Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures vingt-sept minutes)
M. Fortin :Bonjour, bonjour à vous tous. Merci d'être... d'être là. Hier,
on a été témoins d'une sortie, d'une sortie de cinq groupes, cinq des acteurs
importants en matière de forêts au Québec. Et ils avaient raison de sortir à ce
moment-ci. Il y a au Québec, en ce moment, des villages complets qui font face
à une crise majeure en matière de foresterie. Il y a des centaines et des
centaines de travailleurs qui sont sans emploi, et des milliers et des milliers
qui sont... qui font face à un futur incertain. Et il ne semble pas y avoir de
précipitation au gouvernement pour répondre à ces questions-là. Il ne semble
pas y avoir de préoccupation au gouvernement, même de l'impact, de l'impact des
mesures de Donald Trump face à ces communautés forestières là. Il ne semble pas
y avoir un intérêt d'agir rapidement et de répondre à l'ampleur de la
situation. Alors, ces groupes-là ont raison de continuer de revendiquer pour un
régime forestier rapidement en place.
La dernière fois que le gouvernement de la
CAQ a essayé de modifier le régime forestier, c'était Maïté Blanchette Vézina
qui était aux commandes et elle a torpillé son propre projet de loi. Elle a été
incapable de travailler avec les différents groupes, avec les différents
acteurs, d'en arriver à un consensus.
Alors, nous, on va répéter notre
engagement encore ce matin. Un régime forestier, ça doit être fait rapidement
en début de mandat, mais il y a des actions qui doivent être prises tout de
suite pour que le secteur forestier puisse se rendre au prochain gouvernement.
M. Derraji : Merci, André.
Permettez-moi aujourd'hui de vous parler de deux sujets.
Le premier sujet, j'aimerais adresser mes
sincères condoléances à Mme Alexandra Desjardins pour la perte de Chloé, la
petite jeune fille décédée à cause d'une crise d'asthme dans une urgence dans
un hôpital au Québec. Donc, on lui offre nos sincères condoléances. Et par la
même occasion on lance un appel au calme. La sortie de Mme Alexandra Desjardins
ne visait pas le réseau de la santé et les membres du personnel. On va attendre
l'enquête du... du coroner, on va... attendre l'enquête du CIUSSS, mais, s'il
vous plaît, un appel au calme. Mme Alexandra Desjardins l'a précisé dans sa
sortie, son message, c'est pour décrier une situation. Ce n'est pas le moment d'attaquer
nos anges gardiens. Et laissons l'enquête faire son chemin.
Un autre sujet, c'est en lien avec la
première ligne. Vous avez vu la sortie de Mme Bélanger ce vendredi. Je me
demande, l'état de nos urgences, si tout va bien au niveau de la première
ligne. Et, ce que je déplore dans le plan, qui est un plan, ça me ramène juste
à mes cours d'école doctorale où il y avait des bons énoncés de politique
publique avec plusieurs axes, le problème, c'est que je n'ai pas vu le début de
commencement d'un plan d'action après huit ans, là. J'ai un conseil aux
caquistes : Parlez-nous davantage d'un plan d'action, comment concrètement
on va voir l'impact dans la vie des patients et des citoyens. Parce qu'on ne le
voit pas.
Je vais terminer avec un point sur le
transport. Vous avez vu l'état des infrastructures et le financement. Ce matin,
ce matin même, j'étais avec mon chef, Charles Milliard, à la rencontre des
armateurs du Québec. Et je vais saisir l'occasion pour décrier l'absence de
financement pour les navettes fluviales. Nous avons rencontré des groupes. Et
aujourd'hui j'invite le gouvernement caquiste à lâcher très rapidement le
financement et à confirmer le financement pour les navettes fluviales. Parce qu'il
y a un risque de perdre leurs employés et une saison morte si le financement ne
suit pas et s'il y a un retard en lien avec le financement des navettes
fluviales. Merci.
Journaliste : ...collectif, comment
vous expliquez qu'il n'y ait pas d'entente entre Québec et Ottawa?
M. Derraji : Moi, aujourd'hui,
je lance un ultimatum au gouvernement du Québec. On le sait, c'est la fin de
régime. S'ils ont un... Ils ont un seul geste à faire. Il faut absolument que l'entente
arrive avant la Saint-Jean-Baptiste. S'il n'y a pas d'entente avant la
Saint-Jean-Baptiste, ça veut dire, encore une fois, que ce gouvernement n'a
rien compris en matière de transport collectif. L'argent existe à Ottawa. Ils
ont saboté le tramway à Gatineau. On ne parle plus du REM de l'Est. Le métro de
Montréal craque de partout. Vous avez vu ce qu'ils ont fait à Québec depuis
2018 en lien avec le tramway.
