(Neuf
heures quarante-neuf minutes)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le
quorum, je déclare la séance de la Commission des relations avec les citoyens
ouverte.
Je vous rappelle que
la commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 46, Loi sur l'amélioration de la protection des enfants dans les
services de garde éducatifs.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. Mme Prass (D'Arcy-McGee) est
remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Étude détaillée (suite)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Bienvenue, Mme la députée... je m'en allais
dire... de Westmount—Saint-Louis.
Alors, lors de
l'ajournement de nos travaux, jeudi dernier, nous avions adopté un amendement à
l'article... incorporé dans
l'article 13, le 81.2.23 du projet de loi. En ce sens, est-ce qu'il y a
des interventions sur l'article 81.2.23 tel qu'amendé?
Mme
Maccarone : Non. C'est beau, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Non? Parfait. Alors, nous allons passer à
l'article 81.2.24. Mme la ministre.
• (9 h 50) •
Mme Roy
(Verchères) : Alors, en 81.2.24 : «Les articles 81.2.10, 81.2.12
à 81.2.14 et 81.2.17 s'appliquent aux situations et aux personnes visées à la
présente sous-section, avec les adaptations nécessaires.»
Donc,
l'article 81.2.24 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi, prévoit que les
articles 81.2.10, 81.2.12 à 81.2.14 et 81.2.17 s'appliquent à la VAE des
personnes résidant au Canada depuis moins d'un an, avec les adaptations
nécessaires. L'article 81.2.24 rend donc applicables à la VAE de ces
personnes les principales dispositions du processus général de VAE.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur le 81.2.24? Mme la
députée.
Mme
Maccarone : Oui. Merci, Mme la Présidente. Bon matin à tous les
collègues. D'emblée, je souhaite souligner la présence de Ma Place au travail,
qui se joint à nous aujourd'hui. Alors, je vois Marjorie, Émilie, puis je pense que Marylin, elle s'en vient, elle doit être
là prochainement. Alors, je suis contente de voir qu'on a des partenaires
avec nous en présentiel pour suivre nos travaux. Ça fait que bienvenue chez
vous. Un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui.
En ce qui concerne
l'article... le 81.2.24, Mme la Présidente, je pense que je souhaite savoir,
parce que... évidemment, juste une petite
clarification, parce qu'on vient de faire le 81.2.24, mais la lecture, de la
façon qu'on travaille, Mme la Présidente, est-ce qu'on fait l'article
par article, paragraphe par paragraphe? Juste pour me situer.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oui. Alors, je vais réexpliquer de
la façon dont on procède pour cette portion
du projet de loi, en fait. L'article 13 incorpore plusieurs nouveaux
articles, les 81.1 jusqu'à... jusqu'à 33. C'est ça?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : 36.
Alors, ce qu'on fait, on va adopter à la fin de l'article 13, mais
on passe chacun des 81.2...
Mme Maccarone :
Super.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Par
contre, les amendements, eux, lorsqu'ils sont déposés, discutés, qu'ils
sont adoptés...
Mme Maccarone : Oui, tout à
fait.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...vont demeurer adoptés.
Ça vous va?
Mme Maccarone :
Oui.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Mme
Maccarone : Ça me va. Ça fait que je n'ai pas de point pour le
81.2.24, mais j'ai plusieurs questions pour le 81.2.25. Ça fait que je vais
attendre mon tour.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Alors, s'il n'y a pas d'autres questions ou de commentaires sur le
81.2.24, on va passer, Mme la ministre au 81.2.25. Et je pense qu'il y a un
amendement au 81.2.25. C'est ça?
Mme Roy
(Verchères) : Oui, tout à fait.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oui. Alors, la parole est à vous.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au point Personnes ayant résidé ailleurs qu'au
Canada pendant un an et plus, donc au 81.2.25 :
«Toute personne visée
à l'article 81.2.1 ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant une période
continue d'un an ou plus depuis la date de
son dix-huitième anniversaire et qui n'est pas visée par la sous-section 5
doit, en plus de se conformer aux dispositions des sous-sections 1 à 4
qui lui sont applicables, formuler une déclaration :
«1° faisant état des
renseignements concernant tout comportement qu'elle a eu à l'étranger, toute
infraction criminelle dont elle a été accusée ou déclarée coupable à l'étranger
et toute ordonnance judiciaire qui subsiste contre elle à l'étranger qui
pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement;
«2° portant sur tous
les éléments énumérés au deuxième alinéa de l'article 81.2.4.
«[Ayant une]
attestation d'absence d'empêchement ou qu'un avis d'empêchement ne puisse être
délivré en vertu de l'article 81.2.9 à une personne visée au premier alinéa, sa
déclaration et le consentement requis pour sa communication doivent être
communiqués à la personne visée à l'article 81.2.2 qui fait la demande de
vérification d'absence d'empêchement[...]
«La déclaration doit
être prise en compte par le tiers chargé d'apprécier le contenu d'une
déclaration d'empêchement potentiel conformément à l'article 81.2.8 et s'ajoute
à celle-ci aux fins d'établir la présence d'un empêchement. Le tiers peut demander au Comité d'examen des empêchements
d'examiner les renseignements qu'elle contient et de lui donner son avis
quant à la présence ou non d'un empêchement.»
Donc,
l'article 81.2.25 de la loi, proposé par l'article 13 du projet de
loi, est le seul article de la sous-section 6 intitulé Personnes ayant
résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus de la section I du
chapitre VI.1. Il prévoit que... des dispositions spécifiques à la VAE des
personnes ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an et plus.
Le
premier alinéa de l'article 81.2.25 prévoit que toute personne qui doit
faire l'objet d'une VAE conformément à l'article 81.2.1
et qui a résidé ailleurs... au Canada pendant une période continue d'un an ou
plus depuis la date de son 18e anniversaire, mais qui n'est pas
visé par la sous-section 5, intitulée Personnes résidant au Canada depuis moins
d'un an, doit, en plus de se conformer aux
dispositions générales des sous-sections 1 à 4, article 81.2.1 à 81.2.17
relatives à la VAE qui lui sont
applicables, formuler une déclaration faisant l'état des renseignements
concernant tout comportement qu'elle a eu à l'étranger, toute infraction
criminelle dont elle a été accusée ou déclarée coupable à l'étranger ou toute ordonnance judiciaire qui subsiste contre elle à
l'étranger, qui pourrait permettre d'établir la présence d'un empêchement
portant sur tous les éléments énumérés au
deuxième alinéa de l'article 81.2.4, soit toute inconduite à caractère
sexuel, toute omission de fournir les choses nécessaires à la vie et
toute conduite criminelle d'un véhicule à moteur, sur tout comportement
violent, acte de négligence criminelle et fraude, ainsi que sur tout vol,
incendie criminel et délit relatif aux drogues et aux stupéfiants.
Le deuxième alinéa de
l'article 81.2.25 prévoit qu'avant qu'une attestation d'absence
d'empêchement ou qu'un avis d'empêchement puisse être délivré par un tiers en
vertu de l'article 81.2.9 à une personne visée au premier alinéa de
l'article 81.2.25, sa déclaration et le consentement requis pour sa
communication doivent être communiqués aux personnes visées à
l'article 81.2.2 qui fait la demande de VAE la concernant.
Le troisième alinéa
de l'article 81.2.25 prévoit que la déclaration doit être prise en compte
par le tiers chargé d'apprécier le contenu d'une déclaration d'empêchement
potentielle, conformément à l'article 81.2.8, et qu'elle s'ajoute à
celle-ci afin d'établir la présence d'un empêchement. Il prévoit également que
le tiers peut demander au Comité d'examen des empêchements d'examiner les
renseignements qu'elle contient et lui donner son avis quant à la présence ou
non d'un empêchement. Donc...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...vous laisser prendre une petite gorgée
d'eau.
Mme Roy
(Verchères) : Merci. Bonne idée.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Puis
tranquillement, on va se diriger vers l'amendement. Allez-y.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au niveau de l'amendement à l'article 13,
l'article 81.2.25 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance :
À l'article 81.2.25 de la Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé :
1° insérer, dans ce qui précède le paragraphe 1°
du premier alinéa et après «déclaration», «sous serment»;
2° remplacer,
dans le deuxième paragraphe du... dans le paragraphe 2° du premier alinéa,
«au» par «à la première phrase du»;
3° par le remplacement des deuxième et troisième
alinéas par les suivants — alors,
je les lis :
«Elle doit ensuite transmettre sa déclaration et
le consentement requis pour sa communication à la personne visée à l'article
81.2.2 qui fait la démarche de vérification d'absence d'empêchement la concernant,
avant que cette dernière fasse une telle demande à un corps de police.
«Le processus
de vérification d'absence d'empêchement se poursuit [...] conformément aux
sous-sections 1 à 4, sauf dans le cas où la déclaration visée au premier alinéa
contient des renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement. Dans ce cas, la
personne qui fait la demande de vérification d'absence d'empêchement doit
en aviser le corps de police. Celui-ci effectue la recherche conformément aux
articles 81.2.4 et 81.2.5 mais ne peut délivrer une attestation d'absence
d'empêchement en application du premier alinéa de l'article 81.2.5. Si la recherche effectuée dans les banques de données
qui sont accessibles au corps de police ne révèle aucun renseignement qui
pourrait permettre d'établir la présence d'un empêchement, le corps de police
délivre plutôt une note de recherche à cet effet.
«La déclaration visée au premier alinéa,
lorsqu'elle contient des renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement, doit être
transmise au tiers [...] d'apprécier le contenu d'une déclaration
d'empêchement potentiel conformément à l'article 81.2.8 et prise en compte par
ce dernier comme s'il s'agissait d'une telle
déclaration, et s'ajoute à celle-ci, le cas échéant, aux fins d'établir la
présence d'un empêchement. Le tiers peut demander au Comité d'examen des
empêchements d'examiner les renseignements qu'elle contient et de lui donner
[un] avis quant à la présence ou non d'un empêchement.».
• (10 heures) •
Donc, cet amendement modifie
l'article 81.2.25 pour faire en sorte que la déclaration doit... que doit
remplir la personne ayant résidé ailleurs au Canada pendant une période
continue d'un an ou plus depuis ses 18 ans soit une déclaration sous
serment.
En outre, le renvoi au deuxième alinéa à
l'article 81.2.4 doit être ajusté, puisque la mention de la Loi sur le
casier judiciaire, la dernière phrase de cet alinéa, n'est pas applicable dans
un contexte international.
Enfin, les
deux derniers alinéas sont reformulés pour s'assurer de la cohérence entre les
modalités additionnelles prévues pour la personne ayant résidé ailleurs
qu'au Canada pendant une période continue d'un an ou plus et le processus général de VAE auquel cette personne est
assujettie. Les nouveaux alinéas visent à établir plus précisément à
quel moment la déclaration doit être prise en compte, en faisant en sorte que,
si elle contient des renseignements permettant
d'établir un empêchement, l'attestation d'absence d'empêchement ne puisse pas
être délivrée par un corps de police.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup, Mme la
ministre. Alors, y a-t-il des questions sur l'amendement?
Mme Maccarone : Oui.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci beaucoup. Je
vois que la ministre prend en considération la recommandation que nous avons eue de l'AQCPE. C'était leur
recommandation 11, de faire les modifications pour faire mention des
éléments à 81.2.3 et 81.2.4. Alors, je suis contente de voir ça parce
que c'est quand même de la cohérence.
Je souhaite savoir, parce que, là, ça fait une
semaine depuis que ma collègue, la semaine passée, avait demandé les avis par rapport à le document qui a
été préparé puis présenté au conseil du ministre, les avis pour la sécurité
publique ainsi que les avis en immigration. Alors, je voulais savoir s'il y
avait quand même du progrès en ce qui concerne la réflexion de la ministre,
parce que ça impacte directement l'amendement en question ainsi que l'article.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Effectivement, il
y a eu des discussions, des échanges entre les différents ministères,
qu'on pense à la Sécurité publique, à la Santé, aux Services sociaux, à
l'Office de protection des consommateurs, ministère de l'Immigration,
Francisation, Intégration, ministère du Travail. Pas d'avis particuliers qui ont été soumis... qui nous ont
été soumis. Je vais revenir principalement au niveau de la sécurité publique,
des discussions qu'on a eues avec la
Sécurité publique. Ils n'ont pas soulevé d'enjeu face au projet de loi
n° 46 et... Bien, c'est un peu ce qu'on a entendu quand on a reçu,
en consultations particulières, la Sûreté du Québec.
Alors, il n'y a pas de frais actuellement parce
qu'il n'y a aucune assise légale pour facturer ces services. Et, comme l'a
indiqué la représentante de la Sûreté du Québec, donc, si, effectivement,
toutes les VAE passaient par la Sûreté du Québec, on aurait besoin de
ressources additionnelles pour être capables de combler la demande.
Et, pour tous
les autres éléments, bien, qui touchent le processus décisionnel qui est lié au
Conseil des ministres, bien, vous le
savez, hein, c'est confidentiel, selon l'article 33 de la Loi sur l'accès
aux documents des organismes publics et de la protection des renseignements personnels,
et ils ne peuvent pas être communiqués avant l'expiration d'un délai de
25 ans de leur date.
Mme
Maccarone : Et j'entends la ministre... merci,
Mme la Présidente. J'entends la ministre, mais ça reste que
c'est quand même un choix politique. C'est le choix du ministre de partager ces
informations.
Puis
respectueusement, la SQ puis Sécurité publique, c'est deux instances
complètement différentes. Je comprends que la SQ, ça relève de la Sécurité
publique, mais un avis de la Sécurité publique est important. J'ai entendu, la
semaine passée, qu'on veut mettre la
ceinture et les bretelles en ce qui concerne la protection de nos enfants.
Alors, je dirais que moi, je pense, par mesure de transparence, ça va être
important. On ne devrait pas être gênés de partager ces avis, parce qu'ici
nous sommes en train de gérer les exceptions, on veut protéger nos enfants.
Alors, je demande encore une fois,
respectueusement, de faire un choix. On sait que ça existe, les avis, on sait que...
on a fait référence de ça dans le mémoire qui a été déposé pour le Conseil des
ministres. Je pense que la population mérite
d'avoir cette information pour mieux comprendre c'est quoi, les préoccupations
non de la SQ, mais de l'Immigration ainsi que Sécurité publique.
Mme Roy (Verchères) : Alors, merci,
Mme la Présidente. Comme je l'ai mentionné d'emblée, donc, la Sécurité publique
ne nous a pas soulevé d'enjeu particulier face au projet de loi n° 46.
Alors, j'ai rajouté les éléments de la SQ,
parce que c'étaient des éléments supplémentaires et que nous les avons reçus au
niveau des consultations particulières.
On a... nous avons pu poser toutes les questions que l'on souhaitait poser.
Alors, pour les autres éléments, je l'ai
déjà mentionné, dans le processus décisionnel, ce sont des documents qui sont
protégés pour les 25 prochaines années.
Mme Maccarone : Sauf qu'il y a quand
même eu un avis. Ça fait qu'un avis, ça exige qu'il y ait quand même un
document avec des éléments qui ont été soulevés. Peut-être, ce n'est pas des
grandes préoccupations qui m'amènent, encore
une fois, à miser sur... si ce n'est pas des grandes préoccupations, mais
pourquoi ne pas partager les recommandations?
Est-ce qu'on peut au moins savoir c'était quoi, ce qui était soulevé par les
deux instances ministérielles, pour savoir si on a pris en
considération les recommandations qui ont été partagées?
Mme Roy (Verchères) : ...à
deux reprises qu'il n'y avait pas de préoccupation particulière au niveau
de la Sécurité publique là-dessus. Et je réitère qu'en vertu de
l'article 33 sur la loi de l'accès aux documents, le cinquième point, les
analyses, les avis, les recommandations préparés au sein du ministère du
Conseil exécutif, du secrétariat du Conseil du trésor et au sein de tout autre
organisme public dans la mesure... et ils sont communiqués au ministère du
Conseil exécutif, donc restent protégés par ce que j'ai déjà mentionné à
deux reprises.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre.
Mme Maccarone : Sauf qu'encore une
fois c'est le choix de la ministre de déposer. Je comprends ce qui est évoqué
en ce qui concerne le droit à l'accès à l'information, mais c'est le choix,
quand même, de la ministre de partager. S'il n'y a pas grandes préoccupations
qui ont été soulevées, encore une fois, je questionne pourquoi on ne peut pas
partager avec les gens qui suivent nos travaux, avec les membres de la
commission, pour bien comprendre qu'est-ce qui a été élaboré dans l'avis en
question, même si ce n'est pas un grand enjeu, juste pour s'assurer de la
transparence. On parle de la protection de nos jeunes.
Puis, tu sais, la semaine dernière, on s'est
fait dire qu'il n'y avait pas d'avis. On sait que, maintenant, il y a des avis.
Ce serait bien d'amener un peu de clarté en ce qui concerne ce qui était
partagé par les autres ministères. On ne veut pas travailler en silo. Je pense
que ce serait important de partager ceci, surtout que nous sommes arrivés
vraiment un peu... le nerf de la guerre en ce qui concerne ce projet de loi,
Mme la Présidente. Quand on parle de vérification d'absence d'empêchement puis
on parle aussi des personnes ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus, on parle de quelque chose qui
est un grand enjeu. On veut s'assurer qu'on procède avec de la prudence. On
veut s'assurer qu'on répond aussi aux besoins puis aux critères qui ont été
soulevés par les autres ministères.
Alors, je pense qu'encore une fois on ne devrait
pas être gênés de partager ce type d'information, surtout si on a suivi ce qui
était partagé, ce qui était soulevé comme information, même si c'étaient des
recommandations, même s'ils sont favorables,
comme on est favorables, on ne peut pas être contre la protection de nos
enfants. Je pense, par mesure de transparence, ce serait important de
partager ces documents avec nous.
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, la ministre n'est pas au-dessus des lois. Elle respecte les lois,
et c'est ce que je fais dans ce cas-là. Alors, je pense que j'ai clairement
expliqué qu'à l'intérieur des processus décisionnels
du ministère... du comité exécutif, les règles sont claires, les lois sont
claires, je ne peux pas aller au-dessus des lois. Et, pour le reste, les
discussions qui ont eu lieu, interministérielles, dans le cadre de
l'élaboration du projet de loi, se sont
faites de façon normale, de collaboration interministérielle. Et je vous
reconfirme, au niveau de la Sécurité publique, qu'il n'y avait aucun
enjeu soulevé.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci.
Mme
Maccarone : Juste avant de passer la parole à ma collègue, je
veux juste faire la mention que je trouve ça dommage parce que... je
comprends le choix de la ministre, puis évidemment on le respecte, mais ça
reste que c'est un choix politique qui est fait. Pour
moi, c'est un manque de transparence. Ça va être important de partager ces informations. C'est questionnable comme décision,
si nous sommes en train d'en débattre, de la protection de nos jeunes puis
de nos enfants. On a dit déjà qu'on est favorables. Je ne comprends pas
pourquoi qu'on refuse. C'est vraiment un choix politique. C'est le choix de la
ministre, c'est elle qui gère son ministère. Ce n'est pas une question d'être
au-dessus de la loi, c'est un choix qu'on peut faire. C'est l'information qui
était partagée avec elle, qu'on peut dévoiler pour le public et pour les
membres de la commission pour bien faire leurs travaux.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Mme la députée de D'Arcy-McGee...
Mme McGraw : Donc,
j'aimerais...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...de D'Arcy-McGee, de Notre-Dame-de-Grâce,
pardon.
Mme McGraw : Pas
de problème. Comme je dis, c'est... on est voisins, des circonscriptions
voisines. Mais j'enchaîne sur ma collègue. Je souligne que, dans mes remarques
préliminaires, on avait demandé les avis au Conseil des ministres, ça a été... du début,
parce que, pour faire notre travail de législateurs, en tant que les élus...
qu'on est élus et dûment élus par la
population québécoise, on a un travail à faire. Alors, on trouve ça... je
suis... et respectueusement, mais on trouve ça très dommage.
• (10 h 10) •
Premièrement, on nous
avait dit qu'il n'y avait pas d'avis. Là, on a démontré la preuve, mon collègue
de Pontiac a lu des lettres pour dire qu'effectivement il y avait des avis. Là, on
nous dit : Oui, effectivement, il y a des avis, mais on ne va pas les
partager parce qu'il n'y a rien à voir. Mais pourquoi ne pas laisser les
législateurs, les élus dûment élus
par la population faire leur travail en toute transparence? S'il n'y a rien à
voir, si, selon le jugement de la ministre, il n'y a rien à voir,
pourquoi ne pas les partager?
Alors, on trouve,
c'est une décision... parce que c'est une décision de la ministre qu'on
trouve... ça nous fait poser des questions.
Et pourquoi la ministre ne... en tout respect, faire preuve de transparence? À date,
ça a très bien été en commission, mais, comme ma collègue le dit, les
amendements, les ajouts constructifs, ça dépend de ces avis-là. Et laissez aux
législateurs le soin de faire leur travail. Pour nous, ça crée un précédent
préoccupant. Et on fait confiance à la ministre, si elle nous dit qu'il n'y a
rien à voir, que ce n'est pas des avis qui sont préoccupants. Donc, pourquoi ne
pas les partager?
Alors,
on... je resouligne encore la demande qui a été faite, en tout respect, dans
mes remarques préliminaires, et répétée et soulignée par mes collègues,
ma collègue de Westmount—Saint-Louis
et mon collègue aussi de Pontiac. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, je le réitère pour la
quatrième fois, pour la dernière fois, j'espère, ce
n'est pas une question de choix, c'est clairement inscrit au niveau de la loi.
Donc, je n'ai pas le choix, sur l'accès, je n'ai pas le choix. Je ne peux pas
communiquer avant le délai de 25 ans, comme c'est mentionné dans la loi,
dans le cadre du processus décisionnel du Conseil des ministres. Mes collègues
le savent très bien, Mme la Présidente, je ne leur apprends rien ce matin. Alors, je pense qu'à ce moment-ci, si
on veut justement travailler de façon constructive à protéger nos
enfants, on devrait retourner au projet de loi.
Mme
Maccarone : Oui. Bien, respectueusement, Mme la Présidente, on est sur
le projet de loi. La raison qu'on demande
les avis, surtout si la ministre a dit qu'il n'y a rien dedans, c'est une
mesure de transparence pour s'assurer qu'on suit les avis. C'est
important. On est sur l'amendement, on est sur l'article, on jase du projet de
loi. Encore une fois, on est favorables. Tu
sais, c'est écrit dans la demande à l'accès des documents, la décision que...
Veuillez noter que vous pouvez
demander à la Commission d'accès à l'information de Québec de réviser cette
décision, puis «en effet, le document visé par votre demande
constitue une analyse accompagnée d'une recommandation soumise au ministère du Conseil exécutif». Ça fait que... doit avoir
quand même de l'information, puis celle-ci, c'est en lien directement avec
le ministère de l'Immigration, et de la Francisation, et de l'Intégration, qui
vise spécifiquement cet amendement et cet article.
Alors, au moins, je
pense que ce serait important que la ministre partage avec nous c'était quoi,
leur avis, qu'est-ce qu'ils ont partagé, si elle ne va pas déposer le document,
par mesure de transparence, pour que tout le monde... prendre en considération
ce qui a été dit au Conseil des ministres par rapport à les informations. On
sait qu'une analyse accompagnée d'une
recommandation a été donnée, ça fait qu'il doit y avoir des recommandations.
Nous, on veut s'assurer que ces recommandations sont suivies.
Je comprends que la
ministre va probablement dire : Ça va être une cinquième fois, mais, tant
qu'on n'a pas cette information, ça va être
difficile pour nous de poursuivre, parce qu'on souhaite sincèrement savoir
c'était quoi, les recommandations qui ont été partagées par ces
deux ministères. Elle a dit qu'il n'y avait rien pour Sécurité publique,
alors ça doit être facile de partager ces informations. Puis en ce qui concerne
le ministère de l'Immigration, bien, on le
sait qu'il y a des recommandations. Ça fait que... Est-ce qu'on peut au moins
savoir c'est quoi, les recommandations qu'eux, ils ont fait, pour
s'assurer qu'on modifie cet article de loi comme il faut?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, vous avez reçu une réponse qui vous spécifie que
le ministère de la Sécurité publique a
repéré des documents qui répondraient à votre demande. Toutefois, elle ne vous
est pas accessible en vertu de l'article 33, paragraphe 5°, et 37 de
la Loi sur l'accès. Alors, moi, je pense, Mme la Présidente, qu'on devrait
traiter de l'amendement et avancer
dans le projet de loi pour protéger nos enfants. Alors, je comprends que, là,
on fait du temps, mais j'ai répondu
six fois à la question, et ça a été répondu par la Commission d'accès.
Alors, ceci étant dit, je ne suis pas au-dessus des lois. Je vais
continuer de respecter les lois qui nous gouvernent.
Mme
Maccarone : ...à l'accès, ce n'est toujours pas la volonté de
la ministre. Ça reste que la ministre fait un choix, est en train de faire un
choix politique de ne pas partager ces informations avec les membres de la
commission. Une demande à l'accès à l'information, c'est une chose, mais
ça reste que le gouvernement, les ministres ont quand même des pouvoirs décisionnels de partager les informations. Ça ne
serait pas un non-sens. Nous sommes en train d'en débattre de la
sécurité de nos enfants.
Alors, au moins, on sait qu'il y a des recommandations
qui ont été partagées avec le gouvernement, avec la ministre, en ce qui concerne les mesures dans l'immigration. Je pense
que ça serait important de bien comprendre, étant donné que nous sommes
en train de partager et de changer cet article en question. Si on se fiait
juste à l'accès à l'information, on n'aurait jamais rien eu, tu sais, c'est...
on nous refuse tout, tout le temps. Ça fait que ça va être un... c'est un moyen aujourd'hui, encore une fois,
d'être transparent en ce qui concerne le débat de cet article et de vider la question.
Tu sais, la ministre peut faire puis elle sait qu'elle peut faire... Je ne
comprends pas pourquoi on refuse. Honnêtement, là, c'est une question de
transparence. On jase de la protection de nos jeunes, de nos enfants. Elle a le
droit de faire, elle a le pouvoir de faire, elle sait qu'elle peut le faire. On
devrait arrêter de se cacher derrière l'accès à l'information. Elle fait un
choix politique. Maintenant, elle peut faire un choix politique. C'est le droit
de législateur. C'est pour ça qu'elle a ce pouvoir de partager avec nous.
Je pense que les gens qui suivent nos travaux
auront quand même un intérêt de savoir c'était quoi, les recommandations. Je ne
suis pas seule, Mme la Présidente. Il y a plein de gens qui suivent nos
travaux, il y a plein de gens qui s'intéressent à ça, malgré qu'il n'y ait pas
eu une revue de presse très robuste en ce qui concerne le projet de loi n° 46. Mais ça reste que c'est quand même
des changements puis des modulations qui sont importants, puis on a une responsabilité
civile. On a une responsabilité envers nos citoyens et citoyennes de vider la
question puis de bien faire nos travaux. Au
moment qu'on dépose un projet de loi, ça n'appartient plus au gouvernement, ça
fait... Ça n'appartient pas à vous, Mme la Présidente, ça
n'appartient pas aux oppositions, ça appartient à la population, puis la
population mérite d'avoir de l'information puis de la transparence en ce qui
concerne ce que nous débattons pour chaque article. J'ai l'intention de vider la question le plus possible sur chaque
article, sur chaque amendement, pour bien faire mon travail.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, la députée me demande de
transgresser les lois. Mon choix, c'est de ne pas les transgresser, de
les respecter. Alors, je pense que c'est clair.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
Mme Maccarone : Bien, je veux juste
dire, Mme la Présidente, ce n'est pas du tout ça que je demande à la ministre
de faire, tu sais. Je demande à la ministre d'exercer son pouvoir. Je demande à
la ministre de faire un choix en lien avec la transparence. Ce n'est aucunement
une transgression de la loi, du tout, du tout, du tout. C'est un choix
politique qu'elle est en train de faire, de ne pas partager les informations
puis les avis qu'elle a eus des ministères de la
Sécurité publique et le ministère de l'Immigration. Ce n'est pas une question
d'être contre la loi, Mme la Présidente, c'est une question de
transparence puis de partage de l'information, puis on va juste faire notre
travail comme il faut. Même les membres du banc du gouvernement n'ont pas vu ce
document. Tout le monde autour de la table va voter, parce que je vais demander
d'emblée, Mme la Présidente, une demande par appel nominal pour cet article,
pour cet amendement, tout le monde va voter sans avoir toute l'information.
C'est un peu ça, alors...
Mais je ne suis pas prête pour demander le vote,
je ne suis pas rendue là, parce que j'ai d'autres questions. Comme, par
exemple, on dit dans l'amendement que j'ai devant moi, qui n'est pas
nécessairement un changement de le premier libellé, mais dans le dernier paragraphe :
«La déclaration visée au premier alinéa, lorsqu'elle contient des
renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement,
doit être transmise au tiers chargé d'apprécier
le contenu d'une déclaration d'empêchement potentiel...» C'est qui, le tiers?
C'est-tu le CPE? C'est-tu la GRC? C'est qui, le tiers, dans ce
paragraphe?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Alors, les tiers chargés
d'apprécier, c'est ceux qu'on voit au 81.2.8. Donc, dans certains cas,
c'est effectivement le CPE, ça peut être le bureau coordonnateur, et on se
rappelle que, dans ce cas-ci, il y a la
possibilité, soit au bureau coordonnateur, soit au CPE, de demander au Comité
d'examen des empêchements d'examiner la demande.
Mme
Maccarone : Puis, en ce qui concerne l'application de
l'amendement ou l'article... parce que, dans le fond, c'est un gros
amendement qui modifie l'article. Ça fait que, généralement, quand on parle de
les personnes ayant résidé
ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus, est-ce qu'on parle des
citoyens aussi ou est-ce qu'on parle uniquement des personnes issues de l'immigration qui sont ici, qui sont peut-être
des résidents permanents, qui sont ici puis avec un permis de travail?
• (10 h 20) •
Mme Roy (Verchères) : Alors, on parle des
citoyens. Quand c'est dans d'autres cas où c'est des gens qui viennent de
l'extérieur, il y a un article qui est visé.
Mme
Maccarone : Ça fait que... qu'est-ce qui se passe... Dans un
exemple... Ça ne m'est pas arrivé, mais je vais
m'utiliser comme exemple, Mme la Présidente, si... Comme, par exemple, j'étais
partie pendant deux ans, moi-même, pour un contrat de travail, puis je travaille en France, puis là je
reviens. Mais vous n'allez pas vérifier mes antécédents? Tu sais, il n'y a pas
de vérification du passé. Parce que c'est ça, c'est complexe quand on dit
«pendant un an ou plus». Ça fait que je souhaite avoir une
clarification.
Mme Roy (Verchères) : Oui. Alors, à ce
moment-là, comme c'est mentionné dans l'amendement, il va y avoir une déclaration à faire. On a rajouté que cette
déclaration doit être faite sous serment pour, justement, une déclaration
qui explique qu'il n'y a pas d'empêchement,
en vertu des différents articles, là, qui mentionnent à quel... bien, on les a
tous, là, quelles sont les infractions qui devraient être déclarées.
