Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 2nd Session
(début : September 30, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
Tuesday, February 24, 2026
-
Vol. 48 N° 28
Clause-by-clause consideration of Bill 7, An Act to reduce bureaucracy, increase state efficiency and reinforce the accountability of senior public servants
Aller directement au contenu du Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante minutes)
Le Président (M. Laframboise) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire
la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité
des hauts fonctionnaires.
M. le secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Bourassa
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré) est remplacée par Mme Lachance
(Bellechasse); M. Lemay (Masson), par M. Provençal (Beauce-Nord); et Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont), par Mme Dufour (Mille-Îles).
Le Président (M. Laframboise) : Merci,
M. le secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux, le 19 février dernier,
nous en étions à l'étude de l'article 110. Y a-t-il d'autres interventions
sur cet article? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 110
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article... Article 111. Mme la ministre.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah oui? On va
juste prendre une petite pause de quelques secondes, le temps que les équipes
changent, parce qu'on change de sujet.
Le Président (M. Laframboise) : OK.
Suspension.
(Suspension de la séance à 9 h 51)
(Reprise à 9 h 52)
Le Président (M. Laframboise) : Nous
réouvrons l'assemblée. Donc, nous sommes à l'article 111. Mme la ministre, si
vous voulez en faire la lecture, allez-y. Nous étions au... nous en sommes au
chapitre VII, ministère des Relations internationales
et de la Francophonie, Office Québec-Monde pour la jeunesse et Office
franco-québécois pour la jeunesse, à la Section I, Intégration des activités de
l'Office Québec-Monde pour la jeunesse au sein du ministère des Relations
internationales et de la Francophonie et révision de l'organisation de la
section québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, article 111,
à lire.
Mme Duranceau : Bon, OK.
Alors, on change de sujet, alors là, l'article 111, qui va viser le chapitre
VII du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, Office
Québec-Monde pour la jeunesse et Office franco-québécois pour la jeunesse,
c'est ça, Section I, Intégration des activités de l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse au sein du ministère des Relations internationales et de la
Francophonie et révision de l'organisation de la section québécoise de l'Office
franco-québécois pour la jeunesse. Donc, l'article 111, Loi sur le ministère
des Relations internationales :
La Loi sur le ministère des Relations
internationales est modifiée par l'insertion, après l'article 12, du
suivant :
«12.1. Le ministre favorise la mobilité
internationale des jeunes, notamment en mettant en oeuvre des programmes qui
contribuent à leur parcours de formation ou à leur développement personnel,
social, culturel ou professionnel.»
Alors, je vais lire le commentaire, là,
pour qu'on se situe un peu. Alors, l'article 111 du projet de loi introduit
l'article 12.1 sur le ministère des Relations internationales. Ce nouvel
article ajoute aux fonctions du ministère des Relations internationales et de
la Francophonie celle de favoriser la mobilité internationale des jeunes en
mettant notamment en œuvre des programmes qui contribuent à leur parcours de
formation ou à leur développement personnel, social, culturel ou professionnel.
Donc là, je vais m'avancer, mais donc on
donne au ministère les fonctions qui vont venir remplacer celles que
l'organisme d'Office Québec-Monde pour la jeunesse avait. C'est ça qu'on vient
faire. Ça fait qu'on veut... comme on veut transférer les activités au sein du
ministère puis se départir de certains organismes, bien, on vient autoriser le
ministère à faire ces opérations-là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député Marguerite-Bourgeoys, commentaires?
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Ça fait que, juste... donc, l'organisme, là, qu'on... qu'on abolit,
là, grosso modo, là, avait ces responsabilités-là. Là, on transfère ces
responsabilités-là au ministre des Relations internationales. J'imagine que ça
vient avec du monde, ça vient avec des tâches additionnelles, ça... Donc,
j'essaie de comprendre ici. Il y a-tu une économie quelque part?
Mme Duranceau : Bien, il va y
avoir une économie à terme, là. Évidemment, on a les employés qui sont transférés
dans la fonction publique, mais il va y avoir une économie à terme... Bien, il
y a une économie de réduire les structures. Ça, ça va être des dollars,
ultimement. Puis... on parle du salaire du PDG et puis des postes vacants qui
ne seront pas... qui ne seront pas comblés. Ça fait que... des économies, à
terme, autour de 1,5 million récurrent, là, qu'est-ce qui est estimé.
M. Beauchemin : OK. Puis les
tâches, il n'y a rien qui tombe dans les craques, là, il n'y a pas de... on
n'abandonne pas certaines des tâches qui étaient faites par l'organisme avant?
Copie conforme?
Mme Duranceau : Copie
conforme.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Est-ce que l'article...
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 111
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, l'article 112. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Donc, la Loi
sur l'Office franco-québécois pour la jeunesse : La... Donc,
article 112 : La Loi sur l'Office franco-québécois pour la jeunesse
est modifiée par l'insertion, après l'article 4, des suivants :
«5. Dans la mesure et aux conditions que
le ministre et l'Office déterminent, le ministre fournit à l'Office des
services en matière de ressources financières, humaines, matérielles et
technologiques de même que tous autres services dont ils conviennent :
«5.1. Le ministre chargé de l'application
de la présente loi nomme, parmi les sous-ministres adjoints en fonction à son
ministère, le Secrétaire général de la section québécoise de l'Office.
«5.2. Le ministre met en oeuvre les
programmes de la section québécoise de l'Office;
«5.3. L'Office communique au ministre, sur
demande, les renseignements ou les documents que celui-ci requiert pour
l'application de la présente loi.»
Alors, je vais lire le commentaire.
Donc : L'article 112 du projet de loi propose d'introduire quatre
nouveaux articles dans la Loi sur l'Office franco-québécois pour la
jeunesse :
L'article 5 prévoit que le ministre
des Relations internationales et de la Francophonie fournit à l'office certains
services, dans la mesure et aux conditions que celui-ci l'office détermine;
5.1 prévoit que le ministre nomme, parmi
les sous-ministres en fonction au MRIF, le Secrétaire général de la section
québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette personne-là va
assumer la gestion du personnel... Cette personne assumera la gestion du
personnel du MRIF qui mettra en oeuvre les programmes de cette section;
Bon, 5.2 prévoit que le ministre met en
oeuvre les programmes de la section québécoise de l'office.
Peut-être que... Juste pour, tu sais, le
bénéfice de tout le monde, peut-être que je laisserais Mme Savoie, si vous
permettez, commenter, juste, tu sais, pour qu'on comprenne le fonctionnement,
là, puis comment tout ça s'intègre au ministère.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement
pour que Mme Savoie prenne la parole? Ça va? Bon, Mme Savoie, vous présenter.
Mme Savoie (Karine) : Oui.
Bonjour. Karine Savoie, sous-ministre adjointe au ministère des Relations
internationales, aux Services à la gestion.
Donc, l'Office franco-québécois pour la
jeunesse, donc, c'est un organisme binational qui découle d'une entente, là,
entre la France et le Québec. Donc, cette coquille-là va être maintenue. Cet
organisme-là va être maintenu, mais, par contre, tous les employés vont être
retirés de l'organisme et se joindre, donc, au personnel du ministère des
Relations internationales.
Donc, on fait... on maintient, donc, cette
organisation-là qui est... qui permet, qui... qui découle, c'est ça, de
l'entente, comme je le disais, puis qui est importante, donc, pour la relation
que le Québec entretient avec la France. Mais donc c'est seulement la coquille,
là, si je peux dire, qui est maintenue. Puis... Donc, le ministère va recevoir,
en fait, via un article, là, la commande, en fait, là, de venir offrir des
services administratifs à cet office-là et d'opérationnaliser les programmes
aussi de cet office-là.
M. Beauchemin : ...question.
Le Président (M. Laframboise) : Allez-y.
M. Beauchemin : Au niveau des
salaires que les gens faisaient, vont-ils faire les mêmes salaires maintenant
quand ils vont travailler au ministère?
Mme Savoie (Karine) : Il y a
une... il y a... il y a un article, effectivement, qui vient prévoir que les
gens... Puis je pourrais peut-être laisser plus le Conseil du trésor répondre,
là, mais il y a... il y a vraiment une disposition qui fait en sorte que les
employés vont maintenir leurs conditions de travail actuelles, là, qui vont
être placées dans les échelles de traitement de la fonction publique, là, au
même niveau qu'ils ont actuellement, effectivement.
• (10 heures) •
M. Beauchemin : Donc, il n'y
a pas d'augmentation de salaire, c'est juste un transfert parallèle. Parfait.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? C'est bon? Est-ce que l'article 112 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 113.
Mme Duranceau : Un instant,
je tourne les pages. OK. Article 113, loi instituant l'Office Québec-Monde
pour la jeunesse, donc : La Loi instituant l'Office Québéc-Monde pour la
jeunesse est abrogée.
Commentaire. L'article 113 du projet
de loi prévoit l'abrogation de la Loi instituant l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse, ce qui a pour effet d'abolir cet organisme.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce l'article 113 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 114.
Mme Duranceau : 114.
L'expression «Office Québec-Monde pour la jeunesse» est supprimée dans les
dispositions suivantes, donc :
1° à l'annexe 2 de la Loi sur
l'administration financière;
2° à l'annexe I de la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État.
Alors, c'est assez explicite, là.
L'article 114 du projet de loi propose des modifications de concordance,
soit de retirer la mention de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse à
l'annexe 2 de la Loi sur l'administration financière et à l'annexe I de la
Loi sur la...
10 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...des
sociétés d'État.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Donc, est-ce que l'article 114 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 115.
Mme Duranceau : Donc,
maintenant, on vise la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics. L'annexe I de la Loi sur le régime
de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics est
modifiée :
1° par la suppression, dans le paragraphe 1,
de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes employées
de la société... de...
Pardon, je recommence.
1° par la suppression, dans le paragraphe
1, de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes
employées de la section québécoise» et de «Office Québec-Monde pour la
jeunesse»;
2° par la suppression du paragraphe 12.1.
Donc, l'article 115 du projet de loi
propose des modifications de concordance qui consistent à retirer de l'annexe I
de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics les mentions de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse, de
la section québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse et du secrétaire
général de cette section.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 115 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 116.
Mme Duranceau : Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement. Donc :
L'annexe II de la Loi sur le régime
de retraite du personnel d'encadrement est modifiée :
1° par la suppression, dans le paragraphe
1, de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes
employées de la section québécoise» et de «Office Québec-Monde pour la
jeunesse»; et
2° par la suppression du paragraphe 13.1.
Ça fait qu'encore là des modifications de
concordance dans la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 116 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 117.
Mme Duranceau : Donc, idem
pour l'article 117, cette fois-ci dans la Loi sur la négociation et la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans le secteur public et parapublic. Donc :
L'annexe I de la Loi sur la négociation et
la détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans le secteur public et parapublic — donc — (2025,
chapitre 23) est modifiée par la suppression de «L'Office Québec-Monde
pour la jeunesse».
Donc, idem, concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Non, ça va? Est-ce que l'article 117 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 118.
Mme Duranceau : Même chose, concordance,
donc cette fois-ci dans le Règlement sur certaines conditions de travail
applicables aux cadres des agences et des établissements de santé et de
services sociaux.
L'article 76.18 du Règlement sur
certaines conditions de travail applicables aux cadres des agences et des
établissements de santé et de services sociaux est modifié par la suppression,
dans le... dans le paragraphe 3° du premier alinéa, de «de l'Office
franco-québécois pour la jeunesse,».
Alors, vraiment, encore une fois, disposition
de concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 118 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 119.
Mme Duranceau : Encore une
fois, concordance. Règlement sur certaines conditions de travail applicables
aux cadres des agences et des établissements publics de santé et de services
sociaux. Donc, article 119 :
L'article 87.18 du Règlement sur certaines
conditions de travail applicables aux cadres des agences et des établissements
publics de santé et de services sociaux est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 3° du premier alinéa, de «de l'Office franco-québécois pour la
jeunesse,».
Le Président (M. Laframboise) : C'était
aux hors-cadres de l'agence. Vous avez dit «cadres», c'est aux hors-cadres.
Mme Duranceau : Ah! pardon.
Hors-cadres. Je me... Je me corrige.
Le Président (M. Laframboise) : Pas
de problème. Est-ce que l'article 119 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 120.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions diverses et transitoires particulières. Article 120 :
Dans le Règlement sur la mise en oeuvre de
l'entente relative à la protection des participants aux programmes de l'Office Québec-Monde
pour la jeunesse, une référence à l'Office Québec-Monde pour la jeunesse est
une référence au ministre des Relations internationales.
Alors, l'article 120, vraiment, là
aussi, une disposition de concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 120 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 121.
Mme Duranceau : L'Office
Québec-Monde pour la jeunesse est dissous sans autre formalité que celles
prévues au présent chapitre.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 121 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 122.
Mme Duranceau : Les droits...
Les droits et les obligations de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse
deviennent ceux du ministre des Relations internationales.
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 122
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 123.
Mme Duranceau : Le procureur
général du Québec devient, sans reprise d'instance, partie à toute procédure à
laquelle était partie l'Office Québec-Monde pour la jeunesse.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 123 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 124.
Mme Duranceau : Les mandats
des membres du conseil d'administration de l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse en cours à la date de l'entrée en vigueur du présent article prend fin
à cette date, sans indemnité.
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 124
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 125.
Mme Duranceau : Le mandat du
président-directeur général de l'Office...
Mme Duranceau : ...
Québec-Monde pour la jeunesse en cours à la date de l'entrée en vigueur du
présent article et celui du Secrétaire général de la section québécoise de
l'Office franco-québécois pour la jeunesse en cours à cette date prennent fin à
cette date, sans indemnité.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 125 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Article 126.
Mme Duranceau : Les employés
de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse et ceux de la section québécoise de
l'Office franco-québécois pour la jeunesse en fonction à la date de l'entrée en
vigueur du présent article deviennent, sans autre formalité, des employés du
ministère des Relations internationales, sauf ceux qui exercent les fonctions
de conseiller en communication, qui deviennent des employés du ministère du
Conseil exécutif. Ces employés sont réputés avoir été nommés selon la Loi sur
la fonction publique. Le Conseil du trésor détermine leur rémunération, leur
classement et toute autre condition de travail qui leur est applicable.
Le Président (M. Laframboise) : Question,
commentaire sur 126? Est-ce que l'article 126 est adopté?
Des voix : Adopté
Le Président (M. Laframboise) :
127.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Le ministre
des Relations internationales doit, au plus tard le 31 juillet 2026,
produire les états financiers et le rapport annuel de gestion de l'Office
Québec-Monde pour la jeunesse prévus à l'article 34 de la Loi instituant
l'Office Québec-Monde pour la jeunesse (chapitre O-5.2) pour l'exercice
financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le ministre dépose ces états financiers et ce
rapport devant l'Assemblée nationale au plus tard le 30 septembre 2026 ou,
si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Les dispositions de l'article 33 de la Loi
instituant l'Office Québec-Monde pour la jeunesse demeurent applicables à
l'égard de la vérification des livres et des comptes de l'Office Québec-Monde pour
la jeunesse pour l'exercice financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le rapport du vérificateur général doit
accompagner les états financiers et le rapport produits en vertu du premier
alinéa.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement, je crois?
Mme Duranceau : J'ai un
amendement pour des dates. Remplacer l'article 127 du projet de loi par le
suivant : L'exercice financier de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse,
ayant débuté le 1ᵉʳ avril 2026, se termine le 30 septembre 2026. Le
ministère des Relations internationales doit, au plus tard le 31 janvier
2027, produire les états financiers et le rapport annuel de gestion de l'Office
Québec-Monde pour la jeunesse pour l'exercice financier visé au premier alinéa.
Le ministre dépose des états financiers et le rapport annuel de gestion pour
les exercices financiers de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse, ayant
débuté le 1ᵉʳ avril des années 2025 et 2026 devant l'Assemblée
nationale, dans les 30 jours de leur production, ou, si elle ne siège pas, dans
les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Le Président (M. Laframboise) : Des
commentaires?
Mme Duranceau : Bien, c'est
une disposition transitoire, puis l'amendement, il a pour objet de prévoir l'exécution
de certaines obligations de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse à l'égard de
ses deux... ses deux derniers exercices financiers, soit le dépôt des états
financiers du rapport annuel. Parce que là, l'exercice financier, 1ᵉʳ avril
2026, on vient prévoir pour 2026, il va y avoir un petit exercice financier,
là, de quelques mois. Donc, on est venus prévoir les règles applicables pour
l'exercice qui s'est terminé le 31 mars 2026, puis celui qui avait...
commencé le 1ᵉʳ avril 2025, puis pour le... la courte période qui ira
jusqu'au 30 septembre 2026.
• (10 h 10) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
Mme Duranceau : Bien, je....
en fait, là, c'est moi qu'il y a une question, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Duranceau : Ça fait que...
Parce que, là, si on liquide en date de l'adoption du projet de loi, puis que
c'est... c'est avant le 1ᵉʳ avril, il n'y en a pas, de nouvel exercice
financier. Je ne sais pas si vous avez...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Maître qui?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Me Desbiens,
commentez-moi ça, Me Desbiens.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens, vous vous présentez. Consentement, avant?
Des voix : Consentement.
Mme Duranceau : Je m'excuse
de vous poser des questions.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
M. le Président, donc, Geneviève Desbiens, je suis avocate au ministère de la
Justice. Cet amendement-là est requis à cause de l'incertitude quant à la... à
l'adoption du projet de loi. Oui, présentement, l'article 384 du projet de
loi prévoit que tout ça devrait entrer en vigueur le 1ᵉʳ avril 2026. Par
contre, étant donné l'évolution des travaux et l'incertitude quant au respect
de cette date-là, on a... on a choisi une autre date pour l'entrée en vigueur,
c'est sûr qu'on n'est pas rendus encore à 384 du projet de loi, nécessairement,
il va...
Mme Desbiens (Geneviève) :
...grandement à être modifié. Donc, on a prévu que les dispositions entreront
en vigueur le 30 septembre... le 1ᵉʳ octobre, excusez-moi, 2026,
pour... pallier l'incertitude, là, quant à l'entrée en vigueur du... au 1ᵉʳ avril
2026.
Conséquemment, on n'a pas le choix de
prévoir ce qui va se passer pour l'exercice qui devrait débuter le 1ᵉʳ avril
2026. On doit y mettre fin. On doit prévoir qui va produire les états
financiers, le rapport de gestion. Dans ce cas-ci, ça va être le ministre,
parce qu'on va avoir une abolition de l'organisme. Et on doit aussi prévoir ce
qui va se passer avec le rapport annuel de gestion, les états financiers de
2025. Parce que, si on se rend au... au 30, on se rend plus loin que la date du
1ᵉʳ janvier 2027. Bien là, l'article de la loi actuelle va être abrogé.
Donc, on tombe comme dans un vide juridique. Donc, c'est pour ça que le dernier
alinéa prévoit ce qui va se passer avec le rapport 2025-2026 et le
rapport... la courte période de six mois du rapport qui va commencer le 1ᵉʳ avril
2026. Donc, voilà les explications.
Mme Duranceau : ...merci, Me
Desbiens, c'est plus... c'est plus clair, là, parce que, en fait, tu sais,
on... on... Les mandats, on disait : Ça se termine au moment de l'entrée
en vigueur du présent article. Ça fait que ça avait l'air d'être dès la... dès
l'adoption du projet de loi, mais on va voir plus tard aux articles 384,
les dates d'entrée en vigueur. Alors, ces modifications-là vont faire en sorte
que l'entrée en vigueur, c'est le 1ᵉʳ octobre 2026. Ça fait que c'est pour
ça que, là, ça nous amène jusqu'au... jusqu'au 30 septembre.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 127 est adopté? Est-ce que...
Mme Duranceau : L'amendement.
Le Président (M. Laframboise) :
Excusez-moi, est-ce que l'amendement à l'article 127 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
...adopté. Merci, M. le député, pour ce... donc, et est-ce que l'article 127,
tel qu'amendé, est adopté? Adopté. Merci beaucoup. Article 128.
Mme Duranceau : Oui, là aussi
on va changer d'équipe, mais on peut... Je peux quand même le lire, là. Alors,
merci. Alors, on touche maintenant le Centre de la Francophonie des Amériques.
Abrogation de la Loi sur le Centre de la Francophonie des Amériques. Alors,
l'article 128 se lit comme ci : La Loi sur le Centre de la
francophonie des Amériques est abrogée.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, Commentaires? Est-ce que l'article 128 est adopté? Adopté.
Article 129.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions modificatives et transitoires particulières.
Article 129 : Toute référence au Centre de la francophonie des
Amériques est supprimée dans les annexes suivantes :
1 : l'Annexe deux de la Loi sur
l'administration financière;
2 : l'annexe un de la Loi sur le
régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes
publics;
3 : l'annexe deux de la Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement;
4 : l'annexe un de la Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans les secteurs public et parapublic — et;
5 : l'annexe A du décret sur
l'identification visuelle du gouvernement du Québec et sa signature
gouvernementale.
Alors, évidemment, concordance, là, on
vient retirer toute référence au Centre de la francophonie des Amériques dans
les annexes mentionnées.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 129 est adopté... Questions? Oui, allez-y, M. le
député de Marguerite-Bourgeoys, juste avant.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Est-ce que le Fonds de réserve du Centre de la francophonie des
Amériques est comme maintenu?
Mme Duranceau : Alors, je vais
demander la permission de céder la parole à Madame?
Mme Bonnard (Marianne) : ...
Mme Duranceau : Bonnard.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, consentement? Donc, Mme Bonnard, vous vous présentez et par la suite vous
pourrez répondre.
Mme Bonnard (Marianne) :
Bonjour. Marianne Bonnard, directrice de la francophonie canadienne au
ministère de la Langue française. Donc, le Fonds de réserve, le Centre de la
francophonie des Amériques, va pouvoir le conserver. Il est déjà dans... à
disposition du CFA.
M. Beauchemin : OK. D'autres
questions dans le sujet, là, pourquoi la contribution au RREGOP ne sera pas
permise pour les gens du centre?
Mme Bonnard (Marianne) : Ça,
je vais passer la parole à mes collègues du Secrétariat du Conseil du trésor.
Mme Duranceau : Et non à la
présidente du Conseil du trésor.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement? Consentement.Vous présenter, madame.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Bonjour. Isabelle Garneau, du Secrétariat du Conseil du trésor. Étant donné le
changement de structure juridique du Centre de la francophonie, il ne peut plus
demeurer assujetti au RREGOP et aux RPE. Donc, en concordance, il y a les
modifications... les retraits de cette...
Mme Garneau (Isabelle) : ...d'organismes-là,
des deux annexes.
M. Beauchemin : OK, mais la
contribution, donc, au RREGOP, elle ne sera pas permise pour les gens en tant
que tels.
Mme Garneau (Isabelle) : Non,
c'est ça, les gens ne pourront plus continuer à participer au RREGOP et au
RRPE.
M. Beauchemin : Qui est une
mesure de compensation et qui va se faire quelque part?
Mme Garneau (Isabelle) : Non,
ce n'est pas ça qui est prévu dans le projet de loi.
M. Beauchemin : En 2014,
l'Association canadienne pour l'éducation à la langue française avait droit de
contribuer lorsque c'était son cas à elle. Pourquoi il y a comme une disparité
qui est faite ici, comme ça? En 2014, la l'Association canadienne pour
l'éducation à la langue française, qui était un organisme, là, qui avait été
fusionné, avait eu droit de contribuer. Pourquoi il n'y a pas eu... il y a une
disparité, là, par rapport à cet organisme-là. C'est le même concept, là, on l'avale,
ils contribuaient là au RREGOP, on leur a permis, puis là...
Mme Duranceau : (panne de
son)
M. Beauchemin : Il est devenu
un OBNL, excuse, comme...
Mme Duranceau : (panne de
son) puis là tu deviens un OBNL, tu deviens un OBNL, ça fait que tu sors du...
tu sors du giron de la fonction publique. Puis c'était pour leur donner plus
d'agilité, pour permettre d'aller chercher davantage de financements à
l'extérieur du giron du gouvernement du Québec, puis...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah oui? Puis
on me dit que les règles ont changé depuis 2014 par rapport aux régimes de
retraite, alors ça peut peut-être expliquer le choix.
M. Beauchemin : Il n'y a pas
un risque de perte d'expertise, là, parce qu'on peut justement ne pas
contribuer comme... Il n'y a pas un risque de perte d'expertise possible?
Mme Duranceau : Je vais
laisser Mme Bonnard commenter, s'il vous plaît.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
Bonnard.
Mme Bonnard (Marianne) : Au niveau
du personnel, le projet de loi prévoit qu'il y a une continuité complète des
contrats de travail au niveau, notamment, des salaires. Donc, de ce côté-là,
c'est le gouvernement... va vraiment vers une continuité complète pour assurer,
justement, le maintien du personnel qui est tout l'actif principal du centre.
Il y a aussi un maintien de la... quasiment identique, là, du financement
actuel du centre.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Il n'y aurait
pas eu un coup... il y aurait-tu eu un coup majeur pour des personnes
supplémentaires à contribuer au RREGOP? Je veux dire, comme, quand on le
regarde, ça aurait représenté combien? On a-tu fait l'analyse?
Mme Duranceau : Non, mais là,
tu sais, tu veux-tu ouvrir la porte à ça, là? Tu sais, dans le sens où, là
c'est devenu un OBNL, on sort de la fonction publique, là tu ne peux pas
contribuer au régime de retraite quand tu n'appartiens plus au groupe, là. Ça
fait que les coûts, je ne suis pas sûr... Un, les règles ont changé, là, puis
je ne suis pas du tout le... l'experte là-dessus, mais ce n'est pas le but, là.
M. Beauchemin : Mais pourquoi
les règles ont changé? Je ne comprends pas, j'essaie de comprendre.
Mme Duranceau : Là, c'est en
dehors de mon champ de connaissances sur le... Est-ce que quelqu'un peut
répondre? Ah oui, OK, bon, parfait. Le secrétariat du Conseil du trésor peut
répondre.
• (10 h 20) •
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Donc, les règles ont changé en 2014, justement parce qu'il y avait une volonté
de restreindre l'accessibilité au RREGOP et au RRPE, donc à la suite d'ententes
avec les syndicats, il y a des nouveaux critères d'assujettissement qui ont été
mis en place. Donc là, aujourd'hui, les organismes qui veulent être assujettis
doivent être visés par l'une des lois pour lesquelles le gouvernement a un
contrôle sur la rémunération.
M. Beauchemin : OK merci.
Mme Duranceau : Bon sens. Ça
a bien du bon sens, merci.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 129 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 130.
Mme Duranceau : Alors : «Le
Centre de la francophonie des Amériques institué par la Loi sur le Centre de la
francophonie des Amériques continue son existence en personne morale sans but
lucratif régie par la partie III de la Loi sur les compagnies.
«Le registraire des entreprises délivre et
dépose au registre des entreprises des lettres patentes datées du
1er avril 2026 prévoyant que le Centre de la francophonie des Amériques a
pour objet de promouvoir et de mettre en valeur la francophonie du Québec, du
Canada et des Amériques.
«Sous réserve du présent chapitre, la
continuation ne porte pas atteinte aux droits, aux obligations et aux actes du
Centre, ni à ceux de ses membres. Le Centre demeure partie à toute procédure
judiciaire ou administrative à laquelle il était partie.»
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement, je crois, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, pour les
dates...
Mme Duranceau : ...je
crois. Donc, à l'article 130 du projet de loi :
1° ajouter, à la fin du premier alinéa, la
phrase suivante : «Le premier exercice financier du Centre ainsi continué
débute le (indiquer ici la date du premier jour du mois qui suit celle de la
sanction de la présente loi) et se termine le 31 mars 2027.»;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa,
«1er avril 2026» par «(indiquer ici la date du premier jour du mois qui
suit celle de la sanction de la présente loi)».
Alors, encore une fois, là, c'est pour
prévoir selon l'adoption du projet de loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires sur 130? Est-ce que
l'article 130 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Article 131...
Des voix : ...
Le Président
(M. Laframboise) : Excusez-moi. Est-ce que l'amendement à
l'article 130 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Est-ce que l'article 130, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Merci. Adopté.
Mme Duranceau : Donc :
«131. Les administrateurs nommés ou
désignés en application du paragraphe 1° ou 2° du premier alinéa de
l'article 8 de la Loi sur le Centre de la francophonie des Amériques sont
réputés élus par l'assemblée générale des membres du Centre de la francophonie
des Amériques, jusqu'à ce qu'ils soient élus ou remplacés. Le mandat du président-directeur
général du Centre prend fin le 1er avril 2026, sans autre préavis et sans
autre indemnité que l'allocation de départ prévue à son acte de nomination.»
Le Président
(M. Laframboise) : Il y avait un amendement, je crois.
Mme Duranceau : Oui,
pour la date, là, aussi. Donc : Remplacer, dans le deuxième alinéa de
l'article 131 du projet de loi, «1er avril 2026» par «(indiquer ici
la date du premier jour du mois qui suit celle de la sanction de la présente
loi)».
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'amendement à l'article 131 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 131, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 132.
Mme Duranceau : «Malgré
toute disposition contraire, aucun des règlements pris par les administrateurs
du Centre de la francophonie des Amériques avant le 1er janvier
2027 n'est sujet à ratification ou approbation par les membres du Centre.»
Le Président
(M. Laframboise) : ...amendement.
Mme Duranceau : Ajouter,
à la fin de l'article 132 du projet de loi, l'alinéa suivant : «Pour
l'application des dispositions de la section XIV de la partie I de la Loi
sur les compagnies à une demande de lettres patentes supplémentaires faite par
le Centre avant le 1er janvier 2027, la résolution du conseil
d'administration du Centre est substituée à celle prévue à l'article 37 de
cette loi.»
Donc, là, pour comprendre, cet amendement
a pour objet de permettre aux administrateurs du Centre de la francophonie des
Amériques d'obtenir des lettres patentes supplémentaires sans devoir y être
autorisés par une résolution adoptée par le vote d'au moins les deux tiers des membres
du Centre, sur demande fait avant le 1ᵉʳ janvier 2027.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Est-ce que
l'amendement à l'article 132 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 132, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Article 133.
Mme Duranceau : «Le
Centre de la francophonie des Amériques doit, au plus tard le 1er octobre
2026, produire au ministre de la Langue française ses états financiers et un
rapport d'activités pour l'exercice financier ayant débuté le 1er avril
2025. Les états financiers et le rapport d'activités doivent contenir tous les
renseignements exigés par le ministre. Le ministre dépose les états financiers
et le rapport d'activités devant l'Assemblée nationale au plus tard le
31 décembre 2026 ou, si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la
reprise de ses travaux. Les livres et les comptes du Centre sont vérifiés par
le vérificateur général pour l'exercice financier visé au premier alinéa. Le
rapport du vérificateur général doit accompagner le rapport d'activités et les
états financiers produits en vertu du premier alinéa.»
Le Président
(M. Laframboise) : Et vous allez... vous avez un amendement.
Mme Duranceau : Oui,
encore une fois, pour les dates : Remplacer l'article 133 du projet
de loi par le suivant :
«L'exercice financier du Centre de la
francophonie des Amériques ayant débuté le 1er avril 2026 se termine le (indiquer
ici la date qui précède celle de l'entrée en vigueur de l'article 128 de
la présente loi). Le Centre doit produire au ministre de la Langue française
ses états financiers ainsi qu'un rapport de ses activités :
«1° pour l'exercice financier ayant débuté
le 1er avril 2025, au plus tard le 31 juillet 2026;
«2° pour l'exercice financier ayant débuté
le 1er avril 2026, au plus tard le (indiquer ici la date qui suit de
quatre mois celle de l'entrée en vigueur de l'article 128 de la présente
loi).
Les états financiers et les rapports
d'activités doivent contenir tous les renseignements exigés par le ministre. Le
ministre dépose les états financiers et les rapports d'activités devant
l'Assemblée nationale dans les 30 jours de leur réception ou, si elle ne
siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux. Les livres et
les comptes du Centre sont vérifiés par le vérificateur général pour l'exercice
financier ayant débuté le 1er avril 2025. Le rapport du vérificateur
général doit accompagner les états financiers et les rapports d'activités...
Mme Duranceau : ...pour
l'exercice financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires sur l'amendement à l'article 133? Est-ce que
l'amendement à l'article 133 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 133, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 134.
Mme Duranceau : Donc, c'est
dans la Loi sur le ministère du Conseil exécutif. L'article 3.6.1 de la
Loi sur le ministère du Conseil exécutif est abrogé.
Et donc le commentaire à cet égard-là,
c'est que cet article supprime les fonctions ministérielles consistant à
élaborer et proposer au gouvernement des programmes de coopération avec les
Canadiens d'expression française à l'extérieur du Québec et en assurer la mise
en œuvre. Cette suppression est proposée dans le cadre de l'attribution au
ministre de la Langue française de fonctions, en matière de francophonie
canadienne, prévu par l'article 135 du projet de loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions? Commentaires? Est-ce que l'article 134 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 135.
Mme Duranceau : Donc, la
Charte de la langue française est modifiée par l'insertion, après l'article
156, du suivant — alors :
«156.0.1. Le ministre oriente et coordonne
l'action gouvernementale en matière de francophonie canadienne afin d'en
favoriser la vitalité et d'assurer le rôle de premier plan que joue le Québec
pour la promotion et la valorisation de la langue française au Canada.
«Il élabore, en collaboration avec les
ministres concernés, et soumet à l'approbation du gouvernement une politique
québécoise en matière de francophonie canadienne.»
Alors, en gros, là, on attribue au
ministre de la Langue française des fonctions en matière de francophonie
canadienne, notamment celle d'élaborer une politique québécoise dans cette
matière.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 135 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 136.
Mme Duranceau : La politique
du Québec en matière de francophonie canadienne, intitulée «Pour une
francophonie forte, unie et engagée» est réputée élaborée et approuvée
conformément à l'article 156.0.1 de la Charte de la langue française, édicté
par l'article 135 de la présente loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 136 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 137.
Mme Duranceau : Merci. Bon, là
on va prendre une petite pause parce qu'on installe bien du monde.
Le Président (M. Laframboise) :
OK. Ça va. Donc, suspension.
(Suspension de la séance à 10 h 29)
(Reprise à 10 h 31)
Le Président (M. Laframboise) :
Merci. Donc, on en est à l'article 137, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
nouveau sujet Fonds d'électrification et de changements climatiques. Alors,
dans la Loi sur le ministère des Finances...
10 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...L'article...
l'article 4 de la Loi sur le ministère des Finances est modifié par
l'insertion, après le paragraphe 1°, du suivant, alors :
«1.1° à présenter, à l'occasion du
discours sur le budget, un cadre financier global visant la lutte contre les
changements climatiques;».
Alors, commentaires. L'article propose de
modifier l'article 4 de la Loi sur le ministère des Finances pour y inclure la
responsabilité, pour le ministre des Finances, de présenter le cadre financier
global visant la lutte contre les changements climatiques.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui, puis peut-être
que la ministre peut m'indiquer quand est-ce que ça va être plus, là, approprié,
là, de parler, là, du fonds qui a été transféré, là. Est-ce que c'est à cet
article-là que vous voulez qu'on en parle ou vous voulez qu'on en parle plus
tard?
Mme Duranceau : Bien, je
pense qu'on va... tu sais, on va pouvoir en parler peut-être spécifiquement
dans les articles qui vont suivre, là, 141 et suivants.
M. Beauchemin : OK. Parce qu'on
n'a pas vu les groupes environnementaux là-dessus... Parce qu'il y a eu quand
même plusieurs groupes qui... incluant le patronat, là, qui ont clairement
verbalisé, là, contre le transfert du fonds, là, donc je veux absolument qu'on...
qu'on en discute lorsque ce sera plus approprié. Pour le moment, on peut
discuter simplement, là, de... d'essayer de nous dire, grosso modo, ici... L'objectif,
ici, au niveau des responsabilités du ministre, elles vont ressembler à quoi
spécifiquement?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, peut-être
que je laisserais parler M. Carl Poulin, qui représente le ministre des
Finances, concernant cette question-là.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement?
Donc, M. Poulin, vous vous présentez et puis vous pouvez répondre à la question.
M. Poulin (Carl) : Bonjour.
Carl Poulin, du ministère des Finances, je suis sous-ministre adjoint aux
politiques aux particuliers. La raison pourquoi qu'on veut présenter, dans le
cadre financier, le fait que... le Fonds d'électrification et de changements
climatiques, dans le fond, c'est pour avoir plus de transparence. C'est qu'ils
vont revoir, dans le fond, les processus, au ministère de l'Environnement, pour...
pour la gestion du fonds, mais, en contrepartie, nous, on va présenter juste l'enveloppe
globale, dans le fond, du... des sommes qui vont être attribuées pour que ce
soit bien exposé à la population, les sommes qui sont accordées dans la... dans
les prochaines... prochaines cinq années pour le marché du carbone ou les
mesures en environnement.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : OK. Puis
question, comme ça : Je veux dire, le fait d'avoir pris le surplus, là,
puis de l'avoir appliqué, est-ce que ça, ça aurait été plus transparent dans la
nouvelle structure, si ça avait été le cas?
M. Poulin (Carl) : Dans le
fond, l'objectif de... dans le fond, de transférer, dans le fond, le surplus du
fonds du marché... bien, les surplus du marché du carbone au Fonds des
générations, c'est que l'utilisation des sommes du surplus a un impact sur le cadre
financier du gouvernement, au consolidé. Ça fait qu'on utilise ces sommes-là, où
qu'on a attribué les nouvelles sommes aux changements climatiques... ça a un
impact sur le cadre financier. En les transférant au Fonds des générations, ce
que ça permet, c'est que... d'assurer que ces sommes-là soient gardées pour les...
les générations futures, dans un premier temps, mais aussi, le rendement qui
est accordé dans le Fonds des générations est plus élevé que... le rendement
qui était accordé, dans le fond, au FECC. Ça fait que le rendement va être plus
grand. Ça fait que, si on utilise les sommes, ça a un impact sur le cadre
financier du gouvernement.
M. Beauchemin : Ce n'était
pas le même mandataire? Ce n'était pas la Caisse de dépôt qui gérait les deux
fonds?
M. Poulin (Carl) : Oui, mais
c'est plus la politique de placement qui est en lien, en arrière, qui vient
affecter, dans le fond, le rendement. C'est que, dans le fond, le Fonds des... le
Fonds des générations, dans les... dans le fond, de 2007 à 2024, a fait un
rendement d'environ 5,8 %, tandis que, si on compare, là, les... le
rendement, là, du... qui ont été faits, là, avec les placements du marché...
des sommes du surplus du marché du carbone... était à 3,2 %.
M. Beauchemin : Puis, juste
pour la compréhension de tous, ce qui est arrivé, c'est qu'on a pris le fonds...
le surplus dans le fonds d'électrification puis on l'a mis dans le Fonds des
générations. De façon comptable, à ce moment-là, c'est comme si on avait pu
réduire la dette du même montant, là. C'est parce que, dans le fonds d'électrification,
ce n'était pas consolidé sur les avoirs du gouvernement comme étant une façon
synthétique, là de réduire la dette. C'est...
M. Poulin (Carl) : Présentement,
le fonds des... Dans le fond, il n'y a pas de transfert qui a été fait. Ça va
être fait si c'est adopté, là. Mais au consolidé, dans le fond, le fonds des...
le surplus du fonds des... du FECC a un impact, dans le fond, sur le consolidé
du gouvernement, il est dans le périmètre comptable du gouvernement aussi,
autant que le Fonds des générations. Le transfert n'améliorera pas le... la
dette du gouvernement. Elle va améliorer la dette nette, mais pas la dette
brute. Ça n'a pas d'amélioration.
M. Beauchemin : La dette
nette.
M. Poulin (Carl) : Oui, mais
pas la dette brute. Dans le fond, le consolidé, là. Au consolidé, c'est...
c'est zéro, là, pour le gouvernement.
Mme Duranceau : Peut-être, je
peux aller...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : ...oui, à l'inverse,
là, expliquer...
Mme Duranceau : ...l'expliquer.
C'est dans les surplus. Si tu le sors des surplus pour le dépenser, bien là, tu
viens de l'augmenter, ta dette, parce que tu le passes à la dépense plutôt
que... il est dans les surplus, ça fait qu'il est dans le capital. Il est... il
est du côté de l'équation... actif égale passif plus capital, là, il reste là,
si tu le renverses.
M. Beauchemin : Est-ce qu'il
y a une... Il y a-tu une agence de crédit qui a donné son opinion là-dessus?
Parce que moi, je m'étais fait dire que ce n'était pas considéré comme une
réduction de la dette lorsque c'était dans le FECC, la dette nette.
