Journal des débats (Hansard) of the Committee on Labour and the Economy
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, October 1, 2024
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Vol. 47 N° 68
Clause-by-clause consideration of Bill 68, An Act mainly to reduce the administrative burden of physicians
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Intervenants par tranches d'heure
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D'Amours, Sylvie
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Boulet, Jean
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Cadet, Madwa-Nika
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D'Amours, Sylvie
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Cadet, Madwa-Nika
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Boulet, Jean
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Marissal, Vincent
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Boulet, Jean
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D'Amours, Sylvie
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Cadet, Madwa-Nika
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Cadet, Madwa-Nika
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D'Amours, Sylvie
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Boulet, Jean
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Marissal, Vincent
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Cadet, Madwa-Nika
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D'Amours, Sylvie
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Boulet, Jean
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures quarante-sept minutes)
La Présidente (Mme D'Amours) : Bonjour,
tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de l'économie et du travail ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 68, Loi visant
principalement à réduire la charge administrative des médecins.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Boivin Roy (Anjou—Louis-Riel) est remplacée par Mme Jeannotte
(Labelle); M. Dufour (Abitibi-Est) est remplacé par M. Bélanger
(Orford); Mme Tremblay (Hull) est remplacée par Mme Gendron
(Châteauguay); Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey) est remplacée par Mme Caron
(La Pinière) et M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve) est remplacé par M. Marissal
(Rosemont).
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier nous étions à l'étude de l'article
5 du projet de loi. Je vous rappelle que nous avons convenu de lire et d'étudier,
un à la fois, chacun des articles introduits par l'article 5. Nous en étions
donc à l'étude de l'article 29.5. Comme nous avons siégé il y a quelques
jours déjà, M. le ministre, pourriez-vous nous relire cet... cet article,
pardon, et nous pourrions poursuivre les discussions, s'il vous plaît?
M. Boulet : Avec plaisir.
Bonne journée à tout le monde.
«29.5. Santé Québec peut désigner une
personne pour enquêter sur toute matière relative à l'application du présent
chapitre.
«Dans le cadre d'une enquête autre que
celle relative à une infraction prévue à la section V, l'enquêteur a les
pouvoirs et l'immunité des commissaires nommés en vertu de la Loi sur les
commissions d'enquête (chapitre C‐37),
sauf le pouvoir d'ordonner l'emprisonnement.»
Merci. Je n'ai pas de commentaire, là, c'est
un article qui est assez usuel, là, dans le corpus législatif québécois. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la députée.
Mme Cadet : Bonjour, Mme la
Présidente. Bonjour, M. le ministre. Contente de vous... de vous revoir, chers
collègues. Je sais que, lorsque vous aviez commencé à étudier cet article-ci,
29.5, jeudi après-midi, ma collègue, donc, vous avait demandé quelques
précisions, là, sur la portée des enquêtes... Le relire, là, pour être... Pour
vous replacer, M. le ministre, donc elle demandait donc, une fois qu'on a...
que l'inspecteur est allé chercher un rapport de conformité, puis il a épluché
le rapport, qu'il y a eu, donc, certains soupçons, on comprend que Santé Québec
désignerait un enquêteur pour aller faire enquête là-dessus.
Donc, il semble, ce serait limité sur le
fait que l'assureur peut peut-être exiger une fréquence de rendez-vous qu'il n'aurait
pas dû faire parce que, donc, ça deviendrait donc interdit, ou aurait exiger,
donc, des billets de médecin ou des consultations pour rien, alors que le
projet de loi, autrement dit... Donc, bien, en fait, la question de ma
collègue, c'était de savoir si la portée des enquêtes allait être limitée aux
objets du projet de loi. C'est ce que je comprends qu'elle vous a posé puis que
vous alliez répondre, et qu'à ce moment-ci, Mme la Présidente, vous avez dit :
Bien, compte tenu de l'heure... Et donc qu'il n'y a pas eu de réponse à cette
question... Voilà, que vous deviez ajourner.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. le ministre.
• (9 h 50) •
M. Boulet : Bon, vous
connaissez bien la distinction, tenant compte de votre passé, entre une
inspection et une enquête, en fait, basée sur deux éléments, un, le contexte,
et deux, je vais donner des exemples d'application. Une inspection, ça pourrait
être pour faire une surveillance générale, pour faire des vérifications
ponctuelles planifiées puis faire des visites qui peuvent être surprises. Puis
les exemples d'application, c'est la plainte d'un salarié à la suite d'une
réception d'un avis de son assureur lui demandant d'aller visiter un médecin.
Donc, ça, ça pourrait requérir qu'un inspecteur aille analyser la situation,
alors qu'une enquête, évidemment, c'est un modèle d'affaires, c'est plus une <pratique...
M. Boulet :
...alors
qu'une enquête, évidemment, c'est un modèle d'affaires, c'est plus une >pratique
et ça peut être de brosser un portrait complet des pratiques dans un domaine
donné. Et ici, bien, il y a eu une dénonciation, par exemple, d'une pratique
visant à imposer le recours à des services malgré l'absence d'écrits, malgré
l'absence de dénégation d'un assureur, là, on pourrait être requis d'aller
faire une enquête. C'est la distinction, que vous connaissez bien, entre une
inspection et une enquête, là, qui se retrouve dans la majorité des lois qui
requiert qu'on analyse et qu'on s'assure que les lois soient bien respectées.
Mme Cadet : ...merci. Donc,
merci d'avoir répondu à la question de ma collègue. Sinon, je ne sais pas si ça
a été abordé, M. le ministre, dans l'analyse, donc, dans l'étude des articles
précédents, bien, en fait, en termes de main-d'oeuvre, où est-ce que vous
comptez, donc, aller chercher les enquêteurs et les inspecteurs? Pardon, vous
voulez que je répète? Oui?
M. Boulet : Désolé.
Mme Cadet : Non, il n'y a pas
de souci. En fait, ma question à moi, c'est... Puis je ne sais pas si ça a été...
si ça a été abordé lors de l'étude des articles précédents, mais, en fait, au
niveau de la main-d'œuvre, où est-ce que vous comptez aller chercher les
enquêteurs et les inspecteurs pour pouvoir... faire en sorte qu'ils puissent
assumer le rôle que vous leur octroyez dans le cadre du PL 68?
M. Boulet : Bien, ça, ça
demeure un défi qui est constant, mais il y a certainement des personnes issues
d'ordres professionnels qui vont pouvoir le faire, mais il y a aussi des
personnes au ministère de la Santé, Santé Québec aura ce mandat-là d'embaucher
des personnes et de s'assurer que les mandats d'inspection soient bien
réalisés.
Ça ne requiert pas, selon moi, ma
compréhension, tant de personnes que ça. Ce n'est pas un gros projet de loi, les
prescriptions qui sont dans le projet de loi sont relativement simples, on
interdit une pratique, une pratique des assureurs puis des administrateurs de
régimes d'avantages sociaux. Ça fait que c'est relativement simple, mais c'est Santé
Québec qui va s'en occuper.
Mme Cadet : Donc, ce serait
donc une... Parce qu'en fait, vous le dites... Bien, en fait, à 29.5, donc,
Santé Québec, donc, pourra désigner, donc, ces personnes-là pour enquêter sur
toute matière relative à l'application du présent chapitre. De ce que je
comprends que vous nous expliquez, c'est qu'en fait ce seraient, donc, des
enquêteurs et des... Bien, bon, ici, donc, enquêteurs, mais même au niveau,
donc, des inspecteurs, donc, ce seraient déjà, donc, des salariés de Santé
Québec à qui... qui auraient, donc, cette tâche supplémentaire là, donc, parmi
leurs... leurs fonctions usuelles.
M. Boulet : Bien, ça peut
être ça. Bon, évidemment, Santé Québec va s'occuper des opérations. Est-ce que
ça pourrait être des mandats spécifiques donnés ad hoc? Je pense que, dans le
cas d'une enquête, ça pourrait être une avenue envisagée par Santé Québec, puis
là je ne veux pas rentrer dans les bottines de Santé Québec, mais, pour donner
un peu plus de précisions, tu sais, si c'est une enquête sur un modèle
d'affaires ou une pratique érigée en système de la part d'un assureur, ils
pourraient, à Santé Québec, décider de donner un mandat à un CPA ou un avocat
ou... Moi, je pense qu'il n'y a pas de limitation à cet égard-là.
Mme Cadet : OK, parfait.
Merci beaucoup.
M. Boulet : Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires sur 29.5? M. le député, non?
Une voix : ...
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
passerions maintenant à 29.6. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
«29.6. Un inspecteur ou un enquêteur ne
peut être poursuivi en justice pour un acte accompli ou omis de bonne foi dans
l'exercice de ses fonctions.»
C'est tout. Je n'ai pas de commentaire.
C'est un article véritablement usuel dans les lois du Québec en matière d'inspection
et d'enquête. Et ça...
La Présidente (Mme D'Amours) :
Commentaires? Pardon.
M. Boulet : ...ça reprend des
libellés, là. OK, c'est tout...
La Présidente (Mme D'Amours) :
Parfait. Commentaires sur 29.6? Pas de commentaire, M. le député de... Pas de
commentaire. Donc, le 29.7. M. le ministre.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
«29.7. La Régie de l'assurance maladie du
Québec doit transmettre à Santé Québec, sur demande, les renseignements
nécessaires à l'exercice de ses fonctions...»
Je n'ai pas de commentaire, en fait. Les
renseignements susceptibles d'être transmis, là, parce que j'anticipe qu'on me
pose la question, là, mais évidemment, ça permet à Santé Québec d'obtenir de la
régie les renseignements nécessaires aux fins de l'exercice des fonctions qui
lui sont confiées par le projet de loi. Quels types de renseignements? Bien,
c'est principalement les données de facturation qui permettent de documenter le
recours aux services de médecins et de chiffrer le coût assumé par la régie
pour lesdits services. C'est tout, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur 29.7? Oui, Mme la députée.
Mme Cadet : Oui, juste ici...
Merci, M. le ministre, pour les différentes précisions quant aux renseignements
nécessaires. Vous avez bien anticipé la question ici. Donc, ici, donc, il n'y a
pas <nécessairement...
Mme Cadet :
...Vous
avez bien anticipé la question ici. Donc, ici, donc, il n'y a pas >nécessairement,
donc, de fréquence envisagée, là, par rapport à la fréquence de transmission
des renseignements par la RAMQ?
M. Boulet : Non, c'est
vraiment sur demande.
Mme Cadet : Sur demande, OK.
Une voix : ...
Mme Cadet : Puis, juste...
La Présidente (Mme D'Amours) : Oui,
allez-y.
Mme Cadet : Pardon. Puis,
dans le fond, ce serait donc si Santé Québec a certains... a certaines craintes
ou a certaines préoccupations, donc... Voilà, puis il n'y a pas
nécessairement... Elle n'aura pas besoin, donc, de communiquer les motifs non
plus à la RAMQ, donc tout simplement...
M. Boulet : Non.
Mme Cadet : ...donc, sur demande,
parce qu'elle a ses craintes, mais elle peut les garder, donc... Santé Québec
sera en mesure de garder ça, donc, pour elle-même, comme organisation.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : ...merci.
La Présidente (Mme D'Amours) :
M. le député, commentaires? Merci. Donc, M. le ministre, nous serions rendus au
29.8, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
Mme Cadet : ...
La Présidente (Mme D'Amours) : Oui?
On n'adopte pas les...
M. Boulet : On va tous les
adopter, on les finit, puis à 29.14...
Mme Cadet : Ah! Parce qu'ils
sont en... On les fini avant.
