Journal des débats (Hansard) of the Committee on Transportation and the Environment
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Tuesday, March 26, 2024
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Vol. 47 N° 47
Clause-by-clause consideration of Bill 48, An Act to amend mainly the Highway Safety Code to introduce provisions relating to detection systems and other highway safety-related provisions
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Intervenants par tranches d'heure
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Derraji, Monsef
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Grandmont, Etienne
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Derraji, Monsef
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Derraji, Monsef
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
9 h 30 (version révisée)
(Dix heures deux minutes)
Le Président (M. Jacques) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos travaux. Nous reprenons nos
travaux. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des
transports et de l'environnement <ouverte...
>
10 h (version révisée)
<17937
Le
Président (M. Jacques) :
...des transports et de l'environnement
>ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi modifiant
principalement le Code de la sécurité routière afin d'introduire des
dispositions relatives aux systèmes de détection et d'autres dispositions en
matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Alors, Mme Dufour (Mille-Îles) est remplacée par Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont).
Auditions (suite)
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier, nous
venions d'adopter l'article 15 amendé du projet de loi. D'autre part, je
vous rappelle que l'étude de l'article 12 avait été suspendue, et nous
étions plus précisément à l'article 519.80 du Code de la sécurité routière,
introduit par cet article.
À moins qu'il n'y ait consentement pour
reprendre l'article 12, nous serions rendus à étudier l'article 16 du
projet de loi, qui insère plusieurs articles au Code de la sécurité routière. Mme
la ministre, je vous cède la parole. Est-ce qu'on continue à l'article 16?
Mme Guilbault :Oui. J'essaie juste de me rappeler on était où exactement.
Le Président (M. Jacques) : On
n'avait pas commencé, aucunement, l'article 16, on était à la lecture de l'article 16.
Mme Guilbault :Donc, j'ai un commentaire introductif avant de lire l'article.
C'est possible, ça? Bon.
Alors, commentaire... l'article 16...
c'est un commentaire, évidemment, et non un article : L'article 16 du
projet de loi introduit le chapitre I.1, intitulé Dispositions
particulières relatives aux sanctions administratives pécuniaires, au titre X
du Code de la sécurité routière. Il comprend les articles 573.2 à 573.34.
Ce nouveau chapitre propose la création d'un
régime de sanctions administratives pécuniaires applicables à certains
manquements constatés par des systèmes de détection.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Maintenant, l'article.
Mme Guilbault :Alors, article 16 : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 573.1, du chapitre suivant :
«Chapitre I.1
«Dispositions particulières relatives aux
sanctions administratives pécuniaires
«Section I
«Manquement
«573.2. Une sanction administrative
pécuniaire peut être imposée au propriétaire d'un véhicule routier lorsqu'un
manquement à une disposition du présent code ou de l'un de ses règlements,
déterminée par règlement du gouvernement, a été constaté au moyen d'un système
de détection.»
En commentaire : l'article 573.2
du Code de la sécurité routière débute la section I, intitulée Manquement.
Il introduit dans le CSR la possibilité d'imposer une sanction administrative
pécuniaire pour un manquement au code ou à l'un de ses règlements ayant été
constaté au moyen d'un système de détection.
Cet article habilite également le
gouvernement à déterminer, par règlement, les dispositions dont le non-respect
donne lieu à l'imposition d'une SAP.
Le Président (M. Jacques) : Et
je crois que vous avez un amendement aussi à l'article 573.2. Si vous
voulez bien lire l'amendement.
Mme Guilbault :En effet, M. le Président, j'en ai un. Je prends mon temps
pour le lire...
Le Président (M. Jacques) : Il
est déjà sur Greffier, d'ailleurs.
Mme Guilbault :Ah! il est là, OK.
Le Président (M. Jacques) : Il
est déjà sur Greffier.
Mme Guilbault :Alors, amendement à l'article 16, nouvel article 573.2
du Code de la sécurité routière : Remplacer, dans le texte anglais de l'article 573.2
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, «for which» par «where».
Et en commentaire : cet amendement
vise à ajuster le texte anglais pour éviter que tout écart de sens entre les
textes français et anglais... pour éviter tout écart de sens, pardon, entre les
textes français et anglais. L'expression «for which» traduit «pour lequel»
plutôt que «lorsque», qui cible une situation et non directement le véhicule
routier.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 16 introduisant l'article...
l'amendement à l'article 573.2? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Je pense, quand
on s'est quittés jeudi... je vois l'amendement, mais... Je n'ai aucun... aucun commentaire
par rapport à cet amendement, mais c'était plutôt sur une autre discussion de
fond qu'on avait sur l'article...
Une voix : ...
M. Derraji : ...l'article 12,
oui.
Le Président (M. Jacques) : ...l'article 12
est suspendu, présentement. Donc, on...
M. Derraji : OK. Donc, on ne
va pas revenir aujourd'hui à l'article 12, ça va venir un peu plus tard, on...
Mme Guilbault :...aujourd'hui, mais pas en ce moment, on est encore en
train de peaufiner certaines choses.
M. Derraji : OK. Je n'ai pas
de commentaire sur l'amendement. Merci. Pas de problème.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre commentaire sur l'amendement à l'article 573.2,
est-ce que l'article... l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 573.2 amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires?
S'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'article 573 point... Non, on
continue, excusez-moi. On s'en va à 573.3. Donc, on fait comme l'article 12,
on les fait tous puis on viendra adopter <l'article 16...
Le Président (M. Jacques) :
...puis
on viendra adopter >l'article 16 à la fin. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Juste un petit instant, M. le Président, là, il y a
peut-être une confusion parce que je m'aperçois que mon article 16
commence plus tôt que ce qu'on m'a fait lire.
Des voix : ...
Mme Guilbault :Bien, c'est parce que je me référais à la page qu'on
m'avait donnée, mais ce n'est peut-être pas la bonne page.
Le Président (M. Jacques) : Nous
pouvons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 08
)
(Reprise à 10 h 10)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de la suspension, nous en étions à lire, à
l'article 16, l'article introduisant l'article 573.3.
Mme Guilbault :Oui. Donc :
«573.3. Aucun constat d'infraction ne peut
être signifié pour le non-respect d'une disposition du présent code ou de l'un
de ses règlements donnant lieu à l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire en application de l'article 573.2.»
En commentaire : l'article 573.3
du Code de la sécurité routière introduit une règle rendant impossible
l'imposition d'amendes pour le non-respect de dispositions donnant lieu à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.3? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...m'expliquer
le pourquoi de l'article, si ça ne vous dérange pas, juste pour que je puisse
comprendre. Je ne suis pas familier avec les sanctions administratives
pécuniaires en lien avec le Code de la sécurité routière.
Mme Guilbault :C'est pour éviter le cumul, en fait de pouvoir cumuler une
SAP et un constat d'infraction pour la même infraction.
M. Derraji : Un des deux.
Mme Guilbault :Oui.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires sur... M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Mais donc,
dans les deux cas, si on constate une sanction administrative...
c'est-à-dire que, si on constate un manquement à un des articles du Code de la
sécurité routière en lien avec... là, je comprends que c'est pour les SAP, donc
c'est pour les appareils de contrôle automatisés. Donc, je comprends que, dans
tous les cas, on va donner un constat d'infraction, mais ça va être soit une
sanction... soit un constat d'infraction ou une sanction administrative
pécuniaire, mais il va y avoir... il va y avoir un traitement, puis il va
effectivement y avoir... C'est vraiment juste pour éviter qu'il y ait
dédoublement, là. Mais, dans les deux cas, ça donne l'effet escompté,
c'est-à-dire, la personne reçoit un constat <d'infraction...
M. Grandmont :
...la
personne reçoit un constat >d'infraction, peu importe comment on
l'appelle, dans le but de dissuader ou d'envoyer un signal que certains
comportements sont à proscrire à certains endroits.
Mme Guilbault :C'est que ça va être un ou l'autre. Le régime pénal qui
existe déjà pour les constats d'infraction va demeurer. Et là les manquements
qui vont être constatés avec le nouveau régime de SAP, ça va être une SAP, mais
ça ne pourra pas... ça ne sera pas au choix ou ce ne sera pas... j'ai ma
collègue ici, qu'on me dit, qui peut venir expliquer en pratico-pratique, là.
M. Grandmont : Avec plaisir,
avec plaisir. Oui, oui.
Mme Guilbault :Mais c'est vraiment pour éviter le cumul.
Le Président (M. Jacques) : Oui,
Mme Morin-Verville, veuillez vous présenter et nommer votre titre, s'il vous
plaît.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Amélie
Morin-Verville, conseillère aux radars photo au ministère des Transports.
Oui, effectivement, en fait, le régime de
SAP qu'on introduit, c'est pour les... c'est pour des manquements qui vont être
détectés par les radars photo uniquement. Et puis ces manquements-là, quand ils
sont détectés par les radars photo, vont donner lieu... qu'on va identifier par
règlement, vont donner lieu à des sanctions administratives pécuniaires, mais
il n'y aura pas de choix de discrétionnaire à la personne qui l'impose. Donc,
ça va être soit une SAP ou soit un constat d'infraction. Ça ne peut pas...
après, mettons, trois SAP, devenir un constat d'infraction. On parle... un
manquement qui est détecté par un radar photo, identifié par règlement, va
donner une SAP uniquement.
M. Grandmont : Parfait. Bon,
c'est ce que j'avais compris aussi. Qu'est-ce qui différencie maintenant, là,
fondamentalement, outre la source, en fait, là, de l'un ou l'autre? Mais
qu'est-ce qui différencie fondamentalement le constat d'infraction puis la
sanction administrative? Est-ce que c'est la même chose, mais ils sont de
sources différentes?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
en fait, c'est... le processus est différent. Le régime administratif, il n'est
pas... il n'est pas régi par les lois du pénal. Là, je ne suis pas juriste, là,
je veux juste vous dire, je n'ai pas de background de juriste, pardonnez
l'expression anglaise, mais, en gros, c'est ça, c'est vraiment le processus
initial. Dans le régime pénal, il y a un constat d'infraction qui est... qui
est délivré, et là, bon, la personne va plaider coupable, non coupable, il n'y
a pas... il n'y a pas ce processus-là. Donc, c'est vraiment plus en amont, dans
la mesure où c'est traité au niveau administratif par des employés
administratifs. Il y a une décision qui est prise d'imposer une SAP. Et la
personne, à ce moment-là, a des... a des recours, là, on y reviendra plus tard,
mais c'est vraiment plus au niveau du processus. C'est vraiment dans un
processus administratif, donc, qui allège notre système judiciaire
actuellement.
M. Grandmont : Parfait. Je
comprends. Moi, je vais être intéressé, éventuellement, à avoir une discussion,
là, sur le processus de contestation, là, je ne sais pas si on l'aborde plus
tard, aussi, là, j'imagine que oui, c'est... peut-être Mme la ministre pourra
me dire à quel article on va le traiter, parce que c'est de s'assurer aussi que
la preuve nous... en tout cas, je voudrais éviter qu'on ait un système sur
lequel il est plus facile de contester puis potentiellement aussi de gagner,
là, s'assurer que, dans le fond, c'est aussi solide dans un cas comme dans l'autre
ou, si ça ne l'est pas, mais... à quelle nuance, qu'on sache un peu aussi, là,
dans quoi qu'on est en train de s'embarquer avec des SAP, mais merci pour la
réponse. Moi, ça répond à ma question, là, pour l'instant, là, de bien
distinguer les deux régimes, dans le fond, constats d'infraction et
sanctions administratives pénales. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 573.3? Donc, s'il n'y
a pas d'autre commentaire, nous allons poursuivre à l'article 573.4.
Mme Guilbault :Merci, M. le Président.
«573.4. Il ne peut y avoir de cumul de
sanctions administratives pécuniaires à l'égard d'une même personne, en raison
du même manquement survenu le même jour et fondé sur les mêmes faits.»
En commentaire : l'article 573.4
du Code de la sécurité routière prévoit qu'une sanction administrative
pécuniaire ne peut être imposée qu'une seule fois à une même personne pour le
même manquement fondé sur les mêmes faits, c'est-à-dire à une date et une heure
spécifique constatées par un système de détection.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires? Oui, M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Merci, monsieur...
Juste par curiosité, est-ce que ce n'était pas le cas avant? Ce n'était pas le
cas avant?
Le Président (M. Jacques) : Non,
je n'ai pas entendu, moi non plus.
M. Derraji : Est-ce que...
Qu'est-ce que vous n'avez pas entendu?
Le Président (M. Jacques) : Ta
question.
M. Derraji : Ah! mon Dieu, ma
voix, elle est toujours porteuse. OK, je vais... j'ai cru que je parle à haute
voix. Est-ce que ce n'était pas le cas avant?
Mme Guilbault :Le cas de quoi?
M. Derraji : Est-ce que
c'est... ce que... l'article, ce n'est pas le cas? Genre, pas de cumul, est-ce
que c'est nouveau? Moi, j'ai toujours...
Mme Guilbault :C'est parce que les SAP, c'est nouveau. Donc, c'est nouveau
d'avoir deux sortes de sanctions pour les manquements détectés par les
ACA. Donc, le cumul, éviter le cumul devient nouveau aussi vu que c'est nouveau
d'avoir deux régimes.
M. Derraji : Donc, la
personne qui a deux manquements, on va en avoir juste un qui sera
appliqué. Est-ce qu'on peut juste avoir un exemple?
Mme Guilbault :Bien, c'est deux manquements au même moment à la même
heure. Puis c'est déjà prévu dans d'autres lois <comme ça...
Mme Guilbault :
... dans d'autres lois >comme ça, dont une
qui est la Loi sur les mesures de transparence dans les industries minière,
pétrolière et gazière. Donc, c'est déjà prévu comme ça dans les régimes de SAP.
Mais, si c'est le même manquement à un moment différent, là, c'est possible, mais
oui, on peut avoir quelqu'un qui...
M. Derraji : OK. Oui, juste
pour comprendre. C'est quoi, le délai? C'est juste pour clarifier le tout.
Donc, est-ce que même heure, mêmes deux heures, avant-midi, même... la journée?
Juste pour être clair, c'est... c'est ça, si c'est possible.
Mme Guilbault :J'ai une collègue qui va venir expliquer.
M. Derraji : Merci.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Donc, maître, veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il vous plaît.
Mme Lachance (Virginie) : Bonjour,
Virginie Lachance, avocate légiste pour le ministère des Transports.
Alors, dans les régimes de SAP, il y a
plusieurs articles qui vont venir, là, dans les articles dans ce chapitre-ci,
là, 573.4 et suivants, là. Il va y avoir beaucoup d'articles qui reprennent
avec adaptation, à l'occasion, ce qui... ce qu'on retrouve dans... à
l'intérieur d'un régime de SAP, de sanctions administratives pécuniaires.
Alors, ça, de ne pas avoir le même montant, là, qui va être demandé, là, étant
donné qu'il y a une... un manquement, à ce moment-là, il ne pourra pas être
pour la même heure, la même date. Donc, 15 minutes après, la personne
repasse au même, par exemple, feu de circulation, bien là, ce n'est pas le même
manquement, c'est le même endroit, mais ce n'est pas la même heure et la même
date. Alors, ça, on le retrouve dans les autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires.
M. Derraji : OK. Vous
avez dit 15 minutes. Est-ce qu'il y a une limite de temps? Genre, la
personne passe devant le feu rouge, il y a un manquement. Le SAP s'applique à
un manquement.
Mme Lachance (Virginie) : Oui.
M. Derraji : Il fait un
détour et il revient. Il passe par le même, un autre manquement, c'est un
deuxième manquement. Dans ce cas, il y a un cumul de manquements. C'est deux fois.
Mme Lachance (Virginie) : Deux...
Mais c'est deux heures différentes. Il faut que ce soit vraiment la même
heure, le même moment. Donc, s'il y avait un problème...
M. Derraji : De la
part...
Mme Lachance (Virginie) : ...au
niveau du radar, de l'appareil, et tout ça, bien, la personne ne pourrait pas
avoir deux... Ce n'est pas le même fait, on... C'est le même fait, en fait.
Donc, elle ne pourrait pas se retrouver avec un cumul, là, des sanctions.
M. Derraji : OK. Et
donc, vous, c'est la même heure avec un espace intervalle de 15 minutes,
mais la même personne deux fois, genre à 1 heure ou 2 heures, ce
n'est plus un manquement, c'est un cumul. Il doit payer les deux.
Mme Lachance (Virginie) : Exactement.
M. Derraji : OK. C'est
clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. M. le député de Taschereau.
• (10 h 20) •
M. Grandmont : ...merci.
Vous pouvez... vous pouvez demeurer si vous voulez, parce que j'ai des
questions qui portaient essentiellement là-dessus aussi, là. J'étais quand
même... J'avais... j'avais souligné, là, que... Donc, une personne, par
exemple, qui... Donc, c'est... Essentiellement, c'est pour éviter des erreurs
dues à des défaillances, par exemple, du matériel, des appareils de contrôle
automatique?
Mme Lachance (Virginie) : Je
vous dirais qu'on a repris des articles qui sont dans d'autres régimes de SAP. Les
régimes de SAP... Un régime de SAP de ce type-là, on l'a adapté, mais, par
exemple, le premier régime de SAP... là, je ne veux pas entrer dans les détails
parce ce n'est pas du tout ma spécialité en environnement, mais il pourrait y
avoir plusieurs manquements, quelque chose que la personne ne corrige pas, par
exemple, dans la même journée, la même semaine, et tout ça. Donc, c'est souvent
pour cette raison-là qu'on a ces articles-là. Nous, on l'a repris dans le
projet de loi parce que... Si c'est... la personne passe tout de suite après,
10 minutes après, bien, c'est un autre manquement, mais...
M. Grandmont : C'est un
autre manquement. Donc, de la même chose... Oui, allez-y.
Mme Lachance (Virginie) : Ce
serait inéquitable, que la personne ait deux manquements, là, c'est... Il
faudrait que ça soit une faille du système.
M. Grandmont : Mais qu'est-ce
qui pourrait causer... qu'est-ce qui pourrait causer deux manquements en
fin de compte?
Mme Lachance (Virginie) : Au
niveau des mêmes faits? S'il y avait une erreur?
M. Grandmont : Oui,
c'est ça. Qu'est-ce qu'on veut éviter avec ça, en fait, exactement?
Mme Lachance (Virginie) : Qu'est-ce
qu'on veut éviter? C'est qu'il y ait un problème.
M. Grandmont : C'est
qu'une personne...
Mme Lachance (Virginie) : C'est
vraiment au niveau de l'équité, en fait, c'est plus au niveau de l'équité en
droit, là.
M. Grandmont : Oui? Mais
donc ce qu'on... Mais, ce qu'on veut éviter, je comprends qu'on veut éviter que
la personne soit lésée, qu'on constate deux fois le même fait puis le même
jour à la même heure.
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
absolument.
M. Grandmont : Mais
quelles pourraient être les causes potentielles d'une SAP qui est émise, fondée
sur les mêmes faits et au même moment?
Mme Lachance (Virginie) : Bien,
à ce moment-là, ce serait plus un trouble de l'appareil. Puis, ça, au niveau
technique, technologique, là, je ne peux pas vous répondre, mais, en droit, au
niveau de l'équité du système, parce que le régime de SAP, en soi, il doit y
avoir des garanties quand même procédurales, là... Même si on s'éloigne du
régime pénal, il faut qu'il y ait des garanties pour le citoyen. Et ça, c'est
une de ces garanties-là, de s'assurer que la personne ne sera pas... n'aura pas
deux sanctions administratives. Alors, ça pourrait être une... C'est
totalement hypothétique. Je n'ai pas discuté avec mes collègues au niveau
technologique, au niveau des transports, là, mais, s'il y avait un trouble avec
l'appareil, la personne aurait une défense, là.
M. Grandmont : OK. Mais
donc vous nous confirmez quand même que, si une personne passait deux fois
à intervalle de deux minutes sur le même feu rouge...
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
absolument. Si elle passe au feu rouge, retourne à la maison...
M. Grandmont : Là, c'est
deux faits, c'est deux moments différents?
Mme Lachance (Virginie) : ...elle
a oublié quelque chose, elle repasse à la même <vitesse...
Mme Lachance (Virginie) :
...elle
repasse à la même >vitesse, c'est un autre fait.
M. Grandmont : Oui. Donc, c'est
deux faits. Puis, de la même façon, si on a un feu... un appareil de
contrôle automatisé qui constate à la fois un excès de vitesse et le passage
sur un feu rouge au même moment, bien là, c'est deux faits différents et
donc, là, on a deux constats.
Mme Lachance (Virginie) :
Exactement.
M. Grandmont : Et là il y a
cumul dans ce temps-là. La personne n'est pas lésée, elle a cumulé deux fautes,
deux faits différents.
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
exactement.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Mme Lachance (Virginie) : Deux manquements
différents.
M. Grandmont : Je comprends.
Parfait. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 573 point... trois...
quatre... 573.4? Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire, j'inviterais Mme la
ministre pour l'article 573.5.
Mme Guilbault :Oui, pour lequel j'aurai un amendement.
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Mme Guilbault :Alors...
Des voix : ...
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : ...à
la fin, au 16.
Mme Guilbault :«573.5 Le ministre élabore et publie sur le site Internet
du ministère des Transports un cadre général d'application des sanctions
administratives pécuniaires et y précise notamment les éléments suivants :
«1° les objectifs poursuivis par ces
sanctions, notamment ceux d'inciter l'usager de la route à respecter les règles
relatives à la sécurité routière et de dissuader la répétition de manquements à
ces règles;
«2° les catégories de fonctions dont
sont titularisées les personnes désignées au sein de la Société pour réexaminer
la décision de les imposer;
«3° les critères qui doivent être
considérés dans le réexamen de cette décision;
«4° les autres modalités relatives à l'imposition
de telles sanctions.»
En commentaire : l'article 573.5
du Code de la sécurité routière prévoit que la ministre devra élaborer et
publier sur le site Internet du ministère un cadre général d'application des
sanctions administratives pécuniaires précisant les modalités d'application du
régime.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à l'article 573.5? S'il
n'y a pas de commentaire, est-ce que l'amendement à l'article 500... 16...
Oui, M. le député de Taschereau.
Mme Guilbault :...
Le Président (M. Jacques) : Ah!
excusez.
Mme Guilbault :...j'ai oublié.
M. Grandmont : L'amendement
n'a pas été lu, hein?
Mme Guilbault :Je devais lire l'amendement. Oui, c'est...
Le Président (M. Jacques) : Je
suis désolé, j'ai compris que c'était fait.
Mme Guilbault :On est tous un peu...
M. Derraji : ...ce matin, s'il
vous plaît.
Mme Guilbault :C'est ça, exactement, exactement. Alors, amendement à
l'article 16, sur le nouvel article 573.5 du Code de la Sécurité
routière : Insérer, dans le texte anglais du paragraphe 4 de l'article 573.5
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, et après «with», «imposing».
En commentaire : cet amendement vise
à ajuster le texte en anglais. L'expression «imposing», pour rendre
«l'imposition», a été omise dans le texte présenté.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Donc, l'amendement, finalement, est lu, je m'en excuse. Est-ce qu'il y a des
commentaires sur l'amendement à l'article 573.5? Donc, s'il n'y a pas de
commentaire, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires à l'article 573.5 amendé? Donc,
s'il n'y a pas d'autre commentaire... Est-ce que les 573.2, 573.3 et 573.4 ont
été traités? Oui. Donc, est-ce que l'article... il y a des commentaires sur
l'article 16 amendé?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Ah!
il y a section III, excusez. Donc, on continue à... section III,
573.6, je m'en excuse aussi.
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : Ah
oui! Bien, écoutez, je pensais qu'on avait fini, étant donné qu'on passait,
mais il y a quand même une trentaine d'articles. Donc, Mme la ministre,
vous pouvez poursuivre à la section II.
Mme Guilbault :Oui. Alors : Ce code... bien, ça, je ne sais pas
besoin de le lire. OK.
«Section II
«Imposition d'une sanction administrative
pécuniaire et avis de réclamation
«573.6. L'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire en vertu de l'article 573.2 et le traitement des
demandes de réexamen d'une telle sanction relèvent de la Société suivant le
cadre général d'application des sanctions administratives pécuniaires élaboré par
le ministre en vertu de l'article 573.5.»
En commentaire : l'article 573.6
du Code de la sécurité routière débute la section II, intitulée Imposition
d'une sanction administrative pécuniaire et avis de réclamation. Il confie à la
SAAQ la responsabilité d'imposer les sanctions administratives pécuniaires et
de traiter les demandes de réexamen des décisions imposant une telle sanction.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste
pour savoir, là. Donc, le... on crée les sanctions administratives pécuniaires.
Ça va passer... ça va relever, en fait, là, de la Société de l'assurance
automobile du Québec. Est-ce que c'est le même... c'est le même processus pour
les sanctions... pour les constats <d'infraction...
M. Grandmont :
...pour
les constats >d'infraction? Pardon. Est-ce que c'est le même processus?
Dans le fond, on crée deux régimes, un pour les constats... les
infractions constatées par des policiers ou des agents... des contrôleurs
routiers, l'autre côté, on a les ACA. Est-ce que c'est le même chemin? Est-ce
que ça passe aussi par la Société de l'assurance automobile du Québec?
Mme Guilbault :Oui. Oui, oui, c'est à la SAAQ, le processus de réexamen
des deux, pardon.
M. Grandmont : Des deux.
Donc, à la fois pour les constats d'infraction et pour les SAP, les deux
passent par la SAAQ.
Mme Guilbault :
Oui.
M. Grandmont : Donc, on
n'invente rien de nouveau, dans le fond, c'est déjà une expertise qui est
existante à la SAAQ. On fait juste leur rajouter, dans le fond, une... bien,
pas des... bien oui, il va y avoir plus de tâches, en fait, parce qu'on imagine
que ça va... ça va avoir... on va avoir plus d'yeux partout sur le territoire
du Québec, donc on pourrait avoir une augmentation du nombre de...
Mme Guilbault :Un plus grand volume.
M. Grandmont : Oui. Puis j'imagine
qu'on a prévu augmenter les budgets de la SAAQ en conséquence pour... Ça ne
fait pas évidemment partie du projet de loi, là, mais j'imagine qu'on va
s'ajuster, à la SAAQ, pour avoir... pour être capable de traiter tout ça, là.
Mme Guilbault :On va s'adapter.
M. Grandmont : On va
s'adapter. Parfait. Excellent. Donc, on va pouvoir en jaser dans les crédits en 2025,
c'est ça?
Mme Guilbault :Bien, dépendant qu'on adopte le projet de loi.
M. Grandmont : Oui, on
devrait l'adopter avant 2025. D'après moi, c'est... on ne se trompe pas
trop en disant ça. Parfait, merci.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires à l'article 573.6?
Mme Guilbault :...suspension, M. le Président?
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 29)
(Reprise à 10 h 32)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de notre suspension, nous en étions à
l'article 573.6. Et, Mme la ministre, vous vouliez ajouter quelques
commentaires.
Mme Guilbault :Oui, tout à fait. En fait, je veux corriger mes précédentes
déclarations parce qu'il y a eu une confusion à la suite de la question du
député de Taschereau, qui demandait : Actuellement, le réexamen des
constats d'infraction se fait-il à la SAAQ? J'ai dit oui, mais, en fait, c'est
inexact, c'est qu'il n'y a pas de réexamen comme tel des constats d'infraction.
Actuellement, c'est deux régimes différents. Il y aura des <réexamens...
>
10 h 30 (version révisée)
<16885
Mme Guilbault :
...régimes
différents. Il y aura des >réexamens possibles des SAP qui vont se faire
à la SAAQ, mais, actuellement, si on veut, dans le fond, contester ou plaider
non-coupable à un constat d'infraction, ça se fait à la Cour du Québec, donc c'est
un autre régime. Et, pour les SAP, le réexamen va se faire à la SAAQ et l'éventuelle
contestation va se faire au TAQ, ce sera dans un article, j'imagine, plus loin,
avec aussi une possibilité que la notification puis, éventuellement, d'autres
étapes se fassent chez les municipalités, mais, en tout cas, au moment des
articles en question, ma collègue pourra venir expliquer le détail, là, tout
ça, c'est dans le nouveau régime qu'on crée, mais, pour les constats d'infraction,
ça se passe comme je l'ai dit.
M. Grandmont : OK. Donc, il y
a déjà un régime qui existe pour les gens, pour contester un constat d'infraction,
ce n'est pas la SAAQ. Vous avez dit que c'est qui qui le gère actuellement?
Mme Guilbault :La Cour du Québec.
M. Grandmont : La Cour du
Québec. Donc, les gens sont au courant, l'information est accessible. L'information
est accessible, j'imagine, sur le site de la SAAQ, puis qui renvoie, dans le
fond, les gens vers... Parce que j'imagine que les gens ont comme le réflexe de
chercher l'information sur le site de la SAAQ, en tout cas, je ne sais pas trop,
mais, en tout cas...
Mme Guilbault :Bien, il me semble que, quand on reçoit...
M. Grandmont : Ah oui! Il y a
peut-être l'information directement sur le billet.
Mme Guilbault :...un billet, il doit être écrit dessus. Bien, moi, ça fait
longtemps que j'en ai eu, mais j'en ai déjà eu.
M. Grandmont : Oui,
effectivement.
Mme Guilbault :Au photoradar Saint-Sacrement—Charest.
M. Grandmont : D'accord.
Mme Guilbault :Plus d'une fois, toujours au même. Il fonctionne bien.
M. Grandmont : Vous ouvrez
une porte sur laquelle... dans laquelle je n'irai pas, mais donc c'est vrai,
effectivement, c'est sur le billet, là, c'est sur le constat d'infraction, on
peut imaginer, à l'arrière, là, il y a tous les processus, tous les numéros de
téléphone ou les sites Web ou, en tout cas, la procédure. Et donc ce sera la
même chose aussi quand les gens recevront une sanction administrative
pécuniaire, on va l'appeler comme ça, une SAP, par la poste, j'imagine, il y
aura aussi de l'information. Puis l'examen... une demande de réexamen d'une
sanction, de cette sanction-là, dans le fond, va relever de la société, dans ce
cas-là, mais donc l'information va être aussi délivrée sur les documents qui
vont être reçus par la poste, j'imagine que c'est ça, oui?
Mme Guilbault :...là, est-ce que c'est par la poste? Peut-être que les
gens inscrits à SAAQclic ou au SAG...
M. Grandmont : Pourraient le
recevoir par courriel?
Mme Guilbault :Et là je ne le sais pas, là, je m'aventure, mais...
M. Grandmont : Bien, c'est
une question intéressante, là, si on peut avoir la... tant qu'à être sur le
sujet, là.
Mme Guilbault :C'est ça, honnêtement, là...
Une voix : ....
Mme Guilbault :Numérique ou postal.
M. Grandmont : Numérique ou postal.
D'accord.
Mme Guilbault :Pour ceux qui sont inscrits au numérique.
M. Grandmont : Oui, oui, évidemment.
Mme Guilbault :De plus en plus nombreux.
