Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 2nd Session
(début : September 30, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Wednesday, December 10, 2025
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Vol. 48 N° 17
Clause-by-clause consideration of Bill 7, An Act to reduce bureaucracy, increase state efficiency and reinforce the accountability of senior public servants
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11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt-cinq minutes)
Le Président (M. Laframboise) : À
l'ordre, s'il vous plaît, ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques. La Commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi
favorisant le commerce des produits et la mobilité de la main-d'œuvre en
provenance des autres provinces et des territoires du Canada. Mme la
secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par Mme Lachance
(Bellechasse), Mme Zaga Mendez (Verdun) est remplacée par
M. Fontecilla (Laurier-Dorion) et Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)
est remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Le Président (M. Laframboise) : Excusez-moi,
juste avant, ce n'est pas le bon titre que vous m'avez mis, du projet de loi. C'est...
excusez, je vais juste lire... relire le titre, c'est...
Le Président (M. Laframboise) : ...C'est
ça. Donc, projet de loi nᵒ7,
Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à
renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires. Donc, lors de l'ajournement
de nos travaux hier, nous en étions à l'étude de l'article 1 du projet de loi
et M. le député de Marguerite-Bourgeoys avait la parole. Vous voulez
continuer...
M. Beauchemin : Merci. Merci
beaucoup, M. le Président. Des fois, la nuit porte conseil. Donc, ce qu'on a
fait, notre équipe, on est allés voir la loi sur l'Institut national de santé
publique du Québec. Et on a voulu, donc, en toute transparence, s'assurer que
l'objectif mentionné, donc, par la ministre, qui était de voir est-ce que la
mission complète, là, de l'Institut national du Québec soit respectée et
intégrée complètement, là, dans le nouveau projet de loi 7 de la ministre, ça
soit donc bel et bien le cas. Alors, ce que je propose qu'on fasse pour se
rendre à cette évidence, si c'était bel et bien le cas, c'est de passer à
travers la loi qui est abrogée, là, article par article, pour en arriver à voir
où sont ces articles-là dans le nouveau projet de loi. Puis comme ça, on pourra
y aller article par article, on pourra cocher, c'est bel et bien le cas, puis
qu'on pourra déterminer ce qui aurait été donc intégré. Je pense c'est la seule
façon vraiment transparente d'en... d'en arriver à agir comme ça. Alors, moi je
vais y aller. Je vais commencer par mettre mes lunettes parce que c'est
important, il y a beaucoup de stock là-dedans.
Le Président (M. Laframboise) : Je
vais suspendre quelques instants, à votre demande, je vais faire des
vérifications, là, par rapport à... vous voulez repasser article par article
une ancienne loi, là...
M. Beauchemin : La loi qui est
abrogée.
Le Président (M. Laframboise) :
...qui est la loi qui est abrogée. Juste, je vais vérifier, je vais prendre
quelques instants. Alors, je suspends quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 27)
11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 44)
Le Président (M. Laframboise) : Bonjour,
nous étions, avant la suspension, toujours sur l'article 1, nous avions
une demande du député de Marguerite-Bourgeoys, là, de... de passer article par
article l'article, le... le projet de loi qui est abrogé, ce qui n'est pas la
façon de faire. Donc, les collègues ont les temps nécessaires pour être capables
d'apporter ce qu'ils souhaitent dans le projet de loi qui est abrogé. C'est à
eux et à elles de... d'en parler lorsqu'ils le désirent, au moment où ils le
désirent, puis à poser des questions au gouvernement par rapport à... aux
réponses qu'ils... qu'ils ont. Donc, c'est là-dessus qu'on commencera. Par la
suite, moi, j'ai une demande d'ajournement pour 12 h... une demande de... de
suspension, excusez-moi, une demande de suspension pour 12 h 30. Je vous
demande le consentement, j'ai le pouvoir de le faire, pour 12 h 30, j'ai une
demande de suspension. Est-ce que...
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement? Ça va, pour les oppositions? Ça va? Merci. Donc, M. le député de
Marguerite-Bourgeoys ou Mme la députée, évidemment, de... de Westmount-Saint-Louis,
la parole est à vous.
Mme Maccarone : Merci
beaucoup, M. le Président. Alors, bien, je prends la balle au bond de la
question de mon collègue le député de Marguerite-Bourgeoys. Ce qu'on souhaite
savoir, étant donné que le ministre, hier, nous a dit, pour nous rassurer, que
la mission de l'INSPQ se... serait protégée, et d'abord, nous, ce qu'on
souhaite savoir, étant donné que la loi sera abrogée, c'est où est-ce qu'ils se
retrouvent, les articles qui seront abrogés dans la loi sur l'Institut national
de santé publique du Québec, dans la loi 7. Alors, je vous dis d'avance, M.
le Président, qu'on va aller, pour moi, en tout cas, je ne peux pas parler pour
mes collègues, mais j'irai en ordre, évidemment, le 1 et le 2, je pense qu'on
pourra le...
Mme Maccarone : ...côté parce
qu'on parle de la Constitution et la nature de l'Institut. Mais là, on saute
tout de suite à chapitre 2, puis on parle des missions et fonctions. Alors, si
on va sur l'article 3, l'Institut a pour mission de soutenir le ministre de la
Santé et des Services sociaux dans sa mission de santé publique. Il a également
pour mission, dans la mesure déterminée par le mandat que lui confie le
ministre, de soutenir Santé Québec, la Régie régionale de la santé et des
services sociaux du Nunavik, le Conseil cri de la santé et des services sociaux
de la Baie-James et les établissements dans l'exercice de leur mission de santé
publique, et plus particulièrement sa mission consiste notamment, on a huit
éléments qu'ils me semblent sont fondamental pour protéger la mission de
l'INSPQ.
Alors la première, c'est : À contribuer
au développement, à la mise à jour, à la... diffusion et à la mise en
application des connaissances dans le domaine de la santé publique;
Deux : À informer le ministre des
impacts des politiques publiques sur la santé et le bien-être de la population
du Québec;
Trois : À informer la population sur
son état de santé et de bien-être, sur les problèmes en émergence, leurs
déterminants et les moyens efficaces de prévenir ou de résoudre ces problèmes;
Quatre : À collaborer avec les
universités à l'élaboration, à la mise à jour des programmes de formation de
premier, deuxième et troisième cycle dans le domaine de la santé publique;
Cinq : À élaborer et mettre en œuvre
en collaboration avec les universités et les autres professionnels concernés,
des programmes de formation continue en santé publique;
Six : En collaboration avec les
différents organismes de recherche et organismes offrant des subventions, à
développer et à favoriser la recherche en santé publique;
Sept : À établir des liens avec
différentes organisations à l'échelle canadienne et internationale de manière à
favoriser la coopération et l'échange des connaissances;
Et huit : À exécuter tout autre
mandat d'expertise en santé publique qui lui confie le ministre.
Alors, cet article est quand même costaud.
M. le Président, j'aimerais savoir où on retrouve ceux-ci dans le projet de loi
7.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président. Alors, ce qui a été mentionné, là, c'est couvert par l'article 4 du
projet de loi, quand on va s'y rendre, puis il y aura un amendement, là, 4.1
qui va venir. Donc, le premier paragraphe dans INSPQ, il est couvert par
l'article 4, puis les paragraphes suivants, ils vont être couverts par
l'amendement 4.1.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Donc, dans le même ordre d'idée et de façon non exhaustive,
j'aimerais savoir si les amendements qui seront présentés par la ministre vont
couvrir les articles suivants dans la loi actuelle qui n'a pas été encore
abrogée sur l'Institut national de santé publique. Donc, l'article 6 concernant
les ententes avec les autres gouvernements, là, l'article 13 concernant ou
l'équivalent, là, concernant la nomination d'un directeur général à temps
plein, j'aimerais savoir s'il y a un équivalent sur cette question-là et
l'article 19 concernant les comités d'éthique et l'article 19.4 concernant la
composition de ces comités d'éthique. D'autre part, j'aimerais savoir si
l'article 20 de l'actuelle... de l'actuelle loi va être considéré concernant
l'obligation... l'obligation de donner à différents organismes publics de
fournir des données à la prochaine entité qui concerne la mission de l'Institut
national de santé publique ainsi que l'article 21 concernant les plans
d'effectifs et médicaux qui doit... qui doit fournir en ce moment l'actuel
Institut national de santé publique du Québec et au ministère de la Santé?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président, on est en train de vérifier, bien évidemment, un tableau comparatif
qui répond à toutes ces questions-là éviterait de perdre du temps. Mais comme
je pense qu'on veut procéder, là, verbalement, bien, je vais être obligée de
demander un peu de temps pour qu'on puisse faire le... voyons, pas la
corrélation, là, mais le lien entre les deux lois, là. Comme je tiens à répéter
qu'on préserve la mission, hein, des deux organisations, alors...
Le Président (M. Laframboise) : On
peut suspendre.
Mme Duranceau : On va revenir
aux collègues en temps et lieu, là.
• (11 h 50) •
Le Président (M. Laframboise) : Vous
allez revenir en temps et lieu? OK. Donc, Mme la ministre va revenir en temps
et lieu. Juste pour qu'on... qu'on se comprenne bien, là, parce qu'on a...
Le Président (M. Laframboise) : ...des
collègues, là, qui se joignent à nous ce matin, compte tenu qu'on abolit un
projet de loi, donc, les collègues, vous avez 20 minutes par article du
projet de loi aboli, donc, vous avez un maximum de 780 minutes, M. le
député d'Arthabaska, pour discuter sur ce projet de loi. Donc, c'est la même
chose, là, évidemment, là, tantôt, là, j'ai... on réduit le temps parce que Mme
la députée de Westmount—Saint-Louis il lui restait 768 minutes moins le
temps qu'elle a parlé, donc c'est le principe, là. Donc, c'est pour ça que je
peux aller en alternance, je ne donnerais pas... je ne permettrais pas...
disons que... à moins que ma collègue exige de parler 768 minutes de
temps...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
C'est ça. Ça fait que là je vais juste essayer d'alterner un peu comme vous
avez fait tantôt, puis permettre... donc, si vous... s'il y a un député, M. le
député d'Arthabaska, vous voudriez parler, vous avez juste à lever votre main,
puis je vais essayer de vous introduire, là, quand les collègues...
comprenez-vous? Donc, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis, je pense que
vous vouliez... Oui.
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, question de règlement.
M. Lemay : L'article 1 qu'on
étudie présentement, il fait... il a juste un alinéa.
Le Président (M. Laframboise) : ...un
projet de loi. En abolissant...
M. Lemay : Puis dans la
jurisprudence, c'est ça que ça dit?
Le Président (M. Laframboise) : C'est
ce que ça dit.
M. Lemay : Parce que... parce
qu'en réalité, nous, on étudie l'article un de notre projet de loi, puis...
Le Président (M. Laframboise) : Sauf
que, lorsque l'article abolit un projet de loi, donc, il y a... chaque collègue
a 20 minutes par article du projet de loi aboli pour s'exprimer. Donc, ça
donne 780 minutes, autant pour vous, M. le député de Masson, vous avez
780 minutes. Donc, c'est le... c'est le choix qui a été fait d'introduire
cet article-là, c'est fait comme ça. Ça va? Donc, en vertu de
l'article 245, la décision 245.2, ça va? Donc, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci.
C'est sûr, je pense que ce serait pertinent d'avoir un tableau de comparaison,
mais la réponse de la ministre, elle m'a dit qu'on a un amendement qui va nous
aider à voir que la mission et fonction seront reconduites pour l'INSPQ, mais
si moi je vais a l'article 5, je vois qu'on a quand même une mission de
l'institut, ça fait que j'essaie de voir est-ce que c'est parce que
l'amendement que la ministre va déposer, c'est un amendement qui introduit un
article? Peut-être, elle pourra le déposer pour la bonne compréhension, parce
que si moi je fais une comparaison, M. le Président, ce que je vois, c'est on y
va tout de suite à l'article 5, mais ce n'est pas tout à fait évidemment
la même chose. Ça fait que j'aurais voulu que la ministre nous explique un peu les
variances entre l'article 3 de la loi qui serait abrogé et le texte qui
est proposé à l'article 5.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : M. le
Président, évidemment, là on essaie de commencer par la fin, là, je veux dire,
une séquence logique permet d'adresser toutes les questions tant qu'à moi. On
va préparer un tableau comparatif, ça fait que ça, j'imagine, ça va répondre
aux questions des oppositions. Après ça, moi, je pense... je propose de
continuer dans l'ordre, là, parce que sinon on va jouer au fou, là, alors...
Le Président (M. Laframboise) : Sauf
que les collègues ont tout le temps pour être capables...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Mais, c'est ça. Puis il faut qu'ils se contentent de la réponse que vous leur
donnez, donc vous pouvez continuer à passer vos... des commentaires, Mme la
députée. C'est... il n'y a aucun problème.
Mme Maccarone : Oui, mais
évidemment, ce que je souhaite, c'est sincère, M. le Président, parce qu'on
sait que c'est un changement majeur, on sait qu'il y a plusieurs personnes qui
sont préoccupées, on sait que la ministre dit que la mission sera protégée. Ça
fait que moi, ce que je souhaite savoir, c'est juste le comment. J'ai hâte à
avoir un tableau comparatif, mais entre temps, moi je n'aurais pas de problème
que des légistes nous répondent pour nous dire où c'est conduit les éléments...
les articles dans la loi qui seraient abrogés, où ça... ils se retrouvent à
l'intérieur de la loi 7? Ou bien aussi les différences? Parce qu'encore
une fois, si moi je parle de la mission et fonction à l'article 3 qui
continue à l'article 4, puis je fais la comparaison avec l'article 5,
bien là, il y a des différences. Ça fait que moi, ce que je souhaite comprendre,
c'est ce sont lesquelles les différences, parce qu'on comprend qu'on est en
train d'instaurer une nouvelle instance, ça fait que comment est-ce que ça va
fonctionner? Qu'est-ce qui est reconduit? Exemple un, deux, trois, quatre,
cinq, six, sept... parce qu'ici on a 11, alors est-ce que ça veut dire que tous
les huit sont compris ici? Parce que le texte n'est pas le même. Ça fait que
peut-être c'est une question d'analyse, la façon que c'est décrit par les
légistes, ça fait que c'est ça que je souhaite comprendre parce que l'émission
à une fonction, évidemment, ce sont des éléments qui sont...
Mme Maccarone : ...quand même
crucial. Ça fait que est ce que c'est à l'intérieur seulement de l'amendement?
C'est-tu uniquement l'article 5, parce qu'on continue avec... le neuf, ça
fait que où est-ce que ça se retrouve? Parce que moi, il me semble, ce serait
logique que ce n'est pas tout dans la même place, peut-être, aussi, parce que
ça va se retrouver ailleurs. Ça fait que j'essaie juste d'orienter.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre?
Mme Duranceau : Je n'ai pas
d'autres commentaires, M. le Président, on le prend en note, là, on va revenir
aux oppositions. Je propose qu'on continue selon l'ordre des articles et je
pense que ça répondre à beaucoup de... beaucoup de questions.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait.
Mme Maccarone : Bon..., M. le
Président, je vais essayer de faire ma propre comparaison, parce que si on
dit : La mission consiste à contribuer au développement, la mise à jour
des..., mise en œuvre, la... la mise en application des connaissances dans le
domaine de la santé publique. Moi, je ne le trouve pas dans le 5. Élaborer des
recommandations... je ne sais pas si ça, ça fait partie des... des mêmes
choses, parce que là, on dit : ils ont contribué au développement. Là, on
parle de... de déterminer des recommandations, des guides. Ce n'est pas du tout
la même chose... informer le ministre.
Des voix : ...
Mme Maccarone : Moi, je
souhaite être orientée. Je souhaite juste... me dire... c'est où qu'on retrouve
ça?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président, moi, je veux bien orienter la députée de Westmount-Saint-Louis, là,
mais tout ce qu'elle cherche, là, c'est dans un amendement à être déposé à 4.1,
ça fait qu'on peut continuer de faire semblant qu'on cherche toute seule les
réponses de son côté, on a une série d'amendements, on a une série d'articles
qui intègrent les deux lois. Les légistes ont fait leur travail, là, de manière
rigoureuse. S'il y a des choses à ajouter, on va les ajouter, mais M. le
Président, on voit, là, ici, qu'on a une députée de l'opposition qui ne cherche
pas à avancer puis à avoir des vraies réponses à ses questions.
Mme Maccarone : La ministre
est en train de me prêter des intentions. On débute nos échanges, je pose des
questions, je souhaite, évidemment, avoir des réponses, mais je vous prie, s'il
vous plaît, de ramener la ministre... la ministre à l'ordre, s'il vous plaît.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre, évidemment, Mme la députée a le loisir d'opérer son... son
questionnement de la façon dont elle le veut.
Mme Maccarone : Je peux vous
dire, M. le Président, le souhait, c'est qu'on poursuit à avoir des réponses,
ça veut dire qu'on peut aller au prochain article, ça peut aller rapidement si
on a des réponses. J'invite la ministre à déposer son amendement si elle dit
que c'est à l'intérieur de cet amendement, je comprends qu'on ne va peut-être
pas faire le débat tout de suite, mais si ça va éclairer les oppositions pour
comprendre que la mission et le fonction est reconduit, mais qu'elle l'a juste
déposé, il me semble qu'on va peut-être le débattre aujourd'hui, ça fait que ça
va nous aider à se situer puis comprendre, aussi, comment le mission et
fonction vont être reconduits. Ça, il me semble que c'est une recommandation
qui peut nous aider à bien comprendre, parce que je ne fais pas semblant. Moi,
sincèrement, je souhaite vraiment comprendre parce que la proposition d'abolir
l'INSPQ... et L'INESSS, évidemment, on va y arriver, c'est quand même assez
fondamental et majeur. Je veux bien comprendre, mais si on dit que nous allons
protéger la mission, bien, je pense que c'est... pour la bonne compréhension,
ça va être important de voir où se retrouvent ces éléments, s'ils sont à
l'intérieur de l'amendement, qu'elle dépose l'amendement, mais je ne sais pas
si elle a un ouverture de faire ceci, ça pourrait nous aider.
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Il
semble que non. Mme la ministre?
Mme Duranceau : Oui, oui, on
n'a pas d'enjeu à déposer les amendements, là. Nous, on souhaite juste avancer
de manière constructive.