La Présidente (Mme D'Amours) : À
votre demande, on travaille les articles intitulés.
Mme Cadet : Ah! OK, d'accord.
M. Boulet : On va les adopter
tous en blocs à la fin.
Mme Cadet : D'accord. Alors,
à ce moment-ci, j'aimerais attirer votre attention parce que nous aurions un
amendement entre 27... 29.7 et 29.8, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Est-ce
qu'il est sur Greffier? Est-ce que vous nous l'avez envoyé? Sinon...
Mme Cadet : Il est en cours
de transmission sur Greffier, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Parfait.
Je vais suspendre les travaux quelques minutes, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 9 h 57)
10 h (version révisée)
(Reprise à 10 h 01)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux. Et, Mme la députée, si vous voulez bien nous faire la
lecture de votre amendement, s'il vous plaît.
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente. Donc... Donc, à l'article 5, donc, nous souhaiterions, donc,
insérer l'article 29.7.1. Donc... Donc, article 29.7.1 de la Loi
favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée. Donc, insérer après l'article 29.7, tel que proposé par l'article 5
du projet de loi, l'article suivant :
«29.7.1. Le professionnel de la santé ne
peut être tenu responsable de la non-application des mesures de contrôles
prévues à la présente loi.»
L'article modifié se lirait comme suit :
«29.7. — que nous venons de
lire sans l'adopter — La Régie de l'assurance maladie doit
transmettre à Santé Québec, sur demande, les renseignements nécessaires à l'exercice
de ses fonctions prévues au présent chapitre.
«29.7.1. Le professionnel de la santé ne
peut être tenu responsable de la non-application des mesures de contrôle
prévues à la présente loi.»
Donc, ici, Mme la Présidente, c'est quand
même assez simple, comme vous pouvez le constater à sa face même, comme
amendement. Vous vous souviendrez que, lors des consultations particulières,
particulièrement, donc, la Fédération des médecins spécialistes du Québec,
également, donc, d'autres professionnels de la santé, donc, sont venus nous
présenter, donc, différentes préoccupations quant au fait que, bon, bien
évidemment, donc, le projet de loi n° 68, donc, se concentre sur les
obligations des assureurs privés et des administrateurs de régimes... de
régimes d'avantages sociaux, mais manifestement, donc, au niveau, donc, des
mesures de contrôle, donc, différents pouvoirs, donc, qui sont octroyés, donc,
à Santé Québec, donc, on... nous les avons, donc, lus et discutés, donc, aux
articles 29.3, 29.4, 29.5, 29.6 et 29.7. C'est... Étant donné, donc, ces
pouvoirs, ce que la FMSQ en particulier, donc, est venue nous communiquer, leur
toute première recommandation, en fait, dans leur mémoire, donc ça vous donne
une idée, donc, de la priorisation de cet enjeu pour eux, était donc le fait,
donc, de mettre en place une procédure claire qui exempte les médecins de toute
responsabilité dans l'application des mesures de contrôle liées au projet de
loi.
Ils nous... Ils nous expliquaient, donc...
donc, à la page 5 de leur mémoire, qu'ils souhaitaient, donc, exprimer aux
parlementaires leurs réserves, là, je viens de le mentionner. Donc, ils disaient
donc : «Ce projet de loi confie à Santé Québec certains pouvoirs visant à
surveiller l'application des nouvelles interdictions imposées aux assureurs et à
l'administrateur.», tant... c'est bien, c'est normal... amenait, donc, parmi
leurs membres... Ils disaient donc : «Ces derniers se questionnent sur le
rôle qu'ils auraient à jouer s'ils se retrouvaient confrontés à une violation
des dispositions du projet de loi, par exemple dans le cas où un patient serait
contraint par son assureur de consulter son médecin pour maintenir ses
prestations d'invalidité.» Et donc ils avaient, donc, des questions sur quelle
serait, donc, leur responsabilité à cet égard.
Donc, c'est l'objet de l'amendement ici. J'aimerais
entendre le ministre là-dessus. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. le ministre, commentaire?
M. Boulet : Ah! ce sera assez
bref, là. Je comprends l'essence de l'amendement, mais ce n'est pas vraiment
nécessaire parce qu'il n'y a aucune sanction qui concerne spécifiquement les
médecins, d'une part. Puis, deux, «ne peut être tenu responsable», en référant
aux mesures de contrôle... Les mesures de contrôle, c'est fondamentalement l'inspection
et l'enquête. Et donc c'est comme venir dire : Tu n'es pas responsable. Ça
peut ouvrir la porte à une compréhension que les médecins n'ont pas à
collaborer avec les inspecteurs puis les enquêteurs avec les pouvoirs qu'ils
détiennent.
Ça fait que je ne vois pas d'utilité et de
pertinence à intégrer un amendement de cette nature-là, là. Ça n'a pas... Pour
moi, ça n'a pas d'impact, puis... à moins qu'il y ait des sanctions qui les
concernent, mais il n'y a rien qui les concerne, là, ils n'ont pas... ils ne
sont pas susceptibles de constats d'infraction, là.
Mme Cadet : ...disons que
les... En fait, donc, ils ne seraient pas susceptibles de constats d'infraction,
parce que je pense que, de ce qu'on a pu saisir de leur passage en commission
parlementaire, c'était beaucoup... c'était surtout cette crainte-là.
M. Boulet : C'était comme une
appréhension, mais ce n'est pas...
Mme Cadet : Oui, c'est ça, c'était
surtout cette appréhension-là. Puis, c'est ce que je dis... Oui?
M. Boulet : Bien oui, puis ça
me fait plaisir de dire que ce n'est pas le cas, là.
Mme Cadet : OK. Parfait. Puis
vous voulez... confirmez également, parce que, donc, ils nous... ils nous
communiquaient également, donc, dans leur mémoire... parce que là, vous dites, donc,
ils... évidemment, donc, ils auraient... Vous ne souhaiteriez pas laisser
croire ou laisser entendre qu'ils n'auraient pas à collaborer avec les
inspecteurs ou les... Je ne pense pas que c'est là qu'ils s'en allaient du
tout, du tout.
M. Boulet : Non, mais on
connaît... on connaît le... on connaît le <risque...
M. Boulet :
...on
connaît... on connaît le... on connaît le >risque.
Mme Cadet : Voilà. Et si... Qu'est-ce
qu'il doit arriver, par exemple, s'ils sont témoins d'une contravention, un peu
qu'est-ce que je viens de lire, donc, dans cette portion du mémoire? Donc, s'il
voit qu'un patient est contraint de... par son assureur, de consulter un
médecin, quelle est la responsabilité... quelle est leur responsabilité à eux,
dans ce cas-là?
M. Boulet : Il n'y en a pas,
de responsabilité, outre leur code de responsabilité, leur code d'éthique.
Mais, tu sais, dans la loi, non. Et, bien sûr, il y a une espèce d'obligation
de collaborer, là, l'inspecteur a les pouvoirs ou l'enquêteur d'un commissaire
d'enquête, vous savez qu'il peut demander, qu'il peut obtenir un document et il
peut interroger le médecin pour savoir si, effectivement, il y a des pratiques
de la part de l'assureur x qui sont contraires à la loi, là.
Mme Cadet : Mais, tant qu'il
n'y a pas de connivence... Évidemment, il doit collaborer à l'enquête, ça,
c'est clair, ou à l'inspection, mais tant qu'il n'y a pas de connivence, s'il a
été consulté par un patient et qu'il aurait appris par la suite qu'il a... que ce
patient-là aurait été contraint par son assureur, le médecin, dans ce cas-là,
n'aurait pas... ne...
M. Boulet : Bien non, mais
s'il y a un comportement incompatible avec son code d'éthique, il n'y a rien
qui empêche qu'une plainte soit logée à son syndic, là, du Collège des
médecins<i>. Mais ce n'est pas... on... je ne pense pas que ce soit ça
qui soit l'intention.
Mme Cadet : Oui, puis ils
n'auraient pas à avertir Santé Québec eux-mêmes. Donc, si, comme vous dites,
donc, au-delà, donc, de leur code éthique au niveau, donc... Bien, évidemment,
le projet de loi, là, ne le mentionne pas, mais est-ce que... Donc, vous
précisez... parce qu'on l'a mentionné, donc, c'est un peu, donc, leur
appréhension. Donc, s'ils voient quelque chose, est-ce qu'ils ont une
obligation, donc, de signaler Santé Québec?
M. Boulet : Non. Non, non.
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Bien,
d'habitude, les questions sont frontales, en commission parlementaire, et pas
latérales, mais je pense que je comprends où est-ce que le Parti
libéral<i> s'en allait avec ça, l'opposition officielle. Mais du fait que
c'est le médecin qui fixe, par exemple, la fréquence des rendez-vous, le
médecin doit bien savoir que le patient ne peut pas se retrouver devant lui,
auquel cas je présume qu'il dirait aux patients : Si tu as une urgence, on
va te trouver un service d'urgence. Sinon, ton rendez-vous est dans trois semaines
et demie, ou dans quatre semaines, ou dans... je présume que c'est ça. Par
contre, si l'assureur redemande un autre formulaire qui n'est pas prévu ou des
spécifications, et que là le patient, lui, se sente obligé d'aller revoir son
médecin, le médecin n'a pas... n'est pas... il pourrait se retrouver fautif de
remplir un nouveau formulaire. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux
dire. Donc, il est possible que le médecin se trouve en faute.
M. Boulet : Il est possible
que le médecin contribue à une violation de cette loi-là. Puis tout à fait,
puis l'enquête va le démontrer, mais il n'y a pas de sanction qui le concerne
spécifiquement en vertu de la loi. Mais il pourrait y avoir une plainte à son
syndic, parce que, dans les codes d'éthique des professionnels, de tous les
professionnels, d'ailleurs, il est prévu qu'ils doivent agir dans l'exercice de
leur profession, conformément à la morale puis au respect des lois du Québec,
là. Ça fait que ça, c'est un canal qui pourrait être emprunté de la part d'un
assuré ou de la part de quelqu'un qui est mis au courant.
M. Marissal : Et pour boucler
la boucle, on présume que le médecin ne reverra pas le patient s'il l'a
lui-même fixé à une fréquence autre, puisque le but, c'est aussi de sauver des
plages horaires puis de ne pas surcharger.
M. Boulet : Souitons-le.
Totalement. Je suis d'accord.
M. Marissal : Donc, à la
limite, là, si le médecin ne fait pas ça, il joue un peu contre sa propre
équipe, là. Il y a quelque chose de pas logique, là.
M. Boulet : Absolument. Absolument,
d'où... et je trouve que vos commentaires sont hyperpertinents et raffermissent
notre opinion de ne pas aller vers un amendement qui déresponsabiliserait, là,
les professionnels de la santé. Merci.
M. Marissal : OK. On est à la
même place.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, d'autres commentaires? S'il n'y a pas d'autre commentaire, je vais mettre
aux voix l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté ou rejeté?
Des voix : Rejeté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Rejeté.
Donc, nous serions à 29.8. M. le ministre, s'il vous plaît.
• (10 h 10) •
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente, puis il y aura un amendement. Donc : «29.8. L'assureur ou
l'administrateur de régime d'avantages sociaux est tenu de payer à Santé Québec
le coût assumé en vertu de l'article 3 de la Loi sur l'assurance maladie
pour les services médicaux qu'il a exigés contrairement à l'article 29.1.
«Santé Québec peut recouvrer de cet
assureur ou de cet administrateur le coût de ces services, lequel peut être
établi par inférence statistique sur le <seul...
