Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 3rd Session
(début : May 5, 2026)
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Thursday, May 28, 2026
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Vol. 49 N° 6
Étude des crédits budgétaires du ministère de l'Éducation, volet Sports, Loisirs et Plein air
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Ciccone, Enrico
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Bourassa, Kariane
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Nadeau-Dubois, Gabriel
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Nadeau-Dubois, Gabriel
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Bourassa, Kariane
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Schneeberger, Sébastien
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Bérubé, Pascal
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Ciccone, Enrico
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Ciccone, Enrico
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Bourassa, Kariane
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Schneeberger, Sébastien
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Gagnon, Yannick
14 h (version révisée)
(Quatorze heures une minute)
Le Président (M. Schneeberger) : Bon
après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses
travaux. Alors, nous en sommes maintenant à l'étude du volet Sports, Loisirs, Plein
air des crédits budgétaires du portefeuille Éducation pour l'exercice financier 2026‑2027.
Une enveloppe de 1 h 15 s est allouée.
Est-ce qu'il y a des remplaçants, M. le
secrétaire?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Reid (Beauharnois) remplace M. Caron (Portneuf) et M. Nadeau-Dubois
(Gouin) remplace Mme Labrie (Sherbrooke).
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, comme d'habitude, vous le savez, ça n'a pas changé, il y a des échanges
entre les députés et la ministre. Alors, vous avez chacun des blocs. Nous allons
commencer par l'opposition officielle, et j'entends le député de Marquette pour
22 min 19 s.
M. Ciccone :Merci beaucoup, M. le Président. Mme la ministre, vous êtes
saluée. Félicitations pour vos nouvelles fonctions. Je souhaite la bienvenue
également à toute votre équipe, également aux membres de la partie
gouvernementale et aux membres de l'opposition.
Mme la ministre, vous ne m'en voudrez pas,
M. le Président, également, d'offrir mes plus sincères condoléances à la
famille de Claude Lemieux, qui est décédé il n'y a pas longtemps, là. C'est un
choc pour tout le monde, surtout pour la grande... pour le Québec, parce qu'il
a été extraordinaire pour le Québec, c'est grâce à lui si, en 1986, on a gagné
la Coupe Stanley, et également c'est un choc pour la grande famille non
seulement du Canadien de Montréal, mais de la ligue nationale. Alors, j'offre
mes plus sincères condoléances, en mon nom et au nom de ma formation politique,
à la famille de Claude Lemieux. Alors voilà.
Sur ce, Mme la ministre, je vais commencer
avec une question bien simple, parce que vous êtes arrivée en poste puis je ne vous
ai jamais entendue là-dessus. Vous avez... Vous connaissez un peu ma position
sur, justement, tout ce qui est violence, tout ce qui est bagarre. Ça a été un
combat, depuis les huit dernières années, avec un travail soutenu de l'ancienne
ministre, également. Il y a un point qu'on était vraiment, vraiment d'accord, c'était
celui-là. En février 2025, le premier ministre, l'ancien premier ministre,
député de l'Assomption aujourd'hui, avait dit que c'était correct, les
bagarres, en autant qu'on se venge. Je veux juste savoir si vous êtes d'accord
avec ça.
Mme Bourassa : Mon... D'abord,
bonjour. Et je vais prendre aussi quelques secondes pour souligner le décès de
Claude Lemieux. Je pense que... Bien qu'il ait eu sa majorité de sa carrière
avant que je sois née, je le connais de nom et de réputation, et effectivement
c'est un choc dans le milieu du sport, alors toutes mes condoléances à la
famille.
Également, puisque c'est ma première
intervention en crédits, je veux vraiment remercier tout le monde, autant les
députés de la banquette gouvernementale que les oppositions et toute l'équipe
qui m'accompagne. Parce que je l'ai vécu pendant quatre ans, députée, les
crédits, puis je vois l'immense travail qu'il y a derrière tout ça, autant pour
vous, pour préparer vos questions, que les équipes ici. Alors, on prend ça très
au sérieux, je vous l'assure.
Quant aux bagarres, bien, écoutez, moi, je
me situe à la même place que vous là-dedans, je trouve que les bagarres n'ont
pas leur place et... Vous allez apprendre à me connaître, vous allez voir qu'un
environnement sain, sécuritaire, pour moi, c'est extrêmement important.
M. Ciccone :Merci beaucoup. Alors, je comprends que vous n'êtes pas
pour ça, les coups de poing sur la gueule pour se venger.
Mme Bourassa : Je préfère...
M. Ciccone :
Non, mais c'est... je voulais juste me situer avec vous. Je vais commencer avec,
justement, un dossier qui est... qui est sorti ce matin dans les... dans les
journaux. Puis je veux souligner l'excellent travail de mon collègue de Gouin,
justement, je suis persuadé qu'il va vous en parler aussi, sur le PILS, le Protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport. Ça a été un projet de loi, le projet de
loi n° 45, où on a travaillé, là, vraiment... C'est un bon projet de loi.
On a travaillé, la ministre a eu de l'ouverture, elle a accepté plusieurs
amendements, d'autres non. On ne voyait pas nécessairement la même vision sur
les personnes vulnérables. Cependant, je pense qu'on a abouti avec quelque chose
de solide.
Cependant, quand je regarde l'article de LaPresse... Parce
que je m'en allais poser ces questions, mais elles sont sorties. Je voulais
savoir <combien qu'il y avait...
M. Ciccone :
... que je m'en allais poser ces questions, mais
elles sont sorties. Je voulais savoir >combien qu'il y avait eu de
plaintes. Mais on apprend que 400 plaintes qui ont été reçues. Selon la
loi, 45 jours... on doit absolument traiter dans les 45 jours, qui
est prévu par la loi. Là, on est rendus, en moyenne, à 112 jours. Mme la
ministre, trouvez-vous ça respectable, et considérez-vous que c'est ça,
respecter la loi?
Mme Bourassa : Bien, écoutez,
j'espérais que quelqu'un me pose la question parce que, quand je suis entrée en
poste, le protecteur, c'est la première personne que j'ai rencontrée, et je lui
ai posé la même question que vous venez de poser. Moi aussi, ça m'a sauté aux
yeux. Et ce que je peux vous expliquer... Bien, d'abord, vous le savez, vous étiez
là, c'est... c'est nous qui avons créé le PILS. L'objectif, pour ceux qui ne
connaissent pas, il reçoit les plaintes, les traite, peut faire des
recommandations. Effectivement, on prévoit 45 jours, mais il faut
comprendre que c'est la première année, il n'a même pas un an, là, le PILS, ça
va être le 7 juin prochain. On a fait ça par phases. Donc, la première
phase, il y avait seulement 12 employés, là, qui y travaillaient. Très,
très récemment, on a donné le go pour qu'il y ait plus... jusqu'à 29 employés
qui vont travailler et qui vont analyser les dossiers.
Quand vous parlez de 400 dossiers, ce
n'est pas là, où le bât blesse, ce n'est pas la quantité de dossiers, c'est
vraiment ce qui se cache derrière les dossiers. Quand on parle de violence
psychologique ou physique, il n'y a pas nécessairement de preuves pour la
violence psychologique, donc il faut aller rencontrer des témoins. Ce n'est pas
facile de livrer sa version des faits, livrer son témoignage. Il faut également
aller récolter de la preuve. Et le fait qu'on n'était pas à plein effectifs,
aussi, explique ces délais.
Cependant, on a... on m'a donné des
nouveaux chiffres. Donc, on parle de 62 jours pour tous les dossiers, donc
les dossiers qui sont... qui ont été étudiés, mais qui n'étaient pas
admissibles, les dossiers qui ont... Donc, en moyenne, là, on parlait de
62 jours, avec les nouveaux chiffres que j'ai eus aujourd'hui.
M. Ciccone :Ça, je peux comprendre qu'il y a des dossiers puis des
plaintes qui... qui prévoient avoir plus... où on doit creuser un peu plus
aussi. Puis on doit utiliser du doigté aussi, parce qu'il y a des plaintes...
Mme Bourassa : Plus sensibles.
M. Ciccone :
...que ça peut aller de... d'une plainte non recevable que mon fils ne joue pas
assez, là, puis ça, il y en a, là, dans plusieurs plaintes, puis il y en a
d'autres aussi que c'est vraiment sérieux, puis ça tire sur le bord de la ligne
du criminel, là. Ça fait que je comprends que plusieurs dossiers doivent
être... où on doit agir avec doigté. Cependant, c'est parce que c'est une
majorité. Et, que ce soit de la moins pire à la plus grande, il y avait une
moyenne de 112. Là, vous me dites que vous êtes à...
Mme Bourassa : 62.
M. Ciccone :
62?
Mme Bourassa : Ce n'est pas...
M. Ciccone :
Permettez-moi de douter, madame... Ça, ça n'a pas changé comme ça en quelques
jours, là, tu sais, c'est... parce que c'est une moyenne. Mais, tu sais, je
veux dire, comprenez-vous que ça n'a juste pas de bon sens, là?
Mme Bourassa : Bien, je vous
rejoins là-dedans, puis c'est pour ça que c'est la première chose aussi que
j'ai demandée. Idéalement... Puis il faut que le 45 jours soit respecté.
Comme je le disais, on vient, le 1er avril dernier, d'avoir l'autorisation
d'embaucher 17 personnes de plus. Ça va faire une différence. Imaginez,
c'est plus que la moitié d'effectifs supplémentaires qui vont traiter des
plaintes.
J'ai, malheureusement, personnellement
rencontré des gens qui ont dû faire des plaintes, puis l'accompagnement qui se
fait, même par texto, qu'on peut les contacter par téléphone, c'est... l'accompagnement
est là, et ils ont des réponses. Mais par la suite, oui, c'est obtenir... Puis
ce n'est pas tout le monde qui veut aussi collaborer, ça, il faut le souligner,
hein? Il faut avoir la collaboration des gens, il faut aller chercher
l'information, puis c'est sûr que c'est un travail qui est colossal. Mais je
vous entends là-dessus, je suis totalement d'accord pour le respect du temps.
M. Ciccone :Puis vous amenez... Mme la ministre, vous amenez vraiment
un bon point, un bon point. Parce que là, vous allez mettre des effectifs en
place, mais trouvez-vous ça normal qu'on a créé une structure, puis
archi-importante, à l'intégrité, à la protection, la sécurité de nos athlètes,
mais dès le départ il n'y avait pas les ressources? Tu sais, je veux dire, à un
moment donné, tu pars quelque chose, mais il n'y a pas les ressources, alors
qu'il y a des... alors que, selon la loi, on doit respecter des critères, là.
Puis ce n'est pas à peu près 45 jours, c'est 45 jours. Ça fait qu'on
part une structure, une nouvelle structure, puis les effectifs ne sont pas en
place. Ce n'est pas normal.
Mme Bourassa : C'était le
plan d'implantation, là, qui avait été déterminé. C'est sûr que là c'est une
toute nouvelle équipe qui apprend une nouvelle job, qui a récupéré des
dossiers, avant, du comité... du commissaire des plaintes... de l'officier,
pardon, des plaintes. Donc, il y a des dossiers qui sont descendus, il y a des
nouvelles choses qui sont arrivées. Eux, il fallait d'abord qu'ils se déposent,
qu'ils commencent à travailler, puis je sais qu'ils travaillent très, très
fort, pour les avoir questionnés abondamment sur le sujet. Mais, effectivement,
on le souhaite, parce que c'est sensible, là. Derrière, tu sais, les chiffres
que vous parlez, ce sont des... des jeunes, parfois... majoritairement, qui
vivent des situations qui sont difficiles. Donc, il faut prendre le temps,
quand même, d'analyser leurs dossiers. Mais oui, on souhaite que ce soit dans
les délais.
• (14 h 10) •
M. Ciccone :Mais je vous écoute puis je comprends que vous êtes
sensible à ça, là, mais il y a quand même... Tu sais, je sens que vous essayez
de justifier, là, pourquoi que c'était 112 jours. Mais en même temps, Mme
la ministre, quand tu vis un... quand tu fais une plainte, c'est parce que tu
as vécu quelque chose de <grave, là...
M. Ciccone :
... vis un... quand tu fais une plainte, c'est parce
que tu as vécu quelque chose de >grave, là, puis si... on va dans
l'extrême, là, parce qu'il y a des choses qu'on trouve un petit peu moins
graves, là. Cependant, la personne qui fait une plainte, c'est grave, c'est
grave pour eux autres. Puis quelqu'un qui est... par exemple, violence
psychologique, sexuelle, tu sais, je veux dire, cette personne-là ne peut pas
vous dire : Bien, OK, il faut comprendre, ça commence, c'est un nouveau...
nouvelle structure, faque soyez patients. Ça, on ne peut pas... On ne peut
pas... On ne peut pas laisser ça dans l'air, en voulant dire : Bien là... nouveau,
puis on a engagé du monde. Non, non. Quand on le met en place, les gens
s'attendent à ce que ça fonctionne, là, qu'on respecte la loi.