• (12 heures) •
Mme Maccarone : Ça fait que
ce que je propose, M. le Président, je vais aller d'abord, déjà, je vais sauter
pour aller à... à l'article 4, tant qu'on voit l'amendement où les équipes
pourront faire une évaluation, parce que je ne sais pas si, dans l'amendement à
l'article 4, on dit : l'Institut a également pour fonction
d'administrer le laboratoire de santé publique du Québec, lequel a pour
principale mission de fournir des services de laboratoire spécialisés en
microbiologie, d'administrer le Centre de toxicologie du Québec, lequel a pour
principale mission de fournir des services de laboratoire spécialisés en
toxicologie et de fournir, notamment par... l'intermédiaire... l'intermédiaire
de ce centre, l'expertise nécessaire au centre antipoison pour l'exercice de sa
mission, d'administrer le service provincial de dépistage par laboratoire,
laquelle a pour mission...
12 h (version non révisée)
Mme Maccarone : ...mission
principale de fournir des services de dépistage audiologique et radiologique
administrés, tout autre laboratoire ayant une mission de santé publique de
portée nationale, dont le ministre lui confie la gestion. Le ministre peut
exiger de l'Institut qu'il mette fin aux activités de l'une ou de l'autre de
ces organisations ou qu'il modifie leur mission. L'Institut a aussi pour
fonction de réaliser les activités et d'effectuer toutes les tâches qui lui
sont confiées par le ministre dans le Programme national de santé publique
établi en vertu de la loi. Ça fait que là, on parle quand même des éléments qui
sont assez précis. Laboratoire spécialisé en microbiologie, on parle des expertises
antipoison spécialisées en toxicologie, dépistages par laboratoire audiologique,
radiologique. Ça, est-ce que ça fait partie aussi de l'amendement ou est-ce que
nous avons déjà, dans le projet de loi 7, un article qui reprend tous ces
éléments?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
M. le ministre de Masson... Le député de Masson, excusez-moi.
M. Lemay : La députée de Westmount—Saint-Louis,
là, nous parle de la loi abrogée à l'article 4 puis tantôt vous avez dit que
les oppositions y ont 20 minutes par article. Ça veut-tu dire que dans le fond,
il n'y a aucun commentaire sur les articles 1, 2, 3, puis que là, dans le fond,
on vient de découler 60 minutes, puis que là on est rendu à la partie 61 à 80
minutes parce que dans le fond, c'est 20 minutes par article, ce n'est pas 780
minutes dans un seul bloc, là. Puis elle a elle-même dit qu'elle voulait faire article
par article, alinéa par alinéa. Ça fait que moi ce que je comprends, c'est que
si on est rendu à étudier l'article 4, bien, il n'y a aucun autre commentaire
sur les articles 1, 2, 3, puis qu'après ça on procède. Puis ça ne me dérange
pas qu'on saute des articles, mais c'est ma compréhension. Est-ce que j'ai
raison?
Le Président (M. Laframboise) : C'est
une enveloppe globale, donc elle peut l'utiliser comme elle le souhaite.
M. Lemay : J'ai rarement vu
ça, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Mais
c'est ce qu'on a comme information, oui. C'est ce qu'on a fait analyser par le
service juridique de l'Assemblée nationale. Ça va? Vous pouvez poursuivre.
Mme Maccarone : Oui, mais ma
question, c'est... je ne veux pas le relire encore, mais quand même, l'article 4,
il y a beaucoup de précisions. Alors ces éléments-là se retrouvent où dans le 7,
dans le projet de loi 7? On parle des éléments qui sont quand même assez précis,
spécialisés en toxicologie, microbiologie, laboratoires spécialisés,
antipoison, dépistages audiologiques ainsi que radiologiques, ça, ça se
retrouve où dans le projet de loi 7, où se reconduit ces éléments éléments de
mission?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président, c'est dans les articles 6 et 18. Évidemment, si on faisait, là, les
articles un par un, de manière ordonnée, efficace, dans une perspective d'avancer
de manière... c'est ça, structurée, on aurait des réponses à toutes ces
questions-là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, parce
que moi, si je vais... OK ça fait qu'on a des éléments : article 18, je
vois le 4, conclure avec l'approbation du ministre, entente avec les
universités. Ça fait que ça, c'est peut-être dans l'autre article, mais je vois
que le 18, le Laboratoire de santé publique en microbiologie, centre de
toxicologie. Mais... Excusez-moi, M. le Président, ça ne sera pas long.
Le Président (M. Laframboise) : En
attendant, il y a d'autres collègues qui...
Mme Maccarone : Oui, oui, oui.
Allez-y, oui, oui, oui.
Le Président (M. Laframboise) :
...OK. Y a-tu d'autres collègues qui veulent lever la main, là, pour... Oui, M.
le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le Président.
Évidemment, M. le Président, là, notre fonctionnement nous permet, nous octroie
un maximum de 20 minutes de débats, là, sur chaque article abrogé. C'est notre
prérogative, là. Évidemment, ça va prendre quand même beaucoup de temps. On
pourrait... Je suis tout à fait disposé à aller jusqu'à là, mais j'aimerais quand
même que la ministre puisse nous rassurer concernant certains transferts d'éléments
des missions ou des fonctions vers la nouvelle entité. Donc, j'aimerais... j'aimerais
savoir si...
M. Fontecilla : ...au moins,
s'il est dans l'intention de la ministre d'avoir une mention spécifique sous
certains éléments dans les prochains... dans le projet de loi... projet de
loi 7, et si c'est le cas, bien, si c'est déjà prévu, qu'elle nous indique
où, ou peut-être si elle entend déposer un amendement et sur cet élément-là en
particulier. Donc, je fais une brève liste des éléments qui nous paraissent
importants à être transférés dans la nouvelle... dans la nouvelle loi.
J'aimerais savoir, et je vais commencer par le premier, là, évidemment, pour
aller dans l'ordre, comme le souhaitait la... Mme... Mme la ministre à
l'intérieur de nos prérogatives, là. L'article 6 de l'actuelle loi sur
l'Institut national de santé publique, là, est-ce que... est-ce que ça va se
retrouver dans... c'est la fonction spécifiée dans l'article 6 ça va se
retrouver dans la nouvelle fonction?
Je me permets de le lire, M. le Président,
parce que c'est quand même important. L'article six de l'ancienne loi de l'INSPQ
là : l'Institut peut conclure, conformément à la loi, une entente avec un
gouvernement autre que celui du Québec. L'un de ces ministères, une
organisation internationale ou un organisme, de ses gouvernements ou de cette
organisation en vue de l'exécution de sa mission ou l'exercice de ses
fonctions. C'est important, ça, cet élément-là, M. le Président, parce qu'il
nous a été signalé que, d'une part, l'Institut... l'actuel Institut national de
santé publique du Québec, là, constitue une exception, une exception notable
ayant réussi à construire à travers les années un haut niveau d'expertise, là,
sur la question de la santé... de la santé publique, M. le Président. Et un
caractère essentiel de cette expertise-là est obtenu à travers la collaboration
et moyennant des ententes, des ententes formelles ou dans la pratique, là, avec
des organisations qui sont sous la juridiction d'un gouvernement autre.
Première juridiction d'un gouvernement autre, c'est le gouvernement du Canada.
On l'a entendu et le gouvernement du Canada a... joue un rôle très important et
investi des sommes très importantes dans les domaines de la santé... la santé
publique et l'Institut national de santé publique du Québec collabore à
différents niveaux avec cette instance-là, participe dans des comités et dans
des réseaux d'échanges, il y a de la formation et des échanges d'information
réciproques. J'insiste sur l'aspect informatif parce que c'est très... c'est
très important, là, donc... ou, d'après les informations qu'on a obtenu,
l'Agence de santé... pardon, l'Institut national de santé publique a été
reconnu par une entité internationale d'Agences en santé publique qui lui...
reconnaissance qui lui permet d'avoir accès à des réseaux d'échanges entre
scientifiques en santé... en santé publique ce qui est essentiel pour maintenir
le haut niveau d'expertise des compétences de l'actuel institut.
Donc la question qui... la question que je
me pose et que j'adresse à la ministre, si l'article six, qui correspond
spécifiquement à cet aspect-là, donc les échanges avec des entités autres
situées hors Québec, là, va être repris par le projet de loi 7.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
c'est l'article neuf de la loi sur l'INESSS, ou bien l'article six du PL en
question, PL-7.
Le Président (M. Laframboise) : Juste
pour que les collègues comprennent, Mme la ministre a déposé sur le site du
greffier tous ses amendements, donc, c'est fait là, donc, c'est déjà sur le
site du greffier, donc vous pourrez... vous pourrez lorsqu'elle vous donnera
une explication...
Mme Duranceau : Dans un
esprit de collaboration, M. le Président, voyez-vous.
M. Fontecilla : Quelle
gentillesse et générosité de la ministre, je... écoutez, pour ne pas parler
dans le vide et se répéter ne serait-il pas approprié de suspendre et étudier
ce que la ministre a déposé pour... parce que là, j'ai l'impression, je risque
de parler dans le vide et, bien, on va... dans un souci de synergie économie de
temps, d'éviter des lourdeurs, bien peut-être qu'on pourrait gagner du temps en
suspendant, regardant les amendements et reprenons ensuite, M. le Président,
hein?
Le Président (M. Laframboise) : Non.
Là, évidemment, à mois que... pour suspendre ça me prend un consentement
unanime, donc si... est-ce qu'il...
• (12 h 10) •
Mme Duranceau : Non, M. le
Président...
Le Président (M. Laframboise) :
Non, c'est ça.
Mme Duranceau : ...tu sais,
l'article 1 est assez...
Mme Duranceau : ...
l'article 2 aussi, je veux dire, à un moment donné, si on veut avancer,
commençons par le début, au lieu d'essayer d'attraper la fin, puis de toute...
rabouter ça de manière désorganisée, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mais...
mais il reste que, de toute façon, on suspend vers 12 h 30 tantôt,
là, on suspend à 12 h 30, donc... et d'ici ce temps-là, bien, vous
pouvez continuer à poser des questions, puis la ministre va répondre, les... va
vous donner les... les coordonnées, là, des amendements que vous pourrez
analyser durant la période du dîner.
M. Fontecilla : Très bien, M.
le Président. Donc, la ministre nous a dit que c'est l'article 9 de
l'actuel... non, attendez, l'article... non... article... Si j'ai bien compris
sa réponse, c'est l'article 9 de la loi constitutive de l'Institut
national d'excellence en santé et.... en santé et services sociaux. Donc, on
doit aller, on doit aller voir cette loi-là, mais... c'est l'article 6 de
l'actuelle... université, afin de participer, mais ce n'est pas tout à fait,
tout à fait le sens de l'article 6, donc on aura le temps d'y revenir
puisque l'article 6 de l'actuel projet de loi 7 parle d'ententes avec
des... avec une université québécoise afin de participer à des programmes universitaires
de formation de stages. Là, en fait, c'est... c'est différent, mais...
l'article 6 de l'actuelle loi de l'INSPQ parle de conclure des ententes
avec un gouvernement autre. L'article 6, ici, parle d'une entente avec une
université québécoise. On est dans deux champs d'action très, très différents.
Et...
Une voix : ...
M. Fontecilla : Et pour...
pour l'INESSS, c'est ça, OK. Donc, ce que je comprends, ce que la ministre
pourrait me confirmer, c'est que l'esprit de l'article 6, donc les ententes
avec des gouvernements autres que celui du... du Québec va être considéré par
la ministre, ou sera considéré par la ministre dans l'un des ses amendements.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre?
Mme Duranceau : M. le Président,
c'est déjà dans le projet de loi. Évidemment, si on voit les articles un par
un, on va... on va y arriver.
M. Fontecilla : Très bien, M.
le ministre, très bien, on va y... on va y arriver. Concernant l'actuelle loi,
je passe à un autre... un autre sujet, mais M. le... j'allais vous appeler M.
le ministre. Ce n'est pas tout à fait le cas encore, et l'article 13...
l'article 13 de l'actuelle loi de l'INSPQ parle de désigner un... un
directeur général qui exerce ses fonctions à temps plein. La question que je me
pose : Est ce que la ministre, dans son... projet de loi 7, est
contente d'avoir une... je vais l'appeler... je ne vais pas l'appeler un
directeur... un président-directeur général, je vais l'appeler... comment dire,
un responsable à temps plein, là, seulement de la question de la santé publique
dans la nouvelle entité qu'elle crée? Ou est-ce qu'elle prévoit quelque chose
dans son projet de loi dans ce sens-là?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : M. le
Président, on va pouvoir répondre à ces questions-là au fur et à mesure de
l'avancement, là. À ce stade-ci, je n'ai pas d'autres précisions à donner.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. M. le député?
M. Fontecilla : Très bien, M.
le Président, écoutez, on est en train... je reviens au fondamental. On est en
train d'abroger une loi, c'est quand même important, et il y a certains aspects
de cette loi-là dont on... dont je veux m'assurer qu'ils vont se retrouver
quelque part dans l'univers, en particulier dans le projet de loi 7. Ce
projet... le... l'actuelle loi sur l'INSPQ précise une fonction, la fonction de
président-directeur général à temps plein. Et... je ne vais pas m'enfarger dans
la dénomination en tant que telle, là, mais dans la... je veux me... me
concentrer sur la fonction de direction à temps plein de la santé publique.
Est-ce que la ministre prévoit une fonction de... de direction de la santé
publique, dans la nouvelle entité, à temps plein?
Mme Duranceau : M. le
Président, j'ai mentionné, je... là, en fait, je n'ai pas compté le nombre de
fois, qu'on préservait intégralement les deux missions. Alors, il y a quelqu'un
qui va s'occuper de la santé publique, M. le Président. Alors, à part ça, je
vais me limiter à mes commentaires précédents.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président, je retiens qu'il y a quelqu'un qui va s'occuper de la santé publique
dans la nouvelle entité, à des fins d'archives, là, parce qu'on va revenir sur
ces sujets là. Ensuite, l'article 19 de l'actuelle loi constitutive de
l'Institut de santé... national de santé publique, là, prévoit la formation
d'un comité d'éthique dédié à...
M. Fontecilla : ...la santé
publique, on s'entend. Et je veux m'assurer que dans l'actuelle loi du PL7, il
va y avoir un comité d'éthique alloué exclusivement à la santé publique.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : M. le
Président, ça va être dans le tableau qu'on va remettre, c'est l'article 39 du
PL7.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
M. Fontecilla : L'article 39
du PL7. Est-ce qu'elle pourrait nous confirmer... pourrait nous confirmer si...
c'est ma prochaine question en fait, si la... si c'est un comité d'éthique...
qui s'occupe seulement du domaine de la santé publique ou c'est un comité
d'éthique qui s'occupe de l'ensemble de la... de la mission ou de la nouvelle
entité créée?
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, l'article 39, on va le voir éventuellement, on va faire le débat à
ce moment-là, si on prend le temps... on prend le temps de lire l'article 39,
on voit ce qu'il couvre.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys, il avait demandé...
M. Fontecilla : Parfait,
j'aurais une autre question, mais je...
Le Président (M. Laframboise) :
...Oui.
M. Fontecilla : ...je te
laisse... je vous laisse aller, M. le collègue.
M. Beauchemin : Moi,
j'aimerais comprendre juste le... le principe actuel, M. le Président, là. On
essaye de justement établir que la mission, elle est bel et bien, là, maintenue
dans la nouvelle entité, la mission de l'INSPQ est bel et bien maintenue dans
la nouvelle entité. On a donc suggéré de passer par une étape qui est
extrêmement transparente, de prendre la loi, là, de l'INSPQ puis d'y aller
article par article pour aller voir où ces articles-là se trouvent à être dans
le nouveau projet de loi. Là, je comprends qu'on nous répond que l'article 1
jusqu'à je ne sais pas, 4, là, grosso modo, là, celui-là, ça va être dans des
amendements. Là, on nous dépose des amendements. Moi, ce que je voudrais, c'est
recommencer l'exercice pour dire : Bon, OK, d'accord, l'article 2, où
est-ce qu'il est dans l'amendement puis est-ce qu'on peut le voir? Bien,
allons-y, là, étape par étape, avec les amendements, pour s'assurer que ça soit
clair. Parce que là, actuellement, ce qui va arriver, là, si on n'est pas
capable de passer à travers ça, on ne sera jamais capable de prouver de la...
de la forme qui nous ait été mentionnée, comme quoi que l'entière totalité, là,
de la mission de l'INSPQ est maintenue. Donc, M. le Président, je vois mal
comment qu'on pourrait continuer si un, on n'est pas capable d'y aller de cette
façon-là que je viens de suggérer ou si on ne fait pas une pause pour laisser
le temps aux équipes d'analyser la série d'amendements qui vient d'être
déposée.
Le Président (M. Laframboise) : En
attendant, le débat se poursuit. Vous avez le droit, Mme la députée... Mme la
ministre a déposé ses amendements par rapport aux sujets qui sont en cours...
M. Beauchemin : ...Ce qu'on a
demandé, c'est de faire un arrêt pour qu'on puisse prendre connaissance des
amendements. Les amendements... Cet arrêt-là, nous a été refusé...
Le Président (M. Laframboise) :
...C'est ça...
M. Beauchemin : ...Alors,
maintenant, je reviens donc à ce que je disais, maintenant, par rapport au
projet de loi... par rapport à la loi sur l'INSPQ, j'aimerais voir où l'article
2 est maintenant inséré dans les amendements qui vient d'être déposés.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez le droit de poser la question, la ministre a le droit de vous répondre.
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, là, je l'ai dit, l'article 1, il n'est pas compliqué, là, c'est le
premier article. On passe ça, on passe l'article 2, on va finir par arriver aux
articles qui répondent aux questions des oppositions. Là, on essaye de
commencer par la fin, alors je ne sais pas dans quelle langue il faut que je le
dise, là. Alors, voilà. De toute façon, M. le Président, tu sais, on adopte
l'article 1, là, je veux dire, l'abrogation de la loi sur l'INSPQ, là, elle va
avoir lieu dans la mesure où l'entièreté du projet de loi est adoptée. Alors,
tu sais, on s'enfarge un peu, là, entre vous puis moi.
• (12 h 20) •
M. Beauchemin : M. le
Président, dans le contexte actuel, là, juste pour qu'on soit clair, là, ce que
la ministre nous demande, c'est de signer un chèque en blanc. Nous, on
représente, OK, presque 59 de la population, 59 % de la population qui n'a
pas voté pour la CAQ en 2022. OK? Puis là, on nous demande de signer un chèque
en blanc sur quelque chose qui a eu une vague complète de monde qui était
contre. On ne peut pas... On a le droit de poser ces questions-là, M. le
Président, là. On a le droit d'avoir les réponses à ces questions-là. De dire
que... De faire ce qu'on essaye de faire actuellement, c'est de mettre la
charrue devant les bœufs, là... c'est à l'envers. Je m'excuse, ce qui aurait dû
être fait, c'est de démontrer qu'effectivement, la mission elle est bel et bien
de protéger dans le...