S'il vous plaît, là. M. Jonatan Julien
doit être gêné aujourd'hui. La CAQ, vous devez être gêné. S'il vous plaît,
faites tout pour signer l'entente avant la Saint-Jean-Baptiste. Vous n'avez
rien fait en matière de transport collectif. S'il vous plaît, il y a un seul
geste qui vous reste pour laisser quelque chose au prochain gouvernement,
signer l'entente avant la Saint-Jean-Baptiste.
Journaliste : Concernant une
motion du Parti québécois cet après-midi, vous avez vu le jeune, là, qui a
agressé verbalement une policière de Montréal, le Parti québécois va demander
par motion que le ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique
augmentent les peines pénales à l'endroit de gens qui ne respectent pas les
policiers. Vous en pensez quoi?
M. Fortin :Bien, d'abord le... d'abord le vidéo qu'on a, je pense,
tous vu, là, où cette policière se fait agresser verbalement par un citoyen, c'est
impensable et intolérable que des situations comme celles-là, au Québec,
puissent continuer de se produire. On ne peut pas placer nos policiers et nos
policières dans des situations comme celles-là, où elles ne... elles se font...
elles se font traiter de tous les noms puis elles n'ont aucun recours. Alors,
oui, à la motion du Parti québécois, mais... mais encore. Je pense qu'il faut
s'assurer de trouver une façon de protéger nos policiers, nos policières dans
l'exercice de leurs fonctions, là. C'est... c'est complètement inacceptable que
quelqu'un puisse se comporter de la sorte.
Journaliste : Est-ce que
c'est du profilage?
M. Fortin :Bien, je vous dirais que c'est...
Journaliste : Parce que lui,
il se dit victime de profilage de la part des policiers, là.
M. Fortin :Je trouve ça particulier que, dans ce cas-ci, on... on se
dise victime alors qu'on traite un... une policière de cette... de cette
façon-là. Mais l'enjeu, là, l'enjeu ici, c'est qu'on puisse maltraiter nos
policiers, nos policières, ce n'est rien d'autre que ça. L'enjeu ici, c'est
qu'on puisse utiliser du langage comme celui-là devant des gens qui... qui font
un service public, des gens qui sont là pour nous protéger, des gens qui se
comportent, comme dans cette vidéo-là, de façon exemplaire. Alors, pour nous,
là, la question, la première question à régler aujourd'hui et... c'est comment
on protège nos policiers et nos policières dans l'exercice de leur fonction?
Journaliste : Sur le sondage.
Est-ce que vos appuis sont vraiment solides ou vous pensez que les Québécois
cherchent juste un... une alternative?
M. Fortin :Mais un sondage, un sondage, c'est... c'est un moment dans
le temps. Et là, aujourd'hui, c'est sûr que les bons sondages, là, ça nous
fait... ça nous fait sourire, ça nous fait plaisir, mais, en même temps, pour
nous, ce qu'on comprend davantage à travers les données qui ont été publiées,
c'est une réelle volonté de changement de la part des Québécois. C'est que les
Québécois, ils veulent un gouvernement différent, ils sont tannés du premier
ministre, ils sont tannés de l'équipe ministérielle, ils sont tannés de la CAQ
puis veulent se tourner vers autre chose. Et ce qu'on constate, c'est qu'en ce
moment c'est une course à deux entre le Parti québécois et le Parti libéral.
Alors, on sait qu'on a encore beaucoup de
travail à faire, on sait qu'on a encore beaucoup de Québécois à rencontrer, un
chef qui... que les Québécois apprennent à connaître, des positions qu'on va
étaler au cours des... des prochaines semaines, des prochains mois. Mais, pour
nous, là, les... les six prochains mois, ils sont... ils sont importants, puis
notre travail ne fait que commencer.
Journaliste : Est-ce que...
le sondage d'aujourd'hui, est-ce que c'est un effet Milliard, selon vous?
M. Fortin :...apprennent à connaître Charles Milliard. Puis, jusqu'à
maintenant, comme nous, je pense qu'ils aiment ce qu'ils voient, mais c'est...
