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Point de presse de M. Monsef Derraji, leader parlementaire de l’opposition officielle, et Mme Michelle Setlakwe, leader parlementaire adjointe de l’opposition officielle

Version finale

Tuesday, January 30, 2024, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures vingt-quatre minutes)

M. Derraji : Très heureux de vous rencontrer. Je suis accompagné de ma collègue Michelle, leader adjointe. Très heureux de vous rencontrer. Donc, je vous souhaite à tous, du moment qu'on est encore au mois de janvier, bon début d'année.

Aujourd'hui, j'ai quelques mots par rapport aux priorités du Parti libéral, l'économie, l'économie, l'économie. On voit que ce parti a perdu le réflexe PME. Donc, ce qu'on demande vraiment à M. François Legault, de revenir à la réalité, à la planète québécoise et de prendre soin de nos PME, qui sont le moteur économique un peu partout dans toutes les régions du Québec, une création de la richesse. Ça va nous permettre d'avoir des bons services publics. Donc, pour cette session, le Parti libéral misera beaucoup sur l'économie, l'avenir énergétique, l'habitation, la crise de main-d'œuvre, mais surtout s'assurer que l'État puisse remplir ses missions essentielles en matière d'éducation et de santé. Nous sommes prêts à prendre vos questions.

Journaliste : Sur le retrait de CDPQ Infra du prolongement du REM sur la Rive-Sud, qu'est ce que ça dit, là, sur...

M. Derraji : Un échec lamentable en matière de transport et de mobilité de la part du gouvernement caquiste. Je cherche encore quel projet la CAQ, en matière de transport, ils ont initié et livré pendant leur mandat. À l'aube de la sixième année, ce que nous constatons au Parti libéral du Québec, c'est l'échec en matière de transport et de mobilité durable.

Journaliste : Est-ce qu'on devrait s'inquiéter à Québec que le projet de tramway est entre les mains de la CAQ aussi?

M. Derraji : J'espère qu'on ne va pas avoir la même réponse dans quelques mois que, finalement, c'est pour préparer l'arrivée de l'agence de transport comme ce qu'ils ont fait avec la santé. C'est très préoccupant, parce que ce retrait... On n'a aucune garantie qu'on va avoir les résultats escomptés dans les prochains mois.

Journaliste : Laissez-vous entendre que la Caisse de dépôt est de mèche avec le gouvernement pour préparer l'entrée de l'agence de transport?

M. Derraji : Non, mais, au fait, je me pose...

Journaliste : ...

M. Derraji : Non. Je me pose des questions sérieuses sur l'avenir de la mobilité du transport au Québec. Et la CAQ, c'est échec après échec. Regardez, je vous invite juste à aller voir la présentation de plan de mobilité de Benoit Charette. Il promettait des lignes un peu partout. Donc, ce qu'on demande maintenant, une mise à jour réelle des plans de mobilité. Est-ce qu'ils vont continuer à livrer ce qu'ils ont promis?

Journaliste : Est-ce que l'agence pourrait aider pour régler des problèmes en transport urbain?

M. Derraji : De quelle agence? Je n'ai vu ni plan ni projet de loi. C'est hypothétique encore une fois. On l'a vécu avec la santé. En fait, à la Santé au moins, ils étaient clairs. Les résultats, on va les voir d'ici trois ans. Je ne pense pas qu'en matière de transport on a besoin d'avoir des résultats d'ici trois ans. Il y a un problème de mobilité maintenant.

Journaliste : Comment ça se fait que c'est la rentrée puis c'est... Je n'ai rien contre vous, au contraire, là, mais pourquoi est-ce que le chef intérimaire n'est pas là? C'est la rentrée.

M. Derraji : Bien, je vais le prendre personnel.

Journaliste : Est-ce que ça...

M. Derraji : Je vais le prendre personnel.

Journaliste : Vous attendez M. Coderre ou...

M. Derraji : Je vais le prendre personnel. Non, non, mais le...

Journaliste : ...bien, tu sais, c'est la rentrée, journée de la rentrée, on se serait attendus à ce que le chef en fonction soit là. Il n'est pas là.

