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(Quinze heures six minutes)
Le Président (M. Després): À l'ordre, s'il
vous plaît!
La séance est ouverte. Chers membres de la commission du budget
et de l'administration, à l'ordre!
J'aimerais rappeler le mandat de la commission. Cette commission est
réunie cet après-midi afin de procéder à la
vérification des engagements financiers du ministère des
Approvisionnements et Services pour les mois de septembre 1986 à
septembre 1987.
J'aimerais tout d'abord demander au secrétaire s'il y a des
remplacements cet après-midi.
Le Secrétaire: Oui, M. le Président. M. Blais
(Terrebonne) remplace Mme Blackburn (Chicouti-mi): M. Brassard (Lac-Saint-Jean)
remplace M. Dufour (Jonquière): et Mme Juneau (Johnson) remplace M.
Gendron (Abitibi-Ouest).
Le Président (M. Després): Vous avez tous
reçu une copie de l'ordre du jour. Est-ce que l'ordre du jour est
adopté?
M. Brassard: Adopté.
Le Président (M. Després): Adopté. J'appelle
l'étude des engagements financiers du ministère des
Approvisionnements et Services.
Réponses déposées
Tout d'abord, avant d'appeler tes engagements financiers de septembre
1986, j'aimerais déposer les réponses données aux
questions posées lors de la séance du 29 octobre 1986 et demander
aux membres s'ils désirent des renseignements supplémentaires sur
l'un des engagements vérifiés tors de la dernière
séance de vérification sur le ministère des
Approvisionnements et Services. Est-ce qu'il y a...
Une voix:...
Le Président (M. Després): Donc, c'est
déposé.
Engagements financiers
J'aimerais appeler l'engagement financier 10 du mois de septembre. Je
m'excuse, M. le ministre! Je rappelle que l'engagement 10 est une soumission
sur invitation: contrat pour l'achat de 233 750 enveloppes kraft avec colle
à pression de format 25, 2 cm x 33 cm, et 210 000 enveloppes de format
30, 4 cm x 40, 8 cm. Le plus bas soumissionnaire: montant de 49 069, 45 $.
Est-ce qu'il y a des questions, M. le député de
Lac-Saint-Jean?
M. Brassard: II y a un écart assez important. Comment
expliquez-vous un écart de cette importance?
M. Rocheleau: M. le Président, si vous me le permettez,
d'abord, j'apprécie qu'on entende finalement aujourd'hui le
ministère des Approvisionnements et Services sur ses engagements
financiers. J'aimerais vous présenter certaines des personnes qui
m'accompagnent aujourd'hui, entre autres, M. Jean-Claude Careau, directeur
général du Service des achats, M. Plamondon, du Service des
achats aussi, M. Roland Cloutier, M. Jacques Privé, responsable de la
planification à la Société immobilière du
Québec, rattachée à mon ministère, Lyne Audet,
attachée politique, ainsi que Gilles Pineau, attaché politique
à mon ministère.
M. le Président, à l'occasion, vous permettrez
sûrement à M. Jean-Claude Careau, directeur général
des achats, d'apporter certaines précisions sur les soumissions
demandées aux services de mon ministère et d'expliquer aussi,
s'il y a lieu, dans certains cas, les écarts que l'on peut y retrouver.
Je ne sais pas si vous avez l'intention de procéder à la
vérification de chacune des soumissions des douze mois de l'année
ou si vous avez l'intention de discuter de l'une ou l'autre des soumissions;
tout dépend de la commission et des membres. Par contre, nous sommes
ouverts à donner toutes les explications nécessaires ou
pertinentes dans ce dossier.
M. Brassard; M. le Président.
Le Président (M. Després): Oui, M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: J'aurais plutôt une préférence
pour fonctionner mois par mois. Si j'ai des questions sur un certain nombre -
je n'en ai pas sur tous - d'engagements financiers dans un mois, on
procédera de cette façon-là et on disposera de chaque
mois.
Le Président (M. Després): D'accord. À ce
moment-là, effectivement, la procédure normale est d'appeler
chacun des engagements financiers, mais avec entente, Je pense, M. le ministre
et M. le député de Lac-Saint-Jean. On peut effectivement
s'entendre pour les appeler mois par mois; lorsque j'appellerai le mois
concerné, vous pourriez à ce moment-là, M. le
député de Lac-Saint-Jean...
M. Brassard:... l'engagement ou...
Le Président (M. Després):... identifier
précisément l'engagement sur lequel vous avez des interrogations.
Est-ce que cela vous va, M.
le ministre? J'appelle les engagements financiers du mois de septembre
1986.
Septembre 1986
M. Brassard: Au mois de septembre, on constate à plusieurs
reprises qu'il y a des écarts assez importants, surtout quand ce sont
des soumissions sur invitation, comme dans le cas des engagements 10 et 11, et
le suivant également. Il y a des écarts assez notables, assez
substantiels, entre les différentes offres. Y a-t-il une explication
à cela?
M. Rocheleau: Je peux demander à M. Careau de vous dire
s'il y a une autre explication. Effectivement, à l'engagement 10, le
contrat a été accordé à 49 000 $, alors que le
deuxième soumissionnaire était à 64 000 $. Il y a un
écart quand même assez considérable. Peut-être que M.
Careau peut nous apporter certaines précisions sur les demandes de
soumissions.
M. Careau (Jean-Claude): SI on considère l'engagement 10
aussi bien que l'engagement 11, on s'aperçoit que ce sont des
soumissions sur invitation en respectant en cela le règlement qui
indique que, pour des montants inférieurs à 100 000 $, on peut
procéder par soumissions sur invitation.
On constate également qu'il n'y a pas une tonne de fabricants
d'enveloppes au Québec. Je crois bien, sous toutes réserves, que
les six qui ont été Invités, ce sont les six fabricants
traditionnels d'enveloppes au Québec. La différence de coût
est attribuable... Ce qu'on se dit quand on reçoit des
différences comme cela, c'est que probablement que les autres
entreprises étaient déjà surchargées. Quelquefois
également, le fournisseur tenait à avoir une commande en
particulier parce que son livret de commandes était à sec. Mais,
de toute façon, c'est un ordre de grandeur du coût, les 49 000 $
qui sont là, qui nous fait croire qu'il est capable de remplir ses
commandes. Maintenant, expliquer précisément pour quelle raison,
c'est assez difficile à dire.
C'est un peu la même chose pour l'engagement 11, concernant les
fabricants de classeurs métalliques. Il y a eu douze soumissions
demandées et seulement trois réponses. On constate une
différence, mais, encore là, probablement dû au fait qu'une
entreprise est plus dynamique ou plus soucieuse d'obtenir un contrat.
M. Brassard: Merci, M. te Président. J'aurais une question
à poser, toujours en septembre, concernant l'engagement 15. Il s'agit de
l'achat de 820 chaises réglables. En regardant les engagements
financiers d'autres mois, j'ai pu constater qu'on a procédé
à plusieurs reprises à l'achat de chaises réglables
également: décembre 1986, mars, avril et juillet 1987, ce qui
fait beaucoup de chaises évidemment. Y a-t-il un plan de renouvellement
de toutes les chaises dans les ministères ou si c'est
régulier?
M. Careau: II faut bien noter que c'est un peu frappant dans ces
engagements, étant donné qu'il s'agit d'achats faits par le
ministère des Approvisionnements et Services à même
son budget. Il faut comprendre que ces meubles sont achetés par le
ministère et revendus aux différents ministères du
gouvernement. La majorité des engagements concerne des achats de cette
nature. Vous me demandez s'il y a un plan de remplacement, sans doute que
non... En tout cas, à ma connaissance, Il n'y a pas de plan
concerté pour cela, mais il y a beaucoup de demandes pour ce type
d'ameublement, étant donné que c'est quand même
relativement récent qu'on puisse offrir ce genre de chaises pour les
employés de secrétariat qui ont à dactylographier. Alors,
il faut une chaise ajustable en hauteur, sur l'inclinaison. Je crois que cela
fait seulement une couple d'années qu'on a cette chose à offrir
en vente au ministère. Donc, autrefois, ils utilisaient des tabourets,
des chaises un peu moins confortables. Chacun des ministères a un budget
d'achat d'ameublement et d'équipement de bureau. Donc, on reçoit
des réquisitions pour satisfaire à des besoins.
M. Brassard: II y a une augmentation très nette de
demandes de ce type de chaises.
M. Careau: Depuis deux ou trois ans... M. Brassard: Une couple
d'années.
M. Careau:... je ne dirais pas qu'il y a une augmentation
significative, mais cela se maintient à peu près toujours au
même niveau. Quand ce n'est pas un type d'ameublement, c'est un
autre.
M. Brassard: Cela va pour septembre.
Le Président (M. Després): Tous les engagements du
mois de septembre 1986 sont vérifiés. J'appelle maintenant les
engagements financiers du mois d'octobre 1986.
M. Brassard: Un instant, s'il vous plaît! Le
Président (M. Després): Oui.
M. Brassard: Je m'excuse, M. le Président. C'est à
l'engagement 16, je m'excuse, j'ai passé outre là.
Le Président (M. Després): Du mois de... ?
M. Brassard: Du mois de septembre toujours, le mois qu'on vient
de voir.
Le Président (M. Després): Oui.
M. Brassard: On est allé en soumissions
publiques pour 6500 boîtes de chemises. Je constate qu'on n'a pas
retenu le plus bas soumissionnaire. On a retenu Jos Clermont Inc. pour 41 275
$. Il y avait parmi les soumissionnaires: Hilroy (Division Abitibi-Price inc. )
pour 38 148 $. J'imagine qu'il y a une explication à cela?
M. Careau: Je voudrais préciser. Il s'agit d'un achat
où on achetait deux articles différents et on demandait pour
chacun des articles un prix de la part du soumissionnaire. Si Jos Clermont
inc... c'est à cause de l'information telle qu'elle vous a
été fournie, ce n'est peut-être pas clair.
M. Brassard: Vous associez cela avec un autre engagement?
M. Careau: Non, c'est toujours te même engagement 16, mais,
à l'intérieur de cet achat, il y avait différents types de
boites. Ce sont des chemises de classement Alors, il y en a de
différentes grandeurs. Il y avait deux sortes de boîtes autrement
dit, et on demandait un prix pour chacune des sortes. Pour le plus bas
soumissionnaire, on dit qu'il y a 41 275 $, mais, en fait, sa soumission pour
le premier article était de 32 385 $ et, pour le deuxième, elle
était de 8890 $. Si on regarde Hilroy, il a soumissionné
seulement sur le premier article à 38 148 $. Alors, il était pas
mal plus cher que l'adjudicataire.
M. Brassard: II n'a pas soumissionné pour le
deuxième article?
M. Careau: À mon avis, non. Il n'y avait pas de soumission
pour le deuxième article. Et il était plus cher pour le premier
article.
M. Brassard: Ce qui fait qu'il a été
écarté comme ça?
M. Careau: C'est cela.
M. Brassard: Parce qu'il n'avait pas soumissionné pour les
deux articles?
M. Careau: Même s'il avait soumissionné pour le
deuxième, je pense qu'on faisait l'analyse pour le total des deux
articles. De toute façon, il était plus cher, il avait 6000 $ de
plus pour le premier article que Jos Clermont Inc.
M. Brassard: Cela arrive-t-il assez fréquemment des choses
comme cela?
M. Careau: Qu'on demande par groupe? M. Brassard: Oui.
M. Careau: Ah oui, très fréquemment. Dans les
groupes qui sont assez Importants, dès l'appel d'offres, on indique si
on va analyser par groupe ou au total. Des fois, cela n'est pas analysable aux
groupes ou ce n'est pas opportun de donner douze commandes parce qu'il y aurait
douze groupes.
M. Brassard: Le choix de la firme à ce moment-là
tient compte du fait qu'elle a soumissionné pour l'ensemble des
articles?
M. Careau: À l'occasion, on va exiger qu'on soumissionne
pour l'ensemble, mais quand on analyse au groupe, évidemment, on n'est
pas obligé de soumissionner pour l'ensemble. C'est toujours
indiqué dans l'appel d'offres.
