(Douze heures une minute)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît!
Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des institutions ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 67, loi modifiant le Code des professions pour la modernisation du système
professoral et visant l'élargissement de certaines pratiques professionnelles
dans le domaine de la santé et des services sociaux.
Avant de débuter, Mme la secrétaire, y a-t-il
des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré) est remplacée par M. Allaire (Maskinongé); Mme Schmaltz
(Vimont) est remplacée par M. Provençal (Beauce-Nord); Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)
est remplacée par Mme Caron (La Pinière).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup.
Alors, je vous rappelle que nous étudions le
projet de loi n° 67 par sujets.
De façon plus précise, lors de l'ajournement de
nos travaux, nous en étions à l'étude de l'amendement proposé par la ministre
introduisant le nouvel article 9.1 au projet de loi. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions?
La Secrétaire : ...
Le
Président (M. Bachand) :
Ah! il y a un autre remplacement.
Ah! tout le monde veut venir à la Commission des institutions, c'est ça,
l'affaire.
Des voix : ...
Le Président (M.
Bachand) : Ah! merci, monsieur... Ah!
c'est l'Halloween. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage) est remplacé par M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne).
Le Président (M.
Bachand) : Quel... Content de vous
accueillir.
Donc, est-ce qu'il y a interventions sur
l'amendement 9.1? Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 9.1 est adopté? Donc, le nouvel article 9.1 est
adopté. Mme la ministre.
Mme LeBel : ...
Le Président (M. Bachand) : Oui, exactement.
Mme LeBel : Oui.
Alors, nous allons passer, M. le Président, avec la permission de tout le
monde, comme on l'avait déterminé, au
bloc Personnes morales sans but lucratif, et donc à l'article 23, qui aura
également un amendement.
Mais je vais
lire l'article principal, donc — voyons
donc, j'ajoute des voyelles — article 23 :
L'article 187.11 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, dans ce qui précède le
paragraphe 1° et après «fin», de «, ou au sein d'une personne morale sans but
lucratif constituée principalement ou en partie à cette fin,»;
2° dans le paragraphe 1° :
a) par
l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «p», de «du premier alinéa» et,
après «société», de «ou d'une telle personne morale»;
b) par l'insertion, à la fin, de «; ce
règlement, lorsqu'il concerne une personne morale sans but lucratif, doit
favoriser l'accessibilité du public aux services professionnels fournis par les
membres de l'ordre au sein d'une telle personne morale»;
3° par l'insertion, dans le paragraphe 2° et
après «telle société», de «ou d'une telle personne morale» et, après «pour
cette société», de «ou cette personne morale»;
4° par l'insertion, dans le paragraphe 3° et
après «société», de «ou d'une telle personne morale».
Cet article modifie
l'article 187.11 du Code des professions pour ajouter la personne morale
sans but lucratif aux sociétés au sein desquelles un membre d'un ordre peut
être autorisé à exercer sa profession.
Ainsi, les modifications, principalement de
concordance, visent à permettre aux membres, en outre de pouvoir exercer leurs
activités professionnelles au sein d'une société en nom collectif à
responsabilité limitée ou d'une société par actions, de les exercer au sein
d'une personne morale sans but lucratif sous réserve du respect des conditions
énumérées à l'article 187.11.
Le paragraphe 1° de cet article précise que la
personne morale sans but lucratif doit être constituée principalement ou en
partie aux fins d'exercer des activités professionnelles, puisqu'une telle
personne morale, contrairement à la société en nom collectif à responsabilité
limitée et à la société par actions, offre habituellement divers services à la
clientèle et n'est pas constituée uniquement aux fins d'offrir des services
professionnels.
Le
sous-paragraphe b du paragraphe 2° de cet article ajoute au paragraphe 2° de
l'article 187.11 du code, en ce qu'il précise que, lorsqu'un tel règlement
concerne une personne morale sans but lucratif, celui-ci doit favoriser
l'accessibilité du public aux services professionnels fournis par les
membres de l'ordre au sein d'une telle personne morale.
Tel qu'annoncé, on a un amendement, M. le
Président, à déposer. Donc, article 23, l'amendement :
Remplacer l'article 23 du projet de loi par
le suivant — donc :
23. L'article 187.11 de ce code est
remplacé par le suivant :
«187.11. Sous réserve des dispositions d'une
loi, les membres d'un ordre peuvent exercer leurs activités professionnelles au
sein d'une organisation constituée principalement à cette fin, quelle qu'en
soit la forme juridique, si les conditions suivantes sont réunies :
«1° ils se conforment aux dispositions du
présent chapitre et, le cas échéant, du règlement de l'Office pris en
application de l'article 12.0.2 lorsqu'un tel règlement détermine des
conditions, modalités ou restrictions suivant lesquelles
les activités professionnelles peuvent être exercées au sein d'une organisation
ou de certains types d'organisations;
«2° ils se conforment, le cas échéant, aux
dispositions du règlement pris par le Conseil d'administration de l'ordre en application du paragraphe p du premier
alinéa de l'article 94 lorsqu'un tel règlement détermine des conditions,
modalités ou restrictions suivant lesquelles
les activités professionnelles peuvent être exercées au sein d'une organisation
ou de certains types d'organisations;
«3° ils maintiennent, lorsque l'organisation
dans laquelle ils exercent leur profession est une personne morale ou une
société en nom collectif à responsabilité limitée, une garantie contre la
responsabilité professionnelle qu'elle peut encourir en raison des fautes
commises par les membres dans l'exercice de leur profession au moins
équivalente à celle prescrite dans un
règlement pris en application du paragraphe d de l'article [95] ou, le cas
échéant, [conformément] aux exigences supérieures prescrites dans un
règlement visé au paragraphe 1° ou 2°.»
Donc, commentaires : Après analyse des
mémoires qui ont été reçus et des commentaires colligés lors des consultations
particulières, il est apparu que le système professionnel avait avantage à
donner plus d'agilité aux professionnels dans la forme juridique qu'ils peuvent
choisir pour l'exercice de leur profession afin d'assurer un meilleur accès à
leurs services. Donc, les articles 187.11 et 187.11.1 du Code des
professions, introduits par les articles 23
et 24 du projet de loi tel qu'amendé, répondront aux demandes des ordres et du
conseil professionnel du Québec.
En gros, on permet toutes les formes juridiques
possibles dans le Code des professions et on demande aux ordres professionnels
de réglementer les formes juridiques, soit en les interdisant, ou les
restreignant, ou ne... ou pas du tout, selon
le cas, donc de se gouverner selon leur type de profession, selon les actes
réservés de leurs professionnels, et ce
sera les ordres... ce sera aux ordres de décider comment on encadre les
différents types juridiques dans lesquels nos professionnels pourront
désormais exercer.
Le Président (M.
Bachand) : Merci.
Mme LeBel : S'ils le...
Le
Président (M. Bachand) :
Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement de la ministre? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui,
merci. Merci, M. le Président. Alors, je comprends, Mme la ministre, que
votre amendement permet entre autres à des professionnels qui agiraient et qui
exerceraient, mais au sein, par exemple, d'une coopérative, une société d'économie sociale, comme on nous l'a
souligné, de pouvoir continuer au sein de ces organismes-là. Est-ce que c'est ce que votre amendement va permettre de
faire? Parce que je me souviens que... et c'était dans leur mémoire,
mais ils sont venus aussi nous l'expliquer en commission, que, pour certaines
coops, c'était un enjeu important. Alors, je
veux simplement m'assurer que ces professionnels-là, qui, au fond, rendent déjà
des services importants à la population, puis c'est l'objectif du projet
de loi... qu'ils ne seront pas restreints dans ce qu'ils peuvent faire.
Mme LeBel : ...qui ne les
restreint, dans ce cas-là. Au contraire, toutes les formes juridiques étant
permises maintenant, celles qui... les
professionnels qui avaient déjà, de par leur profession et les lois de leur
ordre professionnel, la capacité de le faire continueront de le faire.
M. Morin : D'accord.
Donc, ça va inclure les coopératives. On a parlé de sociétés d'économie
sociale, et autres. Ça, il n'y aura pas de souci?
Mme LeBel :
Ça inclut toutes les formes juridiques possibles, dont celles que vous
mentionnez.
M. Morin :
Parfait. Je vous remercie.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard :
Oui, merci, M. le Président. Pour clarifier, là, vous dites, donc, ils pourront
restreindre ou ils pourront interdire, mais, s'ils ne font rien, c'est correct
aussi.
Mme LeBel :
...doivent encadrer.
M. Cliche-Rivard :
Ça fait qu'on va rester dans le statu quo jusqu'à tant qu'un ordre pourrait
décider de le faire. Puis là vous soulignez une différence avec la Loi sur le
Barreau ou une autre loi qui, elle, le prévoyait déjà. Ça fait que, là, comme,
y aura-tu une superposition possible, ou, finalement, les ordres vont se gérer
autonome ou selon leur loi habilitante?
• (12 h 10) •
Mme LeBel :
Les ordres devront gérer les conditions dans lesquelles ils permettent ou
non ou... Elles peuvent ne rien faire. Si les ordres ne font rien, bien, le
code permet toute forme juridique sans restriction. Donc, ce n'est pas une
obligation pour un ordre professionnel de restreindre parce que ce n'est pas
«doit restreindre» ou doit... c'est «peut restreindre» ou «peut encadrer»,
donc.
M. Cliche-Rivard :
C'est ça.
Mme LeBel :
Et je tiens pour acquis que les professionnels qui ont déjà l'occasion d'exercer
au sein de formes juridiques quelconques
sont déjà encadrés par leur ordre professionnel. Et, à moins que l'ordre ne le
décide, cette situation-là ne vient pas les affecter. Cet amendement-là ou
cet... le fait de l'introduire dans le Code des professions ne vient pas
changer leur quotidien, à moins que l'ordre décide quoi que ce soit, mais ils
avaient déjà cette...
M. Cliche-Rivard :
Bien là, certains ordres avaient déjà ce pouvoir-là.
Mme LeBel :
...
M. Cliche-Rivard :
...de par leur loi habilitante.
Mme LeBel :
De par leur loi. Maintenant, tout le monde y aura accès.
M. Cliche-Rivard :
Là, on vient le donner à tout le monde.
Mme LeBel :
Voilà. On vient élever au sein... au niveau du Code des professions la
possibilité pour tous. Maintenant, ce sera à
chacun des ordres de décider dans quel cadre ce sera approprié de le faire pour
leurs professionnels.
M. Cliche-Rivard :
Là, au premier point, on parle de règlement de l'ordre, donc le... de
l'office, pardon, l'office aura un pouvoir
également, puis ensuite, au deuxième, c'est les CA des ordres. Ça fait qu'il y
a l'office et il y a l'ordre.
Des voix :
...
Mme LeBel :
...effectivement.
M. Cliche-Rivard :
Mais comment on...
Mme LeBel :
Oui, les deux pourront le faire.
M. Cliche-Rivard :
Les deux pourront le faire? Et...
Mme LeBel :
Oui, c'est ce que j'en comprends. Est-ce que... Je vais juste vérifier, là.
M. Cliche-Rivard :
Oui, oui.
Des voix : ...
Mme LeBel :
...décider de le faire également.
M. Cliche-Rivard : Et là on a
vu, un petit peu plus tôt, là, ou, en tout cas, dans les dernières semaines,
quand il y avait potentiellement conflit ou contradiction entre le règlement de
l'office puis le règlement de l'ordre, c'est qui qui va primer ou lequel va
avoir préséance?
Mme LeBel : C'est
le règlement de l'office. C'est déjà le cas, là, quand il y a quelque chose
en... un règlement d'un ordre, les règlements de l'office, c'est le règlement
de l'office...
Des voix : ...
Mme LeBel : ...puis
on va y répondre plus précisément dans un autre amendement, mais c'est déjà une
certaine priorité, là.
M. Cliche-Rivard : OK. Et la
réponse, c'est que c'est l'office.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Ça
fait que, même si le Barreau, via sa loi habilitante, venait faire quelque
chose d'autre...
Mme LeBel : Là, c'est une loi.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme LeBel : On parle des
règlements entre eux.
M. Cliche-Rivard : OK, sous
réserve de leurs règlements entre eux.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Bien, le
Barreau le prend dans sa loi, qu'il doit référer à un règlement. Je devine
bien, là, c'est le règlement du Barreau qui le permet par la loi habilitante.
Mme LeBel : Non, bien, c'est
parce que, là, il y a le Code des professions et les règlements pris en vertu
du Code des professions. Dans cette
lignée-là, on va préciser que c'est le règlement de l'office qui a préséance
quand il y a un conflit, naturellement...
M. Cliche-Rivard : Exact. Oui,
oui, oui.
Mme LeBel : ...de
la même façon qu'on a précisé, plus tôt, que c'était... bon. Par contre, là on
parle d'une loi versus un règlement. La loi est... même si c'est un...
une loi qui concerne un ordre professionnel, elle est quand même une loi du
législateur. Donc là, la hiérarchie n'est pas la même, là, on va... on parle
vraiment de... OK.
M. Cliche-Rivard : ...la Loi
sur le Barreau permet, par exemple, à l'ordre de prendre des règlements de...
par exemple, de pratique.
Mme LeBel : Oui, qui sont
approuvés par l'office, de toute façon.
M. Cliche-Rivard : Exactement.
Ça fait que, là, on n'entrevoit pas de possibilité de conflit. Et, si on devait
en entrevoir un, ça demeurerait le règlement de l'office, ou là c'est la loi
habilitante qui va primer?
Mme LeBel : Bien,
je ne vois pas où il y aurait un conflit, là, ça va être... Bien là, je ne
ferai pas de... Ensemble, on pourrait faire une petite séance
d'interprétation des lois, là...
M. Cliche-Rivard : Ah! non, non, on
n'ira pas sur... c'est ça.
Mme LeBel : ...mais, tu sais,
il faut prévoir une règle de conflit, mais on n'envisage pas que ce soit le
cas. Et, de toute façon, dans le cas de ce
que vous mentionnez, des règlements qui vont découler de la loi sur un ordre,
il est approuvé par l'office, donc l'office va toujours bien probablement gérer
les conflits potentiels à la source. Je l'imagine parfaitement bien, là.
M. Cliche-Rivard : Parfait. OK.
Le troisième point où vous mentionnez qu'il... il faudra aller chercher une
garantie contre la responsabilité professionnelle, on le prévoit pour les
personnes morales puis les sociétés en nom collectif, parce que ce... en
responsabilité limitée, ces deux formes juridiques là, parce que ce sont celles
qui créent, finalement, une personnalité morale distincte de celle du
professionnel.
Mme LeBel : Et elles étaient
déjà prévues dans le code. On fait juste le ramener, le maintenir, oui.
M. Cliche-Rivard : OK.
Là, vous dites que c'était en consultation du... des demandes des ordres puis
du Conseil interprofessionnel. Il y avait, si je ne me trompe pas, le
conseil des coopératives. Est-ce qu'eux étaient consultés ou...
Mme LeBel : ...on
a tenu compte de tout ce qui a été dit en consultations. Je n'ai pas nommé
personne, j'ai dit qu'on a tenu compte de tous les commentaires. Certains
commentaires étaient sur la PMSBL comme telle, certains étaient sur le fait
qu'on devrait permettre à tout le monde, certains disaient qu'on devrait
ajouter juste les coopératives, ce qu'on...
donc... et certains... et plusieurs ordres ou... groupes avaient des enjeux
différents. En permettant tout et en donnant le pouvoir réglementaire
aux ordres de se gérer individuellement, bien, si certains pensent que... certaine forme juridique ne convient pas pour la
confiance du public, la protection du public, à leur type de profession,
ils feront un règlement en conséquence, là.
M. Cliche-Rivard : Exactement.
Donc, vous, vous le... vous donnez le feu vert, puis donc eux sont rassurés ou
inclus de par la modification. À partir de là, les autres se géreront selon ce
qui est applicable dans chacune de leur situation.
Mme LeBel : Voilà.
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président. Merci...
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 23?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 23 est adopté? Adopté.
Donc, d'autres interventions sur
l'article 23 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 23, tel qu'amendé, est adopté? Adopté.
Merci, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, on irait à
l'article 13, M. le Président.
Donc, l'article 13 : L'article 94
de ce code est modifié, dans le paragraphe p du premier alinéa :
1° dans ce
qui précède le sous-paragraphe 1° :
a) par le
remplacement de «ou d'une société par actions constituée à cette fin» par «,
d'une société par actions ou d'une personne morale sans but lucratif
conformément aux dispositions de l'article 187.11»;
b) par l'insertion, après «au sein d'une société
par actions», de «ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° par le remplacement des sous-paragraphes 1° à
5° par les suivants :
«1° déterminer les normes relatives au nom de
cette société ou de cette personne morale;
«2° définir, s'il y en a, les professions,
métiers, industries, commerces, charges ou fonctions incompatibles avec le
statut d'employé, d'actionnaire, d'administrateur, de dirigeant ou de
représentant de la société par actions ou de la personne morale sans but
lucratif;
«3° dans le cas d'une société par actions :
«a) fixer,
selon que les actions de la société sont inscrites ou non à une bourse de
valeurs mobilières, la proportion des actions avec droit de vote qui
doivent être détenues par des membres de l'ordre;
«b) fixer, selon que les actions de la société
sont inscrites ou non à une bourse de valeurs mobilières, la proportion ou le
nombre d'administrateurs de la société qui doivent être membres de l'ordre;
«c) déterminer, selon que les actions de la
société sont inscrites ou non à une bourse de valeurs mobilières, les
conditions et, s'il y a lieu, les modalités et restrictions quant au transfert
d'actions ou de certaines catégories d'actions
et quant à l'exercice du droit de vote rattaché aux actions de l'actionnaire
dont le droit d'exercer des activités professionnelles est limité ou
suspendu ou qui n'est plus membre de l'ordre;
«4° dans le cas d'une personne morale sans but
lucratif :
«a) fixer la
proportion des membres de la personne morale sans but lucratif qui doivent être
membres de l'ordre;
«b) fixer la proportion ou le nombre
d'administrateurs de la personne morale sans but lucratif qui doivent être
membres de l'ordre;
«c) déterminer les conditions et, s'il y a lieu,
les modalités et restrictions quant au droit du membre de l'ordre dont le droit d'exercer des activités
professionnelles est limité ou suspendu ou qui n'est plus membre de l'ordre
d'être membre de la personne morale sans but lucratif et d'exercer le
droit de vote qui y est rattaché;».
Donc, cet article modifie le paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions pour permettre au
conseil d'administration d'un ordre professionnel d'autoriser, par règlement,
ses membres à exercer leurs activités professionnelles au sein d'une personne
morale sans but lucratif et de déterminer les conditions, et les modalités, et
les restrictions suivant lesquelles ces activités pouvaient être exercées.
Donc, en plus
des modifications de concordance apportées à la disposition, les
sous-paragraphes de l'habilitation, bon, sont réorganisés.
Il y a un amendement, compte tenu de ce qu'on
vient de faire, M. le Président, à l'article 13 :
Remplacer l'article 13 du projet de loi par
le suivant — donc
:
13.
L'article 94 de ce code est modifié par le remplacement du paragraphe p du
premier alinéa par le paragraphe suivant :
«p) déterminer, en outre de ce que prévoit le
règlement de l'Office pris en application de l'article 12.0.2, les autres conditions et modalités ainsi que les
autres restrictions suivant lesquelles les membres de l'ordre peuvent exercer des
activités professionnelles au sein d'une organisation ou de certains types
d'organisation, notamment l'obligation de
fournir et de maintenir, pour l'organisation, une garantie contre la
responsabilité professionnelle qu'elle peut encourir en raison des
fautes commises par les membres qui y exercent leur profession au moins
équivalente aux exigences prévues par le règlement pris en application du paragraphe d de
l'article 93; un tel règlement peut prévoir que l'exercice des
activités professionnelles est interdit au sein de certains types
d'organisation;».
