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(Treize heures quarante-cinq minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon après-midi, bon après-midi à tous. Ayant le quorum, je déclare la séance de
l'aménagement du territoire ouverte.
Alors nous sommes réunis cet après-midi
afin de procéder à l'étude du volet Régions des crédits budgétaires du
portefeuille Affaires municipales et Habitation pour l'exercice financier 2026-2027.
Alors, une enveloppe d'une heure est allouée à nos échanges.
Est-ce qu'il y a des remplaçants, M. le
secrétaire?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Émond (Richelieu) remplace M. Caron (Portneuf); Mme Guillemette
(Roberval) remplace M. Gagnon (Jonquière); M. Montigny
(René-Lévesque) remplace Mme Grondin (Argenteuil); et M. Grandmont
(Taschereau) remplace Mme Labrie (Sherbrooke).
Régions
Discussion générale
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, comme d'habitude, nous allons procéder à des blocs d'échange. Et
nous débutons avec l'opposition officielle, et je donne la parole à la députée
de Vaudreuil pour 17 min 44 s.
Mme Nichols : Merci
beaucoup. Merci, M. le Président. Bonjour, tout le monde. Bonjour, M. le
ministre. Bonjour à l'équipe qui vous accompagne. Une équipe qu'on connaît
bien, là, qu'on a rencontrée souvent, entre autres, là, aux Affaires
municipales. Donc, je me permets de dire que c'est une équipe, un, agréable à
travailler, parce que, je le dis tout le temps, les projets de loi aux Affaires
municipales, c'est les plus beaux projets de loi qu'on fait. Donc, vous êtes
accompagné d'une belle équipe puis une équipe compétente aussi. Donc, voilà, salutations.
Bien sûr, salutations à mes collègues aussi du côté de... du côté-ci de cette
banquette. Voilà, études... Oui, je ne vous ai pas salué?
Une voix : ...
Mme Nichols : Ah! vous me
saluez à mon tour? Ah! j'apprécie. Merci. Ah! salut. Alors, voilà.
Crédits... crédits des régions. Entre
autres, félicitations pour votre rôle, ministre du Conseil des régions. Bien
sûr, on a quelques questions en lien avec cette nouvelle, je vais dire... une bibitte,
le Conseil des régions, parce que c'est nouveau, on ne connaît pas ça. On n'a
pas non plus de cahier de crédits sur le Conseil des régions, parce que ça
vient... ça vient d'être créé. Donc, pour ceux qui nous écoutent, là, sachez qu'on
n'est pas... on n'a pas des crédits empilés puis on peut difficilement essayer
de comparer... de comparer avec les années... avec les années précédentes.
Donc, M. le ministre, ma première question, comme ministre du Conseil des
régions : Qu'est-ce qu'une région?
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
merci. Merci beaucoup, madame... Bien, M. le Président, c'est à mon tour, merci
beaucoup. J'aimerais prendre un certain moment, là, pour d'abord, bien, vous
saluer tous, chers collègues. Ce sont... Ce sont mes premiers crédits, là, comme
la collègue de Vaudreuil le disait. Donc, peut-être saluer les collègues de la
banquette gouvernementale, le député de Côte-du-Sud, la députée de Roberval,
député de René-Lévesque, la députée de l'Abitibi... députée de...
Une voix : ...
M. Lévesque (Chapleau) : ...Est,
exactement...
Une voix : ...
M. Lévesque (Chapleau) : ...Ouest,
oui, oui, parce que l'Abitibi-Est est de l'autre côté, effectivement, Mme
députée de Vaudreuil, également député de Taschereau, de Chicoutimi, également
député d'Abitibi-Est, exactement.
Les personnes présentes, on faisait
mention, justement, de l'équipe : la directrice de cabinet, Mme Virginie
Proulx. On a également Mme Véronique Mariève Gosselin, conseillère
principale, on a Marielle-Dominique Jobin, directrice des communications, Me
Nicolas Paradis qui m'accompagne, le sous-ministre, M. Guillaume Roy, bureau
du sous-ministre, Mme Katia Petit, sous-ministre adjointe, M. Stéphane
Bouchard, sous-ministre adjoint également, Mme Erika Desjardins-Dufresne,
sous-ministre adjointe, M. Guy Lavallée, sous-ministre adjoint, M. Hugo
Roy, sous-ministre adjoint, M. Pierre Normand, directeur général des
ressources informationnelles, M. Martin Garneau, directeur de la
planification budgétaire, M. Marc-André Complaisance, directeur des
opérations régionales, Mme Isabelle Lemieux, directrice du développement
des territoires, M. Clément Robitaille, également, là, pour... directeur des
mandats stratégiques. Donc, comme je le disais, on ne fait pas ça seul, les
crédits, donc, on fait ça en équipe.
Donc, 17, 17 belles régions au Québec
qui sont bien représentées au Conseil des régions par les adjoints
gouvernementaux régionaux. D'ailleurs, nous en avons cinq à la table cet
après-midi. Donc, un immense privilège de pouvoir présider ce Conseil des
régions, ce Conseil des régions, hein, qui se veut, justement, un lieu d'échange,
mais surtout d'actions, de solutions sur lesquelles nous travaillons, là,
ardemment chaque semaine.
Mme Nichols : Merci.
Merci, M. le <ministre...
M. Lévesque (Chapleau) :
...nous travaillons, là, ardemment chaque semaine.
Mme Nichols :
Merci.
Merci, M. le >ministre. Vous avez parlé de 17 régions. Ça, vous
parlez évidemment, là, des régions... les régions administratives, les... On a
compris que le... la composition du Conseil des régions... Bien, en fait,
parlez-nous donc comment ça a été fait, la composition du Conseil des régions?
Comme vous dites, il y a 17 régions, qui sont des régions administratives,
vous avez parlé qu'il y a cinq membres ici. Mais comment vous avez sélectionné,
entre autres, là, la composition du conseil?
• (13 h 50) •
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, les nominations, comme vous le savez, là, je ne vous apprendrai rien cet
après-midi, ce sont des nominations qui relèvent de la compétence de la
première ministre, autant le... au Conseil des ministres qu'au Conseil des
régions.
Mme Nichols : Puis
est-ce qu'il y a des... un mandat particulier qui a été donné, entre autres,
aux ministres du Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : Absolument,
absolument. Donc, évidemment, président du Conseil des régions, à... Et on
travaille avec le Conseil des régions pour trouver ces solutions-là, les enjeux
qui habitent nos régions, pour rapidement obtenir des gains, des résultats concrets
pour... pour nos régions. On le sait, souvent, les régions nous demandaient
d'être plus près de la table des décisions, puis c'est ce qu'on a fait. Donc,
c'est un message clair qu'on envoie en créant ce conseil-là puis en nommant
aussi un ministre délégué aux régions pour... pour ces dernières qui avaient...
qui avaient cette demande-là, historique, là, de pouvoir... de pouvoir, dans le
fond, influencer les décisions, de poursuivre dans cette... dans cette
influence.
Mme Nichols : Mais c'est
quoi, le mandat que vous avez reçu? Est-ce que vous avez reçu... Un, est-ce que
vous avez reçu un mandat écrit pour... en lien avec le Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, il n'y a pas de mandat d'écrit en lien avec le Conseil des régions. C'est
un mandat très clair pour obtenir, là, des solutions en lien avec les
différents... les différents collègues qui siègent à cette... à cette table-là
et à ce conseil-là.
Mme Nichols : ...comprend
que, vous, comme ministre, on vous a donné les grandes lignes, de façon verbale
sur qu'est-ce que devait être le Conseil des ministres... le Conseil des
régions, pardon.
M. Lévesque (Chapleau) : Effectivement,
effectivement. Puis c'est un... c'est un travail d'équipe, dans le sens qu'on
est à l'écoute du terrain, on est à l'écoute de nos partenaires régionaux. Et
c'est... donc, c'est de présider ce conseil-là et de nous assurer, là, de la
bonne... la bonne marche de nos travaux, mais surtout au bénéfice de... au
bénéfice de nos régions. Puis ça l'envoi un signal de l'importance de nos
régions, de partout au Québec, là.
Mme Nichols : Rappelez-moi
donc, là, les membres ont été sélectionnés comment, les membres du Conseil des
régions? Parce que, vous avez dit, il y en a cinq ici, là, mais il y a plus de
députés, à la CAQ, qui viennent des régions que le... évidemment, là, les cinq,
mais les autres aussi.
M. Lévesque (Chapleau) : Les
nominations se font par... par la première ministre.
Mme Nichols : Donc,
c'est la première ministre qui décide qui fait partie du Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : Oui.
Mme Nichols : Parfait.
Bien, j'ai vu... j'ai vu sur les réseaux sociaux, là, vous avez déjà... vous
avez déjà eu une ou deux rencontres, je pense, du Conseil des régions.
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, plusieurs. Nous en avons eu... Nous en avons eu déjà trois, rencontres du
Conseil des régions. D'ailleurs, 48 heures après ma nomination à titre...
à titre de ministre délégué aux Régions, on a décidé de former le conseil, le
Conseil des régions. Le jeudi matin même, on lançait... on lançait le Conseil
des régions, on avait notre première rencontre avec les collègues. Puis la
première décision, d'ailleurs, du Conseil des régions...
Mme Nichols : Ah! on va
y arriver, on va y arriver.
M. Lévesque (Chapleau) : OK,
mais... Parfait.
Mme Nichols : Bien oui, on
va y arriver, on va y arriver. Où se tiennent... Où se tiennent les rencontres
du Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : Il
y en a qui se tiennent en présentiel au... à l'édifice Honoré-Mercier, et
l'autre qui se tiennent en Teams.
Mme Nichols : OK. Donc,
sur les... Combien vous avez eu de rencontres, là, à ce jour?
M. Lévesque (Chapleau) :
Trois.
Mme Nichols : Trois
rencontres, donc une présentielle, deux virtuelles?
M. Lévesque (Chapleau) : Deux
présentielles, une virtuelle.
Mme Nichols : Deux
présentielles, une virtuelle. Parfait. Puis donc... Donc, c'est dans les... Ça
se passe ici, là, dans les salles à l'Assemblée nationale, ou dans des
bâtiments... Est-ce que ça se fait, entre autres... Parce que ça relève du
ministère des Affaires municipales, là, ce que je comprends, là. Parce que
c'est important de dire qu'il n'y a pas de portefeuille associé au Conseil des
régions.
