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Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture et de communications, et M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, February 19, 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 50 (version non révisée)

(Huit heures quarante-neuf)

M. Zanetti : Bonjour, tout le monde. Alors, je voudrais attirer votre attention aujourd'hui sur l'enjeu du financement de la culture. On sait qu'il y a un budget qui va s'en venir. Tout le monde est en demande prébudgétaire, et là, le milieu des arts est en train d'exprimer quelque chose de fondamental pour l'avenir de la culture et de l'identité québécoise. Je sais qu'on a un ministre de la Culture en ce moment qui va à l'UNESCO faire des représentations, un ministre qui a légiféré sur la découvrabilité, mais ce qu'il faut voir, c'est que tout ça, pour que la culture québécoise soit découverte, il faut aussi qu'elle soit financée, il faut qu'elle existe. Il faut que le jeune public soit en lien avec cette culture-là, et la demande du milieu culturel aujourd'hui relayée par différents syndicats d'artistes, notamment, dont l'UDA, c'est que le budget du Québec accorde 3 % de son budget d'ici 2029 à la culture. Et ça, c'est absolument essentiel. En ce moment, le financement, c'est entre 1 % et 2 %, ça n'a jamais dépassé 2 %, mais il faut qu'on augmente ça.

Et le gouvernement doit aussi, comme le disait mon collègue Gabriel hier en Chambre, il doit revenir sur son ambition de couper les sorties culturelles à l'école. On doit avoir de l'argent pour que les jeunes de tous les milieux, de tout le territoire, soient en contact avec la culture. J'entendais, je lisais plutôt, la lettre ouverte d'Émile Proulx-Cloutier, qui faisait un plaidoyer pour l'accès à la culture, notamment chez les jeunes, puis il disait : À une époque, il y avait la télévision que tout le monde regardait, puis il y avait de l'accès à la culture à heure de grande écoute puis tout le monde pouvait un peu se rassembler autour d'un contenu culturel commun. Mais, aujourd'hui, ça, ça n'existe pas. Tout le monde est sur des écrans, avec des algorithmes différents qui ne nous amènent pas sur un terrain culturel commun. Et la culture, le financement, notamment des arts vivants, ça peut permettre ça. Ça peut permettre qu'on ait encore quelque chose de commun au Québec : l'unité nationale, l'identité, la culture.

Alors, c'est absolument fondamental. Et j'espère que le gouvernement va entendre ça parce qu'il se dit nationaliste. Il prétendait, il y a huit ans, dire : On va défendre l'identité québécoise. Il faut que ça paraisse dans le budget qui s'en vient.

M. Cliche-Rivard : Merci, Sol.

Bonjour, tout le monde. Écoutez, hier marquait la fin des consultations sur le projet de constitution de Simon Jolin-Barrette puis une chose est claire : il n'y a aucun consensus puis il n'y a certainement pas la légitimité d'aller de l'avant. Il reste une seule chose à faire, c'est de retirer son projet de constitution, un point c'est tout.

Sur la question spécifique du droit à l'avortement, là, sa future cheffe, elle veut enfin, elle aussi, retirer l'article 29, l'article sur l'avortement. Ce changement de position, bien, il fait suite aux revendications de tous les groupes de femmes, tous les groupes de défense des femmes qui sont venus en consultation, le Collège des médecins, le Barreau, le Protecteur du citoyen et j'en passe. C'est unanime, tout le monde est d'accord. Je rappelle aussi que ma collègue Ruba Ghazal tient actuellement une pétition signée par plus de 60 000 Québécois, Québécoises qui demandent aussi le retrait de l'article 29. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi Simon Jolin-Barrette refuse d'écouter les femmes, y compris sa potentielle future cheffe, en se targuant, là, d'être souverain sur une constitution qui serait supposée être celle des Québécois et des Québécoises, qui serait supposée être celle qui nous fédère, alors qu'elle n'en est rien. Ce document-là, cette proposition-là ne fédère personne. En quel nom est-ce que Simon Jolin-Barrette peut ignorer les femmes d'une telle façon? C'est inacceptable, c'est indigne des fonctions qu'il occupe.

Aujourd'hui, on va déposer une motion à l'Assemblée nationale pour mettre fin au débat. Retirer l'article sur l'avortement pour de bon pour qu'enfin, on écoute les femmes une fois pour toutes. Les consultations, le suspense et le mauvais film ont assez duré. Merci.

Pas tous en même temps.

Journaliste : Comment vous expliquez l'entêtement du ministre?