M. Beauchemin : ...projet de
loi. Clairement, si ce n'était pas le cas, parce que sinon on n'aurait pas
déposé, là, à la va-vite, je ne sais pas combien d'amendements, là, qu'on vient
de faire. La façon de faire, c'est d'y aller article par article de la loi sur
l'INSPQ, puis d'aller voir maintenant dans les amendements où se trouve, si on
peut l'appeler ici, l'ancien article numéro 2. Donc, je vais continuer à
poser la même question à la ministre parce que c'est... on n'avancera pas, là,
si elle n'est pas capable de nous prouver que dans les amendements on a la
réponse à nos questions, si elle n'est pas capable de prouver aux Québécois que
dans les amendements qu'elle vient tout juste de déposer... l'article
numéro 2 de la loi sur l'INSPQ s'y retrouve, bien, je demanderais à la
ministre qu'elle retire ce qu'elle a dit à propos de l'intégrité de la mission
de l'INSPQ parce que clairement, on n'est pas capable de vérifier, on n'a pas
l'information, puis pour le moment, Mme... M. le Président, on se trouve dans
une situation où est-ce qu'on ne pourra pas avancer, là, c'est une fin de
non-recevoir. Donc on doit avoir une ouverture quelque part pour pouvoir
prendre le temps de connaître les amendements, mais je pense que la solution la
plus efficace pour l'ensemble des parlementaires, ce serait que la ministre
nous indique où, dans ses amendements, puis c'est ses amendements, OK, où se
trouve l'article 2 ou l'esprit de l'article 2, pour qu'on puisse
avancer. Puis si elle a besoin d'aide pour expliquer ce qu'elle fait, pour nous
expliquer où est-ce qu'il se trouve l'article numéro 2, je suis prêt à ce
que les légistes ou Mme de la Santé publique, Mme Quach, nous expliquent
ce qu'il en est. Moi, je veux avoir des réponses, les Québécois veulent des
réponses. Là, actuellement, ce qu'on a, c'est un blocage.
Le Président (M. Laframboise) : ...
M. le député, à personne.
M. Beauchemin : Bien on n'a
pas de réponses à nos questions.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
vous donne des réponses, elle a droit à ses réponses, vous avez le droit à vos
questions. Vous avez le droit de ne pas être satisfait des réponses, ça, il n'y
a pas de problème. Mais vous ne pouvez pas dire qu'il y a du blocage alors
qu'elle vous répond, tout simplement, c'est ça que je veux vous dire, là. Juste
un peu de respect. Vous avez le droit de continuer, vous avez le droit de
prendre tout le temps que vous voulez, il vous reste 700 quelques minutes, vous
pouvez continuer, là, aucun problème.
Une voix :4Allez-y, allez-y.
M. Beauchemin : Moi, ce que
je veux, c'est des réponses simples à des questions qui sont relativement
simples, des questions de transparence. Je pense que si la CAQ ne veut pas être
transparente, c'est un choix politique, c'est ce que la CAQ décide de faire...
M. Lemay : M. le Président,
question de règlement, il prête des intentions. Il ne peut pas prêter des
intentions comme il le fait.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez raison, M. le député de Masson. Vous n'avez pas le droit de prêter
d'intention.
M. Beauchemin : On a un
nouveau président ici, M. le Président?
Le Président (M. Laframboise) : Non,
question de règlement qui est... qui est très justifié, M. le député de
Marguerite-Bourgeoys. Vous avez le droit de...
M. Beauchemin : Alors si la
ministre choisit de ne pas être transparente en donnant l'information qui est
demandée, c'est un choix, c'est un choix politique. OK? Donc est-ce qu'on peut
savoir... premièrement, est-ce qu'on peut les voir, les amendements? OK, on
peut-tu voir où l'article 2 de l'Institut national de la santé publique du
Québec se trouve dans les amendements? Parce que si ça va nous prendre le
780 minutes pour moi, puis 780 minutes pour ma collègue, puis
780 minutes pour les autres collègues, on n'est pas sortis du bois, M. le
Président, là. Donc, en termes d'efficacité de l'État, je m'excuse, mais ce que
la ministre fait, c'est totalement l'inverse de l'efficacité de l'État. Ce
n'est aucunement productif. On parle d'efficacité de l'État, on veut de la
transparence, on veut avoir cette réponse-là. Quand je dis on veut, là, c'est
tous les Québécois parce que la santé publique, elle est importante. Puis là,
ce qu'on est en train de nous dire : faites nous confiance, signez-nous un
chèque en blanc, nous là, à la CAQ, on est tellement des bons gestionnaires, on
l'a tellement bien démontré depuis les sept dernières années, là, que là,
aujourd'hui, je vous demande un autre chèque en blanc pour un fleuron
québécois, fleuron québécois qui a été le leadership au Canada, sur lequel le
reste du Canada s'est basé. Puis là, on est dans une situation où est-ce que
nous, ce qu'on veut faire, c'est de s'assurer que le nationalisme en santé
publique soit maintenu, puis ce qu'on entend de la part du gouvernement, c'est
totalement l'inverse. On ne veut pas que la loi sur l'Institut national de la
santé publique du Québec soit analysée pour s'assurer qu'elle est bel et bien
dans les amendements de la ministre. Donc, moi, j'aimerais ça comprendre...
M. Beauchemin : ...les intentions.
C'était la raison pour laquelle on avait, en motion préliminaire, les
intentions du Conseil des ministres qui étaient essentielles pour avoir
minimalement de la lumière sur quelle direction que le gouvernement voulait
prendre là-dessus. Puis là, aujourd'hui, on se trouvait dans une situation où
est-ce que, M. le Président, force est de constater qu'on y va, encore une
fois, à la va-vite du côté du gouvernement. Si le projet de loi avait été bien
ficelé, bien... bien organisé, là, il n'y aurait pas eu autant de mémoires
déposés. S'il y avait eu une organisation structurée à l'arrière de ce projet
de loi là, on n'aurait pas eu besoin de déposer à la roche, comme ça, là, un
paquet d'amendements à la dernière minute. Si ce projet de loi là avait été
fait vraiment, là, avec des objectifs d'efficacité de l'État, on ne serait pas
ici présent, M. le Président, en train d'essayer d'avoir de la lumière claire
sur ça. Ça passerait, là, ultrarapidement. On serait capable de passer à
travers ça si ça avait été bien fait, mais ça n'a pas été bien fait.
Donc, moi, je pose la question, je veux
savoir où est l'article 2 de la Loi sur l'Institut national de la santé
publique du Québec dans les amendements. Alors, c'est lequel?
Mme Duranceau : Mais le député
de Marguerite-Bourgeoys, là, il faudrait qu'il regarde l'article 2, là,
dans le projet de loi déposé, parce qu'il reprend textuellement... Puis c'est
dans la loi de l'INESSS, ça fait qu'on n'a pas besoin de rajouter, tu sais, de
dédoubler l'article, il existe déjà. Ça fait que c'est pour ça que je vous dis,
M. le Président, là, on veut avoir l'air intelligent, là, mais, si on les fait
un par un, les articles, là, on va juste adresser chacune des questions de
manière structurée, efficace.
M. Beauchemin : ...M. le
Président, on demande...
Mme Duranceau : Alors,
commençons par l'article 1, si tout le monde le veut bien, puis on va se
rendre à 2, 3, 4 et suivants.
M. Beauchemin : Bien, j'avoue
que j'aurais dû dire l'article 3, je n'ai pas regardé attentivement, mon
erreur. Mais je suis d'accord avec les ministres, sauf qu'on ne parle pas du
même projet de loi ici, là. Allons-y dans l'ordre chronologique de la Loi sur
l'Institut national de santé publique. Donc, moi, je voudrais comprendre c'est
quoi, l'intention du gouvernement ici. Est-ce que la ministre peut nous
répondre?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : M. le
Président, je m'en remets à mes précédents commentaires. On a passé plusieurs
heures là-dessus hier.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. Merci. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : C'est
malheureux parce qu'on n'a pas été capable d'avoir les intentions du
gouvernement dans les réponses antérieures de la ministre. Donc, est-ce qu'on
comprend ici que la CAQ, le gouvernement de la CAQ ne veut pas être clair avec
les intentions de ce gouvernement-là en ce qui a trait à l'Institut national de
santé publique?
Le Président (M. Laframboise) :
Là, vous ne pouvez pas prêter... comment je vous dirais ça, là.
M. Beauchemin : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Bien, c'est-à-dire que, M. le député, je vais me permettre parce que j'ai
quelques minutes, parce que le gouvernement a déposé des amendements suite aux
consultations publiques. Vous dites : Les gens, le gouvernement n'a pas
écouté. Il y a eu des amendements qui sont déposés suite aux consultations
publiques. Donc, à quelque part, c'est comme ça que ça fonctionne. Mais que vous
ne soyez pas d'accord avec le projet de loi, moi, je vous comprends bien, là,
c'est votre choix à vous, là, ce n'est pas le choix du gouvernement. Là, après
ça, bien, la façon dont la ministre, elle se dit, c'est de passer les articles
un par un, on va vous répondre à vos questions. En attendant, vous voulez
passer l'ancien article. Donc, vous avez le droit à votre stratégie, mais
chacun a le droit aux réponses qu'ils ont.
Puis ce n'est pas des mauvaises intentions
de personne. Vous, vous souhaitez de passer l'ancien... l'ancienne loi, article
par article. La ministre vous dit : Passons le nouveau... le nouveau
projet de loi, article par article. Vous avez le droit chacun à vos positions.
Moi, tout ce que je me dois de m'assurer, c'est : Prêtez-vous pas des
intentions les uns des autres. Vous avez des intentions d'aller de l'avant,
vous, de votre façon; la ministre, de la sienne. Là, est-ce qu'il y a une autre
façon de procéder pour qu'on puisse se comprendre? Là, on pourra peut-être
profiter des instants qui vont nous rester ce midi pour voir comment on
pourrait, là... Est-ce qu'on suspend l'article 1 puis on y reviendra par
après, là? Il faut que les gens le regardent.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président, pour votre intervention. Juste peut-être clarifier que ma question
n'était pas là-dessus, ma question était de savoir quels étaient...
Le Président (M. Laframboise) :
Je vous remercie pour... compte tenu de l'heure, parce qu'il y a eu une entente
pour qu'il y ait un ajournement à 12 h 30. Donc, compte tenu de
l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 30)
15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 16)
Le Président (M. Laframboise) : La
Commission des finances publiques reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude
détaillée du... projet de projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la
bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité
des hauts fonctionnaires. Lors de la suspension de nos travaux, cet avant-midi,
nous en étions à l'étude de l'article 1. Y a-t-il d'autres interventions? Mme
la députée de Westmount-Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci, M.
le Président. Je voulais juste débuter en mettant les choses au clair. Je pense
que les gens qui suit nos travaux, j'espère qu'ils comprend le magnitude de ce
que nous sommes en train de faire, puis l'article 1, ce n'est pas petit.
Je comprends que c'est un début, mais ce n'est vraiment pas petit. Au moment de
l'adoption de l'article 1, M. le Président, on met fin à l'INSPQ. Je
comprends qu'on doit attendre que la loi sera sanctionnée, etc., mais ça veut
dire que l'institution, l'INSPQ, n'existerait plus. D'où l'importance de
creuser, de poser des questions. Je comprends que le gouvernement a une vision,
nous, ce qu'on souhaite, c'est de bien comprendre la vision. Eux, ils proposent
de mettre sur place une nouvelle... une nouvelle institution, une nouvelle
instance. OK. Mais je pense que c'est important d'amener de la clarté en ce qui
concerne cette instance décisionnelle. Alors, c'est la raison qu'on pose des
questions. C'est la raison qu'on souhaite, aussi, comprendre quand la ministre
dit que la mission de l'INSPQ, ce serait de protéger en... son intégrité. On
pose des questions pour bien comprendre, parce que même quand on fait la
comparaison, ce n'est vraiment pas explicite. La transition, ce n'est pas toute
la même terminologie, il a évolué beaucoup, ça fait que je pense que ça va être
vraiment important qu'on comprend la décision que nous sommes en train de
prendre. Encore une fois, c'est une décision, mais c'est un article crucial,
important, puis c'est la raison qu'on pose toutes ces questions.
Moi, quand je faisais mes échanges avec la
ministre, puis là, on parlait vraiment de... de la mission et je voulais bien
comprendre pour m'assurer que la mission de l'INSPQ reste intacte. On me fait
dire oui, parce qu'il y a quand même les éléments qui vont être reconduits,
puis on l'a bien vu à l'article 16. Mais là, quand on parle vraiment de
tout ce qui est laboratoire, parce qu'il y a une évolution de la façon que c'est
écrit dans la loi, nouvelle vision par rapport à comment cette instance va...
va fonctionner. Nous, ce qu'on a entendu de l'INSPQ quand ils sont venus
témoigner en Commission, M. le Président, c'est que la crainte qu'eux ils ont,
c'est que cette fusion va affaiblir leur réactivité. Il me semble que c'est
même à peu près leurs paroles qu'ils ont utilisées. Puis, cette réactivité est
cruciale, quand faisions face à une crise comme la pandémie, comme COVID 19.
Alors, moi, je souhaite comprendre où nous allons protéger cette agilité parce
que maintenant, on change d'orientation, il n'y aura plus une indépendance, puis
l'indépendance, de la façon que ça fonctionne en termes de laboratoire, ça
amène cette agilité. Ils n'ont pas à attendre l'approbation de quelqu'un pour
être en mesure de poursuivre. Il y a un... une agilité de poursuivre, d'agir
rapidement quand ils font face à une crise. Où est-ce que ça, c'est écrit? Où
est-ce que ça, c'est reconduit dans le projet de loi 7? Parce qu'on voit
très clairement, quand on fait l'identification de leur mission, on voit l'indépendance.
Mais moi, je ne l'ai pas retrouvée. Alors, où est-ce que nous pouvons retracer
cette orientation? Car on dit qu'on va protéger la mission en son...
intégralité à l'intérieur du projet de loi 7.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre?
• (15 h 20) •
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président. Est-ce que la députée de Westmount-Saint-Louis est en train de dire
que l'INESSS n'avait pas l'agilité pour... pour mener à bien sa mission? Là, on
ajoute la... on ajoute l'INSPQ, je ne vois pas en quoi ça change l'agilité de...
de l'INESSS. On va préserver... on va préserver toute la mission, les...
Mme Duranceau : ...l'expertise,
puis je ne vois pas non plus comment il faut inscrire la notion de mission...
pas de mission, mais d'agilité dans la loi. Tu sais, probablement qu'il
faudrait voir avec des articles spécifiques, là, ce qu'on a en tête, là.
Mme Maccarone : La mission
d'INESSS n'est pas du tout la même mission que l'INSPQ. L'INESSS, c'est curatif,
puis l'INSPQ, c'est vraiment réactif, ça fait que ce n'est pas la même chose.
Alors, je comprends ce que la ministre a dit. Moi, mon orientation, c'est
vraiment en lien avec la mission de l'INSPQ, on va y arriver, à l'INESSS. Je
comprends que les instances sont différents puis leurs missions, puis leurs
orientations aussi sont différents. C'est ça qu'ils nous ont dit en Commission.
Ils travaillent en parallèle, ça fait qu'il y a des craintes pour cette fusion,
mais la façon que l'INSPQ travaille c'est en matière de prévention,
l'identification des risques pour la santé publique, ils travaillent vraiment
de moyens indépendants, mais surtout quand on parle de laboratoire. Tout ce qui
est laboratoire scientifique, c'est ça qui ont soulevé comme la grosse
préoccupation, ça fait qu'où est-ce que ça s'est reconduit ici? Je sais qu'on a
le 16 qui s'en vient, mais moi, je n'ai pas vu cet élément.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, M. le Président, tu sais, moi, je le répète, là, on préserve la
mission, on préserve les équipes, on... Oui, il y aura des dédoublements
administratifs, là, qui vont tomber suite à ce regroupement-là, mais à
partir... après ça, pour ce qui est d'être... d'être réactif puis d'avoir les
bonnes expertises, puis le bon monde pour réagir quand il y a une crise, je
veux dire, tout ce beau monde-là est préservé et il va continuer de procéder,
là, comme il procédait avec ajustements nécessaires au besoin. Mais, là, je ne
vois pas comment ça crée un enjeu. La question est légitime, mais je pense que
tu sais, au fil des discussions, tu sais, de manière plus spécifique sur les
articles à venir, d'ailleurs, on a fourni un beau tableau, là, comparatif des
deux... de ce qui est intégré, là, textuellement ou à peu près dans le projet
de loi par rapport à la loi sur l'INSPQ. Je pense ça va rassurer... ça va
rassurer tout le monde.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, merci.
Mais moi, je ne parle pas des effectifs ou ETC. Moi, je parle vraiment, la
définition de la mission, parce que si on regarde l'article 18 qui s'en vient,
qu'on a compris par les interventions que c'est là où on va se retrouver par
rapport à les laboratoires nationaux, tout de suite on dit que c'est Santé
Québec qui exploite les laboratoires nationaux. Auparavant, c'était l'INSPQ qui
était quand même une instance avec une indépendance de pouvoir agir. Là, on
parle de Santé Québec, ça fait que c'est vraiment un changement de cap, c'est
un changement de façon de faire dont on avait vraiment cette agilité d'agir. On
n'avait pas à attendre après Santé Québec qui nous dit quoi faire. Fait la
lecture, on parle de prévention, on doit agir rapidement, alors, c'est nous qui
vont prendre cette décision. Là, si on regarde ce qui s'en vient, c'est une
transformation de mission, ça fait que ce n'est pas la même mission qui sera
protégée, parce que là, on parle vraiment que c'est Santé Québec qui va
exploiter tous les laboratoires nationaux.
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, il y a des amendements qui visent ça, là, où l'expertise est
spécifiquement intégrée, puis là, on le dit dans des amendements qui sont à
venir. Alors, quand on passera à s'attarder aux articles, on va pouvoir... on
va pouvoir en parler.
Mme Maccarone : Alors, ça
veut dire, on a un amendement qui s'en vient, qui va amender l'article 18,
c'est ça? Bien, attends, je vais aller voir.
Mme Duranceau : Oui, c'est l'article
4, M. le Président. Il s'applique à l'INESSS, mais il va s'appliquer aussi à
l'INSPQ une fois que ça c'est intégré. Alors, quand on passera l'article 1,
puis qu'on va arriver à l'article 4, on va avoir la chance d'en parler
spécifiquement.
Mme Maccarone : J'entends,
sauf qu'auparavant, les débats de ce matin, on avait... on m'a référé à
l'article 18 pour la section où on parlait de laboratoires nationaux.
Mme Duranceau : M. le
Président, quand on va être rendu à l'article 18, on va pouvoir adresser...
couvrir les préoccupations, là, sur le laboratoire. Tout est prévu, là.
