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(Quinze heures six minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors
bon après-midi à tous. Ayant le quorum, je déclare la séance de la Commission
de l'aménagement du territoire ouverte. Alors, nous sommes, après-midi, réunis
afin d'entreprendre les intéressés et de procéder à l'étude détaillée du projet
de loi n° 205, Loi concernant un immeuble situé sur le territoire de la ville
de Québec. Est-ce que nous avons des remplaçants, M. le secrétaire?
Le Secrétaire
: Oui, M.
le Président. Mme Cadet (Bourassa-Sauvé) remplace M. Kelley
(Jacques-Cartier); M. Grandmont (Taschereau) remplace Mme Labrie
(Sherbrooke).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, comme il s'agit d'un projet de loi d'intérêt privé, les
procédures sont un peu différentes. Alors, dans un premier temps, je vais
demander au parrain du projet de loi, M. le député Vanier-Les Rivières, qu'il
puisse prendre la parole et présenter brièvement le projet de loi et faire ses
remarques préliminaires. Par la suite, M. le ministre pourra aussi faire ses
remarques et aussi les autres membres députés ici présents sur la commission.
Alors, M. le député Vanier-Les Rivières, allez-y.
M. Asselin : Merci beaucoup, M.
le Président. Alors, je remercie beaucoup M. le ministre d'être présent. Il m'a
demandé de... de l'appeler l'adjoint parlementaire, mais je n'embarquerai pas
là-dedans.
M. Poulin : J'aimerais ça.
M. Asselin : Oui. Bien oui,
oui. Alors, merci à mes collègues de la banquette ministérielle et puis aux gens
de l'opposition. On a toujours besoin de votre collaboration. Alors, je
voudrais remercier aussi des gens de la ville de Québec d'être présents.
Toujours un plaisir de travailler avec vous. Et puis merci aux fonctionnaires
aussi qui ont travaillé sur ce projet de loi d'intérêt privé. Les enjeux de
transport collectif font la manchette de ce temps-ci, mais on est bien contents
que tout avance rondement. Alors, ça fait longtemps que la région a vraiment
besoin d'un projet de tramcité. Alors, un pas de plus vers ce projet-là.
Aujourd'hui, les citoyens de la région sont heureux, ils seront heureux d'apprendre
qu'on fait des bons pas dans ce sens-là et qu'on s'assure que les choses
puissent se dérouler normalement. Alors, non seulement les ajustements
législatifs qu'on va faire aujourd'hui risquent de faire sauver du temps pour
la réalisation de ce projet-là, mais ils vont potentiellement faire sauver des
sous. On est toujours pour ça. Alors, une fois encore, merci à tous d'être ici,
c'est tout.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que M. le ministre voulait ajouter quelque chose?
M. Poulin : Très rapidement, M.
le Président, je veux saluer à mon tour le député de Vanier-Les Rivières, de
porter ce projet de loi, un député affable, travaillant, dévoué. Et, cet
après-midi, nous parlons de la capitale nationale. Alors, c'est un grand
bonheur parce que, dans une séance subséquente, nous allons traiter du
monastère des Ursulines de Québec. Alors, c'est encore plus agréable de
travailler des projets de notre capitale cet après-midi, des projets d'envergure
qui vont bénéficier à beaucoup de gens. Je veux remercier évidemment nos
équipes du ministère des Affaires municipales pour le travail accompli en collaboration
avec la Ville de Québec. Sinon, bien, je suis là en support au député de Vanier-Les
Rivières, voilà...
Le Président (M. Schneeberger) : ...merci
beaucoup. Nous allons du côté de l'opposition officielle, et j'entends la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Salutations, M. le ministre, salutations aux collègues de la
banquette gouvernementale ainsi qu'au député de la circonscription de...
Une voix : ...
Mme Cadet : ...de Taschereau,
merci beaucoup, donc, toujours dans la région de la Capitale-Nationale.
Également, donc les gens des services des affaires juridiques de la ville de
Québec, merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui. Donc, nous aurons le grand
plaisir de vous entendre. Je comprends qu'aujourd'hui, donc, nous venons, je
vais dire, corriger une erreur historique, là, mais je regardais un peu ce qui
nous amène ici dans le cadre du projet de loi 205, et ce sera avec grand
intérêt que nous vous entendrons, dans le cadre de la Loi concernant un
immeuble situé sur le territoire de la ville de Québec. Je comprends qu'il y a
lieu, pour la Ville, de valider son titre d'acquisition d'un immeuble qui
appartenait à une commission, commission scolaire de Sainte-Foy, par le passé,
en raison du défaut d'avoir obtenu l'autorisation exigée par le ministre de
l'Éducation de l'époque. Donc, vous aurez toute ma collaboration pour que nous
puissions procéder cet après-midi, et je le ferai en ma qualité de porte-parole
de l'opposition officielle en matière d'éducation. Donc, merci beaucoup d'être
avec nous.
