Journal des débats (Hansard) of the Committee on Public Finance
Version préliminaire
43rd Legislature, 3rd Session
(début : May 5, 2026)
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Wednesday, May 13, 2026
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Vol. 49 N° 4
Étude des crédits budgétaires du ministère des Finances, volet Finances - Société des alcools du Québec
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Intervenants par tranches d'heure
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Laframboise, Mario
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Beauchemin, Frédéric
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Girard, Eric
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Girard, Eric
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Beauchemin, Frédéric
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Laframboise, Mario
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Paradis, Pascal
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Zaga Mendez, Alejandra
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Zaga Mendez, Alejandra
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Girard, Eric
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Laframboise, Mario
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Beauchemin, Frédéric
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Hébert, Geneviève
11 h (version révisée)
(Onze heures trente et une minutes)
Le Président (M. Laframboise) : ...je
déclare la séance de la Commission des finances publiques ouverte.
La commission est réunie afin de procéder
à l'étude du volet Finances, Société des alcools du Québec, des crédits
budgétaires du portefeuille Finances pour l'exercice financier 2026‑2027.
Une enveloppe d'une heure a été allouée pour l'étude de ces crédits.
M. le secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire
: Oui, M.
le Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par M. Lamothe
(Ungava).
Société des alcools du Québec
Discussion générale
Le Président (M. Laframboise) :
Merci beaucoup, M. le secrétaire. Nous allons procéder à une discussion d'ordre
général par blocs, incluant les questions et les réponses. La mise aux voix de
ces crédits ainsi que du portefeuille Finances sera effectuée à la fin du temps
qui leur est alloué, soit vers 12 h 30.
Je suis maintenant prêt à reconnaître une
première intervention de l'opposition officielle pour un premier bloc. M. le
député de Marguerite-Bourgeoys, vous avez 17 min 51 s.
M. Beauchemin : Merci. Merci
beaucoup, M. le Président. Juste peut-être prendre 30 secondes, M. le ministre,
pour vous poser une question sur le sujet qu'on a clos hier, puis, après ça, on
rembarque tout de suite.
M. Girard (Groulx) : ...
M. Beauchemin : Merci. Dans le
cadre, là, du partenariat, donc, avec Rio Tinto, là, combien d'argent Rio Tinto
a effectivement déboursé jusqu'à maintenant en capital?
M. Girard (Groulx) : Ah! bien,
ce serait le même montant que nous, parce qu'on est 50-50 et donc... Tantôt, j'ai
expliqué pourquoi, là, on oscille entre 1,1 puis 1,2, là, c'est parce qu'il y a
des... c'est des montants US qui ont été convertis en canadien. Mais
entendons-nous pour 1,1, là, le même montant que nous, à date. Et donc, à
mesure qu'il y aura d'autres injections de capital, le gouvernement du Québec
va laisser Rio Tinto prendre la majorité du projet.
M. Beauchemin : OK. Merci
pour ces précisions. Donc, on parle de la Société des alcools. Merci d'être
avec nous aujourd'hui. Est-ce que le ministre peut nous expliquer les raisons
derrière le choix, là, de vouloir moderniser l'entrepôt, là, qui a été fait,
là, d'y aller de l'avant avec l'entrepôt? Comment qu'on est rendus à ça? Ça
coûte combien par rapport au plan initial? Parce qu'on a entendu des chiffres
un peu divergents, là, depuis les dernières semaines, là-dessus. J'aimerais
peut-être avoir des précisions, si c'était possible.
M. Girard (Groulx) : Est-ce
que vous voulez mes précisions ou celles du PDG? Parce qu'évidemment, nous, on
a souvent l'occasion de discuter. Puis là, si vous permettez, je passerais la
parole au PDG, et, s'il y a des questions plus d'orientations gouvernementales,
ça me fera plaisir de les prendre.
M. Beauchemin : Parfait.
Le Président (M. Laframboise) : Il
y a consentement?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
vous présenter, avec votre titre, s'il vous plaît.
M. Farcy (Jacques) : Oui, bonjour.
Je m'appelle Jacques Farcy, je suis le PDG de la SAQ.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait.
M. Farcy (Jacques) : Donc,
effectivement, sur le centre automatisé de Montréal, donc, qui va être basé à
Montréal, mais il va desservir l'intégralité du Québec, c'est un projet qui a
été réfléchi dans... autour des années, je dirais, juste avant la pandémie. Et
dans ce projet, l'idée, c'est de pouvoir automatiser une partie de nos
opérations, <essentiellement, la préparation...
>
11 h 30 (version révisée)
< M. Farcy (Jacques) : ...c'est
de pouvoir automatiser une partie de nos opérations, >essentiellement,
la préparation à la bouteille pour SAQ.com et pour nos titulaires de permis. Et
on a besoin d'investir dans notre outil logistique, parce que nous n'avions pas
fait d'investissement depuis les années 2000, et, depuis les années 2000,
le volume de la SAQ a doublé. Donc, c'est un peu comme si vous étiez deux
personnes dans une maison et que vous vous retrouvez à quatre. On comprend tous
qu'il faut être capable de se moderniser et d'investir, donc c'est ce qu'on a
fait autour d'un projet. On a eu une première réflexion autour d'un projet.
Puis, comme vous le savez, lorsqu'une
société d'État veut investir plus de 15 millions dans la construction d'un
édifice, il est nécessaire d'obtenir un décret. Donc, la première réflexion,
nous sommes allés chercher un décret d'un peu plus de 41 millions en 2021,
au même moment où nous réfléchissions avec l'appareil qui va rentrer dans la
bâtisse pour être capable d'automatiser nos opérations. Lorsque le choix a été
fait de la personne qui va nous faire la bâtisse, l'appareil nécessitait des
spécifications au bâtiment qui étaient très différentes de celles qu'on avait
initialement anticipées, notamment un bâtiment beaucoup plus haut, un bâtiment
qui est beaucoup plus résistant. On est sur un...
M. Girard (Groulx) : ...monsieur,
il a 17 minutes, là. Il faut que vous soyez concis, OK.
M. Farcy (Jacques) : Parfait.
M. Girard (Groulx) : Et puis ce
qu'il veut savoir, c'est l'interaction avec SAQ.com.
M. Farcy (Jacques) : Parfait.
Donc, effectivement, donc, une fois que le bâtiment a été, je dirais,
totalement spécifié, on a obtenu un délai de... un décret de construction de
137 millions. Aujourd'hui, le projet va très bien. Il est dans ce... dans
cette enveloppe-là pour la construction. La machine et l'équipement tout autour,
c'est un projet d'un peu plus de 300 millions. On est dans les délais et
effectivement dans le budget.
M. Beauchemin : Quand vous
dites...
M. Girard (Groulx) : Et le
lien avec SAQ.com.
M. Farcy (Jacques) : Le lien
avec SAQ.com, c'est que nous allons pouvoir desservir 20 000 produits
partout au Québec, au même prix, sur SAQ.com, à la fois pour nos clients particuliers,
mais aussi pour les titulaires de permis.
M. Beauchemin : Et quand vous
dites, là... c'est 300 millions pour l'équipement à l'intérieur?
M. Farcy (Jacques) : En fait,
l'ensemble du projet, c'est à peu près 300... je dirais, 300, 310 millions...
M. Beauchemin : Donc, incluant
l'équipement qui va...
M. Farcy (Jacques) : ...incluant
l'édifice pour le décret de 137 millions.
M. Beauchemin : OK, d'accord.
Comment vous allez faire avec les emplois, là, qui clairement... On remplace
les gens qui étaient dans le centre de distribution par ce gigantesque robot,
là, si on peut dire, là. Les postes, comment qu'on... comment vous allez faire
pour régler ça?
M. Farcy (Jacques) : Alors, en
fait, la discussion a été très claire avec nos équipes, toutes les personnes
qui étaient à l'emploi de la SAQ jusqu'au 1er janvier 2025 continueront à
avoir un emploi à la SAQ au niveau de la chaîne d'approvisionnement. Les
nouveaux employés à la chaîne d'approvisionnement, depuis le 1er janvier
2025, nous sommes clairs avec eux sur le fait qu'ils pourraient être impactés
par le processus d'automatisation, et on estime que ça pourrait économiser de l'ordre
de 100 à 120 postes, l'automatisation. C'est ce qui rentre dans l'équation
financière pour rendre ce projet rentable sur les 30 prochaines années.
M. Beauchemin : Donc, 100 à
120 postes depuis le 1er janvier 2025.
M. Farcy (Jacques) : Oui. En
fait, on a des attritions naturelles, des gens qui partent à la retraite ou qui
quittent l'organisation. Donc, c'est à peu près une quarantaine, cinquantaine
de postes tous les ans. Donc, à partir de 2025, pour une livraison en 2028... ceux
qui sont rentrés après 2025 savent que, potentiellement, nous n'aurons plus le
même nombre d'heures à leur donner à partir de 2028, quand le centre sera en
fonctionnement.
M. Beauchemin : OK, d'accord,
je comprends. Merci. Je veux vous amener sur un autre sujet. On a évidemment,
au Québec, là, plusieurs... puis c'est un mélange récréotouristique, mais aussi
des petites PME, là, dans la distillerie. Il y en a plusieurs qui sont apparues,
là, au Québec, là. On pense à Ungava, là, à Cowansville, que je connais bien,
Comont à Bedford, dans mon comté potentiel futur, que je connais bien aussi d'ailleurs,
Menaud dans Charlevoix.
