Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 2nd Session
(September 30, 2025 au April 8, 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Thursday, February 26, 2026
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Vol. 48 N° 31
Clause-by-clause consideration of Bill 7, An Act to reduce bureaucracy, increase state efficiency and reinforce the accountability of senior public servants
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11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures quarante-quatre minutes)
Le Président (M. Laframboise) :
À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des finances publiques ouvertes. Je demande à toutes les
personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils
électroniques.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi
visant à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à
renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires.
M. le secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire
: Oui, M.
le Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par Mme Lachance,
Bellechasse.
Le Président (M. Laframboise) :
Merci, M. le secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux hier, nous en
étions à l'étude de l'article 227 qui avait été lu, les commentaires
également. Y a-t-il des interventions? Oui.
Mme Duranceau : Il me restait
à lire... les commentaires avaient été lus, mais peut-être la note
additionnelle que je pourrais lire. Ça va nous remettre dans le bain sur ce qu'on
discutait hier...
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Duranceau : ...puis on
part de là. Donc... Alors, ça fait que c'est ça. L'article 227, on visait
les enquêtes qui sont dorénavant confiées au Tribunal administratif du travail,
et la note additionnelle mentionne ce qui suit. La prérogative du président du
Conseil du trésor de demander la tenue d'une enquête, comme prévu au troisième
alinéa de l'article 125.1, existait déjà à l'article 115 de la Loi
sur la fonction publique et pouvait être exercé à l'égard de la Commission de
la fonction publique.
En revanche, contrairement à ce que
prévoyait l'article 115 de la Loi sur la fonction publique, le Tribunal
administratif du travail ne pourra pas, s'il le juge utile, faire rapport à l'Assemblée
nationale, comme le pouvait auparavant la Commission de la fonction publique.
Lorsque le ministère ou l'organisme concerné ne se conforme pas aux
recommandations contenues dans un rapport, le tribunal pourra néanmoins le
rendre public, notamment le publiant sur son site Internet.
Enfin, l'article 227 du projet de loi
est lié aux articles 231 et 232 qui visent à modifier la Loi instituant le
Tribunal administratif du travail, notamment par la création de la division de
la fonction publique, laquelle exercera les fonctions d'enquête attribuée au
tribunal par le nouvel article 125.1 de la Loi sur la fonction publique.
Alors, j'ai un exemple de situation
pouvant donner lieu à une enquête. Une enquête sur le caractère impartial et
équitable d'une décision en vertu de la Loi sur la fonction publique pourrait
porter sur une décision liée à la gestion des ressources humaines, comme des
irrégularités lors de la nomination ou la promotion d'un fonctionnaire, par
exemple que le gestionnaire ait été impliqué dans la présélection des
candidats. De même, une enquête sur le caractère impartial et équitable d'une
décision en vertu de la Loi sur l'administration publique pourrait concerner le
cas d'une personne à qui un classement ou une rémunération non conforme aurait
été attribué.
Alors, une enquête sur le respect de la
loi et de ses règlements en matière de recrutement et de promotion pourrait
viser le non-respect des règles de dotation, telle que la nomination d'une
personne ne possédant pas le diplôme ou l'expérience requise pour occuper l'emploi.
Alors, on voit des exemples, là, de ce dont on parle. Alors, voilà, la
proposition.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Juste peut-être relire la page 637, là, le deuxième alinéa,
deuxième paragraphe du deuxième alinéa : Le tribunal doit également
effectuer une enquête lorsque le président du Conseil du trésor lui en fait,
demande. Il est ensuite tenu de lui faire rapport. Ça fait que, tu sais, je
comprends, là, que c'est comme un genre de rapport privé, finalement. On n'en
entend pas parler, là, automatiquement. Mais le paragraphe qui suit : Lorsqu'un
ministère ou un organisme ne se conforme pas dans un délai raisonnable aux
recommandations contenues dans un rapport d'enquête, le tribunal peut rendre le
rapport public.
Ça fait que j'essaie de comprendre. Là, en
faisant ça, on dit finalement que le tribunal peut le faire à peu près n'importe
quand, dans le fond, là. Mais, tu sais, je veux dire, je comprends, là, que, tu
sais, on doit se conformer, là, mais... Ça fait que j'essaie de comprendre
pourquoi qu'il n'y a pas plus de transparence. Peut-être, c'est le terme que
j'aurais utilisé.
Mme Duranceau : Bien, ce n'est
pas tant de transparence qu'autonomie du tribunal, là, quant à sa prise de
décision. Après ça, dans les modalités spécifiques, je ne sais pas s'il y a
quelque chose de technique à mentionner.
Le Président (M. Laframboise) : ...le
consentement pour que M. Matteau intervienne? Consentement?
Des voix :
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous devez vous présenter. On doit le refaire à tous les jours.
M. Matteau (Philippe) : Alors,
bonjour. Oui, M. Philippe Matteau, secrétaire associé aux ressources
humaines gouvernementales et au Secrétariat du Conseil du trésor. Bonjour.
Dans les faits, ce qu'on a prévu ici, c'est
que le tribunal a toute la légitimité de déposer son rapport. Donc, c'est à lui
qu'appartient la décision de le faire ou non. Le ministère, s'il ne se conforme
pas, il va le faire. Mais même s'il se conformerait puis il juge que c'est dans
l'intérêt public...
M. Matteau (Philippe) : ...il
peut le faire aussi. Dans les faits, la particularité pour l'enquête faite à la
demande de la présidente du Conseil du trésor, c'est qu'on va demander quand
même un rapport, mais ça ne change pas son droit de le rendre public ou non,
là. Tu sais, il y a... il n'y a pas d'interférence par rapport à ça.
M. Beauchemin : Mais la
Commission des finances publiques, elle, si je ne m'abuse, le déposait. J'ai
dit des «Finances publiques»? Fonction publique. Excusez, je... C'est en
regardant le Président que j'ai pensé à ça. Elle dépose son...
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : Actuellement?
Mme Duranceau : Non. Rien
n'exige que la CFP rende publiques ses décisions sur la Loi sur la fonction
publique. Ça fait qu'elle le faisait en ligne comme ça, justement, par souci de
transparence. Puis, bien, le tribunal va avoir la même... la même latitude, là.
M. Beauchemin : Ça fait que
c'était... Excuse. Je me suis peut-être mélangé. Donc, de façon automatique, la
CFP le faisait en ligne?
Mme Duranceau : Oui. Oui.
M. Beauchemin : Puis là on
a... on va faire, donc, la même chose?
Mme Duranceau : On fait la
même chose. Le tribunal va avoir l'autonomie de choisir de le faire ou pas, là.
M. Beauchemin : Ce n'est pas
l'obligation ici. C'est le choix.
Mme Duranceau : Pas plus
qu'avant. Non.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Questions?
D'autres questions, commentaires sur 227?
M. Beauchemin : ...donc, je
voudrais qu'on puisse revenir un peu sur ce qu'on se disait hors micro, hier,
pour qu'on puisse, là, l'avoir sur micro, à propos de tout ce qui est
l'enquête, vérification, les vérificateurs, commissaire à... Protecteur du
citoyen.
• (11 h 50) •
Mme Duranceau : Bien, si vous
ne voyez pas d'objection, justement, puisqu'on avait la discussion hier, je
demanderais à Me Desbiens de préciser. Il y avait des éléments qui étaient
plutôt juridiques et techniques. Ça fait que je pense qu'on va avoir une
réponse plus complète.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez consentement, donc Me Desbiens, vous vous présentez.
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
M. le Président. Alors, Geneviève Desbiens. Je suis avocate au ministère de la
Justice.
Alors, on va le vulgariser, là, à
l'extrême. Quand on parle d'inspection, c'est un devoir du régulateur, de la
fonction administrative, qui encadre, qui dirige, que d'aller s'assurer que les
gens respectent la loi. Donc, souvent, en inspection, on va aller voir si tout
va bien. Puis on a l'obligation de le faire. Si on ne le fait pas, on ne
rencontre pas les principes de la loi qu'on se doit de surveiller, ce qu'on
doit appliquer.
Quand on tombe en enquête, là, on va aller
voir s'il y a quelque chose qui va mal. Donc, c'est pour ça qu'on doit avoir
soit des motifs raisonnables de croire qu'il y a un manquement, soit des
soupçons. Donc, le Protecteur du citoyen, lui, il va agir après une
divulgation. Nécessairement, si on a une divulgation, on a un manquement. C'est
pour ça qu'on n'est pas dans la vérification, dans l'inspection. On va aller
voir s'il y a quelque chose qui va mal.
M. Beauchemin : ...excusez-moi.
Est-ce que ça, c'est à l'étape que vous... de ce qui... comme étant la
préenquête?
Mme Desbiens (Geneviève) : Pas
tout à fait. La préenquête, on a une patte dans l'inspection, pas encore tout à
fait dans l'enquête. Souvent, l'après-enquête, on va la faire parce qu'on fait
une l'inspection puis on se rend compte que quelque chose qui ne va peut-être
pas si bien que ça finalement. Ça fait que, là, on continue de creuser. Ça fait
qu'on appelle ça de la préenquête, mais on n'est pas tout à fait rendu dans
l'enquête.
Dès qu'on tombe dans l'enquête, on a un
enquêteur. Puis, souvent, les droits fondamentaux qui sont enchâssés dans les
chartes vont commencer à s'appliquer, donc droit à la vie privée, droit de ne
pas se faire perquisitionner, ce qu'on n'a pas en inspection. Ces droits-là ne
s'appliquent pas en inspection, parce qu'en inspection, on va voir si tout va
bien et non pas si tout va mal.
M. Beauchemin : OK. D'accord.
Donc, quand on va avoir... Parce qu'on... Initialement, là, ce qu'on voulait
avoir, c'était la capacité de pouvoir permettre... Initialement, c'était de
garder ça dans la Commission de l'administration publique. Puis là, bien, on en
arrive à se dire : Parce qu'on voulait que ce soit transparent, on voulait
donc qu'on puisse faire des enquêtes, qui était différent de faire de la
vérification.
Là, si je comprends bien, parce qu'on a le
Protecteur du citoyen, on embarque donc dans un processus qui, lui, va être
plus transparent, mais... aussi transparent de par sa définition en tant que
telle. C'est ça que vous me dites?...
Mme Desbiens (Geneviève) :
...en fait, le Protecteur du citoyen, lui, va s'occuper des actes
répréhensibles. Là, on a scindé la fonction administrative de surveillance de
la commission, on l'envoie... On a vu les articles 103, 104 tout à
l'heure, puis on a scindé cette fonction-là de l'enquête. L'enquête, elle, elle
s'en va au TAT, au Tribunal administratif du travail. Mais, si on a un acte
répréhensible, c'est là qu'on va en divulgation au Protecteur du citoyen. Donc,
le Protecteur du citoyen a déjà cette fonction-là. Et, si le protecteur réalise
que, finalement, il n'y a pas d'acte répréhensible, il pourra diriger la
personne vers l'organisme le plus approprié pour l'acte en question. Ça fait
que ce n'est pas nécessairement le TAT, là. Ça pourrait être quelqu'un d'autre,
dépendamment de l'acte répréhensible qui était d'abord divulgué au protecteur.
M. Beauchemin : ...on est en
train de... juste clarifier le fait, parce qu'hier un des arguments que le
gouvernement avait, c'était à propos du fait qu'il y avait comme un
dédoublement entre ce que faisait la Commission de la fonction publique et puis
le Protecteur du citoyen en... de lanceurs d'alerte, spécifiquement, c'était à
propos de ça.
Mme Duranceau : ...c'était...
il y avait un dédoublement, vraiment, d'un point de vue opérationnel, parce que
c'était au niveau des vérifications, par exemple. Puis donc, la commission
faisait ses vérifications, disons, sur... pour voir si certaines directives du
Trésor étaient bien appliquées. Mais, en bout de ligne, ils venaient s'asseoir
avec le Trésor pour valider leur prise... tu sais, leur approche, puis, s'ils
interprétaient convenablement la directive. Ça fait qu'à un moment donné, là,
le Trésor va le faire puis donnait déjà ces... ces mandats-là au besoin. Mais
là, si on passe à un autre niveau que la vérif puis qu'on passe aux enquêtes,
bien, ça, c'est bien préservé, ça s'en va directement au Tribunal administratif
du travail. Actes répréhensibles, qui n'auraient pas été plus visés par la
commission, eux demeurent avec le Protecteur du citoyen. Ça fait qu'on a nos
différents niveaux, là, d'intervention... pour les questions, là, je pense que
c'est assez technique, mais ça...
M. Beauchemin : ...qu'on l'ait
sur...
Mme Duranceau : C'est ça. On
résume le...
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires?
Mme Duranceau : ...la
conclusion, la finalité de tout ça.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires sur 227? Est-ce que l'article à 227 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 228.
Mme Duranceau : Alors,
l'article 127 de cette loi est remplacé par le suivant : «Le
gouvernement détermine par règlement les matières sur lesquelles peuvent porter
les recours des fonctionnaires qui ne sont pas régis par une convention
collective et qui ne disposent d'aucun recours en ces matières en vertu de la
présente loi. Un tel recours doit être exercé devant le Tribunal administratif
du travail dans les 30 jours de l'événement qui y donne ouverture.»
Alors, cet article remplace
l'article 127 de la Loi sur la fonction publique. Il maintient
l'habilitation du gouvernement de déterminer par règlement les matières sur
lesquelles peuvent porter les recours des fonctionnaires non syndiqués lorsque
ces derniers ne disposent d'aucun recours en ces matières en vertu de ces lois.
Il prévoit en outre que de tels recours relèvent désormais de la compétence du
Tribunal administratif du travail. Enfin, l'habilitation du gouvernement
d'établir des règles de procédure applicables en ces... à ces recours n'est pas
reprise puisque ceux-ci sont désormais... sont désormais soumis aux règles
applicables au Tribunal administratif du travail.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? M. le député.
M. Beauchemin : Juste,
peut-être clarifié peut-être par un exemple, là, quand vous dites : «Le
gouvernement détermine par règlement les matières sur lesquelles...» Les
matières sur quoi, exactement? On peut-tu avoir des exemples?
Mme Duranceau : J'ai-tu des
exemples ici? Ah! OK, j'ai ça ici, j'ai la liste. Parce que ça, c'était dans
le... matières d'appel, c'est prévu dans la Loi sur la fonction publique.
C'est... c'est le règlement sur un recours en appel pour les fonctionnaires non
régis par une convention collective. Tout est régi, hein? Donc, on a une belle
liste, des exemples, la directive concernant l'ensemble des conditions de
travail des cadres, directive concernant l'ensemble des conditions de travail
des cadres juridiques, directive concernant la rémunération et les conditions
de travail des médiateurs et conciliateurs. En fait, c'est la... toutes les
directives qui visent les conditions de travail de ceux qui ne sont pas
syndiqués dans le... directive sur les frais remboursables lors d'un
déplacement à l'extérieur du Québec, directive sur les déménagements des
fonctionnaires, directive concernant les indemnités et les allocations versées
aux fonctionnaires affectés à l'extérieur du Québec. C'est ce genre d'éléments.
Le Président (M. Laframboise) :
...
Mme Duranceau : ...les gens
syndiqués sont régis par leur convention collective. Donc, on...
Mme Duranceau : ...référer à
ça. Dans ce cas-ci, pour les gens non syndiqués, il y a des directives pour
chaque...
M. Beauchemin : C'est pas mal
calqué sur ce que le monde syndical a.
M. Matteau (Philippe) : Oui.
Dans les faits, on a on a du personnel non syndiqué qui sont... exemple, au
Secrétariat du Conseil du trésor sont non-syndiqués, mais, dans les ministères
et organismes autres, ils sont syndiqués, donc on leur exporte les mêmes
conditions de travail. C'est juste qu'ils sont dans des directives du Conseil
du trésor et non dans une convention collective. Mais, à toutes fins pratiques,
c'est les mêmes conditions qui sont applicables aux gens syndiqués.
M. Beauchemin : OK. Dans les
cas où est-ce que, justement, il y a des gens qui ne sont pas du tout
aucunement syndiqués ailleurs dans la machine, mais là couverts par ça, eux
autres, ils vont avoir les mêmes conditions, le même «frame» de condition que
ce qui a été mentionné juste là, en ce moment, c'est ça?
M. Matteau (Philippe) : Oui,
c'est ça. Puis, dans le fond, les recours étaient... dans le fond, c'est un
copier-coller de ce qui se passait à la fonction... à la Commission de la
fonction publique qu'on envoie au TAT, mais c'est vraiment les recours, comme
il n'y a pas de représentativité syndicale ou autres arbitres de griefs et
autres.
M. Beauchemin : Excellent,
merci.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 228 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 229.
Mme Duranceau : Donc, on
modifie ici la loi instituant le Tribunal administratif du travail.
L'article 1 de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail est
modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «8» par «8.1».
Alors, cet article modifie
l'article 1 de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail pour
prévoir que le tribunal a pour fonction de statuer sur les affaires visées aux
articles 5 à 8.1 de cette loi de façon à tenir compte de la création d'une
nouvelle division au sein du tribunal, soit la division de la fonction
publique.
Cette modification est liée à celles
apportées par les articles 231 et 232 du présent projet de loi, qui vont
suivre.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 229 est adopté?
Mme Duranceau : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 230.
• (12 heures) •
Mme Duranceau : L'article 2
de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du deuxième alinéa, de «ou
nommé en application de l'article 88.1».
Donc, l'article 2 de la Loi
instituant le Tribunal administratif du travail prévoit que le tribunal est
composé des membres nommés par le gouvernement, mais également des membres de
son personnel chargés de rendre des décisions en son nom. Compte tenu des
nouvelles fonctions d'enquête confiées au Tribunal administratif du travail par
l'article 227 du projet de loi, il convient de préciser que le tribunal
est également composé des membres de son personnel nommés en application de l'article 88.1
de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail, introduit par
l'article 232 du projet de loi. Ce personnel sera chargé de réaliser des
enquêtes prévues à l'article 125.1 de la Loi sur la fonction publique. Et,
bon, écoutez, coup de théâtre, on retire cet article par amendement.
Le Président (M. Laframboise) : Il
y a un amendement, à l'article 230, que vous allez nous lire.
Mme Duranceau : Oui. Donc,
l'article 230 : Retirer l'article 230 du projet de loi.
La modification qui était prévue à
l'article 2 de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail
n'est plus requise, puisque c'est plutôt à l'article 10 de cette loi...
puisque c'est plutôt l'article 10 de cette loi qui fera l'objet d'une
modification.
Bon, on s'est ravisé sur où on voulait
introduire ce changement-là. Alors, au lieu de le faire à l'article 2, on
le fait à l'article 10. Donc, nous y reviendrons un petit peu plus tard.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'amendement à l'article 230 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article... Adopté. Est-ce que l'article...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Ah! l'article 230 est donc retiré.
Merci. Article 231.
Mme Duranceau : Donc,
l'article 4 de cette loi est modifié :
par le remplacement de «4» par «5»;
par l'ajout, à la fin, de ce qui
suit :
«la division de la fonction publique».
Alors, c'est simplement pour référer... Le
tribunal comportait quatre divisions, là, il en comporte cinq puis on les
énumère. Ça fait qu'on rajoute la division de la fonction publique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 231 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 232.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 8, des suivantes :
«8.1. Sont introduites et décidées par la
division de la fonction publique :
les affaires découlant de l'application de
l'article 33 ou d'un règlement pris en application de l'article 127
de la Loi sur la fonction publique;
les affaires découlant de l'application de
l'article 3.1 de la Loi sur la... l'article 3.1 de la Loi sur le
Directeur des poursuites criminelles et pénales;
les affaires découlant de l'application de
l'article 81.20.1 de la Loi sur les normes du travail;
les affaires découlant de l'application de
l'article 16 de la Loi sur le processus de détermination de la
rémunération des procureurs aux poursuites criminelles et pénales et sur le
régime de négociation...
12 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...collective.
«8.2. La division de la fonction publique
exerce de plus les fonctions d'enquête que l'article 125.1 de la Loi sur
la fonction publique attribue au tribunal.»
Donc, cet article édicte trois nouveaux
articles dans la Loi instituant le Tribunal administratif du travail.
Le Président (M. Laframboise) :
Il y a le 8.3 que vous n'avez pas lu.
Mme Duranceau : C'est-tu vrai?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
Mme Duranceau : Bien, coudon.
Je n'ai pas lu ça. OK, 8.3.
«La division de la fonction publique tient
un greffe — effectivement, je n'ai pas lu — la division de
la fonction publique tiens un greffe qui a pour fonction de gérer, selon les
dispositions des conventions collectives liant le gouvernement et les
associations accréditées conformément au chapitre IV de la Loi sur la
fonction publique, les griefs des fonctionnaires syndiqués inscrits à l'arbitrage.»
Le Président (M. Laframboise) :
...on va se pendre parce qu'on a un vote à l'Assemblée nationale. Suspension.
(Suspension de la séance à 12 h 04)
(Reprise à 12 h 17)
Le Président (M. Laframboise) :
Merci, donc, avant la suspension pour le vote, on était à l'étude de
l'article 232, Mme la ministre venait de terminer la lecture de
l'article 232, mais là, elle pourrait ajouter avec les commentaires, vos
commentaires.
Mme Duranceau : Bon, alors,
232. Donc, j'en étais aux commentaires : Cet article édicte trois nouveaux
articles de la... dans la loi instituant le Tribunal administratif du travail,
lesquels précisent les fonctions qui sont confiées à la nouvelle division de la
fonction publique du travail. Le premier article vise à énumérer les affaires qui
relèvent de la division de la fonction publique du tribunal et qui sont, par
conséquent, instruites et décidées par celle-ci. Le deuxième article prévoit
que cette même division est celle qui est chargée d'exercer les fonctions
d'enquête que la Loi sur la fonction publique attribue au tribunal. Enfin, le
troisième article prévoit que cette division est responsable de tenir le greffe
ayant pour fonction de gérer les griefs des fonctionnaires syndiqués inscrits à
l'arbitrage.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui, merci,
M. le Président. Donc, Mme la ministre, est-ce qu'on peut dire que ça,
finalement, c'est un calque de ce qui était à la commission avant que ça... TAT?
Mme Duranceau : Est-ce que
c'est un calque?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Oui, on me dit
que oui, à part...
