Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, November 26, 2024
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Vol. 47 N° 60
Clause-by-clause consideration of Bill 80, an Act respecting the implementation of certain provisions of the Budget Speech of 12 March 2024 and amending other provisions
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Intervenants par tranches d'heure
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Simard, Jean-François
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Girard, Eric
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Beauchemin, Frédéric
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Beauchemin, Frédéric
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Simard, Jean-François
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Girard, Eric
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Girard, Eric
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Simard, Jean-François
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Beauchemin, Frédéric
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Lefebvre, Eric
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Mallette, Carole
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Bélanger, Gilles
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Abou-Khalil, Alice
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Poulin, Samuel
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Girard, Eric
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Beauchemin, Frédéric
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Simard, Jean-François
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Lefebvre, Eric
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Mallette, Carole
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Abou-Khalil, Alice
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Poulin, Samuel
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Girard, Eric
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Simard, Jean-François
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Beauchemin, Frédéric
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Lefebvre, Eric
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Mallette, Carole
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Bélanger, Gilles
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Abou-Khalil, Alice
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Poulin, Samuel
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Girard, Eric
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Simard, Jean-François
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Mallette, Carole
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Bélanger, Gilles
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Abou-Khalil, Alice
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Poulin, Samuel
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Beauchemin, Frédéric
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Lefebvre, Eric
15 h (version révisée)
(Quinze heures vingt-huit minutes)
Le Président (M. Simard) : Bien.
Chers amis, bienvenue à toutes et à tous. Je constate que nous avons quorum.
Comme vous le savez, la commission est
aujourd'hui réunie afin d'entreprendre l'étude détaillée du projet de loi n° 80, Loi concernant la mise en oeuvre de
certaines dispositions du discours sur le budget du 12 mars 2024 et modifiant
d'autres dispositions.
M. le secrétaire, bonjour. Y aurait-il des
remplacements aujourd'hui?
Le Secrétaire : Non, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, comme le veut notre tradition, nous allons d'abord débuter par des
remarques préliminaires. Et, sans plus tarder, je cède la parole au ministre
des Finances, qui dispose de 20 minutes pour ce faire.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Merci, M. le Président. C'est toujours un plaisir d'être à la Commission des
finances publiques, reconnue pour son professionnalisme et son efficacité.
Merci aux députés de l'opposition, qui, je sais, ont participé au briefing <technique...
M. Girard (Groulx) :
...Merci
aux députés de l'opposition, qui, je sais, ont participé au briefing >technique
et merci à tous les juristes qui se sont rendus disponibles. Notre objectif est
évidemment que l'ensemble des parlementaires, mais aussi les gens qui nous
écoutent, comprennent bien ce qu'on fait, ce qu'on vote. Et je pense qu'on a
plusieurs mesures intéressantes aujourd'hui qui découlent du budget du
12 mars 2024.
Alors, avant d'entrer dans le vif du
sujet, je tiens à saluer tous mes collègues qui participent. Bien oui, ça,
c'est déjà fait. OK.
Alors, c'est un omnibus budgétaire, alors
il y a quelques éléments qui ne sont pas reliés au budget, parce qu'un omnibus
nous permet d'aider certains collègues qui n'ont pas de projet de loi
présentement. Et, bref, on a quelques mesures additionnelles qui ne sont pas
reliées au budget mais qui seront dans l'omnibus budgétaire. Et soyez certains
qu'on va bien les expliquer. Il y en a une qui concernera Santé Québec, lorsque
les amendements seront divulgués, puis il y en a une autre qui concerne le
salaire des députés, notamment. Alors, tout ça sera particulièrement
intéressant.
• (15 h 30) •
Sans entrer dans tous les détails, je peux
vous dire que ce projet de loi permettra notamment de prévoir des mesures
supplémentaires afin d'assurer le versement ponctuel des pensions alimentaires
auxquelles ont droit les enfants et les parents gardiens, qui leur permettent
de subvenir à leurs besoins, de soutenir les aînés en situation d'invalidité en
éliminant la réduction de la rente de retraite pour les personnes âgées de
65 ans et plus — c'était la mesure-phare du budget, M. le
Président, une mesure très, très bien accueillie, mais je vais m'arrêter là, ce
n'est pas... je pense, ce n'est pas mon rôle d'encenser mes propres mesures,
mais on peut dire que celle-là a été très, très bien accueillie — de
répondre à une problématique touchant Retraite Québec en modifiant la
définition de «conjoint de fait» dans le régime des rentes du Québec afin
d'accélérer le traitement des demandes de conjoint survivant — c'est
technique, mais important, M. le Président — de mettre en place la
rente viagère à paiement variable, RVPV, une mesure demandée par les
intervenants du milieu de retraite... de la retraite, qui constitue une option
intermédiaire entre la rente individuelle d'un assureur et les retraits faits
directement d'un compte d'épargne, de verser au Fonds des générations une
partie des surplus accumulés dans le Fonds d'information sur le territoire du
ministère des Ressources naturelles et des Forêts afin de réduire la dette
brute du Québec, de lutter plus efficacité... plus efficacement contre le
blanchiment d'argent et l'évasion fiscale en identifiant et en encadrant les
guichets automatiques de cryptoactifs — difficile d'être contre ça,
M. le Président — et de soutenir le secteur de la restauration et des
bars en élargissant l'admissibilité à la compensation financière pour la
transition vers l'environnement infonuagique MEV-WEB.
Alors, voilà, M. le Président, pour le
résumé du projet de loi n° 80. Nous avons beaucoup de travail devant nous
afin d'examiner les nombreux sujets qu'il contient, mais je peux vous assurer
que j'aborde cette étude avec ouverture et enthousiasme. Il y avait des
rédacteurs de discours qui étaient lyriques, M. le Président. Je suis convaincu
que nos échanges seront constructifs et qu'ils permettront d'en arriver
rapidement à un projet final, satisfaisant pour tous les membres de cette
commission, qui saura répondre aux besoins des Québécoises et des Québécois.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, M. le ministre. Je cède maintenant la parole au porte-parole officiel
de l'opposition officielle, M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Ça fait pas
mal d'«officiel», ça.
Le Président (M. Simard) : Ah!
pas mal. C'est officiel.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Écoutez, merci à tous, là, d'être ici et de se rendre disponibles,
là, pour nos questions et commentaires.
Bien, d'entrée de jeu, vous ne serez pas
surpris, évidemment, nous, on n'a pas été pour le budget. Puis je veux juste
expliquer deux aspects de la chose, qui sont relativement importants.
Il faut se rappeler qu'il n'y a pas eu — une
proposition qu'on avait déjà mise, donc, sur table — mention d'avoir
un directeur parlementaire du budget. Ça n'a pas été abordé, ça n'a pas été
modifié, ça n'avait pas été quelque chose qui a été considéré, malheureusement.
Ça fait que, pour nous, ça, ça a été une déception, je vous dirais.
Puis, évidemment, quand on en arrive avec
des chiffres de cette ampleur, on est certains que, bon, c'est... c'est
historique comme... comme déficit, c'est historique comme situation pour...
pour le Québec. On aurait souhaité, puis je pense que la majorité des Québécois
auraient souhaité, d'avoir un plan de retour à l'équilibre budgétaire...
15 h 30 (version révisée)
M. Beauchemin : ...la
majorité des Québécois aurait souhaité d'avoir un plan de retour à l'équilibre
budgétaire déjà quasiment préparé à l'avance, étant donné qu'on est au courant
du chiffre, étant donné qu'on voit ce qui s'en vient durant l'année, ça fait qu'on
aurait apprécié, de la part du gouvernement, d'avoir un plan de match à cet
effet.
Je sais que le ministre veut le déposer,
ce fameux plan, rendu au mois de mars — ou, en tout cas, j'espère que
ça tombe en mars — 2025, alors, à ce moment-là, on pourra juger l'arbre
à ses fruits. Mais pour le moment, on a quand même passé un an sans l'avoir
puis on a été déçus de ne pas l'avoir lors du dépôt du budget. Donc, c'est ça.
Alors, on va quand même passer au travers de l'exercice, on va avoir des bonnes
questions, on l'espère, des précisions qu'on va avoir de besoin de... d'avoir
des réponses vraiment précises pour tous. Et puis, quand ça sera le temps d'arriver
aux items que vous avez mentionnés, M. le ministre, à savoir ce qui s'ajoute
dans le format omnibus, bien évidemment, on prendra un petit peu plus de temps
juste pour clarifier ça pour tous, pour être certains, là, que les gens qui
nous écoutent comprennent les ramifications de ces ajouts. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, cher collègue. D'autres collègues souhaitent prendre la parole? Sans
quoi, nous allons procéder aux motions préliminaires. Y aura-t-il des motions
préliminaires que l'un d'entre vous souhaite déposer? Sans quoi, nous allons,
sans plus tarder, procéder à l'étude détaillée. Mais avant, j'aurais besoin de
deux consentements de votre part. Le premier, que nous puissions étudier ce
projet de loi selon le plan de travail déposé par le ministre, ce qu'on appelle
communément notre feuille de bingo. Il y a consentement à cet effet?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Consentement.
Et consentement afin que nous puissions voter, adopter en bloc, selon les
sujets abordés, nos articles. Y a-t-il consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Consentement.
Alors, M. le ministre, à vous pour l'étude de l'article 1.
M. Girard (Groulx) : Oui. Et
pour ce premier bloc, en fait, je suis accompagné de Virginie Guilbert...
Gilbert? Guilbert-Couture, qui est une légiste chez Retraite Québec. Voilà.
Alors, on vous appelle Me Guilbert-Couture. Voilà.
Alors, j'y vais avec le... on est...
alors, le premier bloc concerne des mesures en matière de retraite. Je l'ai
mentionné, c'est dans la deuxième partie qu'on va aborder la question du
soutien aux aînés en situation d'invalidité. Mais là, on va parler de l'article 1,
qui... bloc I, Mesures en matière de retraite, et là, on y va avec la
définition de «conjoint de fait», qui concerne l'article 1 du projet de
loi.
Alors, la modification proposée : L'article 1
du projet de loi modifie la définition de «conjoint de fait» que prévoit la Loi
sur le régime de rentes du Québec pour tenir compte de la représentation
publique afin de simplifier le traitement des demandes de rente de conjoint
survivant. L'ajout de ce critère harmonise la définition de conjoint de fait
prévue au Régime de rentes du Québec, à celle des régimes de retraite du
secteur public.
J'aurais peut-être une information
supplémentaire, que ce changement permettrait d'accélérer le traitement des
demandes de près de 4000 personnes par année. Et avec le consentement de
mes collègues. M. le Président, je demanderais à Mme Guilbert-Couture... Me
Guilbert-Couture, de nous expliquer la nécessité de ce changement. Est-ce que...
Le Président (M. Simard) : Tout
à fait.
M. Girard (Groulx) : Est-ce
qu'ils ne doivent pas consentir à ce qu'elle...
Le Président (M. Simard) : Moi,
je comprenais qu'il y avait consentement, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Alors,
vous vous présentez et vous nous expliquez ça en vos termes.
Le Président (M. Simard) : Alors,
tout à fait. Chère maître, vous avez déjà été présentée, mais néanmoins, là,
pour les fins de nos travaux et pour le bénéfice de ceux qui nous écoutent,
pourriez-vous vous représenter en vos titres et fonctions, s'il vous plaît?
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Oui. Virginie Guilbert-Couture, légiste à Retraite Québec. Donc, l'objectif
de la modification, c'est d'harmoniser la loi sur... la définition de «conjoint
survivant» de la Loi sur le Régime de rentes du Québec, avec celle des autres
régimes de retraite du secteur public, mais également d'autres lois sociales
comme, par exemple, la Loi sur l'assurance automobile, la Loi sur les accidents
de travail et les maladies professionnelles. Donc, pour avoir droit à une rente
de conjoint survivant, une personne doit pouvoir démontrer qu'elle est soit
mariée ou unie civilement au conjoint de fait avec un cotisant qui est décédé.
Pour la définition de «conjoint survivant», on n'avait pas la représentation
publique dans la définition prévue à la Loi sur le Régime de rentes, le fait
d'avoir cet ajout, ça va faciliter la preuve de la... de la représentation
publique et de la <commune...
Mme Guilbert-Couture
(Virginie)T :
...le fait d'avoir cet ajout, ça va faciliter la
preuve de la... de la représentation publique et de la >commune renommée
qui est un critère qui est inclus pour... dans la vie maritale en fonction de
la jurisprudence, là, qui a cours depuis plusieurs années. Donc, dès qu'une
personne va pouvoir présenter une preuve de représentation publique, que ce
soit, oui, une déclaration auprès, là, d'un organisme public, mais ça peut être
une preuve autre, là, par exemple, la souscription à des assurances privées ou
publiques, où on indique le conjoint comme étant la personne comme étant notre
conjoint, ça va pouvoir devenir une preuve, aussi, qui va être reconnue
comme... pour un des critères, là, de la vie maritale qui est celui de la
commune renommée qui, autrement, doit être démontré au moyen de déclarations de
témoins, ce qui était plus lourd comme preuve à administrer pour le Régime de
rentes du Québec et qui était distinct de ce qui se faisait pour les régimes de
retraite du secteur public.
M. Beauchemin : Merci. Je
pense que je comprends l'explication. Peut-être... donnez peut-être un exemple
d'un cas spécifique pour que tous ceux qui nous écoutent, là, puissent mieux le
saisir, avant le changement et puis maintenant avec le changement, c'est quoi
la différence pour un cas spécifique, par exemple?
• (15 h 40) •
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, par exemple, des conjoints qui ne cohabiteraient plus, par exemple,
parce qu'il y en a un qui serait en résidence ou en CHSLD, puis l'autre
conjoint est toujours à la résidence habituelle. Le critère de la cohabitation,
pour prouver la vie maritale, est plus difficile à prouver puis il doit être
soutenu par un... une preuve de la commune renommée. Donc là, il faudrait
produire des déclarations de témoins qui prouveraient la commune renommée. Mais
avec la modification, la personne aurait juste à, par exemple, démontrer qu'ils
ont fait une déclaration conjointe auprès de Revenu Québec pour faciliter la
preuve de leur vie conjointe.
Une voix : ...
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Oui. Donc...
M. Beauchemin : Il y a-tu
d'autres exemples que vous pourriez donner?
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, il y a beaucoup d'exemples où la cohabitation, désormais, est plus
fluctuante, là, dans les couples, les conjoints de fait. Donc... Puis les cas
où il y a la... le secours mutuel est plus difficile à démontrer aussi, bien,
dans ces cas-là, il faut aller prouver qu'il y a une... il y a comme, dans le
fond, une commune renommée actuellement. Donc, dès qu'il va y avoir des
déclarations publiques, puis elles peuvent être de toutes natures, bien, dans
ces cas-là, ça va faciliter vraiment le... Donc, tu sais, des conjoints qui ont
une vie, dans le fond, commune depuis plusieurs années, mais qui demeurent
quand même à des adresses différentes, bien là, ça pourrait... Par exemple,
pour des cas de garde partagée, bien, ils pourraient quand même avoir fait des
déclarations publiques, là, de leur... de leur vie conjointe.
M. Beauchemin : OK. Puis
je...
M. Girard (Groulx) : Juste
une précision pour tout le monde, là. Qu'est-ce que vous entendez par
représentation publique, là?
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, ça... Ça va être vraiment l'ensemble des faits puis des
circonstances, là, propres à chaque dossier. Mais oui, ça peut être des
déclarations auprès d'organismes publics, mais ça peut être aussi l'émission
d'une carte de crédit à titre de conjoints, ça va être une déclaration auprès
de l'employeur, auprès d'assureurs, dans un centre hospitalier. Donc, ce n'est
pas juste auprès d'organismes publics, puis c'est, dans le fond, toute
déclaration publique, là. Donc ça peut prendre différentes formes. On n'exige
pas que ça soit la déclaration d'impôt conjointe, là, pour rencontrer ce
critère.
M. Beauchemin : J'ai
juste une petite question. Ça peut... C'est hypothétique peut-être, là, mais
dans un contexte où est-ce que, par exemple, deux personnes ne sont pas un
couple, mais auraient-elles un avantage quelconque à faire une déclaration
d'impôt commune, par exemple, sans être vraiment conjoints, puis il y aurait un
avantage quelconque qui serait tiré là-dedans? Est-ce que ça, ça accélère un
peu le...
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Ça facilite la preuve.
M. Beauchemin : Oui.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Mais évidemment, là, s'il y avait des fausses déclarations, là, on... En
fait, on, je veux dire, on en tendrait compte, là, mais...
M. Beauchemin : On n'est
pas à la... Oui.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Mais il faut quand même qu'il y ait une... On demande trois ans aussi, là,
de vie conjointe, là. Donc, honnêtement, l'avantage, oui, là, c'est l'accès à
la rente de conjoint survivant, mais c'est l'ensemble des circonstances. C'est
que ça ne sera pas un seul fait qui va être pris en compte.
