Journal des débats (Hansard) of the Committee on Labour and the Economy
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, April 25, 2023
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Vol. 47 N° 6
Étude des crédits budgétaires du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, volet Solidarité sociale et action communautaire
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Intervenants par tranches d'heure
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Boutin, Joëlle
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Kelley, Gregory
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Rouleau, Chantal
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D'Amours, Sylvie
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Kelley, Gregory
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Rouleau, Chantal
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D'Amours, Sylvie
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Fontecilla, Andrés
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Boutin, Joëlle
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Rotiroti, Filomena
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Rotiroti, Filomena
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D'Amours, Sylvie
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Rouleau, Chantal
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Arseneau, Joël
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Kelley, Gregory
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Rouleau, Chantal
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D'Amours, Sylvie
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Fontecilla, Andrés
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Kelley, Gregory
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Kelley, Gregory
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D'Amours, Sylvie
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Tardif, Marie-Louise
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Rouleau, Chantal
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Blais, Suzanne
17 h (version révisée)
(Dix-sept heures dix-sept minutes)
La Présidente (Mme Boutin) :
Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, la Commission
de l'économie et du travail reprend ses travaux.
Alors, la commission est réunie afin de
procéder à l'étude du volet Solidarité sociale et action communautaire des
crédits budgétaires du portefeuille Emploi et Solidarité sociale pour l'exercice
financier 2023‑2024. Une enveloppe de deux heures a été allouée pour l'étude
des crédits.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Boivin Roy (Anjou—Louis-Riel) est remplacée par Mme Blais
(Abitibi-Ouest); M. Martel (Nicolet-Bécancour) est remplacé par Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice); Mme Cadet (Bourassa-Sauvé) est remplacée par MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger); et Mme Lakhoyan Olivier est remplacée par M. Kelley
(Jacques-Cartier).
La Présidente (Mme Boutin) :
Parfait. Nous allons procéder à une discussion d'ordre général par blocs d'échange,
incluant les questions et les réponses. La mise aux voix des crédits sera
effectuée à la fin du temps qui leur est alloué. Ce sera vers 19 h 15.
Alors, je suis maintenant... prête à
reconnaître une première intervention de l'opposition officielle pour un
premier bloc d'échange. M. le député de Jacques-Cartier, la parole est à vous.
M. Kelley : Merci, Mme
la Présidente. Puis chaque bloc, c'est 20 minutes environ ou 18 min 40 s?
La Présidente (Mme Boutin) :
18... 17 min 54 s, plus précisément.
M. Kelley : Parfait.
Merci beaucoup. Bonjour, Mme la ministre. Bonjour à votre équipe. Je vois que
vous avez beaucoup de monde ici.
J'ai déjà dit ça ce matin, mais je vais
répéter ça pour toutes mes études des crédits, tous mes blocs, moi, je suis un
ancien attaché politique, j'ai vécu plusieurs études des crédits, puis, je
pense, c'est toujours important de remercier les... le travail qui est fait par
tous les fonctionnaires de l'État du Québec, parce que c'est un exercice
«colossus» de sortir tous les chiffres, comment on a dépensé l'argent, mais,
quand même, c'est un exercice qui est très important pour notre démocratie. Et
aujourd'hui j'espère qu'on va avoir un bon échange sur des sujets qui sont
pertinents.
On sait que, cette année, Mme la
Présidente... que ce n'était pas une année facile pour les plus vulnérables du
Québec. Avec le taux d'inflation puis le coût de la vie qui a vraiment explosé,
ce n'était pas facile. Je sais que le gouvernement a mis plusieurs programmes
de l'avant pour essayer d'aider du monde, puis on va avoir, je pense, le temps
pour discuter ça avec la ministre.
Mais je vais commencer mes questions sur
les différentes choses que j'ai vues dans les cahiers des crédits, qui, je
pense, méritent des questions sur comment le gouvernement a dépensé l'argent...
mais aussi avoir un petit peu des réponses de la ministre sur sa vision puis
aussi comment elle trouve des choses. Ça fait à peu près, maintenant, un an qu'elle
est ministre responsable pour ce dossier. Je sais qu'elle fait une tournée
présentement partout au Québec. Il y a des gros enjeux. Je sais que les
solutions sont... ne sont pas simples, mais, peut-être, elle peut nous guider
dans sa... qu'est-ce que ça s'en vient et c'est quoi, peut-être, certaines
propositions, solutions qui sont sur la table, les choses qui marchent bien et
les choses qui marchent moins bien.
• (17 h 20) •
Je veux commencer avec quelque chose que
je veux mieux comprends mais quelque chose que je trouve... et ça ne date pas
de ce gouvernement, mais c'est juste comment le système marche... mais c'est vraiment
la dette à l'aide sociale. J'ai vu sur la page, c'est la... de questions...
réponse 28, puis le gouvernement a... le ministère a fourni des chiffres pour
nous, mais présentement les nombres de personnes qui ont une dette envers le
ministère, c'est environ 121 000 personnes, pour un montant de 800 millions...
840 millions de dollars. C'est énorme.
Alors, juste une question pour la ministre.
Première chose, est-ce qu'elle trouve que c'est juste que cette situation
existe toujours? Et, quand même, il y a des gens qui ont une dette qui sont
toujours dans une situation pas facile. Est-ce qu'elle peut aussi parler de le
taux d'intérêt, qui est arrivé maintenant, pour ces dettes-là, à presque
10 %? Alors, pour les gens qui sont toujours sur une aide sociale, d'être
obligés d'aussi repayer une dette, des fois dans des situations très difficiles,
où il y a une situation... un manque de clarté, est-ce qu'elle trouve que c'est
juste qu'on charge ces personnes-là un taux d'intérêt avec une dette qui sont
déjà due envers le gouvernement? Est-ce que le ministère doit <agir...
M. Kelley :
...avec
une dette qui sont déjà due envers le gouvernement? Est-ce que le ministère
doit >agir comme une banque, Mme la Présidente? Alors, Mme la ministre,
la parole, c'est à vous.
Mme Rouleau : Bien, je vous
remercie beaucoup, M. le député de Jacques-Cartier. Et, puisque vous l'avez dit
d'entrée de jeu, c'est un... l'équipe qui est avec moi est extrêmement
importante tout au long de ce mandat, et ils sont ici avec moi. Alors, je
voudrais les saluer.
D'abord, saluer mes deux adjointes
parlementaires, la députée d'Abitibi-Ouest et Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice,
qui travaillent... donc nous travaillons ensemble. Chacune a un mandat soit
solidarité sociale ou soit d'action communautaire, comme m'en a mandaté le
premier ministre.
J'aimerais aussi vous présenter la
sous-ministre, Mme Annick Laberge, le sous-ministre adjoint, Francis
Gauthier, mon directeur de cabinet, Simon Langelier, et toute l'équipe qui
m'accompagne, alors Catherine Nesterenko, Vincent D'Astous, qui sont conseillers
politiques, Annie Boucher, qui est directrice...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...secrétaire
générale, Rachel Gaudreau, et là je... je ne donnerai pas tous les titres parce
qu'ils vont pouvoir... s'ils interviennent, ils pourront le dire, Mario
Fréchette, Esther Quirion, Roger Tremblay, Isabelle Bemeur, Dany Roy ainsi que
Jean-Philippe Labre. Et, Vincent D'Astous, est-ce que je l'ai nommé? Oui? Bon.
Alors, à cette question importante,
évidemment, les personnes qui sont sur l'aide sociale peuvent parfois avoir des
dettes envers le gouvernement, c'est... c'est un fait.
Vous avez mentionné que j'étais en poste
depuis un an. Vous avez cette fâcheuse tendance à rallonger le temps, ça fait
six mois.
M. Kelley
: ...un an,
là...
Mme Rouleau : Mais ça, je
vous comprends.
Alors, en fait, ce qui est important pour
nous, d'abord, c'est de faire en sorte de ne laisser personne derrière, c'est
d'aider les gens qui sont dans... dans un état de... vulnérabilité. L'aide
sociale sert à ça. C'est une aide de dernier recours. Et notre engagement,
c'est d'améliorer les prestations de ces... de ces personnes le plus possible
pour améliorer leur qualité de vie. C'est pour ça qu'on est arrivés,
d'ailleurs, au Programme de revenu de base. À partir du 1er janvier
dernier, le Programme de revenu de base est devenu officiel, et c'est une...
c'est une avance assez importante, qui met le Québec comme un leader au Canada
avec ce nouveau Programme de revenu de base.
Et, pour répondre à votre question sur la
question des taux d'intérêt, bien, c'est Revenu Québec qui impose ces taux
d'intérêt. Et la question pourra évidemment leur être posée. Étant donné que
les... lorsqu'il y a des... en fait, des... lorsque les personnes doivent
rembourser, bien, c'est souvent parce qu'il y a eu des déclarations qui ont été...
de fausses déclarations, il y a eu... il y a eu certains abus parfois, et des
contrôles doivent être faits parce que nous sommes responsables, bien sûr, des
deniers publics. Alors, c'est dans un encadrement et une rigueur, qui est très
importante, dans le respect des deniers publics.
M. Kelley : Merci, Mme la
ministre. On sait quand même qu'environ 80 % des fausses déclarations,
puis je mettre ça entre guillemets parce qu'il y a des critères, quand même,
qu'on met des gens dedans, sont des erreurs qui sont commises de bonne foi. Et,
quand même, si quelqu'un fait une erreur une fois dans leur vie, puis ils sont
obligés de payer cette dette avec un taux d'intérêt... On a des cas, des
personnes qui... la seule chose qu'ils vont rembourser à l'État, c'est ce taux
d'intérêt, avec les frais qu'ils sont obligés de rembourser chaque mois. Et ça,
c'est où, je trouve, c'est un petit peu injuste. La personne ne touche jamais
la dette après, comme, une dizaine des années, ils sont juste sur le taux <d'intérêt...
M. Kelley :
...ne
touche jamais la dette après, comme, une dizaine des années, ils sont juste sur
le taux >d'intérêt. Et, je trouve, ça, ce n'est pas juste.
On a fait les personnes une subvention
juste comme Revenu Québec, et je sais que, Mme la ministre, vous avez dit que
c'est la responsabilité de Revenu Québec, mais est-ce que vous avez, depuis que
vous êtes ministre, maintenant depuis six mois... est-ce que vous avez des
discussions avec un de vos collègues pour peut-être voir avec Revenu Québec si
on peut changer ça? Et, quand même, est-ce que vous avez exploré la possibilité
de déposer un projet de loi pour peut-être changer cet aspect-là de le taux
d'intérêt, qui peut vraiment faire mal à quelqu'un qui demeure toujours sur
l'aide sociale dans une certaine catégorie, mais ils sont toujours obligés de
prendre un petit peu de l'argent qu'ils ont pour payer un taux d'intérêt, quand
même pas la dette, qu'ils doivent verser vers l'État?
La Présidente (Mme D'Amours) :
...
Mme Rouleau : Oui. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Et merci à nouveau au député de Jacques-Cartier.
Puis je comprends toute... toute l'empathie. Lorsqu'il y a des erreurs ou de
fausses déclarations qui sont faites, il y a aussi des possibilités d'ententes
de remboursement. Et, à ce moment-là, bien, ça peut améliorer, disons, le mode
de remboursement. Et, parmi ces ententes, il y a aussi la possibilité, si le
dossier... le... est bien... bien étoffé, je dirais, d'avoir des remises. Je
signe régulièrement de ces remises, parce que des gens ont... ont pu commettre
des erreurs ou ont... ont payé un certain montant, puis, à un moment donné, on
peut... on peut les aider, parce que notre volonté, c'est les aider.
Et puis vous demandez si j'ai un projet de
loi en vue dans cette direction-là. Ça pourrait peut-être faire partie de
discussions, mais j'ai effectivement des... l'ambition de moderniser la loi sur
l'assistance sociale. Et on aura très certainement l'occasion d'en parler au
cours des prochains mois.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. Kelley : Merci. Puis c'est
sûr qu'on va être présents pour ces discussions-là, mais, je trouve, quand
même, les ententes qu'on va signer, c'est juste... quand même, pour rembourser
sa dette, c'est très difficile pour les gens. Et j'espère que, peut-être, c'est
quelque chose on peut réviser tous ensemble, parce que je ne pense pas que
c'est tellement juste.
Mais, encore, je veux juste reviens un
petit peu sur le tableau, de bien comprendre tous les chiffres qui sont... qui
sont dans le cahier des crédits. On a un chiffre des nombres des personnes
ayant une dette puis des... des nombres des personnes prestataires. Alors... présentement,
juste de bien comprendre, ça dit que, les personnes qui ont une dette, il y a
environ 38 000 personnes qui restent toujours prestataires de l'aide
sociale. C'est juste de bien comprendre les chiffres dans ce tableau pour bien
comprendre.
Mme Rouleau : Alors, vous me
permettez de prendre connaissance, là?
M. Kelley : Ce n'est pas grave.
C'est RP-28 dans le cahier des demandes de renseignements particuliers de
l'opposition officielle.
Mme Rouleau : ...votre
question précisément?
• (17 h 30) •
M. Kelley : Bien, c'est juste
de bien comprendre, parce que vous avez fourni un tableau, puis je veux juste
comprendre le total. Il y a des nombres des personnes ayant une dette. Le
chiffre de 121 000, j'imagine, ça, c'est le nombre total de toutes les
personnes qui ont une dette présentement, mais, quand je regarde le nombre des
personnes prestataires, ça, c'est les gens qui ont toujours une... bien, une
prestation de le gouvernement? Je veux juste bien comprendre les chiffres qui
sont devant moi, Mme la ministre.
