(Onze
heures vingt-huit minutes)
Le Président (M.
Simard) : Chers collègues, bienvenue, bienvenue. Je constate que nous
avons quorum. Conséquemment, nous pouvons entreprendre nos travaux.
Comme
vous le savez, nous sommes aujourd'hui réunis afin de procéder à l'étude
détaillée du projet de loi n° 30, Loi modifiant diverses
dispositions principalement dans le secteur financier.
Mme la secrétaire,
bonjour. Y a-t-il des remplacements ce matin?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Rizqy (Saint-Laurent) est remplacée par Mme Prass (D'Arcy-McGee).
Mémoires déposés
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Alors, avant de commencer, je dépose les mémoires
que nous avons reçus pour la présente audition.
Remarques préliminaires
Et nous entamons
immédiatement, bien sûr, les remarques préliminaires. M. le ministre, vous
disposez de 20 minutes... d'un maximum de 20 minutes.
M. Eric Girard
M.
Girard (Groulx) :
Oui. Merci, M. le Président, et merci à tous les gens qui
sont réunis avec nous aujourd'hui, les
employés de l'Assemblée nationale, les distingués membres des oppositions, le
ministère des Finances, les membres de notre parti, du gouvernement, et
les membres de mon cabinet, alors... et tous les gens qui nous écoutent, bien
sûr, M. le Président, puisque le projet de loi n° 30, là, c'est quand même
important.
Puis, vous savez, M.
le Président, les omnibus financiers, c'est important. On essaie d'en faire un
par année, parce que le ministre des Finances est responsable de près d'une
dizaine de lois du secteur financier, et on doit mettre nos lois à jour. Et
c'est ce dont il est question aujourd'hui.
• (11 h 30) •
Alors, nous sommes
réunis en commission parlementaire pour discuter du projet de loi n° 30.
Ce projet de loi vise à apporter une série
d'ajustements à l'encadrement du secteur financier et du courtage immobilier.
Il a notamment pour effet d'apporter certains allègements en plus
d'ajouter ou de renforcer des pouvoirs...
(Interruption)
M. Girard
(Groulx) : La caméra n'aime pas ça? C'est du jus de canneberge... en
plus d'ajouter ou de renforcer des pouvoirs afin de favoriser le respect des
règles en place et de faciliter la diversification de l'offre dans le secteur
de l'assurance.
Le projet de loi
n° 30 comporte aussi certaines mesures qui sont importantes pour la
protection du public, dont une dont
j'aimerais vous parler davantage. Cette mesure vise à apporter des
modifications aux règles qui permettent aux concessionnaires automobiles de distribuer des produits d'assurance
par l'entremise d'un régime d'exception appelé distribution sans représentant. Depuis 2020, l'Autorité des marchés financiers a publié trois rapports portant spécifiquement
sur ce sujet, dans lesquels sont exprimées des préoccupations quant à des taux
de commissionnement et des taux de refus
élevés. Par exemple, l'AMF a également sévi à l'occasion contre certains
joueurs aussi récemment qu'en mars dernier. Après examen complet de la
situation, nous en sommes venus à la conclusion qu'il était pertinent pour le
bien des consommateurs de mettre fin à la distribution, directement par les
concessionnaires, de l'assurance de remplacement. J'insiste ici sur le mot «directement», vu que les concessionnaires
pourront collaborer avec des courtiers pour faciliter l'accès à des
couvertures équivalentes pour leurs clients.
Dans le projet de loi
n° 30, nous apportons aussi un ajustement aux produits d'assurance crédit
distribués par les concessionnaires. Je ne
m'étends pas plus sur le contenu du projet de loi vu que nous allons ensemble
l'étudier dès maintenant.
Je termine en
rappelant que le secteur financier est un secteur important qui mérite qu'on
s'y attarde. Mes équipes travaillent
d'ailleurs déjà à la prochaine série d'ajustements qui sera présentée dans les
sessions à venir. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : ...M. le
ministre. Nous poursuivons nos remarques préliminaires. Et je cède maintenant
la parole à la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Elisabeth
Prass
Mme Prass : Merci,
M. le Président. Je voudrais aussi remercier tous ceux qui sont présents et qui
ont contribué et travaillé à l'élaboration de ce projet de loi, donc, le projet
de loi n° 30, qui est un projet de loi omnibus qui concerne le secteur
financier et dont l'application, dans sa forme actuelle, laisse plusieurs
intervenants avec des questions et des objections quant à son application. Bien
que les objectifs de ce projet de loi soient louables, il faut s'assurer qu'il
n'y aura pas de conséquence indésirable qui découle de l'application de
celui-ci.
Depuis le dépôt du
projet de loi au mois de juin dernier, nous avons eu des représentations de la
part de plusieurs groupes qui sont directement touchés par ce projet de loi et
qui craignent des conséquences trop grandes sur
leurs industries ou encore pour la protection du public, surtout que, jusqu'à
présent, il n'y a pas eu de consultation publique. Donc, ils n'ont pas eu la chance de s'exprimer à haute voix de
façon publique dans le cadre de ce projet de loi.
Il y a trois éléments
principaux dont le projet de loi adresse, et je voudrais en parler un petit
peu, de chacun d'entre eux. On va commencer avec les concessionnaires
automobiles.
Donc, tout d'abord,
les concessionnaires automobiles sont inquiets que le ministre retire la
possibilité pour leur industrie de faire la distribution d'assurance sans
représentant. Je sais qu'il y a déjà eu des démarches qui ont été faites auprès
de ces associations pour partager leurs inquiétudes avec le ministre, mais,
encore une fois, c'est un projet de loi qui touche des éléments qui vont avoir
un impact sur le public. Alors, je pense qu'il y aurait lieu à ce qu'il y ait
une discussion plus large à cet égard.
La vente de ces
produits a généré des revenus de presque 150 millions pour les
concessionnaires, selon le rapport d'analyse des divulgations de l'AMF 2021...
2020-2021-2022, alors que ce sont presque 64 000 assurances de remplacement qui ont été vendues en 2022 par
l'entremise de 2 200 concessionnaires. De plus, si on ajoute la vente
d'environ 72 000 produits d'assurance vie, santé et perte d'emploi
des débiteurs, les pertes potentielles s'élèvent à environ 160 millions de dollars au total. C'est de l'argent et
cela aurait définitivement un impact sur la santé financière des
concessionnaires du Québec.
Nous
sommes toutefois conscients que l'Autorité
des marchés financiers a des
reproches à faire à la manière... à propos de la rémunération moyenne versée
aux concessionnaires pour la vente d'assurance de remplacement et pour
les VSPED. Selon l'AMF, ces taux de rémunération élevés sont susceptibles
d'induire des mauvaises pratiques dans l'industrie. De plus, l'Autorité soulève
que les assurances à prime unique se démarquent de façon défavorable pour les
consommateurs parce que le coût de ces produits est généralement inclus sur le
financement de sa voiture. Ceci fait en sorte que le paiement de prime se fait
avec un taux d'intérêt supplémentaire et qu'il devient plus difficile de
reconsidérer une telle assurance durant la durée de la vie de la voiture.
Toutefois, les
concessionnaires sont bien conscients que certaines pratiques allaient trop
loin et qu'un meilleur encadrement est nécessaire. Ils ont d'ailleurs eux-mêmes
suggéré au ministre et à l'AMF de mettre en place un meilleur encadrement de
leurs pratiques pour assurer... pour s'assurer que l'industrie adopte de
meilleures pratiques. Pour les concessionnaires, il apparaît opportun
d'explorer un encadrement limitant la rémunération des distributeurs. Bien
qu'une divulgation obligatoire ait été mise en place par le passé, ils sont
favorables à limiter les profits afin de favoriser un encadrement sans faille.
Ils croient d'ailleurs que la commission pourrait justement être plafonnée. Aussi, une tarification standardisée
selon certains paramètres de couverture pourrait être introduite, comme
il se fait ailleurs dans le monde. Dans la même veine, un renforcement des
mesures existantes visant à interdire la rémunération indirecte est
déterminant. Toute forme de rémunération ou incitatif indirect doit être
interdite et sanctionnée, allant jusqu'à l'empêchement de pouvoir en offrir.
Dans un marché hautement compétitif où la rémunération est majoritairement
centrée sur la performance, il est d'autant plus important d'avoir des filets
de sécurité pour s'assurer un traitement équitable du consommateur. Des mesures
d'une telle nature seront supportées par les regroupements puisqu'ils les
considèrent essentielles à la pérennité des entreprises que nos représentants
et des citoyens y travaillent.
Bien que cette
optique ait déjà fait l'objet d'études par le passé, elle est toujours
d'actualité. Comme vous le savez, la
distribution des produits de services financiers chez les concessionnaires se
fait via une personne, le poste de directeur commercial. Bien que la
majorité d'entre eux travaillent correctement et selon les directives des
assureurs, ils conviennent que l'essentiel des pratiques problématiques ayant
mené aux modifications proposées dans le projet de loi n° 30 sont causées
par les stratagèmes de certains directeurs commerciaux. La CCAQ demande
d'ailleurs depuis de nombreuses années des changements.
La mise en place d'un
régime de certificat restreint spécifiquement pour les directeurs commerciaux
apparaît toujours d'actualité. Les bénéfices d'un tel certificat sont
nombreux : la diminution de l'influence des assureurs ou des commerçants sur les façons de faire des
directeurs commerciaux, l'encadrement direct par l'Autorité des marchés financiers sur la distribution des
produits, la mise en place d'une formation standardisée des intervenants et la diminution du taux de refus des réclamations.
L'introduction des régimes de certificat répond aux besoins de l'industrie,
de la clientèle et du gouvernement.
Si l'introduction
d'un certificat restreint n'est pas retenue, l'industrie propose minimalement
qu'une formation obligatoire soit introduite. Pour l'instant, ce sont les
assureurs qui livrent le contenu d'apprentissage aux directeurs commerciaux
dans les établissements... dans les établissements. Le traitement équitable du
consommateur découle directement de la confiance qu'il peut avoir envers
l'industrie. Il est donc grand temps qu'un programme de formation indépendant,
reconnu par l'Autorité des marchés financiers, soit mis en place de manière à
fixer les conditions d'entrée en carrière et d'exiger de la formation continue,
à quoi devrait s'ajouter la création d'un fichier central des distributeurs et
personnes physiques ayant fait l'objet, notamment, de plaintes, auxquelles
s'ajouteraient des conséquences pour des
délinquants allant jusqu'au retrait du droit de distribuer des produits et
services financiers.
Il
est considéré bien malheureux que l'Autorité des marchés financiers ne partage
aucune statistique sur les signalements qu'elle reçoit. Cela rend la... rend
les associations incapables de pouvoir redresser les pratiques problématiques.
La CCAQ entretient la crainte que les consommateurs n'en retireront aucun gain.
Il est attendu, avec l'entrée en vigueur de
cette mesure, que les consommateurs n'assurent pas correctement leurs
engagements financiers. Faute de mesure facilitante permettant l'accès à
de l'assurance crédit, nombreux seront les consommateurs qui décideront plutôt
de tout simplement s'en priver, ce qui est un choix comprenant des conséquences
importantes. Dans un contexte économique d'inflation, la valeur des véhicules
neufs ou d'occasion atteint de nouveaux sommets. Dans un contexte économique
difficile, il apparaît risqué d'introduire une telle mesure.
• (11 h 40) •
Ajoutons que, si le
consommateur ne souscrit pas une couverture d'assurance crédit le jour même
puisqu'il ne peut pas se permettre de verser annuellement sa prime, il est faux
de croire que la majorité des consommateurs prendront les devants d'eux-mêmes
pour assurer leur nouvel achat une fois rendus à la maison. En fait, la
majorité ne le feront tout simplement pas. Avec des valeurs de prêt
grandissantes, cette mesure est hautement risquée. Le régime de distribution
sans représentant rend facile l'accès à l'assurance crédit.
À ce sujet, il y a
des propositions pour les ajustements suivants : hausse du délai de
résiliation sans frais des polices acquises par les consommateurs à
30 jours minimum, aussi l'obligation pour les créanciers d'ajuster immédiatement la mensualité des débiteurs en cas
de résiliation d'une police d'assurance. De telles mesures répondraient
directement aux préoccupations principales adressées par les consommateurs en
accordant une plus grande flexibilité aux
adhérents. À l'instar du... à l'instar du restant de la présente, la CCAQ est
pleinement ouverte à étudier toute solution en mesure d'adresser les enjeux
provoquant le changement proposé.
Dans le milieu du
courtage immobilier, il existe de fortes inquiétudes qui se sont fait entendre
concernant certaines dispositions du projet de loi, alors que, selon les
courtiers, dont plusieurs se retrouvent dans une lettre publiée par Me Martin
Fortier le 6 février dernier... Et je vais vous en lire un extrait :
«Le projet de loi n° 30 confère à l'Organisme d'autoréglementation du
courtage immobilier du Québec des pouvoirs très larges, aux contours mal
définis, et dont l'application reste arbitraire. En ce moment, l'OACIQ est géré
par des gens qui n'exercent pas la profession de courtier immobilier. C'est
pourtant une mesure élémentaire pour la protection du public et une exigence
fondamentale pour les 47 ordres professionnels du Québec. Si le projet de
loi n° 30 assimile l'OACIQ à un ordre
professionnel, pourquoi le soustraire à cette obligation, qui est la source
même du principe d'autoréglementation? De même, le projet de loi
n° 30 reste muet quant à l'application des nouveaux pouvoirs qu'il donne à
l'OACIQ. On ne sait pas qui doit établir et imposer des sanctions ni selon quel
processus. Comment s'assurer que ces sanctions ne seront pas émises de façon
disproportionnée ou arbitraire?» Voici... Voilà ici des bonnes questions qui
méritent des réponses de la part du ministre.
Aujourd'hui, l'Autorité
des marchés financiers peut déclencher un mécanisme qui fait en sorte que les
compagnies d'experts en sinistre peuvent utiliser des employés qui n'ont pas la
certification d'expert en sinistre afin de procéder à des évaluations dans des
situations de grand volume, par exemple des feux de forêt, et des inondations,
et autres désastres naturels. Toutefois, ce mécanisme a été déclenché cinq fois
au cours des six dernières années.
Afin de simplifier
les processus, le projet de loi n° 30 vient encadrer
l'utilisation de ces employés, qui ne peut... qui ne sont pas experts, pour
répondre aux enjeux de main-d'oeuvre, donc, permettant à toute personne à
l'emploi d'un cabinet, d'une société autonome ou d'un représentant autonome
d'exercer des activités sous la supervision d'un expert en sinistre, sous
réserve du respect de certaines conditions. Cette personne doit notamment
informer le sinistré du fait qu'elle s'agit... qu'elle agit sous la supervision
d'un expert en sinistre et identifier ce dernier,
ainsi que transmettre le dossier à l'expert sur demande. Dans le cas des
experts en sinistre, ce qui est important, c'est de s'assurer que
l'ensemble des personnes assurées reçoivent les services de qualité. Il est
donc important pour... Il est donc important de s'assurer que cette pratique
d'avoir recours à des surnuméraires pour faire des expertises en sinistre ne vient pas léser les clients et ne viendra pas
complexifier davantage les processus administratifs auxquels doivent se
plier les Québécois.
Je sais que, dans les
dernières... dans les derniers mois, le ministre a reçu plusieurs mémoires
d'organisations qui sont visées par le
projet de loi n° 30, qui sont peut-être prêts à collaborer, qu'ils
ont une reconnaissance eux-mêmes qu'il
y a des ajustements à faire mais qui veulent exprimer quand même certaines
inquiétudes à la façon dont le projet de loi approche ces enjeux-là.
Par exemple, dans le
cas de la Chambre de l'assurance de dommages, ils reconnaissent eux-mêmes que
le projet de loi propose des changements importants à l'équilibre actuel de
l'écosystème en proposant de confier à des personnes
non certifiées des activités réservées, à être déterminées par règlement, et
que ce projet de loi modifie ainsi de
manière significative l'un des principaux... l'un des principes fondamentaux du
régime de protection des consommateurs mis en place par la législature
en 1988, également, que le projet de loi remet en question l'obligation d'avoir
une certification pour effectuer les tâches de l'expert en sinistre.
Et, comme je l'ai
mentionné tantôt, Me Martin Fortier, qui exerce les droits... les droits... qui
exerce en droit des affaires, immobilier, fiscal et litige civil, commercial et
fiscal, mentionne lui-même que le projet de loi propose, par exemple, la
création d'un nouveau ordre professionnel, ce qui fait en sorte que... Pourquoi
est-ce qu'on soustrait cette obligation, qui est la source même, justement, du
principe d'autoréglementation? Donc, je pense qu'il y a des enjeux auxquels
certains groupes ont... ont amené la lumière, si vous voulez, auxquels il faut
que le ministre puisse répondre et défendre.
Un autre exemple est celui des concessionnaires,
qui, eux, admettent aussi, et je cite : «Nous souhaitons vous proposer — au
ministre — des
solutions ainsi que des pistes de réflexion visant à améliorer et mieux
encadrer le processus de distribution des produits et services financiers chez
nos membres.» Donc, il y a une reconnaissance de leur
part également qu'il y a du travail à faire, mais ils peuvent amener,
évidemment, certaines nuances à leur réalité, qui ne sont pas prises en
considération dans le projet de loi.
Alors, je cite
également, encore une fois : «Nous sommes sensibles aux préoccupations
entretenues par le gouvernement relativement à l'aspect financier entourant la
distribution des produits et services financiers dans le contexte de la
distribution sans précédent, mais sachez que toutes mesures d'une telle nature
seront supportées par nos regroupements, puisque nous considérons essentiel à
la pérennité des entreprises que nous représentons et des citoyens y
travaillant.» Ils mentionnent, entre autres, l'introduction des régimes de
certificat restreint et mentionnent qu'ils
réclament, depuis de nombreuses années, des changements et la mise en place des
régimes de certificat restreint spécifiquement pour les directeurs
commerciaux, qui leur apparaît toujours d'actualité.
Donc, il y a
plusieurs éléments dont... qui se retrouvent dans le projet de loi n° 30 dont les groupes concernés sont d'accord, mais, encore une fois, ils ont une certaine connaissance
et expertise qui pourrait amener des éclaircissements ou des options... davantage d'options. Encore une
fois, je me... je vais les citer : «Il est grand temps qu'un programme de
formation indépendant, reconnu par l'Autorité des marchés financiers, soit mis
en place de manière à fixer les conditions d'entrée en carrière et d'exiger la
formation continue. Aujourd'hui, nous craignons que les mesures proposées par
le projet de loi n'adressent que les conséquences et non les causes. Les
modifications proposées ne répondent en rien au traitement équitable du consommateur,
à quoi s'ajoutent des conséquences lourdes pour des milliers d'entreprises
québécoises et de ses travailleurs. Plutôt, nous préférons saisir l'occasion
qui se présente pour susciter l'intérêt du gouvernement à implanter
immédiatement des mécanismes d'encadrement qui seront bénéfiques à long terme
pour les consommateurs, nos membres, les compagnies d'assurance et le
gouvernement.» Parce que je pense qu'on se comprend tous pour dire qu'à la fin
de la journée on veut s'assurer que les consommateurs ont le plus de protection
possible, que les produits qui le sont... leur sont offerts sont bien encadrés.
Et là je vais
également citer le mémoire de... excusez-moi, je préfère l'acronyme...
Une voix : ...
Mme Prass :
...excusez-moi, oui, Chambre d'assurance et de dommages du Québec, qui vous
font plusieurs propositions. J'en dénombre au moins quatre, donc, par exemple,
créer... et ce sont des éléments qui ne se retrouvent pas dans le projet de
loi, donc ce serait une façon de le bonifier, par exemple, la création d'une
nouvelle catégorie de certificats qui répondraient aux besoins de l'industrie
en offrant une plus grande flexibilité, en facilitant l'embauche, en permettant
d'avoir des personnes compétentes et qui bénéficient d'un encadrement déontologique,
permettre les exceptions en assurance automobile pour les bris de vitre et les
sinistres réglés par la Convention d'indemnisation directe. Donc, ils
suggèrent, entre autres, pour que des personnes non certifiées effectuent le
traitement des réclamations en assurance automobile liées aux cas spécifiques,
par exemple, les dossiers de remplacement ou de réparation de vitre de véhicule automobile, les dossiers soumis à
l'application de la Convention d'indemnisation directe, mais qu'il y
aurait, évidemment, certaines exceptions.
• (11 h 50) •
Une autre
recommandation de leur part, des règles claires pour encadrer la notion de
superviseur : «Comme précisé précédemment, la notion de superviseur est un
nouveau concept introduit par le projet de loi n° 30. Toutefois, celui-ci
n'est pas défini et, par conséquent, il ne propose aucune balise claire. Nous
en concluons que, dans sa forme actuelle, tout expert en sinistre pourrait
répondre à la notion de superviseur. À l'instar de ce qui est prévu dans d'autres lois et règlements, nous pensons que
cette notion de supervision devrait être définie et qu'elle devrait également
prévoir des règlements clairs quant aux limites à prévoir.»
Également,
une autre suggestion de leur part, recourir aux experts en sinistre compétents
des autres provinces, donc, prévoir une certification spéciale pour les
experts en sinistre provenant des autres provinces canadiennes, sous réserve qu'ils agissent à titre d'experts
en sinistre au Québec et de façon temporaire. On peut penser, par exemple, à la
région de l'Outaouais, évidemment, qu'il y a une frontière avec l'Ontario.
Donc, en cas de... Bien, quand on a de besoin de faire appel à des experts en
sinistre, ça pourrait être une possibilité également.
Donc,
je pense qu'il y a plusieurs éléments qui vont... vous ont été amenés dans des
mémoires et des lettres qui méritent d'être discutés davantage, tout en... dans
un esprit de bonifier le projet de loi au nom des consommateurs et de
s'assurer... Et, comme je l'ai... j'ai mentionné à plusieurs reprises,
l'industrie elle-même... les industries elles-mêmes reconnaissent qu'il
y a un besoin d'encadrement. Donc, j'ai hâte à nos discussions. Merci.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, très chère collègue. Y aurait-il d'autres commentaires dans le cadre
de ces remarques préliminaires?
Sans quoi nous allons
procéder à l'étape des motions préliminaires. Et je crois comprendre que notre
collègue de D'Arcy-McGee a une motion en ce sens qui est déjà déposée sur le
Greffier. Alors, madame, vous savez que vous disposez d'un temps de parole d'au
maximum 30 minutes.
Mme Prass :
Oui. Donc, je vais attendre qu'il soit sur l'écran.
Le Président
(M. Simard) : ...
Mme Prass :
Parfait.
Le Président (M. Simard) : ...s'il
vous plaît.
Motion proposant d'entendre la
Corporation des concessionnaires
automobiles du Québec et Sym-Tech
Mme Prass : Donc,
conformément à l'article 244 du règlement de l'Assemblée nationale, je
fais motion afin :
«Que [...] la Commission des finances publiques
entende, dans le cadre de l'étude du projet de loi n° 30, Loi modifiant diverses
dispositions principalement dans le secteur financier, la Corporation des
concessionnaires automobiles du Québec et Sym-Tech services aux
concessionnaires.»
Mme Elisabeth Prass
Donc, je vais rappeler qu'il n'y a pas eu de
consultation dans le cadre de ce projet de loi... excusez-moi, un projet de loi qui aura des impacts sur les membres
du public. Donc, on pense qu'il serait nécessaire pas juste de permettre
aux groupes cités dans le projet de loi de déposer des mémoires ou des lettres,
mais vraiment de pouvoir prendre la parole publiquement avec toute l'expertise
qu'ils ont. Tel que j'ai mentionné, il y a une volonté de leur part de vouloir
faire des changements, mais ils veulent faire partie de la solution, si vous
voulez. Donc, ils veulent la possibilité de pouvoir s'exprimer à l'Assemblée
nationale.
Donc, le
projet de loi qui est à l'étude aujourd'hui semble, de prime abord, être facile
à comprendre. Il propose des
modifications à des lois encadrant le secteur financier, et ceci semble d'ailleurs
expliquer pourquoi des consultations n'ont pas été organisées.
Cependant, des groupes qui ont pris contact avec nous ont analysé à la fine
pointe ce projet de loi et se sont rendu
compte que certaines de leurs demandes avaient été ignorées. Nous voulons
signaler... souligner ces demandes
puisque ceux-ci les ont partagées au ministre et aux membres de son cabinet,
mais force est de constater qu'ils
n'ont pas été entendus. Notre objectif aujourd'hui est d'amplifier leurs voix
et de les entendre sur la place publique.
Alors, tel
que j'ai mentionné, on inviterait la Corporation des concessionnaires
automobiles du Québec, ce qui regroupe
la majorité des concessionnaires automobiles québécois, en fait, 98 % des
concessionnaires dans 10 régions... 10 régions du Québec. Donc, ils
ont, évidemment, premièrement, pas... Non seulement il y a des articles dans le
projet de loi qui les concernent
directement, mais ils ont une expertise eux-mêmes et des connaissances pour
peut-être amener certaines nuances. Et, encore une fois, selon la lettre
qu'ils ont envoyée au ministre le 27 juillet dernier, ils ont une volonté
de vouloir faire des modifications et, dans le même sens que l'AMF, vouloir
mieux encadrer et protéger non seulement le public, mais leurs membres également.