M. Boulet :
...lequel
peut être établi par inférence statistique sur le >seul fondement de
renseignements obtenus par un échantillonnage de ces services, selon une
méthode conforme aux pratiques généralement reconnues.
«Le recouvrement du coût de ces services
se prescrit par 60 mois à compter de la date de leur paiement par la Régie
de l'assurance maladie du Québec. Toutefois, la notification par Santé Québec
d'un avis d'enquête à l'assureur ou à l'administrateur de régime d'avantages
sociaux suspend cette prescription pour une durée d'un an ou jusqu'à ce
que le rapport d'enquête soit complété, selon le plus court délai.»
Donc, mon commentaire va être assez
succinct. Donc, ça oblige l'assureur qui a exigé le recours aux services de
médecin en contravention avec les dispositions de la loi à verser à Santé
Québec le montant des honoraires payés pour ces services en vertu de la Loi sur
l'assurance maladie par la RAMQ, donc permet à Santé Québec de déterminer le
montant de ces honoraires par inférence statistique, bon, je pense que c'est
assez clair, et de procéder au recouvrement par le biais d'une décision
administrative. Puis la prescription est suspendue. Donc, c'est tout pour mes
commentaires, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires? Oui, Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Pourquoi 60 mois?
M. Boulet : C'est vrai que
c'est long, hein? C'est ce que vous trouvez?
Mme Cadet : Bien, pas...
bien, en fait, pas nécessairement. J'essaie juste de comprendre. Est-ce que
c'est par cohérence avec d'autres articles du genre?
M. Boulet : C'est
probablement le processus d'enquête ou d'inspection qui peut prendre un certain
temps. Après ça, bien sûr, il y a le calcul, qui est le même qu'en vertu de la
Loi sur l'assurance maladie, là, par inférence statistique, les renseignements
obtenus, l'échantillonnage des services, le 60 mois...
Des voix : ...
M. Boulet : Puis la Loi sur
l'assurance maladie. Ça, c'était un bon point. Je me souviens, la Loi sur
l'assurance maladie, c'est le même, même délai de recouvrement. Ça fait que
c'est en harmonie.
Mme Cadet : OK, c'est le même
délai qu'on a là. Puis c'est un délai qui fonctionne bien?
M. Boulet : Exactement. C'est
ce qu'on me confirme.
La Présidente (Mme D'Amours) : Votre
amendement, est-ce que vous l'avez lu?
M. Boulet : Oh non! Je n'ai
pas lu l'amendement.
La Présidente (Mme D'Amours) : Il
faut lire l'amendement, s'il vous plaît.
M. Boulet
: Ah! désolé.
Ça va peut-être... Mais... Donc, amendement...
Mme Cadet : ...
La Présidente (Mme D'Amours) :
Bien, la discussion va être sur l'amendement, et ensuite tel qu'amendé.
M. Boulet : Bien, c'est... Bon,
c'est : Insérer, dans le premier alinéa de l'article 29.8 de la Loi
favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée,
proposé par l'article 5 du projet de loi, et après «29.1», «ou à l'article 29.1.1».
Donc, commentaires. C'est en concordance
avec l'amendement, là, collègue, qui introduit 29.1.1, là, pour les
prestations d'invalidité, la fréquence prédéterminée. Donc, c'est un amendement
de concordance, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Pas de commentaire. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous revenons à l'article tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires? Mme
la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Bien, merci,
Mme la Présidente. Oui, peut-être juste, ici, plus une précision, parce que je pense
que c'est ce que le projet de loi infère, là, mais un peu comme la conversation
qu'on vient d'avoir un peu plus tôt, le patient, de son côté, il ne serait
pas... il ne serait pas touché, là, il ne subirait pas les contrecoups de la
surveillance exercée par Santé Québec.
M. Boulet : Bon point, oui.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires? Est-ce... Nous passerions maintenant, M. le ministre, à 29.9.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
«Une sanction administrative pécuniaire
d'un montant de 5 000 $ peut être imposée par Santé Québec à
l'assureur ou à l'administrateur de régime d'avantages sociaux qui exige un
service médical contrairement à l'article 29.1.»
Et j'aurais un amendement, qui se lirait
comme suit : Insérer, à la fin de l'article 29.9 de la Loi favorisant
l'accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée, proposé
par l'article 5 du projet de loi, «ou à l'article 29.1.1».
Donc, c'est encore le même type
d'amendement de concordance. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'amendement? Pas de commentaire. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
revenons au 29.9 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires? Oui, Mme la
députée.
Mme Cadet : Oui, bien, dans
la même lignée que ma question précédente, Mme la Présidente. Bien, en fait,
ici, donc, le montant de 5 000 $, donc, comment est-ce qu'il a été
établi? Puis... Je veux dire, là, on est dans un projet de loi, donc, il... le
montant ne serait pas nécessairement modifiable par règlement. Donc, au fil des
ans, donc, ça demeurerait une sanction administrative pécuniaire de 5 000 $,
même dans 10 ans, dans 15 ans. Est-ce que ça aurait la même valeur?
M. Boulet : Bien, ça, c'est
comme les quantums qui apparaissent dans nos lois, la légitimité ou la hauteur
du montant est <déterminée...
M. Boulet :
...les
quantums qui apparaissent dans nos lois, la légitimité ou la hauteur du montant
est >déterminée par l'équipe juridique du ministère de la Justice, et ça
tient compte aussi des pénalités de même nature pour la même gravité
d'infraction dans d'autres lois en matière de santé. Je me limiterais à ça.
Mme Cadet : OK. Donc...
M. Boulet : Puis vous
connaissez la valeur des sanctions administratives pécuniaires, là. Ça permet
d'éviter, là, les délais puis la procédure qui sont parfois très longs, qui ne
permettent pas d'atteindre les objectifs visés par les lois, là.
Mme Cadet : Oui, puis... c'est
ça. Donc... Et le fait, donc, de le fixer dans la loi plutôt que par règlement,
le montant, parce que, par... quand c'est fixé par règlement, c'est plus
facile, donc, de les indexer. Puis là on décide de le fixer dans la loi. Pourquoi?
M. Boulet : Bien, parce
qu'encore une fois c'est compatible avec des montants de SAP, là, les sanctions
administratives pécuniaires, qui sont dans d'autres lois, dont les infractions
sont de même nature, même nature et même gravité.
Mme Cadet : Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires? Nous serions maintenant rendus à votre amendement. Vous
aviez déposé sur Greffier, M. le ministre, un amendement qui... 29.9.1.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
Insérer, après l'article 29.9 de la
Loi favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée, proposé par l'article 5 du projet de loi, le suivant :
«29.9.1. Un règlement pris en vertu du
premier alinéa de l'article 29.2.1 peut prévoir qu'un manquement
objectivement observable à une disposition qu'il prévoit peut donner lieu à l'imposition
par Santé Québec d'une sanction administrative pécuniaire.
«Ce règlement peut prévoir des conditions
d'application de la sanction et déterminer les montants ou leur mode de calcul,
lesquels peuvent... varier selon la gravité du manquement, sans toutefois
excéder 500 $.»
Alors, voilà. Commentaires. Bien, ça vise
à habiliter le ministre à prévoir, dans un règlement relativement aux
renseignements qui peuvent être demandés d'un médecin, les manquements pouvant
mener à l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire. C'est tout.
Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci. Bien,
est-ce qu'on peut avoir, donc, des exemples de manquements objectivement
observables ici?
M. Boulet : C'est pour,
essentiellement, le formulaire, hein? C'est... C'est le formulaire unique ou le
formulaire prédéfini, là. Il va falloir s'assurer que ce soit une sanction
administrative qui soit distincte ou appropriée, là, tenant compte de la nature
et de la gravité du manquement.
Mme Cadet : OK, parce que
c'est...
M. Boulet : C'était... Ça
avait été demandé, je pense, par un groupe ou des groupes, là, si je me
souviens bien, là.
Mme Cadet : OK. Et là, encore
ici, donc, le maximum, donc, dans la loi, donc, serait de 500 $?
M. Boulet : Exact.
Mme Cadet : Pour la sanction
administrative pécuniaire, on vient de discuter à 29.9, donc, de l'objet d'une
sanction administrative pécuniaire, puis ici, 29.2.1, donc, c'était l'article,
donc, sur... sur le formulaire unique.
M. Boulet : Exact.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires? Pas de commentaire. Nous... Est-ce que l'amendement, pardon,
l'amendement 29.9.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous serions à 29.10. M. le ministre.
• (10 h 20) •
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente. Le...
Des voix : ...
M. Boulet : «29.10. Le premier
alinéa de l'article 797, le deuxième alinéa de l'article 799, les
premier, deuxième et quatrième alinéas de l'article 800, les articles 801
à 803, les premier et troisième alinéas de l'article 804 et les articles 805
à 810 de la Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus
efficace s'appliquent à l'occasion de l'imposition d'une mesure administrative
prévue à la présente section, en y faisant les modifications suivantes et avec
les autres adaptations nécessaires :
«1° l'avis de non-conformité notifié
en vertu de l'article 797 doit mentionner que le manquement pourrait
donner lieu au recouvrement du coût des services médicaux en vertu de l'article 29.8,
à l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire ou au cumul des deux;
«2° l'avis de réclamation notifié en
vertu de l'article 800 doit contenir l'information relative aux modalités
de recouvrement applicables et indiquer, le cas échéant, que les faits à
l'origine de la réclamation peuvent aussi donner lieu à une poursuite pénale.
«Les articles 796 et 798, le premier
alinéa de l'article 799, le deuxième alinéa de l'article 804 et
l'article 812 de cette loi s'appliquent, en outre, à l'occasion de
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire prévue à l'article 99.9
de la présente loi, avec les adaptations <nécessaires...
M. Boulet :
...l'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire prévue à l'article 99.9 de la
présente loi, avec les adaptations >nécessaires.
«Aux fins de l'application de ces
articles, un manquement à l'article 29.1 de la présente loi est assimilé à
un manquement visé au chapitre I du titre I de la partie X de la
Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace.»
Il y aurait un amendement, Mme la
Présidente, et je le lis :
À l'article 29.10 de la Loi
favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée, proposé par l'article 5 du projet de loi :
1° insérer, dans le
paragraphe 1° du premier alinéa et après «lieu», de «, selon le cas,»;
2° remplacer, dans le deuxième
alinéa, «prévue à l'article 29.9» par «visée aux articles 29.9 ou
29.9.1»;
3° remplacer, dans le dernier alinéa,
«de la présente loi est assimilé» par «ou à l'article 29.1 de la présente
loi, ainsi qu'un manquement à une disposition d'un règlement pris en vertu de l'article 29.2.1
de la présente loi sont assimilés».
Donc, c'est un amendement de concordance,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Juste souligner, M. le ministre, qu'au quatrième paragraphe de 29.10, vous
aviez mentionné... vous aviez lu 99.9, mais c'était 29.9. C'est juste pour
rectifier ce que vous aviez lu. Donc...
M. Boulet : Commentaires sur
29.10, si vous me permettez.
La Présidente (Mme D'Amours) : On
est sur l'amendement 29.10.
M. Boulet : Ah! OK, parfait.
La Présidente (Mme D'Amours) : On
pourra avoir la possibilité de revenir à 29.10 si l'amendement est adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement? S'il n'y a pas de
commentaire, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous revenons à 29.10 tel qu'amendé. M. le ministre.