Donc, ça remplace le
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions
pour permettre au conseil d'administration d'un ordre de déterminer d'autres
conditions, modalités ou restrictions suivant lesquelles les membres de l'ordre
peuvent exercer les activités professionnelles au sein d'une organisation ou de
certains types d'organisation, conformément à l'article 187.11, là, qu'on
vient d'introduire par l'article 23 du projet de loi tel qu'amendé. Donc,
c'est la suite...
Une voix : ...
• (12 h 20) •
Mme LeBel :
...c'est la suite, finalement, de ce qu'on vient de faire pour élever au
niveau du Code des professions la capacité d'exercer dans tout type de forme
juridique et de ramener au niveau réglementaire et au niveau des ordres la
capacité d'encadrer, ou de restreindre, ou même d'interdire, le cas échéant, ou
de ne rien faire. C'est important, la capacité de ne rien faire.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Donc, interventions sur l'amendement?
M. le député de l'Acadie.
M. Morin :
Oui, merci, M. le Président. Donc, par cet amendement-là, là, vous venez de
le dire, vous allez permettre, finalement, aux ordres de prendre des
règlements. Ça peut inclure toute forme, en fait, juridique dans laquelle un professionnel peut exercer. Mais l'amendement
à p, aussi, fait référence à d'autres choses, dont l'obligation de
fournir et de maintenir, pour l'organisation, une garantie contre la
responsabilité professionnelle qu'elle peut encourir
en raison des fautes commises. Donc, cet article-là vise, en fait, à permettre
à un ordre et/ou à l'office — vous
pourrez, s'il vous plaît, préciser — entre
autres d'adopter des règlements pour garantir la responsabilité professionnelle.
Mais ce que vous venez faire, par votre amendement, c'est l'élargir, et donc
inclure tout type d'organisation sous différentes formes juridiques sous
lesquelles un professionnel peut exercer. Est-ce que c'est bien ça?
Mme LeBel :
Oui. Ça vient dire... ça vient déterminer, là... ça vient donner au conseil
d'administration, là, la possibilité de déterminer... Attends un petit peu, je
veux juste revenir en arrière deux secondes. Je vais aller à l'article 94,
là, comme tel.
M. Morin :
Je suis à 94.
Mme LeBel :
Oui. C'est l'habilitation... je vais le résumer en disant : C'est
l'habilitation réglementaire du conseil d'administration dans le cas des... de
la mise en place de la capacité de pouvoir exercer dans toute forme juridique,
là. Et on dit que... «notamment l'obligation de fournir», mais c'est «notamment».
Donc, c'est pour illustrer le type de
modalités que... ou de restrictions que pourrait décider le conseil
d'administration, là, dépendamment de la forme juridique, naturellement,
là.
M. Morin :
D'accord. Oui, parce que, quand on... à 94 du Code des professions, on est
dans, finalement, l'autorité que le conseil d'administration a pour établir des
règlements. Puis, vous l'avez souligné, c'est un «peut», ce n'est pas un
«doit», donc il n'est pas obligé. Mais vous venez modifier, parce que p, actuellement,
dans le Code des professions, réfère à une société en nom collectif à
responsabilité limitée ou d'une société par actions constituée à cette fin. Et
donc, là, ce que je comprends, ce que vous faites, c'est que vous allez
l'étendre à d'autres types de sociétés pour inclure d'autres organismes qui ont
une autre, finalement, forme juridique pour permettre aux professionnels
dans... au sein de ces organisations-là de pouvoir exercer leur profession.
Mme LeBel :
Oui, ce ne sera plus limité à ce que p précisait avant, comme ce n'est plus
limité à ce que... comme, dans le code, ce n'est plus limité, donc le pouvoir
réglementaire doit aussi ne plus être limité à une seule forme juridique. Donc,
c'est vraiment de la concordance avec ce qu'on vient de faire. Donc, le pouvoir
réglementaire doit suivre le... ce qu'on demande aux ordres de faire.
M. Morin :
Aux ordres de faire. Et donc, évidemment... et la méthode que vous
utilisez, ça va être, donc, un règlement de l'office, ou si c'est un règlement
du conseil d'administration des différents ordres? Parce qu'au départ on dit
«en outre, ce que prévoit le règlement de l'office pris en application de».
Mme LeBel : ...94 débute par «le
conseil d'administration peut par règlement», et ça, c'est le p. Donc, le p,
c'est... il y a a, b, c, d avant, là. Donc, c'est le p de ce qu'il peut.
M. Morin :
Oui. Non, non, exact.
Mme LeBel :
P, comme dans «pouvoir».
M. Morin : Oui,
tout à fait. Je suis tout à fait d'accord avec vous, par opposition à «doit»,
comme dans «devoir», ça, on est d'accord, on est d'accord.
Mme LeBel : ...oui,
oui, c'est la liste de ce que le conseil d'administration a sous sa juridiction
réglementaire.
M. Morin : Qu'il peut faire,
OK. Oui, exact, mais, dans 94 du code, 94 parle... donc, vous l'avez dit, «le
conseil d'administration peut, par règlement», puis présentement on parle
d'autoriser des membres de l'ordre à exercer leurs activités professionnelles
au sein d'une société. Là, ce que vous venez faire, c'est déterminer, en outre de ce que prévoit le règlement de l'office pris en
application de 12.0.2, les autres conditions et modalités. Donc, je comprends
qu'il y aura un règlement général de l'office, puis après ça le conseil
d'administration pourra lui-même adopter un règlement. Est-ce que je lis bien
ou... Parce que, ça, il y a une modification.
Mme LeBel : Bien, parce que,
dans l'article précédent, vous vous rappellerez qu'on a mentionné que l'office et
l'ordre pouvaient encadrer, donc il faut préciser ici qu'il y a quand même un
règlement de l'office qui pourrait exister pour un encadrement, donc ils
doivent en tenir compte dans leur réglementation.
M. Morin : Dans leur
réglementation, donc, parce qu'au fond vous autorisez l'office et l'ordre
professionnel à éventuellement adopter des règlements. Pour qu'il y ait une
concordance, vous devez donc faire un... une référence à l'office et au conseil
d'administration des ordres, c'est bien ça?
Mme LeBel : Oui,
compte tenu qu'on vient d'ouvrir le Code des professions à toute forme
juridique d'exercice, naturellement.
M. Morin : Parfait, merci.
Merci.
Le Président (M.
Bachand) : ...de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président. Justement, le CA, donc, de l'ordre y va. On vient de discuter
d'une... de l'habilitation, aussi, de l'office. Le pouvoir de l'office, lui, de
dicter ces règles-là, il existe aussi?
Mme LeBel : Oui, c'est le
prochain.
M. Cliche-Rivard : C'est le
prochain, OK. Ça fait qu'on va modifier pour que l'office l'ait aussi.
Mme LeBel : Oui, exact, exact.
M. Cliche-Rivard : Parfait. Je
veux être certain. Là, dans le fond, ce qu'on avait, c'est un 94p assez
détaillé sur : en SPA, c'est ça, en
SENC, c'est ça, ta, ta, ta. Finalement, on vient comme tout regrouper ça dans
certains critères, vous ouvrez la porte, finalement, les offices
établiront ce qu'ils établiront.
Mme LeBel : Les ordres, oui.
M. Cliche-Rivard : Les ordres,
oui.
Mme LeBel : Donc,
dans le fond, dans le... dans l'article premier qu'on vient de faire, le
précédent, là, 23, on a dit : Office et... bien, on a dit : Toutes
les formes juridiques, offices et ordres, peuvent encadrer. Je simplifie à
outrance, là, offices et ordres
peuvent encadrer. Maintenant, on vient faire de la concordance dans la
capacité, là, de... réglementaires de l'ordre. Et, après ça, dans le
prochain, on va faire la concordance dans la capacité réglementaire de
l'office, en précisant la hiérarchie quand il y a conflit. Mais ici, quand
même, on vient dire à l'ordre... à l'office... voyons, il ne faut pas que je me
trompe, au CA de l'ordre qu'ils doivent tenir compte du règlement de l'office,
donc.
M. Cliche-Rivard : Puis là tout
ce qui était, là, fixé, la proportion des membres de la personne morale, tout
ce qui est la question du multidisciplinaire, tout ce qui est... etc., ça, ça
continue, c'est juste comme ramassé dans p, qui est un petit peu plus large.
Là, vous avez dit que, tant qu'il n'y a pas de règlement qui viendra le
restreindre, c'est quand même permis, là. Qu'arrive-t-il dans l'intervalle? Dès
que ça, ça entre en vigueur et que l'ordre n'a pas encore émis de restriction, on peut penser qu'il y aura
une période où il y a du monde qui vont se créer en... et opérer en SENC
ou en PMSBL, qui vont peut-être, six mois,
un an plus tard, se faire dire : Bien, finalement, ça ne marche pas, ton
affaire.
Mme LeBel : ...bien, il y a
déjà beaucoup de formes qui sont... bien, quelques formes qui sont permises
dans le code, donc, pour ces formes-là, ça ne devrait pas être un enjeu. Et il
y aura des mesures transitoires de prévues pour les questions de responsabilité
professionnelle, etc. Mais les ordres, là, sont au courant de ça et demandaient
même l'ouverture, donc j'imagine qu'elles sont prêtes avec leurs règlements,
là, mais, tu sais...
M. Cliche-Rivard : Mais ça se
peut qu'on ait un genre de... une période d'incertitude ou du monde qui vont se
constituer en se disant : Tiens, enfin, on peut le faire, on s'en va en
SENC, là, par exemple, puis, bien, l'ordre...
Mme LeBel : Bien, c'est déjà permis,
ça.
M. Cliche-Rivard :
C'est déjà... Bien, OK. Bien...
Mme LeBel :
Donc, ça devrait déjà l'être, encadré.
M. Cliche-Rivard :
...le PMS, alors, le PMSBL ou la coop, ça se peut qu'il y en ait qui se
constituent...
Mme LeBel :
Oui, mais la majorité, là, sont déjà permises pour beaucoup de
professionnels, là.
M. Cliche-Rivard :
OK. Donc, on invite quand même les professionnels à garder peut-être
contact avec leur ordre à savoir si ça s'en vient ou pas, quelle est l'intention
de l'ordre. Parce qu'évidemment vous avez raison de dire que le règlement s'en vient, mais vous aviez jasé
aussi tantôt de la liste de règlements à approuver, qui n'est pas si courte.
Mme LeBel :
Bien, moi, si j'étais un ordre professionnel, je... et que je... que je
vois passer ça aujourd'hui... parce que c'était une demande du CIQ puis des
ordres professionnels, donc ils ne seront pas surpris, là. Dans le fond, les
gens nous incitaient à aller plus vite que ce qu'on avait mis dans le projet de
loi. Donc, je... les ordres, selon les conversations qu'on a avec le conseil et
les ordres, ils sont prêts, OK, à cette éventualité-là. Maintenant, c'est sûr
que, si je suis un ordre professionnel et que je n'ai pas l'intention de réglementer,
je pourrais peut-être le dire tout de suite. Et, si j'ai l'intention de
réglementer, je pourrais peut-être envoyer... je pourrais peut-être envoyer un
avis à mes professionnels à dire... en disant : Halte là! Je vais
réglementer.
M. Cliche-Rivard :
Tout, tout, tout, oui.
Mme LeBel :
Mais, je veux dire, je ne suis pas un ordre professionnel.
M. Cliche-Rivard :
OK, mais ça, c'était ce qu'on... on allait arriver...
Mme LeBel :
...
M. Cliche-Rivard :
Oui, vous n'êtes pas un ordre professionnel, en effet. Mais c'est ce que
vous avez dit, dans le fond, du moment où on a reviré la table de bord en
disant «réglementez-vous», c'est sûr qu'il allait peut-être y avoir une
période, un petit peu, de transition.
Là, on a... je
reviens à une discussion préalable, en commission parlementaire, notamment avec
les médecins, là, puis le lien avec la difficulté d'opérer la discipline à
l'intérieur des SPA ou à l'intérieur des sociétés qui ne sont pas directement
liées par le code de professions. Est-ce que, genre, l'ordre va pouvoir émettre
un peu ou... Comment, bref, on pourrait
s'assurer que cette affaire-là qui nous a été soulevée deux, trois fois, ça
n'arrive plus, finalement, là?
• (12 h 30) •
Mme LeBel :
Bien, je vais vous dire qu'on travaille, là... puis ça va probablement
faire l'objet d'un projet prochain de loi...
prochain projet de loi. On demeure encore... en tout cas, moi, je demeure
encore, au moment où on se parle, sur la position, et c'est ce qui est dans le
code, que c'est le professionnel qui est tributaire de son environnement
professionnel. Je pense que les cas qui nous ont été amenés, et je n'en... pour
l'instant, bien que problématiques, sont marginaux, mais on travaille sur
comment on peut... sur des solutions qui feront partie du prochain PL. Mais,
encore aujourd'hui, moi, j'en appelle à
chacun des professionnels qui exercent dans ce type d'entité là... je veux
dire, vous êtes le professionnel responsable de votre code de
déontologie, là.
M. Cliche-Rivard :
...l'ordre, essentiellement, peut dire si...
Mme LeBel :
Suspendre.
M. Cliche-Rivard :
...si le véhicule dans lequel vous opérez votre profession ne respecte
pas...
Mme LeBel :
Vous n'opérez plus votre profession.
M. Cliche-Rivard :
Vous n'opérez plus votre profession.
Mme LeBel :
Et voilà.
M. Cliche-Rivard :
C'est ce qui... c'est ce qu'on avait ressorti, je pense, de nos débats et
discussions, mais je trouvais ça important que vous le resouligniez. Ceci dit,
vous soulignez quand même qu'il y a certains éléments que vous regardez, à savoir si on pouvait donner un coup de vis ou un
élément supplémentaire, parce qu'au coeur de cette affaire-là,
finalement, ce qui nous intéresse, c'est la protection du public, puis c'est
ça, l'important. Merci.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Autres
interventions sur l'amendement? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : ...suite
à l'intervention de mon collègue le député de Saint-Henri—Sainte-Anne. Au fond, ce que vous dites, Mme la
ministre, quand on a... on a entendu, évidemment, ces cas-là de médecins, entre
autres, qui pratiquaient dans différents types de
société, c'est : Si vous êtes le professionnel, si vous décidez d'aller
pratiquer là-dedans, bien, assurez-vous que vous allez être... vous allez bien
comprendre dans quelle, finalement, organisation et dans quelle... organisation qui a un cadre juridique qui
fonctionne, et puis, à ce moment-là, bien, n'oubliez pas votre code de déontologie,
parce que lui, il vous suit partout.
Et
finalement, après ça, si jamais l'entreprise... Tu sais, parce que j'ai cru
comprendre qu'à un moment donné, il y
avait même accès... c'était difficile pour le Collège des médecins d'accéder
à des dossiers. Bien, vous, professionnels, comme on dit, gouvernez-vous
en conséquence puis assurez... assurez-vous que vous allez être capables de
répondre à votre ordre, en fait. Je comprends que c'est le message... en fait,
je paraphrase, mais que vous envoyez aujourd'hui, puis dire : Bien, comme
ça, on va protéger le public.
Mme LeBel : Oui. On ne fera pas
l'économie d'une réflexion supplémentaire pour voir si on est capables de
répondre à cet enjeu-là, mais moi, je demeure persuadée que le système
professionnel s'adresse aux professionnels, et ce sont les professionnels qui
doivent s'assurer d'évoluer dans un environnement qui respecte à la fois leur code
des professions et leur code de déontologie. Étant moi-même une
professionnelle, j'en suis convaincue.
Maintenant,
on va faire une réflexion, quand même, supplémentaire pour voir s'il est
possible de faire, je dirais, un tour de roue, un tour de vis supplémentaire,
mais je pense que ça... on ne peut pas dégager les responsables... les
professionnels de leur responsabilité. Je pense que ce n'est pas le cas.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'amendement à l'article 13?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, autres
interventions à l'article 13 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 13, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Donc,
j'ai un amendement qui introduit un nouvel article, qui est l'article 0.1,
donc, naturellement, il vient avant l'article 1.
Donc : Ajouter, avant l'article 1 du projet
de loi, l'article suivant :
0.1. Le Code des professions est modifié par
l'insertion, après l'article 12.0.1, du suivant :
«12.0.2.
L'Office peut, par règlement, déterminer certaines conditions et modalités
ainsi que certaines restrictions suivant lesquelles les membres des
ordres ou de certains ordres peuvent exercer des activités professionnelles au
sein d'une organisation ou de certains types d'organisations. En outre, le
règlement peut prévoir que l'exercice d'activités professionnelles est interdit
au sein de certains types d'organisations.
«Les
dispositions du règlement prévu par le premier alinéa s'appliquent malgré toute
disposition inconciliable d'un règlement pris en application du
paragraphe p du premier alinéa de [...] 94», qui est, donc, le règlement du
conseil d'administration de l'ordre, tel qu'on vient de le discuter.
Cet article
prévoit une habilitation permettant à l'Office
des professions d'adopter un
règlement qui détermine des conditions, modalités, restrictions, etc.,
suivant lesquelles les activités professionnelles des membres des ordres
peuvent être exercées au sein de l'organisation ou de certains types
d'organisations. Ça s'avère nécessaire en raison du remplacement de
l'article 187.11 actuel par un nouvel article 187.11, qui a été
introduit par l'article 23 du projet de loi tel qu'amendé, qui permet aux
membres des ordres professionnels d'exercer leurs activités professionnelles au
sein d'une organisation, quelle que soit sa forme juridique, et qui prévoit
donc que l'office peut adopter un règlement déterminant des conditions, etc.,
modalités, restrictions, et ça permet de voir la cohabilitation entre un
règlement de l'office et un règlement de l'ordre. Donc, je pense... bon, ce
n'est pas parce que je ne veux pas qu'on en discute, mais ça vient compléter, là, les commentaires, là, que
l'on fait depuis tantôt, là, sur la... c'est ça, l'habilitation de l'office.
Voilà. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Intervention sur
l'amendement? M. le député d'Acadie.
M. Morin : Oui, oui,
brièvement, vous l'avez souligné, Mme la ministre, ça, c'est le corollaire pour
l'office. Maintenant, est-ce que ça veut
dire que l'office pourrait décider, par règlement, de déterminer des conditions
et d'interdire certaines choses qui
s'appliqueraient à l'ensemble des ordres professionnels ou à un ordre
professionnel, étant entendu que ce
qu'on vient d'adopter, c'est de permettre aux ordres professionnels de se
gouverner eux-mêmes? Donc, est-ce que l'office a une espèce de rôle...
Mme LeBel : Dans le fond, votre
question, juste pour que je sois certaine, là, c'est : Est-ce que l'office
peut faire un règlement?, c'est :
Est-ce que le règlement de l'office s'applique nécessairement à l'ensemble des
professionnels, ou elle pourrait le faire pour un certain secteur?
M. Morin : En
fait, c'est les deux, c'est... Et est-ce qu'ils peuvent faire un règlement
général qui s'appliquerait à l'ensemble ou s'ils peuvent viser
certains... en fait, certains ordres?
Mme LeBel : ...c'est
ça, les règlements de l'ordre dans... de l'office, dans ce cas-ci, ce serait...
seraient toujours applicables à l'ensemble des professionnels.
M. Morin : OK, et non pas à un
ou deux ordres professionnels en particulier.