Donc, la CCAQ avait notamment transmis, comme
j'ai dit, leurs inquiétudes au ministre au mois de juillet, en particulier que
le projet de loi... Excusez-moi. Ce qui les inquiète particulièrement, c'est
que le projet de loi n° 30 veut retirer l'option aux distributeurs de la
possibilité d'offrir un produit d'assurance de remplacement par rapport à un
véhicule qu'ils vendent. Or, ce sont grâce aux options offertes et à la qualité
des produits offerts que les consommateurs
reçoivent un traitement équitable. Également, selon eux, retirer le droit de
distribuer sans représentant de l'assurance de remplacement limite de
nouveau les choix des consommateurs en accordant une moins grande souplesse
dans l'offre.
La CCAQ demande également d'étudier la possibilité
de mettre en place un régime de certificat restreint spécifiquement pour les
directeurs commerciaux ou un équivalent. Donc, actuellement, les assureurs sont
responsables de l'éducation des directeurs commerciaux par rapport à la
distribution des produits de services financiers, et la confiance du
consommateur face aux produits dépend de leur traitement équitable. Un
certificat obtenu à la suite d'une formation standardisée permettrait aux
consommateurs d'être pleinement informés sur l'intégrité du directeur avec qui
ils choisissent de faire affaire.
Le projet de loi modifie également la Loi sur la
distribution de produits et services financiers, qui, dorénavant, obligerait le
consommateur à payer une prime exigeable d'assurance au moins une fois annuellement.
Toujours selon la CCAQ, faute de mesure facilitante permettant l'accès à de
l'assurance crédit, les consommateurs choisiront plutôt de s'en priver. Cette
mesure se cadre mal dans un contexte inflationniste, et les représentants
autonomes sont les mieux placés pour orienter les consommateurs.
On vous demande également d'inviter, lors des
consultations, Sym-Tech services aux concessionnaires, qui est un chef de file
canadien aux services de financement et d'assurance pour l'industrie
automobile, et qui représente 400 concessionnaires clients et
31 associés au Québec, également qui représente des membres qui... pour
lesquels 225 000 contrats sont en circulation au Québec.
Selon... selon la Loi sur la distribution de
produits et services financiers, les assureurs doivent prendre les mesures appropriées afin que ces distributeurs
aient une bonne connaissance du produit d'assurance de remplacement.
L'AMF considère que les assureurs ne semblent pas prendre les mesures
appropriées, pour les distributeurs, respectant le cadre légal et réglementaire
existant. Cependant, les résultats en DSR démontrent qu'il n'y a pas de
problème systémique au sein de l'industrie dans son ensemble. Tout comme la
CCAQ, Sym-Tech propose également la mise en place d'un encadrement grâce à
l'obtention d'un certificat pour la pratique qui permettra d'encadrer ceux qui
sortent du sentier.
En 2008, le gouvernement a passé le projet de
loi n° 141, soit la Loi visant principalement à
améliorer l'encadrement du secteur financier, la protection des dépôts d'argent
et le régime de fonctionnement des institutions financières. Par rapport au
projet de loi étudié aujourd'hui, ce sont des dispositions encadrant l'offre
des produits d'assurance en ligne et la distribution sans représentant qui sont
concernées. Ces dispositions obligent notamment l'obligation de divulguer
certaines informations à l'AMF et aux clients lors de périodes de négociation
du contrat et à la suite de sa conclusion.
Encore une fois, aucun
problème systémique au sein de l'industrie n'est observé. Selon Sym-Tech,
ceux-ci ont coopéré activement avec les organismes réglementaires pour
implanter les éléments de la loi n° 141 malgré ces
réglementations parfois désavantageuses pour les distributeurs. En retirant le
droit de vente de produits d'assurance remplacement, cela réduirait le niveau
des choix offerts aux consommateurs, affectant ainsi le marché de libre concurrence. Encore une fois, Sym-Tech dénonce
l'impact de cette réglementation que pourrait... que cette réglementation
pourrait avoir sur les concessionnaires, alors que ce ne sont que certains
acteurs qui ne respectent pas les règles.
• (12 heures) •
Donc, je pense qu'avec tout ce qui a été dit il
serait utile, il serait important que ces deux groupes soient entendus, compte
tenu de l'impact que ce projet de loi aura sur eux, aura sur leur industrie.
Encore une fois, ils peuvent amener des informations et des connaissances qui
n'ont pas été nécessairement prises en considération. Donc, je pense qu'il
serait important pour le public, pour les membres de ces associations qu'ils
soient entendus lors de la commission pour le projet de loi n° 30.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, chère collègue. M. le député de Marguerite-Bourgeoys, en vos titres et
fonctions de porte-parole officiel, vous disposez également de 30 minutes.
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : M. le
Président, merci. Merci beaucoup, M. le Président. Merci à ma collègue. Merci à
tous d'être ici. Merci à M. le ministre.
Je pense que je veux juste mettre en perspective
ce que ma collègue a mentionné puis je pense que c'est important de le
réaliser. Pour les concessionnaires automobiles, c'est évident que, pour eux,
c'est une... évidemment, une perte de
revenus. C'est un service qui était inclus pour leur département de service
après-vente. Il y a cet aspect-là de la chose qui est très important.
Mais il faut aussi se rendre compte d'une chose,
c'est... Lorsque les clients sortaient du concessionnaire automobile, une fois que tu vas sortir du
concessionnaire automobile, dans ta voiture, la majorité des gens ne penseront pas
à aller chercher ce genre de couverture là une fois arrivés à la maison. Et
donc il y a un service qui était offert, que
les gens consommaient, qu'ils voulaient obtenir, une couverture qui a donné, je
crois, c'est juste l'an passé seulement, 30 millions de
dollars de bénéfice aux propriétaires de ces polices d'assurance là.
Donc, c'est un service qui est quand même
important pour plusieurs Québécois, un service qui fait en sorte que, là,
maintenant, avec le projet de loi, ce service-là ne sera pas au rendez-vous. Et
donc on limite le choix des Québécois à
obtenir ce... Ça fait qu'on est en train de... Par vouloir écouter un peu ce
que l'AMF va faire, c'est-à-dire de ne pas vouloir réglementer le... ce
secteur-là, on est en train de réduire l'offre, la concurrence, en fait, de...
pour ce service-là, pour le consommateur. Donc, ça va à l'encontre un peu,
même, de permettre aux Québécois d'obtenir quelque chose qu'ils sont prêts à
payer. Ça réduit le choix. C'est une... C'est quelque chose qui va à l'encontre
même de la protection du consommateur, je le crois. Et donc il y a cet
aspect-là aussi à considérer.
Donc, en fonction de... du secteur des
concessionnaires automobiles et aussi de leur clientèle, bien évidemment, le
projet de loi en tant que tel va à l'encontre de... du développement
économique. On parle d'une trentaine de
millions de dollars qui ne sera pas redistribuée envers les Québécois, et ça,
c'est sans compter, évidemment, ce que l'ensemble de ces polices-là
pouvait générer, là, comme revenus, dans son ensemble, en absolu, autant pour
les concessionnaires automobiles que pour les compagnies d'assurance
sous-jacentes qui, elles, fournissaient la vraie couverture d'assurance qui
était, donc, vendue par les intermédiaires.
Je pense qu'on a mentionné le fait aussi que
l'industrie souhaite cette réglementation-là, souhaite être encadrée. Donc, je
pense que ça, c'était important de pouvoir permettre à l'industrie de
s'exprimer sur le sujet. Et ils sont tous
d'accord qu'il y a eu des pommes pourries, là, dans le panier, mais là, depuis,
à plusieurs reprises, l'industrie est venue de l'avant pour demander de
justement être mieux encadrée. Donc, il y a, évidemment, une action qui pourrait être faite par vous, M. le ministre, pour
permettre, là, donc, à l'AMF de passer aux actes. On s'entend que l'AMF en tant
que telle ne cherche pas des mandats additionnels, c'est... c'est certain.
Donc, ça prend une commande de la part du ministre pour pouvoir agir
ainsi. Mais je n'en connais pas beaucoup, d'industries ou de secteurs de notre
économie qui demandent d'avoir des règles du jeu... des règles de jeu établies
clairement, là, par l'AMF. Donc, ça,
c'est... force est de constater que c'est des gens qui comprennent les
ramifications puis qui veulent bien agir. Alors, pour ces... pour ces concessionnaires-là, bien, je pense qu'on était bien
placés, là, de faire les commentaires et les modifications qu'on a
suggérés. Merci, M. le Président.
Le
Président (M. Simard) : Merci à vous, cher collègue. Y aurait-il d'autres
remarques dans le cadre de cette motion préliminaire? M. le ministre,
vous disposez, vous également, de 30 minutes.
M. Eric Girard
M. Girard (Groulx) : Oui, bien,
merci, M. le Président. Bien, c'est certain que je suis un peu surpris de la
position de l'opposition officielle, parce que, lors du dépôt du projet de loi,
en mai 2023, l'opposition n'avait pas demandé de consultations particulières et
avait indiqué supporter les modifications qui étaient proposées, qui sont dans
l'intérêt des consommateurs, M. le Président. C'est ce dont on parle, l'intérêt
des consommateurs. Et l'AMF a travaillé avec
l'industrie, a fait plusieurs rapports, et malheureusement les manquements, les
pratiques sous-optimales ont perduré, et ce qui a
amené au dépôt du projet de loi. Et je répète que l'opposition officielle avait
indiqué son appui aux modifications qui étaient proposées puisqu'elles sont
dans l'intérêt des consommateurs.
Et, quant à la prétention que la Corporation des
concessionnaires n'a pas été entendue, bien, nous les avons rencontrés à plusieurs reprises, M. le Président.
Que ce soit moi-même, mon cabinet, le ministère, l'AMF et, évidemment,
dans le cadre des travaux de l'AMF, ces gens-là ont été rencontrés.
Alors, il y a eu dépôt du projet de loi en mai
2023. Il y a eu tout un processus d'écoute, de discussion. Ça suivait trois rapports de l'AMF. Alors, nous voici
en mai 2024, et là j'apprends que l'opposition officielle ne supporte plus la proposition, qui est dans l'intérêt du
consommateur. Alors, j'en prends acte, mais j'arrêterais mes commentaires
ici sur la motion préliminaire et je pense qu'on pourrait voter sur ça.
Le Président (M. Simard) : ...remarques
sur la motion préliminaire?
Mise aux voix
Sans quoi nous allons procéder à sa mise aux
voix. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Des voix : Rejeté.
Le Président (M. Simard) : Rejeté
sur division, j'imagine.
Une voix : ...
Le Président (M. Simard) : Alors,
rejeté sur division.
Étude détaillée
Conséquemment,
nous allons procéder... À moins qu'il n'y ait d'autres motions, nous allons
procéder à l'étude détaillée de ce projet de loi. Et nous commençons par
l'article 1. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui. Alors,
nous sommes dans la section qui concerne les dispositions relatives aux unions
réciproques. Si jamais il y avait un intérêt pour étudier ça en bloc, c'est
certain qu'on pourrait aller à l'essence de ce qu'est une union réciproque,
mais je comprends que vous aimeriez que je lise l'article 1. C'est ça?
Le Président (M. Simard) : ...idéalement,
M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : D'accord. Je
vous comprends bien, M. le Président. Vous... On ne peut pas vous accuser
d'ambiguïté. Alors...
Le Président (M. Simard) : Mais on
pourra, éventuellement, selon le consentement que pourraient ou non nous donner
nos collègues de l'opposition, procéder par une étude par blocs, mais on n'en
est pas là pour le moment.
M. Girard (Groulx) : Mais il semble
qu'on n'en est pas là, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Pardon?
M. Girard (Groulx) : Alors, je me...
je me précipite dans la lecture de l'article 1. Alors, l'article 6...
Le Président (M. Simard) : Très
bien. C'est une bonne idée.
M. Girard (Groulx) : Merci. Merci de
me supporter. L'article 6 de la Loi sur les assureurs
(chapitre A-32.1) est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 1° et
après «les sociétés», de «et associations»;
2° par la suppression du paragraphe 4°.
Commentaire.
Le premier article du projet de loi modifie l'article 6 de la Loi sur les
assureurs en concordance avec les modifications apportées au titre III de
cette loi permettant à une association constituée au Québec d'être
assujettie à ce titre III ainsi qu'exercer l'activité d'assureur à titre
d'union réciproque.
Le Président (M. Simard) : ...des
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : ...Président.
J'aimerais ça, si c'était possible, M. le ministre, juste de nous donner les
distinctions que vous voyez, là, dans le texte proposé, là. Les sociétés et les
associations d'assurance, pouvez-vous nous expliquer comment vous voyez la
différence entre les deux?
M.
Girard (Groulx) : Bien, puisque c'est une question légale, si vous permettez,
M. le Président ainsi que l'opposition, on
pourrait passer la parole à notre excellente juriste qui est avec nous. Et je
crois que... Est-ce que j'ai le droit de donner son nom moi-même, M. le
Président?
Le Président (M.
Simard) : Ah! bien, elle pourrait le faire.
M. Girard
(Groulx) : Elle le fera.
Le Président (M.
Simard) : Mais, tout d'abord, juste pour officialiser le consentement,
il y a consentement? Alors, maître, pourriez-vous vous présenter? À moins que
vous ne souhaitiez que ce soit le ministre qui le fasse. C'est à vous... c'est
à vous de voir.
• (12 h 10) •
Mme Desbiens
(Geneviève) : Merci, M. le Président. Alors, Geneviève Desbiens. Je
suis avocate au ministère de la Justice, principalement attitrée au ministère des
Finances.
Alors, les sociétés
d'assurance, c'est des personnes morales. Soit qu'elles sont constituées en
vertu de la Loi sur les sociétés par actions, soit que ce sont des sociétés mutuelles
constituées en vertu de la Loi sur les assureurs auxquelles on fait
appliquer certains articles de la Loi sur les sociétés par actions.
Alors, c'est... la
distinction entre la société et l'assurance qu'on... l'association qu'on
ajoute, c'est que l'association, c'est une association du Code civil. C'est la
forme la plus simple de constitution qu'on a au Québec. On a les personnes morales, sociétés par actions, on a les OBNL,
partie III de compagnies... de la Loi sur les compagnies, puis on a
aussi toutes sortes de sociétés en vertu du Code civil. Et à cela s'ajoutent
les associations, qui ne sont pas personnes
morales en vertu de la Loi sur les compagnies. Donc, c'est des organismes à but
non lucratif. L'encadrement est très
limité. C'est la forme la plus simple d'entreprise. Puis ici ce qu'on a au
niveau des unions réciproques, c'est... c'est une association au sens du Code
civil. Je ne sais pas si ça répond à votre question.
M.
Beauchemin : Oui. Donc, la définition, c'est vraiment comme une
association entre deux personnes.
Mme Desbiens
(Geneviève) : En fait, ça peut être plusieurs personnes. Ce n'est
pas... Ça peut être deux, trois. Chacun des
membres de l'association va participer au contrat qui va constituer
l'association, et l'association, une fois l'autorisation de l'Autorité délivrée
pour qu'elle agisse à titre d'assureur, pourra conclure des contrats d'assurance
avec ses membres.
M.
Beauchemin : OK. Puis, si on avait décidé de juste dire «les
sociétés», combien de personnes est-ce qu'on aurait écartées, là, disons, du
processus qu'on envisage ici?
Mme Desbiens
(Geneviève) : Je ne suis pas certaine de comprendre votre question.
Vous voulez savoir combien il y a d'unions réciproques?
M.
Beauchemin : Bien, c'est... Supposons qu'on avait fait... Parce que,
là, on... Là, on inclut, donc, sociétés et associations. Si on avait juste dit
«les sociétés», donc, pas «les associations», combien de personnes on aurait
comme écartées? Combien de groupes, combien d'associations on aurait écartés
dans ce projet de loi spécifique?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Là, présentement, il y a une association constituée au Québec à titre...
qui agit à titre d'union réciproque. Il y en a deux autres qui ont été
constituées ailleurs au Canada. Je pense, les deux viennent de l'Alberta. Donc,
on aurait écarté... On n'écarte personne, parce que ce qu'on fait, nous, ici,
c'est comme pour les sociétés d'assurance qui sont constituées au Québec. Il y
a une intervention du ministre des Finances pour permettre la constitution de
cette société-là, et ensuite il y a une intervention de l'Autorité des marchés
financiers pour délivrer l'autorisation pour agir à titre d'assureur. Là, ce
qu'on fait, c'est permettre que l'association soit constituée à la suite d'une
autorisation du ministre des Finances pour ensuite aller chercher
l'autorisation de l'Autorité des marchés financiers.
En fait, on règle la situation. On fait des modifications pour harmoniser la
constitution d'assureurs au Québec.
Le Président (M.
Simard) : M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Bien, en fait, M. le Président, je pourrais lire un peu
le... Parce que, là, on a 68 articles,
là, puis la plupart sont des articles de concordance. Alors, je pourrais
donner, pour le bénéfice des gens qui nous écoutent, un peu ce qu'on...
ce qu'on essaie de faire.
Alors, on parle des
unions réciproques, et ce qu'on essaie de faire, c'est de permettre à un groupe
de personnes de s'assurer entre elles par la mise sur pied d'une association à
but non lucratif, le meilleur exemple étant probablement l'Union réciproque d'assurance
scolaire du Québec, qui a été mise sur pied récemment par un groupe de centres
de services scolaires.
Alors, le projet de
loi vient améliorer les dispositions relatives à ce type d'assureur en faisant
quelques ajustements pour mieux tenir compte du fait que ces assureurs sont, au
sens du Code civil, des associations, donner un rôle au ministre des Finances
lors de leur création et mieux tenir compte du fait que les membres d'une union
sont liés par deux contrats, le premier
formant l'association puis le deuxième formant l'assurance, puis ajuster les
exigences de capital de départ.
Alors,
un grand nombre des articles que nous allons étudier, M. le Président, sont
simplement des articles... des ajustements de concordance qui visent à modifier
les dispositions relatives aux unions réciproques et aux associations
d'assurance pour moderniser la loi.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Y aurait-il d'autres commentaires sur
l'article 1, chers collègues?
M.
Beauchemin : Oui, bien, en fait, est-ce que... Donc, toutes ces
dispositions-là qu'on va mettre en place, est-ce que ça va, donc, permettre
d'avoir plus d'associations?
M. Girard
(Groulx) : ...faciliter les cas pertinents.
M.
Beauchemin : ...qui vont se... qui vont se créer de cette... en
association.
M. Girard
(Groulx) : C'est ça. Ça va... ça va faciliter la possibilité. Il
faudra néanmoins les approuver.
M.
Beauchemin : ...une idée d'à peu près combien ça pourrait représenter?
M. Girard (Groulx) :
On n'a pas de demande spécifique à ce stade-ci, mais on modernise la loi.
M.
Beauchemin : OK. Mais ça va faire qu'il va y avoir plus de demandes
d'officialiser les associations.
M. Girard
(Groulx) : Pas nécessairement, mais, si on en a, la loi sera
modernisée.
M.
Beauchemin : OK.
M. Girard
(Groulx) : On ne... on ne répond pas à une demande d'union réciproque,
là. Il n'y a pas... il n'y a pas de demande au ministère en cours.
M.
Beauchemin : Merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 1. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 2. M. le
ministre.
M. Girard
(Groulx) : L'article 7 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
après «parties», de «qui s'associent, en vertu [d'un] contrat constitutif de
celle-ci, afin de mettre en commun des sommes leur permettant d'être»;
2° par l'insertion, à
la fin, de «dommages».
Commentaire. Les
modifications apportées à l'article 7 de la Loi sur les assureurs
précisent ce qu'est une union réciproque et qu'elle ne peut exercer l'activité
d'assureur qu'en assurance de dommages.
Note additionnelle. Dans
les faits, cela ne change rien. C'est quand même un commentaire qui a beaucoup
d'humilité. En effet, les modifications ne font que confirmer l'état actuel des
choses.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques?
M.
Beauchemin : ...concrètement, ça ne change rien.
M. Girard
(Groulx) : Si le ministère a pris la peine de mettre une note
additionnelle pour dire que, dans les faits, cela ne change rien, je pense
qu'on peut leur faire confiance.
M.
Beauchemin : Aucune modification. OK. Bon, bien, écoute...
Le Président (M.
Simard) : Alors, d'autres commentaires sur cet article? Conséquemment,
l'article 2 est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 3.
M. Girard
(Groulx) : L'article 8 de cette loi est modifié par l'insertion,
dans le premier alinéa et après... Attendez, là. Je pense, j'ai mal lu. Je vais
reprendre. Article 3 : L'article 8 de cette loi est modifié par
l'insertion, dans le premier alinéa et après «personne morale», de «ou d'une
union réciproque».
Commentaire.
Les modifications effectuées à l'article 8 de la Loi sur les assureurs
sont en concordance avec les modifications apportées au titre III de cette
loi permettant à une association constituée au Québec d'être assujettie à ce
titre III.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques? Est-ce que l'article 3 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 4.
M. Girard
(Groulx) : L'article 21 de cette loi est modifié par la
suppression du deuxième alinéa.
Commentaire. Cette
modification vise à supprimer le deuxième alinéa de l'article 21 de la Loi
sur les assureurs, qui n'est pas nécessaire. Puisqu'il n'est pas nécessaire,
nous suggérons de le supprimer, M. le Président. En effet, les parties qui
s'associent pour exploiter une union réciproque exploitent une entreprise en
vertu du troisième alinéa de l'article 1525 du Code civil puisqu'il s'agit
d'une activité économique organisée.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Des remarques?
M.
Beauchemin : Pourquoi que l'article était là? Ting, ting!
M. Girard
(Groulx) : Notre... notre juriste.
Le Président (M.
Simard) : Alors, Me Desbiens, peut-être.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Merci, M. le Président. C'est une erreur. C'est
malheureusement une erreur. On a malencontreusement oublié de se référer au
Code civil. Et, dans les articles concernant la constitution des associations,
on le dit clairement, c'est à l'article 2274, on parle des obligations
contractées pour le service ou l'exploitation d'une entreprise de
l'association. Donc, c'est... c'est simplement une erreur.
M.
Beauchemin : OK. Ça fait depuis combien de temps, à peu près, là,
qu'on... Ça fait cinq ans.
Le Président (M.
Simard) : D'autres commentaires ou des questions sur l'article 4?
Conséquemment, l'article 4 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 5.
M. Girard
(Groulx) : L'article 23 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «morales», de «ou les unions réciproques»;
2° par le
remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Malgré le premier
alinéa, un organisme d'autoréglementation ou une union réciproque n'a pas à
disposer d'un tel capital.»
• (12 h 20) •
Commentaire. La
modification faite à l'article 23 de la Loi sur les assureurs permet
clairement à un organisme d'autoréglementation ou à une union réciproque
d'obtenir une autorisation de l'Autorité des marchés financiers sans disposer de capitaux d'au moins 5 millions de
dollars. Toutefois, ils doivent avoir la capacité d'exercer la capacité...
l'activité d'assureur, et donc démontrer qu'ils peuvent se conformer aux
dispositions de la Loi sur les assureurs qui leur sont applicables.
Le Président (M.
Simard) : ...des remarques?
M.
Beauchemin : Oui. Est-ce que vous pourriez nous donner un exemple, M.
le ministre, d'un organisme d'autoréglementation?
M. Girard
(Groulx) : Vous voulez intervenir.
Le Président (M.
Simard) : ...
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci.
N'importe quel ordre professionnel est un organisme d'autoréglementation.
M.
Beauchemin : OK. Puis, dans le cas ici spécifique d'avoir... sans
disposer de capitaux d'au moins 5 millions,
dans le contexte dans lequel on parle actuellement, c'est-tu la même chose,
mais... vraiment, là? Et donc qui... Pouvez-vous me donner un exemple de
qui serait dans cette situation-là, avec moins de 5 millions de
dollars de capitaux, pour faire...
M.
Girard (Groulx) : Bien, c'est-à-dire qu'il ne pourrait pas faire de
l'activité d'assurance.
M.
Beauchemin : C'est ça.
M. Girard
(Groulx) : Pour... Vous ne pouvez pas obtenir une autorisation de
l'AMF sans disposer de capitaux d'au moins 5 millions de dollars.
C'est comme une barrière à l'entrée pour faire une union réciproque dans le but
de faire de l'assurance.
M.
Beauchemin : Mais ça, c'était quelque chose qui existait avant.
M. Girard
(Groulx) : Bien là, on ajoute les unions réciproques.
M.
Beauchemin : OK. Voulez-vous ajouter quelque chose?
Mme Desbiens
(Geneviève) : Non.
M.
Beauchemin : Non.
M. Girard
(Groulx) : C'est... c'est ce qu'on dit, là : Par l'insertion,
dans le premier alinéa, de «ou les unions réciproques».
M.
Beauchemin : OK.
Le Président (M.
Simard) : D'autres remarques sur l'article 5?
M.
Beauchemin : ...qui n'a pas à disposer d'un tel capital. J'essaie
juste de... Peut-être que je ne comprends pas.
