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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, M. Andrés Fontecilla, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de logement et d’habitation, et Mme Alejandra Zaga Mendez, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et d’innovation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, February 25, 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-quatre minutes)

Mme Ghazal : Bonjour, tout le monde. Très heureuse de vous retrouver aujourd'hui avec mes collègues, Alejandra et Andrés.

En ce moment, on est dans la période où les locataires reçoivent leurs avis d'augmentation. On a reçu des témoignages, là, puis des avis d'augmentation, en ce moment, même avec le nouveau calcul de la CAQ, de 10 %, 20 %, 30 % aujourd'hui même, et ça continue jusqu'à en mars.

Un gouvernement de Québec solidaire, on s'engage à geler les loyers à l'inflation. Et on n'est pas les seuls à penser que c'est une bonne idée, 85 % des Québécois, dans un sondage Léger qui a été fait récemment, qu'ils soient locataires ou propriétaires, 85 % des Québécois sont d'accord avec la proposition de Québec solidaire de geler les loyers à l'inflation. Donc, c'est une mesure très populaire à cause de la crise du logement dans laquelle on vit puis à cause de l'inaction du gouvernement, qui laisse le Far West et les spéculateurs immobiliers faire ce qu'ils veulent dans cette crise. Et ce sont les familles qui en souffrent en ce moment. C'est une mesure raisonnable. C'est le gros bon sens. C'est une... la chose à faire pour régler la crise du logement rapidement maintenant.

Moi, si j'étais à la place de la CAQ, hein, parce qu'en ce moment ils ont perdu la confiance de la population, avec un sondage comme ça, un appui aussi massif de la population, s'ils voulaient augmenter leur popularité, je les inviterais puis je les mettrais... je les mets au défi tout de suite de mettre cette mesure-là sur place, d'augmenter... de geler les loyers à l'inflation. Et j'invite aussi et je mets au défi les autres partis, celui du Parti québécois et du Parti libéral du Québec, de mettre aussi en place, de proposer... de dire qu'ils sont d'accord avec cette mesure-là, qui est tout à fait raisonnable et aussi populaire pour régler la crise du logement.

Mme Zaga Mendez : Merci, Ruba. De mon côté, aujourd'hui, je veux parler d'une situation qui n'a aucun un sens au Québec. Il... Nous avons aussi 600 000 personnes qui font la file aux banques alimentaires chaque... chaque mois, puis, de l'autre côté, on jette 1,2 million de tonnes de nourriture encore comestible aux vidanges. C'est-à-dire que, pendant des familles qui sautent des repas, les gens... les géants de l'alimentation gaspillent de la nourriture. Et c'est pour ça que je reviens à la charge aujourd'hui pour parler de gaspillage alimentaire et déposer un projet de loi. Pourquoi? Parce qu'il faut sortir des seules promesses volontaires. On veut des ententes obligatoires, des dons aux organismes, de la revalorisation, de la revente des invendus. Puis ce projet de loi va permettre d'avoir plus de nourriture dans nos organismes de bienfaisance, plus d'options à prix réduit, c'est ça que les familles cherchent pour arriver à la fin du mois, et également un immense gain pour l'environnement. Le gaspillage alimentaire doit être au cœur de la stratégie québécoise pour lutter contre l'insécurité alimentaire. Il nous faut que la nourriture finisse dans les assiettes et pas aux poubelles.

Mme Ghazal : Merci.

Journaliste : Charles Millard, ce matin, a dit qu'il voulait conduire l'autobus du Non. Il a ramené l'idée du référendaire à la lumière du sondage Pallas qui est à 60 %, les Québécois disent non. Est-ce que ça vous inquiète?

Mme Ghazal : Que lui veuille être dans le camp du Non? C'est... je veux dire, c'est clair, là.

Journaliste : Non, le 60 % des Québécois qui ne veulent pas de référendum.

