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Point de presse de M. Frédéric Beauchemin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, et Mme Madwa-Nika Cadet, porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le lundi 17 août 2026, 11 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement


 

12 h 01 (version non révisée)

(Douze heures)

La Modératrice : Bonjour et bienvenue à ce point de presse de l'opposition officielle, à la suite du dépôt du rapport préélectoral de la Vérificatrice générale. Ici présents, M. Frédéric Beauchemin, porte-parole libéral en matière de finances, accompagné, pour l'occasion, de sa collègue porte-parole en matière de travail, Mme Madwa-Nika Cadet. La parole est à vous.

M. Beauchemin : Merci beaucoup. En toute connaissance de cause, Christine Fréchette a dépensé 2,3 milliards de dollars de votre argent pour sa campagne électorale. Elle était au courant de l'état des finances publiques du Québec, malheureusement, elle n'a pas voulu écouter son propre ministre. Si on est rendus dans cette situation-là, c'est à cause du gaspillage caquiste. On peut penser à aux Kings de Los Angeles, à Northvolt. On peut penser, évidemment, à Flying Whales, aux problèmes informatiques avec SIFA, avec SAAQclic. On a devant nous un gouvernement qui a totalement perdu toute marque de crédibilité. On est aussi dans une situation où, là, actuellement, c'est l'avenir de nos Québécois, dans toutes les générations, qui est hypothéqué.

On fait face aussi, évidemment à un manque total de courage politique de la part de la CAQ, parce que 85 % de l'effort pour revenir à l'équilibre budgétaire est après la prochaine élection, il y a un manque à gagner de 9,5 milliards, dont 5 milliards restent à identifier. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec de Christine Fréchette n'est pas crédible. On est éventuellement devant la situation où est ce qu'il va falloir qu'on paye pour ces erreurs de gestion caquistes qui ont fait en sorte qu'on a eu une décote. Malheureusement, c'est la situation que le Vérificateur... Vérificatrice générale a illustré ce matin dans son rapport. On a évidemment le Programme québécois des infrastructures qui va être à repenser, et, évidemment, la situation actuelle où le Québec, dans son ensemble, a été mal géré, et ça a donné les résultats qu'on connaît.

Si on considère le fait que le ministre Girard en a parlé tout à l'heure, que la dette au Québec va être dans les alentours de 247 milliards avant qu'on revienne à l'équilibre budgétaire, la dette totale, après tous les autres déficits qui vont être à, malheureusement, subir, on va frôler de 260 milliards de dollars. Dois-je rappeler qu'en 2018, on avait laissé une dette de 160 milliards de dollars, on avait laissé un surplus de 7 milliards de dollars. Ça leur a pris, eux, à la CAQ, donc, huit ans pour ajouter 100 milliards à la dette du Québec. Ça a pris 60 ans, au préalable, pour passer de 0 à 160 milliards. C'est ça, le legs caquiste. Merci.

La Modératrice : On va procéder à la période de questions. On va débuter par les questions en français, s'il vous plaît.

Journaliste : Bonjour, M. Beauchemin. On peut débattre de la façon dont on est arrivés ici, aujourd'hui, mais ce qui nous intéresse surtout, c'est qu'est-ce qui arrive pour la suite? C'est ce qui vous appartient ou pourrait vous appartenir si vous êtes élus en octobre prochain. Donc, est-ce que la croissance des dépenses qui, selon la Vérificatrice générale, représente un risque pour les services publics, celle est qui est prévue, qui prévoit, notamment, des hausses de 1 % en 2028-2029 et 2029-2030. Est-ce que ça, ça vous semble réaliste? Est-ce que c'est quelque chose qu'un gouvernement libéral maintiendrait en place tel quel?

