Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures quarante-neuf)
M. Zanetti :
Bonjour, tout le monde. Alors, je voudrais attirer votre attention aujourd'hui
sur l'enjeu du financement de la culture. On sait qu'il y a un budget qui va s'en
venir. Tout le monde est en demande prébudgétaire, et là, le milieu des arts
est en train d'exprimer quelque chose de fondamental pour l'avenir de la
culture et de l'identité québécoise. Je sais qu'on a un ministre de la Culture
en ce moment qui va à l'UNESCO faire des représentations, un ministre qui a
légiféré sur la découvrabilité, mais ce qu'il faut voir, c'est que tout ça,
pour que la culture québécoise soit découverte, il faut aussi qu'elle soit
financée, il faut qu'elle existe. Il faut que le jeune public soit en lien avec
cette culture-là, et la demande du milieu culturel aujourd'hui relayée par
différents syndicats d'artistes, notamment, dont l'UDA, c'est que le budget du
Québec accorde 3 % de son budget d'ici 2029 à la culture. Et ça, c'est
absolument essentiel. En ce moment, le financement, c'est entre 1 % et
2 %, ça n'a jamais dépassé 2 %, mais il faut qu'on augmente ça.
Et
le gouvernement doit aussi, comme le disait mon collègue Gabriel hier en
Chambre, il doit revenir sur son ambition de couper les sorties culturelles à l'école.
On doit avoir de l'argent pour que les jeunes de tous les milieux, de tout le
territoire, soient en contact avec la culture. J'entendais, je lisais plutôt,
la lettre ouverte d'Émile Proulx-Cloutier, qui faisait un plaidoyer pour l'accès
à la culture, notamment chez les jeunes, puis il disait : À une époque, il
y avait la télévision que tout le monde regardait, puis il y avait de l'accès à
la culture à heure de grande écoute puis tout le monde pouvait un peu se
rassembler autour d'un contenu culturel commun. Mais, aujourd'hui, ça, ça n'existe
pas. Tout le monde est sur des écrans, avec des algorithmes différents qui ne
nous amènent pas sur un terrain culturel commun. Et la culture, le financement,
notamment des arts vivants, ça peut permettre ça. Ça peut permettre qu'on ait
encore quelque chose de commun au Québec : l'unité nationale, l'identité,
la culture.
Alors,
c'est absolument fondamental. Et j'espère que le gouvernement va entendre ça
parce qu'il se dit nationaliste. Il prétendait, il y a huit ans, dire : On
va défendre l'identité québécoise. Il faut que ça paraisse dans le budget qui s'en
vient.
M. Cliche-Rivard : Merci,
Sol.
Bonjour, tout le monde. Écoutez, hier
marquait la fin des consultations sur le projet de constitution de Simon
Jolin-Barrette puis une chose est claire : il n'y a aucun consensus puis il
n'y a certainement pas la légitimité d'aller de l'avant. Il reste une seule
chose à faire, c'est de retirer son projet de constitution, un point c'est
tout.
Sur la question spécifique du droit à l'avortement,
là, sa future cheffe, elle veut enfin, elle aussi, retirer l'article 29, l'article
sur l'avortement. Ce changement de position, bien, il fait suite aux revendications
de tous les groupes de femmes, tous les groupes de défense des femmes qui sont
venus en consultation, le Collège des médecins, le Barreau, le Protecteur du
citoyen et j'en passe. C'est unanime, tout le monde est d'accord. Je rappelle
aussi que ma collègue Ruba Ghazal tient actuellement une pétition signée par
plus de 60 000 Québécois, Québécoises qui demandent aussi le retrait
de l'article 29. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi Simon
Jolin-Barrette refuse d'écouter les femmes, y compris sa potentielle future
cheffe, en se targuant, là, d'être souverain sur une constitution qui serait
supposée être celle des Québécois et des Québécoises, qui serait supposée être
celle qui nous fédère, alors qu'elle n'en est rien. Ce document-là, cette
proposition-là ne fédère personne. En quel nom est-ce que Simon Jolin-Barrette peut
ignorer les femmes d'une telle façon? C'est inacceptable, c'est indigne des
fonctions qu'il occupe.
Aujourd'hui, on va déposer une motion à l'Assemblée
nationale pour mettre fin au débat. Retirer l'article sur l'avortement pour de
bon pour qu'enfin, on écoute les femmes une fois pour toutes. Les
consultations, le suspense et le mauvais film ont assez duré. Merci.
Pas tous en même temps.
Journaliste : Comment vous
expliquez l'entêtement du ministre?