• (15 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Député de Taschereau.
M. Grandmont : Merci, M. le
Président. Bien, à mon tour de remercier la présence du ministre, de ses
collègues de la banquette gouvernementale, ma collègue de l'opposition
officielle, les équipes qui nous accompagnent, le ministre de la
Capitale-Nationale aussi, qui fait son apparition. Et donc merci aussi aux
équipes, là, qui... en fait, aux équipes, là, qui permettent ce travail-là,
notamment, là, l'équipe de la commission, évidemment aussi les gens à
l'audiovisuel, à la technique, qui rendent la retransmission de nos travaux
possibles. Très content d'être ici aujourd'hui pour discuter de deux projets de
loi d'intérêt privé qui ont une incidence assez importante, là, notamment celui
qui... celui qui concerne le site du monastère des Ursulines, donc dans la
Capitale-Nationale, au centre-ville de Québec, dans le Vieux-Québec, en plein cœur
de ce qu'on dénomme... de ce qu'on nomme, le patrimoine mondial de l'UNESCO.
Donc, très content d'être ici, évidemment aussi.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, étant donné que nous recevons les représentants de la ville de
Québec, je vais vous présenter à tour de rôle. Alors, j'ai M. Maître Serge...
Giasson, c'est ça? Parfait, je veux le prononcer comme il le faut, là. Le
directeur du service des affaires juridiques, Me Kathy Lévesque , directrice de
la division, du soutien aux projets stratégiques et service des affaires
juridiques et Me Annie Pelletier, notaire, Service des affaires juridiques.
Bonjour à vous trois. Alors, vous avez cinq minutes pour faire la présentation
de votre... bien, en tout cas de... votre projet de loi. Et par la suite, même
si ce n'est pas le vôtre directement, c'est le député Vanier-Les Rivières qui
le présente, mais en même temps, c'est pour faire les... dire les détails ou en
tout cas les causes du but d'aujourd'hui, merci.
M. Giasson (Serge) : Bonjour,
M. le Président. Bonjour aux membres de la commission. Alors, si vous me
permettez, M. le Président, je demanderais à Kathy Lévesque, Me Lévesque de
faire la présentation pour la ville de Québec.
Mme Lévesque (Kathy) : Merci
beaucoup, Me Chiasson. M. le Président, M. le ministre, M. le député parrain,
Mmes, MM. les députés, membres de la commission, bonjour. Merci de nous
recevoir aujourd'hui et de nous entendre sur ce projet de loi d'intérêt privé
qui est effectivement à la demande de la ville de Québec, qui vise
exclusivement, en fait, la sécurisation d'un titre de propriété qui est
existant depuis plus de 60 ans et qui vise des immeubles qui sont situés dans
le secteur de la gare d'autobus de Sainte-Foy et du centre de glace Intact
Assurance, l'ancien anneau de glace Gaétan Boucher. Je présume que vous êtes
familier avec le secteur. Évidemment, cette demande-là n'a aucun impact sur les
utilisations et les usages existants dans le secteur et ne porte aucunement
atteinte, là, aux droits des tiers qui sont propriétaires, là, d'immeubles dans
ce secteur-là.
Pour vous remettre un peu en contexte de
la transaction de 1965, c'est un échange de terrain entre la Commission
scolaire de Sainte-Foy et la Corporation de la Cité de Sainte-Foy, auquel la Ville
de Québec est l'ayant cause, là, depuis les fusions municipales du 1ᵉʳ janvier
2002. C'est un échange de terrain qui, à l'époque, en 1965, a permis la
construction d'une école par la commission scolaire dans le secteur
Saint-Denis, juste à côté du parc Saint-Denis. Et pour la Ville de Québec,
c'est un terrain, donc, qui a permis la construction notamment d'installations
municipales dans ce secteur-là, ainsi que des infrastructures, là, de voirie et
également, là, éventuellement la vente d'une partie à la gare d'autobus de la
Vieille... la compagnie de la gare d'autobus de la Vieille Capitale. Si on en
arrive donc au fait que la ville de Québec, la ville de Sainte-Foy à l'époque,
a effectivement morcelé ce très grand terrain qu'elle a acquis par échange de
terrains de la commission scolaire, de façon successive, donc, dans un premier
temps, en 1998, pour la construction de la gare d'autobus dans ce secteur
stratégique de la ville. Puis, dans un deuxième temps, il y a eu une série,
donc en 2026, de réaménagements dans ce secteur-là, qui ont impliqué trois
parties très importantes...