Mme Bourassa : Puis ça ne
veut pas dire que, tant qu'il n'y a pas la recommandation finale, qu'il n'y a
rien qui est fait, là. Il y a effectivement des actions qui sont faites aussi.
Si on doit retirer, par exemple, l'entraîneur pendant l'analyse, ce qui c'est
vu, s'il y a des gestes qui doivent être posés rapidement pour assurer l'intégrité,
la sécurité dans un environnement sportif, c'est fait, le temps de l'enquête.
Donc, les jeunes ne sont pas laissés à eux même, ils sont vraiment... Puis je
leur ai parlé, là, aux conseillers qui accompagnent les familles, qui
accompagnent également les... les victimes. Puis tout ça est fait de manière
professionnelle. Maintenant on va avoir l'équipe en place. Là, il faudrait voir
s'ils sont tous engagés, là, c'est en date du 1er avril, mais c'est sûr
que la cadence va accélérer. Je vous le dis, c'est plus de la moitié qu'on a
ajoutée, là, on va être rendus à 29 personnes pour faire les enquêtes.
M. Ciccone :Quand on... Quand on met une structure comme ça, souvent,
ce qui arrive, c'est que là, woup! là, ça crée un... bien, je ne veux pas dire
un engouement, mais ça crée vraiment une vague, où on dit : Bon, on a
quelque chose, on va porter plainte. Ça encourage. Puis on l'a fait d'une façon,
dans le projet-là, où c'était facile de le faire, tu sais, on ne voulait pas
avoir aucune contrainte, on voulait que les victimes et même les parents des
victimes, l'entourage, puissent... puissent dénoncer et porter plainte de façon
facile, là, pour ne pas que... Parce qu'on sait, hein, quand tu veux dénoncer,
que ce soit en violence conjugale... pas conjugale, mais sexuelle ou
psychologique, c'est dur de le faire, c'est dur. Là, on voulait le faire pour
que ce soit facile pour tout le monde.
Puis il y en a eu, des plaintes, puis
c'est correct. Ça ne veut pas dire... ça veut dire que ça fonctionne, s'il y a
eu 400 plaintes. Cependant, quand on voit ça, là, pensez-vous que ça peut
encourager les victimes de ne pas y aller : Voyons, bien là, je ne suis
pas pour attendre, moi, j'ai une saison, là, puis je ne veux pas me retrouver à
la même place ou avec... Parce que c'est une plainte, mais il faut... Tu sais,
tu dis : On peut retirer un entraîneur, on peut retirer un athlète, on
peut... Oui, je comprends, mais, des fois, c'est comme... tu n'es pas sûr, mais
c'est réel, puis là tu laisses traîner ça, puis la personne... 62 jours
avant qu'on réponde.
Mme Bourassa : Bien, comme je
l'ai dit, il y a beaucoup de situations qui sont délicates. Puis, dans beaucoup
de cas, c'est mieux de ne pas brusquer non plus parce que, comme je l'ai dit,
ce n'est pas tout le monde qui collabore de la même manière. Ça, ça a été une
problématique. Donc, pour corroborer deux témoignages, si on a deux versions
contradictoires, il faut rencontrer les deux parties, corroborer également les témoignages.
Est-ce qu'il y a des témoins, aussi, visuels de tout ça? Donc, c'est sûr que
c'est un travail d'enquête, carrément, on enquête sur une situation qui est
dénoncée, ça fait que ça prend du temps.
Vous avez raison, le projet de loi, on
parlait de 45 jours, là, c'est plus long. Donc, le chiffre, effectivement,
que notre collègue, ce matin, a diffusé, 112, était le chiffre que j'avais eu
moi aussi lors de ma première rencontre avec le protecteur. Par la suite, on
sort des chiffres tout, tout frais qu'on... qu'on est en train de faire
valider, 62 jours pour le traitement d'une plainte. Mais, en même temps,
l'idée n'est pas non plus de brusquer soit les victimes ou...
M. Ciccone :Mais je vais... ma dernière question là-dessus. Vous vous
donnez combien de temps pour arriver aux 45 jours? Parce que là c'est...
on ne peut pas dire : Mais on s'améliore, on s'améliore. C'est la loi,
c'est la loi, on...
Mme Bourassa : Mais, moi, ma
consigne...
M. Ciccone :Je n'ai pas terminé.
Mme Bourassa : Allez-y.
Pardon.
M. Ciccone :
On ne respecte pas la loi, si ce n'est pas 45 jours. Alors, on a mis ça,
le 45 jours, pour une raison. Est-ce que c'était... Est-ce qu'on a mis
45 jours puis on ne voyait pas ce qui arrivait, si on était capables de le
faire, mais on l'a mis pareil? Puis c'est la loi, puis il faut respecter la
loi. Vous vous donnez combien de temps pour arriver aux 45 jours?
Mme Bourassa : Bien, moi, je
jure qu'on ne minimise aucun effort. Il n'y a personne qui est assis sur ses
mains, il n'y a personne qui... qui ralentit les dossiers, il n'y a personne
qui... qui minimise les heures. On traite tous les dossiers. Puis il y a une
priorisation aussi, parce que, vous savez, la gradation des gestes qui sont
reprochés, ce n'est pas les mêmes. Vous l'avez dit vous-même, il y a parfois
des... des plaintes sur des enfants qui ne jouent pas suffisamment, pas assez
de temps de glace, ou des allégations... alors que d'autres traitent carrément
des allégations qui touchent des agressions physiques ou des agressions
psychologiques quand même assez graves. Puis parfois c'est des événements qui
ont eu lieu sur plusieurs années, alors il faut retracer également des gens qui
potentiellement étaient témoins, qui ne sont plus dans le giron ou...
M. Ciccone :Merci. Mais ma question est simple : Vous vous donnez
combien de temps pour arriver aux 45 jours?
Mme Bourassa : C'est
l'objectif, c'est l'objectif.
M. Ciccone :Oui, mais vous vous donnez combien... C'est quoi, un délai?
Avez-vous un délai de 45 jours? Avez-vous... Là, d'ici... d'ici le
prochain mois, on va régler ça?
Mme Bourassa : Si on peut
l'atteindre aujourd'hui, la semaine prochaine, c'est l'objectif.
M. Ciccone :
Parfait. Merci...
Mme Bourassa : Donc, moi,
assurément, comme ministre, c'est mon rôle de mettre de la pression pour que ce
délai-là soit respecté, parce que c'est celui qu'on a établi ensemble à
l'Assemblée nationale. Ce que je vous ai expliqué, ce n'est pas des excuses,
c'est des justifications aussi, des explications pourquoi ce nombre-là n'est
pas ce qu'on <souhaitait.
M. Ciccone :
Merci...
Mme Bourassa : ...justifications
aussi, des explications pourquoi ce nombre-là n'est pas ce qu'on >souhaitait.
M. Ciccone :Merci, Mme la ministre, je vais... Bien, justement, on va
rester dans la sécurité. Vous avez un programme, justement, sur les sauveteurs.
Le gouvernement... Vous voulez... vous vouliez, à l'époque, assurer la sécurité
des citoyens et favoriser l'accès aux activités physiques dans des conditions
sécuritaires. Il y avait également... c'était dans le Plan d'action pour
valoriser la pratique d'activités physiques, sportives et récréatives
2022-2027. Vous avez retenu certains éléments. Entre 2019 et 2022, le nombre de
préposés à la surveillance, puis là je parle toujours des sauveteurs, est passé
de 14 000 à 11 000, tandis que le nombre de moniteurs aquatiques a
chuté de 3 800 à 2 883. Là, vous avez retiré... vous avez retiré
les... la bonification du programme pour, justement, payer les... les cours de
sauvetage. Pourquoi vous avez fait ça?
Mme Bourassa : Bien, en
fait, c'est un... vous avez raison de le dire, c'est un programme qui a eu
beaucoup de succès. Si on regarde, là, il y a eu une hausse de 356 % des
formations de moniteurs avec le programme qu'on a mis en place, c'était
5,1 millions. Au total, là, de formations gratuites qui ont été données,
on parle de 57 000 formations en trois ans. Donc, oui, mais ce... il
faut comprendre que ce programme-là a été créé un peu pendant la pandémie,
quand il y avait une réelle pénurie. Il y a même des piscines, à plusieurs
endroits, qui ont dû fermer, on avait de la misère à recruter.
Sauf que là on est arrivés à... on est
arrivés à stagner. Il n'y a plus un besoin, il n'y a plus une demande. On n'est
pas en déficit, en ce moment, de sauveteurs. Si bien que l'argent, on l'a
utilisé à d'autres escients. On a décidé de la mettre ailleurs, puisque, même
du côté du milieu, on ne nous disait plus qu'ils étaient en pénurie. Comme je
vous ai... je vous ai mentionné, 356 % de hausse de formations avec
l'instauration de ce programme-là qui a été très, très utile, là, qui s'ajoute
à plein d'autres mesures comme Nager pour survivre, l'objectif, c'est de... le
plus tôt possible, d'apprendre aux jeunes à nager, de former les... les
moniteurs également.
M. Ciccone :Merci. Mais là, là, vous me dites aujourd'hui qu'il n'y a plus
de pénurie de sauveteurs, que ça va bien, tout le monde va être servi cet été.
Vous semblez avoir les chiffres, avoir des données. Est-ce que vous pouvez me
les... les déposer?
Mme Bourassa : Moi, ce
que j'ai dit, c'est... J'ai visité, effectivement, la Maison du loisir et du
sport, où il y avait tous les organismes, j'ai rencontré les responsables,
effectivement, des sports de natation et M. Hawkins qui s'occupe de ces
programmes-là. et c'est l'écho qu'on me dit. On me dit qu'on a atteint... on
n'est plus dans la situation qu'on était lors de la pandémie, où les piscines
fermaient, où des cours n'étaient pas donnés, notamment à des jeunes enfants,
parce qu'il n'y avait pas de moniteur. Donc, on est sortis de cette
situation-là, selon les témoignages, effectivement, qu'on a eus.
M. Ciccone :
OK, ça fait que vous avez... OK, selon les témoignages, il n'y aura pas de
pénurie de main-d'oeuvre cet été, tout le monde va être là. Parce que c'est des
emplois saisonniers. Moi, je trouvais que c'était un excellent programme. Je
sais que le coût a monté aussi avec les années. Mais il ne faut pas... il ne
faut pas regarder seulement le coût pour un sauveteur. Moi, ce que... la façon
je vois ça, c'est... Quand on donne un cours de cette nature-là, oui, ça va
servir pour le sauvetage, autour d'une piscine, par exemple, ça peut être dans
un lac aussi, mais c'est un... c'est un bagage qu'on va avoir pour
365 jours par année, tout au long de sa vie. Ça veut dire qu'il y a une
personne, puis qui peut sauver... un sauveteur peut sauver une personne dans la
rue, par exemple, il peut... il peut être un premier répondant, il peut faire
une réanimation cardiaque. Ce n'est pas obligé d'être dans l'eau. Mais c'est
un... c'est un outil qui est important. Puis vous ne pensez pas que ça aurait
été important de le poursuivre? Parce que, moi... On peut revenir à la pénurie
aussi, là, à un moment donné, là, ce n'est pas... C'est des emplois
saisonniers, là, c'est des jeunes de 17 à 25 ans, 16 à 25 ans, à peu
près, là, ils ne feront pas ça toute leur vie, là. Ça fait qu'il y a un
roulement dans ce domaine-là.
Mme Bourassa : Puis,
concernant votre demande, effectivement, on a un chiffre — merci à
mes collègues : 72 % des exploitants a observé une stabilité, donc
disent qu'en ce moment il n'y a pas de pénurie et qu'on a le personnel
nécessaire pour ouvrir et opérer.
M. Ciccone :Est-ce que vous pouvez déposer ce... ce document-là? Vous
pouvez nous l'envoyer?
Mme Bourassa : Oui.
M. Ciccone :
Parfait.
Le Président (M. Schneeberger) :
...référer au secrétariat, qu'on puisse le distribuer, s'il vous plaît. Merci.
M. Ciccone :
Formidable! Merci beaucoup. M. le Président, il me reste...
Le Président (M. Schneeberger) :
Quatre minutes.
• (14 h 20) •
M. Ciccone :
Quatre minutes. Bon, on va commencer, on va aller dans les... on va aller dans
les... dans les chiffres, Mme la ministre. On va regarder... J'ai-tu le bon?
Oui. OK. Parfait. On va regarder... On va vous parler de la SEPAQ un petit peu.
M. Soucy est ici? Oui, M. Soucy est là. Parfait. Formidable!
M. Soucy, vous avez... Ça va me prendre plus que toute la fin du bloc, là.
Vous< avez eu un gros...
M. Ciccone :
... Formidable! M. Soucy, vous avez... Ça va me prendre plus que toute la
fin du bloc, là. Vous >avez eu un gros party, hein, une belle rencontre,
dernièrement, ça a coûté cher. Mme la ministre, vous êtes sûrement au courant.