M. Grandmont : Oui, puis on
le souhaite, évidemment, pour sauver l'environnement. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 73.6? Donc, maintenant, Mme
la ministre, 573.7, et vous avez aussi un amendement.
Mme Guilbault :Oui. Merci, M. le Président. Article 573.7 : «L'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire est faite par la notification d'un
avis de réclamation au propriétaire du véhicule.
«La Société notifie l'avis de réclamation
au propriétaire dans les 45 jours du manquement en le lui remettant ou en le
lui envoyant, par tout mode de transmission permettant de s'assurer de sa
réception, à la dernière adresse figurant dans les dossiers de la Société ou
dans un registre tenu hors Québec par une autorité administrative responsable
de l'immatriculation du véhicule en cause.
«Lorsqu'une personne a consenti à ce que
la Société lui notifie un avis de réclamation au moyen des technologies de
l'information, à l'emplacement désigné par la Société, le document est réputé
reçu dès lors que la Société l'a déposé à cet emplacement et qu'un avis
informant la personne concernée de ce dépôt a été notifié par le dernier moyen
technologique qu'elle favorise en date de la transmission, tel qu'il figure au
dossier de la Société.
«Cette notification peut également être
faite par une municipalité, pour les chemins publics dont elle est responsable
de l'entretien, qui a été autorisée par le ministre à le faire ou à qui le
ministre a confié cette responsabilité par arrêté publié à la Gazette
officielle du Québec. La Société et la municipalité doivent conclure une
entente pour établir les modalités relatives au partage de renseignements
nécessaires à l'application du présent article.»
En commentaire : l'article 573.7 du
Code de la sécurité routière prévoit que l'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire se fait par la notification d'un avis de réclamation
au propriétaire du véhicule. Cette notification doit être faite dans un délai
de 45 jours de la constatation du manquement. La notification de l'avis peut se
faire par tout mode de transmission permettant de s'assurer de sa réception. L'avis
peut aussi être notifié au moyen des technologies de l'information. Enfin, l'article
573.7 prévoit que la notification de l'avis de réclamation peut être faite par
une municipalité si elle y a été autorisée par la ministre ou si elle lui en a
confié la responsabilité. Cette responsabilité ne s'applique, pour la
municipalité, qu'à l'égard des chemins publics dont elle est responsable de l'entretien.
Et mon amendement : Article 16, nouvel
article 573.7 du Code de la sécurité routière : supprimer, dans le
deuxième alinéa de l'article 573.7 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi, «dans les 45 jours du manquement en le lui
remettant ou en le lui envoyant, par tout mode de transmission permettant de s'assurer
de sa réception,».
En commentaire : cet amendement
propose de modifier le deuxième alinéa de l'article 575.7 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, afin, d'une
part, de retirer le <délai...
Mme Guilbault :
...575.7 du Code de la sécurité routière, proposé
par l'article 16 du projet de loi, afin, d'une part, de retirer le >délai
de notification de 45 jours et, d'autre part, de ne pas restreindre les
modes de notification possibles de l'avis de réclamation.
Les autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires ne préciseront pas les modes de notification... ne
précisent pas les modes de notification ni le délai de notification de l'avis
de réclamation. L'amendement s'inscrit en cohérence avec ces autres régimes.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...retirer les
45 jours du manquement?
Des voix : ...
Mme Guilbault :Si les collègues sont d'accord, j'ai un collègue juriste
ici qui va pouvoir expliquer.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Veuillez
vous nommer et nommer votre titre, M. Bourgeois. Donc, veuillez vous
nommer et nommer votre titre.
M. Bourgeois (Guillaume) : Oui.
Bonjour. Guillaume Bourgeois, avocat au ministère des Transports et de la
Mobilité durable.
Donc, l'amendement qu'on a à l'article 573.7
vise à tenir compte d'un amendement, qu'on va regarder plus tard dans l'étude
du projet de loi, qui concerne l'article 602.4 du Code de la sécurité
routière et qui vise également, mais au niveau pénal, à retirer le délai de
transmission de 45 jours du constat d'infraction, là, au citoyen. Donc, c'était
une sorte d'arrimage ou une concordance qu'on établit entre les deux régimes.
M. Derraji : Juste pour bien
vous suivre, expliquez-nous l'article où vous faites référence.
M. Bourgeois (Guillaume) : 602.4?
M. Derraji : Oui.
M. Bourgeois (Guillaume) : Parfait.
Excusez-moi, je vais juste me le sortir, si vous permettez. Donc, ce que
prévoyait, là, l'article 602.4, en tout cas, dans la forme présentée, là,
du projet de loi, c'était qu'en matière pénale, quand il y a constatation d'une
infraction par un photoradar, le constat est transmis au citoyen, comme je le
disais, dans les 45 jours. Alors, bon, il y a... On va l'étudier
prochainement, là, dans le projet de loi, comme je vous disais, mais
l'expérience a fait ressortir quand même certains problèmes ou, en fait,
certaines difficultés à respecter ce délai-là, puis, bon, dans le contexte, il
a été décidé de le retirer. Par cohérence, on a fait la même chose en matière
de SAP.
• (10 h 40) •
M. Derraji : OK, j'ai
compris. Donc, cas hypothétique, ça veut dire que vous dépassez les
45 jours et que, dans la loi, vous êtes limités à le faire en bas de
45 jours.
M. Bourgeois (Guillaume) : Ça,
c'est au pénal, oui. Au pénal, donc, actuellement... Puis, en fait, 604.2
reprend une disposition qui existe déjà, là, dans le code, mais le constat
d'infraction doit effectivement être transmis dans les 45 jours au
citoyen.
M. Derraji : Mais est-ce que
l'envoi va continuer au citoyen, l'envoi de la... le constat d'infraction?
M. Bourgeois (Guillaume) : Normalement,
non.
Des
voix : ...
M. Bourgeois (Guillaume) : ...capacité
de...
M. Derraji : OK. C'est juste,
à la lecture du... et corrigez-moi si je me trompe, quand on lit l'article et
on voit qu'on a enlevé le 45 jours, ce qu'on comprend, c'est que l'envoi
ne sera plus fait.
M. Bourgeois (Guillaume) : En
fait, pas tout à fait. C'est que, là, on se réfère au délai de prescription de
la... Là, je peux vous revenir à la SAP, là, au délai de prescription qui est
prévu à l'article 573.9.
M. Derraji : ...mais ce n'est
pas clair. Quand on enlève ça, ça dénature... Quand vous l'expliquez, c'est
clair, mais, quand je lis l'article et on enlève les 45 jours, j'avais
l'impression que l'envoi ne sera plus effectif.
M. Bourgeois (Guillaume) : Il
ne sera pas obligé d'être transmis dans les 45 jours. Par contre, tout le
processus devra être fait à l'intérieur d'un an, puis...
M. Derraji : ...être clair,
parce que, oui, ils ne sont plus obligés de le faire dans le cadre des
45 jours, mais je ne vois nulle part que ça doit être fait.
M. Bourgeois (Guillaume) : À
l'intérieur d'un an?
M. Derraji : Oui.
M. Bourgeois (Guillaume) : C'est
prévu plus tard, à l'article 573.9. Dans le fond, c'est le délai de
prescription, c'est le délai à l'intérieur duquel <l'administration...
M. Bourgeois (Guillaume) :
...dans
le fond, c'est le délai de prescription. C'est le délai à l'intérieur duquel >l'administration...
bien, en l'occurrence, la SAAQ, doit agir pour transmettre aux citoyens le...
dans le cas des SAP, l'avis de réclamation.
M. Derraji : ...juste avoir
quelques secondes, si ça ne vous dérange pas.
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 43)
11 h (version révisée)
(Reprise à 11 h 14)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de l'ajournement, nous... de la suspension,
nous en étions à l'amendement à l'article 573.7, à une discussion entre Me
Bourgeois et M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Je remercie Me Bourgeois
pour les explications, et le débat était par rapport aux 45 jours du
manquement. Je comprends que c'est pour s'arrimer avec Justice, mais je voulais
quand même faire le point, donc, de ne pas se ramasser avec l'absence du délai,
mais ce que je comprends, c'est que la société va continuer à notifier l'avis
de réclamation au propriétaire. C'est ce que je comprends?
M. Bourgeois (Guillaume) : Exact.
M. Derraji : Dans un délai
raisonnable?
M. Bourgeois (Guillaume) : Dans
le meilleur délai possible, oui.
M. Derraji : Oui. C'est bon, M.
le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : ...Me
Bourgeois, pour les explications. Moi aussi, là, ça m'avait quand même... Bien,
j'avais... j'avais noté... D'abord, dans la première version, là, du projet de
loi, avant que l'amendement soit présenté, je demandais : Pourquoi un
délai de 45 jours... Je me demandais sur quoi il était basé.
D'autre part, là, sur l'amendement,
puisque c'est là-dessus qu'on est, en fait, là, l'amendement vise à retirer,
dans le fond, la notion de délai pour la notification de l'avis de réclamation
au propriétaire. Je comprends les arguments, là, qui ont été évoqués, là,
pendant qu'on était à micro fermé. On veut éviter, évidemment, là, d'avoir une
prise qui pourrait être utilisée par d'éventuelles... pour d'éventuelles
réclamations. On sait combien, bon, ça peut être un commerce lucratif que de
contester des infractions. On l'observe, évidemment, tout comme la partie
gouvernementale. Puis j'avais une certaine crainte, je vous dirais, là, en
éliminant le 45 jours, parce que je me disais : C'est vrai qu'on
risque de s'éloigner...
En fait, entre le moment où l'infraction
est commise puis le moment où on reçoit la notification pour la réclamation, je
me disais : Bien, tu sais, l'effet dissuasif, on le perd à quelque part
dans le temps. Non seulement la personne, évidemment, pendant toute cette
période-là, n'est pas notifiée, n'a pas... n'a pas pris conscience qu'elle
avait commis une infraction, donc peut renouveler ce comportement-là jusqu'à la
réception... Donc, je me disais : Bon, OK, ce n'est peut-être pas l'idéal
que de faire sauter le 45 jours, puis, en même temps, c'est ça, éviter le
plus possible d'avoir des prises... puis je comprends aussi qu'à la fois des
notions comme un délai fixe, là, un certain nombre de jours ou encore le
remplacement de ce 45 jours là par des notions comme un délai raisonnable,
à chaque fois, c'est des prises qu'on vient donner pour la contestation.
Donc, quand je fais la balance des
avantages et des inconvénients, je me dis qu'effectivement c'est peut-être
mieux de le laisser de côté, de le faire... de l'enlever complètement, de ne
pas donner ces prises-là, puis évidemment, bien, à l'interne, à la société,
bien, d'avoir les délais, évidemment, qui seront les plus courts possible, parce
qu'on... l'objectif, c'est de le délivrer le plus rapidement possible, mais ne
pas se contraindre ou ne pas donner de prise potentielle. Donc, moi, je vais
être d'accord, finalement, avec... après réflexion, après cette belle
discussion intéressante que nous avons eue, je vais être d'accord avec l'amendement,
là, à l'effet d'enlever la notion de 45 jours pour la notification.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement à <l'article
573.7? Donc, est-ce que l'amendement est adopté...
Le Président (M. Jacques) :
...d'autres
commentaires sur l'amendement à >l'article 573.7? Donc, est-ce
que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 573.7 amendé? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Moi, j'avais noté, là, que... Bien, c'est la notion d'un registre tenu hors
Québec par une autorité administrative responsable de l'immatriculation du
véhicule en cause. Comment se fait... Bien, en fait, comment ça fonctionne?
C'est quoi, le processus à la SAAQ? Comment on... Quel genre d'entente on fait
avec les différentes instances? Bref, je voulais juste comprendre comme il faut
le lien qui se fait entre la SAAQ, la société, en fait, là, et les différents
registres, parce qu'on peut comprendre que des gens peuvent venir d'aussi loin
que le Mexique, dans le fond, pour venir ici. Donc, comment se fait le lien,
finalement, entre la SAAQ puis les registres hors Québec?
Mme Guilbault :On va aller chercher quelqu'un de la SAAQ.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 18)
(Reprise à 11 h 21)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, nous en... nous en étions à
attendre une réponse. Donc, je comprends que Mme Morin-Verville va nous donner
la réponse.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
En fait, en consultant mes collègues de la Société de l'assurance automobile du
Québec, on a validé. Présentement, le processus, pour la SAAQ, pour aller
chercher, bon, les propriétaires de véhicules pris en faute, ce sera... ça
reste quand même à déterminer. Par contre, il y a des ententes qui sont
actuellement en vigueur, qui nous permettent, au niveau du Canada, d'avoir de
l'information sur ces propriétaires-là, donc, de nous permettre... qui nous
permettraient, là, possiblement de notifier adéquatement.
Si je fais le parallèle, actuellement,
avec les constats d'infraction qui sont émis au Centre de traitement de la
preuve, là, qui est à la Sûreté du Québec, il y a aussi des ententes qui sont
prises avec des États limitrophes aux États-Unis, qui... certains États qui
permettent d'aller chercher certaines informations sur des propriétaires de
véhicules. Ces ententes-là sont tout de même fragiles, là. On le fait au
meilleur de ce qu'on est capable de faire actuellement. Donc, c'est sûr que ce
n'est pas <nécessairement tous les États, là, avec qui on a...
Mme Morin-Verville (Amélie) :
...faire
actuellement. Donc, c'est sûr que ce n'est pas >nécessairement
tous les États, là, avec qui on a... tous les États-Unis, là, avec qui on a ces
ententes-là. Donc, il y a certains, effectivement, dossiers qu'on n'a pas l'information
sur ces propriétaires-là.
M. Grandmont : OK. Donc, il y
a... Est-ce que... est-ce que vous dites que, dans le fond, il y a des gens de
certains États des États-Unis qui, par exemple, viennent ici, au Québec, pour
lesquels on n'a pas d'information, qui commettraient une infraction au sens du
non-respect du Code de la sécurité routière, pour lesquels on ne pourrait
donner un... pas une contravention, là, mais un SAP... en fait, une SAP?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
comme je vous dis, au niveau des SAP, ça reste quand même à déterminer, le
processus, mais, si on se réfère un peu à ce qui se passe présentement,
effectivement, il y a... ça pourrait faire partie des taux de rejet qu'on a et,
en fait, actuellement, ça fait partie des taux de rejet de certains dossiers.
M. Grandmont : OK, oui,
effectivement, c'est moi qui a confondu, là... Je voulais... je voulais parler
des constats d'infraction. Donc, il y a actuellement un taux de rejet... Il y a
des gens qui peuvent venir ici... rouler ici, au Québec, pour lesquels on n'est
pas capables de donner un ticket. Évidemment, si un policier, j'imagine, donne
un constat d'infraction à un automobiliste pour lequel on n'a pas... qui
provient d'un État avec lequel on n'a pas d'entente avec le Québec, j'imagine
que, là, le constat s'applique, puis là ils vont... ils vont devoir payer.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
un policier...
M. Grandmont : Est-ce que
c'est la... est-ce que c'est deux choses différentes? C'est-à-dire que, si, par
exemple, un policier donne un constat d'infraction avec... à un automobiliste
qui provient d'un État sur lequel on n'a pas d'entente pour connaître... bien,
un peu comme vous expliquez, dans le fond, là, on n'a pas d'entente avec cet
État-là, est-ce que cette personne-là va être tenue de payer son constat
d'infraction ou elle peut échapper, finalement, en ne le payant pas tout
simplement?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
on parle d'un constat d'infraction donné par un policier sur place, une
interception?
M. Grandmont : Oui, d'abord,
avec... oui, c'est ça, effectivement.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je
m'y connais moins, mais, quand ils interceptent quelqu'un, il y a... ce n'est
pas de la constatation a posteriori comme on fait avec les radars photo. Donc, le
policier a quand même les informations de la personne avec son permis de
conduire. Ce que nous... Dans le fond, c'est ça qu'on va chercher avec les
ententes quand on... quand on a des ententes avec des États limitrophes, c'est
l'information sur le propriétaire du véhicule. Dans le cas d'un policier qui
l'intercepte sur place, bien là il est en mesure d'avoir cette...
M. Grandmont : Il va demander
les papiers, il va demander le permis de conduire, capable d'identifier la
personne, va donc donner un ticket, puis là, bien, la personne va devoir le
payer éventuellement. Sinon, j'imagine qu'on a des recours pour aller chercher
cet argent-là. Quels mécanismes on utilise après ça pour... Si, par exemple,
cette personne-là ne paie pas son ticket, est-ce qu'on a des recours? Est-ce
qu'on fait des démarches pour aller réclamer, dans le fond, l'argent, en fait,
associé à la contravention?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Ça,
je m'excuse, je n'ai pas la réponse spécifique, là, quel... jusqu'à quel point
on est capable d'avoir des recours pour aller chercher l'argent. On va revenir
avec la réponse plus spécifique.
M. Grandmont : OK. Bien là,
c'est parce qu'on est en train de discuter d'un article, en fait, là, qui
traite, en fait, là, des registres. Ce qu'on... ce que j'apprends, en fait, là,
puis c'est quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant, mais que, dans le
fond, on n'a pas d'entente avec certains États, et donc on n'a pas accès aux
informations, et on nous dit : Bien, dans le fond, tout va... dans le
fond, tout va bien aller, dans le fond. On va... On crée un nouveau régime, les
sanctions administratives pénales, les SAP, dans lequel on n'est pas sûr qu'on
va être capables de faire la démonstration... ou, en fait, de faire parvenir,
en fait, la notification d'une réclamation.
Je suis comme un peu étonné, en fait, là,
de... puis ce n'est pas vous, là... Je comprends, là, que ce n'est pas... ce
n'est pas votre domaine, là. Il me semble qu'il manque d'information pour être
capable de bien évaluer si, effectivement, là, ce qui est mis en place
actuellement répondra au besoin. Je comprends que ce n'est peut-être pas une
grande proportion de la population. Évidemment, là, la plupart des gens qui
vont recevoir une notification pour une SAP, évidemment, sont probablement
résidents du Québec, mais, quand même, il y a quelque chose, là, qui m'apparaît
quand même un peu problématique.
D'abord, je ne savais pas qu'on n'avait
pas d'entente avec certains États, d'une part, et, d'autre part, bien, tu sais,
moi, j'aurais aimé savoir, effectivement, comment on fait le suivi après ça
pour être capable de réclamer, que ce soit remis par un policier, ou que ce
soit signifié, ou que ce soit constaté, en fait, avec un appareil de contrôle
automatisé dans le nouveau régime. Après ça, bien, comment on... Est-ce que le
même régime... Est-ce que la même prescription d'un an s'applique également
aussi?
Bref, il y a comme une espèce de... puis
ce n'est pas comme s'il n'y avait quand même pas un certain nombre
d'automobilistes qui viennent au Québec ici, quand même, là. Je veux dire, les
frontières sont ouvertes, on circule. Donc, j'aimerais ça avoir un peu
d'information, quand même, là-dessus, là.
Mme Morin-Verville (Amélie) : On
nous dit qu'environ 93 % des véhicules qui sont interceptés par radar
photo proviennent du Québec. Il y en a à peu près 6 % qui viennent de
l'Ontario, donc, le reste, c'est ça.
M. Grandmont : OK. Donc,
évidemment, avec <l'Ontario, on a... on a une entente...
M. Grandmont :
OK.
Donc, évidemment, avec >l'Ontario, on a une entente. Évidemment, on
partage des informations, 1%. 1 % de... ça peut représenter quand même
beaucoup de véhicules, cela dit, là, qui circulent.
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
1 % de véhicules qui pourraient être interceptés. Donc là, il faudrait que
je revérifie le pourcentage de... qui ne paierait pas, là, parce qu'il y en a,
avec la bonne volonté, qui pourraient payer systématiquement. Donc, le
pourcentage du 1 % qui ne paierait pas et pour lequel il y aurait des
méthodes de recouvrement, là, qui ne fonctionneraient pas...
M. Grandmont : Qui ne
fonctionneraient pas, OK, mais, dans tous les cas, quand on... quand on
fonctionne avec des... quand on enverra des SAP à des automobilistes qui sont
de l'extérieur du Québec, c'est les mêmes délais de prescription qui
s'appliquent? J'imagine que oui.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
oui.
M. Grandmont : Puis est-ce
que c'est les mêmes mécanismes aussi, là? Parce que ça amène une complication,
en fait, là. C'est-à-dire que, bon, les... On a parlé de différentes... tu
sais, un processus de notification, là, qui se faisait, là, actuellement, avec
le régime... dans le régime actuel. J'imagine qu'avec la SAP il va y avoir
aussi un processus. On va tenter d'entrer en contact une première fois puis une
deuxième. On va... À moins que je me trompe, là, mais, de ce que j'ai compris
de votre intervention précédente, c'est qu'on va avoir un mécanisme aussi où on
va relancer la personne. C'est un peu ce qui devrait se passer aussi pour la
SAP?
Mme Morin-Verville (Amélie) : On
parle au niveau des SAP?
M. Grandmont : Oui.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
bien, le processus de notification des SAP, il reste à... il reste à déterminer
avec les modalités d'application, mais effectivement l'objectif... Ce n'est pas
les mêmes règles, là, qui s'appliquent au niveau de la notification et de la
signification, là, au niveau du pénal, mais on va s'assurer de... on va
respecter, là, en fait, le Code de procédure civile au niveau de la signification...
ce que le Code de procédure civile impose au niveau de la notification, pardon.
M. Grandmont : Parfait, puis
il se décline comment, actuellement, ce code-là?
Mme Morin-Verville (Amélie) : J'aurais
peut-être un collègue juriste qui pourrait... qui pourrait complémenter,
peut-être, qui pourrait vous donner plus de détails.
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 30)
(Reprise à 11 h 31)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et nous allons... Nous avons changé d'intermédiaire. Donc,
Me Lachance, donc, c'est à vous de répondre à M. le député de Taschereau.
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
bonjour. Alors, les questions étaient relativement à la preuve de transmission,
à la façon que ça fonctionne au niveau de la notification. Alors, les articles,
là, soyons vraiment, là, technique, là, au niveau... en droit, alors, on vous
réfère aux articles du Code de procédure civile, à partir des
articles 130... Alors, on spécifie le fonctionnement pour la notification
par la poste aux articles 130 et 131. Alors, une fois que l'envoi postal
est considéré, il y a une forme de présomption. Le 131, par exemple : «La
preuve de [...] notification par poste recommandée est faite par l'avis de
livraison ou l'avis de réception présenté par le postier...» Puis, au deuxième
alinéa, on note que «la notification est réputée avoir été faite à la date de
l'avis de la réception».
Donc, c'est une présomption, là, en
matière civile, et puis, aux moyens technologiques, il y a des précisions à ce
niveau-là. Donc, à l'article 133, on vient expliquer de quelle façon la
notification par moyen technologique peut être faite. On pense à un système <informatique
ou... Je ne sais pas si ça peut...
>
11 h 30 (version révisée)
< Mme Lachance (Virginie) :
...qu'on
pense à un système >informatique ou... Je ne sais pas si ça peut être
fait par courriel, là, mais la preuve de notification par moyen technologique,
à l'article 134, est faite au moyen d'un bordereau d'envoi ou, à défaut, d'une
déclaration sous serment de l'expéditeur.
M. Grandmont : Parfait.
Merci.
Mme Lachance (Virginie) : Merci.
M. Grandmont : Donc, Me
Lachance, vous me confirmez que, dans le fond, c'est la procédure qui pourra
être utilisée, éventuellement, pour les SAP, également?
Mme Lachance (Virginie) : Absolument,
oui. On est en matière civile.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
exact. Puis donc cette même procédure là va s'appliquer également aussi pour
les véhicules qui auraient... qui seraient plaqués hors Québec, dans le fond?
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
effectivement, selon les ententes qu'il y a, là, avec les autres, oui.
M. Grandmont : Oui, selon les
ententes, évidemment, mais c'est sensiblement la même chose, puis... C'est ça. OK,
parfait.
Mme Lachance (Virginie) : Oui.
M. Grandmont : OK, parfait.
Merci beaucoup, Me Lachance. Moi, je n'ai pas d'autre question par rapport à
ce... le processus.
Tantôt, il a été mentionné, là, que les
contraventions émises et qui résultaient, là, d'une preuve bâtie sur la... sur
des... sur les photoradars, en fait, là, ça représentait 1 % des constats
d'infraction. Je ne sais pas, je demanderais à Mme la ministre, là :
1 % des constats d'infraction, ça représente combien de constats? En fait,
on en a combien? On en délivre combien, des constats d'infraction par année?
Puis 1 %, c'était-tu vraiment pour les infractions basées sur des
photoradars ou si c'est tous constats d'infraction confondus? Relativement au
Code de la sécurité routière, évidemment, là.
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Excusez, j'ai manqué le dernier bout de la question.
M. Grandmont : Ah! tantôt, on
parlait, là, de... on disait, là, que 1 % des constats d'infraction
étaient le fait, là, d'automobilistes qui étaient plaqués hors Québec.
Mme Guilbault :...
M. Grandmont : Bon. D'abord,
est-ce que... juste une précision, d'abord : Est-ce que c'est 1 %
des...
Mme Guilbault :Bien, c'est-à-dire, c'est ça, il y a 6 % qui vient de
l'Ontario, donc plaqué hors Québec, mais qui n'est pas dans le 1 %.
M. Grandmont : Oui, oui, c'est
vrai. Oui, effectivement, vous avez raison, c'est ça, effectivement, 6 %,
en Ontario, puis donc...
Mme Guilbault :Des radars photo, toujours.
M. Grandmont : Ah! puis c'est
photo, bon, excellent, photoradars. Parfait. Excellent. Il y en a combien, de
photoradars, par année? Donc, 1 %... moi, je cherche à savoir, 1 %,
ça représente combien.
Des voix : ...
M. Grandmont : Ah! un ordre
de grandeur, là. Bien, c'est sûr que 1 %, ça a de l'air pas trop gros,
mais ça dépend c'est 1 % de combien, toujours, évidemment, là.
Mme Guilbault :...vérifie que les données sont...
M. Grandmont : Oui, oui,
évidemment, évidemment.
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 35)
(Reprise à 11 h 36)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous avons eu la réponse rapidement. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Bien, par exemple, pour l'année 2023‑2024, en
date du 31 décembre 2023, donc, il va manquer les trois derniers mois de l'année,
on était à 413 609.
M. Grandmont : Donc, ça, c'est
pour...
Mme Guilbault :Le constat signifié.
M. Grandmont : C'était donc...
c'est pour... ça, c'est par photoradars, toujours?
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : Puis ça, c'est
donc du 1er avril au 31 décembre.
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : Donc, trois
quarts d'une année, c'est ça? Oui, c'est ça, trois quarts d'une année.
Mme Guilbault :Bien oui. Il reste trois mois, donc, oui.
M. Grandmont : C'est ça...
Donc, 1 % de ça, donc, on pourrait parler de... OK, donc, on parle d'environ
4 000, là, constats d'infraction pour des gens qui ne sont pas d'Ontario
ni du Québec puis pour lesquels on n'a potentiellement pas d'information, parce
que, sur ce 1 % là, on a peut-être des ententes avec certains des États. Donc,
c'est une fraction de ça encore, sur lesquels on n'a pas d'entente puis, dans
le fond, qu'on échapperait, là?
Mme Guilbault :Bien, pour ce que j'ai compris des informations de la SAAQ,
oui.
M. Grandmont : Parfait, c'est
ce que je comprends aussi. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 573.7 amendé? Donc,
nous pouvons passer à l'article 573.8. Mme la ministre.
Mme Guilbault :8... On est rendus à point 8?
Le Président (M. Jacques) : Oui,
point 8.
Mme Guilbault :«573.8. L'avis de réclamation [comporte les...] comporte
notamment les mentions et les éléments suivants :
«1° le manquement constaté;
«2° le montant réclamé et les autres
sommes exigées, les motifs de leur exigibilité et le délai à compter duquel ils
portent intérêt;
«3° la photographie ou la série de
photographies du manquement constaté prises au moyen d'un système de détection;
«4° le droit, prévu à l'article 573.10,
d'obtenir le réexamen de la <décision...
Mme Guilbault :
...système de détection;
«4° le droit, prévu à l'article 573.10,
d'obtenir le réexamen de la >décision imposant la sanction
administrative pécuniaire ainsi que le délai imparti pour l'exercer;
«5° le droit, prévu à l'article 573.15, de
contester la décision en réexamen devant l'organe chargé d'entendre la
contestation ainsi que le délai imparti pour l'exercer;
«6° l'information relative aux
modalités de recouvrement du montant réclamé.
«[L'une ou l'autre...] L'une ou plusieurs
des photographies transmises doivent indiquer ou montrer les éléments qui y
sont apposés ou qui sont visibles sans qu'il soit possible d'identifier les
occupants du véhicule.»
En commentaire : l'article 573.8 du
Code de la sécurité routière énumère les éléments que doit contenir l'avis de
réclamation au propriétaire du véhicule lorsqu'une sanction administrative
pécuniaire lui est imposée par la SAAQ.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article... M. le député de Nelligan.
• (11 h 40) •
M. Derraji : Oui, je veux
juste sensibiliser tout le monde autour de la table. On a eu une présentation
de la part des comités de parents du centre de services scolaire de la
Capitale. Je vais juste vous lire... et, après, dites-moi si c'est... on répond
avec l'article suivant, parce qu'ils proposaient même un changement. Ce qu'ils
disaient : «Notons que l'accumulation de photographies d'un même endroit
pourrait permettre de constituer des informations personnelles sur les enfants
et les parents aux abords de l'école, ce qui n'est pas l'objectif ciblé par le
code pour ces systèmes de détection. Le comité de travail recommande que toutes
les informations permettant d'identifier les jeunes et adultes de
l'environnement du véhicule soient censurées avant son stockage, ainsi que la
preuve transmise au propriétaire du véhicule.»
Et c'est là où ils ciblent le 573.8, qu'il
faudrait modifier : «Indiquons-le dans plusieurs des photographies
transmises par "sans qu'il soit possible d'identifier les occupants du
véhicule", pour s'assurer d'inclure toutes les autres personnes qui
pourraient s'y retrouver.» Donc, c'est l'enjeu de confidentialité, il y a...
d'enjeu de se ramasser avec des identités des occupants. C'est le comité de
parents du centre de services scolaire de la Capitale.
Mme Guilbault :Oui, bien là, on va vérifier... quelqu'un qui peut apporter
des compléments, mais il est bien précisé, là, à la fin de l'article, «sans
qu'il soit possible d'identifier les occupants du véhicule», donc, quant à moi,
c'est déjà explicite. Je ne sais pas si mon collègue a besoin de plus
d'information.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 41)
(Reprise à 11 h 45)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de la suspension, nous en étions à une
discussion, là, sur la fin de l'article 573.8. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Alors, je voulais valider, parce que... le point qui a
été apporté par le député de Nelligan, qui, sans doute, pourrait être repris
par le député de Taschereau, qui est une question importante, là. Les personnes
qui peuvent apparaître sur la photo sans être dans le véhicule comme tel, parce
que celles qui sont dans le véhicule, comme je le disais, au dernier passage de
l'article, c'est déjà prévu, donc, ce qu'on m'explique, c'est qu'on s'assure
déjà, la grande majorité du temps, sinon la totalité, mais, enfin, on s'assure
déjà, au Centre de traitement de la preuve, de masquer les gens qui se trouvent
sur la photo, qui ne sont pas dans le véhicule.