M. Poulin (Carl) : ...désolé,
présentement, il n'y a pas d'agence de crédit qui s'est prononcé, mais il y
a... en 2001, on a versé des sommes, dans le fond, au Fonds des générations, il
y a eu des transferts. Ça a été quand même bien perçu par les agences de
crédit, mais ça n'a pas été... ce n'est pas... il n'y a pas...
M. Beauchemin : Oui, oui,
mais l'argent... l'argent venait d'où?
M. Poulin (Carl) : Il
faudrait que je vérifie. Ça venait d'un autre fonds, là, qui est... d'un autre
fonds qui était en surplus. Je ne me souviens pas exactement du fonds, là.
M. Beauchemin : C'est ça. Ça
fait que c'est exactement mon point, là. Peu importe le fonds a, b, c, lorsque
ça a été transféré, soudainement c'était considéré comme une réduction de la
dette.
M. Poulin (Carl) : De la
dette nette, mais pas brute.
M. Beauchemin : Exact, la
dette nette. Les agences de crédit vont regarder la dette nette, là. Donc, au
niveau de la dette nette, lorsque ce transfert-là jadis a eu lieu, ça a été vu
de façon positive. Ça revient à répondre à la question indirectement. Pour les
agences de crédit, le FECC n'était pas, du point de vue de la dette nette,
consolidé. Donc, à ce moment-là, ce qu'on a atteint comme objectif au niveau du
gouvernement, en agissant de cette façon-là, on s'est trouvé à prendre ce qui
était payé, finalement, par les entreprises québécoises, les PME qui ont voulu,
donc... bien, qui ont fait ça pour aider à l'environnement, OK, puis on a pris
ça pour réduire la dette.
Ça fait qu'indirectement on s'est trouvé à
avoir un mécanisme qui a permis... modique, relatif, là, 1 milliard et
quelques, de réduction, là, de la dette du Québec. Mais, quand on regarde la
genèse de comment qu'on... s'en est arrivé à avoir ce surplus-là, bien, c'est
en taxant nos PME, en les faisant contribuer, là, au fonds... en les faisant
contribuer à la lutte aux changements climatiques de façon obligatoire, parce
que c'est dans le concept même de de la loi qui encadre le Fonds
d'électrification. Puis là on prend cet argent-là puis là on le met ailleurs,
qui correct, c'est le Fonds des générations. Oui, ça réduit la dette nette,
mais on a... on s'est trouvé à taxer nos PME qui... en passant, au Québec,
elles sont 50 % taxées plus qu'ailleurs au Canada, OK, pour prendre cet
argent-là puis le mettre à réduire de la dette.
Ça fait que c'est... on n'a pas été... on
parlait de transparence dans tout, c'est juste parce que vous avez utilisé le
mot «transparence» que ça m'a allumé, là, c'est... À partir de ce point-là, si
l'objectif était de faire quelque chose de transparent, on a manqué un peu le
rendez-vous, là, ici parce que c'est... c'est tout le contraire, sauf de la
transparence. En agissant de la sorte, on vient de dire aux PME : «By the
way», là, vous avez payé. On vous prend ça puis on le met maintenant dans le
Fonds des générations. Vous devez maintenant être d'accord avec ça. Leur
objectif initial, c'était de décarboner le Québec. Je sais qu'on va laisser ça
sur le fardeau des jeunes à décider plus tard, là, mais...
• (10 h 40) •
Mme Duranceau : ...on peut
dire que c'est les PME qu'ils le paient, là, mais c'est... Ultimement, les
distributeurs de carburant, ils repassent ça aux contribuables, là. Ça fait que
c'est les contribuables québécois qui paient la taxe en question. Ce n'est pas
juste les entreprises, là.
M. Beauchemin : Ça n'aide
pas... ça n'aide pas mon argumentaire, parce que les contribuables québécois
qui paient cette taxe-là le font de gaieté de coeur, peut-on dire, mais pour
faire une lutte aux changements climatiques, là.
Mme Duranceau : Bien non, ils
le font... ils le font pour... Bien, là, il n'y a personne qui se lève le matin
pour dire : Je vais aller payer ma taxe sur l'essence parce que je veux
contribuer à...
M. Beauchemin : Bien, ils le
font tous en se disant : Bien, j'ai une taxe maintenant que je...
Mme Duranceau : Non, je pense
qu'ils paient le prix de l'essence. Puis là ce qu'on fait, c'est qu'on vient
réduire la dette, ultimement, sur laquelle on paie des intérêts, puis ça, ça
fait qu'on a une moins grande dépense globale pour tous nous autres.
M. Beauchemin : Bien, moi,
personnellement, quand je paie ma taxe sur chaque litre d'essence, OK, je ne
suis pas heureux de la donner directement au gouvernement qui va faire du
gaspillage. Ça, en partant, là, je ne suis pas vraiment content de la payer,
surtout avec ce qu'on voit comme gaspillage. Mais j'ai quand même espoir de
voir qu'à l'intérieur de la taxe il y a quelque chose qui va justement pour
essayer de sauver la planète. Pour moi, ça, c'était... ça fait partie, tu sais,
du cinq cennes le litre, je ne sais pas c'est quoi, le montant, OK, que je me
dis : Bien, minimalement, là, OK, c'est une drôle de façon d'aider, mais
j'aide en brûlant du gaz, là, j'aide à aider le financement de la lutte aux
changements climatiques. Ça fait qu'il y a une certaine compensation de
dissonance cognitive, là, qui se fait à ce niveau-là quand on... quand on le
fait. Mais ça n'aide pas l'argumentaire, là, que ce soient des PME. Mais là
vous me dites...
M. Beauchemin : ...PME, ça...
C'est parce que c'est finalement les... les Québécois...
Mme Duranceau : Bien, en
fait, je préciserais que... je préciserais que c'est plutôt les grands
industriels qui paient la taxe... qui paient la taxe carbone. Alors, ce n'est
pas tant les PME non plus. Ça fait que ça, cet argumentaire-là, il tient plus
ou moins.
Mais toujours est-il qu'il y a des
surplus, tu sais, des surplus qui sont pris dans le FECC à 3,2 % de
rendement. Puis là, ce qu'on dit, c'est que ces surplus-là, ils sont dans le
cadre financier. Si je me mets à les dépenser, je débalance le cadre. Ça fait
que ce qu'on fait, c'est qu'on prend les surplus, auxquels on ne peut pas
toucher par ailleurs pour ne pas débalancer le cadre, et on se dit : Bien,
on va aller rembourser de la dette dans le Fonds des générations. Ça fait que
ce n'est pas une mauvaise affaire, collectivement, là, pour les finances de la
province, là.
M. Beauchemin : Collectivement,
pour les finances de la province, on arrive à atteindre l'objectif de réduire
la dette indirectement. Ce qu'on aurait dû faire, c'est mieux gérer les
finances publiques, comme ça, on n'aurait pas eu la dette. À la base, là...
on... Bien non, mais c'est parce que, tu sais...
Mme Duranceau : Bien là, il y
a un minimum de dette que ça prend pour opérer, là.
M. Beauchemin : Bien non,
mais c'est parce que, tu sais... Je comprends. Mais là, ce qu'on est en train
de faire, OK, c'est qu'on prend de l'argent dans un fonds. OK. On n'est pas
content de la performance du fonds. On aurait pu changer la politique de
placement, hein? Copier la politique de placement du Fonds des générations,
s'il vous plaît, ça aurait donné la même affaire. Même rendement. Ça fait que,
tout cet argumentaire-là, pas solide.
Mme Duranceau : Non, non,
mais on a des surplus qui sont encapsulés pour ne pas débalancer le cadre
financier. Alors, on décide de les attribuer ailleurs.
M. Beauchemin : Je comprends
que... Je comprends...
Mme Duranceau : Je suis
d'accord avec vous, c'est une décision qui est prise, mais...
M. Beauchemin : Mais, la
décision ici, c'est de finalement prendre indirectement tout ce que tous les
Québécois ont payé, hein, en payant au service des grandes entreprises, des
produits qui ont été, donc, dans la composante prix, incluant cette taxe
carbone là, OK. Puis là on se trouve à prendre cet argent-là puis on réduit la
dette avec ça. On me donne l'argumentaire : C'est parce qu'on voulait
avoir un meilleur rendement. Bien, changer la politique de placement, ça prend
deux secondes, peut-être un petit peu plus long, là, mais ce n'est pas long.
Après ça, on me dit : Bien, on veut réduire la dette. OK, mais on aurait
dû mieux gérer l'État, comme ça on n'aurait pas eu les dépenses. Ça aurait été
plus efficace de le faire de cette façon-là. Au lieu de faire des chèques à
gauche puis à droite, on aurait pu prendre cet argent-là puis l'appliquer.
Mme Duranceau : Ah bien,
c'est sûr qu'il y a plein de choix qu'on peut remettre en question, là, tu
sais. Chaque gouvernement fait ses choix.
M. Beauchemin : Absolument.
Mme Duranceau : Bon. On a
fait les nôtres. Puis là, bien, on fait ce choix-là pour l'utilisation des
surplus. Puis ce n'est pas une dépense. C'est de réduire la dette. Alors, c'est
un choix qui est judicieux puis qui est... qui est très conservateur dans
l'approche, là.
M. Beauchemin : Bien,
«conservateur», ça, je vais... je vais vous laisser ce qualificatif. Je pense
que, pour plusieurs, ce n'est pas conservateur. Ça a été plutôt opportuniste.
Parce que vous avez fait quand même l'unanimité avec les groupes
environnementaux et le Conseil du patronat, que cette décision-là... allait à
l'encontre même de l'avenir économique à long terme du Québec. Cette
décision-là, là, va à l'encontre parce qu'on retarde l'inévitable
investissement à faire pour la lutte aux changements climatiques. Et donc on va
se trouver à avoir à dépenser cet argent-là plus tard à un prix plus élevé.
Donc, en bout de piste, ce qu'on fait, c'est qu'on fait encore ce qu'on... ce
que le gouvernement a fait depuis les huit dernières années, c'est qu'on a
pelleté par en avant sur le dos des prochaines générations tous ces coûts
reliés aux changements climatiques. Puis, OK, on le met dans le Fonds des
générations parce qu'on veut avoir un meilleur rendement. Tant mieux. On aurait
pu faire une décision... pas mal plus efficace. Mais, la réalité, c'est que,
là, on se trouve à taxer encore une fois les Québécois pour compenser pour la
mauvaise gestion des finances publiques. Puis, malheureusement, ce que ça
donne, c'est qu'en même temps on se trouve à retarder à plus tard les dépenses
qui vont avoir évidemment à coûter plus cher parce qu'on prend le surplus qui
aurait été attribué à faire ça à... le mettre dans le Fonds des générations. Le
Fonds des générations, là, aucun enjeu à ce qu'on mette de l'argent dans le
Fonds des générations. C'est... C'est rembourser la dette. Le concept en tant
que tel, je n'ai pas de problème avec ça. Le problème qu'on a, c'est
qu'initialement le mandat du Fonds d'électrification était tout à fait autre.
Et on a argumenté tout ça. On l'a vendu de même. Les Québécois paient, puis là,
soudainement : Ah bien, on va changer ça, parce que, tu sais, il faut que
je trouve une façon d'avoir de l'air moins dépensier aux yeux du Standard &
Poor's, ça fait que, là, je vais prendre ce surplus-là, je réduis la dette.
La... La chose qui aurait dû être faite, c'est de mieux gérer les finances
publiques.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, M. le Président, là, tu sais, il faut s'ajuster, là. En 2014, les
libéraux ont créé le Fonds vert, il n'y a rien qui sortait de ça. Alors, ça a
été plutôt un désastre, là, de ce qu'on me rapporte. Alors, ce qu'on a fait,
c'est qu'on a converti ça en FECC, bon, des sommes importantes qui se sont
accumulées...
Mme Duranceau : ...là, ce
qu'on dit, c'est qu'il y a quand même encore 8 milliards sur cinq ans qui
sont investis en... au niveau des changements climatiques, et là, ce qu'on
vient faire en transférant les surplus, parce que de toute façon, on ne peut
pas tout utiliser d'un coup, les surplus, on les transfère dans le Fonds des
générations, ça va nous permettre de sauver 80 millions d'intérêts par
année. Alors, moi, je pense que... nous, on pense que d'un point de vue de
bonne gestion des dépenses publiques, là, c'est un choix qui... qui est le bon
dans les circonstances.
M. Beauchemin : M. le
Président, si on... la chronologie du Fonds vert, là, je m'excuse, mais le
gouvernement actuel était pour, initialement, le Fonds vert qui a été mis en
place. Donc, ils avaient eu un moment pour «shiner», là, ils l'ont manqué, eux
autres aussi, un. Deuxièmement, on va s'entendre sur une affaire, ici, là. On
n'aurait pas eu un surplus de 1 milliard si l'idée était mauvaise. Donc,
l'idée était bonne, on a eu un surplus, je ne sais pas d'où vient la critique
clamant une mauvaise information, mais ceci étant dit, madame... M. le
Président, quand on est capables d'optimiser la gestion des finances publiques,
le 80 milliards... le 80 millions d'intérêts économisés aurait été un
multiple de ça, si on avait bien géré. On a fait le choix, à ce
gouvernement-là, de dépenser encore plus pour pouvoir, je ne sais pas quoi,
atteindre des seuils, dans l'opinion publique, plus élevés, peut-être, mais en
bout de piste, là, ce qu'on se trouve à faire, c'est de prendre l'argent qui a
été généré en disant à du monde : Vous allez contribuer, maintenant, à la lutte
aux changements climatiques. Oups, on a un surplus de 1 milliard, on vous
le prend, on va réduire la dette, ce qu'on aurait dû faire en gérant mieux les
finances publiques du Québec. Ça se résume à ça, madame... M. le Président,
puis quand on... quand on regarde tout ça, c'est triste de voir la résultante.
C'est triste de voir ça. Parce que ce que la CAQ aurait pu faire, puis je donne
un exemple totalement, là, non relié, là, à la conversation, là, mais on aurait
pu vendre la Société des alcools au lieu de continuer à observer un déclin de
ses revenus, on aurait pris cet argent-là, on l'aurait mis dans le Fonds des
générations, on aurait réduit la dette de 10, 12, 13, 14 milliards de
dollars, on en aurait économisé, des centaines de millions en intérêts. Mais
là, maintenant, la Société des alcools vaut une fraction de ça. On a perdu de
l'argent dans notre actif puis on a manqué une opportunité de réduire les
intérêts, je veux dire, il y a un paquet de choix que la CAQ aurait pu faire
pour améliorer la gestion des finances publiques, mais de faire ça en ne
donnant pas l'heure juste aux Québécois dès le départ, de prendre l'argent qui
est généré pour faire la lutte aux changements climatiques une priorité qui, en
passant, sortant de la bouche du premier ministre, semblait être une priorité à
l'époque, puis que là, maintenant, on dit : C'est beau, Mme la marquise,
il n'y a rien à voir, tassez-vous, on passe au prochain sujet. Je trouve ça un
petit peu désolant, M. le Président.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Autres questions, commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Mille-Îles.
• (10 h 50) •
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Écoutez, j'ai entendu la ministre mentionner que le Fonds vert,
tel qu'il était, ne fonctionnait pas et puis qu'il y avait un grand surplus.
Mais je rappellerais qu'il y a eu des opportunités, par exemple, la subvention,
hein, on l'a réduite, il y a la subvention pour les véhicules électriques, on
l'a réduite. Donc, c'est sûr que si on l'avait maintenue, bien, il y aurait
moins de surplus, par exemple. On peut aussi penser aux programmes pour le
déploiement des bornes électriques. Ce programme-là prend un sérieux retard. On
a... on devrait viser, je crois que c'est 300 000 bornes, on est à 30
000 bornes, on a même juste 10 % de notre objectif pour 2030, on est
très, très loin de l'objectif. Alors, le surplus pourrait servir aussi à
maintenir nos... nos objectifs, atteindre ce qu'on avait prévu avec ce fonds-là,
donc de... d'envoyer les sommes ailleurs, mais malheureusement, on perd des
opportunités d'atteindre nos propres objectifs de lutte aux changements
climatiques, et si on vise l'électrification de la flotte, bien, on le sait que
les bornes électriques, c'est majeur. S'il n'y a pas un réseau fiable de bornes
déployé à travers le Québec, bien, on peut oublier ça, là, les gens
n'embarqueront pas, là. Il y a des secteurs, certains secteurs, où ils sont mal
desservis, actuellement, par les bornes électriques, et on le voit,
malheureusement, il se vend moins de véhicules dans ces zones-là. Et là où il y
a un meilleur réseau, bien, il y en a plus. Ça, c'est un exemple, mais la
subvention a aussi fait... a été très utile, et je me souviens, j'ai fait
partie, là, du débat lors de l'étude du projet de loi n° 81, avec le ministre
de l'Environnement, où on a parlé...
Mme Dufour : ...de cette
subvention, il mentionnait à quel point, bien, ce n'était plus nécessaire, le
maintenir, parce que les normes zéro émission allaient faire en sorte que,
finalement, ça allait de soi, là, les voitures électriques allaient baisser de
prix pour pouvoir respecter leurs objectifs. Mais on connaît la suite, hein, on
a reculé sur les objectifs de réduction, dans le fond, les objectifs qu'on
s'était donnés de vente de véhicules électriques, donc, on a reculé là-dessus.
Et là le fédéral, récemment, a réinstauré sa subvention, justement, parce
qu'eux aussi ont reculé. Donc là, je pense qu'on se perd des moyens, là,
définitivement, on n'atteindra pas nos objectifs si on détourne les sommes
vers... vers d'autres utilisations.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires?
Mme Dufour : Bien, est-ce que
je peux avoir une réponse?
Le Président (M. Laframboise) :
Madame.
Mme Duranceau : M. le
Président, je comprends que ma collègue vient d'arriver, mais je m'en tiens à
mes commentaires précédents, là, ce que j'ai fait au député de
Marguerite-Bourgeoys.
Mme Dufour : Mais c'est que...
c'est que, moi, quand je suis arrivée, j'ai entendu l'affirmation que ça ne
fonctionnait pas, et c'est ce qui expliquait qu'il y avait un surplus. Moi, je
veux comprendre, si on a regardé l'utilisation du surplus. Puis, tu sais, en
coupant finalement les subventions pour les véhicules électriques, en ne
déployant pas le réseau de bornes et en mettant en place les subventions pour
soutenir le déploiement des bornes à la hauteur que ça devrait, selon notre
plan, bien, c'est clair qu'il y a un surplus parce qu'on ne l'utilise pas assez
à ses fins.
Je pourrais aussi rajouter les
municipalités qui demandent 2 milliards par année pour remettre aux normes
leurs infrastructures municipales pour s'adapter aux changements climatiques.
Elles estiment que, si elles ne mettent pas ces sommes, ça va coûter beaucoup,
beaucoup plus de sous. On s'entend qu'on est tous les mêmes payeurs de taxes,
là, ceux qui paient les taxes municipales ou qui paient les impôts, ce sont les
mêmes. Donc, l'adaptation aux changements climatiques devrait être prioritaire,
autrement, ça va nous coûter plus cher comme société. Et ça aussi, les surplus
auraient pu aller vers des programmes qui soutiennent les municipalités, à la
place, on a proposé quoi, je crois, c'est 500 millions sur cinq ans, on
est loin des 2 milliards par année. Donc, le surplus aurait pu aussi
servir à ça.
Puis, quand on dit, le programme ne
fonctionne pas parce qu'il y a des surplus, bien moi, j'aimerais savoir si on a
regardé pourquoi on n'a pas fait les dépenses selon les objectifs qu'on s'était
même donnés. Puis quand je dis «on», je parle du gouvernement actuel, là.
(Consultation)
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, écoutez,
tout ce que je peux ajouter, là, c'est que le surplus, dans le FECC, là, il ne
s'est pas accumulé... il s'est accumulé sur plusieurs années. Puis
l'utilisation des surplus, ça présuppose que ça va occasionner des dépenses
additionnelles. Là, il y a un déficit qu'il faut résorber, déficit qui s'est
créé pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, mais il faut le
résorber. Alors, d'aller utiliser les surplus du FECC, ça veut juste dire
creuser le déficit. Donc, je comprends, là, tu sais, le... la vision, là, de...
sur l'environnement, mais on dépense 1,4 milliard par année, là, dans des
mesures pour... pour améliorer les... pas les changements climatiques, là,
mais... Alors là, bien, c'est sûr que c'est infini, là, on peut en mettre
10 milliards par année, on peut utiliser tous les surplus. Mais, d'un
point de vue de l'impact sur le déficit, je ne pense pas que ce serait
judicieux. Et, par ailleurs, bien là, les surplus sont tellement importants
qu'on les vire au fonds des générations dans ce cas-ci. Puis ça va réduire la
dette, 80 millions d'intérêts par année. Alors, c'est une décision qui est
sensée puis qui est très judicieuse dans les circonstances, là, et responsable
pour utiliser les termes du ministre des Finances.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
Mme Dufour : Bien, j'attends
le micro. Merci. Bien, je voudrais rappeler que les sommes qui sont dans ce
fonds viennent principalement du système du SPEDE, du système de plafonnement
et d'échange des droits d'utilisation de GES. Les entreprises ont payé, ont
payé, et je me souviens très bien, j'étais à la ville de Laval, nous, on avait
des crédits de carbone qu'il fallait aller sur une... une bourse volontaire à
l'époque. Ça, ici, ce n'est pas une bourse volontaire, là, c'est une bourse qui
est obligatoire. Donc, les entreprises sont obligées de participer, sont
obligées de payer. Elles l'ont fait de bonne foi...
Mme Dufour : ...et sur
l'hypothèse que les sommes allaient servir à l'utilisation qui était prévue,
soit réduction des GES et adaptation au changement climatique. Donc, c'était le
but de ce système, et là, dans le fond, je m'excuse du mot, mais on trahit cet
engagement-là envers les gens qui ont payé de bonne foi puis... bien, de façon
obligatoire, il n'y avait pas... eux autres, ce n'était pas une bourse
volontaire à Laval, c'est un... c'est un cas différent qu'on avait, mais tous
ceux qui achètent des crédits de carbone, comme moi quand je... quand j'achète
un voyage et que j'achète des crédits carbone pour compenser mes émissions de
voyages, bien, je ne m'attends pas à ce que ça aille à réduire le déficit de
l'entreprise à qui j'achète les crédits de carbone. Je m'attends que ça aille à
l'utilisation que... tu sais, que j'ai faite quand je l'ai acheté, c'est-à-dire
compenser mes crédits de carbone. Là, c'est un détournement. On va détourner de
son... je cherche le mot en français «purpose», son...
Une voix : ...
Mme Dufour : Sa mission
première, voilà. La mission première du fonds était de s'attaquer au changement
climatique. L'adaptation est très importante. Je sais qu'il y en a qui ne
croient pas au changement climatique, mais reste qu'il y a une réalité, là, il
y a des tempêtes, il y a des feux de forêt, il y a des... et ça nous affecte et
on a besoin de sommes pour prévenir ça. Les feux de forêt, par exemple, il y a
quand, c'était en 2023, il y a eu énormément de feux de forêts qui ont détruit
des parcelles immenses du nord du Québec. Et le ministère des Forêts n'arrive
même pas à planter les arbres que ça prendrait pour remplacer cette forêt-là.
Mais il y a des sommes, il y a des sommes ici, là. Et là, on va perdre de la
capacité forestière parce que le ministère des Forêts n'a pas assez d'argent
pour ramener la forêt à l'état auquel elle était, puis elle n'a pas plus
d'argent pour amener une résilience de la forêt existante. Il faudrait faire
des lisières, par exemple, pour s'assurer que les prochains feux de forêt ne
détruisent pas autant que ça a été le cas en 2023.
Ça fait que là on s'enlève des moyens, là.
Là, on parle de déficit. Ah! il y a un déficit, c'est important, mais ça, on le
sait, c'est un déficit parce que l'argent a été mal géré. Mais ce n'est pas la
faute du Fonds d'électrification, des changements climatiques si l'argent a été
mal géré, si on a mis de l'argent dans Northvolt, si on a mis de l'argent dans
Lion Électrique, ce n'est pas la faute du fonds, puis ce n'est surtout pas la
faute des entreprises qui, elles, ont payé pour réduire, tu sais, leurs
émissions de GES, qu'ils ont payé de bonne foi des droits d'émission, et là, on
va détourner ça, puis ça va servir à un déficit. C'est sûr que ces
entreprises-là n'auraient pas payé les sommes qu'on leur a imposées si on leur
avait dit : Bien, c'est pour combler le déficit, parce que le gouvernement
a mal géré les finances publiques. Donc, il y a... pour moi, il y a quelque
chose de... fondamentalement erroné dans cette hypothèse et, non, il n'a pas
été mal géré le fonds, il a été mal utilisé et le gouvernement avait tous les
outils dans les sept dernières années, les sept années et demie pour bien
l'utiliser. S'il y a un surplus, c'est parce qu'on a choisi de ne pas
l'utiliser, probablement pour des raisons comptables, ça, je peux concéder,
parce que ça n'a pas été long, après un an, M. le Président, déjà on avait de
la misère avec les finances. Après un an du gouvernement de la CAQ. Donc,
malheureusement, c'est... le Fonds fait les frais de la mauvaise gestion des
finances publiques de ce gouvernement.
• (11 heures) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Duranceau : Non, M. le
Président, je suis prêt à passer à 138.
Mme Dufour : Qui ne dit mot
consent. Merci, M. le Président.
Mme Duranceau : M. le
Président, je vous ai dit non, je n'ai pas de commentaire. Je suis prête à
passer... à adopter l'article 137, puis passer à 138.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur le 37?
Mme Dufour : J'aimerais
comprendre comment, exactement... qu'est-ce que ça fait exactement quand on
dit : «a présenté à... à l'occasion du discours sur le budget, un cadre
financier global visant la lutte contre les changements climatiques»?
Mme Duranceau : Oui. Je vais
demander, M. le Président, au sous-ministre... sous-ministre adjoint aux
Finances de commenter.
Le Président (M. Laframboise) : Juste
vous présentez et...
Mme Dufour : Consentement, M.
le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement.
Vous vous présenté, puis par la suite répondre. M. le sous-ministre.
M. Poulin (Carl) : Bonjour,
Carl Poulin, du ministère des Finances...
Le Président (M. Laframboise) :
Ah! c'est vrai. Excusez, je vous avais déjà autorisé, c'est bon. Allez-y.
M. Poulin (Carl) : Je me suis
déjà présenté. Dans le fond, l'objectif, c'est juste de présenter, dans le
cadre du budget, les sommes qui vont être accordées dans les cinq prochaines
années au champ ou aux mesures de lutte aux changements climatiques et, dans le
fond, à l'adaptation aux changements climatiques. Grosso modo, c'est qu'on va
juste présenter le cadre financier des cinq années, le total des sommes qui
vont être... qui vont être accordées pour ces changements-là et le ministère de
l'Environnement, en contrepartie, va venir présenter le détail des mesures qui
vont être retenues dans ce... dans ce plan de mise en œuvre là, qui va être
pour cinq ans...
11 h (version non révisée)
M. Poulin (Carl) : ...ça fait
qu'on vient définir dans la loi que le ministère des Finances vient présenter
le cadre financier global du... des sommes accordées, là, pour les changements
climatiques. Ça comprend les revenus du FECC, mais ça comprend aussi d'autres
revenus, des transferts fédéraux, des sommes... notamment.
Mme Dufour : OK. Une question
spécifiquement sur le SPEDE. Vous comprenez ce que j'ai mentionné par rapport aux
sommes que des entreprises ont été obligées de payer, puis tout ça, puis il y a
eu un engagement qui venait avec ça. Est-ce que 100 % des sommes du SPEDE
vont apparaître dans ce cadre-là?
M. Poulin (Carl) : Oui,
100 % des sommes à venir, dans le fond, à partir de 2026... de l'année 2026-2027,
2027-2028, comme qu'on a fait, dans le fond, 2025-2026 vont être consacrées,
dans le fond, aux changements climatiques. Toutefois, s'il y a des surplus ou
des déficits à la fin de l'année, bien, ça... ils ne seront pas là.
Mme Dufour : OK. Mais comment...
Parce que, là, il y a le surplus du passé, mais là comment, dans le futur, les
sommes vont être... il va être défini s'il y a des surplus ou pas? Parce qu'on
s'entend que, si on ne les dépense pas, ça fait un surplus, mais c'est parce qu'on
choisit de ne pas les dépenser, là.
M. Poulin (Carl) : Bien, les
revenus, grosso modo, sont sur des bases de prévision, c'est certain. Les
revenus du marché du carbone, c'est... dans le fond, c'est une enchère, mais ça
dépend du prix du marché qui est établi. C'est certain que ça reste une
prévision. On ne peut pas savoir exactement à combien qu'ils vont se vendre,
ces unités-là, mais on a quand même une bonne idée des revenus du SPEDE, comme
vous mentionnez. Mais qu'est-ce qu'on... c'est qu'on s'assure de faire des
ajustements en cours d'année. Si jamais il y a des surplus en cours d'année, bien,
elles sont réallouées à d'autres mesures, souvent, par le ministère de l'Environnement.
Mme Dufour : Je comprends la
question des revenus, la bourse du carbone, c'est quelque chose que je connais,
mais, moi, ce qui me préoccupe, c'était la question des dépenses, tu sais, dans
le fond, comment on va s'assurer que les revenus puis les dépenses... tu sais, que
ce qui est... ce qui est généré par la bourse du carbone est dépensé réellement
en lutte aux changements climatiques. Parce que c'est sûr que, si on ne dépense
pas, ça fait un surplus, mais on choisit de ne pas dépenser.
M. Poulin (Carl) : Pour les
dépenses, je laisserais le ministère de l'Environnement répondre.
Le Président (M. Laframboise) :
...et ensuite... Est-ce qu'on... consentement à ce que...
Mme Dufour : Bien sûr, je
consens toujours, surtout à monsieur.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, allez-y.
M. Savoie (Jocelyn) : Bonjour.
Jocelyn Savoie, sous-ministre adjoint lutte aux changements climatiques et...
enfin, transition climatique et énergétique. Oui, j'ai toujours de la
difficulté avec mon titre, mais enfin.
La façon dont fonctionne la gestion du
fonds... puis l'article de loi ne vient pas changer ce qui est déjà en cours
depuis de nombreuses années. Le ministère des Finances, par définition, a la
responsabilité d'établir le cadre financier. L'article de loi vient expliciter
ce rôle-là, mais il est déjà... c'est déjà acquis. Nous, ce qu'on fait, c'est :
sur la base de la prévision du ministère des Finances, on établit notre
prévision de dépenses, qui s'appelle un plan de mise en œuvre annuelle. On le
révise à chaque année. Il est publié habituellement quelque part en avril ou
mai, des fois un petit peu plus tard. Dans cette planification-là, on vient
prévoir les sommes qui vont être affectées aux différentes mesures du plan d'action.
Il y a des mesures qui sont au ministère, la plupart de nos programmes. Il y a
également des mesures dans des ministères tiers comme Transports, exemple Écocamionnage
ou le transport collectif, des choses au niveau de le ministère de l'Agriculture,
Sécurité publique et autres. Trois volets, donc autant adaptation, réduction de
changements climatiques que transition énergétique.
Donc, on fait une planification, comme l'indiquait
mon collègue. En cours d'année, on fait des révisions dans l'optique, là, de la...
je dirais, l'optimisation de nos opérations. Dans l'année qui vient, l'essentiel
des révisions vont être faites à l'automne pour nous permettre de faire des
réallocations en fonction de quel programme a fonctionné, quel programme a
rencontré des difficultés, où en sont les estimations de ce qui va être dépensé.
À ce moment-là, on fait une série de réallocations puis on avise les ministères
ou les porteurs concernés de leurs nouvelles enveloppes. Puis, ensuite, vers la
fin de l'année, on va refaire un peu cet exercice-là quand on approche de la
fin de l'année puis qu'on constate que certains projets ont pris du retard, parce
qu'il y a beaucoup de projets qui sont avec des promoteurs privés. Des fois,
ils vont nous aviser qu'ils ont un échec dans leurs projets. Là, à ce
moment-là, on va réaffecter les sommes une autre fois à des programmes qui sont
susceptibles de pouvoir parvenir à dépenser la totalité, là, des enveloppes.
Évidemment, comme... comme l'indiquait mon
collègue, marché du carbone, quatre enchères par année. La dernière enchère est
en février. Elle a eu lieu la semaine dernière. Parfois, les revenus diffèrent
de ce qui était notre prévision. Ça peut expliquer certaines fluctuations. Puis,
des fois, il y a également des phénomènes extérieurs qui peuvent affecter
fortement, là, la réalisation des dépenses. Par exemple, l'année dernière, avec
l'arrivée du gouvernement américain, beaucoup de projets ont soudainement
arrêté en cours de route, puis on s'est retrouvés avec des retards dans
certains projets. Donc, ces événements-là sont en dehors de notre contrôle, mais
tout ce qu'on voit venir, tout ce qu'on peut prévenir par le biais, là, de
sondages réguliers auprès des subventionnés ou de suivis auprès des ministères
nous permet, là, d'optimiser le mieux possible l'utilisation des sommes puis
donc de... d'utiliser la totalité, l'objectif étant d'utiliser la totalité de
notre budget.
Cette année, par exemple... on est dans la
fermeture de l'année puis normalement on devrait arriver à peu près à zéro...
M. Savoie (Jocelyn) : ...si
on ne s'est pas trompés, là, dans notre évaluation des projets, là, qui vont se
compléter correctement d'ici le 31 mars.
Mme Dufour : Merci pour
l'explication détaillée. De ce que je comprends, c'est qu'il ne devrait pas y
avoir de surplus dans une année parce que les besoins sont grands. Vous avez
parlé de l'agriculture. L'UPA demande, les agriculteurs demandent davantage de
sommes depuis des années pour s'adapter aux changements climatiques. Idem pour
les municipalités. Elles demandent des sommes substantielles puis ça, je l'ai
mentionné. Donc, quand j'entends, je ne sais pas, je n'ai pas retenu le nom de
la personne qui vous a précédé, mentionner que, s'il y a des surplus à la fin
de l'année, bien là, ça va être réalloué. Bien, je ne comprends pas. Ça
devrait... il ne devrait pas y en avoir de surplus.
Mme Duranceau : ...M. le
Président, là, les demandes du monde sont infinies, là, que ce soit en
environnement, que ce soit en santé, que ce soit en éducation, que ce soit en
habitation. Ça fait qu'il y a beau avoir des surplus, il y a un cadre financier
puis si ça ne reste pas dans les surplus, ça s'en va à la dépense. Puis la dépense,
ce qu'elle fait, c'est qu'elle augmente le déficit. Ça fait qu'il y a un budget
annuel qui est prévu. Si les revenus sont plus grands finalement puis qu'il y a
un surplus dans le fonds au-delà de ce qu'on voulait dépenser, bien, il sera
affecté à d'autres, puis on va le voir plus tard. Mais ce n'est pas vrai qu'on
va, comme, tout le temps écouter tout le monde puis répondre à toutes les
demandes, là. Tu sais, il faut que ça balance, là, à la fin de l'année.
Mme Dufour : Moi,
madame... M. le Président, je ne parle pas d'éducation, de santé, de logement,
là, je parle du fonds d'électrification aux changements climatiques. Le Fonds,
le Fonds a été créé et payé par des gens qui ont émis des émissions, là, qui
ont émis, tu sais, du carbone puis qui ont payé pour des crédits pour réduire
leurs émissions. Ce n'était pas pour la santé, ce n'était pas pour l'éducation,
ce n'était pas pour le logement, c'était pour le fonds d'électrification aux
changements climatiques. «That's it, that's all.» C'est juste pour ça qu'ils
ont payé. Comme quand moi j'achète un billet d'avion et que j'achète des
crédits de carbone pour réduire mes émissions, ce n'est pas vrai que j'achète
ça pour payer la secrétaire d'Air Canada ou pour, je ne sais pas, on pourrait
donner des exemples comme ça. C'est pour réduire mes émissions de carbone.
«That's it, that's all».
Donc, normalement, dans un... ce fonds-là,
il ne devrait pas y en avoir de surplus réalloués ailleurs parce que les
besoins en changement climatique, ils sont grands. Et si un programme ne
fonctionne pas bien, bien, il y en a d'autres qui peuvent l'absorber, mais ça
ne devrait pas aller ailleurs. Tu sais, on va séparer le fait, le surplus
précédent, là, qui aurait pu être réutilisé ailleurs il y a longtemps, puis le
surplus annuel. Là, ce que j'entends, c'est qu'à chaque année, on pourrait
détourner des sommes du SPEDE pour les envoyer dans d'autres choses parce que
le gouvernement gère mal.
Mme Duranceau : Pas
d'autres commentaires.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, madame? Ça va?
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci
beaucoup. À mon tour de saluer tous les... banquette ministérielle. Je me joins
à la commission, désolé pour le retard. Je veux juste ajouter un commentaire,
mais j'aimerais ça revenir sur l'article 137 pour comprendre certaines
dispositions. Mais sur la discussion tout à l'heure, il faut se rappeler, Mme
la ministre, que le SPEDE n'est pas une taxe, là, ce n'est pas, je prends... ce
n'est pas... ça n'a jamais été fait comme une taxe. Une taxe, là, c'est
lorsqu'on va chercher des revenus que, par la suite, le gouvernement va allouer
ces revenus-là comme bon leur semble. Le SPEDE, dans le système de plafonnement
et d'échange, est un fonds pour redistribuer en même temps. C'est aussi ça
l'objectif. Donc, oui, utiliser le principe du pollueur-payeur, mais par la
suite, avec les revenus et les surplus qui sont générés, le principe sur lequel
des grandes entreprises ont dit oui à participer, c'est la redistribution,
c'est la création des fonds de réinvestissement. Et c'est là qu'on a failli
au... on a fait une grande faille au Québec parce qu'on a accumulé.
• (11 h 10) •
Puis je pourrais vous raconter, là, ça
fait longtemps que je suis ces dossiers puis en 2023, en 2024, je me suis levée
en Chambre pour poser des questions au ministre Environnement, et que,
lui-même, nous disait qu'il y allait avoir une meilleure redistribution de ces
fonds-là, meilleure... Parce qu'à plusieurs reprises, là, ce n'est pas la
première fois qu'on parle du manque en redistribution. Et un jour il nous a
glissé qu'on pouvait commencer à mettre de côté des surplus comme c'était un
CELI. Mais ce n'est pas un compte d'épargne, ce n'est pas fait pour utiliser ça
dans un objectif fiscal, mais dans un objectif de redistribution puis de lutte
aux changements climatiques.
On va avoir la chance de discuter plus en
profondeur au 141, mais je veux revenir ici au 137 pour bien comprendre
l'intention de l'article. Lorsqu'on dit que le ministère, le ministère des
Finances, va inclure dans sa responsabilité...
Mme Zaga Mendez : ...de
présenter le cadre financier global visant la lutte contre les changements
climatiques. Ici, qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Parce que le Plan
pour une économie verte et le plan de réduction de lutte aux changements
climatiques est une responsabilité du ministère de l'Environnement. Est-ce
qu'elle... Est-ce que ça, ça veut dire qu'on va avoir une approche seulement
fiscale? Qu'est-ce qu'on introduit avec le mot «cadre financier global»?
Mme Duranceau : M. le
Président. Je vais laisser M. Savoie.
Le Président (M. Laframboise) : ...
M. Savoie (Jocelyn) : Rebonjour.
Il faut mettre cet article-là en lien, là, avec l'article 140. Dans
l'article 140, on vient rappeler... on vient reproduire, là, une ancienne
disposition qui disait que le ministère de l'Environnement établit la
planification de dépenses en collaboration avec le ministère des Finances. Il
n'était jamais précisé de manière explicite la nature de cette
collaboration-là. On vient, par cet article-là, clarifier cette
collaboration-là qui, dans le fond, est... explicite le rôle de base du
ministère des Finances qui est d'établir le cadre financier global du
gouvernement.
Et, dans le cas présent, comme on a un
fonds dédié, il vient nous appuyer en fournissant la prévision des revenus.
Dans les faits, c'est ce qui est fait annuellement. On vient juste mettre dans
la loi la pratique usuelle qui est appliquée depuis toujours, c'est-à-dire le
ministère des Finances fait la prévision, on lui fournit des intrants en lien
avec le marché du carbone, le SPEDE, et puis, comme l'a dit mon collègue
tantôt, on complémente la prévision avec les revenus de quote-part, les revenus
fédéraux et certains autres éléments, revenus d'intérêt et autres, là, si
jamais il y a... il y a... il y a des surplus d'accumuler dans le fonds. Donc,
à partir de là, ils nous fournissent notre cadre financier global, global.
