Journal des débats (Hansard) of the Committee on Culture and Education
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Wednesday, October 2, 2024
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Vol. 47 N° 54
Clause-by-clause consideration of Bill 64, An Act to establish the Musée national de l’histoire du Québec
Aller directement au contenu du Journal des débats
Intervenants par tranches d'heure
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Dionne, Amélie
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Lacombe, Mathieu
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Garceau, Brigitte B.
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Zanetti, Sol
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Garceau, Brigitte B.
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Lacombe, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Zanetti, Sol
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Dionne, Amélie
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Zanetti, Sol
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Lacombe, Mathieu
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Garceau, Brigitte B.
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Garceau, Brigitte B.
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Lacombe, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Zanetti, Sol
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Dionne, Amélie
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Garceau, Brigitte B.
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Lacombe, Mathieu
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Leduc, Alexandre
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Lacombe, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Leduc, Alexandre
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Garceau, Brigitte B.
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Leduc, Alexandre
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Lacombe, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Garceau, Brigitte B.
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Leduc, Alexandre
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Lacombe, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Garceau, Brigitte B.
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Dionne, Amélie
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Garceau, Brigitte B.
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Lacombe, Mathieu
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Zanetti, Sol
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Lacombe, Mathieu
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Zanetti, Sol
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Garceau, Brigitte B.
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Roberge, Jean-François
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Dionne, Amélie
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Rivest, Mathieu
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Émond, Jean-Bernard
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Poulin, Samuel
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Dionne, Amélie
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Zanetti, Sol
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Lacombe, Mathieu
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Rivest, Mathieu
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Émond, Jean-Bernard
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Caron, Vincent
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Poulin, Samuel
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Garceau, Brigitte B.
11 h (version révisée)
(Onze heures vingt et une minutes)
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
bon mercredi à tous. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de la culture et de l'éducation ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 64, la Loi instituant le
Musée national de l'histoire du Québec.
Donc, Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Asselin (Vanier-Les Rivières) est remplacé par M. Caron
(Portneuf); Mme Tremblay (Hull) est remplacée par M. Martel
(Nicolet-Bécancour); et Mme Ghazal (Mercier) est remplacée par M. Zanetti
(Jean-Lesage).
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
Mme la secrétaire. Donc, lors de la suspension de nos travaux d'hier, nous en
étions à l'étude de l'article 3. Donc, M. le ministre, je vous laisse la
parole.
M. Lacombe : Merci beaucoup, <Mme
la Présidente...
La Présidente (Mme Dionne) :
...donc,
M. le ministre, je vous laisse la parole.
M. Lacombe :
Merci
beaucoup, >Mme la Présidente. Donc, article 3 : L'article 41
de cette loi est modifié par le remplacement de «et "Musée de la
Civilisation"» par «, "Musée de la Civilisation" et "Musée
national de l'histoire du Québec"».
Donc, c'est un article qui vient préciser
que l'appellation Musée national de l'histoire du Québec ne pourra être
utilisée sans l'autorisation écrite de ce dernier afin de désigner un immeuble,
une entreprise ou un organisme quelconque.
La Présidente (Mme Dionne) : Des
commentaires sur l'article 3? Madame... Oui, allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Bon matin à
tous. Je voulais juste poser des questions en termes de... le raisonnement... derrière
cet article. Dans quelles circonstances?
M. Lacombe : C'est une
disposition qui existe déjà dans la loi pour les autres musées. Donc, c'est
simplement de l'ajouter aussi pour le Musée national de l'histoire du Québec qu'on
crée avec le projet de loi. C'est pour... c'est pour s'assurer qu'il ait le
contrôle sur... sur son nom et que ce soit donc protégé.
Mme Garceau : Donc, voulant
dire que personne ne peut utiliser, ma compréhension, le nom du Musée national
de l'histoire du Québec sans l'autorisation écrite de ce dernier, donc, je
présume, du DG du musée.
M. Lacombe : Là, écoutez,
je... Oui. Bien, en fait, là, est-ce que c'est le DG ou pas? C'est l'institution,
là. Je ne sais pas exactement de quelle façon cette autorisation-là est
délivrée, là, puis je ne pense pas que c'est... que ça pose un problème. C'est
quoi, c'est une résolution du...
Une voix : ...
M. Lacombe : C'est ça. C'est
dans leur organisation interne, là. C'est à eux de définir ça.
Mme Garceau : Oui. OK. Merci.
M. Lacombe : Bienvenue.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 3? Est-ce que l'article 3...
Oui, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Au fond, l'article 3,
ça fait juste dire... inscrire le nom du musée dans la loi, puis il n'y a pas d'autre
conséquence à cet article-là, si je comprends bien.
M. Lacombe : Bien, c'est-à-dire,
ça fait plus qu'inscrire le nom du musée dans la loi, ça vient lui donner la
même protection, quant à l'usage de son nom, que les autres musées.
M. Zanetti : Ah! OK. Je
comprends. Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
est-ce que l'article 3 est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Parfait.
Nous passons à l'article 4. M. le ministre, je vous laisse en faire la
lecture.
M. Lacombe : Article 4 :
L'annexe 2 de la Loi sur l'administration financière (chapitre A-6.001),
est modifiée par l'article 884 du chapitre 34 des lois de 2023, est
de nouveau modifiée par l'insertion, selon l'ordre alphabétique, de «Musée
national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un article qui propose d'ajouter
le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe 2 de la Loi sur l'administration
financière, ce qui confirme, donc, au même titre que les autres musées
nationaux, son statut d'organisme autre que budgétaire.
La Présidente (Mme Dionne) : Questions,
commentaires sur l'article 4? Oui, madame... Robert-Baldwin.
Mme Garceau : M. le ministre,
j'aimerais juste comprendre son statut d'organisme autre que budgétaire. Qu'est-ce
qu'on veut dire par ça?
M. Lacombe : ...bien, c'est
une bonne question, parce que je me la suis moi-même déjà posée, et évidemment
j'ai eu cette discussion-là avec... avec mon collègue le ministre des Finances.
C'est une discussion passionnante sur les finances du gouvernement et la
comptabilité, là, la façon de comptabiliser tout ça. J'avais une liste, d'ailleurs,
là, je ne l'ai pas sous la main, mais d'exemples d'organismes budgétaires, d'organismes
autres que budgétaires. Nos sociétés d'État sont des organismes autres que
budgétaires, et des exemples d'organismes budgétaires, c'est par exemple les
fonds. Est-ce qu'on a la liste?
Une voix : ...
Mme Garceau : ...oh! je m'excuse,
la distinction, statut d'organisme budgétaire et autre que budgétaire, donc non
budgétaire.
M. Lacombe : Bien, on
pourrait vous fournir la... on pourrait vous fournir la définition officielle,
mais tout ça est très, très, très administratif, là. La définition, d'ailleurs,
elle est sur le... si ma mémoire est bonne, sur le site Internet de l'Assemblée
nationale du Québec. On pourrait... on pourrait la sortir puis vous la...
Est-ce qu'on peut la sortir peut-être pendant que... Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : ...on
suspend quelques instants?
Mme Garceau : Oui, s'il vous
plaît, juste pour voir.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
La commission...
M. Lacombe : Bien, je vais le
googler.
La Présidente (Mme Dionne) : ...la
commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 27
)
(Reprise à 11 h 28)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, je vous cède
la parole.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Bien, regardez, j'ai... j'ai peut-être une... je vous donne... je
vous donne l'explication que j'ai. Les organismes autres que budgétaires sont
généralement créés afin d'offrir des services particuliers à la population et
disposent d'un plus grand degré d'autonomie en matière de finances et de
fonctionnement que les organismes budgétaires, soit ceux qui sont financés à
même les crédits budgétaires d'un ministère. Leurs dépenses de fonctionnement
ne sont pas pourvues à même des crédits votés à cette fin, mais quand même ces
organismes peuvent disposer de crédits de transfert. Donc, c'est une différence
qui est très administrative dans la façon dont est faite la comptabilité de
l'État. Donc, moi, c'est la définition que je pourrais vous donner. Si vous
voulez plus d'informations, on... je pourrais demander à <i>M. Tessier,
qui est en charge des sociétés d'État au ministère, de répondre à vos
questions.
Mme Garceau : Non, c'est
juste que ce n'est pas... ce n'est pas clair en termes de quels sont les
bénéfices, quels sont les avantages liés à un statut d'organisme autre que
budgétaire. C'est vraiment ça, là, c'est... je sais que c'est...
M. Lacombe : ... ce que... ce
que je peux vous dire, de façon plus générale, c'est qu'ils bénéficient
habituellement d'une plus grande autonomie. C'est ce qui est... c'est ce qui
est inscrit à leur définition. Mais je propose peut-être que... que M. Tessier
puisse vous expliquer, s'il y a consentement.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a consentement pour que M. Tessier prenne... prenne la parole?
Mme Garceau : Oui, s'il vous
plaît, M. Tessier.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
M. Tessier, veuillez seulement vous présenter...
• (11 h 30) •
M. Tessier (Patrick) : Oui.
Bonjour, Patrick Tessier, je suis directeur général des sociétés d'État et des
services aux entreprises, ministère de la Culture et des Communications. Donc,
la principale distinction qu'on peut faire au niveau budgétaire, c'est que, un
organisme budgétaire, son budget, il est voté... de dépenses, ses revenus vont
aller au fond consolidé du revenu, alors qu'un organisme autre que budgétaire a
des crédits votés sous forme de budget de transfert qui lui est transmis, là,
par les ministres. Par contre, les revenus qu'il va générer, autonomes, il peut
les utiliser, les conserver pour ses activités, et, à la fin de l'année, il
doit produire un rapport annuel et des états financiers, contrairement à un
organisme budgétaire. Un organisme budgétaire va plus s'apparenter, là, à...
quelque part un peu à un ministère, si on veut, alors qu'une société d'État,
c'est plus autonome, là, au niveau budgétaire.
Mme Garceau : OK. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, commentaires sur l'article 4? Est-ce que
l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
lecture de l'article 5, là, M. le ministre, à vous la parole.
M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente.
Donc, article 5 : L'article 243.6.1 de la Loi sur la fiscalité
municipale (chapitre F-2.1) est modifié par l'insertion, après le
paragraphe 3°, du suivant :
«3.1° Musée national de l'histoire du
Québec;».
Donc, cet article propose d'ajouter le
Musée national de l'histoire du Québec à l'énumération de
l'article 243.6.1 de la Loi sur la fiscalité municipale afin que, comme
pour les autres musées nationaux, le Musée national de l'histoire du Québec ne
puisse se voir accorder par la Commission municipale du Québec une
reconnaissance afin d'être exempté des taxes foncières ou de la taxe
d'affaires.
La Présidente (Mme Dionne) : Questions,
commentaires sur l'article 5? Mme la députée de Robert-Baldwin, oui, la parole
est à vous.
Mme Garceau : Je regarde
toujours mon collègue pour voir. Oui, toujours fascinant, la Loi sur la
fiscalité municipale. Je voulais savoir, M. le ministre entend... Je comprends
que le... le musée sera... va être... une minute, là, ne peut se voir...
M. Lacombe : ...
Mme Garceau : «Ne sera»,
exact. Au niveau de la taxe d'affaires, on parle de quoi? Parce que, là, il va
devoir payer les taxes foncières, la taxe d'affaires au niveau d'un musée...
11 h 30 (version révisée)
Mme Garceau : ...on parle de quoi?
Parce que, là, il va devoir payer les taxes foncières, la taxe d'affaires au
niveau d'un musée.
M. Lacombe : La taxe d'affaires
selon la Loi sur la fiscalité municipale.
Mme Garceau : C'est ça,
municipal.
M. Lacombe : Est-ce qu'on a
un exemple de taxe d'affaires? Non, ce n'est pas notre loi, évidemment, là.
Oui, c'est ça. Bien, en fait, techniquement, il y a la taxe foncière, mais... donc
techniquement, les municipalités peuvent imposer une taxe d'affaires. Et, bon,
là, c'est la Loi sur la fiscalité municipale, qu'évidemment je ne connais pas,
mais... Donc, voilà, on a le... on aura le même statut pour ce musée que pour
les autres.
Mme Garceau : Bien, c'est ça,
c'est... Et donc j'étais pour demander : Est-ce que les autres... Est-ce
qu'il y a eu une taxe d'affaires au Musée de la civilisation? On parle du
municipal. Donc...
M. Lacombe : Oui, c'est ça. C'est
la... c'est... ce n'est pas le gouvernement qui décide, c'est les
municipalités.
Mme Garceau : Non, non, la
municipalité.
M. Lacombe : On comprend...
on se comprend bien. Puis, dans le fond, nous, ce qu'on dit, c'est : Bien,
il n'y a pas d'exemption pour les musées nationaux.
Mme Garceau : Est-ce qu'on a
une idée des taxes foncières au niveau du séminaire?
M. Lacombe : Ce n'est pas une
information que j'ai à l'heure actuelle, mais en fait, on est locataire, on est
locataire au séminaire, ça fait que je ne sais pas...
Des voix : ...
Mme Garceau : Donc là, vous
êtes là... Bien, je vais juste... je vais juste continuer, parce que, là,
évidemment, taxes foncières, on parle propriétaire de l'immeuble. Donc, est-ce
que l'objectif du ministère, c'est de demeurer locataire, c'est ça, du
séminaire?
M. Lacombe : Bien, pour l'instant,
il n'y a pas... il n'y a pas d'autre scénario, là, c'est ce qui... c'est ce qui
est en vigueur puis c'est ce qu'on... c'est ce avec quoi on travaille.
Mme Garceau : OK. Est-ce qu'il
y a une possibilité d'acquisition? Est-ce qu'on est en train... parce qu'on
regarde le long terme?
M. Lacombe : Oui. Bien, pour
l'instant, je vous dirais que je n'ai pas d'autre commentaire à faire que c'est
le scénario qui est là. C'est celui sur lequel on travaille. Est-ce qu'un jour
on pourrait être propriétaire? Je pense qu'il ne faut pas l'exclure, mais ce n'est
pas des discussions qu'on a actuellement avec les propriétaires.
Mme Garceau : Ce n'est pas
dans les plans d'ici l'ouverture au printemps 2026.
M. Lacombe : Non, non, pas du
tout. Pas du tout.
Mme Garceau : OK.
M. Lacombe : Vous avez l'air
sceptique. Mais ça appartient au...
Mme Garceau : Non, je
parle... je parle...
M. Lacombe : Évidemment, on
ne peut pas obliger les gens à vendre.
Mme Garceau : C'est parce qu'évidemment,
«sceptique»...
La Présidente (Mme Dionne) :
...
Mme Garceau : Oui, excusez. Non,
parce qu'on se comprend, j'aurais bien aimé avoir ma réponse concernant la
ventilation des coûts de 92 millions. Parce que le 92 millions,
est-ce que c'est uniquement en termes de les rénovations nécessaires pour l'ouverture
d'un musée national de l'histoire du Québec au printemps 2026? Est-ce que ça
comprend les expositions? Est-ce que ça comprend aussi le budget concernant les
employés dédiés aux expositions? Il y a tout ça. Donc, moi, je ne sais pas, en
termes du 92, qu'est-ce que ça représente. Et est-ce qu'il y a une marge de manoeuvre?
Est-ce que ça va être tout dépensé? Est-ce que on a prévu un budget? C'est
quoi, le budget en ce qui a trait à d'ici et l'ouverture? Est-ce qu'on a
déterminé, évidemment, comme, un genre d'état financier, si je peux dire, là,
en termes des coûts? Il me semble que c'est... ce serait très important de le
savoir, surtout à ce stade-ci. Et même lorsqu'on regarde... Parce que, s'il y a
une marge de manoeuvre, est-ce qu'il y a une possibilité, peut-être, d'acquisition
du séminaire?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre, avez-vous... voulez-vous répondre?
M. Lacombe : Bien, là, je
pense que ça, c'est une tout autre discussion, là, qui sort de l'étude de cet
article-là. Tout ce que je peux vous dire, c'est... Puis je vais m'arrêter là
après, parce qu'encore une fois cette discussion-là, évidemment, se
poursuivrait longtemps. Puis on n'est pas sur l'article, mais on a déjà indiqué
qu'actuellement l'estimation est de 92 millions. Ça, c'est du PQI, mais
officiellement, on n'est pas encore à l'étape où tout ça est passé en décret au
Conseil des ministres. Donc, on suit les règles habituelles. Il y a un tableau
de bord qui est disponible en ligne. Tout ça est normé par le Conseil du trésor.
On suit ces règles-là, puis quand on franchira les étapes qu'on doit franchir,
on les rendra évidemment publiques, mais je pense qu'on est encore plus
transparent que ce que nous pourrions être, là. On vous a donné le <chiffre...
M. Lacombe :
...que
ce que nous pourrions être, là. On vous a donné le >chiffre.
Mais sinon, sur l'article en question, si
on revient à ça, ce que je peux vous dire, c'est que, donc, on prend seulement
les dispositions pour que le MNHQ ait la... le même traitement que les autres
musées nationaux en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres...
Mme Garceau : Bien...
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
allez-y.
Mme Garceau : Oui. Bien,
excusez. Je trouve que c'est quand même pertinent, la discussion, parce qu'on
parle de finances, on parle de budget. Dans mes remarques préliminaires, c'est
sûr et certain que... on ne va pas se retrouver dans le sort des Espaces bleus,
avec l'estimé qu'on... l'estimé initial qui avait été vraiment sous-estimé. On
ne veut pas se retrouver dans cette situation-là au printemps 2026 ou même
avant. Et donc, pour moi, ça va en lien avec cet article-là, parce qu'il va
falloir payer possiblement des taxes foncières, et tout ça.
Donc, j'aimerais comprendre. En ce moment,
on parle d'un estimé, on a le montant, mais on pourrait très bien, M. le
ministre, avec grand respect, avoir un montant de 150 millions ou de 60 millions.
Parce qu'on se base sur quoi? On n'a absolument aucune information liée à ce
montant-là, à l'estimé, rien.
M. Lacombe : Bien, quand on
sera prêts à faire une mise à jour sur les coûts, on la fera. Puis évidemment
on est obligés de la faire, cette mise à jour. Donc, elle va venir. J'invite
juste ma collègue à être patiente. On suit les processus normaux, comme dans
tous les projets d'infrastructure, tous les projets au Québec.
Mme Garceau : Donc, compte
tenu qu'on prévoit ici une dépense, probablement une dépense importante, c'est
pour ça que je tente de voir, encore une fois. Ça veut dire que peut-être qu'il
va y avoir le 92 millions, puis c'est sous-estimé, compte tenu des
dépenses actuelles, mais aussi des dépenses à venir dans un avenir assez
rapproché.
M. Lacombe : Mme la Présidente,
bien honnêtement, là, s'il y a une chose qui ne me stresse pas, c'est la
transparence au sujet des coûts de construction, parce que ce n'est pas quelque
chose qui est arbitraire, ce n'est pas quelque chose qui est politisé, ce n'est
pas quelque chose dont on peut se défiler. Tout ça est encadré. On suit les
mêmes étapes que dans tous les projets d'infrastructure au Québec. Et, quand il
y aura une mise à jour qui... quand on sera rendus au moment où on devra faire
une mise à jour en fonction de l'évolution des travaux, c'est-à-dire après...
bon, quand les appels d'offres seront terminés, quand on sera rendus à l'étape
où on doit aller de l'avant selon le Conseil du trésor, on fera évidemment la
mise à jour, parce qu'on doit la faire. Puis, à ce moment-là, si ma collègue
veut un briefing privé pour lui expliquer, parce que c'est un sujet qui
l'intéresse, ça me fera plaisir. Donc, il n'y a pas de... il n'y a pas d'enjeu
pour moi à ce niveau-là, on sera complètement transparents.
• (11 h 40) •
Mme Garceau : Je ne pense pas
que c'est un enjeu qui... c'est seulement moi qui est intéressée par comment
nos fonds publics sont déboursés. Puis vous avez vu avec les articles, surtout
les sorties, ce matin, des artistes, tout le monde est très conscient et ils
veulent avoir des réponses en termes de déboursés, comment les sommes de fonds
publics sont déboursées pour satisfaire certaines dépenses et particulièrement
dans le domaine de la culture.
Et donc c'est pour ça que je reviens.
C'est bien beau, là : On va vous revenir, on va faire une mise à jour,
mais là on a commencé ça en 2021. Là, le séminaire, c'était l'emplacement
pour les Espaces bleus Québec. Donc, ça fait quand même, là... on est rendus à
trois ans. Donc, on devrait avoir pas mal une bonne idée. Puis là je ne
sais pas quelle est l'évolution des rénovations, et tout. Peut-être qu'on devra
se déplacer pour aller faire un tour.
M. Lacombe : ...
Mme Garceau : Oui, visiter.
M. Lacombe : Je n'ai pas de
problème avec ça. On pourra organiser une visite.
Mme Garceau : Je pense que ça
serait peut-être... Mon collègue, peut-être qu'on va faire une visite, mais...
M. Lacombe : ...avec La
Maison de la musique et de la chanson bientôt.
Mme Garceau : Oui, on le fait
le 4 novembre. Merci pour l'invitation.
M. Lacombe : Moi, je n'ai
aucun problème.
Mme Garceau : Oui. On fait...
J'ai bien hâte, mais je trouve que c'est quand même intéressant dans le sens
que ça, c'est... on a pris la décision de mettre fin au projet des Espaces
bleus, sauf que six semaines plus tard on est <revenus...
Mme Garceau :
...projet
des Espaces bleus, sauf que six semaines plus tard on est >revenus
avec l'annonce que l'emplacement pour l'espace bleu Québec va être converti en Musée
national de l'histoire du Québec. Et donc il y a quand même eu un travail, je
présume, un grand travail pour... en termes des expositions et tout, mais même
aussi les rénovations, parce que le <i>Grand séminaire... le séminaire,
c'est quand même monumental comme immeuble, et donc c'est pour ça que je me
demande : À ce stade-ci, est-ce qu'on ne devrait pas avoir une mise à
jour? Ça fait trois ans.
M. Lacombe : La SQI, qui est
en charge du projet, évidemment, avec le Musée de la civilisation, est en train
de préparer la prochaine mise à jour, et, quand on sera prêts à la faire, parce
qu'évidemment on le fait de façon rigoureuse, on pourra la faire.
Mme Garceau : Donc, est-ce
qu'on a une idée de quand est-ce que nous allons avoir cette mise à jour?
M. Lacombe : Je dirais dans
quelques semaines. Donc, on ne parle pas de l'année prochaine, là, mais dans
quelques semaines on devrait être capables de... Quelques semaines, ce n'est
pas deux semaines, mais dans quelques semaines on devrait être capables de
faire une mise à jour.
Mme Garceau : En novembre?
M. Lacombe : Je ne jouerai
pas à la boule de cristal, mais dans les prochaines semaines.
Mme Garceau : OK. Est-ce que
ça va être rendu...
M. Lacombe : On m'a donné des
indications, mais je suis très prudent, parce que, si je l'ai dit, ça devient
l'attente, et je ne voudrais pas vous décevoir, Mme la députée.
Mme Garceau : Bien non,
évidemment.
M. Lacombe : Donc, on va
rester prudents, mais dans quelques semaines on devrait être capables de faire
une mise à jour.
Mme Garceau : OK. Donc, ça va
être rendu public?
M. Lacombe : Au moment où...
Oui. Si ma compréhension du processus est la bonne, en vertu des règles du Conseil
du trésor, on devra faire cette mise à jour là au tableau de bord du Secrétariat
du Conseil du trésor, donc, qui est publié en ligne. D'ailleurs, le projet, il
est là, actuellement, avec les derniers chiffres officiels qui ont été publiés,
c'est-à-dire on était à 48 millions, je pense, de mémoire. Mais,
proactivement, voyez comment je suis transparent, je vous ai donné d'autres
chiffres.
Mme Garceau : C'est ça, là,
mélangez-moi pas, je ne peux pas être mélangée dans les chiffres : 48, 92.
Non, c'est... c'est intéressant, parce que
c'est sûr et certain que les Québécois et les Québécoises sont très préoccupés
par les déboursés de fonds publics, et surtout avec, on va se le dire,
qu'est-ce qui se passe cette semaine avec les matchs de hockey à
7 millions. Donc...
Une voix : ...
Mme Garceau : Hein?
Une voix : ...
Mme Garceau : Par millions,
7 millions. Oui, excuse. Ah! c'est ça que j'avais dit. Donc, c'est pour ça
que je pose la question concernant le budget et les prévisions dans la
prochaine année, pour qu'on s'assure qu'on reste toujours dans le
92 millions puis qu'on n'a pas déjà débordé le 92 millions.
Et je comprends ce que vous avez dit
concernant «on suit les coûts de construction». Mais on suivait les coûts de
construction la dernière fois aussi, et on est allés des projets estimés à
259 millions de dollars, M. le ministre, vous savez, à
1 milliard de dollars, puis on suivait les coûts de construction à ce
moment-là aussi. Donc...
M. Lacombe : Respectueusement,
ce n'est pas du tout la même chose, là. Je comprends qu'on fait de la
politique, puis... puis on peut dire ça à la période de questions, puis... Mais
là, si on veut avoir la vraie discussion, on ne peut pas faire cette
comparaison-là.
Le réseau des Espaces bleus, on avait
quelques endroits bien définis, il y en avait quatre, mais pour le reste, on ne
savait même pas encore dans quels bâtiments on s'installerait. Donc... Et ce
sont des bâtiments patrimoniaux, il fallait les cibler. Donc, on y est allés
d'une estimation, c'est-à-dire on a eu un budget de départ. Moi, je pense qu'il
aurait fallu le bonifier de toute façon. On s'est déjà tout dit ça, là, en
commission parlementaire dans le cadre de l'étude des crédits.
Donc, vous nous dites : On suivait
les chiffres. Bien, on ne pouvait pas suivre les chiffres de projets qui
n'avaient pas encore de bâtiment désigné. Là, on vous parle d'un bâtiment, on
suit ça avec attention. Ce projet-là chemine bien, ouverture prévue au
printemps-été 2026. Et est-ce qu'il y aura une facture plus élevée que le
92 millions que je prévois actuellement? Peut-être. On attendra la mise à
jour de la SQI plus officiellement pour... pour faire une annonce au moment...
une mise à jour au moment où on aura à la faire. Mais, je veux dire, on n'est
pas à l'abri. C'est de la surchauffe en culture, là. C'est la même chose que
dans tous les <projets...
M. Lacombe :
...C'est
de la surchauffe en culture, là. C'est la même chose que dans tous les >projets.
Mais aussitôt qu'on a l'information, on va pouvoir faire une mise à jour.
Mme Garceau : C'est sûr et
certain que je vous écoute, M. le ministre, et je comprends qu'en 2021,
lorsque le premier ministre, vous êtes sorti également avec... je pense, parce
que... le premier ministre à ce moment-là, qui est sorti avec le 259,
260 millions, c'était quand même un estimé... l'estimé initial, mais
c'était que... c'était en... c'était quand même fondé sur des faits à ce
moment-là. Et tout le monde croyait que c'était fondé sur des faits en lien
avec tout le projet des 17 Espaces bleus, pas juste quelques emplacements
ou quelques immeubles. Donc, à ce jour, aujourd'hui, il me semble que cet
estimé-là de 92 millions, on connaît le bâtiment, on sait où est-ce qu'on
est, on travaille là depuis 2021.
Donc, je vais présumer... Parce qu'on veut
éviter... Puis je pense que c'est aussi notre rôle en tant que parlementaires.
C'est de faire... de questionner puis de faire des vérifications concernant les
dépenses. Et il me semble qu'à ce stade-ci, j'ose croire que le
92 millions est un estimé assez précis, qui est fondé dans des faits, les
dépenses actuelles, avec pas mal une bonne... une bonne idée de qu'est-ce qui
s'en vient, pour comparer à l'estimé des Espaces bleus, que, là, je comprends...
était peut-être un petit peu plus flou qu'on pensait.
M. Lacombe : Bien, je ne suis
pas d'accord avec votre interprétation, mais je vous laisse... je vous laisse
continuer.
Mme Garceau : Bien, moi, Mme
la Présidente, je voulais avoir une réponse à ma question concernant le
92 millions. Est-ce que c'est un montant assez précis à ce stade-ci, compte
tenu qu'on est beaucoup plus au courant des données actuellement? Parce qu'on
connaît le bâtiment, on connaît les travaux qui ont été faits à date. On est en
train de travailler sur les expositions inaugurales. On doit avoir quand même
une bonne idée. On connaît les dépenses actuelles puis on devrait connaître
aussi les dépenses d'ici l'ouverture du musée. Donc, d'après moi, au moins pour
rassurer, nous assurer et assurer aussi la population qu'on ne va pas se
retrouver, dans deux ans, dans le même scénario que les Espaces bleus,
puis qu'on va avoir dépassé largement l'estimé. C'est quand même assez
important, M. le ministre.
• (11 h 50) •
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre.
M. Lacombe : J'ai déjà
répondu à ça tantôt.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 5? Est-ce que l'article 5
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Article 6.
M. le ministre, je vous laisse faire la lecture.
M. Lacombe : Oui. Article 6,
donc : L'annexe I de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État
(chapitre G-1.02), modifiée par l'article 1036 du chapitre 34
des lois de 2023, est de nouveau modifiée par l'insertion, selon l'ordre
alphabétique, de «Musée national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un article qui propose
d'ajouter le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe I de la Loi
sur la gouvernance des sociétés d'État au même titre que les autres musées
nationaux afin que les dispositions de cette loi, qui ont notamment pour objet
d'encadrer la nomination du conseil d'administration et du président-directeur
général et l'exercice de leurs fonctions, s'appliquent au musée.
La Présidente (Mme Dionne) :
Questions, commentaires? Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Oui, Mme la
Présidente. J'ai une question, si je peux dire, dans un sens plus large
concernant... parce que je regardais, évidemment j'ai révisé les autres
articles, en termes de la nomination aussi du premier directeur général, les
premiers membres du conseil de direction, et donc... et je regarde... Est-ce
que cet <article-là...
Mme Garceau :
...et
donc... et je regarde... Est-ce que cet >article-là... Non, je vais
poser la question autrement. Comment est-ce que le premier DG et les premiers
membres du conseil vont être nommés?
M. Lacombe : Bien, ils vont
être nommés en respect du projet de loi puis de la Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État. C'est-à-dire, il y aura des nominations qui seront effectuées
par le gouvernement en suivant évidemment les lois... les lois en vigueur.
Donc, il n'y aura pas... il n'y aura pas de... de... j'allais dire de
traitements de faveur, là, il faut respecter... il faut respecter les lois.