Et, dans la foulée de tout ce qu'on est en
train de faire pour peaufiner les processus entourant les systèmes de
détection, on va s'assurer d'étoffer ou de structurer encore davantage la
directive au Centre de traitement de la preuve, pour ce qui est de la
confidentialité des personnes autour, mais, en même temps, il faut s'assurer
qu'on maintienne la validité puis que ça ne devienne pas non plus un motif de
contestation, si jamais il y avait un visage semi-masqué, ou que quelqu'un
pourrait invoquer le fait que ce ne serait pas suffisamment masqué pour pouvoir
contester.
Donc, bref, dans l'équilibre de s'assurer
que le constat puisse générer la sanction prévue... bien, le constat ou, en
tout cas, éventuellement, la SAP, puis aussi la très importante question du
respect de la vie privée des gens qui sont autour, on va s'assurer que la
directive au Centre de traitement de la preuve fasse en sorte de masquer les
gens autour du véhicule.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Nelligan.
Mme Guilbault :Et aussi, peut-être, en complément...
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Mme Guilbault :...c'est vrai, un autre point qu'on m'a apporté, toujours
aussi... Tu sais, on a parlé beaucoup, au début de l'étude détaillée, de
l'évolution de la technologie, du fait que les appareils ne seront pas toujours
forcément les mêmes. Donc, actuellement, masquer les visages ou cacher les
visages, ça se fait manuellement ou, en tout cas, c'est une personne qui doit
faire l'opération, mais, éventuellement, ce n'est pas exclu qu'on puisse avoir
une technologie qui va le faire automatiquement. Donc là ce serait encore plus
systématique.
M. Derraji : Merci. <D'ailleurs...
Mme Guilbault :
...faire automatiquement. Donc là ce serait encore
plus systématique.
M. Derraji :
Merci.
>D'ailleurs, je... Vous avez bien raison de dire que, vers la fin,
«l'une des ou plusieurs des photographies transmises [doivent être...] doivent
indiquer ou montrer les éléments qui [y] sont apposés ou qui sont visibles sans
qu'il soit possible d'identifier les occupants du véhicule». Donc, le
législateur prend la peine d'expliquer qu'on ne peut pas identifier les
occupants du véhicule. Moi, je pense qu'aussi on doit être beaucoup plus
explicites de ne pas identifier les gens en périphérie, à l'extérieur. Parce
que, là, si on a pris la peine, donc, de parler de ceux qui sont à l'intérieur
de la voiture, je pense que, surtout dans des zones-écoles, et c'est là... le
comité des parents du centre de services scolaire de la Capitale, ce qu'il
voulait nous dire, c'est vraiment : Protégez les autres personnes qui
pourraient y retrouver.
Et, M. le Président, dans le bénéfice de
bien maximiser le temps de la commission, on va vous transmettre un amendement,
s'il vous plaît. Donnez-nous juste... donnez-nous quelques secondes, s'il vous
plaît.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 49)
12 h (version révisée)
(Reprise à 12 h 15)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, nous en étions à peut-être
déposer un amendement à 573.8. Par contre, nous avons... nous allons continuer
à 573.9, pour revenir à la discussion sur 573.8 par la suite. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui, merci, M. le Président. Alors :
«573.9. L'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire pour un manquement visé à l'article 573.2 se
prescrit par un an à compter de la date à laquelle le manquement a été constaté.
La notification d'un avis de réclamation interrompt la prescription.»
En commentaire : l'article 573.9
du Code de la sécurité routière prévoit un délai de prescription d'un an pour
imposer une sanction administrative pécuniaire. L'avis de réclamation
interrompt la prescription.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.9?
M. Derraji : ...ma mémoire,
elle est bonne.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que nous pouvons passer à la
section III, Réexamen? Mme la ministre.
Mme Guilbault :Merci, M. le Président.
«Section III
«Réexamen
«573.10. Dans les 30 jours de la
notification de l'avis de réclamation, la personne visée par cet avis peut, par
écrit, demander le réexamen de la décision par la Société.
«La demande de réexamen est transmise à la
Société ou, le cas échéant, à la municipalité ayant notifié l'avis de réclamation.
«La personne visée par l'avis de
réclamation doit, en déposant sa demande de réexamen, présenter ses
observations et, le cas échéant, produire les documents pertinents.»
En commentaire : l'article 573.10
du Code de la sécurité routière débute la section III, intitulée Réexamen.
Il prévoit que le propriétaire d'un véhicule qui a reçu un avis de réclamation
peut demander à la SAAQ de réexaminer la décision de lui imposer une sanction
administrative pécuniaire. La personne dispose d'un délai de 30 jours pour
ce faire.
Lorsque l'avis de réclamation lui a été
notifié par une municipalité, la personne concernée doit transmettre sa demande
à la municipalité, qui la fera suivre à la SAAQ pour traitement.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.10? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. On va juste revenir. C'est le même débat qu'on a eu tout à l'heure
sur l'avis... l'avis de réclamation. Donc, une fois l'avis est reçu, on est
toujours dans l'année. Donc, on a enlevé les 45 jours. Et donc le
30 jours arrive une fois la personne a reçu son avis de réclamation. Mais
on est toujours dans <l'année?...
M. Derraji :
...le
30 jours arrive une fois la personne a reçu son avis de réclamation. Mais
on est toujours dans >l'année?
Mme Guilbault :Oui. Pour le réexamen? Le 30 jours pour le...
M. Derraji : Oui.
Mme Guilbault :Oui.
M. Derraji : Oui. Bon. Plus
de question. C'est bon.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Est-ce
que... Est-ce qu'il y a un mécanisme pour s'assurer de contrôler ce
30 jours là? Comme on a dit tantôt à la... sur la discussion, là, quand on
a eu la discussion sur le 45 jours, il peut être difficile de faire la
preuve que l'avis de notification a bel et bien été reçu. Donc, est-ce qu'une
personne peut... Est-ce que... Est-ce que ça va être... Est-ce que ça va être
difficile ou nécessaire finalement de faire la démonstration que la personne
est vraiment dans son 30 jours? Parce qu'on vient statuer, on vient dire,
là : Il y a une durée maximum à l'intérieur de laquelle la personne peut
demander un réexamen. Est-ce que... Est-ce que, dans le fond, on n'a pas le
même débat que tout à l'heure, finalement? Puis, dans tous les cas, est-ce
que... est-ce qu'il y a un... est-ce qu'il y a un risque, là, de toute façon,
sur le dépassement potentiel, finalement, de ce délai de 30 jours là?
Mme Guilbault :Oui. C'est une bonne question. Je suis en train de voir
lequel de nos collègues pourrait venir expliquer le processus.
(Consultation)
Mme Guilbault :Peut-être une courte suspension.
Le Président (M. Jacques) : ...instants.
(Suspension de la séance à 12 h 19)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et Mme Morin-Verville pourra donner les explications au
député de Taschereau.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
Au niveau de la notification, tout dépendant du processus qu'on utilise, si
c'est par courrier recommandé ou par électronique, il y a des.... au Code de
procédure civile, il y a des moyens qui sont... qui permettent de s'assurer de
la notification. Donc, au niveau du courrier recommandé, il y a une preuve
comme quoi ça a été reçu qui est complètement différente de la preuve de
transmission, où que ça a été transmis par... Donc, une fois que ça a été reçu,
qu'on confirme que la personne a reçu à cette date-là, il y a 30 jours qui
s'amorce.
Au niveau du courrier... du courriel, des
voies électroniques, il y a d'autres... au niveau du Code de procédure civile,
il y a d'autres... Le bordereau de... le Code de procédure civile indique que
la... Une preuve de réception est... peut être référée par un bordereau de
réception, un bordereau de... un bordereau de... je m'excuse, là, je n'ai pas
le nom exact, mais par un bordereau quelconque d'envoi. Donc, au moment où
est-ce qu'on s'assure de la réception, le 30 jours commence. Donc...
Une voix : ...
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bordereau
d'envoi, qu'on me confirme.
M. Grandmont : OK. Là, mais
donc ça, un bordereau d'envoi, c'est un... c'est un document qui est généré par
la société?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
tout le processus...
M. Grandmont : Puis là, en
fait, la... En fait, on parle «dans les 30 jours de la notification», oui,
c'est ça, «dans les 30 jours de la notification de l'avis de réclamation».
Donc, la personne qui reçoit un avis... Je comprends, là, que la partie, là,
évidemment, courrier recommandé, il y a une personne en bonne et due forme qui
va cogner à la porte puis qui va remettre un document ou ça se retrouve au
bureau de poste le plus proche, là, j'imagine, là, donc, mais il y a une démonstration
physique. Dans le cas des voies électroniques, on peut imaginer que ce sera... une
personne recevra un courriel et que, là, cette personne-là... Tu sais, s'il n'y
a jamais ouverture du courriel, qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là? Si le
courriel tombe dans les... dans les pourriels, là, dans les spams, là, comme on
dit, là, est-ce que... C'est quoi, la procédure, exactement, là, pour s'assurer
que la personne a bien reçu notification, là? Puis, parce que c'est quand
même... parce que de plus en plus de <personnes...
M. Grandmont :
...que
la personne a bien reçu notification, là? Puis, parce que c'est quand même...
parce que de plus en plus de >personnes vont l'utiliser, évidemment, là.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
je comprends, je comprends bien. Effectivement, il y a... La procédure... Le
processus, en tant que tel, reste à déterminer avec la SAAQ, là. On est dans
les travaux qui vont nous permettre d'opérationnaliser tout ça. Donc, on est en
train de, donc je ne peux pas vous donner de réponse très, très précise.
Par contre, ce que je peux vous dire,
c'est qu'au niveau du Code de procédure civile on va respecter, au niveau des
règles qui sont là, des dispositions du Code de procédure civile qui encadrent
l'envoi électronique, puis on va s'assurer de respecter ces normes-là. Donc, on
va s'assurer de faire les vérifications juridiques pour que ça... qu'on
respecte les exigences, là, assurément. Donc, ce qu'on fait ailleurs aussi en
termes d'envoi par voies électroniques et qui sont réputées valides, là, en
termes de notification, on va s'assurer de respecter ça.
M. Grandmont : D'accord. Puis
évidemment vous comprendrez que, moi, ma préoccupation, c'est de s'assurer
qu'on offre, encore une fois, le moins de prise possible à des contestations en
bonne et due forme. Si on met en place un système... on multiplie par cinq le
nombre de... au moins par cinq, en fait, le nombre de radars photo ou
d'appareils de contrôle automatisé sur les routes du Québec, qu'on génère davantage,
évidemment, là, de constats d'infraction, qu'on veut, là, changer les
comportements... En même temps, bon, de plus en plus de gens vont utiliser les
voies électroniques pour recevoir, pour communiquer avec les différents
ministères ou sociétés d'État du gouvernement. Je veux m'assurer que cet impact-là,
il est réel...
(Interruption)
M. Grandmont : ...excusez-moi,
il y a beaucoup de bruit. Et donc qu'il y aura le moins possible de
contestations. Donc, ce serait.... Donc, vous me dites que, finalement, à la Société
de l'assurance automobile du Québec, on va s'assurer de trouver les meilleurs
moyens technologiques pour s'assurer aussi, d'un point de vue légal, d'offrir
le moins de prise possible, de ne pas créer des brèches dans lesquelles des
avocats pourraient, finalement, s'engouffrer de manière importante et nombreuse?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Exactement.
M. Grandmont : OK.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 573.10? 573.11. Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Merci. «573.11. La personne chargée du réexamen de la
décision d'imposer une sanction administrative pécuniaire doit relever d'une
unité administrative distincte de celle chargée d'imposer cette sanction.»
En commentaire : l'article 573.11
du Code de la sécurité routière prévoit que le réexamen de la décision doit
être fait par une personne relevant d'une unité administrative différente de
celle ayant imposé la sanction administrative pécuniaire.
Le Président (M. Jacques) : ...est-ce
qu'il a des interventions sur l'article 573.11? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc,
est-ce que ça veut dire, Mme la ministre, qu'on va avoir des gens qui vont
être... qui vont être mobilisés, en fait, sur la fonction d'imposer une
sanction, puis il va y avoir un autre département qui va être exclusivement
dédié à faire des réexamens des... en fait, oui, c'est ça, des réexamens de la
décision?
Mme Guilbault :Oui, exactement, pour assurer une saine distance puis une
impartialité.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Donc, à la SAAQ, on devrait avoir des départements séparés pour s'assurer que,
dans le fond, les personnes... Puis, l'objectif, c'est d'avoir un coup d'oeil
différent. C'est d'avoir...
(Interruption)
M. Grandmont : Excusez-moi. C'est
particulièrement dérangeant, là. L'objectif, donc, c'est d'avoir un coup d'oeil
différent, dans le fond, sur... lors de la demande de réexamen?
Mme Guilbault :Oui. Bien, c'est ça, c'est d'assurer l'impartialité. C'est
sûr que, quand c'est une personne qui a émis le document, comment on l'appelle,
juste pour être sûre de ne pas... bien, la SAP, dans le fond, puis que c'est la
même qui doit en faire le réexamen, ça tombe sous le sens que de s'assurer que ce
ne soient pas les mêmes personnes.
M. Grandmont : OK. Est-ce
que... En tout cas, je comprends le principe. Je me posais quand même la
question de... Ça reste quand même qu'il va y avoir un gros volume. Puis je me
demande dans quelle mesure ça aurait pu... le jugement des personnes aurait pu
être altéré par le fait qu'ils reçoivent un examen... un réexamen sur la preuve
qu'ils avaient faite pour émettre une SAP. Mais c'est comme... c'est comme ceinture
et bretelles. On est sûr d'avoir, dans le fond, une bonne séparation entre les
deux, là. Donc, je me demandais la pertinence d'aller aussi loin que ça, mais
je comprends l'objectif qui est poursuivi par la... par Mme la ministre. Donc,
ceinture et bretelles, allons-y avec ça.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Donc, nous pouvons passer au 573.12.
Mme Guilbault :«573.12. La demande de réexamen doit être traitée avec
diligence.
«La personne chargée du réexamen décide
sur dossier, sauf si elle estime nécessaire de procéder autrement. Elle peut
alors confirmer la décision qui fait l'objet du réexamen, l'infirmer ou la
modifier.»
En commentaire : l'article 573.12
du Code de la sécurité routière encadre la procédure de révision administrative
des décisions d'imposer une <SAP...
Mme Guilbault :
...encadre la procédure de révision administrative
des décisions d'imposer une >SAP.
Le deuxième alinéa prévoit que le réexamen
d'une telle décision se fera sur dossier, donc sans audition, à moins que la
personne chargée du réexamen estime nécessaire de communiquer avec la personne
visée par la SAP. Suivant l'analyse qu'elle fera de la preuve, la personne
chargée du réexamen pourra confirmer, modifier ou infirmer la SAP.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.12? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
c'est sur la notion de diligence puis du délai, en fait, là, de traitement.
Donc, dans le fond, quand une personne demande un réexamen, dans le fond, elle
ne paie pas son constat, en fait, sa SAP. Il n'y a pas de frais à payer. Donc,
on attend. Puis on ne se met pas de délai pour quelle raison exactement? Parce
que, là, on parlait tantôt, là, de... on impose un délai de 30 jours, à
573.10, on imposait un délai de 30 jours suivant la notification de l'avis
de réclamation à la personne visée par une SAP puis, de l'autre côté, on ne se
donne pas de délai, du côté de la société, pour traiter la demande de réexamen.
Je me demande pourquoi cette espèce de, bien, deux poids, deux mesures. C'est
peut-être un peu fort, là, mais pourquoi il y a, d'un côté, un délai, puis de
l'autre, il n'y en a pas vraiment non plus? On comprend, là, on veut agir vite
et bien, avec diligence, c'est ça que ça dit, mais pourquoi, d'un côté, un
délai, puis, de l'autre, pas de délai?
Mme Guilbault :Oui. Bien...
Une voix : ...
Mme Guilbault :
Attendez. On me réfère...
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Donc...
Mme Guilbault :Juste un petit instant. Ah! bien oui, compte tenu de
l'heure.
M. Grandmont : C'est la
formule consacrée!
Le Président (M. Jacques) : Bien,
vous me soufflez les mots, là. C'est ce que j'étais pour faire, Mme la
ministre.
Donc, compte tenu de l'heure, nous
suspendons nos travaux jusqu'après les affaires courantes. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 29)
15 h (version révisée)
(Reprise à 15 h 30)
Le Président (M. Jacques) : La
Commission des transports et de l'environnement reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière
afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et
d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Lors de la suspension de nos travaux, ce
midi, nous en étions à l'étude de l'article 573.12, introduit par l'article 16
du projet de loi, et Mme la ministre était à répondre à une question du député
de Taschereau. Je vous cède maintenant la parole, Mme la...
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan...
Des voix : ...
Mme Guilbault :C'était le 30 jours. C'est ça, exact.
Le Président (M. Jacques) : Donc...
Mme Guilbault :C'était... On était à point quoi, là?
Le Président (M. Jacques) : 573.12.
Mme Guilbault :573.12, OK. Bien, c'est ça, on peut peut-être finir lui puis
revenir au 8, si mes collègues sont d'accord, où j'aurai l'amendement.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
on reviendrait à 573.8.
Mme Guilbault :Non. Pour l'instant on va finir 12.
Le Président (M. Jacques) : On
va finir 73.12? Parfait. Donc, 573.12... Oui, il y avait possiblement un
amendement, là, qui devait être déposé par le député de Nelligan. Mme la
ministre, sur le 573.12.
Mme Guilbault :Oui. Bien, je proposerais que... à ma collègue ici réponde
à la question du député de Taschereau, qui voulait en savoir plus sur le 30 jours.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
Me Lachance.
Mme Lachance (Virginie) : Oui.
Alors, lors de ma première intervention, je vous mentionnais qu'il y a
plusieurs articles qui sont similaires dans d'autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires, et puis, ici, là, au niveau des principes de droit
administratif, et tout ça, là, on retrouve... Je vous dirais que les articles 573.12...
573.12, 573.13 et 573.14 vont ensemble, en <quelque sorte, là.
Donc...
>
15 h 30 (version révisée)
< Mme Lachance (Virginie) :
...vont
ensemble, en >quelque sorte, là. Donc, la demande de réexamen doit être
traitée avec diligence. Ça, c'est un terme dans les... Les dictionnaires, par
exemple, juridiques, et tout ça, on va parler qu'il doit... la personne qui est
chargée du réexamen doit agir avec rigueur, efficacité et rapidité. Donc, on n'a
pas de délai, à proprement parlé, mais il y a quand même une notion, là, de
rapidité, célérité, mais toujours avec rigueur.
Ensuite, dans le projet de loi, l'article 573.13,
un autre principe qu'on retrouve dans plusieurs régimes, c'est que la décision
en réexamen doit être écrite en termes clairs et concis et motivée. Donc, on n'a
toujours pas de délai.
Toutefois, le délai de 30 jours qu'on
retrouve à l'article 573.14, bien, on vient dire que, si la décision en
réexamen n'est pas rendue dans les 30 jours, donc il n'y a pas d'obligation,
ce n'est pas un délai de rigueur de rendre la décision dans les 30 jours.
Toutefois, les... le montant des intérêts vont être suspendus jusqu'à la
décision soit rendue. Alors, la personne qui a fait la demande en réexamen ne
sera pas pénalisée si elle n'est pas rendue dans un délai de 30 jours.
M. Grandmont : Donc, pour
bien comprendre, dans le fond, c'est que, bon, le terme diligence, c'est un
terme qui est... qui est reconnu puis qui est utilisé régulièrement et que
donc, par la suite, en fait, il n'y a rien qui pénalise la personne si le
délai... Dans le fond, les intérêts sont stoppés passé le délai de
30 jours.
Mme Lachance (Virginie) : Exactement.
Oui.
M. Grandmont : OK. D'accord.
Puis le fait que... Puis j'essaie de me replonger un peu dedans, là. Tantôt, on
disait que... on parlait que la personne doit demander un réexamen en... de la
décision de... un réexamen de la décision de la société dans un délai de 30 jours.
Mme Lachance (Virginie) : Oui,
exactement.
M. Grandmont : Donc,
l'usager, en fait, la personne qui a reçu un constat d'infraction, cette
personne-là doit, elle, répondre dans un délai de 30 jours. Puis, de l'autre
côté, du côté du... de la société, dans le fond, on n'a pas de délai, mais, en
même temps, la personne n'est pas pénalisée.
Mme Lachance (Virginie) : Exactement.
M. Grandmont : OK. Puis, ça, c'est
une disposition qui est... une façon de faire, disons, qui est normale puis qui
est reconnue?
Mme Lachance (Virginie) : ...on
retrouve dans d'autres régimes, effectivement.
M. Grandmont : Suivant les
mêmes principes, des délais pour les usagers... bien, pas... en fait, pour les
fautifs, pour les contrevenants.
Mme Lachance (Virginie) : Effectivement.
M. Grandmont : Puis, de l'autre
côté, pour la société, une façon, en fait, là, d'éviter de se mettre
peut-être... je ne sais pas c'est quoi, le risque. En fait, si on met un délai,
par exemple, là, ce serait quoi, le risque?
Mme Lachance (Virginie) : C'est
de ne pas être capable...
M. Grandmont : Être capable
d'y répondre?
Mme Lachance (Virginie) : ...d'y
arriver, nécessairement, là.
M. Grandmont : Et, dans ce
cas-là, les... le risque, est-ce que c'est encore une fois, là, de pouvoir
déclarer... je ne veux pas utiliser des termes qui sont juridiques alors que je
ne suis pas juriste, là, mais caduque, la demande, en fait, là, de... et donc
on aurait une brèche, je reviens toujours à ça, là, mais cette brèche-là qui
pourrait être utilisée par des avocats des parties défenderesses.
Mme Lachance (Virginie) : S'il
y avait un délai de rigueur, effectivement, là, à ce moment-là, l'administration
serait obligée... serait obligé de rendre sa décision dans ce...
M. Grandmont : De les
respecter.
Mme Lachance (Virginie) : ...dans
ce délai-là.
M. Grandmont : Dans le délai,
oui. Et donc...
Mme Lachance (Virginie) : À
moins, comme dans d'autres régimes qu'on va trouver dans... Là, je ne veux pas
entrer dans un cours de droit, là, mais, en matière juridictionnelle, par
exemple, si... ils vont demander un délai supplémentaire, par exemple, pour
rédiger une décision, alors il y a des aménagements possibles. Mais, si,
légalement, on avait... moi, je n'en ai pas vu dans d'autres régimes, là, mais
je ne les connais pas tous, mais, s'il y avait un délai pour rendre la décision
et qu'il n'y avait pas possibilité de demander une prolongation de délai, bien,
effectivement, là, le citoyen aurait...
M. Grandmont : Donc, il y a
un risque, dans le fond, de ne pas être capable des respecter ce délai-là puis
de perdre les causes, en fait.
Mme Lachance (Virginie) : Absolument.
M. Grandmont : Puis, de l'autre
côté, si on voulait les respecter, bien, d'alourdir le processus en ajoutant...
en faisant des demandes d'ajout de délais, donc ça vient alourdir le processus.
D'accord. Bien, je vous remercie. Ça répond à mes questions.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur 573.12?
M. Grandmont : Euh, sur le
12, non. J'ai... C'était ma question. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Mme la ministre, vous souhaitiez retourner à 573.8. Est-ce que vous désirez qu'on
suspende quelques instants ou on poursuit?
Mme Guilbault :Peut-être, oui, hors... simplement pour consulter mes
collègues hors micro par rapport à l'intendance autour de l'amendement.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 37)
(Reprise à 15 h 43)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, la ministre s'apprêtait à
déposer un amendement à l'article 16 introduisant l'article 573.8. Mme la
ministre.
Mme Guilbault :Oui. Merci, M. le Président. Alors, article 16, nouvel
article 573.8 du Code de la sécurité routière :
Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de l'article
573.8 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, «de même que toute autre personne».
En commentaire : suivant l'amendement
proposé, l'obligation que la photographie ou la série de photographies ne
permette pas d'identifier les occupants s'étendra à toute autre personne qui y
serait visible.
Ça fait suite aux discussions qu'on a eues
ce matin pour les photos qui seraient issues des nouvelles... dans les
nouvelles sanctions, dans les nouvelles SAP. Et, comme je disais à mes
collègues tout à l'heure, on aura l'équivalent pour les constats d'infraction
dans un autre article plus tard, à l'article 22.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Premièrement, merci à toute l'équipe et à Mme la ministre de faire
l'effort de trouver une façon d'amender l'article.
Je veux juste revenir. Est-ce qu'on peut
juste descendre en bas, s'il vous plaît? Je suis plus... C'est... Ça va être
beaucoup plus facile à l'écran.
Une voix : ...
M. Derraji : Complet, oui.
Donc, on... Oui, ici. Donc, on s'entend que «de même que toute autre
personne»... Mais, quand on dit que... «de même que toute autre personne», on
ne spécifie pas la zone. Est-ce que c'est voulu? Est-ce que c'est... Est-ce que
le législateur n'a pas... le législateur... Est-ce que l'équipe n'a pas trouvé
un autre moyen? Mais, pour mieux exprimer ce qu'on disait ce matin, bien, je
reviens à l'inquiétude des comités de parents du centre de services scolaire de
la Capitale, c'est vraiment les enfants autour de la zone scolaire. Donc...
Une voix : ...
M. Derraji : Hein?
Mme Guilbault :Ça va être... Dans les zones scolaires, ça va être des
constats d'infraction. Donc, ça va être visé dans le prochain amendement à
l'article 22.
M. Derraji : «De même que
toute autre personne»... partout?
Mme Guilbault :En fait, c'est partout. C'est ça. Même s'il devait y avoir
une SAP dans une zone scolaire, ça touche toutes les photos qui vont être
générées dans le cadre des SAP, où qu'elles soient prises.
Des voix : ...
M. Derraji : L'enjeu que
j'ai, on ne parle pas de la... de l'extérieur de la voiture. Corrigez-moi si je
me trompe, on peut le faire à haute voix. «Qu'il soit possible d'identifier les
occupants du véhicule — on spécifie véhicule — de même que
toute autre personne», ma crainte, c'est qu'on spécifie toute autre personne à
l'intérieur du véhicule et non pas à l'extérieur, en périphérie de la voiture.
Je ne sais pas si tout le monde a compris la même chose. Quand on le lit, «qui
sont visibles sans qu'il soit possible», donc on parle toujours des individus à
l'intérieur de la véhicule, les occupants du véhicule, «de même que toute autre
personne», j'ai l'impression qu'on réfère au véhicule, les occupants du
véhicule, pas à l'extérieur.
Mme Guilbault :Bien, non, c'est... Il y a, d'une part, les occupants du
véhicule, donc ceux qui sont dans le véhicule, et, d'autre part, «toute autre
personne», donc l'excédant des occupants du véhicule, donc forcément hors
véhicule.
M. Derraji : Oui. Bien, c'est
une interprétation. Ça va être enregistré au cas où... si quelqu'un veut avoir
l'explication. Mais l'intention du législateur, c'est : les personnes à
l'intérieur de la voiture et les personnes qui sont à l'extérieur, en
périphérie de la voiture. C'est bon?
Mme Guilbault :Mais c'est toutes les personnes qui apparaissent sur la ou
les photographies.
M. Derraji : Les photos,
c'est bon. Oui, oui, c'est bon. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...député
de Taschereau.
M. Grandmont : ...moi aussi,
là, je lis la phrase, en fait, là, puis on dirait que ça accroche, <là...
M. Grandmont :
...moi
aussi, là, je lis la phrase, en fait, là, puis on dirait que ça accroche, >là.
Ce n'est peut-être pas la formulation la plus... la plus fluide qu'on puisse
trouver, bien que je comprends, je suis d'accord avec le fond sur le... Donc,
on a une photo sur laquelle il y a des occupants du véhicule, puis «toute autre
personne», présente sur la photo, à l'extérieur du véhicule, en tout cas, peu
importe, on dirait que ça manque un peu de chair. Mais bon, je comprends qu'on
fait référence à tout le monde.
Peut-être deux... Donc, bien, merci, Mme
la ministre, là, d'avoir donné suite aux questions qu'on posait puis aux
mémoires aussi, là, qui étaient... qui émanaient, là, du comité de travail
permanent sur les politiques du centre de services scolaire de la Capitale.
C'est une question de respect de la vie privée, puis je pense que c'est
intéressant de répondre à ces préoccupations-là, qui sont tout à fait
justifiées, là, question de vie privée, évidemment.
Mme la ministre a parlé tantôt en disant
que les zones... dans les zones scolaires, ce ne serait pas des SAP. Est-ce que
c'est... Est-ce que c'était... Est-ce que c'est effectivement le cas ou on
pourrait trouver... Moi, j'avais dans l'esprit que, dans les zones scolaires,
on pourrait avoir des SAP.
Des voix : ...
Mme Guilbault :Oui, exactement. Dans les zones scolaires, ça va toujours
être des constats d'infraction.
M. Grandmont : Pour quelle
raison ce seraient toujours des constats d'infraction et pas des SAP?
Mme Guilbault :Parce que c'est des infractions qui sont visées...
Une voix : ...
Mme Guilbault :Oui, c'est ça, plus grave, mais... Enfin, c'est déjà des
infractions qui sont visées par la procédure pénale, là. Donc, c'est déjà des
constats d'infraction, puis, ça, on ne changera pas ça. On va ajouter, puis
c'est ça, les amendes doublées en zone scolaire puis selon la fourchette de
vitesse. Mais là on va ajouter des nouvelles infractions par SAP par règlement,
donc parallèlement, et... et c'est ça.
M. Grandmont : Et donc, dans
les zones scolaires, c'est le cas. Est-ce que, dans les chantiers, c'est la
même chose aussi, ce sera tout le temps des constats d'infraction et pas des
SAP?
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : Puis dans les
corridors scolaires?
• (15 h 50) •
Mme Guilbault :Bien, actuellement, les corridors scolaires ne sont pas... On
fonctionne avec la notion de zone scolaire. Donc là, les corridors scolaires,
il faut juste voir. Ça dépend de l'excès de vitesse, là, honnêtement, de prime
abord, les grands excès de vitesse, assurément.
M. Grandmont : Oui, ça,
évidemment, là.
Mme Guilbault :Mais il faudrait juste voir.
Une voix : ...
Mme Guilbault :Il pourrait y avoir les deux dans les corridors scolaires.
M. Grandmont : Il pourrait y
avoir les deux, dépendamment de la vitesse qui est pratiquée?
Mme Guilbault :Dépendamment de la gravité de l'infraction.
M. Grandmont : Ce qui n'est
pas le cas pour les zones scolaires, parce que, d'office, c'est des constats
d'infraction.
Mme Guilbault :Oui, oui, c'est ça, parce que, d'office, c'est grave. On
doit avoir la liste quelque part. Peut-être que ça pourrait être éclairant pour
les... la suite des travaux.