M. Beauchemin : Bien,
c'est parce que je fais juste penser, justement, à des personnes qui peuvent
être rendues à un certain âge, mais ils n'ont jamais eu de vie commune, ils ont
encore quelques années devant eux, ils le font en bonne entente entre eux,
mais, tu sais, chacun reste dans sa chambre, là. C'est-tu quelque chose qui
pourrait être possible, ça, ou on accélère... on accélère encore cette
possibilité en agissant comme ça? Je me pose la question, là.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, je pense que ça va faciliter la preuve, oui, dans ces
circonstances-là. Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est une rente de conjoint
survivant, donc c'est l'accès à cette rente-là ou le non-accès à cette
rente-là. Il n'y a pas de succession qui est... qui serait lésée par l'accès à
cette rente de conjoint survivant là. Mais c'est l'ensemble des faits, ça fait
qu'il va y avoir aussi la <cohabitation...
Mme Guilbert-Couture (Virginie)T :
...par l'accès à cette rente de conjoint survivant là. Mais c'est
l'ensemble des faits, ça fait qu'il va y avoir aussi la >cohabitation
avec les nouveaux critères de la jurisprudence, là. Ce n'est pas nécessairement
d'habiter à la même adresse toujours qui va être pris en ligne de compte, puis
le secours mutuel aussi qui doit être démontré.
M. Beauchemin : OK.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Donc, ces critères-là, ils demeurent, puis il va y avoir la représentation
publique au surplus.
M. Beauchemin : OK. Je pense
que pour les personnes peut-être plus jeunes, ça fait du sens au grand complet.
Je trouve qu'il y a peut-être place à des risques, si... quand on regarde un
certain stade de la vie plus avancé, disons, où, justement, il peut peut-être y
avoir des ententes qui sont totalement... pendant plusieurs années, avant même
d'être rendues à la fin, là, juste pour faciliter les revenus d'une personne
qui, potentiellement, pourrait... Je ne sais pas, je fais juste... tu sais, c'est
hypothétique, mon affaire.
M. Girard (Groulx) : Le... Juste
pour être clair, M. le Président, le fait qu'on facilite la reconnaissance de
conjoints de fait ne veut pas dire qu'on ne fait pas de vérifications pour
accorder une rente de conjoint de fait, là. Il y a quand même des critères.
M. Beauchemin : Je comprends.
Je comprends. Mais on facilite la...
M. Girard (Groulx) : On
facilite l'obtention de la rente de conjoint de fait à ceux qui, légitimement,
sont des conjoints de fait. C'est... c'est... c'est une facilitation... une
accélération administrative. Mais, en principe, on ne donne pas plus de rentes
de conjoint survivant avant cette administration-là ou non, là. Tu sais, c'est-à-dire
qu'on accélère le...
Mme Guilbert-Couture
(Virginie) :
Bien, c'est-à-dire qu'on va faciliter la
preuve dans ces situations-là, mais Retraite Québec conserve ses pouvoirs
d'enquête. Il n'est pas exclu qu'on aille chercher des déclarations par
témoignage, puis ça va faciliter, aussi, la cohérence entre les régimes de
retraite du secteur public et le Régime de rentes du Québec, qui sont tous
administrés par Retraite Québec. Donc, la preuve qui est colligée dans le cadre
des régimes de retraite du secteur public pourra servir désormais pour le Régime
de rentes du Québec.
Donc, tu sais, c'est une harmonisation. Ce
n'est pas plus sévère ni moins sévère que d'autres régimes publics, ni même les
lois à caractère social, là, comme la Loi sur l'assurance automobile.
M. Beauchemin : OK. C'est
bon. Merci.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. D'autres commentaires sur l'un ou l'autre des articles contenus dans
notre premier bloc concernant les mesures en matière de retraite? Oui, cher
collègue.
M. Beauchemin : Bien, c'est
juste pour que je comprenne. Donc là, si moi, j'avais des questions, dans
l'ensemble du bloc, que je voulais poser, c'est le moment, là, maintenant, pour
le faire?
Le Président (M. Simard) : C'est
le moment, tout à fait. Dès que ça touche l'un des articles concernés.
M. Beauchemin : Mais on...
Juste... On va se...
Le Président (M. Simard) : Oui,
bien sûr, on va se roder, oui, oui.
M. Girard (Groulx) : Là...
parce que, là, vous avez utilisé le pluriel, mais, en fait, pour cette
section-là, il n'y avait qu'un article, l'article 1.
Le Président (M. Simard) :
Oui.
M. Girard (Groulx) : Et là, ma
question, c'est : Est-ce qu'on vote l'article 1 et, par exemple, on
passe au soutien aux aînés, ou maintenant on discute du soutien aux aînés,
ensuite, des rentes viagères, puis on va voter tout le bloc?
Le Président (M. Simard) : C'est
ça. Donc, dans le fond, nous allons poursuivre nos discussions sur le soutien
aux aînés et ensuite les rentes viagères.
M. Girard (Groulx) : OK.
Alors, on aurait terminé la discussion sur...
Le Président (M. Simard) : Oui,
puis on vote en bloc à la fin.
M. Girard (Groulx) : Puis on
s'en va sur le soutien aux aînés.
Le Président (M. Simard) : Tout
à fait.
M. Girard (Groulx) : Mais
est-ce que vous voulez intervenir avant?
M. Beauchemin : Moi, je
m'étais préparé une liste de questions, OK, pour le bloc I, j'essaie juste de
trouver le meilleur moment approprié pour... Là, on va avoir parlé d'un sujet,
mais il y en a plusieurs autres. Donc, quand on va parler du soutien aux aînés,
c'est un des autres sujets que j'ai.
Le Président (M. Simard) : Oui.
Nous l'amorçons en ce moment, les articles 2 à 13.
M. Beauchemin : C'est ça. Ça
fait que, donc, je pourrai peut-être aussi questionner... Bien, dans le fond,
ce que je dis, c'est que je vais avoir aussi des questions qui n'auront pas été
abordées dans l'ordre de ce qu'on fait comme sujets.
Le Président (M. Simard) : Ce
n'est pas grave.
M. Beauchemin : OK, parfait.
Ça fait que ceux-là, je pourrai, disons, aborder tout ça à la fin de notre
discussion sur les rentes viagères.
Le Président (M. Simard) : Tout
à fait. Tant que ça rentre dans le temps qui vous est imparti, puis vous en
avez beaucoup.
M. Beauchemin : D'accord. Je
vais, M. le Président, essayer de respecter mon temps.
M. Girard (Groulx) : Alors, on
est... alors, on poursuivrait toujours dans le...
Le Président (M. Simard) : 2
à 13.
M. Girard (Groulx) : ...bloc I,
mais là, on se dirigerait vers les articles 2 à 13, qui concernent le
soutien aux aînés en situation d'invalidité.
Le Président (M. Simard) : C'est
ça.
M. Girard (Groulx) : Et c'est
la même juriste. Parce que, là, on va changer de juriste pour la troisième
partie, puis il est possible que ces questions concernent une autre juriste,
mais on pourra utiliser l'ensemble de nos ressources, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Bien,
M. le ministre, c'est tout à votre honneur, parce qu'effectivement, ça demande
une rotation de personnel, parce qu'on a trois équipes différentes aujourd'hui.
Donc, merci du... comment dire, de l'attention que vous portez à votre
personnel.
M. Girard (Groulx) : Parfait.
Merci. Alors là, je vais parler du soutien aux aînés en situation d'invalidité,
les articles 2 à 13 du projet de loi. Modifications proposées. Il est
proposé de <modifier...
M. Girard (Groulx) :
...aux
aînés en situation d'invalidité, les articles 2 à 13 du projet de loi.
Modifications proposées. Il est proposé de >modifier la Loi sur le régime
de rentes du Québec afin, principalement, d'éliminer, à compter du 1er janvier
2025, la réduction de la rente de retraite pour les personnes âgées de 65 ans
ou plus ayant bénéficié de la rente d'invalidité entre 60 et 65 ans ou
étant admissibles à celle-ci au cours de cette période;
2° de protéger la prestation des
bénéficiaires d'une rente d'invalidité de 60 à 64 ans afin de s'assurer
qu'ils obtiennent un montant total au moins aussi élevé que celui qu'ils
obtenaient avant le versement de leur rente de retraite.
J'aimerais apporter des commentaires
additionnels, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous en prie, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : D'abord,
il faut savoir qu'en 1996, le Régime de rentes du Québec était en grande
difficulté financière, et le gouvernement de l'époque a pris des décisions
extrêmement difficiles, notamment couper l'indexation des rentes, augmenter les
cotisations et réduire les rentes des aînés en situation d'invalidité.
• (15 h 50) •
Cette disposition qui devait être prise
dans le contexte de 1996 a toujours été contestée, et nous avions posé un
premier geste. Il y avait une pénalité — je sursimplifie — qui
était de l'ordre de 36 % pour les aînés en situation d'invalidité,
c'est-à-dire qu'on présumait qu'ils avaient pris leur retraite à 60 ans et,
donc, ils avaient la pénalité pour la rente prise... la retraite prise plus
tôt, et on avait fait un premier geste, du tiers, et les... il y avait toujours
des demandes. Il y a d'ailleurs un dossier qui était... qui est toujours, sur
certains aspects, devant les tribunaux. Et puis, au dernier budget, nous avons
fait le dernier mouvement, c'est-à-dire qu'on a éliminé la pénalité totalement,
donc on avait fait le tiers du 36% de manière prospective, c'est-à-dire pour
les rentes futures. Alors, ça, M. le Président, ça touche environ 77 000 personnes
de 65 ans et plus. Et, par ailleurs, il y a 23 000 personnes
additionnelles âgées de 60 à 64 ans qui en profiteront au cours des
prochaines années.
J'invite les... j'invite nous tous à
comprendre que le contexte de 1996 n'est pas celui de 2024. Néanmoins, nous
sommes très fiers d'avoir corrigé cette disposition.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, M. le ministre. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci
beaucoup, M. le Président. Juste pour que je comprenne, là, il y a un programme
transitoire, là, pour accompagner les personnes de 60 ans qui ne sont plus
en mesure de travailler, mais pour qui retirer la rente n'est pas optimal.
Est-ce que ça, ça a été discuté, ce que vous présentez?
M. Girard (Groulx) : Est-ce
que vous parlez du deuxième point, là, de protéger la prestation du
bénéficiaire d'une rente d'invalidité de... afin de s'assurer qu'ils obtiennent
un montant total au moins aussi élevé que celui qu'ils obtenaient avant le
versement de leur rente de retraite?
M. Beauchemin : À partir de
60 ans, oui.
M. Girard (Groulx) : Oui. Ça,
c'est en raison des différentiels de taux d'indexation, n'est-ce pas? C'est
assez technique. Je pense que maître va nous expliquer ça.
Le Président (M. Simard) : ...maître.
M. Girard (Groulx) : C'est
très technique, on est dans des différentiels de taux d'indexation, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Me
Guilbert-Couture.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, en fait, depuis 2024, le 1er janvier, une personne
qui fait une demande, là... qui reçoit une rente d'invalidité à partir de 60 ans...
donc, une personne, là, qui aurait 59 ans, lorsqu'elle atteint 60 ans,
sa rente d'invalidité, il y a une partie qui n'est plus payable à partir de 60 ans,
et elle est remplacée par la rente de retraite.
Avec la forte indexation, au cours des
dernières années, qui était, donc, très forte par rapport au taux de croissance
des salaires, ce que ça faisait en sorte, là... puis ce n'était pas quelque
chose qu'on avait anticipé, là, les taux d'indexation très élevés, là, de
2022-2023, ça <faisait...
Mme Guilbert-Couture (Virginie)T :
...en sorte, là... puis ce n'était pas quelque chose qu'on avait
anticipé, là, les taux d'indexation très élevés, là, de 2022-2023, ça >faisait
en sorte, là, que la rente de retraite qui était payable puis qui est basée sur
les salaires, dans le fond, gagnés au cours de la vie n'était pas... ne
permettait pas de compenser le montant de réduction de la rente d'invalidité.
Donc, ce qu'on vient faire, avec cette mesure-là, c'est qu'on vient s'assurer
que la personne ne reçoit pas moins que ce qu'elle recevait à 59 ans.
M. Beauchemin : Donc, elle ne
reçoit pas moins. OK.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Pas moins.
M. Girard (Groulx) : C'est
que le taux d'indexation des rentes du RRQ et le taux d'indexation de la rente
d'invalidité, ce n'est pas le même. Et là, nous, évidemment, l'ensemble de ce
qu'on fait, c'est pour bonifier les rentes. Et dans ce cas particulier, il
pouvait y avoir des situations où la rente aurait baissé, ce qui était
évidemment contre-intuitif avec ce qu'on voulait faire et on corrige pour ça.
M. Beauchemin : OK.
M. Girard (Groulx) : Ça, c'est
pour la période 60-64 ans, et non jusqu'à 65.
Le Président (M. Simard) :
Chère maître.
Mme Guilbert-Couture (Virginie) :
Bien, peut-être que pour l'aspect vraiment technique, peut-être que nos
actuaires pourraient répondre plus précisément.
M. Girard (Groulx) : Si vous
voulez, on peut faire venir un actuaire, si...
M. Beauchemin : On est
corrects.
M. Girard (Groulx) : L'idée
c'est vraiment de protéger la rente et qu'aucune personne en situation
d'invalidité ne subisse une diminution de ses versements globaux, alors que
l'intuition... l'intention était une augmentation.
M. Beauchemin : OK. Donc, le
gouvernement, donc, hausse depuis... dès le 1ᵉʳ janvier, là, donc depuis
le 1ᵉʳ janvier 2024, l'âge maximal d'admissibilité à la rente de retraite
du RRQ à 75 ans. On est couvert là-dessus, n'est-ce pas?
M. Girard (Groulx) : 72.
M. Beauchemin : Ah! c'est ça,
72.
M. Girard (Groulx) : Peut-être
que je n'ai pas compris votre question.
M. Beauchemin : Excusez.
Nous, on avait demandé qu'elle aille jusqu'à 75 ans. Vous l'avez fait à
72 ans. Le différentiel, ça représentait combien?
Le Président (M. Simard) : M.
le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oh! ça,
c'est... Est-ce qu'on a un actuaire de Retraite Québec qui pourrait aller
parler de ça?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Alors,
on va suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 15 h 56)
(Reprise à 15 h 59)
Le Président (M. Simard) : Très
bien. M. le ministre, nous sommes de retour, à vous la parole.
M. Girard (Groulx) : Bien. Je
suis accompagné de plusieurs sous-ministres associés du ministère des Finances,
et puis on a aussi des experts de Retraite Québec et, en fait, pour répondre
généralement à votre question, on a très peu de travailleurs de <plus...
M. Girard (Groulx) :
...des
experts de Retraite Québec et, en fait, pour répondre généralement à votre
question, on a très peu de travailleurs de >plus de 72 ans, au
Québec. Et il n'est pas... il n'est pas estimé qu'il est dans leur intérêt de
retarder leur RRQ de 72 à 75, étant donné l'espérance de vie. Bref, c'est un
calcul actuariel.
Alors, la raison qu'on a choisi 72 et non
75, ce n'est pas une raison monétaire pour le régime, c'est... En fait, c'était
plutôt neutre pour le régime, mais ça concerne très peu de personnes et ce n'était
pas à leur avantage, de... Ce ne serait pas à leur avantage de retarder leur
RRQ, même s'ils continuaient à travailler.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue.
• (16 heures) •
M. Beauchemin : Bien, je
comprends ce que le ministre dit. La question que je me pose, c'est juste, bon,
quelqu'un qui a 72 ans, qui est en forme, qui veut continuer à travailler
peut continuer à travailler, mais là, il n'aura plus cette contribution
additionnelle ou cette valeur ajoutée là, au fond, là, qui ne sera pas
représentée dans sa rente si lui décide ou elle décide de ne pas, justement, en
profiter maintenant, à partir de l'âge de 72 ans.
M. Girard (Groulx) : Mais il
peut... il pourrait, supposons qu'on aurait souhaité... Supposons qu'on l'aurait
déplacé à 75 ans, vous avez raison qu'il aurait pu cotiser trois ans de
plus. Mais d'un point de vue actuariel, ce n'est pas à son avantage, étant
donné le nombre de vies espérées que cette personne-là vivra après 75 ans.
Le gain de rentes... le gain de rentes de cotiser trois ans de plus par rapport
à recevoir trois ans moins de rentes.
M. Beauchemin : Je comprends,
mais on s'entend entre nous, M. le ministre, que ça, ce que ça veut dire, c'est
qu'on est en train de dire : Bon, bien, tu vas vivre jusqu'à la moyenne
des Québécois ou des Québécoises, et c'est pour ça que ce n'est peut-être pas
optimal pour toi, mais si quelqu'un se sent en pleine forme puis pense qu'il va
vivre jusqu'à 95 ans, de ne pas lui avoir permis de pouvoir continuer à contribuer...
