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Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle, et M. André Fortin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 5 février 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 46 (version non révisée)

(Huit heures quarante-cinq minutes)

M. Tanguay : Bon matin à chacun et à chacune. On va vous parler de santé, ce matin, d'abord et avant tout, HMR, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, un gouvernement qui a tergiversé.

L'ex-ministre de la Santé, Christian Dubé, avait dit, rappelez-vous, en mars 2025 : Ça a été une annonce précipitée, HMR, il n'avait pas l'argent. Et après ça, il y a eu un tollé, et, fin mars, avril, sur tout ce qui se passe, la décrépitude, la honte nationale, HMR, qui doit absolument être reconstruit. Bien là, finalement, il avait trouvé un peu d'argent pour le stationnement, des fonds que Santé Québec était allé chercher à gauche et à droite.

Et aujourd'hui la phase deux, nous exigeons, nous demandons, c'est une nécessité, que le gouvernement s'engage et qu'on puisse lire dans le prochain budget les sommes nécessaires, quelques centaines de millions de dollars qui sont importants pour la phase deux, pour développer HMR. Ce n'est pas important uniquement pour l'est de Montréal, c'est pour tout le Québec. C'est un hôpital qui est excessivement majeur et central pour donner les soins à la population.

Et l'objectif de réduire encore de 15 %, qui, selon le porte-parole de la coalition HMR, se résumerait... si on voulait, comme le gouvernement l'exige, réduire encore ce projet-là d'un autre 15 %, le coût total, bien, ce serait venir réduire la grandeur des chambres, imaginez-vous donc, des toilettes partagées et même des laboratoires spécialisés, qui ne seraient pas inclus dans l'hôpital. Alors, le gouvernement doit faire face à ses responsabilités et faire avancer le projet HMR. On l'exige et on va vouloir le voir dans le prochain budget, s'il le dépose un jour, Eric Girard.

Je vais maintenant sur l'accès des Québécoises et Québécois à un médecin de famille. Je vais maintenant céder la parole à mon collègue, André Fortin.

M. Fortin :Oui. Merci. Hier, le gouvernement de la CAQ a déposé la quatrième version de son projet de loi sur les médecins, et un projet de loi qui est en directe contradiction avec le dernier projet de loi qu'il avait présenté. Ce faisant, il a essentiellement charcuté sa propre loi, mais il a aussi charcuté sa crédibilité, parce que, quand la ministre de la Santé se présente devant vous, devant nous, et qu'elle dit, essentiellement : La loi n° 2, c'est une bonne loi, la loi n° 19, c'est une bonne loi, bien, ça ne fonctionne pas, là. Ce sont deux lois qui disent exactement le contraire, c'est deux lois qui sont en contradiction. On ne peut pas dire qu'une était la solution aux maux du réseau de la santé et que l'autre est aussi la solution aux maux du réseau de la santé. Ça ne fonctionne pas, mais, au-delà de ça, aujourd'hui, les patients ne sont pas plus certains de ce qui s'en vient. Et, hier, moi, j'ai écouté l'entrevue de la ministre Bélanger à Patrice Roy, et la ministre Bélanger faisait référence, comme le premier ministre l'a fait, à 500 000 patients qui seront pris en charge. Le Dr Amyot, de la fédération des médecins, lui, fait référence à 500 000 rendez-vous, 500 000 plages horaires. Une prise en charge, ce n'est pas une plage horaire, c'est deux affaires complètement différentes. Une prise en charge, c'est quelqu'un qui peut aller voir un médecin, qui peut aller voir un professionnel de la santé, qui se fait référer peut-être pour des prises de sang, pour des rayons X. Il y a quelqu'un qui analyse ces rayons X, ces prises de sang là, quelqu'un de la clinique qui le rappelle puis qui va lui dire : Tu as besoin d'un rendez-vous avec un spécialiste, qui va faire ces suivis-là. Ce n'est pas ça qui est proposé, là. Ce que le docteur Amyot nous dit, c'est que c'est 500 000 plages horaires de disponibles. Alors, on ne peut pas nous dire qu'il va y avoir 500 000 Québécois additionnels qui sont pris en charge. Ça, c'est donner des faux espoirs à la population, c'est véhiculer des faussetés. Le gouvernement a une responsabilité d'être honnête avec les Québécois plutôt que de faire accroire aux gens qu'ils vont avoir un accès qu'ils n'auront pas.

