Les versions HTML et PDF du texte du Journal des débats ont été produites à l'aide d'un logiciel de reconnaissance de caractères. La version HTML ne contient pas de table des matières. La version officielle demeure l'édition imprimée.
Commission permanente des engagements
financiers
Séance du jeudi 27 juillet 1972
(Dix heures quarante-deux minutes)
M. SEGUIN (président de la commission permanente des engagements
financiers): A l'ordre, messieurs! On m'informe que tous les documents qu'on
avait demandé de produire sont reproduits dans ce genre de cartable que
chacun des membres a reçu.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): J'en ai un.
M. PARENT: Il y en a seulement pour les membres réguliers. C'est
parce que depuis l'ajournement, les membres ont doublé. Nos dossiers
sont faits pour les membres réguliers.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Je n'en compte pas plus.
Dépôts de documents
M. LE PRESIDENT: Il y a tout de même exception pour l'article 802,
voirie, du mois de mars, où on avait demandé le
dépôt du contrat. On m'informe que le contrat n'est pas
signé pour la simple raison que, présentement, même s'il y
a engagement par le gouvernement, il est fort possible que le projet ne soit
pas réalisé. Pour le moment, nous n'avons pas reproduit ces
documents pour cette raison.
M. RUSSELL: Si je comprends bien, les crédits ont
été octroyés mais ne seront pas nécessairement
utilisés.
M. LE PRESIDENT: Pas du tout...
M. RUSSELL: On pourrait peut-être reporter cette question sine die
jusqu'à ce que le contrat soit signé. Alors, on le
déposera.
M. LE PRESIDENT: Ou informer la commission que le projet ne sera pas
réalisé.
M. RUSSELL: M. le Président, je voudrais vous faire part du fait
que dans les articles 102, 506 et 508, nous avions demandé le
dépôt de documents, et on nous informe que quelqu'un doit donner
des explications verbales à l'issue de cette réunion. Je
demanderais que ces explications soient données, suivant l'information
demandée, avant de procéder.
M. PARENT: Les documents sont rédigés. Les réponses
sont déposées.
M. LE PRESIDENT: Le fait d'avoir répondu par écrit au lieu
d'avoir répondu verbalement est-il satisfaisant?
Adoption du procès-verbal de la réunion du 22 juin 1972.
Adopté?
M. RUSSELL: Adopté.
Affaires culturelles
M. LE PRESIDENT: Examen des engagements financiers du mois de juin 1972:
Affaires culturelles. Article 500. Article 100.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant. A l'article 500, M. le
Président, est-ce qu'il serait possible, à la prochaine
réunion, d'avoir un détail sur ce contrat pour services
professionnels avec l'université Laval?
M. LE PRESIDENT: Est-ce que vous seriez d'accord qu'on dépose le
contrat?
DES VOIX: Oui, oui.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Avec le nom des personnes qui doivent
travailler là-dessus parce que le montant me paraît très
élevé comparativement au montant que nous avons
déjà dépensé pour semblables travaux.
M. LE PRESIDENT: Article 200.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est la subvention régulière
pour le festival d'été. Cela va, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: Article 201.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Article 201, M. le Président, il s'agit
encore une fois de soumissions en circuit fermé. Est-ce qu'il serait
possible d'avoir les documents sur les appels d'offres qui ont
été faits, quels ont été les soumissionnaires et
les montants?
M. LE PRESIDENT: Article 401.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Il y a quatre sommes avant là.
UNE VOIX: Peut-on avoir le détail de l'article 400, le
précédent?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le ministre, au stade de tous les monuments
historiques à restaurer, toutes les fois qu'on a des monuments
historiques à restaurer, qu'il est question de monuments historiques et
de restauration, est-ce qu'il serait possible de savoir l'utilisation que l'on
fait du matériau qui est enlevé? Est-ce que ce matériau
est réutilisé? Est-ce qu'il y a un entrepôt où on
garde ce matériau? Ou est-ce que ce matériau est laissé
à la disposition de celui qui fait les travaux et revendu?
M. PARENT: Vous voulez connaître l'utilisation des
matériaux de démolition.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui. Voici, M. le Président. Il s'agit
de travaux de restauration. Il y a deux façons de procéder
lorsqu'on
restaure: ou bien on restaure en remettant les édifices en
état avec les matériaux authentiques, ou bien on fabrique, comme
on le fait actuellement à Place Royale, ce que j'appelle des
antiquités neuves. Je voudrais savoir quelle utilisation on fait du
matériau qui est enlevé, c'est-à-dire la pierre, les
cheminées, la brique, le bois.
M. PARENT: Le député de Chicoutimi parle-t-il de l'article
400 ou 401?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): L'article 400.
M. PARENT: C'est parce qu'il s'agit là, en somme, de subventions
que nous donnons.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Excusez-moi. Je reviens à l'article
201: Contrats pour travaux de démolition d'immeubles situés du 26
à 36 Marché Champlain.
M. PARENT: J'ai déjà accepté de déposer le
contrat. Quant aux questions que pose le député de Chicoutimi, il
pourra trouver les réponses à l'intérieur du contrat.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Non, je ne les trouverai pas parce que je
connais la façon de procéder.
M. PARENT: Si l'entrepreneur garde les matériaux de
démolition, ceci est incorporé au contrat.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Jamais. Parce qu'il y a ce qu'on appelle
curetage, démolition, reconstitution, restauration.
M. PARENT: Oui, mais il s'agit ici d'une démolition.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui.
M. PARENT: Il ne s'agit pas de restauration.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui, mais une démolition suppose la
présence de matériaux. Je vais vous donner un exemple très
précis : Ici, tout à côté du parlement, une maison
à caractère historique comportait de splendides cheminées
et de splendides boiseries. Elles se retrouvent actuellement dans certaines
maisons appartenant à des fonctionnaires du gouvernement. Alors,
j'aimerais savoir ce qu'on fait des matériaux, si on nous vend des
matériaux ou si on achète des matériaux neufs pour faire
des antiquités neuves.
M. PARENT: Je ne voudrais pas être désagréable au
député de Chicoutimi mais, quand on parle de l'article 201, il
s'agit d'un contrat de démolition. Je n'ai pas objection à
répondre lorsqu'il s'agit de ce contrat. Mais en ce qui regarde la
politique du ministère pour Place Royale et pour d'autres
établissements, d'autres maisons, je ne pense pas que cela soit
l'endroit approprié pour le faire. Tout ce que j'ai pu répondre,
c'est pour l'engagement qui est fait ici. C'est $41,000.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): D'accord. Mais toutes les fois qu'il y aura
engagement, on vous fera la même demande. Toutes les fois qu'il y aura un
engagement de cette nature.
M. LE PRESIDENT: Selon la question posée, le député
voulait que chaque fois qu'il y aurait un contrat du genre, on dépose
l'information demandée.
M. RUSSELL: M. le Président, je crois que le coût de
$41,000 semble très élevé pour une démolition. Il y
a une certaine justification d'un coût élevé si nous
faisons la récupération des matériaux parce qu'alors il y
a une certaine précaution que l'entrepreneur est obligé de
prendre qui apporte un coût additionnel. Si ce n'est pas le cas, je pense
qu'il y a là une question à examiner, à savoir la
façon dont nous allons procéder pour émettre ce contrat
pour la démolition.
M. LE PRESIDENT: C'est 400, pour commencer.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Nous avons la liste.
M. LE PRESIDENT: C'est 401, la liste l'accompagne.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cela va, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: Article 402.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cela va.
M. LE PRESIDENT: Article 403.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Ici encore, le cas de coûts de travaux
de restauration de la maison historique Marie-Anne Barbel, Place Royale:
$60,000. J'aimerais d'abord savoir le contrat initial a
été négocié avec Mathieu & Sylvain Enr.
s'il y a eu appel d'offres dans le cas de ce contrat et ce qu'on a fait des
matériaux qui ont été enlevés avant restauration.
J'aimerais avoir les renseignements là-dessus.
M. PARENT: Qu'est-ce qu'on a fait des matériaux?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): D'abord, pourquoi y a-t-il eu contrat
négocié et non pas appel d'offres? Et deuxièmement,
qu'est-ce qu'on fait des matériaux dans ce cas-ci? Parce qu'il s'agit
d'une maison de Place Royale, d'une maison à caractère
historique, donc, il y a de la brique, des cheminées, des rambardes,
des
rampes d'escalier, etc. Je voudrais savoir où c'est allé.
Est-ce qu'il y a une banque de matériaux? Autrement, ce n'est pas de la
restauration, c'est de la reconstitution.
M. PARENT: Je pense que la question se pose. Vous l'avez posée
une fois pour tous ces articles qui viendront. Le ministre a dit que l'on
déposerait cette information.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Je veux en avoir alors l'assurance. Comme nos
débats sont maintenant enregistrés, ce sera inscrit.
M. PARENT: C'est ça. Les réponses verbales d'entente
deviennent écrites.
Affaires intergouvernementales
M. LE PRESIDENT: Affaires intergouvernementales, article 400.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Affaires intergouvernementales. Est-ce que le
ministre...
M. LE PRESIDENT: Il revient tout de suite.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): J'inscris simplement au journal des
Débats que j'aimerais avoir le détail concernant cette
société dite Les Comédiens Associés du
Québec. A quel moment auront lieu les représentations? Sous les
auspices de qui?
M. LE PRESIDENT: Quelle est cette société? A quel
endroit?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Ils jouent à Paris.
M. LE PRESIDENT: Voulez-vous continuer? Est-ce qu'il y a autre chose
à cet article?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Alors, qui sont les comédiens qui font
partie de cela? Est-ce qu'ils ont une autre source de revenu que les $30,000 du
gouvernement du Québec?
M. LE PRESIDENT: Article 400.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Agence de coopération culturelle et
technique des pays francophones. Est-ce que vous avez le détail de la
contribution des autres pays par rapport à la contribution du
Québec? $88,440, cela me parait exagéré, si l'on tient
compte de la contribution de certains autres pays.
M. LE PRESIDENT: On me dit que les réponses seront fournies un
peu plus tard.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Il n'y a rien d'urgent.
M. LE PRESIDENT: A l'article 400, Affaires intergouvernementales, M. le
ministre, il n'y a plus de question.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): J'ai posé des questions, M. le
ministre, et on me fournira les renseignements ultérieurement sur les
affaires culturelles et les Affaires intergouvernementales. Ce ne sont pas des
questions litigieuses, ce sont les questions de renseignements.
M. PARENT: Oui, est-ce que l'on vous a répondu?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est-à-dire qu'on me répondra
ultérieurement en déposant les documents.
