Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Treize heures dix-huit minutes)
M. Chassin :
Alors, bonjour à tous. Je donne un petit point de presse aujourd'hui parce
qu'il y a une occasion un peu spéciale. Alors, on se comprend, hein, il y a
plein de dossiers qui requièrent l'attention de tout le monde et qui suscitent
beaucoup de réactions, mais il y en a quand même un où, malheureusement, je
suis un peu seul de mon côté par rapport à l'ensemble des groupes
parlementaires qui souhaitent effectivement adopter le projet de loi n° 3 pour changer la carte électorale
en ayant une augmentation du nombre de députés, on passerait de 125 à 127, mais
surtout une redistribution.
Donc, on n'est pas du tout dans le respect
du processus qui a été, dans le fond, légiféré et décidé par l'Assemblée
nationale. Alors, parce que c'est une question qui est cyclique, bien, c'est un
peu ça qu'on m'a... qu'on m'a suggéré. Puis finalement, bien, c'est intéressant
de voir ce qui s'est fait dans le passé. On a été voir dans les autres
itérations, du même psychodrame. À chaque fois qu'il y a des circonscriptions
qui disparaissent... évidemment, on se comprend, ce n'est pas nécessairement
évident, mais à chaque fois la même chose se produit.
Donc qu'est-ce qui s'est passé les fois
d'avant? Eh bien, il s'est passé, entre autres, que Sylvie Roy, de l'ADQ, en
2011, a déposé une motion et une motion qui est très bien faite. Donc, dans les
motions sans préavis, elle l'a déposé, en fait, le 16, ça a été voté par vote
reporté, donc le 22, mais le 22 mars 2011, la motion suivante a été
déposée et elle a été votée à l'unanimité par appel nominal de 111 députés
pour zéro contre zéro abstention. Et je vous la lis parce que je vais la lire
tout à l'heure au salon rouge, c'est exactement mot pour mot la même motion que
je vais présenter, et elle se lit comme suit : «Que l'Assemblée
réitère la primauté de l'institution qu'est le Directeur général des élections
pour la délimitation de la carte électorale et qu'elle confirme qu'une carte
électorale délimitée par un projet de loi plutôt que par le DGEQ serait
illégitime.»
Je pense que les mots ont vraiment été
bien choisis et ils sont forts. Qu'une carte électorale délimitée par un projet
de loi plutôt que par le Directeur général des élections, et donc la Commission
de représentation électorale, serait illégitime, c'est exactement le cas qui
nous occupe, là, avec le projet de loi n° 3. Je veux
le rappeler aux parlementaires. Peut-être que ça ne passera pas, mais ça a
passé dans le temps et ça a passé à un moment où certains députés, qui sont
encore députés, étaient là. Ils ont voté pour. Alors, que ce soit Pascal
Bérubé, Bernard Drainville, Filomena Rotiroti ou que ce soit François
Bonnardel, qui est maintenant le leader du gouvernement, ou Éric Caire, le
député de La Peltrie, qui, à l'époque, était indépendant, est même intervenu
sur la motion avec passion, enthousiasme même, je dirais, bien, la question
sera intéressante à leur poser. Est-ce qu'ils défendent encore les mêmes
valeurs qu'à un moment donné où Sylvie Roy de l'ADQ avait déposé cette motion,
qui avait fait l'unanimité, rappelons-le? Donc, je pense que ça peut être
intéressant. Voilà. Merci.
(Fin à 13 h 22)