Mme Ghazal : Bien, en fait, nous, à Québec solidaire, c'est clair pour nous que la chose la plus importante à faire, c'est d'augmenter l'appui à l'indépendance, de rendre l'idée de l'indépendance, d'être maîtres chez nous, de ne pas dépendre, et de défendre nous-mêmes nos intérêts, et que ça ne se passe pas au fédéral. Nous, notre... ce qu'on veut faire, c'est augmenter cet appui-là, à Québec solidaire, en ayant aussi une vision inclusive de l'indépendance. Et, bien sûr, la population en ce moment est inquiète, elle est inquiète par tout ce qui se passe, par les crises actuelles qu'ils vivent. Je veux dire, les gens, ils ont de la misère à payer leur loyer, leur épicerie, alors qu'ils travaillent. Avec les tarifs de Trump puis l'instabilité mondiale et l'instabilité qui a lieu en ce moment par rapport à l'économie, c'est tout à fait normal et légitime d'avoir cette crainte-là. Moi, je les comprends, cette crainte-là. Et ça ne veut pas dire qu'on va décider de mettre de côté nos convictions par rapport à l'indépendance et sur le fait qu'on a besoin de nous-mêmes prendre nos propres décisions sur l'économie puis de défendre nos intérêts sur l'économie, mais aussi la culture et ce qu'est le Québec. Ça ne pourra jamais, jamais être la solution, de défendre les intérêts du Québec, de mettre ça aux mains du fédéral. Le fédéral ne pourra jamais défendre l'intérêt du Québec. C'est à nous ici de le faire.

Et le fait que l'option, en ce moment, ne soit pas... qu'il n'y ait pas un large appui, ça ne date pas d'hier, là, ça fait quand même longtemps. Moi, je me rappelle, on a lancé Nouveau Québec pour parler de l'indépendance puis pourquoi est-ce qu'il faut faire l'indépendance, les raisons fortes. Et moi, j'avais fait une tournée, et on va continuer aussi à la faire dans les cégeps, dans les universités, pour dire pourquoi est-ce qu'on a besoin de ça, pour augmenter l'appui puis rendre cette idée-là d'indépendance attractive. Et ça, ça prend du temps. C'est pour ça qu'on a une démarche, on est le seul parti indépendantiste à la mettre de l'avant et on n'a jamais tergiversé à chaque campagne électorale, c'est : dès le jour 1, on met en place une assemblée constituante, une constitution pas écrite dans un bureau comme la constitution de Simon Jolin-Barrette, mais une constitution du peuple, écrite par le peuple, avec une assemblée qui va aller faire une large consultation, où les gens vont s'approprier ce projet-là, parce qu'à la fin le projet d'indépendance n'appartient pas à des partis politiques, ça appartient au peuple.

Journaliste : ...que le Parti québécois nuit au message sur l'indépendance? Parce que vous avez dit : On propose une vision inclusive, nous, on ne tergiverse pas. Est-ce que j'entends une critique? Est-ce que vous dites que le PQ n'est pas le bon messager, nuit à l'indépendance?

Mme Ghazal : Je parle de la vision de Québec solidaire, celle que Québec solidaire porte depuis sa naissance, celle que moi, je porte dans mon cœur. Moi, j'ai parlé de cette vision inclusive dans mon livre, Les gens du pays viennent aussi d'ailleurs. Je ne la fais pas en fonction des autres partis, en fonction des autres... des autres visions. Toutes les visions ont le droit d'exister. L'important, c'est d'arriver à la fin du processus de consultation d'une assemblée constituante le plus large, le plus démocratique, le plus inclusif, où toutes les... les cultures, aussi, autochtones, les Autochtones, les Premières Nations, les Inuits aussi sont inclus. C'est... C'est... C'est en étant le plus large qu'on va pouvoir y accéder. Et je parle de ma vision, de la vision de Québec solidaire qu'on porte. Après ça, à la fin, quand il va y avoir une consultation démocratique de la population, il faut arriver à 50 % plus un. Et, après ça, il y a toutes sortes de visions qui sont là, et elles sont légitimes, mais moi, je parle de celle de Québec solidaire.

Journaliste : Comment est-ce que vous pouvez vendre l'indépendance avec des candidats comme Alexandre Boulerice qui ne sont même pas indépendantistes?