M. PARENT: Très bien.
Affaires municipales
M. LE PRESIDENT: Affaires municipales, article 500. Article 501.
UNE VOIX: Adopté.
M. LE PRESIDENT: Article 200. Article 201.
M. BELAND: Ici, à 201, est-ce une façon nouvelle de
procéder ou si c'est tout simplement une subvention ordinaire, soit pour
achat de camions ou encore pour l'aménagement de garages pour le
système de protection contre les incendies?
M. PARENT: Pour l'achat de deux autres camions avec pompes et
accessoires, le coût total étant de $67,000 et la subvention de 72
p.c.
M. RUSSELL: C'est une façon régulière de
procéder.
M. BELAND: Est-ce qu'il y a beaucoup de cas en suspens, dans le cas de
paroisses par exemple qui se sont prévalues de la subvention, qui ont eu
des approbations mais qui n'ont pas eu de subvention jusqu'ici. Est-ce qu'il y
a beaucoup de cas d'arrérages?
M. PARENT: Il m'est difficile de répondre, parce que, ce que nous
faisons ici à la commission, c'est examiner les engagements. Si le
ministère n'a pas transmis au Conseil du trésor une demande pour
faire des engagements, nous ne savons pas combien il reste de demandes en
suspens au ministère. C'est une question qui s'adresserait plutôt
au ministère des Affaires municipales et au titulaire du
ministère.
M. BELAND: Effectivement, il y a déjà quelques paroisses
je suis au courant qui ont l'approbation depuis deux ans mais
aucun cent ne leur est encore parvenu.
M. PARENT: Il faudrait peut-être que le député fasse
des pressions.
M. BELAND: D'accord, ça va se faire.
M. RUSSELL: A l'article 202, M. le Président, est-ce que le
ministre pourrait nous assurer qu'il a exigé des municipalités de
procéder par des soumissions publiques dernièrement?
Deuxièmement, est-ce que ces subventions sont données?
UNE VOIX: C'est une condition.
M. RUSSELL: C'est une condition. Deuxièmement, est-ce que ces
subventions sont données après les travaux ou avant les travaux,
sur des estimations seulement, après les travaux?
M. PARENT: Cela est en vertu du programme de l'ODEQ; ça devient
un coût final et non pas simplement une prévision qui peut
augmenter.
M. LE PRESIDENT: Article 300. Article 301. Adopté. Article 302.
Article 400. Adopté. Article 401. Affaires sociales, 500.
Affaires sociales
M. CLOUTIER (Montmagny): Article 500, M. le Président, est-ce
qu'on pourrait déposer la demande au CT?
M. PARENT: Non.
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce que le ministre est au courant qu'on
subventionnait la Ligue d'hygiène dentaire pour ses campagnes de la
fluoration ou si c'est une découverte pour le ministre ce matin?
M. PARENT: Non, cela a été accepté par le Conseil
du trésor.
M. CLOUTIER (Montmagny): Cela a été accepté par le
Conseil du trésor.
M. PARENT: Est-ce que l'ancien ministre a des objections de
principe?
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce que le ministre fait le lien entre
ça et un projet de loi qui est devant l'Assemblée nationale?
M. PARENT: Oui, il y a un projet de loi qui est devant
l'Assemblée nationale.
UNE VOIX: Oui, il est facile de faire le lien.
M. CLOUTIER (Montmagny): Voulez-vous déposer le...
M. PARENT: Est-ce que l'ancien ministre a des objections sur la
fluoration?
M. CLOUTIER (Montmagny): Je n'ai pas dit que j'avais des objections ou
que je n'avais pas d'objections. Je demande si le ministre a vu le lien entre
les deux. Je demande la production du document.
M. PARENT: Quel document demandez-vous?
M. CLOUTIER (Montmagny): Le CT. Une demande a été faite au
Conseil du trésor. On a dû expliquer un peu de quelle façon
on entendait faire la promotion. La Ligue d'hygiène dentaire a dû,
à l'appui de sa demande, invoquer certains arguments, développer
une argumentation.
M. PARENT: D'accord. Nous allons déposer le document.
M. BELAND: Est-ce une façon courante de procéder,
étant donné que ce projet de loi est devant la Chambre, d'essayer
de stimuler la promotion de la soi-disant nécessité de la
fluoration? Est-ce que c'est une chose courante qui s'est déjà
faite dans d'autres domaines?
M. PARENT: Quand le gouvernement convient de l'établissement
d'une politique, je pense qu'il doit être conscient et agir en fonction
des décisions qu'il prend.
M. BELAND: A ce moment-là, que font les députés de
l'Opposition? On les ignore totalement.
M. PARENT: Il faudrait qu'ils se fassent élire en majorité
pour constituer un gouvernement.
M. LE PRESIDENT: Je devrai intervenir. Si vous voulez, on va s'en tenir
strictement aux articles de l'ordre du jour. L'article dit que c'est pour une
campagne d'information. On ne dit pas de faire valoir si on est pour ou contre.
On mentionne "d'information", tout simplement.
On s'en tiendra, si vous voulez, à cet article, dans le sens
où on l'a rédigé. ... question de règlement devant
la Chambre.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Je voudrais, M. le Président, invoquer
le règlement pour vous faire observer que l'intervention de notre
collègue est justifiée. C'est que cette campagne de la Ligue
d'hygiène dentaire me paraît devancer un projet de loi qui est
devant la Chambre. Par conséquent, on a des raisons de
s'inquiéter pour savoir si exactement le gouvernement met en application
un politique avant qu'elle ne soit acceptée par les
députés.
M. BELAND: On connaît déjà les tendances de
l'information qui serait apportée.
M. LE PRESIDENT: Est-ce qu'il y a des questions sur le montant de
l'engagement, $69,000?
M. BELAND: Encore là, cela paraît assez
mystérieux.
M. CLOUTIER (Montmagny): J'ai demandé le document et après
cela on verra...
M. LE PRESIDENT: C'est ça.
M. CLOUTIER (Montmagny): ... quels sont les arguments
employés...
M. LE PRESIDENT: C'est ça.
M. CLOUTIER (Montmagny): ... et la justification du...
M. LE PRESIDENT: Article 50.
M. CLOUTIER (Montmagny): ... montant demandé.
M. LE PRESIDENT: Article 501.
M. CLOUTIER (Montmagny): A l'article 501, je voudrais poser une question
d'ordre général qui va s'appliquer à d'autres subventions
de même nature.
Est-ce que ce sera une nouvelle politique pour le ministère des
Affaires sociales de subventionner les foyers, les centres d'accueil pour
personnes âgées, pour la partie qui concerne le service de la
dette, capital et intérêts?
M. PARENT: Il s'agit justement...
M. CLOUTIER (Montmagny): Parce que ça revient à plusieurs
reprises.
M. PARENT: Il s'agit d'un emprunt hypothécaire...
M. CLOUTIER (Montmagny): A la Société d'habitation du
Québec.
M. PARENT: Oui, dont le ministère des Affaires sociales assume la
responsabilité.
M. CLOUTIER (Montmagny): Auparavant, ça pouvait se faire
occasionnellement, mais ça m'a l'air d'une politique qui est en train de
s'établir systématiquement, comme pour les institutions
hospitalières...
M. PARENT: Pour les institutions...
M. CLOUTIER (Montmagny): C'est parce que ça revient à
plusieurs articles.
M. PARENT: Cela s'applique aux institutions qui n'ont pas le moyen de
faire autrement.
M. CLOUTIER (Montmagny): Mais le service de la dette, le ministre le
sait, c'est compris dans le per diem, dans le budget de l'institution, c'est
compris dans le prix de journée chargé aux pensionnaires, que ce
soit un cas privé ou un cas qui émarge au budget du
ministère des Affaires sociales. Si le ministère des Affaires
sociales assume le service de la dette, il y aura une réduction du
coût pour les pensionnaires...
M. PARENT: On m'informe que, pour les foyers, nous avons enlevé
du per diem le service de la dette.
M. CLOUTIER (Montmagny): C'est le sens de ma question, soit qu'on
empêche le per diem de monter ou qu'on fasse une réduction de per
diem.
M. PARENT: Oui; dans le cas des foyers, la politique vient
d'être...
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce qu'on pourrait avoir...?
M. PARENT: Depuis les derniers mois, selon la politique qui vient
d'être modifiée en ce qui concerne les foyers pour soustraire...
le service de la dette est diminué en conséquence du per diem et
pour assumer l'obligation de la dette.
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce qu'on pourrait avoir, pour la prochaine
séance, un document dans lequel on ferait l'exposé de cette
politique générale?
M. PARENT: Très bien.
M. CLOUTIER (Montmagny): D'accord.
M. GIASSON: Est-ce qu'on pourrait vérifier, également, si
cette situation ne découle pas du fait que certains foyers qui sont
construits n'ont pas commencé à fonctionner, et ne peuvent pas
percevoir le per diem, même s'ils doivent faire face à des
obligations, à des amortissements de vieille date...
M. PARENT: Cela vaut seulement pour les foyers publics.
M. GIASSON: J'ai l'impression que les foyers, les centres d'accueil qui
fonctionnent, qui vont donc chercher le per diem régulièrement,
n'ont pas à avoir d'engagements spécifiques. C'est une
hypothèse que j'émets, mais j'aimerais qu'en vérifiant on
regarde si ce n'est pas là la possibilité ou la justification des
engagements qu'on demande à certains foyers.
M. PARENT: Très bien.
M. LE PRESIDENT: Article 502.
M. CLOUTIER (Montmagny): Ma remarque générale s'applique
donc à 502.
M. LE PRESIDENT: Article 503, il y a des listes qui accompagnent.
M. CLOUTIER (Montmagny): C'est ça.
M. LE PRESIDENT: Articles 504, 505, 506, 507, 508, 509, 510, 511, 512,
513, 514.
M. CLOUTIER (Montmagny): M. le Président, à l'article
513...
M. LE PRESIDENT: Article 513.
M. CLOUTIER (Montmagny): ... vous avez à la page suivante
où on fait la ventilation, vous avez: Subvention à la
fédération des ACEF. Ces $42,000, est-ce là toute la
subvention qui sera versée par tous les ministères?
M. PARENT: En ce qui concerne les ACEF, je m'excuse, il s'agissait d'un
montant global, mais les $42,000 n'ont pas été
approuvés.
M. CLOUTIER (Montmagny): Dans quel sens est-ce que je dois prendre la
remarque du ministre?