M. Brassard: Tout à l'heure, dans plusieurs engagements
financiers, vous avez indiqué d'ailleurs qu'en bas de 100 000 $ vous
pouviez procéder sur invitation. Dans le cas de l'engagement 16,
même si c'est un engagement inférieur à 100 000 $, vous
avez décidé de fonctionner par soumissions publiques?
M. Careau: Vous avez raison dans votre remarque. Ce qui arrive
fréquemment, c'est qu'il y a des domaines où on ne peut pas
prétendre connaître tous les fournisseurs. Dans les fabricants
d'enveloppes, c'est assez facile, dans les fabricants de classeurs en
métal, c'est également assez facile. Mais, dans les fabricants de
boîtes de chemises de classement, on n'a pas la prétention de
connaître tous ces fournisseurs. Le montant étant tout de
même relativement important, on a été par soumissions
publiques. C'est un domaine qui est plus difficilement cernable.
M. Brassard: Si je comprends bien, quand le nombre de firmes au
Québec produisant tel produit est assez limité et qu'elles sont
toutes connues dans le fichier, j'imagine, à ce moment-là que
vous jugez plus efficace et sans doute plus rapide de fonctionner sur
invitation.
M. Careau: Surtout si le montant est inférieur
à...
M. Brassard:... surtout, évidemment, s'il est
inférieur à 100 000 $. Mais même si le montant est
inférieur à 100 000 $ et que vous soyez en face d'un
marché où le nombre des entreprises est assez
élevé, à ce moment-là, vous
préférez...
M. Careau: Souvent, on va privilégier...
M. Brassard:... choisir la soumission publique.
M. Careau:... un appel d'offres public, surtout si le temps nous
permet de le faire, à moins qu'il n'y ait une urgence.
M. Brassard: Ça va pour septembre.
Le Président (M. Després): Ça va. Donc, les
engagements de 1986 sont vérifiés, J'appelle
maintenant les engagements financiers d'octobre 1986. M. le
député de Lac-Saint-Jean est-ce qu'il y a des questions?
Octobre
M. Brassard: À l'engagement 1, je suppose que vous avez
négocié le contrat parce qu'il s'agissait de la firme qui
fournissait les autres équipements.
M. Careau: Ce type d'équipements-là, c'est pas mal
particulier, quand un ministère est déjà organisé
avec une marque d'équipements, par exemple, et qu'il exige une
compatibilité ou des échanges de machines à
l'intérieur du même service. D'autant plus que c'était un
produit reconnu québécois. Dans le temps, selon la
réglementation, il y avait un comité sur la bureautique qui
examinait chacune de ces demandes-là, et quand c'était un produit
considéré comme québécois qui était
exigé par un ministère en vue de continuité... On
négocie. D'ailleurs, on a des listes de prix vériflables avec ces
entreprises-là, et c'est comme ça qu'on fonctionne. Parce que
c'est assez difficile d'entrer une autre marque de machine dans toutes sortes
de domaines, des fois, où il n'y a pas de compatibilité
d'assurée.
M. Brassard: Oui, Je regarde ça, M. le Président
Vous m'excuserez. À l'engagement 7, encore là. on est en face
d'un écart considérable entre les deux - toujours en octobre,
l'engagement 7 - on est en face d'un écart considérable entre les
deux soumissionnaires. Entre 85 000 $ et 135 000 $, c'est énorme pour
des boîtes de chemises de classement.
M. Careau: C'est un peu particulier, ça. Il y a toutes
sortes de systèmes de classement. Je suis peut-être un peu
familier avec ça. Quand on examine les systèmes adoptés
à différents endroits, il y a toutes sortes de couleurs, toutes
sortes de codes, toutes sortes de choses qui font, des fois, que la
compétition n'est pas facile.
Je regarde ça, par exemple, c'est une soumission publique et on
n'a que deux soumissionnaires sur un projet quand même important.
M. Brassard: Et il y a un écart énorme entre les
deux.
M. Careau: Et il y a un écart énorme. À ce
moment-là, on se dit qu'on est chanceux d'avoir eu le plus bas qui a
soumissionné.
M. Rocheleau: Et le deuxième n'était même pas
conforme. Il y avait une omission du dépôt de garantie.
M. Brassard: Pour Les Systèmes documentaires MDS.
Là encore, vous avez procédé par soumissions publiques.
Pourtant c'est inférieur à 100 000 $.
M. Careau: Encore une fois, c'est un domaine, les chemises de
classement, où il y a tellement de sortes, tellement de formats,
tellement de systèmes différents qu'on n'a pas la
prétention, pour le besoin qu'on avait, de connaître tous les
fournisseurs possibles. Des fois, d'une année à l'autre aussi,
les entreprises modifient ou s'adaptent ou utilisent de nouveaux
systèmes qu'on ne connaît pas nécessairement.
M. Brassard: Est-ce que, dans des soumissions publiques de ce
type-là, par exemple, pour des chemises de classement, est-ce que vous
êtes très précis dans la demande de soumissions? Est-ce que
vous indiquez beaucoup de caractéristiques du produit?
M. Careau: À l'occasion, sans doute qu'on doit être
très précis. Si je pense, par exemple, à un
ministère à papiers, je ne sais pas, le ministère de la
Justice, le ministère du Revenu, qui ont des systèmes
montés, des systèmes de classement qui fonctionnent depuis un
certain nombre d'années...
M. Brassard:... de dimensions, de couleurs, il y a des...
M. Careau: Il faut respecter cela, sans cela, pour
économiser 5000 $, on va peut-être les obligés... S'ils
adoptaient ce système qui n'est pas tout à fait cohérent
avec le leur, cela pourrait créer des embêtements joliment
dispendieux.
M. Brassard: En somme, vous respectez les commandes venant des
ministères.
M. Careau: Le plus possible. M. Brassard: Le plus possible.
M. Careau: On examine les spécifications, ce qui peut
faire l'objet de disparités, d'orienter cela vers un fournisseur
donné. On remet cela en question chaque fois.
M. Brassard: Cela va pour octobre, M. te Président.
Le Président {M. Després): Les engagements
financiers du mois d'octobre 1986 sont maintenant vérifiés.
J'appelle maintenant les engagements financiers du mois de novembre 1986.
Novembre
M. Brassard: À l'engagement 1, vous vous retrouvez avec la
procédure de soumissions sur invitation avec un seul soumissionnaire, un
sur dix, qui a répondu à l'invitation. Est-ce que de
tels cas se produisent souvent? Et, dans ces cas, est-ce que vous
retenez l'unique firme qui a répondu à l'invitation ou est-ce
qu'il vous arrive de recommencer la procédure?
M. Careau: II nous arrive de le refaire. Il est évident
que dans un cas comme ceiui-là, on va vérifier. Il est vrai que,
là, c'est 25 000 $, ce n'est quand même pas des millions, mais
tout de même. On examine les prix payés pour des commandes
antérieures, on fait cela régulièrement, y compris dans
les cas où II y a compétition, mais que la différence est
forte, pour s'assurer que c'est raisonnable comme coût.
M. Brassard: Vous faites un examen comparatif...
M. Careau: C'est cela.
M. Brassard:... d'achats antérieurs.
M. Careau: Si le prix avait été beaucoup plus
Important que celui-là, iI n'y a rien qui dit qu'on n'aurait pas pu
retourner. Évidemment, je ne connais pas ce dossier en particulier.
Est-ce que c'était urgent? Cela m'étonnerait que ce soient des
raisons comme cela. C'est certainement qu'on a trouvé que le prix
était acceptable. Et on a donné la commande à ce prix,
malgré l'absence de compétition.
M. Brassard: Est-ce qu'il vous arrive, dans des cas comme cela de
recommencer...
M. Careau: Cela nous arrive.
M. Brassard: À ce moment-là, quand on n'a pas
répondu sur Invitation, est-ce que vous utilisez plutôt l'appel
d'offres public?
M. Careau: Ce sont des cas quand même assez peu
fréquents. Je ne peux pas dire qu'il y a un processus établi
à l'avance.
M. Brassard: Habituellement, il y a plus d'une firme?
M. Careau: On considère un peu la situation, les
circonstances qui font qu'il n'y a pas de compétition. Pour des
étagères métalliques, par exemple, c'est sûr qu'il
n'y a pas 25 entreprises au Québec en mesure de fournir cela. La
compétition étant assez restreinte, c'est peut-être trois
ou quatre fabricants.
M. Brassard: Vous avez Invité dix firmes?
M. Careau: Oui. C'est qu'il y en a plusieurs qui font valoir
qu'elles sont en mesure de fournir cela et à qui on n'a jamais
donné de commande parce qu'elles n'ont jamais été les plus
basses. Mais on continue quand même à leur demander des prix.
M. Brassard: Mais cela arrive peu souvent que vous vous retrouvez
avec une seule firme. Cela arrive peu souvent.
M. Careau: C'est relativement peu fréquent parce qu'on
demande beaucoup plus que... Là, on s'aperçoit qu'on a
demandé dix soumissionnaires pour un contrat de 25 000 $. Cela me
paraît beaucoup. C'est un peu comme pour le suivant. On s'aperçoit
qu'on a demandé 22 soumissionnaires.
M. Brassard: Ce n'est même pas 30 000 $.
M. Careau: Je pense qu'on a fait le tour du marché pas mal
à ce moment-là.
M. Brassard: À l'engagement 4, en tout cas, c'est
peut-être la formulation de l'engagement qui m'apparaît curieuse.
On dit: Contrat pour l'achat d'une quantité minimum de 2500 classeurs.
Je comprends mal l'expression "quantité minimum". Cela pouvait
être plus de 2500 ou quoi? C'est le "minimum" que je trouve curieux. On
achète 2500 ou on en achète 3000 ou on en achète 3200.
M. Careau: En fait, c'est qu'à cause du mode de
fonctionnement, on ne peut pas déterminer en début d'année
ou à une époque quelconque dans l'année qu'au cours des
douze prochains mois, on va commander 2327 classeurs ou 2540. Mais on sait
très bien que cela va tourner dans cela en examinant les commandes des
années précédentes, les quantités effectivement
commandées, achetées, on sait que cela va tourner aux environs de
2500. Donc, on fait un appel d'offres, mais dans lequel on ne veut pas
s'engager à entreposer ces meubles-là indéfiniment, si le
besoin ne se présentait pas s'il se présentait quelque chose. (15
h 30)
M. Brassard: Mais vous en achetez 2500 cependant?
M. Careau: On dit qu'on va en acheter 2500, mais avec une
possibilité, et c'est indiqué dans l'appel d'offres qu'on
excède la commande d'une quantité d'environ 10 % pour
éviter que le fournisseur, à un moment donné, si on est
rendu à 2510, nous dise: Bien, ce n'est plus 300 $ du classeur, c'est
400 $. On veut quand même profiter du prix qu'on obtiendra.
M. Brassard: Vous avez une marge là...
M. Careau: C'est cela, pour avoir une marge de
quantité...
M. Brassard:... qui est autour de 10 %...
M. Careau:... qui est autour de 10 %...
M. Brassard:... et qui apparaît au contrat
conclu avec la firme.
M. Careau:... qui apparaît dans l'appel d'offres et dans le
contrat C'est cela.
M. Brassard: Autour de 10 %, cela veut donc dire 200... 10 %,
c'est quoi? De plus 20, 250? Non
M. Careau: Ce serait 250. M. Brassard: 250.
M. Careau: C'est que dans le fond, on voulait être un peu
plus efficace. Cette année, on s'est dit: On va mesurer la
quantité approximative annuelle dont on aura besoin plutôt que de
faire quatre appels d'offres dans le courant de l'année ou six appels
d'offres. Par exemple, un fournisseur est en train de fabriquer, et, tout
à coup, on retourne avec un autre appel d'offres pour 300 autres
classeurs. Bien là, on a dit: On va y aller pour l'année, mais on
va Indiquer que les quantités sont nécessairement
approximatives.
M. Brassard: En tenant compte des années
antérieures, si je comprends bien, vous en êtes arrivés
à la conclusion que, bon an mal an, cela vous prend 2500
classeurs...
M. Careau: C'est en plein cela.
M. Brassard:... pour répondre aux demandes des
ministères, mais, comme vous voulez être sûrs de ne pas
être obligés de retourner en appel d'offres pour 75 ou plus...