Tout le monde a dormi quatre nuits à Duchesnay. Les 48 chambres de
l'auberge, les 20 chambres des pavillons et les 14 chalets ont été
mobilisés. 15 000 $ de nourriture, puis ça, c'est sans compter...
Puis on a demandé, on a essayé de savoir combien ça a coûté, les chambres, les
déplacements, et tout ça, et on n'a pas été capables d'avoir ces chiffres-là.
Est-ce que vous pouvez nous les donner, s'il vous plaît, le prix total, total,
total de toute cette rencontre-là qui aurait pu se faire, soit dit en
passant... Et ça vient également des membres de la SEPAQ, sous M. Soucy.
On aurait pu faire ça en visioconférence.
Mme Bourassa : Bien,
d'abord, je veux juste dire que j'ai aussi eu connaissance de ce que vous
mentionnez. Quand j'ai eu connaissance, et c'est mon rôle de ministre de le faire,
là, j'ai rappelé à tous les partenaires, tous les collègues les règles en
vigueur et l'importance de suivre les règles en vigueur et d'être exemplaire en
matière d'orientations de l'État, surtout quand on passe de... quand on parle
de finances publiques. Mais si vous le souhaitez, avec votre autorisation, je
pourrais passer la parole à mon collègue ici, Martin Soucy, qui pourrait
répondre plus directement à votre question.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors...
M. Ciccone :Non, non, je vais y arriver un peu plus tard, à
M. Soucy.
Mme Bourassa : OK,
parfait. Il n'y a pas de problème.
M. Ciccone :
Je veux juste mentionner également que, quand on a pris cette décision-là, là,
quand on a pris... Parce que c'est quand même une société d'État, là, si je ne
me trompe pas, là. Le gouvernement, votre équipe, le premier ministre, à
l'époque, avait demandé explicitement de limiter les déplacements et les rencontres
à l'extérieur du bureau, puis ça a été fait quand même. Considérez-vous que
M. Soucy respecte les règles, respecte les... la vision du gouvernement?
Mme Bourassa : Les
directives claires avaient été données, et j'ai réitéré ces directives-là quand
je suis arrivée, parce que, pour moi, puis vous allez me connaître
éventuellement, les... l'état des finances publiques, ça me... je prends ça
très à cœur et très au sérieux.
M. Ciccone :Parfait. Alors, je considère que vous avez réprimandé
M. Soucy. Mais là, si M. Soucy veut me répondre, ce serait très
apprécié. Considérez-vous, M. Soucy, que cette rencontre représentait une
utilisation prudente et exemplaire des fonds publics?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, j'ai besoin du consentement de la table. Est-ce qu'il y a le consentement
pour la prise de parole?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Alors, M. Soucy, veuillez vous présenter par votre nom et titre.
M. Soucy (Martin) : Martin
Soucy, président-directeur général de la SEPAQ. Merci pour votre question. On
prend la gestion des fonds publics très à cœur. La première des choses que je
veux vous mentionner, c'est que ce n'était pas un party, c'est une réunion
qu'on tient depuis plus de 20 ans à la SEPAQ. Il y a un programme qui est
très structuré. On a fait effectivement, dans l'année, plusieurs réunions en virtuel.
Avant de prendre la décision de tenir cette réunion-là, on a annulé plusieurs
autres rencontres pour pouvoir se concentrer sur celle-là.
Quand vous parlez de coûts, je veux juste
vous rappeler que Duchesnay appartient à la SEPAQ. Dans notre cas, on est
répartis dans 16 régions au niveau du Québec. La façon d'être capable de
voir notre monde une fois par année, vous savez qu'on ramène les gens trois
jours au bureau, d'être capable de voir les gestionnaires, c'est de pouvoir le
faire dans notre établissement. Les revenus restent à la SEPAQ, puis on est là
en basse saison, et c'est un lieu qui est central, à Québec, pour être capable
d'avoir tout le monde.
Ça fait que, si vous me parlez de
l'ensemble des dépenses, bien, ça va me faire plaisir de vous les transmettre.
15 000 $ pour la nourriture, ça se trouve à être le coûtant pour
170 personnes. Puis, en passant, ils ne sont pas là les quatre jours. Il y
a les directeurs qui arrivent en premier, puis ensuite de ça on a les
responsables qui viennent nous rejoindre, qu'on n'avait pas vus depuis la
pandémie. Il y a la sonorisation pour 2 000 $ et il y a un 6 000 $
de déplacement pour les gens.
Le Président (M. Schneeberger) : Peut-être
vous pourriez continuer plus tard dans l'autre bloc.
M. Ciccone :...je vais revenir. Oui, merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, nous allons passer du côté de la deuxième opposition. Et j'entends le
député de Gouin pour 14 min 53 s.
M. Nadeau-Dubois :
Bonjour, M. le Président. Merci beaucoup. Bonjour aux collègues, à l'ensemble
des équipes, Mme la ministre. Je veux revenir sur ce qui se passe au Protecteur
de l'intégrité en loisir et en sport. Des délais de 112 jours pour traiter
une plainte concernant des mineurs dans des associations sportives au Québec,
est-ce que vous trouvez que c'est un délai acceptable?
Mme Bourassa : Bien,
d'abord, ce n'est pas juste des mineurs aussi, là, les plaintes...
M. Nadeau-Dubois : Pas
seulement, mais...
Mme Bourassa : C'est ça,
les plaintes peuvent toucher quand même aussi les arbitres, les parents, les
gens qui sont dans le giron du sport. Mais effectivement ce n'est pas pour rien
qu'on a fait en sorte que l'objectif, c'est le 45 jours. Alors, bien, je
peux réitérer ce que j'ai dit tout à l'heure à mon collègue, il y a quand même
des justifications, notamment avec le fait que l'équipe n'était pas complète,
avec la lourdeur également des cas qui ont été présentés.
M. Nadeau-Dubois : Je
comprends. Ma question est juste : Est-ce que vous trouvez ça acceptable,
comme délai, 112 jours?
Mme Bourassa : Moi,
j'aimerais qu'on se rapproche... Non, en fait, je veux qu'on respecte le
45 jours.
M. Nadeau-Dubois : OK.
Des délais de 100 jours, c'est plus de trois mois pour traiter des
plaintes qui concernent des violences à caractère sexuel. Est-ce que vous
trouvez ça <acceptable?...
M. Nadeau-Dubois : ...qui
concernent des violences à caractère sexuel. Est-ce que vous trouvez ça >acceptable?
Mme Bourassa : ...Bien, c'est
pour ça que j'ai fait la vérification, le chiffre qu'on m'a donné, ce... voilà deux heures
à peine, un chiffre tout frais, c'est 62 jours pour toutes les demandes.
Parce que là ce que... le chiffre...
M. Nadeau-Dubois : ...
Mme Bourassa : Non, le chiffre
que vous aviez, là, c'était le chiffre pour les plaintes recevables avant... après
la recommandation, du moment de la plainte jusqu'à la recommandation. Donc, si
vous regardez... Parce que ce n'est pas seulement le travail des enquêteurs,
là, il y en a qui ne sont pas recevables, donc je... Allez-y.
M. Nadeau-Dubois : Ma question,
Mme la ministre, était toute simple. Je vous demande votre jugement, votre
opinion en tant qu'élue, en tant que ministre. Un délai de 100 jours, ça,
c'est plus de trois mois pour traiter un signalement ou une plainte relatif à
des gestes à caractère sexuel. Est-ce que vous trouvez ça acceptable?
Mme Bourassa : L'objectif,
c'est 45 jours.
M. Nadeau-Dubois : Mais
trouvez-vous ça acceptable que ce soit 100?
Mme Bourassa : L'objectif,
c'est 45 jours puis on met tous les efforts pour le respecter.
M. Nadeau-Dubois : Je
comprends que c'est l'objectif. Mais là l'objectif, en date du 2 février,
il n'était pas atteint. Trouvez-vous ça acceptable?
Mme Bourassa : Bien, c'est
pour ça que là il y a... on a presque doublé l'effectif. Donc, il faut laisser
aux... aux équipes le temps de travailler. C'est un nouveau poste, c'est un
nouveau rôle, c'est une nouvelle mission, donc il faut tout mettre en branle.
M. Nadeau-Dubois : Le projet
de loi a été adopté il y a bientôt deux ans jour pour jour. Ça a pris
15 mois à votre gouvernement avant de mettre sur pied l'organisme en
question. Et c'est pour ça qu'on se retrouve aujourd'hui avec des délais comme
ceux-là. Vous dites qu'il y avait... Combien y avait-il de gens affectés au
traitement des enquêtes dans la période couverte par les chiffres que vous nous
avez soumis, là, où on parle de délai de 112 jours?
Mme Bourassa : C'était 12.
M. Nadeau-Dubois : 12? Vous
avez dit à mon collègue tout à l'heure que vous aviez donné l'autorisation
d'embaucher 17 personnes de plus, c'est bien ça?
Mme Bourassa : C'est pour un
total de 29 personnes.
M. Nadeau-Dubois : Pour un total de 29 personnes. Avec ces
ressources-là, est-ce que vous jugez que l'organisme en question sera capable
d'atteindre... de respecter la loi et d'atteindre l'objectif de 45 jours?
Mme Bourassa : C'est ce qu'ils
vont devoir faire.
M. Nadeau-Dubois : OK. Est-ce
que je peux demander à M. Lafontaine, M. le Président?
Mme Bourassa : Non, bien, je
réponds aux questions. Bien...
M. Nadeau-Dubois : Est-ce que
je peux avoir le consentement pour demander au Protecteur en intégrité en
loisir et en sport?
Mme Bourassa : OK. Bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
Il faut toujours le consentement étant donné que c'est une personne qui
n'est... non élue.
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Consentement. Alors...
M. Nadeau-Dubois : Bonjour, M.
Lafontaine...
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, juste peut-être, avant qu'il puisse répondre...
M. Nadeau-Dubois : Bien sûr.
Le Président (M. Schneeberger) :
...qu'il puisse se nommer par son nom et titre.
M. Lafontaine (Hugo) : Oui. Bonjour.
Hugo Lafontaine, Protecteur de l'intégrité en loisir et en sport.
Le Président (M. Schneeberger) :
Allez-y.
M. Nadeau-Dubois : Merci, M.
le Président. Bonjour, M. La Fontaine. D'abord, laissez-moi préciser une chose.
Je n'ai aucun doute que vous faites tout ce que vous pouvez avec les ressources
que le gouvernement vous donne pour faire votre travail dans des délais les
plus rapides possibles. Je voulais juste qu'on démarre notre dialogue sur cette
base-là.
Avec les 17 ressources de plus qui
vous ont été imparties, êtes-vous confiants d'atteindre le délai de
45 jours prévu par la loi?
M. Lafontaine (Hugo) : Dans
un... Dans une... éventuellement, absolument. Mais il faut bien comprendre la
réalité, là. Quand on... Quand on parle de dossiers, on est à 44 % des
dossiers qu'on traite qui sont des dossiers de violence psychologique, des cas
de conflits interpersonnels qui durent depuis des années. Concrètement, c'est
ça qu'on traite. Dans le 45 jours et qui donne le délai de 112 jours
auquel vous référez, il faut bien être conscient qu'il y a des certaines
personnes qui nous contactent et qui ont le courage de venir nous voir, parce
que ça prend du courage pour faire ça, là, puis ils ne sont pas prêts à nous
parler tout de suite, des personnes victimes, là. Donc, moi, je ne les
assignerai pas à comparaître pour les forcer à me parler. Des fois, ça leur
prend trois semaines, 21 jours sur 45, pour décider à me parler. Le
compteur tourne, là. Quand on... il est question de violence
psychologique, ce type de dossier là dont il est question, c'est quand même
important de le... d'en prendre conscience.
M. Nadeau-Dubois : Je... Merci
de... Merci de faire ces précisions. Vous comprendrez que j'ai peu de temps
aujourd'hui.
M. Lafontaine (Hugo) : Bien
sûr.
M. Nadeau-Dubois : Ça fait que
vous allez me permettre de retourner sur ma question : Êtes-vous confiants
d'être capables d'atteindre ce délai légal de 45 jours?
M. Lafontaine (Hugo) : Oui, il
faut... il y a une... il y a une courbe d'apprentissage normale.
M. Nadeau-Dubois : OK, et
cette courbe-là va vous mener à... selon vous, à respecter les délais prévus
dans la loi à quel moment?
M. Lafontaine (Hugo) : Je ne
suis pas en mesure de prendre... de prendre cet engagement-là aujourd'hui,
considérant que la volumétrie à venir n'est pas... Cela dit, dans certains
dossiers, le 45 jours, par respect pour les personnes victimes et
l'ensemble des personnes qui sont concernées par la plainte, incluant les
personnes mises en cause, dont nos conclusions peuvent affecter, là, il y a des
gens qui peuvent perdre de leur emploi, qui ont le droit de se faire entendre dans
un État de droit. C'est important aussi, et on respecte ça dans le cadre de
notre processus.