M. PARENT: Ce montant n'a pas été engagé jusqu'ici
par le Conseil du trésor. Il a été soustrait du total de
la demande de $220,000 et il aurait fallu faire abstraction de ces $42,000.
M. CLOUTIER (Montmagny): Ah bon!
M. LE PRESIDENT: Articles 514, 515, 516, 517, 518, 519, 520. Articles
100, 101...
M. CLOUTIER (Montmagny): Pour les articles 101 et 102, M. le
Président, est-ce que le ministre pourra déposer des documents
explicatifs? Prévision et stimulation de l'aide sociale au
Québec, je vous avoue que c'est un concept un peu nouveau.
M. BELAND: Est-ce que c'est du pelletage, je ne sais quoi?
M. PARENT: Je ne voudrais pas faire d'allusion malveillante au
député de Chicoutimi.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Pardon?
M. PARENT: Il ne faudrait pas faire d'allusion malveillante à
l'endroit du député de Chicoutimi.
M. BELAND: Je n'ai aucunement fait de...
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est une sorte d'allusion, je n'ai pas
entendu ça comme ça. Au contraire, je suis d'accord avec mon
collègue. Cette histoire de modèle de prévision et de
stimulation de l'aide sociale, d'abord, c'est dans un langage fictif,
hermétique, ésotérique, à tel point voilé
qu'on découvre derrière ça des agitateurs sociaux que l'on
retrouve un peu partout et qui se donnent des justifications pour
dépenser l'argent du gouvernement.
On aimerait bien savoir qui sont ces gens-là et j'aimerais en
avoir la liste. Qui sont ces gens-là, quels sont les responsables du
projet et quel est le but d'un projet qui nous apparaît à prime
abord relever de la plus haute fantaisie?
M. CLOUTIER (Montmagny): L'article 102, c'est un projet, c'est la
continuation d'un projet, mais on arrive avec un nouveau projet à
l'article 101. Est-ce que le ministre veut prendre note pour déposer les
documents explicatifs?
M. PARENT: Très bien.
M. LE PRESIDENT: Articles 200, 201, 202, 203, 204. Articles 300, 301,
302, 303, 304, 305.
M. CLOUTIER (Montmagny): Une question d'ordre général. La
politique d'achat d'équipement relève toujours du Service des
achats?
M. PARENT: Du Service des achats.
M. LE PRESIDENT: L'article 306. L'article 307. L'article 308. L'article
400. L'article 401. L'article 402.
M. CLOUTIER (Montmagny): A l'article 402: Subventions aux centres des
sciences de la santé, des déficiences physiques de
l'Université du Québec à Trois-Rivières. Pour quel
genre de travaux et de recherches sont-elles?
M. PARENT: C'est pour étudier le développement physique et
psychologique de 460 enfants soumis à un programme contrôlé
d'activités physiques.
Agriculture et colonisation
M. LE PRESIDENT: L'article 403. Agriculture et colonisation: Article
500.
M. BELAND: Est-ce qu'il s'agit de la seule subvention accordée
à des associations de ce genre, soit l'Association des producteurs de
plants de pommes de terre de l'Est du Québec? Est-ce qu'il y a d'autres
associations du même genre qui ont obtenu jusqu'à maintenant des
subventions d'une telle nature?
M. PARENT: J'aurais de la difficulté à répondre
à la question du député. Dans ce cas-ci, il s'agit d'un
programme par l'ODEQ. S'il y a eu d'autres demandes de cette même nature,
je ne serais pas en mesure de répondre. Non. Il n'y en a pas eu
d'autres.
M. BELAND: D'accord.
M. RUSSELL: Est-ce qu'on exige de cette association qu'elle
dépose le bilan de ses activités avant d'octroyer une
subvention?
M. PARENT: En vertu de la loi générale, tout organisme qui
reçoit $5,000 ou plus est dans l'obligation de remettre un rapport
certifié...
M. RUSSELL: Quel est le montant total des dépenses qui est fait
par cette association pour
les fins pour lesquelles elle est constituée? Quel est le
pourcentage des dépenses que couvre la subvention?
M. PARENT: C'est une contribution totale partagée entre le
gouvernement provincial et le gouvernement fédéral.
M. RUSSELL: Donc, cette association ne prélève aucune
cotisation de ses membres?
M. PARENT: Non. C'est subventionné à 75 p.c. par le
gouvernement du Canada et à 25 p.c. par le gouvernement du
Québec.
M. RUSSELL: Qui forme l'exécutif de l'association?
M. PARENT: Les membres de l'association sont cotisés pour un
montant de $10 par année.
M. RUSSELL: Quel est le total des membres?
M. PARENT: Environ 48 ou 50 membres.
M. RUSSELL: M. le Président, est-ce que le ministre pourrait nous
faire remettre une liste des membres formant cette association et une copie du
bilan?
M. PARENT: Oui. M. RUSSELL: Merci.
M. LE PRESIDENT: L'article 100. L'article 200. L'article 201. L'article
300.
M. BELAND: A l'article 300, c'est quand même assez curieux que les
normes se trouvent à être 33,333 et un tiers verges cubes, est-ce
qu'il s'agit du tiers de l'extraction totale? Est-ce que nous pourrions avoir
un peu de...
M. PARENT: Il s'agit d'une extraction pour une quantité
maximale.
C'est le maximum du nombre de verges qui peut être extrait.
M. BELAND: Les 33.333 et un tiers constituent la totalité?
M. PARENT: Le maximum. M. BELAND: D'accord.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le ministre, il y a ici un entrepreneur de
Sillery. Est-ce qu'il y a eu appel d'offres pour ce genre de contrat?
M. PARENT: C'est un contrat de service. On me rapporte qu'il n'y a
jamais eu de demande de soumissions dans un cas semblable.
M. RUSSELL: On pourrait peut-être demander au ministre s'il sait
si M. Dufour est ce qu'on appelle communément un "broker", s'il fait
faire le travail par un autre entrepreneur, ou s'il possède tout
l'équipement nécessaire pour exécuter le contrat.
M. PARENT: On m'informe qu'il possède l'équipement.
M. GIASSON: C'est le coût d'un contrat de trois ans.
M. PARENT: Il n'y a pas d'engagement pour trois ans, il y a un
engagement pour un an. C'est-à-dire pour les $50,000.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Il n'y a personne dans la région
là-bas qui soit capable de faire ça?
M. PARENT: Il semble que non.
M. RUSSELL: M. le Président, qui exécutait les contrats
dans les années passées, depuis trois ans?
M. PARENT: C'était la même compagnie sous un autre nom.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Elle a changé de président.
M. RUSSELL: M. le Président, je pense qu'il y a une
interprétation qui n'est pas juste. Ce n'était pas un
entrepreneur de Rimouski?
M. PARENT: L'information qu'on me fournit est à l'effet que ce
sont les mêmes personnes...
M. RUSSELL: Je pense que votre information n'est pas tout à fait
exacte. On pourrait peut-être vérifier pour savoir qui a
exécuté le contrat en 1969 et 1970.
M. PARENT: Ce peuvent être certains actionnaires.
M. RUSSELL: Je comprends qu'il peut y avoir affiliation par en
arrière. C'était quand même un entrepreneur de Rimouski ou
de cette région qui a eu le contrat. Maintenant, on est revenu à
un entrepreneur de Sillery, qui ne possède aucun équipement: A
moins qu'il ne l'ait acheté dernièrement ou qu'il fasse
simplement le financement.
M. PARENT: C'est seulement le siège social et la raison sociale
qui ont changé.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'on peut avoir tous les
détails pertinents à l'affaire, M. le ministre?
M. PARENT: Aucune objection.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Pour les trois dernières
années.
M. LE PRESIDENT: Article 400. Article 401.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant. M. le Président, est-ce
qu'on peut avoir des détails sur cette série d'émissions
télévisées? Est-ce qu'on pourrait avoir le devis qui a
été présenté avant approbation par le Conseil du
trésor? Et est-ce que Radio-Québec est associée à
cette affaire-là? Ou l'Office du film? Est-ce qu'on pourrait avoir un
devis complet?
M. PARENT: Oui, nous pouvons déposer une copie de l'entente
intervenue entre Radio-Canada et le ministère de l'Agriculture.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Avec plans et devis.
M. PARENT: D'accord.
M. LE PRESIDENT: Article 401.
M. RUSSELL: A l'article 401, M. le Président, est-ce qu'il y a eu
remboursement d'un montant de $32,000 pour un travail qui était
déjà fait? Est-ce que ce travail a été
commandé par le ministère de l'Agriculture?
M. PARENT: Oui, ce sont des analyses qui ont été
exécutées à la demande du ministère de
l'Agriculture. Il s'agit de 1,250 pièces pathologiques à $25
pièce.
M. RUSSELL: Il y a un fait à remarquer, c'est que, si le
ministère de l'Agriculture prend des engagements, il devrait faire
autoriser ses crédits avant les engagements.
M. PARENT: Mon honorable collègue doit se rappeler qu'au moment
où il siégait à l'endroit où je siège
aujourd'hui, il n'avait pas toujours à procéder à des
engagements, mais à l'occasion, à des ratifications.
M. RUSSELL: M. le Président, je suis parfaitement au courant.
C'est pour cette raison que je fais la remarque, afin que le ministre
responsable au trésor rappelle à son collègue de
l'Agriculture qu'il est assujetti à la loi comme les autres
ministres.
Conseil exécutif M. LE PRESIDENT: Article 500.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'il s'agit de subventions, ce sont
des montants qui sont finals?
M. PARENT: C'est 5/12 du budget qui a été
versé.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Qui leur sera versé.
M. LE PRESIDENT: Article 100.
M. BELAND: M. le Président, ici, est-ce qu'on peut savoir le nom
de la personne à qui appartenait le jardin zoologique, les noms, parce
qu'il s'agit ici du Jardin zoologique de la Gaspésie Inc?
M. PARENT: C'est une subvention à la corporation municipale de
Bonaventure.
M. BELAND: Cela appartenait à la corporation municipale?
M. PARENT: En vue de l'achat par celle-ci du Jardin zoologique de la
Gaspésie Inc.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cela appartenait donc à des
particuliers.
M. PARENT: Oui, la municipalité s'en est portée
acquéreur.
M. BELAND: Bon. A ce moment-là, qui étaient ces
particuliers?
M. PARENT: L'achat est de $80,000. Et les $20,000 sont pour les
améliorations. En ce qui concerne la question spécifique, nous
allons obtenir la liste des noms et la déposer.
