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(Huit heures vingt-quatre minutes)
Mme Ghazal : Bonjour, tout le
monde. Très heureuse de vous retrouver aujourd'hui avec mes collègues,
Alejandra et Andrés.
En ce moment, on est dans la période où
les locataires reçoivent leurs avis d'augmentation. On a reçu des témoignages,
là, puis des avis d'augmentation, en ce moment, même avec le nouveau calcul de
la CAQ, de 10 %, 20 %, 30 % aujourd'hui même, et ça continue jusqu'à
en mars.
Un gouvernement de Québec solidaire, on
s'engage à geler les loyers à l'inflation. Et on n'est pas les seuls à penser
que c'est une bonne idée, 85 % des Québécois, dans un sondage Léger qui a
été fait récemment, qu'ils soient locataires ou propriétaires, 85 % des
Québécois sont d'accord avec la proposition de Québec solidaire de geler les
loyers à l'inflation. Donc, c'est une mesure très populaire à cause de la crise
du logement dans laquelle on vit puis à cause de l'inaction du gouvernement,
qui laisse le Far West et les spéculateurs immobiliers faire ce qu'ils veulent
dans cette crise. Et ce sont les familles qui en souffrent en ce moment. C'est
une mesure raisonnable. C'est le gros bon sens. C'est une... la chose à faire
pour régler la crise du logement rapidement maintenant.
Moi, si j'étais à la place de la CAQ, hein,
parce qu'en ce moment ils ont perdu la confiance de la population, avec un
sondage comme ça, un appui aussi massif de la population, s'ils voulaient
augmenter leur popularité, je les inviterais puis je les mettrais... je les
mets au défi tout de suite de mettre cette mesure-là sur place, d'augmenter...
de geler les loyers à l'inflation. Et j'invite aussi et je mets au défi les
autres partis, celui du Parti québécois et du Parti libéral du Québec, de
mettre aussi en place, de proposer... de dire qu'ils sont d'accord avec cette
mesure-là, qui est tout à fait raisonnable et aussi populaire pour régler la
crise du logement.
Mme Zaga Mendez : Merci, Ruba.
De mon côté, aujourd'hui, je veux parler d'une situation qui n'a aucun un sens
au Québec. Il... Nous avons aussi 600 000 personnes qui font la file
aux banques alimentaires chaque... chaque mois, puis, de l'autre côté, on jette
1,2 million de tonnes de nourriture encore comestible aux vidanges. C'est-à-dire
que, pendant des familles qui sautent des repas, les gens... les géants de
l'alimentation gaspillent de la nourriture. Et c'est pour ça que je reviens à
la charge aujourd'hui pour parler de gaspillage alimentaire et déposer un
projet de loi. Pourquoi? Parce qu'il faut sortir des seules promesses
volontaires. On veut des ententes obligatoires, des dons aux organismes, de la
revalorisation, de la revente des invendus. Puis ce projet de loi va permettre
d'avoir plus de nourriture dans nos organismes de bienfaisance, plus d'options
à prix réduit, c'est ça que les familles cherchent pour arriver à la fin du
mois, et également un immense gain pour l'environnement. Le gaspillage
alimentaire doit être au cœur de la stratégie québécoise pour lutter contre
l'insécurité alimentaire. Il nous faut que la nourriture finisse dans les
assiettes et pas aux poubelles.
Mme Ghazal : Merci.
Journaliste
: Charles
Millard, ce matin, a dit qu'il voulait conduire l'autobus du Non. Il a ramené
l'idée du référendaire à la lumière du sondage Pallas qui est à 60 %, les
Québécois disent non. Est-ce que ça vous inquiète?
Mme Ghazal : Que lui veuille
être dans le camp du Non? C'est... je veux dire, c'est clair, là.
Journaliste : Non, le 60 %
des Québécois qui ne veulent pas de référendum.