Il y a eu une vague de fermetures, là, en
2024, qui a causé un certain émoi. Il y a eu plusieurs revendications, etc. Une
des inquiétudes, évidemment, là, qui venait de la part de tous ces distilleurs,
c'est qu'avec la libéralisation du marché interprovincial, parce que les
petites québécoises n'opèrent pas sur les mêmes réglementations à l'extérieur,
là, du Québec... Elles veulent savoir... Puis je pose la question peut-être soit
au ministre ou à vous, là, mais est-ce que vous pouvez nous expliquer les
raisons derrière le choix de moderniser cette loi?
M. Girard (Groulx) : Oh! bien,
tout d'abord, je pense que c'est parce que, dans la réglementation de l'alcool,
il y a eu plusieurs itérations dans les années. Puis évidemment c'est une
industrie qui est en grande transformation, là, parce qu'on perd de 2 % à
3 % de la consommation par année, puis c'est mondial, puis le Québec n'est
pas différent. Et puis il faut se réjouir de ça, c'est que les générations les
plus jeunes consomment moins puis consomment différemment. Et bref il y a
plusieurs... il y a une évolution dans ce marché-là, le goût des produits
locaux, l'évolution du commerce interprovincial, la baisse de la consommation,
tout... Puis on a quand même un historique de lois qui se sont empilées, à
défaut de meilleure <description...
M. Girard (Groulx) :
...puis
on a quand même un historique de lois qui se sont empilées, à défaut de
meilleure >description, et puis là on regarde pour moderniser,
simplifier, mettre à jour. Puis, au niveau des producteurs locaux, bien, il y a
toute la question : Qui est un producteur locaux... qu'est-ce qui est un
produit du terroir?
M. Beauchemin : OK. Est-ce
que le fait, là, d'ouvrir un peu plus, là, ça... Est-ce qu'on a comme fait une
étude d'impact, voir qu'est-ce que ça représentait pour la Société des alcools,
le gouvernement du Québec?
M. Girard (Groulx) : Oui,
bien, on est... C'est que lorsque... puis là je vais faire un éditorial. Lorsqu'on
parle de commerce interprovincial, à chaque fois que les provinces puis les
territoires se rencontrent, le sujet de l'alcool se ramasse en haut de la pile.
Or, le défi du Canada, ce n'est vraiment pas le commerce interprovincial de
l'alcool, là. C'est le transport, hein, que quelqu'un puisse prendre un camion
au Nouveau-Brunswick puis amener son chargement jusqu'en Colombie-Britannique
sans changer de réglementation au niveau de la longueur du châssis, les pneus,
etc., le poids. Le transport... Ensuite, la construction, est-ce qu'un
travailleur du Québec peut aller sur un chantier en Ontario? Et surtout est-ce
qu'un travailleur de l'Ontario peut venir sur un chantier du Québec? Alors,
transport, construction, approvisionnement, c'est tous des sujets qui sont
beaucoup plus importants que le commerce de l'alcool.
• (11 h 40) •
M. Beauchemin : D'accord. Je
veux vous amener sur un sujet qui est, en fait, connexe, là, au niveau de la
perception, là, du consommateur. Il y a beaucoup de variabilité, là,
évidemment, tout le temps dans la même direction, là, au niveau du prix des
produits, là, offerts à la SAQ. Est-ce que vous pourriez nous expliquer,
premièrement, les pressions qui... bien, les pressions... quels sont les
intrants qui vous forcent, là, donc, à avoir ces révisions plus souvent
qu'annuelles, là, des prix pour le consommateur?
M. Farcy (Jacques) : Alors, en
fait, sur le prix de vente consommateur, comme vous le savez sans doute, il y a
plusieurs éléments, comme vous le dites, qui impactent ce prix. Le premier
élément, c'est le coûtant du producteur. Donc, nos producteurs sont partout sur
la planète. Les saisons de récoltes peuvent être différentes en fonction de
l'hémisphère dans lequel ils sont présents. Donc, les coûtants de production,
c'est le premier élément qui entre dans la fixation de notre prix de vente.
Ensuite, il y a des frais, des charges,
des taxes qui s'ajoutent. Il faut savoir que la SAQ transporte les produits, on
se porte acquéreur des produits... chez nos producteurs, et c'est nous qui nous
chargeons de les transporter. Donc, le coût de transport est à notre charge.
Et, en ce moment, avec 77 pays, plus de 40 000 produits, vous
comprenez que la géopolitique sur le transport des marchandises impacte
beaucoup les prix de vente.
Ensuite, il y a les taux de change. On
achète, la plupart du temps, au choix du producteur, soit en dollars canadiens,
soit dans la monnaie locale. Donc, s'il y a un taux de change, effectivement,
qui varie, ça peut impacter le prix de vente. Et enfin, il y a la majoration de
la SAQ, et la majoration de la SAQ, on l'a baissée en 2017. De 2017 à 2023,
elle a été maintenue exactement au même niveau, on n'a jamais augmenté notre
majoration, malgré la pression sur nos coûts d'opération. Et, depuis 2023, on
fait une révision, tous les ans, de cette majoration. Et la révision, ça veut
dire qu'on se pose la question de : Est-ce qu'on augmente? Est-ce qu'on
n'augmente pas? Quelles catégories de produits on augmente? Mais la majoration
est la même sur tous les produits, ce qui permet de respecter la pleine
concurrence des producteurs puisqu'on ne fait pas de différence de marge en
fonction d'un produit, de sa provenance.
M. Beauchemin : ...serait
opportun pour avoir, justement, plus de transparence envers le consommateur.
Vous savez, quand on va à la pompe puis on met de l'essence, on comprend les
composantes du prix, approximatives, là, qu'on se trouve à payer. Il n'y aurait
pas... il n'y aurait pas utilité à justement avoir une ventilation de ce qui
compose le prix unitaire?
M. Farcy (Jacques) : Alors,
ces informations sont disponibles sur notre site, sur SAQ.com. Vous pouvez
consulter toutes nos tables de majoration, elles sont publiques, transparentes.
Et, une fois par an, on fait l'exercice de donner des exemples pour certains
produits emblématiques, généralement un vin autour de 15 $ ou 20 $ et
un spiritueux autour de 40 $ ou 45 $, qui sont les plus gros vendeurs
à la SAQ.
M. Girard (Groulx) : C'est dans
le rapport annuel aussi, là.
M. Beauchemin : Bien, la
ventilation, à savoir le coût de distribution...
M. Farcy (Jacques) : Oui,
absolument, tous ces coûts sont donnés de manière, je dirais, transparente. Nos
coûts d'opération, c'est ce qu'on appelle les charges sur ventes, sont publiés
dans notre rapport annuel tous les ans, et, tous les ans, vous voyez
l'historique de ces coûts, qui ont systématiquement baissé suite à nos
améliorations de performance à la SAQ.
M. Girard (Groulx) : ...le
député parle, là, c'est la bouteille avec les petites couches, là, que votre
ministre favori aime bien aussi, là.
M. Farcy (Jacques) : ...absolument.
Donc, ces informations sont remises dans le rapport <annuel...
M. Farcy (Jacques) :
...absolument.
Donc, ces informations sont remises dans le rapport >annuel pour
certaines et sont disponibles sur SAQ.com. Et je suis peut-être un des seuls
détaillants à faire des tournées de presse pour aller expliquer l'augmentation
de nos prix.
M. Beauchemin : D'accord.
Parlons des produits... des produits locaux, leur faciliter, là, l'accès, à
votre réseau de distribution. Puis je vais probablement vouloir vous reposer
plusieurs questions, là, là-dessus, mais est-ce qu'on pourrait comprendre, de
votre perspective à vous, là, les raisons pour lesquelles, les produits locaux
québécois, il y a... il y a un moindre effort, disons, par rapport à la vente,
là, par rapport aux chiffres de ventes, là? Il y a une moins grosse proportion
qu'initialement souhaité, lorsqu'on regarde le nombre de produits québécois
qu'il y avait initialement sur des étagères... que là, maintenant, ça, ça a
réduit.
M. Farcy (Jacques) : Alors,
en fait, ça n'a pas réduit, ça a augmenté...
M. Beauchemin : Bien non, mais
le produit a...
M. Farcy (Jacques) : ...parce
qu'on surreprésente les produits québécois depuis toujours, et encore plus
cette année, puisque l'absence des produits américains... on a saisi
l'opportunité de mieux mettre de l'avant les produits québécois. Donc, on est
derrière l'industrie québécoise pour s'assurer qu'on lui donne tous les moyens
de croître dans un marché qui est relativement compétitif puisqu'on a des
produits de 77 pays sur nos tablettes.
M. Beauchemin : OK, mais on
croyait qu'il y avait eu une augmentation de... une diminution de l'offre... je
m'excuse. Effectivement, donc, lorsqu'on a remplacé les produits américains, on
les a remplacés le plus possible par ce qu'on pouvait trouver qui était
disponible sans avoir à passer à travers une distribution américaine, c'est ça?
M. Farcy (Jacques) : En fait,
l'espace qui était dédié aux produits américains a été confié aux produits
québécois, en plus de l'espace qui était déjà disponible pour les produits
québécois dans nos succursales.
M. Beauchemin : OK. OK, d'accord.
Je veux vous ramener sur...
M. Girard (Groulx) : ...on
aurait une précision pour vous.