Mme
Maccarone : Ça fait que ça veut dire, si je suis absente pour
10 mois, il n'y a aucune vérification?
Mme Roy
(Verchères) : Ça va être la vérification d'antécédents réguliers.
Mme
Maccarone : C'est la vérification d'antécédents judiciaires? C'est ça
qui est fait?
Mme Roy
(Verchères) : La VAE régulière.
Mme Maccarone : Ça fait que c'est moins
robuste, si je suis absente pour une période plus courte parce que...
Mme Roy
(Verchères) : Non, ce n'est pas moins robuste, c'est plus robuste.
C'est la VAE telle qu'on la fait pour
l'ensemble des citoyens, alors... et c'est à partir d'un an. Il faut
mettre la limite en quelque part. Donc, c'est à partir d'un an, où,
à ce moment-là, on y adjoint la déclaration sous serment.
Mme
Maccarone : OK. Ça fait
que... c'est ça. Ça fait que ça veut dire qu'on a deux types de vérifications
qui vont être faites, tout dépendamment la période de temps qu'on est
absent. Si vous souhaitez...
Mme Roy
(Verchères) : Bien, en fait...
Mme
Maccarone : ...je comprends qu'il y a plein de gens qui répondent.
Mme Roy (Verchères) : Non, mais... mais non, je
peux répondre, Mme la députée. Je peux répondre très clairement.
C'est à partir du
moment où ça dépasse 12 mois... d'avoir vécu à l'extérieur. À ce
moment-là, c'est ce nouvel article qui
s'ajoute. Ça n'existait pas avant. Donc, c'est une protection supérieure qu'on
a mise, justement, dans le projet de
loi. Et, pour tous ceux qui ont quitté six mois, par exemple, qui sont allés
dans le sud à la chaleur pendant six mois, quand ils reviennent, ils ont le même processus de vérification des
empêchements d'antécédents que tous les citoyens.
Mme
Maccarone : Et est-ce qu'il y a une entente avec la GRC pour procéder
à ces vérifications?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
la Sûreté du Québec ou avec les corps policiers. Il y a des ententes avec la
GRC, comme l'a mentionné la Sûreté du Québec quand ils sont venus nous
rencontrer lors des consultations particulières, dans le cas où, par exemple, il doit y avoir prise
d'empreintes pour aller plus loin. À ce moment-là, il y a des ententes avec la GRC.
Mme
Maccarone : Parce qu'eux aussi... Bien, est-ce qu'il y a des frais
supplémentaires qui vont être associés avec ça? Parce que, là, on parle des
vérifications pour une personne à l'international. Ça fait que... est-ce que ça veut dire... on a aussi des ententes avec
des corps de police à l'international? Parce que, dans le fond, la raison qu'on
a besoin de ceci, c'est pour vérifier ce qui
s'est passé pour cette personne quand il n'était pas sur notre sol. Alors,
est-ce qu'il y a aussi ces ententes à l'international avec les autres
instances?
Mme Roy (Verchères) : Justement, parce qu'on
n'a pas accès aux banques de données internationales, qu'on rajoute cette
déclaration-là sous serment pour s'assurer d'avoir, à ce moment-là, plus
d'informations et de s'assurer aussi, en rajoutant que c'est sous
serment... s'ajouter que les conséquences, s'il y a fausse déclaration, vont
être plus importantes.
Mme Maccarone : Les conséquences
applicables de nos lois ici... puis ce serait comme quoi?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
les conséquences quand il y a une fausse déclaration, je demanderais peut-être
à Me Boily, là, s'il veut compléter au niveau des conséquences applicables si
quelqu'un fait une fausse déclaration. On en retrouve une partie dans le projet
de loi, d'ailleurs.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Je vais d'abord demander l'autorisation.
Consentement pour que Me Boily... Me Boily, vous pouvez prendre la parole.
M. Boily
(Mathieu) : Bonjour. Mathieu Boily, avocat au ministère de la Justice,
à la Direction des affaires juridiques, qui dessert notamment le ministère de
la Famille.
En
fait, les conséquences pour faire une fausse... d'une fausse déclaration sous
serment, c'est des conséquences criminelles, là. C'est le Code criminel
qui embarque à ce moment-là. C'est du parjure, là. Donc, les conséquences sont très graves, là, si on veut, et... c'est ça.
Par contre, dans la loi aussi, on va le voir plus loin, des fausses déclarations
faites en vertu de ces articles-là sont passibles de sanctions pénales aussi au
sein de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme Maccarone :
...ça fonctionne, de faire des
suivis dans ce cas-ci? Comment est-ce qu'on va savoir que la déclaration que la personne a faite sous serment
est fausse pour poursuivre une action juridique, ou pénale, ou criminelle?
Comment ça fonctionne, ce processus?
Mme Roy (Verchères) : Une plainte, une
dénonciation, une enquête plus approfondie. Alors, ça peut venir de différents éléments. Et puis, à ce moment-là,
bien, suite à l'enquête, c'est là où on détermine si, effectivement, il y a un
parjure, donc s'entame, là, le processus d'infraction criminelle.
Mme
Maccarone : La personne va pouvoir continuer à travailler dans le
réseau?
Mme Roy (Verchères) : Non. À partir du moment
où il y a un parjure ou une infraction criminelle, normalement, ça
devient un empêchement.
Mme
Maccarone : Mais il va y avoir une enquête, parce que, là, on parle
d'une plainte. Ça fait que, tu sais... Moi,
l'exemple que je vous donne, c'est : la personne fait une déclaration sous
serment. Si je comprends, par l'explication de Me Boily, ça veut dire
que... exemple, si on trouve que la personne a dit une fausseté, ça...
quelqu'un dépose une plainte, mais pendant que c'est une plainte... parce que,
là, ce n'est pas une vérification de l'absence d'empêchement, ce n'est pas la même chose. Il va y avoir une
investigation. Ça fait que, pendant que la personne dépose une plainte ou
soulève que... J'ai une préoccupation, je pense que la personne a menti sous
déclaration de serment.
Alors, est-ce que la
personne va pouvoir continuer de travailler pendant qu'il y a une enquête ?
Parce que... Puis est-ce que ceci sera aussi envoyé au comité d'examen avant
que ça soit terminé? Parce que, là, c'est en enquête. Ce n'est pas la même affaire, parce qu'on n'a pas nécessairement un
avis. Ça fait que c'est quoi, le processus pour cette personne?
Mme Roy (Verchères) : En fait, du moment où il
y a une plainte, effectivement, ça va enclencher une enquête. Ça va être, on
l'espère, le plus rapide possible, mais non, il n'y a pas automatiquement
suspension de la personne. Les cas où on a suspension automatique de la
personne, c'est vraiment dans les cas où, par exemple, il y a eu des gestes
inappropriés qui ont mis la santé et la sécurité des enfants en jeu. Alors,
j'imagine que, si la plainte est reliée ou est en dehors de gestes qui ont eu
lieu, par exemple, au sein du service de garde, l'enquête va se faire puis,
aussitôt que ça va se faire, si, oui ou non,
il est fondé qu'il y ait parjure, donc, il va y avoir des interventions qui
vont être faites en termes d'infraction criminelle. Et sinon, bien, la
personne continue son travail.
Mme Maccarone :
Peu importe la plainte, le type de plainte? Exemple, si la personne a fait
une déclaration sous serment, son revenu, la
personne oeuvre au sein d'un CPE, puis la plainte est... quelqu'un dit :
Là, j'ai des craintes que la
déclaration que la personne a faite est fausse puis j'ai des soupçons que cette
personne a fait des actes criminels liés
à des instances... des actes sexuels envers les enfants, est-ce que c'est
catégorisé ou tout est accepté pendant qu'on attend?
Mme Roy
(Verchères) : Déjà, en termes de sécurité des enfants, aussitôt qu'il
peut y avoir une plainte de l'ordre, par
exemple, de pédophilie, de problèmes d'agression, de violence avec les enfants,
c'est clair qu'il va y avoir suspension le temps de l'enquête, mais ça,
c'est déjà prévu à l'intérieur des conventions collectives, c'est déjà prévu dans le mode de fonctionnement. Alors,
évidemment... et on se rappelle que nos prestataires ont l'obligation d'assurer
la santé et sécurité. Donc, une plainte de
ce type-là nécessite effectivement que la personne soit retirée du milieu de
garde pour ne jamais mettre... puis
on se rappelle, c'est ça, le but du projet de loi, ne jamais mettre en cause la
santé et sécurité, bien-être des enfants.
Mme Maccarone :
Ils sont suspendus sans solde ou avec solde pendant qu'il y a cette
vérification?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
il y a déjà des éléments, au niveau des conditions de travail, qui gèrent ça.
Et entre autres, là, on voit souvent que c'est avec solde dans la
majorité des cas. Puis, dans les conventions collectives, il y a aussi des
éléments qui ressortent à ce niveau-là.
Mme Maccarone :
OK. Merci.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention sur
l'amendement, est-il adopté?
Mme Maccarone :
...nominal, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Un vote par appel nominal? Mme la
secrétaire.
La
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Pour.
La
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
La
Secrétaire : Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Schmaltz (Vimont)?
Mme Schmaltz :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif :
Pour.
La
Secrétaire : Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais :
Pour.
La
Secrétaire : Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone :
Abstention.
La
Secrétaire : Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw :
Abstention.
La
Secrétaire : Mme Lecours (Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Nous revenons donc au 21 point...
non, pas 21, je vais mettre mes lunettes, 81.2.25 amendé. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions?
• (10 h 30) •
Mme Maccarone : Bon, je veux juste
soulever, encore une fois, Mme la Présidente, le malaise que j'ai en ce qui concerne un vote pour cet article, étant donné que
je ne me sens pas outillée, parce que j'ai un manque d'information, parce que
je n'ai toujours pas lu les avis qui ont été partagés par la Sécurité publique
et le ministère de l'Immigration. Ça fait que je vais demander aussi un
vote par appel nominal pour l'article amendé.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : En fait, on...
Mme Maccarone :
Quand on arrive à la fin.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : On
arrive au 13. Le 13 va être adopté dans son ensemble. Là, on n'adopte
pas les sous-articles.
Mme Maccarone :
Voilà. C'est vrai, vous avez raison. Tout à fait, vous avez raison.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Là,
je n'ai pas le bon terme, là, mais... Alors, on poursuit avec le
81.2.26. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, à 81.2.26 :
«Est institué le Comité d'examen des empêchements.
«Le
comité a pour fonctions d'examiner les renseignements fournis — oui,
ça va? — les
renseignements fournis par un corps de police dans une déclaration d'empêchement
potentiel devant lui être soumise en application de la présente section et de
donner son avis quant à la présence ou non d'un empêchement.
«Il
motive son avis par écrit et le communique au tiers chargé d'apprécier le
contenu d'une déclaration d'empêchement potentiel ainsi qu'à la personne
concernée par la déclaration.»
Alors, à
l'article 81.2.26 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de
loi... est le premier article de la sous-section 7,
intitulée Comité d'examen des empêchements, de la section de la loi portant sur
la VAE. Cette sous-section regroupe
les articles 81.26 à 81.32. L'article 81.2.26 prévoit l'institution
du comité d'examen des empêchements ayant pour fonction d'examiner les
renseignements fournis par un corps de police dans une déclaration
d'empêchement potentiel devant lui être soumis en application de cette
sous-section et de donner son avis quant à la présence ou non d'un empêchement.
Le troisième alinéa
de l'article 27 de la loi actuelle prévoit déjà l'existence d'un comité
constitué par la ministre et chargé de le conseiller aux fins de l'appréciation
du contenu d'une déclaration de renseignement pouvant relever d'un empêchement concernant un demandeur ou un titulaire de
permis. Il s'agit d'une personne physique, ou un administrateur, ou un
actionnaire, d'un demandeur ou d'un titulaire de permis. C'est le seul endroit
où la LSGEE... où il est question de ce comité.
Les dispositions
proposées par l'article 81.2.26 se distinguent de celles prévues à
l'article 27 de la LSGEE principalement
à ce qu'elles ont pour effet d'étendre les fonctions du comité, qui serait
désormais appelé à donner son avis à la ministre plus souvent, mais
également à donner au tiers chargé d'apprécier une déclaration d'empêchement
potentielle conformément à l'article 82.2.8, dans les cas visés de cet
article, de même que dans les cas visés aux articles 81.2.21
à 81.2.25, qui concernent les personnes résidant au Canada depuis moins d'un an
et ayant résidé ailleurs au Canada pendant un an ou plus.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
interventions sur le...
Mme Roy
(Verchères) : J'ai un amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Il
y a un amendement? Parfait, c'est beau, je l'ai en main. Allez-y. Je
suis désolée.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, aucun problème. À l'article 13,
article 81.2.26 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance,
remplacer, dans le premier alinéa de l'article 81.2.26 de la Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, proposé à l'article 13 du projet
de loi tel qu'amendé, «Est institué» par «Le ministre constitue».
Alors,
c'est une question plus de français. Cet amendement prévoit que le Comité
d'examen d'empêchements, plutôt que
d'être institué en vertu de la LSGEE, est constitué par le ministre.
Concrètement, cela permettra de déléguer ce pouvoir notamment à une
communauté ou à un organisme autochtone.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Mme la
députée.
Mme Maccarone :
Oui. Je comprends que la ministre a dit que ce changement est fait, «Est
institué» au lieu de «Le ministre
constitue», puis c'est... parce qu'on souhaite régler quelque chose en
français, mais il me semble que le sens de ça est vraiment différent.
«Est institué le comité d'examen des empêchements» est totalement différent que
«Le ministre constitue». Alors, peut-être
juste nous expliquer pourquoi qu'on change l'orientation, juste pour que ce
soit plus clair.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Me Boily peut vous le préciser juridiquement.
Mme Maccarone :
Oui, avec plaisir.
M. Boily (Mathieu) :
Effectivement, on peut se poser la question quand on voit juste ce petit
changement de vocabulaire. L'article actuel disait «Est institué le comité».
Donc, c'est la loi qui l'instituait. Tel qu'amendé, ça dirait «Le ministre constitue le comité». La loi dit «le
ministre». C'est la ministre qui le constituerait. Le changement... En fait,
il faut comprendre que les ententes avec les communautés autochtones sont...
actuellement, toutes les ententes qui existent
sont prises en vertu de l'article 121 de la loi, qui est un article qui
permet de déléguer des pouvoirs de la ministre aux communautés
autochtones.
Donc, c'est par la
délégation de pouvoirs que la CSSSPNQL, qui est venue, exerce des pouvoirs, et
il y a des ententes avec diverses autres communautés autochtones. Et donc le
fait de dire, dans la loi, «Le ministre constitue», bien, on peut venir déléguer ce pouvoir-là de constituer, alors que,
comme c'est la ministre qui le constitue, bien, elle délègue ce pouvoir.
Elle pourra déléguer ce pouvoir-là à une communauté autochtone, alors que, si
c'était la loi qui l'institue, bien là, ce n'est pas un pouvoir de la ministre.
Elle ne peut pas le déléguer.
Mme Maccarone : Pourquoi est-ce qu'on ne
fait pas référence à ça quelque part ici, d'abord, pour que ça soit plus clair? Parce que je ne serai pas la seule qui
va poser la question. Il n'y a pas un moyen d'avoir, dans cet
amendement, quelque chose qui est plus spécifique?
Mme Roy
(Verchères) : On l'a déjà dans nos lois, cette possibilité-là de
déléguer. On l'a... On a même des ententes avec les communautés ou les
organismes autochtones. Alors, c'était vraiment pour répondre à la demande,
justement, lors des consultations particulières, des groupes autochtones qui
sont venus nous... du groupe qui est venu nous
rencontrer, nous mentionnant justement cette volonté de pouvoir... eux-mêmes
pouvoir le faire dans les organismes autochtones, donc, le comité.
Alors, je pense qu'avec ça, ça permet de répondre à la demande. Je ne sais pas
s'il y a peut-être des ajouts, Me Boily, là-dessus. Non, oui? Ça va.
Mme Maccarone : C'était quel
article encore, Me Boily, que vous avez fait référence... 114?
M. Boily (Mathieu) : 121.
Mme Maccarone : 121? OK. Ce
n'est pas une question d'être en désaccord. Ce n'est pas ça. Je comprends le sens puis, dans le fond, je pense que c'est
important aussi de le favoriser. C'est juste une question de s'assurer que
c'est spécifique. Puis la façon qu'on
utilise le libellé, encore une fois, je ne serai pas la seule personne qui va
poser la question pour dire... Puis c'est un changement qui est assez
important, parce que l'article 121, si vous me permettez, Mme la Présidente, je veux juste le lire pour que ce soit
clair : «Le ministre peut désigner des représentants régionaux et
déterminer leurs fonctions.
«Il peut également autoriser par écrit une
personne, un ministère, un organisme, un établissement public au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux [...] ou de la Loi sur les services de santé et les services
sociaux pour les autochtones cris à exercer, en tout ou en partie, les
pouvoirs qui lui sont confiés par la présente loi.
«La personne, l'organisme ou l'établissement
public ainsi autorisé ne peut être poursuivi en justice pour un acte accompli
de bonne foi dans l'exercice de ses fonctions.»
Ça fait qu'on n'a pas besoin de faire référence
à l'article 121 juste dans le libellé, juste...
M. Boily
(Mathieu) : Non, on n'a pas besoin... Les ententes avec les
communautés autochtones, il y a toujours un préambule qui... vraiment,
qui vient camper, là, que c'est... ce sont... C'est l'article 121 qui permet à
la ministre, au nom du gouvernement, de déléguer ses pouvoirs aux communautés.
Donc, on ne le dirait pas pour le Comité d'examen des empêchements, pas plus
qu'on le dit pour les pouvoirs d'inspection ou pas plus qu'on le dit pour la délivrance du permis, toutes des choses qui
peuvent avoir été déléguées dans certaines circonstances. Donc, l'article
est... Comme tel, actuellement, c'est cet article-là qu'il utilise. Il y
a un autre article qui existe, qui n'est pas utilisé encore, qui permettrait d'aller plus loin dans les
ententes avec les communautés autochtones, mais, pour l'instant, tout ce qu'on
a, c'est l'article... tout ce qu'on a comme base aux ententes
existantes, c'est l'article 121.
Mme Maccarone : Un article qui s'en
vient dans les débats qu'on va avoir ici, non?
M. Boily (Mathieu) : Non. C'est un
article qui avait été ajouté par le projet de loi.
Mme
Maccarone : Ah! où j'ai siégé, je pense. Vous aussi, Mme la
Présidente? Oui, c'est ça. C'est quel article?
M. Boily (Mathieu) : C'est l'article
121.1.
Mme Maccarone : 121.1, c'est ça,
c'est celui qui suit. OK.
Mme Roy (Verchères) : Et je réitère,
Mme la Présidente, qu'effectivement, comme ils l'ont bien mentionné lors des consultations particulières, qu'on a des
rencontres régulières avec eux. Donc, je pense que ça va être facile de s'assurer qu'on leur mentionne bien que leur
demande qu'ils nous ont communiquée se retrouve là et répond à ce qu'ils
nous ont demandé.
Mme Maccarone : Ça fait que ça,
c'est une confirmation qu'on va avoir un comité à part pour le comité... la
communauté autochtone.
Mme Roy (Verchères) : Que c'est
possible, s'ils le demandent, oui.
Mme Maccarone : OK, mais c'est
possible, mais ce n'est pas une confirmation parce que ça fait partie des
amendements potentiels. Ça fait que je... peut-être ça peut évacuer la
question, juste que la ministre dit au micro que c'est confirmé que les
communautés autochtones vont avoir leurs propres comités.
• (10 h 40) •
Mme Roy (Verchères) : Notre volonté
est claire. Alors, s'ils le souhaitent, on pourra justement regarder... puis c'est pourquoi on l'a amendé, c'est pour
pouvoir répondre positivement, sinon on n'aurait pas fait l'amendement.
Mme Maccarone : «On pourra
regarder», ce n'est pas la même chose comme «on va le faire». Ça fait que ce que je souhaite vraiment pour eux, c'est une
confirmation claire que, si c'est... C'est leur souhait. Ils l'ont partagé en
auditions avec nous lors des consultations particulières. Ça fait que c'est une
confirmation. S'ils souhaitent, nous allons poursuivre... le
gouvernement allait... va poursuivre à mettre en place ce comité.
Mme
Roy (Verchères) : C'est exactement pour ça qu'on a amené l'amendement.
Mme
Maccarone : Super.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre...
Oui, oui, oui, allez-y.
Mme
Maccarone : Oui, Mme la Présidente. Je souhaite juste poursuivre un
peu, parce que ce qu'on a fait, quand même... tu sais, je m'en souviens, quand
on a... Bien, je ne sais pas si c'est ici ou peut-être plus loin, je pense,
c'est plus loin, parce qu'on va parler de la composition dans les prochaines...
dans le prochain article. Ça fait que je vais
attendre parce que j'ai d'autres questions par rapport à la composition. Ça
fait que ce n'est peut-être pas le moment.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : OK.
Donc, on revient à l'amendement. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Donc, on revient au 81.2.26 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, on va passer au 81.2.27, avec un amendement. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, en
81.2.27 :
«Le
comité est composé d'au moins trois membres nommés par le ministre. Parmi
ceux-ci, il désigne un avocat qui le préside, en dirige les séances et
en assume le bon fonctionnement ainsi qu'un vice-président.
«Les
membres doivent avoir un intérêt marqué pour la protection des enfants et une
expertise ou de l'expérience en la matière et en matière de vérification
d'absence d'empêchement.»
Donc, l'article
81.2.27 de LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de loi, prévoit que le
Comité d'examen d'empêchement est composé d'au moins trois membres nommés par
la ministre, dont un avocat qui préside, en dirige les séances et en assure le bon fonctionnement, ainsi qu'un
vice-président. Il précise que les membres doivent avoir un intérêt marqué
pour la protection des enfants et une expertise ou de l'expérience en la
matière ou en matière de VAE.
En comparaison,
l'article 27 de la LSGEE prévoit que le comité constitué par la ministre
est chargé de le conseiller aux fins de
l'appréciation du contenu d'une déclaration de renseignement pouvant révéler un
empêchement qui est composé de
personnes ayant un intérêt marqué pour la protection des enfants ou une
expertise ou de l'expérience en la matière. Il ne prévoit rien d'autre
quant à la composition du comité.
Alors, au niveau de
l'amendement, alors, à l'article 13, article 81.2.27 de la Loi sur
les services de garde éducatifs à l'enfance,
remplacer, dans le premier alinéa de l'article 81.2.27 de la Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, proposé à l'article 13 du
projet de loi tel qu'amendé, «trois» par «cinq».
Cet
amendement fait passer de trois à cinq le nombre minimal de membres du Comité
d'examen des empêchements.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci,
Mme la ministre. Donc, j'imagine qu'il y a des questions sur
l'amendement. Allez-y. Mme la ministre?
Mme Roy
(Verchères) : Lors des consultations particulières, plusieurs membres
nous signifiaient leurs craintes. C'était à trois, lors de votes, que ça créait
des problématiques. Donc, ils souhaitaient que le comité soit plus nombreux,
alors, justement pour s'assurer qu'il y ait au minimum deux personnes ou trois
personnes qui prennent la décision, parce qu'on se rappelle que la décision est
prise à la moitié. Alors, dans le cas de cinq, ça mène directement à trois personnes, même s'il y avait absence, donc,
en fonction du quorum. Donc, c'étaient des demandes lors des consultations
particulières.
Mme
Maccarone : ...
Mme Roy
(Verchères) : Il n'y a pas de maximum signifié dans le projet de loi.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'ils peuvent être 20 personnes autour de la
table?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, si la ministre décide d'en nommer 20.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'il n'y a vraiment pas de limite. Est-ce qu'on
souhaite avoir une limite?
Mme Roy
(Verchères) : Je ne pense pas que ce soit nécessaire. On met des
limites pour être fonctionnels. Vous voyez,
actuellement, c'était trois, mais il y a six membres, actuellement, qui
siègent. Donc, il y en avait six de nommés qui siégeaient. Ce qu'on a
actuellement au comité, parce qu'il y avait un comité qui existait, on a élargi
son... son mandat. Alors, on avait, là, des
gens des secteurs... du directeur de la protection de la jeunesse, des services
de filtrage de la Sûreté du Québec, bureaux d'aide juridique et centres
intégrés de santé et de services sociaux. Alors, c'était un comité de six,
actuellement, qui se rencontrait mensuellement.
Mme
Maccarone : Puis pourquoi un avocat?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, pour l'expertise, d'autant qu'on se rappelle qu'on
a ajouté des possibilités, par exemple, pour
les gens ayant résidé, on vient de le voir dans les articles précédents, donc,
de demander, justement, au comité d'empêchement d'analyser, dans
certains cas, à l'international, les déclarations qui pourraient faire partie
d'empêchements. Donc, je pense qu'on va chercher là une expertise qui va... qui
peut nous donner, je pense, des éléments supplémentaires pour bien analyser, en
vertu des lois, mais aussi en vertu de lois à l'extérieur du pays... Par exemple, je ne sais pas, l'homosexualité est
illégale dans certains pays, ça pourrait être mentionné comme une accusation,
mais, arrivés ici, cette accusation au niveau de l'homosexualité n'est pas un
empêchement pour nous.
Mme Maccarone :
OK. Ça fait que je souhaite
comprendre la logique derrière ça, parce que, si c'est seulement cinq
personnes, puis le président est absent, on va à l'article 81.2.31, si le
président est absent, ça va être le vice-président ou, à défaut, un
président de séance, que, je présume, peut être n'importe quel membre, puis le
vice-président, c'est n'importe quel membre, mais ce n'est pas un avocat.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, ça peut être un avocat. Comme je vous le
mentionnais, dans le comité, actuellement, on a des gens qui viennent de la
protection... mais ce n'est pas nécessairement un avocat. On l'a mis là en tant
que président. Alors, évidemment, on tente... quand on travaille avec un
comité, on tente de s'assurer que la majorité des membres, dont le président,
est présente quand on convoque les réunions. Dans ce cas-ci, on les fait
actuellement de façon mensuelle. C'était déjà ça à l'intérieur de notre mode de
fonctionnement, que le président était un avocat, mais il peut y avoir, sur les
six personnes ou sur les sept personnes, quatre avocats, cinq avocats, là. Ça
ne veut pas dire qu'il n'y a que le président qui est avocat.
Mme
Maccarone : Je ne comprends pas. Quand la ministre a dit :
C'était déjà ça quand c'est un... ce n'est pas dans la loi avant, c'est
nouveau?
Mme Roy
(Verchères) : Le comité actuel... Il y a un comité actuel, au niveau
des vérifications, qui existe puis qui se compose de six membres que je vous ai
mentionnés tout à l'heure.
Mme
Maccarone : C'est quel article de loi?
Mme Roy
(Verchères) : 27.
Mme
Maccarone : 27, OK, mais ça... Je reviens toujours à... Tu sais, comme
je ne suis pas contre qu'on ait un avocat qui siège autour de la table, le
comité, puis, OK, je comprends la mise en scène de la ministre, mais, dans l'absence de cette personne, il n'y a aucun avocat
parce qu'il y a... ce n'est pas prescrit dans la loi que le vice-président
doit être... ou vice-présidente doit être un avocat, et le président de séance,
si on a besoin, doit être un avocat. Ce n'est pas écrit nulle part qu'on doit
avoir un avis légal dans l'absence de l'avocat. Puis, si je regarde
l'article 27 qui est soulevé, ce n'est pas écrit qu'une personne doit être
un avocat. Ça fait que, là, c'est un changement qu'on est en train d'apporter.
Mme Roy (Verchères) : ...que le président est
avocat, je pense que ça nous donnait un élément supplémentaire, mais on
retrouve clairement, dans la description qu'on vous donnait, plusieurs avocats
dans le comité actuel, alors, puis il est
remplacé par le vice-président. Alors, on pense bien que, dans la majorité des
cas, le président ne sera pas là, et même, l'ensemble des membres, on se
rappelle qu'on leur demande justement que ce soient des gens qui ont une
expertise, une expérience en matière... ou en matière de vérification d'absence
d'empêchement.
Moi,
le fait que le président soit un avocat, je pense que c'est un élément qu'on y
ajoute, mais il n'y serait pas que ce serait la même chose, parce que ce
qu'on demande aux membres, c'est vraiment d'avoir cet intérêt marqué pour la
protection des enfants et d'avoir cette expertise aussi.
Mme Maccarone :
Sauf que la ministre vient de
dire : On pense, dans la majorité des cas, le président ne sera pas
là.
Mme Roy (Verchères) :
Non, j'ai dit l'inverse. J'ai dit «pas là»?
Mme
Maccarone : Oui, c'est ça que vous avez dit. Ça fait que ce n'est pas
ça. Ça fait qu'on présume que le président
sera présent, OK. Encore une fois, ce n'est pas une question d'être contre,
c'est juste que, si on est seulement cinq personnes puis, dans la mesure du
possible, on voit qu'ils ne sont pas nécessairement rémunérés, on peut avoir
des changements de la composition quand ils vont être réunis. Ça fait que
l'idée d'avoir un avocat, qui est peut-être louable, bien, ça ne serait
peut-être pas applicable. Ça fait qu'on n'aura peut-être pas un avocat autour
de la table.
Mme Roy
(Verchères) : Pourquoi ça ne serait pas applicable?
Mme
Maccarone : Parce que, si le président est absent, il n'y a
aucune autre obligation d'avoir un avocat autour de la table. C'est
seulement le président qui doit être un avocat.
Mme Roy
(Verchères) : Ah oui! tout à fait.
• (10 h 50) •
Mme
Maccarone : Ça fait que c'est louable comme objectif, mais ce
n'est peut-être pas applicable parce que, dans la mesure du possible, ça se
peut que cette personne est absente pour x, y, z raison. Ça fait que ça va être
les quatre autres membres, les six autres membres, les 19 autres
membres, puis ça se peut qu'il n'y aura pas un avocat autour de la table. Ça
fait que pourquoi faire une référence spécifique d'avoir le... que le président
soit un avocat au lieu de dire qu'on devrait avoir un membre autour de la table
qui est avocat puis de s'assurer que, chaque fois que la réunion est convoquée... qu'au moins une personne
autour de la table est avocat? Il me semble, ça donne plus de flexibilité,
parce que cette personne... pas nécessaire de présider.
Avec tout le respect que j'ai pour notre
présidente de commission, on n'a pas besoin d'être des avocats. Je préside, moi
aussi, une commission, c'est de s'assurer le bon fonctionnement... Ça fait que,
si on a un avocat autour de la table, au moins, c'est ça. Ça fait que moi, je
dirais que je serais plus à l'aise avec ça comme modification à cet article
parce que je ne nie pas l'exemple que la ministre a partagé. Ça va être
important d'avoir une expertise légale, on
voit comment que c'est important pour nous, mais peut-être pas que ça soit une
exigence pour le ou la présidente du comité, mais que, quand le comité
est réuni... qu'on a au moins un avocat autour de la table.
Mme Roy
(Verchères) : Ce que vous proposez, c'est que ça va au-delà...
Ça veut dire qu'il devra toujours y avoir un avocat pour que le comité
puisse siéger. Alors, ça peut obliger à avoir deux, trois, quatre avocats pour
s'assurer, justement, qu'il y a toujours un
avocat qui est présent. Le comité peut requérir des avis juridiques plus
spécifiques dans certains cas aussi parce que le président préside les
rencontres aussi. Alors...