Mme Maccarone : Mais
l'indépendance, est-ce que... d'abord, est-ce que ça veut dire qu'on va avoir
un changement par rapport à la responsabilité de Santé Québec? Parce que, si je
reviens à la loi qui sera abrogée, qui parle de l'INSPQ, il y a quand même un
indépendance. Mais là, on ne voit pas ça ici, dans cette mouture du projet de
loi.
Mme Duranceau : OK. Bien, je
vais juste mentionner, à l'article 18, là, sont prévus là, les ajustements par
rapport aux laboratoires puis il y a une passerelle qui est prévue, là, dans
les amendements à l'article 18 pour le lien entre Santé Québec, puis le
Laboratoire de santé publique. Donc, quand on va se rendre à l'article 18, on
va pouvoir en parler, là, on est toujours à l'article 1...
Mme Maccarone : ...quel est le
lien actuel? Comment ça fonctionne actuellement? Pour comprendre comment le
processus fonctionne aujourd'hui versus comment ça va fonctionner suite à la
mise en œuvre de la nouvelle instance.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le Président, là, à l'article 1, je n'ai pas l'information, là, pour
parler de ça. On va en parler à l'article 18, puis j'aurai les personnes
requises du côté de la santé ou des laboratoires spécifiquement, voyez-vous, on
ne pensait pas parler de laboratoire, puisque c'est à l'article 18.
Mme Maccarone : Je comprends,
M. le Président, sauf que nous, nous sommes en train de parler de l'INSPQ, puis
la façon que ça fonctionne actuellement parce qu'on dit qu'on va protéger la
mission, la façon que le laboratoire fonctionne actuellement, il a une
indépendance... on peut en débattre de tout ce qui est écrit dans
l'article 18, moi, je parle uniquement de le sens de l'article, parce
qu'on me réfère là, pour le reconduit de la mission actuellement qu'on trouve
dans la loi qui existe, qui ne va bientôt plus exister. Mais ce n'est pas du
tout la même chose, c'est pour ça que... moi je veux juste savoir est-ce qu'ils
vont avoir une indépendance ou est-ce qu'ils vont être assujettis à la
responsabilité de Santé Québec, puis c'est Santé Québec qui va prendre toutes
les décisions maintenant pour cette nouvelle instance, parce que l'INSPQ
n'existerait plus.
Mme Duranceau : M. le
Président, les... tu sais, on le dit là, l'INESSS a sa mission, l'INSPQ a sa
mission, ils ont chacun leur expertise, on préserve ça. Les laboratoires,
évidemment, c'est quelque chose de technique aussi, alors, quand on va être
rendus à l'article 18, on... nous, on va s'assurer d'avoir les experts,
là, les gens qui ont cette expertise-là relativement au fonctionnement des
laboratoires, et on va pouvoir répondre aux questions pertinentes... fort
pertinentes, sans doute, à ce moment-là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, merci,
M. le Président. C'est juste parce qu'on voit que si je fais la comparaison
avec l'article 4 de la loi actuelle, on parle de... c'est l'INSPQ qui va
administrer le laboratoire de santé publique du Québec, puis ils ont la
principale mission de fournir des services de laboratoire spécialisés, on parle
aussi de beaucoup d'autres choses dont ils sont présentement responsables,
comme outiller le ministre par rapport à tout ce qui est des préoccupations
avec une portée nationale, ils peuvent réaliser des activités, d'effectuer
toutes les tâches, aussi, qui sont confiées, ça fait que là, est-ce que ça va
vraiment être maintenant Santé Québec qui va dicter qu'est-ce qu'ils vont faire
comme nouvelle instance? J'ai d'autres questions aussi par rapport à cette
section, quand on parle de... dans le fond, est-ce que c'est la ministre qui va
avoir le dernier mot quand on parle de la nouvelle instance? Est-ce que c'est
elle qui a le dernier mot par rapport à ceux qui vont étudier les mesures de
prévention ou les actions qu'ils vont prendre?
Mme Duranceau : Bien là, M.
le Président, moi je suis à l'article 1 qui ne porte pas sur les
laboratoires, alors je n'ai très certainement pas le dernier mot sur les
laboratoires qu'on va discuter à l'article 18, alors je pense que mes
commentaires vont se résumer à ça pour le moment, là.
Mme Maccarone : Mais
l'article 1... l'article 1 est l'INSPQ. Je comprends que c'est large,
mais l'article 1, c'est l'abrogation de l'INSPQ, alors je ne suis vraiment
pas à l'aise de poursuivre sans avoir des réponses. Moi, je pense que ça va
être important qu'on vide la question, ce n'est pas une question d'étudier tous
les autres articles d'avance, sauf que ça se peut que ça va accélérer le
processus rendu à l'article 16, parce qu'on va pouvoir dire toutes les
questions ont déjà été répondues, mais avant qu'on poursuit à l'abolition de
l'INSPQ, moi j'ai besoin d'avoir les rassurances de la ministre. Je sais que
nous sommes entrain de faire une évaluation de le tableau de comparaison, puis
je remercie la ministre et leurs équipes d'avoir travaillé vraiment rapidement
pour nous fournir ceci, c'est un aide essentiel pour nous, ça fait que merci
beaucoup, parce que ça va vraiment nous aider à bien comprendre comment nous
allons se retrouver à l'intérieur de la loi suite à l'adoption de
l'article 1 par rapport à la transition.
• (15 h 30) •
Ça fait que nous sommes en train de faire
une analyse de tout ça, mais entre temps, quand on parle des laboratoires, il
me semble que même quand je regarde le tableau moi-même rapidement, M. le
Président, il y a des choses qui pour moi sont flous, ça fait que moi, ce que
je...
15 h 30 (version non révisée)
Mme Maccarone : ...je veux
savoir, est-ce que présentement l'INSPQ ils ont une indépendance? La façon que
c'est rédigé dans la loi, si on essaie de voir même avec le tableau de
comparaison, je souhaite savoir est-ce que c'est maintenant la ministre qui va
avoir le dernier mot en ce qui concerne les actions de l'INSPQ, ou le ministre,
parce qu'on parle de santé, on ne parle pas nécessairement de Conseil trésor?
Mme Duranceau :
Évidemment,
je vais m'en tenir à mes commentaires précédents, là, mais au risque de me
répéter, les laboratoires sont transférés de l'INSPQ à Santé Québec. Et tout
ça, c'est prévu dans l'article 18, puis il y a des amendements, même, ou une
passerelle qui est prévue, là, dans les amendements à l'article 18 pour voir
comment on transige puis on... les choses transitent entre l'INSPQ et Santé
Québec. Puis quand on va être rendu à l'article 18, s'il y a des préoccupations
concernant l'indépendance, bien, on va pouvoir les adresser à l'article 18,
parce que c'est là que c'est traité.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée.
Mme Maccarone : Oui. Ça fait
que d'abord, moi, mon interprétation, c'est que l'analyse qu'on fait
actuellement, c'est que la nouvelle instance, le IQSSS, va perdre un
indépendance que l'INSPQ a actuellement. Ça fait que ça, c'est quelque chose
que nous allons perdre. Je partage encore une fois les préoccupations qui ont
été soulevées non seulement par l'INSPQ, mais par plusieurs autres groupes, les
experts, les spécialistes qui nous ont dit que cette agilité, cette rapidité, réactivité
d'être en mesure d'agir quand ils font face à une crise est essentielle. Là, nous
sommes en train de mettre ça à risque, ils l'ont soulevé. On espère que ce n'est
pas le cas. Évidemment, ce n'est pas ça qu'on souhaite, mais ça reste que c'était
une préoccupation qui était quand même soulevée puis une des raisons qui sont
capables d'agir rapidement. Puis avec cette agilité, c'est en grande partie
parce qu'ils ont cette indépendance. Tu sais, ils perdent... ils ont peur aussi
de perdre la capacité d'intervenir lors des éclosions. Tu sais, ça, c'est
quelque chose aussi que ça fait partie des préoccupations. Les nouveaux virus,
les crises climatiques aussi. Mais l'autre chose qu'on n'est pas capable de
retracer, puis encore une fois, merci pour le tableau, ça nous aide à
comprendre, mais on a du mal à comprendre par rapport à la formation, comment
est-ce que ça, ça va être traduit dans la nouvelle instance, le IQSSS? Est-ce
qu'il y a une façon de dire ça... comment est-ce qu'on va dire ça? ...Je ne
sais pas, parce que ça sonne bizarre, là, mais I-Q-S-S-S ça va être très long à
dire tout le temps. Mais la nouvelle instance, c'est qui qui va le dernier mot
à dire par rapport à la formation? Parce que ça, aussi, présentement, c'est l'INSPQ,
mais là, ce n'est pas clair que ça, ça fait partie de leur mission. Puis ça, ça
va être reconduit.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Ah, j'ai un
droit... Encore un droit de réplique. Écoutez, M. le Président, quand on va
être rendu à l'article 4, là, on va lire qu'à l'article 4, là, l'INESSS, et
maintenant l'INSPQ qui s'ajoutera, exercent leur mission dans le respect des
valeurs d'excellence et d'indépendance. OK, ça fait que ça, ça existait, ça va
continuer d'exister, que l'Institut est indépendant. Après ça, de... de
transférer des laboratoires dans Santé Québec, ça ne change pas du tout la
notion d'indépendance de l'Institut. Puis éventuellement, M. le Président,
quand on sera à l'article 18 puis qu'on pourra déposer des amendements sur l'article
18, on va pouvoir parler de la passerelle qui se crée entre Santé Québec et
l'INSPQ dans des contextes spécifiques pour faire en sorte que ce soit fluide
en cas d'urgence. Puis là, bien, écoutez, quand on sera rendu là, on aura nos
experts en la matière, parce que là, vous me permettrez de dire que je ne suis
pas l'experte en la matière de laboratoires de santé, et qui pourront répondre
aux questions peut-être de manière plus précise, là, pour rassurer tout le
monde.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Westmount—Saint-Louis...
Mme Maccarone : Oui...
Le Président (M. Laframboise) :
...Et par la suite, je ne...
Mme Maccarone : ...Oui, je sais...
respectueusement, j'entends ce que la ministre a dit, mais l'INSPQ
présentement, il ne se relève pas de Santé Québec.
Mme Duranceau : Non.
Mme Maccarone : Ça fait que
c'est une grande différence dans la façon de fonctionner. Alors, ça va changer
vraiment leur façon de faire, puis ça enlève une certaine indépendance, faut
dire. Je comprends que ce qu'on souhaite, c'est qu'eux ils continuent de
fonctionner de cette manière quand on parle des formations, quand on parle de les
laboratoires. Mais ça reste qu'ils ne seront plus responsables entièrement de leur
façon de faire, ils vont être assujettis à les demandes de Santé Québec, puis
les désirs de Santé Québec, puis les commandes de Santé Québec. Peut-être ils
vont être excellents. On espère qu'ils sont excellents puis qu'ils vont
continuer à remplir leur mission, mais ça reste que c'est un changement de
leur...
Mme Maccarone : ...alors ça veut
dire que c'est un changement dans la mission.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président, j'aurais besoin de... d'informations, M. le Président, là,
concernant d'autres... d'autres liens, là, qui sont établis par d'autres lois
concernant la... la santé publique, là, je me réfère en particulier à... au
chapitre 2 de la Loi sur la santé publique du Québec, là, et chapitre 2,
qui porte sur les programmes nationals et plans d'action régionaux de santé
publique. Il y a, à l'article 7, il y a obligation pour le ministre de...
d'élaborer un programme national de santé publique, etc., etc. Et à
l'article 8, il y a... on spécifie ce qui doit comporter... ce plan
national de santé publique. La question initiale que j'aimerais poser à la
ministre, c'est : Dans quelle mesure l'Institut national de santé publique
du Québec collabore à l'élaboration de ce Programme national de santé publique?
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, là, moi, je suis sur l'article 1, qu'on n'a toujours pas
adopté. Alors, je ne suis pas rendue à l'article 8, alors, je ne peux pas
répondre.
M. Fontecilla : L'article 8
qui porte... si vous pouvez nous éclairer, Mme la ministre?
(Consultation)
Mme Duranceau : M. le
Président, si ça peut intéresser le député de Laurier-Dorion, ma sous-ministre
adjointe à la santé, ici, peut préciser, là, si ça peut être utile dans
l'analyse qui est en train d'être faite.
Le Président (M. Laframboise) : Est
ce que j'ai consentement?
M. Fontecilla : Moi, j'ai
consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement? Donc, vous...
M. Fontecilla : Donc, je...
j'aimerais juste réitérer ma question, là, dans quelle mesure l'INSPQ participe
à l'élaboration du Plan national de santé
publique?
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) :
Oui, Caroline De Pokomandi-Morin, sous-ministre
adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux. Pour répondre à
votre question, l'Institut collabore à l'élaboration du... du plan du Plan
national de santé publique comme institut expert, comme expertise, comme il
contribue... comme les directeurs régionaux collaborent également et toute
les... la communauté en santé publique. La loi, ici, ne viendra pas changer
cette collaboration et de cette contribution parce que le Plan national relève
de la directrice nationale de santé publique, qui est... qui est au ministère.
M. Fontecilla : Très bien,
les programmes et la Loi sur la santé publique spécifient différents aspects de
ce plan-là, qui... qui doit... qui doit faire partie de ce plan... de ce
plan-là. Et ces aspects là ne se retrouvent pas sur la loi de... la... en fait,
ce qu'on a lu jusqu'à présent, de la loi du PL-7, par exemple, il y a l'aspect
de la surveillance continue... en continu, de la santé, de l'état de santé de
la population, la prévention des maladies, la promotion de mesures systémiques
et la protection de la santé des populations. C'est très clair dans le projet
de loi... pardon, dans la Loi sur la santé publique, là, et il n'y a absolument
rien dans le PL-7 sur ces aspects-là qui sont quand même importants, là, ne
serait-ce que pour avoir un langage commun, un langage commun, là. Tantôt...
Mme... à une autre journée, Mme la ministre nous disait qu'il y avait, des
fois, une certaine confusion concernant les... les responsabilités de chaque...
de chaque entité entre l'INSPQ et l'INESSS plus particulièrement, là. Et...
mais il y a d'autres acteurs qui se... qui gravitent autour de la santé
publique, donc, il y a le ministère, il y a Santé Québec, il y a les directions
régionales de Santé publique, il y a l'INSPQ, etc., là, dans le but de...
coordonner et mieux avoir une... comment dire, une... partager les
responsabilités et est-ce qu'il a considéré la possibilité d'inclure ces
aspects-là, la surveillance, la prévention, la promotion et la protection de la
santé de la population dans le PL-7?
Mme Duranceau : M. le
Président, le PL-7, là, il vise la fusion de la loi sur l'INSPQ puis, en fait,
l'INESSS, puis on n'est pas du tout en train de parler de la loi sur la santé
publique. Alors, je ne suis pas trop sûre de ce que le député de Laurier-Dorion
veut dire, là.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion.
• (15 h 40) •
M. Fontecilla : Si je peux me
permettre de... d'être en désaccord avec la ministre, on parle de santé
publique, là, ce n'est pas seulement de la fusion. On n'est pas en train de
dire qu'on va.... qu'on va fusionner deux... deux appartements, pour faire
allusion à ces responsabilités antérieures, là...
M. Fontecilla : ... on est en
train de fusionner deux missions entre un organisme spécifiquement chargé de la
santé publique et un organisme qui n'est pas du tout en charge de la... de la
santé publique. Donc, on est en train de s'assurer, ici, si la nouvelle entité
qu'elle propose va reprendre l'intégralité des... des fonctions qui sont
attribuées, de façon générale, à nos... à nos institutions, au pluriel, en
santé publique. Donc, il y a une obligation de préparer un plan qui comporte
quatre aspects et, jusqu'à présent, dans la mission du nouvel organisme, on ne
retrouve pas ces quatre aspects. Je... je réitère, c'est la surveillance
continue de l'état de santé de la population, la prévention des maladies, des
traumatismes, des problèmes sociaux ayant un impact sur la santé des
populations, la promotion de mesures systémiques aptes à favoriser une amélioration
de l'état de santé et du bien être de la population et la protection de la
santé de la population et des activités des vigies sanitaires inhérentes à
cette fonction. Est-ce que ces fonctions-là vont figurer, M. le Président, dans
la nouvelle... dans la mission du nouvel organisme qui va être créé? C'est ça,
ma question est très spécifique. La ministre va me dire «non» ou «oui», c'est
aussi simple que ça.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, M. le Président.
Alors, on est toujours à l'article 1, fusion, l'abrogation de la loi sur
l'INSPQ pour intégration à la loi sur l'INESSS, on ne touche pas à la Loi sur
la santé publique. Et au fur et à mesure où on va avancer, on va intégrer les
amendements qui sont nécessaires pour bien refléter le... l'intégration de la
mission, de l'expertise de l'INSPQ dans la loi de l'INESSS, parce qu'on l'a dit
à multiples reprises : On veut préserver tout ça. Alors, mais, évidemment,
on va voir ça, tu sais, si on dépasse l'article 1.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Bien sûr qu'on va dépasser l'article 1, mais dans l'actuelle
loi de l'Institut de la santé publique du Québec, à l'article 4, le
dernier paragraphe, là, il est dit que «L'Institut a aussi pour fonction de
réaliser les activités et d'effectuer toutes les tâches qui lui sont confiées
par le ministre dans le Programme national de santé publique établi en vertu de
la Loi sur la santé publique.» Donc, il y a un paragraphe qui fait mention
exacte de cette... de cette notion-là, est-ce que ce paragraphe-là, l'idée,
l'esprit de cet... de ces paragraphes-là va se retrouver dans... Je recommence,
est-ce que la ministre pourrait... démontre une ouverture à ce que cet aspect
là se retrouve dans l'article... dans la nouvelle loi sur l'Institut.... sur...
le... du nouveau... la nouvelle entité qu'elle entend créer. Donc, je reviens
dans la loi actuelle, article 4, dernier paragraphe : «L'Institut a
aussi pour fonction de réaliser les activités, d'effectuer toutes les tâches
qui lui sont confiées par le ministre dans les programmes nationals de santé
publique établis en vertu de la Loi sur la santé publique.» Ils ont une
responsabilité spécifique. Est-ce que cette responsabilité va être reprise par
la nouvelle entité?
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, on garde le suspense, là. Mais savez-vous quoi? Quand on va être
rendu à l'amendement de l'article 4, donc, à 4.1, on va avoir réponse à
ces questions-là, M. le Président. J'ai tellement hâte d'être rendue, on va
pouvoir enfin répondre aux questions des oppositions.