Les prochains mois, là, ils sont... ils sont importants. On a encore beaucoup
de politiques publiques à mettre de l'avant. On a encore beaucoup de... de
candidats à vous présenter, mais soyez assurés, là, qu'on va présenter une
plateforme détaillée, complète, qu'on va avoir des candidats de grande qualité.
Et je pense que ça ne peut que rassurer les Québécois...
Journaliste : Est-ce que le
recrutement est facile?
M. Fortin :
Pardon?
Journaliste
: Est-ce
que le recrutement est facile? Parce qu'à l'époque de M. Rodriguez, là,
quand il y a eu le début de la crise en novembre, le téléphone ne sonnait plus
là. Et même il y a des organisateurs qui appelaient des candidats potentiels
puis il n'y avait pas de réponse au bout de la ligne, là.
M. Fortin :Moi, je vous fais... je vous fais un engagement
aujourd'hui, là, c'est qu'il va y avoir des candidats qui vont être présentés
au cours des prochaines semaines, des prochains mois, qui sont de très grande
qualité, des candidats qui... qui, oui, veulent se présenter, qui ont des idées
pour... pour l'avenir du Québec, qui vont être audacieux dans leurs... dans
leurs propositions, des gens qui sont en lien avec les besoins des différentes
régions aussi. Mais on va avoir une équipe de candidats et de candidates très
solides au Parti libéral du Québec. C'est... Ça a toujours été le cas puis ça
va l'être encore une fois, cette fois-ci.
Journaliste : ...chez les
femmes, dans la... le détail de l'électorat, vous êtes premier chez les femmes,
pourquoi?
M. Fortin :Écoutez, moi, je ne vais pas commencer à... à décortiquer,
là, le sondage morceau par morceau, là. Ce qu'on constate et notre constat, le
point principal qu'on voit aujourd'hui, c'est que, dans différents segments de
la population, en fait, peu importe le segment de la population, les gens
veulent du changement. Et c'est à nous à proposer quelque chose maintenant qui
est en lien avec... avec les priorités des Québécois. Mais ça, on a toujours
été clairs sur ces enjeux-là, nous, on va parler de santé, on va parler
d'éducation, on va parler d'économie, on va parler de services publics. Le
Parti québécois peut parler de sa... sa seule grande proposition jusqu'à
maintenant, mais nous, on va se concentrer sur ces enjeux-là.
Journaliste : ...est-ce que
l'UPAC, directeur général des élections et commissaire à l'éthique, ça reste un
spectre?
M. Fortin :Non, mais, pour nous, on... on a été clairs sur... sur
cette question-là. On va continuer de collaborer avec... avec les différentes
instances, mais ça... c'est... c'est un... c'est un élément qui... qui est là
depuis... depuis un certain temps, mais, en même temps, les Québécois,
aujourd'hui, là, ce qu'ils disent, là, c'est qu'ils veulent du changement et
ils sont ouverts aux propositions qu'on va mettre de l'avant.
Journaliste
:
M. Derraji, qu'est-ce qui s'est passé avec les pharmaciens? Parce que là,
vous avez demandé au gouvernement, hier, de faire marche arrière, ce qu'il a
fait, mais votre collègue Mme Caron a voté en faveur de l'amendement qui avait
été... qui avait été présenté la semaine dernière.
M. Derraji : Bien,
premièrement, je tiens à préciser qu'il n'y avait pas de vote, et j'ai siégé
dans nombreux... de nombreux projets de loi, notamment avec M. Jean Boulet, des
projets de loi qui duraient des six mois et sept mois. L'amendement... Et
comment ça marche, on reçoit tous, tous les groupes parlementaires, des
amendements, des... des propositions d'amendement. La façon comment il a été
ramené, l'amendement, ça a été un amendement proposé par... par Québec
solidaire. Je pense que M. Boulet aussi l'avait, comme nous, on l'avait. Il n'y
avait pas de vote. Et la position du parti, la position du Parti libéral, c'est
celle que j'ai partagée hier. Nous étions interpelés par... par plusieurs
groupes, et je pense que ça a été la bonne décision à faire.
Je tiens à rappeler l'équipe
ministérielle, M. Jean Boulet a beaucoup, beaucoup plus de personnes pour bien
faire son travail, malheureusement, et je connais très bien la rigueur de M.