M. Girard (Groulx) : Bien,
on...
M. Beauchemin : C'est une
question personnelle.
M. Girard (Groulx) : Mais on
l'a déplacé à 72, je pense qu'on pourra discuter, avec l'évolution de la
société, du nombre de travailleurs, de l'espérance de vie, lors de la prochaine
consultation publique, s'il serait justifié de passer de 72 à 75 ans.
M. Beauchemin : On fera ça
rendus là.
M. Girard (Groulx) : C'est un
rendez-vous, M. le Président...
Le Président (M. Simard) : Bien
noté.
M. Girard (Groulx) : Prochaine
consultation publique.
Le Président (M. Simard) : Y
a-t-il d'autres commentaires sur les articles 2 à 13? Sans quoi nous
pourrions poursuivre avec l'étude des articles 14 à 62. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui. Et,
M. le Président, nous allons changer de juristes. Alors, est-ce qu'on fait
ça...
Le Président (M. Simard) : Oui,
on pourrait faire une courte pause, le temps que....
M. Girard (Groulx) : ...élégamment,
après avoir fait une pause. Voilà.
Le Président (M. Simard) : Oui,
tout à fait. Alors, nous suspendons temporairement.
(Suspension de la séance à 16 h 02)
(Reprise à 16 h 03)
Le Président (M. Simard) : Bien.
Alors, la rotation de la première équipe est complétée. M. le ministre, à vous
la parole.
M. Girard (Groulx) : Oui, M.
le Président. Là, vous n'ordonniez pas les équipes en termes de qualité, là,
vous faisiez juste un ordre chronologique.
Le Président (M. Simard) :
Oui.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
Merci.
Rentes viagères à paiements variables.
Article... 14, excusez-moi, articles 14 à 62. Mise en contexte. La
possibilité de mettre en place un fonds de rentes viagères à paiements
variables dans un régime de retraite comportant des dispositions à cotisations déterminées
et dans un régime volontaire...
16 h (version révisée)
M. Girard (Groulx) : ...un
fonds de rentes viagères à paiements variables dans un régime de retraite
comportant des dispositions à cotisations déterminées et dans un régime
volontaire d'épargne-retraite, un RVER, a été prévu dans la Loi sur les régimes
complémentaires de retraite et la Loi sur les régimes volontaires d'épargne-retraite.
Des adaptations additionnelles à ces lois sont nécessaires afin que la mesure
puisse se concrétiser.
De plus, considérant que les RVER sont d'abord
des régimes d'accumulation d'épargne en vue de la retraite qui s'adressent à
des travailleurs, il y a lieu d'étendre leur application à tout particulier qui
souhaite y transférer, en vue d'obtenir une RVPV, une rente viagère à paiements
variables, M. le Président, des sommes accumulées au titre de régime de
retraite.
Modifications proposées : Il est
proposé de modifier la Loi sur les régimes complémentaires de retraite afin de
prévoir les dispositions nécessaires à la mise en place et à l'administration d'un
fonds de rentes viagères à paiements variables et de modifier la Loi sur les
régimes volontaires d'épargne-retraite dans ce même objectif, mais aussi afin
de permettre, en plus de la cotisation à un régime volontaire d'épargne-retraite,
le transfert de sommes accumulées au titre d'un régime de retraite.
Alors, il s'agit, M. le Président, si je
pouvais résumer tout ça, là, parce que c'est quand même assez complexe, et puis
on va... on va tester les qualités de vulgarisation de Me Gobeil, mais on
complète l'intégration des rentes viagères à paiements variables à la
législation québécoise.
Le Président (M. Simard) : ...
M. Girard (Groulx) : Est-ce
que vous aimeriez ajouter quelque chose tout de suite?
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : C'est
bon.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue.
M. Beauchemin : Donc, j'en
profite maintenant pour y aller dans l'ensemble des questions spécifiquement
par rapport aux rentes viagères.
Le Président (M. Simard) : Allez-y,
cher collègue. Vous avez...
M. Girard (Groulx) : Pas...
Pas de questions spécifiques sur les RVPV?
M. Beauchemin : Non.
M. Girard (Groulx) : Parfait.
Allons-y.
M. Beauchemin : Donc,
les prestations de décès, pourquoi qu'elles n'ont pas été bonifiées puis
indexées afin de refléter l'augmentation des coûts de services funéraires?
M. Girard (Groulx) : Ah!
Parce que le... Il y avait une marge de manoeuvre donnée dans le régime. Comme
vous le savez, c'est un régime qui est... bénéficie... C'est un régime auquel
les travailleurs et les employeurs cotisent, et puis on a un taux d'équilibre
qui permet de s'assurer que le régime est viable à long terme, et puis on
avait... Lorsqu'on a fait la consultation publique, nous avions une certaine
marge de manoeuvre, et on a choisi des priorités qui n'incluaient pas celle-là.
La... De mémoire, parce que ça fait quand même un petit bout de temps, la
consultation publique, de mémoire, ce qui était proposé était extrêmement
dispendieux et consommait une grande part de la marge de manoeuvre.
M. Beauchemin : Donc, de
bonifier, indexer, là, par rapport aux coûts des services funéraires, tout ça,
ça représentait beaucoup plus d'argent finalement, en bout de piste, que ce qui
a été offert?
M. Girard (Groulx) : Bien,
c'est-à-dire qu'on a consommé une part importante de la marge de manoeuvre.
Aujourd'hui, en Chambre, j'ai déposé une... Puisqu'on allait discuter, dans le
cadre du projet de loi 80, de dispositions de retraite, j'ai donné une
mise à jour de l'évaluation actuarielle du Régime des rentes du Québec en date
du 31 décembre 2021, et la marge de manoeuvre totale est de huit
points de base et... Bien, ce n'est pas clair, là, qu'on veut, en tout temps,
consommer l'entièreté de la marge de manoeuvre, là, parce que c'est... si...
Par exemple, si on n'a aucune marge de manoeuvre, bien il y a quand même une
probabilité élevée qu'on serait dans une situation où on dépasserait le coussin
de prévoyance et il faudrait augmenter les cotisations. Or, clairement, dans le
cadre des taxes sur la masse salariale au Québec et de la compétitivité avec le
Régime de pensions du Canada, nous n'avons aucune intention d'augmenter les
cotisations au Régime des rentes du Québec, et donc la... ce qui... la
prestation de décès consommerait presque l'entièreté de la marge de manoeuvre
que nous n'avions pas, mais qu'on a <aujourd'hui...
M. Girard (Groulx) :
...presque
l'entièreté de la marge de manoeuvre que nous n'avions pas, mais qu'on a >aujourd'hui,
là. C'était... Ce qui était proposé, dans le cadre de la consultation publique,
c'était de l'ordre de sept à huit points de base que ça coûtait.
M. Beauchemin : OK. Puis
l'évolution de cette marge de manoeuvre là. L'an passé, je me rappelle plus,
mais il me semble que le chiffre était plus bas, est-ce possible?
M. Girard (Groulx) : Bien,
déposé aujourd'hui...
M. Beauchemin : C'est sept
à huit... c'est ça?
M. Girard (Groulx) : ...valeur
actuarielle révisée, huit points de base.
M. Beauchemin : OK. Puis
l'an dernier, c'était quoi?
M. Girard (Groulx) : Bien,
avant, la marge de manoeuvre au budget était de deux points de base.
M. Beauchemin : C'est
ça.
M. Girard (Groulx) : Or,
la situation s'est améliorée un peu.
M. Beauchemin : Puis ça,
ça s'explique... Deux facteurs, j'assume, performance des marchés boursiers
puis une baisse des taux d'intérêt?
M. Girard (Groulx) : La
baisse n'aide pas, là, ça, ça augmente la valeur présente des... valeur
présente des... du passif.
M. Beauchemin : Oui. Oui.
Oui, c'est ça. Ça fait que la baisse des taux d'intérêt, bien, elle a été...
M. Girard (Groulx) : Bien,
il n'y a pas tant de baisse que ça dans le long terme, là.
M. Beauchemin : Oui,
c'est ça.
M. Girard (Groulx) : Mais...
Mais toutes choses étant égales par ailleurs, une baisse de taux d'intérêt
augmente la valeur présente des passifs. Donc, c'est vraiment la performance
des actifs risqués qui a excédé la légère baisse de taux d'intérêt qui fait que
la situation s'améliore.
• (16 h 10) •
M. Beauchemin : OK. Puis
la prévision pour l'an prochain de ça, c'est quoi?
M. Girard (Groulx) : Lorsqu'on
commence une année, on fait toujours l'hypothèse que nous allons obtenir le
rendement nécessaire à rencontrer les obligations actuarielles, là. Ça fait que
c'est un...c'est un rendement de l'ordre de — de mémoire — 6.7 %.
Ma décimale est peut-être injuste, là.
M. Beauchemin : OK. OK.
M. Girard (Groulx) : Mais,
bref, il n'y avait pas la marge de manoeuvre, il y avait, mais on a fait
d'autres choix collectivement suite à la consultation publique... Et il n'est
pas... Ce n'est pas une bonne pratique que de consommer l'entièreté de la marge
de manoeuvre tout le temps. Donc, c'est une question qui pourra être
certainement étudiée lors de la prochaine consultation publique.
M. Beauchemin : Parfait.
Pourquoi le gouvernement, il a ajouté... n'a pas ajouté des crédits de gains
pour compenser les pertes de revenus qui découlent d'une période d'invalidité
ou celle d'un enfant à charge?
M. Girard (Groulx) : ...ça,
c'est... Est-ce que c'est une question qui a été discutée dans le cadre de la
consultation publique?
M. Beauchemin : Bien,
c'est une des... une des questions que nous, nous avions posées, effectivement.
M. Girard (Groulx) : Répétez-moi
cette question-là.
M. Beauchemin : Bien,
pourquoi que le gouvernement n'a pas ajouté des crédits de gains pour compenser
les pertes des revenus qui découlent d'une période d'invalidité ou celle d'un
enfant à charge? Ça fait qu'il y a eu des ajouts, des crédits de gains, là, OK,
puis c'était pour compenser des pertes de revenus qui découlaient... Pourquoi
que... Ça, c'était l'idée qu'on voulait proposer. Pourquoi que le gouvernement
n'a pas été de l'avant, faire cette compensation-là?
M. Girard (Groulx) : Bien,
c'est toujours la question... Il y a toutes sortes de prestations qui
pourraient être bonifiées dans le Régime des rentes, mais tout ceci doit
toujours se faire dans le cadre du grand équilibre du régime, qui est financé
par les travailleurs et les employeurs, et de la marge de manoeuvre du régime.
Alors, je dirais simplement que nous avons fait d'autres choix. Suite à la
consultation publique, on sait qu'il y avait plusieurs dispositions qui ont été
adoptées, qui ont consommé... qui ont consommé la marge de manoeuvre. Et
puisqu'on a obtenu une marge de manoeuvre supplémentaire suite à la
consultation publique, on est allés avec ce qu'on considérait qui était
vraiment la priorité, c'est-à-dire, les personnes en situation d'invalidité qui
subissaient une pénalité de 24 % dans leur régime des rentes. Alors, suite
à ça, il n'y avait plus de marge de manoeuvre pour l'ensemble des propositions.
Aujourd'hui, j'ai déposé une évaluation actuarielle qui confirme que la
nouvelle marge de manoeuvre est de l'ordre de huit points de base. C'est donc
dire que les cotisations sont de 10 et 80 dans le régime de base, et que la
cotisation <d'équilibre...
M. Girard (Groulx) :
...les
cotisations sont de 10 et 80 dans le régime de base, et que la cotisation >d'équilibre
est de 10,72, d'où le huit points de base de marge de manoeuvre.
M. Beauchemin : Pourquoi
le gouvernement n'a pas augmenté le facteur d'ajustement pour les versements
anticipés des rentes?
M. Girard (Groulx) : Augmenter
le facteur d'ajustement pour les... voulez dire, les pénalités?
M. Beauchemin : Versements
anticipés.
M. Girard (Groulx) : Encore
une fois, marge de manoeuvre du régime. Si on diminue les pénalités associées à
des versements anticipés, bien, on consomme la marge de manoeuvre du régime.
M. Beauchemin : Puis ça,
est-ce que vous l'aviez comme quantifié, grosso modo...
M. Girard (Groulx) : Oui,
de mémoire dans les consultations publiques parce qu'il y avait un débat,
notamment, là... La consultation publique, je ne sais pas si vous vous
souvenez, mais il y avait une proposition d'amener l'âge de 60 à 62 ans,
qu'on a discuté tous ensemble et qu'on a laissé tomber. Ça, c'est un des
avantages des consultations publiques. Mais les facteurs d'ajustement qui
bonifient la rente lorsque vous prenez votre rente après 65 ans ou qui la
diminue lorsque vous la prenez entre 60 et 65 ans, tout ça... Bien, si on
bonifie les rentes, on consomme de la marge de manoeuvre.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires?
M. Beauchemin : On avait
proposé de lancer un genre réflexion, là, générale, sur le caractère universel
de la... de la prestation de décès. Est-ce qu'il y avait eu... On voit, là, que
ça n'a pas été abordé ou rien de ça. Il y a‑tu... Il y a-tu une ouverture à
avoir ce genre de débat là pour qu'on puisse adapter, là, à la situation?
M. Girard (Groulx) : Je
pense que tout ce qui concerne la prestation de décès devra être discuté lors
de la prochaine consultation publique et à la lumière aussi de l'évolution de
ce qui va se passer dans le Régime de pensions du Canada.
M. Beauchemin : OK.
Qu'est-ce que vous vous attendez pour le régime de prestations du Canada?
M. Girard (Groulx) : Qu'est-ce
que je m'attends pour le Régime de pensions du Canada? Ça, c'est une
question...
M. Beauchemin : Bien, avec
ce que vous voyez en termes de l'évolution, là, du régime canadien.
M. Girard (Groulx) : Bien,
d'abord, le Québec a une position privilégiée d'observateur, en ce sens que ce
n'est pas notre régime, mais qu'on vote lorsqu'ils font des changements en
vertu de la loi du régime. Est-ce que... Quelle est l'évolution de la
prestation de décès dans le Régime de pensions du Canada? Est-ce que j'ai
quelqu'un qui nous accompagne qui aimerait répondre à cette question? Parce que
ce que je m'attends, ce n'est pas particulièrement permanent, ce serait plus,
qu'est-ce qui se passe. Oui? Non? Alors, je vais... On va suspendre encore, je
vais aller voir un de mes sous-ministres
Le Président (M. Simard) : Très
bien, absolument. Suspension, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 16 h 17)
(Reprise à 16 h 18)
Le Président (M. Simard) : M.
le ministre, nous sommes de retour.
M. Girard (Groulx) : ...vraiment
un plaisir d'être de retour, M. le Président. M. le Président, il y a... Il y a
eu des discussions quant à indexer la prestation de décès et ces
dispositions-là n'ont pas été adoptées. Alors, je dirais que, présentement, il
ne se passe rien.
M. Beauchemin : ...M. le
Président. Puis je pense que j'ai déjà une idée ça va être quoi, la réponse.
Mais nous, on avait demandé, là, que le montant de la rente après 65 ans,
qu'il soit avantageux, là, pour les personnes qui continuent à travailler si
elles <désirent continuer...
M. Beauchemin :
...qu'il
soit avantageux, là, pour les personnes qui continuent à travailler si elles >désirent
continuer, donc, à travailler. Pourquoi est-ce que ça n'a pas été la prestation
que l'individu puisse arrêter, lui, de faire à 65 ans, mais que le
gouvernement a continué, donc, à le faire, la contribution? Pourquoi qu'on
n'a... L'employeur, excusez-moi, l'employeur continue.
M. Girard (Groulx) : Là,
c'est assez technique. Répétez-moi le sens de votre question.
M. Beauchemin : ...continuer
à travailler, là, après 65 ans, on arrête de... Il peut arrêter...
M. Girard (Groulx) : Il
arrêterait ses cotisations.
M. Beauchemin : Exact.
Mais on avait demandé, si c'est le cas, pourquoi l'employeur doit, lui aussi,
arrêter? Pourquoi il ne continue pas?
M. Girard (Groulx) : Ah!
Parce que c'est un régime qui est basé sur l'équilibre entre les employeurs
puis les travailleurs. Alors, si les travailleurs cotisent, les employeurs
cotisent. Si les travailleurs ne cotisent pas, les employeurs ne cotisent pas.
M. Beauchemin : Mais
dans le pot, on va s'entendre qu'il y aura juste eu le montant de la part de
l'employeur, pas celui de... Ça fait qu'il n'y aura pas de... Il n'y aura pas
de disparité, là?