Mme Rouleau : Bien, en fait,
M. le député, c'est qu'il y a 121 870 personnes qui ont une dette envers
le gouvernement, et, sur ce 121 870 personnes, il y a 38 462 personnes
qui sont prestataires de... de l'aide sociale.
M. Kelley : Parfait. Alors...
Mme Rouleau : Et je... pour
répondre à votre question précédente aussi, là, il y a un programme de
déclaration volontaire qui permet d'éviter les conséquences d'une fausse
déclaration. Alors, lorsque ces fausses... ou, en fait, les erreurs ou les
déclarations, là, qui contiennent des faussetés sont... sont identifiées, il y
a toujours possibilité pour les prestataires de faire les déclarations pour
alléger le fardeau, si je peux me permettre l'expression.
M. Kelley
: Merci. Je
vais changer de sujet pour l'instant, peut-être une de mes collègues va avoir
une question après...
17 h 30 (version révisée)
M. Kelley : ...je vais changer
de sujet pour l'instant, peut-être, une de mes collègues va avoir une question
après. Mais c'est juste d'aller sur une réalité qui est un petit peu
intéressante dans comment les critères sont établis, c'est pour la vie
matrimoniale des gens. Alors, une personne, un chèque, c'est... comment ça
marche. Puis, pour un couple, des fois, ça peut créer des troubles si les deux
personnes ont besoin d'un chèque. Et aussi une différence entre le montant que,
si les gens sont dans un couple, ils reçoivent moins d'argent... si c'étaient
deux personnes célibataires.
Est-ce que la ministre nous expliquer c'est
quoi, la logique pour cette différence entre un couple puis une personne qui
est toute seule? Et pourquoi c'est... pourquoi ce n'est pas le même montant
pour un couple de personnes qui ont un besoin d'aide sociale?
Mme Rouleau : Bien,
généralement, on considère les ménages dans la fiscalité. Le ministère du
Revenu, par exemple, considère d'abord les ménages, et, dans les ménages, deux
personnes dans le couple se doivent mutuellement assistance. Et on considère
que, lorsque deux personnes sont ensemble, forment un couple, et c'est démontré
aussi, les frais sont moins élevés que pour une personne seule. Alors, c'est le
principe du ménage et du couple qui se doivent... chaque personne se doit
mutuellement assistance. Il peut y avoir la situation de proches aidants et de
proches aidés aussi, où ce sont deux individus, mais qui ne forment pas un
couple. Et puis il y a les personnes qui... qui vivent seules.
L'avancée qu'on a faite avec le Programme
de revenu de base, c'est justement de considérer que c'est la personne qui
reçoit le chèque. C'est là où il y a un chèque, une personne. Et ça se fait
dans le cadre du Programme de revenu de base, ce n'est pas dans l'ensemble des
autres programmes. Donc, Programme de revenu de base pour les personnes qui...
qui ont des contraintes sévères à l'emploi, c'est un chèque, une personne. Et,
dans cette loi que je souhaite moderniser et amener prochainement, bien, j'aimerais
qu'on puisse bien évaluer la question du «un chèque, une personne».
M. Kelley : Bon, je comprends
la réponse de la ministre, mais, en tout cas, je vais juste dire que,
peut-être, dans une situation d'un couple, il y a les cas où, je vais dire ça...
l'homme prend le chèque pour lui-même. Je pense qu'on met, des fois, des femmes
vulnérables dans une situation de précarité. Avec cette approche d'une
personne, un chèque, c'est sûr que le cas peut être renversé, une femme envers
un homme. Mais, bref, je pense juste, en général, c'est quelque chose que le
gouvernement doit réviser.
Mais, une autre chose, comment le
ministère détermine le critère comme, si deux gens habitent ensemble, les deux
reçoivent un chèque, une personne et, après 12 mois, c'est comme déterminé
qu'eux autres sont en couple. Avec les prix des loyers présentement, ce n'est
pas simple pour les gens de juste quitter leur logement. Alors, je peux
imaginer, ça arrive des cas où des gens vivent ensemble, peut-être qu'ils ont
une amitié, mais ils ne sont pas nécessairement un couple.
Est-ce que la ministre peut aussi juste,
comme, déterminer... comme clarifier, pour moi, comment le ministère détermine
que les gens sont dans un couple exactement? Et est-ce qu'elle... Est-ce que
vous trouvez, Mme la ministre, que le fait que le ministère pour revenir 15 ans
en arrière pour demander le remboursement total des prestations de certaines
gens dans ces situations-là, c'est un petit peu trop?
La Présidente (Mme D'Amours) : 10 secondes,
Mme la ministre.
Mme Rouleau : Bien, je pense
qu'on trouvera réponse dans la modernisation de la loi que je pourrai apporter
prochainement.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Je cède maintenant la parole au député de Laurier-Dorion pour une période d'échange
de 12 minutes.
M. Fontecilla : Merci, Mme la
Présidente. Bonjour, Mme la ministre, ainsi que... je salue l'ensemble de son
personnel. Écoutez, je vais y aller d'emblée. Il y a, dans les données fournies
par votre ministère, il y a une donnée qui m'a grandement étonné, je voudrais
avoir des éclaircissements, là. Dans le Programme de solidarité sociale, là,
pour l'ensemble du Québec, là, je vois les chiffres, en avril 2022, il y avait
118 217 personnes et, en janvier 2023, il y avait seulement
28 306 personnes, donc, une diminution notable. Qu'est-ce qui se
passe, là? Expliquez-nous <cette diminution, s'il vous plaît...
M. Fontecilla :
...il
y avait 118 217 personnes et, en janvier 2023, il y avait seulement 28 306 personnes,
donc, une diminution notable. Qu'est-ce qui se passe, là? Expliquez-nous >cette
diminution, s'il vous plaît.
Mme Rouleau : Bien, c'est que
dans le... lorsqu'on est arrivés en poste, on a voulu mettre en place le Programme
de revenu de base, prévu le 1er janvier 2023, et, pour ce faire... Bien,
en fait, ce sont des personnes qui étaient dans le Programme de solidarité
sociale, avec des contraintes sévères, qui, graduellement, ont connu des
augmentations de leurs prestations jusqu'au 1er janvier, où là on a pu
mettre en place, au 1er janvier, le Programme de revenu de base qui a
démarré. Et, aussitôt, ces personnes ont basculé du Programme de solidarité
sociale vers le Programme de revenu de base, et ça représente 84 000 personnes...
M. Fontecilla : Donc, pour le...
Mme Rouleau : ...autour de 84 000,
83 899, je pense, là, quelque chose comme ça.
M. Fontecilla : ...pour le
bénéfice de tout le monde, le Programme de solidarité sociale, c'est avec les
personnes... c'est pour les personnes avec des contraintes...
Mme Rouleau : Des contraintes
sévères, soit temporaires ou permanentes. Et les personnes avec contraintes
sévères permanentes sont passées du côté du Programme de revenu de base.
M. Fontecilla : C'est très
bien. Et donc ce programme-là, c'est après... le seul critère de passage d'un
programme à l'autre, c'est la durée, là, donc, après...
Mme Rouleau : 66 mois sur 72.
M. Fontecilla : 66 mois à la
solidarité, au Programme de solidarité sociale, ces personnes passent
automatiquement au Programme de revenu de base.
Mme Rouleau : Avec les
contraintes sévères à l'emploi, oui.
M. Fontecilla : Parfait.
Dites-moi, en moyenne, combien un prestataire du Programme de solidarité
sociale reçoit par mois?
Mme Rouleau : De solidarité sociale?
M. Fontecilla : Oui.
Mme Rouleau : Solidarité
sociale, on est à 1 205 $ par mois.
M. Fontecilla : 1 205 $.
Et au revenu... au Programme de revenu de base, c'est quoi, la prestation
moyenne?
Mme Rouleau : 1 548 $
par mois.
M. Fontecilla : 1 548 $.
Très bien. Et, dites-moi, au Programme d'aide sociale, c'est les personnes qui n'ont...
qui sont jugées sans contraintes?
Mme Rouleau : Qui n'ont pas
de contraintes, sans contraintes.
M. Fontecilla : Combien ces
personnes reçoivent en moyenne?
Mme Rouleau : 770 $ par
mois.
M. Fontecilla : 770 $
par mois. C'est pour une personne seule?
Mme Rouleau : Une personne
seule.
M. Fontecilla : Parfait. Et
je sais que ce programme, enfin, l'ensemble de ces programmes-là, vous allez me
corriger, peut-être, sont indexés.
Mme Rouleau : Oui.
M. Fontecilla : OK. Mais,
étant donné, entre autres, la crise du logement et l'augmentation... l'augmentation
considérable des loyers, l'augmentation du coût de la vie, ne serait-il pas
temps de considérer une augmentation, non pas en termes de bonification, mais
une augmentation du chèque des personnes dans les programmes d'aide sociale?
Mme Rouleau : Une
augmentation du...
M. Fontecilla : Du revenu
mensuel.
• (17 h 40) •
Mme Rouleau : Bien, il faut
comprendre que le Programme d'assistance sociale, c'est une aide de dernier
recours, d'abord. C'est une aide qui est aussi indexée. Elle a été indexée à
6,44 % dans la dernière année. C'est aussi... Lorsque les gens arrivent à
l'aide sociale, immédiatement, on évalue leur situation pour tenter de les... Ce
qu'on cherche à faire, c'est de les amener le plus rapidement possible, le
mieux possible, les accompagner vers l'emploi.
Alors, il y a, par exemple, Objectif
emploi, qui permet de capter ceux qui arrivent sur l'aide sociale, pour la
première fois, pour les diriger vers l'emploi. Ils peuvent avoir certaines
difficultés, soit dans la recherche d'emploi, ou soit manque de formation, ou
soit certaines habilités sociales. Alors, on les accompagne pour les aider vers
l'emploi. Et là il y a une bonification de leurs prestations, en autant qu'ils
respectent les critères de ce programme-là.
M. Fontecilla : Très bien.
Dites-moi, quelle est la durée moyenne du... d'une personne au Programme d'aide
sociale? Combien de temps les personnes, en moyenne, restent dans ce
programme-là?
Mme Rouleau : Bien, il y a
des gens qui peuvent, malheureusement, être, depuis longtemps, depuis 10 ou 15 ans,
sur l'aide sociale. C'est ce qui est... En fait, il y a... il y a 20 ans,
lorsqu'on a mis en place la loi de lutte contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, il y avait 10 %, 12 % de la population qui pouvait être <sur
l'aide sociale...
Mme Rouleau :
...l'aide
sociale. C'est ce qui est... En fait, il y a... il y a 20 ans, lorsqu'on a
mis en place la loi de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, il y
avait 10 %, 12 % de la population qui pouvait être >sur l'aide
sociale. Aujourd'hui, on a 4,8 % de la population qui est sur l'aide
sociale, et des gens qui sont... qui peuvent être très éloignés du marché du
travail. Alors, ça demande un effort vraiment important pour... pour les amener
vers l'emploi. Mais on considère qu'améliorer son... sa qualité de vie,
valoriser... aller chercher la valorisation qui est nécessaire pour un être
humain, c'est par l'emploi que ça se fait.
Alors, on met en place les mesures
nécessaires et... mais on peut constater qu'il y a des gens qui... qui peuvent
être, depuis un certain temps, sur l'aide sociale.
M. Fontecilla : Concernant le
plan de lutte à la pauvreté, on sait qu'il est en préparation, quand est-ce que
vous prévoyez le déposer, le rendre public?
Mme Rouleau : Comme vous le
savez, donc, dans la loi sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, on a... le gouvernement a l'obligation d'un plan d'action sur cinq
ans. Le troisième plan d'action, le PAGIEPS, se terminait le 31 mars. On
l'a prolongé d'un an avec les mesures les plus structurantes qui se
poursuivent, ce qui nous donne le temps de... ce qui nous a donné le temps, là,
de lancer, tout dernièrement, le 17 avril, la consultation publique pour
préparer le quatrième plan d'action. Donc, une consultation publique en ligne
d'abord, jusqu'au mois de juin, pour tous les citoyens, tous les organismes,
tous les partenaires qui veulent, qui... qu'on invite à participer à ce
sondage, dépôt de mémoires et questionnaires, etc. Il y aura aussi des
rencontres avec des personnes qui se considèrent en état de vulnérabilité, des
«focus groups», là, qu'on appelle, là, communément, des personnes
représentatives de l'ensemble du Québec.
Puis il y aura, à l'automne, des
rencontres plus thématiques à partir des... des priorités qui ressortiront de
la consultation, là, qui est en cours. Donc, des rencontres thématiques que je
tiendrai avec des partenaires pour aller creuser ces questions-là et aller
chercher des... des moyens, là : Comment allons-nous, dans les cinq prochaines
années, s'assurer de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale? Ce que
je souhaite, c'est que ce plan soit bien ficelé, d'ici la fin de l'année, pour
qu'au prochain budget il puisse être intégré.
M. Fontecilla : Vous avez...
vous avez fait une annonce de 26,1 millions pour la prolongation des
alliances pour la solidarité qui devait se terminer au 31 mars dernier. On
nous informe qu'il y a plus de 2 000 projets soutenus dans toutes les
régions du Québec, là. Est-ce que les sommes... il y a eu une reconduction de
sommes, là, pendant la période de préparation du nouveau plan de lutte à la
pauvreté, là? Est-ce que... Bref, c'est le 26,1 millions, est-ce que ça couvre,
ça reconduit l'ensemble de 100 % des sommes de l'ancien plan?
