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Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle, et M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 31 mars 2026, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

11 h 27 (version non révisée)

(Onze heures vingt-sept minutes)

M. Fortin : Bonjour, bonjour à vous tous. Merci d'être... d'être là. Hier, on a été témoins d'une sortie, d'une sortie de cinq groupes, cinq des acteurs importants en matière de forêts au Québec. Et ils avaient raison de sortir à ce moment-ci. Il y a au Québec, en ce moment, des villages complets qui font face à une crise majeure en matière de foresterie. Il y a des centaines et des centaines de travailleurs qui sont sans emploi, et des milliers et des milliers qui sont... qui font face à un futur incertain. Et il ne semble pas y avoir de précipitation au gouvernement pour répondre à ces questions-là. Il ne semble pas y avoir de préoccupation au gouvernement, même de l'impact, de l'impact des mesures de Donald Trump face à ces communautés forestières là. Il ne semble pas y avoir un intérêt d'agir rapidement et de répondre à l'ampleur de la situation. Alors, ces groupes-là ont raison de continuer de revendiquer pour un régime forestier rapidement en place.

La dernière fois que le gouvernement de la CAQ a essayé de modifier le régime forestier, c'était Maïté Blanchette Vézina qui était aux commandes et elle a torpillé son propre projet de loi. Elle a été incapable de travailler avec les différents groupes, avec les différents acteurs, d'en arriver à un consensus.

Alors, nous, on va répéter notre engagement encore ce matin. Un régime forestier, ça doit être fait rapidement en début de mandat, mais il y a des actions qui doivent être prises tout de suite pour que le secteur forestier puisse se rendre au prochain gouvernement.

M. Derraji : Merci, André. Permettez-moi aujourd'hui de vous parler de deux sujets.

Le premier sujet, j'aimerais adresser mes sincères condoléances à Mme Alexandra Desjardins pour la perte de Chloé, la petite jeune fille décédée à cause d'une crise d'asthme dans une urgence dans un hôpital au Québec. Donc, on lui offre nos sincères condoléances. Et par la même occasion on lance un appel au calme. La sortie de Mme Alexandra Desjardins ne visait pas le réseau de la santé et les membres du personnel. On va attendre l'enquête du... du coroner, on va... attendre l'enquête du CIUSSS, mais, s'il vous plaît, un appel au calme. Mme Alexandra Desjardins l'a précisé dans sa sortie, son message, c'est pour décrier une situation. Ce n'est pas le moment d'attaquer nos anges gardiens. Et laissons l'enquête faire son chemin.

Un autre sujet, c'est en lien avec la première ligne. Vous avez vu la sortie de Mme Bélanger ce vendredi. Je me demande, l'état de nos urgences, si tout va bien au niveau de la première ligne. Et, ce que je déplore dans le plan, qui est un plan, ça me ramène juste à mes cours d'école doctorale où il y avait des bons énoncés de politique publique avec plusieurs axes, le problème, c'est que je n'ai pas vu le début de commencement d'un plan d'action après huit ans, là. J'ai un conseil aux caquistes : Parlez-nous davantage d'un plan d'action, comment concrètement on va voir l'impact dans la vie des patients et des citoyens. Parce qu'on ne le voit pas.

Je vais terminer avec un point sur le transport. Vous avez vu l'état des infrastructures et le financement. Ce matin, ce matin même, j'étais avec mon chef, Charles Milliard, à la rencontre des armateurs du Québec. Et je vais saisir l'occasion pour décrier l'absence de financement pour les navettes fluviales. Nous avons rencontré des groupes. Et aujourd'hui j'invite le gouvernement caquiste à lâcher très rapidement le financement et à confirmer le financement pour les navettes fluviales. Parce qu'il y a un risque de perdre leurs employés et une saison morte si le financement ne suit pas et s'il y a un retard en lien avec le financement des navettes fluviales. Merci.

Journaliste : ...collectif, comment vous expliquez qu'il n'y ait pas d'entente entre Québec et Ottawa?

M. Derraji : Moi, aujourd'hui, je lance un ultimatum au gouvernement du Québec. On le sait, c'est la fin de régime. S'ils ont un... Ils ont un seul geste à faire. Il faut absolument que l'entente arrive avant la Saint-Jean-Baptiste. S'il n'y a pas d'entente avant la Saint-Jean-Baptiste, ça veut dire, encore une fois, que ce gouvernement n'a rien compris en matière de transport collectif. L'argent existe à Ottawa. Ils ont saboté le tramway à Gatineau. On ne parle plus du REM de l'Est. Le métro de Montréal craque de partout. Vous avez vu ce qu'ils ont fait à Québec depuis 2018 en lien avec le tramway.