Donc, tout le détail de l'utilisation de
ces sommes-là se fait via la planification que j'évoquais précédemment, le PMO,
le plan de mise en oeuvre qui est, annuellement, présenté au gouvernement puis
donc, après ça, rendu public. Puis c'est ce plan-là, sous la responsabilité du
ministre de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques, Faunes
et Parcs, qu'on vient expliciter tout ce qui va être fait dans l'année.
Mme Zaga Mendez : Merci. Vous
avez dit un mot-clé ici : L'utilisation du fonds dédié. Je veux juste bien
comprendre, parce que c'est vers là qu'on s'en va dans l'article... dans les
articles suivants, là, vous l'avez dit, «fonds dédiés», là, un fonds dédié.
Pouvez-vous juste nous aider, par définition du «fonds dédié»?
M. Savoie (Jocelyn) : Quand
vous regardez les dispositions, le fonds est créé pour alimenter les mesures en
lutte aux changements climatiques. Donc, les sommes servent à élaborer le PMO.
À la fin de l'année, il est possible qu'il y ait des surplus ou des déficits en
fonction de la performance des mesures qui avaient été prévues. C'est ce qui
fait que, certaines années, on a eu des surplus puis, d'autres années, on a eu
des déficits. Le tout s'en va dans le fonds.
Mme Zaga Mendez : Puis
peut-être... Vous avez parlé du PMO, là. C'est un... c'est un plan que j'ai
suivi en détail dans les dernières années. Sentez-vous qu'on aurait pu... Parce
que le PMO, on était... certains ont été indexés, certains montants, puis je
salue... par exemple en adaptation aux changements climatiques, d'autres
montants n'ont pas suivi. Sentez-vous que, dans les fonds dédiés, comme vous
dites, qui devraient alimenter puis venir donner du mordant au PMO, on a fait
ce qu'il fallait? Parce que, quand je vois 1,6 milliard de dollars
qui ont... qui sont... qui ont été accumulés dans les cinq dernières années et
un PMO qui a augmenté à peine... Parce que le PMO finance des actions à la
lutte aux changements climatiques, elles doivent donner un résultat. Vous
connaissez les chiffres comme moi. Nous n'avons pas réduit de façon
significative nos cibles en gaz à effet de serre. Est-ce que vous sentez qu'on
aurait pu faire plus avec ces surplus-là dans les PMO des dernières années?
Mme Duranceau : Bien, moi, M.
le Président, je vais répondre à ça, là. Déjà, au Québec, on est parmi les
meilleurs en Amérique du Nord relativement à l'émission de gaz à effet de
serre. Alors, on considère qu'à un moment donné il faut être raisonnable dans
l'approche. Tu sais, à quel prix on veut être les premiers tout de suite? Je
pense qu'il y a un choix qui a été fait. Puis il y a... il y a un équilibre. Ce
n'est pas dogmatique. Puis c'est raisonnable et responsable dans les
circonstances.
Mme Zaga Mendez : Ma question
est beaucoup plus sur le plan qui déploie la lutte aux changements climatiques.
Ce n'est pas sur le débat : Est-ce qu'on devrait aller plus loin ou moins
loin? On s'est donné une cible qui a été votée par le gouvernement de la CAQ.
Il y a eu un plan qui est déployé chaque année, qui devait respecter
l'équilibre dont la ministre parle, mais les montants n'ont pas suivi. Il y a
eu 1,6 milliard de dollars qui se sont accumulés pendant cinq ans. Est-ce
qu'elle est capable, Mme la ministre, de reconnaître que, là, on aurait pu
financer davantage des mesures de lutte aux changements climatiques avec les
1,6 milliard qui sont... qui se sont accumulé?
Mme Duranceau : ...que, d'un
point de vue budgétaire, là, on est passé de 6 milliards sur...
Mme Duranceau : ...cinq ans,
dans la lutte aux changements climatiques, à 10 milliards sur cinq ans. Ça
fait que c'est beaucoup d'argent. Là, à quel prix on veut tout régler tout de
suite? C'est...
Mme Zaga Mendez : Pouvez-vous
donner les années entre 6 milliards puis 10 milliards?
Mme Duranceau : Oui, allez-y,
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : ...nos
premiers PMO, 2021, on était autour de 6 milliards sur cinq ans.
Graduellement, les revenus se sont accrus par le biais de l'entremise du SPEDE,
notamment, ce qui nous a amené à un sommet de 10 milliards sur cinq ans
dans le dernier PMO. C'est ce qui a été publié l'année dernière. Donc,
techniquement, on a augmenté les sommes consacrées.
Puis, pour les surplus, comme je vous dis,
c'est une question de performance de gestion, dans certains cas. Il y a des
années où on a fait des déficits, des années où on a fait des surplus.
Idéalement, on cherche à tendre vers zéro.
Mme Zaga Mendez : J'essaie de
voir les chiffres devant moi. Dans le dernier budget, il y a quand même eu une
réduction de près de 500... de quelques centaines de millions de dollars. Ça,
c'était pour vous... Parce que, là, nous, ce qu'on voit, là, c'est qu'avec le
dernier budget puis avec l'annonce des détourner des fonds, c'est le plus grand
recul qu'on a fait en termes de sommes dédiées à la lutte aux changements
climatiques.
M. Savoie (Jocelyn) : Juste
un élément, là, pour vérifier certains trucs dans la discussion. Notre
prévision dépend des prévisions du marché du carbone. Le marché du carbone a
été moins rentable cette année qu'il a été voilà deux ans. Donc, oui, dans les
prévisions, il y a une légère baisse, mais elle est essentiellement attribuable
à l'évolution de nos revenus. On fonctionne sur la base d'une bourse, on est
dépendants de l'offre et de la demande sur cette bourse-là.
Maintenant, pour ce qui est de la question
des surplus, comme il a été dit précédemment, une fois qu'un surplus est
inscrit, dans le fond, l'utiliser, pour nous, induit automatiquement un déficit
pour le gouvernement qui va devoir être compensé par quelqu'un. Si, par
exemple, je voulais prendre 200 millions dans le surplus accumulé, ce
qu'il va se produire, c'est que je vais créer un déficit de 200 millions.
Parce que, dans le passé, ce surplus-là était comptabilisé dans l'équilibre
budgétaire consolidé du gouvernement. Donc, je vais créer un déficit. Donc,
quelqu'un dans le gouvernement ailleurs, santé, éducation, aide aux familles,
vous choisirez, va devoir fournir 200 millions de compressions pour
compenser le fait que je crée un déficit. Donc, c'est pour ça qu'historiquement
le ministère, sauf exception, n'a jamais recouru au surplus accumulé parce
qu'ils sont déjà comptabilisés dans les équilibres budgétaires du gouvernement.
Donc, l'utiliser induit une perte. Donc, il faut que quelqu'un la compense.
Mme Zaga Mendez : Mais, si je
comprends, en surplus... je comprends le calcul fiscal avec comptable que vous
faites à partir du surplus. Mais pourquoi c'est rendu... je pense, la question
qu'on se pose, c'est pourquoi on s'est rendu à un surplus. Puis, bon, vous
allez me dire : Il y a un budget qui est fait pour le PMO, on a couvert
les dépenses du PMO, mais pourquoi ne pas avoir créé, par exemple, des fonds
d'urgence d'adaptation aux changements climatiques? Pourquoi avoir créé des
fonds qui sont dédiés et qui peuvent... et, comme ils sont dédiés, ils peuvent
par la suite être utilisés? Parce que c'est là, le choix, là, de... on a un
surplus parce qu'on a délimité des dépenses en lien avec la lutte aux
changements climatiques et, par la suite, ces montants-là se sont accumulés.
Vous avez dit : On a une baisse de revenus de la part du marché du carbone
pour pas... Pourquoi ne pas avoir créé, à l'intérieur du PMO, un montant qui
nous permet de prévoir la baisse en termes de revenus et qui vient financer un
PMO beaucoup plus durablement?
• (11 h 20) •
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, c'est... peut-être qu'il aurait pu se passer plus de choses, mais la
décision qui a été prise par le gouvernement, c'est d'investir, comme on vous a
dit, là, de passer de 6 milliards à 10 milliards sur cinq ans. C'est
déjà énormément d'argent qui est consacré à la lutte aux changements
climatiques, et il y a d'autres besoins dans l'État, notamment en santé, en
éducation, en habitation, pour ne nommer que ceux-là. Alors, quand on gouverne,
on ne peut pas gouverner avec une seule vision de régler une seule affaire.
L'environnement fait partie de l'ensemble des questions importantes dont il
faut tenir compte. Puis, bien, les choix qui ont été faits sont ceux qui ont
été faits. Ça fait que ça se peut que ça ne corresponde pas à votre vision,
mais c'est les choix que le gouvernement a faits à ce moment-là.
Mme Zaga Mendez : Je n'ai pas
d'autre commentaire pour le moment, je pense qu'on va continuer avec la
discussion des articles.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 137?
Mme Dufour : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Donc, juste
par rapport à ce que M. Savoie a mentionné, là, ce que je comprends bien,
là... si je comprends bien, c'est que, si on faisait appel, dans le fond, au
surplus, cumulé, bien là, ça... il y aurait eu des compréhensions ailleurs.
Donc, ce n'est pas que le fonds ne fonctionnait pas, c'était : On avait
besoin de le garder, du moins dans les dernières...
Mme Dufour : ...les sept
dernières années, ce surplus là, parce qu'il aurait pu être utilisé, mais si on
le faisait, ça aurait amené, finalement un plus grand déficit ou des
compressions ailleurs, donc, on a choisi de ne pas l'utiliser. Je veux juste
bien comprendre, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Bien non, je
n'ai pas d'autres commentaires.
Mme Dufour :. Donc, ma
compréhension, je ne sais pas, ce... ce que je comprends, en tout cas, si M.
Savoie veut juste le réexpliquer, mais ce que j'ai entendu, c'est qu'il ne
pouvait pas utiliser, dans le fond, s'il y avait un déficit de
200 millions dans le SPED, il ne pouvait pas utiliser le surplus cumulé
parce qu'autrement, ça aurait amené des compressions ailleurs. Ça, c'est bon,
cette compréhension-là?
Mme Duranceau : Le fonds...
le fonds, il n'est pas tout seul, là, il est inscrit dans le cadre financier du
gouvernement, puis s'il y a des surplus qui s'accumulent d'une année à l'autre,
bien, ils sont considérés dans le cadre, alors, si on vient utiliser ces
surplus-là, bien, on vient provoquer une dépense qui, pour l'année donnée, va
augmenter les dépenses, puis si on est en situation de déficit, qui va
augmenter le... le déficit.
Mme Dufour : Donc... donc, ce
fonds-là a été utile dans les dernières années, le fonds cumulé, là, du Fonds
vert, là, le... ça, ça a été utile dans les dernières années parce que j'en....
moi, je suis arrivée, la ministre a dit que ça avait été une mauvaise gestion,
que... parce que le fait qu'il était cumulé, qu'il y avait les sommes
accumulées qui n'avaient pas été dépensées, c'était une mauvaise gestion, mais
je comprends que ça a été plutôt utile.
Mme Duranceau : Quand il y a
un surplus dans une année X, c'est un revenu dans cette année-là, c'est ça que
ça fait. Ça fait qu'il a-tu été utile? Si on était, par ailleurs, en situation
de surplus budgétaire, ça augmentait le surplus, puis si on était en déficit,
bien, ça venait compenser globalement le déficit pour cette année-là. Ça fait
que ça a-tu été utile? Oui, à certains égards, pas assez à d'autres égards, là.
Mme Dufour : Il aurait fallu
qu'il y ait plus d'argent dedans pour qu'il y ait moins de déficits.
Mme Duranceau : Ça dépend
de... ça dépend de l'année dont on parle.
Mme Dufour : Mais je veux
juste revenir sur le cadre financier global, là, la façon qu'il est établi, là,
dans ce que l'article 137 prévoit. Là, j'ai entendu le sous-ministre mentionner
que... c'est bien sous-ministre, hein, je ne veux pas...
Une voix : ...
Mme Dufour : Sous-ministre
adjoint, pardon, j'ai entendu M. Savoie mentionner que les revenus du SPED
avaient été moindres. Dans un cas comme ça, quand les programmes sont
préétablis, par exemple, sur trois ans, parce qu'il y a des programmes aux
années mais il y a des programmes sur plusieurs années, puis qu'on voit les
revenus baisser, le marché du carbone est moins intéressant, mais à ce
moment-là, comment on ajuste le cadre? Tu sais, parce que les programmes, il y
a, comme, déjà des engagements faits.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : Oui, ce
qu'on va faire, habituellement, dans ces circonstances-là, c'est qu'on va voir
si... Supposons que dans une année donnée, un programme ne fonctionne pas, on
va évaluer, avec le ministère concerné, s'il y a lieu de maintenir le programme
ou s'il y a lieu de décaler dans le temps les sommes qui lui sont affectées. À
ce moment-là, on va regarder dans le futur : Est ce qu'on est capable de
faire des réajustements? Pareil quand ce sont nos programmes, dans certains
cas, il y a des programmes qui peuvent, à un moment donné, s'avérer non
performants, puis on va... on va y mettre fin, c'est déjà arrivé par le passé,
c'est la vie des programmes. Parfois, on imagine que la réponse va être dithyrambique,
certains programmes ne génèrent pas l'enthousiasme attendu. Donc, on fait de la
gestion de programmes, on évalue leurs performances, on... si, effectivement,
c'est juste une question de décalage dans le temps parce que ça a été long pour
démarrer, on va essayer de voir comment maintenir l'enveloppe du programme dans
le temps jusqu'à sa date de fin qui est prévue, puis à ce moment-là, on va
faire des réallocations dans notre prévision. Ça fait qu'il y a l'année en
cours puis il y a les années subséquentes, notre PMO est sur cinq ans, donc, on
a toujours... connaît déjà un peu notre cadre financier pour les cinq
prochaines années, puis quand on va arriver pour le nouveau PMO, on va venir
officialiser certaines de ces réaffectations-là dans le futur, parce qu'on va
venir présenter la nouvelle prévision sur cinq ans, puis on va voir qu'est-ce
qui peut se passer.
Mme Dufour : OK, mais c'est
la portion revenu, là, qui est... qui est... Tu sais, là, vous m'avez mentionné
que le marché du carbone avait été moins bon, est ce qu'à ce moment-là, il y a
des... tu sais, est-ce qu'on est plus pessimiste quand on prévoit, finalement,
le cadre... financier au début de l'année, au moment du budget, pour s'assurer
de ne pas vivre ces aléas-là? Comment... comment on...
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
supposons qu'on anticipe, par exemple, que les revenus vont être moindres,
bien, on va... on va prendre acte de cette possibilité-là et elle va se
refléter dans la prévision, on donc tout de suite travailler notre plan de mise
en œuvre en conséquence. On va venir revoir certains programmes en déterminant
lesquels doivent avoir le cœur de notre action, lesquels sont accessoires, puis
à ce moment-là, on va venir répartir différemment les enveloppes. Mais ça,
c'est une question de gestion en fonction du budget, là, qui est prévu. C'est
pareil pour l'ensemble du gouvernement...
M. Savoie (Jocelyn) : ...les
années de crise économique, les revenus sont moindres, donc tout
gouvernement... réajuste sa gestion de programmes en conséquence. Les années
plus florissantes, on réajuste autrement.
Mme Dufour : OK. Les
programmes, vous avez mentionné, qui sont moins performants. Comment c'est
défini, qu'un programme est moins performant? Est-ce que c'est seulement... tu
sais, la demande finalement, là, le... ou c'est aussi les effets sur la
réduction, par exemple, des GES ou sur l'atténuation des changements
climatiques?
M. Savoie (Jocelyn) : Plusieurs
éléments sont pris en compte. Il y a effectivement l'absence de demande ou la
présence de demande, le rendement en termes de réduction de GES dans le cas
d'un programme d'atténuation des émissions. Tant qu'on a un programme
d'efficacité énergétique, ça va être sa performance pour réduire la
consommation d'énergie verte ou pour faire la transition entre une énergie
d'hydrocarbure vers une énergie verte. Il y a différents éléments qui vont être
pris en compte. On a plusieurs paramètres, là, qui figurent dans nos
évaluations pour déterminer si un programme doit se poursuivre ou s'il doit
être arrêté en fonction... Il y a sa performance puis aussi la capacité que ce
programme-là a de contribuer efficacement à l'atteinte de nos cibles. Il y a
certes la cible de réduction de GES, mais il y a également d'autres cibles
intermédiaires qu'on a. Puis, à ce moment-là, on regarde si le programme est
susceptible d'atteindre la cible concernée. Ça peut être en efficacité
énergétique, en nombre de véhicules sur les routes. Enfin, on a
21 indicateurs, là, qui sont actuellement en révision.
Mme Dufour : L'atténuation
aux changements climatiques, ça en fait partie?
M. Savoie (Jocelyn) : Oui.
C'est la réduction des GES.
Mme Dufour : C'est-à-dire
l'adaptation aux changements climatiques. Pardon.
M. Savoie (Jocelyn) : Oui. On
a également en adaptation. On a tout un pan sur ce volet-là, avec un certain
nombre de programmes qui visent à mettre en place, là, des mesures d'adaptation
sur le territoire. Puis ils sont évalués dans l'optique de ce qui est notre
objectif, compte tenu, bon, de ce qu'on anticipe avec le réchauffement
probable. Puis, à ce moment-là, on regarde qu'est-ce qui pourrait être mis en
place. Puis les principaux... éléments, dans ce domaine-là, ils sont beaucoup
au niveau des inondations, milieu municipal et autres, ATCL et autres
programmes, là, Oasis, qui sont connus, puis aussi via le... par exemple, le
cadre de sinistres, de gestion des sinistres, là, du ministère de la Sécurité
publique, qui est également financé en adaptation par le FECC.
Mme Dufour : Est-ce qu'on
regarde le coût à la tonne de réduction avant ou on le fait juste après? Tu
sais, parce que, là, on parle vraiment du cadre financier. Ça fait qu'on
prévoit un... des programmes, on prévoit les revenus. Mais comment on
établit... Moi, j'ai l'expérience, comme je disais, à la ville de Laval, là. On
avait mis en place un programme de... Par exemple, on a mis... Bien, la seule
ville au Québec qui a mis en place une subvention pour les véhicules
électriques, à l'époque, puis on l'avait fait pour les vélos électriques, puis
on l'a fait pour les... comment on appelle ça, les chauffe-eau... pas les
«chauffe-eau», les fournaises et les... au... non, non, pas au «diesel», là, au
mazout, voilà, fournaises au mazout, pour remplacer ça par de l'électrique.
Puis, tout ça, ça avait l'air des bonnes idées, là, mais quelques années ou
quelques... oui, quelques années plus tard, on s'est rendu compte que
finalement, tu sais, celle de vélos puis celle de véhicules étaient très chères
à la tonne versus, au mazout, c'était très payant. Ça fait qu'on a mis bien
plus de sommes vers ce programme-là. Ça, je parle à l'échelle de la ville. Ça
fait que je voudrais vous entendre, comment qu'ils sont évalués, les programmes
au niveau du gouvernement, quand on se concentre simplement sur l'objectif de
réduction des GES.
• (11 h 30) •
M. Savoie (Jocelyn) : Si on
prend un programme, disons ÉcoPerformance, qui est notre... notre vaisseau
amiral en réduction de GES, là, il y a des normes, des des seuils minimaux de
réduction qui doivent être atteints par dollar versé dans un projet. Il y a une
évaluation qui est faite avant l'octroi d'une subvention à un bénéficiaire. Il
y a une évaluation qui est faite, en cours de réalisation du projet et à la
fin, pour déterminer s'ils ont atteint les niveaux requis. C'est... L'atteinte
ou non des résultats attendus affecte le niveau de subvention qui va être
accordé. Donc, les programmes intègrent cette notion-là, là, de performance.
Puis donc on a une évaluation postprojet aussi qui est faite, là, de l'atteinte
des résultats de GES. Puis, à ce moment-là, on prend ces éléments-là pour
évaluer si on atteint nos objectifs ou non. À chaque fois qu'il y a un projet
qui est fait, il va y avoir une évaluation de son impact de réduction de GES.
Puis, à ce moment-là, nous, ça nous permet de voir si le programme génère ce
qu'il doit générer. Puis, à ce moment-là, on va faire des réajustements en
conséquence, par exemple, en modifiant ses paramètres ou en l'abandonnant,
supposons que c'est un... un programme non performant.
Mme Dufour : Un programme
comme Écocamionnage, qui est arrêté en plein milieu de l'année, est-ce que
c'est... c'est le fruit d'une évaluation financière... Tu sais, qu'on sent
qu'on s'en va vers un déficit, puis là, on décide, on va le reporter pour
quelques mois pour que ça aille à la prochaine année financière...
11 h 30 (version non révisée)
M. Savoie (Jocelyn) : ...Écocamionnage
avait, de mémoire, épuisé son enveloppe puis il devait être refait, là, reconstruit,
disons... pas reconstruit, mais réécrit, là. Ça a été fait. Il a été normé cet
automne. Et donc on a rendu à nouveau disponibles des sommes. Il a son
enveloppe pour terminer l'année également. Il y a des sommes dans les
prochaines années qui sont prévues au PMO.
Mme Dufour : Et, de mémoire,
il y avait des sommes au dernier budget, mais ça a pris... tu sais, le budget c'est
au printemps, mais ça a pris jusqu'à l'automne, avant que les sommes soient
vraiment disponibles, alors que... puis... puis quand il a été arrêté, bien, il
y en avait qui avaient déjà des commandes de passer, là, il y a eu des
entreprises qui avaient déjà des commandes de passées. Puis là, on me dit que l'enveloppe
était... était éteinte, elle était fermée, mais on a quand même dit oui à des
entreprises avant d'arrêter ça. J'essaie de comprendre comment qu'on suit ça
puis comment on sait à quel moment ça... on est en déficit.
Mme Duranceau : Dans le cas de
ce programme-là, c'est ça, c'est que le programme venait à échéance, il fallait
qu'il soit renouvelé. Ça fait qu'il y a eu des délais administratifs, là, au
niveau de... du renouvellement. Puis, en parallèle, bien, peut-être qu'il y a
des sommes qui étaient déjà engagées, ça fait que... puis là, on ne pouvait pas
décaisser parce que le programme n'était pas encore tout à fait finalisé. Tout
ça est rentré dans l'ordre, là, puis ça s'est... ça s'est réglé dans les
derniers... les dernières semaines ou mois, là.
Mme Dufour : Mais ça a pris
plus qu'un an, là, avant que ça revienne. Mais il y en avait, comme je disais,
qui avaient déjà passé des commandes sur la base qu'il y avait des sommes. Puis
là, un moment donné, pouf, ça s'est arrêté, puis il n'y a pas eu d'avertissement,
pas comme les... les subventions pour véhicules électriques, là, il n'y a pas
eu : Ça va arrêter à telle date, là, c'était pouf, ça arrête aujourd'hui.
Ça fait que je suis un peu surprise. Tu sais qu'on. Quand je regarde, tu sais
qu'on échange sur la mécanique, comment un... ce programme-là, on ne l'a pas vu
venir.
Mme Duranceau : Bon, écoutez,
là, il y a eu des délais, on en convient, ce n'est pas souhaitable. L'efficacité
de l'État, ça se travaille dans tous les ministères. Je pense que c'est ça que...
je vais résumer le fond de ma pensée poliment de cette façon-là.
Mme Dufour : Bon, je partage
votre opinion sur les délais, en effet, mais moi, mon inquiétude, c'est le
moment que ça a arrêté, un an plus tôt, tu sais, ça a arrêté soudainement. Comme
je dis, les... pour les subventions de véhicules électriques, il y a eu une
annonce, on l'a vu venir des mois d'avance. Là, dans ce cas-là, c'est arrivé,
pouf, ça a arrêté du jour au lendemain. Des entreprises avaient des stocks de
camions, qui avaient eu des commandes, mais qui attendaient d'avoir leur
subvention, puis ils étaient dans le néant. Puis là c'était évidemment de l'inventaire.
Il y a des entreprises qui ont perdu... perdu beaucoup, beaucoup d'argent.
Comment on peut s'assurer qu'il y ait une
prévisibilité, un peu, une visibilité un peu meilleure que ça, là? Parce que,
là, quand on arrête du jour au lendemain un programme, sans aviser personne d'avance,
bien, tu sais, évidemment, les entreprises font des choix, tu sais, financiers
d'investissement basés sur leurs connaissances des programmes. Puis, tu sais,
une journée, c'est ça, ils font leur demande, puis le lendemain, ça a changé.
Tu sais, j'essaie de comprendre si on est... Si... tu sais, si on est si bons
pour suivre les sommes, comment ça peut arriver qu'on l'arrête du jour au
lendemain.
Tu sais, moi, je vous donnais l'exemple,
là, de la subvention pour véhicules électriques à Laval, c'était 2 000 $.
Puis à ce moment-là, le fédéral n'était pas là. Donc, nous, on disait : Bien,
on va être là jusqu'à ce que le fédéral arrive. On le savait, on voyait les
sommes décaissées, puis on a... à un moment donné, on a dit : OK, là, il
va falloir l'arrêter d'ici deux mois ou trois mois, parce que ça... c'est sûr
qu'on va dépasser les sommes qu'on s'était données. Il n'y a pas de suivi comme
ça avec Écocamionnage?
Le Président (M. Laframboise) :
...de Beauce-Nord a demandé la parole.
M. Provençal : ...on est
toujours sur l'article 137.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, tout à fait.
Mme Dufour : Oui, et je parle
exactement de ça, du cadre financier. Comment on peut suivre le cadre financier
si on n'est pas capable de suivre l'état d'un programme? Parce que le surplus,
là, du cadre financier, là, va dépendre du programme, hein, des dépenses et
revenus, et les revenus du... de la bourse puis des... les dépenses des
programmes, mais là, en cours d'année, ça, c'est l'exemple, en cours d'année,
pouf, ça arrête du jour au lendemain, parce qu'on ne respecte plus le cadre
financier.
Moi, j'essaie de comprendre comment on
fait les prévisions du cadre financier. Quand je vois l'exemple d'Écocamionnage,
je sens qu'on a des difficultés à faire des prévisions, là, puis j'ai de l'inquiétude
à ce niveau-là. Puis, tu sais, ça, c'est un exemple, là, on l'a... peut-être ça
a moins paru, mais si on avait fait la même chose avec... avec d'autres types
de programmes, avec des agriculteurs, par exemple...
Mme Dufour : ...qui ont déjà
comme engagé des consultants, tout ça, qu'il y a déjà des sommes d'engagées, ça
met un stress énorme sur les entreprises. Donc, j'essaie juste de comprendre le
suivi des programmes.
Mme Duranceau : ...c'est
correct d'essayer de comprendre, là, puis la question est légitime. Puis, comme
j'ai dit, là on avait, dans ce cas-là, un programme qui venait à échéance,
qu'il fallait qu'il soit renouvelé. Ça, c'est les normes pour être capable de
décaisser.
Par ailleurs c'est un programme qui... qui
était très apprécié, alors les sommes ont été vite engagées. Ça fait qu'on est
vite arrivé à un épuisement de l'enveloppe puis, woups, un programme qui est en
cours de renouvellement qu'il faut qu'il soit approuvé au Trésor. Puis là,
après ça, une fois que le programme est réapprouvé, là, on est capable d'y
allouer des nouvelles sommes dans la mesure où, par ailleurs, le ministère
rencontre ses objectifs budgétaires. Alors là, il y a des affaires comme ça qui
arrivent, ce n'est pas souhaitable. On peut en parler une demi-heure, mais
c'est ça qui s'est passé.
OK. Donc, c'est... Idéalement, tout ça est
mieux orchestré. Mais, des programmes qui sont appréciés puis qui... puis dont
les sommes s'envolent vite, il y en a plusieurs, là. Tu sais, à un moment
donné, quand ça répond aux besoins puis ça répond comme il le faut aux besoins,
bien, beaucoup s'en prévalent. Puis là, bien, qu'est-ce qu'on fait, on met de
l'argent à ne plus finir là-dedans? Non, il faut comme, à un moment donné, le
baliser.
Ça fait que c'est un peu tout ça en même
temps qui est arrivé pour ce programme-là. Ce n'est pas souhaitable, qu'il y
ait ce décalage-là, je suis... je suis très d'accord, mais là je ne pourrai pas
refaire l'histoire, là, d'autant plus que ce n'était pas dans mon ministère.
Donc, je pense qu'on en a assez parlé.
Mme Dufour : Bien, en fait,
je... tout à fait d'accord à ce que vous veniez dire, ce n'était pas
souhaitable, je veux juste m'assurer que les prochains programmes, on ne
revivra pas la même chose.
Là, vous avez dit... la ministre a dit que
le programme a été très populaire, puis c'était le cas pour les subventions
pour les véhicules électriques, mais on a été capables de le voir venir, que
les sommes allaient être épuisées dans le programme. Est-ce que maintenant on
voit venir? Puis là je parle de l'exemple d'Écocamionnage, parce que c'est
celui que je connais, qui s'est arrêté du jour au lendemain alors que des gens
passaient des commandes. Donc, comment on fait les suivis pour pas que ça
arrive comme ça, une coupure nette et sèche, là, du jour au lendemain, qu'il y
ait une certaine prévisibilité? Est-ce que, maintenant, on fait un suivi plus
serré de ce genre de programme?
Mme Duranceau : Oui, c'est
suivi de manière serrée sur le plan budgétaire. Là, ce que je dis, là, c'est
qu'il y a un programme qui vient à échéance. Il fallait qu'il soit renouvelé,
toutes les...
Mme Dufour : Mais il n'était
pas à échéance. Ce n'était pas...
Mme Duranceau : Bien, il y a
un renouvellement de programme.
Mme Dufour : ...ce n'était
pas un programme qui était à échéance.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, Mme Dufour, si vous connaissez tout ça, c'est parfait, mais moi, je
vous dis que c'est ça.
Mme Dufour : C'est Mme la
députée de Mille-Îles.
Mme Duranceau : Bien, la
députée de Mille-Îles. C'est parfait, mais moi, je vous dis que c'est ça, la situation.
Ça fait que, comme je vous dis, on peut spinner sur ça longtemps. La situation
est telle qu'on la décrit, ce n'est pas optimal. Maintenant, tout ça est
rectifié. Ça fait qu'on regarde en avant puis on travaille sur l'efficacité de
l'État, par ailleurs, puis que les processus soient un petit peu plus fluides.
Mme Dufour : OK. Mais je veux
juste souligner que le programme, il n'était pas venu à échéance. Ça a été le
cas après, mais, quand on a arrêté les sommes, c'était, de mémoire, le 30 septembre.
Puis je le sais parce que j'ai reçu des lettres d'entreprises de ma
circonscription qui se sont fait dire : Bien, désolée, mais il n'y a plus
de programme... le programme est arrêté, mais c'est arrivé du jour au
lendemain, là. Le 30 septembre, on avise tout le monde : Il n'y a
plus... il n'y a plus de sommes dans le programme. Il n'y a pas eu, tu sais,
d'annonce pour dire : Ça s'en vient le mois prochain, ou quoi que ce soit,
là. C'était... Le 30 septembre, c'était annoncé, puis, le
30 septembre, il n'y a plus d'argent. Ça fait que c'est quand même
inquiétant quand on voit ça, qu'il n'y a pas... il ne semblait pas, dans ce
cas-là particulier, avoir de prévisibilité puis suivre les sommes assez serrées
pour savoir que, bien, dans une semaine ou dans deux semaines, les sommes vont
être épuisées. Tu sais, comme je disais, à Laval, nous, on le voyait venir des
mois d'avance. Je ne comprends pas qu'au gouvernement on n'est pas capable de
voir ça plus qu'une journée d'avance, là, venir.
• (11 h 40) •
Mme Duranceau : Bon, M. le
Président, là, je pense que tout a été dit. Les... les insinuations de la
députée de Mille-Îles, on repassera, là. Ça fait qu'on prend acte de ses
commentaires, puis là je pense que les commentaires, là, sont bien en dehors du
processus législatif, puis on va laisser le Transport améliorer ses processus.
Le Président (M. Laframboise) : La
députée de Mille-Îles a encore du temps. Donc, il lui reste à peu près
19 minutes, donc elle peut continuer à dire ce qu'elle pense.
Mme Duranceau : Parfait.
Bien, pour ma part, j'ai dit ce que j'avais à dire.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Pas de problème.
Mme Dufour : C'est combien de
temps, M. le Président? C'est comme 40 minutes?
Le Président (M. Laframboise) : Bien,
c'est... en vertu de l'article... en vertu de l'article... J'ai une
décision 245 six, là, qui nous dit qu'il y a 20 minutes pour l'étude
de l'alinéa introductif puis 20 minutes pour l'article qui est introduit,
donc c'est 40 minutes. Donc, vous avez 20 minutes. Vous allez pouvoir
faire ça, là, sur tous les... les articles de cette section-là...
Le Président (M. Laframboise) :
...vous allez pouvoir vous amuser à votre goût, là. Donc, la parole est à vous,
Mme la députée.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Mais, écoutez, je pense que j'ai fait le tour de cet article-là,
mais ça reste que j'ai quand même des craintes par rapport au cadre financier
qui va être présenté, là, de la façon que c'est écrit présentement. L'exemple
que j'ai donné d'écocamionnage me fait douter, tu sais, du suivi qu'on fait des
programmes, et je crains qu'on voie des situations similaires dans le futur. Là
on parle de déficit dans ce cas-ci. J'ai aussi émis l'inquiétude par rapport
aux surplus, là, de s'assurer, tu sais, que les sommes qui vont dans le SPEDE
soient 100 % utilisées pour les objectifs du SPEDE. Et ça, je ne suis pas
rassurée des réponses que j'ai reçues, en toute franchise, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires? Est-ce que l'article 137 est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division. Article 138, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, donc...
Alors, ce sera dans la Loi sur le ministère des Transports.
L'article 12.32 de la Loi sur le ministère des Transports, modifié par
l'article 249 du chapitre 18 des lois de 2019, est de nouveau modifié
par l'insertion, après le paragraphe 2.11°, du suivant — donc :
«2.11.1° les sommes virées par le ministre des Finances conformément à
l'article 15.4.1.2 de la Loi sur le ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs».
Donc, cet article modifie
l'article 12.32 de la Loi du ministère des Transferts... des Transports
afin de permettre que soit porté au crédit du Fonds des réseaux de transport
terrestre, donc le FORT, les sommes virés par le ministre des Finances,
conformément à l'article 15.4.1.2 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs.
Le Président (M. Laframboise) :
Amendement.
Mme Duranceau : Et j'ai un
amendement, effectivement.
Le Président (M. Laframboise) :
Oh! Il va être présenté après, parce que ça ajoute un article.
Mme Duranceau : Ah! parfait.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, on discute de 238... de 13, parce que tantôt vous allez introduire 138...
138.1, c'est ça. Donc, on va... on va discuter sur l'article 138.
Mme Dufour : Une question, M.
le Président, est-ce que l'amendement vient donner des précisions sur
l'article 138? Peut-être que ce... Est-ce qu'il y a moyen qu'on les
regarde ensemble ou au moins qu'on le voit... qu'on voit la... ce qu'on prévoit
à l'article 138.1, juste pour avoir une idée de ce que ça va faire
combiné.
Le Président (M. Laframboise) :
...suspendre 138 puis discuter 138.1 aussi, si vous voulez, là.
Mme Dufour : Bien, je pense
qu'il va falloir parler de 138 avant, mais c'est de comprendre...
Mme Duranceau : Oui, on
peut-tu mettre à l'écran 138.1?
Mme Dufour : Juste le mettre.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, oui. Ça, on peut, oui, oui. C'est ça, on peut, allez-y.
Mme Duranceau : Comme ça... ça
pourra être lu en parallèle, là. Tu sais, peut-être je peux mettre... je
peux... je peux lire les commentaires.
Le Président (M. Laframboise) :
On peut en faire la lecture. On peut... Je peux permettre de faire la lecture
de 138.1.
Mme Dufour : Merci.
Mme Duranceau : Parfait.
Alors, 138.1, ce qu'il fait, donc : Insérer, après l'article 138 du
projet de loi, le suivant : 138.1. L'article 12.32.1 de cette loi,
modifié par l'article 250 du chapitre 18 des lois de 2019, est de
nouveau modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de « au
paragraphe 2.11 » par « au paragraphe 2.11 et
2.11.1 ».
Bon, en français, là, ce que ça veut dire,
c'est que l'amendement précise que les sommes provenant du Fonds
d'électrification et des changements climatiques, qui seront virées en vertu...
qui sont virées en vertu de l'article, bon, 15.4.1.2 doivent être
utilisées aux fins suivantes, ça fait que, si on prend de l'argent dans le
FECC, puis qui est viré au FORT, donc, au niveau du transport, il va falloir
que ce soit utilisé aux fins suivantes, donc des fins qui sont en lien avec le
FECC, là, tu sais, au niveau climatique, ça fait qu'au service de transport
collectif de l'Autorité régionale de transport métropolitain, aux
infrastructures de transport en commun, en ce qui concerne l'acquisition et
l'amélioration des équipements, du matériel roulant et des infrastructures
reliées au transport en commun, aux frais de fonctionnement des services de
transport en commun d'une régie intermunicipale constituée en vertu de
l'article 580 du Code municipal du Québec. C'est ça, puis ensuite aux
programmes d'aide financière qui sont destinés aux fins prévues au deuxième
alinéa de l'article 15.1 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs, qui favorisent le développement et
l'utilisation du transport en commun des personnes ou le développement et
l'utilisation de modes de transport de personnes, à l'exception du véhicule de
promenade dont le seul occupant est le conducteur. Donc, on vient faire un lien
plus étroit, là, quand la somme est prise dans le FECC, qu'elle s'en va au
FORT, ce n'est pas pour construire des routes. C'est pour...
Mme Duranceau : ...du
transport collectif, qui est un des moyens de lutter contre les changements
climatiques.
Mme Dufour : M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Oui.
Mme Dufour : Je vous avoue
qu'on cherchait cet article-là, 12.32.1, dans le... dans la... voyons, la loi
sur le ministère, en tout cas, on ne le trouve présentement. Est-ce qu'on peut
revenir au... en haut, où on voit c'est quelle loi qu'on modifie?
Mme Duranceau : ...des
Transports.
Mme Dufour : OK. OK. Est-ce
que vous nous donnez quelques instants pour qu'on puisse essayer de comprendre
comment ça...
Le Président (M. Laframboise) : Oui.
Suspension. Suspension quelques instants. Suspension.
(Suspension de la séance à 11 h 47)
(Reprise à 11 h 59)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
maintenant, nous... retournons en commission. J'avais permis que l'amendement à
l'article 138.1 soit montré à l'écran pour que vous puissiez regarder une
vue d'ensemble de l'article 138 et 138.1, mais nous sommes en discussion
sur l'article 138, maintenant, qui a été lu par la ministre. Et questions,
commentaires sur l'article 138?
M. Beauchemin : Oui, donc,
j'essaie juste de comprendre, exactement, où est-ce que ça... je pointe du
doigt, là, pour que mon collègue me dise exactement c'est... exactement où...
Une voix : Ça, c'est
l'amendement.
M. Beauchemin : Dans
l'amendement, OK. Donc là, maintenant, on inclut, donc, dans le... dans le
fonds, l'utilisation, là, d'argent pour le maintien, le... Attends, une
seconde, là...
• (12 heures) •
Une voix : ...
M. Beauchemin : Des frais de
fonctionnement, de service de transport en commun et des... pour les organismes
suivants, puis là, ça, ça reste à...
Mme Duranceau : Je peux vous
donner des précisions, tu sais, du pourquoi, là, de cet amendement-là. Quand,
en commission, on a entendu, évidemment, bon, plusieurs commentaires, puis un
était à l'effet que, bien, le FECC, c'était pour les changements climatiques,
là, si vous virez ça, au fond, sur le transport, qu'est-ce qui nous dit que
vous n'allez pas construire des routes avec ces sommes-là? Ça fait que là, ici,
ce qu'on fait, c'est de venir répondre à ces commentaires là en disant :
Bien, si des sommes, des surplus des années à venir, s'il y a des surplus puis
que ces surplus-là sont virés au... au fond... c'est quoi, le nom?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Pour le
transport routier, bien, on vient préciser que si c'est le cas, ce sera pour
des fins de transport collectif, là, l'utilisation pour des fins de transport
collectif et non pour construire des routes ou des ponceaux, là. Donc, c'est
ça, le... Ça fait qu'on vient répondre à la préoccupation qui avait été énoncée
là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Ça fait que
ça, c'est de l'amendement à 138.1.
M. Beauchemin : Ça fait que
l'argent vient... Ici, là, l'argent vient-elle du FECC?
Mme Duranceau : Oui, c'est
les surplus, parce qu'il y a deux discussions sur le FECC, il y a le surplus
accumulé qui est viré cette année ou en 2026-2027, là, au Fonds des
générations, puis après ça...