Mme Ghazal : Je ne sais pas pourquoi vous parlez encore d'Alexandre Boulerice. Il n'y a pas d'annonce...

Journaliste : ...dit qu'il était intéressé à venir vous trouver.

Mme Ghazal : Bien, absolument. Il y réfléchit, Alexandre, il y réfléchit puis...

Journaliste : ...à l'indépendance aussi?

Mme Ghazal : Il y a une... C'est... C'est extrêmement strict, à Québec solidaire, il n'y a pas un seul candidat ou candidate qui ne... peut se présenter sans adhérer aux valeurs fondatrices de Québec solidaire. Et une des valeurs fondatrices de Québec solidaire, c'est d'être un parti indépendantiste. Si tu n'es pas indépendantiste, tu ne peux pas te présenter à Québec solidaire. Ça, c'est clair, net et précis depuis notre fondation.

Journaliste : ...pour prouver sa foi envers l'indépendance?

Mme Ghazal : Je n'ai pas de... Je n'ai pas d'annonce à faire aujourd'hui. Je ne vais pas parler de ça.

Journaliste : ...doit faire sa profession de foi...

Mme Ghazal : Moi, je suis très fière et très heureuse et je... de notre parti, qui est un parti qui a décidé de suivre la direction politique et de suivre ce que moi, j'ai mis aussi de l'avant, celle d'avoir une exception de Gouin, pour avoir un homme d'exception dans Gouin, qui soit indépendantiste, qui soit résolument de gauche, qui soit d'envergure, et les membres ont accepté ça en une large majorité, et c'est une bonne nouvelle. Puis on va voir des belles candidatures cette année, vous allez le voir.

Journaliste : Mettons, là, hypothétiquement, qu'il y a un candidat qui a dit, en 2011, dans La Presse : Je ne suis pas souverainiste, puis que cette personne-là, par hasard, veut se présenter pour Québec solidaire. Comment elle doit prouver que ce n'est pas vrai, ce qu'elle a dit à ce moment-là?

Mme Ghazal : Bien, nous, comme je vous le dis, les gens, quand ils viennent à Québec solidaire, ils viennent... ils doivent adhérer aux valeurs fondatrices, et c'est non négociable d'être indépendantiste. Évidemment, on ne fait pas d'analyse de sang pour savoir si les gens sont indépendantistes, féministes, pour la justice sociale, on... il faut qu'ils le soient, ils n'ont pas le choix, sinon ils ne peuvent pas se présenter.

Journaliste : Comment vous le mesurez? C'est ça, la question.

Mme Ghazal : Bien, c'est les convictions, c'est les gens, qu'est-ce qu'ils mettent de l'avant, est-ce qu'ils adhèrent à ce qu'on met de... à ce que nous, on propose. Et c'est... c'est comme ça qu'on le fait.

Journaliste : ...de dire : J'ai voté Oui en 1995, c'est suffisant?

Mme Ghazal : On n'a pas de critères, là, de mesure dans un calepin, puis on donne des notes, puis à la fin, il y a une note finale. Ce n'est pas comme ça qu'on procède.

Journaliste : ...va devoir faire une profession de foi, est-ce qu'il va devoir s'exprimer publiquement, pour dire qu'il est toujours indépendantiste?

Mme Ghazal : Tous les candidats, toutes les candidates de Québec solidaire doivent adhérer aux valeurs fondatrices de Québec solidaire. S'ils n'y adhèrent pas, ils ne peuvent pas se présenter et je vais être la première à le refuser.

Journaliste : ...dans le passé doit se prononcer publiquement puis dire : Oui, écoutez, j'ai toujours été et je suis toujours indépendantiste.

Mme Ghazal : Les gens... je veux dire, on est comme les Québécois, hein, les gens qui se présentent, les candidats, candidates. Des fois, tu sais, des fois, par exemple, et il y a une... il y a des choses... Par exemple, nous, on a des candidats qui sont indépendantistes, mais la raison pour laquelle ils viennent à Québec solidaire, c'est l'environnement. C'est ça, c'est ça, la chose la plus importante. Après ça, tu sais, on ne fait pas... on ne mesure pas chacune des valeurs fondatrices.