S'il vous plaît, là. M. Jonatan Julien doit être gêné aujourd'hui. La CAQ, vous devez être gêné. S'il vous plaît, faites tout pour signer l'entente avant la Saint-Jean-Baptiste. Vous n'avez rien fait en matière de transport collectif. S'il vous plaît, il y a un seul geste qui vous reste pour laisser quelque chose au prochain gouvernement, signer l'entente avant la Saint-Jean-Baptiste.

Journaliste : Concernant une motion du Parti québécois cet après-midi, vous avez vu le jeune, là, qui a agressé verbalement une policière de Montréal, le Parti québécois va demander par motion que le ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique augmentent les peines pénales à l'endroit de gens qui ne respectent pas les policiers. Vous en pensez quoi?

M. Fortin : Bien, d'abord...


 
 

11 h 32 (version non révisée)

M. Fortin :...d'abord le... le vidéo qu'on a, je pense, tous vu, là, où cette policière se fait agresser verbalement par... par un citoyen. C'est impensable et intolérable que des situations comme celles-là au Québec puissent continuer de se produire. On ne peut pas placer nos policiers et nos policières dans des situations comme celles-là, où elles ne... elles se font... elles se font traiter de tous les noms puis elles n'ont aucun recours. Alors, oui, à la motion du Parti québécois, mais... mais encore. Je pense qu'il faut s'assurer de trouver une façon de protéger nos policiers, nos policières dans l'exercice de leurs fonctions, là. C'est... c'est complètement inacceptable que quelqu'un puisse se comporter de la sorte.

Journaliste : Est-ce que c'est du profilage?

M. Fortin :Bien, je vous dirais que c'est...

Journaliste : Parce que lui, il se dit victime de profilage de la part des policiers, là.

M. Fortin :Je trouve ça particulier que, dans ce cas-ci, on... on se dise victime alors qu'on traite un... une policière de cette... de cette façon-là. Mais l'enjeu, là, l'enjeu ici, c'est qu'on puisse maltraiter nos policiers, nos policières, ce n'est rien d'autre que ça. L'enjeu ici, c'est qu'on puisse utiliser du langage comme celui-là devant des gens qui... qui font un service public, des gens qui sont là pour nous protéger, des gens qui se comportent, comme dans cette vidéo-là, de façon exemplaire. Alors, pour nous, là, la question, la première question à régler aujourd'hui et... c'est comment on protège nos policiers et nos policières dans l'exercice de leur fonction?

Journaliste : Sur le sondage. Est-ce que vos appuis sont vraiment solides ou vous pensez que les Québécois cherchent juste un... une alternative?

M. Fortin :Mais un sondage, un sondage, c'est... c'est un moment dans le temps. Et là, aujourd'hui, c'est sûr que les bons sondages, là, ça nous fait... ça nous fait sourire, ça nous fait plaisir, mais, en même temps, pour nous, ce qu'on comprend davantage à travers les données qui ont été publiées, c'est une réelle volonté de changement de la part des Québécois. C'est que les Québécois, ils veulent un gouvernement différent, ils sont tannés du premier ministre, ils sont tannés de l'équipe ministérielle, ils sont tannés de la CAQ puis veulent se tourner vers autre chose. Et ce qu'on constate, c'est qu'en ce moment c'est une course à deux entre le Parti québécois et le Parti libéral.

Alors, on sait qu'on a encore beaucoup de travail à faire, on sait qu'on a encore beaucoup de Québécois à rencontrer, un chef qui... que les Québécois apprennent à connaître, des positions qu'on va étaler au cours des... des prochaines semaines, des prochains mois. Mais, pour nous, là, les... les six prochains mois, ils sont... ils sont importants, puis notre travail ne fait que commencer.

Journaliste : Est-ce que... le sondage d'aujourd'hui, est-ce que c'est un effet Milliard, selon vous?