Mme Garceau : Et donc est-ce
que ça, cette... la nomination du directeur général du nouveau musée, ça serait
selon les dispositions de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État?
M. Lacombe : Bien,
c'est-à-dire, il y a des dispositions prévues dans le projet de loi qu'on
étudie actuellement, et nous serons par ailleurs soumis à la Loi, comme tous
les autres musées, sur la gouvernance des sociétés d'État, comme tous les
autres musées nationaux. Donc, ce seront des nominations qui seront faites par
le Conseil des ministres.
Mme Garceau : Oui, mais là on
parle, l'article 6 en particulier, en termes de... on va encadrer la loi.
Comment est-ce que la loi encadre la nomination du conseil d'administration et
du président? Là, je présume qu'on... c'est lié à la première nomination.
M. Lacombe : Bien, Mme la
Présidente, il y a des articles spécifiquement qui portent là-dessus plus tard.
Là, tout ce qu'on dit, c'est que, de façon générale, le musée va être soumis à
la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Mais sur les questions très
précises de ma collègue, il y a des articles qui portent là-dessus tantôt.
La Présidente (Mme Dionne) : Êtes-vous
à l'aise avec la réponse, Mme la députée?
Mme Garceau : Est-ce que, Mme
la Présidente, le ministre est ouvert... Je sais qu'avec... Évidemment, on a
suspendu l'article, mais il y a eu l'amendement que vous avez proposé
concernant les Premières Nations et les Inuits. Et donc est-ce qu'il y a une
ouverture pour nous assurer... Et là il faudrait regarder, parce que c'est sûr
et certain qu'il y a un amendement concernant... Ils veulent faire partie du
conseil d'administration. J'espère que ça va être le cas. Et donc est-ce... Et
là je ne sais pas, est-ce qu'on suspend cet article-là pour aller à l'autre
article concernant la composition des membres du conseil d'administration?
Parce que j'aimerais m'assurer que ça va inclure aussi les Premières Nations et
les Inuits.
M. Lacombe : Bien, si la
proposition de ma collègue, c'est de modifier la Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, je ne pense pas qu'on peut faire ça en ce moment. Donc, si on
suspend l'article, ce serait quoi le but? Ce serait parce qu'on n'est pas sûr
qu'on veuille être soumis à la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Il
faut que le musée soit soumis à la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Je pense que cette discussion... Et la Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État, je fais la parenthèse, elle ne prévoit pas qu'on soit d'accord ou pas,
elle ne prévoit pas d'obligation de nommer une personne des Premières Nations
et des Inuits. Donc, la collègue pourrait déposer un projet de loi pour
modifier la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, mais là je pense que
suspendre l'article aujourd'hui, ça ne sert à rien, là, il faut que le musée
soit soumis à la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, il faut... il faut
que ce soit le cas.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
interventions sur l'article 6? Est-ce que l'article 6 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Article 7.
M. le ministre.
M. Lacombe : À l'article...
Donc, article 7, effectivement : L'annexe C de la Loi sur le
régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic (chapitre R-8.2), modifiée par l'article 1213 du chapitre 34
des lois de 2023, est de nouveau modifiée par l'insertion, selon l'ordre
alphabétique, de « ― Le Musée national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un article qui propose
d'ajouter le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe C de la Loi
sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic au même titre que les autres musées nationaux afin que le
régime de négociation créé par cette loi s'applique à la négociation des
conditions de travail des salariés du musée et à la conclusion d'une convention
collective.
La Présidente (Mme Dionne) : ...Merci,
M. le ministre. Des questions, commentaires sur <l'article 7...
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci,
M. le ministre. Des questions, commentaires sur >l'article 7?
Mme Garceau : ...Mme la
Présiente, je voulais savoir, compte tenu que les employés qui travaillent en
ce moment, des employés qui étaient des... de l'espace bleu, qui sont
maintenant au Musée de la civilisation, comment est-ce que le transfert va être
fait, là, lié à toute la question de leurs conditions de travail et les
conventions collectives. Comment est-ce que ça va... ça va se concrétiser ou le
processus, même?
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre.
M. Lacombe : ...ça serait
l'article 11. Il y a un article, encore une fois, qui traite précisément
de ça plus tard, qui traite du transfert des employés. Maintenant, ce qu'on
dit, c'est que, nonobstant le transfert ou non d'employés, il faut que les
employés du Musée national de l'histoire, évidemment, puissent négocier,
puissent négocier une convention collective. Donc, ça, c'est le but de
l'article dont on parle actuellement, nonobstant les transferts ou l'absence de
transfert.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
interventions sur l'article 7? Est-ce que l'article 7 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Article 8.
M. le ministre.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Article 8 : Les dispositions du paragraphe 4° de
l'article 7 de la Loi sur les musées nationaux (chapitre M-44)
relatives aux profils de compétence et d'expérience des membres du conseil
d'administration nommés sur la recommandation du ministre ne s'appliquent pas
lors de la nomination des premiers membres du conseil d'administration du Musée
national de l'histoire du Québec.
«Toutefois, le gouvernement doit, lors de
cette nomination, faire en sorte que les membres possèdent collectivement la
compétence et l'expérience appropriées dans les domaines suivants :
«1° l'histoire du Québec;
«2° la gestion muséale;
«3° la gestion immobilière
patrimoniale;
«4° la gestion des ressources
informationnelles;
«5° la gestion des finances et la
comptabilité;
«6° la gestion des ressources
humaines, les relations de travail et le développement organisationnel;
«7° la gouvernance et l'éthique;
«8° l'audit ou la gestion des
risques;
«9° la communication, le marketing ou
le développement des affaires;
«10° le droit.»
Donc, cet article propose d'exclure
l'exigence de tenir compte du profil de compétence et d'expérience établi par
le conseil d'administration pour la nomination des membres du premier conseil
d'administration du Musée national de l'histoire du Québec en raison de
l'absence d'un conseil d'administration pour établir un tel profil. L'article
exige cependant que les membres du conseil d'administration détiennent
collectivement des compétences et de l'expérience dans les domaines spécifiques
qui y sont énumérés.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Oui, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Oui. Mme la
Présidente, j'aimerais déposer un amendement sur cet article.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
Est-ce que le... Est-ce qu'il a été déposé? Non. D'accord.
Alors, on va suspendre quelques instants,
le temps de recevoir votre amendement.
(Suspension de la séance à 12 heures)
12 h (version révisée)
(Reprise à 12 h 04)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, nous avons reçu votre
amendement, M. le député, donc je vous invite à en faire la lecture.
M. Zanetti : Oui. Pardon.
Alors : Modifier l'article 8 du projet de loi par l'ajout, à la fin,
du paragraphe suivant :
«11° l'histoire des Premières Nations et
des Inuit du Kepek».
Et voilà. Donc, l'article 8, tel qu'amendé,
se lirait comme suit :
«Les dispositions du paragraphe 4° de l'article 7
de la Loi sur les musées nationaux (chapitre M-44) relatives aux profils
de connaissance et d'expérience des membres du conseil d'administration nommés
sur la recommandation du ministre ne s'appliquent pas lors de la nomination des
premiers membres du conseil d'administration du Musée national de l'histoire du
Québec.
«Toutefois, le gouvernement doit, lors de
cette nomination, faire en sorte que les membres possèdent collectivement la
compétence et l'expérience appropriées dans les domaines suivants :
«l'histoire du Québec;
«gestion muséale;
«la gestion immobilière patrimoniale;
«la gestion des ressources
informationnelles;
«la gestion des finances et la
comptabilité;
«la gestion des ressources humaines, les
relations de travail et le développement organisationnel;
«la gouvernance et l'éthique;
«l'audit ou la gestion des risques;
«la communication, le marketing et/ou le
développement des affaires;
«le droit;
«l'histoire des Premières Nations et des
Inuit au Kepek.»
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Des questions, commentaires sur l'amendement? M. le
ministre, avez-vous des commentaires?
M. Lacombe : Oui. Je ne
suis pas... Je ne suis pas certain de comprendre. Vous enlevez des points, donc,
dans la liste aussi? Ce n'est pas juste l'ajout d'un...
M. Zanetti : Non. C'est
simplement l'ajout d'un picot à la fin.
M. Lacombe : Là, pourquoi
il y a juste six points?
M. Zanetti : Ah! il faut
juste scroller un peu.
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui. C'est parce que...
M. Zanetti : Faire défiler.
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui. C'est à cause de l'écran. Désolée. Problème technique.
M. Zanetti : Faire défiler.
Pardon.
M. Lacombe : OK. Bien, je
vous demanderais de suspendre, Mme la Présidente, pour qu'on puisse discuter de
l'amendement de notre côté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Parfait. Alors, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 06)
(Reprise à 12 h 17)
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
la commission reprend maintenant ses travaux. Alors, M. le député Jean-Lesage,
je comprends que vous souhaitez retirer votre amendement.
M. Zanetti : Oui, Mme la
Présidente, je souhaite retirer mon amendement, suite à une discussion qu'on a
eue, et <en...
M. Zanetti :
...suite
à une discussion qu'on a eue, et >en... en redéposer un autre,
similaire.
La Présidente (Mme Dionne) : ...il
y a consentement pour retirer l'article du député de Jean-Lesage? Est-ce qu'il
y a consentement pour retirer l'article... pour retirer l'amendement, pardon,
pas l'article, l'amendement du député? Donc, consentement. Parfait. Alors, oui,
M. le député, vous pouvez poursuivre.
M. Zanetti : Alors, je dépose
un autre amendement, qui se lit comme suit : Article 8 : Ajouter,
à la fin du deuxième alinéa de l'article 8 du projet de loi, le paragraphe
suivant :
«11° l'histoire des Premières Nations et
des Inuit au Québec».
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement déposé par le
député? Donc, est-ce que l'amendement est adopté? Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Je veux juste
mentionner merci pour l'amendement. Je crois que c'est important de le
mentionner parce que c'était une des recommandations très importantes qui a été
présentée par le conseil lors des consultations particulières. Et ça démontre
une ouverture de collaborer en termes surtout des expositions que nous allons
avoir au... en termes du nouveau musée. Et donc, on s'en va dans la bonne voie,
dans la bonne direction.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
M. le ministre.
M. Lacombe : Bien, peut-être
juste un mot pour dire que je trouve aussi... C'était... Je vous dirais que
c'était mon objectif, mais je trouve que l'inscrire comme ça, ça a beaucoup de
sens, donc je suis... je suis d'accord.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires? Oui, M. le député.
M. Zanetti : Je n'ai même pas
défendu mon amendement, je l'ai juste comme déposé de même puis j'ai comme
attendu qu'il y a des questions, mais finalement, je devrais peut-être
m'expliquer un peu.
Bon. C'est un amendement qui a été, en
fait, proposé par la CEPN, les membres des Premières Nations qui sont venus
témoigner en audiences particulières, en audiences publiques lors du processus
d'étude du projet de loi. Et, je pense, c'est important qu'il y ait dans le
conseil d'administration des personnes qui ont une expertise dans le domaine de
l'histoire des Premières Nations et des Inuits au Québec. Ça m'apparaît
essentiel pour éviter des erreurs, des biais coloniaux, toutes sortes de choses
comme ça. Donc, je pense que c'est vraiment quelque chose qui vient donner une
assurance que les choses vont être bien faites.
Alors, je suis très content de l'accueil
du ministre et de notre collègue députée de l'opposition officielle à cet
article. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
que l'article amendé est adopté... article 8 amendé? Adopté. Alors, on est
à l'article 9. Oui. Pardon.
• (12 h 20) •
Mme Garceau : ...on a adopté
l'amendement?
La Présidente (Mme Dionne) : Oui.
Mme Garceau : Bon. Mais, moi,
j'ai d'autres questions au niveau du... s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Dionne) : OK.
Alors, on a adopté l'amendement. Donc, questions sur l'article? Oui. Le 8. Oui,
allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : On est allés un
petit peu... On est... Merci beaucoup.
J'avais des questions, M. le ministre,
concernant la façon que cette liste a été déterminée en termes de les compétences
et l'expérience, parce que c'est quand même dans des termes assez généraux, si
je peux dire : l'histoire du Québec, la gestion muséale, la gestion
immobilière patrimoniale, la gestion des ressources informationnelles, la
gestion des finances et la comptabilité, la gestion des ressources humaines,
les relations de travail et le développement organisationnel, la gouvernance et
l'éthique, l'audit, la gestion des risques, la communication, le marketing ou
le développement des affaires, le droit. Comment est-ce qu'on est arrivé et on
s'est basé sur quoi pour déterminer que ça, c'est les compétences dont on a de
besoin pour ce musée?
M. Lacombe : C'est une
discussion qui s'est faite en collaboration avec le ministère du Conseil
exécutif évidemment. Pour cette question-là, la <i>loi sur la
gouvernance... en fait, la Loi sur les musées nationaux, ce qu'elle prévoit,
c'est que les conseils d'administration eux-mêmes, donc pas le gouvernement,
mais le conseil d'administration d'un musée national doit se doter d'un profil
de compétence, donc, pour nommer les administrateurs. Et donc, évidemment,
quand on nomme un premier conseil d'administration, le conseil d'administration
n'existant pas, il n'a pas pu lui-même créer un profil de compétence. Donc, ce qui
est... ce qui est souhaité à ce moment-là, c'est que dans le projet de loi
directement, qui institue un nouveau musée national, il y ait un profil de
compétence, donc, qui soit... qui soit, disons, un peu... bien, en fait, je
n'utiliserais pas le mot, le terme «profil de <compétence»...
M. Lacombe :
...pas
le mot, le terme «profil >de compétence», mais, en fait, qu'il y ait des
compétences minimales, là, qui soient... qui soient exigées collectivement pour
la création du conseil d'administration. Donc, ça s'est fait en collaboration.
Mme Garceau : OK. Je reviens.
Parce qu'on parle évidemment la création d'un nouveau musée. Je comprends qu'il
va y avoir une exposition. Puis là je ne sais pas s'il va y avoir... Parce que
ça vient vraiment au coeur, là, des compétences et des profils des gens que
nous voulons avoir au sein du conseil d'administration de ce musée, surtout le
premier conseil, le premier CA. En termes de les différentes... les différentes
expositions qu'on va avoir, comme les... les expositions inaugurales... Parce
que je présume que, là... Le CA va être nommé quand?
M. Lacombe : Le conseil
d'administration...
Mme Garceau : Le premier,
oui.
M. Lacombe : ...il n'y a pas
de date qui est établie. On va y revenir dans un article subséquent plus tard
dans l'étude du projet de loi. On pourra en discuter peut-être plus longuement.
Mais je fais tout de suite la parenthèse
suivante, là. Puis c'est une mise au point qui est importante, au bénéfice de
ma collègue et des gens qui nous écoutent. Le conseil d'administration ne
conçoit pas les expositions. Ce n'est pas son rôle. Son rôle, c'est d'assurer
la gouvernance de l'institution. Donc, j'oserais même dire que c'est important
d'avoir des gens du milieu muséal puis du milieu de l'histoire sur le CA, mais
son rôle, ce n'est pas de venir s'ingérer dans les travaux du comité
scientifique, par exemple, puis de la direction du musée sur ce qui va se
retrouver dans les expositions. C'est de s'assurer que le musée est bien géré.
Mme Garceau : Oui. Mais,
ayant siégé sur quelques conseils d'administration, peut-être pas au sein d'un
musée... mais il y a quand même un aspect où c'est sûr et certain qu'il y a un
regard en termes des... du profit, les dépenses, mais aussi les retombées
financières. Et donc, ça vient en lien avec les expositions, parce que, de
temps à autre, il va y avoir des expositions qui vont être extraordinaires, et
on va avoir beaucoup de gens qui vont venir les voir, puis peut-être d'autres,
moins. Et donc, à un moment donné, il va y avoir un effet où ça va être lié à.
Et c'est pour ça que... Puis là je réfère
à un mémoire en particulier, celui du Pr Laurier Turgeon, professeur
titulaire, directeur de l'Institut du patrimoine culturel, Université Laval. Et
j'avais trouvé ses propos très intéressants au niveau de la composition du CA.
Et il avait mentionné que ce serait important d'avoir moins de gestionnaires et
plus... plus d'experts dans les différents domaines évidemment liés à la
création du musée. Et évidemment c'est un musée d'histoire, et donc c'est sûr
et certain qu'on parle d'experts qui sont liés à l'histoire du Québec et... et
fort bien différentes... composantes de cette histoire-là. Donc, peut-être
qu'on pourrait parler d'anthropologues, on pourrait parler de sociologues. On
sait déjà qu'on a eu le regroupement... un instant, le Regroupement des
géographes du Québec, et ils ont quand même un mémoire assez étoffé concernant
l'importance et la pertinence de la géographie. Et ils voulaient même que le
musée soit et qu'on l'appelle le Musée de l'histoire du Québec et de la
géographie.
Et donc j'avais trouvé, M. le ministre,
quand même assez... non seulement intéressant, mais hautement pertinent en ce
qui a trait à la composition du CA de ce musée national qui va avoir évidemment
dans sa mission plusieurs composantes, et donc je voulais voir avec vous est-ce
qu'il y a une ouverture pour...
Puis moi, je peux vous poser des
questions. Est-ce que c'est vraiment nécessaire d'avoir quelqu'un responsable
de la gestion immobilière patrimoniale?
M. Lacombe : Bien, ce qu'on
souhaite, c'est que ce soient des administrateurs qui soient là pour assurer la
bonne gouvernance du musée. Il y aura toute une équipe <d'experts...
M. Lacombe :
...du
musée. Il y aura toute une équipe >d'experts, évidemment, dans le musée.
Je le disais hier, ça deviendra un pôle d'expertise comme les autres musées en
sont aussi dans leur champ d'expertive... champ d'expertise respectif. Essayez
de dire ça rapidement! Mais est-ce que c'est le rôle du conseil
d'administration d'être un expert?
Je prends le... Je prends le... Je suis
allé ouvrir la page Web du conseil d'administration du Musée national des
beaux-arts du Québec, par exemple. La présidente, vous la connaissez, c'est
Christiane Germain. C'est une femme d'affaires. Vous regardez les autres
administrateurs, ce sont des avocats, un professeur de sociologie, oui, des
gens du milieu privé. Donc, il y a beaucoup de gens, évidemment, qui ne
viennent pas du milieu auquel s'intéresse le musée dans sa mission, parce que
leur rôle, c'est d'assurer la bonne gouvernance de l'institution. On veut des
institutions qui fonctionnent bien, qui sont bien gérées, donc... et pour ça,
il faut évidemment qu'il y ait un CA qui remplisse son rôle de gouvernance et
qui, plutôt que de se préoccuper des expositions, se préoccupe de la saine
administration de l'institution publique.
Mme Garceau : Je comprends
votre point. Mais il me semble que le CA a un rôle, oui, gestion, gouvernance,
oui, mais je crois que c'est aussi... il y a quand même un lien entre... Parce
que le CA, c'est sûr et certain qu'il va... il pourrait avoir des idées
d'expositions parce que... surtout si vous avez quelqu'un dans l'histoire du
Québec ou la gestion muséale et quelqu'un... On va se le dire, là, parce qu'il
y avait quand même quelqu'un de l'agence Kabane qui était impliqué dans la
conception, et tout ça, du musée. Je regarde, là, «communication, marketing et
développement des affaires», bien oui, ça, c'est important, mais ça, c'est
directement en lien à comment est-ce qu'on va faire rayonner ce musée, comment
est-ce qu'on va aller aussi attirer... toute la question d'attraction des
touristes, et tout. Ça fait partie des fonctions des gens qui font partie de ce
CA là.
• (12 h 30) •
Et là, moi, à titre d'exemple, les musées
régionaux, il me semble qu'il devrait y avoir un représentant, avec tout ce
qu'on a entendu et aussi compte tenu que... Puis vous l'avez mentionné, M. le
ministre, puis j'ai trouvé ça très intéressant, en termes de... le pôle
d'expertise ou le pôle d'experts du musée national et qui pourrait avoir un
rôle. Et je vais reprendre... je vais reprendre le terme qu'on avait utilisé,
que le... que certains employés ou professionnels du Musée de la civilisation
avaient utilisé, puis c'était dans le mémoire, là, du syndicat des
professionnels, qu'on voyait le Musée national de l'histoire du Québec comme
étant «le petit frère» du Musée de la civilisation. C'était dans ce mémoire, là.
Moi... Moi, je cite... Et donc... Et donc...
Une voix : ...
Mme Garceau : Non, mais c'est
ça, moi, je le vois plutôt comme étant le grand frère, le grand... le grand frère,
peut-être même père de aussi l'écosystème, au Québec, muséal.
M. Lacombe : ...son jumeau parce
que vous dites que les missions sont pareilles. Ça aurait été bon, ça.
Mme Garceau : Non. Je ne m'en
allais pas là. Mais, ceci étant dit, ce que vous avez dit hier en termes de
pôle d'expertise, d'experts, c'est important. C'est important concernant tous
les enjeux dont fait face les musées régionaux. Et donc je me demande si...
parce qu'on avait parlé aussi s'il va y avoir... Et on a eu, là, quelques... on
a eu... un instant, M. Jean Hébert, Mme Gravel, du Regroupement des
géographes du Québec, on a eu également le groupe... la <i>Société du
patrimoine politique aussi. C'était fort intéressant...
12 h 30 (version révisée)
Mme Garceau : ...aussi, c'était
fort intéressant. Ce ne sont pas des gestionnaires, mais c'est quand même des
experts importants dans leur secteur qui peuvent bonifier, si je peux dire, les...
les échanges, les idées quant à, si je peux dire, le marketing du musée,
comment est-ce qu'on va faire que le musée... Et surtout sur la scène
internationale et tout, on veut que ça fonctionne. On veut que ce soit un grand
succès, on veut que ce soit une fierté.
Donc, il me semble que pour atteindre cet
objectif, il faudrait intégrer des experts de différents secteurs au sein du CA,
et comme le mentionne le professeur Turgeon, qu'on ait un équilibre entre, oui,
gestionnaires... On n'a pas besoin de tant de gestionnaires. Est-ce qu'on a
besoin... Comme, il y en a 10, puis... Et là je le sais, on va y revenir, mais
en termes de nombre, parce que je vois, là, que certains membres... On pourrait
avoir une personne qui va combler peut-être deux ou trois compétences, là. Donc,
je ne sais pas en termes de taille, qu'est-ce qu'on regarde pour le CA, mais
j'ai...
M. Lacombe : ...Entre 10
et 15.
Mme Garceau : C'est 15
au total?
M. Lacombe : Entre 10 et
15.
Mme Garceau : 10 et 15. OK.
M. Lacombe : C'est ce
qui est prévu à la loi.
Mme Garceau : Dans la
loi. Donc, on a...
M. Lacombe : ...Entre 11,
pardon, et 15.
Mme Garceau : Bien, on a
une marge de manœuvre. On a une marge de manœuvre ici, dans le sens que : Pourquoi
est-ce qu'on ne fait pas en sorte d'avoir un équilibre au sein de ce musée, qui
va avoir cette expertise, qui va avoir une envergure incroyable au sein de l'écosystème
muséal au Québec? Et donc pourquoi est-ce qu'on ne peut pas intégrer, si je
peux dire, des joueurs importants, des connaissances dans différents domaines
qui... Tout ce que ça va venir faire, c'est de bonifier les expositions,
bonifier le rayonnement du musée.
Moi, je trouve d'habitude que quelques
têtes c'est mieux qu'une tête. Je ne sais pas, mais, quand j'ai... quand j'ai
relu certains aspects du... du mémoire du professeur Turgeon, et on parle ici
des spécialistes des sciences historiques, est-ce que... est-ce qu'ici... Est-ce
que ça reflète vraiment cette recommandation-là, des spécialistes, au pluriel,
des sciences historiques? Je ne sais pas si on a une personne qui est
compétente en histoire du Québec. Il me semble qu'on pourrait élargir cet...
cet aspect-là pour inclure quelques personnes qui sont experts dans différents
secteurs de notre histoire.
La Présidente (Mme Dionne) :
M. le ministre, oui.
M. Lacombe : Bien, quand
on ouvre la loi, là, sur la gouvernance des sociétés d'État puis on voit tout
ce que le conseil d'administration doit remplir comme obligations — il
faut juste faire l'exercice puis lire tout ça — on comprend que ça
prend des compétences et qu'il ne suffit pas d'être historien pour pouvoir
remplir ça. On parle de rémunération, de ressources humaines, de plan
stratégique. On veut des gens qui ont cette expérience-là. Puis il faut arriver
à un équilibre, je suis d'accord avec ma collègue, mais les critères qu'on a...
qu'on a déterminés, là, qui sont là, desquels on discute, moi, je pense, vont
tout à fait nous permettre... Parce que c'est vrai qu'on a une flexibilité, là,
comme ma collègue l'a dit. Moi, je pense qu'on va tout à fait être capables...
Je veux dire, on crée le Musée national de
l'histoire du Québec. Pensez-vous qu'on va juste nommer des... des gens du
milieu des affaires sur le CA? Bien sûr que non. On va nommer des gens qui ont
une expertise. Mais il faut s'assurer qu'en commun ils aient l'expertise dont
on vient de parler puis qu'on a bonifiée avec l'amendement du collègue de... de
Jean-Lesage. Moi, je pense qu'on est tout à fait capables de... de faire ça. En
fait, ce que ma collègue veut qu'on fasse, on est tout à fait capables de le
faire avec ce qui est proposé, et c'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on va
faire.
Mme Garceau : ...je
pense que ce serait... Je vais proposer un amendement, Mme la Présidente,
compte tenu de notre échange, si vous permettez. Donc, on va suspendre, s'il
vous plaît.
La Présidente (Mme Dionne) :
Alors, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 37
)
(Reprise à 12 h 47)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, Mme la députée de Robert-Baldwin,
je vous laisse faire la lecture de votre amendement.
Mme Garceau : ...
La Présidente (Mme Dionne) :
Mme la députée, c'est juste parce que votre micro... Oui. Je... Êtes-vous
capable de le lire...
Mme Garceau : Excusez,
oui. Parce que je ne l'ai pas... Je suis désolée. Je ne l'ai pas devant moi, puis
ça, c'est trop loin.
La Présidente (Mme Dionne) :
Non, il n'y a pas de problème. OK.
Mme Garceau : Un
instant, s'il vous plaît. Désolée.
La Présidente (Mme Dionne) :
Il n'y a pas de problème.
Mme Garceau : Non, ça,
je le vois. Ça, <moins...
Mme Garceau :
Non,
ça, je le vois. Ça, >moins.
La Présidente (Mme Dionne) :
Pas de souci.
Mme Garceau : Il
faudrait que je change mes lunettes.
OK. Le deuxième alinéa de l'article 8
du projet de loi est modifié par l'ajout à sa fin du paragraphe suivant :
«12° la géographie.»
Donc, après le 11°, on mettrait «la
géographie».
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci beaucoup. Alors, des questions, commentaires sur l'amendement?
Mme Garceau : ...Je vais
présenter le... le pourquoi.
La Présidente (Mme Dionne) :
Allez-y.
Mme Garceau : Merci, Mme
la Présidente. J'ai trouvé très intéressant la consultation particulière ou le
témoignage que nous avons reçu de M. Hébert, il y avait Mme Gravel,
qui représentent le... le Regroupement des géographes du Québec. Et on nous
avait fait part, et c'est dans leur mémoire également... je crois qu'il y avait
une pétition... plus d'une centaine de personnes membres du regroupement et
amoureux de la géographie ont signé une pétition en appui à ses
recommandations. Et une de ses recommandations, M. le ministre, c'était
d'ajouter «la géographie» — on aurait pu mettre «du Québec», mais je
pense que ça va de soi — aux compétences et expériences exigées par
les membres du futur conseil d'administration du musée. Et c'est dans...
avec... compte tenu de l'échange que nous avons eu concernant les experts du
milieu, qui vient rejoindre un peu cet équilibre, dont le professeur Turgeon
avait mentionné.
Et à la lumière des... si je peux dire, de
la présentation de M. Hébert et de l'importance... Et on... on n'y pense
pas, mais oui, ça a un impact fondamental, toute la question de la géographie
et l'histoire. Et même, il l'avait mentionné dans son mémoire : «Sans
géographie, il n'y a pas d'histoire. La géographie permet aux citoyens et
citoyennes de connaître leur quartier, leur ville, leur région et leur pays. La
géographie est cette discipline qui nous permet de connaître notre territoire
et de le comprendre. Elle permet de savoir comment aménager et développer ce
territoire harmonieusement en protégeant son environnement et son patrimoine. À
toutes les échelles, le territoire du Québec donne à voir ce que... ce qu'est
le Québec et à comprendre qui nous sommes.»
• (12 h 50) •
Et j'ai trouvé cette partie très
intéressante : «Chaque territoire a son histoire et a sa géographie, et
chaque région du Québec a aussi une histoire et une géographie qui méritent
notre attention.» Et, par «la géographie», ça a un impact également en termes
de l'histoire des régions, qui pourrait faire évidemment partie de certaines
expositions.
Je comprends qu'il y a un comité
scientifique, mais là en termes de... de conseil d'administration et qu'est-ce
que... quelqu'un qui fait partie même de ce regroupement ou quelqu'un comme
Jean Hébert, qui pourrait apporter... je ne vous dis pas que ça devrait être M. Hébert,
mais quelqu'un avec ce genre de... de formation, de... d'expérience également...
Parce que je vois, là, quand même, qu'il a une grande expérience. Ce serait
important d'avoir quelqu'un de ce secteur, qui ferait partie du conseil
d'administration.
La géographie peut donc... donc ajouter à
cette compréhension des lieux qui manque à l'histoire du Québec. C'est une
composante additionnelle en termes de... On a un expert de l'histoire du
Québec, on devrait également avoir un expert au niveau de la géographie du
Québec. Je pense que c'est un... comme on dit, un beau mariage, compte tenu...
compte tenu de la... non seulement de la... de la vision de qu'est-ce qui a été
présenté, mais... mais de la <pertinence...
Mme Garceau :
...non
seulement de la... de la vision de qu'est-ce qui a été présenté, mais... mais
de la >pertinence dont la géographie joue en termes de notre histoire.
Et donc c'est pour cette raison-là que j'ai... je l'ai ajoutée.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, Mme la députée. Des commentaires, M. le ministre?
M. Lacombe : Je trouve que
c'est intéressant. Je... je n'ai pas... je n'ai pas vraiment d'autre
commentaire.
La Présidente (Mme Dionne) :
Donc, est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement de Mme la
députée?