«Malgré le premier alinéa, un organisme — ordre
quelconque, là — d'autoréglementation
ou une union réciproque n'a pas à disposer d'un tel capital.» Ça fait
que...
Mme Desbiens
(Geneviève) : Présentement, l'article tel qu'il se lit, c'est :
De l'avis de l'Autorité, si on n'a pas le capital de 5 millions, mais
qu'on serait capable de faire de l'assurance, on peut avoir l'autorisation.
Donc, présentement, il y a un avis de l'Autorité.
Par contre, pour les
organismes d'autoréglementation qui ne sont pas des assureurs comme n'importe
quel autre assureur, ils sont d'abord organismes pour réglementer leurs
membres. On va prendre l'exemple du Barreau. Ils ne sont pas là en premier lieu pour offrir de l'assurance, sauf que
souvent les organismes d'autoréglementation ont des fonds d'assurance
puis là ils peuvent offrir de l'assurance uniquement à leurs membres. Mais,
comme ils ne sont pas des assureurs comme les autres, comme, mettons,
Industrielle Alliance ou d'autres, ils n'ont pas à obtenir un capital de
5 millions de dollars, parce que leur capacité d'assurance est très,
très limitée.
Au niveau des unions
réciproques, c'est la même chose. Pour pouvoir avoir de l'assurance d'union
réciproque, il faut d'abord être membre de l'union réciproque. Donc, c'est
vraiment des gens qui ont un but commun, qui
vont s'associer pour s'assurer entre eux. Donc, la contribution, les
cotisations vont faire en sorte qu'ils vont être capables de rencontrer
les obligations de leur loi... de la Loi sur les assureurs, mais ils n'ont pas
nécessairement à avoir un capital aussi élevé que n'importe quel l'autre
assureur qui ne fait que de l'assurance. Ça fait que, là, on enlève...
excusez-moi, on enlève l'avis de l'Autorité. Là, on dit clairement que, si tu
n'as pas ce capital de 5 millions, ça ne prend pas un avis de l'Autorité
nécessairement pour dire : OK, tu n'as pas le capital, donc tu ne peux pas
être assureur. Non. L'Autorité va devoir s'arrêter sur les autres obligations.
La solvabilité en général et tout ce qui est pratiques de gestion financière,
ça, l'Autorité va l'évaluer, mais pas le capital pour les organismes de
réglementation et pour les unions réciproques, parce que ce sont de toutes petites
assurances.
M. Beauchemin :
Puis votre exemple du Barreau de
tantôt, si je peux vous poser la question directement, oui...
Le Président (M.
Simard) : Bien sûr.
M.
Beauchemin : ...votre exemple du Barreau tantôt, est-ce... Parce que
ce n'est clairement pas des gens qui peuvent faire de l'assurance. Ça fait
qu'ils se servent d'un fournisseur pour distribuer à l'intérieur, non?
Mme Desbiens (Geneviève) : Non.
Ces organismes-là ont un fonds d'assurance, qu'on appelle. C'est comme... Il y
a une section dans la Loi sur les assureurs qui concerne spécifiquement les
organismes d'autoréglementation et le fonds d'assurance qu'ils doivent
créer. Donc, dans ce fonds d'assurance là, ils vont... ils vont exercer, avec
cet argent-là, l'activité d'assureur, mais ils vont... ils vont récupérer
auprès de leurs membres, les avocats qui sont membres
du Barreau qui veulent adhérer à ce fonds-là, les primes d'assurance, qui
doivent être suffisantes pour... En cas de... de voir à payer l'assurance, bien,
il faut que ce soit suffisant. Ça, c'est encadré par l'Autorité des marchés
financiers. Les règles sont très, très spécifiées dans la Loi sur les
assureurs.
C'est la même affaire pour les unions
réciproques. Certains articles de la Loi sur les assureurs vont s'appliquer aux
unions réciproques et pas certains autres, parce qu'ils ne sont pas des
assureurs comme les autres. Je vais vous donner un
exemple. Comme... Puis là j'espère que je ne me tromperai pas, là, mais j'ai
des gens aux Finances qui sont là. Comme il n'y a pas le... Il n'y a pas besoin
d'avoir de pratique commerciale pour les unions réciproques, parce que seuls
les membres de l'union peuvent avoir de l'assurance. Donc, ils sont tous... ils
sont tous traités de la même manière. Ils se font eux-mêmes les règles.
Donc, il y a certains
articles de la loi qui ne sont pas nécessaires pour ces petits assureurs là,
alors que les autres assureurs, qui font ça
pour obtenir un revenu, finalement, ils le font de manière lucrative. Donc là,
ils ont besoin de plus de capital.
M.
Beauchemin : OK. Merci.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. L'article 5 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 6.
M. Girard (Groulx) :
L'article 26 de cette loi est abrogé.
Commentaire. L'union
réciproque assujettie au titre III de la Loi sur les assureurs... L'union
réciproque assujettie au titre III de la Loi sur les assureurs sera un
assureur autorisé du Québec en vertu des modifications faites à
l'article 6 de cette loi et vues précédemment, ce qui rend la définition
d'«union réciproque autorisée» caduque.
Par ailleurs,
l'assureur autorisé ne peut être autre que celui à qui l'AMF donne son
autorisation d'exercer l'activité d'assureur. Et là on comprend, à la lecture
du titre III de cette loi, que l'assureur autorisé du Québec est celui
constitué en vertu de la loi du Québec. Cette définition est donc inutile.
Les trois définitions
qu'il prévoit étant inutiles, l'article 26 de la Loi sur les assureurs est
abrogé.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Des commentaires sur l'article 6? Celui-ci
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous en sommes rendus à l'étude de l'article 7.
M. Girard (Groulx) : L'article 27 de cette loi
est modifié par la suppression du paragraphe 5° du premier alinéa.
Commentaire. Cette
modification corrige une erreur dans l'article 27 de la Loi sur les
assureurs. En effet, en vertu des articles 30 et 42 de cette loi,
l'autorisation est demandée par l'union réciproque et octroyée à celle-ci. Cela
correspond au fait que ce n'est pas chacun des membres de l'union qui exerce
l'activité d'assureur, mais bien l'union elle-même.
Il est donc évident
que chacune des parties la formant ne peut demander une telle autorisation, et
encore moins se la faire octroyer.
Le Président (M.
Simard) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 7?
M.
Beauchemin : Y a-tu eu des cas où est-ce que, justement, des parties
qui forment une union ont eu à demander une autorisation?
M. Girard
(Groulx) : Non.
M.
Beauchemin : Non? Voilà. Merci.
Le Président (M.
Simard) : L'article 7 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous en sommes rendus à l'étude de l'article 8.
M. Girard
(Groulx) : L'article 30 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «l'union réciproque» par
«l'association»;
2° par le
remplacement, dans ce qui précède le sous-paragraphe a du paragraphe 4° du
troisième alinéa, de «union réciproque» par «association».
Les
modifications effectuées à l'article 30 de la Loi sur les assureurs sont
en concordance avec les modifications apportées au titre III de cette loi
permettant à une association constituée au Québec d'être assujettie à ce
titre III.
Soulignons que
l'article modifié s'applique également aux unions réciproques mises sur pied
ailleurs qu'au Québec qui sont elles aussi des associations puisqu'elles sont
constituées par contrat en vertu duquel des parties conviennent de poursuivre un but commun autre que la réalisation de
bénéfices pécuniaires à partager entre les membres de l'association. Je
rappelle que les unions réciproques sont des organismes sans but lucratif.
• (12 h 30) •
Le Président (M.
Simard) : ...article 8?
M. Beauchemin : ...c'est une union
réciproque. C'est ça? OK. C'est... c'est ce qu'on disait tout à l'heure, mais
on revient là-dessus ici, là.
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Beauchemin : Merci.
Le Président (M. Simard) : ...vous
souhaitiez peut-être ajouter une précision?
Mme Desbiens (Geneviève) : Ce que je
pourrais vous dire, c'est, quand... Tant qu'on n'est pas... Tant qu'on n'a pas eu l'autorisation de l'Autorité, on est
association. Une fois qu'on a l'autorisation de l'Autorité, on devient une union
réciproque, parce que c'est le nom de l'assureur. Pour ce qui est des autres
unions réciproques... D'ailleurs, au Canada, ils ne sont pas des associations.
Ils sont tout le temps des unions réciproques.
Le Président (M. Simard) : ...d'autres
commentaires? Sans quoi l'article 8 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 9. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) :
L'article 31 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
deuxième alinéa, de «, l'autorité de réglementation du domicile de cette union
est l'Autorité sauf lorsque, à la fois, le contrat qui lie chacune des parties
la formant» par «constituée en vertu de la loi d'une autre autorité législative
que le Québec, l'autorité de réglementation
du domicile de cette union est l'Autorité, sauf lorsque, à la fois, le contrat
constitutif de l'union».
Encore ici, les modifications effectuées à
l'article 31 de la Loi sur les assureurs sont en concordance avec les
modifications apportées au titre III de cette loi permettant à une
association constituée au Québec d'être assujettie à ce titre III.
Soulignons que l'article modifié s'applique
également aux unions réciproques mises sur pied ailleurs qu'au Québec qui sont elles aussi des associations
puisqu'elles sont constituées par contrat en vertu duquel des parties
conviennent de poursuivre un but commun
autre que la réalisation de bénéfices pécuniaires à partager entre les membres
de l'association.
Le Président (M. Simard) : ...des
remarques sur l'article 9?
M. Beauchemin : Donc, la...
Le Président (M. Simard) : M. le
député.
M.
Beauchemin : Oui. Merci. Merci, M. le Président. Donc, la...
Des... Pouvez-vous nous donner un exemple, par exemple, de qu'est-ce qui
pourrait être représentatif à l'extérieur du Québec, qui aurait une influence,
donc, sur ce que vous dites, là?
Le Président (M. Simard) : M. le
ministre.
M. Girard (Groulx) : L'Alliance
réciproque de l'industrie des oeufs de consommation du Canada, l'Union
réciproque d'assurance des aéroports canadiens. Je viens de comprendre pourquoi
on me parlait de producteurs d'oeufs dans mes notes de briefing. Merci, Mme la
juriste.
M. Beauchemin : OK. Donc, ça, ici,
ça aurait une autorité législative que le Québec... que le Québec...
«L'autorité de réglementation du domicile de cette union est l'Autorité, sauf
lorsque, à la fois, le contrat constitutif de l'union». C'est ça?
M. Girard (Groulx) : Mme la juriste.
M. Beauchemin : Donc, ça, c'est...
ça, c'est deux cas spécifiques. Il y en a-tu d'autres ou c'est juste ceux-là?
Le Président (M. Simard) : Me
Desbiens.
Mme
Desbiens (Geneviève) : C'est... c'est les deux qui sont autorisées à
exercer l'activité d'assureur au Québec. C'est deux unions réciproques qui ont
été constituées en Alberta. Ils ont l'autorisation de l'Autorité pour exercer au
Québec, mais leur autorité de réglementation
n'est pas principalement l'Autorité des marchés financiers puisqu'elles ont été
constituées ailleurs. Ça fait que c'est ça que l'article 31 dit.
L'Autorité va devenir l'autorité de réglementation de ces
unions réciproques dans la mesure où on la désigne comme telle et que le... Il
y a un permis ailleurs, mais il faut la désigner. Il faut que l'AMF soit
désignée dans le contrat.
M. Beauchemin : Puis y a-tu une
différence dans la réglementation entre ce que l'AMF fait puis ce qui a été
fait, bien, dans votre cas spécifique, là, l'Alberta, là?
Mme Desbiens (Geneviève) : Pas
vraiment, parce que les dispositions qui ont été faites dans la Loi sur les
assureurs en 2017 ont été inspirées principalement de la loi albertaine
applicable aux unions réciproques là-bas. Donc,
il n'y a pas... il n'y a pas vraiment de différence. On essaie de s'harmoniser
dans la rédaction de nos lois au Canada.
M. Beauchemin : D'accord. Merci.
Le Président (M. Simard) : L'article 9
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons l'étude de l'article 10.
M. Girard (Groulx) : L'article 32
de cette loi est modifié par le remplacement de «mandataire» et de «siège du
demandeur est celle de ce mandataire» par, respectivement, «représentant» et
«principal établissement de l'union réciproque peut être celle du
représentant».
Les modifications à l'article 32 de la Loi
sur les assureurs visent à rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus
conforme avec celui du Code civil. En effet, en vertu du premier alinéa de
l'article 2270 du Code civil, le terme «mandataire» est réservé aux
administrateurs dans le cas d'une association. La personne visée ici n'étant
pas nécessairement un administrateur, le terme «représentant», plus souple, est
approprié.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres remarques sur l'article 10?
M. Beauchemin : ...l'objectif, là,
d'inclure le mot «représentant» ici, c'est vraiment pour avoir plus large,
c'est ça, pour en inclure plus.
M. Girard (Groulx) : Mme Desbiens.
Mme
Desbiens (Geneviève) : Oui. Comme M. le ministre vient de le dire, il
faudrait... si on mettait «mandataire», il faudrait nécessairement que la personne soit un administrateur de
l'union. Là, les administrateurs pourraient désigner quelqu'un, un autre
membre de l'association à titre de représentant. Donc, c'est pour ça qu'on doit
remplacer le mot «mandataire» par celui de «représentant», pour éviter que les
administrateurs soient obligés de représenter tout le temps, tout le temps,
tout le temps l'union réciproque.
M. Beauchemin : Mais là ça veut dire
que les représentants peuvent n'importe... peuvent être n'importe qui dans
l'association. C'est ça?
Mme Desbiens (Geneviève) : Exactement.
M. Beauchemin : En autant qu'ils
reçoivent le mandat de par l'association pour les représenter.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Tout à fait. Le représentant va être désigné dans
le contrat formant l'association. Donc, c'est d'un commun accord des
parties. Puis cet...
M. Beauchemin : OK. Donc, il va y
avoir les administrateurs, le représentant aussi. Tout ça va être identifié. Ça
fait que, là, maintenant, on vient de mettre le fardeau, si je peux dire, là,
sur le dos du ou de la représentante pour s'assurer qu'elle soit, donc, toujours
présente. C'est ça?
Mme Desbiens (Geneviève) : En fait,
cette personne-là devient comme le vase communicant entre l'association et
l'Autorité, mais aussi au sein même de l'association. Comme je vous disais
tantôt, nos dispositions sont inspirées de la loi albertaine. C'était comme ça
en Alberta, parce qu'en Alberta il n'y a pas de Code civil. Donc, il n'y avait
pas nos dispositions du Code civil formant l'association qui pouvaient
s'appliquer.
Ici, on a
déjà des règles au niveau des administrateurs. Donc, il faut faire attention de
ne pas mélanger les termes. Donc, c'est vraiment pour s'harmoniser avec nos
dispositions du Code civil qu'on a changé le mandataire pour le
représentant.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Simard) : Merci. L'article 10
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 11.
M. Girard (Groulx) : ...M. le
Président, je vais vous demander de suspendre pour deux minutes.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 12 h 37)
(Reprise à 12 h 41)
Le Président (M. Simard) : Chers
collègues, nous poursuivons l'étude détaillée de cet... de ce projet de loi et
nous en sommes rendus à l'article 11. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : L'article 33 de cette loi est modifié par la
suppression, dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «ou une union
réciproque autorisée».
Il s'agit encore ici de modification de
concordance. L'union réciproque est un assureur autorisé, notamment en vertu
des modifications effectuées à l'article 6 de la Loi sur les assureurs,
telles que proposées par l'article 1 du projet de loi que nous avons
étudié précédemment, et n'a pas à être mentionnée spécifiquement.
Le Président (M. Simard) : ...commentaires?
L'article 11 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'article 12.
M. Girard (Groulx) : L'article 36
de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «l'acte constitutif visé au paragraphe
3° de l'article 34 s'entend du
contrat visé à l'article 188. De plus, une liste des parties qui forment
l'union réciproque» par «une liste de ses membres»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires sur l'article 12?
M. Girard (Groulx) : Peut-être, vous
voulez que... j'aimerais... que je vous lise les commentaires.
Le Président (M. Simard) : Ah! bien,
si vous le souhaitez.
M. Girard (Groulx) : Les
modifications faites à l'article 36 de la Loi sur les assureurs visent à
rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code
civil. En effet, le contrat qui constitue l'union est nécessairement l'acte constitutif... constitutif de celle-ci. Cette
mention est donc retirée de l'article 36. Par ailleurs, les
articles 2267 à 2279 du Code civil qui portent sur les contrats
d'association font référence à ses membres.
Ces modifications font également en sorte que
l'union réciproque ne pourra demander son autorisation que lorsque ses membres se seront formellement engagés
à en faire partie en concluant le contrat d'association. Cela met en évidence
que l'union réciproque est un véhicule approprié en présence d'assurés ayant
démontré une intention sérieuse de faire partie du projet en question.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur l'article 12? Celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 13.
M. Girard (Groulx) : L'article 37
est modifié par la suppression de «ou une union réciproque autorisée».
Il s'agit
encore ici de modification de concordance puisque l'union réciproque est un
assureur autorisé, notamment en vertu des modifications effectuées à
l'article 6 de la Loi sur les assureurs, telles que proposées par
l'article 1 du projet de loi que nous avons étudié précédemment.
Le Président (M. Simard) : Y a-t-il
des commentaires? L'article 13 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'article 14.
M. Girard
(Groulx) : L'article 42 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «permet aux parties la formant
d'exercer l'activité d'assureur entre elles seulement» par «lui permet
uniquement d'assurer ses membres»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaire. Cette modification corrige une
erreur dans l'article 42 de la Loi sur les assureurs. En effet, en vertu
des articles 30 et 42 de cette loi, l'autorisation est demandée par
l'union réciproque et octroyée à celle-ci. C'est donc elle, l'assureur
autorisé.
On allège également l'article, qui vise
uniquement à établir que l'union réciproque ne peut offrir d'assurance à une personne
qui n'en est pas membre.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques?
M. Beauchemin : ...une question.
Pourquoi qu'on... pourquoi qu'on veut limiter seulement à une union sa capacité
de pouvoir vendre seulement à ses membres et non à l'extérieur de son union? Si
jamais, par exemple... Je fais juste penser,
par exemple, à l'assurance titres des notaires, qui... Initialement, c'était
pour les notaires. Par la suite, c'est devenu aux clients des notaires. Dans ce
contexte-là... Donc, j'essaie juste de comprendre pourquoi qu'on limite ça à...
M. Girard (Groulx) : Allez-y.
Le Président (M. Simard) : ...
M. Beauchemin : Je n'ai peut-être
pas donné un bon exemple, là, mais...
Mme Desbiens (Geneviève) : C'est
parce que, l'union réciproque, vu qu'elle est constituée en association, et que
ses membres doivent signer un contrat, et que cette forme d'assurance là est
limitée aux membres qui constituent l'union réciproque, on ne peut pas avoir
des assurés à l'extérieur d'une union réciproque. C'est impossible. La loi ne
le permet pas.
Un peu comme les organismes d'autoréglementation,
ils ne vont pas assurer des gens qui ne font pas partie de l'organisme
d'autoréglementation, sauf si c'est le conjoint ou... En tout cas, c'est parce
que l'assuré principal est membre de...
Mais, disons, l'organisme d'autoréglementation, ce n'est peut-être pas la
meilleure... le meilleur exemple, là, mais... parce qu'ils ne font pas
juste de l'assurance de dommages.
Bref, l'union réciproque, c'est uniquement de
l'assurance de dommages, c'est uniquement pour les membres. Donc, on ne peut
pas... La loi ne permet pas d'aller à l'extérieur. Ça fait que c'est pour ça
que c'est limité.
M. Beauchemin : Je comprends que la
loi ne permet pas, mais, je me demandais, justement, dans... En tout cas, je
pense à la diversification de risque, là. Tu peux peut-être même améliorer ton
risque, ton profil de risque si tu vas aller vendre de l'assurance à d'autres
gens, qui peuvent être choisis, là, par l'union comme étant peut-être moins risqués comme profils, d'assurer... que tes
membres en tant que tels. Je pose la question : Pourquoi limiter dans ce
cas-là?
Le Président (M. Simard) : ...
Mme Desbiens (Geneviève) : Ces
gens-là devront devenir membres de l'association pour être assurés.
M. Beauchemin : Ça, je... ça, je le
comprends, mais...
Mme Desbiens (Geneviève) : C'est
la...
M. Beauchemin : C'est le carcan
légal.
Mme Desbiens (Geneviève) : Exactement.
Puis c'est comme ça ailleurs au Canada. C'est la même chose.
M. Girard (Groulx) : Et c'est une
association sans but lucratif.
Mme Desbiens (Geneviève) : C'est ça.
Ce n'est pas là pour faire...
M. Girard (Groulx) : Le but,
l'unique but, c'est d'assurer les membres.
M. Beauchemin : Mais mon exemple des
bureaux de notaire, qui, initialement, se...
M. Girard (Groulx) : Ça, c'est de
l'assurance.
M. Beauchemin : Hein?
M. Girard (Groulx) : Ce n'est pas...
ce n'est pas une union réciproque.
M.
Beauchemin : Ah oui! C'est vrai. C'est bon.
Le Président (M.
Simard) : ...sur l'article 14? Sans quoi cet article est-il
adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Article 15.
M. Girard (Groulx) : L'article 43 de
cette loi est modifié par la suppression de «ou l'union réciproque autorisée».
Commentaire. Il
s'agit encore ici de modification de concordance puisque l'union réciproque est
un assureur autorisé, notamment en vertu des modifications effectuées à
l'article 6 de la Loi sur les assureurs, telles que proposées par
l'article 1 du projet de loi que nous avons étudié précédemment.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques sur l'article 15? Cet article est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
M. Girard
(Groulx) : L'article...
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Article 16.
M. Girard
(Groulx) : Je vous ai précédé ou... Non, on a mal synchronisé nos
«adopté».
Le Président (M.
Simard) : Bien, ça va très bien, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : D'accord. L'article 122 de cette loi est modifié par
le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «mandataire» par «représentant».
Commentaire. Les
modifications faites à l'article 122 de la Loi sur les assureurs visent à
rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code
civil. En effet, en vertu du premier alinéa de l'article 2270 du Code civil, ce sont les administrateurs qui
agissent à titre de mandataires des membres de l'association.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques sur l'article 16? Cet article est-il
adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 17.
M. Girard
(Groulx) : L'article 123 de cette loi est modifié par le
remplacement, partout où ceci se trouve, de «mandataire» par «représentant».
Commentaire. Les
modifications faites à l'article 123 de la Loi sur les assureurs visent à
rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code
civil. En effet, en vertu du premier alinéa de l'article 2270 du Code civil, ce sont les administrateurs qui
agissent à titre de mandataires des membres de l'association.
Le Président (M.
Simard) : Alors, des remarques, chers collègues?
M.
Beauchemin : Juste un instant.
• (12 h 50) •
Le Président (M.
Simard) : Oui.
Des voix : ...
Le Président (M.
Simard) : Souhaitez-vous suspendre brièvement?
M.
Beauchemin : Bien, en fait, pourquoi qu'on a biffé, à
l'article 15, l'union réciproque autorisée, mais que, là, quand on arrive
à l'article 17, oui, on... l'union réciproque autorisée, dans... est
encore là? J'essaie juste de voir. Je ne suis pas un expert en droit, là, ça
fait que vous m'excuserez si ça n'a peut-être pas...
Le Président (M.
Simard) : Me Desbiens.
Mme Desbiens
(Geneviève) : J'essaie de voir. C'est parce qu'à l'article 15...
Vous parlez de l'article 15 du projet de loi.
M.
Beauchemin : Oui, qu'on a... qu'on vient juste...
Mme Desbiens
(Geneviève) : À l'article 15 du projet de loi, on a retiré
l'union réciproque parce qu'elle est un assureur autorisé. Donc, on n'a pas
besoin de dire «l'assureur autorisé ou l'union réciproque». Elle rentre dans
l'assureur autorisé, alors qu'ici on parle d'une spécificité applicable à
l'union réciproque. On dit : «Ou, dans le cas d'une union réciproque,
[...] son représentant», parce que ce n'est pas le... Il n'y a pas de
secrétaire de l'assureur autorisé ici. C'est un... Là, je suis au bon article,
là, 16? Mon Dieu!
Des voix : ...
M. Beauchemin : Je... Mais on l'a
abrogé à l'article 6 aussi... C'est ça, à l'article 6, on l'a abrogé
aussi.
Mme Desbiens (Geneviève) : Si je
peux me permettre, toutes les fois où on parle de l'assureur autorisé et que
les règles s'appliquent à chaque assureur autorisé, on va avoir retiré l'union
réciproque.
M. Beauchemin : OK. Ça fait que ça,
c'est un...
Mme Desbiens (Geneviève) : Quand on
a un article qui parle d'assureur autorisé, mais qu'on a des spécificités
propres à l'union réciproque, là, on va la nommer.
M. Beauchemin : OK. Je comprends.
D'accord. C'est bon.
Le Président (M. Simard) : Est-ce
que ça vous va, cher collègue, pour 17?
M. Beauchemin : Oui. Merci.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
l'article 17 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
L'article 18.
