Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, June 3, 2025
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Vol. 47 N° 89
Clause-by-clause consideration of Bill 100, An Act respecting the negotiation and determination of conditions of employment requiring national coordination in particular in the public and parapublic sector
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10 h (version non révisée)
(Dix heures cinq minutes)
Le Président (M. Simard) : Bonjour
à tous et à toutes! Je vous souhaite la bienvenue. Je constate que nous avons
quorum. Nous pouvons entreprendre nos travaux.
Comme vous le savez, nous sommes à nouveau
réunis afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 100, Loi
sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic.
M. le...
Le Président (M. Simard) : ...secrétaire,
bonjour! Y aurait-il des remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par Mme Lachance
(Bellechasse); M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys) par Mme Caron
(La Pinière); et Mme Zaga Mendez (Verdun) par M. Marissal
(Rosemont).
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, nous avons commencé avec quelques minutes de retard, mais qui font
suite à des discussions fructueuses qui font en sorte que la ministre aurait un
certain nombre de choses à nous proposer. Mme la ministre, nous sommes à votre
écoute.
Mme LeBel : Oh! Bien...
Parfait, M. le Président. Donc, je peux me permettre, à votre place, de les
répéter, si ça vous convient. Donc...
Le Président (M. Simard) : Quel
plaisir!
Mme LeBel : Oui. Lors d'une
des dernières séances qu'on avait faites ensemble, et avec les collègues de
l'opposition, on avait suspendu l'article 74. Donc, malgré le fait qu'on
était rendus dans le bloc trois au niveau de l'article 112, je vais vous
demander la permission à tous de pouvoir revenir à 74.
Je peux peut-être prendre un petit peu
d'avance, si vous permettez, M. le Président, pour ajouter que, suite à
l'adoption du projet de loi n° 89, qui a maintenant un nouveau numéro,
mais on finit par les adopter par leur nom projet de loi dans notre langage
populaire, il y aura quelques articles de concordance que je me permettrais, à
ce stade-ci, de vous proposer d'introduire à 78.1, point deux et point trois,
qui n'étaient pas nécessaires naturellement lors des dernières séances parce
qu'on était avant l'adoption du projet de loi n° 89. Mais, maintenant, il
y a des ajustements de concordance qu'on doit faire entre le Code du travail et
notre projet de loi. Et, par la suite, si ça convient à tout le monde, on pourrait
reprendre le plan de match qu'on a adopté ensemble et revenir à
l'article 112. Est-ce que ça convient?
M. Morin : ...
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement.
M. Morin : Donc, il y a
consentement. Ça convient, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Formidable.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. C'est toujours un bonheur de travailler avec vous.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, Mme la ministre. C'est réciproque.
Mme LeBel : Alors, peut-être
que je vais me permettre juste de relire l'article 74, même si la lecture
avait été faite, pour nous remettre dans la... Et il est très court. Donc,
l'article 74 est dans la section où on parle des dispositions relatives à
la concordance avec le Code du travail, compte tenu des dispositions que l'on
adopte au fur et à mesure dans le projet de loi n° 100 et du mode de...
pas de rémunération, mais d'une négociation au sens large dans les secteurs
public et parapublic.
Donc, 74 : L'article 111.3 de ce
code, lire Code du travail, est modifié par le remplacement, dans le premier
alinéa de «le paragraphe d» par «les paragraphes d et e».
Donc, dans les faits, ce que cet
article-là a comme pour fonction est de venir ajouter à l'article 74... et
c'est des modifications que l'on fait, compte tenu qu'on est venu modifier,
entre autres, la durée des conventions collectives dans le Code du travail, qui
sont de trois ans, est venu expliquer la chose suivante, soit... Et je vais
parler de ce que 74 fait et de la demande du SPGQ, que vous pourrez remettre de
l'avant, cher collègue, si vous jugez à propos. Donc, ce que ça vient dire,
c'est qu'on vient établir que le moment pour demander une accréditation pour
négocier en vertu de la ronde de négociation qui va être couverte par le projet
de loi n° 100, le moment pour demander une accréditation, c'est-à-dire
pour dire au gouvernement : Moi, je suis le syndicat qui est désigné par
les membres de cette profession ou de cette unité-là... mes termes... je
cherche un terme, là, mais par le groupe, je suis l'unité ou le syndicat
mandaté par ce groupe pour les représenter dans cette ronde de négociation là.
Naturellement, il y a un processus de maraudage qui va avec ça, les membres
doivent choisir leur accréditation, etc. Mais, une fois que les membres se sont
positionnés, donc c'est le droit d'association qui est en jeu et de choisir
l'association qui nous représente. Bien, le moment pour venir lever la main et
dire : C'est moi, le syndicat, qui doit négocier pour cette ronde pour x
personnes est entre le 270e jour et le 240e jour qui précède la fin
de la convention collective. Donc, jusqu'à 240 jours avant, les syndicats
doivent dire au gouvernement : C'est moi qui négocie.
Ça vient... on exclut d et e parce que d
et e viennent prévoir le Code du travail. Et, nous, on a un régime qui est un
peu en parallèle du Code du travail. On vient dire : Nonobstant d et e, d
et e fixent... fixent... et je vais... deux situations où ça peut aller jusqu'à
60 jours avant et 180 jours avant. Donc, il y a une situation pour le
d que c'est entre 80 et 60 jours. Et on parle de la situation pour
expliquer comment tu peux être... l'accréditation peut être demandée. Et, entre
180 et 150 jours, qui explique les moments. Donc, on vient dire :
Nous, dans le projet de loi, nonobstant ces deux parties là.
• (10 h 10) •
Ça, ça ne pose pas de problème aux
syndicats. Ce n'est pas ce qui posait problème. Ce qui leur... l'enjeu qui a
été soulevé par un seul syndicat... Et je dois dire que le paragraphe c
s'appliquait aussi au parapublic, donc CSN, FTQ, CSQ, APTS. Ces gens-là
auraient pu aussi le noter. C'est l'enjeu du paragraphe c. Ce que le paragraphe
c vient dire, c'est une longue explication, M. le Président. J'espère que vous
allez être patient, mais je pense que c'est important parce que c'est
extrêmement technique.
Le Président (M. Simard) : ...
Mme LeBel : …paragraphe c vient
dire : Bon, il y a le avant. Donc, on prend le départ avec un syndicat X,
appelons le X, pour les fins, parce que je ne veux pas prendre le parti de
personne, syndicat X et le syndicat mandaté pour représenter les gens de la
fonction publique, à titre d'exemple. Et là, ce que ça dit : c'est
parfait, on parle la négociation, la convention collective est expirée. Et ça
dit : neuf mois après la date de la convention collective, et là on se
replace à neuf mois et un jour, les membres d'une accréditation, donc pas le
gouvernement, pas le syndicat, mais les membres et les syndiqués peuvent dire à
leur syndicat : Aïe! chose, ça fait neuf mois que tu négocies et tu n'as…
et moi j'aimerais mieux m'en aller avec le syndicat Y qui lui a l'air de bien
avancer ou de faire les choses plus rondement. Je sursimplifie, on se comprend,
là, mais c'est ça.
Et là ce que ça doit… Ce que ça peut
faire, c'est que les membres doivent partir un processus de maraudage et
d'accréditation. Le gouvernement n'a pas de jeu là-dedans. On n'a pas de… n'a
pas de voix au chapitre. Et si effectivement, après neuf mois, les membres
décident de changer d'accréditation, bien, la partie patronale qui est le
gouvernement va continuer à négocier avec Y, et là on verra ce qu'Y mettra sur
la table et quelles seront les propositions d'Y. Mais en principe, la négocie…
La négociation se continue avec un interlocuteur modifié.
La raison pour laquelle le TAT à l'époque…
et je pense que c'était dans les années 80 qu'on disait, disons, les
années 80, et c'est très logique parce que c'est au début du régime… du
régime précédent, du Code du travail, etc. Dans les années 80, la raison
pour laquelle le TAT a dit : Ça ne s'applique pas aux secteurs public et
parapublic, c'est parce qu'une des conditions essentielles pour que l'article neuf…
l'article c, le paragraphe c s'enclenche et que pour les membres puissent
dire : Moi, j'ai le goût d'aller joindre le syndicat Y, il faut que… Bien,
aucune convention collective n'ait été conclue. Je pense que ça, c'est logique,
hein, s'il n'y a pas de convention collective, Pourquoi changerions-nous de
syndicat? À tout le moins, à ce moment-là, il y a toujours les périodes de
maraudage qui s'activent par la suite. Mais c'est pour dire : Il faut… il
ne faut pas que ça ait fait l'objet de la grève ou du lock-out. Donc, dans les
faits, ce que le membre dit à son syndicat, c'est : Aïe! Chose, ça fait
neuf mois que tu négocies, puis tu n'as même pas utilisé les moyens de pression
à ta… à ta disposition. Donc, comme tu n'as même pas… dans mon livre à moi
comme membre, là, et je traduis le sentiment d'un membre, tu… en apparence, tu
ne sembles pas essayer, moi, j'ai le droit de m'essayer à changer de syndicat.
Ce n'est pas un automatisme. On doit comprendre qu'il y a toutes les règles de
cartes puis de membership. Puis ça doit être accrédité par le tribunal du
travail. Donc, on se comprend que ce n'est pas, genre, à neuf mois et une
minute, pouf! tout le monde s'en va. Il y a un travail à faire par X pour les
garder. Il y a un travail à faire par Y pour les convaincre de les joindre,
mais c'est juste que la possibilité existe. Donc, pour moi c'est un droit
d'association qui appartient aux membres et ils ne sont pas pris entre
guillemets, c'est mes termes, avec un syndicat si en cours de route et même en
cours de négociation, ils ne sont pas satisfaits.
Je reviens. La raison pour laquelle le TAT
de l'époque, qui portait un autre nom, on se rappelle, mais le TAT
d'aujourd'hui de l'époque avait dit : On ne peut pas l'appliquer aux
secteurs du public et parapublic, c'est parce que, souvenez-vous, les matières
locales n'étaient pas assujetties au droit de grève ou de lock-out. Donc, le
tribunal a dit : Comme il y a certaines matières dans la négociation qui
n'ont pas… ou pour lesquelles les syndicats n'ont pas l'outil du lock-out ou du
droit de grève, bien, ce serait injuste de leur reprocher de ne pas avoir
utilisé le lock-out ou le droit de grève. Ils n'ont pas cet outil-là. Donc, on
a dit : Bien, à ce moment-là, on prive, ce sont mes termes à moi et non
pas ceux du TAT, les membres du droit de se dissocier d'un syndicat après neuf
mois en disant : Bien, on ne peut pas reprocher à quelqu'un ce qu'il ne
peut pas faire.
J'arrive à la conclusion de tout ça. Pour
moi, compte… et là, dans le projet de loi n° 100, nous redonnons le plein
droit de grève sur toutes les matières. Donc, pour nous, de la partie
patronale, je n'ai pas l'intention de me mêler de cette disposition-là du Code
du travail, qui n'a jamais été justifiée comme étant non constitutionnelle ou
non… pour toutes sortes de raisons. Elle était plutôt non applicable pour une
raison technique. Cette raison technique là semble être corrigée par le fait
que l'on redonne le droit… le plein droit de grève sur toutes les matières.
Maintenant, bien, ce sera aux syndicats d'aller voir le tribunal du travail et
dire : Bien, moi cette matière-là va à l'encontre du droit d'association,
etc., et de le plaider. Mais je vous rappellerai que la raison du TAT était sur
une technicalité et non pas sur le fondement de la matière. Et rappelons-nous
que le fondement est très protravailleur, c'est-à-dire un travailleur pourrait
décider qu'après neuf mois il n'est pas satisfait de son syndicat et il a un
moyen qui n'est pas automatique, qui demande quand même des démarches, je
dirais, assez exhaustives, mais a quand même le moyen de dire…
Mme LeBel : ...en cours de
négociation : Moi, je ne suis pas pris pour toute la ronde de négociation
avec le même syndicat, si je ne suis pas satisfait, il y a quelque chose à ma
disposition. Donc, je... le punch étant que je ne modifierai pas et je ne ferai
pas d'amendement parce que je pense que c'est un droit des travailleurs. Et, si
un syndicat pense qu'il est, comme association syndicale et non pas pour ses
membres, biaisé, bien, il pourra aller discuter de cet... du Code du travail,
donc. On ne modifiera pas le fond du Code du travail, c'est une question de
forme, et je ne me substituerai pas à un tribunal en excluant, alors que, de
par le fait qu'on réitère le droit de grève sur les matières qui n'avaient pas
de droit de grève, quant à moi, la disposition s'enclenche comme elle aurait dû
s'enclencher dans les années 80.
Le Président (M. Simard) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de l'Acadie.
Mme LeBel : ...j'en suis
désolée, mais c'était très technique.
Le Président (M. Simard) : Non,
absolument pas. Absolument pas, absolument pas, Mme.
M. Morin : Non. En fait, M.
le Président, je trouvais ça important de le soulever parce qu'il y a... il y a
au moins un groupe en conciliation qui nous l'a dit. Maintenant, je comprends
la décision de Mme la ministre et je n'ai pas d'autre question.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Rosemont, ça vous va également? Conséquemment...
M. Marissal : C'est limpide.
Le Président (M. Simard) : Pardon?
M. Marissal : C'est limpide.
Le Président (M. Simard) : Limpide.
Bien. Conséquemment, l'article 74 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Et,
tel que nous le mentionnait la ministre précédemment, nous aurions quelques
amendements, toujours avec votre consentement, que nous pourrions tout de suite
étudier. Donc, à 78.1. Est-il sur Greffier? Alors, nous allons attendre, Mme la
ministre, quelques secondes, le temps qu'il puisse apparaître à l'écran.
Mme LeBel : Avec plaisir, M.
le Président. Je vous laisse le plein contrôle de la présidence. Pour moi, ça
va de soi.
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre, à vous la parole.
Mme LeBel : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, article 78.1... donc, peut-être juste... bien, je l'ai
dit tantôt d'entrée de jeu, trois articles qui sont des articles qui découlent
de l'adoption du projet de loi n° 89 la semaine dernière. Donc,
78.1 : Insérer, après l'article 78 du projet de loi tel qu'amendé,
l'article suivant :
L'article 111.22.2 de ce code, édicté
par l'article 5 du chapitre 14 des lois de 2025, est modifié par le
remplacement de «visé à l'article 1 de la Loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic» par «au
sens du paragraphe 2° de l'article 111.2.».
Commentaires, et tenter de traduire.
Donc : L'amendement vise à apporter des modifications de concordance entre
la nouvelle loi et un nouvel article inséré au Code du travail par la Loi
visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève et
de lock-out, qu'on connaissait comme le projet de loi n° 89, qui a été
sanctionnée le 30 mai 2025.
Donc, c'est parce qu'il y a un nouvel
article, c'est ça, qui a été... Là, naturellement, si vous avez besoin
d'explications, on peut demander à des gens plus compétents que moi.
Le Président (M. Simard) : M.,
auriez-vous d'abord l'amabilité, s'il vous plaît, de vous présenter?
M. Bérubé (Mathieu) : Absolument.
Merci, M. le Président. Donc, Mathieu Bérubé, avocat aux affaires juridiques,
santé et services sociaux.
M. Morin : ...consentement,
M. le Président, pour que M. puisse prendre la parole.
Le Président (M. Simard) : Merci,
M. le député de l'Acadie.
M. Bérubé (Mathieu) : Alors,
comme l'a souligné la ministre, l'amendement est effectivement un amendement de
concordance à 111.22.2, un nouvel article qui est introduit au Code du travail
par le projet de loi n° 89 récemment sanctionné. L'amendement vise à
remplacer la référence à l'article 1 de la Loi sur le régime de
négociation, là, blablabla, R-8.2, qui est abrogé par le projet de loi sous
étude actuellement. Donc, on renvoie plutôt au sens du paragraphe 2 de
l'article 11.2.
Et, pour votre information, en fait, ce
paragraphe 2 de l'article 111.2, nous l'avons modifié en vertu du
paragraphe 2 de l'article 73 du présent projet à l'étude pour
renvoyer, autrement dit, aux employeurs qui sont visés par la nouvelle loi, ce
qui est l'équivalent, là... autrement dit, là, on vise les mêmes employeurs
puis c'est simplement une façon différente de les identifier.
Mme LeBel : Est-ce que je me
trompe de penser que, si on avait adopté le projet de loi n° 100 avant 89,
c'est dans le projet 89 qui aurait fait cette modification-là?
M. Bérubé (Mathieu) : Tout à
fait.
Mme LeBel : C'est une
question de rythme de l'étude des dossiers, oui.
M. Morin : Bien, et de
cohérence.
Mme LeBel : Et de cohérence
entre les différentes lois qu'ils doivent je travailler.
M. Morin : Alors, je n'ai pas
d'autre question, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Mme?
M. le député de Rosemont? Conséquemment, l'article 78.1 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Et
nous procédons par l'étude de l'article 78.2.
• (10 h 20) •
Mme LeBel : Oui. Et je
pourrais vous dire que, pour les deux amendements, les commentaires vont être
les mêmes. Au sens pratique, là, c'est le même objectif et la même raison pour
lesquels on doit faire un amendement, c'est le rythme d'adoption des projets de
loi et la cohérence entre eux, là, qui doit toujours être prépondérante.
Donc, article 78.2 : Insérer,
après l'article 78.1 du projet de loi tel qu'amendé, l'article...
Mme LeBel : ...suivant
l'article 111.22.5 de ce code, édicté par l'article 5 du
chapitre 14 des lois de 2025 est modifié par la suppression, dans le
deuxième alinéa, de «ou dans le cas d'un centre de services scolaire, d'une
commission scolaire ou d'un collège à compter du moment où le ministre a reçu
l'avis prévu à l'article 50 de la Loi sur les régimes de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic».
Donc, ça vise encore une fois à apporter
des modifications de concordance entre la nouvelle loi et un nouvel article
inséré au Code du travail par la loi visant à considérer davantage les besoins
de la population en cas de lock-out et de grève. Donc, nous, comme on va
modifier nos lois et que leur référence fait référence à l'ancienne loi, bien,
il va falloir s'ajuster au fur et à mesure. Mais il n'y a pas de changement de
fond, c'est juste des changements de référence à des articles sont modifiés au
fur et à mesure qu'on étudie le projet de loi.
Le Président (M. Simard) : Oui,
M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, merci, M. le
Président. Et je comprends que ce concept de consultation de la population est
un élément qui a été apporté par le projet de loi no 89.
M. Bérubé (Mathieu) : Difficile
à dire, là. Je ne pourrais pas vraiment me commettre sur la portée comme telle
du 89, ne le connaissant pas très bien. Chose certaine, là, ici, ce qu'on vient
supprimer, dans l'article 111.22.5, c'est une référence, essentiellement,
à l'article 50, article qui n'existera plus, forcément, puisqu'on abroge
la loi, et le concept n'a pas été repris, là, de l'article 50 dans la
nouvelle loi. Donc, on n'a pas à faire un renvoi à une nouvelle disposition de
la nouvelle loi, on n'a simplement qu'à supprimer ce passage qui ne
s'appliquera simplement plus.
M. Morin : Très bien, je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires? Sans quoi l'article 78.2 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous passons au dernier amendement, introduisant l'article 78.3.
Mme LeBel : Oui, merci, M. le
Président. Donc, insérer, après l'article 78.2 du projet de loi tel
qu'amendé, l'article suivant :
«78.3. L'article 111.32.1 de ce code,
édicté par l'article 6 du chapitre 14 des lois de 2025, est modifié
par le remplacement, dans le paragraphe 2, de «l'annexe c de la Loi sur le
régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic», par «l'annexe 1 de la Loi sur la négociation et la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans les secteurs public et parapublic», donc, (indiquer ici l'année
et le numéro du chapitre de la présente loi).
Donc, encore une fois, comme le renvoi à
l'annexe c... l'annexe c n'existera plus, elle est remplacée par
l'annexe 1 de la nouvelle loi, le renvoi doit donc être modifié en
conséquence.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. L'article 78.3 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Sur ce, nous poursuivons et nous revenons là où nous en étions rendus au moment
de suspendre nos travaux, la semaine dernière. Nous serions à l'étude de
l'article 112.
Mme LeBel : Oui. Donc, on a
fait quelques modifications dans le Code du travail et de la concordance dans
le Code du travail. Maintenant, on change de secteur, M. le Président, on
revient dans ce qu'on étudiait, c'est-à-dire les dispositions modificatives des
lois applicables au secteur de la santé et des services sociaux, surtout en
fonction de ce qui s'est passé avec le projet de loi no 15 et les
ajustements qu'on doit faire en conséquence dans notre projet de loi. Donc, on
continue dans la même foulée.
Article 112. L'article 31 de
cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «la
nouvelle association» et de «lorsque, parmi plusieurs associations de salariés
visés à l'article 29, elle est l'association de salariés» par,
respectivement, «l'association» et «lorsque plusieurs associations de salariés
sont visées à l'article 29 de celles».
Donc, ça apporte des modifications visant
à uniformiser certaines expressions prévues par la loi concernant les unités de
négociation dans le secteur des affaires sociales et à les clarifier. Donc on
ne vient pas changer le fond de tout ça, on vient uniformiser le vocable pour
s'assurer qu'on parle toujours de la même affaire à travers le même projet de
loi, là.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur 112?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous poursuivons par l'article 113.
Mme LeBel : Oui. 113.
L'article 33 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
troisième alinéa, de «d'accréditation de la nouvelle association de salariés»
par «à laquelle association de salariés est accréditée en vertu de
l'article 31».
Et encore une fois cette modification
apporte... cet article apporte des modifications visant les mêmes objectifs que
précédemment. On est toujours dans la concordance, mais on est toujours dans le
fait... s'assurer que le vocable est bien unifié tout au long du projet de loi,
là, pour ne pas qu'il y ait de confusion sur ce à quoi on fait référence à
chaque fois.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Des commentaires sur 113?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie, M. le député. Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme la ministre, pour 114.
Mme LeBel : Alors,
modification de concordance, article 114...
Mme LeBel : ...14. L'intitulé de
la section III de cette loi est modifié par le remplacement de
«stipulations négociées à l'échelle locale ou régionale» par «conditions de
travail».
Donc c'est conséquent avec tout ce qu'on a
fait précédemment dans le projet de loi.
Le Président (M. Simard) : Merci
des commentaires sur 114?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Rosemont.
M. Marissal : Non, ça va.
Merci.
Le Président (M. Simard) :
Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 115.
Mme LeBel : Oui. Toujours
dans le même esprit. Les articles 35 et 36 de cette loi sont remplacés par
les suivants :
«35. L'association de salariés
nouvellement accréditée en vertu de l'article 20 et la partie patronale
entreprennent la négociation des conditions de travail prévues par une
convention collective conformément à la Loi sur la négociation et la détermination
des conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans
les secteurs public et parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi).
«Les conditions de travail des salariés de
l'unité de négociation représentée par cette association qui sont en vigueur le
jour précédant la date de l'accréditation continuent de leur être applicables
jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par les conditions ainsi négociées et
agréées.
«36. L'article 35 ne s'applique pas
lorsque l'association de salariés nouvellement accréditée en vertu de
l'article 20 est liée, en vertu du troisième alinéa de l'article 31
de la Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail
requérant une coordination nationale notamment dans les secteurs public et
parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi),
par les conditions de travail négociées et agréées par le groupement
d'associations de salariés dont elle fait partie.
«Ces conditions de travail s'appliquent
aux salariés de l'unité de négociation que l'association de salariés
nouvellement accréditée représente à compter de la plus tardive des dates
suivantes :
«1° la date qui suit de 30 jours
celle de son accréditation;
«2° la date qui suit de 30 jours
celle à compter de laquelle elle commence à faire partie de ce regroupement.
«Jusqu'à ce que ces conditions de travail
s'appliquent, les conditions de travail de ces salariés qui sont en vigueur le
jour précédant la date de l'accréditation continuent de leur être
applicables.».
Donc, deux... introduit deux articles, M.
le Président, par le biais d'un article. Si on parle de l'article 35
particulièrement, le présent article projet de loi prévoit les règles
applicables à la détermination des conditions de travail des salariés formant
une nouvelle unité de négociation, représentée par une association nouvellement
accréditée à la suite d'une intégration d'activités ou de fusions
d'établissements. Donc, il apporte également des modifications de concordance,
là, en faisant le renvoi à la présente loi, et ça concerne les unités de
négociation dans le secteur des affaires sociales et ça prévoit donc les règles
applicables à la détermination des stipulations négociées, agréées à l'échelle
nationale et régionale, entre autres. Ça, c'est l'article 35.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. On pourrait peut-être y aller en cadence. D'abord, il y a des
commentaires sur 35? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, le deuxième paragraphe de l'article 35, je comprends
quand on dit que les conditions continuent de leur être applicables jusqu'à ce
qu'elles soient remplacées par les conditions ici négociées et agréées, ça veut
dire qu'y compris sur les matières locales, celles qui sont... qui ont été
déjà... qui ont déjà été dans la ronde de négociations précédentes, qui ont été
entendues, conclues, continuent d'être en vigueur jusqu'à tant que les
négociations se terminent. Puis là, à cause de l'entrée en vigueur du projet de
loi n° 100, c'est les matières locales, finalement,
bien, selon l'endroit où elles sont négociées, vont être... bien, en fait,
elles vont être négociées à l'endroit où les parties vont s'entendre de les
négocier, mais elles vont rester en vigueur jusqu'à la prochaine négociation
seulement, pas pour toujours comme...
Mme LeBel : Non, il n'y aura
pas de vide de convention ou de vide de matière entre deux conventions.
Aujourd'hui, dans la situation actuelle, ça s'applique à la convention nationale,
c'est-à-dire qu'on sait qu'une convention expire à la date X, mais tout ne
disparaît pas en fumée, c'est cette convention-là qui s'applique jusqu'à ce
qu'une nouvelle convention soit signée. Donc, compte tenu maintenant que les
matières locales vont également faire partie de la convention nationale...
parce que même lorsqu'elles sont renvoyées pour arrangements locaux, je me
cherchais, j'étais comme : Voyons, quel terme on a adopté, donc,
arrangement local ou des arrangements locaux, bien, c'est la même chose. Ces
arrangements locaux là se terminent théoriquement la date de fin et la date de
la convention. Mais ça demeure en vigueur tant que la nouvelle convention n'est
pas signée, peu importe l'endroit où on aura disposé de ces matières-là.
Mme Caron : Parfait! Merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires sur la section 35, le sous-article introduit par 115? Ça va à
ce stade-ci. On poursuit peut-être pour 36, Mme la ministre.
• (10 h 30) •
Mme LeBel : Oui, bien là,
c'est la suite de 35, parce que les deux fonctionnent ensemble. Donc, ça
concerne les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales
proposées par le présent...
10 h 30 (version non révisée)
Mme LeBel : ...l'article. Ça
couvre le cas où une association nouvellement accréditée fait partie d'un
regroupement d'associations accréditées. Donc, ça prévoit, là, la continuité
des choses. Oui.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, concrètement, dans les faits, qu'est ce que ça va faire?
Mme LeBel : Je vais tenter
une réponse, mais naturellement je vais me passer... c'est qu'il y a une
nouvelle accréditation qui arrive en cours de négociation ou en cours de
convention collective plutôt... bien, attendez, je vais passer la parole parce
que là...
Le Président (M. Simard) : ...
Mme LeBel : Je me sentais sur
une bonne piste, mais je glisse.
Le Président (M. Simard) : Il
y a toujours consentement? Me Bérubé, à vous la parole.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci, merci,
M. le Président. 35, 36, là, ici, juste les replacer dans leur contexte, là, où
est-ce qu'ils se retrouvent dans la Loi concernant les unités de négociation
dans le secteur des affaires sociales. Cette loi-là, d'une part, ce qu'elle
fait dans un premier temps, c'est de venir établir le régime de représentation
syndicale au sein des établissements du réseau de la santé. Donc, autrement
dit, on limite à quatre unités de négociation par établissement. Mais ensuite,
ce qu'elle fait, c'est qu'elle vient prévoir des modalités de négociation, si
on veut, particulières, dans la mesure où il surviendrait certaines... comment
je pourrais dire, certains événements au sein du réseau. Par exemple, 35, 36 s'appliquent
dans des cas où est-ce qu'on aura une nouvelle... en fait, une association qui
va être nouvellement accréditée à la suite d'une intégration d'activités ou à
la suite d'une fusion de certains établissements qui seraient prévus par une
autre loi. Ça fait entrer en... Une fois l'association nouvellement accréditée,
les articles 35 et suivants vont trouver application.
Et là, ce qui va déterminer si on applique
35 ou 36, c'est si mon association nouvellement accréditée, elle s'affilie où
elle est déjà affiliée à un groupement. Si elle est déjà affiliée à un
groupement, auquel cas on va appliquer 36 pour lui dire simplement que c'est
les dispositions qui ont déjà été négociées par le groupement aux tables
centrales, là, etc., là, la totalité de l'entente. Autrement dit, il n'y a plus
de nuance entre le local et le national. Donc, tout ce qui est dans l'entente
va s'appliquer à mon association nouvellement accréditée, dans la mesure où
elle est liée à ce groupement-là. Si elle n'est pas liée à ce groupement-là, il
faut refaire l'exercice de a à z, donc, autrement dit, renégocier une
négociation... une convention, et ça, c'est en vertu de 35. Donc, c'est vraiment
la nuance entre 35 et 36, c'est si mon association nouvellement accréditée est
affiliée à un groupement ou elle ne l'est pas.