M. Lacombe : ...en fait,
oui, j'aurais peut-être un commentaire plus technique. Est-ce que je peux voir
la façon dont il est introduit? Le deuxième est modifié par «la géographie». OK.
Bien, on va... on va regarder de notre côté comment ça peut être rédigé, parce
que je n'ai pas de problème sur le fond.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci. Donc, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 53)
(Reprise à 12 h 56)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, avant de suspendre, M.
le député de Jean-Lesage, vous aviez levé la main. Alors, je vous laisse la
parole.
M. Zanetti : Oui. Bien,
je me pose la question, là, sur la taille du conseil d'administration. Moi, ça
me va, «la géographie», c'est pertinent. Je me demandais... est-ce que, par
exemple, les membres des conseils d'administration de musées au Québec sont
rémunérés, ou y a-tu un enjeu, là?
La Présidente (Mme Dionne) :
...le ministre...
M. Lacombe : S'il y a un
enjeu?
M. Zanetti : Bien,
est-ce qu'ils sont... ils sont rémunérés?
M. Lacombe : Oui, il y a
une... il y a une rémunération.
M. Zanetti : Oui. Ça
ressemble à quoi, la rémunération? C'est-tu...
M. Lacombe : Oui. Les...
C'est quelques milliers de dollars, là. Je n'ai pas le... Mais on a... on a
modifié la loi il y a quelques années, puis les... les présidents au conseil
d'administration ou les administrateurs ont une rémunération, il me semble. Il
faudrait... il faudrait voir. Puis, de mémoire, c'est <quelques...
M. Lacombe :
...ont
une rémunération, il me semble. Il faudrait... il faudrait voir. Puis, de
mémoire, c'est >quelques milliers de dollars.
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui, c'est
variable selon la société d'État, parce qu'elles sont classées en fonction de...
de leur grosseur et...
M. Zanetti : OK. Donc,
moins de 10 000 $ par personne par année?
M. Lacombe : Pour les
administrateurs, je ne veux pas vous induire en erreur, il faudrait vérifier,
là, mais je pense que oui et, pour les présidents, je pense que c'est un peu
plus élevé.
M. Zanetti : OK. Bon.
Donc, il n'y a pas d'enjeu vraiment financier à rajouter.
M. Lacombe : Non, il n'y
a pas d'enjeu financier. Non.
M. Zanetti :
OK, parfait. Bien, je... Merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Mme la députée, j'ai cru comprendre que vous vouliez
retirer votre amendement.
Mme Garceau : Oui, je vais
le retirer.
La Présidente (Mme Dionne) :
Est-ce qu'il y a consentement pour retirer l'amendement de Mme la députée
de Robert-Baldwin?
Des voix
: Consentement.
La Présidente (Mme Dionne) :
Donc, je vous laisse... je pense que vous aviez... vous vouliez redéposer un
amendement, alors je vous... je vous laisse la parole.
Mme Garceau : Merci.
Donc : Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de l'article 8 du projet
de loi tel qu'amendé, le paragraphe suivant :
«12° la géographie du Québec.»
La Présidente (Mme Dionne) :
Des questions, commentaires sur l'amendement de Mme la députée? Oui,
allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Je
remercie le ministre pour cet ajout, je crois que c'est très important. Et je
voulais juste souligner un extrait du mémoire que je crois, à ce stade, est
très pertinent : «Le territoire du Québec est grand et nous en sommes
fiers, mais il est méconnu. Il fait partie de notre ADN sur le... sur les plans
imaginaires, culturels, historiques et économiques, mais ses contours sont
flous.» Donc, j'espère qu'avec la présence de la personne ça va... très, très
pertinent. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci beaucoup, Mme la députée. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Est-ce qu'il y a d'autres questions, interventions sur l'article 8
amendé? Malheureusement, je vais... Compte tenu de l'heure, je vais suspendre
les travaux jusqu'à 15 heures, et on pourra reprendre la discussion.
Alors, la commission suspend ses travaux
jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
15 h (version révisée)
(Reprise à 15 h 04
)
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
bon après-midi à tous. La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 64,
Loi instituant le Musée national de l'histoire du Québec.
Je comprends qu'il y a consentement pour
que le député d'Hochelaga-Maisonneuve remplace le député de Jean-Lesage?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Dionne) : Consentement.
Merci à tous.
Alors, pour... lors de la suspension de nos
travaux cet avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 8 tel qu'amendé.
Donc, est-ce qu'il y avait d'autres questions, commentaires sur l'article 8
amendé?
Mme Garceau : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : Allez-y,
Mme la députée.
Mme Garceau : Merci, Mme la
Présidente. Donc, si je comprends bien, à la lecture de cet article, surtout le
début : «Les dispositions du paragraphe 4° de l'article 7 de la Loi sur
les musées nationaux relatives aux profils de compétence et d'expérience des
membres du conseil d'administration nommés sur la recommandation du ministre ne
s'appliquent pas lors de la nomination des premiers membres du conseil
d'administration du Musée national», donc ça veut dire que les autres
dispositions de la Loi sur les musées nationaux s'appliquent à la nomination
de...
Parce que j'ai vérifié, là. Comme à titre
d'exemple, l'article 10 mentionne : «Les nominations des membres du
conseil d'administration doivent être représentatives de la société québécoise,
notamment en s'assurant de la présence de personnes issues de communautés
variées.» Donc, je veux juste clarifier que le reste des dispositions
législatives de cette loi, Loi sur les musées nationaux, s'appliquent ou vont s'appliquer
en ce qui a trait à la nomination des membres du premier conseil d'administration
du <i>Musée national de l'histoire.
M. Lacombe : Bien sûr. C'est
la loi.
Mme Garceau : OK. C'est ma
compréhension. Je voulais juste m'assurer que c'est la vôtre également.
M. le ministre, je voulais voir avec vous,
en termes de représentation des régions au sein du conseil d'administration,
parce qu'on comprend très bien les préoccupations des musées régionaux en ce
qui a trait à l'arrivée... à l'ouverture de ce musée, et je voulais voir avec
vous votre vision du rôle que ce musée pourrait jouer en ce qui a trait aux
musées régionaux et de voir est-ce qu'il n'y a pas une place pour une certaine
représentation des musées régionaux des régions à l'égard du conseil d'administration?
Je sais qu'à un moment donné le premier ministre avait parlé de peut-être il va
avoir des satellites, ce genre de choses là. Mais, compte tenu des... des
difficultés qu'éprouvent les musées régionaux et l'idée de grand frère
là-dedans, je me demandais si on ne pourrait pas prévoir qu'un membre
représente les musées régionaux, qu'il y ait une représentation de musées
régionaux ou qu'il y aurait au <moins...
Mme Garceau :
...les
musées régionaux, qu'il y ait une représentation de musées régionaux ou qu'il y
aurait au >moins, si je peux dire... je sais que le musée est ici, à
Québec, mais une certaine représentation régionale en termes des membres qui
vont faire partie de ce conseil d'administration.
M. Lacombe : Bien sûr qu'il y
aura des gens des régions. Puis je ne pense pas qu'il faille réserver un siège,
donc, pour quelqu'un des musées régionaux. Si on voulait le faire, on pourrait,
là, parce que, vous voyez, «gestion muséale», «histoire du Québec», c'est des
critères généraux.
Mme Garceau : OK. Mais,
compte tenu qu'il y a une ouverture, est-ce qu'on ne pourrait pas le prévoir...
M. Lacombe : Non, je ne pense
pas que c'est nécessaire.
Mme Garceau : ...dans
l'article?
M. Lacombe : Moi, je vous le
dis tout de suite, je trouve qu'on a fait la... on est allés au bout de
l'exercice. La liste de départ me convenait. On a accepté un amendement, d'une
part, on a accepté, d'autre part. Maintenant... C'est-à-dire de la deuxième
opposition, de l'opposition officielle. Maintenant, je pense que la liste, elle
est très, très complète, là.
Mme Garceau : J'aimerais
comprendre, en termes du... un, du processus et le processus en termes de
choisir de nommer ces membres du conseil. Quel sera le processus pour les
nommer, le premier conseil d'administration?
M. Lacombe : Bien, il va
avoir un processus comme dans toutes les nominations qui sont faites par le
gouvernement, peu importe le gouvernement, c'est-à-dire un processus avec les
emplois supérieurs, et ensuite de ça, ce sera une nomination au Conseil des
ministres.
La Présidente (Mme Dionne) : Mme
la députée, je veux juste vous dire qu'il vous reste quatre minutes pour cet
article.
Mme Garceau : OK. Et en
termes de... Aussi, M. le ministre, le nombre, là je ne sais pas, pour la durée
d'un mandat du premier, est-ce que, ça, c'est prévu également?
M. Lacombe : C'est cinq ans.
C'est ce qui est prévu à...
Mme Garceau : C'est cinq ans.
M. Lacombe : ...à la Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État.
Mme Garceau : OK. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, commentaires? Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Bien, bonjour, Mme
la Présidente. D'abord, merci de m'accueillir dans votre commission. Là, je
remplace mon collègue le député Jean-Lesage qui est en train de faire la motion
du mercredi sur le dossier de l'enseignement supérieur.
• (15 h 10) •
J'ai quelques questions de compréhension.
Je ne veux pas abuser de mon siège temporaire pour faire de l'obstruction, là,
ne vous inquiétez pas, mais je veux bien comprendre, bien sûr, pour faire mon
travail de législateur. Donc, on est sur l'article 8, qui propose un peu
de donner les grandes, je dirais, orientations de ce qu'on souhaite avoir comme
bagage de compétences alentour de la table d'un conseil d'administration du
futur musée.
M. Lacombe : ...conseil.
M. Leduc : Le premier
seulement. C'est une clause crépusculaire qui va disparaître?
M. Lacombe : Bien,
c'est-à-dire, après, ce sera au conseil d'administration lui-même de fixer son
profil de compétence, comme c'est prévu à la loi actuellement. Donc, ce n'est
pas une modification, c'est comme ça que ça fonctionne déjà.
M. Leduc : Donc, c'est pour
ça que c'est une disposition transitoire et finale. Ça va éventuellement... C'est
pour ça que je disais «crépusculaire». Ça ne sera plus... Ça ne sera plus en
fonction à la fin de l'exercice du premier CA.
M. Lacombe : Bien, c'est...
je ne sais pas si c'est pour ça que c'est écrit «Dispositions transitoires et
finales». Oui, c'est pour ça?
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui? D'accord.
M. Leduc : Parfait. Donc,
pour le premier CA seulement, on met cette liste-là, puis après ça, le CA se
gouvernera pour la suite...
M. Lacombe : Lui-même.
M. Leduc : ...comme c'est le
cas dans d'autres musées similaires.
M. Lacombe : Comme c'est le
cas dans tous les autres musées.
M. Leduc : Merveilleux. Dans
la liste qu'on a ici, devant nous, là je comprends qu'il y a eu un amendement
de mon...
M. Lacombe : Les musées
nationaux, évidemment.
M. Leduc : Les musées
nationaux, j'entends, bien sûr.
M. Lacombe : Oui. C'est ça.
M. Leduc : Mon collègue a fait
adopter, si j'ai bien compris, avec votre concours, un rajout, donc un 11e
point. Je voulais juste comprendre. Au numéro 10°, ici, il y a «le droit».
Pourquoi on considère que les membres du conseil d'administration doivent
connaître le droit?
M. Lacombe : Bien, quand on
regarde la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, elle est assez complète
puis elle dresse vraiment le portrait du rôle du conseil d'administration.
Puis, quand on prend vraiment connaissance de son rôle, il est souvent très
technique, donc notamment la politique de ressources humaines... Est-ce qu'on a
d'autres exemples, là? Je ne voudrais pas dire n'importe quoi. Approuver les
règles de gouvernance de la société, approuver le plan d'immobilisation, le
plan d'exploitation, les états financiers et le rapport annuel de gestion, le
budget annuel de la société, etc. Donc, on pense puis je pense que c'est de bon
aloi d'avoir quelqu'un qui maîtrise les notions de droit dans le conseil
d'administration, que c'est une bonne chose.
M. Leduc : Là, on parle ici
d'un avocat membre du Barreau, nécessairement, ou une avocate, bien sûr, ou ça
pourrait être un juriste...
M. Lacombe : Ça pourrait être
un notaire, j'imagine.
M. Leduc : Moi, j'ai un
certificat en droit du travail, par exemple. Ça serait-tu pertinent?
M. Lacombe : Bien, cette liste,
elle est assez flexible, c'est-à-dire, il faut, évidemment... il faut qu'on
retrouve ces compétences-là en <commun...
M. Lacombe :
...flexible,
c'est-à-dire, il faut, évidemment... il faut qu'on retrouve ces compétences-là
en >commun dans le conseil d'administration qui va être proposé. Mais,
si on juge que c'est quelqu'un qui pourrait remplir cette fonction-là puis que
ça nous semble suffisant, ça pourrait être le cas, oui.
M. Leduc : Merci. Pouvez-vous
m'expliquer un peu la séquence qui nous attend, là? Une fois qu'on va avoir
adopté le projet de loi, qu'il va être sanctionné par le lieutenant-gouverneur,
en termes d'espace-temps, là, qu'est-ce qui nous attend en matière de
consolidation de ce conseil d'administration là? Comment vous allez
fonctionner?
M. Lacombe : Bien, il faudra
prendre... Il n'y a pas de délai qui... qui est indiqué au projet de loi. Il
faudra prendre le temps de... de s'assurer qu'on a justement le bon conseil
d'administration, qu'on remplit avec les ajouts qui ont été faits par la
deuxième opposition et par l'opposition officielle, qu'on a un conseil
d'administration constitué d'entre 11 et 15 personnes qui répond à tous ces
critères-là. Et on aura l'occasion d'en reparler, je pense que c'est au prochain
article, mais, dans l'intervalle, ce sera le ou la PDG, directeur général,
officiellement, ce qui est écrit dans les documents, qui... qui aura les
pouvoirs qui sont habituellement dévolus au conseil d'administration le temps
qu'il soit formé.
M. Leduc : Justement, j'avais
la question du nombre. Vous me dites : entre 11 et 15.
M. Lacombe : Exact.
M. Leduc : C'est peut-être
moi qui l'ai manqué. C'était écrit dans... plus tôt dans le PL?
M. Lacombe : C'est dans la
Loi sur les musées nationaux.
M. Leduc : D'accord. Donc, il
y a déjà une loi qui explique quand même plusieurs détails, auxquels on rajoute
le Musée national de l'histoire du Québec, et qui...
M. Lacombe : Tout à fait. Et,
comme le musée n'a pas encore de profil de compétence établi par le CA, dans le
projet de loi, il est de... de bon usage de... d'en donner un, disons, de
départ.
M. Leduc : Parfait. Et est-ce
que ça va fonctionner par, j'oserais dire, «appel d'offres», là? Est-ce qu'il
va y avoir comme une ouverture de postes, là? Les gens qui sont invités et sont
intéressés à participer à ce CA en fonction de ces critères-là peuvent écrire
au... je ne sais pas, moi, au ministère de la Culture ou au directeur général
qui sera nommé plus tard, ou ça va être vraiment une... quelque chose qui va se
faire un peu par contact ou informellement?
M. Lacombe : Bien, je dirais
que l'objectif, ça va être assez complexe à faire. Donc, l'objectif... Évidemment,
on aura des discussions avec nos partenaires, et il devra y avoir une
consultation qui est faite. C'est prévu à la loi aussi.
M. Leduc : Donc, en quelque
part, soit dans les journaux ou sur un site Internet, il y aura...
M. Lacombe : Ce n'est pas de
cette façon-là, mais le processus, il est... il est encadré, il est le même
pour nos autres sociétés d'État. À chaque fois qu'on a... on a des nominations
à faire, il y a une liste qui est constituée. Elle est valide pour?
Une voix : ...
M. Lacombe : Un an. Donc,
souvent, il faut la remettre à jour. Il y a des consultations qui se font avec
les partenaires.
M. Leduc : Donc, une liste
est constituée à partir de différents profils qui se sont soit manifestés
eux-mêmes ou que quelqu'un, quelque part, a démarchés?
M. Lacombe : On passe par nos
partenaires. On passe par les partenaires.
M. Leduc : Qui sont?
M. Lacombe : Bien, les
partenaires du musée. Là, je n'ai pas... je n'ai pas la liste, là, mais...
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui, c'est ça.
Mais il y a des consultations qui sont faites.
M. Leduc : OK. Mais il n'y
aura pas d'appel d'offres public. Il n'y aura pas une page dans le journal qui
dit : Si vous voulez être...
M. Lacombe : Bien... Non,
mais ce n'est pas de cette façon-là que ça fonctionne dans nos sociétés d'État,
effectivement.
M. Leduc : OK. Bien, c'est...
je le demande par... je le demande par curiosité, là, par manque de
connaissances plus fines de ce volet-là. Parfait.
Et puis peut-être une dernière question de
compréhension. Il n'y a pas de délai, vous m'avez dit...
M. Lacombe : Pour la
constitution du premier conseil?
M. Leduc : Exact.
M. Lacombe : Non.
M. Leduc : Avez-vous comme un
souhait? Tu sais, là, on est...
M. Lacombe : Bien sûr. Bien
sûr.
M. Leduc : ...on est en
septembre. Est-ce que ça va être complété d'ici Noël?
M. Lacombe : Bien, j'aimerais
qu'on puisse le... mon objectif, en tout cas, c'est qu'on puisse le... le faire
cette année. Bien, on verra si le projet de loi est adopté. Je ne voudrais pas
présumer. Mais, dès l'adoption du projet de loi, je pense qu'il faut que le
mécanisme se mettre en branle. Puis, mon objectif, c'est qu'on puisse le faire
le plus rapidement possible pour qu'il soit fonctionnel, parce qu'en même temps
je pense que c'est sain d'avoir un conseil d'administration qui... qui va être
là pour assurer la gouvernance du musée et que ce ne soit pas le ou la PDG qui soit...
M. Leduc : ...ce n'est pas
simple comme tâche pour le PDG.
M. Lacombe : Bien, ce n'est
pas simple non plus, puis on n'est jamais trop pour prendre de bonnes
décisions.
M. Leduc : Ça fait qu'il
va... Là, on va en parler à l'article 9, j'imagine, mais il y aura un ou une PDG...
une DG, plutôt, c'est ça, il n'y a pas de présidence, qui va être nommé
rapidement en premier?
M. Lacombe : Oui, exact.
M. Leduc : Et là, ensuite, il
y aura l'exercice de lui adjoindre un conseil d'administration...
M. Lacombe : Tout à fait.
M. Leduc : ...le plus tôt
possible, idéalement, j'imagine, comme on vient de le dire, avant Noël. Puis là
le train est parti à ce moment-là, là.
M. Lacombe : Oui.
M. Leduc : OK. C'est bon, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, interventions?
Mme Garceau : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
Mme la députée.
Mme Garceau : Oui, Mme la
Présidente. Je présume que le... Parce que vous allez passer, premièrement,
avec la nomination du directeur général, directrice générale. Donc, cette
personne-là va être impliquée également en termes du choix des membres du
conseil? Est-ce que ça, c'est prévu?
M. Lacombe : Ce n'est pas...
Ce n'est pas prévu.
Mme Garceau : Est-ce que
c'est souhaitable? Parce que...
M. Lacombe : Est-ce que c'est
souhaitable? Bonne... bonne question. Je vous dirais que ce n'est pas... Je
vous dirais que, dans... le PDG, la PDG <siège...
M. Lacombe :
...bonne question. Je vous dirais que ce n'est pas... Je vous dirais que, dans...
le PDG, la PDG >siège au conseil d'administration aussi. Donc, s'il a ou
si elle a des suggestions, on peut... on peut bien les écouter, mais, à la fin,
c'est le gouvernement qui va nommer les membres du conseil d'administration, en
collaboration avec aussi les suggestions qui nous auront été données par les
partenaires en vertu de ce qui nous est imposé comme... comme processus.
Mme Garceau : OK. Et en
termes, c'est intéressant, en termes des partenaires, est-ce qu'on parle
d'université? Est-ce qu'on parle de musées régionaux? On parle de qui comme
partenaires?
M. Lacombe : Bien, ça
peut être des partenaires économiques, ça peut être des partenaires culturels.
L'idée, c'est d'aller vers la communauté. Il n'y a pas une liste. Évidemment,
tout ça est vivant, tout ça est dynamique, mais ce qu'on souhaite, c'est avoir
des candidatures qui viennent du terrain et qui ne sont pas toujours dans les
mêmes cercles non plus. Il faut s'assurer de la compétence des gens. Donc, on a
des... on a ces consultations-là qui nous permettent, donc, d'avoir une banque
de candidats. C'est comme ça pour toutes nos institutions.
Mme Garceau : Donc, ça
fonctionne comment, les consultations, exactement?
M. Lacombe : Là, c'est
plutôt technique. Je pourrais... Je pourrais demander à mon collègue qui est
directeur des sociétés d'État.
La Présidente (Mme Dionne) :
Est-ce qu'il y a consentement pour que M. Tessier prenne la parole?
Consentement?
Une voix : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui.
Allez-y, monsieur.
M. Tessier (Patrick) : Je
m'identifie? C'est correct?
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui, s'il vous plaît.
M. Tessier (Patrick) : Oui.
Patrick Tessier. Je suis directeur général des sociétés d'État et des services
aux entreprises au ministère de la Culture et des Communications. Donc, la consultation
est faite par le ministre, par une communication écrite auprès des organismes
et autres identifiés.
Mme Garceau : C'est ça,
je suis curieuse à savoir qui sont les… C'est quel organisme en particulier?
Comme là on parle de la création d'un nouveau musée, donc on pense à quel
organisme? Je présume qu'on a déjà... on s'est fait une tête là-dessus en
termes de qui on aimerait consulter.
M. Lacombe : Bien,
personnellement, là, moi, je ne me suis pas encore penché là-dessus, là, sur la
consultation. Je ne pourrais pas vous répondre à ce moment-ci sur les
partenaires. Mais il y a des partenaires qui sont évidents, là, comme, je ne
sais pas, la <i>Société des musées, par exemple. On verra... On verra,
là. Mais on veut que ça fonctionne. Donc, évidemment, on veut les meilleures
candidatures possibles. Donc, on s'assurera d'avoir les meilleures suggestions
des partenaires aussi.
• (15 h 20) •
Mme Garceau : Non, c'est
parce que lorsqu'on regarde la façon... Parce que vous avez déjà déterminé ce
que vous recherchez en termes de compétences selon... On en a 10. Là, on en a
ajouté deux. Mais, en termes des compétences, c'est quand même large. C'est vaste,
l'histoire du Québec. On va consulter quels genres d'organismes pour déterminer
qui on va...
M. Lacombe : Ce n'est pas
déterminé pour l'instant.
Mme Garceau : C'est ça,
là. C'est quand même... Ça peut être assez complexe.
M. Lacombe : Bien, c'est
pour ça qu'on va prendre le temps que ça prend après pour constituer le conseil
d'administration. Mais, comme on dit, ce n'est pas notre premier barbecue. On
fait ça avec toutes nos sociétés d'État, ça fait qu'on a un peu d'expérience
quand même. Faites-nous confiance.
Une voix : ...
Mme Garceau : Barbecue
ou rodéo, je ne sais pas lequel. D'habitude, c'est le...
M. Lacombe : On pourrait,
à l'occasion de l'ouverture, pourquoi pas, on pourrait faire un barbecue.
Mme Garceau : Je
voulais, M. le ministre, en termes de... l'article mentionne l'expérience
appropriée. Il y a le côté de compétences, oui, mais... et l'expérience
appropriée, c'est quoi? Quels sont les critères pour déterminer une expérience
appropriée?
M. Lacombe : On fait ce
travail-là en collaboration avec le Secrétariat aux emplois supérieurs puis on
s'assure... évidemment, c'est subjectif, mais on s'assure d'avoir les
candidatures qui répondent le mieux à ces... à ces critères-là, dans la mesure
du possible, évidemment, là, parce qu'à l'impossible, nul n'est tenu. Mais moi,
je suis confiant qu'avec ce qu'on se donne comme obligation, on va être en
mesure d'avoir un... un bon conseil d'administration. Je ne dis pas que ce sera
facile, mais je pense qu'on est tout à fait capables.
Mme Garceau : OK. Je
voulais juste savoir. Parce qu'approprié, évidemment... Est-ce qu'il y a une
question d'années d'expérience? Est-ce que, pour vous, c'est important qu'une
personne, compte tenu de l'envergure de ce musée, que ça soit quand même des
personnes qui vont être nommées au CA qui vont avoir, peut-être, je vais le
lancer comme ça, au moins 10 ans d'expérience dans un... dans un certain
domaine?
M. Lacombe : Moi, je ne
m'aventurerai pas sur le terrain des nombres en ce qui a trait aux années
d'expérience. Vous savez, j'ai été nommée ministre à 30 ans. Et j'étais, en
2018, et je le suis toujours, le plus jeune ministre du Conseil des ministres, <donc...
M. Lacombe :
...j'étais,
en 2018, et je le suis toujours, le plus jeune ministre du Conseil des
ministres, >donc je pense que, même si on est plus jeunes et qu'on a
moins d'expérience, on peut tout à fait faire notre place. Puis d'ailleurs on
veut plus de jeunes sur les conseils d'administration de nos sociétés d'État.
On a une obligation d'en avoir au moins un, mais je pense que, tout comme à l'Assemblée
nationale, on est dans ce débat-là... dans cette discussion-là ces jours-ci, je
pense que la valeur n'attend pas le nombre des années.
La Présidente (Mme Dionne) : Il
reste moins d'une minute, Mme la députée.
Mme Garceau : Merci. Parlant
de jeunesse, un point très, très important, vous avez mentionné... Est-ce que c'est
prévu au niveau de la Loi sur les musées nationaux, concernant qu'un membre... En
termes d'âge, je ne le sais pas, là.
M. Lacombe : Moins de
35 ans, c'est dans la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Mme Garceau : Moins, moins.
Donc, un membre de ce conseil va avoir moins de 35 ans. C'est ça?
M. Lacombe : Exact.
Mme Garceau : Merci.
M. Lacombe : Bienvenue!
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 8 amendé?
Est-ce que l'article 8 amendé est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Article 9.
M. le ministre, je vous laisse faire la lecture.
M. Lacombe : Article 9.
«Les dispositions de l'article 3.3 de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État
(chapitre G-1.02) relatives à la recommandation du conseil d'administration et
au profil de compétence et d'expérience du président-directeur général d'une
société d'État ne s'appliquent pas lors de la nomination du premier directeur
général du Musée national de l'histoire du Québec.»
Donc, cet article propose d'exclure l'exigence
de tenir compte du profil de compétence et d'expérience établis par le conseil
d'administration pour la nomination du premier directeur général du Musée
national de l'histoire du Québec en raison de l'absence d'un conseil d'administration
pour établir un tel profil.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Des questions, commentaires sur l'article 9? Oui, M. le
député... d'Hochelaga-Maisonneuve? Oui, allez-y, allez-y.
M. Leduc : Oui, bien sûr, Mme
la Présidente. On a envoyé un amendement qui est déjà dans le Greffier, je
pense.
La Présidente (Mme Dionne) : On
va vérifier le tout. Je vais...
M. Leduc : Je ne sais pas si
le ministre veut prendre le temps de le lire avant ou...
La Présidente (Mme Dionne) : Ah!
On vient... OK. D'accord. Je vais suspendre la commission quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 24
)
(Reprise à 15 h 26
)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
nous avons bien reçu votre amendement, alors je vous invite à en faire la
lecture.
M. Leduc : Merci, Mme la
Présidente. Ça va comme suit :
Article 9. Modifier l'article 9 du
projet de loi par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«La nomination du premier directeur
général du Musée national de l'histoire du Québec doit, pour être valide, avoir
été approuvée par les deux tiers des membres de l'Assemblée nationale.»
Donc, c'est comme une phrase qu'on rajoute
à la fin de l'article 9 qui parle de faire abstraction, là, du profil de
compétence pour la première nomination. C'est un article transitoire qui... qu'on
étudie en ce moment à l'article 9, qui est un article crépusculaire aussi,
qui va donc disparaître, parce qu'une fois qu'on aura fait sa mission, à savoir
nommer le premier ou la première PD... DG, pardon, du musée, cet article-là n'aura
plus de sens, et on rajoute donc un élément. Pourquoi on arrive avec ce deux
tiers-là? D'une part, parce que c'est une procédure qui est déjà courante pour
différentes fonctions à l'Assemblée nationale. Je pense, entre autres...
(Interruption) oh! <pardon...
M. Leduc :
...fonctions
à l'Assemblée nationale. Je pense, entre autres... (Interruption) oh! >pardon,
à la direction...
Une voix : ...
M. Leduc : ...merci beaucoup,
la direction de la SQ, direction de l'UPAC, le Secrétariat général de
l'Assemblée nationale, les différents membres des... de la Commission d'accès à
l'information<i>. Bref, il y a une batterie de postes, fonctionnaires au
sens large, de la haute fonction publique, de cadres de la haute fonction
publique, ici, qui sont nommés aux deux tiers par la Chambre, donc c'est une
procédure qu'on est habitués de connaître. C'est d'ailleurs une procédure qui a
été élargie comme projet de loi n° 1, d'ailleurs,
c'était le PL 1 du premier gouvernement de la CAQ, là, en 2018. Je me rappelle,
j'étais allé siéger sur ce projet de loi là. Il rajoutait, là, de mémoire, la
SQ, l'UPAC puis un troisième poste qui m'échappe dans cette logique-là,
d'élargissement des fonctions aux deux tiers.
Le leader actuel du gouvernement, quand il
était dans l'opposition, avait déposé plusieurs projets de loi pour reprendre
cette logique-là, du deux tiers, sur plein d'autres types de hauts
fonctionnaires de l'État, dont je n'ai pas la numération exacte ici, mais bref,
ça avait été un de ses combats quand il était dans l'opposition.
Tout ça pour vous dire, ça, c'est un peu
la mécanique. L'objectif, je dirais, politique, que nous recherchons ici, avec
cet amendement, c'est de dire : Faisons un constat très... très cru par
rapport à la réalité de ce nouveau musée. Je pense que tout le monde est
content qu'il y ait un nouveau musée, moi le premier. On faisait la blague
avant d'ouvrir que je suis un historien de formation. J'ai moi-même travaillé
comme guide animateur dans différents musées dans ma prime jeunesse. Et plus de
nouveaux musées, c'est génial. Il y a tout l'enjeu du financement des autres
musées auquel je concorde comme enjeu, comme préoccupation avec ma collègue de l'opposition
officielle. Soit dit en... Mais, cela dit, la création d'un nouveau musée de l'histoire
est en soi une bonne nouvelle.