M. Girard (Groulx) : L'article 137
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «des
parties qui la forment» par «de ses membres».
Les modifications faites à l'article 137 de
la Loi sur les assureurs visent à rendre le vocabulaire utilisé dans cet
article plus conforme avec celui du Code civil. En effet, les parties formant
l'union en sont les membres.
Le Président (M. Simard) : Je vous
remercie. Des commentaires sur l'article 18? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Article 19.
M. Girard (Groulx) : L'article 138
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«mandataire et de chaque partie qui la forme» par «représentant ou de chacun
des membres de l'union».
Les modifications faites à l'article 138 de
la Loi sur les assureurs visent à rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code
civil. En effet, en vertu du premier alinéa de l'article 2270 du Code
civil, ce sont les administrateurs qui agissent à titre de mandataires, et les
parties qui forment l'union en sont les membres.
Le Président (M. Simard) : Alors,
des remarques sur l'article 19? L'article 19 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes rendus à l'étude de l'article 20.
M. Girard (Groulx) : L'article 176
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1° du
premier alinéa, de «mandataire» par «représentant».
Les modifications faites à l'article 176 de
la Loi sur les assureurs visent à rendre le vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code
civil. En effet, en vertu du premier alinéa de l'article 2270 du Code civil,
ce sont les administrateurs qui agissent de mandataires des membres de
l'association.
Le
Président (M. Simard) : ...des commentaires sur l'article 20? Pas de
commentaire. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 21.
M.
Girard (Groulx) : L'article 188 de cette loi est modifié :
1° dans le premier
alinéa :
a) par le
remplacement de ce qui précède le paragraphe 1° par ce qui suit :
«188. Le contrat
constitutif d'une union réciproque doit notamment :»;
b) par le
remplacement, dans le paragraphe 2°, de «des parties réciproquement liées entre
elles par des contrats d'assurance» par «de ses membres»;
c) par le
remplacement du paragraphe 3° par le suivant :
«3° prévoir les
modalités de désignation d'une personne aux fins de la représenter;»;
d) dans le paragraphe
4° :
i. par le
remplacement, dans le sous-paragraphe a, de «des parties formant l'union» par
«de ses membres»;
ii. par le
remplacement, dans le sous-paragraphe b, de «de l'union et à la liquidation des
actifs détenus par le mandataire» par «et à la liquidation de l'union»;
e) par le
remplacement des paragraphes 6° et 7° par le suivant :
«6° prévoir la mise
en commun par ses membres des sommes nécessaires à l'exercice de son activité
d'assureur ainsi que les modalités relatives à la détermination et à la
perception de la contribution, des cotisations et des cotisations
additionnelles exigibles de ceux-ci;»;
2° par la suppression
du deuxième alinéa.
Commentaire.
Les modifications à l'article 188 de la Loi sur les assureurs sont
majoritairement de concordance.
D'abord, on rend le
vocabulaire utilisé dans cet article plus conforme avec celui du Code civil,
notamment parce que l'acte constitutif ne peut être autre chose que le contrat
constitutif de l'union et que l'article 2268 du Code civil prévoit que le
contrat en régit l'objet, le fonctionnement, la gestion et les autres
modalités. Aussi, en vertu du premier alinéa de l'article 2270 du Code
civil, ce sont les administrateurs qui agissent à titre de mandataires, et les
parties qui forment l'union en sont les membres.
On corrige aussi
l'article 188, car, en vertu des articles 30 et 42 de la Loi sur les
assureurs, l'autorisation est demandée par l'union réciproque et octroyée à
celle-ci, celle... celle, donc... C'est donc elle, l'assureur autorisé.
En outre, le
paragraphe 7° de l'article 188 est retiré, car c'est l'union en tant
qu'assureur qui accepte le risque, et celle-ci n'a tout simplement pas les
moyens d'évaluer la situation financière de ses membres. Ce paragraphe 7°
lui faisait, par conséquent, supporter un fardeau réglementaire indu.
Enfin, le deuxième
alinéa est également supprimé puisque déjà prévu par le deuxième alinéa de
l'article 31 de la Loi sur les assureurs, M. le Président.
Le Président (M.
Simard) : ...des commentaires sur 21? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M.
Beauchemin : Merci, M. le Président. Donc, ici, on parle de prévoir
les modalités de désignation d'une personne aux fins de la représenter. C'est
ça? Quelles peuvent être ces modalités de désignation en tant que telles, des exemples?
Le Président (M.
Simard) : Me Desbiens.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Ça peut être à peu près n'importe quoi, là, par qui...
On peut décider, au sein de l'association, qui pourrait désigner une partie des
administrateurs, l'ensemble des administrateurs, que la personne doit être
avocate ou avocat... bien, c'est avocate, vu que c'est une personne. Vous
comprenez, c'est des choses comme ça qu'on pourrait décider de...
M.
Beauchemin : Le terme, la durée.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Bien, techniquement, la durée, ça va... cette
personne-là va être nommée jusqu'à tant qu'elle soit remplacée dans le contrat.
Il faut toujours...
M.
Beauchemin : Il n'y aurait pas de limite au niveau du temps, par
exemple.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Ah! ils pourraient en déterminer une, mais encore
faudrait-il qu'ils désignent une autre personne puis qu'elle soit nommément...
Tu sais, il faudrait... il faudrait qu'elle soit dans... Oui, peut-être, c'est
vrai, c'est... On détermine les modalités. Donc, oui, c'est ça, on pourrait
déterminer une limite, on pourrait... Exactement, vous avez raison.
M.
Beauchemin : Une possibilité de compensation, etc.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Exactement, s'il s'agit d'un représentant qui est hors
association.
M.
Beauchemin : Hors association. OK. OK.
Le Président (M.
Simard) : D'autres remarques? Conséquemment, l'article 21 est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous en sommes rendus à l'étude de
l'article 22. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui.
L'article 189 de cette loi est remplacé par le suivant :
«189. Les sommes mises en commun par ses membres
doivent permettre à l'union réciproque autorisée d'exécuter, au fur et à mesure
de leur exigibilité, ses engagements.»
Le remplacement de l'article 189 de la Loi
sur les assureurs vise à corriger cet article, car, en vertu des
articles 30 et 42 de la Loi sur les assureurs, l'autorisation est demandée
par l'union réciproque et octroyée à celle-ci. C'est donc cette dernière qui
est l'assureur autorisé et c'est de ses propres engagements qu'il est question
ici.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques sur l'article 22?
M. Beauchemin : Qu'est-ce que vous
voulez dire par «les sommes mises en commun»?
Le Président (M. Simard) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : C'est la
contribution et les cotisations que chacun des membres vont apporter à l'union.
La contribution, c'est le droit d'entrer dans l'association. Les cotisations
vont être annuelles.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques?
M. Beauchemin : Ça va.
Le Président (M. Simard) : L'article 22
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Compte tenu de l'heure, nous suspendons nos
travaux, et on se donne rendez-vous à 15 heures. Au revoir.
(Suspension de la séance à 13 heures)
(Reprise à 15 h 09)
Le
Président (M. Simard) : Alors, chers collègues, je constate que nous avons
quorum. Conséquemment, nous pouvons reprendre nos travaux.
Comme vous le savez, nous sommes réunis afin de
procéder à l'étude détaillée du projet de loi modifiant diverses dispositions
principalement dans le secteur financier, le projet de loi n° 30.
M. le ministre, nous en étions rendus à l'étude
de l'article 23.
M. Girard (Groulx) : Oui, M. le
Président. Je proposerais qu'on adopte les articles 1 à 36 en bloc.
• (15 h 10) •
Le Président (M. Simard) : À
moins d'un consentement... Il n'y a pas de consentement. Alors, nous...
M. Girard (Groulx) : Pas de
consentement. OK.
Le Président (M. Simard) : Nous
devons poursuivre.
M. Girard (Groulx) : On est à
quel article?
Le Président (M. Simard) : 23.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
Alors, est-ce que je dois comprendre que vous avez modifié votre position
officielle sur les concessionnaires automobiles?
M. Beauchemin : ...article par
article, ça fait que ça ne change pas...
Le
Président (M. Simard) : Alors, peut-être... À l'ordre, chers collègues! Si
vous le voulez, on pourra peut-être faire ce genre d'échange dans le
cadre de l'étude de l'article 23, parce que je ne saurais pas placer dans
le temps...
M. Girard (Groulx) : Ah! dans
le cadre de l'article 23. Très bien. D'accord. Je vais lire
l'article 23.
Le Président (M. Simard) : Oui,
ce serait plus facile pour moi à gérer, parce que sinon je ne saurai pas où
imputer le temps requis pour le faire.
M. Girard
(Groulx) : D'accord.
Le Président
(M. Simard) : Alors, merci, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Ça va me faire plaisir de vous lire l'article 23.
L'article 190 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «Le mandataire de cette union» par
«L'union»;
2° par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «Les dispositions des
articles 146 à 158 s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, au
réexamen de l'autorisation; le contrat transmis à l'Autorité se substitue à
l'avis d'intention prévu à ces articles» par «Le contrat transmis à l'Autorité
se substitue à l'avis d'intention prévu aux articles 146 à 158».
Commentaire. Les
modifications effectuées au deuxième alinéa de l'article 190 de la Loi sur
les assureurs visent à le corriger, car, en vertu des articles 30 et 42 de
la Loi sur les assureurs, l'autorisation est demandée par l'union réciproque et octroyée à celle-ci. C'est
donc cette dernière qui est l'assureur autorisé et c'est elle qui doit remplir
les obligations prescrites par la loi.
Celles effectuées au
dernier alinéa visent également à le corriger puisqu'il est déjà prévu, à
l'article 194 de la Loi sur les assureurs, que les articles 146 à 158,
chapitre IX, de cette loi s'appliquent.
Le Président
(M. Simard) : ...alors, des commentaires sur l'article 23?
M. Beauchemin :
...juste pour que je comprenne. Tout à l'heure, on parlait qu'on avait des
personnes, des représentants, les mandataires des unions, puis là on le biffe
pour parler simplement de l'union. J'essaie juste de voir la raison.
M. Girard
(Groulx) : Mme Desbiens.
Mme Desbiens
(Geneviève) : C'est parce que l'union est l'assujettie. L'union
réciproque, c'est l'assujettie. Donc, c'est elle qui a les obligations en vertu
de la loi.
Le représentant,
c'est juste une personne pour... Souvent, on a le secrétaire qui va être le
vase communicant avec le régulateur ou d'autres
personnes. Le représentant va être comme le vase communicant, mais c'est quand
même l'union qui a les obligations légales à être... à... qu'elle doit
respecter en vertu de la loi.
M. Beauchemin :
OK. Pas d'autre question.
Le Président (M. Simard) :
Pas d'autre... Est-ce que l'article 23 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de
l'article 24.
M. Girard
(Groulx) :
L'article 191 de cette loi est modifié... Pouvez-vous faire un effort pour
la climatisation, M. le Président?
Le Président
(M. Simard) : ...
M. Girard
(Groulx) : Oui, on a la même sensibilité à l'absence de ventilation.
L'article 191 de
cette loi est modifié :
1°
par le remplacement de «mandataire ou le fondé de pouvoir qu'il désigne» et de
«parties formant» par, respectivement, «[représenté] ou le fondé de
pouvoir désigné» et de «de».
Je m'excuse pour
l'absence de ponctuation, M. le Président, là. Je peux comprendre que vous êtes
surpris par le «de "de"». C'est
parce que le deuxième «de», il est entre... Ce n'est pas des guillemets.
Peut-être, j'aimerais avoir le terme juste de la langue française.
Le Président
(M. Simard) : ...nous avions compris.
M. Girard (Groulx) : OK. Alors, le deuxième
«de» est entouré d'une signification pour dire qu'il est différent du
précédent «de».
2° par le
remplacement, dans le texte anglais, de «mandatary's» par «representative's».
Commentaire.
Ces modifications visent à rendre le vocabulaire utilisé à l'article 191
de la Loi sur les assureurs plus conforme à celui du Code civil, notamment
l'article 2271 qui prévoit que les administrateurs peuvent... J'ai
l'impression qu'il doit manquer un r.
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : C'est bien ça, c'est
«ester»? Alors, les administrateurs peuvent ester en justice pour faire valoir
les droits et les intérêts de l'association, en l'occurrence l'union, pour les
fins de l'application de cet article 191.
Le
Président (M. Simard) : Alors, des commentaires?
M. Beauchemin :
Première question : Ça veut dire quoi, ester?
M. Girard
(Groulx) : Mme Desbiens.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Ça veut dire prendre part à une cause en justice.
M. Beauchemin :
Ça veut dire quoi?
M. Girard
(Groulx) : Prendre part à...
Mme Desbiens (Geneviève) : Prendre
part à une cause en justice, faire une demande en justice, faire... C'est être partie
à la cause.
M. Beauchemin :
...proche... pas mal plus proche du latin qu'on pense.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Ah! peut-être.
M. Beauchemin :
...puis, quand vous parlez ici de remplacer «mandataire» par «représentant
ou le fondé de pouvoir», là, c'est le... c'est un petit peu dans ce que vous
disiez plus tôt ce matin, là, c'est pour adapter le code... au Code civil du
Québec. C'est ça?
Mme Desbiens
(Geneviève) : Oui, tout à fait, parce que, comme le disait M. le
ministre, les mandataires de l'association, c'est-à-dire les administrateurs,
peuvent déjà participer à une cause en justice. Donc, on n'avait pas besoin de le dire. Le représentant, toutefois,
lui, à moins d'être mandataire, ne pourrait pas. Donc, c'est pour ça qu'on
vient le préciser.
M. Beauchemin :
OK. C'est bon.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres commentaires sur 24? Cet article est-il, conséquemment, accepté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Article 25.
M. Girard
(Groulx) : L'article 192 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«192. Si l'Autorité
anticipe que les sommes qui doivent être mises en commun par les membres de
l'union réciproque autorisée ne seront plus
suffisantes pour permettre à l'union d'exécuter, au fur et à mesure de leur
exigibilité, ses engagements,
l'Autorité peut ordonner à l'union, après lui avoir donné un délai d'au moins
10 jours pour présenter ses observations, d'augmenter, pour le
montant et la période qu'elle détermine, les sommes perçues auprès de ses
membres.»
Commentaire. Le
remplacement de l'article 192 de la Loi sur les assureurs vise à corriger
cet article, car, en vertu des articles 30 et 42 de la Loi sur les
assureurs, l'autorisation est demandée par l'union réciproque et octroyée à
celle-ci. C'est donc cette dernière qui est l'assureur autorisé, et ce sont
donc ses propres engagements.
Le Président
(M. Simard) : Des commentaires?
M. Beauchemin :
...dans l'ancienne façon d'écrire, là, dans l'ancien texte de loi, il y
avait encore la notion de 10 jours, au moins 10 jours. Ça, c'est...
j'imagine, c'est suffisant. On l'a conservée, on a vérifié? Oui? OK.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. D'autres commentaires sur 25? Sans quoi
cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de
l'article 26.
M. Girard
(Groulx) : L'article 193 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «le mandataire, les organes de l'union
et les parties la formant. L'ordonnance n'a
d'effet qu'à l'égard de l'activité d'assureur qu'ils exercent» par «cette
union, ses administrateurs, son
représentant, ses organes et ses membres. L'ordonnance n'a d'effet qu'à l'égard
de l'activité d'assureur de l'union»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «détenus pour l'union par le
mandataire et celui de procéder à la
liquidation des actifs détenus par le mandataire» par «de l'union et celui de
procéder à leur liquidation».
Commentaire. Le remplacement de
l'article 193 de la Loi sur les assureurs vise à corriger cet article,
car, en vertu des articles 30 et 42 de la Loi sur les assureurs,
l'autorisation est demandée par l'union réciproque et octroyée à celle-ci.
C'est donc cette dernière qui est l'assureur autorisé et c'est elle qui en... qui
en exerce les activités.
Le Président (M. Simard) : Merci.
L'article 26 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Passons à l'étude de l'article 27.
M. Girard (Groulx) : L'article 194
de cette loi est modifié par le remplacement de «du chapitre» par «des
chapitres I à».
Cette modification corrige l'article 194,
car les chapitres I et II du titre II de la Loi sur les assureurs
s'appliquent aussi à l'union réciproque.
Ces chapitres prévoient essentiellement que les
affaires d'assurances au Québec sont surveillées par l'AMF et que
l'autorisation de cette dernière est requise pour exercer l'activité
d'assureur.
• (15 h 20) •
Le
Président (M. Simard) : ...sur 27? Pardon. Pas de commentaire.
Conséquemment, l'article 27 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 28.
M. Girard (Groulx) : L'article 195
de cette loi est modifié par le remplacement de «par le mandataire d'actifs
permettant l'exécution des engagements pris par les parties la formant dans
leur activité d'assureur, au fur et à mesure de leur exigibilité» par «, par
celles-ci, de sommes suffisantes pour leur permettre d'exécuter, au fur et à
mesure de leur exigibilité, leurs engagements».
Le remplacement de l'article 195 de la Loi
sur les assureurs vise à corriger cet article, car, en vertu des
articles 30 et 42 de la Loi sur les assureurs, l'autorisation est demandée
par l'union réciproque et octroyée à celle-ci. C'est donc cette dernière qui
est l'assureur autorisé, et ce sont ses propres engagements.
Le Président (M. Simard) : Y
aurait-il des commentaires sur l'article 28? Conséquemment, cet article
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Article 29.
M. Girard (Groulx) : L'intitulé
du titre III de cette loi est modifié par l'insertion, après «Sociétés»,
de «et associations».
Commentaire. Cette modification est de
concordance avec les autres modifications effectuées au titre III de la
Loi sur les assureurs permettant l'assujettissement d'une association
d'assurance à celui-ci.
Le Président (M. Simard) : ...commentaires
sur 29? Est-ce que 29 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 30.
M. Girard
(Groulx) : L'article 196 de cette loi est modifié par
l'insertion, après le premier alinéa, du suivant :
«Les associations d'assurance sont les
associations dont le contrat liant chacun de leurs membres est établi par écrit
sous le régime des dispositions du Code civil portant sur le contrat
d'association.»
Commentaire. Cette modification explique ce
qu'est l'association d'assurance et sous quel régime elle doit être constituée. On y précise par ailleurs que le
contrat d'association doit être conclu par écrit lorsque cette association
est destinée à pratiquer l'assurance, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des commentaires sur l'article 30?
M. Beauchemin : ...quand
on dit, comme, «par écrit», ça peut être par écrit... plus que juste écrit. Ça
peut être virtuel aussi, là. Ce n'est pas... D'accord.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. L'article 30 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Simard) : Adopté. Article 31.
M. Girard (Groulx) : L'intitulé du
chapitre III du titre III de cette loi est modifié par l'insertion,
après «actions», de «et des associations».
Cette modification
est de concordance avec les autres modifications effectuées au titre III
de la Loi sur les assureurs permettant l'assujettissement d'une association à
celui-ci.
Le Président
(M. Simard) : ...commentaires? L'article 31 est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous passons à l'étude de
l'article 32.
M. Girard (Groulx) :
L'article 201 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
après... de «ou d'une association constituée par contrat écrit sous le régime
des dispositions du Code civil portant sur le contrat d'association»;
2° par l'insertion, à
la fin, de «ou de l'association».
Cette modification
est de concordance avec les autres modifications effectuées au titre III
de la Loi sur les assureurs permettant l'assujettissement d'une association à
celui-ci.
Le Président
(M. Simard) : Des commentaires sur 32? Cet article est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Article 33.
M. Girard
(Groulx) : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 208, de la sous-section suivante... Est-ce qu'il y a un terme
pour ce...
Une voix : ...
M. Girard
(Groulx) : Sous-section 3, Dispositions applicables aux
associations d'assurance :
«208.1.
L'assujettissement d'une association d'assurance aux dispositions du présent
titre peut seulement être demandé lorsque son contrat constitutif a été
conclu par au moins cinq parties aux seules fins de l'exercice de l'activité
d'assureur et qu'il contient les mesures prévues à l'article 188.
«Ces
cinq parties doivent être habiles et être administrateurs de l'association, à
moins que ces derniers n'aient été déjà désignés.»
Commentaire. Le
nouvel article 208.1 ajouté à la Loi sur les assureurs prévoit les
conditions permettant à une association de faire une demande d'assujettissement
au titre III de cette loi. Il spécifie notamment qu'un minimum de cinq
membres est requis pour démarrer les activités.
Il prévoit aussi que
les parties doivent être habiles à être administrateurs de l'association, sauf
si des administrateurs habiles ont déjà été désignés. Selon l'usage et les
pratiques dans ce milieu, les mineurs, les majeurs sous tutelle ou mandat de protection, les faillis et les personnes à qui
le tribunal interdit l'exercice de cette fonction ne seraient pas
habiles à être administrateurs, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : ...sur 33? Oui.
M. Beauchemin :
Merci, M. le Président. Pourquoi qu'on a conclu que ça prenait au moins
cinq parties? Pourquoi arriver avec ce chiffre-là?
M. Girard
(Groulx) : Mme Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Après discussion, on en est venus à la conclusion que cinq personnes
étaient suffisantes pour amener suffisamment de sommes pour permettre de
rencontrer les engagements.
M. Beauchemin : Mais... Puis ça, c'est
des conversations que vous avez eues avec les gens de l'Autorité ou...
Mme Desbiens
(Geneviève) : Effectivement, le milieu a été consulté, l'Autorité,
nécessairement, puisque c'est l'organisme de régulation. On a consulté aussi...
On a regardé ce qui se faisait ailleurs, notamment les deux qui ont été
constituées en Alberta.
M. Beauchemin :
Oui. Puis eux autres aussi, c'est cinq?
Mme Desbiens (Geneviève) : Bien,
je ne me souviens pas si, dans leur loi, c'est cinq, parce que ça fait
longtemps que ça a été constitué en Alberta, mais, chez nous, on s'est dit que
cinq étaient suffisants.
M. Beauchemin :
Puis qu'est-ce qui arriverait dans le cas où est-ce que, par exemple, il y
aurait des gens qui voudraient se faire une association, puis ils ne sont pas
cinq?
Mme Desbiens
(Geneviève) : Il ne peut pas y avoir d'association. La loi... la loi
prévoit qu'il faut être au minimum cinq. Il faut qu'ils trouvent une cinquième
personne.
M. Beauchemin :
Oui, mais, dans... Mais y a-tu une autre façon qu'ils pourraient en arriver
à leurs fins? Il n'y aurait pas...
Mme Desbiens
(Geneviève) : Se constituer en personne morale.
M. Beauchemin :
Se constituer en personne morale. OK. Bien oui, c'est sûr. OK. Puis...
Mme Desbiens
(Geneviève) : Ou en société mutuelle.
M. Beauchemin :
OK. Puis là vous dites, plus bas, là : «Ces cinq parties doivent être
habiles à être administrateurs de l'association, à moins que ces derniers
n'aient été déjà désignés.» Pourquoi faire une exception?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Souvent, on fait ça, on... Quand on constitue une personne morale — je
vais faire le lien, là — il
y a les fondateurs, puis il faut que les fondateurs puissent être
administrateurs. Sinon, il faut qu'il y ait
déjà des administrateurs de désignés. Ça fait que nous, on fait le pendant ici.
Si les administrateurs sont déjà désignés
et qu'ils ne sont pas des fondateurs, ça veut dire qu'ils sont... qu'ils
peuvent agir à titre d'administrateurs. Bien là, on fait la petite
nuance, là.
M. Beauchemin :
OK. Donc, c'est pour ça.
Le Président
(M. Simard) : ...
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : ...tenter
de remédier à nos problèmes de ventilation. S'il y a un petit peu trop de
bruit, vous me ferez signe. Article 34.
M. Girard
(Groulx) : L'article 209 de cette loi est
modifié, dans le premier alinéa :
1° par l'insertion,
dans ce qui précède le paragraphe 1° et après «société», de «ou d'une
association»;
2° par l'insertion, dans
le paragraphe 1° et après «envisagé de la société», de «ou de l'association»;
3° par le
remplacement, dans le paragraphe 2°, de «la forme juridique de la société
d'assurance» par «dans le cas d'une société, sa forme juridique»;
4° par l'insertion,
dans le paragraphe 4° et après «société», de «ou l'association»;
5° par l'association,
dans le paragraphe 5° et après «société d'assurance», de «ou du principal
établissement de l'association d'assurance».
Cette modification
est de concordance avec les autres modifications effectuées au titre III
de la Loi sur les assureurs permettant l'assujettissement d'une association
d'assurance à celui-ci.
• (15 h 30) •
Le Président
(M. Simard) : ...34? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Article 35.
M. Girard
(Groulx) : L'article 210 de cette loi est modifié par
l'insertion, dans le premier alinéa et après «société», de «ou d'une
association».
Commentaire.
Cette modification est de concordance avec les autres modifications effectuées
au titre III de la Loi sur les assureurs permettant
l'assujettissement d'une association d'assurance à celui-ci.
Le Président
(M. Simard) : Alors, des remarques sur 35? Est-ce que cet...
pardon, cet article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous en sommes rendus à l'étude de
l'article 36.
M. Girard
(Groulx) : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 212, du suivant :
«212.1.