Mme LeBel : Non, non.
M. Morin : Et ça...
Des voix : ...
M. Morin : Bien, c'est pour ça.
Moi, je ne sais pas, là, mais je lis ça, là...
Mme LeBel : Je suis désolée,
là, mais, oui, là — puis
j'aurais dû moi-même faire la première règle, bien lire mon article, là, même si je l'ai lu à haute voix — ils
pourraient y aller pour un secteur. À titre d'exemple, certains ordres
professionnels pourraient dire... la santé pourraient dire... parce que les
ordres professionnels sont quand même par secteur, là, mais pourraient faire de
certains ordres... Le mot le dit, je m'en excuse, là, c'est moi qui...
M. Morin : Non,
non, ça va, je vous comprends. Alors, c'est pour ça que je voulais m'assurer
que c'était précis puis clair pour tout le monde, là.
Mme LeBel : Vous avez bien
fait.
M. Morin : Ça
mérite une précision. Donc, au fond, c'est comme si l'office avait une espèce
de rôle, aussi, de réguler l'ensemble, l'ensemble des ordres.
Mme LeBel : Je serais étonnée,
là, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas la capacité, que l'office viendrait
cibler un ordre professionnel particulier. Ce n'est pas son rôle, c'est le rôle
du conseil d'administration, mais l'office pourrait
venir cibler un secteur, dire... je dis n'importe quoi, pour fins
d'enregistrement, dans le sens que ce n'est pas... mais pourrait
dire : Dans le secteur de la santé, ils ne peuvent pas oeuvrer dans tel
type... ou, s'ils veulent oeuvrer dans tel type de forme juridique, voici les
modalités, bon. Mais... Puis je dis secteur de la santé parce que c'est le premier qui me vient en tête, mais pourrait dire
dans le secteur des sciences plus sociales, santé mentale, peut-être, bon,
peu importe, mais ne viendrait pas... Je
vois mal l'office — puis
ce n'est pas le but de l'exercice, ici — dire :
Tel ordre professionnel. C'est le conseil d'administration qui devra le
faire.
M. Morin : Oui, je vous
comprends, je vous écoute attentivement, mais est-ce qu'il y a une disposition
dans la loi, par ailleurs, qui vient, au
fond, expliquer à l'office ou inviter l'office à... si jamais ils adoptent un
règlement, de s'assurer que ça va être un groupe d'ordres que... vous l'avez
mentionné... Parce que, là, comme c'est là, je comprends qu'il pourrait
cibler un ordre.
Mme LeBel : Bien non, parce que
c'est marqué «les membres d'un ordre ou des certains ordres», alors je ne vois
pas la possibilité de le faire pour un ordre particulier, là.
M. Morin : Pour un ordre?
Mme LeBel : En tout cas, le
législateur vient de dire qu'il pense que non. Bien, c'est parce que je
pense... quant à moi, là, c'est de la... c'est de la juridiction d'un ordre
professionnel de réglementer son ordre professionnel particulier, là.
M. Morin : OK, oui, exact.
Mme LeBel : Bon. Maintenant, il
faut donner à l'office la capacité de faire un certain groupe pour un secteur
particulier. Je pense que c'est ça que ça dit, c'est tout le monde ou certains
ordres.
M. Morin : OK,
bon. Puis je suis... en fait, je suis content de vous l'entendre dire, parce
qu'effectivement, il me semble que le
conseil d'administration d'un ordre devrait, au premier plan, être capable de
gérer l'ordre. Je comprends que vous voulez laisser une possibilité ou
une discrétion à l'office également.
Mme LeBel : Oui. Mais, à titre
d'exemple, si l'office décide de ne réglementer que sur un certain secteur pour
une certaine forme juridique, les ordres professionnels de ce secteur-là
devront tenir compte du règlement de l'office, par contre.
M. Morin : D'accord.
Je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Brièvement,
brièvement, Mme la ministre. L'office peut-elle demander aux ordres de faire
telle affaire, genre, le règlement de l'office dit : Je demande aux ordres
de définir le maximum de pourcentage de membres du CA, ou l'ordre le fait
directement?
• (12 h 40) •
Mme LeBel : Non,
je pense que... Moi, ma lecture, puis je vais revérifier, là, mais ma lecture,
c'est que l'ordre peut déterminer et non pas de demander à un ordre de
déterminer selon des paramètres. L'ordre peut déterminer...
M. Cliche-Rivard : L'office.
Mme LeBel : ...certaines
conditions. Maintenant, je vais revérifier, on va faire une petite pause de
deux minutes pour revérifier, mais l'ordre pourrait déterminer des
conditions d'un secteur à l'intérieur des...
M. Cliche-Rivard : L'office ou
l'ordre, juste...
Mme LeBel : L'office, oui,
l'office, excusez.
M. Cliche-Rivard : Oui, c'est
bon... moi aussi, là, mais je veux juste être sûr qu'on dit la même affaire.
Mme LeBel : Oui, oui. Non, vous
avez raison, là, parce que ça commence les deux par o, en plus, là. Ça fait que
laissez-moi...
M. Cliche-Rivard : Je veux
juste être sûr, moi aussi.
Mme LeBel : On va suspendre
puis on va repréciser.
Le Président (M.
Bachand) : Parfait. Alors, on va suspendre
quelques instants. Merci beaucoup. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 41)
(Reprise à 12 h 42)
Le
Président (M. Bachand) :
À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Donc, c'est
exactement le même pouvoir d'encadrement, c'est-à-dire mêmes modalités,
conditions ou restrictions. Si l'office décide qu'il est opportun de
réglementer pour une forme juridique quelconque, pour l'ensemble ou pour
certains ordres, naturellement, l'office ou les offices concernés devront tenir
compte du règlement... non, les ordres... Mon Dieu! OK, je reprends.
Des voix : ...
Mme LeBel : OK. Je voulais voir
si tout le monde suivait, finalement. Oui, je suis peut-être... OK. Non, mais
j'ai vu les yeux s'écarquiller, M. le Président, alors je me suis dit : Ah
mon Dieu!
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui, c'est ça. OK,
bon, je reprends.
Tant l'office que les ordres ont le même pouvoir
de fixer modalités, conditions ou restrictions. Une fois que j'ai dit ça, quand
l'office décide de réglementer pour une forme juridique quelconque pour
l'ensemble des ordres ou pour certains ordres, les ordres visés ou les ordres
concernés devront tenir compte du règlement de l'office dans les conditions,
modalités ou restrictions qu'ils veulent imposer ou non. Et, s'il y a un
conflit entre une condition ou une modalité,
c'est le règlement de l'office qui prévaut. Maintenant, naturellement, l'ordre
pourrait être plus restrictif que l'office, mais ne pourrait pas être
plus large que l'office. On se comprend? Donc...
M. Cliche-Rivard : C'est
important, ça.
Mme LeBel : Oui. Donc, l'office
peut décider de ne pas réglementer et l'ordre peut décider de restreindre. L'office peut décider de restreindre ou
d'interdire, l'ordre ne pourrait pas permettre. Donc, on se comprend? Ça va-tu,
là? Je me suis-tu démêlée entre «office» et «ordre»? Oui. Merci
beaucoup.
Le
Président (M. Bachand) : M. le député de
Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Mais
l'ordre... l'office...
Des voix : ...
M. Cliche-Rivard : C'est un
virus qui circule. L'office peut-il, par règlement, déterminer que les ordres
devront trancher?
Mme LeBel : Non.
M. Cliche-Rivard : Non. Elle le
fait.
Mme LeBel : L'office tranche ou
ne tranche pas.
M. Cliche-Rivard : Voilà.
Donc, elle ne peut pas, supra, dire : Par ailleurs, les ordres
détermineront individuellement le nombre maximum de médecins... membres
du CA de la compagnie.
Mme LeBel : Si l'office pense
que, dans un secteur donné ou pour l'ensemble des ordres, il est opportun de
mettre une restriction, une condition ou une modalité, l'office mettra ladite
condition, restriction ou modalité.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
C'est clair.
Mme LeBel : L'office, toujours
l'office.
M. Cliche-Rivard : L'office.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions sur
l'amendement? M. le député d'Acadie.
M. Morin : Oui. Bien, en fait,
c'est juste une précision, parce que vous avez le privilège d'avoir des
légistes avec vous, et je ne suis pas nécessairement un expert en
interprétation des lois. Dans la loi sur l'interprétation, ça dit, à
l'article 54 : «Le nombre singulier s'étend à plusieurs personnes ou
à plusieurs choses de même espèce, chaque fois que le contexte se prête à cette
extension. Le nombre pluriel peut ne s'appliquer qu'à une seule personne ou
qu'à un seul objet si le contexte s'y
prête.» Donc, quand vous écrivez un texte au pluriel, «certains ordres», est-ce
que ça peut s'appliquer à un seul ordre?
Mme LeBel : Bien, si on se fie
à la loi sur l'interprétation, oui. Mais je vois mal les cas où l'office va
décider de cibler un seul des 46 ordres.
M. Morin : Je comprends. Puis
là je comprends que...
Mme LeBel : Mais la possibilité
est là, puis on n'interdira pas à la l'office de le faire, parce que l'office a
quand même un rôle de contrôle et de s'assurer de la confiance du public. Puis
je pense qu'il n'est pas opportun de restreindre l'office à ne pas faire pour
un ordre. Mais, entre vous et moi, pour faire un règlement de l'office qui ne
va viser qu'un seul ordre professionnel,
d'après moi, les cas sont très marginaux, parce qu'il y a d'autres pouvoirs
d'action de l'office dans le Code des
professions pour cibler un ordre
professionnel quand le... quand c'est opportun de le faire.
M. Morin : D'accord.
Mme LeBel : Mais vous avez
raison au niveau de l'interprétation. Ce que je disais tantôt, c'est que je ne
vois pas... j'ai mal à imaginer des cas de figure — alors que l'ordre a le
propre pouvoir de le faire — où
l'office va dire : Bien, moi, pour
l'ordre des... je ne sais pas, je décide que cet ordre-là ne fait pas de
règlement, je vais donc en faire un pour un seul ordre. Ce n'est pas
impossible. C'est peu probable, mais c'est possible, strictement.
M. Morin : D'accord. Je vous
remercie d'avoir précisé là-dessus.
Le
Président (M. Bachand) :
Merci. Autres interventions sur
l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 0.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
M. Bachand : Donc, le nouvel
article 0.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Une voix : Article...
Mme LeBel : ...12,
quelle page, madame? 9.1, 13, ça va à 13, hein? C'est comme avant 13. Parfait.
L'article 12, y-a-tu un amendement?
Une voix : Oui.
Mme LeBel : OK. Article 12
principal, et il y aura également un amendement :
L'article 93 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, à la fin du paragraphe c.2,
de «; le Conseil d'administration doit, avant d'adopter un règlement en vertu
du présent paragraphe, consulter le ministre des Relations internationales au
moins 30 jours avant son adoption»;
2° dans le paragraphe g :
a) par l'insertion, après «pour la société», de
«ou la personne morale sans but lucratif»;
b) par l'insertion, après «de la société», de
«ou de la personne morale sans but lucratif»;
c) par l'insertion, après «contre la société»,
de «ou la personne morale sans but lucratif».
Donc, la
modification proposée au premier paragraphe est en lien avec l'allègement du
processus d'approbation des règlements de mise en oeuvre, des
arrangements de reconnaissance mutuelle, aussi appelés ARM, tel que proposé à
l'article 15 du projet de loi qui modifie l'article 95.2 du code. La
consultation des ministres intéressés est remplacée par une consultation plus
ciblée du ministre des Relations internationales au moins 30 jours avant
son adoption.
Et les modifications proposées par le second
paragraphe sont des modifications de concordance concernant l'exercice d'une
profession en personne morale sans but lucratif. Les membres d'un ordre
exerçant au sein d'une personne morale sans
but lucratif devront donc être visés par le règlement sur l'assurance de la
responsabilité professionnelle que doit prendre l'ordre à l'égard des
membres exerçant en société.
Amendement : Remplacer le paragraphe 2° de
l'article 12 du projet de loi par le suivant :
2° par la suppression des paragraphes g et h.
Donc, la
modification proposée par le paragraphe 2° de l'article 12 constitue une
modification de concordance, là, concernant l'exercice d'une profession
au sein d'une organisation.
Donc, on vient enlever toute la question qui
était plus ciblée sur les personnes morales sans but lucratif pour
venir... comme les personnes en vertu de 187.11, là, qui est introduit par
23, pourront exercer au sein de toute forme juridique, bien, ce sera les
modalités qui seront prévues, là, pour la suite, là.
Le
Président (M. Bachand) :
Merci beaucoup. Interventions sur
l'amendement? M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Donc, on
lit, en retirant... juste pour bien comprendre, le fait de retirer «contre la société
ou la personne morale sans but lucratif», ça ouvre à tout type... tout type de
formation de l'organisation juridique, là.
Mme LeBel : Ça retombe sur
187.11.
M. Cliche-Rivard : OK. Ça fait
que, là, il n'y a plus de limitation sur le type de personne.
Mme LeBel : Non.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions sur
l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Autres
interventions à l'article 12, tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 12, tel qu'amendé, est adopté?
• (12 h 50) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, on va à
l'article 15, et il y aura également un amendement, si je ne me trompe
pas. Donc, article 15, principal :
L'article 95.2 de ce code est
modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, après «b,», de «c.2,»;
b)
par le remplacement de «n ou o» par «n, o ou p du premier alinéa»;
c) par la suppression
de la dernière phrase;
2° par l'insertion,
après le deuxième alinéa, du suivant :
«L'Office doit, avant
d'approuver un règlement concernant une personne morale sans but lucratif
adopté par le Conseil d'administration en
vertu du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94, consulter les
ministres intéressés.»
Donc, quant au
paragraphe a du paragraphe 1°, il s'agit d'une modification en lien avec les
modifications apportées au paragraphe c.2 de l'article 93 du code
concernant les règlements de mise en oeuvre des ARM, tel que modifié par l'article 12 du projet de loi.
Donc, a, ces règlements seront désormais assujettis à la procédure d'approbation
par l'Office des professions prévue à l'article 94... 95.2, pardon, du Code
des professions.
Et
quant aux sous-paragraphes b et c du paragraphe 1°, ces modifications, ça
concerne l'approbation des règlements sur l'exercice au sein d'une
société en nom collectif à responsabilité limitée ou d'une société par actions.
Quant au paragraphe
2°... prévoit l'ajout d'un troisième alinéa à l'article 95.2 du code,
lequel vise à ce qu'un règlement adopté par un ordre professionnel autorisant
l'exercice d'une profession au sein d'une personne morale sans but lucratif
fasse l'objet d'une consultation formelle des ministres intéressés.
Mais
on a un amendement qui va venir nettoyer tout ça, compte tenu de ce qu'on vient
de faire dans les articles précédents, et de ramener toute forme
juridique. Donc, article 15, l'amendement :
Remplacer
l'article 15 du projet de loi par le suivant :
L'article 95.2
de ce code est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le
remplacement de «d, e, f, g ou h» par «c.1, d, e ou f»...
Des voix :
...
Mme LeBel :
J'ai dit c.2... j'ai dit c.1, hein? Ça veut... J'ai dit c.1, je voulais dire
c.2.
Donc : 2° par le
remplacement de «n ou o» par «n, o ou p du premier alinéa»;
3° par la suppression
de la dernière phrase.
Donc,
il s'agit d'une modification de concordance, toujours, considérant l'abrogation
des paragraphes g et h de l'article 95... 93 du Code des
professions.
Donc, le retrait du
troisième alinéa tel qu'initialement proposé par l'article 15 du projet de
loi est nécessaire, puisque la consultation du ministre de la Justice demeure
prévue pour le nouvel article 131 de la Loi sur le Barreau et le nouvel
article 26 de la Loi sur le notariat.
Donc, c'est que ça va
demeurer dans la Loi sur le Barreau et le notariat, cette question-là. Mais,
pour tous les autres ordres professionnels, on retombe sur le principe de base,
ce sera les ordres professionnels de décider si c'est opportun ou non. Et, je
pense, c'est la question du coût modique, entre autres.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. D'autres
interventions à l'amendement? M. le député d'Acadie.
M. Morin :
Merci. Quand vous parlez du coût modique, c'est parce qu'il y avait
eu, je pense, une intervention du Barreau, là-dessus. Donc, je
comprends... je comprends que, dans le cas de la Loi sur le Barreau, la Loi sur
le notariat, ils vont garder... il n'y aura
pas de modification à ce niveau-là, mais pour les autres ordres, ils pourront
effectivement modifier.
Mme LeBel :
Oui, oui, absolument, absolument. Le principe, là... on va ajuster ce qu'il
faut ajuster au fur et à mesure, là, mais l'idée, c'est que c'est prévu dans la
loi sur le Barreau et sur le notariat, et donc ce sera avec le ministre responsable de la loi... de ces deux
entités-là et le ministre de la Justice de regarder avec eux ce qui va être fait.
Si un jour ces lois-là sont modifiées, bien, ils retomberont sur ce que le Code
des professions dit, mais maintenant, au niveau du Code des professions,
c'est... ce n'est pas déterminé. Ça devra être déterminé par leur loi
particulière ou la réglementation du conseil d'administration, la pertinence
d'être à coût modique ou non, dans une entité juridique ou non, une forme d'entité juridique ou non, là. Et on l'a vu, hein, la
demande était... pas que c'était quelque chose à...
Bon,
outre la discussion sur la notion de coût modique, là, qu'ils pourront faire,
maintenant, à leur niveau, on se comprend, outre cette discussion-là, l'autre
commentaire était : Ça ne s'applique pas à tous, cette notion-là. Donc, le
fait de l'introduire dans... ce n'est pas le fait qu'elle existe pour certaines
professions, cette notion, c'était le fait de l'introduire au niveau des codes
de professions. Et je travaille toujours, moi, au niveau du Code des
professions, donc pour l'ensemble des
professionnels... des ordres professionnels, je dis bien «ordres
professionnels». Donc, maintenant, si c'est
pertinent de le faire, les ordres professionnels qui voudront l'encadrer parce
que c'est dans l'intérêt du public, pour la protection du public le
feront.
Maintenant, comme
c'est déjà prévu dans la Loi sur le Barreau, la Loi sur le notariat, bien, ça
va demeurer prévu dans la Loi sur le Barreau et la Loi sur le notariat. Il y
aura d'autres amendements, là, pour venir ajuster en fonction du principe que
je viens d'énoncer, là.
M. Morin :
Parfait. Je vous remercie.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Autres
interventions sur l'amendement? M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard :
Oui. Dans «consulter les ministres intéressés», là, qui disparaît,
finalement, alors qu'on l'incluait, là, c'était directement quand la loi
prévoyait qu'ils étaient consultés ou c'est à chaque fois qu'ils sont
intéressés, là, genre le ministre de la Santé pour tout ce qui touche le Collège
des médecins?
Mme LeBel :
...je vais juste... À quel endroit, là, on...
M. Cliche-Rivard :
Vous, vous...
Mme LeBel :
Oui, je l'enlève.
M. Cliche-Rivard : La version initiale, là,
qui... bien, du projet de loi, là, qui modifiait 95.2, vous alliez inclure un
alinéa, le troisième, là, qui exigeait une consultation des ministres
intéressés.
Mme LeBel :
Oui, c'est parce que, là...
M. Cliche-Rivard :
Là, ça, ça disparaît.
Mme LeBel :
Oui.
M. Cliche-Rivard :
C'était-tu tous les ministres liés, genre le ministre de la Santé lié à une
modification de règlement du Collège des médecins, ou c'est juste le Barreau,
puis Justice, puis notaires, ce qui était visé par ça?