Mme
Maccarone : Mais ce n'est pas différent de votre article. Ce
n'est vraiment pas différent de... bien, sauf que dans...
Mme Roy
(Verchères) : Mais ça... oui, l'amendement n'apporte pas plus,
là. Il nous oblige à avoir plus d'avocats.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...permettez,
l'amendement dit qu'on passe de trois à cinq. Est-ce que, sur cet
amendement, on est corrects?
Mme Maccarone : Je n'ai pas de
malaise pour un minimum de cinq. J'ai plus un malaise qu'on n'a pas de maximum autour de la table. C'est plus ça qui me
préoccupe, mais, avec cet amendement, Mme la Présidente, nous pourrons
poursuivre avec un vote puis on peut revenir à l'article en question. Je n'ai
pas de problème.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce que cet amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Parfait. On
revient, donc, à l'article tel qu'amendé, sur votre question.
Mme
Maccarone : Oui, ça fait que... voilà, ça fait que je reviens
à la préoccupation que j'ai. C'est nouveau qu'on mette dans la loi la notion
que le président doit être un avocat. Ce n'était pas là auparavant. On a un
comité, mais on ne parle nulle part que ça prend quelqu'un avec une
expertise légale. Je suis contente de savoir qu'on a des avocats qui
s'intéressent à ça puis qui font partie du comité, mais, si on met une exigence
qu'il faut que ce soit le président, bien
là, ça veut dire... on ne peut pas nécessairement... parce qu'on a besoin d'avoir une compétence
légale, mais pourquoi ne pas juste exiger qu'on a au moins ce lien avec une
compétence légale, qu'au moins un membre, pendant qu'ils sont réunis, est de compétence, comme un avocat ou une
avocate, ou bien qu'on a un avis légal par rapport à chaque décision?
Quelque chose de ce sens-là, je pense que ça donne plus de flexibilité, au lieu
de dire qu'il faut que ce soit un avocat qui
est président. Ça donne plus de flexibilité à ceci parce que ça se peut que la
personne serait absente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, bien,
Mme la Présidente, là, pour ce qui est de... le président avocat ou... je pense qu'on va regarder comment on peut faire, au
niveau d'une modification... si, oui ou non, c'est absolument nécessaire
de faire une modification. De toute façon,
on va adopter l'article 13 dans son entier. Donc, on pourra revenir à cet
élément-là, là. On va analyser un peu les impacts de cela.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, compte tenu qu'on
n'adopte pas chacun de ces articles-là, on peut poursuivre, le temps que
les vérifications se fassent. Ça vous va?
Mme
Maccarone : Oui, mais j'ai d'autres questions par rapport à...
pendant que les vérifications sont en train de se faire par rapport à
ceci...
Mme Roy (Verchères) : Mais ça n'excluait
pas cette possibilité.
Mme Maccarone : ...qui
va peut-être engendrer d'autres questions. Pendant que nous sommes en train
d'essayer de trouver une solution pour ceci, c'est... Comment est-ce que la
ministre va choisir ces cinq personnes?
Mme Roy (Verchères) : Bien, elle va
les choisir avec leur intérêt marqué pour la protection des enfants, leur
expertise, leur expérience en la matière et en matière de vérification
d'antécédents. Tantôt, je vous mentionnais... La composition du comité actuel, je pense, c'est un bon exemple, hein? On
l'a dit, on va aller... on est allés chercher des gens qui sont du
secteur du directeur de la protection de la jeunesse, donc c'est des enfants...
des gens qui répondent à ces qualifications-là,
des gens du service de filtrage au niveau de la Sûreté du Québec, donc c'est
des gens qui connaissent très bien tout ce qui touche la VAE, les procédures,
des gens de l'aide juridique, du centre intégré de la santé et des
services sociaux. Alors, vous voyez bien, par
les exemples, là, de la composition actuelle du comité, donc, c'est vraiment
d'aller chercher les gens qui ont l'expertise, l'expérience et
l'intérêt.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y, Mme la députée.
Mme McGraw : ...parce que vous
avez... la ministre, elle a parlé des critères. Elle a parlé des critères, mais
la question que, je crois... une des questions que ma collègue pose, c'est
comment... pas juste les critères, mais c'est au-delà des critères, le
processus.
Et aussi je voulais souligner... enchaîner sur
ma collègue qui parle d'un minimum de cinq. On est... c'est correct avec nous, mais on n'a pas... parlant de
maximum. On a des préoccupations au niveau de l'expertise, parce que ce qui n'est pas encore clair, c'est... en
demandant un président qui est un avocat, bien, est-ce que... qu'est-ce qu'on
vise? Est-ce que c'est que le président ou la présidente soit avocat ou avocate
ou est-ce que c'est avoir cette expertise en droit?
Et ce n'est
pas n'importe quel avocat qui va avoir... l'expertise requiert. Selon de ce que
vient de dire la ministre, elle a
parlé d'un certain type d'expertise. Est-ce que c'est n'importe quel avocat?
Est-ce qu'on veut être encore plus précis sur la nature de l'expertise et des critères? Donc, critères, est-ce que
ça... applique à l'avocat qui doit être, selon nous, présent, peu importe que ce soit le président, la
présidente ou un membre du comité, et aussi le processus de sélection
qui va au-delà... au-delà des critères? Donc, juste pour enchaîner sur ma
collègue...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Oui, Mme la
Présidente, l'article est clair : Les membres doivent avoir un intérêt
marqué pour la protection des enfants et une expertise ou de l'expérience en
matière... ou en matière de vérification d'absence d'empêchement. Donc, c'est
clair, là, pour répondre à votre question, c'est l'ensemble des membres.
Mme McGraw : Donc, ça, c'est les
critères. Avec respect, Mme la Présidente, pour la ministre, le processus de sélection... les critères font partie d'un
processus, mais ne constituent pas le processus. Alors, la question, quel est
le processus de sélection des
membres? On comprend que ces membres vont avoir de l'expertise et on espère que
l'avocat ou l'avocat... minimum, un avocat, une avocate, a aussi
l'expertise en droit qui est pertinente, parce que ce n'est pas n'importe quel
avocat qui a cette expertise-là. Donc, il faut, selon nous, préciser, donc, au
niveau des critères, mais le processus de sélection... Comment la ministre
envisage sélectionner les membres du comité?
Mme Roy (Verchères) : Bien, on
comprend, là, que... Je vous le mentionnais, là, quand je vous ai parlé de la composition, vous voyez qu'on fait appel, par
exemple, au directeur de la protection de la jeunesse pour nous désigner
quelqu'un qui pourrait... Ils sont prêtés, hein, ces gens-là, pour venir en
rencontre, justement. Même chose au niveau de
l'aide juridique, donc, ce sont des... un avocat, dans ce cas-ci, qui nous est
prêté pour venir siéger à ce comité, faire l'évaluation, et, quand on
intervient auprès de ces différents... différents groupes où ils ont justement
un intérêt, une expertise, une expérience,
alors on leur soumet les critères, et puis, à ce moment-là, c'est comme ça
qu'on compose, et la ministre nomme les personnes.
Mme
McGraw : Et est-ce que... parce qu'un des avantages de
passer d'un minimum de trois à cinq, ça donne plus de flexibilité pour
s'assurer d'avoir l'ensemble de l'expertise... l'expérience et l'expertise
requiert. Donc, si je comprends bien, la ministre, elle nous dit : Parmi
ces groupes qui ont cette expérience, cette expertise, ils vont faire des recommandations, et la ministre va... Je veux
juste peut-être... pas mettre des mots dans la bouche de la ministre, là, de
bien comprendre et aussi de s'assurer... Comment on va s'assurer que la
personne ou les personnes qui sont avocats ont une expertise en droit
qui est pertinente... qui est pertinente?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, oui, c'est très simple, Mme la Présidente.
Donc, il y a un appel d'intérêt auprès, par exemple, des différents
groupes que je vous ai mentionnés. Il y a une analyse des dossiers et, après
ça, il y a une recommandation qui est faite à la ministre pour la nomination
des gens sur le comité.
Mme McGraw : Et l'appel d'intérêt,
est-ce que ça va être public?
Mme Roy
(Verchères) : Bien là, c'est un appel d'intérêt auprès, par
exemple, dans ce cas-ci, de la protection de la jeunesse, de l'aide juridique, donc des gens qui ont déjà une
expertise, qui ont déjà des interventions qui se font et qui connaissent la vérification, par exemple,
d'absence d'empêchement, etc. On peut bien alourdir avec une procédure, là, à ne plus finir, mais l'objectif de ça, c'est d'avoir
vraiment des gens qui ont cette expertise, cette expérience, cette
connaissance, et je pense que, dans les groupes que je vous ai mentionnés, là,
ce sont des gens qui ont cette expertise, cette expérience.
• (11 heures) •
Mme McGraw : Et donc on comprend
qu'on veut avoir... l'expertise requiert, et puis ce n'est pas pour alourdir le
processus, ce n'est pas nécessairement l'objectif qu'on envisage, mais on
voudrait comprendre un peu le processus. Donc, on comprend l'expertise, mais,
au niveau de l'expérience... Donc, il y a l'expertise professionnelle qui est très importante. On comprend aussi qu'il y
a l'expérience vécue. Il y a des gens, des groupes, des parties prenantes
qui ont peut-être une expérience, des parents, etc. Est-ce que vous envisagez
que l'appel serait au-delà des experts et aussi peut-être de l'ensemble de la
population ou de groupes qui ont des intérêts ou des expériences pertinents?
Mme Roy (Verchères) : Bien, je pense
qu'on est clairs, là, au niveau des membres qui ont l'intérêt marqué pour la protection des enfants, l'expertise,
l'expérience dans les domaines... dans le domaine très précis du travail qu'ils
vont faire, c'est-à-dire au niveau
d'analyser les empêchements au niveau de l'absence d'empêchement. Alors, comme
je le mentionne, le processus est clair. C'est un appel d'intérêt auprès de
différents groupes ciblés qui sont déjà dans le domaine, l'analyse des dossiers
et la nomination.
Mme McGraw : Donc, est-ce qu'il y a,
donc, la possibilité... parce que vous avez... Les exemples précises... les exemples précis, je devrais dire, que vous
avez mentionnés, c'est des organismes publics ou parapublics. Est-ce que vous envisagez peut-être des organismes qui sont
des regroupements de familles, ou de parents, ou des groupes qui sont...
OBNL qui ne sont, en tout cas, pas nécessairement gouvernementaux?
Mme Roy
(Verchères) : À cette étape-ci, non, pas du tout. On veut
vraiment aller chercher une expertise pointue. Les projets qui vont
être... Les demandes qui vont être amenées au comité d'examen demandent
effectivement une connaissance plus pointue
au niveau de la vérification des absences d'empêchement, et tout ça, mais ça...
Actuellement, c'est comme ça qu'on procède, c'est la façon où on s'assure
d'avoir une expertise très pointue, parce que ça va souvent être des cas très
pointus qui vont être amenés là, et je pense que ça répond très bien aux
besoins, là, du travail que doit faire le comité d'examen.
Mme McGraw : ...peut-être la
ministre à réfléchir à élargir un peu sa... le processus et l'appel d'intérêt, parce que je pense qu'on a entendu... Il y a beaucoup
de... Il y a quand
même des groupes avec beaucoup
d'expérience et d'expertise qui ne
sont pas des groupes gouvernementaux. Donc, évidemment, on respecte,
évidemment, l'expertise, l'expérience
des représentants au gouvernement, mais surtout, que la ministre propose
d'élargir le groupe à un minimum de cinq, puis on n'a pas de maximum,
encore une fois, un des avantages, c'est qu'on peut aller chercher une
diversité d'expériences et d'expertises. Donc, on aimerait soumettre que la
ministre réfléchisse à avoir des groupes qui ne sont pas nécessairement gouvernementaux, en plus des groupes gouvernementaux,
mais qui reflètent une expérience et une expertise plus larges.
Mme Roy (Verchères) : Le projet de
loi n'exclut pas un élargissement possible dans le processus. On ne veut pas
alourdir le processus, mais l'élément de neutralité à l'intérieur du comité
d'examen... Ce n'est pas un comité politique,
c'est un comité technique, c'est un comité d'analyse pour protéger les enfants.
Donc, l'élément neutralité fait aussi partie de la nécessité, dans
l'expertise et dans l'analyse des dossiers, alors... Mais ça n'exclut pas qu'il
pourrait y avoir d'autres groupes qui pourraient faire partie d'un appel
d'intérêt, s'ils répondaient à l'ensemble des critères, mais on ne retrouve pas ça à l'intérieur du projet de loi, là. On est
vraiment dans la description de la composition du comité.
Mme McGraw : Peut-être juste
souligner... Je comprends la remarque sur la neutralité, puis évidemment c'est essentiel, et je pense qu'on ne... on ne
devrait pas confondre l'expertise, l'expérience, avec la neutralité. On peut
avoir des groupes qui ont... qui amènent
d'autres expertises, qui sont très pertinents, mais qui ne sont pas
nécessairement des organismes
gouvernementaux. C'est surtout ça que je voulais souligner. Mais on comprend et
on est d'accord pour dire que la neutralité et l'objectivité, c'est...
ce sont des critères très importants. Voilà pour mon côté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : D'autres interventions?
Mme
Maccarone : ...sur les paroles de ma collègue, que je trouvais
intéressants. Puis je reconnais que, peut-être, ce n'est pas écrit dans
la loi, mais, pendant que la ministre est en train de réfléchir à une
modification à cet article, je lui
demanderais de peut-être penser un peu à réfléchir si nous devons avoir
peut-être un parent autour de la table. On est accompagnés aujourd'hui par Ma Place au travail puis, entre autres, on a
fait une rencontre avec eux, Mme la Présidente, ce matin. Ça fait que...
parce qu'eux ils représentent quand même un OBNL. Ça se peut qu'il y a du monde
autour de cette table qui... des parents qui oeuvrent au sein de Ma Place au
travail qui pourront très bien répondre aux critères qui sont définis ici puis
qui souhaiteraient avoir une place autour de la table pour le comité de
révision, l'examen.
Ça fait que je souhaite aussi partager les
informations que Ma Place au travail a partagées avec moi, ce matin, avec la ministre, parce que j'ai deux
copies. Ça fait que... pas besoin de la déposer, Mme la Présidente, on va juste
faire la tournée, comme l'ancien poste. Comme ça, elle va pouvoir voir leurs
revendications puis un peu des témoignages en ce qui concerne les
parents qui sont toujours en attente d'une place en services de garde éducatifs
à l'enfance.
Parce que je pense qu'on
ne fait pas fausse route, si on pense à élargir un peu, étant donné qu'on n'a
pas de maximum. Ça fait que, tant qu'on n'a
pas de maximum... je comprends que peut-être, le minimum de cinq personnes,
ce seraient des personnes qui rejoignent spécifiquement ce que la ministre
avait déjà établi, mais ce serait peut-être intéressant,
si on n'a pas de maximum, de penser qui autre pourra siéger... qui m'amène à
poser la question : Actuellement, c'est quoi, la composition de la
comité?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, quitte à me répéter, le
comité, actuellement, il est composé de six membres provenant des secteurs de
la direction de la protection de la
jeunesse jeunesse, des services de
filtrage de la Sûreté du Québec, des bureaux d'aide juridique et centres
d'intégrité de santé et des services sociaux. Alors, c'est la
composition.
Vous comprenez, Mme la Présidente, que c'est un
comité qui est technique, qui doit lire les punitifs, qui doit analyser des
empêchements pour s'assurer de prendre les bonnes décisions pour protéger les
enfants. Alors, c'est un comité très
technique, et je pense que ce qui doit guider la ministre, le ministre, c'est
de s'assurer que ces gens répondent à ce qu'on a spécifié dans le projet
de loi.
Et d'ailleurs, dans le projet de loi, vous ne
voyez pas de spécification, est-ce que c'est tel groupe ou tel groupe. Ils doivent répondre à avoir cet intérêt
marqué pour la protection des enfants mais aussi une expertise, une expérience en
la matière et en matière de vérification d'absence d'empêchement. Donc, il
n'est pas limitatif, je vais le dire comme
ça. Il n'est pas limitatif, mais les qualifications nécessaires pour un comité
technique comme celui-ci sont bien décrits au projet de loi.
Mme Maccarone : La ministre a parlé
de quatre personnes, mais auparavant elle a dit que c'est composé de six
personnes. Ça fait que les deux autres personnes proviennent d'où?
Mme Roy
(Verchères) : En fait, ils proviennent des secteurs... donc, il
peut y avoir deux personnes de la direction de la protection de
l'enfance, là, par exemple. Donc, c'est six personnes, et elles proviennent de
ces secteurs que je vous ai mentionnés.
Mme Maccarone : Ça fait qu'il n'y a
aucune éducatrice?
Mme Roy (Verchères) : Non.
Mme Maccarone : Il y a une personne
qui oeuvre au sein du service de garde éducatif à l'enfance?
Mme Roy (Verchères) : Non. C'est un
comité technique d'analyse pour les empêchements, qui vont lire des punitifs, qui vont regarder les lois, les règles,
les impacts. Donc, ce n'est pas un comité qui a d'autres fonctions que celui
d'examiner les empêchements. On n'est pas là dans une table de négociations, on
est là dans un comité technique, pointu, pour protéger les enfants.
Mme Maccarone : ...pas en désaccord
avec ça, sauf que, quand on parle des personnes qui ont quand même un lien, une expérience, qui ont un intérêt... On
a entendu en audition la FIPEQ-CSQ, on a entendu la CSN, ils ont demandé
de faire partie de ce comité. Puis, si ce n'est pas limité, je ne comprends pas
pourquoi qu'on n'a pas quelqu'un qui représente
le réseau, qui siège, étant donné qu'ils ont quand même une expérience assez
pointue. On a tous entendu, on a... tous
et toutes, parce que... C'est bizarre, on a des hommes autour de la table, Mme
la Présidente, c'est inhabituel même, mais
tous les députés sont féminines. Ça fait que voilà... mais on a entendu les
histoires qu'ils avaient partagées avec nous. C'est quand même une
expérience très spécifique.
Puis je reviens sur l'histoire qui a été
partagée par la CSN. On a une éducatrice qui oeuvre au sein de la pouponnière.
Elle change une couche, on a deux amis par terre, on a un qui grimpe, on sait
qu'il va peut-être mordre, elle crie. Mais là c'est une sanction, mais quoi
d'autre est-ce qu'on souhaite qu'elle fasse? Ça fait que ça va être important,
il me semble, qu'on ait quelqu'un autour de la table qui représente les gens
qui sont visés particulièrement par le
comité. Ça fait que... est-ce qu'il y a une ouverture d'avoir une place
réservée, que ce soient les gens qui oeuvrent au sein du réseau de CPE,
que ce soient des gens qui oeuvrent au sein de le milieu familial aussi, ou
privé, privé subventionné, ainsi que les parents, évidemment, qui sont les
tributaires de tous ces beaux travaux avec leurs bébés puis leurs enfants?
• (11 h 10) •
Mme Roy (Verchères) : Bien, Mme la
Présidente, d'abord, je vais réitérer le rôle du comité d'examen, je pense que
c'est important, ce n'est pas un comité de relations de travail. Le comité va
traiter particulièrement, je vous dirais,
des demandes, par exemple, des principaux dirigeants, des prestataires, des
actionnaires, là où il peut y avoir conflit
d'intérêts, par exemple, sur la nomination, parce que c'est une personne liée
et qu'on dénote un empêchement. Donc, pour assurer tout conflit
d'intérêts, le comité d'empêchement va traiter de cela. L'exception à la règle,
parce qu'on parle vraiment d'un comité qui va surtout traiter des dossiers au niveau
des principaux dirigeants, actionnaires, propriétaires, c'est vraiment ceux qui
ont résidé à l'extérieur du Canada ou qui viennent de l'extérieur, où, à ce moment-là, il y a la possibilité de demander
l'appréciation du comité d'examen. Donc, c'est vraiment dans ce sens-là.
Et
j'entendais ce que ma consoeur mentionnait au niveau d'aptitudes inappropriées.
Le comité d'empêchement ne juge pas de gestes inappropriés, le comité
d'empêchement juge, quand un corps de police, par exemple, nous mentionne certains
éléments lors de l'embauche d'un principal dirigeant, d'un administrateur... de
s'assurer, justement, qu'on ne lèvera pas l'empêchement, parce qu'il peut y
avoir un conflit d'intérêts, donc, de bien analyser cet élément-là. Ce
nouveau rôle du comité d'examen d'empêchement, par exemple, veut traiter des
cas où on a vu des directrices de CPE passer d'un CPE à l'autre en ayant des
conditions de fraude. Donc, c'est à ce niveau-là qu'intervient ce comité. Donc, ce n'est pas un comité paritaire, ce n'est
pas un comité d'évaluation des gestes inappropriés, c'est vraiment un comité dont
la mission est claire, c'est l'évaluation des empêchements potentiels,
particulièrement, dans ce cas-ci, au niveau des principaux dirigeants, des
propriétaires, des actionnaires.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la députée.
Mme Maccarone : Oui, mais ceci dit,
il n'y a aucun CPE qui aurait accepté d'avoir une éducatrice... qui aurait accepté d'avoir une fraudeuse qui se
promène dans le réseau, là. Ça fait qu'on se comprend que... Je comprends
mal les exemples. Parce que, c'est sûr, ça ne peut pas être accepté, c'est
clair, là, ça...
Mme Roy (Verchères) : ...Mme la
députée, qui a fait trois CPE.
Mme Maccarone : Oui, mais ils ne le
savaient pas. Ils ne le savaient pas. C'est pour ça que je comprends mal
pourquoi qu'on ne peut pas penser à avoir ce monde, autour de la table, qui
oeuvre au sein du réseau. Ça peut même être des personnes à la retraite qui ont
déjà oeuvré au sein du réseau. L'article en question parle d'un intérêt marqué.
Bien, je pense qu'eux ils ont intérêt marqué. Je n'ai aucunement parlé de
relations du travail, ce n'est pas ça du tout. C'est un intérêt marqué. Je
pense que, s'il y a des gens qui ont un intérêt marqué, c'est vraiment les gens
qui oeuvrent au sein du réseau qui met en question...
On parle d'aide juridique. Bien, c'est quoi,
l'intérêt marqué, pour quelqu'un qui oeuvre au sein de l'aide juridique, si ce n'est pas plus une éducatrice qui
oeuvre au sein ou quelqu'un... une directrice, par exemple? Puis, s'il y a un
conflit d'intérêts, tout le monde peut être en conflit d'intérêts à n'importe
quel moment, qu'est-ce qu'on fait? Même les membres de ce comité, ça se peut
qu'il va y avoir quelqu'un qui vient : Ah! c'est un hasard, je connais
cette personne. Ce n'est pas impossible à penser. Ça fait que, pourquoi dire
qu'on ne devrait pas avoir un membre de la
FIPEQ-CSQ ou un membre de la CSN qui siège autour de la table, ou l'AQCPE, par
exemple, ça peut être ça aussi, le conseil québécois, on a plusieurs
partenaires, Ma Place au travail?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, je réitère, Mme la Présidente, que ce n'est
pas un comité de relations de travail. D'ailleurs, il y aura très peu de
cas d'éducatrices qui vont être traitées au niveau du comité, sauf les
exceptions que j'ai mentionnées. Si, par
exemple, la directrice, c'est sa soeur qui est éducatrice puis qu'il y a un
empêchement, donc là, il y a un potentiel
de conflit d'intérêts, donc, à ce moment-là, ça va être amené au comité. Mais
sans ça, c'est exactement le même processus que l'on connaît depuis des
années, c'est-à-dire qu'au moment où il y a un empêchement qui est soulevé, ça va être la direction, le conseil
d'administration des CPE, le bureau coordonnateur, tel que c'est prévu et tel
que ça fonctionnait.
On a ajouté cet élément-là justement pour
pouvoir, justement, intervenir dans des cas de conflit d'intérêts, dans des cas
où on doit intervenir de façon spécifique sur des personnes qui viennent de
l'extérieur du pays ou qui ont résidé à
l'extérieur du pays sur demande du tiers. Mais, en ce qui concerne la façon
régulière de fonctionner, c'est exactement la même façon. Donc, d'entrer
le syndicat qui a sa place dans plein d'endroits, de comités de travail, puis que c'est... il faut travailler ensemble pour
faire avancer les choses. Mais là on est dans un comité technique d'examen
des empêchements. Alors, je pense qu'il ne faut pas confondre les types de
comités, et c'est véritablement un travail pointu,
un travail qui demande une expertise, une connaissance particulière pour
pouvoir s'assurer, justement, les absences d'empêchement.
Mme Maccarone : Une expertise, une
connaissance particulière puis un comité qui passe, quand même, un jugement, je
pense que le rôle d'une éducatrice remplit très bien tous ces critères. Ce
n'est pas une table de relations de travail,
c'est pour ça que je n'ai pas parlé de ça, mais c'est quand même un comité qui juge
les comportements de la personne. Ça fait que ça peut se passer très
bien de s'assurer... surtout que, si la ministre dit : C'est une
expertise, c'est une connaissance
particulière, il doit y avoir un intérêt marqué pour la protection des enfants.
Puis on va déjà avoir quelqu'un de la DPJ, de la SQ, aide juridique, santé et
services sociaux qui siège autour de la table, ça fait qu'on a déjà
toutes ces expertises.
Pourquoi ne pas amener aussi une expertise du
réseau? Parce qu'on parle quand même de gens qui oeuvrent au sein du réseau. Ça fait qu'il n'y a pas un
expert plus précis que ça, qui n'est plus connaissant que ça, que quelqu'un qui
connaît qu'est-ce qui se passe sur le réseau, dans le réseau, à n'importe quel
moment. Ils oeuvrent déjà là-dedans.
Mme Roy (Verchères) : Alors, je
réitère pour la dernière fois que ce n'est pas un comité qui juge des
comportements, c'est un comité qui intervient suite à des éléments soulevés par
les corps de police du Québec. Donc, où il y
a un empêchement, ils vont déterminer si l'empêchement, oui ou non, empêche de
remplir la fonction. Alors, je pense, Mme la Présidente, avoir répondu à
toutes les questions concernant la composition du comité.
Mme
Maccarone : ...on a entendu, quand la SQ a passé en commission
parlementaire, ils ont parlé de la vérification d'absence d'empêchement
puis ils ont dit qu'ils regardent les comportements. Ça fait que ça se peut
qu'il y ait un comportement qui sera soulevé comme un
empêchement. Ça fait que ça se peut que le comité va évaluer ceci. Ça fait que c'est comme une contradiction. Je ne comprends
pas. Parce que ça se peut que c'est quelque chose qui va passer dans les mains du comité d'examen, puis on comprend
qu'il y a quand même des situations qui peuvent être très spécifiques.
Ça fait que pourquoi ne pas avoir des experts, autour de la table, de toutes
les sphères?
Je ne suis pas contre avoir quelqu'un de la DPJ,
de la SQ, aide juridique, santé et services sociaux. Je ne suis pas contre avoir ou s'assurer qu'on a un avocat ou
une avocate autour de la table, mais je pense qu'on ne fait pas fausse
route de s'assurer qu'on a un expert du terrain qui siège aussi à ce comité
pour s'assurer la bonne compréhension quand on fait une évaluation d'un
empêchement. Je pense que ça va être important, parce que, souvent, ça va être assujetti à un jugement. Si ça revient au comité,
puis on demande un réexamen de l'absence d'empêchement, ça va être
important d'avoir cette personne autour de la table.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Non, j'ai déjà
répondu plusieurs fois, Mme la Présidente.
Mme
Maccarone : Mais c'est quoi, la formation, d'abord, des
personnes autour de la table pour bien comprendre la réalité du terrain?
Mme Roy
(Verchères) : J'ai répondu aussi à ça, au moins à cinq reprises,
en donnant l'exemple du comité actuel...
Mme Maccarone : Pas pour la formation.
Mme Roy (Verchères) : ...et dans le
processus aussi.
Mme Maccarone : Mais est-ce qu'il y
a une formation spécifique? On nomme ces cinq personnes. Est-ce qu'il y a une
formation pour ces personnes, à part d'avoir un intérêt marqué ou une
expertise, une expérience dans la matière? Est-ce qu'il y a une formation?
Parce que ces personnes n'oeuvrent pas au sein du réseau nécessairement.
Mme Roy (Verchères) : Alors, j'ai
répondu, l'article est clair sur ce que ça prend pour la nomination et le
processus d'appel d'intérêt, l'analyse des dossiers. Quand on analyse des
dossiers, évidemment, on va aller chercher ceux qui ont la meilleure expertise
pour remplir le rôle très technique du comité d'examen.
Mme Maccarone : Mme la Présidente,
si je continue à poser des questions, c'est parce que ce n'est pas clair, c'est
parce que la question n'est pas répondue. Une personne qui oeuvre au sein du
réseau de l'aide juridique n'a aucunement une expérience dans le réseau de
services de garde éducatifs à l'enfance. Ça fait que c'est ça, le but de la question, c'est de comprendre c'est quoi, la
formation pour cette personne pour comprendre le réseau. Ils vont être nommés
pour siéger, la ministre va faire un choix, eux, ils vont faire l'application.
Mais c'est
ça, une étude détaillée, tu sais. Je comprends que ce n'est pas toujours facile
de répondre à les questions de
l'opposition officielle, mais moi, mon rôle, c'est de poser des questions, mon
rôle, c'est de bonifier le projet de loi, mon rôle, c'est de s'assurer qu'on a vidé la question. Tu sais, ça se
peut que c'est la première étude détaillée de la ministre, mais c'est comme ça
que ça fonctionne. Moi, je souhaite avoir une bonne compréhension de... les
experts, les personnes qui vont être
choisies pour siéger dans ce comité, quel genre de formation est-ce qu'ils vont
avoir, étant donné que la majorité de
ces personnes n'oeuvrent pas au sein du réseau, que nous sommes en train d'en
débattre pour la protection de nos jeunes.
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, pour donner l'exemple de l'avocat en aide juridique qui a été choisi pour siéger sur le comité, alors,
c'est un spécialiste qui pratique en droit criminel, ce qui lui permet,
justement, à lui de pouvoir apprécier la gravité des accusations
criminelles. Donc, il a une expertise, justement, pour pouvoir faire cette
analyse-là. Alors, je pense que c'est une bonification qu'apporte le projet de
loi, donc, pour protéger les enfants, de mettre ce comité-là, d'aller, justement,
pouvoir intervenir de façon très précise. Et je pense que la volonté est claire, c'est un comité technique, avec des
gens qui ont déjà une expertise, déjà une expérience pertinente. Il y a
l'analyse des dossiers qui est faite avant la nomination.
• (11 h 20) •
Mme Maccarone : Puis une formation
pour la personne qui vient de santé et services sociaux, c'est quoi? Parce qu'il n'amène pas une vue juridique. Même
quand c'est un comité qui gère l'éthique, ces gens ont une formation.
Mme Roy (Verchères) : Alors là, on
pourrait bien repasser chacun, là, mais... Je pense que je vais vous le faire, si ça peut rassurer ma consoeur. Donc, le
comité de six personnes... Oh! je viens de perdre mon... je viens de perdre
mon... Voilà. Mon comité de six personnes, il est formé... Puis là je vais y
aller plus pointu.