M. Fortin :...apprennent à connaître Charles Milliard. Puis, jusqu'à maintenant, comme nous, je pense qu'ils aiment ce qu'ils voient, mais c'est... Les prochains mois, là, ils sont... ils sont importants. On a encore beaucoup de politiques publiques à mettre de l'avant. On a encore beaucoup de... de candidats à vous présenter, mais soyez assurés, là, qu'on va présenter une plateforme détaillée, complète, qu'on va avoir des candidats de grande qualité. Et je pense que ça ne peut que rassurer les Québécois...

Journaliste : Est-ce que le recrutement est facile?

M. Fortin : Pardon?

Journaliste : Est-ce que le recrutement est facile? Parce qu'à l'époque de M. Rodriguez, là, quand il y a eu le début de la crise en novembre, le téléphone ne sonnait plus là. Et même il y a des organisateurs qui appelaient des candidats potentiels puis il n'y avait pas de réponse au bout de la ligne, là.

M. Fortin :Moi, je vous fais... je vous fais un engagement aujourd'hui, là, c'est qu'il va y avoir des candidats qui vont être présentés au cours des prochaines semaines, des prochains mois, qui sont de très grande qualité, des candidats qui... qui, oui, veulent se présenter, qui ont des idées pour... pour l'avenir du Québec, qui vont être audacieux dans leurs... dans leurs propositions, des gens qui sont en lien avec les besoins des différentes régions aussi. Mais on va avoir une équipe de candidats et de candidates très solides au Parti libéral du Québec. C'est... Ça a toujours été le cas puis ça va l'être encore une fois, cette fois-ci.

Journaliste : ...chez les femmes, dans la... le détail de l'électorat, vous êtes premier chez les femmes, pourquoi?

M. Fortin :Écoutez, moi, je ne vais pas commencer à... à décortiquer, là, le sondage morceau par morceau, là. Ce qu'on constate et notre constat, le point principal qu'on voit aujourd'hui, c'est que, dans différents segments de la population, en fait, peu importe le segment de la population, les gens veulent du changement. Et c'est à nous à proposer quelque chose maintenant qui est en lien avec... avec les priorités des Québécois. Mais ça, on a toujours été clairs sur ces enjeux-là, nous, on va parler de santé, on va parler d'éducation, on va parler d'économie, on va parler de services publics. Le Parti québécois peut parler de sa... sa seule grande proposition jusqu'à maintenant, mais nous, on va se concentrer sur ces enjeux-là.

Journaliste : ...est-ce que l'UPAC, directeur général des élections et commissaire à l'éthique, ça reste un spectre?

M. Fortin :Non, mais, pour nous, on... on a été clairs sur... sur cette question-là. On va continuer de collaborer avec... avec les différentes instances, mais ça... c'est... c'est un... c'est un élément qui... qui est là depuis... depuis un certain temps, mais, en même temps, les Québécois, aujourd'hui, là, ce qu'ils disent, là, c'est qu'ils veulent du changement et ils sont ouverts aux propositions qu'on va mettre de l'avant.

M. Derraji : M. Derraji, qu'est-ce qui s'est passé avec les pharmaciens? Parce que là, vous avez...


 
 

11 h 37 (version non révisée)

Journaliste : ...demandé au gouvernement, hier, de faire marche arrière, ce qu'il a fait, mais votre collègue Mme Caron a voté en faveur de l'amendement qui avait été... qui avait été présenté la semaine dernière.

M. Derraji : Bien, premièrement, je tiens à préciser qu'il n'y avait pas de vote, et j'ai siégé dans nombreux... de nombreux projets de loi, notamment avec M. Jean Boulet, des projets de loi qui duraient des six mois et sept mois. L'amendement... Et comment ça marche, on reçoit tous, tous les groupes parlementaires, des amendements, des... des propositions d'amendement. La façon comment il a été ramené, l'amendement, ça a été un amendement proposé par... par Québec solidaire. Je pense que M. Boulet aussi l'avait, comme nous, on l'avait. Il n'y avait pas de vote. Et la position du parti, la position du Parti libéral, c'est celle que j'ai partagée hier. Nous étions interpelés par... par plusieurs groupes, et je pense que ça a été la bonne décision à faire.

Je tiens à rappeler l'équipe ministérielle, M. Jean Boulet a beaucoup, beaucoup plus de personnes pour bien faire son travail, malheureusement, et je connais très bien la rigueur de M. Boulet. Je ne peux pas dire aujourd'hui que ce n'est pas un homme rigoureux. Je ne sais pas, est-ce que lui-même s'est fait avoir, de proposer cet amendement et de l'accepter? Mais je pense qu'il a pris la bonne décision, d'ailleurs que nous saluons, et on l'a démontré hier matin, avec notre proposition, que ce n'est pas la... ce n'est pas la meilleure chose à faire pour encourager les pharmaciens à faire plus de première ligne.