Mme Rouleau : Bien, déjà, 160 millions
avaient été investis au niveau des alliances pour la solidarité à travers le
Québec. 2 000, vous dites 2 000, c'est plus 2 500 projets,
je crois, qui ont été... qui avaient été identifiés. Et, avec les sommes de 26 millions
qu'on a reconduites auprès des alliances, elles ont choisi des projets qui soit
se poursuivaient soit... nouveau projet qui devait... qui est considéré comme
des projets très, très structurants. Mais, en tout, aussi pour le PAGIEPS,
c'est 66 millions que le gouvernement investit dans la suite du projet
pour un an, jusqu'au mois de mai prochain, là, jusqu'à ce que le nouveau plan
soit... soit adopté.
M. Fontecilla : Mais est-ce
qu'on peut dire que, grosso modo, pour les projets qui continuent, vous
m'informez qu'il y a des nouveaux projets qui démarrent, il va y avoir... des
sommes sont prévues pour qu'ils puissent continuer à fonctionner, là?
Mme Rouleau : C'est environ 85 %
des projets, parce qu'il y a des projets qui sont arrivés à terme, qui n'ont
pas à être reconduits, puis certains projets qui <devaient se
poursuivre...
Mme Rouleau :
...85 %
des projets, parce qu'il y a des projets qui sont arrivés à terme, qui n'ont
pas à être reconduits, puis certains projets qui >devaient se
poursuivre. Alors, c'est environ 85 % des projets.
M. Fontecilla : Parfait. Il
nous reste combien de temps, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme Boutin) : 1 min 16 s.
M. Fontecilla : Peut-être que
je vais revenir encore une fois, là, mais, concernant les financements, là, pour...
en soutien à la mission... à la mission globale de 69 corporations de
développement communautaire, les CDC, et les... autour de 350... enfin, organismes
communautaires, des promotions de...
Mme Rouleau : 344.
M. Fontecilla : 344. Merci.
Est-ce que ça correspond à une indexation ou à une augmentation du financement...
une augmentation nette du financement à la mission, là?
Mme Rouleau : Ça représente
une augmentation du financement à la mission.
M. Fontecilla : Parfait.
Est-ce que...
La Présidente (Mme D'Amours) : 30 secondes,
M. le député.
M. Fontecilla : ...est-ce que
vous pouvez nous dire combien, en moyenne, chaque groupe recevra?
Mme Rouleau : C'est
environ...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...c'est
40 millions de dollars qu'on a ajoutés au budget des CDC et des organismes
de défense des droits.
M. Fontecilla : Je reviendrai
avec d'autres questions, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Je souhaite maintenant donner la parole à la députée de Jeanne-Mance—Viger. La
parole est à vous.
Mme Rotiroti : Merci, Mme la
Présidente. Alors, à mon tour de vous saluer, saluer les collègues et la
ministre avec tout son cabinet. Merci d'être là. On sait que les crédits, c'est
un exercice qui est très important. Alors, je voulais juste revenir un petit
peu sur les prestations d'aide sociale, et je salue l'initiative de la ministre
de vouloir garder cet aspect-là. On comprend qu'il y a une loi qu'elle veut... elle
veut venir avec un projet pour moderniser tout ce concept... tout ce volet de
prestations sociales, que je salue d'ailleurs. On a reconnu qu'il y a
80 % des fausses déclarations, c'est vraiment faute d'erreurs commises de
bonne foi, etc. Et je vais vous donner un cas, ça va peut-être vous... tu sais,
quand on donne des cas puis des exemples, ça frappe dans l'imaginaire.
Quelqu'un qui a une dette de, mettons, de 46 000 $ au niveau de...
qu'elle paie à tous les mois le 112 $ par mois, qui est 1/8, dans le fond,
de qu'est-ce qu'elle reçoit comme prestation, après 10 ans, après avoir
payé 13 000 $ de, supposément, de la dette, parce qu'on comprend que
c'est juste les intérêts qu'elle a réussi à rembourser, aujourd'hui, sa dette
est de 54 000 $. Alors, elle part de 46 000 $ à 54 000 $.
Alors, dans une situation de précarité,
puis je pense qu'avec le coût de la vie, l'inflation, etc., aujourd'hui, Mme la
ministre, qu'est-ce que vous pouvez faire pour aider cette personne-là avant...
Tu sais, je comprends que le dépôt de projet de loi s'en vient, vous faites un
travail là-dessus, mais, aujourd'hui, des gens qui se retrouvent dans des
situations comme ça, qui... dans le fond, là, on les met... on les appauvrit.
C'est ça qu'on fait, ils deviennent plus pauvres. Ça fait qu'on leur donne
l'argent d'un côté puis on l'enlève de l'autre côté. Alors, aujourd'hui,
comment on pourrait aider ces gens-là?
• (17 h 50) •
Mme Rouleau : Bien, ce que
j'ai mentionné tout à l'heure, c'est qu'il y a un processus de révision qui est
possible pour ces gens-là. Il y a la possibilité de déclaration aussi pour
alléger la peine et il y a aussi... J'ai un pouvoir discrétionnaire qui permet
de réduire ou d'éliminer la dette selon le dossier, selon la situation
particulière des individus.
Mme Rotiroti : Si je vous
lance la proposition de garder dans... puis je ne vous dirais pas dans tous les
cas, parce que chaque cas est à évaluer, de ne plus imposer l'intérêt, est-ce
que ce serait une avenue que vous pouvez explorer, ou vous dites : Non,
ça, c'est... je n'irai pas là, ça ne relève pas de moi? Parce que vous allez me
parler de Revenu Québec, effectivement. Mais est-ce que c'est quelque chose que
vous pouvez avoir, à tout le moins, discuté avec Revenu Québec? Est-ce que
c'est une avenue que vous préconisez ou pas du tout?
Mme Rouleau : Bien, c'est
certainement une discussion que je peux avoir. Je ne peux pas vous garantir des
résultats qui seront obtenus de cette discussion-là, puisque Revenu Québec est
quand même... a son propre... disons, sa façon de fonctionner, mais si on peut
trouver des façons d'alléger, ce serait... ce serait une bonne idée, ça peut
être... ça peut faire partie de discussions. Je ne peux pas vous <garantir
des résultats...
Mme Rouleau :
...mais
si on peut trouver des façons d'alléger, ce serait... ce serait une bonne idée,
ça peut être... ça peut faire partie de discussions. Je ne peux pas vous >garantir
des résultats qu'on obtiendra dans ce cas précis, les intérêts, qui sont
vraiment du recours de Revenu Québec.
Mme Rotiroti : Parfait.
Alors, merci beaucoup pour l'ouverture, Mme la ministre, parce qu'on comprend,
puis je pense que vous êtes très consciente que ces gens-là partent déjà avec
une situation précaire. L'argent qu'ils reçoivent, c'est déjà très minime. Alors,
de rajouter à ça le fardeau et le stress de ne jamais voir comment qu'ils vont
s'en sortir, je pense que le... ça pourrait être une avenue qui pourrait être
intéressante.
Je vais changer un petit peu de sujet,
puis je vais aller sur les banques alimentaires, et je sais que la ministre est
très sensible à cet enjeu-là. Je sais qu'il y a eu des investissements qui ont
été faits... on le reconnaît. Par contre, vous comprenez que... Puis on l'a vu,
je pense que... je pense que tous les collègues ici, autour de la table,
peuvent témoigner à quel point que, pendant la COVID, heureusement qu'on avait
ces banques alimentaires là dans nos comtés, puis heureusement qu'on avait ces...
organisations-là qui ont pu venir en aide puis qui ont collaboré en étroite
collaboration avec chacun de nos bureaux de comté.
Moi, je vais vous dire, j'en ai... j'en ai
huit dans mon comté, des banques alimentaires, et je vois que la démographie
change. Je vois qu'il y a une augmentation de personnes qui font recours à ces
banques alimentaires là, tellement qu'ils sont rendus qu'ils manquent de
denrées, ils n'ont pas assez de bouffe. Les paniers ne sont pas aussi remplis
qu'ils étaient. Ils sont à la recherche toujours de cet argent-là malgré
l'investissement qu'on peut faire, et je pense, c'est... c'est plutôt une
question de prévisibilité, les... Ils se retrouvent dans des situations où
est-ce qu'au lieu de s'occuper de la demande qui est... grandisse, ils sont
dans... toujours dans la paperasse de vouloir aller chercher plus d'argent,
plus... la mission globale, etc. Je vais vous dire, là, que... puis vous avez
un comté, je pense, qui... qui ressemble un peu à la mienne.
Moi, je n'aurais jamais pensé sincèrement,
depuis le début de mon mandat puis 15 ans plus tard, que j'aurais une
hausse aussi flagrante de personnes. Puis là le visage de la pauvreté est en
train de changer partout. Ce n'est plus qu'est-ce qu'on a connu il y a
15 ans. C'est des jeunes familles qui ont des emplois, mais qui n'arrivent
pas à boucler la fin... la fin du mois. Ils ont des enfants qui vont à l'école,
qui vont avec le ventre vide, parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pour
fournir puis avoir le déjeuner le matin. En tout cas, le visage a changé
énormément.
Alors, moi, ma question, en premier temps,
Mme la ministre, c'est comment qu'on peut s'assurer de leur offrir cette
prévisibilité-là à ces organismes-là? Je sais qu'il y a la mission globale dans
le PSOC qu'on appelle, le programme PSOC, qui, dans le fond, là, est à revoir,
est à revoir, parce que la plupart de ces organismes-là n'encadrent plus dans
cette... ce programme-là. Ça fait qu'ils ne sont pas capables d'aller chercher
de l'aide pour la mission globale et se retrouvent à la recherche de ces
fonds-là pour survivre. Alors, ça prend plus... leur énergie est plus là-dessus
que de servir la population qui est dans le besoin. Alors, comment voyez-vous
ça? Je sais que je vous lance ça comme ça, c'est beaucoup, mais j'aimerais ça
vous entendre là-dessus. Puis comment... c'est quoi, votre vision là-dessus?
Comment vous voulez... Comment on peut offrir une certaine stabilité à ces
organismes-là que, sincèrement, sont primordials sur le terrain?
Puis je vais vous dire qu'il n'y a pas un
député... Je ne pense pas, là, qu'il y a un député ici qui... on aurait pu
faire le travail qu'on a pu faire et servir la population si on n'avait pas ces
organismes-là qui nous ont épaulés tout le long. Et ça, la pandémie, on l'a vu,
mais, je pense, ils sont là, ils sont présents sur le territoire puis
heureusement qu'on les a. Alors, comment qu'on peut les aider davantage, Mme la
ministre?
Mme Rouleau : Très bonne
question. Bon, effectivement, on a vu, avec la pandémie, des situations être
exacerbées. On a vu... on a vu que les organismes communautaires sont
extrêmement importants. Alors, la pandémie, la hausse du coût de la vie, les...
les demandeurs d'asile qui sont arrivés, il y a eu une affluence, là, pendant
une période. Là, ça s'est calmé, parce que la collègue a fait fermer le chemin
Roxham, notamment. Mais il y a eu une affluence très, très importante et chez
vous, et chez nous, et... bon, ce qui fait que, oui, effectivement, là, il y a
eu cette demande supplémentaire d'aide alimentaire. On est <en contact
constant...
Mme Rouleau :
...a
fait fermer le chemin Roxham, notamment. Mais il y a eu une affluence très,
très importante et chez vous, et chez nous, et... bon, ce qui fait que, oui,
effectivement, là, il y a eu cette demande supplémentaire d'aide alimentaire.
On est >en contact constant avec les banques alimentaires du Québec. Les
banques alimentaires n'avaient jamais réellement demandé de l'aide au
gouvernement, c'était... Ils faisaient affaire avec les grandes épiceries et
obtenaient de la nourriture de ces grandes épiceries qui avaient des surplus.
Les grandes épiceries qui ont modifié leurs... leurs façons de faire,
productivité, n'ont plus ces surplus qu'ils avaient. Puis, l'année dernière, il
y a eu une demande urgente et ponctuelle à laquelle on a répondu, là, comme
vous le savez, on a mis, en fait, l'année dernière, 14 millions dans
l'aide alimentaire, en infrastructures et en achats.
Cette année, ce qu'on a fait, c'est que...
toujours parce qu'on est en discussion avec les banques alimentaires puis
qu'on... Et puis, en ce moment, et, comme vous le savez, j'effectue une tournée
à travers le Québec puis je vois bien, là, la situation et j'ai beaucoup de
discussions avec les organismes. Cette année, on a inscrit dans le budget aide
alimentaire. On a un budget de 30 millions, aide alimentaire, en
infrastructures et en achats. Et le souhait que j'ai, ce n'est pas seulement de
répondre, et c'est ce que j'ai dit aussi aux banques alimentaires, ce n'est pas
de répondre à des besoins urgents. Je suis d'accord avec vous, il faut de la
prévisibilité.
Et de quelle façon ce 30 millions,
plus aussi le soutien à l'action bénévole, là, dont bénéficient tous les
députés de chaque circonscription, comment on peut se doter d'un vrai plan de
match pour aider les gens, voyant que le portrait a changé? Mais le portrait,
il peut encore changer, parce qu'il y a moins de demandeurs d'asile, il y a
moins de pression parce qu'il y a eu une pression énorme pendant un certain
nombre de mois. Là, cette pression diminue, mais on voit aussi des gens qui ont
besoin d'aide, bon, jeune couple avec enfants qui va chercher un panier. On le
voit, là, on le sait. Alors, c'est pour ça aussi qu'on a demandé à Banques
alimentaires Québec de faire un portrait juste, le plus juste possible de qui a
besoin de cette aide alimentaire pour être capable de répondre adéquatement aux
besoins.