M. Derraji : Vous avez l'équipe du leader, la leader adjointe et le leader. Le chef sera là dans... en après-midi. Il a eu un petit enjeu ce matin. Mais je vais le prendre personnel.

Journaliste : Non, non, non...

M. Derraji : Pas grave. Vous avez le droit.

Journaliste : Si vous le prenez personnel, c'est votre problème.

M. Derraji : Non, non, non.

Journaliste : M. Thouin, est-ce qu'il devrait être exclu de son caucus?

M. Derraji : Écoutez, c'est très alarmant, ce qui se passe à la CAQ en matière d'éthique. Pour bientôt, on va voir le parti qui cumule les plaintes auprès de la Commissaire à l'éthique. Ce n'est pas la première fois ni la deuxième fois. Par rapport à M. Thouin, je vais attendre le rapport de la Commissaire à l'éthique.

Journaliste : Est-ce que vous sollicitez des dons auprès d'élus municipaux, vous?

M. Derraji : Bien, écoutez, moi, je n'ai pas Geneviève Guilbault invitée dans mes... pour... dans mes cocktails de financement. Oui, je fais des cocktails de financement.

Journaliste : ...

M. Derraji : Ah! je ne suis pas sûr qu'elle va venir. On a un problème avec... à l'Ouest. On a un pont qui ne fonctionne pas. J'ai de la congestion dans mon comté. Les maires, ils aimeraient bien ça la rencontrer. J'ai un problème de stationnement dans le REM, à Kirkland. Donc, si elle veut venir, il n'y a pas de 100 $. Mais, écoute, si elle aimerait venir rencontrer mes maires, l'invitation est ouverte à Mme la ministre du Transport.

Journaliste : La CAQ ne fait rien d'illégal. La Loi électorale n'empêche pas cette formule-là d'être mise de l'avant, là.

M. Derraji : Mais je pense que vous et moi... vous avez tous vu l'échange du député en question. Je pense, il a été interpelé par quelqu'un dans la région qui disait : Écoutez, maires et mairesses, vous n'êtes pas obligés de payer 100 $ pour rencontrer Mme la vice-première ministre, la ministre du Transport. Je pense, c'est là, le problème. C'est un problème de perception, et c'est là l'enjeu d'éthique. C'est là où est-ce qu'il faut absolument, pour rencontrer un ministre dans une région, le conditionner à un paiement de frais, donc...

Journaliste : Est-ce que ça devrait être interdit, ça, qu'on fasse du financement en invitant des ministres, en attirant les gens avec, justement, cette apparence d'un accès privilégié en échange d'argent? Est-ce que la Loi électorale, elle devrait empêcher ça, selon vous?

M. Derraji : Je pense qu'aucun... qu'aucun citoyen ni élu, s'il a envie de rencontrer un ministre pour faire passer ou faire pression auprès du gouvernement, d'avancer son dossier, il ne doit pas être obligé de payer quoi que ce soit pour avoir cette rencontre.

Journaliste : ...ouvrir la porte à ce genre de situation là, où les apparences sont... elles ne sont pas à l'avantage des politiciens?

M. Derraji : Il faut tout éviter pour éviter ce genre de conflit.

Journaliste : La commission Charbonneau recommandait à ce que le nom des gens qui participent à des activités de financement avec... en présence de ministres soit publié aussi. Est-ce qu'on devrait aller de l'avant avec une recommandation comme celle-là?

M. Derraji : Bien, déjà, moi, je vous parle de mes cocktails de financement. On envoie la liste au DGEQ, et le DGEQ a déjà la liste des présences, les gens qui confirment. Le formulaire et la liste des donateurs est publique. Les gens peuvent aller consulter la liste des donateurs. Moi, je pense qu'au-delà de ça, je pense que la CAQ, avec ce qu'on voit en matière d'éthique... En fait, je dirais, M. Legault voulait éviter des distractions. Moi, je pense qu'il doit commencer à travailler avec son caucus et leur dire que ça ne fonctionne pas. On ne peut plus continuer comme ça. Parce qu'en parallèle j'ai une crise au niveau des services publics, j'ai une crise au niveau de l'habitation. Et de quoi on parle depuis tout à l'heure? On parle d'un élu qui n'est pas ministre, qui a essayé de remplir la caisse électorale en utilisant d'autres moyens. Moi, j'aimerais bien que M. Legault se concentre sur la livraison des services publics et les missions essentielles de l'État et surtout l'économie, qui nous inquiète.