La demande d'assujettissement d'une association doit, en outre, présenter les
renseignements suivants :
«1° le nom et l'adresse de l'administrateur ou
du membre de l'association chargé de pourvoir à la préparation et à la
signature des documents nécessaires à l'assujettissement de l'association;
«2° la liste des membres
de l'association et les sommes que chacun entend mettre en commun;
«3° tout autre renseignement prévu par règlement
du ministre.»
Commentaire. Ce nouvel article précise ce que
doit contenir une demande d'assujettissement.
Le Président
(M. Simard) : ...sur 36?
M. Beauchemin : ...il y avait quel genre
de renseignements nécessaires avant de mettre ça en place? Il y avait... Les
gens pouvaient écrire n'importe quoi ou...
M. Girard
(Groulx) : Mme Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Il
n'y a pas... Présentement, il n'y a rien. Il n'y a pas... L'intervention du
ministre n'est pas possible puisque le ministre n'a pas de pouvoir.
C'est ce qu'on fait, là. On est en train d'instaurer le régime d'assujettissement. Donc, c'est une forme
d'autorisation du ministre. Donc, effectivement, il n'y avait rien. Le ministre
ne pouvait rien demander parce qu'il n'avait pas à intervenir.
Maintenant, on a 1°
et 2°. Au ministère, on est sûrs de vouloir demander ça. On s'est donné une
marge de manoeuvre à 3°. D'un coup, on se rend compte que d'autres
renseignements étaient nécessaires, on pourra aller les prévoir par règlement.
Mais, pour le moment, il n'y a rien qui est envisagé, parce que la situation ne
s'est pas encore présentée.
M. Beauchemin :
OK.
Le Président
(M. Simard) : D'autres commentaires sur 36? Sans quoi cet article
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Et nous passons maintenant à l'étude de
l'article 37, pour lequel, M. le ministre, vous aurez un amendement, me
dit-on.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Peut-être aimeriez-vous que je le lise, M. le
Président.
Le Président
(M. Simard) : ...nous lire l'article avec son commentaire, et
ensuite nous procéderons à la lecture de l'amendement.
M. Girard
(Groulx) : L'article 213 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
dans le paragraphe 1° et après «actions», de «, le contrat
constitutif de l'association»;
2° par le
remplacement du paragraphe 2° par les suivants :
«2° dans le cas d'une
société d'assurance, la description de la structure de capital projetée de la
société;
«2.1° un plan
d'affaires et des projections financières pour une période de trois ans;».
Commentaire. Ces
modifications sont de concordance avec les autres modifications effectuées au
titre III de la Loi sur les assureurs permettant l'assujettissement d'une
association d'assurance à celui-ci.
Est-ce que vous
désirez que je lise l'amendement, M. le Président?
Le Président (M.
Simard) : ...
M. Girard
(Groulx) : Article 37, 213... Pourquoi c'est écrit «LA»? Loi sur
l'assurance, c'est ça? J'aurais dû y penser avant de vous poser la question,
Me Desbiens.
Alors, remplacer le
paragraphe 2° de l'article 37 du projet de loi par le suivant :
2° par le
remplacement du paragraphe 2° par les suivants :
«2° dans le cas
d'une société d'assurance, une description de la structure de capital projetée
ainsi que, pour une période de trois ans, un plan d'affaires et des
projections financières;
«2.1° dans le
cas d'une association d'assurance, une planification des affaires et des
projections financières pour une période de trois ans;».
Commentaire. Ce
remplacement est effectué en concordance avec l'article 216 de la Loi sur
les assureurs, tel que modifié par l'article 38 du projet de loi. En
effet, cet article 216, tel que modifié, prévoit que, dans le cas d'une
association d'assurance, le rapport de l'AMF qu'elle doit produire au ministre
aux fins de la prise de sa décision d'assujettissement
de l'association doit notamment faire état de la qualité et de la faisabilité
de la planification pour la conduite et le développement des activités
de l'association, M. le Président.
Le Président (M.
Simard) : Très bien, M. le ministre. Alors, nous allons débattre de
l'amendement, de sa pertinence. Par la suite, nous reviendrons sur l'article.
M. le député.
M.
Beauchemin : Oui. Merci, M. le Président. Juste pour que je
comprenne le côté légal de la chose, là, parce qu'on en a rajouté,
«ainsi que, pour une période de trois ans», là, qu'est-ce qu'on vient...
qu'est-ce qu'on vient faire? J'essaie de comprendre qu'est-ce qu'on vient de
faire en faisant ça, cette modification-là.
Le Président (M.
Simard) : ...
Mme Desbiens (Geneviève) : En fait,
la période de trois ans existait déjà pour la société d'assurance. C'est
déjà ce qui était indiqué dans le paragraphe 2°.
Là, ce qu'on... ce qu'on fait avec l'amendement,
c'est retirer la notion de plan d'affaires pour l'association et de parler plutôt de planification des affaires.
Vous allez me dire : C'est du pareil au même, mais, en droit, c'est
différent. En droit, la
planification... Bien, en droit commercial surtout, la planification des
affaires, c'est pour l'interne. Comme l'association régit ses choses à
l'interne et n'ira pas chercher de capital à l'externe, on n'a pas besoin de
plan d'affaires. C'est une planification à
l'interne. C'est... c'est un peu comme la planification stratégique, qui
s'adresse aux membres internes, alors que le plan d'affaires va
s'adresser aux investisseurs.
M. Beauchemin : OK. Puis, la
modification de rajouter le «ainsi que» avant, j'essaie juste de voir si ça...
Mme Desbiens (Geneviève) : C'était
déjà dans les modifications. Dans les modifications, on avait la société
d'assurance. Donc, on avait une description de structure de capital projetée.
Ce qu'on avait pour les deux types de sociétés
d'association, c'est le plan d'affaires et les projections financières pour une
période de trois ans. Là, on ne parle plus de plan d'affaires pour
l'association. Il a fallu refaire les paragraphes.
M. Beauchemin : Je comprends. Merci.
Le Président (M. Simard) : Y a-t-il
d'autres commentaires sur l'amendement comme tel? Sans quoi cet amendement
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Simard) : Adopté. Et nous revenons à l'étude de l'article,
maintenant, tel qu'amendé. Y aurait-il des questions à cet effet? Sans
quoi l'article 37, tel qu'amendé, est-il adopté? Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons maintenant à l'étude de l'article 38. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : M. le
Président, je proposerais qu'on étudie l'article 38 à 65 en bloc.
Le Président (M. Simard) : Alors, y
a-t-il consentement pour ce faire? Il n'y a pas de consentement. Alors, M. le
ministre, nous poursuivons.
M. Girard (Groulx) : Je vais vous
demander de suspendre, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Alors,
nous allons suspendre.
M. Girard (Groulx) : Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 38)
(Reprise à 16 h 08)
Le Président (M. Simard) : Alors,
chers collègues, nous sommes en mesure de reprendre et de poursuivre nos travaux sur l'étude du projet de loi
n° 30. J'aurais d'abord besoin de deux consentements, qui font suite...
bien sûr, qui font écho aux discussions que nous avons tenues après la
suspension de nos travaux. Donc, j'aurais besoin d'un consentement pour étudier
ce projet de loi par sujets. Y a-t-il consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) :
Consentement. Et j'aurais également besoin d'un consentement pour adopter les
articles simultanément. Il y a consentement. Formidable.
Donc, nous étions dans ce qui s'appelait le
sujet 1. Il nous resterait les articles de 38 à 68 à compléter. M. le ministre, souhaitez-vous, à ce stade-ci, nous
faire une brève présentation du contenu de ces articles avant de procéder au
dépôt d'un amendement?
M. Girard
(Groulx) : Oui, bien, je vais revenir, M. le Président, à
l'essence du sujet 1, qui sont... L'ensemble de tout ce qu'on fait, c'est des dispositions
relatives aux unions réciproques, et ces unions permettent à un groupe de
personnes de s'assurer entre elles par la mise sur pied d'une
association à but non lucratif, M. le Président. Le meilleur exemple est probablement l'Union réciproque d'assurance scolaire du
Québec, qui a été mise sur pied récemment par un groupe de centres de services
scolaires.
Le projet de loi vise
à améliorer les dispositions relatives à ce type d'assureur en faisant quelques
ajustements pour mieux tenir compte du fait que ces assureurs sont, au
sens du Code civil, des associations, donner un
rôle au ministre des Finances, lors de leur création au Québec, analogue à
celui qu'il a pour d'autres formes d'assureurs et mieux tenir compte du fait que les membres d'une
union sont liés par deux contrats et non un seul, le premier formant
l'association puis le deuxième fournissant l'assurance, ajuster l'exigence de
capital de départ pour faciliter leur mise sur pied.
Alors, il y a un
grand nombre d'articles de concordance, M. le Président. Et on vise, je le
répète, à permettre à un groupe de personnes de s'assurer entre elles par la
mise sur pied d'une union réciproque.
• (16 h 10) •
Le Président (M.
Simard) : Très bien. À ce stade-ci, vous seriez peut-être en mesure de
nous déposer un amendement concernant l'article 66.
M. Girard
(Groulx) : Oui. L'article 491 de cette loi est modifié, dans le
paragraphe 1° du premier alinéa :
1° par le
remplacement du sous-paragraphe c par le suivant :
«c) qui, en
contravention au premier alinéa de l'article 71, utilise une police
d'assurance ou un avenant visé à cet alinéa dont la forme et les conditions
n'ont pas été déterminées par l'Autorité ou, en contravention au deuxième
alinéa de cet article, utilise un avenant qui ne remplit pas les conditions
visées à cet alinéa;»;
2° par l'insertion,
dans le sous-paragraphe h et après «Québec», de «ou, étant une union
réciproque, la liste de ses membres».
Commentaire. Cet
amendement permet d'assurer la concordance entre l'article 71 de la Loi
sur les assureurs et la sanction administrative pécuniaire portant sur cet
article en vertu de l'article 491 de cette loi.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Alors, y aurait-il des commentaires sur l'amendement apporté à
l'article 66? Conséquemment, cet amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous revenons sur l'étude du bloc 1, enfin, pour ce qu'il en reste. Y
aurait-il d'autres commentaires?
M. Girard
(Groulx) : Je pense qu'il y a un amendement à 68.1.
Le Président (M.
Simard) : Alors, on va d'abord voter 38 à 68...
M. Girard
(Groulx) : Excusez-moi, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : ...puis
par la suite on votera cet ajout, qui est en plus du bloc à l'étude. Y
aurait-il des commentaires sur 38 à 68? Sans quoi les articles 38 à
68 sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous passons, comme vous le disiez si justement, M. le ministre, au dépôt d'un
amendement à l'article 68.1.
M. Girard
(Groulx) : Insérer, après l'article 68 du projet de loi, ce qui
suit, Loi sur la distribution de produits et
services financiers, l'article 68.1 : L'article 8 de la Loi sur la
distribution de produits et services financiers est modifié par
l'insertion, à la fin, de «ou qu'une union réciproque autorisée».
Cet amendement
modifie l'article 8 de la Loi sur la distribution des produits et de
services financiers en concordance avec les activités... avec les modifications
effectuées à la loi sur l'assurance permettant à une association d'exercer
l'activité d'assureur à titre d'union réciproque et confirmant qu'elle est un
assureur autorisé au sens de cette loi.
Afin de conserver le
statu quo quant à la distribution des contrats d'assurance d'une telle union,
qui n'est actuellement pas visée par la loi, la LDPSF — ça vaut
beaucoup de points au Scrabble, M. le Président — l'article 8 de cette loi doit donc être modifié afin que
l'union réciproque continue de ne pas être considérée comme un assureur au sens
de cette loi.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Merci beaucoup. Des commentaires sur cet
amendement introduisant un nouvel article? Sans quoi cet amendement est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Conséquemment, nous passons à l'étude du sujet 2, qui concerne les articles 69
et 70. M. le ministre.
M.
Girard (Groulx) : Bien là, M. le Président, je pourrais vous donner un
peu d'information sur le sujet 2, puis
ça permettrait à tout le monde d'être conscient, là, de ce qu'on fait dans le
sujet 2, qui... Je rappelle que l'ensemble de ce qu'on fait, c'est
moderniser nos lois du secteur financier, et que très peu de sujets sont
litigieux, et que ces modifications sont souhaitées par l'industrie. Et, là où
il y a certaines divergences, nous aurons des discussions pertinentes.
Alors, le deuxième
sujet concerne l'introduction d'un régime de sanctions administratives
pécuniaires dans le secteur du courtage immobilier. Le prochain bloc couvre les
articles 69 et 70.
À l'article 69,
on introduit à la Loi sur le courtage immobilier un régime de sanctions
administratives pécuniaires similaire à celui prévu par d'autres lois du
Québec. Ce régime permet, pour des infractions à caractère objectif, comme le fait de ne pas remettre un
document à la date prévue, d'exiger des sommes de la part des assujettis
lorsque des non-conformités persistent. Il
ne s'agit pas d'un régime pénal, et son application se fait généralement sans
l'intervention d'un tiers. Il sera ici administré par l'OACIQ.
L'article 70
vient quant à lui modifier la Loi sur la justice administrative afin que le Tribunal
administratif du Québec puisse, à l'occasion, entendre les contestations de ces
nouvelles sanctions.
Le demandeur dans le
sujet 2, là, c'est l'OACIQ, et, après réflexion, considération, on est d'accord
avec ce qui est demandé, tant l'AMF et le ministère des Finances.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Des remarques?
M. Beauchemin :
...du dirigeant de... des firmes
de courtage. C'est ça? C'est... Comme par exemple le dirigeant de la
succursale d'une branche de RE/MAX est maintenant le responsable. C'est de ça
qu'on parle ici.
M. Girard
(Groulx) : Me Desbiens, des exemples d'application.
M.
Beauchemin : Oui, un exemple d'application, oui.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Vous voulez un exemple d'application de la SAP. Vous voulez savoir quelles
sanctions seraient visées.
M.
Beauchemin : Bien, comment ça fonctionnerait à l'intérieur, disons,
d'une succursale de RE/MAX, par exemple?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Il y a quelqu'un qui omettrait, comme M. le ministre a dit, de transmettre
à l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier un document en vertu
de la loi. Souvent, les documents sont ciblés. Il y a des articles. Donc, si
c'est un dirigeant, si on parle d'agence ou un courtier, si on parle de
personne physique, bien là, cette personne-là pourrait être sujette à sanctions
administratives. C'est un exemple.
M. Girard
(Groulx) : Ça peut être un courtier. Ça peut être une agence.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Exact. Mais, dans le cas des agences, c'est ça, il y a
des administrateurs...
M.
Beauchemin : OK.
M. Girard
(Groulx) : Ça peut être le... un administrateur d'une agence.
Mme Desbiens
(Geneviève) : En fait, toute personne qui est... qui est...
M. Girard
(Groulx) : Régie par...
Mme Desbiens
(Geneviève) : ...imputable.
M. Girard
(Groulx) : À l'OACIQ.
M. Beauchemin :
Donc, ça peut, par exemple, être
le directeur de l'agence que ce n'est pas lui qui a fait l'erreur, c'est
ça, si je comprends bien.
Mme Desbiens (Geneviève) : Souvent,
on va cibler l'agence et son mandataire. Tantôt, on parlait des mandataires
de l'union réciproque qui sont ses administrateurs. Bien, on va aller chercher
ces gens-là qui sont imputables. C'est pour ça que l'article prévoit que ça
peut être soit dans le cas d'une personne physique à un moment x soit dans le
cas d'une personne morale où il y a un montant x.
Il y a des courtiers
aussi qui sont des personnes physiques. Donc, eux autres, ce n'est pas... ils
ne font pas partie de l'administration dans l'agence. Puis, dans l'agence,
bien, vu que l'agence a des administrateurs, bien là, on irait... on pourrait
aller chercher toute personne imputable, parce que l'agence, elle parle par ses
administrateurs.
M.
Beauchemin : OK.
M.
Girard (Groulx) : Bref, il faut qu'il y ait des manquements à
répétition, là, persistants. Il y a des avertissements.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques? Sans quoi les articles 69 et 70 sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Passons à l'étude du sujet 3. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui. Le
sujet 3 concerne l'harmonisation des dispositions relatives au
recouvrement des sommes dues à la suite de l'imposition de sanctions
administratives pécuniaires. Alors là, ici, on parle de faciliter pour l'AMF le
recouvrement de sanctions.
Le prochain bloc couvre les articles 71 à
73. Chaque article qu'il comporte fait exactement le même travail, mais dans trois lois différentes, soit la Loi sur
la distribution des produits et services financiers, la Loi sur les instruments
dérivés et la Loi sur les valeurs mobilières, trois lois administrées par l'Autorité
des marchés financiers. Chacune de ces lois
prévoit un régime de sanctions administratives. Alors, il est déjà en vigueur,
mais ces régimes ne prévoient pas toutes les dispositions visant à
faciliter le recouvrement des sanctions imposées qui sont prévues dans des
régimes plus récents, tel celui qui a été introduit plus tôt dans la Loi sur le
courtage immobilier. On vient ici faciliter l'action du régulateur en le dotant
de ces outils de recouvrement.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, avant d'entreprendre une discussion générale, nous allons
focaliser notre attention sur le dépôt d'un amendement à l'article 71. M.
le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui. Remplacer,
dans le deuxième alinéa de l'article 115.2.2 de la Loi sur la distribution
des produits et services financiers, proposé par l'article 71 du projet de
loi, «de la présente section» par «du premier alinéa et des
articles 115.2.3 à 115.2.7».
Commentaire. Cet amendement corrige
l'article 115.2.2 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers. En effet, cet article est situé dans
un chapitre de cette loi qui ne comprend pas de section. L'article doit donc
référer aux articles pertinents.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des remarques sur cet amendement?
M. Girard (Groulx) : Pas de
remarque.
Le
Président (M. Simard) : Conséquemment, l'article 71... l'amendement
proposant... l'amendement apporté à l'article 71 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Adopté. Nous passons maintenant à l'étude de l'amendement apporté à
l'article 73.
• (16 h 20) •
M. Girard
(Groulx) : Remplacer, dans le deuxième alinéa de
l'article 275.1 de la Loi sur les valeurs mobilières, proposé par
l'article 73 du projet de loi, «de la présente section» par «du présent
chapitre».
Commentaire.
Cet amendement corrige l'article 275.1 de la Loi sur les valeurs
mobilières. En effet, cet article est situé dans un chapitre de cette
loi qui ne comprend pas de section. L'article doit donc référer au chapitre
dans lequel il se situe.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques sur cet amendement? Cet amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous revenons au débat concernant le sujet 3. Aucune intervention.
Conséquemment, les articles 71 à 73, ainsi que ceux qui sont amendés,
sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Simard) :
Adopté. Nous passons à l'étude du sujet n° 4, qui concerne
l'article 74 seulement.
M. Girard (Groulx) : Oui. Bien là,
M. le Président, on parle des obligations des assureurs de personnes relativement aux contrats d'assurance sur la vie.
Ce bloc ne contient qu'un seul article, qui vise à introduire une nouvelle
disposition dans la Loi sur les assureurs. Cette disposition clarifie les
devoirs des assureurs de personnes envers leurs assurés et
bénéficiaires, notamment en spécifiant qu'ils doivent prendre les moyens
nécessaires pour obtenir les renseignements leur permettant de savoir si le
paiement de l'assurance est exigible.
La disposition demande
également que les assureurs aident les bénéficiaires à faire leurs
réclamations. Elle s'inspire notamment des dispositions du Code civil du Québec.
C'est à la suite... C'est suite à des démarches
de Revenu Québec relativement aux biens non réclamés que cet ajout est suggéré. À terme, cette disposition
devrait aider à minimiser la fréquence à laquelle les bénéficiaires de contrat
ne reçoivent pas les bénéfices des décès. On
est donc au bénéfice des assurés, M. le Président. Un pouvoir réglementaire permettant
de rendre obligatoires pour les assureurs des démarches précises est introduit.
Des travaux sont toujours en cours afin de déterminer quelle forme pourraient
prendre ces démarches.
Le Président (M. Simard) : Alors, M.
le ministre, vous auriez un amendement à nous déposer.
M. Girard (Groulx) : Article 74 :
Remplacer, dans le premier alinéa, 72.1 de la Loi sur les assureurs, proposé
par l'article 74 du projet de loi, «soit parce que l'assuré est décédé,
soit parce que le contrat prévoit qu'un tel paiement est exigible du vivant de
l'assuré à une époque déterminée ou lors de l'arrivée d'un événement touchant
[à] son existence» par «du fait du décès de l'assuré ou, lorsque le contrat
prévoit ce paiement du vivant de l'assuré, du fait
que celui-ci soit encore en vie à une époque déterminée ou qu'un évènement
touchant à son existence soit arrivé».
Commentaire. Cet amendement corrige
l'article 72.1 de la Loi sur les assureurs afin que le vocabulaire se
rapproche encore plus de celui du premier alinéa de l'article 2393, qui se
lit ainsi : «L'assurance sur la vie garantit le paiement de la somme
convenue, au décès de l'assuré; elle peut aussi garantir le paiement de cette
somme du vivant de l'assuré, que celui-ci
soit encore en vie à une époque déterminée ou qu'un événement touchant son
existence arrive.»
Le
Président (M. Simard) : Très bien. Des commentaires sur l'amendement? Conséquemment,
l'amendement apporté à l'article 74 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous revenons à l'étude de l'article 74, maintenant, tel qu'amendé. Y aurait-il d'autres commentaires, dans le fond,
sur le sujet n° 4? Conséquemment, l'article 74, tel
qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude du sujet n° 5, qui concerne
les articles 75 à 89.
M. Girard (Groulx) : Oui, M. le Président.
Et là on parle à... un ajustement au régime de réexamen des autorisations.
Alors, on parle ici d'un allègement du fardeau réglementaire pour nos
institutions financières, et là les demandeurs, ce sont l'industrie.
La Loi sur les assureurs, la Loi sur les
institutions de dépôts et la protection des dépôts et la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne
prévoient toutes un régime dit de réexamen. Ce régime fait en sorte que les
institutions autorisées à faire affaire au Québec, par exemple un assureur,
doivent aviser l'Autorité des marchés financiers
lors de certains événements
importants. Cette dernière doit ensuite déterminer si elle maintient cette
autorisation ou y apporte des ajustements.
Il s'avère
toutefois que le spectre des événements visés par ces régimes est trop large et
gagnerait à être restreint. Par exemple, bien qu'il soit utile que l'AMF soit
informée après le fait de toutes les prises de contrôle faites par les institutions,
il n'est pas toujours nécessaire qu'elle le soit en amont, par exemple si les
sommes en jeu sont faibles.
Le projet de loi vient donc modifier les trois
lois visées précisément de la même façon, en réduisant la portée du régime de
réexamen et en remplaçant, dans certains cas, un avis en amont par la
déclaration tous les six mois des événements qui se sont produits, le cas
échéant.
Le Président (M. Simard) : Merci
beaucoup. Alors, vous auriez, à ce stade-ci, d'abord, un amendement concernant
l'article 77.
M. Girard (Groulx) : Oui.
L'article 147 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «du paragraphe 5° du premier alinéa de l'article 146, une acquisition ou une cession est réputée ne pas
avoir [...] effet significatif sur un assureur lorsque la variation qu'elle»
par «de l'article 136.1 et du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 146, le fait de devenir le détenteur du contrôle d'un groupement ou une acquisition ou une cession
d'actifs est réputé ne pas avoir un effet significatif sur un assureur
lorsque la variation que l'opération»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «l'acquisition ou la cession» par
«l'une des opérations visées au premier alinéa».
Commentaire. Cet amendement permet à la
présomption prévue de l'article 147 de la Loi sur les assureurs de
s'appliquer aussi lorsque l'opération consiste à devenir le détenteur du
contrôle d'un groupement.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires sur cet amendement? Celui-ci est donc t-il accepté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Simard) : Accepté. Nous poursuivons avec le dépôt d'un
amendement pour l'article 81.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Remplacer l'article 81 du projet de loi par le
suivant :
81. L'article 30
de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «, une acquisition ou une cession est
réputée ne pas avoir un effet significatif
sur une institution de dépôts lorsque la variation qu'elle» par «de
l'article 41.2.1, le fait de devenir le détenteur du contrôle d'un
groupement ou une acquisition ou une cession d'actifs est réputé ne pas avoir
un effet significatif sur une institution de dépôts lorsque la variation que
l'opération»;
2°
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «l'acquisition ou [de] la
cession» par «l'une des opérations visées au premier alinéa».
Commentaire. Cet
amendement... cet amendement permet à la présomption prévue de
l'article 30 de la Loi sur les institutions de dépôts et la protection des
dépôts de s'appliquer aussi lorsque l'opération consiste à devenir le détenteur
du contrôle d'un groupement.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires sur cet amendement? Est-ce que l'amendement apporté à
l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous poursuivons par le dépôt d'un amendement à
l'article 87.
M. Girard
(Groulx) : Remplacer l'article 87 du projet de loi par le
suivant :
87.