M. Careau: Tout juste...
M. Brassard:... vous incluez cette marge de manoeuvre qui fait
partie et de l'offre et du contrat. À l'engagement 7, on alà un exemple d'une demande de plusieurs éléments.
Cela vous arrive souvent de regrouper comme cela les équipements
demandés. Dans le cas présent, des tables pour informatique, des
meubles du système, 2080 caissons, 700 retours et 420 pupitres. Pourquoi
n'avez-vous pas scindé tout cela? Tout cela va ensemble?
M. Careau: Exactement, tout cela va ensemble. C'est le
système d'ameublement qu'on voit dans tous les bureaux des
ministères.
M. Brassard: Pour l'informatique, les sytèmes
Informatiques.
M. Careau: C'est-à-dire qu'il y a deux types d'ameublement
bien distincts, il y a les tables pour informatique et l'autre série, ce
sont les meubles du système 25 qu'on appelle. Alors, les pupitres
mêmes, il y en a 420, et on voit 2080 caissons. Ce qu'on appelle des
caissons, ce sont les parties en tiroirs ou en tablettes, qui sont
attachés au pupitre, et, les retours, ce sont les parties sur lesquelles
on peut placer une machine à écrire, des choses comme cela. Donc,
éventuellement, un ministère peut dire qu'il a besoin de dix
pupitres, de deux caissons, mais de huit retours, ou il peut avoir besoin
seulement de caissons pour des pupitres qu'il a déjà. Ce sont des
meubles qui sont fabriqués toujours par le même type d'entreprise,
et, à ce moment-là, on demande chacun de ces articles-là
plutôt qu'une fois, acheter des caissons et, une autre fois, des retours.
Comme cela, on s'exposerait, à un bon moment donné, à
manquer de caissons et à avoir trop de retours, ou je ne sais trop quoi.
On fait toujours cela de cette façon dans l'ameublement?
M. Brassard: II y a au moins une scission possible qui aurait pu
être faite. Ce sont les 130 tables pour informatique et, ensuite, te
reste...
M. Careau: Tout juste. C'est pour cela que cette
soumission-là a été traitée en deux groupes
distincts.
M. Brassard: Deux groupes distincts.
M. Careau: Oui, monsieur. D'ailleurs, il y a deux adjudicataires:
Roy & Breton Inc. pour le groupe 1, c'est-à-dire pour les
systèmes 25, et, pour le groupe 2, Les Intérieurs classiques du
Québec Itée, qui a soumissionné pour les tables pour
informatique. Ce sont deux commandes distinctes à l'Intérieur de
la même soumission.
M. Brassard: Cela signifie qu'une firme aurait pu ne
soumissionner que pour un groupe.
M. Careau: Tout juste. D'ailleurs, il y en a qui l'ont fait.
M. Brassard: C'était possible dans l'appel d'offres.
M. Careau: Je crois qu'il y en a qui l'ont fait? Non. Tout le
monde a soumissionné sur les deux groupes, mais les deux groupes
étalent analysés de façon distincte. C'était
Indiqué également dans l'appel d'offres.
M. Brassard: Il y en a qui l'ont fait.
M. Careau: Je ne crois pas. Les Intérieurs classiques du
Québec, 33 540 $ pour le groupe 2 et 317 636 $ pour le groupe 1.
M. Brassard: Je n'avais pas... D'accord.
M. Careau: Roy et Breton, 34 060 $ pour le groupe 2 et 306 620 $
pour le groupe 1. Ébénisterle Alfredo, 35 100 $ pour le groupe 2
et 317 960 $ pour le groupe 1.
M. Brassard: Ça, c'est novembre. Cela va.
Le Président (M. Després): Les engagements
financiers du mois de novembre sont maintenant vérifiés.
M. Brassard: Cela va.
Le Président (M. Després): J'appelle donc les
engagements financiers du mois de décembre 1986.
M. le député de Lac-Saint-Jean.
Décembre M. Brassard: Valises à documents.
Le Président (M. Després): Engagement
numéro... ?
M. Brassard: Engagement 4. Si je comprends bien, les Bagages
Holiday ont fait deux soumissions. Dans l'engagement financier 4 de
décembre, on retrouve Bagages Holiday pour fa firme retenue et, chez les
autres soumissionnaires, on retrouve également Bagages Holiday, mais
pour 45 720 $.
M. Careau: Ce qui arrive, c'est qu'on avait un devis, une
spécification pour le genre de valises qu'on voulait obtenir. Holiday a
soumissionné pour 41 125 $ selon la spécification. Maintenant, il
a offert une option il, une valise un peu différente et
légèrement plus chère, 45 720 $. C'est une option qu'on
n'a pas retenue.
M. Brassard: D'accord.
Dans l'engagement 5, on retrouve des chaises réglables. C'est la
même chose que tantôt. Vous n'êtes pas capable, à ce
moment-là, pour les chaises, de faire à peu près la
même chose que vous avez faite pour les classeurs métalliques, les
2500 qu'on a vus tantôt, les 2500 classeurs latéraux. Vous les
regroupez...
M. Careau: II faut penser...
M. Brassard:... en un seul appel. Pour les chaises, la
quantité est trop considérable?
M. Careau: La quantité qui apparaît là est
quand même importante, mais il faut faire attention aussi pour ne pas
arriver sur le marché avec une soumission, je ne sais pas, de 1 000 000
$ pour fabriquer des choses, étouffer un fournisseur et faire mourir les
autres parce qu'ils n'ont pas de commandes aussi. Il faut arriver avec des
commandes raisonnablement importantes.
M. Brassard: Quand ce sont des quantités
considérables, le Service des achats préfère...
M. Rocheleau: Les scinder.
M. Brassard:... scinder de façon à...
M. Careau: D'ailleurs, il faut penser aussi aux quantités
raisonnables d'entreposage. Il ne faut pas inonder un entrepôt qui va
nécessiter d'être agrandi.
M. Brassard: Et aux capacités de production des industries
aussi, j'imagine.
M. Careau: C'est cela, et être capable de répondre
raisonnablement à la demande des ministères. Il ne faut pas faire
attendre un an pour un meuble, mais ne pas être obligé non plus de
le fournir le lendemain qu'on l'a demandé. Il y a un peu de...
M. Brassard: Oui, oui. Cela va pour décembre, M. le
Président.
Le Président (M. Després): Les engagements du mois
de décembre 1986 sont maintenant vérifiés.
J'appelle maintenant les engagements financiers du mois de janvier
1987.
M. le député de Lac-Saint-Jean.
Janvier 1987
M. Brassard: À l'engagement 4, ce sont les voitures pour
différents ministères comme Loisir, Chasse et Pêche?
M. Careau: II y avait plusieurs ministères...
M. Brassard: Approvisionnements et Services?
M. Careau:... qui avaient demandé des voitures.
M. Brassard: Est-ce que cela couvre tous les besoins des
différents ministères pour l'année en cours,
l'année 1987?
M. Careau: La majorité des besoins parce que au moment
où on lance l'appel d'offres, on essaie de faire cela au mois de
novembre de façon à être en mesure de commander les
voitures au moment où elles se fabriquent. Il arrive des fois que, pour
une raison ou pour une autre, un ministère ne soit pas prêt
à nous donner sa commande. Mais, cette fois-là, ça
couvrait les besoins des ministères des Transports, de l'Agriculture,
des Pêcheries et de l'Alimentation, du Solliciteur général,
des Communications, du Revenu, et ceux de la Société
immobilière du Québec. Mais la Société
immobilière du Québec, par la suite, a annulé sa
réquisition; donc, il n'y a pas eu d'achat de fait pour elle.
M. Brassard: Qui a annulé sa... ?
M. Careau: La Société immobilière du
Québec.
M. Brassard: Ah, d'accord.
M. Careau: À ce moment-là, ils avaient
revisé leurs besoins et ils nous avalent fait part d'annuler.
M. Brassard: Mais, dans le cas des véhicules, vous
regroupez l'ensemble des besoins...
M. Careau: C'est ça.
M. Brassard:... des différents ministères et vous
ne faites qu'un seul appel d'offres.
M. Careau: Oui, par type de voitures, selon le type de voitures
qui est requis. Des fois, il y a des camionnettes, il y a des voitures à
passagers. On a plusieurs normes de voitures, et chacun des ministères
s'inscrit dans une norme avec une quantité, et l'appel d'offres et
l'analyse se font par type de véhicules.
M. Brassard: Donc, ça veut dire que pour tel type de
véhicule vous pouvez choisir tel concessionaire...
M. Careau:... tel concessionnaire plutôt que l'autre.
M. Brassard:... plutôt que tel autre. Pour les
camionnettes, par exemple, ça peut...
M. Careau: C'est ça.
M. Brassard:... être tel concessionnaire et pour d'autres
types de véhicules, tel autre également
M. Careau: C'est ça.
M. Brassard: Est-ce que c'est une année exceptionnelle,
190, ou si, bon art mal an, c'est à peu près le nombre? L'an
passé, combien est-ce que cela a été?
M. Careau: C'est à peu près toujours pareil.
Là même, je m'aperçois que la Sûreté du
Québec n'est pas dans ça. La Sûreté du
Québec, c'est toujours une quantité assez importante aussi.
M. Brassard: Mais vous procédez différemment,
distinctement.
M. Careau: De la même façon, sauf qu'au moment
où on a fait cet appel d'offres, Je crois bien que les besoins de la
Sûreté du Québec n'étaient pas encore
établis. Cela a dû être fait par la suite.
M. Brassard: Ce qu'on a ici, c'est évidemment le plus bas
soumissionnaire par article. Je m'adresserais plutôt au président.
Comment se fait-il que dans cet engagement-là, on n'ait pas listé
les autres soumissionnaires qui n'ont pas été retenus? Parce que,
si Je comprends bien, le plus bas soumissionnaire... Ça, c'est la liste
des concessionnaires qui ont été retenus.
M. Rocheleau: On vous l'a donné à chacune des
catégories que nous avons retenues.
M. Brassard: C'est le soumissionnaire retenu.
M. Rocheleau: Oui. Maintenant, on pourrait vous faire parvenir,
si vous voulez, la liste des soumissionnaires de même catégorie et
ceux qui n'étaient pas nécessairement les plus bas.
M. Brassard: Si c'était possible.
Le Président (M. Després): Est-ce que ça
vous convient, M. le député de Lac-Saint-Jean?
M. Brassard: Si c'était possible, oui.
Le Président (M. Després): D'accord. Donc, M. te
secrétaire de la commission a pris note que ces Informations de la part
de M. le ministre des Approvisionnements et Services soient
déposées au sujet de l'engagement 4 du mois de janvier 1987.
Est-ce que ça va pour le mois de janvier?
M. Brassard: Est-ce que, dans le cas de l'achat de
véhicules, il y a des critères qui favorisent les industries
automobiles qui fabriquent au Québec? Est-ce que c'est pris en
considération? Parce que Je vois qu'il y a du Chrysler, deux fois
Chrysler, Fortier Auto, je ne sais pas quel...
Une voix: C'est Chrysler.
M. Brassard:... c'est Chrysler aussi. Plymouth. Alors, II n'y a
pas beaucoup de GM.
M. Gobé: Fortier a GM aussi.
M. Brassard: Fortier a GM aussi..
M. Gobé: Les deux le gardent.
M. Rocheleau: En somme, on tient compte des trois manufacturiers
nord-américains, Ford, GM, Chrysler et basé sur les
spécifications qui sont fournies par chacun des ministères dans
chacune des catégories. Maintenant, dans une catégorie, on peut
faire appel aux trois compagnies. (15 h 45)
M. Brassard: Mais dans votre évaluation, vous ne tenez pas
compte du contenu québécois, par exemple.
M. Careau: Non.
M. Brassard: Le fait que GM, par exemple, fabrique au
Québec n'est pas pris en compte comme tel.
M. Careau: Non, le contenu québécois est
considéré en vertu de la politique d'achat. Dans
l'élaboration de la politique d'achat, il est clairement indiqué
que cela ne s'applique pas aux véhicules automobiles, parce qu'il faut
bien tenir compte que la commande n'est quand même pas placée
auprès de Ford, de Chrysler ou de GM...