Journaliste : Est-ce que c'est un élu ou c'est un système?

M. Derraji : Écoutez... Bien, ce qu'on voit maintenant, c'est un élu ou des élus qui ont utilisé cette méthode. J'espère, j'espère, parce que j'ai vu Mme la vice-première ministre assister à plusieurs cocktails, j'espère que ce n'est pas le cas ailleurs.

Journaliste : Bien, il y a 500 maires quand même qui ont contribué sur les 1 000 quelques, là, à la caisse électorale de la CAQ.

M. Derraji : Bien, probablement que les maires ont... se disent que : Écoutez, en assistant à un cocktail, je vais avoir la possibilité de parler avec la mairesse directement... avec la vice-première ministre.

Journaliste : Ce n'est pas du déjà-vu, ça?

M. Derraji : Écoutez, il y avait la commission Charbonneau, il y avait des règles. On suit les règles. Tous les partis doivent se conformer aux règles et les suivre.

Journaliste : Bien, je veux dire, avant, c'étaient des ministres à 100 000 $, là c'est des ministres à 100 $. Il me semble, c'est quand même... ce n'est pas beaucoup d'argent pour obtenir des...

M. Derraji : En fait, ce n'est pas question uniquement de 100 $ ou de 100 $. C'est la perception qu'elle laisse derrière. Est-ce qu'aujourd'hui, en 2024, pour faire avancer un dossier, nous sommes obligés de payer 100 $ pour rencontrer la vice-première ministre?

Journaliste : O.K. Mais, en clair, qu'est ce que vous suggérez pour ne pas que ça arrive de nouveau?

M. Derraji : J'attends que la Commissaire à l'éthique statue. Parce qu'il a ouvert une enquête, il va nous donner des recommandations, et après, on va statuer sur les recommandations. D'ailleurs, la Loi électorale, il y a des... une commission, il y a des... et il y a une Loi électorale qui risque de... d'une révision.

Journaliste : ...resserrer, la Loi électorale? Les règles de financement, vous ne voulez pas les resserrer de nouveau?

M. Derraji : Bien, je vais faire... Je vais attendre les recommandations de la Commissaire à l'éthique. Moi-même, je suis porte-parole en matière de Loi électorale, institutions démocratiques et éthique. Ce qui est beau, c'est que je vais avoir l'occasion de faire l'analyse surtout des recommandations de Mme la Commissaire à l'éthique. Et après on verra. Si c'est resserrer les règles...

Des voix : ...

Journaliste : Les candidats à la chefferie... les candidats à la chefferie, est-ce qu'ils devraient s'intéresser au rapport du comité de relance? Parce que je lisais ce matin que M. Coderre, là, lui, il y a des éléments du rapport dont il se fout complètement. Il a dit : La Constitution, je ne suis pas là-dedans. Est-ce qu'ils devraient s'intéresser à ce document-là, les candidats?

M. Derraji : O.K. Bon, vous allez me permettre, en tant qu'officier, je ne vais pas m'ingérer dans la course au leadership. J'ai un devoir de neutralité, ma collègue aussi ainsi que le chef. Ceci étant dit, moi, je pense que le comité de relance a fait un travail exceptionnel. C'est un document qui émane des militants. Et, vous savez, la course, il va y avoir beaucoup d'idées, le plus important, c'est avoir une bonne plateforme, être la vraie alternative à François Legault en 2026.

Journaliste : La semaine passée, M. Derraji, vous avez laissé entendre que vous avez peut-être un troisième cas d'élu caquiste. Est-ce que c'est toujours pertinent? Est-ce que vous gardez ça dans votre poche arrière? Est-ce que...

M. Derraji : C'est toujours pertinent.

Journaliste : Est-ce que vous en parlez à 14 heures?

M. Derraji : Non.

Journaliste : Sur le nucléaire, est-ce que vous pensez qu'il faut redémarrer la centrale de Gentilly?