M. Lévesque (Chapleau) : Effectivement.
Mme Nichols : Parfait.
Donc, les salles sont prêtées ou sont dans des locaux, entre autres, au... Est-ce
que c'est au ministère des Affaires municipales?
M. Lévesque (Chapleau) : Il
n'y a pas... pas de salle au Conseil des régions, aux Affaires municipales.
Une voix : ...
M. Lévesque (Chapleau) :
...exécutif, exact.
Mme Nichols : OK. Parfait.
Parfait. C'est quoi, la différence entre... Parce qu'on avait... Tu sais, il y
avait quand même... Ça existait, là, des ministres... un ministre régional. Là,
on a maintenant le Conseil des régions avec un ministre du Conseil des régions.
Quelle est la différence entre le ministre régional puis le ministre du Conseil
des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, c'est une nouvelle façon d'aborder l'approche régionale dans le sens que
c'est un effet multiplicateur. Donc, évidemment, il y a un ministre par région,
qui reste investi et très intéressé dans la bonne marche des enjeux et
également des <projets qu'il a dans...
M. Lévesque (Chapleau) :
...
investi et très intéressé dans la bonne marche des enjeux et également des >projets
qu'il a dans sa propre région. Il y a également les adjoints gouvernementaux
qui sont... qui travaillent et qui sont dévoués et dédiés aux régions. Et il reste
également le caucus régional, qui est consulté et qui travaille en
collaboration avec les adjoints gouvernementaux, avec le ministre régional et
également le ministre délégué aux Régions. Donc, c'est un effet multiplicateur,
et le tout en collaboration avec... avec les partenaires régionaux.
Donc, les différents... les différentes
pistes de solutions, les différents résultats qu'on veut atteindre, ça se fait
en partenariat avec l'ensemble des acteurs des régions, autant économiques,
communautaires, politiques, les élus municipaux, qui sont d'ailleurs en contact
avec les adjoints gouvernementaux régionaux, les caucus régionaux et les
ministres dans chacune des régions. Donc, un effet multiplicateur pour nos
régions.
Mme Nichols : À ce que
j'ai compris, là, c'est qu'il n'y a pas de... Parce que vous avez mentionné
«ministre régional», là, mais il n'y a pas de ministre régional.
M. Lévesque (Chapleau) : Un
ministre... qui sont dans leur région. Donc, il y a un ministre par région, qui
reste tout de même intéressé et investi dans sa région...
Mme Nichols : OK, mais il
n'a pas de titre... il ne porte pas le titre de ministre régional, là?
M. Lévesque (Chapleau) : Ah!
non, non, effectivement, effectivement. Non, mais il parle pour sa région.
Mme Nichols : OK. À part
Montréal et à part Québec, qui gardent leurs ministres pour les représenter.
M. Lévesque (Chapleau) : Exact.
Exactement.
Mme Nichols : Le
reste... Le reste, c'est des membres du caucus qui sont assignés à des... à des
régions qui font partie du conseil?
M. Lévesque (Chapleau) :
Oui, exactement, dans le sens que ce sont des membres des caucus régionaux de
chacune des régions qui font partie du Conseil des régions, exactement. Il y a
aussi les conseillers régionaux qui continuent à travailler en collaboration
étroite avec... avec les adjoints gouvernementaux régionaux et qui... qui
travaillent aussi en synergie dans le sens qu'ils ont des rencontres, eux
aussi, chaque semaine pour partager les bonnes pratiques, partager les
solutions de chacune des régions, un peu comme on le fait, évidemment, là, au
Conseil des régions, avec les collègues, avec les collègues députés.
Mme Nichols : Et vous,
c'est quoi, votre rôle, M. le ministre? Vous, j'imagine, vous présidez le
Conseil des régions, mais c'est quoi, votre rôle?
M. Lévesque (Chapleau) :
Oui, oui, je le préside, mais également, moi, j'ai un rôle, évidemment, de lien
avec le Conseil des ministres pour nous assurer que les pistes de solutions qui
sont mises de l'avant et les résultats qu'on veut atteindre, bien, je fais les
suivis, évidemment, auprès de... auprès des collègues sectoriels qui,
évidemment, sont intéressés par la réussite de leurs propres régions, parce
qu'ils siègent, évidemment, au Conseil des ministres, mais ils sont aussi des
députés dans leurs propres régions. Et donc les suivis, c'est...
Mme Nichols : Oui, bien,
ce n'est pas tous des ministres. On va décortiquer ça un peu, là, parce que...
parce que c'est plus complexe que ça, là. Et on est quand même... Tu sais, je
comprends, là, qu'il y a 17 régions qui sont représentées, mais, dans les
17 régions, on n'a quand même pas tout le monde... ou chaque député a ses
réalités territoriales, là. Ça fait que c'est pour ça que je vous demandais
c'est quoi, votre rôle, comment... Puis on pourra rentrer dans des exemples,
j'ai des exemples, plus tard, où je vous... On verra comment... comment
décortiquer tout ça, là. Mais comment...
M. Lévesque (Chapleau) : Sur
ce point-là, pour chacun des adjoints gouvernementaux régionaux, évidemment...
doivent consulter leur caucus... leur caucus régional et les partenaires
régionaux pour, justement, en venir avec des pistes de solutions, des enjeux
concrets puis...
Mme Nichols : Mais,
avant d'arriver à la piste de solution, la problématique est portée comment?
M. Lévesque (Chapleau) : Par
le terrain, par le terrain, par l'écoute que les adjoints gouvernementaux ont
auprès de leurs... auprès de leurs partenaires.
Mme Nichols : Oui, mais
vous, vous êtes le ministre des pistes de solutions, là. C'est-à-dire que,
quand vous êtes au Conseil des régions, là, on ne vous amène pas les solutions,
là.
M. Lévesque (Chapleau) : Absolument.
Les collègues... Les collègues nous partagent les solutions qu'on partage
directement avec les ministres sectoriels qui sont invités à l'occasion dans
nos rencontres. Et déjà il y a des... il y a des changements, dans les
portefeuilles sectoriels, qui sont en préparation avec les ministres
sectoriels. Donc, c'est... on est en marche. Donc, il y aura des annonces
incessamment. Évidemment, on ne peut pas les divulguer tout de suite parce
qu'on veut... on veut pouvoir les faire en temps et lieu, mais on travaille
déjà avec les collègues.
Mme Nichols : Bon, bien,
si c'est si avancé que ça, donnez-nous donc un exemple, là, puis je ne vous
demande pas un exemple d'une annonce, là, mais donnez-nous donc un exemple.
Honnêtement, je ne la comprends pas, la bibitte, là. Puis, tu sais, je ne
comprends pas... Je ne la comprends pas, je m'excuse, oui, je ne la comprends
pas, je ne la comprends pas, la bibitte, là. Je me dis : Ça fait huit ans
que le gouvernement est là...
Puis je vais vous dire, honnêtement, vous
le savez, on travaille en collégialité. Même souvent, moi, ma région, j'allais
voir la ministre de la Région pour exposer ma problématique, elle l'amenait, tu
sais, on travaillait ensemble. Là, maintenant, tu sais, sachant que vous êtes le
ministre de l'ensemble des régions, je me dis : Eh boy! comment on va
faire pour... Comment vous allez faire pour privilégier telle ou telle région?
Puis, tu sais, ce n'est pas vrai qu'on arrive tout avec des pistes de solution.
Souvent, on arrive avec la problématique puis on travaille en groupes, on
travaille avec le ministre régional, on travaille avec le ministre des Affaires
municipales, on travaille le... pour la trouver, là, la solution. Ça fait que
donnez-moi donc un exemple de dossier que vous avez...
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
d'abord, on a travaillé par thématiques. On a eu... On a identifié ensemble,
les collègues, plusieurs thématiques sectorielles qui nous... qui nous tenaient
à cœur. D'ailleurs, une des thématiques, c'est l'immigration. Donc, un ministre
sectoriel, par exemple, le ministre de l'Immigration... sur lesquels les
collègues avaient des pistes de solutions à proposer. Et donc on a eu
l'occasion de faire cette rencontre-là et de <proposer ces pistes de...
M. Lévesque (Chapleau) :
... proposer. Et donc on a eu l'occasion de faire cette rencontre-là et de >proposer
ces pistes de... cette solution-là et...
Mme Nichols : OK. Un
sujet que vous avez traité, là.
M. Lévesque (Chapleau) : Il
y avait des enjeux, il y avait des enjeux communs en lien avec l'immigration,
notamment la dévitalisation des régions, et de la démographie en région, puis
le maintien des personnes immigrantes dans certaines des régions. Donc, on a
élaboré certaines pistes de solution tous ensemble pour... à présenter aux
collègues sectoriels, le ministre de l'Immigration, et il est en ce moment à
travailler sur ce plan-là pour, justement, tenir en compte des solutions qui
ont été apportées par le Conseil des régions. Donc, ça ne se veut pas comme...
• (14 heures) •
Mme Nichols : Les
collègues sectoriels... Je m'excuse de vous interrompre...
M. Lévesque (Chapleau) :
Les ministres sectoriels.
Mme Nichols : ...mais
les collègues sectoriels, là...
M. Lévesque (Chapleau) :
Ce sont des ministres sectoriels.
Mme Nichols : Vous
parlez des ministres, mettons, Affaires municipales, ministre de l'Immigration,
ministre de la Francisation...
M. Lévesque (Chapleau) : Vous
avez tout compris, exactement. Chacun a son secteur, chacun a sa compétence...
Le Président (M. Schneeberger) : ...excusez-moi,
mais veuillez ne pas vous interpeler en même temps, là. Essayez... Parce que,
sinon, vous allez vous adresser à moi tout le temps, puis je trouve ça plate
parce que je sais bien que vous avez la face retournée alors que vous parlez.
Ça, je suis correct. Mais ne pas vous interpeler en même temps, s'il vous
plaît.
M. Lévesque (Chapleau) :
D'accord. Merci.