Tantôt, je vous ai parlé des grands secteurs,
alors je pense, pour bien démontrer à quel point c'est un comité technique, je
vais y aller de façon plus pointue. Alors, un enquêteur retraité de la Sûreté
du Québec; une sergente du service de filtrage du... de service, division de
l'habilitation sécuritaire de la Sûreté du Québec; une professionnelle analyste
en renseignements sur l'intégrité, service de filtrage de la Sûreté du Québec;
un chef de service, réception et traitement des signalements d'urgence de
transfert, d'adoption, de révision au centre de protection de la jeunesse, de
l'enfance, d'un territoire donné; et deux avocates en aide juridique.
Alors,
quand on reçoit les dossiers, évidemment, on ne fait pas ça les yeux fermés, on
regarde ce qui est mentionné comme critères au sein du projet de loi,
c'est-à-dire l'intérêt marqué pour la protection des enfants, une expertise, une expérience en la matière et en
matière de vérification des antécédents. Il faut vraiment prendre le comité
pour ce qu'il est, c'est-à-dire un comité
très technique, très pointu, qui doit être capable de lire, justement, les
rapports qui nous sont transmis par les corps policiers au Québec.
Mme Maccarone :
Je suis contente de cette
réponse, Mme la Présidente. C'est ça que j'aurais voulu avoir, ça fait
15 minutes ou 10 minutes.
Mme Roy
(Verchères) : 25.
Mme Maccarone :
C'est ça que je... c'est ça que
je cherchais. Mais aussi, est-ce qu'il y a quelqu'un du réseau qui vient, par contre, qui parle de leur réalité,
pour qu'on comprend, avant que les gens de ce comité prennent une décision?
Est-ce que ça, c'est quelque chose qui fait partie un peu de leurs travaux,
quand il y a un cas qui est soumis, qui est peut-être un cas complexe? Est-ce
que ça arrive que les membres du comité vont demander une expertise, par
contre, du réseau pour bien comprendre un
cas qui est très spécifique qui était envoyé, avant de prendre une décision?
Est-ce que ça, c'est des genres de choses qui arrivent?
Mme Roy (Verchères) : Ils sont... Évidemment,
c'est un comité qui regarde les empêchements, donc, qui ont été délivrés par
les corps de police du Québec. S'ils sentent le besoin, par exemple, d'avoir
des informations supplémentaires, ils pourraient le faire. Mais je
rappelle, évidemment, que ce comité se penche sur les empêchements, il
n'analyse pas les comportements inappropriés des éducatrices. C'est important
de faire la spécificité. Et là-dessus c'est vraiment à l'utilisation des
rapports de police, leur expertise est mise en place, ils analysent. Si ces
empêchements demeurent et empêchent une personne, dans les cas qu'on a
mentionnés, je ne les renommerai pas tous, là... mais empêchent ces personnes
d'avoir, justement, et de remplir correctement la fonction pour laquelle ils
sont... ils ont postulé, alors que ce soit
dans le cas des éducatrices, quand il y a un conflit d'intérêts, dans le cas
d'actionnaires, de dirigeants principaux au niveau des CPE ou encore une
demande spécifique d'un tiers qui viendrait pour des gens qui ont vécu à
l'extérieur du Canada ou qui viennent de l'extérieur du Canada, c'est dans ces
cas précis qu'intervient le comité, non pas sur l'évaluation comportementale
des éducatrices.
Mme
Maccarone : La raison de la question spécifique, c'est parce qu'on a
entendu aussi, en audition, les éducatrices qui ont quand même partagé des
doléances en disant qu'eux ils souhaitent aussi partager leur point de vue avant qu'un rapport est déposé, parce que
souvent ça peut être très spécifique puis, des fois, pris hors de contexte.
C'est pour ça que je me demande s'il y a ce type d'expertise puis une formation
pour éviter ça.
Tu sais, je pense
que, dans le gros bon sens, on souhaite avoir le moins possible que ce comité
est réuni. Je pense que c'est ça qu'on souhaite, mais il me semble que ça va
être important de s'assurer la bonne compréhension. C'est pour ça que je
soulève la préoccupation, c'est parce qu'ils ont quand même partagé ça, quand ils
ont dit : Ça se peut que c'est pris hors de contexte, parce que c'est
quelqu'un qui ne connaît pas notre réalité ou notre travail. C'est pour ça que j'aurais voulu s'assurer qu'on a une
personne représentante du réseau qui siège là pour éviter tous ces manques
de compréhension ou ces difficultés, mais de s'assurer qu'il y a quand même une
expertise qui peut être demandée ou qu'eux ils ont la possibilité de soumettre
un point de vue ou une expérience.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, effectivement, on l'a
particulièrement traité. On a fait des amendements suite aux demandes en
consultations particulières. Donc, on a fait des amendements, là, pour 81.2.6, 81.2.7 et 81.2.9, justement, sur la
possibilité, d'abord, qu'ils peuvent poser des questions au niveau des services
policiers. Parce que, quand il y a un rapport de la police, il leur est remis,
donc, en mains propres, donc ils peuvent demander, là, des questions
supplémentaires et, s'ils sentent qu'il y a quelque chose qui est inexact, la
faire corriger, à ce moment-là. Et
deuxièmement, ils peuvent aussi intervenir en amont, quand ils voient le
rapport policier du corps de police,
ils peuvent intervenir en amont pour amener des explications qui sont aussi
transmises au comité d'examen des empêchements.
Mme Maccarone :
Puis c'est la ministre qui nomme
ces personnes. Est-ce que la ministre doit amener un avis au Conseil de
ministres? Est-ce que c'est ce... est-ce que c'est amené à ce niveau-ci?
Mme Roy
(Verchères) : Non, c'est une nomination, là, d'un comité technique.
Mme Maccarone :
Puis est-ce que la ministre avait
pensé peut-être de réserver une place pour un membre qui représente la
communauté autochtone, Premières Nations?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, comme la demande, au niveau des comités
autochtones, était plus d'avoir un comité d'empêchement spécifique qui puisse
siéger et tenir compte de leur réalité, c'est ce qu'on a vu dans un article
précédent, où on a fait la modification.
Mme Maccarone : Comment ça va
fonctionner? C'est un comité pour tout... ou peut-être deux comités pour tout
le province?
Mme Roy
(Verchères) : Actuellement, oui, c'est un comité pour toute la
province. On parle, évidemment, de cas
spécifiques. J'ai le nombre de dossiers qui avaient été traités par l'ancien
comité, là, on a parlé de 90 dossiers où, là, il y avait plusieurs dossiers qui touchaient les PNR, là, il y avait
à peu près le tiers du dossier qui touchait les PNR. Donc, à peu...
c'était à peu près une soixantaine de dossiers qu'ils pouvaient traiter. Puis,
comme je l'ai mentionné, le comité se réunissait mensuellement, hein? On parle
vraiment de cas où il y a des conflits d'intérêts, où il y a des empêchements,
parce que, dans la grande majorité des cas, heureusement, il n'y a aucun
empêchement, donc il n'y a pas d'analyse, le comité d'examen n'a pas d'analyse
à faire. Et, dans le cas où il y aura... et si jamais il y avait des besoins
supplémentaires, on va les suivre au fur et à mesure. Mais actuellement on
pense qu'un comité qui va se réunir va être capable de faire le travail.
Mme Maccarone : C'est 60 par année?
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Mme
Maccarone : Par année, ça fait que... OK. La raison de la
demande, tu sais, c'est parce que je comprends que la communauté autochtone, Premières nations souhaite avoir leur
propre comité. Mais la façon qu'ils vont se réunir, exemple, est-ce
qu'eux ça va être sur des territoires spécifiques? Montréal en est un bon
exemple, c'est... On a 17 régions, au Québec, puis Montréal, c'est la
zone 6, si je me trompe, puis on a aussi une population autochtone qui est très importante, à Montréal.
Mais ce n'est pas nécessairement dans les régions où on pense qu'on va trouver
plus cette population avec les bandes, avec leurs écoles, avec leurs propres
services de garde éducatifs à l'enfance, etc.
Ça fait que... comment est-ce que ça, ce sera
traité? Est-ce que cette demande qui est en lien avec Montréal, par exemple, va
être envoyée à l'autre comité ou est-ce que ce sera envoyé au comité établi
pour la communauté autochtone?
Mme Roy (Verchères) : On se rappelle
que, dans le cadre de la... comité, justement, des différents comités
autochtones, ils voulaient qu'on regarde cette possibilité-là. Alors, ça va
vraiment être avec eux, selon les ententes. Je ne pourrais pas, moi, dire en
leur nom comment on va mettre un comité. Est-ce que ce sera un comité régional?
Est-ce que c'est un comité national pour les nations autochtones? Donc, on a
ouvert, dans ce projet de loi là, cette possibilité pour regarder avec,
justement, les autochtones et ne pas décider pour eux.
Mme
Maccarone : Ça m'amène une réflexion. Quand on a débattu du
projet de loi n° 14, qui est maintenant la réforme de la Loi de la
police, évidemment, il y a un aspect très important au niveau de l'implication
de la communauté autochtone que... Je
trouve qu'on a fait du bon travail, dans le débat pour cette loi, en ce qui
concerne leur implication. Puis ce
qu'on a fait... parce que, là, on parle des cas liés avec des policiers, par
exemple, ici, on parle d'un cas qui est lié avec... spécifiquement avec un
policier autochtone. Bien, on s'assure qu'on a un représentant autochtone qui
siège au... du comité de révision de le cas en question.
• (11 h 30) •
Alors, je souhaite savoir s'il y a une
ouverture, étant donné que le comité n'est pas nécessairement mis en place pour
cette communauté très spécifiquement, si on peut aborder un amendement qui est
peut-être plus en lien avec, si c'est un
cas... Au moins, pour le moment, ça n'empêche pas la ministre de mettre en
place ce comité, mais ça peut prendre un an, ça peut prendre un moment,
mais la loi sera adoptée prochainement... de s'assurer que, si le cas pour le
comité est en lien avec la communauté autochtone, qu'on s'assure qu'au moins un
membre autour de la table des cinq, six, 20 personnes est issu de cette
communauté.
Mme Roy
(Verchères) : Ce sera des discussions qu'on doit avoir, je
pense, avec les communautés. Je pense que leur souhait n'était pas celui-là, mais bel et bien d'avoir des ententes
de délégation, ce qu'on permet dans le projet de loi. D'ici là, évidemment, on ne veut pas tomber dans
un vide. Donc, s'il y avait certains cas où il y aurait des empêchements,
alors, à ce moment-là, ils pourraient être amenés au comité d'examen des
empêchements. Et, exactement comme je l'ai mentionné, pour d'autres, ils
pourraient, s'il y a des spécificités qu'on doit savoir versus le fait que ce
soit le comité autochtone... ils pourraient
intervenir en amont pour, justement, faire connaître au comité d'examen...
Alors, je pense qu'il ne faut pas
mettre deux éléments en parallèle. La volonté et ce qu'on nous a demandé lors
des consultations particulières, c'était très, très clair, c'était cette
possibilité de pouvoir eux-mêmes mettre en place leur comité d'examen.
Et, Mme la Présidente, je vous demanderais une
petite suspension, si possible.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bon, alors, pour des besoins très de base, on va prendre
une petite suspension. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 32)
(Reprise à 11 h 38)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Mme la ministre, je pense qu'on était rendus à vous.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, moi, je n'ai pas d'autre... J'ai répondu à toutes
les questions.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : OK. Est-ce qu'on a d'autres interventions sur...
Mme Roy (Verchères) : S'il y a
d'autres questions, je vais y répondre avec plaisir.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur le 81.2.27 amendé?
Mme
Maccarone : Oui. Dans le fond, c'est pour répondre aux
commentaires de la ministre qu'elle a faits juste avant la suspension, quand on
parlait d'avoir un comité d'examen pour la communauté autochtone, Premières Nations. C'est parce que ce n'est
pas une garantie dans la loi, c'est une possibilité. Alors, ce que je souhaite
évoquer, c'est de s'assurer, entre temps, de... prend en considération que, si
c'est un cas en lien avec cette population, qu'on s'assure qu'on a au moins un représentant autour de la
table. C'est ça, la proposition que je fais. Ça fait que je veux savoir s'il y
a une ouverture pour ceci.
Mme Roy (Verchères) : Bien, comme je
l'ai mentionné juste avant la suspension, il est possible, là, pour les
communautés autochtones de poser les questions préalables, de faire un avis
préalable avant que ça aille au comité. Donc,
je pense que ce n'est pas nécessaire. Et puis, comme les communautés
autochtones nous ont signifié clairement que leur objectif, c'était
clair, c'est d'aller rapidement vers un comité d'examen, donc on va travailler
en étroite collaboration avec les communautés autochtones pour répondre à cette
façon de faire, pour le mettre en place le plus rapidement possible, donc, de
façon diligente. Je pense que c'est la façon qui va être... qui va le mieux
répondre aux besoins qu'ils nous ont exprimés lors des consultations
particulières, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup.
Mme Maccarone : C'est juste que je
réitère que c'est toujours seulement une possibilité puis pas une garantie
parce que ce n'est pas enchâssé dans la loi, si la... si c'est ça que la ministre
souhaite évoquer. Mais je serais prête à voter sur un amendement qui parle de
leur donner leur propre comité, que ce soit très spécifique.
• (11 h 40) •
Mme Roy (Verchères) : Je pense que
la loi est claire, là. C'est selon leur volonté, puis je pense qu'ils vont peut-être nous exprimer que ça ne sera peut-être
pas juste un comité d'examen, mais peut-être deux, peut-être territorial. Moi,
je préfère, dans un cas comme celui-là, être très respectueuse de la démarche
des nations autochtones et le travailler avec eux selon leur volonté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci.
Mme Maccarone : Sauf que ce n'est
pas spécifique, ce n'est pas dans la loi. Il n'y a aucune référence
spécifiquement à ceci. C'est pour ça que je vote... Puis je pose la question...
comme je peux aussi poser la question : Dans la mesure du possible... dans
la possibilité, comme la ministre évoque, cette communauté va avoir leur propre
comité, c'est quoi, la composition de ce comité? Est-ce qu'il faut que ce soit
la même composition qu'on vient d'en discuter, un avocat, un membre DPJ, etc.?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, comme je l'ai mentionné, Mme la Présidente,
en tout respect pour les nations autochtones,
on va travailler avec eux, on va regarder leur volonté aussi en termes de
composition. C'est une délégation que
l'on peut faire envers les nations autochtones, donc, on va le faire avec eux.
Et pour pouvoir véritablement répondre aux besoins de la sécurité des
enfants et du bien-être des enfants autochtones, on a modifié le projet de loi
pour s'assurer de répondre à leur demande de pouvoir effectivement avoir...
obtenir cette délégation, d'avoir ce comité. On va regarder avec eux qu'est-ce
qu'ils souhaitent en tant que nation autochtone, au niveau de la composition,
au niveau de la répartition, alors... et au niveau des différentes réalités des
Premières Nations.
Mme Maccarone : Je réitère quand
même, Mme la Présidente, qu'il n'y a rien qui est spécifiquement écrit dans la
loi en ce qui concerne cette possibilité. Je ne veux pas manquer une
opportunité de s'assurer qu'on répond à leurs besoins. Alors, je vais demander
une courte suspension pour qu'on puisse déposer un amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va suspendre.
(Suspension de la séance à 11 h 42)
(Reprise à 11 h 57)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, au moment de suspendre, nous
en étions à la députée de Westmount—Saint-Louis pour le dépôt d'un amendement. Je pense que c'est fait. Nous
vous écoutons.
Mme
Maccarone : Oui. Alors, article 13. L'article 81.2.24 introduit
par l'article 13 du projet de loi est modifié par l'ajout, après le
premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Le comité doit être
composé d'au moins un membre représentant une communauté autochtone lorsqu'une
déclaration d'empêchement vise une personne autochtone.»
On s'est inspirés,
comme j'avais mentionné, Mme la Présidente, lors du débat pour le projet de loi
n° 14, qui est maintenant une loi... Puis je vais partager quand même l'article
en question de la Loi sur la police, qui est l'article 199, parce qu'on
s'est inspirés de... le libellé de ce projet de loi. Puis, encore une fois, la
raison que j'aborde celui-ci, c'est parce
qu'on l'a fait ailleurs, dans une autre commission, pour rejoindre les besoins
de la communauté. Puis ça n'empêche pas la ministre d'établir un comité
composé et fait en... main à main avec la communauté autochtone, ce qui était
souhaité. Dans le fond, ça exige, peu importe le comité qui est établi, qu'on
va avoir au moins un représentant de la communauté, un... communauté autochtone
qui siège.
Puis, étant donné
qu'on n'est pas limités à le nombre de personnes... Ce qu'on a vu aussi dans la
Loi sur la police, c'est qu'on peut avoir
des gens qui siègent à temps partiel. Ça fait qu'ils sont appelés... Quand on
parle de tribunal de déontologie, par
exemple, pour l'article en question que je vais lire, c'est là où ils sont
appelés à siéger, uniquement quand c'est en lien avec un policier
autochtone, par exemple.
Alors, l'article de
la Loi sur la police, qui est le 199, se lit : «Le gouvernement nomme les
membres du tribunal à temps plein ou à temps partiel, dont au moins un est membre
d'une communauté autochtone afin d'agir lorsqu'une enquête vise un policier
autochtone, pour un mandat d'au plus de cinq ans», etc.
Mais
ça, c'est la partie de l'article en question qu'on trouve intéressant puis
qu'on trouve c'est une bonification. Ça ne limite aucunement les travaux de la
ministre. Ça ne limite aucunement les travaux qu'elle va faire avec la
communauté visée puis cette population parce que... Évidemment, on est
d'accord, puis ce qu'on souhaite, c'est qu'ils ont leur propre comité, mais ça s'assure aussi que, la composition des
membres de peu importe le comité qui est établi, on va avoir au moins un
représentant.
• (12 heures) •
Puis, comme j'ai dit,
je répète, c'est... si on n'est pas limités dans le nombre de personnes qui
siègent, bien, il n'y a rien qui nous empêche de s'assurer qu'on nomme au moins
une personne qui a un intérêt marqué, qui a une expertise ou une expérience dans la matière ou en matière de
vérification d'absence d'empêchement de cette population pour amener
leur propre vision, leur propre expertise. Puis je pense que c'est en lien avec
ce que... ils ont partagé leur esprit.
Encore une fois, ça donne cette flexibilité. Aucun empêchement, puis je trouve
que c'est une bonification de s'assurer qu'au moins c'est fait.
Puis encore une fois,
je réitère, on l'a fait avec le ministre de la Sécurité publique. C'était
accepté. C'était une belle façon de
rejoindre la population, puis c'est fait ailleurs, c'est dans les lois que nous
avons déjà tout récemment adoptées, juste l'année passée.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Alors, on demanderait une petite suspension.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 01)
(Reprise à 12 h 15)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Donc, au moment de
la pause, avant de prendre la petite pause,
nous en étions à la rédaction d'un nouvel amendement. Donc, ça prend le
consentement pour retirer l'amendement précédent. Est-ce qu'il y a
consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement.
Donc, pour le nouvel amendement, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Alors, l'article 13.
L'article 81.2.27 introduit par l'article 13 du projet de loi est modifié
par l'ajout, après le premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Le comité doit être
composé d'au moins un membre d'une communauté autochtone lorsqu'une déclaration
d'empêchement potentiel vise une personne autochtone.»
Alors, c'est la
reformulation suite aux échanges que nous avons eus hors micro. Et je remercie
la ministre de son ouverture, ainsi que Me Boily pour les précisions. On s'est
inspirés, comme j'avais dit... la Loi sur la police puis l'article 199, mais on
comprend que c'est très sensible puis on veut aussi respecter les libellés qui
sont écrits ailleurs.
Alors, on est très
contents avec les modifications puis, encore une fois, on remercie le
gouvernement pour l'ouverture.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
Mme Roy (Verchères) : Non. Ça nous
va.
Mme Maccarone : Un vote par appel
nominal, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw : Pour.
La Secrétaire : Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire : Mme Schmaltz
(Vimont)?
Mme Schmaltz : Pour.
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme
Tardif : Est-ce que je peux demander une suspension, s'il
vous plaît, juste par rapport à ça? Non? Bien...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On est dans le vote, actuellement.
Mme Tardif : C'est parce qu'un
autochtone qui demeure en ville ne demeure pas dans une communauté autochtone.
Et un autochtone qui demeure en ville... Il y a des garderies, dans mon
comté...
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...c'est juste que,
Mme la députée, on est dans le vote, actuellement. C'est pour,
contre ou abstention.
Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. Alors, l'amendement est adopté.
Nous revenons
donc au texte principal du 21... du 81.2.27 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a
encore des interventions?
Mme Maccarone : Oui, mais je ne sais
pas si la collègue souhaite... parce que ce serait peut-être maintenant qu'elle
pourra partager son point de vue.
Mais avant, si elle souhaite puis si vous
souhaitez, Mme la Présidente, juste pour préciser...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que vous voulez une suspension?
Mme
Maccarone : ...on ne parlait
pas d'une notion géographique. Ce n'était pas ça, le lien. Quand on parle de
communauté, on ne parle de géographique, on parle de les... plusieurs nations.
C'était ça, le sens. Ça fait que juste pour que ça soit clair, ce n'est pas en lien avec
la géographie. Ça fait que peu importe que c'est un milieu rural ou urbain,
ce n'était pas le sens.
Ainsi que
juste... Pour l'autre précision, c'est parce qu'on n'est pas limités au nombre
de personnes qui siègent sur le
comité. Il y a aussi... pas une exigence que cette personne soit là tout le
temps parce qu'on parle de la parité plus loin. Alors, on parle
uniquement quand on a un besoin, peu importe le comité qui sera établi.
Alors, je pense qu'on ne fait pas fausse route.
On ne parle vraiment pas de géographie. On parle vraiment des nations et des
communautés, pour utiliser une terminologie qui est usée ailleurs.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que vous désirez une suspension ou on poursuit?
Mme Roy (Verchères) : Non, ça va.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va? Alors, on est toujours sur le 81.2.27 tel qu'amendé.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Maccarone : Pas sur ceci, Mme la
Présidente.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : S'il n'y a pas d'autre intervention, on va passer à l'article suivant,
qui est le 81.2.28. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente.
«81.2.28. Le mandat des membres du comité est
d'au plus deux ans.
«À la fin de leur mandat, les membres demeurent
en fonction jusqu'à ce qu'ils soient remplacés ou nommés de nouveau.»
Donc, à
l'article 81.2.28 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de
loi... établit que la durée du mandat des
membres du comité est d'au plus de deux ans. Il prévoit également... à la fin
de leur mandat, les membres demeurent en fonction jusqu'à ce qu'ils soient
remplacés ou nommés de nouveau. La disposition prévue au deuxième alinéa
de l'article permettrait d'éviter que le comité ne soit paralysé, s'il s'avérait
qu'il y ait du retard dans les nominations.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a des interventions sur le 81.2.28?
Mme Maccarone : Oui. Pourquoi deux
ans?
Mme Roy (Verchères) : C'était déjà
deux ans. Donc... et le mandat continue, s'il n'y a pas de nomination, ou on
peut renommer la personne. Donc, si, par exemple, il y avait une problématique
d'absences fréquentes, par exemple, là on
pourrait décider, tout simplement, de remplacer la personne, donc, pour ne pas
que ça s'étire sur trois ans ou quatre ans. Donc, le deux ans nous
semblait adéquat.
• (12 h 20) •
Mme Maccarone : OK. Juste parce que,
dans la majorité des autres projets de loi — je suis dans ma sixième année — c'est
rare qu'on voie un deux ans. Habituellement, c'est un cinq ans ou un sept ans.
Alors, j'étais surprise de voir un deux ans, mais je comprends les
exemples.
Est-ce que ça
arrive régulièrement d'avoir des renouvellements? Est-ce qu'il y a un maximum
de renouvellements?
Mme Roy (Verchères) : Bien, c'est
ça, c'est exactement ce que je viens de vous donner comme exemple, là, pour s'assurer, justement... Puis, par exemple,
bien, au bout de deux ans, quelqu'un pourrait trouver que c'est lourd, au
contraire... l'exemple contraire de celle que je viens de vous donner. Alors,
il pourrait trouver, au bout de deux ans, que c'est trop lourd. Donc, pour
s'assurer, justement, que le comité est toujours très opérationnel, à ce
moment-là, on pourrait procéder à son remplacement.
Mme
Maccarone : Et est-ce que ça arrive que ces gens soient
renouvelés... Puis est-ce que c'est ça, la norme? Ils sont renouvelés?
Mme Roy (Verchères) : Oui, ils sont
renouvelés, de façon générale, si l'intérêt est toujours des deux côtés.
Mme Maccarone : Puis est-ce qu'il y
a un maximum de renouvellements?
Mme Roy (Verchères) : Il n'y a pas
de maximum de renouvellements prévu, surtout que c'est souvent... Bon, je prends l'exemple des gens à la SQ qui sont
des gens vraiment spécialisés dans un domaine spécifique, au niveau de
certaines filières de la SQ, donc, ils ont une expertise très pointue.
Mme Maccarone : Ça me surprend,
d'abord, qu'on n'a pas comme une limite, un minimum de deux ans, un maximum, je
ne sais pas, juste pour s'assurer qu'on a aussi un renouvellement des gens
autour de la table. Tu sais, ancienne vie,
là, expérience, exemple, pour un conseil d'établissement d'une école, par
exemple, on a toujours la moitié qui
sont là... Il y a toujours un renouvellement, toujours, de la moitié qui sont
là dans leur deuxième année, puis l'autre moitié qui rentre que c'est leur première année.
Ça s'assure qu'on a toujours des nouvelles personnes autour de la table, mais
on a aussi une stabilité. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui était aussi
pensé quand on a rédigé le projet de loi?
Mme Roy (Verchères) : En fait, on se répète,
c'est un comité très, très technique. Alors, c'est très différent, par
exemple, d'un comité de parents, où on veut amener des idées nouvelles, etc.
Là, on est vraiment
dans l'analyse des empêchements. Donc, on réfère... puis tantôt, quand je
parlais de la composition, on réfère
spécifiquement à des gens, là, qui ont une expertise, là... Je prends, par
exemple, le professionnel analyste
en renseignement sur l'intégrité qui est du service de filtrage de la sécurité,
division de l'habilitation sécuritaire de
la Sûreté du Québec, donc, on est dans des expertises très pointues
parce que c'est des analyses techniques qui se font. Donc, on n'est pas
dans des orientations.
C'est pour ça que
l'objectif de ça, c'est de toujours avoir un comité solide qui a toute
l'expertise nécessaire pour faire
l'évaluation des empêchements potentiels, pour protéger nos enfants, tant leur
santé et leur sécurité que leur bien-être. Ça fait que c'est... il faut
vraiment voir ce comité-là pour le travail très technique, très pointu et qui
demande une certaine expertise.
Mme Maccarone :
Sauf que ça veut dire, si ce monde-là sont toujours renouvelés, c'est quand
même un empêchement pour les autres personnes qui souhaitent peut-être partager
leur expérience, leur expertise. Parce qu'ils ne sont pas les seuls. On parle
de six personnes. Il doit y avoir un... j'espère, un autre 30 personnes,
60 personnes, une centaine de personnes
qui ont aussi cette expérience puis cette expertise, qui souhaiteraient
peut-être participer, mais ils ne pourront pas parce qu'on renouvelle
sans arrêt les six ou 10 personnes autour de la table.
Mme Roy
(Verchères) : Je pense que, si on sentait le besoin, il pourrait y
avoir, par exemple, des ajouts de membres sur certains éléments spécifiques que
le comité sentirait le besoin. Mais je pense qu'en faisant ça... C'est vraiment un comité d'experts, dans le fond. Alors,
je pense que ça nous permet de bien répondre au mandat, et c'est un mandat qui est quand même exigeant, là. Il faut
regarder ça avec attention, avec, vraiment, finesse et avec une expertise
très pointue. Alors, il faut vraiment le voir comme un comité d'experts, là.
Mme Maccarone : OK. C'est juste que ça
sonne... Évidemment, la façon que c'est écrit puis toutes les mêmes personnes qui reviennent tout le temps, ça sonne
un peu exclusif. C'est ça que je voulais quand même éviter, de s'assurer
que tout le monde a une chance de postuler.
Ça fait que... ce qui
m'amène à la question, peut-être, d'abord, qui va m'aider à comprendre. Comment
est-ce que la renomination fonctionne? Est-ce que c'est fait six mois d'avance,
trois mois d'avance? Puis, dans ce cas ici, est-ce que c'est aussi affiché au sein des partenaires, comme la ministre
l'avait déjà évoqué, comme la DPJ, tout ça, pour voir s'il y a un intérêt,
parce que... quand ce n'est pas limité, pour donner la chance aux autres
personnes aussi de participer en même temps qu'elle renouvelle les
personnes qui siègent déjà?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, bien, c'est un processus continu, hein?
L'objectif, c'est que ce comité-là soit opérationnel. On s'entend, là, c'est
des éducatrices, c'est des directrices qu'on entend, qui rentrent en
fonction... donc, que l'analyse soit faite
rapidement, qui nécessite une certaine expertise, qui nécessite une expérience
précisément là-dessus. Alors, je ne pense pas qu'il y ait véritablement
des gens qui attendent à la porte pour cogner, là, pour faire partie de ce
comité-là, qui est souvent en surplus du travail qu'ils ont au sein des
différents ministères. Alors...
Et c'est de le faire
de façon continue. Une personne ne revient pas. Au moment où ils sont nommés,
on leur demande : Avez-vous l'intention
de revenir?, si effectivement on souhaite qu'ils reviennent, puis
on les renomme. Alors, voilà, puis, je pense, c'est vraiment de répondre à ce
qu'est ce comité-là, là. On ne peut pas... On ne peut pas l'envisager comme
un comité dans un service scolaire, ou encore un comité de parents, ou un
conseil d'administration de CPE. On est vraiment, là, dans quelque chose de
spécifique.
Mme Maccarone : Mais le renouvellement,
ça, ça se fait un mois avant la fin de leur mandat, six mois, trois mois?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
il n'y a pas de procédure prédéterminée, sauf que ce qu'on mentionne à
l'article, qui est extrêmement important, c'est que, quand le mandat
prend fin, si la nomination n'est pas déjà faite, elle reste en vigueur jusqu'au moment où il y aura une autre
nomination ou une renomination. Alors, c'est pour ça qu'on le trouve... «À la
fin du mandat, les membres demeurent en fonction jusqu'à ce qu'ils soient
remplacés ou nommés de nouveau.» L'objectif, c'est toujours que le
comité soit opérationnel.
Mme Maccarone :
Mais pourquoi, d'abord, ne pas faire cinq ans? Si c'est parce qu'on a cette
expérience, cette expertise vraiment précise...
Mme Roy
(Verchères) : Je n'ai pas... Pour faire quoi?