M. Morin : Donc, si elle est
affiliée à un groupement, il n'y a pas une renégociation complète et totale.
M. Bérubé (Mathieu) : On
applique ce qui a été fait par le groupement.
M. Morin : O.K. Par le
groupement. O.K. Mais à 35 il n'y a pas de groupement, donc il n'y a rien qui
aurait été fait avant, donc on recommence au début.
M. Bérubé (Mathieu) : On
renégocie avec la nouvelle association accréditée.
M. Morin : O.K. C'est bien. Je
vous remercie.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. D'autres commentaires sur l'ensemble de l'article 115
incluant les sous-articles introduits 35 et 36?Ça vous va, M. le
député d'Acadie?
M. Morin : Oui. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Donc, conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes à l'article 116.
Mme LeBel : 116. L'article 37
de cette loi est modifié par le rang un, par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «stipulations négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale»
par «conditions de travail lui étant applicables en vertu de l'article 35
ou 36»; 2° par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «stipulations
négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale» et de «à la convention
collective de l'association de salariés nouvellement accréditée déterminée
suivant l'article 36» par respectivement «conditions de travail visées à l'article 35
ou 36» et par «et par ses conditions de travail»; troisième alinéa donc, dans
le quatrième alinéa : a) par le remplacement de «l'établissement» par «la
partie patronale»; et b) par la suppression de «à l'égard des matières
négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale qui en fait l'objet... qui
ont fait l'objet d'une entente».
Donc, encore une fois, là, c'est des
modifications de concordance, là, oui, qui réfèrent à 35, 36, qu'on vient de
régler.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie beaucoup. Y aurait-il des commentaires sur 116?
M. Morin : Il y a... Je n'ai
pas de commentaire.
Le Président (M. Simard) : Sans
quoi, cet article est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Mme la ministre, pour 117.
Mme LeBel : Oui. Donc, les
articles 38 à 51 de cette loi sont abrogés.
Donc, des modifications de concordance compte
tenu des modifications apportées par l'article 115 du projet de loi.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Des remarques à cet égard?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Sans
quoi, l'article 117 est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Passons au 118.
Mme LeBel : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, 118. L'article 71 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «92» par «90».
Donc, c'est des modifications de
concordance apportées par l'article 121 du projet de loi, lequel supprime
notamment les articles 91 et 92 de la loi qui concernent, là, les
négociations dans le secteur des affaires sociales. Donc, c'est de la
concordance.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Y aurait-il des remarques à cet effet?
M. Morin : Je n'ai pas de
remarque, merci, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Pas
de commentaire. Conséquemment, l'article 118 est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme LeBel : Donc, article 119,
pour lequel il y a un amendement, M. le Président. Donc, la sous-section III
de la...
Mme LeBel : ...section V de
cette loi est modifiée par le remplacement de ce qui précède l'article 90
par ce qui suit :
«3 Détermination des conditions de
travail d'une première convention collective.»
Donc : «88. L'association de salariés
nouvellement accréditée en vertu de l'article 79 et la partie patronale
entreprennent la négociation des conditions de travail prévues par une
convention collective conformément à la loi sur la négociation et la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans les secteurs public et parapublic (indiquer ici l'année et le
numéro de chapitre de la présente loi).»
Donc, «Les conditions de travail des
salariés de l'unité de négociation représentée par cette association qui sont
en vigueur le jour précédant la date de l'accréditation continuent de leur être
applicables jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par les conditions ainsi
négociées et agréées.
«89. L'article 88 ne s'applique pas
lorsque l'association de salariés nouvellement accréditée en vertu de
l'article 79 est liée, en vertu du troisième alinéa de l'article 31
de la Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail
requérant une coordination nationale notamment dans les secteurs public et
parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi),
par les conditions de travail négociées et agréées par le groupement
d'associations de salariés dont elle fait partie.
«Ces conditions de travail s'appliquent
aux salariés de l'unité de négociation qu'elle représente à compter de la plus
tardive des dates suivantes :
«1° la date qui suit de 30 jours
celle de son accréditation;
«2° la date de... qui suit de
30 jours celle à compter de laquelle elle commence à faire partie de ce
regroupement.
«Jusqu'à ce que les conditions de travail
s'appliquent... Jusqu'à ce que ces conditions de travail s'appliquent, les
conditions de travail de ces salariés qui sont en vigueur le jour précédant la
date de l'accréditation continuent de leur être applicables.»
Donc, un peu dans le même esprit de ce
qu'on vient de faire. Mais il y aura un amendement, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Pour
le sous-article 89, à ce que je crois comprendre.
Mme LeBel : Absolument. Donc,
est-ce que vous préférez qu'on parle de 88, qui est... ou on...
Le Président (M. Simard) : Bien,
peut-être, idéalement, puisque c'est un article qui est éclaté. M. le député de
l'Acadie, on pourrait peut-être d'abord traiter de 88 avec...
Mme LeBel : Qui n'a pas
d'amendement. Oui.
Le Président (M. Simard) : ...qui
n'a pas d'amendement? Y aurait-il des remarques à cet égard?
M. Morin : Oui. Bien, en
fait, la seule remarque, ce serait, encore là, dans les faits, concrètement,
qu'est-ce que ça va venir faire?
Mme LeBel : Je peux
l'expliquer. J'ai comme une idée. Mais je vais vous laisser aller.
Le Président (M. Simard) : ...Me
Bébubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui,
merci, M. le Président. Les articles 88 et 89, là, sont exactement aux
mêmes effets que 35 et 36. C'est simplement qu'on vise un événement différent
de ceux qui sont visés par 35. Tout à l'heure, on parlait d'intégration
d'activités et fusion de certains établissements, ici, à 88 et 89, on est dans
la section de la loi qui est qualifiée de régime transitoire. Si je vous résume
ça succinctement, là, en fait, c'est lorsqu'un établissement... lorsque le
régime de représentation... excusez-moi, lorsque la représentation syndicale au
sein d'un établissement ne serait pas conforme à la loi, le ministre de la
Santé a le pouvoir de lui rendre applicable ce régime-là, qui fait en sorte
qu'on vient régulariser la situation pour qu'il y ait bien quatre unités de
négociation au sein de l'établissement, quatre unités potentiellement
accréditées. Et, quand on termine, dans le fond, le processus de, comment je
pourrais dire, d'accréditation des nouvelles... des nouvelles associations, à
88 et 89, c'est la fameuse... la fameuse procédure de, bien, est-ce qu'on
applique les dispositions qui avaient été négociées par le groupement ou on
renégocie une convention...
Mme LeBel : ...la même
logique.
M. Bérubé (Mathieu) : Exactement.
M. Morin : Et est-ce que
c'est arrivé que des associations ne soient pas conformes ou que le ministre
ait dû agir? Parce que je comprends que cette disposition-là lui donne la
possibilité de le faire.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui. À
ma connaissance, je ne pourrais pas vous dire avec certitude. Chose certaine,
j'ai l'impression que... bien, pas «j'ai l'impression», en fait, je suis
certain que les dispositions avaient été écrites à l'époque pour justement
prévoir qu'est-ce qu'il adviendrait, là, du fait que, bien, on passait d'un
potentiel de plusieurs unités de négociation au sein de l'établissement à 4.
Donc, il y avait l'enjeu de vouloir régulariser cette situation-là, mais dans
un délai, disons, respectable pour tout le monde. Est-ce que ça a été appliqué
fréquemment? Bonne question. Mais le régime est toujours présent. Il pourrait
toujours s'appliquer. Alors, voilà.
M. Morin : En fait, je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Alors, maintenant, sur 89, peut-être, votre amendement, Mme la
ministre.
Mme LeBel : Oui. Parfait.
Donc, l'article 119 amende l'article 89 comme suit : Remplacer,
dans ce qui précède le paragraphe premier du deuxième alinéa de
l'article 89 de la Loi concernant les unités de négociation dans le
secteur des affaires sociales, proposé par l'article 119 du projet de loi,
«qu'elle» par «que l'association de salariés nouvellement accréditée».
Donc, ça vise à uniformiser le texte de
l'article 89 avec le texte de 36 qu'on vient de faire, là, parce que,
comme c'est les mêmes fins, on veut s'assurer, là, de...
Une voix : ...
Mme LeBel : ...voilà, d'avoir
le même vocable entre deux articles. Mais, dans les faits, ça fait la même
chose que ça faisait avant l'amendement, là.
Le Président (M. Simard) : D'accord.
Merci. Sur l'amendement?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire ou de question, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Il y a d'autres commentaires? Conséquemment, c'est adopté.
Alors, nous revenons à 119, tel qu'amendé. Y aurait-il d'autres questions à cet
égard?
M. Morin : Je n'ai pas
d'autre question, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie, cher collègue. Conséquemment, l'article 119, tel qu'amendé,
est-il adopté? Adopté. Nous en sommes à l'article 120.
• (10 h 40) •
Mme LeBel : 120. Merci, M. le
Président. Donc, l'article 90 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «stipulations négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale»
par «conditions de travail lui étant applicables en vertu...
Mme LeBel : ...l'article 88
ou 89;
2° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «stipulations négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale»
et de «à la convention collective de l'association de salariés nouvellement
accréditée déterminée suivant l'article 89» par, respectivement,
«conditions de travail visées à l'article 88 ou 89» et «par ses conditions
de travail;
3° dans le quatrième alinéa :
a) par le remplacement de
«l'établissement» par «la partie patronale»;
b) par la suppression de «à l'égard des
matières négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale qui ont fait
l'objet d'une entente».
Donc, cet article apporte encore une fois
des modifications de concordance avec la nouvelle loi et tout ce qu'on vient de
faire précédemment à cet article, là, comme 116, à titre d'exemple.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des commentaires? M. le député d'Acadie.
M. Morin : Oui. Merci, M. le
Président. À a, quand on dit : Dans le quatrième alinéa, par le
remplacement de «l'établissement» par «la partie patronale», est-ce que c'est
pour tenir compte de la création, et de la mise en œuvre, et du travail de
Santé Québec, donc, qui contrôle un ensemble d'établissements?
M. Bérubé (Mathieu) : Je peux
répondre?
Mme LeBel : Oui, avec la
permission de tout le monde.
Le Président (M. Simard) : Absolument.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. En fait, là, ici, le vocable «partie patronale», c'est pour
faire miroir avec ce qu'on a prévu à 88, qui renvoie à la partie patronale, de
façon générale, comme on l'a étudié dans la nouvelle loi, tu sais, bon... La
partie patronale étant vaste, là, tu sais, il y a des employeurs, mais qui ne
négocient pas nécessairement toujours les conditions. Autrement dit, il y a
soit la présidente du Conseil du trésor, soit, des fois, les négociations
sectorielles. Donc, en renvoyant à la partie patronale, on renvoie vraiment...
comment je pourrais dire, l'entité qui sera habilitée à négocier telle
disposition, autrement dit. On pourrait résumer ça comme ça pour le volet
patronal.
M. Morin : Donc, ça pourrait
être l'employeur, ça pourrait être le Conseil du trésor, ça pourrait être...
M. Bérubé (Mathieu) : En
fonction du sujet. Tout à fait, oui.
M. Morin : Très bien. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Alors,
il y aurait-il d'autres commentaires sur l'article 120? Conséquemment,
celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes à l'article 121.
Mme LeBel : Merci. «Les
articles 91 à 93 de cette loi sont abrogés.»
Donc, c'est des modifications de
concordance découlant de ce qu'on vient de faire à 119.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté..
Article 122.
Mme LeBel : Donc, on est dans
la Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus
efficace, le fameux p.l. no 15, si je ne me trompe pas. Donc :
«122. L'article 1218 de la Loi visant
à rendre le système de santé des services sociaux plus efficace est abrogé.»
Cet article abroge une modification qui
n'est pas en vigueur, apportée par la Loi visant à rendre le système de santé
et de services sociaux plus efficace. Elle est requise puisque le projet de loi
ne prévoit plus six catégories, mais revient à quatre. Donc, c'est un article
qui était lié à la question des six catégories.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur 122?
M. Morin : En fait, oui...
Le Président (M. Simard) : M.
le député d'Acadie.
M. Morin : ...c'est un
commentaire. C'est curieux quand on entend lire «la loi visant à rendre le
système de santé plus efficace» puis qu'on abroge des articles. C'est un peu
intéressant, amusant, disons, ça ne touche pas...
Mme LeBel : Oui, si on le
prend sans le contexte.
M. Morin : Oui, c'est ça, il
y a une question de contexte, évidemment. Donc, je comprends que, si c'est
abrogé, et vous l'avez mentionné, c'est parce que, là, on revient à la question
de toutes les catégories et qu'on va passer de six à quatre. Donc, 1218
prévoyait, j'imagine, quoi, six catégories? Est-ce que c'est ça qui...
Mme LeBel : Bien, c'est ça,
c'est qu'à partir du moment où le projet de loi no 15, qui est la loi, là,
visant à rendre le système de santé plus... de santé de de services sociaux
plus efficace faisait passer le contexte de la santé de quatre catégories à six
catégories. Et on a, pour plusieurs raisons, depuis ce temps, jugé plus
approprié de rester à quatre catégories. Et 1218 faisait partie de l'article...
oui, c'est l'article qui amenait de six à quatre. Donc, à partir du moment où
on décide de revenir à quatre, cet article-là n'a plus sa raison d'être, et
quelques articles qui entouraient cette question-là, également,
potentiellement.
M. Morin : C'est très bien.
Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) : Oui,
Mme.
Mme Caron : Alors autrement
dit, on peut dire qu'on revient au statu quo puisque...
Mme LeBel : Oui.
Mme Caron : Mais est-ce que
depuis l'adoption du projet de loi no 15, il y avait eu déjà un mouvement
pour faire passer...
Mme LeBel : Non.
Mme Caron : Donc, il n'y a rien
qui s'est fait. Alors, autrement dit, il n'y a rien qui change. Il n'y a rien
qui a changé.
Mme LeBel : Il n'y a rien qui
a changé. Le maraudage avait été mis sur pause, je le dirais comme ça. Parce
qu'il y aurait pu, théoriquement, y avoir un début de maraudage. Et je dois
dire, c'est parce qu'on a été en discussion continue avec les syndicats
concernés, et l'intention de revenir à quatre était sur la table, là, pour
diverses raisons. Mais non, il n'y a rien... il n'y a rien qui a bougé, disons-le,
malgré l'adoption du projet de loi no 15 qui a fait momentanément...
Mme LeBel : ...dans
l'histoire passée le régime... le secteur de la santé de 4 à 6.
Mme Caron : C'est resté au
niveau théorique, finalement.
Mme LeBel : Oui.
Pratico-pratique, disons-le, là. Théoriquement, on est passés de 4 à 6.
Pratico-pratique, ça n'a pas eu d'effet.
Mme Caron : Donc, cet
article-là n'aura pas d'effet dans le sens où on demeure à ce qu'il y avait
avant l'adoption.
Mme LeBel : Mais il va
stabiliser. Il va stabiliser l'absence d'effet.
Mme Caron : Exact. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires sur 122? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Concernant l'article 123.
Mme LeBel : Merci.
Donc : L'article 1220 de cette loi est modifié par la suppression du
paragraphe 2°.
Donc, c'est le même effet que le
précédent, c'est la suite du passage de 4 à 6 à 4.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques?
M. Morin : Non, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, vous savez qu'est-ce qu'on dit, Mme la ministre? Quand j'étais jeune, on
prenait l'autobus et le chauffeur nous disait : Avancez par en arrière,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, exact, on
fait la même chose.
Le Président (M. Simard) : Et
c'est un peu ce qu'on va faire dans notre projet de loi, on poursuit en
revenant.
Mme LeBel : Donc, bip, bip,
bip, jusqu'à 83.
Le Président (M. Simard) : Oui,
absolument.
Mme LeBel : Juste le temps de
naviguer dans le cartable, M. le Président. Soyez patient 30 secondes.
Parfait.
Le Président (M. Simard) : Oui.
C'est à la 26 de l'article du projet de loi.
M. Morin : ...
Mme LeBel : Oui, on a
différents chiffres, dépendamment de l'outil avec lesquels on travaille, donc.
L'article 83. Ça va pour tout le monde?
Le Président (M. Simard) : Alors,
Mme la ministre.
Mme LeBel : Donc, nous
entrons dans la section sur la Loi sur la gouvernance du système de santé des
services sociaux pour venir faire, encore une fois, les ajustements de
concordance par rapport à tout ce qu'on fait dans le projet de loi n° 100.
Donc : L'article 1475 de la Loi sur la gouvernance du système de
santé et des services sociaux est modifié :
«1° par le remplacement du premier alinéa
par les suivants :
«Les employés transférés à Santé Québec en
vertu de l'article 1474 de la présente loi continuent à être... d'être
représentés par les associations accréditées qui les représentaient avant leur
transfert jusqu'à ce que le processus prévu aux articles 72 et suivants de
la Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires
sociales... applicable en vertu de l'article 1610 de la présente loi, soit
terminé.
«Sous réserve de l'article 1476 de la
présente loi, les conditions de travail que ces employés avaient avant ce
transfert continuent de s'appliquer, telles qu'elles peuvent être modifiées
après ce transfert après... avec les adaptations nécessaires, jusqu'à ce
qu'elles soient remplacées, selon le cas :
«1° par des conditions de travail
négociées et agréées suivant les dispositions du chapitre II de la Loi sur
la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic — donc
— (indiquer ici l'année, le numéro de chapitre de la présente loi) lorsque, une
fois le processus visé au premier alinéa terminé, ces employés font partie
d'une unité de négociation pour laquelle une association de salariés a été
accréditée conformément aux dispositions de la Loi concernant les unités de
négociation dans le secteur des affaires sociales et du Code du travail.
«2° par des conditions de travail établies
par Santé Québec conformément à un règlement du ministère pris en vertu de
l'article 59 de la présente loi lorsque, une fois le processus visé au
premier alinéa terminé, ces employés ne font pas partie d'une telle unité de
négociation.;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «modifiées par» par «remplacées par des conditions de travail établies
par Santé Québec conformément à»;
3° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «modifiées par» par «remplacées par des conditions de travail
établies par Santé Québec conformément à».
Donc, ça vise à revoir certaines des
règles applicables au transfert des employés du ministère de la Santé et des
Services sociaux vers Santé Québec, lesquelles concernent leur représentation
syndicale et leurs conditions de travail, donc des mesures transitoires, je
pourrais dire. Cette révision est nécessaire puisque le projet de loi ne
prévoit plus le regroupement des unités entre quatre et six.
On est encore dans la même chose. Il y a
des choses qui avaient été prévues, parce que naturellement, quand on passe de
4 à 6... et, nécessairement, il y avait des catégories d'emploi qui étaient
dans une catégorie dans, la catégorie un à titre d'exemple, qui tombait dans la
catégorie six, donc ces employés-là allaient changer d'unité d'accréditation
syndicale. Donc, c'était pour prévoir.
• (10 h 50) •
Maintenant, comme on ne le fait plus,
bien, on ajuste les articles en conséquence, et, comme on le verra plus loin,
le processus qui est prévu aux articles 72 et suivants de la Loi
concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales... et
ne trouvera pas... ne trouvera plus application qu'à l'égard de la partie de
Santé Québec, qui n'est pas un établissement de celle... puisque les employés
du ministère transférés l'ont été au sein de cette partie de Santé Québec. Et
c'est celle qui a deux types de sièges sociaux. Ça se peut-tu? Eh voilà! Quand
on revient à Santé... Parce qu'il y a une partie de Santé Québec qui est
établissement, lisons hôpitaux et autres organisations du genre, et il y a une
partie Santé Québec qui prend la place de ce qui était le ministère avant,
c'est-à-dire l'état-major ou l'administration, qui a deux sièges sociaux. On...
Mme LeBel : ...bien, un siège
avec deux dates, deux adresses, on va le dire comme ça, un seul juridiquement,
mais deux endroits. Donc, ça prévoit aussi cette partie-là plus tard, là, parce
qu'il y a des employés dans cet établissement-là.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, et je pense que ma collègue la députée de La Pinière y faisait
référence dans sa question précédente, donc je comprends que les associations
qui sont accréditées, là, là, il n'y en a pas qui est en processus
d'accréditation avec une autre unité ou un autre... Donc, ça, ça ne touche à
rien.
Mme LeBel : ...du nombre de
catégories, non.
M. Morin : Non, O.K. Donc,
ça...
Mme LeBel : Je vais juste
précisément là-dessus parce que je ne connais pas tous les mouvements de toutes
les unités, mais qui découlent du passage de 4 à 6 catégories, la réponse,
c'est non, pas de mouvement qui découle de ça.
M. Morin : Parfait.
Maintenant, quand vous avez fait référence au siège social de Santé Québec,
mais qu'il y a un siège social, deux adresses, est-ce qu'ils ont des unités
d'accréditation différentes selon l'adresse ou selon le groupe d'employés?
Mme LeBel : C'est tellement
précis que je vais passer la parole, s'il vous plaît.
Le Président (M. Simard) : Oui.
Alors, Me Bérubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui.
Merci, M. le Président. C'est les mêmes catégories de personnel. Autrement dit,
les quatre catégories qui se retrouvent dans la Loi concernant les unités de
négociation, autant au sein des établissements, donc les unités administratives
de santé Québec, que dans ce qu'on appelle le siège social ou le restant de
santé Québec, ce sont les mêmes catégories, donc, qui peuvent former le siège
social. Là, ce qu'on fait 1475 et les articles qui vont suivre dans le projet
de loi, on vient en fait simplement réajuster ces dispositions transitoires là,
qui étaient prévues dans les dispositions transitoires de la Loi sur la
gouvernance, en raison notamment du fait... bien, comme la ministre l'a dit, on
ne passe plus à six catégories de personnel, mais on demeure à quatre. Et là
1475 et suivants ne va viser que les employés qui sont transférés du ministère
au siège de Santé Québec. Donc, autrement dit, pas ceux dans les établissements
puisqu'il y a un statu quo pour les accréditations au sein des établissements.
L'article 1475 est vraiment lié à la complétion comme telle du processus
qui est prévu à 1610 de cette même loi-là, 1610 qui est modifié par un autre
article du projet de loi plus tard qu'on va voir, mais qui s'applique
uniquement à ce qui fait partie de Santé Québec à l'extérieur de ces
établissements. Parce que, comme vous allez le voir, on va en discuter dans un
ou deux articles, ce que prévoyait la Loi sur la gouvernance, en fait, ce
qu'elle prévoit toujours, c'est la possibilité, jusqu'à une date déterminée,
d'avoir plus de quatre associations accréditées au sein du siège social de
Santé Québec. Évidemment, cette règle-là va tomber à une date. Donc, il va
falloir venir régulariser la situation advenant le cas où il y en aurait plus
de quatre ou qui ne seraient pas conformes, par exemple, aux unités telles que
définies dans la loi concernant les unités.
Donc, c'est vraiment de la concordance à
l'égard des... on passe de six... en fait, on retire le six, on maintient nos
quatre unités de négos et on vient simplement prévoir qu'est-ce qui s'applique
pour les employés transférés au sein du siège social de Santé Québec à leur
égard. Donc, on maintient l'origine de représentation syndicale jusqu'à ce que
le processus prévu à 1610 soit complet.
M. Morin : Je vous remercie.
Vous avez mentionné qu'il serait ou bien non conforme ou qu'il y en aurait
peut-être plus que quatre. Est-ce qu'il y en a présentement qui sont non...
Est-ce que ça va avoir un impact?
M. Bérubé (Mathieu) : Je ne
pourrais pas vous dire actuellement ça ressemble à quoi. Je ne pense pas qu'il
y en a plus de quatre. Je ne pense pas.
Mme LeBel : L'enjeu, puis je
vais le dire dans mes mots, puis vous corrigerez si vraiment j'amène les gens
dans une mauvaise direction, c'est que, dans les faits, ce qu'il se passe dans
les hôpitaux ne changera pas, ne change pas, mais c'est déjà organisé dans les
établissements traditionnellement conçus comme des établissements, mais la
question au siège social de Santé Québec n'a jamais existé. Donc... et c'était
plutôt... c'était pris en... La portion opérationnelle que Santé Québec va
prendre dans son siège social était une portion qui était assumée par le
ministère de la Santé et non pas les réseaux avant. Donc, c'est plutôt ça.
Là, on va voir le paysage avec 1610 qui
prévoit qu'est-ce qu'on fait avec les gens qui vont peut-être passer du
ministère de la Santé au... je vais l'appeler siège social pour les fins de
discussion, ou même être recrutés de l'extérieur et arriver au siège social.
Donc, disons que l'univers du réseau tel qu'on le concevait avant n'est pas
perturbé, c'est le statu quo, mais le siège social, on ne sait pas de quoi il
va avoir l'air à terme, c'est 1610 qui prévoit la transition entre : Bien,
moi, avant, ça faisait partie du... ça faisait partie des fonctions du
ministère de la Santé, tout ça. Maintenant, ça s'en va dans les fonctions du
siège social. Et 1610 prévoyait une transition, mais là, nous, on l'adapte au
fait qu'il y avait aussi prévu la transition en fonction de passer de 4 à 6,
donc on réadapte à quatre, mais il y a quand même une transition à prévoir.
Parce que ce n'est pas le statu quo, il n'y a pas de statu quo, ça n'existait
pas. Ça existait, mais intégré au ministère de la Santé, on se comprend.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Juste
m'expliquer... le personnel du ministère qui était au ministère de la Santé et
des Services sociaux, qui va peut-être rester ou aller au siège social de Santé
Québec, jusqu'ici était était couvert par quelle convention collective?
Mme LeBel : Je pense que
c'est la fonction publique, un ministère... Je pense que c'est un des syndicats
de la fonction publique. Là, je ne veux pas m'avancer, mais habituellement...
Mme LeBel : …le personnel des
ministères font partie de la fonction publique, alors que… et même si c'est au
sein du grand… de la grande fonction santé, et c'est la même chose pour le
ministère de l'Éducation, son personnel du ministère, là… Je ne parle pas des
gens dans les écoles, on… Ça faisait partie des réseaux, donc c'est fonction
publique. Mais là, quel syndicat? Là, je ne peux pas… Et ça va dépendre du
poste qu'il occupe, puis de leur accréditation, là. Et ça, ça ne vient pas… ce
n'est pas par rapport à leurs… c'est vraiment par rapport aux unités, là, ce
serait soit… c'est ça, soit le SPGQ ou SFPQ, qui sont les deux… les deux
syndicats principaux présentement dans la fonction publique. Il y en a
d'autres, mais ce sont les syndicats principaux.
Mme Caron : O.K. Et pour
les... Et donc pour ces personnes qui, peu importe le syndicat qui les
représentent… qui iront peut-être au siège social de Santé Québec, à ce
moment-là, ce ne sera plus les mêmes…
Mme LeBel : On ne le sait pas,
on ne le sait pas
Mme Caron : On ne le sait pas
encore, mais…
Mme LeBel : On ne sait pas où
est-ce que tout ça va atterrir et qui va être le syndicat qui va avoir la
possibilité de représenter qui, disons-le comme ça.
Mme Caron : Et le personnel
actuel au siège social de Santé Québec, il est représenté par qui?
Mme LeBel : Bien là, ça
dépend, il y a beaucoup de cadres et de non-syndiqués, mais on… Pour l'instant
ils sont maintenus par le syndicat actuel jusqu'à tant que les règles… mais il
y aura possibilité pour ces gens-là de décider d'aller avec une autre unité
d'accréditation. Et ce processus-là est prévu par 16.10, c'est bien l'article?
Tout à fait. Donc, et il y a un temps donné, une procédure donnée. Mais
peut-être qu'à la fin du processus, ces gens-là seront toujours au même… au
sein de la même unité. Mais là, encore une fois, c'est les membres qui
décideront d'où est-ce qu'ils iront. Mais compte tenu de la réorganisation,
bien, on doit permettre aussi aux syndicats avec un s d'aller séduire les
membres ou les marauder, qui est le terme.
Mme Caron : Mais donc pour ces
personnes, dans ces… ce personnel, dans ces situations-là, sont exclues de la…
ils ne devaient pas passer de 4 à 6 catégories, eux? Ils restent.
Mme LeBel : Ils devaient, au
départ.
Mme Caron : …ou ils devaient
aussi, ils devaient aussi.
Mme LeBel : Oui, oui, ils
devaient. Oui, oui.
Mme Caron : O.K., mais là ils
ne devront pas puisqu'on…
Mme LeBel : Oui, mais il y
avait une situation quand même différente, parce que... ce que… l'impact, il y
avait deux impacts dont on a parlé dans le système de santé, dans le projet de
loi no 15. Il y avait l'impact de passer de 4 à 6. Ça, en soit, ça faisait
en sorte qu'il y a deux catégories qui étaient, j'allais dire, prêtes… prêtes à
être… à être saisies par des syndicats. Donc, ça créait un maraudage. Mais en
plus, la création de l'employeur unique dans Santé Québec, on faisait… ça
faisait en sorte que dans les six catégories maintenant créées, il ne pouvait y
avoir qu'un seul syndicat, parce que c'est un syndicat dans les règles par
employeur. Et là, on avait un employeur unique.
