Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures une minute)
Mme Ghazal : Alors, bonjour, tout
le monde. Heureuse de vous retrouver ici avec Sol. C'est le début de la fin non
seulement de la session, mais aussi de la législature. Il reste très, très peu
de temps. Moi, j'ai très, très peu d'attentes envers ce que va faire Christine
Fréchette dans le peu de temps qui nous reste avant la campagne électorale.
Vous l'avez vu, vous nous avez vus à l'oeuvre. On est déjà, à Québec solidaire,
en mode électorale, en train de faire des propositions de ce que ferait un
gouvernement de Québec solidaire. Dans le peu de temps qu'il nous reste, il
y a peut-être une chose sur laquelle je vais m'assurer que ça soit réalisé,
c'est d'avoir une loi Gabie Renaud pour prévenir les féminicides, pour protéger
les femmes. J'en ai parlé, pour la première fois, en décembre dernier, d'avoir
une loi Gabie Renaud pour que les femmes connaissent les antécédents violents
de leurs conjoints. Je suis très heureuse de voir que la première ministre s'y
est engagée. Donc, on va s'assurer, je vais m'assurer que cette loi leur réponde
bien à prévenir les féminicides et protéger les femmes.
Ça a été beaucoup remarqué, Christine
Fréchette est une première ministre très active. Elle fait beaucoup de choses,
elle dit beaucoup de choses. Elle va faire un autre discours. Mais pour ce qui
est des droits des locataires, silence radio. Je n'ai rien entendu. On entend
le bruit des criquets quand on parle de locataires. Elle n'a rien dit sur les
locataires. La seule chose qu'elle a dite une fois, c'est elle ne va pas d'une
économie de locataires. Imaginez comment les locataires, là, qui sont aussi des
Québécois à part entière, qui souffrent de la crise du coût de la vie, comment
qu'ils se sentent en ce moment. Ell peut s'attendre à ce que je revienne à la
charge, surtout qu'on s'approche du 1ᵉʳ juillet,
pour défendre les droits des locataires.
M. Zanetti : Merci, Ruba.
D'abord, je veux commencer ce point de presse en vous saluant puis en
soulignant aussi la journée de la robe rouge, qui est cette journée de
sensibilisation aux violences subies par les femmes, les filles, les personnes
bispirituelles autochtones. Rappelons-nous que 124 d'entre elles sont disparues
ou ont été assassinées depuis 1950. Il faut se souvenir de ça. Le Québec peut
faire mieux. Et pour faire mieux, il pourrait d'abord reconnaître pleinement la
notion de racisme systémique et aussi du Principe de Joyce. J'espère
qu'aujourd'hui, au jour de la robe rouge, il y aura une mention de ces
choses-là dans le discours inaugural de la nouvelle première ministre, Mme Fréchette.
Je veux parler aussi... On n'a pas eu
l'occasion de revenir avec ça avec la... à l'Assemblée nationale, mais il y a
quelque chose de terrible qui a été révélé et dénoncé par Amnistie internationale
à Manawan dans les derniers jours, c'est qu'en fait il y a une situation, une
crise du logement, qui est là particulièrement, absolument inacceptable. On
parle de logements surpeuplés, insalubres, c'est mauvais pour la santé
publique. C'est une forme aussi de racisme systémique, ça aussi, cette affaire-là.
On sait que c'est quelque chose qui arrive à des niveaux différents dans
d'autres communautés, aussi, autochtones au Québec et ce n'est pas normal que
le gouvernement du Québec tolère ça. Aujourd'hui, on a, tout à coup, un
vice-premier ministre du Québec qui est aussi ministre des Relations avec les
Premières Nations et autochtones. Il faut que ça change quelque chose, il faut
que ça change quelque chose, et on s'attend à ce qu'il y ait... à ce que ce
gouvernement là fasse tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir les projets
des communautés, pour se sortir de cette situation qui n'a absolument pas de
bon sens.