L'article 127 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 126, une acquisition ou une cession est réputée ne pas avoir un
effet significatif sur une société de fiducie lorsque la variation qu'elle» par
«de l'article 115.1 [...] du paragraphe 5° du premier alinéa de
l'article 126, le fait de devenir le détenteur du contrôle d'un groupement
ou une acquisition ou une cession d'actifs est réputé ne pas avoir un effet
significatif sur une société de fiducie lorsque la variation que l'opération»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «l'acquisition ou la cession» par
«l'une des opérations visées au premier alinéa».
Commentaire. Cet
amendement permet à la présomption prévue à l'article 127 de la Loi sur
les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne de s'appliquer aussi lorsque
l'opération consiste à devenir le détenteur du contrôle d'un groupement.
Le Président (M. Simard) : Alors,
des remarques sur cet amendement? Conséquemment, l'amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Et nous revenons maintenant à l'ensemble des
articles contenus dans le sujet 5. Y
aurait-il d'autres remarques? Conséquemment, les articles 75 à 89, incluant les
articles amendés, sont-ils adoptés?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Nous passons maintenant au sujet 6, qui
concerne les articles 90 à 102. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui, M. le Président. Le
prochain bloc, Modifications aux règles entourant la discipline d'expert
en sinistre, c'est le sujet qui nous interpelle.
Le prochain bloc
couvre les articles 90 à 102. Il touche la discipline de l'expertise en
sinistre, dont la Loi sur la distribution des produits et services financiers,
et réserve l'exercice à des personnes certifiées. Des personnes non certifiées
agissent toutefois en pratique dans le traitement de certaines réclamations.
L'industrie s'appuie jusqu'ici sur une directive publiée par l'Autorité des
marchés financiers en 2009 pour agir de la sorte.
Les modifications
apportées ici viennent apporter des ajustements à cette situation afin, par
exemple, de prévoir dans la loi sur quelles réclamations peuvent travailler les
personnes visées et le fait qu'elles doivent toujours agir sous la supervision d'un expert en sinistre certifié, donner des
obligations à ceux qui les embauchent, par exemple, de vérification des
antécédents et de détention d'une couverture d'assurance responsabilité,
s'assurer que le Fonds d'indemnisation des
services financiers trouverait application si une personne était victime de
fraude suite à l'implication des personnes dispensées.
Le projet de loi
élimine aussi une interdiction de la double certification en permettant d'être
inscrit à la fois comme expert en sinistre
et dans une autre catégorie par la Loi sur la distribution des produits et des
services financiers.
• (16 h 30) •
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, je cède maintenant la parole au député de Marguerite-Bourgeoys.
M.
Beauchemin : Merci, M. le Président. Donc, M. le ministre, juste pour
qu'on mette dans le contexte, j'imagine, bon,
que c'est la pénurie de main-d'oeuvre qui a fait en sorte qu'on en est rendus à
vouloir faire cette modification. Les gens qui pratiquent cette
discipline-là, là, d'expert en sinistre, là, OK, c'est quand même des gens qui
sont encadrés, puis là on parle d'avoir des gens qui vont se rapporter à ces
gens-là, puis ça va être eux qui vont aller faire l'expertise sur le terrain ou
l'analyse des dommages qui a été faite dans le sinistre xyz.
La... Puis je veux
juste m'assurer que j'ai le bon acronyme, là, pour être sûr que je l'exprime
comme il faut, c'est la chambre... oui, le
CHAD, puis ça, c'est la Chambre de l'assurance en dommages, c'est ça, et puis,
bien, eux... Selon eux, il y a plein de problèmes qui pourraient être
associés à ça, par exemple, la formation des gens, le code de déontologie, le
processus disciplinaire, tout ça. Il y a beaucoup d'enjeux, puis ils ont fait
des propositions pour qu'on puisse considérer, là, des amendements.
Ils
parlent de créer une nouvelle catégorie de certificats, donc, à l'intérieur
même, là, de leur... leur association,
c'est le bon terme. À
l'intérieur même de leur association, il y aurait, donc, un certificat
spécifique pour les gens qui, eux,
iraient faire l'expertise sur le terrain pour se rapporter. C'est un peu ça, je
pense, qui était une de leurs demandes, permettre des exceptions en assurance automobile pour des bris de vitre
et sinistres réglés par la Convention d'indemnisation
directe. Il y avait aussi des... Ils demandaient des règles claires pour
encadrer la notion de superviseur puis recourir aux experts en sinistre
compétents des autres provinces avant d'aller de l'avant.
Est-ce que ça, c'est
des choses que vous avez considérées? Est-ce que vous avez eu ces
conversations-là? Puis, si oui, qu'est-ce que vous en dites?
M. Girard
(Groulx) : Définitivement, nous avons considéré plusieurs de ces
points, puis d'ailleurs on a des amendements.
Mais je tiens à
souligner d'entrée de jeu que cette pratique d'utiliser des personnes non
certifiées, elle existe déjà en vertu d'une directive publiée en 2009 et que,
là, on vient mettre à jour cette directive. Et je dirais que... Vous avez
référé à la pénurie de main-d'oeuvre, et je dirais qu'un autre facteur... puis
c'est certainement pertinent, la pénurie de main-d'oeuvre, mais c'est
l'occurrence des sinistres ou de l'adaptation aux changements climatiques des
sinistres, tels que des inondations. On a quand même... Non seulement il y a
une pénurie de main-d'oeuvre, mais on a plus de besoins d'experts en sinistre.
M. Beauchemin : Puis, au niveau de la
formation de... d'imposer une formation supplémentaire à ces gens-là qui, là, actuellement, n'ont pas le même niveau de
formation, on va s'entendre, là, ça, j'assume que c'est quelque chose
que vous avez dû considérer.
M. Girard
(Groulx) : Est-ce qu'il y aurait un expert du ministère qui aimerait
commander... commenter?
Le Président
(M. Simard) : ...pourriez-vous nous...
M. Girard (Groulx) : Non, ça va être un des
experts du ministère des... Parce que, là, ce n'est pas un point légal,
c'est un point d'industrie.
Le Président (M. Simard) : Alors,
le temps que la caméra puisse peut-être vous trouver, auriez-vous l'amabilité
de vous présenter, s'il vous plaît?
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Bonjour.
Je m'appelle Jean-Hubert Smith-Lacroix. Je suis coordonnateur au
développement législatif et réglementaire au ministère des Finances.
Le Président
(M. Simard) : Puis nous vous écoutons.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : Là, je m'excuse, je regardais mes amendements.
Pouvez-vous reposer la question très rapidement?
M. Beauchemin :
Oui. Comment... comment allez-vous encadrer la notion en tant que telle de
superviseur?
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : Alors, effectivement, dans le mémoire de la CHAD, il y
avait plusieurs propositions qui avaient beaucoup de sens, et celle-là, c'en
est une qui nous préoccupait. Et ils nous ont dit : On ne sait pas c'est
quoi, superviser, on ne sait pas qui va pouvoir le faire, etc. Puis, dès le
départ, on trouvait que c'était une bonne
idée, et l'idée, c'est qu'on trouvait qu'il fallait se donner les outils pour
le faire, notamment avec l'apprentissage qu'on va faire avec le temps,
mais que c'était un niveau de détail qu'il n'y avait pas lieu de présenter dans
la loi.
Donc, il y a un
amendement qui s'en vient pour introduire l'article 99.1, où ce qu'on
fait, c'est... on réplique les pouvoirs réglementaires qui existent pour la
supervision de stage puis on fait exactement la même chose pour la notion de
superviseur. Donc, ce que la loi permettra de faire, c'est, à l'Autorité, après
consultation, notamment, de la CHAD, de
prendre, par règlement, les conditions qui sont requises à la fois pour devenir
superviseur, donc le règlement, par
exemple, pourrait dire : Il faut que tu aies cinq ans d'expérience, et
qu'est-ce que ça implique que d'être superviseur. Ça pourrait aller
jusqu'à un nombre maximal de supervisés ou des choses comme ça.
Donc, on ne le spécifie
pas dans la loi, mais on prévoit un pouvoir réglementaire spécifique pour aller
dire qui va pouvoir exercer la fonction, ça va être un sous-ensemble des
experts en sinistre, puis qu'est-ce qu'exactement ça va impliquer de remplir cette
fonction-là.
M. Beauchemin : OK.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : C'était, par ailleurs, je complète, une
proposition de la CHAD de le faire de cette façon-là.
M. Beauchemin : Puis j'aurais
peut-être une autre question, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous en prie, cher collègue.
M. Beauchemin : Puis
pour la formation obligatoire des gens qui vont être sur le plancher à faire
l'évaluation en tant que telle du sinistre...
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Eh
bien, ça, c'est les... c'est-à-dire que...
M. Beauchemin : Parce que, là,
c'est des gens qui ne sont pas des membres du CHAD, ça fait que...
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Bien...
Et là, si, techniquement, je dis quelque chose d'injuste, là, sur le détail de
la loi, Me Desbiens va me corriger, mais les dossiers de réclamation vont
rester la responsabilité de l'expert superviseur. Donc, tout ce que l'expert
superviseur va devoir faire, bien, lui, l'expert superviseur, il va falloir
qu'il regarde qu'est-ce que la personne qui supervise a fait. Puis il n'y aura
pas moins d'obligations à l'égard du client parce qu'il y a une personne qui
est intervenue. Je déduis du sourire de Mme Desbiens que je ne me suis pas
planté juridiquement.
M. Beauchemin : Bien, je
comprends, mais c'est parce que la personne qui va comme analyser la situation,
là, sur le terrain, là, ce n'est pas la même personne. On parle de... Vous
parlez du superviseur. Je comprends. Moi, je parle
de la formation pour ces gens-là qui sont sur le terrain, qui, eux, font la
job, là, de superviseur. Y a-tu une formation additionnelle qui va être
minimalement reconnue...
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Il
n'y a pas de formation...
M. Beauchemin : ...qui va être
minimalement imposée?
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : Pour les gens qui bénéficient de l'exemption, il
n'y aura pas de formation spécifique requise.
Par ailleurs,
ces gens-là n'iront pas sur le terrain. Le projet de loi prévoit que c'est uniquement
des gens qui opèrent au téléphone. Et il y a un autre amendement qui vient
spécifier sur quels types de sinistres ils pourront oeuvrer.
Et, encore une fois, on est allés pas mal en
ligne avec ce qui était recommandé par la CHAD, c'est-à-dire que ce sont les sinistres où il y a application de la
Convention d'indemnisation directe et les sinistres qui peuvent se régler
pour un montant, somme toute, relativement
faible. Donc, la Convention d'indemnisation directe, c'est un outil magnifique
qui simplifie beaucoup, là. Donc, ces gens-là, ils vont pouvoir fonctionner sur
des dossiers simples.
Ça fait que, là, j'ai dit beaucoup de choses. La
réponse précise, c'est : Non, il n'y aura pas de formation spécifique, mais l'expert superviseur reste complètement
responsable du dossier. Lui, il a une formation, il a une certification,
il a une formation continue, et c'est lui qui est, pardonnez-moi l'expression,
au bat si jamais il y a un défaut dans la façon dont le client a été traité.
M. Beauchemin : Mais ma question,
c'est dans le sens que... Bon, je suis propriétaire d'une police. J'ai eu un
sinistre xyz. Là, il y a quelqu'un qui vient, qui n'est pas un expert et qui
est non certifié. En tant que consommateur... Puis là je le sais bien, là, lui,
il va se retourner de bord, va remplir un formulaire quelconque, va le donner à quelqu'un qui, là, lui... Comment cette
personne-là peut s'assurer que la personne sur le plancher des vaches a fait la
bonne job? Puis, en tant que consommateur, moi, qui fait face à ce
déroulement-là d'activités, je peux voir ça comment? Je veux dire,
est-ce que je sais... Est-ce que la personne a bel et bien analysé la qualité
du sinistre? Est-ce que... Comment on peut... Parce qu'il y a... C'est ça,
cette certification-là est enlevée du processus, là, sur le plancher des
vaches. Elle est maintenant la responsabilité du superviseur en haut, mais il
n'y a pas de... Comment forcer la personne qui exécute sur le plancher de
s'assurer d'avoir bel et bien fait ça selon les règles de l'art?
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Bien,
c'est-à-dire que ça... Il y a des choses là-dedans qu'on va voir avec
l'expérience. Une chose que je peux vous dire, c'est que, dans le processus,
nous, à notre sens, là, on vient améliorer ce régime-là par rapport à ce qui se
faisait sous l'égide de la directive. Un des exemples qu'on a... Un des
exemples de bonification, c'est qu'à partir d'aujourd'hui, lorsque vous parlez
à quelqu'un qui n'est pas un certifié, cette personne-là va devoir le dénoncer
au début. Elle va devoir dire : Moi, je ne suis pas un certifié, moi, je
vous aide à faire votre dossier, en passant, si vous
n'êtes pas content de comment ça se passe, vous pouvez le demander, puis je vous envoie à mon superviseur. Puis le
superviseur... Le dossier va devoir... Le dossier va devoir identifier le fait qu'il
y a un téléphoniste qui est intervenu, et les obligations de tenue de dossier,
qui sont déjà importantes dans tous les cas, vont s'appliquer puis vont
permettre de suivre ça.
• (16 h 40) •
Le Président
(M. Simard) : Très bien.
M. Beauchemin :
Mais, juste pour clarifier quelque chose, M. le ministre vient de le dire,
tantôt, là, c'est depuis 2009 que ça existe, cette façon-là de faire. Il n'y a
pas eu un genre d'analyse de données, à savoir, bon, bien, les gens non
certifiés, ils ont un «average» au bâton, si on peut utiliser la même
expression que tantôt, là, de 99 %, donc ils sont bons, ou ils ont une
moyenne au bâton de 40 %, woups! il y a des erreurs. Est-ce qu'on a fait
l'analyse du data qu'on a depuis quasiment maintenant 18 ans?
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Il
n'y a pas, à ma connaissance, d'analyse qui aurait ce degré de détail là. Ceci
dit, l'absence de bruit, souvent, c'est un signal du fait que ça va bien. Puis
nous autres, on a déjà... on a, par exemple, demandé à l'Autorité :
Avez-vous remarqué qu'il y a plus de plaintes qui rentrent au service de
traitement de plaintes dans les cas où il y a un téléphoniste qui est
intervenu? Et la réponse, c'est non. Donc, étant donné qu'il ne semble pas y avoir, jusqu'à présent, pour les
consommateurs, une expérience différenciée selon qu'ils ont été traités...
selon qu'ils ont été servis, pardon, par une personne qui agissait là-dedans,
on pense que c'est la même chose.
M. Beauchemin :
Il n'y a pas d'augmentation, de la part des consommateurs, de plaintes par
rapport à ce qu'ils s'attendaient que le
contrat d'assurance allait représenter, par rapport à l'évaluation du sinistre.
Donc, ils sont-tu... Y a-tu... Parce que, là, on parle vraiment de deux
choses. Quand on veut se faire, disons, payer le remboursement pour la
réparation d'un sinistre, OK, ça, c'est une chose. Là, vous... Là, on descend
plus spécifiquement sur le travail de l'évaluateur en tant que tel. Ça, ça a-tu
été mesuré? Depuis 2009 que c'est la pratique, mais le point étant que ce n'est
pas... Ce n'est pas là que le bât va blesser du point de vue du consommateur.
Le bât va blesser plutôt quand, justement, bien, je m'attendais à avoir 100 %
de couverture, je ne l'ai pas. Pourquoi? Bien, parce que ton rapport n'a pas
été bien exécuté ou le rapport déposé pour le sinistre n'a pas été complété
correctement. Je veux dire, il n'y a pas...
il n'y a aucune de cette notion-là. Parce qu'il y a eu quand même une
augmentation, on l'a entendu, du nombre de sinistres. Il y a eu, donc,
une augmentation de ce genre de rapport là qui a été fait, puis jamais, là,
aucune remarque, à savoir...
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : Nous, on n'a aucune... on n'a aucun signal
d'expérience client problématique là-dedans. Puis, d'un côté, ce n'est pas
surprenant, parce que les assureurs, évidemment, n'ont pas nécessairement envie
de payer tant que ça. Puis c'est... Souvent, les téléphonistes, on s'attend à
ce qu'ils disent oui quand ça va bien, puis,
les dossiers où il y a de la réclamation puis du... plus de discussions, bien,
ces dossiers-là finissent par être remontés à une personne certifiée.
M. Beauchemin :
Est-ce que vous, M. le ministre, seriez ouvert à l'idée de faire une
analyse postdata, là, depuis 2009 là-dessus? Je veux dire, c'est quand même une
partie imposante de la composante.
M. Girard
(Groulx) : ...qu'on vient apporter, là, c'est de s'assurer qu'il y
aura toujours un superviseur. Alors, c'est positif. Les obligations de
vérification des antécédents des experts... des gens qui vont travailler sous
les experts... Donc, les personnes non certifiées,
on amène une obligation de vérifier les antécédents, puis s'assurer que le
fonds d'indemnisation... si une personne était victime de fraude, bien, que les
personnes seraient indemnisées. Ça fait que les... On prend une situation qui
existe déjà et on l'améliore.
M. Beauchemin :
Je comprends, mais le...
M. Girard
(Groulx) : Mais on n'a pas assez d'experts en sinistre. Alors, même si
on prouvait, dans un échantillon, que les experts en sinistre travaillent mieux
que les personnes non certifiées qui sont autorisées... Vous voulez intervenir?
Allez-y.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : C'est un travail d'équipe au ministère des Finances.
On me rappelle aussi qu'étant donné qu'en ce moment ces pratiques-là
fonctionnent sur une directive puis qu'on n'avait pas tout le cadre, en ce moment, il n'y a rien qui allait
obliger à ce que le dossier client indique une personne exemptée, ce qui fait
que c'était difficile pour l'Autorité
d'avoir ces données-là. Mais, dans le futur, étant donné que, là, on va pouvoir
peser sur un piton puis dire : Sors-moi tous les dossiers où il y a une
personne exemptée, ça va devenir beaucoup plus facile, justement, de faire cette chose-là, parce que
maintenant le dossier est spécifié. Donc, cette étude-là que vous demandez, je
vous dirais, demandez-la dans un an ou dans deux ans, parce que, là, on aura
les moyens techniques pour la faire.
Le Président
(M. Simard) : D'autres commentaires?
M. Beauchemin : Bon, bien... Donc, l'an
prochain, M. le ministre, on pourra avoir une étude sur l'année, hein, M.
le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Pardon?
M. Beauchemin : L'an prochain, on
pourrait avoir une étude sur l'année qui vient de... d'écouler parce que, là, on
va avoir du data, si j'ai bien compris.
M. Girard
(Groulx) : Bien, c'est-à-dire que, là, on fait une loi, là. On ne fait
pas une étude. Ça fait que je... Pour votre demande, c'est quoi, là?
M. Beauchemin :
Bien, c'est de voir, justement, la... Le fait qu'on n'ait plus, maintenant,
des gens qui sont des experts en sinistre qui analysent des sinistres, qui se
rapportent à des experts en...
M. Girard
(Groulx) : Bien, ce n'est pas maintenant, là. C'est déjà comme ça.
M. Beauchemin :
Oui, mais on n'a pas le data pour voir le différentiel entre quelle est la
qualité du travail versus si ça avait été des experts en... Parce qu'il y a des
experts en sinistre qui sont en train... à pied d'oeuvre, là, sur le terrain
aussi, mais il y a d'autres gens qui ne sont pas des experts en sinistre qui
sont aussi sur le terrain. On peut parler... Par exemple, quand il y a eu des
inondations, c'est à ce moment-là où est-ce que, justement, là, on pèse sur le
gaz, littéralement.
M. Girard
(Groulx) : Exact.
M. Beauchemin :
Bon, puis on demande à des non... des non-experts à y aller puis à faire
l'analyse, donc...
M. Girard
(Groulx) : Mais là on va s'assurer que, lorsque c'est le cas, ils
soient supervisés par des experts.
M. Beauchemin :
Exact.
M. Girard
(Groulx) : Alors, on améliore la loi.
M. Beauchemin :
On améliore la situation, d'accord, mais ce que je veux dire, c'est que,
par rapport à la situation où est-ce que... Dans le cas où est-ce que c'était
un expert en sinistre sur le plancher qui faisait le rapport versus quelqu'un
qui n'est pas un expert en sinistre, la productivité, si on peut dire, là, OK,
des deux genres de rapport, est-ce qu'on va
être capables de pouvoir faire une analyse, il y a plus de plaintes ici, il y a
moins de plaintes là, ou vice versa, ou c'est égal par rapport à la qualité du
rapport qui a été émis? On va avoir le data, si j'ai bien compris, dans la prochaine année, donc on pourra, à ce
moment-là, être capables de faire... Parce qu'on va avoir coché : Fait par
un expert, pas fait par un expert.
M. Girard (Groulx) : Bien, je ne suis pas
convaincu, là, qu'avoir les données, c'est une garantie de succès, là. Il
faudrait être certains de la méthode empirique de ce qu'on veut mesurer puis de
ce qu'on va faire. Honnêtement, ce que vous proposez, ce n'est pas l'objet de
la section 6.
M. Beauchemin : Mais c'est juste que ça
nous permettrait, de façon parallèle à la section 6, ça nous permettrait
de pouvoir mieux l'analyser aussi. Suggestion, là, je veux dire.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : Bien, c'est sûr qu'en théorie... Puis c'est moi qui ai
dit qu'on a... que, les données, on les avait. J'aurais dû dire : Les
données existeront, parce que les dossiers dont on parle, ce n'est pas des
dossiers à l'AMF, c'est des dossiers chez les cabinets. Puis ce qu'on... Ce à
quoi on s'attend, c'est que l'Autorité continue, comme elle le fait, à
monitorer : Est-ce que j'ai plus de plaintes dans ces cas-là?, puis, quand
elle fait ses inspections des cabinets, qu'elle aille regarder, faire un
échantillonnage des dossiers où il y en a. Donc, l'étude dont vous parlez,
elle... elle serait théoriquement faisable, mais elle serait très lourde. Puis
les indications de... Il y a... Il n'y a
pas, à mon sens, une indication qu'il y a assez de problèmes avec ce qui se
fait depuis 2009 pour justifier de mettre les énergies là en premier
lieu.
M. Beauchemin :
...on tourne un petit peu en rond, là, M. le Président, mais comment on peut savoir ça si on n'a pas le data?
Comment on peut savoir ça si on n'est pas capables d'analyser, justement, le
différentiel entre par un expert puis par un
non-expert? Je pense que c'est important. C'est juste ce point-là que j'essaie
de rentrer au poste, là. Je pense qu'on se comprend que ça peut être...
étant donné qu'on va l'avoir, justement, le data.
Le Président
(M. Simard) : Alors, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Bien, le fait qu'on va avoir des données pourront...
permettront de mesurer toutes sortes de
choses, mais là, ici, là, je n'ai rien entendu sur une méthode empirique qui
permettrait d'évaluer ça, là. Ça dépasse l'objet du sujet 6. Je
n'ai pas de méthode d'échantillonnage, d'analyse, de... Puis là ça va être
selon quels critères, là, que les gens ne vont pas... Vous voulez mesurer le
taux de satisfaction des requérants?
• (16 h 50) •
M. Beauchemin :
Écoutez, M. le ministre, je comprends... je comprends que vous ne voulez
pas le faire. Votre expert vous disait qu'on pourrait avoir le data. C'est
quelque chose qui pourrait être une valeur ajoutée pour...
M. Girard
(Groulx) : Mais moi, je veux savoir... C'est qu'ici, là, ce n'est
pas... L'objet, ce n'est pas des études
économiques, là. L'objet, c'est des modifications aux règles entourant la
discipline d'expert en sinistre. Maintenant, si on veut évaluer la qualité du travail des... de ceux qui évaluent les
sinistres, ça, c'est un tout autre sujet. Puis, la façon qu'on mesurerait
ça, qu'on évaluerait ça, bien là, il faudrait qu'on réfléchisse à ça, puis ce
n'est pas l'objet de la section 6.
M. Beauchemin :
L'objectif, c'est de faire les meilleures lois possible. Je pense...
M. Girard
(Groulx) : Mais ce que vous suggérez, c'est une étude économique. Ce
n'est pas une loi.
M. Beauchemin : Qui nous permettrait
d'avoir les bons réflexes pour pouvoir bien légiférer, pour bien assurer la
protection des consommateurs. C'est dans cet esprit-là que je fais mes
commentaires.
M. Girard
(Groulx) : Moi, dans la conversion que... dans la conversation que
j'ai entendue, M. le Président, je ne suis pas encore convaincu de quoi...
qu'est-ce qui serait mesuré et comment.
M. Beauchemin : Mais un expert puis un
non-expert qui analysent une scène de sinistre, OK, je veux dire, ce n'est
pas le même rapport qui va être émis.
M. Girard (Groulx) :
Mais qu'est-ce que... qu'est-ce que vous voulez mesurer?
M. Beauchemin :
Bien, donc, la différence entre les deux, le superviseur qui n'aura pas
été...
M. Girard
(Groulx) : La différence dans les estimés de sinistre.
M. Beauchemin :
Exact.
M. Girard
(Groulx) : Mais c'est quoi, la variable qui va déterminer qu'est-ce
qui est le vrai sinistre?