M. Nadeau-Dubois : Je
comprends. Je comprends. C'est juste que la loi qui vous a constitués prévoit
un délai de 45 jours calendrier, et là vous venez de me faire une réponse
très claire, vous n'êtes pas en mesure de vous engager à respecter ce délai-là
dans un délai précis. Vous n'êtes pas en mesure de faire ça.
M. Lafontaine (Hugo) : C'est
important de respecter le 45 jours. C'est hyperimportant, c'est le délai
légal...
M. Nadeau-Dubois : Je
comprends...
M. Lafontaine (Hugo) : ...mais
je dois trouver le bon équilibre entre célérité et qualité du traitement.
• (14 h 30) •
M. Nadeau-Dubois : Je
comprends. Je comprends. Mais la loi prévoit 45 jours. Vous me dites, vous
n'êtes pas en mesure de prendre cet engagement-là. Je retourne vers Mme la
ministre. Parce qu'il y avait, dans cette loi qui instituait le Protecteur de
l'intégrité, pas seulement ça, il y avait également d'autres éléments qui...
qui ont été publicisés par votre gouvernement, à l'époque, comme des avancées
importantes en matière de protection des mineurs, notamment, dans le réseau
sportif au Québec. Il y a notamment tout un volet...
14 h 30 (version révisée)
M. Nadeau-Dubois : ...protection
des mineurs, notamment dans le réseau sportif au Québec. Il y a notamment tout
un volet sur la vérification des antécédents judiciaires des gens qui
travaillent auprès des mineurs, des personnes en situation de handicap dans les
associations sportives au Québec. Le projet de loi prévoyait la publication d'un
règlement pour encadrer les modalités de cette vérification d'antécédents. Est-ce
que ce règlement-là a été publié au moment où on se parle?
Une voix : ...
M. Nadeau-Dubois : La loi été
adoptée il y a deux ans, et vous me confirmez qu'il n'y a pas de règlement.
Mme Bourassa : Pas encore. C'est
encore en analyse...
M. Nadeau-Dubois : Pas encore.
Mme Bourassa : Je peux vous dire
qu'on est vraiment tout, tout près.
M. Nadeau-Dubois : Est-ce que...
est-ce qu'il sera publié d'ici la fin de la session parlementaire?
Mme Bourassa : Non, non.
M. Nadeau-Dubois : Non. OK.
Donc, deux ans après l'adoption de la loi, il n'y aura toujours pas de
règlement. Au moins, la réponse est claire.
Cette loi-là prévoyait, deuxième élément,
une entente-cadre entre les corps de police et les associations sportives pour
encadrer, encore une fois, les modalités de cette vérification d'antécédents. C'est
notamment une demande qui vous avait été faite, à l'époque, par les corps de
police pour les orienter dans ces nouvelles procédures là. Est-ce que cette
entente-cadre a été ratifiée? Est-ce que cette entente a été ratifiée?
Mme Bourassa : Pas encore, non.
C'est ce que je vous dis le... Concernant cette question, les travaux sont
encore en cours. On est tout près d'aboutir à quelque chose qu'on va être prêt
à présenter à la population.
M. Nadeau-Dubois : OK. Est-ce
que ce sera fait d'ici la fin de la session parlementaire?
Mme Bourassa : Ça, j'ai déjà
dit que non.
M. Nadeau-Dubois : Non plus.
Troisième élément, la loi prévoyait un guide pour outiller les associations
sportives, qui n'ont pas l'habitude de faire ça, dans cette vérification des
antécédents judiciaires de leurs employés. Est-ce que ce guide a été publié?
Mme Bourassa : Il faut... Puis
là je vais juste vous... Ça va être la même réponse, parce qu'on travaille en
ce moment... c'est une mesure sur laquelle on travaille. La vérification...
M. Nadeau-Dubois : Et la... Juste
la même réponse, c'est non.
Mme Bourassa : Bien, est-ce
que vous voulez que je vous réponde?
M. Nadeau-Dubois : Oui, allez-y.
Mme Bourassa : D'accord. Donc,
l'objectif c'est vraiment de faire la vérification de toutes les personnes qui
travaillent avec des mineurs. Mais là il y a l'aspect associatif. Il y a l'aspect
sport avec l'école, RSEQ. Donc, ça dépend, ce n'est pas tous les sports, les
équipes qui sont affiliés, donc c'est plus difficile d'avoir les antécédents.
Donc, on travaille à uniformiser ça pour que chaque adulte en contact avec un
enfant puisse... on puisse faire des vérifications sur ses antécédents pour ne pas
qu'il y ait de mauvaises surprises et de gestes répréhensibles.
M. Nadeau-Dubois : Et c'est
sur ces principes-là que le projet de loi a été adopté il y a deux ans. Je l'ai
ici, adopté le 7 juin 2024. Et là vous me dites que, deux ans plus tard...
et prenez-le pas personnel parce que vous venez d'arriver dans vos fonctions,
je m'adresse à vous en tant que représentante de votre gouvernement. Deux ans
après l'adoption du projet de loi, il n'y a pas de règlement, il n'y a pas d'entente
avec les corps de police et il n'y a pas de guide pour les associations
sportives.
Donc, autrement dit, depuis l'adoption du
projet de loi, en deux ans de travail, aucune des obligations que donnait le
projet de loi à votre gouvernement pour que ça existe, cette vérification d'antécédents
là sur le terrain, puis que ça se passe bien puis que ça fonctionne, sur les
trois, vous n'en cochez aucun des trois.
Mme Bourassa : Je vais vous
donner une analyse. Une femme enceinte, là, ça prend neuf mois avant qu'elle
accouche de son bébé. Là, on est dans la gestation, on est en train de
travailler...
M. Nadeau-Dubois : Mais deux
ans de gestation, ça... j'espère que le bébé va être beau, parce deux ans en
gestation, c'est long.
Mme Bourassa : Bien, quand il
va sortir, justement, il va être professionnel, il va être uniforme, et ça va
justement avoir l'objectif de protéger nos enfants. On ne veut pas le faire à
la légère, on ne veut pas le faire sur un coin de table.
M. Nadeau-Dubois : Bien là,
«sur un coin de table». Respectueusement, on a une liste, là : une entente
entre les corps de police puis les associations sportives, un règlement, un
guide. En deux ans, vous qui professez l'efficacité de l'État, là, je peux...
je veux dire, je suis sûr que vous êtes d'accord avec moi que ce n'est pas
acceptable comme délai, là. Ça fait deux ans qu'on a adopté le projet de loi.
Il y a des jeunes qui sont dans des associations sportives où il y a... il peut
potentiellement y avoir des situations problématiques.
Vous avez promis aux parents du Québec de
faire une vérification d'antécédents. J'ai retrouvé les articles, là, votre
prédécesseur a eu une revue de presse flatteuse, à l'époque, pour dire : Dorénavant,
il y aura vérification d'antécédents. Et là, deux ans plus tard, on se rend
compte que rien n'a été fait.
Mme Bourassa : On a 18 000...
M. Nadeau-Dubois : Comprenez-vous
ma déception?
Mme Bourassa : Oui, je
comprends totalement.
M. Nadeau-Dubois : Comprenez-vous
les parents qui se demandent : OK, est-ce qu'elle se fait, cette
vérification d'antécédents là, vraiment?
Mme Bourassa : Mais les
parents doivent savoir que, quand les enfants évoluent...
Le Président (M. Schneeberger) : ...étant
donné, que ça devient un petit peu chaud, comme discussion, ne pas vous
interpeler puis passer par-dessus les commentaires ou les paroles de l'autre, s'il
vous plaît. Merci.
Mme Bourassa : Parfait. Bien,
ce que je voulais dire, en fait, c'est que comme... Je vous ai expliqué tout à
l'heure les deux secteurs, au niveau de l'éducation, donc le sport qui est fait
sous l'égide de l'école, là, tous les antécédents sont vérifiés. Ce qu'il nous
restait à faire, c'est vraiment ceux qui ne sont pas affiliés. Et c'est ça qui
est difficile, de créer le lien avec l'affiliation pour faire les vérifications.
Donc, je l'ai dit, puis, oui, moi, j'espère que ça va être le plus tôt possible,
et je l'ai dit, on est quand même très près, les discussions... c'est un
dossier sur lequel je me suis personnellement impliquée et je vais avoir des...
j'ai donné des orientations déjà très claires à ce sujet et ça va dans le même <sens...
Mme Bourassa :
...je
vais avoir des... j'ai donné des orientations déjà très claires à ce sujet et
ça va dans le même >sens que ma collègue. Il va y avoir effectivement ce
mécanisme.
M. Nadeau-Dubois : Donc, je
récapitule : il n'y a pas de règlement, il n'y a pas d'entente, il n'y a
pas de guide. Vous me dites : Dans les trois cas, ça n'a pas été fait, je
ne peux pas m'engager à ce que ce soit fait d'ici la fin de la session.
Pouvez-vous prendre un engagement que ce soit fait avant la fin de votre
mandat?
Mme Bourassa : Bien non, la
fin de la session, la fin du mandat, c'est... Il y a quand même beaucoup de
similitudes là.
M. Nadeau-Dubois : Bien, il y
a une couple de mois, là. Donc, vous n'êtes pas... vous n'êtes pas en mesure de
vous engager à ce que ce soit fait d'ici la prochaine élection?
Mme Bourassa : Bien, je peux
vous revenir, on va vérifier les dates à laquelle... Comme j'ai dit, on est
tout près. Puis ce n'est pas vrai qu'on n'a pas rien fait, il y a eu beaucoup,
beaucoup de travail, des discussions avec les partenaires, avec les policiers,
avec les parents, avec les organisations. Il faut qu'on soit tous sur la même
ligne.
M. Nadeau-Dubois : Tant
mieux, qu'il y ait des discussions, sauf qu'ici on est dans un exercice de reddition
de comptes...
Mme Bourassa : Ah! totalement.
M. Nadeau-Dubois : ...puis
vous comprendrez que les parents qui s'attendaient à ce qu'il y ait un régime
robuste de vérification des antécédents sont à même de constater, aujourd'hui,
que le gouvernement n'a pas fait, au jour d'aujourd'hui, ce à quoi il s'était
engagé de faire lors de l'adoption du projet de loi. Moi, je suis papa de deux
filles. Je pense que vous êtes également récemment mère, vous aussi. Ça a
ébranlé la confiance de bien des parents, de voir ces controverses puis ces
scandales successifs là dans l'espace public. On voyait des enfants, des jeunes
être dans des situations d'insécurité en pratiquant le sport.
Votre gouvernement, puis ça a été fait de
manière transpartisane, mon collègue a bien fait de le souligner, avait adopté
une loi pour qu'il y ait une vérification d'antécédents, puis c'était présenté
comme une grande avancée. Et là on se rend compte que, deux ans après
l'adoption du projet de loi, non seulement le protecteur n'a pas eu les
ressources pour faire son travail dans les délais prévus par la loi, puis, en
plus, des trois suivis que votre gouvernement devait faire sur l'adoption de la
loi, il n'y en a aucun qui a été fait, puis vous n'êtes même pas capable de me
dire que ça va être fait d'ici la prochaine élection. C'est inquiétant, ça, Mme
la ministre, c'est inquiétant.
Mme Bourassa : Bien, moi, je
trouve que de dire aux parents qu'on va valider les antécédents de tous les
adultes qui côtoient les enfants, ce n'est pas inquiétant, mais ça prend du
temps, arriver à ça et on veut bien le faire. Est-ce qu'on... est-ce que
j'aurais aimé que ça se fasse plus rapidement? Assurément, mais même encore, je
suis en poste, là, et j'ai les pouvoirs, mais on n'est pas rendus là. Il reste
encore un petit travail à faire. Ce travail-là, je vais le faire. Moi, je
m'engage à le faire, on veut. Puis en étant moi-même maman de trois cocos qui
font... bien, le plus jeune ne fait pas de sport encore, là, mais de deux
enfants qui font du sport, je les côtoie, les parents, je les vois, leurs
préoccupations, ils me le disent, je les reçois par courriel depuis que je suis
ministre, je sais que c'est une priorité. Ça l'est pour moi sûrement autant que
pour vous, puis on va le faire. C'est en train. Je dis : Il n'y a pas rien
qui s'est fait pendant tous ces mois-là, c'est juste un travail, puis on n'a
juste pas accouché du bébé encore.
M. Nadeau-Dubois : Est-ce que
vous vous engagez à donner un délai publiquement d'ici la fin de la session
parlementaire?
Mme Bourassa : Pas un délai,
mais de revenir dans l'actualité avec une mise à jour, oui.
M. Nadeau-Dubois : Bien, on
va attendre de vos nouvelles, Mme la ministre, parce que je ne pense pas être
le seul à avoir été assez surpris de découvrir tout ça aujourd'hui, à l'effet
qu'il n'y a aucun des mécanismes qui étaient prévus dans la loi qui a été mis
en place deux ans plus tard. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Il vous restait 30 secondes.