Mme Duranceau : ...le
directeur pour les poursuites criminelles et pénales, mais je peux, pour le
bénéfice...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Il était... il
était là? Ce que je peux faire, c'est lire les... les notes additionnelles qui
peuvent peut-être préciser. Donc, le nouvel article 8.1 de la Loi
instituant le Tribunal administratif du travail concerne les fonctions
juridictionnelles nouvellement confiées au tribunal, plus précisément sa
division de la fonction publique. Il comporte, comme... il comporte, comme les
articles 5 à 8 de cette loi, en ce qui concerne les quatre autres
divisions du Tribunal, une... une énumération exhaustive des recours qui en
relèvent. Le nouvel article 8.2 vise, quant à lui, certaines fonctions de
surveillance, plus précisément les fonctions d'enquête qui sont transférées de
la Commission de la fonction publique au Tribunal jusqu'à l'heure prévue à
l'article 115 de la Loi sur la fonction publique, abrogée par
l'article 226 du présent projet de loi. Ces fonctions sont désormais
codifiées à l'article 125.1 de cette loi.
Enfin, le nouvel article 8.3 confie à
la division de la fonction publique du tribunal, la fonction de tenir le greffe
d'arbitrage de la fonction publique avant son abrogation par l'article 226
du présent projet de loi. Cette fonction, jusqu'alors exercée par la Commission
de la fonction publique, était prévue à l'article 115 de la Loi sur la
fonction publique, autrefois tenue au sein du Secrétariat du Conseil du trésor.
Ce greffe a été transféré à la Commission de la fonction publique en 2013, afin
de garantir son indépendance et son impartialité. Ces considérations font en
sorte qu'il apparaît aujourd'hui opportun d'en confier la responsabilité au
tribunal, plutôt que de rapatrier le tout au Conseil du trésor.
• (12 h 20) •
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Donc, est-ce que l'article 232 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, vous avez un amendement qui ajoute un 232.1, Mme la ministre.
Mme Duranceau : ...un
amendement. Alors, insérer, après l'article 232 du projet de loi, le
suivant : «L'article 10 de cette loi est modifié par l'ajout, à la
fin, de la phrase suivante : “Il en est de même des enquêteurs nommés
en application de l'article 88.1. La modification qui est apportée à
l'article 10 de la loi est sûrement. Le Tribunal administratif du travail
vise à assurer que les enquêteurs chargés de mener des enquêtes en vertu de
l'article 125.1 de la Loi sur la fonction publique, disposent des mêmes
pouvoirs et de la même immunité que ceux dont ils bénéficiaient lorsqu'ils
exerçaient des fonctions au sein de la Commission de la fonction publique.
Dorénavant, les enquêteurs chargés d'effectuer ces enquêtes seront nommés en
application de l'article 88.1 de la loi instituant le Tribunal
administratif du travail.”
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : Donc, ça, si
je comprends bien, c'est ce qu'on a discuté tantôt, vous avez abrogé...
Mme Duranceau : Oui.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'amendement qui introduit l'article 232.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, maintenant, nous avons l'article 233.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 88, du suivant :
«88.1. Le président nomme des enquêteurs
chargés d'effectuer les enquêtes prévues à l'article 125.1 de la Loi sur
la fonction publique et de formuler, le cas échéant, des recommandations au
ministère ou à l'organisme concerné dans un rapport d'enquête.».
Donc, l'article prévoit que le président
nommera des enquêteurs chargés de mener des enquêtes précédemment exercées par
des employés de la Commission de la fonction publique, et ceux-ci auront la
possibilité de formuler des recommandations au ministère ou à l'organisme visé
par le rapport d'enquête.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Ici, on parle du président du TAT?
Mme Duranceau : Oui, oui.
M. Beauchemin : OK, pourquoi
on ne l'a pas mis dans le descriptif, là?
Mme Duranceau : Pourquoi ce
n'est pas dans le descriptif...
M. Beauchemin : Pourquoi on
n'a pas dit : Le président du TAT nomme...
Des voix : ...
Mme Duranceau : On est déjà...
M. Beauchemin : Ah, parce
qu'on était... on était... Ah, OK, d'accord. Je comprends, OK.
Mme Duranceau : Oui, c'est ça,
on est dans la loi sur le tribunal. Ça fait que nécessairement, ça réfère à
lui.
M. Beauchemin : Ou son
président, en tout cas. C'est des experts, je vais les laisser s'amuser avec
ça.
Mme Duranceau : Obstinons-nous
sur les chiffres, vous et moi.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 233 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 234.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions modificatives particulières, on est maintenant dans la Loi sur
l'administration financière.
L'annexe 1 de la Loi
sur l'administration financière est modifiée par la suppression de «Commission
de la fonction publique».
Alors, ajustement de
concordance, là, pour... compte tenu de l'abolition de la Commission de la
fonction publique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 234 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 235
Mme Duranceau : Maintenant, on
modifie la Loi sur l'administration fiscale. L'article 69.9 de la Loi sur
l'administration fiscale est modifié par le remplacement, dans le paragraphe F
du premier alinéa...
Mme Duranceau : ...de «appel à
la Commission de la fonction publique» par «recours exercé».
Donc, cet article apporte deux
modifications à 69.9 de la Loi sur l'administration fiscale. D'une part, comme
plusieurs autres articles du présent projet de loi, il actualise la
terminologie qui y est employée, puis d'autre part, bien, on retire la mention
relative à la Commission de la fonction publique, qui est abolie.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 235 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 236.
Mme Duranceau : Maintenant,
on modifie la Loi sur l'administration publique. «L'article 249 de la Loi
sur l'administration publique est abrogé.» Tout simplement parce qu'il ne
trouve plus application.
Peut-être que je vous lis la note
additionnelle : Au moment de son adoption, l'article 249 de la Loi
sur l'administration publique avait une vocation transitoire. Il visait à
encadrer le traitement des affaires pendantes devant le comité d'appel, qui
était alors chargé d'entendre les affaires découlant de l'application de
l'article 127 de la Loi sur la fonction publique et dont les fonctions
étaient transférées à la Commission de la fonction publique. Aujourd'hui,
aucune de ces anciennes affaires n'est encore pendante, de sorte qu'il serait
inutile de conserver cette disposition et de la modifier pour y faire mention
du Tribunal administratif du travail. Alors, on mets à jour... on met à jour.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Est-ce que l'article 236 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 237.
Mme Duranceau : Maintenant,
on modifie la Charte de la langue française. L'article 13 de la Charte de
la langue française est modifié par la suppression, dans le deuxième alinéa, de
«ou de la Commission de la fonction publique».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 237 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, l'article 238.
Mme Duranceau : On modifie
maintenant le Code du travail. L'article un du Code du travail est modifié dans
le paragraphe l :
1 par la suppression, dans le
sous-paragraphe trois, de «de la Commission de la fonction publique»;
2 par le remplacement, dans le
sous-paragraphe sept, de «ou à l'article 87» par «87 ou 88.1»
Donc, commentaires : L'article
premier du Code du travail définit le terme «salarié» au paragraphe l en
prévoyant cette... certaines exclusions dont les fonctionnaires de la
Commission de la fonction publique. Comme le projet de loi abolit la
Commission, le paragraphe un de l'article 238 a pour objet de supprimer
cette mention.
Puis le paragraphe deux de
l'article 238 a pour objet d'ajouter les enquêteurs chargés de mener les
enquêtes prévues à l'article 125.1 de la Loi sur la fonction publique au
sous-paragraphe sept du paragraphe l, qui exclut déjà les fonctionnaires du
Tribunal administratif du travail affectés aux fonctions prévues aux
articles 86, 87 de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail.
Note additionnelle qui vaut la peine
d'être lue : La définition de «salarié» prévue au Code du travail comprend
actuellement plusieurs exclusions : par exemple, un fonctionnaire du
ministère du Conseil exécutif, un fonctionnaire du Secrétariat du Conseil du
trésor, un procureur aux poursuites criminelles et pénales.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, 238? Est-ce que l'article 238 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, l'article 239.
Mme Duranceau : Maintenant,
on modifie la Loi sur le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Les
articles six et 6.1 de la Loi sur le Directeur des poursuites criminelles et
pénales sont modifiés par le remplacement de «de la Commission de la
fonction... publique» par «du Commissaire à l'éthique et à la déontologie»
partout où cela se trouve.
Alors, cet article apporte des
modifications de concordance aux articles six et 6.1 de la Loi sur le
Directeur des poursuites criminelles et pénales. Celles-ci sont liées à la
modification apportée par l'article 240 du présent projet de loi, lequel
confie au Commissaire à l'éthique et à la déontologie la responsabilité de
faire rapport, après enquête, sur l'existence et la suffisance d'une cause de
destitution ou de suspension sans rémunération du Directeur des poursuites criminelles
et pénales ou d'un directeur adjoint.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Donc, est-ce que l'article 239 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 240.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion... Ça fait qu'on est toujours dans la même loi, là,
qui était celle du Directeur des poursuites criminelles et pénales. Alors,
cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 6.1, du
suivant :
«6.2 Le Commissaire à l'éthique et à la
déontologie est chargé de faire rapport par écrit au ministre, après enquête,
sur l'existence et la suffisance d'une cause de destitution ou de suspension
sans rémunération du Directeur des poursuites criminelles et pénales ou d'un
directeur adjoint tel que prévu aux articles six et 6.1.
«Pour la conduite d'une telle enquête, le
commissaire et les personnes qu'il désigne à cette fin sont investis des
pouvoirs et de l'immunité des commissaires nommés en vertu de la Loi sur les
commissions d'enquête, sauf du pouvoir d'emprisonner... d'imposer
l'emprisonnement.»
Donc, cet article... édicte un nouvel
article dans la Loi sur le... sur le Directeur des poursuites criminelles et
pénales...
Mme Duranceau : ...il confie
la responsabilité au Commissaire à l'éthique et à la déontologie de faire
rapport, après enquête, sur l'existence et la suffisance d'une cause de
destitution ou de suspension sans rémunération du Directeur des poursuites
criminelles et pénales ou d'un directeur adjoint. De plus, il confie aux
commissaires et aux personnes qu'il désigne à cette fin les pouvoirs et
l'immunité des commissaires nommés en vertu de la Loi sur les commissions
d'enquête, sauf du pouvoir d'imposer l'emprisonnement.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
M. Beauchemin : ...M. le
Président. Les gens, le Commissaire à l'éthique et à la déontologie, là, qui
ont été entendus sur ça, disent... en fait, recommandent la... leur première
recommandation, c'est de modifier le projet de loi afin de prévoir que la
synthèse du rapport d'enquête est communiquée à l'ensemble des membres de
l'Assemblée nationale préalablement au vote relatif à une décision. Je suis
curieux de vous entendre. Pourquoi vous... vous ne permettez pas ça?
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, il ne l'était pas plus avant, là, ça fait que je veux dire, ça... au
même titre que la commission rendait ça public selon son choix par... en ligne,
bien, le tribunal pourra faire de même. Mais il n'était pas prévu d'élargir ou
d'alourdir les processus, là.
M. Beauchemin : ...pour...
par le commissionnaire, s'il trouvait ça inconcevable que les membres de
l'Assemblée nationale soient appelés à voter sur une motion de destitution sans
disposer de l'information minimale requise pour le faire. Bien, je comprends
que ce n'était peut-être pas là avant, mais là on est dans une situation où
est-ce qu'on peut améliorer, justement, là, pour la bonne gouvernance des
choses, pour la suite des choses, donc on a une opportunité, la fenêtre, c'est
maintenant. Est-ce que vous êtes ouverts à... à faire un amendement pour que ça
puisse aller dans ce sens-là? Parce que moi, ça m'apparaît un peu logique, là,
que ce soit le cas.
• (12 h 30) •
Mme Duranceau : Mais je vais
référer à Me Desbiens, si vous voulez bien, parce que je ne pense pas que
ça s'applique.
Le Président (M. Laframboise) : Me Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
M. le Président. On ne peut pas destituer quelqu'un sans motif. Ça ne se peut
pas. Les motifs de destitution, souvent, sont dans les actes de nomination
des... des titulaires d'emploi. Donc, nécessairement, ça prend un motif.
D'ailleurs, la personne concernée n'aura pas le choix de savoir pour quel motif
elle est destituée.
Donc, comme tout est déjà prévu dans les
actes, celui qui décide de nommer lors d'une destitution, nécessairement, devra
savoir le motif de destitution, là. Ça ne se peut pas qu'on destitue quelqu'un
sans motif, là.
M. Beauchemin : Je comprends,
mais c'est parce que les élus de l'Assemblée nationale sont appelés à voter
sans avoir cette information-là. C'est pour ça que l'idée ici, ce serait de
la... de rendre disponible cette information-là pour que les élus sachent de
quoi il en est question. Il y a juste cet enjeu-là, là, c'est... c'est vraiment
en termes de connaissance de cause.
Mme Desbiens (Geneviève) : Bien
là, ce que vous me dites me surprend grandement, là, parce qu'on ne peut pas
destituer quelqu'un sans motif. Donc, la personne qui prend la décision doit
connaître le motif.
M. Beauchemin : Là, on
comprend qu'il y a motif, on comprend quel motif, on comprend que la... la
cause a été entendue, tout ça. Là, bien, nous autres, on arrive devant un fait
accompli, mais on n'a pas les détails, ça fait qu'on va juste entériner la
décision sans savoir le sous-jacent, en faisant un vote à l'Assemblée
nationale, ça fait que c'est pour ça que ce serait bien de l'avoir.
Mme Duranceau : ...évidemment,
ce n'est pas tous les... ce n'est pas tous les cas visés qui se retrouveraient
à l'Assemblée nationale, là. Pour ceux qui le sont, on va vérifier c'est quoi,
le...
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
suspension demandée?
Mme Duranceau : On suspend
deux secondes. Oui.
(Suspension de la séance à 12 h 32)
12 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 12 h 36)
Le Président (M. Laframboise) : Donc.
Avant la suspension, nous étions toujours à l'étude de l'article 240. Des
questions? Commentaires sur l'article 247? M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Donc...
Mme Duranceau : ...bien,
c'est ça, en réponse à votre question, je référerais au texte actuel et
proposé, là, c'était... c'est l'article 6 de la Loi sur le Directeur des
poursuites criminelles et pénales. On prévoit déjà la mécanique dans un contexte
où il y aurait rapport, qui recommande une destitution. Peut-être, je peux lire
pour que ce soit clair.
M. Beauchemin : ...dans le
fond, ce que je vous demandais, c'est de répondre, finalement, à la
recommandation du Commissaire à l'éthique, de par sa recommandation numéro 1,
de modifier le projet de loi n° 7 afin de prévoir que
la synthèse du rapport d'enquête est communiquée à l'ensemble des membres de
l'Assemblée nationale préalablement au vote relatif à une destitution. Donc là,
ce que vous nous donnez, c'est la réponse à ça.
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Donc, ça serait quelque chose à discuter au BAN. Le texte de loi, ce qu'il
dit : Le directeur ne peut être... prenons l'exemple du directeur, ne peut
être destitué que par l'Assemblée nationale, pour cause, sur motion du premier
ministre, à la suite d'une recommandation formulée en ce sens par le ministre
et avec l'approbation des deux tiers de ses membres après que le ministre a reçu
un rapport écrit de la Commission de la fonction publique.
Avant que le premier ministre ne présente
une motion pour destituer le directeur, il désigne un député de son parti et
demande au chef de chaque autre parti autorisé représenté à l'Assemblée nationale
de faire de même. Une synthèse du rapport de la Commission de la fonction
publique, là, dans ce cas-ci, ce serait du Commissaire à l'éthique et à la
déontologie, est mise à disposition des députés désignés pour qu'ils en
prennent connaissance lors d'une même rencontre tenue à huis clos.
Donc, tout le monde aurait... bien, en
fait, les députés désignés auraient accès à l'information qui commande vers une
destitution ou qui justifie une destitution.
M. Beauchemin : Parce que
moi, je n'ai jamais eu à faire ça à date. Je n'ai jamais entendu dans un
processus de caucus ce genre de conversation là. J'assume qu'ici on parle...
quand on parle d'une réunion à huis clos, c'était un caucus qui était huis
clos.
Mme Duranceau : Mais c'est le...
En fait, ce n'est pas le caucus d'un parti, c'est une rencontre à huis clos des
députés des...
Mme Duranceau : ...désigné par
chacun des partis. Donc, ça pourrait être le BAN ou ça pourrait être...
M. Beauchemin : Oui, mais une
fois que tu vas au BAN pour que les autres membres des caucus respectifs...
Mme Duranceau : Bien là il y
a... j'imagine, tout le monde faire rapport à son propre caucus puis il y a...
il y a une directive qui est donnée sur... sur le vote qui doit prendre place.
M. Beauchemin : OK, mais c'est
le même que... «the waterfalls», là, c'est comme ça qu'on l'entend, là, à ce
moment-là, c'est là où est-ce que les élus vont être mis au courant.
Mme Duranceau : Oui, c'est ça.
Bien... puis ils vont être mis au courant dans les paramètres qui seront jugés
nécessaires, là, tu sais. Parce qu'il demeure que, quand on est rendus là,
c'est une... c'est... si c'est le Directeur des poursuites criminelles et
pénales qui est... qui est destitué, on est dans des circonstances qui sont
probablement assez graves et dommageables pour sa réputation, donc, d'où le...
un processus qui est encadré et non...
M. Beauchemin : Il y avait une
deuxième recommandation, un total de trois, là, ça fait que ça ne sera pas trop
long. Modifier le projet de loi sept afin de préciser que le commissaire est
responsable de rédiger la synthèse de son rapport d'enquête.
Mme Duranceau : Bien là, ici,
le commissaire est responsable...
Des voix : ...
M. Beauchemin : ...le
rapport, là? Mais, c'est-tu écrit? C'est ça. Parce que, dans le fond, ça semble
que le commissaire ne le voit pas, là, qui est responsable.
Mme Duranceau : Là, dans la
vraie vie, là, un jour, la synthèse d'un rapport déjà rédigé, ça va être
l'intelligence artificielle qui va rédiger ça. M. le député.
M. Beauchemin : Mais, juste
pour qu'on soit clair, là, c'est... le rapport, là, il est écrit par le
commissaire. Bon.
Mme Duranceau : Bien,
commissaire ou quelqu'un dans son équipe, là.
• (12 h 40) •
M. Beauchemin : Puis, la
synthèse, c'est basé sur le rapport. Puis la synthèse, ce que... ce que la
commissaire, elle, dit, ça devrait être la responsabilité du commissaire.
Mme Duranceau : Ce n'était
pas plus ça avant, là. Les... Mêmes les juges de la Cour Suprême...
M. Beauchemin : Il doit y une
raison pour laquelle ils pensent que c'est important. Probablement qu'il y a eu
des mauvaises synthèses qui ont été faites avant, pas représentatives du
rapport. C'est parce que, de la façon que c'était écrit, là, il dit,
c'est : le projet de loi sept ne prévoit pas qui rédige la synthèse du
rapport d'enquête. Donc, il y a comme...
Mme Duranceau : Bien, s'il
veut... s'il veut la faire, il la fera. S'il veut la déléguer à quelqu'un de
son équipe, il déléguera. Tu sais, là, un moment donné, là, il ne faut pas trop
s'enfarger.
M. Beauchemin : C'est-tu
quelqu'un du ministère qui pourrait la faire, la synthèse? Est-ce que c'est
quelqu'un du ministère qui peut la faire, la synthèse? Ce que le commissaire
dit, c'est que c'est dans un souci d'exactitude et de fiabilité de la synthèse
puis de s'en assurer la crédibilité du processus, puis il trouve ça primordial
que l'institution qui rédige le rapport ait également la responsabilité de
rédiger la synthèse.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, si c'était si primordial, il l'aurait... il aurait levé la main avant,
parce que c'est... c'est le même texte.
M. Beauchemin : Mais c'est
parce que là... Je comprends, mais c'est parce que là, on a dans une... on
change la loi.
Mme Duranceau : Oui, mais...
M. Beauchemin : Ça fait que,
tu sais, étant donné... Bon, premièrement, on n'entend pas ici des dépenses
additionnelles, là, ça fait qu'il n'y a pas un retour au Conseil du ministre...
des ministres, là, OK, un. Deux, on fait des améliorations au projet de loi
pour qu'il puisse être plus efficace. L'objectif ici, c'est d'en arriver à
justement démontrer que ce que... la crédibilité du rapport du processus soit
bonne. Il n'y a pas... c'est... honnêtement, ce n'est pas... ça vient du
commissaire en tant que tel et donc il y a une ouverture, clairement, de la
part du commissaire de le faire. Voulez-vous qu'on vous propose un amendement,
ou...
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : OK,
voulez-vous nous en proposer un d'abord?
Mme Duranceau : Bien, non
plus. Là on me dit que c'est... Tu sais, ce n'est pas du droit nouveau, là,
alors, ça a toujours bien fonctionné, là. Puis, tu sais, à un moment donné, il
faut-tu tout mettre. On fait un rapport, on fait une synthèse, il n'y a rien
qui empêche le commissaire, s'il doute de la capacité des gens autour de lui de
faire une synthèse, de s'en occuper lui-même, là.
M. Beauchemin : Il doit y
avoir une raison pour laquelle le commissaire a dit ça.
Mme Duranceau : Bien, s'il ne
l'a pas...
M. Beauchemin : Tu sais,
probablement qu'il y a déjà eu des synthèses qui ont été mal écrites, puis là,
il a comme probablement...
Mme Duranceau : OK, mais,
là...
M. Beauchemin : Oui, non, je
sais, mais c'est parce que, dans le fond, quand le... le commissaire écrit
quelque chose comme ça, c'est de toute évidence, parce qu'il est comme un
enjeu. Il est en train de se rajouter de la job.
Mme Duranceau : Voilà.
M. Beauchemin : Mais il se
rajoute de la job pour s'assurer de l'exactitude du rapport de synthèse. Ça fait
que moi, je regarde ça puis je me dis, dans le fond, il y a eu...
Mme Duranceau : Bien, en tout
cas, on ne l'empêche pas...
M. Beauchemin : Un, il y a
une personne qui a écrit le rapport, c'est le commissaire, la...
M. Beauchemin : ...après ça,
on parle de la personne qui va écrire la synthèse. Mais la personne qui a écrit
la synthèse va se baser sur...
Mme Duranceau : On parle...
On ne parle pas de quelqu'un d'autre qui rédige une synthèse. On dit qu'il y a
une synthèse du rapport qui est mise à disposition des députés. Alors là, à un
moment donné, ce rapport-là, s'il est rendu là, il est grave, il y a beaucoup
d'informations, donc le choix peut être de donner le rapport complet ou d'en
faire une synthèse. Là, qui fera la synthèse, ça peut être le commissaire. Il
est en droit de la faire. Il est capable de lire la loi puis de savoir qu'il y
a une... il y a une synthèse qui peut sortir de ça.
