conception puis de la
réalisation? On veut partager le risque? C'est quoi l'objectif? C'est... En
quoi ça va bénéficier le citoyen?
Mme Laforest : Bien,
réduire les coûts pour les citoyens, réduire les coûts, également, pour
l'entrepreneur.
Mme Setlakwe : Bien,
comme un exemple de risque qui pourrait être identifié au début, là, d'une
étude de projet et qui pourrait être partagé, ce serait... Tu sais, donnez-nous
des exemples pour le matérialiser.
Mme Laforest : Un
exemple. Bien, évidemment, c'est certain que si on regarde les projets en
habitation, les demandes sont claires. Il y a un appel d'offres, évidemment,
mais après que l'appel d'offres soit accepté, il y a... il y a... En fait, là,
la communication est meilleure, donc la rapidité d'exécution, de la transparence,
le partage des coûts. Après ça, il ne peut pas... Tu sais, il ne pourrait pas
arriver pour dire : Bon, bien, à la fin du projet, ce n'est pas ça qui a
été entendu dans notre entente de partage des coûts. Donc, tout est plus
précis, donc plus rapide, et c'est plus clair pour les citoyens également.
C'était demandé, vraiment, là, pour... dans tout le milieu.
Puis il y a aussi l'aspect densification,
comme je le mentionnais, là. C'est tout à fait logique de construire des
projets en habitation — si c'est possible, ce n'est pas toutes...
dans toutes les municipalités — mais, par exemple, au-dessus d'une
bibliothèque municipale, c'est tout à fait logique. Donc, évidemment que ça se
fait plus rapidement, avec plus de transparence, donc, y a moins de recul dans
des projets.
Mme Setlakwe : OK. Donc,
disons... Je reviens au libellé, là, de «contrat de partenariat» : «C'est
un contrat conclu dans le cadre d'un projet d'infrastructure à l'égard duquel
un organisme — donc, une municipalité — associe une
entreprise — une entreprise privée — à la conception et à
la réalisation de l'infrastructure ou... de l'équipement et de
l'infrastructure, ainsi qu'à l'exercice d'autres responsabilités». Donc, il
faut que les deux modalités soient rencontrées — c'est de ça dont on
parle — ou il se pourrait que ce soit un contrat de partenariat
simplement lié... où on implique l'entreprise au niveau de la conception et la
réalisation? Il faut aussi qu'ils soient impliqués au niveau du <financement...
Mme Setlakwe :
...la
conception et la réalisation? Il faut aussi qu'ils soient impliqués au niveau
du >financement, de l'entretien ou de l'exploitation?
Mme Laforest : Oui, tout à
fait, dans tous les aspects. Un exemple que... que... Je ne sais pas si c'était,
en tout cas, avec l'UMQ ou la FQM, mais on a eu un... l'exemple qui était
précisé, c'est, par exemple, un projet en habitation. La ville a un projet en
habitations de trois étages, par contre, considérant le zonage, maintenant, qui
est possible, qu'on a adopté dans le projet de loi n° 39,
la ville mentionne, par exemple, que maintenant, le projet peut monter jusqu'à
12 étages. Donc, c'est sûr que là, on ajoute du logement, c'est plus
rapide, on densifie. Puis, évidemment, étant donné que les deux travaillent
main dans la main, à ce moment-là, les projets sont... comment je... plus... la
livraison est plus rapide et les projets sont beaucoup plus porteurs.
Mme Setlakwe : OK, mais dans
votre exemple, on a prévu...
Mme Laforest : ...comme je
mentionnais aussi, là.
Mme Setlakwe : Oui, mais
où... où est-ce qu'on arrive à une augmentation du nombre d'étages, là, dans
l'exemple que vous mentionnez? Au départ, la ville établit son besoin de
construire un bâtiment avec une vocation résidentielle, avec un certain nombre
d'étages, et là... ou, au départ, il y a des choses qui sont... J'essaie de
comprendre quel est... quel est le partenariat avec le développeur privé? Puis
on en arrive à augmenter le nombre d'étages? Il y a quelque chose qui n'est pas
clair.
Mme Laforest : Bien,
admettons que la ville a un projet en habitation de trois étages, mais dû au
projet n° 39, exemple, on a autorisé de la
densification de 30 % ou de 50 %. À ce moment-là, le projet pourrait
être beaucoup plus porteur. Mais c'est juste l'échange entre l'entreprise et la
ville. Il y a plus de transparence, donc, évidemment, on exploite les projets
en plus grande quantité. Quand c'est des projets en habitation, par exemple.
Mme Setlakwe : OK.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous avez... avez-vous... Oui, ça va? Pas d'autre question? Oui, députée de
Sherbrooke.
Mme Labrie : Oui. Bien, je
comprends, dans le fond, ça, c'est une disposition qui est récente, aussi, à
l'échelle provinciale, donc c'est pour ça qu'il n'y a pas encore beaucoup d'exemples,
là, de manifestations.
Mme Laforest : C'était
vraiment demandé.
Mme Labrie : Puis ça vient
tout juste d'être fait, là.
Mme Laforest : Oui, ça vient
d'être fait. Puis il y a aussi un point important à mentionner, c'est que par
la suite... parce que souvent, on le voit dans plusieurs municipalités, les
projets sont construits et la gestion par la suite, ça devient très compliqué.
Ça peut être même des projets d'aréna pour la gestion, par la suite. Donc, même
pour... Cette application-là, pour la gestion future, c'est vraiment positif.
• (16 h 20) •
Mme Labrie : Est-ce que quand
ça avait été adopté, là, les mesures qu'on vient calquer ici pour le milieu
municipal, est-ce que c'était prévu, une révision après un certain temps, de
ces modalités-là, comme c'est nouveau, cette façon de procéder?
Des voix : ...
Mme Labrie : Ça vient d'être
fait l'automne dernier, c'est ça? Donc, là, c'est pour ça qu'il n'y a pas
d'exemple encore vraiment, il n'y a dû avoir aucun projet qui a été fait. Mais
je me dis : Un jour, on va... Donc, ça va être appliqué. Est-ce que, dans
la loi n° 62 puis dans celle-ci, on prévoit, après un
certain temps, une révision automatique de ça? Parce que là, on est en train de
créer des modalités de quelque chose qu'on... On essaie un nouveau procédé,
personne ne l'a testé, c'est possible qu'on veuille aussi revisiter ces
règles-là après un an, après deux ans? Je ne sais pas. Je me demande juste si,
dans le projet de loi n° 62, puis éventuellement dans
celui-ci, c'est prévu de revenir là-dessus, disons, pour reconsulter les
acteurs puis faire les ajustements nécessaires, là, s'il y avait lieu.
Mme Laforest : Ça pourrait se
faire. Puis il faut considérer, aussi, que dans... dans le passé, il y a
plusieurs années, la vision, l'orientation, elle était de construire sur des
territoires très, très éloignés. Donc, ça coûtait une fortune en
infrastructures, en eau, par exemple, eau, aqueducs. Donc là, c'est sûr qu'il y
a eu une meilleure... Il y a eu des orientations gouvernementales, une vision,
une obligation de planification pour toutes les municipalités du Québec. Donc,
on demande le plus possible de densifier.
En allant vers cette application-là, les
villes ont demandé si c'était possible de construire 30 % plus d'étages,
ce qu'on a adopté dans un projet de loi précédent. Mais l'orientation ou la
vision, j'espère qu'elle va rester à long terme, évidemment, pour ne pas
recommencer à construire avec des distances incroyables, là. Ça fait que c'est
dans cette mesure-là qu'on a... Mais ça s'est fait dans le projet de loi, c'est
très récent. Ça fait combien de mois?
Une voix : C'est à la
dernière session.
Mme Laforest : Oui.
Une voix : Juste à la fin.
Mme Labrie : Bien, moi, je
comprends, puis c'est pour ça que c'est un peu plus difficile d'illustrer dans
quelles situations ça va se produire. Mais je vous soulève quand même qu'il
faudrait peut-être garder une vigilance, dans les prochaines années, sur
comment ça se concrétise, finalement, quand il y en aura, des projets menés en
partenariat de cette manière-là, parce que, bon, on fait de notre mieux quand
on établit les nouvelles règles pour un nouveau processus, mais il faudrait
être capables de s'ajuster au besoin aussi, là. Puis même chose avec le projet
de <loi...
Mme Labrie :
...capables
de s'ajuster aux besoins aussi, là. Puis même chose avec le projet de >loi
qui a été adopté cet automne. Je n'étais pas là, je ne sais pas si, dans
celui-là, c'était prévu comme une clause d'ajustement, après un certain temps.
Des fois, on fait ça, là.
Mme Laforest : Bien,
c'est sûr que c'est important, quand même, de le mentionner. Dans... Il y a
quelques mois, on a obligé des MRC de mieux planifier et... comment je pourrais
dire, on a demandé des plans de gestion des actifs pour les infrastructures en
eau, ce qui veut dire connaître leur sous-sol, connaître les inventaires, donc
les capacités pour faire des projets en habitation. Ce qu'on veut, c'est une meilleure
planification. Donc, évidemment que s'il y a une meilleure planification, par
exemple, on accepte des projets en habitation dans les centres-villes, parce
que le but, c'est de densifier, bien, les projets, quand même...
Évidemment, je ne serai pas là plusieurs
années, pour toujours, là, aux Affaires municipales, donc... Non, mais là,
présentement, c'est toujours... Je sais quelle orientation qu'on a donnée, alors,
moi, je pourrais refuser des projets si je vois qu'il y a de l'abus, parce que
ça va quand même au mérite. Et la ministre peut empêcher certains projets dans
des centres-villes. Ça, on s'est... on s'est gardé cette possibilité-là pour ne
pas qu'il y ait d'abus. Par exemple, il n'y a pas d'eau, la nappe phréatique ne
le permet pas et on continue des projets en habitation. On pourrait interdire
cette mesure-là dans certaines municipalités, mais le but n'est pas celui-ci.
Le but, c'est vraiment : Il faut construire, il faut densifier. Puis on a
tellement d'espaces à reprendre, puis des terrains vacants, également, qu'on
a... qu'on a ajouté des mesures dans les villes. Donc, évidemment, je crois que
ce sera bon. Puis c'est pour ça, aussi, qu'on veut des projets mixtes.
Mme Labrie : Merci. Bien,
mon commentaire sur la révision, ce n'est pas tant sur la mesure de
densification à laquelle on adhère, c'était plus par rapport aux modalités de
contrat, là, puis tout ça. Mais... mais oui, je comprends.
Mme Laforest : OK. OK.
C'est un bon point.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? D'autres questions. Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, s'il
vous plaît. Donc, ici, on a nos définitions 1, 2, 3, 4. Puis là, après, on
précise qu'on «assimile à un contrat d'approvisionnement un contrat de
crédit-bail. On assimile à un contrat de service un contrat d'assurance.»
Pourquoi c'est nécessaire de le structurer comme ça? Pourquoi il faut assimiler
un contrat d'assurance et un contrat de service? Donc, ce n'est pas... Un
contrat d'assurance n'est pas... Il n'est pas d'office un contrat de service
d'assurance?
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. En fait, le contrat d'assurance est spécifiquement
nommé dans le Code civil, donc il est visé distinctement. Quant au crédit-bail,
c'est exactement la même chose. La simulation nous permet, en fait, de référer.
Par exemple, dans le cas d'un contrat de service, à chaque fois qu'on parle
d'un contrat de service dans la loi, on comprend qu'on parle également d'un
contrat d'assurance, ça allège le texte, également. Puis de toute manière, les
modalités sont les mêmes, sauf une exception particulière qui est plus loin
dans la loi.
Mme Setlakwe : Merci. Et
à la toute fin, là, le troisième paragraphe, on assimile un contrat de
partenariat à un contrat mixte de travaux de construction et de services professionnels.
Mais c'est là où, en fait, ça ressemble... «Un contrat mixte de travaux de
construction et de travaux... et de services professionnels», ça ressemble un
petit peu à un «design-build», mais bon, on me dit que c'est... c'est autre
chose, le «design-build»? Et... Oui, allez-y.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
J'allais dire, plus précisément...
Le Président (M. Schneeberger) :
...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Ah! bien, merci, M. le Président. Précisément, en fait, effectivement, les
contrats de partenariat, dans le sens large, c'est plus large, ça permet
vraiment d'aller plus loin en amont et en aval du projet, mais également, la
simulation, qui est d'ailleurs prévue dans la Loi sur les contrats des
organismes publics également, c'est importé totalement. Ce sont les contrats
mixtes de... de services et de construction vont également, pour les fins de
l'application de la loi, être associés aux mêmes règles que les contrats de
partenariat, donc les conceptions-constructions, là.
Mme Setlakwe : OK. Donc,
il faut le voir dans un... C'est un concept large qui permet à la municipalité
d'impliquer une entreprise tôt dans le processus...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Et tard.
Mme Setlakwe : ...et très...
et tard, dans... Une fois que le bâtiment est prêt, l'aréna est là, ou la salle
de spectacle, puis la population peut assister, puis on... Donc, on a cette
entreprise-là, qui est impliquée au niveau de la vente des billets, de la
gestion des... des abonnements, disons. OK. Et dites-moi, à la fin, on parle de
«ainsi que tout contrat que le ministre détermine par règlement dans le cadre
duquel un organisme municipal associe une entreprise — donc c'est
encore le même concept — à la conception ou à la réalisation d'une
infrastructure, lorsque celui-ci implique une approche collaborative que le
règlement précise.» Pourquoi on a... on est obligés de prévoir que ça va viser
aussi des contrats que la ministre va venir spécifiquement déterminer par
règlement?
Mme Laforest : Parce que
là, qu'est-ce qu'on... qu'est-ce qu'on fait, c'est vraiment nouveau, les
projets avec partenariat. Donc, évidemment qu'on va avoir des projets
différents, des projets uniques. C'est certain qu'il faut quand... Là, on
ajoute cette mesure-là, mais il faut quand même que ce soit bien encadré et
bien orienté. C'est pour ça qu'il y a certains règlements. On se laisse de la
marge de manœuvre... une marge de manœuvre pour dire s'il faut ajouter certains
règlements pour certains projets. Il faut quand même, comme la députée de
Sherbrooke disait, là, avoir un oeil sur les <projets...
Mme Laforest :
...Il
faut quand même, comme la députée de Sherbrooke disait, là, avoir un oeil sur
les >projets. Donc, par règlement, ils pourraient avoir des obligations.
Mme Setlakwe : OK, merci. Et
j'ai peut-être une dernière question, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y.
Mme Setlakwe : Donc, j'essaie
d'imaginer un scénario, donc un projet complexe. Donc, ce n'est clairement pas
un projet avec lequel une... C'est inhabituel, là, dans... dans les activités
d'une municipalité. C'est un gros projet, une usine quelconque, une
infrastructure d'une certaine importance ou... je ne sais pas, j'essaie de
voir. Est-ce que ça pourrait aussi impliquer le site? Et le site est identifié,
mais il pourrait y avoir, je ne sais pas, des problèmes de contamination de
sols ou... ou des sols qui sont... qui nécessitent, bon, des travaux de... tu
sais, pour lesquels les travaux de fondation, ce n'est pas toujours déterminé
d'avance. C'est les ingénieurs qui vont venir dire qu'est ce qu'on a besoin de
prévoir comme travaux de sous-œuvre.
Est-ce que dès ce moment-là... Et est-ce
que la municipalité pourrait partager, genre, un risque? On ne sait pas ce
qu'il y a là, mais embarquez avec nous, puis dépendamment de ce qui va être
trouvé quand on va faire les analyses de sol ou ce qui va être trouvé quand on
va faire les analyses de qualité du sol... Vous comprenez un peu ce que je veux
dire. Est-ce que ce genre d'affaires là peut être prévu dans un contrat, et il
y aurait un partage du risque? Ou... Je ne sais pas, je pense au projet du REM,
à Montréal, où, en cours de mandat, on a découvert des... des agents explosifs,
là, dans le tunnel du Mont-Royal, puis là, ça a clairement changé le
déroulement du projet. Il y a eu des changements majeurs, ça a ajouté du temps,
des dépenses, tout ça. Est-ce que c'est le genre de risque qui pourrait être
identifié dès le départ, là? On est devant, comme, l'inconnu, c'est gros, et on
s'assoit tout de suite avec des entreprises, puis on est... on est en affaires
ensemble.
Mme Laforest : Oui,
exactement. Bien, la gestion du risque, là, c'est le premier point pour quoi
cet article de loi là a été rédigé, parce qu'on s'entend, comme, là, on parle
de plus petits projets des fois, mais pour des plus gros projets, on le sait
très bien, dans certaines municipalités, on arrive, les terrains sont
contaminés. Qu'est-ce qu'on fait? Donc, il y a certains entrepreneurs qui sont
maintenant plus frileux et même les municipalités, parfois, pour des grands
projets, les municipalités aiment ça aussi partager le risque avec les
entrepreneurs.
Donc, évidemment, on veut faire des
projets mixtes, on veut accélérer certains projets dans le secteur, par
exemple, pour l'habitation, mais on veut partager le risque. Puis on a parlé
aussi des terrains contaminés quand on a écouté les demandes des municipalités
pour que, justement, tout le monde puisse trouver des solutions ensemble.
• (16 h 30) •
Mme Setlakwe : OK. Mais
gestion de risque, donc, c'est un objectif. C'est ça qu'on essaie d'aller
chercher comme information, là, dans l'intention de qu'est ce qu'on essaie de faire,
là. C'est... Est-ce qu'il y a autre chose que vous aimeriez mettre de l'avant?
Mme Laforest : Bien, il y a
autre chose, certain, parce que dans l'article 12... Vous devancez, parce
que c'est dans l'article 12, la gestion du risque.
19285 =
Mme
Setlakwe : Oui. OK.
Mme Laforest : Mais c'est...
En gros, c'est l'orientation de l'article qu'on ajoute aujourd'hui.
Mme Setlakwe : OK. C'est sûr
qu'on va avoir... Merci, Mme la ministre, on va avoir l'occasion d'en reparler.
Là, ici, on le situe simplement, on est dans le champ d'application, puis on a
les définitions.
Mme Laforest : ...«partenariat»,
yes, oui...
Mme Setlakwe : Puis vous nous
avez mentionné que les définitions, c'est un libellé qui existe déjà ailleurs,
puis qu'on ajoute le... on ajoute «partenariat». Donc, moi, je pense que ça va,
pour l'instant.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça? Pas d'autre question? Alors, est-ce que l'article 11 de la
loi édictée, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Mme la ministre?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
adopté. Alors, nous en sommes à l'article 12.
Mme Laforest : «Article 12.
Pour l'application du présent titre :
«1° une dépense comprend la valeur de tout
renouvellement et de toute option prévus par le contrat;
«2° une approche collaborative peut
notamment comprendre la tenue d'ateliers bilatéraux en présence d'un
vérificateur de processus, une mise en commun des ressources et des
informations liées au projet d'infrastructure ainsi qu'un partage consensuel
des risques et, selon le cas, des économies générées ou des gains réalisés et
des pertes subies pendant la durée du contrat, en respectant la qualité
exigée.»
Alors, ici, l'article 12 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux définirait ce qui constitue une
dépense et une approche collaborative pour l'application de la loi.
Donc, c'est du droit nouveau, et je crois
que toutes les... toutes les explications, même de l'article 11, sont
reliées à l'article 12, parce qu'on clarifie, ici, que les dépenses pour
les montants doivent être connexes dans des contrats, on vient préciser qu'on
peut... on peut avoir une approche collaborative entre l'organisme municipal et
les entreprises. On peut évaluer la valeur des années de renouvellement de
contrats pour les activités qui seraient considérées dans ce projet. Voilà. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la ministre, pour les explications. Questions?
Mme Setlakwe : Oui, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Ici... Bien,
premièrement, pour le mot «dépense», on vient préciser qu'elle «comprend la
valeur de tout renouvellement...»
Mme Laforest : ...un
amendement.
Mme Setlakwe : Ah, il y a un
amendement?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, on... Ça fait que je vais...
16 h 30 (version révisée)
Le Président (M. Schneeberger) :
...Outremont.
Mme Setlakwe : Ici...
bien, premièrement, pour le mot «dépense», on vient préciser qu'elle comprend la
valeur de tout renouvellement de...
Mme Laforest : On a un amendement.
Mme Setlakwe : Ah! il y a
un amendement? OK.
Le Président (M. Schneeberger) :
...députée, oui. Ça fait que je vais... Je vais lui redonner la parole pour
qu'elle puisse... que la ministre puisse déposer son amendement. Allez-y.
Mme Laforest : Merci. L'article 1,
article 12 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux :
Insérer, dans le paragraphe 2° de l'article
12 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article
1 du projet de loi, et après «au projet», «d'équipement ou».
Cet amendement modifie l'article 12 à
la Loi sur les contrats des organismes municipaux à des fins de concordance
avec l'article 11 de cette loi, tel qu'amendé, et ajouter le mot «équipement»,
comme nous avons adopté précédemment.
Donc, ici, on vient préciser que l'approche
est collaborative, puis on vise un projet d'équipement également municipal
parce qu'on avait adopté les équipements municipaux auparavant. Merci, M. le...
Le Président (M. Schneeberger) :
On peut appeler ça un article de concordance, un amendement de concordance.
Mme Laforest : Oui, M. le
Président. Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
OK. Parfait. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : Non, il n'y
a pas de question sur l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) :
OK. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, nous en sommes maintenant aux questions sur l'article 12
tel qu'amendé.
Mme Setlakwe : Oui. Donc,
on vient préciser qu'est-ce qu'on entend ou qu'est-ce que certaines expressions
comprennent. Pour ce qui est de la dépense, elle comprend la valeur de tout
renouvellement et de toute option prévue par le contrat. J'essaie de voir. Moi,
je pensais que 12 avait un lien avec 11 qu'on vient d'étudier. Je ne vois
pas «dépense» dans l'article 11, ou si ça se trouve ailleurs, ou je me
trompe, peut-être.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme la ministre.
Mme Laforest : Excusez.
Votre question : Est-ce que ça se trouve dans l'article 11? Me Veilleux,
est-ce que...
Une voix : ...
Mme Laforest : Bien, allez. Allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. En fait, le constat des dépenses est très important
pour déterminer à partir de quel moment l'appel d'offres public est requis.
Mais c'est plus loin dans le cadre des articles qu'on va l'étudier.
Mme Setlakwe : Merci. Non,
non. Ça répond à ma question.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va. D'autres questions?
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui? Allez-y.
Mme Setlakwe : Donc, l'approche
collaborative, ça, c'est... Premièrement, est-ce que ce libellé est identique à
celui qu'on... qui a été adopté lorsque la LCOP a été modifiée? Donc, c'était dans
le cadre du projet de loi n° 62.