• (16 h 20) •
M. Girard (Groulx) : Il
y a... il ya juste... C'est... Je cherche le terme français, là, puis si je
disais le terme anglais, vous le sauriez, mais les fonds sont mélangés, qui
n'est pas le bon terme, là. Il n'y a pas...
M. Beauchemin : «Comingled»?
M. Girard (Groulx) : C'est
le terme que j'essayais de ne pas dire, mais il n'y a pas deux fonds, là. Il
n'y a pas un fonds de travailleurs puis un fonds d'employeurs. Il y a un... Il
y a un fonds et il y a un actif qui va contre le passif du régime.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Simard) : D'autres
questions concernant les articles 14 à 62 ou, plus globalement, concernant
le bloc 1? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix des articles
suivants. Est-ce que l'article 1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Est-ce que les articles 2 à 13 sont adoptés?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Simard) : Adopté
sur division. C'était le cas de l'article 1 aussi, sur division?
Une voix : Oui.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Parce que je n'avais pas entendu. Désolé. Ce sera notifié.
M. Lefebvre : ...
Le Président (M. Simard) : Oui?
M. Lefebvre : ...abstention
au niveau des votes.
Le Président (M. Simard) : Abstention,
pour chacun des blocs?
M. Lefebvre : Oui.
Merci.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Très bien. Le secrétaire me rappelle avec, comment dire, conviction, que
pour ce faire, nous devons procéder à un vote par appel nominal. Donc, M. le
secrétaire.
Le Secrétaire : Oui, c'est
ça.
Le Président (M. Simard) : Alors,
nous allons voter les articles suivants, après quoi je ferai l'appel par vote
nominal. Donc, est-ce que les articles 1, 2 à 13, 14 à 62 sont adoptés? M.
le secrétaire, veuillez procéder à la mise aux voix.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire : M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Contre.
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Donc, conséquemment, ces articles sont adoptés.
Et nous passons maintenant au bloc 2.
Et nous pouvons entamer nos discussions par les articles 63 et 64. Mais je
vous rappelle qu'il y aura dans ce bloc, et c'est le seul à ma connaissance, un
amendement introduisant un nouvel article. Et puisqu'il doit y avoir une
rotation d'équipe, nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 16 h 22)
(Reprise à 16 h 25)
Le Président (M. Simard) : Poursuivons.
M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Merci, M. le Président. On va passer au bloc 2.
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : À
l'ordre, s'il vous plaît, chers collègues! Merci. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Attendez. Oui.
Le Président (M. Simard) : Donc,
63 et 64.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Alors, on parle ici des mesures diverses concernant les organismes publics,
articles 63, 64, 68 à 87 et 131 à 134.1. Puis je crois qu'on aura un
amendement à la fin de ce bloc.
Le Président (M. Simard) : Oui.
M. Girard (Groulx) : Mandat
de l'Institut de la statistique du Québec, articles 63 et 64 du projet de loi.
Mise en contexte...
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Bon.
Excusez-moi, M. le ministre, de vous interrompre. Chers collègues, j'en appelle
à votre collaboration, s'il vous plaît. J'ai de la misère à entendre le
ministre. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Le
gouvernement a mis en place, en 2022, un processus simplifié d'accès à des
données désignées des organismes publics à des fins de recherche en conférant à
l'Institut de la statistique du Québec le mandat de les communiquer aux
chercheurs liés à un organisme public. Or, les données actuellement désignées
ne peuvent être utilisées par l'ISQ que dans certains cas prévus dans la Loi
sur l'Institut de la statistique du Québec.
Modifications proposées : Il est
proposé de modifier la Loi sur l'Institut de la statistique du Québec afin de
permettre à l'ISQ d'utiliser les renseignements désignés à des fins de
recherche pour la réalisation de certains mandats prévus par sa loi
constitutive, soit la mise à jour du bilan démographique du Québec et
l'accomplissement de travaux concernant le développement durable, la situation
et l'évolution du français au Québec, ainsi que la rémunération globale de
certains salariés, M. le Président.
Le Président (M. Simard) :
Merci.
M. Girard (Groulx) : Alors,
si je résume, on veut permettre à l'Institut de la statistique du Québec
d'utiliser les données qu'ils ont en main pour les chercheurs d'organismes
publics, qu'ils puissent eux-mêmes les utiliser. C'est définitivement dans la
nature du mandat de la mission de l'institution.
Le Président (M. Simard) : Alors,
cher collègue de Marguerite-Bourgeoys, auriez-vous des commentaires?
M. Beauchemin : Merci,
M. le Président. M. le ministre, est-ce qu'un chercheur affilié à une
entreprise privée pourrait avoir accès à ces données?
M. Girard (Groulx) : Non,
c'est... On parle d'organismes publics, universités, centres hospitaliers,
chercheurs du gouvernement. Alors, réponse courte, non.
M. Beauchemin : OK.
Puis, même si les données, soit... Puis là, je vais peut-être avoir deux essais
pour prononcer ce terme...
M. Girard (Groulx) : Anonymisées.
M. Beauchemin : ...ça.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Non, ils n'ont pas accès. Ils n'ont pas accès aux données administratives du
gouvernement du Québec.
M. Beauchemin : Donc, il
n'y a aucune compagnie pharmaceutique qui va recevoir ces données-là.
M. Girard (Groulx) : Non.
Pas ici. Il peut y avoir... Des compagnies pharmaceutiques peuvent avoir accès
à des données cliniques dans le cadre d'ententes avec des centres de recherche
hospitaliers, mais ce n'est pas dans le mandat de l'Institut de la statistique
du Québec, ça ne fait pas partie des données administratives, on parle là de
données cliniques.
M. Beauchemin : OK. Puis
sous l'ancienne gouverne au ministère de l'Économie, on semblait vouloir aller
de l'avant, cependant, avec cette idée-là. Est-ce que ça... Ça a-tu changé à
l'intérieur maintenant de... avec la nouvelle gouverne?
M. Girard (Groulx) :
L'accès aux données de <santé...
M. Beauchemin :
...Ça
a-tu changé à l'intérieur maintenant de... avec la nouvelle gouverne?
M. Girard (Groulx) :
L'accès aux données de >santé, c'est un sujet qui est sensible, je vous
suggérerais de référer vos questions au ministre de la Santé, mais ce n'est pas
du tout l'objet de ce qu'on discute dans le bloc 2.
M. Beauchemin : OK.
M. Girard (Groulx) : Mais...
Mais il n'y a pas de... Il n'y a pas de nouvelle... À votre question, là :
Est-ce qu'il y a des... de nouvelles orientations qui pourraient être
cohérentes avec certaines affirmations de mon ex-collègue verbomoteur? Non.
M. Beauchemin : D'accord.
Donc, vous nous confirmez, là, qu'il n'y aura aucune donnée...
M. Girard (Groulx) : C'est-à-dire
qu'il faudrait me poser une question précise puis qu'on parle au ministre de la
Santé, là, mais ce n'est pas l'objet du bloc 2.
M. Beauchemin : Je
comprends. Mais donc, le gouvernement ne permettra pas, donc, la transmission,
là, de données, même s'ils sont anonymisés?
M. Girard (Groulx) : À
des fins mercantiles?
M. Beauchemin : Des fins
de recherche.
M. Girard (Groulx) : Je...
Encore une fois, je ne suis pas un spécialiste des données cliniques. Je vous
réfère aux experts qui connaissent ça.
• (16 h 30) •
M. Beauchemin : Donc,
personne à l'intérieur du ministère de la Santé, à ce que vous sachiez?
M. Girard (Groulx) : Bien,
c'est-à-dire que les données cliniques ne sont pas disponibles à l'Institut de
la statistique du Québec, c'est les données administratives qui sont
disponibles.
M. Beauchemin : OK. Je
vois la différence. D'accord.
Le Président (M. Simard) : S'il
n'y a pas d'autre commentaire sur ce bloc, nous pourrions procéder à l'étude de
l'amendement introduisant l'article 134.1.
Une voix : ...
Le Président (M. Simard) : Bien,
c'est ça, s'il n'y a pas d'autre commentaire.
Une voix : ...
Le Président (M. Simard) : Il
va y en avoir d'autres? Très bien.
M. Girard (Groulx) : ...
Le Président (M. Simard) : OK.
Allons-y.
M. Girard (Groulx) : Abolition
de Financement-Québec, articles 68 à 83 du projet de loi.
Mise en contexte : Financement-Québec
a pour mission de consentir des prêts aux organismes qui ne sont pas inclus
dans le périmètre comptable du gouvernement. En raison des différentes réformes
comptables, la clientèle de Financement-Québec a largement diminué au cours des
dernières années, tout comme les prêts à long terme consentis.
Modifications proposées : Compte tenu
du faible volume d'activités de Financement-Québec et de l'importante reddition
de comptes effectuée, il est proposé d'abolir Financement-Québec le 31 mars 2025.
Cette abolition s'accompagne du transfert des responsabilités et des actifs de
Financement‑Québec au ministre des Finances à titre de responsable du fonds de
financement institué par la Loi sur le ministère des Finances, du transfert des
employés de Financement-Québec au ministère des Finances et au ministère de la
Justice, on parle de trois employés, M. le Président, de la fin du mandat du
président-directeur général de Financement-Québec et de celle du mandat des
membres de son comité de gouvernance, les mesures administratives inhérentes à
la dissolution d'un organisme public.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue.
M. Beauchemin : Merci,
M. le Président. Je vous regarde, là, pour avoir l'autorisation de m'exprimer.
Peut-être juste pour simplifier, pour ceux qui nous écoutent, là : C'est
quoi... C'étaient quoi, les responsabilités, en tant que telles, là, de
Financement-Québec?
M. Girard (Groulx) : ...ma
mise à jour et je vous amène à la section qui concerne le financement. Puis là,
je vais avoir un graphique sur Financement-Québec et le fonds de financement.
Et puis, si je suis rapide, je vais vous trouver ça rapidement. Alors, je m'en
vais dans la section F. J'y arrive, j'y arrive. Voilà.
Alors, à la page F25, on constate que
les programmes de Financement‑Québec, en 2024-2025, l'encours, 1,8 milliard,
et puis pour Financement‑Québec, c'est 16,5 milliards. Alors, c'était pour
faire des... du financement à long terme à des organismes en dehors du
périmètre comptable, par exemple le Musée des beaux-arts de Montréal ou les
universités à charte. Je pense, ce serait le meilleur exemple, les universités
à charte. Mais, suite à la réforme de la comptabilité des organismes publics,
maintenant, lorsqu'on finance des infrastructures d'organismes en dehors du
périmètre comptable, ça passe directement en dépenses. Donc, il y a moins
d'intérêt de faire du financement long terme. On le fait plutôt sous forme de
subvention. Donc, l'encours de Financement-Québec, graduellement...
16 h 30 (version révisée)
M. Girard (Groulx) : ...on le
fait plutôt sous forme de subvention. Donc, l'encours de Financement-Québec
graduellement diminue, tandis que le fonds de financement, lui, est toujours
bien actif. Donc, on met tout ça ensemble.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que grosso modo, le financement en tant que tel va se faire, mais directement à
l'intérieur du ministère des Finances. C'est ça?
M. Girard (Groulx) : Bien, le...
Financement-Québec est un organisme du gouvernement du Québec, oui.
M. Beauchemin : Mais là,
maintenant, on... on le tasse de là, et le financement qui était associé à ses
opérations rentre directement au ministère des Finances. C'est ça?
M. Girard (Groulx) : Oui,
dans la dette consolidée.
M. Beauchemin : Parfait. Puis
combien est-ce que c'est, la somme qui a été transmise au fonds consolidé, de...
venant... venant exactement de Financement-Québec, le chiffre que vous aviez
mentionné?
M. Girard (Groulx) : 1,5 milliard.
M. Beauchemin : 1,5 milliard,
OK.
M. Girard (Groulx) : Oui,
mais là ce n'est pas fait encore, hein? C'est en date du...
M. Beauchemin : 31 mars?
M. Girard (Groulx) : 2025, 31 mars
2025, c'est ce qui est proposé.
M. Beauchemin : OK. Puis
est-ce qu'il y aurait eu un autre usage potentiel qui aurait pu être envisagé
pour la structure de Financement-Québec, ou pas du tout, dans... dans les
autres ramifications, là, de l'appareil gouvernemental?
M. Girard (Groulx) : Bien, c'est
sûr que c'est un peu lourd de maintenir une entité légale pour trois employés
avec un... des dirigeants, un conseil d'administration. C'est un peu lourd.
Alors, en termes d'efficacité gouvernementale, d'avoir un fonds à 16,5 milliards,
puis un autre à 1,5, peut-être nettement plus efficace d'avoir une entité à 18 milliards.
M. Beauchemin : Mais je
comprends. Mais il n'y avait pas eu un tour de piste, un tour d'horizon, à
savoir : Y a-tu une utilisation quelconque qui pourrait être faite? On l'a
juste... on l'a rationalisé.
M. Girard (Groulx) : La
question qu'on s'est posée, c'est : Est-ce qu'on maintient ou on élimine?
M. Beauchemin : ...utilisés
pour potentiellement penser à le maintenir?
M. Girard (Groulx) : C'est
que l'encours... c'est que c'est comme si on accélère le déclin, c'est-à-dire
qu'éventuellement, ce fonds-là, l'encours serait tombé à zéro avec l'expiration
des prêts.
Le Président (M. Simard) : S'il
n'y a pas d'autre commentaire, nous pouvons poursuivre. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : On y va
avec la délégation de pouvoirs au sein de certains ministères, articles 84
à 87 du projet de loi.
Mise en contexte. La création du Centre
d'acquisitions gouvernementales a entraîné l'abrogation de la Loi sur le Centre
de services partagés, incluant la disposition sur laquelle on s'appuyait pour
permettre la délégation de pouvoirs à un membre du personnel d'un autre
ministère et organisme. Les règles de délégation de pouvoirs en matière de
gestion financière présentement en vigueur dans les lois constitutives de
certains ministères ne permettent pas de déléguer certains pouvoirs à des
membres du personnel d'autres ministères.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier la Loi sur le ministère des Finances, la Loi sur le ministère de l'Économie
et de l'Innovation et la Loi sur le ministère du Tourisme pour permettre une
telle délégation, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires?
M. Girard (Groulx) : Ça, c'est
beaucoup plus complexe en mots qu'en pratique, là.
Le Président (M. Simard) : D'accord.
M. Girard (Groulx) : On parle
de... du gros bon sens, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : On
devrait vous embaucher comme acteur.
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Beauchemin : Est-ce que...
est-ce que le ministre peut nous la simplifier en termes «gros bon sens», peut-être?
M. Girard (Groulx) : C'est
quoi, la question?
M. Beauchemin : Est-ce que
vous pourriez le simplifier en termes «gros bon sens»?
M. Girard (Groulx) :
M. Hudon.
Le Président (M. Simard) : Alors,
il y a consentement afin que Me Hudon, qui est un habitué de nos travaux,
puisse s'adresser à nous? Consentement, maître. Néanmoins, pourriez-vous, s'il
vous plaît, vous présenter en vos titres et fonctions?
M. Hudon (Alain) : Merci, M.
le Président. Alors, Alain Hudon, légiste au ministère des Finances. Alors, je
sens que j'ai de la pression d'expliquer ça en gros bon sens. Alors, c'est ce
qu'on appelle ici, là, dans... Chaque ministère a un plan de délégation, et
habituellement les plans de délégation sont faits à l'intérieur des employés du
ministère. Donc, on parle du sous-ministre, après ça les sous-ministres
adjoints, puis là on descend dans la pyramide, dépendant des besoins.
Ici, le besoin auquel on essaie de
répondre, c'est de la délégation qu'on appelle «croisée», c'est-à-dire au lieu
de déléguer des pouvoirs à l'intérieur du ministère, on va déléguer certains
pouvoirs à des employés de d'autres ministères. Et la pertinence de cette
délégation-là est plus fréquente au niveau des communications, puisque la Direction
des communications relève du Conseil exécutif, alors qu'il y a un directeur des
communications dans chaque ministère, mais qui est rattaché au ministère du
Conseil exécutif, et également au niveau des Affaires juridiques, où, dans
chacun des ministères, il y a une direction des affaires juridiques, donc il y
a un directeur des affaires juridiques qui relève du ministère de la Justice.
Donc, il ne peut pas, actuellement, en l'absence d'une telle délégation
croisée, poser des actes de signature qui pourraient engager le ministre. Donc,
je ne sais pas si c'est... c'est assez clair.
M. Girard (Groulx) : Très <clair...
M. Hudon (Alain) :
...donc,
je ne sais pas si c'est... c'est assez clair.
M. Girard (Groulx) : Très
>clair.
M. Beauchemin : C'est très
clair.