M. Beauchemin : Ça fait que
là, vous, vous nous dites, là, à ce micro en ce moment, là, que le commissaire
a le droit d'écrire la synthèse. Donc, à sa deuxième recommandation, vous
dites : Le commissaire, il peut être... il a... il a le choix d'être
responsable. Donc, il peut choisir d'être responsable, de rédiger la synthèse?
Mme Duranceau : Oui. Tout à
fait. Il est indépendant dans l'exécution de son mandat, là. Donc, il fait un
rapport puis il peut choisir d'en faire une synthèse, s'il considère qu'il y a
des éléments qui sont... qui sont dommageables ou qui doivent demeurer privés.
M. Beauchemin : Étant donné
la gravité de la situation dans laquelle on se trouve quand on arrive à en
écrire une synthèse, là, OK, parce qu'il y a eu un rapport sur ce qui n'a pas
été bien fait, là, moi, ça m'apparaît juste logique que, dans le fond, on
devrait empêcher que ce soit quelqu'un d'autre que le commissaire qui l'écrive.
Puis je vais vous expliquer pourquoi. Parce que, quand on est en train de
travailler sur, justement... sur un rapport, bien, on l'a... on l'a écrit, on
l'a travaillé, on s'est imprégné de ce rapport-là. Bien, de donner tout ça à
quelqu'un d'autre de faire la synthèse, il n'est pas dans la tête de
l'écrivain, il n'est pas dans la tête de la personne. Il va falloir qu'il
prenne du temps. En termes d'efficacité de l'État, c'est beaucoup plus long de
réabsorber toute la matière pour en faire une synthèse. Ça fait que d'être...
de forcer que ce soit le commissaire, on est en train de forcer l'efficacité de
l'État. Ça fait que c'est pour ça, je me pose la question, pourquoi qu'on ne le
fait pas. Il me semble que c'est l'avenue la plus logique à prendre, parce que,
là, on va être... on va être en train d'économiser des heures, des ETS, là.
Une voix : ...
Mme Duranceau : ETC.
M. Beauchemin : ETC, oui,
excuse.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, M. le député, je comprends, là, mais...
M. Beauchemin : Merci pour ta
contribution.
Mme Duranceau : ...mais il y a
beaucoup de... il y a beaucoup de rapports prévus dans toutes nos lois, là,
avec résumés qui en découlent ou pas. Là, en tout respect, je ne vais pas me
mettre à dire qui fait le résumé de quoi, puis comment, puis sur combien de
pages. On essaie de se sortir de cette camisole de force là en ce moment.
M. Beauchemin : Je le
comprends dans plusieurs autres domaines, mais ici on est dans une situation où
est-ce que l'heure est grave, puis justement parce que l'heure est grave, la
personne qui a écrit le rapport, elle s'est investie, elle s'est même imprégnée
du rapport. Puis là ce qu'on est en train d'ouvrir comme opportunité,
c'est : bien, ça peut être quelqu'un d'autre qui va reprendre le rapport,
qui va l'analyser, qui va probablement avoir des questions, qui va peut-être, à
un moment donné, l'écrire, mais, tu sais, il va peut-être y avoir des oublis,
il n'aura pas le même contexte, puis il va faire une synthèse.
Je sais qu'ils vont tout faire pour être
les plus professionnels possible, mais on s'entend, Mme la ministre, c'est
certain que ce n'est pas le même niveau d'implication que si c'était la
personne même qui a mis le crayon sur le papier, c'est-à-dire le commissaire.
Donc, d'obliger que ce soit le commissaire, on est vraiment dans l'efficacité
de l'État ici, dans ce cas spécifique où est-ce que l'heure est grave.
Mme Duranceau : Écoutez, je
vais m'en tenir à mes commentaires précédents, là. La loi a été rédigée comme
celle-là, je ne change pas ça. Si ça avait été un grand enjeu, on en aurait
entendu parler avant.
M. Beauchemin : Bien, ils en
parlent dans leur rapport, dans leur mémoire, puis ce n'est pas la première
fois qu'ils en parlent.
Mme Duranceau : Non, mais
c'est correct, c'est correct de le souligner, mais on juge que, considérant
l'ensemble des rapports qui existent dans nos lois, dans notre corpus
législatif, on ne veut pas aller là.
M. Beauchemin : OK. Donc, ce
que vous dites, c'est : Vous ne voulez pas rendre ça une obligation que ce
soit le commissaire...
Mme Duranceau : Non, c'est ça.
M. Beauchemin : ...qui prend
son rapport, dans lequel il a fait son travail, il s'en est même imprégné. Ce
n'est plus une obligation que ça... Il a le choix s'il veut le faire...
Mme Duranceau : Il avait le
choix puis il a encore le choix.
M. Beauchemin : Il avait le
choix, il a encore le choix, mais ce n'est pas une obligation.
Mme Duranceau : C'est ça.
M. Beauchemin : Donc, la
raison pour laquelle ce n'est pas une obligation... il doit sûrement y avoir eu
des exemples dans le passé où est-ce qu'il y a quelque chose qui est arrivé par
nomination. On dit : On veut que ce soit telle autre personne qui le
fasse.
Mme Duranceau : Bien,
peut-être, mais là il est capable de s'autogouverner, là, c'est son mandat,
c'est sa façon de faire.
M. Beauchemin : Oui, mais
quand ça vient du patron en haut, par exemple, puis que, tu sais, là, tu es en
conflit parce que c'est le patron qui dit : Bien non, je ne veux pas que
ce soit toi, je veux que ce soit toi, à la place, bien, à ce moment-là, tu es
dans une situation où est-ce que...
Mme Duranceau : Qu'est-ce qui
arrive si celui qui a fait le rapport il est malade, il ne peut pas... il n'a
pas eu le temps de faire son résumé? Tu sais, à un moment donné, là... Ça fait
que, M. le Président, moi, j'ai terminé.
M. Beauchemin : Bien, moi, je
pense que, tu sais, c'est clair de comprendre ici que le commissaire, c'est une
institution, là, ce n'est pas juste une personne. Ça fait que...
M. Beauchemin : ...en tout cas,
j'entends votre réponse.
Une voix : ...
M. Beauchemin : Ah! bonne question,
est-ce que la synthèse peut être résumée par le ministère de la Justice?
Mme Duranceau : Une... Ce que
la loi dit, là, c'est qu'«une synthèse du rapport de la Commission de la
fonction publique est mise à la disposition des députés désignés pour qu'ils
en...» Bien là, c'est : «Une synthèse du rapport du Commissaire à
l'éthique et à la déontologie est mise à la disposition des députés désignés
pour qu'ils en prennent connaissance lors d'une même rencontre tenue à huis
clos.» Donc, ce n'est pas... une synthèse du rapport, ce n'était pas précisé,
qui la faisait et qui la fera.
M. Beauchemin : Oui, bien,
c'est ça, mais, je veux dire, c'est une possibilité que ce soit le ministère de
la Justice qui l'écrive.
Mme Duranceau : Bien, c'est
une possibilité, ce n'est pas... ce n'est pas. Ça existait comme ça avant puis
ça continue d'être comme ça, là.
M. Beauchemin : Mais j'essaie
juste de comprendre... Dernière question, là. J'essaie juste de comprendre
pourquoi... pourquoi vous... Parce qu'on parle d'efficacité de l'État, ici, là,
donc on parle de gens qui ont investi des heures, du temps du travail à écrire
un rapport sur une situation qui est grave. Ils se sont investis dans cette
mission-là, ils ont fait le travail. De toute évidence, c'est les meilleures
personnes pour en faire la synthèse. Pourquoi qu'on ne veut pas rendre ça une
obligation? Parce que ce n'est pas une personne, c'est une institution, je veux
dire, j'essaie de comprendre la résistance. C'est quoi... c'est quoi, la raison
pour laquelle... nonobstant le fait que ce n'était pas écrit avant, que ça n'a pas
été mentionné, c'est dans le mémoire, ce n'est pas la première fois que c'est
dans leur mémoire. Donc, pour eux, c'est que... pour le commissaire, pour
l'institution du commissaire, c'est quelque chose qui est important. Pourquoi
se fait-il...
Mme Duranceau : Bien, moi,
mon réflexe, c'est que je ne veux pas alourdir, tu sais. C'est bien beau, c'est
bien beau, dans toute la volonté de tout le monde, contribuer à un projet de
loi, là, mais il ne faut pas alourdir.
• (12 h 50) •
M. Beauchemin : On n'alourdit
pas, ici, on rend ça plus optimal, on met les meilleurs athlètes sur la piste
de départ.
Mme Duranceau : Oui, mais
pratico-pratique, dans la vraie vie, comment ça s'exécute sur le terrain, il ne
faut pas qu'on vienne rendre ça plus compliqué. C'est pour ça que je résiste.
M. Beauchemin : Bien, si le
commissaire est l'institution qui en fait la demande, à la base, étant donné
que c'est fort probablement à leur charge, là... Il demande que ce soit une
obligation.
Mme Duranceau : Oui, bien là,
ils veulent faire le rapport, ils veulent faire le résumé, ils veulent... Tu
sais, son travail, c'est de faire le rapport. Après ça, on va vérifier si c'est
Justice qui fait la synthèse, là, mais, à un moment donné, le rôle de la
commission, c'est de faire le rapport. Son rôle, ce n'est peut-être pas de
faire le résumé puis d'amener des nuances qu'ils veulent amener.
M. Beauchemin : C'est parce
que, justement, il y a probablement eu des exemples de par le passé ou est-ce
que, quand le rapport a été écrit, puis la synthèse, ce n'était pas le même
esprit qui se dégageait des deux lectures.
Mme Duranceau : Oui, mais
là...
M. Beauchemin : Ça fait que ça
doit être sûrement quelque chose comme ça qui a fait en sorte que les gens qui
sont responsables de l'institution actuellement se disent : Nous, on veut
vraiment que ce soit une obligation.
Mme Duranceau : Oui, mais la
synthèse, tu peux la changer après, là.
M. Beauchemin : Pardon?
Mme Duranceau : Ça ne veut
pas dire que la synthèse ou ce qui est remis au député, je veux dire, c'est une
copie conforme, là. On parle d'une synthèse du rapport pour permettre que ce ne
soit pas le rapport en entier, je présume, pour pouvoir baliser l'information
qui devient publique.
M. Beauchemin : Il y a
beaucoup de jugement, là, dans ce qui est écrit dans une synthèse. On choisit
des parties, on décide d'y aller de façon exécutoire, là, dans une synthèse, on
prend des décisions, puis le document qui en arrive, bien, il est teinté de par
le biais de la personne qui va l'avoir fait. Puis, si ce n'est pas la même
personne qui a travaillé sur le rapport, clairement, ce ne sera probablement
pas les mêmes biais. Ça fait que l'esprit de la synthèse peut avoir des failles
par rapport à...
Mme Duranceau : Oui, sauf
que, là, à un moment donné, là, c'est d'élargir le rôle de la commission ou du
Commissaire à l'éthique et à la déontologie. Le rôle du Commissaire à l'éthique
et à la déontologie, dans ce contexte-là, c'est de faire rapport au ministre.
C'est ça, son rôle. C'est ce qui est attendu en vertu de la loi.
Après ça, le deuxième paragraphe, il vient
préciser comment le ministre doit se gouverner par rapport à ça. Puis là on
prévoit qu'il y a une synthèse qui est faite. Là, le Commissaire à l'éthique et
à la déontologie veut aller plus loin, tu sais, en disant : Bien là, mon
rapport, j'ai des droits... des droits d'auteur sur mon rapport, alors c'est
moi qui en fais le résumé, bon. Son rôle, c'est de faire rapport au ministre.
M. Beauchemin : Mais il doit
avoir comme une...
M. Beauchemin : ...je dis, des
raisons pour lesquelles c'est arrivé.
Mme Duranceau : Bien là, ça
aurait été bien de nous les exposer clairement, concrètement, avec des faits
réels à l'appui, et non un sentiment, là. Alors, si vous avez des faits hors de
tout doute raisonnable, dans ce cas-ci...
M. Beauchemin : Parce que ça
contribuerait aussi au maintien de l'apparence d'indépendance et d'impartialité
du processus. C'est le titre même de cette section-là de leur mémoire. On est
dans le mode d'amélioration ici, là.
Mme Duranceau : Oui, mais là
moi, je sens ça dans le mode d'alourdissement ou de... d'une volonté, là, de
vouloir... pas de votre part, là, mais du Commissaire à l'éthique et à la
déontologie, là, de... d'étendre son champ d'application, là. Ce n'était pas ça
avant, ce n'était pas...
M. Beauchemin : Moi, je pense
que...
Mme Duranceau : ...ce n'est
pas ça qu'on veut faire.
M. Beauchemin : ...puis, dans
ce que je faisais avant, on gérait des risques, des fois, structurels, OK? Ça
fait que, dans un contexte, justement, où est-ce que... Ici, on est dans une
situation où est-ce que l'heure est grave. Donc, il y a des conséquences,
justement, quand ce qui est résumé ne reflète pas l'esprit. Puis, si de là
vient des conséquences qui ne sont pas représentatives de ce que le rapport
était à la base, bien, c'est là où est-ce que ça coûte de quoi, ça coûte de
quoi à la personne visée, ça peut coûter de quoi à l'institution. Puis les
élus, on l'a déjà vu, là, ils sont obligés de... ils ont déjà été obligés de
revenir en arrière sur un vote qui ont été faits parce que ce n'était peut-être
pas le bon vote.
Le Président (M. Laframboise) :
Compte tenu de l'heure, M. le député, la commission suspend ses travaux jusqu'à
13 h 30. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 55)
13 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 13 h 39)
Le Président (M. Laframboise) : La
Commission des finances publiques reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à
accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité des hauts
fonctionnaires.
Lors de la suspension de nos travaux cet
avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 240. Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Oui. Donc, M.
le Président, on a eu une bonne conversation hors micro. Je pense que, peut-être,
pour résumer, là, la chose, la recommandation numéro deux, là, du commissaire,
c'était de modifier la loi afin de préciser que c'était le commissaire lui-même
qui était responsable de rédiger la synthèse de son rapport. On a eu des
conversations avec le gouvernement. Le gouvernement pourra l'exprimer, là, dans
ses propres mots, mais ce que j'entends, c'est que le gouvernement souhaite que
ça soit le commissaire qui rédige la synthèse et a l'opportunité et le choix de
le faire, mais je pense que ça va être intéressant pour les gens qui nous
écoutent, un, de l'entendre de la part de la ministre et aussi d'avoir la
couleur ajoutée de notre conseiller juridique, Mme Desbiens. Donc...
Le Président (M. Laframboise) :
...
• (13 h 40) •
Mme Duranceau : Oui. Alors,
bien, effectivement, comme on mentionnait puis comme le mentionnait le député
de Marguerite-Bourgeoys, bon, la personne qui rédige le rapport, c'est la
commissaire, qui est déjà imprégnée de tout l'esprit de ce rapport-là puis des
particularités. Évidemment, ce serait non seulement souhaitable, mais plus
efficace que le rapport soit rédigé par cette personne-là ou par son équipe qui
est impliquée dans le... dans le travail.
Ça fait qu'en pratique on nous dit que c'est
généralement ce qui se fait. Puis, si ça ne se faisait pas en pratique, si ce n'est
pas la commissaire qui le fait, ça remonte aux emplois supérieurs, qui va faire
le résumé. Ça fait que la pratique va déjà dans ce sens-là. Puis on... bon, on
le spécifie. Là, l'esprit de cet article-là, c'est que ça demeure... que la
pratique demeure à cet égard-là.
M. Beauchemin : D'accord.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Duranceau : Rien à
ajouter?
Mme Desbiens (Geneviève) : Non...
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va?
Mme Desbiens (Geneviève) : À
moins... (panne de son) ...le ministère de la Justice m'a confirmé que, dans le
cas du DPCP, on voyait mal en quoi on devrait faire le résumé, étant donné que
le résumé est remis aux députés, puis ce n'est pas le ministre de la... oups!
pardon, ce n'est pas le ministre de la Justice qui le remet aux députés.
M. Beauchemin : OK. Bon,
bien, ça, ça prend soin de la recommandation numéro deux, qui venait du
Commissaire à l'éthique et à la déontologie.
Le commissaire avait une troisième
recommandation qui a été écrite dans son mémoire. Il y a quand même eu certains
changements qu'ils ont... qu'ils ont souhaité avoir, mais une des choses qu'ils
voudraient, et puis c'était la dernière et troisième, là, recommandation, c'était
d'avoir... d'évaluer la possibilité de confier... donc ici on parle d'«évaluer
la possibilité de confier la responsabilité d'encadrer l'éthique et la
déontologie des titulaires d'un emploi supérieur au commissaire afin d'améliorer
la transparence et de renforcer l'indépendance et l'apparence d'impartialité
des mécanismes de prévention et d'enquête en la matière». Donc, je peux
comprendre qu'on parle de plusieurs personnes ici, mais ici ce qu'il est
important de se rappeler, c'est que le commissaire, ce qu'il souhaite avoir
ici, c'est vraiment une façon additionnelle de pouvoir encadrer le concept de l'éthique
et la déontologie à... aux gens de l'emploi supérieur.
Mme Duranceau : Oui. Bien,
écoutez, ça fait beaucoup de monde, là, qui serait visé par ça. Puis, pour ce
qui est de l'imputabilité puis... au niveau des hauts fonctionnaires, parce que
je pense que ce que... ce dont vous parlez, là, ça viserait sous-ministres,
sous-ministres adjoints, on a... on a des règles...
Mme Duranceau : ...là, qui
sont proposés un peu plus loin dans le projet de loi qu'on pense que ça... ça
va répondre.
M. Beauchemin : Donc, ce que
vous me dites, Mme la ministre, c'est que cette troisième recommandation-là,
vous l'adressez dans des règles plus tard dans le projet de loi.
Mme Duranceau : En partie.
Mme Desbiens (Geneviève) : Si
je peux ajouter. Présentement, l'autorité compétente en la matière, c'est le
secrétaire général associé qui est responsable des emplois supérieurs au
ministère du Conseil exécutif. C'est déjà prévu dans le règlement sur la
déontologie des administrateurs d'État... des administrateurs publics, je
m'excuse. Ça fait qu'on a déjà une autorité compétente au sein du conseil... du
ministère du Conseil exécutif.
M. Beauchemin : ...une
relation entre ces gens-là et le Commissaire à l'éthique en ce qui a trait à,
justement, cet aspect-là, l'éthique et la déontologie?
Mme Desbiens (Geneviève) : Présentement,
le Commissaire à l'éthique s'occupe de députés. On y ajoute les personnes qui
sont nommées par l'Assemblée, bien, le DPCP, entre autres, là. Alors que, dans
le cas des sous-ministres, des présidents d'organismes, c'est des gens qui sont
nommés par le gouvernement ou par un ministre. Donc, il faut dissocier un peu
la hiérarchie. Donc, ce qui s'applique pour les gens qui vont être nommés par
l'Assemblée, on le remet au commissaire, qui s'occupe déjà des députés de
l'Assemblée nationale, mais ce qui est une nominé... nommé par le gouvernement
ou un ministre, on le garde au sein du Conseil exécutif aux emplois supérieurs.
C'est déjà bien séparé, là.
M. Beauchemin : Et on fait
cette séparation-là. Moi, ce que... l'analogie que je pourrais mettre, c'est
comme on a une cuisine qui sert deux... deux restaurants, là, on est dans la
même palette, là, en éthique et déontologie, je me demandais juste s'il y avait
une conversation qui avait lieu entre ces deux groupes-là pour s'assurer que,
justement, on parle des mêmes affaires au niveau de l'éthique puis de la
déontologie, autant au niveau des sous-ministres qu'au niveau des députés.
C'est ça qui était...
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, ils ont un code d'éthique, là, les... les employés du gouvernement
puis les hauts fonctionnaires, sous-ministre adjoint aussi, tout ce qui... qui
font partie des hauts fonctionnaires. Puis, on vient resserrer les règles
d'imputabilité, là, un petit peu plus loin. Puis, ce qu'on voit avec la haute
fonction publique, ce n'est pas un enjeu d'intégrité, là. Puis, je veux dire,
je ne veux vraiment pas généraliser, mais il peut y avoir quelques cas de... où
c'est la performance qui... qui doit être surveillée de plus près. Alors, c'est
plus de ce point de vue là qu'on veut agir en ce moment.
Je comprends la proposition de la
Commissaire à... à l'éthique. Elle mentionne aussi qu'elle est bien consciente
que ce n'est pas dans le cadre du projet de loi n° 7 que... que la
réflexion va se... On sème une graine ici, là, mais que ça... On n'élaborera
pas... on n'élaborera pas davantage dans ce projet de loi si spécifiquement
pour élargir le rôle de la Commissaire à l'éthique à l'endroit de... de la
haute fonction publique, là. Il y a déjà beaucoup de règles, par ailleurs, tu
sais, dans la loi qui surveille l'intégrité de nos hauts fonctionnaires.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Est-ce que l'article 240 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 241.
Mme Duranceau : Est-ce qu'on
peut suspendre quelques secondes?.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
suspendre. Suspension.
(Suspension de la séance à 13 h 47)
(Reprise à 13 h 49)
Le Président
(M. Laframboise) : Donc, nous en sommes maintenant à
l'article 241. Mme la ministre.
Mme Duranceau : J'en
conclus que je poursuis. Donc, 241, vous m'avez dit? OK. Cette loi est modifiée
par l'insertion, après l'article 31, de la sous-section suivante,
donc :
«§3. — Recours
«31.1. Un procureur en chef ou un
procureur en chef adjoint peut contester devant le Tribunal administratif du
travail une décision l'informant :
«1° de sa rétrogradation;
«2° de son congédiement;
«3° d'une mesure disciplinaire;
«4° qu'il est relevé provisoirement de ses
fonctions.
«Un tel recours doit être exercé dans les
30 jours de la réception de la décision.»
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires?
Mme Duranceau : ...c'est
redondant.
Le Président
(M. Laframboise) : C'est bon? Est-ce que l'article 241 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 242.
Mme Duranceau : L'annexe II
de la Loi sur la... Donc, là, on modifie la Loi sur la laïcité de l'État...
L'annexe II de la Loi sur la laïcité de l'État est modifiée par la
suppression, dans le paragraphe 3°, «de la Commission de la fonction
publique,».
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Est-ce que
l'article 242 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 243.
• (13 h 50) •
Mme Duranceau : 243. On
modifie la Loi concernant la lutte contre la corruption. Les
articles 5.2.1 et 5.2.2 de la Loi concernant la lutte contre la corruption
sont modifiés par le remplacement de «de la Commission de la fonction publique»
par «du commissaire à l'éthique et à la déontologie», partout où cela se
trouve.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Article 243...
est-ce que l'article...
M. Beauchemin : ...
Le Président
(M. Laframboise) : ...Oui?