Mme Maccarone :
Pourquoi pas, au lieu de dire deux ans, pourquoi ne pas mettre ça à cinq
ans, pour être plus en ligne avec les autres
comités qui existent avec une expertise? Si c'est parce que... ce que la
ministre a dit, c'est quand même très, très, très technique, avec une
expérience, un bagage et un profil vraiment spécifique, puis on souhaite qu'ils
restent, puis habituellement on les renouvelle, bien, pourquoi ne pas seulement
le mettre cinq ans? Pourquoi avoir le deux ans?
Mme Roy (Verchères) : Ça
pourrait être deux ans, ça pourrait être trois ans, ça pourrait être cinq ans.
On a mis la barre, là, à deux ans. On
se rappelle que c'est un mandat nouveau, plus complet, qui a été donné au
comité d'examen des empêchements.
Alors, je pense que, si, effectivement, ça fait l'affaire, on va le renouveler,
ça va devenir un quatre ans, ça va devenir un six ans.
Alors, je pense que
je ne suis pas certaine, là, qu'il y a un débat de fond à faire sur la durée du
mandat, deux, trois, quatre ou cinq ans.
L'objectif, qui est essentiel, c'est de se rappeler qu'on veut que ce comité-là
soit opérationnel 12 mois par année, à chaque année, parce qu'il y
a des gens qui attendent justement cette expertise-là pour pouvoir engager une
éducatrice, un principal dirigeant, pouvoir procéder pour un titulaire de
permis, un administrateur ou encore pour une personne qui vient de l'extérieur
du Canada ou qui a été plus d'un an à l'extérieur du Canada. Donc, je pense que l'important dans le fonctionnement du
comité, c'est de s'assurer qu'il puisse être opérationnel en tout temps.
Alors,
on peut débattre éternellement sur deux, trois, quatre ou cinq, là, mais je ne
vois pas d'arguments majeurs qui vont
plus dans la faveur de deux, de trois ou de cinq. Ce qui est important, c'est
ce qui est en place, qu'il continue à être
en fonction, que les membres demeurent en fonction jusqu'à ce qu'ils aient...
qu'ils soient soit remplacés, soit nommés par une nouvelle personne.
Mme Maccarone :
C'est parce que la ministre a dit
que c'est... ils sont en place pour deux ans, mais l'article en question,
le mandat des membres du comité est d'au plus 10 ans. Ça fait que ce n'est
pas...
Une voix :
...
Mme
Maccarone : Deux ans, c'est ça. Excuse mon accent. Ce n'est pas tout à
fait exact.
Mme Roy (Verchères) : Parce que, tu sais,
juridiquement, c'est la bonne façon de l'écrire. La question est celle-là. C'est
un mandat de deux ans renouvelable.
Une voix : Effectivement,
mais, à l'expiration, il...
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Donc, le «d'au plus» est correct, de l'écrire comme
ça.
Mme
Maccarone : ...la question se pose : Pourquoi ne pas mettre «d'au
plus cinq ans», d'abord?
Mme Roy (Verchères) : Bien, on pourrait
mettre... C'est ce que je vous ai mentionné tout à l'heure, on peut mettre
deux, trois, quatre, cinq, là. J'ai expliqué, dès le départ, pourquoi on a
choisi deux, pour s'assurer, justement, que, si la tâche est trop lourde ou que
quelqu'un manque de disponibilité, on aille vers un remplacement plus rapide à
ce moment-là. Mais, comme on a possibilité de le renouveler, je pense que ça
fera quatre ans, ça fera six ans. Puis notre objectif étant toujours celui que
notre comité d'empêchement... d'examen des empêchements soit fonctionnel, parce
qu'il y a des gens qui attendent après cette expertise-là pour pouvoir avoir un
emploi.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, mesdames et messieurs... Mmes les
parlementaires, messieurs, compte tenu de l'heure, je suspends les travaux.
Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 30)
(Reprise à 16 h 21)
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission des relations avec les
citoyens reprend ses travaux.
Donc,
nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 46, Loi sur l'amélioration de la protection des
enfants dans les services de garde éducatifs.
Je
vous rappelle que lors de la suspension de nos travaux, ce matin, nous en
étions à l'étude de l'article 81.2.28 proposé par l'article 13
du projet de loi. Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions pour cet
article?
Mme
Maccarone : Oui.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Allez-y.
Mme
Maccarone : Il me reste quelques questions. Quand...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...
Mme
Maccarone : Si vous voulez.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Je vous taquine, je vous taquine. Allez-y. Il
faut s'amuser un peu, là, hein?
Mme
Maccarone : Oui. On parlait de la notion de deux... d'au plus deux
ans, puis là le renouvellement, puis je
questionnais le... pourquoi ne pas mettre aux cinq ans. Parce que la ministre a
dit qu'on renouvelle, majoritairement, les membres autour de cette... autour de
la table de cette comité. Alors, je voulais savoir juste c'est quoi, le
processus, en termes de travail. Parce
que, si on renouvelle chaque deux ans puis on fait toujours un appel,
peut-être, aux candidatures,
ce n'est pas moins lourd de changer ça à cinq ans.
Mme Roy
(Verchères) : En fait, on pense que deux ans répond bien au besoin. Ça
permet, en tout cas, surtout, dans un premier temps, de s'assurer que les gens
sont assidus, que le comité est fonctionnel. Alors, on peut le mettre à cinq, on peut le mettre à trois ans,
on peut le mettre à deux ans. On parle d'un comité, là, où les gens restent
en mandat, demeurent en fonction, alors, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés ou
renommés à nouveau. Alors, je pense que le deux ans permet, là, juste la bonne
période de temps pour s'assurer, justement, que si, par exemple, des gens trouvent que c'est trop lourd en surplus de leur
travail, par exemple, donc, décident de ne pas continuer après deux ans,
donc, ça met un poids moins... moins long
sur leurs épaules. Et, dans le cas aussi où, par exemple, il y aurait un
problème d'assiduité, de
disponibilité, ça nous permet un remplacement plus rapide. Alors, je pense que
ça répond bien aux objectifs, là, qu'on a mis à l'intérieur du projet de
loi.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci.
Mme
Maccarone : Mais ça, ça arrive combien de fois, des gens qui décident
de... des gens qui décident qu'ils doivent quitter parce qu'il y a un
empêchement pour eux au niveau de la lourdeur de travail?
Mme Roy
(Verchères) : Je n'ai pas de statistique particulière, d'autant qu'on
se rappelle que, ce comité-là, on lui a donné de nouveaux mandats très
spécifiques. Alors, on a définitivement augmenté la charge de travail, alors, par
les éléments qu'on a apportés. Donc, il n'y a pas une boule de cristal, à ce
moment-ci, mais je pense qu'avec le deux ans ça nous donne cette opportunité.
Si on ne trouve pas ça assez long, bien, on renouvelle et puis on vient de
passer de deux à quatre, tout simplement. Donc, ça ne me semble problématique
d'aucune façon, à moins que... Vous mentionnez que c'est problématique, mais
moi, je ne sens pas qu'il y a un problème quelconque là-dedans.
Mme
Maccarone : C'est juste plus une question de stabilité, puis
renouvellement, puis aussi la charge de travail, puis de donner l'occasion aux
autres personnes de présenter leur candidature aussi. Parce que je comprends les exemples que la ministre nous donne en ce qui
concerne quelqu'un qui décide, de leur propre volonté, qu'il souhaite
quitter. Ça fait qu'un mandat de deux ans, c'est peut-être préférable. Mais il
n'y a rien qui empêche quelqu'un qui a signé pour un contrat de cinq ans de
quitter après 12 mois, non plus, puis là de remplacer la personne. Ça fait
que, pour moi, ce n'est pas un argument qui tient la route, parce qu'à
n'importe quel moment une personne peut quitter parce qu'il trouve la charge
trop lourde, par exemple. Ça fait que c'est ça que je cherche à comprendre.
Mme Roy (Verchères) :
Moi, je pense que j'ai bien expliqué le pourquoi on a choisi deux ans.
Alors, je pense que ça répond bien au mandat, c'est facilitant pour le travail.
Alors, je pense que, pour nous, là, ça convient totalement pour les mandats des
membres du comité.
Mme
Maccarone : Ça fait que je comprends que c'est le choix de la
ministre. Puis est-ce que ça veut dire que la ministre... Est-ce qu'elle peut
enlever quelqu'un de la commission avant la fin de son contrat?
Mme Roy
(Verchères) : Pourquoi enlever quelqu'un à la fin?
Mme Maccarone :
Quelqu'un qui rejoint... Exemple,
quelqu'un qui dit... qui répond oui à la demande, à l'appel de candidature,
mais, dans le fond, ne se présente pas. Il y a six réunions qui ont été
convoquées, puis cette personne ne présente pas. C'est quoi, les
critères pour enlever quelqu'un de la comité, de la part de la ministre, pour
avoir un remplacement?
Mme Roy (Verchères) : Il n'y a pas de critère
particulier. J'imagine que, si quelqu'un manque de disponibilité, on va l'interpeler, on va lui dire : Est-ce
qu'il y a vraiment de l'intérêt?, vous semblez avoir des problèmes de
disponibilité. Alors, la personne va nous remettre sa démission,
j'imagine, et on va le remplacer, tout simplement.
Notre
objectif, c'est que le comité soit fonctionnel, puis ce que je viens de
répondre, là, c'est vrai avec deux ans de mandat, c'est vrai avec trois,
c'est vrai avec cinq.
Mme
Maccarone : Puis, si la personne dit : Non, je ne souhaite pas
démissionner... ou quelqu'un qui... les autres
membres, par exemple, ont placé une plainte pour dire qu'on n'est pas content
avec le niveau de travail de cette personne, est-ce que la ministre a le
pouvoir d'enlever quelqu'un de ce comité?
Mme Roy (Verchères) : Alors, ce n'est jamais
arrivé. C'est totalement fictif, et, si jamais ça arrive, j'imagine qu'on aurait une discussion. Je ne verrais pas
pourquoi quelqu'un qui n'a pas la disponibilité d'assister à aucune réunion
voudrait absolument maintenir de rester à ce comité-là. Donc, ce ne... ça ne
s'est jamais produit, Mme la Présidente.
Mme
Maccarone : Mais ce n'est pas ça, la question. Moi, ma question
c'est : Est-ce que la ministre a le pouvoir d'enlever quelqu'un de la
comité?
Mme Roy
(Verchères) : Si on peut le nommer, j'imagine qu'on pourrait le
dénommer, mais ce n'est pas spécifié dans la
loi, là. Je ne sais pas s'il y a... Mais il y a cinq membres minimum, donc,
même s'il y avait une personne de... qui a le problème d'assiduité, je vous
dirais, ça nous démontrerait que le deux ans était le bon choix de ne
pas aller vers trois ou cinq ans pour avoir, justement, à traîner ce
problème-là pendant cinq ans.
Mme
Maccarone : ...changer aussi la formulation avec un amendement
précédent, où on a dit que c'est... Je vais
trouver la... C'est ça, on parle de la composition, mais on ne parle pas de la
nomination. Ça fait qu'est-ce... Je souhaite juste avoir une
confirmation. Est-ce qu'on a le pouvoir, comme ministre, d'enlever quelqu'un?
Mme Roy
(Verchères) : C'est ça, on met un mandat de deux ans, donc on ne
traînera pas le problème très longtemps, là,
on va être réactifs, puis le mandat ne sera pas renouvelé. Et la situation ne
s'est pas posée, puis d'ailleurs on a augmenté le nombre de personnes
siégeant au comité. Donc, si on avait une problématique particulière avec un membre qui serait moins assidu aux rencontres, on
ne serait pas mal pris du fait d'avoir, justement, augmenté le nombre de
participants au comité, d'un nombre minimum de participants au comité.
Mme Maccarone :
Ça fait que... est-ce que ça veut
dire : la réponse est non, on ne peut pas enlever la personne, s'il y a
quelqu'un qu'on souhaite enlever de la... le comité? Parce que, là, on change
un peu la façon de faire. On ne
pourra pas enlever la personne. Ça fait que, tu sais, la nature de ce projet,
on gère les exceptions, Mme la Présidente. Ça fait que c'est juste une question. Si jamais il y a une exception
ici, est-ce que la ministre a le pouvoir d'enlever une personne qui
siège sur ce comité?
Mme Roy
(Verchères) : ...la vérification, là, mais, si je les nomme, je dois
être capable de les dénommer.
Mme Maccarone :
Moi, mon expérience dans les
lois, Mme la ministre, c'est qu'il n'y a pas grand-chose qui... On pense, des
fois, c'est évident, et puis, dans le fond, ce n'est pas évident, puis on a
besoin d'avoir des précisions.
Mme Roy (Verchères) : Me Boily cherche.
Mais une chose est certaine, ça justifie, justement, le fait de choisir
deux ans. Me Boily... Est-ce que, Mme la Présidente...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Oui, allez-y.
M. Boily
(Mathieu) : Oui. Alors, dans la Loi d'interprétation, qui est une loi
qui est horizontale, qui est une loi qui
régit l'interprétation de l'ensemble des lois et règlements du Québec, là, il y
a l'article 55 qui prévoit que le droit de nomination à un emploi
ou fonction comporte celui de destitution. Donc, le fait de pouvoir nommer
implique celui de pouvoir destituer, évidemment, pour des causes sérieuses.
Mme
Maccarone : ...dans ce projet de loi, on ne parle pas de nomination,
on parle de constitution.
M. Boily
(Mathieu) : Oui, mais on dit que le comité... «composé d'au moins
trois membres nommés par le ministre», donc c'est vraiment la nomination par le
ministre, là, qui...
Mme
Maccarone : OK. Parfait. Merci.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 81.2.28? S'il n'y en a pas d'autre, on va passer, Mme la ministre,
au 81.2.29.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Alors, à 81.2.29 :
«Le secrétariat du
comité est assumé par le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition
féminine.»
Donc, c'est...
L'article 81.2.29, proposé dans l'article 13 du projet de loi,
prévoit que le secrétariat du comité est assumé par le ministère de la Famille.
Le ministère offrira donc un soutien administratif au comité, par exemple, pour
la planification des rencontres et la préparation de la documentation requise.
• (16 h 30) •
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a des questions?
Mme
Maccarone : Oui, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Allez-y.
Mme Maccarone :
Merci. Les questions que j'aurais
en ce qui concerne l'implication du secrétariat, c'est en lien avec la
confidentialité. Le comité, c'est quelque chose, mais là, le secrétariat, leur
rôle, c'est de faire quoi exactement?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
il est clair. On parle, par exemple, ici de planifier les rencontres, donc de
convoquer les rencontres,
probablement de s'assurer de la présence des membres et, en plus de ça, de la
préparation des documents, donc faire les photocopies pour que chacun
ait un dossier, alors... Et, en termes de confidentialité, évidemment, nos
employés de l'État, qui travaillent dans le cadre de leurs fonctions, doivent
respecter les règles de confidentialité.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Ça
fait que ça veut dire, les réunions vont se tenir en personne, parce qu'il y a
des photocopies?
Mme Roy (Verchères) : Bien, ça ne veut pas
nécessairement dire ça, non. On peut recevoir des photocopies par la
poste puis on peut en avoir en personne. On peut recevoir de la documentation
par méthode électronique.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Oui, mais c'est parce que ce n'est pas
identifié qu'on peut tenir des réunions par
vidéoconférence. Puis, quand on va au prochain article, on parle, à 81.2.30,
des membres présents. Alors, «présents», est-ce que ça veut dire en
présentiel? Juste, encore une fois, la notion de confidentialité, on parle
quand même... On a même reçu une lettre aujourd'hui de la CDPDJ qui parle de la
confidentialité des personnes qui sont visées par des plaintes. Ça fait que je
pense qu'on ne fait pas fausse route, si on parle de quelles mesures seront mises en place en ce qui concerne la
confidentialité des informations de la personne qui souhaite avoir un avis du comité.
Alors, est-ce que les
réunions peuvent se tenir à distance, par vidéoconférence? Puis, si oui, est-ce
que ça veut dire que les informations vont être partagées par courriel? Comment
est-ce que ça va fonctionner?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, d'abord, dans un premier temps, être en présence,
c'est autant de façons... d'une réunion en virtuel, en Teams. Alors, quand on
calcule un quorum d'une réunion en Teams, on l'a vécu depuis les trois
dernières années assez pour comprendre que le quorum, c'est le nombre de
personnes qui participent à la réunion, qu'elle soit en présentiel ou en Teams.
Donc, c'est le fait de participer qui détermine que c'est une présence. La confidentialité est exactement la même, que ce
soit une réunion en Teams ou une réunion en présence. Alors, voilà, et,
en termes de secrétariat, là, on est sur un article qui dit que c'est le
ministère qui va tenir le secrétariat, donc, qui va s'assurer de pouvoir
convoquer les réunions, préparer la documentation requise.
Mme Maccarone :
...documentation qui est préparée
par le secrétariat car cette personne relève du ministère. Est-ce que
cette information va être partagée avec les membres du ministère ou la
ministre?
Mme Roy
(Verchères) : Non, ça s'en va directement au comité d'empêchement. Ce
qui est partagé avec la ministre, c'est le
résultat ou l'avis du comité d'empêchement, puis, quand il y a des...
évidemment, et ce, que ce soit une personne ou que ce soit via des sites
sécurisés, parce qu'il est possible, maintenant, en 2024, de tenir des réunions
sur des sites sécurisés, donc, où la confidentialité, elle est totale.
Mme
Maccarone : Je veux juste faire la mention... parce que j'ai débattu
autres projets de loi dans le passé puis je
n'ai pas assisté à celui du 23, mais, même dans le projet de loi n° 23, à l'automne dernier, votre collègue le ministre de l'Éducation a quand même adopté des amendements
à des articles quand on parle de... le moyen technologique pour les réunions. Quand j'ai assisté à l'adoption du
projet de loi pour la refonte du Curateur public, c'était la même affaire,
puis là, évidemment, on parle aussi des
personnes vulnérables, puis des dossiers très, très, très sensibles, de
l'information très confidentielle
dans le cas de plusieurs personnes, puis on était très spécifiques dans le
moyen que les membres du comité ou les membres du regroupement pouvaient
se rencontrer.
On ne devrait pas
faire la même chose ici pour s'assurer qu'on a une conformité avec les autres
projets de loi ou les autres lois qui sont maintenant en vigueur? Je pense,
encore une fois, on ne fait pas fausse route de s'assurer que c'est vraiment clair, parce que présentement,
pour moi, ce n'est pas clair, puis évidemment une réunion qui est tenue
en ligne est totalement différente qu'une réunion qui est tenue en personne. Si
on donne des documents, on peut les récupérer. C'est juste de s'assurer qu'on
protège vraiment la confidentialité de les personnes concernées.
Mme Roy (Verchères) : Bien, je pense qu'on va
le faire selon les règles. Si c'est une réunion Teams, évidemment, c'est
des sites qui vont être sécurisés. Les fonctionnaires qui vont maintenir le
secrétariat, parce que l'article porte sur le fait que le secrétariat va être
tenu par le ministère de la Famille, sont tenus aussi de respecter la
confidentialité. Alors, je pense que tout
cela va se faire. Ça se faisait déjà, d'ailleurs. Le comité existait déjà. On
l'a bonifié. Le comité existait déjà. Donc, il n'y a aucune
problématique en termes de confidentialité. Toutes les bonnes mesures vont être
prises pour que les réunions se tiennent en tout respect de la vie privée.
Mme
Maccarone : Les réunions se tiennent de quelle façon présentement?
Mme Roy (Verchères) : Actuellement, elles se tiennent...
Est-ce qu'elles se tiennent des deux façons, Teams et...
Une voix : ...
Mme Roy
(Verchères) : Surtout en Teams, alors, surtout avec un site sécurisé.
Mme Maccarone : Parce
que le secrétariat du comité, ça relève au ministère... Ça fait que c'est le
ministère qui est son patron. Ça fait que, si le patron demande d'avoir accès à
les informations, le secrétariat fait quoi?
Mme Roy
(Verchères) : Non, le secrétariat, là, son rôle, c'est d'avoir
un soutien technique pour aider le comité d'examen. Alors, je ne sais pas ce
qu'on cherche, là. Ce sont des fonctionnaires qui sont tenus à la
confidentialité. Ils vont convoquer les réunions. Ils vont transmettre
les documents, et on n'a même pas besoin... personne n'a besoin d'avoir les
documents, autres que les membres du comité d'examen. Et nous, nous recevons
l'avis, hein? Le ministre reçoit l'avis ou
le tiers reçoit l'avis du Comité d'examen des empêchements, et là on nous met
un rapport sur lequel on doit se pencher pour savoir exactement s'il y a
des empêchements ou non, pour avoir la fonction et pour répondre justement aux
besoins, là, de ces gens qui attendent une réponse pour pouvoir savoir s'ils
sont engagés ou non.
Mme Maccarone : Je ne pense pas que
c'est anodin comme question, surtout qu'on est en étude détaillée, Mme la Présidente, parce qu'il ne faut pas oublier
qu'on est en train de traiter les cas des personnes qui ne sont pas des
employés de l'État. C'est des employés des installations qui ne se... relèvent
pas nécessairement du gouvernement. Ils sont
des employés des installations, que ce soit un CPE ou... privé ou privé non
subventionné. C'est une des raisons qu'on a besoin d'avoir une loi qui
gère un peu les exceptions, c'est parce que ces personnes ne sont pas les
employés de l'État.
Alors, je
pose des questions juste pour s'assurer la protection aussi de leurs
renseignements, puis leurs informations, puis le bon traitement de leurs
informations. Je ne pense pas que c'est... Ce n'est pas la chasse aux sorcières,
mais c'est de s'assurer qu'on, vraiment,
vide la question, parce que, pour ces personnes, c'est leur vie. Encore une
fois, on a entendu des histoires puis des mises en scène. Même dans la
lettre qu'on a reçue, aujourd'hui, du CDPDJ, il soulève qu'il peut y avoir des préoccupations puis peut-être un
manque de compréhension, parce qu'il y a une question de jugement aussi
dans tout ça.
Ça fait que je veux juste m'assurer que... C'est
important qu'on vide la question, puis c'est pour ça que je vous pose des
questions, Mme la ministre. Ce n'est pas pour créer un malaise, c'est parce que
je veux vraiment bien comprendre puis de s'assurer, avant qu'on continue au
prochain article, qu'on a vraiment posé toutes les questions possibles en ce
qui concerne les personnes qui sont représentantes ici, parce qu'au début,
j'avoue, quand j'ai vu le secrétariat, j'ai
questionné pourquoi, par exemple, qu'on ne leur donne pas le moyen de nommer, à
l'intérieur de leur comité, un secrétariat, pourquoi c'est une personne
qui était attribuée par le ministère.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, ça me fait plaisir de
répondre aux questions de la collègue, alors,
puis je vais y aller peut-être plus dans le détail. Ça va permettre de bien
comprendre à quel point, effectivement, c'est important, pour nous, de
protéger les renseignements personnels et la vie privée.
Alors, tous les documents sont clavardés pour,
justement, masquer les données, les données nominatives. Les documents sont... anonymisés. C'est un mot facile
à dire... trop de... il y a trop de voyelles dans ce mot-là. Donc, il n'y a aucune donnée personnelle qui circule. Il n'y a
aucune donnée nominative qui est nommée, aussi, lors de la rencontre. Alors,
les documents sont transmis sur une plateforme qui est sécurisée, et le comité
se rencontre sur des dossiers où on n'a pas le nom, justement, des
personnes.
Donc, tout se
fait dans les règles pour respecter, justement, le droit à la vie privée et à
la protection des renseignements personnels. Ça se fait déjà comme ça et
ça va continuer de se faire comme ça aussi, dans le cadre du Comité d'examen
des empêchements, avec le nouveau mandat.
Mme Maccarone : OK. Merci, c'est
beaucoup plus clair. Merci. Puis pourquoi le secrétariat est attribué par le
ministère et non... ce n'est pas leur choix de choisir une personne, peut-être,
autour de la table qui pourra occuper ce rôle? Est-ce que c'était une demande
de leur part ou...
• (16 h 40) •
Mme Roy (Verchères) : C'est d'abord
des gens qui nous ont prêté... qui nous sont prêtés de d'autres ministères,
comme je l'ai mentionné, quand j'ai décrit les personnes qui font partie du
comité. Donc, je pense que c'est pour les
soulager d'une tâche purement technique, de convoquer des réunions, de
s'assurer que les documents sont transmis, donc, avec toutes les règles
de protection qui sont faites là. Alors, je pense, c'est justement pour
s'assurer que les gens qui sont là puissent se concentrer sur ce pour quoi ils
sont là, non pas faire du secrétariat technique, mais bel et bien pouvoir faire l'analyse au niveau de l'examen des
empêchements. Donc, c'est aussi simple que ça, c'est juste la façon la
plus facile de fonctionner, et on a du personnel, au sein du ministère, qui peut
le faire.
Mme
Maccarone : Et là on a parlé de 60 cas par année. C'est
combien de réunions? Comment ça fonctionne? Est-ce que ça veut dire qu'ils sont convoqués une fois par mois, puis là
on rassemble toutes les demandes de documents de révision ou de cas de
révision une fois par mois, une fois par semaine? Est-ce que c'est cas par cas?
Comment ça fonctionne?
Mme Roy (Verchères) : Alors, oui,
actuellement, c'est une fois par mois. Donc, c'est selon le nombre de dossiers.
Évidemment, s'il y avait plus de dossiers, donc, on pourrait aller à deux fois
par mois. Donc, c'est vraiment selon la
nécessité de l'étude des dossiers. Alors, actuellement, on s'en tenait à une
fois par mois. Si jamais il y avait une augmentation des demandes, par exemple, parce qu'il y avait des vagues
de gens qui viennent travailler de l'extérieur, ça pourrait demander plus d'examens à ce moment-là, donc, on
augmenterait tout simplement le nombre de rencontres.
Mme
Maccarone : OK, mais c'est bon à savoir, parce que, quand on
parlait des délais, parce qu'il y a beaucoup de gens qui parlaient de délais... Ça fait que, si on dit : Bien,
dans votre cas, malgré que vous l'avez déposé le premier du mois, il faut que vous attendiez 30 jours,
bien, je présume que ça va être le cas aussi dans quelques vérifications, parce
que, s'il y a juste un au début, mais on attend peut-être deux semaines, ça
fait que ces personnes... Est-ce qu'ils sont informés que ça peut
prendre 30 jours, deux semaines, 60 jours avant d'avoir un retour du
comité?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
évidemment, on ne parle pas de 60 jours. Ces gens-là sont informés qu'il y
a déjà un empêchement parce qu'ils ont vu le rapport d'un des corps de police
du Québec. Donc, ils savent que c'est transmis,
par exemple, à un tiers ou, par exemple, parce qu'il y a un conflit d'intérêts,
quelqu'un qui est lié, donc, ils savent effectivement que ça doit passer
par le comité. Donc, ça peut nécessiter un délai supplémentaire d'une, deux ou
trois semaines au maximum, parce que,
minimalement, le comité se réunit une fois par mois, et, si nécessaire, il se
réunira plus d'une fois par mois.
Mme Maccarone : Mais ce n'est pas la
personne concernée qui lève la main, parce que c'est eux qui reçoivent quand
même une copie du rapport puis c'est eux qui vont dire : Je souhaite
divulguer mon information. C'est ça qu'on a entendu de la présentation de la
SQ. Le représentant de l'installation, le titulaire du permis va quand même recevoir un document, mais il n'y aura pas de
détails. Ça fait que, pour que le comité fasse leur travail, il faut que
la personne concernée accepte de dévoiler les informations dans le rapport. Ça
fait que c'est eux qui soulèvent... c'est eux qui vont enclencher les travaux
du comité.
Mme Roy (Verchères) : Oui, il y a
un... ils doivent consentir. C'est exactement ce que je vous mentionnais. Ils
ont le rapport en main. Ils savent qu'il y a un empêchement, que, pour
continuer le processus, ils ont deux choix. Ils peuvent arrêter le processus ou
continuer le processus. Donc, pour continuer le processus, ça doit aller au
Comité d'examen des empêchements. Donc, à ce moment-là, il faut qu'il autorise
que... le processus. Sinon, ils arrêtent tout simplement le processus, là. Ils
ne vont pas aller faire la démarche pour l'emploi.
Mme Maccarone : Ça fait que, c'est
ça, à ce moment-là, quand eux, ils déclenchent le processus, est-ce que c'est
là où ils sont informés... de dire : Bien, le comité va se réunir dans
30 jours parce que, pour vous, c'est le premier
du mois? Est-ce que c'est là où ils sont informés? Parce que 30 jours...
Cette personne est suspendue de son travail. Ça fait qu'il y a quand
même une planification...
Mme Roy (Verchères) : Bien, il n'y a
pas de suspension de travail.
Mme Maccarone : Bien, ça dépend.
Mme Roy (Verchères) : C'est dans le
cadre de nouveaux employés.
Mme Maccarone : Ça dépend le cas, tu
sais, de la personne.
Mme Roy (Verchères) : Non, mais
c'est des nouveaux employés. Donc, il ne peut pas...
Mme Maccarone : Bien non.
Mme Roy (Verchères) : C'est toujours
des nouveaux employés où il y a des gens qui sont liés, par exemple, où il y a un conflit d'intérêts potentiel, à ce
moment-là, et c'est amené au comité d'examen. Dans le cas où ça serait un ancien
employé, ça serait, par exemple, un changement d'emploi.
Une voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Non, ça ne va
pas...
Mme Maccarone : Bien, pas
nécessairement. Ça peut aussi être un renouvellement. Ça fait que, si c'est... mais ce n'est pas nécessairement tous ces cas-là,
ça peut aussi être un renouvellement. Ça fait que la personne concernée peut être suspendue. Ça fait que c'est pour ça...
je me demande : Est-ce qu'on en informe la personne, de le délai qu'ils vont
avoir à subir avant que le comité va se réunir pour traiter de son cas?
Mme Roy (Verchères) : ...qu'ils
savent qu'il y a un comité, donc, qui va se réunir, puis, dans certains cas,
probablement qu'on va pouvoir même savoir, de façon régulière, quelle est la
date. Donc, oui, ils vont être informés du fait que ça doit aller au Comité
d'examen des empêchements.
Mme Maccarone : OK. Merci.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Avant de passer aux prochaines... au prochain article,
Mme la ministre, c'est rare, mais j'ai une question, moi. Je voudrais
peut-être... Je vais
utiliser mon privilège. J'ai juste une question de précision, peut-être, à
Me Boily. Pourquoi utilise-t-on «ministère de la Famille, des Aînés
et de la Condition féminine? Est-ce parce...
Mme Roy (Verchères) : Ah oui!
j'aurais pu y répondre.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Oui? D'accord. Est-ce
parce que c'est déjà dans la loi existante?
Mme Roy (Verchères) : C'est ça,
c'est le nom du ministère prévu. Selon la loi constitutive, c'est celui-là, donc, Famille, Aînés et de la Condition féminine,
alors, étant donné que c'est par décret pris en vertu de la Loi de l'exécutif.
Alors, nous, c'est le nom usuel, c'est «ministère de la Famille», mais, dans le
cadre d'une loi, on doit utiliser le nom qui avait été décrété.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup pour cette
précision. Alors, on peut passer au 81.2.29. La parole est à vous.
Mme Roy (Verchères) : Oui, alors...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bien, pas 81.2.29, 81.2.30.