M. Nadeau-Dubois : Qu'est-ce
que vous pensez de la série du Canadien, Mme la ministre? Non, c'est une
blague, je vais laisser le 30 secondes à mes collègues des autres
oppositions. J'ai couvert... j'ai couvert les sujets que je voulais... que je
souhaitais couvrir cet après-midi, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons passer au député de Matane-Matapédia pour un
4 min 50 s.
M. Bérubé : Merci, M. le
Président, Mme la ministre, chers collègues. Je suis la ministre sur les
réseaux sociaux, elle est particulièrement active, et je sais qu'elle aime le
sport, je l'ai vue revêtir un chandail du Canadien de Montréal, un chandail de
la Victoire de Montréal.
Mme Bourassa : Des Packers.
M. Bérubé : Un chandail des
Packers de Green Bay, une équipe de la NFL, américaine. J'ai un élément visuel,
si vous le permettez.
Mme Bourassa : C'est quoi?
M.
Bérubé
: Et
j'aimerais savoir si la ministre pourrait endosser ce chandail aussi...
Mme Bourassa : De l'équipe
nationale.
M. Bérubé : ...du projet
d'équipe nationale du Québec, que je montre à tout le monde pour les fins de
l'exercice. Vous savez, M. le Président, qu'un groupe de sportifs de haut
niveau présente depuis des années un projet d'avoir des équipes nationales du
Québec. Il y a plusieurs nations dans le monde qui, même sans être un pays, ont
des équipes nationales dans à peu près toutes les disciplines. Et ce projet est
très populaire. Alors, ma question à la ministre : Est-ce qu'elle serait
ouverte à ce que le Québec se dote de ses propres équipes nationales?
• (14 h 40) •
Mme Bourassa : Ce n'est pas
dans les projets, non.
M. Bérubé : Ce n'est pas dans
les projets. Une raison en particulier?
Mme Bourassa : Bien, en fait,
on a des... Le Québec s'occupe du cheminement des athlètes jusqu'à un certain
niveau. Ensuite, de ça, c'est le Canada qui prend le relais. Les athlètes
représentent le Québec au niveau... avant les Olympiques et les internationales.
Et ensuite de ça, c'est le Canada. On fait partie des équipes, mais, vous
savez, pour avoir notre propre équipe sur beaucoup d'organisations, il faut
être membre de l'ONU. Le Québec n'est pas une nation...
M.
Bérubé
: Ah
bon?
Mme Bourassa : Bien, il y en a
certains qui l'exigent.
M. Bérubé : M. le Président,
je vais remettre un livre à la ministre où, dans toutes les catégories, il y a <plusieurs...
M.
Bérubé
:
... je vais remettre un livre à la ministre où, dans toutes les catégories, il
y a >plusieurs nations qui ne sont pas des pays et qui ont les équipes
nationales. Alors, il y a un sondage Léger qui a été fait juste avant la
pandémie, 75 % de la population du Québec souhaite des équipes nationales
du Québec. Alors, si je lui dis ça, à la ministre, là, est-ce que ça l'incite à
réfléchir davantage à l'idée qu'on ait nos équipes nationales?
Mme Bourassa : Je comprends ce
que vous voulez faire, mais je ne ferai pas de la politique sur le dos des
athlètes. Ce n'est pas... C'est... Là, c'est une question politique,
identitaire, et c'est... Je n'ai pas envie d'aller là.
M.
Bérubé
: On
prête... M. le Président, M. le Président, on prête des intentions ici, là, «faire
de la politique sur le dos des athlètes», je veux dire, c'est ce... c'est ce
parti où on a demandé à tout le monde de mettre un chandail sur le dos pendant
le conseil général, puis c'est moi qui fais de l'instrumentalisation? Je ne
penserais pas.
Je poursuis. Est-ce que la ministre
considère que le Québec est une nation?
Mme Bourassa : Oui, selon...
C'est d'ailleurs mon collègue Simon Jolin-Barrette qui l'a inscrit dans la
Constitution.
M.
Bérubé
: Très
bien. Alors, pourquoi pas une équipe nationale si on est une nation?
Mme Bourassa : Ce n'est pas
dans la priorité, puis ce n'est pas non plus dans les plans.
M.
Bérubé
: Très
bien. Alors, dans 75 % des gens qui veulent ça. Nous, on est pour, je
pense que Québec solidaire est pour et vous vous retrouvez dans le 25 %
avec le Parti libéral du Québec. Alors, on va continuer d'avancer là-dessus. Et,
si d'aventure le Parti québécois est élu, il y aura des équipes nationales,
soyez en assurés.
On veut parler de hockey. Ça a été une
préoccupation majeure de l'ancien premier ministre. Non seulement il aime le
hockey, mais il voulait qu'on le sache, qu'il aimait le hockey. Ça, c'est très
important, en toutes circonstances, sachez que j'aime le hockey. Je vais
patiner au Centre Bell. Je crée un comité. Je suis présent. Il y a eu un comité
qui a été lancé en 2019, un comité sur le hockey, de développement, rapport en
2022. Ce que j'aimerais avoir, pour le bénéfice de la commission et du public,
c'est l'état de situation des recommandations, leur avancement pour chacune des
recommandations du rapport. Avez-vous ça à nous soumettre?
Mme Bourassa : Bien, je peux
vous parler... là, je n'ai pas la liste, mais je peux vous parler des avancées.
M. Bérubé : Non, j'aimerais
mieux le document. On peut s'en reparler après.
Mme Bourassa : Bien, il
existe-tu un document de mise à jour?
M.
Bérubé
:
C'est ça, le problème, il n'y a pas de document de la mise....
Mme Bourassa : Bien, moi, je
peux vous la donner si vous voulez, si ça vous intéresse pour vrai, il y a
eu...
M. Bérubé : Non, non, je veux
le document.
Mme Bourassa : Bien là...
M.
Bérubé
: Ma
demande, c'est sur le document. On peut faire une discussion un autre moment
donné, mais j'ai quatre minutes, alors si j'ai le document, on s'en reparle
après.
Alors, j'ai une demande pour avoir l'état
de situation de l'avancement du dossier. Ça a été lancé en grande pompe au
Centre Bell, la moindre des choses, c'est qu'on sache qu'est-ce qui est arrivé
sur les enjeux comme le plaisir au jeu, rendre le hockey accessible,
l'apprentissage du patin. Il y avait des vraies recommandations, là.
Mme Bourassa : ...résultats
aussi, si vous me permettez de répondre...
M. Bérubé : Mais vous n'êtes
pas capable de... on n'est pas capable de les démontrer, donc...
Le Président (M. Schneeberger) :
...respecter les droits... chacun vos paroles, s'il vous plaît.
M. Bérubé : Alors, M. le
Président, je demande s'il existe un rapport. S'il n'y en a pas, je passe à un
autre sujet. Est-ce qu'il y a un rapport?
Mme Bourassa : ...
M.
Bérubé
: Je
veux... je veux le rapport.
Mme Bourassa : Il y a eu des
belles avancées. Je peux vous en parler.
M. Bérubé : Oui, mais... je
dois prendre votre parole, mais j'aimerais mieux un rapport, si vous n'avez pas
d'objection.
Mme Bourassa : On est
maintenant rendus à 90 000 joueurs qui jouent...
M. Bérubé : Alors, M. le
Président...
Mme Bourassa : Bon... une
autre fois. On ira prendre un café.
M.
Bérubé
: ...la
ministre n'a pas de rapport sur l'avancement de ce projet qui était si
important pour le premier ministre.
Je vois le député de Jonquière qui est en
avant de moi. Il sera certainement sensible à ce que je vais indiquer. Le
sport, c'est également le sport avancé, le sport d'élite aussi, je pense aux
Saguenéens de Chicoutimi, qui ont besoin d'un nouvel amphithéâtre, le Centre
Georges-Vézina se fait vieux. C'est une équipe championne, les Saguenéens de
Chicoutimi. Et, pour y être allé moi-même, j'ai vu qu'il y avait des travaux.
Quand on lance le PAFIR, évidemment, on parle d'infrastructures plus petites,
de plus petites municipalités, parfois un peu plus importantes, comme l'annonce
que vous avez faite chez nous, mais, dans un cas comme le Centre Georges-Vézina,
où les dernières évaluations sont à plus de 100 millions de dollars,
je pense à cet amphithéâtre, mais j'en ai d'autres en tête, j'en ai discuté
avec le commissaire de la ligue de hockey maritime québécois...
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Il n'y a plus... Malheureusement, j'ai déjà mis le 115 secondes qu'il
n'avait pas pris, alors là, je ne peux pas dire que je ne suis pas de bon
augure, là. Nous allons retourner à l'opposition officielle, et vous avez
22 min 19 s, député de Marquette.
M. Ciccone :Merci beaucoup, M. le Président. Et, pour répondre au
député de Matane, je dirais que je fais partie du 100 % des Québécois qui
ne veulent pas faire de politique avec le sport, et on est du même côté, moi et
la ministre, à ce niveau-là. Parce que la fondation dont vous parlez, M. le
député, est très, très politique. Et je les connais depuis plusieurs années.
Ceci dit, ceci dit, je vais revenir à la
SEPAQ, je vais revenir à la SEPAQ. Je vois que M. Soucy est content que je
revienne à la SEPAQ. Tantôt, M. Soucy m'a donné, Mme la ministre, la
nomenclature des dépenses. Est-ce que vous pouvez la déposer, et le montant
total de combien a coûté cette rencontre-là?
Mme Bourassa : Oui.
M. Ciccone :Oui. Est-ce qu'on peut l'avoir avant la fin de cette
session?
Mme Bourassa : Il ne l'a pas
en ce moment, mais ça peut vous être déposé. On va vous l'envoyer.
M. Ciccone :OK. Parce que j'aurais aimé ça, qu'on la dépose maintenant,
comme ça, ça aurait été public.
Le Président (M. Schneeberger) : ...regarder
avec le secrétaire au niveau des règles. Je vous laisse continuer, parce qu'il
y a des règles, là, quand ce n'est pas déposé dans le moment même de la
commission. Si on est capables...
M. Ciccone :Exactement.
Mme Bourassa : Parfait, on va
regarder.
M. Ciccone :
Merci beaucoup. Alors, M. Soucy, est-ce que vous êtes <d'accord...
Mme Bourassa : ...on va
regarder.
M. Ciccone :
Merci beaucoup. Alors, M. Soucy, est-ce que vous êtes >d'accord...
Il y a combien de gestionnaires en tout qui a dû... qui a dû voyager des
longues distances? Puis il y en a-tu qui ont pris l'avion pour aller... pour
aller à cette rencontre-là?
M. Soucy (Martin) : À cet...
Une voix : ...
M. Ciccone :
Oh! non, ça a déjà été fait, vu que c'est fait une fois...
M. Soucy (Martin) : Il y a...
Les gestionnaires, à cette période-là de l'année, par exemple Anticosti, qu'on
doit déplacer parce qu'ils travaillent naturellement à l'île, ils sont déjà à
terre à la fin de la saison. Donc, il n'y a pas eu ce... il n'y a pas eu de
déplacement en avion qui a été réalisé.
M. Ciccone :
De grandes distances? Est-ce qu'il y a eu des grandes distances?
M. Soucy (Martin) : Bien, le
lieu central, c'est Québec. Ça fait qu'on a des sites dans les 16 régions
du Québec pour faire la fameuse rencontre. Mais je répète encore, on a annulé
d'autres... d'autres événements pour se concentrer sur celle-là. Puis je
voudrais juste souligner qu'on a quand même réduit l'ensemble des frais de
transport à la SEPAQ dans une bonne utilisation des fonds publics et qu'on a un
taux de mobilisation de nos gestionnaires qui nous permettent d'atteindre les
résultats, de donner une bonne satisfaction à la clientèle de 96 %,
donc...
M. Ciccone :Mais... OK, merci beaucoup, M. Soucy. Non, mais je pose
ces questions-là parce que, tu sais, dans le passé, on a vu votre compte
d'Amazon, voilà quelques années, ça fait que c'est normal qu'on soit un petit
peu... qu'on soit un petit peu sensible à toutes vos dépenses.
Considérez-vous que... Parce que selon
beaucoup de vos employés et gestionnaires, là, ils ont exprimé un malaise, un
malaise à se rencontrer comme ça, alors qu'il y avait une demande bien précise
du gouvernement, parce qu'ils ont dit : On aurait pu faire ça par
visioconférence. Êtes-vous d'accord avec eux autres?
M. Soucy (Martin) : Bien,
écoutez, j'étais sur la rencontre, le malaise que vous nommez n'a pas été
partagé par tout le monde. On a... Naturellement, ce que j'ai indiqué, c'est
qu'on a soupesé, au comité de direction, le pour et le contre, puis c'est pour
le bien de l'organisation. On a réalisé la rencontre, mais le malaise n'était
pas généralisé sur les personnes... il y avait 200 personnes sur la ligne,
donc... Mais on est très sensible à cet élément-là, monsieur, puis j'en prends
tout à fait acte et j'assume cette décision-là.