M. Cliche-Rivard : Je suis incapable de l'expliquer. Il fait l'unanimité contre lui sur ce dossier-là. Sa potentielle future patronne est claire aussi. Je veux dire, il ne reste plus qu'une chose à faire, là. Arrêtons le débat, arrêtons le psychodrame. Retirons ça rapidement, qu'on avance sur d'autres choses. Puis c'est la même chose pour le projet de constitution, qui lui non plus, ne fait pas du tout consensus. C'est plus clair que jamais que c'est une constitution, pas du Québec, mais de Simon Jolin-Barrette. Il s'en est dit lui-même, le grand souverain. Alors, il n'y a rien là-dedans qui fédère un peuple, bien au contraire.

Journaliste : Est-ce qu'on devrait réduire le salaire des médecins spécialistes pour réinvestir dans le réseau de la santé?

M. Cliche-Rivard : Je suis content que vous posez la question. Ça fait des mois qu'on parle que de salaires, et depuis le PL n° 19, là, qu'on a tranquillement connu des petites brides de la FMOQ puis de l'entente, on se rend compte que toutes les garanties que les patients ont obtenues, là, finalement, sur l'inscription des 500 000 patients, c'est l'envoi de lettres. La ministre nous l'a confirmé, là, un patient va être réputé inscrit, «check», du moment où il y a une lettre qui est envoyée. Donc, là, on va pouvoir débattre, là, puis, moi, je ne suis pas à la table de négociation, hein? Ça fait que 5 %, 8 %, 10 %, 11 %, 12 %, 15 % d'hausse salariale, où est-ce qu'elles sont les garanties d'accès aux soins pour les patients?

Les salles d'op ne roulent pas parce que le staff n'est pas là, parce que le staff épuisé et non reconnu a accepté les conditions du privé, on les comprendra. Et là, les salles privées, les salles d'op privées, qui nous coûtent plus cher, sont en train de rouler alors que nos salles d'op roulent au ralenti. Ça fait qu'on peut-tu parler de l'accès aux soins? On peut-tu parler de la réorganisation des services, puis on peut-tu s'assurer qu'il y ait des garanties dans cette entente-là? Parce qu'avec la FMOQ, vraisemblablement, il n'y en a pas, de garanties. Puis il y a encore des patients du Québec qui vont attendre. On ne sait même pas si ça va être des inscriptions collectives ou individuelles pour les 500 000 nouveaux patients. En fait, la ministre a dit : Tant mieux si c'est collectif... si c'est individuel. Ça, ça veut dire une prise en charge. Du collectif, là, ça veut juste dire : Vous êtes affilié à un GMF, puis quand vous aurez un problème, peut-être vous appeler, peut-être vous aurez un rendez-vous. Peut-être pas. Puis en échange de ça, on va donner une enveloppe additionnelle de 72 millions. Ça, c'est 150 piastres pour l'envoi d'une lettre par personne, chaque lettre, c'est ça que ça amène, sans garantie de soins. La même question se pose pour les médecins spécialistes.

Journaliste : Je vous relance sur le salaire, M. Cliche-Rivard. C'est quand même la Fédération qui demande ça, une augmentation salariale. Pensez-vous que tous les médecins spécialistes, ou la majorité, c'est ça qu'ils veulent, une augmentation salariale comme ça, ou c'est une affaire de Fédération?

M. Cliche-Rivard : Je ne suis pas ni dans la Fédération ni dans les tables de négociation. Mais ce qui est clair, c'est que les médecins, ils veulent pouvoir travailler. Moi, je... je les entends, je...

Journaliste : ...bogue sur les salaires.

M. Cliche-Rivard : ...Ça bogue sur l'accès...


 
 

8 h 55 (version non révisée)

M. Cliche-Rivard : ...aux salles d'op. La... Moi, les médecins à qui je parle, c'est ça qu'ils me disent. Moi, ils ne me parlent pas de salaire, les médecins à qui je parle, il y en a tu... je ne le sais pas qui leur dit ça. Moi, je ne suis pas à la fédération, je ne consulte pas les membres. Moi, les médecins que je consulte, les médecins spécialistes, ils me disent : On veut être capables de faire notre job. On me donne des fois une journée de plateau par mois. Pendant ce temps-là, que c'est que vous pensez que je vais faire? Bien sûr que je vais aller faire mes chirurgies au privé où je suis capable de rouler les salles. C'est ça qu'on me dit. Et il y a plein de spécialistes qui... tout ce qu'ils me disent, c'est : On peut-tu travailler? Dans une entente salariale bonifiée, là, qu'est-ce qui va faire qu'ils ne sont plus capables de travailler? C'est ça, la question que je pose.

