L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Youri Chassin, député de Saint-Jérôme

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Youri Chassin, député de Saint-Jérôme

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 26 mai 2026, 13 h 18

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Treize heures dix-huit minutes)

M. Chassin : Alors, bonjour à tous. Je donne un petit point de presse aujourd'hui parce qu'il y a une occasion un peu spéciale. Alors, on se comprend, hein, il y a plein de dossiers qui requièrent l'attention de tout le monde et qui suscitent beaucoup de réactions, mais il y en a quand même un où, malheureusement, je suis un peu seul de mon côté par rapport à l'ensemble des groupes parlementaires qui souhaitent effectivement adopter le projet de loi n° 3 pour changer la carte électorale en ayant une augmentation du nombre de députés, on passerait de 125 à 127, mais surtout une redistribution.

Donc, on n'est pas du tout dans le respect du processus qui a été, dans le fond, légiféré et décidé par l'Assemblée nationale. Alors, parce que c'est une question qui est cyclique, bien, c'est un peu ça qu'on m'a... qu'on m'a suggéré. Puis finalement, bien, c'est intéressant de voir ce qui s'est fait dans le passé. On a été voir dans les autres itérations, du même psychodrame. À chaque fois qu'il y a des circonscriptions qui disparaissent... évidemment, on se comprend, ce n'est pas nécessairement évident, mais à chaque fois la même chose se produit.

Donc qu'est-ce qui s'est passé les fois d'avant? Eh bien, il s'est passé, entre autres, que Sylvie Roy, de l'ADQ, en 2011, a déposé une motion et une motion qui est très bien faite. Donc, dans les motions sans préavis, elle l'a déposé, en fait, le 16, ça a été voté par vote reporté, donc le 22, mais le 22 mars 2011, la motion suivante a été déposée et elle a été votée à l'unanimité par appel nominal de 111 députés pour zéro contre zéro abstention. Et je vous la lis parce que je vais la lire tout à l'heure au salon rouge, c'est exactement mot pour mot la même motion que je vais présenter, et elle se lit comme suit : «Que l'Assemblée réitère la primauté de l'institution qu'est le Directeur général des élections pour la délimitation de la carte électorale et qu'elle confirme qu'une carte électorale délimitée par un projet de loi plutôt que par le DGEQ serait illégitime.»

Je pense que les mots ont vraiment été bien choisis et ils sont forts. Qu'une carte électorale délimitée par un projet de loi plutôt que par le Directeur général des élections, et donc la Commission de représentation électorale, serait illégitime, c'est exactement le cas qui nous occupe, là, avec le projet de loi n° 3. Je veux le rappeler aux parlementaires. Peut-être que ça ne passera pas, mais ça a passé dans le temps et ça a passé à un moment où certains députés, qui sont encore députés, étaient là. Ils ont voté pour. Alors, que ce soit Pascal Bérubé, Bernard Drainville, Filomena Rotiroti ou que ce soit François Bonnardel, qui est maintenant le leader du gouvernement, ou Éric Caire, le député de La Peltrie, qui, à l'époque, était indépendant, est même intervenu sur la motion avec passion, enthousiasme même, je dirais, bien, la question sera intéressante à leur poser. Est-ce qu'ils défendent encore les mêmes valeurs qu'à un moment donné où Sylvie Roy de l'ADQ avait déposé cette motion, qui avait fait l'unanimité, rappelons-le? Donc, je pense que ça peut être intéressant. Voilà. Merci.

(Fin à 13 h 22)

Participants


Document(s) associé(s)