Mme Laforest : Oui, il
semble que oui. Oui. Dans tout le projet de loi, là, c'est vraiment en lien
avec la LCOP. On est vraiment en concordance avec la LCOP.
Mme Setlakwe : OK. Là, l'approche
collaborative, c'est clairement en lien avec ces nouveaux contrats de
partenariat. J'imagine qu'on va retrouver ça... On le retrouve dans 11, on
pourrait le retrouver plus loin aussi. Bon, ça implique... Évidemment, on
comprend que c'est un contrat de partenariat, donc que ça implique une
collaboration. C'est dans ce sens-là, là. Le sens usuel du terme, ça implique
une approche collaborative entre la municipalité et une entreprise privée. Toujours
une entreprise privée, j'imagine?
Mme Laforest : Bien, ça...
oui, sûrement. Parce que, là, c'est sûr que ça... on accepte des projets avec
des entreprises privées.
Mais votre question était bonne, si je
peux dire, parce que vous parliez... Je ne sais pas si c'était ça que vous
vouliez vous rappeler, la question du renouvellement, parce que les meilleurs...
Le meilleur exemple, c'est vraiment, par
exemple, les tarifs, la location durant... durant les activités dans un aréna,
là. Ça, c'est la question revenus, dépenses. Donc, c'est sûr qu'ici, qu'est-ce
qu'on fait, c'est que le... on prévoit le renouvellement du contrat parce que...
pour les activités potentielles de l'infrastructure qu'on va construire :
donc le temps de glace, combien on va avoir de revenus, puis partager aussi les
frais avec la municipalité. Donc, tout est prévu ici, dans le contrat.
Mme Setlakwe : OK. Non, mais,
là, vous revenez à dépense. Mais, approche collaborative, c'est évidemment
intrinsèque au concept de contrat de partenariat. Puis il y a une approche
collaborative entre la municipalité et l'entreprise pendant ou après la
procédure d'attribution. Ça nous a été expliqué par, je m'excuse, le légiste, votre...
J'ai...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Maître?
Mme Laforest :
Me Veilleux.
Mme Setlakwe : Veilleux.
Je pense qu'on va avoir souvent l'occasion d'échanger. Merci. Me Veilleux l'a expliqué.
Donc, il y a une approche collaborative en amont, en aval. Mais, quand on parle
d'approche collaborative, là on définit que ça peut notamment comprendre la
tenue d'ateliers bilatéraux. Pourquoi on... Pourquoi c'est nécessaire de venir
situer qu'est-ce qu'on entend? Parce que, là, des ateliers bilatéraux, c'est
des séances de négociation. Est-ce que c'est ça qu'il faut... Est-ce que c'est
ça?
Mme Laforest : Oui. Bien,
en fait, c'est le... Comment je pourrais dire ça dans... clairement, en fait,
là? Je vais donner un exemple encore une fois. La municipalité donne la
responsabilité à certains employés municipaux pour... pour le projet en tant
que tel, et la municipalité dédie <une...
Mme Laforest :
...la
responsabilité à certains employés municipaux pour... pour le projet en tant
que tel, et la municipalité dédie >une équipe de travail à temps plein
pour le projet en question, et la firme, par exemple, la firme de construction
ou peu importe, elle aussi peut dire : Moi, je vais dédier une équipe à
temps plein pour monter le projet. Donc, c'est pour ça qu'on dit : une
approche bilatérale, c'est les deux parties, la ville et l'entreprise, qui
peuvent dédier des équipes en place à temps plein pour un projet spécifique.
Mme Setlakwe : L'intention,
c'est juste de venir décrire de façon non restrictive, non limitative qu'est-ce
qu'on entend par approche collaborative. C'est le...
Mme Laforest : Bien,
exactement.
Mme Setlakwe : OK, tenue
d'ateliers bilatéraux en présence d'un vérificateur de processus.
Mme Laforest : Aussi. Oui.
Mme Setlakwe : Ça pourrait
être qui, disons?
Mme Laforest : Si, par
exemple, il y a... On a besoin de faire une certaine consultation pour le
projet avec les deux équipes puis aussi pour la transparence avec les citoyens,
il faut vraiment que toute soit... tout soit public, en fait, là, pour les...
le projet comme tel, entre la firme, entre la municipalité... La base de...
Vous pouvez y aller, maître... Mme Petit. Mais... En tout cas, je...
Mme Petit (Katia) : Je
faisais des vérifications avec l'équipe à l'arrière. En fait, ça peut être
n'importe qui qui... par exemple, un comptable qui peut s'assurer que les
processus sont conformes, là. Donc, on veut quand même souvent avoir un
vérificateur qui va s'assurer de la conformité, et tout, des échanges.
Mme Setlakwe : Je pense que
j'ai manqué un bout, Mme Petit. Je...
Mme Petit (Katia) : C'est
correct. On faisait des vérifications, nous aussi. En fait, ça peut être
quelqu'un, par exemple, un comptable qui va... qui va assister, donc juste un
regard sur l'ensemble du processus.
Le Président (M. Schneeberger) :
...pas d'autre question?
Mme Setlakwe : Ah! je
réfléchis, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Comment?
Mme Setlakwe : Vous me donnez
encore une petite minute?
Le Président (M. Schneeberger) : Bien
oui. Allez-y. Moi, c'est juste pour savoir si vous en avez d'autres.
Mme Setlakwe : ...en fait, ce
qu'on... ce qu'on... ce qu'on vise. C'est une mise en commun des ressources et
des informations liées aux projets d'infrastructure. Est-ce qu'il y avait... Ah!
oui, on l'a modifié, «équipements, infrastructure ainsi qu'un partage
consensuel des risques et, selon le cas, des économies générées ou des gains
réalisés et des pertes subies pendant la durée du contrat». Là, la durée du
contrat, ça peut être, même, après la construction de l'équipement ou de
l'infrastructure.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Ça va. Puis
là, ce libellé-là, il est donc... Il est dans la loi sur... il était dans le
projet de loi62. Moi, ça va pour moi, M. le Président.
• (16 h 40) •
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça? Parfait. Pas d'autre question? Alors, est-ce que... Pas d'autre
question? C'est beau?
Alors, est-ce que l'article 12, tel
qu'amendé, de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 13. Et là nous changeons de section, c'est L'intégrité des
entreprises, en numéro II.
Mme Laforest : «Section II
«Intégrité des entreprises.
«Article 13. Les dispositions du
chapitre V.1 et des articles 25.0.2 à 25.0.5 de la Loi sur les contrats des
organismes publics (chapitre C-65.1) s'appliquent aux contrats des organismes
municipaux ainsi qu'aux sous-contrats qui y sont directement ou indirectement
rattachés, avec les adaptations nécessaires.
«Pour l'application de ces dispositions, à
l'exception de celles de l'article 21.48.17, le ministre exerce les
responsabilités confiées au Conseil du trésor ou à son président.»
L'article 13 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait que les contrats
d'approvisionnement, de construction, de services ou de partenariat sont
assujettis aux régimes d'intégrité des entreprises privées à la Loi sur les
contrats des organismes publics.
Ce régime implique notamment la possibilité
pour les entreprises d'être non admissibles aux contrats des organismes
municipaux ainsi qu'à l'obligation, lorsqu'elle est exigée en vertu de la Loi
sur les contrats des organismes publics, de détenir une autorisation de
contracter délivrée par l'Autorité des marchés publics.
Cet article reprendrait en substance
certaines dispositions des articles 573.3.3.2 et 573.3.3.3 de la Loi sur
les cités et villes et des autres articles similaires en droit des contrats des
organismes municipaux.
Ici, on vient de soumettre l'obligation
aux entreprises qui obtiennent des contrats municipaux aux mêmes mesures
d'intégrité que celles qui obtiennent des contrats des organismes publics. Vous
êtes toujours à un article... En fait, oui, c'est un respect de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux également.
Le Président (M. Schneeberger) : Question
sur l'article 13?
Mme Setlakwe : Qu'est-ce
qu'on entend, donc, par les sous-contrats, «aux contrats ainsi qu'aux
sous-contrats»? Tu sais, on vise... on veut... on veut être large. C'est <tout...
Mme Setlakwe :
...aux
contrats ainsi qu'aux sous-contrats»? Tu sais, on vise... on veut... on veut
être large. C'est >tout simplement ça, j'imagine?
Mme Laforest : Bien, un
sous-contrat, c'est... dans les villes, il y en a plusieurs, des sous-contrats.
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Mme Setlakwe : Ça va. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : ...oui,
députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Mais, si le
sous-traitant ou le sous-contrat est signé avec l'entreprise en tant que telle,
là il y a une responsabilité qui est de signer aussi avec le municipal pour
prendre, justement, ce risque également?
Mme Laforest : Oui.
Mme Prass : Donc, il faut
vraiment... Encore une fois, ça ne peut pas se faire avec l'entreprise qui va
dire : Bien, nous, on va amener des sous-traitants. Il faut que ça soit un
contrat direct qui soit fait avec la municipalité puis entre les deux
entreprises.
Mme Laforest : Il faut
toujours respecter le lien entre la municipalité, puis c'est... L'article qu'on
disait... précédent, on disait que c'était... L'importance du vérificateur, ou
d'un comptable, ou... Donc, c'est important également...
Mme Prass : Le principe.
Mme Laforest : ...pour
surveiller les travaux.
Mme Prass : OK. D'accord.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 13 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous changeons de mandat. Alors, la section de l'article 14 au niveau du
mandat et entente aux fins de l'attribution des contrats.
Mme Laforest : Il y a un
amendement, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
avez un amendement?
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
allez-y.
Mme Laforest : L'article 14,
un organisme...
«Mandats aux fins de l'attribution de
contrats.
«14. Un organisme municipal peut donner le
mandat à l'Union des municipalités ou à la Fédération québécoise des municipalités
locales et régionales, la FQM, d'attribuer un contrat.
«Lorsque le mandat a pour objet
l'amélioration du rendement énergétique d'équipements ou d'infrastructures, le
contrat peut comprendre le financement, par l'entreprise ou par une tierce
partie, des biens, des travaux ou des services requis, à la condition que le
montant total que l'organisme municipal s'engage à payer pour cette
amélioration n'excède pas celui des économies qu'elle réalise grâce à celle-ci.
«Pour l'application des dispositions du
présent titre, le montant total des dépenses de toutes les parties au contrat
constitue la dépense du contrat et le règlement sur la gestion contractuelle
applicable à celui du mandataire.»
Donc, l'amendement, je vais le lire tout
de suite et je vais donner les explications après, M. le Président, si vous
êtes d'accord.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Laforest : Bon. Alors,
l'article 1, article 14 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux.
Remplacer le premier alinéa l'article 14
de la Loi sur les organismes... sur les contrats des organismes municipaux,
proposé par l'article 1 du projet de loi, par l'alinéa suivant :
«Un organisme municipal peut donner le
mandat à un autre organisme municipal, à l'Union des municipalités du Québec ou
à la Fédération québécoise des municipalités locales et régionales (FQM)
d'attribuer un contrat.»
Donc, l'amendement modifie
l'article 14 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
permettre à un organisme municipal de mandater un autre organisme municipal
pour l'attribution d'un contrat. Puisque le mandat peut être limité aux actes
juridiques déterminés par le mandant, un organisme municipal pourrait en
limiter la portée, par exemple en prévoyant que seule la conduite de la
procédure attribut... attribuée serait réalisée par le mandataire.
Alors, ici, M. le Président, on veut
donner plus de possibilités, plus de souplesse pour les processus d'acquisition
regroupés. Donc, les organismes municipaux pourraient confier des mandats à des
organismes... d'autres organismes municipaux, en plus des mandats qui
pourraient être confiés à l'Union des municipalités du Québec et à la fédération
des municipalités locales et régionales.
Les mandats peuvent porter sur l'ensemble
des processus contractuels, définition des besoins, gérer les appels d'offres,
gérer le contrat une fois attribué ou simplement une portion du processus. Ce
faisant, les organismes municipaux auraient la souplesse requise pour ajuster
le type de gestion selon chacun des contrats, évidemment, puis c'est, encore
une fois, pour sauver des coûts pour l'attribution des contrats. Donc, c'est un
genre de regroupement pour l'attribution de contrats pour, par exemple,
certains produits, certains équipements dans les municipalités.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Oui. Peut-être
juste, s'il vous plaît...
Le Président (M. Schneeberger) : Remonter
l'article.
Mme Setlakwe : ...oui,
remonter l'article pour qu'on puisse voir le texte modifié. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Prenez
le temps de le lire, là. Il n'y a pas de problème.
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Oui. Oui,
allez, oui.
Mme Laforest : ...donner un
exemple et pourquoi c'était demandé? Ça va être plus... plus facile à
comprendre l'article. Les plus petites municipalités, parfois, pour donner des
contrats... Tu sais, une petite municipalité de 1 200 habitants, parfois,
pour un contrat, veut le faire avec une autre municipalité ou... pour que ça
coûte moins cher, ou encore n'ont pas les ressources pour octroyer les
contrats. Donc, c'est pour ça qu'on arrive avec cet article-là. C'était demandé
par la FQM, l'UMQ, et là on ajoute, évidemment, les organismes municipaux parce
qu'il y a certaines municipalités un peu plus grandes qui veulent aider, dans
les contrats, les plus petites <municipalités...
Mme Laforest :
...municipalités
un peu plus grandes qui veulent aider, dans les contrats, les plus petites >municipalités.
Et c'est pour ça, c'est pour les aider pour les appels d'offres ou encore
donner les contrats pour certains équipements, certains... certaines mesures
d'approvisionnement.
Mme Setlakwe : Donc, ça
me semble tout à fait souhaitable. Là, ici, la définition d'organisme municipal...
c'est parce qu'avant l'amendement, c'était simplement... on permettait à la
municipalité de... ou déléguait certains achats groupés, j'imagine, à l'UMQ ou
à la FQM. Puis là il va... Une municipalité peut donner le mandat à une autre
municipalité qui va s'en occuper, mais pour le bénéfice de plus d'une
municipalité.
Mme Laforest :
Exactement, oui. Exemple, un projet en habitation. On parlait tantôt que, dans
le projet de loi, on va accepter des projets en habitation pour les plus
petites municipalités. Par contre, si la plus petite municipalité a besoin
d'aide, elle peut se regrouper pour travailler avec l'office d'habitation et
une autre municipalité à côté. Donc, l'organisme municipal peut être vu comme
l'office d'habitation et l'organisme municipal peut être vu aussi pour la
municipalité. Donc, organisme municipal inclut plusieurs...
Mme Setlakwe : Bien,
c'est ça que j'allais dire, ça inclut, selon ce qu'on a étudié ce matin...
Mme Laforest : Exact,
oui.
Mme Setlakwe : ...pas
juste des municipalités, mais aussi des OBNL, comme des offices d'habitation.
Mme Laforest : Tout à
fait. Oui.
Mme Setlakwe : Ah! ça,
c'est un bon exemple. Donc, moi, je n'ai pas de... pas d'autre commentaire sur
l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, est-ce que l'article 11... l'article 14, pardon, tel
qu'amendé, l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors là, nous en sommes à l'article 14, tel qu'amendé, de la loi
édictée. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...à la
fin, «à la condition». Donc, ici... Lorsque... Dans certains cas, le mandat
peut viser l'amélioration du rendement énergétique, le contrat peut comprendre
le financement par l'entreprise ou par une tierce partie des biens, des travaux
ou des services requis, à la condition que le montant total que l'organisme
municipal s'engage à payer pour cette amélioration n'excède pas celui des
économies qu'elle réalise grâce à celle-ci.» Donc, le bénéfice, le bénéfice
environnemental, si on veut... tu sais, comme... juste m'expliquer la
condition? C'est sûr qu'on peut... La municipalité peut engager des frais en
vue d'avoir un meilleur... une meilleure... ou une amélioration du rendement
énergétique d'un bâtiment ou autre, mais la...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : ...il ne pourra
pas le faire. On considère vraiment les économies monétaires, dans le fond,
qu'on fait grâce à cette... grâce au mandat en question.
• (16 h 50) •
Mme Laforest : Oui. Bien,
en fait, quand on a rencontré, c'était l'union... L'UMQ ou la FQM? Je crois que
c'est la FQM qui a son programme énergétique, donnait l'exemple... donnait
l'exemple de changeait des fenêtres dans des hôtels de ville. Donc, est-ce
qu'on ne pourrait pas, avec la FQM, se regrouper pour... Parce que la FQM a son
propre programme. C'est nouveau. Donc, est-ce qu'on ne pourrait pas le faire
avec deux ou trois municipalités? Et la FQM pourrait prendre le projet sous son
aile pour changer les fenêtres d'une municipalité, changer les chauffages ou la
climatisation. C'était pour la demande de la FQM. Puis, en même temps, on sauve
des coûts, sauve des coûts pour les citoyens. Et il y a certaines plus petites
municipalités qui n'ont pas la possibilité, ou les connaissances, ou encore le
personnel pour octroyer des contrats comme ça.
Mme Setlakwe : Là, ici,
on fait juste évaluer le coût relié au fait de donner le mandat à un autre
organisme. C'est ça qu'on compare aux économies qu'on réalise en... Je pense
que ce n'est pas clair. C'est vraiment la question des coûts. On est en train, ici,
de permettre... On est dans un... une situation où il y a une... il y a un
organisme municipal qui donne le mandat à une autre de... comme vous dites dans
votre exemple, de trouver, je ne sais pas, trouver un... trouver un
soumissionnaire, là, pour changer des fenêtres ou pour passer de, je ne sais
pas, du mazout au... à quelque chose de moins polluant.
Mme Laforest : L'exemple
qui était demandé, qui était donné par la FQM aussi, c'était la... la capacité
d'emprunt. Donc, la FQM... avec cet article-là, on permet à la FQM d'emprunter
pour son programme pour deux ou trois municipalités avec le programme
écoénergétique. Donc, il y a des municipalités qui n'ont pas la capacité pour
emprunter. La FQM peut emprunter. Est-ce que c'est bien ça, Me Veilleux?
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
...passer par des projets comme ça, effectivement.
Mme Laforest : Oui? OK.
Mme Setlakwe : Pardon? Je
n'ai pas entendu.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, c'est
bien ça?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : OK.
Le Président (M. Schneeberger) :
...
Mme Laforest : Mais,
quand on a des exemples, il me semble, pour moi, en tout cas, pour moi,
c'est... c'est plus clair. Pour vous, M. le Président, c'est...
Le Président (M. Schneeberger) :
Moi, je suis. Puis, si je comprends, c'est parfait.
Mme Laforest : Ah! c'est
bon.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Il y a d'autres questions sur l'article 14?
Mme Setlakwe : Quand on
considère les <économies...
M.
Schneeberger
:
...d'autres questions sur l'article 14?
Mme Setlakwe : Quand
on considère les >économies, quelle est la période de temps qui est
considérée jusqu'à... On va prendre en compte quelle période de temps pour
pouvoir établir les économies qu'on réaliserait?
Mme Laforest : Ça dépend
du projet, ça dépend du... des besoins. Ça dépend du contrat, ça dépend des
années du contrat. Ça dépend... Si la FQM emprunte sur 10 ans pour ce
projet-là, ça dépend. Tu sais, c'est très variable.
Mme Setlakwe : Puis, ça,
ici, en fait, est-ce que... Mais tout ça, ce n'est pas du droit nouveau,
j'imagine. Je vois Me Veilleux, là, qui... C'est un régime qui existe déjà. Ce
concept de mutualisation puis de mandater, c'est... J'imagine que c'est très
utile pour des petites municipalités de mandater les unions, que ce soit l'UMQ
ou la FQM. Donc, juste nous expliquer quel élément... quel élément est nouveau,
ici, si... le cas échéant.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Bien, il y
avait l'élément qu'on vient de discuter, là, l'amendement, mais sinon, juste
expliquer le régime actuel par rapport à ce qu'on est en train de changer.
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. En fait, dans cet article-ci, tel que... avant l'amendement,
il n'y avait aucun... il n'y avait aucune modification par rapport au droit
actuel. Le seul élément nouveau, c'est ce que l'amendement a apporté, là. Puis,
même à ça, il y avait une autre... c'était par une autre façon juridique que ça
procédait. Donc, je vous dirais, il n'y a pas de modification du droit
antérieur.
Le Président (M. Schneeberger) :
...alors, est-ce que l'article 14, tel qu'amendé, de la loi édictée est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 15.
Mme Laforest :
Article 15 : «L'exécution du mandat visé à l'article 14 peut être
déléguée, par entente, au Centre d'acquisitions gouvernementales ou, selon le
cas, au ministre de la Cybersécurité et du Numérique ou à un autre ministre si
ce dernier n'est pas tenu de recourir aux services du Centre ou à ceux du
ministre de la Cybersécurité et du Numérique.
«Les dispositions du présent titre ne
s'appliquent pas à l'attribution d'un contrat concernée par une entente visée
au premier alinéa lorsqu'il s'agit d'acquisitions effectuées ou dont les
conditions ont été négociées par le Centre d'acquisitions gouvernementales ou
par un ministre conformément à la Loi sur les contrats des organismes publics
(chapitre C-65.1).»
L'article 15 de la Loi sur les contrats
des organismes municipaux permettrait à l'Union des municipalités ou à la
Fédération québécoise des municipalités locales et régionales, FQM, de déléguer
l'exécution d'un mandat visé par l'article 14 au Centre d'acquisitions
gouvernementales ou, selon le cas, au ministre de la Cybersécurité et du
Numérique ou à un autre ministre.
Dans un tel cas, les dispositions du titre
III de la Loi sur les contrats des organismes municipaux ne s'appliqueraient
pas dans la mesure où celles de la Loi sur les contrats des organismes publics
sont appliquées à l'attribution du contrat.
Cet article reprendrait en substance
certaines dispositions de l'article 29.9.2 de la Loi sur les cités et villes et
de l'article 14.7.2 du Code municipal et en étendrait l'application à
l'ensemble des organismes municipaux.
Ici, on vient offrir la possibilité aux
organismes municipaux de bénéficier des regroupements d'achats mis sur pied par
des organismes du gouvernement du Québec. La FQM et l'UMQ pourraient déléguer
leur mandat confié par un ou des organismes municipaux au CAG ou au MCN ou à un
ministre qui n'est pas tenu de recourir aux services de ces derniers. Lorsque requis
ou que l'occasion se présente, les organismes municipaux pourraient ainsi
bénéficier de conditions avantageuses, que ce soit au niveau des solutions
informatiques, de l'achat de biens et meubles ou d'autres services et travaux.
Donc, cet article, c'est une version
simplifiée des articles présentés en vigueur dans la Loi sur les cités et
villes, le Code municipal également.
