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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’indépendance

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 5 mai 2026, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

11 h 05 (version non révisée)

(Onze heures une minute)

Mme Ghazal : Bonjour, tout le monde. Heureuse de vous retrouver ici avec Sol. C'est le début de la fin, non seulement de la session, mais aussi de la législature. Il reste très, très peu de temps. Moi, j'ai très, très peu d'attentes envers ce que va faire Christine Fréchette dans le peu de temps qui nous reste avant la campagne électorale. Vous l'avez vu, vous nous avez vus à l'oeuvre. On est déjà, à Québec solidaire, en mode électorale, en train de faire des propositions de ce que ferait un gouvernement de Québec solidaire. Dans le peu de temps qu'il nous reste, il y a peut-être une chose sur laquelle je vais m'assurer que ça soit réalisé, c'est d'avoir une loi Gabie Renaud pour prévenir les féminicides, pour protéger les femmes. J'en ai parlé, pour la première fois, en décembre dernier, d'avoir une loi Gabie Renaud pour que les femmes connaissent les antécédents violents de leurs conjoints. Je suis très heureuse de voir que la première ministre s'y est engagée. Donc, on va s'assurer, je vais m'assurer que cette loi leur réponde bien à prévenir les féminicides et protéger les femmes.

Ça a été beaucoup remarqué, Christine Fréchette est une première ministre très active. Elle fait beaucoup de choses, elle dit beaucoup de choses. Elle va faire un autre discours. Mais pour ce qui est des droits des locataires, silence radio. Je n'ai rien entendu. On entend le bruit des criquets quand on parle de locataires. Elle n'a rien dit sur les locataires. La seule chose qu'elle a dite une fois, c'est elle ne va pas d'une économie de locataires. Imaginez comment les locataires, là, qui sont aussi des Québécois à part entière, qui souffrent de la crise du coût de la vie, comment qu'ils se sentent en ce moment. Ell peut s'attendre à ce que je revienne à la charge, surtout qu'on s'approche du 1ᵉʳ juillet, pour défendre les droits des locataires.

M. Zanetti : Merci, Ruba. D'abord, je veux commencer ce point de presse en vous saluant puis en soulignant aussi la journée de la robe rouge, qui est cette journée de sensibilisation aux violences subies par les femmes, les filles, les personnes bispirituelles autochtones. Rappelons-nous que 124 d'entre elles sont disparues ou ont été assassinées depuis 1950. Il faut se souvenir de ça. Le Québec peut faire mieux. Et pour faire mieux, il pourrait d'abord reconnaître pleinement la notion de racisme systémique et aussi du Principe de Joyce. J'espère qu'aujourd'hui, au jour de la robe rouge, il y aura une mention de ces choses-là dans le discours inaugural de la nouvelle première ministre, Mme Fréchette.

Je veux parler aussi... On n'a pas eu l'occasion de revenir avec ça avec la... à l'Assemblée nationale, mais il y a quelque chose de terrible qui a été révélé et dénoncé par Amnistie internationale à Manawan dans les derniers jours, c'est qu'en fait il y a une situation, une crise du logement, qui est là particulièrement, absolument inacceptable. On parle de logements surpeuplés, insalubres, c'est mauvais pour la santé publique. C'est une forme aussi de racisme systémique, ça aussi, cette affaire-là. On sait que c'est quelque chose qui arrive à des niveaux différents dans d'autres communautés, aussi, autochtones au Québec et ce n'est pas normal que le gouvernement du Québec tolère ça. Aujourd'hui, on a, tout à coup, un vice-premier ministre du Québec qui est aussi ministre des Relations avec les Premières Nations et autochtones. Il faut que ça change quelque chose, il faut que ça change quelque chose, et on s'attend à ce qu'il y ait... à ce que ce gouvernement là fasse tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir les projets des communautés, pour se sortir de cette situation qui n'a absolument pas de bon sens.

Journaliste : ...