Et dans... je vais revenir encore... Bien,
deux choses, là, il y a le plan d'action, le quatrième plan d'action contre la
pauvreté et l'exclusion sociale. La consultation publique qui se fait en ce
moment, elle est importante, parce que ça va nous permettre d'alimenter, là, ce
plan d'action. Ma tournée me permet d'alimenter aussi toute la réflexion et la
modernisation de la loi va aider aussi, la loi sur l'assistance sociale pourra
aider.
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la députée.
• (18 heures) •
Mme Rotiroti : Merci, merci,
Mme la Présidente. Je suis contente que vous avez parlé de l'épicerie... qui
fournissent les denrées pour remplir les paniers. Alors, j'imagine que, dans
votre tournée, vous savez puis vous êtes conscients que les paniers deviennent
de plus en plus petits parce qu'il y a un manque de... Vous devez... sûrement
savoir qu'il y a des... différentes d'application, parce que là, il y a une
crainte au niveau des organismes communautaires qui font compétition, ces
denrées-là, avec les épiceries, qui se met sur des plateformes comme Food Hero
ou Flash Food, où est-ce qu'il vend des denrées qui ont une date d'expiration
prochainement, mais à... à prix réduit. Alors là, il y a... Là, on a le
problème d'un manque d'aliments. On a un problème que les banques alimentaires
qui recevaient ces denrées-là par les épiceries, bien, les épiceries vont
ailleurs, parce qu'eux, bien, ils en mettent quelques petits sous dans leurs
poches. Alors, voyez-vous, l'organisme communautaire, les banques alimentaires,
se retrouvent entre... entre deux. deux.
Alors, qu'est-ce que vous allez faire pour
s'assurer que ce n'est pas les banques alimentaires qui vont payer les frais de
ça, c'est-à-dire de ces plateformes-là qui s'instaurent et où l'épicerie... en
plus, c'est des épiceries qui allaient pour remplir les paniers, là ça s'en va
sur une plateforme où est-ce qu'ils vendent ça à très peu, puis ils font de
l'argent.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Mme la ministre.
Mme Rouleau : Bien où il y a
de...
18 h (version révisée)
Mme Rotiroti : ...c'est des...
qui allaient pour remplir les paniers. Là, ça s'en va sur une plateforme où
est-ce qu'ils vendent ça à très peu puis ils font de l'argent.
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la ministre.
Mme Rouleau : Bien, où il y a
de l'homme, il y a de l'hommerie, comme on dit. Alors, il y a des situations,
évidemment, qui peuvent arriver, là, de... il y a des... il est fort possible
que des gens essaient de trouver une façon d'aller profiter d'une situation.
La consultation publique, elle est
extrêmement importante, la consultation publique qui vient de démarrer en
ligne, les rencontres avec les personnes qui sont en situation de
vulnérabilité, qui ont aussi des idées, et les rencontres thématiques qui
auront lieu. Puis j'imagine qu'on va parler d'aide alimentaire dans une de
ces... un des thèmes sera très certainement l'aide alimentaire, ce qui va
permettre, dans cette consultation, pour ce quatrième plan, d'identifier des
solutions.
Et là, aujourd'hui, je ne peux pas vous
parler de solutions précises, là, sur cet enjeu-là. C'est des choses qui
doivent se discuter. Il faut qu'on voie comment on peut, avec les
investissements qu'on fait, ce qui est prévu dans le budget, par exemple, le 30 millions de
dollars prévus pour l'aide alimentaire, comment on peut... qu'est-ce qu'on
peut... quel plan de match on peut mettre en place, parce que c'est... pour
éviter des situations semblables, pour assurer la prévisibilité.
Puis vous vous rappelez aussi qu'on a mis
en place, au printemps... J'ai encore un peu de temps, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme D'Amours) : Oui.
Mme Rouleau : OK. On a mis en
place, au printemps dernier, à la fin du printemps, le Plan d'action
gouvernemental en action communautaire. C'est 1,1 milliard de
dollars, dont une grande partie sert au rehaussement du financement à la
mission des organismes communautaires.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Mme la députée.
Mme Rotiroti : Oui. Je ne
voulais pas vous couper, Mme la ministre, c'est parce que je veux clarifier
quelque chose avant que mon bloc est terminé. Je vous parle des plateformes qui
vont... que les épiceries... Puis je vous invite de regarder à quel point qu'ils
sont actifs, là. On a fait une recherche rapide sur une des plateformes, au
niveau de la région de Québec, il y en a une soixantaine. Alors, je veux juste
entendre, oui ou non, est-ce que vous avez l'intention de vous attaquer à ces
applications-là ou pas?
Mme Rouleau : Bien, je vais
aller voir ce qui se passe, exactement, puis voir qu'est-ce qu'on pourrait... est-ce
qu'il y a des gestes que nous pouvons poser. Parce que notre intention, c'est
vraiment d'aider les personnes qui ont besoin d'aide, les... On ne veut laisser
personne derrière. On ne veut pas que les gens n'aient pas de nourriture sur
leurs tables.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Merci. 1 min 15 s, Mme la députée.
Mme Rotiroti : Dernière
question, Mme la ministre. Vous avez dit que vous avez donné 2 millions de
dollars pour l'achat de la nourriture dans nos banques alimentaires. Vous savez
très bien, j'imagine, dans votre tournée, que la demande a été de 24 millions.
Est-ce que vous avez l'intention, cette année, d'augmenter ce montant là ou on
reste à le 2 millions? Pour l'achat de nourriture, là, je ne parle pas de
les autres montants, je parle du 2 millions dédié à l'achat de la
nourriture.
Mme Rouleau : Bien, en fait,
c'est 30 millions. Il y a 20 millions qui sert pour les
infrastructures, il y a 10 millions qui sert pour l'achat, mais ce que je
vous ai expliqué tantôt, c'est de voir comment on peut faire fructifier ce 30 millions
là pour arriver avec un plan de match, en collaboration, évidemment, avec les
banques alimentaires, pour s'assurer que les gens aient ce qu'il leur faut. Et
on ne laissera personne avec... on ne laissera ni un adulte, ni un enfant, ni
un aîné sans nourriture, c'est certain, mais là on a quand même...
La Présidente (Mme D'Amours) : En
terminant.
Mme Rouleau : En terminant, on
a quand même un 30 millions, il faut bien l'utiliser.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Nous poursuivons notre période d'échange avec le député des Îles-de-la-Madeleine
pour une durée de 7 min 48 s.
M. Arseneau : Merci beaucoup,
Mme la Présidente, Mme la ministre. Je salue également ceux qui vous
accompagnent et mes collègues ici présents.
Il y a ce qu'on avait appelé il y a
quelques années le droit à l'amour, sur lequel on a obtenu quand même une
amélioration des conditions de vie pour ceux qui reçoivent des prestations de
solidarité sociale, mais de façon partielle. C'est-à-dire que le chemin qu'on a
parcouru, c'est de ne pas priver les prestataires de l'un ou l'autre des
revenus s'ils ont des contraintes sévères à <l'emploi...
M. Arseneau :
...c'est
de ne pas priver les prestataires de l'un ou l'autre des revenus s'ils ont des
contraintes sévères à >l'emploi, là, puis qu'ils ont reçu des
prestations, là, sur 66 des 72 derniers mois, là, si je me souviens bien.
C'est la politique qui avait été retenue. Nous avons salué ce premier pas.
Est-ce que, Mme la ministre, vous avez
réfléchi à la possibilité d'aller plus loin et de ne pas... surtout dans une période
d'instabilité économique globale; et particulièrement pour les gens les plus
vulnérables et les prestataires, de leur permettre, justement, à la fois de
cohabiter et de toucher pleinement leurs prestations?
Mme Rouleau : Bien, le Programme
de revenu de base, c'est une avancée assez extraordinaire que le Québec a faite,
en instaurant, justement, le... ce droit à l'amour. Le fait que ce soit un
chèque par personne, et le... c'est dans le cadre, bon... le Programme de
revenu de base est dans le cadre de personnes qui sont en contraintes sévères à
l'emploi. Puis d'autres conditions s'ajoutent aussi pour améliorer la qualité
de vie de ces gens qui sont... qui ont beaucoup plus de difficultés, là, au
niveau du travail.
Lorsque je dis que je souhaite moderniser
la loi sur l'assistance sociale, puis on parle de législation et de
réglementation, bien, il faut analyser comme il faut ce que peut représenter la
prestation pour une personne. Ce n'est pas... Il y a des discussions qui
doivent se faire. Il faut voir quels sont tous les impacts que ça peut avoir, mais
on est en train d'analyser, de vérifier.
M. Arseneau : Je vous dirais
que la situation est difficile pour bien des gens, vous le savez sûrement
autant que moi, on a des représentations qui nous sont faites par des citoyens.
Il n'y a pas si longtemps, on a découvert
que le crédit d'impôt qui a été majoré pour les personnes de 70 ans et plus, bien,
que le gouvernement avait décidé qu'il pouvait d'abord se servir dans cette
somme supplémentaire pour rembourser des dettes qui étaient, effectivement, là,
contractées envers Revenu Québec, ce qui prive les gens qu'on veut aider d'un
revenu et qui constitue une certaine discrimination si on regarde les autres
mesures qui ont été mises en place par le gouvernement. C'est mon point de vue,
évidemment, que j'exprime là-dessus. Quand on a envoyé des chèques aux
Québécois, d'un montant de 500 $ ou 600 $, bien, on ne posait pas la
question à savoir s'ils avaient une dette envers le gouvernement, on offrait ce
soutien-là sans égard à ces considérations.
• (18 h 10) •
Quand on a relevé cette différence de
traitement pour les personnes aînées, il y a des gens qui nous ont contactés
pour nous dire : Bien, il faudrait que vous regardiez aussi du côté de la
solidarité sociale parce qu'on vit exactement le même problème. Vous avez parlé
tout à l'heure avec mon collègue du fait qu'il y avait
121 000 personnes qui avaient des dettes envers le ministère, envers
le gouvernement, sur lesquelles on prélevait aussi des intérêts, les revenus
d'intérêts, mais il y a des gens qui nous ont contactés en disant : Il n'y
a pas que les personnes aînées, là, qui actuellement, dans une situation
difficile, se voient prélever une partie de leurs chèques. Puis je vous lis le témoignage
de quelqu'un qui me dit : Moi, je... pour des raisons de santé, là, je ne
peux retourner au travail, je reçois un chèque de solidarité sociale, et, sur
les 728 $ auxquels j'aurais droit, bien, on me saisit 224 $, plus les
frais d'intérêts.
Est-ce qu'il n'y a pas, dans la période
actuelle ou dans votre projet de loi, une façon, justement, d'amenuiser? Parce
que le pourcentage me semble fort élevé, là. Tu sais, sur 700 $, on
prélève 200 $. Comment est-ce qu'on vit avec 500 $ par mois, là, aujourd'hui
au Québec, dans des conditions, là, d'un taux d'inflation à 5 %, 6 %
ou 8 %?
Mme Rouleau : L'aide de
dernier recours, ce n'est pas un salaire, en partant, c'est quelque chose qui
vient... c'est un montant qui vient... qui permet, là, de... aux gens d'avoir
un certain... en fait, un certain revenu pour vivre, mais on met en place
toutes sortes de mesures pour aider les gens à améliorer leur sort. Ce qu'on
veut, ce n'est pas qu'ils restent sur l'aide sociale, c'est de les amener, à la
hauteur de leurs moyens, vers un emploi.
Et, dans ce projet de loi que je projette,
il y a une question que je me pose, par <exemple...
Mme Rouleau :
...dans
ce projet de loi que je projette, il y a une question que je me pose, par >exemple :
Ces gens qui sont sur l'aide sociale, ils peuvent, en ce moment, et ce, depuis, je pense, 1996, ça fait qu'il
n'y a pas personne qui a touché à ça jusqu'à maintenant, ils peuvent avoir l'équivalent de 200 $ par mois sans être
coupés, de travail, donc, 200 $ de travail par mois.
La Présidente (Mme D'Amours) :Merci,
Mme la ministre. M. le député.
M. Arseneau :Oui. Combien il
me reste de temps, environ?
La Présidente (Mme D'Amours) :1 min 40 s.
M. Arseneau :Ah! OK, bien,
merci. Je vais en profiter, là, juste pour poser, probablement, ma dernière
question, c'est concernant... vous avez... le programme, là, d'action
gouvernementale pour l'inclusion économique, là, participation sociale, le
PAGIEPS. Quand on l'a mis en place puis qu'on l'a annoncé, c'était quand même
une bouffée d'air pour certains organismes, qui ont pu, quand même, améliorer
les conditions de travail aussi de ceux pour qui... de leurs employés,
essentiellement, puis assurer une certaine viabilité, mais ce qu'ils avaient
compris puis ce qui est assez clair, là, dans une communication du secrétariat,
c'est qu'une indexation au montant offert serait applicable. Et il ne semble
pas que ça ait été le cas. Pourquoi?
On
parlait ici... «suivra ensuite une indexation annuelle de 1 % d'ici 2023»,
mais cette indexation-là ne semble pas avoir été versée, et, aujourd'hui, on
dit : Bien, pourquoi on est traités différemment, par exemple, des
organismes communautaires qui sont associés au PSOC, par rapport... par opposition
à votre programme? Alors...
La Présidente (Mme D'Amours) :35
secondes, Mme la ministre.
Mme Rouleau :Vous avez parlé
du PAGIEPS.
M. Arseneau :Oui, PAGIEPS.
Mme Rouleau :C'est peut-être
plutôt du PAGAC, que vous parlez? Vous voulez dire du programme... le Plan
d'action gouvernemental en action communautaire?