Le Président (M. Simard) : ...commentaires
sur cette sous-section? Sans quoi nous poursuivons. M. le ministre.
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Ah!
il y aurait changement d'équipe. Très bien. Alors, nous allons suspendre
temporairement.
(Suspension de la séance à 16 h 39)
(Reprise à 16 h 40)
Le Président (M. Simard) : M.
le ministre, nous sommes de retour.
M. Girard (Groulx) : ...abolition
du Fonds des ressources informationnelles du secteur de la santé et des
services sociaux, articles 131 à 134 du projet de loi.
Mise en contexte. Le Fonds des ressources
informationnelles du secteur de la santé et des services sociaux, le FRISSS, M.
le Président, est un fonds spécial affecté au financement des activités du
ministère de la Santé et des Services sociaux relatives aux services
d'installation, d'entretien et de réparation de tout support technologique,
ainsi qu'aux services de conception, de réalisation et de fourniture d'actifs
informationnels pour les divers intervenants du secteur de la santé et des
services sociaux.
Modification proposée. Puisque la création
de Santé Québec s'accompagne du transfert d'une proportion importante des
activités financées par le FRISSS, il est proposé de modifier la Loi sur le
ministère de la Santé et des Services sociaux afin d'abroger les dispositions
créant le FRISSS et de substituer Santé Québec au ministre de la Santé et des
Services sociaux à l'égard des activités financées par ce fonds spécial que
déterminera le gouvernement.
Le Président (M. Simard) : Merci.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Donc, si je comprends bien, on fractionne les FRISSS puis on envoie
ça, en partie, là, dans chaque CIUSSS, quelque part à travers le Québec. Est-ce
que c'est à peu près ça, là, qu'on essaie de faire?
M. Girard (Groulx) : ...que
non. Alors, je passerais la parole à M. Bérubé, qui va nous expliquer ça...
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Alors,
maître, auriez-vous d'abord l'amabilité de vous présenter, s'il vous plaît?
M. Bérubé (Alex) : Merci, M.
le Président. Donc, Alex Bérubé, notaire à la Direction des affaires
juridiques, Santé et Services sociaux. Donc, en fait, le FRISSS, le Fonds des
ressources informationnelles du secteur de la santé et des services sociaux,
contient, là, donc, du financement pour financer tout projet technologique dans
le réseau qui... peu importe qui en est responsable, là, peu importe quel
centre intégré en est responsable.
L'idée est que Santé Québec, ayant
maintenant beaucoup des fonctions opérationnelles avec la loi... le PL 15
ou la loi 34... La Loi sur la gouvernance du système de santé et des
services sociaux est venue prévoir, là, donc, notamment que les aspects plus
opérationnels, comme le système informatique, projets informatiques, seront
gérés par Santé Québec. Donc, on dissout tout simplement le fonds spécial. Et
pour les... de manière générale, tous projets qui seront assumés, là... la
responsabilité sera assumée par Santé Québec, de manière générale, donc, peu
importe quel établissement en est responsable. C'est souvent des projets qui
sont à travers le réseau de la santé de manière globale, un système ou un outil
informatique qui sert à l'ensemble de la province. Donc, l'argent, les actifs,
passifs financiers vont être transférés à Santé Québec, donc pas nécessairement
à un centre intégré spécifique, mais à Santé Québec.
Après ça, Santé Québec, à son sein même,
aura son... une organisation interne, mais juridiquement c'est simplement qu'on
ferme un fonds spécial puis on s'assure que, s'il y a des projets qui restent
au ministère, pour x raison, les sous seront restés au ministère. Mais, la
majorité des projets qui seraient transférés à Santé Québec, on s'assure de
transférer les actifs, passifs, emprunts ou financements, là, reliés auxdits
projets ou contrats, là, qui seraient transférés.
M. Beauchemin : ...juste pour
que je comprenne, donc, ces activités-là qui existaient avant...
M. Girard (Groulx) : ...d'exister
chez Santé Québec.
M. Beauchemin : Mais elles
existaient donc dans chacun des CIUSSS à travers le Québec, c'est ça?
M. Bérubé (Alex) : En fait,
on peut se référer notamment à un article de la Loi sur les services de santé
et services sociaux, qui prévoit... l'article 520.3.1, si je ne me trompe,
qui prévoyait la fonction du ministre de la Santé, donc du ministère, de
fournir des services technologiques au réseau de la santé. Ce qui fait que, de
manière générale, quand il y avait un besoin pour les laboratoires, ou peu
importe quel sujet, qu'on avait besoin d'un outil informatique, souvent, le
ministère a fait la fonction de dire : Bien, je fais un projet, je suis un
peu, entre guillemets, là, la <compagnie...
M. Bérubé (Alex) :
...fait
la fonction de dire : Bien, je fais un projet, je suis un peu, entre
guillemets, là, la >compagnie informatique qui va répondre aux besoins
de mon réseau. Donc, ce n'est pas... généralement, ce n'est pas nécessairement
un projet juste pour l'Estrie, c'est souvent des projets provincials qui
servaient à tous.
Puis cette fonction-là n'est pas reprise,
là, l'article 520.3.1 n'a pas été repris dans la nouvelle loi, parce
qu'essentiellement Santé Québec sera responsable de fournir, là, des outils
informatiques, ou cet aspect-là opérationnel sera beaucoup plus, là, dédié à
Santé Québec pour libérer le ministère, là. C'était dans l'esprit du projet de
loi qui avait été adopté. Donc, c'est tout simplement ça. Mais ce n'est... ce
ne sont pas des projets spécifiques de régions. Souvent, les établissements ont
besoin de communiquer l'un entre eux, ont besoin de... Il y a une certaine
uniformité, les besoins sont les mêmes d'une région à l'autre en termes
informatiques, souvent. Donc, voilà.
M. Beauchemin : Mais donc, si
je comprends bien, là, on enlève la responsabilité, on donne l'exemple de
Santé, là, on enlève la responsabilité au ministère de la Santé pour la donner
finalement à Santé Québec. Ça fait penser à SAAQclic, par exemple. On n'est pas
dans une situation, un petit peu, où est-ce qu'on va comme institutionnaliser
la déresponsabilisation ministérielle en agissant de cette façon-là?
M. Girard (Groulx) : M. le
député, on parle de l'abolition d'un fonds, là, on ne parle pas, là, du débat,
là, à savoir si ça centralise ou ça décentralise Santé Québec. C'est un tout
autre sujet.
M. Beauchemin : Mais, je veux
dire, le fonds, l'argent va quand même rester en action, les activités informatiques
vont quand même rester en action. Elles vont maintenant être sous une entité
qui n'est plus le ministère de la Santé, Services sociaux. Je me trompe-tu
ou...
Le Président (M. Simard) : ...
M. Girard (Groulx) : Non,
mais Santé Québec n'existait pas, OK?
M. Beauchemin : Oui.
M. Girard (Groulx) : Il y
avait le ministère de la Santé, il y avait le fonds. Puis là Santé Québec
arrive, le fonds s'en va dans Santé Québec.
M. Beauchemin : Pour
l'exécution du...
M. Girard (Groulx) : Poursuivre
exactement les mêmes actions que le fonds faisait.
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : Non, le
fonds, il est aboli, mais les activités, le contenu vont chez Santé Québec.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
qu'on l'éloigne un peu du ministre, la responsabilité, maintenant, parce que ça
se trouve à être sous une entité. On a un peu mis une couche, un peu de
distance entre... entre le ministre et les actions, là, que le fonds avait. Je
me trompe en disant ça, M. le ministre?
M. Girard (Groulx) : Bien, le
fond était déjà éloigné du ministre.
M. Lefebvre : ...
Le Président (M. Simard) : M.
le député d'Arthabaska, je vous en prie, à vous la parole.
M. Lefebvre : M. le ministre,
la mission pour laquelle le fonds était utilisé reste la même, dans le fond,
c'est ça? Sauf qu'il s'en va sous...
M. Girard (Groulx) : ...le
ministère n'aura plus d'activités technologiques, donc il n'a plus besoin du
fonds.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Autres commentaires, chers collègues? M. le député de Marguerite-Bourgeoys,
auriez-vous d'autres questions concernant l'objet 131 à 134? Non?
M. Beauchemin : ...je veux
dire, revenir juste là-dessus... On éloigne un peu. Les actions, le fonds, tout
ça reste consolidé maintenant à l'intérieur de Santé Québec, ça, je le vois,
là, c'est ce qu'on fait, mais, par rapport à ce que c'était avant, on éloigne
du ministère... du ministre de la Santé, cette responsabilité, là, cette
gestion, cette reddition de comptes potentielle là, parce que, là, maintenant,
ça va être Santé Québec.
M. Girard (Groulx) : Bien, si
c'est votre... C'est parce que j'ai de la misère à dire oui ou non, là, parce
que je pense que c'est... Vous imputez votre appréciation de Santé Québec à
l'abolition du fonds, ça fait que j'hésite à vous donner raison, là, si on
l'éloigne ou si on l'approche, mais ce que je... Le but ici, c'est l'abolition
du Fonds de ressources informationnelles du secteur de la santé et des services
sociaux, le but de la disposition.
M. Beauchemin : Dans la...
dans la structure actuelle. Puis là on le met maintenant...
M. Girard (Groulx) : Oui, dans
la... dans la structure qui précédait... Ça existait dans la structure qui
précédait l'arrivée de Santé Québec, ce n'est plus nécessaire dans la nouvelle
structure. Maintenant, votre appréciation générale de Santé Québec pourrait
faire l'objet d'un grand débat, je ne pense pas que l'abolition du fonds soit
le vecteur principal sur <lequel...
M. Girard (Groulx) :
...débat,
je ne pense pas que l'abolition du fonds soit le vecteur principal sur >lequel
nous devrions discuter de cette appréciation.
M. Beauchemin : J'entends le
ministre.
Le Président (M. Simard) : ...s'il
n'y a pas d'autre commentaire, nous pourrions maintenant procéder à l'étude de
l'amendement introduisant l'article 134.1. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui. On
va devoir faire une substitution de trio.
Le Président (M. Simard) : ...nous
suspendons très rapidement.
(Suspension de la séance à 16 h 49)
(Reprise à 16 h 50)
Le Président (M. Simard) : Très
bien. M. le ministre, pour l'amendement, s'il vous plaît.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Contrats de Santé Québec, article 134.1 du projet de loi, amendement.
Mise en contexte. Santé Québec intègre la
plupart des établissements de santé et de services sociaux qui actuellement
constituent des entités indépendantes... qui leur confère une autonomie au plan
contractuel. Cette intégration leur fera perdre cette autonomie, et leurs
besoins en matière de produits et services s'en trouveront fusionnés pour
devenir ceux de Santé Québec. Ce faisant, des contrats qui actuellement peuvent
être conclus de gré à gré en raison de leur valeur inférieure au seuil d'appel
d'offres devraient dorénavant faire l'objet d'un appel d'offres public.
Il est proposé d'ajouter un nouveau
chapitre dans le projet de loi n° 80, lequel propose de modifier la Loi
sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux, pour permettre à
Santé Québec de diviser ses besoins en matière de produits et services en
fonction de ceux de ses établissements, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous. Des commentaires sur cet amendement?
M. Beauchemin : Donc, grosso
modo, ce qu'on permet à Santé Québec, c'est de dire : En fonction de
chacun des établissements, je peux maintenant agir de façon très spécifique
pour un établissement, et non d'y aller... L'idée, c'était quoi? Ça aurait été
de le faire à l'échelle, de façon consolidée, du Québec en entier, c'est ça?
M. Girard (Groulx) : C'est-à-dire
que, selon la Loi sur les contrats des organismes publics, il y a une limite
selon laquelle on peut faire des contrats de gré à gré, qui, je crois, de
mémoire, est de 133 000 $...
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : C'est
ça, vous pouvez faire du gré à gré. Et là, avec la création de Santé Québec, la
limite de 133 000 $ passerait au niveau de Santé Québec, et donc il y
a 6 000, approximativement, contrats de gré à gré qui sont faits
présentement en bas de 133 000 $ dans les 34 CISSS et CIUSSS qui
ne pourraient plus être faits, et donc il faudrait aller en appel public, parce
que... parce que la limite de 133 000 $, qui était dans chacun des
CISSS et CIUSSS, serait maintenant au niveau de Santé Québec. Alors là, on la
ramène au niveau des établissements pour conserver la situation actuelle.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que c'est les établissements qui pourront faire ces contrats de gré à gré,
c'est ça...
M. Girard (Groulx) : Comme
ils peuvent le... comme ils pouvaient le faire avant la création de Santé
Québec.
M. Beauchemin : Mais il n'y a
pas... il n'y a pas un avantage pour les Québécois, les payeurs de taxes
québécois, là, les contribuables de... justement, peut-être, de se servir de
cette consolidation-là potentielle pour avoir justement des économies d'échelle,
pour faire en sorte que le contrat de gré à gré, en dollar absolu, en arrive à
une somme peut-être plus intéressante, qui ferait en sorte que, là, maintenant,
on aurait probablement plus de joueurs intéressés, là? On aurait donc un appel
d'offres en bonne et due forme. Je me... je me trompe-tu quand je dis ça?
M. Girard (Groulx) : Bien,
c'est-à-dire que, là, ici, on ne modifie pas la LCOP. Je pense que votre
question concerne la loi sur les contrats publics, est-ce que le seuil est le
bon seuil, etc. Nous, ici, ce qu'on veut faire, c'est de ne pas retarder des
octrois de contrat. Puis j'ai donné l'ordre de grandeur, plus de 6 000 par
année qui présentement sont faits de gré à gré et qui devraient aller en appel
d'offres public si on n'adopte pas l'amendement, l'article 134.1 du projet
de loi.
M. Beauchemin : Mais, si...
Dans ces 6 000 contrats là, s'ils sont en bas de 133 000 $,
vous me dites que, là, à partir de ce moment-là, Santé Québec ne pourrait pas y
aller en gré à gré? J'essaie juste de comprendre... expliquez-moi ça, là, je...
dans le gros bon sens, s'il vous plaît.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Il y aurait consentement pour que maître puisse s'adresser à nous?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Simard) :
Alors, auriez-vous l'amabilité, d'abord, s'il vous plaît, de vous <présenter...
Le Président (M. Simard) :
...s'adresser
à nous?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Simard) :
Alors, auriez-vous l'amabilité, d'abord, s'il vous plaît, de vous >présenter?
M. Beauchemin : ...je te
taquine.
M. Girard (Groulx) : ...à
expliquer au député Marguerite-Bourgeoys l'intuition du statu quo. Alors,
maître, allez-y.
Le Président (M. Simard) : Alors,
chère maître, on vous invite à plus d'intuition.
Mme Mathieu (Jessica) : J'en doute.
Jessica Mathieu, avocate au ministère de la Santé et des Services sociaux.
Comme le ministre l'a expliqué, effectivement, c'est le maintien d'un statu
quo, là. On veut que les établissements puissent continuer de faire du gré à
gré, mais je vous invite à regarder, là, l'amendement, Santé Québec n'est pas
obligé. Elle pourrait décider de regrouper, par exemple, dans l'exemple que
vous donnez, regrouper ses besoins de plusieurs établissements puis faire un
appel d'offres, elle... elle peut toujours le faire. Ce que l'amendement lui
permet, c'est de scinder ses besoins, si elle le souhaite, pour justement, peut-être,
conserver une certaine régionalisation, peut-être, de certains contrats, mais
ça ne l'empêche pas de regrouper puis de faire des appels d'offres.
M. Beauchemin : ...pour la
gestion de ça, le personnel qui exécutait ces contrats de gré à gré, du point
de vue du ministère, reste encore dans les CIUSSS. Donc là, on leur permet de
continuer à être les personnes en charge d'exécuter ces contrats de gré à gré,
c'est ça qui est...
M. Girard (Groulx) : ...va
être créé le 1er décembre, et là on se trouverait à retarder... potentiellement
retarder l'octroi de 6 000 contrats, là, de gré à gré.
M. Beauchemin : OK, je
comprends. OK.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. D'autres commentaires sur l'amendement? Sans quoi, nous allons procéder à
sa mise aux voix. Et, tel que convenu préalablement avec le député d'Arthabaska,
nous allons procéder par appel nominal. M. le secrétaire, veuillez procéder, je
vous prie.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : ...
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Cet amendement est donc accepté. Et nous revenons au vote du bloc II.
Est-ce que les articles 63 et 64, 68 à 83, 84 à 87 et 131 à 134 sont
adoptés? M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Contre.
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.Ces
articles sont donc adoptés, et nous poursuivons par l'étude du bloc III,
M. le ministre, concernant plus particulièrement l'article 65.
M. Girard (Groulx) : ...faire
une petite modification à l'alignement, monsieur...
Le Président (M. Simard) : Bon.
Très bien. Nous suspendons... Bien, je pense qu'on n'aura même pas besoin de
suspendre.