M. Beauchemin : ...est-ce
que ce serait possible... c'est un article de concordance, mais...
Mme Duranceau : ...
M. Beauchemin : ...Bien,
c'est parce qu'il y a un lien avec l'article suivant, là, ça fait que...
Mme Duranceau : Donc,
cet article apporte des modifications de concordance aux articles 5.2.1 et
5.2.2 de la Loi concernant la lutte contre la corruption. Elles sont liées à la
modification apportée par l'article 244 du présent projet de loi, lequel
confie au Commissaire à l'éthique et à la déontologie la responsabilité de
faire rapport, après enquête, sur l'existence et la suffisance d'une cause de
destitution ou de suspension sans rémunération du Commissaire à la lutte contre
la corruption.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui... de
tous, là, c'est la même... la même discussion qu'on pourrait avoir, là, qu'on a
eue sur le DPCP.
M. Beauchemin : Exact.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 243 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 244.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 5.2.2, du suivant :
«5.2.3. Le commissaire à l'éthique et à la
déontologie est chargé de faire rapport par écrit au ministre, après enquête,
sur l'existence et la suffisance d'une cause de destitution ou de suspension
sans rémunération du commissaire à la lutte contre la corruption ou d'un
commissaire associé tel que prévu aux articles 5.2.1, 5.2.2 et 8.2.
«Pour la conduite d'une telle enquête, le
commissaire à l'éthique et à la déontologie et les personnes qu'il désigne à
cette fin sont investis des pouvoirs et de l'immunité des commissaires nommés
en vertu de la Loi sur la commission d'enquête, sauf du pouvoir d'imposer
l'emprovisionnement... l'emprisonnement.» L'emprovisionnement...
l'emprisonnement.
Le Président
(M. Laframboise) : ...commentaires? Est-ce que l'article 244
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : 245.
Mme Duranceau : L'article 245.
Donc : L'article 8.2 de cette loi est modifié par le remplacement,
dans le troisième alinéa, de «de la Commission de la fonction publique» par «du
commissaire à l'éthique et à la déontologie». Alors, on est vraiment, là, pour
ceux qui nous écoutent puis qui trouvent ça un peu laborieux, on est vraiment
dans la concordance, là. On remplace souvent la terminologie pour refléter
qu'on a... qu'on aboli la Commission de la fonction publique puis que c'est
remplacé par le Commissaire à l'éthique et à la... dans ce cas-ci, à la
déontologie, pour certains éléments dans la loi qu'on vise.
Donc, c'était 245, ça, M. le Président.
Le Président
(M. Laframboise) : Oui. Est-ce que l'article 245 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 246.
Mme Duranceau : On modifie la
Loi sur les normes du travail. L'article 3 de la Loi sur les normes du
travail est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 6°, de «80.20» par
«80.20.1».
Le Président (M. Laframboise) :
C'est 81.20.
Mme Duranceau : J'ai-tu
de la misère à lire, M. le Président?
Le Président
(M. Laframboise) : C'est 81.20, puis 81.20.1. Vous avez dit, 80,
je crois.
Mme Duranceau : OK.
Désolé. Faut-tu je répète?
Le Président
(M. Laframboise) : Non. C'est bon. Questions, commentaires?
Est-ce que l'article 246 est adopté?...
Le Président (M. Laframboise) : ...Adopté.
240...
Mme Duranceau : ...commentaire
éditorial.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
allez-y.
Mme Duranceau : Tu sais,
quand, là, les partis décident de travailler ensemble, là, à revoir la manière
dont on fonctionne sur le plan parlementaire, là, il y a matière à amélioration
d'efficacité de l'État ici, là. D'être obligé de tout lire ça, les articles de
concordance, je dis ça comme ça pour un éventuel... une éventuelle révision de
la façon de procéder.
M. Beauchemin : C'est quelque
chose que j'aurais aimé, ça, que la conversation ait eu lieu avec votre leader,
effectivement, parce que c'est quelque chose qu'on avait déjà proposé.
Mme Duranceau : À l'époque, ah
oui?
M. Beauchemin : Oui, donc...
Mme Duranceau : Oui, bien, en
tout cas, on aurait... on aurait une belle occasion ici de se donner une petite
fenêtre.
M. Beauchemin : Mais la
réponse de votre leader là-dessus est tout de même juste, la raison pour
laquelle on lit tous les articles de concordance, c'est pour que ça soit
enregistré que ce projet de loi a été lu dans son entière totalité, puis qu'il
n'y a pas une petite passe rapide qui a été faite.
Mme Duranceau : Oui, mais, il
y a des moyens plus technologiques aujourd'hui de faire ça, je pense.
M. Beauchemin : Probablement
maintenant en 2026, c'est possible, mais cette loi date... cette façon de faire
date d'une autre époque, là.
Mme Duranceau : Effectivement.
Sur ça, on s'entend, monsieur le...
Le Président (M. Laframboise) : Et
vous pourrez avoir une bonne conversation avec votre leader, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Tout à fait.
Bon, alors, sur ce, je ne prendrais pas plus de temps. Donc,
l'article 81.20 de cette loi est modifié par la suppression des troisième
et quatrième alinéas.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 247 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 248.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 81.20, du suivant :
«81.20.1. Les dispositions des articles 81.18,
81.19, 123.15, 123.16 et 123.17 sont réputées faire partie des conditions de
travail de toute personne salariée nommée en vertu de la Loi sur la fonction
publique qui n'est pas régie par une convention collective. Le délai visé à l'article 123.7
s'applique à ce recours qui doit être exercé devant le Tribunal administratif
du travail.
«Le premier alinéa s'applique également
aux membres et dirigeants d'organismes, de même qu'aux procureurs en chef et
procureurs en chef adjoints du directeur des poursuites criminelles et
pénales.»
Le Président (M. Laframboise) : Et
je crois que vous avez un amendement. Vous avez un amendement, Mme la ministre,
je crois.
Mme Duranceau : Oui, un
instant. Il faut-tu que je lise ça? Donc : Remplacer
l'article 81.20.1, donc ce que je viens de lire, de la Loi sur les normes
du travail proposé par l'article 248 du projet de loi, par le
suivant : «Les dispositions des articles 81.18, 81.19, 123.15,
123.16, 123.17 sont, avec les adaptations nécessaires, réputées faire partie
des conditions de travail de toute personne salariée nommée en vertu de la Loi
sur la fonction publique, qui n'est pas régie par une convention collective.
«Cette personne salariée doit exercer le
recours en découlant devant le Tribunal administratif du travail dans le délai
visé à l'article 123.7. Les dispositions prévues à l'article 123.14
s'appliquent à un tel recours, compte tenu des adaptations nécessaires.
«Le présent article s'applique également
aux membres et dirigeants d'organisme, de même qu'au procureur en chef et
procureur en chef adjoint du Directeur des poursuites criminelles et pénales.»
Donc, l'amendement vise à modifier le
nouvel article proposé à l'article 248 du projet de loi afin de s'assurer
que le Tribunal administratif du travail puisse s'appuyer sur les dispositions
énoncées à l'article 123.14 de la Loi sur les normes du travail dans le
cadre d'un recours visé. Ça fait qu'on parle de recours dont disposent certains
salariés non syndiqués en cas de harcèlement psychologique. C'est ça qu'on vise
ici, ça fait qu'on veut s'assurer que les employés vont pouvoir avoir ce
recours-là.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'amendement à l'article 248 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 248, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 249.
Mme Duranceau : Donc, les
articles 140 et 140.1 de cette loi sont modifiés par l'insertion, après
«81.20,», de «81.20.1,», partout où cela se trouve.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 249 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 250.
Mme Duranceau : Alors, on
modifie maintenant la Loi sur la police. Les articles 56.5 et 56.5.1 de la
Loi sur la police sont modifiés par le remplacement de «de la Commission de la
fonction publique» par «du commissaire à l'éthique et à la déontologie»,
partout où cela se trouve.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 250 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 251.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion...
Mme Duranceau : ...après
l'article 56.5.1, du suivant
«56.5.2. Le Commissaire à l'éthique et à
la déontologie est chargé de faire rapport par écrit au ministre, après enquête
sur l'existence et la suffisance d'une cause de destitution ou de suspension
sans rémunération du directeur général, tel que prévu aux articles 56.5 et
56.5.1. Pour la conduite d'une telle enquête, le commissaire et les personnes
qu'il désigne à cette fin sont investis des pouvoirs et de l'immunité des
commissaires nommés en vertu de la Loi sur les commissions d'enquête, sauf du
pouvoir d'imposer... l'emprisonnement.» J'ai de la misère.
Donc, voilà, alors on parle, là... on
parle d'un cas où il y aurait destitution ou suspension sans rémunération du
directeur général de la Sûreté du Québec. C'est ça que ça vise, là, ces
articles-là.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 251 est adopté?
Des voix : Adopté.
S
Le Président (M.
Laframboise) : Adopté. 252.
Mme Duranceau : Loi sur le
processus de détermination de la rémunération des procureurs aux poursuites
criminelles et pénales et sur le régime de négociation collective. Donc :
L'article 16 de la Loi sur le processus de
détermination de la rémunération des procureurs aux poursuites criminelles et
pénales et sur le régime de négociation collective est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «à la Commission de la fonction publique» par «au Tribunal
administratif du travail»;
2° par la suppression du deuxième alinéa;
3° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «la Commission» par «le Tribunal».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 252 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 253.
Mme Duranceau : Maintenant,
on est dans la Loi sur le régime de retraite des fonctionnaires :
L'annexe 1 de la Loi sur le régime de
retraite des fonctionnaires est modifiée par la suppression, dans le paragraphe
2, de «la Commission de la fonction publique».
• (14 heures) •
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 253 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 254.
Mme Duranceau : On est
maintenant sur le Règlement sur la preuve et la procédure de la Commission de
la fonction publique :
«Le Règlement sur la preuve et la
procédure de la Commission de la fonction publique est abrogé.»
Speaker 2 Est-ce que l'article 254 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, article 255.
Mme Duranceau : Règlement
intérieur de la Commission de la fonction publique. Donc :
«Le Règlement intérieur de la Commission
de la fonction publique est abrogé.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 255 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 256.
Mme Duranceau : Règlement sur
un recours en appel pour les fonctionnaires non régis par une convention
collective : Le titre du Règlement sur un recours en appel par les... pour
les fonctionnaires non régis par une convention collective est modifié par le
remplacement de «un recours en appel» par «les matières de recours».
Alors, encore une fois, on vient
actualiser la terminologie qui est employée.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 256 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 257.
Mme Duranceau : L'intitulé de
la section 2 de ce règlement est modifié par le remplacement de «d'appels» par
«de recours».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 257 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 258.
Mme Duranceau : L'article 2
de ce règlement est modifié par le remplacement, dans ce qui précède le
paragraphe 1, de «en appeler d'une» par «contester une».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 258 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : 259.
Mme Duranceau : «Les sections
3 à 7 de ce règlement, comprenant les articles 3 à 21, sont abrogées.»
Alors, dans le commentaire : Cet
article abroge les sections 3 à 7 du Règlement sur un recours en appel pour les
fonctionnaires non régis par une convention collective comprenant les articles
3 à 21, puisque ceux-ci édictent des règles de procédure qui ne sont plus
nécessaires en raison du transfert des fonctions juridictionnelles de la
Commission de la fonction publique au Tribunal administratif du travail.
Le Président (M. Laframboise) : Commentaires?
Ça va? Est-ce que l'article 259 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 260.
Mme Duranceau : Nous sommes
dans les dispositions diverses et transitoires particulières :
«Dans toute loi, l'expression «en
appeler», conformément à l'article 33 de la Loi sur la fonction publique, est
remplacée par l'expression «exercer le recours prévu à l'article 33 de la Loi
sur la fonction publique».»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 260 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 261.
Mme Duranceau : «La
Commission de la fonction publique est dissoute sans autre formalité que celle
prévue au présent chapitre.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 261 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 262.
Mme Duranceau : «Le Tribunal
administratif du travail acquiert les droits et assume les obligations de la
Commission de la fonction publique à l'égard des fonctions qui lui sont
confiées par la présente loi. Il devient, sans reprise d'instance, partie à
toute procédure à laquelle elle était partie.
«Le Secrétariat du Conseil du trésor
acquiert les droits et assume les obligations de la Commission de la fonction
publique à l'égard des fonctions qui sont confiées au président du Conseil du
trésor par la présente loi.
«Le Commissaire à l'éthique et à la
déontologie acquiert les droits et assume les obligations de la Commission de
la fonction publique à l'égard des fonctions qui lui sont confiées par la
présente loi.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 262 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 263.
Mme Duranceau : La présidente
de la Commission de la fonction publique devient, le 1er avril...
14 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...2026, pour
la durée non écoulée de son mandat, membre du Tribunal administratif du travail
sans charge administrative affecté à la division de la... de la fonction
publique, au même traitement. En cas de renouvellement de son mandat, son
traitement ne peut toutefois dépasser le maximum de l'échelle de traitement
applicable aux membres du Tribunal malgré l'article 63 de la Loi instituant le
Tribunal administratif du travail et l'article 6 du Règlement sur la
rémunération et les autres... les autres conditions de travail des membres du
Tribunal administratif du travail.
Malgré le présent alinéa, la présidente de
la Commission de la fonction publique peut signifier son intention de ne pas
poursuivre son mandat à titre de membre du Tribunal administratif du travail,
auquel cas elle doit donner un préavis écrit au ministre du Travail et au
président du Tribunal au plus tard le 31 mars 2026. En ce cas, elle est
réintégrée parmi le personnel du ministère du Travail le 1er avril 2026 aux
conditions de travail qui lui sont applicables en cas de retour dans la
fonction publique.
Le Président (M. Laframboise) : Juste
pour clarification, là, le deuxième paragraphe, c'est : Malgré... les
premiers mots, c'est : «Malgré le premier alinéa». Vous aviez dit : Le
présent alinéa, là. C'est juste pour... vous n'avez pas besoin de relire, c'est
juste pour faire une clarification.
Questions, commentaires, M. le député de...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Vous avez un amendement?
M. Beauchemin : J'imagine que
vous avez un amendement pour les dates.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
Mme Duranceau : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
Mme Duranceau : Il faut que je
le lise, hein?
M. Beauchemin : Oui, c'est
important, c'est...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Allez-y.
Mme Duranceau : À l'article...
À l'article 263 du projet de loi :
1° remplacer, dans le premier alinéa, «1er
avril 2026» par «(indiquer ici le 1er avril 2026 ou, si cette dernière date est
antérieure à la sanction de la présente loi, le 1er octobre 2026)»;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa, «31
mars 2026» et «1er avril 2026» par, respectivement, «(indiquer ici le 31 mars
2026 ou, si cette dernière date est antérieure à la section de la présente loi,
le 30 septembre 2026)» et «(indiquer ici le 1er avril 2026 ou, si cette
dernière date est antérieure à la sanction de la présente loi, le 1er octobre
2026)».
Donc, l'amendement vise à repousser la
date à laquelle la présidente de la Commission de la fonction publique devient
membre du Tribunal administratif du travail ou est réintégrée parmi le
personnel du ministère du Travail, selon le cas, dans les cas où la loi était
sanctionnée après le 1er avril 2026.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article... l'amendement à l'article 263 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 263, tel qu'amendé, est adopté? Oui, question?
Donc...
M. Beauchemin : Oui. Merci. Donc,
pourquoi qu'on passe par ce processus-là, là, pour prendre l'institution du... de
la présidence de la commission pour le mettre dans... dans le tribunal? Pourquoi
qu'on le fait de cette façon-là?
Mme Duranceau : Pourquoi...
Versus quoi?
M. Beauchemin : Bien, juste
de simplement... On abroge, ça fait qu'on a juste... on n'a pas besoin de dire
que c'est la présidente, on... Ça, c'est l'institution qu'on transfère, pas la
personne, n'est-ce pas?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Oui, c'est ça.
Dans le fond, pour chacun...
M. Beauchemin : Ça, c'est
la... ça, c'est... c'est l'institution, mais ce n'est pas la personne qu'on
transfère?
Mme Duranceau : Non, c'est la
personne, ça, c'est... Au même titre que, tu sais, dans notre transfert des
employés de laboratoire de l'INSPQ vers l'INESSS, on prévoyait les conditions
de transfert des employés, bien là, ici, c'est la personne spécifiquement, c'est
la présidente...
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Puis les articles suivants, c'est le reste du personnel, là. Dans le fond,
on explique...
Le Président (M. Laframboise) :
...
M. Matteau (Philippe) : Oui.
Excusez-moi.
Le Président (M. Laframboise) :
...
M. Matteau (Philippe) : Pardon.
Dans le fond, c'est le premier article, ça fait que, chaque personne ou chaque
activité, on vient nommer où ils vont se diriger dans... soit au TAT ou au
Secrétariat du Conseil du trésor. C'est vraiment les règles où ils vont, si je
peux dire, atterrir, là, dans leurs fonctions.
M. Beauchemin : Oui. OK.
Mme Duranceau : C'est
conforme à ce qu'on a fait... c'est conforme à ce qu'on a fait pour tous les
autres transferts.
M. Beauchemin : Oui. Bien là,
c'est parce que, pour une raison que j'ignore, je croyais qu'ici ce qu'on
faisait, c'était vraiment l'institution et non l'individu, mais là vous me
confirmez qu'ici on parle de l'individu en tant que tel, la personne qui a le
rôle de présidente... de la Commission de la fonction publique.
Mme Duranceau : Non, non, bien
là, écoutez, on a commencé par faire les articles de loi qui touchaient le... l'entité
juridique, là on se... là c'est au niveau des employés.
M. Beauchemin : C'est ça.
Mme Duranceau : ...ça suit
son cours.
M. Beauchemin : Non, mais c'est
ça, mais vous me confirmez qu'on parle ici de...
Mme Duranceau : De la présidente,
de la personne.
M. Beauchemin : ...de la
personne.
Mme Duranceau : Oui.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 263, tel qu'amendé, est adopté.
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 264.
Mme Duranceau : Les autres
membres de la Commission de la fonction publique deviennent membres du Tribunal
administratif du travail affectés à la division de la fonction publique.
La durée du mandat prévue à l'article 57
de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail n'atteint pas les
mandats en...
Mme Duranceau : ...cours,
lesquels se continuent jusqu'à l'expiration du terme prévu ni les mandats
expirés.
Peut-être, mentionner, le deuxième alinéa
précise que la durée du mandat de cinq ans, prévue à l'article 57 de la
Loi instituant le Tribunal administratif du travail, ne s'applique pas aux
membres de la Commission de la fonction publique qui demandent... qui
deviennent membres du tribunal. Donc, ils poursuivent leur mandat jusqu'à
expiration. Après, ils seront potentiellement renommés.
M. Beauchemin : ...quand on
dit à la fin, on dit «ni les mandats expirés». Donc, qu'est-ce qu'on veut dire
exactement ici? Peut-être, c'est Mme Desbiens, là, qui peut me...
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça.
Le Président (M. Laframboise) :
...
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
M. le Président. En fait, c'est parce qu'on veut viser les mandats qui ne sont
pas expirés ou qui... Tu sais, on... Comment dire? Les gens vont transférer au
TAT puis il y a un article, 57 de la Loi sur le Tribunal du travail, j'espère
que je l'ai encore d'ouvert, qui dit... Ah, excusez, là, je me mêle dans mes
lois. C'est celui-là. C'est sûr qu'avec... «La durée du mandat d'un membre est
de cinq ans». Ça fait que là, l'article 57 ne va pas atteindre les mandats
qui sont en cours. Admettons que j'ai été nommé...
M. Beauchemin : Il y a un an.
Mme Desbiens (Geneviève) : C'est
ça. Ça fait que là, ça ne va pas être prolongé, là.
M. Beauchemin : D'une autre
année.
Mme Desbiens (Geneviève) : Ni
les mandats qui sont expirés, là. Donc, on... c'est pour la durée de leur
mandat, finalement.
M. Beauchemin : OK. Parce
qu'il y aurait des postes vacants. Parce qu'ici on parle de peut-être
potentiellement des postes vacants.
Mme Desbiens (Geneviève) : Bien,
c'est aussi pour transférer les fonctions, là, puis... Ça fait que, vu que les
membres du Tribunal administratif du travail sont nommés pour un mandat de cinq
ans, si ça faisait déjà deux ans que j'étais nommé, mais là je n'en reviens pas
à... à cinq ans, là.
M. Beauchemin : Oui. Non,
ça... ça, je le comprends. OK. Mais ce n'est pas des expirés, ça, c'est des
gens qui sont encore actifs. Ici, on parle encore une fois de personnes et non
de postes?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Encore... Oui.
M. Beauchemin : Bon. Donc, si
c'est le cas, quand on dit «ni les mandats expirés» dans le contexte où est-ce
qu'on a... Qu'est-ce qu'on vient rajouter en faisant ça? Parce que là, les
personnes n'existent... Les personnes ne sont plus là. Les mandats ne sont plus
là. Ils sont expirés.
• (14 h 10) •
Mme Duranceau : Oui, mais
non. Votre question est bonne, là, mais il y a... on va préciser, là, mais il y
a... il y aurait une personne dont le mandat expirait en décembre. Tout ça
était en cours, puis on voulait s'assurer de son transfert, peut-être.
M. Beauchemin : Il y a une
personne au Québec qui a une loi spécifique pour elle.
Mme Duranceau : Non, c'est il
faut... Il faut suivre chaque employé.
M. Beauchemin : Je te niaise.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Matteau.
M. Matteau (Philippe) : Donc,
c'est ça, il y a un juge administratif dont le mandat expirait en
décembre 2025. Puis, dans le fond, on a fait une passerelle pour lui pour
qu'ils le transfèrent. Donc, au lieu de refaire une nomination à la CFP avec
les emplois supérieurs, il a été convenu de procéder par loi pour son
transfert, où il va être... il va être mandaté à nouveau, là, comme membre de
la commission.
M. Beauchemin : Ça fait que
lui, il n'est plus couvert par ça. Il est déjà mandaté dans le... dans le...
dans le tribunal. Il a déjà une job dans le tribunal.
M. Matteau (Philippe) : Oui,
comme les autres commissaires, dans le fond. Les...
M. Beauchemin : Oui, mais ça
ne passe pas par ça, parce que lui, il est expiré par ça.
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Mais les autres vont être transférés aussi. Les autres membres de la
commission deviennent membres du tribunal, incluant lui avec le mandat expiré.
M. Beauchemin : Oui, mais le
juge expiré, là, si je peux dire de ça de cette façon-là. Cette personne-là a
déjà un mandat qui n'est pas couvert par ça.
M. Matteau (Philippe) : Exact.
Puis, dans le fond, ce qu'on... ce qu'on me dit...