Mme Lévesque (Kathy) : ...donc
la ville, la gare et également le ministère des Transports. Et donc, dans le
cadre de ces transactions-là, il y a eu des échanges de terrain en 2026 pour
tenir compte des travaux qui eux, ont été réalisés en 2021, 2022, 2023, là, ça
s'est échelonné sur quelques années. Ce sont des échanges qui ont été faits de
gré à gré et qui ont permis à la Ville de Québec, un élargissement de l'emprise
du chemin des Quatre-Bourgeois et d'une petite partie de l'avenue
Roland-Beaudin. Ça a permis également l'ouverture de la nouvelle rue qui
s'appelle Amanda-Savard, qui est située du côté, là, de l'emprise du... de
l'autoroute, pardon, Henri IV. Pour la gare, ça a permis l'agrandissement du
très petit stationnement qui était situé à l'arrière du bâtiment, là, pour ceux
qui ont déjà utilisé ces services-là. Les travaux sont exécutés et le
stationnement est pleinement fonctionnel actuellement. Et, pour le ministère
des Transports, ça a permis, en fait, la mise en place à même le terrain de la
gare de nouvelle servitude de non-accès pour protéger en fait les nouveaux
accès qui ont été réaménagés à l'autoroute Henri IV, ainsi que le nouveau, là,
viaduc au-dessus de cette autoroute-là, sur le chemin des Quatre-Bourgeois.
C'est dans le cadre de ces transactions-là
que l'examen des titres, en fait, a permis de révéler que la transaction, donc
l'échange de terrain de 1965, n'avait jamais fait l'objet d'une autorisation du
ministre de l'Éducation à l'époque, tel que le prévoyait l'article 228 de la
Loi sur l'instruction publique. C'est un défaut qui... qui a pour effet de
rendre l'acte susceptible d'annulation et tous les impacts en cascade qu'on
peut s'imaginer, qui découle du fait qu'il y a eu des transactions et des
morcellements sur cet immeuble-là. On a fait des vérifications exhaustives,
d'une part auprès du greffe du notaire, qui a instrumenté la transaction en
1965, d'autre part, du côté des archives du ministère de l'Éducation. Et ces
deux démarches-là n'ont pas permis de retracer l'autorisation du ministre.
Donc, on conclut de façon assez certaine, là, qu'elle n'a pas été donnée à
l'époque d'où la poursuite des discussions avec les représentants du ministère
de l'Éducation, qui nous ont confirmé, en fait, qu'il n'existait aucun
mécanisme administratif qui permettait aujourd'hui, en 2026, de corriger en
fait le vice de titre et le défaut d'obtention de l'autorisation à l'époque. Ce
qui nous amène devant vous aujourd'hui, en fait, le recours à un projet de loi
d'intérêt privé. C'est évidemment la seule avenue qui est disponible pour la
Ville de Québec, d'une part pour sécuriser son titre de propriété et celle des
tiers avec qui elle a transigé, c'est-à-dire la compagnie de la gare d'autobus
de la Vieille Capitale, qui est propriétaire de tout le bâtiment et donc le
secteur de la gare. Puis évidemment, éviter des... des incertitudes, pardon,
quant aux propriétés, là, des installations sportives que possède la ville, là.
Il y a l'aréna Roland-Couillard qui est attaché au centre de glace Intact
Assurance. Il y a des voies de circulation également. Il y a une bonne portion
de l'avenue de Rochebelle entre la gare et les installations sportives, il y a
la nouvelle rue Amanda-Savard et il y a cette petite portion, là, en façade du
côté du chemin des Quatre-Bourgeois.
Donc, concrètement, ce que le projet de
loi d'intérêt privé vise à faire, il vise à déclarer que l'acte d'échange de
1965, il ne peut être annulé en raison de l'absence d'obtention de
l'autorisation ministérielle. Au total, suivant les morcellements qui ont été
faits au fil du temps, c'est huit lots qui sont visés par cette
régularisation-là. Brièvement, on parle d'une partie du terrain actuel de la
gare et de son nouveau stationnement. On parle également d'une petite partie de
l'emprise du chemin des Quatre-Bourgeois du côté sud, une partie de la rue
Amanda-Savard, ainsi qu'une partie de l'avenue de Rochebelle, une partie de
l'aréna Roland-Couillard et du centre de glace Intact, et finalement, des
parties de lots non aménagées qui sont situées entre l'emprise du boulevard...
de l'autoroute, pardon, Henri IV et de la rue Amanda-Savard. C'est donc pour...