M. Farcy (Jacques) : ...effectivement,
vous parlez du plan qu'on a fait sur les spiritueux spécifiquement. On a fait
une rationalisation de notre offre de spiritueux québécois, les gins québécois
notamment, parce qu'en fait, entre 2015 et 2023, on acceptait systématiquement
tous les nouveaux produits québécois. Il y a eu une explosion de l'offre de
gin, il y a eu une saturation du marché, et l'Union québécoise des
microdistilleries avec la SAQ se sont mises d'accord pour faire ce qu'on
appelle une gestion par catégories, c'est-à-dire définir des règles qui permettent
de s'assurer que les produits qui arrivent à la SAQ sont des produits qui sont
testés et qui démontrent un niveau de performance pour maintenir leur place sur
les tablettes.
Donc, ça, c'est un chemin qu'on a fait
conjointement avec l'association des distillateurs du Québec, et il porte ses
fruits, puisque cette année, la catégorie, je dirais, va un petit peu mieux que
par le passé. Et ça, ça permet de s'assurer qu'on donne une bonne
représentativité à tout le monde, mais on s'assure aussi que les produits qui
ne tournent pas ou qui ne sont pas demandés par les consommateurs perdent un
petit peu en distribution en faveur des produits qui sont plus demandés par les
consommateurs.
M. Beauchemin : D'accord. Là,
je veux vous ramener sur une question qu'on avait discutée l'an passé et
l'année précédente puis qu'on... on s'était quittés l'an passé avec un vent
d'optimisme de votre part, à savoir que vous alliez regarder, voir la
possibilité de mettre en place ce que je vous proposais à ce moment-là. Donc,
on s'entend que le produit en tant que tel que vous vendez, c'est un produit
qui... au niveau, là, de la... de procéder à la transaction en succursale, par
exemple, OK, c'est relativement simple. On peut avoir un code-barres, on ne
fait que le scanner.
Et donc, quand on regarde ça dans un
contexte où est-ce que, justement, on peut avoir à la porte quelqu'un qui
vérifie l'âge des gens puis que, lorsqu'on regarde au niveau de la sécurité, en
termes de ce qui est produit dans les caisses, etc., on peut voir facilement
aussi ce qui est mis dans la boîte, si jamais c'était une boîte... bien, on pourra
parler des boîtes, parce que ça, ça semble avoir disparu, là. Est-ce que vous
avez, donc, regardé l'optimisation qui pourrait être faite, à savoir le nombre
d'employés nécessaires dans les succursales pour justement faire la transaction
avec les clients?
M. Farcy (Jacques) : Alors,
on est particulièrement attentifs à notre productivité. On réussit à
l'améliorer même dans un contexte de décroissance de ventes. Donc, ça, c'est
quelque chose dont on se félicite, mais ça ne passe pas par des caisses
automatiques. C'était le débat que... la question que vous m'aviez posée
l'année dernière, parce que les dernières analyses sur les caisses automatiques
montrent toujours que l'investissement technologique pour mettre à disposition
ces caisses par rapport aux retours attendus, c'est-à-dire les gains
d'efficience sur la fonction de l'encaissement, ne sont pas au rendez-vous.
Mais je veux vous rassurer sur le fait qu'en termes de performance, que ce soit
au niveau des succursales ou au niveau de nos opérations logistiques, nous
sommes aujourd'hui plus productifs que nous l'étions l'année dernière.
Le Président (M. Laframboise) : Merci
beaucoup, M. le député. C'est terminé pour votre première intervention... passons
au député de <Jean-Talon...
Le Président (M. Laframboise) :
...c'est terminé pour votre première intervention... passons au
député de >Jean-Talon pour 3 min 52 s. M. le député.
M. Paradis : On n'a pas
beaucoup de temps. Alors, essentiellement, je vais vous... je vais vous poser
une question puis je vais vous laisser l'opportunité de répondre. Comme députés,
on est souvent le... on reçoit beaucoup de commentaires puis on est les
vecteurs de ces commentaires-là. Je dois vous dire que, concernant la Société
des alcools du Québec, et je m'adresse à vous, M. le Président, M. le ministre,
si vous voulez répondre, libre à vous... mais les gens sont inquiets.
Les gens sont inquiets de ce qu'ils
considèrent être un virage de la Société des alcools du Québec par rapport à sa
mission. Je vous ai déjà posé la question, vous dites : Non, la mission,
elle est toujours là, mais, dans les faits, on vient de parler, par exemple, du
centre de distribution. C'est important de mentionner qu'au départ c'était
48,5 millions. Là, c'est passé à 300 millions. Il y en a qui disent
que c'est très cher payé et que ça va signifier un effritement des services en
région.
• (11 h 50) •
La Santé publique s'inquiète. Les gens qui
sont... par exemple, là, l'Association pour la santé publique du Québec, qui
est une grande coalition, s'inquiète des effets sociétaux des changements que
vous êtes en train d'opérer. Il y a des fermetures de succursales, notamment en
région et dans des quartiers, j'en ai dénoncé dans la Capitale-Nationale, alors
que ce sont des succursales qui sont rentables. On fait appel à de grandes
multinationales comme Uber Eats, alors que des producteurs locaux disent que
c'est un parcours du combattant pour réussir à trouver leur chemin sur les
étagères de la Société des alcools. On parle de privatisation avec les Zones
SAQ, avec les microagences privées qui font de la concurrence à des détaillants.
Il y a des distributeurs québécois. On parle beaucoup de mission qui est de
plus en plus commerciale et de moins en moins centrée sur ces autres aspects de
la vitalité régionale. Qu'est-ce que vous répondez à ces gens qui sont très
nombreux aujourd'hui à s'inquiéter de ce qui se passe à la Société des alcools
du Québec?
M. Girard (Groulx) : OK.
Je vais prendre les 20 premières secondes puis je vais laisser notre PDG
décliner chaque initiative qui reçoit son lot d'approbations et de critiques.
La société change, la consommation de
l'alcool change. Moins de consommation, les jeunes ne vont pas dans les
succursales de la SAQ, et donc le... il y a moins de consommation, puis la
composition de la population se modifie. Alors, si la Société des alcools reste
figée puis qu'elle dit : Nous, on ne change pas, mais la société change,
c'est... à moyen terme, c'est le monopole qui va être menacé, parce que la
société évolue puis la consommation évolue. Donc, la SAQ doit se transformer
dans le respect de sa mission. Vous pouvez y aller pour chacune des initiatives
que vous déclinez sous cette tendance.
M. Farcy (Jacques) : Absolument,
et, comme M. le ministre le rappelle, ce qu'on a mis à disposition du public
très récemment, c'est notre plan stratégique. Ce plan stratégique, il intègre
l'ensemble de nos stratégies pour être capable de faire face à cette
transformation dont on a besoin parce que le consommateur évolue. Et je
comprends que certaines des initiatives, qui ont été pour beaucoup des projets
pilotes l'année dernière, si on les prend de manière isolée, peuvent générer
des discussions, peuvent générer des échanges, si on part du principe que
chacune de ces initiatives est la stratégie de la SAQ.
La stratégie de la SAQ, c'est d'offrir un
accès inégalé à la plus grande variété de boissons alcooliques, et ça se passe
d'abord et surtout dans nos succursales. Ce sera complété par quelques initiatives
avec des partenariats, comme ils existent déjà depuis longtemps. On a des
agences depuis les années 80, donc faire des Zones SAQ, c'est une
déclinaison de ces agences. Travailler avec des partenaires de livraison, on le
fait déjà depuis de nombreuses années, où on étend avec un service au travers
des plateformes collaboratives.
Mais, je veux le redire, parce que c'est
très important, l'essentiel de notre activité continuera d'être l'excellent
service qui se passe dans nos succursales et l'équilibre qu'on y trouve. Parce
que la raison pour laquelle on a une société d'État qui s'occupe de l'alcool,
c'est parce qu'on doit balancer cet équilibre entre la capacité à mettre à
disposition et à commercialiser un produit pas banal au même moment que
s'assurer que la santé publique soit considérée dans nos actions.
Le Président (M. Laframboise) :
...donc, nous allons poursuivre avec la deuxième opposition. Mme la députée
de Verdun, pour 11 min 54 s.
Mme Zaga Mendez : Merci
beaucoup. Bonjour, M. le ministre, bonjour, M. Farcy. Je vais faire du
pouce sur les questions concernant les centres automatisés de Montréal. Il y a
une grande préoccupation quand on passe de 47 millions à un coût de
300 millions. C'est quand même une augmentation de 538 % en quatre
ans, là. C'est les informations qu'on reçoit.
Moi, je veux comprendre. Il y a eu un
décret initial, après on nous dit qu'il y a une explosion des coûts au niveau
de... du bâtiment et des équipements. Qu'est-ce qui a été présenté comme
projet, comme estimation des coûts initialement au Conseil du trésor, en 2021?
Et qu'est-ce qui a été déposé par la suite, je pense, en 2023? Comment ça on
n'a pas estimé 100... comme 97 millions de dollars en termes <d'optimisation...
Mme Zaga Mendez :
...comment
ça on n'a pas estimé 100... comme 97 millions de dollars en termes >d'optimisation
du bâtiment?
M. Farcy (Jacques) : Alors,
en fait, ce n'est pas une explosion des coûts, c'est un changement de projet.
