Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Neuf heures quatre minutes)
M. Tanguay : Alors, bon matin
à chacun et à chacune. Vous allez nous permettre, bien évidemment, d'entrée de
jeu, d'exprimer nos plus sincères condoléances. Nos pensées, nos prières sont
aux victimes, aux proches, aux parents de Tumbler Ridge, en
Colombie-Britannique. Une tragédie sans nom. Alors nos pensées, nos prières
accompagnent les victimes et les proches des victimes de Tumbler Ridge.
Maintenant, parlons du PEQ, sujet qui fait
rage au Québec. Vous avez, d'un côté, François Roberge et François Legault... Jean-François
Roberge et François Legault, qui sont isolés et qui sont contredits carrément
par l'un des deux qui sera premier ministre le 12 avril prochain. Alors, Bernard
Drainville veut réactiver le PEQ en partie. Mme Fréchette, depuis hier, 24 heures,
donc, veut le réactiver en totalité pendant deux ans. François Legault est
isolé.
Vous dire que la course à la chefferie
fait en sorte que François Legault n'a plus d'autorité, François Legault n'est
pas le maître à bord. Maintenant, la question qui se pose à François Legault et
nous lui posons ce matin... C'est clair qu'au lendemain du 12 avril, le PEQ, l'approche
gouvernementale va changer, d'une manière ou d'une autre, alors François
Legault, la question lui est posée : Va-t-il nous faire perdre
collectivement deux mois ou nous en faire gagner deux en reculant et en
réactivant le PEQ? C'est ce que nous lui demandons. À ça, François Legault
pourrait servir aujourd'hui. Je cède maintenant la parole à notre collègue, André
Morin.
M. Morin : Merci, Marc.
Bonjour. Alors, effectivement, une clause de droits acquis pour le PEQ. Vous m'avez
déjà entendu là-dessus, ça fait des semaines et des semaines que je le demande.
Et là on a un Jean-François Roberge, un ministre isolé et entêté. Il persiste
dans sa décision sans tenir compte des circonstances et de la levée de
boucliers.
Et, quand vous regardez ce dossier-là et
la séquence, ce n'est pas facile, ce n'est pas évident. En novembre, là, on
fait la planification en immigration. Le ministre, finalement, décide d'abolir
le PEQ. Il n'y a pas de consultations. Après ça, le premier ministre
démissionne. Là, après ça, il y a une course à la chefferie, puis, dans un
premier temps, M. Drainville décide, lui, de parler du PEQ, puis il faudrait le
ramener. M. Roberge décide d'appuyer Mme Fréchette, mais là Mme Fréchette dit :
Ah non, non, non, moi, je vais le remettre, le PEQ. Alors, elle a désavoué
celui qui l'avait appuyée. Puis Mme Fréchette a été aussi ministre de l'Immigration,
rappelez-vous de ça. Et là on ne sait plus trop ce qui se passe, mais, s'il
faut attendre jusqu'au 12 avril, ça va en faire, des victimes du PEQ, ça n'a
pas de bon sens.
La séquence, là, cette position-là ou l'absence
de position du gouvernement, c'est totalement kafkaïen, ça n'a pas d'allure. Puis
pensez aux gens qui, eux autres, attendent et qui voudraient justement de la
prévisibilité en immigration. Rappelons-nous également quand le ministre
Roberge a décidé d'abolir le PEQ, les ministres Drainville, Fréchette étaient
au Conseil des ministres. Ça fait que tout ce beau monde là était d'accord, mais
là ils sont en train de se diviser sur la place publique. Essayez d'avoir de la
prévisibilité en immigration, qui est une composante essentielle, bien, vous ne
l'aurez pas. Alors, il faut absolument se rendre à l'évidence, il faut
accorder une clause de droits acquis pour le PEQ, pour les étudiants, pour les
travailleurs étrangers, et ce, le plus vite possible. On ne peut pas attendre
jusqu'au 12 avril. Merci.