M. Beauchemin : La réalité, c'est ce qu'on a vu ce matin, ce sont les lentilles que porte la CAQ pour ce qu'il souhaite être la future gestion de l'État du Québec. Malheureusement, ce n'est pas réaliste. Nous, ce qu'on va travailler, on va travailler sur notre cadre financier qu'on va vous présenter durant la campagne, mais je peux vous dire déjà les grandes lignes : on va augmenter les revenus de l'État en faisant en sorte que l'économie soit plus au rendez-vous avec une politique industrielle qui fera en sorte que nos entreprises voudront investir dans leurs modèles, voudront investir dans leurs entreprises et faire en sorte que les revenus du Québec, dans son ensemble, vont croître. On va s'assurer, justement, que notre État soit plus efficace, plus moderne. On va faire en sorte que nos sociétés d'État soient plus productives.

Journaliste : Donc, ce qui vous permettrait d'augmenter les dépenses davantage que ce qui est écrit dans le rapport préélectoral?

M. Beauchemin : De façon plus soutenable.

Journaliste : Puis je pose vous pose une question similaire pour ce qui est des infrastructures, parce que là encore, la VG nous prévient que les scénarios actuels présentent un risque pour les infrastructures, puisqu'il faudrait réduire les dépenses en immobilisations. Est-ce que vous pourriez les relever, éventuellement?

M. Beauchemin : Bien, vous savez, le 167 milliards, si on le fait de façon linéaire, c'est 16.7 milliards par année. Le gouvernement a décidé — et c'est ce qui a entraîné la décote, évidemment, comme on sait tous — de dépenser beaucoup plus, dans les années qui viennent de se passer, de 20, 21 milliards, 19 milliards, 20 milliards l'année prochaine. Et puis, donc, ça veut donc dire... ça sous-entend, par le fait même, à cause du cadre de 167 milliards, que les chiffres, les montants annuels vont être plus petits pour la suite des choses, dans le même contexte où est-ce qu'on a, aujourd'hui, un déficit de maintien d'actifs qui augmente depuis que la CAQ est au pouvoir. C'est illogique. Ce qui va arriver, éventuellement, c'est que si on ne maintient pas ces actifs-là, ça va nous coûter plus cher. Donc, éventuellement, un gouvernement n'aura probablement pas le choix que de regarder le PQI puis de reprendre des décisions pour la suite des choses. Mais, encore une fois, c'est un legs que ce gouvernement-là nous laisse. Il laisse les finances publiques en chaos. Puis le PQI qui, malheureusement, ne livre même pas ce qui a besoin d'être fait pour le maintien d'actifs.

Journaliste : Je vous pose une autre question, si vous le permettez. Un des éléments, selon ma compréhension, qui affecte les revenus de l'État, c'est la croissance de la population ou, plutôt, le ralentissement de la... le ralentissement de la croissance de la population dans les prochaines années, qui affecte la consommation des ménages, qui est un moteur important de l'économie. Est-ce que vous pensez que les politiques en immigration du Parti libéral du Québec que vous mettriez en place, une fois au gouvernement, permettraient d'augmenter les revenus de l'État?

M. Beauchemin : Mais la réponse, en fait, à cette question fondamentale, c'est-à-dire comment faire en sorte qu'on puisse, avec une démographie stable, faire en sorte que les revenus de l'État puissent augmenter étant donné que les dépenses vont augmenter? Bien, la réponse, elle est dans la productivité. Puis, moi, ce que j'ai remarqué, c'est que...


 
 

12 h 06 (version non révisée)

M. Beauchemin : ...du fait qu'on a eu une baisse de presque de 1 % de productivité l'an dernier, bien, le gouvernement de la Coalition avenir Québec table dans son rapport, OK, qu'on va avoir une augmentation de près de 1 %, 1,1 % de productivité année après année, pour les années à venir. Je veux dire, c'est insensé. Puis il met tout le dos... tout ça sur le dos des entreprises privées, de l'économie privée du Québec. Rien n'est dit au niveau de l'efficacité de l'État, rien n'est dit sur les gains de productivité que l'État doit faire, lui aussi, pour améliorer l'ensemble des dépenses, mais la productivité du Québec dans son ensemble.