M. Arseneau : Oui, oui.
Oui, tout à fait.
Mme Rouleau :OK, qui mise
sur... En fait, c'est 1,1 milliard de dollars, 888 millions pour rehausser
le financement à la mission des organismes. C'est de ça dont on parle?
M. Arseneau :Oui, mais
est-ce que l'indexation... on va trouver une formule pour indexer ces
organismes-là avec la hausse des coûts de la vie?
La Présidente (Mme D'Amours) :C'est
tout le temps que nous avions pour ce bloc d'échange. Maintenant, je suis prête
à entendre le député de Jacques-Cartier. La parole est à vous, M. le député.
M. Kelley :C'est à moi? Oh!
merci, merci, Mme la Présidente. Je pensais que c'était le tour du
gouvernement. Je veux juste continuer la discussion, Mme la ministre, sur Les Banques
alimentaires du Québec, sur la demande de 24 millions de dollars qui
a été faite par Les Banques alimentaires du Québec. Dans le document prébudgétaire,
vous avez dit : Bien, on a donné 30 millions de dollars, mais
des besoins dans les infrastructures puis la rétention des travailleurs, Mme la
Présidente, demeurent toujours très importants pour eux autres. Alors, ce n'est
pas comme si eux sont capables de prendre l'argent qui était comme dédié pour
l'infrastructure déjà puis mettre ça dans l'achat des aliments.
Alors,
pour ce temps où l'inflation continue d'augmenter... Je sais que tout le monde
aime à répéter : Bien, on a un plateau, avec l'inflation, présentement.
C'est quand même un plateau où l'inflation augmente chaque mois par comme...
Alors, ce n'est pas plus facile pour les banques alimentaires, ce n'est pas
plus facile pour les gens qui sont juste au bout, en termes d'être capables de
payer pour chaque facture d'épicerie. Et, comme ma collègue de Jeanne-Mance—Viger a mentionné, dans chacun de
nos comtés, nos banques alimentaires sont toujours, toujours interpelées de
faire plus avec moins de moyens.
Alors,
juste encore, Mme la ministre, bien comprendre, est-ce que la porte est
complètement fermée à une autre aide d'urgence pour Les Banques alimentaires du
Québec pour cette année qui s'en vient? Parce que ce n'est pas l'argent
nécessairement pour l'année prochaine puis l'année de suite. Et, si je
comprends bien, ça, c'est... le montant que vous avez annoncé pour... le
2 millions, c'est pour cette année, l'année prochaine puis l'année de
suite, mais est-ce qu'il y a une façon d'augmenter ça cette année avec
l'intervention du gouvernement pour s'assurer que nos banques alimentaires
n'ont pas...
Une voix : ...
M. Kelley
: ...exactement,
plus de service ou une rupture, complètement, de stocks pour les gens qui ont
besoin de se nourrir?
Mme Rouleau :Bien, c'est
certain que, comme on en parle depuis tantôt, là, on a une très, très grande
sensibilité à la situation puis on vit une situation économique qui n'est pas
évidente. Va-t-elle perdurer?
Alors,
on met en place des mesures pour s'assurer que le travail avec les banques alimentaires
soit bien fait. On veut s'assurer que les gens ne manquent de rien. Et, si
cette situation perdure, évidemment qu'on est capables d'agir en situation
d'urgence. On <préfère...
Mme Rouleau :
...ne
manquent de rien. Et, si cette situation perdure, évidemment qu'on est capables
d'agir en situation d'urgence. On >préfère ne pas agir en situation
d'urgence, mais on l'a fait l'année dernière, on est capables de le faire
encore si la situation le commande. Mais ce qu'on cherche, c'est à se doter
d'un véritable plan de match avec les joueurs pour... et quand je parle de
joueurs, ce sont les banques alimentaires, Banques alimentaires Québec, avec
qui on discute beaucoup, sur qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour qu'il y
ait de la prévisibilité, pour que les organismes ne soient pas en manque de
nourriture pour... à donner aux jeunes, aux enfants et à leurs parents.
Alors... Et puis ce n'est pas une
situation qu'on... J'ai vu les banques... je les vois, les banques
alimentaires, partout à travers le Québec, je vois tous les efforts qui sont
faits par les organismes communautaires, mais les situations ne sont pas les
mêmes partout, dans chacune des régions, non plus, alors, il faut être en
mesure de bien répondre, de... et c'est ce qu'on veut : bien répondre aux
besoins.
M. Kelley : Parfait. Bien, on
va suivre ça de près, parce que, comme j'ai mentionné, ce n'est pas comme la
crise inflationnaire est terminée, on ne sait pas qu'est-ce qui va être dans le
prochain rapport, Mme la Présidente. Puis, quand même, on est coincés dans une
situation où on veut commencer à baisser les taux d'intérêt, parce qu'il y a un
gel, un petit peu, dans les... des maisons et, quand même, dans la
construction.
Alors, on arrive, dans ce pays, à un
moment très intéressant, mais je veux aller sur un autre sujet. J'ai remarqué,
on a posé des questions concernant le Programme de solidarité sociale et le Programme
de revenu de base, le nombre des adultes prestataires... Si on regarde les
chiffres de 2018 jusqu'à maintenant, on peut dire, oui, on a eu... on a vu une
baisse dramatique, mais qu'est-ce qui m'inquiète un petit peu, Mme la ministre,
c'est qu'on voit, depuis avril 2022, qu'il y a une tendance à la hausse des
gens qui demandent une aide sociale.
Est-ce que vous avez peut-être des idées
pourquoi ça, ça arrive maintenant? Qu'est-ce que ça explique, ça, qu'après deux
ans on voit maintenant une... comme je dis, une hausse des demandes jusqu'à
janvier 2023? Et peut-être vous avez plus d'information qui est plus à jour
pour nous.
Mme Rouleau : Bien, il y a eu
un afflux important de demandeurs d'asile, 30 000 personnes sont
arrivées dans un temps assez court, et c'est venu mettre une pression énorme
sur l'aide sociale. C'est pour ça qu'il y a... vous voyez une légère... vous
voyez une hausse. Sinon, on aurait une baisse des... des personnes sur
l'assistance sociale.
M. Kelley : ...les demandeurs
d'asile qui expliquent cette augmentation de 30 000. Merci beaucoup pour
cette clarification.
Aussi sur la question des demandeurs
d'asile, je vois que votre ministère a dépensé... attends une minute, je vais
sortir le tableau, ici, 20 000 $ pour Éducaloi, pour une vidéo, une
capsule destinée aux demandeurs d'asile. Je veux juste savoir c'était quoi, le
message de... ce message? C'était pour les demandeurs d'asile, comment eux
autres peuvent accéder à... l'accès des services du ministère ou... c'était
quoi, exactement? C'est dans le tableau, les renseignements pour les dépenses
des contrats octroyés par votre ministère.
• (18 h 20) •
Mme Rouleau : On parle
d'Éducaloi qui s'adresse aux demandeurs d'asile?
M. Kelley : Oui,
numéro 35. Oui, c'est 35, Éducaloi. Ça, ça dit : Le fournisseur,
c'était Éducaloi, qui a fourni une vidéo à le coût de... c'est... Et la
description, c'est un accompagnant-conseil pour la production d'une capsule de
vidéo destinée aux demandeurs d'asile. Je veux juste savoir c'était quoi, la
vidéo.
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la ministre.
Mme Rouleau : Alors, c'était
un vidéo pour aider les employés des organismes qui viennent en aide... qui
sont venus en aide aux demandeurs d'asile, pour bien comprendre l'ensemble des
lois pour que... C'est une... c'était de la formation, je dirais, pour les
employés.
M. Kelley : Excellent. Merci
beaucoup. Un autre dossier, peut-être vous pouvez... pas clarifier, mais
expliquer un petit peu s'il y a des stratégies en place... C'est triste de lire
le nombre de familles <monoparentales...
M. Kelley :
...pas
clarifier, mais expliquer un petit peu s'il y a des stratégies en place...
C'est triste de lire le nombre de familles >monoparentales avec un
enfant de moins de 18 ans qui reçoivent une pension alimentaire. Le
chiffre que vous avez mentionné dans votre... dans le cahier : 85 familles
monoparentales participant au programme Objectif emploi avec moins d'un enfant
de moins de 18 ans... reçoit une pension alimentaire;
4 947 familles monoparentales prestataires de Programme d'aide
sociale avec moins... avec au moins un enfant de moins de 18 ans recevant
aussi une pension alimentaire; 301 familles monoparentales prestataires de
Programme de solidarité sociale avec au moins d'enfants... de moins de 18 ans
encore avec une pension alimentaire; puis 298 familles monoparentales
prestataires de Programme de revenu de base avec au moins un enfant de moins de
18 ans qui reçoit une pension alimentaire.
J'imagine, avec le coût de vie, pour ces
familles, présentement, des familles monoparentales, comment c'est difficile de...
loger, de payer la facture d'alimentation, de payer pour la facture d'Hydro-Québec,
tout coûte plus cher, le transport en commun, on peut faire la liste,
l'essence. Est-ce qu'il y a des stratégies en place, du ministère, pour essayer
d'aider des familles de sortir de cette situation-là? Est-ce qu'il y a des
programmes très spécifiques sur le terrain, des intervenants sur le terrain? Je
veux juste savoir... je veux juste savoir qu'est-ce que le gouvernement fait
pour aider ces personnes très, très vulnérables dans notre société.
Mme Rouleau : Pour les...
pour les familles avec enfants, avec les pensions alimentaires, par exemple, on
est passé de 100 $ à 500 $ d'exemption, ce qui est... par enfant, par
mois. Alors, ça, c'est une aide extrêmement importante pour ces familles. Il y
a des... il y a des aides alimentaires aussi, en termes... pour des... pour les
jeunes enfants, les jeunes mères avec enfants, les... Et puis, dans ce
programme, là, d'exemption des pensions alimentaires, là, à 500 $ par enfant,
ça répond aux besoins de 95 % de ces familles, qui sont maintenant exemptées
des... en fait, la pension alimentaire est exemptée.
M. Kelley : Parfait. Et pas
juste pour la pension alimentaire, mais aussi pour les familles monoparentales
qui reçoit un programme d'aide sociale, comme je dis, est-ce qu'il y a des
stratégies plus spécifiques pour eux autres, pour sortir de cette situation-là,
des programmes d'emploi, des jumelages, des... Je veux juste encore... Je
comprends la partie... l'argent qui est disponible pour une pension
alimentaire, mais je parle aussi des familles monoparentales. Est-ce qu'il y a
comme un plan spécifique pour aider eux autres de... plus, dans des situations
inflationnaires, où le coût de la vie a vraiment haussé dans... pendant les
dernières années?
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la ministre.
Mme Rouleau : Alors,
programme spécifique pour les familles monoparentales, en fait, il y a,
évidemment, Objectif emploi, qui... pour amener les gens vers un emploi. C'est
la meilleure façon, bien sûr, d'atteindre un niveau de richesse plus adéquat.
Et on arrive avec un programme... Alors, bien, en fait, c'est que, si on se
compare, si on se compare, on a... en termes de barèmes d'aide financière de dernier
recours, on est supérieurs à ce qui se passe ailleurs au Canada. Et, en termes
d'aide financière versée aux personnes seules ou aux familles monoparentales
avec des enfants de 10 ou 13 ans, bien, on est au deuxième rang... en
termes d'aide financière donnée aux... donnée à ces familles. Alors...
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. le député.
M. Kelley : Merci, Mme la
ministre. Je veux juste changer le sujet pour parler un petit peu... Il y a une
page où vous parlez de toutes les mesures que vous avez prises pour <aider...
M. Kelley :
...pour
parler un petit peu... Il y a une page où vous parlez de toutes les mesures que
vous avez prises pour >aider les gens pendant cette période avec une
hausse du coût de la vie, mais est-ce que la ministre trouve qu'une réduction
des impôts assez large était la meilleure stratégie pour aider les gens les
plus vulnérables au Québec? Puis aussi, est-ce que c'était une bonne idée de
couper des impôts dans une période inflationnaire? Parce que, quand même, la Banque
Royale du Canada, qui n'est souvent pas contre les réductions des impôts, a mis
le gouvernement du Québec en garde, pour dire : Couper les taxes pendant
une période d'inflation, où l'inflation monte rapidement chaque mois, n'est pas
nécessairement le meilleur timing. Alors, je veux juste savoir si la ministre
pense que c'était une bonne façon, de faire une réduction d'impôt globale,
comme ça, ou est-ce que c'était mieux de prendre cet argent-là pour mieux
soutenir les gens les plus vulnérables au Québec?
Mme Rouleau : Bien, M. le
député, on continue à soutenir les personnes les plus vulnérables au Québec
avec plusieurs programmes, avec différentes mesures qui font partie du plan
d'action de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, avec le plan
d'action en action communautaire, puisque le milieu communautaire est très
important aussi pour offrir... aller chercher les gens, là, où... et leur
offrir des services les plus adéquats possible.
Le ministre des Finances a mis en place un
bouclier anti-inflation qui vient en aide à tous les Québécois et qui vient en
aide aussi aux personnes qui sont en situation de vulnérabilité. Alors, tous
les moyens qui ont été... tout ce bouclier anti-inflation, il est important, il
aide chaque citoyen, chaque personne qui a pu... qui peut en bénéficier... qui
en bénéficie, parce que chaque citoyen a reçu de l'argent, notamment. Alors, je
pense que c'est une très bonne décision de la part de notre gouvernement, que
ce bouclier anti-inflation.