M. Zanetti : Je vais juste continuer. Dernière chose aussi, on a fait une sortie importante aujourd'hui, quelque chose dont on annonce qu'on va discuter à notre congrès la fin de semaine prochaine par rapport à la citoyenneté des résidents permanents dans un Québec indépendant. Il y a quelque chose, moi, qui me taraude depuis très longtemps, et c'était une préoccupation centrale de l'ensemble de la majorité du mouvement indépendantiste jusqu'à il y a quelques années. C'était de dire : Il faut qu'au prochain référendum, dans le camp du oui, là, on fasse augmenter l'appui des Québécoises et Québécois issus de l'immigration première, deuxième, troisième génération. Et, pour ce faire, on a un... on a vraiment, disons, des gestes forts à poser. Et le geste que Québec solidaire propose de faire, c'est d'avoir une proposition qui va assurer de la prévisibilité puis assurer aussi de la stabilité aux personnes résidentes permanentes au Québec qui vont se demander, dans une période référendaire : Mais qu'adviendra-t-il de ma démarche de citoyenneté?

Alors, nous, ce qu'on veut leur dire... et on peaufinera les détails en congrès en fin de semaine sur les modalités précises de la mesure, mais ce qu'on veut leur dire, c'est : Dans un Québec indépendant, au jour un, vous êtes résident permanent au Québec, peu importe ça fait combien de temps que votre démarche est entamée, peu importe ça fait combien de temps que vous êtes résident permanent, vous allez avoir tout de suite accès à déposer votre candidature pour la citoyenneté québécoise. Et je pense que, comme ça, on peut montrer que le camp du oui, c'est aussi le camp des personnes issues d'immigration.

Journaliste : En me basant sur votre passé politique, M. Zanetti, est-ce que vous êtes heureux, vous, qu'on renouvelle la clause de souveraineté parlementaire pour protéger la Loi 101 un an avant?

M. Zanetti : Moi, la chose qui va me rendre heureux puis qui va nous rendre heureux, à Québec solidaire, c'est l'indépendance du Québec, c'est la mesure structurante évitée par tous les gouvernements fédéralistes pour protéger le français au Québec puis assurer son épanouissement. Tu sais, il n'y a pas 36 000 solutions là. Là, les caquistes veulent, disons, relancer... faire à nouveau mime qu'ils font quelque chose. Puis nous, on veut évaluer ce projet de loi. On est toujours là pour la défense du français. C'est sûr qu'on va être là. Le projet de loi n° 96, on avait des préoccupations avec. Il y a des choses qui n'avaient pas de bon sens, comme le fait que ça s'applique, par exemple, aux autochtones puis le fait qu'on laisse trop peu de temps aux immigrants pour apprendre le français. Et ça, c'est sont des choses qui doivent être corrigées. Pour le reste, on a appuyait ces mesures-là. Et puis la... l'utilisation de la clause dérogatoire pour protéger le français sans nuire aux personnes autochtones puis aux immigrants aussi, là, ça, on est parfaitement d'accord avec ce principe.

Journaliste : Sur la question du logement, dans son discours lors de la création du Conseil des ministres, Mme Fréchette a parlé d'accélérer la construction de logements abordables. Pouvez-vous vraiment dire que c'est un sujet qu'elle a complètement ignoré?