Mme Roy (Verchères) : Non, on ne
recommence pas, hein? OK, parfait. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Je le coche. Allez-y, 81.2.30.
Mme Roy (Verchères) : Merci
beaucoup, Mme la Présidente.
«81.2.30. Le quorum du comité est constitué d'au
moins la moitié de ses membres.
«Les avis du comité sont décidés à la majorité
des membres présents. En cas d'égalité, le président a un vote prépondérant.»
Le premier alinéa de l'article 81.2.30,
proposé par l'article 30 du projet de loi, prévoit que le quorum du comité est constitué d'au moins la moitié de ses
membres. Le deuxième alinéa de l'article 81.2.30 prévoit que les avis du
comité sont décidés à la majorité des membres présents et qu'en cas d'égalité
le président a un vote prépondérant.
Les règles relatives au quorum posées par le
premier alinéa de l'article 81.2.30 impliquent qu'au moins la moitié des membres du comité doivent participer à
une séance pour que celle-ci puisse se tenir valablement. Par exemple,
si le comité comptait huit membres, au moins quatre membres devraient alors
participer à la séance.
La règle posée par le deuxième alinéa de
l'article 81.2.30 implique, pour sa part, qu'une décision du comité est prise lorsque plus de la moitié des membres du
comité qui sont présents lors d'une séance votent en faveur de celle-ci. Ainsi,
si le comité comptait huit membres, dont quatre seraient présents lors d'une
séance, au moins trois membres présents sur quatre devraient donc voter
alors en faveur de la décision pour que celle-ci soit valablement prise. S'il
s'avérait qu'il y ait égalité des votes, le président aurait alors un vote
prépondérant.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur le
81.2.30? Oui, allez-y.
Mme Maccarone : Je questionne en ce
qui concerne le quorum, parce que, là, on parle d'un minimum de cinq, puis, si on a cinq personnes, ça veut
dire... on a deux ou trois personnes qui vont prendre une décision. Pourquoi
on n'a pas fait le choix d'avoir une décision qui est unanime? Ce n'est pas
nombreux... le point, c'est parce que ce n'est
pas nombreux, on parle... ça peut être un très petit comité de cinq personnes.
Ça fait que deux ou trois personnes, dans le fond, ça va être deux qui
disent oui, deux qui disent non, puis le pauvre président qui va falloir qu'il
tranche, ce n'est pas beaucoup. Alors, je me demande, là, si c'est une petite
composition, pourquoi qu'on n'a pas fait le choix d'une décision unanime.
Mme Roy (Verchères) : Bien, parce
que c'est des règles démocratiques qu'on utilise quand même assez
régulièrement, la majorité. Donc, la majorité l'emporte. Dans les faits, on va
vous dire que ce qu'on constate à la tenue
du comité, dans la quasi... ce que j'en comprends, ça se fait toujours à
l'unanimité des membres. Généralement, les
membres sont tous d'accord, là. Il y a discussion, il y a consensus et puis...
mais, dans les cas rencontrés, la décision... il pourrait y avoir un cas
où la décision pourrait être majoritaire pour une raison ou pour une autre.
Mme
Maccarone : Oui, excusez-moi, j'ai chaud, oui, voilà, ça fait
que... Excusez-moi, Mme la Présidente, c'est...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
Mme Maccarone : Merci, oui, c'est
vrai, je vais m'en servir, d'un verre d'eau. Je trouve qu'il fait très chaud
dans la pièce.
L'AQCPE a fait la mention, dans... lors de leur
présentation puis dans leur mémoire, qu'ils souhaitent un deux sur trois. Ça
fait que j'entends la ministre quand elle parle de mesures démocratiques, tout
à fait, mais, même ici, à l'Assemblée nationale, quand on
fait la nomination de certains postes, on fait ça à deux tiers. Alors, est-ce
qu'il y aura une ouverture de parler de deux
tiers des membres pour s'assurer que ce serait plus une réflexion de la tendance
des membres de la comité?
Mme Roy
(Verchères) : Parce que le deux tiers, sur une équipe de cinq
membres, ça ressemble à l'unanimité. C'est effectivement ça, Me Boily,
il en vient à la même conclusion que moi. En faisant le dégradé de cinq
membres, mais le diminuant aux deux tiers, c'est quatre membres sur cinq. Ça
commence à être...
• (16 h 50) •
Mme
Maccarone : ...mais je pense que c'est... Encore une fois, ce
n'est pas anodin comme recommandation. J'aurais une tendance de dire...
Je pense qu'encore une fois on ne fait pas fausse route, si on a une majorité
des membres au lieu de seulement la simple
moitié. Je pense que ce serait encore... C'est pour respecter un peu le processus
et la façon que nous, on travaille ici aussi. C'est des décisions qui sont très
importantes... d'un deux tiers, ce serait important d'avoir, au moins, une
considération...
Mme Roy (Verchères) : On a augmenté
le nombre de participants au comité, donc, le membre... non pas de
participants, mais le nombre de membres du comité d'examen, pour justement
s'assurer qu'on ait toutes les expertises possibles. Alors, je pense que ça
répond, dans la grande majorité, je pense, que... d'aller avec un deux tiers
sur un comité de cinq, ce qui nous amène à une quasi-unanimité obligatoire, et
on se rappelle que c'est un comité qui émet
un avis. Donc, ce n'est pas un comité qui est décisionnel. Cet avis est remis
au tiers, où, là, ça devient décisionnel.
Alors, je pense qu'avec... je pense qu'avec la
majorité simple sur un comité de cinq, surtout, là, on ne parle pas des 125 députés de l'Assemblée nationale,
là... je pense que ça répond bien au fonctionnement... j'oserais dire, au
fonctionnement fonctionnel du comité.
Mme Maccarone : ...je l'ai manqué,
je n'ai pas vu un article ici qui parle de... Le chiffre ou le nombre de membres autour de la table, ça devrait toujours
être impair. Ça fait que... qu'est-ce qu'on va faire, s'il y a six membres autour
de la table, trois qui disent oui, trois qui disent non?
Mme Roy
(Verchères) : En fait, oui, on le... à cet article-ci,
d'ailleurs, on en parle. Alors, même... Qu'importe le nombre de personnes d'un comité, comme il peut
y avoir des personnes absentes, ça peut toujours finir par un nombre
pair ou un nombre impair. Donc, même si on disait que le comité doit avoir un
nombre pair ou un nombre impair, c'est le
nombre de présences... Donc, sur un comité de cinq, par exemple, quatre
personnes pourraient être présentes, et, dans le cas où, effectivement, les votes sont égaux, c'est le président
qui a un vote prépondérant, comme c'est mentionné à l'article 81.2.30.
Mme Maccarone : Ça fait qu'on peut
être quatre personnes autour de la table. Est-ce qu'on a pensé à des membres...
remplacement des... les membres remplaçants? On fait ça aussi dans autres
comités, des gens qui sont nommés, un peu à la guise de l'amendement qu'on a
adopté, pour avoir une personne qui représente la communauté autochtone, si la
personne visée est issue de ce comité. Est-ce qu'on a pensé aussi à avoir des
membres remplaçants pour s'assurer qu'on a
un nombre assez important... Est-ce qu'il y a un nombre minimal de gens qui
doivent se présenter? Parce que, ça aussi, à moins que je l'ai manqué,
on ne l'a pas traité dans les articles.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
d'abord, on a augmenté le nombre de personnes. Donc, là-dessus, je pense que c'est... ça nous permet, justement, d'avoir
plus de latitude. Alors, au niveau du quorum du comité, c'est dans l'article qu'on
traite actuellement. Donc, le quorum du comité est constitué d'au moins la
moitié de ses membres. C'est au premier alinéa de l'article. Donc, le quorum,
il est fixé là, et puis effectivement ça peut être six, mais on dit que c'est
le minimum. Ça pourrait être sept, ça pourrait être huit, le nombre de membres
du comité. Alors, je pense qu'avec ça on a tous les éléments, là, pour que ce
soit fonctionnel et qu'on puisse s'assurer de rendre le plus rapidement
possible les avis du comité d'examen.
Mme
Maccarone : «It's not the hill I'm going to die on», mais
j'avoue que je partage un peu les préoccupations qui ont été soulevées
par l'AQCPE, parce que, si, mettons, il y a seulement trois personnes qui se
présentent, puis il y en a une qui dit oui, il y en a une qui dit non, puis là
on essaie de convaincre l'autre personne, c'est trois personnes qui ont le destin
de cette personne visée entre leurs mains. Je trouve que ce n'est pas beaucoup
de monde. J'aurais voulu avoir un minimum. Le quorum, c'est important, puis
oui, je comprends... je reconnais qu'on aurait aussi le nombre de personnes qui
siègent dans le comité, mais j'aurais voulu voir un minimum de personnes qui
doivent être présentes quand on parle de dossiers qui sont sérieux pour les
personnes concernées, de s'assurer que, pour eux aussi, on peut vider la question puis qu'on... s'assurer qu'on a beaucoup
de gens ou un nombre assez important de gens autour de la table qui vont
en débattre, parce que, si on parle des experts...
Exemple, ça se peut que l'avocat en question...
Puis je sais que la ministre, elle travaille sur, peut-être, une reformulation de
cet article ou un amendement en ce qui traite un avocat qui devrait présider,
mais, si on parle de la composition, on a
présentement quelqu'un de la DPJ, quelqu'un de la SQ, quelqu'un de l'aide
juridique puis quelqu'un qui vient de santé et services sociaux. Si une
de ces personnes est manquante, mettons, la DPJ n'est pas là, on a quand même manqué un gros morceau des gens avec
une expertise qui peut nous aider à amener de la lumière sur un cas qui
est peut-être très précis.
Alors, je soulève le
malaise en ce qui concerne la composition lors de la convocation des réunions.
Je ne sais pas si le quorum, c'est assez. Il
me semble, si c'est seulement cinq personnes, puis on est convoqués une fois
par mois, bien, on doit s'assurer que ces cinq personnes sont présentes.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, bien, Mme la Présidente, l'AQCPE,
effectivement, ce qu'elle nous mentionnait, c'est qu'elle voulait qu'on augmente le trois personnes, ce qu'on a
fait, dans le projet, par un amendement. Le quorum, c'est la moitié des membres. Alors, le cinq, c'est
un minimum. Donc, peut-être qu'au final ça sera six ou sept personnes,
alors... puis ça se prend évidemment par les gens présents.
Alors, je pense que cette situation-là nous
permet d'être fonctionnels, de rendre les avis le plus rapidement possible.
Alors, c'est un comité, effectivement, important, qui va nous transmettre des
avis qui vont être transmis à un tiers.
Alors, je pense que les règles qui sont là sont suffisantes pour
opérationnaliser le Comité d'examen des empêchements.
Mme Maccarone : J'ai soulevé mes
préoccupations, Mme la Présidente. Je ne déposerai pas un amendement que, je
sais, on ne pourra pas en débattre pleinement. Je partage quand même mes
préoccupations. J'espère que les gens qui
acceptent de siéger sur ce comité vont quand même accepter l'engagement puis
d'être présents, qu'on n'aura pas à
évoquer cet article puis de statuer sur le quorum, parce qu'on parle vraiment
des vies des personnes. C'est des cas qui sont importants. Si on est rendus
à un moment où ce dossier est envoyé à un comité de révision, je souhaiterais
que ces personnes qui sont nommées sont présentes, surtout que leur terme est
seulement de deux ans, même si ça peut être renouvelé. Ça veut dire... c'est 24
réunions, mais 24 réunions qui vont avoir un impact majeur sur la vie des
personnes, puis je sais qu'on souhaite avoir des gens autour de la table qui
amènent une certaine expertise. Je trouve ça
dommage, si on pense qu'on ne peut avoir trois personnes seulement qui vont
déterminer le destin de cette personne, puis ça veut dire qu'on va être, ça se peut, en manque d'une expertise
autour de la table. Ça fait que j'espère qu'aussi, avant qu'une décision
est prise dans ce cas ici, qu'ils vont peut-être demander une expertise.
Mme Roy (Verchères) : ...simplement
un petit commentaire. On ne détermine pas le destin des personnes. On analyse
pour s'assurer de la sécurité, de la santé et du bien-être des enfants dans les
services de garde dans le cas où il y a un empêchement. Donc, ce comité qui
fait une analyse technique, objective, de ce qui peut assurer la sécurité de
nos enfants dans les services de garde, c'est l'objectif du projet de loi.
Mme Maccarone : ...en
désaccord. Si la personne décide d'aller en comité de révision, c'est parce
qu'ils souhaitent garder leur emploi. Ça fait que ça veut dire... Ça se peut
qu'ils ont étudié ce métier, puis on est en train de penser de mettre fin à ça,
puis c'est quand même leur destin. Ça va changer leur vie d'une façon très
monumentale. Alors, c'est pour ça que je pense que nous devons prendre ça au
sérieux.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est ce qu'il y a d'autres commentaires sur le 81.2.30?
Alors, on peut passer au 81.2.31.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Donc, au
81.2.31 : «En cas d'absence ou d'empêchement du président, ses
fonctions et pouvoirs sont assumés par le vice-président ou, à défaut, par un
président de séance.»
Donc, l'article 81.2.31 de la LSGEE proposé
par l'article 13 du projet de loi prévoit qu'en cas d'absence ou d'empêchement du président ses fonctions et
pouvoirs sont assumés par le vice-président ou, à défaut, par un président
de séance. Ainsi, en cas d'absence ou
d'empêchement du président lors d'une séance du comité, ses fonctions et
pouvoirs seront automatiquement assumés par le vice-président. En cas
d'absence ou d'empêchement du président et du vice-président, les fonctions et
les pouvoirs du président seraient alors assumés par un président de séance
désigné à la majorité des membres présents à la séance.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur le
81.2.31? Allez-y.
Mme Maccarone : Oui. Comment
est-ce que le vice-président est choisi, est nommé?
Mme Roy (Verchères) : Bien, il
est nommé par la ministre.
Mme Maccarone : Le
vice-président de le comité... Ça fait que le président est nommé par la
ministre puis...
Mme Roy (Verchères) : Tout le
comité est nommé par la ministre.
Mme Maccarone : Mais, si ce
n'est pas écrit nulle part, que c'est la ministre qui choisit le
vice-président, c'est le...
Mme Roy (Verchères) : ...en
81.2.27, alors, on désigne un avocat qui le préside, dirige la séance, en
assure le bon fonctionnement, mais doivent... les membres doivent avoir un
intérêt marqué pour la protection des enfants. Ah! OK, on ne le spécifie pas,
là.
Des
voix : ...
• (17 heures) •
Mme Roy (Verchères) : «Ainsi
que le vice-président». Bon, c'est le comité lui-même qui désigne son président
et le vice-président. Le comité est tout nommé par la ministre, mais...
Des voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Et
la ministre... C'est la ministre. Bon, c'est ce que je
disais, c'est la ministre qui désigne le président et le vice-président,
ce que je mentionnais, et les membres du comité.
Mme Maccarone :
Puis cette personne n'a pas besoin d'être un avocat?
Mme Roy
(Verchères) : Non.
Mme Maccarone : Ce n'est pas un peu
bizarre, non, parce qu'on dit qu'auparavant, dans l'article en question que la
ministre vient de lire, que le président doit être un avocat, mais ce n'est pas
important que le vice-président soit un avocat dans l'absence du
président?
Mme Roy (Verchères) : Non.
On comprend que la majorité des rencontres... On vérifie la disponibilité. Ça
va être des cas d'exception où le président ne sera pas présent. Alors,
non, il n'y a rien de bizarre là-dedans.
Mme Maccarone :
Ça fait que je reviens de... J'ai hâte à voir la potentielle reformulation
de l'autre article, parce qu'il me semble... Si c'est quand même exigé que le
président doit être un avocat, chose qu'on a déjà dit qu'on trouve... qu'on
devrait modifier, parce que c'est une contrainte assez importante... que, si on
exige, pour le président, qu'il soit un avocat, bien, il faut être conséquent,
d'abord, puis, si ça ne change pas, bien, d'abord, il me semble que le
vice-président devrait aussi être un avocat parce qu'il occupe la même fonction
en absence du président.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, comme on l'a mentionné, on est en train de
regarder si, effectivement, on spécifiera toujours que le président doit être
un avocat ou non. Donc, on est en train de regarder ça, mais une chose est
certaine, là, la règle... on n'invente pas la règle en disant que le président,
en cas d'absence, est remplacé par le vice-président,
et, en cas d'absence du vice-président, on désigne le membre qui présidera la
séance, là. Donc, c'est des règles assez standards, là, que l'on voit
là.
Mme Maccarone :
Ce n'est pas le point que je soulève.
Mme Roy
(Verchères) : J'avais bien compris.
Mme Maccarone :
J'ai zéro malaise avec ça. C'est plus parce qu'on parle d'un avocat qui
occupe le rôle du président puis là... parce que c'est tellement spécifique,
mais pourquoi les mêmes règles ne s'appliqueraient pas ici? Alors, est-ce que ça veut dire que le 81.2.31, on
peut aussi le suspendre, entre guillemets, jusqu'à tant qu'on a une réponse
par rapport à l'autre article? Parce que...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Je
vous rappelle qu'on ne suspend pas ces articles-là. On y reviendra.
Mme Maccarone :
Oui, mais vous comprendrez qu'est-ce que je veux dire, voilà.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : On les passe. On adopte seulement
ces amendements.
Mme Roy
(Verchères) : ...Mme la Présidente, ça ne le lie pas ici, cet article-là,
qui parle du président, du vice-président et du président de séance. Si les
deux autres sont absents n'est pour moi pas lié avec le fait qu'il y ait ou non
un avocat à la présidence.
Mme
Maccarone : C'est beau. Comme j'ai dit, je soulève pour moi que c'est
quand même un manque de cohérence, parce
qu'on a des exigences pour un rôle, mais on n'a pas une exigence pour la
personne qui doit remplacer celui qui a des exigences. Ça fait que c'est
quand même ça.
Ça fait que je trouve
ça particulier parce que... C'est pour ça que je me demande comment la personne
est nommée. Ça fait que... Est-ce que ça
veut dire que le choix qui sera fait par la ministre, la personne qui
occuperait le rôle de vice-président,
devrait aussi être un avocat? Ça, ça veut dire que, si on a cinq personnes, on
a deux avocats autour de la table.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : On va juste revenir au libellé comme tel.
Est-ce que le libellé ici, de l'article 81.2.31... on a vidé la question
dans le libellé? Je comprends votre point.
Mme Maccarone : Bien, je parle de
l'article en question, Mme la Présidente. Parce que, si, mettons, je pense à
déposer un amendement pour dire que ça doit être conséquent, en lien avec
l'autre article, bien, c'est ici que je le ferais. C'est
pour ça que je pose la question, pour comprendre c'est quoi, les orientations,
encore une fois, parce que je trouve que ça
risque de poser des problèmes. Puis surtout qu'on a dit que le président peut
s'absenter, mais on a dit que c'est important que cette personne occupe
le rôle d'un avocat parce qu'il amène une certaine expertise autour de la table pour vérifier les informations. Mais là,
dans l'absence de cette personne, la personne que la ministre a désignée,
puis elle a été très spécifique dans ses
explications, le rôle qu'il devrait occuper, pourquoi c'est important que
la personne est avocat... bien là, il
n'est pas là, mais on ne souhaite pas avoir cette expertise quand même autour
de la table pour la personne qui est
nommé vice-président? C'est un manque de cohérence, un peu, dans la façon que
les articles sont écrits.
Mme Roy
(Verchères) : Bon, Mme la Présidente, je vais demander une petite
suspension.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, nous allons suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à
17 h 05)
(Reprise à 17 h 11
)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Donc, nous en sommes toujours au 81.2.31. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions?
Mme
Maccarone : Oui, Mme la Présidente. Juste pour s'assurer que les gens
qui suit nos travaux comprend la raison de suspension, c'est parce qu'on a
quand même discuté que la partie gouvernementale va revenir avec un amendement
pour assurer une certaine conformité, étant donné qu'on va peut-être ajouter un
autre membre autour de la table qui représente la formation des... d'avocats.
Alors, ça me met plus à l'aise parce que...
Encore une fois, ce
n'est pas une question d'être contre, c'est une question d'avoir une continuité
puis un bon... une bonne compréhension, parce qu'il faut s'assurer que, si on
souhaite avoir des gens qui sont avocats autour de la table, puis ils sont absents, puis on a des demandes des remplacements,
bien, il faut s'assurer qu'on a quand même cette expertise, si c'est
souhaité par la ministre.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Ça vous va?
Mme Roy
(Verchères) : ...on va vous revenir avec une proposition d'amendement
dans quelques instants.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Dans
quelques instants. On va poursuivre notre travail avec le 81.2.32.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, en 81.2.32 : «Les
personnes faisant partie du comité ne sont
pas rémunérées, sauf dans les cas, aux conditions et dans la mesure que peut
déterminer le gouvernement. Elles ont cependant droit à un remboursement
des dépenses faites dans l'exercice de leurs fonctions, aux conditions et dans
la mesure que le gouvernement détermine.»
Donc,
l'article 82.2.32 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de
loi, prévoit que les personnes faisant partie du comité ne sont pas rémunérées,
sauf dans les cas, aux conditions et dans la mesure déterminée par décision
du gouvernement. Il prévoit que ces
personnes ont cependant droit à un remboursement de dépenses faites dans
l'exercice de leurs fonctions, aux conditions et dans la mesure
déterminée par décision du gouvernement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions sur le 81.2.32? La main
levée, allez-y.
Mme
Maccarone : Je ne sais pas si mes autres collègues souhaitent poser
des questions, mais voilà, c'est à moi de
tenir le fort, Mme la Présidente. Voilà, si on a des collègues qui souhaitent
venir me joindre, ils sont les bienvenus. Je ne sais pas s'ils suivent
nos travaux, mais voilà.
Mme Roy
(Verchères) : ...
Mme
Maccarone : Ah! c'est gentil. Merci, Mme la Présidente... Mme la
ministre. C'est un compliment. J'apprécie.
Comment ça fonctionne actuellement? Parce que, là, on parle de... les
conditions qu'on peut déterminer, le gouvernement.
Alors, est-ce qu'actuellement... Dans le fond, c'est quoi, les paramètres,
actuellement, qui sont en place?
Mme Roy (Verchères) : Actuellement, c'est
entièrement non rémunéré, et on rembourse les frais de déplacement, remboursement
de dépenses, si c'est nécessaire.
Mme
Maccarone : OK. Ça fait que, d'abord, est-ce que ça veut dire que
c'est nouveau qu'on parle de «aux conditions
et dans la mesure que peut déterminer le gouvernement»? Parce qu'on parle
déjà : «Elles ont cependant droit au remboursement des dépenses»,
ça fait que... ce que la ministre vient de dire. Mais là on ajoute des
conditions dans la mesure que peut déterminer le gouvernement?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, on ouvre la possibilité si, éventuellement, on
décidait de les rémunérer, mais ce qui n'est pas le cas. Mais, comme c'est un
projet de loi qu'on fait pour plusieurs années, alors, pour éviter d'être
obligé de revenir, je pense que c'est inclus là comme possibilité. Mais
actuellement, ça ne s'applique pas vraiment, parce
qu'on se rappelle qu'on fait... on interpelle, donc, des organismes gouvernementaux,
paragouvernementaux. Donc, les gens font ça dans le cadre de leurs
fonctions. Donc, ça ne nécessite pas d'avoir une rémunération supplémentaire.
Mme
Maccarone : Mais quelles sont les conditions qui sont
peut-être cherchées pour appliquer cet article de loi?
Mme Roy (Verchères) : Bien, c'est ce
qui est appliqué actuellement. Ils ne sont pas rémunérés. On paie les
remboursements de dépenses. Alors, c'est juste que, si, éventuellement, il en
était décidé autrement pour une raison quelconque,
alors, à ce moment-là, on ne serait pas obligés de revenir, ça serait déjà dans
le projet de loi. Le gouvernement pourrait déterminer, par exemple, une
rémunération ou des conditions concernant les dépenses dans l'exercice.
Mme
Maccarone : Bien, c'est ça que je cherche à comprendre. Ce
n'est pas les dépenses pour les déplacements.
Ça, je comprends très bien, puis c'est tout à fait normal. Mais les conditions
que la ministre a dit, ça se peut qu'on va ajouter des conditions...
comme quoi?
Mme Roy (Verchères) : Non, on
n'ajoute pas des conditions. Actuellement, c'est ça, on maintient ça.
Mme Maccarone : Bien, les
conditions...
Mme Roy (Verchères) : Ce qu'on
ajoute dans le projet de loi, c'est la possibilité, éventuellement, si quelque
chose faisait que le gouvernement décide de rémunérer ce comité, donc, pourrait
décider de le faire, donc, en vertu du projet de loi. Et donc ça éviterait,
là...
Parce que, sinon, dans le projet de loi... Ce
n'est pas un projet de loi qui est là juste pour deux jours, là. Donc, dans le projet de loi, actuellement, c'est
le cas, on procède comme ça, mais, dans l'avenir, quelque chose pourrait
amener le gouvernement à décider de
rémunérer les comités parce qu'il siège cinq jours par semaine, je ne le sais
pas, mais, dans ces cas-là, ça serait le gouvernement qui le
déterminerait. On s'ouvre une possibilité.
Mme Maccarone : Oui, mais c'est ça
que je souhaite savoir, parce que le législateur ne parle jamais pour rien. Ça fait que, si on est en train de mettre ça
dans la loi, c'est parce qu'on a déjà prévu, peut-être, des conditions de
quelque chose qu'il décide de rémunérer.
Alors, c'est ça que je souhaite comprendre. Puis, je présume, ça ne peut pas
être qu'on siège pendant cinq jours parce qu'on a dit que ces personnes sont
convoquées une fois par mois.
Mme Roy (Verchères) : Je vous
confirme qu'on n'a pas prévu de modifier notre mode de fonctionnement actuellement, donc, notre mode de fonctionnement où
c'est entièrement non rémunéré, et on ne paie que les remboursements. Donc, c'est juste si... dans
l'éventualité d'un gouvernement, plus tard, pour x raison, pouvait décider de
changer cet élément qui actuellement fait que les gens ne sont pas rémunérés et
qu'ils n'ont que le remboursement des dépenses.
Donc, ne cherchez pas d'autres raisons que celle-là. C'est juste de mettre
cette possibilité-là pour éviter d'être obligé de l'inclure dans un
autre projet de loi, parce qu'on aurait inscrit dans celle-là l'impossibilité
de rémunérer.
Mme Maccarone : Oui, mais est-ce que
c'est parce qu'il y a eu une demande, peut-être, des gens qui souhaitent... parce que si on... Encore une fois,
le législateur ne parle jamais pour rien. Puis la ministre, elle dit : On
prévoit cette condition pour avoir un potentiel éventuel de le faire.
Mais sous quelles conditions? Pourquoi, d'abord, si on ne le fait pas, puis ça ne fait pas partie des
orientations du gouvernement, pourquoi qu'on a besoin de faire cette
modification?
Mme Roy
(Verchères) : Pour ne pas avoir besoin, éventuellement, de
revenir dans le cas où un gouvernement déciderait de rémunérer. Il n'y a
pas d'autre raison que ça. Ne cherchez pas ailleurs. C'est ça, la raison.
Mme Maccarone : Est-ce que ce genre
de formulation existe dans autres lois?
Mme Roy (Verchères) : C'est
standard. C'est ce qu'on me répond.
Mme Maccarone : C'est standard. Dans
quelles lois, par exemple, que je pourrais retrouver ça?
Mme Roy (Verchères) : Me Boily, vous
gagnez le gros lot.
M. Boily (Mathieu) : En fait, c'est
ça, c'est un libellé standard pour les comités de ce type-là. Si on cherche, ça
sort dans plusieurs lois. J'en ai quelques-unes ici, là, mais... Loi instituant
le Tribunal administratif du travail, Loi concernant la lutte contre la
corruption, Loi sur la justice administrative, loi sur les relations de
travail, la formation de la main-d'oeuvre... la gestion de la main-d'oeuvre
dans l'industrie de la construction. Donc, pour des comités de ce type-là,
c'est vraiment le libellé, là, standard à retenir. Donc, voilà.
Mme Maccarone : OK. Merci.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Alors, on
peut passer au 81.2.33. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Entente et information, donc, au 81.2.33 :
«Le ministre et le ministre de la Sécurité
publique conviennent d'une entente-cadre visant à établir les modalités de la vérification d'absence
d'empêchement que les corps de police du Québec peuvent être appelés à
effectuer dans le domaine des services de garde.
«Cette
entente indique les mesures à mettre en place pour que les personnes qui
requièrent les services d'un corps de police puissent connaître le délai de
traitement des demandes de vérification d'absence d'empêchement généralement
observé.
«L'entente
peut comprendre des modèles de consentement conformes aux dispositions de la
présente section.»
Donc, pour
l'article 82.2.33 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de loi... est
le premier article de la sous-section intitulée Entente et information,
de la section I du chapitre VI.1 de la LSGEE. Cette sous-section regroupe les
articles 81.2.33 et 81.2.34.
Le premier alinéa de l'article 81.2.33 prévoit
que la ministre de la Famille et le ministre de la Sécurité publique doivent
convenir d'une entente-cadre visant à établir les modalités de la VAE que les
corps de police du Québec peuvent être appelés à effectuer dans le domaine des
services de garde. Excusez-moi.
(Interruption) Le deuxième alinéa de l'article
81.2.33 prévoit que cette entente indique des mesures à mettre en place pour que les personnes qui requièrent les
services d'un corps de police puissent connaître les délais de traitement
des demandes de VAE généralement observés.
Enfin, le
troisième alinéa de l'article 81.2.33 prévoit que l'entente peut comprendre des
modèles de consentement conformes aux dispositions de la section I du
chapitre VI.1 de la LSGEE.
• (17 h 20) •
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Y a-t-il
des questions pour le 81.2.33? Mme la députée.
Mme Maccarone : Oui, merci. Est-ce
que la ministre peut expliquer c'est quoi, le délai de traitement qui a été
établi?
Mme Roy (Verchères) : En fait, on
voudrait qu'idéalement l'entente convienne, par exemple, qu'on s'attend à un
retour, dans les cas réguliers de vérification d'absence d'empêchement, par
exemple, dans un délai de x jours ou de x semaines, donc le retour de la part
des corps de police. Évidemment, on parle d'une entente à venir, alors vous
comprendrez que je ne peux pas déterminer le contenu de l'entente à ce
moment-ci, mais un des éléments qu'on aimerait retrouver est justement celui du
délai de traitement.
Mme
Maccarone : Je présume que, peut-être, ça fait partie de
l'avis, Mme la Présidente. Mais est-ce qu'il y a déjà eu des discussions? C'est
quoi, les orientations du ministère de Sécurité publique en ce qui concerne les
délais?
Mme Roy (Verchères) : On parle d'une
entente à venir. Alors, vous comprendrez qu'on va commencer par s'asseoir
ensemble, de discuter de la possibilité, parce que les délais sont différents
d'une municipalité à l'autre, d'un corps
policier à l'autre. Alors, il faut vraiment prendre le temps de faire le travail
avec le ministre de la Sécurité publique.
Mme Maccarone : Puis, à l'intérieur
de cette entente-cadre, est-ce qu'on va traiter aussi les frais associés avec
les vérifications?