Journaliste : ...le discours de la FMSQ au début, à l'automne, où la FMSQ disait : Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de ressources. Là, la FMSQ, elle ne parle plus de ressources, puis paraît-il que Québec a pris des engagements. Et donc, tout d'un coup, c'est une question d'argent. Notez-vous un changement de discours du côté de la FMSQ?

M. Cliche-Rivard : Moi, je ne le sais pas c'est quoi, les engagements du gouvernement. Puis même l'entente avec la FMOQ, on ne l'a pas. Puis celle avec la FMSQ, on ne l'aura pas non plus. Ça fait qu'il va falloir, nous autres, sur la base de supposés engagements... qui vont arriver quand, là, par ailleurs, la ministre Bélanger s'est engagée à l'inscription de 500 000 patients au 30 juin. Moi, je vais être où, le 30 juin? Je vais être déjà en campagne. Vous ne serez pas ici, on ne sera pas ici. Puis il n'y a pas grand monde qui vont pouvoir les tenir imputables de ce qu'ils ont dit, mis à part évidemment des débats qu'on fera, mais c'est la même affaire, qu'ils vont pelleter par en avant.

Moi, je pense que les Québécois, Québécoises paient déjà très cher, très, très cher pour un système de santé qui ne leur donne pas leur monnaie de leur pièce. Donc, oui, ils paient trop cher.

Journaliste : Je répète ma question, parce ce qu'on n'a pas répondu. Pour Québec solidaire, là, est-ce que les médecins spécialistes devraient laisser une partie de leur salaire sur la table afin d'aider à reconstruire ce réseau, qui, comme on voit, là, est en décrépitude?

M. Cliche-Rivard : Je pense qu'on ne peut pas du tout délier les deux questions, mais moi, je n'ai pas l'ensemble du portrait. Ça fait que... est-ce que, si une partie de cet argent-là irait directement à l'accès aux soins, c'est garanti, puis on aurait des soins? Alors, je pense que oui, mais je ne l'ai pas, l'ensemble du portrait puis je ne suis pas la table de négos. Donc, quand on aura les détails ou si on aura les détails, puis que la réduction de deux points de pourcentage de l'enveloppe permet d'investir ça pour ouvrir les salles d'op, je vais applaudir, mais je ne le sais pas, c'est quoi, le deal.

Journaliste : ...de médecins qui se désaffilient du réseau public, ça ne doit pas aider ça non plus.

M. Cliche-Rivard : C'est une catastrophe. On est passés de 500 omnis à 700 omnis en un an, 200 omnis de plus qui ont quitté le réseau public, c'est une catastrophe. Plus de 95 % des omnis privés au Canada sont au Québec. C'est une catastrophe. La ministre possède les outils législatifs dans la loi pour freiner ça. Comment ça... se fait-il qu'ils ne l'ont pas fait? Et évidemment que tout ça, c'est le résultat des dernières trois réformes, des derniers projets de loi, de l'attitude confrontationnelle du ministre... de l'ex-ministre Dubé, et tout ça a fait une désaffiliation puis une démotivation du réseau. Je salue l'approche de Mme Bélanger, beaucoup plus consensuelle. Ceci dit, les résultats vont... vont devoir être attendus, puis il va falloir qu'on puisse juger selon les résultats. Mais c'est une catastrophe. Chaque médecin omni au public voit environ 1 000 patients, 1 000 patients, là, fois... fois 700, là, on règle une grosse partie de l'accès aux soins de santé.

Journaliste : Vous, M. Zanetti, est-ce que vous êtes favorable à une exception dans Gouin pour présenter un candidat homme?

M. Zanetti : Bien oui, c'est une proposition qu'on va présenter aux membres en fin de semaine, puis eux, ils vont trancher ça. Donc, oui.

Journaliste : Êtes-vous favorable à ça?

M. Zanetti : Oui, oui, je suis favorable à ça.

Journaliste : ...de faire cette... cette exception-là?

M. Zanetti : Bien, c'est ce que... Oui, c'est ce qu'on va proposer aux membres. Au bout du compte, les membres décident, puis on va porter leur parole et leur décision.

Journaliste : ...la règle était trop stricte, si c'est nécessaire de faire des exceptions?