Cependant, force est de constater que...
je ne ferai pas l'étalage, là, mais il y a eu deux, trois affaires qui ont été
échappées, peut-être, dans la conférence de presse au départ qui fait en sorte
que ce n'est pas, malheureusement, un élément consensuel dans les
circonstances. Je pense qu'il va le devenir avec le temps, ce musée-là, dans le
futur. J'en ai le souhait, en tout cas, j'en ai la conviction, mais j'en ai
surtout le souhait, qu'il devienne consensuel dans le futur.
Pour que ça parte bien dans le bon sens et
de manière unanime, ce qu'on n'a peut-être pas tout à fait réussi à faire dans
le démarrage du projet, avant le dépôt du projet de loi, dans la conférence de
presse d'ouverture, d'annonce de ce musée-là, je pense qu'il ne serait pas
inintéressant de se pencher sur cette idée, donc, que le tout premier ou la
première DG de l'histoire de ce musée soit à une position qui soit consensuelle
entre les différents partis politiques. C'est toujours ça, la logique qui est
derrière une nomination aux deux tiers, de dire : On va, permettez-moi
l'expression, départisaniser une nomination. Parce qu'elle est nommée aux deux
tiers, ça veut dire qu'elle a nécessairement plus qu'un parti politique qui y
souscrit. Idéalement, tout le monde est d'accord, ce qui arrive à peu près tout
le temps, là, sauf de rares exceptions. Les nominations aux deux tiers au salon
bleu, maintenant au salon rouge pour deux ans, sont unanimes.
• (15 h 30) •
Ils font en sorte, par contre, qu'il y a
eu un minimum de consultation des partis d'opposition. Souvent, on nous envoie,
dans le fond, le CV de la personne qu'on s'apprête à nommer. À l'époque, il y
avait eu toutes sortes de débats. On aimerait savoir, les oppositions, savoir
c'étaient qui, les autres prospects. C'est un débat qu'on a fait, qui est
réglé, qui est derrière nous. On a seulement la candidature de la personne qui
est à être nommée par la Chambre aux deux tiers, mais on a le temps de
l'examiner, d'en discuter. Il n'y a pas de... Ce n'est pas comme une motion
sans préavis qui arrive le matin, puis qu'on est un peu coincés, puis là il
faut absolument... Tu sais, il y a comme une démarche respectueuse. Du moins,
c'est l'expérience que j'en ai eue quand j'ai eu à traiter ça, quand j'étais
responsable, notamment du dossier de sécurité publique. Et c'est l'expérience
que j'en ai de la part du directeur du cabinet, du chef du deuxième... de la
deuxième opposition dans les dernières années : quand le gouvernement nous
soumet des candidatures, il nous laisse quand même, évidemment, quelques jours
avant d'effectivement le déposer au salon bleu pour un vote aux deux tiers, et
ça nous donne, dans le fond, une adhésion plus forte de la classe politique au
complet à la nomination d'une telle personne.
Et, encore une fois, j'insiste, dans le
contexte où le démarrage de cette idée de Musée national de l'histoire du
Québec a été... n'a pas été exempt de certains défis, on va le dire le plus
poli possible, ce serait une solution, je pense, pour mettre derrière nous cet
épisode peut-être moins agréable et partir... pour que le musée parte vraiment
sur des bonnes bases consensuelles de l'ensemble de la classe politique. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'amendement?
M. Lacombe : Bien, peut-être
juste un mot pour dire, rapidement, je suis en désaccord parce qu'usuellement,
traditionnellement, les nominations aux deux tiers de l'Assemblée nationale
sont faites lorsqu'on nomme quelqu'un qui est à la tête d'une organisation qui
doit surveiller, par exemple, le gouvernement. Et on le fait parce qu'on veut
avoir un bras de distance.
Là, on parle d'un musée national
d'histoire. Je comprends les préoccupations de mon collègue, donc je ne tourne
pas la proposition au ridicule...
15 h 30 (version révisée)
M. Lacombe : ...d'histoire. Je
comprends les préoccupations de mon collègue. Donc, je ne tourne pas la
proposition au ridicule. Je trouve que c'est légitime de le demander. Par
contre, je ne suis pas en accord avec cet amendement.
Puis je vous dirais qu'évidemment on veut
que ça fonctionne. Je pense que, depuis le début de l'article détaillé, je fais
preuve d'ouverture, dans le sens où on veut répondre, dans la mesure du
possible, aux souhaits de tout le monde pour que ce soit le plus rassembleur
possible. J'ai même eu le grand bonheur de voir notre collègue de l'opposition
officielle nous dire qu'elle est d'accord avec la création d'un musée qui va
parler de l'histoire de la nation québécoise. Donc, je me réjouis de ça. Donc,
je pense qu'au-delà des mots, au-delà des interprétations, là, on commence à
débroussailler tout ça puis à voir que finalement, on dit peut-être tous un peu
la même chose, puis qu'on va arriver avec un projet qui va être rassembleur.
Et, évidemment, l'objectif du gouvernement,
c'est que ça fonctionne. Imaginez-vous bien qu'on ne nommera pas à la tête du
Musée national de l'histoire du Québec quelqu'un qui va arriver dans la
polémique puis qui va créer de la turbulence, et qui ne sera pas rassembleur.
Évidemment que le but, ce sera que ce soit quelqu'un de rassembleur. Mais,
comme c'est le cas pour toutes les sociétés d'État, autres que celles qui ont
un rôle de surveillance, à moins que je me trompe, ça va, à mon sens, rester
une prérogative du gouvernement.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
allez-y, M. le député.
M. Leduc : ...je peux
peut-être répondre en partie, Mme la Présidente. D'abord, tu sais, vous dites :
On ne nommera pas personne... Je comprends votre intention, mais chat échaudé
craint l'eau froide, là. Tu sais, il y a quelques mois, vous avez nommé à la
coprésidence de votre groupe de travail sur les avancées constitutionnelles du
Québec le Pr Guillaume Rousseau, qui écrit des chroniques incendiaires à propos
de Québec solidaire, là. Donc, je ne dis pas que c'est ce que vous allez faire
sur le dossier de l'histoire, mais il y a quand même un petit précédent où ça n'a
pas été particulièrement super le fun pour nous de voir que le coprésident était
quelqu'un qui écrivait des chroniques... qui continue, d'ailleurs, à écrire des
chroniques incendiaires sur Québec solidaire. Ce matin même, il en écrivait une
autre. Donc, moi, je me garde un petit bémol sur ce côté-là.
L'autre aspect de votre réponse, M. le
ministre, je suis allé vérifier, là, sur le site de l'Assemblée, les postes qui
sont nommés aux deux tiers, par résolution, évidemment, du premier ministre,
là, c'est la coutume. Vous dites : Ah! bien, ça, c'est des gens qui ont
une fonction de surveillance. Parfois, c'est le cas, mais, parfois, pas
vraiment, tu sais. Il y en a quand même plusieurs, là, j'y vais : Commissaire
à l'éthique et à la déontologie, Commissaire à la langue française, Commissaire
à la lutte à la... contre la corruption, Commissaire au lobbyisme, commissaire
de la commission de la représentation électorale<i>, Directeur des
poursuites criminelles et pénales, directeur général de la Sûreté du Québec, Directeur
général des élections<i>, président et membres de la Commission d'accès à
l'information<i>, président et membres de la Commission de la fonction
publique, président et membres de la Commission des droits de la personne et
des droits de la jeunesse, président et membres des comités de surveillance des
activités de l'Unité permanente anticorruption, président-directeur général de l'Autorité
des marchés publics, Protecteur du citoyen et, finalement, Vérificateur
général<i>.
C'est vrai que certains de ces postes-là
nous vérifient...
M. Lacombe : ...99 %.
M. Leduc : Bien non, mais
99 %...
M. Lacombe : À part peut-être
un exemple.
M. Leduc : Le commissaire de
la langue française ne nous vérifie pas, là.
M. Lacombe : Bien, c'est ce que
j'allais dire, peut-être...
La Présidente (Mme Dionne) : ...messieurs,
messieurs, messieurs, je vous laisse vous... échanger entre vous, mais un à la
fois, s'il vous plaît, sinon, vous vous adresserez à la présidence. Merci.
M. Leduc : ...ce n'est
clairement pas une fonction essentielle d'une nomination aux deux tiers de dire
que c'est des gens qui nous surveillent. On pourrait très bien... En plus, je
ne suis pas en train de vous dire qu'on veut rendre ça permanent. On veut
rendre ça pour une seule fois. J'insiste, c'est une clause crépusculaire, une
seule fois. On essaie de corriger le démarrage qui n'a pas été dans... idéal de
cette idée de projet d'histoire nationale en mettant un «one-shot deal», en bon
français, pour faire une blague sur la commission de la langue française, le
fait que cette personne-là, elle est approuvée par, essentiellement, tout le
monde, ce qui est souvent le cas, donc le deux tiers de la Chambre, et on
procède, et on souhaite bonne chance à cette personne-là, en espérant, en
effet, qu'elle réussisse à s'entourer d'un bon conseil d'administration avec l'appui,
bien sûr, du Conseil des... en fait, du ministère, qui va faire approuver ça au
Conseil des ministres par la suite.
Ça me semble une solution, je pense,
intéressante pour une seule fois. Je n'aurais pas proposé que ce soit permanent.
Je ne suis pas sûr que ça aurait été pertinent de rajouter ça dans la liste des
personnes qui sont aux deux tiers. Ce n'est pas du tout le même type de
personnes, ça, on s'entend là-dessus. Mais, pour une seule fois, pour la
première fois, on fait une exception. Vous-même, vous faites une exception, là,
pour que... ne pas prendre en compte le profil de compétences. Ça s'explique,
ça se comprend. Je vous propose de faire une autre exception, un vote aux deux
tiers, pour la première fois, en donnant une crédibilité de la classe politique
à sa fonction.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. M. le ministre, voulez-vous rajouter quelque chose?
M. Lacombe : Bien, je fais
juste un petit clin d'oeil, quand même, là. La liste, à part peut-être,
effectivement, le Commissaire à la langue française, ce sont tous des postes
où, évidemment, la personne doit être au-dessus de tout soupçon, lobbyisme, commissaire à l'éthique<i>, à la déontologie, Sûreté du
Québec, UPAC, etc. Je pense qu'il y avait probablement juste le Commissaire à
la langue française. Mais, ceci dit... je le dis vraiment respectueusement,
parce que je ne suis pas en train de dire que l'idée est ridicule... je fais...
je fais juste dire que je ne pense pas que c'est nécessaire dans ce cas-ci.
Puis je m'engage à ce que ce soit une nomination qui soit la plus consensuelle
possible, là, parce que je veux que ça <fonctionne...
M. Lacombe :
...une nomination qui soit la plus consensuelle possible, là,
parce que je veux que ça >fonctionne.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
commentaires? Allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Bien, je vais
appuyer mon collègue dans cet amendement en termes du deux tiers. Surtout,
c'est parce qu'il y a peut-être un choix à faire, d'après moi, parce que, là,
tout ce qu'on a concernant la nomination d'un directeur ou directrice générale
de ce musée... pas grand-chose. Il y a un article qui nous dit qu'il va y avoir
une nomination mais la façon que la personne va être nommée, le profil, les
compétences, l'expérience, il n'y a aucun détail.
Donc, il me semble que ce poste, qui va
être excessivement important... Et, compte tenu des responsabilités que cette
personne va avoir, est-ce qu'on ne pourrait pas... c'est peut-être un ou
l'autre, là... au moins, de s'assurer d'avoir un profil et des compétences, et
que ce soit énuméré dans l'article, donc que ce soit consensuel? Parce que,
s'il n'y a rien, au moins, on devrait avoir un droit de regard concernant les
compétences et le profil de la personne qui va, ultimement, avoir ce rôle-là,
cette position.
M. Lacombe : Mon dernier
commentaire... parce qu'on pourrait en discuter vraiment longtemps, mais mon
dernier commentaire sur cet amendement puis sur le processus de nomination en
général sera que tous les groupes... et, si je me trompe, corrigez-moi, mais
tous les groupes ou les individus qui sont venus, et qui avaient pris
connaissance du projet de loi, et qui ont été interrogés sur le processus de
nomination, notamment par notre collègue de Jean-Lesage, tous les intervenants
ont dit qu'ils étaient à l'aise, même les plus critiques, même ceux qui nous
disaient : C'est important qu'il y ait un grand bras de distance entre le
gouvernement et les contenus, c'est important qu'on ne politise pas le Musée
national de l'histoire du Québec.
Donc, même les plus critiques, tous ceux
qui ont été interrogés, de mémoire, et, comme je vous dis, corrigez-moi si je
me trompe, mais... étaient à l'aise avec le processus, en disant : Non, on
a... on a de bons processus, puis on est à l'aise avec ça, puis on ne pense pas
que ça pose problème. Donc, sur cette base-là, et sur la base du fait qu'on le
fait déjà, que ça fonctionne bien, qu'il y a déjà des balises et que ça n'a
surtout donc, pas été remis en question par tous les intervenants qui sont
venus ici et qui se sont fait poser la question, que ces intervenants ont dit
qu'ils étaient à l'aise, moi, je... j'opte pour conserver ça tel que proposé.
• (15 h 40) •
Mme Garceau : Bien, avec
respect, M. le ministre, de mémoire, les gens, la préoccupation, la grande
préoccupation était plus en termes de comment est-ce qu'on va présenter
l'histoire, les composantes, les Premières Nations. C'était vraiment le contenu,
et non pas...
M. Lacombe : Exact.
Mme Garceau : Mais je pense
que, si on regarde, là... On peut retourner en arrière, c'est des... les
professeurs, et tout, des experts, ils sont venus pour nous donner leur
position vis-à-vis plus, on va se le dire, l'article 2.
M. Lacombe : Ah! oui, tout à
fait. Je ne suis pas en train de dire : Ils ne nous en...
Mme Garceau : OK. Les
autres... il y en avait quelques...
La Présidente (Mme Dionne) : Un
à la fois, s'il vous plaît. Merci.
Mme Garceau : Oui, désolée.
Il y en avait quelques-uns au niveau du CA, donc c'est pour ça que j'ai repris,
là... et non... On a, évidemment, intégré la nomination des représentants des
Premières Nations, Inuits, et aussi, la géographie au niveau du CA, parce que
ça, ça émane des mémoires, également, et des discussions que nous avons eues.
Mais en ce qui a trait, si je peux dire, à la gouvernance, on n'a pas eu
vraiment d'experts qui sont venus nous parler de la gouvernance du musée, avec
respect. Donc là, on est dans la gouvernance, on est vraiment là. Donc, à part
de quelques représentations concernant le CA... Puis j'ai peut-être tort,
peut-être est-ce qu'il y a eu un mémoire sur les 16 qui a parlé... mais,
d'après moi, surtout en termes de la nomination du premier directeur ou
directrice générale. Et, oui, compte tenu de l'annonce, et comment tout ça
s'est... est sorti dans les médias publiquement, un consensus sur la nomination
de... le chef d'orchestre, si on peut dire, de ce musée, je crois, serait...
serait très <pertinent...
Mme Garceau :
...sur
la nomination de... le chef d'orchestre, si on peut dire, de ce musée, je
crois, serait... serait très >pertinent.
Et donc, oui, j'appuie la proposition de
mon collègue. Mais si, M. le ministre, vous n'êtes pas d'accord avec cet
amendement et cette proposition-là, il faudrait quand même déterminer un
certain... certains critères, en termes de l'expérience, et des compétences, et
tout, que devrait avoir cette première personne. S'il n'y aura pas... ce ne
sera pas approuvé par deux tiers de l'Assemblée nationale, au moins, qu'on puisse
déterminer ensemble et on recherche une personne avec telles, telles compétences.
M. Lacombe : Je précise ce
que j'ai dit tantôt. Non seulement personne ne nous en a fait part
proactivement dans son mémoire... Puis là je comprends que notre collègue nous
dit : Oui, mais ils avaient d'autres préoccupations. D'accord, mais,
justement, ça ne semblait pas être une grande préoccupation, parce que personne
ne nous a fait valoir ça dans son mémoire. Mais j'ajoute que le député de Jean-Lesage
a posé directement la question à plusieurs reprises à des intervenants qui sont
venus, en disant : Est-ce que ça vous inquiète, la façon dont les
nominations vont être faites, est-ce qu'ailleurs dans le monde — rappelez-vous — il
y a des meilleures façons de faire? Et, à chaque fois... corrigez-moi si je me
trompe, mais, à chaque fois, les gens se sont dit rassurés, parce que les
processus qui sont en place au Québec fonctionnent bien. Puis on a, notamment,
eu M. Bergeron, de la chaire de recherche sur la gouvernance des musées,
qui était ici. Donc, en parlant d'experts, on en avait un.
Donc, pour ces raisons-là, moi, je suis
fort du fait que non seulement ce n'était pas des demandes du milieu, de ceux
qui sont venus nous voir, mais qu'en plus de ça, lorsque questionnés ici en
consultations particulières ils nous ont dit qu'ils étaient à l'aise. Donc là,
je pense qu'on a quelque chose qui s'approche d'un consensus, sinon, d'une
unanimité des gens qui sont venus en consultations particulières. Et des
nominations... j'ai 12 sociétés d'État sous ma responsabilité... j'en fais
depuis deux ans, notamment à des postes de PDG, puis, évidemment, à chaque
fois, on s'assure de nommer des gens qui sont compétents et qui... et qui ne
créeront pas de remous pour créer des remous, sinon, je pense que vous en
auriez entendu parler. Donc, pour cette raison-là, je suis en désaccord avec
l'amendement.
La Présidente (Mme Dionne) :
D'autres... Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : J'ai bien compris,
là, que l'amendement ne sera pas conservé ou, en tout cas, adopté. Est-ce qu'à
défaut d'avoir l'amendement donc, du vote deux tiers, M. le ministre, vous
pouvez vous engager personnellement à faire en sorte que les collègues qui sont
responsables des dossiers culture, donc mon collègue de Jean-Lesage...
j'imagine que c'est vous, au côté de l'opposition officielle, je ne sais pas
qui, du côté du Parti québécois, mais... n'apprennent pas dans les journaux la
nomination de la nouvelle personne qui sera directeur ou directrice générale?
Est-ce que vous pouvez vous engager personnellement, à défaut d'un exercice de
consultation ou de vote aux deux tiers, à consulter informellement ou à parler
à vos vis-à-vis qui sont responsables des dossiers culture pour les informer du
choix qui s'en vient, puis que ce ne soit pas une nouvelle dans le journal qu'ils
vont lire comme n'importe qui, finalement?
M. Lacombe : C'est une bonne
question, parce que je ne veux pas avoir l'air fermé, évidemment. Je suis
certain que ce n'est pas une question qui est posée comme une question piège,
mais je vais... je ne suis pas fermé à vous informer, disons, avant que ça
sorte publiquement dans les journaux, mais, maintenant, il faudrait que je
fasse des vérifications à savoir qu'est-ce que je peux faire, qu'est-ce que je
ne peux pas faire. Puis, évidemment, quand quelqu'un est nommé, ça a des
implications importantes sur son travail, surtout que la personne qu'on va
nommer, j'imagine bien, a déjà un... aura déjà un emploi.
Donc, je vais voir c'est quoi, le carré de
sable qu'on a. Mais, après, moi, je veux que ce soit bien accueilli, là, puis
l'objectif, c'est de nommer quelqu'un qui va être bien accueilli. Donc, si je
peux, en plus de ça, être courtois avec tout le monde, puis les informer en
amont, et que ça ne cause pas d'enjeu, ça me fera plaisir. Mais est-ce que ce
sera une consultation pour mener à la décision? Ça, je ne m'engage pas à ça,
par contre.
M. Leduc : Mais peut-être que
le mot «consultation», dans ce cas-ci, était un petit peu trop pointu. Mais,
pour bien comprendre, là, la personne que vous allez choisir, pour qu'elle
entre en fonction elle doit être nommée par le Conseil des ministres?
M. Lacombe : Bien, c'est ce
que j'allais dire. Effectivement, je me disais, là, en finissant de parler, que
je devrais peut-être être un peu plus clair. La façon dont les nominations
fonctionnent, c'est qu'on identifie la personne qu'on veut nommer, avec tout le
processus dont on parlait tantôt, qui peut varier. Ensuite de ça, bon, le
travail est fait par le Secrétariat aux emplois supérieurs, qui fait cheminer
ça dans le Dossdec, qu'on appelle, vers les instances, c'est-à-dire le Conseil
des ministres. Et, évidemment, on ne peut pas présumer de la décision du
Conseil des ministres avant que la décision soit prise. Donc, ça nous laisse
une fenêtre qui est assez... qui est assez mince parce que, si la <nomination...
M. Lacombe :
...soit
prise. Donc, ça nous laisse une fenêtre qui est assez... qui est assez mince parce
que, si la >nomination, elle est acceptée par mes collègues du Conseil
des ministres, quand elle sera prête, le Conseil des ministres, je ne sais pas,
se termine à 15 heures, souvent, puis la publication se fait en soirée.
Une voix : ...
M. Lacombe : À 16 heures.
Et ça, on n'a pas de contrôle là-dessus, c'est le ministère du Conseil exécutif
qui... Ça nous laisse une petite fenêtre.
M. Leduc : ...être... vous
êtes... ça fait six ans que vous êtes ministre, M. le ministre. Ça ne doit pas
être arrivé souvent qu'une personne qui était proposée par un ministre, passée
par le Dossdec, soit refusée, rendu au Conseil des ministres, là. Ça doit être
assez exceptionnel.
M. Lacombe : Bien, je ne peux
pas discuter de nos discussions au Conseil des ministres...
M. Leduc : Je ne parle pas de
cas précis, mais de votre expérience, là...
M. Lacombe : ...mais je vous
dirais que la règle derrière laquelle j'ai appris, depuis six ans, qu'il faut
se... derrière laquelle il faut se ranger, c'est qu'on ne peut jamais présumer
de la décision du Conseil des ministres. Bien honnêtement, là, il faut être
très prudents avec ça.
M. Leduc : Parce qu'il y a
des... des fois, il y a des rumeurs. Tu sais, moi, je suis dans le domaine du
travail. J'ai entendu, par différents canaux, qui s'enlignait pour être
responsable de la CNESST, tu sais, avant que ce soit officiellement confirmé
publiquement.
M. Lacombe : Ah! oui, c'est
sûr, c'est sûr.
M. Leduc : Ça fait que c'est
là où je vous dis : De toute façon, vous n'avez pas un contrôle parfait
sur une rumeur qui circule d'une personne qui en parle elle-même à gauche ou à
droite, informellement, ou qui...
M. Lacombe : Vous avez bien
raison.
M. Leduc : Ça fait qu'à
défaut d'avoir cette rumeur-là qui circule puis qu'à un moment donné, un bon
jour, on voit un communiqué puis ah! bien, voilà, c'est la personne, il me
semble que ce serait idéal si vous pouviez, en tout cas, faire tout en votre
pouvoir pour informer vos collègues des oppositions du choix présumé ou qui
s'en vient. Après ça, où exactement vous allez le placer, là, je vous laisse,
évidemment, libre de votre agenda... de votre téléphone, mais je... C'est un
souhait que j'émets, puis j'espère... je pense... je sens que vous l'entendez,
que les oppositions ne l'apprennent pas dans le journal, puis qu'il y ait un
peu de... un peu l'indication de qu'est-ce qui s'en vient pour être certains
que ce soit bien accueilli, en effet.
M. Lacombe : Bien, écoutez,
je prends l'engagement de faire, effectivement, tout ce que je peux, là, de
façon très honnête, et, évidemment, dans la mesure du possible, pour pouvoir
vous donner l'information le plus en amont possible. Donc, je vais étirer
l'élastique, je consulterai...
M. Leduc : ...étirez, M. le
ministre.
M. Lacombe : C'est ça, exact,
je vais... je vais consulter mes collègues pour voir, au fur et à mesure du
processus, là, qu'est-ce qu'on peut faire.
M. Leduc : Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires ou questions sur l'amendement?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
Alors, on va mettre aux voix l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
M. Lacombe : Rejeté.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
c'est rejeté. Donc, est-ce qu'il y a des... encore des questions, commentaires
sur l'article 9?
• (15 h 50) •
Mme Garceau : ...est-ce que
vous allez entamer le même processus que vous avez parlé concernant le choix
des administrateurs, des membres du CA? Donc, vous avez mentionné que vous
étiez pour passer via vos partenaires, vous allez diffuser l'information en
termes de si les gens sont intéressés à faire partie du conseil
d'administration. Est-ce que vous avez... allez faire la même chose avec le
directeur ou directrice générale? Est-ce qu'il va y avoir ce genre de diffusion
qu'on est à la recherche là, d'un DG pour le musée national?
M. Lacombe : Ce n'est pas
quelque chose qui est prévu, non, parce que, là, c'est une candidature, une
femme ou un homme. La description de tâches, elle est assez précise. Donc, on
va travailler en collaboration avec le SES.
Mme Garceau : Donc, en termes
de la description de tâches, elle est déjà prévue?
M. Lacombe : Bonne question. Là,
techniquement, administrativement, là, je ne pourrais pas vous répondre, mais,
je veux dire, la description de tâches d'un PDG de musée, si on cherche une
inspiration, on a déjà trois autres musées nationaux. Donc, ce que je veux
dire, c'est que, clairement, on sait quel type de gestionnaire ça nous prend.
Mme Garceau : Est-ce que vous
avez l'intention que le poste soit diffusé sur... au niveau du site d'Emplois
supérieurs?
M. Lacombe : C'est une bonne
question. Je n'ai pas la réponse à ça en ce moment.
Mme Garceau : OK. Peut-être
une bonne idée.
M. Lacombe : Je vous avoue,
là, qu'il faudrait que je vérifie. Écoutez, nous, là, dans le fond, là, on va
faire tout ce qu'on doit faire dans la mesure de ce que nous prescrit la Loi
sur les musées nationaux, dans la mesure de ce que nous prescrit la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État. On n'en fera pas plus, on n'en fera pas moins,
on va suivre ce qu'on doit suivre. Puis, comme je vous le disais, on va <s'assurer...
M. Lacombe :
...on
n'en fera pas moins, on va suivre ce qu'on doit suivre. Puis, comme je vous le
disais, on va >s'assurer que les nominations qu'on... qu'on va faire
soient les plus consensuelles possible parce qu'on veut que ça fonctionne.
Mme Garceau : Mais, M. le
ministre, il y a... en tout cas, corrigez-moi, si j'ai tort, là, en termes de
la loi sur les musées, est-ce qu'il y a des dispositions concernant les tâches,
description de tâches, et tout ça, liées à un directeur général? On se fie sur
la description du DG du Musée de la civilisation, on va... vous dites qu'on va
se fier à la loi mais est-ce qu'il y a une loi qui est en train de... qui
prévoit une description, compétences, profil ou tâches liées à ce poste? Parce
qu'on parle quand même aussi de la création d'un nouveau poste. Je comprends
qu'il y en a d'autres DG dans d'autres musées, mais peut-être que, pour
celui-ci, compte tenu de la nature et de l'envergure, on devrait... on devrait
préciser la description des tâches.
Des voix : ...
M. Lacombe : Bon, là, ce
qu'on m'explique, parce que c'est très technique, là, mais c'est qu'il y a une
nomination, la première, d'un ou d'une PDG et, lorsque viendra le temps d'avoir
une deuxième nomination, parce que le mandat du premier sera échu, on devra...
donc, à ce moment-là, avec le conseil d'administration qui aura déjà été mis en
place, il y aura un travail qui va être fait de déterminer, justement, le
profil de compétences que doit avoir le nouveau PDG ou la nouvelle PDG, et, à
ce moment-là, c'est comme pour les autres sociétés d'État, c'est eux, le
conseil d'administration, qui vont nous faire les recommandations, comme ça se
fait dans toutes nos autres sociétés d'État. Je viens de faire la nomination de
la PDG du Grand Théâtre de Québec, ça a été fait comme ça. Je vais faire la
nomination bientôt, je l'espère, d'un ou d'une PDG au CALQ, ça a été... ça va
être fait comme ça. Je... on... je pourrais continuer la liste, Musée d'art
contemporain. Donc, on va faire comme on fait habituellement, à l'exception du
fait que, là, c'est nouveau, donc ce sera au CA de créer le profil de compétences.
Mme Garceau : ...par la durée
initiale de cinq ans? Est-ce que le nouveau... Parce que, là, de la façon que
ça va procéder, c'est, il va avoir nomination du DG, puis, après ça, le CA, le CA
vient après. Mais là le conseil va devoir travailler avec le DG, et tout ça, il
doit quand même y avoir une certaine, hein, synergie, et tout. Donc, qu'est-ce
qui se passe si, à titre d'exemple, ça va mal entre le DG et le conseil
d'administration, ils n'ont pas la même vision des choses? Est-ce que le DG, le
mandat est ferme, c'est cinq ans, puis on ne peut rien faire, pour le premier DG?
M. Lacombe : Mais il n'y a
pas de... il n'y a pas de distinction avec les autres sociétés d'État, là. Ce
ne sera pas la première fois qu'on va avoir une chicane dans un CA, puis là
c'est des adultes qui doivent se gérer, mais... Oui, c'est ça, c'est, au plus,
cinq ans. Mais, s'il y a une chicane... Je veux dire, s'il y a une chicane au CA
de la SODEC en ce moment, là, les gens doivent gérer leur fougère, comme on
dit.
Mme Garceau : Non, mais là je
parle... Oui, sauf que là, là... mais là on parle, évidemment, dans le futur,
dans l'avenir, le CA va décider qui va être le DG. Ça va être comme ça? Après,
hein, ça va être comme ça et...
M. Lacombe : Oui, bien, comme
tous les autres conseils, oui. Bien, c'est-à-dire, ce n'est pas le CA qui
décide. Le CA nous donne des recommandations, puis c'est le Conseil des
ministres qui décide.
Mme Garceau : Sauf que c'est
le CA qui va faire les recommandations au conseil.
M. Lacombe : Le CA me fait
des recommandations, je choisis un candidat, je le propose au Conseil des
ministres, qui entérine ma recommandation ou non.
Mme Garceau : OK. Mais cette
fois-ci, le processus, évidemment, n'est pas celui-là, il est différent, parce
que, là, il faut procéder en premier avec la nomination du DG, après, le CA.
M. Lacombe : Exact.
Mme Garceau : Donc, le CA n'a
pas l'opportunité, en ce moment, de dire : Voici, nous, d'après les
candidatures que nous avons reçues, et tout ça, nous sommes intéressés, voici,
M. le ministre, on a trois candidatures? C'est un petit peu comme ça que ça
fonctionne?