M. Girard (Groulx) : Voilà.
Le Président (M. Simard) : Me
Hudon est un habitué de ce genre de mouvement.
M. Girard (Groulx) : ...c'est
comme si on... on changeait les lignes en cours de jeu.
Le Président (M. Simard) : Bien
oui. C'est ça. Alors, M. le ministre, à vous la parole.
M. Girard (Groulx) : Alors,
M. Hudon a enjambé la bande.
Le Président (M. Simard) : Voilà.
M. Girard (Groulx) : Voilà. OK.
On passe au bloc III, M. le Président. OK. Alors, je cherche mon bloc III.
J'y arrive, excusez-moi. Alors, on parle de mesures à caractère financier.
Articles 65 à 67, 100 et 125 à 130.
Virements de surplus du Fonds
d'information sur le territoire, article 65 du projet de loi. Mise en
contexte. Le Fonds d'information sur le territoire, sous la responsabilité du
ministre des Ressources naturelles et des Forêts, regroupe notamment des
activités liées à la cartographie, à l'arpentage, au cadastre et au registre
foncier, de même qu'aux produits et services afférents. Son financement
provient de la tarification perçue pour les biens et services qu'il offre. Au
cours des dernières années, ce fonds spécial a accumulé des surplus qui excèdent
ses besoins futurs prévus.
Il est proposé d'effectuer le virement
d'une somme de 400 millions au Fonds des générations provenant d'une
partie de surplus cumulés du Fonds d'information sur le territoire.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires à cet effet?
M. Beauchemin : ...on parle
du Fonds d'information sur les territoires qui va aller vers le Fonds des
générations, n'est-ce pas?
M. Girard (Groulx) : ...
M. Beauchemin : Donc,
clairement, nous, on est contents que le Fonds des générations reçoive
davantage de sommes, c'est évident. Évidemment, on aurait préféré qu'il n'y ait
pas eu de ponction de par le passé dans les... dans les contributions au Fonds
des générations. Mais ma question est... est de savoir : Quelle ampleur
sur les surplus cumulés au Fonds de l'information sur le territoire? C'est
quoi, là, à peu près, le chiffre qu'on regarde, là?
M. Girard (Groulx) : Me
Hudon.
Le Président (M. Simard) : ...Me
Hudon, je vous en prie.
M. Hudon (Alain) : Merci, M.
le Président. Selon les chiffres, là, au 31 décembre 2023, il y avait à la
Caisse de dépôt, en placements, là, qui <provenaient de...
M. Hudon (Alain) :
...M.
le Président. Selon les chiffres, là, au 31 décembre 2023, il y avait à la
Caisse de dépôt, en placements, là, qui >provenaient de ce
fonds-là, 611 millions. Donc, on en transfère ici 400.
M. Beauchemin : OK. Puis
quelle somme aurait été utilisée, là, annuellement, là, pour l'objet du fonds
en tant que tel?
M. Girard (Groulx) : ...c'est
qu'avec les sommes qu'on laisse dans le fonds, les fonds seront suffisants pour
les obligations du fonds, les besoins futurs prévus.
M. Beauchemin : Je
comprends, mais juste me donner une idée de... Puis les sommes... Puis les...
Oui.
M. Girard (Groulx) : Des
versements annuels, des utilisations annuelles, de l'utilisation annuelle du
fonds?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : ...
M. Girard (Groulx) : Allez-y.
• (17 heures) •
M. Hudon (Alain) : Alors,
je... je suis dans les comptes publics, là, 2023-2024... l'année financière est
terminée, là, au 31 mars 2024. Puis là on dit, ici, dépenses... J'ai des
dépenses totales de 156 millions pour l'année financière qui s'est
terminée le 31 mars 2024.
M. Beauchemin : Puis les
contributions en tant que telles sur ce fonds-là, ça représentait quoi?
M. Hudon (Alain) : D'après
ce que je lis ici, les revenus étaient de 179 millions.
M. Beauchemin : OK. Ça
fait qu'il y avait un ajout, là, qui s'est fait, donc, dans cette année-là.
M. Girard (Groulx) : Contribution
nette.
M. Beauchemin : OK. Puis
est-ce que ça a été ça qui explique pourquoi que, là, maintenant, le fonds est
dans les alentours de 600 quelques millions? Il y a majoritairement tout le
temps eu une contribution nette?
M. Girard (Groulx) : Ce
qu'on... ce qu'on donne comme contexte, c'est que ça fait... c'est au cours des
dernières années que les revenus ont excédé les déboursés, et donc qu'il s'est
accumulé un surplus, et que le surplus excède la marge nécessaire aux
obligations futures.
M. Beauchemin : Ça fait
que, dans un contexte où est-ce que c'est positif puis que ça, ça se stationne
dans le Fonds des générations, c'est correct.
M. Girard (Groulx) : ...la
dette avec ça.
M. Beauchemin : C'est
ça. Pas d'enjeu. Dans un contexte où est-ce que ça pourrait éventuellement
tourner négatif, c'est-à-dire moins de revenu qui rentre puis plus de dépense
qui est faite, là, on se trouverait, donc, à réduire le Fonds des générations.
M. Girard (Groulx) : Non.
C'est-à-dire qu'il faudrait augmenter les cotisations au Fonds d'information
sur le territoire, là. Parce que, là, le surplus...
M. Beauchemin : Donc, au
pire, ce serait neutre.
M. Girard (Groulx) : Le
surplus, il est transféré, là, il n'est plus... il n'est plus lié au Fonds
d'information sur le territoire.
M. Beauchemin : OK.
M. Girard (Groulx) : On
prend le 400 millions de surplus, on l'envoie au Fonds des générations.
M. Beauchemin : «One
shot».
M. Girard (Groulx) : Il
y avait... alors, il n'y a plus de... il n'y a pas de retour possible, là.
M. Beauchemin : OK. Je
comprends. OK. C'est bon.
M. Girard (Groulx) : Alors,
puisqu'il y a un surplus, on paie la dette ou on le met contre la dette.
M. Beauchemin : Exact.
M. Girard (Groulx) : Ça va, M.
le Président?
Le Président (M. Simard) : Moi,
quant à moi, ça me va très bien. Vous pouvez poursuivre si tant est qu'il n'y ait
pas d'autre commentaire...
M. Beauchemin : Je n'ai
pas d'autre commentaire là-dessus.
Le Président (M. Simard) : ...de
part et d'autre. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : ...alors,
j'arrive, M. le Président. J'allais dire M. le député. C'était presque
pertinent, vous êtes député aussi.
Le Président (M. Simard) : C'est
d'abord ce qu'on est.
M. Girard (Groulx) : Non-ajustement
de l'indemnité annuelle des membres de l'Assemblée nationale, articles 66
et 67 du projet de loi. Mise en contexte. La Loi sur les conditions de travail
et le régime de retraite des membres de l'Assemblée nationale a été modifiée le
7 juin 2023 afin de prévoir le versement pour chaque député d'une
indemnité annuelle de 131 766 $. Cette somme représente une
augmentation de près de 30 % de la rémunération de base antérieure.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier cette loi pour que l'indexation annuelle équivalente à toute
augmentation du maximum de l'échelle de traitement applicable aux premiers
dirigeants, vice-présidents et membres d'un organisme du gouvernement de
niveau IV ne s'applique qu'à compter de l'exercice financier 2024‑2025.
Il est également proposé d'écarter l'application de l'ajustement de la
rémunération annuelle prévue dans cette loi pour la période du 1er avril
au 6 juin 2023.
Alors, ici, M. le Président, si je donne
l'essence de ce qui est fait, c'est qu'il y a eu un ajustement salarial des
députés de près de 30 %...
17 h (version révisée)
M. Girard (Groulx) : ...l'essence
de ce qui est fait, c'est qu'il y a eu un ajustement salarial des députés de
près de 30 % et qu'il a été... il est justifié de ne pas indexer le
montant l'année où il est bonifié de 30 %.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue?
M. Beauchemin : Pas de
commentaire.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires à cet effet? M. le ministre, nous pouvons poursuivre.
M. Girard (Groulx) : Compensation
financière... compensation financière... Je pense qu'il manque un «pour», là. Je
vais prendre un risque, là, compensation financière pour le secteur des
restaurants et des bars, article 100 du projet de loi.
Mise en contexte : Les exploitants d'un
établissement de restauration, y compris les bars, qui sont inscrits au fichier
de la TVQ doivent produire la facture qu'ils remettent au client au moyen d'un
appareil appelé module d'enregistrement des ventes, le MEV. Le MEV a été conçu
pour recevoir les données relatives aux opérations commerciales, enregistrer
dans une mémoire sécurisée des informations relatives aux transactions comme le
total des ventes et le total des taxes, transmettre à une imprimante de reçus
les informations nécessaires à l'impression de la facture.
Des modifications ont été apportées à la Loi
sur la taxe de vente du Québec afin de remplacer le MEV par un MEV-WEB. Le MEV-WEB
est un environnement infonuagique qui reçoit les données de transactions
enregistrées par les systèmes d'enregistrement des ventes, les valide et les
conserve avant de les transmettre à Revenu Québec de manière sécurisée. Cette
transition technologique s'opère depuis le 1er novembre 2023, et les
exploitants des établissements de restauration visés par ces nouvelles
obligations ont jusqu'au 31 mai 2025 pour s'y conformer.
Corollairement à ces nouvelles
obligations, un programme de compensation financière a été établi et mis en
œuvre pour soutenir les exploitants d'un établissement de restauration ayant
fait l'acquisition et l'activation d'un MEV neuf après le 31 octobre 2021 et
avant la date de l'entrée en vigueur des dispositions réglementaires relatives
à la facturation obligatoire, soit avant le 1er novembre 2023.
Modification proposée : Afin d'élargir
le programme de compensation financière relatif au secteur de la restauration,
il est proposé que les exploitants qui ont fait l'acquisition et l'activation d'un
MEV neuf, soit après le 31 octobre 2019 et avant le 1ᵉʳ novembre 2021, soit
après le 31 octobre 2023 et avant le 1er octobre 2024, soient également
admissibles à ce programme. Alors, M. le Président, si je résumais, on élargit
l'admissibilité au programme.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires à cet effet?
M. Beauchemin : En termes de
dollars, on parle de combien approximativement?
M. Girard (Groulx) : Vous
voulez répondre à ça? Allez-y.
Le Président (M. Simard) : Alors,
monsieur, pourriez-vous... D'abord, il y a consentement? Consentement. Monsieur,
pourriez-vous d'abord vous présenter?
M. Lacombe (Sylvain) : Me
Sylvain Lacombe, directeur à la rédaction des lois, Revenu Québec.
Alors, le financement, le budget initial
était prévu de 1,2 million, et on prévoit, avec l'extension, un budget
supplémentaire de 1,8 million, pour un total de 3 millions possible.
M. Beauchemin : Et puis qu'est-ce
qui justifie, là, cette augmentation-là de 1,8?
M. Lacombe (Sylvain) : C'est
la consultation avec les intervenants du milieu qui a amené à augmenter ou à
élargir la période de compensation des MEV pour l'acquisition. Alors, il y a
une demande qui a été présentée à Revenu Québec en ce sens par le milieu.
Revenu Québec a consenti à cette demande-là, et les dates ont été établies en
conséquence. Donc, on passe d'un deux ans, initialement, à un peu plus de
quatre ans.
M. Beauchemin : Puis, pour ma
gouverne, un MEV, initialement, ça avait une durée de vie de combien d'années,
ça?
M. Lacombe (Sylvain) : Il y a
deux types de durée de vie. Il y a la durée de vie électronique, donc les
composantes elles-mêmes qui ont une durée de vie. La plupart des MEV ont été
mis en service en 2010. Donc, ça a débuté. Il y en a d'autres qui ont été mis
en service après, sauf que les MEV, pour fonctionner, ont une composante qui
est un certificat de sécurité, qui, lui, tombe à échéance en juin 2025, et, à
partir de là, les MEV n'opéreront plus.
M. Beauchemin : OK, mais la
boîte en tant que telle, tout ça, il y avait une date d'expiration forcée, c'est
ça?
M. Lacombe (Sylvain) : Pas
forcée. C'était le certificat de sécurité qui était inclus dedans.
M. Beauchemin : Puis on parle
de combien de temps? Ça, le certificat, ça a duré combien de temps, ça?
M. Lacombe (Sylvain) : On
peut considérer qu'il a duré près de 15 ans.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que, là, on en arrive à faire cette transition-là. On parle d'un montant, pour
le gouvernement... un arrondissement, là, ce n'est pas un coût... 1,8 million,
mais, quand même, on parle de faire cette transition-là sur un <horizon
de combien de temps en tout et partout...
M. Beauchemin :
...faire
cette transition-là sur un >horizon de combien de temps en tout et
partout?
M. Lacombe (Sylvain) : En
fait, la transition, elle est prévue avant le 31 mai 2025.
M. Beauchemin : Pour les six prochains
mois.
M. Lacombe (Sylvain) : Donc,
normalement, là, la transition des MEV vers la nouvelle technologie, bien, elle
est... elle est en vigueur depuis 2022. Donc, la transition, depuis 2022,
l'obligation est prévue, la date limite serait le 31 mai 2025.
M. Beauchemin : Ça fait que
le 1,8... excusez, le 1,8, donc, représente le coût de... pour les
intervenants... pour les... pour les points de vente, là, de se changer à cette
nouvelle technologie-là. C'est ça?
M. Lacombe (Sylvain) : Non. En
fait, la compensation avait été établie en 2022 pour compenser les exploitants
qui avaient fait l'acquisition d'un MEV neuf et qui se sont vu, dans les années
subséquentes, rapidement demander de transférer vers la nouvelle technologie.
Donc, comme ils avaient fait l'acquisition d'un MEV, et qu'on demande la
transition vers le MEV-WEB, alors Revenu Québec a prévu un programme de
compensation pour compenser l'achat du MEV étant donné qu'il y aura transfert à
une autre technologie.
• (17 h 10) •
M. Beauchemin : OK.
M. Lefebvre : ...
Le Président (M. Simard) : Alors,
M. le député d'Arthabaska, bon, je vous en prie.
M. Lefebvre : Excusez-moi, M.
le Président. On a juste élargi la plage des dates dans lesquelles les gens
étaient admissibles pour... pour avoir les sommes.
M. Lacombe (Sylvain) : ...on
ajoute à peu près deux ans, un peu plus de deux ans.
M. Girard (Groulx) : Et puis
la transition au MEV-WEB, là, c'est une... ce n'est pas facile. On est en
contact constant avec l'industrie puis on travaille avec eux.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires? Sans quoi nous allons poursuivre l'étude détaillée. M. le
ministre, 125 à 128, si je ne m'abuse.
M. Girard (Groulx) : Je ne
sais pas si j'avais eu une prémonition, M. le Président. J'avais fermé mon
cahier, mais là je vais revenir. Excusez-moi, voilà, perception des droits et
taxes lors de l'apport d'un bien au Québec, articles 125 à 128 du projet
de loi.
Mise en contexte : La Loi concernant
l'impôt sur le tabac et la Loi sur la taxe de vente du Québec prévoient que
l'impôt sur le tabac, la taxe de vente du Québec et la taxe spécifique sur les
boissons alcooliques sont généralement payables à l'égard d'un bien
immédiatement après son apport par une personne pour consommation ou
utilisation au Québec.
La Loi sur la Société des alcools du
Québec prévoit, pour sa part, que la Société des alcools du Québec peut
conclure une entente relativement à la perception de sa majoration à l'égard
des boissons alcooliques apportées au Québec d'un endroit situé hors du Canada.
En vertu de l'Entente relative à la perception et au remboursement par le
Canada de certaines taxes à la consommation du Québec ainsi que de l'Entente
relative à la perception par le Canada de la majoration sur certaines boissons
alcooliques importées, conclues entre le gouvernement du Québec et le
gouvernement du Canada, lorsqu'un bien est apporté au Québec par un voyageur en
provenance de l'étranger, l'impôt sur le tabac, la taxe de vente du Québec, la
taxe spécifique sur les boissons alcooliques, la majoration établie par la SAQ
sur les boissons alcooliques sont généralement perçus par l'Agence des services
frontaliers du Canada dans ses bureaux de douane situés en sol québécois.
Le gouvernement canadien envisage, dans le
cadre d'un projet pilote, d'implanter une zone de précontrôle à Cannon Corners,
dans l'État de New York, aux États-Unis, en remplacement du bureau de douane
situé à Covey Hill au Québec. La Loi sur le précontrôle prévoit notamment que
la collecte de taxes par un agent de l'Agence des services frontaliers du
Canada se fait relativement à un bien à destination du Canada qui se trouve
dans une zone de précontrôle ou un périmètre de précontrôle comme si ce bien
avait été importé au Canada, sans toutefois réputer le bien comme étant situé
dans une province en particulier.