Le Président (M. Schneeberger) : ...vous
êtes déjà une minute et demie de passé, ça fait que...
Mme Lévesque (Kathy) : C'était
ma dernière phrase.
Le Président (M. Schneeberger) :
OK, bien, allez-y, alors finissez. C'est correct, là.
Mme Lévesque (Kathy) :
J'allais dire que c'est pour ça qu'on sollicitait l'appui, en fait, des membres
de la commission dans l'adoption de ce projet de loi. Excusez-moi.
Le Président (M. Schneeberger) : OK,
bon, bien, merci beaucoup. Alors, nous allons procéder à une période d'échange
avec les députés. Est-ce que... Du côté gouvernemental, est-ce que vous aviez
des questions? Vous avez deux minutes 30 maximum. Oui, députée d'Abitibi-Ouest.
Mme Blais : Bonjour. On dit
que la première transaction a été faite dans les années 60, et, suite à ça, a
eu beaucoup de morcellements, que je présume, avec des actes notariés?
Mme Lévesque (Kathy) : Absolument.
Mme Blais : Comment se
fait-il que personne n'a vu ça?
Mme Lévesque (Kathy) : Le
facteur humain. Donc, transaction de 1965, c'était un notaire en 98, c'est une
notaire externe qui a procédé sans voir...
Une voix : ...
Une voix : ...
Mme Lévesque (Kathy) : Oui,
la loi effectivement en 65, là, à l'époque c'était la nouvelle Loi sur
l'instruction publique qui avait été adoptée l'année d'avant. Donc, on présume,
là, que c'est un facteur humain, mais on n'a pas, malheureusement, pu
identifier, là, la cause.
M. Giasson (Serge) : Ce qu'on
présume, c'est que les moyens de chercher dans les lois étaient moins efficaces
en 1960. Et le législateur avait imposé l'obligation de l'autorisation
ministérielle en 64. Donc, la transaction en 65, probablement que ça ne s'est
pas rendu au notaire qui avait instrumenté. Puis après ça, on s'est fiés, vous
savez comment ça fonctionne, au lieu de faire une recherche exhaustive, on...
Mme Blais :
...la
cadence.
M. Giasson (Serge) : La
cadence, c'est ça, exact.
Mme Blais : Merci beaucoup.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Non, ça va. À l'opposition officielle, est-ce que la députée de
Bourassa-Sauvé a des questions?
Mme Cadet : Oui, en fait,
simplement, donc, si la Ville souhaitait donc, à son tour, donc, à aliéner le
bien, en fait, quelles seraient les conséquences si on ne remédie pas à ce vice
de titre?
Mme Lévesque (Kathy) : Bien
évidemment, tu sais, ça pourrait rendre l'acquisition originale, en fait, nulle
de nullité absolue. Dans le cadre de notre transaction de 2026, là, avec la
compagnie de la gare notamment, on s'est engagé à obtenir cette régularisation
de titre là. La transaction a été notariée le mois dernier. Donc, c'est pour ça
qu'on est ici devant vous aujourd'hui, c'est... on cherche à sécuriser à la
fois nos titres de propriété et ceux qui ont été cédés à la compagnie de la
gare.
Mme Cadet : OK, je n'avais pas
bien saisi ça. Donc vous avez déjà cédé ces titres-là à la compagnie de la
gare?
Mme Lévesque (Kathy) : Exactement.
Mme Cadet : OK, donc cette
transaction s'est déroulée déjà et c'est à ce moment-ci que vous avez constaté
le vice de titre. C'est dans le cadre de cette transaction-ci, qui s'est
déroulée le mois dernier.
Mme Lévesque (Kathy) : Oui,
en fait, les avant-contrats, il faut savoir, là, ils ont été approuvés il y a
déjà un moment, on était à l'époque des travaux, là, donc en 2022, les
avant-contrats avec la gare ont été autorisés. On savait déjà qu'il y aurait
des échanges de terrains. Il y a eu des délais, il y a eu toutes sortes de
circonstances. Puis on s'est... jusqu'au 11 mai, où on a pu finalement notarier
la transaction, mais dans le cadre duquel on a effectivement été amené à
constater le vice de titre, là, qu'on s'est engagé à corriger.