M. Beauchemin : Dans le
tribunal.
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Ça fait qu'il est maintenu en fonction jusqu'à sa nouvelle nomination en
vertu de l'article 107 de la Loi sur la fonction publique. Donc, il est
maintenu dans ses fonctions à la Commission de la fonction publique
actuellement, en vertu de 107 de la Loi sur la fonction publique. Et comme son
mandat était expiré, mais on a fait une précision pour cette personne-là, là,
pour qu'il transfère comme les autres juges administratifs au Tribunal
administratif du travail.
M. Beauchemin : D'accord.
Mais je trouvais ça curieux la façon que c'était écrit.
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : ...est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Vous avez un amendement pour introduire 264.1.
Mme Duranceau : Bon.
Alors : Insérer, après l'article 264 du projet de loi, le
suivant :
264.1. Aux fins de l'application de
l'article 27 du Règlement sur la procédure de recrutement et de sélection
des personnes aptes à être nommées membres du Tribunal administratif du travail
sur celle de renouvellement du mandat de ses membres, au premier renouvellement
du mandat d'une personne devenue membre du Tribunal administratif du travail,
en application des articles 263 et 264 de la présente loi, les évaluations
annuelles de rendement incluent toute évaluation de rendement réalisée à
l'égard de la personne à titre de membre de la Commission de la fonction
publique...
Mme Duranceau : ...de plus,
aux fins de l'application de l'article 25 de ce règlement et de
l'article 58 de la Loi instituant le Tribunal administratif du travail, au
premier renouvellement d'un tel mandat, dont l'expiration est antérieure au 1ᵉʳ octobre
2026, le (indiquer ici le 31 mars 2027, ou, si la date de la sanction de
la présente loi est postérieure au 1ᵉʳ avril 2026, le 30 septembre
2027) tient lieu de date d'expiration du mandat.»
Donc, le premier alinéa de cet article
précise que les évaluations de rendement réalisées à l'égard d'une personne qui
exerçait les fonctions de membre de la Commission de la fonction publique
seront incluses dans son évaluation annuelle de rendement aux fins du premier
renouvellement de son mandat à titre de membre du Tribunal administratif du
travail.
Le deuxième alinéa prévoit qu'aux fins de
l'application du processus de renouvellement des mandats des membres de la
Commission de la fonction publique devenue membre du Tribunal administratif du
travail, dont l'expiration est antérieure au 1ᵉʳ octobre 2026, soit le
31 mars 2027, tiendra lieu de date d'expiration de leur mandat, soit le
30 septembre 2027, selon la date de la sanction de la présente loi.
C'est juste pour la continuité des
dossiers d'employés, là, pour qu'il n'y ait pas de questions qui se posent.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : Pouvez-vous
mettre ça dans des mots...
Mme Duranceau : ...tu étais à
la Commission de la fonction publique, tu as eu des évaluations de rendement de
C qui veut dire rencontre les attentes, tout le temps, bien, quand tu
transfères au tribunal, tu es encore quelqu'un qui rencontrait les attentes et
si tu étais quelqu'un qui ne les rencontrait pas, bien ton dossier négatif, il
continue de te suivre. Ce qui n'est pas une mauvaise chose.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 264... Est-ce que l'article... Est-ce que l'amendement qui
introduit l'article 264.1 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 265.
Mme Duranceau : Aux fins de
l'application de l'article 25 du Règlement sur la rémunération et les
autres conditions de travail des membres du Tribunal administratif du travail,
le nombre d'années de service continu à considérer dans le calcul de
l'allocation de transition d'une personne qui devient membre du Tribunal en
application de l'article 264 de la présente loi est celui depuis son
entrée en fonction comme membre de la Commission de la fonction publique.
Alors, comme on a dit tantôt, on n'efface
pas le passé. Et on a... l'allocation correspond à un mois de salaire au moment
du départ. Non, ça, ça n'a pas de...
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 265 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 266.
Mme Duranceau : Les personnes
qui deviennent membres du Tribunal administratif du travail en application de
l'article 263 ou 264 et dont les conditions de travail prévoient qu'elles
sont en congé sans traitement du secrétariat du Conseil du trésor deviennent,
pour la durée de leur mandat, en congé sans solde total du ministère du
Travail.
De plus, elles sont réputées posséder la
connaissance et l'expérience requises par l'article 52 de la Loi
instituant le Tribunal administratif du travail et réputées déclarées aptes aux
fins de l'application de l'article 53 de cette loi.
Bon, je vais... Oui. Le premier alinéa de
cet article prévoit que la présidente et les autres membres de la Commission de
la fonction publique, qui deviennent membres du Tribunal administratif du
travail et qui sont actuellement en congé sans traitement du Secrétariat du
Conseil du trésor, seront dorénavant en congé sans solde du ministère du
Travail. Alors là, ça relevait du trésor, mais... s'il y avait un congé sans
solde à la commission, ça relevait du trésor, s'il y a un congé sans solde au
tribunal, ça relève du ministère du Travail.
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Puis, dans les faits...
Le Président (M. Laframboise) :
M. Matteau. Excusez.
M. Matteau (Philippe) :
Excusez-moi, j'ai...
Le Président (M. Laframboise) :
Pas de problème.
M. Matteau (Philippe) : Oui,
là, je commence à être nerveux. Non, dans les faits, puis là, je suis en train
de valider, mais c'est lorsqu'il y a des nominations aux emplois supérieurs.
Donc, exemple, la présidente, si elle occupait des fonctions au secrétariat du
Conseil du trésor, elle est mise en congé sans solde du secrétariat du Conseil
du trésor pour occuper les fonctions à la CFP. Donc, comme elle s'en va au
tribunal administratif, dans le fond, son congé sans solde va être rattaché à
son ministère, qui est le ministère du Travail. Ça fait que c'est vraiment les
règles lorsqu'il y a des nominations aux emplois supérieurs. Dans le fond, la
personne nommée est en congé sans solde de l'emploi qu'elle occupait
précédemment, ça fait que c'est vraiment cet élément-là qui est prévu.
M. Beauchemin : Ça me paraît
logique. Mais, si on n'avait pas fait ça, qu'est-ce qui serait arrivé à ces
personnes-là? Je suis juste curieux, là.
M. Matteau (Philippe) : Bien,
dans les... Ma compréhension est à l'effet que son congé sans solde ou son
retour était prévu au SCT, mais comme elle n'est pas rattachée au SCT, on l'a
rattaché au ministère du Travail. Ça fait que je ne sais pas...
M. Beauchemin : Mais si on
n'avait pas fait ça, là, la personne sans solde serait restée à la charge du
Conseil du Trésor.
M. Matteau (Philippe) : Du Secrétariat
du Conseil du trésor, oui. Mais dans les règles, dans le fond, on rattache les
gens aux ministères qui relèvent de l'organisation.
M. Beauchemin : Où est-ce
qu'ils sont assignés, oui. Mais là, dans le cas où est-ce qu'on a justement
transféré...
19307
M. Beauchemin :...ça
au tribunal, bien...
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Donc, si elle n'est plus membre du TAT, éventuellement, bien, elle
reviendrait au ministère du Travail dans des fonctions différentes.
M. Beauchemin : Je comprends.
OK. C'est beau.
Mme Duranceau : Et non au
Trésor.
M. Matteau (Philippe) :
Exact.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. Donc... et juste en passant, M. Matteau, ce n'est pas contre vous,
c'est que, si je ne vous donne pas le droit de parole, votre micro n'est pas
allumé. Et vu que vous n'êtes pas membre de la commission, vu que vous n'êtes
pas membre de la commission, ils n'ouvrent pas votre micro. C'est juste ça.
Donc, est-ce que l'article 266 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 267.
Mme Duranceau : Les employés
de la Commission de la fonction publique deviennent, sans autre formalité, les
employés du secrétariat du Conseil du trésor, sauf :
«1° les employés affectés aux activités de
surveillance et aux greffes, identifiés par le président du Conseil du trésor
au plus tard le 31 mars 2026, qui deviennent des employés du Tribunal
administratif du travail;
«2° les employés qui appartiennent à la
classe d'emploi des conseillers en communication, qui deviennent des employés
du ministère du Conseil exécutif;
«3° les employés qui appartiennent à la
classe d'emploi des avocats et notaires, qui deviennent des employés du
ministère de la Justice.»
Alors, c'est comme ça que ça fonctionne.
Communication, on l'a déjà vu, ça relève du ministère du Conseil exécutif. Les
avocats relèvent de justice puis les autres qui s'en viennent au Trésor
relèvent le Trésor.
M. Beauchemin : ...quand
c'est la Commission, si on avait besoin d'avocats, on les avait à même la
Commission.
Mme Duranceau : Bien là,
comme la Commission était indépendante, c'était à l'intérieur de la Commission.
Mais sinon, dans tous les ministères, tous les avocats relèvent... c'est
«direct report» à Justice... dans ton ministère.
M. Beauchemin : D'accord. Je
comprends. OK. C'est correct.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article... Vous avez un amendement à 267. Allez-y, Mme la ministre.
• (14 h 20) •
Mme Duranceau : C'est ça,
pour la date, là, encore une fois, ici. Ça fait que : Remplacer, dans le
paragraphe 1 de l'article 267 du projet de loi, «31 mars 2026»,
par «indiquer ici le 31 mars 2026», ou, si cette date est antérieure à la
sanction de la présente loi, ce sera le 30 septembre 2026.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Est-ce que l'amendement à l'article 267 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 267, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 268.
Mme Duranceau : «Toute
affaire pendante devant la Commission de la fonction publique et constituée
devant la division de la fonction publique du Tribunal administratif du travail.
Les affaires dont l'audition avait déjà été entreprise ou qui sont prises en
délibéré sont continuées et décidées par le même membre de la Commission de la
fonction publique devenu membre du Tribunal administratif du travail, en
application de l'article 264. Le cas échéant, il en va de même des
affaires confiées à une formation de plus d'un membre devenue membre du
Tribunal administratif du travail.»
Ça fait qu'on prévoit la continuité des
dossiers. On aurait pensé que ça aurait été...
M. Beauchemin : ...naturel.
Mme Duranceau : ...que ça
aurait été naturel, mais non, il faut le prévoir dans la loi.
M. Beauchemin : OK. C'est-tu
déjà arrivé, de par le passé, qu'on ne l'ait pas prévu puis que, là,
soudainement, ces gens-là ont perdu leurs dossiers?
Mme Duranceau : Me
Desbiens...
Le Président (M. Laframboise) :
Me Desbiens.
Mme Duranceau : Le bien-fondé,
là, d'être obligé... d'être obligé de préciser ça, là, c'est un peu comme le
transfert des actifs puis les passifs peut-être, là.
M. Beauchemin : Il y a-tu
jurisprudence que, de ne pas l'avoir prévu, ça allait créer un capharnaüm?
Mme Desbiens (Geneviève) : Là,
vous allez m'excuser, vous allez répéter la question, parce que j'étais en
train d'envoyer un amendement. Vous me prenez sur le fait, là.
M. Beauchemin : Non, non, il
n'y a pas de souci. Ça fait que, là, l'article 268, qu'est-ce qu'il est en
train de faire, c'est en train de transférer les... aux personnes qui se font
transférer de la commission au tribunal les mandats sur lesquels il ou elle
travaille actuellement. Ma question, c'était : Bien, OK, j'aurais pris ça
pour acquis que ça soit fait, mais qu'est-ce qui arriverait si on ne l'avait
pas fait? Puis j'imagine que la raison pour laquelle on le décrit, c'est que ça
a dû se passer dans le passé, ça a dû arriver dans le passé, puis si c'est
arrivé dans le passé, c'est parce que, justement, on a recommencé à zéro, on a
donné à quelqu'un d'autre des mandats qui étaient à d'autres, etc., etc.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Gabrielle) : Merci,
M. le Président. En fait, on le prévoit, on l'a prévu partout dans le projet de
loi. Souvent, on va dire que les droits et obligations vont être transférés,
ici, ce n'est pas des droits et des obligations, c'est des affaires en cours.
Donc, si on ne le mettait pas, on aurait un amendement pour le mettre, c'est
certain, parce que les affaires tomberaient, et on a une dissolution de la
commission, les membres sont transférés, et les dossiers, si on ne dit pas
qu'ils sont transférés, bien, il y a comme un vide juridique. Ça fait qu'on le
prévoit, on assure la sécurité juridique, la sécurité des personnes aussi qui
sont visées par...
M. Beauchemin : C'est juste
que je le vois, je trouve ça comme... il me semble, à la base, évident, mais je
comprends maintenant pourquoi...
M. Beauchemin : ...puis là je
me questionne. Quand on a fait l'INESSS, l'autre fois, on avait-tu ça?
Mme Duranceau : ...
Une voix : Je vais vous
donner l'article si vous voulez.
Mme Duranceau : ...tu
fusionnes ou tu... quand tu liquides, tu sais, ça remonte, tu sais, comme...
parce que c'est l'entité juridique qui est intégrée, là...
M. Beauchemin : ...32?
Mme Desbiens (Geneviève) : 39
du projet de loi, les droits, les obligations de l'INSPQ, autres que certains,
là, parce qu'on envoyait certaines choses à Santé Québec... deviennent ceux de
l'INESSS, et ce dernier, l'INESSS, devient, sans reprise d'instance, partie à
toute procédure à laquelle était partie l'INSPQ. Donc, on le prévoit
systématiquement, on l.a fait pour toutes les fusions d'organismes, tous les
organismes qui ont été dissous, on a envoyé des documents, parce que, pour les
archives, pour les procédures, pour des recours éventuels, il faut que
quelqu'un... quelqu'un puisse récupérer les documents. Donc, on le prévoit
systématiquement pour ne pas être dans de l'interprétation puis essayer de
savoir qui va s'occuper de quoi. On le met, sécurité juridique, sécurité des
personnes.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 268 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 269.
Mme Duranceau : «Toute
enquête en cours de la Commission de la fonction publique est continuée par la
division de la fonction publique du Tribunal administratif du travail.»
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 269 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 270.
Mme Duranceau : «Malgré
toutes les dispositions incompatibles jusqu'à l'adoption de règles qui sont
applicables à la division de la fonction publique du Tribunal administratif du
travail, conformément à l'article 105 de la Loi instituant le Tribunal
admiratif du travail, les règles de preuve et de procédure qui étaient
applicables aux recours exercés devant la Commission de la fonction publique
demeurent applicables aux affaires qui relèvent de la division de la fonction
publique du tribunal.»
Donc, transfert, maintien des règles de
preuve et de procédure.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 270 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Là, suspension?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Allons-y. On change l'équipe...
(Suspension de la séance à 14 h 26)
(Reprise à 14 h 32)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
avant la suspension, nous en étions rendus à l'article 271. Mme la
ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
on change de sujet, M. le Président. Là, on passe au Tribunal administratif des
marchés financiers. L'entente sur les services administratifs, qui est à sa
section I, et ça touche la Loi sur la justice administrative.
Alors, la Loi sur la justice
administrative est modifiée par l'insertion, après l'article 86 du
suivant :
86.1. Le Tribunal, selon les modalités
établies par entente entre le ministre et le ministre des Finances, sous
réserve du paragraphe 2°, du deuxième alinéa de l'article 97, fourni
au Tribunal administratif des marchés financiers, des services administratifs
nécessaires à ses activités.
Donc, ce qu'on dit ici, c'est que
l'article prévoit que le Tribunal administratif du Québec fournit des services
administratifs au Tribunal administratif des marchés financiers. Alors, le
ministre de la Justice et le ministre des Finances détermineront, par entente,
les modalités de ces services administratifs. Donc, ce qui se passe, c'est que
le tribunal... le Tribunal administratif des marchés financiers, il y a
19 personnes là-dedans, dont sept personnes qui font... qui s'occupent des
aspects administratifs. Et, des fois, à certains égards, il manque de redondance,
là, si quelqu'un n'est pas là, tout ça. Alors que le Tribunal administratif du
Québec, lui, il a toutes les infrastructures administratives requises pour
faire ces... rendre ces services-là. Donc là, parce que, dans la Loi sur la
justice administrative, c'est ça, là on prévoit de comment embaucher ces
personnes-là et qui travaillent à quoi, là on est obligé de venir modifier
cette loi-là pour qu'il y ait une entente qui interviennent entre Justice puis
Finances, pour que Finances...
14 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...l'équipe du
côté des finances puisse rendre les services administratifs, tout simplement, au
tribunal... c'est l'inverse. Que justice puisse rendre les services à finances
dans ce cas-là. Le Tribunal administratif du Québec va rendre des services au
Tribunal administratif des marchés financiers. Il faut le prévoir par la loi, chose
qui aurait pu être gérée entre deux ministères. Mais non, comme c'est dans la
loi, il faut venir le permettre, alors, c'est ce qu'on fait ici. À court terme,
les sept employés qui sont dans la fonction publique sont transférés à l'autre
entité. Donc, tu sais, ils conservent leur emploi. Par contre, à un moment
donné, il y a des postes qui ne seront pas remplacés au niveau du Tribunal
administratif du Québec. Donc, tu sais, graduellement, il y a de la... il y a
de l'attrition qui va se faire. Donc, années un, pas d'économie, années quatre,
années trois peut-être que... Là, ça va commencer à se matérialiser. Mais on n'a
pas le choix de faire ce... de le faire administrativement.
Le Président (M. Laframboise) :
Député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui. Donc on
est dans un nouveau chapitre. Je ne sais pas combien de pages fait le chapitre,
mais on est dans un nouveau chapitre, il y a plusieurs sections. Ce chapitre-là,
en termes d'économie, là vous m'avez parlé spécifiquement du cas présent, là,
mais là on a passé à travers le premier chapitre, on s'est rendu compte qu'en
termes d'etc., là, ETC, il n'y avait pas eu énormément d'économies qui avaient
été faites là-dessus. Qu'en est-il dans le cas présent pour ce chapitre-là? Est-ce
qu'on a un estimé de combien d'ETC on va pouvoir économiser? Est-ce que... même
si je comprends l'hypothèse que vous venez de nous dire, là, ça va venir par
attrition naturelle éventuellement, j'assume que ce qu'on a fait, c'est qu'on a
regardé le profil de l'attrition future pour c'est-à-dire 2028, 2029, tu sais,
j'ai 2 %, 3 % de la main-d'œuvre qui part, etc., etc. Est-ce qu'on a
fait donc cette étude préalable pour pouvoir, tu sais, justifier ça, pour le
dire? Parce que, dans le fond, l'objectif ici, là, c'est, oui, l'imputabilité,
mais c'est aussi d'être capable de pouvoir trouver, là, des efficacités, accroître
l'efficacité de l'État, là. Ça fait que l'efficacité d'État, c'est réduction du
nombre de...
Mme Duranceau : Bien, c'est...
c'est surtout utiliser notre personnel à, tu sais, capacité complète, là. Là,
on a des gens, soit... soit qu'il nous manque de personnel dans le Tribunal
administratif des marchés financiers...
M. Beauchemin : Oui, moi, j'y
vais plus high level chapitre II, là.
Mme Duranceau : Ah! pour l'ensemble
du chapitre deux. Bon, le chapitre II, il porte sur le Tribunal
administratif des marchés financiers, ça fait que je dis : Il y a sept
personnes qui sont transférées. Mettez-les, si vous voulez, à 100 000 par
personne, c'est 700 000 à terme s'ils sont plus là. Là, c'est des employés
non administratifs, là, je ne suis pas sûr qu'on est de l'ordre de 100 000
par année, mais... tu sais, encore là, là, je ne suis pas en train de me péter
les bretelles que c'est des affaires qui sauvent des...
M. Beauchemin : ...bretelles
depuis le début, là.
Mme Duranceau : Des mini
bretelles, mais j'ai des bonnes bretelles cumulativement.
M. Beauchemin : Ceci étant, il
faut qu'il y ait en place comme une structure pour comme empêcher que ça soit...
qu'il y ait un remplacement de ces postes-là. Lorsque les gens prennent
retraite, c'est attrition automatique ou...
Mme Duranceau : Ça, c'est la
présidente du Conseil du trésor qui surveille les ETC de manière générale dans
toute la fonction publique, puis qui... qu'il y a... actuellement, il y a un
gel de recrutement, donc tu ne peux pas aller recruter à l'externe, puis gel d'embauche
entre les ministères. Ça fait que là, un moment donné, les postes ne sont pas
comblés.
M. Beauchemin : Mais là, c'est
le cas actuellement, parce qu'on est en retour vers l'équilibre budgétaire.
Mme Duranceau : Puis on a une
gestion rigoureuse.
M. Beauchemin : C'est nouveau,
là, mais on en arrive là parce qu'on a fait ce qu'on a fait, là. Mais, ceci
étant, le cadre de la Loi sur le retour à l'équilibre budgétaire force ces
actions-là, ça, je le comprends.
Mme Duranceau : Bien, c'est
aussi dans une perspective d'efficacité de manière générale, là, je pense qu'il
faut... Tu sais, on va se questionner, là, sur l'imputabilité, puis... Je pense
qu'il y a un changement de culture qui s'inculque puis qui s'opère.
M. Beauchemin : Mais,
justement, pour s'assurer que le changement de culture se fasse. C'est ça, mon
point exact, ici là, lorsque des sept personnes vont...
Mme Duranceau : Quitter.
M. Beauchemin : Quitter. Automatiquement,
on ne les remplace pas, là.
Mme Duranceau : Automatiquement,
on ne les remplace pas. Puis les fonctions ne sont plus où elles étaient, elles
sont transférées par entente de l'autre bord. Mais là, après ça, évidemment, tu
sais, c'est... c'est le choix du dirigeant... c'est le premier dirigeant qui va
être responsable de ça...
Mme Duranceau : ...mais après
ça, il n'y a pas... il n'y a pas un nombre d'ETC ni un budget infini, alors il
va être obligé de se gouverner en fonction de ça. Puis, nous, on sait très bien
qu'on a transféré cet ETC, ça fait que tu n'as pas plus de budgets que les
18... pas les 18, les 11 qu'ils te restent, là. J'ai de la misère. Les 12.
M. Beauchemin : Ça fait qu'il
y avait 18... Il y en avait 18, dont 11 ou 12 qui...
Mme Duranceau : 19 moins sept,
12.
M. Beauchemin : OK, donc il y
en a 12 qui sont...
Mme Duranceau : Ça qu'il va y
avoir du budget pour 12.
M. Beauchemin : Pour la suite
des choses. OK, mais ces 12-là, ce n'est pas redondant? Il n'y a aucune
redondance dans ceux-là?
Mme Duranceau : Bien, là, ce
n'est pas administratif, là, ça fait que je présume... Ce qu'ils font spécifiquement,
là, il faudrait que je me réfère au sous-ministre adjoint aux finances à mes
côtés.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
nommez, s'il vous plaît, et vous présentez.