M. Lacombe : Deux ou trois.
Mme Garceau : Et donc vous
avez... c'est un petit peu comme la nomination de juges, et puis la petite
liste.
M. Lacombe : Vous voulez dire :
Qu'est-ce qui se passe si on nomme... qu'est-ce qui se passe, donc, si on nomme
un conseil d'administration qui ne s'entend pas avec le PDG qui est déjà en
place, parce qu'habituellement c'est l'inverse?
Mme Garceau : Exact.
M. Lacombe : Bien là, ils se
géreront, là, parce que, tu sais, à un moment donné, c'est des adultes, là.
Puis moi, je ne pense pas que ça va arriver, je pense qu'on va nommer des gens professionnels,
qui vont... Puis je vous soumettrais aussi qu'on a vu à certaines reprises, des
ministres, pour des <raisons...
M. Lacombe :
...professionnels,
qui vont... Puis je vous soumettrais aussi qu'on a vu à certaines reprises, des
ministres, pour des >raisons qui étaient bonnes ou mauvaises, ce n'est
pas à moi de juger... Mais on n'est pas tenus non plus de suivre les
recommandations qui nous sont faites par les conseils d'administration, on n'a
pas d'obligation. Donc, il y a déjà eu des candidatures qui ont été imposées
par des ministres, puis les institutions s'adaptent, puis passent à travers. Ce
n'est pas l'idéal, mais, parfois, il y a des cas, disons, de... des cas
exceptionnels. Je dis ça parce que c'est un exemple qui se rapprocherait de ce
que vous décrivez, là, puis les gens s'adaptent.
Mme Garceau : Oui, je
comprends...
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, interrogations sur l'article 9? Oui, M. le
député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Merci. Rapidement,
M. le ministre. J'ai posé la question, tantôt, du délai, là, par rapport à la
constitution du conseil d'administration. Je vous pose la même question de
délai par rapport à la sélection du ou de la DG : Vous vous attendez à
quoi?
M. Lacombe : Bien, ça, il
faut que ce soit plus rapide, là, parce qu'on va avoir besoin d'un ou d'une PDG
rapidement. Il faut... il faut que le projet avance. Donc, moi, je vous dirais
que ça... on vise quelques semaines, parce qu'il faut avoir quelqu'un aux
commandes, il faut avoir quelqu'un qui... si on veut respecter les délais qu'on
s'est donnés pour l'ouverture il faut avoir quelqu'un le plus rapidement
possible en selle, aux commandes.
M. Leduc : Je veux juste
clarifier. Le PDG, DG, c'est quoi, le...
M. Lacombe : Dans la loi,
c'est écrit... dans le projet de loi, en ce moment, c'est écrit «directeur
général», mais il y a une disposition de la Loi sur les musées nationaux qui
stipule que les DG peuvent être PDG.
M. Leduc : Peuvent l'être,
donc pas nécessairement.
M. Lacombe : Ça dépend des
institutions.
M. Leduc : Puis qu'est-ce que
vous allez faire dans le cas... Parce que, là, c'est vous qui allez constituer
le premier conseil d'administration et nommer la première direction générale.
Est-ce qu'elle sera PDG, cette première direction générale là?
M. Lacombe : Je... Écoutez,
rendus là, ce n'est pas quelque chose, pour moi, qui est... On va voir ce qui
se fait dans les autres musées puis... Il faudrait juste aussi clarifier... Oui,
c'est le gouvernement. On verra au moment de la nomination. Mais ça n'a pas
d'incidence salariale, ça n'a pas d'incidence sur ses pouvoirs.
M. Leduc : Non, non, je
comprends, c'est ça. Donc, est-ce qu'elle est présidente du conseil
d'administration, cette personne-là, ou pas?
M. Lacombe : Non.
M. Leduc : Vous n'avez pas
fait votre choix encore.
M. Lacombe : Elle n'est
pas... elle ne sera pas présidente du conseil d'administration.
M. Leduc : Bien, si elle est PDG,
c'est ça que ça veut dire.
M. Lacombe : Bien,
usuellement... Là, on peut... on peut trouver ça particulier ou non. Mais
prenez la SODEC, par exemple. On a une PDG, mais on a un président de conseil
d'administration, un PCA aussi.
M. Leduc : C'est quoi, la
fonction président-directeur général d'une PDG qui a un président de CA?
M. Lacombe : Bien, je pense
que, parfois, de par la nature de l'institution, qui est peut-être plus grande,
ça amène une certaine stature, je dirais, à la fonction. Est-ce que je peux le
résumer comme ça?
• (16 heures) •
M. Leduc : OK. C'est étrange.
M. Lacombe : Bien, je pense
que c'est comme ça aussi dans d'autres institutions au privé.
M. Leduc : OK, c'est une
question de...
M. Lacombe : Le PDG de Québecor,
par exemple, n'est pas président du conseil d'administration.
M. Leduc : Mais en quoi
est-il président alors?
M. Lacombe : Bien là, ça,
c'est une question qu'on ne réglera peut-être pas ici.
M. Leduc : Oui, mais la
langue française doit dire des choses, les mots ont des significations, M. le
ministre.
M. Lacombe : Mais je me suis...
je me suis souvent posé la question aussi, mais, usuellement, c'est comme ça
dans le monde des affaires, de ce que je comprends, puis dans le... dans le
monde des sociétés d'État aussi.
M. Leduc : OK, parfait. Bien,
merci de l'explication. Je reviens sur la question du délai. Tantôt, on a parlé
d'avant Noël, dans l'idéal, pour le CA. Vous me dites : Évidemment, il
faut choisir la...
M. Lacombe : Avant Noël,
c'est peut-être ambitieux, là, pour le CA, mais, en tout cas, rapidement, là.
Moi, je n'ai pas dit «avant Noël». J'ai dit : Dans les...
M. Leduc : Bien, moi, j'ai
dit «avant Noël», puis vous ne m'avez pas contredit.
M. Lacombe : J'ai dit... Ah!
là, quand même. J'ai dit : Dans les prochaines semaines. Puis je dis... Ça,
ça ne veut pas dire deux semaines, tu sais, donnons-nous plusieurs... plusieurs
semaines. Est-ce que j'ai dit «mois» ou «semaines»? Je pense, j'ai dit «semaines».
M. Leduc : Bien, c'est parce
que, là, Noël, c'est quand même dans trois mois. Noël, c'est dans trois mois.
M. Lacombe : Mais, bref, le CA,
ce sera plus long que le PDG.
M. Leduc : Ça, j'ai compris.
Distinguons les deux. Donc, CA, ce n'est plus Noël. Ce n'est pas l'été non
plus?
M. Lacombe : Bien, je n'ai
jamais dit que ce serait Noël, là. Mais moi, je pense que, cet hiver, on
devrait être capables de...
M. Leduc : Avant l'été?
M. Lacombe : Je pense que
c'est raisonnable de croire qu'on serait capables. Mais, en même temps, si ça
nous prend plus de temps... Je veux dire, il faut faire le... il faut prendre
le temps de bien faire les choses.
M. Leduc : J'entends.
M. Lacombe : Dans l'idéal, ce
serait bien de partir cet été avec un CA. Maintenant, il faut bien faire les
choses.
M. Leduc : Moi, je cherche
votre souhait ici, là. Je ne suis pas en train de vous faire signer, avec votre
sang, un engagement...
M. Lacombe : Ah! bien, je
sens que vous allez me le rappeler.
M. Leduc : Ce n'est pas mon
dossier, la culture, en temps normal. C'est mon collègue Sol qui fait le suivi.
M. Lacombe : Mais je suis sûr
que, Sol et vous, vous vous parlez.
M. Leduc : Ça arrive, oui,
qu'on se parle, ça arrive. C'est une bonne chose d'ailleurs. Bref, idéalement,
avant l'été, pour le CA, puis d'ici... le plus tôt possible, pour la direction
générale.
M. Lacombe : Exact.
M. Leduc : Est-ce que je peux
m'aventurer sur avant Noël, pour la direction générale, où, là, c'est encore un
peu trop...
M. Lacombe : Je pense que ce
serait... ce serait souhaitable, là...
16 h (version révisée)
M. Leduc : ...est-ce que je
peux m'aventurer sur avant Noël pour la direction générale ou là c'est encore
un peu trop...
M. Lacombe : Je pense que ce
serait... ce serait souhaitable, là.
M. Leduc : ...en deux temps,
donc direction générale avant Noël. Ça, ça va nécessiter quand même de
travailler assez vite.
M. Lacombe : Ce serait
souhaitable que ce soit avant Noël.
M. Leduc : Parce que le temps
que... peut-être qu'on terminerait aujourd'hui, au plus tard demain, l'étude
détaillée. Mais sinon, après ça, il faut faire les votes au bleu la semaine
prochaine. Il y a la semaine de circo...
M. Lacombe : Je vous annonce
que ce ne sera pas aujourd'hui.
M. Leduc : Ah! ce ne sera pas
aujourd'hui. Dans tous les cas, dans tous les cas, avant que ça soit
sanctionné, on parle de peut-être deux semaines. Ça fait déjà le mois d'octobre
bien entamé, ça vous laisse, mettons, deux mois et des poussières pour faire
cette job-là. Bien, bref, en tout cas, je comprends que c'était un souhait que
je voulais entendre. Vous me l'avez formulé. Je vous remercie.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. D'autres questions, commentaires? Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Oui, Mme la
Présidente. Juste pour préciser, suite au commentaire de mon collègue et l'échange
que vous avez eu, parce que je suis en train de lire l'article 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, on parle... bien, en tout cas, on
parle... le président-directeur général. Ça fait que, là, on...
Une voix : ...
Mme Garceau : Bien là, je
parle... Parce que, là, on est en train de dire, à l'article 9, que cette
disposition-là de l'article 3.3 de la Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État ne va pas s'appliquer à la nomination du premier DG C'est ma
compréhension. C'est ça?
Donc là, cet article... l'article 3.3
parle précisément de le président-directeur général d'une société. Donc, est-ce
qu'on devrait modifier pour inclure un président-directeur général et non pas
juste un directeur général?
M. Lacombe : Non. Nos légistes
nous disent que ce n'est pas nécessaire.
Mme Garceau : OK. Donc, le CA
n'aura pas de président, il va avoir un DG?
M. Lacombe : Non, comme je
vous indiquais tantôt, il y aura un PCA, un président de conseil d'administration,
et il y aura un directeur général ou un président-directeur général pour le
musée, donc celui qui sera à la tête de l'administration du musée.
Mme Garceau : OK. Donc, qui
va nommer le président du CA, le premier président du CA? Ça va être...
M. Lacombe : C'est le
gouvernement, donc il est membre du conseil d'administration.
Mme Garceau : OK, parce que
ça, ce n'est pas prévu nulle part dans le projet de loi?
M. Lacombe : Bien, c'est
inclus dans les dispositions sur le conseil d'administration, c'est-à-dire on
nomme les membres du conseil d'administration. Parmi les membres, il y a un
président, il y a un vice-président.
Mme Garceau : On ne l'a pas
prévu. Tout ce que je vais dire, c'est, ça n'a pas été prévu à l'article 8,
la nomination d'un président. On parle seulement des membres du conseil d'administration.
M. Lacombe : Bien, je veux
juste être clair, c'est parce qu'on ne réécrit pas la Loi sur les musées
nationaux, on modifie la Loi sur les musées nationaux qui existe déjà. Puis, la
Loi sur les musées nationaux, elle dit : «Les affaires d'un musée sont
administrées par un conseil d'administration», et là on définit le conseil,
président, une personne nommée sur la recommandation de la municipalité, le
directeur général en fait partie. Puis là, ensuite de ça, il y a d'autres
dispositions. Donc, on va respecter ça, c'est déjà dans la loi.
Mais là ce qu'on dit, c'est qu'on a un
article qui parle du conseil d'administration dans le projet de loi qu'on
étudie en ce moment, donc ça inclut le président du conseil d'administration.
Le conseil d'administration est une notion qui est déjà prévue à la Loi sur les
musées nationaux et qui est bien détaillée, qui inclut la présidence.
Mme Garceau : OK. Donc, on va
continuer la pensée de DG, nomination souhaitable d'ici Noël, et là vous
allez... Oui, on se croise les doigts. Là, je comprends que le DG actuel, il
est encore en poste, c'est Stéphan La Roche du Musée de la civilisation, qui,
lui, s'occupe de la création, et tout ça, là. Il fait partie du comité aviseur,
donc...
M. Lacombe : Il lui reste deux
semaines encore.
Mme Garceau : Encore pour
deux semaines. Donc, qui le remplace après? Parce que, là... Qui prend la lève?
Parce que, là, il n'y aura pas de DG nommé encore dans deux semaines. Donc, qui
va combler ce poste?
M. Lacombe : On va nommer
quelqu'un par intérim. Donc, je ne présumerai pas, encore une fois, de la
décision du Conseil des ministres, mais on va nommer quelqu'un par intérim,
donc, pour nous assurer qu'il y ait quelqu'un le temps qu'on procède à une
nomination.
Mme Garceau : OK, et donc
cette personne-là, jusqu'à tant que le DG soit nommé, il va <continuer
les mêmes fonctions...
Mme Garceau :
...et
donc cette personne-là, jusqu'à tant que le DG soit nommé, il va >continuer
les mêmes fonctions que M. Laroche liées à la création de ça, là, du
musée, les expositions et tout?
M. Lacombe : La personne
par intérim?
Mme Garceau : Oui.
M. Lacombe : Oui.
Mme Garceau : Oui. Bon. Suite
à la nomination du... on va l'appeler le vrai DG, le comité... le comité
aviseur va continuer avec ce nouveau DG, c'est ça?
M. Lacombe : C'est ce
qui est prévu. En tout cas, je n'ai pas d'indication contraire.
Mme Garceau : OK. Et... Parce
que, là, qu'est-ce qui va se passer en termes, là... Parce que, là, ça va être
le DG intérimaire lié au Musée de la civilisation, et là on va avoir le nouveau
DG du musée national. Comment ça va se passer, ça, cette transition? Parce que,
là, on est en train de dire du jour au lendemain : Tiens, voici, c'est toi
qui s'occupe du musée national. Moi, je m'occupe du Musée de la civilisation.
Parce qu'on en a donné pas mal large, là,
en termes de mandat au DG du Musée de la civilisation. Cette personne-là est
vraiment au cœur de la création, et des concepts, et tout, là. Donc, je ne sais
pas si vous aviez prévu peut-être une période transitoire en termes de
transfert de... Parce qu'en ce moment, le mandat qui a été confié par le
gouvernement au DG concernant, là, la création du nouveau musée, donc toutes
ses responsabilités et tout ça, lié au musée... au nouveau musée, c'est le
gouvernement qui a mandaté le DG du Musée de la civilisation?
M. Lacombe : Le DG, oui.
Mme Garceau : Oui. Donc
là, la transition, c'est ça ma question suite à la nomination du nouveau DG, et
là, du jour au lendemain, là, je ne pense pas que cette personne-là va pouvoir
prendre la relève de tout le travail qui a été fait.
M. Lacombe : Bien, c'est
comme une transition gouvernementale. C'est comme une transition gouvernementale,
ça ne peut pas être pire. On fait ça vite d'habitude. Si je me rappelle de
2018, là, on a occupé les fonctions assez rapidement. On a eu nos...
Mme Garceau : Je n'étais
pas là, donc je ne peux pas m'en...
• (16 h 10) •
M. Lacombe : On a eu...
Mais est-ce que je peux faire... Quand même, je trouve que le parallèle est
intéressant. Si un gouvernement est capable de faire une transition en, quoi,
deux semaines, le temps entre l'élection, le 1ᵉʳ octobre 2018, par
exemple, et, à ce moment-là, les libéraux sont au pouvoir, et premier Conseil
des ministres, nomination du nouveau gouvernement. Donc, le 18 octobre, en
18 jours, on a fait une transition pour l'État québécois. Donc, je pense
qu'on va être capables de relever le défi pour le musée.
On va parler à l'article 11 du
transfert de personnel, la possibilité de transférer du personnel. Puis,
évidemment, nos sociétés d'État collaborent entre elles, là. Donc, ils vont
pouvoir se faire un plan de transition qui n'est pas... qu'on ne doit pas
prévoir dans une loi. Ils vont être capables de le faire ensemble.
Mme Garceau : Non, mais
on se comprend qu'il devrait avoir un genre de...
M. Lacombe : Bien sûr.
Bien sûr.
Mme Garceau : ...de
projet de transition entre les deux parce que...
M. Lacombe : Bien sûr.
Mme Garceau : ...ça a
été quand même... depuis quelques années que M. Laroche est là-dedans.
M. Lacombe : Bien sûr,
mais vous avez été là 15 ans puis ça nous a pris 18 jours à faire la transition.
Je suis sûr qu'on va y arriver.
Mme Garceau : Merveilleux,
merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
D'autres questions, commentaires sur l'article 9? Est-ce que
l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article 10. M. le ministre, je vous laisse en faire la lecture.
M. Lacombe : C'est vrai,
j'aurais dû dire quatre ans. Je vous entendais chuchoter. Il y a eu un... il y
a eu un intervalle.
Donc, article 10 :«Jusqu'à la
formation du premier conseil d'administration, le directeur général du Musée
national de l'histoire du Québec exerce les fonctions et pouvoirs que la loi
attribue au conseil d'administration.»
Cet article propose donc que le premier
directeur général du Musée national de l'histoire du Québec exerce les
fonctions et pouvoirs que la loi attribue au conseil d'administration jusqu'à
la formation du premier conseil d'administration.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le ministre. Questions, commentaires sur l'article 9? M. le
député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Merci, Mme la
Présidente. Question de compréhension. On fait référence ici aux fonctions et
pouvoirs de la présente loi ou de l'autre loi qui régit l'ensemble des musées?
M. Lacombe : Aux
fonctions et pouvoirs qui sont dévolus au conseil d'administration
habituellement d'un musée national.
M. Leduc : Qui sont
explicités dans une autre loi?
M. Lacombe : Par les
lois, c'est-à-dire...
M. Leduc : Bien, ici, on
met «la loi» au singulier, par exemple, «que la loi»... pas la loi au sens de
la loi qui est conçue de plusieurs lois.
M. Lacombe : C'est parce
qu'il y a des pouvoirs dans la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, on
en parle dans la Loi sur les musées nationaux. Est-ce qu'on en parle ailleurs? <C'est
ça un peu...
M. Lacombe :
...d'État,
on en parle dans la Loi sur les musées nationaux. Est-ce qu'on en parle
ailleurs? >C'est ça un peu mon interrogation. Dans le Code
civil<i>?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Voulez-vous
suspendre, M. le ministre?
M. Lacombe : ...de l'administration,
bref...
M. Leduc : Bien, pouvez-vous
juste me résumer, peut-être, les grands pouvoirs et...
M. Lacombe : Bien, je peux
vous donner... je peux vous donner... Est-ce qu'on a la liste?
M. Leduc : Non, non, mais des
pouvoirs...
M. Lacombe : On peut
suspendre.
La Présidente (Mme Dionne) : On
va suspendre...
M. Leduc : ...pouvoirs et
fonctions. Ça serait gentil.
La Présidente (Mme Dionne) : OK.
On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 13
)
(Reprise à 16 h 14
)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, oui.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Je cherchais la liste. Donc, par exemple, dans la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État, à l'article 15 : «adopter le plan
stratégique, approuver le plan d'immobilisation, le plan d'exploitation, les
états financiers, le rapport annuel de gestion, le budget annuel de la société,
approuver les règles de gouvernance de la société, approuver le code d'éthique
applicable aux membres du conseil d'administration et ceux applicables aux... bon,
ça, ça s'appliquera peut-être moins, approuver les profils de compétences et d'expérience
requis pour la nomination des membres du conseil — puis ça, j'imagine
qu'il ne le fera pas non plus — approuver les critères d'évaluation
des membres du conseil d'administration, ceux applicables... Il y a toute une
liste, là.
Donc, évidemment, je ne la ferais pas au
complet ici, en plus des obligations qui se retrouvent dans d'autres... dans d'autres
lois aussi. Mais, bref, évidemment, vu qu'il n'y aura pas de CA, on dit :
Le directeur général peut temporairement faire ces... remplir ces fonctions-là,
bien qu'il y a certains éléments qu'il ne pourra pas faire, là, parce que, par
exemple, ça s'appliquerait à lui-même.
M. Leduc : J'imagine que c'est
la logique, là, typique de droit où est-ce qu'il ne peut pas y avoir de vide de
pouvoir.
M. Lacombe : C'est ça?
Une voix : C'est ça.
M. Lacombe : C'est ça.
M. Leduc : C'est pratique d'avoir
des conseillers.
M. Lacombe : Mais je ne suis
pas juriste, donc...
M. Leduc : Je comprends. Je
comprends.
M. Lacombe : ...contrairement
à... Êtes-vous juriste, vous?
M. Leduc : Bien, je ne me
prétends pas juriste. J'ai un certificat en droit du travail.
M. Lacombe : En droit du
travail, oui.
M. Leduc : Je ne suis pas sûr
que c'est suffisant pour se...
M. Lacombe : Bien, c'est une
année de travail acharné, 30 crédits.
M. Leduc : C'étaient des
cours fascinants, très intéressants à l'UQAM, une belle université que j'apprécie
beaucoup.
Cela étant dit, vous faites référence à la
Loi sur la société d'État... la gouvernance des sociétés d'État, mais il y
avait d'autres lois que vous avez évoquées tantôt ou c'est la seule? Parce que,
là, tantôt on disait que c'était le singulier, mais c'était le concept de la
loi. Est-ce que les fonctions et pouvoirs que la loi attribue au conseil d'administration...
M. Lacombe : Que la... vous
voulez dire que la loi... À l'article 10, on parle que la loi attribue au conseil.
Donc, vous dites : Pourquoi c'est au singulier? Bien là, ce que je
comprends, c'est que, quand on parle de la loi, on parle des lois du Québec.
M. Leduc : C'est ça. Donc, on
s'entend?
M. Lacombe : Oui.
M. Leduc : Là, vous avez
nommé la Loi sur... de gouvernance des sociétés d'État. Quelles sont les autres
lois qui précisent des fonctions et pouvoirs au conseil d'administration qu'exercera
de manière intérimaire le ou la directrice générale?
M. Lacombe : Il y a la loi
sur les musées... la Loi sur les musées nationaux, la Loi sur l'administration
financière. Le Code civil<i>, il y a des dispositions qui sont relatives
aux conseils d'administration, au pluriel.
Une voix : N'importe quelle
autre loi qui pourrait être adoptée d'ici...
M. Lacombe : Et n'importe
quelle autre loi qui... loi qui pourrait être adoptée d'ici...
M. Leduc : Une clause
subsidiaire, je pense. Est-ce que c'est ça, le pouvoir de subsidiarité? Là, on
sort le droit constitutionnel. OK. Blague à part, il y en a quelques-unes, vous
m'en nommez quatre ou cinq, c'est parfait.
M. Lacombe : Puis là,
évidemment, je n'ai pas la liste parce que...
M. Leduc : Non, non, je
comprends. Ça, je...
M. Lacombe : ...tu sais, pour
nous, c'est comme une formalité administrative.
M. Leduc : Je voulais... je
voulais juste être certain si on parlait d'un endroit où est-ce qu'on pouvait
trouver cette liste-là ou de différents endroits. Vous m'en avez nommé
quelques-uns. Je suis satisfait.
Je voulais juste comprendre. Vous avez
fait la liste... vous avez fait la liste tantôt des éléments qui étaient dans
la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, puis là, à mesure que vous les
lisiez, vous dites : Ah! oui, ça ne sera pas applicable. Ça, ça ne sera
pas applicable. Ça, c'est, j'imagine, votre lecture à froid, là, comme ça...
M. Lacombe : Effectivement.
M. Leduc : ...à chaud plutôt,
mais est-ce que nécessairement n'importe qui d'autre aura la même lecture que
vous, que : Ah oui! ça, c'est sûr que je ne peux pas faire ça tout seul?
Qui décidera donc de ce qui est applicable ou pas dans cette période
intérimaire où un directeur ou une directrice exercera les pouvoirs d'un CA?
Est-ce que c'est la personne elle-même? Est-ce qu'elle devra valider ça auprès
de votre cabinet? Je comprends qu'il y a une notion de gros bon sens, on s'entend.
M. Lacombe : Oui.
M. Leduc : Mais, à un moment
donné, au final, au quotidien, qui va prendre cette décision-là?
M. Lacombe : Je vous dirais
que la nature de cet article-là, c'est surtout de... je dirais, de permettre au
premier PDG ou à la première PDG de commencer le travail, c'est-à-dire de
pouvoir signer, par exemple, des contrats, de pouvoir procéder à des embauches.
Ça, c'est sa prérogative de toute façon, mais il y a des éléments, évidemment,
qui tombent sous le sens, là... J'imagine bien que, si c'est des éléments qui
visent à encadrer <son propre travail...
M. Lacombe :
...tombent
sous le sens, là... J'imagine bien que, si c'est des éléments qui visent à
encadrer >son propre travail, comme, je ne sais pas, l'évidence, ça
pourrait être de dire «son évaluation annuelle», bien, évidemment, ça relève
habituellement de la responsabilité du conseil d'administration. On comprend
bien que le DG ne pourra pas le faire. Est-ce que ça va être le cabinet? Ça
m'étonnerait que ce soit le cabinet directement. Il faudrait que je vérifie
cette... il faudrait que je vérifie cette information-là. Je ne pourrais pas
vous répondre.
M. Leduc : Parce qu'en
l'absence d'un CA qui... le ou la directrice relève de qui finalement? Parce
qu'il a été nommé par le gouvernement, décret du Conseil des ministres. Ça, on
l'a compris tantôt. En temps normal, il y a un CA, la direction relève du CA,
mais là il n'y a pas de CA. Il constitue un peu lui-même ou elle-même le CA.
M. Lacombe : Le PDG ou la PDG
va relever de moi directement. Habituellement, les sociétés d'État, dont on est
responsable, ce n'est pas le ministère... ce n'est pas le ou la sous-ministre
du ministère qui est le patron du PDG ou de la PDG, c'est le ministre ou la
ministre. Techniquement, le président du conseil d'administration et le CA sont
le patron, mais le lien, il est direct avec le ministre. Bien, maintenant,
est-ce que c'est moi qui vais approuver ce que le... Est-ce que j'aurai besoin
d'approuver? Je veux juste qu'on vérifie parce que ce n'est pas clair, mais...
M. Leduc : Je comprends.
Bien, je ne vous souhaite pas de faire de la microgestion à tous les jours...
M. Lacombe : Non. Bien, c'est
ce qu'il ne faut pas...
M. Leduc : ...avec la
personne qui aura à gérer ça.
M. Lacombe : Parce que, sinon,
je vais le faire moi-même.
M. Leduc : Oui, c'est ça.
M. Lacombe : C'est ça.
M. Leduc : Une deuxième
carrière, peut-être, vous attend comme...
M. Lacombe : Non. Mais non,
non, non. Je n'ai pas la prétention d'avoir le profil de compétences, mais...
Donc, évidemment, s'il faut qu'on... que je vérifie chacun des gestes qu'il
pose, je vais le faire moi-même sans intermédiaire, mais je vais vous revenir
avec la réponse.
M. Leduc : OK. Bien, en cas
de doute, je comprends que cette personne-là pourrait se virer vers vous, ou,
en tout cas, votre cabinet pour... Heille, ça, est-ce que j'ai la latitude
d'appliquer cette fonction-là de... du conseil d'administration que j'incarne
momentanément? En cas de doute, elle pourrait se revirer vers vous.
M. Lacombe : Bien, c'est sûr
qu'il va y avoir des références, là, mais est-ce que ça va être à moi
directement? Je ne pourrais pas... je ne pourrais pas vous répondre. Est-ce
qu'on peut suspendre, Mme la Présidente, s'il vous plaît?
La Présidente (Mme Dionne) : Oui.
Avec plaisir.
M. Lacombe : Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission suspend quelques instants?
(Suspension de la séance à 16 h 20)
(Reprise à 16 h 24)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, la parole
est à vous.
M. Lacombe : Merci, Mme
la Présidente. Donc, il n'y a pas de réponse parfaite, parce que c'est des cas
très exceptionnels. À preuve, c'est que vous étiez peut-être en train de nous
regarder. On était plusieurs à en discuter, donc... parce que j'essayais de
trouver la meilleure façon peut-être de vous donner des exemples de ce qui
pourrait arriver. Donc, c'est certain que, par exemple, le directeur général,
le président-directeur général, ou la présidente-directrice générale, qui va
être nommé, va avoir besoin de procéder à des embauches.
Premier exemple, je vais vous en donner
trois, bien, habituellement, c'est un pouvoir qui appartient au conseil
d'administration, mais qui est délégué, à ce qu'on m'explique, à la direction
générale. Donc, évidemment, quand il n'y a pas de CA de constitué, d'office, le
PDG, donc, pourrait prendre ces décisions-là le temps que le CA soit constitué,
puis, après ça, délègue ses pouvoirs, par exemple.
Deuxième exemple, signature de contrat.
Évidemment qu'il va avoir des contrats à signer, donc au départ le PDG va
pouvoir les signer. Évidemment, quand il y aura un conseil d'administration qui
sera en place, le conseil d'administration va devoir les approuver. Tout ce qui
entoure le transfert des employés, par exemple, je soupçonne que... bien, en
fait, probablement que, dans ce cas-là, le CA va avoir été constitué, là, parce
qu'on parle d'un délai de deux ans. Mais pour l'embauche... est-ce que j'ai
déjà donné cet exemple-là? Non. C'était le premier?
M. Leduc : C'était le
deuxième.
M. Lacombe : C'était le
deuxième. La politique de rémunération, par exemple, donc c'est en lien aussi
avec les embauches. Établir une politique de rémunération, bien, évidemment, il
n'y a pas de conseil d'administration, mais il faut embaucher.
Mais ce qu'il faut dire, par ailleurs,
c'est que, quand le conseil d'administration va être formé, bien là, il va
avoir un œil sur tout ça. Puis s'il y a des éléments qui, par... qui, à tout
hasard, avaient été adoptés par... qui avaient été mis de l'avant par le PDG et
que, là, le CA dit : Ça, ça ne peut pas fonctionner comme ça, il y aura
des ajustements qui se feront au départ, mais certainement qu'il y aura aussi
de l'encadrement, là, qui sera fourni au PDG parce que c'est une situation
exceptionnelle, on démarre une société d'État, puis il y a déjà une
collaboration avec le Musée de la civilisation, là. Donc, moi, je pense qu'on
va être capable de lui donner tout ce que ça prend pour... Et sinon, pour tout
le reste qui n'est pas nécessaire, bien, le conseil d'administration pourra
définir ce qu'il y a à définir puis adopter ce qu'il y a à adopter quand il
sera nommé.