Le Président (M. Laframboise) : Et
M. le député pourrait déposer aussi des amendements lors de... à
l'article 4.
M. Fontecilla : À
l'article 4?
Le Président (M. Laframboise) : Non,
non, c'est...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
C'est à dire que... M., vous avez le pouvoir aussi de déposer des amendements,
M. le député, en temps et lieu.
M. Fontecilla : Tout à fait,
tout à fait. Mais, vous savez, les mesures de ... comment dire, l'article
premier, l'article 1 de la... du PL-7 est très succinct. C'est la loi sur
l'Institut national de santé publique du Québec est abrogée. C'est-à-dire... je
pourrais faire preuve d'imagination et dire dans... avec des mots savants que
l'Institut national de santé publique du Québec n'est pas à abroger, là, il n'y
a pas... il n'y a pas un continuum de possibilités énorme. Donc, on essaie de savoir,
avant d'abroger un Institut qui fait... qui a quand même son importance au
Québec, là, et qui peut jouer un rôle très important en cas... en cas
d'urgence, là. Si les missions principales de cet Institut-là vont se retrouver
dans... dans le PL-7, j'entends la ministre qui nous dit qu'on va avoir des...
on va avoir des nouvelles, là, je ne sais pas si c'est une bonne ou... une
bonne ou une mauvaise, à l'article quatre, on va la croire sur parole. On va
revenir, mais la question est posée et on va y.... on va y revenir. Mais...
soyons... établissons les faits que...
M. Fontecilla : ...on ne sait
toujours pas si l'abrogation de l'Institut national... de la loi sur l'Institut
national de santé publique du Québec, là, comporte une disposition concernant
la participation de... d'une... de la nouvelle entité à l'élaboration d'un plan
national de santé publique. Je veux aller une autre terrain, M. le Président,
si vous... si vous permettez, c'est toute la question de la reconnaissance
internationale de... de notre Institut national de santé publique. Est-ce
que... la ministre s'est-elle assuré que la nouvelle entité qui est créée par
le PL-7 va être reconnue par l'Association internationale des Instituts
nationaux de santé publique?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Écoutez, je
vérifie cet aspect-là, M. le Président. Bien, je ne vois pas pourquoi,
individuellement, ils seraient reconnus, puis collectivement, ils ne le seraient
pas, là. Mais on va vérifier spécifiquement la question.
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
bien... si vous permettez, M. le député de Lorion.... de Laurier-Dorion,
pendant le temps que Mme la ministre va vérifier, Mme la députée de...
Mme Duranceau : Non, non, M.
le Président, on est très, très réactifs, là, on pense qu'on n'a pas besoin de
suspension pour procurer une réponse...
Mme Maccarone : .... j'ai
besoin d'une courte suspension.
Le Président (M. Laframboise) : Suspension
demandée, ça va, elle est accordée. Ça va. Suspension.
(Suspension de la séance à 15 h 47)
16 h (version non révisée)
(Reprise à 16 h 20)
Le Président (M. Laframboise) : Bonjour.
Maintenant, nous allons recommencer nos travaux. Nous étions toujours à l'étude
de l'article 1. Et puis il y avait des discussions, M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Donc, peut-être juste pour mettre, là, sur... en audio, en mémoire
pour tout ceux qui... qui nous écoutent. On a passé un peu de temps, là, hors
micro, à regarder le fichier consolidé qui nous démontrait que finalement, les
articles de la loi qui constituaient l'Institut national de la santé publique
ont été transférés dans...
M. Beauchemin : ...le projet
de loi 7, suite à des amendements qui ont été apportés par l'équipe, là,
de la ministre. C'est des amendements qui... qui ont finalement été apportés
après que le projet de loi, puis c'est correct parce que, bon, ça fait partie
de la procédure parlementaire d'aller comme ça. Il reste une question, dans ce
contexte-là, qu'on voudrait clarifier, et c'est à propos des laboratoires. Tel
que ça semble être écrit dans l'amendement, puis je ne sais pas si j'ai le bon
numéro, 18.1, 18.2...
Le Président (M. Laframboise) :
...que vous avez tous reçu, en passant, vous l'avez reçu sur Greffier...
collègues... Il y a un amendement qui a été envoyé, là.
M. Beauchemin : Parfait. Donc,
«Santé Québec doit fournir à l'Institut national d'expertise en santé publique
et d'excellence clinique les services que ce dernier requiert d'un laboratoire
national en vertu du paragraphe 4.0 du premier alinéa de l'article 9
de la Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux et
de santé publique. Santé Québec et l'Institut peuvent se communiquer tout
renseignement nécessaire à la fourniture de tels services.» Est-ce que vous
pourriez nous donner un petit peu de couleur, là, par rapport à comment ça
pourrait fonctionner, ça, dans le quotidien? Puis, peut-être un exemple, là, en
situation régulière, puis en situation de... d'urgence nationale.
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président. Alors, bien, écoutez, je suis contente, là, qu'on reprenne les
discussions. Effectivement, je pense qu'on a pu rassurer, en ayant des
discussions constructives, là, hors micro, un peu les oppositions sur le
travail qui a été fait, qui reflète aussi les consultations qu'on a eues. Donc
là, on parle des laboratoires, laboratoires qui vont être traités à
l'article 18, puis là aussi, à l'article 18, on a un amendement qui
est proposé pour s'assurer qu'il y a une priorité donnée à l'INSPQ dans
l'utilisation des laboratoires. Ce n'est pas parce que, d'un point de vue
administratif, c'est ramené sous santé Québec que l'INSPQ perd pour autant sa
priorité d'utilisation de ces laboratoires-là, là, compte tenu de... parfois
des contextes prioritaires qui doivent être mis de l'avant. Donc, quand on va
être rendus à l'article 18 puis son amendement 18.1, on va bien
pouvoir discuter de ça, puis faire d'autres ajustements si jamais ils sont
requis, là.
M. Beauchemin : OK, mais
comme quand on utilise le terme «doit fournir», ce n'est pas une obligation,
«doit fournir», donc... bien, légalement, je pense que c'est...
Une voix : ...
M. Beauchemin : C'est...
c'est.... exactement, c'est l'aspect temporel de la chose, à savoir la rapidité
dans lequel ça doit se faire dans une situation régulière, de... où est-ce
qu'il n'y a pas d'enjeu de santé publique, c'est une chose, mais dans une
situation de crise sanitaire, comment ça pourrait fonctionner, ça?
Mme Duranceau : M. le
Président, je dirais... tu sais, rendu à 18, 18.1, on va être tout à fait
ouvert à faire le débat là dessus, puis à faire les modifications requises, si
on pense que ce n'est pas suffisamment convaincant. L'idée est, bien sûr, de
préserver, je l'ai dit, la mission puis la capacité de réaction aussi, puis
d'agilité que l'INSPQ avait et doit préserver malgré le... malgré la
combinaison ou le rapatriement sous santé Québec des laboratoires. Il y a de la
capacité à certains moments dans l'année, le fait d'être regroupés d'un point
de vue administratif pour... pour l'acquisition de matériel, tout ça, ça va
permettre d'être mieux coordonnés d'un point de vue administratif, je dis bien,
puis après ça, si... on va s'assurer que, sur le plan opérationnel, qu'on
répond aux préoccupations entendues puis aux préoccupations qui pourraient être
soulevées par les oppositions, sans problème. Quand on sera à l'article 18
et 18.1.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Bien, écoutez,
je comprends que, là, quand on va adopter l'article 1, là, en tout et
partout, là, l'INSPQ n'existera plus à partir de ce moment-là. Je veux
absolument qu'on puisse avoir ces garanties-là que vous vous dites qu'on va
pouvoir avoir ça, donc, si je vous entends, Mme la ministre, là, vous nous
garantissez que... avoir ouverture, lorsqu'on va être rendus à 18, pour
clarifier le point, et puis que s'il y a ajustements nécessaires à faire, vous
allez accepter, là, qu'on fasse des ajustements pour garantir, justement, là,
l'accès libre aux laboratoires, là, pour...
M. Beauchemin : ...la santé
publique.
Mme Duranceau : Oui, oui,
tout à fait, M. le Président. L'autre chose, dans un contexte de crise
sanitaire, la loi sur la santé publique, là, va... aurait préséance dans
certains cas, alors, tu sais, on pourra discuter de ça rendu là pour être bien
sûr que si ce n'est pas couvert ici, c'est couvert ailleurs. Puis si ça doit
être précisé sur la question de temporalité, tout ça, on précisera, là, à la
lecture des articles 18, puis l'amendement 18.1.
M. Beauchemin : Parce que
c'est, justement... juste comme... comme vous venez juste de l'expliquer, là,
que la santé publique pourrait à ce moment-là avoir préséance, c'est dans le
contexte que justement je veux qu'elle aille la préséance 24 h sur 24,
c'est dans ce contexte-là qu'il y ait crise ou pas. C'est plus, moi, j'imagine,
les scénarios suivants où est-ce que les labs sont occupés, puis je veux savoir
comment... comment ça pourrait se procéder à ce moment-là? Parce que ça peut
être le cas, les labs sont occupés par Santé Québec, puis il n'y a plus de
place ou peu importe, là. Donc c'est dans ce contexte-là, moi, que je veux
avoir une garantie, là, justement, que la santé publique a préséance.
Mme Duranceau : Je suis tout
à fait d'accord, on... tu sais, puis je suis disposé à en parler quand on va
être rendu là, puis on pourra aussi la question que vous vous poser,
évidemment, on en prend note ça fait qu'on pourra aller chercher des
informations additionnelles, mais je vous assure que ceux qui ont fait le
travail pour intégrer l'INSPQ... bien, les éléments, là, dans la loi de
l'INESSS ont à cœur la préservation de l'agilité de la mission et tout pour
l'INSPQ, puis, nous, ce n'est certainement pas l'objectif de nuire à cette
mission-là, puis à sa capacité d'exécution, donc on va être disposés à en
parler.
M. Beauchemin : Est ce que...
est-ce que vous avez quelqu'un, Mme la ministre, qui représente la santé
publique, qui... J'avais vu Mme Quach à matin, mais... il y a-tu quelqu'un
qui pourrait donc juste émettre le commentaire, à savoir eux, ils sont
satisfaits de la situation?
Mme Duranceau : Bien, les
amendements viennent... viennent de ces équipes-là du ministère. Je peux
laisser Mme De Pokomandy-Morin commenter, qui est sous-ministre
adjointe santé, services sociaux.
Le Président (M. Laframboise) : Qui
était déjà autorisé, allez-y, madame.
Mme Duranceau : Qui était
autorisée...
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Parfait. Bien, parfait, mais tout à fait, ce que vous
faites mention, dans le fond, la loi de la santé publique prévoit, dans le
fond, une priorité pour les demandes de santé publique en matière d'urgence
quand que... au niveau des laboratoires. Puis, dans la loi, c'est prévu qu'on
ait des corridors de priorité, notamment pour toutes les demandes en matière de
santé publique. On va s'assurer que ça soit bien traduit dans le cadre du
projet de loi, mais à l'article 18, effectivement, ça va être précisé pour
s'assurer des corridors de priorité par rapport à l'utilisation du laboratoire
en santé publique.
M. Beauchemin : J'apprends
là, ça veut dire quoi, un corridor de priorité?
Mme De Pokomandy-Morin (Caroline) :
Bien... un protocole, je ne sais pas comment vous le nommer, dans le fond.
S'assurer que les demandes en santé publique soient... il y a un... de
priorisation par rapport à l'utilisation des laboratoires.
M. Beauchemin : Parfait, puis
à ma question que j'avais pour la ministre il y a quelques instants, à savoir
est-ce que la santé publique, maintenant que ça, ces amendements-là ont été
déposés, là, ils sont entièrement satisfaits de la situation?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Vous voulez... santé publique, vous voulez parler...
M. Beauchemin : Les gens de
la santé publique, là, avant qu'on adopte, là... OK, l'article 1, il
existe encore, là, donc une fois qu'on va avoir adopté ça n'existera plus, donc
c'est pour ça que je veux... je voulais avoir un genre de sceau d'approbation,
là, de... les gens de santé publique sont-ils... les avez-vous entendus...
parce que, moi, à ce que je vois, puis on va prendre... on va prendre la parole
de la ministre pour la suite des choses, quand on va être rendus à 18, et tant
mieux, puis moi, je pense que ce qu'on voulait atteindre comme objectif, il est
atteint. Mais c'est juste une question de m'assurer, là, que les gens de santé
publique vous ont dit que, basés sur la série d'amendements qu'ils vous ont
donnée, ils sont satisfaits.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Bien, en fait, le travail des amendements, c'est fait en
collaboration, là, avec la Direction de la santé publique puis à l'intérieur du
ministère, dans le fond, on est en... on est à l'aise avec cette proposition-là
pour s'assurer de cette priorité-là, là.
M. Beauchemin : Donc, les
gens de la santé publique sont satisfaits de la structure actuelle qui est
proposée.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Bien, c'est la position à l'intérieur du ministère sur la
priorisation...
M. Beauchemin : Excusez-moi,
je n'entends pas très bien.
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : J'ai dit c'est la... c'est l'orientation qu'on a, là, à
l'intérieur du ministère par rapport à la priorité qu'on va donner, là, puis
s'assurer que ça soit bien inscrit, donc ça répond à notre préoccupation, puis
on est satisfaits des amendements... dans le contexte, la santé publique est
satisfaite des amendements dans le... tel que proposés.
M. Beauchemin : Je m'excuse,
je n'entends pas bien, c'est parce que j'ai...
Le Président (M. Laframboise) :
S'il vous plaît, monsieur... M. le député de Laurier... s'il vous plaît, M. le
député de Laurier-Dorion, juste...
M. Fontecilla : Excusez-moi.
Des voix : ...
M. Beauchemin : OK. Je suis
désolé, pouvez-vous recommencer? Donc juste ma question spécifique, là, les
gens de santé publique actuelle vous ont donné leur approbation, cette fois-ci
les amendements sont bons, ils sont heureux, ils sont satisfaits de ça, là.
• (16 h 30) •
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Oui. OK, là, mon...
16 h 30 (version non révisée)
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : ...Oui...
M. Beauchemin : Oui?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : ...je vous confirme que les gens de la santé publique
sont en accord avec les amendements proposés dans ce contexte-là.
M. Beauchemin : Parfait...
Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Monsieur,
d'autres interventions sur le projet de loi 1? M. le député de Laurier-Dorion,
allez-y.
M. Fontecilla : Oui,
Monsieur, j'avais... j'avais deux questions en suspend. La première, là, c'est
l'article 4... dernier paragraphe de l'article 4 de la loi sur la loi actuelle
de l'INSPQ, là. Donc, sa participation à l'élaboration du plan de santé
publique de... comment dire... commandée par la Loi sur la santé publique, là.
Est-ce qu'on va retrouver cet aspect-là? ...Pour mémoire, Mme la ministre, M.
le Président, l'article dit : «L'Institut a aussi pour fonction de
réaliser les activités et d'effectuer toutes les tâches qui lui sont confiées
par le ministre — soit — ... par le ministre dans le
Programme national de santé publique établi en vertu de la Loi sur la santé
publique.» Est-ce que la nouvelle entité va reprendre cette responsabilité-là?
Et très concrètement, M. le Président, ça, ça concerne plus particulièrement l'aspect
de la surveillance... Un plan... Un plan national de santé publique doit
comporter un aspect de surveillance, de promotion, de prévention et de
protection. Mais ça, c'est dans la Loi sur la santé publique. Et ici, il y a un
lien explicite dans la Loi sur l'INSPQ, là, à l'élaboration de ce plan national
de santé publique.
Mme Duranceau : M. le
Président, Maître Bérubé, qui est là pour m'appuyer dans ce dossier-là,
pourrait donner les précisions au député de Laurier-Dorion s'il est ouvert.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
qu'il y a consentement... Est-ce qu'il y a consentement pour que Maître Bérubé puisse
prendre la parole?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement. Donc, vous pouvez juste vous présenter et répondre à la question.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci, M.
le Président. Donc, Mathieu Bérubé, je suis avocat au ministère de la Justice,
section Santé et Services sociaux. Le dernier alinéa de l'article 4 de la Loi
sur l'INSPQ qui prévoit effectivement le pouvoir du ministre, là, de la Santé
de confier toutes autres activités ou d'effectuer toutes tâches dans le cadre
du Programme national serait repris par le pouvoir qui serait prévu à l'article
5.1 de la loi sur l'INESSS qui deviendra la loi du nouvel Institut, qui permet
au ministre de confier tout autre mandat à l'Institut, ce qui peut
effectivement inclure, là, des tâches ou des activités dans le cadre de ce
programme-là, là. C'est simplement que le pouvoir est plus large.
M. Fontecilla : Dans la
formulation actuelle, Maître?
M. Bérubé (Mathieu) : En fait,
5.1 sera prévu par amendement.
M. Fontecilla : OK, c'était
l'amendement?
M. Bérubé (Mathieu) : Oui.
M. Fontecilla : «Tout autre
mandat qui lui confie le ministre.» Pourquoi ne pas faire une allusion
spécifique?
M. Bérubé (Mathieu) : Bien,
en fait, ici, le choix de ne pas faire allusion spécifique, c'est simplement
comme le texte de l'amendement est plus large, ça englobe évidemment des activités
qui pourraient se retrouver dans le cadre du Programme national de santé
publique. Donc, comme c'est plus englobant, il n'y avait pas de précisions à
cet effet-là.
M. Fontecilla : Est-ce que dans
la loi actuelle sur... de l'INSPQ, est-ce que l'INSPQ doit obligatoirement
participer à l'élaboration de ce plan national ou c'est facultatif?
M. Bérubé (Mathieu) : Ça
dépend en fait ce que le ministre... ce que le ministre confie comme tâche parce
que dans la Loi sur la santé publique, le Programme national de santé publique
est établi par le ministre de la Santé et non l'INSPQ elle-même.
M. Fontecilla : Donc, je n'ai
pas bien compris, là. Dans la Loi sur la santé publique...
M. Bérubé (Mathieu) : Oui.
M. Fontecilla : ... la mission
de...
M. Bérubé (Mathieu) : Dans la
Loi sur la santé publique, le... comment je pourrais dire... le devoir, en
fait, d'établir le Programme national de santé publique relève du ministre de
la Santé et non de l'Institut. Mais évidemment, en vertu du dernier alinéa de l'article
4, le ministre pourrait lui confier toute activité ou toute tâche que l'Institut
devrait effectuer dans le cadre de ce programme-là.
M. Fontecilla : Vous utilisez
le conditionnel. Est-ce que ça se peut que le ministre décide de ne pas
utiliser... dans la situation actuelle, décide de ne pas utiliser l'INSPQ pour
élaborer son plan de santé... de santé publique?