Mme Cadet : Ce qui...ce qui
permettrait à la compagnie de la gare, donc, si elle souhaite à son tour
aliéner le bien, donc, de pouvoir...
Mme Lévesque (Kathy) : Exactement.
Donc ça nettoie la chaîne de titres pour tout le monde.
Mme Cadet : Parfait. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres personnes? Député de Chauveau, ça va?
Chauveau...Oui? Taschereau, excusez-moi. Pas Chauveau, Taschereau, excusez-moi.
Ça va? Pas d'autre question. Alors à ce moment-là, si nous avons terminé au
niveau des audiences, alors je vais inviter à procéder la lecture article par
article du projet de loi. Alors, j'invite le député Vanier-Les Rivières à
nous lire le premier article.
M. Asselin : Merci, M. le
Président. Alors, article un, l'acte d'échange conclu le 14 octobre 1965 entre
la Corporation de la Cité de Sainte-Foy et la commission scolaire de
Sainte-Foy, dont copie a été enregistrée au Bureau de la division de
l'enregistrement de Québec le 19 octobre 1965, sous le numéro 576 135, ne peut
être annulé en raison de... du défaut d'avoir obtenu l'autorisation requise au
premier alinéa de l'article 228 de la Loi sur l'instruction publique, S.R.Q.
1964, chapitre 235, en vigueur lors de sa conclusion.
Alors, l'article un... En commentaire.
L'article un du projet de loi aurait pour effet d'empêcher que l'acte d'échange
conclu le 14 octobre 1965 entre la Corporation de la Cité de Sainte-Foy et la
commission scolaire de Sainte-Foy ne soit annulé au motif de l'autorisation du
ministère de l'Éducation... n'a pas obtenu. Cette dernière étant requise en
vertu du premier alinéa de l'article 28... 228, de la Loi sur l'instruction
publique en vigueur lors de la conclusion de l'acte d'échange, en possédant
ainsi le titre de propriété de la ville de Québec dans l'immeuble ne pourra
faire l'objet d'une contestation pour ce motif.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article un? Député de... Bien,
premièrement, j'ai besoin du consentement. Non?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
OK. Bon, excusez-moi, je pensais qu'étant donné que vous n'étiez pas sur ma
liste... besoin du consentement. Alors, député de Jean-Talon, allez-y.
M. Paradis : Merci beaucoup.
Oui, d'ailleurs, il s'agit d'un... d'un terrain dans la circonscription de
Jean-Talon, d'où ma question. Donc, j'ai bien compris l'historique qui nous
mène à ce projet de loi. Est-ce qu'au courant de vos démarches pour faire
adopter ce projet de loi, vous êtes au courant de citoyens, de groupes qui ont
des préoccupations par rapport à ce qu'on fait aujourd'hui ou à ce que vous
nous proposez de faire? Est-ce qu'il y a eu des questions? Est-ce qu'il y a des
gens qui s'y opposent?
Mme Lévesque (Kathy) : À ma
connaissance, aucune.
M. Paradis : Est-ce que vous
avez cherché à consulter donc... Parce que là je comprends que les personnes...
directement concernées par le terrain sont au courant. Mais est-ce que les
citoyens autour, la communauté... Est-ce que vous avez...
M. Paradis : ...proactivement
chercher à informer de ce qui s'en vient avec ce projet de loi?
Mme Lévesque (Kathy) : On a
publié les avis publics, mais on n'a pas fait de démarches autres avec notre
service des communications.
M. Paradis : Très bien,
merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? D'autres questions? Alors, s'il n'y a pas d'autres questions, est-ce
l'article 1 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article deux. M. le député de Vanier-Les Rivières.
M. Asselin : La ville de
Québec doit, dans les meilleurs délais, présenter une copie conforme de la
présente loi au Bureau de la publicité foncière et l'Officier de la publicité
foncière est tenu de procéder à son inscription sur les lots 6 540 192,
6 540 193, 6 541 857, 6 542 053, 6 542 054, 6 542 108, 1 758 321 et
6 656 427 du cadastre de Québec, circonscription foncière de Québec.
Alors, en commentaire, l'article deux du
projet de loi exigerait que la ville de Québec... qu'elle présente une copie
conforme de la loi au Bureau de la publicité foncière. Ce faisant, l'Officier
de la publicité foncière serait tenu de l'inscrire sur les lots visés par la
loi, ce qui assurerait la publicité de la loi auprès des tiers.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 2? Députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. L'article deux parle des meilleurs délais. À quel moment vous
prévoyez présenter une copie conforme de la présente loi au Bureau de la
publicité foncière?