M. BELAND: D'accord.
M. LE PRESIDENT: Article 101.
M.BELAND: A l'article 101, est-ce le premier contrat de ce genre dans
une région quelconque du Québec? C'est aux Iles-de-la-Madeleine,
mais y a-t-il eu d'autres plans semblables d'aménagement d'ensemble,
ailleurs où il y a eu des subventions comme celle-ci?
M. PARENT: Je ne peux pas répondre directement si d'autres
agglomérations municipales ont obtenu des subventions pour faire des
plans directeurs. Je puis dire toutefois que dans la région de l'Est du
Québec couverte par l'entente de l'ODEQ, ce n'est pas la
première. Il y en a eu pour le regroupement des municipalités
à Gaspé, à Percé. A Sainte-Scholastique, c'est en
vertu d'une autre entente fédérale. Cela se fait dans le cadre
des ententes actuellement. S'il y en a eu d'autres par le ministère des
Affaires municipales, je ne peux pas répondre.
M. BELAND: Si c'est fait par les Affaires municipales, comment se
fait-il que... Dans le Conseil exécutif, oui, peut-être...
M. PARENT: Bien, ça passe par l'OPDQ.
M. BELAND: D'accord.
M. LE PRESIDENT: Article 300.
M. RUSSELL: A l'article 300, M. le Président, je voudrais poser
au ministre la même question que tout à l'heure, est-ce que le
montant de cette subvention représente la dépense totale de cette
association ou s'il y a une cotisation des membres? Qui sont les membres de
cette association?
M. PARENT: Le coût total sera de $306,000. C'est une tranche
seulement de la subvention qui est versée.
M. RUSSELL: La subvention sera de $306,000. Est-ce que la subvention
représente le coût total du fonctionnement de cette
association?
M. PARENT: Ce n'est pas la politique dans les autres associations qui
passent par le ministère des Terres et Forêts, les associations de
protection. Ici, il s'agit de travaux qui ont été
exécutés en vue de la fermeture de petits villages en
Gaspésie. Le coût total en est assumé par le gouvernement.
C'est un contrat qui est confié à l'association, qui est
exécuté par l'association, mais acquitté par le
gouvernement pour la fermeture de ces villages.
M. RUSSELL: C'est un travail commandé par le gouvernement qui est
fait par l'association. Qui sont les gens qui forment l'association et qui la
contrôlent?
M. PARENT: On pourra fournir les renseignements. Je sais qu'il y a des
associations comme celle-là au niveau de la province, dans chacune des
régions, où les compagnies concessionnaires participent à
la protection contre les incendies; mais ici il s'agit d'un cas particulier
à l'occasion de la fermeture de dix villages dans la
Gaspésie.
M. RUSSELL: M. le Président, je veux faire remarquer au ministre
que la raison de mes questions est la suivante: nous nous sommes rendus en
province et nous avons vu toutes sortes d'associations se former; on fait une
certaine promotion et on s'accroche auprès du gouvernement pour faire
rembourser des dépenses souvent pas tellement justifiées ou
justifiables. C'est toujours le gouvernement qui paie, après avoir
reçu une facture. Donc, je pense qu'il y aurait...
M. GIASSON: Il s'agit de la même association à qui le
ministère des Terres et Forêts a confié en 1969 la
protection des forêts dans l'est du Québec. C'est-à-dire
que le ministère des Terres et Forêts a autorisé son
personnel de faire la surveillance des forêts dans l'est du
Québec. C'est la même association qui va chercher un autre mandat
ou contrat auprès du Conseil exécutif.
M. LAVOIE (Wolfe): Combien y a-t-il d'associations semblables dans la
province?
M. PARENT: Il y en a une douzaine à ma connaissance. De toute
façon, si ce n'est pas ce matin, ça sera le mois prochain
à la réunion. Je sais que nous avons présenté
ça au Conseil du trésor il n'y a pas longtemps pour les
subventions que nous allons accorder aux associations de protection dans toutes
les régions du Québec. Ces associations sont constituées
des représentants des entreprises forestières du gouvernement
je ne sais pas qui, par ailleurs, les constituent sans but
lucratif. Les compagnies papetières contribuent au fonds pour assurer la
protection, et le gouvernement contribue aussi sa part.
M. RUSSELL: Je ne mets pas en doute la valeur de cette association. Je
veux simplement m'assurer que le tout est bien conforme aux procédures
normales, car éventuellement, si nous avons une douzaine d'associations,
elles vont former une fédération, et alors, le cas
échéant, il faudra accorder des subventions pour maintenir la
fédération; cette chose n'aura plus de fin.
M. LAVOIE (Wolfe): Est-ce que cette association existe dans les Cantons
de l'Est?
M. PARENT: Oui.
M. PERREAULT: Est-ce l'Association forestière
québécoise qui, en même temps, est protectrice des
forêts au point de vue des incendies?
M. PARENT: Je ne suis pas en mesure de répondre ce matin. Au
moment d'examiner ces articles, on sera en mesure de déposer les
renseignements sur chacune des associations.
M. PERREAULT: D'accord.
M. LE PRESIDENT: Est-ce qu'il y aurait une question maintenant à
laquelle on devrait répondre le mois prochain?
M. PARENT: Oui, quant aux membres de l'association. On va avoir la liste
des membres de l'association qui forment l'exécutif.
M. LAVOIE (Wolfe): Les associations qui existent dans la province, quels
en sont les membres dans chaque...
M. PARENT: Dans ce cas-ci, et dans les autres, aussitôt qu'elles
vont venir...
M. RUSSELL: D'accord, et une copie du bilan...
M. LE PRESIDENT: On m'informe que c'est assez difficile de bien entendre
au journal des Débats. Surtout les membres de la commission qui sont
assis en face de moi, où il n'y a qu'un microphone. S'il s'agit de faire
des commen-
taires et que vous voulez avoir l'enregistrement au journal des
Débats, il faudrait approcher le microphone et parler un peu plus fort.
Ne m'obligez pas à vous demander votre coopération
coutumière. Article 400.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le Président, subvention à
l'Université du Québec, Rimouski pour fins de recherches sur
l'impact économique de l'implantation du parc Forillon. Est-ce qu'on a
encore des genres d'enquêtes qui, à mon sens, se justifient
très mal; quand des études ont été faites en vue de
l'aménagement du parc Forillon, il me semble qu'on a déjà
prévu l'impact économique. Alors, je ne vois pas du tout,
à moins que le ministre me fournisse des raisons très
convaincantes, l'utilité d'un montant comme celui-là, soit
$30,000.
Qui est-ce qui va faire cette enquête? Qui sont les gens qui vont
la faire? J'aimerais bien le savoir. A quel moment vont-ils déposer un
document, un des milliers que nous recevons par tonnes à nos
bureaux?
M. PARENT: Il n'est pas question de déposer l'entente intervenue
avec l'Université du Québec. Il faut dire que cette recherche a
pour but de déterminer la clientèle touristique et ses besoins,
les investissements et l'équipement à prévoir, les emplois
qui seraient créés et la préparation de la main-d'oeuvre
en conséquence. Ce sera sous l'égide du ministère du
Travail et de la Main-d'Oeuvre.
M. BELAND: Des recherches hypothétiques.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Enfin, vous allez nous fournir tous les
renseignements et nous donner en même temps le nombre de nuages qui
auront été pelletés, comme vous le disiez
tantôt.
Education
M. LE PRESIDENT: Education. Article 500. Article 501. Article 502.
Article 503. Article 504.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président, article
503.
M. LE PRESIDENT: Article 503.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce que nous pourrions avoir les
détails des différents soumissionnaires les documents, les
soumissions reçues les 9. Cela vaudrait pour l'article 502
également.
M. PARENT: Article 502.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): A l'article 502, avec qui a-t-on
négocié? Est-ce qu'on a les chiffres?
M. PARENT: La négociation s'est faite avec la compagnie Optical
Scanning Corporation de Montréal pour la location d'équipement de
lecture optique, selon les conditions suivantes, pour une période de
trois mois. Pour d'autre équipement, c'est pour une période de
douze mois et pour d'autre pour une période de onze mois.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'on a négocié avec
d'autres sociétés?
M. PARENT: Le Service général des achats a fait appel
à Optical Scanning Corporation pour obtenir des prix. Il ne semble
pas.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Alors, il n'y aurait qu'une
société qui serait en mesure d'offrir ce genre de service.
M. PARENT: Il semblerait que ce soit la réponse et que ce soit la
seule compagnie.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est bizarre, très bizarre même
!
M. LE PRESIDENT: Article 503.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): A l'article 503, j'aimerais avoir la liste des
soumissionnaires et les prix.
M. PARENT: Les Presses lithographiques. Imprimerie Laflamme, Sainte-Foy,
$87,093. L'Action sociale Ltée, $94,503.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cela en fait trois, trois sur neuf.
M. PARENT: Oui, les autres: Fast Typesetters of Canada Limited,
soumission rejetée. Premier prix incomplet, prix pour composition des
textes seulement. Deuxième, aucune mention de termes. Il y avait une
soumission de $48,457. La Cie d'éclaireurs Ltée,
non-soumissionnaire. Photo Lithographie, non-soumissionnaire. Southern Business
Forms, non-soumissionnaire. Imprimerie Gagné Ltée,
non-soumissionnaire. G. W. Ross Limited, non-soumissionnaire.
M. LE PRESIDENT: Article 504.
M. RUSSELL: A l'article 504, M. le Président, il s'agit du
financement à la ville de Matane pour faire l'aménagement d'un
terrain de jeux sur les îles de la rivière Matane. Est-ce que ces
terrains de jeux serviront à des fins d'éducation pour la
commission scolaire?
M. PARENT: C'est en vertu du programme de l'ODEQ. C'est la
municipalité qui réalise les travaux.
M. RUSSELL: Quel montant?
M. PARENT: Le coût total est $50,000. C'est payé à
75p.c. par le gouvernement du Canada et à 25 p.c...
M. RUSSELL: Cela ne m'impressionne pas. Il s'agit, M. le
Président, d'une municipalité qui fait l'aménagement d'un
terrain de jeux. Or, on retrouve une partie des crédits au
ministère de l'Education et une autre partie est payée par le
fédéral.
M. PARENT: Dans le cadre de l'ODEQ.
M. RUSSELL: Même si c'est dans le cadre de l'ODEQ, si ce n'est pas
pour des fins éducatives, qu'est-ce que ça fait là? Cela
devrait aller, à mon sens...
M. PARENT: C'est le haut-commissariat qui l'a recommandé en vertu
du programme de l'ODEQ parce qu'à l'intérieur de l'entente de
l'ODEQ, il y a plusieurs ministères qui sont impliqués. Il n'y a
pas que le ministère des Affaires municipales, il y a la Voirie,
l'Education, les Affaires culturelles.