M. Zanetti : Bien, c'est une réflexion qu'on va trancher en fin de semaine tout le monde ensemble. Tu sais, c'est une règle mise de l'avant par les membres de Québec solidaire, qu'ils vont réévaluer en fin de semaine, puis je ne veux pas présumer de leur décision, mais quelle qu'elle soit, on va la porter avec enthousiasme et puis se rallier à la sagesse collective.

Journaliste : ...avec enthousiasme le projet d'indépendance du Québec, vous seriez à l'aise d'avoir un élu qui est dans une formation fédéraliste, arriver à Québec solidaire?

M. Zanetti : C'est sûr que toutes les candidatures qui vont se présenter pour Québec solidaire vont adhérer à l'ensemble des valeurs de Québec solidaire, notamment la souveraineté. Donc, lorsqu'il y aura des annonces en ce sens, s'il y a lieu, je commenterai sur des cas particuliers.

Journaliste : Ça prend une espèce de coming out souverainiste pour être accepté à QS, il faut le dire ouvertement et publiquement...

M. Zanetti : ...très bien défendre les valeurs de Québec solidaire pour se présenter pour Québec solidaire. C'est un prérequis. On ne pourrait pas avoir des gens qui se présentent pour Québec solidaire, qui disent : Moi, je ne suis pas féministe, moi, je ne suis pas indépendantiste, moi, je ne suis pas de gauche, ce n'est pas... ce n'est pas un menu à la carte.

Journaliste : ...à voter NPD au fédéral, M. Zanetti?

M. Zanetti : Je ne vous dirai pas ce que je vote au fédéral, mais...


 
 

9 h (version non révisée)

M. Zanetti : ...c'est ça, je vous laisse deviner.  

Journaliste : ...que vous aviez présentés à l'époque, puis ils ont été adoptés par les membres pour la représentation de femmes, là, vous, étiez-vous à l'aise avec ça? Est-ce que ça ne vient pas vous encarcaner pour les prochaines années?

M. Zanetti : Non, moi je trouve que c'est superimportant... Québec solidaire, on est le seul parti qui avons des mesures institutionnelles comme ça, aussi fortes pour amener plus de parité. On est le seul parti notamment qui, avec la formule le co-porte-parole, s'assure qu'il y ait toujours, toujours une porte-parole qui est une femme. En ce moment, c'est la cheffe parlementaire, mais il y en a toujours une. Et on est le parti qui fait... qui met des mesures en place. Puis, étant donné qu'on innove puis qu'on est des leaders là-dedans, bien là, des fois, on fait des règles, puis, après ça, bien, il y a des moments où ça vient aussi des membres, là, l'idée de requestionner ça. Puis, en fin de semaine, ils vont décider c'est quoi, la règle qu'ils veulent avoir à ce moment-ci, selon la conjoncture. C'est important de mettre des règles, c'est important de s'ajuster à la conjoncture.

Puis moi, je vais évidemment...

Journaliste : ...

M. Zanetti : Bien, La conjoncture, c'est qu'on arrive en période préélectorale, puis il y a des approches qui se font pour avoir des candidatures.

Journaliste : ...puis la conjoncture arrive finalement, je veux dire, à la première occasion, vous allez faire une exception pour déroger à vos règles.

M. Zanetti : On ne peut pas présumer de la décision que vont prendre les membres en fin de semaine. Ça fait que moi, je ne le ferai pas non plus. Puis c'est que ce qui est sûr, c'est qu'on va s'assurer d'avoir la parité, et puis on est le seul parti qui faisons ça, tu sais, donc, je trouve ça quand même paradoxal. Moi, j'aimerais juste regarder que tous les autres n'ont aucune règle pour faire ça, pour s'assurer de la parité. Regardez le Parti québécois, ils ont commencé la législature à trois députés hommes, ils ont gagné trois partielles, ils auraient pu atteindre la parité parfaite, ils ont décidé de présenter des hommes à la place, ils ont présenté une seule femme. Je veux dire, vous leur demanderez s'ils trouvent ça important, la parité.

Nous, on a... on est clairement des leaders, on est en avance, puis on fait des essais et puis, là, bien, on s'ajuste en conséquence, mais je ne sais pas ce que les gens vont voter samedi.

Journaliste : ...vous l'aviez déjà, quand même, ce changement-là, donc.

M. Zanetti : Mais moi, je suis un porte-parole, je vais appuyer les décisions que les membres vont prendre. Puis j'appuie aussi le fait qu'on se pose la question puis que la décision soit soumise aux membres.