Journaliste : Est-ce que c'est vrai que vous aviez un amendement prêt qui allait dans le même sens que celui de Québec solidaire?

M. Derraji : OK, je vais répéter. Il n'y a pas d'amendement.

Journaliste : Oui, mais ils ont dit ça ce matin.

M. Derraji : Ah! ils peuvent dire...

Journaliste : Eux, ils ont déposé un amendement, M. Leduc. Finalement, le gouvernement l'a réécrit. Bon. Mais ce qu'on nous dit, c'est que Mme Caron avait un amendement, voulait proposer un amendement qui allait dans le même sens que celui de M. Leduc. Est-ce que c'est vrai ou c'est faux?

M. Derraji : C'est... c'est très facile, aujourd'hui, réécrire l'histoire. C'est très facile, reculer dans le temps et dire : Telle, telle, telle personne avait un amendement. Les faits sont les suivants...

Journaliste : C'est facile de répondre par oui ou non.

M. Derraji : Pardon?

Journaliste : C'est facile de répondre par oui ou non. Est-ce que vous aviez un amendement?

M. Derraji : Bien, écoutez, je n'étais pas là dans le projet de loi. Et je peux vous assurer qu'il n'y avait pas d'amendement parce que ça n'a pas été discuté à l'intérieur, dans notre formation politique, de faire un amendement dans ce sens. Mais, je vous le dis, de façon générale, c'est facile, reculer, réécrire l'histoire et dire : Tel groupe et tel groupe avait un amendement. Les faits sont têtus. Qui a présenté l'amendement? Qui a présenté l'amendement?

Journaliste : Québec solidaire.

M. Derraji : Bien, qu'ils se gouvernent en conséquence.

Journaliste : Vous ne voulez pas répondre, à savoir...

M. Derraji : Ce n'est pas que je ne veux pas répondre. Pour être honnête, ça n'a pas été... même pas discuté qu'on va déposer cet amendement au nom du Parti libéral du Québec. Donc, je suis porte-parole en santé. Ça n'a pas eu, une... on n'a pas eu cette discussion qu'on va déposer cet amendement. Et l'amendement... Oui, tous les groupes reçoivent des amendements. Ça, je ne vous cache rien. J'ai siégé dans plusieurs, plusieurs projets de loi. On reçoit des propositions d'amendements. Parfois, on parle entre nous, on parle avec le chef. Ça n'a pas... il n'y avait pas cette discussion de déposer un amendement.

L'amendement a été déposé par Québec solidaire, ça a été voté rapidement. La position du Parti libéral hier, elle est claire, vous l'avez vue sur mon X, et c'est la position du Parti libéral. Et je remercie M. Jean Boulet, qui a reculé, finalement, en lien avec ce... cet amendement.

Journaliste : Est-ce qu'on devrait interdire les boissons énergisantes pour les mineurs?

M. Derraji : Hein?

Journaliste : Est-ce qu'on devrait interdire les boissons énergisantes pour les mineurs?

M. Derraji : Permettez-moi de mettre une autre casquette, parce que ce sujet me préoccupe, en tant que docteur en santé publique, donc au-delà du député qui est en face de vous. Et nous avons fait un travail important avec mon collègue qui est porte-parole en saines habitudes de vie, Enrico Ciccone, et nous avons demandé, par demande d'accès à l'information, d'avoir le rapport que le gouvernement a tabletté. Donc, s'il y a une demande que je lance aujourd'hui, je lance officiellement au gouvernement de dévoiler le rapport qu'ils ont entre mains. Si vous me posez la question en tant que docteur en santé publique, oui, mais il faut avoir un débat, il faut avoir une discussion autour des boissons gazeuses, parce que... les boissons énergisantes, parce que le débat a eu lieu ailleurs, et le gouvernement a un rapport, qu'ils doivent dévoiler.

Journaliste : ...la position du PLQ, elle, est-ce que c'est bien d'interdire les boissons énergisantes pour les mineurs?