Mme Ghazal : Bien, en fait,
nous, à Québec solidaire, c'est clair pour nous que la chose la plus importante
à faire, c'est d'augmenter l'appui à l'indépendance, de rendre l'idée de l'indépendance,
d'être maîtres chez nous, de ne pas dépendre, et de défendre nous-mêmes nos
intérêts, et que ça ne se passe pas au fédéral. Nous, notre... ce qu'on veut
faire, c'est augmenter cet appui-là, à Québec solidaire, en ayant aussi une
vision inclusive de l'indépendance. Et, bien sûr, la population en ce moment
est inquiète, elle est inquiète par tout ce qui se passe, par les crises
actuelles qu'ils vivent. Je veux dire, les gens, ils ont de la misère à payer
leur loyer, leur épicerie, alors qu'ils travaillent. Avec les tarifs de Trump
puis l'instabilité mondiale et l'instabilité qui a lieu en ce moment par
rapport à l'économie, c'est tout à fait normal et légitime d'avoir cette
crainte-là. Moi, je les comprends, cette crainte-là. Et ça ne veut pas dire qu'on
va décider de mettre de côté nos convictions par rapport à l'indépendance et
sur le fait qu'on a besoin de nous-mêmes prendre nos propres décisions sur l'économie
puis de défendre nos intérêts sur l'économie, mais aussi la culture et ce qu'est
le Québec. Ça ne pourra jamais, jamais être la solution, de défendre les
intérêts du Québec, de mettre ça aux mains du fédéral. Le fédéral ne pourra
jamais défendre l'intérêt du Québec. C'est à nous ici de le faire.
Et le fait que l'option, en ce moment, ne
soit pas... qu'il n'y ait pas un large appui, ça ne date pas d'hier, là, ça
fait quand même longtemps. Moi, je me rappelle, on a lancé Nouveau Québec pour
parler de l'indépendance puis pourquoi est-ce qu'il faut faire l'indépendance,
les raisons fortes. Et moi, j'avais fait une tournée, et on va continuer aussi
à la faire dans les cégeps, dans les universités, pour dire pourquoi est-ce qu'on
a besoin de ça, pour augmenter l'appui puis rendre cette idée-là d'indépendance
attractive. Et ça, ça prend du temps. C'est pour ça qu'on a une démarche, on
est le seul parti indépendantiste à la mettre de l'avant et on n'a jamais
tergiversé à chaque campagne électorale, c'est : dès le jour 1, on met en
place une assemblée constituante, une constitution pas écrite dans un bureau
comme la constitution de Simon Jolin-Barrette, mais une constitution du peuple,
écrite par le peuple, avec une assemblée qui va aller faire une large
consultation, où les gens vont s'approprier ce projet-là, parce qu'à la fin le
projet d'indépendance n'appartient pas à des partis politiques, ça appartient
au peuple.
Journaliste : ...que le Parti
québécois nuit au message sur l'indépendance? Parce que vous avez dit : On
propose une vision inclusive, nous, on ne tergiverse pas. Est-ce que j'entends
une critique? Est-ce que vous dites que le PQ n'est pas le bon messager, nuit à
l'indépendance?
Mme Ghazal : Je parle de la
vision de Québec solidaire, celle que Québec solidaire porte depuis sa
naissance, celle que moi, je porte dans mon cœur. Moi, j'ai parlé de cette
vision inclusive dans mon livre, Les gens du pays viennent aussi d'ailleurs.
Je ne la fais pas en fonction des autres partis, en fonction des autres... des
autres visions. Toutes les visions ont le droit d'exister. L'important, c'est d'arriver
à la fin du processus de consultation d'une assemblée constituante le plus
large, le plus démocratique, le plus inclusif, où toutes les... les cultures,
aussi, autochtones, les Autochtones, les Premières Nations, les Inuits aussi
sont inclus. C'est... C'est... C'est en étant le plus large qu'on va pouvoir y
accéder. Et je parle de ma vision, de la vision de Québec solidaire qu'on
porte. Après ça, à la fin, quand il va y avoir une consultation démocratique de
la population, il faut arriver à 50 % plus un. Et, après ça, il y a toutes
sortes de visions qui sont là, et elles sont légitimes, mais moi, je parle de
celle de Québec solidaire.
Journaliste
: Comment est-ce
que vous pouvez vendre l'indépendance avec des candidats comme Alexandre
Boulerice qui ne sont même pas indépendantistes?