Mme Ghazal : Ça veut dire quoi, abordable aussi, hein? Parce que, des fois, on dit abordable, c'est 80 % du marché, mais si le marché, il faut 80 % de prix fou, c'est un prix fou, si vous me suivez. Oui, bien sûr, ça, il y a un consensus, tout le monde est d'accord qu'il faut augmenter l'offre. Ça, ça prend du temps. On l'a vu, le gouvernement, il a essayé en abolissant AccèsLogis, en mettant un autre programme qui est tout aussi bureaucratique, puis les logements ne lèvent pas de terre, ça fait qu'ils ne livrent pas la marchandise depuis le temps. Ça fait plusieurs années que la CAQ essaie. Oui, on est d'accord. Mais, après ça, qu'est-ce qu'elle fait pour les locataires qui... en ce moment, 25 % de locataires sont incapables de payer leur épicerie tellement leur loyer coûte extrêmement cher? Je veux dire, on est au Québec.       Dans le Québec de 2026, moi, je trouve que ça n'a aucun sens. Et ça, rien, aucune mesure pour ça. Par exemple, contrôler les loyers pour que les gens arrêtent de recevoir des augmentations de 10 %, 20 %, 30 %. C'est ce qu'ils ont reçu, là, les gens en ce moment, malgré ce que le Tribunal administratif disait. Le 3,1 %, ce n'est pas... ça n'a pas été respecté, ça, c'est bien plus que ça. Puis là, les gens... on s'approche du 1ᵉʳ juillet, on est encore en pleine crise du logement. Ça ne paraît pas du tout, du tout, du tout quand on voit Christine Fréchette à l'oeuvre. C'est normal, elle est dans le même gouvernement qui a refusé pendant des années à juste reconnaître qu'il y a une crise du logement.

Journaliste : Pensez-vous que ça va être la question à l'urne des prochaines élections générales, l'accès au logement, le prix du logement, le coût du logement?

Mme Ghazal : Bien, si on se fie aux Québécois puis qu'on regarde les sondages, c'est la question de l'urne, la crise du coût de la vie, c'est la question de l'urne, la... qu'ils ne sont pas capables de payer les factures pour le loyer, pour l'épicerie, pour le transport. C'est ce qu'ils nous disent, là, il y a eu aujourd'hui, ce matin... l'épicerie fait plus mal que l'impôt dans le portefeuille des Québécois. On le voit, là, c'est numéro 1. C'est du jamais vu, dans le Québec de 2026, que les gens aient faim. Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour.

Journaliste : Vous martelez ce message-là, vous proposez... vous proposez certaines solutions, mais ça... ça ne percole pas dans la population.

Mme Ghazal : On n'est pas encore dans la campagne électorale. Attention, ce qu'on propose est très... les gens... les propositions qu'on met de l'avant, qui sont étudiées et qui sont rigoureuses...

Journaliste : ...ça fait déjà plusieurs mois qu'on vous le pose, qu'on vous pose la question. Qu'est-ce qui explique, malgré le discours, malgré le fait que, oui, c'est un des enjeux principaux pour les Québécois et Québécoises... Votre parti, là, pour l'instant, il est au plancher.

Mme Ghazal : Bien, cette question-là, vous me l'avez posée puis j'ai déjà répondu. Ça va me faire plaisir de répéter ce que j'ai répondu. Je veux juste vous dire, par rapport aux propositions, on a un plan habitation. Vous nous avez vus à l'oeuvre, là, dans les dernières... deux dernières semaines pour donner l'accès à la propriété, faire plus de transparence pour les gens qui veulent acheter une maison, contrôler les loyers, réformer le Tribunal administratif du logement qui ne fournit pas, et ce n'est pas terminé. Il y a plein de propositions qu'on va continuer à mettre à l'oeuvre. Devant nous, il n'y a personne, là, qui répond par rapport à ça.

Sur le coût de l'épicerie, on va revenir aussi avec plein de propositions que ferait un gouvernement de Québec solidaire, et on n'a pas terminé. En ce moment, ce qui se passe, c'est qu'il y a beaucoup d'instabilité. Les gens sont inquiets puis je les comprends, je les comprends. Quand t'as faim, là, puis que ton loyer vient d'augmenter...