M. RUSSELL: Est-ce que c'est la nouvelle politique du gouvernement de
payer la totalité des terrains de jeux aménagés par les
municipalités?
M. PARENT: Pas du gouvernement. Il s'agit ici d'une entente. J'ai bien
spécifié qu'il s'agit ici d'une entente avec l'ODEQ.
M. RUSSELL: C'est quand même le gouvernement qui paie la
totalité du coût de l'aménagement.
M. PARENT: Oui, mais en vertu d'une entente qui prévoit la
réalisation de certains programmes et la méthode de
financement.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Alors, par le biais de l'ODEQ, vous
créez un précédent qui va inciter les autres
municipalités à vous faire les mêmes demandes. Il y a une
demande pendante de la ville de Rivière-du-Moulin, dans le comté
de Chicoutimi, qui a été refusée. J'imagine qu'il y aura
un plan de l'ODEQ dans notre coin pour aider les municipalités.
M. PARENT: Vous n'êtes pas encore dans les zones
spéciales.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Non, mais nous devrions l'être.
M. RUSSELL: La province de Québec, apparemment, a
été déclarée zone spéciale, zone
défavorisée en totalité. Chacune des municipalités
sera qualifiée tout à l'heure pour participer à ces
programmes. La ville de Granby pourra le faire, la ville de Waterloo pourra le
faire, la ville de Hull aussi. La totalité du coût, non pas un
effort qui serait fait au moins localement par la municipalité, sur
laquelle le gouvernement pourrait exercer un contrôle, s'assurer que
l'aménagement est fait suivant certaines normes pour justifier une
subvention...
M. le Président, on pourrait peut-être demander le
dépôt des plans qui vont être utilisés pour
l'aménagement de ce terrain. Est-ce que le ministre pourrait nous
fournir les plans?
M. PARENT: Oui.
M. LE PRESIDENT: Article 505. Article 100. Article 101.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président, il faut se
retrouver dans nos copies.
M. LE PRESIDENT: Article 300.
M. RUSSELL: M. le Président, je voudrais vous faire remarquer
qu'il y a une page, 505, qui est passée inaperçue: Subventions
à la ville de Rivière-du-Loup pour terminer l'aménagement
du complexe sportif extérieur.
M. LE PRESIDENT: Je m'excuse. J'ai nommé 505, mais comme il n'y
avait aucune réaction, je suis passé à 100.
M. RUSSELL : M. le Président, je n'étais pas rendu
là. Je m'excuse, mais je voudrais simplement poser une question au
ministre.
M. LE PRESIDENT: Article 505.
M. RUSSELL: A l'article 505, quel est le coût total de
l'aménagement de ce complexe?
M. PARENT: C'est un complexe existant qu'il s'agissait de terminer.
C'est une subvention pour le terminer. Je ne sais pas quel est le
montant...
M. RUSSELL: Il s'agit d'un complexe qui a été construit
à l'occasion des jeux d'été. Actuellement, on fait
certains travaux. Je crois que la province a déjà
subventionné indirectement, par le ministère de l'Education, et
c'est une autre subvention déguisée que nous en voyons là
pour un complexe.
M. PARENT: Les travaux totalisent environ $65,000 et la subvention qui
sera versée à la ville de Rivière-du-Loup permettra
à cette dernière de les terminer. Il est entendu que les travaux
ci-haut mentionnés ne sont qu'une partie de ceux qui doivent être
réalisés, et par la ville et par le CEGEP et par la commission
scolaire régionale à même leur budget régulier.
M. RUSSELL: D'accord.
M. PARENT: Il y a d'autres projets à réaliser
dans le corps de ce programme par la ville de Rivière-du-Loup, ou
le CEGEP et la commission scolaire régionale. C'est la part que nous
donnons.
M. RUSSELL: D'accord. Quel est le coût total? Le
fédéral ne participe pas à ce montant?
M. PARENT: Oui, le fédéral participe à 75p.c.
M. RUSSELL: A 75 p.c, ce n'est pas indiqué ici. Donc, il y aurait
possibilité que nous puissions obtenir le coût total des travaux,
savoir quelle est la participation de chacun des corps concernés?
M. LE PRESIDENT: Article 100.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: Même article?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): A cet article, il y a une subvention à
la ville de Rivière-du-Loup. On se souvient qu'après les Jeux du
Québec, on avait annoncé que la ville de Rivière-du-Loup
avait un déficit d'au-delà de $179,000 à la suite de la
tenue des Jeux du Québec.
Voilà que le gouvernement, par le truchement de l'OPDQ, donne une
subvention de $55,000 pour terminer l'aménagement du complexe sportif
extérieur. Cela se situe dans le cadre du plan de l'OPDQ et de
l'ODEQ?
M. PARENT: De l'ODEQ, oui.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Bon! Le ministre va nous fournir les
renseignements que mon collègue a demandés, mais il comprendra
très bien que le gouvernement pose ici un précédent qui va
inciter les autres villes dont Chicoutimi qui tiendra les Jeux du
Québec à partir du 4 août à vous demander de
l'argent pour combler les déficits d'exploitation des Jeux du
Québec.
Je le signale au ministre en passant, pour le prévenir.
M. LE PRESIDENT: Articles 100, 101. Article 300. Article 400. On m'avait
signalé qu'il y aurait une question pertinente.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Il faut se retrouver dans nos grandes
listes.
M. LE PRESIDENT: Je présume que tout ça a
été étudié avant qu'on ne se présente en
commission.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui, mais comme la pagination est très
mal faite...
M. RUSSELL: Je ferai remarquer que cela a été
étudié; mon collègue de Chicoutimi et moi-même avons
regardé ce catalogue... mais il n'avait pas en sa possession les
documents... Donc, il est obligé de procéder à l'oeil.
M. LE PRESIDENT: Je comprends dans le cas du député de
Chicoutimi, qui a de nouvelles lunettes ce matin auxquelles il n'est pas encore
habitué, ça prend un peu plus de temps... On fera une concession
dans votre cas.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est parce que le cahier est mal
présenté, M. le Président. Un cahier, ça se
présente comme ça.
M. LE PRESIDENT: Je n'aurai pas le dernier mot, M. le
député, continuons. Article 401.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, à l'article 400, il y a
quelque chose d'assez bizarre. Il y a une subvention à la commission
scolaire régionale des Bois-Francs pour le paiement du capital et des
intérêts d'un emprunt obligataire destiné au financement de
dépenses d'immobilisations et d'un fonds de bibliothèque.
Qu'est-ce que ça vient faire là-dedans, un fonds de
bibliothèque? Est-ce que c'est une politique régulière du
ministère de l'Education?
Je demande simplement au ministre de me dire si c'est quelque chose
d'usuel d'attribuer des fonds à une commission scolaire pour
l'aménagement de bibliothèques ou si l'aménagement de la
bibliothèque ne doit pas être fait à même le budget
normal et la commission scolaire.
M. PARENT: C'est pour le moins exceptionnel. Il s'agit d'un financement
qui avait été effectué par la commission scolaire
après une autorisation qu'elle avait reçue du ministère de
l'Education.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Mais vous dites que c'est exceptionnel en ce
qui concerne la bibliothèque.
M. PARENT: Normalement, cela aurait dû aller dans les
dépenses ordinaires.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Bon, il y a ici un précédent. Je
le souligne au ministre parce qu'il va avoir une demande de Chicoutimi
bientôt.
M. LE PRESIDENT: Article 401. L'article 402.
M. CLOUTIER (Montmagny): A l'article 401, le ministre voudra faire
remarquer au ministre des Finances les taux d'intérêt qu'il paie
sur les obligations consenties aux révérendes mères.
M. PARENT: Le député doit sûrement savoir qu'il
s'agit d'une institution religieuse qui avait déjà
contracté un emprunt pour lequel nous assumons les obligations.
M. CLOUTIER (Montmagny): C'est cela.
M. PARENT: C'est la raison pour laquelle le taux...
M. CLOUTIER (Montmagny): C'est cela. Cela se faisait couramment mais le
ministre des Finances ne l'accusera pas de briser le marché.
M. PARENT: Article 402.
M. LE PRESIDENT: L'article 403. L'article 404.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Achat d'un terrain, M. le Président,
Commission scolaire régionale de l'Estrie. Est-ce qu'on pourrait avoir
le nom du propriétaire du terrain?
M. PARENT: Pardon?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Pour la régionale de l'Estrie, à
l'article 404, est-ce que nous pouvons avoir le nom du propriétaire du
terrain?
M. PARENT: A l'article 404, c'est le paiement du capital et des
intérêts d'un emprunt qui a été
contracté...
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui.
M. PARENT: ... antérieurement. Il ne s'agit pas d'un nouvel
achat.
M. RUSSELL: D'accord, mais...
M. PARENT: Il s'agit d'un achat de terrain qui a été
effectué par la commission scolaire et il y a eu émission
d'obligations. Aujourd'hui, nous payons le capital et les intérêts
de cet emprunt qui a été contracté et qui a servi à
l'achat d'un terrain.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est la suite d'une transaction
antérieure.
M. PARENT: C'est cela. Le terrain a été acheté le 9
février 1970.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): D'accord. M. LE PRESIDENT: L'article 405.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Contrat de service avec l'ENAP.
M. LE PRESIDENT: L'article 406.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: L'article 405.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce que nous pourrions avoir les
détails de ce contrat avec l'ENAP? Est-ce que le ministre pourrait
déposer le document?
M. PARENT: Le Conseil du trésor a imposé une restriction.
La demande a été approuvée à la condition que le
ministère établisse clairement dans un contrat à
intervenir avec l'ENAP les engagements des deux parties et ce
préalablement à la date du premier versement mensuel. Si le
contrat a été signé, il me fera plaisir de le
déposer.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): D'accord. M. LE PRESIDENT: L'article 406.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Alors, même observation. J'aimerais
avoir le document, dépôt du contrat, pour avoir une idée
générale de ce travail de normalisation et de vérification
à la direction générale de l'équipement.
M. PARENT: Nous allons déposer le contrat. M. LE PRESIDENT:
L'article 407.
M. RUSSELL: A l'article 407, il s'agit du remboursement à
Cossette et Associés, à Sainte-Foy, pour le coût de la
campagne du journal "Soyons réalistes". Est-ce que nous pourrions avoir
des informations sur le genre de campagne dont il s'agit?
