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Point de presse de M. Youri Chassin, député de Saint-Jérôme

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 14 mai 2026, 12 h 45

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Douze heures quarante-huit minutes)

M. Chassin :Bien, bonjour à tous. Alors, évidemment, j'ai été le seul à m'opposer au consentement requis pour déroger à nos règles pour avoir une procédure accélérée pour le projet de loi trois, qui a été présenté par Jean-François Roberge, ministre responsable des Institutions démocratiques, pour revoir une carte électorale, mais avec un hybride, et augmenter de 125 à 127 comtés la représentation électorale et donc l'Assemblée nationale.

Alors, ça a fait beaucoup jaser, et je peux comprendre. Et c'est ce que je viens vous dire aujourd'hui et c'est ce que j'ai dit aussi à des élus locaux gaspésiens. C'est que je peux comprendre que, parce que c'était inattendu de bien des gens, ça a suscité de la colère. Moi, ce n'était pas particulièrement inattendu, à mon avis, si on y pense, dans ma position à moi, ma réflexion puis le fait que, bien, des convictions puis des principes fondamentaux, il faut les défendre. Puis il faut évidemment se lever debout pour défendre, par exemple, la primauté du droit, c'est essentiel puis c'est un pilier des démocraties occidentales, des sociétés qui se disent libres et démocratiques. La primauté du droit, c'est un principe de justice absolument fondamental puis c'est un principe politique aussi.

Alors, évidemment, ça me... ça m'étonne que personne n'ait fait de démarche alors qu'on demandait un consentement unanime auprès de tout le monde qui allait devoir consentir. Ceci étant, d'expliquer ma position, d'essayer aussi de montrer toute l'ouverture possible, parce qu'on peut comprendre que c'est insécurisant pour bien des élus locaux de la Gaspésie puis qu'ils ont de très, très bons points par rapport à la représentation effective, par rapport à l'accès à leurs élus provinciaux. On comprend ça. Mais est-ce que ça veut dire qu'il faut maintenir une carte électorale ou adopter une carte électorale hybride, le temps de revoir les critères? Moi, je suis désolé, mais non. Il y a non seulement un problème à ce que les élus déterminent leur propre carte électorale, mais il y a un précédent qui est créé, et ce serait la première fois qu'une élection se tiendrait avec une carte qui n'est pas déterminée par le DGEQ, par la Commission de représentation électorale en plus de 50 ans. Alors, à la fin, ce n'est pas une région contre une autre. À la fin, c'est que le Québec est mieux desservi si ces... si ces institutions sont crédibles, et si on garde le cap sur des principes fondamentaux, puis qu'on ne revoit pas la carte électorale de manière rétroactive, comme ça, au dernier moment.

Je veux que tout le monde comprenne une réalité qui devient de plus en plus apparente, mais surtout que les partis doivent comprendre : ça suffit de tergiverser, ça suffit d'essayer de trouver des voies de passage, de rajouter quelque chose. On est maintenant à très peu de semaines du 29 août, qui est la date limite de déclenchement des élections, puis la carte électorale pour l'élection du 5 octobre, elle est connue, elle a été publiée à la Gazette officielle le 14 janvier dernier. C'est celle-là qui va s'appliquer, et il n'y en aura pas d'autres. Je pense que toute autre poserait une question de légitimité au gouvernement qui va être élu. C'est dangereux, on ne veut pas ouvrir cette canne-là, c'est un principe fondamental. Puis pour moi, je pense qu'il est temps de laisser tomber un combat qui est de toute façon, pour moi, très dangereux pour le Québec.

Alors, c'est ce que je venais dire, puis, après ça, j'espère que les partis réagiront positivement, parce qu'il faut penser à l'intérêt général. Merci beaucoup.

(Fin à 12 h 52)

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