Journaliste : ...environnementaliste put et être fédéraliste?

Mme Ghazal : Pour Québec Solidaire, pour être candidat à Québec solidaire, il faut absolument, et c'est non négociable, d'être indépendantiste, sinon tu ne peux pas te présenter.

Journaliste : Juste tout à l'heure, la question de mon collègue : Est-ce que vous estimez que M. St-Pierre Plamondon tergiverse, en ce moment, sur la question de l'indépendance?

Mme Ghazal : Je vais le laisser répondre à ça. Moi, ce que je vois, c'est qu'il amène des éléments pour dire... finalement reconnaître que la population est inquiète. Moi, ça fait longtemps que je le dis, je le vois, l'appui à l'indépendance, il faut rendre cette option-là attractive, il faut être en phase avec la population puis expliquer pourquoi est-ce qu'on la fait, et comprendre l'inquiétude de la population. D'être dans un esprit d'écoute et aussi de... de convaincre, mais de comprendre, aussi, les craintes de la population. C'est pour ça qu'à Québec solidaire, on n'a jamais dit : C'est juste... On fait un référendum puis c'est tout. Crois ou meurs. C'est pour ça que j'ai... j'en parle, je parle de ma vision, comment je suis devenue indépendantiste, moi qui est une enfant de la loi 101 qui est arrivée au Québec, je ne parlais même pas un mot de français, je n'étais pas indépendantiste en arrivant au Québec, on le voit aussi, tous ces immigrants francophones qui sont ici, qui veulent contribuer au Québec, bien, je veux leur dire : Bien, on vous ouvre les bras, on veut que vous restiez ici. C'est pour ça qu'on appuie le PEQ, on veut que le PEQ soit rétabli rapidement par le gouvernement, parce qu'on a des gens qui veulent contribuer au Québec, et moi, j'ai envie qu'ils contribuent aussi au projet d'indépendance, aussi, au Québec, mais pour ça, il faut leur ouvrir les bras puis leur montrer une vision inclusive. C'est ce que je fais, c'est ce que Québec solidaire fait.

Journaliste : M. Milliard a dit, tout à l'heure, que dans l'éventualité où il y aurait une campagne référendaire, c'est lui qui va chauffer l'autobus, c'est lui qui a les clés. Vous, dans un... s'il y a une campagne référendaire dans la même hypothétique campagne référendaire, allez-vous montez dans l'autobus du Oui?

Mme Ghazal : Il y a beaucoup de... vous avez dit «hypothétique», beaucoup de «si», etc. Il va y avoir des... Si jamais il y en a un, s'il y a un gouvernement, par exemple, de Québec solidaire qui est élu en octobre 2026, puis qu'on met en place le processus d'accession à l'indépendance qui est celle d'une Assemblée constituante, et c'est sûr qu'on va avoir des négociations puis des discussions avec tout le monde. Et la... l'indépendance d'un peuple se fait par le peuple, donc, c'est pour ça que moi, je suis très heureuse de voir que le mouvement indépendantiste n'est pas uniquement... contrôlé uniquement par les partis politiques, mais il y a aussi la société civile, les OUI Québec, pour moi, c'est important qu'il soit fort, ce mouvement-là, le mouvement des étudiants pour l'indépendance, et c'est important, et à la fin, à la fin, il va y avoir des discussions, des négociations, puis on va voir, comme en 1995, tout n'était pas déjà écrit avant l'élection de 1994 où est-ce qu'on... on ne savait pas qui allait être dans l'autobus...

Journaliste : ...une barque, allez-vous tous être dans la même barque?