Journaliste : Comment vous avez trouvé la sortie de Bernard Drainville hier sur Mme Fréchette?

M. Tanguay : J'ai trouvé ça... Bien, écoutez, vous allez... Je vais quand même me permettre un commentaire sur... mais je n'irai pas plus loin parce que c'est à eux, c'est leur course, c'est entre eux autres, puis si... mais je trouve qu'ils sont en train de s'entredéchirer sur la place publique. Et j'ai trouvé qu'au-delà... Au-delà de la compétition démocratique à l'interne, là, à la CAQ, là, je me demande c'est qui qui a le gouvernail entre les mains.

On a vu François Legault tenter de rappeler... de sonner la fin de la récréation, quand il a dit : Non, non, non, tout le monde, y inclut les deux candidats à la chefferie, sont pour le troisième lien. Ils ont comme arrêté de se chamailler, ils ont dit : Il a-tu dit de quoi, lui?, puis là ils ont continué à se chamailler. Alors, c'est... Je vous dirais que c'était un triste spectacle et ça aura été, malheureusement, l'occasion de constater que notre premier ministre, François Legault, n'a plus aucune autorité sur son équipe.

Journaliste : ...

M. Tanguay : Je n'utiliserais pas cette expression-là. Ce que je vous dis, c'est que ça a été la preuve, la triste preuve que le premier ministre, actuellement, n'a plus aucune autorité sur son équipe. Et on continue à se chamailler. Ce n'était pas chic, là, la CAQ. Pendant ce temps-là, il y a des patients qui n'ont pas accès aux soins de santé. Nous, on va faire notre job.

Journaliste : Mais, quand vous parlez... juste pour être précis, là, vous parlez du triste spectacle, la sortie de M. Drainville, ou celle de M. Legault, ou l'ensemble?

M. Tanguay : L'ensemble de l'oeuvre, puis les sous-ensembles, là, la chicane sur la place publique d'une équipe gouvernementale. On est en fin de régime, là, quelque chose de rare, là, et aussi... juste terminer rapidement, et l'absence d'autorité, au moment où on se parle, puis probablement que ça va être ça jusqu'à la fin, malheureusement, du premier ministre du Québec. Il n'a plus aucune autorité sur sa propre équipe.

Journaliste : ...fallu proroger?

M. Tanguay : Ça lui appartient. Proroger... On a plein de questions. Nous, on est là pour travailler. L'Assemblée nationale est utile. Alors, nous, là, la prorogation, là, on n'est pas pour ça.

Journaliste : ...comme on ne sait pas comment ça va être gouverné à partir du 12 avril?

M. Tanguay : Bien, il y a des questions absolument importantes à poser, puis on veut des réponses. C'est au gouvernement, là, là...

Journaliste : ...12 avril, l'orientation du gouvernement, là.

M. Tanguay : Bien, on voit, en tout cas...

Journaliste : La loi n° 2, je pense que ça, c'est une priorité, parce qu'il faut changer le système. Êtes-vous d'accord avec moi, M. Fortin?

M. Tanguay : Bien, je vais laisser André compléter, mais la loi n° 2...

Journaliste : ...Constitution, la lutte au crime...

M. Tanguay : Oui, bien, c'est des questions importantes, justement, il y a des projets de loi importants, là. Je reviens sur le premier aspect de votre question puis je laisse André compléter, c'est le quatrième projet de loi en matière de santé. Ils sont en train...


 
 

8 h 51 (version non révisée)

M. Tanguay : ...d'essayer de réparer ce qu'ils ont... ce qu'ils ont commis comme erreur, la pagaille dans le réseau. Alors, on a plein de questions en santé, en éducation, en sécurité publique, justement, etc., et on veut les poser sur l'ensemble de l'oeuvre en santé.

M. Fortin :Non, mais, effectivement, là, c'est... d'avoir un parlement, d'avoir une Assemblée nationale qui siège en ce moment, ça a une utilité, entre autres pour réparer les pots cassés du gouvernement. Vous faites référence à la loi n° 2, c'est exactement ça. La loi que la ministre a déposée hier, c'est pour réparer les erreurs précédentes du gouvernement, en partie. Alors, c'est utile d'être ici. C'est utile d'avoir ces débats-là. C'est utile de faire progresser des législations qui viennent réparer les erreurs du passé.