C'est très important de le considérer. La première fois qu'on a fait la demande
pour le décret, nous n'avions pas encore les spécifications de l'équipementier
qui allait héberger la machine. C'est un peu un équivalent comme si on était
allés, en tant que particulier, demander un permis de construire à la ville
pour construire un garage et que, quand on réalise la taille de la voiture
qu'on est en train d'acheter, on se rend compte que le garage qu'on avait
imaginé n'est pas capable d'abriter la voiture. Donc, une fois que ce projet a
été pleinement défini au travers du deuxième décret, et c'était, comme vous
l'avez cité, en 2023... depuis 2023, il n'y a eu aucun changement, ni sur les
coûts ni sur la capacité à livrer le projet, sur les délais. C'est un projet
qui est parfaitement gouverné, qui est parfaitement clair, sur lequel vous
m'avez également posé des questions l'année dernière, auxquelles j'ai répondu.
Et donc il n'y a pas eu de changement depuis l'année dernière.
Mme Zaga Mendez : Donc, on
est encore à une estimation entre 300, 310 millions, ce que vous avez...
M. Farcy (Jacques) : C'est
ça, autour de 300, on pense que ça pourrait être. Le budget est un petit peu
supérieur à 300, mais évidemment on est... on parle encore de budget, parce que
le projet est encore en cours de livraison.
Mme Zaga Mendez : Donc, parce
que ce que... Je vais revenir, là, sur le changement de projet, mais là, dans
le rapport annuel, c'est indiqué qu'il y a une dépense de 54,5 millions
sur les bâtisses. Ça, c'est les dépenses de l'année 2025 pour le bâtiment.
M. Farcy (Jacques) : En fait,
exactement, chaque année, on... le bâtiment est maintenant construit. Donc,
chaque année, on fait état, dans notre rapport annuel et dans nos rapports
trimestriels, des investissements de la SAQ, et, parmi ces investissements, il
y a le centre automatisé qui commence à se construire et à s'équiper.
Mme Zaga Mendez : Bien, parfait.
Puis juste bien comprendre, parce que vous avez dit : Il y a un changement
de projet, là, lorsqu'on change un projet... c'est-à-dire qu'on est allés...
vous avez ouvert le garage, vous vous êtes rendu compte que la voiture ne
rentre pas, je vais parler dans... en utilisant le même exemple, bien, comment
ça qu'on a choisi ce garage-là à la base? Comment ça se fait qu'on n'a pas
prévu les ajustements, les exigences? Comment ça, c'est arrivé de nulle part?
Parce que je sens qu'ici on a dû modifier un projet, le présenter au Conseil du
trésor. Ça, c'est pour le bâtiment, mais est-ce qu'il y a aussi un changement
de projet en termes de la mission puis l'objectif que ce projet-là va
accomplir?
M. Farcy (Jacques) : En fait,
ce n'est pas un changement de projet, c'est... on a travaillé en parallèle sur
deux sujets, et les deux sujets se sont, je dirais, retrouvés en 2023, et,
depuis 2023, les choses fonctionnent bien. Donc, l'appareil, l'outil qui va
être à l'intérieur va nous permettre d'automatiser nos opérations pour la
préparation à la bouteille. Et on a annoncé, le 1er janvier 2025, que le même
outil nous permettrait d'automatiser... 75 % de la préparation des
commandes à la caisse pour nos succursales pour être capable de faire face au
contexte dont parlait le ministre Girard sur l'évolution de la consommation et,
je dirais, une forme de stagnation de nos volumes. Donc, on a décidé, en
janvier 2025, ce n'était pas prévu dans le projet initial, mais la machine nous
permet de le faire, d'ajouter une fonctionnalité de plus à l'outil pour être
capable de faire face et s'assurer que l'investissement qu'on fait s'adapte au
temps dans lequel on vit.
Mme Zaga Mendez : Bien là, vous
m'avez dit tout à l'heure qu'il y a un changement de projet... maintenant, vous
dites qu'il n'y a pas de changement de projet, mais, quand vous l'expliquez,
vous nous dites qu'il y avait deux champs d'action et un... le fait que vous
avez été capables... être capables puis juste reprendre... d'automatiser
75 %. Donc, c'est un nouveau, là. Là, on est dans la nouveauté qui est
apparue en cours de route. Est-ce que je me trompe?
M. Farcy (Jacques) : On est
effectivement dans l'adaptation au contexte qui fait face, mais, d'un point de
vue budgétaire, ça ne fait pas de changement. Il n'y a pas d'investissement
majeur additionnel pour être capable de faire cette fonctionnalité-là. Mais
c'est sûr qu'un projet qui est prévu en 2023 et qui est livré en 2028, pendant
ces cinq années, le monde continue à évoluer. Et notre travail à nous, c'est de
s'assurer qu'on est capables d'utiliser au mieux l'investissement qu'on est en
train de faire, et c'est ce qu'on est capables de faire grâce aux choix qu'on a
faits en 2023.
Mme Zaga Mendez : Ceci étant
dit, vous allez chercher quand même l'approbation auprès du Conseil du trésor.
Vous êtes la SAQ, c'est-à-dire nous sommes les actionnaires principaux.
M. Farcy (Jacques) :
Absolument.
Mme Zaga Mendez : Vous dites
qu'il y a une adaptation en cours de route. Donc, moi, ce que je veux bien
comprendre... Quand on a présenté le projet initial, vous nous avez dit, il y
avait une... un projet en 2021. En 2023, vous faites des ajustements évolutifs,
selon la situation qui... Vous nous... C'est que, là, on est en deuxième projet.
Quand on donne de l'argent, c'est bien de savoir est-ce qu'on va innover en
cours de route, parce que c'est là qu'il y a des risques possibles, mais aussi
qu'il y a un détournement... détournement, changement dans la mission de ce
centre automatisé. Est-ce que vous êtes d'accord?
M. Farcy (Jacques) : Mais
ce... absolument, mais ce projet est parfaitement gouverné. On a des comités de
projet, on a des instances de gouvernance. Notre audit interne, notre conseil
d'administration, qui fait un excellent travail, suivent ce projet à chacune
des séances. Donc, c'est un projet qui est parfaitement en ligne avec les
objectifs et qui s'adapte à la situation de la SAQ.
Mme Zaga Mendez : Puis est-ce
qu'on va vivre une nouvelle adaptation...
M. Girard (Groulx) : ...juste
une précision, une précision.
Mme Zaga Mendez : Oui?
M. Girard (Groulx) : Si on
veut que la SAQ puisse répondre à la demande, là... la société évolue, les gens
veulent pouvoir commander de l'alcool sur SAQ.com. On a besoin d'un centre
d'automatisation, là. On est en 2026, là, on ne peut plus remplir les commandes
avec des employés qui montent dans un escabeau dans un <entrepôt, là...
M. Girard (Groulx) :
...remplir
les commandes avec des employés qui montent dans un escabeau dans un >entrepôt,
là.
Mme Zaga Mendez : M. le
ministre, c'est vers là que je m'en vais. Parlons de l'objectif, parce que j'ai
lu en fond et en large tout ce qui était présenté... en long et en large. Vous
avez dit que voulez... vous l'avez répété, vous voulez rendre accessibles
jusqu'à 20 000 produits offerts à l'unité sur SAQ.com. Ça, c'est
l'objectif de... d'accessibilité des ventes, comparé à 4 000 actuellement.
Et vous avez dit en même temps que le CAM ne va pas concurrencer, ne va pas se
substituer... c'est là que je veux comprendre, qu'il ne va pas concurrencer les
succursales et les autres projets en partenariat.
Donc, de quoi qu'on parle, c'est d'une
augmentation fois cinq de l'accessibilité, donc de la vente. Vous voulez
augmenter la part de marché en ligne. J'entends qu'on peut... Quand on dit de
se mettre au goût du jour, c'est qu'il y a une substitution, c'est-à-dire la
personne ne va plus aller à la succursale. Vous voulez que... c'est une
substitution dans la vente en ligne ou est-ce qu'on veut augmenter fois cinq la
vente d'alcool en ligne?
• (12 heures) •
M. Farcy (Jacques) : Alors,
c'est sûr que, si on augmente l'offre par cinq, les ventes n'augmentent pas par
cinq. Sinon, il suffirait que j'augmente mon listing, tous les ans, de
10 % et je ferais 10 % de croissance de ventes, ce qui n'est pas la
réalité. Donc, j'ai une offre plus grande pour essayer de gagner de la part de
marché. Au Québec, il se vend tous les ans pour 6 milliards de
dollars d'alcool. La SAQ ne vend que pour 4 milliards de dollars
d'alcool.
Mon objectif à moi, c'est qu'on soit
capables d'être efficaces pour parler aux consommateurs, non pas pour que les
Québécois boivent plus. M. le ministre l'a dit, les Québécois boivent moins. C'est
une nouvelle dont on peut tous collectivement se féliciter, mais je souhaite
que ceux... qui puissent ou qui veulent en conscience acheter de l'alcool,
puissent avoir une offre de la SAQ qui soit la plus satisfaisante possible pour
leurs attentes, de manière à ce que cet achat-là revienne au Québec, ultimement,
pour financer les missions de l'État.
Mme Zaga Mendez : Oui. Je
vais aller plus vite. Avez-vous fait des évaluations de l'impact de cette
stratégie, des remplacements, là, parce qu'il y a une stratégie de... des
changements dans leurs habitudes, auprès de la Santé publique?
M. Girard (Groulx) : ...un
instant, là. Ce n'est pas... ce n'est pas la SAQ qui impose ce changement-là,
là, c'est la société. Les gens veulent consommer... Présentement, c'est
3 % des ventes en ligne. Ce sera peut-être 5 % dans cinq ans, la... c'est
la société qui a évolué son... La composition des ventes en ligne, dans la
consommation totale, augmente, et la SAQ doit évoluer, parce que, si son site
Web n'évolue pas, les gens vont aller ailleurs, puis le monopole va s'écrouler.