Le Président (M. Schneeberger) :
L'explication est assez... est assez longue. Est-ce qu'il y a des questions?
Mme Setlakwe : Oui,
j'avais des questions. Donc là, ici... Bien, parlons-en, du CAG, le Centre
d'acquisitions gouvernementales. Est-ce que... Dans quelle mesure... Est-ce que
les municipalités ont recours à ce... à ce service-là? Est-ce qu'on peut donner
des exemples de réalisations? Parce que si on... on se souvient, là, je pense
que la Vérificatrice générale, dans son... son dernier rapport, elle faisait...
elle faisait un état de situation, là, des économies qui ont pu être réalisées
dans le cadre du mandat du CAG.
Le Président (M. Schneeberger) :
Allez-y.
Mme Petit (Katia) : ...M.
le Président. Donc, actuellement, c'est déjà le cas, les municipalités, tant la
FQM, l'UMQ que les municipalités elles-mêmes, peuvent faire affaire avec tant le
MQN et le CAG, qui font des appels d'offres pour l'ensemble de la fonction
publique, pour des éléments qui sont à fort volume. On pense, par exemple, à
des pneus dans le milieu municipal. Ils vont acheter des pneus pour... par
exemple, pour les véhicules de l'ensemble des ministères, <ils...
Mme Petit (Katia) :
...municipal.
Ils vont acheter des pneus pour... par exemple, pour les véhicules de
l'ensemble des ministères, >ils obtiennent des prix de volume, et, à ce
moment-là, les municipalités et les fédérations, les associations municipales
peuvent y avoir accès, ce qui est vraiment très avantageux. On souhaite tout
simplement maintenir cette possibilité-là.
Mme Setlakwe : Donc,
effectivement, pas d'enjeu là. Puis, dans le cas du MCN, le ministre de la
Cybersécurité et du Numérique, quel exemple, là? Ça pourrait être pour des...
Mme Petit (Katia) : Ça peut
être pour du matériel informatique, des écrans d'ordinateur, qui... qu'on
commande en quantité importante, ça peut être des logiciels. Mais, bref,
l'ensemble du matériel informatique, c'est souvent le MCN qui va le... qui va
faire les appels d'offres pour toute la fonction publique et non le Centre des
acquisitions gouvernementales.
Mme Setlakwe : OK. Donc, ici
encore, c'est, j'imagine... merci, ce n'est pas du droit nouveau.
Mme Petit (Katia) : Pas du
tout.
Mme Setlakwe : Donc, le mandat
peut être donné, puis après ça l'exécution peut être déléguée... ou l'organisme
peut donner le mandat, et ensuite l'exécution peut être déléguée soit au CAG,
soit au MCN ou à un autre ministre, si ce ministre n'est pas tenu de recourir
aux services du CAG ou ceux du MCN.
Donc, dans le fond, on ratisse large,
on... puis c'est pour, effectivement, des questions d'économie de coûts puis de
participer à ces achats en volume pour...
Mme Petit (Katia) : Groupés.
Mme Setlakwe : ...oui, pour
sauver. OK. Ça, je n'ai pas de... je n'ai pas d'enjeu.
Et là ce qu'on vient dire ici, c'est que
c'est juste une question de quelle disposition législative s'applique dans ce
scénario-là. Et ce n'est pas la LCOM, ce n'est pas le chapitre qu'on est en
train d'étudier qui s'applique.
Mme Petit (Katia) : En fait,
ce sera, dans ces cas-là, la LCOP, donc la Loi sur les contrats des organismes
publics, comme le MCN et CAG sont des entités publiques. C'est tout simplement
un changement de régime qui s'applique lorsqu'on mandate une de ces deux
entités-là.
Mme Setlakwe : Merci. Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Autres
questions? Non? Parfait.
Alors, est-ce que l'article 15 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 16.
Mme Laforest : Article 16 :
«L'exécution du mandat visé à l'article 14 peut être déléguée, par entente, à
un organisme à but non lucratif dont l'activité principale consiste à gérer
l'approvisionnement regroupé ou biens... ou en services pour le compte
d'organismes publics au sens de la Loi sur l'accès aux documents des organismes
publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) ou
d'organismes à but non lucratif.
«Le ministre peut, aux conditions qu'il
détermine, exempter l'attribution d'un contrat concernée par une entente visée
au premier alinéa de l'application de tout ou en partie du présent titre.»
• (17 heures) •
L'article 16 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux permettra à l'Union des municipalités ou à
la Fédération québécoise des municipalités locales et régionales, FQM, de
déléguer l'exécution d'un mandat visé par l'article 14 à un organisme à
but non lucratif dont l'activité consiste à gérer l'approvisionnement regroupé
en biens ou en services pour le compte d'organismes publics ou d'autres
organismes à but non lucratif.
Dans un tel cas, les dispositions du titre
III de la Loi sur les contrats des organismes municipaux pourraient être
écartées par la ministre des Affaires municipales... le ministre des Affaires
municipales, aux conditions qu'il détermine.
Cet article reprendrait en substance
certaines dispositions de l'article 29.2.2... 29.9.2 de la Loi sur les cités et
villes et l'article 14.7.2 du Code municipal. Il étendrait également
l'application à l'ensemble des organismes municipaux et permettrait que les
acquisitions soient réalisées pour le compte d'autres organismes publics que
ceux actuellement visés par ces articles.
Ici, on vient offrir la possibilité aux
organismes municipaux de bénéficier également des achats... des regroupements
d'achats mis sur pied par d'autres organisations.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 16?
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Donc, à 14, on
prévoyait déjà que le mandat pouvait être donné à un organisme qui est assimilé
à un organisme municipal, mais là, ici, on vise un organisme à but non lucratif,
disons, qui ne rencontrerait pas les conditions qu'on a étudiées plus tôt ce
matin dans la définition d'organisme. ...pourquoi il est nécessaire si les
organismes à but non lucratif... Ce n'est pas dans tous les cas qu'ils sont
assimilés à des organismes municipaux.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : Exactement.
En fait, c'est que, dans certains cas, c'est des groupes d'achat qui sont des
OBNL, mais qui ne s'apparentent pas à des... à des organismes municipaux. Par
exemple, les groupes d'approvisionnement dans le domaine de la santé, il en
existe beaucoup, puis on pourrait penser que les municipalités n'en ont pas
besoin, mais, dans certains cas, ça peut être utile d'avoir un accès à ces
regroupements d'achats là : par exemple, une grande municipalité qui veut
acheter des défibrillateurs, par exemple, pour ses infrastructures sportives,
ce genre d'élément là. Donc, avec cet article-là, on vient boucler la boucle,
là, de tous les regroupements...
17 h (version révisée)
Mme Petit (Katia) : ...avec
cet article-là, on vient boucler la boucle, là, de tous les regroupements
d'achats auxquels le milieu municipal a accès.
Mme Setlakwe : Et c'est...
Aujourd'hui, c'est possible de le faire?
Mme Petit (Katia) : Oui, tout
à fait.
Mme Setlakwe : Donc, ce n'est
pas nouveau. OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : Oui. J'ai
d'autres questions.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Allez-y.
Mme Setlakwe : Mais là, dans
tous les cas, on délègue par entente. C'est une entente écrite ou c'est-tu...
ça peut être une entente verbale? Ça prend une entente écrite pour faire ce
genre de délégation?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Me Veilleux.
Mme Laforest : Oui, oui. Je
vais répondre oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : J'y arrive, M.
le Président. Et là on mentionne que la ministre peut, ou le ministre peut, aux
conditions qu'il détermine, exempter l'attribution de contrat concernée par une
entente visée au premier alinéa de l'application de tout ou partie du présent titre.
Dans quelles circonstances est-ce que le
ministre voudrait exempter de l'application des règles? Qu'est-ce que ça... Pourquoi
ce serait nécessaire?
Mme Laforest : ...la LCOP
aussi. Donc, on copie la possibilité qui était donnée aussi dans la LCOP. La
même chose.
Mme Setlakwe : Oui, mais — une
explication sur le fond, là — pourquoi qu'on a... ici, on accorde la
possibilité d'exempter l'attribution du contrat aux règles du chapitre qu'on
étudie?
Mme Laforest : C'est un
pouvoir qui est donné à la ministre, mais ça n'a jamais été utilisé. Me Veilleux.
Le Président (M. Schneeberger) : Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. En fait, ça pourrait être un cas justement où est-ce que...
où, par exemple, en raison des règles de la LCOP, elles s'appliquent également,
auquel cas il pourrait y avoir une détermination de non-application de la LCOM,
c'est-à-dire la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Et puis, également, il pourrait y avoir
des situations où, par exemple, c'est permis par les accords de commerce, puis
on s'entend que là on est dans un cas où est-ce que c'est un OBNL de
regroupement d'achats qui n'est pas nécessairement toujours au fait des règles
applicables au droit municipal.
Donc, c'est permis, donc la ministre
pourrait... pourrait autoriser à ce que la Loi sur les contrats des organismes
municipaux ne s'applique pas nécessairement.
Mme Setlakwe : OK. Et là,
dans cet... dans cet exemple-là, l'attribution du contrat se ferait... Ce
serait quel régime qui s'appliquerait? Ce serait... Bien là, vous avez dit que ça
pouvait être un cas de...
Je ne sais pas, j'essaie de voir qu'est-ce
qui s'applique dans... à ce moment-là.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : En
fait, quand je... Parce que, vous allez voir, la disposition qu'on parle d'exempter
de l'application «de tout ou partie du présent titre», simplement, ça peut tout
simplement permettre de passer de gré à gré à gré à gré, au lieu de passer par
appel d'offres par exemple, ou de... essentiellement de limiter l'estimé.
Mais, dans tous les cas, ce pouvoir-là va
devoir être... va devoir être exercé conformément aux accords de commerce.
Donc, nécessairement, il y a des services qui sont exclus : permis, etc.,
là.
Mme Setlakwe : J'essaie
juste... Ça ne peut pas donner lieu à un contrat d'une valeur importante où on
escamoterait le processus d'appel?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
ça, les accords doivent être nécessairement respectés dans ce cas-là, dont les
accords de commerce.
D'ailleurs, c'est l'article 2 de la
loi qui le prévoit spécifiquement, là, tous les pouvoirs que la ministre exerce
et tous les règlements doivent nécessairement être faits conformément aux
accords, donc.
Mme Setlakwe : Merci. On ne
tombe pas dans un... dans un vide, là? Il y a un autre régime qui s'applique.
Puis c'est dans ces circonstances-là que
la ministre détermine que ce ne sont pas ces règles-là parce que c'est un autre
régime qui s'applique.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Ça
peut être un régime privé, si le régime privé fonctionne, là.
Mme Setlakwe : Oui. Puis ça
se fait souvent ou...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
rare.
Mme Laforest : Bien là, on
vient l'appliquer ici. Est-ce que, dans le passé, ça s'est fait quelques fois?
Est-ce que ça a été demandé?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Je
n'ai pas de cas à ma connaissance, mais c'est dans la loi actuellement.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
d'autres questions? Est-ce que l'article 16 édicté est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 17.
Mme Laforest : «17. Un
organisme municipal peut attribuer un contrat conjointement avec un organisme
public au sens de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et
sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1), un
organisme municipal qui n'est pas un organisme public au sens de cette loi, une
entreprise de services publics, un organisme à but non lucratif ou un
propriétaire de parc de maisons mobiles. Dans ce cas, l'une des parties doit
être mandatée par les autres pour attribuer le contrat.
«Pour l'application des dispositions du
présent titre, le montant total des dépenses de toutes les parties au contrat
constitue la dépense du contrat et le règlement sur la gestion contractuelle
applicable est celui déterminé, parmi les règlements des parties, par
l'organisme municipal.
Les dispositions du présent titre ne
s'appliquent pas lorsque le contrat est attribué conjointement conformément à
la Loi sur les contrats des organismes publics.
La Loi sur l'interdiction de subventions
municipales (chapitre I-15) ne s'applique <pas...
Mme Laforest :
...des
organismes publics.
«La Loi sur l'interdiction de
subventions municipales (chapitre I-15) ne s'applique >pas lorsque
le contrat est attribué conjointement avec un propriétaire de parc de maisons
mobiles.»
Article 17. L'article 17 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux permettrait aux organismes
municipaux d'attribuer des contrats conjointement avec un autre organisme
public ou municipal, une entreprise de services publics, un organisme à but non
lucratif ou un propriétaire de parc de maisons mobiles.
Dans un tel cas, les dispositions du titre III
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux ne s'appliqueraient pas
lorsque celles de la Loi sur les contrats des organismes publics trouvent
application. En outre, la Loi sur l'interdiction de subventions municipales ne
s'appliquerait pas lorsqu'un contrat est attribué conjointement avec un
propriétaire de parc de maisons mobiles.
Cet article reprendrait en substance les
dispositions de l'article 572.1 de la Loi sur les cités et villes et des
autres articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux. Il
en étendrait également l'application en permettant, notamment, l'attribution de
tout contrat conjointement avec tout organisme public au sens de la Loi sur
l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels et en uniformisant les règles applicables à tous
contrats.
On vient, encore une fois, faciliter les
ententes avec les autres organises qui sont nécessaires au bon fonctionnement,
tant que l'organisme municipal que dans l'autre partie concernée.
Donc, il serait possible maintenant à tout
organisme municipal... à tous les organismes municipaux de pouvoir attribuer un
type de contrat conjoint, si les circonstances s'y prêtent.
Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions sur 17? Députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, M. le
Président. Bien, c'est une question de curiosité, je dirais : Comment se
fait-il qu'il y ait des dispositions particulières pour les propriétaires de
parcs de maisons mobiles et non pour d'autres types de propriétaires de
terrains avec lots multiples, là? Je me questionne sur...
Une voix : ...
Mme Labrie : Oui.
Pourquoi il y a des dispositions spécifiques prévues pour les propriétaires de
parcs de maisons mobiles, qu'est-ce qui les différencie d'autres types de
propriétés?
Mme Laforest : La
question est excellente. C'est parce qu'on a des demandes pour des projets dans
des parcs de maisons mobiles, pour des projets souterrains, des projets
d'infrastructures en eau et aqueduc.
Donc, c'est pour ça qu'on ajoute cette
disposition-là, pour les projets de parcs de maisons mobiles.
Mme Labrie : OK. Donc, ils
ont été construits sans infrastructure et là l'objectif est d'en ajouter,
finalement.
Mme Laforest : À certains
endroits, ou encore de modifier les infrastructures en eau.
Mme Labrie : OK. Alors
que d'autres terrains de promoteurs sur lesquels il y a plusieurs lots sont
construits d'emblée avec des infrastructures.
Mme Laforest : Exact.
Mme Labrie : Ça va. Je
comprends. Merci.
• (17 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
On n'est pas dans un... on n'est pas dans un... une situation où on
change de régime existant. J'ai l'impression qu'on reproduit essentiellement ce
qui existe déjà.
Mme Laforest :
Exactement.
Mme Setlakwe : OK. Non,
mais je pose la question toujours parce qu'on va... Forcément, là, on est en
train de... On est dans la loi édictée, la nouvelle loi, puis j'ai l'impression
qu'on est en train de...
On y va dans... on y va dans l'ordre de la
séquence d'attribution des contrats, des processus, c'est ça qu'on fait?
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Et donc,
là, c'est un mélange de nouveaux et d'existants. Je ne veux pas poser des questions,
forcément, par rapport à des dispositions qui existent déjà dans le monde
municipal puis qui fonctionnent très bien, là.
Mme Laforest : Bien,
votre question est bonne. Puis je vais demander, je ne sais pas si c'est
possible, M. le Président, mais quand c'est du droit nouveau ou quand les
nouvelles dispositions sont les mêmes, est-ce que je pourrais vraiment, à
chaque article, le dire? Parce que c'est vrai que des fois on discute d'un
article qui est juste un article qu'on doit insérer dans notre nouvelle loi.
Donc, à ce moment-là, ce serait plus...
Mme Setlakwe : Bien, ce
serait apprécié que vous le mentionniez, mais sinon, nous, on pose la question
juste pour un peu se situer, on n'ira pas de façon chirurgicale puis...
Mme Laforest : Oui. Très bon
point. Je suis d'accord aussi.
Mme Setlakwe : On
pourrait, là, si on voulait être... si on voulait être tannants, mais dans la
mesure où c'est un régime qui existe déjà. Je pose la question.
Mme Laforest : Oui, puis
je suis très, très heureuse de votre question, parce que ça va éviter de...
parfois, des articles qui sont déjà dans la loi, de rediscuter des articles
qu'on ne peut changer, soit parce qu'on travaille avec la LCOP, puis c'est une
modification, c'est une transposition. Alors, votre... votre point est très
intéressant.
Mme Setlakwe : Merci. Ça
ne veut pas dire qu'on n'a pas de questions, mais probablement qu'il y en a
moins.
Mme Laforest : Non, mais
quand même, parce que là il faut voir qu'on regroupe cinq lois dans une même
loi, ça fait qu'il faut juste aller chercher des articles dans les lois pour
les regrouper dans cette loi-ci.
Mme Setlakwe : Dans
une... dans une séquence, dans la séquence logique qui est suivie dans l'attribution
d'un contrat.
Mme Laforest : Oui.
Exactement.
Mme Setlakwe : Et donc
j'ai quand même une question. J'aimerais ça qu'on... que vous vous donniez un
exemple d'un organisme municipal, donc une ville qui attribue un contrat <conjointement...
Mme Setlakwe :
...d'un
organisme municipal, donc une ville qui attribue un contrat >conjointement
avec un organisme public.
Puis là, le «organisme public», c'est
toujours au sens de la loi sur l'accès aux documents des organismes publics? La
définition d'organismes publics, elle est prévue, mais c'est un organisme
public, donc...
Un exemple, donc, d'un contrat conjoint,
municipalité et gouvernement.
Mme Laforest : Exemple, OK,
on va donner l'exemple de l'entreprise Énergir qui doit... Énergir qui fait des
travaux pour sécuriser les tuyaux pour... pas transporter, pour acheminer du
gaz naturel dans un secteur résidentiel. C'est un exemple de projet.
À ce moment-là, l'entreprise demande un
permis à la ville pour faire les travaux. La ville doit préparer ses travaux de
canalisation pour amener le projet. Donc, les projets de canalisations, les
réparer pour des canalisations souterraines.
Puis, pour réduire les coûts, bien, pour
ne pas ouvrir toutes les rues, évidemment, dans un temps plus rapide, bien, la
ville décide, en partenariat avec l'entreprise Énergir, d'attribuer un contrat
pour faire tous les travaux en même temps.
Puis ça, c'est très, très, très demandé
dans toutes les municipalités, parce qu'on y va souvent par secteur, mais c'est
la même chose qu'on doit faire, il faut redemander des autorisations, mais
c'est les mêmes travaux qui se suivent pour les... pour attribuer les contrats
et donner tous les travaux en même temps.
Puis d'ailleurs, je crois que, M. le
Président, vous aviez demandé cette possibilité-là pour alléger les travaux
publics dans les municipalités. Puis je me rappelle, oui.
Mme Setlakwe : Puis là vous
venez.... Merci, Mme la ministre, là. Vous venez de nous donner un exemple d'un
organisme municipal qui attribue un contrat conjointement avec une entreprise
de services publics, dans votre exemple, qui est Énergir.
Mme Laforest : Oui, c'est un
exemple.
Mme Setlakwe : Et dans quel
autre... Quel autre exemple vous pourriez nous mentionner, là, de contrats
conjoints, organisme municipal, organisme public?
Mme Laforest : Les projets
dans... exemple, les projets de voirie locale avec le ministère des Transports,
Hydro-Québec aussi, mais la voirie locale, c'est demandé, je le sais.
Donc, c'est pour alléger et accélérer les
travaux dans les plus petites municipalités également. Ça, c'était vraiment
demandé.
Mme Setlakwe : Mais juste
aller au bout du raisonnement. Donc, la ville, et le ministère des Transports,
ou la ville et Hydro-Québec ont besoin d'avoir un contrat pour..
Mme Laforest : L'enfouissement
des fils, exemple. Puis ça, c'était... on avait beaucoup de critiques, là,
parce qu'on... Vous me faites rire parce qu'on ouvre, exemple, les rues où on
fait des travaux puis après ça on... il faut rouvrir les... recommencer les
travaux ou recommencer à rouvrir les rues pour passer les fils après que le
projet soit terminé.
Mme Setlakwe : Je comprends,
là. Votre exemple est limpide, là. Merci, Mme la ministre. C'est... non, non,
c'est très clair, là. Je visualise.
Ça existe déjà puis c'est tout à fait
normal qu'on n'ait pas... qu'il n'y ait pas de travail en silo, là, que ça se
fasse ensemble. Je comprends.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Et on a parlé donc
de... du parc de maisons mobiles. Moi aussi je me posais la question.
Et là, ici, donc on dit que «pour
l'application des dispositions du présent titre, le montant total des dépenses».
Et là, «dépenses», on a un exemple, là, de dépenses tel que défini
précédemment.
Donc, ça n'implique pas juste... ça
comprend la valeur de tout renouvellement, toute option prévue par le contrat, «toutes
les parties au contrat constitue la dépense du contrat et le règlement sur la
gestion contractuelle applicable et celui déterminé, parmi les règlements des
parties, par l'organisme municipal».
Donc, dans les exemples qu'on a donnés,
que ce soit donc la ville avec Énergir , la ville avec Hydro, la ville avec le
ministère, c'est toujours le règlement sur la gestion contractuelle de la ville
qui est celui... qui est celui qui est applicable? On applique les...
Mme Laforest : Oui.
Exactement. Oui. C'est logique.
Mme Setlakwe : C'est logique,
mais oui. Puis là les travaux se font sur le territoire de la ville. C'est ça. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Je ne m'y connais
pas aussi bien que mes collègues dans le dossier, donc peut-être vous pouvez
m'éclaircir.
Quand on dit : «Les dispositions du
présent type ne s'appliquent pas lorsque le contrat est attribué conjointement
conformément à la Loi sur les contrats des organismes publics», qu'est-ce
qui... qu'est-ce qui fait en sorte que l'application de cette loi...
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : ...ce sera
la LCOP qui va s'appliquer, tout simplement, donc la Loi sur les contrats des
organismes <publics...
Mme Petit (Katia) :
...qui
va s'appliquer, tout simplement, donc la
Loi sur les contrats des
organismes >publics.
Mme Prass : D'accord. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'autre question? Alors, est-ce que l'article 17 de la loi édictée est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 149.
Mme Laforest : L'article 149.
Loi sur les cités et villes. «Les articles 29.9.1 et 29.9.2 de la Loi sur
les cités et villes (chapitre C-19) sont abrogés.»