Journaliste : ...vous, vous
appuyez davantage le scénario de Mme Fréchette? Parce que M. Legault, il fait
quoi, il réactive le PEQ ou il accorde une clause grand-père à... selon
certaines conditions?
M. Morin : Bien, nous, ce qu'on
demande, là, c'est une clause de droits acquis pour les gens qui étaient ici au
moment de l'abolition du PEQ, les étudiants, les travailleurs étrangers. Parce
que, rappelez-vous, rappelez-vous, la majorité de ces gens-là sont ici à l'invitation
du gouvernement du Québec, puis le gouvernement du Québec, sans crier gare, a
décidé de changer les règles du jeu en troisième période. Ça fait que ça ne se
fait pas.
Journaliste : ...nécessairement,
est-ce qu'on réactive le PEQ ,dans sa forme précédente, complètement, puis qu'on
ait deux voies, là, en parallèle, là. C'est ça que propose Mme Fréchette.
M. Morin : Bien, c'est-à-dire
qu'avec une clause de droits acquis pour ceux qui sont ici, là, le PEQ, il va
être réactivé, mais le PSTQ est là aussi. Puis ça, je l'ai dit, également, pour
les gens qui sont à l'extérieur du pays... Une province, une nation a le droit
puis doit, évidemment, gérer son immigration. C'est exactement ce que la CAQ n'a
pas fait.
Alors, pour les gens qui sont ailleurs, il
y en a, des règles avec le PSTQ, mais ça, c'est clair pour tout le monde. Moi,
où je m'indigne, c'est des gens qui sont ici, qui ont été invités, puis là, à
un moment donné, on leur dit : Oh non, non, non, moi, j'ai changé les
règles du jeu, puis ce qu'on vous a vendu, ça n'existe plus. Bien, c'est ça qui
n'a pas d'allure.
Journaliste : Vous, vous
anticipez combien de personnes pourraient se prévaloir de cette clause de
droits acquis là, à votre avis?
M. Morin : Bon, dans... dans
l'ensemble, là, clairement pas 500 000, comme l'a dit le ministre Roberge, au
départ, puis pas 350 000 non plus. Si vous regardez, dans les années
précédentes, puis ça, des experts l'ont corroboré, le nombre de personnes, en
général, qui ont pu être qualifiées dans le PEQ, là, on parle de 13 000,
12 000, 27 000, ça fait qu'on est loin du 350 000 puis du 500 000.
Journaliste : Qu'est-ce que
vous pensez des commentaires du Parti québécois qui dit : Il faut faire
attention? Il dit... Il s'est adressé au maire, hier, là, M. Boissonneault.
Peut-être que vous ne réalisez pas que vous n'avez pas la capacité d'accueil de
tous ces gens-là. Il n'y a pas un risque, à quelque part, qu'on fasse des
promesses, puis finalement, on se rend compte qu'il y a plus de gens qu'on pensait
qui vont s'en prévaloir, puis qu'on n'a pas la capacité de les accueillir
convenablement?
M. Morin : Nous, là, ce qu'on
dit, c'est que l'immigration, là, ça se régionalise et ça se planifie avec les
régions, puis je pense que les maires sont véritablement sur le terrain, puis
ils sont capables de savoir comment ça roule dans leur... dans leur
municipalité ou pas. À part de ça, rappelez-vous le PQ, hein, pendant les
audiences pour la planification générale en immigration, là, eux autres, leurs
seuils, là, c'était 35 000, pas plus. Puis moi, j'étais là et on demandait aux
témoins qui étaient là, des entreprises, des chambres de commerce, des
maires... Le chiffre du PQ, 35 000, qu'est-ce que ça va faire pour l'économie?
Ils nous ont dit que c'était un désastre. Ça fait que ça, il faut le rappeler.