Et là je vous ai donné d'autres exemples,
mais, tu sais, probablement qu'il va arriver des situations qu'on ne prévoit
pas où on dit : Habituellement, ça prendrait une résolution du CA pour ça.
Le directeur général, le PDG va pouvoir le faire.
M. Leduc : Bien, je vous
remercie, M. le ministre et vos collègues, d'avoir préparé cette réponse
complète.
M. Lacombe : Oui, bien,
c'est bon, c'est un bon exercice.
M. Leduc : Tant mieux.
Je suis content que vous ayez pris ça comme un bel exercice, parce que ce n'est
pas tous les jours qu'on crée une nouvelle institution de cet acabit. Alors, c'était
une situation, je pense, assez inusitée, du moins moi, je n'ai pas vu ça
souvent. Alors, merci d'avoir pris le temps, c'est apprécié.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Mme la députée de...
Mme Garceau : Non...
La Présidente (Mme Dionne) : Non?
Vous n'aviez pas de... Ah! vous n'aviez plus de... OK, d'accord, désolée.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres commentaires, questions sur l'article 10?
Est-ce que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article 11, M. le ministre, je vous laisse en faire la lecture.
M. Lacombe :
Article 11 : «Sous réserve des conditions de travail <qui leur
sont applicables...
M. Lacombe :
...«Sous
réserve des conditions de travail >qui leur sont applicables, les
employés du Musée de la Civilisation identifiés dans une entente conclue entre
celui-ci et le Musée national de l'histoire du Québec deviennent des employés
du Musée national de l'histoire du Québec à la date déterminée dans cette
entente, laquelle ne peut être postérieure à la date qui suit de deux ans celle
de l'entrée en vigueur de la présente loi. Ils conservent les mêmes conditions
de travail.»
Donc, cet article vise à permettre le
transfert, par le moyen d'une entente, des employés du Musée de la civilisation
au Musée national de l'histoire du Québec et prévoit que les employés ainsi
transférés conserveront leurs conditions de travail.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve
M. Leduc : Deux, trois
petites questions de compréhension, toujours, Mme la Présidente. La première :
Pourquoi juste le Musée de la civilisation?
M. Lacombe : Parce
qu'actuellement la trentaine d'employés... donc il y en a 37 puis il y en a... exactement
qui travaillent... qui étaient affectés au projet des Espaces bleus, qui ont
été embauchés pour ça, l'ont été par le Musée de la civilisation. Donc, on veut
permettre à ces employés qui travaillent sur le projet actuellement de pouvoir
transférer au nouveau Musée national de l'histoire du Québec.
M. Leduc : Donc, ça ne
s'applique pas à l'ensemble des employés du Musée de la civilisation.
M. Lacombe : Bien, la façon
dont c'est écrit, ça pourrait être interprété comme ça, mais, essentiellement,
ça vise les employés qui ont développé l'expertise des expositions et de tout
ce qui est en cours actuellement avec la suite des Espaces bleus, donc le MNHQ.
M. Leduc : OK. Donc, je
comprends qu'il y avait une équipe sous la supervision du Musée de la
civilisation qui était des employés du Musée de la civilisation, mais qui était
une équipe dédiée sur les Espaces bleus. On souhaite faciliter une passerelle,
créer une passerelle de transition vers cette équipe-là, vers le Musée, donc,
national de l'histoire du Québec.
M. Lacombe : Exact.
M. Leduc : Bien, j'insiste
encore une fois pour dire que, là, la façon que c'est écrit, on ne fait pas
référence à cette équipe-là en particulier. Ça fait que moi, je pourrais être un
guide animateur du Musée de la civilisation, puis vouloir profiter de cette
entente-là, puis dire : Bien, moi aussi, j'aimerais ça, travailler au
Musée d'histoire nationale.
M. Lacombe : Bien, on peut...
si c'est... Bien, en tout cas, j'espère que je ne m'avance pas trop en disant
ça, mais, s'il y a un guide animateur qui a envie de faire ça, on ne peut pas
empêcher un coeur d'aimer. Puis on fait une entente, puis la personne pourra
transférer, et ça n'enlève pas, dans ce cas-là... L'idée, ce n'est pas de
diminuer le nombre de postes disponibles au Musée de la civilisation, donc la
personne sera remplacée. Mais est-ce que ça pourrait arriver? Bon, peut-être,
oui, mais je ne pense pas que c'est un problème, même que ce serait un beau
signe d'enthousiasme.
• (16 h 30) •
M. Leduc : ...c'est un
article qui a été rédigé en pensant à une équipe en particulier, mais vous ne
fermez pas la porte à ce que ça puisse s'appliquer à d'autres employés du Musée
de la civilisation.
M. Lacombe : Bien, je pense
que... je pense qu'il ne faut pas... je pense qu'il ne faut pas la fermer, la
porte, là, s'il y a des gens qui souhaitent le faire.
M. Leduc : Puis on inclut
là-dedans les gens qui font la cuisine, le ménage de la boutique?
M. Lacombe : Pourquoi pas?
Mais là, après, c'est au musée aussi de gérer ses employés.
M. Leduc : Bien sûr.
M. Lacombe : Là, je ne veux
pas trop m'ingérer là-dedans, mais on leur donne l'outil pour qu'il puisse y
avoir un transfert. Parce qu'évidemment il y a 37 employés qui ont été
embauchés pour ça, puis on veut qu'ils puissent continuer, on puisse... qu'on
garde ces ressources-là pour le MNHQ.
M. Leduc : Parce que le
transfert est intéressant dans la mesure où, à la dernière phrase, on dit :
Ils conservent les mêmes conditions de travail. Ça fait que si moi, j'ai 15, 20 ans
d'expérience au Musée de la civilisation puis que je souhaite transférer au
nouveau musée, je vais conserver ces 20 ans d'expérience là.
M. Lacombe : C'est ce qui est
prévu.
M. Leduc : C'est ça. Puis là,
en ouverture de l'article, on dit : «Sous réserve des conditions de
travail qui leur sont applicables». Qu'est-ce qu'on veut limiter en disant ça?
M. Lacombe : Là, c'est plutôt
technique. Si ça ne vous dérange pas...
M. Leduc : Pas de problème.
M. Lacombe : ...on a l'expert
de cette question-là, du Musée de la civilisation, expert en relations de
travail. Vous allez parler le même langage.
M. Leduc : Pas de soucis. Exact.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
on donne la... Oui, ça me prendrait juste le consentement pour donner la parole
à...
M. Nolin (Louis-Yves) : Oui.
Je m'appelle Louis-Yves Nolin, je suis directeur général adjoint au Musée de la
civilisation.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a consentement pour donner la parole à M. Nolin?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
M. Nolin, la parole est à vous. Donc, juste vous présenter et nous faire
part de vos commentaires.
M. Nolin (Louis-Yves) : Oui.
Bien, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'actuellement le musée a reçu
des ETC spécifiquement pour ce projet-là, donc c'est vraiment des ressources
dédiées au développement du projet du MNHQ. Ce sont, pour la plupart, des
employés occasionnels. Il y a quelques employés réguliers, mais ce sont, pour
la plupart, des employés occasionnels. Donc, c'est sûr qu'un employé régulier,
techniquement, il a un lien d'emploi avec le Musée de la civilisation, donc ce
serait difficile de l'obliger à transférer au MNHQ puisqu'il est employé
régulier du musée.
M. Leduc : Le mot «obliger»,
ça veut dire que le reste de l'équipe d'occasionnels seront obligés?
M. Nolin (Louis-Yves) : Bien,
les occasionnels seront dédiés spécifiquement au projet de loi...
16 h 30 (version révisée)
M. Leduc : ...équipe occasionnelle
seront obligés...
M. Nolin (Louis-Yves) : Bien,
les occasionnels sont dédiés spécifiquement aux projets, donc c'est vraiment
des ressources qui travaillent exclusivement là-dessus. C'est des ressources qu'on
a reçues spécialement pour développer ce projet-là. Il y en a quand même
plusieurs sur les 37, la plupart sont des occasionnels, donc avec un mandat
bien précis. Il y a néanmoins des employés réguliers qui travaillent aussi sur
le projet. Donc, ces employés réguliers là, on va... s'ils veulent, s'ils
souhaitent transférer au MNHQ, et que nous, ça répond à un besoin puis c'est
correct avec nous, oui, ça va être correct, là. Mais c'est sûr qu'on ne peut
pas leur dire : Bien, tu t'en vas au MNHQ, à ces employés-là, puisqu'ils
ont un lien d'emploi quand même avec nous depuis plusieurs années.
M. Leduc : OK. Est-ce
que je comprends donc que les occasionnels qui ont été embauchés pour le projet
d'Espaces bleus, qui devient le MNHQ, c'étaient des gens qui étaient hors du
périmètre de l'accréditation syndicale?
M. Nolin (Louis-Yves) : Non,
ce sont des employés qui sont tous tombés dans les... dans les paramètres, en
fait, donc ce sont des employés, pour la plupart, qui font partie du SPGQ et
certains du SFPQ. Donc, c'est sûr que ces conditions de travail là vont être
maintenues, forcément. Bon, il y a des discussions à avoir avec le... la
nouvelle direction générale. Mais c'est sûr que l'article de loi, ce qu'il dit,
c'est que les conditions de travail vont être maintenues. Donc, l'expérience
acquise en lien avec ce projet-là, l'ancienneté, tout ça, bien, techniquement,
va demeurer quand même.
M. Leduc : J'étais
absent, visiblement, là, pour un article précédent qui parlait de l'accréditation.
Ce n'est pas un... ce n'est pas une convention collective spécifique au musée
que vous avez, hein, c'est ça?
M. Nolin (Louis-Yves) : Pas
du tout. Ce sont les employés du Musée de la civilisation, mais qui travaillent
spécifiquement sur un projet.
M. Leduc : Je reformule
ma question : Est-ce qu'il y a une convention collective qui ne parle que
du musée des civilisations?
M. Nolin (Louis-Yves) : Oui.
On en a deux.
M. Leduc : Qui couvrent
des employés réguliers, mais qui ne couvrent pas les employés occasionnels?
M. Nolin (Louis-Yves) : Bien,
une convention collective vient encadrer la façon dont ça fonctionne au niveau
des occasionnels puis des réguliers. Généralement, les occasionnels, lorsqu'il
y a une fin de mandat, bien, ils tombent sur une liste de rappel, qui peut
durer deux, trois ans dans certains cas. Mais oui, les conventions collectives
prévoient certains mécanismes par rapport à ça.
M. Leduc : C'est assez
classique. Et là l'article qu'on a adopté, là, peut-être que le ministre pourra
répondre si c'est à propos, mais je pense que c'était le 7, précisait le régime
syndical, ou du moins le régime de négociation du nouveau musée qui va être
similaire à celui qui est en cours dans le musée des civilisations.
M. Nolin (Louis-Yves) : On
peut le présumer.
M. Leduc : Mais est-ce
que les... est-ce que le Musée national de l'histoire du Québec est déjà dans
un paramètre syndiqué, ou il va falloir qu'il attende d'avoir des employés?
M. Nolin (Louis-Yves) : Techniquement,
oui. En fait, il y aura sans doute une requête en accréditation qui sera
déposée, et ainsi de suite, là.
M. Leduc : Je comprends.
On assume, potentiellement par le même syndicat, mais on verra bien.
M. Nolin (Louis-Yves) : Oui,
oui.
M. Leduc : OK. Et là ce
que je comprends, c'est que les employés occasionnels qui avaient été embauchés
pour le projet, toujours de <i>l'espace bleu, qui est devenu le MNHQ...
le projet est terminé aux yeux du musée des civilisations, il y aura fin de ce
projet-là de manière imminente en raison de la création du MNHQ, et on leur
offre de faire la transition.
M. Nolin (Louis-Yves) : On
a jusqu'à deux ans, mais effectivement, ces employés-là vont techniquement
poursuivre. On ne connaît pas encore la date de transfert.
M. Leduc : Je comprends.
M. Nolin (Louis-Yves) : C'est-tu
dans six mois? C'est-tu dans un an? On ne le sait pas. Mais c'est sûr qu'à un
moment donné, oui, le transfert va se faire, de ces employés occasionnels là.
M. Leduc : Puis est-ce
que c'est l'entièreté des employés occasionnels qui vont être appelés à
transférer?
M. Nolin (Louis-Yves) : Tout
dépendant de la date de transfert, parce que, je veux dire, on crée un musée,
on crée des contenus, donc il y a des corps d'emploi qui sont très présents. On
n'a pas de guide, actuellement, là, qui travaille sur ce projet-là.
M. Leduc :
Nécessairement.
M. Nolin (Louis-Yves) : Alors...
Mais éventuellement, il y a des ETC qui vont se transformer vers d'autres corps
d'emploi. Actuellement, on a vraiment une équipe dédiée au développement des
contenus d'exposition, et ainsi de suite.
M. Leduc : Je comprends.
Des muséologues?
M. Nolin (Louis-Yves) : Des
designers, des chargés de projets d'exposition, et ainsi de suite.
M. Leduc : Super. Et on
a précisé, donc, la date de deux ans, c'est-à-dire qu'après ça il n'y aura plus
d'entente possible. C'est réaliste d'espérer avoir complété ce processus-là à l'intérieur
des deux prochaines années? C'est deux ans de l'entrée en vigueur de la
présente loi, donc on imagine d'ici un mois, grosso modo, là. Deux ans, c'est
suffisant?
M. Nolin (Louis-Yves) : Bien,
techniquement, ça nous amène quand même plusieurs mois après l'inauguration du...
du MNHQ.
M. Leduc : Dont la date
d'inauguration est prévue pour...
M. Lacombe : ...été 2026.
M. Leduc : Ah! quand
même. C'est juste avant une certaine élection, je pense.
M. Lacombe : On voudrait
que ce soit plus rapide, je vous le jure, mais c'est le plus tôt qu'on peut
avoir.
M. Leduc : C'était une
taquinerie, M. le ministre.
M. Lacombe : ...
M. Leduc : Parfait. C'est
bon. Ça répond à mes questions. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Mme... Oui, Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Merci. Je
reviens aux... aux préoccupations du syndicat des professionnels du Musée de la
civilisation. Il y avait quand même une préoccupation de diluer les ressources.
On déshabille Paul pour habiller Jacques, là. Donc, il y avait cette question
de... Puis quand je relis l'article 11, je pense qu'il faut porter quand
même une attention à... Je comprends les 37 employés, la majorité sont
occasionnels et tout ça, ces employés-là, je présume, le savent, ils sont au
courant qu'aussitôt musée créé, adopté et tout ça, il va y avoir <un...
Mme Garceau :
...je
présume, le savent, ils sont au courant qu'aussitôt musée créé, adopté et tout
ça, il va y avoir >un éventuel transfert. Ça, ces 37-là, ils s'en vont
au musée national. Est-ce que ça va être comme ça?
M. Lacombe : Bien là, je
pense qu'ils suivent l'étude du projet de loi ou, en tout cas, que leur
syndicat le suit. Puis de toute façon, j'imagine bien qu'il y a eu déjà des
discussions à l'interne, parce que le projet de loi est déposé depuis un
moment. Donc, je pense que c'est... c'est assez connu.
Mais, sur la crainte, là, je veux juste
être très clair. Le Musée de la civilisation n'est pas dans une posture où on
peut se permettre, je vous le dis très clairement, là, de piger dans ses
employés pour venir remplir le bassin d'employés dont a besoin le MNHQ. Tout ce
qu'on fait, c'est qu'on veut prendre les employés qui étaient dédiés à ce
projet-là, qui avaient été embauchés pour ça, puis les faire transférer. Après,
on ne touche pas aux employés qui étaient là avant la création de... de ce
projet-là ou, en fait, aux postes.
Mme Garceau : OK, mais
donc la description, la façon que l'article 11 est rédigé, ne reflète pas
cette réalité. Parce que, là, ça pourrait être beaucoup plus que
37 employés. Parce qu'en ce moment, la façon que c'est rédigé, c'est :
«Les employés du Musée de la Civilisation identifiés dans une entente conclue
entre celle-ci.» Et donc, ça, c'est une entente qui est postérieure. Donc, en
ce moment, on pourrait dire : On s'en va chercher 25 autres employés
du Musée de la civilisation, puis on va les transférer.
• (16 h 40) •
M. Lacombe : La... Vous
avez raison que la façon dont c'est écrit, ça nous ouvre la porte plus
largement, mais comme on disait tantôt, si quelqu'un nous dit que c'est son
rêve de faire ça puis qu'il veut, je veux dire, il aura la discussion avec le Musée
de la civilisation. Puis je pense que, l'objectif, ce sera de lui permettre de
faire un transfert puis de combler le poste qui va être vacant ensuite au Musée
de la civilisation. Je veux dire, on ne peut pas retenir les gens de force non
plus, je pense qu'on va être d'accord, il faut être d'accord là... bien, je
pense qu'il faut être d'accord là-dessus, c'est-à-dire... De toute façon, les
gens dans la fonction publique, s'ils veulent changer de ministère, à un moment
donné, on ne peut pas les enchaîner, ça fait qu'il faut que les gens soient
heureux. L'important, c'est d'être heureux.
Ça fait que s'il y a des gens qui veulent
transférer, je veux dire, est-ce que vous proposez qu'on leur dise : Non,
vous restez là? Moi, je pense, comme on disait tantôt, qu'il faut garder l'esprit
ouvert. Puis après ça, le musée, s'il y a un poste qui est rendu vacant par un
transfert d'un employé qui ne travaillait pas sur les Espaces bleus, bien, on
le comblera, là. Moi, je pense qu'on va être capables d'être... d'être flexibles.
Mais il y a une... Je ne veux pas qu'il y
ait de... Je veux dire, je ne peux pas être plus clair, là. Le nombre d'ETC qui
était dévolu au Musée de la civilisation avant la création des Espaces bleus,
pour moi, doit rester le même. C'est ça, la fin de... À la fin de la journée,
ça va être ça, le résultat des courses.
Mme Garceau : OK. Vous
avez... Est-ce que vous avez déterminé le nombre d'employés que vous allez
avoir besoin au niveau du musée national? On parle des 37, mais est-ce qu'on va
ajouter x nombres après?
M. Lacombe : Bien, on a...
on a une idée, là, mais on est... on est... en train de... d'élaborer...
d'élaborer là-dessus.
Mme Garceau : OK. Vous
n'avez pas encore un nombre déterminé...
M. Lacombe : Non.
Mme Garceau : ...compte
tenu qu'on n'est pas si loin que ça en termes de... Ça va aller vite, le
printemps 2026.
M. Lacombe : Effectivement.
Bien, je suis content que vous disiez que ça va vite, moi, des fois, je trouve
que ça ne va pas vite. Mais... je... ça fait que ça, je note... je note ça.
Mme Garceau : Ça dépend.
M. Lacombe : La députée
de Robert-Baldwin nous a dit que le projet allait très vite.
Mme Garceau : Oui, que
ça va vite. Pas très vite. Ça va vite.
M. Lacombe : Vite. Mais
blague à part, oui, bien sûr, il y a des hypothèses de... de travail, là, mais,
disons, il reste encore deux cycles budgétaires avant. Donc, on va faire... on
va faire notre travail, mais il faut que le musée ait suffisamment, évidemment,
d'employés pour être capable de... de fonctionner. On est en train de travailler
là-dessus.
Mme Garceau : Oui, parce
qu'il va falloir que ce soit prévu pour le prochain budget.
M. Lacombe : Bien sûr,
ou l'autre d'après.
Mme Garceau : Je
voulais... La... la première phase... phrase, «sous réserve des conditions de
travail qui leur sont applicables», qu'est-ce que ça veut dire?
M. Lacombe : Là, si je
ne m'abuse, c'était exactement la question de notre collègue pour laquelle mon
collègue du Musée de la civilisation a répondu il y a cinq minutes.
Mme Garceau : Ah! désolée,
je ne pensais pas qu'il avait posé la question de cette façon-là. OK. Non,
c'est tout.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, Mme la députée. Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Juste deux
petites <questions...
La Présidente (Mme Dionne) :
...la députée. Oui, M. le député
d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc :
Juste
deux petites >questions de compréhension, toujours, sur votre vision.
Là, je comprends que vous ne mettrez pas de chiffre, là, sur le nombre
d'employés espéré ou prévu du MNHQ. Mais pour avoir quand même une idée, là,
est-ce qu'on parle ici d'un musée de la grosseur du musée des civilisations en
termes de déploiement, ou on parle plus d'un musée plus petit que ça? Sans
mettre de chiffre exact, là. Je comprends qu'il faut un peu de latitude, c'est
bien normal, mais on s'attend à quoi, là, c'est... comme grosseur de musée?
M. Lacombe : Bien,
nécessairement, le... le Musée national de l'histoire du Québec, en termes de
superficie, va... va être plus petit que le Musée de la civilisation en termes
de mètres carrés. Pour vous donner une idée, le MNHQ, c'est 1 800 m².
Le Musée de la civilisation au complet, c'est combien de mètres carrés? Parce
que pour le Québec, autrement dit, c'est... c'est une grande, très grande
exposition, c'est 1 500 m², ça fait que ça vous donne quand même un
ordre de grandeur. Donc, nécessairement, je pense qu'on aura besoin de moins de...
de personnel, ça va être plus petit en termes de... de superficie pour
l'instant.
M. Leduc : Mais on ne
parle pas non plus d'un petit musée.
M. Lacombe : Bien non,
bien sûr. Le pavillon...
M. Leduc : C'est quand
même le musée national.
M. Lacombe : Bien, c'est
1 800 m², donc c'est...
M. Leduc : Puis on le
met dans la loi avec le musée des civilisations. C'est quoi, les autres musées
là-dedans? Les beaux-arts, j'imagine?
M. Lacombe : Le Musée
national des beaux-arts du Québec.
M. Leduc : Oui.
M. Lacombe : Le <i>musée
d'art contemporain.
M. Leduc : Art
contemporain, bien sûr.
M. Lacombe : Le Musée de la
civilisation.
M. Leduc : Il y en a
trois?
M. Lacombe : ...puis le Musée
national des beaux-arts du Québec.
M. Leduc : On en rajoute
un quatrième.
M. Lacombe : Oui.
M. Leduc : Ça fait qu'on
est quand même dans cette ligue de musées là...
M. Lacombe : Le Musée
national de l'histoire du Québec.
M. Leduc : On est dans
cette ligue-là, mais là on ne sera pas aussi gros peut-être, du moins dans la
mouture originale, que le musée des civilisations.
M. Lacombe : C'est une bonne
façon de... de le dire.
M. Leduc : OK. Ma
deuxième question. On a... Là, j'ai compris que c'était l'équipe qui était
dédiée à l'espace bleu qui va transférer. Là, je ne connais pas le fin détail
de ce qu'était, là... mais il y avait plusieurs Espaces bleus de prévus, non?
M. Lacombe : Il y
avait... Oui. Bien là, il y en avait quatre qui étaient... qui étaient en
processus, puis les quatre n'étaient pas aussi avancés les uns que les autres.
Il y avait le pavillon Camille-Roy-du-Séminaire-de-Québec, donc qui devait être
le... la maison-mère. Il y avait Percé, j'essaie de ne pas me tromper, où là
les travaux sont terminés, là. C'était très avancé. Il y avait Baie-Saint-Paul,
où là, au contraire, il n'y avait, à toutes fins pratiques, rien de... de fait.
Et il y avait Amos, où on était entre les deux, entre Baie-Saint-Paul, je
dirais, qui est un extrême, où à peu près rien n'était fait, puis Percé, où
tout était terminé. Amos est entre les deux, là. Il y avait beaucoup de travaux
qui avaient été réalisés pour mettre le bâtiment à nu à l'intérieur, et tout
ça.
M. Leduc : Donc, Percé,
ça a abouti, c'est devenu un musée...
M. Lacombe : Percé se
cherche une mission. On lui cherche une mission actuellement.
M. Leduc : On lui cherche
une mission.
M. Lacombe : Oui. Bien,
ça, c'est annoncé publiquement, puis on...
M. Leduc : J'imagine.
M. Lacombe : ...oui.
M. Leduc : Je suis
désolé, je ne connais pas le dossier.
M. Lacombe : Non, non,
on travaille avec les communautés. Dans tous les cas, on a... on... on trouvera
des solutions, puis c'est déjà bien avancé. Mais donc il y en avait quatre.
M. Leduc : Ma question,
donc, est la suivante : Est-ce que l'équipe qui était au Musée de la
civilisation pour l'espace bleu, ce n'était pas une équipe nationale? C'était
comme une équipe pour l'espace bleu de Québec?
M. Lacombe : Non,
c'était une équipe nationale...
M. Leduc : Nationale.
M. Lacombe : ...c'est-à-dire,
elle travaillait sur les...
M. Leduc : Sur les
quatre.
M. Lacombe : Sur le
projet au complet, là, les expositions, oui.
M. Leduc : D'accord, d'accord.
Et là c'est cette équipe nationale qui est transférée. Vous m'avez dit :
Percé, Baie-Saint-Paul, Amos. J'ai manqué le quatrième, je pense.
M. Lacombe : Québec.
M. Leduc : Qui est à
Québec, logiquement. Et là, Percé, c'est terminé. Baie-Saint-Paul, ça n'a pas
démarré, donc ça...
M. Lacombe : On est en discussion
avec la ville, parce qu'il y avait une promesse d'achat, mais on... on va
assurément en arriver à une entente avec Baie-Saint-Paul.
M. Leduc : Il reste des
choses à attacher pour les trois autres. Celui de Québec devient le MNHQ.
M. Lacombe : Exact.
M. Leduc : Parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Est-ce qu'il y a d'autres questions, commentaires sur
l'article 11?
Mme Garceau : ...Mme la
Présidente. Juste pour la suite des choses concernant les employés des Espaces
bleus. Dans les trois autres Espaces bleus, est-ce qu'il pourrait y avoir des
transferts des... des employés du Musée de la civilisation à ces endroits-là?
Il n'y a rien de prévu, ou les gens qui travaillent en ce moment, occasionnels,
et tout ça, pour le musée national, qui était Espaces bleus de Québec, ils
pourraient être transférés dans d'autres?
M. Lacombe : Pas du
tout.
Mme Garceau : En
termes... Je voulais juste voir le 1 800 en termes de pieds carrés, là,
mètres carrés pour le musée national, combien d'espace est attitré à l'espace
d'expositions.
M. Lacombe : C'est la
très grande majorité, pour ne pas dire la presque totalité, là, parce que
justement il n'y a pas pour l'instant d'espace administratif. On a déjà une
solution, mais, c'est quoi, 95 %?
Des voix : ...
M. Lacombe : L'espace de
café, l'espace d'accueil, mais <sinon...
M. Lacombe :
...c'est
quoi, 95 %?
Des voix : ...
M. Lacombe :
L'espace
de café, l'espace d'accueil, mais >sinon, là, c'est... Est-ce que la salle
des Promotions fait partie du 1 800 m²? Non, c'est ça. Et, en plus de
ça, on a la fabuleuse et magnifique salle des Promotions du... du séminaire qui
va être accessible. Donc, ça va être un beau lieu pour faire des événements. Ça
s'ajoute donc au 1 800 m².
Mme Garceau : OK. Je
voulais juste revenir au «deux ans», je ne veux pas être négative, mais, si
jamais ça prend plus de temps et on ne peut pas ouvrir, l'ouverture n'aura pas
lieu au printemps, ça va être plus tard, est-ce que... C'était quoi, la
nécessité de prévoir que ce ne sera pas postérieur à la date de deux ans, suite
à l'entrée en vigueur? C'était quoi, la raison d'être de cette... de cette
partie-là de la disposition législative?
M. Lacombe : Bien, si
vous me demandez mon avis, bien, bien honnêtement, tout ce qui traîne se salit.
Donc, à un moment donné, il faut être capables de prendre des décisions,
notamment pour la paix d'esprit des employés. Il faut... il faut que les gens
sachent qu'est-ce qui va arriver avec eux, d'une part, mais d'autre part, aussi
peut-être pour vous rassurer... Bien, pas d'autre part, en fait... Et en parallèle
de ça, pour vous rassurer, on n'est pas obligés d'avoir un musée ouvert pour
que les employés soient déjà employés du... du musée. Ils peuvent tout à fait
être employés et préparer l'ouverture. Donc, ce n'est pas un élément, pour moi,
qui est... qui est problématique ou qui est stressant.
Mme Garceau : Ça, c'était
plus pour, si je peux dire, l'état d'esprit des employés, en ce moment, qui sont...
qui sont évidemment... travaillent... en fonction avec le Musée de la
civilisation, qu'ultimement il va y avoir ce transfert-là au musée de... national.
C'est pour le bénéfice des employés, en ce moment, qui...
M. Lacombe : Je dirais,
globalement, si on résume, c'est une excellente façon de... de le résumer. Il
faut avoir un équilibre entre les besoins de l'employeur, le musée puis... puis
les besoins des employés, de savoir où est-ce qu'ils s'en vont aussi, là. Oui.
• (16 h 50) •
Mme Garceau : OK. Je
voulais juste, en termes de les employés, ça aussi, je comprends, les
professionnels... Vous avez des... des occasionnels, ceux et celles qui
travaillent au niveau des expositions. Est-ce que ça peut être aussi...
personnel des employés administratifs du... du Musée de la civilisation, qui
pourrait être transféré également?
M. Lacombe : On en a
parlé tantôt, là. On a dit que la façon dont c'est rédigé, ça pourrait être un
guide qui nous dit que son rêve, c'est de travailler au MNHQ, ça pourrait être
un employé administratif aussi. Si c'est le cas, c'est la même réponse que
tantôt : C'est difficile d'empêcher un coeur d'aimer. Vous n'êtes pas
d'accord?
Mme Garceau : Non, ce
n'est pas que je ne suis pas d'accord, c'est juste qu'évidemment il y avait une
grande préoccupation du syndicat des professionnels du...
M. Lacombe : ...
Mme Garceau : ...du... Oui.
M. Lacombe : Mais ça
n'arrivera pas. Si un de mes employés vous aime tellement, qu'il souhaite
partir travailler chez vous, moi, je ne peux pas le retenir de force. Donc, il
va partir travailler chez vous. Mais ça n'enlève pas un poste dans mon équipe,
je vais le combler, mon poste. Donc, c'est ce que j'essaie d'expliquer.