Donc, qu'est-ce qu'on vient faire ici? On
vient remettre… parce que… Alors qu'avant il pouvait y avoir plusieurs… plus
qu'un syndicat qui représentent des infirmières, mais un par établissement,
mais les établissements étaient à petite échelle, on se comprend. Je vais dire…
des fois c'est plus large qu'un hôpital, mais je vais le dire pour fins de
discussion à l'échelle d'un hôpital, disons-le comme ça. Donc, maintenant, ce
qu'on vient de dire, c'est : Malgré le fait que… maintenant on dit :
O.K., oublions six, on retombe à quatre. Premier problème de réglé. Et ça
s'appliquait aussi au siège social. Parce que…. Parce que ces catégories-là de
personnel, il y en a, il y en a des infirmières dans le siège social, il y en a
des infirmières qui travaillent au ministère. Donc, ça s'appliquait à eux. Mais
pour des raisons différentes, ils ont une transition à faire, eux autres, qui
ne s'applique pas au réseau parce que cette transition-là n'existe pas. Les
hôpitaux ont toujours existé.
Et on vient aussi dire : Bien, malgré
le fait que Santé Québec est un employeur unique, que la règle est un syndicat
par catégorie, par employeur, on vient permettre d'avoir une plurisyndicalité à
l'intérieur d'une catégorie, en faisant descendre, je vais dire, juridiquement
la notion d'établissement ou d'employeur pour fin de… pour fin d'unités au
niveau des établissements comme avant. Mais c'est très différent pour le siège
social, parce que le siège social va toujours avoir une fonction de transition
différente. Parce que n'oublions pas que tout ça faisait partie du ministère.
Et maintenant on crée une unité ou une entité à l'extérieur du ministère qui va
reprendre les fonctions, certaines fonctions que le ministère de la Santé
faisait, c'est-à-dire, un, gérer le réseau dans sa question d'opérationnalité,
donc les opérations. Mais là on forme un nouveau nouveau siège social, donc il
faut avoir les milieux de transition.
Mme Caron : O.K. Est-ce qu'il
y a des similitudes avec, par exemple, le personnel de l'agence du revenu?
• (11 heures) •
Mme LeBel : Oh! Boy,
peut-être, je ne le sais pas. Il va… c'est comme… Là, mon terme n'est pas
correct, mais la question du siège social de Santé Québec va être une
similitude avec ce qu'ils font dans la fonction publique, là. Mais naturellement,
ils ne font plus partie de la fonction publique, ils font maintenant partie de
Santé Québec. Donc, c'est juste une question d'ajuster le juridique, mais le
pratico-pratique, ces gens-là vont finir par être représentés par une unité
syndicale au même titre qu'ils l'étaient quand ils faisaient partie de la
fonction publique, en fonction…
11 h (version non révisée)
Mme LeBel : ...la catégorie à
laquelle ils appartiennent. Mais là, on est dans... on est vraiment dans de la
technicalité, ce n'est plus un ministère, ce n'est pas tout à fait le réseau, c'est...
Bon. Donc, on le retrouve... il faut qu'il atterrisse à la bonne place. Et c'est
1610 qui permet cette transition-là. Puis il faut quand même être capable d'agir.
Si, à la fin du processus, il ne s'est rien passé, on ne peut pas être dans un
vide.
Mme Caron : Puis, dans les
deux derniers paragraphes, où... Parce qu'on fait une différence entre le
personnel d'encadrement ou ceux qui n'étaient pas dans le... qui ne faisaient
pas partie du personnel d'encadrement. J'imagine qu'il y a des personnes qui
sont peut-être parties du ministère, sont arrivées et qui n'étaient pas parmi
le personnel d'encadrement, mais qui sont devenues, rendues à Santé Québec...
Puis là... va être une...
Mme LeBel : Oui, oui, oui.
Bien, ça crée tout... ça couvre toutes ces possibilités-là. Ça ne veut pas dire
que quelqu'un qui va utiliser cette... tu sais, que ça va s'appliquer à des
gens mais ça couvre la possibilité. Parce que, dans un transfert, puis dans la
création, comme ça, d'une nouvelle unité, bien, il toutes ces possibilités
existent, donc il faut les couvrir.
Mme Caron : D'accord. Merci.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Y aurait-il d'autres commentaires sur... Oui. M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, merci, merci,
M. le Président. À la suite des questions de ma collègue la députée de La
Pinière, je comprends qu'effectivement, à Santé Québec, il va y avoir des...
par exemple, des infirmières qui vont y travailler, comme il y en a dans les
établissements. Parce que j'imagine qu'ils vont devoir développer des
programmes, ou autres, puis qu'il faut du personnel professionnel, donc des
infirmières. Est-ce qu'il va en rester au ministère de la Santé? Puis est-ce
que cette disposition-là va avoir un impact sur elles?
Une voix : ...
Mme LeBel : Non. C'est ça.
Bien, ça, ça va dépendre de l'organisation du ministère, je veux dire, après
que le transfert à Santé Québec va être fait. Puis je serais bien embêtée de
répondre sur la vision que mon collègue a par rapport à ce que le ministère de
la Santé va faire. Est-ce que, dans sa... Parce que le ministre de la Santé à
haut niveau garde le rôle d'orientation. Est-ce que, dans son rôle d'orientation,
il va trouver pertinent... Je ne veux pas répondre à la question parce que ça
ne m'appartient pas. Mais, à ce moment-là, si ces gens-là existent, ils vont
être couverts comme ils le sont présentement. Parce qu'on ne modifie pas les
règles qui s'appliquent au ministère de la Santé, là. On fait juste adapter les
règles pour ceux qui vont passer du ministère de la Santé ou de l'extérieur au
nouveau siège social à Santé Québec. Oui.
M. Morin : Très bien. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous. Donc, des commentaires supplémentaires sur l'article 83?
Conséquemment, cet article est-il adopté? Adopté. Alors, les articles se
suivent mais ne se ressemblent pas. Celui-ci sera un peu plus court.
Mme LeBel : Oui. Article 84 :
L'article 1476 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier... dans les premier et troisième alinéas, de «deuxième» par
«troisième».
Donc, on... de la concordance avec l'article
précédent, là, pour ajuster, là, les référents.
Le Président (M. Simard) : Exact.
Des commentaires?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : 84
est-il adopté? Adopté. Mme la ministre. 85.
Mme LeBel : Merci. Donc :
L'article 1477 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «jour du regroupement» par «25 juin 2027»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Donc, le présent article modifie la date
limite qui permet, malgré la Loi concernant les unités de négociation dans le
secteur des affaires sociales, qu'il y ait plus d'une association accréditée
qui représente l'une des quatre catégories de personnel prévues par cette loi
au sein de Santé Québec qui n'est pas un établissement de celle-ci. On a bien
parlé que c'est un siège social pour les fins des unités d'accréditation. Et c'est
requis parce qu'on ne prévoit plus les six unités, là. Donc, encore une fois,
on ajuste compte tenu qu'on revient à quatre.
Le Président (M. Simard) : Merci.
M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Pourquoi la date
du 25 juin 2027?
Mme LeBel : Oui. Allez-y.
Le Président (M. Simard) : Mme...
Maître Bérubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. La date du 25 juin 2027 vient remplacer le concept de
jour du regroupement, comme on peut le voir dans le texte, là, biffé. Le jour
du regroupement, c'était un concept qui était prévu dans la Loi sur la
gouvernance qui correspondait essentiellement à l'entrée en vigueur de, comment
je pourrais dire, la modification qui faisait passer de quatre catégories de
personnel à six catégories de personnel. À ce moment-là, à cette date-là, on
parlait donc du jour du regroupement puisqu'il allait y avoir un regroupement
massif de plusieurs unités de négociation ensemble, et donc un exercice de
maraudage à l'interne qui s'ensuivait. Or là, on maintient, dans le fond, le
statu quo actuel, donc c'est-à-dire qu'on conserve les quatre unités de
négociation avec une possibilité donc de quatre associations accréditées au
sein de chacun des établissements de Santé Québec. Ici, comme on retire le jour
du regroupement, il fallait prévoir une date de fin pour l'exception prévue à
1477. Tout à l'heure, je vous en ai glissé un bref mot, mais 1477 venait
prévoir de façon temporaire la possibilité que, pour les employés au sein du
siège social de Santé Québec, il y ait plus de quatre unités de négociation,
contrairement à ce que prévoit, dans le fond, la loi concernant les unités, le
temps que tout ça se place et qu'on... comment je pourrais dire, qu'on fasse
enclencher le processus qui est prévu à 1610, qui, lui, je m'en excuse, là, c'est
beaucoup de renvois, là, renvoie à la loi concernant les unités...
M. Bérubé (Mathieu) : ...on
les a étudiés un petit peu, tout à l'heure, les articles 88, 89, donc tout
l'exercice de revoir quelle association sera nouvellement accréditée pour
représenter chacune des potentielles quatre catégories. Ensuite, 88, 89
s'appliquera, à savoir c'est quoi, mes conditions de travail qui s'appliquent
pour ces nouvelles unités là.
Mme LeBel : Dépendamment de
l'affiliation...
M. Bérubé (Mathieu) : Exactement.
Donc là, ici, le choix du 25 juin, tout ça pour arriver ici, là, une
longue parenthèse.... 25 juin 2027, ça correspond à 280 jours
précédant la date d'expiration des conventions collectives dans le réseau de la
santé, donc, au 31 mars 2028. Le choix du 280 jours est dû au fait
que, dans les articles 72 et suivants de la Loi concernant les unités,
processus qui va s'appliquer en vertu de 16.10 de la Loi sur la gouvernance, il
y a un délai approximatif de 280 jours entre le moment où le compte à
rebours commence, c'est-à-dire on enclenche le processus de 72 et suivants, on
remanie, autrement dit, les quatre unités de négociation pour s'assurer
qu'elles respectent les quatre catégories de personnel, et jusqu'à la décision
du tribunal administratif qui vient établir laquelle des associations
accréditées en place, autrement dit, remporte la palme et peut représenter
chacune des unités de négociation.
Ça donne approximativement 280 jours,
donc, l'idée étant que ça concorde de façon assez proche, là, avec le
renouvellement des conventions collectives pour que, autrement dit, le visage
de représentation syndicale au sein du siège social à Santé Québec soit
conforme, il soit canné et qu'on puisse débuter les négociations pour
l'ensemble du réseau de la santé.
Mme LeBel : Avec des unités
accréditées, donc une partie négociante pour la partie adverse.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Simard) : Alors,
merci. D'autres commentaires sur l'article 85?
Mme LeBel : Adopté... ah
bien, s'il n'y a pas d'autre commentaire, naturellement.
Une voix : Ça ce n'est pas
très bien.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. J'ai compris qu'il était adopté. Mme la ministre, allons-y.
Mme LeBel : J'ai tiré la
carpette. Désolée, ce n'était pas volontaire.
Le Président (M. Simard) : Allons-y
pour 86.
Mme LeBel : Merci. 86.
L'article 1483 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «troisième» par «quatrième».
Cet article apporte des modifications de
concordance, toujours, avec celles qu'on vient de faire à 83. Je m'excuse,
collègue, je commence à lire votre langage corporel et quand... je vois quand
vous avez des commentaires. Désolée.
M. Morin : Vous n'aurez pas
de quatrième commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : ...Mme
la députée de La Pinière. Conséquemment, l'article 86 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Article 87.
Mme LeBel : Oui. L'intitulé
de la sous-section V de la section III du chapitre VIII du titre I de
la partie XII de cette loi est remplacé par le suivant :
5. Mesures transitoires concernant les
relations collectives de travail dans le secteur des affaires sociales.
Donc, ça modifie l'intitulé, qui ne
prévoit plus le regroupement des unités négociations en six catégories et ça
met à l'épreuve mes chiffres romains, ma capacité de lire un chiffre romain.
Le Président (M. Simard) : Alors,
des commentaires sur 87?
Une voix : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
cet article est-il adopté? Adopté.
Mme LeBel : ...à quoi sert un
cours classique, hein?
Le Président (M. Simard) : Article 88.
Mme LeBel : Donc,
article 88. L'article 1610 de cette loi est modifié par le
remplacement de «92» et de «au jour du regroupement» par, respectivement, «90»
et «le 25 juin 2027 à l'égard de la partie de santé Québec qui n'est pas
comprise dans une unité administrative visée à l'article 42 de la présente
loi».
Il y aura un amendement, M. le Président,
on pourra discuter par la suite. Donc, remplacer l'article 88 du projet de
loi par le suivant :
L'article 1610 de cette loi est
modifié par le remplacement de «92» et de «à l'égard de Santé Québec au jour du
regroupement» par, respectivement, «90» et «le 25 juin 2027 à l'égard de
Santé Québec qui n'est pas comprise dans une unité administrative visée à
l'article 42 de la présente loi».
Donc, l'amendement vise à corriger, là,
plutôt une anomalie, là, légistique, là. Ça ne change pas ce qu'on fait à
l'article 88, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Y aurait-il, donc, des commentaires, d'abord sur l'amendement?
M. Morin : Non, pas sur
l'amendement.
Le Président (M. Simard) : Pas
de commentaire sur l'amendement. Conséquemment, celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous revenons à 88 tel qu'amendé. M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, est-ce qu'on est encore dans les catégories de six à quatre?
Mme LeBel : Oui, et on est
encore dans l'histoire, là du 280 jours qu'on venait expliquer tantôt,
pourquoi 25 juin 2027, etc. Donc, c'est la date à laquelle expireront les
conventions collectives, bon, etc., donc on vient ajuster tout ça en fonction
du fait qu'on est passé de six... de quatre à...
• (11 h 10) •
M. Morin : Merci.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires sur 88 tel qu'amendé? Conséquemment, celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous poursuivons avec 89.
Mme LeBel : Oui.
L'article 116... pas 116... l'article 1611, pardon, est abrogé.
Désolée.
Donc, abroge l'article 1611, et c'est
en concordance avec le remplacement de...
Mme LeBel : ...de
l'article 88 par l'article 119 du projet de loi qu'on étudie, qu'on
va étudier bientôt.
Le Président (M. Simard) : ...commentaires
sur cette abrogation?
Mme LeBel : Ah! on l'a
étudié. Oui, c'est vrai, on l'a fait dans le bloc précédent, désolée. Oui,
j'adapte le commentaire pour dire que nous avons précédemment étudié plus tôt,
que nous verrons plus loin.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des commentaires sur cette abrogation? Conséquemment...
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Conséquemment, l'article 89 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 90, pour lesquels vous aurez, je
crois, un amendement.
Mme LeBel : Absolument, M. le
Président. Donc, article 90 : L'article 1612 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «jour du
regroupement» par «(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi)».
Donc, cet article modifie la date limite
d'application des mesures transitoires prévues à l'article 1612 de la Loi
sur la gouvernance du système de santé... est requise puisque le projet de loi
ne prévoit plus le regroupement des unités, donc, de revenir à... je vais
reparler du 4 à 6 à 4.
Mais il y a quand même un amendement,
après avoir si bien expliqué l'article 1612 : Remplacer
l'article 90 du projet de loi par le suivant :
«L'article 1612 de cette loi est
abrogé.»
Donc, coup de théâtre. Donc :
L'amendement vise à abroger l'article 1612 de la Loi sur la gouvernance du
système de santé et de services sociaux, lequel était de nature transitoire,
puisque son application ne sera plus requise à l'entrée en vigueur de la
nouvelle loi. Donc, hein.
M. Morin : Voilà. Merci.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur cet amendement d'abord? Conséquemment, l'amendement est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Et
nous poursuivons par 90 tel qu'amendé. Y aurait-il des remarques
supplémentaires à formuler? Pas de remarque. Conséquemment, l'article 90,
tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Évidemment, vous aurez compris que je fais attention à mon secrétariat.
Alors, nous poursuivons par
l'article 91.
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. Donc : L'article 1613 de cette loi est abrogé.
Et cette modification est requise puisque
le projet de loi ne prévoit plus de faire passer de 4 à 6 et... c'est ça.
Le Président (M. Simard) : Oui,
des commentaires sur 91?
M. Morin : ...M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Cet
article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme la ministre, pour 92.
Mme LeBel : Oui. Donc,
l'article 1632 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «la date la plus tardive entre celle qui suit de 18 mois
le jour de la fusion et celle qui suit de six mois le jour du regroupement» par
«le 30 septembre 2027».
Donc, cet article modifie la date limite à
laquelle le gouvernement peut prendre un règlement en vertu de
l'article 1632 de la Loi sur la gouvernance du système de santé et des
services sociaux.
Cette modification est requise puisque le
projet de loi ne prévoit plus le regroupement des unités de négociation formées
au sein de Santé Québec en six. Donc, encore une fois, le fait qu'on revient à
quatre, comme c'était à l'époque du projet du préprojet de loi n° 15, je
dirais.
Et cette date limite a été repoussée afin
notamment de tenir compte des modifications apportées à la Loi sur la
gouvernance du système de santé par le présent projet de loi. Ça fait qu'on
adapte aussi pour être capables de donner l'espace requis à tous, compte tenu
des modifications.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y aurait-il des commentaires sur l'article 92?
M. Morin : Oui, M. le
Président. Donc là, on laisse la date du 25 juin 2027 et on tombe au
30 septembre 2027. Donc, que peut-il se passer entre ces deux dates?
Le Président (M. Simard) : Me
Bérubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Le choix ici de viser le 30 septembre 2027, c'était pour
donner une certaine latitude entre le début, justement, de l'application du
processus prévu à 72 et suivants, autrement dit, le processus qui vise à
déterminer quelles seront ou quelles sont les associations accréditées pour
représenter les quatre unités de négociation au sein du siège social de Santé
Québec, donc de se donner quelques mois à la suite de ça pour voir si est-ce
qu'il y aurait matière à prévoir quelque chose de... parce que... Disons, pour
dire quelque chose, dans les modifications qu'on fait, est-ce qu'il y a un
élément technique qui aurait pu être oublié ou quelconque pourrait le rattraper
par voie réglementaire? C'était l'idée de la disposition à 1632, qui renvoyait
toutefois à six mois... un délai, là, excusez-moi, c'est la date la plus
tardive, entre celle qui suit de 18 mois le jour de la fusion et celle qui
suit de six mois le jour du regroupement. Donc, on repoussait, après le
regroupement, la possibilité de prendre ce règlement-là dans la mesure où,
justement, l'exercice des dispositions législatives n'aurait peut-être pas été
suffisant pour répondre aux technicalités de leurs applications.
M. Morin : Merci. Est-ce que
ce que... Est-ce que je vous ai bien compris qu'au fond le jour du
regroupement, c'est maintenant le 25 juin 2027?
M. Bérubé (Mathieu) : Bien,
en fait, non, pas nécessairement. C'est que, dans certains cas, on pourrait
dire oui, dans d'autres, on avait prévu que c'était la date de la sanction.
Autrement dit, c'est comme... le concept, il disparaît, donc il n'existe plus.
Actuellement, le jour du regroupement, c'est la date d'entrée en vigueur de...
qui fait passer nos catégories de 4 à 6. Cette date-là était... elle pouvait
être antérieure, mais elle était...
M. Bérubé (Mathieu) : ...plus
tard, au 31 décembre 2025. Autrement dit, ça, ça n'existera plus, donc il
n'y aura plus le grand regroupement dont on parle. Le 25 juin, pour les
raisons dont je vous ai évoqué tout à l'heure, était prévu 280 jours
précédant l'expiration des conventions collectives. Ici, on prévoit quelques
mois, tout simplement, après le 25 juin, pour voir à pallier l'absence de
certaines dispositions ou peut-être, disons, comment je pourrais dire, le fait
que certaines des dispositions légales qu'on vient de modifier ne rempliraient
peut-être pas l'objectif souhaité, auquel cas on pourrait rattraper par voie
réglementaire cette possibilité-là. Sachez que ça, c'est un pouvoir, là,
réglementaire qui est assez exceptionnel et rarement utilisé, là, évidemment,
là.
Mme LeBel : Qui existe déjà.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui. Qui
était déjà prévu dans la loi. Et ce type de dispositions là, c'est souvent dans
le cadre de grandes réformes, là, d'où justement l'introduction dans l'article
sur la Loi sur la gouvernance, où est-ce que c'est un projet de loi assez
massif, puis on se prévoit la possibilité, justement, par voie réglementaire,
de venir adapter, au besoin, s'il y a eu un écueil, mais, tu sais, c'est
souvent un plus des écueils très techniques. Là, évidemment, on ne vient pas
rechanger le fond ou la règle de droit, forcément, là.
M. Morin : Donc, c'était
prévu six mois, mais là... juillet, août, septembre, vous prévoyez trois mois.
Donc, il y a-tu une raison pour laquelle vous passez de six mois à trois mois?
M. Bérubé (Mathieu) : Bien
humblement, ça, c'est très... comment je pourrais dire, ça pourrait être revu,
mais dans le sens où est-ce qu'il avait été déterminé que, bien, début de
l'été, fin de l'été, normalement, on devrait assez à même de savoir est-ce qu'il
y a réellement matière à prendre ce règlement-là ou pas? Voilà. Donc, autrement
dit, passé cette date-là, normalement, ça devrait...
Mme LeBel : Il faut penser
quand on fait les ajustements puis des modifications, mais le gros du travail a
déjà été enclenché dans Santé Québec. Les gens sont... beaucoup de gens ont
déjà été transférés, il y a déjà des réflexions qui ont été prises. Donc,
l'idée c'est d'avoir une date butoir pour être capable de se dire : Bien
là, si ce n'est pas fait à cette date-là, on agit. Mais, en même temps, ce
n'est pas de le laisser perturber... pas perturber, mais perdurer
l'incertitude. Il faut que les gens s'organisent, il faut que le réseau
s'organise, et il faut que les gens sachent où est-ce qu'ils se situent dans tout
ça, là.
M. Morin : Très bien. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous, chers collègues. Donc, oui, Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. La question que j'aurais à la lumière de l'explication qui a été
donnée par Me Bérubé, est-ce que c'est encore pertinent d'avoir la dernière
phrase du deuxième paragraphe où on dit que... on fait référence à la date du
13 décembre 2023?
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : ...
Mme LeBel : Oui,
30 secondes, on est en train d'en... juste pour être sûr de voir.
M. Bérubé (Mathieu) : Bon. En
fait, ce que venait prévoir la dernière phrase du deuxième alinéa... Non, je ne
crois pas que c'est nécessaire de la supprimer, là, quoique, dans les faits...
Bon, évidemment, comme on les... déjà... Excusez-moi. En fait...
Mme LeBel : Elle a déjà
trouvé application.
M. Bérubé (Mathieu) : C'est
beau, c'est beau, ça me revient. C'est que l'idée, en fait, c'est que quand on
dit «il peut à un autre une fois publié, et s'il en dispose ainsi, s'appliquer
à compter de toute date non antérieure au 13 décembre 2023», c'est beau,
c'est qu'on conférerait la possibilité au règlement d'être rétroactif. Et ça,
pour le faire, pour qu'un règlement puisse être rétroactif, il faut que le
législateur, donc la loi le permette expressément. Donc, d'où l'objet de cette
dernière phrase-là qui visait à prévoir cette possibilité-là. Et là le
13 décembre 2023, si ma mémoire est bonne, c'est pareil dans les eaux où
est-ce que p.l. n° 15 aurait été adopté, il me semble, là.
Mme Caron : Bien oui, je
pense que c'était la date de la sanction du p.l. n° 15.
M. Bérubé (Mathieu) : C'est
ça. Donc, tu sais, évidemment, on ne prendra pas un règlement qui viendrait...
qui viendrait avoir un effet rétroactif, mais avant la sanction de cette
loi-là.
Mme LeBel : Mais c'est pour
ça, ça devait être dans l'étude originale : Veuillez insérer ici la date
de la sanction du projet de loi. Sûrement.
M. Bérubé (Mathieu) : Exact.
Mme Caron : D'accord. Merci.
Le Président (M. Simard) : C'est
moi qui vous remercie. D'autres commentaires sur 92? Conséquemment, cet article
est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Et nous faisons un bon vers l'article 125.
Mme LeBel : Un bon dans le
futur, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Oui.Pour revenir, par la suite, à 95.
Mme LeBel : Exact. Et on est
toujours, par contre, dans le secteur des dispositions qui modifient des lois
applicables au secteur de la santé et des services sociaux, d'où le
regroupement qui semble un peu anarchique, mais il y a une logique.
Donc, l'article 16.30.16 de cette loi
est modifié par la suppression du paragraphe 13° du premier alinéa.
Donc, cet article supprime le paragraphe
de l'article 16.36 de la Loi visant à rendre le système de santé des
services sociaux plus efficace, notre fameux p.l. n° 15, prévoyant
l'entrée en vigueur différée des dispositions de cette loi et visant à créer
six catégories. Donc, c'est toujours dans la question du six catégories, mais
là c'est... C'est toujours le même... la même raison, mais on se promène avec
des effets différents, dépendamment de la loi dans laquelle on se situe pour
aller faire les ajustements.
• (11 h 20) •
M. Morin : Et je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Vous
n'avez pas de commentaire sur 125. Mme la députée de LA Pinière?
Mme Caron : Non plus.
Le Président (M. Simard) :
Non? M. le député de Rosemont? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.Et nous revenons à 95.
Mme LeBel : Oui...
Mme LeBel : …le temps de
trouver ma page. Alors, je vais laisser à tous le temps de se placer, mais
simplement pour Introduction, nous allons maintenant avoir un article qui est
toujours dans le même secteur, mais plus la loi assurant le maintien des
services essentiels dans le secteur de la santé et des services sociaux. Si ça
va pour tous, donc, 95, la loi assurant le maintien des services essentiels
dans le secteur de la santé et des services sociaux est abrogée.
Et cet article prévoit l'abrogation de la
loi assurant le maintien des services essentiels dans le secteur de la santé et
des services sociaux. Mais pourquoi, me direz-vous? Cette loi, adoptée en 1986,
vise à maintenir des services essentiels dans certains établissements du
secteur de la santé et des services sociaux en cas de conflit de travail et en
raison de sa désuétude, cette loi n'a pas été appliquée depuis de nombreuses
années. C'est la loi à laquelle certains syndicats faisaient référence en
disant… entre autres, la FIQ, je pense, est venue en parler, et la FTQ, si je
ne me trompe pas, mais au moins la FIQ, à l'effet qu'ils étaient très soulagés
que l'on abroge cette loi qui n'a… à toutes fins pratiques, jamais été
appliquée, là, depuis de nombreuses années, c'est maintenant le Code du travail
qui prévoit l'encadrement des services essentiels. Et on a toujours depuis de
très, très, très nombreuses années, travaillé en vertu du Code du travail. Et
je pense que c'était une loi qui était considérée par les syndicats assez dure,
je vais le dire dans mes propres termes.
Donc, ils sont contents qu'on l'abroge,
mais il n'y a pas de vide, là, parce que dans les faits pratico-pratiques, les
services essentiels dans le domaine de la santé sont… sont appliqués par le
Code du travail, et le tribunal administratif, depuis de nombreuses années, je
pense que… en tout cas, comme moi, je n'ai pas connu l'application de la loi en
question. Toujours le Code du travail, et je me dirais… je dirais plus que
20 ans, presque, hein? 10 ans? 1998 à peu près, la dernière fois où
on aurait travaillé avec l'ancienne loi et qu'on a transitée vers le Code du
travail. Donc, dans les faits, ça ne changera pas le quotidien de personne dans
le secteur de la santé et des services sociaux, mais ça enlève, je vais le dire
dans mes termes à moi, une espèce d'épée au-dessus de leur tête, de cette loi
qu'ils considéraient peut-être plus rigide…
Le Président (M. Simard) :
Merci. Mme la députée de La Pinière.
Mme LeBel : …mais je ne veux
pas leur prêter des expressions, qui leur appartiennent.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Bien, effectivement, la question que j'avais, et c'est d'ailleurs
pour ça que j'ai posé la question à un des groupes et la réponse que j'ai
obtenue, c'est : Un grand soulagement. Puis en même temps, on pense à la
population. Donc, je me disais : Oui, je comprends que c'est un grand
soulagement, ce n'est plus une épée de Damoclès qu'ils ont au-dessus de leur
tête. En même temps, est-ce que la loi avait… si elle n'a pas été utilisée,
n'avait-elle pas un pouvoir dissuasif qu'on va perdre en l'abrogeant?
Mme LeBel : Non, parce que
depuis… je vais me lancer, là, mais vous me corrigerez. Depuis… l'enjeu, c'est
qu'on avait deux lois qui visaient les mêmes fins et la… avec deux processus
différents. J'imagine que quand on a adopté le Code du travail ou les sections
du Code du travail, on a décidé de migrer, de moderniser vers le Code du
travail. Et la loi n'a pas été abrogée. Mais dans les faits pratico-pratiques,
nous fonctionnons en fonction du Code du travail, je dirais, depuis 1990, donc,
disons, début des années 2000, donc près de 25 ans en fonction du
Code du travail.
Et les services essentiels, les règles de
service essentielles sont là et sont prévues. Et ça fonctionne au niveau de
santé et services sociaux, on se comprendra, parce que ça, c'est… on parle de
ce secteur-là particulièrement, donc, et on ne faisait pas un peu des deux, là.