 
 

11 h 10 (version non révisée)

Mme Ghazal : ...augmenter de 10 %, 20 %, là, puis que tu as faim... même 6 % c'est énorme, parce que les salaires n'ont pas augmenté à ce point-là, bien, c'est sûr que tu es préoccupé puis que tu as peur. C'est sûr que...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Je suis en train de répondre. C'est sûr que les gens, ils sont préoccupés puis ils ont peur. Donc, souvent, ce qu'on fait quand on a peur, et c'est humain... puis je comprends les gens de penser comme ça, de se dire : Bien, on va se tourner vers ceux qui ont déjà gouverné. Nous, on n'a jamais gouverné, à Québec solidaire, c'est quelque chose qu'on veut faire avec des propositions puis les mesures qu'on met de l'avant. Et ce que je peux dire aux Québécois pour les rassurer, hein... on va faire nos devoirs, on va arriver avec des propositions, des mesures chiffrées, rigoureuses, réalistes, des propositions qui se font ailleurs aussi et qui fonctionnent, qu'on voudrait amener ici, parce qu'au Québec c'est possible et on est capables, contrairement à ce que les autres partis nous disent : Tout est impossible, on ne peut pas.

Donc, nous, on va arriver avec ces mesures-là. Et, quand on va commencer, quand on...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : ...je vais finir ma réponse, et quand on va commencer la campagne électorale, là, les gens, peut-être, vont être encore... il va y avoir plus d'ouverture à écouter chacun des partis politiques parce qu'on est en campagne électorale.

Journaliste : Compte tenu de vos préoccupations, est-ce que vous avez l'impression que c'est déconnecté que la première ministre choisisse comme premier projet de loi d'agir sur la clause de... la disposition de dérogation pour...

Mme Ghazal : Le fait que la première ministre ait reconduit tous les projets de loi qui ont été là avant, et qui ne fonctionnent pas, puis qu'il n'y a pas d'appui, notamment, par exemple, la Constitution et d'autres projets de loi, le fait qu'elle arrive avec des choses pour faire semblant puis donner des...

Journaliste : ...la disposition de dérogation, compte tenu de vos préoccupations, avez-vous l'impression que le signal que ça envoie, là, c'est déconnecté?

Mme Ghazal : Moi, je pense que, si je m'en vais faire des vox pop comme je fais, puis je parle, je me tiens aux abords des épiceries puis des métros, puis des... à côté des coops d'habitation, si je disais aux gens : Entre des mesures pour le coût de la vie et... ce qu'on propose, nous, à Québec solidaire, ou ça, c'est sûr que les gens vont nous dire : De quoi vous parlez, à l'Assemblée nationale?

Journaliste : ...sont déconnectés, est-ce que ça, c'est un exemple de déconnexion?

Mme Ghazal : Le fait qu'elle reconduise toutes les lois, oui, c'est une déconnexion, puis par rapport...

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Bien, que ce soit sa priorité...

Journaliste : C'est déconnecté?

Mme Ghazal : Bien, que ce soit sa priorité, protéger la langue française... comme enfant de la loi 101, c'est comme ça que je suis devenue Québécoise, avec la loi 101, qui faisait en sorte qu'on ouvrait les bras aux enfants d'immigrants et aux immigrants puis qu'on leur donnait des cours de francisation. Si elle voulait protéger la loi 101, là, ce que j'inviterais Mme Christine Fréchette... c'est à offrir des cours de francisation. En ce moment, que ce soit en Estrie ou un petit peu partout, il y a plein de profs de francisation qui nous appellent puis qui disent : Je n'ai plus de job. Protéger la langue française, ça, ce n'est pas déconnecté, ça, le Québec le veut. Ça fait partie aussi des choses importantes pour le Québec, pour les Québécois. Et ça, je suis 100 % d'accord.

Maintenant, il faut le faire de la bonne façon. S'il n'y a pas de francisation pour les gens qui viennent... Comme, moi, mes parents ont eu des cours de francisation quand ça marchait, dans les années 90. Puis moi, ce que j'ai eu... Bien, comment est-ce qu'on va permettre au français de continuer à être présent au Québec? C'est... Oui, on peut faire les clauses, et tout ça, mais ce n'est pas comme ça qu'on va... ce n'est pas comme ça.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Il faut investir en francisation.

Journaliste : ...priorités, selon vous? Parce que, là, il y en a plein qui ne pourront pas passer, parmi ceux qui ont été rappelés, puis il y a des nouveaux qui arrivent aussi. Vous avez la loi Gabie Renaud, que vous voulez, mais les autres, qu'est-ce que vous pensez qui est le plus...