Journaliste : ...si l'exception est refusée...

M. Zanetti : Bien, je ne vais évidemment pas... Moi, je ne vais pas être déçu de la décision des membres de Québec solidaire, tu sais, je vais la défendre coûte que coûte. Puis je ne vais pas, quelle que soit l'affaire, je ne vais pas comme répondre à cette question-là.

Journaliste : ...je m'excuse, ça a peut-être été dit, mais elle émane de qui, la proposition pour une exception?

M. Zanetti : Bien, la proposition, elle émane de... bien, notamment de l'Association de Gouin et du Comité de coordination nationale, qui sont des membres élus...

Journaliste : ...

M. Zanetti : Pas du caucus, non.

Journaliste : ...qui décide de ne pas aller de l'avant, est-ce que ça n'envoie pas l'image d'un parti où, tu sais, c'est difficile... Vous savez, cette vedette-là, quand même, qui veut se présenter pour vous, si on dit : Bien, merci, mais non merci, quel message ça peut envoyer à d'autres candidatures de nom potentielles, là?

M. Zanetti : Bien, je vous propose de commenter ça s'il y a lieu, quand ça arrivera, si ça arrive.

Journaliste : ...d'aller défendre la position des membres, est-ce qu'il n'y a pas un danger justement que ça vienne nuire au leadership, au leadership à la tête de Québec solidaire?

M. Cliche-Rivard : Moi, je vais être très clair, moi je ne suis pas porte-parole, je suis député puis je suis membre du caucus. Moi, j'espère formellement que les membres acceptent la proposition et je serais très déçu si elle n'est pas retenue. Je le dis, je l'appuie. Maintenant, le porte-parole va défendre la position des membres. Moi aussi, je vais la défendre, mais je suis capable, très clairement, de dire que, si on passe à côté de cette chance-là, d'un candidat exceptionnel, je pense personnellement, en mon nom personnel, qu'on fait une erreur.

Donc, moi, je vais prendre la parole, si elle m'est donnée, je pense que oui, et je vais affirmer haut et fort ce que je pense. Je ne me gênerai pas de dire ce que je pense. On passerait à côté d'une chance extraordinaire d'avoir un candidat potentiel, dans Gouin, qui pourrait rallier beaucoup de monde.

Journaliste : Puis, est-ce que vous pensez de...

Journaliste : Est-ce que c'est l'opinion majoritaire au caucus...

M. Cliche-Rivard : Je vais laisser les membres du caucus parler pour eux autres.

Journaliste : Est-ce que vous pensez, donc, de déjà s'engager en disant que ce sera la seule exception, c'est une erreur aussi? Parce que là vous le dites...

M. Zanetti : Il n'y a pas d'autres...

Journaliste : ...anticiper que, dans les prochains mois, il y a quelqu'un de renom qui va vouloir se présenter.

M. Zanetti : Il n'y a pas d'autre instance. Le conseil national qu'on a, c'est le dernier, ensuite, il y a le congrès, mais qui est voué à toutes sortes d'autres... à d'autres choses, à la plateforme électorale. Et, d'autre part, je veux dire, on commence à savoir un peu l'idée des démarchages globals, quand même. Tu sais, on peut vous assurer déjà que, dans Sainte-Marie—Saint-Jacques, on va présenter une femme; dans Sherbrooke, dans Rosemont, dans Maurice-Richard, toutes les circonscriptions actuellement détenues par Québec solidaire, dont les députés ne se représentent pas. Donc, on va avoir... Oui, oui, ça va être des femmes, ça, on le confirme. Donc, il n'y a pas... Il n'y a rien d'autre de prévu à ce sujet.

Journaliste : ...reported than more than a thousand doctors left the public network…


 
 

9 h 05 (version non révisée)

Journaliste : …what does this say about the state of our health care system and what needs to be done?

M. Cliche-Rivard : It's a catastrophe. This is 200 more omnis… family doctors over the last year. 95% plus of family doctors in Canada are within Québec within the private system. It's unacceptable. Every year, we're losing so much more family doctors, and this jeopardizes the access to public health care. The government needs to do actions right away. The law is providing actions for the government to act, and this departure towards the private system has to stop right away. It's a… It's a catastrophe. Each and every of those doctors are capable of taking care of about 1 000 patients. If we're losing so much every year, it's… it is going to be and it is a catastrophe for the public… public health care system.

Journaliste : OK… Merci.

Une voix : Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 06)


 
 

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