M. Ciccone :
Parfait, vous l'assumez. Puis là vous dites : il n'y a personne qui... il
n'y a pas grand monde qui vous ont transmis ça malaise-là, est-ce que... c'est-tu
parce qu'ils ont de la difficulté à vous transmettre ce malaise-là?
M. Soucy (Martin) : Non,
absolument pas. Je suis un gestionnaire très ouvert depuis plus de 30 ans.
Je pense que les taux d'engagement à la SEPAQ démontrent... Bien, il faudrait
que vous me posiez une question pour que je puisse y répondre.
M. Ciccone :
Parfait. On va... On va aller dans un autre dossier. Est-ce qu'il y a des...
Est-ce qu'il y a du changement au siège... au siège de la SEPAQ? Est-ce qu'il y
a des rénovations? Est-ce qu'il se passe d'autres choses? Oui. Qu'est-ce qui se
passe avec ça?
M. Soucy (Martin) : Merci de
votre question. La SEPAQ, si vous me parlez du siège social, on a eu... en
2025, après 20 ans qu'on était installé à cet endroit-là, on a eu à
décider : Est-ce qu'on reste ou pas? Quand je suis arrivé en poste il y a
24 mois, les employés étaient 100 % en télétravail avec une
obligation de se présenter six jours par semaine. Il y a deux de nos étages que
c'est des bureaux fermés. Donc, pour être en mesure d'appliquer la règle
gouvernementale... D'abord, je dois vous dire qu'on a ramené les employés
progressivement, parce qu'on croit que des rencontres en personne, de se voir, ça
maintient des cultures d'organisation. On l'a fait progressivement pour
respecter notre monde, parce qu'à la SEPAQ, la richesse humaine, c'est
important. Donc une journée par semaine, puis deux et la règle gouvernementale
est arrivée par la suite.
Donc, on a regardé, effectivement, est-ce
qu'on reste à cet endroit-là? On a soupesé plusieurs options et on est arrivé à
la conclusion de renouveler le bail sur les 20 prochaines années. Par
contre, dans le monde du travail d'aujourd'hui, le type d'aménagement qu'on a
est peu adéquat, comme dans d'autres organisations qui l'ont... qui ont réalisé
des rénovations. Donc, on a fait un premier projet pilote, en ce moment, sur un
de nos locaux. On a laissé, en passant, de la superficie de pieds carrés pour
réduire nos charges et le locateur, dans ce bail pour 20 ans là paie une
portion des rénovations. Donc, ce qu'on cherche tout simplement à faire, c'est
d'adapter le travail, vous savez, au travail hybride structuré, parce que là,
on a vraiment décidé de ramener les gens dans cette modalité-là, puis les
employés sont impliqués, puis on suit avec des sondages, naturellement, leur
adhésion.
M. Ciccone :
OK, là, je comprends qu'il y a le propriétaire qui va payer une portion.
Cependant, votre portion à vous, là, est-ce que ça a été... est-ce qu'il y a eu
des appels d'offres? Est-ce que ça a été fait... avez-vous été autorisé à faire
ça? Il y a-tu eu... Ça a été fait dans les règles de l'art? Si je vais voir,
par exemple, sur le CAO, là, ça va être là, ça?
• (14 h 50) •
M. Soucy (Martin) : Ce que
vous allez voir principalement, c'est le bail qu'on a eu, et le reste, c'est
MACH, en fait, le propriétaire de l'immeuble, qui fait les travaux. Donc, c'est
l'approche qui a été réalisée, ils ont été en appel d'offres. Donc, c'est une
possibilité qu'on a dans ce cas-là et notre vice-présidence à la planification,
développement des infrastructures nous a recommandé d'y aller dans ce sens-là,
mais on suit ça de très près puis ça va se faire à l'intérieur du budget.
Puis je veux vous souligner que le conseil
d'administration de la SEPAQ, parce qu'on a une bonne gouvernance, a adopté
l'ensemble de cette rénovation-là et du projet.
M. Ciccone :Puis c'était quoi, votre <budget...
M. Soucy (Martin) :
...a
adopté l'ensemble de cette rénovation-là et du projet.
M. Ciccone :
Puis c'était quoi, votre >budget? Votre
partie à vous autres? C'était quoi, votre budget? Ça va coûter combien, ça?
M. Soucy (Martin) : Le coût
de rénover trois étages, au total, dans notre cas, c'est
6 millions de dollars. Et vous devez savoir que, là-dedans, il y a
des bureaux qui vont naturellement être rénovés. On a tout récupéré. Il va y
avoir une récupération parce qu'en développement durable on est important. Puis
je tiens à vous souligner qu'il revenait moins cher, si on veut ramener tout le
monde au travail, de rénover un étage que d'en relouer un autre. Il y a
vraiment un rendement qui était plus important. On a tout regardé ça.
M. Ciccone :Parfait. OK. Ça fait que votre partie... Puis, dans le
fond, le gouvernement, tout a passé. Parfait. 6,5 millions, est-ce que
c'était votre partie ou c'est le prix total?
M. Soucy (Martin) : Le prix
total, le locateur met 1 million de dollars.
M. Ciccone :OK. Ça fait que c'est 6,5 plus 1 million.
M. Soucy (Martin) : 7,5
total, moins 1 million.
M. Ciccone :OK. Parfait. Là vous avez parlé du bail de 10 ans,
puis là je prends vos mots, là, parce qu'en parlant vous m'allumez des
lumières, là, disant : c'est lui qui a une partie pour faire rénover.
Combien coûtait le bail avant, combien coûte le bail après les travaux?
M. Soucy (Martin) : Je vais
demander les chiffres. Je ne les ai pas.
M. Ciccone :Oui, s'il vous plaît, parce que, là, c'est sûr et certain
qu'il y a quelqu'un qui paie pour ça, là. Tu sais, on peut le faire... on peut
le faire...
M. Soucy (Martin) : Mais...
mais...
M. Ciccone :Je n'ai pas terminé.
M. Soucy (Martin) : Oh! non,
excusez.
M. Ciccone :On peut le faire de façon différente puis on peut avoir le
chèque. On peut faire les travaux du gouvernement, par exemple, ou il y a... ou
on peut faire faire les travaux par quelqu'un puis il va augmenter notre bail,
pour les 10 prochaines années, de façon fulgurante, là. On le voit
partout. Ça, ça peut être une option, ça fait que, moi, je veux savoir quelle
option qu'on a utilisée puis je veux savoir le prix du bail avant puis je veux
savoir le prix du bail aujourd'hui, dans le futur, pour les 10 prochaines
années.
M. Soucy (Martin) : Parfait.
Mais juste vous mentionner que, dans la... c'est... Premièrement, le
vice-président finance l'équipe, c'est... l'équipe de direction au conseil
d'administration, ce qui a été regardé, on est allé en recherche de plusieurs
locaux, puis c'est une pratique courante, que le locateur mette une portion
pour la rénovation. Alors...
M. Ciccone :Oui, mais il ne le met pas parce qu'il vous... c'est vous
qui... c'est les citoyens qui vont payer. Ce n'est pas lui qui le met, là. Lui,
il va payer, il va avancer les réparations, mais c'est nous autres qui vont
payer, parce qu'ils vont le mettre sur le loyer, sur le bail par mois. Ça fait
que c'est... c'est nous autres qui vont payer, là. Ça fait que ce n'est pas lui
qui paie, ce n'est pas un cadeau, là, c'est les citoyens qui paient.
M. Soucy (Martin) : Donc,
le... J'ai le coût annuel estimé, c'est 1 million... 1 080 000,
donc, pour les 20 prochaines années.
M. Ciccone :Puis c'était combien avant?
M. Soucy (Martin) : On n'a
pas le chiffre, hein? On va vous le... on va vous le récupérer.
M. Ciccone :Ça fait que c'est 1 million... Ah! c'est drôle, pas de
chiffre. Ça fait que vous n'aviez pas... vous ne saviez pas combien vous payiez
avant les...
M. Soucy (Martin) : On était
dans les mêmes... dans les mêmes eaux. En fait, dans... c'était aux... Il n'y a
pas eu une augmentation majeure dans ce type de building là, de... excusez,
excusez l'anglicisme, d'édifice là parce que ce n'est pas un édifice qui est
premium, si vous voulez, c'est le même qu'on est... dans lequel on est depuis
20 ans. Mais, quand on l'a regardé, de changer, de déménager, le coût du
déménagement, d'aller voir d'autres locaux, vous comprenez qu'on augmentait. Et
on est à peu près dans les mêmes... les mêmes eaux.
M. Ciccone :Ce n'est pas ça. Madame... Là, je vais m'adresser à Mme la
ministre. Mme la ministre, là, on le sait tous, là, que, quand on donne la
job... parce que c'est ça, c'est ça que j'ai appris aujourd'hui, là, on donne
la job au propriétaire pour faire le travail puis, aujourd'hui, on vient nous
dire que, non, non, ça va être le même prix, sensiblement le même prix, parce
qu'on parle des rénovations de 6,5 millions à peu près puis on dit que
c'est le gestionnaire qui s'en est occupé, puis là on nous dit que, non, non,
c'est pas mal le même loyer. Mme la ministre, j'espère que vous allez mettre le
nez là-dedans, là, parce que...
Mme Bourassa : Assurément.
M. Ciccone :
...je vous le dis, là, ce n'est pas... Il y a quelqu'un qui paie, puis c'est
nous autres qui paie, puis ça coûte... ça va coûter... Puis je vous demande un
engagement de nous déposer combien les prix que les rénovations ont coûté,
détaillés avec le mobilier, la façon que ça a été fait, si vous avez remis un
chèque pour... ou s'il y a eu les appels d'offres, ça a été autorisé par vous,
puis combien ça va coûter, combien ça va coûter aux contribuables, la hausse de
loyer. Parce que moi, je suis... moi, je suis... je n'embarque pas là-dedans,
que ça va coûter... c'est sensiblement la même chose avec des rénovations de
7,5 millions de dollars. Ça fait que je vous demande, Mme la
ministre, s'il vous plaît, là, mettez le nez là-dedans parce que moi, je n'aime
pas ce que j'ai entendu, soit dit en passant.
Mme la ministre, je veux juste aller un
peu sur... avant d'aller ailleurs, là, juste les programmes informatiques. Vous
savez qu'on est un petit peu shaké avec les programmes informatiques. Il y en a
eu, un nouveau site Web à la SEPAQ. Le nouveau site Web, ça fait que vous dites
que c'est rendu... Il était supposé d'être livré le 31 mars 2026. On est
où avec ça? Il est-tu livré? Il est-tu livré?
Mme Bourassa : Ah! oui, je
suis.
M. Ciccone :Il est-tu livré? Est-il livré?
Mme Bourassa : Le projet
est-il livré? Pardon, je n'avais pas entendu.
M. Ciccone :Parce que c'est... il était supposé être livré le 31 mars
2026.
Mme Bourassa : OK. La
technologie est livrée, mais ce n'est pas <final.
M. Ciccone :
...mars 2026.
Mme Bourassa : OK. La
technologie est livrée, mais ce n'est pas >final.
M. Ciccone :
OK. OK, ça fait que c'est... c'est quoi, finalement, le... Parce que c'était...
Le coût autorisé était de 2 366 000 $, et là on est rendus... le
coût réel des dépenses, c'est 3 168 500 $ et le coût estimé est
3,5 millions à peu près, là. Ça fait qu'on est où avec ça, là?
Mme Bourassa : Bien, vous
comprendrez, moi, j'étais prête à répondre à toutes les questions, mais, pour
les questions informatiques et de contrats, surtout avant mon arrivée, je vais
laisser ceux qui étaient là en poste répondre si vous acceptez.
M. Ciccone :
Ceux qui étaient là en poste?
Mme Bourassa : C'est de la SEPAQ.
M. Ciccone :
Ah! OK, monsieur... OK, oui, parfait, pas de problème. Juste rapidement, là,
les chiffres, là, je ne veux pas... il ne me reste pas beaucoup de temps.
M. Soucy (Martin) : Dans le
fond, effectivement, on a terminé au niveau de l'infrastructure technologique.
Ce qu'il nous reste à faire, c'est les tests de sécurité, et il va être mis en
ondes prochainement, en fait, au tournant de l'automne.
M. Ciccone :
Parfait. Ça fait que, dans le fond, le coût total, c'est?
M. Soucy (Martin) : Le coût
total...
M. Ciccone :
Ça fait que vous êtes six, sept mois en retard, c'est ça?
M. Soucy (Martin) : Bien, en
fait, ce qui est arrivé, c'est que le projet, on le fait à l'interne, hein? Il
est parti... Moi, je n'étais pas encore PDG, il est parti pendant la pandémie.