Journaliste : Allez-vous l'appuyer, le projet de loi n° 19?

M. Fortin : Bien, on est en train de l'analyser. On a encore une discussion de caucus à avoir. C'est certain que d'enlever la loi n° 19 vient enlever... ou le projet de loi n° 19 vient enlever certaines dispositions qui étaient extrêmement problématiques dans la loi n° 2. Alors, ça, on peut voir ça d'un bon œil. Encore là, il faut voir si... est-ce que la loi qui est proposée va réellement permettre d'avoir un accès, un accès additionnel aux patients. C'est ce qu'on est en train de mesurer et aussi...

Journaliste : ...votre évaluation de ça, justement, dans ce que vous voyez?

M. Fortin : Bien, pour nous, là, on est en train de l'analyser, mais il y a eu une clause en particulier qu'on va vouloir débattre avec le gouvernement, notamment celle qui permet au ministre unilatéralement de faire fi des ententes négociées avec les fédérations de médecins. C'est une préoccupation. Si vous m'en demandez, là, c'est une des préoccupations qu'on a avec la version actuelle du projet de loi. On pourra en discuter en commission parlementaire.

Journaliste : Mme Bélanger, hier, a été incapable de dire combien de médecins, finalement, vont être rémunérés sous le mode de la capitation, parce qu'il y a tellement d'exceptions. Il y a les jeunes médecins, les médecins en préretraite, les médecins qui enseignent, les médecins qui... je ne sais pas moi, en région, eux autres, ils ne pourront pas non plus... bien, ils pourraient se dispenser de ça. Est-ce que vous, vous avez une idée, à la lecture du projet de loi, du nombre de médecins qui vont vraiment être payés en capitation?

M. Fortin :Mais, honnêtement, c'est le genre... c'est le genre d'enjeu qu'on veut essayer de mieux comprendre. On a le projet de loi sous les yeux depuis moins de 24 heures, mais c'est le genre d'analyse qu'on se doit de faire de ce projet de loi là. Alors, je comprends que le gouvernement veut l'adopter avant le 28 février, parce qu'il a une date butoir, qu'il s'est lui-même imposée. Mais si on n'a pas de réponse claire sur des enjeux comme ceux-là, ça va être difficile, ça va être difficile d'avoir une vraie analyse puis une vraie compréhension des impacts du projet de loi. C'est pour ça que je vous dis notamment...

Journaliste : ...si vous n'avez pas des réponses comme celles-là, c'est difficile d'appuyer, si je comprends bien.

M. Fortin :Le projet de loi, est-ce qu'il est mieux que la loi n° 2? Oui, c'est mieux que ce qui était dans la loi n° 2. Alors, est-ce que, dans ce sens-là, il y a eu une certaine avancée? Bien sûr, mais on ne comprend pas ce que ça va vouloir dire pour le patient. Tu sais, on a commencé la semaine ici, là, en demandant à la ministre : Combien de médecins ont quitté après le dépôt de la loi n° 2? Et elle a été incapable de nous le dire. Là, on a des données fractionnaires pour certaines régions. Hier, elle a prétendu qu'il y avait 500 000 patients additionnels qui seraient pris en charge. Ce n'est pas la version de la Fédération des médecins. Hier, elle nous a dit qu'il y avait 180 000 patients vulnérables qui auraient un accès à un médecin, qui aurait un médecin de famille. Et la suite de la discussion, encore là, à Patrice Roy, c'était de dire : Bien, c'est ça l'esprit, ce n'est pas ça qui est dans le texte. On ne sait pas exactement, mais c'est ça qu'on veut, c'est ce qu'on souhaite.

Hier, il y a une infirmière du GAP qui a dit à la ministre : Bien, ce n'est pas parce que tu es au GAP que tu vas avoir un rendez-vous. Et la ministre s'est offusquée de ce commentaire-là plutôt que d'essayer de comprendre la réalité terrain. Donc, il y a un paquet d'enjeux comme ça qui ne sont pas clairs, à savoir quel genre d'accès les Québécois vont avoir à travers cette promesse-là de 500 000 pris en charge.

Journaliste : Comment vous pensez que M. Dubé se sent, en ce moment, en regardant tout ça?  