L'article 149 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux abrogerait les articles 29.9.1 et 29.9.2
de la Loi sur les cités et villes à des fins de concordance avec les
articles 15 de la loi... 15 et 16 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux pour assurer le cadre légal applicable. C'est une
transposition également.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 149?
Mme Laforest : C'est de la
concordance aussi.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Une voix : ...
Mme Laforest : ...parce que
les articles 29.9.1 et 29.9.2 de la Loi sur les cités et villes visent à
permettre la conclusion des ententes que nous avons parlé précédemment avec la
FQM et l'UMQ pour l'attribution des contrats par le biais d'achats groupés pour
les organismes municipaux.
Puis c'est proposé également aux
articles 14, 15 et 16 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux,
de reconduire la possibilité de conclure des... de telles ententes avec la FQM
et l'UMQ.
Alors, comme je le mentionnais, c'est une
transposition des ententes avec la FQM et l'UMQ également. Donc, les
articles 29.9.1, 29.9.2 de la Loi sur les cités et villes devraient être
abrogés parce que c'est... on n'en a plus besoin.
Mme Setlakwe : Mais là on en
a parlé. C'est ça, on les a déplacés.
Mme Laforest : C'est ça, on
les a déplacés, oui.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 149 de la loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Ce n'était pas
149?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
149, oui.
Mme Laforest : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
164.
Mme Laforest : Bon, même
chose maintenant, c'est de la concordance également pour le Code municipal.
L'article 164 : «Les
articles 14.7.1 et 14.7.2 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1)
sont abrogés.»
Alors, ce sont les mêmes dispositions de
concordance, mais cette fois-ci avec le Code municipal du Québec.
• (17 h 20) •
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 164? Aucune. Alors, est-ce que l'article 164 de la loi édictée est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
146
Mme Laforest : M. le
Président, il y a un amendement à l'article 146.
L'article 41 de l'annexe C de
cette charte est remplacé par le suivant :
«41. Un conseil d'arrondissement, dans les
matières qui relèvent de sa compétence, et le comité exécutif, dans les autres
cas, peuvent attribuer conjointement un contrat en vertu de l'article 17
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et
le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de
cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des organismes municipaux).»
Alors, l'article 146 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux remplacerait l'article 41 de
l'article C de la ville de Québec. Alors, ici, on parle de la ville de
Québec pour les nouvelles dispositions.
Alors, on a un amendement, M. le
Président.
L'article 1, l'article 146 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 41 de l'annexe C
de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec.
Remplacer l'article 146 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet
de loi, par le suivant :
«146. L'article 41 de l'annexe C
de cette charte est abrogé.»
Alors, ici, question de concordance avec
le cadre légal qui est applicable pour la Charte de la Ville de Québec.
Voilà. Merci, M. le Président. Question de
concordance pour le cadre légal.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Ah! non, je
m'excuse, sur l'amendement. Est-ce qu'on peut — je suis désolée,
j'étais sur l'article lui-même — juste voir peut-être en... en
remontant le texte. Il est où l'amendement? Je suis désolée.
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Là,
finalement, on abroge, on abroge l'article au complet, OK, plutôt que de le
remplacer.
Mme Laforest : Oui, parce
qu'il n'est plus nécessaire, puis là on touche vraiment juste la ville de
Québec, puis ça concerne les arrondissements, donc ce n'est plus nécessaire non
plus, cette disposition-là, pour les arrondissements de la ville de <Québec...
Mme Laforest :
...donc
ce n'est plus nécessaire non plus, cette disposition-là, pour les
arrondissements de la ville de >Québec. Donc, on vient abroger l'article.
Mme Setlakwe : Mais si on
abroge l'article, est-ce que... ce n'est pas qu'on... On veut permettre à la
ville de Québec de conclure des contrats conjointement selon le régime qu'on
vient de voir, mais donc qu'est-ce qui va s'appliquer à eux, à la ville de
Québec, puis à ces circonstances particulières?
Mme Laforest : Pour la
Ville de Québec, c'est un article qui n'était pas nécessaire parce que les
arrondissements n'ont pas... ils ne sont pas dotés de personnalités juridiques
distinctes, de sorte que la ville qui est... qui est partie au contrat et
non... La ville est partie intégrante du contrat et non les arrondissements.
Donc, évidemment, c'est la même chose pour
le comité exécutif. Donc, si les arrondissements et la ville ne sont pas
parties... ne sont pas parties intégrantes du contrat, c'est inutile d'avoir
cet article-là. C'est pour ça qu'on doit l'abroger.
Mme Setlakwe : OK. Mais,
dans le fond, la ville de Québec, c'est un organisme municipal au sens... Et
donc, les articles qu'on vient d'étudier, là, 15, 16, 17 s'appliquent à...
s'appliquent à elle?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. Bien, en fait, la modification a été faite par
concordance avec la Charte de la Ville de Québec, là, sans retirer les... sans
retirer une quelconque disposition à la ville.
Puis c'est eux qui sont venus mentionner
que l'article n'était pas nécessaire, parce que les conseils d'arrondissement
n'ont pas nécessairement de personnalité juridique distincte, dans le fond.
Donc, lorsqu'on lit la LCOM, les mêmes
règles que les autres organismes municipaux vont s'appliquer à la ville de Québec.
Il y a une particularité au prochain
article, par contre, à la Ville de Québec qui demeure, mais l'article 41,
selon eux, n'était plus requis pour les fins de... pour les fins d'application
du régime.
Mme Setlakwe : ...parce
qu'ultimement c'est... la décision se prend au niveau du conseil
d'arrondissement, ou du conseil exécutif, ou...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Ou du comité.
Mme Setlakwe : Oui,
mais... mais la... C'est la ville de Québec qui signe le contrat conjointement
avec... selon le cas. Donc, ce n'est pas nécessaire. OK. Je comprends. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Pour ma
compréhension générale, à part Montréal, est-ce qu'il y en a... est-ce qu'il y
en a d'autres municipalités où les arrondissements ont une... sont une entité
juridique distincte puis signent eux-mêmes des contrats?
Mme Laforest : Je n'ai
pas la réponse. Je ne sais pas si, Me Veilleux, vous avez la réponse.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Je ne crois pas. Je ne pourrais pas vous le confirmer cependant, mais c'est
vraiment Montréal qui a cette particularité-là.
Mme Labrie : Donc, les
autres municipalités, en général, leurs arrondissements n'ont pas de...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Non, ce que les municipalités, les grandes municipalités ont, là, généralement,
c'est un comité exécutif qui a des pouvoirs plus importants, là, d'attribution
de contrats à partir de... en bas de 100 000 $ pour les contrats, mais
sinon, pour les conseils d'arrondissement, c'est... C'est vraiment principalement
à Montréal, là.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Parfait. Est-ce que l'amendement de l'article 46 est adopté?
Des voix
: ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Est-ce que l'article, tel qu'amendé, 146 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 147.
Mme Laforest :
Article 147 : L'article 43 de l'annexe C de cette charte
est remplacé par les suivants :
«43. La ville peut donner le mandat à une
personne ou à un organisme mentionné à l'un ou l'autre des premiers alinéas des
articles 15 et 16 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des
organismes municipaux) d'attribuer un contrat.
Le deuxième alinéa de l'article 15 ou
celui de l'article 16 de cette loi, selon le cas, s'applique à un contrat
attribué en application d'un mandat visé au premier alinéa, avec les
adaptations nécessaires.
«43.1. L'exécution d'un mandat visé à
l'article 17 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les contrats des
organismes municipaux) auquel la ville est partie peut être déléguée, par
entente, à une personne ou à un organisme mentionné au premier alinéa de
l'article 15 de cette loi.
Le deuxième alinéa de l'article 15 de
cette loi s'applique à un contrat attribué en application d'une entente visée
au premier alinéa, avec les adaptations nécessaires.»
L'article 147 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux remplacerait l'article 43 de
l'annexe C de la Charte de la Ville de <Québec...
Mme Laforest :
...remplacerait
l'article 43 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Québec,
capitale nationale du >Québec, par de nouveaux articles 43 et 43.1
de cette annexe à des fins de concordance avec les articles 15 et 16 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux ainsi que des modifications
apportées à l'article 41 de l'annexe C.
Ici, c'est pour notre cadre légal
applicable pour conserver la demande de la ville de Québec dans les
possibilités de réaliser des mandats.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 147? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bien oui, je
pense que juste nous expliquer la mécanique, là, pourquoi ces articles sont...
sont toujours nécessaires.
Là, on parle de... on parle encore de
la... de la ville de Québec, évidemment, mais je ne suis pas sûre de comprendre
pourquoi c'est nécessaire de les avoir, pourquoi on ne peut pas tout simplement
s'en remettre aux articles de la LCOM qu'on est en train d'étudier.
Le Président (M. Schneeberger) : Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. La ville de Québec a la particularité de pouvoir mandater
directement le CAG ou le MCN pour l'attribution de contrats, ce que les autres
organismes ne peuvent pas faire.
On se rappellera qu'à l'article 14 de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux, eh bien, on mandate un autre
organisme ou on mandate la FQM ou l'UMQ. La ville de Québec peut passer
directement.
Puis, sinon, il y a également l'exécution
d'un mandat visé à 17 qui est le contrat conjoint, qui également peut être
délégué directement au MCN ou au CAG.
Donc, c'est une particularité à la ville
de Québec. Ici, c'est de la concordance.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Donc, sur le fond, c'est le même régime qui s'applique, mais eux peuvent aller
à la ville de Québec. Il n'y a pas à avoir une délégation, ils peuvent
contacter directement avec le CAG.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Déléguer
directement avec le CAG sans passer par un intermédiaire.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Pas d'autres questions? Est-ce que l'article 147 de la loi édictée
est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
158.
Mme Laforest : 158. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 469.4, du suivant :
«469.5. Les dispositions de la présente
sous-section ne s'appliquent pas à un mandat visé à l'article 17 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro
de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la Loi sur les contrats des organismes municipaux).»
• (17 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Il
y a un amendement là-dessus?
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Mme Laforest : Je peux le lire?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
s'il vous plaît.
Mme Laforest : Article 1.
Article 158 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux proposant
le nouvel article 469.5 de la Loi sur les cités et villes.
Remplacer, dans l'article 469.5 de la
Loi sur les cités et villes, proposé par l'article 158 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet de
loi, «l'article» par «l'un ou l'autre des articles 14 et».
Cet amendement modifierait
l'article 469.5 de la Loi sur les cités et villes, proposé par
l'article 158 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, à des
fins de concordance avec l'article 14 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux tel qu'amendé. Alors, question de concordance avec le
cadre légal.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Oui, sur
l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Ça va.
Mme Setlakwe : Ce que je
comprends, c'est que... c'est que là on est dans la Loi sur les cités et villes
et on prévoit que les dispositions de la section en question, là je ne sais pas
comment qu'elle est... a été intitulée de... et c'est quoi le... ça traite
de...
Mme Laforest : ...relatives
aux ententes intermunicipales pour les contrats qui sont visés.
Mme Setlakwe : Donc, c'est
ça. Donc, on dit : Elles ne s'appliquent pas.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Parce que ce
qui s'applique, c'est... c'est ce qu'on est en train d'étudier.
Mme Laforest : C'est ce qu'on
est en train de faire, oui.
Mme Setlakwe : Oui, mais 14
avait été juste oublié, c'est ça?
Mme Laforest : 14, c'est de
la concordance. Allez-y, allez-y si c'est des amendements.
Le Président (M. Schneeberger) : Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Dans le fond, on se rappellera qu'à l'article 14 l'amendement
présenté ajoutait la possibilité de mandater un autre organisme municipal, donc
d'où la nécessité de venir faire la modification ici pour ajouter
l'article 14 dans les exceptions. Donc, c'est de la concordance, en fait.
Mme Setlakwe : Ah! suite à
l'amendement qui a été fait à 14. Oui, voilà. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que... s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, est-ce qu'à l'article 158, tel qu'amendé, il y a des questions?
Non. Alors, est-ce qu'il est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : De
la loi édictée. Oui. Alors, adopté. Article 170.
Mme Laforest : L'article 170
a un amendement, M. le Président. L'article 170 : Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 624.3, du suivant :
«624.4. Les dispositions de la présente
section ne s'appliquent pas à un mandat visé à l'article 17 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la Loi sur les contrats des organismes municipaux).»...
17 h 30 (version révisée)
Mme Laforest : ...un
mandat visé à l'article 17 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur les
contrats des organismes municipaux).»
L'article 170 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux introduirait un nouvel article 624.4 au
Code municipal à des fins de concordance avec l'article 17 de la Loi sur
les contrats des organismes municipaux. Plus précisément, cet article
comprendra une partie du contenu de l'article 572.1 de la Loi sur les
cités et villes et d'autres dispositions équivalentes en droit municipal, qui n'est
pas intégré à l'article 17 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux.
Et l'amendement. Article 1, l'article 170
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux proposant le nouvel
article 624.4 du Code municipal du Québec : Remplacer, dans l'article 624.4
du Code municipal, proposé par l'article 170 de la Loi sur les contrats
des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet de loi, «l'article»
par «l'un ou l'autre des articles 14 et».
Cet amendement modifie l'article 624.4
du Code municipal proposé par l'article 170 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux à des fins de concordance avec l'article 14 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux tel qu'amendé. Alors, voilà.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Alors, est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : Je pense
que c'est la même chose que discuté précédemment.
Mme Laforest : ...oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
...est-ce que l'article... Est-ce que nous en sommes... Bien, en tout cas, est-ce
que l'amendement est adopté? Adopté. Est-ce que le.... est-ce qu'il y a des
questions sur l'article 70 tel qu'amendé? Non. Alors, est-ce que l'article 170,
tel qu'amendé, de la loi édictée, est adopté? Adopté.
Alors là, nous avons la mise aux voix de
170. Nous en sommes à l'étude numéro... sujet IV. Alors, étapes préalables
à une procédure d'attribution d'un contrat. Mme la ministre, faites la lecture
de l'article 18.
Mme Laforest : Oui. «Tout
organisme municipal doit, avant d'entreprendre une procédure d'attribution pour
un contrat, procéder à une évaluation sérieuse de ses besoins.
«Cette évaluation peut notamment
s'inscrire dans la recherche d'un développement durable au sens de la Loi sur
le développement durable (chapitre D-8.1.1).»
L'article 18 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait l'obligation pour les organismes
municipaux de procéder à une analyse sérieuse de leurs besoins avant d'entreprendre
une procédure d'attribution de contrat. Cet article préciserait que cette
évaluation peut s'inscrire dans la recherche d'un développement durable. Cela
permettrait notamment de clarifier que des critères d'évaluation des exigences
en cette matière peuvent être utilisés par l'organisme dans le cadre de la
procédure d'attribution d'un contrat.
Donc, ici, on... Cet article est de droit
nouveau. Ici, on vient clarifier l'importance de bien évaluer son besoin au
début de la... du processus de la gestion contractuelle, favoriser la recherche
du développement durable dans l'approvisionnement, les services et la
construction des organismes municipaux, s'arrimer évidemment avec la Loi sur
les contrats des organismes publics, la LCOP, qui dispose de cette même
définition et... cette même disposition. Alors, voilà. Il y a un amendement. On
continue. M. le Président, vous êtes d'accord?
Le Président (M. Schneeberger) :
Toujours d'accord, pour l'amendement.
Mme Laforest : Merci.
Alors, l'amendement se lit ainsi : Article 1 (article 18 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux) : Ajouter, à la fin du
premier alinéa de l'article 18 de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux, proposé par l'article 1 du projet de loi, la phrase suivante :
«Cette évaluation doit être documentée lorsque le contrat comporte une dépense
égale ou supérieure à 25 000 $, sauf s'il s'agit d'un contrat attribué
conformément au paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 33.»
Cet amendement modifie l'article 18
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de prévoir qu'un
organisme municipal n'est tenu de documenter son évaluation des besoins que
lorsque le contrat a été... le contrat à être attribué comporte une dépense
égale ou supérieure à 25 000 $. Cette obligation ne s'appliquerait
cependant pas lorsque le contrat est attribué de gré à gré pour un motif d'urgence,
ce qui est tout à fait logique et ce qui était demandé.
Donc, on vient alléger le fardeau administratif
des municipalités. On vient exiger la documentation de l'évaluation des besoins
pour les contrats qui le... qui le requièrent réellement. Donc, une disposition
très appréciée, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires ou questions sur l'amendement?
Oui, députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci. Bon,
je comprends que ça, c'est un allègement administratif ici puis qu'il peut être
apprécié, mais, en même temps, même pour une dépense, disons, de 20 000 $,
techniquement, c'est pour répondre à un besoin, là. Donc, je... à quel point c'était
lourd, ce qui était demandé comme évaluation des besoins? Parce qu'il me semble
que c'est... toute <dépense...
Mme Labrie :
...ce
qui était demandé comme évaluation des besoins? Parce qu'il me semble que c'est...
toute >dépense devrait être faite pour répondre à un besoin, là.
Normalement, ils le savent déjà, même s'ils veulent acheter des caisses de
papier pour leur imprimante, ils savent qu'ils en ont besoin. Donc, c'est... je
veux dire, il y a moyen, il me semble, de documenter ces besoins-là sans que ce
soit lourd. Je me questionne sur le fait qu'on... on ne le fasse plus du tout,
là, pour les dépenses en bas de 25 000 $.
Mme Laforest : Bien là,
c'est sûr que l'évaluation des besoins doit être toujours... Ici, là, on parle
d'exiger de la documentation de l'évaluation sérieuse des besoins, mais pour
les contrats de 25 000 $ et plus. Puis ça, c'était demandé aussi par
certaines entreprises, parfois parce que les besoins n'étaient pas spécifiés
pour les municipalités. Donc, tous les contrats devront faire l'objet d'une
évaluation, et seulement ceux, par contre, de plus de 25 000 $
doivent être documentés. C'était demandé par les entreprises et entrepreneurs
aussi, là, parfois que les besoins... ou encore dans l'approvisionnement, que
les besoins n'étaient pas bien... bien identifiés. Donc, en tout... en tout
respect, c'est sûr que, les municipalités, on leur demande de bien documenter
les besoins en haut de 25 000 $. On vient le préciser dans la loi.
Donc, c'est bien.
Mme Labrie : Oui. Moi, je
me questionne juste, sans cet amendement-là, la situation serait qu'il n'y a jamais
d'évaluation des besoins ou qu'il y en a toujours une?
Mme Laforest : Il y en a
toujours une, mais elle n'est pas précise. Puis ça, on a entendu ça aussi
beaucoup en consultations particulières. On le demandait, parce que les gens
qui veulent soumissionner, dans certaines municipalités, c'est très large, et
les besoins ne sont pas bien identifiés. Donc, ici, on vient le faire, on vient
l'obliger pour les municipalités, de 25 000 $ et plus.
Mme Labrie : Donc, elle
va être plus détaillée si c'est en haut de 25 000 $, mais il va
rester quand même une évaluation des besoins en bas de 25 000 $.
Mme Laforest : Oui.
Mme Labrie : Parfait.
C'est ça, le sens de ma question parce que...
Mme Laforest : Oui.
Excusez. OK.
Mme Labrie : OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Pas d'autres questions? Alors, est-ce que... est-ce que l'amendement...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Oui, allez-y. Alors, députée de de Mont-Royal—Outremont.
• (17 h 40) •
Mme Setlakwe : Merci. Bien,
nous, évidemment, on discute juste de l'amendement. On aura la discussion après
sur les commentaires des différentes unions. UMQ souhaite en fait que cet...
que cet article-là n'existe pas du tout, je pense, on pourra parler de la FQM
aussi, mais on reviendra à cette discussion-là quand on étudiera l'article tel
qu'amendé.
Mais, sur l'amendement, on est venus quand
même alléger, donc, on... présumant qu'on impose cette évaluation sérieuse des
besoins. Ensuite, on vient un peu atténuer en disant qu'elle doit être
documentée seulement lorsqu'elle comporte une dépense égale ou supérieure à
25 000 $. Moi, je pense que je n'ai pas saisi, sauf s'il s'agit d'un
contrat attribué conformément au paragraphe 1° du premier alinéa de 33. Je ne
sais pas de quoi on parle quand on...
Mme Laforest : ...dans une
municipalité.
Mme Setlakwe : C'est ça,
c'était l'urgence, OK.
Mme Laforest : Des
inondations, ou glissements de terrain, ou autres, là.
Mme Setlakwe : OK, là,
peu importe le montant, si c'est une urgence, on n'a pas à le documenter.
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Puis
qu'est-ce qu'on entend par l'évaluation? Donc, le principe, c'est : il
faut toujours avoir une évaluation sérieuse des besoins, on y reviendra, et
l'évaluation doit être documentée. Il faut... Mais c'est toujours... elle doit
toujours être par écrit. On dirait qu'il y a quelque chose que je ne saisis
pas. Si on fait une évaluation des besoins, dans tous les cas, elle est
documentée. Alors, pourquoi est-ce qu'on... on se sent obligés de dire qu'elle
est documentée seulement lorsqu'on parle d'un contrat d'une certaine valeur?
Mme Laforest : En fait...
Bien, votre premier point, vous dites que, durant les consultations, l'UMQ, la
FQM craignaient cet article-là, parce que... Les commentaires, c'était vraiment,
lors des consultations particulières, de dire que... En fait, la crainte était
que l'Autorité des marchés publics soit encore plus exigeante avec cette
mesure-là, qu'on dit aux municipalités de mieux évaluer les besoins. Donc, eux
avaient peur qu'il y ait une certaine lourdeur. Puis ça, c'était pour votre
premier point. L'article 33, c'était pour des situations d'urgence. Et
votre autre point... Ah! bien, je ne me rappelle pas.
Mme Setlakwe : Bien, dans
le fond... puis c'est... c'est celui-là qui est le plus pertinent, parce que,
là, on parle de l'amendement, et l'amendement vient... L'intention derrière
l'amendement, c'est clairement de venir atténuer la... cette obligation. Le
principe, c'est que ça prend une évaluation sérieuse des besoins avant
d'entreprendre une procédure d'attribution pour un contrat. C'est très large.
Mais ensuite on dit : «Cette évaluation — puis c'est
l'amendement — doit être documentée»... seulement pour un contrat
d'une certaine valeur. Moi, ma question, c'est : C'est quoi, la nuance
vraiment, là? Parce qu'il y a toujours une évaluation qui est requise. Donc, si
elle est <requise...
Mme Setlakwe :
...la
nuance vraiment, là? Parce qu'il y a toujours une évaluation qui est requise.