Mme LeBel :
Ça pouvait être dans tous les secteurs, dans ce secteur-là, mais maintenant
ça va être à la discrétion de l'office de voir, parce qu'on... comme on a
ouvert, aussi, sur plusieurs formes, il y avait une forme très restreinte, ici,
là, mais, bon, là, non.
Est-ce
qu'on peut suspendre deux minutes? Parce qu'il y a quelque chose à... moi, je
veux éclaircir dans ma propre tête avant d'avancer.
(Suspension de la séance à 12
h 56)
(Reprise à 12 h 57)
Le Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend
ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
OK, je reprends. Comme on ramenait au niveau du Code des professions une
notion qui existait dans certaines lois
particulières, et je vais prendre à titre d'exemple la Loi sur le Barreau et la
Loi sur le notariat, et que ces lois-là demandent la consultation du
ministre sectoriel, on ramenait la notion de consultation. Comme on a... on laisse les lois particulières vivre, je vais le
dire comme ça, et si elles ont cette notion-là et qu'elles veulent le changer,
elles devront avoir la consultation du ministre, ça va... dans le fond, on fait
redescendre cette consultation au niveau des lois particulières qui le
prévoient déjà, et on donne à l'office l'agilité de consulter ou non, le cas
échéant. Mais c'était vraiment ramener...
parce qu'on ramenait ou on prenait ce qui était dans des lois particulières où
certains ministres sectoriels ont déjà cet... pas... pas ce pouvoir-là,
mais ils sont déjà consultés, il y a déjà une obligation de consulter. On ne voulait pas leur enlever, là, donc... mais
là on leur laisse, mais elle retombe au niveau de la loi particulière des
ordres. Et le meilleur exemple, c'est que le ministre de la Justice est
consulté, donc il va demeurer consulté.
M. Cliche-Rivard :
Parce que dans le libellé, de «consulter les ministres intéressés» visait
ceux qui ont une obligation légale ou ceux qui ont un pouvoir légal d'être
consultés et non pas tout simplement à chaque fois que c'est leur ministre
sectoriel.
Mme LeBel :
Non, bien, ça nous... ça donnait l'idée de quand le sujet... quand ce
sujet-là... quand on est dans un sujet qui
tombe dans leur secteur, ils seront... on aurait pu marquer «concernés», là,
mais devaient être consultés, mais c'était pour être capables de
ramener... parce qu'on venait aussi modifier la loi, là, les lois sur le
notariat et le... Donc, c'était parce que, comme on ramenait la notion de coût
modique à tous, on en... on ne voulait pas enlever des choses qui existaient déjà, là, donc on l'a ramené au niveau du Code des
professions, mais moi, je pense que ce n'est pas... une fois qu'on le
laisse au niveau des lois, on n'a pas à le ramener au niveau du Code des
professions, là.
M. Cliche-Rivard :
Donc, statu quo.
Mme LeBel :
Statu quo.
M. Cliche-Rivard :
Statu quo.
Mme LeBel :
Pour ceux pour qui ça existe déjà.
M. Cliche-Rivard :
Jusqu'à ce que l'office en décide autrement, le cas échéant.
Mme LeBel :
Bien, décide de quoi?
M. Cliche-Rivard :
Bien, si l'office devait émettre qu'une modification réglementaire...
Mme LeBel :
Oui, bien, absolument, mais...
M. Cliche-Rivard :
...ou une condition doit passer par le ministre sectoriel.
Mme LeBel :
Oui. La seule chose, c'est qu'on ne changera pas une loi par un règlement.
M. Cliche-Rivard :
Non, non, non. Parfait. Merci.
Le
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à l'article 15 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 15, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté.
Et, compte tenu de
l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 14 heures. Merci beaucoup.
À tantôt.
(Suspension de la séance à 13
heures)
(Reprise à 14 heures)
Le
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! Bon après-midi à tout le monde. La Commission des institutions
reprend ses travaux.
On poursuit donc
l'étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi modifiant le Code des
professions pour la modernisation du système professoral... professionnel,
pardon, et visant l'élargissement de certaines pratiques professionnelles dans
le domaine de la santé et des services sociaux.
Lors
de notre suspension cet avant-midi, nous étions à la lecture de
l'article 24. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
...M. le Président.
Donc,
article 24 : L'article 187.17 du code est modifié :
1° par l'insertion,
après «actions», de «ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° par l'insertion,
après «obligations de la société», de «, de la personne morale»;
3° par l'insertion,
après «au sein de la société», de «ou de la personne morale».
Donc, c'étaient des
modifications de concordance à l'article 187.17 du Code des professions,
quand on ajoutait la personne morale sans but lucratif à la société par actions
qui était déjà visée par cet article-là en responsabilité professionnelle.
Mais, comme on a
élargi, il y a un amendement, M. le Président.
Donc : Remplacer
l'article 24 du projet de loi par le suivant :
24. Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 187.11, du suivant :
«187.11.1.
Dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein d'une organisation
visée à l'article 187.11, les membres se conforment aux obligations
prévues par les dispositions du présent code, de la loi constituant
l'ordre dont ils sont membres ou des règlements adoptés conformément au présent
code ou à cette loi, et s'assurent que cette organisation leur permette de les
respecter.»
L'article 24 tel
que proposé par le projet de loi, modifiant l'article 187.17 du Code des
professions, est remplacé puisque sont conservés tels quels les
articles 187.12 à 187.17 du code. Il est donc proposé de prévoir une disposition prévoyant une obligation pour les
membres exerçant au sein d'une organisation de respecter leurs diverses obligations
professionnelles et de veiller à ce que leur organisation leur permette de le
faire.
Donc, ça vient
répondre à la... à ce qu'on discutait tantôt par rapport au Collège des
médecins, et je pense que ça vient réaffirmer l'obligation du professionnel de
s'assurer que l'univers dans lequel il évolue est conforme à son code de déontologie,
hein, et il est... il est le professionnel membre d'un ordre, donc c'est à lui
de respecter ça. Maintenant, je le dis, on ne fera pas l'économie de la
réflexion pour la suite des choses, mais on vient bien enchâsser ce principe.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée de La Pinière,
s'il vous plaît.
Mme Caron :
Merci, M. le Président. Alors, je comprends que cet ajout-là que... du cadre,
bien, en fait, de «s'assurent que cette organisation leur permet de les
respecter», ça vient aussi répondre à la question qui avait été soulevée, par
exemple, de possibles difficultés, selon le milieu où un professionnel exerce,
d'obtenir les données, par exemple, dans le cadre d'une inspection
professionnelle ou d'un accès qui pouvait être peut-être plus problématique dans certains cadres. Donc, dans... avec cet
amendement-là, c'est clair que le professionnel a une responsabilité là-dedans
et puis qu'il doit la respecter, donc que les inspections pourront se faire
comme il se doit. S'il y a des données ou des choses qui concernent la gestion,
par exemple, des dossiers, bien, il faut que ce soit fait comme c'est prévu
dans les règlements et que cet accès-là... l'organisme... le professionnel ne
peut pas se cacher derrière l'organisme... l'organisation et l'organisation ne
peut pas empêcher l'accès en raison du type d'organisation qu'elle est. C'est
un peu ce que...
Mme LeBel : ...je vous dirais,
le professionnel doit exercer au sein d'une organisation qui lui permet de
respecter son code et ses règlements ainsi que son code de déontologie. Ça ne
contraint pas les organisations à se conformer adéquatement, mais, si un
professionnel évolue dans une organisation où, à titre d'exemple, le Collège
des médecins est incapable d'obtenir les dossiers de ses patients, bien, la
responsabilité incombe au professionnel de lui donner accès ou de quitter. Je
ne peux pas être... je pense, ça ne peut pas être plus clair — bien,
plus clair, dans le sens plus simple — comme principe. Mais ça ne
contraint pas les organisations. Ça, c'est l'enjeu pour lequel on doit
continuer la réflexion. Mais, comme je le disais, la juridiction des ordres est
sur la... est sur leurs professionnels.
Le Président
(M. Bachand) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président. 187.11, là, c'est dans la section du chapitre VI.3, c'est sur les
sociétés en nom collectif à responsabilité limitée ou la SPA. J'imagine que
vous avez l'analogue pour ce qui suit, c'est ça?
Mme LeBel : ...corriger, là.
M. Cliche-Rivard : On va aller
corriger partout dans les sections?
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Mme LeBel : C'est sûr que
quelquefois certains arrivent avant que la correction générale ait été faite,
mais on va corriger partout pour que ça s'applique maintenant à toute forme
d'exercice, là, sous réserve de ce qu'on a dit, c'est-à-dire d'un règlement de
l'office ou de l'ordre.
M. Cliche-Rivard : Puis
là vous étiez à modifier 187.17 pour inclure la personne morale sans but non
lucratif. Là, par l'amendement, on fait la même chose indirectement,
finalement.
Mme LeBel : Bien,
c'est parce qu'on enlève la spécificité parce qu'il n'y aura plus de... on y va
plus largement et on répond, là, à un commentaire, par le fait même, là.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Le
Président (M. Bachand) : ...sur l'amendement? S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Donc,
interventions sur l'article 24 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 24, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Article 27, M. le
Président. Il y aura également un amendement, je pense? Oui, absolument.
Donc : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 187.19, du suivant :
«187.19.1. Un membre exerçant ses activités
professionnelles au sein d'une personne morale sans but lucratif ne doit pas permettre que soient exigés, en
considération des activités professionnelles qu'il y exerce ou à l'occasion de
celles-ci, des honoraires ou des frais qui,
globalement, excèdent un coût modique. Le remboursement des déboursés, le
cas échéant, peut toutefois être exigé du client.»
Donc, ça reprenait le principe, là,
qu'il y avait dans la loi sur le Barreau et sur le notariat. Mais vous
comprendrez que, compte tenu des commentaires précédents, il y a un
amendement.
Donc,
amendement : Retirer l'article 27 du projet de loi.
Et je verse mes
commentaires précédents sur cet article.
Le
Président (M. Bachand) : Merci.
Interventions sur l'amendement? M. le député d'Acadie.
M. Morin :
Ah! bien...
Le
Président (M. Bachand) : Ah! allez-y,
oui.
M. Morin :
Ah bon. Bien, je pense, mon collègue avait levé... bon, avait levé la main.
Le
Président (M. Bachand) : Oui, M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : J'aurais juste voulu, Mme
la ministre, que vous précisiez le chemin, là, que je vois dans le commentaire,
là, en détail, que ce retrait découle de l'introduction de 187.11, qui, lui,
permet. Peut-être juste...
Mme LeBel :
...le lire.
M. Cliche-Rivard :
Merci.
Mme LeBel :
Je vais lire le commentaire. Vous avez raison, je m'excuse.
Donc, ce retrait
découle de l'introduction au Code des professions du nouvel
article 187.11, qu'on a introduit par
l'article 23 tantôt, précédemment, et, bon, bien, tel qu'amendé,
naturellement, qui permet maintenant aux membres d'un ordre
professionnel d'exercer leurs activités au sein de toute organisation, qu'elle
soit... quelle que soit sa forme juridique. Donc, un coût modique ne peut
s'imposer à toutes les formes d'exercice d'une profession et pas... et je dirais même, un coût modique ne peut pas s'exercer
à toutes les formes de profession dans toutes les formes juridiques.
Donc, on va y aller encore plus large.
Donc, par contre,
comme je l'avais dit précédemment sur un autre article où on... où c'était
pertinent, la notion de coût modique est
conservée, là, dans la Loi sur le Barreau et dans la Loi sur le notariat
lorsqu'il est question de l'exercice de la profession d'avocat, de notaire au
sein d'une PMSBL. Ça fait que c'est très précis dans la Loi sur le Barreau aux PMSBL. Et, quand on tombe sur les
autres formes juridiques, si jamais le Barreau le considérait pertinent, il pourrait
faire une réglementation sur une autre forme juridique.
M. Cliche-Rivard :
Et l'ensemble des ordres pourraient faire la même chose?
Mme LeBel :
Pourraient faire la même chose pour la PMSBL ou une autre forme juridique.
M. Cliche-Rivard :
Ou les autres?
Mme LeBel :
Oui.
M. Cliche-Rivard :
Donc, le concept de coût modique, là, tel qu'il était à l'article précédent
ou, en tout cas, l'article qui va être abrogé, disparaît du code?
Mme LeBel :
Du code pour être...
M. Cliche-Rivard : Tout simplement. Et tout
ça sera déféré aux ordres, le cas échéant, qui viseront ou pas aussi à
réglementer ou à définir «coût modique». Parce que ça, ça a été une autre grosse
partie de discussion, ça voulait dire quoi, là.
Mme LeBel :
Absolument, oui. Bien, on ne leur dit pas de garder la notion de coût
modique sous cette forme-là, mais on l'avait intégrée, vous comprenez, au code,
à l'époque, parce qu'elle... on prenait ce qui était déjà dans certaines lois,
dont la Loi sur le Barreau et la Loi sur le notariat, en disant : On leur
amène cette notion-là d'abordabilité, si je peux le dire comme ça, au sein du
code. Et les termes qui ont été choisis en 2022 et débattus étaient les termes
«la notion de coût modique». Maintenant, je vais employer «coût modique» pour
les fins de la discussion, mais la notion de coût modique au sens large, la
pertinence de l'avoir ou non pour un ordre professionnel dans une PMSBL ou une autre forme juridique
appartient à l'ordre. Et définir la notion d'abordabilité — je
peux-tu le dire comme ça? — appartiendra
à l'ordre aussi. Peut-être que certains pensent que «coût modique» leur
convient, peut-être que d'autres... que non. Ils se gouverneront en
conséquence.
M. Cliche-Rivard : Et ça, vous le faites,
évidemment, puis on l'a souligné, puis vous l'avez dit aussi, là, suivant
plusieurs recommandations, plusieurs demandes, notamment du CIQ?
Mme LeBel : Et commentaires,
oui.
M. Cliche-Rivard :
Et commentaires?
Mme LeBel :
Oui.
M. Cliche-Rivard :
Merci.
Le
Président (M. Bachand) : M. le député de l'Acadie.
• (14 h 10) •
M. Morin :
Oui, parfait. Bien, en fait, brièvement, parce que Mme la ministre a
répondu en grande partie aux questions que j'avais, effectivement, on se
rappellera, lors des consultations particulières, ce concept-là de coût modique
avait soulevé plusieurs questionnements de la part de plusieurs associations ou
ordres. Donc, je comprends que vous le retirez complètement du projet de loi
et, comme vous l'avez expliqué, vous laissez aux ordres le soin,
éventuellement, s'ils le veulent, de réglementer cette notion-là, finalement.
Plusieurs nous ont dit que cette notion-là était... en fait, c'était difficile
à la définir, c'était imprécis. Alors donc, chaque ordre aura le loisir, s'il
le souhaite, de la définir.
Mme LeBel :
...
M. Morin :
Ou de l'appliquer. Puis le rôle de l'office, là-dedans, c'est... Si jamais
un ordre décidait, est-ce que l'office peut intervenir? Est-ce que...
Mme LeBel :
Bien, c'est un règlement qui est approuvé par l'office.
M. Morin :
Par l'office? OK.
Mme LeBel :
Donc, c'est en... naturellement, c'est un... Comme tous les règlements
approuvés par l'office, l'office jouera son rôle.
M. Morin :
Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M. Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc,
l'article 27 est retiré.
Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel :
35, M. le Président — donnez-moi
juste le temps de le repérer dans mon cartable, et il y aura également un
amendement :
35. La section XIII.1
de cette loi, comprenant les articles 131.1 à 131.4, est abrogée.
Donc, les
modifications apportées aux articles 93, 94, 95.2, 187.11 suivants du Code
des professions par les articles 12, 13, 15 et 22 à 28 du projet de loi
entraînent l'abrogation des dispositions au même effet contenues dans la Loi
sur le Barreau puisque les dispositions de même nature se retrouvent dorénavant
dans le code et s'appliqueront à tous les ordres professionnels.
Donc, vous devinez
certainement la nature de l'amendement.
Donc,
amendement : Remplacer l'article 35 du projet de loi par le
suivant :
35. L'intitulé de la
section Xlll.1 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de «ou
d'une coopérative».
Une voix : ...
Mme LeBel :
Oui. Donc, exercer la profession d'avocat dans...
Des voix :
...
Mme LeBel :
Est-ce qu'on peut suspendre 30 secondes? Mais ça va dans le sens que vous
dites, là.
Le
Président (M. Bachand) : Alors, on va
suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14
h 12)
(Reprise à 14 h 15)
Le
Président (M. Bachand) :
À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, pour l'amendement.
Mme LeBel : Donc,
c'est vraiment un amendement qui s'adresse à la Loi sur le Barreau, et c'est
simplement une concordance dans le titre, là,
pour s'assurer que le ministre... que maintenant les coopératives sont
également comprises, là, comme... hein?
Une voix : ...
Mme LeBel : Dans le titre, dans
le titre, c'est tout. Une correction dans le titre. Je n'irai pas plus loin.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Et
vous ajoutiez hors micro, Mme la ministre, que la PMSBL est incluse dans la
coopérative de par l'interprétation, c'est-tu bien ça? Exact?
Mme LeBel : ...donc il faut
ajuster le titre en conséquence, là.
M. Cliche-Rivard : Ça fait que
toute forme juridique est là. On n'oublie personne, là?
Mme LeBel : Mais là c'est la Loi
sur le Barreau, tout simplement. Et pour...
M. Cliche-Rivard : Sur la Loi
sur le Barreau.
Mme LeBel : On parle de
l'exercice de la profession d'avocat et... Le chapitre, là... la section de la
Loi sur le Barreau, c'était «l'exercice de la profession d'avocat au sein d'une
personne morale sans but lucratif», mais cette personne morale sans but
lucratif là comprenait également une coopérative, donc on vient juste corriger
le titre pour dire que la section de la Loi sur le Barreau s'applique aux deux
formes juridiques. C'est tout ce qu'on fait ici, là.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Là, on avait... là, on a l'article 35.
Mme LeBel : Oui, on va revenir,
oui.
M. Cliche-Rivard : Mais là on
remplace l'article 35 du projet de loi.
Mme LeBel : Non. Oui, oui, on
n'a plus besoin du reste.
M. Cliche-Rivard : Oui, qui
parlait de 131.4 à... 131.1 à 131.4. Là, on était aussi dans la Loi sur le
Barreau?
Mme LeBel : Oui. On ne les
abroge plus, parce qu'on le... on laisse le «coût modique», et tout ce qui
était dans la Loi sur le Barreau, on le laisse. Dans l'exercice précédent, le
projet de loi abrogeait ce qu'il y avait dans la Loi sur le Barreau pour le
ramener au niveau du Code des professions. À partir du moment où je dis :
J'enlève la notion de coût modique dans le Code des professions et que je la
laisse dans la Loi sur le Barreau, je n'abroge plus les sections de la Loi sur
le Barreau. Par contre, au passage, je viens ajuster un titre qui avait besoin
de l'être.
Une voix : ...
M. Cliche-Rivard : Voilà,
une pierre deux coups, comme le souligne savamment mon collègue à la recherche.
Merci.
Le Président (M.
Bachand) : ...d'autres interventions sur
l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 35 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté.
Donc, on est à 35 tel qu'amendé. Autres
interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 35, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 63, M. le
Président, alors : Le Règlement sur l'exercice de la profession d'avocat
au sein d'une personne morale sans but lucratif est réputé avoir été adopté et
approuvé conformément aux paragraphes g et h de l'article 93, au
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 et à l'article 95 du
Code des professions.