M. Brassard:... mais placée auprès des
concessionnaires.
M. Careau:... mais auprès des distributeurs, des
concessionnaires. Et notre norme sur les véhicules automobiles est
révisée annuellement avec chacun des trois fabricants pour nous
assurer qu'ils sont en mesure de respecter la spécification qui est
faite et que cela ne favorise pas indûment l'un par rapport à
l'autre.
Le Président (M. Després): Ça va pour
janvier?
M. Brassard: Ça va.
Le Président (M. Després): Donc les engagements du
mois de janvier 1987 sont maintenant...
M. Brassard: M. le Président, un instant s'il vous
plaît.
Le Président (M. Després): Oui, Mme la
députée de Johnson.
Mme Juneau: À la suite de la question de mon
collègue, le député de Lac-Saint-Jean, je voudrais savoir
s'il y a une attention toute spéciale qui est portée dans le
produit québécois dans la fourniture de papeterie, d'enveloppes,
finalement tout ce qui a rapport avec cela? Car vous comprendrez qu'il y a un
certain temps, j'avais fait un examen de cela. J'ai une compagnie qui s'appelle
Domtar chez nous. Et on s'est rendu compte que certaines enveloppes du
gouvernement étaient fabriquées avec du papier venant de
l'extérieur du Québec, pendant qu'on en fait ici au Québec
des enveloppes gouvernementales et tout cela. Est-ce qu'une attention
spéciale est faite à cet égard pour que ce soit finalement
nos industries québécoises qui puissent fournir le papier pour
tous vos achats de papiers à lettre, enveloppes et tout cela?
M. Rocheleau: En somme, c'est qu'on a déjà une
politique qui tient compte que, pour les fournisseurs, selon les demandes
d'enveloppes, par exemple, cela doit être fabriqué au
Québec et que le contenu doit être québécois.
Mme Juneau: Au sujet du papier pour faire l'enveloppe... Je
connais certains endroits où on utilise des sacs faits à
l'extérieur avec du papier de l'extérieur. Je pourrais vous
apporter certaines preuves de cela, M. le ministre, et je pense qu'il y aurait
peut-être lieu de corriger la situation parce que ce sont vraiment des
emplois au Québec, ce sont des nôtres qui auraient besoin
d'être les fournisseurs de cela.
M. Rocheleau: Mais, au point de vue du contenu, c'est dans la
spécification, c'est du contenu québécois. Par contre,
s'il y a certaines demandes spécifiques et s'il n'y a pas
accessibilité pour ce qui est du contenu québécois,
à moins que M. Careau n'ait des explications particulières, je
sais pertinemment que cela fait partie intégrante de la demande quand
elle se fait, que cela doit correspondre à un contenu
québécois. Maintenant, il peut y avoir exception à la
règle dans certains produits, qui ne seraient pas fabriqués au
Québec avec un contenu québécois et que, par contre, it y
aurait certaines exigences pour certains de ces produits, mais cela ferait, je
pense, exception à la règle.
M. Careau: On exige toujours, règle
générale, dans tous les produits, que ce soit du papier, des
meubles ou quoi que ce soit, on exige un produit québécois et des
matières premières du Québec. Il y a maintenant des cas
où cela n'est pas possible. Par exemple, pour des contrats d'impression
pour des revues à prestige, avec un papier glacé qui ne se
fabrique pas au Québec, on ne l'exige évidemment pas. Mais, pour
le reste, pour toutes sortes de papier qu'on achète pour les
ministères, de toute nature, on fait affaire avec les manufacturiers
québécois. Tout comme, récemment, on a acheté des
enveloppes pour les besoins des ministères, qui sont des enveloppes pour
une bonne partie en papier recyclé au Québec. Ce ne sera alors
certainement pas un produit étranger qui va entrer dans la composition
de ces enveloppes.
Mme Juneau: En tout cas, je vais y revenir plus tard. Je vais
vous en parler, parce que j'ai eu connaissance qu'il y a certains organismes
gouvernementaux qui utilisent du papier provenant de l'extérieur. Je
vais vous en apporter la preuve et on en discutera.
M. Rocheleau: Remarquez qu'on n'achète pas
nécessairement pour les organismes. Il y a, par contre, certains
organismes qui font appel à nos services pour certains produits, mais il
y en a certains qui ont l'autonomie de satisfaire à leurs propres
besoins et ils placent leurs commandes eux-mêmes. Par contre, on peut
faire une distinction entre un organisme qui demande au ministère des
Approvisionnements et Services de lui fournir certains produits que nous avons,
nous, en inventaire. Mais, si l'organisme en
question allait tout simplement sur te marché, il pourrait se
trouver que ce n'est pas nécessairement un produit à contenu
québécois.
Mme Juneau: Je vous donne un exemple. La Société
des alcools s'approvisionne en sacs et ces derniers proviennent de Toronto.
M. Rocheleau: Mais, la Société des alcools, entre
autres, c'est qu'ils n'utilisent pas nos services et achètent
directement pour leurs propres besoins.
Mme Juneau: Mais, à ce moment-là, est-ce que le
ministre responsable ne peut pas aviser la Société des alcools
d'utiliser le produit québécois pour finalement sauver et
conserver nos emplois?
M. Rocheleau: Écoutez, on pourrait sûrement en
prendre note et demander au ministre s'il pourrait, d'une part, Informer la
société, s'il y avait lieu de le faire. Et, encore-là,
dans les explications, je ne peux pas préjuger, mais cela dépend
quand ils placent la commande, quelle sorte de produit ils achètent.
Sûrement qu'il y aurait des réponses à donner
là-dessus. Mais, on ne s'approvisionne pas chez nous pour ces
produits.
Le Président (M. Després): M. le
député de Lafontaine, est-ce que vous aviez une question?
M. Gobé: Oui, Merci, M. le Président.
Peut-être pour amener une petite précision, une petite
expérience personnelle, à mon collègue, si vous le
permettez. C'est que, en ce qui concerne les automobiles, il est vrai qu'au
Québec, on fabrique certaines automobiles, mais ce n'est pas
forcément celles-là qui sont en soumissions. Et celles pour
lesquelles les concessionnaires General Motors peuvent soumissionner, peuvent
être fabriquées au Michigan ou ailleurs. Je vous ferai remarquer
aussi qu'on voit beaucoup de produits Chrysler. J'ai été
moi-même à Chrysler, dans le temps, avant de siéger parmi
vous. II y a plusieurs manufacturiers québécois qui fournissent
des pièces de Chrysler, et donc cela a créé des emplois au
Québec.
En même temps, les concessionnaires Chrysler emploient plusieurs
milliers de personnes, à l'Intérieur du Québec. Et je
considère, vu que ce n'est pas toujours un produit directement
fabriqué au Québec, qu'ils ont peut-être le droit
d'être traités sur le même pied que tes autres. J'aimerais
seulement mentionner quelque chose. Parce que notre collègue de Johnson
faisait certainement un exposé Intéressant sur l'achat chez nous.
Je sais que c'est peut-être une des mesures que leur gouvernement a voulu
amener. Sauf que j'aurais peut-être trois remarques à faire. La
première c'est que, si l'on avait appliqué cette
mentalité-là, Bombardier n'aurait jamais fait le métro de
New York, Oerlikon n'aurait pas signé, hier, un contrat avec la
défense américaine, puis sur le micro dans lequel je parle, qui a
été acheté sous leur mandat, si je ne me trompe, c'est
marqué "Made En USA". Ce qui fait que, si l'on appliquait ces
mentalités, je pense qu'on restreindrait te commerce et que l'on
retournerait à des luttes un peu stériles. Je ne crois pas que ce
soit là le point d'ailleurs, d'après moi.
Le Président (M. Després): M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: M. te Président, je me permets, non pas de
riposter et d'engager une polémique, mais il était clair dans la
politique d'achat mise en place par notre gouvernement qu'il ne s'agissait pas
de privilégier les produits québécois sans la moindre
retenue. Il y avait un critère de 10 % quand même, qui faisait
partie de cette politique. Pour autant que cela ne dépassait pas de plus
de 10 % les coûts d'un produit étranger, on avait tendance
à privilégier l'Industrie québécoise. Cela n'allait
pas jusque dans le sens préconisé par le député de
Lafontaine.
Il faut quand même, je pense, rétablir les faits. Ce qui
est important dans tout cela, c'est que dans toute la mesure du possible - et
il est bien évident, on le sait aussi de notre côté, que
dans bien des cas, ce n'est pas toujours possible - on s'efforce de favoriser
les industries québécoises. Je pense que c'est le propos de ma
collègue de Johnson, parce que cela veut dire des emplois, cela veut
dire des revenus générés dans l'économie
québécoise.
Mais il est évident aussi que, dans bien des cas, ce n'est pas
possible. Le cas de GM. Je sais que GM, à Boisbriand, fabrique certains
modèles. Je ne pense pas qu'on fabrique des camionnettes, par exemple.
Bon! Mais le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche a
besoin d'un certain nombre de camionnettes pour les agents de conservation de
ta faune. Alors, c'est évident qu'on ne peut pas exiger que ce soit
fabriqué au Québec, parce qu'il ne s'en fabrique pas. Alors, tout
cela doit être, en quelque sorte, examiné à la
lumière du bon sens, du sens commun.
M. Rocheleau: En somme, M. le Président.. Le
Président (M. Després): M. le ministre.
M. Rocheleau:... nous avons fait dernièrement
l'acquisition de camions et effectivement on a retenu Kenworth, parce que
Kenworth était en grande partie fabriqué au Québec et le
contenu était en grande partie québécois. Et même si
le prix était supérieur, quelque peu supérieur à ce
qu'on avait demandé dans le temps, c'était Freightliner, je
pense. Alors, le prix de Freightliner était inférieur, mais on a
privilégié Kenworth, parce que c'était un contenu
québécois. Alors, dans ce sens-là, on applique un certain
pourcentage qui permet de considérer le
fait que cela crée des emplois chez nous et que cela crée
aussi dans l'environnement immédiat des emplois de services. Et je pense
que cela fait partie des critères dont le gouvernement s'est doté
déjà depuis plusieurs années dans le but de favoriser
l'implantation de nouvelles industries au Québec, la création de
nouveaux emplois, tout en ayant une certaine discrimination positive pour le
fournisseur québécois.
Le Président (M. Després): M. le
député de Chambly, vous aviez une...
M. Latullppe: Quelques questions. La première question
est: Comment définissez-vous le contenu québécois? Est-ce
qu'il s'agit de l'entreprise qui fournit, qui soumissionne qui doit être
québécoise ou s'il y a des exigences quant à ses propres
sources d'approvisionnement et quant au pourcentage d'approvisionnement? Par
exemple, vous achetez des porte-documents. La compagnie qui fabrique les
porte-documents, c'est celle qui soumissionne, mais pour les porte-documents,
cela prend du papier, du carton, il y a donc des sources d'approvisionnement.
Comment définissez-vous cela?
M. Rocheleau: En somme, les définitions, c'est que
quelqu'un doit faire approuver son produit par le ministère de
l'Industrie et du Commerce qui, lui, de par le contenu qui est analysé
avec le fournisseur, établit, des critères de contenu
québécois: si c'est un produit fabriqué et si c'est un
produit qui est assemblé au Québec, si c'est un produit qui, en
somme, est fourni par le distributeur, mais qui n'est ni assemblé ni...
Alors, il y a tous ces facteurs qui entrent en considération- et selon
lesquels on applique des points. Et ces points-là favorisent
habituellement le fournisseur québécois lors d'une soumission
publique. Dans te cas de Freightliner et de Kenworth, le camion Kenworth
était davantage... On prenait le châssis et, à partir du
châssis, on fabriquait l'ensemble de la carrosserie et ainsi de suite,
l'ensemble de la mécanique. Alors, au point de vue du contenu, on
démontrait qu'il y avait un pourcentage supérieur à une
autre compagnie qui était compétitrice.
M. Latulippe: Est-ce qu'il y a des pourcentages requis de contenu
québécois dans les matières premières?