Donc, si elle est >requise, elle est forcément documentée.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Petit (Katia) : Oui. Merci,
M. le Préssident. En fait, s'ils vont acheter une pelle ou... à la
quincaillerie pour répondre à un besoin pressant, ils vont l'avoir évalué,
c'est-à-dire ils ont besoin de quelque chose, d'un petit objet, d'un petit
contrat, mais par contre ils ne l'auront pas nécessairement documenté. Quand on
parle de documenter, on parle d'écrits puis d'avoir fait une analyse un peu
plus exhaustive du besoin, tout simplement.
Mme Setlakwe : OK. Ça revient
à dire que... ça revient à dire finalement que... bien, qu'une évaluation
documentée s'applique à des contrats de plus de 25 000 $. C'est ça,
oui. Moi, ça va pour... ça va pour l'amendement. Je n'ai pas d'autre question.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : L'amendement
est clair.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'amendement de l'article 18 est adopté? Adopté. Est-ce qu'il y
a des questions sur l'article 18 tel qu'amendé? Oui, députée de
Sherbrooke.
Mme Labrie : Oui. Il est
question ici, dans le... dans le deuxième alinéa, on dit : «Cette
évaluation peut s'inscrire dans la recherche d'un développement durable.» Donc,
pourquoi ce n'est pas... pourquoi ce n'est pas «doit s'inscrire» ou pourquoi ce
n'est pas systématique?
Mme Laforest : Bien, ce n'est
pas tous les projets, exemple... Je ne sais pas si vous vous rappelez, cet
après-midi, on a dit qu'on ajoutait des mesures pour les municipalités qui
ajoutaient des mesures environnementales ou de développement durable. C'est
pour ça qu'on doit l'ajouter ici. Mais, exemple, les achats des... comme Mme
Petit dit, les pelles ou quelque chose comme ça, ça ne concerne pas le
développement durable nécessairement. Donc, c'est pour ça que ce n'est pas
«doit» et «peut».
Mme Labrie : Bien, en tout
respect, le développement durable, c'est quand même très, très, très large, là.
Même un achat de pelle, à la limite, peut être touché par ça, dans le sens que
ça vient chercher notamment l'approvisionnement local, la réutilisation, la
réparation. Puis c'est... le développement durable englobe bien des choses
différentes de l'environnement aussi, là. Donc, je me... je suis capable
d'imaginer beaucoup de situations, même en dehors de projets environnementaux,
là, pour lesquels le développement durable devrait être analysé.
Mme Laforest : Bien, ça, de
toute manière, ça se fait au début avec la municipalité, parce qu'au début les
municipalités doivent prévoir les règlements par appels d'offres, comment ça...
ça doit se présenter, puis si... Sûrement, dans les municipalités, avec cette
nouvelle disposition-là, les municipalités vont ajouter des contrats qui
pourraient être octroyés en respect du développement durable. Donc, à la base,
à la base, les municipalités vont l'avoir dans leur gestion contractuelle.
Mme Labrie : OK. C'est bon.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Bien,
moi, la façon dont je le lis, puis je me... je me trompe peut-être, il y a
l'obligation de faire une évaluation sérieuse des besoins. Ça, c'est le
principe. Mais là on dit... j'imagine que ce n'est pas... c'est pour des fins
qu'il n'y ait pas un dédoublement., cette évaluation peut s'inscrire dans un
autre régime, qui est la recherche d'un développement durable, au sens d'une
autre loi. Est-ce que je le lis correctement ou... mais ce ne sera pas deux
évaluations distinctes, c'est une seule.
Mais est-ce que la recherche d'un
développement durable, au sens de la Loi sur le développement durable, c'est
comme un format qui est prescrit? Est-ce que c'est quelque chose qui est... qui
est connu? Non, mais... Alors, moi, je ne suis pas sûre de saisir, dans ce
cas-là, pourquoi on est obligés d'ajouter ce deuxième paragraphe.
Mme Laforest : Bien... ah!
allez-y, Me Veilleux.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. En fait, le fait de mettre le deuxième alinéa comme tel permet
de donner les coudées franches aux municipalités dans l'atteinte de ces
objectifs-là, dans leur évaluation de besoins, et ne pas de se limiter
uniquement à ce qui est... à ce qui est nécessaire économiquement pour la
réalisation de leurs besoins, par exemple, les routes... l'utilisation de
camions, par exemple. Puis ils peuvent intégrer des principes de développement
durable dans la recherche de leurs besoins puis, par la suite, procéder avec un
appel d'offres qui va répondre à ce besoin-là.
Mme Setlakwe : Oui, je pense
que votre... je comprends bien votre explication. Donc, c'est que ce n'est pas
strictement un besoin... Ça va au-delà d'un... d'un besoin de réaliser... On a
un besoin pour une route, mais on veut... Tout l'ajout du volet développement
durable, il est additionnel puis il va au-delà du besoin, parce que c'est
déterminé... c'est important pour l'organisme municipal. Mais OK, là, je pense
qu'on rejoint, dans le fond, le commentaire de la collègue de Sherbrooke,
pourquoi ça fait... ça ne doit pas forcément faire partie de l'analyse du
besoin. C'est qu'on veut laisser la latitude aux villes de déterminer est-ce
que... Oui, ultimement, c'est l'autonomie des villes, <qui...
Mme Setlakwe :
...de
déterminer est-ce que... Oui, ultimement, c'est l'autonomie des villes, >qui
décident si, dans un projet x, y, z, le besoin, c'est strictement le besoin de,
disons, remplacer quelque chose ou... ou est-ce qu'on veut vraiment tenir
compte du développement durable dans le cadre de l'accomplissement d'un
objectif. On laisse... on laisse la ville décider.
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Oui. Non,
non, je comprends.
Mme Laforest : C'est
l'autonomie des villes.
Mme Setlakwe : Et est-ce
que, donc, on peut revenir à la discussion... Il faudrait qu'on ait la
discussion sur... C'est parce que ça, c'est du droit nouveau. Et pourquoi on
est venus introduire cette notion d'avoir une évaluation sérieuse des besoins?
Je ne dis pas que je suis contre, là. J'imagine que c'est parce
qu'ultimement... Mais ça, c'est une demande qui est plutôt du côté des
soumissionnaires qui peuvent... ou c'est... c'est de s'assurer qu'il y ait un
arrimage, que... que finalement ce que la municipalité met de l'avant...
Ça doit être documenté, là. Il doit y
avoir des statistiques, il doit y avoir des chiffres, il doit y avoir... Vous
êtes au courant, là, de... je ne sais pas, de processus ou de soumissions qui
n'ont pas donné lieu à... qui n'ont pas été fructueux ou qui ont occasionné
peut-être des frustrations, de part et d'autre, qui ont dû peut-être être
recommencés ou qui ont donné lieu à des... On appelle ça des... bien, des
addendums ou des annexes et des modifications à ce qui était prévu
antérieurement. Tu sais, qu'est-ce qui a mené à...
Mme Laforest : ...de l'Autorité
des marchés publics. C'est à la demande de l'Autorité des marchés publics.
C'est ça qui a amené.
Mme Setlakwe : OK, je
m'excuse. Si vous l'aviez mentionné, je suis désolée. Peut-être que je lisais. OK.
Donc, c'est une demande spécifique de l'AMP.
Mme Laforest : Oui, oui,
une recommandation.
Mme Setlakwe : Une
recommandation.
Mme Laforest : Une forte
recommandation. C'est pour ça d'ailleurs que, là, on... Vous... Votre
premier... votre premier... première inquiétude... inquiétude... Mon Dieu!
Excusez, hein? Le... avec la crainte des unions, c'était justement, mais c'est
une... pas une obligation, mais une forte recommandation de l'AMP.
Mme Setlakwe : OK. Là,
l'UMQ, ils se disaient...
Mme Laforest : Inquiets,
mais...
Mme Setlakwe : ...on
préférerait ne pas l'avoir. Et donc, là, l'AMP qui en fait une recommandation,
mais est-ce qu'on a le... est-ce qu'on a un peu plus de détails? Donc, s'ils le
recommandent, c'est parce que ça donnait lieu à une problématique. Et quelle
était la problématique?
• (17 h 50) •
Mme Laforest : Bien, il y
a l'aspect aussi qu'on se colle sur la LCOP. On est... on est obligés, en fait.
Mme Setlakwe : Non, non,
ça, je veux bien. Donc, le libellé...
Mme Laforest : C'est la
demande de l'AMP.
Mme Setlakwe : Ça, c'est...
ça, c'est un libellé qui est... qui se trouve dans la LCOP.
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Verbatim. OK.
Mme Laforest : Ça se
trouve dans la LCOP, puis c'est une forte recommandation de l'AMP.
Mme Setlakwe : Mais juste
expliquer, là, le... Si on l'a fait puis si c'est dans la LCOP, ça demeure
quand même en réponse à un besoin. Est-ce que c'est parce que ça donnait lieu à
moins de soumissions ou des soumissions qui étaient... qui... qui n'avaient pas
un bon arrimage avec... Si les entreprises ne comprennent pas bien les besoins,
bien, peut-être que ça donne lieu à des offres qui sont inadéquates, qui
doivent être modifiées, et ça... peut-être qu'ensuite elles sont rejetées. Je
ne sais pas, là, j'essaie de comprendre c'était quoi, la problématique.
Mme Laforest : Bien,
première des choses, c'est que certaines entreprises disaient que c'était très
difficile de soumissionner, parce que ce n'était pas clair. Donc, les
entreprises disaient : Est-ce que ça peut... est-ce qu'on peut revenir à
la base de ce qu'on discutait, là, évaluer les besoins réellement, puis que ce
soit beaucoup plus clair dans les soumissions pour nous, pour qu'on puisse
faire des soumissions?
Suite à ça, il y a également les articles
qu'on a adoptés pour la possibilité d'ajouter des mesures environnementales,
pour le développement durable, diminution des GES. Donc, ça aussi, on a dit que
ça devrait être précisé dans les appels d'offres. Donc, on a ajouté cette
mesure-là aussi. On ajoute l'obligation de l'AMP. Donc, tout ça fait que ça va
permettre que les soumissions soient plus claires, ça va réduire les extras au
niveau des coûts. Ça, c'est important aussi. C'est les mesures qui... C'est...
Les effets de cet article-là, on va diminuer les coûts également. Puis, en même
temps, c'est pour le bon déroulement des appels d'offres. Donc, c'est une... c'est
une étape essentielle à franchir dans les appels d'offres au niveau des
évaluations.
Mme Setlakwe : Non, non.
Moi, je pense que c'est... c'est tout à fait souhaitable. Puis ultimement on
veut favoriser, donc, des soumissions qui répondent aux besoins puis on ne veut
pas que les entrepreneurs soient... qu'ils regardent ça puis qu'ils se disent :
Ah! non, non, je ne m'embarque pas dans ça, parce que ce n'est pas clair puis
ça va impliquer des problèmes, des délais, des chicanes, des ajouts de toutes
sortes, tu sais. C'est ça, l'idée. Puis...
Mme Laforest : Oui. Puis
on avait ça dans les mémoires aussi. Les gens étaient insatisfaits, souvent,
là, puis n'osaient plus soumissionner. Donc, ça, ça va aider aussi. Ce sera
plus de transparence.
Mme Setlakwe : Parfait.
Qu'est-ce qu'on entend, donc, par... pourquoi on a choisi les mots «évaluation
sérieuse»? Est-ce qu'il y avait... est-ce que <c'est...
Mme Setlakwe :
...pourquoi
on a choisi les mots «évaluation sérieuse»? Est-ce qu'il y avait... est-ce que >c'est...
c'est un... Bien, probablement, c'est un libellé qui existe, là, dans la LCOP,
puis cette évaluation-là, elle est documentée. Est-ce que vous... Est-ce qu'on
a... on a une crainte? Je me... je me mets à la place des municipalités. Est-ce
que... est-ce qu'on va les accompagner? Est-ce que ça va être clair qu'est-ce
qu'on entend par une «évaluation sérieuse des besoins»?
Mme Laforest : ...un guide
d'accompagnement, oui, dans le Muni-Express, pour aider les municipalités. Ça
va tout être bien détaillé dans le Muni-Express.
Mme Petit (Katia) : ...
Mme Setlakwe : Oui,
j'aimerais ça entendre le...
Le Président (M. Schneeberger) : ...Mme
Petit, allez-y.
Mme Petit (Katia) : Merci. En
fait, je précisais juste à Mme la ministre qu'on a un formulaire qui permet
déjà d'accompagner, avec tous les grands aspects de l'évaluation de besoins.
C'est déjà parmi les outils accessibles aux municipalités.
Mme Setlakwe : La FQM aurait
préféré, je pense, «évaluation raisonnable». C'est ce qu'ils semblent dire,
mais...
Mme Laforest : ...moi, je
n'ai aucun malaise à appliquer cet article-là. De toute manière, le but, c'est
d'aider aussi les projets municipaux à avoir des appels d'offres, à des dépôts
de soumissions, évidemment. Ça fait que ça va... ce sera plus clair. Moi, je
pense que je suis très à l'aise avec ça. On va avoir plus de soumissionnaires
dans les municipalités, je suis convaincue, si c'est plus clair et si... et si c'est
mieux précisé dans les appels d'offres.
Mme Setlakwe : Mais j'ai
tendance à être d'accord avec vous. Je pense qu'ultimement ce qu'on veut, c'est
qu'il y ait... qu'il y ait une concurrence, qu'il y ait des soumissionnaires
intéressés.
Mme
Laforest : Et voilà. Tout à fait.
Mme Setlakwe : Puis
qu'ultimement il n'y ait pas... pour les citoyens, qu'il n'y ait pas des
dépassements de coûts, puis, des projets, bien, que finalement en paraissent
bâclés, paraissent mal planifiés. Je pense que c'est raisonnable, moi aussi,
mais... mais en espérant qu'il y ait un bon accompagnement puis que ça ne vienne
pas trop alourdir la tâche pour les municipalités. Je suis un...
Mme Laforest : Bien, c'est
sûr que l'objectif, c'est ça, mais en même temps...
Mme Setlakwe : Oui, puis là,
c'est le temps d'en parler au micro, juste pour que ce soit clair, tu sais,
c'est quelle est l'intention du législateur. C'est pour ça que je pose beaucoup
de questions, pas parce que je suis contre, mais, je me dis, il faut qu'après cet...
avoir adopté ce libellé-là... Puis je comprends que dans la LCOP... mais là, on...
c'est un libellé qui va s'appliquer à l'ensemble des municipalités, petites,
moyennes ou grandes. Je pense que la justification est là. Je souhaite... je
souhaite juste que les municipalités soient bien... bien épaulées, puis que ça...
Mme Laforest : Bien
outillées?
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Bien, en
général, là, c'est... comme je le dis, les municipalités sont vraiment... Je
pense qu'en tout cas, à ce niveau-là, il n'y a pas... il n'y a pas de... oui,
en tout cas, on n'a pas beaucoup de plaintes pour ça. On accompagne toujours
bien les villes.
Mais en même temps, la problématique, il
faut la régler pour les entreprises, parce qu'on le dit et on le répète, les
entreprises évitaient parfois de déposer des soumissions dans les municipalités.
Parce qu'il faut penser aussi que, oui, il y a les municipalités, mais il y a
les équipes dans les entreprises aussi qui travaillent pour déposer dans les
appels d'offres. Donc, une équipe qui travaille dans les entreprises, par exemple,
pour un projet x, ce n'est pas clair, on ne sait pas trop qu'est-ce que la
municipalité a besoin. Donc, c'est important, dans les appels d'offres,
d'être... de prendre en considération tous les éléments essentiels utiles dans
l'appel d'offres. Puis ça, ça va aider les entreprises et les entrepreneurs
aussi.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?Pas d'autre question. Alors, est-ce que l'article 18 de la loi édictée,
tel qu'amendé, est adopté? Adopté. Article 19.
Mme Laforest : ...19 : «L'objet
d'un contrat ne peut être divisé de manière à permettre l'attribution de
plusieurs contrats en semblable matière, sauf si cette division est justifiée
pour des motifs de saine administration ou s'il s'agit d'un contrat de services
professionnels nécessaires dans le cadre d'un recours devant un tribunal, un
organisme ou une personne exerçant des fonctions judiciaires ou
juridictionnelles.»
L'article 19 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait que l'objet d'un contrat ne peut,
sauf exception, être divisé de manière à permettre l'attribution de plusieurs
contrats en semblable matière. Cet article reprendrait en substance des
dispositions de l'article 573.3.0.3 de la Loi sur les cités et villes et
les autres articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
Ici, on vient outiller les organismes
municipaux dans la bonne gestion de leurs contrats. On évite les stratagèmes de
fractionnement de contrats pour éviter les processus d'appel d'offres. Alors,
la majorité des contrats sur un même projet... sur un même objet ne pourraient
pas être divisés. C'est ce qu'on veut avoir. Les organismes municipaux
pourraient diviser l'objet d'un contrat si des motifs de saine administration
le justifient. Ils pourraient également procéder avec une division de contrat
s'il s'agit d'un contrat de services professionnels <nécessaire...
Mme Laforest :
...ils
pourraient également procéder avec une division de contrat s'il s'agit d'un
contrat de services professionnels >nécessaire dans le cadre d'un
recours juridique. Et on respecte les principes fondamentaux des organismes
municipaux pour être moins à risque que... d'être contesté dans l'administration
de leurs contrats.
Alors, des exemples de division illégale
des contrats, ça, c'est important aussi. Donc, il a été considéré comme une
division illégale de contrat l'octroi d'un contrat constitué d'heures
d'utilisation de machinerie divisées en deux courtes périodes successives. De
même, l'achat d'équipements en pièces détachées pourrait être considéré comme
suspect s'il n'y a aucune justification à ce type d'achat. On a tous entendu
parler des diminutions de montants ou diminution de la fraction des contrats
pour ne pas dépasser, par exemple, 25 000 $, ou tout ça. Donc, ça, ici,
cet article-là est assez clair et très important pour la division de contrat
pour un motif d'allotissement. Ce n'est pas du droit nouveau, d'ailleurs.
Le Président (M. Schneeberger) : ...des
questions? Députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Oui, quand vous
dites qu'il y a exception pour des motifs de saine administration, pouvez-vous
nous donner des exemples? Parce que justement, vous dites, vous voulez faire en
sorte que ça respecte le 25 000 $ en dessous ou par-dessus le 25 000 $,
donc. Oui.
Mme Laforest : C'était
demandé. Par exemple, si je prends l'exemple de deux municipalités qui veulent
octroyer un contrat pour du déneigement, les municipalités sont... ne sont pas
sur le même territoire... oui, sur le même territoire, mais divisé. Donc, c'est
un exemple, ça, qui vient le permettre.
Mme Prass : D'accord. Donc,
est-ce qu'on ne voudrait pas justement ajouter cette particularité-là, que... saine
administration quand c'est plus d'une municipalité qui... qui octroie le
contrat?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Petit (Katia) : Merci, M.
le Président. En fait, c'est qu'on ne veut pas le limiter, parce qu'il y a
d'autres cas de figure où il y a une saine administration qui... qui permettrait
le fractionnement, là, ou l'allotissement des contrats. On pense, par exemple,
quand une municipalité veut faire un projet de... en phase I, phase II, tu
sais, ils peuvent y aller avec différents fournisseurs, ou une municipalité qui
fait... qui veut gérer un projet à l'interne, donc, de travaux de rénovation,
puis qu'elle sous-contracte avec des spécialistes, par exemple, un plombier,
l'électricien, tant qu'elle fait le... la gérance elle-même, là. Donc, c'est ce
genre de cas là de figure qu'on vise ici.
Mme Prass : OK. D'accord.
• (18 heures) •
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autres questions? Oui, oui. Alors, madame...
Mme Setlakwe : Oui. Donc,
ici, on comprend que ce n'est pas... ce n'est pas un concept nouveau du tout.
Et là, à la fin, la FQM souhaiterait modifier le libellé. Je voudrais juste
savoir si vous avez réfléchi à ce qu'ils ont proposé puis pourquoi on n'y va
pas avec leur libellé.
Ils voudraient remplacer la fin, là, «ou
s'il s'agit d'un contrat de services professionnels nécessaires dans le cadre
d'un recours devant un tribunal, un organisme ou une personne exerçant des
fonctions judiciaires ou juridictionnelles» par «ou s'il s'agit d'un contrat de
services professionnels nécessaires dans le cadre d'un recours devant un
tribunal, un organisme ou une personne exerçant des fonctions judiciaires ou
juridictionnelles» ou, et là c'est là qu'ils suggèrent un libellé, «ou si la
somme de ces contrats est inférieure au seuil décrété par le ministre». Est-ce
qu'il y a une problématique de passer... ou qui justifie, là, que la FQM
propose ça? Est-ce que... Premièrement, est-ce que c'est quelque chose qui est
fréquent?
Mme Laforest : Ça, c'est en
lien avec l'article qu'on étudie...
Mme Setlakwe : Oui, oui, on
est dans le 19.
Mme Laforest : Ah! là vous
êtes dans le mémoire. OK, OK, je pensais que...
Mme Setlakwe : Oui. FQM
souhaiterait venir encore ajouter comme une exception, «si la somme de ces
contrats est inférieure au seuil décrété par le ministre». Donc, ça sous-entend
qu'il y aurait un seuil décrété par le ministre.
Mme Laforest : Bien, la FQM
peut déjà le faire, c'est déjà possible. En dessous des seuils d'appels
d'offres, la FQM peut... a déjà la possibilité.
Mme Setlakwe : Non, non,
c'est qu'on ne peut pas... on ne peut pas diviser, ça, c'est le principe, sauf
si la division est justifiée pour des motifs de saine administration, on en a
parlé, ou «s'il s'agit d'un contrat de services professionnels nécessaires dans
le cadre d'un recours devant un tribunal, un organisme ou une personne exerçant
des fonctions judiciaires ou juridictionnelles». Donc là, on voudrait...C'est
un contrat pour des services professionnels nécessaires dans le cadre d'un
recours. Donc, on engage des avocats pour nous représenter dans le cadre d'un
litige devant un tribunal...
18 h (version révisée)
Mme Setlakwe : ...engage des
avocats pour nous représenter dans le cadre d'un litige devant un tribunal. Là,
on pourrait diviser. Pourquoi ils voudraient ajouter «ou si la somme de ces
contrats est inférieure au seuil décrété par le ministre»?
Mme Laforest : En fait, moi,
c'est certain qu'il y avait comme un malaise, là. Cette disposition-là, je ne
peux pas décider, si on dépasse les seuils, que j'autorise le dépassement des
seuils avec cet article-là.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : La FQM, on le
permet déjà.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Juste...
merci, M. le Président... juste mentionner, l'exception à la division des
contrats ici n'est pas liée à un montant du contrat, mais plutôt à un objet du
contrat. Donc, la question des fonds... des... par exemple, où est-ce que la
municipalité serait poursuivie, eh bien, qu'on soit en haut ou en bas des
seuils, l'idée étant que les contrats que la municipalité a besoin de... a
besoin d'attribuer pour les fins de ce litige-là, firme d'avocats, experts qui
vont analyser les... le dossier, etc. eh bien, ils ne seraient pas visés par la
disposition. C'est d'ailleurs quelque chose qui est actuellement le cas dans le
droit actuel, là, ce n'est pas une nouveauté.
