Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 3rd Session
(début : May 5, 2026)
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Wednesday, May 27, 2026
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Vol. 49 N° 4
Étude des crédits budgétaires du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, volet Métropole
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Rotiroti, Filomena
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Rouleau, Chantal
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Zaga Mendez, Alejandra
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Rouleau, Chantal
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Zaga Mendez, Alejandra
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Schneeberger, Sébastien
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Gentilcore, Catherine
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Rotiroti, Filomena
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Rouleau, Chantal
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Rotiroti, Filomena
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Schneeberger, Sébastien
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Rivest, Mathieu
14 h 30 (version révisée)
(Quinze heures trois minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon après-midi à tous. Ayant le quorum, je déclare la séance de l'aménagement du...
de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
Alors, nous procédons, cet après-midi, à l'étude
au niveau des crédits budgétaires, l'étude du volet Métropole, des crédits
budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Habitation, pour l'exercice
financier 2026‑2027. Une enveloppe de 1 h 15 min a été allouée à
ces discussions au niveau des crédits <budgétaires...
>
15 h (version révisée)
<
Le Président (M. Schneeberger) :
...Affaires municipales et Habitation, pour l'exercice financier
2026‑2027.
Une enveloppe de 1 h 15 min est allouée à ces discussions au
niveau des crédits >budgétaires. Est-ce qu'il y a des remplacements, Mme
la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Caron (Portneuf) est remplacé par M. Sainte-Croix
(Gaspé); M. Ciccone (Marquette) est remplacé par MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger); et Mme Labrie
(Sherbrooke) est remplacée par Mme Zaga Mendez (Verdun).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, j'aurais besoin du consentement de la table pour poursuivre de
quelques minutes, au-delà de l'heure prévue, étant donné qu'il est déjà presque
15 h 05. Consentement? Parfait.
Métropole
Discussion générale
Alors, comme vous le savez, nous débutons
avec des blocs d'échange, et je vais donner la parole à la députée de Jeanne-Mance—Viger,
pour un temps alloué de 22 min 19 s.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, bon après-midi, chers collègues, Mme la ministre, ainsi que
les gens de votre cabinet qui vous accompagnent aujourd'hui, les membres du
côté gouvernemental et mes collègues des oppositions officielles... l'opposition,
je veux dire, les oppositions. Évidemment, les études des crédits, c'est un
exercice qui est extrêmement important, c'est au moment où est-ce qu'on peut
échanger, un moment privilégié, je vous dirais, parce qu'on peut échanger avec
la ministre responsable des... leurs dossiers respectifs.
Alors, évidemment, la métropole, je n'ai
pas à expliquer à Mme la ministre, vu qu'on est nous-mêmes des députées de la
région métropolitaine, et on est quasiment des voisins, alors... Mais on sait
que Montréal fait face à plusieurs défis, des défis que... s'accentuent depuis
des dernières années. On a juste à voir... Tout à l'heure, avant de venir, on
avait la mairesse de Montréal, avec les membres de l'exécutif, qui parlait de l'itinérance.
On a juste à se promener un petit peu partout, entre autres, tu sais, oui, il y
a la rue Notre-Dame, mais c'est rendu que, même dans mon comté, on a eu un cas
au niveau de l'itinérance qui fait en sorte que ça commence à être une
situation préoccupante.
Je sais que la ministre travaille en
étroite collaboration avec les intervenants. Je sais qu'elle a une sensibilité
pour ce sujet-là. Par contre, on voit que ça va au-delà de l'argent, parce que
l'argent, oui, mais on entend beaucoup que les ressources sont de moins en
moins là, que nos organismes communautaires... Et ça tombe bien, Mme la
ministre, parce que vous êtes aussi responsable de Solidarité sociale. Puis
vous l'entendez autant qu'on peut l'entendre, nous, partout, tous les députés,
dans tous... dans tous les comtés, il y a un manque de ressources, il y a un
manque de ressources. Et on fait face à un gouvernement qui est très
centralisateur, qui est interventionniste, qui ne permet pas cette flexibilité
ou cette agilité auprès de nos organismes communautaires. Et je sais que la
ministre partage... partage mon sentiment, quand je dis que c'est des
partenaires clés pour nous, sur le terrain. Sans ces partenaires-là, nous,
comme députés, ce serait beaucoup plus compliqué à faire notre travail.
Une fois, je dis ça, j'ai fait un long
préambule pour mettre un petit peu le contexte, mais j'aurais envie de poser la
question à la ministre : Pensez-vous, Mme la ministre, qu'après huit ans
de votre gouvernement, que Montréal se porte mieux?
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme la ministre.
Mme Rouleau : Bien, merci
beaucoup, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger. Effectivement, nous sommes
voisines sur le territoire, dans l'est de Montréal.
Avant toute chose, je veux saluer l'équipe
qui est avec moi, le sous-ministre adjoint à la Métropole, au secrétariat de la
métropole, toute l'équipe qui est ici, de vaillants jeunes hommes qui sont
totalement dévoués à la métropole. Ma directrice de cabinet, bien sûr, puis
conseillère politique à la Métropole, et puis mes collègues au gouvernement, le
ministre de... pas le ministre, mais le député, Côte-du-Sud, le député d'Abitibi-Ouest,
député de Gaspé et député de... on dit de Jonquière ou de... oui, de Jonquière.
Voilà.
Est-ce que ça va bien à Montréal? De
manière générale, ça va bien à Montréal. Montréal, notre métropole, cœur du
Québec, est passée à travers des moments très, très difficiles au cours des
dernières années. Il y a eu la pandémie, vous vous en rappelez sans doute, où
il y a eu une dévitalisation complète, le centre-ville s'est vidé. Il y a eu
des enjeux reconnus, par exemple, dans Montréal-Nord, qui a été l'épicentre de
la pandémie, ce qui nous a amenés à porter une attention gouvernementale encore
plus forte <dans ce secteur...
Mme Rouleau :
...reconnus,
par exemple, dans Montréal-Nord, qui a été l'épicentre de la pandémie, ce qui
nous a amenés à porter une attention gouvernementale encore plus forte >dans
ce secteur. Évidemment, le coût de la vie, la hausse des loyers, l'immigration
massive à Montréal, l'immigration arrive à Montréal, 80 % des gens restent
à Montréal, ça a eu un gros impact sur le logement. Et le coût de la vie, le
coût d'épicerie, la hausse du coût des logements, justement, a fait que plus de
gens se sont retrouvés, fort, fort malheureusement, là, en situation difficile
et d'itinérance. Puis, oui, on voit, sur la rue Notre-Dame, par exemple, ce qui
se passe à l'heure actuelle.
Tous les partenaires sont d'accord pour
dire qu'il faut travailler ensemble, on a... Ce n'est pas une solution. Ce
n'est pas le gouvernement, ce n'est pas la ville de Montréal, ce n'est pas tel
organisme qui a la solution. C'est de travailler ensemble pour trouver ces
solutions.
• (15 h 10) •
Alors, on est très impliqués. Je suis
très, très impliquée auprès de... auprès de la ville de Montréal, par exemple,
dans le cadre du groupe, le groupe... le GTI, le Groupe d'intervention tactique
en itinérance, avec la mairesse, nouvelle mairesse, qui a mis en place ce
groupe, avec mon collègue, le ministre des Services sociaux, pour appliquer des
solutions. Et, encore là, il y a plusieurs personnes autour de cette table-là,
des gens qui sont immensément impliqués, avec lesquels on discute régulièrement
pour mettre en place des solutions. Puis il y a une question, sans doute, une
question d'argent, pas seulement, il y a une question de logement, pas
seulement. Il faut aussi accompagner les gens vers le logement pour qu'ils
demeurent en logement.
Parce qu'on se retrouve aussi, puis la ville
de Montréal, la métropole, est au cœur de ça, on se retrouve avec des enjeux de...
disons, le profil des personnes a changé depuis un certain nombre d'années, à
cause de tout ce que je viens de vous dire, là, la pandémie, le coût de la vie,
etc. Donc, le profil a changé. On fait face à plus d'enjeux de santé mentale,
plus d'enjeux de toxicomanie, des drogues qui n'existaient pas il y a quelques
années, qui existent aujourd'hui et qui ont un impact dévastateur. Alors...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Rotiroti : Bien, oui,
effectivement, le profil des personnes ont changé énormément, et évidemment ça
s'est accentué après la pandémie. Ça, c'est une évidence même, je vous
l'accorde. Vous, comme responsable... Puis, tu sais, je ne remets pas en doute,
Mme la ministre, votre volonté de... Vous êtes partout, vous essayez d'être
partout. Moi, je vous vois plus comme une ministre où... autour de la table du
Conseil des ministres, vous coordonnez certaines actions pour vous assurer que
Montréal reçoit sa juste part. Et j'aimerais ça...
Parce que, tu sais, dans les autres
ministères, on a des tableaux de bord, hein? Vous avez instauré des tableaux
bord qui fait en sorte que nous, on est capables, comme parlementaires, de
suivre la progression ou pas de certaines mesures ou... qui est quand même assez,
parce qu'on a fait l'exercice dans les cahiers de... qui est assez compliqué à
faire pour la métropole, parce qu'il n'y a pas ce tableau de bord là, ça fait
qu'on n'a pas nécessairement cette comparaison-là. Et on voit aussi que
certaines questions, si je ne dis pas la majorité des questions, bien, on se
fait référer à le ministère concerné. Alors, c'est difficile de savoir c'est
quoi, l'enveloppe que Montréal reçoit.