Mme Ghazal : Je ne sais pas
pourquoi vous parlez encore d'Alexandre Boulerice. Il n'y a pas d'annonce...
Journaliste
: ...dit qu'il
était intéressé à venir vous trouver.
Mme Ghazal : Bien, absolument.
Il y réfléchit, Alexandre, il y réfléchit puis...
Journaliste
: ...à
l'indépendance aussi?
Mme Ghazal : Il y a une... C'est...
C'est extrêmement strict, à Québec solidaire, il n'y a pas un seul candidat ou
candidate qui ne... peut se présenter sans adhérer aux valeurs fondatrices de
Québec solidaire. Et une des valeurs fondatrices de Québec solidaire, c'est d'être
un parti indépendantiste. Si tu n'es pas indépendantiste, tu ne peux pas te
présenter à Québec solidaire. Ça, c'est clair, net et précis depuis notre
fondation.
Journaliste
: ...pour
prouver sa foi envers l'indépendance?
Mme Ghazal : Je n'ai pas de...
Je n'ai pas d'annonce à faire aujourd'hui. Je ne vais pas parler de ça.
Journaliste
: ...doit faire
sa profession de foi...
Mme Ghazal : Moi, je suis très
fière et très heureuse et je... de notre parti, qui est un parti qui a décidé
de suivre la direction politique et de suivre ce que moi, j'ai mis aussi de l'avant,
celle d'avoir une exception de Gouin, pour avoir un homme d'exception dans
Gouin, qui soit indépendantiste, qui soit résolument de gauche, qui soit
d'envergure, et les membres ont accepté ça en une large majorité, et c'est une
bonne nouvelle. Puis on va voir des belles candidatures cette année, vous allez
le voir.
Journaliste : Mettons, là,
hypothétiquement, qu'il y a un candidat qui a dit, en 2011, dans La
Presse : Je ne suis pas souverainiste, puis que cette personne-là, par
hasard, veut se présenter pour Québec solidaire. Comment elle doit prouver que
ce n'est pas vrai, ce qu'elle a dit à ce moment-là?
Mme Ghazal : Bien, nous,
comme je vous le dis, les gens, quand ils viennent à Québec solidaire, ils viennent...
ils doivent adhérer aux valeurs fondatrices, et c'est non négociable d'être
indépendantiste. Évidemment, on ne fait pas d'analyse de sang pour savoir si
les gens sont indépendantistes, féministes, pour la justice sociale, on... il
faut qu'ils le soient, ils n'ont pas le choix, sinon ils ne peuvent pas se
présenter.
Journaliste
: Comment
vous le mesurez? C'est ça, la question.
Mme Ghazal : Bien, c'est
les convictions, c'est les gens, qu'est-ce qu'ils mettent de l'avant, est-ce
qu'ils adhèrent à ce qu'on met de... à ce que nous, on propose. Et c'est...
c'est comme ça qu'on le fait.
Journaliste
: ...de
dire : J'ai voté Oui en 1995, c'est suffisant?
Mme Ghazal : On n'a pas
de critères, là, de mesure dans un calepin, puis on donne des notes, puis à la
fin, il y a une note finale. Ce n'est pas comme ça qu'on procède.
Journaliste : ...va devoir
faire une profession de foi, est-ce qu'il va devoir s'exprimer publiquement,
pour dire qu'il est toujours indépendantiste?
Mme Ghazal : Tous les
candidats, toutes les candidates de Québec solidaire doivent adhérer aux
valeurs fondatrices de Québec solidaire. S'ils n'y adhèrent pas, ils ne peuvent
pas se présenter et je vais être la première à le refuser.
Journaliste : ...dans le
passé doit se prononcer publiquement puis dire : Oui, écoutez, j'ai
toujours été et je suis toujours indépendantiste.
Mme Ghazal : Les gens...
je veux dire, on est comme les Québécois, hein, les gens qui se présentent, les
candidats, candidates. Des fois, tu sais, des fois, par exemple, et il y a
une... il y a des choses... Par exemple, nous, on a des candidats qui sont
indépendantistes, mais la raison pour laquelle ils viennent à Québec solidaire,
c'est l'environnement. C'est ça, c'est ça, la chose la plus importante. Après
ça, tu sais, on ne fait pas... on ne mesure pas chacune des valeurs
fondatrices.