Et comme les litiges peuvent
nécessairement... peuvent être... peuvent monter en frais, c'est possible, donc
le seuil, s'il était dépassé, on aurait un... il y aurait un enjeu, finalement,
où il y aurait une limitation, là. Puis, effectivement, quand la ministre parlait
de la question d'autorisation, bien, ça commencerait à impliquer de demander à
la ministre de dispenser à la pièce, ce qui pourrait amener à une augmentation
de demandes en ce sens-là.
Mme Setlakwe : ...beaucoup de
l'explication. Moi, ça me... ça me convient. Je comprends très bien l'exception
qui existe déjà. Dans le cadre d'un litige, on a besoin de recourir à des
services professionnels, et donc, là, on peut diviser le contrat.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'autre...
Mme Setlakwe : Peu importe le
montant, en fait, on peut le diviser. Pardon?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Ça
peut monter, selon le litige, selon le tribunal qui sera impacté aussi. Donc,
on ne sait pas d'avance aussi. Donc, c'est peut-être pour le mentionner aussi
que les seuils, des fois, ça peut... un litige peut coûter un certain montant à
une municipalité, et à une autre, un autre, puis... Ça peut... ça peut
dépendre.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
alors est-ce que l'article 19 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous en sommes maintenant au niveau de l'estimation, article 20.
Mme Laforest : Bon, M. le
Président, on a un amendement ici :
«Section II
«Estimation»
Article 20 : «Le prix de tout contrat
qui comporte une dépense égale ou supérieure à 100 000 $ doit faire
l'objet d'une estimation établie par l'organisme municipal préalablement à la
publication ou à la transmission des documents d'appel d'offres ou à son
attribution, selon la première de ces éventualités.»
L'article 20 de la Loi sur les contrats
des organismes municipaux exigerait que tout contrat qui comporte une dépense
égale ou supérieure à 100 000 $ fasse l'objet d'une estimation
préalablement à la publication ou à la transmission des documents d'appel d'offres
si le contrat doit être attribué suivant une procédure ouverte, ou sur
invitation écrite, ou préalablement à son attribution, si le contrat peut être
attribué de gré à gré.
Cet article reprendrait, en substance, les
dispositions de l'article 477.4 de la Loi sur les cités et villes et des autres
articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
Alors, l'amendement, M. le Président :
«Article 1 (article 20 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux)
«Remplacer, dans l'article 20 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet
de loi, «à 100 000 $» par «au seuil déterminé pour l'application de l'article
29».
Cet amendement modifierait l'article 20 de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux afin que le montant de la
dépense à compter duquel un organisme municipal doit établir une estimation
corresponde à celui à compter duquel une procédure ouverte est exigée.
Donc, ici, on vient assouplir les
exigences concernant l'estimation des contrats municipaux, on vient simplifier
la compréhension des règles relatives aux contrats. Donc, voilà. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
sur l'amendement, est-ce qu'il y a des commentaires, questions?
Mme Setlakwe : ...donc,
ici...
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Mais j'avais
l'impression qu'on avait indexé le montant de 100 000 $ partout.
Mme Laforest : C'est là. Ici,
on vient, dans la loi, dire que ce n'est pas 100 000 $. C'est 133 800 $.
Mme Setlakwe : C'est un peu
de la concordance.
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Ça va pour l'amendement,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a... est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à l'article 20 de la loi édictée, tel qu'amendé? Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Mais là, ici,
on est vraiment dans du droit nouveau, là. C'est nouveau, cette obligation
de... Ah! bien non, parce que c'est... Non, non, je <m'excuse...
Mme Setlakwe :
...nouveau,
cette obligation de... Ah! bien, non, parce que c'est... Non, non, je >m'excuse,
c'est dans la Loi sur les cités et villes.
Mme Laforest : Oui. Ce n'est
pas du droit nouveau.
Mme Setlakwe : Non. Donc
là, ce que ça dit, c'est que... Mais ça, c'est... Oui, donc, pour des contrats
d'une certaine importance, les municipalités font une estimation. Ça a toujours
été, bien oui. OK. «Préalablement à la...» Mais là, évidemment, cette
estimation-là, les municipalités la font, puis là c'est discuté au conseil,
puis là... puis là, après ça, on s'en va en appel d'offres. Mais qu'est-ce qui
arrive avec cette estimation? Elle n'est pas... elle n'est pas rendue publique.
On veut que les soumissionnaires, qu'il y ait une concurrence puis qu'ils soumettent,
dans le fond, la meilleure proposition. Qu'est-ce qui arrive avec l'estimation?
Mme Laforest :
L'estimation, bien...
Mme Setlakwe : Elle n'est
pas connue, là, des soumissionnaires?
Mme Laforest : Non, non,
non. Ce n'est pas public, justement. Elle est connue après. Après l'appel
d'offres.
Mme Setlakwe : «Préalablement
à la publication et la transmission des documents d'appel d'offres ou à son
attribution», moi, je comprends qu'on est dans le régime... on est 100 %
dans le régime actuel, là. C'est ce qui se fait, on fait une estimation avant
de publier. Mais comment ça fonctionne? On part en appel d'offres, donc on
publie dans le SEAO... «Ou à la transmission»... Juste expliquer la séquence. Parce
que l'estimation doit être établie avant de publier, avant de faire la
publication des documents d'appel d'offres, ou «la transmission des documents
d'appel d'offres ou à son attribution, selon la première de ces éventualités».
Juste réexpliquer la séquence, là, publication, transmission. Bien, évidemment,
l'attribution, c'est à la... c'est à la fin, mais ça doit être fait... En fait,
c'est peut-être juste publication et transmission que je ne saisis pas. On fait
un appel d'offres, on... ou on les transmet... quand c'est sur invitation, on
les transmet, puis quand c'est... Je vais vous laisser répondre à la question
plutôt que d'essayer d'y répondre moi-même.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Petit, allez-y.
• (18 h 10) •
Mme Petit (Katia) :
Merci, M. le Président. En fait, avant d'aller en appel d'offres, l'organisme
municipal doit évaluer son besoin. Entre autres, ça va servir plus tard à
évaluer si, par exemple, les soumissions, elles n'ont pas un prix anormalement
bas, entre autres, ou pour déterminer s'il y a des autorisations requises. Par
exemple, l'autorisation de contracter avec l'État est requise en haut d'un
certain seuil. Donc, ça sert à ce genre d'élément là. Si c'est confidentiel,
l'organisme municipal va en appel d'offres sur le système... sur le SEAO, et, à
terme, une fois que le contrat est attribué, ce montant-là est rendu public,
l'évaluation.
Mme Setlakwe : Mais dans
l'article qu'on étudie, 20, on dit que les... il y a aussi l'obligation dans le
temps. L'estimation est établie préalablement à la publication. C'est quoi la
nuance entre publication et transmission des documents d'appel... Les documents
d'appel d'offres sont publiés dans le système, dans le SEAO. Dans quelles
circonstances ils sont... ils peuvent être transmis ou soumis au... Est-ce que
ça pourrait être sur invitation? C'est ça que j'essaie de voir, juste de comprendre,
publication, ça s'applique à quoi, puis transmission...
Mme Petit (Katia) : ...lorsque
c'est des appels, des... sur invitation, tout simplement.
Mme Setlakwe : Sur
invitation, là. C'est ça que je pensais, là. OK, oui, oui, c'est là où je m'en
allais. On publie, ça, c'est quand c'est appel d'offres public dans le SEAO. Transmission,
c'est quand c'est sur... Là, on les transmet à ceux qui vont... qui sont
appelés à soumissionner. Puis l'attribution, bien, c'est quand on attribue le
contrat. OK. Non, moi, ça me va, merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 20 de la loi édictée, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, nous en sommes à la loi... Appel d'intérêt, article 21.
Mme Laforest : Appel
d'intérêt. 21. Article... : «Un organisme municipal peut lancer un appel
d'intérêt par la publication, sur le système électronique d'appel d'offres,
d'un document qui précise les renseignements que l'organisme désire recueillir
à l'égard d'un marché public.»
Alors, est-ce que je dois... Bon,
l'article 21... l'article 21 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux aurait pour effet d'exiger que tout appel d'intérêt soit
publié sur le système électronique d'appel d'offres.
L'appel d'intérêt est une procédure par
laquelle un organisme public peut recueillir des renseignements à l'égard d'un
marché afin de mieux le connaître et d'adapter ses documents d'appel d'offres à
ce que peuvent offrir les entreprises.
Donc, ici, on vient encourager les
municipalités à faire... les organismes municipaux à partager des connaissances
sur ce qu'elles peuvent offrir aux entreprises concernant leurs besoins. Donc,
on oblige l'utilisation du système électronique d'appel d'offres du
gouvernement du Québec pour effectuer la recherche de ces informations afin
d'accroître la synergie entre les entreprises inscrites au SEAO et les demandes
d'information des organismes municipaux. Donc, encore une fois, ici, c'est
pour inciter... accroître l'intérêt de la participation des entreprises aux <marchés...
Mme Laforest : ...Donc,
encore une fois, ici, c'est pour inciter... accroître l'intérêt de la
participation des entreprises aux >marchés municipaux pour, justement,
les encourager à soumissionner pour... Parce que, là, on veut vraiment inciter
les entreprises à déposer, à soumissionner dans les... avec les organismes
municipaux.
Le Président (M. Schneeberger) :
...répond aux questions? Oui? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Laforest : ...recommandation
de l'AMP.
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président, j'aurais une question.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, allez-y.
Mme Setlakwe : Donc, on
comprend que l'Autorité des marchés publics a émis des recommandations, qu'on
respecte tout à fait. Donc, on a parlé de bien établir son besoin. Là, ici,
c'est du droit nouveau. Mais une municipalité n'est pas tenue de le faire,
parce qu'une municipalité peut établir son besoin, elle doit le faire, puis
ensuite, lancer son appel d'offres pour attirer des soumissions. Mais ici,
c'est comme une étape intermédiaire, c'est comme ça que je le lis, là. C'est
lancer un appel d'intérêt. Est-ce que je le... est-ce que c'est ça? C'est comme
une étape préliminaire, c'est un appel d'intérêt, en publiant un document qui
précise les renseignements que l'organisme désire recueillir à l'égard d'un
marché public. Ce n'est pas... ce n'est pas si clair que ça. Ça me semble... ça
me semble nouveau, puis... C'est d'essayer de quoi? De tester le marché?
J'essaie de...
Mme Laforest : Peut-être
certaines justifications qui vont... qui vont nous amener à comprendre
l'article, là. En fait, il y a certaines entreprises qui évitent d'offrir leurs
services aux organismes municipaux parce que les documents d'appel d'offres
sont mal définis, ne sont pas réalistes, puis aussi, sont trop exigeants par
rapport à la réalité. Puis les organismes municipaux, évidemment, ce qu'on
fait, c'est qu'on leur demande davantage d'évaluer les besoins et, évidemment,
de connaître ce que peut offrir l'industrie. Par exemple, ça, c'est beaucoup
dans le domaine de la construction. Donc, pour l'octroi de la... l'octroi et la
gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, par exemple,
ça a été soulevé que les études de marché sont trop souvent absentes dans les
marchés publics. Donc, ici, les appels d'intérêt qui sont déjà possibles dans
le SEAO sont sous-utilisés.
Donc là, ce qu'on veut, c'est... ce n'est
pas une obligation, mais ce qu'on dit c'est, encore une fois, évaluer les
besoins et connaître le milieu, connaître l'industrie, parce que, parfois, il y
a des appels d'offres qui sont demandés, puis ça ne correspond pas du tout à ce
qui est disponible sur le marché. Donc, ici, c'est, encore une fois, l'Autorité
des marchés publics, préciser exactement les besoins, être plus clairs, puis
regarder est-ce que le marché peut offrir ce que vous demandez, comme
municipalité, comme projet.
Mme Setlakwe : ...je
trouve ça superintéressant, puis merci pour ces informations. Mais on est moins
dans le... on est plus dans un domaine... J'aimerais ça qu'on en arrive à un
exemple. Donc, c'est un projet qui est probablement, peut-être inhabituel, qui
sort des activités régulières de la municipalité. Elle veut comme... Parce que,
là, ce qu'on dit, c'est qu'on publie un document qui va demander que le marché
nous donne, dans le fond, des renseignements. On veut savoir... Peut-être... c'est
très... on est peut-être à une étape très préliminaire, puis j'aimerais ça
avoir un exemple d'un projet où on veut sonder le marché sur, un peu, comment
ça se passe, qui a l'expertise, comment ça se fait. Peut-être avoir une
première... un premier son de cloche de qui a cette expertise-là, qu'est-ce que
ça implique comme éléments, pour, ensuite, construire son document d'appel
d'offres correctement.
Mme Laforest : C'est peut-être
un exemple, mais c'est un exemple très positif. C'est le maire de Laval. En
fait, la ville de Laval, je ne sais pas si vous avez vu ça passer, a un nouveau
système de repérage pour les travaux publics. Quand les routes sont affaissées,
ou il y a des nids de poule, ou, peu importe, les voitures, les camions des
travaux publics ont un nouveau système de repérage pour les bris sur les
routes. Donc, c'est sûr que ça, c'est un exemple, mais ça fonctionne très bien
à Laval. Sauf que si on veut faire ça dans une municipalité autre, par exemple,
les besoins, l'étude du marché est importante, l'évaluation des besoins. Est-ce
que c'est disponible? Est-ce que ça se fait ailleurs? Oui, là, ça se fait à
Laval, mais ça, c'est un nouveau système qui est arrivé pour la ville de Laval,
hyperpositif, bien accueilli, et c'est vraiment, vraiment une grande... je
pense, c'est une grande modernisation. Mais, en même temps, ça, c'est un
système... un système qui fonctionne pour la ville de Laval, mais, parfois,
aller en soumission et demander des nouveaux outils technologiques non
applicables, est-ce que ça peut être logique pour une municipalité?
Donc, c'est pour ça que l'Autorité des
marchés publics dit : Soyez clairs dans ce que vous avez <besoin...
Mme Laforest :
...Donc,
c'est pour ça que l'Autorité des marchés publics dit : Soyez clairs dans
ce que vous avez >besoin de préciser, et évaluez si le marché est
disponible pour vos demandes que vous... que vous voulez avancer, par exemple,
comme nouveau projet ou...
Mme Setlakwe : Oui. Puis là
on avait un un exemple à...
Mme Laforest : Bref, est-ce
que ça existe? Est-ce que ça se fait? Est-ce que c'est disponible? Si c'est
disponible, où c'est disponible? Est-ce que ça se fait ici dans la ville?
Est-ce que ça se fait ailleurs? Est-ce que vous avez des exemples, pour être
plus précis? Ça fait que c'est sûr que ça aide les soumissionnaires à ce
moment-là. Juste un exemple...
Mme Setlakwe : Ça aide les
soumissionnaires... Ça aide plus... ici, je pense que ça aide plus l'organisme
municipal à bien aligner son projet.
Mme Laforest : Oui, mais ça
aide aussi les soumissionnaires à savoir c'est quoi, vraiment, les véritables
besoins, puis juste à...
Mme Setlakwe : Mais on n'est
pas dans le besoin ici, je ne pense pas.
Mme Laforest : Non, mais, en
même temps, on regarde, là, pour l'évaluation des marchés, là.
Mme Setlakwe : Donc, ça
ressemblerait à quoi, le document que fourniraient les soumissionnaires
potentiels? Juste pour aller un peu plus loin dans notre exemple. Est-ce que ça
pourrait être... je lance n'importe quoi, là, il y a un projet d'une
certaine... je ne sais pas, ça peut être une infrastructure... quelque chose
que tout le monde va comprendre... une infrastructure sportive quelconque, un
skatepark, ou autres? Puis est-ce que c'est une question de savoir est-ce que
le marché est saturé par rapport à ces... mettons, à cette installation-là, ou
qui a l'expertise? Vous en avez un peu touché, à ça, mais j'aimerais savoir,
comme... Parce que ça doit se faire. Là, c'est une recommandation. J'imagine
que les grandes villes le font, peut-être pas forcément juste les grandes
villes. Mais en savoir un peu plus sur comment ça... comment ça se déroule.
Mme Laforest : ...ça se fait
déjà, oui. En 2023-2024, sur les 230 appels d'intérêt dans le SEAO,
seulement 40 provenaient d'organismes municipaux. Donc, c'est un... c'est... les
appels d'intérêt sont possibles dans le SEAO, mais sont souvent sous-utilisés.
Donc, c'est sûr que les organismes municipaux pourraient continuer à obtenir
des informations sur les fournisseurs, les entreprises, en général, pour
connaître les autres moyens disponibles à ce moment-ci, donc. Puis on vient
éviter ici que les appels d'offres ne cadrent pas avec le marché qui est
disponible, le marché qui est actuellement disponible. Bien, c'est sûr qu'ici
on risque... en ajoutant cette mesure-là, on risque de ne... d'avoir plus
d'appels... de soumissionnaires. Comprenez-vous?
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Parce qu'il y
a des appels d'offres qu'on fait puis il n'y a pas de soumissionnaires, comme
je le mentionnais toujours. Donc, avec ça, ça aide à connaître le marché.
• (18 h 20) •
Mme Setlakwe : Ça va
certainement aider, oui, à connaître le marché puis, on l'espère, aligner le
projet pour qu'au final il soit... il soit livré, puis que les intentions du
conseil soient mises de l'avant, puis que ça donne un projet concret...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : ...pour les
citoyens. Mais juste revenir sur votre statistique, donc sur... là, je ne sais
plus c'était quelle année, sur...
Mme Laforest : 2023... 2023‑2024.
Mme Setlakwe : En 2023‑2024.
Mme Laforest : 230 appels
de projets d'intérêt... appels d'intérêt...
Mme Setlakwe : Appels
d'intérêt. Il y en avait seulement...
Mme Laforest : 40.
Mme Setlakwe : ...qui
venaient d'organismes municipaux.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Vous n'avez
toujours pas d'exemple? Ce n'est pas... Mais si je comprends bien, c'est
pour... c'est pour tester le marché, qui a l'expertise, qui a le temps, qui...
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Je vois des hochements
de tête, mais juste...
Mme Laforest : ...disponibles
sur le site du SEAO, mais il faudrait aller les chercher. Les exemples sont là,
et on peut...
Mme Setlakwe : Mais je ne me
trompe pas en disant...
Mme Laforest : Peut-être
qu'on peut vous les envoyer aussi. Est-ce qu'on peut? Oui, on pourrait vous les
envoyer, si vous voulez des exemples. Parce que, là, je n'en ai pas
précisément, là.
Mme Petit (Katia) : ...
Mme Laforest : Oui, vas-y...
allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Petit.
Mme Petit (Katia) : Merci, M.
le Président. En fait, c'est surtout utilisé pour des... quand c'est des
systèmes très techniques, et que les municipalités ne savent pas ce qui est
disponible sur le marché. Donc, s'ils veulent implanter un nouveau système pour...
qui voudrait faire une fonction x, y, z au sein de la municipalité, ils ne sont
pas nécessairement au fait s'il y a des produits de disponibles, qu'est-ce qui
est offert sur le marché. Puis aussi, ils peuvent poser des questions, à même
le SEAO, très précises à des entités. Est-ce que vous, vous offrez tel, tel
type de fonctionnalités dans votre application? Donc, ça peut être assez...
assez précis et, ensuite, ça aide à cibler l'élaboration du document d'appel
d'offres, qui, lui, va générer beaucoup plus d'offres s'il est bien libellé. Si
c'est mal fait, si ça ne tient pas compte de la réalité du marché, à ce
moment-là, on n'a pas de soumission, là, qui est déposée.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. C'est comme un genre de recherche Google, mais on le dirige vers
ceux qui sont, potentiellement... qui peuvent, potentiellement, soumissionner.
Je pense que c'est un outil pour les municipalités, il n'y a aucun doute. Mais
donc, dans ce contexte-là, si ça se fait déjà, qu'est-ce que ça vient ajouter
de dire qu'un organisme municipal peut lancer un appel d'intérêt? Là, je
reviens vraiment à la base, là. C'est souhaité. Les villes, on les encourage à
le faire. Donc là, on le dit, et c'est probablement <prévu...
Mme Setlakwe :
...C'est
souhaité. Les villes, on les encourage à le faire. Donc là, on le dit, et c'est
probablement >prévu dans, je ne sais pas, les documents de meilleures
pratiques, mais dans la pièce législative, on... ça demeure quand même juste,
bien, une option. Un organisme municipal «peut». Mais bien sûr qu'il peut
lancer un appel d'intérêt, vous dites que ça se fait. Donc, qu'est-ce que ça
vient ajouter, dans le fond?
Mme Laforest : Ça met de
l'avant les bonnes pratiques.
Mme Petit (Katia) : Et ça
oblige l'utilisation du SEAO pour le faire.
Mme Setlakwe : OK. Pour
le faire, on y va... Mais si la municipalité choisit de le faire, elle doit le
faire par une publication dans le SEAO?
Mme Laforest : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Setlakwe : Non. M. le
Président, je suis désolée, je réfléchis encore, je vais... C'est peut-être les
légistes qui vont le confirmer, mais est-ce que c'est parce qu'on veut que ça
se fasse strictement par le biais du SEAO?
Mme Laforest :
Exactement.
Mme Setlakwe : Puis le
libellé, c'est ce qu'il prévoit?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : «Peut
lancer un appel» d'offres par... OK, ça, c'est les légistes qui sont experts.
Donc, si elles le font, il y a juste une seule façon de le faire. Mais ce n'est
pas... il n'y a pas... ce n'est pas... Je comprends que là où on veut... on
veut passer, que ce soit par le SEAO, mais cette possibilité-là existait déjà, mais
ce n'était pas clairement formulé comme étant une obligation de le faire par le
biais du SEAO?
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Puis là on
espère qu'il y en aura de plus en plus.
Mme Laforest : Bien là, c'est
certain, là.
Mme Setlakwe : Puis ça va
se faire par le système public.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Merci. Je
n'ai pas d'autres questions.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va, ça va? Alors, est-ce que l'article 21 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article... Processus d'homologation et de qualification, article 22.