Alors, je ne sais pas, vous, comme
ministre de la Métropole, est-ce que vous vous donnez cette obligation-là, oui,
de vous assurer, évidemment, dans... que ce soit l'itinérance, que ce soit dans
la toxicomanie, la prévention, que Montréal a sa juste part. Mais est-ce que
vous, vous comptabilisez... Avez-vous ce tableau de bord interne, que vous avez
à l'interne, pour mesurer si... non seulement les actions qui sont entrepris,
mais que l'argent va à la bonne place, que l'argent est bien dépensé?
Mme Rouleau : Bien, vous l'avez
dit, oui, c'est vrai, je suis partout. J'essaie d'aller partout. Et, partout...
au Québec et partout à Montréal. Alors, j'essaie d'être chez nous aussi un
petit peu...
Mme
Rotiroti
:
...
Mme Rouleau : Oui. Et j'ai un
rôle... un rôle important et reconnu <au sein du Conseil des ministres...
Mme Rouleau :
...au
Québec et partout à Montréal. Alors, j'essaie d'être chez nous aussi un petit
peu.
Mme
Rotiroti
:
...
Mme Rouleau :
Oui.
Et j'ai un rôle... un rôle important et reconnu >au sein du Conseil des
ministres et auprès de mes collègues, un rôle d'influence, un rôle de
coordination, oui, c'est vrai, pour s'assurer que les besoins à Montréal soient
bien comblés, puisque la métropole, comme je l'ai dit tantôt, c'est le cœur
battant du Québec. Et, quand Montréal va bien, le reste du Québec va bien. Si
Montréal ne va pas bien, il y a des enjeux qui se répercutent.
Bien, est-ce que... est-ce que les sommes
sont là? Vous savez, il y a... Le gouvernement, c'était le gouvernement
précédent, avait accepté qu'il y ait un réflexe Montréal. Alors, les
différentes... les différents financements qui existaient ont été... comment on
dit ça?
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...regroupés, c'est
ça, regroupés, et ça se poursuit toujours, ce qui fait qu'il y a des sommes qui
vont au développement économique, à la culture, développement social, alors... Et
tout ça, c'est toujours fait de manière très, très ouverte avec la ville, là,
tu sais, on répond... plus d'autres sommes qui se rajoutent, on pourrait parler
du transport collectif, par exemple, avec la ligne bleue. Vous savez que le
tunnelier fonctionne, là, à 15... à 15 mètres par jour et pour les
prochaines années, et c'est quand même 7,1 milliards, là, qui est... qui
est dévolu à la ligne bleue, pas seulement, l'hôpital Maisonneuve aussi. Les
sommes ont été confirmées pour démarrer, finalement, ce projet qui est attendu
depuis plusieurs dizaines d'années. Alors, finalement, ça fonctionne.
Donc, il y a, dans le budget, par exemple,
la ville...
Mme
Rotiroti
:
Ma question...
Mme Rouleau : ...la ville... Montréal
représente 26 % du poids du budget, alors que la... on sait que le poids
démographique est de 24 %. Alors, on reçoit plus parce qu'il y a un impact
plus grand, qui est important.
Mme Rotiroti : Parfait. Merci.
Vous avez fait référence à Réflexe Montréal. D'ailleurs, à l'époque, c'est... gouvernement...
c'était Martin Coiteux qui était ministre des Affaires municipales à l'époque.
Cette entente-là, évidemment, a des sous-volets, des ententes sectorielles,
entre autres, et on voit que... Êtes-vous en mesure de me dire c'est quoi, la
somme qui a été attribuée pour la nouvelle entente de Réflexe Montréal?
L'avez-vous, le montant?
Mme Rouleau : 113 millions.
Mme Rotiroti : 113 millions.
Mme Rouleau : Oui.
Mme
Rotiroti
:
Puis ça, c'est... le 113 millions, évidemment, ça va dans tout qu'est-ce qui
est ententes sectorielles, ça découle dans les ententes... C'est la totalité,
dans le fond.
Mme Rouleau : Bien, c'est
l'entente, là, qui permet... par exemple, il y a...
Une voix : ...
Mme Rouleau : Alors, il y a
un 50 millions développement économique, il y a tout ce qui touche
l'itinérance, tout ce qui touche la culture. Alors, les différents... C'est une
entente... qui regroupe d'anciennes ententes sectorielles.
Mme Rotiroti : OK.
Mme Rouleau : Et c'est un
montant, je pense, de 87 millions, là, à l'origine, et qui aujourd'hui est
à 113 millions.
Mme Rotiroti : OK. Puis,
quand vous dites le 87 millions, à l'origine, vous parlez au moment qu'on avait
instauré...
Mme Rouleau : La signature.
Mme
Rotiroti
: ...la
signature de l'entente qui a... 2016, je crois, ou quelque chose comme ça.
Mme Rouleau : 2016, oui.
Mme
Rotiroti
:
OK. C'est bon. On va continuer, Mme la ministre. L'année dernière, dans le fonds
promotion et développement de la région métropolitain, on avait donné... il y
avait 140 millions, à peu près, 325 000, là. Cette année, on est 17 millions.
Ça fait qu'il y a un écart d'à peu près 123 millions, qui est... qui est
une diminution de 80 %... 87 % dans ce fonds qui est dédié à la
promotion et au développement de la région métropolitain. Puis on a sorti, dans
les... dans le budget, là, à la page 23, dans la section Affaires
municipales, on parle, justement, de ce programme, qui est le programme 5,
Promotion et développement de la région métropolitaine. Et c'est là qu'on prend
les montants, là, <par rapport à...
Mme Rotiroti :
...qui est le programme 5, Promotion et développement de
la région métropolitaine. Et c'est là qu'on prend les montants, là, >par
rapport à qu'est-ce qui a été transféré. Alors, pouvez-vous nous dire pourquoi
qu'il y a eu cette baisse-là?
Une voix : ...
Mme Rouleau : C'est une
question de versement qui sera faite dans la prochaine année financière, prochaine
année financière 2027...
Une voix : ...
Mme Rouleau : En 2027.
Mme Rotiroti : OK. C'est
parce que ce n'est pas qu'est-ce que... dans le budget des crédits, là, dans le
budget même, là, ce n'est pas qu'est-ce qui est indiqué. Alors, on voit que,
dans les crédits de 2025‑2026, on voit le 140 325 000 $, puis, dans
les crédits de 2026-2027, on voit que c'est 17 millions. Ça fait qu'on
voit clairement, là, l'écart de 123 millions à peu près. Pourquoi?
Mme Rouleau : Bien, je ne
pense pas qu'il y ait... Là, j'essaie d'avoir l'information, là, parce que...
Mme Rotiroti : Oui. Bien, je
peux vous donner, si vous voulez...
Mme Rouleau : ...s'il y avait
100 millions de moins pour la ville de Montréal, je l'aurais su.
Mme Rotiroti : OK, mais c'est
bizarre, parce qu'il y a quand même un écart dans le budget.
• (15 h 20) •
Mme Rouleau : Ça n'a... En
fait, c'est un montant qui est... qui est versé dans la prochaine... prochaine
année financière en 2027 et qui n'a aucun impact sur le financement. Ce n'est
pas... Il n'y a pas de perte, là. C'est un... c'est des versements qui se font.
Mme Rotiroti : ...17 millions
de plus? On peut-tu le voir comme ça? Non.
Mme Rouleau : Non, mais le
17 millions, est-ce que c'est... le 17 millions, c'est le fonds
signature, je crois.
Mme Rotiroti : Non. Dans le
budget ici, là, c'est la promotion... on parle de la même affaire, c'est la
promotion et le développement de la région métropolitaine. Puis je pense que ma
collègue a probablement le même document. Et ça, c'est un... une feuille qui
vient directement de votre budget, là, le budget déposé par le ministre des
Finances, évidemment. Dans les crédits, on voit clairement, c'est indiqué
clairement. Puis, si vous voulez, je peux le déposer, Mme la ministre, si vous
voulez prendre connaissance, là.
Mme Rouleau : J'ai.... Je
peux avoir une feuille, oui? Merci. Alors, je vois bien les crédits,
113 millions, 17 millions, plus les projets spéciaux,
10 millions, on est à 140 millions. Puis... Mais pourquoi ça?
Une voix : ...
Mme Rotiroti : ...le
programme spécifique.
Mme Rouleau : OK. 2025-2026,
parce que c'est une entente qui a... qui a été signée, 2025-2026, puis... Bien
là, je ne le sais pas, je ne le sais pas. Je ne peux pas...
Une voix : ...
Mme Rouleau : Allez-y, M. le
sous-ministre adjoint, ce sera plus simple. C'est éminemment administratif.
Une voix : Absolument.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, juste peut-être le consentement de la table? OK. Alors, monsieur,
veuillez vous présenter par votre nom et titre.
M. Côté (Francis) : Oui.
Francis Côté, sous-ministre adjoint au Secrétariat à la région métropolitaine.
La fiche M5, hein, c'est bien celle-là
dont vous référez, ce que ça dit exactement, c'est que le montant de
l'entente-cadre, qui est évalué à 113 millions, ne sera pas versé dans
l'année financière 2025-2026, mais bien dans 2026-2027. C'est là où vous
voyez cette ponction de 113 millions, si on veut, sur l'ensemble du budget
du compte n° 5.
Mme Rotiroti : OK. Là, vous
parlez de 113 millions, là. Ce n'est pas le chiffre que j'ai devant moi
dans le budget des... Dans le budget, là, j'ai 140 000 325,30 $ pour
les crédits 2025-2026; puis, 2026-2027, j'ai juste 17 millions. Puis
là je parle uniquement pour la promotion et le développement pour la région
métropolitaine.