Puis le PQ n'était absolument pas intéressé pendant le PEQ, mais là, ah! Ça
devient un petit peu la saveur de la semaine. Ça fait que, là, ils s'inscrivent
dans le débat. Écoutez, quant à moi, là, ils ne sont pas crédibles, puis
d'ailleurs, le maire Marchand leur a répondu, hier.
Journaliste : Est-ce que vous
pensez que le gouvernement devrait proroger le Parlement, dans le contexte?
19253
11789
M. Tanguay : Pas du
tout. Pas du tout, pas du tout, pas du tout, pas du tout. On est là pour
travailler, les Québécoises et Québécois envoient des milliards de dollars de
taxes et d'impôts à Québec, le Parlement est là pour questionner l'action du
gouvernement ou l'inaction du gouvernement. Et, en ce sens là, que François
Legault ait décidé de quitter, c'est correct, on respecte sa décision, mais le
Parlement, on est ici pour travailler puis pour questionner le gouvernement.
Encore une fois, il ne faut pas que le calendrier de la chefferie de la CAQ
devienne la seule chose qui va dicter notre démocratie au Québec. On est dans
le trou financièrement. On a un gouvernement qui a dilapidé les fonds publics,
qui n'offre pas les services. De grâce, il ne faut qu'ils ferment le Parlement,
là.
Journaliste : ...sur l'idée,
là, de suspendre des projets sur lesquels il n'y a pas de consensus
gouvernemental, puis qui font l'objet de débats au sein de la course à la
direction, comme le suggère Québec solidaire, par exemple?
M. Tanguay : Écoutez, nous,
là, l'exemple qu'on vous donne, c'est le PEQ. François Legault, la décision
devra changer. Je n'ai pas en tête, là, le détail de ce que propose Québec
solidaire, là, puis souvent, Québec solidaire, bien, propose des affaires qui
ne tiennent pas la route.
Journaliste : ...troisième
lien, ils ont parlé de la Constitution, du...
M. Tanguay : Bien, la
Constitution... Chaque dossier est un dossier séparé, là, Québec solidaire, ils
mélangent tout, là, mais je mets ça de côté.
Journaliste : Non, mais ils
disent non à une prorogation, c'est assez clair, là, ils disent non à une
prorogation, puis ils suggèrent de suspendre les projets sur lesquels il n'y a
pas de consensus gouvernemental.
M. Tanguay : Oui, mais la
Constitution, la Constitution, c'est indépendamment de la course à la chefferie
de la CAQ. Nous autres, on a dit que ce n'était pas le bon processus. Puis, sur
le fond, il faut... il faudrait avoir un ministre de la Justice qui ne se prend
pas pour le souverain, puis qui écoute, puis qui recule sur bien des enjeux,
notamment sur le droit de l'avortement. Donc, ça, le débat, on le fait
indépendamment de la chefferie de la CAQ. Pour ce qui est du PEQ, la décision
va changer dès le lendemain du 12 avril. Alors, nous, ce qu'on demande dans ce
dossier-là, à François Legault : Prenez acte de ça, là. Il y en a juste
deux, là, il y en a juste deux, candidats, là. Alors... Et le PEQ sera en
totalité ou en partie réactivé. Alors, François Legault, il nous fait perdre
deux mois, il nous en fait gagner, deux mois. Et quand je vous dis que François
Legault, il s'est placé dans cette situation-là, ça ne se peut pas qu'il ne
savait pas, avec l'expérience qu'il a, qu'il allait être témoin de
contradictions et que ça allait devoir nécessiter, justement, de s'ajuster et...
Mais il ne s'ajustera pas, puis c'est le capharnaüm.
Des voix : ...
M. Morin : Permettez-moi,
juste pour le PEQ, là, parce que c'est important. Moi, dans ma circonscription,
là, j'ai des gens, là, qui voulaient appliquer, là, et qui n'ont pas pu parce
que c'est suspendu, c'est aboli, en fait, c'est bien pire que... c'est aboli.