Donc, non, il n'y a pas de changement pour la population. Je ne sais pas
pourquoi à l'époque, honnêtement, il faudrait revoir le législateur de
l'époque... Pourquoi quand on a mis en place les règles dans le Code du
travail, on a décidé de maintenir. Peut-être que c'était pour une certaine
transition, voir si on allait avoir des effets pervers pour le changement,
pervers pour la population, on se comprend, mais ça fait… tu sais, ça fait
25 ans… plus de 25 ans qu'on ne l'a pas utilisée, pratico-pratique,
donc.
Mme Caron : Autrement dit, on
a deux outils, mais il y en a un qui n'est pas utilisé puis on…
Mme LeBel : Et personne n'est
perdant, à mon sens, là. Il y a un soulagement d'un côté et pas de perte
d'effet pour la population.
Mme Caron : D'accord, merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires. M. le député de l'Acadie.
M. Morin : …en fait, dans la…
dans la même ligne que ma collègue, la députée de La Pinière. Donc, je
comprends qu'il y avait deux mécanismes, le Code du travail et cette loi-là,
mais que finalement cette loi-là n'a pas été utilisée.
Mme LeBel : Depuis les
années 2000, début des années 2000.
M. Morin : O.K., mais elle
avait été utilisée lors de… lors de sa… lors de son entrée en vigueur.
Mme LeBel : Avant, oui… Oui,
bien, elle a été adoptée en 1986, donc j'imagine qu'elle a été utilisée entre
1986 et fin des années 90. Je me lance, et ceci n'est pas un avis du
législateur, mais mon avis personnel. J'imagine que dans l'intervalle, le Code
du travail a été modifié pour venir mettre un mécanisme, le mécanisme, là,
qu'on connaît aujourd'hui, que cette loi-là, pour un choix que j'ignore, n'a
pas été abrogée à l'époque et on a laissé perdurer les deux régimes, peut-être
pour des fins transitoires, je ne le sais pas. Mais à toutes fins pratiques,
nous avons migré comme gouvernement et comme société dans l'application de
services essentiels dans le système de santé…
Mme LeBel : ...vers le Code
du travail depuis le début des années 2000, donc.
M. Morin : Et je vous remercie.
Mme LeBel : Mais ceci n'est
pas une leçon d'histoire vérifiée.
Le Président (M. Simard) : Bien.
Alors, on va justement laisser la parole à l'historien, ou presque. M. le
député de Rosemont.
M. Marissal : Bien non, je ne
suis pas historien, moi. Je me trouverais à pratiquer légalement l'histoire. Je
ne suis pas historien. Mais, pour la petite histoire, est-ce qu'on pourrait
amender la loi pour s'assurer de ne pas de descendre, en nombre de personnels,
en bas du plancher des services essentiels? Parce qu'une des raisons pour
lesquelles cet article est caduc, c'est qu'il ne s'applique pas, c'est... C'est
une vue de l'esprit, les services essentiels en santé.
Mme LeBel : Mais là,
présentement, là, ce n'est pas... Ce que vous contestez ou discutez, c'est les
décisions du Tribunal administratif en vertu du Code du travail. On ne se
mêlera pas des décisions en vertu du Code du travail. Ce qu'on vient abroger
ici, c'est une loi complète qui n'a pas été utilisée depuis le début des
années 2000 parce que, depuis ce temps-là, on utilise les dispositions du
Code du travail. Donc, les effets de ça, on pourra les discuter devant les
tribunaux, mais, dans les faits, cette loi-là n'a pas été appliquée. Et les
gens qui sont visés par cette loi-là, particulièrement les gens visés par les
services essentiels, et non pas la population, nous disent qu'ils préfèrent
travailler en vertu du Code du travail, même si ce n'est pas parfait.
M. Marissal : En fait,
c'était une boutade parce que...
Mme LeBel : Oui, je l'avais
compris.
M. Marissal : Le «running
gag» dans le réseau de la santé, c'est qu'on serait mieux sous la loi des
services essentiels, ça mettrait plus de monde sur le plancher à bien des
étages d'hôpitaux. Alors, c'est pour ça que je le disais, que c'était une
figure de style et une vue de l'esprit, les services essentiels.
Mme LeBel : Oui, des deux...
Dans les deux cas, il y a des... il y a des doléances, mais.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. D'autres commentaires sur 95? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, nous terminons la section trois.
Et, à ce stade-ci, pour des raisons
techniques, on va suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 11 h 28)
11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 35)
Le Président (M. Simard) : Oui.
Alors, à ce stade-ci, chers collègues, nous pouvons poursuivre nos travaux,
mais avant de se rendre au thème 4, Mme la ministre, vous aviez une suggestion
à nous proposer.
Mme LeBel : Absolument. Nous
avons fait précédemment l'article 66.1, qui était un amendement, M. le
Président, alors je vais... qui a été adopté. Je vais demander, pour une raison
que je vous explique, qui est une raison de sémantique, donc s'assurer que l'article
66 fait référence aux bons termes, parce que nous sommes dans le cadre d'ententes
et non pas dans le cadre de conventions collectives, tel que défini, là,
dans... on parle d'une convention signée, on doit ajuster le langage. Donc, je
vais vous demander de retirer, je pense que c'est la procédure, l'article 66.1
pour le substituer par un nouvel amendement qui viendra faire une correction de
sémantique, et non pas une correction de fond.
Le Président (M. Simard) : Très
bien.
M. Morin : Alors, il y a
consentement, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement à cet effet. Très bien. Alors, nous revenons, bien sûr, à l'amendement
proposé par la ministre, une fois le précédent retiré. Alors, Mme la ministre,
à vous la parole.
Mme LeBel : Oui. Alors...
Mme LeBel : …voici le nouvel
amendement : Insérer, après l'article 66 du projet de loi, l'article
suivant : « Au plus tard le 240e jour précédant la date
d'expiration d'une entente visée à l'article 65, l'organisme représentatif
ou l'association reconnue pour établir des dispositions prévues par cette
entente transmet au président du Conseil du trésor ses préférences sur
l'attribution des matières que pourrait prévoir la décision prévue à
l'article 66. »
Donc, M. le Président, la différence entre
l'article 66.1 précédent que nous avons retiré et l'article 66.1 qui
vient d'être proposé, est, au lieu de lire « reconnu pour négocier »,
nous allons maintenant lire « reconnu pour établir », le terme
« établir » vient remplacer le terme « négocier » de
l'article précédent.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Alors, y aurait-il des commentaires? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Alors, compte tenu
du retrait de l'article 66.1 et du nouveau qui est déposé, moi, je n'ai
pas de commentaire pour la nouvelle mouture de 76.1, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée, M. le député. Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Alors, voilà, nous poursuivons. Nous en arrivons au thème numéro quatre
et nous entamons l'étude de l'article 68, pour lequel il y aura un
amendement.
Mme LeBel : Oui. Et le thème
quatre, M. le Président, ce sont… je dirais que c'est un pot pourri de
dispositions modificatives et de concordances. Donc, on est dans la concordance
pure, mais on va se promener probablement d'une loi à l'autre et d'un secteur à
l'autre, d'un sujet à l'autre, mais pour des fins toujours de concordance.
Donc, article 68, nous sommes dans le
chapitre huit, dispositions modificatives, donc article 68, on est dans la
loi sur l'administration publique. Donc : L'article 77 de la Loi sur
l'administration publique est modifié par la suppression, dans le cinquième paragraphe…
du paragraphe cinquième, de « d'assurer la coordination et le suivi des
négociations relatives à la détermination des conditions de travail du
personnel des secteurs public et parapublic ».
C'est une modification de concordance avec
la nouvelle loi. Mais j'ai tout de même un amendement, M. le Président. Donc,
article 68 : Remplacer l'article 68 du projet de loi par le
suivant...
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre, on va attendre que ça s'affiche à l'écran.
Mme LeBel : Pardon.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Nous sommes à votre écoute.
Mme LeBel : Par le
suivant : Remplacer l'article 77 de la Loi sur l'administration
publique… Non, Pardon. L'article 77 de la Loi sur l'administration
publique est modifié par le remplacement du paragraphe cinquième par le
suivant : « De veiller à ce que les engagements financiers en vue de
l'établissement des conditions de travail requérant une coordination nationale
prévue par la Loi sur la négociation et la détermination des conditions de
travail requérant une coordination nationale, notamment dans les secteurs
public et parapublic (Indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la
présente loi) ne dépassent pas le niveau établi de concert avec le ministre des
Finances, en application du paragraphe sept de l'article quatre de la Loi sur
le ministre… le ministère des Finances. »
Donc, il s'agit d'un amendement de
concordance avec les articles 25 et 96 du projet de loi. Donc, c'est juste
pour s'assurer, dans le transfert entre 37, de bien… de bien codifier et de
bien marquer la réalité actuelle. C'est-à-dire que la réalité actuelle, c'est
que le président du Conseil du trésor et le ministre des Finances fixent
ensemble le grand cadre financier des négociations. Par la suite, c'est le rôle
du président du Conseil du trésor avec son bras négociant et aussi dans son
rôle de… budgétaire, de s'assurer que les divers mandats qui sont accordés à
toutes les tables de négociation, qui rentrent dans le grand cadre financier de
négociation du cadre gouvernemental… est respecté. Donc, il faut que la somme
des mandats, naturellement, respecte le grand cadre financier.
Et c'était de s'assurer… c'était le…
c'était l'esprit du projet de loi au départ. Mais avec la référence qu'on vient
de faire, on s'assure réellement que le rôle du président du Conseil du trésor
est bien de respecter le cadre financier qui est… c'est très logique, là, mais
qu'il a établi au préalable en collaboration avec le ministre des Finances.
Donc, première étape, président du Conseil du trésor, ministre des Finances
décident du grand cadre de la négociation, pour tous ceux qui sont visés par ce
grand cadre là, naturellement. Et par la suite, le président du Conseil du
trésor a comme rôle d'accorder des mandats et de superviser lesdits mandats en
fonction, un, d'une cohérence nationale, d'une stratégie nationale, mais aussi
de s'assurer que la somme de tous les mandats ne dépasse pas le grand cadre de
négociation. Donc, c'est une concordance qui… qu'on devait faire avec
l'article 96, là, qu'on va voir plus loin.
• (11 h 40) •
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Alors, des commentaires sur cet amendement? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Merci, M. le
Président. À l'article 25 du projet de loi actuel qui a été adopté, il y
avait une référence, évidemment… il y a une référence aux conditions de travail
et aux engagements financiers, mais il y avait aussi une référence aux
négociateurs sectoriels. Donc…
M. Morin : ...je comprends
qu'ici vous n'avez pas besoin de faire référence aux négociateurs sectoriels.
Mme LeBel : Non, parce que,
ce que ça dit, un négociateur... ce que ça dit 25, c'est que le négociateur
sectoriel doit se conformer aux modalités et conditions qui sont déterminées
par le président du Conseil du trésor, et ça, c'est les engagements financiers,
et afin d'assurer le respect des niveaux d'engagement financier en vue... Et
là, ça, la phrase : Le respect des niveaux d'engagements financiers, c'est
ça, ici, à 68. Donc, c'est pour faire le lien entre les deux, qu'est-ce que le
respect du niveau des engagements financiers et ça remet donc sur les épaules
du président du Conseil du trésor de s'assurer. Ce n'est pas le négociateur
sectoriel qui doit s'assurer du respect des engagements financiers global, le
grand cadre, mais le négociateur sectoriel, lui, c'est de s'assurer qu'il
respecte le niveau que le président du Conseil du trésor lui a fixé parce que
le président du Conseil du trésor, lui, sa responsabilité, c'est de fixer ces
niveaux-là en fonction du respect du grand cadre. Ça fait que c'est pour ça, la
précision que ça découle de 25. Et ça va aussi avoir un lien avec 96 qu'on
va voir plus loin, qui est aussi le rôle plus spécifique, je pense, du ministre
des Finances. Mais donc ça vient tout attacher ce concept-là, de qui a la
responsabilité de quoi et à quel moment.
M. Morin : Très bien. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, on parle de conditions de travail requérant une coordination
nationale, mais, bien entendu, ce qui est... tout ce qui est les matières
locales qui seraient négociées, pas à la table sectorielle, il faut aussi que
ça respecte...
Mme LeBel : Bien, ça parle de
l'argent nécessaire pour tout ça.
Mme Caron : Oui?
Mme LeBel : Oui, bien oui,
oui, oui. Bien, même aujourd'hui, là, il il y avait quand même des niveaux de
respect de cadres financiers, d'engagements financiers à avoir là-dedans, là,
mais l'idée, c'est de dire : Quand le président du Conseil du trésor donne
une enveloppe globale de négociation à un ministre sectoriel tel que défini par
la loi, bien, ce ministre-là ou ce négociateur-là, parce qu'on sait que le
ministre peut donner la négociation à quelqu'un d'autre, bien, la personne
chargée de négocier doit toujours bien respecter son carré de sable financier.
Là, on ne parle pas de quelle mesure, là, on parle de l'impact financier de ces
mesures. Puis, quand le président du Conseil du trésor donne des mandats, bien,
il en donne à plusieurs, plusieurs, plusieurs tables et il doit s'assurer que
la somme de tout ça respecte son grand cadre financier parce que c'est le
président du Conseil du trésor, qui est le lien entre le ministre des Finances,
si on veut, et les tables... pas les... j'allais dire sectorielles pour les
fins de discussion, là, mais avec toutes les nuances adaptées à chacun des
secteurs qui reçoivent un cadre... un mandat financier.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Brièvement,
qu'est-ce qui arrive si ce n'est pas respecté?
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre.
Mme LeBel : Bien là, ce sera
le président du Conseil du trésor qui sera redevable auprès du ministre des
Finances et probablement de son premier ministre. Et peut-être que cette
personne-là ne sera plus président du Conseil du trésor.
M. Morin : Je comprends. Mais
dans la loi... dans la loi, il n'y a pas... puis je...
Mme LeBel : Non. Non, non.
Bien là, c'est l'organisation gouvernementale, tu sais.
M. Morin : Gouvernementale, O.K.
Mme LeBel : Oui, oui, mais ça
met très clairs de grands principes et ça explique pourquoi le président du
Conseil du trésor doit avoir le moyen de coordonner les enveloppes aussi, là,
parce qu'il y a un engagement auprès du ministre des Finances. Et, au final,
c'est une décision gouvernementale quand on a un cadre financier, c'est établi
entre le ministre des Finances et le Conseil du trésor, mais on s'entend que
c'est le gouvernement au final qui décide du cadre financier, mais les
responsabilités premières des discussions sont dévolues à Finances et Trésor
pour le point de départ. Après ça, c'est à Trésor de s'assurer que, puis, de la
même façon, relation Finances-Trésor, relation Trésor et distribution
d'enveloppes.
M. Morin : Très bien, je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres commentaires sur l'article 68... en fait, l'amendement de cet
article? Conséquemment, l'amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Y a-t-il des commentaires supplémentaires que vous souhaitez apporter
sur 68 tel qu'amendé? Sans quoi celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Et nous poursuivons par l'étude de l'article 69.
Mme LeBel : 69. Donc,
toujours de la concordance. Maintenant, Loi sur l'Agence du revenu du Québec.
L'article 42 de la Loi sur l'Agence du revenu du Québec est modifié par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «association de salariés» et de «Loi
sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic» par, respectivement, «association accréditée» et «Loi sur
la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, c'est de la pure concordance pour
adapter le langage en fonction du nouveau p.l. n° 100,
là, et du nouveau langage, mais ça ne change pas l'état de situation. On est
dans une concordance pure.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Concernant l'article 69, y aurait-il des commentaires?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Est-ce
que cet article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté...
Le Président (M. Simard) : ...Nous
poursuivons par l'étude de l'article 96.
Mme LeBel : 70, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : 70.
Pardon, je n'ai pas mes lunettes, ça paraît.
Mme LeBel : Oui. Donc, avec
votre permission, donc toujours la même chose, toujours de la pure concordance
qui ne change pas le fond des articles, mais cette fois-ci dans la Charte de la
langue française. Donc, l'annexe un de la Charte de la langue française est
modifiée par le remplacement, dans le sous-paragraphe d du paragraphe deuxième
de la section A, de «l'annexe C, donc, de l'annexe C de la loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic»
par «l'annexe un de la Loi sur la négociation et la détermination des
conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans le
secteur public et parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre
emploi)».
Donc, plus d'annexe C, maintenant, une
annexe I, nouvelle loi, nouveau langage, on adapte. On concorde.
M. Morin : ...commentaire.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Conséquemment, l'article 70 est-il adopté? Adopté. Nous poursuivons
par 71? Non, non. Il est...
Mme LeBel : 79.
Le Président (M. Simard) : 79.
Oui.
Mme LeBel : Oui. Merci. Donc,
on concorde toujours. Ça se dit-tu? Je ne pense pas.
Le Président (M. Simard) : Mme
la ministre, qu'on suive comme il faut avec le secrétariat pour qu'on soit tous
au même endroit au même moment.
Mme LeBel : À la même place.
Le Président (M. Simard) : Ce
serait dommage d'en échapper un, chemin faisant.
Mme LeBel : Bien oui!
Le Président (M. Simard) : Alors,
voilà. Merci, Mme la ministre.
Mme LeBel : Sommes-nous à 79?
Le Président (M. Simard) : Absolument.
Mme LeBel : Parfait. Donc,
toujours la même histoire, toujours de la concordance pure. Pas de modification
de fond. Loi sur l'équité salariale, cette fois : L'article trois de la
Loi sur l'équité salariale est modifié par le remplacement, dans le paragraphe
troisième du deuxième alinéa, de «collèges, des centres de services scolaires,
des commissions scolaires et des établissements visés par la Loi sur le régime
de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic» par «employeurs du secteur de l'éducation et de l'enseignement
supérieur et du secteur de la santé et des services sociaux visés par la Loi
sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic
(indiquer ici l'année et le numéro du chapitre de la présente loi)».
On vise les mêmes personnes. Mais, à ce
moment-ci, comme elles changent de vocable dans le nouveau projet de loi
n° 101 et que le titre de la loi change, on change les références.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des remarques sur 79? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Peut-être
brièvement. Quand, dans la loi actuelle, on parle de collèges, de centres de
services scolaires, de commissions scolaires, donc c'est... c'est beaucoup plus
identifié. Est-ce que c'est parce que dans la loi actuelle on fait une
référence aux employeurs plus spécifiques qui sont les collèges, les centres de
services scolaires et les commissions scolaires?
Mme LeBel : Oui. On décline
tout ça aux articles... ça, ça découle de ce qu'on a fait à l'article cinq et
l'article six. Ça vise les mêmes établissements... on a... on a pris la peine,
vous vous en souviendrez, de passer à travers les catégories, ça vise les mêmes
entités, là, mais avec un vocable différent. Et c'est décliné aux articles cinq
et six pour s'assurer... avec leurs référents et leurs lois respectives, pour
s'assurer qu'on ne les échappe pas. Mais là, comme dans des lois comme la Loi
sur l'équité salariale et les autres lois pour lesquelles on fait la
concordance, comme on faisait référence aux anciennes terminologies, on adapte.
M. Morin : Très bien. Merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques sur 79? Cet article est-il adopté? Adopté. Article 80.
Mme LeBel : 80. Je pourrais
verser mes commentaires : Toujours la même logique. Donc :
L'article 11 de cette loi, même loi, est modifié par le remplacement, dans
le troisième alinéa, de «les collèges, les centres de services scolaires, les
commissions scolaires, l'autre pour... l'autre pour les établissements» par
«les employeurs du secteur de l'éducation et de l'enseignement supérieur,
l'autre pour les employeurs du secteur de la santé et des services sociaux».
Donc, même chose, ça découle de ce qu'on a
fait à cinq, six. On n'échappe personne, mais on s'assure d'assurer le vocable
dans des lois connexes.
Le Président (M. Simard) : Très
bien.
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Pas
de commentaire sur 80, conséquemment, cet article est-il adopté? Adopté. 81.
Mme LeBel : Alors... Pardon.
Pardon.
Le Président (M. Simard) : Non.
Je vous en prie.
Mme LeBel : 81. Au préalable,
même commentaire, même exercice. Donc : L'article 21.1 de cette loi
est modifié par le remplacement, dans le paragraphe quatre du deuxième alinéa,
de «dans un établissement visé par la Loi sur le régime de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic» par «au sein
d'un employeur du secteur de la santé et des services sociaux visé par la Loi
sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans le secteur public et parapublic (indiquer
ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, on faisait référence à la
loi 37, on fait maintenant référence au projet de loi n° 100 avec les
vocables adaptés dans chacune des lois.
• (11 h 50) •
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y aurait-il des commentaires sur l'article 81?
M. Morin : Alors, je n'ai pas
de commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Conséquemment, à l'article 81 est-il adopté? Adopté.
Article 82.
Mme LeBel : Donc, toujours
dans le même esprit. L'article 76.9 de cette loi est modifié par la
suppression de «l'agent négociateur nommé en vertu de la Loi sur le régime des
négociations des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic».
Donc, ça apporte encore des modifications
de concordance avec la nouvelle loi. Et on est toujours dans...
Mme LeBel : ...dans la Loi
sur l'équité salariale. Donc, on fait la concordance.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des remarques sur 82? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous poursuivons avec 93.
Article 93.
Mme LeBel : Absolument. Donc,
on va s'y rendre. Et on est toujours dans notre merveilleux périple de
concordance à travers différentes lois. Donc, on continue sur la Loi sur
l'Institut de la statistique du Québec. C'est fou, toutes les lois qu'on
affecte quand on fait un projet. Donc : L'article 4 de la loi, c'est
toujours l'Institut de la statistique du Québec, est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «, des centres de services scolaires, des commissions scolaires, des
collèges et des établissements» par «et des employeurs du secteur de
l'éducation et de l'enseignement supérieur et du secteur de la santé et des
services sociaux visés par la Loi sur la négociation et la détermination des
conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans les
secteurs public et parapublic (indiquer ici l'année et le numéro du chapitre de
la présente... du chapitre de la présente loi)»; et
2° par la suppression du troisième alinéa.
Donc, qui faisait référence à des termes
tels que «centres de services scolaires», «commissions scolaires», etc.,
«établissement». Naturellement, c'est la même chose qu'on vient de faire dans
les lois précédentes, mais on s'adapte aux différentes lois. Encore une fois,
ça découle de cinq et six du projet de loi n° 100. Et on ne change pas
l'état de situation, mais plutôt les référents et les terminologies.
Le Président (M. Simard) : D'accord.
Sur 93, il y aurait des commentaires?
M. Morin : Ah! je n'ai pas de
commentaires, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie, cher collègue. Conséquemment, l'article 93 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
94.
Mme LeBel : Alors, même idée
pour la Loi sur la laïcité, mais c'est plutôt la référence à l'annexe c qui
devient une référence à l'annexe I. Donc :
L'annexe 1 de la Loi sur la laïcité
est modifiée par le remplacement, dans le paragraphe 4°, de «l'annexe C de la
Loi sur le régime des négociations des conventions collectives dans le secteur
public et parapublic» par «l'annexe I de la Loi sur la négociation et la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans le secteur public et parapublic (indiquer ici l'année et le
numéro de chapitre de la présente loi)».
Simplement un ajustement de références.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y aurait-il des commentaires sur cet ajustement de référence?
M. Morin : Alors, je n'ai pas
de commentaires, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
l'article 94 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et on fait un petit bond vers 96.
Mme LeBel : Oui, petit saut.
Donc, toujours le même état d'esprit pour l'article 96, et maintenant
c'est la Loi sur le ministère des Finances, et ça vient faire une référence à
ce qu'on a vu tantôt, précédemment, par rapport au cadre financier. Donc :
L'article 4 de la Loi sur le
ministère des Finances est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 7°,
de «inhérents au renouvellement des conditions collectives» par «en vue
d'établissement des conditions de travail requérant une coordination nationale
prévu par la Loi sur la négociation et la détermination des conditions de
travail requérant une coordination nationale notamment dans les secteurs public
et parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente
loi)».
Donc, c'est une adaptation de référence
pour s'assurer qu'on vient bien couvrir tout l'univers qui est couvert par le
cadre financier qui sera établi, comme je le mentionnais précédemment, entre
Trésor et Finances, là, pour une ronde de négociations.
Le Président (M. Simard) : Alors,
merci, Mme la ministre. Des commentaires sur 96?
M. Morin : En fait, juste
brièvement.
Le Président (M. Simard) : Je
vous en prie.
M. Morin : Les articles
précédents, on parlait... évidemment, il y avait un volet Finances, respect
de... en fait, du chapeau, finalement, de l'enveloppe financière. Ici, on parle
des conditions de travail avec une coordination nationale. Ça fait qu'est-ce
que ça vise uniquement le volet financier ou si c'est plus large?
Mme LeBel : Non, ça vise le
titre de la loi. C'est parce que... Puis on disait que les conditions de
travail, c'est un vocable qui est beaucoup plus large que celui des conventions
collectives, mais ça vise aussi... dans des ententes qu'ils doivent respecter
un cadre financier. Non, mais c'est vraiment l'impact financier de tout ça, là.
C'est l'impact financier qui est couvert par le grand cadre, mais on reprend le
vocable du projet de loi n° 100, là, qui vient couvrir... Entre autres, on
parlait des quatre secteurs, hein, les conventions collectives. Dans le langage
familier, une condition de travail, les gens font référence à une convention
collective, mais, une condition de travail, on peut l'avoir à travers les
ententes, présentement, que ce soient des ententes avec les RI-RTF, comme on
les mentionnait, qui sont des conventions entre un... je vais dire
établissement, dans mes mots, là, mais un établissement qui, eux, sont chargés
par la suite de négocier leurs conditions plus précises de l'organisation du
travail. Mais, dans la condition de travail pour le sens de la négociation pour
le gouvernement, l'entente en fait partie, comme la grande enveloppe des
médecins, qui font partie de ça au sens large, parce que la façon de rémunérer
peut avoir un effet sur les conditions. Donc, c'est vraiment au sens large,
mais c'est pour s'assurer de couvrir tous les secteurs qui, en vertu des
nouveaux termes que l'on a mis au jeu, sont visés par le grand cadre de
négociations qui est établi en vertu de l'article 4...
M. Morin : ...je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires sur 96? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
97.
Mme LeBel : Oui. Donc,
toujours dans l'adaptation, la concordance. Maintenant, c'est la Loi sur la
police. L'article 57 de la Loi sur la police est modifié par l'insertion, après
«déterminer» de «sur recommandation du président du Conseil du trésor».
Cet article apporte une modification à
l'article 57 de la Loi sur la police afin que la détermination du traitement de
certains membres et des cadets de la Sûreté du Québec par le gouvernement soit
dorénavant faite sur recommandation du président du Conseil du trésor, mais
c'est toujours dans l'objectif de respecter le cadre financier.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Est-ce qu'il y aurait des commentaires sur cet article?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci. Juste une
question. Alors, je comprends qu'on ajoute ça pour s'assurer de respecter le
cadre financier, mais qu'est-ce qui se passait jusqu'ici?
Mme LeBel : Bon. Là, je
vais... Je suis moins habilité à répondre parce que je n'ai pas fait la
négociation, là, entre autres, des policiers, pour des raisons... mais
peut-être, Frédéric, veux-tu...
Le Président (M. Simard) : ...souhaite
intervenir?
Mme LeBel : Oui, je vais
passer la parole.
Le Président (M. Simard) : Alors
M.... Donc, il y aurait consentement à cet effet. Alors, M., puisque c'est la
première fois que vous êtes dans... que vous êtes présent parmi nous,
auriez-vous d'abord l'amabilité, s'il vous plaît, de vous présenter?
M. Bernier (Frédéric) : Merci,
M. Président. Frédéric Bernier, Secrétariat du Conseil du trésor, négociateur
en chef adjoint, secrétaire associé.
Le Président (M. Simard) : Nous
sommes à votre écoute, monsieur.
M. Bernier (Frédéric) : Ici,
l'article le vise un peu, comme Mme la ministre l'expliquait au début des
travaux, à refléter ce qui était dans le décret... présidente du Conseil du
trésor pour la coordination de négociation avec les policiers. Là, on vient
intégrer ça dans la loi, dans le fond, parce que le mécanisme n'était pas
présent dans la Loi sur la police, on gérait par décret. On l'ajoute ici, dans
la loi, pour s'assurer de la coordination.
Mme LeBel : Pour compléter,
c'est les fameux décrets de 2019 et 2022, qui prévoyaient déjà cette
coordination-là, mais e n'était pas prévu dans la Loi sur la police.
Puis peut-être pour revenir un peu en
arrière, on a prévu tout ça à l'article 3, paragraphe 6, en disant que le
personnel visé à l'article 55 de la loi police faisait partie de la grande
coordination, donc. Et ça, c'est de la concordance en vertu de ce qu'on vient
de... on a fait à l'article 3, particulièrement, paragraphe 6.a.
Mme Caron : Donc, ça
n'introduit pas quelque chose de nouveau, ça vient codifier...
Mme LeBel : Pas dans la
pratique.
Mme Caron : ...ce qui était
dans des décrets, c'est ça?
Mme LeBel : Voilà. Ça,
pratico-pratique, effectivement, c'était déjà ça.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Simard) : D'autres
commentaires sur 97? M. le député de Rosemont, non? Conséquemment, cet article
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 98.