M. Derraji : Très bonne question. Et je vous annonce officiellement aujourd'hui qu'on demande à M. Michael Sabia de rendre publique l'étude.

Je tiens juste à rappeler un fait historique, c'est que, lors de l'échange avec Michael Sabia, quand notre chef a demandé s'il y avait une étude quelque part qui concerne le nucléaire... Je pense qu'encore une fois ce qu'on voit aujourd'hui, c'est l'importance d'une discussion nationale sur l'énergie. L'avenir de l'énergie n'appartient pas au couple François Legault, Pierre Fitzgibbon, ça appartient à tous les Québécois et Québécoises. Quand on voit aujourd'hui que M. Michael Sabia, suite à la demande et à l'échange qu'il a eu avec Marc Tanguay, il a dit qu'il a une étude, mais il ne veut pas la dévoiler. Donc, pour la transparence, il doit dévoiler cette étude. La lettre sera envoyée dans quelques minutes, et on lui demande de dévoiler qu'est-ce qu'il y a dans cette étude.

Journaliste : Si l'étude était... était favorable, est-ce que vous seriez... Si l'étude disait que c'est possible de le faire, là, par exemple, de relancer Gentilly, est-ce que le Parti libéral serait d'accord avec ça, de revenir dans le nucléaire?

M. Derraji : Oui. Bien, c'est ce débat qu'on n'a pas, c'est ce débat qu'on n'a pas. On n'a aucun débat sur l'avenir énergétique. On a... on a...

Journaliste : ...doit avoir une position?

M. Derraji : C'est une des solutions. Je n'ai pas l'étude, je ne l'ai pas lue. Je ne vais pas commencer à faire des hypothèses si et si. Je veux voir l'étude, je veux voir...

Journaliste : ...c'est quoi, votre position?

M. Derraji : Je vais voir l'étude. Après, on va prendre... quand on va prendre connaissance de cette étude, on va statuer si oui ou non.

Journaliste : Donc, vous n'êtes pas contre? Vous n'êtes pas philosophiquement opposé au retour au nucléaire?

M. Derraji : Philosophiquement, on n'est ni pour ni contre. Ce qu'on demande aujourd'hui...

Journaliste : ...

M. Derraji : Ce qu'on demande aujourd'hui, ce qu'on demande aujourd'hui... Est-ce que vous avez vu l'étude? Moi, je ne l'ai pas eu, l'étude.

Journaliste : Bien non. Je vous demande si, philosophiquement, vous êtes... vous êtes opposé au retour au nucléaire?

M. Derraji : La position du Parti libéral : C'est un débat beaucoup plus global sur l'avenir énergétique. Je pense qu'aujourd'hui le débat se fait entre deux personnes, François Legault et Pierre Fitzgibbon.

Journaliste : Mais est-ce qu'Hydro-Québec fait bien de réfléchir à ça? Est-ce qu'Hydro-Québec fait bien de réfléchir au nucléaire?

M. Derraji : Vous savez, vous avez... c'est des bonnes questions. Le problème qu'on a...

Journaliste : ...la pose au parti de l'opposition officielle, là.

M. Derraji : Oui. Au Parti libéral, nous sommes convaincus qu'un vrai débat sur l'avenir énergétique est plus que nécessaire. Vous savez ce qu'on... on assiste à quoi? C'est à chaque semaine, il y a une nouvelle qui sort par rapport à l'avenir énergétique. Soudain, on parle qu'il y a trop de voitures électriques. On n'était pas prêts. Des gros projets où M. Fitzgibbon doit répondre avec... avec... avec un nombre illimité de kilowattheures, des PME qui paient des frais qui coûtent au-delà de 400 millions de dollars, ce que les PME paient maintenant, là, juste en 2022. Le débat sur l'avenir énergétique est extrêmement important...

Journaliste : ...nucléaire?

M. Derraji : Ce que je dis, c'est qu'au Parti libéral on veut tout évaluer. Ce n'est pas uniquement le nucléaire. Vous avez vu récemment un projet domiciliaire, vous avez vu un projet de l'éolien. Il n'y a pas de plan, il n'y a pas de plan. Ce qu'on demande, c'est une vraie commission nationale sur l'avenir énergétique du Québec. Et ce qu'on demande, au Parti libéral, qu'on évalue toutes les options, y compris le nucléaire. On ne le sait pas. Ça fait peur aux gens...