M. Grandmont : Oui, oui, ce
serait effectivement très éclairant. Vous savez combien je suis attaché au fait
qu'on protège bien, là, puis qu'on intervienne, tel que c'était mentionné dans
votre Plan d'action en sécurité routière, concernant... qu'on intervienne dans
les corridors scolaires, là. On aura éventuellement... On aura à nouveau,
j'imagine, le débat là-dessus. Puis, moi, en fait, en ayant...
Donc là, ça, c'est pour les SAP qu'on a un
amendement. Vous me dites que, plus tard, on va avoir un amendement aussi pour
les constats infraction.
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : OK. Donc, dans
tous les cas, pour l'instant, comme c'est des SAP puis que vous me dites que,
plus tard, on va traiter les constats d'infraction dans les corridors
scolaires, on aurait le même genre de précaution, donc on couvre tout, en fait,
là, avec cet ajout-là, même s'il n'est pas, disons, linguistiquement parlant,
le plus... le mieux tourné, à mon avis, là. Mais bon, ça c'est une question de
goût, là. Mais vous me dites que, finalement, on couvre large puis que, dans
tous les cas, tous les types d'infractions au Code de la sécurité routière,
quand c'est un appareil de contrôle automatique qui va prendre une preuve à
travers une photographie ou une série de photographies, on va toujours flouter
les visages de toutes les personnes qui apparaissent sur la preuve.
Mme Guilbault :Oui, à terme, quand on aura aussi déposé l'amendement à
l'article 22.
M. Grandmont : Oui, oui,
c'est ça, exactement, quand on aura déposé le... OK, OK. Puis est-ce que vous
croyez qu'on sera en mesure d'avoir la technologie pour être capable de bien
faire ça? Je sais que ça se peut, d'un point de vue technique, là. On a juste à
circuler sur Google... sur Google Street, par exemple, on voit que tout est
flouté assez automatiquement. J'imagine que la technologie permet de faire ça,
disons, assez aisément, là. Mais est-ce que vous avez des raisons de croire que
ça pourrait être difficile ou qu'on devrait être capable d'y arriver
rapidement?
Mme Guilbault :Oui, tout à fait. Bien, effectivement, le choix de la
future solution technologique, quand on va mettre en œuvre le nouveau régime de
SAP, va faire partie, justement, du processus. C'est pour ça qu'il y aura,
éventuellement, là, plus loin, toute la question des délais d'entrée en vigueur
et potentiellement de certains aménagements qu'on devra faire pour tenir compte
de la réalité, parce qu'on est en pleine innovation ici, là.
M. Grandmont : Oui, tout à
fait.
Mme Guilbault :Avec ça, on crée quelque chose de complètement nouveau puis on
veut s'assurer que ça fonctionne. Donc, effectivement, il y aura... il faudra
tenir compte de ces éléments-là. Mais l'objectif va être atteint puis les
photos vont être toutes floutées.
M. Grandmont : Les visages. Juste
les visages.
Mme Guilbault :Idéalement, <éventuellement...
Mme Guilbault :
...toutes floutées.
M. Grandmont :
Les
visages. Juste les visages.
Mme Guilbault :
Idéalement, >éventuellement, par une
solution... Oui, oui, oui, les visages des photos, évidemment, puis,
idéalement, avec une solution technologique, ce qui fait qu'en plus ça va être moins
complexe en termes de ressources humaines.
M. Grandmont : Oui. Oui, oui.
Évidemment. Parfait. Bien, excellent. C'est bon, pour l'instant, pour moi.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement à l'article 573.8?
Donc, est-ce que l'amendement à l'article 573.8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 573.8 amendé? S'il n'y a
pas de commentaire, nous allons passer à l'article 573.13. Mme la
ministre.
Mme Guilbault :Oui. Alors :
«573.13. La décision en réexamen doit être
écrite en termes clairs et concis et être motivée. Elle doit être notifiée au
demandeur par la Société ou, le cas échéant, par la municipalité lui ayant
notifié l'avis de réclamation avec la mention de son droit de la contester dans
un délai de 30 jours de cette notification.»
En commentaire : l'article 573.13
du Code de la sécurité routière exige que les motifs de justification
apparaissent à la décision en réexamen et qu'ils soient exposés de manière concise
et en termes clairs. Il exige également que la décision soit notifiée et que le
demandeur soit informé de son droit de la contester.
La notification de la décision en réexamen
peut également être faite par la municipalité ayant effectué la notification de
l'avis de réclamation, suivant l'article 573.7 du CSR.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 573.13? S'il n'y a pas
d'intervention, nous passons à l'article 573.14.
Mme Guilbault :Oui, merci. «573.14. Si la décision en réexamen n'est pas
rendue dans les 30 jours de la réception de la demande ou, le cas échéant, du
délai accordé au demandeur pour compléter ses observations ou pour produire des
documents additionnels, les intérêts prévus à l'article 573.32 sur le montant
dû sont suspendus jusqu'à ce que la décision soit rendue.»
En commentaire : l'article 573.14
du Code de la sécurité routière prévoit que les intérêts sur le montant dû sont
suspendus si la décision en réexamen n'est pas rendue dans les 30 jours de
la réception de la demande ou du délai accordé au demandeur pour compléter son
dossier.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.14? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, Mme la ministre, 573.15.
Mme Guilbault :Oui, et j'aurai un amendement, M. le Président. Alors, 573.15...
«Section IV
«Contestation
«573.15. La décision en réexamen
confirmant ou modifiant la décision d'imposer une sanction administrative
pécuniaire peut, dans les 30 jours qui suivent sa notification, être contestée
par la personne visée par la décision devant soit :
«1° l'organe de contestation établi par
règlement du gouvernement lorsque l'avis de réclamation lui a été notifié par
la Société;
«2° l'organe de contestation établi par
une municipalité habilitée à établir un régime de sanctions administratives
pécuniaires lorsque l'avis de réclamation lui a été notifié par cette
municipalité ou par une autre municipalité ainsi habilitée ayant convenu d'une
entente avec cette dernière pour la contestation de telles sanctions. Cet
organe de contestation peut également, lorsque le gouvernement le prévoit par
règlement, entendre la contestation de la décision en réexamen lorsque l'avis
de réclamation a été notifié par la Société.»
En commentaire : l'article 573.15
du Code de la sécurité routière débute la section... oui, c'est ça, débute la
section IV, intitulée Contestation. Il prévoit le droit de contester la
décision en réexamen confirmant ou modifiant la décision d'imposer une sanction
administrative pécuniaire. Il précise que cette contestation se fait, selon le
cas, devant un organe de contestation que le gouvernement a établi par
règlement ou devant un organe de contestation établi par une municipalité
habilitée à établir un régime de SAP en matière municipale.
Et mon amendement : Article 16,
nouvel article 573.15 du Code de la sécurité routière.
Remplacer les paragraphes 1° et 2° de l'article
573.15 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, par les suivants :
«1° le Tribunal administratif du Québec
lorsque l'avis de réclamation lui a été notifié par la Société;
«2° l'organe de contestation établi par
une municipalité en vertu de la Loi sur les sanctions administratives
pécuniaires en matière municipale [...] lorsque, selon le cas :
«a) l'avis de réclamation lui a été
notifié par cette municipalité;
«b)le gouvernement a, par
règlement, confié à cet organe, à la place du Tribunal administratif du Québec,
la charge d'entendre la contestation de l'avis de réclamation qui lui a été
notifié par la Société.»
En commentaire : cet amendement
propose de remplacer les paragraphes 1° et 2° de l'article 573.15 du Code
de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi,
notamment pour désigner le Tribunal administratif du Québec comme organisme
responsable d'entendre les contestations lorsque l'avis de réclamation a été
notifié par la Société de l'assurance automobile du Québec.
Il retire, donc, la possibilité, pour le
gouvernement, d'établir un organe de contestation par règlement. Le fait de
recourir au TAQ s'inscrit en cohérence avec les responsabilités qui lui sont
déjà dévolues en matière de sanctions administratives pécuniaires.
L'amendement propose aussi de clarifier la
compétence de l'organe de contestation municipal. L'organe municipal sera <responsable...
Mme Guilbault :
... pécuniaires.
L'amendement propose aussi de
clarifier la compétence de l'organe de contestation municipal. L'organe
municipal sera >responsable d'entendre les contestations lorsque l'avis
de réclamation a été notifié par la municipalité. Sur décision du gouvernement prise
par règlement, cet organe pourra également entendre les contestations lorsque
l'avis de réclamation a été notifié par la SAAQ à la place du TAQ.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à 573.15? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
comprends qu'on revient au tribunal... qu'on vient redésigner, finalement, le Tribunal
administratif du Québec parce que c'est sa fonction, de traiter ce genre de
demandes là. Donc, je comprends qu'on... on n'était pas... on était passé à
côté de ça, finalement, là, au départ. Donc, on revient vers ça.
Sur la partie... sur le deuxième
paragraphe, je reviens à ce qui est écrit actuellement, là, dans le projet de
loi, là, on parle de... «lorsque l'avis [...] lui a été notifié par cette
municipalité ou par une autre municipalité ainsi habilitée ayant convenu d'une
entente avec cette dernière pour la contestation de telles sanctions». J'aimerais
comprendre ce qui était écrit pour comprendre pourquoi on l'a enlevé, en fait,
là. C'est quoi, cette possibilité-là, qu'on ait une municipalité qui avait...
qui avait convenu... conclu une entente avec une autre municipalité pour la
contestation de telles sanctions? C'était quoi, l'esprit de cette
disposition-là dans le deuxième paragraphe, initialement, là? Parce que ça
disparaît dans le deuxième, dans le fond, là, dans le... dans la proposition
d'amendement.
Mme Guilbault :Oui. Juste un instant. On me dit : C'est expliqué à 573.16.
Alors là, je lis 573.16.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 heures)
16 h (version révisée)
(Reprise à 16 h 06)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de notre suspension, nous en étions à parler d'amendements
à venir, et des dépôts sur Greffier ont eu lieu depuis ce temps pour partager
avec l'ensemble des collègues de la commission. Donc, M. le député de Taschereau
ou Mme la ministre? Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Bien, là, c'était la question du député de Taschereau,
c'est ça, pour le paragraphe, ou l'alinéa, ou... en tout cas, le n° 2° de
l'article... du bloc 15, avant que... bien, l'article 573.15, avant l'amendement.
Donc, ce que je lui expliquais hors micro, c'est que la partie qui semble
évacuée dans l'amendement va se retrouver à l'amendement, au futur amendement,
à 573.16. Et c'est qu'il y a eu la loi sur les cours de... la Loi sur les
sanctions administratives pécuniaires en matière municipale qui a été adoptée
dernièrement, qui était le projet de loi n° 40 de mon collègue... et donc
lui habilite des municipalités à gérer des systèmes de sanctions pécuniaires.
Donc, une municipalité ainsi habilitée va
pouvoir aussi s'occuper de notre nouveau régime, de nos SAP générées par notre
nouveau... notre nouveau régime. Et une plus petite municipalité qui n'aurait
pas les ressources ou, en tout cas, qui ne serait pas habilitée à le faire peut
avoir une entente avec une municipalité qui, elle, est habilitée à le faire
pour que la municipalité en question puisse gérer pour l'autre municipalité les
SAP en question.
M. Grandmont : ...ces
cas-là, dans le cas d'une municipalité qui n'aurait pas les ressources pour
être capable de gérer les SAP, est-ce que ça doit passer par une entente aussi
avec... bien, avec le ministre ou, en tout cas, avec le gouvernement pour être
capable de donner cette... de sous-traiter, je dirais, cette opération-là avec
une municipalité qui, elle, aurait les moyens de le faire, les ressources pour
le faire?
Mme Guilbault :On <vérifie.
Mme Guilbault :
On >vérifie.
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 08)
(Reprise à 16 h 10)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous allons avoir une intervenante. Donc, votre nom et
votre titre, s'il vous plaît.
Mme Labrecque (Élise) : Bonjour,
Élise Labrecque, sous-ministre associée aux orientations et à l'accès à la
justice, au ministère de la Justice.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, je donne
mon consentement pour entendre Mme Labrecque.
Le Président (M. Jacques) : ...
M. Grandmont : C'est ça.
Le Président (M. Jacques) : Oui,
merci. Donc...
Mme Guilbault :Juste expliquer les ententes entre les municipalités en
vertu de la loi.
Mme Labrecque (Élise) :
Exactement. Donc, le projet de loi n° 40, ce qu'il est venu faire, c'est
qu'il est venu habiliter les municipalités à demander au gouvernement de
pouvoir faire des SAP. À partir du moment où deux municipalités ont chacun
un régime de SAP, elles pourraient s'entendre entre elles pour avoir un organe
de révision... bien, de contestation commun. Donc, c'est simplement ça. Donc,
cette entente-là, elle permet à deux municipalités, disons, Brossard puis,
je ne sais pas, Laval de se mettre ensemble pour avoir un seul régime, parce
que, par exemple, ils n'auraient pas les volumes, ou un est déjà très établi,
puis l'autre décide de joindre puis se dit : OK, moi, je peux gérer ça,
les SAP, mais l'organe de contestation, quand même, ça demande des ressources,
puis on pourrait partager. Donc, naturellement, ils vont partager la facture.
Dans l'entente, ça va être le cas. Mais... donc... Il faut simplement, par
contre, que les deux municipalités aient été habilitées à faire des SAP.
M. Grandmont : Ah! c'est ça.
Donc, ça prend une autorisation ministérielle pour autoriser les deux municipalités
à le faire, puis, après ça, elles peuvent se regrouper...
Mme Labrecque (Élise) : Pour
l'organe.
M. Grandmont : ...pour des
raisons de ressources ou encore faire des économies d'échelle, par exemple.
Mme Labrecque (Élise) : Exactement.
M. Grandmont : Puis elles
pourraient aussi se séparer, éventuellement, si elles se rendent compte que,
finalement, il y a du volume suffisamment puis que... pour toutes sortes de
raisons qui leur appartiennent, mais... Donc, à partir du moment où elles sont
autorisées par le ministre, elles sont habilitées à le faire comme bon leur
semble, dans le fond.
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
c'est-à-dire qu'après, une fois habilitées à faire des SAP, elles peuvent
ensemble gérer les structures. Oui, pas de problème.
M. Grandmont : Donc, on
pourrait avoir des regroupements qui englobent plus de deux municipalités
aussi.
Mme Labrecque (Élise) : Exactement.
M. Grandmont : On pourrait en
avoir trois, quatre, cinq, 10. OK.
Mme Labrecque (Élise) : On
peut penser, par exemple, qu'un... parce que, le tri en amont des SAP, là, il y
a... il va probablement y avoir très peu de contestations. Donc, ce petit
volume-là, peut-être qu'avec... à plusieurs, bien, ça ferait suffisamment, par
exemple, pour un décideur administratif qui pourrait entendre ce volume-là.
M. Grandmont : Est-ce que
c'est un processus ou une opération, là, lorsque... le fait de se regrouper? Est-ce
que c'est une opération qui peut... qui est longue ou ça peut se faire
relativement rapidement? Parce que je pense à la transition qui peut
occasionner de décider de se regrouper ensemble puis éventuellement, bien, les
délais qui peuvent s'accumuler, là. On a vu combien ça pouvait être important
aussi de respecter certains délais. Est-ce que ça... est-ce que ça peut avoir
un impact là-dessus ou si ça peut se faire assez fluidement, selon votre
perception?
Mme Labrecque (Élise) : Je ne
pense pas que... Bien, je pense que ça va se faire assez promptement. Les
municipalités qui sont venues en consultation nous disaient qu'ils avaient hâte
de pouvoir mettre ça sur pied, là. Donc, je pense que ça va se faire assez
promptement.
M. Grandmont : D'accord.
Merci beaucoup, Mme Labrecque. Moi, je ne sais pas si c'est vous ou Mme la
ministre qui allez répondre à ma prochaine question, là. On dit, dans le fond,
par la proposition d'amendement, que, bon, d'une part, là, de manière générale,
c'est le Tribunal administratif du Québec qui va... qui va recevoir, qui va
traiter, dans le fond, les réexamens. Sinon, on peut avoir un organe de
contestation qui est établi par une municipalité, quand évidemment l'avis de <réclamation...
M. Grandmont :
...l'avis
de >réclamation lui a été notifié par la... l'avis de réclamation a été
notifié par cette municipalité-là. Donc, on aura une SAP qui est gérée par une
municipalité. Donc, dans ce cas-là, évidemment, ça devient de l'organe par
lequel on peut faire le processus de réexamen.
Puis il y a un dernier cas, en fait, le
point... le point b, qui dit que «le gouvernement a, par règlement, confié [...]
cet organe, à la place du Tribunal administratif du Québec, la charge
d'entendre la contestation de l'avis de la réclamation qui lui a été notifié
par la Société». J'aimerais savoir dans quel cas de figure ça pourrait se
produire, que, dans le fond, le gouvernement déciderait de ne pas confier cette
opération-là, ce processus-là au TAQ, mais plutôt à une municipalité. Donc, je
comprends que ce serait dans des cas où, finalement, il n'y aurait pas une
gestion, par la municipalité, des SAP, mais, malgré tout, le processus de
réexamen, lui, serait géré par une municipalité. Ça répond à quoi, en fait,
cette disposition-là, là, le point b... l'alinéa b... je ne sais pas
si... non, c'est un... paragraphe b, paragraphe b?
Mme Guilbault :Bien, je peux le dire, là. Pas de problème.
Mme Labrecque (Élise) : Ça
serait la volumétrie, en fait, qui...
M. Grandmont : Pardon?
Mme Labrecque (Élise) : Ça
serait la volumétrie qui justifierait d'avoir recours.
M. Grandmont : C'est-à-dire,
la volumétrie?
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
un volume suffisant. Donc, le gouvernement, par règlement, détermine qu'on peut
le faire à ce moment-là.
M. Grandmont : Je ne
suis pas sûr de comprendre la réponse.
Mme Labrecque (Élise) : Je
ne suis pas sûre. Pouvez-vous répéter la question? Je ne suis pas certaine de
comprendre votre interrogation.
M. Grandmont : Bien,
j'essaie de comprendre dans quel cas de figure le gouvernement pourrait décider
de ne pas confier au TAQ, alors que c'est... C'est un peu le cas de figure
normal, là. Il y a deux cas de figure normaux. D'une part, il y a le TAQ qui
gère le processus de contestation, puis sinon c'est les municipalités qui sont
habilitées à le faire puis qui, en plus, gèrent les SAP. Donc, les
contraventions sont émises par les municipalités... en fait, les SAP sont
émises par les municipalités. Puis il y a ce paragraphe b là qui vient
dire : Bien, malgré tout ça, il y a... le gouvernement pourrait confier à
la municipalité la gestion de la contestation, mais pas les SAP. C'est ce que
je comprends, en fait, de cet... de ce paragraphe-là. Pour moi, ce n'est pas
très clair, là.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : M.
le sous-ministre, veuillez vous nommer.
M. Grandmont : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Donnez
votre titre. Et il y a consentement de M. le député de Taschereau.
M. Unterberg (Jérôme) : Jérôme
Unterberg, sous-ministre adjoint au ministère des Transports.
Donc, c'est une... c'est une disposition
pour prévoir s'il y avait, en termes d'efficience, avantage à ce que l'État
puisse confier à l'organe, tel que c'est mentionné au paragraphe b, à la place
du TAQ, un certain volume de contestations. Il se peut que ça soit plus
avantageux pour l'ensemble, là, des contribuables, pour l'État, tout
simplement. Ça peut être pour des questions de célérité aussi. Donc, le cas
échéant, c'est prévu par règlement, tout simplement.
M. Grandmont : Donc,
est-ce que ce serait nécessairement des... pour des processus de contestation
de SAP qui se seraient déroulés sur le territoire de la municipalité, par
exemple, ou pas nécessairement?
M. Unterberg (Jérôme) : Bien,
c'est... pas nécessairement.
M. Grandmont : OK. Donc,
on pourrait, dans le fond, sous-traiter le processus de contestation.
M. Unterberg (Jérôme) : Au
même titre que, si deux municipalités se joignent, ça ne veut pas dire que
c'est nécessairement sur le territoire de la municipalité.
M. Grandmont : Ah! Donc,
par exemple... puis il y a... je... Bien, en tout cas, je pose la question,
puis vous verrez ce que vous en faites, là, mais, par exemple, il y aurait une...
Non, ça ne marche pas, ma... Ça ne marche pas, ma question. Mais donc on...
Est-ce que ça viendrait avec des moyens, en fait? C'est peut-être... C'est le
fond de ma question : Est-ce que ça vient avec des moyens attribués à la
municipalité? Parce que, là, si elle se trouve à être...
M. Unterberg (Jérôme) : Nécessairement.
M. Grandmont : ...oui,
si elle se trouve à sous-traiter, ça vient avec des moyens.
M. Unterberg (Jérôme) : Nécessairement,
ça... j'ai... ça ne se ferait pas autrement.
M. Grandmont : Ça ne se
ferait pas autrement. OK. Donc, on se donne la possibilité, finalement... Puis
c'est vraiment juste pour le processus de contestation?
M. Unterberg (Jérôme) : Oui,
parce que ça reste quand même une préoccupation, hein, dans le... dans la
disposition, pour assurer la célérité dont vous parliez ce matin, là. C'est
évident, que les questions relatives à la contestation, là, peuvent aussi
constituer, là...
Une voix : Un volume.
M. Unterberg (Jérôme) : ...un
volume important et sur lequel il faut porter attention.
M. Grandmont : Évidemment,
on espère que ce volume-là va tendre à diminuer avec le temps.
M. Unterberg (Jérôme) : S'amenuiser.
M. Grandmont : Évidemment.
M. Unterberg (Jérôme) : S'amenuiser,
bien évidemment. Mais... Évidemment, les administrés sont en... sont en droit
d'attendre quand même un traitement efficace. Puis les contribuables, si ça
s'avère avantageux, pourquoi pas?
M. Grandmont : Parfait.
Et, dans la façon dont c'est écrit, «par règlement, confié à cet organe, à la
place du Tribunal, [...]la charge d'entendre la contestation de l'avis de la
réclamation», vous me dites que ça vient nécessairement avec des montants, en
fait, d'argent, en fait, là, des ressources pour être capable de le faire.
Est-ce que, dans la façon usuelle de confier des mandats comme celui-là, c'est <entendu...
M. Grandmont :
...celui-là,
c'est >entendu que ça vient aussi avec des moyens financiers pour être
capable de faire ça? Parce que, de la façon que c'est écrit là, évidemment, ça
ne paraît pas, là, on ne dit pas que ça vient nécessairement avec des
ressources financières, mais, dans la façon normale, dans la jurisprudence,
nécessairement, ça vient avec des moyens.
M. Unterberg (Jérôme) : Nécessairement.
Dans la poursuite, d'ailleurs, de ce qui s'effectue actuellement, quoique le
régime de contestation n'existe pas présentement. Mais c'est la... c'est la
poursuite, ça peut tout simplement assurer, là, dans certains cas, une
décentralisation à l'avantage, là, des administrés. Donc, c'est déjà dans l'esprit,
hein, de ce qui s'effectue. Tout ce qui s'effectue présentement est assuré dans
le cadre d'une entente financière.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Je vous remercie.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à 573.15?
M. Grandmont : Amendé. Sur
l'amendement? Moi, je suis correct.
Le Président (M. Jacques) : Sur
l'amendement, exactement. Pas d'interventions? Donc, est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 573.15 amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions? Il n'y a pas d'intervention. Donc, est-ce que... Nous pouvons
passer maintenant à l'article 573.16, et nous savons déjà qu'il y a un
amendement, qui a été déjà discuté, même, dans les dernières minutes. Merci.
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Tout à fait. Merci, M. le Président.
«573.16. Le gouvernement établit, par
règlement, l'organe chargé d'entendre la contestation d'une sanction
administrative pécuniaire dont l'avis de réclamation a été notifié par la
Société.»
En commentaire : l'article 573.16
du Code de la sécurité routière prévoit que le gouvernement créera, par
règlement, l'organe chargé d'entendre la contestation d'une sanction
administrative pécuniaire dont l'avis de réclamation a été notifié par la SAAQ.
Les deux sous-sections suivantes
portent sur les règles applicables à cet organe de contestation et sur les
règles de preuve et de procédure.
Et l'amendement... bien, en fait,
l'amendement à l'article 16, qui introduit le nouvel article 573.16
du Code de la sécurité routière : Remplacer l'article 573.16 du Code
de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, par le
suivant :
«573.16. Une municipalité visée au quatrième
alinéa de l'article 573.7 peut convenir d'une entente avec une autre
municipalité également visée à cet alinéa pour que les contestations découlant
des avis de réclamation qu'elle notifie soient entendues par l'organe de
contestation de cette autre municipalité. Ces deux municipalités doivent
être habilitées à établir un régime de sanctions administratives pécuniaires en
vertu de la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière
municipale.»
• (16 h 20) •
En commentaire : l'amendement propose
de remplacer l'article 573.16 du CSR relatif à l'organe de contestation municipal
afin de clarifier les possibilités d'entente entre municipalités pour le
traitement des demandes de contestation.
L'organe de contestation d'une
municipalité établi suivant la Loi sur les sanctions administratives
pécuniaires en matière municipale pourrait, donc, être appelé à traiter les
demandes de contestation d'une autre municipalité. Cette possibilité est aussi
prévue à l'article 3 de la Loi sur les sanctions administratives
pécuniaires en matière municipale.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à l'article 573.16?
Il n'y a pas de commentaire. Donc, est-ce que l'amendement... M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Juste très
rapidement. Le but, c'est vraiment faciliter à ce que des municipalités
s'entraident pour faire... si jamais il n'y a pas de service, bien, qu'une
autre puisse prendre le relais pour...
Mme Guilbault :Oui. Oui, oui, tout à fait, s'entraident. Bien, c'est déjà
des municipalités habilitées, comme Mme Labrecque nous l'a expliqué, mais, oui,
des économies d'échelle, regrouper des services à la faveur de meilleure
efficience, on peut le penser.
Le Président (M. Jacques) : OK.
Merci. S'il n'y a pas d'autre commentaire sur l'amendement, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, nous revenons à l'article 573.16. Est-ce qu'il y a des commentaires
sur l'article 573.16, donc... amendé? Donc, nous poursuivons à l'article 573.17.
Et... Donc, il y a un amendement sur la sous-section... C'est ça, Mme la
secrétaire? OK, juste entre 576...
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Donc, il y a un amendement, là, juste au... avant l'article 573.17.
Mme Guilbault :Ah oui? Il est juste avant? Ah bon. Ça fait que je le lis
avant?
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre, oui.
Mme Guilbault :Oui. OK. Alors, article 16, nouvel article 573.17
du Code de la sécurité routière :
Remplacer l'article 573.17 du Code de
la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, par le
suivant :
«573.17. Le Tribunal ou l'organe municipal
de contestation ne peuvent que confirmer ou infirmer la décision contestée.»
En <commentaire...
Mme Guilbault :
...En >commentaire : l'amendement
propose de limiter la compétence du TAQ et de l'organe municipal de
contestation afin qu'ils ne puissent que confirmer ou infirmer la sanction
administrative pécuniaire.
Le deuxième alinéa de l'article 15 de
la Loi sur la justice administrative prévoit que le TAQ peut, lorsqu'il s'agit
de la contestation d'une décision, confirmer, modifier ou infirmer la décision
contestée; il peut, s'il y a lieu, rendre la décision qui, à son avis, aurait
dû être prise en premier lieu. L'amendement proposé vise à limiter cette
compétence...
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre, ce n'est pas la... ce n'est pas le bon... le bon amendement, là.
L'article... l'amendement que j'ai en main, là, qui est déposé sur Greffier,
là, dit plutôt de retirer les règles applicables à l'organe de contestation
établi par règlement par le gouvernement.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
prise 2.
Mme Guilbault :Prise 2. J'imagine que les propos inopportuns vont
être dûment corrigés, là.
M. Derraji : Oui. Ça ne vous
dérange pas, là, le... On est à point 17, 573.17?
Le Président (M. Jacques) : Oui,
mais c'est l'article... c'est juste introduisant l'article 573.17. Donc,
c'est entre l'article 573.16 et l'article 573... puis point 17.
M. Derraji : C'est un nouvel
article, OK.
Le Président (M. Jacques) : Ce
n'est pas un nouvel article, c'est déjà dans le projet de loi. C'est l'intitulé
mais le sous-titre... le... la sous-section 1 de la section IV du
chapitre I.1, le titre X du code de la... du code... du titre 10
du Code de la sécurité routière, «X». Excusez, là, je voyais plein de chiffres,
là.
Mme Guilbault :
...
Le Président (M. Jacques) : Mais
j'ai dit «10» après. Je me suis repris rapidement, Mme la ministre. J'essaie
de... de... que tout le monde comprenne bien ce qui se passe, puis je pense que
c'est difficile pour tout le monde de comprendre où est... on est rendus.
Mme Guilbault :...puis il y a un des «1» qui est en romain puis l'autre
qui n'est pas romain. Bien, en tout cas.
Le Président (M. Jacques) : Donc...
M. Grandmont : ...Mme la
ministre lise l'amendement, c'est ça?
Le Président (M. Jacques) : Oui,
il faudrait que Mme la ministre lise l'amendement.
Mme Guilbault :Oui. Oui, oui. Alors, article 16, intitulé de la sous-section 1
de la section IV du chapitre I.1 du titre X du Code de la
sécurité routière : Retirer, avant l'article 573.17 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, ce qui
suit : 1... Là, je ne sais pas le symbole...
Une voix : ...
Mme Guilbault :Sous-section, OK. Bon :
«1. Règles applicables à l'organe de
contestation établi par règlement du gouvernement.»
En commentaire : cet amendement
propose de supprimer l'intitulé de la sous-section 1 par concordance avec
les modifications proposées aux articles 573.15 à 573.27 du Code de la
sécurité routière, proposés par l'article 16 du projet de loi tel
qu'amendé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce
que... M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste
pour comprendre. Dans le fond, on vient... on vient supprimer l'intitulé. OK.
Donc, l'amendement vise à biffer le titre de la sous-section, c'est bien ça? OK.
Puis l'objectif de cet amendement-là, il est lequel?
Le Président (M. Jacques) : ...
Mme Guilbault :Hum?
M. Grandmont : C'est quoi,
l'objectif?
Mme Guilbault :C'est qu'on ne crée plus... plus de... Auparavant, on
créait un organe de contestation établi par règlement du gouvernement et
maintenant on ne le fait plus parce que ça va être le TAQ. Donc, le... ça
devient caduc.
M. Grandmont : Parfait. Parfait,
excellent.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Merci. Nous revenons maintenant à l'article 573.17. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Merci, M. le Président.
«1. Règles applicables à l'organe de
contestation établi par règlement
du gouvernement.», qui, dans le fond, vient
d'être, je pense, annulé. En fait, il est... je pense qu'il vient d'être annulé
par l'amendement, mais je l'ai lu quand même, mais là, en tout cas, enfin, on
comprend qu'il n'existera plus.