M. Bérubé (Mathieu) : Dans le
cadre légal actuel, effectivement, c'est possible.
M. Fontecilla : Très bien.
Est-ce que... Puisque l'Institut national de santé publique est un acteur
essentiel dans l'écosystème de santé publique, ne pourrait-il pas être
convenable d'établir l'obligation de participation?
M. Bérubé (Mathieu) : Bien, ici,
on tombe sur une question d'orientation, là, mais en fait, c'est comme... comme
la question c'était : «Est-ce que c'est obligatoire?», ça va dépendre, en
fait, si le ministre confie cette fonction-là à l'Institut. Alors, s'il n'y a
pas de fonction de confiée particulièrement en lien avec le programme, l'Institut
n'a donc pas l'obligation d'y participer. Mais pour le reste, c'est une
question d'orientation, évidemment...
M. Fontecilla : ...on va, on
va regarder ça en temps et lieu, mais j'ai... j'ai ma réponse. Deuxième aspect,
la question que j'avais posée à la ministre, il y a quelques minutes : est
ce que... s'est-elle assurée que l'association... l'Association internationale
des... des instituts de santé publique va reconnaître la nouvelle entité créée
par le PL-7?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre?
Des voix : ...
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) :
Je peux répondre à votre question. En fait, il
faudra que le dossier soit... retransmis, redéposé pour analyse selon les
critères d'indépendance, là, dans le cadre de ce... de cette reconnaissance-là,
là.
M. Fontecilla : Donc, il n'y
a pas de garanties qu'il y a... il va y avoir une décision, là?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) :
Moment que la... qu'une modification à
l'organisme, il faut resoumettre le dossier. Mais, considérant ce qui a été
déposé, il y a... probablement que... je ne veux pas supposer, là, mais
probablement que ça va être reconnu. Mais il faut... à tout changement de
l'organisme, il faut refaire cette demande.
M. Fontecilla : Très bien.
Confirmez-moi, s'il vous plaît, est ce que... cette... cette cette alliance,
cette association internationale comporte-t-elle l'obligation qui est de... que
ce soit un... pour reconnaître les... reconnaître un Institut en santé
publique, qui soit... qui soit dédié à 100 % à la santé publique? Ou ça
peut être un... Cette... cette association peut reconnaître un... comment dire,
un mélange?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) : Je n'ai pas la spécificité sur ce critère-là, mais, en
fait, il y a... ils évaluent le dossier en fonction de la loi constitutive,
puis certains critères par rapport à la mission de l'institut qui... qu'ils
analysent... profil de compétence, également, de certains membres du conseil
d'administration.
M. Fontecilla : Donc, on n'a
pas la... on n'a pas l'assurance. Il va falloir... il y a une décision qui va
devoir être prise à un moment donné, parce que ça ne nous appartient pas, cette
décision-là, ça va être des experts internationaux. Et... expliquez-moi quels
sont les... quels sont les avantages d'être reconnu par une association
internationale en santé publique?
Mme De Pokomandy-Morin
(Caroline) :
...
Mme Duranceau : Je ne serais
pas en mesure de répondre à cette... cette question-là, là.
M. Fontecilla : Est-ce que ça
donne accès... est-ce que... est-ce que vous savez si ça donne accès à de... la
reconnaissance en tant qu'Institut de santé publique, donne l'accès à des
réseaux internationaux de recherche, d'échange d'informations, etc., etc.?
Mme Duranceau : M. le
Président, tu sais, là, on est sur l'article 1, M. le député de Laurier-Dorion,
là. Donc, là, est ce que l'Institut international va reconnaître le nouvel
institut? Je pense que c'est une question de nature opérationnelle et non juridique.
M. Fontecilla : Très bien,
j'entends votre remarque, Mme la ministre. Sauf que, M. le Président, c'est...
la notion de participation à des instances internationales est vitale pour un
Institut national de santé publique, là, puisqu'il s'agit de transferts des
connaissances et de participation à ces... à ces réseaux internationaux, y
compris au Canada, pour échanger des informations, des protocoles, des
nouvelles connaissances, etc., etc. Et si on n'est plus reconnu comme Institut
de santé publique, là, donc, notre institut qui est un joyau au sein du Canada,
bien, il se voit coupé des possibilités d'avoir accès à des informations qui
pourraient nous être utiles, qui pourraient être utiles à la population du
Québec. Donc, c'est un sujet important, et je pose la question à la
ministre : Où est ce qu'on va discuter, dans quel article on pourra
discuter de ce sujet là? Puisque j'entends qu'on est dans l'article 1, là, mais
dites-moi dans quel article on pourrait discuter?
Mme Duranceau : Bien, M. le
Président, je ne peux pas mettre un article de loi qui demande à une instance
internationale de reconnaître un Institut, tu sais, c'est hors aspects
juridiques, cette affaire-là. Donc, écoutez, je suis... c'est très bien que le
député de Laurier-Dorion soit préoccupé par ça, puis si l'Institut
indépendant.... l'Institut... l'INSPQ était reconnu, bien, regroupé à
l'intérieur d'une plus grande institution, est ce qu'il sera encore reconnu? Je
veux dire, les critères, là, il faudrait discuter des critères d'évaluation de
l'Institut international. Mais je pense que ça dépasse le cadre, très
certainement, de l'article 1, et je vais me limiter à ça comme commentaire.
• (16 h 40) •
M. Fontecilla : Encore une
fois, M. le Président, là, concernant plus particulièrement les laboratoires...
est-ce qu'ils pourront conserver... la nouvelle entité pourra-t-elle conserver
les liens avec... avec des laboratoires...
M. Fontecilla : ...au niveau
international, là, pour valider des informations, etc.? Ça, on ne le sait pas.
Donc, qu'est-ce que je comprends, c'est que la ministre agit un peu dans
l'ignorance des conséquences des liens internationaux et du nouvel Institut. On
regroupe, là, mais il se peut... Soyons conscients de la chose, là, il se peut
que par cette fusion-là qui est une... qui est une fusion juridique, là, qui
nous appartient, là, qui est de notre responsabilité, bien, qu'on... qu'on
rapetisse le... plus que le rayonnement, là... comment dire... la participation
à un réseau d'échanges de connaissances internationaux, ce qui à terme pourrait
nous affecter. On a... On fait cette opération-là sans la connaissance de ce
qui pourrait advenir de ces... de ces liens-là.
Mme Duranceau : M. le
Président, alors, là, je n'accepterai pas de me faire dire ça par le député de Laurier-Dorion.
Si on se rend à l'article 4, puis qu'on fait les amendements à 4.1, on vise
spécifiquement ça en disant qu'on... que... Premièrement, on copie quelque
chose qui était dans la loi de l'INSPQ puis qui dit que des liens doivent être
faits à l'échelle canadienne puis internationale. Alors, tu sais, ça va rester
dans les pratiques. Alors, M. le Président, là, je pense que c'est bien de le
soulever, mais on peut... on peut poursuivre.
Le Président (M. Laframboise) : Le
député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Je marque les
points. On est en train de faire une fusion importante entre deux entités, là,
sans connaître les conséquences réelles de cette fusion-là sur la capacité de
notre... de notre Institut national de santé publique, là, d'avoir accès à des
réseaux internationaux. On est dans l'ignorance la plus complète.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
commentaires, M. le député?
M. Fontecilla : Donc, est-ce
que dans l'article 6 de l'actuelle loi de l'INSPQ, il était stipulé que
l'Institut peut y conclure, conformément à la loi, une entente avec un
gouvernement autre que celui du Québec, l'un de ses ministères, une
organisation internationale ou un organisme de ce gouvernement ou de cette
organisation en vue de l'exécution de sa mission ou l'exercice de ses
fonctions. Est-ce que la... la ministre pourrait me confirmer que cette
notion-là est incluse dans les amendements ou... bien, dans son projet de loi
7?
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, moi, je n'ai pas d'autres commentaires sur ça, M. le Président. J'ai
fait mes commentaires.
M. Fontecilla : Donc, on ne
sait pas si... encore une fois, si la nouvelle entité pourra conclure des
ententes avec d'autres gouvernements en santé publique. Encore une fois, on
navigue à l'aveugle en cette matière-là. C'est tout.
Mme Duranceau : M. le
Président...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui?
Mme Duranceau : ...amendement
4.1, quand on va être rendu là, on va en parler, puis la réponse, c'est oui.
M. Fontecilla : Bon. Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres commentaires, M. le député? Ça va?
M. Fontecilla : Je remercie
la réponse de la ministre.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
D'autres commentaires sur l'article 1?
M. Beauchemin : Oui, juste un
commentaire, M. le Président, puis merci d'avoir clarifié ce point-là, parce
que c'était quand même une très bonne question que mon collègue de Laurier-Dorion
avait. Donc, juste peut-être pour conclure, là, sur l'article 1. Là, on passait
à travers toutes les questions au niveau de s'assurer de l'expertise, parler
des relations internationales, parler de l'accès aux laboratoires, la
formation, etc. Donc, on a passé à travers ça. On a eu confirmation de par
votre collègue comme quoi que l'INSPQ est satisfaite, là, donc, on a eu une
confirmation que l'INSPQ est satisfaite des changements, donc sont heureux avec
la proposition qui est sur la table actuellement. Puis merci, là, de confirmer
que c'est bel et bien le cas, que l'INSPQ est heureuse, là, de ces
changements-là.
Je voulais juste conclure sur le fait
suivant. On a eu quand même l'INESSS et l'INSPQ qui tous les deux nous ont dit
qu'ils ne voyaient pas d'économies. En fait, ils voyaient plus probablement des
économies d'échelles initiales. Est-ce que ça, ça l'a été minimalement calculé
de la part de votre équipe, Mme la ministre, pour se donner une idée, grosso
modo, là, des efficiences, mais dans ce cas-ci, une efficience négative, une
non-efficience qu'on va avoir, parce que dans l'ensemble du projet de loi, ici,
c'est d'économiser? Combien ça va coûter finalement, là? Est-ce qu'on a eu un
chiffre? Est-ce qu'on a... Parce que c'est quand même les deux entités qui vont
aller ensemble, avec lesquelles vous avez donc discuté pour en arriver à faire
tous ces amendements-là, j'assume que ces conversations ont eu lieu. Combien...
M. Beauchemin : ...ça va
coûter?
Mme Duranceau : Bien, là, je
n'ai pas le chiffre avec moi, là. Mais, tu sais, c'est sûr, il y a un
dédoublement de structure. Alors là... à terme, il y aura, au niveau
administratif, moins de monde, donc nécessairement des économies qui vont en
découler. L'objectif du projet de loi, oui, il y a des économies, mais ce n'est
pas sur cette base-là que j'en parle, là, c'est sur revoir les structures,
réduire la reddition de comptes, changer nos façons de faire. De ça découlent,
à terme, des économies, puis une baisse d'ETC. Alors oui, mais ce n'est pas
l'objectif premier, ça en découle directement ou indirectement, là. Alors là,
maintenant, sur l'INESSS, l'INSPQ, combien ils ont... combien ils, ont au
niveau administratif, de chaque côté? C'est quoi, les salaires de chacun? Tu
sais, on peut faire une comparaison, mais je pense que c'est à terme, donc ce
n'est pas année 1, puis c'est au fur et à mesure où ils vont intégrer leur
processus, leur façon de faire où on va dégager des économies, puis...
M. Beauchemin : Mais donc, il
n'y a pas d'économies, jour 1.
Mme Duranceau : Il n'y a pas
d'économies jour 1.
M. Beauchemin : Puis il va y
avoir des économies en...?
Mme Duranceau : Bien, over
time.
M. Beauchemin : Mmm?
Mme Duranceau :
Over time. Au
fil des... au fil... au fil de l'intégration puis de... des... de
l'amélioration des processus d'échanges, tu sais, des façons de faire.
M. Beauchemin : OK, puis au
niveau des procédures, il va y avoir un allègement à quel niveau? Juste pour
que je comprenne, il va y avoir un allègement... de procédures, à quel niveau,
juste pour...?
Mme Duranceau : Bien, là, on
va laisser les équipes travailler ensemble sur le plan opérationnel, mais du
point de vue du ministère de la Santé qui transige avec les deux instituts,
maintenant, on va... on va avoir... Santé qui transige avec un seul institut,
déjà, sur le plan opérationnel, ça va être... ça va être plus simple. Après,
comment ils vont s'organiser à l'interne pour... à l'intérieur du nouvel
institut pour... pour optimiser leur façon de faire? Bien là, on va les laisser
travailler, puis on va leur donner le temps qu'il faut pour organiser ça. C'est
pour ça que j'hésite à vous donner des chiffres, parce qu'ultimement, je
pourrais dire : Bien, il y a une équipe complète de direction qui ne sera
plus là, mais ce n'est pas ça, là, ce n'est pas ça qui va se passer. On va les
laisser travailler, faire leur plan, leur plan de match, pour voir comment ils
peuvent être plus efficaces ensemble, quelles synergies on va aller chercher
sur le plan administratif, qu'est ce qu'on peut aller chercher sur le plan...
le plan scientifique, alors, c'est ça, M. le Président.
M. Beauchemin : Puis... donc,
je comprends, là, il n'y a pas d'économie initiale, vous n'en voyez pas, parce
que, bon, les structures vont travailler encore de façon relativement, là,
parallèle. Puis il n'y a pas d'efficacité initialement, sauf que, bon, il va y
avoir une entité à laquelle Santé Québec va avoir à parler versus deux entités
comme c'était le cas au préalable. Moi, ce que j'ai toujours dit, puisque je
vais continuer à répéter, c'est que si on veut mettre en place une nouvelle
façon de faire ou si on veut avoir un... un objectif en tant que tel, bien
l'objectif, il faudrait peut-être le quantifier, se dire : Bon bien, moi,
je dis OK, dans... dans un an, on va faire un... un rapport. Voici ce qu'il en
est. Puis notre objectif, nous, c'est d'ici ce temps-là, vous devez dégager
des... des économies et vous devez simplifier l'existence de l'appareil. Ça
fait que, est-ce que vous pouvez nous dire si vous allez mettre en place une
révision de cette nouvelle création-là dans un an, avec... d'ici à ce que ce
soit voté, ce projet de loi là, il va y avoir les... des objectifs clairs qui
vont leur être donnés en termes de... d'efficacité, en termes de...
d'économies, en termes de procédures, pour pouvoir être capable, par la suite,
de mesurer si on a atteint les... mesurer le succès, là. Donc dans un an, là,
on met le carcan aujourd'hui, là, pour s'assurer que dans un an, on est capable
de dire : Bon ou pas bon, in or out, là, tu sais?
Mme Duranceau : Bien là, tu
sais, cet institut-là va avoir un conseil d'administration qui va suivre,
aussi, comment ils s'organisent. Ensuite de ça, c'est une volonté du ministère
de la Santé qui va suivre, aussi, le plan de déploiement ou de... de
consolidation des deux entités. Ça fait que, je pense que, en bon gestionnaire,
il va falloir qu'ils suivent ça. Je n'ai pas l'intention d'inscrire dans la loi
des rapports additionnels, là, on essaie d'en enlever, mais je pense que sur le
plan purement... tu sais... gestionnaire, là, il faut que tu le suives, là, si
tu veux savoir ce qu'il se passe.
• (16 h 50) •
M. Beauchemin : Je comprends,
mais comment qu'on va mesurer le succès? Si aujourd'hui, on met ça en place,
là. Là, on vient de passer à travers...
M. Beauchemin : ...l'article
un, là, qui était laborieux, OK, mais là, maintenant que c'est fait, OK, pas
encore voté, là, mais... fait. Comment qu'on mesure le succès? Pour le faire,
il faut qu'on aille tout de même...
Mme Duranceau : Bien, je
m'attends à ce qu'un conseil d'administration qui est en place, qui...
M. Beauchemin : Qui vous donne
un état des lieux?
Mme Duranceau : Qui donne un
état des lieux, qui rapporte au ministre, que le ministère de la Santé suive ça
aussi, ça fait partie des entités puis des allocations des budgets, là, qu'ils
sont obligés de faire puis de suivre. Alors, on a des défis énormes, on a des
coûts dans le système de santé qui ne cessent d'augmenter parce qu'il y a une
volumétrie qui augmente, il y a des besoins qui augmentent, alors il faut qu'au
moins sur le plan administratif, on suive ça serré. Alors, ça fait partie des
éléments que la santé va suivre de près de toute façon, là.
M. Beauchemin : Je comprends,
puis j'apprécie l'énergie de vouloir aller dans cette direction-là, mais la
raison pour laquelle je pose cette question-là, c'est qu'autant à l'INESSS qu'à
l'INSPQ, aujourd'hui, ou si on peut dire, avant le projet de loi, là, OK, on ne
mesurait pas le succès, là, on ne définissait pas c'était quoi, nos objectifs
quantifiables économiques, paperasse, lourdeur administrative. On ne le
mesurait pas parce que les conseils ou la gestion n'avaient pas ces
lentilles-là, disons. Là, on fait ça, on les fusionne ensemble avec l'objectif
de dégager justement des économies, inefficacité de l'état, etc., etc., mais la
culture n'est pas au rendez-vous en ce moment, si je peux dire ainsi, dans les
deux institutions séparées. Ça fait que pensez-vous vraiment, là, que
soudainement, dans la nouvelle entité, cet... cet arbre-là va pousser?
Mme Duranceau : Écoutez, je
suis très, très positive dans la vie de manière générale...
M. Beauchemin : Oui, mais...
Mme Duranceau : ...mais
au-delà de ça... au-delà de ça...
M. Beauchemin : Oui, mais il y
a quelqu'un qui m'a déjà dit «trust but verify».
Mme Duranceau : Oui, OK, bien
là, parlons-en. Donc, tu sais, l'Institut à son conseil d'administration,
relève du ministre, relève du ministère de la Santé par ailleurs. Ensuite, de
ça, on a... l'Institut a un plan stratégique à déposer, ils ont des rapports,
des états financiers à déposer, rapport annuel qui est déposé à l'Assemblée
nationale. Je pense que votre question fait en sorte que cet élément-là ressort
et doit être pris en compte. Ça rentre juste dans les bonnes pratiques de
gestion de suivre ses affaires.
M. Beauchemin : Je comprends.
Mme Duranceau : Alors moi, je
suis entièrement d'accord. Je vous inviterais à faire une demande d'accès à
l'information sur le sujet, mais il faut que ça se fasse, il faut que ça se
fasse. Mais là, on ne va pas mettre ça dans la loi, là.
M. Beauchemin : C'est que ça
prend un cadran. Comme votre collègue à la santé a des cadrans...
Mme Duranceau : Oui, oui,
un...
M. Beauchemin : Ça va nous
prendre...
Mme Duranceau : Un tableau de
bord.