Mme Laforest : Processus
d'homologation ou de qualification. L'article 22 : «Un organisme
municipal peut établir un processus d'homologation des biens et de
qualification des entreprises par la publication, sur le système électronique
d'appel d'offres, d'un document qui comprend :
«1° le nom de l'organisme municipal;
«2° les critères et les modalités
applicables à l'attribution de l'homologation ou de la qualification;
«3° la durée de validité de la liste
des biens homologués ou des entreprises qualifiées et les moyens utilisés pour
la renouveler... la renouveler ou l'annuler ou, dans le cas où la durée de
validité n'est pas mentionnée, une indication de la méthode utilisée pour faire
part à tout intéressé du moment où elle ne sera plus utilisée;
«4° une indication qu'un accord
intergouvernemental est applicable au contrat, le cas échéant.
«Un règlement du ministre prévoit les cas
et les conditions suivantes lesquels un tel processus peut opérer une
discrimination territoriale.
«Les articles 40 et 41 s'appliquent à la
définition des critères applicables à l'attribution de l'homologation ou de la
qualification, avec les adaptations nécessaires.
Alors, les... la section IV du
chapitre II du titre III de la Loi sur les contrats des organismes
municipaux, comprenant les nouveaux articles 22 à 26, prévoirait les
règles applicables lorsqu'un organisme municipal utilise un processus
d'homologation des biens ou de qualification des entreprises. Cette section
reprendrait, en substance, avec des ajustements, des dispositions qu'on a
adoptées précédemment à 573.1.0.2 et 573.1.0.9 de la Loi sur les cités et
villes et les autres articles similaires en droit des contrats des organismes
municipaux.
Et pour l'article 22,
l'article 22 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux
autoriserait tout organisme municipal à établir un processus d'homologation des
biens ou de qualification des entreprises. Ce processus sera établi par la
publication, sur le système électronique d'appel d'offres, d'un document dont
le contenu minimal de ce document serait prescrit par le présent article.
Cet article accorderait également au
ministre des Affaires municipales le pouvoir de déterminer par règlement les
cas et les conditions suivant lesquels un processus d'homologation ou de
qualification peut opérer une discrimination territoriale. Conformément à
l'article 2 de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, ce
pouvoir réglementaire devrait être exercé dans le respect de tout accord
intergouvernemental applicable aux contrats des organismes municipaux.
Enfin, les normes relatives à la
définition des critères d'évaluation des exigences et des spécifications
techniques applicables aux documents d'appel d'offres seraient également
applicables aux processus d'homologation ou de qualification.
Donc, ici, afin d'assurer la neutralité
des processus de qualification et d'homologation, les organismes municipaux
devront prévoir ou... et annoncer les critères et les modalités applicables à
l'attribution de l'homologation ou de la qualification. Ici, on vient permettre
que des organismes municipaux aient accès plus rapidement aux biens qui
respectent leurs besoins et standards de qualité et aux entreprises qualifiées
d'avance pour leur fournir des services adaptés.
Donc, les processus de qualification et
d'homologation sont, <somme...
Mme Laforest :
...des
services adaptés.
Donc, les processus de qualification et
d'homologation sont, >somme toute, très peu encadrés et peu définis dans
la Loi sur les cités et villes et les autres lois municipales. Donc, c'est un
encadrement qui est... qui vient bonifier, en venant préciser certains éléments
qui doivent être reconnus et connus dans les documents d'appel à la
qualification ou à l'homologation. Alors, plus de précision, plus de
transparence et plus de détails dans le système d'appel d'offres. Voilà. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour ces explications. Députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, M. le Président.
Est-ce que, peut-être, vous pourriez nous donner des exemples d'homologation
qui existent dans les municipalités en ce moment? De quoi on parle exactement?
Quels types de biens ou de services sont homologués? Ça ressemble à quoi?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Mme Petit... Mme la ministre.
Mme Laforest : Exemple, dans
les municipalités, pour les appels d'offres, par exemple, pour les camions, les
camions de service, même juste pour les services, en général, les camions de pompiers,
les camions pour les policiers. C'est vraiment des exemples spécifiques qui
relient... qui touchent cet article-là, en fait.
Mme Labrie : Donc, par
exemple, pour les véhicules de services policiers, il y a des entreprises qui
sont déjà préqualifiées, puis ils sont les seuls à pouvoir soumissionner après.
Mme Laforest : Bien, en fait,
pour que les homologations et la qualification puissent répondre aux besoins de
la municipalité, en fait, pour que les produits soient bien homologués.
Mme Labrie : Puis ça, c'est
des... ces homologations-là sont spécifiques à chaque municipalité? Il n'y a
pas quelque chose... C'est-à-dire que chaque municipalité qui veut avoir, par
exemple, des camions de pompiers adaptés à ses besoins va créer son propre
processus d'homologation, avec ses propres règles, puis tout ça? C'est fait
vraiment à chaque fois? OK.
• (18 h 30) •
Mme Laforest : Excusez, j'avais
mal compris votre question. Je pensais que vous demandiez si c'était possible
de changer l'homologation pour, admettons, changer les exigences d'un camion de
pompiers, par exemple. J'avais mal compris la question.
Mme Labrie : Non, non. Bien,
j'essaie juste de voir, c'est ça, en ce moment, ce qui existe, là, les
processus d'homologation. Chaque municipalité fait son processus, puis il y a à
peu près 1 000 municipalités, bien, il y a peut-être plusieurs centaines
de processus d'homologation pour fournir tel type de véhicule, par exemple.
Mme Laforest : Oui, tout est
différent selon les besoins.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Ce n'est pas un processus avec lequel j'ai de l'expérience, là, sauf
peut-être quelles sont les entreprises... Mais juste nous resituer généralement,
là. On n'est pas en train d'inventer un nouveau régime, ça existe déjà, et les
organismes municipaux ne sont pas obligés de le faire. C'est une... c'est un
pouvoir, c'est... ils peuvent se doter de ce processus-là. Je pense, c'est
comme tout à l'heure, s'ils le font, ils doivent le faire par le biais du SEAO?
Mme Laforest : ...exactement.
Mme Setlakwe : OK. Juste nous
expliquer, Mme la ministre, là, de quoi on parle ici. Puis là il y a les biens,
puis il y a la qualification des entreprises. Là, on n'est pas dans un... Pour
ce qui est de qualification des entreprises, on ne parle pas ici, là, des
appels d'offres publics à deux enveloppes, où on a... On n'est pas du tout dans
ce régime-là, on est... Juste l'expliquer, le concept, généralement, là. On est
dans une municipalité qui veut faire reconnaître certaines... certains biens ou
certaines entreprises comme étant des... homologuer certains biens ou certaines
entreprises comme étant les biens ou les entreprises qui sont comme qualifiées
pour traiter avec la municipalité? C'est comme ça qu'on doit le comprendre?
Moi, je veux juste avoir une explication générale.
Mme Laforest : Bien, en fait,
la bonification... Quand vous parlez de la qualification, c'est la bonification
des processus de qualification qui est proposée pour permettre un nouveau mode
d'attribution de contrats dans les municipalités, par exemple, suite à une
demande de prix. La qualification, quand on parle... Oui, ici, d'ailleurs, on
parle de... le processus, c'est un processus préalable, là, pour accepter le
contrat, en fait. La qualification qui est définie dans la loi et les cités et
villes et toutes les autres lois municipales... ne sont pas assez détaillées
pour permettre une nouvelle procédure d'attribution. Donc, ici, ce qu'on veut,
c'est que ce soit beaucoup plus détaillé, puis on veut éviter de prévenir... on
veut prévenir les manoeuvres de collusion, en fait, parce qu'ici on vient
écarter certaines dispositions lors de l'attribution des contrats...
18 h 30 (version révisée)
Mme Laforest : ...et on veut
prévenir les manœuvres de collusion en fait, parce qu'ici on vient écarter
certaines dispositions lors de l'attribution des contrats qui suit une demande
de prix auprès des entreprises qualifiées. Donc, ici, ça permet de... comment
je pourrais dire ça, ça permet de ne pas devoir faire les... l'ensemble de l'évaluation
lors de l'appel d'offres mais d'exiger l'homologation ou la qualification,
justement, pour que les prix soient justifiés et la qualité du produit soit bien
déterminée. Donc, avec... Ensuite, avec l'ouverture des prix qui sont soumis,
bien, c'est sûr que l'ouverture des prix soumis ne serait pas publique, et la
publication des résultats ne contiendrait que le nom et le prix soumis par l'adjudiciaire
afin de préserver la confidentialité de la liste des entreprises qualifiées.
Donc, voilà.
Mme Setlakwe : Mais là on est
encore dans le... dans les étapes préalables au lancement d'un appel d'offres.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Je comprends
ce que vous avez mentionné, vous lisiez toute l'explication, le justificatif, mais
juste donner un exemple, là. Ça s'inscrit dans quel genre de démarche, dans
quel genre de projet?
Mme Laforest : Ah! mon doux,
dans plusieurs projets, par exemple. Parce que, là, ce qu'on fait, c'est qu'on
vient juste... j'allais dire : On vient faire un bassin, là, on vient
faire...
Une voix : ...
Mme Laforest : ...une liste d'entreprises
qu'on peut faire un appel d'offres, en fait.
Mme Setlakwe : Oui. Bien, c'est
ce que je disais tout à l'heure. Donc, on veut ultimement en arriver à certains
biens ou à certaines entreprises qui sont comme, oui, préqualifiées, mais
ensuite c'est auprès de ces entreprises-là seulement... disons qu'en... si on
va en appel d'offres par invitation, là on utilise ce bassin-là?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Parce que, si
on fait un appel d'offres public, ouvert à tous, ça, ça ne s'applique pas.
Mme Laforest : Bien, exemple,
les entreprises en électricité, les entreprises en plomberie, on sait qu'il y a
tellement d'exigences et de produits, des équipements qui doivent être
conformes. Ça, c'est un exemple, par exemple, pour les entreprises en
plomberie. Donc, on vient ici créer un bassin d'entreprises homologuées, on
pourrait... je ne sais pas si on pourrait dire ça comme ça, là, mais
qualifiées, qui se qualifient pour les appels d'offres. Donc, on dit : Ces
entreprises-là peuvent se qualifier pour les futurs appels d'offres.
Mme Setlakwe : Pour des
futurs appels. On n'a pas nécessairement un projet précis, là. On a cette
liste-là, puis ensuite, quand il y a un besoin puis qu'on doit aller en
soumission ou en appel d'offres, probablement que ça s'applique à des contrats
de gré à gré ou des contrats qui sont octroyés suite à une invitation?
Mme Laforest : Oui...
Mme Setlakwe : Oui?
Mme Laforest : ...parce qu'après
ça, on peut demander un prix, on peut demander... on peut demander des
informations à l'entreprise qui s'est qualifiée ou qui a des produits
homologués. Donc, à ce moment-là, on peut poser des questions à l'entreprise.
Mme Setlakwe : C'est surtout
les grandes villes qui utilisent ce processus-là ou les moyennes aussi?
Mme Laforest : Oui, les
moyennes aussi. Les moyennes aussi, c'était demandé, oui.
Mme Setlakwe : OK. Donc, on
vient dire qu'elles peuvent le faire sur le SEAO en utilisant un.... par la
publication d'un document qui comprend... puis là on dit exactement qu'est-ce qu'il
faut prévoir dans le document. Et là, ça, c'est des... c'est... tous ces quatre
critères-là doivent être obligatoirement respectés, là, dans le document. Puis
qu'est-ce qui... qu'est-ce qui est nouveau? On est venu... On est venu préciser
certaines choses par rapport au régime existant? Évidemment, le nom de l'organisme,
ça va de soi. Critères, modalités applicables à l'attribution de l'homologation
et de la qualification, ça, c'était déjà là?
Mme Laforest : ...là, la... encore
une fois, on se colle sur la LCOP, puis la problématique : ce n'était pas
assez détaillé pour permettre aux entreprises et aux municipalités d'octroyer
des contrats. Donc là, on permet d'avoir une banque d'entreprises des
entreprises avec des équipements homologués. Puis aussi, dans tout le processus
de qualification, on... les effets que... qui se produiront seront... beaucoup
plus de transparence.
Mme Setlakwe : Oui. Oui. Non.
Merci. J'ai presque fini, M. le Président. La durée de validité, ça, c'est 100 %
à la discrétion de la ville? Oui?
Mme Laforest : À la
discrétion des villes.
Mme Setlakwe : Un an,
deux ans, <cinq ans...
Mme Setlakwe : ...à la
discrétion de la ville? Oui?
Mme Laforest : À la
discrétion des villes.
Mme Setlakwe : Un an,
deux ans, >cinq ans, 10 ans, 25 ans?
Mme Laforest : C'est ça,
oui.
Mme Setlakwe : Mais il
n'y a pas de limite de temps. C'est la... l'organisme qui l'établit. Et le
quatrième, juste pour préciser, donc, si ça s'applique, il faut mentionner
qu'il y a un accord intergouvernemental qui est applicable au contrat. Ça, ça
s'appliquerait dans quelle circonstance? Mais ça pourrait être un accord de...
un accord de...
Mme Laforest : C'est
l'accord de... les accords de commerce, c'est ça?
Mme Setlakwe : Oui,
libres... de libre marché. Comment qu'on les...
Mme Laforest :
Me Veilleux, c'est ça? C'est selon les accords de commerce.
Mme Setlakwe : Pourquoi,
ici, on dit «accord intergouvernemental»? Plus tôt, on avait référé à ces
accords-là. Est-ce qu'il y avait une autre façon de les désigner dans le projet
de loi, comme on a vu plus tôt?
Mme Laforest : Bien là,
c'est parce qu'on peut toucher les accords internationaux ici, là. C'est ça,
accord intergouvernemental, c'est...
Des voix : ...
Mme Laforest : C'est la
même chose.
Mme Setlakwe : C'est à
l'article 2 qu'on avait...
Mme Laforest : Oui, qu'on
avait...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Ah! oui,
merci... Oui. Merci de cette précision. Effectivement, c'est un terme défini à
l'article 2. Et puis on dit que le règlement du ministre prévoit... «Un
règlement du ministre prévoit les cas et les conditions suivant lesquels un tel
processus peut opérer une discrimination territoriale.» Est-ce qu'il y a un tel
règlement qui existe aujourd'hui?
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
• (18 h 40) •
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. Actuellement, la discrimination territoriale est
directement prévue dans la Loi sur les cités et villes et les autres lois
afférentes, et, essentiellement, c'est lié à... aux exigences d'ouverture aux
marchés publics, au reste du Canada ou à l'Union européenne selon les seuils,
là.
Mme Setlakwe : OK. Donc,
c'est une discrimination territoriale qui est... qui est tolérée, ou qui est
permise, ou qui est... qui est forcément possible parce qu'il y a des... il y a
des contrats qui s'appliquent.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Conforme aux accords, c'est ça.
Mme Setlakwe : Pardon?
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Qui est conforme aux accords, en fait.
Mme Setlakwe : Conforme
aux accords, exact. OK.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
ça, oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
...ou vous avez d'autres questions?
Mme Setlakwe : Ça achève,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça achève.
Mme Setlakwe : Bon. Puis
là il me reste juste à poser la question... À la fin, on dit qu'il y a des
articles qui s'appliquent avec les adaptations nécessaires, c'est 40 et 41. Si vous
l'avez déjà mentionné, je suis désolée, mais 40 et 41, ça parle de quoi?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. En fait, les articles 40 et 41 sont des articles
qui s'appliquent dans les... en ce qui concerne le contenu des documents
d'appel d'offres, qui vont être étudiés plus tard dans... dans la séquence. Puis
c'est... c'est précisé dans l'article, là, on parle des critères applicables à
l'attribution. Également... On a également la question des spécifications
techniques aussi qui peuvent s'appliquer. Donc, nécessairement, c'est
d'importer les mêmes règles que si la municipalité procédait directement par
document d'appel d'offres sans même homologuer ou qualifier au préalable.
Mme Setlakwe : Je
comprends. Donc là, on a les balises, les détails, puis les municipalités sont
bien équipées, vont savoir quoi... quoi mettre dans le document. Mais on réfère
ici, à la toute fin, à... au paragraphe 2°. Ça vient... Ça vient préciser
le paragraphe 2°, non? Le document doit comprendre les critères et les modalités
applicables à l'attribution de l'homologation.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Excusez-moi, vous êtes à quel paragraphe? Vous dites, paragraphe 2° de?
Mme Setlakwe : Bien, je
suis toujours dans 22, là. On est à la fin.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Ah! oui. Oui, effectivement, vous avez raison. Excusez-moi, je vous avais perdue,
mais oui.
Mme Setlakwe : Donc, le
dernier... là, corrigez-moi, le dernier alinéa vient... il est relatif au
deuxième paragraphe du premier alinéa.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Oui, effectivement, c'est vraiment lié au paragraphe 2°. Donc, ça vient
encadrer les modalités d'application... d'attribution, plutôt, de
l'homologation et de la qualification.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 22 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 23.
Mme Laforest : Il y a un <amendement...
Le Président (M. Schneeberger) :
...est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 23.
Mme Laforest :
Il y
a un >amendement, M. le Président. L'article 23 :
«Le document visé au premier alinéa de
l'article 22 demeure publié sur le système électronique d'appel d'offres
pendant la durée de validité de la liste des homologations ou des
qualifications.
«L'organisme municipal publie, une fois
par année, un avis invitant d'autres entreprises à demander l'homologation d'un
bien ou la qualification de l'entreprise.»
L'article 23 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux exigerait que le document établissant un
processus d'homologation ou de qualification demeure publié sur le système
électronique d'appel d'offres pendant la durée de la validité de la liste des
biens homologués ou des entreprises qualifiées et qu'un avis invitant d'autres
entreprises à demander l'homologation ou la qualification soit publié chaque
année.
Ici, on va aller à l'amendement, M. le
Président, qui se lit comme ceci : Article 1, article 23 de
la Loi sur les contrats des organismes municipaux :
Insérer, dans le deuxième alinéa de l'article 23
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1
du projet de loi, et après «publie», «sur le système électronique d'appel d'offres».
Alors, cet amendement modifie l'article 23
de la Loi sur des contrats des organismes municipaux afin de préciser que
l'avis annuel doit être publié au système électronique d'appel d'offres. Mais
ça, c'est une question de logique, de cohérence, c'est... Oui? OK.
Une voix : Concordance.
Mme Laforest : Concordance,
oui. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a les commentaires sur l'amendement?
Mme Setlakwe : ...j'aimerais
juste voir, s'il vous plaît... ce serait gentil d'aller un peu plus... de monter
le texte, qu'on voie où s'inscrit le... C'est une précision, dans le fond, sur
le... OK. Parfait. Non, il n'y a pas de commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça va, oui, au niveau de...
Mme Setlakwe : Ça va pour
l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
c'est bon? Parfait. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, est-ce que l'article... est-ce qu'il y a des questions sur l'article 23
de la loi édictée tel qu'amendé?
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Donc, le
document dont on a parlé à 22 demeure publié sur le SEAO pendant la durée de
validité. On a parlé tout à l'heure de la durée de validité qui est déterminée
par l'organisme. Et... Bon. Et là l'organisme municipal, ça répond à ce que
vous disiez... Mme Petit, vous disiez, mais les entreprises sont... peuvent, en
fait... mais est-ce qu'on peut dire qu'elles peuvent en tout temps... J'essaie
juste de comprendre la mécanique. Donc là, le document est préparé, demeure
publié, puis le... il y a des... il y a des biens puis il y a des...
Mme Laforest : En fait, en
tout temps, on peut en ajouter, puis, une fois par année, ça, c'est... c'est
une obligation ici, là, avec l'article. Mais, en tout temps, on peut en
ajouter.
Mme Setlakwe : Le document
demeure publié pour toute la durée de validité de la liste, et, durant toute la
période de validité de la liste, on peut faire des ajouts, mais il y a un geste
proactif, une fois par année l'organisme doit publier un avis invitant
d'autres... Mais ça n'empêche pas qu'entre les avis annuels il peut y avoir des
ajouts.
Mme Laforest : Tout à fait.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Ou des
retraits, oui. Pourquoi est-ce qu'on a choisi d'imposer cette obligation de
l'avis une fois par année? C'est suffisant ou est-ce que... Mais ça, ça existe...
ça existe déjà, c'est un régime qui existe déjà, ici? Mais on a dit que le
régime existait déjà, ce n'est pas nouveau, il est juste plus clair, plus
précis, plus encadré. Mais cette disposition-là, est-ce qu'elle existe déjà?
Mme Laforest : Exactement,
vous avez le mot juste. On vient mieux l'encadrer pour offrir la possibilité
à... disons, à toutes les entreprises de faire partie de cette liste-là. Puis
avant, c'était moins encadré, mais là, avec ça, c'est sûr qu'on vient le
paramétrer.
Mme Setlakwe : Mais pourquoi
on a choisi de prévoir que c'est une fois par année? Est-ce que le même...
Est-ce que le même libellé existe ailleurs? Pourquoi c'est une fois par année?
Mme Laforest : Bien, c'était
demandé, c'était vraiment demandé par le milieu...
Des voix : ...
Mme Laforest : OK. C'est bon.
Mais c'était vraiment demandé, parce qu'on sait qu'il y a quand même certaines
municipalités que la liste ne changeait jamais. Donc, c'est important, une fois
par année, de faire le tri, là, le... oui.
Mme Setlakwe : Un petit
rafraîchissement de la liste...
Mme Laforest : Bien oui, c'est
sûr.
Mme Setlakwe : ...ou de faire
un...
Mme Laforest : Parce qu'on le
voit des fois, c'est <quand même...
Mme Laforest :
...bien oui, c'est sûr.
Mme Setlakwe :
...ou
de faire un...
Mme Laforest :
Parce
qu'on le voit des fois, c'est >quand même rare, mais il y a des
municipalités qui travaillent toujours avec les mêmes entreprises. Donc là, il
faut laisser quand même la chance...
Mme Setlakwe : Oui, oui, non,
non, tout à fait. Sur le principe, je pense, c'est... c'est excellent de...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Puis là c'est
une obligation.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : «...un avis invitant
d'autres entreprises à demander...» Oui, ça peut susciter de l'intérêt une fois
par année. Ce n'est pas nécessaire de le faire plus souvent? Non, je pense que
c'est bien. Puis ça peut durer...
Mme Laforest : ...c'est très
bien aussi pour les offices d'habitation parce que les entreprises... les
offices d'habitation également vont pouvoir ajouter ou faire le ménage de leurs
listes aussi pour ne pas travailler toujours avec les mêmes entrepreneurs.
Mme Setlakwe : OK. Donc, dans
les exemples tout à l'heure, là, on... ce n'est pas juste des municipalités, ça
s'applique... ça s'applique vraiment...
Mme Laforest : Aux organismes
municipaux aussi.
Mme Setlakwe : Oui, comme un
office d'habitation.