M. Côté (Francis) : Absolument.
Vous avez le programme...
Mme Rotiroti : OK. Là, vous
avez parlé de 113 millions, oui, je ne sais pas où vous sortez ce
chiffre-là.
M. Côté (Francis) : Regardez,
le programme 5 est composé de trois enveloppes. La première enveloppe,
c'est l'entente-cadre pour la reconnaissance du statut particulier de
métropole, 113 000 125 $. Le deuxième... le deuxième montant,
c'est le Fonds signature métropole, 17 millions, ensuite, projets spéciaux
Métropole, 10 millions. Ça, c'est pour l'année 2025-2026, un total de
140 325 000 $. On arrive au même résultat, vous et moi.
Pour l'année financière 2026-2027,
l'année financière, l'an prochain, le 113 millions de la première
enveloppe, l'entente-cadre, ne sera pas versé dans l'année financière 2026‑2027
du gouvernement du Québec, il va être versé <dans 2027‑2028...
M. Côté (Francis) :
...de
la première enveloppe, l'entente-cadre, ne sera pas versé dans l'année
financière
2026‑2027 du gouvernement du Québec, il va être versé >dans
2027‑2028, donc, au lendemain du 1er avril. Je ne sais pas si on se suit.
Mme
Rotiroti
:
Oui.
M. Côté (Francis) : C'est ce
qui explique en grande partie cet écart.
Mme Rotiroti : Parfait. Merci
beaucoup, c'est beaucoup plus clair. Merci. Parfait. Alors, voyez-vous pourquoi
que, quand on dit un tableau de bord, c'est ça que ça sert, hein? C'est
difficile, avec la métropole, pour avoir ces chiffres-là, ça fait qu'on doit
poser ces questions-là parce qu'on fait notre travail comme opposition
officielle.
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce que vous avez d'autres questions?
Mme Rotiroti : Oui. Mme la
ministre, vous avez parlé, concernant l'entente Réflexe Montréal, vous avez
parlé que vous avez mis 113 millions... aujourd'hui, puis on est partis, à
l'époque, en 2016... on parlait des ententes de 87 millions. Ça fait que,
vous comprenez, c'est 26 millions, en huit ans, de plus.
Mme Rouleau : C'est un
montant qui est indexé...
Mme
Rotiroti
:
Annuellement?
Mme Rouleau : ...l'entente
est indexée, normalement.
Mme
Rotiroti
:
Annuellement?
Mme Rouleau : C'est une
entente...
Mme Rotiroti : Quinquennale?
Mme Rouleau : ...qui est...
C'est indexé annuellement.
(Consultation)
Mme Rouleau : C'est bien
annuel. Alors, c'est une indexation annuelle, normalement, qui est en fonction
du PIB. C'est un calcul qui a été établi à la base.
Mme Rotiroti : OK. Question 36...
Le Président (M. Schneeberger) :
Une minute.
Mme
Rotiroti
:
Oui. Une minute?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme
Rotiroti
: OK.
Question 36, dans les renseignements particuliers, on avait demandé une
série de questions. Il y a 39 questions où est-ce qu'on se fait référer à
les ministères concernés. Alors, on n'est pas capable d'avoir des informations.
Alors, je me suis... je me dis, si, à chaque fois qu'on pose... C'est de là que
je me dis : Est-ce que vous, à l'interne, en tant que ministre responsable
de la Métropole, vous faites un recensement de... malgré que ça vient de
d'autres ministères, mais un recensement pour nous donner, à la fin, au bout de
la ligne, là, Montréal a eu tant? Avez-vous cette information-là, avez-vous ce
chiffre-là ou faites-vous ce recensement-là?
Mme Rouleau : Ce que ce que
j'ai comme... ce que je peux vous donner, concernant le budget, c'est le
montant... j'ai ça ici, là, le montant...
Le Président (M. Schneeberger) : En
terminant... Merci, il n'y a plus de temps, peut-être, vous reviendrez par la
suite. Alors, nous allons du côté de la deuxième opposition, et j'entends la
députée de Verdun pour 14 min 53 s.
Mme Zaga Mendez : Merci, M.
le Président. Bonjour, Mme la ministre. Plaisir de parler des questions de la
métropole. On habite la métropole, on la représente, puis j'espère que vous
vous levez, autour du Conseil des ministres, pour faire valoir les choses qui
sont les plus importantes. Quand on parle de métropole, on parle du métro de
Montréal, entre autres, l'enjeu qui touche tout le Québec. C'est la colonne
vertébrale de la ville de Montréal. On voit le sous-financement puis le manque
en termes de maintien des actifs. 46 % des actifs du métro sont en mauvais
état, la STM a identifié des besoins de 7 milliards de dollars dans
l'immédiat, 17,3 milliards en 2036. Le PQI actuel ne prévoit que
3 milliards pour la même période pour l'ensemble du transport collectif du
Québec. Ça, ce n'est même pas pour la métropole, pour l'ensemble du Québec, extrêmement
insuffisant.
Votre collègue le ministre des Finances a
dit hier, et je le cite : «On devrait en faire plus en maintien d'actif en
transport collectif, pour le métro de Montréal.» Êtes-vous d'accord, et, si
oui, qu'est-ce que vous faites pour faire en sorte qu'on finance notre métro à
sa juste valeur?
Mme Rouleau : Bien, vous
devez sûrement savoir que j'ai énormément travaillé pour la ligne bleue, pour
faire avancer la ligne bleue qui a été remise sur les rails, qui était attendue
depuis très, très, très longtemps. On s'est entendu sur un budget à respecter,
un échéancier, un tracé, et aujourd'hui c'est 7,5 milliards de
dollars pour la ligne bleue. C'est six kilomètres, cinq stations, on traverse
le mur de l'autoroute 25. C'est quelque chose d'extrêmement important, le
métro, <il est essentiel...
Mme Rouleau :
...de
dollars pour la ligne bleue. C'est six kilomètres, cinq stations, on traverse
le mur de l'autoroute 25. C'est quelque chose d'extrêmement important, le
métro, >il est essentiel. On a aussi énormément collaboré à la mise en
œuvre du REM de l'Ouest. D'autres modes de transport doivent être mis en place
à Montréal... À l'époque de la pandémie, on a beaucoup aidé le STM, parce que
le... et les sociétés de transport, parce que les... pas les voyageurs, mais
les utilisateurs se faisaient plutôt rares. La STM a eu besoin de beaucoup
d'argent. On parle de milliards de dollars. Il y a des travaux qui ont été
demandés aux sociétés de transport pour planifier leurs travaux... pour réduire
les coûts. Et c'est un travail qui se fait en collaboration.
Mme Zaga Mendez : Je vais
répéter ma question. Vous me parlez de développement du transport en commun. Je
vais répéter ma question. Je parle de maintien des actifs. On a cinq stations
de métro qui tiennent à peine à Montréal. Le maintien des actifs, c'est
maintenir les stations qui sont là puis qui sert. J'en ai une, là, à côté de
chez nous, c'est la station de...
• (15 h 30) •
Une voix : ...
Mme Zaga Mendez : ...la
station De l'Église, qui est cotée parmi les pires à Montréal, avec des dégâts
d'eau partout. On a déjà eu des arrêts de la ligne verte, des arrêts à la ligne
bleue parce que le métro tombe. Ils ont besoin 7 milliards de dollars
dans l'immédiat. Quelle est votre posture pour demander l'argent pour le
maintien des actifs du métro?
Mme Rouleau : Il y a un
énorme travail qui est fait par mon collègue, le ministre des Finances et des
Infrastructures, et les ministres précédents, ainsi que le ministre des
Transports, pour s'assurer de répondre le mieux possible aux besoins des
sociétés de transport et notamment la STM. Alors... Et je travaille beaucoup,
vous devez le savoir aussi, je travaille beaucoup à faire en sorte qu'on puisse
dégager des sommes pour aider la STM. La STM a identifié certains besoins. Il y
a des discussions. Il y a des façons de travailler. Il y a des exercices de
rationalisation qui sont faits, qui sont importants et... pour faire en sorte
que les citoyens puissent se déplacer de manière évidemment sécuritaire et...
Mme Zaga Mendez : ...Mme la
ministre, mais, malheureusement, dans la réponse que vous me donnez, il n'y a
pas du nouveau. Il y a près de 25 milliards de dollars qui dorment en
ce moment au niveau du fédéral, une entente qui n'a pas encore été conclue. Il
n'y a rien de nouveau que vous nous présentez aujourd'hui. Pendant ce temps-là,
les gens doivent passer à côté, les bacs d'eau au milieu du métro puis ils
doivent continuer à vivre avec les pannes à cause de l'état des actifs qui se
détériorent.
Je vais passer à un autre thème, à moins
que vous voulez compléter là-dessus. Parce que l'entente vers le fédéral,
est-ce que vous le savez? Vous mettez la pression, j'imagine, autour de la
table?
Mme Rouleau : Oui, oui, toute
la pression est mise là-dessus, mais les discussions sont en cours, madame.
Mme Zaga Mendez : Continuons.
Parlons des...
Mme Rouleau : ...qui est
laissé sur la table.