12 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...sur
une base annuelle, s'il y a des surplus, le ministre des Finances va choisir où
ça s'en va. Ça s'en va-tu dans le FORT pour financer du transport collectif,
là, des manières décrites au nouvel article 12.32.1, ou bien ça s'en va au Fonds
des générations, ou si on fait moitié-moitié. Mais les surplus qui pourraient
survenir dans le FECC dorénavant seront utilisés à ces deux fins-là... pourraient
être utilisés à l'une de ces deux fins-là.
M. Beauchemin : Puis
ceux qui s'en vont dans la fourche du FORT, là, on vient de limiter...
Mme Duranceau : C'est ça.
M. Beauchemin : ...l'utilisation
en disant que ça peut être que pour, peut-être, potentiellement, des frais de
fonctionnement de services de transport en commun.
Mme Duranceau : Aux
services de transport en commun, oui, c'est ça.
M. Beauchemin : Ça fait
que, là, on vient...
Mme Duranceau : En infra,
ou en entretien, ou en frais de fonctionnement. Oui.
M. Beauchemin : ...Puis
avant qu'on fasse ça, les frais de fonctionnement des services en transport en
commun, ça, ça venait du ministère des Transports?
Mme Duranceau : Oui. Oui,
oui... bien oui, mais là, tu sais, ça ne veut pas dire que ces surplus-là vont
combler la totalité des besoins des sociétés de transport, mais on se donne une
marge de manœuvre additionnelle de pouvoir envoyer les sommes vers ces besoins-là.
Puis je pense que c'est ça qui a été exprimé aussi en commission, là, qui était
légitime.
M. Beauchemin : OK. Ça
fait qu'on se trouve à se servir des surplus pour remplir partiellement une
mission qui était anciennement spécifique qu'au ministère des Transports.
J'essaie de résumer. Est-ce que j'ai raison de dire ça?
Mme Duranceau : Oui, peut-être
je vais laisser M. Savoie préciser.
M. Beauchemin :
Absolument.
Mme Duranceau : Il y a
quand même des sommes qui transitent par le FORT. Le FORT n'est pas
exclusivement financé par le ministère des Transports, c'est ce que vous dites?
Donc, il y a des sommes qui proviennent de l'environnement par ailleurs qui
vont au FORT.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : ...en
ce moment, il y a déjà des sommes qu'on verse pour... annuellement, on verse
déjà certaines sommes au ministère des Transports, on en verse pour... puis on
en verse parfois pour le FORT, pour différents projets ou programmes. Puis
évidemment, ils sont toujours axés vers le transport collectif, vu que c'est
des objets qui sont compatibles avec la mission qu'on vise à financer par le
FECC. Donc, dans le fond, la disposition, ce qu'elle a dit, c'est que si jamais
on devait, dans le futur, affecter un surplus au FORT, un surplus du FECC qui
irait vers le FORT, ils seraient contraints à aller dans les mêmes genres d'objets
qu'on se retrouve déjà à financer par certains, l'entremise de certaines de nos
interventions en cours d'année, et non pas à d'autres éléments qui seraient par
exemple, les routes, les ponceaux et autres trucs.
M. Beauchemin : Bien, je
comprends quand on parle d'acheter, par exemple, moi, je ne sais pas, là, du
matériel roulant, là, en lien, là, avec le transport en commun, mais l'entretien
en tant que tel, j'essaie juste de comprendre le lien, là, pour la lutte aux
changements climatiques, là.
Mme Duranceau : ...définition
élargie de qu'est-ce qui peut contribuer à la lutte aux changements climatiques.
Tu sais, l'existence de l'ARTM est-elle essentielle à la lutte aux changements
climatiques? Bien, ça chapeaute toutes les sociétés de transport de la région
métropolitaine, tu sais... Je pense qu'on l'a mis large pour que... pour que ça
donne la flexibilité voulue au moment où on voudra attribuer les sommes aux
différentes sociétés de transport dont les besoins, sont, comme on le sait, là,
assez, assez importants, malgré tous les investissements qu'on a faits depuis
cinq ans. Donc, on est contents qu'il y ait du ménage dans l'efficacité de l'État
de ce côté-là aussi pour ramener les coûts à des niveaux plus raisonnables. Mais
là, ça donne une marge de manœuvre puis je pense que ça vient baliser pour
répondre aux préoccupations de tout le monde, là, sur le sujet, là.
M. Beauchemin : Mais
donc, si je la résume...
M. Beauchemin : ...simple
façon, là, on prend les surplus qui étaient dans le FECC, qui ont été dirigés
vers le Phare, et là on limite le scope de ce qui peut être fait avec ces
surplus-là à l'intérieur du Phare pour... en ce qui concerne le frais de
fonctionnement de service de transport en commun, et d'autres choses, mais ça
spécifiquement. Avant ça, c'est au ministère des Transports qu'on faisait ça.
Ça fait que, là, je suis comme...
Des voix : ...
M. Beauchemin :
L'Environnement faisait...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Je vais... je
vais rectifier, je vais rectifier. J'ai dit qu'Environnement pouvait à
l'occasion financer le Phare à certains égards. Mais là, ce qu'on me dit, c'est
que le Phare, il est financé par des crédits budgétaires qui sont octroyés à
chaque année par différentes taxes, là, qui peuvent... Bon, ça fait que... taxe
sur l'essence qui rentre là-dedans aussi. Ça fait que ça peut être une autre
source de financement du Phare si on décide de... Ça peut être une façon de
financer les besoins en transport collectif si les demandes se font à même les
surplus du FECC.
M. Beauchemin : Surplus du
FECC va vers le Phare, puis là on dit : Ça peut payer le maintien,
l'entretien, le fonctionnement...
Mme Duranceau : Le transport
collectif de manière générale.
M. Beauchemin : C'est ça, OK.
Avant, ça, ça se faisait du ministère des Transports directement. Ça fait que,
là, on vient donc de donner plus de marge de manœuvre au ministre des
Transports d'avoir une source additionnelle, si on veut, pour l'aider à faire
le financement de l'entretien du matériel roulant.
Mme Duranceau : C'est bien
ça, l'entretien, l'acquisition de l'infrastructure. Oui, oui, c'est ça.
M. Beauchemin : Mais la
mission initiale du FECC...
Mme Duranceau : Bien, c'était
le changement climatique. Le transport collectif, c'est pas mal en ligne avec
les changements climatiques, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Mme
la ministre, juste... pour nous, l'amendement va dans le sens, comme vous le
disiez, de ce qu'on a entendu. Bien sûr, le résultat final, on ne va pas être
d'accord, mais je pense que, déjà là, c'est une avancée. Moi, j'ai une question
beaucoup plus pratico-pratique, c'est-à-dire j'entends qu'on va ajouter
là-dedans... s'il y a un transfert de fonds vers le Phare, on ajoute la
disposition pour que ce soit... pour le transport collectif, là. Puis là, moi,
je suis d'accord avec vous sur le fait que les sociétés de transport vont
disposer... ils vont faire leurs demandes, que ce soit en maintien d'actifs,
déploiement, électrification, en tout cas, bref, il y a tellement de besoins.
• (12 h 10) •
Mais, plus plus concrètement, dans la
dernière mise à jour budgétaire, si je ne me trompe pas, ce qui nous a été
proposé, c'est quand même un... pour nous, c'est un complément détourné des
fonds... vous allez me dire de verser des fonds, mais, bref, vers le Fonds des
générations. Dans cette mise à jour budgétaire là, on ne parlait pas d'utiliser
le Phare. Pourquoi? C'est à dire les surplus du Fonds vert, là, du Fonds
d'électrification, dans la dernière mise à jour budgétaire, de ce que je me
souviens, puis vous me corrigerez, c'était de dire que ces fonds-là allaient
directement aux Fonds des générations. Mais je vois que, là, on est en train de
donner des... une opportunité, là, d'aller vers le transport collectif, là.
Pourquoi vous ne l'avez pas utilisé
auparavant? Puis est-ce que... pourquoi on va s'attendre au prochain budget par
rapport à ce type de mesure là? Est-ce que vous sentez que ça va être... ça
devrait être priorisé, aller vers le Phare, ou priorisé, aller vers le Fonds
des générations?
Mme Duranceau : Bien là, je
ne vais pas me prononcer sur ce que le ministre des Finances va choisir de
faire pour son prochain budget. Ça, ça lui revient. Puis, tu sais, à
l'article 141, on va voir qu'on peut virer au Fonds des générations ou
bien au Phare. Ça fait que c'est sûr que, là, c'est un peu décousu comme
analyse, là, parce que les articles ne se suivent pas dans l'ordre qu'on aurait
souhaité, mais...
Mme Zaga Mendez : Mais non, je
comprends, parce qu'on est... la conclusion...
Mme Zaga Mendez : ...à la fin
de la journée, là, c'est cet article-là qu'on n'a pas encore traité, là,
c'est-à-dire qu'on pourrait... aux deux. Mais l'historique, il y en a juste un,
historique, jusqu'à maintenant, c'est ce qu'on a eu à la mise à... mise à jour
budgétaire, qui nous dit dans la mise à jour budgétaire c'est déjà fait, là...
Mme Duranceau : Oui, pour le
surplus cumulé.
Mme Zaga Mendez : Pour le
surplus cumulé... est allé totalement au Fonds des générations.
Mme Duranceau : Au Fonds des
générations, c'est ça.
Mme Zaga Mendez : Mais là on
ouvre une porte. Mais pourquoi? En tout cas, moi, ma question c'est que
comme... quand on ouvre des portes, on est mieux de les utiliser puis c'est
tant mieux que ça va aller au transport collectif, parce que ça peut être... Il
y aurait une façon de le... de même l'inscrire dans un PMO. Je reviens à
l'objectif initial. Parce que, là, l'investissement dans le... dans le transport
collectif peut être vu dans un plan de lutte aux changements climatiques comme
une action concrète, là. Là... vous comprenez, là, on aurait pu déjà l'inclure
dans un PMO.
Mme Duranceau : Oui, oui, mais
là je pense que, tu sais, c'est important, aussi, on a assez de règles, on a
assez d'affaires compliquées qui nous... qu'on... qui nous contraignent, que
là, je pense qu'on vient baliser, ça s'en va soit au Fonds des générations,
soit au... Si ça s'en va au... ça ne s'en va pas pour construire des routes, ça
s'en va pour le transport collectif. On laisse une marge de manœuvre. La
proportion dans laquelle ce sera transféré, bien, ce sera un choix du
gouvernement rendu là, puis ça va être énoncé dans... dans le budget à chaque
année.
Mme Zaga Mendez : Donc, ça va
devenir un choix selon le gouvernement qui va viser plus les...
Mme Duranceau : Alors, si
c'était QS au gouvernement, ils le mettraient tout dans le transport collectif.
Mme Zaga Mendez : Bien, c'est
certain, madame, c'est certain.
Mme Duranceau : C'est ça. Puis
peut-être que, si c'est la CAQ qui est au gouvernement, il y a... Il y aura un
prorata, pas peut-être, il y aura très certainement un prorata qui... qui
pourrait être différent ou qui pourrait être tout dans le transport collectif,
si c'est ça qu'on juge qui est requis à ce moment-là, mais on se donne la marge
de manœuvre. Je pense que c'est bon, ça.
Mme Zaga Mendez : Je n'ai pas
d'autre question, on va... on va se rendre à l'article qui nous intéresse.
Mme Duranceau : Je vous ai...
je vous ai comme un allumée avec QS au gouvernement.
Mme Zaga Mendez : Écoutez, on
travaille tous pour ça.
Mme Duranceau : Bien oui.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys? Est-ce
que l'article 138 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que...
Mme Duranceau : 138.1.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division? Non, là, c'est l'article 138, parce que... c'est ça,
c'est... Et là on va aller à l'amendement à l'article 138.1 qui a déjà été
lu.
Mme Duranceau : Effectivement.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'amendement qui introduit
138.1? Est-ce que l'amendement est adopté? Adopté. Maintenant, à
l'article 139.
Mme Duranceau : Donc, c'est
dans la Loi sur le ministère du Développement durable, de l'Environnement et
des Parcs, l'article 15.1 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs est modifié par le remplacement, dans
le quatrième alinéa, de «partie à une entente conclue en vertu de
l'article 15.4.3 ou à qui un mandat a été confié en vertu de cet
article » par «à qui un mandat a été confié en vertu de
l'article 15.4.3 ».
Donc, je vous lis les commentaires.
L'article proposé modifie l'article 15.1 de la Loi sur le ministère du
Développement durable, de l'Environnement, des Parcs, pour retirer la référence
à une entente conclue en vertu de l'article 15.4.3 de cette loi. En effet,
l'article 143 du projet de loi propose notamment de modifier le premier
alinéa de l'article 15.4.3 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs afin de retirer la possibilité au
ministre de conclure des ententes avec des ministères ou organismes publics
visant à leur faire mettre en œuvre des mesures pouvant être financées par le
Fonds d'électrification et de changements climatiques. Comme ce pouvoir
dédouble le pouvoir du ministre de mandater des ministères ou organismes
publics afin que ceux-ci mettent en œuvre des mesures visant à la lutte contre
le changement climatique dans un domaine relevant de leurs attributions, il est
proposé de le supprimer.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Ça va. Est-ce que l'article 139 est adopté?
Adopté. Article 140. Oui.
Mme Duranceau : Donc...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division. 139 adopté sur division. 140.
Mme Duranceau :
L'article 140 a... Donc, c'est : L'article 15.2 de cette loi est
modifié :
1 : par l'insertion, à la fin du
premier alinéa, de la phrase suivante : « À cette fin, il détermine et
rend publics les indicateurs de performance utilisés pour mesurer l'atteinte
des résultats des mesures financées par le Fonds;
2 : Par le remplacement du troisième
alinéa par le suivant : « Il prépare, par ailleurs, sur une base annuelle,
en collaboration avec le ministre des Finances, une planification des mesures
financées par le Fonds, incluant, s'il y a lieu, les virements effectués en
vertu...
Mme Duranceau : ...vertu de
l'article 15.4.1 et un plan de dépenses à cet égard, en conformité avec
les objectifs gouvernementaux établis en cette matière.»
Le Président (M. Laframboise) : ...un
amendement, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Un amendement
qui dit de remplacer le paragraphe un de l'article 140 du projet de loi
par le suivant, alors par l'ajout, à la fin du deuxième alinéa, de la phrase
suivante : «il est... il rend publics annuellement les résultats obtenus
ainsi que les indicateurs utilisés pour mesurer l'atteinte de ces résultats».
Donc, en commentaire, l'amendement propose
non seulement de rendre publics annuellement les indicateurs utilisés pour
mesurer l'atteinte de résultats des mesures de lutte contre les changements
climatiques mis en place, mais aussi les résultats obtenus. Ça bien de
l'allure.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur l'article... sur l'amendement? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Ah! non,
pas sur l'amendement.
Le Président (M. Laframboise) : Pas
sur l'amendement. S'il n'y a pas de questions, commentaires, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Donc, nous revenons à l'article 140
tel qu'amendé. Mme la députée de Verdun, vous avez des questions, commentaires
sur...
Mme Zaga Mendez : Oui, sur
l'article 140. Pour revenir sur les dispositions qui sont enlevées, là, la
partie, là, «il exerce plus particulièrement la fonction suivante», puis là on
a quand même un détail, là, j'essaie de... Excusez-moi, là, j'essaie
d'ouvrir... Bon, on a quand même plus de cinq points, là, sur... déterminer,
rendre publics les indicateurs de performance, apporter les ajustements requis,
on se... il y a quand même eu des critiques concernant celle-ci. Je veux juste
entendre un peu plus la ministre sur l'évaluation de l'impact du retrait de ces
aspects-là de la loi... de l'article.
Mme Duranceau : Oui, je vais
laisser M. Savoie commenter. Tu sais, je pense qu'on veut simplifier, là, la
reddition de comptes, ça fait que c'est ça, l'objectif visé, mais...
Le Président (M. Laframboise) : M.
Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : L'objectif
de ces dispositions-là, puis il y en a un certain nombre dans d'autres
articles, c'est de redonner aux ministères une marge de manœuvre, là, au niveau
administratif pour gérer, là, ses opérations, donc on explicite moins les
pouvoirs du ministre, mais on a... on va continuer à faire ces éléments-là. On
fait les suivis, on doit faire quand même... Dans le fond, le ministère gère
les fonds, puis à la fin de l'année, on va avoir un audit. Tous ces éléments-là
restent en place, on ne vient juste pas expliciter dans la loi ces
obligations-là. Nous, ça nous permet, après ça, de faire, dans nos opérations,
certains éléments de gestion, je dirais, qui sont plus... ils sont optimisés,
gérer par le risque, faire certains suivis en fonction des risques qu'on
perçoit, consacrer notre attention aux programmes qui ont... sont plus en
difficulté, ceux qui roule mieux, leur consacrer moins de temps.
Donc, c'est... l'idée, c'est de faire le
ménage dans nos obligations qui sont détaillées de manière exhaustive dans la
loi puis qui viennent à ce moment-là nous créer un ensemble d'obligations qu'on
doit répondre systématiquement dans toutes nos mesures, sur toutes nos actions,
et donc en enlevant ces libellés-là de la loi, ça va nous permettre d'y aller
avec une gestion, là, beaucoup plus souple en fonction des risques qu'on voit
puis de ce qui est à gérer. La fin, c'est pour permettre d'optimiser la gestion
du fonds puis de consacrer nos ressources là où elles doivent l'être.
Mme Zaga Mendez : Vous voulez
ajouter, allez-y, moi, j'ai une autre question par rapport à ça.
• (12 h 20) •
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, ce que
je vais faire, c'est que je vais lire le commentaire, là, parce que... parce
que ça prend ça pour le futur. Donc, peut-être ça va répondre à certaines des
questions que vous pouvez avoir par ailleurs. Alors, cet article propose de
modifier l'article 15.2 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs, afin d'alléger la liste des fonctions
particulières exercées par le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre
les changements climatiques, de la faune et des parcs dans le cadre de sa
gestion du Fonds d'électrification et de changement climatique. Ces fonctions
particulières constituent un héritage de la Loi modifiant la Loi sur la qualité
de l'environnement afin de moderniser le régime d'autorisation environnementale
et modifiant d'autres dispositions législatives, notamment pour réformer la
gouvernance du Fonds vert. L'Institution du Conseil de gestion du Fonds vert,
par cette loi, fut le principal instrument de resserrement de la gestion du
fonds. Un tel conseil ne disposant que de pouvoirs et obligations qui lui sont
octroyés par la loi, des dispositions plus explicites sur ses fonctions
particulières étaient à l'époque requise. Une description si détaillée des
fonctions particulières d'un ministre n'est pas requise et constitue un
alourdissement inutile de la Loi sur le ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs.
De plus, cette description plus détaillée
peut générer des problèmes lorsque doivent être interprétées des dispositions
de fonction qui ne sont pas aussi détaillées. Plus particulièrement,
l'article 140 du projet de loi propose d'abroger le paragraphe un visant à
ce que le ministre veille à ce que les sommes portées au...
Mme Duranceau : ...crédit du
fonds soient affectées au financement de la lutte contre les changements
climatiques, cette obligation étant déjà couverte par le premier alinéa de
l'article dont la modification est proposée.
En outre, il abroge le paragraphe 2°,
décrivant une autre fonction particulière du ministre consistant à veiller au
respect des engagements pris par les ministres et organismes publics à qui a
été donné le mandat de mettre en œuvre des mesures de lutte contre les
changements climatiques. Cette fonction est, en effet, incluse dans sa fonction
générale, consistant à gérer le Fonds d'électrification et de changements
climatiques dans une perspective de développement durable, d'efficacité et de
transparence, prévue au premier alinéa de l'article dont la modification est
proposée.
Enfin, il est proposé d'abroger la
fonction particulière prévue au paragraphe 4°, puisque celle-ci est aussi
incluse dans le premier alinéa précité. Les paragraphes 3° et 5° sont, quant à
eux, conservés et réorganisés pour tenir compte de l'abrogation des paragraphes
précités. Alors, voilà l'explication, ma foi, très claire sur le sujet.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Ça répond,
là, à une partie de ma question. Ma question portait surtout sur le troisième.
Je vois que ça a été refait parce que c'est sur une base annuelle, justement,
que certaines prévisions doivent se faire, puis quand on parlait de la bonne
gestion du fonds, c'est... c'est sur ces données qu'on se base. Je
reviendrais... je veux juste relire le... les paragraphes 1° et 2°, là... 1° et
4°, pardon, pour voir s'il y avait d'autres enjeux.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Tout à
l'heure, monsieur, ici, a dit : Cet... cet article de loi permet de
redonner au ministre plus de flexibilité. J'aimerais... j'aimerais juste
peut-être comprendre quand est-ce qu'on l'avait cette flexibilité-là, parce que
j'essaie de... l'utilisation du terme «redonner» m'a... m'a un petit peu
chatouillé.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : Quand
vous gérez, disons, des fonds, ou des programmes, et autres, tout ce qui est
écrit dans la loi devient une obligation qu'on doit appliquer mur à mur dans
nos opérations puis quand ça devient trop détaillé, avec des termes précis,
bien, nous, on doit mettre en place des processus pour être sûrs de pouvoir
démontrer qu'on a fait exactement chacune des lignes, parce qu'elles ont été
explicitées. Ce qui se produit à la fin, c'est qu'on va se retrouver à
consacrer de l'énergie à plusieurs choses, puis ce n'est pas toutes les choses
qu'on gère qui requièrent la même attention.
J'ai des programmes qu'il y a des risques
puis j'ai des programmes qui n'ont pas de risques, ils sont sous contrôle, les
clientèles se comportent correctement, il n'y a pas de drapeau rouge. Mais
quand j'ai toutes ces dispositions-là, moi, à l'interne, je vais mettre des dispositions
de suivi. Le Commissaire au développement durable va venir, va faire ses audits
de performance, va vérifier que j'ai appliqué chacun de ces articles-là, que je
les ai transposés dans des processus, puis donc on a vraiment... quand on veut
optimiser notre gestion, de simplifier la loi puis d'enlever le détail des
sous-fonctions, et autres... qui nous permet, là, après ça, de faire une
gestion, je dirais, en fonction de risques, par exemple, de ne pas être en
suivi systématique de chacune des choses, puis, à ce moment-là, je mets autant
d'énergie à courir après la 90e cent dans notre pot, alors que c'est les
20 premières qui sont problématiques, puis ça induit des couches de suivi, des
couches d'indicateurs.
Puis on va en discuter tout à l'heure, quand
on va arriver dans les dispositions concernant le Vérificateur général, mais on
a des exemples concrets où, à un moment donné, on se retrouve... ça coince...
au niveau administratif, puis ça ne fait pas une meilleure gestion du fonds, au
contraire. Alors, à ce moment-là, on a 5 % à 10 % de nos ressources
qui ne font que des suivis d'audits, j'ai... j'ai la moitié de mon staff qui
fait des suivis, puis des... des tableaux puis... d'indicateurs. À la fin, je
ne gère pas mieux mes programmes, mais j'y consacre beaucoup de ressources pour
des suivis, alors que notre historique... puis, quand on regarde comment on le
gère, on a très peu de risques.
Mais beaucoup de ces dispositions-là sont
héritées de l'époque du Fonds vert, qui, on se souvient, a... s'est mal
terminée, puis donc elles avaient toutes été introduites pour éviter une
répétition. Mais, aujourd'hui, nos systèmes sont... sont structurés, nos
opérations sont beaucoup plus... sont plus étanches, donc on n'est plus à cette
époque-là. Donc, il y a... il y a un espace, aujourd'hui, pour nous redonner
une marge de manœuvre, qui ne se fait pas au détriment, là, de la qualité des
suivis, puis, la preuve, on continue à faire des redditions de comptes, d'où,
notamment, l'amendement, puis donc d'être transparents. Puis je peux vous
donner des exemples de suivis en ligne, mais qu'on va continuer à faire, on en
a de toutes sortes, mais ça nous permet de réorganiser les suivis puis de...
concentrer sur les choses essentielles.
M. Beauchemin : Mais j'essaie
de comprendre, parce que, quand vous utilisez le terme «redonner», ça veut donc
dire qu'on l'avait jadis fait, qu'on l'avait. À quelle époque? Dans quel
contexte?
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
je dirais, donné, à ce moment-là... Je ne pense pas qu'à l'époque du Fonds vert
il y avait énormément de marge de manœuvre, mais je ne pense pas qu'ils ont nécessairement...
M. Beauchemin : mais il y en
avait-tu plus?
M. Savoie (Jocelyn) : Je n'y
étais pas, je ne peux pas vous dire. À l'époque, j'étais aux Affaires municipales.
M. Beauchemin : Parce que ce
que vous disiez tantôt...
M. Beauchemin : ...c'est
qu'on a tout ajouté ça à la suite... lors de l'existence du Fonds vert, ça fait
qu'on a comme parti avec le Fonds vert, puis là, on a réajusté tout ça. Puis
là, on veut redonner, donc on veut reculer?
M. Savoie (Jocelyn) : On veut
le rendre plus souple, là, on ne va pas abandonner la qualité des suivis qu'on
fait puis l'étanchéité de nos processus, là. Dans le fond, on ne vous dit pas
qu'on veut retourner à l'époque qui a prévalu avant que le FECC soit institué,
mais il y a... je vous dirais, suite au... à l'échec du Fonds vert, on s'est
retrouvé ici en mécanisme de contrôle. On souhaite juste se... ramener plus au
milieu puis nous permettre de gérer efficacement.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 140 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 141. Je vais vous permettre la lecture, Mme la ministre,
puis après ça, compte tenu du temps, on va...
Mme Duranceau : C'est et
demie, oui?
Le Président (M. Laframboise) : C'est
ça.
Mme Duranceau : Alors, je
lis.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
allez-y.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 15.4.1.1, du suivant :
«15.4.1.2. Le gouvernement détermine, sur les surplus du fonds :
1° la somme que le ministre des Finances
vire au Fonds des générations, institué par l'article 2 de la Loi sur la
réduction de la dette et instituant le Fonds des générations;
2° la somme que le ministre des Finances
vire au Fonds des réseaux de transport terrestre, institué par
l'article 12.30 de la Loi sur le ministère des Transports.
La somme prévue au paragraphe 1° du
premier alinéa est portée au crédit du Fonds des générations comme si elle
était visée à l'article 4 de la Loi sur la réduction de la dette et
instituant le Fonds des générations.».
Commentaire : Le nouvel article
proposé octroie au gouvernement le pouvoir de déterminer certaines sommes sur
les surplus du fonds d'électrification et de changement climatique, qui peuvent
être virées par le ministre des Finances dans deux fonds spéciaux, à savoir le
Fonds des générations et le Fonds des réseaux de transports terrestres, ainsi
que le prévoit le deuxième alinéa de l'article 5.3 de la Loi sur
l'administration financière, un tel virement n'est possible que si la loi
l'autorise. Or, n'étant pas autorisé par la Loi sur la réduction de la dette et
instituant le Fonds des générations, le projet de loi en propose
l'autorisation.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez amendement que vous pouvez nous lire aussi.
Mme Duranceau : Je lis
l'amendement. Ajouter à la fin de l'article 15.4.1.2 de la Loi sur le
ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, proposés
par l'article 141 du projet de loi, l'alinéa suivant : La somme
prévue au paragraphe 2 du premier alinéa est affectée au financement des
mesures et des programmes visés au deuxième alinéa de l'article 15.4.1.
Alors, on se souviendra, avec le commentaire : Cet article précise que les
sommes virées du Fonds d'électrification et de changement climatique au Fonds
des réseaux de transport terrestres doivent être utilisées selon les objets du
Fonds d'électrification et de changements climatiques, c'est-à-dire à des
mesures applicables aux transports en commun et à des programmes d'aide
financière qui favorisent le développement et l'utilisation du transport en
commun des personnes ou le développement et l'utilisation de modes de transport
de personnes, à l'exception du véhicule de promenade, dont le seul occupant est
le conducteur.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
je vous remercie pour votre collaboration. Compte tenu de l'heure, la
commission suspend ses travaux jusqu'après les affaires courantes et nous
serons au salon Lafontaine.
(Suspension de la séance à 12 h 30)
15 h (version non révisée)
(Quinze heures vingt et une minutes)
Le Président (M. Laframboise) : La
Commission des finances publiques reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du
projet de loi numéro sept, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité
de l'État et à renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires.
Lors de la suspension de nos travaux cet
avant-midi, nous en étions à l'étude de l'amendement de la ministre à l'article 141
qui introduisait le 141... non, à l'amendement à l'article 141. Vous aviez
lu l'amendement. Donc, est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'amendement
à l'article 141? Madame?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Sur l'amendement. Mme la députée de Verdun. Non?
Mme Zaga Mendez : Non, c'est
correct, c'est concordance avec...
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va. M. le député de Marguerite-Bourgeoys. Sur l'amendement.
M. Beauchemin : Pas sur
l'amendement.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va. Est-ce que l'amendement à l'article 141 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, les discussions sont ouvertes sur l'article 141 tel qu'amendé.
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui, merci, M.
le Président. Ça fait que je suis juste curieux. Est-ce qu'on a fait une étude
d'impact, à savoir c'est quoi, le potentiel, un, de rendement additionnel et ou
de flexibilité additionnelle qu'on donne au ministre, en termes de combien d'argent
qu'on pense qu'on va être capables d'aller attribuer éventuellement en addition,
là, au Fonds des générations? Est-ce qu'on a une idée de... On a-tu fait un...
tu sais, un «forecast»? Est-ce que...
Mme Duranceau : La
répartition qui sera faite dans le futur entre les deux fonds, disons, là?
M. Beauchemin : Oui.
Mme Duranceau : Ça va être la
prérogative du ministre des Finances, selon les besoins les plus pressants
ou... prioritaires à chacune... à chacune des années, là, au niveau du budget,
là.
M. Beauchemin : Bien, j'assume
que, tu sais, rien de ça n'aurait eu lieu si c'était comme un arrondissement,
là. J'assume que ça, c'est parce qu'on... on s'attend à ce que ce soit
significatif. Tu sais, on n'aurait pas fait ça, tu sais, si c'est pour quelques
dizaines de millions dollars. On aurait fait ça probablement pour... pour le
ministre des Finances, qui, lui, a un déficit de 14 milliards. On joue
dans des magnitudes significatives. Ça fait que je me... je me demandais si on
était proche de ou d'avoir une idée de combien ça peut potentiellement
représenter.
Mme Duranceau : ...ça va être...
Il faut essayer de gérer ça serré pour qu'il y ait le moins de surplus qui
se... qui se dégage de ça. Mais, tu sais, comme historiquement il s'est
accumulé des surplus, bien, dans le fond, là, on se donne la marge de manœuvre.
Mais, tu sais, comme on a expliqué ce matin, le but, c'est de le gérer pour que
ça arrive le plus kif-kif, là. Donc là, les projections, bien, ça varie d'une
année à l'autre, là...
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que donc, dans le fond, on n'a pas fait d'études, de savoir grosso modo ce que
ça a pu potentiellement représenter. L'objectif ici, c'est qu'on soit kif-kif
dans ces fonds-là, qu'il n'y ait pas de surplus.
Mme Duranceau : Prospectivement,
oui.
M. Beauchemin : Puis là, bien,
on donne donc l'option au ministre de passer à la gratte à la fin, supposons qu'il
y a un... il y a une expression bancaire, là, qui est en anglais, que je ne
sais pas c'est quoi en français, mais qui permet donc de «cleaner», le «sweep»,
là, qui permet de nettoyer tout ça, là. OK.
Mme Duranceau : C'est ça.
Le Président (M. Laframboise) : ...Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...nous avons
eu tout à l'heure, là, la discussion, là, puis je pense que c'est assez clair,
là, l'indifférence qu'on a autour de la table, là, concernant cet article-là.
Bien sûr, on peut se réjouir du deuxième paragraphe, là, concernant les fonds
qui vont aller au transport, maintenant qu'on le sait que ça va être au fonds
dédié au transport collectif. Mais, pour nous, le premier, le fait d'utiliser,
de détourner les surplus du Fonds d'électrification vers le Fonds de
générations, ça rate complètement, complètement la mission du fonds, de cet
argent-là, d'argent qui aurait dû rester... dédié. Puis, malgré toutes les
explications, que c'est un surplus, il aurait dû ne pas y avoir de surplus avec
toutes, toutes les actions en lutte aux changements climatiques. Je connais la
ministre...
Mme Zaga Mendez : ...peut-être,
elle ne va pas, elle ne va pas vouloir en ajouter, mais je tenais quand même à
le dire. Puis, bien sûr, s'il n'y en a pas, d'autres débats à faire sur cet
article-là, nous, on va appeler le vote par appel nominal.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. Donc, d'autres questions, commentaires? Sinon, le vote par appel
nominal est demandé sur l'article 141 tel qu'amendé. M. le Secrétaire.
Le Secrétaire
: Pour,
contre, abstention, Mme Duranceau (Bertrand).
Mme Duranceau : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Lachance
(Bellechasse).
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire
: Mme Abou-Khalil
(Fabre).
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette).
M. St-Louis : Pour.
Le Secrétaire
: M. Provençal
(Beauce-Nord).
M. Provençal : Pour.
Le Secrétaire
: M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys).
M. Beauchemin : Contre.
Le Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun).
Mme Zaga Mendez : Contre.
Le Secrétaire
: M. Laframboise
(Blainville).
Le Président (M. Laframboise) :
Abstention. Donc, l'article 141 tel qu'amendé est adopté.
Article 142. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Alors, très
bref. L'article 15.4.2 de cette loi est abrogé.
Je vais quand même lire le commentaire,
là, pour la compréhension de tout le monde dans le futur. Donc,
l'article 142 prévoit l'abrogation de l'article 15.4.2 de la Loi sur
le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le
premier alinéa de l'article 15.4.2 prévoit un... en effet, qu'un ministre
ou un organisme public... à une entente conclue avec le ministre peut porter,
au débit du Fonds d'électrification et des changements climatiques, les sommes
pourvoyant aux mesures de lutte contre les changements climatiques qu'ils
mettent en œuvre. Ce mécanisme d'entente étant abrogé par l'article 143 du
projet de loi, cet élément n'est plus requis dans l'article 15.4.2. Quant
au mécanisme de mandat visé à cet article, le ministre peut déjà permettre à un
ministre ou à un organisme mandaté de porter au débit du fonds les sommes
pourvoyant à de telles mesures en vertu du deuxième alinéa de
l'article 15.4.3. L'abrogation du deuxième alinéa constitue, quant à elle,
un élément visant à éviter que doive être présenté distinctement l'ensemble des
prévisions de dépenses et d'investissement pour lesquels un ministre ou un
organisme public mandaté peut porter des sommes au débit du Fonds
d'électrification et des changements climatiques. L'abrogation du troisième
alinéa est du même ordre et vise à alléger le fardeau administratif de chaque
ministère en leur évitant d'avoir à faire figurer dans leurs prévisions propres
les prévisions de dépenses et d'investissement liés aux mesures de lutte contre
les changements climatiques dont ils ont la charge de la mise en œuvre.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 142? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui,
peut-être, pour bien comprendre l'allègement que fait ici ce... c'est le
deuxième paragraphe, entre autres, là, qui dit : «Évitant de faire figurer
dans leurs prévisions propres les prévisions de dépenses et d'investissements,
peut-être de juste nous rendre ça un peu plus concret, là, donc, qu'est ce que
ça veut dire dans le... dans l'exercice budgétaire.
Mme Duranceau : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie?
Mme Duranceau : Oui, parfait.
M. Savoie (Jocelyn) :
Bonjour,
Jocelyn Savoie, sous-ministre adjoint. Un jour, je vais voir mon titre... lutte
aux changements climatiques...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez déjà été... pour la journée.
M. Savoie (Jocelyn) :
C'est
bon. Alors, dans le fond, quand vous regardez les dispositions actuelles, nous,
on se retrouvait à faire une prévision par programme, par entente, par
ministre, enfin, par ministère. Ça fait qu'on se retrouvait à faire toutes
sortes de décompositions. À la fin, quand je travaillais avec un autre
ministère, essentiellement, il y a un programme, puis, donc, quand on fait le
suivi du programme, on obtient toutes les informations pertinentes à une
reddition de comptes transparente, et, je dirais, efficace. Donc, les
dispositions nous permettent d'éliminer le reste, qui est des doublons puis de
la multiplication de lignes, puis, le cas échéant, s'il y a des extractions qui
sont nécessaires, on ira les chercher, s'il y avait des investigations à faire
d'une manière particulière. Si, par exemple, dans l'étude des crédits, des...
des détails additionnels étaient demandés, on va être en mesure de les sortir
de toute façon, parce qu'ils sont dans les systèmes, mais on ne sera pas
obligés de faire les publications publiques puis de s'assurer de... de validation
et contre validation. C'est ça, concrètement, que ça permet de faire.
Mme Zaga Mendez : Donc, si je
comprends bien, là, c'est que vous ferez les prévisions puis les crédits par
programme plutôt que de le faire par programme à l'intérieur de chaque
ministère pour que le ministère, après, donne aux finances, puis ça se
dédouble. C'est ce que... c'est ça que j'entends.
• (15 h 30) •
M. Savoie (Jocelyn) :
Bien,
de tout façon, on se retrouvait avec plusieurs personnes qui devaient
reproduire les mêmes informations dans plusieurs endroits, mais à la fin, ce
qui est pertinent, c'est que dans le plan... le plan de mise en œuvre puis dans
la reddition de comptes du FECC, que toute l'information soit accessible, ce
qui est le cas.
Mme Zaga Mendez : Donc, le...
mettons, une... que ce soit le bilan du PMO, là, en termes de dépenses, c'est
présenté, désormais, avec les changements qu'on a faits, là, directement au
ministère des Finances. C'est bien ça?
M. Savoie (Jocelyn) : En
fait, nous, on va continuer à faire une reddition de comptes annuelle,
d'ailleurs, tantôt, on a fait un amendement pour dire qu'on ferait notre
reddition de comptes annuelle. Dans ça, il va y avoir le... un «output», là,
qui va venir montrer les résultats des opérations de l'année des programmes.
Mme Zaga Mendez : OK, ça
répond à ma question.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Donc, en bout
de piste, je veux dire, l'effort, il est quand même fait pour en arriver à un
chiffre consolidé...
15 h 30 (version non révisée)
M. Beauchemin : ...par
ministère. Donc on y va de façon granulaire, par programme, anyway, en bout de
piste, pour être capable d'aller avec le chiffre. Puis là, ce que vous dites, c'est
que finalement, là, ce qu'on fait ici, c'est... on fait tout l'exercice de
toute façon, mais on ne veut juste pas publier le détail de façon granulaire,
on va juste donner un chiffre complet, un chiffre total, un chiffre qui résume
l'action dans un ministère. C'est bien ça?
M. Savoie (Jocelyn) : C'est
que l'information peut être sortie ministère par ministère, parce que dans les
systèmes, veut, ne veut pas, les transactions sont... on va dire taguer, là, à
défaut d'un meilleur terme. Mais dans nos redditions de comptes, on va se
limiter à faire la reddition de comptes sur les mesures, les programmes, puis
les ministères sont associés à des programmes. Je n'ai pas un programme qui est
géré par deux ministères. Ça fait qu'à la fin, on peut rapidement savoir ce qu'un
ministère a fait dans la lutte aux changements climatiques.
M. Beauchemin : Mais comment...
comment, justement, dans les crédits, là, quand on arrive puis qu'on veut dire :
Bon, bien, c'est telle, telle, telle affaires dans tel ministère qui n'a pas
fonctionné, là, on n'aura plus cet accès-là à cette information-là, parce que
le granulaire, là, on ne le verra plus, si j'ai bien compris.
M. Savoie (Jocelyn) : Bien, la
responsabilité de la gestion des sommes du... va incomber au ministre de l'Environnement,
Lutte changements climatiques, Faunes et Parcs, donc il va rendre des comptes
sur la gestion des fonds.
M. Beauchemin : Oui, mais le
ministre de l'Environnement, lui, va-t-il être capable d'avoir... parce que,
moi, je... Quand on.... Quand on se prépare pour les crédits, là, à l'opposition,
OK, quand on se prépare pour les crédits, on passe à travers les briques, puis
là on regarde, on sait tel programme, l'an passé, là, ça ne sentait pas bon,
là, on va aller voir, regarde donc ça toi, et puis là, on ne le voit plus, le
détail, il ne sera plus là. Ça fait que là, on peut poser la question, on va
arriver en crédit, on va demander la question...
M. Savoie (Jocelyn) : Là,
nous on va l'avoir par programme.