M. PARENT: Ce sont des annonces dans les journaux qui ont
été publiées dans des quotidiens le samedi 8 avril, le
lundi 10 avril et le mardi 11 avril et dans quatre journaux de fin de semaine,
le 9 avril 1972.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): En rapport avec les négociations du
front commun?
M. PARENT: C'est cela.
M. TREMBLAY (Chicoutimi :) C'est un montant qui s'ajoute aux brochures
qui ont été publiées, toute la documentation que le
gouvernement a publiée à l'occasion de ce conflit.
M. PARENT: C'est cela.
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce que ces paiements... Une fois avant
autorisation? C'est indiqué remboursement.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'il y avait eu contrat?
M. PARENT: Une lettre d'intention.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cossette et
Associés, est-ce que ce sont des publicitaires? C'est une agence
de publicitaires?
M. PARENT: Oui. Cossette et Associés font partie d'un groupe de
marketing. Ils sont situés au 1580 chemin Ste-Foy, Québec.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui. Il y avait eu lettre d'intention.
Est-ce qu'il y avait eu auparavant contact en vue de négociations
avec d'autres agences de même nature?
M. PARENT: Je n'ai pas cette impression-là puisque ç'a
été fait assez rapidement.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'on pourra avoir dépôt
de la lettre d'intention, et du CT qui a permis d'autoriser cette
dépense?
M. PARENT: Oui.
M. LE PRESIDENT: Article 800. Article 801. Article 802. Article 803.
Article 900. Article 901. Article 902. Article 903. Article 904. Article 905.
Article 906. Article 907. Article 908. Article 909. Article 910. Article
911.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): A l'article 911, M. le Président.
J'aimerais avoir le dépôt du contrat avec l'Université de
Montréal, plans et devis de ce programme de postes d'aptitudes
spécifiques pour les candidats aux études universitaires du
premier cycle.
Je tiens à faire observer, M. le Président, que je ne
comprends pas que l'on n'ait pas déjà, soit au ministère
de l'Education ou dans les universités, tous les documents pertinents
à l'examen d'admission, aux examens d'admission utiles pour
l'entrée en premier cycle universitaire et qu'on doive dépenser
$200,000 pour élaborer ce qu'on appelle une batterie de tests
d'aptitudes spécifiques.
Il y a déjà des normes au ministère de l'Education
pour l'admission aux études supérieures et voilà qu'on
demande $200,000 pour préparer de nouveaux tests d'aptitudes. J'aimerais
avoir le détail complet du contrat des personnes qui vont s'occuper de
cela. Qui sera le directeur, quelle sera la nature des tests d'aptitudes,
est-ce le ministère de l'Education qui va s'en servir et quelle
direction du ministère de l'Education devra utiliser cette batterie de
tests d'aptitudes?
M. PARENT: C'est l'enseignement supérieur.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui, je sais que c'est l'enseignement
supérieur puisque c'est l'admission aux étudea du premier cycle.
Si on n'a pas encore les tests d'aptitudes préparés, on est
drôlement en retard.
M. PARENT: On en a mais on va les améliorer, les modifier
à l'égard des difficultés qu'éprouvent les
étudiants du CEGEP à faire leur inscription à
l'université.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Cela permet de donner aux professeurs des
revenus d'appoint pendant leurs vacances d'été.
Finances
M. LE PRESIDENT: Ministère des Finances, article 400.
M. RUSSELL: M. le Président, on parle de soumissions en circuit
fermé, combien y avait-il de soumissionnaires?
M. PARENT: Il y a eu des soumissions privées à deux
courtiers, la cotation fut demandée sur la base actuelle sous la forme
d'une formule rétrospective, laissant toutefois le choix aux courtiers
d'obtenir la couverture à prime fixe si celle-ci apparaissait plus
avantageuse, qu'elle serait considérée.
L'un des courtiers ne trouva pas de marché et le second
présenta deux formules, l'une sur la base rétrospective et
l'autre sous forme de prime fixe. Après avoir examiné les deux
cotations, le bureau du contrôleur des assurances est venu à la
conclusion que la cotisation à prime fixe était plus avantageuse
pour les raisons suivantes: Elle ne présente pas d'aléas au point
de vue budgétaire d'année en année; tenant compte de
l'expérience, on peut facilement réaliser que la prime maximum de
la formule rétrospective, soit $161,880, serait sûrement
dépassée. L'assureur qui est coté en vertu d'une formule
rétrospective met certaines restrictions au contrat, tandis que l'autre
nous fournira la formule demandée telle quelle, sans modification.
Or, le contrôleur des assurances recommande que la proposition
présentée par Laurin, Beaudry, Filion, Dansereau Ltée sur
une base de prime fixe soit octroyée pour le montant de $170,724 payable
à raison de $56,908 par année.
M. RUSSELL: Quelle est la différence entre le montant que nous
payons maintenant et le montant que nous avons payé dans le
passé?
M. PARENT: Je pourrais vous fournir le renseignement, je ne l'ai pas
ici.
M. RUSSELL: D'accord.
Immigration
M. LE PRESIDENT: Article 800, Immigration. Article 500, Industrie et
Commerce.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: Article 800.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui, je suis à l'article 800. Les COFI,
ce sont les centres d'orientation. Cela va, M. le Président.
Industrie et Commerce
M. LE PRESIDENT: Industrie et Commerce, article 500.
M. RUSSELL: A quelles fins a-t-on fait la location de ce bateau?
M. PARENT: C'est sous les auspices de l'entente de la coopération
franco-québécoise, qui a consenti à mettre à la
disposition de la direction de la recherche pour trente jours le navire
océanographique.
M. RUSSELL: Pour faire des études dans l'eau.
M. PARENT: Dans le cadre du programme du développement des
pêches de l'Office de développement de l'Est du Québec, la
location d'un navire océanographique est indispensable pour mener
à bonnes fins le projet de croisière scientifique dans le
nord-est du golfe Saint-Laurent, projet approuvé par le comité de
recherche et de développement de l'ODEQ lors de sa réunion du
mois de mars.
Il sera question de l'étude hydrologique du milieu marin, de la
présence de différentes espèces: morue, sébaste,
crevette et surtout du capelan comme substitut du hareng et de l'essai de
différents engins de pêche, entre autres le chalut
pélagique et semi-pélagique, dans le but de déterminer
l'efficacité de ces engins dans la région mentionnée.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce que c'était Yves Michaud qui
était commandant de bord?
M. LE PRESIDENT: Article 100.
M. RUSSELL: Est-ce qu'il y a une raison particulière qui a fait
en sorte que nous avons négocié le contrat plutôt que
demander des soumissions?
M. PARENT: C'est le Service général des achats qui
achète une certaine quantité de formulaires à un prix
déterminé par le Service général des achats. La
Régie des rentes du Québec avait placé en 1970 une
commande de $133,000 et, à la suite d'un changement dans ses besoins,
n'a pas donné suite à la commande en entier. Elle a
utilisé des formulaires pour seulement $21,877. Alors, plutôt que
de perdre la quantité de formules qui peuvent servir dans les
ministères, nous avons pris la commande de la Régie des rentes
pour fins d'utilisation gouvernementales. C'est parce que la Régie des
rentes a changé d'ordinateur.
M. LE PRESIDENT: Article 400.
M. BELAND: Ici, M. le Président, est-ce que cette pratique a
déjà été exercée l'an passé ou
antérieurement en ce qui concerne la réparation des bateaux de
pêche?
M. PARENT: Cela fait au moins cinq ans que cette politique est en
marche.
M. BELAND: Est-ce que c'est le coût total des réparations
ou s'il ne s'agit que d'une partie du coût des réparations?
M. PARENT: Le calcul de la subvention se fait au prorata du volume des
cales à poissons des bateaux attachés à chaque
équipe.
M. LE PRESIDENT: Article 900. Article 901. Article 902. Article 903.
M. LAVOIE (Wolfe): Quel est le matériel de transport pour cette
compagnie?
M. PARENT: C'est un fabricant de produits de béton.
M. LE PRESIDENT: Article 904.
M. LAVOIE (Wolfe): Est-ce que le président est de Québec
ou est-ce que c'est un ancien de la Brique de Schott?
M. PARENT: De qui parlez-vous?
M. LAVOIE (Wolfe): Larochelle. Vous ne pouvez pas me dire s'il
était l'ancien président de la Brique de Scott, de Scott
Jonction?
M. PARENT: C'est ça.
M. LE PRESIDENT: Article 904. Article 905. Article 906. Article 907.
M. RUSSELL: Est-ce que le ministre pourrait nous dire quel est le
montant total de la dépense en immobilisation?
M. PARENT: La valeur des investissements retenus pour le calcul de la
subvention est de $150,000 pour l'agrandissement de bâtisses et l'achat
de machinerie.
M. LE PRESIDENT: Article 908. Justice 100. Article 101.
Justice
M. LAVOIE (Wolfe): Quelles sont les compagnies qui ont
soumissionné?
M. PARENT: E.T. Coulombe, de Québec, $67,050, St-Hill-Levine, de
Montréal, $18,480, soumission partielle.
M. LE PRESIDENT: Article 400. Article 401. Article 402.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le Président, est-ce qu'on pourrait
avoir dépôt du contrat avec la maison Pierre Tremblay
Publicité avec plans et devis? Il s'agit de Pierre Tremblay, l'ancien
président du Carnaval de Québec.
M. PARENT: Un très bon publicitaire.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Qui était également
président de l'Association générale des étudiants
et président de l'Association des jeunes libéraux.
M. PARENT: Très bonne recommandation.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le Président, on va voir ça
par le contrat.
Revenu
M. LE PRESIDENT: Revenu. Article 100. Richesses naturelles
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Article 100, M. le Président, combien y
a-t-il eu de soumissions demandées, d'appels d'offres pour soumissions
publiques?
M. PARENT: Il y a eu les Presses Mont-Royal en plus de Moore Business
Forms, $86,000, Drummond Business Forms, $89,800 et Formules
mécanographiques Paragon Ltee, $92,925.
M. LE PRESIDENT: Richesses naturelles. Article 100.
M. RUSSELL: M. le Président, quelle est la contribution des
autres provinces?
M. PARENT: Celle du Québec est de 13. 8 p.c. Celle de l'Ontario
pourrait être de 18 p.c.
M. RUSSELL: Est-ce qu'elle est établie au prorata de la
population?
M. PARENT: Il y a trois façons de la calculer. Mais, dans les
trois façons, on arrive à 13. 8 p.c. C'est un taux uniforme. Pour
le secrétariat, l'organisation de la conférence et les
crédits supplémentaires affectés à la participation
populaire à la conférence L'homme et les ressources, dans chacun
des cas, nous payons 13.8 p.c. du budget.