Mme Lévesque (Kathy) : Comme
on a des notaires à l'interne, dès qu'on recevra copie conforme de la loi, on
va faire les démarches, là, pour l'inscription sur tous les lots concernés,
puis également aviser notre partenaire, là, dans l'échange, là, la compagnie de
la gare.
Mme Cadet : Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Taschereau, avez-vous des questions? Jean-Talon, non plus? Alors, est-ce que
l'article deux est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article trois.
M. Asselin : Article trois.
La présente loi entre en vigueur le, indiquez la date de la sanction de la
présente loi. Alors, en commentaire, l'article trois du projet de loi
prévoirait son entrée en vigueur à la date de sa sanction.
Le Président (M. Schneeberger) : J'imagine
qu'il n'y a pas de question. Est-ce que l'article trois est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, je vous inviterais maintenant à lire le préambule du... le
préambule, pardon, du projet de loi.
M. Asselin : Alors :
«Attendu que, le 14 octobre 1965, aux termes d'un acte d'échange, dont copie a
été enregistrée au bureau de la division d'enregistrement de Québec le 19
octobre 1965 sous le numéro 576 135, la Corporation de la Cité de Sainte-Foy a
acquis de la Commission scolaire de Ste-Foy un immeuble alors connu et désigné
comme étant le lot 197-1 du cadastre officiel de la Paroisse de Ste-Foy,
division d'enregistrement de Québec;
«Que le premier alinéa de l'article 228 de
la Loi de l'instruction publique (S.R.Q. 1964, chapitre 235), en vigueur au
moment de la conclusion de cet acte, prévoyait qu'aucune corporation scolaire
ne peut hypothéquer, vendre, ou échanger ou autrement aliéner ses biens ou
emprunter sur ces biens, sans avoir obtenu l'autorisation du ministre de
l'Éducation;
«Qu'aucune autorisation n'a été donnée par
le ministère de l'Éducation pour la conclusion de l'acte d'échange;
«Que, suite à des opérations cadastrales
et à une rénovation cadastrale, l'immeuble est désormais inclus dans les lots 6
540 192, 6 540 193, 6 541 857, 6 542 053, 6 542 054, 6 542 108, 1 758 321 et
enfin 6 656 427 du cadastre de Québec, circonscription foncière de Québec;
«Donc, qu'il y a lieu pour la Ville de
Québec, ayant cause de la Corporation de la Cité de Sainte-Foy, de valider son
titre d'acquisition de cet immeuble en raison du défaut d'avoir obtenu
l'autorisation exigée au premier alinéa de l'article 228 de la Loi de
l'instruction publique en vigueur au moment de la conclusion de l'acte
d'échange;».
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour la lecture. Alors, est-ce que le préambule est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Est-ce que le titre du projet de loi est adopté...
Des voix : ...Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des
références, est-ce qu'elle est adoptée?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, nous en sommes déjà aux remarques finales. Alors, est-ce qu'il y
a des gens qui voulaient faire des remarques? M. le ministre, alors remarques
finales.
M. Poulin : Oui, vous me
permettrez de remercier le député de Vanier-Les Rivières pour son
excellent travail, évidemment, dans le cadre de ce projet de loi, ainsi que
toutes les équipes du ministère de la Ville de Québec. Et le député Vanier-Les Rivières
a annoncé qu'il ne sera pas candidat à la prochaine élection. Donc, il reste
seulement une semaine et demie de travaux parlementaires. Donc, c'est peut-être
votre dernier projet de loi ou je m'avance, on ne sait pas, ce n'est pas
l'avenir. Mais je veux vous remercier de votre travail, votre engagement pour
les gens de Vanier-Les Rivières, pour les gens de la Capitale nationale et pour
votre engagement également en éducation, qui a été très, très, très déterminé à
chacune des étapes de votre vie. Alors, félicitations, M. le député.
• (15 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y avait d'autres députés qui désiraient... Députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : ...remercier Me
Giasson, Me Lévesque et Me Pelletier, pour les explications limpides et tous
vous remercier pour la belle collaboration, pour l'étude détaillée de ce projet
de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Ça va? Pas d'autre... Alors, étant donné que la commission a accompli son
mandat, nous allons suspendre quelques instants afin d'accueillir un prochain
mandat dans quelques minutes. Merci beaucoup.
(Fin de la séance à 15 h 31)