M. Beauchemin : Un tableau de
bord, ça va nous prendre un cadran pour ça, spécifiquement...
Mme Duranceau : Critiquez-nous
pas si on fait un tableau de bord.
M. Beauchemin : ...bien dans
ce cadran-là, il y a le RPM, il y a l'essence, il y a la température de
l'huile, il faut avoir des sous-composantes, là. Ça fait que ça, ça va être
important. Est-ce que vous pouvez me dire? Est-ce que vous pourriez faire un
engagement de votre part pour qu'au niveau de la gestion au niveau de la santé,
parce que vous là, une fois que vous avez fait ça, c'est dans la balle de M. le
ministre de la Santé. Donc, est-ce que vous pourriez faire un engagement ici
pour dire : OK, d'accord, je vous entends, on va prendre ça, puis on va...
on va demander au ministre de la Santé d'ajouter un cadran, hein, pour faire un
suivi annuel sur son tableau de bord par rapport à cette nouvelle structure.
Mme Duranceau : Bien, moi, je
pense que ça devrait être fait comme suivi, mais là, je vous le dis, je ne mets
pas d'engagement dans la loi sur ça, nulle part...
M. Beauchemin : Non mais je ne
vous demande pas...
Mme Duranceau : ...parce que
j'en... on en a assez des histoires de rapports avec lesquels on est pris, là,
donc...
M. Beauchemin : Mais, non,
mais ce n'est pas un engagement de... dans... je ne veux pas... je vous
entends, moi ce que je veux...
Mme Duranceau : Mais oui, la
réponse c'est oui.
M. Beauchemin : Je veux que
vous me disiez : monsieur...
Mme Duranceau : Là,
maintenant, le ministre... le sous-ministre à la Santé, qui nous écoute sans
doute, là, il a entendu ça, il faut que ça apparaisse quelque part, il va
falloir qu'on soit capable de dire comment ça va, de toute façon...
M. Beauchemin : Je sais que
la communication est fluide entre vous avec le ministre de la Santé.
Mme Duranceau : Tout à fait.
Tout à fait fluide.
M. Beauchemin : Donc, si
c'était possible, juste nous dire : Vous allez avoir cette conversation-là
avec le ministre de la Santé...
Mme Duranceau : Avec avec
plaisir, M. le député.
M. Beauchemin : ...M. le
ministre, il faut rajouter un cadran qui est dans votre...
Mme Duranceau : En fait, je
vais le dire, fais-le comme tu veux, mais il faut qu'on sache ce qui se passe
avec ça.
M. Beauchemin : Oui, oui,
parce que les gens de l'opposition nous ont posé la question, puis ils veulent
absolument s'assurer qu'on fasse un suivi assidu.
Mme Duranceau : Tout à fait.
Question légitime.
M. Beauchemin : Vous me le
promettez?
Mme Duranceau : Je promets de
parler au ministre de la Santé et à son sous-ministre par l'intermédiaire de ma
collègue, ici...
M. Beauchemin : Excellent.
Mme Duranceau : C'est bien
entendu. D'ailleurs, ça devrait être vrai dans tous les autres dossiers, là, tu
sais.
M. Beauchemin : Absolument.
Ça, c'est l'enjeu.
Mme Duranceau : Il faut que
l'administration publique suive de près ses dossiers, puis...
Mme Duranceau : ...suivre ça
serré puis si ça n'avance pas assez, on prend des décisions, on est courageux
et on s'attend à ce que tout le monde fasse preuve de jugement et de courage
managérial.
M. Beauchemin : Absolument.
M. le Président, ça, c'est l'enjeu numéro un que j'ai depuis les trois
dernières années, de s'assurer qu'on est capable de quantifier l'effort, qu'on
puisse mettre des objectifs en place, puis qu'on puisse mesurer le succès.
C'est la base même de la gestion, puis je pense qu'au gouvernement, ce n'est
pas à vous directement, mais au gouvernement, on ne le fait pas puis c'est
problématique parce que c'est ce qui fait en sorte qu'on en arrive avec des
dépassements de coûts de façon successive année après année. Donc, on se doit
de mettre en place ces mécanismes-là, puis c'est la raison pour laquelle je
voulais m'assurer que la ministre rajoute un cadran sur le tableau de bord du
ministre de la Santé. Dans ce tel cadran, il va avoir trois sous-cadrans qui
pourront être définis, mais d'après moi, les choses efficaces seraient la
productivité, mais ça pourrait être aussi, ou simplement, la réduction des
coûts, ça pourrait être efficacité de transfert d'informations à travers de
l'unité, réduction de la paperasse, ça peut être des... Puis elle restera à
définir. Je donne des idées à qui qui nous écoute, là, OK, mais faut le faire.
Mme Duranceau : Parfait. M.
le Président, je proposerais de revenir à l'article 1, là, si tout le monde,
là, est intéressé par l'article 1.
Le Président (M. Laframboise) : On
est toujours sur l'article 1, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, je le
sais bien. Je le sais bien. Peut-être qu'on va l'accepter, l'adopter. Est-ce
qu'on est rendu là, là, M. le député de...
Le Président (M. Laframboise) : Non,
on est encore à discuter de l'article 1, si j'ai des collègues qui veulent
prendre la parole sur l'article 1.
Mme Duranceau : C'est maintenant
ou jamais.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Donc, est-ce que... est-ce que l'article 1 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division... Par vote nominal? Donc, le vote nominal est demandé. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Duranceau (Bertrand).
Mme Duranceau : Pour.
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse).
Mme Lachance : Pour.
La Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre).
Mme Abou-Khalil : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay
(Masson).
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc).
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys).
M. Beauchemin : Contre.
La Secrétaire
:
Mme Maccarone... M. Fontecilla (Laurier-Dorion).
M. Fontecilla : Contre.
La Secrétaire
:
M. Laframboise (Blainville).
Le Président (M. Laframboise) : Abstention.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, l'article 1 est adopté. Donc, Mme la ministre, vous pouvez procéder à la
lecture de l'article 2.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
article 2.
Loi sur l'Institut national d'excellence
en santé et services sociaux.
«Le titre de la Loi sur l'Institut
national d'excellence en santé et services sociaux (chapitre I-13.03) est
remplacé par le suivant :
«Loi sur l'Institut québécois de santé et
de services sociaux».
Donc, on modifiait le titre de la loi sur
l'INESSS afin de refléter le nom du nouvel institut qui était le nom proposé,
IQSSS, issu de la fusion de l'INSPQ et de l'INESSS. Par contre, M. le
Premier... le Président...
Le Président (M. Laframboise) :
Vous avez un amendement.
Mme Duranceau : ...j'ai un
amendement que je dois lire au long?
Le Président (M. Laframboise) :
...
Mme Duranceau : Oui? On va le
voir à l'écran...
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
on va juste attendre un peu qu'on le présente à l'écran.
Mme Duranceau : On retourne,
là, on est rendu tellement loin à l'écran. Bertrand n'arrête pas de travailler
fort. Article 2. Alors, donc, toujours dans une perspective de bien refléter la
poursuite de la mission de la santé publique, on le met dans le titre de la
loi. Donc :
Article 2 (titre de la Loi sur l'Institut
national d'excellence en santé et en services sociaux) Donc :
Remplacer l'article 2 du projet de loi par
le suivant :
Le titre de la Loi sur l'Institut national
d'excellence en santé et services sociaux (chapitre I-13.03) est remplacé par
le suivant :
«Loi sur l'Institut national d'excellence
en santé et en
services sociaux et de santé publique».
Le Président (M. Laframboise) : Les
commentaires... Les commentaires.
Mme Duranceau : Commentaires.
L'amendement vise à revoir le titre de la
Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux afin de
refléter, dans le nom du nouvel institut, les deux composantes de sa mission,
issue de celles de l'INSPQ et de l'INESSS.
Donc, voilà.
Le Président (M. Laframboise) : Des
commentaires? Oui, M. le député de Laurier-Dorion?
• (17 heures) •
M. Fontecilla : M. le
Président, donc, je vois que la ministre a entendu des critiques qui fait...
dans le sens d'avoir... de ne pas avoir inclus la santé publique dans le titre,
c'est quand même important. Donc, ici, on vient... on vient remplir...
17 h (version non révisée)
M. Fontecilla : ...une
absence, un oubli important, là. On retrouve la notion de... on retrouve deux
entités, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux et on
retrouve l'autre entité de santé publique, là, et plus tard, dans l'étude des
différents articles proposés concernant cette fusion-là, on va voir si cela se
traduit également dans l'organisation en tant que... en tant que tel et pour
garder les spécificités de santé publique dans la loi, parce que c'est important,
là. La question que je me pose, M. le Président, c'est pourquoi ne pas avoir
ajouté, à la toute fin de santé publique du Québec, qui est quand même une
notion importante et on... je vois que la ministre a réagi très positivement,
hein, à cette... à cette suggestion-là, j'en suis bien content et question de
réaffirmé, M. le Président, le caractère québécois de cette notion-là... de ce
nouvel institut-là, qui... ce qui pourrait, entre autres, entre autres choses,
peut-être faciliter la reconnaissance, en tant qu'Institut... Institut national
de santé publique, là, par des instances internationales et même fédérales. Il
n'est jamais superflu ou inutile de réaffirmer le caractère et la provenance
nationale d'un Institut de cet ordre-là. Et je sais que... je sais que la CAQ,
le gouvernement actuellement en place se réclame d'une certaine forme de
nationalisme, mais ce serait bien... et ce n'est pas... ce n'est pas seulement
une question de nationalisme, il faut ajouter du Québec un peu partout, il s'agit
aussi d'une question pratique, là, c'est-à-dire faciliter la reconnaissance de
cet institut-là comme un Institut national du Québec, là, du gouvernement du
Québec, là, en santé... en santé publique, là, donc j'aimerais voir si la
ministre serait ouverte à ajouter de santé publique du Québec au titre de la
nouvelle entité que le PL-7 entend créer.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Écoutez,
parmi les choses dont on a à débattre, là, je ne sais pas si c'est la plus
importante, mais toujours est-il que la notion de national qui a été retenue
dans le titre proposé était l'élément le plus important là, autant du côté...
bien, en tout cas, principalement du côté des représentants, là, de santé
publique. Alors du fait qu'on a l'élément national, on pense que Québec n'est
peut-être pas nécessaire, là. C'est déjà assez long comme nom, vous ne trouvez
pas?
M. Fontecilla : Tout à fait,
tout à fait, mais on a l'habitude au Québec, là, d'avoir des noms... des noms
longs.
Mme Duranceau : Mais on
essaie, là, de réduire, simplifier, rendre ça plus fluide. Alors c'est une
bonne question, mais...
M. Fontecilla : Mais je me
demande... je m'attendais peut-être à un gain de synergie en ne mentionnant pas
le Québec et je me permets de signaler à la ministre que cet élément-là se
trouve également en tant que propositions dans les mémoires soumis par l'Institut
national de santé publique du Québec qui nous dit qu'il propose : loi sur
le statut national d'excellence clinique et de santé publique du Québec comme
titre et ils disent que très... de façon très spécifique, là, qu'idéalement, il
s'agit de protéger l'unicité du modèle qui garantit les compétences québécoises
en matière de santé publique. Le mot national, c'est très bien, on le sait
entre nous, ça réfère au Québec, mais pour quelqu'un qui ne vient pas du Québec,
là, national, ça peut référer aux États-Unis, à la France, au Togo, au Mexique,
peu importe, là. Donc, et c'est important selon nous d'ancrer géographiquement
et solidement ce nom-là dans une... dans le titre et donc je suggère fortement
à la ministre de l'ajouter de son propre... sinon, je vais proposer un
amendement et on va voter, là.
Le Président (M. Laframboise) : Évidemment,
si Mme la ministre accepte, vous retirez votre amendement, puis vous en
redéposer un autre ou vous faites un sous-amendement, M. le député, vous pouvez
faire un sous-amendement aussi, là, donc c'est... la discussion est ouverte.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, M. le Président, là, de notre point, du point de vue des légistes, c'est
un point de vue de la langue, ce serait un pléonasme, là, d'ajouter Québec, là,
loi sur l'Institut national, on est au Québec, la nation québécoise. Donc, là,
Loi sur l'Institut national d'excellence en santé et en...
Mme Duranceau : ...en services
sociaux et de santé publique. Donc, on maintient notre position, là, je pense
que dans le... l'ampleur de l'oeuvre, là...
Le Président (M. Laframboise) : Parfait,
est-ce que vous en faites un sous-amendement? Donc, je suspends si vous déposez
un sous-amendement.
Mme Maccarone : Juste,
avant, j'aimerais poser une question.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui?
Mme Maccarone : Ç'est parce
qu'avec l'amendement du gouvernement, puis on fait un changement. Avant, dans
le titre, on avait «québécois», mais là on a remplacé «québécois» avec
«national». Je veux juste savoir pourquoi. Parce que je comprends la demande du
collègue, lui, il propose d'ajouter «Québec». Moi, je dirais : Pourquoi
qu'on a remplacé «Québec» ou «québécois» par «national»? Parce que peut-être
c'est ça la solution pour rejoindre sa préoccupation. Alors, ça peut être «la
Loi sur l'Institut québécois d'excellence en santé» au lieu de «national».
Juste une suggestion de même, je ne suis pas en désaccord avec les arguments.
Moi, je trouve que c'est bien qu'on ait le titre de province, mais je ne sais
pas pourquoi... peut-être il y avait des raisons pour changer «québécois» pour
«National».
Mme Duranceau : Alors,
c'était...c'était une demande de la Direction de la santé publique de garder le
«national» pour être sûr de la couverture nationale, justement. Alors là, tu
sais, «national», ça... à un moment donné, c'est la fusion de deux noms, là,
donc tu sais, on a essayé de garder ça simple et court, du fait que la fusion
nationale, on couvre l'ensemble du territoire, donc on couvre le Québec et donc
on pense que c'est un pléonasme d'en rajouter une couche en parlant de Québec,
là, en plus.
Mme Maccarone : ...je vous
comprends de...
Mme Duranceau : Non, non, non,
mais c'est ça. La raison, c'est ça.
Mme Maccarone : OK. Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Laurier-Dorion?
M. Fontecilla : Bien, je...
je propose un sous-amendement. C'est par là que vous me conseillez d'aller, M.
le... le Président?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, c'est ça, il faut que vous le rédigiez, donc je vais suspendre, le
temps...
M. Fontecilla : Donnnez-moi
deux petites minutes.
Le Président (M. Laframboise) : Oui...
(Suspension de la séance à 17 h 07)
(Reprise à 17 h 27)
Le Président (M. Laframboise) : Merci.
Donc, nous allons reprendre nos travaux sur l'article 2 et le
sous-amendement préparé par le député de Laurier-Dorion, si vous voulez le
présenter, M. le député.
M. Fontecilla : Merci, M.
le... M. le Président. Donc, je prépare... je présente le sous-amendement au
projet de loi 7, loi... l'article... à l'article 2. L'amendement à
l'article 2 du projet de loi est modifié par l'insertion après «de santé
publique de mon... du Québec.» L'amendement à l'article 2 se lirait
ainsi : 2, le titre de la Loi sur l'Institut national d'excellence en santé
et en services sociaux, chapitre 1-13.03 est remplacé par le suivant : Loi
sur l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux et de
santé publique du Québec. Donc, si je peux procéder à... quelques explications.
Tout d'abord, il y a déjà un précédent et pas le moindre, la nouvelle entité
projetée par la ministre vient fusionner deux instances, dont l'Institut
national de santé publique du Québec, donc, ce n'est pas superflu, c'est... la
ministre nous a dit, tantôt, qu'il y avait là un pléonasme, mais c'est un
pléonasme amplement utilisé dans nos institutions publiques et ailleurs.
C'est... comment dire, c'est d'usage courant dans la culture québécoise pour
désigner toutes sortes d'organismes, qu'ils soient gouvernementaux ou... ou pas...
ou pas.
Donc... premier... premier élément, là,
c'est... ajouter «du Québec», c'est un pléonasme amplement accepté et qui
donne... qui ancre la réalité de ce... qui va ancrer, en fait, dans le futur,
la réalité, l'existence de ces nouvelles... de cette nouvelle entité, là, dans
une réalité politique concrète, là, la réalité du Québec, là, et je ne veux
pas... je ne veux pas... rallonger indûment mon... mon droit de parole, M.
le... le Président, là, mais qu'il suffise de dire pour l'instant, là, en troisième...
en troisième lieu, que la mention du Québec peut... pourrait faciliter la
reconnaissance de cet Institut-là comme un Institut national de santé publique,
là, par des instances hors du Québec, par exemple,les... l'Agence de...
l'Agence de santé publique du Canada, encore une fois, là, ou... et d'autres
instances internationales, surtout dans un contexte où la ministre n'a pas été
en mesure de nous assurer que son projet de fusionner l'Institut national de
santé publique du Québec, là, pourrait... On n'a pas l'assurance qu'il sera
reconnu en tant qu'entité nationale de santé publique par les instances
internationales. Donc, ça me paraît tout à fait approprié et justifié d'inclure
«du Québec.»
Le Président (M. Laframboise) : Est
ce que nous avons des interventions? Mme la ministre?
Mme Duranceau : Oui, M. le
Président, je suis bien d'accord, je n'ai pas d'enjeu. On peut adopter ça si ça
peut être... ajouter de la clarté.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
D'autres interventions?
Mme Duranceau : Pas plus
compliquée que ça, la fille.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que... s'il n'y a pas d'autres interventions, nous allons procéder à des mises
aux voix. Est-ce que le sous-amendement à... à l'amendement de
l'article 2, est adopté?
Des voix : Adopté.
• (17 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté? Donc, le sous-amendement est adopté. S'il n'y a pas d'autres...
17 h 30 (version non révisée)
Le Président (M. Laframboise) : ...Ça
va. S'il n'y a pas d'autres interventions, nous allons procéder... Non, maintenant,
nous allons revenir à l'amendement. Donc, l'amendement qui a été déposé par la
ministre. Donc, est-ce que nous avons des interventions sur l'amendement?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
L'amendement amendé, c'est ça. Sur l'amendement, amendé. Oui?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
les interventions, c'est sur l'amendement tel qu'amendé, OK? Est-ce qu'on a des
interventions sur l'amendement tel qu'amendé?