Mme Zaga Mendez : Oui, mais
on a quand même le contrôle sur l'offre. Ça fait que, même quand on s'adapte,
il faut comprendre que, oui, la demande peut changer, mais, sur l'offre, on a
un contrôle et donc on a un effet. Est-ce qu'on a étudié l'effet du changement,
de l'adaptation en termes d'effet sur la santé publique?
M. Farcy (Jacques) : ...en
fait, la SAQ, dans une année pleine, vend déjà 20 000 produits. Le
problème auquel on fait face, c'est qu'on est obligés de changer ces produits
et de les faire tourner. Si, en tant que consommateur, vous achetez un bon
produit et que vous voulez le retrouver dans six mois, aujourd'hui, les règles
font que vous ne le retrouverez pas dans six mois. Donc, on n'est pas dans une
logique à essayer de pousser à une consommation, on est dans une logique à
s'assurer qu'on répond exactement aux attentes des Québécois, qui évoluent de
manière, je dirais, très importante dans nos catégories et sur nos marchés.
Mme Zaga Mendez : Oui, bien,
les attentes puis les habitudes sont aussi influencées par l'offre. Il ne faut
pas juste faire qu'on réponde à une demande. Lorsqu'on rend des choses
disponibles, on a un effet quand même sur les effets de consommation.
Je vais continuer sur une autre question. Quelque
chose qui a scandalisé les Québécois, dernièrement, c'est la décision qui a été
faite de confier à la multinationale américaine Uber Eats le projet pilote de
service de livraison rapide au détriment d'une entreprise... des entreprises et
des plateformes québécoises. Ce que les gens veulent comprendre, c'est comment
on peut retirer le vin américain des tablettes, mais faire affaire avec une
multinationale américaine pour la livraison.
M. Farcy (Jacques) : Bien, je
voudrais peut-être amener une précision. Il n'y a pas de société québécoise qui
offre un service de plateforme de livraison collaborative. Ça n'existe pas. Il
n'y en a pas une.
Mme Zaga Mendez : Bien, il y
avait quand même eu d'autres... La SQDC le fait, la livraison.
M. Farcy (Jacques) : Non, la
SQDC ne travaille pas avec des plateformes de livraison collaborative. La SQDC
a un service de livraison qui peut être Purolator, qui peut être Postes Canada ou
d'autres sociétés.
Mme Zaga Mendez : OK. Puis pourquoi
vous avez besoin autant d'une livraison... d'une plateforme collaborative?
M. Farcy (Jacques) : Parce
qu'on revient sur ce que le ministre explique, c'est que les consommateurs...
certains consommateurs s'attendent à ce que la SAQ rentre en 2026 et puisse
être présente sur ces plateformes. C'est pour répondre aux attentes des
consommateurs.
Mme Zaga Mendez : Et pourquoi
ne pas avoir développé un autre modèle, par exemple, avec... qu'on puisse aller
chercher directement en succursale, le faire en moins de 24 heures? Il y a
d'autres façons d'aller rejoindre que juste faire affaire...
M. Farcy (Jacques) : Mais on
a...
Mme Zaga Mendez : ...avec une
multinationale étrangère en ce moment de tension avec les États-Unis, quand
même.
M. Farcy (Jacques) : ...absolument,
mais on a développé, au même moment, un autre service que... dont personne n'a
parlé, qui s'appelle la livraison à date choisie. Vous êtes... vous pouvez vous
faire livrer, à date choisie, ça s'adapte aux gens qui télétravaillent, une
commande sur SAQ.com. C'est un service qu'on a livré quasiment au même moment,
personne n'a décidé d'en parler. Donc, le débat, pour <nous, ce n'est pas
un service...
>
12 h (version révisée)
< M. Farcy (Jacques) :
...personne
n'a décidé d'en parler. Donc, le débat, pour >nous, ce n'est pas un
service plutôt qu'un autre. Le débat, c'est comment on est capables de répondre
aux attentes de tous les Québécois sans forcer personne à utiliser un service
qu'ils ne souhaitent pas utiliser.
Mme Zaga Mendez : Je peux
comprendre les attentes de la modernisation. Ceci étant dit, puis je rappelle...
je reviens alors au commentaire précédent, c'est qu'on a quand même un contrôle
dans l'offre. On peut... on influence de... la demande de la façon... comme l'offre
est disponible. À ce regard-là, ce qu'on... nous, on voit depuis des années, c'est
une stratégie d'expansion de l'offre au détriment d'une stratégie, auparavant,
de vente en succursale qui a quand même prouvée d'être capable de développer. Ce
que nous, on craint, c'est que le modèle des succursales, c'est une chose du
passé, puis qu'on en a fini avec ça, et qu'on s'en va, dans quelques années,
tourner seulement dans la vente en ligne qui va exploser en termes d'offre et
que peut-être va avoir un effet aussi en termes de la consommation d'alcool au
Québec.
M. Girard (Groulx) : Bien,
vous dramatisez, là, parce que la société évolue. D'abord, il y a... On
n'inonde pas le marché de produits, il se consomme moins de produits, 2 %
à 3 % par année. Ensuite, c'est les citoyens qui ont choisi d'aller moins
dans les succursales, parce que le profil démographique change, parce que les
jeunes, mes enfants, ils ne vont pas dans une succursale de la SAQ. La société
évolue et, pour protéger le monopole, la SAQ doit suivre la société.
Alors, par exemple, je vais reprendre un
exemple d'une succursale qui...
Mme Zaga Mendez : ...
M. Girard (Groulx) : Non, mais
je veux parler d'une succursale qui ferme, par exemple, OK? On a fermé une
succursale sur la rue Portage, à Gatineau. Alors, les gens disent : Pourquoi
la SAQ ne garde pas la succursale sur la rue Portage? La SAQ est le dernier
commerce qui a fermé sur la rue Portage. Les entreprises ont quitté la rue
Portage bien avant la SAQ. C'est une évolution de la société...
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Laframboise) : Votre
temps est terminé, madame. Votre temps est terminé. Donc, on y va avec le
député de Marguerite-Bourgeoys pour 17 min 51 s. Vous ne perdez rien, j'ai
enlevé le temps de dépassement au gouvernement.
M. Beauchemin : Merci
beaucoup, M. le Président. Bon, on était un petit peu sur le sujet, là, on
parle de succursales, là, qui ferment. Moi, je veux peut-être revenir un peu
sur l'ensemble du modèle d'affaires, incluant, donc, la partie sociétale, si on
peut dire ainsi, du mandat que vous avez. On regarde ça puis on se dit : Bon,
OK, correct, mais là il y a évidemment les mini-agences, là, qui ont été
lancées, l'automatisation des livraisons.
Est-ce qu'on planifie vraiment, là, qu'on
s'en va de moins en moins... J'entendais le ministre nous parler tantôt de
3 % à 5 %. Est-ce qu'on s'en va vraiment à un chiffre juste de
5 % ou est-ce qu'on a des estimés comme quoi ça va être plus significatif?
On le voit, ce qui se passe, là, dans d'autres législations comme en Europe,
par exemple, ça fait qu'on... est-ce qu'on extrapole de ça ou on a un modèle
juste interne à nous?
M. Farcy (Jacques) : Alors,
effectivement, la consommation est en décroissance partout sur la planète. Le
Québec a résisté plutôt mieux, mais maintenant on est dans cette phase-là et on
prévoit que c'est un mouvement qui va se prolonger dans les années qui
viennent. Dans le cadre de notre plan stratégique qu'on a publié jusqu'en 2030,
on pense que le marché va continuer à être en décroissance au moins jusqu'en
2030, le marché. Nous, ce qu'on souhaite, c'est gagner de la part de marché,
aller prendre de la part sur les gens qui décident de consommer de l'alcool au
Québec.
M. Beauchemin : Mais vous
avez le monopole au Québec, donc...
M. Farcy (Jacques) : Non, pas
tout à fait.
M. Beauchemin : Bien, vous
avez le monopole...
M. Farcy (Jacques) : Il se
vend pour 6 milliards. Nous, on en a 4, deux tiers. C'est une très grande
position, mais il y a 2 milliards qui nous échappent.
M. Beauchemin : Oui, c'est ça.
Le 2 milliards... le 2 milliards, c'est quoi?
M. Farcy (Jacques) : C'est la
bière et les boissons à base de malt, essentiellement.
M. Beauchemin : OK. Donc, ce
que vous voulez, c'est prendre ça des dépanneurs?
M. Farcy (Jacques) : Bien, ce
qu'on reconnaît, c'est que le marché fait 6 milliards et que nous, on est
capables de croître très légèrement ou d'endiguer la chute de nos volumes à
nous, la SAQ, sans demander aux Québécois de boire plus. Et c'est ce qu'on a
démontré, en fait, dans toutes les années précédentes, parce que le gain de la
SAQ, des 10 dernières années, ne s'est pas traduit par une hausse de
consommation, mais déjà par un gain de parts de marché. Donc, ce mouvement-là,
on l'a déjà fait dans les années passées. On souhaite le continuer, mais dans
un contexte, comme vous le disiez, où le marché n'est plus stable, il est en
décroissance.
M. Beauchemin : Juste pour
préciser, là, vous parlez des prêts-à-boire, ou la bière, ou peu importe, là, ce
qui semble être vendu dans le 2 milliards, là, à l'extérieur de votre 4,
là. Là, ce que vous dites, là, c'est que vous voulez... sachant très bien que
le 6 milliards dans son ensemble, là, OK, en dollars constants, va donc
réduire tranquillement, pas vite, là, si je comprends bien...