Des voix : ...

M. Derraji : ...ça fait peur aux gens. Ça fait peur aux gens.

Journaliste : Le nucléaire, c'est propre ou c'est sale, le nucléaire?

M. Derraji : Pardon?

Journaliste : Est-ce que c'est une énergie propre, une énergie sale, le nucléaire?

M. Derraji : Écoutez, au Canada, il y a des endroits où on utilise l'énergie nucléaire. Vous avez vu les autres provinces. J'ai un premier ministre qui dit... J'ai un ministre de l'Économie qui dit : Sobriété énergétique, ouvrez le lave-vaisselle, fermez le lave-vaisselle. On n'est pas là. On doit avoir un vrai débat. Le débat n'a pas eu lieu.

Journaliste : ...différence entre le pétrole, le charbon, vous êtes capables de répondre, ce matin. Le nucléaire, êtes-vous capable de répondre?

M. Derraji : Je n'ai pas l'étude. Je peux aller...

Journaliste : Il y a des études partout dans le monde sur le nucléaire...

M. Derraji : Je peux... Mais pourquoi M. Sabia ne veut pas la dévoiler?

Journaliste : L'étude est sur Gentilly, elle n'est pas sur l'utilisation propre ou non du nucléaire, là, M. Derraji.

M. Derraji : Oui, mais sur Gentilly, sur Gentilly, j'aimerais bien la voir, l'étude.

Journaliste : O.K. Mais compte tenu de... La situation a changé depuis 2012, hein?, la situation de disponibilité énergétique au Québec, notamment. Compte tenu de ce qu'on sait maintenant, de là où on s'en va, de la quantité d'énergie dont on va avoir besoin dans le futur, est-ce que c'était une bonne ou une mauvaise idée, de fermer Gentilly en 2012?

M. Derraji : Je pense que les conditions n'étaient pas idéales en 2012. La fermeture était justifiée. Aujourd'hui, je suis comme vous, un simple citoyen qui observe l'attitude de ce gouvernement. Ce qu'on constate au... ce qu'on constate par rapport à l'avenir énergétique, c'est que ce n'est pas un projet de loi déposé par M. Fitzgibbon qui réglera les questions existentielles de l'avenir énergétique du Québec. Ce qu'on demande aujourd'hui, vous voulez qu'on parle de l'avenir énergétique parce que ça n'appartient pas uniquement à François Legault et à Pierre Fitzgibbon, faisons le débat, incluons l'étude cachée que l'Hydro-Québec ne veut pas dévoiler, incluons les réelles projections, surtout qu'on s'est donné comme objectif l'électrification du transport. Il y a plusieurs incohérences. Comment ça se fait que, l'année dernière, ce même gouvernement ait dit non aux sociétés de transport qui voulaient commander des bus hybrides, un an plus tard... parce qu'ils voulaient électrifier, un an plus tard, on revient aux hybrides? Il y a beaucoup d'incohérences. Et, encore une fois, pourquoi on demande une commission nationale sur l'énergie? C'est justement pour répondre à toutes ces questions. Je ne veux pas être brouillon de moi-même et venir avec une idée très simple : le Parti libéral est pour, le Parti libéral est contre. Sur quoi je me base?

Journaliste : Vous êtes quatrièmes dans les sondages, là, à 15 %, juste devant le Parti conservateur. Vous êtes à 8 % chez les francophones. Est-ce que ce n'est pas déprimant de commencer la session avec ces chiffres-là?

M. Derraji : Je suis... Je vais utiliser une expression que j'aime, de Marc... c'est avec une énergie renouvelée que je suis très heureux de recommencer mon travail. Je ne commenterai pas les sondages. Vous savez ce qu'il faut retenir? C'est que les Québécois, ils ont perdu la confiance de François Legault. C'est ça. Ça, c'est triste.

Journaliste : Mais la confiance dans le Parti libéral n'est pas forte non plus, là?