M. Boulet : Ah! simplement
dire qu'en fait 29.10, ça a l'air compliqué, mais c'est simplement la procédure
administrative prévue, là, aux articles 797 à 812 de la Loi visant à
rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace en matière de
sanction administrative pécuniaire, donc, à l'occasion du recouvrement du coût
des services médicaux puis l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire en vertu de ce qui est proposé dans le projet de loi. C'est tout.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires? Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Merci, Mme
la Présidente. Donc, ici, juste pour m'assurer, donc, d'avoir bien saisi. Donc,
vous venez de le mentionner, le ministre, donc, c'est... M. le ministre, donc,
ici, donc, on est dans les mesures administratives. Donc, vous confirmez donc
que l'avis de non-conformité ici, c'est vraiment au niveau, donc, de qu'est-ce
qui doit être indiqué, donc, au sein de cet avis. Donc, la personne assujettie,
donc, devrait savoir et devrait être informée, là, du fait qu'il pourrait y
avoir un recouvrement du coût des services en vertu de l'article 29.8.
Est-ce que... Parce que, plus tôt, donc, on parlait justement de la
prescription. Donc, l'échéance de prescription aussi serait indiquée à cet
avis-là?
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK. Donc, ça
aussi.
M. Boulet : Bon point.
Mme Cadet : ...au cumul des
deux. Puis ici, là, je sais que c'était plus sur l'amendement, bien, en fait, «selon
le cas», on vient juste préciser qu'est-ce que... Parce que, là, on n'est pas
dans la conformité face aux amendements précédents qui ont déjà été adoptés,
là, comme c'est le cas pour les derniers paragraphes de 29.10. Donc, on ajoute,
donc, les autres articles visés, donc, 29.9.1 ou 29.2.1. Mais ici, «selon le
cas», on venait déjà préciser qu'est-ce qui était déjà prévu au premier
paragraphe, là. OK, donc, tout simplement dire, donc, «selon le cas» parce que
vous trouviez que le libellé n'était pas clair initialement.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK. Donc, ça,
c'est au niveau de l'avis de non-conformité. Puis l'avis de réclamation...
M. Boulet : ...non-conformité,
après ça réclamation.
Mme Cadet : Parce que, dans
le fond, entre la non-conformité puis la réclamation, donc, l'assujetti, donc,
a la possibilité de se conformer, en fait.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : En vertu de 797
du PL n° 15.
M. Boulet : Oui, tout à fait.
Mme Cadet : OK, donc il peut
se... l'avis de non-conformité... Et est-ce que l'avis de non-conformité lui
donne une échéance pour se conformer, justement, aux dispositions de la loi?
M. Boulet : Oui, normalement.
Puis c'est comme un avis de correction, hein? Vous savez, en santé et sécurité,
on donne un délai de conformité.
Mme Cadet : Puis c'est quoi,
le délai?
M. Boulet : Bien, ce sera à
déterminer, là, dans les renseignements qui apparaîtront dans l'avis de
non-conformité. Puis, souvenez-vous, les avis de correction, il n'y a pas de
délai non plus dans les lois, parce que ça va dépendre du temps nécessairement
requis. Il faut s'adapter à la réalité du type de non-conformité. Ça fait que
ça... Est-ce que ça peut être 10 jours, 30 jours? Mais on voit des
10, des 30, puis des fois, ça peut être plus long, là.
Mme Cadet : OK. OK, mais
normalement, ça devrait se retrouver, «selon le cas»...
M. Boulet : Bien oui.
Mme Cadet : Et ensuite, donc,
si évidemment il n'y a pas de correction effectuée, donc là, donc, il y aurait
un avis de réclamation qui serait notifiée à l'assujetti. Et... En fait, ce
sont vraiment les <deux éléments...
Mme Cadet :
...réclamation qui serait notifiée à l'assujetti. Et... En fait, ce sont
vraiment les >deux éléments, ensuite on est dans le... dans les
articles qui s'appliquent par inférence avec les adaptations nécessaires.
Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) :
D'autres commentaires sur 29.10 tel qu'amendé? Pas de commentaire. Nous serions
maintenant rendus, M. le ministre, à 29.11.
M. Boulet : Merci, Mme
la Présidente. Est-ce qu'il y a un amendement? OK.
Donc : «29.11. L'assureur ou
l'administrateur de régime d'avantages sociaux est tenu au paiement de frais de
recouvrement, dans les cas et aux conditions déterminés par règlement de Santé
Québec et selon le montant qui y est prévu.»
Amendement : Remplacer, dans l'article 29.11
de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée, proposé par l'article 5 du projet de loi, «L'assureur ou l'administrateur
de régime d'avantages sociaux est tenu» par «Le responsable d'un manquement
tenu de payer le coût des services médicaux en vertu de l'article 29.8 ou
de payer une sanction administrative pécuniaire et, le cas échéant, chacun de
ses administrateurs et dirigeants tenus solidairement avec lui à un tel
paiement sont, en outre, tenus».
Donc, c'est un amendement de concordance,
là, avec les amendements qui introduisaient 29.2.1 puis 29.9.1. Tout
simplement. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Commentaires sur l'amendement? Oui. Mme la députée.
Mme Cadet : Oui, j'essaie
de saisir, parce que 29.2.1 puis 29.9.1, de ma compréhension, donc, c'est
toujours, donc, l'assureur ou l'administrateur de régime qui est visé par ces
manquements-là, non?
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : Oui. Donc...
Est-ce que, là, vous dites donc que le... cet amendement-là est en concordance
avec ces... avec ceux qui viennent d'être adoptés, mais en...
M. Boulet : Oui.
Mme Cadet : Tu sais, je... En
fait, je n'ai pas l'impression que ce... qu'il découle de ces deux amendements-là,
j'ai l'impression qu'on ratisse plus large. Puis ce n'est pas nécessairement
une objection, là, j'essaie juste de...
M. Boulet : Non, non, ce
n'est pas le cas. Il ratisse plus large? Je ne comprends pas.
Mme Cadet : Non, mais
c'est parce qu'on ratisse plus large que qu'est-ce qui était indiqué
précédemment, où on le formule différemment. Mais je n'ai pas eu l'impression
que l'amendement de 29.11 découle de l'adoption de 29.2.1 et de 29.9.1.
M. Boulet : ...pas plus large.
Mme Cadet : OK. Mais...
M. Boulet : Puis ça... Ça
reprend un libellé, hein? Il me semble que ça reprend un libellé de 811 de la Loi
visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace, là,
mais ce n'est pas pour ratisser plus large.
Mme Cadet : OK. OK, mais
ce n'est pas non plus pour s'adapter à 29.9.1 et 29.2.1? Parce que ça...
M. Boulet : Non. Non.
Mme Cadet : C'est ce que
vous venez de dire.
M. Boulet : Non, mais c'est
plus de la concordance.
Mme Cadet : OK. C'est la
concordance avec 811 de la loi. C'est l'objet de l'amendement ici.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : OK. Parce
qu'à 811... là, je ne l'ai pas sous les yeux, mais de ce que je comprends ici,
c'est qu'en fait, ce qu'on vise... évidemment, le responsable du manquement,
donc, c'est l'assureur ou l'administrateur. Ce n'est pas le patient, ce n'est
pas le médecin, ça, c'est clair, parce que les mesures de contrôle ne les
visent pas, mais c'est pour s'assurer que les administrateurs et les dirigeants
soient... que ce soit très clair qu'ils sont compris dans ceux qui seraient
tenus, donc, de payer le coût des services médicaux au niveau du recouvrement.
M. Boulet : Totalement,
puis c'est également en concordance, collègue, avec 805 de la Loi visant à
rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace, où on dit, là...
puis je ne sais pas en totalité, mais :«Lorsque le responsable d'un
manquement est en défaut de payer une sanction administrative pécuniaire, ses
administrateurs et ses dirigeants sont solidairement tenus avec lui au paiement
de cette sanction». Bon. Donc, c'est la solidarité qui est prévue.
Mme Cadet : OK. Donc,
c'est en concordance avec 805 du PL.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. D'autres commentaires? S'il n'y a pas d'autre commentaire, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Nous revenons au paragraphe 29.11 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
commentaires? Nous passons...
Mme Cadet : ...et «dans
les cas et conditions déterminés par règlement, donc, de Santé Québec». Donc,
ici, bien, «selon montant qui y est prévu», ça, c'est... évidemment que ce...
que ça va dépendre, donc, de chaque cas d'espèce. Mais ici, est-ce que vous
pouvez, donc, nous donner, donc, des conditions, par exemple, donc, qui
pourraient se retrouver déterminées par règlement?
M. Boulet : Non, je n'en
ai pas. Non, je pense que je vais laisser ça dans la cour de Santé Québec. Moi,
je n'aimerais pas, en étude détaillée d'un projet de loi, donner des
instructions. L'expertise est vraiment en Santé Québec, ça fait que je vais les
laisser déterminer en fonction de leurs compétences.
Mme Cadet : Merci.
• (10 h 30) •
La Présidente (Mme D'Amours) :
D'autres commentaires? Nous passerions maintenant, M. le ministre, à 29.12.
M. Boulet : Merci, Mme
la Présidente. «29.12. Santé Québec peut demander à un juge de la Cour
supérieure de prononcer une injonction relative à l'application du présent
chapitre...
10 h 30 (version révisée)
M. Boulet : ...peut demander à
un juge de la Cour supérieure de prononcer une injonction relative à l'application
du présent chapitre. La demande d'injonction constitue une instance en elle-même.
La procédure prévue au Code de procédure civile s'applique, sauf que Santé
Québec ne peut être tenue de fournir un cautionnement.
Commentaire : Bon, en fait, l'article,
il est très clair, bon, puis vous savez que l'injonction, c'est un recours
discrétionnaire, puis là ça nous permet, en l'écrivant, que ce ne soit pas le
cas... que Santé Québec n'ait pas à démontrer qu'il y a eu répétitivité et qu'elle
puisse obtenir l'injonction conformément au Code de procédure civile. C'est
tout. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur 29.12? Pas de commentaire. Nous passerions au 29.13, M. le
ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente. «L'assureur ou l'administrateur de régime d'avantages sociaux qui
exige un service médical en contravention de l'article 29.1 est passible d'une
amende de 10 000 $ à 1 000 000 $.»
Amendement : Insérer, dans l'article 29.13
de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée proposé par l'article 5 du projet de loi, et après «29.1», «ou
à l'article 29.1.1».
Commentaire : Concordance avec l'amendement
qu'on a introduit à 29.1.1. C'est tout. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'amendement? Pas de commentaire. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous revenons à 29.13 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a commentaires? Donc, pas
de commentaire. Nous passerions à 29.14, M. le ministre. Vous auriez un
amendement entre les deux, 29.13.1.
M. Boulet : Oui, merci, Mme
la Présidente. «Le ministre peut, dans un règlement pris en vertu de l'article 29.2.1,
identifier, parmi les dispositions de ce règlement, celles dont la violation
rend le contrevenant passible d'une amende de 1 000 $ à 100 000 $.»
Commentaire : Ça vise à habiliter le
ministre à identifier les dispositions d'un règlement pris en vertu de 29.2.1
relatif aux renseignements qui peuvent être demandés d'un médecin dont la
violation rend le contrevenant passible d'une amende. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'amendement 29.13.1?
Mme Cadet : Pardon, Mme la
Présidente. Ça vise à habiliter le ministre à identifier les dispositions d'un
règlement, donc, pris en vertu de 29.2.1 — donc on parle ici du
formulaire — relatif aux... OK, donc, relatif aux renseignements qui
peuvent être demandés d'un médecin. Donc, ça, c'est, donc, le 29.2.1.
Pouvez-vous juste donner des exemples ici où est-ce que c'est le ministre,
donc, qui pourrait... Ce serait donc votre responsabilité ici, là?