Mme Nichols : Merci, M.
le Président, du rappel. On ne sait même plus à qui donner la parole, là. On
était sur les ministres... le sectoriel, là. Ça fait que, dans le fond, vous
faites référence... Quand vous dites : On amène ça au sectoriel, vous
l'amenez au ministre responsable de tel ou tel dossier?
M. Lévesque (Chapleau) : Exactement.
Mme Nichols : OK.
Parfait. Est-ce qu'il a un budget de fonctionnement, le Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : Non,
il n'a pas de budget de fonctionnement.
Mme Nichols : De budget?
M. Lévesque (Chapleau) :
Non, c'est les... c'est les collègues. Et moi, je préside la table pour le
Conseil des régions.
Mme Nichols : Donc, il
n'y a aucune dépense, là, qui est admise ou qui est autorisée, là? Si vous
faites une rencontre du Conseil des régions pendant l'heure du souper, par
exemple, ou s'il n'y a pas de salle, puis il faudrait louer une salle, ou si...
Il n'y a aucune... aucun... aucune somme qui est allouée ou qui est envisagée
pour le Conseil des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour
le moment, rien n'a été envisagé en ce sens-là ni denier dépensé.
Mme Nichols : OK.
Parfait. Vous avez parlé, entre autres, des premières réunions puis des
premiers sujets qui avaient été traités, là. On était dans les exemples, avant
que le président nous interrompe, on était dans les exemples. Je vous taquine, M.
le Président. Mais on était dans les exemples. Pouvez-vous nous dire... nous...
nous dire comment ça fonctionne? Avez-vous un ordre du jour? Est-ce que les
gens doivent envoyer d'avance leurs sujets? Est-ce que... Est-ce que vous
prenez... Puis là c'est moi qui donne les exemples, finalement, là. Prenez-vous
un article du journal puis dire : Bon, bien, ça, on va traiter de ça
aujourd'hui, ça va être à l'ordre du jour? Ça fait que, est-ce que vous faites
un ordre du jour avant votre rencontre? Est-ce que... Comment ça fonctionne,
s'il y a des points à mettre à l'ordre du jour? Puis je vais être honnête, là,
je trouve ça... Moi, ça m'intéresse. Est-ce que nous autres, on peut en mettre
des points à l'ordre du jour? Parce que, quand il y avait des ministres, un
ministre régional, bien, je trouve que c'était égal pour l'ensemble des élus à
l'Assemblée nationale. Maintenant, tu sais, c'est... c'est très différent,
disons.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui,
bien d'abord, tu sais, vous pouvez continuer à parler aux différents ministres
sectoriels, là, dans le sens qu'ils sont encore disponibles pour vous, là,
évidemment. Puis je suis certain aussi que les adjoints gouvernementaux
régionaux, ça va leur faire plaisir d'écouter tous les... toutes les parties
prenantes de chacune des régions. Puis évidemment chacun des députés fait
partie de chacune de ces régions-là et ont à cœur leur région.
Pour la question au niveau de l'ordre du jour,
oui, on travaille avec un ordre du jour, on travaille avec des thématiques. Et
justement il y a la nécessité de conseiller... en fait, de consulter, pardon,
le caucus régional de chacun... de chacun des collègues qui sont adjoints
gouvernementaux régionaux. Et donc ils travaillent en amont sur ces
thématiques-là et proposent...
Mme Nichols : ...est-ce
qu'il y a des procès-verbaux...
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
en terminant... Ce n'est pas «terminant», il ne reste plus de secondes. En
terminant, c'est cinq secondes.
Mme Nichols : Ah! bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, le temps est écoulé. Nous allons maintenant du côté de la deuxième
opposition, et j'entends le député de Taschereau pour
11 min 49 s.
M. Grandmont : Merci, M.
le Président. Félicitations, M. le ministre! Content de pouvoir échanger avec
vous pour vos premiers crédits. Salutations à toute l'équipe, là, qui vous
accompagne, évidemment. Salutations au président, à la banquette
gouvernementale, à mes collègues des oppositions, à leurs équipes et à la
technique, qui rendent le tout possible.
M. le ministre, donc, je poursuivrais.
Donc, vous avez les ordres du jour?
M. Lévesque (Chapleau) :
Les ordres du jour...
M. Grandmont : Est-ce
que vous faites des procès-verbaux de vos rencontres?
M. Lévesque (Chapleau) : Non,
pas de procès-verbaux.
M. Grandmont : Pas de
procès-verbal? Pour quelle raison?
M. Lévesque (Chapleau) :
Écoutez, parce qu'on fait des résumés de rencontre pour pouvoir les envoyer aux
différents ministres sectoriels avec les solutions. En fait, c'est des pistes
de solution qu'on leur envoie suite à certaines rencontres.
M. Grandmont : Donc,
vous avez des résumés?
M. Lévesque (Chapleau) : On
a des pistes de solutions qu'on envoie aux ministres sectoriels pour qu'ils les
prennent en considération dans l'élaboration de leurs politiques publiques en
lien avec les régions. Évidemment, ça, ça va être lié à des annonces, donc on
ne peut pas... Ça reste des conversations privilégiées.
M. Grandmont : D'accord.
Je vois.
M. Lévesque (Chapleau) :
Vous voyez, c'est comme un conseil des <ministres...
>
<
M. Lévesque (Chapleau) :
...ça
reste des conversations privilégiées.
M. Grandmont :
D'accord.
Je vois.
M. Lévesque (Chapleau) :
Vous
voyez? C'est comme un conseil des >ministres.
M. Grandmont : Oui. J'aimerais
vous questionner. On... J'ai eu des crédits avec la ministre de l'Environnement
hier sur la transition énergétique, il y a eu une question qui a été posée par
un collègue aujourd'hui aussi, pendant la période de questions, concernant les
gaz de schiste. Je comprends que le... Je comprends un peu mieux, là,
maintenant, là, les objectifs poursuivis par le Conseil des régions puis
vous-même dans vos fonctions. Je me... Je comprends aussi qu'on essaie d'être
bien connectés avec les régions.
M. Lévesque (Chapleau) : Toujours.
M. Grandmont : Est-ce que,
selon vous, il y a une... il y a une ouverture plus grande dans les régions, qu'on
n'avait pas avant, une acceptabilité sociale plus forte, donc, à l'exploitation
des gaz de schiste?
M. Lévesque (Chapleau) : Je
laisserais ma collègue à l'Environnement, vu que c'est la collègue sectorielle,
répondre à cette question-là.
M. Grandmont : Oui, oui. Non,
évidemment, évidemment.
M. Lévesque (Chapleau) : On
respecte les champs de compétence sectorielle de chacun des collègues, bien qu'on
a... on propose des pistes de solution à ces derniers et ces dernières.
M. Grandmont : Mais c'est
exactement... c'est au champ de compétence spécifique que vous avez entre les
mains que je fais... auquel je fais appel. Vous êtes connecté, donc, avec les
régions, vous êtes connecté avec les populations des régions. Est-ce que, dans
les régions, on vous parle : S'il vous plaît, faites de l'exploitation des
gaz de schiste?
M. Lévesque (Chapleau) : Au Conseil
des régions, tout peut être discuté. Et évidemment chacune des régions apporte
sa couleur, sa saveur, parce qu'on le sait que c'est le pouls, le pouls du
Québec. Et les collègues ont le loisir de présenter leurs... leurs éléments, et
ensuite on transmet et on échange avec les ministres sectoriels.
M. Grandmont : Donc, avec...
M. Lévesque (Chapleau) : Puis
on n'a pas eu de discussion à ce sujet-là...
M. Grandmont : Vous n'avez
pas eu de discussion. Donc, personne ne vous a interpelé...
M. Lévesque (Chapleau) : Sur
les gaz de schiste.
M. Grandmont : ...ou n'a
ramené ça au Conseil des ministres pour... au Conseil des régions pour l'instant.
M. Lévesque (Chapleau) : À
cet effet-là, non.
M. Grandmont : Parfait. Merci.
On a mis ça au clair.
Vous savez... on va s'y croiser sûrement,
en fait, il y a les assises de l'UMQ juste l'autre bord de René-Lévesque, ici.
Vous avez peut-être eu la...
M. Lévesque (Chapleau) : J'y
vais tout à l'heure.
M. Grandmont : Vous y allez
tantôt. Moi, j'y vais demain matin.
M. Lévesque (Chapleau) : Bon!
C'est bien.
M. Grandmont : Vous avez
peut-être eu la chance de prendre connaissance du rapport qui a été déposé
aussi, là, qui était de Nicolas Marceau et Monique Jérôme-Forget. Vous savez
sans doute, là, que le déficit de maintien d'actifs pour les infrastructures d'eau
et de voirie atteint environ 50 milliards de dollars, puis ça devrait
doubler d'ici 2036 si on poursuit sur la même courbe. Comment vous recevez ce
rapport-là?
Des voix : ...
M. Lévesque (Chapleau) : Je laisserais
peut-être mon sous-ministre adjoint...
M. Grandmont : Bien, j'aimerais
ça que vous répondiez, vous, comment vous recevez ce rapport-là, d'un point de
vue politique.
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
évidemment, on va... on va prendre le temps de l'analyser, de bien le saisir,
mais ça soulève l'importance, évidemment, là, des acteurs municipaux en lien
avec ces éléments-là.
M. Grandmont : Bien, je vous
suggère d'en avoir pris connaissance avant d'aller les voir tantôt, cet
après-midi, parce qu'ils vont sûrement vous en parler.
M. Lévesque (Chapleau) : Avec
plaisir.
M. Grandmont : Vous... Le
déficit de maintien d'actifs, donc, 50 milliards de dollars en 2026,
ça va augmenter. Vous savez, les villes au Québec sont responsables de
60 % des infrastructures mais reçoivent 7,7 % des recettes fiscales.
Est-ce que vous trouvez que c'est une répartition qui est correcte?
M. Lévesque (Chapleau) : Je
vous inviterais à poser la question aux collègues sectoriels, là, que ça relève
du MAMH.
M. Grandmont : D'accord. Les
municipalités, dans le dernier PQI, ont reçu seulement 5 % d'augmentation
de leur enveloppe, alors que, dans l'éducation, on a eu une augmentation de
185 %, le routier, de 106 %, santé et services sociaux, de 77 %,
enseignement supérieur, de 66 %. Les municipalités reçoivent moins. Est-ce
que vous allez vous faire défenseur des municipalités pour obtenir plus dans un
PQI?