M. Rocheleau: En somme, ta compagnie doit faire la preuve qu'elle
emploie tel genre de contenu qui est produit au Québec par des
entreprises fournisseurs de pièces ou autres. Et à la suite de ta
fourniture et de ta vérification, on établit à ce
moment-là des critères de base qui favorisent le contenu
québécois à un pourcentage x que je peux difficilement
vous définir, parce que je pense qu'on a douze critères qui nous
permettent d'arriver à déterminer le contenu
québécois comparativement à de l'importation.
Par ce phénomène, on favorise le contenu
québécois jusqu'à un pourcentage de tant.
M. Latulippe: Une dernière question, si vous permettez.
Dans le cadre de l'entente proposée sur le libre-échange,
j'aimerais avoir votre opinion. Est-ce que vous avez quelque crainte que ce
soit, que ces politiques d'achat chez nous soient remises en question?
M. Rochefeau: Bien, en somme, pour ce qui touche plus
particulièrement notre ministère des Approvisionnements et
Services, il n'en demeure pas moins qu'on a des seuils pour lesquels nous
allons sur invitation. C'est encore en discussion, mais, au point de vue des
achats gouvernementaux, ce n'est pas touché.
Le Président (M. Després): M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: Dans la foulée des questions du
député de Chambly, est-ce que les entreprises qui
soumissionnent... Vous venez de décrire un peu sommairement la politique
d'achat en termes de contenu québécois, mais est-ce que les
firmes qui soumissionnent, les entreprises qui soumissionnent, soit sur
Invitation ou par soumissions publiques, sont tenues de fournir un certain
nombre de renseignements qui permettent à vos services par après
d'évaluer te contenu québécois? (16 heures)
Le Président (M. Després): M. le ministre.
M. Rocheleau: Alors, M. le Président, quand on fait une
demande de soumissions publiques, le soumissionnaire doit nous indiquer le
pourcentage du contenu québécois comme tel. S'il y a lieu, pour
nous, de faire une vérification, on en fait une auprès du
ministère de l'Industrie et du Commerce. Et, à l'intérieur
des critères déjà établis, le fournisseur doit
donner l'évaluation du contenu. À ce moment-là, on en
tient compte dans le prix de ta soumission.
Je reviens encore à l'exemple de tantôt, à la
soumission pour Freightliner et Kenworth, deux camions qui étaient
disponibles au Québec. L'un était produit avec un contenu plus
important, le montant de la soumission était légèrement
plus élevé, mais, à cause du contenu, cela lui a permis
d'être plus bas, comme fournisseur.
Mme Juneau: Une toute petite question, si vous le permettez.
Le Président (M. Oesprés): Mme la
députée de Johnson.
Mme Juneau: Est-ce à mon tour?
Le Président (M. Després): Oui. allez-y,
madame.
Mme Juneau: M. le Président, est-ce que je pourrais
demander au ministre s'il veut déposer... Tout à l'heure, vous
avez parlé d'une grille sur laquelle vous vous basiez à
l'Intérieur des douze exigences que vous avez mentionnées?
M. Rocheleau: C'est-à-dire que le ministère de
l'Industrie et du Commerce a, selon les catégories de produits, des
critères différents, parce qu'il faut tenir compte d'un ensemble
de produits et de sous-produits. Alors, on doit pratiquement avoir des
critères selon les produits soumis.
Mme Juneau: Je reste dans mon domaine, les enveloppes, le papier,
les porte-documents.
Avez-vous une grille établie que vous pourriez déposer
Ici? J'aimerais bien en prendre connaissance, si c'est possible.
M. Rocheleau: Écoutez, si on peut avoir des informations
particulières là-dessus, il nous fera plaisir de vous les
transmettre. Comme je vous le disais tantôt, le ministère de
l'Industrie et du Commerce doit traiter un ensemble de produits et, en tenant
compte de ta diversité des produits, les critères doivent
s'adapter au genre de demandes qui sont faites. Mais, habituellement, une firme
qui veut être invitée à soumissionner et qui doit
être qualifiée par le ministère de l'Industrie et du
Commerce, entre autres, pour faire, partie du fichier central pour les
invitations, surtout dans les produits informatiques, doit être
préqualifiée au ministère de l'Industrie et du Commerce
pour être invitée à soumissionner... - Mme Juneau:
Merci.
M. Rocheleau:... ou à faire une soumission.
Le Président (M. Després): Très rapidement,
M. le député de Lafontaine, pour que nous puissions dire de
façon définitive que les engagements du mois de janvier 1987 sont
vérifiés.
M. Gobé: Oui, M. le Président, je n'abuserai du
temps de la commission ni de celui du ministre. M. le ministre ou
peut-être votre fonctionnaire à côté, lorsque vous
faites des soumissions, des appels d'offres pour des véhicules
automobiles, est-ce que la soumission comprend une clause en ce qui a trait
à l'entretien et aux garanties ou est-ce que le véhicule est
acquis au prix net sans garantie? Ma deuxième question: à ce
moment-là, comment se fait l'entretien et est-ce qu'on tient compte,
pour l'entretien des véhicules, d'une répartition
régionale? Est-ce qu'on prend les véhicules du centre du
Québec et qu'on dit de faire le service dans tel garage à
Montréal ou à tel endroit ou est-ce qu'on essaie de favoriser les
petits concessionnaires plutôt que de tout regrouper? Quelle est la
politique?
M. Careau: La première question, si je comprends bien,
porte sur...
M. Gobé: La garantie qui va avec le véhicule.
M. Careau:... la garantie qui va avec le véhicule. On n'a
pas de garantie particulière ni d'exigence particulière dans ce
domaine. On se considère comme un consommateur ordinaire et on
achète un véhicule pour un ministère donné Alors,
on demande de fournir le véhicule, évidemment, avec les
mêmes garanties que si Je m'achetais un véhicule quelque part.
Autrement dit, si le ministère a un problème de moteur
après x millage, la garantie qui s'applique à son véhicule
est la même que celle d'un véhicule d'un particulier,
M. Gobé: À ce moment-là, qui
détermine à quel endroit l'entretien du véhicule va se
faire?
M. Careau: L'entretien des véhicules est la
responsabilité du ministère qui gère ses propres
véhicules. Par exemple, la Sûreté du Québec, selon
l'endroit où sont placés ses agents, où sont
attachés ses véhicules, va déterminer si, par exempte,
dans ta région de Baie-Comeau-Sept-Îles, il va aller à
Baie-Comeau-Sept-Îles pour exercer sa garantie qui est
transférable, quel que soit l'endroit où le véhicule a
été acheté.
M. Gobé: Donc, II n'y a pas de contrat de services...
M. Careau: II n'y a aucune indication donnée par le
ministère des Approvisionnements et Services quant à ces choses.
La gestion de ta flotte des véhicules revient à chacun des
ministères.
M. Gobé: Je vous remercie.
Le Président (M. Després): Cela va, M. le
député de Lafontaine. Les engagements de janvier 1987 sont
vérifiés. J'appelle maintenant les engagements financiers du mois
de février 1987.
M. le député de Lac-Saint-Jean.
Février
M. Brassard: Je laisserais plutôt la parole à ma
collègue concernant l'engagement 6 sur la RIO.
Mme Juneau: Merci. M. te Président, j'aimerais
savoir...
Le Président {M. Després): C'est l'engagement 6,
là.
Mme Juneau: Oui, concernant la Régie des installations
olympiques. Est-ce que l'imputation budgétaire, est-ce que c'est la
même chose.
est-ce qu'il y a eu une Indexation par rapport au montant de
l'année dernière, soit le montant qui est prévu pour la
RIO?
M. Rocheleau: En somme, ici, on voit le montant qui est la
différence entre les revenus et les dépenses de la RIO pour
l'année se terminant le 31 octobre 1987, et qui était un montant
de S 273 000 $. Maintenant, c'était la demande originale de l'an
passé pour combler la différence entre les revenus et les
dépenses. Maintenant, au 31 octobre 1987, je pense que nous avons ici
les états financiers. Alors, vous avez 5 087 800 $.
Mme Juneau: Oui.
M. Rocheleau: II faut comprendre que, l'an passé, on avait
une partie des dépenses qui étalent occasionnées par
l'achèvement des travaux du mât du Stade olympique. Nous avions
dû prévoir à ce moment-là un montant assez important
pour la publicité, étant donné que, dans l'année
qui commence pour la Régie des installations olympiques, te funiculaire
est maintenant en exploitation. Alors, nous avons des dépenses
antérieures dans le budget de l'an passé qui prévoyait une
publicité, un marketing dans le but de favoriser certains
équipements qui allaient être en fonctionnement dans le budget
suivant, d'autant plus que l'année financière de la RIO se
termine à la fin d'octobre.
Mme Juneau: Ce n'est pas la même que le gouvernement.
M. Rocheleau: C'est cela.
Mme Juneau: C'est ce que nous indique, en 1986-1937, les 185 244
$. Est-ce que c'est parce que leur année budgétaire n'est pas la
même que celle du gouvernement?
M. Rocheleau: En somme, c'est cela et ça peut commander
aussi des ajustements si on tient compte du genre d'activités que la RIO
a pu programmer à l'intérieur de l'année. Cette
année, on a été quelque peu privilégié parce
que tes Expos ont connu une meilleure saison, ont eu une meilleure assistance.
Cela a, par le fait même, grossi la participation des Expos à la
diminution de notre déficit de fonctionnement. On a eu certaines
activités importantes au cours de la fin de l'été qui nous
ont permis... C'était l'engagement prévu pour l'année.
Mais, à la fin de l'année, nous allons avoir un déficit
moindre que prévu.
Mme Juneau: Oue prévu ici? M. Rocheieau: Oui.
Mme Juneau: Oui. C'est à cause du funiculaire?
M. Rocheleau: Non, parce que le funiculaire a été
inauguré il y a deux semaines. Mais nous avons commencé
l'exploitation du funiculaire, officiellement, il y a une semaine. On
prévoit, dans l'année en cours 1987-1988, à peu
près 400 000 utilisateurs du funiculaire. Alors, dépenses pour
revenus, on prévoit quand même de légers surplus de ce
côté. Par contre, si on fait l'examen de la tour du CN à
Toronto qui a plus de 1 600 000 utilisateurs par année, c'est que, si on
a une progression similaire au Québec, à Montréal, avec la
publicité, avec l'ensemble des activités... Et aussi un
élément important que je tiens à souligner, c'est que le
gouvernement a permis, pour l'utilisation maximale du mât, certains
équipements qui vont nous permettre de louer pour des expositions qui
vont s'étaler sur douze mois par année, alors que,
antérieurement, quand on n'avait pas te toit, à la fin de
l'automne, on devait cesser les activités Jusqu'au printemps.
Maintenant, on a certains travaux à faire, qui vont nous
permettre d'aménager l'intérieur du stade pour avoir des
expositions. Entre autres, on a certaines expositions qui sont
déjà confirmées. Il y a un cirque, à la fin de
l'année, à la fin de décembre, d'une durée d'une
douzaine de jours, et nous avons une exposition vers le mois d'avril sur
l'habitation. Et cela, ce sont des événements nouveaux qui vont
nous permettre, en somme, d'utiliser le stade au maximum, douze mois par
année.
L'objectif, c'est de réduire, dans les prochaines années,
le déficit opérationnel et de le rendre, pas
nécessairement rentable, parce que toute la partie de la dette n'est pas
comptabilisée dans le coût de gestion annuel des opérations
mais, on veut tenter d'amener, disons, à zéro, la participation
du gouvernement sur la gestion des opérations quotidiennes.
Mme Juneau: Je vous remercie beaucoup. Cela va.
Le Président (M. Després): M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: Toujours à propos du stade, la construction
du mât - je sais, étant donné que la décision a
été prise au moment où nous étions au pouvoir -
c'est ce qu'on appelle un contrat fermé confié à la firme
Lavalin. Mais, finalement, quel est le coût de la construction du
mât?
M. Rocheleau: Bien, on avait un contrat - remarquez que je ne
veux pas m'éloigner trop du sujet, parce que je ne voudrais pas que ma
mémoire fasse défaut - clés en main de 117 000 000 $, pour
le parachèvement du toit. Et il y a certains coûts
excédentaires qui ont dû être aménagés par la
firme Lavalin, qui n'étalent pas prévus au contrat, mais qui ont
été prévus dans les coûts du 117 000 000 $.