M. Boulet : ...autour de la
pertinence des renseignements demandés.
Mme Cadet : OK, c'est
vraiment ça.
M. Boulet : On veut éliminer
la paperasse. Si on veut l'éliminer, il faut éliminer les renseignements non
utiles et non pertinents.
Mme Cadet : 100 % d'accord.
Donc, c'est tout simplement, ici, là... C'est ce que ça va vise ici, là, nous
assurer, donc, de pouvoir... donc, la possibilité, donc, de... bien, en fait,
les... celles dont la violation... en fait, d'identifier, donc, quelle
disposition rendrait le contrevenant, donc, passible, donc, d'une amende de 1 000 $
à 100 000 $, donc, d'identifier, donc, parmi, donc, qu'est-ce qui
serait, là, mis de l'avant dans le règlement, lesquelles de ces dispositions-là
seraient passibles d'une contravention de ce montant.
M. Boulet : Totalement.
Mme Cadet : Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires?
Mme Cadet : ...avant de l'adopter.
La Présidente (Mme D'Amours) : S'il
n'y a pas d'autre commentaire, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
M. le ministre, 29.14, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la Présidente.
«Quiconque entrave ou tente d'entraver de quelque façon que ce soit l'exercice
des fonctions d'un inspecteur ou d'un enquêteur, notamment en le trompant par
réticence ou par fausse déclaration, est passible d'une amende de 5 000 $
à 50 000 $ dans le cas d'une personne physique ou d'une amende de 15 000 $
à 150 000 $ dans les autres cas.»
Donc, commentaire : C'est les amendes
en cas d'entrave ou de tentative d'entrave, là, puis c'est compatible à un
libellé... compatible avec ce que nous retrouvons dans le corpus, dans les lois
du Québec.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires? Pas de commentaire. Donc, nous serions rendus, M. le ministre, à
29.15, l'amendement que vous avez déposé sur Greffier.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente, 29.15 : Insérer après l'article 29.14 de la Loi favorisant
l'accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée <proposé
par l'article 5 du projet de loi, le suivant...
M. Boulet :
...29.14
de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de famille et de médecine
spécialisée >proposé par l'article 5 du projet de loi, le suivant :
«29.15. Toute poursuite pénale pour une
infraction à une disposition du présent chapitre ou d'un règlement pris en
vertu de l'article 29.2.1 se prescrit par cinq ans depuis la perpétration
de l'infraction.»
Donc, commentaire : Bien, c'est le
délai applicable, là, poursuite pénale, sanction d'une infraction aux
dispositions introduites dans la loi... dans le projet de loi plutôt. Merci,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement, 29.15? Oui, Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Donc,
toujours au niveau du délai de prescription, donc, si, donc, cinq ans depuis la
date de la perpétration de l'infraction et non pas depuis la connaissance de la
perpétration de l'infraction... Donc, ça a été voulu que, si, donc, on en a
connaissance beaucoup plus tard, donc, ce ne serait pas à ce moment-là que le
délai, il partirait... il partirait, là. Le compteur, il ne part pas à ce
moment-là. Il part au moment où est-ce qu'on se dit : On sait que ça a été
fait à ce moment-là. Et là on l'aurait parce que, là, ici, on parle encore,
donc, des... donc, des formulaires. On aurait, donc, les dates sur les
formulaires. Donc, c'est comme ça qu'on serait en mesure, donc, d'identifier le
moment où est-ce qu'on part le compteur pour la prescription?
M. Boulet : Oui.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires sur 29.15? S'il n'y a pas d'autre commentaire, nous serions
rendus...
Une voix : ...
La Présidente (Mme D'Amours) : Ah!
l'amendement, oui, pardon. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Je m'excuse. En fait, c'est les intitulés, mais tous les articles proposés... Bien,
s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'article, nous allons procéder à
l'étude de l'article... Non, pardon, je vais juste me retrouver dans mes notes.
C'est les intitulés. Tous les articles proposés à l'article 5, qu'on vient
de descendre, étant maintenant étudiés, nous allons procéder à l'étude des
intitulés. Est-ce qu'il y a des commentaires sur les intitulés proposés à cet
article 5? Vous aviez un amendement sur les intitulés... sur un intitulé,
entre autres.
M. Boulet : Remplacer
l'intitulé du chapitre III de la Loi favorisant l'accès aux services de
médecine de famille et de médecine spécialisée qui précède l'article 29.1
proposé par l'article 5 du projet de loi par l'intitulé suivant :
«Charge administrative des médecins.»
Commentaire : Bon, c'est en
concordance avec ce qu'on a introduit à 29.2.1 portant sur les renseignements
qui peuvent être demandés par un médecin à un tiers. C'est tout. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'amendement?
Mme Cadet : Bien, je dois
dire que je suis en faveur, donc, de ce changement d'intitulé ici. Je trouve
qu'il est tout à fait en concordance à l'amendement que nous avions déposé, là,
pour s'assurer que les assureurs publics soient aussi compris dans la
comptabilisation de la charge administrative des médecins. Je suis déçue. J'ai
manqué ce moment, mais je suis déçue que le ministre n'ait pas accueilli
favorablement notre amendement, surtout que son nouvel intitulé, donc, de
charge... donc, qu'il change, donc, «assureurs et administrateurs» à «charge
administrative des médecins» parce que je suis d'accord avec lui que c'est
effectivement ce qui est visé par ce chapitre du projet de loi. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, M. le ministre, pourriez-vous faire la lecture des intitulés tels qu'amendés,
et ensuite nous pourrions discuter de tous les intitulés?
M. Boulet : Bien, en fait...
La Présidente (Mme D'Amours) : Ah!
l'amendement, pardon, je suis désolée. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Maintenant, là, c'est les intitulés de l'article 5, tous les intitulés
tels qu'amendés. Est-ce que M. le ministre a besoin d'en faire la lecture,
chers collègues, ou si on peut l'adopter? On peut l'adopter tel que... Bon, est
ce que les intitulés de l'article 5 sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Une voix : ...
La Présidente (Mme D'Amours) : Je
vais suspendre les travaux quelques minutes, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 10 h 40)
(Reprise à 10 h 42)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux. Maintenant, est-ce que l'article 5, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
L'article 6, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente. L'article 71 de cette loi est modifié par le remplacement de
«de la présente loi» par «du chapitre II».
Commentaire : Bon, c'est une
modification de concordance à 71 de la loi, là, simplement. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : L'article 6,
il y a des commentaires? Pas de commentaire. Donc, l'article 6 est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
L'article 7, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, merci, Mme
la Présidente. L'article 3 de la Loi sur les normes du travail est modifié
par l'insertion, dans le paragraphe 3° et après «79.1», de «et de
l'article 79.2».
Commentaire : Donc, encore une fois,
c'est une modification de concordance en lien avec la modification proposée à
l'article 8 du projet de loi afin que la limitation du droit de
l'employeur d'exiger un document pour attester une absence prévue à 79.1
s'applique aux personnes salariées de l'industrie de la construction.
Et j'aurais un amendement : Remplacer...
En fait, c'était pour que ce soit plus clair : Remplacer, dans
l'article 7 du projet de loi, «et de l'article 79.2» par «, à
l'article 79.2 lorsque celle-ci bénéficie du droit de s'absenter pour
l'une des causes prévues à l'article 79.1».
Commentaire : Ça modifie
l'article 7 pour viser l'entièreté de 79.2 et préciser que cet article
s'applique lorsque la personne bénéficie du droit de s'absenter pour l'une des
causes prévues à 79.1. C'est tout. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'amendement? Oui, Mme la députée.
Mme Cadet : Oui, excusez-moi,
Mme la Présidente. J'essaie de saisir qu'est-ce qui clochait, en fait, avec le
libellé initial de l'article 7 parce que je sais que ce n'est pas quelque
chose qui a été abordé en consultations particulières.
M. Boulet : Je vais relire
mes notes additionnelles, là, collègue. Donc, le paragraphe 3° de
l'article 3 de la Loi sur les normes du travail prévoit qu'elle ne
s'applique pas aux personnes salariées régies par la <i>loi sur les
relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la
main-d'œuvre dans l'industrie de la construction, à l'exception de certaines
dispositions, puis, donc, on a voulu s'assurer que ce soit clairement prévu.
Comme vous savez, il y a 200 000 personnes à peu près dans
l'industrie de la construction. C'est opportun qu'ils contribuent à la
réduction de la paperasse comme tout le monde, les salariés de l'industrie de
la construction, puis, puisque les normes prévues dans la Loi sur les normes du
travail sont d'ordre public, la limitation du droit de l'employeur s'applique
malgré toute disposition contraire qui est dans une des conventions collectives,
pas que de l'industrie de la construction, mais notamment celles applicables
dans l'industrie de la construction, puis, bon, c'est tout, là.
Essentiellement, c'était pour viser ça, là, pour que ce soit clair, puis ça
n'avait pas été précisé.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous revenons à l'article 7 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires?
Est-ce que l'article 7, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : L'article 8,
M. le ministre.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente, et il y aura un amendement.
L'article 79.2 de cette loi est
modifié par l'insertion, après le premier alinéa, du suivant :
«Toutefois, l'employeur ne peut demander
le document visé au premier alinéa pour les trois premières périodes d'absence
d'une durée de trois journées consécutives ou <moins prises annuellement...
M. Boulet :
...alinéa
pour les trois premières périodes d'absence d'une durée de trois journées
consécutives ou >moins prises annuellement.»
Commentaire : Bon, j'en ai parlé
abondamment, c'est pour interdire à l'employeur d'exiger un document attestant
des motifs, incluant un certificat médical. Les absences c'est : maladie,
don d'organe ou de tissu à des fins de greffe, accident, violence conjugale,
violence à caractère sexuel, préjudice corporel grave, bon, à la suite d'un
acte criminel. Évidemment, c'est les trois premières périodes d'absence d'une
durée de trois journées consécutives. C'est tout.
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'amendement?
M. Boulet :
L'amendement, excusez-moi : Remplacer, dans le deuxième alinéa de
l'article 79.2 de la Loi sur les normes du travail proposé par
l'article 8 du projet de loi, «annuellement» par «période de
12 mois».
Cet amendement — commentaire — propose
que le calcul des absences débute à compter de la première absence au cours
d'une année plutôt qu'à compter du 1er janvier de chaque année parce que
c'est plus facile d'application.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Commentaires sur l'amendement? Pas de commentaire. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Nous revenons à l'article 8 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
commentaires? Est-ce que l'article 8, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Adopté. L'article 9, M. le ministre.
M. Boulet : Merci, Mme
la Présidente. L'article 79.7 de cette loi est modifié par l'insertion, à
la fin du troisième alinéa, de «, à l'exception d'un certificat médical».
Commentaire : Cet article prévoit que
le document demandé pour attester des motifs pour raisons familiales ou
parentales ne peut être un certificat médical. Merci, c'est tout.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Commentaires sur l'article 9? Pas de commentaire. Est-ce que
l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Adopté. L'article 10, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme
la Présidente. L'article 79.16 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «L'article 79.2» par «Les premier
et troisième alinéas de l'article 79.2».
Commentaire : Concordance avec la
modification qu'on a proposée à l'article 8. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Commentaires sur l'article 10? Oui, Mme la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Alors, non,
ça va. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Pas de commentaire. Est-ce que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Adopté. M. le ministre, l'article 11.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Oui, madame, pardon, un instant, Mme la députée?
Mme Cadet : Oui, pardon.
Donc, c'est ici, en fait, que nous allons avoir un amendement. Je pense qu'il
est déjà sur Greffier.