Mme LeBel : Oui. Toujours
dans notre chemin à travers les différentes lois, dans le domaine de la
concordance, Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans
les secteurs public et parapublic. La Loi sur le régime de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic est abrogé parce
qu'on va avoir une nouvelle loi, idéalement, je l'espère, en tout respect de
l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, puis-je vous demander respectueusement si cet article est adopté?
M. Morin : Alors, je n'ai pas
de commentaire pour cet article, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude.
Mme LeBel : Adopté, le tout
respectueusement soumis. Donc...
Le Président (M. Simard) : À
l'étude de 99.
Mme LeBel : Oui. Donc, on
continue en matière de concordance, Loi sur le régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes. L'article 115.11 de la Loi sur le
régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes
publics est modifié par le remplacement, dans le paragraphe b du paragraphe 2°
du deuxième alinéa, de «Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic» par la «Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans le secteur public et parapublic,
(indiqué ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, toujours la même chose. Si le projet
de loi est adopté, nous allons avoir un nouveau régime. La précédente loi, on
vient de l'abroger si... donc il faut faire les références différentes partout
ailleurs.
Le Président (M. Simard) : Alors,
y aurait-il des commentaires sur l'article 99?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, chers collègues, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre nos
travaux et on se retrouve cet après-midi, après les affaires courantes, alors
n'allez pas trop loin.
(Suspension de la séance à 12 heures)
15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 16)
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, chers collègues, nous voici de retour. Et doit-on y voir un
signe... un signe de quoi que ce soit? C'est à vous d'en juger. Mais nous
sommes à l'article 100 du projet de loi n° 10, Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui, absolument.
Et nous sommes toujours dans nos articles de concordance. S'il y a tout le
monde, on peut commencer. Donc :
L'article 164 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le sous-paragraphe h du paragraphe 1° du
premier alinéa, de «de salariés visés par la Loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic» par
«accréditées visés par la Loi sur la négociation et la détermination des
conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans les
secteurs public et parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de
la présente loi).
Donc, vous voyez toujours concordance par
rapport au fait qu'on parle du p.l. 37 à maintenant ce qui va être le p.l. 100,
et on verra le numéro... le numéro, éventuellement.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y aurait-il des commentaires sur l'article 100?
Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes maintenant rendus à l'article 101.
Mme LeBel : Oui. 101,
toujours dans le même esprit :
L'annexe I de cette loi est modifiée par
la suppression, dans le paragraphe 1°, de «Comité patronal de négociation des
collèges», de «Comité patronal de négociation pour les centres de services
scolaires francophones» et de «Comité patronal de négociation du secteur de la
santé et des services sociaux».
Donc, ça retranche de l'annexe I de la Loi
sur le régime de retraite du personnel employé. Les différents secteurs
seraient très nécessaires, considérant que l'article 141 du projet de loi
prévoit leur dissolution. Mais on a expliqué qu'effectivement, par la suite, le
ministre et les ministres sectoriels gardent le pouvoir de pouvoir les remettre
en place selon les conditions qu'on a... qu'on a vu passer dans les projets...
dans les lois... voyons, les articles précédents.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y aurait-il des commentaires? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, il y avait un
commentaire. J'ai bien compris, Mme la ministre, mais il n'en demeure pas moins
que leur nom disparaît du projet de loi. M. le Président, je suis cohérent avec
ce que j'ai dit précédemment.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. D'autres remarques sur 101? Sans quoi celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de l'article 102.
Mme LeBel : Oui. Alors,
article 102, concordance dans la Loi sur le régime de retraite des enseignants.
Donc :
L'article 28.0.1 de la Loi sur le
régime de retraite des enseignants est modifié par le remplacement, dans le
sous-paragraphe b du paragraphe 2° du deuxième alinéa, de «Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic»
par «Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail
requérant une coordination nationale notamment dans le secteur public et
parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, substitution du p.l. 37 par le
p.l. n° 100, là où c'est nécessaire de le faire.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des commentaires sur cet article?
M. Morin : ...pas de
commentaires, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. L'article 102 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Mme LeBel : Adopté. Donc,
l'article 103, Loi sur le régime de retraite des fonctionnaires, donc même
effet :
L'article 66.3 de la Loi sur le
régime de retraite des fonctionnaires est modifié par le remplacement, dans le
sous-paragraphe b du paragraphe 2° du deuxième alinéa, de «Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic»
par «Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail
requérant une coordination nationale notamment dans les secteurs public et
parapublic (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente
présente loi)».
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur 103? Je vous remercie. Conséquemment, l'article 103
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes...
Mme LeBel : Donc... oui, je
m'excuse, M. le Président
Le Président (M. Simard) : Oui,
ça permet aussi à notre secrétaire de faire les choses correctement et de ne
pas trop le bousculer. Allons-y pour 104.
Mme LeBel : 104, donc on
continue dans le même esprit, Loi sur le régime de retraite du personnel
d'encadrement. Donc :
L'annexe II de la Loi sur le régime
de retraite du personnel d'encadrement est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 1, de «comité patronal de négociation de collège», de «Comité
patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux» et de
«comité patronal de négociation pour les centres de services scolaires et
francophones».
Donc, c'est nécessaire, considérant
l'article 141 du projet de loi qui prévoit leur dissolution, et ça, c'est
conséquent aux discussions qu'on a faites jusqu'à présent.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des remarques?
M. Morin : ...pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : L'article 104
est-il adopté?
• (15 h 20) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à l'étude de 105.
Mme LeBel : Toujours dans la
section concordance, on vogue et navigue à travers différentes lois. M. le
Président, on arrive maintenant à la Loi sur les relations de travail, la
formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de
la construction, partout où il y a des références à modifier. Donc, article 105 :
L'article 19 de la Loi sur...
Mme LeBel : …les relations du
travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans
l'industrie de la construction, est modifiée par le remplacement dans le
paragraphe huit du premier alinéa de « Centres de services scolaires, les
commissions scolaires et collèges visés dans la Loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans le secteur public et parapublic » par
« employeurs du secteur de l'éducation et de l'enseignement supérieur
visés par la Loi sur la négociation et la détermination des conditions de
travail requérant une coordination nationale, notamment dans le secteur public
et parapublic (Indiquer ici l'année, le numéro de chapitre de la présente loi)
».
Donc, on a fait ce genre d'adaptation dans
les articles précédents. Donc, une adaptation de référence à la nouvelle loi par
rapport à l'ancienne et de langage adapté en vertu des articles cinq et six,
entre autres, du projet de loi actuel.
Le Président (M. Simard) :
Merci. Des remarques sur 105?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) :
Merci à vous, cher collègue. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Et nous en sommes rendus au dernier article de cette sous-section.
Article 106.
Mme LeBel : Oui, 106. Donc,
encore une loi dans… à travers laquelle on navigue, une loi différente, M. le
Président. L'article 606, Loi favorisant le respect de la neutralité
religieuse de l'État et visant notamment à encadrer les demandes
d'accommodement pour un motif religieux dans certains organismes. Donc :
L'article deux de la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de
l'État et visant notamment à encadrer les demandes d'accommodement pour un
motif religieux dans certains organismes est modifié par le remplacement, dans
le paragraphe quatre du premier alinéa, de « l'annexe c de la Loi sur le
régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic » par « l'annexe 1 de la Loi sur la négociation, la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale,
notamment dans les secteurs public et parapublic, donc (indiquer ici l'année et
le numéro de chapitre de la présente loi) ».
Encore une fois, c'est la fameuse annexe
dont on a parlé dans des articles précédents qui devient un du projet de loi
n° 100 au lieu de C du projet de loi n° 37… de la loi. En tout cas,
on se comprend.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Donc, sur l'article 106, y aurait-il des remarques?
M. Morin : Je n'ai pas de remarque,
M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Cet article est-il adopté? Adopté.
Mme LeBel : Dans la même
section, Dispositions de concordance, on passera à 126 avec votre permission.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Oui, à un instant, qu'on puisse tout le monde trouver la page dont
il s'agit. Je vous en prie, Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui, 126, ça va
pour tout le monde? Parfait. Merci, M. le Président. Règlement sur la
rémunération des arbitres, toujours en concordance, donc, 126 : L'article
un du règlement sur la rémunération des arbitres est modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa de « collège, un centre de services
scolaire, une commission scolaire » et de « loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic » par respectivement « employeurs du secteur de
l'éducation et de l'enseignement supérieur » et « la Loi sur la
négociation et détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans les secteurs public et parapublic
(Indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi) ».
Même genre de concordance que l'on fait
depuis tantôt entre le projet de loi n° 37 et la nouvelle référence qui
sera le projet de loi n° 100, lorsqu'adopté qui est maintenant le projet
de loi 100, mais qui sera une nouvelle loi.
Le Président (M. Simard) :
Merci beaucoup. Donc, des commentaires sur 126?
M. Morin : Alors, je n'ai pas
de commentaire, M. le Président…
Le Président (M. Simard) : Cet
article-là…
M. Morin : C'est de la
concordance.
Le Président (M. Simard) :
Oui, oui. Cet article est-il adopté? Adopté. 127.
Mme LeBel : Donc, toujours
dans le merveilleux monde de la concordance. Et je constate qu'on navigue à
travers des règlements plus que des lois. Mais on navigue toujours dans
différents endroits où des dispositions demandent d'être ajustées compte tenu
du nouveau projet de loi que l'on s'apprête potentiellement, je l'espère, à
adopter, le tout respectueusement soumis. Donc, Règlement sur le recours aux
services des agences de placement de personnel et à la demande… et… O.K. Il y a
quelque chose qui manque, là, « et à de la main-d'œuvre », là, et de
la main-d'œuvre indépendante dans le domaine de la santé et des services
sociaux. Donc, l'article neuf du Règlement sur le recours aux services des
agences de placement de personnel et à de la main-d'œuvre… pouvez-vous
suspendre deux… je pense que…
Le Président (M. Simard) :
Oui, on va suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 15 h 25)
(Reprise à 15 h 26)
Le Président (M. Simard) :
Bien. M. le ministre.
Mme LeBel : Merci. Alors,
maintenant qu'on a éclairci l'enjeu que j'avais : L'article neuf du
règlement sur le recours aux services des agences…
Mme LeBel : ...de placement de
personnel et à de la main-d'œuvre indépendante dans le domaine de la santé et
des services sociaux est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de
«l'annexe C de la Loi sur le régime de négociation et des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic» par «l'annexe 1 de la
Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans les secteurs public et parapublic»
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi). On est dans
le même genre de concordance que ce que l'on a fait précédemment.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Des commentaires? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. 128.
Mme LeBel : Oui. Alors, nous
sommes dans les modalités de signature de certains actes, documents ou écrits
du ministère du Travail. Donc, l'article 9 des Modalités de signature de
certains actes, documents ou écrits du ministère du Travail est modifié par la
suppression du paragraphe 15°.
Donc, ça supprime un paragraphe qui réfère
à un écrit désignant une personne pour agir à titre de médiateur arbitre en
vertu du deuxième alinéa de l'article 39 ou du deuxième alinéa de
l'article 91 de la Loi concernant les unités de négociation dans le
secteur des affaires sociales. Donc, cette suppression est requise parce que le
projet de loi prévoit, telle qu'étudié précédemment, la suppression de ces deux
articles. Donc, la référence devient caduque.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques ou des commentaires? Conséquemment, l'article 128 est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Nous passons à l'étude de l'article 129.
Mme LeBel : 129, oui, j'y
arrive. L'article 11 des modalités est modifié par la suppression du
paragraphe 5°.
Donc, apporte des modifications pour des
raisons similaires à celles exprimées lors de l'étude du précédent article. Je
verse mes commentaires finalement.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques sur l'article 129? Celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
130.
Mme LeBel : Oui. Règlement
d'application de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics. Donc, l'article 8.4 et 8.6 du
Règlement d'application de la Loi sur le régime de retraite du personnel
employé du gouvernement et des organismes publics sont modifiés par le
remplacement, dans le dernier alinéa, de «Loi sur le régime de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic» par «Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)»
On est toujours dans la même concordance,
mais dans un règlement différent.
Le Président (M. Simard) : Bien.
Des commentaires sur 130?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire.
Le Président (M. Simard) :
vous remercie. Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
131.
Mme LeBel : Oui.
L'article 51 de ce règlement est modifié par le remplacement des
sous-paragraphes b et c du paragraphe 1° du premier alinéa par les
sous-paragraphes suivants :
«b) l'annexe I de la Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi);
«c) le paragraphe 3° ou 5° de
l'article 6 de la Loi sur la négociation et la détermination des
conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans les
secteurs public et parapublic;».
Alors, v'est toujours de la concordance.
Donc, précédemment, l'article b faisait référence, vous le comprendrez, à
l'annexe c du projet de loi n° 37. Donc, on ramène
l'annexe I du projet de loi actuel. Et c'est la même chose pour l'article c, on
faisait référence à d'autres paragraphes et on ajuste en fonction des
modifications qu'on a faites.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des commentaires sur 131? Cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
132.
Mme LeBel : Oui. Règlement sur
les travaux bénévoles de construction Ça existe? Règlement sur les travaux
bénévoles de construction. Donc :
132. L'article 4 du Règlement sur les
travaux bénévoles de construction est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 4°, de «centre de services scolaire, d'une commission scolaire
ou d'un collège visé par la Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic» par «employeur du secteur
de l'éducation et de l'enseignement supérieur visé par la Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, c'est une modification de
concordance qu'on a déjà vue précédemment dans d'autres articles, et on
continue avec la même logique.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Maintenant,
si on parle de travaux bénévoles, c'est conventionné, ça fait partie des conventions
collectives?
• (15 h 30) •
Mme LeBel : Je comprends...
Je ne connais pas le règlement sur les travaux bénévoles, mais ils font une
référence à la loi n° 37, donc il faut ajuster pour faire une référence au
nouveau projet de loi n° 100, et on ajuste le vocable. Mais, en toute
transparence, je ne suis pas une experte du Règlement sur les travaux bénévoles
de construction, mais, dans ce règlement-là, ils font une référence à la loi...
15 h 30 (version non révisée)
Mme LeBel : ...et aux vocables
utilisés dans la loi n° 37, comme on fait, on modifie certains vocables en
fonction de l'article 5 et 6 ici, avec... mais en visant les mêmes
entités, on se comprend, puis que la loi change de titre, on fait les
ajustements. Mais je ne peux pas vous répondre sur le règlement sur les travaux
bénévoles de construction.
M. Morin : Je comprends. Ça m'a
un peu étonné parce qu'on parle...
Mme LeBel : Moi aussi.
M. Morin : ...d'un cadre, d'une
coordination nationale, notamment au niveau des finances, de l'impact financier,
puis là on parle de travaux de bénévolat.
Mme LeBel : O.K., mais parfait.
C'est que dans le secteur d'éducation, ce qu'on me dit, puis c'est un peu ce
que je me doutais, c'est qu'il y a des permis... des travaux bénévoles qui sont
permis d'être faits. Je pense qu'il y a certaines modalités qui doivent être
négociées que les syndicats pour laisser de l'espace à des travaux bénévoles
plutôt qu'à des gens syndiqués à l'emploi qui doivent faire ces travaux-là.
M. Morin : D'accord.
Mme LeBel : Donc, c'est une
exemption pour certains travaux, mais, naturellement, ça fait référence au projet
de loi n° 37, et, maintenant, 100, parce qu'il y a certaines modalités, j'imagine,
du règlement qui doivent être négociées.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Mme LeBel : Merci.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le Président.
Alors, est-ce que, par exemple, ça pourrait être un groupe de parents qui
décident de se mettre ensemble pour repeindre ou redécorer une classe ou... ils
seraient visés par cet article-là de la loi?
Mme LeBel : Je vais peut-être
laisser, pour des exemples beaucoup plus pointus — puis je ne veux
pas mêler les cartes en agréant quelque chose qui pourrait être plus nuancé — laisser
Me Lapointe intervenir avec le consentement.
Le Président (M. Simard) : Il y
aurait consentement à cet effet?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Simard) : Me
Lapointe, je vous en prie.
Mme Lapointe (Édith) : Alors,
peut-être pour préciser, je ne peux pas répondre à la situation que vous
exprimez, mais c'est un peu dans cet esprit-là. C'est qu'il y a des exemptions
qui sont déjà prévues, mais ça doit répondre à certaines balises que je n'ai
pas en mémoire. Mais, effectivement, ça pouvait permettre à des parents de
donner un petit coup de pouce sur, par exemple, des cours d'école, mais c'est
très, très ciblé.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Simard) : Alors,
d'autres questions sur 132? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
133.
Mme LeBel : Oui. «Règlement
sur certaines conditions de travail applicables aux cadres des agences et des
établissements de santé et de services sociaux». Donc :
L'article 76.18 du Règlement sur certaines
conditions de travail applicables aux cadres des agences et des établissements
de santé et de services sociaux est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 3° du premier alinéa, de «l'annexe C de la Loi sur le régime
des négociations des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic» par l'annexe I de la Loi sur la négociation et la détermination
des conditions de travail requérant une coordination nationale notamment dans
les secteurs public et parapublic (indiquer ici l'année et numéro de chapitre
de la présente loi)».
Donc, toujours un changement de référence
compte tenu qu'on adopte une nouvelle loi.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques sur 133?
M. Morin : Je n'ai pas de
commentaire.
Le Président (M. Simard) : Cet
article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et enfin le dernier article de cette section, l'article 134.
Mme LeBel : Oui. Alors, 134 :
«Règlement sur certaines conditions de travail applicables aux... aux hors-cadres — pardon — des
agences et des établissements publics de santé et de services sociaux».
Donc :
134. L'article 87.18 du Règlement sur
certaines conditions de travail applicables aux hors-cadres des agences et des
établissements publics de santé et de services sociaux est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 3° du premier alinéa, de l'annexe C
de la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les
secteurs public et parapublic» par «l'annexe I de la Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic (indiquer
ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi)».
Donc, c'est toujours le même type de
modification que ce qu'on a vu précédemment. M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Des remarques sur 133... 134, pardon?
M. Morin : 134, je crois. Je
n'ai pas de commentaire.
Le Président (M. Simard) : Alors,
134 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Conséquemment...
Mme LeBel : Oui, on va vous
demander une brève suspension avant d'entamer un autre bloc. J'ai quelques
petites choses à vérifier.
Le Président (M. Simard) :
Avec plaisir. Alors, nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 15 h 35)
16 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 16 h 44)
Le Président (M. Simard) : Bien,
chers collègues, nous sommes en mesure de reprendre nos travaux. À ce stade-ci,
nous sommes rendus au thème 5 concernant les dispositions transitoires et
finales, et la ministre souhaite nous partager un peu l'ordre de marche
concernant les articles à venir.
Mme LeBel : Oui. Alors, M. le
Président, on a parlé avec mes collègues pendant la pause — qui n'est
pas une pause, pardon, la suspension, parce qu'on fait du travail pendant la suspension,
pour se permettre par la suite d'avancer plus rapidement — de la
notion de pouvoir faire un pas dans la direction de mes collègues de l'opposition,
mais surtout dans la direction des gens qui sont venus témoigner par rapport
aux comités patronaux de négociation. Alors, on aura des mesures, dans la
mesure transitoire, peut-être pour aider à cette transition-là et faire en
sorte que cette expertise-là soit mieux conservée par la suite, qu'il y ait, par
décision de mes différents collègues sectoriels, une meilleure notion de ce qu'est
ce qu'ils veulent faire par la suite avec les CPN. Donc, on est très en train
de travailler — on pourra en reparler particulièrement quand on
arrivera à ça — mais on est en train de travailler sur des
amendements qui, malheureusement, demandent plusieurs ajustements techniques
sur plusieurs articles de la transition, d'où le temps que nous avons pris pour
la suspension.
Donc, dans l'intervalle, on est presque
prêts. Mais on pourrait commencer avec des articles qui n'ont pas rapport et
pour être capable d'avancer. Donc, on va faire un petit jeu qui va ressembler,
genre, à 135, 136 et, par la suite, on ira à 145, 146, et on devrait, dans l'intervalle,
si ce n'est pas le cas, être très proche d'être prêt à revenir à 137 et suivants
pour ajuster en fonction de la transition que l'on fera pour les CPN. Et on
pourra en parler plus avant quand on sera rendus là, si vous le permettez, chers
collègues. Est-ce que ça vous va?
Le Président (M. Simard) : Donc,
si je résume bien, nous allons procéder à l'étude des articles 135...
Le Président (M. Simard) : ...135,
136, qui comporte un amendement, 145, qui comporte également l'amendement, et
146, et après on avisera.
Mme LeBel : Après, on
avisera.
Le Président (M. Simard) : On
avisera. Il y a consentement pour ce faire?
M. Morin : Il y a
consentement.
Le Président (M. Simard) : Merci,
cher collègue. Donc, Mme la ministre, pour 135.
Mme LeBel : Oui, on rentre
dans le chapitre IX des dispositions transitoires et finales. Donc,
article 135 :
Un groupement d'associations accréditées
au sens de l'article 18 de la présente loi, existant le (indiquer ici la
date de la sanction de la présente loi), doit transmettre au président du
Conseil du trésor et au négociateur sectoriel concerné la liste visée au
deuxième alinéa de l'article 40 de la présente loi au plus tard le
150e jour précédant la date d'expiration des conventions collectives
visées à l'article 17 de la présente loi.
Cet article vise à ce qu'un groupement
d'associations accréditées dans les secteurs de l'éducation et de
l'enseignement supérieur et de la santé et des services sociaux qui existe le
jour de la sanction du projet de loi transmette au président du Conseil du trésor
ou au négociateur sectoriel concerné la liste des accrédités... des
associations accréditées qui en font partie.
Donc, cette liste doit être transmise au
plus tard le 150e jour, telle que le dit l'article. Et, puisque des
conventions collectives visées par le présent article viendront à échéance le
31 mars 2028, les listes devront être communiquées au plus tard le
2 novembre 2027, d'où les délais qui sont prescrits dans
l'article 135.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Des commentaires sur 135? Oui, M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Alors, merci, M.
le Président. Pourquoi au plus tard 150e jour précédent, s'il y a une
raison particulière?
Mme LeBel : Je pense que...
Ce que je comprends, c'est que c'est l'équivalent de ce qu'on a marqué dans...
demandé dans l'article 40. Mais le «plus tard 150e jour», c'est par
rapport aux dates que je vous ai mentionnées, mais je pense... la date des
conventions collectives qui viennent à échéance le... du 31 mars 2027,
donc le 2 novembre, 150 jours avant nous amène au 2 novembre
2027. C'est pour qu'on soit capables de savoir en fonction... qui fait partie
de quel regroupement et quelle association. Et on a demandé quelque chose de
similaire, là, pour les syndicats. Et là on parle d'associations parce que...
rappelez-vous qu'on est dans le secteur des ententes et non plus dans les
secteurs des conventions collectives pour les syndiqués. Donc, on parle
d'association plutôt que de regroupement syndical, mais c'est le même principe,
là.
M.
Morin :Très bien. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Juste une clarification sur les dates. Les conventions collectives
expirent le 31 mars 2027 ou 2028?
Mme LeBel : 2028.
Mme Caron : 2028. O.K. Donc,
c'est pour ça que le 150e jour précédent, c'est le 2 novembre...
Mme LeBel : C'est le
2 novembre 2027, exactement. On prend toujours les choses à rebours de la
date de la fin d'une convention collective.
Le Président (M. Simard) : Y
aurait-il d'autres questionnements sur cet article? Conséquemment,
l'article 135 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons à 136, pour lesquels vous aurez un amendement, je crois.
Mme LeBel : Absolument.
Merci, M. le Président. Donc :
Lorsque, en vertu du troisième alinéa de
l'article 31 ou de l'article 32 de la présente loi, une association
accréditée devient liée par les conditions de travail prévues par une
convention collective qui comporte des stipulations négociées et agréées à
l'échelle nationale par un groupement d'associations de salariés conformément à
la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les
secteurs public et parapublic, l'association accréditée n'est liée que par ces
stipulations.
De plus, les dispositions de la Loi sur le
régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et
parapublic, telles qu'elles se lisaient le (indiquer ici la date qui précède
celle de la sanction de la présente loi), s'appliquent au processus selon
lequel sont négociées et agréées les conditions de travail applicables aux
salariés représentés par cette association lorsqu'elles portent sur une manière
définie comme devant faire l'objet de stipulations négociées et agréées à
l'échelle locale ou régionale par les dispositions de cette loi. Ces conditions
de travail sont néanmoins négociées et agréées par les parties qui y sont
habilitées par la présente loi.
• (16 h 50) •
Donc, l'ancien régime de la Loi sur le
régime de la négociation des conventions collectives dans les secteurs public
et parapublic, plutôt le régime actuel qui deviendrait l'ancien régime si le
projet de loi actuel était adopté, prévoit que les groupements d'associations
accréditées ne négocient et agréent que les matières qualifiées de
«nationales». Donc, maintenant, vous savez qu'en fonction du nouveau régime les
matières dites locales deviennent des matières nationales.
Donc, le présent article prévoit une règle
de transition applicable jusqu'à ce que les conventions collectives des
secteurs de l'éducation et de l'enseignement supérieur et de la santé et des
services sociaux soient renouvelées en vertu du régime de la nouvelle loi, pour
qu'il n'y ait pas de vide dans tout ça.
Et, si une association accréditée
s'affilie, avant ce renouvellement des conventions collectives, à un groupement
d'associations accréditées, elle ne serait liée, en application du troisième
alinéa de l'article 31 ou 32 du projet de loi, que par les conditions de
travail négociées et agréées, sous l'ancien régime, par ce regroupement,
c'est-à-dire les matières «nationales». Puis, considérant qu'il n'y aura
toutefois aucune disposition applicable à l'égard de ce que la Loi sur le régime
de négociation des conventions collectives dans le secteur public et...
Mme LeBel : ...considérées
comme des matières locales, puisque celles-ci n'étaient pas négociées en vertu
du projet... de la loi 37 par les regroupements. Le présent article
prévoit que ces matières locales au sens de l'ancien régime sont négociées et
agréées conformément à ce régime, à l'exception que les parties négociantes
sont celles habilitées par la nouvelle loi. Donc, ceux qui sont les
règlements... les regroupements, là, c'est nos syndicats nationaux, là, qui ont
des fédérations ou d'autres syndicats. Donc, il y a même un amendement, M. le
Président, qu'on... dont on pourra débattre.
Article 136 : Au deuxième alinéa
de l'article 136 du projet de loi :
1° insérer, après «s'appliquent», «,
jusqu'au 180 ème jour précédant la date d'expiration des stipulations
visées au premier alinéa,»;
2° remplacer la dernière phrase par la
suivante : «À compter du 180e jour précédant la date d'expiration des
stipulations visées au premier alinéa, ces conditions de travail sont négociées
et agréées par les parties qui y sont habilitées par la présente loi.»
Donc, c'est la transition. L'amendement
vise à confier pendant un certain temps aux parties habilitées à négocier et à
agréer les stipulations locales en vertu de la loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans les secteurs parapublic et parapublic, donc
les parties qui sont accréditées pour négocier les matières locales en vertu de
la loi... de la présente loi, la responsabilité de négocier et d'agréer de
telles stipulations, si l'article 136 du projet de loi s'applique à leur
situation. C'est la transition, dans le fond, qu'on prévoit. De ce contexte,
les parties à la convention collective, parfois désignées comme étant les
parties locales, seraient responsables de cette négociation plutôt que le
négociateur sectoriel concerné.
Donc, c'est vraiment pour avoir une
transition, je dirais, plus en douceur...
Le Président (M. Simard) : Très
bien.
Mme LeBel : ...suite à
certains commentaires où les gens se disaient : Bien, qu'est-ce qu'on
fait, comment ça va finir, qu'est-ce qui se passe dans l'intervalle? On vient
préciser vraiment qu'est-ce qui va se passer pendant la période de transition
entre le moment où les matières locales vont être renégociées à l'échelle
nationale et les jours qui sont placés là, là.
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui. C'est comme
une passation des pouvoirs...
Le Président (M. Simard) : Oui.
Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Est-ce que cet amendement répond à la demande de la FTQ? En fait,
c'était la recommandation huit, dans le mémoire de la FTQ. Parce qu'en fait, ce
qu'ils voulaient faire, c'était que les parties locales, en vertu de la
loi 37, la loi actuelle, puissent continuer de négocier les matières
locales jusqu'à la prochaine négociation. Alors, je pourrais peut-être lire ce
qu'ils nous disent dans le mémoire pour m'assurer que je traduis bien leur compréhension.
Peut-être que dans... avec l'amendement, peut-être que ça vient répondre à cela
en partie.
Mme LeBel : Ça vient
certainement répondre. Mais on verra, si c'est en tout ou en partie, avec la
lecture que vous allez faire.
Mme Caron : D'accord. Alors
donc : «Le projet de loi n° 100 prévoit à son chapitre neuf le
maintien temporaire des conventions collectives en vigueur, plusieurs dates
limites allant jusqu'en 2027. Il introduit également une période de transition
vers le nouveau régime pour des établissements fusionnés ou en conversion de
statut. À l'article 136, il est ainsi prévu que les groupes qui intègrent
le réseau de la santé et des services sociaux puissent négocier des matières
locales avant l'échéance de la convention collective actuelle. En d'autres
termes, cet article s'applique à certains groupes qui intégreront la prochaine
négociation, par exemple le secteur privé conventionné qui intégrerait le
réseau de la santé. Nous souhaitons que la négociation demeure au niveau local
afin que toute organisation débutant... débute à ce niveau selon la nouvelle
loi au même moment. Le niveau national n'est pas structuré pour la nouvelle
réalité qu'organise le nouveau régime de négociation. En conséquence, la FTQ
souhaite qu'un nouveau groupe négocie ces 26 matières avec son
établissement, non pas en vertu de la nouvelle loi, et ce, jusqu'au
renouvellement de la convention collective après 2028.».