Mme Garceau : OK. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, Mme la députée. Est-ce que l'article 11 est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article 12. M. le ministre, je vous laisse faire la lecture.
M. Lacombe : 12. Les
dossiers et autres documents du Musée de la Civilisation concernant la mise en
place du Musée national de l'histoire du Québec deviennent, à la date de
l'entrée en vigueur de la présente loi, ceux du Musée national de l'histoire du
Québec.
Donc, c'est un article qui vise à assurer
le transfert au Musée national de l'histoire du Québec des dossiers et autres
documents du Musée de la civilisation, qui concernent la mise en place du Musée
national de l'histoire du Québec.
La Présidente (Mme Dionne) :
...M. le ministre. Des questions, commentaires sur l'article 12? Mme
la députée de Robert-Baldwin, oui.
Mme Garceau : Bon,
comment est-ce qu'on va faire tout ça? Comment va se faire ce beau transfert,
les dossiers, autres documents? Qui va déterminer quoi? Parce qu'à un moment
donné, peut-être le Musée de la civilisation ne voudra pas départir de certains
dossiers parce qu'ils vont avoir travaillé là-dessus. Donc, je ne sais pas
comment vous... vous prévoyez, là, toute cette question de... de transfert de
documents.
M. Lacombe : Bien, moi,
je prévois que ça se fera bien, parce que le Musée de la civilisation est un
partenaire depuis le début. Donc, évidemment, on présume toujours de la... de
la bonne foi de nos partenaires, puis je n'ai aucune raison de douter de la
bonne foi du musée, qui a été un partenaire impeccable depuis le début dans
cette aventure compliquée, pour dire le <moins...
M. Lacombe :
...qui a été un partenaire impeccable depuis le début dans cette aventure
compliquée, pour dire le >moins.
Donc, concrètement, le musée va identifier
tous... tous ces documents-là, évidemment, dont il n'aura plus besoin. Là, on
parle de contrats, on parle des analyses, dont certaines vous avez obtenu
copie. À un moment donné, ils n'auront plus... ils n'auront plus besoin de ça. Donc,
ils vont... ils vont transférer au musée... au musée national de l'histoire
puis, s'il y a un problème, on le gérera. Mais ça ne... ça ne fait pas partie
des scénarios qui arriveront, bien franchement.
Mme Garceau : OK. Donc,
à la date de l'entrée. On prévoit le transfert des dossiers à la date de
l'entrée en vigueur de la présente loi. Donc, ça se peut très bien que le
transfert va être prévu avant la nomination du premier DG.
M. Lacombe : Non, parce
qu'à l'article 13 qu'on va étudier juste après, l'entrée en vigueur
de la loi...
Mme Garceau : Ah oui!
C'est vrai.
M. Lacombe : ...ce que
nous proposons, c'est que ce soit à la nomination du PDG.
Mme Garceau : C'est
vrai... C'est vrai.
La Présidente (Mme Dionne) :
...Mme la députée?
Mme Garceau : OK. Donc,
ça va se faire évidemment entre... entre le nouveau DG et évidemment le DG du Musée
de la civilisation, le transfert de dossiers et de documents.
M. Lacombe : J'allais
dire, entre les deux équipes, mais effectivement qu'au départ l'équipe va
être le PDG.
Mme Garceau : Oui. OK.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci. D'autres questions et... Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Merci, Mme la
Présidente. Moi, je suis juste un peu surpris, là. On est obligés de mettre ça
dans une loi. Ce n'est pas comme le sens commun, là?
M. Lacombe : ...mais, tu
sais, tout ça est relatif, n'est-ce pas, là? Il y avait des préoccupations
peut-être d'être plus clairs. Là, vous dites : Bien, peut-être qu'on n'est
pas obligés de le dire. Puis... puis tout ça se vaut, mais je pense que
légalement, il y a comme un enjeu de... est-ce que c'est ça? Il y a un enjeu de
propriété...
Une voix : ...
M. Lacombe : ...oui, c'est
usuel comme ça, de procéder à un... à un transfert. Mais je n'ai absolument
aucun doute que ça va bien se passer.
M. Leduc : Bien oui,
parce que, là, on ne commencera pas à écrire qu'ils vont envoyer les post-it,
puis les crayons, puis les feutres…
M. Lacombe : Bien non.
Bien sûr, bien sûr.
M. Leduc : Bien, je veux
dire, rendu là.
M. Lacombe : Bien sûr,
puis partons aussi de la prémisse qu'il va y avoir une collaboration aussi pour
la collection. Et ça, je veux dire, c'est... je ne pense pas que l'échange de
documents va être très compliqué.
M. Leduc : Oui, parce que,
de toute façon, des partages de collections entre tous les musées, c'est déjà
une pratique extrêmement courante, là. Il y a peu de musées qui ne... qui n'ont
aucun objet d'une autre collection en prêt, des fois, un prêt qui s'oublie même
pendant des années.
M. Lacombe : Je ne suis
pas un spécialiste, mais il y a effectivement beaucoup de... d'expositions qui
tournent nécessairement dans... dans les musées. Oui.
M. Leduc : OK. C'est
parfait.
La Présidente (Mme Dionne) :
...député. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Est-ce que l'article 12
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article 13. M. le ministre, je vous laisse la parole.
M. Lacombe : Donc, c'est
l'article à laquelle... auquel on vient juste de faire référence : 13. La
présente loi entre en vigueur à la date de la nomination du premier directeur
général du Musée national de l'histoire du Québec.
Donc, c'est un article qui prévoit que la
loi va entrer en vigueur à la date de nomination du premier directeur général
du Musée national de l'histoire du Québec.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le ministre. Questions, commentaires?
M. Leduc : ...
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui, allez-y, M. le député.
M. Leduc : Merci. Je suis
un peu surpris. Je n'ai pas vu ça souvent, une loi qui entre en vigueur à
partir de la nomination d'un premier directeur général. D'habitude, ça entre en
vigueur à la sanction. Ça fait que, là, moi, c'est la première fois que je vois
ça.
M. Lacombe : Oui, bien,
c'est que, là, il y aura un vide sinon, parce qu'on n'aura pas de directeur
général, d'autant plus qu'il n'y aura pas de CA. Donc là, on va se retrouver
avec une... une institution qui n'a pas... qui existe selon la loi. Et là je ne
sais pas légalement quelles seraient les implications de tout ça, mais on se
retrouverait avec une coquille vide qui... qui n'existerait pas, donc... bien,
en fait, qui existerait selon la loi, mais qui serait inopérante. Donc, on a
conclu... Comment l'expliquerais-tu, toi?
Une voix : ...
M. Lacombe : Bien non, c'est
ça, donc, pour moi, ça... le moyen le plus, pas stratégique, là, mais le plus
logique, en tout cas, selon ce que moi j'avais sur la table, c'était que ça
entre en vigueur au moment où on va avoir quelqu'un pour... pour l'opérer, puis,
on en a parlé tantôt, qui pourra aussi exercer les pouvoirs qui sont
habituellement dévolus au CA, le temps que le CA se constitue.
M. Leduc : Il y a une
certaine logique à votre... à votre argument, M. le ministre, mais ça aurait pu
aussi être tout à fait logique que la loi entre en vigueur maintenant, puis le DG
sera nommé quand il sera nommé puis... Parce que ça veut dire que,
théoriquement, si on ne nomme jamais de DG pour une raison x ou y, le musée
n'existera jamais.
M. Lacombe : Je pense que
c'est factuellement exact. Mais ça n'arrivera pas.
M. Leduc : On ne le
souhaite... on ne le souhaite pas, bien sûr.
M. Lacombe : Ça
n'arrivera pas, parce que, là, on a un beau bâtiment <qui...
M. Leduc :
...on
ne le souhaite pas, bien sûr.
M. Lacombe :
Ça
n'arrivera pas, parce que, là, on a un beau bâtiment >qui va être prêt
au printemps 2026.
M. Leduc : Moi,
j'attends l'invitation pour l'inauguration.
M. Lacombe : Bien, c'est
sûr que vous allez être invité, voyons!
M. Leduc : Puis on nous
a promis un barbecue aussi. J'espère que ça va être vous, M. le ministre, qui
va flipper les boulettes.
M. Lacombe : Ça pourrait
être pas pire.
M. Leduc : Moi, je... je
participerais à ce barbecue-là. Blague à part, tantôt on a parlé du délai de
deux ans pour le transfert, c'était : «Qui suit de deux ans celle de
l'entrée en vigueur de la présente loi.» Là, l'entrée en vigueur de la présente
loi est à partir du moment de la nomination du DG. Là, je n'ai pas eu... Comme
je vous le disais, là, je remplace mon collègue à brûle-pourpoint, mais est-ce
qu'il y avait d'autres délais comme ça, qui étaient dans la loi, ailleurs, qui
faisaient référence à une date de départ, là?
M. Lacombe : Non, non.
De mémoire... Là, corrigez-moi, chère équipe, si je me trompe, mais il n'y
avait pas d'autres délais.
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui, le
transfert de documents, mais non.
M. Leduc : Le transfert
de documents qu'on vient de voter...
M. Lacombe : Il n'y a
pas de délai qui était inscrit.
M. Leduc : ...il n'y
avait pas de date...
M. Lacombe : Bien, c'est
au moment où la loi entre en vigueur.
M. Leduc : Oui, mais il
n'y avait pas, comme, un délai?
M. Lacombe : Non,
effectivement. Mais non. Donc, la réponse, c'est non.
M. Leduc : On n'a pas
dit, genre : Il faut que les documents soient transférés dans les six mois
de l'entrée de la fonction de la loi. On n'a pas écrit ça de même. On aurait
pu, j'imagine, mais... Ça fait que c'est seulement la question du deux ans pour
l'entente. Là, on assume que le chronomètre part sur ce deux ans-là de
l'entente du transfert à la nomination au Conseil des ministres, qui aura lieu,
tantôt on le souhaitait, idéalement avant Noël.
M. Lacombe : C'est... Ce
serait souhaitable.
M. Leduc : Souhaitable.
On parlait juste de votre souhait. Je ne vous ai pas fait signer un document.
M. Lacombe : Bien, en
fait, même au-delà de mon propre souhait, ce qui serait souhaitable, je pense,
c'est que ça puisse aller de l'avant.
M. Leduc : Ben oui.
M. Lacombe : Mais mon
souhait, ce serait le plus rapidement possible.
M. Leduc : Si on veut
être au barbecue en juin, juillet 2026, il faut que ça parte.
M. Lacombe : ...d'autres
questions autrement importantes, là, il faudrait décider ce qu'il y aurait au
menu, au barbecue. Ça, on pourrait s'obstiner aussi.
M. Leduc : Bien, il faut
toujours des options végés maintenant. Je ne sais pas si vous êtes au courant,
là.
M. Lacombe : Bien là, c'est
ça, moi, je suis plus viande.
La Présidente (Mme Dionne) :
On fera une autre commission là-dessus. Si vous voulez bien, on va revenir
au sujet des boulettes. Non... C'est beau. Merci, M. le député. Oui, Mme la
députée.
• (17 heures) •
Mme Garceau : Oui, je
voulais juste... Le DG en ce moment... Là, je comprends qu'il va y avoir un
nouveau DG du Musée de la civilisation, mais il a été mandaté par le
gouvernement. Donc, d'après moi, jusqu'à tant que le nouveau DG soit nommé, le
nouveau DG du musée national, le DG du Musée de la civilisation reste, demeure.
Donc, il n'y a rien qui empêche... Juste pour revenir sur ce point-là, il n'y a
absolument rien qui empêche d'adopter le projet de loi, et il devrait... La
condition n'est pas vraiment nécessaire, parce que vous contrôlez... vous avez
déjà le DG. Et donc, lorsque vous allez trouver le nouveau DG, bien là, vous
allez retirer le mandat du DG du Musée de la civilisation.
M. Lacombe : C'est deux
entités distinctes, là. Le Musée de la civilisation a son CA, a son PDG. En ce
moment, il travaille sur des contenus. Mais l'entité, le Musée national de
l'histoire du Québec, n'existe pas. Du moment où le MNHQ existe, là il ne sera
pas dirigé... Il n'y a rien de prévu dans ce qu'on vient de discuter sur le
fait que le Musée de la civilisation, le PDG du Musée de la civilisation va
exercer la direction par intérim du MNHQ, le temps que nous procédions à une
nomination. Ça n'a pas été prévu comme ça au projet de loi. Le projet de loi a
été prévu pour entrer en vigueur au moment où on nommera un ou une PDG.
Le Musée de la civilisation travaille sur
le contenu, mais ce n'est pas prévu qu'il dirige le MNHQ. C'est une... Si on
adopte le projet de loi, c'est une société d'État qui est créée. Et là il
aurait fallu prévoir dans le projet de loi, par exemple, que le PDG du Musée de
la civilisation exerce par intérim les fonctions, ou qu'on le nomme par
intérim, ce qui ne serait pas impossible. Peut-être que techniquement on
pourrait faire ça, plutôt que de nommer un premier PDG, nommer quelqu'un par
intérim, mais ce n'est pas... Le souhait, c'est d'y aller tout de suite avec
quelqu'un.
Mme Garceau : OK. Je
comprends. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, Mme la députée. Donc, est-ce que l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Adopté. Alors, nous allons revenir à l'étude de l'article 2. On se
souviendra, lorsque ça a été suspendu précédemment, nous en étions à l'étude de
l'amendement qui avait été déposé par M. le ministre. Est-ce qu'on a besoin de
relire l'amendement, ou est-ce qu'on continue avec...
Mme Garceau : On peut-tu
suspendre juste deux minutes pour que je puisse sortir...
La Présidente (Mme Dionne) :
Avec plaisir, Mme la députée. Donc, la commission suspend quelques
instants.
(Suspension de la séance à 17 h 02)
17 h (version révisée)
(Reprise à 17 h 09)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, je comprends qu'il y a
consentement... consentement, pardon, afin... afin que le député de Jean-Lesage
reprenne ses fonctions à titre de membre de la commission?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Consentement.
D'accord. Merci. Bon... bon retour, M. le député. Donc, nous en étions à l'amendement
de l'article 2 présenté par M. le ministre. Donc, je pense que vous avez
eu le temps de consulter. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'amendement?
Allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Commençons. Il
y a quand même eu, M. le ministre, des modifications importantes. Donc, j'aimerais
comprendre la pensée derrière les modifications, et tout, de votre côté. Donc, «de
faire connaître»... là, je regarde, là, les deux versions «de faire connaître».
Bon, on a remplacé... on a retiré «de promouvoir l'histoire du Québec» avec «de
faire»... «et faire rayonner l'histoire de la nation québécoise». Je comprends
le bout de la nation québécoise.
• (17 h 10) •
M. Lacombe : Bien sûr.
Mme Garceau : Là, c'est «de
faire rayonner l'histoire» versus vous auriez pu dire «et de promouvoir l'histoire
de la nation québécoise». Donc, pourquoi ce changement-là? On va commencer par
ça.
M. Lacombe : Bien, je résume
les changements en peut-être deux ou trois phrases, vraiment très rapidement. D'abord,
un changement plus technique ou administratif, on nous a dit à plusieurs
reprises que le mot «promouvoir» n'était peut-être pas le mot approprié. En
consultations particulières, rappelez-vous, on nous a dit ça à plusieurs
reprises. Donc, on a enlevé le mot «promouvoir» et on l'a remplacé pour «faire
rayonner», ce qui, à notre sens, effectivement, avec le recul, a plus de sens.
Et, ensuite de ça, deux... deux
modifications qui sont plus importantes, on recentre la mission autour de l'histoire
de la nation québécoise, parce qu'il nous a souvent été dit dans les
consultations particulières que parler de l'histoire du Québec et, tout de
suite après, de... tout en témoignant... Je ne me rappelle pas du libellé de
départ, là, mais c'est comme s'il y avait un ordonnancement ou c'est comme si
ça portait à confusion. Donc, bref, on recentre «histoire de la nation
québécoise».
Et, d'autre part, on a eu les commentaires
à l'effet que les Premières Nations et les Inuits trouvaient important qu'on
les nomme nommément, donc, dans la mission, ce que j'accepte de faire avec
enthousiasme, parce que c'était, de toute façon, dans l'esprit de... pour moi,
c'était... c'était sous-jacent à ce qu'on retrouvait dans la mission, mais je
comprends le désir d'être nommé puis je trouve ça très bien. Donc, on propose
ça.
Mme Garceau : OK. Vous avez
choisi le mot «rayonner», et je me souviens des... de certains groupes qui sont
venus témoigner concernant le mot «promouvoir», et il y avait toute la question
derrière qu'est-ce que... qu'est-ce qu'on... qu'est-ce qu'une... qu'est-ce
qu'un musée. Est-ce qu'un musée, dans sa mission a un devoir de... en termes de
fierté, que c'est un devoir d'un musée de s'assurer qu'on va promouvoir la
fierté? Il y avait eu là des... si je peux dire, des <divergences...
Mme Garceau :
...musée
de s'assurer qu'on va promouvoir la fierté? Il y avait eu là des... si je peux
dire, des >divergences d'opinions à ce sujet. Et je ne sais pas, M. le
ministre, si «rayonner» l'histoire est le bon mot pour remplacer «promouvoir».
Moi, je me rappelle, on avait quelques personnes qui avaient proposé le mot
«diffuser» l'histoire pour remplacer le mot «promouvoir». Je ne sais pas si ça
vous dit quelque chose.
M. Lacombe : ...je me
rappelle effectivement qu'on a eu une discussion.
Mme Garceau : Parce que le
mot... On veut évidemment que le musée, avec les expositions... qu'il va y
avoir un rayonnement, évidemment, Québec à l'international, mais de dire «de
faire rayonner l'histoire», il y a quand même un côté, si je peux dire, dans le
rayonnement, un côté positif. Et dans un récit historique, je ne sais pas si le
mot est approprié pour dire : On veut faire... on veut présenter
l'histoire, on veut présenter les réalités des... de l'histoire du Québec. Il
va y avoir des moments... des moments, oui, des beaux moments, mais il va y
avoir des moments sombres également. Est-ce que ça va avec le mot «rayonnement»?
Je ne suis pas certaine.
Donc, je me... je me questionne
sérieusement en ce qui a trait à est-ce que c'est vraiment le bon mot
qu'on veut utiliser dans les fonctions du musée. Parce qu'il faut quand même
avoir... On a parlé de... je ne veux pas dire «de neutralité», mais on a parlé
d'une trame narrative qui doit être... qui doit représenter l'histoire, les
bons moments, les mauvais moments. Oui, il va y avoir des événements marquants,
il va y avoir des figures inspirantes, et ça, oui, ça fait, comme, rayonner
l'histoire, mais on n'a pas toute une histoire... Est-ce que vous comprenez ce
que je veux dire?
M. Lacombe : ...comprends,
mais là ça dépend de... du sens qu'on donne à «faire rayonner». C'est-à-dire,
quand on parle du rayonnement international d'une histoire, est-ce qu'on
pourrait dire : Le rayonnement international de cette histoire macabre a
fait... a donné mauvaise réputation à telle ou telle ville dans le monde? Ce ne
serait pas positif de dire ça, mais on parle du rayonnement parce que ça a été
propagé de façon importante. Donc, je pense que le sens de ma phrase en
français serait correct, de dire : Le rayonnement de ce... de cette...
Donc, pour moi, il y a un... je pense que cette définition-là, elle est
correcte. Mais «promouvoir», je suis d'accord que ça... ça amenait peut-être un
enjeu, là, sur l'interprétation, qui là, je comprends, vous aura amené à faire
ce commentaire-là. Mais avec «rayonnement», je ne pense pas, non.
Mme Garceau : Vous n'êtes pas
confortables avec la suggestion de «diffuser»?
M. Lacombe : Bien, je ne suis
pas inconfortable avec «diffuser», mais je suis très confortable avec «faire
rayonner». Puis, vous savez, l'histoire d'une nation, ce n'est pas que des
beaux moments, c'est aussi des moments moins beaux. Mais, comme des gens sont
venus en témoigner, d'ailleurs des gens qui étaient très critiques à l'égard de
notre projet, ils ont dit : On peut aussi stimuler la fierté à propos de
notre histoire en parlant justement des bouts plus sombres parce que ça
démontre tout le chemin qu'on a fait, ça démontre notre capacité de résilience,
ça démontre la façon qu'on a de se relever. Donc, je ne pense pas qu'on doive se...
être inquiets par l'utilisation du mot «rayonner», je pense qu'il faut être
fiers de notre histoire.
Mme Garceau : ...oui, parce
que le «rayonnement», en termes de définition, il y a un lien... c'est
favorable, il n'y a pas de négatif dans rayonnement. Lorsqu'on parle de
l'histoire du <Québec...
Mme Garceau :
...il
n'y a pas de négatif dans rayonnement. Lorsqu'on parle de l'histoire du >Québec,
puis je regarde les propos de... du Pr Martin Pâquet, qu'il... qu'il disait :
«Il ne faut pas uniquement se concentrer sur la fierté, car le but d'un musée
d'histoire est de faire comprendre le passé, qu'il soit positif ou non. Le
musée doit avoir une vision de compréhension historique.» Et c'est pour ça
que...
M. Lacombe : Je pense que ça
atteint cet objectif-là. On ne parle pas de fierté ici, là, on parle de faire
rayonner l'histoire de la nation québécoise. L'histoire de la nation
québécoise, c'est un tout, un tout qui est... qui est... voyons, qui est
construit avec des moments glorieux, des moments beaucoup moins glorieux, mais
ça fait de l'histoire de la nation québécoise ce qu'elle est. Puis ensuite moi,
je pense qu'il faut en être fiers, de notre histoire, même si ça n'a pas
toujours été rose. Puis je pense qu'aujourd'hui, quand on regarde tout le
chemin qu'on a parcouru, nécessairement, il y a plus de positif que de négatif.
Donc, faire rayonner l'histoire de notre
nation, moi, je ne pense pas que c'est une tare, je ne pense pas qu'il faut
être gênés de ça. Je pense que c'est faire rayonner cette histoire de notre
nation, qui est plus positive que négative, mais qui comporte aussi des parts
d'ombre, qui génère, je pense, comme l'ont dit des intervenants aussi, de la
fierté quand on voit tout le chemin qu'on a parcouru depuis.
Mme Garceau : Est-ce que vous
seriez ouverts à inclure le mot «diffuser», «de faire connaître, diffuser et
faire rayonner»?
M. Lacombe : Bien, c'est que,
là, je pense qu'on ajouterait des mots juste pour ajouter des mots, parce que «diffuser»,
«faire rayonner», je pense qu'on dit un peu la même chose. C'est vrai que
rayonner a peut-être une... peut porter un petit peu plus à une... à une
interprétation positive, mais là, en même temps, il faut être fiers de notre
histoire. Jamais je ne croirai, là, qu'on va se remettre dans un récit de «on
n'est pas bons», «on fait pitié», puis là il faut se flageller. Je ne répéterai
pas ce que j'ai dit, mais, oui, il y a des parts d'ombre. Mais même à travers
ça, je veux dire, moi... dans ma vie, dans votre vie, il y a des périodes dont
on est moins fiers, mais est-ce qu'on n'est pour autant pas fiers de ce qu'on
est aujourd'hui? On peut être très fiers de ce qu'on est aujourd'hui puis être
fiers de notre histoire en se disant : On a eu des moments beaucoup plus
difficiles, puis on a fait des trucs qu'on ne referait pas puis dont on n'était
pas fiers, mais... Ça fait que «diffuser», non, moi, je... je ne l'ajouterais
pas. Je trouve que ça va être un ajout qui va être inutile dans les
circonstances.
• (17 h 20) •
Mme Garceau : Mais là on
parle des fonctions du musée. Est-ce qu'un musée a une fonction de faire
rayonner l'histoire? Un musée a une fonction de présenter, de faire connaître,
de diffuser, de promouvoir, mais de faire rayonner, c'est... c'est là... Et je
ne suis... je ne suis pas contre le... je comprends l'idée de fierté, et, oui,
on... on est fiers, mais je ne sais pas si c'est le... une fonction de musée de
présenter l'histoire, les moments marquants, la trame chronologique, les bons
moments, les mauvais moments... Il me semble que... puis je prends... Et c'est
même... c'est... c'est M. Bouchard qui... qui avait mentionné la... il parlait
de la fierté de ne pas en être l'idée directrice ou la finalité du musée. «Ceci
pourrait conduire à une sélection déformante des faits et à une histoire
idéalisée.» Moi, c'est ça, «de faire rayonner», ça veut dire qu'on va se
concentrer plus sur, peut-être, les aspects positifs de notre histoire. C'est...
c'est là où...
M. Lacombe : Je ne suis pas
d'accord. Je ne suis pas d'accord avec ça. Je... Là, on a peut-être un
différend sur le fond, mais moi, je vous dis, je ne pense pas qu'il faut être
dans une posture où on va se flageller. Je pense qu'on n'est pas en train de
dire «faire l'apogée de l'histoire de la nation québécoise», on n'est pas en
train de dire... Je veux dire, faire rayonner l'histoire de la nation
québécoise, c'est aussi donner des outils à nos écoles, par exemple, pour avoir
du matériel pédagogique. C'est aussi organiser des camps de jour pour que nos
jeunes puissent apprendre leur histoire. Je veux dire, la liste, si j'étais PDG
du musée puis que j'avais ce mandat-là, pour moi, elle serait très, très
longue.
Ça fait que je pense que c'est tout à fait
de bon usage de dire au musée : Votre mandat, ça va être de faire
connaître puis de faire rayonner l'histoire de la... de la nation québécoise.
Il faut mettre le plus de Québécois possible en contact avec leur histoire.
Mme Garceau : ...<peut-être...
M. Lacombe :
...il faut
mettre le plus de Québécois possible en contact avec leur histoire.
Mme Garceau :
...>peut-être,
le terme «rayonner» est vraiment lié, comme vous dites... des expositions, si
je peux... si je peux penser en termes des jeunes, des expositions peut-être
interactives, ce genre de choses là, pour faire rayonner l'histoire. Mais,
lorsqu'on regarde la trame chronologique, narrative de l'histoire du Québec, de
la nation québécoise, en termes de fonction principale du musée, son rôle est
de faire connaître et de présenter l'histoire de façon juste, équitable, non
biaisée. C'est ça, le rôle et les fonctions d'un musée. De faire rayonner, je...
je ne sais pas, en termes d'un musée, si un musée a ce rôle-là. C'est
ultimement... il va y avoir des aspects que, oui, on va faire rayonner, parce
que le musée, c'est les expositions, c'est la qualité, c'est qu'est-ce qui va
être présenté qui va faire en sorte que le musée va rayonner, mais est-ce qu'on
peut dire que le musée doit faire rayonner l'histoire? Je ne sais pas si c'est
vraiment quelque chose de... je ne veux pas dire réaliste à demander, mais il
me semble que ce n'est pas... ce n'est pas approprié en termes d'un rôle d'un
musée.
M. Lacombe : Bien, on n'est...
on n'est juste pas d'accord, chère collègue, là-dessus.
La Présidente (Mme Dionne) : ...
Mme Garceau : Oui...
M. Zanetti : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
excusez-moi, M. le député.
Mme Garceau : Oui, allez-y.
La Présidente (Mme Dionne) :
Allez-y.
M. Zanetti : ...intervenir,
sauter dans la mêlée. J'aurais un amendement à proposer... bien, en fait, non,
je vais poser quelques petites questions sur le mot «rayonner». Non, ce n'est
pas vrai. C'est un terme très solaire, puis moi, je l'aime bien... Excusez. Je
voudrais déposer un amendement, je vous l'ai fait parvenir. Excusez, là, je
vais me ressaisir.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
je comprends bien que vous voulez nous déposer un amendement?
M. Zanetti : Je l'ai envoyé,
donc vous l'avez. Moi, je suis...
La Présidente (Mme Dionne) : Parfait,
on va suspendre quelques instants. Dans le fond, ça va être un sous-amendement
à l'amendement, c'est ce que je comprends?
M. Zanetti : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : Ah!
il est là, OK, désolée, on ne va pas suspendre.
M. Zanetti : Attendez, c'est-tu
un sous-amendement? Oui, c'est un sous...
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
c'est un sous-amendement parce qu'on a déjà un amendement. Donc, c'est ça, ça
se trouve à être un sous-amendement.
M. Zanetti : Oui, exact.
La Présidente (Mme Dionne) : Parfait.
Alors, je vous laisse en faire la lecture.
M. Zanetti : Merci. Alors, l'article 24.2
de la Loi sur les musées nationaux, introduit par l'amendement à l'article 2
du projet de loi :
1° supprimer, au paragraphe 1, les
mots «, et de témoigner de l'apport des Premières Nations et des Inuit à son
parcours»;
2° remplacer le paragraphe 2° par les
paragraphes suivants :
«2° de reconnaître l'apport constitutif et
cardinal des Premières Nations et des Inuit, par leurs savoirs, leurs langues
et leur culture ainsi que leurs systèmes de gouvernance distincts, dans l'histoire,
le territoire, et la société contemporaine du Québec;»
«3° d'établir des liens avec le réseau
muséal québécois et d'assurer une présence du Québec dans le réseau muséal
international par des acquisitions, des expositions et d'autres activités d'animation.»
Alors, bon, là, je vous l'explique.
Essentiellement, c'est en forme de sous-amendement à l'amendement du ministre,
l'amendement à l'article initial, qui avait été proposé dans le mémoire de
l'APNQL, du CEPN, bref, des participants des Premières Nations qui avaient
participé à... aux audiences publiques. L'objectif de ces amendements-là,
c'est... ça va, je dirais, dans le même sens et c'est très proche de
l'amendement du ministre, qui parle de l'apport des Premières Nations et des
Inuits à son parcours, donc, sauf que... je me suis dit, c'est tellement proche,
l'amendement qu'amène le ministre et, en même temps, celui qui a été amené dans
le <mémoire...
M. Zanetti :
...l'amendement
qu'amène le ministre et, en même temps, celui qui a été amené dans le >mémoire
de la CEPN, que je me dis, bien, pourquoi pas l'adopter directement comme ça,
comme il nous a été apporté?
Donc, c'est... c'est ma proposition. Je veux
voir ce qu'en pense le ministre. Puis en même temps, s'il n'est pas d'accord, j'aimerais
savoir, mettons, quels sont les mots là-dedans qui pourraient créer une tension
ou qu'il faudrait changer pour que ça aille dans la direction dans laquelle
manifestement il veut aller, dans le fond.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Est-ce qu'il y a un commentaire, M. le ministre, sur le
sous-amendement?