Boulet. Je ne peux pas dire aujourd'hui que ce n'est pas un homme rigoureux. Je
ne sais pas, est-ce que lui-même s'est fait avoir, de proposer cet amendement
et de l'accepter? Mais je pense qu'il a pris la bonne décision, d'ailleurs que
nous saluons, et on l'a démontré hier matin, avec notre proposition, que ce
n'est pas la... ce n'est pas la meilleure chose à faire pour encourager les
pharmaciens à faire plus de première ligne.
Journaliste : Est-ce que
c'est vrai que vous aviez un amendement prêt qui allait dans le même sens que
celui de Québec solidaire?
M. Derraji : OK, je vais
répéter. Il n'y a pas d'amendement.
Journaliste : Oui, mais ils
ont dit ça ce matin.
M. Derraji : Ah! ils peuvent
dire...
Journaliste : Eux, ils ont
déposé un amendement, M. Leduc. Finalement, le gouvernement l'a réécrit. Bon.
Mais ce qu'on nous dit, c'est que Mme Caron avait un amendement, voulait
proposer un amendement qui allait dans le même sens que celui de M. Leduc.
Est-ce que c'est vrai ou c'est faux?
M. Derraji : C'est... c'est
très facile, aujourd'hui, réécrire l'histoire. C'est très facile, reculer dans
le temps et dire : Telle, telle, telle personne avait un amendement. Les
faits sont les suivants...
Journaliste
: C'est
facile de répondre par oui ou non.
M. Derraji : Pardon?
Journaliste
: C'est
facile de répondre par oui ou non. Est-ce que vous aviez un amendement?
M. Derraji : Bien, écoutez,
je n'étais pas là dans le projet de loi. Et je peux vous assurer qu'il n'y
avait pas d'amendement parce que ça n'a pas été discuté à l'intérieur, dans
notre formation politique, de faire un amendement dans ce sens. Mais, je vous
le dis, de façon générale, c'est facile, reculer, réécrire l'histoire et
dire : Tel groupe et tel groupe avait un amendement. Les faits sont têtus.
Qui a présenté l'amendement? Qui a présenté l'amendement?
Journaliste
: Québec
solidaire.
M. Derraji : Bien, qu'ils se
gouvernent en conséquence.
Journaliste : Vous ne voulez
pas répondre, à savoir...
M. Derraji : Ce n'est pas que
je ne veux pas répondre. Pour être honnête, ça n'a pas été... même pas discuté
qu'on va déposer cet amendement au nom du Parti libéral du Québec. Donc, je
suis porte-parole en santé. Ça n'a pas eu, une... on n'a pas eu cette discussion
qu'on va déposer cet amendement. Et l'amendement... Oui, tous les groupes
reçoivent des amendements. Ça, je ne vous cache rien. J'ai siégé dans
plusieurs, plusieurs projets de loi. On reçoit des propositions d'amendements.
Parfois, on parle entre nous, on parle avec le chef. Ça n'a pas... il n'y avait
pas cette discussion de déposer un amendement.
L'amendement a été déposé par Québec
solidaire, ça a été voté rapidement. La position du Parti libéral hier, elle
est claire, vous l'avez vue sur mon X, et c'est la position du Parti libéral.
Et je remercie M. Jean Boulet, qui a reculé, finalement, en lien avec ce... cet
amendement.
Journaliste : Est-ce qu'on
devrait interdire les boissons énergisantes pour les mineurs?
M. Derraji : Hein?
Journaliste
: Est-ce
qu'on devrait interdire les boissons énergisantes pour les mineurs?
M. Derraji : Permettez-moi de
mettre une autre casquette, parce que ce sujet me préoccupe, en tant que
docteur en santé publique, donc au-delà du député qui est en face de vous. Et
nous avons fait un travail important avec mon collègue qui est porte-parole en
saines habitudes de vie, Enrico Ciccone, et nous avons demandé, par
demande d'accès à l'information, d'avoir le rapport que le gouvernement a
tabletté. Donc, s'il y a une demande que je lance aujourd'hui, je lance
officiellement au gouvernement de dévoiler le rapport qu'ils ont entre mains.
Si vous me posez la question en tant que docteur en santé publique, oui, mais
il faut avoir un débat, il faut avoir une discussion autour des boissons
gazeuses, parce que... les boissons énergisantes, parce que le débat a eu lieu
ailleurs, et le gouvernement a un rapport, qu'ils doivent dévoiler.
Journaliste : ...la position
du PLQ, elle, est-ce que c'est bien d'interdire les boissons énergisantes pour
les mineurs?