Mme Zaga Mendez : Parlons des
écoles. Présentement, je ne sais pas si vous avez pris connaissance, au début
de la semaine, notre collègue de Gouin s'est penché sur la distribution du
financement envers différentes... nos différentes circonscriptions. Il s'est
posé une question qu'on entend souvent. Puis je vais quand même être honnête,
moi, je l'ai entendue sur le terrain. Lorsqu'on n'a pas de députés qui sont du
côté du gouvernement, bien, on n'aura pas nos écoles, et nos écoles ne vont pas
être... elles ne vont pas être soit réparées ou on ne va pas les avoir. Cette
question-là a été posée. Je ne sais pas si vous avez lu le rapport qui montre
que, même si le gouvernement a remporté 64 % des circonscriptions aux dernières
élections, 72 % des projets financés et 75 % des investissements dans
nos écoles se sont faits dans les comtés du gouvernement.
Quand on compare en termes d'argent par
élève, c'est encore plus d'argent dans les comtés du gouvernement. La CAQ a seulement
un comté à Montréal. C'est l'opposition qui a... qui représente la plupart des
comtés montréalais. Et c'est dans nos comtés qu'on a, à Montréal, vous le
voyez, les infrastructures scolaires les plus vétustes, les besoins les plus
criants et les projets qui sont toujours retardés. Est-ce que la ministre s'est
penchée sur comment et pourquoi l'académie Roberval, les écoles de l'ouest de l'île,
l'école de L'Île-des-Soeurs ont mises sur pause pendant qu'on voit d'autres
projets <avancer dans d'autres régions...
>
15 h 30 (version révisée)
<19263
Mme
Zaga Mendez :
...se pencher sur comment et pourquoi l'académie
Roberval, les écoles de l'ouest de l'île, l'école de L
'Île-des-Soeurs sont
mises sur pause pendant qu'on voit tous... d'autres projets >avancer
dans d'autres régions.
Mme Rouleau : Est-ce que vous
voulez parler, par exemple, de l'école secondaire les Mille-Voix à
Montréal-Nord?
Mme Zaga Mendez : Bien, cette
école-là...
Mme Rouleau : Qui est une nouvelle
école secondaire qui n'est certainement pas dans un comté du gouvernement. J'ai
pu inaugurer une liste d'écoles, à Montréal et ailleurs dans la région
métropolitaine, qui sont des écoles qui sont dans des comtés de l'opposition, mais
une réalité factuelle, c'est qu'on a élu 90 députés, les Québécois ont élu
90 députés à travers les 125, alors il est normal qu'il y ait certaines
écoles dans certains comtés qui sont du gouvernement.
Mme Zaga Mendez : C'est quoi,
les critères pour...
Mme Rouleau : Il y n'a
jamais, jamais... jamais il n'a été... il n'est question de dire : Bien,
on ne construira pas cette école-là parce que c'est un député de l'opposition,
jamais, madame.
Mme Zaga Mendez : Alors, c'est
quoi, les critères? Parce qu'une des choses...
Mme Rouleau : Ce sont de
mauvaises intentions qui sont prêtées par votre collègue.
Mme Zaga Mendez : Des
mauvaises intentions. Ça, c'est des données internes puis c'est des données qui
ont été faites avec de la rigueur.
Mme Rouleau : Bien oui, mais...
Mme Zaga Mendez : Puis alors,
c'est quoi, la raison...
Mme Rouleau : ...on a des
députés, qu'est-ce que vous voulez, on en a plusieurs.
Mme Zaga Mendez : Ça fait que,
plus on a de députés... si on a des députés du côté gouvernement on va avoir
nos écoles? C'est quoi, les critères?
Mme Rouleau : Non. L'école de
Montréal-Nord... l'avez-vous visitée, cette école-là?
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
OK. OK, ça va.
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Madame! Madame, je vous arrête. Voulez-vous arrêter, s'il vous plaît? Depuis tantôt,
là, je vous demande, là, vous allez baisser le ton puis vous allez m'adresser à
moi, parce que, là, vous vous interpelez par-dessus l'autre puis ça devient
cacophonique. Ça fait que, moi, vous le savez, là, c'est toujours comme ça que
je procède, moi, je vous laisse aller, si le ton reste, c'est parfait, sinon,
bien, je vais intervenir, puis vous perdez du temps, comme que je fais là.
Alors, si vous attendez que l'autre finisse, ça va bien mieux aller. Merci. Vous
pouvez continuer.
Mme Zaga Mendez : ...répondu à
ma question. Est-ce que la ministre, elle serait d'accord qu'il faudrait
établir et présenter les critères d'évaluation des projets d'infrastructures
scolaires? Parce que je veux comprendre les raisons.
Mme Rouleau : Bien, lorsqu'un
projet d'école est pensé, réfléchi, ce n'est pas en fonction du député, de la
députée qui est là, c'est en fonction des besoins. Ce sont les centres de
services scolaires qui établissent ces besoins-là. Et puis on a eu 30 projets
scolaires à Montréal : à Montréal-Nord, Mercier, Hochelaga-Maisonneuve,
Rosemont, d'Anjou. Il y a une école secondaire d'Anjou, parce qu'il y avait des
besoins énormes là aussi. Il y a toujours eu... il y a longtemps eu une députée
libérale qui était là, puis pas d'école secondaire. On l'a construite, et puis...
et puis des écoles qui ont été rénovées, mises à niveau dans différents
arrondissements de la ville de Montréal.
Mme Zaga Mendez : Mme la ministre,
je salue ces projets-là. Ces projets-là, je ne les remets pas en question. C'est
un bilan global. Moi, je vous parle du monde dans la commission
Marguerite-Bourgeoys, qui est la... le centre de services scolaire pousse pour
ces projets-là, parce que c'est plusieurs projets dans tout l'ouest de l'île,
ça inclut l'école de L'Île-des-Soeurs, depuis des années. On n'a pas de réponse
sur les critères de pourquoi il y a un refus et une mise en pause. C'est l'académie
Roberval, également, qui est là, sur la table, depuis 10 ans et qu'on ne
fait rien.
Ce qu'on fait ici, c'est juste de poser la
question : Où sont les bâtiments les plus vétustes? Où sont les besoins
les plus criants?, je suis d'accord avec vous. Ce n'est malheureusement pas
dans les comtés caquistes. Où sont... où est l'argent qui va plus... qu'on met l'argent
par élève? Non, mais, malheureusement, les données nous le disent, puis ce n'est
pas prêter des intentions, c'est qu'il y a une plus grande part d'argent par
élève qui est mise dans les comtés du gouvernement. Est-ce qu'elle pourrait
juste voir les données puis nous dire que... si les données sont fausses, peut-être,
de nous déposer comment ces critères-là sont faits puis comment on les évalue?
Parce qu'on ne répond pas à nos questions : Quels sont les critères
objectifs pour dire qu'une école est construite ou pas?
Mme Rouleau : Bien, lorsque...
Bien là, la question doit être posée, là, vraiment, à la ministre de l'Éducation,
mais les critères sont établis en fonction des besoins par les centres de
services scolaires. Ce n'est pas... ce n'est même pas la ministre de l'Éducation
ou ce n'est pas la ministre de la Métropole qui va dire : Bien, je veux
une école là. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
Mme Zaga Mendez : ...vous êtes
d'accord qu'il manque beaucoup de travail, <surtout...
Mme Zaga Mendez :
...vous
êtes d'accord qu'il manque beaucoup de travail, >surtout dans l'ouest de
Montréal, considérant...
Mme Rouleau : Bien, je ne
suis pas d'accord, parce que j'ai aussi inauguré des écoles dans l'ouest de
l'île, des écoles qui ont été rénovées dans l'ouest de l'île. Alors, il y a des
travaux qui se font dans les...
Mme Zaga Mendez : ...le
meilleur des mondes.
Mme Rouleau : ...dans des
écoles. Ça n'a rien à voir avec est-ce que c'est un comté du gouvernement ou un
comté de l'opposition. Ça n'a rien à voir.
Mme Zaga Mendez : Et tout va
bien dans le meilleur des mondes, dans nos infrastructures scolaires à
Montréal?
Mme Rouleau : Il y a des
besoins. Il y a des besoins de mise à niveau, pour certaines écoles, il y a des
besoins de construire des écoles, et puis c'est à ça qu'on travaille, mais...
construire une école... un projet de construction d'une école, ça ne se fait
pas sur le coin d'une table, ça ne se fait pas du jour au lendemain. C'est en
fonction des besoins, il y a des évaluations. C'est en fonction des sommes disponibles
aussi.
Mme Zaga Mendez : Je suis
d'accord avec vous sur les besoins puis sur l'évaluation, sur les critères.
Mme Rouleau : D'accord.
Mme Zaga Mendez : Je ne remets
pas ça en question. C'est que, malheureusement, on ne les connaît pas, puis
personne n'est capable de nous les donner, ni au niveau de l'Éducation. Vous
nous dites qu'il y a ça, mais, malheureusement, c'est qu'on voit jusqu'à
maintenant qu'il y a une tendance. J'aimerais ça, que cette tendance-là soit
renversée et même qu'elle soit fausse, mais il nous faut des critères. Je vais
continuer, il me reste deux minutes...
• (15 h 40) •
Mme Rouleau : ...dans Hochelaga-Maisonneuve...
Mercier... Hochelaga... dans Hochelaga-Maisonneuve, un comté de votre collègue,
une école secondaire qui a été construite, et puis selon des besoins objectifs,
et il n'y a personne qui a dit : Bien non, on n'ira pas construire ça là,
voyons donc! Il n'y a personne qui a dit ça, là.
Mme Zaga Mendez : Il
manque... En ce moment, il y a une projection...
Mme Rouleau : Et ça a été
avec un grand plaisir que je l'ai inaugurée.