Puis vous comprenez qu'avec la pandémie, on est... on a été obligés de refaire
les cartes BonjourQuébec, puis plein d'autres éléments, et ce qui a fait... ça
a effectivement retardé le projet.
M. Ciccone :
Parfait. Maintenant, progiciel de gestion intégrée, Mme la ministre. Écoutez
bien ça, là, ça, c'était dans le cahier des questions, page 21. Moi, ce
que j'ai dans le tableau de bord du gouvernement, là, c'est que l'avancement du
projet, 87 %. Dans votre cahier, vous nous dites qu'il est à 95 %. Ça
fait que, là, il y a une dichotomie entre les deux, là, une différence, dans
les deux. Date de fin d'estimée, c'est le 30 du... c'était supposé être le
30 juin l'année passée, 2025. Ça fait qu'il y a... le coût autorisé était
6,4 millions. Montant dépensé : 12,3 millions, à peu près.
Coût estimé, 14 millions. Suspendu.
Ça fait qu'on a dépensé
12,3 millions. Puis on l'a suspendu quand il était rendu à 87 % et,
selon vous, 95 % de la réalisation. Sacrifice, comment ça qu'on l'a
arrêté? Il restait juste 5 %, selon vous. Puis on avait dépensé
100 %, là, des coûts. Pourquoi on l'a suspendu? Est-ce qu'on peut
répondre?
M. Soucy (Martin) : Dans le
cas du progiciel de gestion intégrée, là, la SEPAQ a revu son infrastructure au
complet. Quand il y a eu l'appel d'offres, encore une fois, c'était avant mon
arrivée, le montant d'implantation était plus bas que ce que ça va coûter sur
les 10 ans. Au total, en ce moment, on est à l'intérieur de la marge de
10 %.
Pourquoi il est stoppé? C'est qu'il y a
des modules en ce moment, notamment sur le transfert de la paie, qu'on est en
train de réaliser, et on est... on se repose... La vision de ce projet-là était
2017, aujourd'hui, vous savez que ça a évolué rapidement en matière
informatique. Donc, on se pose des questions sur un modèle... un module sur les
infrastructures, et ensuite de ça, on va repartir l'ensemble. On a juste décidé
de prendre un point d'arrêt, puis justement, pour bien gérer les fonds publics,
mais ça va rentrer à l'intérieur des marges.
M. Ciccone :
...si je comprends bien, coût autorisé, 6,5 millions à peu près, vous
dites, un dépassement de 6 %... de 10 %. Si je calcule bien, le
montant est déjà dépensé, de 12,3 millions. Il me semble qu'il y a quelque
chose qui ne fonctionne pas, là.
M. Soucy (Martin) : On...
oui, oui, mais je vous comprends, c'est que c'est... Je veux juste revenir sur
le fait qu'il y a d'abord l'implantation du système informatique et ensuite de
ça, il y a les coûts sur les 10 ans. Au total, c'est un projet de
20 millions de dollars. On a eu l'autorisation du MCN de donner suite
parce qu'on avait, dans l'appel d'offres, une inversion. On... Quand ils ont
été en appel d'offres, là, je vais relater ce qu'il y a eu, on pensait que les
coûts d'implantation seraient supérieurs aux coûts de maintien à long terme.
Donc là, en ce moment, ces coûts-là vont rentrer, si on prend l'enveloppe
globale, à l'intérieur du 20 millions de dollars.
M. Ciccone :
Système intelligent des ventes.
M. Soucy (Martin) : Oui.
M. Ciccone :
Coût autorisé, 9,4 millions de dollars; montant dépensé,
2 millions de dollars; coût estimé, 9... Ça arrive là, pas pire.
21 %, ça, c'est dans le cahier, à la page 19. Il y a l'avancement du
projet, 21 %. Pourquoi c'est suspendu encore ça?
• (15 heures) •
M. Soucy (Martin) : Dans ce
cas-là, le résultat d'appels d'offres était à 50 millions de dollars
et nous avons pris la décision, pour une saine utilisation des fonds publics,
de ne pas aller de l'avant. Ce matin même, les équipes m'ont présenté ce qu'on
appelle le plan B, qu'est-ce qu'on va faire, et on va rentrer exactement à
l'intérieur du budget, mais avec une autre approche. Mais les appels d'offres,
ils sont sortis vraiment trop élevés. Et là, bien, ultimement, c'est moi qui ai
à prendre la décision, mais on a décidé... j'ai pris la décision qu'on ne
s'embarquait pas dans un chantier de cette taille-là, particulièrement pas avec
les dépassements de coûts. Donc, vous pouvez être assuré que ça va rentrer à
l'intérieur de l'enveloppe.
M. Ciccone :
OK, assuré, je vais le prendre en note, assurés que ça va rentrer dans les
coûts. Parfait. Ça, c'est le... la date d'échéance, c'est quand?
M. Soucy (Martin) : Bien, là,
il faut repartir...
15 h (version révisée)
M. Ciccone :...puis ça, c'est... la date d'échéance, c'est quand?
M. Soucy (Martin) : Bien là,
il faut repartir, déposer un dossier d'affaires...
M. Ciccone :
À zéro? OK.
M. Soucy (Martin) : ...puis
on repart avec une nouvelle formule mais qu'on va développer plus à l'interne.
M. Ciccone :
Parfait.
M. Soucy (Martin) : Ça avait
été présenté ce matin.
M. Ciccone :Ça fait que je me présente, j'espère que je vais être élu,
puis, d'ici les quatre prochaines années, là, vous pouvez vous assurer, assurer
que je vais m'assurer que ça rentre dans les coûts. Je vais vous reposer la
question.
M. Soucy (Martin) : Parfait.
M. Ciccone :Vous avez le temps pour vous préparer.
Ceci dit, Mme la ministre, je veux juste...
je veux juste vous parler de quelques éléments. PAFIRSPA...
Mme Bourassa : Le PAFIRSPA?
M. Ciccone :Oui, PAFIRSPA, oui. PAFIRSPA, PAFIRSPA. Ça, c'est un... Vous
comprenez que moi, j'ai... j'ai un attachement particulier avec ça. Ce n'était
pas... C'était le PAFIRS à l'époque...
Mme Bourassa : Oui, ça a
changé plusieurs fois.
M. Ciccone :...parce qu'il n'y avait pas le «PA», puis c'est une entente qu'on
avait amenée, avec Sébastien Proulx à l'époque, avec... une entente bilatérale
avec le fédéral, puis c'était vraiment une avancée, puis... puis, vraiment, on
était heureux quand vous l'avez gardé. Cependant, il n'y avait plus l'apport du
fédéral... Tu sais, ça fait que ça, il va falloir, à un moment donné, peut-être
travailler puis ramener aussi, parce qu'eux aussi, ils ont de la job à faire
pour nous... pour nous aider puis aider les jeunes.
Il y a un 300 millions... Parce qu'il
y a eu 1,5 milliard qui a été promis sur 10 ans. Il y a une première
tranche de 300 millions qui a été dépensée. Parfait. Là, il y a une autre
tranche de 300 millions qui a été annoncée l'année passée. Là, on est en
appel d'offres présentement. «Good».
Ça fait qu'en théorie, là, moi, je me
serais attendu à ce qu'il y ait 150 millions par année qui soient
dépensés, parce que tout le monde me dit : Oui, c'est bien beau, là, on...
on le dépose le temps que ça prend, puis, après ça, bien, on attend, on attend,
on attend, puis, les infrastructures, on en a besoin pour nos jeunes, puis...
puis pour nos plus vieux, nos aînés, pour qu'ils bougent, puis on n'est pas
capables de le faire, ça fait que... mais c'est toujours le... on dépose l'argent,
mais ça prend un certain temps avant que ce soit déboursé.
Là, ce qu'on a appris l'année passée... puis
j'aurais aimé ça avoir l'ancienne... pas parce que je ne vous aime pas, Mme la
ministre...
Mme Bourassa : Je ne le prends
pas personnel.
M. Ciccone :...mais poser la question, mais je vais vous poser la question
parce que vous la remplacez. Là, ça avait été déposé l'année passée. Déboursement,
ça fait que, l'année passée, c'était zéro, mais c'est normal, parce que, là, il
y a un appel de projets. Là, cette année, 1,2 million, ça, ce n'est pas
grand-chose. Je ne sais pas où on va dépenser le 1,2 million, parce que ce
n'est pas rentré 2026‑2027. 2027‑2028, 60 millions, corrigez-moi si j'ai
tort, hein; 2028‑2029, 90 millions; 2029‑2030, 90 millions; 2030‑2031;
58,8 millions. Ça, c'était dans le cahier des budgets de l'année passée. Total :
300 millions. Mais, si vous avez promis 1,5 milliard sur 10 ans...
Là, on est rendus en 2031 sur le premier 600 millions, là...
Mme Bourassa : En fait, on est
rendus à... Bien, je vais vous laisser...
M. Ciccone :Oui, c'est ça, 600 millions. 300 plus 300, ça fait 600 millions.
Mme Bourassa : Mais...
M. Ciccone :Comment... Mais là... Parce que, là, on ne le débourse pas dans
le... dans le deux ans, là. Là, on est rendus qu'on va débourser ce 300 millions
là, la deuxième tranche, la dernière portion, selon le cahier de crédits des...
le Plan québécois des infrastructures, en 2031. Ça fait que expliquez-moi si je
n'ai pas compris quelque chose.
Mme Bourassa : En fait, depuis
2018, on a mis 1,16... pardon, milliard dans les infrastructures. Puis là,
effectivement, il y a un nouvel appel à projets. Il faut comprendre qu'on
reçoit pour 3 milliards de demandes et qu'on a 300 millions.
M. Ciccone :
Je vous... Il faut... Il faut j'arrête, là, il faut corriger, là.
Mme Bourassa : Mais les
chiffres... Vous voulez voir comment il est réparti?
M. Ciccone :Oui, oui, mais je peux corriger, c'est... l'annonce, c'était
une promesse électorale de 2022, ce n'est pas depuis 2018, c'est depuis 2022, 1,5 milliard
qui avait été sur 10 ans. Ça fait que c'est 2022. Mme la ministre, je ne veux
pas vous corriger puis vous coincer, là, mais il va être déboursé, le 600 millions...
la deuxième tranche de 300 millions va être déboursée, la dernière cenne, en
2031. Ça fait que, là, on vient d'étirer. On ne fera pas 1,5 milliard en
10 ans, là.
Mme Bourassa : En fait, c'est
que les projets ne partent pas tous en même temps, ça, on comprend.
M. Ciccone :
Oui, oui, ça, je comprends ça.
Mme Bourassa : Puis j'ai... mais
là elle l'a enlevée, là, mais j'avais la liste de tous les...
Des voix : ...
Mme Bourassa : OK. Donc, 2026‑2027,
1,2 million; 2027‑2028, 60 millions; 2028‑2029, 90 millions; 2029‑2030,
90; 2030‑2031, 58,8, pour un total de 300 millions.
M. Ciccone :Oui. Ça, ça veut dire que ça n'empêchera pas que... si vous
êtes réélus, par exemple, qu'au budget 2028, par exemple, vous allez remettre
un autre 300 millions, là, ça n'empêche pas ça du tout, là. Parce qu'il n'avait
pas été étendu comme ça dans le premier, mais là il a été étendu sur... Je
comprends qu'avec 8, 9 milliards de déficit, la première place qu'on va
couper...
Mme Bourassa : Puis vous
comprendrez aussi qu'il y a beaucoup de... il y a énormément de demandes. On
veut, c'est sûr, avoir le plus de projets en opération. Il y a une question de
quand les projets sont prêts. Il y a une question aussi de comment c'est
attaché. Donc, les projets ne partent pas tous en même temps, mais je le répète.
Puis, quand vous parlez tantôt du collègue au fédéral... j'arrive d'une
conférence FTP avec mon collègue au fédéral et je lui
ai parlé. Je lui ai dit, <d'ailleurs...
Mme Bourassa :
...au fédéral et je lui ai parlé. Je lui ai dit, >d'ailleurs...
M. Ciccone :Rapidement.
Mme Bourassa : ...qu'on avait
déjà un canaux s'il voulait injecter dans le PAFIRSPA. Et d'ailleurs tous les
collègues dans la... des autres provinces étaient jaloux de notre programme
pour les infrastructures, parce que je pense que c'est un problème assez
généralisé, là.
M. Ciccone :Je peux comprendre. Puis... Puis je le prends comme une...
je le prends comme une fleur que vous nous envoyez, parce que c'est un bon
programme qu'on a mis en place.
Mme Bourassa : Écoutez...
M. Ciccone :Honnêtement, là, c'est un maudit bon programme qu'on a mis en
place, puis il faut que ce soit porté dans le temps, mais c'est juste ça. Puis
j'aimerais ça que vous me répondiez à ma question, là. Vous aviez promis
1,5 milliard sur 10 ans. Là, on... La façon que ça a été... Ça fait
que, là, vous me dites que...