Mme Ghazal : La loi... la priorité, c'est la loi Gabie Renaud. Moi, j'invite... en fait, je mets en garde Christine Fréchette d'imposer une constitution du Québec qui a été faite sans aucune consultation du peuple, la Constitution de Simon Jolin-Barrette, de la faire passer sous le bâillon, parce qu'il n'y a pas... Nous, on a eu beaucoup de leadership pour dire qu'on va bloquer cette loi-là. On a tout fait pour la bloquer. Donc, c'est... Je la mets en garde, toutes les autres lois, sincèrement, je ne vois pas... je ne vois pas qu'est-ce qu'on peut faire puis qu'est-ce qui presse? C'est déconnecté, absolument, de la priorité des Québécois.

Journaliste : Y a-t-il une possibilité, aussi minime soit-elle, que vous puissiez voter en faveur d'un projet de constitution, amendé, là, de Simon Jolin-Barrette? Est-ce que c'est possible?

Mme Ghazal : Le ver est dans la pomme. La façon qu'il a été mis en œuvre, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas comme ça qu'on écrit une constitution d'un peuple démocratique. Je vais laisser Sol continuer là-dessus.

M. Zanetti : Bien, il n'y a aucune chance qu'on vote pour le projet de loi n° 1.

Journaliste : Même pas s'il est amendé?

Mme Ghazal : Bien, il a fait, là, des amendements.

M. Zanetti : Bien, c'est parce que...

Journaliste : ...

M. Zanetti : Je comprends. Peu importe les amendements qu'il y a eu, c'est profondément un mauvais projet de loi. Puis aussi, dans la structure, tu sais, comment ça a été fait, aucune consultation des Premières Nations et autochtones, tu sais, je veux dire, on ne va pas fonder le Québec comme ça, avec un vote que les oppositions sont toutes contre, peut-être passé sous bâillon. C'est complètement... C'est vraiment une tache dans notre histoire.

Journaliste : Mais M. Jolin-Barrette dit qu'avec l'appui du PCQ, c'est suffisant.

M. Zanetti : Bien là, c'est comme...


 
 

11 h 15 (version non révisée)


17955
M. Zanetti : ... je veux dire, c'est une députée qui était à la CAQ, là, elle sort de la CAQ, là, c'est comme un appui, mais c'est... Ça reste quand même la même gang à l'origine, là. Je veux dire, moi, je ne trouve pas que c'est un appui suffisant, ce n'est pas un appui suffisant, puis la question, il n'y a pas, comme, un nombre de députés suffisant, il faudrait qu'il y ait un appui très fort, puis surtout que ça a été fait en consultation avec les Premières Nations autochtones et aussi avec la population du Québec. Il n'y a eu aucune consultation en amont. Les groupes se sont mobilisés pendant des mois contre un article en particulier, mais plusieurs, celui sur l'avortement, là, il a... il a cédé sur ça. Mais, je veux dire, le projet de loi, il n'est pas rendu meilleur, là, bien, il est meilleur, mais il n'est pas rendu bon.

Journaliste : ... Louise Arbour.

M. Zanetti : Bien, c'est une Québécoise d'exception, Louise Arbour, parcours exceptionnel dont le Québec est fier au complet, puis il y a vraiment des belles valeurs, etc. Évidemment, bien, la gouverneure générale, ce n'est pas des fonctions qu'on trouve légitimes démocratiquement, puis que... qu'on... dont on reconnaît la pertinence. Alors, que voulez-vous? Bien, c'est un... c'est un sentiment... On l'aime, on l'aime beaucoup, là, mais...

Journaliste : ...

M. Zanetti : Oh, tu sais, il n'y a pas, comme, une gouverneure ou un gouverneur général qui va être meilleur qu'une autre ou qui va nous rendre plus heureux, là, je pense que ce qui va nous rendre heureux, c'est la sortie de la monarchie et l'indépendance du Québec.