M. Fortin : Bien, moi, je vous dirais que M. Dubé, c'est à peu près le seul qui est cohérent, dans cette histoire-là, à la Coalition avenir Québec. Il avait une vision des choses, il a choisi de... En quittant son poste de ministre, il a choisi de rester cohérent avec lui-même, de rester cohérent avec ses idées et de les défendre jusqu'à la fin. J'ai hâte de voir s'il va venir intervenir en commission parlementaire. Mais le gouvernement, celui que M. Dubé a quitté est complètement incohérent.

Journaliste : ...

M. Fortin :La version de François Legault, là, c'est de dire, et la version de Sonia Bélanger, c'est de dire : La loi n° 2, c'était ça qu'on avait besoin. On avait besoin d'une loi n° 2 avec des mesures coercitives. C'était une bonne loi. C'était juste un problème de communication. Puis, aujourd'hui, ils nous disent : On a besoin d'une loi n° 19, qui enlève à peu près toutes les dispositions coercitives de la loi n° 2, puis c'est de ça qu'on a besoin pour faire avancer le réseau. Ça, ça ne marche pas, ça, ça ne tient pas la route.

Journaliste : Mais ce qui est assez spécial, c'est que vous avez pourfendu M. Dubé pendant des semaines, voire des mois, et là c'est le seul que vous défendez, ce matin, en disant, M. Dubé est le seul qui est cohérent.  

M. Fortin : Bien, c'est le seul qui est cohérent, mais ça ne veut pas dire qu'on est d'accord avec...


 
 

8 h 56 (version non révisée)

M. Fortin :...mais il est cohérent quand même. La loi n° 2, là, c'était une loi qui, de toute évidence, là, avait des impacts monstres et des impacts catastrophiques pour le réseau de la santé et c'est pour ça qu'on était contre à l'époque. Et la loi n° 19, aujourd'hui, ce qu'on cherche à avoir, c'est des garanties que le service va s'améliorer avec la loi n° 19. Mais, je vous le dis, c'est mieux que ce qui était dans la loi n° 2. Ça, c'est sûr et certain.

Journaliste : Le dossier des médecins est entre autres entre les mains de militant caquiste qui a géré SAAQclic, Alain Généreux. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle?

M. Fortin :Je ne connais pas M. Généreux assez pour savoir s'il est dans la question des médecins, s'il a l'expérience, l'expertise nécessaire pour la suite des choses. Alors, je ne veux pas me prononcer sur sa capacité.

Journaliste : Il n'y a pas un risque qu'il soit blâmé dans le rapport du...

M. Fortin : Je ne présumerai pas des conclusions du commissaire Gallant. Son rapport doit sortir, quoi, la semaine prochaine? Alors, on va avoir des réponses assez rapidement.

Journaliste : Si vous étiez ministre de la Santé, est-ce que c'est le genre de nomination que vous auriez faite?

M. Fortin : C'est une question extrêmement hypothétique. Encore là, je ne connais pas M. Généreux, alors je ne peux pas vous répondre.

Journaliste : ...on a entendu le premier ministre, la ministre Guilbault dire à la commission Gallant : Ceux qui ont mal agi, ça n'a pas de bon sens qu'ils restent en poste, qu'ils puissent se replacer ailleurs. Il y a un projet de loi là-dessus en ce moment, le projet de loi n° 7. Trouvez-vous ça cohérent?

M. Fortin :Non, moi, je ne veux pas me prononcer sur une personne que je ne connais pas et dont je ne connais pas l'expertise. J'ai vu son témoignage, comme n'importe qui à la commission Gallant, mais le commissaire a toutes les informations nécessaires pour se prononcer sur son témoignage.

Journaliste : Mais, M. Tanguay, j'aimerais juste revenir, là, sur ce que vous avez qualifié de dysfonctionnement du gouvernement avec la course, là. Ce serait quoi, la solution? Parce que, je veux dire, le premier ministre a démissionné, il faut qu'il y ait une course pour que le gouvernement puisse continuer de fonctionner. Qu'est-ce que le gouvernement devrait faire pour éviter ce que...