La Présidente (Mme D'Amours) :
En cours d'expédition?
Mme Cadet : Oui.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Donc, je suspends les travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à 10 h 49)
(Reprise à 11 heures)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux, et, Mme la députée de Bourassa-Sauvé, si vous voulez
bien nous faire la lecture de votre amendement, s'il vous plaît.
Mme Cadet : Oui, merci, Mme
la Présidente. Donc, insérer, après l'article 10 du projet de loi, le
suivant :
«10.1. Le gouvernement a la responsabilité
de promouvoir les changements prévus à la présente loi afin de sensibiliser la
population aux nouvelles interdictions à venir pour qu'elle soit pleinement
informée de ses droits.»
Donc, bien évidemment... bien évidemment,
donc, Mme la Présidente, donc, on le mentionnait un peu plus tôt, donc, ces... les
changements, donc, qui sont mis de l'avant, donc, dans le PL n° 68, puis on l'a toujours dit, je pense que ce sont des
changements qui sont importants au niveau de la réduction de la charge
administrative des médecins. Je pense que ce sont des changements qui... qui
seront, donc, également, donc, au bénéfice des patients et de la population de
façon générale. On aurait voulu que le gouvernement aille plus loin, mais ça,
on a déjà fait ce débat à maintes reprises, mais, si je me concentre sur
l'amendement ici, c'est de nous assurer aussi, là, que c'est... bien, en fait,
là, que le patient, donc, ne soit pas... ne soit pas dans l'obscurité, donc,
face, donc, aux nouvelles obligations qui sont prévues à cet article...
11 h (version révisée)
Mme Cadet : ...mais, en
fait, que le patient, donc, ne soit pas... ne soit pas dans l'obscurité, donc,
face, donc, aux nouvelles obligations qui sont prévues à cet article, je... à
ce projet de loi, plutôt. Je pense qu'au printemps et de façon plus générale,
on a beaucoup, beaucoup entendu parler de ce qui relevait, donc, de la Loi sur
les normes du travail, là, donc, des trois jours, des... tout au plus trois
jours ou bien, donc, de trois... trois fois, donc, par année, là, ce qu'on
vient également de modifier, donc, sur une période, donc, de 12 mois. Je
pense que la population plus au courant du fait qu'ils n'auront plus besoin,
donc, de demander de billet de médecin pour ces absences de courte durée là au
travail ou même, donc, de façon subsidiaire, donc à l'école ou dans les lieux,
donc, d'enseignement supérieur. Mais pour ce qui est, donc, de ce qui relève,
donc, des assureurs, des administrateurs de régimes d'avantages sociaux, on
pense, donc, qu'il pourrait y avoir, donc, un travail supplémentaire, donc, qui
est fait puis, également, dans la même lignée, donc, de l'amendement précédent,
donc, ayant été déposé pour qu'il soit aussi long que... au courant, donc, de
la... des responsabilités, donc, qui leur incombent à cet endroit. Tout ça,
donc, dans le but effectif, donc, de réduire la charge administrative des
médecins. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Commentaires, M. le ministre.
M. Boulet : Bien, assez
brièvement, là, je pense qu'il y a deux mots clés : promotion,
sensibilisation, et ça fait partie du mandat de Santé Québec pour ce qui
concerne la paperasse des médecins, et ça concerne la CNESST pour les
dispositions de la Loi sur les normes du travail, concernant aussi la réduction
de la paperasse des médecins. Puis tant à Santé Québec qu'à la CNESST, ils vont
faire des activités de diffusion, d'information, de formation, certainement,
pour s'assurer de la saine application de ce projet de loi là et de l'atteinte
des objectifs, aussi, parce qu'au-delà de ce qu'on veut faire, il faut s'assurer
de pousser ça pour que ça respecte le plus possible la réduction du fardeau
administratif des médecins. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci, d'autres commentaires? M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Bien, je
comprends l'intention, puis elle est louable, là, absolument, de faire la
promotion de ça, puis de s'assurer de la publication la plus large. Je ne me
souviens pas d'avoir vu un tel libellé ou un article dans une loi, puis j'en ai
fait trois douzaines ici, là, depuis quelques années, parce qu'il me semble que
ça, ça viendrait avec une obligation de résultat et, aussi, avec des moyens.
Puis je ne pense pas qu'on va détailler ça, mais je comprends l'intention de ma
collègue, d'autant que Santé Québec, légalement, existe mais n'a pas encore
juridiction. Ça se fera le 1er décembre, ça, dans deux mois. Alors c'est
une nouvelle grosse société d'État ou, en fait, à bras armé du gouvernement,
là, Santé Québec, là. Quels seront leurs moyens pour ce genre de communication?
Pour le moment, je ne le sais pas. Je présume qu'il y en aura. Mais ça m'amène
quand même une question, à savoir : Qui fera le lien directement avec les
médecins qui sont quand même centraux dans l'affaire, là?
M. Boulet : Mais...
M. Marissal : On ne peut
pas présumer que le collège va le faire, quoiqu'ils sont assez proactifs d'habitude,
là, mais qui s'assure, quand même, qu'il y ait un lien?
M. Boulet : Bon,
certainement par le groupe RCAM, réduction de la charge administrative des
médecins, qui est piloté par mon collègue à la Santé. Et le projet de loi est
un des éléments. Ce n'est pas, je le répète à ma façon, là, ce n'est pas une
finalité, mais il est déjà en collaboration avec les partenaires que sont,
notamment, le collège, la Fédération des médecins omnipraticiens <i> puis
les médecins spécialistes qui vont faire le suivi, qui vont s'assurer de
communiquer, bien sûr, à leurs membres. Parce que l'intérêt fondamental des corporations
et du collège, qui est un ordre professionnel, c'est de s'assurer de bien
informer. Ça, ça fait partie de leur mandat en vertu des lois professionnelles.
M. Marissal : Pour le
reste, en ce qui concerne les assureurs, je pense qu'ils ont bien compris l'objet
du projet de loi. On peut leur envoyer une lettre, là, pour être sûrs, mais je
pense qu'ils ont bien compris.
M. Boulet : Pas de
commentaire.
La Présidente (Mme D'Amours) :
D'autres commentaires sur l'amendement de la députée? Pas de commentaire.
Est-ce que l'amendement est adopté ou rejeté?
Des voix : Rejeté.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Rejeté.
M. Boulet : Est-ce qu'on
peut avoir une suspension de deux minutes?
La Présidente (Mme D'Amours) :
Je suspends les travaux deux minutes.
(Suspension de la séance à 11 h 06)
(Reprise à 11 h 13)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux. M. le ministre, nous serions rendus à l'article 11,
s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
11. La clause d'un contrat d'assurance
conclu avant l'entrée en vigueur de l'article 29.1 de la Loi favorisant
l'accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée, édicté
par l'article 5 de la présente loi, qui permet à l'assureur ou à
l'administrateur de régime d'avantages sociaux d'exiger, contrairement à
l'article 29.1, d'un assuré, d'un adhérent ou d'un bénéficiaire qu'il
reçoive un service médical peut être maintenue et opposée à l'assuré, à
l'adhérent ou au bénéficiaire jusqu'à la date qui précède celle du
renouvellement ou de la prolongation de ce contrat. Elle ne peut cependant être
maintenue ni opposée à cet assuré, cet adhérent ou ce bénéficiaire au-delà de
la date qui suit d'un an celle de l'entrée en vigueur de cet article.
Dans le cas d'un contrat d'assurance
collective, un assureur ne peut maintenir et opposer une clause conformément au
premier alinéa que si elle est prévue à la fois dans le contrat d'assurance et
dans l'attestation d'assurance.
C'est tout.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Je vais vouloir
déposer un amendement à l'article 11, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme D'Amours) : Il
est déjà sur Greffier, qu'on va mettre sur écran. Donc, Mme la députée, si vous
voulez bien nous en faire la lecture, s'il vous plaît.
Mme Cadet : Oui, merci. Donc :
Remplacer l'article 11 du projet de
loi par le suivant :
11. Le ministre doit, au plus tard le
(indiquer ici la date qui suit de cinq ans celle de la sanction de la présente
loi), faire rapport au gouvernement sur la mise en oeuvre des dispositions du
chapitre III de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de
famille et de médecine spécialisée (chapitre A-2.2), édictées par l'article 5
de la présente loi ainsi que sur l'opportunité de maintenir ou de modifier ses
dispositions.
Un rapport est déposé par le ministre dans
les 30 jours suivants à l'Assemblée nationale ou, si elle ne siège pas,
dans les 30 jours de la reprise de ses travaux. La commission compétente
de l'Assemblée nationale étudie ce rapport.
Écoutez, ici, Mme la Présidente, ce n'est
pas nouveau, hein, dans plusieurs projets de loi, dans plusieurs lois qui ont
été adoptées, donc, par le passé, le gouvernement, donc, quelle que soit sa
couleur politique, donc, a l'opportunité, donc, de déposer, en fait, d'y
inclure, donc, des dispositions, donc, pour que le gouvernement, donc, puisse
faire rapport, donc, sur la mise en œuvre, donc, de ce qui est proposé. Ici, on
le sait, on souhaite réduire la charge administrative des médecins, le
ministre... on vient même de changer l'intitulé du chapitre III pour
préciser que c'en était l'objet, le ministre l'a également mentionné, donc, le
projet de loi, donc, n'existe pas seul, il y a... il coexiste, donc, avec
d'autres dispositions, donc, cherchant, donc, à diminuer et réduire cette
charge administrative. Ici, on souhaite savoir, donc, dans les prochaines
années, donc, quels seront, donc, les résultats de ce qui a été mis en <œuvre...
Mme Cadet :
...dans les prochaines années, donc, quels seront, donc, les
résultats de ce qui a été mis en >œuvre ici, jusqu'à quel point on
aura été en mesure de réduire cette charge administrative des médecins et
quelles pourraient être les autres dispositions qui pourraient coexister avec
ce qui aura été adopté au sein du projet de loi n° 68. On pense, par
exemple, Mme la Présidente, au fait que l'exemple de la Nouvelle-Écosse a
abondamment été mentionné, non seulement par les experts qui sont venus lors
des commissions parlementaires, notamment, donc, l'Association médicale
canadienne ainsi que... bien, en fait, d'autres experts l'ont également
mentionné dans leurs mémoires qui ont été soumis à la commission, mais même,
donc, l'analyse d'impact réglementaire et le mémoire, au Conseil des ministres,
la partie disponible au public, du ministre, donc, même ces documents-là, donc,
mentionnaient, donc, cet exemple.
Certainement, puis on l'a toujours dit, le
PL 68, c'est un pas dans la bonne direction. Bien évidemment, on aurait
voulu qu'il aille, donc, un peu plus loin. On est contents des dispositions qui
ont été ajoutées quant à ce que le formulaire, donc, peut prescrire, ce qu'il
peut contenir. Quant aux renseignements qui peuvent être demandés dans cet
esprit de réduire cette charge administrative, je pense qu'on l'a beaucoup
entendu, mais je pense que dans cette lignée, et c'est... manifestement, c'est
un objectif qui est partagé par tous les parlementaires en cette commission, il
semble opportun de permettre que le gouvernement, donc, puisse faire un rapport
de ce qui aura été... en fait, ça le dit, donc, de mise en œuvre, donc, de ce
qui aura été prévu, donc, à ce projet de loi ci, donc, par le biais d'un
rapport qui serait ici, donc, déposé, donc, au plus tard, donc, cinq ans après
la sanction de la présente loi.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur...
M. Boulet : Je n'ai pas de
commentaire. On est...