Mme Bourassa : Bien là, on me
dit que, depuis 2022, on a atteint le 1,5 milliard.
M. Ciccone :Bien non, bien non.
Mme Bourassa : Chaque annonce
de 300 millions s'ajoute aux montants précédents.
M. Ciccone :Quoi?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : ...consentement
pour la prise de parole. Consentement?
Mme Bourassa : C'est comme
vous voulez. Voulez-vous l'explication?
M. Ciccone :Bien oui, oui, consentement. Excusez-moi, j'attendais la
réponse.
Mme Bourassa : Oui? OK. Bien,
c'est bon, on attendait.
Mme Marchand (Chantal) : En
fait, il faut comprendre que les...
Une voix : ...
Mme Marchand (Chantal) : Chantal...
Oui, c'est vrai. Chantal Marchand, sous-ministre adjointe au ministère de
l'Éducation. Je m'occupe du secteur sport, loisir, plein air, activité physique.
Vous avez raison, il y a eu deux annonces
de 300 millions, pour un total de 600 millions, mais, le PQI et les
infrastructures, il y a eu d'autres programmes avant. Donc, chaque annonce de
300 millions s'ajoute aux annonces précédentes. Le 1,5 milliard est
atteint en 2030. Donc, il y a eu d'autres programmes...
M. Ciccone :Je n'ai plus de temps. Merci. Bien, je n'ai plus de temps,
là, mais... Mon Dieu, c'était... non, c'était à partir de 2022, pour les
10 prochaines années, puis là on vient les ajouter à des montants qui
étaient avant? On va reposer la question l'année prochaine, Mme la
sous-ministre.
Mme Bourassa : Parfait. Je
serai ici.
M. Ciccone :Merci beaucoup, merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : ...du
côté du... ministériel. Alors, j'entends je ne sais pas quel député. Député de
Jonquière. Alors, député de Jonquière, vous avez 7 min 30 s.
M. Gagnon : 7 min 30 s,
M. le Président. Merci. Je vais me garder du temps pour assurément poser ma
question, parce que je suis un peu surpris que l'opposition officielle n'a pas
parlé de notre belle montagne qu'est le mont Sainte-Anne, mais je vais vous
garder du temps, Mme la Présidente.
Une voix : ...
M. Gagnon : Oui. Allez faire
du ski.
Mme la Présidente... Mme la ministre,
bravo! Belle fraîcheur! Vous êtes dynamique, vous êtes engagée, tout à l'heure
le collègue le mentionnait, très dynamique sur vos médias... vos médias sociaux.
Vous verbalisez bien, vous êtes une belle ambassadrice.
On parlait même aussi, là... tout à
l'heure, on était avec M. Soucy, à l'aube de la randonnée pédestre, on vous a
vue aller explorer certains sentiers. J'en profite pour dire : Venez chez
nous. On a le sentier des Anciens, Lac-Kénogami jusqu'à Laterrière,
42 kilomètres. Vous allez pouvoir voir notre merveilleux lac Kénogami,
75 % de l'eau potable de ma région. Quand vous allez regarder en haut de
la montagne, vous allez voir le Centre touristique du Lac-Kénogami, qui est une
de vos SEPAQ, et particulièrement un sentier — comme bien des
sentiers au Québec, parce qu'on sait que c'est votre vision — sera
rénové, parce qu'on a eu la chance de bénéficier du PAFIRSPA, volet 2, Mme la
ministre, et je vous en remercie.
Maintenant, quand je dis que vous êtes
engagée... Merci. C'était quand même important pour moi, puis je l'ai vu,
qu'une de vos premières actions, c'était d'aller à la rencontre de ceux qui ont
trop été longtemps dans le sous-sol du Stade olympique, et rapidement vous êtes
embarquée dans votre voiture puis vous êtes allée visiter le rassemblement, le
poumon, on pourrait dire, du sport, loisir, plein air, vous êtes allée à la maison
du sport, loisir. Merci. Vous avez rencontré... Quand on pense maison de
loisir, on pense à, habituellement, les fédérations de hockey et les grands
sports, mais... mais il y a aussi, exemple, la FADOQ, la FADOQ qui... on se
rappelle, voilà deux étés, la FADOQ Québec a accueilli l'ensemble des jeux de
la FADOQ du Canada ici, à Québec, avec des retombées économiques. Bientôt, ça
sera le volleyball aussi. Alors, c'est... elle est importante, cette maison-là.
Alors, vous êtes allée voir votre monde. Moi, ça me touche, je trouve ça
important.
• (15 h 10) •
Et, en plus d'aller voir votre monde, Mme
la ministre, dans la dernière année, avec votre équipe, vous avez aussi écouté
votre monde. Et ça, pour moi, c'est important. Il s'est passé quelque chose
qu'on doit valoriser dans la dernière année, c'est-à-dire le gouvernement a mis
en place la Stratégie nationale de prévention en santé, la prévention que je
souligne. Votre ministère a été capable d'aller chercher des montants
importants. Vous avez mis en place le programme d'aide financière aux
initiatives en milieu communautaire. Alors, ça, c'est extraordinaire. On va
chercher des sous en prévention. Vous avez la vision de dédier une partie de
cette enveloppe-là au milieu communautaire. Et vous êtes allée encore plus
loin, vous avez dit : Pour s'assurer que ça réponde bien au milieu, on va
écrire cet appel d'offres là avec le milieu. Vous avez travaillé, vous avez
consulté, avec le milieu de la FQCCL, la Fédération québécoise des centres
communautaires de loisir, et les instances régionales en milieu des personnes
handicapées. Ça, ça doit être dit, Mme la ministre, à vous et votre équipe. La
prévention, le gouvernement, vous avez réussi à aller chercher des sommes, on
les a dédiées au milieu communautaire, parce qu'on parle beaucoup du sport, et il
faut en parler, de notre sport, mais vous êtes aussi la ministre du Loisir. Et,
en plus d'avoir été chercher ces sommes-là, vous avez dit : Je vais le <travailler...
M. Gagnon :
...plus
d'avoir été chercher ces sommes-là, vous avez dit : Je vais le >travailler
avec le milieu. Je proviens de cette famille-là dans mon autre vie. Ça a été
grandement apprécié. Et je voulais vous dire merci, Mme la ministre.
Je veux vous amener aussi du volet
accessibilité, une toute petite parenthèse mais qui fait tellement la
différence. J'en profite pour vous féliciter de garder le prix du... Dollard...
Dollard-Morin, qui vient valoriser le bénévolat. Je sais, avant, on faisait ça
peut-être dans une grande salle. Fonds publics, saine gestion, on l'a ramené
ici. On a fait rentrer nos bénévoles dans la... à l'Assemblée nationale. Merci.
Parce qu'on voit tout ce qui se fait à travers le Québec en loisir et sport, et
c'est impossible de rémunérer l'ensemble des acteurs. Alors, ce moment-là où
est-ce que chacune des régions peut présenter sa vedette d'intégration,
d'investissement en bénévolat... Je tenais à vous dire qu'il faut conserver ce
prix-là, c'est vraiment une belle soirée. Et j'invite tout le monde à aller
lire qui était Dollard Morin.
Quand... Je demeure en accessibilité, on
n'en a pas parlé, je suis quand même surpris, circonflexe, circonflexe, le
programme circonflexe, qui est une vision de dire : Il n'y a pas de raison
au Québec pour qu'un jeune ou une famille ne puisse pas bénéficier de matériel
sportif. Ça devrait être martelé haut et fort. Trois points de service :
on peut aller au comptoir chercher le matériel; l'unité mobile, c'est une
remorque qui peut se promener, on en a près de 75; les casiers connectés. Bref,
c'étaient 412 points de service, mes derniers chiffres, dans 17 régions : 304
points, 33 unités mobiles, 75 stations. C'est extraordinaire. C'est-à-dire
qu'un jeune qui est dans un parc, qui voit une infrastructure comme un terrain
de soccer mais qui se dit : Je n'ai pas de ballon pour x raison, peut
aller proche de sa municipalité... d'un casier, prendre le ballon et jouer.
C'est l'accessibilité à l'ensemble du sport. J'en suis fier. Je voulais
vraiment vous le dire.
Je suis allé visiter la baie de Beauport.
Assez surprenant de se rendre à la baie de Beauport, de voir qu'on a eu
l'audace, la ville de Québec, de créer une plage dans une zone peut-être plus
industrielle. Et j'ai visité le circonflexe. Et j'en profite pour faire une
publicité. Il n'y a pas une raison au Québec... puis je vois le PDG de la SEPAQ,
il n'y a pas une raison au Québec de ne pas faire du plein air quand on voit
tout le matériel que la baie de Beauport a avec le programme circonflexe.
Petite parenthèse sur les infrastructures
du PAFIRS. Bravo! On sent que, oui, on peut construire, oui, on peut déposer,
mais on peut aussi avoir la vision de prendre une infrastructure, exemple, qui
dure trois mois par année et la rendre accessible 12 mois par année. Je
prends l'exemple de l'ancienne ministre, qui mentionnait une patinoire qui est
dans ma région... bon, dans ma région, on patine longtemps, je vais prendre
dans un grand centre, où est-ce qu'on peut patiner trois, quatre mois, on lui
met un toit, ce n'est pas astronomique, et ça transforme l'infrastructure, et
maintenant elle est accessible 12 mois par année. C'est des petits gains
comme ça, avec des visions comme ça, de transformer une infra de trois à
12 mois, je trouve ça extraordinaire.
Maintenant, Mme la ministre, Mont-Sainte-Anne,
le rôle respectif de la RCR, de la SEPAQ. Vous avez annoncé...
Une voix : ...
M. Gagnon : Une... Vous savez
qu'est-ce que je voulais dire, Mme la ministre. On n'en entend plus parler, du Mont-Sainte-Anne.
Que se passe-t-il?
Mme Bourassa : Bien, c'est
parce que ça va bien, c'est parce que ça va mieux, en fait. Puis c'est... c'est
un projet que j'ai débuté en tant que députée, je suis députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré
avant d'être ministre, et, quand je suis arrivée, la pression de la communauté
était très forte pour qu'on fasse quelque chose. Et je dois dire qu'en date
d'aujourd'hui les travaux pour les nouvelles remontées mécaniques... Parce
qu'il y a le pourtour, il y a la montagne. Pour la montagne, qui est détenue
par RCR, les remontées mécaniques ont été achetées, elles sont en train d'être
installées sur le terrain. Vous pouvez le voir, investissement de
100 millions dans les prochaines années.
Maintenant, le pourtour, et là je regarde
mon collègue qui est juste ici, on vient de faire une belle annonce. Le
13 avril dernier, la SEPAQ, à la demande de la population, a repris le
pourtour. Et ce qu'on a annoncé, c'est 14 millions de dollars pour, on y
va en phases, une... premièrement, on va faire un... on va répertorier les infrastructures
qui sont là, on va prioriser qu'est-ce qu'on veut remettre au goût du jour :
ponceaux... Il va y avoir construction d'un nouvel atelier entrepôt. On a
acheté deux nouvelles dameuses dans des entreprises de ma circonscription,
800 000 $ chaque. Donc, il y a beaucoup d'investissements qui ont été...
qui ont été faits, qui vont être faits sur le terrain.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci.
Mme Bourassa : Ah! déjà?
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup. Alors, malheureusement, il n'y a plus de temps.
Peut-être juste avant de terminer, alors,
je dépose officiellement le... qu'est-ce qui avait été demandé au... plus tôt,
là, sur le... le mémoire sur la pérennité du programme d'aide financière à la
formation des surveillants-sauveteurs et moniteurs aquatiques. Alors, le
programme est déposé au Greffier, il sera disponible sous peu. Et aussi il y
avait le dossier, là, de la SEPAQ qui avait été demandé. Je pense que vous
n'avez toujours pas les détails. Alors, à ce moment-là, si vous vous engagez à
le déposer, il sera déposé mais non public. Ça veut dire qu'il sera déposé aux
personnes <concernées...
Le Président (M. Schneeberger) :
...mais non public. Ça veut dire qu'il sera déposé aux personnes
>concernées. Ça va? Parfait.
Alors, sur ce, nous allons... fini le
temps alloué pour le volet Sports et Loisirs et Plein air des crédits
budgétaires du portefeuille Éducation. Alors, il reste à mettre aux voix les
programmes. Alors, le programme n° 5, intitulé Développement
du sport, du loisir et de l'activité physique, du plein air, est-il adopté?
Des
voix :
Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté sur division. Et, finalement, l'ensemble des crédits budgétaires du portefeuille
Éducation de l'exercice financier 2026‑2027 est-il adopté?
Des
voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté sur division. Alors, en terminant, je dépose aussi les réponses aux
demandes des renseignements de l'opposition.
Et, compte tenu de l'heure, la commission,
ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux au lundi 1er juin, à 15 h 15,
où nous entreprendrons un autre mandat. Alors, je vous souhaite à tous un bon
retour à la maison et bonne fin de semaine.
(Fin de la séance à 15 h 17)