Mme Ghazal : C'est sûr que Québec solidaire, c'est sûr et certain, va être dans la barque qui veut qu'il y ait un Québec indépendant, c'est sûr et certain. Il n'y a même pas aucun doute là-dessus, je ne sais même pas pourquoi vous me posez la question. Depuis 2006 que Québec solidaire existe, toutes les campagnes électorales sans aucune exception, aucune exception, on a, dans notre plateforme électorale, mis en place la promesse de faire une assemblée constituante pour accéder à une constitution d'un Québec indépendant, suivie d'une consultation démocratique.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Pardon?

Journaliste : Voulez-vous ramer ou donner le tempo?

Mme Ghazal : Nous, à Québec solidaire, on va être présents pour qu'on ait... qu'on amène la population dans notre bateau, puis que la société civile soit présente dans ce bateau-là, puis qu'il y ait un large appui populaire. En 1995, moi, j'avais 17 ans, mais je me rappelle très bien qu'il n'y avait pas juste les politiciens, il y avait aussi la Fédération des femmes du Québec, il y avait les syndicats qui étaient présents. Tous les syndicats ont consulté leurs membres, ils étaient présents, parce que M. Parizeau, à l'époque, voulait rassembler tout le monde. Et il a même décidé de prendre un pas de recul, puis de laisser un autre leader prendre la place. Parce que ce qui était important, ce n'était pas juste sa personne ou son parti, c'était le pays. Et moi, ça, ça m'inspire.

Journaliste : C'est ça, le message que vous envoyez à Paul St-Pierre Plamondon, c'est le message que vous envoyez à Paul St-Pierre Plamondon?

Mme Ghazal : Moi, c'est le message que j'envoie à la population du Québec.

Journaliste : ...qu'est-ce que vous pensez de ça, là, les médecins qui reçoivent des primes pour des patients qui sont pris en charge par les IPS, là, est-ce que ça devrait être banni ou éliminé? 

Mme Ghazal : Bien, je trouve ça scandaleux que des patients ne voient même pas leur médecin, puis que ce soit les médecins qui aient quasiment la triple prime. Les IPS, les infirmières professionnelles spécialisées sont extrêmement importantes dans notre réseau. Elles y contribuent beaucoup, et ça doit être reconnu. Et, en ce moment, ce n'est pas reconnu, c'est une injustice totale. Il faut qu'elles aussi, elles puissent... que les patients soient inscrits en leur nom. Leur rôle est fondamental, il doit être reconnu par la CAQ. Ce n'est pas à elles de payer le prix ni aux patients, les mauvaises négociations que le gouvernement a fait avec les médecins.

Journaliste : Est-ce que M. Boulerice peut demeurer député à Ottawa, maintenant qu'il est candidat pressenti pour vous et indépendantiste en plus?

Mme Ghazal : Moi, je ne suis pas dans le caucus du NPD. Je vais le laisser gérer si jamais il veut quitter, puis il veut venir avec un autre parti pour la gauche.

Journaliste : ...gouvernement fédéral. Pour vous, c'est correct, ça, il peut rester, être payé, à Ottawa, par le gouvernement fédéral, tout en promettant de venir avec vous faire l'indépendance?  

Mme Ghazal : Là, il n'est pas question de ça en ce moment. Il n'est pas avec nous. Il n'y a pas... C'est des hypothèses et il n'y a rien maintenant qui s'est avéré.

Journaliste : ...donc, vous savez qu'il va être candidat pour vous. Vous avez dit : Il doit être indépendantiste. Il est indépendantiste. Pour vous, c'est acceptable d'être payé par le gouvernement fédéral quand on fait campagne pour la souveraineté du Québec?

Mme Ghazal : En ce moment, ce que vous dites, c'est hypothétique, donc ça n'existe pas. Donc, je ne vais pas répondre à une question hypothétique puisque ce n'est pas le cas en ce moment.

Journaliste : ...M. Bouazzi, hier, en Chambre, vous qualifiez ça comment?

Mme Ghazal : C'est quoi qui s'est passé hier?

Journaliste : Une motion encore sur M. Bouazzi...