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
M. le député de Rosemont? Pas de commentaire. Est-ce que l'amendement de la
collègue est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Nous revenons sur l'article 11, tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
commentaires? Pas de commentaire. Est-ce que l'article 11 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
L'article 12, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui, merci, Mme
la Présidente.
Malgré les dispositions des articles 11
et 17 de la Loi sur les règlements, le premier règlement pris en vertu de
l'article 29.1 de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de
famille et de médecine spécialisée, édicté par l'article 5 de la présente
loi, ne peut être édicté avant l'expiration d'un délai de 20 jours à
compter de la publication du projet de règlement à la Gazette officielle du
Québec et il entre en vigueur à la date de sa publication à la Gazette
officielle du Québec ou à toute date ultérieure qui y est fixée.
Et il y aurait un amendement. Donc,
l'amendement, c'est : On retire l'article 12 du projet de loi.
Simplement une concordance. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement de l'article 12? Pas de
commentaire. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'amendement retirant l'article 12 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Donc,
l'article 12 est retiré. L'article 13. M. le ministre.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
Les dispositions de la présente loi
entrent en vigueur à la date la plus tardive entre celle de l'entrée en vigueur
de l'article 1492 de la Loi visant à rendre le système de santé et de
services sociaux plus efficace et celle de l'entrée en vigueur du premier
règlement pris en vertu de l'article 29.1 de la Loi favorisant l'accès aux
services de médecine de famille et de médecine spécialisée, édicté par
l'article 5 de la présente loi, à l'exception des dispositions des
articles 7 à 10, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2025.
Et j'aurais un amendement, Mme la
Présidente, que je lis.
La Présidente (Mme D'Amours) : Oui.
S'il vous plaît.
• (11 h 20) •
M. Boulet : Remplacer
l'article 13 du projet de loi par le suivant :
13. Les dispositions de la présente loi
entrent en vigueur à la date ou aux dates fixées par le gouvernement,
lesquelles ne peuvent être antérieures au (et là, on indique ici la date qui
suit de six mois celle de la sanction de la présente loi), à l'exception :
1° des dispositions de l'article 5,
en ce qu'il édicte l'article 29.1 de la Loi favorisant l'accès aux
services de médecine de famille et de médecine spécialisée ainsi que les articles 29.4,
29.8, 29.9, 29.10 et 29.13 de cette loi, en ce qu'ils concernent l'article 29.1,
qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement
pris en vertu de l'article 29.1 de cette loi;
2° des dispositions de l'article 5,
en ce qu'il édicte l'article 29.2 de la Loi favorisant l'accès aux
services de médecine de famille et de médecine spécialisée, qui entrent en vigueur
à la date ou aux dates fixées par le gouvernement, lesquelles ne peuvent être
antérieures au (là, on indique la date qui suit de trois ans celle de la <sanction...
M. Boulet :
... peuvent être antérieures au (là, on indique la date qui
suit de trois ans celle de la >sanction de la présente
loi);
3° des dispositions des articles 7 à
10, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2025.
Commentaire : Donc, ça vise d'abord à
retarder l'entrée en vigueur des dispositions de l'article 29.2 prévoyant
l'application d'une présomption pour accorder le temps nécessaire aux assureurs
et aux administrateurs, conformément aux nouvelles normes, de modifier leurs
contrats, leurs attestations d'assurance ou de régimes d'avantages sociaux.
Puis ça vise également à prévoir que les mesures visant à réduire la charge
administrative des médecins qui entreront en vigueur à la date ou aux dates
fixées par le gouvernement à compter de six mois après la date de la sanction,
à l'exception des mesures qui requièrent au préalable l'édiction d'un règlement
d'application, lesquels entreront en vigueur à la date d'entrée en vigueur de
ce règlement. Puis enfin, autre commentaire, là, c'est le 1er janvier 2025
pour ce qui concerne la Loi sur les normes du travail. Merci. C'est tout.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'amendement de l'article 13? M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. Merci, Mme
la Présidente. Je veux juste être sûr, M. le ministre. Qu'est-ce que... qu'est
ce qui est touché par les 3 ans?
M. Boulet : C'est la
présomption, la présomption absolue. Si, à l'intérieur de trois ans, un contrat
d'assurance ou une attestation d'assurance n'est pas modifié, c'est présumé
être une contravention à la loi, ce que nous avons adopté, puis c'est ça auquel
on fait référence dans l'article 13, quand ça rentre en vigueur. C'est le
délai de la présomption de trois ans.
M. Marissal : Puis,
actuellement, le délai est de combien?
M. Boulet : Bien,
initialement, il était d'un an. On nous a demandé, souvenez-vous, que ce soit à
cinq ans. Puis on a adopté trois ans, parce que c'est un juste milieu.
Évidemment, les assureurs ont besoin de temps pour modifier les contrats
d'assurance, ils doivent le faire dès l'entrée en vigueur de la loi, sauf que
c'est une présomption qui est pesante, collègue, qui fait en sorte que si un
contrat est en violation de la loi, on présume qu'il a été appliqué en
contravention de la loi. C'est ça, la présomption. Puis c'est... c'est une dent
additionnelle, disons.
M. Marissal : C'est un
accommodement raisonnable.
M. Boulet : Oui.
M. Marissal : Enfin, que vous
jugez raisonnable.
M. Boulet : Mais que ça
fait... Mais, c'est ça, je veux dire, je ne pense pas que ça fasse l'affaire de
tout le monde.
M. Marissal : C'est un
compromis. Je comprends.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires sur l'amendement? Est-ce que l'amendement de
l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
revenons à l'article 13 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires?
Oui, Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. Puis ça,
c'est si le ministre le permet, tout simplement, parce que je réalise un peu
l'occasion, donc, de faire le débat là-dessus un peu antérieurement, là, ce que
ça me fait penser, donc, les dispositions des articles 7 à 10 entrent en
vigueur, donc, toujours au 1er janvier 2025, là, c'est ce qu'il était
prévu initialement. Aussi, je veux dire, les mesures de contrôle qu'on avait
adoptées plus tôt, donc, ne visaient pas la LNT, c'est parce que dans le fond,
on n'ajoutait pas, donc, d'articles à la LNT. Donc, tout ce qui est déjà prévu
comme sanction, donc, dans cette loi-ci, donc, s'appliquait aux articles 7
à 10, c'est bien ça?
M. Boulet : ...
Mme Cadet : Merci, merci. Je
n'avais peu l'occasion de le poser plus tôt. Donc, mais merci, Mme la
Présidente, de me le permettre. Donc, je n'ai pas d'autre commentaire sur
l'article 13 tel qu'amendé.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires? M. le député de Rosemont? Non. Donc, l'article 13,
tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
Le titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Je
propose que la commission recommande la renumérotation du projet de loi amendé.
Je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des références.
Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Nous en sommes maintenant rendus à l'étape des remarques finales. Je cède la
parole au porte-parole du deuxième groupe d'opposition et député de Rosemont.
La parole est à vous, M. le député.
M. Marissal : Merci, Mme la
Présidente. Je présume que je n'ai pas beaucoup de temps, mais je n'en aurai
pas besoin de beaucoup de toute façon. Je pense qu'on a adopté ça assez
rondement. Je répète ce que j'ai dit au départ, parce que je n'ai pas changé
d'idée depuis jeudi et depuis le dépôt du projet de loi, c'est assurément un
pas dans la bonne direction. Maintenant, il va quand même falloir être
vigilants sur la suite à deux égards. D'abord, des professionnels de la santé
nous ont dit : Faites attention qu'il n'y ait pas un effet boomerang,
qu'il n'y ait pas d'effets délétères qui se répercutent sur les patients ou sur
les professionnels de la <santé...
M. Marissal :
...qu'il
n'y ait pas d'effets délétères qui se répercutent sur les patients ou sur les
professionnels de la >santé qui pourraient se retrouver avec des
responsabilités nouvelles. Et mon point, ici, est de surtout protéger les
patients. Ça, ça a toujours été, là, mon point de départ et ça le restera, dans
toutes mes fonctions ici, de toute façon, là.
Et l'autre aspect à ma remarque, c'est que
les assureurs, les compagnies d'assurance nous ont quand même mis en garde
contre certaines calamités qui pourraient être produites par ce projet de loi
là. Je ne partage pas leurs prédictions ou leurs objections au projet de loi.
Cela dit, je le répète, si on fait un projet de loi pour, un, désengorger la
bureaucratie qui retarde et qui ralentit la machine en médecine et dans le
domaine de la santé, soit. Si on rend la vie plus simple aux patients qui ont
déjà bien assez de problèmes, surtout quand ils sont malades, je suis tout à
fait d'accord avec ça. Puis c'est pour ça que j'ai... j'ai accueilli avec
ouverture le projet de loi. Puis j'avais très peu d'amendements à amener ou je
ne voulais surtout pas le diluer. Pour moi, l'important, c'était de ne pas
diluer ce que nous avions ici. Mais je répète qu'il faut quand même s'assurer
qu'il n'y ait pas d'effets qui pourraient se retourner contre les patients
d'une façon ou d'une autre. Des fois, la nature de l'industrie très
particulière des assurances, qui fonctionne un peu selon des règles propres à
son industrie, pourrait, effectivement, produire des résultats indésirables
auprès des patients et des professionnels de la santé. Je suis confiant qu'on
soit capables de faire les suivis nécessaires, là, puis on aura l'occasion de
le faire.
Alors voici. Puis j'en profite pour vous
vous dire que je ne sais pas si vous vous souveniez ce que vous faisiez il y a
six ans, M. le ministre?
M. Boulet : Bien oui.
M. Marissal : Oui. Moi aussi.
La députée de Labelle aussi s'en souvient aussi. Puis, alors, oui, ça fait six
ans. Vous, ça fait plus longtemps, Mme la Présidente. Vous étiez déjà ici, vous
nous réchauffiez la place, là. Mais j'en profite parce que c'est toujours un
anniversaire intéressant à souligner. Puis, voilà, ça fera six ans aujourd'hui
que plusieurs d'entre nous siégeons à l'Assemblée nationale<i>, avec
toujours le même plaisir d'ailleurs. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
• (11 h 30) •
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente. Donc, sur ces... sur ces dernières remarques, donc, j'en profite
pour féliciter, donc, mes collègues, donc, qui sont arrivés, aujourd'hui, il y
a six ans. Donc, nous, les autres, nous, ça devrait faire deux ans dans deux
jours, donc ça... donc, je comprends, donc, toute l'émotivité qui vient avec
ces anniversaires qui sont bien spéciaux, parce que manifestement, donc, ici,
quand on a le privilège de siéger à l'Assemblée nationale<i>, je pense
que chaque année nous permet de croître et d'être plus aptes à exercer nos
fonctions et être encore plus responsables, donc, face à la confiance que nos
concitoyens nous ont octroyé d'être ici. Donc, félicitations à vous. Sinon,
donc, pour revenir, donc, directement, donc, à l'objet du projet de loi ici, je
serai beaucoup plus succincte que les dernières fois, Mme la Présidente.
Vous... Soyez... Soyez rassurée.
Je pense qu'ici, on a eu l'occasion de
travailler sur un projet de loi, donc, aux apparences assez simples, mais qui,
petit pas par petit pas, aura l'occasion, donc, de faire une différence, on a
eu l'occasion, donc, de le mentionner à quelques reprises, tant du côté des
patients puis des travailleurs, là. C'est quand même le ministre du Travail qui
le... qui le dépose. Je pense que bien des travailleurs et des personnes, donc,
assurées, là, qui ont des assurances collectives aussi, notamment, donc, peu
importe le chapeau qu'on a quand on est le citoyen, de savoir qu'on allège un
peu notre quotidien, je pense que tout le monde a un petit peu poussé un soupir
de soulagement en disant : OK, c'est... c'est... ce n'est pas gros, mais
tant mieux, on accueille ça favorablement. Puis, pour ça, je pense qu'il faut
saluer l'intention du législateur dans ce processus, de façon générale.
