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Point de presse de Mme Alejandra Zaga Mendez, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances, et Mme Christine Labrie, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’affaires municipales

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 4 février 2026, 11 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement


 

11 h 40 (version non révisée)

(Onze heures quarante-deux)

Le Modérateur : Donc, bonjour, bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendrons la parole dans l'ordre : Christine Labrie, députée de Sherbrooke, Alejandra Zaga Mendez, responsable solidaire en matière des finances, Annick Leclerc, Lilian Boisvert et Chantal Girard.

Mme Labrie : Bonjour, tout le monde, j'ai déposé, ce matin, une pétition signée par près de 6000 personnes pour demander l'abolition de la TVQ sur les vêtements pour enfants usagés. C'est une pétition qui a été initiée par Mme Annick Leclerc, qui est présente avec nous ce matin, parce que comme commerçante, elle constatait qu'un même vêtement pour enfant pouvait être revendu plusieurs fois par année et donc retaxé à chaque fois, alors qu'en même temps, il y a des familles qui peinent, en ce moment, à vêtir leurs enfants à cause de la hausse du coût de la vie. Moi, j'ai accepté de porter cette pétition-là parce que je trouve que c'est vraiment une très bonne solution pour aider les gens à faire face à la hausse du coût de la vie, de détaxer les vêtements pour enfants usagés. D'ailleurs, je pense qu'on devrait détaxer l'ensemble des biens usagés, mais s'il faut commencer quelque part, pourquoi ne pas commencer par les vêtements pour enfants?

Mme Zaga Mendez : Merci beaucoup, Christine, c'est un plaisir pour moi de venir renchérir puis soutenir cette mesure. Vous savez, tout coûte cher, en ce moment, au Québec, et voici une mesure simple, efficace, qui peut venir rendre le fardeau économique des familles beaucoup plus léger et permettre aux familles d'arriver à la fin du mois. La mobilisation qu'on a vue, avec cette pétition, va au-delà de Sherbrooke, moi, quand j'ai partagé ceci, les gens m'en ont parlé, également, à Montréal, à Québec, parce que les gens se rendent compte que payer des taxes sur des vêtements usagés, c'est... ce n'est pas possible. Les vêtements sont vendus une ou... deux, trois fois et ceci représente un fardeau économique pour les familles. Tout le monde parle, ici, qu'il faut faire quelque chose, justement, pour alléger le coût de la vie, et voici une mesure que nous allons continuer, et aujourd'hui, ce que je souhaite, c'est inviter le ministre Éric Girard à saisir cette pétition, à regarder cette mesure, puis de l'inclure dans le prochain budget du Québec. C'est une façon simple d'aider les familles qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts... Parce que de plus en plus des gens achètent usagé parce que c'est une question de nécessité, mais aussi, c'est un geste responsable pour l'environnement, et je vais céder, donc, la parole à Annick Leclerc qui va nous parler de son expérience dans sa friperie.

Mme Leclerc (Annick) : Merci. Donc, je me présente, je m'appelle Annick Leclerc, propriétaire de la boutique Bebemeghan à Sherbrooke. Je suis aussi celle, comme mentionné, qui a lancé cette pétition en novembre dernier. Dès sa sortie, elle a fait jaser partout dans les médias, plusieurs boutiques se sont jointes au mouvement, elle a rejoint des milliers de familles au travers du Québec parce qu'elle a mis des mots sur une réalité que beaucoup de familles vivent. De plus en plus de familles ont de la difficulté à joindre les deux bouts, et ça, en boutique, on le voit tous les jours, des parents qui font...


 
 

11 h 45 (version non révisée)

Mme Leclerc (Annick) : ...qui font le tri à la caisse, qui reposent des vêtements et qui doivent choisir entre un pantalon ou un chandail priorisent le strict minimum. On le sait, il n'y a pas de TVQ sur... les couches, les biberons, les couches lavables, mais aussi les vêtements vendus dans des organismes à but non lucratif, mais on continue de surtaxer, parfois même 10 fois, le même vêtement qui a déjà été porté, payé et taxé.

Pendant ce temps, le gouvernement nous encourage à encourager les commerces locaux. Mais nous, les boutiques de vêtements seconde main, on fait amplement notre part. On réduit les déchets, on prolonge la durée de vie des vêtements et on aide concrètement les familles à réduire le coût de garde-robe de leurs enfants. Le gouvernement affirme vouloir aider les familles, encourager l'économie circulaire, mais on taxe la consommation responsable et on pénalise ces choix que les familles prennent.

Ce qu'on demande aujourd'hui, ce n'est pas un cadeau ni un privilège, c'est une mesure logique, équitable et alignée avec les valeurs que le Québec dit défendre.

Mme Boisvert (Lilian) : Bonjour. Je m'appelle Lilian Boisvert, je suis maman avant tout, mais aussi propriétaire de Petits Héritiers, une boutique de vêtements secondaire pour enfants, à Montréal. J'ai grandi avec une maman qui m'habillait presque... en presque totalité en friperie, et, à l'époque, oh que j'avais honte. Mais, aujourd'hui, ce n'est pas du tout la même réalité.

Le mouvement seconde main a pris une ampleur énorme. C'est, oui, une question monétaire, mais c'est aussi une question de valeurs. C'est un mouvement qui est là pour rester et qui, ultimement, a été porté par les familles, les citoyens et les boutiques comme la nôtre. Et il est grand temps, selon moi, que le gouvernement embarque lui aussi dans ce mouvement.

Le principe est simple. On ne taxe pas les fruits et les légumes parce qu'on veut encourager les citoyens à consommer, à s'alimenter plus sainement, donc pourquoi le même principe ne pourrait pas s'appliquer aux vêtements seconde main, surtout sachant que c'est une des industries les plus polluantes dans le monde? L'idée qu'on propose est un geste concret pour l'environnement, surtout quand on sait, comme je l'ai mentionné, que c'est une industrie très polluante.

Aujourd'hui, notre demande porte uniquement sur les vêtements pour enfants. Ce n'est rien de déraisonnable, sachant que c'est un bien essentiel. Plusieurs provinces au Canada, dont l'Ontario, ne taxent même pas cette catégorie autant pour le neuf que seconde main. Donc, nous, ce qu'on demande, c'est de commencer par la base qui est la seconde main.

En 2026, avec le coût de la vie qui continue d'augmenter, les familles ont besoin d'un geste concret comme celui-ci. Les familles nous le demandent tous les jours. Les boutiques sont prêtes. Alors, on attend quoi? Merci.

Mme Girard (Chantal) : Bonjour. Je me présente, Chantal Girard, je suis propriétaire de Friperie La Berlue, une entreprise qui existe depuis maintenant 22 ans. Alors, moi, ça fait 22 ans que je réponds aux clients, je suis presque sans voix : Oui, c'est taxable, les vêtements usagés. Les gens n'en reviennent juste pas. Alors, il serait temps qu'il se passe quelque chose. Mes collègues ont très bien parlé, donc je n'en rajouterai pas plus. Merci beaucoup.

Le Modérateur : C'est ce qui conclut le point de presse. Merci beaucoup, tout le monde. Merci.

(Fin à 11 h 49)


 
 

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