Une voix : Alors, bonjour...
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement, est-ce qu'il y a consentement?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement, allez-y.
M. Audet (Steeve) : Alors,
Steeve Audet, sous-ministre adjoint par intérim des politiques relatives au
secteur financier et au droit corporatif au ministère des Finances. Donc, les
12 autres personnes, bien, on retrouve des membres du tribunal, donc ceux
qui rendent des décisions pour le secteur financier, donc, la présidente et des
membres. Et on retrouve aussi la Direction des affaires juridiques, le
secrétariat et les affaires juridiques qui vont soutenir les membres du
tribunal. Donc, ce n'est pas redondant. On a besoin de ces membres-là pour
rendre les décisions ainsi que la Direction des affaires juridiques pour
supporter dans toutes les recherches et dans toute la rédaction des décisions.
Les sept membres... les sept personnes qui quittent, c'est vraiment ressources
financières, humaines, matérielles et informatiques.
• (14 h 40) •
M. Beauchemin : ...
M. Audet (Steeve) : Pardon,
je n'ai pas compris.
M. Beauchemin : Ceux-là, il y
a de la redondance.
M. Audet (Steeve) : Oui,
bien, en fait on avait, par exemple, deux personnes qui s'occupent des
ressources humaines, deux personnes qui s'occupent de l'informatique. On avait
deux personnes qui s'occupent des ressources financières. Donc, à travers tout
ça, est-ce que ces personnes-là sont occupées à temps plein? Pas
nécessairement, parce qu'étant donné le volume, ce n'est pas un gros organisme,
le TAMF, on parle de 19 employés. Donc là, en s'en allant au niveau du
TAQ, bien, ils vont être avec une masse, et il y aura effectivement des
économies à moyen terme, là, une fois que le tout va être imbriqué ensemble.
M. Beauchemin : Puis je suis
curieux, là, on a des personnes, c'étaient des doublons dans le sens que... à
cause de la façon que c'était fait, là, comment qu'on décide qui, qui reste
deux personnes qui font de la job identique, est-ce qu'il y a un jugement qui est
porté sur l'efficacité de la personne, c'est la meilleure qui gagne ou...
Mme Duranceau : Bien là, ça va
faire l'objet de discussion plus tard, mais, tu sais, il demeure que là, dans
la mesure où la personne a un statut permanent dans la fonction publique, elle
reste. Là, après, si on dit : Bien là, ce poste-là est en double, je n'ai
pas de travail pour toi, mais là il y a la notion de mise en disponibilité qui
vient s'appliquer. Alors, on regarde ancienneté équivalente ailleurs dans la fonction
publique, tu sais, poste équivalent.
M. Beauchemin : ...avant de se
rendre à cette étape-là, avant de décider : Toi, je te mets sur la
tablette ou versus toi, tu travailles, là, cette décision-là est basée sur quel
critère, qui, qui reste au travail?
Mme Duranceau : Bien, j'ose
espérer que... bien, c'est l'ancienneté, hein...
M. Audet (Steeve) : Bien, ça,
ça va être plus Me Desbiens.
Mme Duranceau : ...je pense
que c'est l'ancienneté qui va... La performance ou l'ancienneté?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Généralement...
Le Président (M. Laframboise) :
Me Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) :
...merci, M. le Président. Je m'excuse. Généralement, la sélection naturelle va
s'opérer. Des fusions, on en vit depuis très, très longtemps. Oui, des fois, on
se retrouve avec deux personnes qui vont faire la même chose. Comme le
sous-ministre le disait, au TAQ, l'équipe est grande. Ils ont peut-être des
besoins, donc, il n'y aura peut-être pas matière à faire une telle sélection.
Et, en bout de piste, avec les retraites, avec le choix des gens d'aller
voir... d'exercer d'autres fonctions ailleurs, les enjeux de... dédoubler les
personnes qui font la même chose, on ne les rencontre pas vraiment.
M. Beauchemin : C'est
intéressant ce que Me Desbiens nous dit, parce que c'est un petit peu
ambivalent par rapport à ce que vous nous avez dit, là, pas que j'aime ça, vous
mettre en porte-à-faux, mais juste... juste pour qu'on soit clair, là, OK, je
n'ai aucun plaisir à le faire, OK. Mais juste pour qu'on soit clair, est-ce que
c'est des doublons ou ce n'est pas des doublons? Parce que, si c'est des
doublons, bien... Donc, moi, ma question c'est de savoir : Comment qu'on
choisit entre personne A ou personne B, qui, qui reste sur la job puis qui, qui
est tabletté ou en attente d'une ouverture quelque part dans la machine, là.
Mme Duranceau : Bien, je vais
répondre au meilleur de ma connaissance, là. Tu sais, le premier dirigeant va
regarder ce qui s'en vient chez lui, puis il va faire l'évaluation de ce qu'il
a à livrer comme mandat, puis il va regarder la qualité des gens qui sont là.
Mais je pense que, si on est en présence...
Mme Duranceau : ...employés
qui sont syndiqués, ce qui prime, c'est la convention collective, puis ça va
être l'ancienneté. D'où l'importance... ça me permet de parler de ça, d'où
l'importance, par ailleurs aussi d'évaluations qui sont... qui sont faites de
manière rigoureuse et attentionnée.
M. Beauchemin :
...performance.
Mme Duranceau : Les
évaluations de performance annuelles, oui, parce que, si, depuis toujours, tu
donnes une évaluation de performance dont exceptionnelle, puis que, là,
finalement, tu es pris avec quelqu'un qui ne correspond pas à la fameuse
évaluation complaisante que tu lui fais, bien, ton dossier, il n'est pas monté
pour dire : Écoute, ça ne fonctionne pas, tu sais, alors donc tu ne peux
pas... C'est parce que, dans le fond, les règles pour mettre quelqu'un à la
porte sont les mêmes dans le privé que dans le public, il faut que tu montes un
dossier puis... pour juste... c'est quoi, congédiement pour cause juste et
suffisante. Ça existe, ça aussi. Mais, si tu n'as jamais fait d'évaluation de
performance conséquente, bien, tu ne seras pas capable.
M. Beauchemin : Bien, c'est
pour avoir passé à travers plusieurs fusions, quand tu fusionnes, là, tu...
Mme Duranceau : Oui, mais là
on n'a pas la notion de dire : J'ai coupé le poste, merci, bonjour.
C'est : le poste est coupé ou on n'a pas besoin de deux personnes qui font
exactement ce type de travail de technicien ou, peu importe, et là il y a...
c'est la notion de mise en disponibilité, ça revient au Trésor, puis là nous,
on regarde où, hein, je pense que c'est comme ça, où on peut redéployer dans la
fonction publique. Ça fait que c'est pour ça que ce n'est pas automatique, tu
sais, c'est... D'où l'importance d'avoir un processus, de toujours remettre en
question, puis d'efficacité, c'est fastidieux, là, on le voit, c'est quoi,
comme projet de loi, mais avant que ça... tu sais, que ce soit un effet
monétaire important, je veux dire, il y a du temps qui s'écoule, là.
M. Beauchemin : ...il était
en place en 2014, 2018.
Mme Duranceau : Quoi?
M. Beauchemin : Le processus
de s'assurer d'une vérification des programmes, et tout, pour s'assurer que
c'était efficace, justement. Ça fait que ça existait déjà. Ça a été aboli en
2018, là, quand le gouvernement, en passant, FYI, là, pour la petite histoire.
Où est-ce que je veux en venir, par exemple...
Mme Duranceau : ...pas des
structures.
M. Beauchemin : ...dans mon
suivi de questions, c'est plus...Me Desbiens nous a dit que ce n'est pas un
automatique. On parlait spécifiquement de ça ici, là. Donc, Me Desbiens disait
que ce n'était pas un automatique... comme quoi que, bien, tu sais, si tu as un
doublon, parfait. Donc, finalement, il y avait une justification, peut-être, de
les garder, c'est ça, un peu, là?
Le Président (M. Laframboise) :
Me Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Si
vous me permettez, Mme la ministre et moi, on disait à peu près la même
affaire, dans le sens où elle disait elle-même : Le gestionnaire va faire
un état de son groupe, et on va voir ce qu'on a besoin. Ça fait que le doublon,
il n'aura peut-être pas lieu, c'est ce que moi, je voulais dire. Et, oui, Mme
la ministre avait encore raison sur le fait qu'on va appliquer la convention
puis on va y aller par ancienneté, mais ça, c'est dans la mesure où on peut
aussi proposer à des gens qui ont déjà manifesté leur souhait d'aller ailleurs,
la possibilité de faire un changement. Donc, c'est pour ça que je disais :
On ne va peut-être pas en arriver à être obligé de dire à quelqu'un de s'en
aller, parce que la sélection naturelle, si je peux m'exprimer ainsi, va
s'opérer d'elle-même.
Puis, comme vous dites, on en a vécu, des
fusions, là, on en vit encore, nous, là, puis on en fait de manière
administrative avec la nomination des ministres puis les charges qu'ils peuvent
avoir ou pas. Donc, il y a des gens qui ont... qui sont amenés à se déplacer
d'un ministère à l'autre. Prenons l'exemple du MELCC, du ministère de
l'Environnement, quand ils ont récupéré la Faune, ces gens-là sont partis des
Ressources naturelles, ils sont allés au ministère de l'Environnement, donc,
même chose à l'Économie, qui s'est fait donner l'Énergie... bien, qui s'est
fait donner, qui a eu la charge de s'occuper de l'Énergie? Ces gens-là sont
déplacés. Oui, dans le cas de secteurs précis, c'est le groupe qui est déplacé,
mais, dans le cas d'avocats, nous, on est tous au ministère de la Justice, donc
là, on se fait offrir ou, sinon, on se fait désigner, puis là, dépendamment,
ils vont regarder : toi, tu exerces quoi, comme fonction? Es-tu plus
spécialisé dans telle matière ou telle autre matière? Puis on va y aller par
ancienneté.
M. Beauchemin : ...dans le
contexte où est-ce que, justement, Mme la ministre, tout à l'heure, nous
disait : Il y a un gel d'embauche, là, en ce moment, là, puis il n'y a pas
de transfert entre ministères, comment ça fonctionne dans ce cas-ci? Si,
justement, on en arrive à dire : Bien, tu sais, on avait sept personnes
qui étaient au Tribunal administratif...
M. Beauchemin : ...tribunal
des... C'est ça, le Tribunal des marchés financiers. Puis là on les merge au
Tribunal du Québec, puis ces personnes-là, bien, sûr, doublon relatif, là,
disons, OK? C'est... c'est ce qui était la prémisse initiale. Puis là on
dit : Bon, bien, OK, on va les replacer dans la machine. Mais comment
qu'on le fait, ce replaçage-là, dans le contexte où est-ce qu'il y a un gel
d'embauche, puis on n'a pas de permission d'envoyer les gens dans...
Mme Duranceau : Le Trésor est
toujours dans la flexibilité. Alors, quand il y a des besoins, on peut
permettre certains... certaines embauches pour être capables...
M. Beauchemin : Le Trésor est
dans la flexibilité. D'accord.
Mme Duranceau : ...mais... de
faire rire tout le monde. Mais... Non, non, mais il y a quand même... il y a...
C'est... c'est... Il y a gel d'embauche, mais tu as le droit de demander une
dérogation au Trésor. Alors, ça peut... Puis aussi on prend... on prend acte de
tous les... toutes les mises en disponibilité. Puis nous, on ne veut pas qu'il
y a des gens qui soient finalement payés à ne rien faire, alors on s'assure de
redéployer selon les besoins qui sont... qui sont énoncés par les... les
ministères.
M. Beauchemin : Oui, parce
que là, actuellement, la situation est-ce qu'on a... Je m'excuse, c'est le
terme, doublon, là, pour... pour la simplifier, là. On a... Ces sept
personnes-là qui... qui font la même job que sept autres qui sont déjà au
Tribunal du Québec, si on les... si on ne les replace pas quelque part d'autre
dans... dans l'ensemble du ministère, bien, ces gens-là vont rester dans un
bureau vide à ne rien faire, c'est ça?
Mme Duranceau : Là,
premièrement, il y a des services additionnels qui sont offerts par le Tribunal
administratif du Québec. Donc...
M. Beauchemin : Est-ce que le
Tribunal administratif du Québec cherche à combler des... des postes?
Mme Duranceau : Là,
honnêtement, vous allez dans un niveau de détail qui dépasse, je pense, la
pertinence.
M. Beauchemin : Non, mais
c'est parce que je suis la conversation.
Mme Duranceau : On n'est plus
stratégiques, là, dans l'histoire. Là, on est comme qu'est-ce qui va faire le
gars avec ces sept postes, là?
M. Beauchemin : Oui, vous
amenez la conversation à il y a d'autres tâches à faire. Ça fait que des
tâches, donc...
Mme Duranceau : Bien non,
mais on ajoute, il y a... il y a des services à rendre. Est-ce que les gens
déjà présents au Tribunal administratif du Québec étaient suffisants? On pense
que oui pour plusieurs des tâches. Il y en a-tu que...
• (14 h 50) •
M. Beauchemin : Mais ce n'est
pas 100 % des doublons, donc.
Mme Duranceau : Bien, ce
n'est pas 100 % des doublons, mais là, tu sais, je ne le sais pas, moi, la
description de tâche spécifique. On pense juste qu'il y a une opportunité
d'économie puis d'efficience de regrouper ces... Mutualisation de services,
c'est ça, l'idée, là.
M. Beauchemin : ...entièrement.
Mais moi, ma question, là, parce que je pense que vous devinez...
Mme Duranceau : C'est quoi,
votre question?
M. Beauchemin : Je pense que
vous devinez où est-ce que je m'en vais, là, OK.
Mme Duranceau : Que ça ne
donne pas grand-chose?
M. Beauchemin : On a-tu fait
une étude d'impact pour savoir vraiment si...
Mme Duranceau : Mais je n'ai
pas besoin d'étude d'impact pour savoir si sept personnes font la même chose
que sept autres, il y a... il y a moyen de mutualiser, là.
M. Beauchemin : Bien là,
c'est ça, mais là plus on en discute plus on se rend compte qu'il y en a qui ne
font peut-être pas...
Mme Duranceau : Ça fait que
c'est quoi votre proposition? On ne fait rien?
M. Beauchemin : Non, ma
proposition, c'est de savoir combien on va économiser. Ma question est simple,
là.
Mme Duranceau : Bien, sept
ETC à 50 000 $ à 110 000 $ par année, ça va donner ça.
Puis, c'est un petit organisme qui avait peu de ressources, là, il va être
desservi par un organisme plus solide, je ne sais pas combien il y a de ECC, et
ça va permettre d'automatiser certains processus, de faire les choses plus
efficacement parce qu'on mutualise au sein de l'entité qui est la mieux équipée
pour... Puis, c'est... c'est ça. Alors là, je pense que j'ai assez parlé de sept
ETC.
M. Beauchemin : Mais je
comprends, je comprends que c'est fatigant de... de répondre aux questions, là,
Mme la ministre, mais, tu sais, je pense que le problème, c'est que j'entends
la cassette depuis... depuis qu'on est là-dessus, là, qui est ce... le projet
depuis le début. On n'a pas de réponses précises à savoir c'est quoi,
l'économie. On n'a pas quantifié. On n'a pas ces chiffres-là.
Mme Duranceau : ...réponse
précise, vous riez de moi.
M. Beauchemin : Bien non,
je... Voyons donc!
Mme Duranceau : Alors là...
M. Beauchemin : Moi, je les
additionne, les ETC, comme elle dit depuis le début, là.
Mme Duranceau : Bon, bien,
tant mieux, on va avoir un chiffre à la fin, on va voir si on a le même. Ça
fait que...
M. Beauchemin : Mais c'est
pour ça que...
Mme Duranceau : Il y en a,
une économie de ETC, mais je ne veux pas faire de ce projet de loi là un
porte-étendard de couper un nombre de ETC x. Ça va résulter en une économie de
ETC parce qu'on va être plus efficaces, parce qu'on réduit des structures,
parce qu'on enlève des rapports, parce qu'on libère du temps, puis les gens
vont pouvoir faire d'autres choses. Mais le titre, là, ce n'était pas réduction
de ETC avec le PL 7, là, c'était de l'efficacité.
M. Beauchemin : Réduire la
bureaucratie, accroître l'efficacité.
Mme Duranceau : C'est en
plein ça. Donc, je veux qu'on arrête de parler d'enlever 0,3 ETC puis sept ETC.
Ce que je veux, c'est qu'ultimement tout le monde soit plus efficace.
M. Beauchemin : Moi, je veux
dans la même lignée que vous, là. Moi, ce que je veux, c'est qu'on les
additionne.
Mme Duranceau : Donc, on peut
passer au prochain appel.
M. Beauchemin : Je veux qu'on
les additionne. Je veux savoir c'est quoi, le chiffre.
Mme Duranceau : Bien, on va
le savoir à la fin.
M. Beauchemin : Puis, moi,
quand... Bien, c'est parce que quand je mets... je me mets dans la tête d'un
gestionnaire, là, OK...
M. Beauchemin : ...privé.
Quand on est pour mettre de l'argent au batte, là, pour s'assurer qu'on a un
investissement qui va être rentable, on fait une analyse d'impact. Là, ici, on
est parti avec plein de bonnes idées...
Mme Duranceau : Vous êtes bureaucrate,
là, M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Pardon?
Mme Duranceau : Vous êtes un
peu bureaucrate, là. Une analyse d'impact pour mutualiser sept ETC, là...
M. Beauchemin : Il n'y a
aucun actionnaire d'aucune business privée qui va accepter qu'on prenne du
capital d'une entreprise... à parier sans avoir fait une analyse d'impact.
Mme Duranceau : Bien, sept
ETC...
M. Beauchemin : Je m'excuse,
là, OK, mais là-dessus, dans le monde privé, là, le capital, vous le savez
aussi bien que moi... le capital, il est utile, analysé, préservé. On s'assure
que, justement, on le met à bon escient.
Mme Duranceau : Je veux dire,
ce n'est pas compliqué, là, c'est sept ETC, mettez-les à 85 000 $...
Le Président (M. Laframboise) : On
va laisser M....
Mme Duranceau : Ah! j'ai coupé
la parole.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, c'est ça, on va laisser M. s'exprimer.
M. Beauchemin : Il y a sept
ETC, mais là ce n'est pas sept ETC, c'est une moitié d'ETC, on ne sait pas...
C'est ça, l'affaire qu'on dit depuis le début. Vous me dites qu'il y a des...
Mme Lachance : ...
M. Beauchemin : Je peux-tu
juste finir ce que j'ai à dire?
Mme Lachance : ...
M. Beauchemin : On est sur le
sujet! On est sur le sujet des sept ETC depuis tantôt.
Mme Lachance : ...
M. Beauchemin : M. le
Président, ça, c'est...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. S'il vous plaît, Mme la députée de Bellechasse. Il y avait un échange,
puis la... la ministre y participait, donc le sujet était accepté par la
ministre. Allez-y.
M. Beauchemin : Je comprends,
là, que les collègues veulent se rendre utiles, mais la réalité, là, OK... On
va... on va tout de même penser, ici, depuis le début...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, oui, ça... Vous ne pouvez pas prêter d'intentions non plus, M. le député,
là. C'est ça?
M. Beauchemin : On va...
Depuis le début, ce qu'on essaie de faire, c'est d'obtenir des chiffres précis,
le plus possible, de la part du gouvernement. Depuis le début, on est devant un
processus d'analyse d'un projet de loi qui est un exercice en réponse à des
années de critiques comme quoi que le gouvernement avait laissé faire. Depuis
le début, on est en train de répondre aux critiques des oppositions, à
savoir : comment se fait-il que la gestion de l'État a été abandonnée, que
la machine a explosé, etc., etc., etc. Ça, là, la résultante gouvernementale à
quatre ans de critique, c'est le projet de loi n° 7.
Donc, on est contents de pouvoir enfin
s'asseoir puis l'analyser et en débattre, mais, M. le Président, quand on pose
des questions puis qu'on a l'air d'être picosseux, en train de vouloir avoir
les détails, bien, c'est parce que ça fait des années qu'on pose ces
questions-là, qu'on ne les a pas, les réponses. Puis le diable est dans le
détail, c'est important d'être spécifique. Quand on met en place des
investissements de centaines de millions de dollars, centaines de milliards de
dollars puis qu'on n'a pas vraiment fait d'analyse d'impact, bien, je m'excuse,
on ne bouge pas l'aiguille.
Puis je l'ai dit souvent, puis vous m'avez
souvent entendu, déjà, dire, Mme la ministre, là, il y a eu 2,5 milliards
de plus... sujet parallèle, là, mais, juste pour donner un exemple,
2,5 milliards de plus de fardeau administratif qui a été imposé à nos PME
au Québec. Maintenant, c'est votre collègue, le nouveau collègue délégué à
l'Économie, qui a été... qui a remplacé l'ancien collègue délégué à l'Économie.
Vous avez fait cinq projets de loi, cinq projets de loi, qui cumulent
approximativement 100 millions $ d'économies depuis les quatre
dernières années, sur 2,5 milliards. On va-tu s'entendre sur quelque chose :
on bouge à peine l'aiguille?
Ça fait que c'est pour ça que nous, dans
les oppositions... Quand je... quand je vous dis, là, je me considère comme le
client, ici, puis vous, vous êtes le fournisseur de services, bien, moi, je
pose des questions à la personne qu'on paie puis je veux avoir des comptes. Ça
fait que moi, quand je pose la question, je veux avoir des réponses. Parce qu'à
date le gouvernement ne nous a pas démontré son habileté à, justement, bien
gérer les finances publiques. Ça fait que, pour ça, quand on pose des
questions, on veut avoir des réponses.
Donc, ici, on va conclure là-dessus, là,
mais il y a eu sept ETC, peut-être qu'ils sont plein... à temps plein, peut-être
qu'il y a des doublons, on ne le sait pas. Il y a eu trois versions de la même
réponse, ici, dans le même questionnement. Ça fait que vous comprendrez que
moi, quand je suis du côté receveur de cette information-là, les lumières
s'allument, là. C'est quoi, la bonne réponse? Donc, ne soyez pas surprise, Mme
la ministre, si je veux continuer à vous questionner là-dessus, parce que c'est
exactement ça, notre rôle. Nous autres, on veut s'assurer que, justement, le
gouvernement soit efficace. Parce qu'ici, là, si on veut réduire la
bureaucratie puis accroître l'efficacité de l'État, il faut être capable de
mesurer le succès, il faut se mettre des objectifs puis dire : Ça, c'est
notre objectif, pas juste dire : On veut juste réduire ça. C'est beau,
mais «how much»?