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
la première ministre a annoncé, ce matin, là, qu'il allait y avoir une grande
réflexion à cet effet-là, et je pense que mon collègue aura l'occasion d'en
parler davantage demain, justement aux assises.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. On va aller sur l'itinérance. Est-ce qu'on vous en parle, de cet
enjeu-là? J'ai cru comprendre que oui tantôt.
M. Lévesque (Chapleau) : L'itinérance,
oui. C'est un... Effectivement, nous... nous avons... Les gens nous en parlent,
oui.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. Vous savez qu'à l'UMQ il y a un comité qui est présidé par le maire
de Québec qui se pose ou qui réfléchit puis qui veut porter des actions
spécifiques sur la question de l'itinérance au Québec. Avez-vous eu la chance
de rencontrer ou avez-vous l'intention de rencontrer les représentants de ce
comité qui porte spécifiquement sur la question de l'itinérance?
M. Lévesque (Chapleau) : Une
des thématiques, là, au Conseil des régions va être et va traiter de l'itinérance.
Évidemment, partout au Québec, on le sait que c'est un enjeu croissant,
particulièrement aussi, là, à Gatineau. Je... On a des enjeux importants, là,
qui... dans ma région, en Outaouais. Donc, effectivement, là, c'est... c'est
une préoccupation qu'on porte, là, au Conseil des régions, puis qu'on travaille
avec le collègue sectoriel également.
M. Grandmont : Vous savez que
le nombre de personnes en situation d'itinérance a augmenté de façon
spectaculaire un peu partout au Québec. Je pense que tout le monde le sait, le
voit. Le dernier dénombrement était quand même assez éloquent <là-dessus...
M. Grandmont :
...dernier
dénombrement était quand même assez éloquent >là-dessus. Puis on parle
tout le temps, évidemment, juste d'itinérance visible. Hein, M. le ministre, on
parle d'itinérance visible. Ça veut dire qu'il y a un paquet de personnes aussi
qui ne sont pas comptées lors des dénombrements. Mais les augmentations sont
effarantes : on parle de 50 % d'augmentation au Saguenay—Lac-Saint-Jean,
20 %, Capitale-Nationale, Mauricie—Centre-du-Québec, 27 %, Abitibi-Témiscamingue,
presque 120 % d'augmentation dans le dernier dénombrement, 60 % à
Laval, dans les Laurentides, 73... presque 74 %, Montérégie, 30 %. Le
total, tout, là, c'est 20 %, mais, quand même, il y a des régions où ça a
augmenté de façon importante.
Quelles actions vous comptez faire,
prendre, pour s'assurer que, finalement, il y a des interventions rapides,
efficaces qui se fassent là où ça compte ou là où ça augmente le plus?
• (14 h 10) •
M. Lévesque (Chapleau) : D'abord,
il y a eu un rehaussement, là, de cette enveloppe-là de la part de la première
ministre puis du ministre sectoriel à cet effet-là. Et justement une des
thématiques importantes qui s'en vient au Conseil des régions, c'est
l'itinérance en région. Et évidemment les pistes de solution sont en
préparation, les propositions régionales également, et le ministre est très
ouvert, là, à ce qu'on va proposer.
M. Grandmont : J'y étais, là,
à la...
M. Lévesque (Chapleau) : 21
millions sur trois ans. C'est ce qu'on m'a dit.
M. Grandmont : Oui,
21 millions sur trois ans. Vous avez...
M. Lévesque (Chapleau) : Et ça
reste sectoriel aussi, donc ça reste la responsabilité du ministre.
M. Grandmont : Oui, oui, tout
à fait. Mais vous savez quelles sont les régions qui sont visées par cette
annonce-là?
M. Lévesque (Chapleau) : Bien
oui.
M. Grandmont : Oui?
M. Lévesque (Chapleau) :
Québec, Montréal et l'Outaouais. Et évidemment, subséquemment, il y aura
d'autres annonces régionales. D'ailleurs, le ministre l'a annoncé.
M. Grandmont : Il y a des
annonces qui sont à venir ailleurs?
M. Lévesque (Chapleau) : C'est
ce que le ministre a annoncé.
M. Grandmont : C'est ce que
le ministre a annoncé. Je l'espère, parce qu'évidemment on ne veut pas nier que
les problèmes sont très grands à Québec, Montréal et l'Outaouais, évidemment,
région que vous représentez, d'ailleurs, mais il y a des besoins ailleurs qui
sont vraiment très importants.
Au niveau d'insécurité alimentaire, il y a
six régions qui sont au-dessus de la moyenne québécoise, qui est... pour le
taux d'insécurité alimentaire. Au Québec, l'insécurité alimentaire est à peu
près de 20 %, là, donc une personne sur cinq qui vit de l'insécurité
alimentaire. Là où c'est plus élevé, c'est Laval, à 26 %, Lanaudière,
26 %, Montréal, 22 %, Chaudière-Appalaches presque 22 %, et
Montérégie, 21 %. En date de décembre 2025, c'est près d'une personne sur
six sur la Côte-Nord qui souffre d'insécurité alimentaire. C'est
particulièrement préoccupant. Puis, en l'espace de cinq ans, le nombre de
personnes touchées a pratiquement doublé. C'est encore plus alarmant parce que
c'est une hausse qui concerne davantage les cas d'insécurité alimentaire sévère
que les niveaux légers ou modérés. Comment vous voyez cet enjeu-là, de votre
perspective de ministre responsable des régions?
M. Lévesque (Chapleau) : J'irais
plus largement, là. En fait, tous les enjeux des régions nous préoccupent, là,
et évidemment l'insécurité alimentaire, l'itinérance dont vous faites mention.
Puis c'est pour ça qu'on a le Conseil des régions, également, pour... pour
entendre le terrain, pour s'assurer de ne pas appliquer des mesures mur à mur
ou travailler en vase clos, mais bien de partager les bonnes pratiques. Donc,
l'ensemble de ces enjeux-là sont discutés et sont discutables au Conseil des
régions pour justement avoir l'optique région, avoir l'optique de chacune de
ces dernières, et chacune de leurs priorités dans chacun de ces dossiers-là,
puis apporter cette voix-là au ministre qui est en charge du secteur.
M. Grandmont : Je sais que
vous allez peut-être me référer encore une fois au responsable sectoriel, là,
au ministre sectoriel puis, a priori, le MAMH, là, mais vous savez comment sont
financées les villes au Québec, principalement.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui.
M. Grandmont : Pouvez-vous me
le dire?
M. Lévesque (Chapleau) : Du
financement des villes?
M. Grandmont : Oui, oui.
M. Lévesque (Chapleau) : Bien
oui, c'est le gouvernement du Québec.
M. Grandmont : Bien, en fait,
non. La plus grande part de financement vient de l'impôt foncier.
M. Lévesque (Chapleau) : Ah
oui! Les taxes, oui, puis il y a un transfert de financement. C'est ça. Les
taxes foncières puis le transfert... gouvernementaux.
M. Grandmont : Exactement.
C'est probablement la deuxième source. Il y a des villes qui sont... qui se
financent majoritairement, là... en fait, la plupart des villes se financent...
En fait, toutes les villes se financent majoritairement avec l'impôt foncier.
L'impôt foncier, c'est donc la principale
source de financement des municipalités. Ça a ses avantages, ça a ses
inconvénients. Parmi les inconvénients, c'est que ça... ça incite beaucoup à
l'étalement urbain. Donc, on va essayer de développer dans des secteurs qui
sont plus faciles à développer pour que les promoteurs puissent amener
rapidement des nouvelles sommes.
Puis évidemment, quand on maintient les
taxes relativement basses, bien, on est obligés de continuer à développer plus
tard. Le problème de ça, c'est que ça fait des infrastructures qui sont très
étalées, avec très peu de payeurs de taxes par kilomètre d'infrastructures :
aqueducs, égouts. Est-ce que vous avez une réflexion, vous, comme ministre
responsable des régions, pour trouver une façon à la fois de lutter contre
l'étalement urbain, qui est une source importante de menace à la biodiversité,
nos milieux humides, nos forêts, nos terres agricoles, puis, de l'autre côté,
trouver des moyens pour donner davantage de moyens financiers aux
municipalités?
M. Lévesque (Chapleau) : Évidemment,
ça relève du MAMH, mais, si jamais... peut-être, le sous-ministre aimerait...
Oui. Je <passerais...
M. Lévesque (Chapleau) :
...mais,
si jamais... peut-être, le sous-ministre aimerait... Oui. Je >passerais
peut-être la parole au sous-ministre à cet effet-là.
M. Grandmont : Oui, oui.
Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, il ne reste pas beaucoup de temps, 40 secondes, alors faites ça
vite.
M. Paradis (Nicolas) : Oui.
Nicolas Paradis, sous-ministre des Affaires municipales et de l'Habitation. Effectivement,
il y a plusieurs moyens qui sont donnés aux municipalités pour financer leurs besoins,
que ce soit en termes de PQI pour les infrastructures et en termes de
transferts financiers globaux qui leur sont transmis.
Pour la question de l'étalement urbain,
bien entendu, il y a les orientations gouvernementales qui orientent la nature
du développement, qui permettent de tenir compte de l'ensemble des enjeux,
notamment en matière d'habitation, mais aussi en termes d'infrastructures et de
capacité des municipalités. Les nouvelles orientations gouvernementales ont été
édictées en 2024 et elles devront être intégrées dans les schémas d'aménagement
d'ici 2027.
M. Grandmont : Alors, voilà.
J'espère, M. le ministre, vous avoir comme allié pour essayer de faire une
réforme du système de la fiscalité municipale. Je pense que c'est un enjeu
important qui aidera tous vos collègues.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Merci beaucoup. Nous allons du côté du député de la... de la ville... je veux
dire, de Chicoutimi, pardon. C'est de la ville, mais c'est Chicoutimi.
Mme Laflamme : Ce n'est plus une
ville, c'est Saguenay maintenant.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
pour 3 min 52 s.