Bien là, il y en a qui sont partis. Ça fait qu'on ne peut pas attendre jusqu'au
12 avril. Et là-dessus, là, il faut que le premier ministre agisse, il est
toujours premier ministre.
Journaliste
: Vous ne
pensez pas que c'est, justement, la course à la chefferie qui fait évoluer le
gouvernement sur le PEQ, alors qu'il y avait une fermeture auparavant?
M. Morin : En fait, oui, ça
fait évoluer clairement, là, mais là, il y a un ministre qui va être obligé de
marcher sur la peinture parce qu'il s'est peinturé dans le coin. Puis on a
encore un premier ministre, M. Legault, là, il aurait pu partir, il a décidé de
rester. Il a beaucoup d'expérience, c'est un politicien aguerri, bien, là,
qu'il fasse son travail de premier ministre. Puis, dans les circonstances,
puisqu'il y a une levée de boucliers de tout le monde, hein : Villes,
universités, entreprises, tout le monde, bien, pour le PEQ, qu'il prenne acte,
puis qu'il agisse, puis vite.
Journaliste : Quelles
conclusions vous tirez des réponses que vous a données Mme Bélanger, hier, au
Salon rouge?
M. Tanguay : Déconnectée.
C'est une femme intelligente, je n'irai pas l'insulter en disant qu'elle ne
sait pas ce qu'elle signe, puis qu'elle ne sait pas ce qui passe, 11789c'est une femme intelligente, mais qu'elle
dise la vérité aux Québécoises et Québécois. 500000
rendez-vous, ce n'est pas la même
chose que 500000 prises
en charge de patients, de Québécois. Le 4 février,
elle passe à M. Roy, Patrice Roy, alors que la veille... je pense qu'elle
passait le 5 puis la veille le 4, M. Amyot disait clairement, le Président
de la FMOQ, c'est 500000 rendez-vous.
Donc, c'est ce qui faisait en sorte que nous, on comparait ça à CAA-Québec.
CAA-Québec, là, l'analogie est presque parfaite, là. Vous avez votre carte de
membre puis vous avez le droit à quatre remorquages par année. Là, l'approche
caquiste, c'est l'approche CAA-Québec. Vous êtes un des 500000, vous avez un rendez-vous
de médecins par année. Ça ne peut pas être plus clair
que ça. Elle, elle dit 500000 prises
en charge. M Amyot dit 500 000 rendez-vous. Qu'elle dise la vérité
qu'elle connaît aux Québécoises et Québécois.
Journaliste :
Il n'y aurait pas moyen, peut-être, pour elle de, je ne sais pas, revenir à
la charge puis de peut-être renégocier cet aspect-là ou revenir...
M.
Tanguay
: C'est elle qui l'a négociée, l'entente, c'est elle
qui l'a signée. Et c'est pour ça que M. Dubé a quitté, il avait la ligne
dure. Alors, M. Dubé est resté cohérent avec lui-même, mais qu'on ne
vienne pas nous dire que c'est 500000 Québécoises
et Québécois qui auront un médecin de famille qu'ils pourront voir plus qu'une
fois par année. Un médecin de famille, normalement, un moment donné, ça peut
arriver que tu l'appelles trois fois dans l'année. Là, ça arrêter, un
rendez-vous par année. Et même pire, si, ce que l'on comprend... on va
poursuivre la logique, c'est 500000 rendez-vous
pour 500 000 citoyens. Peut-être que ça veut dire aussi qu'il y a un
ou une citoyenne qui va en prendre un, ou deux, ou trois. La banque, elle va
baisser d'autant. Alors, ça
se pourrait que ce ne soit même pas un pour chacun, que ce soit : Bien là,
on n'en a plus. C'est une banque de plages horaires, il a même dit ça, des
plages horaires.