Journaliste : ...environnementaliste
put et être fédéraliste?
Mme Ghazal : Pour Québec
Solidaire, pour être candidat à Québec solidaire, il faut absolument, et c'est
non négociable, d'être indépendantiste, sinon tu ne peux pas te présenter.
Journaliste : Juste tout à
l'heure, la question de mon collègue : Est-ce que vous estimez que
M. St-Pierre Plamondon tergiverse, en ce moment, sur la question de
l'indépendance?
Mme Ghazal : Je vais le
laisser répondre à ça. Moi, ce que je vois, c'est qu'il amène des éléments pour
dire... finalement reconnaître que la population est inquiète. Moi, ça fait
longtemps que je le dis, je le vois, l'appui à l'indépendance, il faut rendre
cette option-là attractive, il faut être en phase avec la population puis
expliquer pourquoi est-ce qu'on la fait, et comprendre l'inquiétude de la population.
D'être dans un esprit d'écoute et aussi de... de convaincre, mais de
comprendre, aussi, les craintes de la population. C'est pour ça qu'à Québec
solidaire, on n'a jamais dit : C'est juste... On fait un référendum puis
c'est tout. Crois ou meurs. C'est pour ça que j'ai... j'en parle, je parle de
ma vision, comment je suis devenue indépendantiste, moi qui est une enfant de
la loi 101 qui est arrivée au Québec, je ne parlais même pas un mot de
français, je n'étais pas indépendantiste en arrivant au Québec, on le voit
aussi, tous ces immigrants francophones qui sont ici, qui veulent contribuer au
Québec, bien, je veux leur dire : Bien, on vous ouvre les bras, on veut
que vous restiez ici. C'est pour ça qu'on appuie le PEQ, on veut que le PEQ
soit rétabli rapidement par le gouvernement, parce qu'on a des gens qui veulent
contribuer au Québec, et moi, j'ai envie qu'ils contribuent aussi au projet
d'indépendance, aussi, au Québec, mais pour ça, il faut leur ouvrir les bras
puis leur montrer une vision inclusive. C'est ce que je fais, c'est ce que
Québec solidaire fait.
Journaliste : M. Milliard
a dit, tout à l'heure, que dans l'éventualité où il y aurait une campagne
référendaire, c'est lui qui va chauffer l'autobus, c'est lui qui a les clés.
Vous, dans un... s'il y a une campagne référendaire dans la même hypothétique
campagne référendaire, allez-vous montez dans l'autobus du Oui?
Mme Ghazal : Il y a
beaucoup de... vous avez dit «hypothétique», beaucoup de «si», etc. Il va y
avoir des... Si jamais il y en a un, s'il y a un gouvernement, par exemple, de
Québec solidaire qui est élu en octobre 2026, puis qu'on met en place le
processus d'accession à l'indépendance qui est celle d'une Assemblée
constituante, et c'est sûr qu'on va avoir des négociations puis des discussions
avec tout le monde. Et la... l'indépendance d'un peuple se fait par le peuple,
donc, c'est pour ça que moi, je suis très heureuse de voir que le mouvement
indépendantiste n'est pas uniquement... contrôlé uniquement par les partis politiques,
mais il y a aussi la société civile, les OUI Québec, pour moi, c'est important
qu'il soit fort, ce mouvement-là, le mouvement des étudiants pour
l'indépendance, et c'est important, et à la fin, à la fin, il va y avoir des
discussions, des négociations, puis on va voir, comme en 1995, tout n'était pas
déjà écrit avant l'élection de 1994 où est-ce qu'on... on ne savait pas qui
allait être dans l'autobus...
Journaliste
: ...une
barque, allez-vous tous être dans la même barque?
Mme Ghazal : C'est sûr que
Québec solidaire, c'est sûr et certain, va être dans la barque qui veut qu'il y
ait un Québec indépendant, c'est sûr et certain. Il n'y a même pas aucun doute
là-dessus, je ne sais même pas pourquoi vous me posez la question. Depuis 2006
que Québec solidaire existe, toutes les campagnes électorales sans aucune
exception, aucune exception, on a, dans notre plateforme électorale, mis en
place la promesse de faire une assemblée constituante pour accéder à une
constitution d'un Québec indépendant, suivie d'une consultation démocratique.