M. Beauchemin : Puis je sais
comment... je sais que la réponse va être : Je n'ai pas... je n'ai pas la
réponse pour vous maintenant. C'est ça, la... c'est ça, la réponse que je m'attends
à avoir, là, mais...
M. Savoie (Jocelyn) : Non, en
fait, si vous y allez par programme, on va avoir la réponse parce qu'on fait le
suivi de chacun des programmes.
M. Beauchemin : Oui, je sais,
mais, je veux dire, le ministre qui, lui, va avoir tous les ministères qui vont
consolider dans un fichier pour lui, là, OK, il va regarder tout ça, puis il va
dire : Bien, je n'ai pas la réponse pour ce programme-là, parce que, ça, c'est
tel ministère, je... Il ne l'aura pas avec lui, là, ça ne sera pas détaillé
dans les livres de crédits, là.
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
on va l'avoir, nous... Là, je ne suis pas sûr de quoi ça va avoir l'air
exactement dans le livre des crédits, là, mais, tu sais, pour vous donner une
idée, moi, j'ai un suivi, j'ai 200 quelques mesures, j'ai 200 quelques lignes,
chacun des programmes est individualisé, les suivis sont là, les... Donc, l'information
éclatée existe, ce sera de voir comment on va la... ça, je vous avoue que je ne
sais pas quelle forme ça va prendre à l'étude des crédits, là.
M. Beauchemin : Bien,
c'est... c'est juste que dans un concept de reddition de comptes, c'est le
diable dans les détails qui compte, pour qu'on puisse être capable de mettre le
doigt sur le bobo. Tandis que, tu sais, si on... des fois... Je comprends l'idée
d'avoir un chiffre pour, tu sais, un ministère ou un programme, puis de l'avoir
de façon consolidée, c'est plus efficace, je l'accepte. Ça, je n'ai pas d'enjeu
avec ça.
Le problème, c'est en reddition de
comptes, donc en gouvernance, quand on n'a pas ce détail-là, puis je ne dis pas
qu'il va être inaccessible, c'est juste que mon expérience à date, c'est que si
ce n'est pas dans les livres de crédits, la réponse en crédit, c'est : Je
ne sais pas, je vais vous revenir. Puis ça, bien, ça va être le cas encore plus
là-dessus, parce qu'on n'aura clairement pas la... il y aura... Puis je
pourrais parier de l'argent si vous voulez, là, mais je suis pas mal certain que
les ministres n'auront pas la réponse à brûle-pourpoint, si ce n'est pas dans
les livres des crédits.
M. Savoie (Jocelyn) : N'ayant
pas vu la forme que prend exactement notre output à l'étude des crédits, là, je
ne voudrais pas vous induire en erreur, mais, moi, ce que je sais, c'est que
dans les informations qu'on sort, de toute façon, il va falloir qu'on fournisse
à notre ministre le détail pour chacun des programmes, comment ils sont, ils
ont été utilisés, dépenses et autres. Donc, techniquement, on aurait l'information.
M. Beauchemin : Je comprends.
Puis c'est ce que je dis. On va sûrement l'avoir, parce que je ne peux pas
croire qu'on va arriver à donner un chiffre total pour programme ou pour
ministère sans avoir fait le granulaire pour en arriver à faire le calcul. C'est
juste que dans la publication des livres de crédits, l'information ne sera plus
là. Ça fait que, l'information, si elle n'est pas là, la réponse lors d'une
information de crédit... Heille! moi, ça ne sentait pas bon l'année passée tel,
tel, tel programme, bien le ministre, il dit : Ce n'est pas dans mes
livres de crédits, je n'ai pas la réponse, je vais vous revenir. Avec M.
Fitzgibbon, on a eu cet exercice-là à deux reprises, là, c'était... ce n'était
pas dans les livres de crédits, mais l'année passée, c'était parce qu'on avait
posé trop de questions sur ce programme-là que, là, l'année suivante, il n'y
avait plus le détail des livres de crédits, puis là, bien, la réponse, c'est :
je ne l'ai pas devant moi, donc je vais vous revenir. Ça fait que c'est juste
ça. Puis je comprends l'objectif ici, là, on veut... on veut la simplifier, on veut
avoir quelque chose qui, comme, consolide... On veut un tableau de bord avec
les grands... les grands cadrans, et non les petits cadrans, là, je le
comprends, OK. Mais, en bout de piste, on... tu sais, la gouvernance, là, qu'on
se doit de faire, là, moi, je...
M. Beauchemin : ...je dis
souvent, tu sais, à l'opposition, on est le client, là, puis le gouvernement,
bien, c'est le fournisseur de services, là. Ça fait que moi, en tant que
client, je veux comprendre le détail d'où est-ce que ça ne va pas bien, là,
puis... Mais quand je n'ai pas l'information, bien, je pose la question. Puis,
quand je sais d'avance que la réponse, c'est : Je vais vous revenir, je
n'ai pas la réponse, ça... c'est malheureux.
Combien... En fait, l'autre question, puis
peut-être que la ministre peut peut-être me répondre là-dessus, là, mais...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Peut-être que
la ministre peut me répondre là-dessus. Je comprends l'enjeu, je comprends
l'objectif ici, mais en bout de piste, là, on se trouve à économiser combien de
sous, puis on se trouve à économiser combien de temps en agissant de même, là?
Mme Duranceau : Ce n'est pas
tant combien de sous, là. C'est beaucoup combien de temps. Parce que c'est
très, très fastidieux pour tous les ministères, toute la reddition de comptes
en lien avec ce fonds-là. Alors, je pense qu'on vient assouplir. Ça ne veut pas
dire... Ça ne sera pas dans la loi, mais ça ne veut pas dire que l'information
n'est pas disponible.
M. Beauchemin : Bien, c'est
ça...
Mme Duranceau : Ça veut juste
dire que tu n'es pas obligé de la soumettre de telle puis telle façons, à telle
fréquence.
M. Beauchemin : Mais
l'information doit être quand même disponible pour en arriver avec le cumul. Ça
fait que l'exercice, il est fait quelque part. Ça fait que, là, on fait juste
enlever une tâche administrative. Je n'ai pas de problème avec le concept.
C'est juste que, là, maintenant, quand on enlève la tâche administrative puis
qu'on a l'exercice pareil, bien, l'accès à cette information-là devient plus
obscur. Ça fait que c'est juste ça, ma question. C'est : Comment qu'on
fait pour... Parce que je sais que, dans les crédits, comment ça marche, là. Ce
n'est pas dans les livres, la réponse, c'est : Je ne l'ai pas, l'information,
je vais vous revenir, puis on ne revient jamais, là.
M. Savoie (Jocelyn) : Je n'ai
peut-être pas été clair, mais on va continuer à fournir l'information dans
notre reddition de comptes par programme. Donc, le détail va être là, notre
ministre va l'avoir. C'est... C'est juste qu'on ne va pas... Il ne va pas être
reproduit par ministère, par programme, avec toutes les... Parce qu'à ce
moment-là on se retrouve à faire trois fois l'exercice, dans le fond : je
l'ai par ministère, je l'ai par programme, je l'ai par ci, par ça. À la fin, la
pertinence de l'exercice, c'est de le faire par programme pour les fins du plan
de mise en œuvre, pour démontrer si oui ou non les programmes ont atteint leurs
objectifs, si oui ou non les sommes ont été dépensées, puis évidemment, à la
fin, ultimement, si vous ou non, a fait bel et bien zéro qu'on espérait, donc
utilisé l'entièreté des sommes disponibles. Il y a... Il y a... Il n'y aura pas
de concessions sur la qualité de cette reddition de comptes là. Donc, l'information
devrait être là. C'est... C'est... C'est le détail peut- être dans un autre
format ou dans un autre angle qui sera... qu'on ne produira pas. Mais par
programme, pour toutes les choses qui auront été engagées dans... du fonds va
être encore rendu disponible dans notre reddition de comptes. Parce qu'on va
continuer à produire nos états financiers pour le fonds, puis on va continuer à
faire notre reddition de compte annuelle sur le plan de mise en œuvre dans
lequel chacune des mesures doit être... Il va falloir revenir dessus puis
montrer qu'elles ont été réalisées ou pas réalisées.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? D'autres questions, commentaires sur l'article 142? Est-ce
que l'article... Est-ce que l'article 142 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 143.
• (15 h 40) •
Mme Duranceau : L'article 15.4.3
de cette loi est modifié :
1 par la suppression du premier alinéa;
2 dans le deuxième alinéa :
a) par le remplacement de «peut également
confier» par «peut confier»;
b) par l'insertion, après la première
phrase, de la suivante : «Le ministre peut porter au débit du Fonds les
sommes pourvoyant à ces mesures ainsi qu'aux frais d'administration liés à la
mise en œuvre de celle-ci.»;
3 par le remplacement du troisième alinéa
par le suivant :
«Tout mandat doit être rendu public et
préciser le montant des sommes pourvoyant aux mesures qui y sont visées.»;
4 par la suppression, dans le quatrième
alinéa, de «pour lesquels il porte des sommes au débit du fonds».
Donc, le commentaire exhaustif :
L'article 143 du projet de loi propose notamment d'abroger le premier
alinéa de l'article... 15.4.3 de la Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs afin de retirer la possibilité au
ministre de conclure des ententes avec des ministères ou organismes publics
visant à leur faire mettre en œuvre des mesures pouvant être financées par le
FECC. Ce pouvoir dédouble en effet le pouvoir du ministre de mandater des
ministères ou organismes publics afin que ceux-ci mettent en œuvre des mesures
visant la lutte contre les changements climatiques dans un domaine relevant de
leur attribution. Il modifie par ailleurs le deuxième alinéa, en... en
concordance avec l'abrogation du premier alinéa, ainsi que pour prévoir les
sommes pourvoyant au financement des mesures de lutte contre les changements
climatiques mises en œuvre par d'autres ministères et organismes puissent être
reportées au débit du fonds par le ministre de l'Environnement, de la Lutte
contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. La proposition de
remplacement du troisième alinéa vise, quant à elle, à alléger le fardeau
administratif du ministère de l'Environnement quant à la manière dont la
répartition des...
Mme Duranceau : ...sommes
pourvoyant aux mesures financées dans le cadre d'un mandat est effectué par
celui-ci, mais tout en conservant l'obligation de rendre ses mandats publics et
de préciser les sommes qui pourvoient aux mesures qui y sont prévues. La
modification au dernier alinéa de cet article constitue un élargissement de la
portée de la responsabilité du ministre ou de l'organisme public mettant en
œuvre une mesure de lutte contre les changements climatiques en application
d'un mandat donné par le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les
changements climatiques, de la Faune et des Parcs, cette responsabilité
s'étendant désormais au-delà des mesures pour lesquelles le ministre ou
l'organisme public visé porte des sommes au débit du fonds.
C'est la même concordance, là, que ce
qu'on a discuté sur l'article précédent.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : C'est
peut-être parce que je suis fatigué, là, pouvez-vous m'expliquer ça plus
simplement?
Mme Duranceau : Bien,
c'est pas mal la même explication, hein? C'est ça? Je vais laisser
M. Savoie.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie.
M. Beauchemin : Parce
que là, à la fin, on s'en va dans une autre direction. Ça fait que c'est pour
ça que je suis un peu confus.
Mme Duranceau : ...
M. Savoie (Jocelyn) : Tu
sais, il y a deux, deux changements dans l'article. Si on se rappelle
précédemment, on est venus mentionner qu'on avait un doublon de pouvoir, la
possibilité de faire des mandats, la possibilité de faire des ententes. Le
pouvoir de mandats inclut le pouvoir d'entente. Donc, on vient alléger la loi
en éliminant les références aux ententes parce que le premier pouvoir nous
permet de faire la même chose de toute façon. Donc, là, on a des amendements de
concordance, bien, en fait... des articles qui font la concordance avec cette
décision-là d'éliminer le pouvoir, qui est un doublon.
Par ailleurs, dans le même article, il y
avait une reddition de comptes spécifique aux ententes qui venait dire quelle
information devait être diffusée par rapport à chacune de ces ententes-là, avec
du détail puis dans lequel le ministre concerné devait répartir les sommes dans
le temps. Bien, on élimine les dispositions relatives à cette reddition de
comptes là, reliée à des ententes dont on vient d'abroger l'existence. Mais
pour... des mandats, cette reddition de comptes là va être faite par nous pour
montrer les montants puis c'est quoi qui est relié à chacun des programmes, qui
est... pour lesquels un ministre est mandaté. Donc, on a le même résultat.
M. Beauchemin : OK. Puis
là, quand on arrive à dire que le... la responsabilité s'étend désormais
au-delà des mesures pour lesquelles le ministre et l'organisme public visé
portent au débit des fonds... À la fin, fin, fin, là.
M. Savoie (Jocelyn) : ...Oui,
parce que, quand on donne un mandat, le mandat ne couvre pas que seulement...
parfois de faire des programmes. Il y a également la prise en... Dans le fond,
on va demander à un ministre de prendre des mesures qui peuvent être des
mesures réglementaires, d'agir dans un domaine, un domaine ciblé. Par
exemple... qu'est-ce que je pourrais vous donner comme exemple? Supposons qu'on
travaille avec le MEIE pour favoriser, disons, la conversion vers du gaz
naturel renouvelable, puis que, supposons qu'on émettait un mandat, bien, le ministre
du MEIE va gérer des programmes de conversion d'énergie. Il y a le... du gaz
naturel... du gaz naturel renouvelable, mais il va également être responsable
de faire des dispositions au niveau réglementaire par lesquelles il pourrait
venir favoriser la migration d'un type de gaz vers l'autre. Cette mesure-là
n'est pas budgétaire.
Donc, c'est pour ça qu'on dit que ça va
au-delà des sommes qu'il va inscrire au Fonds, parce que, pour la mesure
réglementaire, il ne va pas inscrire de sommes dans le Fonds, mais pour le
mandat, c'est plus large. C'est pour ça qu'on a privilégié la notion de mandat.
Ça englobe l'autre, c'est plus...
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...là,
j'ai compris la première partie sur la concordance. On n'a plus d'ententes, on
a des mandats, mais après... la réponse qu'on vient d'obtenir, là, puis juste
pour bien comprendre, c'est qu'on allège le fardeau seulement pour la façon
dont les sommes aux mesures financées dans le cadre d'un mandat est effectué,
là. La répartition des sommes, ça, on allège, mais on va quand même faire un
rapport sur le mandat. C'est quoi la... je comprends mal la différence.
M. Savoie (Jocelyn) : Quand
on mandate un ministre, disons qu'on lui donne, je ne sais pas, moi, quatre ans
pour atteindre un objectif, bien, nous, on fait un suivi auprès de ce ministre
et son ministère pour voir la progression, là, de l'atteinte des objectifs.
Donc, il y a cette reddition de comptes là qui va au-delà du volet financier.
Puis... donc être transposé dans notre reddition de comptes sur la progression
du plan de mise en œuvre. Puis le plan de mise en œuvre lui-même, ce n'est pas
juste des dépenses et des programmes, il y a aussi d'autres mesures. Par
exemple, si vous regardez le dernier, on avait tout un plan de match en
adaptation, il y avait des mesures...
M. Savoie (Jocelyn) : ...en
recherche, puis on avait aussi des choses au niveau, là, choix réglementaires,
et autres, pour la réduction de GES. Donc, c'est dans ce sens-là qu'il y a un
suivi qui est fait et puis... bon, puis il est plus large, pas que budgétaire.
Mme Zaga Mendez : OK. Puis est-ce
que ce suivi-là demeure?
M. Savoie (Jocelyn) : Ah!
oui.
Mme Zaga Mendez : Et
l'allègement, c'est en termes de crédits... dans les crédits...
M. Savoie (Jocelyn) : En
termes de... en termes de combien on écrit de lignes pour faire des suivis,
puis là les... la...
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
vous allez le faire de façon générale, mais pas pour chaque...
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
on va le faire... c'est qu'on va faire... dans le fond, au lieu de faire, je
dirais, deux suivis, un par ministère, puis un par... on va faire le mandat,
puis on va faire... on va reproduire, là, à travers notre suivi de programmes,
là, pour les fins de redditions de comptes annuelles du PMO.
Mme Zaga Mendez : Parfait,
merci. Mon autre question, c'était sur l'ajout, là... puis bien comprendre
pourquoi on dit «porter au débit des fonds les sommes pourvoyant à ces mesures
ainsi qu'aux frais d'administration liés à la mise en œuvre de celles-ci». Ça,
c'est nouveau, là, ajouter les frais d'administration des mesures. Parce que ce
que je comprends, c'est qu'on a le fonds d'électrification, on met en oeuvre...
on sort une partie de ces fonds-là pour financer des mesures dans le PMO, là,
dans les mesures de l'État, des changements climatiques. Ces mesures-là
viennent aussi avec un cadre de suivis, d'administration. Donc, vous inclurez
les coûts. On viendrait à prendre les crédits de la part du fonds. Auparavant,
c'était quoi? C'était des... l'argent qui était donné au ministère de
l'Environnement pour la gestion? Juste...
M. Savoie (Jocelyn) : OK. En
fait, c'est une disposition qui existait déjà. Quand... quand vous regardez les
lignes qu'on a barrées là, quand vous regardez l'article tel que réécrit, là,
ça, c'est juste qu'on ramène la phrase plus haut. Mais, oui, quand on finance
des mesures dans un ministère, on va... avec le FECC, là, le Fonds
d'électrification et de changements climatiques, on va pourvoir également pour
l'administration des mesures. On l'a toujours fait pour, justement...
Mme Zaga Mendez : OK. Puis là
c'était une pratique qui était déjà en place.
M. Savoie (Jocelyn) : C'est...
c'est une pratique qui est déjà en place, on le fait.
Mme Zaga Mendez : Parfait.
M. Savoie (Jocelyn) : Parce
que, sinon, un programme pas de ressources, ça se gère mal.
Mme Zaga Mendez : Merci.
C'est que, des fois, on... ce qui est commentaires, texte proposé, mais, enfin,
je vais voir... Avec le texte actuel, c'est juste de façon plus sommaire. Vous
reprenez, dans le fond, la même disposition.
M. Savoie (Jocelyn) : Oui.
Mme Zaga Mendez : Ça répond à
ma question.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Est-ce que l'article 143 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 144, Mme la ministre.
Mme Duranceau :
L'article 15.4.4 de cette loi est modifié par la suppression du paragraphe
2° du deuxième alinéa.
Donc, l'article proposé vise à alléger le
fardeau administratif du ministère de l'Environnement dans le cadre de
l'élaboration de son rapport annuel de gestion. Donc, on vient enlever un élément
qui n'a pas nécessairement besoin d'être prescrit par la loi.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Ça a l'air
pas mal «catch all», là, ça, là, ça a l'air assez large.
Mme Duranceau : Bien, en
fait, ça vient enlever la phrase : «Les sommes portées au débit du fonds
par chacun des ministres ou organismes publics partie à une entente visée à
l'article 15.4.3 ou à qui un mandat a été confié en vertu de cet article».
Ça fait que ça, ça n'a plus besoin d'être dans le rapport de gestion.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui,
peut-être un exemple concret.
M. Savoie (Jocelyn) : Un
exemple concret, c'est... quand vous auriez regardé notre rapport de gestion,
vous auriez eu les suivis par programme, puis, après ça, vous auriez eu un
suivi par ministère, les ministres, là, mais c'est deux fois la même
information, elle est simplement présentée sous deux angles. Mais à la fin, ce
qui est crucial, c'est de faire le suivi si les programmes ont été gérés et
dépensés. Donc, on vient simplifier le suivi. Puis, pour nous, bien, ça va être
moins... ça enlève une tâche, là, pour les fins du rapport de gestion, qui
donne un détail... dans l'absolu, peut être intéressant, on s'entend, mais on
essaie, nous, d'optimiser puis de tenir compte des ressources disponibles.
Donc, on va faire la révision au compte principal puis on va éliminer une
information secondaire.
• (15 h 50) •
M. Beauchemin : Ça va peut-être
paraître bizarre comme question, mais si, supposons, qu'il y avait comme un
genre de moteur de recherche qui regarderait pour aller trouver cette
information-là, la chaîne pour arriver à la réponse, ce serait-tu de tomber
ministère, programme, là, la réponse ou programme, ministère, là, la réponse?
M. Savoie (Jocelyn) : Je vous
dirais... Nous, l'information rentre... En fait, quand un programme est géré
dans un autre ministère, il va faire les inscriptions dans le système puis ils
vont aller s'inscrire dans le programme, parce qu'on délègue la gestion
courante.
M. Beauchemin : Ça fait que
c'est le programme, le driver. Ça fait que quelqu'un qui veut rentrer dans
cette information-là pourrait arriver à la suite logique, c'est : Je
cherche dans tel programme, ting, tel ministère puis...
M. Savoie (Jocelyn) : Oui,
puis là vous allez avoir le détail. Puis, à la fin, c'est pour les gens
intéressés, les informations, la plupart se retrouvent en données... bien, en
données ouvertes, là. Ça fait que des gens peuvent, après ça, produire leur
propre tableau s'ils le souhaitent, là, les informations, on en distribue
énormément, puis ils se retrouvent en données ouvertes...
M. Beauchemin : ...c'est là,
Mme la ministre, là, l'avenir, pour la simplifier.
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : ...d'avoir
l'accessibilité pour ne pas dépenser des milliards inutilement, là, mais...
Mme Duranceau : Je suis
d'accord.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, Commentaires?
Mme Zaga Mendez : Non, mais
dans ma...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...j'ai fait
mon commentaire, là, mais ce que je comprends, c'est que le point deux, là, ou
le paragraphe deux, c'est un peu la même chose que le... paragraphe un en
termes de dépenses, là, c'est... je le vois comme ça... sauf que vous ne
l'écrivez pas par mandats, mais vous l'écrivez par dépenses. C'est un peu ça,
l'allègement. Si je le dis dans des mots simples.
M. Savoie (Jocelyn) : C'est
exactement ça. Puis nous, on fait deux tableaux, puis là, on va en faire un. À
la fin, c'est la même information, là, mais c'est... on coupe le travail, là.
Mme Zaga Mendez : Oui, parce
que ça sort du fonds pour investir dans une mesure. Je comprends.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 144 est adopté? Adopté.
Article 145.
Mme Duranceau : Donc... c'est
dans la Loi sur la qualité de l'environnement, l'article 46.18 de la Loi
sur la qualité de l'environnement, chapitre Q-2, est remplacé par le
suivant : « Le ministre publie annuellement l'inventaire des émissions de
gaz à effet de serre correspondant à l'année qui précède de deux ans celle de
la publication. »
Alors, l'article proposé allège le fardeau
administratif du ministère de l'Environnement en lui retirant l'obligation de
publier annuellement un bilan exhaustif des mesures mises en œuvre relativement
à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte aux
changements climatiques.
Bon, là, dans le fond, ce qu'on vient
faire... Donc, en lien avec l'article 140, on a mis une reddition de
comptes annuelle. C'était sur?
Une voix : ...
Mme Duranceau : De toute façon,
la reddition de comptes est annuelle. C'était sûr. Puis là on vient éliminer le
paragraphe ici, mais attend, j'essaie de voir... On... ça fait qu'on garde
l'inventaire annuel, mais on enlève la notion de bilan exhaustif et,
lorsqu'applicable, quantitatif des mesures mises en œuvre relativement à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le Président (M. Laframboise) :
...il y avait la question de notre collègue de Marguerite-Bourgeoys pour
laquelle il n'y avait pas eu de réponse encore.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Ça fait que...
Le Président (M. Laframboise) :
Voulez-vous...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Voulez-vous une petite suspension?
Mme Duranceau : OK. Non, non,
non, c'est juste que, dans l'article 140... peut-être, dans
l'article 140, on réfère au fait qu'on rend publics annuellement les
résultats obtenus, globaux. Bien, ainsi que les indicateurs, mais ce n'est pas
spécifique à la... aux gaz à effet de serre. Ça fait que les résultats globaux,
les indicateurs vont être déjà publiés annuellement. Ça fait qu'on... On enlève
le... Le deuxième paragraphe qui fait référence à un bilan exhaustif, mais on
garde quand même la notion de publication annuelle de l'inventaire des émissions
de gaz à effet de serre.
M. Beauchemin : De
l'inventaire total. Parce que je... moi, je veux savoir, là, je pose la
question, là, je veux savoir quel programme a émis combien. J'ai-tu accès à
cette information? On l'a-tu toujours, l'information? Est-ce qu'elle est encore
disponible, l'information? Parce que là, ce que je comprends, c'est qu'on fait
un cumul de tout puis on dit : Le total, il est disponible, si vous le voulez,
on l'a pour vous, mais je veux comprendre, tu sais, tel programme a-t-il été...
ou pas.
Le Président (M. Laframboise) :
...
M. Savoie (Jocelyn) : Oui.
Donc, dans la disposition, on élimine la référence à un bilan exhaustif. Dans
l'article 140, on a voulu réintroduire la notion d'un bilan annuel avec
les indicateurs de suivi. Quand on fait la reddition de comptes annuelle de nos
programmes et autres, on ne fait pas une présentation de réduction de GES par
programmes. La... l'impact des programmes et des différentes mesures est
combiné, puis on fait une évaluation d'ensemble de l'impact d'un plan...
M. Savoie (Jocelyn) : ...d'une
année donnée, là, du plan du PMO sur la cible de GES. Ça fait qu'à chaque année
on fait cette évaluation-là puis on regarde, là, si on se rapproche ou non de
notre cible, mais elle est faite globalement, parce qu'il y a un ensemble
d'éléments, là, qui ne sont pas juste des programmes. Il y a aussi beaucoup de
mesures réglementaires, là, qui contribuent, à certains égards, là, à
l'atteinte de la cible. Donc, on a une reddition de comptes pour l'atteinte de
la cible... quantification de réduction de GES puis on a la reddition... la
reddition de comptes financière pour les programmes.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que tu as de la réglementation qu'on peut mettre pour contrôler les industries
polluantes puis tu as tes programmes gouvernementaux qui, eux, en génèrent de
par eux-mêmes, donc deux volets. Si moi, je veux comprendre où est l'effort
fait par le gouvernement quand il nous donne un rapport, je n'ai plus accès à
cette granularité-là, si je comprends bien, là.
M. Savoie (Jocelyn) : On ne
la rend pas disponible non plus en ce moment. C'est parce qu'il faut comprendre
que, quand on fait les évaluations... à la fin de l'année, on publie un
inventaire des émissions de GES qui est basé sur les sondages qui sont colligés
auprès des grands émetteurs puis toute cette information-là est colligée dans
un rapport qu'on fait à l'automne puis qui est arrimé avec le rapport que le
fédéral fait. Au printemps, en collaboration avec nos collègues au ministère
des Finances, on fait aussi des simulations pour pouvoir voir si l'ensemble de
nos mesures, donc, réglementaires, légales, programmes et autres, a... et
également l'impact du marché du carbone, là, selon comment il s'est comporté
dans l'année, puis là on fait des simulations pour voir quel a été l'impact de
l'ensemble de ces mesures-là sur notre cible de GES. Puis là il y a... il y a
une simulation qui est faite parce qu'il y a des éléments qui ne sont pas
nécessairement observables immédiatement, là, dans l'année. Ça fait que c'est
une... c'est une estimation de l'impact qui est fournie. Puis ça, on le fait
périodiquement pour être capable de suivre si, oui ou non, on progresse vers la
cible, mais on ne publie pas en ce moment...
M. Beauchemin : Mais pourquoi
vous dites que c'est une estimation? Pourquoi on n'a pas l'accès à cette
information? On l'accès sur le total, mais on ne peut pas dire...
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
c'est... Je vais vous donner un exemple. Si je prends une réglementation dans
laquelle... Comment on pourrait dire ça? Attends, j'essaie de trouver un
exemple intelligent, là. C'est qu'on doit... on fait un certain nombre de
simulations pour voir ce que notre règlement a potentiellement eu comme impact
sur le comportement des citoyens puis des agents économiques. On a certaines
informations, mais on a les modèles de simulation aussi pour pouvoir
appréhender l'impact à grande échelle des mesures, ça fait que, donc, on n'a
pas nécessairement un effet observable de chacune des mesures qui a été fait.
Comme, moi, je n'ai pas un suivi qui me dit que ma réglementation sur le fait,
par exemple, de ne plus avoir de chauffage au mazout dans les nouvelles
constructions... bien, je n'ai pas un suivi dans lequel je vais additionner
toutes les maisons où il n'y a plus de mazout puis il n'y en aurait pas eu.
Puis, pour pouvoir estimer, on va faire une estimation via un modèle qui va
venir nous simuler par rapport à ce qui serait produit si on ne l'avait pas
fait : Voici où est-ce qu'on serait. Ça fait qu'il y a une portion puis il
y a une appréciation de... de là où on est par rapport à ce qui aurait pu se
produire. C'est... La difficulté est là pour estimer...
M. Beauchemin : Je comprends,
je comprends.
M. Savoie (Jocelyn) : ...parce
qu'à un moment donné l'univers qui aurait existé avant, sans les mesures, il
n'existe pas, ça fait qu'il faut comme que je le... je le projette pour... voir
ce que ça aurait pu être. Puis, à côté, j'ai celui où je suis avec mon
inventaire puis certains effets qui sont directement mesurés, mais d'autres qui
sont basés sur un certain nombre d'hypothèses d'impact.
M. Beauchemin : Ça fait
que... je comprends. Ça fait que, donc, on est dans un monde peut-être
totalitaire, là. Si on était capable d'avoir, par Crevier par exemple, le
nombre de clients qui consomment du mazout à la maison : S'il vous plaît,
donner ça au gouvernement du Québec parce que nous, on veut savoir combien de
foyers ça représente, mais on veut toutes les compagnies qui font ça, ça
devient trop dans le détail. On n'a pas accès à ce genre d'information là,
c'est ça?
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
tu as certaines infos, oui, puis il y en a non. Par exemple, via les
distributeurs, on va savoir combien qu'il y a de volume de gaz naturel qui a
été distribué, on va savoir qu'est-ce... Mais, à un moment donné, il y a des
éléments qu'on est obligé d'inférer ou de croiser pour se donner une idée, là,
de l'impact des mesures.
M. Beauchemin : Parce que, minimalement,
on doit quand même savoir. Tu sais, Crevier, ils ont vendu tant de millions de
tonnes de tatati, tatata, puis ça, ça génère leurs profits, ça fait que... donc
on peut conclure. OK. Mais... puis là... mais là je comprends, donc, qu'on doit
avoir des modèles estimés parce qu'on n'a pas accès à ça de façon plus
granulaire, là.
• (16 heures) •
M. Savoie (Jocelyn) : On
combine.
M. Beauchemin : La raison de
laquelle je dis ça, c'est parce que, pour être capable de mesurer le succès, il
faut vraiment être capable de descendre au niveau où est-ce que l'information
est prenable. Puis je pense que c'est à partir de là qu'on est capable d'avoir
l'optimisation du capital dépensé par le gouvernement. Le gouvernement dépense
des sous, là. Ça fait que, tu sais, si on est capable de descendre le
microscope au niveau où est-ce que l'information est disponible, à partir de ce
moment-là... là, on a le bon data, à partir de ce moment-là, on peut modéliser
puis après ça extrapoler. Mais, si on n'a pas... si on n'a pas cette vue-là à
ce niveau-là, on...
M. Savoie (Jocelyn) : Mais
c'est ce qu'on fait avec les informations dont on dispose. On a certains...
16 h (version non révisée)
M. Savoie (Jocelyn) : ...sur des
programmes. Ça nous permet de voir les impacts de programmes. Ils vont être
simulés et projetés dans le temps, on va voir ce qui se passe quand on les...
quand on veut voir l'impact à... projeté des mesures.
Par exemple, c'est comme ça qu'on a fait
la consultation cet automne, là, pour le... sur la cible, fixation de la cible,
on a présenté différents scénarios. Donc, il y avait une portion qui était
basée sur des informations connues. Il y a une portion qui était basée sur des informations
projetées, puis il y a... il y a une partie de l'information pour l'univers
connu qui est inférée, parce qu'on n'a pas nécessairement l'ensemble des
données sur chacune des choses, mais on est capables de croiser certaines banques
de données, dont, en partie, nos résultats de programmes au niveau, là, des
quantifications de GES qu'on fait plus des impacts, là, sur des évaluations,
là, des moyennes... par exemple, de consommation de véhicules, puis, quand on
projette le nombre de véhicules. Puis on voit les ventes de véhicules
électriques, là. On est capables de simuler avec une certaine précision à court
terme. Après ça, il y a un bout qui va être la projection. Puis c'est en
combinant ces éléments-là qu'on arrive à déterminer si on... bien, dans le
fond, l'efficacité de l'ensemble de nos mesures ou la non-efficacité, le cas
échéant, si on constate qu'on plafonne, là.
M. Beauchemin : Parce que le
titre du projet de loi, c'est quand même renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires,
mais pour qu'ils soient imputables, Il faut qu'il y ait du bon data, là.
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
je vous dirais, on a le... Moi, je pense qu'au niveau de ce qu'on produit pour
l'évaluation de nos résultats, les modèles sont intéressants, ils sont fiables,
ils sont combinés. Il y a une portion aux finances pour le... je dirais, le
volet économique. Puis nous, on a un volet qui est davantage l'assimilation des
aspects technologiques, réglementaires. On combine nos deux expertises pour
essayer d'avoir la meilleure simulation possible puis la meilleure évaluation
possible des résultats.
Le Président (M. Laframboise) :
...je vais vous laisser une petite chance, là.
Mme Zaga Mendez : Merci. C'est...
c'est un dossier, en tout cas, c'est une conversation que ça me fait remonter à
une autre vie, là. Vous savez, j'ai quand même un background en... pas
seulement en évaluation environnementale, mais évaluation de politiques
environnementales. Et là je comprends le raisonnement que... que le
sous-ministre nous présente, là. Donc, si je le dis simplement, le bilan de GES
annuel demeure, il va toujours être publié avant la fin de l'année. On est
habitués, on le sait, à ce moment-là, on rate nos cibles de combien, etc. Je le
dis avec... avec humour, mais vous le savez, là, c'est pas mal... J'ai réagi à
ça à plusieurs reprises. Ça fait que c'est novembre, décembre, on l'attend avec
ça.
Après, vous faites votre programme de...
la modélisation qui se fait, à l'interne avec vos... statu quo optimiste, et
tout est... peu importe, là, selon... vous le faites avec le ministère des
Finances. Ça, ça aide à faire ce qu'on appelle le PMO le plan de la mise en
œuvre. On se lance dans son nouveau cycle de 4 à 5 ans, des mesures en lutte
aux changements climatiques. Ça, c'est le cycle auquel on est habitués. Là, l'amendement,
ce qu'il fait, puis c'est ce que je veux bien comprendre, on parle ici du bilan
exhaustif du PMO. Est-ce que c'est bien ça, ce qu'on... ce qu'on est en train
de retirer?
M. Savoie (Jocelyn) : Oui. L'amendement
élimine la notion de bilan exhaustif. Puis ce qu'on a mis à l'article 140,
tel qu'amendé, on introduit la notion d'un bilan annuel avec un suivi d'indicateurs.
Mme Zaga Mendez : Donc, et c'est
ça qui... moi, ça m'inquiète, puis je vous entends, là, je comprends toutes les...
les limites méthodologiques, là, ça, on pourrait se lancer sur un... une grande
discussion là-dessus, vous l'avez tous nommé, toutes les limites
méthodologiques qu'on a, avec les modèles qui existent au Québec, propres au
Québec.
Ceci étant dit, il existe quand même d'autres
indicateurs qui sont importants et qui sont utilisés par notre fonction
publique et qui sont utilisés aussi par tous ceux et celles qui observent
notre... comment on avance dans la... dans la lutte aux changements climatiques.
Des... puis là ici peut-être le mot est... qui... qui dérange, c'est «exhaustif
ou lorsqu'est applicable». Mais au niveau des bilans quantitatifs, là, nombre d'adhésions,
des indicatifs, des... des... comme on appelle, les conditionnalités. Est-ce qu'on
le fait? Pourquoi? Combien de personnes? Retour sur investissement.
Ça, là, c'est... c'est quand même
primordial d'avoir ça suite à un cycle de PMO, là, et là, je comprends, ici, on
ne le dit pas par année, là, le bilan exhaustif, moi, c'est comment je l'interprète,
c'est qu'après un déploiement de... du fameux PMO, on est capables de voir avec
des indicateurs comment ces mesures-là ont performé. Et je vous entends, peut-être
on... vous n'allez pas... on ne va pas avoir combien de carbone ramène... parce
qu'une personne de plus prendre le transport en commun, là. Ça, c'est notre
limite méthodologique. Ceci étant dit, moi, je veux savoir combien de personnes
de plus ont pris le transport en commun, combien d'autobus de plus ont été
déployés avec l'argent qu'on a mis du Fonds vert. Et ça, c'est... c'est là où
je rejoins sur nous avons besoin de cette information-là pour juger qu'on s'en
va dans la bonne direction puis qu'on n'est pas en train de rater les cibles.
Mme Duranceau : Elles sont
toutes bonnes, vos questions, là. Puis moi aussi, je... j'écoute ça, là, puis
je trouve que c'est compliqué, là. Mais toujours est-il qu'à l'article 140,
qu'on a adopté tantôt, on parle d'indicateurs annuels. Dans l'amendement, OK,
puis on dit que le ministère rend public annuellement...
Mme Duranceau : ...les
résultats obtenus ainsi que les indicateurs utilisés pour mesurer l'atteinte de
ces résultats.
Ça fait que l'idée, c'est que ce qu'on
enlève là, dans cet article-là, là, qui est 46.18, où on fait référence à un
bilan exorciste exhaustif, bien, on vient le recapturer à 141, avec
l'amendement, en disant : Bien, écoute, annuellement, on va et publier les
résultats obtenus et nos indicateurs. Ça fait qu'on ne parle plus de bilan
exhaustif, on parle d'indicateurs, sur une base annuelle, qui vont mesurer
l'atteinte des résultats. Ça fait que l'idée est encore là, je pense. Puis ça
inclut, dans ces indicateurs-là... ce n'est pas écrit comme tel, mais il
demeure que, dans les indicateurs, il va y avoir les émissions de gaz à
effet... à effet de serre, là...
Mme Zaga Mendez : Mais c'est
là, Mme la ministre, que, peut-être, j'aimerais ça qu'on développe un peu plus.
J'entends que vous allez faire, avec le 140, là, puis l'amendement... il va y
avoir... on va mesurer les résultats avec des indicateurs, mais les mots sont
importants, là. Ici, on parle du... mesures de mise en œuvre. Moi, quand
j'écoute «mesures de mises en œuvre», pour moi, c'est égal au PMO, qui est
l'ensemble des mesures qui sont mises dans tous... qui sont déployées, là.
Maintenant, on ne parle plus des ententes, on parle de mandats, j'essaie de
parler le même langage, là, mais là on a donné des mandats à pas mal de
ministères. Dans le... Ma question, c'est : Dans le 140, est-ce que ce
bilan-là va inclure tous les mandats qui ont été faits dans l'ensemble des
ministères, peu importe si l'argent vient du Fonds vert ou pas? Parce que c'est
là où j'ai un peu une confusion entre est-ce qu'on fait l'évaluation juste pour
les mesures financées par le Fonds d'électrification ou est-ce qu'on est en
train de faire les indicateurs pour l'ensemble des mesures du plan de mise en
œuvre à chaque année.
Mme Duranceau : Là, on met M.
Savoie sous le spotlight, il va nous dire ça.
Le Président (M. Laframboise) :
...
M. Savoie (Jocelyn) : Le
bilan porte sur le PMO, puis le PMO est plus large que les sommes du fonds.
Donc, on va englober les éléments que vous évoquez. On ne se mentira pas, le...
un des mots qui disparaît, c'est le mot «exhaustif», c'est ça.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends les limites méthodologiques, puis on les vit, là, puis même les
personnes qui travaillent sur ça... je l'entends. Ceci étant dit, vous nous
rassurez, là... que les mêmes nombres de mesures en suivant... les mêmes vont
se retrouver annuellement avec des indicateurs, parce que... Et puis peut-être,
là, sur le mot «exhaustif», là, comme, quels... quels indicateurs disparaîtront?
Quels indicateurs, pour vous, sont exhaustifs versus des indicateurs qui sont
plus faciles? C'est là où peut-être on peut... on peut aussi aller creuser un
peu plus.