Mme Roy (Verchères) : Oui, ça peut
aussi faire partie de l'entente-cadre.
Mme Maccarone : Et, encore une fois,
les orientations sont quoi?
Mme Roy (Verchères) : Là encore, on
va s'asseoir, on va discuter avec le ministre de la Sécurité. Vous comprendrez
qu'ici, c'est le principe de l'entente-cadre qu'on amène, et non pas le
contenu. Le contenu va se faire lors des discussions avec la Sécurité publique.
Mme Maccarone : Oui, mais, c'est ça,
c'est parce que, dans ce qu'on a reçu puis qu'on a déposé ici pour les membres
de la commission, la SQ a quand même soulevé des préoccupations... puis qu'ils
ont dit que ça se peut que ce n'est pas eux qui vont défrayer les coûts
associés avec ceci. Je peux citer encore la lettre, qui dit : «En ce
moment, les vérifications d'absence
d'empêchement sont effectuées sans frais sur le territoire de la Sûreté du
Québec. Cependant, cette situation pourrait être appelée à changer avec
l'adoption du projet de loi n° 46 sur l'amélioration de la protection des
enfants dans les services de garde éducatifs.» Pourquoi? Parce qu'on comprend
qu'il va y avoir une augmentation importante des vérifications aussi qui va
engendrer autres délais.
Alors, ce que je cherche à comprendre, c'est...
parce que les groupes aussi ont soulevé des préoccupations en ce qui concerne les frais. Puis le budget s'en
vient. Est-ce qu'on a une orientation en ce qui concerne ce que la ministre
ou le ministère désire faire? Parce qu'il va
y avoir un impact quand même sur le réseau des services de garde éducatifs
à l'enfant, qui peut être à la positif aussi. Je pense que tout le monde serait
heureux de savoir que ce serait le gouvernement qui va assumer les frais.
Alors, voilà la question.
Puis, encore une fois, je
comprends qu'on parle d'une entente-cadre, mais, si on a pensé à mettre cet
article dans la loi, c'est parce qu'on a pensé à l'après. Ça fait que ce que je
souhaite comprendre, c'est : C'est quoi, les orientations qui n'engagent
la ministre à rien, c'est plus les orientations en ce qui concerne les
discussions qui vont avoir lieu?
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, le principe d'une entente-cadre entre deux ministères, c'est que ça
se fait entre deux ministères. On prend la peine d'en discuter. Alors, vous
comprendrez qu'on a mis là les éléments qui,
pour nous, amènent un questionnement, ou une discussion, ou un contenu à
l'intérieur de l'entente-cadre. Donc, on parle effectivement des délais,
on parle aussi des modèles de consentement qu'on forme.
Alors, je pense qu'on va... L'objectif, c'est
justement que l'on puisse s'asseoir, travailler à une entente-cadre pour
pouvoir solutionner différents éléments qui touchent les VAE.
Mme Maccarone : Puis le but d'une
étude détaillée, c'est de creuser les questions, de vider la question en ce qui
concerne chaque article. Ça fait qu'encore une fois, ce n'est pas une question
qui est anodine, c'est une question qui se pose. Les gens qui font partie de votre
réseau... Il va y avoir un impact sur le réseau, ça fait que je pense qu'eux, ils souhaitent aussi avoir une réponse.
Ils écoutent attentivement nos travaux. Ce serait bien soit de les rassurer
ou qu'eux, ils peuvent se planifier en conséquence des décisions qui vont être
prises par le ministère et la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Mme la
Présidente, ma collègue me demande de me prononcer sur ce que va être le contenu de l'entente-cadre avant même d'en
discuter avec la Sécurité publique. Alors, je pense, un, ça serait totalement
irrespectueux pour mon confrère de la Sécurité publique.
Mme Maccarone : Ce n'est pas ça que
je demande.
Mme Roy (Verchères) : Les choses
doivent se discuter. On retrouve, dans ces articles, les éléments, justement, qui nous ont été soulevés par nos
partenaires dans le réseau des services de garde. Donc, le questionnement concernant les délais, les modèles de
consentement, alors ces éléments-là vont se retrouver à l'intérieur de
l'entente-cadre. Nous allons travailler en étroite collaboration avec
nos partenaires, comme nous le faisons toujours.
Mme Maccarone : La ministre ne
devrait pas être surprise de la question. J'avais posé des questions au début
de nos travaux ensemble, d'avoir une copie de l'avis qui a été déposé par le
ministère de Sécurité publique. Parce que je
peux présumer... parce que, pour eux aussi, il y a un impact. L'adoption de ce
projet de loi va avoir un impact sur eux. Avec beaucoup de respect, je
comprends qu'on va avoir une entente qui sera mise... je ne demande pas à la ministre de se prononcer sur tout, mais elle doit
avoir des orientations. J'espère qu'elle va négocier pour le bénéfice de son
réseau, pour la protection de son réseau. Il y a des coûts associés avec ça. Si
c'est...
Puis il y a beaucoup de questionnements. Les
délais aussi, il y a des questionnements. Puis c'est pour ça que j'aurais voulu voir que, pour la transparence,
pour les... pour tous les membres de la commission, pour les gens qui suivent nos travaux, de bien comprendre c'est quoi, les
préoccupations, puis c'est quoi, les avis. Comme ça, au moins, on peut
avoir une planification.
En plus,
j'ajouterais, Mme la ministre, que, quand on est en étude détaillée, c'est
aussi la chance des partenaires puis
des gens qui suivent nos travaux aussi de partager leur point de vue. C'est
pour ça qu'on fait un débat sur la place publique. C'est pour ça qu'on espère, avant qu'on adopte chaque article,
qu'on peut vider la question, qu'on peut leur donner une occasion aussi
de contribuer à nos travaux puis de partager leur point de vue.
Ça fait qu'ici on a eu quand même beaucoup de
questions des gens du réseau qui souhaitent savoir c'est quoi, les
orientations. L'entente n'est pas signée encore, ce n'est... ce n'est peut-être
pas complété, mais les deux groupes doivent
avoir des points de vue qui sont importants à prendre en considération. Puis,
encore une fois, il va y avoir un impact sur le réseau.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, comme je le réitère, on
a mentionné, justement, les différents éléments dont nous ont parlé nos
partenaires, avec qui nous travaillons en étroite collaboration, donc quels
sont les éléments avec lesquels on va discuter dans l'entente-cadre, et vous le
retrouvez, à l'article 81.2.33, très bien expliqué.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que j'ai d'autres interventions?
Mme Maccarone : Bien, on indique,
oui, les éléments qui vont être... qui vont faire partie de l'entente, mais sur
aucun cas on parle des orientations. Puis c'est ça, le nerf de la guerre pour
les groupes qui nous écoutent puis les gens du réseau, c'est ça qu'ils souhaitent
savoir, c'est quoi, les orientations. C'est pour ça que je pose la question. Je
n'étais pas la seule à poser la question. Il
y a des gens qui souhaitent savoir est-ce qu'il va y avoir un impact sur eux en
ce qui concerne les frais, ou bien est-ce que
c'est... On pense que c'est la SQ qui va assumer tous les frais avec
l'augmentation des demandes. Est-ce que c'est le ministère de la Famille qui va
assumer ces frais? Comment c'est prévu? Puis est-ce que ça, ça fait
partie de ce qui était écrit dans l'avis?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, je réitère que c'est
totalement clair. Les éléments qui vont être traités dans
l'entente-cadre, vous les retrouvez à l'article 81.2.33.
Mme
Maccarone : Oui, mais je ne parle pas des éléments.
Mme Roy
(Verchères) : Donc, on va autant traiter, dans l'entente-cadre, des
délais que des modèles de consentement conformes aux dispositions. Alors, je
pense que l'article à ce sujet-là est très clair, et nous travaillons toujours
en collaboration, justement, avec nos partenaires pour faciliter la vie de nos
partenaires.
Mme
Maccarone : Je ne nie pas les éléments qui vont être débattus à
l'intérieur de cette entente puis qui vont faire partie de cette entente. Je
parle de quoi ces... les orientations en ce qui concerne les éléments. Je n'ai
pas besoin de relire l'article en question. Je comprends, on parle des délais,
je comprends, on parle d'une implication des deux
ministères. Évidemment, on parle de... le budget. Le mot «budget» n'apparaît
pas ici. Alors, je présume qu'il y a quelqu'un qui doit défrayer ces
frais. C'est la question : C'est qui qui paie pour tout ça?
• (17 h 30) •
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, je pense que j'ai répondu à la
question plutôt quatre fois plutôt qu'une. Alors, je pense qu'on va faire les
choses dans l'ordre, comme elles doivent se faire. Quand on parle d'une entente entre deux ministères, on va d'abord
s'asseoir, se parler, regarder les différents éléments. Et on a bien entendu
tous nos partenaires, donc, et leurs
préoccupations sont les nôtres, et nous allons les partager avec la Sécurité
publique, qui vont aussi nous partager les leurs pour qu'on puisse
arriver à une entente-cadre qui améliore la situation.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci.
Mme
Maccarone : Je présume que vous partagez le leur dans un avis qu'on
n'a toujours pas lu, parce qu'on n'a toujours pas accès, parce que la ministre
a fait un choix de ne pas divulguer cette information puis... transparent avec les membres de la commission puis les gens
qui suivent nos travaux. Si je repose la question, c'est parce que je n'ai
pas eu une réponse. Moi, je souhaite savoir vraiment c'est quoi, les
orientations.
Mme Roy (Verchères) :
En fait, Mme la Présidente, si la question est reposée, c'est parce qu'on
n'a pas eu la réponse qu'on voulait entendre. Alors, c'est tout. Ça complète ma
réponse.
Mme Maccarone :
Je ne sais s'il y a quelqu'un qui
a entendu c'était quoi, les orientations. Ce n'est pas juste moi. Toi,
t'as-tu compris c'est quoi, les orientations? Bien, pas moi. Ça fait que voilà,
c'est...
On parle d'une
entente, oui, on parle des éléments qui vont être à l'intérieur de l'entente,
mais on n'a aucune précision. Ça fait que ça reste que les gens aussi qui
suivent nos travaux, ils n'ont aucune idée c'est qui qui va payer pour tous ces empêchements. On n'a aucune idée ça
va être quoi, les délais, parce qu'on n'a aucune idée de c'est quoi, les orientations, avant même qu'on débute les
travaux. Ça fait que j'espère qu'au moins il y aura une consultation avant
qu'on poursuit avec l'entente pour s'assurer
que les groupes sur le terrain vont avoir leur mot à dire en ce qui concerne l'entente
en question.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le
81.2.33? On peut passer à l'article suivant, 81.2.34.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, Mme la Présidente. Donc, en 81.2.34 :
«Le ministre élabore
un guide relatif à la vérification des absences d'empêchement destiné aux
prestataires de services de garde éducatifs et en assure la diffusion.»
Alors, à
l'article 81.2.34 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de
loi... prévoit que la ministre élabore un
guide administratif relatif à la VAE destinée aux prestataires de services de
garde éducatifs et qu'elle en assure la diffusion.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des questions
sur le 81.2.34?
Mme
Maccarone : «Pick me».
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Allez-y.
Mme
Maccarone : À moins que vous souhaitez choisir parmi mes collègues.
Pourquoi que ce n'est pas écrit «en
collaboration avec les partenaires du réseau»? On a entendu, en audition, dans
les consultations particulières, il y a beaucoup de groupes qui ont
souhaité participer dans la rédaction de ce guide. Alors, pourquoi le choix de
ne pas les inclure? Mais je comprends que la
loi a été écrite avant les auditions, mais est-ce qu'il y a une ouverture de
déposer un amendement pour dire: «en collaboration avec le réseau»?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, comme je l'ai mentionné lors
des auditions particulières, on travaille toujours en collaboration avec les
partenaires, puis il est clair, tant au niveau de ce guide-ci que de l'autre
guide aussi, qui devra être revu, qu'on travaille en collaboration avec nos
partenaires. C'est notre façon de faire, à l'intérieur du réseau, et ça va
continuer de cette façon-là.
Mme Maccarone : D'abord,
la ministre ne sera pas surprise que je souhaite déposer un amendement pour lui
demander de tenir sa parole. Alors, si on peut suspendre pour quelques
instants...
Mme Roy (Verchères) : ...qui n'est,
à mon avis, pas du tout à propos. Je tiens ma... Je tiens ma parole.
Mme Maccarone : ...mon but, c'était
de ne pas offusquer.
Mme Roy (Verchères) : Je trouve que
ce n'est pas du tout à propos.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est beau. C'est beau...
Mme Maccarone : Je retire la parole,
Mme la Présidente. Mon but, ce n'était pas d'offusquer la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Bien, vous
l'avez fait. Vous l'avez fait, madame.
Mme Maccarone : C'était un mauvais
choix, un mauvais choix de mots.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Les paroles sont retirées.
On va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 17 h 34)
(Reprise à 18 h 08)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux après cette courte pause.
Nous en étions à l'article 81.2.34. Mme la
députée, je pense que vous avez un amendement à déposer.
Mme Maccarone : Oui, merci, et je
remercie l'équipe du gouvernement de nous avoir accompagnés dans la rédaction
de l'amendement en question.
Alors, l'article 13, article 81.2.34
de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance :
À
l'article 81.2.34 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé :
1° ajouter, la fin du premier alinéa, «sur le
site Internet du gouvernement du Québec»;
2° ajouter, après le premier alinéa, le
suivant :
«Ce guide est
élaboré après consultation des organismes représentatifs des prestataires de
services de garde éducatifs.»
Alors, comme on avait jasé avant le dépôt de cet
amendement, en ce qui concerne l'article, on trouvait que c'était bien que les
organismes en question, que ce soient les prestataires de services de garde ou
autres organismes qui devront être
consultés... que c'est bien élaboré puis c'est écrit dans l'article en question
et aussi, pour être conforme, que ce
soit disponible sur le site Internet du gouvernement, comme c'est actuellement
le cas, pour que les titulaires de permis
ont accès, que les prestataires puis que tous les gens qui oeuvrent au sein du
réseau aussi y aient accès puis pourront le télécharger.
Puis je trouve aussi que c'est bien pour les
parents qui ont une préoccupation, pour faire la démonstration qu'on travaille
fort puis qu'on souhaite la protection de nos enfants puis la sécurité de nos
enfants, leur santé, puis qu'on a fait du bon travail. Puis ce guide est aussi
disponible pour eux, s'ils souhaitent le consulter.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, c'est
exactement ce que j'ai mentionné lors des consultations particulières, donc, l'élaboration de ce guide et de l'autre
guide aussi se ferait justement en consultation avec nos organismes
représentatifs des partenaires. Ce sont des outils très importants pour
nos partenaires. Donc, ça répond complètement à ce que j'ai, d'ailleurs, dit
lors des consultations particulières.
• (18 h 10) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Alors, est-ce que l'amendement proposé est adopté?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Un vote par appel nominal? Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour contre
abstention? Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire :
Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw : Pour.
La Secrétaire : Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire : Mme Schmaltz
(Vimont)?
Mme Schmaltz : Pour.
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. Alors, l'amendement est adopté.
Je reviens sur l'article de fond, 81.2.34.
Est-ce qu'il y a d'autres questions? S'il n'y a pas d'autre question, on passe
à l'article suivant, 81.2.35, et un amendement. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Mme la
Présidente, est-ce que ce serait possible d'avoir le consentement pour aller au
81.2.27? On avait préparé un amendement, donc, pour le 81.2.27, donc ça nous
permettrait, à ce moment-là, de pouvoir procéder.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement. Est-ce que la...
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, oui, on l'a, c'est vrai, je m'excuse. Alors, allez-y
avec la lecture du...
Mme Roy
(Verchères) : Alors, l'article 13, article 81.2.27 de
la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
Au premier alinéa de l'article 81.2.27 de
la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé, donc :
1° insérer «, dont au moins deux sont
avocats» après «ministre»; et
2° remplacer
«Parmi ceux-ci, il désigne un avocat qui le préside,» par «Parmi ces membres,
il désigne un président qui».
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Maccarone : ...Mme la
Présidente, mais plus un commentaire. Je trouve que c'est une avancée, parce qu'on a aussi évacué les articles en ce qui
concerne la nomination d'un vice-président. Puis, si c'est parce qu'on souhaite
avoir un président qui est aussi avocat,
bien, je trouve que c'est conséquent avec l'article 81.2.27, aussi
l'article 81.2.31, de s'assurer
qu'on a au moins deux personnes qui amènent cette expertise, comme la ministre,
elle avait évoqué au micro, qu'elle souhaite avoir autour de la table.
On a plus de chance, étant donné qu'on a quand même aussi un quorum, puis la
présence de ces membres du comité... ne sont pas exigés nécessairement. On
souhaite qu'ils soient là, mais on comprend qu'ils peuvent avoir des
empêchements eux aussi. Alors, ça met plus de chances de notre côté de
s'assurer qu'on a ce type d'expertise autour de la table, encore une fois,
parce qu'on parle vraiment des cas très sensibles à la protection des
renseignements de données, des personnes concernées, etc. Ça fait que... trouve
que c'est bien qu'on augmente le nombre d'avocats autour de la table.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Donc, c'est le troisième amendement de
l'article 27. On ne revient pas à
l'article, nous étions déjà revenus à l'article. Donc, on poursuit notre
travail. Donc, on est rendus au... je vous disais tantôt, le 81.2.35.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la Présidente.
Donc, dans la section II, Suspension d'un membre du personnel, en
81.2.35 :
«Un titulaire de
permis doit suspendre immédiatement tout membre de son personnel dans les cas
suivants :
«1° lorsque le
titulaire est informé que le membre de son personnel est mis en cause par un
signalement retenu pour évaluation par le directeur de la protection de la
jeunesse de même que lorsqu'une telle personne est mise en cause par un
signalement donnant lieu à la divulgation de renseignements confidentiels par
le directeur de la protection de la jeunesse
au directeur des poursuites criminelles et pénales ou à un corps de police
prévue à l'article 72.7 de la Loi sur la protection de la jeunesse
(le chapitre P-34.1);
«2° lorsque ce
membre du personnel fait l'objet d'une enquête menée par le ministre à la
connaissance du titulaire de permis en raison de faits qui lui sont reprochés
et qui sont d'une nature telle que leur continuation ou leur répétition risquerait de compromettre gravement la
santé, la sécurité ou le bien-être des enfants à qui il fournit des services
de garde éducatifs;
«3° lorsque ce
membre du personnel fait l'objet d'une plainte adressée au titulaire de permis,
que ce dernier estime fondée, relative à des faits qui lui sont reprochés et
qui sont d'une nature telle que leur continuation ou leur répétition risquerait
de compromettre gravement la santé, la sécurité ou le bien-être des enfants à
qui il fournit des services de garde éducatifs.
«Le titulaire de
permis doit aviser la personne par écrit et sans délai de sa suspension et lui
donner l'occasion de présenter ses observations dès que possible, mais dans
tous les cas dans un délai qui ne peut excéder 10 jours.
«La suspension dure
jusqu'à [ce que...] la décision finale du titulaire de permis sur la situation
reprochée.»
Alors, à
l'article 82... 81.2.35 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du
projet de loi, est le premier article de la
section II intitulée Suspension d'un membre du personnel du chapitre VI.1
de la LSGEE. Cette section regroupe les articles 81.2.35 et
81.2.36.
Le premier alinéa de
l'article 81.2.35 prévoit qu'un titulaire de permis doit suspendre
immédiatement tout membre de son personnel dans les trois cas décrits aux
paragraphes 1° à 3° de cet article.
Le deuxième alinéa de
l'article 81.2.35 prévoit que le titulaire de permis doit aviser la
personne par écrit, sans délai, de sa
suspension et lui donner l'occasion de présenter ses observations dès que
possible, mais, dans tous les cas, dans un délai ne pouvant pas excéder
10 jours.
Enfin,
le troisième alinéa de l'article 81.2.35 prévoit que la suspension dure
jusqu'à la décision finale du titulaire de permis sur la situation
reprochée.
Donc, au niveau de
l'amendement...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Vous avez un amendement.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la Présidente.
Donc, article 13, l'article 81.2.35 de la Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance.
À
l'article 81.2.35 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé :
1° remplacer,
dans le paragraphe 3° du premier alinéa, «fondée» par «recevable»;
2° remplacer,
dans le deuxième alinéa, «lui donner l'occasion de présenter ses observations»
par «des motifs de celle-ci et lui donner l'occasion de présenter ses
observations et de produire tout document».
Donc, le paragraphe 1° de cet amendement remplace
le concept de plainte fondée, qui donne à penser que le processus de plainte
est terminé, par celui de plainte recevable. Et le deuxième paragraphe vient
préciser que l'avis que doit donner le titulaire
de permis dans le cas prévu de cet article doit comprendre les motifs de
suspension et précise que des documents, en plus des observations, peuvent être
soumises par la personne visée par la suspension pour faire valoir son point de
vue.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci,
Mme la ministre. Alors, est-ce qu'il y a des interventions sur
l'amendement? Allez-y.
Mme Maccarone :
Merci. Je suis très favorable à
l'amendement de la ministre. Je pense que c'est directement en lien avec la
recommandation de l'AQCPE, leur recommandation n° 19. Ça fait que je
trouve que c'est bien. Je voulais juste le souligner parce que je sais
que les partenaires qui travaillent avec nous ici nous aident beaucoup à
bonifier le projet de loi. Ça fait que je trouve bien qu'on prend en
considération les recommandations qu'ils partagent avec les membres de la
commission.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Alors, est-ce que l'amendement est adopté? Adopté.
Je ne l'ai pas entendu... Bon, donc, on revient à l'article comme tel.
Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Maccarone : Bref,
ce que je souhaite comprendre... parce qu'on a parlé, même, dans nos remarques
en ce qui concerne l'adoption du principe du
projet de loi... On est pour le principe du projet de loi, mais on a parlé
beaucoup de... C'est un projet de loi qui gère des exceptions. Quelle
exception est-ce que nous sommes en train de gérer avec cet article amendé?
Mme Roy (Verchères) : Alors,
premièrement, cet article nous assure que le titulaire de permis va prendre...
va faire les gestes nécessaires, quand il... on a mentionné, là, dans les trois
paragraphes, quand il y a des gestes qui sont répréhensibles, et va intervenir
pour s'assurer... dans la volonté de protéger les enfants, leur santé, leur
bien-être et leur sécurité, que... de suspendre
l'employé. Donc, cela nous permet qu'il puisse y avoir une enquête, qu'il ne
puisse pas y avoir d'autres gestes qui puissent mettre en danger les enfants.
Donc, le fait de suspendre l'employé qui mettrait gravement en danger la
santé ou... les gestes, la répétition de ces gestes, ça nous assure que le
titulaire assume sa responsabilité et qu'il fait les gestes pour protéger les
enfants.
• (18 h 20) •
On a malheureusement vu... et cet article-là
n'est pas apparu par hasard, là. On a malheureusement vu, dans des cas qui ont été portés à notre attention, même
qui ont été médiatisés, que, par exemple, un titulaire de permis avait eu
connaissance des gestes et n'était pas intervenu, n'avait pas suspendu
l'employé, alors que c'étaient des gestes qui mettaient en danger la santé et
la sécurité. Donc, on veut par là s'assurer de la protection des enfants.
Évidemment, il y a toujours la présomption d'innocence, dans certains cas,
alors il va y avoir enquête, et puis, à ce moment-là, nous, on s'assure que,
pendant cette période-là d'enquête, les enfants sont toujours en sécurité.
Mme Maccarone : Puis le titulaire
n'a pas agi, dans ce cas-là, parce qu'il n'avait pas le pouvoir d'agir?
Mme Roy (Verchères) : Non. Dans
certains cas, les titulaires nous ont mentionné avoir des craintes d'aller
directement en suspension. Alors, on nous parle de gradation de sanctions, etc.
Dans le cas où ce geste-là peut être répétitif, dangereux pour la santé des
enfants, on ne doit pas aller en gradation. On doit s'assurer, d'abord et avant
tout... La priorité numéro un, c'est la
sécurité des enfants, alors, surtout dans des cas... puis on le stipule, là,
dans des cas où il y a des gestes qui peuvent mettre en danger la santé
des enfants.
Alors, non,
il n'avait pas réagi. Après ça, je pense que cette obligation-là du titulaire
met clairement en lumière que nous
n'accepterons pas des gestes qui peuvent mettre en danger les enfants, qu'on va
protéger les enfants. Ça, c'est la priorité absolue. Donc, c'est la
responsabilité du titulaire de s'assurer de le faire.
Mme Maccarone : Qu'est-ce qui arrive
dans un cas d'un refus? Si je lis le premier paragraphe : «Un titulaire de
permis doit suspendre immédiatement tout membre de son personnel...» J'évacue
le premier paragraphe parce que, je comprends, c'est quand même quelque chose
avec la DPJ, ça va être quasi impossible de refuser. Mais quand on arrive aux 2° et 3°, comme conditions,
s'ils décident qu'ils ne sont pas en accord puis ils ne souhaitent pas... arce
qu'encore une fois est-ce que ça peut être une question d'interprétation? On a
beaucoup parlé de ça, c'est... Encore une fois, on a entendu des
exemples lors des auditions. Mais qu'est-ce qui arrive dans le cas que, selon
leur avis, ils disent : Bien non, je connais très bien l'éducatrice en
question, c'est un manque de compréhension de la situation en question?
Qu'est-ce qui arrive dans ce cas?
Mme Roy (Verchères) : Alors, il
doit, vous l'avez bien mentionné... Le verbe choisi est extrêmement important.
Et on retrouve, particulièrement, là, à l'article 24, les sanctions pénales
qui peuvent être imposées dans le cas où,
justement, on ne répond pas à cet élément où l'on doit. Et, à
l'article 115.6, on dit que le titulaire de permis qui contrevient
au paragraphe 1° du premier article de l'alinéa 81.2.35, dont celui qu'on
vient de lire, est passible d'une amende de 2 500 $ à
12 500 $.
Mme
Maccarone : Ça fait que ça veut dire... parce qu'on n'est pas
rendus à 24 encore. C'est des sanctions pénales, mais ce n'est pas une
suspension du permis?
Mme Roy (Verchères) : Ça pourrait
aller jusqu'à la suspension du permis.
Mme Maccarone : Est-ce que ça, c'est
écrit dans l'article...
Mme Roy (Verchères) : C'est dans les
articles sur la suspension, je pense.
Mme Maccarone : Non, ce n'est pas
écrit, hein? On ne parle pas d'une suspension. Ça fait que peut-être, en arrivant à cet article, ça va être bien de
peut-être faire la mention, si c'est l'orientation du gouvernement puis si ça
fait partie des sanctions.
Mme Roy (Verchères) : ...on l'avait déjà
passé. Je me souvenais qu'on les avait traités, là, mais... Il n'est pas dans
le projet de loi. Il est déjà dans la loi. Alors, peut-être, Me Boily, en faire
la lecture, s'il vous plaît. Mme la Présidente, c'est possible?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, allez-y.
M. Boily
(Mathieu) : Oui, c'est ça, c'est l'article 5.2, là, qui est quand
même un article assez central dans la loi,
là, qui dit que «le prestataire de services de garde éducatifs doit assurer la
santé, la sécurité et le bien-être des enfants à qui il fournit des services de garde». Donc, il y a une sanction pénale
assortie à ça, qui est à 113.2, là, ce qui fait que, si... Quand on est
dans les cas de figure, là, de l'article qu'on a sous les yeux, bien, il est
évident que, si un membre du personnel
commet des actes dont la répétition risquerait de compromettre gravement la
santé, la sécurité et le bien-être des enfants, mais que le prestataire
le garde, néanmoins, en charge d'enfants, bien là, ça ouvre la possibilité d'une
contravention à l'article 5.2.
Mme
Maccarone : ...on ne traite pas les sanctions. On ne traite pas
les sanctions, on ne parle pas de suspension de permis.
Mme Roy (Verchères) : Bien, en fait,
il contrevient à son devoir d'assurer la santé et sécurité... du bien-être de l'enfant, donc, qui fait partie de son devoir,
donc qui fait partie, justement, des éléments qui font qu'on peut agir sur le
permis.
Mme Maccarone : Oui, mais là on
parle des sanctions, le non-respect de...
Mme Roy (Verchères) : L'article 28.
M. Boily (Mathieu) : ...
Mme Roy
(Verchères) : Bien, peut-être, continuez votre lecture, dans ce
cas-là, Me Boily. Alors, ça se complète...
Mme Maccarone : C'est 28? 28 dans la
loi actuelle?
Mme Roy (Verchères) : Oui, voilà.
M. Boily (Mathieu) : Dans la loi
actuelle, le paragraphe 5° fait en sorte que «la ministre peut suspendre,
révoquer ou refuser de renouveler le permis du titulaire qui :
5° contrevient aux dispositions de l'article 5.2», là, qui est l'article dont je viens de faire la lecture.
Donc, avec à la fois la possibilité d'agir sur le permis, à la fois la
possibilité d'agir pénal, plus l'obligation rajoutée, là, c'est comme...
Mme Maccarone : ...référence,
d'abord, à 81.2.35? Parce que c'est un nouvel article que nous sommes en train de penser de mettre dans la loi, après que
ça va être adopté, mais on n'en fait pas référence. Ça fait qu'on n'est pas...
On ne devrait pas, peut-être, modifier le paragraphe 5° de l'article 28,
qui parle... «contrevient aux dispositions de l'article 5.2» et
l'article 81.2.35 de le 13?
Mme Roy (Verchères) : Le 5.2, c'est
son devoir d'assurer la santé et sécurité, bien-être des enfants, donc...
Mme Maccarone : Tout à fait.
Mme Roy (Verchères) : Je ne sais pas
si c'est nécessaire d'ajouter. Me Boily?
M. Boily (Mathieu) : C'est ça,
peut-être juste spécifier l'encadrement. 81.2.35, on en parle à un endroit,
c'est à l'article 115.6, qui prévoit l'infraction pénale pour une contravention
au paragraphe 1°, c'est-à-dire dans le cas où il y a un signalement à la DPJ
qui est retenu. Les deux autres cas de figure, c'est des cas où des enquêtes
démontrent... des enquêtes dont... qui sont recevables, là, c'est quelque chose
qui n'est pas frivole, démontrent que, si le
membre du personnel reste en place, ça risque de compromettre gravement santé
et sécurité, bien-être des enfants.
Donc, c'est vraiment le vocabulaire de 5.2, ce
qui fait que, si tu contreviens au paragraphe 2° ou 3° de l'article 81.2.35,
bien, tu as des bonnes chances de contrevenir également à l'article 5.2
qui, lui, est déjà assorti de toutes les sanctions pénales, là, qui
s'appliquent, là.
Mme Maccarone : OK. Mais évidemment
j'aurais voulu que ce soit clair puis qu'on fait mention de l'article, mais je
ne déposerai pas un amendement pour ça parce que je comprends le point de vue
du législateur. Tu sais, je veux toujours
que ce soit... je ne sais pas le mot en français, mais «ironclad», tu sais, que
ce soit vraiment comme clair, clair, clair, puis il y a zéro place à
interprétation.