M. LE PRESIDENT: Article 200.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'il y a seulement cette
société qui est capable de fournir des gravimètres? C'est
une société ontarienne, à ce que je vois.
M. PARENT: Selon le Service des achats, il y a une compagnie.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Une seule? M. PARENT: Une seule.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): En Ontario. Il n'y en a pas au
Québec.
M. PARENT: Non.
M. LE PRESIDENT: Article 201. Article 300.
M. RUSSELL: A l'article 300, M. le Président, est-ce qu'il y a
une raison particulière pour laquelle nous avons négocié
le contrat plutôt que de procéder par soumissions publiques?
M. PARENT: C'est parce que c'est inférieur à $150,000.
M. RUSSELL: Pardon?
M. PARENT: C'est inférieur à $150,000, en vertu des
nouveaux règlements.
M. RUSSELL: Quelle était l'estimation du ministère?
M. PARENT: Il y avait d'inscrit, au budget, $150,000 pour faire ces
travaux. Cela va être remboursé au gouvernement,
éventuellement, parce qu'il s'agit d'un village minier.
M. RUSSELL: Oui.
M. PARENT: Ce sont des montants qui seront recouvrés par le
gouvernement, éventuellement dès la formation de la
municipalité.
M. RUSSELL: Si ce n'est pas cédé. Si cela ne devient pas
un village fantôme. A ce moment-là, c'est perdu.
M. LE PRESIDENT: Article 301. Article 302. Article 400.
M. RUSSELL: A l'article 400, M. le Président, on parle d'un
supplément pour porter à $97,000 le coût des honoraires de
la maison Béliveau-Couture, arpenteurs-géomètres. Est-ce
que ce montant représente le coût total, le coût final?
M. PARENT: Oui, le coût final.
Terres et forêts
M. LE PRESIDENT: Terres et Forêts. Article 500, avec la liste.
Article 501. Article 502.
M. BELAND: M. le Président, ici, peut-on
avoir la liste des diverses localités où les travaux ont
été exécutés par les
arpenteurs-géomètres pour la révision?
DES VOIX: Vous avez la liste.
M. BELAND: Excusez-moi. C'est vrai.
M. LE PRESIDENT: Article 503. Article 100. Article 101. Article 102.
Article 200. Article 300. Article 301.
M. RUSSELL: Article 301. Un instant, M. le Président.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Article 300. M. LE PRESIDENT: Article 300.
M. BELAND: A l'article 300. Justement, au point de vue de la partie
attribuée à l'université Laval, est-ce qu'on peut avoir
les endroits où il y aura exécution de travaux de conservation et
les endroits où il y a eu des travaux de conservation? Pourquoi je pose
la question? C'est que justement il y a quand même un certain nombre
d'endroits possibles qui sont sous la surveillance de l'université
Laval.
M. PARENT: Je ne peux pas répondre ce matin, mais on peut obtenir
l'information.
M. BELAND: Oui, s'il vous plaît pour la prochaine
séance.
M. LE PRESIDENT: Article 301. Article 400.
M. RUSSELL: Un instant, M. le Président. Sur l'article 301,
j'aimerais avoir des informations pour savoir exactement ce que
l'opération Dignité veut dire. Quel travail fait-on?
M. PARENT: La revalorisation du citoyen dans la
société.
M. RUSSELL: J'ai de la difficulté à entendre.
M. PARENT: Il faudrait envoyer le député de Shefford
rencontrer le curé de Granville.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est un de mes confrères. Je vous
expliquerai ça.
M. RUSSELL: M. le Président, est-ce que ce sont les mêmes
études qui vont être faites par l'Université du
Québec?
M. PARENT: Oui, c'est en cours. C'est la deuxième phase.
M. LE PRESIDENT: Article 400. Articles 401, 402, 403, 404, 405, 406,
900.
M. LAVOIE (Wolfe): Un instant. Article 406, paiement de frais
d'extinction d'incendies forestiers à six sociétés de
conservation.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est beaucoup d'argent pour ce
monde-là.
M. LAVOIE (Wolfe): Ce sont les sociétés ci-incluses.
Est-ce qu'on pourrait avoir de plus amples détails à la prochaine
séance à ce sujet-là? Une étude du Québec,
ça concerne quoi? La région sud, les Cantons de l'Est, la
Beauce?
M. PARENT: Je vais vous donner plus de détails à la
prochaine séance.
M. LE PRESIDENT: Très bien. Article 900.
M. RUSSELL: Quels normes emploie-t-on pour négocier ces
contrats?
M. PARENT: Je pourrais demander au ministre des Terres et Forêts
de me dire quelles sont les normes.
M. RUSSELL: D'accord.
Tourisme. Chasse et Pêche
M. LE PRESIDENT: Tourisme. Article 500, 501.
M. RUSSELL: Adopté.
M. LE PRESIDENT: Articles 502, 300.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le Président, est-ce qu'on pourrait
avoir le dépôt du contrat avec plans et devis, puisqu'on vient
d'enrichir encore une fois l'agence de M. Pierre Tremblay, le contrat avec
plans et devis, pour le tourisme au Québec? Est-ce que c'est fait en
collaboration avec le ministère des Communications qui, selon le
ministre L'Allier, coordonne toute cette publicité?
M. PARENT: D'accord.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Le ministre va déposer le contrat avec
plan et devis.
M. PARENT: Avec plaisir.
M. LE PRESIDENT: Articles 400, 401, 402. Transports : article 500.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un instant, M. le Président, à
l'article 402, est-ce qu'on pourrait avoir copie du contrat et des plans et
devis avec les noms des stations de radio et de télévision.
M. PARENT: Très bien.
M. LE PRESIDENT: Article 500. Transports
M. RUSSELL: Article 500, M. le Président, la subvention de
$125,000; c'est le coût total de l'opération pour l'année
ou simplement une partie?
M. PARENT: C'est le maximum, oui. M. RUSSELL: Le maximum, d'accord.
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce que ça peut contribuer à
diminuer les coûts pour les usagers?
M. PARENT: La question des coûts pour les usagers est actuellement
à l'étude au Conseil du trésor.
M. CLOUTIER (Montmagny): On a lu des articles de journaux,
récemment, sur le problème du coût pour traverser les gens
et les produits de la ferme, surtout. Le même problème se pose
d'ailleurs pour les habitants de l'Ile-aux-Grues dans le comté de
Montmagny.
M. PARENT: L'Ile-aux-Coudres aussi. Surtout la question de la charge
pour le transport par bateau est actuellement à l'étude au
Conseil du trésor et nous devrions être en mesure d'ici un mois au
maximum de rendre la politique du gouvernement officielle en ce qui concerne
les traversiers.
M. CLOUTIER (Montmagny): Est-ce que dans cette étude toutes les
îles sont comprises ou si c'est seulement l'Ile-aux-Coudres?
M. PARENT: Toute la politique. M. LE PRESIDENT: Article 100.
M. RUSSELL: M. le Président, même question: Est-ce que
ça représente la subvention totale pour l'opération
annuelle?
M. PARENT: C'est une subvention de fonctionnement.
M. RUSSELL: C'est le maximum ou si...?
M. PARENT: C'est le maximum, pour le fonctionnement.
M. RUSSELL: Cela peut être moins.
M. PARENT: Cela peut être moins parce que c'est basé sur
vingt. C'est-à-dire que c'est pour combler le déficit, parce que
la traverse Québec-Lévis appartient au gouvernement. C'est
l'estimation maximale que nous avons prévue pour l'année à
venir.
M. BELAND: Si on y va au niveau des comparaisons, par exemple, est-ce
que la subvention est semblable à celle qui avait été
versée l'an passé?
M. PARENT: Sensiblement la même que l'an passé.
Travail et Main-d'Oeuvre
M. LE PRESIDENT: Ministère du Travail: article 500.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): M. le Président, est-ce qu'on peut
avoir la liste des neuf commissions... c'est indiqué, excusez-moi!
M. LE PRESIDENT: Article 800. Article 900. Travaux publics: article
500.
Travaux publics
M. RUSSELL: A l'article 500, est-ce que le ministre pourrait nous donner
le nom des propriétaires de la compagnie Le Corps de
sécurité du Québec Inc.?
M. PARENT: Comme si le député ne le connaissait pas.
Claude Poirier, président.
M. RUSSELL: Cela change de nom tellement souvent. On ne sait jamais.
M. PARENT: Claude Poirier, président, Madame Barbara Poirier,
vice-présidente, Madame Lorraine Samford,
secrétaire-trésorier, à la ville de Saint-Laurent.
M. LE PRESIDENT: L'article 501. L'article 502. L'article 503.
M. RUSSELL: Soumissions publiques, trois soumissionnaires. Quel
était le montant des deux autres soumissions?
M. PARENT: La compagnie RCA: $321,000 plus $17,000, avec une alternative
pour un total de $338,000. Philips Electronics: $617,480.
M. LE PRESIDENT: L'article 100. L'article 101. L'article 102. L'article
200. L'article 201. L'article 202.
M. RUSSELL: Est-ce qu'il s'agit de l'édifice voisin du palais de
justice de Sherbrooke?
M. PARENT: Oui.
M. LE PRESIDENT: L'article 203. L'article 204. L'article 205.
M. RUSSELL: A l'article 205, il y a un supplément de $200,000
pour porter le coût du déménagement à $780,000.
Est-ce que les travaux sont complétés ou si nous pouvons nous
attendre à une autre augmentation?
M. PARENT: Ils ne sont pas terminés à 100 p.c, mais je
pense qu'il reste peut-être encore 15 p.c. des locaux qui ne sont pas
occupés dans le complexe "G" et "H".
M. RUSSELL: Il y a encore 15 p.c. des locaux dont l'aménagement
n'est pas complété. Est-ce qu'il y aura un autre
supplément ou si c'est terminé?
M. PARENT: On ne sait jamais à quoi s'attendre.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Les entreprises J.-B. Baillargeon ne s'en sont
pas servies pour déménager le premier ministre? Non?
M. LE PRESIDENT: L'article 300.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): ... Cela aurait coûté moins
cher.
M. RUSSELL: Qui était l'autre soumissionnaire?
M. PARENT: W.D. Colledge, $43,672, de Pointe-Claire.
M. RUSSELL : La seule raison pourquoi cela n'a pas été des
soumissions publiques, c'est que le montant n'était pas assez
élevé?
M. PARENT: Il y a deux fabricants de compacteurs qui ont
été...
M. LE PRESIDENT: L'article 301. L'article 400.
M. BELAND: Ici, quel est le coût moyen des édifices
commerciaux loués dans la ville de Bruxelles?