Des voix : ...
M. Beauchemin : ...il y a eu
une augmentation de 17 % de la fonction publique depuis l'arrivée au
pouvoir de la CAQ, dans l'administratif, seulement, là, pas les livreurs de
services, là...
Le Président (M. Laframboise) :
...oui. Ça va? Est-ce que vous avez... questions, commentaires? Donc, pas
d'autre question, commentaire. Est-ce que l'article 271 est adopté?
Adopté. Article 272.
Mme Duranceau :
L'article 97 de cette loi, modifié par l'article 35 du
chapitre 10 des lois de 2024, est de nouveau modifié par l'insertion, dans
le paragraphe deux du deuxième alinéa et après « Loi sur l'aide aux
personnes et aux familles » de « et par le ministre des Finances sur
le Fonds du Tribunal administratif des marchés financiers ».
Bon. Ce que ça veut dire, ça, C'est que
l'article permet au ministre des Finances de virer des sommes du fonds du
Tribunal administratif des marchés financiers vers le Fonds du Tribunal
administratif du Québec afin de pourvoir au financement des services
administratifs fournis par le Tribunal administratif du Québec. Toutefois, c'est
le gouvernement qui déterminera le montant et les modalités de virement.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
M. Beauchemin : ...qui étaient
initialement attribués vers le tribunal du marché administratif des marchés
financiers ne vont pas dans leur entière totalité?
Mme Duranceau : Non, parce
que, dans le fond, ce qui peut être viré, c'est... ça va être des fonds qui
vont correspondre aux... aux coûts des services administratifs qui seront
assumés par... par le Tribunal administratif du Québec.
M. Beauchemin : OK. Puis là,
ça, cette enveloppe-là, elle n'était pas déjà déterminée, mais on...
Mme Duranceau : Bien, ça va
être selon les besoins, parce que, là, on oublie qu'on a eu un gros débat sur
les ETC, mais, tu sais, ultimement, c'est une entente de service qui va être...
qui va être conclue. Ça fait que, là, les sept ETC, s'il a besoin des sept, il
va les prendre, s'il n'a pas besoin de sept, il a besoin de cinq, il va prendre
cinq puis il va charger pour la contrepartie des services qui sera déterminée
pertinente, là.
M. Beauchemin : Donc, c'est le
tribunal administratif qui envoie de l'argent vers le Tribunal administratif du
Québec. C'est ça? Ça, c'est le flot, l'argent.
Mme Duranceau : Je n'ai pas
entendu.
M. Beauchemin : Donc, du petit
vers le plus gros, c'est ça?
Mme Duranceau : Du plus petit
vers le plus gros.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 272 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 273.
• (15 heures) •
Mme Duranceau : Dispositions
modificatives particulières. Là, on modifie la Loi sur l'encadrement du secteur
financier. L'article 15... 115.15.47 de la Loi sur l'encadrement du
secteur financier est modifié par l'ajout, à la fin, de la phrase
suivante : «En outre, des services administratifs nécessaires aux
activités du Tribunal lui seront... lui sont fournis par le Tribunal
administratif du Québec, selon les modalités établies par une entente visée à
l'article 86.1 de la Loi sur la justice administrative.»
Alors, cet article prévoit, dans la Loi
sur l'encadrement du secteur financier, par concordance avec l'article 271 du
projet de loi, que le Tribunal administratif des marchés financiers reçoit des
services administratifs nécessaires à ses activités qui lui sont fournies par
le Tribunal administratif du Québec.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires sur 273? Est-ce que l'article 273 est adopté?
Adopté. Article 274.
Mme Duranceau :
L'article 115.15.52 de cette loi est modifié par l'insertion à la fin de
« et celle déterminée par le gouvernement en vertu du paragraphe deux du
deuxième alinéa de l'article 97 de la Loi sur la justice administrative ».
Alors, cet article prévoit, par
concordance avec l'article 272 du projet de loi, que des sommes peuvent être
portées au débit du Fonds du Tribunal administratif des marchés financiers, ça
fait que débit, crédit, là, c'est l'autre patte ici.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 274 est adopté? Adopté. 275.
Mme Duranceau : OK, là, on
modifie la loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière afin
d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et d'autres
dispositions en matière de sécurité routière. L'article 35 de la Loi
modifiant principalement le Code de la sécurité routière afin d'introduire des
dispositions relatives aux systèmes de détection et d'autres dispositions en
matière de sécurité routière, est remplacé par le suivant...
L'article 97 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le paragraphe deux du deuxième alinéa de « et
par le ministre des Finances, sur le fond du Tribunal administratif des marchés
financiers » par « par le ministre des Finances sur le fonds du
Tribunal administratif des marchés financiers et par le ministre des Transports
sur le Fonds de la sécurité routière ».
C'est un autre sujet, là, ça. Non? C'est
de la concordance. OK. Cet article modifie par concordance avec
l'article 272 du projet de loi l'article 35 de la Loi modifiant
principalement le Code de la sécurité routière afin introduire des dispositions
relatives aux systèmes de...
15 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...et d'autres
dispositions en matière de sécurité routière.
On va aller plus creux encore. Cette
modification est proposée uniquement par souci d'harmonisation, puisque l'article 35
du chapitre X des lois de 2024 modifie, lui aussi, l'article 97 de la
Loi sur la justice administrative, mais il n'est pas encore rentré en vigueur.
Oui, s'il vous plaît.
Le Président (M. Laframboise) :
Me Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Tantôt,
on a vu une modification à l'article 97, en question, bien, étant donné qu'il
est aussi modifié, cet article-là, par l'article 35 de la loi, dont le
titre est très long, je ne le répéterai pas, on n'a pas le choix d'aller faire
cette modification dans la loi annuelle, parce que quand tout ça va rentrer en
vigueur, il faut que ça se tienne. C'est vraiment de la très pure concordance.
M. Beauchemin : De la belle
concordance.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 275 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 276.
Mme Duranceau : On poursuit.
OK. Parfait. Dispositions particulières, on aura un amendement : «Les
employés du Tribunal administratif des marchés financiers deviennent, sans
autre formalité, des employés du Tribunal administratif du Québec, à l'exception
du secrétaire et des autres employés faisant partie de la Direction des
affaires juridiques et du secrétariat.
Le Président (M. Laframboise) :
...
Mme Duranceau : Remplacer,
dans l'article 276 du projet de loi, «à l'exception du secrétaire et des»
par «sauf l'employée qui exerce les fonctions d'adjointe administrative de la présidente
ainsi que le secrétaire et les».
Cet amendement vise à ce que la personne
qui exerce la fonction d'adjointe administrative de la présidente du Tribunal
administratif des marchés financiers puisse demeurer au tribunal. Il uniformise
également le texte de l'article 276 avec celui des autres... d'autres
articles similaires.
(Consultation)
Mme Duranceau : Bon. Alors, on
va revenir sur les ETC. Écoutez ça. Les employés qui resteront, ceux du
Tribunal administratif des marchés financiers, sont au nombre de sept. Là, je m'excuse...
là, ça ne balance pas, nos chiffres, là.
(Consultation)
Mme Duranceau : Donc, les
employés qui resteront, ceux du Tribunal administratif des marchés financiers,
sont au nombre de 12, selon M. le sous-ministre adjoint aux Finances. Cela
comprend la secrétaire et directrice des affaires juridiques. Ça ne balance
pas, là. Trois employés faisant partie de la classe d'emploi avocats, notaires,
trois employés techniques ou de soutien...
M. Audet (Steeve) : Plus les membres
du tribunal.
Mme Duranceau : ...plus les
membres du tribunal, pour balancer, pour se rendre à 12. Les employés qui
seront transférés au Tribunal administratif du Québec sont au nombre de sept,
cela comprend un cadre, cinq professionnels et un technicien.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Oui. Ça fait
que là, ce qu'on fait là, c'est qu'on fait la distinction entre les deux
groupes, là, en le disant de cette façon là, c'est ça?
Mme Duranceau : Effectivement,
on vient dire comment le «split» se fait entre les deux entités.
M. Beauchemin : Juste là, «sauf
l'employé qui exerce des fonctions d'adjointe... la présidente, ainsi que le
secrétaire et les autres employés faisant partie de la Direction des affaires
juridiques et du secrétaire». Ça fait que là, ici, on parle des sept.
(Consultation)
Le Président (M. Laframboise) :
M. Audet, M. Audet, allez-y.
M. Audet (Steeve) : Alors, juste
pour faire une histoire simple.
Une voix : ...
M. Audet (Steeve) : Moi
aussi. Donc, l'amendement vient préciser que l'adjointe administrative de la
présidence n'est pas transférée, reste au Tribunal administratif des marchés
financiers. Parce que, de la façon qu'était écrit l'article, ce n'était pas sûr
que l'adjointe administrative de la présidente restait au TAMF. Donc, l'amendement
vient faire ça, et il vient préciser que ceux qui vont être transférés, en
fait, c'est les employés administratifs. Donc, ceux qui restent au...
M. Audet (Steeve) : ...Tribunal
administratif des marchés financiers, c'est les gens du secrétariat... bien,
secrétariat et affaires juridiques sont ensemble, et les membres du tribunal,
la présidente, ainsi que les membres du tribunal, et son adjointe
administrative.
Donc, c'est ce que fait l'article en
disant que les autres, les sept autres employés, s'en vont au Tribunal
administratif du Québec. Donc, les employés administratifs, ressources
humaines, etc., là.
M. Beauchemin : Ça fait qu'on
parle des 12, ici, d'abord.
M. Audet (Steeve) : Ça, c'est
les 12. Quand on compte, c'est vraiment la Présidente, les membres, son
adjointe et les membres des affaires juridiques, avocats, techniciens...
Mme Duranceau : L'adjointe est
dans les 12.
M. Audet (Steeve) : L'adjoint
est dans les 12.
Mme Duranceau : Mais on
peut-tu se dire les vraies affaires, là?
M. Beauchemin : Bien oui.
Mme Duranceau : Ça n'a aucun
bon sens qu'on soit en train de faire un projet de loi où est-ce qu'on dit un
par un où c'est... où ils s'en vont.
M. Beauchemin : C'est pour ça
que je n'arrête pas de poser des questions.
Mme Duranceau : Non, mais les
questions sont bonnes, mais c'est plus ce qu'on est obligé de mettre dans une
loi parce que, là, il y a une loi qui est venue de dire que le tribunal,
c'était ça, les gens qui étaient nommés, puis...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Pardon? Ça
fait qu'en bout de ligne on est venus... on est tellement prescriptifs, dans
comment on a écrit la loi, que, là, dès que tu veux changer une affaire, c'est
compliqué comme on voit là.
M. Beauchemin : Bien, peut-être
qu'un jour, on pourra mandater Mme Desbiens, tu sais.
• (15 h 10) •
Mme Duranceau : Bien là,
c'est Me Desbiens, vers qui je me tourne et...
M. Beauchemin : On pourrait
mandater Me Desbiens, à un moment donné, on scrape tout le corpus puis on
recommence à zéro.
Mme Duranceau : Bien, ou, tu
sais, tu inclus toutes ces histoires de nominations là dans une seule loi, qui
est la Loi sur la fonction publique, puis tu résumes ça, puis, tu sais, tu
gardes ça simple. Là, on est pris avec des vestiges, là, qui... ça n'a pas de
sens, passer du temps là-dessus.
M. Beauchemin : ...on fait
ça, c'est-tu parce que ça aurait été trop élaboré? On parle, là, on jase.
Mme Duranceau : On jase, oui.
On jase, mais là c'est sur le...
M. Beauchemin : On jase, là,
mais c'est sur le...
Mme Duranceau : Bien,
regarde, peut-être que, là, justement, on a une discussion d'efficacité... Puis
c'est sûr que tout le monde a vu ça, là, il n'y a personne qui trouve ça,
probablement, merveilleux, là, hein, comme... mais il va falloir s'y attaquer.
Puis là vous allez me dire : Combien d'ETC, mais il faut s'y attaquer.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Tout n'est pas
une question d'ETC, effectivement, on peut... on peut...
M. Beauchemin : La sagesse
s'exprime, mais...
Mme Duranceau : On peut
aspirer à la perfection.
M. Beauchemin : Mais
sérieusement, pour savoir, comme, le moyen le plus efficace de faire ça, c'est
le chemin à travers lequel on passe actuellement?
Mme Duranceau : Malheureusement,
oui. Sinon, il faut faire comme une refonte de la loi sur la fonction publique
pour ces nominations-là, c'est ça?
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) :
En
fait, toutes les lois qui créent des organismes, peu importe l'organisation,
vont dire comment les membres du personnel vont être nommés. On a fait une
belle réforme, récemment, pour la gouvernance des sociétés d'État. On a ramené,
dans la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, tout ce qui était
nomination des présidents et des membres de conseil d'administration, tout est
ramené dans cette loi là. Puis, ce qu'on... Bon, il y a quelques organismes,
là, qui n'ont pas été touchés, mais ça a rassemblé, dans une seule et même loi,
la nomination par le gouvernement, le... la durée des mandats. Malheureusement,
ce n'est pas encore le cas pour les employés, les fonctionnaires, donc, chaque
organisation va dire si les employés sont nommés selon la Loi sur la fonction
publique ou selon un plan d'effectifs. Donc, c'est certain que, comme le disait
la ministre, si on voulait avoir une seule loi qui fait cette nomination-là,
avec, par exemple, une annexe qui dit : Voici la liste des organismes dont
les employés sont nommés suivant la... la Loi sur la fonction publique, on n'en
serait pas là aujourd'hui, on aurait une loi à modifier. Puis un peu comme la
Loi sur l'administration financière ou on peut modifier par décret les annexes
au gré de la... la création d'organismes, on pourrait le faire par décret pour
la fonction publique, aussi, au gré de la... de la création des organismes.
M. Beauchemin : OK, ça ne
sera pas sur la plateforme du gouvernement pour... une élection, je pense.
Mme Duranceau : Je pense
qu'il faut toujours aspirer à faire mieux, ça fait que là, c'est... c'est là.
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : À travailler.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement à l'article 276 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 276 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 200... le chapitre trois, 277. Une petite suspension.
(Suspension de la séance à 15 h 13)
(Reprise à 15 h 20)
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, avant la suspension, donc, nous avions changé de sujet. Nous sommes
rendus maintenant à l'article 277. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
maintenant, on parle de Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec,
chapitre III, article 277, Loi sur la mise en marché des produits
agricoles, alimentaires et de la pêche.
Donc : L'article 7 de la Loi sur
la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de« trois» par «deux».
Alors, ce que ça veut dire, ça, c'est que
la modification proposée du projet de loi vise à réduire le nombre de
vice-présidents de la régie, de trois à deux. Et puis ce que je peux vous dire
à ce sujet là, c'est que la régie fonctionne déjà comme ça depuis 2025, donc,
pas avec trois, mais avec deux régisseurs, et que c'était la régie où il y
avait le taux le plus élevé de vice-présidents par rapport aux autres régies.
Puis, si vous voulez plus de détails sur le fonctionnement puis le bien-fondé
de cette modification-là, bien, je vais vous demander de me permettre de passer
la parole à Me Martineau.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement. Me Martineau, vous présenter, ensuite, vous aurez la parole.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Claudine Martineau-Langevin. Je suis avocate à la Régie
des marchés agricoles et alimentaires du Québec. En effet, la régie fonctionne
avec deux vice-présidents depuis janvier 2025, donc, depuis près d'un an. Par
le passé, les vice-présidents étaient les gens qui présidaient des dossiers à
haute complexité, donc, notamment avec les dossiers secteurs, sous-gestion de
l'offre... de consommation... incubation. Depuis 2018, la régie s'est dotée
d'un processus de recrutement des personnes... pouvoir devenir aptes à être
régisseur. Donc, on a vraiment des gens avec une expertise beaucoup plus
pointue. Donc, c'est assez diversifié.
Maintenant, il y a plusieurs types de
régisseurs qui vont présider les dossiers, donc, ce n'est pas exclusivement les
vice-présidents. Les vice-présidents ont plus un rôle de gouvernance
maintenant, qui s'articule autour... par exemple, ils font partie du comité de
gouvernance. Donc, il n'y a plus nécessairement la nécessité d'avoir trois
vice-présidents, deux fonctionnent très bien, puis on rend nos services de
manière diligente.
M. Beauchemin : Donc, si je
comprends bien, il y a eu une expertise qui s'est accumulée, au fil du temps,
avec des gens plus spécifiques, avec des expertises plus pointues pour répondre
aux anciens mandats, si on peut dire, des vice-présidents. D'accord. Donc, dans
les rôles actuels, qui... on parle, aujourd'hui, de 2026, des trois vice-présidents...
trois vice-présidences... la totalité des rôles sont divisibles en deux et non
en trois. Et il n'y a rien qui coule, il n'y a rien qu'on échappe.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Non. Actuellement, on fonctionne avec deux
vice-présidentes et une présidente, Mme Lupien. Puis ils font... justement, le
comité de gouvernance participe à l'élaboration de la prochaine planification
stratégique, mais ce n'est plus un rôle qui est exclusivement dédié à, par
exemple, présider des dossiers judiciaires ou quasi judiciaires ou
administratifs au niveau de la gestion de l'offre.
M. Beauchemin : Je ne sais pas
comment ça fonctionne, mais il y a-tu besoin de faire un vote, des fois, de
temps en temps, puis ils sont deux, ça ne marche jamais, c'est à égalité?
Question...
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : C'est une bonne question. En fait, lorsqu'il y a des
votes, c'est soit en séance plénière, donc, avec l'assemblée des régisseurs,
les huit régisseurs. Il n'y a pas... à ce moment-là. Il y a uniquement la
présidente qui a un vote prépondérant. Et sinon, lorsqu'ils siègent à trois,
lorsque c'est... c'est une affaire, c'est le président de cette formation-là
qui a un vote prépondérant. Donc, il n'y a pas de vote...
Mme Martineau-Langevin (Claudine) :
...pour les...
M. Beauchemin : C'est bon,
l'eau a trouvé son niveau.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 277 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
278.
Mme Duranceau :
L'article 12 de cette loi est remplacé par le suivant :
«12. La Régie siège en formation d'au moins trois
régisseurs.
Toutefois, la Régie peut désigner pour entendre et
décider d'une affaire :
1° une formation de deux régisseurs, s'il
s'agit d'une affaire portée devant elle en vertu de l'article 30, 37 ou
41;
2° un régisseur, s'il s'agit d'une affaire
portée devant elle en vertu du paragraphe 1° du premier alinéa de
l'article 36 ou d'une demande faite en vertu du premier alinéa de
l'article 46 de la Loi sur les producteurs agricoles;
3° un régisseur, si elle juge que la
matière et les circonstances de l'affaire le justifient.»
Alors, je vais vous lire le commentaire.
Cet article propose d'accélérer le traitement de certaines affaires en réduisant
le quorum de régisseurs de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du
Québec. Pour ce faire, il est proposé de réduire le quorum à un seul régisseur
pour certaines affaires qui, en raison de leur nature et des circonstances, ne
soulèvent pas de difficultés particulières, soit les demandes d'exemption de
l'application de dispositions réglementaires ou d'une... d'une convention, et
les affaires dont la matière et les circonstances justifient qu'elles soient
entendues et décidées par un seul régisseur.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : Donc, je
comprends, ici, que l'alinéa 1, ça, c'est pour les dossiers plus
complexes?
Une voix : L'alinéa...
Le Président (M. Laframboise) :
M. Martineau. Paragraphe 1.
M. Beauchemin :
Paragraphe 1, excusez, là. Je vais m'habituer.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Deux régisseurs, effectivement, pour penser l'arbitrage
de convention de mise en... Deux régisseurs... Ah! non, deux régisseurs, ça,
c'est quelque chose qui est déjà à la loi. C'est...
Mme Duranceau : Effectivement,
c'était déjà libellé comme ça.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui, c'est ça. Ça, ce n'est pas... ce n'est pas dans nos
mesures, c'est déjà à la loi. De mémoire, on parle d'échéance
d'administrateurs, refus de délivrer un permis ou une certification, mais c'est
déjà à la loi, ce quorum de deux, là.
M. Beauchemin : OK, je
comprends. Mais je veux dire...
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Donc, le principe, c'est trois régisseurs pour les
affaires, par exemple, d'arbitrage de convention de mise en marché puis, ce
qu'on... ce qu'on viendrait intégrer, c'est un... en ce moment, la seule
exception, c'est un régisseur pour les statuts de producteurs. Donc, on
élargirait à un régisseur pour les demandes d'exemption.
Une demande d'exemption, là, je ne sais
pas si vous êtes familier avec ça, durant la Covid, par exemple, on en a eu
beaucoup qui demandaient d'être exemptés de tenir en présentiel une assemblée
générale annuelle. Donc, les éleveurs de volaille, les... mises en marché comme
ça, devaient obtenir que trois personnes rédigent une décision pour rendre ça.
Donc, c'est ça qu'on vise, c'est des demandes d'exemption non contestées ou
déposées de consentement. Il peut y avoir des producteurs de lait qui vont
avoir des accidents, qui va demander de déplacer le troupeau. Tout le monde est
d'accord avec ça, mais on doit saisir trois régisseurs qui vont rédiger une
décision à cet égard-là. Donc, c'est ça qu'on vient viser avec les demandes
d'exemption.
Puis, au troisième paragraphe, là, «un
régisseur, si elle juge que la matière et les circonstances de l'affaire le
justifient», on a parfois des arrêts de collecte de lait lorsque la qualité du
lait n'est pas suffisante, là, disons qu'il y a des... il y a... il y a trop de
bactéries et il est arrivé, là, à plusieurs reprises par le passé qu'on va
recevoir le vendredi en fin de journée, une demande de reprise de collecte de
lait à sortie de plusieurs ordonnances. Donc, il faut que la régie rende
ordonnance : Oui, oui, vous pouvez retourner prendre le lait sous tel...
si le producteur respecte telle, telle chose. C'est difficile trouver trois
personnes en fin de journée le vendredi, qui peut entendre ça, rendre les
ordonnances. Et vous le savez, les vaches, ça n'a pas de robinet, elle va
continuer à produire la fin de semaine et on ne pourra pas bénéficier de ce
lait-là. Donc, c'est des choses comme ça qu'on vient viser au paragraphe trois,
d'avoir plus... et d'efficacité.
Mme Duranceau : Et qui est le
titre du projet de loi.
M. Beauchemin : Elle a appris
ses lignes. Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 278 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 279.
Mme Duranceau : OK, M. le
Président, on a un amendement qui vise à retirer l'article 279.
Le Président (M. Laframboise) :
(panne de son) consentement. Vous... on peut consentir à le retirer, puis lire
seulement l'amendement, si ça vous va, sur consentement.