Mme Zaga Mendez : Oui,
j'entends les besoins objectifs, mais ce n'est pas ça qu'on se dit tous sur le
terrain. Les besoins objectifs, j'en ai à L'Île-des-Soeurs. Il y a
1 000 élèves qui s'en viennent au secondaire, il nous faut une école
au complet, une école qui a été promise par votre gouvernement, par le
gouvernement libéral, et que... personne n'a rien fait depuis des années.
Alors, quelles sont les raisons? On nous dit juste que ce n'est pas une
priorité. Alors, avez-vous les critères objectifs pour celui-là?
Mme Rouleau : Il y a des
critères objectifs, mais je vous prierais de poser la question à la ministre de
l'Éducation.
Mme Zaga Mendez : Il me reste
une minute, je pense. Il y a un rapport, de la CMM, cette fois, qui prévoit un
ratio de dépendance de 75 %, ce qu'on appelle... pour 100 personnes
sur le marché du travail, 75 autres sont retraitées ou mineures, et une
baisse de population d'ici 2050 pour la métropole.
Avec le vieillissement de la population,
l'avenir de Montréal va devoir passer par l'immigration, on n'a pas le choix.
Pourtant, le PSTQ désavantage fortement les candidatures de Montréal. Quelle
est votre vision de l'immigration pour la métropole et pour l'ouverture du PEQ,
la réouverture du PEQ pour les deux ans? Comment est-ce qu'on va faire pour venir
combler ces besoins en termes de main-d'œuvre active à Montréal?
Mme Rouleau : Bien, la
décision a été...
Le Président (M. Schneeberger) :
20 secondes.
Mme Rouleau : ...la décision
a été prise de rouvrir le PEQ. Le ministre de l'Immigration est en train de
travailler sur la façon de faire pour rouvrir, et passer progressivement vers
le PSTQ, et faire en sorte de répondre adéquatement aux besoins de la région de
Montréal et des régions de l'ensemble du Québec.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Le temps est écoulé. Alors, nous allons du côté de la députée de
Terrebonne, pour 4 min 50 s.
Mme Gentilcore : Merci, M. le
Président. Je vais plonger tout de suite dans le vif du sujet, parce que
4 min 50 s, c'est court. Parlons de transport dans l'est de
Montréal. En 2018, dans le plan de décongestion de la région métropolitaine de
votre parti, donc, de la CAQ, on pouvait lire ceci : «L'est de la ville de
Montréal fait figure de parent pauvre au niveau du transport collectif sur
l'île, bien que près de 1 million de personnes y habitent. Ça affecte la
capacité de ces secteurs de la ville à se développer. La congestion y est aussi
devenue infernale. Il importe conséquemment de concrétiser, de concert avec les
élus locaux, un programme avec échéancier pour corriger la situation.»
Votre première ministre, en visite à
l'hôtel de ville de Montréal en avril dernier, a promis de relancer le
développement de l'est de Montréal. Vous êtes vous-même députée élue dans l'est
de Montréal. Vous avez dit, en 2022, et je cite : «Le redéveloppement de
l'est de Montréal passe par le transport collectif. Le REM de l'Est est
nécessaire. La CAQ veut mettre en place le meilleur projet possible.» Huit ans
plus tard, force est de constater que les gens de l'est de Montréal attendent
toujours, ils attendent toujours après ce projet structurant. En mars dernier,
le projet de tramway de l'est a été transféré à l'agence Mobilité Infra Québec.
Qu'est-ce qui se passe depuis? Où est-ce qu'on en est dans ce projet-là? Est-ce
que ça avance?
Mme Rouleau : Bon. Alors, on
est d'accord sur une chose : le transport collectif, il est essentiel pour
le développement de l'est de Montréal. C'est ce qu'on retrouve aussi dans la déclaration
de l'est, que j'ai eu le plaisir de signer au nom du gouvernement, avec
l'ancienne mairesse de Montréal, en 2018, donc, une déclaration qui éclaire sur
la revitalisation du territoire de l'est de Montréal.
En termes de transport collectif, on a mis
beaucoup d'énergie pour faire avancer le projet de la ligne <bleue...
Mme Rouleau :
...avancer
le projet de la ligne >bleue, le prolongement de la ligne bleue,
d'Anjou... c'est-à-dire de Saint-Michel à Anjou, projet qui était... puis je
sais que la députée... je vous salue, je vous salue, je sais que vous avez
travaillé sur ce projet-là... mais nous avons mis l'argent pour faire avancer
la ligne bleue, établir le tracé, établir les six kilomètres, les cinq
stations, le budget qui doit être respecté.
Puis là le tunnelier est en marche. Ça,
c'est une avancée incroyable. Ça a pris du temps, mais on l'a fait, puis c'est
en train de se faire. Le projet structurant... Il y a eu un projet de REM de
l'Est, il y a eu certains enjeux d'acceptabilité sociale, je dirais, donc le
projet a été remis sur la planche à dessin avec l'ARTM, et l'ARTM a défini un
tracé, a proposé, pour commencer, de construire en souterrain. C'étaient
plusieurs dizaines de milliards de dollars. Donc, on a dit : Il faut... il
faut voir une solution qui va être ajustée au territoire de l'est de Montréal,
qui est en... qui est en train de... qui est en ébullition, un territoire qui
est vraiment en ébullition et qui a besoin d'un bon projet de transport
collectif. Il y a eu, donc, proposition de tracé.
Et là on a aussi créé Mobilité Infra
Québec, qui doit prendre les projets de transport... les grands projets
d'infrastructures, dont transport collectif...
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre, essayez d'être...
Mme Rouleau : Et la suite
viendra prochainement.
Le Président (M. Schneeberger) : ...étant
donné... respecter les temps de chacun, là.
Mme Gentilcore : Donc, en
mars dernier, pourtant, dans un article du Devoir, on lisait que votre
gouvernement croit encore ardemment au projet dont on vient de parler, donc, le
Projet structurant de l'Est. L'ex-ministre des Transports, député de
Charlesbourg, ignorait comment vous alliez y arriver. Vous venez de nommer
certains écueils que vous rencontrez, mais il a quand même dit que votre
gouvernement allait y aller d'une annonce par rapport à ça. Donc, quand est-ce
qu'on peut s'attendre à une annonce de la part de votre gouvernement pour ce
projet-là, structurant, de l'est?
Mme Rouleau : Bien, bientôt,
j'espère.
Mme Gentilcore : Est-ce...
promesse de votre part? Donc, d'ici à la fin de votre mandat, vous allez faire
l'annonce?
Mme Rouleau : Écoutez, moi,
je dis qu'il faut... il est indispensable d'avoir un projet de transport qui va
répondre au développement du territoire. On a un secteur industriel qui est
en... qui est en transformation, on a un secteur résidentiel qui se développe
beaucoup et on est mal desservis, dans l'est de Montréal, en transport
collectif, depuis fort, fort, fort longtemps, fort longtemps.
Mme Gentilcore : Mais ça fait
des années...
Mme Rouleau : Plusieurs
dizaines d'années où il n'y a pas eu de transport et pas de projet, alors...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Merci. C'est tout le temps...
Mme Rouleau : ...et pas de
projet. Alors là, nous on fait avancer la ligne bleue puis...
Le Président (M. Schneeberger) : On
n'a plus de temps. Le temps est écoulé. Alors, nous retournons du côté de
l'opposition officielle pour 22 min 19 s. Députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, lors de les consultations prébudgétaires 2026‑2027, on a
vu que Montréal International avait déposé un mémoire. Et, dans le mémoire, ils
font des recommandations. Dans les recommandations, ils parlent évidemment de
financement, ça fait qu'ils parlent des montants quand même considérables. Pour
2026, ils parlaient d'un financement de 1,45 million, 2027... 1,70 million,
2028... 1 095 000 $.
Dans le cahier d'études des crédits 2026‑2027,
au ministère des Affaires municipales, il y a une question, dans les demandes
de renseignements particuliers de l'opposition officielle concernant la
métropole, qui est la question M7, montants totaux accordés à Montréal
International pour ses activités au cours des trois dernières années ainsi que
les prévisions pour 2026‑2027, de nous fournir la ventilation par année. On a
eu : Aucun versement n'a été fait... ça, c'est la réponse qu'on a reçue à
la question qu'on a posée : «Aucun versement n'a été fait à Montréal
International au cours de l'exercice financier 2025‑2026.» Et on est allés
un petit peu plus loin. On a regardé que... On a regardé les autres années, ça
fait qu'on a regardé l'année 2022‑2023, il y a eu zéro montant d'argent
qui a été alloué, de 2023 à 2024, c'était zéro, et, en 2024‑2025, c'est quand
même 500 000 $.
Alors, ma question est très <simple...
Mme
Rotiroti
:
...500 000 $.
Alors, ma question est très >simple,
Mme la ministre. On voit qu'il y a un besoin, on sait que Montréal
International joue quand même son rôle pour mettre à l'avant-scène Montréal à
un niveau international, évidemment. C'est toute la question de l'attractivité
aussi de Montréal. Comment ça se fait qu'ils ne reçoivent aucune somme d'argent
quand... évidemment, c'est des recommandations, vous allez me dire, dans les consultations
prébudgétaires, mais de là à ne rien recevoir... Pourquoi?
Mme Rouleau : Bien, en fait,
c'est qu'au départ c'était la métropole qui finançait Montréal International,
qui faisait partie des grappes... des grappes industrielles, c'était un concept,
mais ce n'est plus comme ça que ça fonctionne, c'est maintenant le ministère de
l'Économie qui finance Montréal International, ce qui est... ce qui est très
raisonnable.