Donc, en raison de
l'abrogation, par l'article 35 du projet de loi, des dispositions de la
section XIII.1 de la Loi sur le
Barreau, cet article prévoit que le Règlement sur l'exercice de la profession
d'avocat au sein d'une personne morale sans but lucratif est réputé
avoir été adopté et approuvé conformément aux paragraphes g et h de
l'article 93, au paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 et à l'article 95 du Code des
professions. C'était pour en assurer la survie.
Maintenant, on prend un petit pas de recul.
Amendement,
article 63 : Supprimer, dans l'article 63 du projet de loi, «aux
paragraphes g et h de l'article 93,».
Donc, c'est une modification de concordance en
raison de l'abrogation, par l'article 13 du projet de loi tel que modifié, des paragraphes g et h de
l'article 93 du Code des professions. Donc, cet article prévoit que le
Règlement sur l'exercice de la profession d'avocat au sein d'une
personne morale sans but lucratif est réputé avoir été adopté et approuvé
conformément au paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 et à
l'article 95 du Code des professions afin
d'en assurer la survie. Donc, c'est un ajustement, compte tenu qu'on ne vient
plus abroger certaines sections, là... ramener au niveau du code
certaines notions.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc...
Mme LeBel : C'est de la pure
concordance, je dirais, dans ce cas-ci, là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions sur
l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté.
On revient à 63 tel qu'amendé. Autres
interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 63, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : 64, avec
amendement.
Donc :
64. Le Règlement sur l'exercice de la profession de notaire — c'est le corollaire — au
sein d'une personne morale sans but lucratif est réputé avoir été adopté
et approuvé conformément aux paragraphes g et h de l'article 93, au
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 et à l'article 95 du
Code des professions.
Je vous dirais que le commentaire précédent
s'applique, mais avec les adaptations nécessaires à la loi... au règlement et à
la Loi sur le notariat.
Donc, amendement : Supprimer, dans
l'article 64 du projet de loi, «aux paragraphes g et h de
l'article 93,».
Donc, c'est... il s'agit de la même modification
qu'on vient de faire, mais dans le cas des notaires.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions?
M. le député de l'Acadie, oui.
M. Morin : Juste brièvement,
puis peut-être que c'est un peu différent dans la Loi sur le notariat, mais,
dans la séquence pour la Loi sur le Barreau, vous avez d'abord modifié le
titre. Est-ce que c'est la même affaire?
Mme LeBel : ...ici.
M. Morin : Ce n'était pas
nécessaire dans la Loi sur le notariat?
Mme LeBel : Non, non, non.
M. Morin : OK, parfait. Merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Donc, autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions à 64 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 64, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Une voix : ...
Le Président (M.
Bachand) : Il y en a...
Mme LeBel : Bien, c'est un
nouvel article, ça, hein?
Le Président (M.
Bachand) : C'est ça.
Mme LeBel : OK,
articles 64.1, 64.2 et 64.3. Je peux en faire trois en même temps?
Le Président (M.
Bachand) : Non.
Mme LeBel : C'est ça, là, je ne
peux pas faire ça, là.
Le Président (M.
Bachand) : C'est un amendement à la fois.
Donc, ce serait un amendement pour créer un nouvel article 64.1.
Mme LeBel : Oui.
Là, expliquez-moi la procédure, là. J'ai... Moi, j'ai le même... j'ai trois
articles sur la même feuille, donc qu'est-ce que vous voulez...
qu'est-ce que je dois faire? En mettre un après l'autre?
Le
Président (M. Bachand) :
Bien, moi, ce que je comprends,
c'est qu'on a... différents amendements créant 64.1.
Mme LeBel : Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Puis vous avez d'autres
amendements créant 64.2.
Mme LeBel : Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Puis un amendement créant 64.3?
Mme LeBel : Non.
Moi... OK. Peut-on suspendre pour des fins d'intendance, s'il vous plaît? Parce
que je veux être sûre de bien comprendre.
Le Président (M.
Bachand) : OK. On va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 20)
(Reprise à 14 h 22)
Le
Président (M. Bachand) :
À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors,
parce qu'il y a consentement de tout le monde, je vais me permettre de lire
trois amendements qui introduisent, après l'article 64, trois
articles. Donc...
M. Morin : ...
Le Président (M.
Bachand) : ...un seul amendement qui
introduit plusieurs...
Mme LeBel : Vous avez raison.
Le Président (M.
Bachand) : Merci.
Mme LeBel : Trois articles
après l'article 64.
Donc : Insérer, après l'article 64 du
projet de loi tel qu'amendé, les suivants :
«64.1. Un règlement pris en application du
paragraphe g ou h de l'article 93 ou du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94
du Code des professions, tel que ces paragraphes se lisent le (indiquer ici la
date qui précède celle de la sanction de la
présente loi) est réputé être pris en application du paragraphe p du premier
alinéa de l'article 94 de ce code, tel qu'édicté par
l'article 13 de la présente loi.
«64.2. Tout membre d'un ordre professionnel qui,
le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi),
exerce ses activités professionnelles au sein d'une personne morale constituée
principalement à cette fin doit, s'il n'est
pas visé par un règlement pris en application du paragraphe g de
l'article 93 du Code des professions, tel que ce paragraphe se lit à cette date, souscrire, pour cette personne
morale, une assurance de la responsabilité professionnelle
conformément aux dispositions du paragraphe 3° de l'article 187.11, tel
qu'édicté par l'article 23 de la présente loi, avant le (indiquer ici la
date qui suit de trois mois celle de la sanction de la présente loi) et en
fournir la preuve à l'ordre, de la manière que l'ordre l'exige.
«64.3. Jusqu'au (indiquer ici la date qui suit
de deux ans celle de la sanction de la présente loi), à moins que le contexte
ne s'y oppose, toute référence à l'exercice en société prévue dans un règlement
adopté en application du Code des
professions ou d'une loi constituant un ordre doit être lue comme s'appliquant
à l'exercice dans un organisme au sens
de l'article 187.11 de ce code tel que modifié par l'article 23 de la
présente loi, avec les adaptations nécessaires.
«Le premier alinéa ne s'applique pas à un
règlement pris en application du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 du Code des professions, tel que modifié par
l'article 13 de la présente loi. Toutefois, pour la même période, dans un tel règlement, une référence au
paragraphe g ou h de l'article 93 du Code des professions, est une
référence au paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 de ce
code, tel que modifié par l'article 13 de la présente loi, avec les
adaptations nécessaires.»
Vous l'aurez deviné, nous sommes dans des
articles transitoires et non pas des articles qui modifient le Code des
professions, donc c'est de la transition.
Commentaire sur 64.1 : L'article 64.1
du projet de loi a pour but d'assurer la survie des règlements pris en vertu des paragraphes g et h de l'article 93,
du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions
dont les habilitations sont abrogées ou remplacées. Donc, tous ces règlements
seront désormais réputés pris en vertu du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 tel que remplacé par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé. Il appartiendra aux ordres de déterminer si ces règlements doivent
être abrogés, modifiés ou remplacés. Le cas échéant, ces changements seront soumis, donc, à l'approbation de l'office,
conformément à l'article 95.2 du Code des professions et tel que
modifié par l'article 15 du projet de loi tel qu'amendé.
Pour ce qui concerne 64.2, commentaire :
Dès la sanction du projet de loi, le membre d'un ordre professionnel qui exerce ses activités professionnelles au sein d'une
personne morale constituée principalement aux fins des services professionnels devra fournir et
maintenir, pour cette personne morale, une garantie contre la responsabilité professionnelle
qu'elle peut encourir conforme aux prescriptions du paragraphe 3° de
l'article 187.11 du Code des professions tel que modifié par
l'article 23 du projet de loi tel qu'amendé. Donc, si ce n'est pas déjà le
cas au moment de l'entrée en vigueur du
projet de loi, le membre aura trois mois pour souscrire une telle garantie et
en fournir la preuve de l'ordre... à l'ordre.
64.3,
commentaire : Cette disposition est de nature interprétative. Elle
permettra, pour une période de deux ans, d'assurer une lecture large et
cohérente avec les changements apportés par le présent projet de loi des
dispositions de divers règlements des ordres, comme les codes de déontologie,
qui réfèrent d'une manière ou d'une autre à l'exercice en société. Une telle
mesure interprétative ne visera cependant pas les règlements spécifiques à
l'exercice en société par actions ou en société en nom collectif à
responsabilité limitée afin d'éviter d'imposer involontairement des règles
qu'il n'y a pas lieu d'appliquer à l'exercice sous d'autres formes
d'organisation.
Donc, transition, interprétation, mais, dans le
fond, c'est pour permettre, là, la survie de certains règlements. Il n'y a pas
de vide juridique, finalement, et on vient être capables d'assurer une
cohérence d'interprétation tant que tout ça ne rattrapera pas, là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Alors, si vous êtes
d'accord, on va y aller étape par étape. Donc, 64.1, interventions? M. le
député de l'Acadie, s'il vous plaît.
M. Morin : ...M.
le Président, parce que sinon on risque de se perdre. Alors, à 64.1, donc, vous
n'avez pas besoin de limite de temps, parce que tout va continuer à
s'appliquer, puis ça va être l'ordre.
Mme LeBel : C'est l'ordre qui
décidera.
M. Morin : OK. Mais l'ordre...
Donc, il n'y a pas de balise de temps, donc l'ordre peut prendre le temps qu'il
veut pour décider puis s'adapter?
Mme LeBel : Bien, on vient
transférer certains règlements qui étaient pris en vertu d'un article, 93, qui
vont être transférés à 94. Mais, tu sais, si l'ordre considère que ce
règlement-là est toujours approprié, il pourra... l'ordre pourra décider de ne pas agir. L'ordre pourrait
décider de l'abroger, pourrait décider de le modifier. Mais, dans le fond, comme
on vient faire des modifications par rapport au pouvoir réglementaire, il faut
que les règlements en vigueur aujourd'hui
qui découlent d'un pouvoir délégué, hein, de par le code suivent, là, la
délégation de pouvoirs. Donc, on les... on change l'endroit où on
délègue aux ordres, donc je le fais à haut niveau, là. Donc, on prend les
règlements qui étaient là, bien, là, qui deviennent, genre, orphelins de
délégation, on les rattache aux pouvoirs délégués et on les fait survivre
ainsi. Maintenant, comme dans tout règlement d'un ordre, c'est à l'ordre de
décider ce qui va advenir de ce règlement-là pour la suite, là.
M. Morin : Parfait.
Mme LeBel : Mais il pourrait...
l'ordre pourrait décider qu'il est toujours approprié, oui, parce qu'on est
passé d'un «doit» à un «peut» maintenant.
M. Morin : Oui,
exact.
Mme LeBel : Sur certains
aspects.
M. Morin : Oui, c'est vrai,
tout à fait.
Mme LeBel : C'est tout.
M. Morin : Je vous remercie.
Le
Président (M. Bachand) :
...est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur 64.1? Donc, on va aller, donc, à 64.2. Monsieur...
interventions?
M. Morin : ...
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de l'Acadie, oui.
M. Morin : Encore là, vous
dites «indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente
loi». Je veux juste m'assurer qu'il n'y aura
pas... il n'y a pas de règlements qui vont tomber, justement, orphelins, en
quelque part, puis que les ordres vont avoir suffisamment de temps puis
de latitude pour pouvoir agir.
Mme LeBel : Bien, 64.2, ça vise
le professionnel qui exerce au sein d'une personne morale constituée
principalement aux fins d'offrir des services professionnels de s'assurer de
fournir ou de maintenir, là, sa garantie contre
la responsabilité professionnelle. Et ça dit aussi, bien, si le... si ce n'est
pas déjà le cas, bien, le professionnel a trois... Tu sais, il ne sera
pas sanctionné le lendemain, là, mais il a trois mois pour se conformer, là, et
souscrire une telle garantie, et fournir une preuve à l'ordre. C'est une... Ça,
c'est vraiment de la transition, là.
• (14 h 30) •
M. Morin : OK.
Oui, non, clairement, là. Moi, ce que je veux m'assurer, c'est que le trois
mois, c'est suffisant. Je comprends que nul n'est censé ignorer la loi.
Mme LeBel : Bien, surtout pas
un...
M. Morin : Les professionnels
sont supposés connaître leurs lois.
Mme LeBel : Encore plus.
M. Morin : C'est clair.
Encore... Bien, tu sais, c'est sûr que, pour certains professionnels qui ont un
background juridique, je pense aux notaires, aux avocats, mettons qu'on a un
intérêt particulier pour ce genre de choses, ce n'est peut-être pas tout le
monde. Alors, je voudrais juste m'assurer, autant pour la protection du public
que pour le professionnel, que trois mois, ça va être suffisant. Puis qu'est-ce
qui est envisagé? Est-ce que les ordres vont en être avisés? Ils vont-tu aviser
leurs membres ou...
Mme LeBel : ...l'ordre.
M. Morin : Oui, bien, c'est ça,
mais ça, c'est le professionnel.
Mme LeBel : Bien,
ça, il s'agit d'une demande du CIQ. Bien oui, les ordres vont être avisés des
modifications. Puis, je veux dire, si on... Bien oui, oui.
M. Morin : OK. Parfait.
Mme LeBel : Et le professionnel
doit... a trois mois, là, pour souscrire à ça, c'est quand même un bon délai,
et il doit fournir la preuve à l'ordre par la suite.
M. Morin : Parfait. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre
intervention à 64.2, 64.3.
M. Morin : Même
chose, vous prévoyez une date qui suit de deux ans celle de la sanction de la
présente loi, donc ça, ça devrait être suffisant, j'imagine?
Mme LeBel : ...pense, là.
M. Morin : OK. Puis pourquoi
deux ans?
Mme LeBel :
Là, on parle d'une mesure d'interprétation, là, pour une période de deux
ans, d'assurer que... tu sais, qu'on n'ait pas besoin d'aller faire des
modifications de concordance précises dans tous les endroits où il y a des
références à l'exercice en société. Mais on dit que deux ans va quand même être
un bon délai pour être capables, par la suite, s'il y a vraiment besoin d'un
ajustement, que l'ajustement soit fait, là. Mais, pour l'instant, c'est une notion de dire : Bien, partout où on va voir
les mots «exercice en société», il faut le lire en concordance avec ce qu'on
vient de faire dans le code et la
réglementation qui pourrait être faite par les offices... par l'office ou par
les ordres, là.
M. Morin :
Donc, c'est une espèce de clause résiduaire qui viendrait assurer un filet
de protection, si jamais il y a un ordre qui n'avait pas modifié ou qu'il y
avait une concordance qui ne fonctionnait pas, un terme.
Mme LeBel :
Ou s'il y a un terme qui pourrait porter à confusion, l'interprétation doit
se faire en cohérence avec les mouvements qu'on vient de faire aujourd'hui.
M. Morin :
Oui. Donc...
Mme LeBel : C'est un... c'est
vraiment une modalité interprétative, là, comme on... un peu à l'instar de ce que
vous m'avez lu tantôt pour la loi sur l'interprétation.
M. Morin :
Oui, parfait. Je vous remercie.
Mme LeBel :
Oui.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement introduisant les nouveaux
articles 64.1, 64.2 et 64.3 sont adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Donc, les articles 64.1, 64.2 et 64.3 sont adoptés. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Oui. On revient un petit peu en arrière et on va aller à l'article 8,
M. le Président, et il y aura un amendement :
L'article 46
de ce code — le Code des professions — est
modifié par l'insertion, dans le paragraphe 3° et après «société», de
«ou de la personne morale sans but lucratif».
Donc, c'était une
modification de concordance, à l'origine, qui suivait... qui était en lien avec
la possibilité, pour l'ensemble des ordres professionnels, d'encadrer par
règlement l'exercice d'une profession précisément au sein d'une personne morale
sans but lucratif tel que prévoyaient, là, les articles du projet de loi, mais
vous comprendrez que, comme on élargit, il y a un amendement.
Donc : Remplacer
l'article 8 du projet de loi par le suivant :
8.
L'article 46 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 3°, de «la société, conformément aux paragraphes d ou g de l'article 93» par «l'organisation au sein
de laquelle elle exerce ses activités professionnelles, conformément au paragraphe d de l'article 93
ou, selon le cas, du paragraphe 3° de l'article 187.11 ou d'un règlement
visé au paragraphe 1° ou 2° de cet article».
En raison du
remplacement de l'article 187.11 du Code des professions par le nouvel
article 187.11, qu'on introduit par 23,
vous vous rappellerez, du projet de loi tel qu'amendé, l'article 8 du
projet de loi doit aussi être amendé.
Donc, on est dans la concordance à l'article 46 du code afin de viser les
membres qui exercent leurs activités professionnelles au sein d'une
organisation, et non pas précisément, mais telle qu'elle soit, conformément à l'article 187.11. Et les règlements mentionnés,
là, visés au paragraphe 1° et 2° de l'article 187.11, c'est quand on
parlait, tantôt, des règlements de l'office ou de l'ordre qui fixera
modalités, conditions ou restrictions.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention sur l'amendement, est-ce que l'amendement à l'article 8 est
adopté?
Des voix :
Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté.
À l'article 8
tel qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 8, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme le ministre, s'il
vous plaît.
Mme LeBel :
Article 9, il y aura également un amendement, toujours suivant la même
logique.
Donc :
L'article 85.2 de ce code est modifié par l'insertion, dans le premier
alinéa et après «société», de «ou d'une personne morale sans but lucratif».
Il
s'agissait ou il s'agit d'un article de modification de concordance, quand
on... au moment où le projet de loi précisait qu'on introduisait la possibilité
à tous d'exercer leurs activités au sein d'une personne morale sans but
lucratif.
Maintenant, compte
tenu de la décision qui a été prise et des amendements précédents, il y a un
amendement.
Donc : Remplacer
l'article 9 du projet de loi par le suivant :
9.
L'article 85.2 de ce code est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le
remplacement de «des paragraphes d et g de l'article 93» par «du
paragraphe d de l'article 93 et du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 ou en application du paragraphe 3° de
l'article 187.11»;
2° par le remplacement de «paragraphe g de
l'article 93» par «paragraphe p du premier alinéa de l'article 94»;
3° par le
remplacement de «société» par «organisation».
Donc,
on est toujours dans la concordance, compte tenu des amendements précédents qui
ouvrent les possibilités à toute forme juridique, le tout très
simplement et succinctement résumé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions à l'amendement à l'article 9?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on
revient à l'article 9 tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 9, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 10, qui aura également un amendement, M. le Président, toujours
suivant la même logique que celle précédemment exposée dans les autres
articles :
L'article 86.6
de ce code est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après
«société», de «une personne morale sans but lucratif».
Donc, c'était de la concordance
qui était logique avec la décision prise dans le projet de loi.
Maintenant, compte
tenu de l'ouverture sur d'autres formes juridiques, on prend un pas de recul,
et il y a un amendement... l'article 10 du projet de loi par le
suivant :
10. L'article 86.6
de ce code est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«société ou un autre groupe de professionnels» par «organisation visée au
chapitre VI.3».
Donc, c'est toujours
une modification de concordance, compte tenu de ce qu'on a fait par
l'article 23 tel qu'amendé, là, à 187.11.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Donc, on revient à
l'article 10 tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 10, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre.
Mme LeBel :
Alors, toujours sur la même logique, et mes commentaires pourront même
s'appliquer, là, avec les adaptations nécessaires, article 10, qui aura...
11, pardon, qui aura également un amendement :
L'article 86.8
de ce code est modifié par l'insertion, après «société», de «, au sein d'une
personne morale sans but lucratif».
C'était de la
concordance avec ce qui existait dans le projet de loi précédemment.