Et pour... Et la recommandation
d'amendement qu'ils faisaient, c'est à voir si ça s'accorde avec ce qui est
proposé par la ministre, c'était de remplacer, à l'article 136, la phrase
«Ces conditions de travail sont néanmoins négociées et agréées par les parties
qui y sont habilitées par la présente loi.» par la phrase suivante : «Ces
conditions de travail sont négociées et agréées par les parties locales
jusqu'au renouvellement de la prochaine convention collective nationale.»
Est-ce qu'il y a... Est-ce qu'il y a un alignement des astres ou pas?
Mme LeBel : ...un chemin
différent pour répondre en grande partie. Mais je vais laisser Me Lapointe
préciser.
Mme Lapointe (Édith) : En
fait, on fait une partie du chemin. On répond au fait que, pendant une certaine
période, on va laisser les parties locales continuer à tenter d'arriver à une entente.
Ce que l'amendement propose, c'est : on va laisser le statu quo, dans le
fond, les parties locales habilitées à négocier jusqu'à six mois de l'échéance.
Donc, dans le cas des privés conventionnés, ce serait vrai jusqu'en octobre
2027. On laisse la situation actuelle comme le préconisait la FTQ. Par contre,
à compter d'octobre 2027, parce que nous sommes à six mois de l'échéance, on...
Mme Lapointe (Édith) : ...on
bascule vers les parties nationales.
Mme LeBel : Parce que, là, on
entre... Comme on le disait, vous vous souviendrez, là, toutes les règles qu'on
avait mises en place par rapport aux échanges, où est-ce qu'on va négocier
certaines matières, le 21, mon «ou». Et il y avait des délais, hein? Donc...
Parce qu'à partir de six mois avant la convention collective, bien, les
négociations s'enclenchent. Donc, on considère que six mois avant le
renouvellement de la nouvelle convention collective, ce sont les nouvelles
parties qui doivent prendre le relais. Donc, ça répond en partie, oui, dans ce
sens-là. Mais le six mois est logique parce qu'à partir du moment où on est six
mois avant, bien, tout est devenu au national, et ça va faire partie des dépôts
patronaux, des dépôts syndicaux, etc., là, cette nouvelle réalité là.
Mme Caron : OK. Donc, on fait
un bout du chemin, mais on dit : Puisque, six mois avant, c'est juste...
Mme LeBel : On fait un bout
du chemin pour...
Mme Caron : C'est au moment,
comme vous avez dit, que la négociation s'enclenche, puis on arrête ça là pour
pouvoir embarquer, vraiment, dans le nouveau régime.
Mme LeBel : Exactement, oui.
Mme Caron : OK. Puis la FAE
eux aussi avait cette demande-là que... de pouvoir continuer de négocier au
niveau local pour toutes les matières. OK. Merci.
Le Président (M. Simard) : Cher
collègue de l'Acadie, souhaitiez-vous peut-être enrichir?
M.
Morin :Non. Non, non, c'était très clair. C'est ma collègue.
Moi, je n'ai rien à ajouter, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Y a-t-il d'autres commentaires sur l'amendement? Conséquemment,
l'amendement apporté à l'article 136 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Et
nous revenons... Adopté. Et nous revenons sur 136 tel qu'amendé. Des
commentaires subséquents? Conséquemment, cet article est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Donc,
136, tel qu'amendé, est adopté.
Mme LeBel : Et, avec votre
permission, je vais amender mon commentaire précédent, on serait prêts aussi à
faire 142.
Le Président (M. Simard) : Oui.
Allons-y, Mme.
Mme LeBel : Merci.
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement?
Mme LeBel : Est-ce que ça va
pour tout le monde, vu que j'avais parlé de 145?
Le Président (M. Simard) : Il
y a consentement?
M. Morin : ...consentement,
M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Merci
beaucoup. Mme la ministre.
Mme LeBel : Merci beaucoup.
Alors :
142. Le comité patronal de négociation
institué par le paragraphe 2° de l'article 30 de la Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
devient, le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), le comité
patronal de négociation institué par le paragraphe 1° du premier alinéa de
l'article 45 de la présente loi.
De même, les comités patronaux de
négociation institués par le premier alinéa de l'article 35 de la Loi sur
le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public
et parapublic pour la Commission scolaire crie et la Commission scolaire
Kativik deviennent respectivement le comité patronal de négociation institué
par le paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 45 de la présente loi
et le comité patronal de négociation institué par le paragraphe 3° de cet
alinéa.
Il y aura toutefois un amendement, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Pour
142, très bien.
Mme LeBel : Pour 142. Est-ce
que ça vaut pour tout le monde?
Le Président (M. Simard) : Oui.
Alors, on va... Il est déjà à l'écran. Voyez-vous l'efficacité du secrétariat
de la Commission des finances publiques?
Mme LeBel : C'est... Oui, à
chaque fois, on est fascinés et ravis.
Le Président (M. Simard) : Alors,
Mme, veuillez en faire lecture, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Avec plaisir.
Donc, article 142 : Ajouter, à la fin de l'article 142 du projet de
loi, l'alinéa suivant :
«Une entente visée à l'article 32 de
la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les
secteurs public et parapublic, en vigueur le (indiquer... la date de la
sanction de la présente loi), et conclue par les membres d'un comité visé au
premier ou au deuxième alinéa est réputée avoir été conclue en vertu de
l'article 48 de la présente loi.»
L'amendement vise à ce que les ententes
portant sur les modalités de fonctionnement et de financement des comités
patronaux de négociation pour les centres de services scolaires anglophones,
pour la Commission scolaire crie et pour la Commission scolaire Kativik
concluent par les membres de ces comités, en vertu de la Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic,
soient réputées avoir été conclues en vertu de la nouvelle loi.
Donc, c'est plus spécifique aux comités
patronaux qui demeurent. Il y en a trois qui demeurent, vous vous rappellerez,
pour des raisons... certaines constitutionnelles, d'autres de conventions et
d'ententes cris, Kativik et anglophones. Donc, on s'assure juste que, dans la
transition, ce qui a été négocié par le comité patronal en vertu d'une loi...
d'un article de la loi précédente soit réputé négocié par le comité patronal en
vertu du même article de la loi actuelle. Donc, je dirais que c'est la
transition slash concordance, là.
• (17 heures) •
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, des commentaires sur cet amendement? Oui, M. le député de
l'Acadie.
M. Morin : Merci, M. le
Président. En fait, 142, avec votre amendement, réfère à l'article 32.
Mme LeBel : Oui, on ajoute un
paragraphe à la fin, effectivement, pour l'article 32 de l'ancienne loi.
M. Morin : De l'ancienne loi.
O.K., parfait.
Mme LeBel : De la
loi 37.
M. Morin : De la loi 37.
Donc, c'est bien. Et le paragraphe que vous ajoutez à l'ancienne loi visait les
commissions scolaires Kativik et autres?
Mme LeBel : Oui, le
paragraphe qu'on ajoute à l'article...
17 h (version non révisée)
Mme LeBel : ...142 de la
présente loi, le p.l. n° 100, vise à sécuriser encore plus. Il y a eu
des... On avait déjà la notion qu'on voulait maintenir un certain statu quo, il
y a eu des commentaires qui ont été faits, et ça, ça vise à sécuriser le fait
que les ententes qu'ils ont conclues en vertu de l'ancien régime demeurent en
vigueur en vertu du nouveau régime, malgré le fait que les ancrages et les
assises juridiques sont modifiés. Ça ne vient pas mettre en péril les ententes.
Donc, il y a une continuité dans les ententes, malgré le fait que les assises
juridiques soient modifiées par... entre le projet de loi n° 37 et le projet
de loi n° 100... entre la loi n° 37 et le projet de loi n° 100,
pardon.
M. Morin : Et donc ça vise la
commission scolaire, crie et la commission scolaire Kativik ou... en fait,
juste la Commission scolaire Kativik.
Mme LeBel : Et les
anglophones également, si je ne me trompe pas.
M. Morin : Et les anglophones
également.
Mme LeBel : Oui, et les
anglophones également, oui, parce que, dans le début du projet de loi, oui, ça
fait... ça fait référence à aussi ces comités-là, oui... de la loi.
M. Morin : Et pour aller
les... Est-ce que ça a un impact pour... En fait, là, on parle uniquement de
commissions scolaires.
Mme LeBel : L'amendement ne
parle uniquement que des commissions scolaires Kativik, cries et anglophones,
et ça répond à une demande quand ils sont venus en commission parlementaire, et
ça inclut les protocoles auxquels ils faisaient référence, qui voulaient qu'on
maintienne les protocoles. J'ai mentionné précédemment qu'on allait maintenir
les protocoles, et ça inclut les protocoles.
M. Morin : O.K. Parfait.
Mme LeBel : Donc, ça assure
une continuité, ça... comment je dirais ça donc, ça confirme notre objectif de
continuité qui semblait, pour les commissions scolaires anglophones, cries et
Kativik, pour des raisons différentes, semblait être moins certain. Ça vient de
confirmer notre intention de continuité.
M. Morin : Très bien, oui,
parce qu'effectivement, elles avaient soulevé des inquiétudes et craintes.
Donc, ça, au fond, votre amendement vient répondre à ces craintes.
Mme LeBel : Absolument.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M. Simard) : Merci
à vous. D'autres commentaires sur l'amendement concernant l'article 142?
Conséquemment, celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et on revient sur 142 tel qu'amendé. D'autres commentaires? Celui-ci est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, Mme la ministre, vous souhaitiez poursuivre avec l'article 145, si
je ne m'abuse.
Mme LeBel : Oui. Tel qu'annoncé
précédemment, effectivement, M. le Président. Donc, 145. Les stipulations d'une
convention collective négociées et agréées avant le (indiquer la date de la
sanction de la présente loi) ne peuvent plus être annulées pour le seul motif
qu'elles ont été négociées et agréées par une personne qui n'y était pas
habilitée en vertu de la Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic.
Naturellement, la loi avec qui... à
laquelle on fait référence, c'est la loi n° 37. Donc, ça prévoit qu'une
stipulation d'une convention collective qui a été négociée avant la section la
nouvelle loi... la sanction de la nouvelle loi par une personne qui n'était pas
habilitée à le faire en vertu de la Loi sur le régime de négociation, ne peut
pas être annulée pour ce seul motif. Mais il y a un amendement, ça fait qu'on
pourra revenir sur l'explication par rapport à ça.
Le Président (M. Simard) : ...
Mme LeBel : Oui. Donc,
remplacer l'article 145 du projet de loi par le suivant : Sont
validés les stipulations d'une convention collective incluant les arrangements
locaux négociés et agréés avant le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi) en tant qu'elles l'ont été par une personne qui n'y était pas
habilitée en vertu de la Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic.
Les stipulations négociées et agréées à l'échelle
nationale, qui sont validées en vertu du premier alinéa, prévalent sur les
stipulations négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale, qui sont
inconciliables avec ces stipulations négociées et agréées à l'échelle
nationale.
Donc, mon commentaire répète un peu, là,
ça vise à valider les stipulations d'une convention collective négociée et
agréée avant la date de la sanction de la nouvelle loi. Et l'amendement prévoit
également que les stipulations nationales ainsi validées ont préséance sur les
stipulations locales qui lui seraient inconciliables. Allez-y avec peut-être vos
questions, vos commentaires, ça va me permettre de prendre... puis je vais
peut-être vous passer la parole, Me Lapointe, parce que j'ai une idée, mais
allez-y.
Le Président (M. Simard) : Oui,
cher collègue.
M. Morin : Oui, Merci, M. le
Président. Alors, d'abord, quand j'ai lu l'article au départ, ça arrive qu'une
convention collective peut être signée par quelqu'un qui n'est pas habilité à
le faire.
Mme LeBel : Non, je vous
dirais, là, que c'est pour s'assurer que... je vais parler d'une expression...
Bon. Je me suis moi-même prise dans mon cartable. C'est plutôt ceinture et
bretelles. Vous savez, en vertu de la... Là, présentement, ce qu'on fait, c'est
qu'on vient dire que les matières locales peuvent être négociées au national,
O.K.? On semble dire ou on semble prétendre qui moi... ce n'est pas le cas, que
c'était complètement impossible de le faire en vertu de la loi n° 37.
Pourtant, on le fait en vertu de la loi n° 37. Avec les syndicats
nationaux, on a ramené certaines matières locales au national. Donc, on veut...
Mme LeBel : ...s'assurer, là,
que personne ne pense qu'on n'était pas habilités à le faire, c'est ceinture,
bretelles. Ça vient vraiment, je te dirais, cristalliser les conventions
collectives qui ont été dûment signées et dûment signées par nos partenaires
de... nationaux. Et on veut s'assurer que personne, un tiers ou quoi que ce
soit qui n'a pas... qui n'était pas partie à la négociation vienne invoquer
tout ça. Non, on dit : Regardez, là, on l'a négocié dans la dernière
négociation, ça a été long, il a fallu négocier l'autorisation de négocier, et
on a ramené certaines matières locales, dont les séances d'affectation, et
entre autres les... la mobilité des infirmières, pour le dire à haut niveau. Et
ça a été dûment négocié par les syndicats, ça a été dûment signé par les
syndicats et dûment voté par les membres, mais on veut s'assurer que c'est
ceinture et bretelles et que personne ne prétende que parce que maintenant on
autorise les matières locales ou on envoie les matières locales au national...
qu'avant c'était impossible de le faire en vertu de la loi 37. Quant à
moi, il y avait... Les parties peuvent toujours s'entendre, hein, pour faire
quelque chose. Quant à moi, l'espace existait, mais...
Et ça, cet article-là, honnêtement, il a
été discuté avec tous les syndicats. Et si je ne m'abuse, personne n'a fait de
commentaire sur cet article-là, et ils sont au courant de ça, les syndicats
nationaux, ils sont bien d'accord avec cet article-là. Je n'ai pas de problème
à le dire parce qu'ils ont... ça a été discuté à l'avance, et c'est vraiment
une question... Tu sais, des fois, c'est eux qui demandent des clarifications,
des nous... des fois c'est nous qui trouvons utile d'en faire, et pour nous
c'est utile de venir vraiment le stipuler que ce qui a été dûment négocié pour
nous est légal. On le dit comme ça, là, mais je le résume.
Le Président (M. Simard) : Absolument,
cher collègue, je vous en prie.
M.
Morin :
En fait, j'aimerais porter à l'attention de Mme la ministre, M. le Président,
que la FTQ, ils ont un élément à l'article 145, c'est dans leur
recommandation 9 de leur mémoire. Et ce qu'ils suggéraient, c'était
d'ajouter à 145 un alinéa. Là, il y a eu un amendement, donc je ne sais pas si
l'amendement, en fait, répond entièrement à ce qu'ils ont suggéré, mais ça
disait : «Toute disposition négociée sur la base du régime antérieur, bien
qu'abrogé par la présente loi, est réputée être en vigueur jusqu'à son
expiration, c'est-à-dire le renouvellement des conventions collectives.»
Mme LeBel : C'est une
formulation différente, mais c'est exactement le même esprit, c'est-à-dire que
la FTQ, comme nous, on dit : Regardez, nonobstant ce qu'on pourrait
prétendre, ce qu'on a négocié en vertu de l'ancien régime est valable. Même si
ça concernait une matière dite locale en vertu de l'ancien régime, nonobstant
les modifications qu'on fait là, pour nous, c'est valable. Donc, tout ce qui a
été fait sur la base de régimes antérieurs est réputé être en vigueur jusqu'à
son expiration. Expiration étant quand? La fin de la convention collective.
M.
Morin :
L'expiration étant la fin, et éventuellement d'autres négociations de
conventions.
Mme LeBel : Et on était
d'accord avec eux que l'intention de 145, c'était ça, et qu'il fallait par
contre la clarifier compte tenu de ce qu'ils ont dit. Donc, ça... c'est la
démonstration que les syndicats sont d'accord avec nous que ce qui a été
négocié avant, pour nous, c'est réputé valable, mais on s'en assure pour le
monde entier, finalement.
M.
Morin :
D'accord. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) :
C'est moi qui vous remercie, cher collègue. D'autres commentaires sur
l'amendement apporté à l'article 145? Conséquemment, cet amendement est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Et nous revenons à 145 tel que modifié. Y aurait-il des questions
générales à ce sujet? Conséquemment l'article 145 tel qu'amendé est-il
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. À ce stade-ci, Mme la ministre, tel qu'annoncé, nous poursuivons par
l'étude de l'article 146.
Mme LeBel : Oui. Et
naturellement 146 vient établir le principe que l'on dit depuis le début,
c'est-à-dire : «Le président du Conseil du trésor est responsable de
l'application de la présente loi.»
Donc, cet article confie au président du
Conseil du trésor la responsabilité de l'application de la nouvelle loi, soit
celle que nous étudions à l'heure actuelle.
Le Président (M. Simard) : Je
vous remercie. Des remarques? Pas de commentaire. Conséquemment,
l'article 146 est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. À ce stade-ci, Mme la ministre...
Mme LeBel : Momentanément,
pour que j'aille vérifier l'état de la situation, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Absolument.
Nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 17 h 10)
(Reprise à 17 h 18)
Le Président (M. Simard) : Bien,
chers collègues, poursuivons. Mme la ministre, à partir de l'article 137,
à vous la parole.
Mme LeBel : Si vous me
permettez d'expliquer ce qu'on va faire, parce qu'on a eu des discussions, puis
je le disais tantôt qu'on allait le refaire quand on serait rendus là. Donc,
présentement, on souviendra qu'il y a eu beaucoup de discussions au niveau des
comités patronaux de négociation. On ne parle pas des trois qui sont maintenus
compte tenu de leur particularité, leur statut particulier, on parle des
comités patronaux de négociation actuellement présents dans le secteur de la
santé, de l'éducation et de l'enseignement supérieur.
Naturellement, la position du gouvernement
est déjà très claire sur le fait qu'on ne veut pas cristalliser la structure,
mais il faut quand même être conscient que ces gens-là négocient depuis
longtemps, qu'on a une prochaine négociation qui s'en vient prochainement. Ça a
l'air très loin, 2028, mais on va commencer dès 2027, et dans le cadre d'une
préparation de négociation, c'est demain matin, on va se le dire,
particulièrement.
Donc, ce qui... compte tenu de ce qui a
été dit en commission parlementaire, en consultations, des diverses remarques
que vous avez faites, chers collègues de l'opposition, et de... la lettre, d'ailleurs,
que vous avez réitérée en cours de l'étude détaillée, nous avons... nous
sommes... nous avons continué à cheminer, je dirais, et on va faire un pas
supplémentaire, qui n'est pas le pas qui était demandé parce que le pas était
le maintien, mais ce qu'on va faire, c'est qu'on va faire en sorte que les
comités patronaux de négociation ne sont pas plus cristallisés dans la loi.
Donc, éventuellement, l'organisation de la négociation patronale
appartiendra... comme elle devrait le faire, appartiendra aux ministres
sectoriels, qui pourront décider de conserver des comités patronaux de
négociation ou non. Mais ce qu'on va faire, c'est que, pour la prochaine
négociation, celle qui s'en vient, 2027-2028, nous allons maintenir les comités
patronaux de négociation dans leur état actuel. Par contre, ils devront
négocier en vertu du régime nouveau.
Donc, il y avait, comme je vous le disais,
l'espèce de difficulté technique de maintenir une partie de la loi 37 pour
maintenir l'existence de comités patronaux, on est toujours dans la transition,
jusqu'en 2030 pour leur permettre de faire la prochaine négociation, tout en
disant, par contre, qu'ils devront... Parce que l'existence des comités
patronaux, en vertu de la loi 37, emportait le fait qu'ils devaient négocier en
vertu du régime de la loi 37, ça faisait partie de toute la structure qui était
mise en place. Donc, on maintient la structure, mais naturellement, le nouveau
régime qu'ils devront appliquer, c'est le projet de loi 100.
• (17 h 20) •
Moins de conséquences pour... en matière
d'enseignement supérieur, parce qu'il faisait déjà le local au national, mais
ça veut dire que maintenant, les comités patronaux de négociation locaux ou
nationaux devront s'arrimer parce que les matières... les matières locales deviendront
nationales, mais leur existence est conservée.
Donc, comme je disais, il y a beaucoup de
technicalités. Si vous avez besoin de précision sur les technicalités, je
pourrais donner la parole à des gens plus férus de...
Mme LeBel : ...cette
technicalité que moi, mais l'intention de 137 à 141 avec les amendements est
pour aller dans cette direction-là. Est-ce que ça convient à tout le monde?
Le Président (M. Simard) :
Absolument. Bien, j'imagine. Excusez-moi.
Mme LeBel : Comme explication,
à tout le moins, comme explication.
Le Président (M. Simard) :
Bon. Alors, voyez-vous, ça s'appelle l'enthousiasme. M. le député de l'Acadie,
ça vous va? Chers collègues également?
M.
Morin :
Oui, jusqu'à maintenant, là, ça va.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Bon. Alors, Mme la ministre, à vous la parole. On va mettre sur
Greffier... sur l'écran ce que nous avons reçu sur Greffier à l'instant.
Mme LeBel : Alors, je vais
lire l'article principal. Par la suite, il y aura, naturellement, un
amendement. Donc :
137. Jusqu'à ce que le ministre de
l'Éducation, du Loisir et du Sport confie un premier mandat en vertu des
articles 41 de la loi... de la loi ou, à défaut, jusqu'au 31 mars
2027, les fonctions et les pouvoirs que la présente loi lui confie à titre de
négociateur sectoriel pour le compte des centres de services scolaires
francophones sont exercés par le comité patronal de négociation institué en
vertu du paragraphe 1° de l'article 30 de la Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
(chapitre R-8.2) avant le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi). Les dispositions du paragraphe 1° de l'article 30 et celles
de l'article 31, 32 et 34 de cette loi, telles qu'elles se lisaient le
(indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi),
continuent de s'appliquer à ce comité.
Amendement. Donc, on remplace complètement
l'article 137 du projet de loi par le suivant :
Jusqu'au 31 mars 2030, les fonctions
et les pouvoirs que la présente loi confie au ministre de l'Éducation, du
Loisir et du Sport à titre de négociateur sectoriel pour le compte des centres
de services scolaires francophones sont exercés par le comité patronal de
négociation institué en vertu du paragraphe 1° de l'article 30 de la Loi
sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic avant le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente lot). Les dispositions du paragraphe 1° de l'article 30 et celles
de l'article 31 de cette loi, telles qu'elles se lisaient le (indiquer ici
la date qui précède celle de la sanction de la présente lot), continuent de
s'appliquer à ce comité.
Les dispositions des articles 42 à 44
de la présente loi s'appliquent au comité patronal de négociation visé au
premier alinéa comme s'il avait été mandaté par le ministre en vertu de
l'article 41 de la présente loi.
Donc, dans le fond, ce qu'on fait, c'est
qu'on vient instituer le comité patronal de négociation sous la forme de
l'ancienne loi, mais on l'attache à des... à des règles de la loi présente,
dont celle de négocier sous le présent régime. Et ça vient dire que, nonobstant
le fait qu'à l'article 24 ou 45... je ne me souviens plus du numéro de l'article,
nonobstant le fait que... un certain article, le ministre sectoriel avait le
pouvoir de décider qui c'était pour... jusqu'au 31... 41 — je savais
que c'était dans 40 — jusqu'au 31 mars 2030, on décide que c'est
de facto délégué à un comité patronal de négociation qui est formé en vertu de
la loi 37, donc tel qu'il existait dans l'ancien régime, mais il devra
négocier en vertu du régime actuel. Et ça, c'est pour l'Éducation, j'imagine
qu'on va faire la même chose pour Santé et Enseignement supérieur.
Le Président (M. Simard) :
Alors, des commentaires sur l'amendement? M. le député de l'Acadie.
M.
Morin :
Bien. Donc, effectivement, là, on lit clairement, bon, d'abord, dans votre
amendement, que ça va être jusqu'au 31 mars 2030, c'est très clair. Et là
on voit que le comité patronal continue d'exercer. Ils vont exercer, en fait,
les fonctions de négociateur pour les centres de services scolaires
francophones. Maintenant, je comprends que l'amendement que vous présentez
s'arrime avec les articles 41, 42, 43 de la loi. Et... Oui, puis il y a...
Effectivement. Et là il y a... Donc, ils vont... Et ça ne pose pas d'embûches
avec l'article 45, puisque 45 visait d'autres comités patronaux de
négociation. Est-ce que je comprends bien?
Mme LeBel : ...Kativik, cris
et anglophones, entre autres.
Une voix : ...
Mme LeBel : Non, c'est ça...
M.
Morin :
Bien, en fait, il y avait services scolaires anglophones, commissions scolaires
cries, Kativik...
Mme LeBel : Ça ne les visait
pas déjà au départ, ces articles-là. C'était le régime particulier du fait
qu'on maintient le statut des comités patronaux, mais ceux-là, on les maintient
pour toujours.
M.
Morin :
Oui, c'est ma compréhension. Donc, à ce moment-là, même si 41 demeure, il n'y a
pas de conflit entre les deux. Ça va clair qu'avec 137 pour le ministre de
l'Éducation, en tout cas jusqu'au 31 mars 2030, il y aura un comité
patronal de négociation.
Mme LeBel : Exact, sous la
forme connue, actuelle.
M.
Morin :
Exact. Oui, oui, parce que... Bien, en fait, il n'y a pas d'autre qualificatif,
donc j'imagine que c'est sous la forme...
Mme LeBel : Non, mais c'est
vraiment le comité patronal de négociation tel que connu sous le régime de la
loi de 37...
Mme LeBel : ...parce que par la
suite, il pourrait former un autre type de comité patronal de négociation ou
garder le même. Donc, par la suite, après le 31 mars 2030, là, le
ministre, dans ce cas-ci, de l'Éducation pourra décider d'une nouvelle forme de
comité patronal, qui pourra porter le même nom, mais... on se comprend. Mais
là, jusqu'en 31 mars 2030, c'est le statu quo pour les comités patronals
actuels. Nuance, ils devront négocier en vertu du projet de... du nouveau
régime, par contre.
M.
Morin :
Oui, ça, je comprends, c'est votre intention. Et ce qui nous garantit que c'est
le comité actuel, c'est qu'il y a une référence dans votre amendement au
paragraphe 1° de l'article 30 de la loi, en fait, qu'on appelle
loi 37.
Mme LeBel : Oui. Eh voilà.
M.
Morin :
Bien. Et puis, pourquoi 2030 et non pas 2035?
Mme LeBel : Parce qu'on va
permettre pour la prochaine ronde, mais pas deux rondes de suite. Puis on ne
sait pas, en 2028, quel sera le nombre de temps de la nouvelle convention
collective. Elle pourrait être de trois ans, elle pourrait être de cinq ans,
mais on s'assure qu'ils font la prochaine ronde.
M.
Morin :Très bien. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) :
Merci à vous, cher collègue. D'autres échanges concernant
l'amendement 137? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Juste une petite précision, parce que la loi... loi 37 va être
abrogée. Alors, il n'y a pas... ça ne crée pas de difficulté qu'on y fasse
référence.
Mme LeBel : Non, mais c'est...
c'est pour ça qu'il fallait le ramener dans le cadre de cette... de cette
loi-là, parce que comme elle est abrogée, on reprend... la référence va
toujours pouvoir exister, mais dans le fond, on vient intégrer cette
référence-là dans le projet de loi actuel, compte tenu que l'ancienne loi est
abrogée, effectivement, par l'effet de l'adoption de celui-ci... de celle-ci,
pardon.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Simard) :
Merci. L'amendement apporté à 137 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : 137
tel qu'amendé est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) : Oh!
Avant... Je n'ai pas encore dit «adopté», donc il n'est pas trop tard.
M.
Morin :
Juste une brève question. Non, il était temps. Si on pouvait juste revenir,
s'il vous plaît, à l'amendement.
Le Président (M. Simard) :
Laissez-nous 10 secondes pour ce faire.
M.
Morin :
Oui, oui, tout à fait.
Le Président (M. Simard) :
Parfait. C'est devant nous.
M.
Morin :
Donc, et... Parce que la loi 37 va être abrogée, donc le fait d'indiquer
«sont exercés par le comité patronal de négociation institué en vertu de», ça
nous garantit...
Mme LeBel : Que c'est celui...
c'est celui actuellement présent qui va continuer.
M.
Morin :
Et qu'il va continuer, même si la loi va être abrogée.
Mme LeBel : Oui, oui. Parce
qu'ils sont déjà institués en vertu de cette loi-là. Donc, c'est eux qui sont
maintenus jusqu'en 2030.
M.
Morin :
OK, très bien. Je veux juste m'assurer que le libellé est correct.
Mme LeBel : Et c'est pour ça
qu'on est dans les mesures transitoires, on se comprendra.
M.
Morin :
Oui, tout à fait, là, ça, je le comprends, je le comprends très bien. Mais on
dit donc «sont exercés» plutôt que «tel que prévu» ou... OK. Parfait. Je vous
remercie. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Simard) :
Donc, 137 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Nous en sommes à l'étude de l'article 138.