Je n'ai pas les estimations de certains coûts. On a eu certains
problèmes avec la toile, quand on en faisait la levée. On a
dû Installer des espèces de petits ascenseurs pour
décrocher la toile et la ramener, avant qu'elle atteigne son chapiteau.
Ces coûts-là, on va certainement les avoir prochainement. Par
contre, ils sont de la responsabilité de la firme Lavalin. il faut dire
que le contrat clés en main de 117 000 000 $ ne comprenait pas te
parachèvement de l'intérieur de la tour. Si,
éventuellement, on avait un client locataire, il faudrait prévoir
de 15 000 000 $ à 20 000 000 $, possiblement, pour aménager les
étages Intérieurs qui ne le sont pas actuellement.
On a prévu, le printemps dernier, des dépenses
additionnetles de l'ordre de 12 800 000 $ pour permettre l'accueil au bas du
funiculaire, parce qu'on n'avait pas de place d'accueil comme telle. On a
dû prévoir des montants pour terminer le haut de la tour,
c'est-à-dire où est te funiculaire, à l'arrivée de
la tour comme telle, de l'observatoire. Il a fallu prévoir des sommes
d'argent Importantes. Et on doit prévoir aussi des sommes pour
l'aménagement du terrain du stade, afin de nous permettre des locations
pour différents genres d'activités, tant pour l'habitation que
pour des événements nautiques, des cirques et autres. Alors, cela
prenait des conduites maîtresses d'aqueduc, d'égout,
d'électricité et tous les aménagements connexes, au
coût d'environ 4 800 000 $, pour nous permettre l'utilisation douze mois
par année du Stade olympique.
M. Brassard: Mais, selon vos informations, combien cela a-t-il
coûté à la firme Lavalin pour respecter les engagements
qu'elle avait pris? (16 h 15)
M. Rocheteau: Remarquez que, pour le contrat clés en main
de 117 000 000 $, on n'a pas, nous, à connaître les coûts,
en somme son profit. Tant mieux si Lavalin a fait un profit, on le saura
sûrement quand elle aura terminé son contrat. Je sais
qu'actuellement, il y a certaines indications qui nous amènent à
dire qu'il y a certains équipements qui doivent être
installés pour rendre utilisable le toit rétractable.
M. Brassard: Ce que vous me dites, en somme, c'est
qu'actuellement vous n'êtes pas en mesure de me donner l'information.
Mais c'est évident que lorsque tout sera conclu, terminé, c'est
une information qui deviendra publique. La marge bénéficiaire en
quelque sorte de la firme Lavalin, on va pouvoir...
M. Rocheleau: J'ai l'impression, M. le député, que,
premièrement, c'est un contrat assez unique au monde, le
parachèvement de cette tour-là, c'est l'entreprise
québécoise, c'est le génie québécois et je
pense que pour la firme Lavalin, à son palmarès, c'est
sûrement...
M. Brassard: C'est un fleuron...
M. Rocheleau: C'est un fleuron important... M. Brassard: Sans
doute.
M. Rocheleau: Cela lui fera sûrement plaisir de nous
fournir l'ensemble des coûts parce qu'il y avait risque au début.
On ne se lance pas dans un contrat de 117 000 000 $ les yeux fermés. Et,
au cours de la construction, on a dû apporter des modifications
importantes au concept original à des coûts quand même
relativement Importants que la firme Lavalin avait absorbés à
l'intérieur de son contrat. Maintenant, sûrement que, quand le
contrat sera complètement terminé, j'ai l'impression que ce sont
des documents qui pourront nous être fournis par la firme Lavalin.
M. Brassard: Merci, cela va pour février.
Le Président (Mo Després): Donc les engagements de
février sont vérifiés. J'appelle maintenant les
engagements du mois de mars 1987. M. le député de
Lac-Saint-Jean.
Mars
M. Brassard: Mars. L'engagement 4 de mars. L'achat des drapeaux,
30 000 drapeaux.
M. Rocheleau: 30 000 drapeaux du Québec.
M. Brassard: Oui, pour un coût de 27 600 $. 30 000 drapeaux
pour 27 600 $? Cela ne se peut pas.
Une voix: Cela fait un petit peu moins d'une piastre. Des petits
drapeaux de table.
M. Brassard: Ah, des drapeaux de table.
M. Rocheleau: Alors, ce sont des petits drapeaux de table avec
bâton et petit pied.
M. Brassard: D'accord. La compagnie Scythes inc., c'est une
entreprise de Montréal?
Une voix: Out.
M. Brassard: Est-ce que son usine est située à
Montréal également?
M. Careau: J'en doute énormément.
M. Brassard: Autrement dit, est-ce qu'on pourrait savoir
où ils sont fabriqués les fameux petits drapeaux?
M. Careau: II y a une installation à Montréal en
tout cas. Est-ce que le drapeau lui-même est fabriqué,
découpé, taillé, Imprimé là? Je l'Ignore.
Mais c'est une entreprise de Montréal
qui est là depuis plusieurs années d'ailleurs parce que ce
n'est pas la première fois qu'on achète des drapeaux de cette
entreprise-là.
M. Brassard: Est-ce que je pourrais avoir ces informations, pas
maintenant, mais...
M. Rocheleau: Oui, on pourrait vous dire s'ils sont...
M. Careau: C'est une soumission qu'on avait donnée
à 27 600 $, selon l'information que j'ai devant mol. Elle avait offert
une option à 26 100 $ qui a été refusée parce que
ce n'était pas conforme à notre demande, c'étaient des
emballages de beaucoup de drapeaux, alors qu'on les vend pratiquement à
l'unité. Maintenant, au sujet de l'installation, nous vérifierons
cela.
M. Brassard: Je reviens à l'engagement 3 pour les blocs de
100 feuilles de papier. Là aussi, ce n'est pas le plus bas
soumissionnaire qui a été choisi. Comment expliquez-vous cela?
À l'engagement 3, les Produits Franco.
M. Rocheleau: II y a 48 800 blocs de 100 feuilles. Si
l'explication qui m'a été fournie est bonne, il n'y avait pas une
question de payer à dix jours?
M. Careau: C'est-à-dire que, dans ce cas, il faut
remarquer que ce contrat... Bon, d'accord. Je crois que j'ai l'information dont
vous avez besoin.
M. Brassard: II refuse de livrer...
M. Careau: C'est cela. À l'engagement 1 de janvier 1987,
si vous retournez dans votre cahier, on s'aperçoit que ce contrat avait
été donné à la maison Cutting (Québec)
Itée à 26 520 $. L'engagement 3 du mois de mars fait suite
à l'engagement 1 avec Cutting qui s'était déclaré
incapable de faire la livraison, étant donné qu'il s'était
trompé dans son prix.
M. Brassard: Mais, dans ce cas, pourquoi le choix ne s'est-il pas
porté sur le deuxième plus bas soumissionnaire,
c'est-à-dire Hilroy?
M. Careau: Un instant! Il s'est porté sur le
deuxième, effectivement.
M. Brassard: Le troisième. M. Careau: Ah bon!
M. Rocheleau: Mais il était non conforme. Il y avait 96
feuilles au lieu de 100 feuilles par bloc.
M. Careau: C'est cela.
M. Rocheleau: II nous manquait quatre feuilles par bloc. On avait
40 800 blocs. Quand on fait le calcul, on arrive avec une diminution qui va aux
Produits Franco. On a même compté les feuilles, M. le
député.
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Brassard: Est-ce que c'est le ministre qui a compté les
feuilles?
M. Rocheleau: S'il le fallait, je le ferais. M. Brassard:
Ha, ha, ha! D'accord, cela va. Le Président (M. Després):
Cela va?
M. Brassard: Cela va pour cet engagement. Mars, je vois... Des
cloisonnettes, c'est cette espèce d'équipement dont on se sert
pour séparer les bureaux, j'imagine? À l'engagement 7?
M. Careau: C'est ce qu'on appelle aussi des écrans...
M. Brassard: Oui, c'est cela. C'est pour faire des
divisions...
M. Careau:... pour l'aménagement des bureaux.
M. Brassard: Cela correspond à peu près aux besoins
de l'ensemble des ministères pour l'année en cours.
M. Careau: Pas nécessairement pour l'année. M.
Brassard: Non?
M. Careau: Je ne crois pas. Pour l'année, cela doit
être pas mal plus que cela. C'est environ pour le tiers de
l'année, d'après ce qu'on me dit.
M. Brassard: Le tiers seulement? M. Careau: Oui.
M. Brassard: Cela va pour mars, dans mon cas.
Le Président (M. Després): Cela va pour mars? Donc,
les engagements du mois de mars sont vérifiés. On devrait
déposer l'information en ce qui concerne l'engagement 4, est-ce que
c'est bien cela, M. le député de...
M. Brassard: Oui, s'il vous plaît!
Le Président (M. Després):... Lac-Saint-Jean?
M. Brassard: Oui.
Le Président (M. Després): Donc, j'appelle
les engagements financiers du mois d'avril 1987. Est-ce qu'il y a des
questions?
Avril
M. Brassard: À l'engagement 1, il s'agit encore de chaises
réglables. Cela va. On a besoin de s'asseoir beaucoup.
Pour les enveloppes coussinées de type Mail Lite, finalement,
vous vous êtes retrouvés avec un seul soumissionnaire? Les autres
n'ont pas été jugés conformes?
M. Careau: C'est-à-dire qu'il y en a plus que cela. Six
soumissions avaient été reçues et deux n'étaient
pas conformes. Donc, trois soumissions étaient plus
élevées que celle de Godin.
M. Brassard: D'accord. C'est parce qu'on ne les avait pas.
À l'engagement 3, des valises à documents, où,
cette fois-ci, Bagages Holiday qui avait été retenu
précédemment...
M. Careau: Demandait plus cher que National Luggage.
M. Brassard: Elle a augmenté ses prix pas mal.
M. Careau: Ou l'autre les a baissés, je ne le sais pas
trop.
M. Brassard: L'engagement 5, encore une fois, ce sont des
éléments qui vont ensemble: pupitres, bahuts, caissons.
M. Careau: Oui, c'est exactement le même type d'ameublement
dont on parlait tout à l'heure.
M. Brassard: Ébénlsterie Alfredo était
d'ailleurs sur la liste des...
M. Careau: Dans les soumissionnaires assez réguliers.
M. Brassard: Dans le cas de l'engagement 6, c'est encore le type
de soumission, dont on parlait tantôt, à plusieurs articles, qui
vous permet de retenir plus d'une firme.
M. Careau: Oui, parce que ce sont des produits semblables, mais
quand même de dimensions différentes, selon les reliures à
anneaux. Alors, il y a différentes grandeurs de papier. On en a, par
exemple, d'une certaine dimension avec une capacité d'une telle
épaisseur de dossier. Dans un autre cas, ce sont des dimensions
différentes avec la même épaisseur. Il y a trois types de
reliures. Il y a eu deux commandes, parce que si on prend Reliure Gala
était le plus bas soumissionnaire pour l'article 1 et l'article 3.
Un de 18 900 $ et l'autre de 94 000 $, ce qui faisait un total de 113
200 $. Pour l'article 2, c'est Tornado qui est le plus bas soumissionnaire
à 76 000 $.
M. Brassard: C'est cela.
M. Careau: Les autres soumissions allant de 79 000 $ à 90
000 $. Il y en a même une à 112 000 $.
M. Brassard: Je me rends compte, en examinant la soumission de
Produits manufacturés Tomado, que, dans ce genre de soumission à
plusieurs articles, l'entreprise n'est pas tenue de faire des soumissions pour
chacun des articles,
M. Careau: Non.
M. Brassard: Elle n'est pas écartée pour autant
M. Careau: Non.
M. Brassard: Alors, Tomado a fait des soumissions pour les
articles 2 et 3 seulement...
M. Careau: C'est cela.
M. Brassard:... et non pas pour l'article 1, et sa soumission a
été quand même considérée.
M. Careau: Oui, oui. M. Brassard: D'accord.
M. Careau: Ce qui n'aurait pas été le cas si on
avait considéré l'ensemble de la soumission.
Le Président (M. Després): Mme la
députée de Johnson.