Donc, compte tenu des
actions qu'on vient de faire et des amendements, il y a un amendement :
Remplacer l'article 11 du projet de loi par le suivant :
11.
L'article 86.8 de ce code est modifié par le remplacement de «, en société
ou dans un groupe de professionnels»
par «ou au sein d'une organisation», pour inclure toutes les formes juridiques
d'organisations possibles.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention à l'amendement à l'article 11, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on
revient à l'article 11 tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 11, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : ...article 16,
qui aura également un amendement.
Le Président (M.
Bachand) : Juste, peut-être, revenir...
Mme LeBel : Vous voulez que je
revienne?
Le Président (M.
Bachand) : On serait à l'article 12.
Une voix : ...
Le Président (M.
Bachand) : Il est adopté? OK, c'est beau. Parfait.
Mme LeBel : Ça va?
Le Président (M.
Bachand) : Allez-y, Mme la ministre.
Mme LeBel : Il n'y a aucun
enjeu, M. le Président. Donc, on serait à l'article 16?
Le Président (M.
Bachand) : Exactement.
Mme LeBel : Parfait. Merci.
Donc,
article 16 : L'article 108.3 de ce code est modifié par
l'insertion, dans le troisième alinéa et après «société», de «ou une
personne morale sans but lucratif».
C'était, à l'origine, une modification de
concordance, compte tenu de la décision d'introduire la possibilité d'être dans
une personne morale sans but lucratif.
Compte tenu de la modification apportée à
l'article 23 tel qu'amendé, il y a un amendement nécessaire, donc :
Remplacer l'article 16 du projet de loi par le suivant :
L'article 16... l'article 103... 108... Je
reprends :
16. L'article 108.3 de ce code est modifié
par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «société visée au chapitre
VI.3 ou un autre groupe de professionnels», par «organisation visée au
chapitre VI.3».
Donc, les
mêmes commentaires, et j'en perds mon latin, et je parle des chiffres... mon
romain, je dirais, même, j'en perds mon romain.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement à l'article 16? M. le député d'Acadie.
M. Morin : Votre romain risque
d'être du latin, en fait.
Ceci étant, là, je comprends que ce n'est pas
exactement la même chose. Donc, le fait d'indiquer... c'est la même logique, et
votre amendement va donc faire en sorte qu'on va utiliser «une personne morale
sans but lucratif» comme expression. Je veux juste m'assurer...
• (14 h 40) •
Mme LeBel : Bien,
c'est parce que l'amendement qu'on faisait disait... oui, le «précédemment», le
précédent qui amendait 108.3 venait introduire la notion de personne
morale sans but lucratif.
M. Morin : Exact, c'est ce
qu'on avait au départ dans le projet de loi.
Mme LeBel : Oui. Maintenant
qu'on... on s'élève même au-dessus, donc elles sont incluses, elles sont...
incluses à la notion d'organisation, mais qu'on vient inclure, dans le Code des
professions, tout type d'organisation sous toute forme juridique qu'elle soit,
bien, on vient dire, dans le code... dans l'article 108 : Bien, c'est
maintenant «toute organisation». C'est la même logique, là.
M. Morin : OK, c'est la même
logique.
Mme LeBel : Et ça fait en sorte
que les renseignements qui permettent d'identifier une société en nom collectif
à responsabilité, etc., bon, déclare... être confidentiels, le seront
dorénavant à l'égard de toute organisation. C'était déjà prévu pour certaines
formes juridiques, on venait ajouter les PMSBL, et là on prend deux pas de
recul, c'est-à-dire on... Il y avait certaines formes juridiques pour
lesquelles c'était prévu, on amenait les PMSBL, mais maintenant
on dit : C'est toutes les formes juridiques. Ça fait qu'on fait deux pas
de recul et on dit : C'est toutes les organisations.
M. Morin :
Parfait.
Mme LeBel :
En tout cas, je ne sais pas si c'est...
M. Morin :
Oui. Je vous remercie.
Mme LeBel :
Parfait.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Autres
interventions sur l'amendement à l'article 16?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc,
article 16 tel qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 16, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme le ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Donc, article 18, et il y aura également un amendement :
L'article 108.9
de ce code est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de «visée au
chapitre VI.3 à l'effet que» par «ou d'une personne morale sans but
lucratif visée au chapitre VI.3, selon laquelle».
Toujours la même
logique de concordance précédente... dans les articles d'origine du projet de
loi.
Maintenant,
compte tenu des amendements précédents, il y a également un amendement :
Remplacer l'article 18 du projet de loi par le suivant :
18.
L'article 108.9 de ce code est modifié par le remplacement du paragraphe
2° par les suivants :
«2° le contrat d'un
régime collectif d'assurance de la responsabilité professionnelle conclu par un
ordre conformément aux exigences d'un
règlement visé au paragraphe d de l'article 93 ou au paragraphe p du premier
alinéa de l'article 94, ou
conclu aux fins de l'application du paragraphe 3° de l'article 187.11,
selon le cas, incluant tout avenant;
«2.1° pour les autres
types de contrats prévus par les dispositions visées au paragraphe 2°, la
déclaration ou l'attestation du membre d'un ordre ou d'une organisation visée
au chapitre VI.3, selon laquelle ces derniers sont couverts par une garantie conforme aux exigences d'un règlement visé au
paragraphe 2° ou conforme aux prescriptions du paragraphe 3° de l'article 187.11 ou qu'ils font l'objet d'une
exclusion ou d'une exemption, incluant tout renseignement relatif à la
nature de cette exclusion ou exemption;».
Cet article apporte
des modifications de concordance au paragraphe 2° de l'article 108.9 du Code
des professions afin de viser toutes les organisations, quelle que soit leur
forme juridique, conformément, toujours, à ce que permet maintenant 187.11, qui
a été introduit par l'article 23 tel qu'amendé.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Donc, interventions sur l'amendement à l'article 18? M.
le député d'Acadie.
M. Morin : Merci, M. le Président. Donc, je comprends qu'à 108.9 vous allez
modifier... il y a le paragraphe 2°, mais que vous ajoutez un
paragraphe 2.1°, qui n'est pas dans le code, présentement. Est-ce que ma
compréhension est la bonne?
Mme LeBel :
Oui, c'est exact.
M. Morin :
Bon, et à 2.1°, vous allez venir viser quoi de plus qu'à 2°?
Mme LeBel :
Bien, dans le fond, ce qu'on a fait, c'est qu'on a scindé la notion en
deux. Ce que ça permet, cet article-là, ça traite de l'accessibilité, pour
toutes les personnes qui en font la demande, des documents qui sont relatifs à la garantie contre la responsabilité
professionnelle. Comme on n'est plus dans des formes juridiques très précises,
il fallait prévoir plusieurs cas de figure, là, pour toutes les formes
juridiques, et on a scindé le paragraphe en deux pour permettre une
meilleure... mais le principe était déjà là, là, pour permettre une meilleure
lecture.
M. Morin :
Très bien. Je vous remercie.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Autres
interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Donc, article 18
tel qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 18, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors,
toujours dans le même état d'esprit, la même logique, si on veut, l'article 19,
qui aura également un amendement :
L'article
108.10 de ce code est modifié par l'insertion, dans ce qui précède le
paragraphe 1° et après «société», de «ou une personne morale sans but
lucratif».
C'était la concordance précédente, compte tenu
de ce qu'il y avait dans le projet de loi. On revient à la nouvelle notion du
Code des professions maintenant.
Article 19, amendement : Remplacer
l'article 19 du projet de loi par le suivant :
19. L'article 108.10 de ce code est modifié par
le remplacement de «société visée au chapitre VI.3 ou un [...] groupe de
professionnels» par «organisation visée au chapitre VI.3».
Donc, c'est maintenant une modification qui est
en concordance avec l'article 187, introduit par l'article 23 du projet de loi
tel qu'amendé.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, 19 tel qu'amendé,
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 19, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Donc, nous allons à
22, qui aura aussi un amendement pour... compte tenu... sous la même
justification. Je cherche mon 22 d'origine, désolée. OK, merci, je viens de le
trouver.
Donc, article
22 : L'intitulé du chapitre VI.3 de ce code est modifié par le
remplacement de «ou d'une société par actions» par «, d'une société par
actions ou d'une personne morale sans but lucratif».
On comprendra que c'était la concordance
précédente.
Donc, amendement : Remplacer l'article 22
du projet de loi par le suivant :
22. L'intitulé du chapitre VI.3 de ce code est
modifié par le remplacement de «société en nom collectif à responsabilité limitée
ou d'une société par actions» par «organisation».
C'est maintenant la concordance actuelle.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 22 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Article 22 tel
qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 22, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : ...venir
à 24, et il y aura également un amendement? Non, il n'y a pas d'amendement à
24, mais on a déjà adopté 24. Oui, on a déjà adopté 24. Il y a une
petite erreur dans le tableau. Pouvez-vous nous donner une petite pause?
Le Président (M.
Bachand) : Oui, je pense qu'on va
prendre...
Mme LeBel : On ira à 25...
Le
Président (M. Bachand) :
Mais on va prendre une petite
pause quand même, OK, quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 47)
(Reprise
à 14 h 49
)
Le Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Merci, M. le Président. Alors, maintenant, nous sommes tous sur la même
longueur d'onde, nous sommes rendus à 25.
Donc :
L'article 187.18 de ce code est modifié :
1° par l'insertion,
après «actions», de «ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° par l'insertion,
après «[...]société», de «ou de cette personne morale».
Donc, on comprend...
on commence à comprendre la logique, c'était la concordance précédente.
Amendement :
Remplacer l'article 25 du projet de loi par le suivant :
25.
L'article 187.18 de ce code est modifié par le remplacement de «société
par actions» et de «société» par «organisation».
Donc c'est la
concordance actuelle, compte tenu de 187.11, introduit par l'article 23
tel qu'amendé.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Donc, interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas...
M. le député d'Acadie.
M. Morin : Juste... c'est ça, donc, vous... toujours
«société» par «organisation», ce qui a été fait précédemment. Donc,
c'est logique, c'est cohérent et ça devrait fonctionner. D'accord, c'est bon.
• (14 h 50) •
Mme LeBel :
Merci de votre vote de confiance.
M. Morin :
Bien, écoutez, à date... bien, je veux juste qu'on soit cohérents dans
notre affaire.
Mme LeBel :
Non, mais c'est de la concordance. Vous avez raison, c'est la même chose,
là, qu'on fait.
M. Morin :
C'est ça. Parfait. OK, c'est bon. Merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté. Article 25 tel
qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 25, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Alors, toujours dans la même logique :
26.
L'article 187.19 de ce code est modifié par l'insertion, après «actions»,
de «ou de la personne morale sans but lucratif».
Donc, il s'agissait
de la concordance sur la notion précédente.
Amendement :
Remplacer l'article 26 du projet de loi par le suivant :
26.
L'article 187.19 de ce code est modifié par le remplacement de «la société
par actions» par «l'organisation».
C'est de la
concordance avec les modifications actuelles à 23 tel qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement à l'article 26?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Est-ce
que l'article 26, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Mme LeBel :
28, avec un amendement, M. le Président.
Donc,
l'article 28 d'origine : L'article 187.20 de ce code est
modifié :
1° par le remplacement,
dans le premier alinéa, de «ou d'une société par actions» par «, d'une société
par actions ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par l'insertion, après «telle société», de
«ou personne morale sans but lucratif»;
b) par l'insertion, après «de la société», de
«ou de la personne morale sans but lucratif»;
c) par l'insertion, après «si la société», de
«ou la personne morale sans but lucratif».
Il s'agissait, donc, de la concordance aux
principes précédents.
Donc, amendement : Remplacer
l'article 28 du projet de loi par le suivant :
28. L'article 187.20 de ce code est
modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «société en nom collectif à
responsabilité limitée ou d'une société par actions», par
«organisation»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, partout où cela se trouve, de «société»
et de «la société» par, respectivement, «organisation» et
«l'organisation».
On est toujours dans la logique de ce qui a été
fait à l'article 23 tel qu'amendé concernant l'article 187.11 du Code
des professions, mais dans la concordance.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, article 28 tel
qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 28, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Mme LeBel : Alors,
nous procédons à l'article 31, M. le Président. Donc, je vais juste le
trouver. 31, on est dans la Loi sur les assureurs.
Donc :
Les articles 35 et 41 de la Loi sur les assureurs sont modifiés par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«visée à l'article 131.1 de la Loi sur le Barreau ou à l'article 26.1
de la Loi sur le notariat» par «sans but lucratif visée à ce chapitre».
Donc, cet article apporte des modifications de
concordance aux articles 35 et 41 de la Loi sur les assureurs pour
remplacer les références aux dispositions pertinentes des deux lois
particulières que sont la Loi sur le Barreau et la Loi sur le notariat,
abrogées par les articles 35 et 38 du projet de loi, par une référence au
Code des professions.
Bon, c'était nécessaire quand on les abrogeait,
mais on va revenir en arrière, mais le commentaire est pertinent à
l'article : Ces modifications sont nécessaires afin de permettre à tout
ordre professionnel ayant constitué un fonds d'assurance d'obtenir
l'autorisation de l'Autorité des marchés financiers pour que le fonds
d'assurance de la responsabilité professionnelle assure la personne morale sans
but lucratif.
Vous comprendrez que, compte tenu qu'on
n'intervient plus au niveau de la loi... des deux lois mentionnées, un
amendement est maintenant nécessaire. Donc : Remplacer l'article 31
du projet de loi par les suivants :
31. L'article 35 de la Loi sur les
assureurs est modifié par le remplacement de «celle visée au chapitre VI.3
de ce code. Une personne morale visée à l'article 131.1 de la Loi sur le
Barreau ou à l'article 26.1 de la Loi sur le notariat est assimilée à une
telle société aux fins de l'application du présent article» par «l'organisation
visée au chapitre VI.3 de ce code».
31.1. L'article 41 de cette loi est modifié
par le remplacement de «celle visée au chapitre VI.3 du Code des
professions. Une personne morale visée à l'article 131.1 de la Loi sur le
Barreau ou à l'article 26.1 de la Loi sur le notariat est assimilée à une
telle société aux fins de l'application du présent article» par «l'organisation
visée au chapitre VI.3 du Code des professions».
Donc, cet article apporte une modification de
concordance aux articles 35 et 41 de la Loi sur les assureurs pour
remplacer les références aux dispositions de deux lois particulières que sont
la Loi sur le Barreau et la Loi sur le notariat, modifiées par les
articles 35 et 38 du projet de loi tel qu'amendé, par une référence au
Code des professions.
Donc, ces modifications sont nécessaires afin...
Je suis-tu en train de lire la même affaire? Ces modifications sont nécessaires
afin de permettre à tout professionnel ayant constitué un fonds d'assurance...
Donc, la justification est la même, mais
l'amendement n'est pas le même parce que, compte tenu des... Donc, l'objectif de l'amendement est le même, mais on ne
passe pas par le même chemin, compte tenu des décisions qu'on a prises de ne
pas intervenir dans les lois... dans les deux autres lois professionnelles. Je
vais le résumer de cette façon-là.
Le
Président (M. Bachand) :
Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement? M. le député d'Acadie, s'il vous plaît.
M. Morin : Donc,
au fond, en vertu de la Loi sur les assureurs, je comprends que c'est de la
concordance, mais ça va faire quoi, dans le concret?
Mme LeBel : Est-ce
que quelqu'un plus habilité que moi... y répondre? Là, on va aller dans la Loi
sur les assureurs. Ma formation va s'arrêter
ici. Est-ce que vous pouvez répondre? Peut-être, avec les permissions, la
personne pourra s'identifier.
Le
Président (M. Bachand) :
Est-ce qu'il y aurait
consentement? Donc, d'abord vous identifier puis répondre à la question.
Merci.
Mme Desjardins
(Caroline) : Alors, Caroline Desjardins, avocate à la Direction
des affaires juridiques de l'Office des professions. Bonjour.
M. le Président, en fait, c'est que la Loi sur
les assureurs prévoit des dispositions qui exigent une autorisation de sa part pour que les ordres professionnels
puissent constituer un fonds d'assurance de la responsabilité professionnelle.
Actuellement, il y a sept fonds d'assurance,
et au niveau des modifications qui ont eu cours dans la Loi sur le Barreau, la
Loi sur le notariat, on a été obligés, vu que ces deux ordres professionnels là
ont un fonds d'assurance, de s'adresser à l'Autorité des marchés
financiers et on a modifié leurs lois pour que les deux ordres puissent assurer
les personnes morales sans but lucratif parce que la loi permettait aux avocats
et aux notaires d'exercer sous cette forme-là.
Maintenant, vu que le Code des professions est
ouvert, va permettre à toute forme d'organisation... aux professionnels d'exercer dans toute forme d'organisation,
il fallait qu'on vienne ajuster la Loi sur les assureurs pour que l'Autorité des marchés financiers octroie son
autorisation aux ordres professionnels qui ont constitué un fonds d'assurance.
M. Morin : Et qui voudrait,
évidemment, assurer... ou quelqu'un qui voudrait s'assurer alors qu'il pratique
dans tout autre type d'organisation.
Mme Desjardins
(Caroline) : Bien, en fait, ce que le code prévoit, c'est qu'on
doit s'assurer personnellement et on doit également, maintenant, avec ce qui
s'en vient, assurer l'organisation au sein de laquelle on exerce, dans la
mesure où ça répond aux conditions du code. Alors, à ce moment-là, un ordre
professionnel, par exemple, l'Ordre des dentistes... si l'Ordre des dentistes souhaitait encadrer ou non une
personne morale sans but lucratif, le professionnel aura toutefois
l'obligation d'assurer la personne morale sans but lucratif, et, comme il
s'agit d'un fonds d'assurance, il faudra que l'autorisation accordée par
l'Autorité des marchés financiers puissent viser les personnes morales sans but
lucratif, autrement le professionnel se retrouverait à contrevenir à son propre
règlement et contrevenir au Code des professions.
M. Morin : D'accord. Je vous
remercie.
Le Président (M. Bachand) : Merci
beaucoup. Autres interventions à l'article... à l'amendement à
l'article 31?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 31 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on revient à
l'article 31 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Une voix : ...
Le
Président (M. Bachand) :
Oh oui, c'est vrai, vous... il y
avait 33.1. Donc, je recommence. Est-ce que l'amendement modifiant
l'article 31 et introduisant le nouvel article 31.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) :
Donc, le nouvel article 31.1
est adopté. Des interventions sur 31 tel qu'amendé?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, l'article 31 amendé est donc adopté. Merci au
secrétariat de la commission. Merci beaucoup.
Mme LeBel : ...à évoluer vers
32.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
Mme LeBel : Article 32,
il y aura également un amendement. Nous parlons maintenant de la Loi sur le
Barreau :
L'article 54.1 de la Loi sur le Barreau est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «visée à l'article 131.1
conformément au règlement pris en application de cet article» par «sans but
lucratif visée à l'article 187.11 du Code des professions,
conformément au règlement pris en application du paragraphe p du premier alinéa
de l'article 94 de ce code».
Donc, ça
apporte des modifications de concordance à l'article 54.1 de la Loi sur le
Barreau, mais, naturellement, c'était compte tenu de ce qu'on faisait dans le
projet de loi précédemment, maintenant il y aura un amendement, vous le
comprendrez.
Donc,
article 32 : Remplacer, dans l'article 32 du projet de loi,
«sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des professions, conformément au règlement pris en application du
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 de ce code» par «sans but
lucratif ou d'une coopérative conformément aux dispositions d'un règlement pris
en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du
Code des professions, le cas échéant».