M. Derraji : Bien, la discussion est en cours. On voulait bien faire les choses, et, pour bien faire les choses, je ne peux pas aujourd'hui interpréter un rapport qu'on a demandé et qu'on ne l'a pas. Donc, si vous pouvez nous aider... L'appel est lancé au gouvernement. La première chose à faire, ce n'est pas lancer une pétition et faire une mobilisation. C'est bien, faire des pétitions et lancer une mobilisation citoyenne. Aujourd'hui, le gouvernement a un rapport rédigé par des experts. L'honnêteté de ce gouvernement doit être jugée sur est-ce que, oui ou non, ils vont dévoiler ce rapport, pour qu'on puisse nous-mêmes faire nos propres constats, avoir une discussion à l'intérieur du caucus. Et soyez rassurés, le chef sera là pour prendre la bonne décision.

Journaliste : ...qu'on cache un rapport comme ça?

M. Derraji : Hein?

Journaliste : Mais qu'est-ce qui peut expliquer qu'on cache un rapport comme celui-là?

M. Derraji : C'est... inexplicable. Hein, ça ne sort pas. Et même moi, je... Ça ne s'explique pas. Un rapport fait par des experts doit être rendu public. Vous savez mon amour aux demandes d'accès à l'information. J'ai demandé, avant de venir ici, qu'est-ce qu'on...


 
 

11 h 42 (version non révisée)

M. Derraji : ...et on m'a confirmé qu'on a fait une demande pour avoir ce rapport, pour pouvoir bien prendre les recommandations et agir en conséquence. Malheureusement, le gouvernement le cache... ses habitudes de cacher les rapports.

Journaliste : ...le jugement de la Cour supérieure qui oblige Gilbert Rozon à dédommager huit des neuf femmes qui le poursuivaient au civil?

M. Fortin :Bien, c'est un... d'abord, c'est un jugement de la cour, là, alors sur le montant, comme tel... je ne tiens pas à me prononcer sur le montant, mais on ne pleurera pas pour lui aujourd'hui.

Journaliste : J'aurais une question, peut-être, sur... J'ai un blanc.

M. Derraji : Ça arrive aux meilleurs.

Journaliste : Just on the pole, I mean, you know, you're neck at neck with the PQ, now. How does that make you feel?

M. Fortin :Well, it basically tells us that Quebeckers want change, they they want change. And whether you look at... it doesn't matter what segment of the population you look at in that poll, women, men, different regions, Francophones, non Francophones, everybody wants change. Everybody is ready to get rid of this government, of the CAQ. I think everybody has had enough of their type of politics and their policy.

And it tells us very clearly that we're in a two way race between the Parti Québecois, so to us... and us. so, for us, the poll indicates also that we have to keep doing what we're doing right now, which is focusing on the main issues of Quebeckers health care, education, the economy. It's what we've been talking about. It's what we will keep talking about. And if the Parti québécois wants to talk about its one proposition, its one project, well, that's up to them, and Quebeckers will make their choice afterwards.

Journaliste : Pascal Bérubé said that he thinks once people get to know Charles Milliard, your numbers will go down, that... What do you think of that?

M. Fortin :I think Charles Milliard has a lot to gain by being known by Quebeckers. Every time he... every time he's out in public, every time he meets people, he comes back energized from those meetings. But I think it's an opportunity for people to witness the depth of his propositions, to witness the amount of just how much he cares about making this province a better place. And, yes, if at the end of the day, it comes down to a the person who pushes a referendum and has very little else to propose to Quebeckers as of yet... and the Parti libéral, who is focused on health care and education with a leader who is credible on the issues that matter to Quebeckers, on the economy and on health care, I think it's in our favor.

Journaliste : On the motion of the PQ to change the law, to make the fines... to increase the fines when police officers are insulted, as it's the case in this video with this woman, the... Montreal is thinking about adding a bylaw on that, so... but do you think that we should also modify the law, the provincial law as well?

M. Fortin :It is, for anybody who's seen that video of that policewoman taking the abuse, a verbal abuse, it's impossible not to be shocked that there is no recourse whatsoever for our police officers, that there is no consequence whatsoever for individuals who choose to comport themselves in such a poor manner. Our police officers deserve better than to be treated that way and to just have to take it. So, yes, we are in agreement with the motion that's presented, but we want to make sure that no police officer, no first responder ever has to take that type of verbal abuse from somebody. Merci.

(Fin à 11 h 46)


 
 

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