M. Girard (Groulx) : 2 %,
3 % par année.
M. Beauchemin : 2 %,
3 % par année. <Donc, dans 10 ans...
M. Beauchemin :
2 %,
3 % par année. >Donc, dans 10 ans, on est à 25 % moins de
ça. En dollars constants d'aujourd'hui, ce serait l'équivalent de dire
4,5 milliards «overall», à peu près.
M. Farcy (Jacques) : Bien,
nous, on regarde les quatre prochaines années, on pense effectivement que ça va
décroître, comme le disait le ministre Girard, de 2 % ou 3 % tous les
ans.
M. Beauchemin : Bon. Et pour
compenser cette perte dans le marché dans son ensemble, vous, ce que vous
voulez faire, c'est aller mettre ce qui est vendu à l'extérieur de ce que vous
pouvez vendre sous votre responsabilité.
M. Farcy (Jacques) : Bien, ce
qu'on veut, c'est être capable de mieux répondre aux attentes des clients pour
que les clients nous choisissent.
M. Beauchemin : Très belle
réponse politicienne. Mais grosso modo, là, il y a 2 milliards à
l'extérieur de ce que vous vendez actuellement. Vous en vendez 4. Ce que vous
voulez faire, là, c'est aller prendre un 500 millions, par exemple, de ce
2 milliards là, on va se dire, ça, sur les quatre... trois ou quatre
prochaines années à peu près. C'est ça?
• (12 h 10) •
M. Girard (Groulx) : Bien,
juste pour préciser, là, il y a aussi une évolution dans les goûts, là, OK? Il
y a moins de bières qui se consomment, plus de spiritueux du terroir, il y a
plus de produits sans alcool qui se consomment, il y a... Il y a plusieurs
tendances en même temps, là, qui bougent. Puis les prêts-à-boire, je pense
qu'il faudra en parler. Il faut comprendre que les prêts-à-boire de malt sont
identiques aux prêts-à-boire de spiritueux dans leur apparence physique, là,
puis ça, ce n'est pas par hasard. Alors, on... je vous laisse diriger vers où
vous voulez aller avec vos questions, mais la consommation évolue et donc la
SAQ s'adapte. Ce n'est pas la SAQ qui impose des changements.
M. Beauchemin : Non, non,
non, mais je comprends que la SAQ veut s'adapter. Ma question, c'est de
savoir... Bon, je suis propriétaire d'un dépanneur, mais je ne m'appelle pas
Couche-Tard, là, je suis propriétaire d'un dépanneur de coin dans un village...
M. Girard (Groulx) : Oui,
vous avez une agence, une des 400 agences de la SAQ.
M. Beauchemin : Non, non, je
n'ai rien de ça. Moi, ce que... je vends de la bière puis je vends ce que je
vends d'habitude, là, OK, puis là la SAQ me dit que, bien, elle veut prendre le
contrôle de la vente de certaines choses que moi, je suis habitué de vendre.
Est-ce que je, en tant que propriétaire de dépanneur, vais perdre de l'espace
d'étagère parce que je n'aurai plus le loisir de pouvoir les vendre? C'est ça?
M. Farcy (Jacques) : Non. En
fait, je... C'est exactement le sens de ma question. On souhaite répondre aux
attentes des clients. Ultimement, ce sont les clients qui vont choisir s'ils
décident d'acheter leur alcool à la SAQ ou ailleurs. Donc, on n'est pas dans
une logique où on veut empêcher certaines personnes de faire leurs activités,
on est dans une logique où nous, la SAQ, on veut s'adapter, comme on l'a fait
depuis 105 ans, pour être capable de répondre aux attentes des clients, et
c'est ce qu'on fait au travers de notre offre de produits, de nos offres de
livraisons.
M. Beauchemin : Mais ce que
vous voulez dire, c'est que vous voulez compétitionner librement, même si vous
êtes le monopole de l'État, contre des petits entrepreneurs ici et là, tout
partout au Québec, sur la même base de produits qu'eux vendent actuellement, là,
vous voulez les avoir... Moi, je n'ai aucun enjeu, là, en termes de la
distribution dans son ensemble, elle va être améliorée pour tous les Québécois.
Je le comprends, je comprends ce que vous dites, mais je pense au modèle
d'affaires des petits entrepreneurs qui ont un, deux, trois dépanneurs. Eux, du
jour au lendemain, se trouvent en compétition avec la Société des alcools pour
vendre une partie de ce qui était sur les étagères. Est-ce que je me trompe
quand je dis ça?
M. Farcy (Jacques) : Non,
mais ce n'est pas nouveau. Ça existe depuis les années 80 au Québec.
M. Beauchemin : Bien, pas sur
tout. Là...
M. Farcy (Jacques) : Si.
M. Beauchemin : Non, parce
que la bière... Vous ne vendez pas de la Molson Ex, là, à la Société des
alcools, là.
M. Farcy (Jacques) : La
bière, ce sont les brasseurs qui choisissent dans quel circuit de distribution
ils souhaitent vendre leurs bières. Ce n'est pas la SAQ.
M. Beauchemin : OK, mais là,
vous, vous allez offrir des étagères de SAQ pour vendre de la bière?
M. Farcy (Jacques) : Bien,
nous, ce qu'on souhaite, c'est compétitionner sur les catégories sur lesquelles
on peut avoir une action. Aujourd'hui, sur la bière... on vend de la bière,
mais on est très petit sur ce marché-là, parce que les brasseurs,
historiquement, nous utilisent ou font appel à nous dans certains cas de
figure, mais sont essentiellement distribués chez les épiciers, dépanneurs, qui
représentent 8 000 points de vente, qui vendent de l'alcool au
Québec.
M. Beauchemin : Oui, mais
répondez à ma question : Est-ce que vous voulez vendre de la Molson Ex?
M. Farcy (Jacques) : Bien,
aujourd'hui, ce n'est pas moi qui choisis si je peux vendre de la Molson Ex. C'est
Molson qui décide dans quel circuit de distribution il veut vendre de la Molson
Ex.
M. Beauchemin : Mais avant,
c'était clair que vous n'alliez pas le faire.
M. Farcy (Jacques) : Non, on
a toujours vendu de la bière en très petite quantité.
M. Beauchemin : Non, avant,
c'était clair que vous n'alliez pas vendre ce genre de bière là. Vous vendez de
la bière... de la Heineken, vous vendez de...
M. Farcy (Jacques) : On a
vendu de la bière de soif, on a vendu de la Laurentide, on a vendu de La Bittt
à Tibi. Ce sont des bières de soif qui ont été développées spécifiquement pour
nous. Ce n'est pas nouveau, ça existe depuis toujours.
M. Beauchemin : Mais là vous
allez vouloir compétitionner contre, hein... en compétition, avec ou contre,
peu importe, là, les Couche-Tard de ce monde mais aussi les petits dépanneurs
sur plus de produits qu'eux n'avaient pas de façon exclusive, mais avaient,
avec le temps... ont été capables de mettre en place.
M. Girard (Groulx) : Juste
pour préciser votre question, est-ce que vous parlez des prêts-à-boire ou vous
parlez des... comment ça...
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : Non,
mais les petits <frigidaires, les 92, là...
M. Farcy (Jacques) :
Les...
M. Girard (Groulx) :
Non,
mais les petits >frigidaires, les 92, là...
M. Farcy (Jacques) : Les Zones
SAQ, pardon.
M. Girard (Groulx) : Est-ce
que vous parlez des Zones SAQ ou des prêts-à-boire, là? C'est quoi, votre
point?
M. Beauchemin : Prêts-à-boire,
prêts-à-boire.
M. Girard (Groulx) : Des
prêts-à-boire. Allez-y sur les prêts-à-boire.
M. Farcy (Jacques) : Sur les
prêts-à-boire, il y a, en fait, deux formulations différentes, une à base
d'alcool, une à base de malt. Celles à base d'alcool sont réservées aujourd'hui
à la SAQ, celles à base de malt ont été développées pour être capables de
compétitionner le marché de celles d'à base d'alcool pour être vendues en
épicerie, ce qui est... ce qui était tout à fait légal. Il y a un projet de loi,
en ce moment, à l'étude, qui est le projet de loi n° 11,
qui vise à donner la possibilité aux producteurs de prêts-à-boire à base
d'alcool de ne pas la vendre qu'à la SAQ, mais de la vendre aussi dans le
réseau des épiciers, dépanneurs.
M. Beauchemin : D'accord. Mais
là, maintenant, pour la compétition, eux vont se trouver à avoir la possibilité
de pouvoir vendre à base d'alcool dans leur réseau de distribution. Ça, c'est
bien. Mais là, vous, du jour au lendemain, pouvez aussi pouvoir distribuer à
base de malt.
M. Farcy (Jacques) : Bien, en
fait, nous, je ne pense pas qu'il y ait de l'intérêt pour nous à aller vers les
à base de malt.
M. Beauchemin : Mais ça, c'est
ce que vous dites, mais, je veux dire...
M. Farcy (Jacques) : Non, non,
mais, en fait...
M. Beauchemin : La possibilité
de le faire, elle est là, non?