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Pardon?
Journaliste
:
Voulez-vous ramer ou donner le tempo?
Mme Ghazal : Nous, à Québec
solidaire, on va être présents pour qu'on ait... qu'on amène la population dans
notre bateau, puis que la société civile soit présente dans ce bateau-là, puis
qu'il y ait un large appui populaire. En 1995, moi, j'avais 17 ans, mais je
me rappelle très bien qu'il n'y avait pas juste les politiciens, il y avait
aussi la Fédération des femmes du Québec, il y avait les syndicats qui étaient
présents. Tous les syndicats ont consulté leurs membres, ils étaient présents,
parce que M. Parizeau, à l'époque, voulait rassembler tout le monde. Et il a
même décidé de prendre un pas de recul, puis de laisser un autre leader prendre
la place. Parce que ce qui était important, ce n'était pas juste sa personne ou
son parti, c'était le pays. Et moi, ça, ça m'inspire.
Journaliste
: C'est ça,
le message que vous envoyez à Paul St-Pierre Plamondon, c'est le message que
vous envoyez à Paul St-Pierre Plamondon?
Mme Ghazal : Moi, c'est le
message que j'envoie à la population du Québec.
Journaliste
: ...qu'est-ce
que vous pensez de ça, là, les médecins qui reçoivent des primes pour des
patients qui sont pris en charge par les IPS, là, est-ce que ça devrait être
banni ou éliminé?
Mme Ghazal : Bien, je trouve
ça scandaleux que des patients ne voient même pas leur médecin, puis que ce
soit les médecins qui aient quasiment la triple prime. Les IPS, les infirmières
professionnelles spécialisées sont extrêmement importantes dans notre réseau.
Elles y contribuent beaucoup, et ça doit être reconnu. Et, en ce moment, ce
n'est pas reconnu, c'est une injustice totale. Il faut qu'elles aussi, elles
puissent... que les patients soient inscrits en leur nom. Leur rôle est
fondamental, il doit être reconnu par la CAQ. Ce n'est pas à elles de payer le
prix ni aux patients, les mauvaises négociations que le gouvernement a fait
avec les médecins.
Journaliste
: Est-ce
que M. Boulerice peut demeurer député à Ottawa, maintenant qu'il est candidat
pressenti pour vous et indépendantiste en plus?
Mme Ghazal : Moi, je ne suis
pas dans le caucus du NPD. Je vais le laisser gérer si jamais il veut quitter,
puis il veut venir avec un autre parti pour la gauche.
Journaliste
:
...gouvernement fédéral. Pour vous, c'est correct, ça, il peut rester, être
payé, à Ottawa, par le gouvernement fédéral, tout en promettant de venir avec
vous faire l'indépendance?
Mme Ghazal : Là, il n'est pas
question de ça en ce moment. Il n'est pas avec nous. Il n'y a pas... C'est des
hypothèses et il n'y a rien maintenant qui s'est avéré.
Journaliste
: ...donc,
vous savez qu'il va être candidat pour vous. Vous avez dit : Il doit être
indépendantiste. Il est indépendantiste. Pour vous, c'est acceptable d'être
payé par le gouvernement fédéral quand on fait campagne pour la souveraineté du
Québec?
Mme Ghazal : En ce moment, ce
que vous dites, c'est hypothétique, donc ça n'existe pas. Donc, je ne vais pas
répondre à une question hypothétique puisque ce n'est pas le cas en ce moment.
Journaliste
: ...M.
Bouazzi, hier, en Chambre, vous qualifiez ça comment?
Mme Ghazal : C'est quoi qui
s'est passé hier?
Journaliste
: Une
motion encore sur M. Bouazzi...