M. Tanguay : Bien, j'en appelle au sens des responsabilités puis au sens de l'État de toute cette gang-là, là. Ils sont encore ministres, là, puis le premier ministre est encore premier ministre. On lui doit respect. On n'est pas d'accord dans bien des affaires qu'il fait, là, mais on lui doit respect. Nous on lui... il a notre respect. Quand il parle, on l'écoute. Mais maintenant, sa gang, il faudrait qu'ils se respectent entre eux autres puis qu'ils respectent le premier ministre. Qu'ils se chicanent entre eux autres, pour moi, là, ce n'est ce n'est pas ça qui est important, mais c'est l'impact de leurs chicanes, pas de direction. Puis on parlait, bien, pour mettre fin à la chicane ouverte à ciel ouvert, il y en a qui parlent de prorogation, il faut qu'ils déposent un budget, il faut qu'ils prennent des décisions, il faut qu'ils fassent avancer HMR, il faut qu'ils règlent l'accès aux soins de santé.

Alors, j'en appelle... la solution, là, c'est qu'à un moment donné, ils se regardent puis qu'ils disent : Aïe, on est toujours bien encore au gouvernement, là, on n'est pas dans une cour d'école. On va prendre nos responsabilités, on va laver notre linge sale en famille, mais on va gérer le Québec puis on va donner une direction.

Journaliste : ...M. Legault?

M. Tanguay : Bien, je pense qu'il... Je pense que quand François Legault est obligé d'essayer de sonner la fin de la récréation puis que personne ne l'écoute, je pense que c'est un manque de respect envers son autorité et malheureusement... et malheureusement...

Journaliste : ...

M. Tanguay : ...je veux juste terminer puis je vais aller au bout, malheureusement, c'est les Québécoises et Québécois qui voient ce triste spectacle-là puis qui n'ont pas de direction.

Journaliste : Pourquoi vous dites que personne n'écoute? Peut-être que Mme Fréchette va changer sa position. Vous comprenez ce que je veux dire?

M. Tanguay : Après, qu'ils aillent parler, là...

Journaliste : Ça va peut-être influencer sa position à elle, Mme Fréchette.

M. Tanguay : Ah! bien, elle décidera ce qu'elle a à décider par rapport à ça. Mais quand François Legault a dit : Tout le monde est pour le troisième lien, incluant les deux candidats, visiblement, ce n'était pas la vérité. Visiblement, il n'y a pas le même constat que tout le monde. Alors, ça se chicanait puis on entendait que ça avant qu'il sorte. Puis, après qu'il soit sorti, ça a continué de se chicaner puis on a entendu que ça d'un gouvernement qui n'a pas de gouvernail.

Journaliste : ...de l'Assemblée nationale, quand ils font des annonces, des commentaires davantage sur la course, est-ce à ce qu'ils devraient sortir de l'Assemblée nationale?

M. Tanguay : Bien, l'Assemblée nationale, ce n'est pas la place pour faire des débats de chefferie. Je sais que Bernard Drainville voudrait bien avoir un troisième débat puis que Mme Fréchette, elle n'en veut pas. Ce n'est pas la place d'avoir leur troisième débat ici, à l'Assemblée nationale, qu'ils aillent faire ça dans leurs instances, dans les régions du Québec. Les Québécois jugeront. Mais là, on a besoin d'une équipe gouvernementale, qui sont là pas pour leur avenir politique puis leur joute interne de qui qui va faire une jambette à l'autre puis : Aïe, t'as-tu vu comment je te l'ai planté? Ce n'était pas chic hier.

Moi, depuis que je suis à l'Assemblée nationale, je n'ai jamais vu un tel désordre dans une équipe gouvernementale. Jamais.

Journaliste : Qu'est-ce qui attend la CAQ avec tout ce qu'on a entendu hier si, finalement, Mme Fréchette, après ses consultations, dit : Non, on ne le fera pas, le troisième lien?

M. Tanguay : Ah! on va la laisser... elle, on va la laisser...

Journaliste : Ça pourrait arriver au sein d'un caucus comme ça, là?

M. Tanguay : Ah! bien, écoutez, au sein d'un caucus, les gens auront des décisions à prendre s'ils veulent continuer avec des positions qui qui ne seraient plus selon leurs principes. Mais clairement, on voit, il y a deux clans, là, il y a deux clans, là, la gang à Drainville puis la gang à Fréchette, là...