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Je vais juste
continuer. Dernière chose aussi, on a fait une sortie importante aujourd'hui,
quelque chose dont on annonce qu'on va discuter à notre congrès la fin de
semaine prochaine par rapport à la citoyenneté des résidents permanents dans un
Québec indépendant. Il y a quelque chose, moi, qui me taraude depuis très
longtemps, et c'était une préoccupation centrale de l'ensemble de la majorité
du mouvement indépendantiste jusqu'à il y a quelques années. C'était de dire :
Il faut qu'au prochain référendum, dans le camp du oui, là, on fasse augmenter
l'appui des Québécoises et Québécois issus de l'immigration première, deuxième,
troisième génération. Et, pour ce faire, on a un... on a vraiment, disons, des
gestes forts à poser. Et le geste que Québec solidaire propose de faire, c'est
d'avoir une proposition qui va assurer de la prévisibilité puis assurer aussi
de la stabilité aux personnes résidentes permanentes au Québec qui vont se
demander, dans une période référendaire : Mais qu'adviendra-t-il de ma
démarche de citoyenneté?
Alors, nous, ce qu'on veut leur dire... et
on peaufinera les détails en congrès en fin de semaine sur les modalités
précises de la mesure, mais ce qu'on veut leur dire, c'est : Dans un
Québec indépendant, au jour un, vous êtes résident permanent au Québec, peu
importe ça fait combien de temps que votre démarche est entamée, peu importe ça
fait combien de temps que vous êtes résident permanent, vous allez avoir tout
de suite accès à déposer votre candidature pour la citoyenneté québécoise. Et
je pense que, comme ça, on peut montrer que le camp du oui, c'est aussi le camp
des personnes issues d'immigration.
Journaliste : En me basant
sur votre passé politique, M. Zanetti, est-ce que vous êtes heureux, vous,
qu'on renouvelle la clause de souveraineté parlementaire pour protéger la Loi 101
un an avant?
M. Zanetti : Moi, la chose
qui va me rendre heureux puis qui va nous rendre heureux, à Québec solidaire, c'est
l'indépendance du Québec, c'est la mesure structurante évitée par tous les
gouvernements fédéralistes pour protéger le français au Québec puis assurer son
épanouissement. Tu sais, il n'y a pas 36 000 solutions là. Là, les
caquistes veulent, disons, relancer... faire à nouveau mime qu'ils font quelque
chose. Puis nous, on veut évaluer ce projet de loi. On est toujours là pour la défense
du français. C'est sûr qu'on va être là. Le projet de loi n° 96,
on avait des préoccupations avec. Il y a des choses qui n'avaient pas de bon
sens, comme le fait que ça s'applique, par exemple, aux autochtones puis le
fait qu'on laisse trop peu de temps aux immigrants pour apprendre le français.
Et ça, c'est sont des choses qui doivent être corrigées. Pour le reste, on a
appuyait ces mesures-là. Et puis la... l'utilisation de la clause dérogatoire
pour protéger le français sans nuire aux personnes autochtones puis aux
immigrants aussi, là, ça, on est parfaitement d'accord avec ce principe.
Journaliste : Sur la question
du logement, dans son discours lors de la création du Conseil des ministres, Mme Fréchette
a parlé d'accélérer la construction de logements abordables. Pouvez-vous
vraiment dire que c'est un sujet qu'elle a complètement ignoré?
Mme Ghazal : Ça veut dire
quoi, abordable aussi, hein? Parce que, des fois, on dit abordable, c'est
80 % du marché, mais si le marché, il faut 80 % de prix fou, c'est un
prix fou, si vous me suivez. Oui, bien sûr, ça, il y a un consensus, tout le
monde est d'accord qu'il faut augmenter l'offre. Ça, ça prend du temps. On l'a
vu, le gouvernement, il a essayé en abolissant AccèsLogis, en mettant un autre
programme qui est tout aussi bureaucratique, puis les logements ne lèvent pas
de terre, ça fait qu'ils ne livrent pas la marchandise depuis le temps. Ça fait
plusieurs années que la CAQ essaie. Oui, on est d'accord. Mais, après ça, qu'est-ce
qu'elle fait pour les locataires qui... en ce moment, 25 % de locataires
sont incapables de payer leur épicerie tellement leur loyer coûte extrêmement
cher? Je veux dire, on est au Québec. Dans le Québec de 2026, moi, je
trouve que ça n'a aucun sens. Et ça, rien, aucune mesure pour ça. Par exemple,
contrôler les loyers pour que les gens arrêtent de recevoir des augmentations
de 10 %, 20 %, 30 %. C'est ce qu'ils ont reçu, là, les gens en
ce moment, malgré ce que le Tribunal administratif disait. Le 3,1 %, ce n'est
pas... ça n'a pas été respecté, ça, c'est bien plus que ça. Puis là, les gens...