La métropole finance quand même Montréal
International pour certains projets, par exemple, pour l'est de Montréal. Le
500 000 $, là, c'est pour l'est de Montréal. Ils ont... ils ont eu un
regard particulier pour l'est de Montréal, donc c'est la métropole qui a pu
financer.
• (15 h 50) •
Mme
Rotiroti
:
OK. Alors, est-ce que...
Mme Rouleau : Et nous sommes
en lien constant avec Montréal International.
Mme
Rotiroti
: Oui,
mais ça... Quand vous dites : C'est à Montréal à s'assurer que Montréal International
a les sommes...
Mme Rouleau : Le MEI. Le ministère...
Mme
Rotiroti
:
Le ministère de l'Économie.
Mme Rouleau : ...de l'Économie
et de... le MEIE plus.
Mme
Rotiroti
:
OK. Alors, est-ce que... Parfait, j'ai compris. Est-ce que... est-ce que vous
avez ces chiffres-là, à ce moment-là, du ministère? Est-ce que vous êtes au
courant?
Mme Rouleau : Non, c'est ça
que... je n'ai pas les chiffres de... mais ils sont... J'ai été à l'assemblée
générale de Montréal International, puis il n'y avait pas d'enjeu de
financement, là, ils sont... ils sont assez bien... ils sont...
Mme
Rotiroti
: ...
Mme Rouleau : Bien, tout le
monde en veut plus, mais ça va très... ça va bien. Ça va bien. Il n'y avait
pas... il n'y a pas eu de demande, là, particulière.
Mme
Rotiroti
:
OK, parfait.
Des voix : ...
Mme Rouleau : Là on me dit
1 million...
Des voix : ...
Mme
Rotiroti
:
Je comprends que vous ne voulez pas trop vous avancer avec les chiffres, là,
parce que ce n'est pas dans votre ministère, mais...
Mme Rouleau :
...1 million de plus, alors là... 1 million de plus, qu'est-ce que... Tu
sais, ils sont... ils sont corrects, ils sont corrects, là.
Mme
Rotiroti
:
OK. Puis le million de plus que vous parlez, c'est toujours du MDEIE? Ça vient
de cette enveloppe-là, de ce ministère-là?
Mme Rouleau : C'est le MEIE,
oui.
Mme
Rotiroti
:
OK. On va faire nos vérifications. Aujourd'hui, Mme la ministre, dans La
Presse, j'imagine que vous avez vu l'article qui parlait de la démographie,
d'ici quelques années, de Montréal. Le titre était Un horizon très
préoccupant pour Montréal, et on voit que, dans les... dans les
statistiques qui sont relatées dans l'article, c'est plus que préoccupant,
parce qu'on dit qu'on va perdre, dans les prochaines années... des dizaines et
des milliers de résidents, dans les prochaines années, pendant que Toronto et
Vancouver, eux, ils en gagnent.
Puis ça, qu'est-ce que ça veut dire? Bien,
il y a un effet direct sur le nombre de personnes qui vont travailler, qui vont
être sur le marché du travail puis qui vont cotiser. Alors, c'est des... quand
même des revenus qui ne revient pas à l'État. Et on sait qu'on a un enjeu
majeur avec les jeunes. Le taux de chômage dans les jeunes. J'ai fait les
crédits avec le ministère de l'Emploi, hier, et on a vu que le taux de chômage
est presque à 14 % au niveau des jeunes.
Ça fait qu'on a deux problèmes. On a une
population extrêmement vieillissante, hein, et on a nos jeunes qui ont la
misère à se placer sur le marché du travail. Et on sait très bien qu'à un
moment donné, les fonds sont limités, hein? Le gouvernement a une capacité à
payer, a une capacité à fournir. Évidemment, il faut toujours faire les bonnes
priorités, hein, c'est une question de priorité, mais il ne demeure pas moins
que c'est un enjeu qui est extrêmement préoccupant. Et, quand on regarde les
ratios, on ne s'en va pas dans la bonne direction. Alors, moi, ma question
c'est... Puis, tu sais, on peut dire : Bien, comment qu'on va combler ces
démographies-là? Est-ce que c'est l'immigration? Puis, si c'est l'immigration, bien,
quel genre de travailleurs qu'on va amener? Parce qu'on ne veut pas <nécessairement...
Mme Rotiroti :
...parce
qu'on ne veut pas >nécessairement... tu sais, on veut régionaliser, mais
on veut quand même que la démographie de Montréal reste compétitive avec
Vancouver et Toronto.
Alors, je ne sais pas si vous avez eu la
chance de prendre connaissance de ce rapport-là. Évidemment, je ne sais pas si
vous allez vous pencher, parce que c'est quand même un sérieux problème, là... Comment
qu'on va se pencher pour essayer de résorber, à tout le moins, qu'est-ce qui
s'en vient dans les prochaines années? On ne peut pas faire ça au jour au
lendemain, mais il faut quand même avoir un plan, il faut quand même y penser
tout de suite, pour que, dans 10 ans, bien, on voit probablement le fruit
de les mesures qu'on va prendre aujourd'hui.
Avez-vous... avez-vous, premièrement, pris
connaissance de l'article? Et est-ce que vous trouvez que c'est aussi
préoccupant que je pense que ça l'est? Et, si oui, qu'est-ce que vous allez...
qu'est-ce que vous allez faire auprès de vos collègues? Parce que, je pense,
c'est un dossier qui ne concerne pas juste la ministre de la Métropole, mais
l'ensemble.
Mme Rouleau : Bien, vous avez
raison, ça ne concerne pas seulement le ministre de la Métropole. C'est pour ça
que, d'ailleurs, ça fait partie des discussions, là, qu'on... qu'on peut avoir
au Conseil des régions, que la première ministre a créé, toute la question démographique
puis l'impact à Montréal. Et, encore là, quand on parle de la métropole, si la
métropole va bien, le reste du Québec va bien. Si ça ne va pas bien, bien, ça a
des impacts. Alors, il faut trouver un équilibre. Puis la métropole, une
métropole francophone... qui doit demeurer très attractive et qui doit faire en
sorte de demeurer le moteur économique et faire travailler nos jeunes et
faire... Tu sais, ce sont, oui, des enjeux, puis on en discute, puis on
trouve... tu sais, on cherche ensemble les solutions à tout ça pour qu'il y ait
un équilibre, parce que tout est dans l'équilibre, évidemment. Alors, on est...
on est en train d'y travailler, mais, à chaque fois qu'on met en place des
mesures, on voit que ça a un impact. Ça a un impact. Ça a un impact positif.
Alors, on continue à travailler.
Mme Rotiroti : OK. Merci.
Puis d'accord avec vous que Montréal, c'est le moteur économique, puis c'est
vrai, Montréal... si Montréal va bien, le reste du Québec va bien, si Montréal
ne performe pas, le reste du Québec, on sent qu'il y a un enjeu. Mais là ça va
au-delà de ça, Mme la ministre, on a un enjeu qui, je vous dirais, est
extrêmement préoccupant, parce que nos jeunes ne sont pas capables de se placer
sur le marché du travail. Ça fait qu'il y a tout un changement de paradigme par
rapport à la façon qu'on voit... même au niveau de l'éducation puis tout
qu'est-ce qui est formation professionnelle, etc. Et là, je vous répète, le
taux de chômage auprès des jeunes est rendu à 14 %. C'est du jamais vu.
Et là, aujourd'hui, par hasard, je pense
que LaPresse ne savait pas qu'on faisait les études des
crédits aujourd'hui, mais ils nous envoient ça, cet article-là, en
disant : Aïe! C'est une... Ils sonnent l'alarme en disant : Faites
attention, parce que, pendant que nous, on est en train de perdre au niveau de
notre démographie, la métropole est en train de perdre, bien, Vancouver et
Toronto, eux, ils performent puis ils sont en hausse. Nous, la courbe est en
baisse, puis eux, la courbe est en hausse, alors... Puis, je pense, je n'ai pas
à vous expliquer, Mme la ministre, que, d'un côté, on a les jeunes qui ne sont
pas capables de se placer, l'autre côté, on a les baby-boomers qui sont en
train de prendre leur retraite, on a une population qui est extrêmement vieillissante.
À la fin de la journée, qui qui va travailler puis qui qui va cotiser? Parce
que les cotisations, là, c'est de l'argent qui revient au gouvernement. Alors,
voyez-vous, c'est comme un cercle vicieux.
Puis je me suis dit : Écoute, il va
falloir qu'on commence à y penser sérieusement parce qu'au jour au lendemain,
on va se trouver vraiment dans le trouble, pendant que nos voisins, eux, ils
performent extrêmement bien. Qu'est-ce qui fait en sorte que Montréal est
plus... est moins attractif que Toronto ou moins attractif que Vancouver?
Pourquoi que nous, on n'est pas capables d'attirer ces gens-là?
Mme Rouleau : Bien, vous avez
parlé des jeunes tantôt, là. Je veux vous rappeler une mesure que vient de
mettre en place mon collègue de l'Emploi, le ministre de l'Emploi, pour les
15-35 ans, où il subventionne, en fait, les emplois pour les jeunes auprès
de nos PME, ce qui permet de... aux jeunes d'aller en emploi, plusieurs mesures
d'accompagnement aussi, et un travail qui se fait, qui est extrêmement <important...