M. Kelley : Et si, Mme la
ministre, il y a une crise économique, est-ce que le gouvernement a des moyens
de continuer d'aider les gens les plus vulnérables? Est-ce qu'on a les marges
de manœuvre ou est-ce que ça commence à rentrer dans une période où le
gouvernement a dépensé beaucoup, on a des déficits toujours pas mal larges,
puis ça va être très difficile de trouver plus d'argent pour aider les
Québécois les plus vulnérables si jamais il y a une crise économique?
• (18 h 30) •
Mme Rouleau : Bien, on a déjà
en place des mesures pour aider les personnes qui sont en situation de
vulnérabilité. On indexe... par exemple, on a indexé à 6,44 % les
prestations pour les personnes qui sont sur l'assistance sociale et dans tous
les programmes de l'assistance sociale. Le PAGIEPS, le troisième plan de lutte,
a été prolongé d'un an. On est en train de bâtir le quatrième plan de lutte.
Ce troisième plan de lutte, il a une
valeur de 3 milliards de dollars. Ce sont des mesures qui vont se
poursuivre. Là-dedans, il y a, évidemment, le Programme de revenu de base, qui
est important, c'est 1,5 milliard d'investissements, que ce Programme de
revenu de base, par année, et avec... évidemment, qu'on va poursuivre.
La modernisation de la loi va nous amener
à alléger cette immense loi, qui a été raboudinée, si je peux me permettre
l'expression, au fil du temps. On va l'alléger, on va lui donner un caractère
un peu plus moderne, être... on va s'ajuster à notre siècle, on va s'ajuster à
la situation qu'on connaît aujourd'hui.
Alors, les mesures sont là, et notre intention, je
le répète, c'est de ne laisser personne derrière et c'est faire en sorte que
chaque personne, chaque individu puisse contribuer au développement du Québec,
dans la mesure, à la hauteur de ses moyens.
Alors, ce que je souhaite, c'est qu'on
soit un petit peu moins dans le punitif, si cela est possible, et aller plus,
beaucoup plus vers l'accompagnement, parce que c'est... on a des gens qui sont
en situation de vulnérabilité, qui sont parfois bien éloignés du marché du
travail...
18 h 30 (version révisée)
Mme Rouleau : ...parfois bien
éloignés du marché du travail. Et là il faut les accompagner correctement pour
les amener. Puis on est dans une situation, comme vous le savez, où il y a une
pénurie de main-d'œuvre, c'est mondial, c'est dans tous les pays, ce n'est pas
seulement qu'ici au Québec. Mais ici, au Québec, on vit cette situation,
évidemment, puis on a besoin de tout le monde. Alors, il y a...
La Présidente (Mme D'Amours) :
...
Mme Rouleau : En même temps,
il y a une façon de concilier les enjeux de notre société.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci,
Mme la ministre. Nous passons maintenant à la période d'échange avec le député
de la deuxième opposition. M. le député de Laurier-Dorion, la parole est à
vous.
M. Fontecilla : Merci, Mme la
Présidente. Mme la ministre, je voudrais vous demander... revenir sur le Programme
de revenu de base, là. Les informations fournies par votre ministère nous
indiquent que c'est après 66 mois de prestations dans des programmes de
solidarité sociale qu'on passe au Programme de revenu de base, là. Une question
qui me tarabuste : Pourquoi avoir choisi 66 mois, ce qui est un...
cinq ans et demi? C'est quand même beaucoup, c'est une très longue période de
temps, là, pour des gens qui vivent dans l'extrême pauvreté, quand même, là. 1 548 $...
non, excusez, 1 205 $ dans le Programme de solidarité sociale, ce n'est
pas la richesse, on va s'entendre. Donc, ces personnes-là doivent vivre dans l'extrême
pauvreté, l'extrême précarité pendant cinq ans et demi avant de passer au Programme
de revenu de base qui va améliorer un peu leurs conditions de vie, là. Pourquoi
avoir... pourquoi prendre autant longtemps?
Mme Rouleau : Bien, c'est...
La décision est d'abord basée sur la persistance de ces contraintes sévères,
sur la permanence de ces contraintes sévères. Parce qu'il y a contraintes
sévères temporaires et contraintes sévères permanentes. Alors, c'était pour
faire la distinction, dans le temps, principalement. Mais en même temps, il y a
certaines mesures qui permettent d'adoucir tout ça, là, qui sont mises en place
pour... en fait, le carnet de réclamation, les suppléments pour les enfants
handicapés, les... Enfin, il y a certains assouplissements, là, à certains
degrés.
Et d'arriver au Programme de revenu de
base, bien, il y a aussi, évidemment, des avantages pour les gens qui vivent
ces contraintes sévères, là. Puis ce n'est pas un cadeau qu'elles ont d'avoir
ces contraintes sévères. Mais en arrivant sur le Programme de revenu de base,
bien, elles ont... C'est un chèque par personne. Ça, c'est une très grande
avancée, parce que ça n'existait pas avant. Les revenus des conjoints sont
calculés seulement à partir de 28 000 $, alors que, dans les autres
programmes d'assistance sociale, les revenus sont comptés. Les avoirs liquides
sont exclus... du conjoint, sont exclus jusqu'à 50 000 $ et ainsi que
les biens et résidence du conjoint.
Alors, c'est un... en fait, c'est un
programme qui vient révolutionner l'assistance sociale, qui est dédié aux
personnes qui sont vraiment en difficulté, qui pourraient avoir beaucoup plus
de difficultés que d'autres d'accéder à l'emploi.
M. Fontecilla : Et changement
de sujet, je m'en vais vers le financement du secteur communautaire. On
calcule, selon les informations fournies par les organismes, en 2019, il y
aurait... il y avait un manque à gagner en financement à la mission pour 4 000 organismes
communautaires, là, et ils chiffrent cela à 460 millions. Et, selon
toujours les organismes, depuis les trois derniers budgets provinciaux, il y a
eu 204 millions supplémentaires qui ont été accordés en financement à la
mission. Donc, on est loin de... moins de la moitié, là, de ce qui aurait fallu
à des gens en 2019, là. Et donc pour répondre à l'ensemble des besoins, là, de
l'action communautaire autonome pour la mission globale, là, les organismes
demandent un rehaussement de 255 millions, là, <pour éviter...
M. Fontecilla :
...
là, les organismes demandent un rehaussement de 255 millions, là, >pour
éviter l'appauvrissement, évidemment, de ces organismes, là, la détérioration
de leurs conditions... les conditions de travail des... en particulier des
salaires, là, et que... ils demandent aussi que, les organismes, le financement
soit indexé.
Vous avez annoncé 70 millions
supplémentaires, j'aimerais ça que vous... cette année, ce qui n'est pas
beaucoup, là. Et donc est-ce que vous pouvez rassurer les milieux
communautaires concrètement, là? Est-ce vous allez... vous pensez combler les
besoins en termes financiers, c'est-à-dire 255 millions pour la mission de
base des organismes?
Mme Rouleau : Alors,
lorsqu'on est arrivés en poste, en 2018, l'aide au milieu communautaire, à l'action
communautaire était de 1,2 milliard de dollars. Aujourd'hui, on
dépasse le 2 milliards de dollars pour le milieu communautaire. On a
mis en place le programme gouvernemental... le programme d'action
gouvernementale en action communautaire, le PAGAC. D'ailleurs, j'ai demandé à
mon équipe, pour les prochains plans d'action, de trouver des acronymes un peu
plus parlants que «PAGAC» et «PAGIEPS». Alors, on va... Et on y travaille très
fort. C'est un engagement.
Depuis notre arrivée en poste, il y a eu
une augmentation de 47 % du financement dédié aux organismes
communautaires, et, avec le plan d'action gouvernemental en action
communautaire, on a pu vraiment cibler de manière éloquente le besoin des
organismes communautaires d'être financés à la mission, avec ce rehaussement.
Sur le 1,1 milliard d'investissements du PAGAC, c'est 888 millions
d'argent neuf pour le rehaussement de la mission des organismes. Le
gouvernement finance autour de 5 000 organismes dans le... organismes
communautaires.
Le 200 millions, là, autour de
200 millions de plus, sert à améliorer les conditions de travail des
organismes, des employés dans les organismes communautaires, par exemple, en
ayant accès à des programmes de régime de retraite, à des assurances
collectives, à de la formation, que les organismes puissent avoir accès à des
ressources en RH, là, en ressources humaines, pour mieux gérer, au besoin,
leurs équipes, d'avoir accès au programme... j'oublie toujours le terme...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...les
antécédents, le programme de recherche sur les antécédents judiciaires des
bénévoles qui travaillent dans les organismes communautaires, parce que les
organismes avaient cette charge, et maintenant c'est le gouvernement qui donne
aux organismes. Alors, il y a plusieurs moyens.
Puis, dans ce 200 millions de
dollars, là, dédiés à la valorisation du travail en milieu communautaire, il y
a toute une série de mesures qui se déploient pour permettre d'améliorer le
travail communautaire et le valoriser. Parce qu'on sait à quel point c'est
important, on sait à quel point c'est un engagement de travailler dans le
milieu communautaire, mais il faut que les conditions de travail soient
adéquates aussi.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. le député.
M. Fontecilla : Oui. J'ai
combien de temps encore, madame?
La Présidente (Mme D'Amours) : Quatre
minutes.
• (18 h 40) •
M. Fontecilla : Quatre
minutes. Écoutez, je vais aller très, très rapidement. Encore une fois, revenir
sur la question des banques alimentaires. Selon les données fournies par ces
organismes-là, seulement 12 % de leurs achats ou de leurs
approvisionnements en denrées alimentaires proviendraient des dons provinciaux,
du gouvernement du Québec surtout, là. Donc, ils demandaient 24 millions
cette année, et vous avez budgété seulement 2 millions. On est loin du
compte.
En plus, on peut s'attendre à ce que la
portion qui vient du marché des épiceries, là, va diminuer avec le temps.
Évidemment, les épiceries, les grandes bannières vont rationaliser davantage
leur gestion des stocks. Donc, à terme, ça va diminuer. Notre collègue de Jeanne-Mance—Viger
en a parlé tantôt, des différents autres systèmes, là. Donc, ce système... le
système d'approvisionnement des surplus, là, va diminuer, à terme, de façon
structurelle, là. Est-ce que vous vous engagez à reconsidérer les sommes <données...
M. Fontecilla :
...
façon structurelle, là. Est-ce que vous vous engagez à reconsidérer les sommes
>données aux banques alimentaires pour l'achat de denrées, là?
Mme Rouleau : Les banques
alimentaires ne faisaient pas appel au gouvernement pour de l'achat de
nourriture. C'est l'année dernière, au mois de décembre l'année dernière, qu'il
y a eu un signal d'alarme pour aider de manière urgente et ponctuelle les
banques alimentaires. On l'a fait. On a investi aussi dans les infrastructures,
parce qu'il faut recevoir cette nourriture, il faut la départager, ensacher,
etc., Il faut de la... un peu de mécanique, là, dans tout ça pour s'assurer que
la nourriture puisse être redistribuée de manière efficace. Et pour la première
fois le gouvernement a inscrit dans le budget «aide alimentaire», avec des
infrastructures, des montants pour des infrastructures, parce qu'il est... ça
demeure nécessaire, et des montants pour l'aide alimentaire.
Ce qu'on a comme objectif, en travaillant
avec Banques alimentaires Québec, par exemple, qui représente toutes les moissons,
là, du Québec, c'est de voir comment on peut vraiment mettre en place un plan
de match — je l'appelle «plan de match», ça pourrait être «plan
d'action», mais je voudrais que ce soit un plan de match — pour être
sûrs qu'on puisse le faire rapidement, efficacement, qu'on puisse assurer de la
prévisibilité. Et bien sûr que, compte tenu de la situation économique, si le
besoin est, il y aura... tu sais, il y a un fonds d'urgence pour répondre aux
besoins des Québécois et des Québécoises. Mais on n'est pas, en ce moment, dans
cette urgence-là, on veut...
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci,
Mme la ministre. M. le député, 45 secondes.
M. Fontecilla : En lien, là,
vous avez aussi rehaussé de façon substantielle, plus que le double, le
budget... le programme d'action bénévole, donc, de l'argent distribué de façon
discrétionnaire par les députés, là, à différentes causes dans un organisme,
là. Donc, vous avez approuvé de 10 millions à 22,4 millions, si je ne
me trompe pas.
Mme Rouleau : ...oui, 12 millions
de plus.
M. Fontecilla : Et pourquoi
ne pas avoir donné cet argent-là aux organismes communautaires qui ont besoin
d'argent, là? Pourquoi donner le pouvoir aux députés, là?
La Présidente (Mme D'Amours) : 10 secondes.
Mme Rouleau : Bien, tu sais,
vous êtes le premier à reprocher de ne pas avoir ce...
M. Fontecilla : Je ne vous le
reproche pas, je vous pose la question.
Mme Rouleau : Ah bon! OK.
Bien...
La Présidente (Mme D'Amours) :
...
Mme Rouleau : Bien, 10 secondes.
Généralement, les députés sont très contents d'avoir ce budget discrétionnaire
qu'ils peuvent remettre aux organismes de leurs comtés.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup. Maintenant, je cède la parole au député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Mme la ministre, je vais faire maintenant une étude des
crédits, dans le sens que nous avons posé plusieurs questions sur certaines dépenses
faites par votre ministère. Alors, je suis dans le cahier des demandes de
renseignements généraux. Puis, si je commence... Écoute, des questions que je
vais poser, c'est juste de savoir pour quoi l'argent a été dépensé et est-ce
que c'est normal.