M. Lacombe : Est-ce qu'on
peut suspendre un instant?
La Présidente (Mme Dionne) : Certainement.
M. Lacombe : Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 28
)
(Reprise à 17 h 30
)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, je vous laisse
la parole.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Pour moi, il y a une distinction à... Je voulais valider deux ou
trois trucs, mais il y a une distinction qui est assez importante, c'est-à-dire
que je pense que ce qu'on souhaite faire, c'est de témoigner... le choix des
mots est important, témoigner de l'apport des Premières Nations et des Inuits
à... au parcours, donc, de l'histoire de la nation québécoise. Donc, c'est très
exactement ce qu'on dit. Je... je pense que, dans le cadre de ce projet de loi,
c'est la bonne façon de le dire.
Maintenant, il y a d'autres façons qui
peuvent nous être proposées, puis je comprends la proposition qui... qui nous
vient du terrain, mais en même temps je pense que ce projet de loi n'est peut-être
pas l'endroit pour... pour faire ce genre de... j'ai juste le mot en anglais,
«the statement» pour... Moi, je laisserais ça davantage peut-être au <i>secrétariat
aux relations avec les Premières Nations et les Inuits, les négociations qui
sont avec.
Moi, je pense que ce qui est important, c'est
de nommer ce qu'on veut faire, puis ce qu'on veut faire, c'est témoigner de l'apport
des Premières Nations et des Inuits au parcours de la nation québécoise. Donc,
on les nomme très respectueusement, en toute bonne foi, puis je pense que c'est
la bonne façon de le faire.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
M. le député.
M. Zanetti : Je serais très
ouvert à vous envoyer une autre version où on changerait, disons, «reconnaître»
par «témoigner». Mais je voudrais voir, avant de travailler, mettons, une autre
version, est-ce que les termes, mettons, «l'apport constitutif et cardinal»...
est-ce que «constitutif et cardinal», ça pose un problème?
M. Lacombe : Bien,
honnêtement, je ne suis pas un spécialiste des Premières Nations, puis c'est un
terrain sur lequel je suis plutôt inconfortable parce que je ne veux pas
commencer à lancer un débat. Je ne veux surtout pas faire de faux pas.
M. Zanetti : Je comprends.
M. Lacombe : Là, je comprends
clairement qu'il y en a qui nous écoutent et je ne pense pas que c'est mon rôle
de me lancer dans, disons, une joute sur les termes comme «constitutif», comme
«cardinal», comme «gouvernance distincte», comme... comme «reconnaître». Je
pense que c'est des mots parfois qui sont... qui sont lourds de sens. Je pense
que c'est des mots qui... qui ont des implications. Et je ne suis pas en train
de dire, là, que je suis d'accord ou pas d'accord, je suis juste en train de
dire que moi, dans l'étude de mon projet de loi, de notre projet de loi, je dis
ce que je veux faire, c'est-à-dire témoigner de l'apport...
17 h 30 (version révisée)
M. Lacombe : ...de notre
projet de loi, je dis ce que je veux faire, c'est-à-dire témoigner de la part
des Premières Nations et des Inuits au parcours de la nation québécoise, avec
des mots qui sont simples, des mots qui sont clairs. Et c'est ma proposition.
M. Zanetti : Peut-être, je
vais juste... dans le fond, je vais vous partager mon interprétation de ce que
ça veut dire, là. Bon, elle est peut-être subjective. Mais en même temps, je
veux voir... c'est... vu que moi, je vois... je vois une grande proximité entre
ce que vous avez proposé puis en même temps ce pas-là de plus à faire. Tu sais,
quand on dit «de reconnaître l'apport constitutif et cardinal», pour moi, ça
veut dire que l'apport des Premières Nations à l'histoire du Québec puis de
la... bien, en fait, à l'histoire de la nation québécoise, «constitutif» au
sens où il a été tellement influent qu'il a laissé des traces, il a... il a
fait en partie de nous ce que nous sommes. Autrement dit, sans le contact avec
eux, sans leur influence déterminante, leur accueil par ailleurs aussi, on ne
serait pas comme on est, on serait complètement autre chose. Tu sais, ça a été
tellement important. Puis là, après ça, bien, il y a une énumération de toutes
les sources d'influence, il y a par leurs savoirs, bien sûr, leurs langues, si
on pense à la topographie, mais à plein d'autres choses aussi, leur culture,
leur système de gouvernance distinct.
Et moi, ce que j'entends là, c'est l'influence
des systèmes autochtones sur les cultures de délibération québécoises, tu sais,
c'est... c'est... c'est ça que je comprends qui est nommé là. Dans le fond,
moi, ce que je vois là, c'est une espèce de volonté de dire : Il faut que
les... Une soif, au fond, de dire : Je veux que les gens... Il faut que
les gens reconnaissent à quel point l'influence a été déterminante, à quel
point nous sommes tricotés ou tissés de cette étoffe-là, puis qu'aujourd'hui
beaucoup de caractéristiques, par ailleurs, qui méritent de rayonner, de la
nation québécoise ont pour origine ce métissage culturel là ou, même, des
influences directes de... c'est comme des emprunts culturels aux Premières
Nations. Puis de voir comment tout ça est comme... dans la société
contemporaine, donc, comme... c'est actuel.
Moi, c'est ça que j'entends, mais
peut-être que je pourrais... parce que... Puis j'entends aussi, là, je
comprends très bien la position du ministre, là, que ce n'est pas votre
spécialisation, là, c'est la spécialisation plutôt du ministre des Affaires...
des Relations, plutôt, avec les Premières Nations, mais je vais... je vais vous
proposer une version, une version de compromis. Mais peut-être que ma collègue
ici veut intervenir. Oui, oui, allez-y avant puis...
Mme Garceau : Oui, avant, s'il
vous plaît. Parce qu'évidemment c'était la recommandation du <i>conseil
en éducation APNQL et l'institut, la recommandation vraiment phare des
Premières Nations. Et je pense qu'il faut y penser très sérieusement, à cette
recommandation, à la pleine recommandation et à l'intégration de la pleine
recommandation, et surtout en ce qui a trait au mot «reconnaître». Vous avez
dans l'amendement... vous avez fait... vous avez ajouté, oui, «l'apport des
Premières Nations et des Inuit à son parcours», mais vous avez mis «et de témoigner».
Pourquoi le mot «témoigner» et non une reconnaissance de l'apport?
M. Lacombe : Bien, parce que,
si vous me demandez mon avis, je pense que c'est une évidence. Est-ce qu'on a
besoin de reconnaître ça? Je veux dire, moi, je pense qu'on n'a pas besoin de
reconnaître ça officiellement dans un projet de loi. C'est inévitable que les
Premières Nations et les Inuits ont eu un... ont eu une influence sur le
développement de la nation québécoise. Maintenant, il faut en témoigner. L'idée,
ce n'est pas tant de reconnaître que de témoigner. Je veux dire, la
reconnaissance de ça, elle est... Est-ce que quelqu'un nie ici? Là, je veux
dire, tu sais... Non, je pense que tout le monde est d'accord avec ça. Mais,
maintenant, on dit que la mission du musée... Donc, la mission du musée, ce n'est
pas de reconnaître ça, je veux dire, je pense que tout le monde le <reconnaît...
M. Lacombe :
...reconnaître
ça, je veux dire, je pense que tout le monde le >reconnaît.
La mission du musée, c'est de témoigner de
ça. Puis «témoigner», j'essayais de trouver la définition : «Déclaration
de ce qu'on a vu, entendu, servant à l'établissement de la vérité.» Tu sais, je
veux dire, c'est... témoigner de quelque chose, c'est en rendre compte, là.
Donc, c'est la mission qu'on donne au musée. Je ne verrais pas pourquoi on
donnerait au musée la mission de reconnaître quelque chose, tu sais. Ce n'est
pas au musée de reconnaître. De toute façon, tout le monde le reconnaît, là, en
tout cas, j'imagine, mais ce n'est pas tout le monde qui peut en témoigner,
comme le musée.
Mme Garceau : Oui, mais
exactement, si on le reconnaît, on devrait l'inscrire tel quel, qu'on le
reconnaît. Là on est en train... on est vraiment... Puis on sait très bien,
avec journée...
M. Roberge : Là, il faut-tu
reconnaître qu'il y a une nation Québécoise, je veux dire?
Mme Garceau : ...journée... journée
nationale, qui a eu lieu il y a quelques jours, au niveau de la vérité et
réconciliation et tout l'aspect de la coconstruction, la collaboration avec les
Premières Nationset les Inuits. Et, pour eux, il y a une raison pour laquelle
cet amendement est rédigé de cette façon-là, parce qu'ils se battent depuis des
décennies pour avoir cette reconnaissance de l'apport inestimable lié à
l'histoire, à leur contribution à l'histoire de la nation québécoise. Et ça
serait, je crois, un pas important, fondamental, lié à tout cet aspect de
réconciliation de... dans ce projet de loi où on va présenter l'histoire de la
nation québécoise, de reconnaître l'apport des Premières Nations, des Inuits
dans cette histoire. C'est important. Et on a l'opportunité, je crois, de faire
un pas, je vais dire, historique en intégrant au moins...
Puis là je comprends que peut-être pas...
on ne prendrait pas toute la... tout l'amendement, mais cette partie de
reconnaissance, je crois, est fondamentale, et j'aimerais que le ministre la
considère.
• (17 h 40) •
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
Mme la députée. Oui, M. le ministre, avez-vous quelque chose à rajouter?
M. Lacombe : Je pense
foncièrement que ce n'est pas à un musée de reconnaître quelque chose, ce n'est
pas... On ne devrait pas mettre dans sa mission qu'il doit reconnaître quelque chose.
Ce qu'on lui demande, c'est de témoigner de quelque chose. On lui demande de
mettre ça en lumière, de le faire connaître, «témoigner», c'est ce que ça veut
dire. Donc, je trouve que c'est encore plus fort, on peut reconnaître sans
témoigner. Je peux reconnaître quelque chose puis jamais en parler, mais si on
me donne le mandat d'en parler, il va falloir que j'en parle.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci.
Donc, on peut mettre aux voix ce sous-amendement-là, étant donné, M. le député,
que vous aimeriez en déposer un autre. Donc...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Parfait.
Alors, est-ce que le sous-amendement, tel que présenté, est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Refusé. Rejeté.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
le sous-amendement est rejeté.
Mme Garceau : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
vote nominal, oui. Pas de problème, Mme la députée. Alors, allons-y par appel
nominal.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Zanetti (Jean-Lesage)?
M. Zanetti : Pour.
La Secrétaire
: M. Lacombe
(Papineau)?
M. Lacombe : Contre.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire
: M. Émond
(Richelieu)?
M. Émond : Contre.
La Secrétaire
: M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Contre.
La Secrétaire
: Mme Garceau
(Robert-Baldwin)?
Mme Garceau : Pour.
La Secrétaire
: Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
La Présidente (Mme Dionne) : Abstention.
Alors, ce sous-amendement est rejeté. Donc... Oui, M. le député.
M. Zanetti : Je suis prêt à
en déposer un deuxième.
La Présidente (Mme Dionne) : Parfait.
Est-ce qu'il a été... Non. OK. D'accord.
Nous allons suspendre quelques instants
afin de recevoir l'autre sous-amendement. Merci.
(Suspension de la séance à 17 h 42)
(Reprise à 17 h 45)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le député de Jean-Lesage,
je vous laisse faire la lecture de votre sous-amendement.
M. Zanetti : Merci, Mme la
Présidente. Alors, je pense sincèrement qu'on va arriver ici à quelque chose
qui va rallier tout le monde, j'espère. Je l'espère.
Donc, l'article 24.2 de la Loi sur
les musées nationaux, introduit par l'amendement à l'article 2 du projet
de loi :
1° supprimer, au paragraphe 1,
les mots «, et de témoigner de l'apport des Premières Nations et des Inuit à
son parcours»; et
2° remplacer le paragraphe 2°
par le paragraphe suivant :
«2° de témoigner de l'apport
essentiel des Premières Nations et des Inuit, par leurs savoirs, leurs langues
et leur culture ainsi que leurs systèmes de gouvernance distincts, dans
l'histoire, le territoire, et la société contemporaine du Québec;»
Puis, le troisième alinéa ne change
pas :
«3° d'établir des liens avec le
réseau muséal québécois et d'assurer une présence du Québec dans le réseau
muséal international par des acquisitions, des expositions et d'autres
activités d'animation.»
Alors là, au fond, on vient reprendre le
terme «témoigner» du ministre. Ensuite de ça, le terme à part, on remplace
«constitutif et cardinal» par «essentiel», qui... au fond, ça revient un peu au
même, mais peut-être dans un langage plus juridique, là, peut-être un peu. Puis
en même temps, bien, on laisse là, bien, évidemment, «Premières nations» et
«Inuit», puis je laisse l'énumération parce qu'au fond elle fait juste dire :
Comment est-ce qu'on va faire ça, témoigner de l'apport essentiel? Bien, dans
ces domaines-là.
Puis là, essentiellement, on témoigne de
plein de domaines, puis le musée... le comité scientifique du musée, c'est
comme si ça le poussait à, essentiellement, rendre compte dans toutes ses
sources puis dans la complexité de cet apport essentiel là. Mais je pense qu'on
évite aussi les irritants qui avaient été nommés par le ministre, alors... alors,
voilà. C'est pour ça que je vous présente cet amendement.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Donc, des commentaires, M. le ministre?
M. Lacombe : Bien, d'abord,
je note, puis je le dis très respectueusement, là, mais je fais la parenthèse
suivante, c'est un clin d'oeil. En fait, c'est un musée qu'on souhaite pour
l'histoire de la nation québécoise. Et là, l'alinéa qui est proposé pour parler
de l'apport des Premières Nations et des Inuits, là... ce que je ne réfute pas,
parce que je le propose <moi-même...
M. Lacombe :
...je
ne réfute pas, parce que je le propose >moi-même, mais est plus long, à
peu près de deux fois, que ce qui va parler de la nation québécoise.
Donc, encore une fois, je... Essentiellement,
là, on est dans les... on propose la même chose. On propose la même chose, mais
je propose de l'inclure à l'article 1, avec l'histoire de la nation
québécoise, mais d'y aller plus brièvement. Notre collègue, lui, nous propose
un deuxième alinéa, comme je le disais, qui est... qui est... qui est deux fois
plus long, ou à peu près, que... ou une fois et demie, que ce qu'on propose en
1°, ou de ce qui serait proposé en 1°. Moi, je pense qu'on dit un peu la
même... la même chose, mais avec plus de mots dans l'alinéa 2°, puis que
ça vient peut-être induire une... une perception, là, que... qu'on met ça un
peu sur un pied d'égalité. C'est un musée sur l'histoire de la nation
québécoise, puis on va, évidemment, parler de l'apport des Premières Nations et
des Inuits au parcours de la nation québécoise. C'est l'amendement que moi, je
propose.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Oui, M. le...
M. Zanetti : Je veux juste
voir si la collègue de l'opposition voulait réagir à ça avant que... Bien,
sinon...
Mme Garceau : ...je serais
allée même un petit peu plus loin. M. le... est-ce qu'on peut savoir votre préoccupation
concernant... là, si on laisse «de témoigner de l'apport»? Puis moi, je prenais
même... du rapport du conseil, on parlait de l'apport inestimable et
intrinsèque des Premières Nations et des Inuits dans l'histoire du Québec, ou
dans l'histoire de la nation québécoise.
• (17 h 50) •
M. Lacombe : Des musées qui
parlent de nations autochtones, il y en a plusieurs au Québec, il y en a neuf.
Il y en a neuf. Est-ce que ça inclut <i>McCord Stewart?
Une voix : Non.
M. Lacombe : Qui est présidé
par Ghislain Picard. Donc, je pense que c'est correct d'avoir un musée sur la
nation québécoise où on va parler des Premières Nations, des Inuits, leur
contribution à... leur apport à notre parcours, on le dit. Mais là d'ajouter un
deuxième alinéa, ça induit... ça a une responsabilité, disons... puis ça
peut... ça peut laisser paraître qu'on met les... le mandat sur le même pied d'égalité.
Moi, je persiste avec la formulation que j'ai proposée. Pas dans un esprit de
fermeture, au contraire, là. C'est un amendement que j'ai moi-même proposé.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci.
D'autres commentaires, Mme la députée? M. le député.
M. Zanetti : En fait, moi, ce
que je trouve, c'est que, si on est si proches, c'est, il me semble, une raison
de plus d'aller prendre la formulation qui nous vient des Premières Nations.
Puis le fait que ça ne cadre pas exactement dans la forme juridique dans
laquelle, par exemple, on avait... le ministre avait prévu ça, il me semble que
c'est moins... disons, c'est un argument de type très, très formel, qui est
peut-être un peu moins important que l'idée de... le geste que ça vient faire
de dire...
Quand vous présentez des amendements, là,
on les prend, puis bon, des fois, pas tels quels, mais quasiment, tu sais, pour
ce que ça change, là, puis dans la pratique, là, ça va revenir au même, là. Tu
sais, les gens vont rarement aller relire, mettons... bien, les gens du musée,
oui, là, mais, tu sais, dans... ça... Les expositions, de toute façon, le
comité scientifique, ce qu'il va dire, c'est : On témoigne de l'apport
essentiel des Premières Nations dans tel, tel, tel domaine. Donc là, ça va les
pousser à une espèce d'exhaustivité un peu plus grande, tu sais. Mais ça va...
ce n'est pas... ce n'est pas quelque chose qui va dire... bien, tout à coup,
ils vont faire des expositions où la nation québécoise est occultée, là. Ça va
toujours être en lien. Tu sais, je n'ai pas l'impression qu'il y a ce danger-là
en acceptant l'amendement qu'on a.
Puis, au-delà du fait qu'il n'y a comme
pas de danger à l'accepter comme ça, je pense que ce serait... ça ferait
symboliquement du bien, tu sais, dans les <relations...
M. Zanetti :
...ça
ferait symboliquement du bien, tu sais, dans les >relations entre les
Premières Nations puis le gouvernement de façon générale, là. Tu sais, ça
serait comme juste : Ah bien! il y a de l'écoute de plus en plus souvent,
hein, de plus en plus en... Puis des fois, c'est des petites choses, mais
c'est... c'est comme une... une main tendue amicale, véritable.
Ça fait que c'est un peu pour ces
arguments-là, qui sont vraiment importants, je pense, que je vous propose de...
On a quand même fait un compromis important, là, sur «reconnaître» versus
«témoigner», «constitutif» par rapport à... «essentiel» par rapport à
«constitutif et cardinal». Là, l'énumération, c'est... c'est juste... c'est
comme... c'est tel que tel, là. L'énumération, ça énumère l'ampleur de... ou
les différentes sphères dans lesquelles cet... cet apport-là se manifeste, tout
simplement. Donc, voilà.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. M. le ministre, oui.
M. Lacombe : Bien, je répète
ce que j'ai dit. Ce n'est pas une objection de principe contre l'apport des...
Je ne suis pas dans une position idéologique, je suis plus dans une position où
je me dis : C'est une mission avec laquelle on va vivre longtemps. Et pour
moi, ça vient, et je pense que c'est le bon terme, induire un certain pied
d'égalité entre deux volets de mission qu'on donnerait au musée. Et je
pense que, demain matin, ça ne changera rien, mais je pense que, si les gens
passent, et ce sera le cas, au cours des 30 prochaines années et que, dans
30 ans, la mission, elle est comme ça, elle pourrait être interprétée
différemment.
Il y a beaucoup de musées qui s'adressent
à l'histoire des Premières Nations, et c'est parfait comme ça. J'espère qu'il y
en aura plus. On a un grand musée, notamment McCord Stewart, qui est présidé
par Ghislain Picard, qui en parle aussi. Moi, je pense que ma proposition, elle
est la plus... la plus nuancée, puis je pense que c'est un bon compromis.
M. Zanetti : Bien, j'ai...
j'ai pas mal dit ce que j'avais à dire sur ce sujet. Alors, on va peut-être
passer au vote, puis je proposerais quelque chose d'autre après.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
nous allons mettre aux voix la...
Mme Garceau : Je vais...
Bien, je vais juste revenir sur les paroles de mon collègue au niveau de... le
symbole, l'étape symbolique. Il y en a eu, M. le ministre, malheureusement, on
va se le dire, des projets de loi, et j'ai eu l'expérience avec le projet de
loi concernant la commission... la nomination d'un commissaire au bien-être et
aux droits des enfants, et ça a été une expérience difficile, difficile pour
toutes les parties concernées, pas facile pour votre collègue le ministre des
Services sociaux, parce que... et on l'entend souvent, et même... je vais y
revenir, je vais retrouver son nom.
Mais qu'est-ce qui est important ici? C'est...
Il faut... Il faut... On écoute, on écoute souvent. On a fait... Comme, dans ce
projet de loi, il y avait eu des rencontres au préalable avec les Premières
Nations. Le projet de loi, malheureusement, ne reflétait pas du tout les
recommandations que les Premières Nations souhaitaient. C'est sûr et certain
que ça, ça n'aide pas du tout les relations. Et, malheureusement, que, même
suite à... et mon collègue en parlait, suite à une consultation... Parce qu'on
a tenté de voir avec les Premières Nations, avec votre collègue : Est-ce
qu'il y a une voie de passage, hein? Parce que c'est ça qui est important dans
ces projets de loi : Est-ce qu'on peut trouver une voie de passage, et une
voie de passage évidemment très, très importante, avec les Premières Nations?
Et, malheureusement, malgré cette consultation, le projet final qui a été
présenté reflétait un peu, en partie...
Et c'est ça, le problème, c'est qu'on
revient toujours avec : on va... on va... on va reconnaître une partie de
vos demandes, mais pas la <recommandation...
Mme Garceau :
...on
va reconnaître une partie de vos demandes, mais pas la >recommandation
au complet. Et c'est ça qui fait en sorte que les relations ne s'amélioreront
pas. Si on continue dans cette voie, qu'on a des rencontres, on les reçoit pour
des consultations particulières, on demande leurs mémoires, qui sont toujours
très, très bien préparés, étoffés... et à un moment donné, il va falloir leur
donner cette reconnaissance-là qu'en termes de leurs amendements, leurs
propositions d'amendements, ils sont très bien réfléchis en raison de, oui, le
passé, et le présent, et aussi de l'avenir. Comment...
Et je reviens aux propos de madame... je
crois que c'était <i>Mme Lamoureux, qui parlait de la soif des jeunes
concernant l'histoire des peuples autochtones ici, au Québec. Ils veulent
savoir. On a, nous, une génération de jeunes, puis je le sais, surtout dans les
universités, j'ai une fille de 26 ans... et puis on en discute beaucoup à
l'université, l'histoire, qu'est-ce qui s'est passé, les traités, et tout.
• (18 heures) •
Et on a ici cette opportunité.
Malheureusement, il y a eu des opportunités dans le passé qu'on a manquées.
Tout ce que ça fait, c'est... ça refroidit les relations. Puis, au lieu de
prendre un pas en avant, on recule par trois, quatre pas. Puis il me
semble qu'ici on a cette opportunité charnière, je l'ai mentionné, de prendre
un grand pas en avant. Parce que pas mal tous les groupes qui sont venus nous
ont parlé de l'apport, et pas juste un apport régulier, mais c'était toujours :
Il faut absolument que l'histoire des peuples autochtones, leur contribution,
et des contributions importantes, inestimables, soient présentées, pas dans un
musée à part. Et je pense que c'est là qu'il faut avoir cette discussion, comme
société. Et, lorsqu'on a des groupes qui viennent nous dire que leur histoire
est intrinsèquement liée à la nôtre, il faut la présenter de cette façon-là.
Donc, je vois... J'avais les propos de... donnez-moi
juste une minute. C'était <i>M. Turgeon : «L'histoire commence avec
les premiers occupants du territoire. L'histoire du Québec est intimement liée
à celle des autochtones, et cette histoire doit avoir sa place dans le musée.»
Moi, j'irais plus loin : Elle doit avoir sa place dans la trame narrative
de la nation québécoise.
Et c'est pour cette raison, et je crois
que c'est fondamental... elle doit être intégrée. Il doit y avoir une
intégration. Parce que c'est comme ça qu'on va expliquer : Oui, il y a eu
les rencontres, mais suite à ça, il y a eu d'autres contributions qui font en
sorte que nous sommes le Québec d'aujourd'hui, en raison de ces apports. Donc,
sur ce, je ne sais pas si vous avez d'autres choses à ajouter, mon collègue.
M. Zanetti : ...ce sous-amendement,
ça fait pas mal le tour.
La Présidente (Mme Dionne) :
Donc, nous allons mettre aux voix le sous-amendement. Donc ,est-ce que le sous-amendement
est adopté...
18 h (version révisée)
La Présidente (Mme Dionne) : ...nous
allons mettre aux voix le sous-amendement. Donc, est-ce que le sous-amendement
est adopté?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) :
Vote par appel nominal, oui, Mme la députée.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Zanetti (Jean-Lesage)?
M. Zanetti : Pour.
La Secrétaire : M. Lacombe
(Papineau)?
M. Lacombe : Contre.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire : M. Émond
(Richelieu)?
M. Émond : Contre.
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
M. Caron : Contre.
La Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Contre.
La Secrétaire : Mme Garceau
(Robert-Baldwin)?
Mme Garceau : Pour.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
La Présidente (Mme Dionne) : Abstention.
Donc, le sous-amendement est rejeté.
M. le député, vous aviez un autre
sous-amendement?
M. Zanetti : Là, par... Bien,
j'aurais un autre sous-amendement à proposer, mais je vous avoue que j'aurais
peut-être besoin d'une légère suspension du temps pour vous le rédiger comme il
faut.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
Alors, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 03
)
(Reprise à 18 h 25)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, je vous
laisse la parole.
M. Zanetti : Je n'ai pas
officiellement déposé mon amendement... mon sous-amendement.
La Présidente (Mme Dionne) :
Vous n'avez pas officiellement déposé votre sous-amendement. Donc vous avez un
sous-amendement à déposer.
M. Zanetti : Voilà. Alors,
je vous l'ai envoyé. Je serais prêt à le lire.
La Présidente (Mme Dionne) :
Allez-y, M. le député. On l'a bien reçu.
M. Zanetti : Alors :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 24.1, du suivant...
Ah non, pardon! À l'article 24.2 de la Loi sur les musées nationaux,
introduit par l'amendement à l'article 2 du projet de loi, ajouter, au
paragraphe 1°, après le mot «l'apport», les mots «essentiel et multiple».
Donc, cette loi est modifiée... Bon, ça se
lirait comme suit, là. Le seul alinéa dont je propose une modification... pour
lequel je propose une modification, donc : «Le Musée national de
l'histoire du Québec a pour fonctions :
«1° de faire connaître et faire rayonner
l'histoire de la nation québécoise, son évolution, sa culture et son identité
distincte, et de témoigner de l'apport essentiel et multiple des Premières
Nations et des Inuit à son parcours».
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député. Des commentaires, suggestions, questions pour ce
sous-amendement? M. le ministre.
M. Lacombe : Bien,
peut-être juste un commentaire général à l'effet que je comprends, mais que,
malheureusement, je vais devoir décliner l'invitation puis je pense que... je
pense qu'effectivement, on pourrait mettre des adjectifs, on pourrait se lancer
dans une énumération qui serait probablement... qui serait probablement vraie,
mais je pense que de parler de l'apport des Premières Nations et des Inuits au
parcours de la nation québécoise, c'est rassembleur, ça englobe tout, ça
n'exclut rien. Puis je pense que ça dit ce que ça a à dire.
La Présidente (Mme Dionne) :
D'autres commentaires, suggestions, questions?
M. Zanetti : Bien, est-ce
que, par exemple... Bon, là, il y a deux mots qui sont ajoutés finalement, donc,
peut-être, lequel est problématique, mettons, entre «essentiel» et «multiple»?
Juste voir si comme on pourrait proposer d'en enlever un des deux, ou si...
M. Lacombe : De notre
côté, c'est plutôt de se lancer dans une énumération où, en fait, s'il y en a
un, ce n'est pas une énumération, mais dans une définition, c'est-à-dire
nécessairement si on choisit un mot, on en exclut un autre. On préfère être
plus large, parler d'apport au sens large, ce qui inclut évidemment cet
essentiel parce que si ce n'était pas essentiel, on ne le mettrait pas dans la
mission. C'est multiple, évidemment, ça, c'est une évidence que je ne nie pas
par ailleurs, mais je pense que de le garder simple, «apport des Premières
Nations et des Inuit à son parcours», c'est englobant.
La Présidente (Mme Dionne) :
D'autres questions, commentaires? Allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Je comprends...
En tout cas, pour moi, si on le laisse tel quel puis on... C'est juste <«l'apport»...
La Présidente (Mme Dionne) :
...députée.
Mme Garceau :
Je
comprends... En tout cas, pour moi, si on le laisse tel quel puis on... C'est
juste >«l'apport», on ne dit pas tout. Il me semble qu'il faut qualifier
cet apport-là parce que ce n'est pas juste un apport régulière. Ce n'est pas
juste un apport, c'est quelque chose de plus important. Donc, si «essentiel» et
«multiple», un apport important... Mais il me semble qu'il faut qualifier cet
apport-là au lieu de juste le laisser comme ça. Ça ne donne pas justice à
l'apport des Premières Nations et des Inuits à notre parcours.
M. Lacombe : Je veux juste
dire, puis ce n'est pas un jugement sur les Premières Nations et les Inuits du
tout, mais je fais juste un petit éditorial de 15 secondes pour dire que
c'est quand même un peu fascinant de voir qu'on peut déployer beaucoup
d'énergie pour dire : Il faut mettre en valeur le caractère essentiel,
multiple, etc. des Premières Nations, ce qui peut être bien correct, mais par
ailleurs, dire : Il ne faudrait pas parler trop fort du rayonnement de la
nation québécoise. Je pense qu'à un moment donné... Déjà, le mettre dans la
mission, les nommer, c'est déjà quelque chose de grand. Je pense que c'est un
geste d'ouverture. Mais notons quand même que d'un côté on me dit : Il ne
faut pas parler de faire rayonner la culture québécoise, puis de l'autre, on
dit : Il faut vraiment mettre en valeur l'apport des Premières Nations. Je
veux dire, c'est... on peut être sobre dans la mission des deux... des deux
côtés.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le député, oui.
Mme Garceau : J'ai quelque
chose à dire là-dessus.
La Présidente (Mme Dionne) : OK.
Moi, je vais devoir vous interrompre parce que, compte tenu de l'heure, je
pense qu'on reprendra la discussion demain. Alors, compte tenu de l'heure, la
commission ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 18 h 30)