M. Cliche-Rivard : Je
suis incapable de l'expliquer. Il fait l'unanimité contre lui sur ce dossier-là.
Sa potentielle future patronne est claire aussi. Je veux dire, il ne reste plus
qu'une chose à faire, là. Arrêtons le débat, arrêtons le psychodrame. Retirons
ça rapidement, qu'on avance sur d'autres choses. Puis c'est la même chose pour
le projet de constitution, qui lui non plus, ne fait pas du tout consensus. C'est
plus clair que jamais que c'est une constitution, pas du Québec, mais de Simon
Jolin-Barrette. Il s'en est dit lui-même, le grand souverain. Alors, il n'y a
rien là-dedans qui fédère un peuple, bien au contraire.
Journaliste
: Est-ce qu'on
devrait réduire le salaire des médecins spécialistes pour réinvestir dans le
réseau de la santé?
M. Cliche-Rivard : Je
suis content que vous posez la question. Ça fait des mois qu'on parle que de
salaires, et depuis le PL n° 19, là, qu'on a
tranquillement connu des petites brides de la FMOQ puis de l'entente, on se
rend compte que toutes les garanties que les patients ont obtenues, là,
finalement, sur l'inscription des 500 000 patients, c'est l'envoi de
lettres. La ministre nous l'a confirmé, là, un patient va être réputé inscrit,
«check», du moment où il y a une lettre qui est envoyée. Donc, là, on va
pouvoir débattre, là, puis, moi, je ne suis pas à la table de négociation, hein?
Ça fait que 5 %, 8 %, 10 %, 11 %, 12 %, 15 % d'hausse
salariale, où est-ce qu'elles sont les garanties d'accès aux soins pour les
patients?
Les salles d'op ne roulent pas parce que
le staff n'est pas là, parce que le staff épuisé et non reconnu a accepté les
conditions du privé, on les comprendra. Et là, les salles privées, les salles d'op
privées, qui nous coûtent plus cher, sont en train de rouler alors que nos
salles d'op roulent au ralenti. Ça fait qu'on peut-tu parler de l'accès aux
soins? On peut-tu parler de la réorganisation des services, puis on peut-tu s'assurer
qu'il y ait des garanties dans cette entente-là? Parce qu'avec la FMOQ,
vraisemblablement, il n'y en a pas, de garanties. Puis il y a encore des
patients du Québec qui vont attendre. On ne sait même pas si ça va être des
inscriptions collectives ou individuelles pour les 500 000 nouveaux patients.
En fait, la ministre a dit : Tant mieux si c'est collectif... si c'est
individuel. Ça, ça veut dire une prise en charge. Du collectif, là, ça veut
juste dire : Vous êtes affilié à un GMF, puis quand vous aurez un
problème, peut-être vous appeler, peut-être vous aurez un rendez-vous. Peut-être
pas. Puis en échange de ça, on va donner une enveloppe additionnelle de 72 millions.
Ça, c'est 150 piastres pour l'envoi d'une lettre par personne, chaque
lettre, c'est ça que ça amène, sans garantie de soins. La même question se pose
pour les médecins spécialistes.
Journaliste : Je vous relance
sur le salaire, M. Cliche-Rivard. C'est quand même la Fédération qui
demande ça, une augmentation salariale. Pensez-vous que tous les médecins
spécialistes, ou la majorité, c'est ça qu'ils veulent, une augmentation
salariale comme ça, ou c'est une affaire de Fédération?
M. Cliche-Rivard : Je ne
suis pas ni dans la Fédération ni dans les tables de négociation. Mais ce qui
est clair, c'est que les médecins, ils veulent pouvoir travailler. Moi, je...
je les entends, je...
Journaliste
: ...bogue
sur les salaires.
M. Cliche-Rivard : ...Ça
bogue sur l'accès 19593aux salles d'op. La...
Moi, les médecins à qui je parle, c'est ça qu'ils me disent. Moi, ils ne me
parlent pas de salaire, les médecins à qui je parle, il y en a tu... je ne le
sais pas qui leur dit ça. Moi, je ne suis pas à la fédération, je ne consulte pas
les membres. Moi, les médecins que je consulte, les médecins spécialistes, ils
me disent : On veut être capables de faire notre job. On me donne des fois
une journée de plateau par mois. Pendant ce temps-là, que c'est que vous pensez
que je vais faire? Bien sûr que je vais aller faire mes chirurgies au privé où
je suis capable de rouler les salles. C'est ça qu'on me dit. Et il y a plein de
spécialistes qui... tout ce qu'ils me disent, c'est : On peut-tu
travailler? Dans une entente salariale bonifiée, là, qu'est-ce qui va faire
qu'ils ne sont plus capables de travailler? C'est ça, la question que je pose.