M. Savoie (Jocelyn) : Je peux
vous donner les informations suivantes à ce stade. En ce moment, on a 21
indicateurs qui sont suivis périodiquement. Puis on a, évidemment, les suivis
financiers. Dans le contexte des... de la décision qui a été prise sur la cible
cet hiver, on est en train de réviser les cibles parce qu'on essaie de voir
lesquelles sont encore compatibles avec la cible, lesquelles doivent être
révisées, lesquels indicateurs n'ont plus d'existence propre parce qu'on les
a... leur durée de vie est atteinte, là, parce qu'il y a des... certains
indicateurs sont moins intéressants que d'autres. L'exercice de révision est en
cours. Je ne pourrais pas vous dire combien il va y avoir d'indicateurs une
fois qu'on va avoir terminé cet exercice-là, mais... mais il est fait dans
l'optique de rendre compte des éléments de la politique puis d'être capable
de... d'offrir le meilleur portrait possible du degré d'avancement, là, de la
lutte aux changements climatiques, de l'adaptation puis des gains en efficacité
énergétique. Donc... Mais, en ce moment, ils sont tous disponibles, là. Si vous
allez sur notre site, là, les 21 sont là. On indique ceux qui sont en révision
en ce moment, parce qu'il y en a qu'on n'a pas besoin de réviser, mais il y en
a qu'il faut qu'ils soient révisés, puis...
• (16 h 10) •
Mme Zaga Mendez : Parfait.
Est-ce que... Je vais aller jeter un coup d'oeil à ceux qui sont en révision.
Mais ce que j'entends, c'est qu'il va y avoir quand même certains...
Des voix : ...
Mme Zaga Mendez : Juste vous
laisser de finir... Ceux qui sont en révision... peut-être, quand vous dites
«exhaustif», est-ce que c'est juste parce qu'il nous manque des données ou
est-ce que le coût est trop élevé pour le mesurer?
Mme Duranceau : «Exhaustif»...
«Exhaustif», c'est un mot qui met un fardeau important, là, je pense. Ça fait
que, je pense, c'est ça. Tu sais, ce que j'entends, là, ou ce que j'entendais,
là, moi, à 36 000 pieds, là : Compliquée, là, toute la reddition de
comptes sur cette affaire-là. Multiples couches dans les ministères, au niveau
du ministère de l'Environnement. Là, il y a eu le comité de gestion, là, suite
au Fonds vert, qui avait été mis en place, puis là dans un esprit de... Tu
sais, quand on dit que le pendule, il va trop d'un bord, à un moment donné,
parce qu'on veut corriger une situation qui était déficiente, bien là, on a un
superexemple du pendule qui est allé trop loin en matière de reddition de
comptes, pas générale, mais, tu sais...
Mme Duranceau : ...de la
refaire dans tous les formats possibles. Puis finalement il y a des dédoublements,
puis ça ne devient plus... ça ne devient plus efficace du tout, là. Ça fait
que, je pense, c'est un petit peu ça. Tu sais, vous voyez la complexité, là,
c'est un petit peu ce que ça révèle, là. Alors, il faut faire attention pour ne
pas tomber là-dedans, là.
Mme Zaga Mendez : Mais, dans
la façon que c'est écrit en ce moment, juste... pour comprendre, là, les gains
en efficacité ou les gains financiers, la façon que c'est écrit maintenant,
est-ce que c'est... Quand vous le produisez, est-ce que vous le produisez en
doublon ou est-ce que... Est-ce que c'est bilan exhaustif? Lorsqu'il est
produit, il nous amène... Encore une fois, quels sont d'autres indicateurs
exhaustifs qui nous permettent d'avoir de l'information supplémentaire?
M. Savoie (Jocelyn) : Dans le
fond, si j'avais à vous résumer la situation en ce moment, là, de la gestion du
FECC, là, comment on la vit au quotidien, là. Moi j'ai à peu près
200 personnes. On était 240 avant. On doit produire de l'information
financière par programme, par ministère, par programmes par ministère. J'ai
toutes sortes de déclinaisons de la même information financière. Ça fait que,
là, mes gens, là, ils produisent le tableau un, le tableau 1B, le
tableau 1C, le tableau 1D, le tableau 1E. Puis là, il faut tous qu'on
les valide, parce que, si on se trompe à quelque part, ça ne va pas de bien se
terminer dans le public. Pendant qu'on fait ça, moi, c'est la même information
que je décline. Je fais des déclinaisons d'informations. Je la rends disponible
en données ouvertes. Je fais le suivi des indicateurs. Je fais des bilans. Je
fais une évaluation d'impact. Puis là, après ça, je la redécline, puis là, je
la redécline, puis là, je la redécline. J'ai énormément de monde qui passe leur
temps à faire ces travaux-là. À la fin de l'année, j'ai le Vérificateur général
qui va venir pour vérifier mes états financiers. Je dois faire le même
exercice, où je vais décliner, décliner et décliner. Ensuite, j'ai le
commissaire de développement durable qui va venir avec un audit annuel. Puis là
il va venir regarder : Le bilan exhaustif, l'avez-vous fait vraiment... de
manière exhaustive? Là, il va le décortiquer. Puis la réponse, on la connaît
tous à l'avance : Non, vous ne l'avez pas fait de manière suffisamment
exhaustive. Ça fait que, là, il va me faire des recommandations. Tantôt, on va
arriver sur ce sujet-là. Là, je vais devoir produire un plan d'action. Donc,
qui dit plan d'action, dit nouvelles mesures de contrôle, nouvelles mesures de
reddition de comptes, nouvelles mesures de suivi. Là, je vais rajouter ça à la
couche qui était là. Puis là, à la fin, c'est un mille-feuille.
Puis, depuis qu'on est passé du Fonds vert
à aujourd'hui, bien, j'ai... je n'ai que rajouté des couches. Et ce qui se
produit aujourd'hui, qu'on... honnêtement, on passe beaucoup de temps à faire
des déclinaisons, mais... Puis c'est des ressources que je pourrais consacrer à
faire de la gestion, je pourrais consacrer à faire la gestion de risques, je
pourrais...
Mme Duranceau : ...
M. Savoie (Jocelyn) : Exemple.
Donc, c'est tout ça, l'idée. Ça fait qu'à la fin, l'objectif, c'est de
continuer à faire une reddition de comptes, je vous dirais, transparente,
fiable et structurée, avec les indicateurs, mais en éliminant les déclinaisons,
en éliminant les variantes, en donnant accès aux données ouvertes, si quelqu'un
veut se faire des variantes, il pourra, puis en nous permettant de faire le
suivi des indicateurs... en révisant les indicateurs pour voir les indicateurs
de qualité, etc., etc.
Mme Zaga Mendez : C'est bon.
Ça répond à mes questions.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : ...je vous
entends, puis je vous comprends, puis ça... C'est la machine qui se nourrit,
là. Je vois le phénomène, là, qui se répète. La seule question qui... qui reste
cependant, c'est quand même, en reddition de comptes, quelque part, à un moment
donné, on doit avoir accès à l'information. Ça fait que, tu sais, si elle n'est
pas facilement obtenable... si on n'est pas facilement capables d'avoir
l'information, c'est... c'est là où... je comprends l'objectif qui est visé
ici, d'enlever des couches, là, de «reporting» qui ne deviennent peut-être pas
utiles, mais l'objectif ici, c'est de s'assurer : l'Information va-t-elle
toujours rester disponible par programme, par ministère. Puis là, bien, je
comprends, là, qu'il y ait des processus de vérification où est-ce qu'on vous
demande d'en faire tout le temps plus, là, OK. Mais, moi, je suis pour que ce
soit plus simple, mais il faut quand même que l'information nous... nous reste
disponible. Parce que justement, comment vous le décrivez à date, il y a eu
énormément, beaucoup plus d'ajout bureaucratique qui a été fait avec le nouveau
fonds par rapport au Fonds vert. C'est dur de qualifier ça comme un succès en
tant que tel, là, parce que c'est le festival de la bureaucratie, là, qui a...
qui a gagné plus qu'autre chose, là.
Donc, ma question, c'est :
Pouvez-vous tout de même, malgré tout ça, nous assurer que l'accès à
l'information reste, même si on la simplifie au niveau du «reporting», là,
la...
M. Beauchemin : ...à
l'information reste entier.
M. Savoie (Jocelyn) : Notre
intention, c'est de continuer à faire, comme je disais, une reddition de
comptes transparente, donner... donner l'accès à l'ensemble des informations.
Notre but, ce n'est pas de cacher les informations, c'est de permettre aux
parlementaires, notamment, de pouvoir apprécier la gestion du fonds puis donc,
à l'étude des crédits, par exemple, d'être capables de poser les questions
appropriées, que les citoyens puissent faire le même exercice, et les
entreprises. Donc, là-dessus, on ne déroge pas de nos objectifs. Ce qu'on
espère juste faire, avec l'exercice de simplification, c'est nous libérer d'un
certain nombre de déclinaisons qui, à la fin, ne font qu'offrir l'information
sur un angle différent, mais ne pas nécessairement changer la nature même de
cette information-là, puis plus tabler sur de l'accès en données ouvertes ou
autres si les gens veulent faire les déclinaisons, donc, nous, notre
engagement, c'est de continuer à avoir une reddition de comptes transparente,
claire et précise, ça, il n'y a pas de concessions qui vont être faites. Ce
n'est pas l'intention, dans... dans ce qu'on prépare, puis de ce que je
travaille avec mes équipes, dans... dans la révision de nos processus à
l'interne dans laquelle on a procédé dans les derniers mois, etc. Donc, je vous
dirais... clair.
Mme Duranceau : Je seconde,
je seconde comme membre du gouvernement. Je surveille Jocelyn.
M. Beauchemin : D'accord.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Est-ce que l'article 145 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.Article 146.
Mme Duranceau : Alors
maintenant, on est sur... dans la Loi sur le Vérificateur général.
L'article 43.1 de la Loi sur le
vérificateur général est modifié par le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe
1° du premier alinéa, de «une fois par année» par «une fois aux cinq ans».
La modification proposée par
l'article 146 du projet de loi réduit l'obligation du Commissaire au
développement durable de préparer un rapport faisant part de certaines de ses
constatations, notamment en ce qui a trait au Fonds d'électrification et de
changement climatique, d'au mois une fois par année à au moins une fois aux
cinq ans. Donc, c'est au moins une fois, alors, il a le choix, il peut
continuer de venir une fois par année, mais c'est au moins une fois aux cinq
ans qui est l'obligation.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Pourquoi
qu'on fait ça de même versus dire : On continue à le faire à tous les ans?
Mme Duranceau : Bien, c'est
une question de réduire, à un moment donné, tu sais, est-ce que c'est vraiment
utile une fois par année? Si, dans les analyses, il juge que c'est utile, il
peut revenir une fois par année. Mais ce qu'on dit, c'est qu'en vertu de la
loi, il y a une souplesse qui est accordée, c'est une fois aux cinq ans, mais
si, clairement, les choses ne se passent pas comme c'est supposé puis qu'il
juge qu'il va être plus à l'aise de venir une fois par année, il pourra continuer
de venir une fois par année. Mais tu sais, quand tout est dans la loi, c'est ça
qui devient lourd à gérer, alors on se donne... on se donne, on donne la
flexibilité au commissaire de... de sauter une année s'il le souhaite.
M. Beauchemin : Le commissaire,
le vérificateur?
Une voix : ...
Mme Duranceau : Bien, on
parle du commissaire au développement durable, les audits de performance du
commissaire au développement durable, les audits financiers, ça, ça va
continuer d'être annuel.
M. Beauchemin : C'est le
Vérificateur général, oui?
Mme Duranceau : Financier,
c'est le Vérificateur général, performance, c'est le Commissaire au
développement durable.
M. Beauchemin : Puis là, ici,
on est dans la performance ou le...
Mme Duranceau : Oui, vu
qu'on... oui, bien, c'est ça. Bien, remarque, c'est dans la Loi sur le
Vérificateur général, mais ça vise le Commissaire au développement durable.
M. Beauchemin : Mais... puis
j'essaie de me rappeler quand que j'ai entendu le Vérificateur général nous
parler de ça, il y a-tu eu un déjeuner, à un moment donné, où est-ce que...
Une voix : Bien, ils sont
venus en commission.
M. Beauchemin : Ils sont
venus en commission, j'essaie de me rappeler quand, mais il me semble que...
Oui, c'est ça, ils sont venus en commission. C'est ça...
Mme Duranceau : Oui, bien là,
lui, c'est... on va voir, je pense...
M. Beauchemin :
Il
avait dit qu'il le faisait, de toute façon, il le faisait quand même
annuellement.
• (16 h 20) •
Mme Duranceau : Oui, c'est
que le commissaire au développement durable, l'article, là, ce qu'il dit :
Le commissaire au développement durable, prépare au moins une fois aux cinq
ans, sous l'autorité du Vérificateur général, un rapport dans lequel il lui
fait part, dans la mesure qu'il juge appropriée, de différents éléments. Donc,
bien, c'est une fois aux cinq ans, encore là, si le Vérificateur général, il
veut que le volet performance soit traité à chaque année, il le demandera,
mais, tu sais, l'efficacité, c'est pour tout le monde aussi, là, ça fait qu'à
un moment donné, s'il considère que : Ah, bien, finalement, ça se passe
relativement bien, gestion de risques, je pense que je vais sauter une année,
bien, ça va être faisable.
M. Beauchemin : C'est parce
que le Vérificateur général disait, au niveau de la performance, qu'il va le
faire «anyways». Le Vérificateur général nous a dit, là, quand il est venu
témoigner qu'au niveau de la performance, il va le faire de toute façon.
Mme Duranceau : La...
Mme Duranceau : ...loi ne
l'empêchera pas de le faire, il continuera de le faire. La loi est juste plus
souple puis elle lui donne la latitude de sauter une année, s'il décide de
sauter une année. Puis un commentaire qui m'est fait, c'est qu'aussi chaque
fois qu'il y a des... un audit, comme ça, de performance, bien là, il y a un
plan d'action, puis il y a... il y a des choses à suivre, pendant trois ans,
qui découlent du plan d'action. Mais s'il n'y a pas rien à soulever, il n'y
aura pas de plan d'action, là, mais...
M. Beauchemin : Oui, je
comprends, là, mais ça, ce n'est pas grave, là. Mais, je veux dire, moi...
Mme Duranceau : Bien, ça...
dans le fond, ça n'enlève rien, tu sais, c'est juste qu'on vient... c'est, au
lieu d'être une fois par année au moins une fois par année, c'est au moins une
fois aux cinq ans. Ça fait que tu peux venir trois fois par année si tu veux,
là. C'est au moins une fois aux cinq ans. Mais on donne la souplesse... Encore
là, c'est toute la question du risque zéro. Si l'évaluation des risques, au
niveau de la... de la performance, le constat est que ça roule, c'est conforme,
je prends la... tu sais, je m'assume, comme Vérificateur général, puis je
décide de sauter une année, bien, il pourra sauter une année au niveau de la
performance.
M. Beauchemin : Mais ce n'est
pas ça que le Vérificateur général nous a dit.
Mme Duranceau : Non, lui, il
a dit : Moi, je vais le faire pareil à chaque année. Bien, correct, il a
le droit, c'est sa prérogative. Mais peut-être qu'un autre Vérificateur général
va avoir une gestion de risque qui est différente, puis la loi va lui permettre
d'avoir une approche différente. C'est juste ça qu'on vient permettre.
M. Beauchemin : OK. Mais
qu'est-ce qu'on gagne? Bien...
Mme Duranceau : Bien, on
gagne de la souplesse. C'est important, là.
M. Beauchemin : De la
flexibilité, de la souplesse, l'alimentation...
Mme Duranceau : De la flexibilité...
bien, tout ça, là, tu sais, tout ce qu'on enlève, toute la reddition de comptes
dans toutes les déclinaisons possibles puis les vérifications, il ne faut pas
oublier que ça, ça a été mis en place à un moment où tout le monde était
préoccupé du Fonds vert, il y avait des enjeux. Là, on vient avec des mesures
pour surveiller ça puis on va le faire sur une base annuelle, mais là il y a
quand même plein de choses qui sont intégrées, tu sais, qui se font, puis ça
fait partie des mœurs. Alors, est-ce que c'est nécessaire que la loi oblige à
chaque année de passer? Nous on dit : Regarde, il y a beaucoup de choses
qui ont été intégrées dans les bonnes pratiques, une fois aux cinq ans
minimalement, puis au Vérificateur de juger de ce qu'il voudra faire. Mais il
faut qu'on tendre vers... C'est ça, ça, là, à chaque année, c'est le risque
zéro, puis, le risque zéro, ça coûte trop cher.
M. Beauchemin : Mais là on ne
parle pas du risque zéro vraiment, là, on parle ici du suivi de la performance
du gouvernement, de s'assurer qu'on ne l'échappe pas. Imaginez la chose
suivante, OK, vous gagnez la prochaine élection, puis il y a zéro des...
Mme Duranceau : Il pourrait y
avoir pire que ça, je peux vous dire ça.
M. Beauchemin : ...puis là il
y a zéro vérification de la performance qui est faite pour un mandat au
complet.
Mme Duranceau : Oui, mais le
Vérificateur général, là, il est libre.
M. Beauchemin : Il peut ne
pas le faire.
Mme Duranceau : Oui, mais il
est libre.
M. Beauchemin : Il peut ne
pas le faire. On décide de nommer quelqu'un, là...
Mme Duranceau : Oui, oui, on
pourrait.
M. Beauchemin : ...qui vient
d'un coin pour qui, ce n'est pas grave. OK? Ça fait que, là, on aura un mandat
complet où est-ce qu'il n'y aura pas eu l'obligation de mesurer la performance,
il a pris avantage de la situation puis on va juste le savoir cinq ans après?
Mme Duranceau : Oui, mais
dans les autres ministères, les vérifications de performance, là...
M. Beauchemin : Oui, mais les
autres ministères, ce n'est pas l'environnement.
Mme Duranceau : Bien oui,
mais, justement...
M. Beauchemin : Non, mais
c'est parce que l'environnement, c'est...
Mme Duranceau : ...risque
zéro, il faut arrêter. Il y a plein de mesures, là... je veux dire, il y a
plein de choses qui, depuis la mise en place de ces dispositions-là... plein de
comportements qui ont été adoptés, puis de façons de faire qui ont été
adoptées, puis que ça ne vaut pas la peine de vérifier à chaque année. Ceci
dit, on n'empêche pas de vérifier à chaque année, on se donne de la
souplesse...
M. Beauchemin : OK. Je
comprends qu'on n'empêche pas...
Mme Duranceau : ...comme dans
tous les autres ministères.
M. Beauchemin : Je comprends
qu'on n'empêche pas, mais, si on prend une photo aujourd'hui puis il y a cinq
ans, puis que, là, on fait juste la mesure entre ces deux photos-là, on va se
rendre compte que quelque part, à un moment donné, le bât a blessé, là... (panne
de son) approprié de pouvoir sonner la clochette d'alarme avant d'en être
arrivé à : Il est trop tard. Tu sais, c'est plus ça, là.
Mme Duranceau : Écoutez,
écoutez...
M. Beauchemin : Parce que le
Vérificateur général dit : Lui, il veut le faire, bon bonhomme, lui, il
veut continuer à agir de cette façon-là. Tant mieux pour lui. Mais je ne le
sais pas, moi, c'est qui, le prochain Vérificateur général. Ce n'est peut-être
pas la...
Mme Duranceau : Bien, quoi
que... tu sais, le Vérificateur général, il est nommé aux deux tiers de
l'Assemblée, ça fait que...
M. Beauchemin : Nonobstant.
Mme Duranceau : ...ça nous
prémuni contre...
M. Beauchemin : ...OK, ça peut
être encore la CAQ avec 89 députés à la prochaine élection, OK? Imaginons,
c'est ça...
Mme Duranceau : Ça serait
beaucoup moins pire que d'autres situations.
M. Beauchemin : Imaginons que
c'est ça. OK, puis que, là, c'est quelqu'un qui a fait en sorte qu'on ne veut
pas faire des mesures de performance, puis que les cinq années passent...
Mme Duranceau : Oui, mais
qu'est-ce que vous proposez, là? Parce que c'est trop fastidieux. Alors, il
faut qu'on assouplisse.
M. Beauchemin : Bien, je ne
peux pas concevoir qu'on le fait juste... Là, il y a une obligation minimale
aux cinq ans...
M. Beauchemin : ...ce n'est
pas une obligation, mais elle est minimale aux cinq ans. Il y a tellement de
choses qui peuvent se passer en cinq ans, là. On le voit, là, aujourd'hui, il y
a cinq ans, là, l'environnement, il n'est pas comme aujourd'hui, ça fait qu'il
me semble, c'est... c'est un outil pour sonner la cloche. Le premier ministre,
qu'on a tous admiré lorsqu'il a dit qu'il voulait être le premier ministre des
prochaines générations pour l'environnement, a dit que pour lui c'était... la
bonne façon de faire, c'était de le mesurer fréquemment. Je me demande ici si
on est en train d'un petit peu de reculer sur ces bonnes intentions, là.
J'essaie de comprendre. Je comprends, là, OK, on réduit l'obligation de faire
du reporting, d'accord. Mais ce n'est pas... ce n'est pas... ce n'est pas
banal, c'est quand même l'environnement, là, puis, tu sais, si ça... s'il n'y a
pas de performance dans ce qu'on essaie de faire pour mieux adapter, bien, on
va continuer à payer dans le beurre. On n'a pas les moyens parce qu'on a plein
de déficits, puis on a de la dette, puis il y a tatati puis... Je n'ai pas
besoin de l'expliquer, là, je veux dire, je pense qu'on comprend tous où je
veux arriver, là. Il me semble que minimalement de mesurer, pas juste si ça lui
tente, mais obligatoirement, que ce soit une fois aux ans ou aux deux ans,
c'est... il faut quand même mesurer la performance. On parle de l'environnement,
là, on ne parle pas de, je ne sais pas, moi, d'autres choses moins importantes
que ça, là. On parle de l'enjeu le plus important sur la planète, là.
Mme Duranceau : Écoutez, là,
environnement était le seul dans le gouvernement à voir ça une fois par année,
de manière générale, ce que... ce qu'on me dit, c'est que, dans la Loi sur le
Vérificateur général, c'est, il fait sa propre appréciation des risques, le
Vérificateur général, puis ces audits sont, tu sais, 3 à 5 ans, là, de manière...
Alors...
M. Beauchemin : Moi, je
pense...
Une voix : ...
M. Beauchemin : Tout autre
sujet, OK, oui, ça, c'est bon. Moi, je peux peut-être vous proposer un
amendement, parce que je pense qu'ici, là, il y a... il y a un risque quand même
assez important ici que quelque chose de pas bon passe inaperçu pendant un
mandat complet d'un gouvernement, mon Dieu, majoritaire caquiste, encore une
fois, qui arriverait, là, puis que, là, soudainement, là, il y aurait quelque
chose qui aurait été mal géré, encore une fois, mais on ne l'aurait jamais vu,
on l'aurait vu...
Mme Duranceau : Qu'il aurait
hérité des libéraux, disons.
M. Beauchemin : ...on
l'aurait vu un an après la prochaine élection où est-ce que ce gouvernement-là
aurait perdu. Vous comprenez ce que je veux dire? Il y a comme une certaine
responsabilisation minimale. Le mandat du Vérificateur général... c'est-tu
quatre ans ou c'est trois ans? Quatre ans, trois ans, Catherine?
Des voix : ...
• (16 h 30) •
M. Beauchemin : C'est
10 ans. Bon, bien, le mandat du Vérificateur général lui permet de pouvoir
traverser la période de temps de certains gouvernements, mais les
gouvernements, c'est, quand ils sont majoritaires, c'est quatre ans, à moins
que ça soit plus court, si jamais on veut... pour une raison que j'ignore, là,
proroger puis essayer de faire un Carney numéro deux. Ceci étant, si on est
dans un... dans un Québec majoritaire, bien, il faudrait que ça roule
minimalement aux quatre ans pour minimalement représenter les gens qui sont
responsables. Ça fait que pour bien l'encapsuler, selon moi, le plus petit
chiffre qu'on pourrait avoir, c'est aux trois ans. De cette façon-là, on est
certain d'avoir une mesure... puis ça peut être un gouvernement libéral qui va
être au pouvoir, puis là, dans trois ans, la mesure est super mauvaise, c'est
de la... c'est de la viande pour les oppositions, là, ça, là. Ça va vous
permettre un retour, éventuellement, là. Moi, je dis ça de façon...
Mme Duranceau : Objective.
M. Beauchemin : Très
objective. Ça fait que, ce que je souhaite là, c'est qu'on puisse avoir un
levier pour pouvoir permettre aux clients, c'est-à-dire les oppositions ici, de
pouvoir critiquer le gouvernement qui est le fournisseur de services, que là-dessus
il n'a pas livré, il n'a pas été capable de... Parce que là, je sais qu'ils
peuvent le faire quand ils veulent, quatre fois par année même, s'ils veulent,
mais ils ont aussi la possibilité de le faire juste une fois aux cinq ans, puis
c'est ça que j'essaie de me dire que... On est au-delà de la limite d'un mandat
majoritaire, il me semble que ça devrait être minimalement à l'intérieur d'un
mandat majoritaire, donc minimalement trois ans.
Le Président (M. Laframboise) :
Si vous pensez préparer un amendement, là, je vais laisser Mme la députée de Verdun,
là, parler pendant le temps... Mme la députée.
Mme Zaga Mendez : Oui, bien,
je vais être... je vais être un peu plus brève, là, je joins ma voix à certains
arguments. En cinq ans, c'est ce qui me dérange là-dedans, c'est qu'on a le
temps d'avoir...
16 h 30 (version non révisée)
Mme Zaga Mendez :
...au moins deux gouvernements différents
en cinq ans, il peut y avoir... C'est ça, la réalité. C'est-à-dire, si on a
deux fois un majoritaire... un majoritaire, majoritaire en cinq ans, on a eu un
roulement. On peut même avoir trois gouvernements minoritaires en cinq ans. Puis
je comprends, parce que l'ancien a été introduit, puis on se souvient tous, là,
il y avait des enjeux de gestion, puis on a financé des choses qu'on ne devait
pas financer avec le Fonds vert, on s'en rappelle, mais maintenant il existe
encore des risques, surtout avec le fait qu'on a mis une porte ouverte pour les
surplus. Une des choses que la Vérificatrice générale... le Vérificateur
général nous a dit aussi, c'est la question des surplus qui s'accumulent et qui
s'accumulent. Et là vous nous dites : On va seulement le faire s'il y a
une accumulation. On ne souhaite pas d'accumulation, mais là il existe un
risque. Cinq ans, il y a quand même deux gouvernements qui peuvent passer, là,
dans des directions complètement différentes. Moi, je suis ouverte à, s'il y a
un amendement qui se prépare, là, trois ans, comme vous le dites. C'est déjà un
allègement, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Je ne suis pas
trop ouverte, là, mais, bon, je vais voir l'amendement qui est préparé. Tu
sais, tout ça, là... Dans les faits, là, il est là à chaque année, le
Vérificateur général. Tout ça, c'est très lourd, c'est très lourd puis ça ne baisse
pas les gaz à effet de serre, je peux vous dire ça. Donc là, l'idée, là, c'est
d'alléger là où c'est possible quand il n'y a pas de risque. Donc, j'écoute
votre amendement, mais je suis un peu...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Fermée, c'est
ça. Non, mais c'est parce que faut un peu de souplesse, là.
Mme Zaga Mendez : J'entends le
souhait de souplesse, puis peut-être vous dites : On a évolué, en termes
de gouvernance. Oui, OK, on peut dire qu'on a évolué, mais on est en train d'ouvrir
certaines portes dans cette gouvernance-là, et que les personnes, beaucoup,
plein des acteurs, ont soulevé des questions concernant ce que vous
introduisez, avec lequel on n'est pas d'accord, mais il y a quand même des
questions de gouvernance qui peut être soulevées.
J'entends qu'un mandat peut-être être
donné à chaque fois, à chaque année, et qu'ils disent : Non, là, on voit
encore des enjeux, on veut avoir... Ceci étant dit, avoir un minimum qui n'est
pas aux cinq ans mais peut-être aux trois ans pourrait déjà alléger, parce que
ce n'est pas obligatoire chaque année, mais c'est faire dans des laps de temps
qui sont quand même concordants avec des changements de gouvernement. Parce que
c'est là qu'on a des changements de direction stratégiques. Rien ne nous dit qu'un
gouvernement, mettons, ultraconservateur arrive puis nous dit : Plus de PMO,
plus rien, cet argent-là. Mais là c'est parce qu'on vient d'ouvrir la porte, on
vient de dire si on ne fait pas de plan de lutte aux changements climatiques
puis on a un surplus budgétaire de 10 milliards de dollars, on vient
d'ouvrir la porte pour mettre ça dans le Fonds de générations. Vous comprenez,
il y a quand même là des questions de gouvernance... qu'il faut que ce soit
suivi plus serré, selon nous.
Des voix : ...
Mme Zaga Mendez : Oui, bien, peut-être
pendant que vous le mettez, là, moi, je vais commenter un peu. C'est que, dans
la vraie vie, là, ce qui se passe... le Vérificateur général, qui a le loisir
de venir à chaque année, il vient à chaque année, puis là il n'a pas fini un
audit qu'il en commence un autre. C'est comme en continu, cette affaire-là.
Puis ça veut dire qu'il y a du monde qui... Tu sais, pour une gestion de risques,
là, qui a... tu sais, minimale, là, il y a des gens qui sont constamment
appelés à travailler là-dessus. Ce n'est pas efficace, là, puis ça n'amène à
rien de mieux.
M. Beauchemin : ...
Mme Zaga Mendez : On le
comprend.
M. Beauchemin : ...les oppositions
sont supposées être capables de questionner le gouvernement. On n'a pas tous
les outils, on n'est pas dans la machine, là. Donc, il y a des outils qui ont
été mis en place par les législateurs pour permettre, justement, cette
transparence-là, qui est utile pour le payeur de taxes. Puis le payeur de
taxes, il l'aime, le Vérificateur général, ça fait que...
Mme Duranceau : Non, mais, quand
il est valable pour les autres ministères...
M. Beauchemin : Je comprends,
mais là on est en train de dire...
Mme Duranceau : ...mais là, l'Environnement,
c'est devenu une...
M. Beauchemin : ...là, on est
en train de dire qu'on va avoir une bonne personne, comme le vérificateur
actuel, qui va être là ad vitam aeternam, ce qui n'est pas une garantie, parce
que, là, on vient de peut-être... on ne sait pas, là, ce qui va arriver dans
quatre ans, ou dans six ans, ou dans huit ans. Le risque, OK, ici... Puis de le
faire minimalement aux trois ans, juste penser à la logique des choses, là :
un mandat, ça dure quatre ans maximum. Donc, à l'intérieur d'un mandat, le
gouvernement a une opportunité pour calibrer ce qui a été mis en place au
niveau de la performance environnementale, si ça fonctionne, dans le contexte
ou est-ce qu'il n'y aurait pas eu aucune vérification faite par le Vérificateur
général là-dedans, là. Ça fait que c'est comme une obligation minimale. Je sais
que ça va être plus fréquent que ça, mais, minimalement, on dit : C'est
aux trois ans. Je pense que, bien...
M. Beauchemin : ...parce
que dans un contexte où est-ce qu'on va souhaiter pouvoir être capables d'avoir
de la performance et de dire : Eh! ce qu'on fait, c'est bon. Oh! ce qu'on
fait, on doit l'ajuster. C'est ce qu'on doit aux prochaines générations. On
l'a-tu envoyé?
Une voix : ...
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Verdun, d'autres
commentaires?
Mme Zaga Mendez : Non,
moi, je n'ai pas de commentaires, mais je sens que mon collègue va faire un
amendement, puis on va discuter là-dessus.
M. Beauchemin : Un
amendement extrêmement complexe, là, ça risque d'être minimal.
Le Président
(M. Laframboise) : On va suspendre quelques instants le temps de
déposer. Suspension.
(Suspension de la séance à 16 h 36)
17 h (version non révisée)
(Reprise à 17 h 24)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
avant la suspension, nous étions toujours à l'étude de l'article 146, et Mme
la ministre a des amendements.
Mme Duranceau : Oui. Après
des discussions constructives avec les partis de l'opposition que constitue
Québec solidaire et le Parti libéral, on est arrivés à une proposition qui, je
pense, va convenir à tout le monde puis qui est une bonification... versus ce
qu'on avait auparavant.
Alors, je vais lire l'article... l'amendement
qu'on propose, donc de remplacer l'article 146 du projet de loi par le
suivant : L'article 43.1 de la Loi sur le vérificateur général est
modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa, de «par année» par «aux cinq ans»;
et
2° par la suppression du paragraphe 4° du
premier alinéa.
Donc là, il faut comprendre que le
paragraphe 4° du premier alinéa réfère au fonds... au FECC, là, au fonds d'électrification,
des changements climatiques. Donc, on va le traiter à part, celui-là. Puis
comment on en fait la vérification? Mais on dit que, par rapport aux autres
éléments, ce sont... les voici plus clairement, donc, sur lesquels le
commissaire au développement durable vient se prononcer, bien, tous ces éléments-là
qui sont énumérés, là, aux alinéas 1 à 3, bien, il va venir une...
Mme Duranceau : ...aux cinq
ans, au moins une fois aux cinq ans. Donc, ce sera à son, évidemment, là, à son
loisir, c'est sa prérogative. Et ce n'est pas des éléments qui sont... qui ont
des risques majeurs. Alors, pour ça, ça va être fait comme ça. Puis on va voir
plus loin, dans un autre amendement, que par rapport au Fonds d'électrification
et de changements climatiques, qui est au paragraphe 4°, bien, ce sera à
une fréquence qu'on propose collectivement de mettre une fois aux trois ans.
Donc, voilà. Puis je pense que ça englobe ce que le député... bien, ce que les
oppositions soulevaient, là, de... pour les éléments plus risqués, notamment
pour le FECC, d'avoir une révision à l'intérieur d'un mandat. Donc, comme ça,
les parlementaires, à l'intérieur d'un mandat de quatre ans, sont capables
d'avoir, par ailleurs, un son de cloche sur comment ça se passe.
M. Beauchemin : Juste pour que
je comprenne, donc, 146.1, ça, on va le voir après.
Mme Duranceau : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Questions, commentaires sur l'amendement à 146? Est-ce que l'amendement,
à 146, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 146, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, vous avez un autre amendement qui ajoute 146.1. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, je vais
lire ça à l'écran. Je le lis-tu? Je peux le lire ici. Donc, insérer, après
l'article 146 du projet de loi, le suivant : 146.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 43.1 du suivant :
«43.2. Le Commissaire au développement
durable prépare aux trois ans, sous l'autorité du Vérificateur général, un
rapport dans lequel il fait part, dans la mesure qu'il juge appropriée, de ses
constatations et de ses recommandations ayant trait à la gestion du Fonds
d'électrification et de changements climatiques, institué en vertu de
l'article 15.1 de la Loi sur le ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs.
Le Vérificateur général inclut ces
constatations et recommandations au rapport annuel ou spécial qu'il prépare
à... à l'intention de l'Assemblée nationale en vertu, selon le cas, des
articles 42 ou 45.»
Alors, aux trois ans, dans le fond, nos
discussions, là, ont permis de constater que la fréquence annuelle imposait, je
pense, un fardeau administratif qui était... qui n'était peut-être pas
souhaitable. Donc, à l'égard du FECC, spécifiquement, bien, la révision se fait
aux trois ans, donc, une fois aux trois ans, ce qui donne le temps, après ça, à
l'administration puis aux politiques, s'il y a lieu, de réagir d'un point de vue
législatif, puis à l'administration d'exécuter les plans de suivi qui sont...
qui sont recommandés.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Tout à l'heure, dans notre conversation, on essayait de trouver une
façon, là, d'encadrer la séquence de ça pour que ce soit à l'intérieur
absolument d'un mandat. Puis je ne me souviens plus c'est qui, qui avait dit
qu'on allait faire une...
Mme Duranceau : À 148.1, OK,
on a la règle transitoire qui va dire quand est-ce que ça commence, puis là,
après ça, le trois ans...
M. Beauchemin : Ça va être où,
ça? Ça va être...
Mme Duranceau : 148.1.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
...ça va arriver un petit peu plus tard.
Mme Duranceau : Un autre amendement...
M. Beauchemin : 148.1, OK..
Mme Duranceau : ...pour voir
quand est-ce que le trois ans court, puis comment il court, à partir de quand.
M. Beauchemin : On va y aller
de bonne foi.
Mme Duranceau : Merci, M. le
député de Marguerite-Bourgeoys.
• (17 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) :
S'il n'y a pas d'autre question, commentaire, est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 146.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 147, Mme la ministre.
Mme Duranceau : OK. Alors,
l'article 147 : Dispositions diverses particulières. Donc : Sur les
surplus du Fonds d'électrification et de changements climatiques, institué par
l'article 15.1 de la Loi sur le ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs, le ministre des Finances vire au Fonds des
générations, institué par l'article 2 de la Loi sur la réduction de la
dette et instituant le Fonds des générations, une somme correspondant au
surplus cumulé établi au 31 mars 2026, excluant les sommes recueillies par
le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques,
de la Faune et des Parcs conformément à l'article 46.8.1 de la Loi sur la
qualité de l'environnement.
Alors, ici, on vient préciser ou autoriser
le transfert du surplus accumulé au 31 mars 2026...
17 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...vers le
Fonds des générations. Ça fait que je lis les commentaires officiels, là, mais :
L'article 147 proposé par le projet de loi impose au ministre des Finances
de virer au Fonds des générations institué par la Loi sur la réduction de la
dette et instituant le Fonds des générations, sur les surplus du Fonds d'électrification
et de changements climatiques, une somme correspondant au surplus accumulé
établi au 31 mars 2026. Comme les surplus pourraient contenir des sommes
recueillies par le ministère de l'Environnement, conformément à l'article 46.8.1
de la Loi sur la qualité de l'environnement et réservées au nom d'émetteurs de
gaz à effet de serre assujettis au système de plafonnement et d'échange de
droits d'émission de gaz à effet de serre pour la réalisation, notamment, de
projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre, il convient d'exclure
ces sommes des sommes pouvant être virées par le ministre des Finances.
Alors, voilà.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 147 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 148.
Mme Duranceau : La loi visée
à l'article 147 de la loi est portée au crédit du Fonds des générations
comme si elle était visée à l'article 4 de la Loi sur la réduction de la
dette et instituant le Fonds des générations.
Commentaire. À l'instar de l'article 15.4.1.1
de la Loi sur le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des
Parcs proposé par l'article 141 du projet de loi, l'article 148
autorise le virement visé à l'article 147, tel que le requiert le deuxième
alinéa de l'article 5.3 de la Loi sur l'administration financière.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 148? Est-ce que l'article 148 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Vous avez un amendement qui introduirait...
Mme Duranceau : Effectivement,
pour compléter notre série d'amendements, là, sur le Vérificateur général. Donc :
Insérer, après l'article 148 du projet de loi, le suivant, donc :
«Le premier rapport visé à l'article 43.2
de la Loi sur le Vérificateur général, édicté par l'article 146.1 de la
loi, doit être préparé à compter du 1er avril 2029.»
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui. On n'avait
pas dit 2025 la dernière fois? Donc, 2028.
Mme Duranceau : C'est quoi,
la date de...
M. Beauchemin : ...nous, on
a... on est rendu à quatre ans par rapport à la dernière inspection, là.
Une voix : ...
M. Beauchemin : Mais là c'est
parce que ça a été fait dans 2025.
Mme Duranceau : On vérifie,
là, le... Oui. Bien, peut-être vous pouvez prendre la parole, si on vous le
permet, ou vous ne voulez pas.
Une voix : Mais je n'ai pas
la réponse maintenant. Il faudrait que je parle à... Donnez-moi une petite
minute.
Mme Duranceau : OK. Bien, on
va suspendre une petite minute.
Le Président (M. Laframboise) : OK.
Donc, suspension. Suspension.
(Suspension de la séance à 17 h 34)
(Reprise à 17 h 39)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
suite au questionnement de notre collègue de Marguerite-Bourgeoys, est-ce qu'il
y a consentement pour que la ministre retire son amendement et puisse en
déposer un nouveau? Est-ce qu'il y a consentement pour qu'elle puisse retirer
l'amendement à 148.1?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
Mme la ministre, l'amendement étant retiré, vous pouvez redéposer un nouvel
amendement.
Mme Duranceau : Alors, donc,
on corrige notre petite coquille, là : Insérer, après l'article 148
du projet de loi, le suivant :
«148.1. Le premier rapport visé à
l'article 43.2 de la Loi sur le Vérificateur général, édicté par
l'article 146.1 de la loi, doit être préparé à compter du 1er avril
2028.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de... (panne de son) ...
M. Beauchemin : Parfait.
Le Président (M. Laframboise) : C'est
parfait. Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 148.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc... (panne de son) ...149. Et là on change de... on change de...
Des voix : ...
• (17 h 40) •
Le Président (M. Laframboise) : Petite
suspension pour...
Mme Duranceau : On... Non,
non, on... Non. On continue.
Le Président (M. Laframboise) : On
continue, là? Vous avez un changement de personnel.