Mme Laflamme : Merci, M. le
Président. Alors, d'entrée de jeu, je veux quand même nommer encore le
caractère inusité de ce qu'on vit en ce moment, c'est-à-dire qu'on fait la
reddition de comptes d'un organisme qui n'a pas de budget, pas de cahier de
crédits, pas d'existence propre non plus à l'heure actuelle dans notre
législation.
Cela dit, M. le ministre délégué, bonjour.
Ça me fait plaisir d'être là. Bonjour à tous les collègues. Bonjour à vous en
avant. J'imagine que vous êtes occupé dans vos nouvelles fonctions, ça, c'est
clair. Alors, écoutez, vous n'avez pas aimé mon expression «la table des
enfants», je le sais bien. Cependant, je dois... je dois vous dire que je sens
que je ne suis même pas à la table des enfants puisque je ne fais pas partie du
caucus régional. Vous comprendrez mon intérêt à faire quand même entendre les
revendications et doléances de mon... de mon patelin de Chicoutimi.
Alors, voici, je vais dans le vif du sujet.
Alors, au début de la semaine, votre collègue le ministre des Services sociaux
nous a mentionné, aux régions, d'être patientes. Ce matin, on apprenait que les
négociations pour les ressources intermédiaires étaient au ralenti, que des
établissements, même, pourraient peut-être fermer dans les régions parce qu'ils
ont une santé financière qui est fragile. On a aussi appris que le Forestier en
chef attend toujours les directives du gouvernement, hein, pour avoir son
calcul de... pour pouvoir faire son calcul de possibilités financières. C'est
trois dossiers régionaux, trois dossiers importants, trois dossiers où la CAQ
traîne. Je trouvais ça important de vous le dire.
Mais j'aimerais savoir, donc, quel est
votre plan de match pour faire mieux en quatre semaines que votre gouvernement
en huit ans, parce que les régions ne peuvent plus attendre, là.
M. Lévesque (Chapleau) : Merci.
Bien, d'abord, pour revenir sur l'expression que vous avez utilisée en Chambre,
effectivement, c'était surtout pour les collègues que je trouvais ça... je
trouvais ça dommage et déplorable, l'expression que vous avez utilisée, surtout
que ce sont des députés qui sont engagés, qui sont dévoués, qui travaillent
fort pour leur région, qui sont ancrés et qu'ils ont à coeur, à coeur leurs
concitoyens et leur région. Et c'est vraiment une force de frappe, une force
d'influence qu'ils ont au sein de... au sein du gouvernement. Puis c'est ce que
les régions demandaient, honnêtement, c'est ce qu'elles voulaient. Elles voulaient
cette voix forte, et c'est ce qu'on a... ce qu'on a proposé.
Et, pour votre rôle, vous êtes également
une partenaire régionale dans le sens que vous êtes en mesure d'échanger avec
votre adjointe gouvernementale régionale, qui est la députée... qui est la
députée de Roberval. Puis, évidemment, la porte est encore ouverte à ce
niveau-là. Puis c'est... Vous avez dit que c'était un organisme, le Conseil des
régions. Ce n'est pas un organisme. C'est comme un conseil des ministres. C'est...
Ce sont les adjoints gouvernementaux régionaux qui se réunissent, qui trouvent
des solutions.
Évidemment, les différents dossiers que
vous avez mentionnés, ce sont des dossiers qui ont la sensibilité des adjoints
gouvernementaux régionaux et également du Conseil des régions. Ce sont des
dossiers qui sont travaillés également par les conseillers régionaux. Vous
pouvez d'ailleurs leur parler, échanger avec eux, votre conseiller régional
également. Je suis certain que vous avez un contact avec cette personne-là.
Sinon, je vous invite à prendre contact, et la députée de Roberval va se faire
un immense plaisir, qui est à cette table, de vous accompagner dans cet
effet-là.
Mme Laflamme : Mais, concrètement,
M. le ministre, là, je viens de vous nommer trois dossiers. Alors, j'aimerais
savoir le cheminement du dossier, maintenant que je l'ai nommé. Je les ai
nommés. Comment ça se passe?
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
absolument. Donc, vous pouvez... vous avez encore... vous avez... Vous
connaissez votre conseiller régional?
Mme Laflamme : Bien, c'est
nommé, mes dossiers, là. Ici, on les connaît, maintenant, mes dossiers. Alors,
qu'est-ce que vous allez faire?
M. Lévesque (Chapleau) : Exact.
Est-ce que vous... Mais la question, c'est : Est-ce que vous connaissez
votre conseiller régional, qui travaille en partenariat avec l'adjointe
gouvernementale régionale?
Mme Laflamme : Oui. Mais il
n'y a pas de problème. Mais moi, je veux savoir : Vous faites quoi, là,
avec mes dossiers? Je vous l'ai nommé, j'ai trois préoccupations pour ma région.
M. Lévesque (Chapleau) : Exactement.
Mme Laflamme : Je fais quoi?
M. Lévesque (Chapleau) : Exactement.
Donc, vous connaissez votre conseiller régional. Est-ce que vous lui avez
parlé?
Mme Laflamme : Donc, je dois retourner
auprès du conseiller régional et lui dire : Voici...
M. Lévesque (Chapleau) : Et
votre adjointe gouvernementale régionale, qui elle...
Mme Laflamme : D'accord.
M. Lévesque (Chapleau) : ...également
et évidemment, elle est attentionnée et elle veut que les dossiers fonctionnent
très bien pour sa région.
Mme Laflamme : Donc, pour
finir, comment...
M. Lévesque (Chapleau) : Et
on a les mêmes préoccupations, me dit-elle, me souffle-t-elle.
Mme Laflamme : Pour finir,
comment ce n'est pas un filtre supplémentaire, donc, ce qu'on vit?
M. Lévesque (Chapleau) : Au
contraire, c'est un... c'est un... c'est un amplificateur. On est... On
multiplie les forces pour les partenariats avec les régions et avec les <collègues...
M. Lévesque (Chapleau) :
...les
forces pour... pour les partenariats avec les régions et avec les >collègues.
Mme Laflamme : Je vous
remercie.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. C'est déjà terminé, malheureusement. Nous nous déplaçons de l'autre
côté, toujours dans le nord de la province, avec le député d'Abitibi-Est pour 1 min
17 s, alors soyez bref.
• (14 h 20) •
M. Dufour : 1 min 17 s.
M. le ministre, c'est sûr et certain que, vous connaissant, vous avez de
grandes volontés. Par contre... Puis je ne suis pas sûr que je vais avoir le
temps de vous poser de questions officiellement, là. Il reste par là que moi,
je ne comprends pas, premièrement, qu'est-ce que fait Québec et Montréal dans
ce groupe-là. De un, ils ont déjà leurs propres représentants, et, même à
l'intérieur du groupe, au niveau des régions ressources particulièrement, on a
des enjeux totalement différents du couloir du Saint-Laurent. Quand on parle
des enjeux de navettage, des redevances minières, des forêts, de la situation
de nos établissements de santé, je peux comprendre la volonté que vous avez
avec tous les gens qui sont autour de cette table-là présentement. Par contre,
malgré tout le bon vouloir, avec le peu de temps aussi que vous avez
actuellement, tout ça... puis je ne suis pas contre de faire des modifications
de structure, sauf que je pense que ça vient beaucoup trop tard dans
l'échiquier gouvernemental et que la structure aussi n'est pas simplement très
bonne jusqu'à présent pour les régions ressources encore une fois.
Donc, je comprends la volonté que vous
avez de faire des belles choses avec les gens qui sont autour de la table, mais
je regardais hier juste dans un des... un des éléments de crédits budgétaires,
de discussion, puis il y avait un mélange total des fonctions au niveau des
différents ministres qui étaient là.
Le Président (M. Schneeberger) : Député
d'Abitibi, c'est déjà tout le temps qu'on avait. Alors, désolé.
M. Dufour : Oui. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Nous
retournons du côté de l'opposition officielle, avec la députée de Vaudreuil,
pour 17 min 44 s.
Mme Nichols : Oui. Merci, M.
le Président. Je reviens... oui, je reviens à la fin de mon premier bloc, là.
On avait parlé d'ordre du jour, de procès-verbal, là. Mon collègue de Taschereau
l'a posée, la question. Donc, je comprends qu'il n'y a pas de procès-verbaux,
suite à vos rencontres, qui sont... qui sont émis, rédigés.
M. Lévesque (Chapleau) : ...des
pistes de solution pour... pour le ministre, qu'on a établies durant... durant
la rencontre. Donc, le ministre sectoriel, s'il a été invité, bien, reçoit ça.
Puis il y a des belles pistes de solution qu'il peut mettre en application
rapidement au sein de ses politiques publiques, au sein de son ministère.
Mme Nichols : Donc, chaque
ministre concerné va recevoir un document avec...
M. Lévesque (Chapleau) : Des
solutions.
Mme Nichols : ...des pistes
de solution suite à votre rencontre. Ça fait que j'imagine qu'il va y avoir un
exposé de la problématique puis les pistes de solution qui vont être envoyées à
chacun des ministres.
M. Lévesque (Chapleau) : Pas nécessairement
exposer la... la problématique. C'est souvent des politiques publiques ou des
éléments qui sont... qui sont à l'intérieur du ministère. Puis les collègues
ont consulté, évidemment, leurs caucus régionaux, ont échangé avec leurs
partenaires régionaux, puis ça remonte, évidemment, avec les adjoints
gouvernementaux, au Conseil des régions.
Mme Nichols : Mais les pistes
de solution, là, je comprends que vous les apportez, là, mais est-ce que...
est-ce que les pistes de solution — puis là je regarde la belle
équipe que vous avez autour de vous, là — est-ce que les pistes de
solution vont être documentées? C'est-à-dire... Parce que moi, j'en ai, des
solutions, là. Ils coûtent...
M. Lévesque (Chapleau) : On
est... On est preneurs. On est...
Mme Nichols : Non, non, mais
ils coûtent cher, les solutions, là. Ça fait qu'on ne peut pas juste émettre
une piste de solution.
Moi, là, chez nous, j'aimerais ça, qu'on...
M. Lévesque (Chapleau) : Non,
dans le cadre... dans le cadre financier actuel, il faut que ça reste dans le
cadre financier actuel. On rassure le ministre des Finances.
Mme Nichols : Bien, c'est ça.