«573.17. Le règlement visé à l'article 573.16
propose les règles et les modalités de fonctionnement de l'organe, notamment
celles relatives à son organisation administrative et matérielle et à son financement
de même que les frais qu'il peut imposer pour traiter les demandes qui lui sont
soumises.
«Il peut également prévoir toute mesure en
lien avec l'exécution des fonctions des personnes chargées d'entendre la
contestation et du décideur responsable.
«Le gouvernement peut désigner, parmi les
personnes chargées d'entendre la contestation, un décideur responsable.»
En commentaire : l'article 573.17
du Code de la sécurité routière habilite le gouvernement à établir par
règlement les modalités de fonctionnement de l'organe de <contestation...
Mme Guilbault :
...de l'organe de >contestation relative à
son... à son organisation administrative et matérielle et à son financement. Il
s'agit, donc, de règles portant notamment sur les ressources humaines et
matérielles de l'organe, en plus d'établir les frais associés à une demande de
contestation.
Il habilite le gouvernement à désigner un
décideur responsable de coordonner et de répartir le travail des décideurs.
Et l'amendement, article 16, nouvel
article 573.17 du Code de la sécurité routière : Remplacer l'article 573.17
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, par le suivant :
«573.17. Le Tribunal ou l'organe municipal
de contestation ne peuvent que confirmer ou infirmer la décision contestée.»
En commentaire : l'amendement propose
de limiter la compétence du TAQ et de l'organe municipal de contestation afin
qu'ils ne puissent que confirmer ou infirmer la sanction administrative
pécuniaire.
Le deuxième alinéa de l'article 15 de
la Loi sur la justice administrative prévoit que le TAQ peut, lorsqu'il s'agit
de la contestation d'une décision, confirmer, modifier ou infirmer la décision
contestée; il peut, s'il y a lieu, rendre la décision qui, à son avis, aurait
dû être prise en premier lieu... en premier lieu. L'amendement proposé vise à
limiter cette compétence, comme le prévoient d'autres régimes en matière de
SAP, afin de répondre à la volumétrie. Cette limitation permettra de réduire le
temps alloué aux audiences.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à
l'article 573.17? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. D'abord,
j'aimerais savoir : Ça, c'est-tu une façon de fonctionner qui est courante
au Tribunal administratif du Québec, d'avoir un mandat assez restreint, de ne
simplement qu'infirmer ou confirmer une décision qui a été contestée?
Des voix : ...
Mme Guilbault :Oui, mais... prévu dans d'autres régimes en matière de SAP.
Je ne sais pas si on a l'information.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
en matière de SAP. Mais est-ce que toutes les SAP sont gérées, sont administrées
ou...
Mme Guilbault :Au TAQ.
M. Grandmont : ...sont prises
par le TAQ? Je ne sais pas si ça consulte, là.
Mme Guilbault :Bien, oui... c'est ça.
• (16 h 30) •
M. Grandmont : OK. Puis mon
autre question, en fait... Bon, donc, on a... on a deux choix en fait,
soit elle va infirmer ou confirmer la contestation. À 573.12, là, on était sur
une demande de réexamen. Là, dans ce cas-là, on pouvait réexaminer, on pouvait
infirmer ou modifier, donc approuver la... confirmer la décision, infirmer ou
modifier. Donc, il y avait trois options à ce moment-là, tu sais, à cette
étape-là, finalement, du processus. Dans le fond, je veux juste comprendre
pourquoi. Je comprends qu'il y a des enjeux de volumétrie, là, mais plus...
Précédemment, au 573.12, sur la demande de réexamen, on avait comme trois choix.
Là, dans le cas de la contestation, on se retrouve avec seulement deux décisions.
Je veux juste savoir si c'est normal d'avoir deux façons, finalement, ou
deux régimes différents, là, selon le moment où on se trouve, finalement,
dans le cheminement, là, d'une évaluation, là, d'une contestation ou d'un
réexamen de SAP.
Mme Guilbault :...juste en... À titre d'information, là, c'est ça que je
disais, d'autres lois spécifiques limitent le pouvoir du TAQ de cette manière,
par exemple des articles 181 et 204.30 de la Charte de la langue française
ainsi que l'article 27.27 de la Loi sur les contrats des organismes
publics. Donc, ça permet...
M. Grandmont : Là, vous
faites référence à? C'est parce que c'est...
Mme Guilbault :Bien, quand on fait en sorte de pouvoir seulement confirmer ou
infirmer une décision contestée au TAQ.
M. Grandmont : Là, vous êtes
dans le projet de loi n° 40?
Mme Guilbault :Non, je suis dans le... la discussion qu'on est en train
d'avoir sur...
M. Grandmont : OK, OK.
Mme Guilbault :Parce que je disais que... tantôt je disais : Il y a
d'autres régimes de SAP où c'est... Il y a d'autres régimes où c'est prévu
comme ça, de limiter puis de pouvoir juste infirmer ou confirmer sans modifier,
puis là je donnais deux exemples.
M. Grandmont : OK. Puis donc,
au TAQ, même chose, c'est tout le temps les mêmes deux choix qu'on a au
moment de la contestation.
Mme Guilbault :Non, pas forcément. Mais il y a certaines autres situations
où on l'a prévu dans des lois.
M. Grandmont : OK. Mais donc
ce n'est pas la norme, mais ça existe aussi.
Mme Guilbault :Exact.
M. Grandmont : Donc, il y a
des cas où les choix offerts au TAQ, au moment de la contestation, peuvent être
différents. On pourrait avoir aussi une modification, par exemple, de la
décision.
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : OK. Puis donc
le choix qui est fait à ce moment-ci, c'est essentiellement pour répondre à la
volumétrie qu'on estime importante. Dans les prochaines années, on pourrait
s'attendre à avoir un bon volume de SAP considérant qu'on va avoir beaucoup
de... d'ACA dispersés partout sur le territoire, que ça devrait générer
beaucoup de volume et que, donc, là, l'on veut s'assurer... Mais, tu sais, si
on... Je pose ma question : Est-ce que... est-ce qu'on va garder ce
régime-là, cette façon de fonctionner là, le jour où on va commencer à avoir de
moins en moins, là, de constats... pas des constats d'infraction, des SAP, en
fait, qui vont être... <qui vont être...
>
16 h 30 (version révisée)
<19267
M.
Grandmont :
...qui vont être... qui vont être... >qui
vont être générés, en fait, par les ACA. Est-ce que c'est le genre... Est-ce
que ça demeure quand même dans le temps?
Mme Guilbault :Bien, il va toujours y avoir... en tout cas, on espère qu'un
jour il n'y aura plus du tout aucun SAP ni constat, mais... mais, pour le
moment, on le prévoit comme ça parce qu'on a toujours aussi le souci de... des
délais en justice, là. Alors, il faut se donner les moyens de pouvoir être
efficaces, quand même, pour la clientèle. Et ça, c'est un bel équilibre.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 573.17?
Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons donc à l'article 573.17. Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires? Pas d'autre commentaire. Donc, Mme la ministre, 573.18 et l'amendement
qui...
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : 573.18,
exact. Pour votre information, l'amendement, là, qui s'en vient, là, va toucher
à 10 articles. Donc, on va avoir besoin du consentement soit pour les
traiter tous dans le même amendement, de un. Et, de deux, est-ce qu'on va vouloir
la lecture aussi de chacun des articles qui vont être amendés? Donc, on va
laisser la ministre lire l'article. Est-ce qu'on pourrait les faire, dans le
fond, dans un bloc?
M. Derraji : ...parce qu'à
chaque fois il y a quelque chose. Je pense que c'est mieux pour...
Le Président (M. Jacques) : On
va les lire. Par contre... En fait, l'amendement, là, je ne sais pas si vous l'avez...
vous en avez pris connaissance, mais l'amendement vise à retirer les 10 articles
en question.
Mme Guilbault :...qui retire tous les articles, après ça on peut passer à
28, théoriquement.
Le Président (M. Jacques) : On
pourrait suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 35)
(Reprise à 16 h 37)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, là, nous en étions à
déposer... Mme la ministre était pour déposer un amendement à l'article... pour
plusieurs articles, en fait. Donc, nous pouvons commencer, Mme la ministre,
avec votre amendement, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :Oui. Merci, M. le <Président...
Le Président (M. Jacques) :
...avec votre amendement,
s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Oui. Merci, M. le >Président. Donc, article
16, nouveaux articles 573.18 à 573.27 du Code de la sécurité routière :
Retirer les articles 573.18 à 573.27 du Code de la sécurité routière, proposés
par l'article 16 du projet de loi.
Et en commentaire : cet amendement
propose de retirer les articles 573.18 à 573.27 du Code de la sécurité
routière, proposés par l'article 16 du projet de loi, lesquels portent sur
les règles applicables à l'organe de contestation établi par règlement du
gouvernement, étant donné la désignation du Tribunal administratif du Québec à
l'article 573.15 du CSR tel qu'amendé, et donc à l'inexistence, au final,
de l'organe de contestation qui était à l'origine prévu.
Donc, les futurs articles jusqu'à 573.27
portaient sur des modalités de cet organisme-là, mais, comme il n'existe pas,
ça devient caduc d'avoir des articles qui portent sur des modalités entourant
son existence.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement des
articles 573.18 à 573.27? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Juste rapidement.
Dorénavant, c'est le Tribunal administratif du Québec qui va faire ce que... Comment
dirais-je le nom? Qui va s'occuper des contestations?
Mme Guilbault :...organe de contestation établi par règlement du
gouvernement.
M. Derraji : Pardon, ce...
Mme Guilbault :C'est le TAQ qui va faire ce qu'aurait fait, dans la
version d'origine, l'organe de contestation établi par règlement du
gouvernement.
M. Derraji : OK. Donc, il n'y
aura plus de nomination, il n'y aura plus de mandat, durée de mandat ou... C'est
vraiment le TAQ, oui. Juste par curiosité, pourquoi ce changement d'envoyer le
tout au TAQ?
Mme Guilbault :Bien, parce que, comme on le disait tout à l'heure, c'est
cohérent avec ce qui se fait déjà pour les autres SAP, alors on a pris cette
décision-là.
M. Derraji : OK.
• (16 h 40) •
Mme Guilbault :Je crois qu'il y a une intervention du député de
Taschereau, mais...
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau? Ah! On était à préparer autre chose, je m'en excuse
énormément.
M. Grandmont : Bien correct,
bien correct. Vous faites bien votre travail. Mon collègue de Nelligan avait
terminé, oui, c'est ça? Oui.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
donc c'est le TAQ ou une municipalité, en fait, qui va pouvoir faire la
contestation, c'est ça, on s'entend?
Mme Guilbault :Oui, oui, oui.
M. Grandmont : Parce qu'on
dit que, dans le fond, l'organe est remplacé par le TAQ, mais, dans le fond, il
y a toujours deux organes qui sont habilités à le faire, maintenant, là, c'est
ça?
Mme Guilbault :Tout à fait. Une municipalité habilitée par la loi sur les
SAP.
M. Grandmont : Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de Mme la ministre?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, je crois que nous n'interviendrons pas sur les articles, là, 573.18 à
573.27, donc, ils sont abrogés. Nous revenons avec un autre amendement, Mme la
ministre, le... la sous-section n° 2 devra être aussi
changée, en fait. Donc, on a appris, là, de la première fois, donc si vous
voulez bien lire l'article, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :Oui, on a tout à fait appris, M. le Président. Alors,
article 16, intitulé de la sous-section 2 de la section IV du
chapitre I.1 du titre X du Code de la sécurité routière : retirer,
avant l'article 573.28 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi, ce qui suit :
«2. Règles de preuve et de procédure.»
En commentaire : cet amendement
propose de supprimer l'intitulé de la sous-section 2 par concordance avec
les modifications proposées aux articles 573.15 à 573.27 du Code de la
sécurité routière, proposés par l'article 16 du projet de loi tel
qu'amendé.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
573.28, et il va y avoir un amendement.
Mme Guilbault :Oui. Donc : «2. Règles de preuve et de procédure»,
bien, qu'on vient d'éliminer, encore une fois, je l'ai lu, mais il n'existe
plus, en théorie.
«573.28. Un règlement du gouvernement
peut, de manière à permettre un débat loyal, dans le respect du devoir d'agir
de façon impartiale et du droit d'être entendu, prévoir toute règle de
procédure. Ce règlement peut notamment :
«1° prévoir que la demande en
contestation de la décision en réexamen ne suspend pas l'exécution de cette
décision;
«2° prévoir les règles applicables
lorsqu'une partie appelée ne se présente pas au <temps fixé...
Mme Guilbault :
... règles applicables lorsqu'une partie appelée ne
se présente pas au >temps fixé pour l'audience sans avoir valablement
justifié son absence ou, s'étant présentée, refuse de se faire entendre;
«3° prévoir les règles relatives à la
tenue de l'audience et à la décision.
«Un règlement du gouvernement peut
habiliter une municipalité à prévoir toute règle de procédure applicable devant
un organe de contestation qu'elle a établi.
«Sous réserve du règlement édicté en vertu
du premier alinéa, les dispositions du chapitre II du titre I et des
sections I à IX du chapitre VI du titre II de la Loi sur la justice
administrative (chapitre J-3) s'appliquent, avec les adaptations
nécessaires, à la prise d'une décision par un organe de contestation établi en
vertu de l'article 573.16.»
Et mon amendement : à
l'article 573.28 du code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi :
1° remplacer, dans le paragraphe 3°
du premier alinéa, «la tenue de l'audience et à la décision» par «la
convocation et à la tenue de l'audience, ainsi qu'à la décision et sa révision
pour cause»;
2° dans le troisième alinéa :
a) insérer, après «du premier», «ou
du deuxième»;
b) supprimer «, avec les adaptations
nécessaires, à la prise d'une décision par un organe de contestation établi en
vertu de l'article 573.16».
En commentaire : l'amendement propose
de modifier l'article 573.28 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi, afin de : préciser l'habilitation
réglementaire et permettre que le règlement prévoie des règles relatives à la
convocation des parties à l'audience et à la révision pour cause de la
décision; prévoir que la Loi sur la justice administrative s'appliquera de
manière supplétive à la procédure applicable devant l'organe de contestation
municipale; supprimer la fin du dernier alinéa afin de tenir compte de
l'amendement proposé à l'article 573.15 du CSR, lequel porte sur la
désignation du TAQ.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.28? M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Juste une
seconde, s'il vous plaît.
Des voix : ...
M. Derraji : Je pense, il y a
deux endroits où il y a «un organe de contestation». J'ai l'impression que j'ai
vu que vous avez supprimé juste à un seul endroit. À moins, si je me trompe :
«3° prévoir les règles relatives à la
tenue de l'audience et à la décision.
«Un règlement du gouvernement peut
habiliter une municipalité à prévoir toute règle de procédure applicable devant
un organe de contestation qu'elle a établi.»
Mais on a dit que c'est le TAQ.
Mme Guilbault :Non, les municipalités, elles peuvent avoir leur organe de
contestation, pour les municipalités habilitées par la loi sur les SAP, comme
on dit. Dans le fond, la contestation, soit elle va se faire au TAQ, pour les
constats signifiés par la SAAQ, soit dans un organe de contestation établi par
les municipalités et établi en vertu de... habilité en vertu de la loi sur les
SAP, qui peuvent se jumeler entre elles, comme on disait tout à l'heure. Mais
là on prévoyait tout à l'heure, à point je ne sais plus quel chiffre...
M. Derraji : C'est juste...
Mme Guilbault :...qu'on peut aussi sous-traiter à une municipalité, si on
a trop de volume au TAQ, pour des constats signifiés par la SAAQ.
M. Derraji : Vous avez
raison, c'est juste... on a tout fait pour enlever l'organe de contestation,
avant...
Mme Guilbault :Bien, l'organe de contestation qui aurait été créé par
règlement du gouvernement, pas celui des municipalités. Parce qu'à l'origine,
dans le projet de loi, dans sa première version, il y avait deux organes de contestation :
un qu'on créait nous-mêmes, au gouvernement, pour contester des SAP de la SAAQ,
et celui que les municipalités peuvent faire parce que c'est des
municipalités... en vertu de la Loi sur les SAP.
M. Derraji : Et c'est
celui-là qui... c'est cet organe qui reste.
Mme Guilbault :Celui des municipalités reste tel quel. C'est l'organe...
c'est le nouvel organe créé par le gouvernement qu'on abolit depuis tout à
l'heure, parce que c'est le TAQ qui va faire le travail.
Une voix : ...
M. Derraji : Oui, merci, je
vais juste <prendre un...
(Consultation)
Mme Guilbault :qui va faire le travail.
Une voix : ...
M. Derraji :
Oui,
merci, je vais juste >prendre un...
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 48)
17 h (version révisée)
(Reprise à 17 h 06)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, nous en étions à un
amendement à l'article 573.28. Il y avait un questionnement de M. le
député de Nelligan sur l'organe municipal, entre autres. Donc, Me Lachance...
Me Labrecque, excusez-moi, va pouvoir nous répondre. Me Labrecque,
pas besoin de consentement.
Mme Labrecque (Élise) : Donc,
vous vouliez savoir comment fonctionne un organe de contestation municipale?
M. Derraji : Oui, s'il vous
plaît.
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
le projet de loi n° 40 a été adopté assez récemment,
donc il n'y en a pas un au Québec qui fonctionne présentement, mais le
comparable qu'on a, il est à Toronto, en fait. Ils ont... Puis c'était... La ville
de Montréal, quand elle nous a demandé de mettre sur pied des organes de
contestation, elle s'est basée sur le modèle de Toronto. Donc, c'est ce qu'on a
donné en commission parlementaire comme explication. En gros, à Toronto,
quand on a un ticket de stationnement... parce que, pour l'instant, c'est
essentiellement ça, en Ontario, il y a d'autres régimes de SAP, mais c'est sur
celui-là qu'on s'est basé, donc le régime de SAP à Toronto, c'est qu'il y a un
premier niveau, là, un niveau plus de révision qu'il y a dans... Et puis, après
ça, il y a un décideur qui peut demander... qui va demander au citoyen, par
exemple, s'il veut être entendu par Teams, dans son bureau, ou tout ça. Donc, c'est
beaucoup plus flexible. C'est une situation... c'est un organe de révision à
décideur seul, donc une personne qui va contacter les parties puis voir s'ils
veulent faire des représentations ou pas.
Donc, c'est très, très flexible, là. Tu
sais, l'idée, c'est d'adapter la justice aux citoyens puis à ses... Donc, ça
pourrait être, par exemple, en dehors des heures traditionnelles du tribunal.
Donc, c'est vraiment très flexible. L'idée, c'est d'adapter la justice aux
citoyens.
M. Derraji : Donc, en date d'aujourd'hui,
il n'y a aucun organisme déjà de... un organe de contestation, c'est en vue.
Mme Labrecque (Élise) : C'est
en vue. La ville de Montréal et la ville de Québec ont manifesté leur intention
d'en avoir un.
M. Derraji : <
OK.
Merci...
Mme Labrecque (Élise)T :
C'est
en vue. La ville de Montréal et la ville de Québec ont manifesté leur intention
d'en avoir un.
M. Derraji : >
OK.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc,
merci, Mme Labrecque. Donc, est-ce que ça peut aussi être remis à un
organe déjà existant, c'est-à-dire, par exemple, confier ça à la cour
municipale ou... il faut vraiment que ce soit un truc nouveau qui soit créé?
Mme Labrecque (Élise) : Oui.
C'est un organe... c'est un décideur administratif, hein, on n'est pas au
tribunal, donc c'est vraiment exclu que ce soit la cour, avec toute la lourdeur
procédurale. Ici, on est dans un décideur administratif, dans un tribunal
administratif spécialisé, là, si on veut, juste la... juste sur ce sujet-là,
puis c'est vraiment un organe flexible, là, qui va permettre à la municipalité
d'entendre puis de traiter un volume de quelque chose qui, somme toute, est
assez objectif. Parce qu'il faut se souvenir, à la base, c'est quoi, une SAP,
hein? Une SAP, la sanction administrative pécuniaire, c'est un manquement
objectivement observable. Donc, il faut que ça soit facile, qu'il n'y ait pas
d'appréciation de la preuve, il faut que ça soit assez clair. Donc, c'est pour
ça que c'est une justice flexible, qui se rend assez rapidement, là, puis qui
ne prend pas beaucoup de temps.
M. Grandmont : Donc, c'est
une personne, ça pourrait être une seule personne désignée par une
municipalité.
Mme Labrecque (Élise) : Ça
pourrait être un seul décideur, effectivement, ça dépend du volume qu'ils ont.
M. Grandmont : Oui,
évidemment. Puis est-ce qu'on a des attentes par rapport au lieu où ces
rencontres-là se déroulent?
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
les attentes, c'est qu'il y ait quand même une possibilité pour le citoyen de
pouvoir se rendre sur place s'il le souhaite, mais il serait possible aussi
d'avoir une justice, là, à distance, virtuelle, donc le décideur est dans son
bureau, puis la personne par Teams, là, ils tiennent...
M. Grandmont : Mais on
s'attendrait à ce que cette personne-là occupe un bureau, tu sais, on ne
pourrait pas faire ça au Tim Hortons, là?
Mme Labrecque (Élise) : Non,
effectivement. Comme les professionnels, généralement.
M. Grandmont : D'accord, parfait.
Puis quel genre de qualification on attend de ces personnes-là qui sont
désignées comme étant la personne qui gère ou qui opère un organe de
contestation?
Mme Labrecque (Élise) : Il y
aura un règlement à cet égard-là, donc, nous, on va déterminer les conditions
pour pouvoir être admis, ça... On pourrait penser aux ordres professionnels,
là, plus traditionnels qui font ça, par exemple, les avocats ou les notaires,
mais on est en train d'évaluer, là, les possibilités, là, ça pourrait être quoi,
les critères.
M. Grandmont : Et donc ce
sera décidé par règlement.
Mme Labrecque (Élise) : Du
gouvernement, effectivement.
M. Grandmont : Parfait. Merci
beaucoup. Très clair.
• (17 h 10) •
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 573.28?
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 573.28 amendé. Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires? Donc, nous pouvons passer maintenant à l'article 573.29.
Mme Guilbault :«L'avis de réclamation notifié fait preuve de son contenu,
sauf preuve contraire.
«Il en est de même de la copie de l'avis
certifiée conforme par une personne autorisée à le faire par la Société.»
Commentaire : l'article 573.29 du Code
de la sécurité routière prévoit une présomption selon laquelle l'avis de
réclamation ou la copie de cet avis certifié conforme fait foi de son contenu.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.29? Donc, nous pouvons passer
maintenant à l'article 573.30.
Mme Guilbault :Merci. «Section V
«Montant d'une sanction administrative
pécuniaire et autres sommes exigibles
«573.30. Le montant de la sanction
administrative pécuniaire est fixé par règlement du gouvernement.
«S'ajoutent à ce montant les frais
relatifs à l'application du régime de sanctions administratives pécuniaires
déterminés par règlement du gouvernement.»
En commentaire : l'article 573.30
du Code de la sécurité routière débute la section V, intitulée Montant d'une
sanction administrative pécuniaire et autres sommes exigibles. Il prévoit que
le montant de la sanction administrative pécuniaire et les frais relatifs à
l'application du régime sont fixés par règlement du gouvernement.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.30? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste...
donc les frais, les montants de la sanction... en fait, les montants... les
montants de la sanction administrative pécuniaire, mais aussi les frais qui
entourent, là, donc des frais administratifs, par exemple, sont fixés tous les
deux par règlement, c'est bien ça?
Mme Guilbault :Juste une petite minute.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 12)
(Reprise à 17 h 15)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de notre suspension, nous attendions une
réponse pour M. le député de Taschereau.
Mme Guilbault :Oui, en fait, c'est ça, je voulais juste m'assurer, là...
Donc, c'est le même règlement d'application auquel on avait référé un peu plus
tôt dans l'étude détaillée, qui est à l'article 37. Et quand on regarde le
chapitre II... excusez, mon Dieu, j'ai eu une petite allergie spontanée,
le chapitre II de ce règlement-là, donc, on voit ici les... à la fois les
sortes d'infractions et les montants associés qui vont être... Parce qu'en fait
on dit qu'il va être déterminé par règlement, mais ce règlement-là, il est déjà
là, comme on l'avait vu pour je ne me souviens pas exactement quel article au
début. Mais, bref, c'est là, ici.
M. Grandmont : Donc, ça,
c'est pour les frais... dans le fond, le montant de la sanction administrative
pécuniaire. C'est ce que vous me dites?
Mme Guilbault :Oui, associé à chacun des manquements, là.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent.
Mme Guilbault :Ils sont ici, à l'article 37. Je ne sais pas s'il les
regarde en même temps que moi, mais on les voit.
M. Grandmont : Oui, c'est
parfait. Moi, dans le fond, ce que je veux savoir, c'est les frais relatifs,
parce que 573.30 dit, bon, «le montant [des sanctions administratives
pécuniaires] est fixé par règlement du gouvernement», c'est ce que vous avez
nommé. Puis, après, on dit : «S'ajoutent à ce montant les frais relatifs à
l'application du régime de sanctions administratives pécuniaires déterminés par
règlement du gouvernement.» Donc, c'est ça, ici, c'est les frais relatifs? C'est
couvert par un règlement également?
Mme Guilbault :Non, ceux-là, effectivement, ne sont pas dans le règlement
de l'article 37. Ils vont être déterminés ultérieurement par règlement.
M. Grandmont : Dans un futur
règlement.
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : OK. Donc, il
n'y a pas d'organe, dans le fond, de contestation qui va pouvoir fixer lui-même
ces... les montants relatifs à l'application des frais d'administration ou des
frais... Je ne sais pas quel genre de frais, ça peut être, là, mais j'imagine,
au moins, les frais d'administration. Ça, ça va être fixé, puis on ne pourra
pas avoir une variation selon là où on se trouve au Québec.
Mme Guilbault :Non. C'est ça, ça va être fixé, puis là, par entente... Je
veux juste être sûre de la modalité...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Juste
le temps de changer de personne, <donc Mme Morin-Verville...
Le Président (M. Jacques) :
Juste
le temps de changer de personne, >donc Mme Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, au niveau des frais administratifs, là, des frais qu'on... dont on parle
à cet article-là, c'est effectivement des frais plus au niveau administratif
pour imposer une SAP, la décision d'imposer une SAP. Ils vont être déterminés
par règlement ultérieurement, comme Mme la ministre le disait.
Au niveau des organes de contestation,
c'est différent. Au niveau du TAQ, au niveau de la section des affaires
économiques, il y a déjà... c'est déjà établi, les frais pour une contestation,
et, au niveau des organes municipaux, c'est aussi en fonction... on fait un
arrimage avec la loi, là, sur les sanctions administratives, mais en matière
municipale. Donc, c'est séparé, c'est vraiment un processus qui est séparé de
ce qu'on parle actuellement sur les frais administratifs.
M. Grandmont : OK. Mais
est-ce que... est-ce que, dans le fond, les frais relatifs à l'application du
régime de sanctions administratives pécuniaires... Là, je le relis, puis,
effectivement, là, je comprends que les frais relatifs vont être déterminés par
règlement du gouvernement. Là, vous me dites qu'il y en a, des frais relatifs,
évidemment, quand c'est géré par le TAQ, c'est déjà normé.
Mme Morin-Verville (Amélie) :Ça...
au niveau de la contestation.
M. Grandmont : Oui, oui, on
est toujours sur la contestation, là, et donc le TAQ va être l'organe de
contestation pour les SAP qui découlent du gouvernement, s'ils décident de les
garder, à moins de les sous-traiter aux municipalités, comme on a dit tantôt.
Mais, à partir du moment où c'est une municipalité qui le fait, qui se crée un
organe de contestation, est-ce que les frais relatifs vont être les mêmes dans
les municipalités que dans... qu'au TAQ? Est-ce que ça va être... est-ce qu'il
va y avoir un arrimage entre les deux?
Mme Morin-Verville (Amélie) : La
réponse, c'est non.
• (17 h 20) •
M. Grandmont : Puis pourquoi
on ne fait pas cet arrimage-là? Ça veut dire qu'il y a deux types de régimes...
en tout cas, de frais... je n'ose pas penser qu'il va y avoir une différence
majeure, mais ça veut dire que des citoyens pourraient être davantage pénalisés
parce que les frais relatifs à l'application des SAP, à la contestation des SAP,
pourraient être plus élevés, dans le fond, à certains... dans certains endroits
du Québec que dans d'autres, qui seraient... bien, plus élevés ou plus bas, là,
peu importe, mais il y aurait une différence, finalement, il y aurait deux
catégories, finalement, là, sur le territoire québécois.
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
ma collègue qui va répondre.
M. Grandmont : Pas de
problème.
Mme Labrecque (Élise) : Donc,
en fait, dans le projet de loi n° 40, on habilitait
déjà le gouvernement à fixer les frais pour ce qui est des municipalités, des
régimes de SAP municipale. Ça fait que c'est sûr qu'il pourrait y avoir une
harmonisation. Ce n'est pas exclu, là, c'est vraiment... c'est juste que ce
n'est pas fixé encore.
M. Grandmont : Ce n'est pas
fixé encore. Est-ce que c'est un souhait du gouvernement, que ce soit harmonisé
pour éviter d'avoir des montants qui sont... qui soient si différents sur le
territoire?
Mme Labrecque (Élise) : On va
regarder tout ça.
M. Grandmont : OK, parfait.
On regardera ça. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à 573.30? Donc, nous pouvons
passer à 573.31.
Mme Guilbault :Oui, merci. «573.31. Les montants suivants s'ajoutent au
montant de la sanction administrative pécuniaire et à celui des frais relatifs
à l'application du régime de sanctions administratives pécuniaires:
«1° 26 $, lorsque le montant de la
sanction n'excède pas 100 $;
«2° 30 $, lorsque le montant de la
sanction excède 100 $ sans excéder 300 $;
«3° 53 $, lorsque le montant de la
sanction excède 300 $.
«Sur chaque montant perçu en vertu du
premier alinéa, le premier montant visé à chacun des paragraphes suivants est
porté au crédit du fonds affecté à l'aide aux personnes victimes d'infractions
criminelles institué en vertu de la Loi visant à aider les personnes victimes
d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement [...] tandis que
le second montant est porté au crédit du Fonds Accès Justice institué en vertu
de la Loi sur le ministère de la Justice[...] :
«1° 15 $ et 9 $, lorsque le
montant perçu est de 26 $;
«2° 17 $ et 11 $, lorsque le
montant perçu est de 30 $;
«3° 24 $ et 16 $, lorsque le
montant perçu est de 53 $.»
En commentaire : l'article 50...
573.31 du Code de la sécurité routière fixe les montants qui s'ajoutent au
montant de la sanction administrative pécuniaire et aux frais relatifs à
l'application du régime. Ces montants varient en fonction du montant de la SAP.
Quant au deuxième alinéa, il précise les
montants sur chaque montant perçu qui sont versés au Fonds affecté à l'aide aux
personnes victimes d'infractions criminelles et au Fonds Accès Justice.
Je n'ai pas d'amendement. Ça complète mon
commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires, <des interventions...