M. Farcy (Jacques) : Bien, je
ne pense pas que la loi nous autoriserait à vendre celles à base de malt, mais
il faudrait vérifier. Mais le... On va suivre le développement de cette loi,
parce que c'est un projet de loi, donc on va voir jusqu'où elle va. Si elle
existe... nous, on a un canal qui existe déjà, qui est un canal de grossistes
dans lequel on fait aujourd'hui pour à peu près 500 millions de
dollars de ventes au travers des vins d'épicerie. Ce canal de grossistes
pourrait tout à fait être mis à contribution pour être capable de mettre à
disposition, dans une activité de grossiste, auprès des détaillants
alimentaires, des produits qui aujourd'hui sont vendus exclusivement à la SAQ.
M. Girard (Groulx) : ...les
prêts-à-boire à base alcool.
M. Beauchemin : Votre
objectif, c'est-tu de... Est-ce que vous avez une opinion sur les produits à
base de malt?
M. Farcy (Jacques) : Non,
aucune.
M. Beauchemin : Les
considérez-vous égaux à ceux d'alcool?
M. Girard (Groulx) : Non, mais
c'est les clients qui vont décéder... décider, parce que le prêt-à-boire à base
de malt, il est rouge et blanc puis il a 7 % d'alcool, puis le
prêt-à-boire à base de spiritueux, il est rouge et blanc puis il est à base
d'alcool, OK? Puis le client, en fonction de ses préférences, va choisir le
produit qui lui convient, si le projet de loi est adapté. Et puis, oui, il y
aura une période de transition pour... La distribution des prêts-à-boire à base
de spiritueux ne se fera pas le lendemain de l'adoption du projet de loi.
M. Beauchemin : OK. Juste
parler de deux petites statistiques, là. Il y avait, dans votre plan
stratégique, le dernier que j'avais vu, je crois... vous parliez, là, d'un
engagement de fierté de la part des... de vos employés. Si j'ai bien compris,
la dernière statistique qu'on a, là, c'est 6,6 sur 10, qui se trouve être le
score moyen, là, que les employés ont pour la fierté de travailler à la SAQ, puis
votre plan visait plutôt 7,4. Comment vous expliquez la différence entre les
deux?
M. Farcy (Jacques) : Bien, on
a en fait une initiative, dans le plan stratégique, qui s'appelle... qui vise à
mettre nos équipes au cœur de la transformation que vit la SAQ. On est très
actifs auprès de toutes nos équipes, à la SAQ, pour les mettre à contribution
pour cette transformation qui permet de s'assurer que la SAQ soit toujours
pertinente pour le Québec. Donc, on a plusieurs initiatives qui nous permettent
de voir à l'amélioration de ce score dans les années qui viennent. Donc, ça
fait partie intégrante de notre plan stratégique, effectivement, ce n'est pas
quelque chose à part. On pense que cette transformation-là, elle se fait
d'abord et avant tout avec nos équipes et avec le support de nos équipes pour
être capable de donner un service incroyable à nos clients. On a eu, cette
année, un taux de service au client record, une satisfaction client record et
on s'en félicite.
M. Beauchemin : ...mais vous
ne m'expliquez pas là pourquoi que vous n'êtes pas capable d'arriver à votre
objectif qui était 7,4. Vous me dites ce que vous allez faire pour maintenant
essayer de corriger le tir, là, mais ça, c'était votre plan, puis vous ne
l'avez pas atteint. Pourquoi?
M. Farcy (Jacques) : On ne l'a
pas atteint parce que... Bien, je pense que les explications ou la
transformation que nous vivons génèrent des questions qui sont tout à fait
légitimes et sur lesquelles nous nous devons d'être très proches de nos
équipes. Et c'est vraiment au cœur de ce qu'on souhaite continuer à faire dans
les années qui viennent. C'est pour ça que c'est un objectif qui est central
dans notre prochain plan stratégique.
M. Beauchemin : OK. Mais juste
peut-être faire attention. Je pense que, quand vous aviez planifié de vous
rendre à 7,4... puis que vous ne l'ayez pas fait, bien, tout ce que vous venez
de me mentionner, qui sont les raisons pour lesquelles vous ne l'avez pas
atteint, était perceptible. Ça se voyait que ça s'en venait. Donc, si vous
faites de la planification, je pense que, pour la suite des choses, vous
devriez inclure ça et donc en arriver à donner des objectifs qui sont plus
réalistes, parce que, là, vous êtes quand même quasiment à 20 % en bas de
votre objectif. Ça fait que c'est juste peut-être quelque chose que... Ça
vaudrait la peine, là, pour la suite des choses, quand on planifie, de rentrer
toutes les variables dans votre modèle pour en arriver à faire une bonne
prévision réaliste, là. Je vous donne un conseil d'ami.
La Société des alcools... Maintenant, je
vais passer à la Société québécoise du <cannabis...
M. Beauchemin : ... des
alcools... Maintenant, je vais passer à la Société québécoise du >cannabis.
300 millions de dollars en 2025... Donc, la part des fournisseurs
québécois dans la Société québécoise du cannabis, ça représente combien en
termes... peut-être les produits, ou les ventes, ou...
M. Girard (Groulx) : M. le
Président, la SQDC était dans le premier groupe hier, alors les dirigeants ne
sont pas ici. On peut certainement essayer de répondre aux questions, mais...
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : Oui, la
SQDC était avec la...
Une voix : ...
M. Girard (Groulx) : Oui, le
matin, hier, avec l'ISQ et...
M. Beauchemin : OK. Bien, moi,
j'avais... On a mal compris. Ça semble être clair que c'était avec la Société
des alcools. Donc, il y a peut-être eu une erreur quelque part, mais...
M. Girard (Groulx) : Bien,
écoutez, libre à vous, on peut prendre votre question et y revenir puis... ou,
bref, je vous laisse gérer, c'est votre période de questions.
M. Beauchemin : Bien, je vais
vous en poser une, puis on va passer à la réponse, si on peut continuer.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
• (12 h 20) •
M. Beauchemin : 100 % des
fournisseurs retirés du portefeuille de la SQDC sont des fournisseurs
québécois. Pourquoi?
M. Girard (Groulx) : Bien,
pour favoriser la production locale.
M. Beauchemin : Bien non, on
en a retiré, là, OK, on a fait un mélange, on a revisité l'offre puis on en a
retiré une gang. Ceux qu'on a retirés, c'était 100 % des producteurs
québécois.
M. Girard (Groulx) : Ah! je
n'ai pas cette réponse, mais on peut certainement vous la trouver.
M. Beauchemin : OK. Bien, je
pense que, basé là-dessus, on va parler... On va retourner à la Société des
alcools. En fait, je vais revenir sur... Dans la Société des alcools, quand
vous décidez de... par exemple, à Chicoutimi, quand vous avez fermé le magasin,
là, vous l'avez déplacé, si j'ai bien compris, dans Chicoutimi. C'est ça?
M. Farcy (Jacques) : Oui, dans
Chicoutimi. Bien, ça dépend quelle succursale. Est-ce que vous parlez de celle
de la rue Racine?
M. Beauchemin : Du
centre-ville.
M. Farcy (Jacques) : Oui, elle
est... Non, c'est une fermeture.
M. Beauchemin : C'est une
fermeture, c'est ça?
M. Farcy (Jacques) : Absolument.
M. Beauchemin : OK. Puis là,
bien, ça, ce que ça fait pour les gens qui habitent dans... proche du
centre-ville de Chicoutimi, qui étaient habitués de se rendre là, eux autres,
maintenant, doivent se déplacer puis aller ailleurs pour acheter physiquement,
s'ils ne veulent pas passer par le site Web. C'est ça?
M. Farcy (Jacques) : Bien, en
fait, la raison pour laquelle on a fermé la succursale, c'est parce que les
clients ne nous fréquentaient déjà plus autant qu'avant. Et, comme le disait le
ministre Girard, on est parmi les plus résistants, dans un centre, à constater
le départ des clients, mais arrive le moment où on doit fermer la succursale
parce que les clients nous ont déjà témoigné qu'ils ne venaient plus. Et, à
Chicoutimi, il y a une offre de succursales qui est, je dirais, riche,
nombreuse, et donc les clients choisissaient déjà d'aller massivement faire
leurs achats dans d'autres de nos succursales.
M. Beauchemin : Mais celle-là,
spécifique, les ventes étaient à zéro?
M. Farcy (Jacques) : Non, les
ventes ne sont jamais à zéro. Aucun commerce de détail n'attend de ne plus
avoir aucun client pour fermer ses succursales. Mais les ventes étaient en
décroissance depuis déjà de nombreuses années, et dans un monde où le volume
sont en décroissance et on se doit d'être particulièrement attentif à notre
performance, cette succursale, depuis de nombreuses années, n'atteignait pas
ses scores attendus en fonction de sa taille, comparée à d'autres succursales
de la même taille et du même environnement ailleurs au Québec.
M. Beauchemin : Mais la
composante sociétale, si on peut dire ainsi, là, de la mission pour le
centre-ville de Chicoutimi, puis d'autres épisodes à travers le Québec, là,
vous le considérez comment? Comment vous les quantifiez, en fait, par rapport
à : On aurait dû, normalement, faire des ventes de x millions de
dollars, mais là on ne les fait pas, sauf qu'on a un objectif de s'assurer de
la vitalité du centre-ville de Chicoutimi et... ou ailleurs? Puis ça se peut,
peut-être, que la Société des alcools était le dernier magasin, puis ça, c'est peut-être
une réalité, mais je sais que, dans le centre-ville de Chicoutimi, ce n'était
pas le cas. Comment vous le calculez?