Mme Rouleau :
...travail qui se fait, qui est extrêmement >important avec les
carrefours jeunesse-emploi, que vous connaissez sans doute. On a rétabli le
financement à la mission de ces... des carrefours jeunesse-emploi. On a même,
dernièrement, regroupé des financements qu'ils avaient dans différents
ministères pour s'assurer qu'ils aient un financement à la mission qui
demandait moins de reddition de comptes. Ce sont de bons partenaires, et qui
travaillent beaucoup avec les jeunes pour bien les accompagner. Puis on parle
de formation, on parle d'intégration à l'emploi, etc.
Mme Rotiroti : Bien, je ne
rentrerai pas dans le débat des jeunes parce que je l'ai eu hier, le débat.
Quand vous parlez des jeunes de le programme pour payer les stages, de 15 à 35,
c'est des jeunes qui ne sont pas... ils sont un petit peu mieux nantis. Le taux
de chômage est auprès des jeunes qui subissent une certaine vulnérabilité. Ceci
dit, on ne rentrera pas dans ce débat-là, je l'ai eu hier avec le ministre puis
je pense que ça... on a démontré que les mesures qui sont en place ne répondent
pas très bien à l'enjeu parce que, sinon, on n'aurait pas un taux de chômage à
14 %.
Ceci dit, on va retourner à la métropole,
Mme la ministre. Il y a un autre article ce matin qu'on voit, que... «le CF
Montréal inquiet», «le CF Montréal attend des réponses», puis ça, c'est en lien
avec le Stade olympique, puis on sait très bien que... À l'époque, j'ai eu
l'opportunité de... parce que j'avais le dossier de tourisme, puis j'avais
l'opportunité de poser des questions à l'ancienne ministre de Tourisme par
rapport à les travaux qu'on faisait au Stade olympique, évidemment, le toit, mais
tous les travaux, l'échéancier, etc. Et, à l'époque, et je vais la citer,
c'était : «Les réfections, les travaux qu'on faisait au Parc olympique
permettaient de générer des retombées économiques assez élevées.» Évidemment,
si on avait des... L'idée, c'était d'attirer des associations sportives.
C'était ça, l'idée en arrière, à l'époque, de la ministre du Tourisme.
• (16 heures) •
On a aujourd'hui une équipe sportive, une
équipe de soccer, de foot, là, comme on dit, en bon Québécois, qui est quand
même un sport qui prend beaucoup, beaucoup de popularité, on a juste à le voir,
dans nos comtés, hein, par rapport à les inscriptions qu'on a des jeunes qui
s'intéressent au sport. Et là on a un article, aujourd'hui, qui dit :
Bien, le stade, on n'est pas sûr s'il va être prêt pour la date qui a été
donnée, de 2028, mais il y a toute cette capacité d'être capable d'accueillir
ce groupe-là, tellement qu'ils sont en train de peut-être regarder, pour la
saison hiver, d'aller ailleurs. Ça m'inquiète un petit peu, Mme la ministre,
parce qu'on sait que, quand un club sportif part, les chances qu'il revienne,
c'est difficile. Est-ce que nous, on peut se permettre de les... de perdre
cette équipe-là?
Mme Rouleau : Grâce aux
efforts de l'ancienne ministre du Tourisme, Caroline Proulx, je peux la nommer
puisqu'elle n'est plus ministre, on a enfin pu démarrer les travaux pour avoir
un toit sur le stade. Ça faisait 50 ans qu'on l'attendait. Je ne sais pas
pourquoi, mais il y a plein de projets comme ça qui attendaient depuis des
dizaines et des dizaines d'années puis qu'on réussit à mettre de l'avant, à
réaliser. Puis l'objectif, c'est que le stade puisse être fonctionnel en 2028.
Et toutes les discussions... parce que, oui, on lit les journaux comme vous et ces
intéressants articles qui paraissent tous les jours, et il y a évidemment des
discussions en continu qui se font avec les équipes qui ont de l'intérêt. Et
nous avons le même intérêt, on veut que le stade soit utilisé et on veut que ce
milieu, aussi, ce quartier devienne un quartier des plus intéressants.
Mme Rotiroti : Est-ce que
vous voyez... Parce que, là, il faut quand même qu'ils se mettent un peu en
mode solution. Parce qu'effectivement je pense que vous avez le même souhait
que moi, de ne pas perdre cette équipe-là puis ne pas qu'ils aillent ailleurs.
Alors, au moment qu'on dit ça, est-ce qu'il y aurait la possibilité ou est-ce
que vous pouvez peut-être vous pencher s'il y a la possibilité que, pendant
même les travaux, on pourrait, de façon, évidemment, sécuritaire, <loger
cette équipe-là...
>
16 h (version révisée)
<1171
Mme
Rotiroti :
...>loger cette équipe-là dans le stade même.
Mme Rouleau : Bien là, à l'heure
actuelle, là, au moment où on se parle, il y a des discussions avec le CF, avec
le fédéral, avec des partenaires privés, avec des... un ensemble, là, de
partenaires, pour voir comment on peut faire évoluer cette situation-là pour
répondre le mieux possible aux objectifs de chacun. Alors, là, je ne vous dis
pas qu'il y a quelqu'un qui va aller s'installer demain matin, là, ce n'est pas
ça, parce qu'il y a des travaux qui sont en cours, mais les discussions se font
pour trouver des solutions qui vont être adéquates.
Mme Rotiroti : Puis, dans les
solutions que vous parlez, dans les discussions qui auront lieu ou sont en
cours, c'est toujours avec l'optique de ne pas perdre cette équipe-là, pour ne pas
qu'ils quittent?
Mme Rouleau : Bien, on n'a
pas l'objectif de perdre personne, là, mais c'est des travaux qui se font en
phase, puis les discussions se font avec cette équipe-là, puis on sait très
bien à quel point c'est important, le soccer. Puis moi, je préfère parler de
soccer que de foot, parce que le football, c'est autre chose. On peut en parler
longtemps, de football, aussi, là.
Mme Rotiroti : Je suis de
même avis que vous, Mme la ministre, mais je n'osais pas trop... je n'osais pas
trop aller là.
Mme Rouleau : Bien, les
discussions sont en cours. Alors, pour moi, il n'y a pas d'inquiétude, les gens
se parlent, avec les partenaires qui ont de l'intérêt puis qui peuvent faire
évoluer les choses.
Mme Rotiroti : En espérant
que ça va porter fruit puis qu'on va être capable de s'assurer que l'équipe
reste.
On a parlé un petit peu, d'entrée de jeu,
sur l'itinérance, Mme la ministre, puis on voit qu'évidemment les besoins ont
explosé. Pas plus tard qu'avant qu'on rentre, quelques minutes avant qu'on
rentre aux études des crédits, on avait la mairesse, avec les gens de son conseil
exécutif, et, évidemment, elle parlait de ce phénomène-là. Évidemment, le
visage de l'itinérance a changé énormément. Comme je vous dis, moi-même, dans
mon comté, on le vit, et Dieu sait qu'il va falloir qu'on soit extrêmement
vigilants et mettre les ressources nécessaires, avec l'arrivée des trois
stations de la ligne bleue, sur les cinq qui sont dans mon comté.
Ceci dit, on a fait un peu un recensement
des montants d'argent qui sont donnés au niveau de l'itinérance, puis j'aimerais
ça savoir si ça correspond avec les chiffres que vous avez. Alors, dans le
budget, on prévoyait 89,9 millions de dollars sur cinq ans pour l'itinérance.
Puis ça, je parle de Montréal, là, pour la métropole. Évidemment, ça a... c'est
décortiqué, 27 millions pour la prévention des expulsions, 21,4 millions
pour les suppléments au loyer, 24,8 millions pour le maintien des services,
qui, en totalité, donne un budget de 89 millions qui... pour la métropole.
Est-ce que c'est des chiffres... Un, pensez-vous que c'est suffisant? Puis, deux,
est-ce que ces chiffres-là correspondent à vos chiffres à vous, que vous avez?
Mme Rouleau : Ce sont des
chiffres qui viennent de la Solidarité... pas Solidarité, mais des services
sociaux, j'imagine, le 89 millions qui est dédié?
Des voix : ...
Mme Rouleau : Bon. Alors, oui,
mais, au-delà des montants qui sont... qui sont investis, ce sont des
discussions constantes qui se font avec l'administration, avec la mairesse,
avec son équipe. Comme je vous disais tantôt, moi et mon collègue le ministre
des Services sociaux faisons partie du Groupe d'intervention tactique en
itinérance, que la mairesse a créé avec la directrice de la santé publique,
avec le RAPSIM, avec Sam Watts, que vous connaissez, etc., là, des gens qui
savent de... tout le monde sait de quoi ils parlent puis comment... quelles
solutions ils peuvent appliquer le plus rapidement possible. Moi-même, aussi, bon...
je suis ministre de la Métropole, mais je suis aussi ministre de la Solidarité
sociale et de l'Action communautaire, alors il y a des gestes qu'on pose aussi
pour aider, là, à cette situation-là.
Il y a beaucoup de travail qui se fait en
prévention, parce que l'important, ce n'est pas seulement d'aller chercher des
gens qui sont... Il faut aller chercher les gens qui sont dehors et qui ont
besoin d'accompagnement, mais il faut prévenir aussi avant qu'ils soient... ils
se retrouvent dans la rue. Puis il y a différentes raisons qui font qu'ils
peuvent se retrouver dans la rue. C'est une hausse de loyer exorbitante ou,
bon, ils perdent leur bail pour x raisons. Alors, le ministre des Services
sociaux, avec la ministre de l'Habitation, a aussi annoncé des PSLP, P pour
prévention, et ça, c'est un modèle qui est très intéressant et qui <porte...