 
 

9 h 01 (version non révisée)

M. Tanguay : ...alors, en ce sens-là, si on est contre un référendum sur la séparation parce que ça divise, ils l'ont eux autres mêmes, à l'interne, leur référendum, ça divise. Puis au-delà de ça, là, ils feront bien ce qu'ils voudront entre eux autres, mais c'est les Québécoises et Québécois qui n'ont pas de gouvernement entièrement dédié à les servir.  

Journaliste : What will it take for you to vote in favor of Bill 19?

M. Fortin : I think all we need at this point is clear explanations from the Government as to what's going to happen next. The Government, honestly, is lying through its teeth right now to Quebeckers. They are telling Quebeckers that 500,000 of them through this… through this bill will be taken charge of, will be… will have a privileged access to the health care network. That's not the case. 500 rendezvous will be made available, 500 appointments will… time slots will be made available to Quebeckers. That's not the same thing. There are 180,000 of those 500,000 Quebeckers who are supposed to have additional access that are vulnerable population. These people don't require one single appointment. They require three, four, five, six appointments throughout… throughout the year. And so, to say that 500,000 Quebeckers will have privileged access to the health care network, because there are 500,000 appointments being made available by doctors. That is complete lunacy, and it is a government that is staring at Quebeckers and telling them lies to their face.

Journaliste : Are they playing with the words…

M. Fortin : Of course, they are. When you have Dr. Amyot, the head of the Federation of Doctors who negotiated this deal with the Government, who says: We will offer 500 additional time slots or 500,000 additional appointments to Quebeckers, and you have the Health Minister and the Premier who are saying 500,000 Quebeckers will now have a family clinic, will now have an access to the health care network. Those are two very different things. Having a family doctor or family clinic means essentially that you have an appointment with the health care professional. They send you to do tests. They then talk to you about your test results. They send you to see a specialist. That is what being taken charge of or being taken care of means. That's what people who have a family doctor expect from health care services. That is not what Dr. Amyot is explaining. That's not what's in the deal that was negotiated between the Government and the doctors.

Journaliste : I have a question that… a topic for a colleague of mine in Montreal. The PLQ was one of two opposition parties that voted against, Nadine Koussa for… the President of the Human Rights Commission. Can you just comment on why you're against… appointment?

M. Tanguay : First of all, with respect to the process, we would have loved to have more candidates than those who have been, at the end of the day, presented to us. So, the choice was very, very… and narrow. So, it's a very, very important appointment, neuralgic, to defend our fundamental rights. And with respect to the candidacy of that person, we have conducted our… internally, our analysis, and we thought that it was not… She's a good person, a professional person. But that being said to that very important and strategic position for us, it was not the candidate to be… to be appointed.

That being said, it's a pity because it's a very, very important institution, and we know what the CAQ Government reserved for Quebeckers with respect to not respecting their fundamental rights. And now there's… in front of us, there's the PQ Government. Risky business, this case, and we have to have a strong institution to protect and defend our fundamental rights. Unfortunately, that was not the case with that nomination. And they decided, can you imagine, they decided… Usually, it's unanimous, but they decided to proceed notwithstanding our opposition, it tells a lot about this government.

Journaliste : De retour en français... La position de l'Assemblée nationale... sur ce qui ferait pencher la balance des priorités des Québécois par rapport au... Le coût de la vie, système de santé, logements prioritaires, à la toute fin... qu'est-ce que ça vous dit sur vos vraies affaires?

M. Tanguay : Ça nous dit... ça nous dit qu'on a tout à fait raison, le Parti libéral du Québec d'exiger d'un gouvernement qu'il s'occupe des vraies affaires et de dénoncer le Parti québécois qui veut nous ramener sur la bataille des Plaines d'Abraham, sur Gandhi, sur le Bonhomme Carnaval, que ce n'est pas tout le monde qui pourrait y donner un colleux au bonhomme. Tout le monde peut donner un colleux au Bonhomme Carnaval, puis le PQ, qu'il revienne donc sur Terre, qu'il revienne donc sur Terre. Puis, oui, le sondage, tout à fait, raison, c'est les priorités. Quand on parle de coût de la vie, santé, logement, top trois des priorités, ça parle. Puis, nous, le Parti libéral du Québec, c'est ça qu'on veut défendre. Merci.

(Fin à 9 h 06)


 
 

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