Mme Juneau: Oui. Sur l'engagement 4 d'avril 1987... C'est
là qu'on est en avril?
M. Brassard: C'est l'engagement 8. ça,
Mme Juneau: Je voudrais revenir sur l'engagement 4.
Une voix: À 4, oui, il n'y a pas de problème.
Mme Juneau: On lit: Contrat pour l'achat de 120 classeurs
latéraux à cinq tiroirs pour les besoins des divers
ministères et organismes. Biltrite Nightingale, Division Saro,
Saint-Romuald, Le montant: 59 710, 20 $. Je voudrais que vous m'expliquiez
pourquoi, en décembre 1986, on a commandé 120 classeurs
latéraux à cinq tiroirs, de ia même compagnie de
Saint-Romuald, et que cela nous a coûté 49 800 $, alors qu'en
avril 1987, cela nous coûte, exactement pour la même commande, 59
710, 20 $? 10 000 $ de plus, c'est
de l'argent!
Une voix: Quel numéro en décembre?
Mme Juneau: En décembre, c'est le numéro 1.
M. Rocheleau: Par contre, à ce moment-là, il y
avait deux soumissions, dont Biltrite à 49 800 $, et vous aviez Allsteel
Canada Itée à 65 790 $.
M. Careau: Et là...
Mme Juneau: Vous en avez deux aussi.
M. Careau:... on a Artopex qui est un troisième à
72 000 $. Il est évident que c'est un domaine où les prix
varient, il y a toujours deux, trois ou quatre fabricants de ce genre
d'équipements, qui soumissionnent régulièrement, qui ont
des commandes.
Mme Juneau: Oui, mais quatre mois après, 10 000 $ de plus
pour la même commande, cela n'a pas de bon sens. (16 h 30)
M. Rocheleau: Mais cela peut être en stock depuis... Dans
sa commande, lui, pour l'année, il peut avoir commandé tant
directement du manufacturier. C'est lui qui fabrique. Mais remarquez que c'est
par soumissions.
M. Careau: II y a toutes sortes de raisons qui sont pensables. Si
sa boutique est fermée, il s'est peut-être trompé une fois
et il l'a vendue trop bon marché. L'acier a pu changer de prix. Les
conventions collectives sont peut-être échues entre-temps, et,
aujourd'hui, c'est autre chose. Je ne peux pas vous le dire comme ça
là. Il faudra l'examiner et tenter de trouver une réponse.
Mme Juneau: II me semble que cela serait important que, lorsque
vous avez déjà eu au préalable une commande qui est de 10
000 $ en deçà de ce qu'ils vous présentent là, il
me semble qu'il y aurait lieu de s'informer des raisons pour lesquelles il y a
eu une augmentation dans si peu de temps, une augmentation aussi
importante.
M. Careau: Cela a pu être fait, peut-être qu'on a pu
constater aussi que, la fois où il l'a vendu 10 000 $ meilleur
marché, il était beaucoup plus bas que les autres fois et qu'on
ne l'a sans doute pas tourmenté pour augmenter son prix.
M. Rocheleau: En somme, c'est que, alors qu'il a vendu à
49 000 $. la deuxième soumission était à 65 000 $, dans le
temps.
M. Careau: C'est cela.
M. Rocheleau: Alors, quatre mois après, il est revenu
à 59 000 $, alors que l'autre soumissionnaire était à 72
000 $.
M. Careau: J'ai comme l'impression qu'on a eu un bon prix en
décembre, si on le compare avec le deuxième soumissionnaire de
l'époque.
Le Président (M. Després): Est-ce qu'il y a
d'autres questions...
Mme Juneau: Je voulais vous le faire remarquer franchement. Je
trouvais cela énorme une augmentation de 10 000 $ entre les deux et je
tenais à vous le faire remarquer. Ce serait peut-être important
qu'on fasse attention à cela.
M. Rocheleau: Mais, de toute façon, c'est par soumissions,
alors, on a dû sûrement l'examiner, et peut-être que,
lorsqu'on les a achetés à 49 000 $, on trouvait qu'on avait un
sacré bon prix.
Le Président (M. Després): Est-ce qu'il y a
d'autres questions sur les engagements d'avril 1987?
M. Brassard: Cela va pour avril.
Le Président (M. Després): Donc, le mois d'avril
est maintenant vérifié, j'appelle les engagements financiers du
mois de mai 1987. Y a-t-il des questions?
Mai
M. Brassard: Oui, une question d'ordre général
concernant les soumissions sur Invitation. J'arrive, c'était mon
collègue de Joliette qui était... Probablement que vous avez
déjà dû répondre à cette question-là,
mais, quand vous choisissez d'utiliser la procédure de soumissions sur
invitation, vous sélectionnez les firmes à inviter de quelle
façon?
M. Careau: Le premier critère, c'est d'abord de voir les
adjudicataires précédents qui ont pu avoir des commandes. S'ils
ont eu des commandes, c'est que déjà ils étaient bons
soumissionnaires et on va certainement être portés à les
inclure dans la liste.
Le deuxième critère, c'est le nombre, l'importance. Si,
par exemple, c'est un domaine où il n'y a pas tellement de concurrence,
on va prendre toute la liste. Évidemment, on ne fera pas cela pour
acheter les produits vendus un peu partout, mais si ce sont des... Par exemple,
je pense à faire fabriquer des chèques...
M. Brassard: Quand vous dites que vous allez prendre toute la
liste, la liste qui vient d'où?
M. Careau:... faire Imprimer des chèques pour le
gouvernement...
M. Brassard: Qui vient du fichier?
M. Careau: Du fichier où les gens peuvent s'inscrire
à leur gré dans les spécialités qui les
intéressent. Alors, si on s'aperçoit, par exemple, que, pour la
fabrication de chèques, il y a huit imprimeries qui sont
certifiées, qui ont passé des tests avec nos services, celui du
ministère des Finances et qui sont acceptables, c'est sûr que,
chaque fois qu'on va acheter des chèques, on va demander à tout
ce monde-là. Des produits pétroliers en grosse quantité
pour livraison dans le Nord ou je ne sais pas quoi, pour l'achat de bitume,
c'est clair qu'on va demander à toutes les compagnies de pétrole.
Mais c'est sûr qu'on ne peut pas faire cela dans... On ne peut pas dire
qu'on demande à tout le monde. Il y a des classes de produits où
on peut avoir 1200 entreprises d'inscrites. Alors, c'est demandé
d'après la connaissance de l'acheteur, d'après l'endroit de
livraison, surtout d'après le nombre. On attache toujours de
l'Importance à avoir beaucoup de compétition. Donc, pour un achat
de 10 000 $ ou 12 000 $ et plus, il y a toujours au moins douze à quinze
soumissionnaires qui sont Invités.
M. Brassard: J'imagine que si vous ne sélectionnez que les
firmes qui ont déjà soumissionné, vous encouragez en
quelque sorte le statu quo.
M. Careau: Je ne sais pas si c'est que j'ai répondu. Ce
n'est pas ce que je voulais répondre. On va s'occuper de demander
l'adjudicataire de la dernière commande d'une façon
générale, pour ne pas consciemment le mettre de
côté, étant donné qu'on sait qu'il a eu un bon prix
sur un contrat. On a des chances au moins de mettre les autres en
compétition avec lui.
M. Brassard: Celui qui a déjà obtenu un contrat est
à peu près assuré d'être invité pour un
contrat similaire qui viendra, avec d'autres évidemment
M. Careau: Règle générale. Je pourrais dire
oui.
M. Brassard: Dans le cas des tables pour informatique à
l'engagement 2, cela revient souvent, je le mentionnais tantôt. Sans
aller jusqu'à les regrouper globalement pour un seul achat, ce qui
serait beaucoup - j'ai compris votre argumentation tantôt, selon laquelle
c'est bon de favoriser plusieurs entreprises - mais sans aller
jusque-là, pourquoi ne pas en faire des volumes suffisamment
élevés pour faire en sorte que vous ayez recours à la
procédure de soumissions publiques plutôt qu'à la
soumission sur Invitation?
M. Careau: Les tables pour Informatique dont on parte, je
pourrais peut-être vous dire que c'est un type d'équipement qu'on
achetait à l'époque en attendant d'avoir une spécification
pour un meuble spécialement dessiné pour l'informatique.
C'était tout simplement une table avec une tablette ajustable, alors
qu'on avait senti le besoin pour les ministères d'avoir un meilleur
équipement qui consistait en un poste de travail pour informatique
où vous pouviez déposer un rnicro-ordinateur, un écran,
une Imprimante. Nos services étaient en train de finir le design d'un
tel genre de meuble. Donc, en attendant qu'il soit prêt et qu'on en
achète, on achetait, pour dépanner les ministères, des
tables, ce qu'on appelle des tables pour informatique. C'est pour cela qu'on ne
voulait pas en acheter des quantités énormes pour ne pas les
avoir sur les bras par la suite, ne connaissant pas l'intérêt pour
les ministères de continuer d'en acquérir, une fois que le meuble
spécifique serait prêt. C'est une des raisons, remarquez bien,
l'autre étant qu'on a un seul entrepôt à Québec pour
tous les meubles, pour tous les ministères, pour tous les bureaux
à travers la province. On ne veut certainement pas encombrer les
entrepôts non plus. Pour de plus petites pièces, on peut penser
à en entreposer davantage, ce n'est pas trop cher d'inventaire, cela
n'occupe pas trop d'espace, tandis que des tables pour informatique, cela prend
de l'espace.
M. Brassard: Cela va pour mai.
Le Président (M. Després): Les engagements du mois
de mai sont vérifiés. J'appelle les engagements du mois de juin
1937. M. le député de Lac-Saint-Jean.
Juin
M. Brassard: Je regarde cela, M. te Président.
Le Président (M. Després): Oui.
M. Brassard: L'engagement 3: 50 étagères
fermées à six tablettes réglables. Comment expliquez-vous
le faible taux de réponse, deux soumissions reçues seulement sur
dix?
M. Rocheleau: Quel engagement, M. le député?
M. Brassard: L'engagement 3 de juin.
M. Careau: Cela est un phénomène qu'on rencontre
pour des étagères, ce type d'équipement-là.
Généralement, quand on réussit à avoir deux, trois
ou peut-être quatre soumissionnaires, c'est le maximum qu'on obtient. On
en demande dix, parce que, encore une fois, comme Je le disais tout à
l'heure, ce sont des entreprises qui s'inscrivent, dont on a le nom
vis-à-vis de ce
genre de produits, mais qui, malheureusement, n'ont pas l'air d'en
fabriquer et qui ne soumissionnent pas plus, non plus. C'est un produit un peu
spécial qui est quand même assez difficile ou assez
compliqué, en tout cas, à fabriquer. Ce n'est pas une simple
étagère en bois.
M. Brassard: Je n'arrive pas à comprendre votre
façon de fonctionner. L'engagement 7 de Juin: 325 600 blocs de papier
à écrire pour les besoins... bon! Là, vous procédez
par soumissions publiques. ' C'est vrai, j'en conviens, que c'est too 000 $ et
plus. Je regarde en juin, l'engagement 2, 271 600 blocs, c'est par soumissions
sur Invitation. L'engagement 9 de juin, toujours, c'est moins de 100 000 $.
1980 malles à échantillon pour les besoins des ministères,
là, c'est soumissions publiques. Qu'est-ce qui vous guide dans le choix
de la procédure? Dans certains cas, c'est du papier. Qu'est-ce qui fait
que, dans tel cas ou pour tel produit, vous décidiez d'aller en
soumissions sur invitation? Alors que pourtant, je le vois dans l'engagement 9,
on a un montant inférieur à 100 000 $. Par conséquent,
selon la règle des 100 000 $, vous auriez pu aller sur invitation pour
l'engagement 9, c'est moins de 100 000 $, mais vous êtes allés en
soumissions publiques. Alors que dans d'autres cas vous allez sur invitation et
vous auriez pu y aller sur procédure de soumission publique. Quel est
votre guide dans le choix de la procédure?
M. Careau: Le premier guide, cesi le règlement. Le
règlement sur les contrats d'achat du gouvernement stipule que, pour 100
000 $ et plus, ce sont des soumissions publiques.