Le Président (M. Laframboise) :
Aucune intervention? S'il n'y a pas d'interventions, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'amendement amendé à l'article 2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc... S'il n'y a pas d'autres... Bon, maintenant, nous allons
intervenir sur l'article tel qu'amendé. Donc, est-ce qu'on a des interventions
sur l'article tel qu'amendé? Monsieur le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui, M. le
Président, merci beaucoup. Donc, on est allé voir le plan stratégique 2023-2027,
là, du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il y a évidemment, là,
quasiment 16 orientations, là, qui semblent être inscrites, là, au tableau,
dont huit qui sont... huit qui sont purement curatives puis quatre qui sont
reliées à la santé publique. De ceux qui sont reliés, là, à la santé publique,
il en manque deux qui sont importants dans le contexte, là, de ce que la santé
publique fait aujourd'hui. Donc, c'est d'avoir une orientation en ce qui
concerne les saines habitudes de vie. Et puis, une orientation en ce qui
concerne l'environnement, c'est-à-dire d'avoir un environnement sain, puis de
s'assurer, là, que l'environnement n'est pas un facteur contre la santé
publique, là. Là, dans le contexte où est-ce que là, on va faire, donc, cette
fusion-là, je voulais voir quel genre de mécanismes qu'ils allaient être mis en
place pour s'assurer que, justement, ces deux dernières orientations-là que
j'ai mentionnées soient mis de l'avant dans le plan stratégique pour que comme
on disait tout à l'heure, là, l'ensemble, là, de la valeur ajoutée, si on peut
dire, là, de la santé publique, soit reconnue. Donc, selon moi, ça prend ces
deux orientations-là qui ne sont pas inscrites actuellement dans le plan
stratégique. Elles doivent y aller. Alors, je veux voir, Mme la ministre, avec
vous, comment voyez-vous la procédure pour en arriver à avoir ça, à atteindre
cet objectif?
Mme Duranceau : Bien, si je
peux vous proposer, M. le député de Marguerite-Bourgeoys, c'est qu'on se rende
à l'amendement de l'article 4, ça fait que 4.1. Puis là, il y a beaucoup
d'ajouts pour prévoir la mission de l'INSPQ puis si on pense qu'il y a quelque
chose qui doit être ajouté, on le regardera ensemble, rendu là.
M. Beauchemin : OK... On l'a-tu
reçu...
Mme Duranceau : Oui, ils sont
là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Parce que ça
ne sera pas dans le titre, là.
Des voix : ...
M. Beauchemin : ...C'est...
C'est la question que... Je vais la reposer d'une autre façon, mais comment
peut-on s'assurer que lors que la... lorsque la fusion aura lieu, que ces
orientations-là qui sont absentes parce que si on avance ça on va avoir accepté
ça, on pourra voir par la suite si ces orientations-là au niveau de l'environnement
puis les saines habitudes de vie, comment peut-on s'assurer qu'elles soient
inscrites, à moins qu'on ait un engagement de votre part tout de suite, là, à
s'assurer qu'elles le soient?
Mme Duranceau : Ce que je
dis, c'est qu'on va regarder ça à l'article 4.1, là, là, on est en train
d'adopter l'article 2 qui est dans le titre. Ça fait que ce dont vous parlez,
ça ne va pas être dans le titre. C'est nécessairement à l'égard de la mission,
puis on va voir au niveau de la mission, tu sais, parce que ce que vous
énoncez, si ce n'était pas là, bon, là, on veut le mettre là, à un moment
donné, il y a une distinction à faire entre ce qui va dans loi puis ce qui est
de nature opérationnelle ou... Ça fait qu'on verra rendu à 4.1, là.
M. Beauchemin : Mais vous
êtes d'accord avec moi, c'est quand même important de s'assurer...
Mme Duranceau : Oui, c'est
important, c'est important, mais peut-être...
Mme Duranceau : ...que c'est
déjà sous-entendu dans le titre de santé publique, là. Ça fait qu'on va aller
voir à 4.1 les amendements, puis peut-être ça ne va pas être de nature à vous
rassurer, mais là il faut adopter l'article 2, qui est le titre de la loi.
M. Beauchemin : OK. Ça va.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Non.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Laurier-Dorion, ça va? Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 2,
tel qu'amendé, est adopté?
Adopté sur division, donc adopté sur
division. Donc, Mme la ministre, maintenant, nous passons à l'article 3.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
l'article 3 vient corriger la... bien, modifier l'article 1 de la loi
sur l'INESSS est modifié par le remplacement de l'Institut national
d'excellence en santé et services sociaux par Institut québécois de santé et de
services sociaux.
Alors, évidemment, là, ce que je propose,
c'est qu'évidemment, tout a été rédigé avec le nom initial. Alors là, ce qu'on
vous propose, c'est de poursuivre comme si le nom initial était changé par le
nouveau nom qu'on vient d'adopter, là, à l'article deux, puis après on fait un
amendement omnibus à tous les articles de loi qui insère, tu sais, qui
comprenne le nom pour que ça reflète le sous-amendement du député de
Laurier-Dorion et c'est une procédure qui, semble-t-il, on peut valider, là,
qui est valide et convenue entre les leaders, je pense. Par souci d'efficacité.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : C'est la
première fois que je vois ce cas de figure, je comprends la logique de la
ministre, ça semble logique, là, mais c'est une procédure qui, pour moi, est
nouvelle. Donc, j'aurai besoin de l'avis de la présidence et en tout cas
j'aurais besoin de l'avis de mon leader pour que ce soit conforme à...
Une voix : ...
M. Fontecilla : Tout à fait,
mais...
Le Président (M. Laframboise) : On
pourrait suspendre, si vous êtes d'accord, quelques instants. On pourrait
suspendre, ça vous va?
Mme Duranceau : Quelques
instants.
Le Président (M. Laframboise) :
On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 38)
(Reprise à 17 h 45)
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Nous reprenons donc la discussion. Nous en étions rendus à l'article 3, Mme...
Mme la ministre, et... faites juste redire votre... votre petit laïus sur la
directive, là.
Mme Duranceau : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
Mme Duranceau : Alors, M. le
Président, donc, comme ici on vient modifier le nom, mais que le nom a été
amendé, le nom de... de la loi a été amendé à l'article 2, il y a plusieurs
articles de loi, là, dans le projet... il y a plusieurs articles proposés dans
le PL-7 qui vont contenir le nom du nouvel Institut, et comme il a été amendé,
bien, évidemment, ce n'est pas le bon nom, là, qui est présenté dans les
documents. Donc ce qu'on propose, c'est que partout où il y a le nom initial de
l'Institut, que...
Mme Duranceau : ...par un
amendement omnibus, on vienne corriger à terme ce nom-là pour refléter le nom
adopté par sous-amendement du député de Laurier-Dorion.
Le Président (M. Laframboise) : Et
cet amendement-là arrivera un petit peu plus tard dans...
Mme Duranceau : Elle arrivera
un petit peu plus tard, probablement à la fin des articles, là, qui touchent
l'INESSS et l'INSPQ.
Le Président (M. Laframboise) : Si
ça vous va, donc, est-ce qu'on a des interventions sur l'article 3? Est-ce
que l'article 3 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Mme la ministre, l'article 4, maintenant.
Mme Duranceau : L'article 4.
Donc, l'article 4 de cette loi est modifié par l'insertion, après le
premier alinéa, du suivant, donc, la modification, c'est : De plus, il
soutient le ministre de même que, dans la mesure déterminée par ce dernier,
Santé Québec, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du
Nunavik, le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie James et
les autres établissements de santé et de services sociaux, dans l'exercice de
leur mission respective. Paragraphe deux, par le remplacement dans le deuxième
alinéa de «cet» par «sa».
Donc, le présent article précise la
mission générale du nouvel Institut afin de jumeler les missions actuelles de
l'INESSS avec celles de l'INSPQ. Donc ce qu'on ajoute, c'était présent au
niveau l'INSPQ, là on vient de l'insérer dans la loi de l'INESSS pour que ce
soit bien reflété. Et on a un amendement à l'article 4 que vous me
permettrez de présenter. Il faut-tu que je le lise à l'écran?
Alors, ça, c'était l'article quatre, alors
si on descend un peu...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Bien je lis le
carré, là.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah, il fallait
que je lise en haut?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Ah, il faut
que je le relise au complet. Donc, l'article 4, article 4 de la Loi
sur l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, donc à
l'article 4 du projet de loi, insérer, avant le paragraphe un, le suivant,
donc : «0.1° par l'insertion, dans le premier alinéa et après
«promouvoir», de «l'expertise en santé publique ainsi que»;»; paragraphe 2
remplacer, dans le deuxième alinéa de l'article 4 de la Loi sur l'Institut
national d'excellence en santé et en services sociaux, proposé par le
paragraphe 1, «, dans l'exercice de leur mission respective» et «dans
l'exercice de leurs fonctions et de leurs activités de santé publique».
Le Président (M. Laframboise) : C'est
par. Ce n'est pas le mot «et» c'est «par». Donc, juste relire les deux
dernières lignes, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : Comme à
l'école. «, dans l'exercice de leur mission respective» par «dans l'exercice de
leurs fonctions et de leurs activités de santé publique».
Le Président (M. Laframboise) : Des
commentaires? Oui.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Il faut que je
le lise?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys, vous pouvez poser votre question.
M. Beauchemin : D'accord,
excusez, je vais recommencer. Alors, Mme la ministre, pourquoi qu'on enlève...
qu'on enlèverait «dans l'exercice de leur mission respective»?
Mme Duranceau : Qui était...
qui était où?
Le Président (M. Laframboise) : C'est
ce qui est remplacé par «dans l'exercice de leurs fonctions et de leurs
activités de santé publique».
M. Beauchemin : Puis pourquoi
qu'on remplace ça par l'exercice de leurs fonctions? Je veux dire, c'est quoi
les subtilités, là, ici qu'on...
Mme Duranceau : L'Institut a
pour mission de promouvoir l'expertise en santé publique ainsi que l'excellence
clinique et l'utilisation efficace des ressources dans le secteur de la santé
et des services sociaux. Donc là, il faudrait que je voie l'amendement, là,
pour l'expliquer. Mais, tu sais, le but là, c'est de... par l'insertion dans le
premier alinéa et après «promouvoir»...
M. Beauchemin : Oui, ça fait
qu'on scratch le rouge, puis on met le vert à la place, là.
Mme Duranceau : Bon, OK. Mais
ça, c'est plus bas, là, OK. Dans l'exercice de leur mission respective, on le
change par dans l'exercice de leurs fonctions et de leur activité de santé
publique.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Il n'y a pas
de raison autre que de préciser le volet de santé publique dans la mission, là.
• (17 h 50) •
M. Beauchemin : Mais là on
enlève les missions respectives, c'est... j'essaie de comprendre, on remplace
mission par fonction... La mission, c'est plus large, la fonction, c'est plus
restrictif...
Mme Duranceau : ...«mission»,
c'est plus large, «fonction», c'est plus restrictif, oui, c'est ça, c'est pour
plus de précision, je pense, je ne sais pas, est-ce que Maître Bérubé ou
Côté... vous voulez, pour plus de précision, c'est ça?
M. Bérubé (Mathieu) : Je peux
compléter?
Le Président (M. Laframboise) :
Maître Bérubé? Vous êtes autorisé de toute façon, allez-y.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. L'amendement vise effectivement à spécifier le volet santé
publique de la mission du nouvel Institut. Pour se rapporter au texte de
l'article 3 de la loi actuelle sur l'INSPQ, qui prévoit dans l'exercice,
excusez-moi, dans l'exercice de leur mission de santé publique. Là, ici, plutôt
que de parler, comme dans le texte présenté du projet de loi, de leur mission
respective, on vient repréciser que ce sont les fonctions et les activités de
santé publique, là, ce qui vise essentiellement aussi la mission de santé
publique, mais avec une... une petite tournure différente. Donc, on vient
vraiment préciser le volet santé publique de la mission du nouvel Institut.
M. Beauchemin : Ce que
j'essaie de comprendre, qu'est ce qu'on atteint comme objectif, ici, réduisant
le scope? En passant de «mission» à «fonction», on réduit le champ
d'expertise, d'une certaine façon, là. C'est... pourquoi qu'on fait ça?
Mme Duranceau : C'est un
choix de... c'est un choix de rédaction, là, pour être plus précis.
M. Beauchemin : Mais la
conséquence, en étant... en étant plus précis, c'est que justement, on réduit,
là, le champ...
Mme Duranceau : Parce que par
rapport à la santé publique, on veut être plus larges, tu sais, on veut être
plus spécifiques, là, c'est leur fonction, les activités.
M. Beauchemin : Mais
c'était... c'était le cas... avant? Je ne comprends pas.
Mme Duranceau : Bien, je ne
sais pas. Avez-vous quelque chose d'autre à proposer, là? Parce que bien
franchement, nous...
(Consultation)
Des voix : ...
Mme Duranceau : Je comprends.
OK, alors, je viens... là, c'est plus clair. Alors, le... dans le fond, les
autres organismes, là, Santé Québec, la Régie régionale de la santé du Nunavik,
Conseil des Cris... vont... ils vont... ils soutiennent le ministre... Attends,
là...
(Consultation)
Mme Duranceau : C'est le...
OK, c'est ça, c'est le nouvel Institut qui soutient le ministre... et ces
organismes-là. Mais dans l'exercice de leurs fonctions à eux en matière de
santé publique, et non par rapport à l'exercice de toute leur mission, qui est
plus large que juste la santé publique, là.
M. Beauchemin : OK, mais si
on suit ça, ça veut donc dire qu'ils ont des trucs qu'ils font de leur bord,
bien... qu'on puisse rapporter au ministre, ça fait que là, il y a comme...
Mme Duranceau : Non, mais
c'est comment ça avait rédigé...
M. Beauchemin : ...ça devient
des agents libres, là, pour le reste?
Mme Duranceau : Quand ça a
été... comment ça a été rédigé, on référait à l'exercice de leurs missions
respectives, les missions respectives de Santé Québec, Régie régionale...
Conseil des Cris...
M. Beauchemin : OK, bien...
Mme Duranceau : ...alors,
c'étaient... c'étaient des missions respectives, mais en quoi? C'était un peu
trop large. Là, c'est... on... ils vont être soutenus dans l'exercice de leurs
fonctions et de leurs activités de santé publique.
M. Beauchemin : Je vais poser
une question mathématique plus simple, d'abord : Est-ce que «mission»
égale «exercice de leurs fonctions» plus «leurs activités»?
Mme Duranceau : Bien,
«mission» et plus larges, tu sais, Santé Québec a une mission plus large que...
que santé publique, puis les fonctions qui sont liées à la santé publique, là,
c'est les... leurs fonctions et de leurs activités de santé publique.
M. Beauchemin : Mais on ne
réduit pas leur champ en... en faisant ça comme ça? Par rapport à ce qu'ils
devaient faire avant?
Mme Duranceau : C'est que le
nouvel Institut, il a des missions spécifiques en matière de services sociaux
puis de santé publique. On ne veut pas qu'il se mette à soutenir Santé Québec
dans toutes sortes d'autres affaires ni le Conseil des Cris. Ça fait que c'est
vraiment pour venir préciser, de manière spécifique, le lien avec la santé
publique.
Des voix : ...
M. Beauchemin : Mais... je
dis ça comme ça, Mme la ministre, pourquoi qu'ils disent... ça... ça ne dit pas
«dans l'exercice de leur mission en santé publique» à la place?
Mme Duranceau : ... il est
écrit de même.
M. Beauchemin : «Dans
l'exercice de leur mission en santé publique», ça veut donc dire qu'ils restent
intègres en termes de mission pour chacun de ces sous-groupes-là.
Des voix : ...
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...Ça fait que
si vous voulez... Pouvez-vous répondre? Parce que là, moi, il faut je le lise
sinon.
Le Président (M. Laframboise) : Oui...
Est-ce que vous acceptez que madame puisse...
M. Beauchemin : Oui, oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui? Votre nom puis...
Mme Desbiens (Geneviève) : ...Merci,
M. le Président. Mon nom est Geneviève Desbiens, je suis avocate au ministère
de la Justice. Ce qu'on fait ici, là, c'est : on a un Institut qui va
conseiller plusieurs personnes. Chacune de ces personnes-là ont des missions
qui leur est propre. Par exemple, Santé Québec a sa mission qui est très, très
large par rapport au nouvel Institut. Le nouvel Institut ne peut pas conseiller
Santé Québec pour toutes les facettes de sa mission. Elle ne peut conseiller
Santé Québec que pour ce qu'elle connaît... pour ce qu'il connaît, c'est un
institut. Donc, c'est pour ça qu'on ne peut pas référer aux missions des
organismes qui sont cités, parce que le nouvel Institut, lui, sa mission est
très ciblée. Donc, on va conseiller les organismes qui sont énumérés-là, avec
la facette santé publique uniquement. L'article de la manière qui était
présenté référait aux missions respectives des organismes énumérés, alors que
là, il fallait référer aux missions... à la... à la mission Santé publique du
nouvel Institut. En faisant ça, étant donné que les missions des organismes
sont plus larges, il faut parler des fonctions et non pas de leurs missions.
Donc, on va aller chercher leurs fonctions qui sont intégrées dans leurs
missions. Donc, on doit descendre.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, le
commentaire j'avais, je vois ça comme plus opérationnel versus institutionnel,
c'est ma compréhension pour être plus... si je capte bien ce que vient d'être
expliqué.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Laurier-Dorion, des commentaires?
M. Fontecilla : Oui, tout à
fait, tout à fait. Il en aurait plusieurs, là. L'expertise en santé publique,
elle n'est pas définie en tant que telle, elle est plus supposée. C'est de
l'expertise en santé publique. On a deux mémoires et pas... et pas les moindres
qui viennent apporter l'élément de définir davantage qu'est-ce que c'est
l'expertise en santé publique, là. Et il y en a un qui est plus... Il y a le
mémoire de la direction régionale... des directions régionales de santé
publique qui est quand même assez exhaustive qui inclut la... et je fais un
résumé, là, la surveillance, la prévention des maladies, des traumatismes et
des problèmes sociaux ayant un impact sur la santé des populations et ça, c'est
important, j'y reviendrai, la promotion de mesures systémiques aptes à
favoriser une amélioration de l'état de santé et le bien-être de la population,
la protection de la santé de la population, des activités, des visites
sanitaires inhérentes à cette fonction. Et avant d'aller plus loin, là, la
question est à savoir pourquoi la ministre n'a pas décidé de définir davantage
qu'est-ce que c'est l'expertise en tant que telle, par exemple, en s'inspirant
du mémoire des directions régionales de santé publique ou encore de... même
l'INSPQ a fait une... a fait une définition qui explicite davantage qu'est-ce
que c'est l'expertise?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Je ne suis pas
trop certaine de...
M. Fontecilla : Ici, si je
peux me permettre...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
M. Fontecilla : ...Ici dans
l'amendement, c'est dit : «l'Institut a pour mission de promouvoir
l'expertise...
Le Président (M. Laframboise) : Je
vous remercie pour votre collaboration. Compte tenu de l'heure, la Commission
ajourne ses travaux...
(Fin de la séance à 18 heures)