Mme Duranceau : Alors,
pendant que je lis tout ça, là, donc, là, on parle du... Alors, merci à toute
l'équipe qui était là sur le sujet précédent.
Et, tout de suite, je passe à l'autre
sujet qui vise le Fonds d'assurance parentale. Donc, transfert des fonctions et
des pouvoirs du régime d'assurance parentale à Retraite Québec. Alors, on vient
modifier la Loi sur l'assurance parentale. L'article 30 de la Loi sur
l'assurance parentale est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «du conseil de gestion, à moins que le débiteur et le ministre» par «de
Retraite Québec, à moins que le débiteur...
Mme Duranceau : ...et
celle-ci, et au deuxième alinéa, par le remplacement, dans le deuxième alinéa,
de «le ministre» par «Retraite Québec».
Alors, l'article 149, comme plusieurs
autres articles de ce chapitre du projet de loi, vise à remplacer les
références au Conseil de gestion de l'assurance parentale et diverses
références au ministre par des références à Retraite Québec. En tout, on a une
dizaine d'articles qui vont suivre, là, dans le chapitre, qui visent ce
changement, en plus de modifications sur d'autres sujets.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires sur l'article 149? M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui. Alors,
merci, M. le Président. Il y a eu, évidemment, là, une montée de barricades,
là, contre cette idée-là, puis j'essaie de peser les mots, là, ici, pour être
approprié, là. Parce que j'essaie de comprendre, quand tu as les syndicats,
quand tu as la Fédération des chambres de commerce, quand tu as le Conseil du
patronat, quand tu as tout le monde, là, qui sont unanimes, là, contre cet
aspect-là, là... J'essaie de voir c'est quoi, l'angle du gouvernement
là-dessus, juste pour qu'on mette ça en contexte, là, OK?
Le conseil de gestion, c'est quand même
une entité qui est... qui est indépendante puis qui comprend c'est qui, les
bénéficiaires. Les bénéficiaires, c'est des jeunes parents. Ça n'a pas le même
profil que des retraités. Les jeunes parents, là, vont retourner sur le marché
du travail, puis l'idée, là, c'est de les accompagner durant cette période-là.
Les retraités, c'est pour les accompagner en fait... va-t-on dire... dans la
phase du coucher de soleil de leur vie, peut-on dire, hein, où est-ce qu'on
s'en va ailleurs. Donc, des profils de risques totalement différents.
Puis, un, au niveau de la retraite, c'est
comme un peu standard à travers le G7, là, tous les G7 ont un équivalent de ce
qu'on a ici, au Québec. Le RQAP, c'est spécifique au Québec et ça nous a amenés
à avoir une politique d'équilibre travail-famille, jeunes parents, qui est
inégalée par rapport à ce qu'il y a... ce qui existe dans d'autres législations
qu'on... Pensez juste au sud de la frontière, là. Ici, ce qu'on veut, c'est
d'aider les jeunes parents à pouvoir avoir suffisamment pour leur permettre de
se rendre à travers l'année, là, qu'ils vont avoir à prendre pour la période de
l'arrivée de leur nouveau-né, là, avec un profil de risque qui est différent,
avec une vision plus à long terme, avec un emploi... un retour à un emploi à
temps plein par la suite, et tous ces éléments-là, là. Donc, on est vraiment
ailleurs.
C'est comme, en plus d'avoir une politique
de placement qui va être différente, on a des bénéficiaires qui sont
différents, on a des profils de risques de bénéficiaires qui sont totalement
différents. Puis je reviens à l'exemple que j'ai utilisé dans d'autres parties
du projet de loi, à date, là, OK, ici, là, OK, on essaie de trouver une façon
de faire des économies d'échelle, mais avec des frais variables, ce qui, par
définition, n'est pas possible de réussir. Une autre façon de l'illustrer, là,
OK, c'est comme si on avait deux cercles puis ce qu'on voudrait être capables
de réaliser comme économies, là, ce seraient les intersections des cercles.
Mais ici, les cercles sont distants, il n'y a aucune plage commune, il n'y a
aucune économie potentielle qui peut se faire, c'est des missions différentes.
Puis je vais revenir avec l'autre exemple que j'ai donné aussi, c'est comme de
dire : À Montréal, on a deux équipes de sport, on a les Alouettes puis on
a le Canadien de Montréal, on va les fusionner ensemble. Ça ne marchera pas,
là, c'est deux profils totalement différents.
Ça fait que moi, quand j'ai le Conseil du
patronat, quand j'ai les syndicats, quand j'ai la Fédération des chambres du
commerce...
M. Beauchemin : ...du commerce
du Québec qui sont tous contre ce projet de loi là. Moi, je veux comprendre
comment qu'on va être capable de rallier les troupes, là, puis d'avoir
l'acceptabilité sociale ici, là, parce qu'à date, là, je n'ai entendu que du
négatif là-dessus.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : OK. Bon.
Alors, là, évidemment, efficacité de l'État, on change des structures, c'est
sûr que quand on change des choses, là, ça indispose des gens ou ça les rend
insécures et... mais, tu sais, si on n'ose jamais, bien on ne fera jamais de
changement. Donc, je pense que c'est important de dire, là, qu'on ne touche
absolument pas aux paramètres du RQAP, ce qu'on vient regrouper, c'est l'aspect
administratif de la gestion du Fonds d'assurance parentale. Retraite Québec,
c'est déjà une structure qui a... qui a des... tu sais, une... qui a une
administration, qui a des équipes actuarielles, qui a un conseil
d'administration, qui gère les finances, tu sais, ou les fonds de Retraite
Québec, donc...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Et qui gère
par ailleurs, oui, allocations famille, alors, tu sais, ce n'est pas... ce
n'est pas le monopole, là, du RQAP, ça fait que la mission au niveau des
familles, tu sais, elle est là dans un autre des fonds. Alors, ce qu'on dit,
là, c'est que tout l'aspect administratif de ça, on concentre ça sous Retraite
Québec, il y a déjà les effectifs pour gérer ça, puis ça va se traduire par une
réduction de la bureaucratie, une réduction de structure, qui est dédoublée,
là, parce que, bon, oui, ça avait été créé, puis ça avait été créé
distinctement, mais bien ancré, comme je le disais tantôt, dans les pratiques,
dans les façons de faire bien reconnues, ce régime-là au Québec, comme vous
dites, on n'y touche pas. On dit juste le «back-office» de ça, là, pour
utiliser des termes qu'on connaît, il va être géré par la même administration
que celle qui est à Retraite Québec. C'est ça qu'on fait.
M. Beauchemin : Bien, si
c'était écrit de même, là, s'il y avait une façon de dire «back-office» de
façon législative, là, je pense que j'apprécierais plus ça que la façon que
c'est écrit là, parce que, là, actuellement, comme vous venez juste de dire,
Mme la ministre, c'est des décisions actuarielles qui va guider la façon de
faire les choses. Deux profils de risques différents, donc quand on fusionne
ces deux profils de risque là ensemble, puis qu'on va juste faire une décision
actuarielle sur le net de tout, bien, de toute évidence, on va oublier
quelqu'un, là. On va oublier... On va faire... On va couper quelque part au
bénéfice de l'autre, parce que c'est une décision actuarielle qui est faite. Ça
fait que moi, je vois... je vois là l'enjeu principal. Ce n'est pas... Ce n'est
pas des comptes qui vont être totalement séparés, là, on prend...
Mme Duranceau : Mais on ne
vient pas couler les sommes d'un versus l'autre, là, ça va...
M. Beauchemin : Bien, la
décision actuarielle va se faire comment d'abord? C'est parce qu'on fait une
décision actuarielle si c'est le bon mot, là.
Mme Duranceau : Bien, si
c'est deux... C'est... Si tes sorties de fonds sont selon deux régimes, bien,
tes risques ou ton rendement qu'il faut que tu génères dans chacun de tes
régimes, ça va être deux décisions d'investissement, puis deux décisions
actuarielles sur les paramètres qui guident les deux régimes, là. Ça fait qu'on
ne vient pas changer ça, là. Les actuaires qui travaillaient pour...
• (17 h 50) •
M. Beauchemin : Quand vous me
dites que vous êtes capables de faire des économies au niveau du «back-office»,
là, c'est-tu parce qu'on a des émissions de chèques ou des transferts qui sont
faits sur des plateformes électroniques qui sont différentes, puis là on
fusionne sur une?
Mme Duranceau : Je m'excuse.
M. Beauchemin : Quand vous
dites que vous êtes capables d'avoir des économies qui vont se dégager parce
qu'au niveau du «back-office» on va tout mettre sur une plateforme.
Mme Duranceau : Bien, là, là,
dans le détail de l'exécution, je ne sais pas, là, mais... au niveau
opérationnel, mais je dis qu'au niveau administratif, on a... on a des ETC qui
sont dédoublés, là, sur le plan administratif avec... puis un PDG, deux
conseils d'administration, des effectifs administratifs qui font la même chose,
mais juste pas pour le même fond. Alors là, on regroupe le fonds du RQAP sous
Retraite Québec, il y a certains effectifs comme les actuaires, à court terme,
qui vont suivre chez Retraite Québec puis qui vont continuer d'analyser ce
qu'ils ont analysé par rapport au fonds du RQAP, mais, ultimement, tu sais,
quand tu fais la même affaire, c'est financier, là, ça, en bout de ligne, tu
n'as pas besoin de l'effectif... de dédoubler l'effectif administratif. L'expertise
peut-être au niveau actuariel, c'est une chose, mais au niveau de
l'administration, bien, on vient... on vient réduire, là.
M. Beauchemin : Bien...
M. Beauchemin : ...c'est parce
que...
Mme Duranceau : Puis, tu sais,
on ne touche pas à la mission, là, du RQAP.
M. Beauchemin : Tu sais,
supposons, qu'on parle de 30 personnes puis un autre 30 personnes, je
peux comprendre qu'on peut fusionner puis être capable de gérer
60 personnes. Mais là on a des chiffres qui sont vraiment beaucoup plus
significatifs, là. C'est sûr que, du jour au lendemain, on sera incapables de
faire disparaître le back-office d'un groupe versus l'autre, là, il va falloir
qu'il y ait du monde qui traversent puis qui se joignent à l'équipe, parce que
sinon l'ancienne équipe ne sera jamais capable de tout faire et tout mettre en
place, là. On...
Mme Duranceau : Bien là,
Retraite Québec, ils sont 2000 employés, alors que RQAP, ils sont 14. Ça
fait que, tu sais, très certainement que Retraite Québec est capable
d'absorber, là.
M. Beauchemin : Mais il y a
quand même un profil de risque qui est différent.
Mme Duranceau : Oui, oui, mais
là, ça, c'est des...
M. Beauchemin : Il y a une
façon de voir les choses. Ça fait que, là, du jour au lendemain, ces
14 personnes là vont rentrer dans la... dans régime... dans la Retraite
Québec. Ils vont-tu être capables de pouvoir transmettre toutes leurs
connaissances? Puis là, une fois qu'ils ont remis toutes leurs connaissances,
ils vont disparaître. Je sais comment ça marche au gouvernement, là, ils vont
juste être remis ailleurs dans la machine, là. Ça fait qu'il n'y aura pas
d'économie de ces salaires-là, là, ça n'existera pas, là.
Mme Duranceau : Bien,
évidemment, c'est ça, là, le grand malheur dans notre histoire, c'est
qu'effectivement ce n'est pas du jour au lendemain, les économies. Mais là, on
a deux structures qui coexistent. Une où il y a 2000 employés, l'autre il
y en a 14, avec des effectifs administratifs similaires à la limite. Alors là,
ce qu'on dit... puis, dans les deux cas, on parle d'employés de la fonction
publique. Alors, évidemment, tu transfères, l'emploi est maintenu. Ça fait
qu'il n'y a pas de perte d'expertise. Mais, ultimement, à un moment donné, amélioration
de processus, là, on ne fera pas... Tu sais, s'il y a des dédoublements, bien,
tu sais, il va y avoir une... une révision de qui fait quoi, puis ça pourrait
permettre à certaines personnes de se retrouver ailleurs dans la fonction
publique, de faire autre chose. C'est ça.
M. Beauchemin : Bien.
Premièrement, les cotisations pour le RQPE, c'est 100 % les personnes
et... et l'employeur, puis le CA du RQAP, il est 100 % financé à même les
cotisants. Ça fait qu'en quoi ça devient une économie, là, pour un... un gain
pour le...
Mme Duranceau : ...c'est
moitié-moitié, là, c'est cotisants puis employeur qui sont moitié-moitié, qui
financent ça.
M. Beauchemin : Non, non, non,
mais c'est le cotisant qui fournit... qui paie 100 % du CA.
Mme Duranceau : Bien oui, mais
tu sais, aimes-tu mieux payer pour une affaire qui... tu sais, dans le fond,
s'il y a un dédoublement puis que ça coûte moins cher de faire autrement, on...
on peut souhaiter ça.
M. Beauchemin : Mais en quoi
est ce que c'est une économie pour le gouvernement?
Mme Duranceau : C'est une
économie pour le citoyen, ultimement, là, d'avoir quelque chose qui va lui
coûter moins cher parce que le service va être rendu à l'intérieur d'une autre
entité.
M. Beauchemin : Ça fait que,
là, vous me dites que les citoyens n'auront plus de cotisation à payer pour le
RQAP?
Mme Duranceau : Là, le coût
d'administration puis en... comment... comment ils...
M. Beauchemin : Il va y avoir
une réduction?
Mme Duranceau : ...comment ils
se calculent sur la cotisation, là, tu sais, il n'y aura pas un... il n'y aura
pas un rabais de cotisation du jour au lendemain.
M. Beauchemin : Bien non, mais
c'est comme les fusions municipales, là, c'est le plus haut salaire est devenu
la norme. Ça, ça va disparaître, là, dans les méandres, on ne le verra jamais.
Ce que les... ce que les... ce que les groupes veulent, c'est justement de
pouvoir garder le contrôle là-dessus, parce que justement, c'est dédié à
100 % pour un régime québécois de l'assurance parentale. Puis là,
maintenant, on va comme le diluer à l'intérieur de quelque chose, on dit qu'il
va y avoir des économies, mais on ne peut pas les mesurer. On... vous
comprenez, c'est exactement le même... même verbiage qu'on répète encore une
fois où est-ce que c'est : Faites-nous confiance, on sait comment ça
marche. Mais la réalité, c'est que les gens ne font pas confiance là-dessus,
là. Les gens veulent avoir le... garder le contrôle. Parce que pour la simple
et unique raison que c'est un élément qui motive les gens à aller travailler,
d'avoir ce régime québécois de l'assurance parentale.
Mme Duranceau : Non, mais là,
les gens, là, ils ne se lèvent pas le matin, là, en étant contents d'avoir un
conseil d'administration différent pour le RQAP, là. Ça fait que tu sais, ce
qu'on dit, là...
M. Beauchemin : Mais ça, ça
vient avec le fait que c'est un... une entité indépendante, là.
Mme Duranceau : Les sommes...
M. Beauchemin : C'est normal.
Mme Duranceau : ...les sommes
qui sont dédiées au RQAP demeurent dédiées au RQAP, ils vont être gérés par
Retraite Québec. On réduit la bureaucratie, on augmente l'efficience, il va se
dégager des économies de ça. Il y a-tu un lien tout de suite à faire avec la
cotisation? Ultimement, oui, s'il y a des meilleurs surplus, bien...
Mme Duranceau : ...bien, il y
a un impact sur la cotisation.
M. Beauchemin : C'est parce
que... Je m'excuse, Mme la ministre, mais là-dessus, là, je ne fais pas
confiance et je ne fais aucunement confiance au gouvernement d'être capable
d'en dégager quoi que ce soit. Ça va se perdre, ça va être consommé. Il y a
quelqu'un qui va dire : Bien, je vais le prendre puis ça ne paraîtra même
pas. Le payeur, là, OK, en bout de piste, là, ne verra aucunement la
différence. Il ne le verra pas, là, c'est la réduction de coûts, là. Ça fait
que c'est quoi, qu'on atteint comme objectif, là?
Mme Duranceau : Dédoublement
de structure, deux conseils d'administration, mise en commun de ressources au
niveau des communications, des ressources humaines, des affaires juridiques.
Alors...
M. Beauchemin : Quatorze
personnes.
Mme Duranceau : Bien oui.
M. Beauchemin : OK. Puis là
14 personnes, puis là, maintenant, on va fusionner des missions ensemble.
Puis comment on va être capable de pouvoir garder cette expertise-là? Elle va
disparaître.
Mme Duranceau : Bien non,
elles ne disparaissent pas, on a dit qu'on les transférait, là. Mais tout ce
qui est dédoublement, là, c'est la même discussion qu'on a depuis le début de
ce projet de loi là, là, quand il y a de l'admin en double, bien, ça, c'est
transféré au début. Mais, ultimement, je n'ai pas besoin de deux
réceptionnistes, je n'ai pas besoin de deux personnes aux com, je n'ai pas
besoin de deux personnes au contrat. Tu sais, il y a... il y a une économie qui
va finir par se dégager au fur et à mesure où les gens vont bouger dans la
fonction publique pour occuper d'autres... d'autres postes. Puis... Par contre,
ceux qui détiennent l'expertise clé qui est requise pour... pour, là, dans ce
cas-ci, là, au niveau actuariel entre autres, bien, ça, cette expertise-là,
elle est maintenue à l'intérieur d'une autre structure, mais on... au moins, on
enlève une couche qui est un dédoublement inutile encore là. Tu sais, au début
c'est mis en place tout nouveau, tout beau, on crée le conseil
d'administration, on crée toute la petite structure propre à cette nouvelle
initiative d'un gouvernement X, mais là, après X nombres d'années, là, on se
rend compte que, bien, il y en a trop, de ces structures-là. Puis, comme la
pratique est bien établie, comme les choses roulent, bien, tu sais, il y a
moyen d'inclure ça dans quelque chose qui est fonctionnel par ailleurs.
Donc, moi, je maintiens qu'il y a des
économies qui sont liées à l'abolition du Conseil de gestion de l'assurance
parentale puis que Retraite Québec gère déjà les allocations famille. Alors,
c'est dans la même... même clientèle. Donc, ça va faire une porte d'entrée pour
cette clientèle-là, en lien avec les sommes à recevoir, dans un contexte
familial.
Le Président (M. Laframboise) : ...Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Le
gouvernement n'a pas encore été capable de faire la démonstration de ses
économies. Le gouvernement n'a pas été encore capable de nous démontrer que ces
efficiences-là vont vraiment se dégager. C'est là, l'enjeu. Plus spécifiquement,
là, quand on est capables de dire, en pointant vers le RQAP, que ça, c'est un
outil pour faire conciliation travail-famille qui est efficace, là, on
l'enlève, on le mélange, on le met là-dedans puis on se dit : Bien, ça, on
va sauver un conseil d'administration. Un conseil d'administration, ça coûte
combien?
Mme Duranceau : ...j'en ai,
des chiffres, j'en ai, des chiffres.
M. Beauchemin : C'est quoi?
Mme Duranceau : Tu sais,
allez-y à 14 personnes, là, fois 100 000. Tu vas être à 1.4.
• (18 heures) •
M. Beauchemin : Bien là, ils
ne disparaissent pas, ces personnes-là.
Mme Duranceau : Bien là, ils
ne disparaissent pas trop... pas toutes au même moment, mais on estime à
1,7 million annuellement les économies. Ça fait que mise en commun de
certains services, des ETC qui vont bouger ailleurs puis qui ne seront plus là
puis du dédoublement qu'on enlève, le loyer, le loyer qui va... qui est une
dépense annuelle de 180 000. Ensuite de ça, nos membres du CA, au total, les
jetons, ça donne 260 000 $ par année. Ça fait que moi, là, pour la CAQ, il n'y
a pas de petites économies. Alors, il faut, à un moment donné, oser. C'est sûr
que, là, on brasse les affaires, mais, si on n'ose jamais rien, je veux dire,
on est aussi bien de s'en aller chez nous.
M. Beauchemin : Bien, ça, je
le comprends, M. le Président. Tu sais, c'est important de temps en temps de
pouvoir passer à la prochaine étape, mais où est-ce que... J'essaie de trouver
là. On a une expertise, on a une politique de placement, on a une façon d'aider
les gens dans la planification familiale qui est unique au Québec. Il y en
avait peut-être d'autres, là, qui auraient pu être fusionnés avec le régime
québécois. Il y en avait peut-être d'autres, mais celui-là, celui-là est utile
justement pour aider les employés et les employeurs...
18 h (version non révisée)
M. Beauchemin : ...pourquoi
pensez-vous... Je vous pose la question, là, vous les avez entendus, les gens
du Conseil du patronat, là, qui ont critiqué cette mesure-là. Pourquoi vous
avez... qu'est-ce que vous en pensez de leurs critiques?
Mme Duranceau : Bien, écoutez,
je pense que tout le monde a droit à son opinion, là, mais nous, on maintient
qu'il y a des économies, on les voit, les chiffres, on voit qu'il y a deux
conseils d'administration qui sont dédoublés. On voit qu'au niveau admin, il y
a, tu sais, des loyers qu'on paie à gauche puis à droite. On voit qu'au niveau
contractuel, ils sont obligés d'aller à l'externe parce qu'ils sont trop
petits, ils n'ont pas des fois toute l'expertise interne. Alors, à un moment
donné, on a une structure capable d'accueillir ces 14 employés, et c'est
ce qu'on propose.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Ça fait
que, là, en regardant ce qui vient du Conseil de gestion de l'assurance
parentale, le solde du fonds, qui était à 730 millions, 32 millions
au 31 décembre 2024, va passer à 636 millions au 31 décembre
2029. Donc, cinq ans plus tard.
Mme Duranceau : Bien, on
a baissé le... les cotisations ont été baissées parce qu'elles étaient en
surplus, je pense.
M. Beauchemin : C'est
ça. Ça fait que, là, comment on va être capables de modifier, à la faveur du
cotisant, les cotisations, si maintenant ça devient tout amalgamé dans un?
Comment on va être capables de distinguer...
Mme Duranceau : ...amalgamé,
là, ça va rester deux fonds distincts, là. Vous connaissez ça mieux que moi.
M. Beauchemin : Ça fait
que ça va rester distinct. Il y a deux polices, deux politiques de placement distinctes?
Mme Duranceau : Bien
oui. Oui, oui. C'est l'admin qu'on enlève, ultimement.
M. Beauchemin : Ça fait
que, donc, s'il y a gain...
Mme Duranceau : C'est
comme deux fonds d'investissement distincts.
M. Beauchemin : OK, mais
si c'est le cas, ce que j'essaie de comprendre, c'est pourquoi qu'en faisant
ça, on pense qu'on va continuer à aider, je pense, les économies, là, que vous
mentionnez, là?
Mme Duranceau : Mais le
fond, c'est juridique, là, il y a deux fonds distincts, c'est deux, deux
comptes de banque, à la limite, là. Puis un va aller financer les prestations RQAP,
l'autre finance les prestations administrées par Retraite Québec.
M. Beauchemin : Ça se
fait comment? Ça va se faire avec encore deux comptes. Ça va se faire encore
avec deux... ça fait que tout...
Mme Duranceau : Selon les
exigences de décaissement de chacun, là, en fonction des évaluations ou des
hypothèses actuarielles des deux fonds.
M. Beauchemin : Mais
tout ça va rester encore, donc, distinct. Si je vous entends bien.
Mme Duranceau : Sur la
mission de chacun des fonds. Un, ils financent retraites, je présume, puis l'autre
finance les prestations dans un contexte où tu as des enfants. Ça fait que, hypothèse
actuarielle de natalité, j'imagine, puis l'autre hypothèse actuarielle de
moment de la retraite. Alors, ça, ça reste. Ça fait que c'est, comme, l'ADN de
chacun reste. Mais ils partagent les mêmes locaux, ils partagent la même
photocopieuse, ils n'ont plus besoin de deux conseils d'administration. Mais
comme... C'est notre même histoire qu'INESSS puis INSPQ, là, je veux dire, les
missions demeurent, donc là, nos sorties de fonds demeurent. Puis évidemment, le
conseil d'administration de Retraite Québec va tenir compte qu'il y a un nouveau
fonds puis qu'il faut qu'il soit pris en... tu sais, pris en considération
dans... dans sa gestion quotidienne, là. On lui confie ça.
M. Beauchemin : Comment
ils vont établir les cotisations?
Mme Duranceau : ...C'est
établi par règlement?
Une voix : Tout à fait.
Mme Duranceau : OK. Ça,
ça ne change pas. On ne change rien sur l'aspect financier.
M. Beauchemin : Tout
continue, on fait juste économiser une photocopieuse?
Mme Duranceau : Et le
loyer.
M. Beauchemin : Et le
loyer.
Mme Duranceau : Blague à
part, depuis ce que je dis au début...
M. Beauchemin : Mais on
a encore les 14 personnes qui, eux, ont un espace à utiliser...
Mme Duranceau : Oui,
mais à terme, il n'y a plus ces 14 personnes-là de la même façon.
M. Beauchemin : Bien, à
terme... combien d'années?
Mme Duranceau : Bien là,
je pense que... quand on regardait ça, on était sur quatre, cinq ans, là.
M. Beauchemin : OK, ça
fait que, là, ce qu'on fait, là, c'est qu'on va fusionner ces deux entités-là,
mais on ne met pas personne à la porte, ça va prendre un nombre d'années avant qu'elles
arrivent à la retraite...
Mme Duranceau : Bien, ça,
c'est un autre sujet.
M. Beauchemin : ...Je
comprends, mais ça fait partie du projet de loi. Ça fait que, là, on a... on
garde les profils de risques, on garde les politiques de placement, on garde
les comptes de banque, on garde la prise de décisions au niveau des
cotisations, on garde tout ça de façon indépendante. On garde le même nombre de
personnes, on va les rebrasser, là... On a besoin du même pied carré, là.
Mme Duranceau : Non,
mais là, on peut ridiculiser ça...
M. Beauchemin : Bien non,
mais c'est parce que, je ne ridiculise...
Mme Duranceau : ...puis
dire : Ah! ça donne...
Mme Duranceau : ...rien de
faire ça, là. Mais là, on essaie de faire quelque chose, puis c'est déjà
compliqué. Ça fait qu'on...
M. Beauchemin : C'est parce
que moi, je doute du 1,7 million parce qu'à date tout ce qu'on a vu à
date, on parle de Transplant PMA, là, c'était deux cercles totalement
différents, des... des frais variables. Ici, on est encore avec des frais variables,
des cercles qui sont totalement opposés l'un, l'autre. Il n'y a rien là-dedans,
là, qui... comme qui fonctionne.
Mme Duranceau : Ce n'est pas
vrai, là. C'est le même «thinking», là. Après ça, que ton profil de risque ou
ton... tes hypothèses actuarielles, ils soient différents, c'est une affaire,
là. Mais c'est la même façon de réfléchir pour une prestation ou l'autre. Moi,
je dis qu'on dédouble les structures puis que je n'ai pas besoin de deux
conseils d'administration, je n'ai pas besoin de deux PDG, je n'ai pas besoin
de deux... de deux loyers, tu sais, deux réceptionnistes. À un moment donné, on
vient réduire les coûts administratifs. C'est ça qu'on vient faire avec ça.
Ça fait qu'on n'est pas en train de
changer le monde, j'en conviens, ce n'est pas une révolution, j'en conviens
aussi, mais, si on défend tout le temps le statu quo, alors que les missions
sont préservées, mais que, là, on ne veut jamais remettre en cause les
structures qu'on a créées, je veux dire, que ce soit votre gouvernement ou le
nôtre, on n'y arrivera jamais, là, à simplifier l'État.
M. Beauchemin : Pourquoi
initialement ça a été fait de façon indépendante? Parce que ça aurait pu être
mandaté.
Mme Duranceau : Bien, c'est
comme notre histoire du développement durable tantôt, là, tu sais. C'était une
nouvelle affaire, tu crées une nouvelle structure, puis la logique était
celle-là.
M. Beauchemin : Puis
qu'est-ce qui arrive quand on fait ça? On développe une expertise.
Mme Duranceau : Moi, j'espère
que les prochains gouvernements... puis c'est... c'est dans les directives que
le Conseil du trésor mette de l'avant, c'est : Calmons-nous sur les
structures, là, il faut arrêter d'en créer. Ça s'applique à tous les
gouvernements.
M. Beauchemin : Bien, je suis
d'accord. Santé Québec, c'était extra, extra large.
Mme Duranceau : Mais on a
beaucoup d'améliorations au niveau de l'efficacité.
M. Beauchemin : Puis je pense
que le ministère du Transport, de la Mobilité durable, ça aussi, c'était extra,
extra large. On a... On n'était pas obligés de commander des pizzas grosses de
même, là. Ce n'était pas nécessaire, là.
Là, ici, on a quelque chose qui
fonctionne, des expertises qui sont totalement distinctes. On n'a aucune, à
part... aucune démonstration de l'efficacité des gains qui vont être... qui
vont être... Tout ça, OK, en regardant aussi l'expérience préalable au
gouvernement, où est-ce qu'à chaque fois qu'on a des occasions comme ça, c'est
avalé dans la machine. Il n'y a aucun gain qui est dégagé. Le payeur de taxes
ne le verra pas. Il n'y a... aucune démonstration dans le passé que ce que vous
proposez, OK, a été réalisé et démontré en termes de réduction de cotisation,
par exemple, vers... vers le cotisant. Je ne dis pas que l'idée... Elle serait
bonne si elle était «bulletproof», mais elle ne l'est pas, «bulletproof».
En ce moment, là, on fait face encore une
fois à : c'est un beau concept, ça passe médiatiquement, comme si on était
en train de vouloir faire une réduction de la taille de l'État, etc., mais
quand on gratte, comme dans d'autres aspects du projet de loi à date, là, c'est
probablement le salaire le plus élevé qui va gagner encore une fois. On ne va
pas économiser vraiment du «real estate». On va avoir des politiques de
placement qui vont rester indépendantes. On a des profils de risque qui sont
indépendants. Mais, quand on regarde tout ça, là, on fait ça pourquoi? C'est-tu
une opération marketing ou on est en train de vraiment vouloir faire de quoi?
Parce qu'en bout de piste, là, les 14 personnes, ils vont éventuellement
prendre leur retraite, puis là, bien, éventuellement, il va falloir qu'on les
remplace. Parce qu'éventuellement il va falloir qu'on puisse continuer à
remplir ces postes-là.
Je n'y crois pas, moi, Mme... M. le
Président, à cette histoire-là. J'ai... Je ne vois pas, à la base même de
l'économie, là... je ne vois pas ça réalisable, parce qu'on ne parle pas de
frais fixes, on parle de frais variables.
• (18 h 10) •
Mme Duranceau : ...c'est des
frais fixes.
M. Beauchemin : La
rémunération, c'est... c'est la définition même des frais variables.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, moi, M. le Président, là, je comprends ce que dit le député de
Marguerite-Bourgeoys. Puis, tu sais, il y a des sujets sur lesquels on peut
s'entendre puis d'autres où on s'entend moins. Tu sais, depuis le début, là, il
remet en doute les économies, puis là, ça ne donne pas grand-chose de faire ça,
puis... Bien, moi, je dis que l'idée à 1 milliard, là, qui coupait 1 000
ETC, là, si elle existait, on le saurait. Donc, tout ce projet...
M. Beauchemin : Elle existe!
Mme Duranceau : Bon. Mais...
ça, vous me direz dans un deuxième temps, c'est quoi. Mais...
M. Beauchemin : Bien oui,
mais c'est... c'est... non, mais l'attrition naturelle. Il y a un paquet de ces
éléments-là que...
Mme Duranceau : L'attrition
naturelle. Mais, tu sais, tu maintiens la structure. Ça fait qu'à un moment
donné il y a du monde qu'il faut que tu remplaces, parce que, là, supposément
que c'est ta mission. Puis, donc là, on réduit les structures, puis, à terme,
il va y en avoir, des économies. Puis tout ce beau monde-là est dans la
fonction publique, donc ils vont se déplacer...
Mme Duranceau :
...puis selon leurs classes d'emploi.
Alors, il n'y a pas d'augmentation de salaire, puis je pense qu'on verra toutes
les économies à terme. Et, pour ma part, j'ai fait le tour de la question.
M. Beauchemin : Est-ce que...
est-ce qu'il y a des démonstrations de fusions similaires dans le passé que
vous pouvez utiliser pour dire : Voilà, ça, ça a été fait, sous un
gouvernement libéral, par exemple, puis voici la résultante, ou un gouvernement
péquiste, voici la résultante. A posteriori, on regarde, là, ça, c'est jour un,
puis cinq ans après, ça a donné quoi.
Mme Duranceau : Écoutez, il y
a sûrement des exemples de fusions, là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Bon. Alors,
Retraite Québec est née de la fusion de...
Une voix : ...
Mme Duranceau : La CARRA.
Une voix : ...et la Régie des
rentes.
Mme Duranceau : Peut-être que
vous voulez le commenter?
Le Président (M. Laframboise) : Juste
vous nommer, et votre titre, s'il vous plaît. Est-ce qu'il y a consentement?
Est-ce qu'il y a consentement pour que Mme intervienne? Oui, consentement.
Allez-y.
Mme Marcoux (Guylaine) : Alors,
bonjour. Guylaine Marcoux, sous-ministre adjointe à la Solidarité sociale et
l'assurance parentale au ministère de l'Emploi et Solidarité sociale.
Alors, oui, il y a des fusions dans le
passé, entre autres, Retraite Québec est née d'une fusion de la CARRA et la
Régie des rentes. Il y a aussi la fusion de la CNESST, qui est... qui a été
faite aussi avec la fusion de trois organismes. Donc, oui, ça existe, oui, ça
fonctionne.
Le Président (M. Laframboise) :
Merci. D'autres questions, commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 149 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division. Article 150.
Mme Duranceau : Alors, série
d'amendements à suivre, là, de concordance. Donc, l'article 33 de cette loi est
modifié par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Retraite Québec doit toutefois, sur
demande du ministre, déduire des prestations payables à une personne en vertu
de la présente loi le montant remboursable en vertu de l'article 90 de la Loi
sur l'aide aux personnes et aux familles. Retraite Québec remet le montant
ainsi déduit au ministre.»
Donc, l'article 150 du projet de loi
remplace le deuxième alinéa de l'article 33 de la Loi sur l'assurance parentale
afin de permettre au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale de
recouvrer des sommes qui lui sont dues en vertu de l'article 90 de la Loi sur
l'aide aux personnes et aux familles en demandant à Retraite Québec de déduire
ces sommes des prestations versées par l'assurance... pour l'assurance parentale.
Alors, c'est une mesure de compensation, ici.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 150 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 151.
Mme Duranceau : L'article 34
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «au ministre» par «à Retraite Québec»;
2° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Retraite Québec peut, dans le cadre de la
communication de renseignements, en application de l'article 84, considérer
qu'un changement de situation lui a été communiqué conformément au premier
alinéa.»
Donc, l'article 151 du projet de loi
remplace une référence au ministre par une référence à Retraite Québec. L'article
remplace également l'habilitation réglementaire prévue au deuxième alinéa de
l'article 34 de la Loi sur l'assurance parentale afin de consacrer la norme
prévue à l'article 50 de son règlement d'application directement dans la loi.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur l'article 151? Est-ce que l'article 151 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
152... adopté. 152.
Mme Duranceau : L'article 35
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «le ministre» par «Retraite Québec»;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «le ministre peut, pendant qu'il vérifie, suspendre le paiement
s'il» par «Retraite Québec peut, pendant la vérification, suspendre le paiement
si elle».
Donc, concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 152 est adopté?
Des voix : Adopté
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 153.
Mme Duranceau : L'article 38
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «du
Conseil de gestion» par «de Retraite Québec»;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «au ministre dans le délai, les conditions et les circonstances
déterminés par règlement du Conseil de gestion» par «à Retraite Québec dans le
délai, les conditions et les circonstances déterminés par ce règlement». Idem.
Le Président (M. Laframboise) :
...153 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 154.
Mme Duranceau : Les articles
80 et 81 de cette loi sont remplacés par les suivants :
Article 80. Retraite Québec administre le
régime d'assurance parentale. À cette fin, il doit notamment :
1° assurer le financement du régime
d'assurance parentale;
2° assurer le paiement des prestations de
ce régime;
3° administrer...
Mme Duranceau : ...en qualité
de fiduciaire, le Fonds d'assurance parentale;
4° réaliser tout mandat que lui confie le
gouvernement.
«81. Aux fins de l'administration du
régime d'assurance parentale, Retraite Québec exerce, en outre des fonctions et
des pouvoirs que lui confère la présente loi, ceux que lui attribue la Loi sur
Retraite Québec.»
Donc, commentaire :
L'article 154 du projet de loi remplace les articles 80 et 81 de la
Loi sur l'assurance parentale afin, d'une part, de consacrer la mission et les
nouvelles responsabilités de Retraite Québec relativement à la gestion et à
l'administration du régime d'assurance parentale et, d'autre part, de prévoir
que, dans l'administration de ce régime, Retraite Québec dispose également des
pouvoirs énoncés dans sa loi constitutive.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 154 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 155.
Mme Duranceau : Oui. Donc,
l'article 155 :
L'article 82 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «Le Conseil de gestion ou le ministre» par «Retraite Québec»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Alors, ajustement de concordance, puis
supprimer aussi le deuxième alinéa portant sur la conclusion d'ententes avec un
autre gouvernement, lequel devient inutile considérant que Retraite Québec a
déjà ce pouvoir en vertu de l'article 9 de sa loi constitutive.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 155 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 156.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 82, du suivant :
«82.1. Avec l'autorisation du ministre,
Retraite Québec peut, par entente avec tout gouvernement ou l'un de ses
ministères ou organismes ainsi qu'avec toute personne, toute association ou
toute société, aliéner son savoir-faire et les produits qu'elle développe ou
fait développer dans l'exercice de ses fonctions. Elle peut aussi, avec la même
autorisation, offrir des services liés à son savoir-faire et à ces produits.
«Retraite Québec peut, dans le cadre d'une
telle entente, engager des dépenses. Les sommes qu'elle perçoit en exécution
d'une telle entente font partie de ses revenus.»
Alors, l'article 156 du projet de loi
introduit à l'article 82.1 de la Loi sur l'assurance parentale afin de
permettre à Retraite Québec, suivant l'autorisation du ministre, de conclure
des ententes pour aliéner son savoir-faire et les produits qu'elle développe ou
fait développer dans l'exercice de ses fonctions.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, 156? Est-ce que l'article 156 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 157.
Mme Duranceau : L'article 85
de cette loi est abrogé.
L'article 157 du projet de loi abroge
l'article 85 de la Loi sur l'assurance parentale parce que Retraite Québec
dispose déjà des pouvoirs de délégation nécessaires dans sa loi constitutive.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 157 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 158.
Mme Duranceau : L'article 88
de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «le comité de... le Conseil de gestion» par
«Retraite Québec»;
b) par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «au ministre et toute demande» par «à Retraite Québec, notamment celle»;
2° par le remplacement des deuxième et
troisième alinéas par le suivant : «À l'exception d'un règlement visé à
l'un des articles 88.0.1 à 88.0.3, les règlements de Retraite Québec sont
soumis à l'approbation du gouvernement qui peut les approuver avec ou sans
modification.»
Le Président (M. Laframboise) : Questions...
Ah! allez-y, sur les commentaires.
Mme Duranceau : L'article 158
du projet de loi modifie l'article 88 de la Loi sur l'assurance parentale
afin de remplacer les références au Conseil de gestion de l'assurance parentale
et au ministre par des références à Retraite Québec.
Puis l'article prévoit également que
l'approbation du gouvernement n'est plus nécessaire à l'égard d'un règlement
relatif à un projet pilote. L'article supprime aussi la possibilité pour le
gouvernement d'édicter un règlement à la place du Conseil de gestion de
l'assurance parentale si celui-ci fait défaut de le faire.
• (18 h 20) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions
sur l'article 158? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Est-ce que
c'est aussi collaboratif que ce l'était avant? Puis je m'explique, là.
Précédemment, les prestataires, ceux qui, en fait, payaient aussi, là,
avaient... avaient quand même un mot à dire dans ça, puis là, maintenant, je ne
suis plus sûr si je le vois, cette capacité-là de pouvoir participer, là, au
processus décisionnel.
Mme Duranceau : Bien,
c'est... c'est la même... Tu sais, Retraite Québec est dans un mode
consultation, là, par rapport à ce qu'il y a déjà comme... comme activité. Ça
fait que ça va être dans la même veine pour... pour le volet RQAP, mais ce
n'est pas prévu dans la loi ni dans celle de Retraite Québec, sous toutes
réserves.
M. Beauchemin : OK, mais...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Non?
Une voix : ...
Mme Duranceau : OK.