Mais c'est pour ça que je me dis : Vos pistes de solution, vous les
encadrez comment? Vous les mettez sur papier, mais je trouve tellement que ça
fait un peu... puis je pèse mes mots depuis le début, là, tu sais. Mais je
trouve tellement que c'est... c'est un nuage, là. Tu sais, c'est... c'est...
M. Lévesque (Chapleau) : Il y
aura des... Non. Il y aura des...
Mme Nichols : C'est des... On
dirait que c'est des rencontres pour faire plaisir aux régions, mais que ça va
être des pistes de solution qui... tu sais, pas encadrées. Parce que moi, j'en
ai, des pistes de solution sur plein de sortes de dossiers, là. Je vais vous
les envoyer.
M. Lévesque (Chapleau) : On
est preneurs.
Mme Nichols : Mais, je veux
dire, tu sais, vous le savez, là, on est des élus, on est sur le terrain, on
représente les gens. Mais souvent, quand on rencontre, je vais dire... je vais
donner un exemple, un fonctionnaire qui va... un sous-ministre qui va venir
nous dire : Bien non, mais ça, c'est parce que ça ne se fait pas, ça, tu
es... tu ne connais pas le... tel règlement ou telle loi, puis là, tu sais, il
faut venir encadrer ça, ça fait que la piste de solution, elle va être... elle
va être différente.
Ça fait que c'est là où je me dis... Tu
sais, c'est trop facile de dire : On fait une rencontre. Puis, en plus,
vous aviez parlé de deux rencontres par semaine, puis là je pense que vous êtes
rendu...
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, c'était... c'est censé être au...
Mme Nichols : Vous avez dit :
On ne va pas souffrir du syndrome de la réunionite aiguë, mais finalement vous
avez décidé d'en faire une par semaine. Ça fait que... Ça fait que, là, il va y
en avoir, des pistes de solution.
M. Lévesque (Chapleau) : Absolument.
Il y en a beaucoup, de pistes de solution. Et elles sont soumises au ministre.
Puis justement, lors des annonces, il y aura un volet, du moins, on l'espère,
au niveau du Conseil des régions, et ce que ça a apporté dans le changement de
la politique publique. Parce que tout n'a pas nécessairement un coût.
Évidemment, le tout est analysé à la lorgnette de ce que... de ce que vous
présentez, là, et pour que ce soit applicable au sein des... des ministères
sectoriels. Puis ça nous permet de faire cheminer ces dossiers-là. Mais...
Mais, lorsque... lorsque le ministre sectoriel va <faire...
M. Lévesque (Chapleau) :
...de
faire cheminer ces dossiers-là. Mais... Mais, lorsque... lorsque le ministre
sectoriel va >faire ses annonces de changements, bien, on va... il y
aura mention, évidemment, du conseil régional... du Conseil des régions sur les
solutions qu'on a... qu'on a présentées, que les collègues ont présentées.
Mme Nichols : Ça fait que ce
que je comprends, là, les pistes de solution... les pistes de solution peuvent
être de tout genre, peuvent être, à la limite, loufoques, mais c'est des pistes
de solution qui vont être déposées après au ministre, puis là ça va être du... travail
du ministre de lire les pistes de solution, puis, après ça, d'aller voir son
ministère, puis de dire : Cette piste de solution-là, est-ce qu'elle est
viable? Pas viable? Comment on peut la rendre viable? Donc, on... votre Conseil
des régions, là, va... Puis là je ne dis pas que vous n'avez pas des bonnes
idées, là, c'est... ce n'est pas ça que je dis, là, ne présumez pas de rien, mais
vous allez... vous jetez ça dans la cour du ministre, puis ça va être juste
plus...
M. Lévesque (Chapleau) : Oui.
Non, non. Il y a... Il y a quand même des suivis qui sont faits. Puis ça
s'achemine actuellement dans les ministères. Puis il y a une volonté de ces
ministres-là également. Parce qu'ils ne sont pas désincarnés des régions, ces
derniers, dans le sens qu'ils habitent dans leur région, ils sont députés dans
leur région. Ça fait que ce qu'on leur propose, ça résonne chez eux aussi, là.
Donc...
Mme Nichols : Non, mais mon
point, ce n'est pas ça.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui,
puis ça...
Mme Nichols : Je m'excuse...
M. Lévesque (Chapleau) :
Excusez.
Mme Nichols : Je m'excuse, M.
le Président, là, mais, mon point, ce n'est pas ça. Mon point, c'est que la
piste de solution que vous soumettez, elle n'est pas légalement encadrée, elle
n'est pas sur des bases... Tu sais, si tu as une discussion, après une heure...
Ça dure combien de temps vos...
M. Lévesque (Chapleau) : Une
heure.
Mme Nichols : Bon, bien, après
une heure, on émet des pistes de solution, là. Ça fait que c'est difficile
quand même d'aller vérifier le point de vue légal, point de vue...
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, c'est au préalable. C'est au préalable qu'on a... Dans le fond, les
députés arrivent avec déjà les solutions à soumettre, à présenter, à échanger,
à partager.
Mme Nichols : Oh my God!
M. Lévesque (Chapleau) : Ça
permet d'orienter les politiques puis ça permet, dans chacun des ministères
aussi, d'avoir l'angle région, d'avoir le réflexe région lorsqu'on établit soit
un programme, une politique publique ou autre.
Mme Nichols : Puis c'est
quoi, l'obligation de résultat? Est-ce qu'il y a une obligation de résultat au
bout de ça? Est-ce qu'il y a une obligation...
M. Lévesque (Chapleau) : Il y
a assurément une obligation de moyens, comme vous le connaissez, en droit. Mais
évidemment on vise à atteindre ces résultats et... et ces solutions-là
rapidement. Lorsqu'il y aura les annonces, on aura... on aura ces résultats-là
puis on pourra juger l'arbre à ses fruits.
Mme Nichols : Oui. Est-ce que...
puis on va y aller a contrario, là, est-ce que le Conseil des régions est
consulté quand le ministre prend une décision?
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, il y a la possibilité d'avoir des avis. Effectivement, c'est arrivé
récemment, il y a le ministre qui était en préparation d'un projet et a demandé
l'avis au Conseil des régions, et on a modifié notre agenda. On a fait... On a
demandé aux collègues, les caucus régionaux, les adjoints gouvernementaux
régionaux, les partenaires dans les régions pour avoir l'avis du Conseil des
régions. Donc, vraiment, les régions sont écoutées, et on écoute le terrain.
Mme Nichols : Dans le mandat
verbal non écrit, là, verbal que vous avez, ça ne devrait pas être une... un
réflexe de consulter les régions, à part, là, peut-être Montréal, Québec, là,
mais de... des ministres, dès qu'ils font un projet de loi ou dès qu'ils vont
de l'avant avec une annonce de, justement, consulter les régions? Il me semble,
ça devrait aller dans les deux sens.
M. Lévesque (Chapleau) : C'est...
C'est notre volonté et c'est assurément la volonté de la première ministre, qui
d'ailleurs a eu la brillante idée de... en fait, de lancer ce Conseil des
régions là, d'avoir un ministre délégué aux Régions. Et c'est cette volonté-là,
de toujours avoir le réflexe région, la pensée pour nos régions puis comment on
peut appliquer les politiques publiques et les programmes de façon non mur à mur,
mais de façon spécifique, selon les spécificités des régions de chacune d'elles.
Mme Nichols : Puis vous, M.
le ministre, là, comment vous allez arbitrer les décisions pour favoriser une
région comparativement à une autre? Parce que, veux veux pas, il y a des
régions qui vont être en compétition, là. Moi, je peux vous en parler, là. Mais
vous allez faire comment pour favoriser une région à une autre?
Je vous donne un exemple, par exemple, là...
bien, je vous donne un exemple, par exemple... on l'a vu, entre autres, là,
avec le dossier du tramway, le tramway de Gatineau, une partie du financement
qui a été redirigée vers d'autres projets ailleurs au Québec.
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, on ne favorise pas personne, là. C'est vraiment... on travaille sur des
enjeux communs, sur des solutions communes pour chacune des régions, ça... pour
les différentes préoccupations. Ce n'est pas nous qui fait... ce n'est pas moi,
en fait, qui fait l'arbitrage final, là, dans le sens que les ministres
sectoriels ne sont pas dépourvus de leurs pouvoirs dans leur... dans leur champ
de compétence, là.
Mme Nichols : Bien, vous le
savez comme moi, là, vous... ça ne fait pas... vous n'êtes pas si nouveau que
ça en politique, là, vous le savez comme moi, que, tu sais, chaque région a des...
des enjeux, des projets. On tire sur la couverte, on donne un petit coup de
coude parce qu'on le veut chez nous plus... plutôt qu'ailleurs, là. Vous allez
arbitrer ça comment?
M. Lévesque (Chapleau) : Ce
n'est pas... En fait, ce n'est pas des listes d'épicerie, là, qu'on vient...
qu'on vient échanger, là, au Conseil des régions, là, avec chacun des projets.
Mme Nichols : C'est des pistes
de solutions, presque la même affaire, là.
M. Lévesque (Chapleau) : On
n'arrive pas avec nos 15, 25 projets à compléter dans notre région. Ce
sont des enjeux communs aux régions pour des solutions communes, des partages
de bonnes pratiques. Et évidemment ces projets-là, dont vous faites mention,
restent très importants pour chacun des adjoints gouvernementaux régionaux,
pour les caucus régionaux et pour les conseillers régionaux qui y travaillent
avec les ministres sectoriels, parce qu'ils ne sont pas dépourvus, justement,
comme je le <disais...
M. Lévesque (Chapleau) :
...travaillent
avec les ministres sectoriels, parce qu'ils ne sont pas dépourvus, justement,
comme je le >disais, des pouvoirs en lien avec leur propre secteur et
leurs propres pouvoirs. Donc, ces dossiers-là cheminent, et les ministres
sectoriels gardent ces pouvoirs-là.
Mme Nichols : Est-ce que... Est-ce
que le Conseil des régions va consulter des acteurs régionaux ou des gens
autres que les élus puis des attachés régionaux caquistes?
M. Lévesque (Chapleau) : Absolument.
Mme Nichols : Non, mais vous
me les pointez, là, vous me les pointez. C'est des caquistes que vous me
pointez.