Parce que, si on est en train d'évoquer cet
aspect de l'article 13, c'est parce que c'est sérieux. Puis, si quelqu'un décide, de leur propre gré, de ne pas
respecter, un, il doit y avoir une très bonne raison. Mais, comme j'ai dit, on
a beaucoup entendu que ça peut être assujetti à un jugement, parce qu'on parle
de comportements. Ça fait que ça se peut
qu'il y avait un manque d'interprétation, une interprétation qui n'était pas
claire, puis c'est pour ça que nous sommes arrivés à ce moment-là. Puis, de l'autre côté, je souhaiterais aussi
donner la souplesse au titulaire de permis de s'exprimer aussi, de dire
pourquoi je ne vais pas vers l'avant.
Mais c'est
sérieux, comme article, qui m'amène à une autre question, puis on l'a aussi
entendu en commission parlementaire... excusez-moi, en audition, et
c'était évoqué dans plusieurs mémoires : C'est quoi, la définition de «compromettre gravement
la santé»? Est-ce que ça, c'est quelque chose que l'on a utilisé comme libellé
ailleurs puis... C'est quoi, la définition? Parce que plusieurs groupes ont
demandé qu'est-ce que ça veut dire, parce qu'encore une fois c'est
peut-être assujetti à une interprétation.
Mme Roy
(Verchères) : On en avait déjà parlé dans d'autres articles, alors je
vais laisser Me Boily revenir sur le
«gravement compromettre la santé, la sécurité et le bien-être des enfants».
Alors... Mais il est clair, c'est un article qui est sérieux, qui répond à des... malheureusement, à des réalités
qu'on a vécues. Alors, je pense que le message qui est passé... Puis, lors des
consultations particulières, je pense que ça a été beaucoup salué par les
partenaires, justement, et que le titulaire doit suspendre. Il y a là
une mission de protection des enfants qui, à notre sens, est essentielle.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...
M. Boily
(Mathieu) : Oui. Bien, je peux compléter dans ce sens-là.
Effectivement, bon, on ne définit pas des termes, quand ils ont le terme... le
sens des dictionnaires, là. Donc, le mot «gravement», c'est de manière
importante, alarmante. En tout cas, c'est dans un dictionnaire que j'ai sous
les yeux, mais il y a d'autres définitions qui vont assurément dans ce sens-là.
• (18 h 30) •
En matière
d'interprétation des lois, le concept, vraiment, qui est reconnu, qui est cité
à la tonne, là, par la Cour suprême, là, c'est une citation d'un professeur,
Driedger, qui dit qu'il faut lire les termes d'une loi dans leur contexte global en suivant le sens ordinaire et
grammatical qui s'harmonise avec l'économie de la loi, l'objet de la loi
et l'intention du législateur. Donc, c'est
vraiment... Là, ici, on se situe... on a l'article 5.2 qui détermine que
le prestataire doit assurer la santé,
la sécurité, bien-être des enfants. S'il y a un risque de compromission grave
de cet élément-là, donc de façon
importante, supérieure, bien, à ce moment-là, il doit agir en vertu de
l'article. C'est pour mettre un degré plus élevé que ce qui serait... porterait atteinte mais n'aurait peut-être
pas le niveau de gravité, là, parce que, là, on se trouve à suspendre un
employé, à le retirer d'un milieu de travail.
L'idée derrière,
c'est vraiment d'assurer la sécurité des enfants d'abord, quitte à ce que, si
jamais cette sanction-là était inappropriée,
bien là, il y aura toujours possibilité d'avoir des réparations par les
tribunaux du travail, et autres. Donc, c'est un peu dans cet esprit-là,
là, que se situe cette disposition.
Mme Roy
(Verchères) : ...Mme la Présidente, justement, suite aux consultations
particulières, dans le but de mieux outiller
l'ensemble de nos partenaires aussi, on va faire une mise à jour sur le guide
des pratiques inappropriées. Alors, ça, ça permet d'avoir des exemples
plus précis, de mieux voir quelles sont les pratiques qui pourraient mener à un
manquement grave pour la santé et la sécurité des enfants. Donc, il va y avoir
une mise à jour de ce guide-là qui va aussi être faite.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci.
Mme Maccarone :
Bien, je suis contente de le
savoir, parce qu'encore une fois je ne suis pas contre le libellé puis
je ne suis pas contre l'article en question. Mais l'AQCPE, la FIPEQ-CSQ, ils
nous ont demandé en commission, dans leurs
mémoires, c'est quoi... une définition, c'est quoi, la définition de
«compromettre gravement la santé», parce que... ou peut-être on a un exemple. Est-ce qu'on a un exemple que,
peut-être, on pourrait évoquer maintenant, en attendant le guide qui
sera refait ou mis à jour? Ça fait que c'est quoi, un exemple de ça?
Ce n'est pas les mots
que je questionne, mais c'est plus... C'est vrai, qu'est-ce que ça veut dire?
Parce que votre interprétation, la mienne, ça peut être différent. Encore une
fois, c'est quoi, les orientations? On cherche quoi, quand on parle de
comportements graves... compromettre gravement la santé et sécurité des
enfants?
Mme Roy
(Verchères) : Malheureusement, il y en a plein. Je serais de tendance
à vous... enfermer des enfants dans des pièces
sombres pour réfléchir dans le noir... je vous dirais, j'ai vu, dans un cas,
prendre un enfant, lui faire
traverser une salle sans qu'il touche par terre, qu'on le lève par le bras.
C'est le genre d'exemple, malheureusement, de comportement...
Une voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Oui, effectivement, c'est
la réaction que j'ai eue aussi en voyant ça. Alors, c'est le genre de
comportement qu'on veut s'assurer qu'il y ait des interventions immédiates qui
soient faites.
Mme
Maccarone : Puis là on parle de suspension d'un membre du personnel.
On a aussi entendu, en commission, la ministre ne sera pas surprise, la
question : C'est qui qui paie pour la personne qui sera suspendue?
Mme Roy (Verchères) : Bien, en fait, le titulaire
a la responsabilité de s'assurer, justement, de la santé et sécurité. Alors, il y a déjà, dans certaines
jurisprudences... où on voit qu'il y a des rémunérations dans le cas de
certaines suspensions. Dans des conventions collectives... Il y a des
conditions, dans certaines conventions collectives, sur l'application d'une suspension, à ce moment-là, si elle est rémunérée ou
pas, dans le cas où est elle est déclarée coupable ou non coupable après de l'infraction en question.
Alors, ça fait partie, là, des frais d'opération pour assurer la santé et la
sécurité des enfants dans les services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme
Maccarone : Puis ça, est-ce que c'est quelque chose qui va
être passé sous un règlement, une directive? Parce que, présentement, il
y a la question de c'est qui qui va subventionner ces frais.
Mme Roy (Verchères) : C'est les
normes du travail. On n'est pas l'employeur. Évidemment, on se rappelle qu'on
n'est pas l'employeur. Ce sont les titulaires de permis qui sont les employeurs,
soit les CPE, soit les bureaux coordonnateurs,
soit les propriétaires des services de garde privés, subventionnés ou non.
Alors, c'est eux, à ce moment-là, qui vont faire la gestion de ça,
évidemment.
Mme Maccarone : On comprend quand
même la préoccupation qu'ils soulèvent. Quand on dit que c'est quand même... exemple, la suspension vient d'une
autre instance qui leur exige de le faire... Je comprends un peu leur préoccupation
de voir un accompagnement du gouvernement en ce qui concerne les frais. On
espère que ça arrive très, très, très rarement, alors, que ça ne va pas
engendrer des dépenses substantielles, mais ça reste que je comprends un peu...
Je pense que leur interprétation, c'est que nous sommes en train de faire
indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement avec ce type d'article,
parce que, comme la ministre, elle a dit, ce n'est pas les employés de l'État, mais on est en train de faire des exigences en ce
qui concerne leur façon de travailler. En tout cas, c'est clair. J'espère
que les gens qui suivent les travaux, ils comprennent, c'est très clair, ça
veut dire que les frais seront assumés par les membres du réseau.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'autre intervention, on va passer au 81.2.36 et son amendement.
Mme Roy (Verchères) : Alors, merci
beaucoup, Mme la Présidente. Donc, le 81.2.36 : «Avant son entrée en
fonction, toute personne majeure appelée à travailler dans l'installation d'un
titulaire de permis pendant la prestation de
services de garde doit déclarer à celui-ci toute suspension dont elle [a] fait
l'objet en application de l'article 81.2.35 et toute suspension dont elle a fait l'objet dans les
12 derniers mois en application de cet article lorsque, dans ce dernier
cas, les sanctions ont été prises à la suite de cette suspension.»
Donc, l'article 81.2.36 proposé par
l'article 13 du projet de loi prévoit qu'avant son entrée en fonction
toute personne majeure appelée à travailler dans l'installation d'un titulaire
de permis pendant les prestations de services de
garde doit déclarer à celui-ci toute suspension dont elle a fait l'objet en
application de l'article 81.2.35, donc, encore en cours et toute suspension dont elle a fait
l'objet dans les 12 derniers mois en application de cet article lorsque,
de ce dernier cas, les sanctions ont été prises à la suite de cette
suspension.
Alors, au
niveau de l'amendement, Mme la Présidente, donc, l'article 13,
l'article 81.2.36 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance :
Remplacer l'article 81.2.36 de la Loi sur
les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 13 du
projet de loi tel qu'amendé, par le suivant :
«81.2.36. Avant son entrée en fonction, toute
personne majeure appelée à travailler dans l'installation d'un titulaire de permis pendant la prestation des
services de garde doit déclarer à celui-ci toute suspension visée par
l'article 81.2.35 la concernant qui :
«1° est toujours en cours;
«2° [qui est]
en cours au moment où elle a quitté un emploi précédent chez un titulaire de
permis, sans excéder [la] période de 36 mois depuis son départ;
«3° a fait l'objet d'une décision finale, en
application de cet article, ayant menée à des sanctions prises dans les
36 [...] mois.»
Alors, cet amendement apporte des précisions
quant à l'obligation, pour une personne qui souhaite travailler dans une
installation, de déclarer une suspension antérieure visée par
l'article 81.2.35. Ainsi, elle doit déclarer toute suspension en cours dans le cas où le lien d'emploi existe toujours avec
l'employeur qui l'a suspendu, toute suspension qui était en cours quand
elle a quitté son emploi précédent chez un titulaire de permis, sans excéder
trois ans depuis qu'elle a quitté l'emploi,
de même que toute suspension ayant fait l'objet d'une décision finale ayant
mené à des sanctions, dans la mesure où celle-ci a été prise dans les
trois dernières années.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur
l'amendement?
Mme Maccarone : C'est juste un
commentaire, Mme la Présidente, même chose. Je vois qu'on est en lien direct avec la recommandation 22 de l'AQCPE.
Eux, leur formulation, c'était un peu différent. Je ne sais pas si je vois
le 12 mois, parce qu'eux, ils ont
dit : «reformuler l'article pour établir un délai de déclaration de
12 mois». Est-ce que c'est toujours là?
Mme Roy (Verchères) : Bien, en fait,
on a pris la recommandation et on l'a appliquée en disant : Bien, ce qui est en cours actuellement... parce qu'ils
disaient : Si c'est en cours, tu le déclares. Ça fait qu'on... Du moment
où elle est en cours, elle est à
déclarer, puis elle est en cours au moment où a quitté l'emploi. Alors, ça va
effectivement dans le sens de la recommandation de l'AQCPE.
Mme Maccarone : OK, c'est bien.
Merci, Mme la Présidente.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Parfait.
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Bien, l'article 81.2.36 est pratiquement
changé. Allez-y.
Mme Maccarone :
«Sanctions», on a aussi entendu la FIPEQ-CSQ, qui nous demande c'est
quoi... de définir et de préciser ce qu'on entend par le terme «sanctions» dans
l'article tel qu'amendé. Je ne sais pas si on a une version de l'article tel qu'amendé qu'on peut projeter, là, parce que je
sais que l'amendement... On n'avait pas l'article amendé, qui est
toujours bénéfique pour nos travaux, mais, je pense, cette fois-ci, on ne
l'avait pas fait, mais ça fait partie de
leurs... même que c'était leur recommandation 10, que l'article 81.2.36
définisse et précise ce qu'on entend par le terme «sanctions».
• (18 h 40) •
Mme Roy (Verchères) : ...peut-être donner des
exemples. C'est une suspension, une réprimande, une note au dossier, un
congédiement. Alors, c'est donc dire que, suite à la suspension...
Mme
Maccarone : On se parle... une note au dossier, est-ce que ça, c'est
considéré comme une sanction?
Mme Roy (Verchères) : Bien, s'il est noté qu'il
y a un blâme au dossier, ça devient une sanction, s'il y a un blâme,
j'imagine. Je ne sais pas si ça va jusqu'à la note au dossier.
Mme
Maccarone : Peut-être, ce n'est pas ma définition de «sanctions».
Mme Roy
(Verchères) : L'exemple n'est peut-être pas le meilleur pour la note au
dossier. On n'est pas sûrs, oublions l'exemple. On va continuer de prendre une
sanction telle quelle, alors suspension, congédiement, etc.
Mme
Maccarone : Il me semble, ce serait bien d'avoir des exemples clairs
puis... parce que, c'est vrai, il y a quand
même une préoccupation du réseau, ça fait que... Est-ce que ça peut... Est-ce
que c'est défini et expliqué ailleurs, dans un autre article, peut-être,
de c'est quoi, les sanctions qui peuvent être appliquées?
Mme Roy
(Verchères) : Il va faire la vérification. Non, on fait la vérification.
Mme
Maccarone : Je serais prête à... Pendant que vous faites la recherche,
si vous voulez, j'aurais autre question.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Allez-y, allez-y.
Mme Roy
(Verchères) : Aucun problème.
Mme
Maccarone : Oui? OK. Ça fait que... voilà, ça fait que je vais vous
laisser faire le nécessaire en termes de recherche pour bien comprendre... Le
début de l'article, on parle d'«avant son entrée en fonction, toute personne
majeure...» On parle encore de la notion de «majeure», puis je ne souhaite pas
ajouter la notion de «mineure», mais je veux
savoir si la ministre serait ouverte à un amendement qui supprime le mot
«majeure», puis qu'on parle uniquement d'«avant
son entrée en fonction, toute personne appelée à travailler dans
l'installation»... Comme ça, on n'a pas à s'inquiéter de «mineure», «majeure». Bon, ça fait que, si c'est le cas, on va... On est presque prêts. On peut suspendre puis
on peut le rédacter...
Une voix : ...
Mme Roy
(Verchères) : Ah oui!
Mme Maccarone :
On va le... ah oui! sous-amender
parce que... Bien non, si on a déjà... oui, on a déjà adopté
l'amendement. Ça fait que, dans le fond, on va amender l'article en question.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, bien, moi, je suis bien d'accord.
Mme
Maccarone : OK, ça fait qu'on va suspendre, juste, rapidement, on va
l'écrire.
Mme Roy
(Verchères) : Enlever le mot «mineur»...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est beau, suspendre... On va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à
18 h 43)
(Reprise à 18 h 55)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, après
quelques discussions, j'ai besoin de votre consentement pour rouvrir
l'amendement déposé à l'article 81.2.36. Consentement. Maintenant, Mme la
députée, vous avez un sous-amendement à déposer.
Mme
Maccarone : Oui, le sous-amendement qui se lit :
L'article 13, l'amendement à l'article 81.2.36 introduit par
l'article 13 du projet de loi est modifié par la suppression du mot
«majeure».
Directement en lien
avec les remarques qu'on a eues juste avant la suspension... Ça fait que ça
lirait... juste le début : «Avant son
entrée en fonction, toute personne appelée» au lieu de «toute personne
majeure». Alors, je trouve que c'est une bonification qui est
importante, puis ça donne aussi la flexibilité de ne pas déterminer, mettons,
l'âge de la personne, parce qu'on sait que, dans le réseau, ça peut être des
gens qui sont en bas de 18 ans qui oeuvrent au sein...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Mme la ministre, avez-vous des
commentaires?
Mme Roy
(Verchères) : Ça va.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Ça va? Alors, est-ce que le sous-amendement
est adopté?
Mme
Maccarone : Un appel par vote nominal.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Un appel par vote... c'est ça, un appel, un
appel aux voix.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme
Maccarone : Pour.
La Secrétaire :
Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Gendron... Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Schmaltz (Vimont)?
Mme
Schmaltz : Pour.
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Abstention.
Alors, le sous-amendement est adopté. Nous revenons donc à l'amendement
qui a été ouvert. Donc, est-ce que l'amendement sous... tel que sous-amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Donc, on revient au
texte, mais qui a complètement changé. Tout est beau?
Mme Roy (Verchères) : ...comme je l'avais
préalablement mentionné, alors des exemples de sanctions qui sont
appliquées.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Exactement.
Mme Roy
(Verchères) : Donc, il peut y avoir un avertissement verbal, un
avertissement écrit, courriel, avis disciplinaire, ce dont je référais tout à
l'heure, une lettre au dossier du personnel de la travailleuse, une suspension
ou un congédiement.
Mme
Maccarone : Merci. C'est juste ça que je souhaitais, parce que, comme
j'ai dit dans... non seulement dans le
mémoire qui a été déposé par la FIPEQ, leur recommandation 10 était... ils
voulaient avoir une idée de c'était quoi, les sanctions. Eux, ils auront voulu qu'on modifie, évidemment, cet
article pour avoir les précisions que la ministre vient d'énumérer. On
peut trouver cette liste où? Est-ce que ça, c'est écrit ailleurs dans la loi
ou...
Mme Roy (Verchères) : C'est des exemples de
sanctions qui sont appliquées, entre autres, quand on applique des
sanctions qui sont graduelles, là. Donc, on les retrouve à quel endroit
précisément?
Une voix : ...
Mme Roy
(Verchères) : Sur le site de la CNESST, entre autres.
Mme
Maccarone : OK, mais je trouve que c'est bien qu'on le précise. Comme
ça, pour eux aussi, ils vont avoir une idée
d'où aller s'alimenter quand ils cherchent de l'information, peut-être, pour
partager avec leurs membres, puis je présume que ça va faire partie
aussi du guide. Alors, une recommandation, peut-être, de ma part, que ce serait
quelque chose qui pourrait faire partie... Même si c'est en référence au site
de CNESST, je trouve que c'est bien d'avoir cette clarté. Merci.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Alors, je comprends que
l'article 13 qu'on vient de... au travers duquel on vient de passer va
être suspendu?
Mme Roy
(Verchères) : ...Mme la Présidente, si l'opposition est d'accord, on
passerait l'amendement pour le 81.2.12, qui a été déposé, et le 81.2.13 aussi.
Donc, ça nous permettrait, là, de...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : J'ai
besoin du consentement pour revenir. Est-ce que j'ai consentement?
Consentement. D'accord, on revient. Allez-y, madame, oui.
Mme
Maccarone : Juste me mettre dans... à l'intérieur du débat parce que
je n'ai pas lu personnellement... Je veux revenir à le 81.2.12. C'était
suspendu pourquoi ou c'était...
Mme Roy
(Verchères) : Bien, si on peut présenter l'amendement de l'opposition
qu'on a rédigé...
Mme
Maccarone : Mais c'était le 81.2.12? Parce que nous, on avait noté...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Le 81.2.12, oui.
Mme Roy
(Verchères) : Oui, le 81.2.12.
Mme
Maccarone : On avait noté le 81.2.13, non?
Mme Roy
(Verchères) : Le 81.2.13 aussi.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Oui, il y en a deux, le 81.2.12 et 81.2.13.
Mme Roy
(Verchères) : Tout de suite après, c'est les deux.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : C'est
ce que veut... c'est ce que la ministre veut faire, puis à votre...
Mme
Maccarone : OK. Bien, on va poursuivre si...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...avec l'accord de tout le monde.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'on peut juste suspendre pour une minute, s'il
vous plaît?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : On va suspendre.
(Suspension de la séance à 19
heures)
(Reprise à 19 h 03)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Mme la ministre, juste avant de vous laisser la parole sur
l'article 81.2.12, je reviens un petit peu dans le temps. Donc, au sous-amendement que nous venons d'adopter à l'amendement du
81.2.36, le mot «majeure» doit se lire avec un «e». Alors, c'est juste
indiquer au micro pour que nous puissions avoir l'autorisation de poursuivre.
Alors, ceci étant
dit, nous poursuivons donc nos travaux au 81.2.12 avec un amendement.
Allez-y...
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Ah! une petite gorgée d'eau.
Mme Roy
(Verchères) : Voilà. Donc, à l'article 13...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Donc, vous allez déposer un amendement.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, l'article 81.2.12 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfant... d'insérer, à la fin de l'article 81.2.12 — excusez-moi — de
la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé, l'alinéa suivant :
«Malgré le paragraphe
2° du premier alinéa, lorsque le titulaire d'une attestation d'absence
d'empêchement est sélectionné pour [un]
poste de dirigeant principal d'un centre de la petite enfance, d'une garderie
dont les services de garde sont subventionnés ou d'un bureau
coordonnateur [et] qui n'est pas titulaire de permis de centre de la petite
enfance, mais que son attestation lui a été délivrée dans l'exercice [de son]
rôle, d'une fonction ou d'un travail autre que celui de dirigeant principal,
cette attestation demeure valide uniquement s'il fournit une déclaration sous
serment selon laquelle, depuis sa délivrance, il n'a pas été accusé ou déclaré
coupable d'une infraction criminelle portant sur les éléments visés au deuxième alinéa de l'article 81.2.4 et que les
conditions prévues à l'un ou l'autre des paragraphes suivants sont
remplies :
«1° l'attestation
dont il est déjà titulaire a été délivrée par un corps de police; et
«2°
l'attestation dont il est déjà titulaire a été délivrée en vertu de l'article
81.2.9 [de] la déclaration d'empêchement potentiel dont l'appréciation
du contenu a donné lieu à la délivrance de cette attestation est transmise au
tiers désigné à l'article 81.2.8 qui est chargé d'apprécier le contenu d'une
déclaration d'empêchement potentiel concernant une personne qui est
sélectionnée au poste de dirigeant principal et ce tiers conclut à l'absence
d'empêchement.»
Donc, cet amendement
fait en sorte qu'une nouvelle attestation d'absence d'empêchement doit être
délivrée à une personne qui était titulaire d'une attestation et qui est
sélectionnée au poste de dirigeant personnel, à moins qu'elle ne fournisse une déclaration sous serment selon laquelle elle
n'a pas été accusée ou déclarée coupable depuis que son attestation a été d'abord délivrée par un
corps de police et qu'elle a été délivrée par un tiers désigné par l'article
81.2.8, et que celui-ci a l'occasion d'apprécier de nouveau le contenu
de la déclaration d'empêchement potentiel concernant cette personne.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a des questions concernant l'amendement?
Mme
Maccarone : Pas des questions, plus des remerciements, parce que je
comprends que c'est en lien avec une intervention de la députée de Pontiac la
semaine passée. Ça fait que, un, je vais saluer son travail, parce que ce n'était pas son dossier. Alors, c'était bien, puis
je pense qu'il a apprécié de travailler avec Florence. Puis c'est avec la députée
de Notre-Dame-de-Grâce, mais...
Mme Roy
(Verchères) : ...travailler avec lui.
Mme
Maccarone : Ah! bien, c'est...
je suis contente de l'entendre, mais je pense que c'était... c'est la force
d'avoir souvent des gens qui
viennent, qui ne connaissent pas nécessairement le réseau, qui voient ça d'une
autre perspective, qui peuvent amener cette idée puis cet élément que je
trouve fort intéressant. Ça fait que je remercie aussi la ministre et son équipe pour l'ouverture puis l'écriture de
l'amendement en question. Je trouve que c'est très bien fait. Ça fait que
merci beaucoup.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. On va passer au
suivant, c'est-à-dire le 81.2.13.
Mme Roy
(Verchères) : ...Mme la Présidente. Donc, à l'article 13, l'article
81.2.13 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfant... À l'article
81.2.13 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé, alors :
1° supprimer «ou
d'actionnaire»;
2° remplacer «60» par
«10»; et
3° remplacer
«s'assurer que le nouvel administrateur ou actionnaire est titulaire d'une
attestation d'absence d'empêchement» par «faire une demande de vérification
d'absence d'empêchement le concernant conformément à l'article 81.2.2. Le
nouvel administrateur est alors réputé être titulaire d'une attestation
d'absence d'empêchement jusqu'à la délivrance, selon le cas, d'une telle
attestation ou d'un avis d'empêchement[...]»
Donc, cet amendement
fait en sorte que la dispense de l'obligation d'être titulaire d'une
attestation d'absence d'empêchement qui était applicable pour une période de
60 jours en cas de nouvel administrateur ou actionnaire ne s'applique
désormais que pour les administrateurs et qu'elle soit formulée à partir de la
demande de VAE plutôt que selon le délai à rebours avant la délivrance de
l'attestation d'empêchement.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Alors,
est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Oui.
Mme Maccarone :
...parce que c'est... le débat en question, je n'en ai pas fait partie.
Alors, je veux juste... peut-être se situer, parce qu'il me semble, quand moi,
je regarde dans les notes, on parlait plutôt de 90 et non de 10. Alors,
peut-être, si je peux bien comprendre pourquoi...
Mme Roy
(Verchères) : La volonté, lors de la discussion, justement, avec votre
confrère de Pontiac, en fait, c'était de dire que l'administrateur n'est pas en
lien avec les enfants, donc, pour ne pas l'empêcher de siéger. Alors, plutôt que d'aller après, c'était de dire :
On devance, voilà, et que c'est en amont où il y a l'obligation de faire la
demande auprès des corps de police, donc de s'assurer, à ce moment-là,
que l'administrateur puisse faire son travail, mais qu'il y a diligence dans le
moment où on fait la demande.
Mme Maccarone :
Oui. Bien, c'est... Merci.
Mme Roy
(Verchères) : C'était la demande qui nous avait été faite de la part
de votre confrère.
Mme Maccarone :
Oui. Merci beaucoup des explications. Encore une fois, je veux souligner
l'excellent travail du député de Pontiac,
qui nous a aidés à bonifier ce projet de loi d'une façon que je pense est aussi
très pertinente. Ça fait que... puis je veux remercier encore une fois
le gouvernement de nous avoir aidés à aborder cet amendement. Ça fait que
merci.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Mme Maccarone :
Est-ce qu'on peut faire une demande... vote par appel nominal, s'il vous
plaît?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Allez-y, Mme la secrétaire.
Mme
Maccarone : Merci.
La
Secrétaire : Oui. Pour, contre, abstention. Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Schmaltz (Vimont)?
Mme Schmaltz :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. Alors, l'amendement est adopté.
Mme Roy (Verchères) : ...Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y, oui.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Donc, ça prend le consentement pour retourner
à l'article 19, pour une demande d'amendement où on avait convenu
de revenir.
• (19 h 10) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, on avait suspendu l'article 19. Est-ce qu'il y
a...
Des voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Ah! il y
a... Excusez-moi. Je suis trop vite.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Il était suspendu, l'article 19.
Des voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Avant.
Excusez, j'allais trop vite. Il faut suspendre le 13 avant.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : C'est ce que j'allais
dire. Donc, moi, je pensais que vous reveniez sur le 13.
Mme Roy
(Verchères) : Non, c'est beau, madame. C'est beau, Mme la
Présidente. J'allais vraiment trop vite.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : OK. Donc, il faut... Est-ce qu'il y a
consentement pour suspendre l'article 13?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement.
Maintenant, est-ce qu'il y a consentement pour
revenir à l'article 19 qui était suspendu? Consentement?
Alors, Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Roy (Verchères) : Donc,
c'est un amendement à l'article 19. Alors, l'article 19,
l'article 101.35 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfant.
À
l'article 101.35 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 19 du projet de loi :
1° insérer, dans le premier alinéa et après
«plainte au ministre», «ou à un bureau coordonnateur de [...] garde éducative
en milieu familial»;
2° insérer, dans le deuxième alinéa, après
«plainte au ministre», «ou à un bureau coordonnateur de [...] garde éducative
en milieu familial».
Donc, cet amendement vise à élargir
l'interdiction d'exercer des représailles contre une personne pour des motifs
qu'elle a, de bonne foi, adressé une plainte à un bureau coordonnateur de la
garde éducative en milieu familial et lui a communiqué des renseignements
susceptibles de démontrer qu'une contravention à la LSGEE a été commise ou est
sur le point de l'être.
Elle vise également à élargir l'interdiction de
menacer une personne de représailles pour qu'elle s'abstienne d'adresser une
plainte à un bureau coordonnateur de la garde éducative en milieu familial et
qu'elle lui communique les renseignements susceptibles de démontrer qu'une
contravention à la présente loi a été commise ou est sur le point de l'être.
Mme Maccarone :
Est-ce qu'on peut juste... Voilà, tu sais, je veux juste lire l'article tel
qu'amendé avant de procéder, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui. Est-ce qu'on peut le projeter?
Mme Maccarone : C'est projeté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : OK. C'est parfait.
Mme Maccarone : C'est parfait.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est bon.
Mme Maccarone : OK. C'est très bien.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que c'est beau?
Mme Maccarone : C'est beau.
C'est beau, oui. Merci beaucoup.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Donc, est-ce
qu'il y a d'autres questions sur l'amendement?
OK. Alors, est-il adopté...
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Maintenant, je reviens à l'article. Est-ce que le... il y a d'autres
questions sur l'article 19? S'il n'y a pas d'autre question, est-il adopté
tel qu'amendé?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Alors, on a terminé l'article 19. On revient
donc au thème n° 9 avec l'article 13... voyons,
7, le 13 étant suspendu, l'article 7.
Mme Roy (Verchères) : Tout le monde
est rendu? Alors, oui, Mme la Présidente, je peux y aller?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, allez-y.
Mme Roy (Verchères) : Alors, ce
n'est pas long. C'est : L'article 27 de cette loi est abrogé.
Donc, cet article propose l'abrogation de
l'article 27 de la loi en raison du regroupement en une seule section des
articles de loi et du règlement portant sur la VAE. Donc, les sujets traités
par l'actuel article 27 sont désormais regroupés au sein de la section de
la loi qui porte sur la VAE et qui comprend les articles 81.2.1 à 81.2.34.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 7?
Mme Maccarone : Il n'y a pas de
question, Mme la...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : S'il n'y a pas de question, l'article 7 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe à l'article 31.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente. Alors, à l'article 31 :
L'article 1 du Règlement sur les services
de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1, r. 2) est modifié par la suppression des définitions des expressions
«attestation d'absence d'empêchement», «déclaration de renseignements
pouvant [relever] un empêchement» et «empêchement».
Donc, le projet de loi propose d'apporter une
vingtaine de modifications à des articles du principal règlement d'application
de la LSGEE, soit le Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
La majorité de ces modifications sont
proposées en raison du regroupement, justement, de la loi de l'ensemble des
règles relatives à la VAE. Comme ces
règles sont actuellement réparties entre la loi et le règlement, il convient
donc de modifier en concordance divers
articles de la RSGEE et d'ajouter ceux-ci au nouveau processus. C'est le cas de
l'article 31 du projet de loi qui abroge les trois définitions d'expressions qui ne se retrouvent plus dans le
RSGEE. Ces concepts sont désormais régis par la loi.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a des
commentaires sur l'article 31? S'il n'y a pas de commentaire,
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté.
Alors, compte tenu de l'heure, je suspends...
j'ajourne les travaux sine die.
(Fin de la séance à 19 h 16)