Mme Ghazal : Ah! oui, oui, oui. Bien, nous, on a fait adopter une motion. Elle a été adoptée, j'ai comme... Oui, elle a été bloquée... Donc, moi, je trouve que c'est important de rester sur le fait d'écouter les politiciens, quand ils parlent avec leur cœur, les élus, quand ils parlent puis qu'ils traduisent le sentiment de la population, sur le fait que la politique, malheureusement, il y a beaucoup de mensonges, on le voit de... Et ça, c'est important de le reconnaître. Parlez à n'importe qui dans la rue, puis il va être d'accord avec ça. On le voit, c'est pour ça que c'est important, puis c'est pour ça que nous, on a déposé une motion pour être les adultes dans la classe, pour être en hauteur, puis dire que c'est important, pour le respect de l'institution puis de ses élus, de reconnaître ce fait puis d'améliorer le climat qui existe en politique et qui, évidemment, se passe ici, ce climat a un impact.

Journaliste : ...climat toxique, diriez-vous qu'il y a un climat toxique à l'Assemblée nationale?

Mme Ghazal : Je veux... M. Haroun Bouazzi et moi-même, et aussi Haroun aussi l'a reconnu, lui, quand il s'exprime avec son cœur, et c'est tout à fait légitime et valide, il a très bien dit et clarifié qu'il n'était pas en train de parler, ni des élus, ni de l'institution, mais du climat politique qui est dur. Regardez, moi, je prends la parole puis regardez ce que je reçois comme message.

Journaliste : ...la citation était très claire, c'était l'Assemblée nationale. Il y a un climat toxique à l'Assemblée nationale. M. Bouazzi n'est pas sorti...

Mme Ghazal : Oui, mais il a rectifié. Donc, c'est important de suivre la séquence. Et il a rectifié.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Très bien. Parfait. Et il a rectifié. Il a dit : Je ne vise pas l'Assemblée nationale ni les élus. Il dit : C'est la politique. Il l'a rectifié. Allez le lire sur son Bluesky. Donc, ça, c'est important, cette rectification-là. Il a dit : Je parle du climat politique. Parlez à n'importe quel citoyen, et il constaterait la même chose. C'est à nous après... puis je l'ai dit hier, je ne suis pas parfaite, on n'est pas parfaits, on a tous un rôle à jouer pour améliorer le climat politique au Québec. C'est ce à quoi s'attendent de nous, les Québécois.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Pardon?

Journaliste : Est-ce qu'il y a encore un malaise avec M. Bouazzi?

Mme Ghazal : Non, aucun malaise. Non, aucun malaise.

Journaliste : Il y a déjà eu des...

Mme Ghazal : Moi, mon malaise vient des autres partis qui essayent de faire diversion sur leurs mauvaises décisions. Sur l'article 29, qui, dans la Constitution. Simon Jolin-Barrette nous a fait perdre, nous, les femmes et les groupes de femmes, un temps fou. Et, pendant ce temps-là, bien, il essaye de faire diversion en attaquant un collègue. Ce n'est pas sain, ce n'est pas sain pour le débat démocratique, ce n'est pas sain pour le climat politique. Qu'il s'assure de faire avancer les droits des femmes au lieu de nous avoir fait perdre du temps en essayant de faire diversion. On l'a tous vu aller.

Journaliste : On... Well, on these bonuses that are included in Bill 19, if I remember well, for family doctors that will be able to receive bonuses for patients that they don't see, and nurse practitioners are taking the lead. How do you qualify this?

Mme Ghazal : It's really bad. I don't understand how come the doctors are paid a lot and they don't even see the patient. It's the role of the «infirmière» IPS is very important in our health system. It should be recognized and the CAQ should recognize this role and pay them.

Journaliste : The fact that Bernard Drainville et Christine Fréchette don't seem to be keen on early election, how does that change your... your... how does that change your life? The fact that we should not have early election in Québec this spring.

Mme Ghazal : We will have election in October. Well, it's important we have a law to have...

Journaliste : ...earlier.

Mme Ghazal : Yes. Yes. For us, Québec Solidaire, we have been ready. We will be ready at any time the election will... will... will be started. But also, at the same time, it's normal to respect the law to have the election on... on October. Merci.

(Fin à 8 h 46)