Journaliste
: ...le
discours de la FMSQ au début, à l'automne, où la FMSQ disait : Ce n'est
pas une question d'argent, c'est une question de ressources. Là, la FMSQ, elle
ne parle plus de ressources, puis paraît-il que Québec a pris des engagements.
Et donc, tout d'un coup, c'est une question d'argent. Notez-vous un changement
de discours du côté de la FMSQ?
M. Cliche-Rivard : Moi, je ne
le sais pas c'est quoi, les engagements du gouvernement. Puis même l'entente
avec la FMOQ, on ne l'a pas. Puis celle avec la FMSQ, on ne l'aura pas non
plus. Ça fait qu'il va falloir, nous autres, sur la base de supposés
engagements... qui vont arriver quand, là, par ailleurs, la ministre Bélanger
s'est engagée à l'inscription de 500 000 patients au 30 juin. Moi, je vais
être où, le 30 juin? Je vais être déjà en campagne. Vous ne serez pas ici,
on ne sera pas ici. Puis il n'y a pas grand monde qui vont pouvoir les tenir
imputables de ce qu'ils ont dit, mis à part évidemment des débats qu'on fera,
mais c'est la même affaire, qu'ils vont pelleter par en avant.
Moi, je pense que les Québécois,
Québécoises paient déjà très cher, très, très cher pour un système de santé qui
ne leur donne pas leur monnaie de leur pièce. Donc, oui, ils paient trop cher.
Journaliste
: Je répète
ma question, parce ce qu'on n'a pas répondu. Pour Québec solidaire, là, est-ce
que les médecins spécialistes devraient laisser une partie de leur salaire sur
la table afin d'aider à reconstruire ce réseau, qui, comme on voit, là, est en
décrépitude?
M. Cliche-Rivard : Je pense
qu'on ne peut pas du tout délier les deux questions, mais moi, je n'ai pas
l'ensemble du portrait. Ça fait que... est-ce que, si une partie de cet
argent-là irait directement à l'accès aux soins, c'est garanti, puis on aurait
des soins? Alors, je pense que oui, mais je ne l'ai pas, l'ensemble du portrait
puis je ne suis pas la table de négos. Donc, quand on aura les détails ou si on
aura les détails, puis que la réduction de deux points de pourcentage de
l'enveloppe permet d'investir ça pour ouvrir les salles d'op, je vais
applaudir, mais je ne le sais pas, c'est quoi, le deal.
Journaliste
: ...de
médecins qui se désaffilient du réseau public, ça ne doit pas aider ça non
plus.
M. Cliche-Rivard : C'est une
catastrophe. On est passés de 500 omnis à 700 omnis en un an, 200 omnis de plus
qui ont quitté le réseau public, c'est une catastrophe. Plus de 95 % des
omnis privés au Canada sont au Québec. C'est une catastrophe. La ministre
possède les outils législatifs dans la loi pour freiner ça. Comment ça... se
fait-il qu'ils ne l'ont pas fait? Et évidemment que tout ça, c'est le résultat
des dernières trois réformes, des derniers projets de loi, de l'attitude
confrontationnelle du ministre... de l'ex-ministre Dubé, et tout ça a fait une
désaffiliation puis une démotivation du réseau. Je salue l'approche de Mme
Bélanger, beaucoup plus consensuelle. Ceci dit, les résultats vont... vont
devoir être attendus, puis il va falloir qu'on puisse juger selon les
résultats. Mais c'est une catastrophe. Chaque médecin omni au public voit
environ 1 000 patients, 1 000 patients, là, fois... fois 700, là, on
règle une grosse partie de l'accès aux soins de santé.
Journaliste
: Vous, M.
Zanetti, est-ce que vous êtes favorable à une exception dans Gouin pour
présenter un candidat homme?
M. Zanetti : Bien oui, c'est
une proposition qu'on va présenter aux membres en fin de semaine, puis eux, ils
vont trancher ça. Donc, oui.
Journaliste
: Êtes-vous
favorable à ça?
M. Zanetti : Oui, oui, je suis
favorable à ça.
Journaliste
: ...de
faire cette... cette exception-là?
M. Zanetti : Bien, c'est ce
que... Oui, c'est ce qu'on va proposer aux membres. Au bout du compte, les
membres décident, puis on va porter leur parole et leur décision.
Journaliste
: ...la
règle était trop stricte, si c'est nécessaire de faire des exceptions?