on s'approche du 1ᵉʳ juillet, on est encore en pleine crise du logement.
Ça ne paraît pas du tout, du tout, du tout quand on voit Christine Fréchette à
l'oeuvre. C'est normal, elle est dans le même gouvernement qui a refusé pendant
des années à juste reconnaître qu'il y a une crise du logement.
Journaliste : Pensez-vous que
ça va être la question à l'urne des prochaines élections générales, l'accès au
logement, le prix du logement, le coût du logement?
Mme Ghazal : Bien, si on se
fie aux Québécois puis qu'on regarde les sondages, c'est la question de l'urne,
la crise du coût de la vie, c'est la question de l'urne, la... qu'ils ne sont
pas capables de payer les factures pour le loyer, pour l'épicerie, pour le
transport. C'est ce qu'ils nous disent, là, il y a eu aujourd'hui, ce matin...
l'épicerie fait plus mal que l'impôt dans le portefeuille des Québécois. On le
voit, là, c'est numéro 1. C'est du jamais vu, dans le Québec de 2026, que
les gens aient faim. Je n'aurais jamais pensé dire ça un jour.
Journaliste : Vous martelez
ce message-là, vous proposez... vous proposez certaines solutions, mais ça...
ça ne percole pas dans la population.
Mme Ghazal : On n'est pas
encore dans la campagne électorale. Attention, ce qu'on propose est très... les
gens... les propositions qu'on met de l'avant, qui sont étudiées et qui sont
rigoureuses...
Journaliste : ...ça fait déjà
plusieurs mois qu'on vous le pose, qu'on vous pose la question. Qu'est-ce qui
explique, malgré le discours, malgré le fait que, oui, c'est un des enjeux
principaux pour les Québécois et Québécoises... Votre parti, là, pour l'instant,
il est au plancher.
Mme Ghazal : Bien, cette
question-là, vous me l'avez posée puis j'ai déjà répondu. Ça va me faire
plaisir de répéter ce que j'ai répondu. Je veux juste vous dire, par rapport
aux propositions, on a un plan habitation. Vous nous avez vus à l'oeuvre, là,
dans les dernières... deux dernières semaines pour donner l'accès à la
propriété, faire plus de transparence pour les gens qui veulent acheter une
maison, contrôler les loyers, réformer le Tribunal administratif du logement
qui ne fournit pas, et ce n'est pas terminé. Il y a plein de propositions qu'on
va continuer à mettre à l'oeuvre. Devant nous, il n'y a personne, là, qui
répond par rapport à ça.
Sur le coût de l'épicerie, on va revenir
aussi avec plein de propositions que ferait un gouvernement de Québec solidaire,
et on n'a pas terminé. En ce moment, ce qui se passe, c'est qu'il y a beaucoup
d'instabilité. Les gens sont inquiets puis je les comprends, je les comprends.
Quand t'as faim, là, puis que ton loyer vient d'augmenter de 10 %,
20 %, là, puis que tu as faim, même 6 %, c'est énorme, parce que les
salaires n'ont pas augmenté à ce point-là, bien, c'est sûr que tu es préoccupé
puis que tu as peur. C'est sûr que...
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Je suis en train
de répondre. C'est sûr que les gens, ils sont préoccupés puis ils ont peur.