Mme LeBel : Qui fera également
l'objet d'un amendement. Article 138 :
Jusqu'à ce que le ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie
confie un premier mandat en vertu de l'article 41 de la présente loi ou, à
défaut, jusqu'au 31 mars 2027, les fonctions et les pouvoirs que la
présente loi confie à titre de négociateur sectoriel pour le compte des
collèges sont exercés par le comité patronal de négociation institué en vertu
du paragraphe 3° de l'article 30 de la Loi sur le régime de négociation
des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic avant le
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi). Les dispositions du
paragraphe 3° de l'article 30 et celles des articles 31, 32 et 34 de
cette loi, telles qu'elles se lisaient le (indiquer ici la date qui précède
celle de la sanction de la présente loi), continuent de s'appliquer à ce
comité.
Mais on aura un amendement parce que,
là... on vient de le faire pour le ministre de l'Éducation, on va le faire pour
le ministre de l'Enseignement supérieur. Même idée, même façon de faire. Donc,
138 :
Remplacer complètement l'article 138
du projet de loi par le suivant :
Jusqu'au 31 mars 2030, les fonctions
et les pouvoirs que la présente loi confie au ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie à titre de
négociateur sectoriel pour le compte des collèges sont exercés par le comité
patronal de négociation institué en vertu du paragraphe 3° de l'article 30
de la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les
secteurs public et parapublic avant le (indiquer ici la date de la sanction de
la présente loi). Les dispositions du paragraphe 3° de l'article 30 et
celles de l'article 31 de cette loi, telles qu'elles se lisaient le
(indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi),
continuent de s'appliquer à ce comité.
Les dispositions des articles 42 à 44
de la présente loi s'appliquent au comité patronal de négociation visé au
premier alinéa comme s'il avait été mandaté par le ministre en vertu de
l'article 41 de la présente loi.
C'est un copier-coller, mais on lit
«ministre de l'Enseignement supérieur» plutôt que «ministre de l'Éducation».
• (17 h 30) •
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires sur cet article, amendement?
M.
Morin :
Oui, M. le Président. Alors, si vous vous rappelez, dans le mémoire des cégeps,
ils demandaient de retirer l'article 138. Je comprends qu'au moment où la
date était 2027...
17 h 30 (version non révisée)
M.
Morin :
...et non pas 2030. Il y avait une perte quasi immédiate du comité
patronal de négociation. Maintenant que vous faites un bout de chemin en
maintenant les comités, je comprends que leur demande... Enfin bref, leur
comité va continuer d'exister pendant un certain temps.
Mme LeBel : Pendant un certain
temps. Et naturellement, leur demande de retirer 138 était logique parce qu'ils
demandaient carrément d'exclure le comité patronal du projet de loi, ou plutôt de
le maintenir, je vais le dire à l'inverse, donc exclure l'exclusion, mais à
partir du moment où pour... dans les discussions précédentes, on a dit qu'on ne
cristallisait pas la mesure, bien, le maintien de... là, il y a un 138 qui est
approprié. Mais même si on ne se rend pas à leur demande complète de les
maintenir pour la vie, je vais le dire comme ça, ou pour l'existence du projet
de loi 100, bien, on fait quand même un bout de chemin. Ils seront
maintenus à l'instar du comité patronal de négociation en éducation, ils seront
maintenus pour la prochaine ronde de négociation.
M.
Morin :Très bien. Et compte tenu de l'expérience, de leur expertise,
et comme vous l'avez mentionné, au niveau des cégeps particulièrement, tout était
négocié à la table centrale. Ça ne vous tenterait pas d'indiquer jusqu'au 31 mars
2035?
Mme LeBel : Non.
M.
Morin :Très bien. Merci.
Le Président (M. Simard) : Alors,
l'amendement 138 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : L'article 138,
tel qu'amendé, est-il également adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
139.
Mme LeBel : Je pourrais, là, mais...
Oui, 139.
Le Président (M. Simard) : Il
y a quelque chose, Mme la ministre?
Mme LeBel : Non, on est au
même endroit. On va quand même... On va faire la même chose, on va retirer
complètement 139 pour substituer l'amendement. Je pourrais demander à mes
collègues est-ce que vous voulez que je lise le 139 d'origine. Est-ce qu'on
peut dispenser de la lecture du 139 d'origine? Il est copié-collé sur Éducation
et Enseignement supérieur.
Le Président (M. Simard) : ...pas
obligatoire, la lecture n'est pas obligatoire selon nos règlements, donc si
vous ne souhaitez pas le lire, vous ne lisez pas.
Mme LeBel : Oui, parce que l'amendement
va venir remplacer 139 comme on vient de le faire.
Le Président (M. Simard) :
Absolument.
Mme LeBel : Est-ce que ça vous
convient, même si...
Une voix : ...
Mme LeBel : Bien oui, bien
oui.
Le Président (M. Simard) : Oui,
ça oui.
M.
Morin :Très bien.
Mme LeBel : Mais je ne lirais
que l'amendement.
Le Président (M. Simard) : Ça,
oui, oui.
Mme LeBel : Qu'en pensez-vous?
M.
Morin :Très bien, oui.
Le Président (M. Simard) : Je
comprends bien.
M.
Morin :
Je pense que c'est une bonne idée.
Mme LeBel : Oui, Alors, je
vais le dire. Compte tenu que 139 est complètement remplacé par l'amendement, c'est-à-dire
retiré et remplacé, je vais ne lire que l'amendement avec la permission de tout
le monde.
Le Président (M. Simard) : Absolument.
Mme LeBel : Donc : Remplacer
l'article 139 du projet de loi par le suivant :
139. Jusqu'au 31 mars 2030, les
fonctions et les pouvoirs que la présente loi confie au ministre de la Santé et
des Services sociaux à titre de négociateur sectoriel pour le compte des
employeurs du secteur de la santé et des services sociaux sont exercés par le
comité patronal de négociation institué en vertu de l'article 36 de la Loi
sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic avant le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi). Les dispositions de l'article 36 de cette loi, telles qu'elles
se lisaient le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente
loi), continuent de s'appliquer à ce comité.
«Les dispositions des articles 42 à
44 de la présente loi s'appliquent au comité patronal de négociation visé au
premier alinéa comme s'il avait été mandaté par le ministre en vertu de
l'article 41 de la présente loi.
Alors, on est dans le copier-coller de ce
qu'on vient de faire pour l'Enseignement supérieur et l'Éducation, donc
maintient des comités patronaux jusqu'en mars 2030 mais avec une obligation de
négocier en fonction du nouveau régime pour la Santé dans ce cas-ci.
Le Président (M. Simard) : Alors,
cher collègue.
M.
Morin :
Oui, c'est ça. Alors là, je comprends qu'on vise particulièrement la Santé et les
Services sociaux. Et donc, ça, ça va inclure Santé Québec.
Mme LeBel : Voilà.
M.
Morin :Très bien. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) : 139,
alors, avec l'amendement, est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : 139,
tel qu'amendé, adopté. Merci beaucoup. Nous passons à l'étude de l'article 140.
M.
Morin :
...adopté l'amendement, puis qu'après ça, on a...
Le Président (M. Simard) :
C'est ça. Dans le fond, on a fait un combo, mais on va... on va le reformaliser.
L'amendement de 139 est adopté-il?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
139, tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Donc, c'était une formule abrégée.
Mme LeBel : Maintenant, c'est
clair.
Le Président (M. Simard) :
Oui. Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui, 140, qui aura
également un amendement :
Le ministre visé à l'un des articles 137
à 139 de la présente loi qui, avant le 31 mars 2027, confie un premier
mandat en vertu de l'article 41 de cette loi rend publique la date du
mandat par la publication d'un avis à la Gazette officielle du Québec.
Donc, ici, dans la version actuelle, c'est
qu'on pouvait permettre au ministre de faire... de confier à quelqu'un d'autre
qu'un CPN avant le 31 mars 2027, puis on prévoyait la transition, mais
comme on vient de statuer, dans les articles précédents, que les ministres
sectoriels, Éducation, Enseignement supérieur et Santé, devront maintenir leur
comité patronal jusqu'en 2030, bien, l'amendement est :
Retirer l'article 140 du projet de
loi.
Le Président (M. Simard) : Alors,
concernant l'amendement, il y a-t-il des questions?
M.
Morin :Il n'y a pas de question.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Conséquemment, l'amendement apporté à l'article 140 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Conséquemment, l'article 140 est retiré. Nous passons à l'étude de l'article 141.
Mme LeBel : 141, qui aura
également un amendement conséquent à ce qu'on vient de faire. Donc :
Les comités patronaux de négociation visés
aux articles 137 à 139 de la présente loi qui, le 31 mars...
Mme LeBel : ...2027, exercent
des fonctions et des pouvoirs que leur confère la Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
sont dissous le 1er avril 2027 et ces fonctions et ces pouvoirs continuent
d'être exercés par le négociateur sectoriel concerné.
Vous... comprendra que, comme on vient de
décider de les maintenir jusqu'au 31 mars 2030, il faut faire l'adaptation
nécessaire. Donc, l'amendement :
Remplacer, dans l'article 141 du
projet de loi, «qui, le 31 mars 2027, exercent des fonctions et des
pouvoirs que leur confère la Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic sont dissous le
1er avril 2027» par «sont dissous le 1er avril 2030».
Le Président (M. Simard) : Très
bien.
Mme LeBel : Oui, parce que...
ils sont en vigueur jusqu'au 31 mars, donc au lendemain du 31 mars,
c'est le 1er avril, donc... Et là, après ça, bien, on rentre dans ce qu'on
disait depuis le départ, le ministre concerné décidera.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Des commentaires sur l'amendement? Celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. L'article 141 tel qu'amendé est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et, Mme la ministre, à ce stade-ci, nous en sommes à l'étude de
l'article 143.
Mme LeBel : Effectivement.
Le Président (M. Simard) : Tel
que prévu, il y aura un amendement qui était déjà sur le Greffier, c'est le
vieil amendement.
Mme LeBel : Absolument. On
retombe dans notre séance prévue au départ.
Le Président (M. Simard) :
Oui.
Mme LeBel : Donc,
article 143 :
Les négociations de conditions de travail
en cours le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) qui, en
vertu de la présente loi, requièrent une coordination nationale sont
constituées... sont continuées conformément aux dispositions applicables à ces
négociations avant cette date.
Donc, il y a un amendement. On remplace
l'article 143 au complet du projet de loi par le suivant :
Les négociations en cours le (indiquer ici
la date de la sanction de la présente loi), à l'égard de conditions de travail
expirées qui, en vertu de la présente loi, requièrent une coordination
nationale, sont continuées conformément aux dispositions applicables à ces
négociations avant cette date.
Donc, ce que ça vise à faire, c'est à
préciser que se poursuivent, selon le régime actuellement applicable, seules
les négociations en cours à l'égard des conditions de travail expirées à la
date de la sanction de la nouvelle loi.
Le Président (M. Simard) :
Alors, des commentaires sur l'amendement apporté à l'article 143?
M.
Morin :
En fait, si vous permettez, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous en prie.
M.
Morin :
C'est la CSQ qui avait un questionnement, la FSE également, ou c'est peut-être
le même groupe, FSE-CSQ. Ils avaient... En fait, ils avaient le même
questionnement que pour l'article 136. Ils craignaient que... En fait, il
y a un impact, et ils réclamaient un amendement afin de retirer le segment,
mais là, vous l'avez amendé, «qui, en vertu de la présente loi, requiert une
coordination nationale». On souligne qu'il y a présentement au moins
13 CSS et syndicats qui avaient déjà entamé des négociations locales. «Par
la suite, il est, selon nous, nécessaire de préciser — et je lis leur
texte — ce qu'on entend par une négociation en cours. Rien ne définit
à quel moment on peut considérer qu'une négociation est en cours. Doit-il y
avoir une première séance formelle ou est-ce lorsqu'il y a eu le dépôt des
revendications respectives? Il n'est pas non plus de pratique courante de la
part des parties patronales et syndicales dans le secteur de l'enseignement de
se transmettre des avis de négociation en bonne et due forme. Des échanges plus
ou moins informels selon les diverses pratiques sont souvent le point de départ
des négociations locales. En terminant, le délai devrait être plus important
afin de permettre de considérer des groupes en négociation, et ce, considérant
évidemment la façon dont le projet de loi chemine, quand même, avec célérité.
Il faut permettre aux parties locales de déterminer si des négociations doivent
ou non être entreprises, et ce, à la lumière du projet de loi.» Donc, en fait,
ce qu'ils semblent dire, c'est qu'une précision de négociation en cours serait
nécessaire et qu'il y aurait déjà des négociations au niveau local.
• (17 h 40) •
Mme LeBel : Dans les faits,
là, le commentaire auquel vous faites référence, c'est par rapport à
l'article 136 pour savoir... et on l'a réglé tantôt avec le six mois
avant. Ça, ici... Et en plus, je vous dirais que les négociations qui avaient
des matières locales concernées, quand on parle de l'enseignement supérieur,
éducation puis santé, sont terminées, ces négociations-là, à toutes les
pratiques, donc elles ne sont plus en cours.
Ça, ça vise présentement... Le projet de
loi, si l'Assemblée le veut bien, devrait être adopté dans les prochains jours,
dans les prochaines semaines, et il y a déjà... il y a encore des négociations
qui sont en cours, et celles-là vont demeurer en vertu de la loi 37. Donc,
on ne changera pas les règles du jeu en cours de négociation pour le 2 %
des négociations qui ne sont pas terminées, parce qu'on a à peu près... on a à
peu près 98 % des négociations qui découlent du... de l'ancien régime qui
sont terminées, entre autres les ambulanciers. Les ingénieurs ne sont pas
terminés présentement, donc on ne vient pas leur tirer la carpette...
Mme LeBel : ...sous les pieds
en disant : Bien là, on négocie en fonction du nouveau régime. Non, eux
ont... s'ils ont commencé en vertu de la loi 37, elles vont se terminer en
vertu de la loi 37, c'est juste ça que ça vient de dire ici.
Et pour ce qui est du local que vous venez
de mentionner, c'est à 136 qu'on a tenu compte de ce commentaire-là pour leur
donner une certaine pérennité mais jusqu'à six mois avant le début... la fin de
la convention collective, qui était 180 jours. Je dis six mois, mais dans
le projet... dans la loi, c'est 180 jours.
M.
Morin :
180 jours. D'accord. Maintenant, le... ma compréhension, c'est que la
loi 37 va être abrogée quand cette loi-là va entrer en vigueur. Donc, s'il
y a des négociations qui sont en cours et qui ont été entamées en vertu de la
loi 37, quelle est la disposition qui va faire en sorte qu'elles vont
pouvoir continuer?
Mme LeBel : 144.
M.
Morin :
C'est 144. On y arrive. D'accord.
Mme LeBel : Oui, oui. Mais
l'intention, c'est vraiment de leur permettre... Dans le fond, là, c'est qu'on
fait le projet de loi à ce stade-ci, on le fait quand la grande majorité, comme
je vous disais, 98 %, 99 % des négos sont terminées, mais notre
intention n'est pas de changer les règles du jeu en cours de partie. Pour les
gens qui sont... qui ont commencé en vertu d'un régime, on va finir en vertu du
régime, et leur prochaine convention, donc... parce qu'ils sont encore dans la
ronde actuelle 2023-2028, je vais le dire comme ça.
M.
Morin :
D'accord. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Concernant l'amendement à l'article 143, pas d'autre intervention?
Conséquemment, celui-ci est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. 143 tel qu'amendé est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Et nous avons un autre amendement introduisant l'article 143.1.
Mme LeBel : Oui. Donc :
Insérer, après l'article 143 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
143.1. Les stipulations d'une convention
collective visée par la Loi sur le régime de négociation des conventions
collectives dans les secteurs public et parapublic et négociées et agréées à
l'échelle locale ou régionale, avant le (indiquer ici la date de la sanction de
la présente loi), expirent à la même date que celle à laquelle expirent les
stipulations de cette convention négociées et agréées à l'échelle nationale.
Donc, ça vise à énoncer expressément que
les stipulations locales négociées en vertu de l'ancien régime ont maintenant
la date d'expiration du nouveau régime, c'est-à-dire de conventions collectives
en conventions collectives. Parce que vous vous rappellerez qu'on a dit que les
matières locales, en vertu de l'ancien régime, n'avaient pas de date
d'expiration, donc on veut s'assurer que maintenant on comprend bien que non
seulement elles sont au national, mais qu'elles sont renégociables à la fin...
à chaque convention collective. Bien, c'est ça. Finalement, ma chute, c'est ça.
Le Président (M. Simard) :
Bien. Alors, concernant cet article...
M.
Morin :
En fait, là, c'est 143.1.
Le Président (M. Simard) :
Oui.
M.
Morin :
OK, donc concernant cet article, je n'ai pas de... je n'ai pas de commentaire, M.
le Président.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. L'amendement introduisant l'article 143.1 est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Et
nous poursuivons par l'étude de l'article 144, pour lequel il y avait un
amendement prévu, mais qu'il y a... il y a un nouvel amendement en lieu et
place.
Mme LeBel : Donc, il y a
toujours un amendement, mais pas celui qui était prévu, exactement.
Le Président (M. Simard) : Absolument.
Alors, laissez-nous quelques secondes pour qu'on puisse le retrouver et
l'afficher à l'écran. C'est fait. Mme la ministre.
Mme LeBel : Je vais lire... je
vais lire, voyons, l'article principal, et après je vais prendre l'amendement.
Donc, l'article principal :
Les stipulations des conventions
collectives et les arrangements locaux visés par la Loi sur le régime de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
qui ne sont pas expirés le (indiquer ici la date de la sanction de la présente
loi) peuvent, après cette date, être modifiés par les parties qui, en vertu de
la présente loi, sont habilitées à négocier et à agréer les conditions de
travail portant sur les mêmes matières.
Il en est de même de toute autre condition
de travail requérant une coordination nationale qui n'est pas expirée.
Amendement, M. le Président. Donc :
Remplacer l'article 144 du projet de loi par le suivant :
Les stipulations des conventions
collectives négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale, incluant les
arrangements locaux, visées par la Loi sur le régime de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic qui ne sont pas
expirées le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) peuvent,
après cette date et jusqu'au 180e jour précédant la date d'expiration des
stipulations de ces conventions qui sont négociées et agréées à l'échelle
nationale, être modifiées conformément aux dispositions de cette loi, telles
qu'elles se lisaient le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction
de la présente loi).
Donc, à compter du 180e jour
précédant la date d'expiration des stipulations de ces conventions qui sont
négociées et agréées à l'échelle nationale, les stipulations de ces conventions
collectives qui sont négociées et agréées à l'échelle locale ou régionale et
visées au premier alinéa peuvent être modifiées par les parties qui, en vertu
de la présente loi, sont habilitées à négocier et à agréer les conditions de
travail portant sur les mêmes matières.
Donc, on continue, là, dans le fait qu'on
maintient les parties négociantes jusqu'à 180 jours avant. C'est la suite
de 136, si on veut, et ça maintient... ça vient intégrer le fait que ce qu'il y
a... ce qu'on a besoin...
Mme LeBel : ...de la loi 137
demeure dans le régime transitoire, même si cette loi-là est abrogée, là.
Le Président (M. Simard) :
Alors, sur l'amendement de 144? Oui, M. le député d'Acadie.
M.
Morin :
Oui. Bien, en fait, deux... on a... J'ai deux commentaires, mais c'était...
évidemment, ils ont été faits avant l'amendement, là, un de la FSE puis un de
la FAE. La FSE soulignait que, d'après eux, cet article-là demandait «des
ajustements compte tenu de ce qui a été adopté à l'article 24, 2° du
PL 100. On souligne que, considérant que les ententes nationales
actuellement en vigueur prévoient la possibilité de faire des arrangements
locaux, alors plusieurs syndicats locaux et CSS ont négocié de tels
arrangements locaux. L'article 144 maintient en vigueur des arrangements
non expirés à la date d'entrée en vigueur du projet de loi, ce qui est conforme
et permet à la majorité des arrangements négociés d'être maintenus en vigueur.»
On dit : «Or, il arrive que certains CSS et syndicats s'entendent pour les
renouveler pour une durée précise pour diverses raisons.» Et là on
souligne : «L'article 144 ne prévoit aucun mécanisme afin de
permettre aux parties locales de renégocier des arrangements ayant une date de
fin. Considérant l'article 53, s'il est amendé dans le sens des
recommandations, nous soumettons que les parties ayant prévu une date de fin
spécifique aux arrangements locaux se retrouvent dans un vide juridique, ceux-ci
n'étant pas expirés au moment de l'adoption, mais expirant par la suite avant
la prochaine ronde de négociation nationale.» Oui?
Mme LeBel : ...24, oui, c'est
24. Ça, c'est...
M.
Morin :
Oui, c'est 24, c'est une référence à 24.
Mme LeBel : Oui, oui, c'est
plus 24. Tu sais, quand... vous savez, on a parlé du fait que les matières
locales s'en viennent au national, et là je vous disais que 24 vient répondre à
quatre préoccupations : le vocable entre entente locale et... entre entente
particulière et arrangements locaux, mais aussi toute la question de la durée
des modalités de durée et des modalités de règlement de différends. Donc, 24
répond déjà à ce commentaire-là sur la... le vide juridique. Donc, les
modalités de durée, la façon dont ça devra être fait, devront être négociées
par les parties nationales en vertu de 24, avant... et quand on va renvoyer des
matières en arrangement local, tout sera... sera déjà scripté par les parties
nationales de dire : Voici comment on va les négocier, leur durée, la
transition, finalement, puis la façon dont le règlement sera... le différend
sera réglé. Donc, 24 venait cocher, entre autres, cette préoccupation-là,
l'amendement apporté à 24, pas le 24 d'origine, on se comprendra.
M.
Morin :
Non, celui qui a été apporté. Et puis le commentaire de la FAE était... bien,
en fait, un peu différent. Ils souhaitaient ajouter à l'article 144 :
«Les arrangements locaux visés par la Loi sur le régime de négociation des
conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
(chapitre R-8.2) qui ne sont pas expirés peuvent, après cette date, être
modifiés par les parties qui sont habilitées à les négocier et à les agréer en
vertu de cette même loi.»
Mme LeBel : Oui, mais la FAE
demandait qu'on les laisse au niveau local, ce qu'on... ce qu'on ne fait pas.
Donc, naturellement, on ne répond pas à ce commentaire-là, mais il était
conséquent à leur demande de garder tout ça au niveau local.
M.
Morin :
Absolument, et moi-même cohérent avec les demandes, n'est-ce pas, que j'ai...
que j'ai portées de la FAE jusqu'à maintenant.
Mme LeBel : Vous êtes d'une
cohérence déboussolante.
M.
Morin :
Voilà. Très bien. Merci. Alors, je n'ai pas d'autre commentaire.
Mme LeBel : Merci.
Le Président (M. Simard) :
Alors, l'amendement apporté à 144 est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
L'amendement... En fait, l'article 144, tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. 144.1. Mme la ministre, pour cet amendement, oui.
Mme LeBel : Nous avons un amendement
qui était déjà prévu. Alors : Insérer, après l'article 144 du projet
de loi tel qu'amendé, le suivant :
144.1. Les conditions de travail requérant
une coordination nationale, autres que celles visées à l'article 144, qui
ne sont pas expirées le (indiquer ici la date de la sanction de la présente
loi) peuvent, après cette date, être modifiées par les parties qui, en vertu de
la présente loi, sont habilitées à les établir.
Traduction : L'amendement vise à
préciser que les conditions de travail non expirées, autres que celles prévues
par les conventions collectives du secteur de l'éducation et du secteur de la
santé et des services sociaux, peuvent être modifiées par les parties
habilitées à négocier et à agréer de telles conditions de travail en vertu
d'une nouvelle loi.
Ça va demander quelques explications
supplémentaires qu'on peut venir à aide. Me Lapointe.
• (17 h 50) •
Le Président (M. Simard) :
Alors, Mme Lapointe.
Mme Lapointe (Édith) : Alors,
en fait, ici, l'amendement, ce que ça vient permettre, c'est que... Imaginons
une entente nationale qui est déjà conclue, alors 144.1 permet aux parties
nationales, en tout temps, de s'asseoir pour modifier une entente même
nationale si les parties en conviennent, évidemment, il n'y a pas d'obligation.
Mme LeBel : Entre deux dates
d'expiration, oui. C'est comme une modalité qui permet une espèce...
Mme Lapointe (Édith) :
D'amendement.
Mme LeBel : ...de négociation
continue, mais les deux parties doivent être d'accord pour réouvrir une
convention collective...
Le Président (M. Simard) :
...des commentaires?
Mme LeBel : Ah! je n'ai pas lu
la bonne version, il paraît. OK, bien, je vais relire la version. Ce qu'on dit,
c'est ça que ça fait, mais il paraît que je n'ai pas relu la bonne... je n'ai
pas lu la bonne version. Donc, pour les fins d'enregistrement, je vais
m'assurer de la relire.
Le Président (M. Simard) :
S'il vous plaît.
Mme LeBel : Es-tu sûre?
Le Président (M. Simard) :
Oui, s'il vous plaît. Trop fort ne casse pas.
Mme LeBel : Non, non, «Es-tu
sûre?» n'était pas à vous, M. le Président, c'était dans ma tête à moi. Est-ce
que je suis certaine que je veux le faire?
Le Président (M. Simard) :
Oui, allez-y.
Mme LeBel : Mais le
commentaire est toujours pertinent.
144.1. Les conditions de travail requérant
une coordination nationale, autres que celles visées à l'article 144, qui
ne sont pas expirées le (indiquer ici la date de la sanction de la présente
loi) peuvent, après cette date, être modifiées par les parties qui, en vertu de
la présente loi, sont habilitées à les établir.
Donc, ça dit exactement... C'est-à-dire
que même si on a négocié... C'est très rare que ça arrive, là, mais il pourrait
arriver que les deux parties conviennent qu'il est important de modifier
quelque chose en cours de route. Ça permet de le faire.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Des commentaires supplémentaires?
M.
Morin :
Est-ce que c'est déjà arrivé?
Mme LeBel : Ça existait dans
le projet de loi 37, d'ailleurs, ce genre de possibilité là. Est-ce que
c'est déjà arrivé dans le passé? Je serais bien en peine de vous le dire, là.
Mme Lapointe (Édith) : Je n'ai
pas de... je n'ai pas de souvenirs. Ce à quoi on peut plus penser, c'est, des
fois, dans les ententes nationales, il y a des comités interrondes qui
prévoient des sujets, et peut-être à la suite de la conclusion d'un comité, ça
peut permettre certains ajustements, mais c'est... c'est très rare, c'est vraiment
très rare.
M.
Morin :
Qui ferait en sorte que vous auriez à réouvrir, par exemple, ou à modifier.
Mme Lapointe (Édith) : Oui, à
modifier, à venir ajuster un texte.
M.
Morin :
D'accord. Donc, ça permet cette souplesse-là.
Mme Lapointe (Édith) : Qui
existait... comme l'a indiqué la présidente, qui existait aussi en vertu de la
loi 37.
M.
Morin :
Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. D'autres commentaires? Sans quoi, 144.1 est-il adopté? Adopté. Nous
passons à l'étude de l'article 147, Mme la ministre, en lequel il y aura
également un amendement, mais un nouvel amendement.
Mme LeBel : Donc, l'article
d'origine : Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), à l'exception des
dispositions des articles 101 et 104, qui entrent en vigueur, à l'égard de
chacun des comités patronaux de négociation visés aux articles 137 à 139,
le 31 mars 2027 ou à toute date antérieure indiquée dans un avis publié à
la Gazette officielle du Québec en vertu de l'article 140.
Donc, amendement qui se lit comme
suit : Remplacer, dans l'article 147 du projet de loi, «, à l'égard
de chacun des comités patronaux de négociation visés aux articles 137 à
139, le 31 mars 2027 ou à toute date antérieure indiquée dans un avis
publié à la Gazette officielle du Québec en vertu de l'article 140»
par «le 1er avril 2030».
Compte tenu de la décision précédente
qu'on a prise de les laisser vivre, entre guillemets, jusqu'au... selon leur
situation actuelle jusqu'au 31 mars 2030.
Le Président (M. Simard) : Sur
l'amendement d'abord, des remarques?
M.
Morin :
En fait, donc, juste pour bien comprendre. Donc, finalement, la date du
31 mars 2027 tombe, c'est le 1er avril 2030. Le restant ne change
pas.
Mme LeBel : Non, la substance
du reste ne change pas, là. C'est vraiment l'ajustement par rapport à la
décision qu'on a prise précédemment de laisser vivre et perdurer cet état situation
là jusqu'au 31 mars.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. L'amendement apporté à 147 est-il adopté? Adopté. 147 tel qu'amendé
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Nous passons, bien sûr, maintenant aux annexes.
Mme LeBel : OK. De quelle
façon devons-nous procéder? Est-ce qu'on doit lire les annexes entières?
Le Président (M. Simard) :
S'il vous plaît. Techniquement, peut-être nous faire la lecture des annexes qui
sont ici.
Mme LeBel : Il n'y a aucune...
Il n'y a aucune façon de ne pas lire une annexe qui a des pages, et des pages,
et des pages? Est-ce que vous voulez qu'on suspende, vous en preniez
connaissance?