M. Beauchemin : C'est parce
que, si ce n'est pas prévu dans la loi, c'est comme... c'est... c'est
éliminé...
Des voix : ...
M. Beauchemin : ...c'est parce
que, dans le conseil de gestion, il y avait plusieurs personnes qui pouvaient
participer à émettre des commentaires. Puis, à ce moment-là, dans ce
contexte-là, les prestataires pouvaient donc verbaliser. Là, le conseil de
gestion, il n'est plus là. Il y a-tu... il n'y a-tu plus de porte pour pouvoir
parler, c'est ça?
Mme Duranceau : Donc là, ce
qu'on me dit, c'est qu'autant Retraite Québec puis le Conseil de gestion de
l'assurance parentale, là, ce n'était pas prévu dans la loi, la notion de
consultation, c'est leur façon de procéder. Je ne sais pas si vous voulez...
c'est ça, c'est ça qu'il y a à dire. On a quelqu'un de Retraite Québec qui est
là aussi, ça fait que ça peut vous permettre de... la vice-présidente de
Retraite Québec qui peut préciser sur le mode de fonctionnement, si vous
voulez.
M. Beauchemin : OK, mais
peut-être que madame peut s'exprimer puis je... avec plaisir, là, je vais
écouter.
Mme Duranceau : Oui, oui.
Le Président (M. Laframboise) : J'ai
le consentement, donc vous vous présentez et puis vous pourriez répondre à la
question. Allez-y, madame.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Oui,
bonjour. Marie-Claude Champoux, vice-présidente du service à la clientèle à
Retraite Québec. Effectivement, dans les pratiques de Retraite Québec qui sont
très appréciées, il y a des tables de consultation avec les parties prenantes,
et Retraite Québec a l'intention, si le projet de loi est adopté, de faire une
table aussi pour l'assurance parentale.
M. Beauchemin : Voilà...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Ça, c'était
la critique du Conseil du patronat qui avait donc cette ambiguïté là-dessus. Et
maintenant, grâce à l'intervention de madame, les gens du Conseil du patronat
vont être satisfaits de la réponse.
Mme Duranceau : Merci de
votre suivi diligent.
M. Beauchemin : On est là
pour ça.
Le Président (M. Laframboise) : Autres
questions, commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 158 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
159, Mme la ministre.
Mme Duranceau :
L'article 88.0.1 de cette loi est modifié:
par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «À la demande du ministre, le Conseil de gestion doit, par
règlement,» par «Retraite Québec peut, par règlement,»;
par le remplacement, dans ce qui précède
le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «il» par «elle»;
par la suppression, dans le troisième
alinéa, de «du Conseil de gestion».
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 159 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 160, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 88.0.3, du suivant :
«88.0.4. Un règlement visé à l'un des
articles 88.0.1 à 88.0.3 est soumis à l'approbation du ministre qui peut
approuver... qui peut l'approuver avec ou sans modification.»
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 160 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 161.
Mme Duranceau : L'intitulé du
chapitre VI de cette loi est remplacé par le suivant :
Dispositions financières et dispositions
relatives au Fonds d'assurance parentale. OK.
Le Président (M. Laframboise) : OK.
Est-ce que l'article 161 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 162, Mme la Ministre.
Mme Duranceau : Les
sections I et II du chapitre IV de cette loi, comprenant les
articles 89 à 110, sont abrogés.
Donc, en cohérence avec la dissolution du
Conseil de gestion de l'assurance parentale, l'article 162 du projet de
loi abroge les sections I et II du chapitre IV de la Loi sur
l'assurance parentale relative à l'institution, aux fonctions, à l'organisation
et au fonctionnement du Conseil de gestion de l'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 162 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 163.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par la suppression, avant l'article 111, de ce qui suit :
«Section III
«Dispositions financières».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 163 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 164.
Mme Duranceau : Les
articles 113 et 114 de cette loi sont abrogés.
Donc, l'article 164 du projet de loi
abroge deux articles de la Loi sur l'assurance parentale de nature financière
qui feraient double emploi avec les pouvoirs déjà dévolus à Retraite Québec en
vertu de sa loi constitutive.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 164 est adopté.
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 165.
Mme Duranceau : L'article 115
de cette loi est modifié par le remplacement du premier alinéa par le
suivant :
«Les sommes dont dispose Retraite Québec
dans le cadre de l'administration du régime d'assurance parentale doivent
servir exclusivement à l'application de la présente loi et au paiement des
obligations qui en découlent.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article... Questions, commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui. Est-ce
que ça, ça veut dire que l'argent va servir que pour l'assurance parentale?
Mme Duranceau : Oui. Bien, en
fait, je n'avais pas eu le temps de lire le commentaire, là, mais ce que le
commentaire dit : L'article 165 du projet de loi remplace le premier
alinéa de l'article 115 de la Loi sur l'assurance parentale afin que
Retraite Québec n'utilise les sommes reçues dans le cadre de l'application...
Mme Duranceau : ...de cette
loi que pour l'administration du régime d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 165 est adopté?
Mme Duranceau : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.Article 166.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par la suppression, avant l'article 115.1, de ce qui suit :
«Section III.1
«Le fonds d'assurance parentale».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 166 est adopté?... Questions, commentaires? M. le député.
M. Beauchemin : De quelle...
de quelle façon allez-vous nommer ça?
Mme Duranceau : Quoi?
M. Beauchemin : Bien...
Mme Duranceau : Le fonds
d'assurance parentale, comment on va l'appeler?
M. Beauchemin : Quand vous
dites que le fonds va exister de part... de de part entière, comment vous
avez... comment on va le nommer, ce fonds-là, là?
Mme Duranceau : Bien,
l'article 166 du projet de loi supprime l'intitulé de la section III.1, dont
les dispositions se trouvent maintenant regroupées sous le chapitre VI,
intitulé Dispositions financières et dispositions relatives au fonds
d'assurance parentale. Je pense qu'on l'avait vu précédemment. On avait adopté
ça dans un article précédent, qui était l'article 161. Ça fait qu'au lieu de
l'appeler juste le fonds d'assurance parentale, 161, on dit : «L'intitulé
du chapitre VI de cette loi est remplacé par le suivant», puis là ça va
s'appeler «Dispositions financières et dispositions relatives au fonds
d'assurance parentale».
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 166 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 167.
Mme Duranceau : «Les articles
115.2, 115.3 et 115.5 de cette loi sont abrogés.»
Alors, commentaires. L'article 167 du
projet de loi abroge trois articles de loi sur l'assurance parentale de nature
transitoire, utiles à l'époque de la création du Conseil de gestion parentale.
Donc, c'est plus... plus pertinent.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, 167? Ça va? Est-ce que l'article 167 est adopté?
Mme Duranceau : L'article 167
est adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 168.
Mme Duranceau : «Les articles
115.13 et 115.14 de cette loi sont abrogés.»
Alors, l'article 168 du projet de loi
abroge l'article 115.13 de la Loi sur l'assurance parentale, puisque les
articles 89 et 90 de la Loi sur l'administration financière s'appliquent déjà à
Retraite Québec. Il abroge également l'article 115.14 de la Loi sur l'assurance
parentale, puisque Retraite Québec est assujetti à la Loi sur l'administration
publique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 168 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 169.
Mme Duranceau : L'article
115.16 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«Le Conseil de gestion doit, au plus tard le 30 avril» par «Retraite
Québec doit, au plus tard le 30 juin».
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Oui, allez-y.
Mme Duranceau : Bien, je vais
lire le commentaire.
M. Beauchemin : Oui, vas-y
donc.
Mme Duranceau : L'article 169
du projet de loi modifie l'article 115.16 de la Loi sur l'assurance parentale
afin d'arrimer la date limite de production du rapport annuel de gestion du
fonds d'assurance parentale avec la date limite de production du rapport annuel
de gestion de Retraite Québec prévu dans sa loi constitutive. Ça fait que c'est
pour ça que ça change au 30 juin.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 169 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 170.
Mme Duranceau : «L'article
115.18 de cette loi est abrogé.»
Le commentaire, c'est que l'article 170 du
projet de loi abroge 115.18 de la Loi sur l'assurance parentale, puisque
Retraite Québec est assujetti à la Loi sur l'administration publique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 170 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 171.
Mme Duranceau : «La section
IV du chapitre VI de cette loi, comprenant les articles 116 à 120, est
abrogée.»
Et ce qu'on vise dans ces articles, ce
sont des articles sur l'assurance parentale relative à la reddition de comptes
du Conseil de gestion de l'assurance parentale. Les mesures de reddition de comptes
applicables à la... à Retraite Québec sont prévues dans sa loi constitutive et
dans la Loi sur l'administration publique.
• (18 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 171 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 172.
Mme Duranceau : OK, alors là,
maintenant, on passe à la Loi sur Retraite Québec, et non plus la Loi sur le
fonds d'assurance parentale. Alors, la Loi sur Retraite Québec :
La Loi sur Retraite Québec est modifiée
par l'insertion, après l'article 3.1, du suivant :
«3.1.1. Retraite Québec a pour fonction
d'administrer le régime d'assurance parentale institué par la Loi sur
l'assurance parentale.»
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 172 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 173.
Mme Duranceau : L'article
40.1 de cette loi est modifié par l'insertion, après le paragraphe 1°, du
suivant :
«1.1° d'élaborer et de soumettre au
conseil d'administration la politique de placement relative au régime
d'assurance parentale;».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 173 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 174.
Mme Duranceau : L'article 57
de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 5° du premier
alinéa, de «, à l'exception du régime d'assurance parentale».
Donc, l'article 174... là, c'est le
commentaire... du...
18 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...modifie l'article 57
de la Loi sur Retraite Québec afin de prévoir que, pour le régime d'assurance
parentale, les frais d'administration ne seront pas prévus au budget annuel de
Retraite Québec.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
Mme Duranceau : Le Fonds d'assurance
parentale, en raison de son caractère fiduciaire, fera l'objet d'un budget
distinct de celui de Retraite Québec. Cela implique des comptabilités
distinctes, notamment en ce qui concerne les frais d'administration, lesquels
sont pris directement sur le fonds d'assurance parentale en vertu de l'article 115.10,
comme un fonds, là, tu sais, ton frais d'admin du fonds... une façon de le
calculer. Ça fait que, là, ils vont... je ne sais pas si c'est une question
plus opérationnelle, là, mais...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, allez-y, madame. Vous pouvez répondre.
Mme Champoux (Marie-Claude) : Je
pense que c'est relié au fait qu'il y a... D'un côté, c'est fiduciaire, puis l'autre
côté, c'est un fonds. Mais je n'ai pas cette compétence pour expliquer la
différence entre une fiducie puis un fonds, là.
Mme Duranceau : Deux comptabilités,
là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys, est-ce que vous êtes satisfait ou...
M. Beauchemin : Bien, je... me
fasse poser une question à la ministre, là.
Mme Duranceau : Non, non,
mais, tu sais, on l'a dit, ça demeure deux comptabilités distinctes, peut-être
un, c'est un fonds fiduciaire... dans les deux cas, c'est des fonds distincts. Ça
fait qu'il faut que tu les comptabilises distinctement, puis tu alloues à
chacun les frais qui lui reviennent, là, qui devraient être moindres,
techniquement, puisqu'ultimement il y aura des économies là-dedans.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui, oui, on ne
change pas la façon de faire, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va?
Mme Duranceau : Je sais que
vous pouvez douter des économies, mais ça, ça a fait l'objet de débats
précédents.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 174 est adopté? Adopté. L'article 175.
Mme Duranceau : L'article 64
de cette loi est modifié par l'insertion à la fin de «à l'exception du régime d'assurance
parentale».
Cette modification-là, dans le fond, ça
prévoit que les dépenses relatives à l'administration du régime d'assurance
parentale sont à la charge du fonds d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 175 est adopté? Juste un
instant. Allez-y. Question, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Comment allons-nous
être capables de pouvoir faire un suivi sur ces charges-là? Comment allons-nous
être capables de dire : Elles sont spécifiques, là, à ça? Étant donné que,
là, maintenant, on est dans... dans la... dans l'environnement de... du régime
québécois, là, comme, on va garder une comptabilité différente, c'est... peut-être
un peu, oui, d'éclaircissement là-dessus, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Mme Marcoux.
Mme Marcoux (Guylaine) : Alors,
présentement, c'est déjà comme ça. Toutes les... tout ce qui est fait au niveau
pour le fond est calculé avec un coût de revient. On a des... un système
informatique où on vient mettre le nombre de temps qui est utilisé pour... qui
est fait pour l'utilité du régime et du fond. Et c'est calculé et payé par le fonds.
Donc, Retraite Québec a la même façon de procéder. Ils viennent, avec des feuilles
de temps, regarder combien de temps a été passé par... pour les activités, et
ça va être chargé au fonds comme c'est déjà le cas présentement.
M. Beauchemin : OK. Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va. Est-ce que l'article 175 est adopté? Adopté. 176.
Mme Duranceau : L'article 65
de cette loi est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «régime
de rentes du Québec » de «ou le régime d'assurance parentale».
Alors, l'article 176 du projet de loi
modifie l'article 65 de la Loi sur Retraite Québec afin que le premier
alinéa de cet article ne s'applique pas au régime d'assurance parentale. Ainsi,
Retraite Québec peut, sans... sans l'autorisation du gouvernement, effectuer
les opérations prévues à cet article dans le cadre de l'administration du
régime d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 176 est adopté? Adopté. Article 177.
Mme Duranceau : OK, alors là,
on change de loi... on parle de dispositions, modifications particulières. On
est dans la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.
L'article 42.1 de la Loi sur les accidents du travail et des maladies
professionnelles est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«La Commission et Retraite Québec prennent entente pour la communication des
renseignements nécessaires à l'application de la Loi sur l'assurance parentale...
Le Président (M. Laframboise) : ...questions,
commentaires?
M. Beauchemin : La ministre
peut-elle nous expliquer un peu, là, ce qu'on fait, là?
Mme Duranceau : Oui. Tout à
fait. Donc, la modification s'inscrit en cohérence avec l'abrogation de
l'article 42.2 de cette loi, prévue à l'article 178. Après... Mais je
vais donner une information additionnelle. Ça fait que la... la communication
de renseignements entre la Commission des normes, de l'équité, de la santé et
de la sécurité du travail et Retraite Québec est déjà encadrée par
l'article 42.1, raison pour laquelle il a été décidé d'ajouter un alinéa à
cet article plutôt que de le remplacer, que de remplacer l'article 42.2.
Le fait de revoir des indemnités en vertu de la Loi sur les accidents du
travail peut influencer le montant de la prestation à laquelle aurait droit une
personne en vertu de la Loi sur l'assurance parentale. L'entente de
communication vise donc à obtenir les renseignements nécessaires pour permettre
à Retraite Québec d'appliquer ces dispositions. C'est ça, la logique.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va. Est-ce que l'article 177 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 178.
Mme Duranceau : «L'article 42.2
de cette loi est abrogé.» Ça fait que, là, on dit que l'article 168 abroge
42.2 de la Loi sur les accidents du travail et des maladies professionnelles
puisque la communication de renseignements s'effectuera dorénavant avec
Retraite Québec, suivant 42.1 qu'on vient d'adopter.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 178 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.179.
Mme Duranceau : Alors,
maintenant, on passe à la Loi sur l'administration financière. L'annexe deux de
la Loi sur l'administration financière est modifiée par la suppression de
«Conseil de gestion de l'assurance parentale dans l'exercice de ses fonctions
autres que fiduciaires».
Ça fait que l'article 179 du projet
de loi supprime la mention du Conseil de gestion de l'assurance parentale à
l'annexe deux de la Loi sur l'administration financière, vu son abolition.
Le Président (M. Laframboise) : Questions?
Ça va. Est-ce que l'article 179 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 180.
Mme Duranceau : L'article 69.1
de la Loi sur l'administration fiscale est modifié dans le deuxième
alinéa :
1 par la suppression du
paragraphe j.1;
2 par l'insertion, après le
sous-paragraphe trois du paragraphe n, du sous-paragraphe suivant :
«4 est nécessaire pour établir le droit
d'une personne à une prestation en vertu de la Loi sur l'assurance parentale.»
Ça fait que l'article 180 du projet
de loi modifie l'article 69.1 de la Loi sur l'administration fiscale,
considérant que la communication de renseignements en vertu de cet article...
s'effectuera dorénavant avec Retraite Québec plutôt qu'avec le ministère de
l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce l'article 180 est adopté? Est-ce que l'article 180 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 181.
Mme Duranceau : Alors,
écoutez, l'article 181, c'est la Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État qu'on vient modifier : L'annexe un de la Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État est modifié par la suppression de «conseil de gestion de
l'assurance parentale».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 181 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Article 182.
Mme Duranceau : Maintenant,
on modifie la Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.
L'article deux de la Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement est
modifié par la suppression, dans le paragraphe trois du premier alinéa de «le
Conseil de gestion de l'assurance parentale dans l'exercice de ses fonctions
fiduciaires».
• (18 h 40) •
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 182 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 183.
Mme Duranceau : On parle
maintenant de la Loi sur la laïcité de l'État. L'annexe deux de la Loi sur la
laïcité de l'État est modifiée par la suppression, dans les paragraphes six et
huit, de «du Conseil de gestion de l'assurance parentale».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 183 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 184.
Mme Duranceau : Évidemment,
là, on adopte ça parce que Retraite Québec est déjà visé. Ça fait qu'on fait
juste enlever l'entité qui a été abrogée. Maintenant, on parle de la Loi sur le
ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale et sur la Commission des
partenaires du marché du travail. L'article 53.1 de la Loi sur le
ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale et sur la Commission des
partenaires du marché du travail est modifié par la suppression de «ou en vertu
de l'article 88.1 de la Loi sur l'assurance parentale» et de «ou de
l'article 88.3 de la Loi sur l'assurance parentale».
Donc, qu'est-ce que ça veut dire?
L'article 184 du projet de loi modifie l'article...
Mme Duranceau : ...3.1 de
la Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale afin de tenir
compte du fait que les fonctions de vérification et d'enquête relatives au
régime d'assurance parentale seront dorénavant exercées par Retraite Québec.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Est-ce que l'article 184
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Article 185.
Mme Duranceau : Donc, on
modifie maintenant la Loi sur la représentation des ressources de type familial
et de certaines ressources intermédiaires et sur le régime de négociation d'une
entente collective les concernant. Donc, l'article 128 de la Loi sur la
représentation des ressources de type familial et de certaines ressources
intermédiaires et sur le régime de négociation d'une entente collective les
concernant est abrogé.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 185 est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Adopté. 186.
Mme Duranceau : Maintenant,
c'est la Loi sur la santé et la sécurité du travail. L'article 174.1 de la
Loi sur la santé et sécurité du travail est modifié par la suppression de «et
de la Loi sur l'assurance parentale».
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 186 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 187.
Mme Duranceau : Cette
loi est modifiée par l'insertion, après l'article 174.1, du suivant :
«174.1.1. La Commission et Retraite Québec prennent entente pour la
communication des renseignements nécessaires à l'application de la Loi sur
l'assurance parentale.»
Alors, on vise à ce que... un nouvel
article de loi sur la santé et sécurité du travail... afin de prévoir que la
commission des normes, de l'équité et de la santé et de la sécurité du travail
puisse communiquer des renseignements à Retraite Québec pour l'application de
la Loi sur l'assurance parentale.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 187 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté.
Mme Duranceau : Règlement
d'application de la loi...
Le Président
(M. Laframboise) : Article 188, c'est ça.
Mme Duranceau : ...Oui.
Règlement d'application de la Loi sur l'assurance parentale. Donc,
l'article 1 du Règlement d'application de la Loi sur l'assurance parentale
est modifié :
Alinéa 1, par le remplacement de «au
ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale» par «Retraite Québec»;
Deuxièmement, par le remplacement de «le
ministre» par «Retraite Québec»;
Troisième alinéa, par la suppression de
«au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale».
Donc, ça vient tenir compte, là, des
nouvelles responsabilités de Retraite Québec dans l'administration du régime
d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 188 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 189.
Mme Duranceau : L'article 11
de ce règlement est modifié par la suppression de «du ministère».
Alors, afin de tenir compte des nouvelles
règles de responsabilité de Retraite Québec dans l'administration du régime
d'assurance parentale, encore une fois.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 189 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 190.
Mme Duranceau : L'article 31.2
de ce règlement est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«du ministre» par «de Retraite Québec.»
Même chose, concordance.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 190 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Article 191.
Mme Duranceau : L'article 32
de ce règlement est modifié par le remplacement, dans ce qui précède le
paragraphe 1° du premier alinéa, de «du ministre» par «Retraite Québec».
Même chose.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 191 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Article 192.
Mme Duranceau : La
section X de ce règlement, comprenant l'article 50, est abrogée.
Donc, l'article 192 du projet de loi
abroge la section 10 du règlement d'application de la Loi sur l'assurance
parentale, en cohérence avec l'article 34 de la Loi sur l'assurance
parentale, modifié par l'article 151 du présent projet de loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 192 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 193.
Mme Duranceau : Règlement
intérieur du numéro... Non. Règlement intérieur numéro deux sur la délégation
de signature pour certains documents du Conseil de gestion de l'assurance
parentale. Le règlement intérieur numéro deux sur la délégation de signature
pour certains documents du Conseil de gestion de l'assurance parentale est
abrogé.
Parce que... Retraite Québec qui va
disposer, dans sa loi constitutive, des pouvoirs de délégation nécessaires.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 193 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 194.
Mme Duranceau : Le
Conseil de gestion de l'assurance parentale est dissous sans autre formalité
que celles prévues au présent chapitre.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 194 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 195.
Mme Duranceau : Le
mandat des membres du conseil d'administration du Conseil de gestion de
l'assurance parentale prend fin le 1ᵉʳ janvier 2026, sans indemnité.
Le Président
(M. Laframboise) : ...amendement.
Mme Duranceau :
Effectivement, pour la date. Donc, l'amendement. Remplacer, dans
l'article 195 du projet de loi, le 1er janvier...
«1er janvier 2026» par «(indiquer ici la date du premier jour du mois qui
suit celle de la sanction de la présente loi)».
Donc, un amendement pour les dates pour
tenir compte du moment où ce projet de loi ci va être adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'amendement à l'article 195
est adopté?...
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 195, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 196.
Mme Duranceau : «Le mandat de
la présidente-directrice générale du Conseil de gestion de l'assurance
parentale prend fin le 1er janvier 2026, sans indemnité.
«La présidente-directrice générale est
réintégrée au sein de la fonction publique aux conditions prévues à son acte de
nomination en cas de retour dans la fonction publique.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que vous avez un amendement à 196?
Mme Duranceau : Donc, idem,
remplacer, dans le premier alinéa de l'article 196 du projet de loi, «1ᵉʳ janvier
2026», par «(indiquer ici la date du premier jour du mois qui suit celle de la
sanction de la présente loi)».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement à l'article 196 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 196, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 197.
Mme Duranceau : «Les employés
du Conseil de gestion de l'assurance parentale deviennent, sans autre
formalité, des employés de Retraite Québec.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 197 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 198.
Mme Duranceau : «Les employés
du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale affectés à des activités
liées à l'administration du régime d'assurance parentale et identifiés par le
sous-ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale deviennent, à compter de
la date ou des dates déterminées par celui-ci et au plus tard le
1er janvier 2027, sans autre formalité, des employés de Retraite Québec.»
Le Président (M. Laframboise) : Et
vous avez un amendement, Mme la ministre.
Mme Duranceau : À
l'article 198 du projet de loi alinéa un, remplacer «1ᵉʳ janvier
2027» par «(indiquer ici la date qui suit celle d'un an, celle de l'entrée en
vigueur du chapitre II du titre II)» et ajouter à la fin l'alinéa
suivant : «Retraite Québec et le ministre de l'Emploi de la Solidarité
sociale conclu une entente afin d'assurer la continuité par le ministre des
activités relatives à l'administration du régime d'assurance parentale et de
faciliter la transition jusqu'au transfert des employés prévus au premier alinéa.»
Donc, le commentaire, c'est que cet
amendement vise à modifier la date limite pour le transfert des employés du
ministre... du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, compte tenu
de l'entrée en vigueur du chapitre II, du titre II. Puis l'amendement
prévoit également que Retraite Québec et le ministre de l'Emploi et de la
Solidarité sociale devront conclure une entente qui s'appliquera entre l'entrée
en vigueur des dispositions du chapitre deux, du titre deux et le transfert
complet des employés du ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale à
Retraite Québec.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement à l'article 198 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 198, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 199.
Mme Duranceau : «Retraite
Québec doit, au plus tard le 30 juin 2026, produire les états financiers
et le rapport annuel de gestion du Fonds d'assurance parentale et du Conseil de
gestion de l'assurance parentale prévus aux articles 115.16 et 117 de la
Loi sur l'assurance parentale pour l'exercice financier ayant débuté le
1er janvier 2025.»
Le Président (M. Laframboise) : Et
vous avez un amendement, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Alors :
Ajouter, à la fin de l'article 199 du projet de loi, l'alinéa
suivant : «Retraite Québec doit, au plus tard le (indiquer ici la date qui
suit de cet... indiquer ici la date qui suit de sept mois celle de l'entrée en
vigueur du chapitre II du titre II) produire les états financiers du
Conseil de gestion de l'assurance parentale pour la période du 1ᵉʳ janvier
2026 au (indiquer ici la date qui précède celle de l'entrée en vigueur du
chapitre II du titre II). Les états financiers doivent contenir tous
les renseignements exigés par le ministre. Le ministre dépose les états
financiers devant l'Assemblée nationale au plus tard le (indiquer ici la date
qui suit de huit mois celle de l'entrée en vigueur du chapitre II du
titre II) ou, si elle ne siège pas dans les 30 jours de la reprise
des travaux.»
Donc, cet amendement vise la production
par Retraite Québec des États financiers du Conseil de gestion de l'assurance
parentale pour la période du 1ᵉʳ janvier 2026 à l'entrée en vigueur du
chapitre II du titre II
Le Président (M. Laframboise) : Des
questions sur l'amendement? Est-ce que l'amendement à l'article 199 est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 199, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 200.
• (18 h 50) •
Mme Duranceau : «À moins que
le contexte ne s'y oppose, dans toute loi et dans tout règlement, y compris une
loi ou un règlement modifié par la présente loi, ainsi que dans tout décret ou
tout autre document, une référence au Conseil de gestion de l'assurance
parentale est une référence à Retraite Québec, avec les adaptations
nécessaires.»
Le Président (M. Laframboise) : Est
ce que l'article 200 est... Oui, M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Quel genre de
contexte pourrait s'y opposer?
Mme Duranceau : Bien, tu
sais, moi, je pense que, «à moins que le contexte ne s'y oppose», si, je ne
sais pas, moi, dans une loi, on réfère au Conseil de gestion, mais pour une
période antérieure où... tu sais, puis que le contexte fait qu'on est encore en
train de référer au...
Mme Duranceau : ...conseil de
gestion, ça, ça reste. Mais sinon, dans tous les autres cas, bien, à partir de
la date où ça, c'est en vigueur, bien, on ne réfère plus au conseil de gestion,
on réfère à Retraite Québec, là. La personne qui va être visée, ça va être
Retraite Québec, ça ne sera pas le comité de gestion de l'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : C'est beau.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 200 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 201.
Mme Duranceau : Une référence
au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale est, avec les adaptations
nécessaires, une référence à Retraite Québec dans les dispositions suivantes,
donc :
1° celles des articles 13, 25.1, 28,
29, 31 à 32, 36, 37, 39 à 42, 84, 88.1, 88.3 à 88.5 et 121 de la Loi sur
l'assurance parentale;
2° celles de l'article 1 du Règlement
en application de l'article 108 de la
Loi modifiant la Loi sur l'assurance parentale et
d'autres dispositions législatives;
3° celles des articles 3, 10, 12, 14,
19, 20, 23, 31.1, 31.3, 35, 39, 40 et 50 à 53 du Règlement d'application de la
Loi sur l'assurance parentale;
4° celles du Règlement concernant certaines
mesures transitoires relatives au calcul de la moyenne des revenus assurables
et au seuil de rémunération en matière d'assurance parentale.
De même, à moins que le contexte ne s'y
oppose, dans tout décret ou tout autre document, une référence au ministre de
l'Emploi et de la Solidarité sociale relative à l'administration du régime
d'assurance parentale est une référence à... à Retraite Québec.
Le Président (M. Laframboise) : Et
vous avez un amendement.
Mme Duranceau : Ah! oui. Remplacer,
dans le paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 201 du projet de loi,
«50» par «51».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
qu'il y a un commentaire sur tout l'article?
Mme Duranceau : Cet
amendement est en cohérence avec l'abrogation de l'article 50 du Règlement
d'application de la Loi sur l'assurance parentale à l'article 192 du
projet de loi.
Le Président (M. Laframboise) : Puis
un commentaire sur votre article 201 complet, là, est-ce qu'il y en avait,
là?
Mme Duranceau : Bien,
l'article 201 du projet de loi introduit une disposition ayant pour effet
de remplacer, dans des dispositions spécifiques de la loi et des règlements
visés, les références au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale par
des références à Retraite Québec.
Le deuxième alinéa prévoit qu'une telle
modification est également apportée à tout décret ou à tout autre document
relatif à l'administration du régime d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'amendement à l'article 201 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 201, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 202.
Mme Duranceau : Les droits et
les obligations du Conseil de gestion de l'assurance parentale deviennent ceux
de Retraite Québec.
Les droits et les obligations du ministre
de l'Emploi et de la Solidarité sociale déterminés par entente conclue entre le
ministre et Retraite Québec deviennent ceux de Retraite Québec.
Donc, commentaire : Le premier alinéa
de l'article 202 du projet de loi prévoit que les droits et les
obligations du.... du Conseil de gestion de l'assurance parentale deviennent
ceux de Retraite Québec.
Le deuxième alinéa prévoit que les droits
et les obligations du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale,
déterminés par entente et relatifs à l'administration du régime d'assurance
parentale, deviendront ceux de Retraite Québec. Conséquemment, les ententes
actuelles devront être modifiées ou de nouvelles ententes devront être conclues
entre le ministre et Retraite Québec afin d'aménager leur relation dans
l'administration du régime d'assurance parentale.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 202 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 203.
Mme Duranceau : Retraite
Québec devient, sans reprise d'instance, partie à toute procédure à laquelle
était partie le Conseil de gestion de l'assurance parentale.
Il en est de même de toute procédure
relative à l'administration du régime d'assurance parentale à laquelle était
partie le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, à moins d'une
entente contraire entre le ministre et Retraite Québec.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 203 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 204. Oui?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Suspension, s'il vous plaît. Suspension demandée.
(Suspension de la séance à 18 h 55)
19 h (version non révisée)
(Reprise à 19 h 06)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
avant la suspension, nous en étions maintenant rendus à l'article... On
changeait de chapitre. Donc, Mme la ministre, l'article 204 puis le
changement de chapitre. La parole est à vous.
Mme Duranceau : Oui. Alors, l'article 204.
On change de chapitre, on change de sujet, on change de cartable. Donc, on
parle des autres fonds spéciaux. Chapitre trois, abolition du...
Mme Duranceau : ...du Fonds
pour l'excellence et la performance universitaires. Alors, on touche à la Loi
sur le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et
de la Technologie. «Le chapitre trois de la Loi sur le ministère de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie,
comprenant les articles 17 à 20, est abrogé.»
Alors, ce que ça fait, là, c'est qu'on
abroge le Fonds pour l'excellence et la performance... universitaires qui était
prévu dans la Loi sur le ministère de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, la Science et de la Technologie. Puis, pour clarifier, là, parce
qu'on a fait la genèse, puis ça va s'appliquer au prochain sujet après, là, le
fonds... le Fonds des technologies de l'information du ministère de l'Emploi
puis de la Solidarité sociale. C'est qu'il y avait une mode, à peu près en...
avant 1996, à créer des fonds spécifiques pour mettre les crédits
budgétaires, puis peut-être pour empêcher que les crédits se périment. Bref,
c'était une histoire des années 90. Puis il y a eu une réforme comptable,
1997-1998, puis ça a fait en sorte que de la comptabilité comme ça, par fonds,
était comme... n'est comme plus requise. Alors, la plupart des ministères ont
tous dissous les fonds qu'ils avaient. Il y a Emploi... Il y a Enseignement
supérieur qui avait encore un fonds, puis Solidarité sociale. Mais, pour vous
donner un exemple, le ministère des Finances avait un fonds, il a été dissous
en 2000. Ensuite de ça, le... Conseil du trésor en avait un qui a été dissous
en 2011. Environnement et Faune, ça a été dissous en 1999. Famille puis Enfance
aussi en 1999. Alors là, il reste des vestiges de cette façon de comptabiliser
les crédits à l'Enseignement supérieur puis à la Solidarité sociale. Et, ce qui
est important de dire, c'est que les sommes qui étaient là-dedans, ça reste
dans les crédits d'Enseignement supérieur. Puis on va continuer.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ça va être
dans les règles budgétaires, c'est ça, des universités. Ça fait qu'on
dit : «Les crédits seront dorénavant inclus au programme quatre du budget
de dépenses du ministère de l'Enseignement supérieur plutôt que de transiger
par un fonds spécial.» Alors, c'est ça. Puis, ce qui était prévu initialement,
quand ce fonds-là était... avait été créé, c'est que, potentiellement, on
pourrait comptabiliser d'autres sources de revenus dans le fonds. Puis
finalement ça ne s'est jamais concrétisé. Les sommes transigent par là puis
sont remises par le ministère de l'Enseignement supérieur. Ça fait que, ce que
ça fait, c'est qu'il y a une comptabilité par fonds, il y a un état financier.
Ce n'est pas... Ce n'est pas efficace. Alors là, ça disparaît, comme pour tous
les autres ministères. Puis, bien, il va y avoir une règle budgétaire qui va...
allouer les sommes à qui de droit, là, aux cégeps principalement.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Universités.
Bon.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
M. le... député de...
M. Beauchemin : ...si je
comprends bien, Mme la... c'est comme des fonds qui sont rendus inutiles,
caduques... Est-ce qu'ils ont de l'argent en ce moment dedans?
Mme Duranceau : Bien, il y a
des crédits de 25 millions qui étaient versés annuellement dans ce
fonds-là. Puis, bien là, au lieu de les verser dans le fonds, ça va aller
directement à une ligne budgétaire, là, spécifique, là.
M. Beauchemin : Mais là,
actuellement, le fonds, il y a-tu... il y a-tu un sou dedans?
Mme Duranceau : Il y a 25...
Bien, ça, c'est les crédits annuels. Ça fait que, s'il en reste, il...
M. Beauchemin : Mais, à
chaque année, le 25 millions, il est dépensé, là. Il est... Il est envoyé
ailleurs.
Mme Duranceau : Oui. Il était
dépensé à chaque année. C'est ça.
M. Beauchemin : Il est envoyé
ailleurs.
Mme Duranceau : Bien, il ne
restait pas dans le fonds, il était distribué. Placements Universités. Le
programme Placements Université, lequel programme va être maintenu dans son
intégralité. Les...
M. Beauchemin : Placements
Universités va être gardé. C'est ça?
Mme Duranceau : Oui. Les
universités seront financées selon les paramètres habituels. C'est juste que,
comptablement puis administrativement, il y avait comme un... On faisait
transiter ça par un fonds, ça fait que ça demandait une comptabilité distincte.
• (19 h 10) •
M. Beauchemin : OK. Puis ça,
c'était fait à l'époque. Il y avait une raison pour laquelle c'était fait à
l'époque. Mais là, maintenant, on n'a plus besoin de faire ça. On peut... On
peut l'envoyer directement?
Mme Duranceau : Oui. Bien,
écoute, là, ça date de 1996, là, avant 1996. Je ne sais pas pour quoi c'était
conçu comme ça, là. Il y avait des règles comptables qui peut-être permettaient
de faire en sorte que tes crédits, ils venaient... ils ne se périmaient pas
d'une année à l'autre. Là, j'émets une hypothèse. Puis il y a deux fonds qui
existaient encore, c'est celui à l'Enseignement supérieur puis à la Sécurité
sociale, qu'on vidait à chaque année, là.
M. Beauchemin : OK. Puis
la... à la Solidarité sociale, on parle de quel montant?
Mme Duranceau : Ce qui
transitait par là?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : ...ton
article suivant, je ne sais pas si tu as un commentaire.
Mme Duranceau : Oui. Non,
mais...
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...on va
vérifier ce qui transitait du côté de Solidarité sociale, là. Je n'ai pas le
chiffre avec moi.
M. Beauchemin : Encore une
fois, ici, c'est vraiment une... C'était transitoire, ça rentrait dans ce
fond-là pour être tout de suite alloué ailleurs.
Mme Duranceau : Oui, bien...
Puis fonds... bien, on va en parler après, là, mais Solidarité sociale, c'était
un fonds des technologies de l'information, ça fait que les projets
informatiques, le financement passait par là.
M. Beauchemin : À
l'intérieur...
Mme Duranceau : Du fonds.
M. Beauchemin : ...de ce ministère-là.
Mme Duranceau : Puis là,
bien, ce qu'on dit, c'est que c'est le PQIRI, ressources informationnelles, là,
qui, à chaque année, détermine ce que tu peux faire, de toute façon, ça fait
que ce n'est pas nécessairement le même montant, dans ce cas-là, vu que ce
n'est pas un programme, c'est fonction des investissements technologiques qui
sont faits ou qui sont prévus annuellement.
M. Beauchemin : Pour le
ministère de la Solidarité sociale.
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Enseignement supérieur, c'est pour d'autres fins.
M. Beauchemin : ...puis
l'enveloppe, est-ce qu'on a une idée, à peu près...
Mme Duranceau : On le valide,
mais le PQIRI peut varier d'une année à l'autre, là, ce ne sera pas les mêmes
chiffres.
M. Beauchemin : Oui, mais le
PQIRI à l'intérieur du ministère de la Solidarité sociale.
Mme Duranceau : Pardon?
M. Beauchemin : À l'intérieur
du ministère de la Solidarité sociale.
Mme Duranceau : Oui, c'est ça.
Pour 2025‑2026, c'était 17 millions à peu près. Ça ne veut pas dire que
c'est le même chiffre l'année d'après. Ça dépend ce qui est prévu au PQI
pour... Alors, c'est ça. Ça fait qu'Enseignement supérieur, bien, on propose
d'abroger ça, tout simplement.
M. Beauchemin : Puis, jadis,
ça a été fait pourquoi?
Mme Duranceau : Bien là, je
n'ai pas tout l'historique, là, je n'ai pas tout l'historique. C'était une
histoire comptable.
Une voix : ...
M. Beauchemin : Il fallait
qu'il y ait un fonds dans chaque ministère pour justifier...
Mme Duranceau : ...à
l'époque, le ministère des Finances fonctionnait comme ça puis il allouait ses
crédits dans les fonds avec une vocation spécifique, j'imagine, puis ça doit...
il doit y avoir un lien avec... s'il n'est pas tout dépensé, il est dans le
fonds, puis tu peux quand même continuer de le dépenser l'année d'après parce
que...
M. Beauchemin : Versus si ça
reste...
Mme Duranceau : S'il est dans
ton budget puis qu'il est périmé, bien là, ça te reprend... tu sais, il faut
que tu... Ça devait être ça. Là, les règles comptables ayant changé, je ne sais
pas, là, je pourrais essayer de vous trouver ça pour demain.
M. Beauchemin : ...façon,
pour l'objectif même du projet de loi, ce n'est pas ça qui était important.
Dans le fond, ce que je comprends que... votre objectif, ici, c'est de
simplifier.
Mme Duranceau : Bien,
d'enlever ces deux vestiges-là qui restent, un à l'Enseignement supérieur puis
un à la Solidarité sociale.
M. Beauchemin : Puis il y a
des conséquences annuelles comptables de reddition de comptes de cette
histoire-là, j'imagine.
Mme Duranceau : Oui, bien,
c'est ça, c'est ça. Ça fait qu'il y a comme de la bureaucratie associée à ça,
là, qu'on... dont on va se départir, si on veut, là.
M. Beauchemin : Puis les
mandats sous-jacents, eux autres, ils restent, là, c'est-à-dire...
Mme Duranceau : Oui.
Enseignement supérieur, c'est ce que je mentionnais tantôt, là, ça s'en va au
programme... c'est quoi, on m'a dit, là...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Placements
universités, qui est programme... programme quatre du budget de dépenses du
MES, ministère de l'Enseignement supérieur..
Des voix : ...
Mme Duranceau : Non, rien
d'autre à ajouter. Non, non, c'est tout.
Le Président (M. Laframboise) :
C'est terminé?
Mme Duranceau : ...adopter
204, puis on poursuivra sur la suite demain.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 204 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Je vous remercie pour votre collaboration.
Compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 19 h 15)