Alors, je vais commencer avec, sur la page 4,
la cérémonie de remise de prix d'Hommage bénévolat du Québec, une soirée
formidable. Mais je vois qu'il y a une allocation de transport aux invités qui
a été faite, 13 000 $, c'était gré à gré. Est-ce qu'elle peut juste
expliquer un petit peu... Est-ce que c'était comme de payer pour les billets
d'autobus, pour rembourser les factures d'essence? Est-ce que c'est le type de
choses qui est fait souvent? Puis aussi il y a eu, comme, une dépense de
475 $ pour le transport collectif. Alors, c'est juste de clarifier ces
dépenses-là pour nous.
Mme Rouleau : Bien, merci, M.
le député. La soirée Hommage bénévolat-Québec, c'est une soirée extraordinaire,
c'est la plus haute distinction remise aux bénévoles qui ont été sélectionnés
par un comité, là, de huit personnes qui ont pris soin, là, de recevoir
quelques centaines de propositions, 200, 300 propositions, là...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...240, et qui
doivent choisir 40 bénévoles, soit jeunes, soit moins jeunes, soit
organismes, qui donc reçoivent cette distinction. C'est une marque de
reconnaissance qui est extrêmement appréciée par ces gens qui ont <donné
de...
Mme Rouleau :
... marque
de reconnaissance qui est extrêmement appréciée par ces gens qui ont >donné
de leur temps, de leur cœur, de leur amour pour les autres. Et là, dans le
cadre de cette soirée, bien, on paie toutes les dépenses pour ces bénévoles,
donc le transport, la nourriture et puis...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...l'hébergement.
Il y a quelques activités, là, visite du parlement puis autres petites
activités, qui sont liées à ça pour venir agrémenter leur séjour ici à
l'Assemblée nationale.
M. Kelley : Parfait. Merci.
C'était juste de comprendre c'est, comme, une moitié de la facture a été payée
ou c'est la facture complète. Et c'est sûr que c'est une soirée formidable, et
je ne sais pas s'il y a des règles en place, comme, pour une portion qui peut
être payée, mais c'est une bonne chose que tout est remboursé pour ces gens-là.
Alors, merci pour la précision.
Mme Rouleau : Et je dois
ajouter, M. le député, que ces gens-là sont accompagnés par une personne de
leur choix. Ça peut être le conjoint, le garçon, la fille, cousin ou ami.
M. Kelley : Excellent. Alors,
merci beaucoup pour cette précision-là et clarification. Je veux rentrer
maintenant dans des contrats qui étaient octroyés par vous. Jusqu'au début...
Maintenant, j'ai rendu sur, comme j'ai dit... Excuse-moi, là, le numéro de
page, c'est 1 sur 4, sur les contrats octroyés...
Une voix : ...
M. Kelley : ...c'est le RG-06,
puis deux accès de communication, deux contrats, un pour 7 000 $ puis
un autre pour 16 000 $. Alors, c'est juste de comprendre ces services
de communication et accessoires, c'était quoi exactement? Pourquoi votre
ministère a dépensé environ 30 000 $ pour ces services?
Mme Rouleau : Bien, ce que je
dirais d'entrée de jeu... Là, je ne l'ai pas encore sous les yeux, le contrat
précis, mais je peux vous dire une chose, c'est que le ministère est
extrêmement soucieux de la rigueur des dépenses et de s'assurer que tout soit
fait, là. Il n'y a jamais de... il n'y a vraiment jamais de dépense extrême, au
ministère de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire.
M. Kelley : Parfait.
Mme Rouleau : Je viens de
retrouver, là, peut-être, que... On parle de services... services wifi... wifi?
M. Kelley : J'ai... Ici,
c'est le n° 2 et 3, «Accès communications».
Mme Rouleau : 2 et 3, «Accès
communications». En fait, c'est : Services wifi, connexion à un réseau de
location, licences. Des contrats d'accès de communications.
M. Kelley : Parfait. Aussi,
je vois sur la même page l'agence de sécurité... Agent de sécurité pour le
bureau des Services du Québec à Saint-Georges. Est-ce qu'il y a une raison pour
quoi la sécurité était nécessaire pour ça à Saint-Georges? C'était pour un
événement, une annonce?
Mme Rouleau : Il fallait un
agent de sécurité pour assurer l'intégrité... la sécurité des lieux et
l'intégrité des employés. C'est un agent de sécurité. Ça arrive. Je fais, dans
ma tournée... Je veux vous raconter cette petite histoire. Dans ma tournée à
travers toutes les régions du Québec, je rencontre évidemment les organismes
communautaires, les alliances pour la solidarité, mais je vais aussi rencontrer
les employés des bureaux de Services Québec. Alors, je vais sur place pour voir
comment ça se passe puis avoir des discussions avec les employés, est-ce qu'il
y a des enjeux, est-ce qu'ils ont des propositions à faire, notamment pour la
modernisation de la loi sur l'assistance sociale. Et puis j'ai pu constater
qu'à certains endroits il était... il était préférable d'avoir un agent de
sécurité.
• (18 h 50) •
M. Kelley : Alors, un agent
de sécurité en supplément de votre garde du corps comme ministre?
Mme Rouleau : Non, ce n'est
pas pour moi, monsieur, là, c'est pour... M. le député. Non, non, non.
M. Kelley : OK, OK, excuse-moi.
Ah! OK. Parfait.
Mme Rouleau : Non, c'est
l'agent de sécurité pour l'intégrité des employés du bureau de Services Québec.
M. Kelley : Le bureau en
général. Parfait.
Mme Rouleau : Puis c'est... C'est
la SAAQ?
Une voix : ...
Mme Rouleau : C'est la SAAQ
qui gère ces bureaux.
M. Kelley : Parfait. Je vois
aussi deux dépenses pour les acquisitions de MacBook Pro gris cosmique. Est-ce
que c'est juste un achat pour un groupe de fonctionnaires? J'imagine, c'est
fait chaque année, mais est-ce qu'on save combien les MacBook Pro étaient
achetés pour environ 16 000 $?
Une voix : ...
Mme Rouleau : Une dizaine.
M. Kelley : C'est 8 et 9,
Apple <Canada inc...
M. Kelley :
pour
environ 16 000 $?
Une voix :
...
Mme Rouleau :
Une
dizaine.
M. Kelley :
C'est 8
et 9, Apple >Canada inc.
Une voix : ...
Mme Rouleau : Oui, bon, bien,
c'est une dizaine. Et puis c'est au bureau de la sous-ministre. Et c'est ce qui
nous permet, par exemple, de signer par signature électronique.
M. Kelley : Parfait. Aussi,
je vois, le n° 21, la Compagnie de Sécurité Côté,
encore, 12 000 $ pour un système antiagression. C'est quoi, un
système antiagression? Est-ce que c'est une alarme pour un bureau?
Une voix : ...
M. Kelley : 21.
Mme Rouleau : Alors, c'est
un... c'est...
Une voix : ...
Mme Rouleau : C'est...
système antiagression. Voilà, système antiagression. Ce que je peux vous
raconter : dans une de mes visites dans un bureau de Services Québec,
c'est juste avant que j'arrive, un individu qui était probablement très
intoxiqué a été violent et a fait des trous dans les murs, et la police a dû
intervenir. Alors, dans des situations semblables, il y a certains bureaux qui
préfèrent avoir des systèmes, là, soit des... ici, c'est un système
antiagression, là... oui, antiagression. Il peut y avoir un gardien. Alors, il
y a des endroits au Québec où cela est nécessaire...
M. Kelley : OK. Parfait.
Mme Rouleau : ...et au centre-ville
de Montréal, en particulier.
M. Kelley : ...bien comprends
un système antiagression, exactement, mais je comprends le... Je comprends,
c'est nécessaire, mais de comprendre c'était quoi exactement, peut-être où...
Alors, merci pour la clarification.
Même chose... bien, dans le même... maintenant,
n° 33. Ici, à Québec, sur la Grande Allée, j'imagine,
c'est les bureaux de votre ministère, peut-être votre cabinet, mais environ 24 000 $
a été dépensé pour les travaux de peinture, le couvre-sol. J'imagine, ça, c'est
juste les travaux qui étaient nécessaires pour... Est-ce que c'est bien
votre...
Mme Rouleau : ...maintien
d'actifs.
M. Kelley : Est-ce que c'est
bien votre cabinet ou est-ce que c'est juste un bureau de votre ministère?
Mme Rouleau : Bien, j'ai
l'impression que c'est du maintien d'actifs, mais est-ce que...
Une voix : ...
Mme Rouleau : Oui,
l'entretien, nettoyage de bureaux.C'est pour l'ensemble des bureaux.
M. Kelley : OK. Parfait. Alors,
ce n'était pas un projet pour un bureau spécifique, c'était vraiment...
Mme Rouleau : Non. Je vois «Remplacement
de tapis dans certains bureaux»...
M. Kelley
: OK...
Mme Rouleau : ...où il y a
des centaines d'employés...
M. Kelley : Excellent...
Mme Rouleau : ...que je
côtoie régulièrement.
M. Kelley : Je comprends. Des
fois... J'ai travaillé au bunker, ici, à côté, puis des fois un changement de
tapis, ça fait du bien.
Prochaine... je vois ici aussi une dépense
pour 8 000 $ pour la formation leader coach de Gaby Da Silva
Coaching. C'était une formation pour votre cabinet ou pour un groupe de
fonctionnaires dans un exercice peut-être de «team bonding»? C'est n° 39.
• (19 heures) •
Mme Rouleau : 39. Je ne pense
pas que ce soit mon cabinet. Je serais au courant. C'est une... C'est de la
formation coaching des gestionnaires dans un programme de relève. Donc, c'est
vraiment au niveau du ministère.
M. Kelley : Pour les nouveaux
fonctionnaires, peut-être, les gens qui viennent d'arriver pour un stage ou
quelque chose...
Mme Rouleau : Les nouveaux
cadres. Pour les nouveaux cadres.
M. Kelley : OK. Excellent.
Maintenant, 49, on voit une dépense de 15 000 $ pour la formation sur
la gestion de relations dans les milieux de travail. Encore, est-ce que c'était
pour votre cabinet ou est-ce que c'était une dépense pour un groupe de
fonctionnaires ou peut-être tout le monde ensemble?
Mme Rouleau : Bien, tu sais,
je n'ai pas de... il n'y a pas de dépense, pour mon cabinet, particulière, là, ça
fait que c'est au sein du ministère. Puis au ministère il y a 6 000...
Une voix : ...
Mme Rouleau : ...7 031
employés, c'est un des plus gros ministères du gouvernement du Québec.
M. Kelley : Parfait. Alors,
j'imagine que ce type de formation, c'est fait chaque année. Ce n'était <pas
pour...
M. Kelley :
...
j'imagine que ce type de formation, c'est fait chaque année. Ce n'était >pas
pour un cas précis ou pour un groupe précis, c'était... On a embauché groupe
conseil peut-être de préparer un plan d'action ou, quand même, donner des
conseils à des ressources humaines de votre ministère?
Mme Rouleau : Oui,
effectivement, des conseils pour les gestionnaires. C'est de la formation qui
est donnée à nos gestionnaires.
M. Kelley : Parfait. J'ai vu
aussi deux dépenses pour les sondages, un pour la qualité des services puis un
autre pour «approbation et adhésion à la stratégie ministérielle d'intégration
professionnelle des». Je ne sais pas c'est quoi, le reste de cette phrase-là. Mais
est-ce que la ministre a des résultats de ces deux sondages? Et est-ce que
c'est possible de peut-être déposer les résultats de ces deux sondages pour voir
comment les gens trouvent la qualité des services qui sont offerts par votre
ministère puis aussi pour le deuxième bout sur l'adhésion à la stratégie
ministérielle de l'intégration professionnelle des... je ne sais pas exactement
quoi?
Mme Rouleau : ...aura les
résultats de ces sondages, il me fera plaisir de les déposer.
M. Kelley : Parfait. Je vais
prendre ça comme un bon engagement, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...lorsqu'elle
aura les informations des demandes du député, de déposer à la commission pour
que tous les députés puissent en prendre connaissance, s'il vous plaît.
Mme Rouleau : Oui, bien, les
informations sont... sont disponibles déjà. Mais je peux vous dire qu'on a fait
appel à une firme pour réaliser ce sondage de satisfaction en ligne ou
téléphonique, selon les coordonnées... Oui, mais on va vous... on pourra
déposer le résultat du sondage sans problème, ce sera intéressant.
M. Kelley : Oui, très
intéressant de voir la performance, c'est sûr, et comment des gens ont trouvé
qu'ils ont reçu des services. Je pense, c'est important. Je ne m'en doute pas
que c'était un service excellent de la part des fonctionnaires de votre
ministère, mais, quand même, j'ai vu ces... des dépenses, là, puis j'ai dit :
Bien, ça va être intéressant de voir les résultats.
Maintenant, je vais aller sur un autre
élément sur les crédits, mais plus dans le document du budget. Le tableau,
c'est sur la E.26, c'est le programme Impact financier des mesures pour
renforcer la sécurité socioéconomique des plus vulnérables. Alors, c'est un
petit peu dans le lien de qu'est-ce qu'on a discuté et c'est dans le volet de
le budget Renforcer la sécurité socioéconomique des plus vulnérables. Vous avez
parlé un petit peu de prolonger certains éléments, mais ici il y a Prolonger
certaines mesures du Plan d'action gouvernemental pour l'inclusion économique
et la participation sociale. Il y a une dépense de 15 millions de
dollars pour cette année, mais, pour les prochains quatre ans, il n'y a rien.