M. Brassard: Ça, c'est réglé. Ça
va.
M. Careau: À l'engagement 7, 205 000 $, c'est bien clair
qu'on n'avait pas le choix.
M. Brassard: Oui, mais à l'engagement 9, c'est moins de
100 000 $ et vous avez décidé d'aller en soumission publique.
M. Careau: D'accord, c'est moins de 100 000 $, mais on
s'aperçoit, si on regarde les autres soumissions reçues, qu'on en
a une de 80 000 $, une deuxième de 60 000 $, une troisième de 91
900 $ et une quatrième de 120 087 $. On a bien des estimations avant
d'aller en soumission pour des valises, mais qui nous dit qu'on est
assuré que cela va être inférieur à 100 000 $.
Deuxièmement, ce n'est pas une obligation de faire des soumissions sur
invitation, si on pense que cela va être inférieur à 100
000 $. Dans un domaine comme celui-là, des malles à
échantillon, ce n'est quand même pas des choses qu'on
achète toutes les semaines, comme des chaises ou des écrans. Dans
ce domaine, on connaît les fournisseurs. Pour les tablettes en
métal, comme on le voyait tout à l'heure, on sait qu'il y a trois
ou quatre fournis- seurs. Mais, pour des malles à échantillon, je
pense qu'il n'y a certainement pas de mal, le temps nous le permettant, de
publier qu'on veut acheter pour tout près de 100 000 $ de valises et
d'avoir des soumissions de ceux qui, peut-être, ne seraient pas Inscrits
au fichier ou qu'on ne penserait pas à inviter, mais qui voient cela et
profitent de l'occasion pour offrir une soumission. C'est tout près de
100 000 $. Il faut se rappeler qu'il y a quelques années, le
règlement était différent. Au lieu d'être 100 000 $,
il était de 75 000 $. La règle interne que nous nous
étions faites était que, quand on a du temps, qu'on ne
connaît pas tous les fournisseurs - évidemment s'il y a deux
fournisseurs on ne s'amusera pas à l'écrire dans le journal -
qu'il y a plusieurs fournisseurs potentiels et que le montant est important, on
va faire des soumissions publiques, même pour 50 000 $, par rapport
à un règlement qui spécifiait 75 000 $. Cela a toujours
été une préoccupation d'avoir de bons prix, quand le temps
le permet et que c'est rentable, que c'est raisonnable. On ne fera pas un appel
d'offres public pour 20 000 $, évidemment, à moins que ce ne soit
un produit dont on ne peut pas deviner les fournisseurs potentiels. C'est un
peu cela qui nous guide. Dans le fond, c'est près de 100 000 $. On ne
connaît pas les soumissionnaires, donc, même si c'est 80 000 $ ou
85 000 $, on ne prend pas de chance et on le publie. (16 h 45)
M. Brassard: Ça va pour juin.
Le Président (M. Després): Les engagements du mois
de juin sont maintenant vérifiés. J'appelle les engagements du
mois de juillet 1987.
Juillet
M. Brassard: L'engagement 11. Des chaises réglables,
toujours. Là, on est allé par soumissions publiques,
évidemment, à cause du nombre. Et, en juillet, l'engagement 5, on
y est allé pour 500. On est en juillet. Il n'y aurait pas eu lieu, cela
n'aurait pas été opportun, au lieu de 1480, d'en placer 2000 en
soumissions publiques plutôt que 500 sur invitation et 1480 en
soumissions publiques.
C'est cela que j'ai de la difficulté à saisir, le fil
conducteur de tout cela. Parce qu'on est au même mois...
M. Careau: Là, c'est que...
M. Brassard:... au même mois, M. le Président,
c'est-à-dire en juillet. À l'engagement 11, on y va par
soumissions publiques, forcément, à cause des coûts, des
montants impliqués, mais il y a 1484 chaises réglables dans
l'achat et dans le même mois, il y en avait 500 également. Mais,
cette fois-ci, parce que c'est 500, on y est allé sur Invitation.
N'aurait-il pas été plus économique étant
donné qu'on est au même mois d'en
inclure 2000 dans l'appel d'offres public?
M. Careau: Vous avez raison en disant que les deux engagements
sont en juillet. Ce qui ne veut pas dire que les deux besoins ont
été exprimés en juillet. Cela peut dépendre d'une
multitude de raisons. Par exemple, l'engagement 11, pour des contrats
donnés en Juillet de 678 000 $, c'est certain que le processus a
été commencé bien avant le mois de juillet. Le temps de
publier, le temps de ramasser les besoins, de le publier dans les journaux, de
faire soumissionner et de donner un certain temps - parce que les
quantités sont importantes - d'analyser cela, de le faire approuver par
le Trésor, je ne sais pas trop. C'est certain que la période
d'approvisionnement pour ce contrat a été beaucoup plus longue
que pour 65 000 $ de chaises réglables, à l'engagement S.
Alors, c'est tout à fait possible que l'engagement 5 ait
été là pour satisfaire à un besoin, en attendant
que le résultat des soumissions publiques ait été obtenu,
comme il avait été entrepris très longtemps auparavant. Je
l'ignore. Je pourrais le regarder, mais c'est sûr que, sur les deux qui
arrivent au mois de juillet, l'un a été entrepris quelques mois
avant l'autre. À travers cela, on peut frapper toutes sortes de
circonstances qui font que te délai est plus long, Un manufacturier est
en grève. On va le voir dans d'autres engagements. On place des
com-mandes chez un fabricant et tout à coup, deux mois après, on
est obligé d'en placer ailleurs et peut-être à un peu plus
cher, parce que le même fabricant est toujours en grève,
même s'il a soumissionné.
M. Brassard: Cela va pour Juillet.
Le Président (M. Després): Les engagements du mois
de juillet sont maintenant vérifiés. J'appelle maintenant les
engagements du mois d'août 1987.
Août
M. Brassard: Engagement 1: "Contrat de services pour effectuer
une étude d'orientation et élaborer un plan directeur
informatique-bureautique couvrant l'ensemble des activités du Service
des achats du gouvernement. " Est-ce que c'est une suite au rapport Pominville
qui avait également été mandaté pour examiner le
fonctionnement du Service des achats?
Une voix:... l'engagement 1 au mois d'août?
M. Brassard: L'engagement 1 du mois d'août, oui.
M. Careau: II s'agit là d'un contrat qui avait
été donné en 1985. C'est un engagement qui avait
été pris par le Service des achats et qui aurait dû
être transmis à l'époque comme
Information au Conseil du trésor de façon à
être déposé devant votre commission et qui ne l'a pas
été, parce qu'il a échappé un peu au processus
administratif habituel des commandes. Celui-là n'avait pas
été envoyé. Alors, cette année, on s'est rendu
compte de cela; on l'a donc transmis au Conseil du trésor qui l'a inclus
dans vos engagements du mois d'août 1987.
M. Brassard: Cela fait partie des nombreux engagements de divers
ministères qui n'avaient pas été acheminés aux
différentes commissions parlementaires?
M. Careau: Je ne parle pas pour les autres ministères,
mais pour le nôtre, en tout cas, c'est un des rares qui avait
été oublié. C'est l'octroi d'un contrat de services
à des conseillers en informatique. C'est en 1985, au mois d'octobre
1985. On était passé au service du fichier, on avait eu cinq noms
et il y a eu des soumissions demandées aux cinq, et le contrat a
été donné comme contrat forfaitaire de 41 000 $ à
Malette, Benoît qui a déposé par la suite son rapport.
M. Brassard: Malette, Benoît, Boulanger, Rondeau?
M. Careau: C'est cela.
M. Brassard: Avec des recommandations, j'Imagine?
M. Careau: Oui, oui. C'était sur la constitution d'un
système informatique pour le Service des achats, mais qui aété mis par la suite nécessairement de
côté, étant donné les changements d'ordre
administratif qui sont survenus.
M. Brassard: L'engagement 3. M. Rocheleau: Quel mois cela?
M. Brassard: Toujours août, le mois d'août.
Engagement 3: "Contrat de services pour effectuer un devis de performance
technique et coûts normatifs pour immeubles de bureaux. "
M. Rocheleau: Ah oui, l'étude de l'engagement 3?
M. Brassard: Oui. Lalonde. Valois, Lamarre.
M. Rocheleau: Alors, Lalonde, Valois, Lamarre, 40 000 $, c'est un
devis de performance technique pour les immeubles à bureaux et au sujet
des coûts normatifs. Est-ce que vous vouiez avoir te mandat,
monsieur?
M. Brassard: Bien, c'est cela, puisque je ne comprends pas
tellement, cela a servi à quoi finalement?
M. Rocheleau: Alors, le mandat consistait à
produire un document pour remettre à la Société
immobilière du Québec au promoteur et/ou au concepteur qui
engloberait à la fois les travaux de construction, d'aménagement
ainsi que les critères d'exploitation d'un bâtiment. Et l'objectif
principal visé était de permettre au ministère de pouvoir
s'aligner avec les coûts standard du marché et ainsi de tendre
vers un meilleur rapport qualité-coûts.
M. Brassard: Pour le compte de la SIQ?
M. Rocheleau: Cela a été fait pour le compte du
ministère.
M. Brassard: Ou ministère?
M. Rocheleau: C'est parce qu'on avait, à ce
moment-là, confié au ministère la partie de la
planification des besoins. Alors, c'était toute la partie de la
planification des coûts de gestion.
M. Brassard: Finalement, c'est la SIQ qui peut utiliser...
M. Rocheleau: C'est davantage, je pense...
M. Brassard:... beaucoup plus ces données-là, ces
recommandations.
M. Rocheleau: En ce qui concerne les données, disons que
le ministère chez nous qui, aujourd'hui, planifie en fonction des
besoins des différents ministères et organismes et, par la suite,
les indique à la Société immobilière du
Québec qui devient l'exécutant. Je vais peut-être demander
à M. Jacques Privé qui est le responsable au ministère des
Approvisionnements et Services de vous donner certaines informations
là-dessus.
M. Privé (Jacques): En fait, dans le nouveau partage des
rôles avec le ministère et la société, le
ministère doit baliser les coûts des différents projets de
la Société immobilière qui dépassent 100 000 $.
Alors, pour être en mesure, lorsque la Société
immobilière a fait des appels d'offres, de joindre à ces appels
d'offres des normes ou des coûts pour s'assurer que les entrepreneurs
soumissionnent en fonction de critères qui vont allier les
qualités-coûts, donc, pour s'assurer, en fin de compte, que les
coûts qui seront soumis répondront à des normes dont le
gouvernement veut s'assurer du respect.
Alors, pour ce faire, on avait besoin d'un outil de travail et on a
demandé à une firme de nous préparer ce document. Alors,
on est allé en soumissions; on a Invité cinq firmes. Il y en a
quatre qui ont répondu et la plus basse, c'est Lalonde, Valois. La
raison du décalage entre tes prix, c'est que cette firme-là ayant
déjà t'expertise dans le secteur, sa banque de données
étant déjà complète, elle n'avait qu'à
produire le rapport, comparativement aux autres dont les recherches
n'étaient pas complétées, comme on nous l'a
mentionné, et qui devaient produire les recherches avant
d'élaborer le rapport.
M. Brassard: Merci.
Le Président (M. Després): Merci, M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: Cela va pour le mois d'août.
Le Président (M. Després): Cela va pour le mois
d'août. Donc, les engagements du mois d'août 1987 sont maintenant
vérifiés. J'appelle l'engagement financier du mois de septembre
1987, l'engagement 1.
Septembre
M. Brassard: II y en a juste un, si je comprends bien?
Le Président (M. Després): Ouf, M. le
député de Lac-Saint-Jean.
M. Brassard: Cela va, vérifié.
Le Président (M. Després): Cela va. Donc,
l'engagement du mois de septembre 1987 est maintenant
vérifié.
J'aimerais déclarer que la vérification des engagements
financiers relevant du ministre des Approvisionnements et Services pour les
mois de septembre 1986 à septembre 1987 est terminée. J'aimerais
remercier tes membres de la commission, le ministre et son personnel, ajourner
les travaux sine die et indiquer que la commission a complété son
mandat de vérification trimestrielle des engagements financiers.
Merci.
(Fin de la séance à 16 h 59)