• (14 h 30) •
M. Lévesque (Chapleau) : Et il
le fait, d'ailleurs. Les adjoints gouvernementaux régionaux le font. Ça se veut...
Ça se veut de tous les partenaires des régions, comme je disais, autant
communautaires, autant économiques, les élus, et ça inclut les élus de
l'opposition, ça inclut les élus municipaux. Donc, évidemment, toutes les
bonnes idées et toutes les solutions pour nos belles régions sont les
bienvenues, les vôtres aussi également, madame... M. le Président.
Mme Nichols : Le Conseil des
régions, est-ce que... Parce qu'il y a des dossiers aussi qui sont des dossiers
d'envergure, là, puis, tu sais, c'est... Tu sais, je comprends qu'il y a des
pistes de solutions, puis vous n'avez pas besoin, nécessairement, de les
quantifier parce que je comprends que ce n'est pas de... vous faites une limite...
pas une liste d'épicerie, mais vous émettez des pistes de solution sans qu'ils
soient nécessairement encadrés ou... On comprend qu'il y a de la rigueur, là.
Ça, ça va, là. Mais est-ce que vous traitez quand même des dossiers qui sont
des dossiers d'envergure pour une région ou...
M. Lévesque (Chapleau) : Quand
vous dites «dossiers d'envergure», moi... Lorsqu'on a ces rencontres-là, ce
sont des enjeux d'envergure très importants qui affectent la réalité de chacune
de nos régions. On parle des thématiques en transport, des thématiques en
immigration, en itinérance, en décentralisation, de santé, donc, évidemment, ce
sont des enjeux qui sont prioritaires pour chacune de nos régions.
Maintenant, ça, ce n'est pas la liste
d'épicerie, là. Chacun n'arrive pas avec ses 15, 20 projets, puis là le
ministre des Régions se met à trancher tout ça. On n'est pas du tout dans ça.
On est dans le partage des bonnes pratiques, le partage de solutions communes.
C'est vraiment ça, l'optique qu'on a donnée au Conseil des régions. Puis
d'ailleurs les ministres sectoriels embarquent, sont très intéressés par les
changements qu'on propose dans chaque... dans de nombreuses politiques
publiques. Et ils sont très heureux de pouvoir mettre de l'avant ces
changements-là.
Mme Nichols : C'est ça, mais
je continue à... je continue à penser que c'est... Puis je ne dis pas que vos
explications ne sont pas bonnes, là, je comprends où vous vous en allez, là, mais
c'est quand même une bibitte, là, le Conseil des régions, là. Tu sais, je ne
vois pas les limites, je ne vois pas la... je ne vois pas l'encadrement, je ne
vois pas... Puis je ne dis pas qu'il n'y a pas de bonnes personnes de
référence, là. Ce n'est pas ça que je vous dis. Ils vont travailler avec vous
si vous allez les solliciter. Mais, sinon...
Je vais vous en donner, des exemples, là,
de... Je vais vous donner un exemple concret d'une préoccupation quand je vous
parle, entre autres, de dossiers à envergure. Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil est
libérale, Soulanges est caquiste. Vaudreuil-Soulanges, tout est ensemble,
commissions scolaires, MRC, tout est... tout est ensemble, Vaudreuil-Soulanges.
On a une représentante de la Montérégie-Ouest, qui est la députée d'Iberville.
Je serais vraiment curieuse de savoir... Bien là, si elle nous écoute, elle va
le savoir, là, mais, la députée d'Iberville, là, si je lui parle du
parachèvement de l'autoroute 20, un tronçon de cinq... sept kilomètres,
là, je ne suis pas sûre... tu sais, je ne suis pas sûre qu'elle... je ne suis
pas sûre qu'elle connaît... qu'elle sait l'importance de cet enjeu-là. Mais il
faut que ce soit traité. Tu sais, c'est une région, là : Soulanges est une
région, Vaudreuil est une région, mais qu'on a une partie, là, qui est...
M. Lévesque (Chapleau) : Ce
volet-là...
Mme Nichols : ...qui est dans
la CMM, là.
M. Lévesque (Chapleau) : ...ce
serait la conseillère régionale de la Montérégie qui pourrait vous accompagner.
Évidemment, votre bureau de comté reste en mesure d'être en contact avec...
avec le cabinet de la ministre sectorielle, du ministre sectoriel dans ce
cas-ci, mais le... la conseillère régionale aussi va...
Mme Nichols : Mais, moi, là,
ma question, c'est : Comment le... Comment le Conseil des régions peut
nous aider? Comment le Conseil des régions peut faire avancer le dossier?
M. Lévesque (Chapleau) : Par
les adjoints.
Mme Nichols : Puis là je le
dis, là, vraiment sans méchanceté, là, mais, la députée de Soulanges, ça fait
huit ans qu'elle l'a, ça fait huit ans qu'elle sait, là, qu'on a le problème du
parachèvement de l'autoroute 20. C'est les citoyens de Vaudreuil-Soulanges
qui l'utilisent.
Ma question à vous, M. le ministre, là :
Est-ce que le Conseil des régions va donner... va apporter quelque chose dans
un dossier comme celui-là, comme le dossier du parachèvement de
l'autoroute 20?
M. Lévesque (Chapleau) : En
passant par la conseillère régionale et également avec l'adjoint... les deux
adjoints gouvernementaux régionaux, qui sont en Montérégie, d'ailleurs, et ça
remonte, évidemment, là, auprès des ministres sectoriels, et évidemment peuvent...
les adjoints gouvernementaux régionaux peuvent également en faire mention au
conseil... au Conseil des régions.
Mme Nichols : Et là je vous
le demande, vous êtes le nouveau ministre, là : Ça fait que vous pensez que le Conseil
des régions, qui va émettre, comme ça, des pistes de solution, va être capable
de faire débloquer des dossiers d'envergure de la sorte qui touchent, entre
autres, deux comtés?
M. Lévesque (Chapleau) : Bien,
moi, je pense qu'avec la bonne...
Mme Nichols : Ça fait huit
ans, là.
M. Lévesque (Chapleau) : ...de
la bonne volonté, tout est... tout est possible. Puis je suis certain qu'il y a
de la bonne volonté, mais pas... Je ne vais pas... Je ne vais pas commenter
spécifiquement un dossier parce que ce sont...
Mme Nichols : Bien, c'est moi
qui vous amène là.
M. Lévesque (Chapleau) : ...ce
sont des enjeux plus larges dans le sens qu'on n'est pas là <pour...
>
<17851
M.
Lévesque (Chapleau) : ...ce sont des enjeux plus larges, dans le sens
qu'on n'est pas là pour... >pour faire notre liste d'épicerie de chacun...
de tous nos 15, 20 projets qu'on a. Ce sont des enjeux plus larges et des
changements de politiques publiques, même si, évidemment, on est très sensibles
à ces enjeux-là. Puis les conseillers régionaux peuvent aider, les adjoints
gouvernementaux régionaux également peuvent aider dans cette sorte de dossiers là.
Et les ministres sectoriels, comme je le dis, préservent leurs champs de
compétence.
Mme Nichols : Mais sans... Puis...
M. Lévesque (Chapleau) : Puis c'est
le ministre des Transports dans ce cas-ci, là. Je le comprends, là, que... C'est
ça.
Mme Nichols : Oui. Non, mais
c'est parce que... c'est parce que... Puis c'est un enjeu chez nous, qui est
une région, Vaudreuil-Soulanges, ça fait huit ans que ça... qu'on le met de l'avant.
Ça fait huit ans que je vais aux crédits, aux Transports, proposer les plans.
On est maintenant rendus avec une étude d'opportunité, ça fait qu'on a même eu
de l'aide, et il n'y a toujours rien qui bouge. Ça fait que je me dis :
Bien là, le gouvernement met une nouvelle bibitte en place pour peut-être faire
avancer les dossiers des régions. C'en est un beau. C'est un dossier qui n'est
même pas au PQI. Ça fait que ça aussi, là, c'est un dossier qui n'est pas PQI,
ça fait que ça va être quoi, votre recommandation? De rejeter le parachèvement
de l'autoroute 20, même si c'est dans les régions, parce qu'il n'est pas
au PQI? Puis je donne des exemples, c'est des cas qui vont vous arriver, c'est
certain, là.
M. Lévesque (Chapleau) : Je
comprends, je comprends. Mais ce n'est pas... ce n'est pas comme ça que ça fonctionne,
ce n'est pas... C'est vraiment sur des enjeux communs, sur les grandes
thématiques, sur des politiques publiques...
Mme Nichols : Oui, mais les
régions... Je m'excuse, M. le ministre, mais... Je m'excuse, M. le Président, d'avoir
interrompu aussi, là, mais c'est parce qu'on n'a pas tous les mêmes réalités. Comme
j'ai dit en introduction, la députée d'Iberville, là, je ne suis pas certaine
qu'elle connaît les enjeux de Vaudreuil et de Soulanges. La Montérégie, c'est
grand. Vous l'avez divisée, d'ailleurs, en trois... tu sais, en trois, Est, Centre,
Ouest, là. Donc, c'est grand, ça fait que la connaissance de...
Tu sais, il y a... il y a des enjeux, là. Mon
collègue de Taschereau en a parlé, là, précédemment, là, la fiscalité
municipale. Bien, la fiscalité municipale, ça touche pas mal tout le monde,
mais pas de la même façon. Mais, l'enjeu de fiscalité municipale, tu sais, je
comprends qu'il pourrait y avoir des pistes de solutions, mais, encore là, je
vous invite à aller aux assises, ils ont des... ils ont soumis des belles
pistes de solutions. Ça fait que... Ça fait que, tu sais, l'enjeu qui arrive au
Conseil des régions, je le comprends, mais, tu sais, quelqu'un... quelque chose
qui est au Conseil des régions, je ne vois pas comment on peut le...
M. Lévesque (Chapleau) : C'est
drôle, mais honnêtement il y a beaucoup d'enjeux puis de solutions communes qui
se dégagent suite à nos discussions, puis c'est... puis c'est vraiment
éclairant, puis c'est vraiment éclairant pour les ministres sectoriels, honnêtement,
puis c'est très positif.