M. Zanetti : Bien, c'est une
réflexion qu'on va trancher en fin de semaine tout le monde ensemble. Tu sais,
c'est une règle mise de l'avant par les membres de Québec solidaire, qu'ils
vont réévaluer en fin de semaine, puis je ne veux pas présumer de leur
décision, mais quelle qu'elle soit, on va la porter avec enthousiasme et puis
se rallier à la sagesse collective.
Journaliste
: ...avec
enthousiasme le projet d'indépendance du Québec, vous seriez à l'aise d'avoir
un élu qui est dans une formation fédéraliste, arriver à Québec solidaire?
M. Zanetti : C'est sûr que
toutes les candidatures qui vont se présenter pour Québec solidaire vont
adhérer à l'ensemble des valeurs de Québec solidaire, notamment la
souveraineté. Donc, lorsqu'il y aura des annonces en ce sens, s'il y a lieu, je
commenterai sur des cas particuliers.
Journaliste
: Ça prend
une espèce de coming out souverainiste pour être accepté à QS, il faut le dire
ouvertement et publiquement...
M. Zanetti : ...très bien
défendre les valeurs de Québec solidaire pour se présenter pour Québec
solidaire. C'est un prérequis. On ne pourrait pas avoir des gens qui se
présentent pour Québec solidaire, qui disent : Moi, je ne suis pas
féministe, moi, je ne suis pas indépendantiste, moi, je ne suis pas de gauche,
ce n'est pas... ce n'est pas un menu à la carte.
Journaliste
: ...à
voter NPD au fédéral, M. Zanetti?
M. Zanetti : Je ne vous dirai
pas ce que je vote au fédéral, mais 17955 c'est
ça, je vous laisse deviner.
Journaliste
: ...que
vous aviez présentés à l'époque, puis ils ont été adoptés par les membres pour
la représentation de femmes, là, vous, étiez-vous à l'aise avec ça? Est-ce que
ça ne vient pas vous encarcaner pour les prochaines années?
M. Zanetti : Non, moi je
trouve que c'est superimportant... Québec solidaire, on est le seul parti qui
avons des mesures institutionnelles comme ça, aussi fortes pour amener plus de
parité. On est le seul parti notamment qui, avec la formule le co-porte-parole,
s'assure qu'il y ait toujours, toujours une porte-parole qui est une femme. En
ce moment, c'est la cheffe parlementaire, mais il y en a toujours une. Et on
est le parti qui fait... qui met des mesures en place. Puis, étant donné qu'on
innove puis qu'on est des leaders là-dedans, bien là, des fois, on fait des
règles, puis, après ça, bien, il y a des moments où ça vient aussi des membres,
là, l'idée de requestionner ça. Puis, en fin de semaine, ils vont décider c'est
quoi, la règle qu'ils veulent avoir à ce moment-ci, selon la conjoncture. C'est
important de mettre des règles, c'est important de s'ajuster à la conjoncture.
Puis moi, je vais évidemment...
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Bien, La
conjoncture, c'est qu'on arrive en période préélectorale, puis il y a des
approches qui se font pour avoir des candidatures.
Journaliste
: ...puis
la conjoncture arrive finalement, je veux dire, à la première occasion, vous
allez faire une exception pour déroger à vos règles.
M. Zanetti : On ne peut pas
présumer de la décision que vont prendre les membres en fin de semaine. Ça fait
que moi, je ne le ferai pas non plus. Puis c'est que ce qui est sûr, c'est
qu'on va s'assurer d'avoir la parité, et puis on est le seul parti qui faisons
ça, tu sais, donc, je trouve ça quand même paradoxal. Moi, j'aimerais juste
regarder que tous les autres n'ont aucune règle pour faire ça, pour s'assurer
de la parité. Regardez le Parti québécois, ils ont commencé la législature à
trois députés hommes, ils ont gagné trois partielles, ils auraient pu atteindre
la parité parfaite, ils ont décidé de présenter des hommes à la place, ils ont
présenté une seule femme. Je veux dire, vous leur demanderez s'ils trouvent ça
important, la parité.
Nous, on a... on est clairement des
leaders, on est en avance, puis on fait des essais et puis, là, bien, on
s'ajuste en conséquence, mais je ne sais pas ce que les gens vont voter samedi.
Journaliste
: ...vous
l'aviez déjà, quand même, ce changement-là, donc.
M. Zanetti : Mais moi, je suis
un porte-parole, je vais appuyer les décisions que les membres vont prendre.
Puis j'appuie aussi le fait qu'on se pose la question puis que la décision soit
soumise aux membres.