Donc, si on est moins... puis ça, c'est un enjeu majeur, la démographie... si on va rester à 9 millions d'habitants pour les 25 prochaines années, on se doit... parce que les services vont continuer à augmenter en coûts... on se doit d'être plus productifs. On n'a pas le choix, on est condamnés à s'assurer que la productivité soit au rendez-vous. Mais ce n'est pas avec le gouvernement de la Coalition avenir Québec, qui, depuis les dernières années, ne fait que reculer la productivité, qu'on va être capables d'arriver à quelque chose. Ils n'ont même pas de politique industrielle. C'est l'élément de base. On doit avoir une politique industrielle, conçue intelligemment, pour s'assurer que l'économie soit au rendez-vous. C'est ça que ça prend.

Journaliste : Je m'excuse, j'étais en direct...

M. Beauchemin : Il n'y a pas de soucis.

Journaliste : M. Beauchamp.

M. Beauchemin : Beauchemin.

Journaliste : Beauchemin, pardon. Si vous avez parlé du budget, là, qui était alloué à Christine Fréchette...

M. Beauchemin : Pardon?

Journaliste : Le budget qui était alloué à Christine Fréchette était à peu près...

M. Beauchemin : Oui, 2,3 milliards.

Journaliste : C'est ça. Là, on est à 2,3 milliards plutôt que 1,3 milliard de dollars.

M. Beauchemin : Exact. Puis, «by the way», c'est 1,3 milliard de dépenses de plus que le gouvernement voulait faire. Là, on est rendu à 2,3 milliards de dollars.

Journaliste : Est-ce que vous achetez les explications du ministre des Finances, là, qui dit que c'est en raison notamment du contexte, notamment au Moyen-Orient?

M. Beauchemin : Moi, je n'achète rien de la part du ministre des Finances, malheureusement, parce que, ce qu'on a devant nous, c'est quelqu'un qui n'a pas de crédibilité. Le Vérificateur général l'a même mentionné. La réalité, c'est qu'ici on a un gouvernement qui a décidé de dépenser l'argent des Québécois pour justement se faire réélire, pour essayer de redorer son image pour faire en sorte qu'elle puisse avoir un potentiel d'appétit de la part des électeurs pour voter pour la Coalition avenir Québec.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Journaliste : Good day.

M. Beauchemin : Good day.

Journaliste : A couple of quick questions. Do you see the report from the auditor general as a warning to all the political parties to not get carried away with their election spending because we're headed for an iceberg down the road with the finances of Québec?

M. Beauchemin : Yes, I mean, it's been something that we've unknown about since the last few years actually, and in just March of this year when the CAQ gave us their deficit number at the budget time frame, it was pretty obvious that all of the work required to go back to basic equilibrium was going to be required by the next Government. So, lack of courage by this CAQ Government, obviously, but when 85% of all that's required to go back to equilibrium is after the next election, when 5 billion dollars of that effort still needs to be identified… I mean, we're dealing with a bunch of amateurs at the CAQ, which unfortunately leaves us with difficult situations that we will need to manage. And the answer to how to manage that is to grow the economy because we will need to have a more productive economy, we will have in industrial policy which will stimulate growth, will stimulate investment. That's what's required. None of this has been mentioned by the CAQ.

Journaliste : Would you say that the CAQ is leaving whoever forms an ex-government a kind of poison pill, a kind of like ticking time bomb with what's coming down? And, as you mentioned, there's 5 billion that has not yet been identified.

M. Beauchemin : The CAQ has been… the CAQ has been spending without limit from day one. Christine Fréchette is the continuity of François Legault, as she's been spending, even now, in just the last 100 days, 2,3 billion. More than what was required, more than was allowed. This is the way… that's their trademark. So, unfortunately, that style has left the Québec finances in dire strength and we need to do something about it. And the way to solve the issue… and I think Quebeckers out there understand that the way the solve the issue… we need to grow the economy, we need to have a more productive economy and that productive economy will come with an industrial policy, which will invite investors and will invite entrepreneurs to invest in their business models and grow Québec by increasing their revenue.

Journaliste : Merci.

M. Beauchemin : Thank you.

La Modératrice : C'est ce qui complète ce point de presse. Merci. Bonne journée.

M. Beauchemin : Merci. Bonne journée.

(Fin à 12 h 11)


 
 

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