Mme Laforest : Oui, qui ne
pourra plus travailler toujours avec le même entrepreneur, là. Disons que ça
peut... on vient corriger ça.
Mme Setlakwe : Mais ils ne
sont pas obligés de le faire. Ils ne sont pas obligés de créer cette liste ou
d'établir un processus qui vise à homologuer des biens ou des entreprises,
parce que vous dites, Mme la ministre : On souhaite...
Mme Laforest : Bien, c'est
ça, c'est selon la gestion contractuelle, évidemment, là, selon les règles
contractuelles.
Mme Setlakwe : Donc, on ne
veut pas faire une obligation parce qu'on veut laisser l'autonomie, mais c'est...
on sait que c'est quelque chose qui est... qui est souhaité.
Mme Laforest : Exactement,
oui.
Mme Setlakwe : Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 23 de la loi édictée, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 24.
Mme Laforest : Article 24 :
«Une entreprise peut, à tout moment,
demander l'homologation d'un bien ou sa qualification, auquel cas l'organisme
municipal procède à l'évaluation de la demande dans un délai raisonnable.»
L'article 24 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux permettrait à toute entreprise de demander à
tout moment l'homologation d'un bien ou sa qualification à tout moment et
exigerait de l'organisme municipal qu'il évalue la demande dans un délai
raisonnable.»
Ici, on vient assurer l'accès des
entreprises qualifiées. En fait, c'est ce qu'on a discuté. On vient faciliter
l'accès aux entreprises qui souhaitent participer au processus de qualification
des entreprises ou le processus d'homologation des biens afin de s'assurer de
la vitalité des listes qui en sont issues. Alors, voilà, on a... je crois qu'on
en a discuté quand même. C'est un peu la même...
• (18 h 50) •
Mme Setlakwe : ...
Mme Laforest : C'est un autre
article que vous êtes...
Mme Setlakwe : Oui, les
ajustements de tout à l'heure comme...
Mme Laforest : C'est prévu
également à la LCOP.
Mme Setlakwe : Pourquoi on a
fait un article séparé? Juste par curiosité. On est... On n'aurait pas pu... Ce
n'est pas... Ça va tout ensemble dans... dans le 23. Mais il n'y a pas de...
Une voix : Je peux répondre.
Mme Setlakwe : Mais... Mais,
non, ce n'est pas... ce n'est pas important. Mais ici, on s'entend qu'on est
dans un processus où une... un organisme municipal a choisi d'établir un
processus. S'il y en a un, ce n'est pas... On se comprend, là, une entreprise
ne peut pas, dans l'abstrait, là, vouloir... Il faut que le régime existe au
sein d'un organisme.
Mme Laforest : Bien oui,
c'est certain, là.
Mme Setlakwe : «Une
entreprise peut, à tout moment, demander l'homologation d'un bien ou sa
qualification, auquel cas l'organisme municipal procède à l'évaluation de la
demande...» C'est quoi, un «délai raisonnable»?
Mme Laforest : Ça, c'est, je
crois, M. le légiste... Non, mais «délai raisonnable»...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Bien, c'est sûr que ce n'est pas un délai fixe, étant entendu
que les organismes municipaux n'ont pas tous les mêmes... les mêmes, non plus,
ressources à leur disposition. Mais l'idée d'un délai raisonnable, c'est de
s'assurer quand même que la municipalité agisse ou tout autre organisme
municipal, par ailleurs, agisse dans des délais qui sont logiques, qui sont
raisonnables, en fait, et ne fassent pas traîner le dossier, on va dire ça
comme ça. Et, comme... comme le disait Mme la ministre tout à l'heure, c'est
exactement la même... la même règle qui s'applique aux organismes publics.
Mme Setlakwe : Encore une
fois, on n'est pas rattachés à l'article 22 ici. Je comprends très bien ce
que vous dites, là, mais on a 22 qui est le... qui est le principe ou qui...
qui prévoit l'encadrement du processus. Si une municipalité ou un OBNL souhaite
le faire... peut le faire mais va le faire par la publication d'un document sur
le SEAO avec les informations suivantes. Puis, après
ça, on prévoit combien de temps ça doit demeurer ouvert ou de combien de temps
le <document...
Mme Setlakwe : ...Puis,
après ça, on prévoit combien de temps ça doit demeurer ouvert ou de combien de
temps le >document doit demeurer publié, l'obligation d'une fois par
année publier un avis. Mais là, ici, on s'entend, ça s'inscrit encore dans 22,
23, là. On est...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Oui. C'est la suite logique, en fait.
Le Président (M. Schneeberger) :
C'est bon?
Mme Setlakwe : Oui.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui? Parfait. Alors, est-ce que l'article 24 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 25.
Mme Laforest : «Lorsqu'un
processus de qualification des entreprises est établi, l'évaluation des
demandes de qualification est confiée à un comité de sélection. Les
articles 54 et 55 s'appliquent à la formation de ce comité et à
l'évaluation des demandes, avec les adaptations nécessaires.»
L'article 25 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait les règles applicables de la
formation du comité de sélection qui devrait évaluer les demandes de
qualification des entreprises ainsi que les règles applicables à ces
évaluations.
Ici, on veut assurer un traitement
équitable des entreprises qui souhaitent être qualifiées. Les comités de
sélection feront partie intégrante de l'évaluation de la qualité des
soumissions lorsque les critères de qualité sont requis. L'analyse des demandes
visant la qualification des entreprises est une étape incontournable qui leur
permet d'être sur une liste de firmes à solliciter, soit pour un appel
d'offres, soit pour une demande de prix, en cas de besoin, de l'organisme
municipal. Cette étape doit donc être complétée avec la plus grande diligence
et impartialité. La Loi sur les contrats des organismes publics et ses
règlements prévoient la même chose pour la qualification des entreprises. Ça
doit se faire avec un... à l'aide d'un comité de sélection. Alors, voilà.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Questions sur l'article 25?
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Ça, ça
n'existait pas, là? Dans le régime actuel, on ne vient pas préciser que le
processus de qualification est confié à un comité de sélection? J'imagine,
c'est comme ça que ça se faisait, dans les faits, là.
Mme Laforest : Non, ce
n'était pas précisé. Ce n'était pas encadré du tout.
Mme Setlakwe : Ce n'était pas
encadré.
Mme Laforest : Donc là, ici,
on vient déterminer que ça prend le comité de sélection pour l'homologation,
par exemple, pour, par exemple, avoir un comité d'experts pour évaluer la
qualité d'un produit, par exemple.
Mme Setlakwe : Puis là on
dit que c'est le régime... c'est un régime qui s'applique. Parce qu'un comité
de sélection, ça existe quand on ouvre des enveloppes puis qu'on évalue, je ne
sais pas, moi, une... des soumissions, quand ce n'est pas juste le prix. C'est
ça qu'on est venu importer ou rendre applicable au...
Mme Laforest : Bien,
ici...
Mme Setlakwe : J'essaie
de voir, là, 54, 55, je suis en train de les chercher.
Mme Laforest : Bien...
Bien, l'article 54... Je vais vous lire. En vertu de l'article 54,
les comités de sélection ne pourraient pas... ne peuvent pas être composés
d'élus, c'est bien prévu ici, devraient avoir un minimum de trois membres en
plus d'un secrétaire de comité, qui ne pourrait pas évaluer les soumissions.
Puis, en vertu de l'article 55, les soumissions des entreprises souhaitant
être qualifiées devraient être évaluées selon leur propre mérite et ne pas être
comparées entre elles. Donc, les réponses pour l'article 54 et l'article 55.
Mme Setlakwe : Non, non,
il n'y a jamais des élus sur ces comités-là, c'est... Mais on va y arriver, à
ces articles-là. Mais je comprends qu'on n'a pas voulu créer un régime, on
s'est dit... C'est le... C'est les règles qui s'appliquent au comité de
sélection prévu ailleurs qui s'appliquent avec les adaptations nécessaires.
Mme Laforest : Exactement.
Puis c'est important de le préciser, qu'aucun élu ne peut être... ne peut
siéger sur un comité de sélection.
Mme Setlakwe : Non, non.
C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va?
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, est-ce que l'article 25 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 26.
Mme Laforest :
Lorsqu'un... Article 26 :
«Lorsqu'un processus de qualification des
entreprises est établi pour l'attribution d'un seul contrat suivant un système
d'évaluation globale des critères avec discussions et négociations, il peut
prévoir que la qualification sera accordée à un nombre maximal d'entreprises ne
pouvant être inférieur à trois.»
Donc, l'article 26 de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux permettrait à l'organisme municipal de
limiter le nombre d'entreprises pouvant être qualifiées lorsqu'un processus est
établi préalablement à l'attribution d'un seul contrat suivant un système
d'évaluation global des critères avec discussions et négociations.
Ici, on vient permettre de resserrer le
nombre de qualités... de qualifiés, excusez, afin de permettre à un organisme
municipal de soutenir des discussions complexes qui sont exigeantes en termes
de ressources humaines et financières. Ici, c'est important parce que la
possibilité d'imposer un nombre maximal de qualifiés existe déjà pour les
organismes municipaux qui utilisent cette procédure dans l'attribution de
contrats depuis 2011. Donc, cette procédure d'attribution <permet...
Mme Laforest :
...cette
procédure dans l'attribution de contrats depuis 2011. Donc, cette procédure
d'attribution >permet également le versement d'une compensation au
soumissionnaire qui dépose une soumission finale conforme au terme du processus
avec l'autorisation du ministre. En limitant le nombre d'entreprises
qualifiées, un organisme municipal est davantage en mesure de soutenir
adéquatement des discussions complexes qui sont exigeantes en termes de
ressources et de stratégies. On vient limiter en limitant le nombre de
qualifiés avec qui entamer les processus de discussion et qui déposeront une
offre finale. Ça permet donc de réduire également le fardeau financier des
organismes municipaux.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Merci pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 26?
Mme Setlakwe : J'essaie de
voir qu'est-ce que... on vise quoi exactement, là. Puis je ne veux pas dire que
je ne vous écoutais pas, Mme la ministre, mais... peut-être qu'il est tard,
mais j'essaie de voir. Là, on est dans un cas plus précis. On est dans un...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Quand même. Je
n'ai pas dit ça, mais... Oui, on est dans un cas... une situation particulière
où on a un processus de qualification d'entreprises dans le but d'attribuer un
seul contrat suivant un système d'évaluation globale des critères avec
discussions et négociations. Et là on peut prévoir... «...prévoit que la
qualification sera accordée à un nombre maximal d'entreprises ne pouvant être
inférieur à trois.»
Des voix : ...
Mme Setlakwe : On vise quoi
ici, là, Mme la ministre?
Mme Laforest : On vise quoi?
C'est plus de discussions lors des contrats. Ce que... Je vais... Je vais y
aller dans mes mots, encore une fois. Ce que je veux dire, c'est que, par
exemple, pour l'octroi de contrats dans une municipalité, on veut pouvoir
échanger, si, exemple... Puis, en plus, les articles 56 à 64, on va les
voir un petit peu aussi, on va en discuter plus tard également. On veut que les
organismes municipaux, les municipalités puissent discuter avec les entreprises
intéressées, parce que, les entreprises qui déposent une soumission
initialement, parfois les municipalités ont besoin de discuter pour avoir des
informations sur un certain projet.
Donc là, ce qu'on dit, c'est qu'à la suite
de l'ouverture des soumissions, ça, c'est vraiment après l'ouverture des
soumissions, il y a des discussions qui sont prises entre les entreprises, avec
chacun des soumissionnaires, pour préciser le projet de plan technique et
financier. Donc, les municipalités nous a... nous ont mentionné que, parfois,
c'était même essentiel de discuter pour avoir l'information sur le dépôt de la
soumission. Donc, ici, c'est ce qu'on vient... permettre des discussions qui
sont menées par un responsable des discussions, qui est chargé de rédiger un
rapport, ensuite qui sera déposé au conseil pour le traitement équivalent...
équitable pour des soumissionnaires.
• (19 heures) •
Là, je suis embêtée parce que je pourrais
nommer certains projets, mais c'est assez embêtant de nommer certains projets,
mais, en même temps, c'est une possible transparence entre les entreprises qui
ont déposé des soumissions si la municipalité a besoin de détails, ne comprend
pas ou veut aller plus loin dans le questionnement.
Est-ce que... Bien, vous pouvez aussi
ajouter, là, si vous voulez, Me Veilleux, mais c'est un peu ça, le but de
l'article.
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Si vous voulez, je peux résumer dans mes mots, là, mais...
Mme Laforest : Mme Petit
aussi.
Le Président (M. Schneeberger) :
...
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Merci, M. le Président. En fait, deux étapes. Premièrement, avant même les
documents d'appel d'offres, la municipalité peut aller chercher des
qualifications d'un... pour un seul projet. Et, dans ce cas-ci, tout ce que
l'article fait, c'est... c'est qu'on peut dire qu'il y aura un... qu'il y aura
un maximum d'entreprises qualifiées qui ne peut être inférieur à trois. Une
fois que cette qualification aura eu lieu, là elle va pouvoir procéder par un
appel d'offres suivant évaluation globale des critères avec discussions et
négociations, auquel cas il y a évaluation des... globale des critères par un
comité d'évaluation, qui sera suivie de discussions en vue de préciser le
projet puis d'une... puis de négociations avec la personne qui aura été choisie
en bout de piste. Donc, c'est un long processus, véritablement. Puis ce que ça
permet, dans le fond, 26, la qualification permet, en fait, de déjà déterminer
des critères pour qualifier des entreprises avec lesquelles on... la
municipalité va vouloir... va vouloir aller jusqu'à la fin du processus. Ça
permet de sauver du temps, en fait.
Mme Setlakwe : Merci. Non, je
comprends, mais... je comprends puis je ne comprends pas. On dirait que
c'est... On n'est plus, là, dans le... d'avoir une banque d'entreprises
qualifiées, là, on est dans un... on a un contrat en tête. Mais on n'est pas
non plus dans un appel d'offres public avec deux enveloppes, on est avant, on
est avant, avant tout ça...
19 h (version révisée)
Mme Setlakwe : ...non plus,
dans un appel d'offres public, avec deux enveloppes, on est avant, on est
avant, avant tout ça, OK, «un processus de qualification est établi pour l'attribution
d'un seul contrat suivant un système d'évaluation globale des critères avec
discussions et négociations, mais il peut prévoir que la qualification sera
accordée à un nombre...» Je comprends, mais il me semble qu'on n'est pas dans
un contexte d'ouverture de soumissions, là, parce que, non, quand on ouvre des
soumissions, on ne discute pas avec les entreprises. Là, on est en amont de ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
oui, Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : Merci, M.
le Président. Juste peut-être pour essayer de clarifier ça pour tout le monde, là,
parce qu'effectivement il est tard, c'est qu'on parle ici d'un mode de contrat
qu'on va étudier plus tard dans l'étude détaillée, donc, aux articles 56 à
64. C'est juste que ce mode-là peut être... peut être modulé en fonction d'entreprises
qui ont déjà été qualifiées ou homologuées, en fait, donc, en fait, d'entreprises
qualifiées. Donc, on vient juste préciser que, lorsqu'on qualifie des
entreprises aux fins d'appliquer ce futur mode là qu'on va voir plus tard, on
peut limiter à trois, on peut limiter jusqu'à un minimum de trois. Donc, on
vient juste faire une précision spécifiquement pour un mode de contrat qui va
arriver un peu plus tard, là, dans le processus, mode de contrat que Me
Veilleux a expliqué, là, à l'instant, avec les discussions qui arrivent entre
la soumission initiale et la soumission finale.
Donc, on peut faire ce mode-là avec juste
des entreprises qualifiées, d'où la précision qu'on vient apporter ici au
processus de qualification. Je ne sais pas si c'est plus clair, là.
Mme Setlakwe : Oui. Non, ça m'aide,
je pense qu'on va...
Mme Laforest : Mais ce qui va
vous aider aussi, là... Puis là c'est parce que c'est important quand même de
le mentionner, là. Exemple, pour un projet comme le tramway de Québec, c'est
très, très, très... C'est un projet quand même... c'est une niche spéciale, c'est
un projet de tramway. Ça ne se fait pas toujours, hein, ça ne se fait pas
souvent au Québec. Donc, il y a des mesures particulières, il y a des
équipements spéciaux, il y a des équipements également qui doivent être testés
avec des comités... discutés avec des comités d'experts. Donc, pour des projets
comme ça, c'est sûr que la municipalité doit... doit échanger, doit discuter,
doit poser des questions. Parce que vous comprendrez que, pour un projet, par
exemple, qu'il pourrait avoir ici, comme le tramway, bien, c'est important de
discuter aussi avec les soumissionnaires. Donc, ça, c'était vraiment dans cette
mesure-là, dans un projet, par exemple, comme le tramway.
Parce que c'est déjà possible dans les
lois actuelles, Mme Petit, c'est déjà possible avec les lois actuelles.
Présentement, c'est possible, ce n'est pas encadré, mais pour des projets très
complexes...
Mme Setlakwe : Je comprends l'exemple.
L'exemple du tramway, c'est un bon exemple d'un projet complexe pour lequel il
y a peu d'expertise sur le marché. Il y a peu de consortiums qui sont capables
de réaliser, d'ailleurs, c'était une des problématiques, en tout cas... et que,
donc, il faut qu'on puisse prévoir différents outils. Mais là, ici, on est
vraiment au stade de... encore dans la séquence...
Mme Laforest : Des trois
entreprises, là, c'est juste ça ici.
Mme Setlakwe : ...dans la
séquence des... de la réflexion d'un organisme municipal à bien planifier les
étapes d'un éventuel appel d'offres. On essaie de tous les passer dans la
séquence, là, il y avait... On n'est pas encore rendus dans les différents...
les différents contrats, mais il y a certainement, donc, l'évaluation des
besoins, l'estimation, l'appel d'intérêt, et là on est encore dans le processus
d'homologation soit des biens ou des entreprises. Mais, au niveau des
entreprises, je retiens qu'on va voir plus tard dans quel contexte de mode...
de mode d'attribution de contrat cette disposition va s'inscrire. Mais on
comprend qu'on se monte un genre de bassin d'entreprises d'une... avec un
processus particulier où il y a des discussions puis des négociations pour
savoir qui va se retrouver dans... quand même, sur cette liste-là.
Mme Laforest : Et des
questions aussi, là, parce que, exemple, ça, c'est... je donne l'exemple du
projet du tramway. Donc, c'est sûr que c'est un projet tellement particulier, c'est
important que les parties puissent échanger ensemble, là, c'est vraiment ça.
Mais là, ici, on vient juste dire qu'elle peut... on peut en avoir seulement
trois...
Mme Setlakwe : Non, non, on
peut en avoir...
Mme Laforest : ...puis, après
ça, on va avoir les autres dispositions.
Mme Setlakwe : ...on peut en
avoir plusieurs, mais un minimum de trois.
Mme Laforest : Oui, minimum
de trois.
Mme Setlakwe : On se monte un
bassin d'entreprises pour... mais pour une fin particulière. On n'a pas encore
décidé quel sera le mode d'attribution du contrat...
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : ...mais le
processus de qualification, plutôt que d'être, comme on a vu précédemment, on
a... précédemment, on a parlé d'un document qui a une <liste de
critères...
Mme Laforest :
...exactement.
Mme Setlakwe :
...mais
le processus de qualification, plutôt que d'être, comme on a vu précédemment, on
a... précédemment, on a parlé d'un document qui a une >liste de critères.
Puis là il y a des entreprises qui vont se trouver sur la liste des entreprises
qualifiées, mais je ne vois pas de... il n'y avait pas de discussion. Mais là
on peut, dans ce cas-ci, avoir une liste pour un besoin particulier, pour un
contrat, établir une liste d'au moins trois entreprises. Dans le fond, pourquoi
c'est un minimum de trois? C'est parce que c'est, justement, c'est pour assurer
une... qu'il n'y ait pas de...
Mme Laforest : Une justice.
Mme Setlakwe : ...une saine
concurrence.
Mme Laforest : Oui, saine
concurrence.
Mme Setlakwe : Mais là, ici,
il y a des discussions ouvertes, là, il y a des discussions puis des
négociations.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Les critères
sont discutés.
Mme Laforest : Oui.
(Consultation)
Mme Setlakwe : Mais les
discussions, ce n'est pas quand on établit si quelqu'un peut se retrouver sur
la liste, ou les discussions, c'est lors de l'appel d'offres? Je pensais que
c'était quand on déterminait si quelqu'un pouvait se retrouver sur la liste.
Le Président (M. Schneeberger) : Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : Merci.
Non, aux fins de précisions, en fait, c'est vraiment... la liste est établie
pareil comme pour l'autre. C'est juste que, quand on est dans un mode où, plus
tard, on va faire un appel basé, avec un système, d'un contrat qui va être...
qui va être octroyé sous un mode d'une évaluation globale avec discussions et
négociations, on veut... on peut limiter le nombre d'entreprises qu'on va... à
qui on va demander de soumettre des propositions dans le cadre de ce
processus-là, où là on va discuter avec elles. Et souvent les processus
prévoient un remboursement des coûts également, donc, d'où la nécessité aussi
de venir restreindre un peu, là, le nombre d'entreprises.
Mme Setlakwe : ...je viens de
tout comprendre. J'ai tout mis ça ensemble, là, puis je comprends. Non, je
comprends. Le contrat va être attribué, mais il va y avoir... C'est ça, les
discussions puis les négociations, ce n'est pas à l'étape de... c'est à l'étape
de l'octroi du contrat. Puis oui, la question du remboursement, c'est ça, c'est
que, pour attirer des soumissionnaires, des fois, très sérieux, ils vont
investir beaucoup de temps. Il y a des discussions et des négociations avec des
potentiels soumissionnaires, minimum de trois. Et on peut... ça se voit de plus
en plus, je pense, cette possibilité de leur rembourser les coûts. Parce que
là, si on ne prévoit pas, la municipalité va rembourser les coûts, mais il n'y
a personne qui va...
• (19 h 10) •
Mme Laforest : Non, non, puis
on n'aura pas de soumissionnaires, encore une fois.
Mme Setlakwe : On ne perdra
pas notre temps avec ça. OK. Je comprends.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Ça va?
Mme Setlakwe : Ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui. Parfait. Alors, est-ce que l'article 26 de la... édicté est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Est-ce que vous souhaitez continuer ou on arrête ça, là?
Mme Laforest : Non, moi, je
proposerais de suspendre. Je suis sûre que mes collègues sont d'accord.
Qu'est-ce que vous en pensez, rendus à cette heure-là, avant de commencer
l'autre bloc?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, il n'y a pas de problème.
Alors, compte tenu de l'heure, la
commission ajourne ses travaux sine die. Je vous souhaite à tous une belle
soirée.
(Fin de la séance à 19 h 11)