M. Derraji : On va... on va continuer notre travail. Il y avait un travail de comité de relance qui a été fait. Il y a une course au leadership, il va... Et je vois déjà qu'il y a de l'intérêt par rapport à la future course du Parti libéral. On va attendre la fin de la course.

Journaliste : Bien, il y a un intérêt de puis que M. Coderre veut...  a l'intention de se présenter puis qu'il a pris sa carte.

M. Derraji : C'est le début. C'est le début, il y aura d'autres candidats.

Journaliste : Avez-vous reçu d'autres téléphones, vous? Mme Rizqy a dit qu'elle a reçu des téléphones de gens intéressés. Est-ce que... est-ce que le téléphon son?

M. Derraji : Je peux vous confirmer qu'il y a de l'intérêt de plusieurs personnes par rapport à la prochaine course du Parti libéral.

Journaliste : Est-ce que vous y réfléchissez encore?

M. Derraji : Non, c'est fermé, la porte. Je suis officier, très heureux de collaborer avec ma collègue, à accompagner nos élus, à continuer à talonner le gouvernement pour livrer les services essentiels et surtout s'occuper de l'économie.

Journaliste : Et vous, Mme Setlakwe, vous êtes... est-ce que ça manque de femmes, cette course-là, pour l'instant?

Mme Setlakwe : On espère qu'il y aura des femmes qui vont se porter candidates, je l'espère bien.

Journaliste : Ça ne vous intéresse pas?

Mme Setlakwe : Non, moi, je travaille fort toutes les semaines pour mériter la... continuer de mériter la confiance des citoyens de Mont-Royal-Outremont et tous les Québécois. J'apprends mon métier et je m'y plais beaucoup. Et non, je ne suis pas déprimée du tout.

Journaliste : Non, vous n'êtes pas déprimée. Mais M. Coderre, là, vous l'avez bien connu au niveau municipal. Qu'est-ce que vous en pensez? Pensez-vous que ça ferait un bon chef pour le Parti libéral?

Mme Setlakwe : Comme Monsef a dit, moi aussi, à titre d'officier, je vais devoir garder un... respecter le devoir de neutralité. Je l'ai dit, M. Coderre, je le connais, je le respecte, je salue sa réflexion, je salue son désir de se présenter et je suis certaine qu'il y aura d'autres candidatures.

Journaliste : What do you think about this current CAQ situation with… on these two… these allegations of the two MNAs that were… basically allegedly selling some access to Cabinet ministers?

M. Derraji : Again, it's the same problem with the CAQ regarding ethics. So, I will wait for the final report coming from the Commission of ethics.

Journaliste : O.K. You think there's something deeper to what's happening, or is it just two isolated cases?

M. Derraji : Of course, yes.

Journaliste : But what exactly do you…

Journaliste : What do you mean?

Journaliste : Yes, what do you mean?

M. Derraji : What I mean is that it's again another example of allegations. So, I will wait for the final report coming from the Commission of ethics.

Journaliste : But just the appearance of a potential ethics issue, just the fact that there were two ethics commissionner investigations launched, what do you make of that at this point?

M. Derraji : Yes. Again, it's inacceptable that for someone like an elected official or a citizen to pay for… like to have this obligation for paying $100 to see or to have an appointment with the… a minister from the CAQ.

Journaliste : Some people might say : It's just $100, why does it matter?

M. Derraji : It's not $100, it's to be obligated to pay to have an appointment with the Minister. So, my role is to facilitate like any link between my citizens, if they have a problem, to contact the Minister. But to tell him that they should be there and they should pay $100, it's not acceptable.

Journaliste : Why are you not discouraged this morning despite the polls that came out?

M. Derraji : We are here. I'm very proud to be here, to work closely with my colleague and to bring all the concerns coming from our constituents. So, our priority is the economy, the future of economy and also all the services in education and health care system. So, we will continue to work. And the bad news is for François Legault. He is losing again.

Journaliste : But do you feel that the Liberals are not losing again, that people still trust the party?

M. Derraji : We have… We should do something, so, the party is working. We will have leadership coming soon. You see so many questions regarding the convention, so, I'm very confident that we will be back.

La Modératrice : Merci.

M. Derraji : Merci.

(Fin à 11 h 43)

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