M. Beauchemin :
Bien, la compensation totale pour le propriétaire de la police d'assurance,
le délai, le... Je veux dire, c'est ce genre d'analyse là qui ferait en sorte
que, justement, les propriétaires de police d'assurance vont pouvoir se sentir,
bien, mieux protégés par le gouvernement, à savoir que leur police, elle a été
appliquée avec les meilleures pratiques pour s'assurer que, justement, ce
soient des experts en sinistre bien supervisés, au minimum, qui soient là. Puis
là la preuve, c'est qu'il n'y a presque pas de différentiel entre un non-expert
ou un non-certifié en sinistre versus un
certificat en sinistre. Puis, une fois qu'on aurait cette expertise-là, bien,
on pourrait, à ce moment-là, tu sais, le démontrer plus facilement.
Là, on est... on
est... on navigue dans le manque de data a posteriori, là. On parle... À partir
de maintenant, votre expert vous suggère que ça va être disponible à partir de
l'année prochaine. Voici un échantillon qui pourrait permettre d'avoir ça.
Puis, honnêtement, je ne vois pas ça comme étant si laborieux, là.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : ...il faut faire très attention. Supposons, là, qu'on
demandait... Je ne suis pas en train de dire que ce serait une utilisation
efficace des ressources de le faire, là, mais, en théorie, c'est possible, OK?
On pourrait, là, parce que, dorénavant, les gens qui se font... les gens dont le
dossier est traité par une personne exemptée vont se le faire dire au téléphone
dès le départ, OK? Donc, on pourrait, par exemple, faire un sondage puis dire : Êtes-vous satisfait de comment ça
s'est passé? Puis là on pourrait dire : Est-ce que les gens sont aussi
satisfaits dans un cas que dans l'autre?
M. Beauchemin :
C'est une bonne idée, ça, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Un instant. Bien là, c'est exactement mon point, là. La
seule chose qui pourrait être mesurée dans
la conversation que j'entends, c'est le taux de satisfaction des clients. Mais
on ne pourra pas mesurer la valeur du sinistre versus la valeur du
sinistre qui a été estimé, là.
M. Beauchemin :
Non, mais êtes-vous...
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : ...et les gens qui traitent ces réclamations-là
traitent des réclamations plus simples, ça fait que leur différence de
satisfaction pourrait...
Le Président
(M. Simard) : ...merci beaucoup...
M. Beauchemin :
...conclure, OK, je vais conclure. Êtes-vous satisfait, oui ou non? Puis,
dans les gens qui ne sont pas satisfaits, il y en a combien là-dedans que
c'était un non-expert qui a fait l'évaluation du sinistre? Puis, si la
proportion est de plus en plus... est plus élevée, bien, à ce moment-là, on a
le data.
Le Président (M. Simard) : Alors,
M. le ministre, M. Smith ou madame... Mme la sous-ministre, auriez-vous
d'abord l'amabilité de vous présenter? Et je comprends, ce faisant, qu'il y a
consentement pour que vous puissiez apporter un complément de réponse. Alors,
madame.
Mme Braeken
(Veerle) : Veerle Braeken, sous-ministre adjointe par intérim.
Le Président
(M. Simard) : Soyez la bienvenue parmi nous.
Mme Braeken
(Veerle) : Merci. Alors, je... j'aimerais rajouter qu'on fait toujours
un suivi. L'AMF fait toujours des inspections, fait... s'assure de la
conformité, et tout ça, va vérifier ces éléments-là aussi. Et c'est pour ça qu'on met... qu'on fait régulièrement des projets
de loi. L'AMF observe des choses, on ajuste les lois en conséquence, et c'est
ce qu'on va faire ici aussi. Donc, c'est des choses que l'AMF va s'assurer, que
la loi, elle est respectée, que la clientèle est bien... est bien
servie.
Les... le traitement
des plaintes demeure pareil à l'AMF, même si c'est un expert en sinistre ou si
c'est un... un non certifié. Donc, s'il n'est pas content de sa réclamation, il
peut toujours se plaindre à l'AMF. Il va y avoir des vérifications qui sont
faites, et tout ça. Donc, il n'y a pas, selon moi, de raison pour laquelle il y
aurait un gros débalancement entre les réclamations qui sont faites par un
expert et celles qui sont faites par un non-certifié.
M. Beauchemin : J'aimerais ça pouvoir
vous dire : Je suis d'accord avec vous, mais on n'a pas le data, à savoir
qu'est-ce qui est avec un onglet expert, qu'est-ce qui est avec un onglet
non-expert. Puis c'est simplement là-dessus que je pense qu'on pourrait,
comme, clore le débat.
Mais je comprends que
ce n'est pas quelque chose qu'on peut régler maintenant. Je fais la suggestion,
étant donné qu'à partir de l'an prochain on aura le data. Ce n'est pas très
compliqué, j'en suis certain, d'en arriver à avoir une réponse à ça. On pourra
en discuter l'an prochain.
Le Président
(M. Simard) : D'autres remarques sur l'ensemble du sujet avant
que nous ne passions au dépôt des amendements? Alors, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : ...je vais faire une autre remarque. Nous allons passer
votre suggestion à l'AMF.
M. Beauchemin :
Merci.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, M. le ministre, à ce stade-ci, vous serions en mesure de recevoir
le dépôt de l'amendement concernant l'article 90.
M. Girard
(Groulx) : Remplacer, dans le... Article 90 : Remplacer,
dans le paragraphe 3° du deuxième alinéa de l'article 10 de la Loi sur la
distribution de produits et services financiers, proposé par l'article 90
du projet de loi, «déterminé par règlement du gouvernement ou pour un règlement
d'un sinistre d'un montant maximal prévu par un tel règlement» par «qui découle
soit d'un sinistre prévu à la convention d'indemnisation directe visée à l'article 173 de la Loi sur l'assurance
automobile (chapitre A-25) soit d'un bris de vitre ou pour un règlement
d'un sinistre d'un montant maximal de 5 000 $».
Commentaire. Cet
amendement insère, dans le paragraphe 3° du deuxième alinéa de
l'article 10 de la Loi sur la distribution de produits et de services
financiers, proposé par l'article 90 du projet de loi, les sinistres
automobiles et le montant maximal des sinistres qui peuvent être réglés par une
personne qui agit sous la supervision d'un expert en sinistre au lieu de
prévoir qu'ils doivent être déterminés par un règlement du gouvernement.
Le Président (M. Simard) : Alors,
des commentaires sur l'amendement apporté à l'article 90? Conséquemment,
cet amendement est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Et nous poursuivons avec l'amendement
apporté à l'article 91.
M. Girard (Groulx) : Oui,
M. le Président. Insérer, dans l'article 91 du projet de loi et après
«chapitre II», «du titre I».
Commentaire... C'est
bien II et non deux i?
Le Président
(M. Simard) : II.
M. Girard
(Groulx) :
C'est
II.
Le Président
(M. Simard) : Chapitre II.
M. Girard
(Groulx) : Bien, je vérifiais avec ma légiste, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Vous
faites bien, vous faites bien.
M. Girard
(Groulx) : Ça fait que j'ai beaucoup de respect pour votre
travail, mais je vais me fier à ma légiste.
Le Président (M. Simard) : Vous
faites bien de me... Oui.
M. Girard (Groulx) : Cet
amendement corrige l'article 91 du projet de loi, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, des commentaires concernant cet amendement? Sans quoi celui-ci
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous passons à l'amendement pour l'article 95.
M. Girard
(Groulx) : À l'article 85.1 de la Loi sur la
distribution de produits et services financiers, proposé par
l'article 95 du projet de loi :
1° supprimer,
dans le paragraphe 2°, «ou étranger» et «ou ne s'est pas reconnue coupable
d'une telle infraction ou d'un tel acte»;
2° ajouter, à la fin, l'alinéa suivant :
«Lorsqu'un cabinet sait que la personne visée au
premier alinéa ne remplit plus les conditions requises en vertu de cet alinéa, il
doit cesser de l'employer à ce titre. En outre, un cabinet doit cesser
d'employer une telle personne à ce titre s'il sait qu'elle est
déclarée coupable par un tribunal étranger d'une infraction ou d'un acte qui a
un lien avec l'exercice de l'activité de représentant.»
Commentaire. Cet amendement précise que le
cabinet peut, lorsque la personne visée au paragraphe 3° du deuxième
alinéa de l'article 10 ne remplit plus les conditions requises à son
embauche ou au maintien de son emploi, cesser de l'employer à ce titre.
L'amendement allège aussi le fardeau des
cabinets, qui n'auront pas à vérifier systématiquement si leur employé a été
déclaré coupable par un tribunal étranger d'une infraction ou d'un acte qui a
un lien avec l'exercice de l'activité de représentant.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires? Conséquemment, cet amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, l'amendement ajoutant l'article 99.1. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Insérer, après l'article 99 du projet de loi, le suivant :
99.1. L'article 200 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 3° et
après «et les règles relatives», de «aux qualifications et»;
2° par l'ajout, à la fin, du paragraphe
suivant :
«10° dans le
cas de la discipline de l'expertise en règlement de sinistres, les règles
relatives aux qualifications et aux
obligations des représentants qui supervisent une personne visée au paragraphe
3° du deuxième alinéa de l'article 10.»
• (17 heures) •
Commentaire. Cet amendement modifie l'article de
la Loi sur la distribution des produits et services financiers principalement
pour ajouter le paragraphe 10° afin de créer un pouvoir réglementaire
permettant à l'AMF de déterminer, dans les
cas... dans le cas de la discipline de l'expertise en règlement de sinistre,
les règles relatives aux qualifications et aux obligations des
représentants qui supervisent une personne visée au paragraphe 3° du deuxième
alinéa de l'article 10.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques? Cet amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous revenons à l'ensemble... Ah oui!
Une voix : ...
Le
Président (M. Simard) : Oui, c'est ça. L'article est donc introduit. Tout
à fait. Merci beaucoup. Nous revenons à l'ensemble de nos discussions. Y
aurait-il d'autres commentaires?
M. Beauchemin : 90 à 102, c'est
ça?
Le Président (M. Simard) : Alors,
90 à 102, incluant les articles tels qu'amendés, sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons maintenant au sujet 7, qui concerne les articles 103 et
104.
M. Girard (Groulx) : Oui. L'article 7,
Harmonisation des conditions de délivrance d'un certificat et d'inscription
pour exercer l'activité de représentant. Dans cette section, on corrige, par
les articles 103 et 104, des incohérences entre la Loi sur la distribution des produits et services
financiers et la Loi sur les valeurs mobilières lorsqu'il est question de
critères permettant de refuser l'inscription à une personne voulant
démarrer dans l'industrie ou d'exclure une personne qui en fait déjà partie.
Le Président (M. Simard) : Alors,
nous aurons, dans ce bloc, quatre amendements. Avant de les étudier, y
aurait-il des remarques générales? M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
Alors, M. le ministre, concernant l'ajout de l'article 102.1.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Insérer, avant l'article 103 du projet de loi, le
suivant :
102.1.
L'article 218 de la Loi sur la distribution de produits et services
financiers est modifié par la suppression,
dans le paragraphe 2° du premier alinéa, de «ou s'est reconnu coupable d'une
telle infraction ou d'un tel acte».
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Des commentaires sur cet amendement?
Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
l'amendement est adopté, et donc l'article 100.2... 102.1, dis-je,
est introduit. M. le ministre, concernant l'amendement 102.2.
M. Girard
(Groulx) : Insérer, après l'article 102.1 du projet de loi tel
qu'amendé, le suivant :
102.2.
L'article 219 de cette loi est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 2°, de «ou s'est reconnu coupable d'une telle infraction ou d'un tel
acte».
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Des commentaires sur cet amendement?
Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Conséquemment, l'article 100... pardon, 102.2 est introduit. Concernant
l'article 103.1.
M. Girard
(Groulx) : Insérer, après l'article 103 du projet de loi, ce qui
suit :
Loi sur les
instruments dérivés
103.1.
L'article 80.1 de la Loi sur les instruments dérivés est modifié :
1°
par la suppression, dans le paragraphe 2°, de «ou s'est reconnu coupable d'une
telle infraction ou d'un tel acte»;
2° par l'ajout, à la
fin, du paragraphe suivant :
«5° ne respecte plus
une condition relative à son inscription prévue par la présente loi.»
Le Président
(M. Simard) : Avez-vous des commentaires sur l'amendement? Ce
n'est pas obligatoire.
M. Girard
(Groulx) : Non.
Le
Président (M. Simard) : Très
bien. Y a-t-il des remarques? Conséquemment, cet amendement est-il accepté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
L'article 103.1 est donc introduit. Amendement concernant
l'article 104. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) :
Oui. L'article... Remplacer l'article 104 du projet de loi par le
suivant :
104.
L'article 151.0.1 de la Loi sur les valeurs mobilières est modifié, dans
le premier alinéa :
1° par la
suppression, dans le paragraphe 2°, de «ou s'est reconnu coupable d'une telle
infraction ou d'un tel acte»;
2° par l'ajout, à la
fin, du paragraphe suivant :
«5° ne respecte plus
une condition relative à son inscription prévue par la présente loi ou par un
règlement pris en application de celle-ci.»
Le Président (M. Simard) : Des
remarques concernant cet amendement? Conséquemment, celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Simard) : Adopté. Et nous revenons à la discussion
concernant les articles touchés par le sujet
à l'étude, le sujet 7. Y a-t-il d'autres commentaires? Conséquemment, les
articles 103 et 104, incluant les articles introduits, sont-ils
adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Passons maintenant à l'étude... Ça va, Mme la
secrétaire? Ça va vite. Ça va bien. Nous passons au sujet n° 8,
les articles 105 et 106.
M. Girard (Groulx) : Oui, M. le Président. On
parle ici des modifications visant la distribution d'assurance par les
concessionnaires automobiles.
L'article 105 du
projet retire la possibilité pour les concessionnaires de distribuer une
assurance dite de remplacement par
l'entremise du régime de la distribution sans représentant. Rappelons que cette
assurance continuera à être offerte par les courtiers et agents en assurance de
dommages et que les concessionnaires pourront collaborer avec eux pour
s'assurer que leurs clients qui souhaitent l'obtenir puissent aisément le
faire.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques sur ce... Oui.
M. Girard (Groulx) : Attendez, je n'ai pas
fini, M. le Président. L'article 106... Parce qu'il y a une deuxième
disposition qui est importante. Ça, c'est la première.
Le Président (M.
Simard) : Ah! d'accord.
M. Girard
(Groulx) : L'article 106 vient, quant à lui, faire en sorte que
la prime des contrats d'assurance sur la
vie, la santé et la perte d'emploi distribuée directement par les
concessionnaires doive obligatoirement être répartie au moins annuellement
plutôt que d'être entièrement payée au départ pour une couverture de plusieurs
années. Ceci... Cela facilitera notamment la résiliation pour le consommateur.
Le Président (M.
Simard) : Des remarques sur le sujet 8? Je vous en prie,
collègue.
M.
Beauchemin : Merci. Est-ce que vous connaissez la compagnie Sym-Tech,
M. le ministre?
M. Girard
(Groulx) : Oui.
M.
Beauchemin : Donc, vous comprenez que, pour eux autres...
M. Girard
(Groulx) : ...
M.
Beauchemin : D'accord. Vous comprenez que, pour eux autres, ça vient
de dilapider un peu leur modèle d'affaires de faire cette réglementation-là,
cette nouvelle loi là. Qu'est-ce que vous leur dites? Parce qu'eux autres
c'est... Leur modèle d'affaires est anéanti complètement. Il y a un an, ils se
sont lancés en affaires, ils ont fait des acquisitions pour pouvoir servir le
marché québécois, puis là, bien, c'est terminé.
M. Girard
(Groulx) : Bien, je pense que ce n'est pas mon rôle de commenter sur
la situation financière des entreprises. Notre objectif ici, c'est vraiment la
protection des consommateurs. On a eu plusieurs rapports de l'AMF, sévères, sur
les pratiques de l'industrie au niveau de l'assurance vendue par les
concessionnaires automobiles. On a rencontré... Lorsque le projet de loi a été
déposé il y a un an, on a rencontré divers représentants de l'industrie, des
concessionnaires, leurs représentants, des assureurs, notamment l'assureur que
vous nommez. Je ne peux pas commenter sur la situation financière de cet
assureur-là, pas plus que je commenterais sur la part des revenus de... qu'un autre assureur pourrait tirer de cette
activité. Nous, ce qui nous intéresse, c'est l'intérêt du public, la protection
du consommateur. Et l'assurance pourra toujours être vendue, mais les
gens qui vont la vendre vont devoir être formés pour le faire.
M.
Beauchemin : Est-ce que vous avez pensé que ça... que ça allait avoir
une influence sur, justement, une compagnie comme Sym-Tech, cette
réglementation-là?
M. Girard (Groulx) : Lors de mes rencontres
avec Sym-Tech, cet... le fait que les modifications législatives auraient des
impacts financiers pour eux a certainement été mentionné. Maintenant, encore
une fois, nous, on agit dans l'intérêt des consommateurs. Je ne peux pas
savoir, là, quel est l'impact financier précis pour cette compagnie-là.
M.
Beauchemin : Mais qu'est-ce que vous leur suggéreriez maintenant
avec... Sachant ce que ça fait sur leur modèle d'affaires, qu'est-ce que vous
leur suggéreriez pour continuer?
M. Girard
(Groulx) : C'est-à-dire que, nous, lorsque le législateur
prend des décisions, il doit prendre en compte l'ensemble des considérations. On écoute. Dans ce cas-ci, on a aussi été
conseillés par l'AMF, puisqu'il y a eu plusieurs rapports d'enquête, là, c'est... d'études sur les
pratiques. Et c'est quand même un dossier qui remonte à 2020, le premier
rapport. Donc, l'industrie a eu beaucoup de temps pour s'ajuster.
Malheureusement, les rapports subséquents ont relevé les mêmes problèmes, ce
qui nous amène aujourd'hui à légiférer.
Et c'est certain que,
dans un cas, si on prend l'article 105, bien, le produit pourra toujours être
distribué, mais il devra être vendu par des gens qui ont les qualifications
acquises pour le faire. Puis, dans le deuxième cas, bien, clairement, la pratique d'un paiement unique sera
bannie, parce qu'elle n'était pas du tout dans l'intérêt des consommateurs.
• (17 h 10) •
M.
Beauchemin : Donc, juste pour que les gens qui nous écoutent
comprennent, là, vous dites que les produits
vont pouvoir continuer à être vendus. Mais donc est-ce que vous avez fait aussi
une analyse avec les concessionnaires
automobiles, à savoir, bon, bien là, maintenant, aujourd'hui, ça va nous
prendre quelqu'un qui va être certifié,
entraîné, donc, passer à travers un exercice de formation, combien ça va
représenter comme coût pour l'industrie puis évidemment comment ça va
les affecter, à savoir vont-ils offrir ou pas le service?
M. Girard
(Groulx) : Bien, mon... Je répète que notre intérêt premier est que
les consommateurs ne paient plus un prix qui
ne reflète pas la valeur de l'assurance qu'ils acquièrent. Alors, lorsqu'on
compare le produit vendu sous la forme actuelle à ce qui est disponible
ailleurs, c'est l'intérêt du consommateur qu'on protège.
M. Beauchemin :
Mais, si les gens sont moins
assurés... Je comprends... je comprends l'argumentaire du prix, mais, si
les gens sont moins assurés parce que l'accessibilité...
M. Girard
(Groulx) : Bien...
M.
Beauchemin : L'accessibilité de... à l'assurance est à risque. Les
gens s'achètent une voiture, sortent du stationnement mais n'ont pas eu ce
service-là de pouvoir se faire vendre une assurance, vont, donc, oublier, en se
rendant à la maison, peut-être, d'appeler leurs courtiers pour le faire par
eux-mêmes. L'accompagnement que vous parliez,
là, est-ce que vous ne voyez pas ça comme un risque, dans le sens que, bon,
bien, il y a eu 30 millions de dollars...
M. Girard
(Groulx) : Bien, c'est-à-dire que ce que les rapports ont démontré,
c'est que, malheureusement, il y a des gens qui sortaient de chez le
concessionnaire puis qui étaient assurés sans le savoir, donc, qui avaient pris
de l'assurance sans être pleinement
conscients de ce qu'ils faisaient. Et je ne... D'aucune façon je ne prétends
que tous les concessionnaires
faisaient ça puis que tous les consommateurs étaient dans cette situation,
mais, lorsqu'on regarde l'ensemble des pratiques, ce n'était pas dans
l'intérêt des consommateurs.
Et là les
concessionnaires pourront, effectivement, faire des ententes avec des cabinets
d'assurance pour offrir le produit. Et, si
je comprends votre préoccupation, c'est que quelqu'un qui aurait voulu cette
assurance mais ne le... ne recevrait
pas une offre pour cette assurance chez le concessionnaire pourrait oublier de
s'assurer, là, si je comprends un peu là où vous voulez aller. Bien, ce
sera possible, pour les concessionnaires qui veulent l'offrir, de faire des contrats... des ententes avec des assureurs pour
offrir ce type d'assurance, mais ce sera fait avec des personnes formées
pour le faire.
M. Beauchemin :
Puis vous parliez tantôt
d'accompagnement du consommateur. Vous l'envisagez comment, l'accompagnement
du consommateur, dans un contexte où est-ce qu'il n'y en aurait plus, là, de
vendeur d'assurance chez le dealer?
M. Girard (Groulx) : Bien, généralement, quelqu'un...
Bien, il pourrait y en avoir, mais ce sera un représentant d'une
compagnie d'assurance.
M.
Beauchemin : Mais, s'il n'y en a pas...
M. Girard
(Groulx) : S'il n'y en a pas...
M.
Beauchemin : Parce que c'est possible, c'est possible qu'il n'y en ait
pas, là.
M. Girard
(Groulx) : Bien, c'est-à-dire qu'on va donner le temps à l'industrie
de s'ajuster. Alors, ceux qui l'offrent
présentement, bien, seront en mesure de continuer à l'offrir avec des ententes
avec des courtiers d'assurance.
M.
Beauchemin : Je comprends, mais, dans un contexte où est-ce qu'il y en
a qui ne l'auront plus, ce service-là,
vendeur de voitures XYZ, OK, achète une voiture là, tu ne l'as plus, le
service, comment allez-vous accompagner le consommateur pour savoir qu'il peut
maintenant aller chercher cette assurance-là, mais d'une autre façon? Puis
comment elle va être décrite, l'autre façon d'aller chercher ça?
M. Girard
(Groulx) : Bien, ma... Pardon?
Le Président (M.
Simard) : ...en complément, ajouter quelque chose.
M. Girard
(Groulx) : Allez-y, allez-y.
Le
Président (M. Simard) : Je m'excuse, M. le ministre.
Mme Braeken
(Veerle) : Oui. Il y aura toujours moyen de faire du référencement.
Donc, le concessionnaire pourra référer son client à un courtier, un
représentant en assurance, donc, en référencement. Il y a aussi le fait que,
l'assurance... l'assurance FPQ n° 1, donc, l'assurance
de base pour la voiture, on doit nécessairement faire affaire avec un représentant. Donc, le représentant
lui-même va également offrir soit l'assurance de remplacement ou la valeur
à neuf, selon les besoins, qui convient au consommateur.
M. Beauchemin :
Mais là vous ne parlez pas dans l'obligation. Vous parlez dans le
peut-être, ils vont le faire. Donc, ma
question, elle est vraiment spécifique par rapport à ça. Le consommateur qui ne
sera pas exposé à cette pratique-là... Parce que ce ne sera pas
réglementé, là. On ne parle pas de réglementer, que les...
M. Girard (Groulx) : Un assuré, là, doit aller
chercher de l'assurance dommages, de toute façon. Il doit s'assurer.
M.
Beauchemin : Est-ce que, donc, maintenant, on va obliger Intact, à la
maison...
M. Girard
(Groulx) : Bien, les compagnies d'assurance ne sont jamais obligées de
vendre de l'assurance, mais c'est leur business. Alors, ils ont certainement un
incitatif à offrir des produits qui pourraient correspondre aux besoins de
leurs clients.
M.
Beauchemin : Mais, dans un... Oui.
Le Président (M.
Simard) : Allez-y.
M. Smith-Lacroix
(Jean-Hubert) : L'autre chose qu'il ne faut pas oublier, c'est que
l'assurance qui était offerte par les concessionnaires en DSR, c'est une
assurance complémentaire. Ce n'est pas l'assurance de base. Puis l'assurance de base, celle qui est rendue
obligatoire par la Loi sur
l'assurance automobile, elle, c'est
déjà, aujourd'hui, uniquement les agents et courtiers d'assurance qui
peuvent l'offrir, ce qui fait qu'aujourd'hui, si vous achetez une voiture, vous n'aurez pas le choix, si vous voulez
respecter la loi, de parler avec quelqu'un comme ça à un moment donné,
puis cette personne va vous l'offrir. Donc, on ne pense pas qu'il va y avoir
une diminution de l'offre.
Le Président (M.
Simard) : D'autres commentaires?
M.