Donc, souvent, ce qu'on fait quand on a peur, et c'est humain... puis je
comprends les gens de penser comme ça, de se dire : Bien, on va se tourner
vers ceux qui ont déjà gouverné. Nous, on n'a jamais gouverné, à Québec
solidaire, c'est quelque chose qu'on veut faire avec des propositions puis les
mesures qu'on met de l'avant. Et ce que je peux dire aux Québécois pour les
rassurer, hein... on va faire nos devoirs, on va arriver avec des propositions,
des mesures chiffrées, rigoureuses, réalistes, des propositions qui se font
ailleurs aussi et qui fonctionnent, qu'on voudrait amener ici, parce qu'au
Québec c'est possible et on est capables, contrairement à ce que les autres
partis nous disent : Tout est impossible, on ne peut pas.
Donc, nous, on va arriver avec ces
mesures-là. Et, quand on va commencer, quand on...
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : ...je vais finir
ma réponse, et quand on va commencer la campagne électorale, là, les gens,
peut-être, vont être encore... il va y avoir plus d'ouverture à écouter chacun
des partis politiques parce qu'on est en campagne électorale.
Journaliste : Compte tenu de
vos préoccupations, est-ce que vous avez l'impression que c'est déconnecté que
la première ministre choisisse comme premier projet de loi d'agir sur la clause
de... la disposition de dérogation pour...
Mme Ghazal : Le fait que la
première ministre ait reconduit tous les projets de loi qui ont été là avant,
et qui ne fonctionnent pas, puis qu'il n'y a pas d'appui, notamment, par
exemple, la Constitution et d'autres projets de loi, le fait qu'elle arrive
avec des choses pour faire semblant puis donner des...
Journaliste : ...la
disposition de dérogation, compte tenu de vos préoccupations, avez-vous
l'impression que le signal que ça envoie, là, c'est déconnecté?
Mme Ghazal : Moi, je pense
que, si je m'en vais faire des vox pop comme je fais, puis je parle, je me
tiens aux abords des épiceries puis des métros, puis des... à côté des coops
d'habitation, si je disais aux gens : Entre des mesures pour le coût de la
vie et... ce qu'on propose, nous, à Québec solidaire, ou ça, c'est sûr que les
gens vont nous dire : De quoi vous parlez, à l'Assemblée nationale?
Journaliste : ...sont
déconnectés, est-ce que ça, c'est un exemple de déconnexion?
Mme Ghazal : Le fait qu'elle
reconduise toutes les lois, oui, c'est une déconnexion, puis par rapport...
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Bien, que ce soit
sa priorité...
Journaliste
: C'est
déconnecté?
Mme Ghazal : Bien, que ce
soit sa priorité, protéger la langue française... comme enfant de la loi 101,
c'est comme ça que je suis devenue Québécoise, avec la loi 101, qui faisait en
sorte qu'on ouvrait les bras aux enfants d'immigrants et aux immigrants puis
qu'on leur donnait des cours de francisation. Si elle voulait protéger la loi
101, là, ce que j'inviterais Mme Christine Fréchette... c'est à offrir des
cours de francisation. En ce moment, que ce soit en Estrie ou un petit peu
partout, il y a plein de profs de francisation qui nous appellent puis qui
disent : Je n'ai plus de job. Protéger la langue française, ça, ce n'est
pas déconnecté, ça, le Québec le veut. Ça fait partie aussi des choses
importantes pour le Québec, pour les Québécois. Et ça, je suis 100 %
d'accord.
Maintenant, il faut le faire de la bonne
façon. S'il n'y a pas de francisation pour les gens qui viennent... Comme, moi,
mes parents ont eu des cours de francisation quand ça marchait, dans les années
90. Puis moi, ce que j'ai eu... Bien, comment est-ce qu'on va permettre au
français de continuer à être présent au Québec? C'est... Oui, on peut faire les
clauses, et tout ça, mais ce n'est pas comme ça qu'on va... ce n'est pas comme
ça.
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Il faut investir
en francisation.