Donc,
ça apporte une modification de concordance, toujours à l'article 54.1 de
la Loi sur le Barreau, pour remplacer la
référence à cette loi par une référence au Code des professions en raison des
nouvelles dispositions de l'article 187.11, qui est introduit,
donc, par l'article 23 tel qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
• (15 heures) •
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on
revient à l'article 32 tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 32, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel :
Donc, article 33, qui aura également un amendement.
Donc :
L'article 125 de cette loi est modifié, dans le paragraphe 1 :
1° par l'insertion,
après «actions», de «ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° par l'insertion,
après «paragraphe p», de «du premier alinéa»;
3° par la suppression
de «ou au sein d'une personne morale sans but lucratif conformément au
règlement du Conseil d'administration pris en application de
l'article 131.1 de la présente loi».
Naturellement,
c'était de la concordance en raison des mouvements qu'on faisait précédemment,
dont l'abrogation par l'article 33 du projet de loi de certaines
dispositions de cette loi, donc on revient en arrière.
Donc,
amendement, l'article... amendement à 33 :
33.
L'article 125 de cette loi est modifié par le remplacement du paragraphe 1
par le suivant :
«1. Lorsqu'un avocat
exerce ses activités professionnelles au sein d'une société par actions, d'une
personne morale sans but lucratif ou d'une coopérative conformément à un
règlement du Conseil d'administration pris en application du paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions, cette société,
cette personne morale ou cette coopérative a
droit, sauf convention contraire, aux honoraires et frais dus à l'avocat.
Lorsqu'un avocat exerce ses activités professionnelles au sein d'un
autre type d'organisation, il a droit à ces honoraires et frais dans la mesure où un règlement du conseil d'administration
pris en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 de
ce code, le prévoit.»
Donc, cet article
apporte des modifications de concordance à l'article 125 de la Loi sur le
Barreau afin d'assurer une cohérence avec les nouvelles dispositions de
l'article 187.11 du Code des professions, introduit par l'article 23
du projet de loi tel qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement? Est-ce qu'il y a interventions sur le...
Ça va?
M. Morin :
...d'organisation juridique. Est-ce que c'est ça que je comprends?
Mme LeBel :
...et la possibilité pour l'ordre de faire un règlement, là.
M. Morin :
OK, merci.
Le Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 33 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on revient à
l'article 33 tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 33, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Mme LeBel :
34, M. le Président, et il y aura également un amendement.
Donc :
L'article 129 de cette loi est modifié :
1°
par le remplacement, dans le paragraphe f, de «visée à l'article 131.1
conformément au règlement pris en application de cet article» par «sans but
lucratif visée à l'article 187.11 du Code des professions, conformément au
règlement pris en application du pragraphe p du premier alinéa de l'article 94
de ce code»;
2°
par le remplacement, dans le paragraphe g, de «visée à l'article 26.1 de
la Loi sur le notariat, conformément au règlement pris en application de
cet article» par «sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des
professions conformément au règlement pris en application du paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 de ce code».
Donc, on est dans la
même logique que ce qu'on vient de faire dans la Loi sur le Barreau et qu'on
faisait, compte tenu des positions précédentes, dans le projet de loi.
Maintenant, compte
tenu des amendements précédents : Dans l'article 34 du projet de
loi :
1° remplacer, dans le
paragraphe 1°, «sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des
professions, conformément au règlement pris en application du paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 de ce code» par «sans but lucratif ou d'une
coopérative conformément à l'article 54.1»;
2° remplacer, dans le
paragraphe 2°, «sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des
professions conformément au règlement pris
en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 de ce
code» par «sans but lucratif ou d'une
coopérative conformément au règlement de la Chambre des notaires pris en
application du paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 de ce code, le cas échéant».
Donc, c'est des
modifications de concordance à l'article de la Loi sur le Barreau, oui, afin
d'assurer une cohérence avec les nouvelles dispositions de la loi, de ce qu'on
a fait à 23, finalement, tel qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci, merci.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention sur l'amendement, est-ce que l'amendement à l'article 34
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on
en revient à l'article 34, tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 34, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre.
Mme LeBel : 37, avec amendement, et
là on entre dans la Loi sur le notariat pour, à toutes fins pratiques, faire,
avec les adaptations nécessaires, les mêmes changements et amendements qu'on a
faits avec la Loi sur le Barreau.
Donc :
L'article 13.1 de la Loi sur le notariat est modifié par le remplacement,
dans le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «visée à
l'article 26.1 conformément au règlement pris en application de cet
article» par «sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des
professions, conformément au règlement pris en application du paragraphe pdu
premier alinéa de l'article 94 de ce code».
C'était la
concordance précédente.
Amendement :
Remplacer, dans l'article 37 du projet de loi, «sans but lucratif visée à
l'article 187.11 du Code des
professions, conformément au règlement pris en application du paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 de
ce code» par «sans but lucratif ou d'une coopérative conformément aux
dispositions d'un règlement pris en application du paragraphe pdu
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions...»
Donc, c'est
maintenant la nouvelle modification de concordance, compte tenu de
l'article 187.11, introduit par l'article 23 tel qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. On
revient à l'article 37, tel qu'amendé. Interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 37, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Et maintenant nous
parlons de la section... de l'article 38, avec amendement, donc : La
section III.1 du chapitre II de cette loi, comprenant les
articles 26.1 à 26.4, est abrogée.
Remplacée par un
article qu'on va reconnaître, qui ressemble beaucoup à ce qu'on a fait tantôt,
c'est-à-dire : Remplacer l'article 38 du projet de loi par le
suivant :
38.
L'intitulé de la section III.1 du chapitre II de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin, de «ou d'une coopérative».
C'est
la même chose qu'on a faite tantôt par rapport au Barreau, et c'est à ce
moment-ci qu'on le fait.
Le Président (M. Bachand) : Merci
beaucoup. Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 38 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, 38
tel qu'amendé, interventions?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 38, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Alors, nous avançons vers 45, le temps juste de le trouver, ce ne sera pas
long, 45, avec un amendement, M. le Président. Nous sommes maintenant dans le
merveilleux monde du Règlement sur l'exercice de la profession d'avocat au sein
d'une personne morale sans but lucratif.
Donc :
L'article 1 du Règlement sur l'exercice de la profession d'avocat au sein
d'une personne morale sans but lucratif est modifié par le remplacement, dans
le deuxième alinéa, de «à la section XIII.1 de la Loi sur le Barreau
(chapitre B-1)» par «au chapitre VI.3 du Code des professions».
C'était une
concordance précédente, compte tenu des décisions qu'on avait prises, mais vous
comprendrez qu'on a fait des modifications, donc ça demande un amendement.
Donc : Remplacer
l'article 45 du projet de loi par le suivant :
45. L'article 1
du Règlement sur l'exercice de la profession d'avocat au sein d'une personne
morale sans but lucratif est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa
et après «Loi sur le Barreau» de «, au chapitre Vl.3 du Code des
professions».
Donc, c'est
maintenant la nouvelle concordance nécessaire, compte tenu des décisions prises
précédemment.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions? M. le député de l'Acadie, s'il vous plaît.
M. Morin :
Merci, M. le Président. Donc, est-ce que je comprends qu'en modifiant cet
article-là, qui va, lui, venir modifier le règlement sur l'exercice de la
profession d'avocat, un membre du Barreau pourra exercer ses activités
professionnelles au sein d'une personne morale sans but lucratif et offrir des
services juridiques gratuits ou à coût modique? C'est-tu ça que ça va faire?
Mme LeBel :
Ça, il le faisait déjà, ça.
M. Morin :
Il le faisait déjà?
Mme LeBel :
Ça, on n'y touche pas, à ce bout-là, oui.
M. Morin :
OK, parfait. Donc, ça, il va pouvoir continuer à le faire. Parfait.
Excellent. Je vous remercie.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Autres
interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 45 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc,
article 45, tel qu'amendé, autres interventions?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 45, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Article
46, qui aura également un amendement, compte tenu de tout ce qu'on vient de dire,
on est toujours dans la concordance, donc : Règlement sur la formation
continue obligatoire des avocats.
Donc :
L'article 11 du Règlement sur la forme continue obligatoire des avocats...
sur la formation, et non pas la forme, la formation continue obligatoire des
avocats est modifié par le remplacement de «visée à l'article 131.1 de
cette loi» par «sans but lucratif visée à l'article 187.11 du Code des
professions».
Donc, c'était la
concordance précédente.
Nouvel, donc,
amendement : Remplacer l'article 46 du projet de loi par les
suivants :
46.
L'article 2 du Règlement sur la formation continue obligatoire des avocats est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «au paragraphe 1
de l'article 128 de la Loi sur le Barreau au sein d'une personne
morale visée à l'article 131.1 de cette
loi» par «aux paragraphes 1° et 2° du deuxième alinéa de l'article 54.1 de
la Loi sur le Barreau».
46.1. L'article 11 de
ce règlement est modifié par le remplacement de «au paragraphe 1 de
l'article 128 de la Loi sur le Barreau
au sein d'une personne morale visée à l'article 131.1 de cette loi» par
«aux paragraphes 1° et 2° du deuxième alinéa de l'article 54.1 de
la Loi sur le Barreau».
Donc, ça apporte des modifications de
concordance aux articles 2 et 11 du Règlement sur la formation continue obligatoire des avocats, pour remplacer
par une référence pertinente à la Loi sur le Barreau qui est contenue, puis
ça découle de tout ce qu'on vient de mentionner.
• (15 h 10) •
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 46 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) :
Et introduisant le nouvel
article 46.1. Donc, le nouvel article 46.1 est adopté. Merci. Mme
la ministre.
Mme LeBel : Oui. On irait à
l'article 60, M. le Président, qui aura également le bénéfice, le
privilège d'avoir un amendement.
Donc, article 60 : Règlement sur
l'exercice de la profession de notaire au sein d'une personne morale sans but
lucratif.
Donc : 60. L'article 1 du Règlement
sur l'exercice de la profession de notaire au sein d'une personne morale sans
but lucratif est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «à la
section III.1 du chapitre II de la Loi sur le notariat» par «au
chapitre VI.3 du Code des professions».
Donc, c'était la concordance précédente, vous le
comprendrez.
Amendement : Remplacer l'article 60 du
projet de loi par le suivant :
60. L'article 1 du Règlement sur l'exercice
de la profession de notaire au sein d'une personne morale sans but lucratif est modifié par l'insertion, dans le
deuxième alinéa et après «Loi sur le notariat», de «, au chapitre Vl.3 du Code
des professions».
Donc, c'est la nouvelle concordance, disons-le,
compte tenu des décisions précédentes.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement à l'article 60?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Est-ce que
l'article 60, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui. Nous allons
insérer un nouvel article à 8.2, M. le Président.
Donc, 8.2 : Insérer, après
l'article 8.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
8.2.
L'article 85.1.1 de ce code est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «aux paragraphes d et g de
l'article 93» par «au paragraphe d de l'article 93 ou, le cas
échéant, au paragraphe p du premier alinéa de l'article 94».
Cet article prévoit une modification de
concordance, toujours, tenant compte à la fois de l'abrogation du paragraphe h
de l'article 93 du Code des professions par l'article 12 du projet de
loi tel qu'amendé et du transfert de la capacité à prévoir des normes
réglementaires relatives à la couverture de la responsabilité des organisations
dans l'habilitation prévue par le paragraphe
p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions, tel que
modifié par l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé. On est
toujours dans la concordance, naturellement, là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement créant le nouvel article 8.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, le nouvel
article 8.2 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Création
d'un nouvel article 9.2 : Insérer, après l'article 9.1 du projet
de loi tel qu'amendé, le suivant :
9.2.
L'article 86.1 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
troisième alinéa, de «paragraphe d ou g de l'article 93» par
«paragraphe d de l'article 93 ou du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94».
Donc, ça prévoit une modification de concordance
qui tient compte à la fois de l'abrogation du paragraphe g de l'article 93
du Code des professions par l'article 12 du projet de loi tel qu'amendé et
du transfert de la capacité à prévoir des normes réglementaires relatives à la
garantie contre la responsabilité professionnelle des organisations dans l'habilitation
prévue par le paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des
professions, tel que modifié par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions à l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel article 9.2
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Donc, le nouvel
article 9.2 est adopté. Mme la ministre.
Mme LeBel :
Nouvel article, M. le Président, coup de théâtre!
Article 9.3 :
Insérer, après l'article 9.2 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
9.3.
L'article 86.4 de ce code est modifié par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «paragraphe d ou g de l'article 93» par «paragraphe d de
l'article 93 ou, le cas échéant, du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94».
Et
je vous dirais que ce sont les mêmes commentaires qui s'appliquent ici que les
commentaires des deux articles, nouveaux articles précédents...
précédemment introduits. Je cherchais mes mots.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il
n'y a pas d'intervention, est-ce que le nouvel... est-ce que l'amendement
introduisant le nouvel article 9.3 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Donc, le nouvel
article 9.3 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Parfait. Un nouvel article,
15.1, donc : Insérer, après l'article 15 du projet de loi tel
qu'amendé, le suivant :
15.1.
L'article 95.3 de ce code est modifié par le remplacement de «des
paragraphes d ou g de l'article 93 ou des paragraphes j, o ou p» par «du
paragraphe d de l'article 93 ou des paragraphes j, o ou p du premier
alinéa».
Donc, c'est une
modification de concordance qui tient compte à la fois de l'abrogation du
paragraphe g de l'article 93 par
l'article 12 du projet de loi tel qu'amendé et de la nouvelle... l'habilitation,
là, prévue par le paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions, tel que modifié
par l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé. Toujours la même
logique.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 15.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Donc, le nouvel
article 15.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Donc, introduction de 35.1 : Insérer, après l'article 35 du
projet de loi, le suivant :
35.1. Les
articles 131.1 à 131.4 de cette loi sont remplacés par les suivants :
«131.1. L'avocat ne
doit pas permettre que soient exigés, en considération des activités
professionnelles qu'il exerce au sein d'une
personne morale sans but lucratif conformément, le cas échéant, à un règlement
pris en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du
Code des professions ou à l'occasion de celles-ci, des honoraires ou des
frais qui, globalement, excèdent un coût modique. Le remboursement des
déboursés peut toutefois être exigé du client.
«131.2. Un règlement
pris en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du
Code des professions concernant l'exercice de la profession d'avocat au sein
d'une personne morale sans but lucratif ou d'une coopérative doit, avant d'être
approuvé par l'Office des professions du Québec en application de
l'article 95.2 de ce code, être soumis à la consultation du ministre de la
Justice.»
Donc, les
modifications apportées aux articles 93, 94, 95.2 et 487.11 et suivants du
Code des professions par les articles 12, 13, 14 et 23 du projet de loi
tel que modifié entraînent, donc, le remplacement de la plupart des
dispositions qui sont prévues à la section XIII.1 de la Loi sur le
Barreau, puisque des dispositions de même nature se retrouveront dorénavant
dans le Code des professions et s'appliqueront à tous les ordres professionnels.
Seules les dispositions particulières aux avocats sont conservées dans la Loi
sur le Barreau. Et je devine qu'on aura le corollaire pour les notaires, je
suppose.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Donc, interventions sur l'amendement? M. le député
d'Acadie.
M. Morin :
Oui. Dans votre amendement, à 131.2, donc le règlement qui prend
l'application de p de 94 pour permettre l'exercice, finalement, de la
profession d'avocat au sein d'une personne morale sans but lucratif, là où on
dit «ou d'une coopérative», on n'utilise pas le mot «organisation». Ça doit
être soumis à l'office, mais ça doit être soumis à la consultation du ministre
de la Justice.
Mme LeBel : Oui,
c'est ce qui est déjà prévu dans la loi, là, mais, compte tenu qu'on ramène
certaines notions au niveau des codes
de profession, il faut faire quelques modifications dans la loi pour s'assurer
que c'est maintenu, là, entre autres, là, mais c'était déjà prévu dans
la loi.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Autres interventions?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 35.1 est adopté? Donc, le nouvel article 35.1 est
adopté. Merci beaucoup.
Mme LeBel : Alors, exercice similaire,
maintenant, mais concernant la Loi sur le notariat, donc introduction de
l'article 38.1, M. le Président :
38.1. Les articles 26.1 à 26.4 de cette loi
sont remplacés par les suivants, donc :
«26.1. Le notaire ne doit pas permettre que
soient exigés, en considération des activités professionnelles qu'il exerce au sein d'une personne morale sans but
lucratif conformément, le cas échéant, à un règlement pris en application
du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions
ou à l'occasion de celles-ci, des honoraires ou des frais qui, globalement,
excèdent un coût modique. Le remboursement des déboursés peut toutefois être
exigé du client.
«26.2. Un règlement pris en application du
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions
concernant l'exercice de la profession de notaire au sein d'une personne morale
sans but lucratif ou d'une coopérative doit, avant d'être approuvé par l'Office
des professions du Québec en application de l'article 95.2 de ce code,
être soumis à la consultation du ministre de la Justice.»
Donc, ce sont
les mêmes commentaires que faits précédemment, avec les adaptations
nécessaires, compte tenu qu'on n'est plus dans la Loi sur le Barreau
mais dans la Loi sur le notariat.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 38.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, l'article 38.1 est
adopté. Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui. Alors, on
change un peu le principe, mais on est toujours dans ce qu'on fait là, dans le
projet de loi, et on introduit l'article 42.1. On est dans la Loi sur la
pharmacie.
Donc : Insérer, après l'article 42 du
projet de loi, le suivant :
42.1. L'article 27 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement de «société de
pharmaciens ou» par «société de pharmaciens;»;
2° par
l'insertion, à la fin, de «ou une personne morale sans but lucratif dont tous
les fondateurs, administrateurs et membres sont pharmaciens».
Donc, cet amendement propose d'ajouter à
l'article 27 de la Loi sur la pharmacie qu'une personne morale sans but lucratif, dont tous les fondateurs,
administrateurs et membres sont pharmaciens, puisse être propriétaire d'une pharmacie
et qu'elle puisse acheter et vendre des médicaments.
Ça, c'est suite... ça découle des consultations
tout ça, hein?
• (15 h 20) •
Une voix : ...
Mme LeBel : Et voilà.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions?
M. Cliche-Rivard : C'est la
dernière chose qu'il me restait à rayer.
Mme LeBel : Alors, vous pouvez
le cocher, votre...
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne...
Oui, allez-y, excusez-moi.
M. Cliche-Rivard : Non, non, je
disais tout simplement que tout est bouclé, Mme la ministre.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y
a d'autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 42.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, le nouvel
article 42.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Nous
avons le 62. Il n'y a pas d'amendement?
Des voix : ...
Mme LeBel : OK. Alors, nous
sommes à l'article 62 et on entre dans le bloc Organisation et
modernisation du système professionnel, dans lequel on a déjà travaillé
l'article 12 et... donc dispose... le 62 est donc la disposition
transitoire et finale de ce bloc.
Donc : Les dispositions du
paragraphe c.2 de l'article 93 et des articles 95.0.1 et 95.2 du
Code des professions continuent de s'appliquer telles qu'elles se lisaient le
(indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi) à un règlement pris avant cette date mais qui n'a
pas encore été approuvé par l'Office des professions.
Donc, cette disposition transitoire permet à un
règlement déjà adopté par un ordre professionnel au moment de l'entrée en
vigueur de la loi de poursuivre son cheminement et évite de devoir recommencer
tout le processus réglementaire selon la nouvelle procédure allégée.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions à
l'article 62?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 62 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Mme la ministre...