Modification proposée : Il est
proposé de modifier la Loi concernant l'impôt sur le tabac, la Loi sur la taxe
de vente du Québec, la Loi sur la Société des alcools du Québec afin d'y
introduire une présomption selon laquelle un bien à destination du Québec qui
se trouve dans une zone de précontrôle ou un périmètre de précontrôle est
réputé apporté au Québec. Cette modification permettrait que l'impôt sur le
tabac, la taxe de vente du Québec, la taxe spécifique sur les boissons
alcooliques ainsi que la majoration de la SAQ sur les boissons alcooliques
soient perçus dans une telle zone ou un tel périmètre par l'Agence des services
frontaliers du Canada.
Le Président (M. Simard) : Alors,
M. le ministre, comme il n'y a pas de commentaire, nous pouvons poursuivre par
l'étude des articles 129 et 130.
M. Girard (Groulx) : Oui, M.
le Président. Non-portabilité au rôle d'évaluation des appareils robotisés,
articles 129 et 130 du projet de loi.
Mise en contexte : En vertu de la Loi
sur la fiscalité municipale, les machines, les appareils et leurs accessoires
dédiés à la production industrielle bénéficient d'une exemption <fiscale
et ne sont pas portés au rôle...
M. Girard (Groulx) :
...accessoires
dédiés à la production industrielle bénéficient d'une exemption >fiscale
et ne sont pas portés au rôle d'évaluation foncière. Ceux destinés à
l'entreposage, incluant la distribution ou l'expédition de produits, ne
bénéficient toutefois pas de cette exemption.
Il est proposé de modifier la Loi sur la
fiscalité municipale afin que les appareils robotisés utilisés pour
l'entreposage commercial, tel que défini par règlement de la ministre des
Affaires municipales, ne soient plus portés au rôle d'évaluation foncière, M.
le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix du bloc 3.
Conséquemment, les articles 65, 66 et 67, 100, 125 à 128 ainsi que 129 à
130 sont-ils adoptés? M. le secrétaire, veuillez procéder à la mise aux voix,
je vous prie.
Le Secrétaire
: Pour,
contre, abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire
:
Mme Mallette (Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire
:
M. Bélanger (Orford).
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Contre.
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Conséquemment, ces articles sont adoptés. Et nous poursuivons par l'étude des
mesures contenues au bloc 4, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Oui,
M. le Président. Quelle heure est-il, M. le Président?
Le Président (M. Simard) : 17 h 15.
M. Girard (Groulx) : Merci.
Ce n'était pas une question anodine, là, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Vous
connaissant, je n'en doute pas.
M. Girard (Groulx) : Bloc
4, mesures concernant la perception des pensions alimentaires, articles 88
à 91 et 101 à 115, suspension du permis de conduire, articles 88 à 91 du
projet de loi.
Mise en contexte : Au Québec, une
pension alimentaire est, à moins d'une exemption accordée par le tribunal,
versée par le débiteur alimentaire à Revenu Québec, lequel voit au versement du
montant de la pension au créancier alimentaire. La Loi facilitant le paiement
des pensions alimentaires prévoit plusieurs mesures permettant à Revenu Québec
de recouvrer les arrérages des débiteurs alimentaires pour que les créanciers
alimentaires puissent recevoir leur pension. Une diminution du respect des
obligations alimentaires par les débiteurs a été constatée dans les dernières
années. De plus, la proportion des créanciers alimentaires qui reçoivent leur
pension à temps et en totalité a diminué et les sommes qui leur sont dues ne
cessent d'augmenter, M. le Président.
Modification proposée : Afin
d'assurer la régularité du versement des pensions alimentaires et le
recouvrement des arrérages dus, il est proposé de modifier la Loi facilitant le
paiement des pensions alimentaires et le Code de la sécurité routière pour y
introduire une mesure incitative pouvant amener à la suspension du permis de
conduire d'un débiteur alimentaire qui a accumulé des arrérages de pension
équivalant à au moins six mois de versements. M. le Président, cette
disposition est en vigueur dans de nombreuses autres provinces et elle s'est
avérée efficace.
Le Président (M. Simard) : Des
questions quant à 88 à 91? M. le député de Marguerite-Bourgeois.
M. Beauchemin : Merci.
Merci, M. le Président. Dans les autres provinces, est-ce que c'est six mois
aussi?
Le Président (M. Simard) : Cher
maître, auriez-vous précision?
M. Lacombe (Sylvain) : Bien
sûr. Dans les autres provinces, on constate que c'est trois à quatre mois
ou 3 000 $ d'arrérages en moyenne.
M. Beauchemin : Ou
3 000 $ d'arrérages, oui, d'accord. Est-ce qu'il y a eu des études
qui ont été faites à savoir, en enlevant le permis, est-ce qu'on affectait
aussi peut-être la capacité financière du débiteur?
M. Girard (Groulx) : Je
pense qu'ici ce qui nous concerne, c'est la santé financière des créditeurs.
M. Beauchemin : Oui, je
comprends. Je voulais juste savoir est-ce qu'on a fait une étude pour
comprendre si la situation financière du débiteur était affectée par le retrait
de son permis de conduire.
M. Lacombe (Sylvain) : L'élément
est considéré. Alors, dans l'établissement de la mesure, ce qu'il faut comprendre,
c'est qu'on va prendre en considération, Revenu Québec, la capacité de payer du
débiteur. Ce n'est pas une mesure automatique, systématique qui va s'appliquer.
Il faut comprendre qu'on n'est pas en recouvrement de sommes pour le
gouvernement. Revenu Québec agit comme intermédiaire, tout simplement, pour les
créanciers, créancières alimentaires.
Alors, lorsque toutes les mesures de
recouvrement auront été épuisées, ce qui comprend même la suspension du
passeport, on va se retrouver devant une situation où il y aura une demande qui
sera faite, un avis qui sera envoyé au débiteur alimentaire. Le débiteur
alimentaire pourra faire des représentations à cette occasion et mentionner sa
capacité de payer. Alors, il est évident que Revenu Québec va considérer
plusieurs aliments... éléments. C'est un pouvoir discrétionnaire, évidemment,
là, qui est... qui est prévu, sauf que les éléments qui seront considérés <seront
des raisons humanitaires...
M. Lacombe (Sylvain) :
...qui
est prévu, sauf que les éléments qui seront considérés >seront des
raisons humanitaires.
Donc, évidemment que, si le débiteur
alimentaire a besoin de son permis de conduire pour le travail, cela laisse
sous-entendre qu'il a un travail. Donc, il y aura une discussion à savoir s'il
y a une entente de paiement qui sera possible aussi pour des raisons
humanitaires, des raisons familiales, des raisons de proche aidant... et la
capacité financière aussi qui sera considérée, et, en tout temps, le débiteur alimentaire
sera en mesure de rectifier la situation et de ne pas voir son permis suspendu
ou voir la levée de la suspension effectuée.
M. Beauchemin : Pourquoi on
n'a pas mis un montant, comme vous semblez dire, pour les autres provinces, de 3
000 $, ou est-ce que c'est toutes les provinces qui ont une limite de 3 000 $?
M. Lacombe (Sylvain) : C'est
une moyenne, je vous dirais, là, qu'on regarde. Là, je n'ai pas l'étude
détaillée au complet, là. Ce que... ce qu'on peut... ce qu'on voit comme tangente,
c'est trois à quatre mois ou 3 000 $. Revenu Québec propose quelque chose
de plus imposant. C'est-à-dire qu'on ne se contentera pas de 3 000 $ ou de
trois à quatre mois étant donné qu'il y a déjà une suspension de passeport
prévue, qui, elle, peut intervenir après trois mois d'arrérages, ce qui fait
que nous préférons avoir six mois. Donc, c'est un... ça concerne au départ des
débiteurs alimentaires qui auront accumulé six mois d'arrérages et plus. Donc,
on est facilement au-delà du 3 000 $.
• (17 h 20) •
M. Beauchemin : Mais on n'a
pas... on ne voulait pas le quantifier.
M. Lacombe (Sylvain) : C'est
très difficile à quantifier en termes de valeur monétaire parce que les
pensions ne sont pas égales pour chacun des débiteurs ou débitrices alimentaires,
ce qui fait que de mettre un montant précis... on aurait dû, à ce moment-là,
prévoir en termes de mois ou d'années ou prévoir un montant, mais le montant
aurait mis des limitations, comme je vous disais, comme il existe déjà la
suspension du passeport qui est prévue avec un délai trois mois.
M. Beauchemin : ...ce n'est
pas la même chose dans les autres provinces aussi?
M. Lacombe (Sylvain) : Il y a
aussi la suspension du passeport.
M. Beauchemin : D'accord. Ça
fait que les autres provinces, eux, ont quantifié un montant jusqu'à 3000 $
avec les mêmes problématiques de variabilité, là, comme vous mentionnez, juste
comprendre... essayer de comprendre pourquoi nous, on n'a pas voulu mettre un
montant. C'est les mêmes variabilités que les autres provinces. Elles ont
établi un chiffre basé sur trois ou quatre mois...
M. Girard (Groulx) : ...il y
a des...
M. Beauchemin : Oui, c'est ça,
mais il y en a qui vont être plus hauts, il y en a qui vont être plus bas, c'est
ça.
M. Girard (Groulx) : Oui,
puis il y en a qui n'en auront pas, de chiffre.
Le Président (M. Simard) : Collègue
d'Arthabaska.
M. Lefebvre : Oui, bien, moi,
je comprends bien la différence entre le trois, quatre mois et le six mois. Moi,
je pense que ça donne quand même une latitude encore plus grande. Puis le
3 000 $, il n'y a pas personne qui paie le même montant de pension. Mais
ma question était plus beaucoup plus : Est-ce que ce serait possible de
voter sur ce bloc-là seulement parce que j'aimerais voter en sa faveur?
Le Président (M. Simard) : Oui,
on peut... on peut arranger ça avec...
M. Lefebvre : Merci.
Le Président (M. Simard) : Bien,
écoutez, mais, oui, c'est possible en théorie, mais ça me prend, bien sûr, le
consentement des collègues parce que nous avions préalablement...
M. Girard (Groulx) : ...ces
articles-là séparément?
M. Lefebvre : Oui, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Simard) : C'est
très bien. Est-ce qu'il y a consentement?
M. Girard (Groulx) : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement pour ce faire? Très bien. Alors, avant d'aller plus loin,
j'aimerais voir s'il y a d'autres commentaires concernant les articles 88 à 91,
sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix, M. le secrétaire général.
Est-ce que, donc, les articles 88 à 91 sont adoptés?
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Bien là,
je pense que tout le monde va l'adopter, là.
Le Président (M. Simard) : Il
n'y a pas d'appel nominal que vous souhaitez, cher collègue d'Arthabaska?
M. Lefebvre : Bien, tant qu'à
faire...
M. Girard (Groulx) : ...M. le
secrétaire.
Le Secrétaire : M. Girard
(Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire
: Mme
Mallette (Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire
: M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
: M.
Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Pour.
Le Secrétaire
: M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Ces articles sont donc adoptés. Et nous poursuivons toujours l'étude du bloc 4
par l'étude des articles 101 et 102.
M. Girard (Groulx) : Inopposabilité
d'une cession de biens, M. le Président, articles 101 et 102 du projet de loi.
Mise en contexte : Différents
mécanismes sont prévus par la loi pour permettre le recouvrement d'une pension
alimentaire due par un débiteur. Un de ces mécanismes est celui qui permet de
rendre inopposable la cession d'un bien par le débiteur alimentaire en défaut à
une personne avec qui il a un lien de dépendance lorsqu'elle est faite en deçà
de la juste valeur marchande du bien. Le recours pour rendre une telle cession
inopposable se prescrit par trois ans depuis la date de la cession.
Modification proposée : Il est
proposé de modifier la Loi facilitant le paiement des pensions alimentaires
afin que le délai de prescription du recours pour rendre inopposable la cession
d'un bien en deçà de sa juste valeur marchande par un débiteur alimentaire en
défaut à une personne avec qui il a un lien de dépendance passe de trois à quatre
ans afin que ce délai commence à courir à la date de la connaissance par <Revenu
Québec de la cession du bien...
M. Girard (Groulx) :
...trois
à quatre ans afin que ce délai commence à courir à la date de la connaissance
par >Revenu Québec de la cession du bien.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires? Sans quoi nous allons poursuivre par l'étude des articles 103
à 115.
M. Girard (Groulx) : Sûreté
exigible. Mise en contexte : En matière de pension alimentaire, un
débiteur peut être exempté de verser une pension alimentaire à Revenu Québec
pour la verser directement au créancier si le tribunal l'autorise et que le
débiteur fournit à Revenu Québec une sûreté suffisante pour garantir le
paiement de la pension pendant un mois. Une sûreté est également requise
lorsque Revenu Québec doit percevoir la pension alimentaire au moyen d'un ordre
de paiement, notamment lorsqu'une retenue salariale n'est pas possible. De
telles sûretés peuvent être fournies sous différentes formes, tels une somme
d'argent, un contrat de cautionnement et un certificat de dépôt. Dans les
faits, la très grande majorité des débiteurs alimentaires qui sont tenus de
fournir une sûreté choisissent de la fournir sous la forme d'une somme
d'argent.
Modification proposée : Il est
proposé de modifier la Loi facilitant le paiement des pensions alimentaires et
le Règlement sur la perception des pensions alimentaires afin de prévoir qu'une
sûreté ne peut être fournie que sous la forme d'une somme d'argent. Une
disposition transitoire est également proposée pour permettre aux débiteurs
visés de remplacer, au plus tard un an après la sanction du projet de loi, leur
sûreté actuelle par une sûreté sous la forme d'une somme d'argent, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Des remarques à cet effet? Conséquemment, les articles 101
et 102, les articles 103 à 115 sont-ils adoptés? M. le secrétaire.
Une voix : ...
Le Président (M. Simard) : On
a une demande? Vous souhaitez... M. le député d'Arthabaska, souhaitez-vous
l'appel?
M. Lefebvre : S'il vous
plaît.
Le Président (M. Simard) : S'il
vous plaît, alors, M. le secrétaire, veuillez procéder.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
La Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
La Secrétaire : M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
La Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
La Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Pour.
La Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Pour.
La Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Ces articles sont donc adoptés. Nous poursuivons par l'étude des
articles 92 à 94, contenus dans le bloc 5.
M. Girard (Groulx) : On a
adopté tous les articles du bloc 4?
Le Président (M. Simard) : Absolument,
oui.
M. Girard (Groulx) : Ça a été
fait dans les règles de l'art.
Le Président (M. Simard) : Dans
les règles de l'art, et je dirais même plus.
M. Girard (Groulx) : Merci.
Le Président (M. Simard) : Dans
les règles de l'or, enfin.
M. Girard (Groulx) : OK, bloc
5, là, M. le Président, ça va devenir complexe et moins intéressant, mesures
concernant les biens non réclamés, articles 92 à 94.
Mise en contexte : Dans le cadre de
l'administration provisoire des biens non réclamés, les détenteurs de produits
financiers doivent remettre à Revenu Québec chaque année les produits
financiers devenus non réclamés. Lorsque le détenteur exploite une entreprise
ou est une personne morale, il doit faire remise des produits financiers au
cours du premier trimestre qui suit la fin de l'exercice financier au cours
duquel ils sont devenus non réclamés. Dans les autres cas, le détenteur doit
faire remise de produits financiers au cours du premier trimestre qui suit la
fin de l'année civile au cours de laquelle ils sont devenus non réclamés.
Par ailleurs, certains détenteurs font
remise de leurs produits financiers par l'intermédiaire d'une autre entité.
C'est notamment le cas des sociétés cotées en bourse qui contractent avec des
sociétés spécialisées en gestion financière pour la tenue de leur registre des
actionnaires. Une telle société de gestion peut représenter plusieurs sociétés
cotées en bourse et devoir ainsi faire chaque année plusieurs remises de
produits financiers non réclamés à Revenu Québec.
De plus, certains produits financiers sont
assujettis à la législation d'autres provinces canadiennes, comme la
Colombie-Britannique, l'Alberta ou le Nouveau-Brunswick. Ainsi, les détenteurs
de produits financiers qui exercent leurs activités dans plusieurs provinces
sont assujettis à plusieurs législations, lesquelles prévoient une période de
remise différente de celle applicable au Québec pour les détenteurs qui
exploitent une entreprise et pour les personnes morales.
Modifications proposées, M. le Président :
Il est proposé de modifier la Loi sur les biens non réclamés ainsi que le
Règlement d'application de la Loi sur les biens non réclamés afin de prévoir
une seule période de remise des produits financiers non réclamés, soit le
premier trimestre qui suit la fin de l'année civile au cours de laquelle les
produits financiers sont devenus non réclamés. Il est aussi proposé de prévoir
qu'un détenteur peut prendre une entente avec Revenu Québec pour convenir d'une
période de remise différente. Il est également proposé de prévoir une mesure
transitoire pour que les détenteurs visés par des modifications proposées puissent
choisir de faire la première remise qui suit l'entrée en vigueur de la
proposition au moment qui leur convient, entre la période actuellement
applicable et la nouvelle période, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires?