M. PARENT: Je n'ai pas eu l'occasion d'envoyer de fonctionnaires pour
étudier le coût de location des locaux dans la ville de
Bruxelles.
Un fonctionnaire s'est rendu sur place, avec un mandat spécifique
que le ministre des Travaux publics et moi-même avons donné
à M. Saint-Denis pour nous loger dans le centre-ville, de
préférence près du centre des affaires et de nous trouver
une location au meilleur compte possible.
M. BELAND: Je trouve quand même que le coût est relativement
élevé, compte tenu des échanges du dollar etc.
M. PARENT: Le coût est de $4.55 le pied carré. C'est
moindre que le taux payé au Québec.
M. BELAND: Oui, mais enfin...
M. PARENT: Si vous vous rappelez qu'à Bruxelles, en Belgique,
c'est le centre du marché commun.
M. BELAND: D'accord.
M. PARENT: Les locations ne sont pas meilleur marché qu'au
Québec.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): A Paris, c'est plus cher que ça.
M. PARENT: C'est beaucoup plus cher à Paris et à
Londres.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Quelle est cette société? Est-ce
qu'on peut avoir des détails sur S.A. Taylor Woodrow Building? Est-ce
une société américaine?
M. PARENT: C'est une compagnie anglaise qui a $700 millions d'actif et
qui a comme filiale TRIZEC.
M. LE PRESIDENT: Article 800.
M. RUSSELL: Ici, M. le Président, il s'agit d'un contrat
négocié avec Décor Construction Inc. pour
l'aménagement de l'édifice E. D'abord, qui sont les
propriétaires et officiers de la compagnie Décor
Construction?
M. PARENT: M. Gilles Paré est président, M. Denis
Paré est vice-président et Mme Micheline Paré est
secrétaire.
M. RUSSELL: Sur quelle base a-t-on négocié le contrat?
Quant aux coûts et aux honoraires, quel est le taux?
M. PARENT: Les travaux effectués par Décor Construction
Inc. c'est 16 p.c; les travaux effectués par les sous-traitants, c'est 5
p.c.
M. RUSSELL: Oui, 16 p.c. pour les travaux effectués par
Décor Construction Inc., ce sont des services professionnels, les
travaux seulement?
M. PARENT: Comme entreprise générale. Les 16 p.c.
comprennent la menuiserie et ces choses-là. Par les sous-traitants,
électricité, plomberie, il reçoit 5 p.c.
M. LAVOIE (Wolfe): Et le sous-traitant, combien
M. PARENT: Il n'est pas possible de donner des soumissions publiques
pour les sous-traitants. Ils sont au même traitement, c'est-à-dire
que faisant l'exécution eux-mêmes, c'est 16 p.c.
M. RUSSELL: M. le Président...
M. LAVOIE (Wolfe): Plus 5 p.c. pour Dré-cor.
M. PARENT: Ah! pour Drécor, oui. M. LAVOIE (Wolfe): Cela fait 21
p.c.
M. RUSSELL: Est-ce que le ministère donne les services
professionnels ou si une firme est attitrée à
l'aménagement?
M. PARENT: Le ministère lui-même.
M. RUSSELL: Et les professionnels sont des gens engagés à
la journée?
M. PARENT: Ce sont des employés du ministère des Travaux
publics.
M. LE PRESIDENT: Article 801.
M. LAVOIE (Wolfe): Combien d'argent le ministère a-t-il
donné â Sogela?
M. PARENT: Combien?
M. LAVOIE (Wolfe): Combien le ministère doit-il à Sogela
pour la construction?
M. PARENT: Le contrat n'est pas terminé. Il s'agit d'une
réclamation, je pense... C'est basé sur des changements qui ont
été apportés. La réclamation initiale de Sogela
était de $1,425,000 et, à la suite de l'arbitrage, on s'est
entendu pour $795,000.
M. LAVOIE (Wolfe): Est-ce que Sogela a remis ce qu'elle devait aux
sous-entrepreneurs sur ce montant?
M. PARENT: Le chèque pour le paiement doit être fait
à son nom et au principal sous-traitant qui était
Drécor.
M. RUSSELL: Si je comprends bien, c'est un montant qui s'additionne au
contrat initial. Il reste encore la question de l'incendie de l'édifice.
Est-ce que cette affaire est réglée actuellement?
M. PARENT: C'est aux frais de l'entrepreneur parce qu'il était
assuré.
M. RUSSELL: L'assurance ne coûte rien au ministère.
M. LE PRESIDENT: Article 900.
M. BELAND: M. le Président, combien y a-t-il eu de
soumissionnaires dans le présent contrat?
M. PARENT: Nous allons déposer la liste. Il y a eu quatre
soumissionnaires.
M. LAVOIE (Wolfe): Qui est AV-TECH?
M. RUSSELL: Est-ce que le ministre a le nom des...
M. PARENT: AV-TECH: Julien Hamel, Magog, qui est président;
vice-président, Benoît
Boudreau, Cap-Rouge, secrétaire, Jacques Léonard,
Sherbrooke.
M. RUSSELL: Et le siège social est à Sherbrooke.
M. PARENT: On me dit que oui. Voirie
M. LE PRESIDENT: Voirie. J'aimerais faire une suggestion. Puisque la
liste des travaux de voirie est déjà assez longue, pour
éviter d'énumérer la liste totale, si on prenait par
exemple, les articles 500 qui sont les premiers dans les pages bleues, pas
toutes les pages bleues.
M. RUSSELL: Cela va aller assez vite, la Voirie.
M. LE PRESIDENT: Si dans les articles 500 il y avait des questions,
nommez l'article dont il s'agit et on pourrait peut-être éviter...
S'il n'y a rien dans les articles 500, passons aux articles 100.
M. RUSSELL: Ce sont des contrats négociés pour
réparation de routes, entretien.
M. LE PRESIDENT: Après les articles 100, je passe aux articles
200.
M. BELAND: A l'article 217, à l'intérieur du parc
Chibougamau, combien reste-t-il de milles à mettre en béton
bitumineux sur la route entre Chibougamau et Chicoutimi? Saint-Félicien
plus précisément.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): On est encore à 90 milles de
Chicoutimi.
M. PARENT: On peut fournir une réponse par écrit car on
n'a pas le renseignement disponible ce matin.
M. BELAND: D'accord.
M. LE PRESIDENT: C'était à l'article 217. Est-ce qu'il y a
d'autres questions dans les articles 200 et suivants?
La section des articles 300 et suivants.
Dans la dernière tranche, les articles 400 et les articles
900.
M. LAVOIE (Wolfe): A l'article 406, j'aurais une question à
poser.
M. LE PRESIDENT: Article 406.
M. LAVOIE (Wolfe): J'aimerais avoir le numéro de la
réquisition pour l'achat de ces quatre camions. Avez-vous le
numéro de la réquisition pour ces quatre camions?
M. PARENT: Oui. La soumission numéro 842843.
M. LAVOIE (Wolfe): Est-ce que vous auriez les termes de la soumission,
la manière dont cela a été demandé?
M. PARENT: Non. J'ai la réception des soumissions.
M. LAVOIE (Wolfe): A ce que je sache, la soumission était pour
cinq camions. Des soumissionnaires ont soumissionné pour cinq camions.
On a acheté quatre camions au montant de $26,529.33. Mais la soumission
était pour cinq. On demandait trois crew-cars D-200, un D-800, un
C-800.
M. PARENT: Dans l'appel d'offres, il y avait une clause qui se lit comme
suit: Tout soumissionnaire peut coter en tout ou en partie. Cependant, le
Service général des achats se réserve le droit d'analyser
chaque article séparément ou de considérer les offres
globalement. Il y avait donc cette clause.
M. LAVOIE (Wolfe): Quels étaient les soumissionnaires?
M. PARENT: Henri Girard Limitée, M.V. Cloutier de Sherbrooke,
J.-D. Bureau de Disraeli.
M. LAVOIE (Wolfe): Est-ce qu'on peut avoir les prix de chaque
soumissionnaire?
M. PARENT: Oui. Girard, $26,000.
M. LE PRESIDENT: Autres questions dans les 400.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Article 407, M. le Président.
M. LE PRESIDENT: Article 407.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Est-ce qu'on pourrait avoir les détails
sur les soumissions qui ont été présentées? Que
sont ces noms anglais qui arrivent: Saint-Felicien Truck Service, Boulevard
Truck Service? Cela n'existait pas de mon temps. Je veux avoir les noms des
soumissionnaires.
M. PARENT: Boulevard Trucks Inc., Dolbeau.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui, qui est le propriétaire?
M. PARENT: Pardon?
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Qui est le propriétaire? Vézina?
...
M. PARENT: Je regrette, mais je n'ai pas le nom des
propriétaires. J'ai le nom des soumissionnaires.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Nommez-moi les autres soumissionnaires.
M. PARENT: Saint-Felicien Truck Service: $40,164.97. L.G. Automobiles
Ltée: $46,...
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Roberval?
M. PARENT: Roberval, oui. $46,598.20. Garage Vézina et
Frères Ltée de Dolbeau.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): C'est le maire de Dolbeau.
M. PARENT: $48,628. Aima Automobiles Ltée.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Oui. Duchesne.
M. PARENT: Soumission partielle.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un rouge.
M. PARENT: Duchesneau Auto Ltée, Alma, soumission partielle.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Un rouge aussi.
M. PARENT: C'est pour ça qu'on gagne les élections; c'est
parce qu'il y a des rouges.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Alors, est-ce que vous pourriez déposer
la liste complète avec les soumissions, les détails? J'aimerais
avoir ça.
M. PARENT: Voici, monsieur.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): J'aimerais que ce soit inscrit au journal des
Débats.
M. LE PRESIDENT: Dans ce cas-là, j'aimerais qu'on en fasse
lecture.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Pour l'inscrire en annexe, pas besoin de
lire.
M. LE PRESIDENT: Il y aura peut-être moins de détails si on
procède tout simplement à donner les articles en question. Ce
serait plus bref.
M. TREMBLAY (Chicoutimi): Qu'on l'annexe au journal des Débats,
ça va être moins long.
M. LE PRESIDENT: Autres questions pour les articles 400 et 900.
Je dois conclure, messieurs, que la commission a terminé ses
études pour les engagements financiers au mois de juin. La prochaine
séance de la commission sera à 10 h 30, jeudi le 24 août
1972. Je vous remercie de votre coopération.
(Fin de la séance à 12 h 37)
ANNEXE Référer à la version PDF page B-4692