Journaliste : ...

M. Zanetti : Oh, non. C'est comme... les gens font leur choix par rapport... Moi, je ne juge pas les individus, hein, c'est les structures.

Journaliste : J'ai juste une dernière question. Concernant le fait que ce soit Mme Boivin-Roy qui est maintenant ministre de l'Habitation, qui a été quand même conseillère municipale à Montréal, puis tout ça, est-ce que vous pensez quand même que cette... cette femme-là peut amener plus de questions pour le logement auprès de la première ministre?

17955 17933 Mme Ghazal : Ce qui... Je ne la connais pas bien, je ne sais pas à quel point, pour elle, le logement, c'est important, surtout qu'elle a été à la CAQ pendant longtemps, un gouvernement... en tout cas, elle n'a pas réussi de l'intérieur, clairement, à influencer la CAQ par rapport au sort des locataires et de la crise du logement. C'est Mme Fréchette qui décide, là, c'est elle qui met le... et en ce moment, je n'entends rien pour les locataires. Les locataires, parlez avec eux, là, ils le voient. Il y a même un petit mépris aussi, là, en disant qu'on ne veut pas d'une économie de locataires. Pourtant, si elle est très préoccupée, Mme Fréchette, par l'accès à la propriété, une bonne mesure de donner accès à la propriété, c'est de permettre aux gens, notamment aux jeunes qui sont à loyer, de pouvoir mettre de l'argent de côté. Ils ne peuvent pas mettre de l'argent de côté, ils ont de la misère à manger puis à payer leur loyer tellement ça a explosé. Ils pourraient mettre de l'argent de côté puis faire une mise de fonds pour s'acheter une maison. Donc, c'est totalement absent, je n'ai pas beaucoup d'espérance, là, même avec Mme la ministre.

Le Modérateur : En anglais.

Journaliste : So, this session, should Quebecers understand that it's a new government and new legislative session?

Mme Ghazal : The CAQ is the same government, it's with a new premier, Christine Fréchette. The proof that it's the same government with the same priorities is that Christine Fréchette decided to make come back all the same bills than in the past, so it's the same thing. I don't have a lot of things that I wait from this government, the only thing that we will have the time to do is is bill Gabie Renaud, to prevent feminicides, and, you know, I'm the first person who talked about this bill to make sure that women who are victims of violence, to know all the past, the violent past of their partner. This is important and there's a big mobilization in the society that say it's important.

The other thing is that Christine Fréchette, it's silent, she didn't say anything to people who pay rent, so she can be sure that in the few weeks that remain, I will ask her, I will remind her that people who pay rent, they exist and they have rights.

Journaliste : And the renewal of the notwithstanding clause on Bill 96, the fact that it's the first bill that will be tabled tomorrow, is it a good thing? Do you approve this?

M. Zanetti :  Well, it's always a good thing to protect French. It has to be done, we are in favor of it. Now, we're not in favor of applying those bills to First Nations and Inuits, and we're also not in favor to imposing to immigrants only a six months period to learn French, it's too short, they should have more time, it's just normal. So, those things in the Bill 96 are a problem, but we're in favor of protecting French, and it's a good thing that's it's a priority, but there are a lot of priorities missing in the CAQ's agenda, for example, the cost of life, the cost of living, it's really high, and they don't do significant... things that are significant for that.

Journaliste : Louise Arbour, can we hear what you have to say about the fact that Mark Carney...


 
 

11 h 20 (version non révisée)

Journaliste : ...Louise Arbour to be the next Governor General?

M. Zanetti : Louise Arbour is an exceptional Quebecker, we are really proud of all that she have... has accomplished. So, we love the person, but, you know, the function, you know our thoughts about that, it's not... the Governor is not legitimate in democratic position. You know, it's not a structure that we approve of, monarchy. We're in favor of independentism, hein, and... Yes.

(Fin à 11 h 21) 15383    


 
 

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