Est-ce qu'il y a une raison pour ça? C'est
comme partie de votre plan d'action? Le 15 millions additionnels pour
cette année, ça va être suffisant pour compléter ce plan d'action ou est-ce
qu'il y a peut-être quelque chose qui s'en vient avec votre propre... Je sais
que vous avez annoncé un plan d'action et peut-être un projet de loi. Mais
c'est juste de comprendre. Parce que j'ai vu ça qu'il y a des dépenses pour
cette année, mais après ça il n'y a rien, alors c'est juste de bien comprendre
pourquoi cette dépense-là est juste pour un an.
Mme Rouleau : Bien, ça fait
partie du prolongement du fameux PAGIEPS qui se terminait le 31 mars
dernier, qu'on prolonge pour un an. Le 26... Donc, ce 15 millions, là, est
inclus dans le 26 millions qui est dédié aux alliances pour la solidarité.
Et, en tout, on constatera qu'il y a 66 millions qui proviennent de d'autres
ministères qui font partie de ce plan d'action gouvernemental de lutte contre la
pauvreté, le... bon, PAGIEPS, là.
M. Kelley : Parfait. Puis
dans le même tableau, pour encourager l'intégration en emploi et de la
participation à des mesures d'employabilité, est-ce que ça, c'est comme un
programme additionnel de qu'est-ce qu'Emploi-Québec fait déjà ou est-ce que
c'est plus vraiment spécifique pour les plus vulnérables de développer des
stratégies pour leur intégration dans le marché du travail?
Mme Rouleau : ...recherche
marketing qu'on fait pour s'assurer d'avoir les bons indicateurs et de
s'adresser correctement aux bonnes personnes avec les bons outils.
M. Kelley : Parfait. Puis il
n'y a pas beaucoup de temps qui reste, alors je vais juste dire encore merci beaucoup
pour vos réponses aujourd'hui...
19 h (version révisée)
M. Kelley : ...de temps qu'il
reste, alors je vais juste dire encore merci beaucoup pour vos réponses,
aujourd'hui, Mme la ministre. Et merci à votre équipe pour fournir toutes les
réponses aussi. Je pense, c'était un bon échange sur plusieurs éléments qui
sont très importants pour la société québécoise. Alors, un... un grand merci à
vous puis à vos équipes... et à votre...
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup. Maintenant, nous sommes à la dernière période d'échanges au niveau du
gouvernement. Et je vais céder la parole à la députée de Laviolette—Saint-Maurice.
Mme Tardif : Merci, Mme la
Présidente. Bonjour, Mme la ministre. Bonjour, tout le monde qui l'a
accompagnée. Merci beaucoup pour votre travail. On va commencer par les
remerciements.
Je vous ramène dans les années 30,
dans les années 40, dans les années 50 au Québec. En campagne, on
accueillait les personnes itinérantes, on les accueillait, on leur offrait un
repas, on les gardait à coucher un soir, peut-être deux, en échange de certains
travaux puis... parce que c'était une pratique courante, à ce moment-là, dans
les campagnes du Québec. Et, par la suite, bon, les choses ont changé, et ces
personnes itinérantes là se sont déplacées, mais pas les mêmes nécessairement,
bien entendu, mais se sont déplacées vers les villes de moyenne taille, de plus
grande taille. Et, bien sûr, il y a eu la mise sur pied, merci, de centres d'hébergement,
d'organismes pour prendre en charge ces personnes-là dans le besoin.
Dans mon comté, dans Laviolette—Saint-Maurice,
le visage de l'itinérance a beaucoup changé, a beaucoup changé au cours des
dernières décennies, mais je vous dirais même, et je ne sais pas pourquoi, mais
c'est le constat qu'on a par les organismes des travailleurs de rue, ça a
changé même depuis janvier dernier. On a davantage de femmes depuis les
quelques dernières années. On a davantage de jeunes aussi. Et c'est inquiétant
parce qu'il y a des jeunes dans la vingtaine qui sont maintenant des
itinérants.
J'en profite, vous me permettrez d'en
profiter, pour remercier tous ces organismes communautaires là qui prennent
soin, qui prennent la peine, qui se font un devoir... Et là j'aime bien vous
regarder, regarder la caméra, sans savoir si vous écouter, mais sachez que ça
va être enregistré. Et ce que je constate, quand je rencontre les employés, des
travailleurs de rue ou des organismes communautaires et des bénévoles qui
prennent en charge et qui écoutent les itinérants, c'est votre... votre
accueil, votre grand cœur, votre ouverture à l'autre. Et c'est une ouverture
qui est sans jugement. Donc, quelles belles personnes vous êtes pour faire ce
travail-là, tout un modèle pour une société aimante et accueillante. Donc,
merci, merci du fond du cœur, parce que je sais que vous êtes des centaines
dans Laviolette—Saint-Maurice, mais vous êtes des milliers à travers le Québec
à prendre soin de... de ces personnes-là qui sont dans le besoin.
Donc, l'itinérance dans les grandes villes
mais aussi de plus en plus dans les municipalités de taille moyenne, comme c'est
le cas, malheureusement, en Mauricie, est une... une préoccupation, une réalité
très préoccupante.
Et là, Mme la ministre, je voudrais savoir
qu'est-ce que vous pouvez nous dire de manière et de... De quelle manière
est-ce que votre ministère vient en aide à ce type de clientèle là et aux
organismes qui en prennent soin?
Mme Rouleau : Bien, merci
beaucoup, Mme la députée, pour... pour cette question puis pour tout le... le
cœur que vous mettez, là, à mettre la table sur cette situation évidemment
préoccupante de voir des gens qui sont en situation d'itinérance.
Et puis, dans la tournée que je fais, je
constate qu'il y a plus de personnes en situation d'itinérance. Je le vois en
milieu urbain particulièrement, mais des régions où il y en avait peu ou pas,
où on connaissait la personne parce que c'était Joe, là, tout le monde
connaissait Joe, mais là il y a... il y a plus que Joe, il y en a... il y en a
plusieurs. Mon collègue le ministre des Services sociaux a mis en place, il y a
deux ans, un plan d'action interministériel d'une valeur de 280 millions
pour lutter contre <l'itinérance...
Mme Rouleau :
...Mon
collègue le ministre des Services sociaux a mis en place, il y a deux ans, un
plan d'action interministériel d'une valeur de 280 millions pour lutter
contre >l'itinérance. Et c'était la première fois qu'un montant aussi
important était mis en place et une concertation des ministères qui sont
impliqués pour mettre en place, trouver des solutions gouvernementales et aider
les... les maisons... les maisons d'accueil.
Du côté de mon ministère, bien, on a... on
a des... des actions concrètes dans ce plan, là, qui... qui vise à, bon, à
documenter, à dire qui sont les personnes, comment... quelles sont leurs
situations. Et, à partir de ça, bien, venir alimenter toute la... la réflexion
sur qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour... pour éviter. Et il y a un travail
conjoint qui doit se faire. Si c'est un plan gouvernemental, c'est que c'est
vraiment... ce n'est pas qu'un seul ministère, c'est... c'est l'ensemble des
ministères. Il faut penser à l'habitation, il faut penser à la... à la santé...
santé mentale.
Ce qu'on peut faire, nous, c'est par
exemple avec... avec le financement aux organismes communautaires, bien, c'est
de faire en sorte... c'est de... de financer les organismes qui vont aller vers
les personnes en itinérance pour... par exemple, pour... excusez, par exemple,
faire les rapports d'impôt de ces gens-là. Puis, faire le rapport d'impôt parce
qu'on veut inviter tous les citoyens à faire leur rapport d'impôt et faire le
rapport d'impôt leur permet d'obtenir des crédits qu'ils n'auraient pas autrement.
Alors, l'aide des... des organismes est donc importante et c'est pour ça qu'on
a notamment le Plan d'action gouvernemental en action communautaire puis qu'on
poursuit le travail et que, dans ma tournée, je pose une question aussi aux
organismes communautaires.
Il y a eu... pour développer le Plan
d'action en action communautaire, il y a eu déjà une consultation de... qui a
duré environ deux ans. Dans cette consultation, il a été question d'une
loi-cadre pour l'action communautaire. Alors, je pose la question aux
organismes s'ils désirent avoir cette loi-cadre qui permettrait sûrement de
les... de... de venir camper vraiment le rôle de l'action communautaire et
d'aider les organismes à mieux aider les plus démunis, dont les personnes en
situation d'itinérance.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup. Je vais céder maintenant la parole à la députée d'Abitibi-Ouest. La
parole est à vous.
• (19 h 10) •
Mme Blais : Merci, Mme
la Présidente. Voyons! j'ai un blanc de mémoire. Excusez-moi. Mme la ministre, chère
équipe qui travailler avec vous.
Alors, le rôle des organismes
communautaires est essentiel. Ils offrent notamment les services permettant
d'agir directement auprès de la population, en particulier auprès de nos
personnes les plus vulnérables. J'aimerais souligner, Mme la ministre, le
travail exceptionnel de nos organismes communautaires partout au Québec. Et
j'en profite pour faire un petit clin d'oeil à ma belle région, l'Abitibi-Témiscamingue,
pour leur belle initiative. Lors de votre tournée provinciale, vous avez
constaté le dynamisme des gens dédiés à apporter une lueur d'espoir et à
améliorer la qualité de vie de nos personnes les plus vulnérables.
Le budget 2023-2024 présente une
somme importante qui est réservée pour venir en aide aux organismes
communautaires. Mme la ministre, quels seront les investissements de votre
ministère pour soutenir les organismes communautaires?
Mme Rouleau : Bien.
Merci beaucoup pour la question. D'abord, je pense que ce qui est important de
mentionner, que je n'ai pas eu l'occasion de dire encore, c'est que le premier
ministre a nommé une ministre responsable de la Solidarité sociale et de
l'Action communautaire. Et c'est la première fois qu'au gouvernement du Québec
on a une ministre responsable de l'Action communautaire, ce qui vient vraiment
mettre la lumière sur ces deux grands enjeux fondamentaux de notre société, la
solidarité et l'action communautaire et bénévole. C'est donc dire qu'on veut
mettre toute la lumière, on veut... on veut s'assurer que le milieu
communautaire puisse bien se <développer...
Mme Rouleau :
...solidarité
et l'action communautaire et bénévole. C'est donc dire qu'on veut mettre toute
la lumière, on veut... on veut s'assurer que le milieu communautaire puisse
bien se >développer, puisse bien répondre, aussi, aux besoins pour
lesquels ces organismes sont créés, à la base, par une volonté du milieu, et
donc travailler à faire en sorte que le... de valoriser le milieu
communautaire.
J'ai mentionné tantôt que, lorsqu'on est
arrivés en 2018, il y avait des investissements de 1,2 milliard de
dollars pour l'action communautaire. Aujourd'hui, on dépasse le
2 milliards de dollars d'investissements pour le milieu
communautaire. Et, dans le budget, on a rajouté 344 millions de
dollars pour l'action communautaire.
La tournée que j'effectue dans toutes les
régions du Québec, où je rencontre tous les organismes qui... qui me sont
proposés et qui veulent me rencontrer aussi, je n'hésite jamais à rencontrer
les organismes pour voir quels sont leurs enjeux, quelle est la... la situation
qu'ils vivent et puis leur poser cette fameuse question : Voulez-vous une
loi-cadre en action communautaire? Et la... la réponse, c'est... Et puis j'ai
dit 343, mais c'est 443 millions de dollars. Il manquait
100 millions. Quand même important. Alors, je leur pose la question s'ils
désirent avoir cette loi-cadre en action communautaire, ce qui permettrait
d'avoir une définition consensuelle de l'action communautaire, d'avoir un
statut des organismes communautaires, de pouvoir travailler au niveau du
financement des organismes communautaires, et surtout de la reddition de comptes,
parce que je pense que c'est... à la lumière de... des échanges que j'ai avec
les organismes, c'est... c'est vraiment un élément très, très, très irritant,
la reddition de comptes. Et, si on pouvait trouver une façon d'alléger autant
du côté des organismes communautaires que du côté gouvernemental tout en
assurant toute la... la... la rigueur nécessaire, bien, on... on pourrait avoir...
on pourrait avoir quelque chose d'assez important et faire en sorte que
l'action communautaire, et bénévole aussi parce que c'est important, puisse
être entièrement reconnue. Et c'est l'engagement que le premier ministre a
pris, je pense, en nommant une ministre responsable de l'Action communautaire.
La Présidente (Mme D'Amours) : 25 secondes,
madame.
Mme Blais : Considérant
l'augmentation des problèmes en santé mentale, aurons-nous des... des budgets
en... en supplémentaires?
Mme Rouleau : Si on a des
budgets? Oui, bien, c'est mon...
Mme Blais : ...hausse, les
problèmes de santé mentale.
Mme Rouleau : Oui, oui. Oui. Dossier
sur lequel travaille avec énormément de... d'énergie mon collègue de la... de
la... du...
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup. C'est tout le temps que nous avons.
Mme Rouleau : Services
sociaux. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Le temps alloué à l'étude du volet Solidarité sociale et Action communautaire
des crédits budgétaires du portefeuille Emploi et Solidarité sociale étant
presque écoulé, nous allons maintenant procéder à la mise aux voix des crédits.
Le programme 2 intitulé Solidarité sociale et action communautaire est-il
adopté?
Des voix : ...
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté
sur division. En terminant, je dépose... Est-ce qu'il y a des réponses aux
demandes qui avaient été formulées? Oui. En terminant, je dépose les réponses
aux demandes des renseignements de l'opposition.
Compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux au mercredi 26 avril, à 11 h 30, où
elle entreprendra l'étude du volet Emploi des crédits budgétaires du
portefeuille Emploi et Solidarité sociale. Merci, tout le monde.
(Fin de la séance à 19 h 16)