Mme Ghazal : Ah! oui, oui,
oui. Bien, nous, on a fait adopter une motion. Elle a été adoptée, j'ai
comme... Oui, elle a été bloquée... Donc, moi, je trouve que c'est important de
rester sur le fait d'écouter les politiciens, quand ils parlent avec leur cœur,
les élus, quand ils parlent puis qu'ils traduisent le sentiment de la
population, sur le fait que la politique, malheureusement, il y a beaucoup de
mensonges, on le voit de... Et ça, c'est important de le reconnaître. Parlez à
n'importe qui dans la rue, puis il va être d'accord avec ça. On le voit, c'est
pour ça que c'est important, puis c'est pour ça que nous, on a déposé une
motion pour être les adultes dans la classe, pour être en hauteur, puis dire
que c'est important, pour le respect de l'institution puis de ses élus, de
reconnaître ce fait puis d'améliorer le climat qui existe en politique et qui,
évidemment, se passe ici, ce climat a un impact.
Journaliste
: ...climat
toxique, diriez-vous qu'il y a un climat toxique à l'Assemblée nationale?
Mme Ghazal : Je veux... M. Haroun
Bouazzi et moi-même, et aussi Haroun aussi l'a reconnu, lui, quand il s'exprime
avec son cœur, et c'est tout à fait légitime et valide, il a très bien dit et
clarifié qu'il n'était pas en train de parler, ni des élus, ni de
l'institution, mais du climat politique qui est dur. Regardez, moi, je prends
la parole puis regardez ce que je reçois comme message.
Journaliste : ...la citation
était très claire, c'était l'Assemblée nationale. Il y a un climat toxique à
l'Assemblée nationale. M. Bouazzi n'est pas sorti...
Mme Ghazal : Oui, mais il a
rectifié. Donc, c'est important de suivre la séquence. Et il a rectifié.
Journaliste : ...
Mme Ghazal : Très bien.
Parfait. Et il a rectifié. Il a dit : Je ne vise pas l'Assemblée nationale
ni les élus. Il dit : C'est la politique. Il l'a rectifié. Allez le lire
sur son Bluesky. Donc, ça, c'est important, cette rectification-là. Il a
dit : Je parle du climat politique. Parlez à n'importe quel citoyen, et il
constaterait la même chose. C'est à nous après... puis je l'ai dit hier, je ne
suis pas parfaite, on n'est pas parfaits, on a tous un rôle à jouer pour
améliorer le climat politique au Québec. C'est ce à quoi s'attendent de nous,
les Québécois.
Journaliste : ...
Mme Ghazal : Pardon?
Journaliste : Est-ce qu'il y
a encore un malaise avec M. Bouazzi?
Mme Ghazal : Non, aucun
malaise. Non, aucun malaise.
Journaliste : Il y a déjà eu
des...
Mme Ghazal : Moi, mon malaise
vient des autres partis qui essayent de faire diversion sur leurs mauvaises
décisions. Sur l'article 29, qui, dans la Constitution. Simon
Jolin-Barrette nous a fait perdre, nous, les femmes et les groupes de femmes,
un temps fou. Et, pendant ce temps-là, bien, il essaye de faire diversion en
attaquant un collègue. Ce n'est pas sain, ce n'est pas sain pour le débat
démocratique, ce n'est pas sain pour le climat politique. Qu'il s'assure de
faire avancer les droits des femmes au lieu de nous avoir fait perdre du temps
en essayant de faire diversion. On l'a tous vu aller.
Journaliste :
On... Well, on these bonuses that are
included in Bill 19, if I remember well, for family doctors that will be able
to receive bonuses for patients that they don't see, and nurse practitioners
are taking the lead. How do you qualify this?
Mme Ghazal :
It's really bad. I don't understand how
come the doctors are paid a lot and they don't even see the patient. It's the
role of the «infirmière» IPS is very important in our health system. It should
be recognized and the CAQ should recognize this role and pay them.
Journaliste :
The fact that Bernard Drainville et
Christine Fréchette don't seem to be keen on early election, how does that
change your... your... how does that change your life? The fact that we should
not have early election in Québec this spring.
Mme Ghazal :
We will have election in October. Well,
it's important we have a law to have...
Journaliste :
...earlier.
Mme Ghazal :
Yes. Yes. For us, Québec Solidaire, we
have been ready. We will be ready at any time the election will... will... will
be started. But also, at the same time, it's normal to respect the law to have
the election on... on October. Merci.
(Fin à 8 h 46)