Journaliste
: ...si
l'exception est refusée...
M. Zanetti : Bien, je ne vais
évidemment pas... Moi, je ne vais pas être déçu de la décision des membres de
Québec solidaire, tu sais, je vais la défendre coûte que coûte. Puis je ne vais
pas, quelle que soit l'affaire, je ne vais pas comme répondre à cette
question-là.
Journaliste
: ...je
m'excuse, ça a peut-être été dit, mais elle émane de qui, la proposition pour
une exception?
M. Zanetti : Bien, la
proposition, elle émane de... bien, notamment de l'Association de Gouin et du
Comité de coordination nationale, qui sont des membres élus...
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Pas du caucus,
non.
Journaliste
: ...qui
décide de ne pas aller de l'avant, est-ce que ça n'envoie pas l'image d'un
parti où, tu sais, c'est difficile... Vous savez, cette vedette-là, quand même,
qui veut se présenter pour vous, si on dit : Bien, merci, mais non merci,
quel message ça peut envoyer à d'autres candidatures de nom potentielles, là?
M. Zanetti : Bien, je vous
propose de commenter ça s'il y a lieu, quand ça arrivera, si ça arrive.
Journaliste
:
...d'aller défendre la position des membres, est-ce qu'il n'y a pas un danger
justement que ça vienne nuire au leadership, au leadership à la tête de Québec
solidaire?
M. Cliche-Rivard : Moi, je
vais être très clair, moi je ne suis pas porte-parole, je suis député puis je
suis membre du caucus. Moi, j'espère formellement que les membres acceptent la
proposition et je serais très déçu si elle n'est pas retenue. Je le dis, je
l'appuie. Maintenant, le porte-parole va défendre la position des membres. Moi
aussi, je vais la défendre, mais je suis capable, très clairement, de dire que,
si on passe à côté de cette chance-là, d'un candidat exceptionnel, je pense
personnellement, en mon nom personnel, qu'on fait une erreur.
Donc, moi, je vais prendre la parole, si
elle m'est donnée, je pense que oui, et je vais affirmer haut et fort ce que je
pense. Je ne me gênerai pas de dire ce que je pense. On passerait à côté d'une
chance extraordinaire d'avoir un candidat potentiel, dans Gouin, qui pourrait
rallier beaucoup de monde.
Journaliste
: Puis,
est-ce que vous pensez de...
Journaliste
: Est-ce
que c'est l'opinion majoritaire au caucus...
M. Cliche-Rivard : Je vais
laisser les membres du caucus parler pour eux autres.
Journaliste
: Est-ce
que vous pensez, donc, de déjà s'engager en disant que ce sera la seule
exception, c'est une erreur aussi? Parce que là vous le dites...
M. Zanetti : Il n'y a pas
d'autres...
Journaliste
:
...anticiper que, dans les prochains mois, il y a quelqu'un de renom qui va
vouloir se présenter.
M. Zanetti : Il n'y a pas
d'autre instance. Le conseil national qu'on a, c'est le dernier, ensuite, il y
a le congrès, mais qui est voué à toutes sortes d'autres... à d'autres choses,
à la plateforme électorale. Et, d'autre part, je veux dire, on commence à
savoir un peu l'idée des démarchages globals, quand même. Tu sais, on peut vous
assurer déjà que, dans Sainte-Marie—Saint-Jacques, on va présenter une femme;
dans Sherbrooke, dans Rosemont, dans Maurice-Richard, toutes les
circonscriptions actuellement détenues par Québec solidaire, dont les députés
ne se représentent pas. Donc, on va avoir... Oui, oui, ça va être des femmes,
ça, on le confirme. Donc, il n'y a pas... Il n'y a rien d'autre de prévu à ce
sujet.
Journaliste
: ...reported than more than a
thousand doctors left the public network, what does this say about the state of
our health care system and what needs to be done?
M.
Cliche-Rivard :
It's a catastrophe. This is 200 more omnis… family doctors over the
last year. 95% plus of family doctors in Canada are within Québec within the
private system. It's unacceptable. Every year, we're losing so much more family
doctors, and this jeopardizes the access to public health care. The government
needs to do actions right away. The law is providing actions for the government
to act, and this departure towards the private system has to stop right away.
It's a… It's a catastrophe. Each and every of those doctors are capable of
taking care of about 1 000 patients. If we're losing so much every year,
it's… it is going to be and it is a catastrophe for the public… public health
care system.
Journaliste
:
OK… Merci.
Une voix : Merci beaucoup.
(Fin à 9 h 06)