Adopté, pardon. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : Article 14,
il n'y aura pas d'amendement, donc, je vais juste le trouver, par contre, parce
que, là... OK, article 14, Code des professions :
L'article 95.0.1 de ce code est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «c, c.1 ou c.2» par «c ou c.1»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Il s'agit d'une modification de concordance. La
consultation des ministres prévue à l'article 95.0.1 du code est remplacée
par la consultation plus ciblée prévue par le paragraphe c.2 de
l'article 93 du code, tel qu'on l'a fait dans l'article 12 du présent
projet de loi. Donc, c'est de la concordance à 12.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'article 14?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui. Là, on entre
dans les mesures transitoires qui sont plus spécifiques à la pharmacie en
introduisant deux nouveaux articles, en commençant par l'article 44.1.
Donc, l'article 44.1, on fait référence à
l'article 60.1 du Règlement d'application de la Loi sur l'assurance
maladie : Insérer, après l'article 44 du projet de loi, l'article
suivant :
44.1. L'article 60.1 du Règlement
d'application de la Loi sur l'assurance maladie est modifié :
1° par le
remplacement, dans le paragraphe d du premier alinéa, de «chapitre M-9,
r. 12.2» par «chapitre M-9, r. 12.2.1»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Une référence dans le premier alinéa aux
dispositions du Règlement sur certaines activités professionnelles qui peuvent être exercées par un pharmacien est
une référence à ces dispositions telles qu'elles se lisaient le (indiquer
ici la date de la sanction de la présente loi).»
Bon, ce que l'article 59 du projet de loi
fait, il abroge le Règlement sur certaines activités professionnelles qui
peuvent être exercées par un pharmacien. Or, il est important que le renvoi qui
est fait à ce règlement dans l'article 60.1 du Règlement d'application de
la Loi sur l'assurance maladie continue de s'appliquer pour assurer un maintien de la couverture des services assurés en
pharmacie jusqu'à ce que soient apportées au règlement d'application les
modifications pertinentes qui tiendront compte de la nouvelle réglementation de
l'Ordre des pharmaciens. Donc, c'est là le but du deuxième paragraphe. Dans le
fond, on dit : Le règlement s'applique tant que la modification n'est pas
faite.
Toutefois, on s'est aperçu que, dans la Loi sur
l'assurance maladie, le renvoi était défectueux, je vais le dire comme ça, au
règlement actuel. Donc, il faut venir corriger le renvoi pour ensuite le
laisser durer, pour ensuite qu'il soit abrogé par le nouveau règlement. Donc,
vous comprenez, c'est un peu... hein?
Donc, le premier paragraphe, quant à lui,
corrige le renvoi qui est fait au règlement du Collège des médecins, qui ne
tenait pas compte du remplacement qui avait été fait en 2021. Donc, l'idée
c'est que, si on fait un renvoi à un règlement
qui n'existait plus, pour le faire perdurer, il faut corriger le renvoi
défectueux précédent. Il aurait dû y avoir une concordance en 2021, qui
a été échappée, je vais le dire comme ça. Donc, on vient faire la concordance
qui aurait dû être là en 2021, dire que le règlement, maintenant, bien, bien
mentionné, doit durer tant qu'un règlement ne le remplace pas. Ça résume, hein,
très simplement.
Le Président
(M. Bachand) : M. le député de
l'Acadie.
M. Morin :
Qu'est-ce qui arrive avec ce qui a été fait pendant tout le temps où
c'était défectueux?
Mme LeBel : Le prochain article va
dire que la correction est rétroactive à 2021 pour s'assurer que les règlements
et tout ce qui a été fait depuis 2021 durent et soient juridiquement valides.
M. Morin :
Je commençais à être inquiet, là.
Mme LeBel :
Mais non, mais non.
M. Morin :
Alors, merci d'en parler avant de l'adopter, n'est-ce pas?
Mme LeBel :
Ne vous inquiétez pas, on l'a fait dans l'autre article. Coup de théâtre!
M. Morin :
Excellent.
Le
Président (M. Bachand) : Merci. Donc,
autres interventions à l'amendement?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 44.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Adopté.
Donc, le nouvel article 44.1 est adopté. Mme la ministre.
Mme LeBel :
Donc, avant de lire l'amendement, compte tenu que le renvoi aurait dû être
fait correctement en 2024 et qu'il y a certainement des choses qui... en 2021,
des choses qui se sont faites depuis 2021, il faut s'assurer de la survie
juridique de tout ça.
Donc : Insérer,
après l'article 67 du projet de loi, l'article suivant :
67.1. Le paragraphe
1° du premier alinéa de l'article 44 a effet depuis le 25 janvier
2021.
C'est-tu pas beau?
J'aime les fictions juridiques.
Le
Président (M. Bachand) : Donc,
interventions sur l'amendement?
Mme LeBel : Et ça répond au
commentaire de mon collègue de dire : Qu'arrive-t-il de tout ce qui a été
fait entre aujourd'hui et le 25 janvier 2021? Bien, il n'arrive
plus rien, maintenant.
Le
Président (M. Bachand) : Bien, il
faut attendre que l'amendement soit adopté et...
Mme LeBel : Il n'arrivera plus rien,
désormais, à l'adoption de l'amendement et du projet de loi, le cas échéant.
Une voix : ...
Mme LeBel :
Oui, exact. Voilà.
Le
Président (M. Bachand) : Alors,
est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'amendement?
S'il n'y pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement introduisant le nouvel article 67.1
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, le nouvel article 67.1 est adopté. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : J'ai comme une petite
fébrilité, là. Donc, article 68, mon niveau d'adrénaline vient soudainement
de monter.
Alors, 68 — c'est-tu
pas beau : La présente loi entre en vigueur le (indiquer ici la date de la
sanction de la présente loi), à l'exception des dispositions des
sous-paragraphes a et b du paragraphe 1° et du paragraphe 2° de
l'article 40, de celles du paragraphe 1°, des sous-paragraphes a, b et d à
g du paragraphe 2° et du paragraphe 3° de l'article 41,
de celles du paragraphe 1° de l'article 44 et de celles de
l'article 59, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en
vigueur du premier règlement pris en application du paragraphe h du premier
alinéa de l'article 10 de la Loi sur la pharmacie, tel que modifié par le
sous-paragraphe c du paragraphe 1° de l'article 40 de la présente loi.
C'est presque de la
poésie!
Donc, on prévoit ici
l'entrée en vigueur de la plupart des dispositions de la loi lors de sa
sanction. Toutefois, les dispositions de la Loi sur la pharmacie qui
nécessitent l'entrée en vigueur d'un règlement d'application entreront en
vigueur au moment de l'entrée en vigueur de ce règlement, pour que les règles
actuelles soient remplacées par des règles
complètes et cohérentes. Et on a, bon, des notes additionnelles et une liste,
mais, entre autres, on parlait des maladies courantes, est-ce que je me trompe?
Une voix : ...
Mme LeBel : Des problèmes de santé courants et non pas
maladies courantes. J'ai refait la même erreur, mais j'avais
précédemment dit de lire toujours «problèmes de santé courants» quand je dis
«maladies courantes», mais tout ce qui doit être déterminé par règlement dans
la Loi sur la pharmacie.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions à l'article 68?
S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce l'article 68 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Bachand) : Adopté.
Cela
dit, on va suspendre quelques instants pour s'assurer qu'on n'a pas rien
échappé. Alors, on suspend quelques instants, merci.
(Suspension de la séance à 15
h 29)
(Reprise à 15 h 34)
Le
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! La commission reprend ses travaux.
Donc,
c'est... on est maintenant à la fin de l'étude détaillée. Nous en sommes rendus
à accepter... à vous poser la question : Est-ce que l'étude du
projet de loi est adoptée?
Des voix : ...
Le
Président (M. Bachand) : Adopté.
Je propose que la
commission recommande la renumérotation du projet de loi amendé. Cette motion
est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Bachand) : Je propose que la
commission adopte une motion d'ajustement des références. Est-ce que cette
motion est adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
Le
Président (M. Bachand) : Donc, en
remarques finales, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne, s'il vous plaît.
M. Guillaume Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard :
Merci, M. le Président. Je serai bref, mais quand même, merci au...
d'abord, à mon collègue de la recherche, Me Boivin, d'être toujours aussi
présent et dévoué. Et merci aux collègues de l'opposition, évidemment, du
gouvernement et ainsi que toute l'équipe qui a travaillé très fort pour le...
ce projet de loi. Merci à vous, M. le
Président, d'avoir gouverné notre commission de main de maître, encore une
fois. Merci au secrétariat également. Merci à la technique. Merci à ceux
et celles qui nous écoutent évidemment.
Alors,
écoutez, ce sont des modifications importantes qui ont été apportées quand même
dans l'étude détaillée. Mme la
ministre a été assez ouverte et a fait preuve d'une belle écoute, une belle
flexibilité. On a quand même pu adopter plusieurs amendements qui
avaient été demandés dans le cadre des consultations particulières.
Donc,
je pense que beaucoup des acteurs — puis
ils nous l'écrivent — s'en
voient rassurés, des modifications qui ont été apportées. On vient d'en
faire une série importante aujourd'hui. Il y aura donc un meilleur accès à
plusieurs services pour les citoyens et les citoyennes du Québec, tout en
assurant et en préservant la sécurité du public.
C'est une fine balance qui n'est pas toujours évidente à tracer, mais je pense
que, dans ce projet de loi là, on a tracé la ligne à la bonne place.
Alors,
je verserai mes... l'ensemble de mes commentaires finaux au moment de
l'adoption du projet de loi au salon rouge. Merci.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup,
M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. le député de l'Acadie.
M. André Albert Morin
M. Morin : Alors, merci, M. le
Président, d'avoir présidé nos travaux d'une main de maître, c'est toujours très
apprécié. Tout fonctionne rondement avec vous et votre équipe. Un gros merci.
Je tiens à remercier Mme
la ministre, les collègues de la banquette gouvernementale, mais aussi la
présidente de l'Office des professions, les
fonctionnaires qui vous accompagnent, les membres de votre cabinet, Mme la
ministre, parce que nous avons eu, en
fait, plusieurs questions pour vous, et vous et votre équipe avez été en mesure
de répondre à nos questions, ce qui est toujours très important dans le
cadre de notre travail de législateur. C'est quelque chose que j'apprécie.
C'est un pas dans... c'est un pas, je pense,
dans une direction qui va permettre la protection du public, mais aussi aux
Québécois puis aux Québécoises à avoir de meilleurs services. Je l'ai souligné,
j'ai fait des interventions à ce sujet-là, j'aurais aimé qu'on aille plus loin,
mais, bon, c'est un pas qui a été fait par le gouvernement.
Je tiens à remercier, M. le Président, ma
collègue la députée de La Pinière, qui m'a accompagné tout au long de ce
projet de loi, qui a travaillé très fort avec les groupes. Alors, merci
beaucoup, collègue, c'est très apprécié, ainsi que M. Bourret, mon
recherchiste.
Merci au
collègue de Saint-Henri—Sainte-Anne, beaucoup de questions qui ont été posées à votre recherchiste
également, et je pense que les oppositions ont fait un travail qui a permis de
bonifier et d'améliorer ce projet de loi.
Finalement, je tiens à remercier, M. le
Président, tout le personnel de l'Assemblée nationale. Ce sont des gens
excessivement professionnels, qui nous accompagnent dans nos travaux et sans
qui notre travail ne pourrait pas être fait d'une façon aussi efficace. Alors,
un gros merci. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la députée de La Pinière.
Mme Linda Caron
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, à mon tour, je vais remercier, sans nommer tout le monde,
mais remercier tous les participants, que ce soit parmi les collègues élus ou
bien le personnel, la technique, et tout ça, pour leur travail.
Mon collègue l'a dit, c'est un premier pas, la
ministre l'avait dit aussi, c'est un premier pas où on va dans un projet de loi
sur des éléments consensuels.
Je salue la
grande ouverture dont a fait preuve la ministre, parce que les groupes sont
venus nous parler, ils avaient des préoccupations, notamment clarifier la
question des permis, aussi les questions d'urgence, les projets-pilotes. Donc, c'est
bien d'avoir ramené au niveau des ordres, ça permet des décisions plus près de
l'exercice d'être prises.
Et puis aussi toute la question des diagnostics,
le changement de terminologie pour «diagnostic», je pense que c'est important
parce que ça vient... ce simple changement de terminologie, je dirais, vient
reconnaître et valoriser les professionnels qui ont les compétences de poser
ces diagnostics-là, et aussi, bien entendu, c'est pour permettre de ne pas être
obligé de repasser par un médecin une fois que ce travail-là a été fait.
Alors, j'ai hâte de voir la suite. J'ai hâte de
voir le projet de loi suivant qui permettra d'aller encore plus loin. Mais,
encore une fois, merci aux collègues et puis M. le Président pour votre
travail. Merci.
• (15 h 40) •
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Et finalement,
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Merci
beaucoup, M. le Président. Je vais commencer par vous remercier, vous et toute
l'équipe de la commission, pour leur patience parce que, quand on écoute
les consultations et qu'on veut appliquer les modifications nécessaires,
naturellement, ça entraîne une foule d'amendements.
Et, compte tenu que ce projet de loi est
également technique dans son... non pas dans ses principes, mais dans sa
structure, on parle de règlements, du Code des professions, des ordres professionnels,
des différents codes, lois particulières et règlements particuliers, je sais
que votre équipe a eu beaucoup d'amendements à traiter, alors je les remercie
de leur patience.
Je veux remercier également les députés de
l'opposition, l'Acadie, les députés de La Pinière et Saint-Henri—Sainte-Anne.
Je pense que les points qui avaient à être soulevés, à être commentés l'ont été
fait de manière adéquate, tel que vous
deviez le faire, mais je voudrais vous remercier pour le fait qu'on a été quand
même capables, je considère, d'adopter de façon rondement cet... ce
projet de loi là qui est important pour les Québécois et dont l'adoption la
plus rapide possible permet pour ces
Québécois-là d'avoir accès à des services le plus... des services élargis, je
vais le dire comme ça, de plus... le plus rapidement possible.
Le fil conducteur de ce projet de loi là, parce
qu'il y a plusieurs mesures, on parle de mesures qui visent l'élargissement
du... de certaines façons de faire dans le code, et plus particulièrement
certaines professions en santé, le fil conducteur, c'est l'accès, c'est l'accès
aux Québécois.
Qu'on parle de projet-pilote qui peut nous
permettre de faire évoluer le Code des professions, qu'on parle des différents
types de permis qu'on vient d'introduire pour permettre d'accueillir plus de
professionnels ou de permettre à plus de professionnels qui ont la compétence
d'exercer leur profession, qu'on parle, plus particulièrement en santé, des
pouvoirs élargis accrus des pharmaciens, soit de prescrire, soit de reconnaître
dans certains types... je vais dire encore
«maladies courantes», je le sais, problèmes de santé courants, qu'on parle de
la capacité de diagnostic en santé mentale d'autres professionnels, le
fil conducteur de ce projet de loi là est un meilleur accès aux citoyens aux services de nos professionnels, tout en
respectant, naturellement, la raison d'être du système professionnel, c'est que
c'est la protection des gens. Donc, merci pour votre collaboration et
pour les citoyens.
Je voudrais remercier,
naturellement, mes collègues de la banquette gouvernementale. C'est toujours
plus... je dirais, j'imagine, plus plate
d'assister à un projet où c'est très technique. Les articles qui sont des
articles fondateurs sont ceux qui mettent en avant les principes, mais
quand on commence à amender les règlements, les codes, les choses comme ça, je comprends que, bon, moi, comme
avocate, ça m'excite un peu, mais je n'ai pas le même niveau, des fois,
d'intérêt. Donc, je veux vous remercier de votre patience, mais surtout de
votre présence parce que, sans vous, on ne peut pas y arriver non plus.
Je vais remercier tous ceux qui ont déposé un
mémoire ou qui sont venus en consultations.
Vous voyez, on a pris très au sérieux les
recommandations parce qu'on partageait les mêmes objectifs. Et j'ai toujours
dit, et c'est ma façon de travailler, quand je suis dans le même objectif, je
pense qu'on doit faire preuve d'agilité dans les moyens. Quelquefois, il faut
trancher au niveau des moyens, mais tant que ça respecte les objectifs, je
n'ai... je suis... j'ai toujours une très grande ouverture à voir si on peut
amender ou non.
Certains des enjeux qui ont été soulevés, vous
l'avez dit, feront l'objet de réflexion... j'allais dire «further», c'est en
anglais, mais plus ample réflexion, c'était le terme que je cherchais. Qu'en
adviendra-t-il? On verra, mais on continue à y réfléchir parce que, on l'a dit,
c'est un premier pas, et moi, je veux être capable d'avancer dans le consensus
parce que ça fait en sorte qu'un projet de loi comme celui-ci avance de façon
plus rondement.
Je veux remercier le CIQ, qui a participé avec
nous, le conseil, et les autres professionnels concernés parce que, si on est
arrivés à vous présenter un projet de loi sur différents aspects, c'est parce
qu'il y avait au préalable consensus; consensus ne veut pas dire qu'il n'y a
pas quelques modifications à faire par la suite, mais, sur les grands principes, on n'a pas bougé, les grands principes
du projet de loi. Nous avons amélioré, modifié et clarifié, c'est ce qu'on
a fait. Donc, je...
Mais je vais prendre aussi un temps, et vous
allez me permettre de les nommer un par un parce qu'on peut nommer leur nom
quand ce ne sont pas des élus, M. le Président, de remercier tous ceux qui ont
travaillé sur ce projet de loi de façon plus proche de moi. Je vais commencer
par Andréane Morneau, qui est ma conseillère et qui travaille en étroite
collaboration avec l'office dans mon cabinet sur tout ce qui a trait aux ordres
professionnels.
Et là je vais me lancer dans... pour nommer des
gens et je m'excuse d'avance si jamais j'ai oublié quelqu'un, ce n'est pas
volontairement, mais je vais me lancer quand même, bien que ce soit toujours
dangereux quand on veut nommer. Alors, de
l'office, merci à tous ceux qui ont participé à ce projet de loi là :
Caroline Desjardins, Hélène Dufour, Jean-Martin Poisson, Geneviève Verreault
Tremblay, Doris Gobeil, Ariane Imreh, Julie Adam, Dominique Derome, qui
est ici, à côté de moi, Katherine Champagne, Marie-Hélène Hardy et Jeanne
Larochelle, non seulement tous les travaux qui ont mené à... au projet de loi,
mais la rédaction du projet de loi et l'ouverture et la capacité de s'adapter
après les consultations pour venir... J'ai oublié Pascale Salvail. Merci.
Merci. Vous voyez? Et je répète, là, si c'est un... c'est un oubli, je m'en
excuse, mais, quand on prend le risque de nommer les gens, c'est ce qui arrive,
on prend le risque d'en oublier, ce ne sera
pas volontaire, donc, et Pascale, naturellement, donc, merci, merci pour votre
travail.
Et j'ai bien hâte au nouveau projet de loi,
prochain projet de loi, et je mets moi-même de la pression sur moi-même, mais
on va le faire avec le consensus et on va avancer lentement mais sûrement pour
que chaque pas qu'on fait soit solidement ancré dans l'élargissement pour nos
citoyens, mais aussi dans leur protection. Merci.
Le
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Je veux m'associer à vos
remerciements, mais plus particulièrement au secrétariat de la
commission, qui a fait un super boulot, honnêtement, mais surtout vous
féliciter, vous, alentour de la table, vous pouvez être fiers du travail que
vous avez fait, ça a été fantastique!
Sur ce, la
commission, ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux sine die. Et bonne
fête de l'Halloween! À plus. Bye bye.
(Fin de la séance à 15 h 45)