M. Beauchemin : Est-ce que
vous prévoyez modifier le processus d'information des citoyens pour éviter,
justement, les problèmes futurs?
M. Girard (Groulx) : Pouvez-vous
me répéter votre question?
M. Beauchemin : Bien là, on
fait cette... on fait ces modifications-là. Il y avait... il y a un historique
en arrière du pourquoi qu'on <fait ces modifications-là...
M. Beauchemin :
...il
y avait... il y a un historique en arrière du pourquoi qu'on >fait ces
modifications-là. Le processus d'information des citoyens, là, pour leur
expliquer, là, comment ça fonctionne, est-ce qu'on va... on va vouloir le
modifier pour que ce soit clair pour eux autres? Parce qu'il y avait des
problèmes de compréhension, disons, qui étaient...
M. Girard (Groulx) : ...on
fait toujours des recherches, chez Revenu Québec, pour remettre les biens non
réclamés à qui de droit, mais vient un moment où, si les recherches ne sont pas
fructueuses, bien, ça s'en va au fonds consolidé, mais les... Alors, je ne sais
pas si vous voulez ajouter quelque chose sur les efforts qui sont faits pour
identifier les...
M. Lacombe (Sylvain) : Oui.
En fait, c'est qu'il est déjà prévu que les détenteurs doivent faire la
recherche et aviser les bénéficiaires des produits qui deviendraient non
réclamés, donc, des produits financiers, et ils ont des avis à transmettre
avant de procéder à la remise. Donc, effectivement, ce travail-là n'est pas
modifié. La loi n'est pas modifiée en ce sens-là. Ce qui est modifié, tout
simplement, c'est la période à laquelle ils peuvent faire leur remise. Alors,
il n'y a pas d'impact vraiment sur les détenteurs... pas les détenteurs, mais
les bénéficiaires des produits financiers qui seraient détenus.
• (17 h 30) •
M. Beauchemin : Puis il n'y a
pas de bonification sur, justement, l'exercice de notification, là. Il n'y a
pas... On laisse le même processus qu'avant. C'est ça?
M. Lacombe (Sylvain) : En
fait, c'est essentiellement le même processus qu'avant qui va être maintenu,
donc, au niveau des détenteurs, qui auront la même obligation, là, de
transmettre l'avis. Il y aura un allègement, cependant, là, qui va être prévu
sur le type d'avis puis du formulaire qui va être envoyé pour que les
détenteurs aient plus de facilité à pouvoir faire leurs avis et à envoyer
l'information, tout simplement.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
s'il n'y a pas d'autre commentaire, les articles 92 à 94 sont-ils adoptés? M.
le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire : M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire : Mme
Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Contre.
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Ces articles sont donc adoptés. Nous poursuivons par l'étude de l'article 6, M.
le ministre.
M. Girard (Groulx) : Bloc 6,
M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Oui,
excusez-moi.
M. Girard (Groulx) : Vous
m'avez déstabilisé.
Le Président (M. Simard) : Je
comprends.
M. Girard (Groulx) : Bloc 6,
mesures concernant les guichets automatiques de cryptoactifs, articles 95 à 99,
identification et encadrement des guichets automatiques de cryptoactifs.
Mise en contexte : Dans le cadre de
la Loi concernant la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le
budget du 21 mars 2023 et modifiant d'autres dispositions, le gouvernement a
mis en place différentes mesures pour mieux identifier et encadrer les guichets
automatiques de cryptoactifs. L'une de ces mesures concerne l'ajout d'une
sixième catégorie d'entreprises de services monétaires qui vise l'exploitation
de guichets automatiques de cryptoactifs dans la Loi sur les entreprises de
services monétaires. Actuellement, les entreprises de services monétaires qui
exploitent les guichets automatiques de cryptoactifs doivent détenir un permis
dans la catégorie de l'exploitation de guichets automatiques standards.
Modification proposée : Il est
proposé que les différentes mesures pour mieux identifier et encadrer les
guichets automatiques de cryptoactifs entrent en vigueur le 1er avril 2025. Des
règles transitoires sont proposées à l'égard des entreprises de services
monétaires qui exploitent des guichets automatiques de cryptoactifs pour
lesquels elles sont titulaires d'un permis dans la catégorie de l'exploitation
de guichets automatiques.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : ...recommandation
de l'AMF, finalement, c'est ça?
M. Girard (Groulx) : Je
dirais, c'est... bien, la législation, c'est le ministère des Finances, là,
mais certainement que l'AMF est d'accord avec ça.
M. Beauchemin : D'accord, pas
d'enjeu.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. D'autres commentaires? Sans quoi ces articles sont-il adoptés? M. le
secrétaire, veuillez procéder, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire : M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
: M.
Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Pour.
Le Secrétaire : M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire : M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Conséquemment, les articles 95 à 99 sont adoptés. Nous passons maintenant à
l'étude des mesures contenues dans le bloc 7.
M. Girard (Groulx) : Oui, M.
le Président. Et là, dans le bloc 7, c'est des mesures particulières pour
Revenu Québec, articles 116 à 124, bourses de recherche, article 116 du projet
de loi.
Mise en contexte : Le centre de
recherche de Revenu Québec, créé en 2020, a pour principale mission de
favoriser une recherche collaborative et de faciliter l'émergence de solutions
innovantes en lien avec la mission de Revenu Québec...
17 h 30 (version révisée)
M. Girard (Groulx) : ...une
recherche collaborative et de faciliter l'émergence de solutions innovantes en
lien avec la mission de Revenu Québec.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier la Loi sur l'Agence du revenu du Québec afin de prévoir que Revenu
Québec peut accorder une bourse à un étudiant inscrit à un programme d'études
universitaires, qui réalise un travail de recherche lié à la mission de Revenu
Québec, et afin de permettre que Revenu Québec puisse conclure une entente avec
un établissement d'enseignement pour accorder une telle bourse. Ça, M. le
Président, ce n'est vraiment pas controversé.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des remarques? Ça va. Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. M.
le secrétaire.
M. Girard (Groulx) : ...
Le Président (M. Simard) : Ah!
bien, si vous le souhaitez. Je pensais que...
M. Girard (Groulx) : ...on file,
là.
Le Président (M. Simard) : Oui.
Bon, bien, parfait, je... Bien, allons-y.
M. Girard (Groulx) : Mesure
de recouvrement en l'absence du débiteur, articles 117 et 118 du projet de
loi. Mise en contexte. En matière de recouvrement d'une créance fiscale, Revenu
Québec peut prendre différentes mesures, sauf lorsque la loi prévoit que le recouvrement
doit être suspendu. La législation fiscale prévoit généralement la suspension
des mesures de recouvrement pour une période de 90 jours suivant la
délivrance d'un avis de cotisation ou en cas d'opposition, de contestation ou d'appel
à l'égard de cette cotisation par un débiteur. Toutefois, lorsqu'il existe des
motifs sérieux de croire que le recouvrement d'une créance peut être compromis,
notamment lorsque le débiteur est sur le point de quitter le Québec ou de
disposer de ses biens en vue de se soustraire au paiement de la créance, un
juge peut autoriser Revenu Québec à prendre immédiatement des mesures de
recouvrement malgré la suspension légale du recouvrement. Cette autorisation
peut être accordée en l'absence du débiteur s'il y a urgence. La législation
fédérale à laquelle la législation fiscale québécoise est généralement
harmonisée ne prévoit pas qu'il doit y avoir urgence pour que l'autorisation
puisse être accordée par un tribunal sans la présence du débiteur.
Modification proposée. À l'instar de la
législation fédérale, il est proposé de modifier la Loi sur l'administration
fiscale afin que l'autorisation de prendre des mesures de recouvrement, malgré
la suspension légale de celui-ci lorsqu'il existe des motifs sérieux de croire
que le recouvrement d'une créance peut être compromis, puisse être accordée par
un juge d'un tribunal compétent sans la présence du débiteur.
Le Président (M. Simard) : Nous
pouvons poursuivre, M. le ministre, si vous le souhaitez.
M. Girard (Groulx) : On
poursuit avec les articles 119 et 120 du projet de loi?
Le Président (M. Simard) : Si
vous... Oui.
M. Girard (Groulx) : Protection
des renseignements confidentiels. Les renseignements qui sont détenus pour l'application
des lois fiscales sont des renseignements confidentiels protégés par un régime
particulier prévu par la Loi sur l'administration fiscale. Cette loi prévoit
notamment les règles qui autorisent la consultation, l'utilisation et la
communication d'un tel renseignement. Ce régime particulier permet qu'un
contrat puisse être conclu avec une personne, tel un prestataire de services, à
qui des renseignements confidentiels peuvent être communiqués dans le cadre de
l'exécution du contrat. Ce régime prévoit également les règles de protection
applicables à de tels renseignements ainsi que des sanctions pénales... des
sanctions pénales en cas de communication ou d'utilisation de renseignements
confidentiels non autorisés.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier la Loi sur l'administration fiscale afin de prévoir qu'un prestataire
de services, dans le cadre d'un contrat, ne peut consulter que les
renseignements nécessaires à l'exécution de ce contrat, et de prévoir une
pénalité en cas de consultation non autorisée par un tel prestataire. Une telle
pénalité existe déjà pour un employé de Revenu Québec qui consulte un
renseignement confidentiel sans y avoir été autorisé.
Le Président (M. Simard) : ...121.
M. Girard (Groulx) : Article 121
du projet de loi, médiation. Mise en contexte. En matière fiscale, dans le
cadre d'une contestation devant la division des petites créances de la Cour du
Québec, le recours volontaire à la médiation est prévu depuis le 1er janvier
2021. Cette médiation peut être présidée par un avocat, un notaire ou un
comptable.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier la Loi sur l'administration fiscale afin d'apporter les ajustements
nécessaires à la suite de l'édiction du Règlement sur la médiation et l'arbitrage
des demandes relatives à des petites créances, qui a remplacé, le 1er novembre
2023, le Règlement sur la médiation des demandes relatives à des petites
créances.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. S'il n'y a pas d'objection, nous poursuivons. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Modifications
terminologiques, M. le Président, articles 122 à 124 du projet de loi. Mise
en contexte. La Cour du Québec a compétence pour réviser la majorité des
décisions de Revenu Québec en matière fiscale, notamment les cotisations et les
déterminations établies en vertu d'une loi fiscale. Jusqu'au 31 décembre
2020, la législation prévoyait que ce recours en révision était qualifié d'appel.
Considérant qu'il ne s'agit pas d'un appel entendu en vertu du Code de
procédure civile, mais plutôt d'une contestation en vertu... en vertu... mais
plutôt d'une... contestation entendue en vertu d'une loi particulière, des
modifications terminologiques ont été apportées afin de remplacer la notion «d'appel»
par celle de «contestation», M. le Président.
Modification proposée. Il est proposé de
modifier la Loi sur l'administration fiscale ainsi que la Loi sur le Directeur
des poursuites criminelles et pénales afin d'apporter des modifications de
nature terminologique.
Le Président (M. Simard) : ...il
y a des remarques sur le bloc 7? <Sans...
Le Président (M. Simard) :
...il
y a des remarques sur le bloc 7? >Sans quoi nous allons procéder à
la mise aux voix. Conséquemment, les articles 116, 117 et 118, 119 et 120,
121, 122 et 124 sont-ils adoptés? M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire
: M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
: M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire
: M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Ces articles sont adoptés. Et nous procédons à l'étude du dernier bloc, les
dispositions finales, concernant les articles 135 et 136. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Dispositions
finales, articles 135 et 136, prise d'effet. Article 135 du projet de
loi. Il est proposé que l'article 2 du projet de loi prenne effet au 1er janvier
2024 car il étend la mesure de protection de la moyenne mensuelle des gains
d'une personne qui demande sa rente de retraite après 65 ans, en vigueur
depuis le 1er janvier 2024, au conjoint survivant du cotisant décédé qui
n'avait pas demandé sa rente de retraite.
Une prise d'effet similaire est également
proposée pour les articles 5 et 8 du projet de loi puisque le 1er janvier
2024 correspond à la date à laquelle une partie de la rente d'invalidité des
bénéficiaires âgés de 60 à 64 ans a été convertie en rente de retraite.
Il est également proposé que les
articles 125 à 128 relatifs à un périmètre de précontrôle et à une zone de
précontrôle entrent en vigueur le 21 juin 2024, soit la date du bulletin
d'information annonçant ces mesures.
• (17 h 40) •
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix des
articles 135 et 136. M. le secrétaire.
M. Girard (Groulx) : ...
Le Président (M. Simard) : Non.
Ça... Il ne semble pas y avoir une demande à cet effet. Mais, si vous...
M. Girard (Groulx) : ...pas.
Le Président (M. Simard) : Non,
bien, très bien. Monsieur... M. le secrétaire, allez-y.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Girard (Groulx)?
M. Girard (Groulx) : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Mallette
(Huntingdon)?
Mme Mallette : Pour.
Le Secrétaire
: M. Bélanger
(Orford)?
M. Bélanger : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
: M. Poulin
(Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys)?
M. Beauchemin : Pour.
Le Secrétaire
: M. Lefebvre
(Arthabaska)?
M. Lefebvre : Abstention.
Le Secrétaire
: M. Simard
(Montmorency)?
Le Président (M. Simard) : Abstention.
Ces articles sont donc adoptés.
Et nous en sommes maintenant rendus à la
fin de l'étude détaillée. J'aurais vraiment besoin de votre concentration afin
de répondre aux questions suivantes.
Les intitulés des chapitres et des
sections, tels qu'amendés, sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Le
titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Je
propose que la commission recommande la renumérotation du projet de loi amendé.
Est-ce adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et je propose enfin que notre commission adopte une motion d'ajustement des
références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à l'étude... ah non, évidemment aux remarques finales.
Et je cède la parole au député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Bien, ça va
sonner un peu pareil comme ce que j'ai dit en entrée de jeu, M. le Président. On
aurait souhaité que lors du dépôt du budget... qu'il y ait en même temps un
plan de retour à l'équilibre budgétaire. On ne l'a pas eu. On ne l'a toujours
pas. On s'attend donc à ce que ce soit quelque chose qui arrivera au budget, au
dépôt du budget, au printemps prochain.
Les dépenses, malheureusement, dépassent
largement les... la hausse des revenus de l'État. On est dans une situation où
est-ce qu'on a des chiffres qui sont définitivement une illustration d'une perte
de contrôle. On aurait souhaité aussi que notre proposition d'avoir un
directeur parlementaire du budget soit écoutée et acceptée de la part du
gouvernement. Malheureusement, ce n'est pas ce qu'on a eu.
Donc, voilà, c'est où est-ce qu'on en est
rendus, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, cher collègue. D'autres interventions? M. le ministre, vous avez le mot
de la fin.
M. Girard (Groulx) : Oui.
Bien, d'abord, j'aimerais remercier tous les légistes, spécialistes, en fait,
il y en a moins que lorsqu'on a commencé, là, mais je remercie l'ensemble des
experts qui nous accompagnent aujourd'hui. Je remercie les parlementaires du
gouvernement. Je remercie aussi... Je souligne la collaboration des
parlementaires des oppositions. Merci beaucoup pour votre présence et la
discussion que nous avons eue ensemble aujourd'hui.
Puis je rappelle que le projet de loi
n° 80 mise à... vise à mettre en vigueur des mesures qui étaient reliées
au dernier budget, notamment afin d'assurer le versement ponctuel des pensions
alimentaires auxquelles ont droit les enfants. Mais la mesure-phare de ce
budget, c'était évidemment le soutien des aînés en situation d'invalidité, en
éliminant la réduction de la rente de retraite. Et puis on a aussi résous
certaines problématiques reliées à Retraite Québec. On a versé au Fonds des
générations <le...
M. Girard (Groulx) :
...On
a versé au
Fonds des générations >le surplus du Fonds
d'information sur le territoire. On a lutté... On va encore mieux lutter
efficacement contre le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale en encadrant
les guichets... les guichets de cryptoactifs. Et on va continuer à soutenir le
secteur de la restauration dans la transition avec le MEV-WEB.
Alors, M. le Président, je remercie tout
le monde qui était avec nous aujourd'hui. Je remercie le secrétariat de la
commission, les gens qui travaillent pour l'Assemblée nationale. Je pense qu'on
a fait du bon travail aujourd'hui. Merci beaucoup.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, M. le ministre.
Alors, puisque notre mandat a accompli... non,
puisque notre commission a accompli son mandat, c'est plus juste comme ça,
j'ajourne nos travaux sine die. Merci.
(Fin de la séance à 17 h 45)