Mme Rouleau :
...«prévention»,
et ça, c'est un modèle qui est très intéressant et qui >porte fruit, là,
c'est d'éviter que la personne se retrouve à la rue.
Mme
Rotiroti
:
Parfait. Moi, qu'est-ce que je voulais... peut-être, je me suis mal exprimée,
les sommes qu'on vient de rapatrier, c'est des sommes qui viennent du ministère
des Services sociaux, OK, qui... en totalité, là, c'est pour l'enveloppe l'itinérance,
qui est de 89,9 millions. Dans le fond, moi, je veux savoir, dans ce
89,9 millions, combien de cette somme là est allée pour la métropole?
Mme Rouleau : Du
89 millions, bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, peut-être, vous pourriez répondre si vous avez la question par la suite,
parce que votre temps est écoulé. Alors...
Mme Rouleau : Mais je vais
vous donner un exemple...
Le Président (M. Schneeberger) :
Non, non, mais il n'y a plus de temps, là...
Mme Rouleau : OK, il n'y a
plus de temps.
Le Président (M. Schneeberger) :
...il faut que je vous coupe. Alors...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Alors, elle va le prendre sur le temps du côté ministériel. Allez-y.
Mme Rouleau : Il y a... C'est
probablement en fonction du poids, là, parce que, tu sais, le dénombrement
indique, là, autour de 12 000 personnes. Il y a 5 000... près de
6 000 personnes qui sont en itinérance à Montréal. Moi-même, dans mon
ministère, je... bien, nous finançons les alliances pour la solidarité. On a
ajouté une somme de 10 millions pour les femmes en situation d'itinérance,
et la moitié est dédiée à Montréal. Alors, c'est un calcul qui se fait en fonction,
là, des besoins montréalais, mais le montant, là... bon, on a 89 millions
divisé par deux, ça doit ressembler à ça, là, autour de 45 millions, qui
va... probablement, là, j'imagine. Je n'ai pas le montant, je n'ai pas le
montant exact.
• (16 h 10) •
Mme Rotiroti : ...vous le
trouvez, pouvez-vous le déposer à la commission, s'il vous plaît? Ce serait
apprécié.
Mme Rouleau : Mais je vais...
je peux vous mettre... On va essayer de vous mettre tous les montants qui vont
à Montréal, si vous voulez, en itinérance.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, nous allons du côté ministériel, et je vais entendre le député de Côte-du-Sud
pour six... sept minutes, sept minutes.
M. Rivest : Écoutez, j'ai
envie de débuter en disant que le Conseil des régions... parce que je regarde
la banquette du gouvernement, actuellement, puis nous sommes tous des députés de
région, bien, de dire comment ça nous a permis d'avoir contact davantage avec
vous, Mme la ministre, et aussi avec le collègue de la Capitale-Nationale, et
que ça nous permet, justement, d'échanger sur cet équilibre-là, que vous avez
parlé, dans différents enjeux qui touchent l'ensemble des citoyens du Québec
mais qui peut toucher, aussi, la métropole.
Puis j'avais envie de vous faire un petit
clin d'oeil, si vous me permettez, M. le Président, parce que je sais votre
amour pour le sport, puis, actuellement, on a une métropole qui est en pleine
effervescence au niveau sportif, puis c'est beau de voir comme... moi, citoyen
de la Côte-du-Sud, de me rendre à Montréal, d'aller voir ma famille dans l'Est
de Montréal, je vais vous parler de l'Est de Montréal d'une façon plus précise,
mais comment... de voir comment c'est beau, actuellement, de voir notre métropole
vivante. Et on souhaite tout le bonheur du monde à l'ensemble des gens qui
pourront voir le Canadien ce soir, et de pouvoir certainement ramener la coupe
à Montréal, ce serait extraordinaire. Je nous le souhaite, parce que ça nous
permet de voir comment notre métropole est vivante puis comment c'est
extraordinaire. Le Quartier des spectacles, l'ensemble des activités qu'on peut
vivre à Montréal, c'est vraiment extraordinaire.
En 2018, notre gouvernement, on a mis sur
pied une mesure d'aide financière pour l'Est de Montréal. Moi, ma famille est
dans l'Est de Montréal, je visite l'Est de Montréal, c'est un lieu que j'adore,
puis je peux dire que j'étais conscient, aussi, du déséquilibre qu'il pouvait y
avoir pour redonner à l'Est, dans le fond, toute la place au niveau du
développement économique, au niveau du développement social urbain que Montréal
mérite.
Pouvez-vous me donner un peu plus
d'information sur... me rappeler les orientations, dans cette mesure-là, qui
ont été... qui ont été réalisées et nous présenter les principaux projets qui
ont été soutenus jusqu'à maintenant?
Mme Rouleau : Bien, merci
beaucoup. Puis, oui, on souhaite que les Canadiens de Montréal gagnent ce soir.
Une voix : ...
Mme Rouleau : Oui, et puis,
puisque vous avez abordé le sport, pour commencer, ce dimanche, ce sera le Tour
de l'île, aussi, alors un rendez-vous important pour tous les amateurs de
cyclisme qui aiment... qui veulent découvrir Montréal, parce que c'est une
belle façon, le vélo, de découvrir. Effectivement, on a mis en place...
Vous parlez de la mesure de l'est?
M. Rivest : Oui.
Mme Rouleau : Bon. Alors, on
a mis en place la mesure de l'est, qui... en 2023, qui permet de se concentrer
sur ce territoire, à l'est de Pie-IX, c'est la... la première mouture, la,
l'est de Pie-IX <jusqu'à...
Mme Rouleau :
...ce
territoire, à l'est de Pie-IX, c'est la... la première mouture, là, l'est de
Pie-IX >jusqu'à la pointe de l'île, tout le secteur qui... qui avait
besoin, franchement, d'amour. On sait que c'est un territoire qui... qui a vécu
différentes... différentes époques industrielles lourdes et puis... Et là, on
travaille beaucoup à recréer des quartiers, la vitalité de quartier. Alors, ça
permet, par exemple, de... à la Société de développement Angus de faire
l'acquisition de l'église Saint-Enfant-Jésus pour transformer cette église-là
en milieu culturel etcircassien, notamment. Ça permet, par exemple, au... des franciscains,
là, comment ça s'appelle...
Une voix : ...
Mme Rouleau : Le couvent des Franciscains,
qui est adjacent à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. L'organisme entre...
Entremise a pu faire l'acquisition puis transformer ce couvent des Franciscains
en un nouveau centre communautaire et pour... un centre artistique, aussi, pour
y loger des artistes. Ça permet, par exemple, de créer L'Artère de l'Est, qui
est une... qui deviendra une auberge du cœur, là, qui est dans le modèle
Auberge du cœur, pour faire en sorte que des jeunes ne se retrouvent pas à la
rue et puissent avoir un lieu s'il arrive quelque chose. Puis, dans... dans le
secteur, bien, il n'y en avait pas, dans... Et c'est dans Pointe-aux-Trembles,
je vais dire que c'est dans Pointe-aux-Trembles. Ça n'existait pas, là, à
partir de Mercier jusque... jusqu'à Repentigny, ça n'existait pas. Et là,
maintenant, bien, c'est toute une... une population, là, de jeunes qui est
desservie.
Ça permet de créer des serres pour du
bioalimentaire, pour des cuisines collectives qui... qui vont développer des...
donc, de l'agriculture... agriculture urbaine. Ça permet de créer, par exemple,
le centre communautaire de Saint-Léonard. Nous étions ensemble, Mme la députée,
pour l'inauguration. Donc, la mesure de l'est contribue à ça, plus l'initiative
immobilière communautaire qui... qui est... qui est aussi un petit truc assez
intéressant pour le milieu communautaire, mais qui a permis à des organismes de
se regrouper et de devenir propriétaires d'un édifice commercial pour en faire
un centre communautaire. Et puis cette... cette mesure de 23 millions,
bien, elle est reconduite dans l'actuel budget. Alors, on a... On reprend,
c'est la mesure de l'Est 2.0 avec un nouveau 14 millions, parce que les
premières sommes, les 23 millions ont été... tout a été attribué pour des
projets. Le P'tit Beaubien aussi, là, le cinéma que vous connaissez, je pense.
Alors, on a maintenant une deuxième
mouture de cette... de cette mesure-là qui... qui va continuer ce travail
important de revitalisation de l'Est de Montréal. C'est un secteur qui avait
été totalement oublié. Et là, bien, on lui redonne ses lettres de noblesse.
M. Rivest : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Le
temps est écoulé. Alors, merci. Merci beaucoup, Mme la ministre. Aussi, je vous
demanderais, si vous avez les réponses de la députée de Jeanne-Mance—Viger
demandait de les... de les envoyer au secrétariat de la commission. Ça va?
Adoption des crédits
Alors, nous allons... nous avons déjà
terminé le bloc au niveau des crédits budgétaires du volet Métropole du
portefeuille Affaires municipales et Habitation. Alors, avant de terminer, je
demanderais le vote sur le programme n° 5, intitulé Promotion et
développement de la région métropolitaine, est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté, sur division.
Documents déposés
En terminant, je dépose aussi les réponses
aux demandes des renseignements des oppositions.
Et, compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux à demain, jeudi 28 mai à 11 h 30, où
nous allons entreprendre l'étude du volet Affaires municipales des crédits <budgétaires...
Le Président (M.
Schneeberger) :
...étude du volet Affaires municipales des
crédits >budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Habitation.
Alors, je vous souhaite une bonne fin d'après-midi.
(Fin de la séance à 16 h 19)