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires, >des interventions sur 573.31? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, tout
simplement savoir pourquoi on fixe, dans ce cas-ci, des montants dans la loi,
alors que, dans les autres... dans les autres cas qu'on a vus, là,
précédemment, là, on les fixait plutôt par règlement, sachant que c'est plus
difficile... moi, je reprends un peu les arguments de Mme la ministre, mais,
évidemment, la loi, ça demande un peu plus de travail. Puis là, donc, je
comprends que ces montants-là ne seront pas indexés à travers le temps, parce
que, si on les inscrit là, bien, ça demande un effort plus grand pour arriver à
les faire modifier. Donc, c'est clair qu'ils ne seront pas indexés, puis on
n'ouvre pas le Code de la sécurité routière fréquemment. Donc, je me demande
juste pourquoi on a ça, comme ça, dans ce cas-ci, alors qu'ailleurs on procède
plutôt par règlement.
Mme Guilbault :Bien, si mes collègues sont d'accord, Mme Labrecque
pourrait répondre.
Mme Labrecque (Élise) : Bonjour.
Donc, encore... En fait, cette disposition-là, elle est liée à une disposition
dans le Code de procédure pénale, qui ne prévoit pas d'indexation, parce que...
Donc, si je peux vous expliquer un peu le mécanisme, c'est qu'ici c'est une
contribution qu'on donne au système de justice pour faire des programmes, donc
dans les deux fonds, là, le FAVAC, le fonds pour les victimes, puis le FAJ pour
le Fonds Accès Justice. Donc c'est prévu déjà à l'article 8.1, on vient de
modifier ces montants-là dans le projet de loi n° 54,
qui est à l'étude, là, qui devrait être adopté dans les prochains jours.
Donc, ici, on est venu faire la même chose
pour les SAP, de manière à ne pas perdre les sommes qui étaient avant au pénal
et qui s'en vont maintenant en SAP. C'est juste pour ça qu'on le fait. Donc,
c'est pour ça qu'il n'est pas indexé et que les montants sont déjà prévus,
parce qu'elles sont déjà prévues, ces sommes-là, dans le Code de procédure
pénale.
M. Grandmont : C'est
simplement un copier-coller de ce qui se discute actuellement dans une autre
commission.
Mme Labrecque (Élise) : Ce
n'est pas exactement les mêmes montants au sens où les sommes qui vont au FAJ
et au FAVAC sont les mêmes, mais c'est... les sommes qui vont au fonds
consolidé sont un peu différentes, parce que, dans ce cas-ci, ça va au Fonds de
la sécurité routière en plus grande majorité. Mais sinon, c'est... Oui,
effectivement, les sommes pour le FAJ et le FAVAC sont les mêmes, là, que le
projet de loi n° 54.
M. Grandmont : Là, vous
parlez du Fonds de sécurité routière, mais on n'en parle pas... Est-ce qu'on en
parle? Ce que vous référez, au Fonds de sécurité routière, c'est le Fonds à
l'aide aux personnes victimes d'infractions criminelles ou ce n'est pas ça?
Mme Labrecque (Élise) : Non,
ce que je veux dire, c'est que, quand on dit, là, dans le premier alinéa 26 $, 30 $ et 53 $, la différence entre
26 $ et 15 $, bien, 26 $, c'est 15 $ plus 9 $, il
n'y en a pas. Mais, entre 30 $ puis 19 $... 17 $ plus 11 $,
il y en a, il y a une différence. Cette somme-là s'en va au fond consolidé. OK?
Sinon, le reste s'en va, donc...
M. Grandmont : Vous voulez
dire la différence entre 30 $ et 17 $ plus 11 $.
Mme Labrecque (Élise) : C'est
ça.
M. Grandmont : OK. Puis même
chose pour 53 $, dans le fond, moins l'addition de 24 $ et 16 $.
Mme Labrecque (Élise) : C'est
ça.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Donc, ça veut dire que les montants non plus... les montants qui sont envoyés
au Fond de sécurité routière, qui servent, par ailleurs, à aider les
municipalités, notamment à faire des aménagements sécuritaires autour des
écoles, tout ça, ce fonds-là, dans le fond, les sommes qui le garnissent, à
moins qu'il y ait d'autres sources, ça, peut-être, Mme la ministre pourra nous
le dire, mais ces fonds-là ne sont pas indexés à travers ce mécanisme-là.
Mme Labrecque (Élise) : Ces
sommes-là ne sont pas indexées, non, effectivement.
M. Grandmont : C'est ça. Et est-ce
que c'est la seule source... puis je m'adresse peut-être plus à Mme la
ministre, là, mais est-ce que c'est la seule source de montants d'argent, en
fait, du Fonds de sécurité routière, si c'est ça ici, ou s'il y a d'autres
sources à l'intérieur de ce fonds-là? Parce que les besoins vont aller
grandissant dans le Fonds de sécurité routière, on le sait, là, il y a le TAPU,
il y a le Fonds de la sécurité routière, les municipalités vont vouloir
faire... bien, suivre la loi, d'une part, puis donc aller demander des demandes
de subvention pour être capables de mettre en place des aménagements. Je sais
que Mme la ministre est bien et d'accord avec moi sur le fait que c'est des
aménagements qui vont être capables de, le mieux possible, ralentir la vitesse
autour des écoles. Si ce fonds-là est comme fixe dans le temps, à moins qu'on
ait une augmentation incroyable du nombre d'infractions constatées puis qu'on a
plus de fonds qui rentrent à travers ce mécanisme-là, bien... donc, ça ne
serait pas indexé, là.
Mme Guilbault :Oui, bien, pour les fonds... le Fonds de la sécurité
routière, c'est le montant des amendes des photo-radars avec les... bien, des sanctions,
en tout cas, une fois déduits les frais. C'est l'excédent qui est dans le
fonds.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 28)
(Reprise à 17 h 31)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, nous en étions à
l'article 573.31. Donc, Mme la ministre.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Oui, oui, je suis prête.
Le Président (M. Jacques) : Bien,
on est en onde, on attendait...
Mme Guilbault :Ah! Non, mais j'avais déjà répondu. On me demandait d'où
viennent les recettes du Fonds de la sécurité routière. Puis j'avais dit :
C'est les sanctions des photoradars avec les frais.
M. Grandmont : Donc, les
sanctions des photoradars. Donc, l'entièreté du montant qui est versé par un
contrevenant va au Fonds de sécurité routière, c'est ça?
Mme Guilbault :Non. Bien là, il y a des... il y a des cotes qui vont
ailleurs, là. Peut-être, madame ici pourrait... qu'il y a des frais de gestion...
Je ne sais pas laquelle des deux peut le ventiler comme il faut. Moi, je n'ai
pas ce fin détail là, là.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
Mme Morin-Verville va nous répondre à la question.
Mme Morin-Verville (Amélie) :
Au niveau des constats d'infraction, il y a un montant de l'amende, il y a
un tarif <judiciaire qui s'ajoute...
>
17 h 30 (version révisée)
< Mme Morin-Verville (Amélie) :
...montant de l'amende, et un tarif >judiciaire qui s'ajoute,
et il y a un montant de contribution pénale, qu'on appelle, qui est... qui est
perçu. Donc, quelqu'un qui reçoit un constat d'infraction a ces montants-là qui
s'additionnent en bout de ligne.
Ce qu'on mentionnait, c'est qu'au niveau
du Fonds de la sécurité routière, ce qui est versé au Fonds de la sécurité
routière, c'est le montant de l'amende et le tarif judiciaire, là, le... la
contribution tarif judiciaire. La contribution pénale, donc, qui est prévue au Code
de procédure pénale, ça, ce n'est pas versé au Fonds de la sécurité routière, c'est
comme Mme Labrecque expliquait, là, tout à l'heure.
M. Grandmont : Parfait.
Et donc, là, ici, on est dans les montants... les frais relatifs. Donc, ces
montants-là, en fait, viennent contribuer en partie au Fonds de sécurité
routière, ceux-là, donc, qui sont inscrits dans la loi, et donc sont... donc ne
sont pas indexés, mais ils contribuent. Après ça, le Fonds de sécurité
routière, dans le fond, est-ce qu'il est, d'une manière ou d'une autre, indexé
de façon relativement facile à travers des... une fixation des amendes, ou les
amendes vont être fixées dans la loi ou dans un règlement? Ça va être dans
un... dans la loi, dans le projet de loi? On va les voir plus tard, il me
semble.
Mme Guilbault :Lesquelles amendes? Parce que, là, il y en a à l'article 37.
M. Grandmont : Oui. OK.
C'est ça. Parfait. Excellent. Donc...
Mme Guilbault :Bien, il y a peut-être une confusion, là. Le fond... Les
amendes qui sont à 573.31, les frais qui sont là, c'est pour les deux fonds de
la Justice et le fonds consolidé.
M. Grandmont : Oui.
Mme Guilbault :Ça n'a pas rapport avec le Fonds de la sécurité routière.
M. Grandmont : OK. Parce
que tantôt ça a été évoqué, là, je...
Mme Guilbault :Bien, ça dépend. Le montant de la sanction, comme... Le
montant de l'amende va au Fonds de la sécurité routière, mais ça, c'est des
montants supplémentaires qu'on va donner au Fonds d'Accès Justice et au
fonds...
Une voix : ...
Mme Guilbault :...au fonds d'aide aux personnes victimes criminelles. Et
le différentiel, le montant final moins l'addition des deux autres, va au fond
consolidé. Donc, ça, c'est le fonds du gouvernement.
M. Grandmont : ...fonds
consolidé, lui, sert à... peut contribuer au Fonds de sécurité routière. C'est
ce que j'ai compris tantôt. J'ai peut-être mal compris, là, mais...
Mme Guilbault :Bien non, pas... À moins que, tu sais... Non, non.
Une voix : ...
Mme Guilbault :Non, non, non, c'est ça. C'est le fonds où on va chercher
de l'argent au besoin puis où on retourne l'argent qui n'est pas utilisé, en
gros.
M. Grandmont : OK. Donc,
il y a de l'argent de ça qui peut être versé au Fonds de sécurité routière,
mais pas d'office.
Mme Guilbault :Bien non, parce que le Fonds de la sécurité routière, il
est là, il existe, il est financé par les revenus, si on veut, des gens qui
commettent des infractions ou des manquements, qui est réinvesti en sécurité
routière.
M. Grandmont : Parfait.
Et donc le fonds consolidé, lui, ne sert pas à financer en tout ou en partie,
de façon occasionnelle, le Fonds de sécurité routière.
Mme Guilbault :Non.
M. Grandmont : OK.
Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 573.31? Donc, Mme la ministre,
l'article 573.32.
Mme Guilbault :«Section VI
«Recouvrement
«573.32. À compter du 31e jour
suivant la notification de l'avis de réclamation :
«1° le montant dû porte intérêt au taux
prévu au premier alinéa de l'article 28 de la Loi sur l'administration
fiscale[...];
«2° la personne visée par l'avis de
réclamation est tenue au paiement des frais de recouvrement déterminés par
règlement du gouvernement.»
Commentaire : l'article 573.32
du Code de la sécurité routière débute la section VI, intitulée
Recouvrement. Il prévoit que des intérêts ainsi que des frais de
recouvrement... de recouvrement sont portés à la somme due en cas de défaut de
paiement.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Il y a des... est-ce qu'il y a des interventions à l'article 573.32?
Donc, est-ce que... Nous pouvons maintenant passer à l'article 573.33, et il
y a un amendement, Mme la ministre, aussi, vous avez un amendement.
Mme Guilbault :Oui. Article 573.33 : «La Société ou la municipalité
ayant notifié l'avis de réclamation, selon le cas, peut conclure, avec le
débiteur, une entente de paiement de la sanction administrative pécuniaire et
des autres sommes exigées à l'avis de réclamation.
«Une telle entente et le paiement du montant
dû ne constituent pas, aux fins d'une poursuite pénale ou de toute autre
sanction administrative prévue au présent code ou à l'un de ses règlements, une
reconnaissance des faits y donnant lieu.
«Pour l'application de la présente
section, un débiteur s'entend du propriétaire...»
Une voix : ...
Mme Guilbault :«S'entend du propriétaire»... Je ne sais pas. En tout cas, c'est
peut-être une formulation d'usage. Donc :
«Pour l'application de la présente
section, un débiteur s'entend du propriétaire du véhicule routier tenu de payer
une sanction administrative pécuniaire et, le cas échéant, de chacun de ses
administrateurs et de ses dirigeants tenus solidairement avec lui au paiement
de cette sanction.»
En commentaire : l'article 573.33
du Code de la sécurité routière permet la conclusion d'une entente de paiement
de la sanction administrative pécuniaire et des frais afférents. Il prévoit que
cette entente et le paiement du montant dû ne constituent pas une
reconnaissance des faits y donnant lieu aux fins d'une poursuite pénale ou de
toute autre sanction administrative prévue par le CSR...
M. Derraji : ...
Mme Guilbault :C'est ça. C'est ce que je pense aussi.
M. Derraji : ...entre
s'entend... entre s'entend et du <propriétaire...
Mme Guilbault :
...autre sanction administrative prévue par le
CSR...
M. Derraji :
...
Mme Guilbault :
C'est ça. C'est ce que je pense aussi.
M. Derraji :
...entre
s'entend... entre s'entend et du >propriétaire.
Des
voix : ...
Mme Guilbault :Alors : Remplacer le premier alinéa de l'article 573.33
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, par le suivant :
«La Société ou la municipalité, selon le
cas, est responsable de la perception et du recouvrement de tout montant dû à l'égard
d'un avis de réclamation qu'elle a notifié. Elle peut, à cette fin, conclure
une entente de paiement avec le débiteur.»
En commentaire : cet amendement
propose de reformuler le premier alinéa de l'article 573.33 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, afin de
clarifier les responsabilités respectives de la Société de l'assurance
automobile du Québec et des municipalités en matière de perception et de
recouvrement des sommes dues.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à 573.33?
M. Derraji : L'amendement, il
est très clair.
Le Président (M. Jacques) : À
l'amendement.
M. Derraji : À l'amendement,
hein?
Le Président (M. Jacques) : À
l'amendement... on est là-dessus.
M. Derraji : Oui... l'amendement
était très clair, mais, juste par rapport à... au dernier paragraphe, «pour
l'application de la présente section, un débiteur s'entend du propriétaire»,
est-ce qu'on peut juste nous valider qu'il n'y a pas un oubli quelque part de...
d'un mot ou quelque chose?
• (17 h 40) •
Mme Guilbault :Non, en fait, ce qu'on me dit, c'est que c'est une
formulation commune dans le corpus.
M. Derraji : Ah! qu'on n'a
pas... qu'on ne s'habitue pas à comprendre rapidement. Donc, ça se dit, «un
débiteur s'entend du propriétaire du véhicule».
Mme Guilbault :...dans le sens qu'un débiteur se définit comme étant un
propriétaire du véhicule routier tenu de payer une sanction administrative
pécuniaire.
M. Derraji : Vous avez eu la
même remarque que moi ou non?
Mme Guilbault :Oui, bien, effectivement, moi aussi, je suis moins
familière avec les éléments communs du corpus.
Le Président (M. Jacques) : ...d'autres
commentaires à 573... à l'amendement à 573.33? Donc, est-ce que l'amendement
est adopté? Adopté. 573.33, est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Donc, nous
pouvons passer à 573.34. Et, Mme la ministre, il y a aussi un amendement.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre, 573.34.
Mme Guilbault :Oui. Est-ce qu'on est prêt à lire? Oui.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Mme Guilbault :Bon. Parfait. Alors :
«573.34. Le gouvernement peut, par
règlement et après consultation de la Société :
«1° prévoir toute condition, toute modalité
ou toute règle relative à la perception et au recouvrement des sommes dues;
«2° déterminer dans quels cas et à quelles
conditions la Société impose au débiteur, à titre de mesures de recouvrement,
des sanctions à l'égard des autorisations qu'elle délivre, les conséquences
administratives en cas de non-respect des sanctions imposées et les règles du
présent code applicables.
«Ce règlement peut également prescrire,
parmi les dispositions réglementaires qui déterminent des sanctions à l'égard
des autorisations que la Société délivre, celles dont la violation constitue
une infraction et rend le contrevenant passible d'une amende dont il fixe le
montant.».
En commentaire : l'article 573.34
du Code de la sécurité routière habilite le gouvernement à prévoir, par
règlement et après consultation de la SAAQ, les conditions et les modalités
relatives à la perception et au recouvrement des sommes dues, de même que les
mesures de recouvrement pouvant être imposées par la SAAQ.
Et l'amendement : à l'article 573.34
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi:
1° remplacer, dans le paragraphe 2° du
premier alinéa, «à l'égard des autorisations qu'elle délivre, les conséquences
administratives en cas de non-respect des sanctions imposées et les règles du
présent code applicables» par «prévues par le présent code ainsi que les
conséquences qui [en découlent du non...] qui découlent du non-respect des
sanctions imposées et, à ces fins, déterminer les règles du présent code
applicables»;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa, «à
l'égard des autorisations que la Société délivre» par «prévues par le présent
code».
En <commentaire...
Mme Guilbault :
...2° remplacer, dans le deuxième alinéa, «à l'égard
des autorisations que la Société délivre» par «prévues par le présent code».
En >commentaire : cet
amendement apporte une précision au pouvoir réglementaire pour donner la
latitude de prévoir d'autres types de sanctions comme il est actuellement fait
en cas de défaut de paiement d'amende, par exemple interdire la mise au rancart
de tout véhicule immatriculé au nom du propriétaire du véhicule. Il vise
également à clarifier la possibilité que le règlement puisse référer aux règles
du Code de la sécurité routière tant pour déterminer les sanctions applicables
que pour les conséquences qui découlent du non-respect de celles-ci.
Le Président (M. Jacques) :
Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'amendement à l'article 573.34? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui, juste une
question. Dans l'ancien article, on parle de «conséquences administratives»,
là, maintenant, on parle uniquement de «conséquences qui découlent du
non-respect». Donc, pourquoi on ne parle plus de «conséquences administratives»?
Des voix : ...
Mme Guilbault :Ma collègue va venir répondre, mais juste pour être sûre de
la question...
M. Derraji : En fait...
Le Président (M. Jacques) : Mme
Morin-Verville, mais, M. le député, si vous voulez répéter la question.
M. Derraji : Oui. Je vais
lire l'ancien article : «...à l'égard des autorisations qu'[il] délivre,
les conséquences administratives en cas de non-respect»... Donc, on parle de «conséquences
administratives en cas de non-respect des sanctions imposées [...] les règles
du présent code»... On retrouve presque la même chose, mais on parle de
conséquences d'une manière générale, mais plus de conséquences administratives.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Effectivement,
on a élargi un petit peu. Actuellement, en fait, on est à déterminer quels types
de mesures de recouvrement pourraient être mises en place, notamment parce que
les municipalités peuvent également être impliquées à ce niveau-là si jamais
elles décident, là, de participer au programme de SAP. Donc, l'objectif était
de nous donner une certaine flexibilité pour s'adapter à possiblement des
mesures de recouvrement qui pourraient être plus applicables au niveau des
municipalités.
M. Derraji : Mais ça va être...
ça va être déterminé comment par la suite? Si, là, on veut rester d'une manière
générale, ça veut dire quoi?
Mme Morin-Verville (Amélie) : ...vous
voulez dire, ça va être déterminé comment, les mesures...
M. Derraji : Parce que vous
avez dit qu'on ne veut pas être limités, parce qu'on veut voir par la suite
pour une municipalité, mais ce n'est pas clair, les conséquences. Ça va être
déterminé par règlement par la suite?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
Bien, en fait, les méthodes de recouvrement vont être déterminées par
règlement.
M. Derraji : OK.
Présentement, c'est quoi, les méthodes de recouvrement?
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
matière de SAP, vous voulez me dire?
M. Derraji : Oui.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Dans...
bien, en fait, actuellement, on n'a pas de régime de SAP pour ce genre de
manquement. Dans d'autres régimes de SAP, il y a différentes façons d'utiliser
des méthodes de recouvrement. Il y en a que c'est au niveau plus financier,
donc avec Revenu Québec, regarder des retenues, etc. Mais c'est très... Il y en
a d'autres, c'est très administratif, là, dans le sens que... Ce n'est
peut-être pas le bon mot. C'est des méthodes, c'est ça, plus financières, donc,
qui nécessitent... qui seraient peut-être moins adaptées, en fait, à notre
réalité, dans la mesure où on a quand même un organisme, qui est la SAAQ, qui a
un... déjà un lien avec les conducteurs, les propriétaires de véhicules au
Québec. Donc, on peut peut-être regarder à ce niveau-là, là, pour que ce soit
mieux adapté à notre... à notre programme à nous.
M. Derraji : Donc, le fait de
ne plus parler de conséquences administratives, ça veut dire... Est-ce que ça
ouvre la porte à d'autres conséquences autres qu'administratives?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je
vais laisser mon collègue, au niveau légal, peut-être plus vous répondre.
M. Derraji : Merci beaucoup.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : ...suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 47)
(Reprise à 17 h 49)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous en étions à l'article 573.34 et nous... Je
vais vous demander de vous nommer et donner votre titre, s'il vous plaît.
Mme Plourde (Annie) : Parfait.
Merci. Mon nom est Annie Plourde, avocate à la direction des affaires
juridiques et du contentieux de la Société de l'assurance automobile du Québec.
Donc, dans le fond, le fait de retirer
«administratives», c'était pour avoir un meilleur lien avec le dernier alinéa.
Quand on dit, par exemple, «des sanctions à l'égard des autorisations»,
c'est, par exemple, une suspension de permis. Donc, les conséquences qui en
découlent en cas de non-respect pourraient être, par exemple, une amende, une
amende pénale.
M. Derraji : Donc, le
fait de l'enlever, c'est juste pour se donner le droit d'aller vers des amendes
éventuellement.
Mme Plourde (Annie) : Éventuellement.
Et ça facilite aussi l'interprétation par rapport au dernier alinéa, qui se lit
comme ça, le «règlement peut également prescrire [des amendes]».
M. Derraji : Donc, vous
parlez... Désolé...
Mme Plourde (Annie) : Des
infractions.
M. Derraji : Vous parlez
du deuxième, «ce règlement peut également prescrire, parmi les dispositions
réglementaires», c'est ça?
Mme Plourde (Annie) : Exact.
M. Derraji : «Déterminent
des sanctions prévues par le présent code», et, dans le présent code, on parle
de deux types de sanctions, à la fois administratives et...
Mme Plourde (Annie) : Pénales.
M. Derraji : Pénales.
• (17 h 50) •
Mme Plourde (Annie) :
Exactement. Puis c'est déjà le cas dans le Code de la sécurité routière. Quand
on ne respecte pas une suspension de permis, on peut avoir, par exemple, une
saisie du véhicule ou une... et une amende pénale.
M. Derraji : Une amende.
OK. Oui.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
M. Derraji : OK. Merci.
Très clair. Merci.
Mme Plourde (Annie) : Ça
fait plaisir.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 573.34, à
l'amendement? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement est adopté? Adopté. Est-ce qu'il y a des interventions à
l'article 573.34 amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous
revenons à l'article 16. Est-ce qu'il y a des interventions à
l'article 16 amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention...
M. Derraji : Vous parlez...
vous parlez de quel article? Désolé.
Le Président (M. Jacques) : Article 16
amendé.
M. Derraji : Non, c'est bon.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 16 amendé est
adopté? Adopté. Donc, nous sommes maintenant rendus à l'article 17.
Mme Guilbault :...article 17 : L'intitulé du chapitre II du
titre X de ce code est remplacé par le suivant :
«Dispositions générales en matière pénale».
En commentaire : l'article 17 du
projet de loi propose une modification de concordance au Code de la sécurité
routière en remplaçant le titre Procédure et preuve en matière pénale du
chapitre II du titre X du CSR par Dispositions générales en matière
pénale.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 17? Il n'y
a pas d'intervention. Est-ce que l'article 17 est adopté?Adopté. Article 18.
Mme Guilbault :...18 :L'article 592 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
troisième alinéa, de «par une photographie ou une série de photographies prises
au moyen d'un cinémomètre photographique ou d'un système photographique de
contrôle de circulation aux feux rouges» par «au moyen d'une photographie ou
d'une série de photographies prises par un système de détection».
En commentaire : la modification
proposée par l'article 18 du projet de loi est en concordance avec
l'introduction au Code de la sécurité routière de l'expression «système de
détection». Les expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» sont remplacées par
cette nouvelle expression.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Je
m'adresse plus à Mme la ministre et son équipe. Je pense qu'au début on avait
un amendement pour clarifier les nouvelles technologies. Est-ce que, juste, on
n'est pas en contradiction avec ce qu'on a fait au début, là, l'amendement de
départ par rapport à autres moyens que <photographiques...
M. Derraji :
...technologies.
Est-ce que, juste, on n'est pas en contradiction avec ce qu'on a fait au début,
là, l'amendement de départ par rapport à «autres moyens que >photographiques?
Oui, au tout... au tout début, début, il y avait tout un débat, oui.
Mme Guilbault :On va vérifier, oui. C'était à l'article 2, de
mémoire, la définition.
M. Derraji : Oui, si ma
mémoire, elle est bonne, je pense, si la mémoire, elle est bonne. Parce qu'on
parle aussi des feux rouges, on parle de cinémomètres photographiques, et je me
rappelle qu'on avait tout un débat par rapport à la technologie.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 54)
(Reprise à 18 heures)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de la suspension, nous en étions à l'article...
à l'article 18. Et je... nous allons introduire Me Tardif, et je vous
invite à vous présenter et nommer votre titre, s'il vous plaît.
Mme Tardif (Marie-Josée) : Oui.
Alors, bonjour. Marie-Josée Tardif, légiste pour le ministère des Transports et
de la Mobilité durable.
Alors, la question était, là, s'il y avait
une... On a élargi la... en effet, la définition de système de détection, lors
de l'étude de l'article 2, pour permettre l'utilisation non seulement d'un
système photographique, mais peut-être aussi d'une... d'un système vidéo ou une
caméra... ou, en tout cas, on l'a... on a enlevé la notion de «photographique».
Mais, comme précédemment vu à... lors de l'étude de l'article 6, où on a
enlevé la notion d'appareil photo, on a quand même conservé l'expression «une
ou plusieurs» ou «une photographie ou série de photographies», parce que, peu
importe le système de détection qui va pouvoir être utilisé, il va toujours
résulter une photographie ou une série de photographies. Et c'est ça qui va
être utilisé en preuve et qui va permettre de constater l'infraction ou le
manquement. Donc, c'est pour ça que la notion ici... bien, autant à
l'article 6, qu'on a vu précédemment, qu'ici à 18 puis que vous allez voir
dans d'autres dispositions qui vont se répéter lors de l'étude de l'article 22,
la notion de photographie et de série de photographies est toujours conservée
parce que le... ce n'est pas ça qui vient limiter le type de système de
détection qui pourra être utilisé. C'est bien dans la notion de... c'est bien
dans la définition de système de détection qu'on a fait l'élargissement.
M. Derraji : ...a été voté.
Il n'a pas... il n'a pas été amendé.
Mme Tardif (Marie-Josée) : Bien,
il a été amendé pour enlever la notion d'appareil photo, mais...
M. Derraji : Oui, donc, à
l'enregistrement, mais on a enlevé l'appareil photo pour laisser des «photographies
prises par ce système qui y sont visibles»?
Mme Tardif (Marie-Josée) : Oui.
Bien, on a conservé la notion d'une ou plusieurs des photographies, puisque,
peu importe le système utilisé, ça... il va toujours résulter des photographies
qui vont être utilisées pour constater l'infraction, et... qui vont être
utilisées dans la constatation de l'infraction ou du manquement, puis qui vont
être soumises en preuve.
Des voix : ...
M. Derraji : Oui, merci.
Mme Tardif (Marie-Josée) : Ça
va?
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 18?
M. Derraji : ...s'il te
plaît. Oui, oui.
Le Président (M. Jacques) : Oui,
M. le député de Nelligan.
Des voix : ...
M. Derraji : ...de faire
juste une vérification, si ça ne vous dérange pas.
Le Président (M. Jacques) : Voulez-vous
qu'on suspende?
M. Derraji : Si ça...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 02)
18 h (version révisée)
(Reprise à 18 h 05)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, M. le député de Nelligan
validait certaines informations. Donc, je cède la parole à M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Non, c'est bon,
c'était... c'est clair. Après vérification, on parle vraiment de série de
photographies prises par un système de détection. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 18? Donc, s'il
n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous avons pris entente, lors d'une précédente suspension, à l'effet de passer
directement à l'article 32 et ensuite passer à l'article 35. Donc, Mme
la ministre, l'article 32.
Mme Guilbault :Merci, M. le Président. L'article 32.0.3 de la Loi sur
le ministère de la Justice est modifié par l'insertion, après le paragraphe 1°,
du suivant :
«1.1° Les sommes perçues en vertu de l'article 573.31
du Code de la sécurité routière[...], dans la mesure qui y est déterminée;».
En commentaire : l'article 32 du
projet de loi modifie l'article 32.0.3 de la Loi sur le ministère de la
Justice à des fins de concordance pour tenir compte de l'article 573.31 du
Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 32? Donc,
s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 32 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article... nous passons maintenant à l'article 35.
Mme Guilbault :Oui, merci. Article 35. Loi visant à aider les
personnes victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement.
L'article 12... Bien, article 35 :
L'article 12 de la Loi visant à aider les personnes victimes d'infractions
criminelles et à favoriser leur rétablissement est modifié par l'insertion, après
le paragraphe 3°, du suivant :
«3.1° Les sommes perçues en vertu de l'article 573.31
du Code de la sécurité routière[...], dans la mesure qui y est déterminée;».
En commentaire : l'article 35 du
projet de loi modifie l'article 12 de la Loi visant à aider les personnes
victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement à des
fins de concordance pour tenir compte de l'article 573.31 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 35? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, nous allons...l'article 35 est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, Me Labrecque... Oui, madame.
Mme Guilbault :...on en a découvert un autre pour lequel Me Labrecque
pourrait peut-être nous être d'un certain secours. Alors, si tout le monde est
d'accord, et évidemment vous, M. le Président, ce serait l'article 71.1,
qu'on introduit après l'article 71, par amendement.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce qu'il y a consentement à aller introduire l'article 71.1, pour,
toujours, permettre à Me Labrecque, là, d'aller s'occuper de d'autres dossiers
et de valoriser les deniers publics?
Mme Guilbault :Et l'accès à la justice.
Le Président (M. Jacques) : Et
l'accès à la justice aussi. Donc, il y a <consentement...
Le Président (M. Jacques) :
...publics.
Mme Guilbault :
Et l'accès à la justice.
Le Président (M. Jacques) :
Et
l'accès à la justice aussi. Donc, il y a >consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
que l'amendement est déposé?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Il
y a un petit problème, c'est l'introduction de l'article 71.1. C'est une
introduction d'article.
M. Grandmont : Oui. Est-ce
qu'il est sur le Greffier?
Une voix : ...
M. Grandmont : Ah! il vient
juste d'arriver.