M. Farcy (Jacques) : En fait,
quand on constate qu'une succursale n'a pas la trajectoire attendue, on
commence à poser les questions aux municipalités, à nos équipes, de voir
comment on peut essayer de faire les choses pour que ça se transforme. Ensuite,
on a plusieurs délais pendant lesquels on attend pour voir si ces
transformations sont capables de se manifester. Et ensuite on regarde
effectivement le dynamisme global du centre-ville. Le dynamisme d'un
centre-ville ne peut pas reposer sur seulement la SAQ, donc on regarde aussi ce
qui se passe autour de nous. Et la plupart du temps, ces centres-villes dans
lesquels... ou ces zones dans lesquelles on a décidé de fermer des succursales
sont des zones qui ont des enjeux, pas uniquement à la SAQ.
Donc, quand vous me posez la question de
la dimension sociétale ou du réflexe citoyen qu'on a, on ne ferme pas une
succursale simplement parce qu'elle ne répond pas aux attentes commerciales. On
se pose tous types de questions, nous, avec les municipalités, avec les parties
prenantes. Mais arrive le <moment où il faut...
M. Farcy (Jacques) :
...
nous, avec les municipalités, avec les parties prenantes. Mais arrive le >moment
où il faut être capable de poser le geste, et c'est ce qui s'est passé à
Chicoutimi. C'est une succursale, je le redis, qui, depuis de nombreuses
années, avait de la difficulté.
M. Beauchemin : Mais est-ce
que vous aviez une idée de ce que vous étiez prêts à perdre, comme ventes,
avant de se dire : Bon, bien, OK, là, définitivement, là, si les ventes
restent ici, là, ça ne marche pas; si ça va en bas de ça, c'est définitivement
une fermeture; si ça augmente, peut-être que j'irais? Il y a-tu comme... Il y
a-tu des... Il y a-tu un écart qui est à l'intérieur de... où on s'est dit :
On bouge?
M. Farcy (Jacques) : Chaque
année, on revoit notre plan de succursale. Chaque année, on revoit notre plan
immobilier. Chaque année, on fait des annonces d'ouverture ou de fermeture.
Donc, ce débat-là, il est fait tous les ans sur les 400 succursales de la
SAQ. Et on a des baux qui sont des baux de longue durée, donc c'est certain qu'au
moment où les bails arrivent... les baux arrivent à échéance, pardon, c'est à
ce moment-là où on se pose la question d'est-ce qu'on renouvelle pour un an,
pour deux ans, pour trois ans ou est-ce qu'on ferme.
M. Beauchemin : Est-ce que
cette information-là...
Le Président (M. Laframboise) : C'est
terminé, M. le député de Marguerite-Bourgeoys. Donc, avant de poursuivre avec
le gouvernement...
M. Girard (Groulx) : ...de
transparence, là, puis étant donné la petite confusion, je prendrais une minute
du temps du gouvernement pour répondre à la question de la SQDC.
Le Président (M. Laframboise) : Allez-y.
Je vous la donne.
M. Girard (Groulx) : Alors,
simplement, à titre informatif, là, 69 % des fournisseurs ont leur siège
social au Québec et 64 % des produits sont cultivés au Québec. OK?
Le Président (M. Laframboise) :
Merci.
M. Girard (Groulx) : Alors, si
vous avez besoin d'autres informations, simplement nous communiquer les
questions.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait.
M. Girard (Groulx) : Merci.
Merci, M. le Président, pour votre flexibilité.
Le Président (M. Laframboise) : Merci
beaucoup. Donc, on va poursuivre avec le... La parole est au gouvernement, avec
la députée de Saint-François pour 4 min 14 s.
Mme Hébert : Merci, M. le
Président. Alors, bien, étant whip adjointe... pas whip adjointe, mais adjointe
parlementaire, maintenant, du ministre délégué à l'Économie et aux PME, je
siège comme observatrice sur le comité de modernisation pour la loi sur les
boissons alcooliques, qui date depuis 1920. Alors, merci. Merci d'avoir permis,
en tout cas, d'être dans cette volonté-là de moderniser cette loi-là. C'est
très apprécié par les détaillants et les producteurs. Donc, des deux côtés des
intervenants, là, les gens apprécient énormément, donc je voulais vous le
partager. Et, comme vous l'avez dit, M. le ministre, la société change, la consommation
évolue.
Et je sais qu'aussi, sur le projet de loi n° 11,
qui, on espère, va être appelé et adopté prochainement, les prêts-à-boire ne
sont pas un enjeu pour ceux qui vont les distribuer, les détaillants. Donc,
c'est même très bien vu de leur côté. Peut-être plus préciser pour mon
collègue, parce que je crois qu'il y a une incompréhension, à savoir que ça va
ouvrir à nos distributeurs, à nos producteurs, de nouvelles possibilités de
distribuer leurs produits. Et la Société des alcools du Québec ne sera pas
perdante dans ces transactions-là non plus, parce que je crois qu'il y a une
part qui vous revient. Et en même temps, bien, ceux qui vont avoir les
détaillants vont pouvoir avoir une plus grande offre de produits sur leurs
tablettes, donc ils vont pouvoir rejoindre plus les clients puis peut-être même
être plus attractifs, parce que ce n'est pas tout le monde qui aimait les prêts-à-boire
à base de malt.
Alors, je voulais juste... si vous pouvez
spécifier un petit peu plus, là, dans cette voie-là, pour rassurer mon collègue
que... je sentais une petite incompréhension.
M. Farcy (Jacques) : Effectivement.
Donc, dans le marché des prêts-à-boire, comme je le disais, il y a deux
formulations : celles à base d'alcool et celles à base de malt. Historiquement,
ce sont plutôt les grands producteurs internationaux qui ont eu la possibilité
financière et la structure pour être capables de développer les deux
formulations. Les producteurs québécois, eux, se sont lancés dans des prêts-à-boire
à base d'alcool qui sont très innovants, de grande qualité, distribués à la
SAQ. On a aujourd'hui, à la SAQ, plus de 130 références différentes de
prêt-à-boire, une très grande majorité de ces prêts-à-boire sont des prêts-à-boire
québécois. L'industrie est particulièrement dynamique, mais on comprend que,
pour une industrie qui est plus récente et plus jeune ici, au Québec,
développer deux formulations dans deux canaux de distribution, c'est quelque
chose qui nécessite des fonds, des capitaux.
Et comme on le disait, souvent, la
formulation à base de malt est en tous points, je dirais, construite pour
ressembler à celle à base d'alcool. Donc, ce n'est pas de l'innovation, c'est
plutôt le fait d'être capable de s'adapter à nos lois et nos règlements qui
sont historiques au Québec sur ce point. Donc, la possibilité de réfléchir à
cette opportunité d'ouvrir les prêts-à-boire à base d'alcool pour les épiciers
permet effectivement aux producteurs locaux d'avoir accès à ce marché sans avoir
à développer une nouvelle formulation ou à investir massivement. Et donc je
pense que c'est effectivement quelque chose qui va dans le bon sens, ce...
d'autant que ces producteurs québécois amènent ou stimulent le marché avec des
innovations très fréquentes. Et donc, nous, à la SAQ, on s'en réjouit et on va
s'assurer, bien sûr, même si le marché est ouvert aux épiceries, de continuer à
laisser une belle part et à continuer à soutenir, dans nos propres points de
vente au <travers...
M. Farcy (Jacques) :
...belle
part et à continuer à soutenir, dans nos propres points de vente au >travers
de notre service, tous les prêts-à-boire, y compris les prêts-à-boire
québécois, évidemment.
Mme Hébert : ...alors, c'est
ce que j'avais compris et... Bien, j'aurais une petite question par rapport à
vos Zones SAQ. Donc, de quelle manière vous voyez les changements dans les
succursales suite à la création de ces zones-là?
M. Farcy (Jacques) : Alors,
on a effectivement eu toute une phase pilote avec huit Zones SAQ dans des
petits... je dirais, dans des épiciers ou des titulaires de permis d'épicerie
de petite taille ou de grande taille. Ça nous a permis, sur ces huit Zones SAQ,
de constater qu'il n'y avait pas de cannibalisation de nos ventes en succursale.
Ça nous a également permis de voir que, lorsqu'on était proches de nos
partenaires extérieurs, on était capables de les amener à avoir des standards
de vente éthiques, c'est-à-dire de refus de vente à des mineurs, qui soient
comparables aux scores que nous, on a, à la SAQ...
Le Président (M. Laframboise) :
Merci.
• (12 h 30) •
M. Farcy (Jacques) : Et donc
ça a été un test très positif.
Adoption des crédits
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
merci beaucoup. Le temps alloué au volet Finances, Société des alcools, des
crédits budgétaires Finances est presque écoulé. Nous allons maintenant
procéder à la mise aux voix.
Le programme intitulé Direction et
administration est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Sur division. Le programme intitulé Activités en matières économique, fiscale,
budgétaire et financière est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division. Le programme 3, intitulé Contributions aux frais et
services bancaires et provisions pour transférer des crédits, est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division. Le programme 4, intitulé Service de la dette, est-il
adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division.
Adoption de l'ensemble des crédits
Finalement, l'ensemble des crédits
budgétaires du portefeuille Finances pour l'exercice financier 2026‑2027
est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division.
Documents déposés
En terminant, je dépose les réponses aux
demandes de renseignements des... de l'opposition.
Compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à 15 heures, où elle entreprendra l'étude du
volet Conseil du trésor des crédits budgétaires du portefeuille Conseil du
trésor, Administration gouvernementale et Efficacité de l'État. Merci.
(Fin de la séance à 12 h 31)