Journaliste :
Sur les médecins spécialistes, comment est-ce que le gouvernement doit se
gouverner avec les médecins qui menacent de prendre des moyens d'action, là?
M.
Tanguay : Bon, deux choses. Pour ce qui est des moyens de pression, on
invite les médecins, évidemment, à agir de manière à ce que les soins et les
services aux patients n'en soient pas réduits ou affectés, clairement, et on se
fie sur leur professionnalisme. Une fois que j'ai dit ça, c'est au gouvernement
à s'entendre. Je veux dire, les échéances, il les connaît, ça fait huit ans
qu'ils sont au pouvoir. Les médecins spécialistes demandent un rattrapage puis
le gouvernement ne veut pas payer. Il faut qu'ils s'assoient puis qu'ils
trouvent un terrain d'entente, puis je termine là-dessus. L'un des principaux
griefs des médecins spécialistes, c'était le cas des omnipraticiens.
Donnez-nous les moyens d'opérer, dans tous les sens du terme. Ce qu'ils n'ont
pas.
Journaliste :
Ça inclut l'enseignement quand vous dites...
M.
Tanguay : Oui, tout à fait, tout à fait. Il faut... Effectivement,
ceci dit, oui, tout à fait, à votre question. Une fois que j'ai dit ça, c'était
assez éloquent de voir que même les étudiants en médecine appuyaient les
médecins puis ils disaient : Ça n'a pas de bon sens, le gouvernement doit
reculer sur la loi n° 2 puis ils votaient même des
journées de grève. Alors, voyez que les futurs facturants, les futurs médecins
sont... les étudiantes et étudiants sont déjà à l'affût et veulent également
mener ce combat-là. C'est au gouvernement à s'entendre. Nous, là, on pense aux
patients, là. On n'est pas là pour les médecins, on est là pour les patients. Le gouvernement ne livre pas.
Journaliste :
On the PEQ program, you mentioned that
people in your riding can't wait until April 12th. How many people
do you think are coming forward and what kind of, I guess, heartbreaking
stories are they sharing with you?
M. Morin :
Well, I mean, I've heard a lot of
citizens. Many are desperate, they don't know what to do. They don't know how…
if they will be able to stay in Québec, if they will continue to work. Last
Saturday, during the PEQ, downtown Montreal, I met someone who was in the
health system. but she's a Ukrainian. Her permit will not end fairly soon, but
she told me : Well, I'm from Ukraine, if they send me back or they send me
back to Ukraine, it doesn't make any sense. I mean, that's one example, and
this lady was really, really in shock. In my riding, we have a great bakery,
they've already left… employees, they went back to France, and they were very
good in French, they were living in the riding. So, I mean, that doesn't make
any sense, no planning, and that's the impact on the Québec economy.
M. Tanguay :
And when it comes to these decisions,
the Government yesterday, it's three people, almost like a three-headed dog
making these decisions. So, should Government be prorogued until one person can
come forward and we can have a premier making decisions?
M. Tanguay :
They are paid and well paid to do their
job. We need to have a government in place. We need to have a premier active.
We need to have a premier who's going to take action 11789based on a fact, a simple fact : the day after April
the 12th, we will have a new premier, and it's obvious that the position of the
actual CAQ government must and will change. So, now, for Francois Legault, it's
up to him. We'll be... Is he willing to gain two months or to lose two months
and that will be citizens, future citizens, workers who will pay the price of
François Legault not... no longer having leadership. He must act as a leader
and say, "you know what? It's their... it's their position. They will
be... one of them will be replacing me, and they agree on a certain part, on
certain things, I'll act accordingly." It's not for François Legault to
take the position : I will be the one deciding, regardless of our
democratic process, internally, which is the CAQ process. So, what's the
respect of François Legault? What respect François Legault has with respect to
the leadership race within the CAQ? Is it something that is out of this world
for him, or he's going to take action based on what he's learning?
Des voix :
Merci.
(Fin à 9 h 20)