Le Président (M. Jacques) : Il
va être affiché dans quelques instants. Donc, Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Donc, article 71.1, article 2.1 de la Loi sur les
sanctions administratives pécuniaires en matière municipale :
Insérer, après l'article 71 du projet
de loi, l'article suivant :
«71.1. La Loi sur les sanctions
administratives pécuniaires en matière municipale [...] est modifiée par
l'insertion, après l'article 2, du suivant :
"2.1. Le gouvernement peut, par
règlement et après consultation de la Société de l'assurance automobile du
Québec, déterminer dans quels cas et à quelles conditions la Société impose au
débiteur, à titre de mesures de recouvrement, des sanctions prévues par le Code
de la sécurité routière[...], ainsi que les conséquences qui découlent du
non-respect des sanctions imposées et, à ces fins, déterminer les règles de ce
code applicables.
"Ce règlement peut également
prescrire, parmi les dispositions réglementaires qui déterminent des sanctions
prévues par ce code, celles dont la violation constitue une infraction et rend
le contrevenant passible d'une amende dont il fixe le montant."»
En commentaire : cet amendement vise
à permettre à la Société de l'assurance automobile du Québec d'imposer aux
propriétaires de véhicules routiers qui seraient en défaut de paiement d'une
sanction administrative pécuniaire imposée en vertu de la loi sur les sanctions
administratives pécuniaires en matière municipale des sanctions qui pourront
être déterminées par voie réglementaire à titre de mesures de recouvrement.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'introduction
de l'article 71.1? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Bien, juste :
Pourquoi vous voulez que ce soit fait par règlement? Dans d'autres cas, on
avait des montants, c'était quand même beaucoup plus précis.
Mme Guilbault :OK. Vas-y.
Le Président (M. Jacques) : Me
Labrecque.
• (18 h 10) •
Mme Labrecque (Élise) : Ici,
c'est l'explication qu'a fournie la dame de la SAAQ, là, tout à l'heure. Donc,
c'est... l'idée, c'est d'être capable de prendre des mesures de recouvrement,
par exemple, la suspension du permis de conduire, des choses comme ça, là, qui
pourraient être faites, de la même manière que l'explication qui vous avait été
donnée. C'est une demande qui avait été faite par la ville de Québec dans le
cadre du projet de loi n° 40, puis ça n'avait pas été possible de le faire
dans ce projet de loi là. Donc, puisque vous le faites ici, dans le projet de
loi, puis que vous touchez aux sanctions administratives en matière municipale,
bien, on a proposé de faire la même chose.
M. Derraji : OK. Donc, c'est
des règlements qui seront rédigés par la suite par la SAAQ?
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
par le ministère de la Justice, avec la collaboration de la SAAQ.
M. Derraji : Oui, oui, par le
ministère de la Justice, en collaboration, oui, l'ordre est très important,
oui, le ministère de la Justice. Je comprends, chacun défend son territoire.
Donc, le ministère de la Justice, en collaboration avec la SAAQ, mais les
villes, c'est quoi, leur rôle, là-dedans?
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
les villes, elles nous ont demandé de prendre des mesures comme ça pour pouvoir
s'adresser à la SAAQ puis qu'il y ait des mesures de recouvrement, parce que
c'est très efficace, comme mesure, pour aller chercher des sommes. Donc, c'est
pour ça qu'elles nous ont demandé l'habilitation pour qu'on prenne le
règlement. Donc, c'est ce qu'on fait ici par l'amendement.
M. Derraji : OK. Merci. Très
clair.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à l'article 71.1, à l'amendement, en fait,
qui introduit l'article? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement introduisant l'article 71.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, Me Labrecque, nous vous remercions de votre travail, et vous pouvez aller
vaquer à d'autres occupations que la Commission des transports et de
l'environnement. Donc, nous revenons à l'article... Oui, monsieur?
M. Derraji : C'est un
amendement qui introduit 71. 71 n'a pas besoin d'être là.
Le Président (M. Jacques) : 71.1.
M. Derraji : Point 1.
OK.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Donc, 71... on va revenir à 71 par la suite.
M. Derraji : OK.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous revenons maintenant à l'article 19, tel qu'entendu au départ.
Maître... «maître», Mme la ministre.
Mme Guilbault :Nous voilà tous juristes, maintenant, par osmose. Donc,
article 19 :
Les articles 592.0.0.1, 592.1,
592.1.1, 592.2, 592.2.1, 592.4, 592.4.1 et 592.4.2 de ce code sont abrogés.
En commentaire : l'article 19 du
projet de loi abroge les articles 592.0.0.1, 592.1, 592.1.1, 592.2,
592.2.1, 592.4, 592.4.1 et 592.4.2 du Code de la sécurité routière. Ces
modifications concernent les deux aspects <suivants...
Mme Guilbault :
...du Code de la sécurité routière. Ces
modifications concernent les deux aspects >suivants : d'une part,
ce que prévoit le premier alinéa de l'article 592.1 et les
articles 592.2.1, 592.4, 592.4.1 et 592.4.2 est repris, respectivement,
par les articles 602.4, 602.5, 602.6, 602.7 et 602.8 ajoutés au CSR par
l'article 22 du projet de loi afin de regrouper sous une seule section, vu
leur certaine similitude, l'ensemble des règles de preuve applicables dans le
cas d'un manquement ou d'une infraction constaté au moyen d'un système de
détection.
D'autre part, l'abrogation de
l'article 592.0.0.1, des deuxième et troisième alinéas de
l'article 592.1 et des articles 592.1.1 et 592.2 vise à retirer la
possibilité, pour le propriétaire d'un véhicule, de désigner le conducteur ou
le locataire à court terme en cas d'infraction constatée au moyen d'un système
de détection.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 19? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste une
question pour préciser, là, les derniers mots, là, du troisième... bien, du
troisième paragraphe, là, des commentaires, là, vise à retirer la possibilité,
pour le propriétaire d'un véhicule, de désigner le conducteur ou le locataire à
court terme en cas d'infraction constatée au moyen d'un système de détection.
Juste expliquer un peu, là, qu'est-ce que ça... qu'est-ce qu'on entend par là,
là, qu'est-ce qu'on veut éviter, en fait.
Le Président (M. Jacques) : Mme
Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, actuellement, si un propriétaire de véhicule reçoit un constat
d'infraction, il peut, dans les 15 jours, là, soumettre un formulaire
de... qui désigne le conducteur au moment de l'infraction. Cette possibilité-là
ne serait plus accessible. En fait, on retirerait cette possibilité-là pour le
propriétaire du véhicule de désigner le conducteur.
C'est la même chose aussi pour un
locataire de véhicule. À ce moment-là, une compagnie... une compagnie de
location de véhicules ne pourrait plus remplir le formulaire... en fait, ne
pourrait plus transmettre un formulaire qui désigne le conducteur.
M. Grandmont : OK. Puis
qu'est-ce qui... qu'est-ce qui... Donc, je comprends qu'actuellement c'est
possible, il y a un formulaire qui existe. Quelqu'un qui reçoit un constat
d'infraction peut transférer... dans le fond, utiliser son miroir et envoyer,
avec ce formulaire-là, l'infraction vers une personne qui conduisait le véhicule
au moment de la constatation de l'infraction. Donc, c'est vrai pour un véhicule
privé, comme c'est vrai pour un locataire, le locataire... le locataire d'un
véhicule d'entreprise, là, de location. Est-ce qu'il y a quelque chose dans le
fonctionnement actuel qui fait que ça ne fonctionne pas, pour qu'on décide
d'abolir cette disposition?
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
effectivement un processus qui est assez lourd au niveau du suivi des dossiers
parce que les dossiers sont suivis en... En fait, il y a deux dossiers qui
demeurent liés, en fait, celui du propriétaire et celui du conducteur, ils
demeurent liés jusqu'à tant qu'il y ait un plaidoyer de culpabilité qui soit
enregistré, ou une déclaration, en fait, comme quoi la personne est coupable
dans un des deux cas. Donc, au niveau administratif, c'est extrêmement... très
lourd. Et on se rappellera aussi que les infractions constatées par... des
infractions et manquements, maintenant, constatés par des appareils de contrôle
automatisés n'entraînent aucun point d'inaptitude chez la personne qui les
reçoit.
M. Grandmont : Donc, je peux
comprendre que, pour une compagnie de location de voitures, il y aura
possibilité d'avoir, dans son contrat de location, une entente, une disposition
qui vient dire qu'en cas de constatation d'une infraction ou d'un manquement à
travers un ACA, bien, cette facture-là sera refilée, dans le fond, ou sera
débitée, en fait, sur la carte de crédit, là, du locataire.
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
effectivement le cas, là, les compagnies de location, souvent, ont d'autres
moyens de leur permettre de recouvrer les sommes.
M. Grandmont : C'est ça. Puis
donc le changement est comme un peu plus fort, plus marqué, dans le fond, pour
les véhicules privés. Donc, une personne qui prête son véhicule, là, devra
s'entendre avec la personne à qui elle a prêté son véhicule pour confirmer
qu'effectivement, là, il y a... il y aura un échange d'argent ou on ne prêtera
plus le véhicule. Je ne sais pas comment ça va se passer, là, mais donc on est
en train, finalement, de mettre la responsabilité sur le propriétaire de
l'automobile, mais c'est la voie que vous trouvez la plus simple, je comprends,
parce qu'il y a une charge administrative assez grande dans les dispositions
actuelles.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
il y a une charge administrative assez grande, effectivement, et, en tant que
propriétaire de véhicule, il y a quand même une certaine responsabilité à qui
on prête son véhicule.
M. Grandmont : Oui. OK.
Parfait. Je pense à des cas comme les compagnies d'autopartage, Communauto, par
exemple. Est-ce que c'est... Ils sont aussi touchés par ça puis ils devront,
eux... elles aussi... bien, il y a juste une compagnie, essentiellement, au
Québec, actuellement, là, mais est-ce qu'elle devra aussi avoir des mécanismes
dans ses contrats de... avec leur clientèle, dans le fond, pour être capable de
s'assurer que, finalement, c'est payé par la bonne personne?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je
n'ai pas la <réponse...
M. Grandmont :
...être
capables de s'assurer que, finalement, c'est payé par la bonne personne?
Mme Morin-Verville (Amélie) :
Je
n'ai pas la >réponse spécifique, si ça existe déjà, mais ça pourrait,
effectivement, être des méthodes qu'ils pourraient prendre en considération,
là, dans leurs contrats ou dans les modalités d'utilisation de ces appareils...
de ces véhicules-là.
M. Grandmont : OK. Donc, je
comprends que, pour les compagnies, ils auront des moyens, ils prendront acte
de cette disposition-là puis ils vont modifier leurs contrats avec les
locateurs ou avec leurs abonnés, dans le cas de services d'autopartage. De
l'autre côté, au niveau des privés qui prêteraient des véhicules, bien là...
puis même, à la limite, d'un couple ou, en tout cas, peu importe, ou des
enfants, et donc du prêt d'un véhicule privé, là, dans le fond, on met la
responsabilité sur les propriétaires de véhicules, mais tout ça a pour
objectif, en fait, de faciliter la charge administrative.
Mme Morin-Verville (Amélie) : On
facilite la charge administrative ou on allège la charge administrative, et on
est aussi en concordance avec d'autres infractions comme les infractions de
stationnement, que c'est un peu le même principe, c'est des constats qui sont
donnés au propriétaire du véhicule. Donc, c'est déjà le cas, là.
M. Grandmont : C'est vrai. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 19? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 20.
Mme Guilbault :Article 20 : L'article 595.1 de ce code est modifié
par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Les appareils visés au premier alinéa ne
constituent pas un système de détection malgré la définition de cette
expression prévue à l'article 4.»
En commentaire : les appareils visés
par le premier alinéa de l'article 595.1 du Code de la sécurité routière
pourraient être visés par la définition de l'expression «système de détection»
ajoutée à l'article 4 du CSR par l'article 2 du projet de loi. Or,
ces appareils ne doivent pas être considérés au sens de cette expression pour
l'application des dispositions relatives au système de détection introduites au
CSR par le présent projet de loi. L'article 20 du projet de loi propose,
donc, de le préciser.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 20? S'il n'y a
pas d'intervention, est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 21, Mme la ministre.
• (18 h 20) •
Mme Guilbault :Article 21 : L'article 597.1 de ce code est
modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «par une photographie ou une série de photographies prises au moyen
d'un système photographique de contrôle de circulation aux feux rouges ou d'un
cinémomètre photographique» par «au moyen d'une photographie ou d'une série de
photographies prises par un système de détection»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
En commentaire : les modifications
proposées par l'article 21 du projet de loi sont de deux ordres : en
concordance avec l'introduction, au Code de la sécurité routière, de
l'expression «système de détection», les expressions «cinémomètre
photographique» et «système photographique de contrôle de circulation aux feux
rouges» sont remplacées par cette nouvelle expression.
Elles proposent de supprimer le deuxième
alinéa de l'article 597.1, puisque ce qui y est prévu est repris à
l'article 519.81, proposé par l'article 12 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 21?
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 22, Mme la ministre, introduisant une série d'articles. Donc, Mme
la ministre...
Mme Guilbault :
...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
on va faire comme l'article 16, on y va article par article introduit...
Mme Guilbault :
On fait ça par blocs, oui.
Le Président (M. Jacques) :
...puis, s'il y a des amendements, on les traite chacun à tour de rôle. Donc,
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Donc, article 22 : Ce code est modifié par
l'insertion, après l'article 602, du chapitre suivant :
«Chapitre II.1
«Dispositions concernant les systèmes de
détection
«602.1. Les dispositions du présent
chapitre s'ajoutent à celles des chapitres I.1 et II du titre X lorsqu'une
infraction ou un manquement est constaté au moyen d'un système de détection.»
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 602.1?
M. Grandmont : Est-ce que Mme
la ministre peut lire les commentaires?
Mme Guilbault :Ah oui! Excusez, c'est vrai.
Le Président (M. Jacques) : Excusez.
Mme Guilbault :En commentaire... en commentaire : l'article 602.1
précise que, lorsqu'une infraction ou un manquement est constaté par un système
de détection, les règles de preuve prévues par le nouveau chapitre s'ajoutent
aux règles de preuve déjà prévues par les chapitres I.1 et II du titre X, qui
prévoient, respectivement, des règles particulières relatives aux sanctions
administratives pécuniaires et des règles générales en matière pénale.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 602.1? Donc, maintenant,
Mme la ministre, 602.2.
Mme Guilbault :«602.2. La photographie ou la série de photographies d'un
véhicule routier prises par un système de détection est admissible en preuve :
«1° dans toute poursuite pénale pour une
infraction à une disposition déterminée en vertu du premier alinéa de l'article 519.79;
«2° dans toute procédure pouvant mener à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire pour un <manquement...
Mme Guilbault :
...2 dans toute procédure pouvant mener à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire pour un >manquement
à une disposition déterminée en vertu de l'article 573.2.
«Cette photographie ou cette série de
photographies fait preuve, en l'absence de toute preuve contraire, de
l'exactitude des éléments apposés à l'une ou plusieurs des photographies prises
au moyen de ce système ou qui y sont visibles.
«Le gouvernement peut, par règlement,
prescrire les éléments visés au deuxième alinéa. Le gouvernement peut
également, par règlement, déterminer d'autres règles de preuve applicables à
l'égard d'une infraction ou d'un manquement constaté au moyen d'un système de
détection.»
En commentaire : l'article 602.2
reprend les règles qui sont prévues actuellement pour les deuxièmes... par les
deuxième et troisième alinéas des articles 332 et 359.3 du Code de la
sécurité routière, abrogés par les articles 8 et 11 du projet de loi, et les
complètent, notamment pour viser les procédures menant à l'imposition d'une
sanction administrative pécuniaire.
Le premier alinéa prévoit ainsi qu'une
photographie ou une série de photographies prises par un système de détection
est admissible en preuve dans toute poursuite pénale, de même que dans toute
procédure menant à l'imposition d'une SAP. Le deuxième alinéa mentionne qu'en
l'absence d'une preuve contraire telle photographie ou série de photographies
fait preuve de l'exactitude des éléments qui y sont apposés ou qui y sont
visibles. Le troisième alinéa habilite le gouvernement à prescrire les éléments
apposés sur une photographie ou une série de photographies ou qui y sont
visibles qui font preuve de leur exactitude, de même qu'à déterminer d'autres
règles de preuve applicables en cas d'infraction ou de manquement constaté au
moyen d'un système de détection.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à 602.2? Donc, nous pouvons
passer à 602.3, et il y a un amendement aussi.
Mme Guilbault :Oui. «602.3. Le poursuivant ou la Société qui allègue qu'un
chemin public a été désigné par le ministre n'a pas à en faire la preuve, à
moins que le défendeur ne l'exige et qu'il n'avise le poursuivant ou la Société
de cette exigence au moins 30 jours avant la date prévue de l'instruction
de la poursuite ou de l'audience devant l'organe de contestation, selon le cas.
Le poursuivant et la Société peuvent toutefois renoncer à ce délai.»
En commentaire : l'article 602.3
prévoit une règle de preuve qui exempte le poursuivant, en cas d'infraction, et
la SAAQ, en cas de sanction administrative pécuniaire, de faire la preuve qu'un
chemin public sur lequel a été constaté, selon le cas, une infraction ou un
manquement a été désigné par le ministre des Transports.
La personne visée par un constat
d'infraction ou par un avis de réclamation pourra néanmoins exiger que cette
preuve soit faite si elle avise le poursuivant ou la SAAQ de cette exigence
dans un délai de 30 jours suivant... avant la date prévue pour entendre la
contestation de l'infraction ou de la SAP. Le poursuivant et la SAAQ pourront
renoncer à ce délai et faire tout de même la preuve exigée.
Et amendement à l'article 22 : remplacer,
dans l'article 602.3 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 22 du projet de loi, «le défendeur ne l'exige et qu'il» et
«devant l'organe de» par, respectivement, «la personne visée par le constat
d'infraction ou, le cas échéant, par l'avis de réclamation ne l'exige et
qu'elle» et «de la».
En commentaire : cet amendement
apporte des modifications d'ordre technique afin notamment que les termes
utilisés à l'article 602.3 désignent adéquatement la personne visée par
cette disposition, qui pourra s'appliquer tant à la suite d'une infraction que
d'un manquement constaté au moyen d'un système de détection. La personne visée
pourra ainsi être non seulement le défendeur à qui a été transmis un constat
d'infraction dans le cadre d'une poursuite mais aussi une personne à qui aura
été transmis un avis de réclamation dans le cadre du processus d'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire qui n'est pas désignée comme... qui
n'est pas désignée, dans ce cas, comme un défendeur.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à l'article 602.3?
Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 602.3 amendé? Donc, nous
pouvons passer à l'article 602.4.
Mme Guilbault :Merci, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Et
il y a un amendement.
Mme Guilbault :Oui, c'est ça. «602.4. En cas d'infraction constatée au
moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un système
de détection, le constat d'infraction et la photographie ou des photographies
de la série doivent être transmis au propriétaire dans les 45 jours
suivant la date de la perpétration de l'infraction à la dernière adresse
figurant dans les dossiers de la Société ou, selon le cas, dans un registre
tenu hors Québec par une autorité administrative responsable de
l'immatriculation du véhicule en cause.
«L'une ou plusieurs des photographies
transmises doivent indiquer ou montrer les éléments apposés à l'une ou
plusieurs des photographies prises par ce système ou qui y sont visibles, sans
qu'il soit possible d'identifier les occupants du véhicule.»
En commentaire : l'article 602.4
reprend, en y apportant certaines modifications, les dispositions qui sont
prévues par l'article 592.1 du Code de la sécurité routière, abrogé par
l'article 19 du projet de loi. Suivant le premier alinéa, dans le cas
d'une infraction constatée au moyen d'un système de détection, le constat
d'infraction de la ou les photographies doit être transmis au propriétaire du
véhicule dans les 45 jours suivant la date où l'infraction a été commise.
Suivant le deuxième alinéa, les
photographies transmises doivent indiquer ou montrer les éléments qui y sont
apposés ou qui y sont visibles, sans que les occupants du véhicule ne puissent
être identifiés, comme c'est déjà le cas.
Et à <l'amendement...
Mme Guilbault :
...du véhicule ne puissent être identifiés, comme
c'est déjà le cas.
Et à >l'amendement : à
l'article 602.4 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 22
du projet de loi :
1° supprimer le premier alinéa;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa,
«l'une ou plusieurs des photographies transmises» par «dans le cadre d'une
poursuite pour une infraction constatée au moyen d'une photographie ou d'une
série de photographies prises par un système de détection...»
Une voix : ...
Mme Guilbault :Ce n'est pas le bon?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Oui,
bien, c'est soit nous ou soit vous qui n'a pas la bonne version. C'est un des
deux. C'est peut-être nous qui n'a pas la bonne.
Des
voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 29)
(Reprise à 18 h 31)
Le Président (M. Jacques) :
Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, on était à lire
l'amendement à 602.4 et nous n'avions pas le bon amendement, donc, si, Mme la
ministre, vous pouvez recommencer à lire le bon amendement, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :Oui. Alors, le bon amendement à l'article 22 : remplacer
l'article 602.4 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 22 du projet de loi, par le suivant :
«Dans le cadre d'une poursuite pour une
infraction constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de
photographies prises par un système de détection, l'une ou plusieurs des
photographies doivent indiquer ou montrer les éléments apposés à l'une ou plusieurs
des photographies prises par ce système ou qui y sont visibles, sans qu'il soit
possible d'identifier les occupants du véhicule de même que toute autre
personne.»
En commentaire : cet amendement
modifie l'article 602.4 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 22 du projet de loi, afin de retirer l'obligation de transmettre
au propriétaire d'un véhicule avec lequel a été commise une infraction
constatée au moyen d'un système de détection le constat d'infraction et la ou
les photographies dans un délai de 45 jours suivant la date de la
perpétration de l'infraction.
En outre, suivant l'amendement proposé,
l'obligation que la photographie ou la série de photographies ne permettent pas
d'identifier les occupants s'étendra à toute autre personne qui y serait
visible.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 602.4? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 602.4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 602.4 amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, nous revenons... nous
passons maintenant à l'article 602.5, et vous avez aussi un amendement.
Mme Guilbault :Oui. «602.5. Malgré les articles 592 et 602.4, le
propriétaire des véhicules routiers suivants ne peut être déclaré coupable
d'une infraction constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de
photographies prises par un système de détection :
«1° un véhicule d'un corps de police;
«2° un véhicule d'un service ambulancier;
«3° un véhicule d'un service de sécurité
incendie;
«4° un véhicule d'urgence immatriculé au
nom de la Société;
«5° un véhicule d'urgence utilisé
principalement pour amener d'urgence du personnel médical ou pour acheminer
d'urgence de l'équipement médical sur les lieux où une personne requiert des
soins médicaux immédiats;
«6° un véhicule d'urgence utilisé
principalement pour amener d'urgence un technicien ou pour acheminer d'urgence
de l'équipement de secours sur les <lieux...
>
18 h 30 (version révisée)
<16885
Mme Guilbault :
...pour
acheminer d'urgence de l'équipement de secours sur les >lieux où la
situation requiert une intervention rapide afin de dispenser des soins médicaux
immédiats.
«De plus, malgré les articles 573.2
et 573.7, aucune sanction administrative pécuniaire ne peut être imposée au
propriétaire des véhicules routiers visés au premier alinéa.»
En commentaire : l'article 602.5
reprend les situations déjà mentionnées par l'article 592.2.1 du Code de
la sécurité routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi, et ajoute
un alinéa afin de rendre cet article applicable dans le cas d'une sanction
administrative pécuniaire. Ainsi, le premier alinéa de l'article 602.5
prévoit qu'à l'égard des véhicules qui y sont visés, le propriétaire ne peut
être déclaré coupable d'une infraction constatée au moyen d'un système de
détection. Le deuxième alinéa prévoit qu'à l'égard des véhicules routiers visés
par le premier alinéa aucune SAP ne peut être imposée au propriétaire.
Et l'amendement. À l'article 602.5 du
Code de la sécurité routière, proposé par l'article 22 du projet de loi :
1° remplacer, dans le premier alinéa, «Malgré
les articles 592 et 602.4» par «Malgré l'article 592»;
2° remplacer, dans le paragraphe 4°
du premier alinéa, «immatriculé au nom de la Société» par «utilisé par la Société».
En commentaire : l'amendement propose
de retirer la référence à l'article 602.4, en concordance avec l'amendement
précédent qui supprime le premier alinéa de cet article.
L'amendement propose aussi de modifier le
paragraphe 4° du premier alinéa de l'article 602.5 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 22 du projet de loi, afin de
viser un véhicule d'urgence utilisé par la SAAQ plutôt qu'un véhicule d'urgence
immatriculé à son nom parce que les véhicules d'urgence immatriculés au nom de
la société seront bientôt immatriculés au nom du ministère des Transports et de
la Mobilité durable.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à l'article 602.5?
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 602.5
est... M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Le changement, c'est
uniquement «utilisé par la Société» au lieu d'«immatriculé»?
Mme Guilbault :Oui, pour le n° 2, puis, sinon,
on enlève la référence à l'article 602.4, qu'on vient juste d'amender
avant, le 602.4.
M. Derraji : Donc... Oui, c'est
vrai, mais donc, toutes... Donc là, on vise beaucoup plus large, toutes les
voitures utilisées par la société, et non pas immatriculées au nom de la
société.
Mme Guilbault :Véhicules d'urgence, si je me... ma mémoire est bonne.
M. Derraji : Bien... oui,
véhicules d'urgence, oui.
Mme Guilbault :Oui, c'est ça, véhicules d'urgence.
M. Derraji : Véhicules d'urgence,
oui.
Mme Guilbault :C'est pour Contrôle routier Québec aussi.
M. Derraji : Oui, donc, ça
inclut... Oui. OK.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. Derraji : Merci.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 602.5? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur 602.5 amendé? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci
beaucoup. Je me posais la question, des contrôleurs routiers, est-ce qu'on les
considère, dans ce cas-ci, comme un corps de police ou on les considère comme
des véhicules utilisés par la Société de l'assurance automobile du Québec? Ils
rentrent où, là-dedans?
Mme Guilbault :C'est les véhicules... C'est ça, comme je viens de répondre
au collègue de Nelligan, c'est des véhicules de la société, utilisés par la
société.
M. Grandmont : Contrôleurs
routiers, société.
Mme Guilbault :Oui, eux relèvent de la SAAQ.
M. Grandmont : De la SAAQ, et
ils sont encadrés par le ministère de la Justice... Transports, Transports. Donc,
ça relève de...
Mme Guilbault :Ultimement, Transports, oui.
M. Grandmont : ...votre
ministère, c'est ça. Parfait. OK, parfait. Donc là, ils sont couverts
là-dedans, ils ne sont pas... Donc, ils ne peuvent pas recevoir un constat d'infraction
à partir d'une preuve faite avec un appareil de contrôle automatique.
Puis je me posais la question aussi, je me
souviens, quand j'avais lu le projet de loi, au départ... c'est peut-être bien
candide, comme question, là, mais j'avais dans l'idée que l'utilisation des
phares d'urgence, de la sirène, était comme le critère qui était utilisé pour,
justement, se permettre d'aller à une vitesse excessive... bien, pas excessive,
mais une vitesse supérieure à ce qui est indiqué sur la route, de pouvoir, par
exemple, passer sur un feu rouge. Est-ce qu'en tout temps, dans le fond, un
véhicule qui est visé par l'article 602.5 vient enlever la possibilité de
mettre... d'émettre un constat d'infraction ou une SAP pour un véhicule ou si c'est
vraiment... Parce que j'avais vraiment l'impression, moi, que c'était... en
tout cas, c'est peut-être un bruit qui court, une rumeur que j'ai entendue puis
que j'avais comme assumé que c'était comme ça que ça fonctionnait, là, mais que
c'était seulement en situation d'urgence, et que cette situation d'urgence là
était, comme démontré par l'utilisation des phares d'urgence, phares
clignotants, là, ou la sirène. Parce qu'en quelque part on n'est pas à l'abri
de mauvais comportements, même si je suis persuadé que la plupart des gens, là,
qui travaillent pour ces différentes sociétés d'État ou corps municipaux,
travaillent de façon très professionnelle, là, mais...
Mme Guilbault :C'est ça. Bien, ce qu'on m'explique, c'est que, comme on
fonctionne avec des photos dans un <système de détection...
M. Grandmont :
...sociétés
d'État ou corps municipaux travaillent de façon très professionnelle, là,
mais...
Mme Guilbault :
C'est ça. Bien, ce qu'on m'explique, c'est que,
comme on fonctionne avec des photos dans un >système de détection, ça
peut être difficile de savoir s'ils sont en situation d'urgence ou non puis
s'ils utilisent les feux ou non. Ça fait que, raisonnablement, on peut penser
qu'ils sont exemptés en tout temps...
M. Grandmont : OK, mais donc...
Mme Guilbault :...parce qu'il reste que, tu sais, un véhicule incendie, on
peut toujours penser que...
M. Grandmont : Parce qu'il me
semble qu'il y avait eu un cas il n'y a pas si longtemps que ça, il y a
peut-être deux, trois ans, là, où... un cas où il y avait eu un service de
police qui avait...
Mme Guilbault :Une poursuite policière?
M. Grandmont : ...une
poursuite policière, effectivement, à grande vitesse dans une zone
résidentielle qui avait résulté en un accident. Puis ça avait été long, faire
la preuve, la démonstration qu'il y avait eu, comportement, là, qui ne
respectait pas l'esprit du Code de la sécurité routière, même si on était dans
un véhicule autorisé à ce genre de comportement. Bref, il y a comme là quelque
chose où je me demande, dans le fond, si on n'est pas... on ne passe pas à côté
de quelque chose, finalement, là.
Je le répète, hein, je suis persuadé que
les gens qui conduisent ce type de véhicule là le fait de façon professionnelle,
mais, je veux dire, l'erreur est humaine, la distraction peut arriver n'importe
quand pour des personnes. Ça fait qu'on dirait qu'on est... on a comme un
régime, finalement, où les personnes qui seraient en fonction, donc, mais pas
en situation d'urgence, pourraient ne pas recevoir un constat d'infraction. Puis,
tu sais, je note par exemple que... Là, on parle vraiment de véhicules
d'urgence, essentiellement, là, mais, disons, un chauffeur d'autobus d'une
société de transport, on s'attend à ce qu'il conduise convenablement, mais peut
recevoir, lui, dans ce cas-là, une contravention sur la base d'une preuve faite
sur une ACA, par exemple, ou un radar photo.
Donc, il y a comme une espèce de régime de
non-application, finalement, de la loi, là, pour certains types de véhicules.
Je me demande si c'est la bonne chose à faire.
Mme Guilbault :Oui. Bien, c'est sûr que, tu sais, comme c'est souvent le
cas, il faut s'attacher à la faisabilité dans la vraie vie, là, tu sais, on
fonctionne avec le cadre qu'on peut. Mais, compte tenu des limites de ce que
peut nous permettre d'apprécier comme situation les photographies, bien, je
pense qu'entre... Tu sais, la logique, la logique veut qu'on exempte les
véhicules d'urgence parce que, plus souvent qu'autrement, ils sont en fonction
puis ils sont en train d'être...