Beauchemin : Mais, au niveau du produit spécifique, qu'on parle de la
valeur à neuf en tant que telle, par exemple, là, maintenant, ça ne va pas
devenir une obligation du même courtier en assurance, à moins...
M. Girard
(Groulx) : ...
M.
Beauchemin : C'est ça. Mais il y avait le service avant, chez le
courtier, que, là, maintenant, bien...
M. Girard
(Groulx) : ...à des prix prohibitifs, selon les études de l'AMF.
M.
Beauchemin : Mais ma question, maintenant, revient, à savoir... OK.
Donc, pour un concessionnaire automobile, d'avoir dans ses bureaux quelqu'un
qui, maintenant, va avoir été certifié, et donc va être obligé de vendre de
l'assurance de façon correcte, là, OK, au prix de marché normal, est-ce que ça,
on a une idée de... si les concessionnaires automobiles vont vouloir aller de
l'avant avec ça? Y a-tu...
M. Girard
(Groulx) : Bien, c'est-à-dire que la loi va entrer en vigueur avec un
délai, puis l'industrie va s'ajuster. Ceux qui voudront continuer d'offrir le
produit pourront soit certifier des employés soit faire des ententes avec des
courtiers pour avoir des employés certifiés, des courtiers ou des compagnies
d'assurance.
M.
Beauchemin : Puis ce que vous me dites, finalement, par rapport... si
on revient à Sym-Tech, c'est que, donc, pour Sym-Tech, ce que vous leur
recommandez...
M. Girard
(Groulx) : Moi, je préférerais ne pas commenter les situations
particulières. Je ne veux pas parler d'un
concessionnaire en particulier ou d'une compagnie d'assurance. J'ai rencontré
plusieurs compagnies d'assurance, plusieurs concessionnaires. C'est
l'intérêt du consommateur qu'on veut protéger. Ce n'est pas à moi de commenter sur l'impact sur les bénéfices d'un assureur qui
faisait des marges... Bien, je ne veux pas associer ce que je vais dire là au
nom de l'assureur que vous avez dit. Alors, je vais mettre un point. Je ne
commente pas sur la situation particulière d'aucun assureur. Mais, puisque les
études ont montré que le coût des assurances était supérieur à ce qui pouvait être obtenu ailleurs, dans l'intérêt du
consommateur, on amène ces dispositions. Mais d'aucune façon je ne veux
nommer un courtier, une compagnie d'assurance, un concessionnaire. Le but ici,
c'est l'intérêt supérieur des consommateurs.
M.
Beauchemin : L'intérêt...
M.
Girard (Groulx) : Je ne veux pas commenter sur la situation financière
d'une compagnie d'assurance ou d'un concessionnaire.
• (17 h 20) •
M.
Beauchemin : Dans le contexte où est-ce qu'on ne veut pas nommer une
compagnie, je n'ai pas de problème avec ça. Moi, ce que j'essaie de comprendre,
c'est l'ensemble des produits ou l'ensemble des fournisseurs d'assurance qui
passaient par le réseau des concessionnaires automobiles, qui... Là,
maintenant, ce que vous leur dites, à eux,
dans leur ensemble, c'est que finalement, pour leur avenir, ils devront, donc,
être capables d'avoir des ententes avec les plus gros fournisseurs
d'assurance automobile. Donc, ils vont devenir... Ils seront des
sous-contractants des compagnies, comme Intact. Puis je ne veux pas...
M. Girard (Groulx) : Encore une fois, vous
avez utilisé le terme «gros assureur». Je n'irais même pas jusque-là.
Ils peuvent s'entendre avec qui ils veulent.
M. Beauchemin :
OK. Bien, ils peuvent s'entendre
avec qui ils veulent, d'accord, mais ils vont avoir à s'entendre avec
des gens...
M. Girard
(Groulx) : Qui vont offrir de l'assurance.
M.
Beauchemin : ...qui vont faire la distribution de leurs produits.
M. Girard
(Groulx) : Oui, mais ils pourraient faire une entente avec une
compagnie d'assurance spécifique qui
viendrait offrir... Ils peuvent faire affaire avec des courtiers qui
offriraient l'ensemble des produits ou ils peuvent faire affaire avec
une compagnie spécifique qui offrirait des produits de cette compagnie
d'assurance.
M.
Beauchemin : OK.
Le Président (M.
Simard) : Alors, y aurait-il d'autres commentaires sur le sujet 8?
M. Beauchemin :
Bien, le seul dernier commentaire
que... que j'aurais, c'est au niveau des risques. Supposons que, dans la
première année, les gens qui, par inadvertance, n'auront pas été capables
d'aller chercher ce genre de couverture
là... Est-ce qu'on a une idée, un... combien ça peut représenter? Parce qu'on
sait que, l'an passé, juste pour spécifiquement ce qu'on essaie de s'adresser
ici, là, ça a quand même représenté des paiements envers les consommateurs
de 30 millions de dollars. Donc...
M. Girard (Groulx) :
Oui, mais je persiste à dire que les compagnies d'assurance ont un intérêt
à vendre de l'assurance et que, lorsque vous vous achetez une voiture, vous
avez des obligations d'assurance qui ne concernent pas les modifications
législatives qui sont décrites au sujet 8. Mais les compagnies d'assurance sont
motivées à vendre de l'assurance, et je suis certain qu'ils feront connaître
leurs produits.
M.
Beauchemin : OK.
Le Président (M.
Simard) : Conséquemment, les articles 105 et 106 sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Simard) : Adopté.
Sur ce, nous allons
momentanément ajourner... suspendre nos travaux.
M. Girard
(Groulx) : Suspendre.
Le Président (M.
Simard) : Suspendre.
(Suspension de la séance à 17 h 23)
(Reprise à 17 h 33)
La Présidente (Mme
Poulet) : Alors, on reprend les travaux. M. le ministre, je vous
invite à présenter les articles du sujet n° 9.
M. Girard (Groulx) : Oui. Merci, Mme la
Présidente. On va... on va accroître la concentration un peu, Mme la Présidente,
parce qu'on peut apercevoir le fil d'arrivée. Et nous sommes au sujet 9,
Modification visant à permettre l'introduction d'un régime d'exception visant
les émetteurs établis bien connus.
L'article 107 introduit
dans la Loi sur les valeurs mobilières la possibilité de déterminer par
règlement les conditions où un visa est réputé émis. Cela vise à permettre la
mise en place, de manière harmonisée à travers le Canada, d'un régime allégé
permettant aux émetteurs établis bien connus d'avoir accès plus rapidement aux
marchés financiers.
L'article 108 apporte une modification de
concordance.
En fait, dans le régime des valeurs mobilières
canadien, on vient introduire une réplique de ce qui se fait au niveau de la Securities and Exchange Commission
aux États-Unis. Ce serait mon seul
commentaire, Mme la Présidente, et je recommanderais l'adoption du sujet 9.
La
Présidente (Mme Poulet) : Est-ce qu'il y a des commentaires sur les
articles 107 et 108? Alors, les articles sont... 107 et 108 sont
donc adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Maintenant,
M. le ministre, je vous invite à présenter les articles du sujet 10.
M. Girard (Groulx) : Certainement,
qui sont des modifications diverses à la Loi sur le courtage immobilier.
La Loi sur le courtage immobilier est modifiée
afin, à l'article 109, de confirmer que les transactions visant des
terrains vacants à vocation résidentielle sont visées par le régime plus strict
visant les transactions résidentielles, à l'article 110, de confirmer que
les renseignements contenus dans le registre des titulaires de permis de
l'OACIQ ont un caractère public et sont opposables aux tiers, à l'article 111,
de permettre au ministre de déterminer une date d'entrée en vigueur distincte de la date de leur publication lorsqu'il
approuve des formulaires obligatoires de l'OACIQ.
Alors, dans le cas des deux premiers points, là,
ce sont le ministère des Finances qui suggère des corrections. Dans le cas de
l'article 111, c'est l'OACIQ qui est le demandeur.
Je suggérerais l'adoption du sujet 10, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
est-ce qu'il y a des commentaires sur les articles 109 à 111? Les
articles 109 à 111 sont donc adoptés?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Alors, M. le ministre, si vous... je vous invite à
présenter les articles du sujet 11.
M. Girard (Groulx) : Certainement.
Ajustements à certains devoirs et pouvoirs de l'AMF et du tribunal des marchés
financiers.
Le prochain
bloc couvre les articles 112 à 121. Il permet de préciser la façon dont
serait calculé le remboursement de dépôts assurés en dollars américains
si une institution québécoise faisait défaut, retirer l'obligation pour l'AMF d'inspecter annuellement certaines institutions de
dépôts autorisées, étendre le pouvoir du tribunal des marchés financiers d'imposer
certaines sanctions aux personnes qui ont prêté assistance à des assujettis
fautifs et celui d'imposer des ordonnances
de blocage, modifier la date à laquelle le TMF doit déposer son rapport annuel,
corriger certains renvois.
Il y a des amendements, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Oui,
effectivement. Je vous invite à les présenter, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
La Présidente (Mme Poulet) : À
l'article 112.
M. Girard (Groulx) : Oui.
L'article 112 : Remplacer, dans le troisième alinéa de
l'article 34.3 de la Loi sur les institutions de dépôts et la protection
des dépôts, proposé par l'article 112 du projet de loi, «au 30 avril
de l'année en cours» par «à la date à laquelle survient l'un des cas visés au
premier alinéa de l'article 34.1».
Cet
amendement assure la concordance avec le paragraphe 2.92 de
l'article 14 de la Société d'assurance-dépôts du Canada.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'adoption... sur l'amendement? Alors,
l'amendement à l'article 112 est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Je pense que vous avez un amendement également à
l'article 117, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Exactement, Mme
la Présidente. À l'article 117 du projet de loi :
1° remplacer le sous-paragraphe d du
paragraphe 1° par le sous-paragraphe suivant :
d) par le remplacement de «106 à 113,
114.1» par «105 à 114.1, 115.2.1 à 115.2.7»;
2° remplacer le
sous-paragraphe f du paragraphe 2° par le sous-paragraphe suivant :
f) par le remplacement de «106 à 113,
114.1» par «105 à 114.1, 115.2.1 à 115.2.7».
Cet amendement corrige l'article 146 de la
Loi sur la distribution des produits et services financiers par concordance.
Cette concordance est nécessaire pour que les articles puissent s'appliquer.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Alors, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
vous avez aussi un amendement à l'article 117.1.
M. Girard (Groulx) : Vous visez
juste, Mme la Présidente. Article 117.1 : Insérer, après
l'article 117 du projet de loi, le suivant :
117.1. L'article 146.1 de cette loi
est modifié :
1° par l'insertion, après «des articles»,
de «74,»;
2° par le remplacement de «et 136» par «,
136 et 142.1».
Cet amendement assure la concordance entre
l'article 146.1 et les modifications apportées à l'article 115.2.
La
Présidente (Mme Poulet) : Alors, est-ce qu'il y a des commentaires? Alors,
l'article... l'ajout à l'article 117.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Alors, est-ce que... est-ce qu'il y a des
commentaires sur tous les articles de 112 à 121? Sinon, est-ce que les
articles 121... je... les articles 121 à 120... 112 à 121, pardon,
sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
M. le ministre, pour présenter les articles du sujet 12.
M. Girard (Groulx) : Oui. 12, Correction
au régime de continuation en compagnie d'une personne morale constituée par une
autre loi du Québec.
Une personne morale à but non lucratif
constituée par une loi privée peut se continuer sous le régime général prévu
par la Loi sur les compagnies. Les dispositions de la Loi sur les compagnies
qui le permettent comportent toutefois des
erreurs en ce qu'elles ne prévoient pas, techniquement, une continuation. Cela
fait en sorte que la personne morale qui les utilise pourrait se trouver
à être régie à la fois par sa loi privée et par la Loi sur les compagnies, et
non uniquement par la seconde. L'article 122 du projet de loi vient
corriger le problème.
C'est un peu technique, Mme la Présidente. Je
proposerais que notre juriste nous donne un peu d'intuition.
La
Présidente (Mme Poulet) : Alors, oui, allez-y, madame. Est-ce que vous avez
déjà été présentée? Je... Alors, vous avez la parole.
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
Mme la Présidente. Alors, c'est très simple. Dans la Loi sur les compagnies, la
partie III pour les organismes à but... sans but lucratif, on a un régime
de continuation. Par contre, ce régime-là prévoit qu'il y a une nouvelle
compagnie qui serait formée. C'est très technique, là. De la manière que le
vocabulaire est utilisé, c'est comme si on... il y avait une dissolution de la
compagnie existante pour créer une nouvelle
compagnie sous le régime de la Loi sur les compagnies. Donc, ce n'est pas une réelle
continuation. Donc, ce qu'on fait ici, c'est utiliser des mots pour ne
pas qu'il y ait un semblant de dissolution de constitution. C'est vraiment une
continuation comme on voit dans les autres lois.
• (17 h 40) •
La Présidente (Mme Poulet) : Donc,
est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 122? Alors,
l'article 122 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : M. le
ministre, je vous invite à présenter les articles au sujet 13.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Dispositions transitoires, diverses et
finales. Le projet introduit à
l'article 123 un crédit permanent requis pour permettre le respect d'une
entente conclue avec la Banque du
Canada en cas de défaillance
du Mouvement Desjardins, une situation extrêmement improbable, Mme la
Présidente, puisque Desjardins est extrêmement
bien capitalisée et dotée de liquidités extrêmement importantes, permet, à
l'article 124, à l'AMF d'ordonner
aussi... — et
j'aurais dû dire «est une institution financière d'importance systémique qui
est surveillée par l'Autorité des marchés financiers» — permet,
à l'article 124, à l'AMF d'ordonner à des contributeurs à l'indice de référence des taux
d'intérêt canadiens, Canadian Dollar Offered Rate, le CDOR — le
député de Marguerite-Bourgeoys sait
exactement de quoi je parle — de
continuer à y contribuer jusqu'à la date prévue de son remplacement par le
Canadian Overnight Repo Average, le CORA, Mme la Présidente — et le
député de Marguerite-Bourgeoys sait exactement de quoi je parle, alors... et on
va passer du CDOR au CORA, mais on veut s'assurer que les gens contribuent au
CDOR jusqu'à tant que le CORA soit en vigueur, et là j'ai vu dans les yeux du
député de Marguerite-Bourgeoys que c'est une bonne chose — permet,
à l'article 125, aux agents ou courtiers en assurance de dommages qui
bénéficiaient d'un régime d'exception leur
permettant d'agir en tant qu'experts en sinistre d'être inscrits sans formalité
à ce titre. Finalement, l'article 126
dicte l'entrée en vigueur des dispositions du projet de loi sur sanction pour
tous, sauf quelques exceptions.
J'ai des amendements,
Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Poulet) : Effectivement. Alors, je vous invite à présenter
l'ajout à l'article 124.1.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Insérer, après l'article 124 du projet de loi, le
suivant :
124.1. À compter du
(indiquer la date de sanction), l'Union réciproque d'assurance scolaire du
Québec est réputée assujettie au titre III de la Loi sur les assureurs.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
est-ce qu'il y a des commentaires? Alors, l'ajout à l'article 124.1 est
adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente
(Mme Poulet) : Alors, vous avez un amendement également à
l'article 124.2.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Insérer, après l'article 124.1 du projet de loi
tel qu'amendé, le suivant :
124.2. Entre le
(indiquer la date de sanction du projet de loi) et le (indiquer ici la date qui
suit d'un an celle de la sanction), l'article 258 de la Loi sur la
distribution de produits en services financiers, modifié par l'article 101
de la présente loi, doit se lire en remplaçant les troisième et quatrième
alinéas par le suivant :
«La
suspension ou la révocation du certificat ou de l'inscription de la personne ou
de la société visée au deuxième alinéa responsable de la fraude, de la
manoeuvre dolosive...»
C'est un bon mot, ça,
«dolosive»? On dit «dolosive» ou «dolosive»?
Une voix :
...
M. Girard
(Groulx) : Dolosive.
Une voix :
...
M. Girard
(Groulx) : Dolosive? Vous allez me dire c'est quoi quand j'aurai
terminé.
«...ou du détournement de fonds n'a pas pour effet de
priver la victime du droit à l'indemnité prévu au deuxième alinéa,
lorsque les conditions suivantes sont remplies :
«1° la victime
faisait affaires avec la personne ou la société avant la suspension ou la
révocation de son certificat ou de son inscription;
«2° la fraude,
la manoeuvre dolosive ou le détournement de fonds a été commis dans les deux
ans suivant la révocation ou le début de la suspension.»
«Dolosive», Mme la
juriste?
Mme Desbiens
(Geneviève) : C'est quand on a l'intention de tromper.
M. Girard
(Groulx) : Ce n'est pas très bien, ça, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : ...commentaires
sur l'ajout à l'article 124.2? Est-ce qu'il y a des commentaires?
Alors, l'ajout à l'article... l'article 124.2 est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Poulet) : Alors, vous avez un amendement à l'article 125. M. le
ministre.
M. Girard
(Groulx) : Oui. Alors, l'article 125 : À l'article 125
du projet de loi :
1° dans le
premier alinéa :
a) remplacer
«1er mai 2024» par «(indiquer ici la date du premier jour du mois qui suit
de 18 mois celle de la sanction de la présente loi)»;
b) insérer,
après «la date qui précède», «la date qui suit d'un an»;
2° remplacer,
dans le deuxième alinéa, «1er mai 2024 par le cabinet pour le compte
duquel agit un tel agent ou un tel courtier» par «(indiquer ici la date du
premier jour du mois qui suit de 18 mois celle de la sanction de la présente loi) par le
cabinet ou la société autonome pour le compte duquel agit un tel agent ou un
tel courtier ou par un représentant autonome».
Cet amendement corrige l'article 125 du
projet de loi.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des commentaires?
M. Beauchemin : ...par rapport à ce
qu'on s'était dit. Ça ici, ça fait quoi exactement? Parce que c'est...
M. Girard (Groulx) : C'est
l'amendement qui... dont... C'est lequel amendement?
Des voix : ...
M. Girard (Groulx) : C'est 126.
La Présidente (Mme Poulet) : Là, on
est à l'amendement 125.
M. Girard
(Groulx) : Là, on est à l'amendement à l'article 125.
L'amendement que nous suggérons et que vous auriez peut-être une
suggestion différente, c'est 126.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
on pourra en discuter rendus à l'amendement 126. Parfait.
M. Girard (Groulx) : Alors, on
pourrait adopter 125, Mme la Présidente, si l'opposition est d'accord.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
que vous avez des commentaires? Alors, l'article... l'amendement à
l'article 125 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Vous
avez aussi un amendement, un ajout, un article 125.1.
M. Girard (Groulx) : Oui, qui ne
concerne pas l'article 126, Mme la Présidente, OK? 125... Insérer, après
l'article 125 du projet de loi, le suivant :
125.1. Le Tribunal administratif des
marchés financiers peut exercer les pouvoirs prévus par les dispositions visées
aux articles 118 à 120 de la présente loi à l'égard d'une contravention ou
d'un manquement constaté après le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi) sans égard à la date où les faits ayant donné lieu à cette
contravention ou à ce manquement sont survenus.
Cet amendement permet de s'assurer que le
Tribunal administratif des marchés financiers puisse rendre les ordonnances
prévues aux articles 118 à 120 du projet de loi dès leur entrée en
vigueur.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
est-ce qu'il y a des commentaires sur l'ajout à l'article 125.1? Non?
Alors, l'article 125.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Vous
avez un amendement à l'article... Le parti...
M. Girard (Groulx) : Il aimerait
peut-être que... Allez-y.
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : On va suivre
les...
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
l'article 126, vous avez un amendement.
M. Girard (Groulx) : Je vais lire
mon amendement. Article 126 : Remplacer l'article 126 du projet
de loi par le suivant :
126. Les dispositions de la présente loi
entrent en vigueur (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), à
l'exception :
1° de celles des 105 et 106, qui entrent en
vigueur le 1er janvier 2026;
2° de celles des articles 90 et 91, du
paragraphe 1° de l'article 94, des articles 95 et 99, dans la mesure où ce
dernier édicte l'article 137.1 de la Loi sur la distribution de produits
et services financiers, du paragraphe 2° de l'article 99.1 et de
l'article 101, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit
d'un an celle de la sanction de la présente loi);
3° de celles de l'article 74, qui
entrent en vigueur à la date déterminée.
Commentaire. Le remplacement de
l'article 126 permet d'abord de fixer au 1er janvier 2026 la date de
l'entrée en vigueur des modifications visant la distribution sans
représentant.
Il permet ensuite de
donner un temps de préparation d'un an aux cabinets ou sociétés autonomes et
aux représentants autonomes relativement aux
nouvelles mesures concernant les personnes qui agissent sous la supervision
d'un expert en sinistre.
La Présidente (Mme Poulet) : Merci,
M. le ministre. Le député de Marguerite-Bourgeoys aurait un amendement également à cet...
M.
Beauchemin : Un sous-amendement, un sous-amendement.
La Présidente (Mme
Poulet) : ...un sous-amendement à l'article 125... 126.
M.
Beauchemin : Oui. Donc, alors, je vais le lire.
La Présidente (Mme
Poulet) : Allez-y.
M. Beauchemin :
L'article 126 :
Modifier l'amendement proposé à l'article 126 du projet par le
remplacement, au paragraphe 1°, de «janvier» par «juillet».
La Présidente (Mme
Poulet) : Est-ce qu'il y a des commentaires?
M. Girard
(Groulx) : Non, mais...
Des voix :
...
M.
Girard (Groulx) :
...pourquoi on ne prendrait pas le temps d'afficher le bon amendement, Mme la
Présidente?
La Présidente (Mme
Poulet) : Alors, on va suspendre pour quelques minutes, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à
17 h 49)
(Reprise à 17 h 53)
La Présidente (Mme
Poulet) : Oui. Alors, on reprend nos travaux avec le bon amendement
qui est affiché à l'écran. Alors, je
demanderais au député de Marguerite-Bourgeoys de présenter son sous-amendement, s'il vous
plaît.
M.
Beauchemin : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Donc, c'est de
modifier l'amendement proposé à l'article 126 du projet de loi par le
remplacement, au paragraphe 1°, de «janvier» par «juillet», point.
La Présidente (Mme
Poulet) : Est-ce qu'il y a des interventions sur le sous-amendement?
M. Girard
(Groulx) : Oui, Mme la Présidente. C'est un compromis honorable. Je
remercie le député de Marguerite-Bourgeoys de l'avoir proposé.
La Présidente (Mme
Poulet) : Alors, est-ce que le sous-amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Poulet) : Alors, est-ce qu'il y a une intervention sur l'amendement
tel qu'amendé?Alors, les articles...
Une voix : ...
La Présidente (Mme
Poulet) : L'amendement est adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Poulet) : Parfait. Alors, les articles 123 à 126, tels
qu'amendés, sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Parfait. Alors, voilà, on est arrivés à la fin des
études détaillées. M. le ministre, vous avez un amendement à l'intitulé
numéro... du chapitre VII, pardon. Je vous invite à faire la lecture.
M. Girard (Groulx) :
Remplacer, dans l'intitulé du chapitre VII du projet de loi, «II» par
«III».
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
que cet amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Est-ce que les intitulés des chapitres et sections
du projet de loi, tel qu'amendés, sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
que le titre du projet de loi est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Poulet) : Alors, je propose que la commission recommande
la... renumérotation, pardon, du projet de loi amendé. Cette motion
est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des références. Cette
motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
La
Présidente (Mme Poulet) : Parfait. Nous sommes maintenant rendus à l'étape
des remarques finales. Je cède maintenant la parole au porte-parole de
l'opposition officielle et député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. Je pense qu'on a été capables de bien représenter les parties prenantes. L'objectif de la protection du
consommateur, l'offre de choix pour la protection du consommateur... Les
joueurs dans l'industrie, ils n'ont pas tous été satisfaits, mais on a quand
même été capables de leur donner une plus grande période d'adaptation. Donc, on
est contents avec ça. Merci.
La
Présidente (Mme Poulet) : Parfait. Merci. Merci, M. le député. Est-ce qu'il
y a d'autre monde qui aimerait faire des remarques finales avant celles
de M. le ministre? Alors, M. le ministre, je vous cède la parole pour les
remarques finales.
M. Eric Girard
M. Girard (Groulx) : Oui, bien, je
vous remercie, Mme la Présidente. Je remercie le personnel du ministère des
Finances, du ministère de la Justice, les membres du gouvernement, mon cabinet,
le personnel de la commission, les députés de l'opposition. Je souligne
l'excellente collaboration dont ils ont fait preuve aujourd'hui.
Et je pense que c'est une excellente pratique de
moderniser plus souvent nos lois du secteur financier. Par le passé, on a trop attendu et on a eu des situations
où on avait des omnibus qui étaient beaucoup trop volumineux. Alors, dans
la mesure du possible, si on peut moderniser nos lois du secteur financier
annuellement, ce serait une excellente pratique.
Alors, je remercie tout le monde pour la
collaboration aujourd'hui. Et voilà. Je m'arrête ici.
La
Présidente (Mme Poulet) : Parfait. Merci beaucoup. Alors, je vous remercie,
à tous, pour votre collaboration.
La commission, ayant accompli son mandat,
ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 17 h 57)