Journaliste
:
...priorités, selon vous? Parce que, là, il y en a plein qui ne pourront pas
passer, parmi ceux qui ont été rappelés, puis il y a des nouveaux qui arrivent
aussi. Vous avez la loi Gabie Renaud, que vous voulez, mais les autres,
qu'est-ce que vous pensez qui est le plus...
Mme Ghazal : La loi... la
priorité, c'est la loi Gabie Renaud. Moi, j'invite... en fait, je mets en garde
Christine Fréchette d'imposer une constitution du Québec qui a été faite sans
aucune consultation du peuple, la Constitution de Simon Jolin-Barrette, de la
faire passer sous le bâillon, parce qu'il n'y a pas... Nous, on a eu beaucoup
de leadership pour dire qu'on va bloquer cette loi-là. On a tout fait pour la
bloquer. Donc, c'est... Je la mets en garde, toutes les autres lois,
sincèrement, je ne vois pas... je ne vois pas qu'est-ce qu'on peut faire puis
qu'est-ce qui presse? C'est déconnecté, absolument, de la priorité des
Québécois.
Journaliste
: Y a-t-il
une possibilité, aussi minime soit-elle, que vous puissiez voter en faveur d'un
projet de constitution, amendé, là, de Simon Jolin-Barrette? Est-ce que c'est
possible?
Mme Ghazal : Le ver est dans
la pomme. La façon qu'il a été mis en œuvre, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas
comme ça qu'on écrit une constitution d'un peuple démocratique. Je vais laisser
Sol continuer là-dessus.
M. Zanetti : Bien, il n'y a
aucune chance qu'on vote pour le projet de loi n° 1.
Journaliste : Même pas s'il
est amendé?
Mme Ghazal : Bien, il a fait,
là, des amendements.
M. Zanetti : Bien, c'est
parce que...
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Je comprends. Peu
importe les amendements qu'il y a eu, c'est profondément un mauvais projet de
loi. Puis aussi, dans la structure, tu sais, comment ça a été fait, aucune
consultation des Premières Nations et autochtones, tu sais, je veux dire, on ne
va pas fonder le Québec comme ça, avec un vote que les oppositions sont toutes
contre, peut-être passé sous bâillon. C'est complètement... C'est vraiment une
tache dans notre histoire.
Journaliste : Mais M.
Jolin-Barrette dit qu'avec l'appui du PCQ, c'est suffisant.
M. Zanetti : Bien là, c'est
comme... je veux dire, c'est une députée qui était à la CAQ, là, elle sort de
la CAQ, là, c'est comme un appui, mais c'est... Ça reste quand même la même
gang à l'origine, là. Je veux dire, moi, je ne trouve pas que c'est un appui
suffisant, ce n'est pas un appui suffisant, puis la question, il n'y a pas,
comme, un nombre de députés suffisant, il faudrait qu'il y ait un appui très
fort, puis surtout que ça a été fait en consultation avec les Premières Nations
autochtones et aussi avec la population du Québec. Il n'y a eu aucune
consultation en amont. Les groupes se sont mobilisés pendant des mois contre un
article en particulier, mais plusieurs, celui sur l'avortement, là, il a... il
a cédé sur ça. Mais, je veux dire, le projet de loi, il n'est pas rendu
meilleur, là, bien, il est meilleur, mais il n'est pas rendu bon.
Journaliste
: ...
Louise Arbour.
M. Zanetti : Bien, c'est
une Québécoise d'exception, Louise Arbour, parcours exceptionnel dont le Québec
est fier au complet, puis il y a vraiment des belles valeurs, etc. Évidemment,
bien, la gouverneure générale, ce n'est pas des fonctions qu'on trouve
légitimes démocratiquement, puis que... qu'on... dont on reconnaît la
pertinence. Alors, que voulez-vous? Bien, c'est un... c'est un sentiment... On
l'aime, on l'aime beaucoup, là, mais...
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Oh, tu sais,
il n'y a pas, comme, une gouverneure ou un gouverneur général qui va être
meilleur qu'une autre ou qui va nous rendre plus heureux, là, je pense que ce
qui va nous rendre heureux, c'est la sortie de la monarchie et l'indépendance
du Québec.