Le Président (M. Simard) : En
fait, franchement, on n'est pas obligés de faire la lecture de cette annexe.
D'accord? C'était une recommandation, mais on n'est vraiment pas obligés. Mais
toutefois, pour l'amendement de l'annexe II, là, je vous demanderais d'en
faire lecture.
Mme LeBel : Oui, ça, ce n'est
pas la même chose, là.
Le Président (M. Simard) :
Alors, l'annexe I est-elle adoptée?
Mme LeBel : C'est la liste des
organismes gouvernementaux.
M.
Morin :
...en vertu de l'article 4, c'est la liste des organismes gouvernementaux,
qui est... qui est rattachée...
Mme LeBel : Oui, c'est la
liste des choses... des organismes gouvernementaux pour les réintégrer au
projet de loi 100 qui existe déjà en vertu de 37, on ne change pas la
liste.
M.
Morin :
OK, donc il n'y a pas de changement à la liste, il n'y a pas changement aux
organismes.
Mme LeBel : Non. Ça remplace
l'annexe C, dont on a parlé beaucoup, là.
M.
Morin :
Parfait. Dans votre projet de loi, donc, il y avait déjà une annexe I à
l'article 4, donc c'est de ça dont on parle.
Mme LeBel : Oui, c'était
l'annexe C à l'époque, je pense, oui.
M.
Morin :
Parfait. Merci.
Le Président (M. Simard) :
D'autres commentaires. Conséquemment, l'annexe I est-elle adoptée?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes maintenant à l'annexe II pour lequel, bien sûr, il y a
amendement.
Mme LeBel : Est-ce qu'on me
donne la permission de ne lire que l'amendement compte tenu que l'annexe est
assez volumineuse?
Le Président (M. Simard) : Absolument.
M.
Morin :
...M. le Président.
Mme LeBel : Merci. Donc, je me
lance. Annexe II. Ajouter, à la fin du projet de loi, l'annexe
suivante : L'annexe II, qui va découler de l'article 48.1. Donc,
ce sont les «matières à l'égard desquels les membres autres que ceux nommés par
le ministre de l'Éducation, du Loisir, du Sport...
Mme LeBel : ...ont une voix
prépondérante lors des délibérations du comité patronal de négociation pour les
centres de services scolaires anglophones.» C'est particulier aux centres de
services scolaires anglophones.
Donc : «Reconnaissance des parties
locales;
«Communication et affichage des avis
syndicaux;
«Utilisation des locaux du centre de
services scolaire pour fins syndicales;
«Documentation;
«Représentation syndicale et régime
syndical;
«Délégué syndical;
«Déduction des cotisations syndicales ou
de leur équivalent;
«Comité des relations de travail et autres
mécanismes de consultation et de participation;
«Engagement et mouvement de personnel
(sous réserve de la sécurité d'emploi, de la priorité d'emploi et de
l'acquisition de la permanence);
«Procédure d'affectation et de mutation;
«Dossier personnel et mesures
disciplinaires;
«Renvoi et non-rengagement;
«Démission et bris de contrat;
«Réglementation des absences;
«Vacances du personnel de soutien et du
personnel professionnel non enseignant (sauf quantum);
«Congés sans traitement (sauf ceux prévus
pour les comités... les congés parentaux, pour une charge publique et pour
activités syndicales);
«Congés pour affaires relatives à
l'éducation;
«Distribution des jours de travail dans le
calendrier civil des enseignants;
«Jours fériés (sauf quantum);
«Hygiène et sécurité;
«Horaire de travail;
«Temps supplémentaire du personnel de
soutien et du personnel professionnel non enseignant (sauf quantum);
«Modalités de versement du traitement;
«Frais de voyage ou de déplacement;
«Répartition des fonctions et
responsabilités entre enseignants... entre les enseignants d'une école;
«Modalité de distribution des heures de
travail des enseignants;
«Suppléance, rencontres collectives et
réunions pour rencontrer les parents pour les enseignants;
«Surveillance de l'accueil et des
déplacements non comprise dans la tâche éducative pour les enseignants;
«Responsabilité civile;
«Perfectionnement (sous réserve des montants
alloués et du perfectionnement provincial);
«Contrat d'entreprise et travail à
forfait;
«Grief et arbitrage (portant uniquement
sur les matières prévues par la... à la présente annexe);
«Caisse d'économie;
«Vêtements et uniformes pour le personnel
de soutien.»
Donc, ce sont, ce qu'on parle, des
matières locales en éducation. Maintenant, comme on maintient et comme des
patronaux de négociation pour les commissions scolaires anglophones, on doit
prévoir une annexe spécifique à eux pour maintenir les matières locales dans
leur état actuel, mais... parce que c'est ça, parce qu'on les maintient. Donc,
il faut juste que la référence... Parce qu'ils avaient une référence à une
annexe, donc il faut faire une référence à une annexe dans le projet de
loi 100, parce qu'on a aboli le projet de loi 37, donc la référence à
leur annexe tombait dans le néant. Donc, dans le projet... dans 48.1, on fait
la référence à une annexe, donc il faut toujours bien que l'annexe existe dans
le projet de loi 100. Donc, c'est un copier-coller de l'annexe précédente.
M.
Morin :
Oui, tout à fait. Et d'ailleurs, précédemment, vous avez fait référence à une
annexe, donc, qu'il faut ajouter. Je comprends que la liste que vous avez lue,
c'est exactement ce qu'il y a présentement dans la loi 37.
Mme LeBel : Oui.
M.
Morin :
Donc, il n'y a pas d'ajout, il n'y a pas de retranchement, c'est...
Mme LeBel : Non,c'est juste
qu'il ne faut pas que la référence tombe dans le vide.
M.
Morin :
Exactement. Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M. Simard) :
Alors, d'autres commentaires concernant cet amendement apporté à l'annexe...
concernant l'annexe II?
M.
Morin :
Non, pas d'autre commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) :
Conséquemment, cet amendement est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Alors, chers collègues, compte tenu de l'heure...
Mme LeBel : Oui, on va... on
va s'en aller à 7 heures?
Le Président (M. Simard) :
Alors, compte tenu de l'heure, de deux choses l'une. Ou bien nous avons
consentement afin de poursuivre au-delà de l'heure prévenue... prévue, ou bien
nous suspendons et on se retrouve à 19 heures. C'est comme vous le
souhaitez.
Mme LeBel : Bien, il y aurait
juste une petite affaire de 30 secondes, là. Il paraît qu'on a fait une
erreur dans l'article 141, mais je ne la comprends pas.
Le Président (M. Simard) :
Oui, je comprends ça, mais quoi qu'il en soit, Mme la ministre...
Mme LeBel : Oui, je le sais,
mais... Moi, je pense qu'on en a pour cinq minutes maximum. Je ne sais pas...
Le Président (M. Simard) : Il
y a deux cas de figure. Ou on...
Mme LeBel : Est-ce qu'on
continue?
Le Président (M. Simard) : Ou
il y a consentement pour poursuivre au-delà de l'heure prévue, ce qui implique
peut-être une légère suspension le temps de faire le point sur cet article, ou
sinon on reporte à 19 heures. Mais ça dépend, parfois vous avez des vies
de caucus, vous avez... Nous... Bon, voilà.
Des voix : ...
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Alors compte tenu de l'heure, nous allons suspendre nos travaux, et
on se retrouve à 19 heures. Merci pour votre précieuse collaboration.
(Suspension de la séance à 18 heures)
19 h (version non révisée)
(Reprise à 19 h 03)
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
bonsoir, tout le monde. La Commission des finances publiques reprend ses
travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 100, Loi sur la négociation et la détermination des conditions
de travail requérant une coordination nationale notamment dans les secteurs
public et parapublic.
Alors, lors de la suspension de nos
travaux cet après-midi, nous venions de procéder à l'adoption de deux annexes.
Je comprends, Mme la ministre, qu'il y aura volonté de revenir à l'étude de l'article 141
et de l'amendement précédemment adopté.
Mme LeBel : Oui.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a consentement pour en reprendre l'étude?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) :
Parfait. Alors, Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui. Alors, l'article 141
d'origine, tel qu'il avait été déposé avec le projet de loi 100, a fait l'objet
d'un amendement. Je vais vous demander, Mme la Présidente, la permission de
retirer l'amendement qui a été adopté précédemment et d'en réintroduire un.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
est-ce qu'il y a consentement pour le retrait?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Poulet) : Consentement.
M.
Morin :
...bon, voilà. Parce que quand... Je comprends que quand la lumière est rouge ne
s'allume pas, on n'est pas enregistré. Exact. Donc, alors consentement. Comme
ça, ça va être clair pour tout le monde. Voilà.
La Présidente (Mme Poulet) : Parfait,
merci. Merci, M. le député.
M.
Morin :
Merci. Je vous en prie.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors...
Alors, je comprends qu'il y a un consentement pour le retrait de l'amendement. Mme
la ministre, veuillez présenter votre amendement, nouvel amendement.
Mme LeBel : Donc, le nouvel
amendement : Remplacer, dans l'article 141 du projet de loi, «qui, le
31 mars 2027, exercent des fonctions et des pouvoirs que leur confère la
Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic sont dissous le 1er avril 2027 et ces fonctions et
ces pouvoirs continuent d'être exercés par le négociateur sectoriel concerné»
par «sont dissous le 1er avril 2030».
Donc, vous voyez que c'est le bout de
phrase qui suivait «dissous le 1er avril 2030... 2027», pardon, qui se
trouve à être retiré. Il n'aurait pas dû y apparaître lors du dépôt de l'amendement
précédent, mais bon, il a échappé à notre vigilance.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'amendement?
M.
Morin :
Oui, bien, en fait, pour que ce soit bien clair, là. Donc, je comprends que
votre amendement... Donc, vous faites toujours référence... vous... en fait... Parce
que, là, il y a les comités patronaux de négociation visés aux articles 137
à 139 de la présente loi qui, au 31 mars 2027, exercent des fonctions et des
pouvoirs que leur confère la loi. Donc, ce volet-là, vous l'enlevez ou vous le
laissez?
Mme LeBel : Non. Ça continue à
être l'histoire du 30 mars... 31 mars, pardon, 2030, et on les laisse
continuer jusqu'au 31 mars 2030, mais là, il n'y a plus de question de
fonctions et de pouvoirs qui continuent d'exercer par le ministre sectoriel
concerné, là, parce qu'on vient clore à partir de 31 mars 2030, et la date
est fixée, là. Et avant, vous vous souvenez que c'était «doit le faire au plus
tard en 2027», etc., et qu'il y avait comme une transition parce qu'on ne
savait pas exactement... on laissait une certaine latitude au ministre
sectoriel quant à la date de dissolution.
Maintenant, on a fixé qu'il devait les
garder jusqu'au 31 mars 2030, donc ils sont dissous le 1er avril
2030. Et la date, là, du 1er avril 2027 et ses fonctions, c'était une
erreur, là, donc ça va être 1er avril 2030.
M.
Morin :Très bien. Donc, votre article au complet avec l'amendement
se lirait comment?
Mme LeBel : Comment? Comment? Ici,
je l'ai ici : «Les comités patronaux de négociation visés aux articles 137
à 139 de la présente loi sont dissous le 1er avril 2030.» Il fallait que
je passe par-dessus les ratures avant de trouver le prochain mot, là. Donc,
beaucoup plus simple.
M.
Morin :
Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires?
M.
Morin :
Je n'ai pas d'autre commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Est-ce que l'article 141 tel qu'amandé est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
Alors, nous en sommes à l'étude des intitulés, des chapitres et des sections.
Mme la ministre, je comprends que vous avez un amendement.
Mme LeBel : Oui, pour l'intitulé
de la section III du chapitre II. Bon, considérant tout ce qu'on a
dit précédemment sur les ententes particulières qui deviennent des arrangements
locaux, l'amendement se lit comme suit :
Remplacer l'intitulé de la
section III du chapitre II qui précède l'article 35 du projet de
loi par l'intitulé suivant :
«Arrangements locaux.»
Vous comprendrez que l'intitulé précédent
était «Ententes particulières».
La Présidente (Mme Poulet) :
...des interventions?
M.
Morin :
Pas à ce stade-ci, je vous remercie.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Adopté.
Est-ce que les intitulés des chapitres et des sections amendés sont adoptés?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) :
Adopté. Merci. Est-ce que le titre du projet de loi est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Je
propose que... Oui, pardon, vous avez une intervention.
M.
Morin :Oui, s'il vous plaît. Je veux juste m'assurer. Donc, vous n'avez
pas d'autre annexe à ajouter? Tout est...
Mme LeBel : Non, c'est
terminé.
M.
Morin :
Tout est terminé.
Mme LeBel : Oui, on est rendus
à la fin du processus.
M.
Morin :
Très bien. Et je comprends que, finalement, l'annexe que vous avez adoptée, c'était
pour les commissions scolaires anglophones.
Mme LeBel : L'annexe 2,
qui faisait une liste de matières locales, n'est applicable qu'aux commissions
scolaires anglophones, parce que dans tous les autres cas, à l'exception de Cri
et Kativik, dans tous autres cas, les matières locales deviennent des matières
nationales. Donc, il n'y a plus lieu d'avoir une annexe stipulant quelles sont
les matières locales. La seule raison pour laquelle elle demeure pour les
comités patronaux nationals des commissions scolaires anglophones, c'est que
dans la constitution des comités patronaux, on fait référence à une annexe,
annexe qui existait dans le projet de loi 37, projet de loi 37 étant
aboli par l'adoption du projet de loi 100, il doit y avoir... la référence
tombait dans le néant. Donc, on doit faire... on doit faire référence a une
annex parce qu'il demeure en statu quo. Donc, on a réintroduit dans le projet
de loi 100, une annexe 2, pour que cette référence-là qui demeure
compte tenu de leur statut maintenu, je vais le dire comme ça, trouve... trouve
une assise dans le projet de loi 100.
M.
Morin :
Et donc, je comprends que pour les autres comités de négociations patronaux
qui, eux, vont continuer d'exister jusqu'au 1er avril 2030, il n'y aura
plus d'annexe et de liste de matières locales à négocier.
Mme LeBel : Parce qu'ils
négocient maintenant en fonction... Malgré le maintien de leur existence jusqu'au
31 mars 2030, ils devront négocier en vertu du nouveau régime de
négociation qui ne prévoit plus de liste de matières locales parce que tous les
sujets sont maintenant de l'ordre du sectoriel. Donc, il n'y a pas besoin d'avoir
de liste.
M.
Morin :
Je vous remercie.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui, Mme la députée de La Pinière.
• (19 h 10) •
Mme Caron : Merci, Mme la Présidente.
Simplement une question pour m'assurer qu'on n'a rien sauté, parce que quand on
a adopté l'annexe 1 tout à l'heure, on ne l'a pas lue étant donné la
longueur, et il y avait deux endroits où il y a des modifications dedans. À la
page 398, c'était, dans le texte proposé, lié à l'article 70. Donc,
il y en avait une... au paragraphe C.
Mme LeBel : On est dans la 1,
hein?
Mme Caron : Oui, dans l'annexe 1.
Mme LeBel : Qui est la liste
des organismes gouvernementaux?
Mme Caron : Oui.
Mme LeBel : OK. Juste pour
être sûre qu'on est dans le même...
Mme Caron : Dans la page 398,
je ne sais pas si vous avez la pagination. Alors, au paragraphe d, il y a la
modification en fonction de... même modification qu'on a faite ailleurs, là,
pour la concordance avec le... la nouvelle loi. Vous ne voyez pas cette...
Mme LeBel : Bien, il n'y a pas...
dans l'annexe que j'ai fait adopter, c'est simplement la liste des organismes
gouvernementaux.
Mme Caron : OK. Donc, c'est
juste les deux, toutes les autres... toutes les autres pages ne...
Mme LeBel : C'est de l'explication.
Mme Caron : D'accord. Parfait,
parfait. Merci.
Mme LeBel : Donc, juste pour
être sûre, là, qu'on se comprend bien, là, c'est deux pages sur ce format qui
ne font que décliner les 57 organismes gouvernementaux sur deux pages. Ça
commence par l'Agence de revenu du Québec et ça se termine par Urgences-santé.
Mme Caron : C'est parfait.
Merci pour la précision, merci.
Mme LeBel : Pas de problème.
La Présidente (Mme Poulet) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Alors, je propose que la commission
recommande la renumérotation du projet de loi amendé. Cette motion est-elle
adoptée?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Je
propose que la commission adopte une motion d'ajustement des références. Cette
motion est-elle adoptée?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Poulet) : Alors,
nous en sommes maintenant rendus à l'étape des remarques finales. Je cède
maintenant la parole au député de...
M.
Morin :
L'Acadie
La Présidente (Mme Poulet) :
L'Acadie.
M.
Morin :C'est bien. Merci, Mme la Présidente. Alors, écoutez, très,
très heureux d'avoir participé à l'étude détaillée de ce projet de loi. Permettez-moi
d'abord de remercier Mme la ministre pour tous les échanges fructueux que nous
avons eus, son ouverture également. Merci aux collègues de la banquette
gouvernementale qui ont été là pendant l'étude détaillée. Et je voudrais
également remercier les fonctionnaires qui accompagnent Mme la ministre, parce
qu'il s'agit d'un projet de loi qui comporte plusieurs aspects techniques, et
donc grâce à vous et aux explications que vous nous avez fournies, ça nous a
permis de bien comprendre, bien saisir, finalement, les amendements, en plus de
nous donner des exemples concrets de ce que vous avez vécu dans le cadre de
négociation, alors ça a été particulièrement apprécié et important. Alors, je
tenais à le souligner et je tenais à vous en remercier, vous et toute votre
équipe. Merci également au personnel de cabinet de Mme la ministre.
Pour ma part, Mme la Présidente, j'ai eu
le privilège de siéger avec ma collègue, la députée de La Pinière. C'est
toujours un plaisir. C'est une personne qui est toujours très, très, très
assidue, hyperprofessionnelle, qui lit tout et qui a toujours d'excellentes
questions à poser. Alors, vous comprendrez que c'est toujours intéressant et
important de travailler en équipe, et je la remercie ainsi que les collègues de
l'aile parlementaire qui... qui m'ont accompagné.
Je vous dirai d'emblée qu'on... évidemment,
on étudie, dans l'opposition, plusieurs projets de loi que le gouvernement nous
amène. Parfois, lors de consultations particulières, il y a des projets de loi
qui entraînent une levée de boucliers contre l'idée. Et ça, ça m'est... ça m'est
arrivé de le vivre à quelques reprises. Mais je peux vous dire que celui-ci, c'est
un peu l'effet inverse qui s'est... qui s'est passé, parce que plusieurs
centrales syndicales, finalement, sont venues saluer le projet de loi. Et il y
avait certaines modifications parfois à apporter, et donc on a pu... on a pu en
débattre avec... avec Mme la ministre, et ça a été fort apprécié.
Je vous dirai, et ça, mes commentaires l'ont
démontré, c'était particulièrement important pour moi que les comités de
négociation patronaux puissent continuer d'exister. J'aurais aimé qu'ils vivent
plus longtemps, mais bon, la date de 2030 a été... a été arrêtée, mais... Mais
je vous dirais que c'est quand même un gain important mais pas uniquement, pour
moi, un gain en termes du travail que l'opposition officielle a fait mais, je
pense, pour l'ensemble des négociations qui vont arriver lors d'une prochaine
ronde au Québec. Et ça, je pense que Mme la ministre l'a bien saisi. Ça va
permettre une transition, mais une transition plus souple.
Et je rappelle le mémoire et le témoignage
qu'on a eus des représentants du... en fait, dont certains font partie du
comité de négociation patronal des cégeps et qui nous ont dit comment ce comité-là
était apprécié, comment il fonctionnait bien. Donc, en fait, je pense que c'est
de bon augure pour la prochaine ronde des négociations. On verra ce que ça
donnera. Mais ceci étant, je pense que c'est important que ces... ce comité-là
demeure... demeure en place.
Pour le reste, écoutez, il y a eu
plusieurs amendements, plusieurs amendements techniques qui sont survenus, mais
je vous dirais que ça a été un projet de loi, finalement, qui a été fort agréable
à travailler.
Permettez-moi, en terminant, de remercier
la présidence de cette commission qui, au long de nos travaux, a toujours été
là. Je vous remercie...
M.
Morin :
...également, madame, ainsi que tout le personnel de l'Assemblée nationale, qui
sont toujours excessivement efficaces et puis qui nous aident, finalement, à
travailler d'une façon efficace, et c'est toujours très apprécié. Alors, je
tiens à les remercier. Je vous remercie.
La Présidente (Mme Poulet) :
Oui, Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, Mme la
Présidente. Alors, aussi, comme il est d'usage, je remercie tous les collègues
qui étaient présents et qui ont été présents tout le long des travaux, toutes
les personnes qui ont travaillé dans le cabinet, dans le... dans toute l'équipe
ministérielle, et les techniciens et les pages.
Ça a été véritablement un plaisir de
travailler aussi sur ce projet de loi. Comme l'a dit mon collègue député
d'Acadie, ça a été... c'est un projet qui a été salué par les groupes avec
certaines réserves. Il y avait perception de centralisation. Il y avait la
question du dépôt des offres. Il y avait même la... une question de
terminologie par rapport aux ententes particulières. Alors, les... la maîtrise
du dossier de la présidente du Conseil du trésor, évidemment, et de ses... des
personnes qui l'entourent ont permis de clarifier. On a pu poser les questions,
obtenir des réponses claires, des explications sur... parfois sur la prémisse,
sur pourquoi c'était... c'est présenté de telle façon plutôt que de telle
autre. Alors, ça a été fort apprécié, je pense que... non seulement pour les
députés d'opposition qui ont permis d'avoir une meilleure compréhension du
projet de loi, je pense que ça a sûrement dû répondre aux questions ou aux
réserves qu'avaient émis les groupes qui sont venus en commission
parlementaire. Alors, je n'irai pas... je ne m'étendrai pas plus longtemps sur
le sujet, mais ça a été un plaisir de travailler à ce projet de loi. Merci
beaucoup.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci, Mme la députée. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, je vais
céder la parole à la ministre.
Mme LeBel : Merci, Mme la
Présidente. Merci d'abord à la commission. On a très bien travaillé, et c'est
toujours agréable de le faire avec des gens qui sont là pour nous aider et qui
le font de façon si admirable. Alors, merci beaucoup à la présidence. Je vais
remercier naturellement mes collègues de la banquette gouvernementale qui ont
été là tout au long et grâce à qui on a pu également procéder, mes collègues
d'en face, particulièrement le député de l'Acadie, de La Pinière et de
Rosemont. Je pense qu'on a eu des échanges qui ont été fructueux, des échanges
respectueux, et ce qui nous a permis de très bien avancer.
Mais vous allez me permettre de quand même
faire une mention spéciale des équipes qui m'accompagnent tant du cabinet que
du Bureau de la négociation gouvernementale que des juristes du gouvernement
qui ont travaillé. Si ce projet de loi là a été, je dirais, si bien reçu...
Parce qu'on parle quand même d'un grand pas en avant pour la négociation
gouvernementale. On a mis... On a refait un régime de négociation qui avait
plus de 40 ans, qui a été... qui a fait... je pense, qui avait fait son
temps et qui devait être modernisé. Mais ce n'est quand même pas chose simple.
Et si ce projet de loi là a été salué de la façon dont il a été salué par
toutes les parties, bon, naturellement, il y a eu des commentaires, on
pourra... on pourra y faire référence, mais de façon générale, vous l'avez
mentionné, bien, c'est grâce à tout le travail qui a été fait en amont, tant
par le Bureau de la négociation gouvernementale que par mon cabinet et les
juristes du gouvernement pour s'assurer qu'il était... que la démarche que nous
voulions entreprendre et qui a débuté, entre autres, par la déclaration
ministérielle que j'ai faite en décembre dernier où je voulais... j'ai annoncé
mon intention de m'attaquer, entre guillemets, au régime de négociation, non
pas aux structures syndicales, mais aux règles du jeu à partir desquelles nous
devions négocier, puis, à partir de ce moment-là, un travail colossal a été
fait par toutes ces équipes-là pour rencontrer les différents syndicats, pour
leur expliquer nos intentions, pour entendre leurs doléances à l'avance ou
leurs craintes, ou les sujets. Donc, il y a beaucoup de travail qui a été fait
en amont du dépôt du projet de loi, et je pense qu'aujourd'hui on en récolte
les fruits. Puis je tiens à les remercier, parce que c'est un travail colossal
qui a été fait, respectueux des différentes parties en place.
Parce que c'est un... c'est... le cadre de
négociation n'est pas... n'est pas... n'appartient pas au gouvernement, il
appartient à toutes les parties qui doivent l'utiliser pour négocier, ainsi que
la coordination nationale et la stratégie globale n'est pas... appartient en
grande partie au gouvernement, mais est utilisé et vécu au quotidien par toutes
les parties qui en font... qui sont sous ce grand parapluie là et qui doivent
l'utiliser. Et je tiens à vous remercier, parce que sans ce travail-là, on ne
serait pas arrivé à un projet de loi, je dirais, consensuel.
• (19 h 20) •
Et par contre, naturellement, même s'il a
été travaillé en amont, il y avait quand même des... certaines choses qui
devaient être améliorées. Donc, les consultations ont permis, Mme la
Présidente, de prendre du «fine-tuning», des ajustements...
Mme LeBel : ...sur certains
enjeux, et je suis très contente d'avoir réussi, peut-être pas à accorder
toutes les modifications que tout le monde voulait. Il y a des enjeux qui pour
moi étaient de l'ordre même du coeur du projet de loi, c'est-à-dire la
souplesse, la rigidité et ne pas cristalliser des structures. Je parlais du
projet de loi 37 au départ, ou de la loi 37, pardon, au départ comme
d'une chorégraphie un petit peu trop chorégraphiée. Donc, ce qu'on voulait
faire, c'est ouvrir la possibilité que les partis négocient eux-mêmes le type
de chorégraphie qu'ils voulaient... qu'ils voulaient mettre en place dans
les... dans le but de négocier. Et donc il y a certains aspects, certaines
demandes, entre autres, vous l'avez mentionné, des collèges qui, pour moi,
ne... venaient à l'encontre de cet objectif-là, mais on a quand même réussi,
grâce à vos interventions et à nos discussions, à trouver, je pense, une piste
d'atterrissage qui amène un bel équilibre, c'est-à-dire que... vous l'avez dit,
M. le député de l'Acadie, une transition beaucoup plus souple qui va permettre
aux comités patronaux qui... j'exclus les trois comités patronaux qui demeurent
de par leur statut spécifique, d'avoir une meilleure transition et peut-être de
mieux s'organiser pour la suite des négociations avec leur ministre sectoriel
et trouver la meilleure solution pour tout le monde, parce que le lien avec le
terrain va demeurer essentiel dans toute négociation, et ça permettra une
meilleure transition, donc une période plus longue pour pouvoir s'adapter à la
nouvelle réalité de la structure de négociation sectorielle, je vais le dire
comme ça, l'organisation.
Donc, très fière, Mme la Présidente, de ce
projet de loi là, qui ne révolutionnera peut-être pas dans les foyers, parce
que je pense que c'est le genre de situation qu'il faut vivre, et je l'ai vécu
pendant deux rondes de négociation pour comprendre à quel point ce projet de
loi là va transformer la façon de se parler et de négocier, quant à moi va
assouplir, enlever beaucoup de lourdeur à la négociation actuelle, va venir
peut-être apporter un second souffle, accélérer sur certains aspects qui
étaient peut-être des freins, on parlait à titre d'exemple de la nécessité de
faire un nombre x de jours de négociation avant de pouvoir décider pour un
syndicat si un avis de grève était pertinent ou non, de venir remettre au cœur
de la négociation l'outil de la conciliation, mais au bon endroit, c'est-à-dire
au moment où les parties le jugent opportun pour qu'il soit un véritable outil
pour faire avancer la négociation. Ce ne sont que quelques exemples. Le fait
aussi de ramener les matières locales ou sectorielles et d'avoir enfin au même
endroit, ou à tout le moins au même niveau, la vue d'ensemble dans cette tour
de contrôle que sont les négociations gouvernementales, la vue d'ensemble de
toutes les matières qui viennent toucher une convention collective.
Alors, merci encore à tous ceux qui ont
participé aux consultations, que ce soit en personne ou par le dépôt de
mémoire. Merci encore à mes collègues d'en face pour votre très grande
ouverture et votre collaboration. Les discussions ont été très fructueuses et
toujours pertinentes dans le but de comprendre ou d'améliorer les choses, et
c'est donc très apprécié de ce côté-ci. Merci à mes collègues. Et je vais
terminer encore une fois en remerciant mes équipes, cabinet, bureau de négociation
et équipe de juristes. On les a... Ils ont relevé le défi, hein, tant
précédemment le dépôt du projet de loi que pendant le projet de loi et l'étude
alors qu'on a peut-être mis un peu de pression pour livrer la marchandise sur
certaines modifications qui découlaient des consultations. Mais je dois dire
qu'ils ont livré avec brio la marchandise. Alors, je tenais à le souligner, Mme
la Présidente. Merci.
La Présidente (Mme Poulet) :
Merci beaucoup. Alors, merci à tous aussi pour votre excellent travail. Je vous
remercie de votre entière collaboration.
La commission ayant accompli son mandat
suspend ses travaux quelques minutes afin de poursuivre pour un autre mandat.
(Fin de la séance à 19 h 25)