Mme Nichols : Je vais vous
donner un autre exemple, là. Puis j'essaie juste de voir comment vous allez
traiter des dossiers, là. Comme je vous dis, je suis plus que sceptique.
M. Lévesque (Chapleau) : C'est
ça, mais ce n'est pas... on ne prend pas un dossier à la fois... puis une liste
d'épicerie, là.
Mme Nichols : Non, mais, à un
moment donné, c'est ça quand même là, c'est... Tu sais, les régions, les
régions, là, c'est... c'est souvent des petits dossiers qui «pop up» ici et là.
M. Lévesque (Chapleau) : Ça, c'est
les conseillers régionaux, en partenariat avec les adjoints gouvernementaux
régionaux, qui font ces suivis-là avec les ministres sectoriels. Puis le
Conseil des régions, évidemment, on est sur les grands enjeux, sur les grandes
politiques publiques, les grands changements avec les ministres sectoriels.
Mme Nichols : Le maire de
Val-d'Or, là, il est sorti récemment puis il disait... Des régions comme de... comme
l'Abitibi-Témiscamingue, qui vivent, elles aussi, des pressions grandissantes
liées à l'itinérance, à la crise du logement, il les met de l'avant, là, les...
oui...
M. Lévesque (Chapleau) : Et ce
sont...
Mme Nichols : Bien, est-ce que...
Est-ce que, justement, le... votre représentante de l'Abitibi-Témiscamingue a
parlé de la sortie du maire de Val-d'Or? Est-ce que les membres du Conseil
rapportent les critiques du terrain? Entre autres... Puis les critiques du
terrain, puis je ne suis pas au gouvernement, là, je suis dans l'opposition, ça
fait que c'est des critiques du terrain contre le gouvernement, est-ce que vous
en traitez, de ça aussi?
M. Lévesque (Chapleau) : En
fait, tous les partenaires régionaux sont consultés, leurs... évidemment, leurs
pistes de solutions et leurs demandes sont prises en considération. Puis
chacune des régions, là, et, bien entendu, chacun des adjoints gouvernementaux
présente ces éléments-là. Vous avez parlé, bon, d'itinérance, ces thématiques-là
sont abordées par les collègues au Conseil des régions.
Mme Nichols : Non, mais elles
sont aussi abordées... C'est des enjeux nationaux, ça fait qu'elles sont aussi
abordées...
M. Lévesque (Chapleau) : Selon
l'angle de chacune des régions, présentées par chacun des adjoints
gouvernementaux régionaux suite à la consultation du caucus régional et de l'ensemble
des partenaires régionaux, incluant les élus de l'opposition, mais également
municipaux, le domaine économique, le domaine communautaire. Tout le monde qui
a des pistes de solutions sur les différents enjeux sont invités à participer,
là. Si on veut... On veut que ça... que les solutions proviennent du terrain
pour pouvoir bien les appliquer et de les appliquer de façon non...
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Merci... déjà dépassé. Alors, nous allons du côté ministériel, et je
laisse la parole à un député gouvernemental, député de Côte-du-Sud.
• (14 h 40) •
M. Rivest : Oui merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, <vous avez...
Le Président (M.
Schneeberger) :
... député de
Côte-du-Sud.
M. Rivest :
Oui
merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, >vous avez 5 min 34 s.
M. Rivest : Merci, M. le
Président. Puis je pense que ça va pouvoir éclairer ma collègue de Vaudreuil, à
qui, d'ailleurs, je propose d'avoir... Je l'apprécie beaucoup, ma collègue de
Vaudreuil, ça me fera plaisir de pouvoir échanger encore plus longuement avec
vous pour la suite des choses et vous dire concrètement qu'est-ce qu'on
réalise. Puis je trouve ça bien, les questions qui sont posées puis de pouvoir,
moi, prendre la parole, étant responsable, dorénavant, du Bas-Saint-Laurent,
une région extraordinaire, que j'affectionne. Je vous donne comme information,
toutefois, que ma circonscription touche deux régions administratives. Donc, ce
travail-là, également, de collégialité avec ma collègue de Lotbinière
me permet aussi de pouvoir démontrer comment il y a des enjeux qui sont
communs.
Mais, d'entrée de jeu, j'aimerais, M. le
Président, dire merci aux équipes. Parce que, moi, depuis le début de cette
nomination-là, que je prends avec beaucoup de fierté... Et je dois vous dire
également que je ne me sens pas du tout comme un enfant, mais plutôt comme un
adulte bien en selle qui va pouvoir parler, comme l'ensemble des collègues de
l'Assemblée nationale, de ses régions propres et de pouvoir en parler avec
fierté. Parce que nous avons de nombreuses réussites dans le bilan de notre
gouvernement, mais nous avons aussi plusieurs enjeux que nous mettons sur la
table et qu'on souhaite effectivement avoir des résultats qui seront tangibles
et qui vont permettre de... permettre aux sceptiques d'être confondus.
Mais j'aimerais parler de vos équipes,
parce que, vous savez, dans les trois dernières semaines, je ne sais pas à quel
moment exactement, mais, si nous avons eu trois rencontres dès le début... Je
pense que ça fait trois semaines que nous avons mis sur pied le Conseil des
régions puis je ne suis pas certain d'avoir eu une seule journée où je n'ai pas
parlé à une personne qui nous accompagne, ici, afin de définir les priorités
qui sont propres à notre territoire, à s'assurer que nous puissions faire des
gains tangibles pour notre population puis nos citoyens, parce qu'à la base on
travaille pour eux.
Et, pour clarifier peut-être quelque
chose, nous ne travaillons pas à faire des gains, mais aussi l'autoroute 20
chez nous, dans le Bas-Saint-Laurent, c'est un défi qui date depuis des
décennies, et nous ne sommes pas là pour cette liste d'épicerie là, mais bien
pour des enjeux qui vont toucher, exemple, la forêt, qui vont toucher
l'ensemble des besoins qu'on a. Le transport collectif est, je pense, quelque
chose qui réunit le travail de... du Conseil des régions actuellement, et de
voir dans quel angle et de quelle façon on peut développer un réflexe région.
Puis je pense que, si on a quelque chose à retenir, c'est cet élément-là de
réflexe qui touche ce que vous appelez nos collègues sectoriels, mais qui leur
permet d'avoir cette idée-là et d'avoir quelqu'un comme vous, motivé,
dynamique, M. le ministre, et de vous dire que vous êtes là au Conseil des
ministres. Pour une fois, nous avons les régions à la table des ministres, à
chaque rencontre, d'avoir cet élément-là, de porter notre voix. Et je dois vous
dire que je me sens extraordinairement motivé de porter ce rôle-là.
Et je veux aussi donner à notre collègue
de Vaudreuil quelques informations qui traitent de notre présence terrain. Au
lendemain de ma nomination, je prenais le téléphone, j'ai parlé à ma collègue
de Rimouski, j'ai parlé à mon collègue de Matane, je leur ai offert mon
ouverture pour se dire : Vous connaissez vos enjeux... Vous savez, le
Bas-Saint-Laurent, c'est immense, il y a des enjeux tout à fait différents dans
l'ensemble des secteurs. Et j'habite moi-même le Kamouraska, qui est la porte
d'entrée du Bas-Saint-Laurent. Mais vous savez comme moi que ça va être des
défis immenses de représenter l'ensemble des régions, exemple, juste dans la
région du Bas-Saint-Laurent, mais je vais le faire avec brio. Et j'en suis déjà
à mes troisièmes discussions avec les élus du Bas-Saint-Laurent et les gens qui
représentent, exemple, la TREMBSL du Bas-Saint-Laurent. Donc, on prend ça à
cœur, M. le Président, et on veut s'assurer que cette responsabilité-là,
maintenant, qui est unique, qu'on met sur pied, que nous allons construire
cette... ce travail collectif là. Bien, je pense que c'est tout à notre honneur
de mettre au cœur de nos décisions le regard régions.
Au lendemain de nos nominations, nous
étions aussi à Rivière-du-Loup, en caucus présessionnel, avant de débuter la
session. J'ai eu le grand bonheur de recevoir notre première ministre dans une
entreprise exceptionnelle dans le Kamouraska, Alstom. Ça a été un moment
privilégié, d'abord pour les travailleurs de cette usine importante chez nous,
qui a, ceci étant dit, le vent dans les voiles, une entreprise que nous avons
supportée, justement, pour permettre à des régions du Québec de se développer
au niveau économique et d'assurer aussi une fierté locale. Parce qu'une
entreprise comme ça, ce n'est pas rien. Au lendemain, ne sachant pas que nous
allions être en caucus présessionnel, vous êtes venu avec moi, M. le ministre,
rencontrer l'ensemble des élus du Kamouraska lors d'un déjeuner, avant même
notre caucus. Un, je vous en remercie, parce que ça a été un <moment
qui...
M. Rivest :
...
déjeuner, avant même notre caucus. Un, je vous en remercie, parce que ça a été
un >moment qui donne... qui témoigne de cette importance-là qu'on
souhaite donner, à l'écoute de nos régions et de pouvoir prioriser une liste
d'actions sur lesquelles nous sommes très bien partis...
Le Président (M. Schneeberger) : En
terminant, oui.
M. Rivest : En terminant,
déjà?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. Rivest : Je n'ai même pas
posé de question à M. le ministre, M. le Président!
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
bon, bien là vous serez plus concret la prochaine fois, parce que, là, il n'y a
plus de temps.
M. Rivest : Ah! OK. Vous êtes
pas mal gentil. Bien, j'aimerais vous dire...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
fait que, sur ce...
M. Rivest : ...cette
fierté-là que j'ai de représenter une région du Québec.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, cela met déjà fin aux périodes d'échanges au niveau du volet Régions
des crédits budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Habitation.
Adoption des crédits
Alors, avant de conclure, j'ai besoin du
vote sur le programme 4, intitulé Développement des régions et des
territoires. Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté
sur division. Alors, le... bien, c'est adopté quand même.
Alors, compte tenu de l'heure, la
commission ajourne ses travaux à mardi le 26 mai, 9 h 30, où
elle entreprendra l'étude du volet Habitation des crédits budgétaires du portefeuille
Affaires municipales et Habitation.
Merci beaucoup, bonne fin de semaine, bon
retour à la maison.
(Fin de la séance à 14 h 46)