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Oh, non.
C'est comme... les gens font leur choix par rapport... Moi, je ne juge pas les
individus, hein, c'est les structures.
Journaliste : J'ai juste une
dernière question. Concernant le fait que ce soit Mme Boivin-Roy qui est
maintenant ministre de l'Habitation, qui a été quand même conseillère
municipale à Montréal, puis tout ça, est-ce que vous pensez quand même que
cette... cette femme-là peut amener plus de questions pour le logement auprès
de la première ministre?
Mme Ghazal : Ce qui... Je ne
la connais pas bien, je ne sais pas à quel point, pour elle, le logement, c'est
important, surtout qu'elle a été à la CAQ pendant longtemps, un gouvernement...
en tout cas, elle n'a pas réussi de l'intérieur, clairement, à influencer la
CAQ par rapport au sort des locataires et de la crise du logement. C'est
Mme Fréchette qui décide, là, c'est elle qui met le... et en ce moment, je
n'entends rien pour les locataires. Les locataires, parlez avec eux, là, ils le
voient. Il y a même un petit mépris aussi, là, en disant qu'on ne veut pas
d'une économie de locataires. Pourtant, si elle est très préoccupée,
Mme Fréchette, par l'accès à la propriété, une bonne mesure de donner
accès à la propriété, c'est de permettre aux gens, notamment aux jeunes qui
sont à loyer, de pouvoir mettre de l'argent de côté. Ils ne peuvent pas mettre
de l'argent de côté, ils ont de la misère à manger puis à payer leur loyer tellement
ça a explosé. Ils pourraient mettre de l'argent de côté puis faire une mise de
fonds pour s'acheter une maison. Donc, c'est totalement absent, je n'ai pas
beaucoup d'espérance, là, même avec Mme la ministre.
Le Modérateur
: En anglais.
Journaliste :
So, this session, should Quebecers
understand that it's a new government and new legislative session?
Mme Ghazal :
The CAQ is the same government, it's
with a new premier, Christine Fréchette. The proof that it's the same
government with the same priorities is that Christine Fréchette decided to make
come back all the same bills than in the past, so it's the same thing. I don't
have a lot of things that I wait from this government, the only thing that we
will have the time to do is is bill Gabie Renaud, to prevent feminicides, and,
you know, I'm the first person who talked about this bill to make sure that
women who are victims of violence, to know all the past, the violent past of
their partner. This is important and there's a big mobilization in the society
that say it's important.
The other thing is that
Christine Fréchette, it's silent, she didn't say anything to people who pay
rent, so she can be sure that in the few weeks that remain, I will ask her, I
will remind her that people who pay rent, they exist and they have rights.
Journaliste
: And the renewal of the notwithstanding clause on Bill 96, the fact
that it's the first bill that will be tabled tomorrow, is it a good thing? Do
you approve this?
M. Zanetti :
Well, it's always a good thing to
protect French. It has to be done, we are in favor of it. Now, we're not in
favor of applying those bills to First Nations and Inuits, and we're also not
in favor to imposing to immigrants only a six months period to learn French,
it's too short, they should have more time, it's just normal. So, those things
in the Bill 96 are a problem, but we're in favor of protecting French, and it's
a good thing that's it's a priority, but there are a lot of priorities missing
in the CAQ's agenda, for example, the cost of life, the cost of living, it's
really high, and they don't do significant... things that are significant for
that.
Journaliste :
Louise Arbour, can we hear what you
have to say about the fact that Mark Carney wants Louise Arbour to be the next
Governor General?
M. Zanetti :
Louise Arbour is an exceptional Quebecker, we are really proud of all that
she have... has accomplished. So, we love the person, but, you know, the
function, you know our thoughts about that, it's not... the Governor is not
legitimate in democratic position. You know, it's not a structure that we
approve of, monarchy. We're in favor of independentism, and... Yes.
Mme Ghazal : Merci.
(Fin à 11 h 21)