M. Derraji : Bien, la
discussion est en cours. On voulait bien faire les choses, et, pour bien faire
les choses, je ne peux pas aujourd'hui interpréter un rapport qu'on a demandé
et qu'on ne l'a pas. Donc, si vous pouvez nous aider... L'appel est lancé au
gouvernement. La première chose à faire, ce n'est pas lancer une pétition et
faire une mobilisation. C'est bien, faire des pétitions et lancer une
mobilisation citoyenne. Aujourd'hui, le gouvernement a un rapport rédigé par
des experts. L'honnêteté de ce gouvernement doit être jugée sur est-ce que, oui
ou non, ils vont dévoiler ce rapport, pour qu'on puisse nous-mêmes faire nos
propres constats, avoir une discussion à l'intérieur du caucus. Et soyez rassurés,
le chef sera là pour prendre la bonne décision.
Journaliste : ...qu'on cache
un rapport comme ça?
M. Derraji : Hein?
Journaliste
: Mais qu'est-ce
qui peut expliquer qu'on cache un rapport comme celui-là?
M. Derraji : C'est... inexplicable.
Hein, ça ne sort pas. Et même moi, je... Ça ne s'explique pas. Un rapport fait
par des experts doit être rendu public. Vous savez mon amour aux demandes
d'accès à l'information. J'ai demandé, avant de venir ici, qu'est-ce qu'on a
fait, on m'a confirmé qu'on a fait une demande pour avoir ce rapport pour
pouvoir bien prendre les recommandations et agir en conséquence. Malheureusement,
le gouvernement le cache. Ça a ses habitudes de cacher les rapports.
Journaliste : ...le jugement
de la Cour supérieure qui oblige Gilbert Rozon à dédommager huit des neuf
femmes qui le poursuivaient au civil?
M. Fortin :Bien, c'est un... d'abord, c'est un jugement de la cour,
là, alors sur le montant, comme tel... je ne tiens pas à me prononcer sur le montant,
mais on ne pleurera pas pour lui aujourd'hui.
Journaliste : J'aurais une question,
peut-être, sur... J'ai un blanc.
M. Derraji : Ça arrive aux
meilleurs.
Journaliste
: Just on the pole, I mean, you
know, you're neck at neck with the PQ, now. How does that make you feel?
M. Fortin :
Well, it basically tells us that
Quebeckers want change, they they want change. And whether you look at... it
doesn't matter what segment of the population you look at in that poll, women,
men, different regions, Francophones, non Francophones, everybody wants change.
Everybody is ready to get rid of this government, of the CAQ. I think everybody
has had enough of their type of politics and their policy.
And it tells us very
clearly that we're in a two way race between the Parti Québecois, so to us...
and us. so, for us, the poll indicates also that we have to keep doing what
we're doing right now, which is focusing on the main issues of Quebeckers
health care, education, the economy. It's what we've been talking about. It's
what we will keep talking about. And if the Parti
québécois wants to talk about its one proposition, its
one project, well, that's up to them, and Quebeckers will make their choice
afterwards.
Journaliste :
Pascal Bérubé said that he thinks once
people get to know Charles Milliard, your numbers will go down, that... What do
you think of that?
M. Fortin :
I think Charles Milliard has a lot to
gain by being known by Quebeckers. Every time he... every time he's out in
public, every time he meets people, he comes back energized from those
meetings. But I think it's an opportunity for people to witness the depth of
his propositions, to witness the amount of just how much he cares about making
this province a better place. And, yes, if at the end of the day, it comes down
to a the person who pushes a referendum and has very little else to propose to
Quebeckers as of yet... and the Parti libéral, who is focused on health care and education with a leader who is
credible on the issues that matter to Quebeckers, on the economy and on health
care, I think it's in our favor.
Journaliste :
On the motion of the PQ to change the
law, to make the fines... to increase the fines when police officers are
insulted, as it's the case in this video with this woman, the... Montreal is
thinking about adding a bylaw on that, so... but do you think that we should
also modify the law, the provincial law as well?
M. Fortin :
It is, for anybody who's seen that
video of that policewoman taking the abuse, a verbal abuse, it's impossible not
to be shocked that there is no recourse whatsoever for our police officers,
that there is no consequence whatsoever for individuals who choose to comport
themselves in such a poor manner. Our police officers deserve better than to be
treated that way and to just have to take it. So, yes, we are in agreement with
the motion that's presented, but we want to make sure that no police officer, no
first responder ever has to take that type of verbal abuse from somebody.
(Fin à 11 h 46)