Au Parti libéral du Québec, notre
objectif, ça a toujours été de bonifier le projet de loi. Puis je remercie le
ministre, donc, pour son accueil favorable à l'amendement qui est venu
remplacer l'article 11 du projet de loi, nous permettant, donc, d'en faire
un rapport puis de voir, donc, comment ce projet de loi, donc, d'ici cinq ans
et dans les années subséquentes, donc, aura été en mesure, donc, de bien
réaliser son rôle. Donc, je disais, donc, qu'on a toujours eu comme objectif,
donc, oui, donc, de le bonifier, mais également, puis c'est... ça fait partie
de notre travail, à l'opposition officielle, à l'opposition de façon générale,
d'en soulever un peu les écueils, puis de se dire : OK, tant mieux, on a
ce projet de loi ci, voici comment est-ce qu'il...
11 h 30 (version révisée)
Mme Cadet : ...de façon
générale, d'en soulever un peu les écueils puis de dire : OK, tant mieux,
on a ce projet de loi ci, voici comment est-ce qu'il... voici comment, donc,
les dispositions qui... qui le régissent vont être en mesure, donc, de faire
une différence. Mais parfois, dans un projet de loi, l'enjeu, ce n'est pas tant
qu'est-ce qu'il y a dedans, c'est qu'est-ce qu'il n'y a pas dedans.
Puis d'emblée, nous, ce que nous avions
soulevé, j'avais un peu catégorisé ça en deux... sous deux aspects
fondamentaux, là. Il y avait... Puis en vertu de ce que les... les experts puis
les groupes étaient venus nous dire en commission parlementaire, puis ce qu'ils
nous avaient communiqué dans leurs mémoires, c'est qu'il y avait deux écueils,
c'était sur le contenu, donc le contenu des formulaires, qu'est-ce qui était
demandé, les renseignements qui étaient demandés au médecin, la longueur des
formulaires, la disparité entre eux. On voyait bien groupe après groupe que,
ça, c'était un enjeu majeur.
Puis là je disais... l'autre, bien, c'était
un peu la quantité de formulaires. Parce qu'il y a des groupes qui sont venus
nous dire : Bien, c'est bien beau qu'on régisse les assureurs privés puis
les administrateurs d'un régime d'avantages sociaux, mais, si on veut vraiment
faire une différence, bien, ceux qui en demandent beaucoup, des... des
formulaires, ceux qui en demandent beaucoup, qui exigent beaucoup, donc, d'aller
voir un médecin généraliste, médecin de famille avant d'aller voir un
spécialiste dans le but, donc, de pouvoir se faire rembourser, se... le...
de... d'obtenir, donc, un remboursement face au service qui a été rendu ou face
à l'aide technique, donc, qui a été demandée, bien, c'est beaucoup la CNESST, c'est
beaucoup la SAAQ, c'est beaucoup la RAMQ. On a entendu le Collège des
médecins<i> nous en parler. On a posé beaucoup de questions là-dessus. Et
je pense qu'il y aurait une opportunité de... d'aller de ce côté-là.
Donc, quant au contenu, bien, manifestement,
je pense que le ministre, il a entendu la même chose que moi lors des
consultations. Puis, vous voyez, on a accueilli, donc, très favorablement,
donc, les modifications qui ont été... les bonifications qui ont été faites au
projet de loi, là, quant au contenu des formulaires. On verra jusqu'à quel
point ce qui... ce qui a été bonifié ici, donc... sera en mesure, donc, de
faire une véritable différence, on le souhaite, on l'a dit, on le souhaite,
tout comme le député de Rosemont, du côté des patients, je l'ai mentionné.
Donc, ceux qui ont à... ceux qui sont des contribuables puis qui espèrent
recevoir, donc, des... des services puis qui vivent leur quotidien, bien, je
pense qu'eux, ça va faire du bien.
On l'a aussi dit du côté des médecins. Le
ministre parlait des anecdotes, donc, de gens qui disent : Bien, peut-être
j'aurais reconsidéré ma carrière, avoir su qu'une grande charge de ce que j'ai
à faire, donc, n'est pas du travail clinique, mais bien, donc, de la gestion de
paperasse. Donc, ça fait partie du travail, mais d'être en mesure d'alléger
cette portion-là du travail, bien, c'est non seulement intéressant quant à l'attractivité
de la profession, mais ça fait aussi en sorte qu'on est capables d'avoir plus...
et c'était la terminologie du... du ministre, donc, de rendez-vous à valeur
ajoutée.
Donc, là-dessus, ce sont... on est... on
est contents que ces... ce que nous avions communiqué, mais également ce que
les groupes avaient communiqué là-dessus... que ça, ça a été entendu.
Je pense que, sur les formulaires, donc,
des... ce qu'on a appelé, donc, des assureurs publics, je pense qu'il y a
encore du travail à faire. Peut-être que ce n'était pas dans le cadre du PL 68,
mais j'espère que du côté du gouvernement, donc, on a entendu pas juste notre
plaidoyer à ce sujet, mais particulièrement, donc, celui des médecins, donc,
qui sont venus nous dire que, bien, ça, ça ferait une grande différence.
Puis, même sur le point de vue conceptuel,
on l'a mentionné à de nombreuses reprises, si le gouvernement est capable de l'exiger
de la part des assureurs et des administrateurs... des assureurs privés puis
des administrateurs de régimes d'avantages sociaux, puis ce qui... ce qui est
une bonne chose, ce qu'on appuie, bien, je pense qu'il est capable de le... de
le demander, de lui-même aussi, d'être capable d'aller regarder dans sa propre
cour puis de faire les changements appropriés, parce que c'est au bénéfice du
patient, parce que c'est au bénéfice de tous ceux qui ont à naviguer à travers
le système. C'est du gagnant-gagnant-gagnant, comme on dit.
Mais au-delà de ça... au-delà de ça, donc,
on comprend que c'est un bon projet de loi. On va... on a appuyé, donc, l'adoption
du principe, Mme la Présidente, et on va toujours continuer à proposer, à bonifier
et à soulever, donc, tout ce qui permettra de véritablement réduire la charge
administrative des médecins dans les années qui suivent. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup. M. le ministre, vos remarques finales, s'il vous plaît.
M. Boulet : Oui. Merci.
Merci d'abord à vous, Mme la Présidente, pour avoir dirigé nos... nos travaux,
notre étude détaillée de manière efficace. J'aimerais remercier aussi les
collègues du gouvernement, ma collègue de Huntingdon, de Labelle, Châteauguay,
Orford. Merci beaucoup pour votre collaboration, votre présence et votre appui.
Le sous-ministre adjoint de la Santé, Marc-Nicolas, qui est avec moi, mon
conseiller Joey. Je veux <aussi...
M. Boulet :
...sous-ministre
adjoint de la Santé, Marc-Nicolas, qui est avec moi, mon conseiller Joey. Je
veux >aussi remercier l'équipe des deux ministères puis les juristes qui
sont avec nous, qui sont évidemment un atout précieux pour l'avancement d'une
étude détaillée, et, bien sûr, ma collègue de Bourassa-Sauvé, puis sans
négliger l'appui de Thomas, que j'aime bien, tu sais. Parce que c'est comme ça
qu'on fait avancer le Québec, c'est comme ça que la démocratie s'exerce de
manière humaine et pratique. Puis on le fait avec des êtres humains.
Puis je répète souvent que si les
Québécois nous regardaient en étude détaillée, ils apprécieraient beaucoup plus
les parlementaires que ce qu'on peut percevoir parfois par la voix de certaines
personnes. Et mon collègue de Rosemont, on a travaillé quand même la loi un peu
sur la transparence corporative, vous étiez avec moi... mais un collègue
raisonné, articulé, intelligent, que j'aime rencontrer dans les... dans les
couloirs, puis c'est une personne que j'apprécie beaucoup aussi. Guillaume, des
fois, il est un peu tannant, dans des gros projets de loi corsés, on a parfois
des oppositions, mais on finit toujours par s'entendre.
Ce qui est important avec un projet de loi
comme celui-là... il est un élément qui va permettre aux Québécois, Québécoises
de ne pas aller voir systématiquement, quand c'est demandé par un assureur, un
médecin pour être remboursés d'une visite chez un psychologue, un
physiothérapeute, un ergothérapeute, ou pour se faire rembourser des lunettes,
une canne ou des béquilles puis d'autres types d'aide technique, puis de ne pas
être contraints d'aller constamment chez le médecin alors que tu reçois des
prestations d'invalidité puis la fréquence puis la pertinence des rencontres
avaient été déterminées par ton médecin traitant. Puis la même affaire avec la Loi
sur les normes du travail. Si quelqu'un a une gastroentérite ou un rhume puis
il n'est pas capable de documenter, il ne serait pas capable de toute façon.
Mais il y a encore des employeurs... puis je ne dis pas que c'est systématique,
mais il y a des employeurs qui demandaient : Peux-tu aller chercher un
papier de médecin?
Donc, je pense que c'est un projet de loi,
au-delà de l'objectif de réduire la charge administrative des médecins... donne
un peu d'humanité à nos façons de faire, un peu plus de souplesse, un peu plus
de flexibilité. Puis, moi, je suis bien fier d'avoir contribué à ce projet de
loi là, et l'avancée aussi, qui découle des consultations particulières, parce
qu'on dit tout le temps, quand on dépose un projet de loi, il est perfectible.
On a écouté lors des consultations particulières. Je pense que chacun des
groupes est venu nous demander un formulaire unique, prédéfini ou standardisé,
et on l'a dans l'amendement, puis ça a été adopté à l'unanimité. Puis je
remercie encore une fois les collègues de Rosemont et de Bourassa-Sauvé.
Ça fait que, voilà, Mme la Présidente, je
pense qu'on donne un nouveau projet de loi dans les mains des Québécois. Et il
va falloir faire un suivi, parce que c'est dans l'application que les résultats
sont les plus concrets. Ça fait que, moi, je relève le défi de vigilance qui...
qui... dont parle le collègue de Rosemont. Continuons tous à l'être et
assurons-nous que nos médecins consacrent le temps à des soins cliniques et que
ça améliore l'accès à des soins de santé pour les Québécois, Québécoises, et
que ce soit un des éléments contributifs importants dont nous serons fiers.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci,
M. le ministre. À mon tour de vous remercier, chers collègues. C'est toujours
un plaisir de travailler avec vous. Effectivement, ce n'est pas la période des
questions, c'est l'endroit où je me sens le mieux ici. C'est avec vous, quand
on travaille des projets de loi, parce que c'est important, on travaille pour
l'ensemble du Québec, et vous le faites avec brio. Je n'ai qu'à vous remercier.
Permettez-moi aussi de remercier le
secrétariat, Nathalie, qui... une... un bras gauche, un bras droit pour la
présidence, ses collègues aussi, là, en arrière. J'aimerais aussi remercier
tous les pages qui ont participé pendant le projet de loi, sans vous, on
n'aurait pas nos petits... nos petits caprices ne seraient pas comblés. Donc,
merci infiniment à tous les pages. Ceci dit, je vous remercie de votre
collaboration aujourd'hui.
Et la commission, ayant accompli son
mandat, ajourne ses travaux sine die. Merci, tout le monde.
(Fin de la séance à 11 h 40)