Mme Duranceau : Je vais
expliquer pourquoi je le retire.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement?
Ça va?
Mme Duranceau : Alors,
retirer l'article 279 du projet de loi. Alors, pourquoi? Bien, il est
proposé de retirer l'article 279 du projet de loi afin de ne pas intégrer
de modification à l'article 19 de la Loi sur la mise en marché des
produits agricoles, alimentaires et de la pêche. L'article 279 du projet
de loi propose de permettre à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du
Québec de réviser ou de révoquer une décision dans le cas où elle serait
entachée d'un vice de fond de nature à invalider la décision...
Mme Duranceau : ...or, les
décisions de la Régie sont déjà soumises aux pouvoirs de surveillance et de
contrôle des tribunaux supérieurs. Ainsi, si une personne estime qu'une
décision de la régie est viciée sur le fond, elle peut saisir la Cour
supérieure. De plus, la Régie a reçu très peu de signification de demande en
pourvoi en contrôle judiciaire au cours des quatre dernières années, soit
seulement une... une à cinq demandes par année. Donc, technique peut-être, vous
voulez peut-être d'un cas un peu plus... une explication plus concrète.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Martineau.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : En fait, ce qui était souhaité, c'est d'ajouter la
possibilité de révision pour un vice de fond et de procédure à la loi, comme ça
se fait dans plusieurs autres tribunaux. Par contre, lors des consultations
particulières, il y a des mémoires qui ont été déposées, notamment celui de
l'Union des producteurs agricoles, où il y avait des préoccupations... nos
parties prenantes, à intégrer ce tel mécanisme-là. Donc, par souci d'écoute,
étant donné que ça ne vise pas beaucoup de dossiers, on entend le retirer, même
si pour nous on y voyait une certaine pertinence pour le justiciable qui
justement voit qu'il y a une erreur manifeste, bien, il pouvait s'adresser à la
régie pour désengorger les tribunaux, mais ce n'est pas ce que nos parties
prenantes ont exposé, donc on est à l'écoute.
• (15 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement est adopté?
Adopté. Donc, l'article 279 est
retiré. L'article 280. 280, Mme la ministre.
Mme Duranceau : L'article 25
de cette loi est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après
«soumises», de «, de même qu'à la conciliation et à la médiation d'un
différend».
Alors, commentaires : Cet article
propose d'attribuer à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec
le pouvoir d'édicter des règles de procédure applicables à la conciliation et à
la médiation. Cette proposition, comme les deux prochains articles du présent
projet de loi, vise à permettre la médiation comme un mode alternatif de
règlement des différends et ajouter des règles applicables au régime de la
conciliation déjà existant dans le cadre des affaires concernant les
conventions de mise en marché. L'objectif de ces mesures est de permettre aux
parties d'arriver à une entente satisfaisante, en limitant les coûts et les
délais de traitement associés à la résolution des conflits. Alors, est-ce que
Me Martineau, vous avez des précisions vous voudriez donner.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Me Martineau, allez-y.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui, à savoir que la conciliation est un précieux... un
processus qui est déjà prévu à la loi, par contre, il se limite seulement aux
conventions de mise en marché, donc entre un office de mise en marché et un
transporteur, par exemple. Mais... oui?
M. Beauchemin : Si je peux...
C'est parce que... Peut-être me mettre dans le contexte, j'essaie de comprendre
qu'est-ce qu'on essaie de faire ici, là. Je ne touche pas souvent à cette
loi-là, ça fait que pour moi, j'essaie... j'essaie de comprendre ce qu'on
essaie de faire ici, là.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : On essaie d'intégrer... En fait, on a un service de
médiation pour les dossiers de nature judiciaire déjà en la Régie. Basé sur
notre mission qui est... en fait, il y a plusieurs éléments dans notre mission,
mais il y a un des éléments qui est de favoriser les relations harmonieuses
entre les divers intervenants. Donc, basé là-dessus, on a ouvert, il y a trois
ans, un service de médiation. On a quelques demandes pour le moment, mais, pour
asseoir la légitimité de ce service-là qui est distinct de la conciliation qui
se fait à l'externe. On souhaite faire ces ajouts-là dans le... dans le corpus
législatif.
Mme Duranceau : Donc, ça, ça
vise l'article 280, 281 puis 282. C'est comme... c'est ça, la logique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 279 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Excuse, c'est 280. Excusez, c'était 280. Excusez-moi. 280 est adopté?
Adopté. 281.
Mme Duranceau : Ça fait que
dans la même logique, là, dans le même objectif, article 281 : Cette
loi est modifiée par l'insertion, après l'article 25, du suivant :
«25.1. Le conciliateur, le médiateur et
les parties à la conciliation ou à la médiation doivent préserver la
confidentialité de ce qui est dit, écrit ou fait au cours du processus de la
conciliation ou de la médiation, à moins qu'ils n'en conviennent autrement.
«Le conciliateur, le médiateur et les
parties ne peuvent être contraints de dévoiler, dans une procédure arbitrale,
administrative ou judiciaire liée ou non au différend, ce qui leur a été dit ou
ce dont ils ont eu connaissance lors de la conciliation ou de la médiation. Ils
ne peuvent non plus être tenus de produire un document préparé ou obtenu au
cours de ces processus, sauf pour permettre au conciliateur ou au médiateur de
se défendre contre une accusation de faute professionnelle.
«Aucune information ou déclaration donnée
ou faite au cours du processus de la conciliation ou de la médiation ne peut
être utilisée en preuve dans une procédure visée au deuxième alinéa.
«Malgré l'article 9 de la Loi sur
l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels, nul n'a droit d'accès à un document contenu dans le
dossier de conciliation ou...
15 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...de
médiation. Alors, évidemment, c'est pour la confidentialité de ce qui est fait
dans les processus de médiation, de conciliation.
M. Beauchemin : Dans le premier
paragraphe, on dit à la fin, «à moins qu'il n'en convienne autrement», quel genre
de situation qui pourrait permettre ça?
Le Président (M. Laframboise) :
Me Martineau-Langevin, allez-y.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Il y a des exceptions qui existent, là, parce que c'est
une motion, au niveau jurisprudentiel, pour démontrer la preuve qu'il y a eu
entente lorsque les parties se sont entendues, mais l'une des parties, par la
suite, ne remplit pas ce sur quoi ils se sont entendus. Donc, pour démontrer qu'il
y a eu entente, là, parfois, il va y avoir un soulèvement de la confidentialité
quand les parties vont en convenir, des fois, avant même de débuter la
médiation.
M. Beauchemin : OK. Ça fait qu'ici
l'objectif, là, c'est de permettre quoi exactement?
Mme Martineau-Langevin (Claudine) :
En fait, c'est des nouvelles bonnes pratiques, là, c'est ce qu'on retrouve dans
d'autres corpus législatifs pour encadrer la conciliation et la médiation.
Nous, c'est des choses que les gens, avant de participer, s'engageaient à faire
de manière signée, mais, habituellement, maintenant, c'est ce qu'on prévoit
dans les lois, donc, c'est venir prévoir ça dans la loi.
M. Beauchemin : OK, juste une
petite pause, deux secondes. .
(Consultation)
M. Beauchemin : C'est beau.
Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires? Est-ce que l'article 281 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 282.
Mme Duranceau : Alors,
toujours dans la même logique : Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 26, du suivant :
«26.0.1. La Régie peut, si la matière et
les circonstances de l'affaire s'y prêtent et avec le consentement des parties,
déférer un médiateur qu'elle désigne tout différend porté devant elle, sauf
lorsque la procédure de conciliation et d'arbitrage prévue au chapitre VII
du titre III s'applique.
Alors, commentaire. Cet article s'inscrit
dans l'ensemble des mesures concernant la médiation et la conciliation et
propose de permettre à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec
de déférer à un médiateur un différend si la matière et les circonstances s'y
prêtent et si les personnes y consentent. Dans le cas des demandes relatives
aux conventions de mise en marché entre les producteurs et les acheteurs, la Loi
sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche
prévoit déjà une procédure de conciliation et d'arbitrage. Cela explique
pourquoi la médiation n'est pas offerte dans ce cas... dans ces cas.
M. Beauchemin : ...si la
matière et les circonstances s'y prêtent... .exemple.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Un exemple, ce serait des pénalités pour un baril de
sirop d'érable par exemple, qui aurait été mal classé... bien, en fait, il y aurait
une contestation par rapport aux pénalités sur certaines... mettons, un
producteur pourrait dire qu'il est de bonne qualité, la fédération trouve qu'il
ne l'est pas. Donc, ça pourrait être un exemple, là où... On est dans un
dossier quasi judiciaire, il y a un différend entre deux parties, il y aurait de
la médiation qui pourrait être faite dans ce cas-là. Par exemple, la demande d'exemption,
a contrario, ne s'y prêtait pas. On ne pourrait pas s'entendre pour contrevenir
à un règlement, tandis que ça, c'est un dossier qui s'y prête.
M. Beauchemin : On devrait...
C'est vraiment beaucoup réglementé, ça, c'est un autre niveau de
réglementation.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : On a environ 300 règlements pris en vertu de la Loi
sur la mise en marché. Donc, c'est hautement réglementé comme secteur.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions commentaires? Est-ce que l'article 282 est adopté?
Des voix : Adopté. 283.
Mme Duranceau : L'article 38
de cette loi est modifié par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«La Régie donne préalablement avis de la
date et du lieu où elle recevra les observations des personnes visées par ce
plan ou ce règlement par tout moyen permettant de les informer efficacement.»
On est dans l'efficacité ici. Donc, j'écris
ce qui se passe. Présentement, la Régie des marchés agricoles et alimentaires
du Québec doit donner un préavis de la date et du lieu où elle recevra les
observations des personnes visées par un plan ou par un règlement dans un
journal agricole de circulation générale. Il ne s'agit pas toujours du moyen
adéquat pour rejoindre certaines clientèles, comme celles du secteur de la
forêt privée ou encore celles impliquées dans le plan conjoint des producteurs
de bleuets du 3Lac-Saint-Jean.
Alors, cet article... cet article
permettrait à la régie d'adapter son mode de communication en fonction des
personnes à rejoindre, et ce, afin de les informer efficacement. Cette
proposition fait partie d'un ensemble de modifications qui suivront et qui
visent à remplacer la publication dans un journal agricole de circulation
générale par la diffusion de l'information par tout moyen permettant d'informer
efficacement les personnes concernées.
Est-ce que ça pourrait être par courriel...
Mme Duranceau : ...Me
Martineau.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui, c'est une très bonne question. En fait, ça fait
partie des options qu'on voudrait... qu'on voudrait explorer. Actuellement, par
exemple, pour modifier un plan conjoint qui est ce qui encadre les différents
secteurs, il faut faire un avis dans les journaux de... un avis dans les
journaux agricoles de circulation générale. On a fait un sondage l'année
dernier... l'année dernière, par rapport à des évaluations périodiques, une
activité qu'on fait, et 0 % des répondants avaient vu ces journaux-là.
Donc, ce qu'on aimerait explorer, par exemple, c'est demander à ces mêmes
offices-là, par exemple, les éleveurs de volaille. Vous avez vos... votre liste
de courriel, pourriez-vous transmettre cet avis-là? C'est juste que souvent...
en fait, on le fait, mais on va aussi publier dans les journaux, ça nous coûte
environ 33 000 $ par année, ces publications-là, on croit... on pense
que c'est extrêmement pertinent de continuer à publier dans certains cas, mais
peut-être pas dans tous les cas.
Mme Duranceau : Je vais
rentrer ça dans mes économies.
M. Beauchemin : 33 000 $
dans la colonne des plus. Mais, juste pour que je comprenne, donc, il y a... il
y a encore plusieurs aspects dans le monde légal qui se doit d'être publié dans
des journaux pour respecter l'esprit de la loi, ça arrive encore des mises en
faillite des affaires comme ça, on le voit quand même, là, parce que c'est
peut-être plus difficile de rejoindre tout le monde qui pourrait être impliqué,
ça fait que c'est peut-être la seule et unique façon. Mais là, si je comprends
bien, le cercle de tous les gens impliqués est défini.
• (15 h 40) •
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Particulièrement quand il y a des plans régionaux comme
dans la forêt, la côte du Sud. Donc, lorsqu'on publie dans La Terre de chez
nous, qui est un journal agricole, c'est de façon générale, je ne rejoins
pas nécessairement ces personnes-là ou le plan... les Bleuets du Saguenay-Lac-Saint-Jean,
qui ne vont pas nécessairement, là, lire cette publication-là. Dans le cas de
modifications à des plans conjoints, c'est même deux publications dans les
journaux qu'il faut faire, une de ce qu'on entend approuver, puis une fois que
c'est approuvé. Donc, ce n'est pas optimal.
M. Beauchemin : Mais il y
a-tu encore... je veux dire, il y a encore du monde, là, qui n'ont pas d'email,
là, ça... il y en a plein, là. Ça fait que, tu sais, sont minoritaires,
sûrement, là, mais, il n'y a pas personne ici qui ne sera peut-être... si on y
va, par exemple, là, on ne spécifie pas le moyen pour aller les rejoindre, on
fait juste dire en général on va utiliser tous les moyens pour s'y rendre,
c'est correct, là, donc on couvre tout, là, OK. Mais est-ce qu'on est en train
de mettre la table pour qu'éventuellement on dise que ça va être que par
courriel, par exemple, pour que dans, je ne sais pas, 10 ans, là, tous les
prochains cultivateurs, eux autres, là, c'est, ils n'ont pas le choix, ça prend
absolument un courriel à la maison? C'est un petit peu la direction qu'on est
en train de prendre, le moyen le plus efficace pour comprendre ce qui se passe,
ça prend une communication électronique.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Pas tout à fait. Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : En fait, lorsqu'on parle, puis c'est là qu'on met
l'accent sur le résultat, d'informer efficacement les personnes concernées,
puis un exemple, là, qui pourrait démontrer pourquoi le courriel n'est pas
toujours le bon, dans le cas du homard des îles de la Madeleine, on nous a dit
que ce serait la radio municipale qui serait le meilleur, le meilleur moyen.
Donc, c'est ça qu'on voudrait. Puis on est encore dans remettre l'argent dans
les régions, mais pas dans un journal de circulation.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 283 est adopté?
Adopté. 284.
Mme Duranceau : Alors, les
articles 283 jusqu'à 292, c'est sur cette logique-là, là.
Donc, l'article 51 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «dans un journal
agricole de circulation générale» par «diffuse par tout moyen permettant
d'informer efficacement les personnes intéressées».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 284 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
285.
Mme Duranceau : L'article 81
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «publie alors un avis de son dépôt dans un journal agricole de
circulation générale et donne aux producteurs visés par le plan» par «diffuse
alors un avis de son dépôt par tout moyen permettant d'informer efficacement les
producteurs visés par le plan et donne à ces derniers»;
2° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «dans un journal agricole de circulation générale» par «diffuse par
tout moyen permettant d'informer efficacement les producteurs visés».
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Ici,
excusez-moi... Donc, ici... ici... la radio, ça coûte quand même des sous, non?
Mme Duranceau : Mettez ça
dans la colonne du moins.
M. Beauchemin : Publie ou
diffuse? Là, c'est parce qu'on veut juste faire une... en termes de médium de
distribution d'information, on veut juste appliquer le verbe qui représente
l'ensemble de ceux-ci, c'est ça?
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Exact.
M. Beauchemin : OK...
Mme Duranceau : ...selon
le...
M. Beauchemin : De la
flexibilité.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 285 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 286.
Mme Duranceau : J'ai un
fou rire. L'article 102.1 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement de «fait publier»
par «diffuse»;
2° par le remplacement de «dans un journal
agricole de circulation générale sur le territoire où s'applique le plan
conjoint concerné,» par «par tout moyen permettant d'informer efficacement le
producteurs visé».
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Ça va? Est-ce que 286
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 287.
Mme Duranceau : L'article 140
de cette loi est modifié par le remplacement de «fait publier dans un journal
agricole de circulation générale» par «diffuse par tout moyen permettant
d'informer efficacement les personnes intéressées».
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 287 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 288.
Mme Duranceau : L'article 141
de cette loi est modifié par le remplacement de «dans un journal agricole de
circulation générale» par «le diffuse par tout moyen permettant d'informer
efficacement les personnes intéressées».
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 288 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 289.
Mme Duranceau :
Intitulé... L'intitulé du chapitre XII du titre III de cette loi est
remplacé par le suivant : «Enquête, inspection et citation à comparaître».
Donc, là, on change de sujet. Cet article propose d'ajouter «citation à
comparaître» à la fin du titre du chapitre 12 du titre III. Il s'agit
d'une modification de concordance avec l'article suivant, qui propose de
modifier les règles relatives à la comparution des témoins. Cet ajout à l'intitulé
du chapitre 12 permet de mieux refléter l'ensemble du contenu de celui-ci.
M. Beauchemin : ...Mme Desbiens.
Le Président
(M. Laframboise) : Allez-y. Me Desbiens. Comment c'était fait
avant?
Mme Desbiens (Geneviève) : ...
M. Beauchemin : OK. Puis
les citations... une autre publicité?
Mme Desbiens (Geneviève) :
Je pense je vais laisser Me Martineau répondre à celle-là, là. Je connais moins
cette loi-là.
M. Beauchemin : OK.
Bien, je m'excuse.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Non, non. C'est correct.
Le Président
(M. Laframboise) : Me Martineau-Langevin.
M. Beauchemin : Quand
c'était pointu légalement, j'avais le réflexe d'aller là, là.
Le Président
(M. Laframboise) : Me Martineau-Langevin.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : En fait, dans ce chapitre-là, il était déjà prévu par les
assignations à comparaître qui vont devenir le nouveau «citation à comparaître»
avec le nouveau vocable, là, du Code de procédure civile. Mais c'est justement
en faisant la modification qu'on s'est aperçus que l'intitulé n'en faisait pas
mention du tout, alors que c'est important pour le justiciable qui voit qu'il y
a la citation à comparaître dans ce chapitre-là. Donc, c'était juste une
omission.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que que l'article 299 est
adopté... 289 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 290.
Mme Duranceau : L'article 165
de cette loi est remplacé par le suivant :
«La Régie peut, sous la signature d'une
personne qu'elle autorise, citer à comparaître toute personne afin que celle-ci
soit interrogée ou qu'elle produise un document utile à une enquête ou à une
affaire portée devant elle.
«La partie qui souhaite convoquer une
personne, aux mêmes fins, peut le faire à ses frais au moyen d'une citation à
comparaître délivrée par la Régie ou par un avocat.
«La Régie peut exiger de toute personne
qu'elle prête serment en faisant une affirmation solennelle avant d'être
interrogée. Elle peut, d'office ou sur demande et si les circonstances le
justifient, annuler une citation à comparaître.»
Alors, commentaires. Cet article propose
d'abord de remplacer le concept d'assignation à comparaître par celui de
citation à comparaître, en conformité avec les règles de convocation des
témoins prévus au Code de procédure civile. Il propose également de supprimer
la nécessité de recourir à la signature du secrétaire ou d'un régisseur pour
obtenir une citation à comparaître, et de permettre aux avocats de citer à
comparaître sans devoir en faire la demande à la régie. Enfin, il accorde le
pouvoir à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec d'annuler
d'office ou sur demande une telle citation.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Ça fait
qu'ici, qu'est-ce qu'on essaie de faire exactement?
Mme Duranceau : Je vais
offrir une réponse, puis après ça peut-être... que c'est beaucoup de la
concordance pour... avec le Code de procédure civile qui a été mise à jour en
2014.
M. Beauchemin : OK.
Le Président
(M. Laframboise) : Me Martineau-Langevin.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui. Tout à fait. Avec le terme, là, on veut faire de la
concordance avec le Code de procédure civile. On souhaite également être plus
efficace, parce qu'en ce moment, de la manière que ça fonctionne, contrairement
à d'autres tribunaux administratifs ou des avocats ou autres officiers de
justice peuvent assigner les personnes, nous, la seule manière d'assigner
quelqu'un, c'est de demander à la Régie : Bonjour, j'aimerais assigner
telle personne, telle adresse. Donc, là, nous, on va faire une assignation à
comparaître, on va la faire signer par un régisseur ou le secrétaire, on va la
renvoyer à la partie qui, elle, va la signifier à la personne...
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : ...ce que la modification viendrait faire, c'est si elle
est représentée par avocat, on va rendre un modèle disponible, là, nous, en
tant que régie. Elle a juste à utiliser le modèle et l'avocat va le... va
signifier la personne directement, ou si c'est une personne qui est non
représentée, il s'adresse à la régie, et là, étant donné qu'on retire le besoin
de la signature d'un... d'un régisseur, du secrétaire, un technicien juridique
qui va avoir une procédure établie va pouvoir remplir les informations et la
donner, là, donc, on vient supprimer des étapes pour être plus efficaces puis
que ça...
M. Beauchemin : C'est pour ça
qu'on dit... c'est pour ça qu'on dit : Sous la signature d'une personne
qu'elle autorise seulement, alors, on fait la modification juste là.
Mme Martineau-Langevin
(Claudine) : Oui.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 290 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 291.
Mme Duranceau : L'article 172
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «dans
un journal agricole de circulation générale» par «le diffuse par tout moyen
permettant d'informer efficacement les personnes intéressées».
C'est dans le cas où, pour cet article-là,
d'informer efficacement les personnes intéressées par la nomination d'un
liquidateur.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 291 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 292.
• (15 h 50) •
Mme Duranceau : Les
articles 191 et 191.0.7 de cette loi sont abrogés. Je vous dis pourquoi.
Cet article s'inscrit dans l'ensemble des modifications qui visent à remplacer
la publication dans un journal agricole de circulation générale par la
diffusion par tout moyen permettant d'informer efficacement les personnes. La
présente proposition supprime les articles 191 et 191.0.7
de la loi, parce qu'ils deviennent sans objet avec
ces modifications. Les articles imposaient de publier dans un journal de
circulation générale.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 292 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 293.
Mme Duranceau : L'article 194
de cette loi est modifié par le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe
1°, de «assignation» par «citation à comparaître». Alors, encore là, c'est une
modification de concordance avec les modifications de l'article 165 de la
loi.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 293 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Mme Duranceau : ...député de
Marguerite-Bourgeoys, on va pouvoir libérer nos gens de la régie agricole. M.
le Président, considérant l'heure...
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Le Président (M.
Laframboise) : Ah, bien oui, ça va me faire plaisir.
Mme Duranceau : Est-ce qu'on
change de bloc, puis ça va être un autre sujet intéressant. Peut-être qu'on se
remet ça après la relâche?
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
je vous remercie de votre collaboration. Compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 15 h 51)