Une voix : ...
Mme Guilbault :
...«anyway», ils sont en train d'offrir un service, tu sais, puis ce n'est
peut-être pas toujours une situation d'urgence, genre un incendie qui a éclaté
ou une personne qui est en détresse quelque part, mais ça tombe sous le sens.
En tout cas, je considère, moi, là, que, tu sais, les véhicules de police,
ambulanciers, sécurité incendie, les véhicules d'urgence, dont Contrôle routier
Québec puis tout ce qui nécessite d'aller prodiguer des soins n'aient pas de
SAP s'ils commandent... s'ils commettent un manquement.
• (18 h 40) •
M. Grandmont : Je pense qu'il
y a une notion de balance des avantages et des inconvénients puis que... Je
comprends qu'il y a comme un raisonnement de balance des avantages, des inconvénients
puis qu'on considère que, dans le fond, c'est peut-être plus facile de laisser,
en tout temps, la possibilité à ces conducteurs de véhicules d'urgence de ne
pas être... de ne pas recevoir une SAP.
En même temps, on a ouvert la porte aussi
à des séries de photographies, à des vidéos sur lesquelles il est peut-être
plus facile de constater l'utilisation des mécanismes qui identifient
clairement que le véhicule... ou, en tout cas, l'occupant d'un véhicule
d'urgence est en situation d'urgence. En tout cas, je veux juste mettre la puce
à l'oreille à... de la ministre, là, parce qu'effectivement c'est peut-être un
enjeu... peut-être un enjeu là sur lequel la technologie nous permettrait,
finalement, d'être plus aptes à aussi contrôler ceux qui nous contrôlent... ou,
en tout cas, ceux qui interviennent de manière urgente. Si, pour l'instant, on
le mettait de côté parce que la preuve est peut-être difficile à faire, bien,
peut-être qu'éventuellement, considérant les avancées technologiques,
l'innovation, l'utilisation de caméras intelligentes, bien, cette
démonstration-là est peut-être plus facile à faire éventuellement.
Je comprends qu'actuellement on n'est
peut-être pas encore rendu là, mais je me permets de le souligner, parce que
ces... comme je le répète, ces personnes-là travaillent de manière
consciencieuse et professionnelle, mais personne n'est à l'abri d'erreur, et on
pourrait certainement aussi, là, éviter certains accidents, envoyer un certain
signal aussi sur la bonne façon de se comporter sur la route. Puis même, je
pense, c'est pour aussi les... comment je dirais ça, pour protéger l'image de
ces différentes professions là ou les différents corps de police, les services
ambulanciers, etc., que de leur offrir la possibilité d'avoir aussi un certain
contrôle, je pense que c'est leur image aussi. Quand on voit, des fois, des
policiers tourner à droite alors qu'il y a une interdiction de virage sur un
feu rouge, par exemple — ça m'est arrivé d'en voir — bien,
je me dis : Câline! Elle était où, l'urgence? Puis ça m'apparaît
clairement un comportement qui aurait dû être sanctionné.
Donc, en tout cas, peut-être que ça peut
être intéressant éventuellement de l'ouvrir, là. Je comprends que, peut-être,
on préfère ne pas toucher ça pour l'instant, mais je me permettais de le
souligner, considérant qu'on vise une amélioration des outils dans le temps qui
nous permet de constater, là, les manquements ou les infractions.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement 602.5... sur <l'article 602.5
amendé...
M. Grandmont :
...dans le temps qui nous permet de constater, là, les
manquements ou les infractions.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement 602.5... sur >l'article 602.5
amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, Mme la ministre, l'article 602.6.
Mme Guilbault :«602.6. Toute infraction constatée au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de détection
n'entraîne l'attribution d'aucun point d'inaptitude, à moins que le conducteur
n'ait été intercepté et qu'un constat ne lui ait été signifié pour l'infraction
ainsi constatée.»
En commentaire : l'article 602.6
reprend ce qui est déjà prévu par l'article 592.4 du Code de la sécurité
routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi. Comme c'est déjà le
cas, cette disposition prévoit donc qu'aucun point d'inaptitude n'est attribué pour
une infraction constatée au moyen d'un système de détection...
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 602.6? Donc, Mme la ministre,
602.7.
Mme Guilbault :«602.7. Dans le cas d'une infraction ou d'un manquement
constaté au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par
un système de détection, le poursuivant ou la Société, selon le cas, n'a pas à
faire la preuve de la présence d'une signalisation routière indiquant l'endroit
où un système de détection est utilisé conformément à l'article 519.79.
«Nulle poursuite ne peut être rejetée, nul
défendeur ne peut être acquitté ou nulle procédure pouvant mener à l'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire ne peut être arrêtée en raison de
l'absence ou de l'inadéquation de la signalisation routière visée au premier
alinéa.»
Commentaire : l'article 602.7
reprend ce qui est déjà prévu par l'article 592.4.1 du Code de la sécurité
routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi, en y ajoutant les cas
de manquement pouvant mener à l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire. Ainsi, suivant le premier alinéa de l'article 602.7, le
poursuivant ou la SAAQ, en cas d'infraction ou de manquement constaté au moyen
d'un système de détection, n'ont pas à faire la preuve de la présence d'une
signalisation à l'endroit où le système de détection est utilisé.
Le deuxième alinéa prévoit de plus que
l'absence d'une telle signalisation ou son inadéquation ne peut mener au rejet
d'une poursuite à la suite d'une infraction, ou à l'acquittement d'un
défendeur, ou encore mettre fin à une procédure menant à l'imposition d'une
SAP.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 602.7? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, nous pouvons passer à 602.8. Il y aura aussi un amendement.
Mme Guilbault :Oui. «602.8. En cas d'infraction constatée au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection, un agent de la paix, [un fournisseur...] le fournisseur d'un tel
système, son fabricant ou toute personne autorisée à en effectuer l'entretien
n'est pas tenu de témoigner oralement au procès à moins qu'une assignation
autorisée par un juge lui enjoignant de se présenter pour témoigner ne soit
délivrée conformément au Code de procédure pénale[...]. En ce cas, l'article 63
de ce code ne s'applique pas.
«Le juge n'accorde l'autorisation visée au
premier alinéa que s'il est convaincu que le témoignage de cette personne est
utile, selon le cas, pour que le poursuivant prouve la perpétration d'une
infraction, pour que le défendeur bénéficie d'une défense pleine et entière ou
pour que le juge puisse trancher une question qui lui est soumise.
«En cas de manquement constaté au moyen
d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection, un agent de la paix, le fournisseur d'un tel système, son fabricant
ou toute personne autorisée à en effectuer l'entretien n'est pas tenu de faire
de représentations, à moins d'y être contraint par l'autorité décisionnelle,
laquelle ne l'impose que si elle est convaincue que les représentations de
cette personne sont utiles, selon le cas, pour que la preuve du manquement
puisse être faite, pour que le défendeur puisse faire valoir ses observations
et qu'il puisse bénéficier d'une défense pleine et entière ou pour que
l'autorité puisse trancher une question qui lui est soumise.»
En commentaire : l'article 602.8
reprend l'article 592.4.2 du Code de la sécurité routière, abrogé par
l'article 19 du projet de loi, en apportant des modifications de
concordance et en y ajoutant un alinéa afin que la règle de preuve s'applique à
la procédure menant à l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire à
la suite d'un manquement constaté au moyen d'un système de détection.
Ainsi, tant en cas d'infraction que de
manquement constaté au moyen d'un système de détection, un agent de la paix, le
fournisseur d'un tel système, son fabricant ou toute personne autorisée à en
effectuer l'entretien n'est pas tenu, selon le cas, de témoigner oralement au
procès ou de faire des représentations en cas de contestation d'une SAP, à
moins d'y être contraint. La personne pourra être contrainte, notamment si son
témoignage ou ses représentations sont utiles soit à la preuve ou à la défense
ou pour trancher une question.
Et l'amendement. Au troisième alinéa de
l'article 602.8 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 22
du projet de loi :
1° remplacer «l'autorité décisionnelle»
par «la personne chargée d'entendre la contestation»;
2° remplacer «défendeur» par «demandeur»;
3° remplacer «d'une défense pleine et
entière» par «du droit d'être entendu»;
4° remplacer «l'autorité» par «la personne
chargée d'entendre la contestation».
En commentaire : cet amendement
apporte des modifications d'ordre technique afin notamment que les termes
utilisés au troisième alinéa de l'article 602.8 désignent adéquatement les
intervenants visés par cette disposition qui s'appliquera dans le contexte de
la contestation d'une sanction administrative pécuniaire.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 602.8? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, <est-ce que
l'amendement...
Mme Guilbault :
...pécuniaire.
Le Président (M. Jacques) :
Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 602.8? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, >est-ce que
l'amendement...
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : 602.8.
M. Derraji : J'ai entendu 602.2,
désolé.
Le Président (M. Jacques) : 602.8.
M. Derraji : C'est bon.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Est-ce que l'article... Maintenant, est-ce qu'il y a des commentaires
sur l'article 602.8 amendé? Il n'y a pas d'intervention. Nous
revenons à l'article 22. Est-ce que l'article 22 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 23 introduisant l'article 620.1.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Pardon?
L'article 23, qui introduit l'article 620.1.
Mme Guilbault :Oui, et je veux juste voir... OK, c'est juste un article.
Parfait. Donc... et il y aura un amendement.
Donc, article 23 : Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 620, du suivant :
«620.1. Le gouvernement peut, par
règlement :
«1° déterminer les dispositions du présent
code ou de ses règlements dont le respect peut être contrôlé au moyen d'un
système de détection;
«2° déterminer les [règles suivant lesquelles
un chemin...] les critères — pardon — suivant lesquels un
chemin public ou une partie d'un chemin public peut être désigné par le
ministre;
«3° prescrire les éléments apposés sur une
ou plusieurs photographies ou qui y sont visibles qui font preuve de leur
exactitude en l'absence de toute preuve contraire;
«4° prescrire d'autres règles de preuve
applicables à l'égard des infractions et des manquements constatés au moyen
d'un système de détection;
«5° prévoir les manquements à une
disposition du présent code ou de l'un de ses règlements constatés au moyen
d'un système de détection donnant lieu à l'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire;
«6° établir l'organe chargé d'entendre la
contestation d'une sanction administrative pécuniaire lorsque l'avis de
réclamation a été notifié par la Société ou confier cette responsabilité à un
organe de contestation établi par une municipalité habilitée à établir un
régime de sanctions administratives pécuniaires;
«7° prévoir les règles et les modalités de
fonctionnement de l'organe de contestation visé à l'article 573.16,
notamment celles relatives à son organisation administrative et matérielle et à
son financement, de même que les frais qu'il peut imposer pour traiter les
demandes qui lui sont soumises et prévoir toute mesure en lien avec l'exécution
des fonctions des personnes chargées d'entendre la contestation et du décideur
responsable;
«8° établir la procédure de recrutement et
de sélection des personnes chargées d'entendre la contestation;
«9° déterminer les cas et les conditions
auxquels les membres d'un comité de sélection ou d'un comité d'examen peuvent
recevoir une rémunération ou ont droit au remboursement des dépenses faites
dans l'exercice de leurs fonctions;
«10° établir le mode, les normes et les
barèmes de la rémunération, des avantages sociaux et des autres conditions de
travail des personnes chargées d'entendre la contestation;
«11° établir la procédure de
renouvellement d'un mandat d'une personne chargée d'entendre la contestation;
«12° prévoir toute règle de procédure
applicable à l'organe chargé d'entendre la contestation d'une sanction
administrative pécuniaire;
«13° fixer le montant d'une sanction
administrative pécuniaire ou en déterminer le mode de calcul, lequel peut varier
selon la gravité du manquement ou selon que la personne en défaut est une
personne physique ou une personne morale;
«14° déterminer les frais relatifs à
l'application du régime de sanctions administratives pécuniaires et les frais
de recouvrement;
«15° prévoir toutes les conditions,
modalités ou règles relatives à la perception et au recouvrement des sommes
dues;
«16° déterminer dans quels cas et à
quelles conditions la Société impose au débiteur, à titre de mesures de
recouvrement, des sanctions à l'égard des autorisations qu'elle délivre, les
conséquences administratives en cas de non-respect des sanctions imposées et
les règles du présent code applicables et prescrire, parmi ces sanctions,
celles dont la violation constitue une infraction et rend le contrevenant
passible d'une amende dont le gouvernement fixe le montant.»
• (18 h 50) •
En commentaire : l'article 23 du
projet de loi introduit l'article 620.1 au Code de la sécurité routière,
lequel énumère les pouvoirs réglementaires du gouvernement en matière de
gouvernance des systèmes de détection et en matière de sanctions
administratives pécuniaires.
Et l'amendement...
(Consultation)
Mme Guilbault :C'est ça. On note qu'une réflexion, toujours en cours, à
l'article 12... le fruit de cette réflexion-là, toujours en cours, de
l'article 12, pourrait avoir une incidence sur l'amendement à l'article 23.
M. Grandmont : ...
Mme Guilbault :Bien, c'est ce qu'on est en train de... À quel endroit?
Dans quel sens?
M. Grandmont : Dans le 23.
Mme Guilbault :Non, mais à l'amendement...
M. Grandmont : ...
Mme Guilbault :
...parce que l'amendement que j'aurais déposé pourrait être modifié, que je
n'ai pas encore lu, effectivement, mais...
M. Grandmont : ...
Mme Guilbault :On le fait tout de suite...
M. Grandmont : Ou on suspend,
c'est à votre guise.
Mme Guilbault :...ou on suspend?
Le Président (M. Jacques) : On
suspend l'article 23, et l'amendement et l'article.
Mme Guilbault :Au complet?
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Bien, <on l'aura lu...
M. Grandmont :
...on
suspend, c'est à votre guise.
Mme Guilbault :
...ou on suspend?
Le Président (M. Jacques) :
On
suspend l'article 23, et
l'amendement et l'article.
Mme Guilbault :
Au complet?
Le Président (M. Jacques) :
Oui.
Bien, >on l'aura lu. Si jamais, si jamais l'amendement, elle n'est pas
bonne, on la retirera et on redéposera le nouvel amendement, là, qui devra
être... devra venir ajuster le 12. Est-ce qu'il y a consentement pour faire
tout ça?
M. Grandmont : ...devoir se
rafraîchir la mémoire, là, mais...
Mme Guilbault :Dans le sens que là je fais mon amendement, comme prévu...
Le Président (M. Jacques) : Non.
On suspendrait...
Mme Guilbault :...ou je suspends. C'est ça. Oui, oui, c'est ça.
Le Président (M. Jacques) : ...on
pourrait suspendre la 23 au complet.
Mme Guilbault :Puis on remplacerait l'amendement avant même que je lise la
mauvaise version, finalement?
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Mme Guilbault :Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Mais,
même si elle est déposée, par contre... Elle n'est pas déposée?
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
on est mieux d'attendre. Puis on pourrait suspendre l'article 23, quant à
ça, puis aller passer à l'article 24. Est-ce qu'il y a d'autres incidences
de l'article 12, là, dans les articles qui suivent, là?
Une voix : Non.
Le Président (M. Jacques) : Non.
Parfait. Article 24. Donc, on suspend l'article 23.
Mme Guilbault :Article 24. L'article 621 de ce code est modifié
par l'insertion, après le paragraphe 21° du premier alinéa, du paragraphe
suivant :
«21.1° déterminer les conditions et les
modalités selon lesquelles la personne responsable de l'entretien d'un chemin
public doit, à l'égard d'un panneau à message lumineux, variable ou non,
enregistrer et consigner électroniquement toute limite de vitesse affichée sur
un tel panneau ainsi que toute information qui doit être comprise dans un tel
enregistrement et une telle consignation;».
En commentaire : l'article 24 du
projet de loi précise le pouvoir du gouvernement de prévoir par règlement les
éléments utiles à l'application de l'article 300.1 du Code de la sécurité
routière que l'article 53 du projet de loi introduit.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Juste une
minute, s'il vous plaît.
(Consultation)
M. Grandmont : Oui, je serais
prêt. Donc... Donc, ma question pour Mme la ministre, c'en est une de
compréhension, là. Donc, de ce que je comprends, là, de l'article 24,
c'est qu'un panneau à message lumineux, donc, un panneau sur lequel il y a une
vitesse de... une vitesse qui est inscrite, mais qui peut changer, par
exemple...
Mme Guilbault :...
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
mais, en fait... Pouvez-vous expliquer, en fait, à quoi ça réfère? Parce que
moi, j'ai en tête, par exemple, des panneaux... des panneaux lumineux à vitesse
variable, comme on a, par exemple, sur Robert-Bourassa, qui peuvent changer,
dans le fond. Ce que je comprends, c'est que ce qu'on veut pouvoir avoir comme
information, c'est qu'on veut savoir à telle heure, c'était quelle limite de
vitesse qui était imposée à ce moment-là, pour être capable, après ça, de
corréler la vitesse avec l'utilisation d'un ACA, pour que, dans le fond, bien,
si la personne roule à 90, alors que le panneau était à 70 au moment de
l'infraction, bien, qu'on soit capable de dire : Bien, voici, l'infraction
est constatée puis parce que la limite était... était de tant. En tout cas,
bref, juste comprendre ce... cet article-là, pour être sûr.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a consentement pour faire intervenir M. Toupin?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : M.
Toupin, veuillez nommer votre nom et votre titre, s'il vous plaît.
M. Toupin (Laurent) : Oui,
bonjour. Laurent Toupin, ingénieur en sécurité routière au sein du MTMD.
Donc, les panneaux de limite, comment
qu'ils sont libellés, bien, les panneaux, limite de vitesse variable dynamique.
Je ne sais pas s'ils sont libellés comme ça dans l'article, je ne m'en souviens
pas par cœur. Vous avez cité l'exemple de Robert-Bourassa. C'est exactement ça,
Robert-Bourassa, ou, si on continue, on s'étend au-delà de Robert-Bourassa,
dans la grande région de Québec, la ville de Québec, on a implanté quelques-uns
sur son réseau.
M. Grandmont : En zone
scolaire, par exemple. Oui, c'est ça.
M. Toupin (Laurent) : En zone
scolaire. Il y a d'autres municipalités au Québec. Il y en a aussi sur le
réseau routier supérieur. Actuellement, tout gestionnaire de réseau, en
fonction de 329, a l'obligation d'enregistrer la limite de vitesse
électroniquement.
Au ministère des Transports, on tient un
registre, mais pour d'autres limites... pour toute limite de vitesse, mais ils
ont l'obligation d'enregistrer électroniquement. Au travers de cet article-là,
on vient se donner un pouvoir de venir définir dans un règlement toute autre
information qu'on souhaite qui soit enregistrée par le panneau. Oui, on veut
enregistrer la limite de vitesse qui devrait être affichée par le panneau,
donc, au travers d'une... au travers d'une programmation, exemple, de 7 heures
à 17 heures, on veut que ça affiche 30 km/h. On veut, on le fait
déjà, demander aux gestionnaires de l'enregistrer, mais on veut aussi, au
travers de ce règlement-là, venir enregistrer ou imposer certains autres
éléments qu'on veut que le panneau enregistre.
Exemple, là je faisais référence à la
limite de vitesse qui devrait être affichée, mais là ce serait intéressant
qu'on enregistre la limite de vitesse qui était affichée, ou l'information qui
était affichée par le panneau, ou tout autre message d'erreur <pour
s'assurer que...
M. Toupin (Laurent) :
...ce
serait intéressant qu'on enregistre la limite de vitesse qui était affichée, ou
l'information qui était affichée par le panneau, ou tout autre message d'erreur
>pour s'assurer que, si on opère un appareil de contrôle automatisé dans
une zone comme celle-là, on ait vraiment la conformité puis l'assurance que la
limite de vitesse était clairement indiquée par le panneau en tant que tel.
M. Grandmont : Donc... OK, parce
qu'effectivement la vitesse peut... On se donne une programmation de variation
de la vitesse, mais en fonction des conditions météo, du trafic, un accident,
la vitesse peut changer aussi. Donc, si on veut être capable de faire la
preuve, effectivement, on doit avoir un enregistrement aussi de la vitesse qui
était effectivement affichée à telle heure, à tel jour...
M. Toupin (Laurent) : Exactement,
oui.
M. Grandmont : ...à telle
date, en fait, là. Donc, je comprends bien ça. Donc, c'est important pour...
Donc, on doit... Donc, le ministère a ses propres panneaux. On prend Robert-Bourassa,
il a ses propres panneaux. Donc, c'est relativement facile d'aller chercher
l'information pour s'assurer qu'il y avait effectivement une... un manquement
ou une infraction. Dans le cas où, par exemple, on a un processus où la
contestation, l'organe de contestation, c'est un... c'est une municipalité, je
ne sais pas... je commence à être sur les fins de journée, là, puis... Mais,
dans les cas où on utilise des municipalités, on sous-traiterait, là. Mme la
ministre va s'en souvenir, on va sous-traiter une partie du processus, puis
c'est au niveau de la contestation.
Dans le fond, est-ce qu'il y a un
mécanisme pour s'assurer que, finalement, cette preuve-là soit transmise aussi
à l'instance pour être capable de s'assurer qu'elle pourra faire la
vérification en bonne et due forme?
Mme Guilbault :...où on sous-traite à la municipalité une partie signifiée
par la SAAQ pour... au lieu que ce soit au TAQ...
M. Grandmont : Oui, exact.
Mme Guilbault :...tu sais.
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Mme Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
en fait, au niveau de... des éléments de preuve qui sont fournis quand on...
Actuellement, là, dans un constat d'infraction, il y a un règlement qui indique
un peu les modalités de comment présenter la preuve... peut-être pas comment
présenter la preuve, mais les éléments que l'on doit mettre de l'avant, que
l'on doit consigner.
M. Grandmont : Qui doit être
inclus, oui, c'est ça.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
exactement, pour que la preuve soit solide, et soit conforme, et fiable. Donc,
évidemment, dans le contexte de panneaux de limite à message variable, des
choses comme ça, bien, on pourra adapter en conséquence, là, si jamais il y a
une nécessité. Donc, ce n'est pas nécessairement de transférer à l'organe de
contestation, mais c'est de s'assurer que la preuve, quand elle est fournie, on
ait consigné les éléments nécessaires pour que le constat de l'infraction ou du
manquement puisse être fait en bonne et due forme.
• (19 heures) •
M. Grandmont : D'accord.
Est-ce que ce genre d'information là, la consignation de la vitesse affichée,
c'est des données qu'on retrouve sur Données Québec, dans les jeux de données
de Données Québec, donnees.quebec, en fait, là, pour qu'éventuellement, bien,
quelqu'un qui voudrait contester la réception d'un... d'une SAP puisse prendre
elle-même acte puis montrer... monter sa contre-preuve, dans le fond, je ne
sais pas si c'est le bon terme qu'on doit utiliser, là, mais...
Mme Morin-Verville (Amélie) :
Oui.
M. Grandmont : Donc, est-ce
que c'est des données qui sont accessibles au grand public aussi?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je
ne penserais pas, parce qu'au niveau des éléments qui sont... qui sont
consignés au niveau de la preuve, c'est au niveau... c'est un registre qui est
tenu par la Sûreté du Québec. Donc, c'est de l'information qui est accessible,
mais pas accessible grand public, là.
M. Grandmont : ...mais ce
n'est pas la Sûreté du Québecqui... bien, c'est la Sûreté du Québec qui
consigne, par exemple, sur Robert-Bourassa. Donc, les infrastructures routières
qui appartiennent au MTMD, c'est consigné à la Sûreté du Québec, ces
informations-là?
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, le registre, actuellement, oui, effectivement, est sous la responsabilité
de la Sûreté du Québec.
M. Grandmont :
OK, OK, dont...
Mme
Morin-Verville (Amélie) : La loi...
M. Grandmont : Pardon?
Mme Morin-Verville (Amélie) : ...mais
la loi dit : La Sûreté du Québec ou tout autre organisme désigné, là. Je
n'ai pas l'article, là, mais... qu'on a actuellement, c'est... Là,
actuellement, ce n'est que la Sûreté du Québec.
M. Grandmont : Parfait. Puis
donc, sur le domaine municipal, bien là, c'est à chaque municipalité de voir où
elle consigne, mais elle est tenue de le faire quand même puis de rendre ça
accessible éventuellement aux instances qui seraient concernées par...
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
actuellement, mettons, sur le réseau municipal, où est-ce qu'on aurait
besoin... qu'on a besoin, en fait, où on a besoin de cette information-là,
c'est quand même fourni. Mais le registre de ces informations-là est consigné à
un seul endroit, actuellement, c'est la Sûreté du Québec.
M. Grandmont : Toute <information...
>
19 h (version révisée)
< Mme Morin-Verville (Amélie) :
...en fait, où on a besoin de cette information-là. C'est quand même
fourni, mais le registre de ces informations-là est consigné en un seul endroit.
Actuellement, c'est la Sûreté du Québec.
M. Grandmont :
Toute
>l'information, même municipale, va à la SQ?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
au niveau... au niveau de la présentation de la preuve pour des constats d'infraction,
oui, parce que, là, c'est... en fait, le... c'est centralisé à la Sûreté du
Québec, là, pour les constats... les constats d'infraction.
M. Grandmont : OK, mais même
les... Là, éventuellement, on va donner la possibilité aux municipalités d'avoir
leur propre... leur propre régime SAP, là. En fait, là, ils vont pouvoir
déployer des ACA sur leur territoire. Ils pourraient éventuellement, là,
émettre des SAP, dans le fond, mais ça passe nécessairement par la SQ. Donc,
ils doivent être en communication avec le registre de la SQ puis, après ça,
réimporter l'information pour être capables d'octroyer, de délivrer une SAP.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
avec l'implication de la SAAQ, dorénavant, dans l'imposition des SAP, il y aura
effectivement des démarches à faire pour voir ce qu'il en est du registre.
Comme je disais, dans la loi, ça nous permet... La Sûreté du Québec est
identifiée, mais il y aurait d'autres organismes qui pourraient le faire.
Actuellement, dans le règlement dont je vous parle, là, on identifiait la
Sûreté du Québec. Donc, ce sera à revoir, à évaluer au niveau d'est-ce qu'on
conserve tout ça centralisé à la Sûreté du Québec ou, par exemple, une
responsabilité partagée avec la SAAQ, mais je n'ai pas d'orientation, là,
officielle à confirmer, à vous donner là-dessus.
M. Grandmont : Parfait, mais
il y a une ouverture à éventuellement...
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, c'est à voir, comment ce sera le plus...
M. Grandmont : Oui, je ne
voulais pas dire qu'il y a une ouverture, mais c'est-à-dire qu'il y a de la
place pour être capable de le faire si jamais c'est... si jamais c'est ça, le
souhait. OK, parfait, merci. Ça répond à ma question. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 24? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 25, Mme la ministre.
Mme Guilbault :Article 25. Voyons, il y a beaucoup de pages entre les
deux articles. Bon, article 25. Les articles 634.3 et 634.4 de ce
code sont abrogés.
En commentaire : l'article 25 du
projet de loi abroge les articles 634.3 et 634.4 du Code de la sécurité
routière. Les éléments qui y sont prévus sont reportés dans deux nouveaux
articles du CSR proposés par l'article 12 du projet vu précédemment et qui
introduit notamment les articles 519.80 et 519.82. Rappelons que ces
dispositions précisent les endroits où un système de détection peut être
utilisé et habilitent le ministre des Transports et le ministre de la Sécurité
publique à déterminer les conditions et les modalités d'utilisation d'un tel
système.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 25? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : L'article 27.
Mme Guilbault :26? Article...
Le Président (M. Jacques) : 26,
exactement. Il y avait... La ligne était trop petite, là, 26.
Mme Guilbault :Alors, Code de procédure pénale. Article 26. L'article 146
du Code de procédure pénale est modifié par la suppression, dans le deuxième
alinéa, de «ou, le cas échéant, de transmettre la déclaration visée à l'article 592.1
ou 592.1.1 du Code de la sécurité routière [...] dans le délai prévu à l'article 592.1
de ce code».
En commentaire : l'article 26 du
projet de loi modifie l'article 146 du Code de procédure pénale en
concordance avec l'abrogation des articles 592.1 et 592.1.1 du Code de la
sécurité routière proposée par l'article 19 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires à l'article 26? S'il n'y
a pas de commentaire, est-ce que l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
L'article 27.
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : À
26? 27.
Mme Guilbault :27, oui, avec un amendement. Article 27. L'article 157.2
de ce code est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de
«cinémomètre photographique ou d'un système photographique de contrôle de
circulation aux feux rouges» par «système de détection au sens de l'article 4
du Code de la sécurité routière...»
En commentaire : l'article 27 du
projet de loi modifie l'article 157.2 du Code de procédure pénale en
concordance avec le remplacement au Code de la sécurité routière des
expressions «cinémomètre photographique» et «système photographique de contrôle
de circulation aux feux rouges» par l'expression «système de <détection»,
tel que défini par l'article 4 du CSR...
Mme Guilbault :
...par l'expression «système de >détection»,
tel que défini par l'article 4 du CSR.
Et l'amendement : remplacer
l'article 27 du projet de loi par le suivant :
27. L'article 157.2 de ce code est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de «constatée par une
photographie ou une série de photographies prises au moyen d'un cinémomètre
photographique ou d'un système photographique de contrôle de circulation aux
feux rouges» par «constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de
photographies prises par système de détection au sens de l'article 4 du
Code de la sécurité routière...»
En commentaire : cet amendement
propose de remplacer l'article 27 du projet de loi afin de remplacer à
l'article 157.2 du Code de procédure pénale les expressions «cinémomètre
photographique» et «système photographique de contrôle de circulation aux feux
rouges» par celle de «système de détection», en concordance avec le
remplacement de ces expressions qui a été fait au Code de la sécurité routière.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Donnez-moi
juste une minute parce que j'ai... Il vient d'apparaître au Greffier, là. Je
veux juste être sûr... C'est beau. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci. Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 27 amendé? Donc, s'il n'y
a pas d'intervention, est-ce que l'article 27 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 28.
Mme Guilbault :Article 28. L'article 163 de ce code est modifié :
1° par la suppression, dans ce qui précède
le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «ni, le cas échéant, la déclaration
visée à l'article 592.1 ou 592.1.1 du Code de la sécurité routière...»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
En commentaire : l'article 28 du
projet de loi modifie l'article 163 du Code de procédure pénale en
concordance avec l'abrogation des articles 592.1 et 592.1.1 du Code de la
sécurité routière proposée par l'article 19 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Taschereau.
• (19 h 10) •
M. Grandmont : Donc, je
comprends que, quand on barre... quand on biffe «le deuxième alinéa ne
s'applique pas lorsque le défendeur est un conducteur ou un locataire qui a été
désigné conformément à l'article 592.1 ou 592.1.1 du Code de la sécurité
routière», on réfère à ce qu'on disait tantôt, là, à l'effet qu'on voulait
essentiellement remettre un constat d'infraction ou une SAP au propriétaire de
l'automobile, qu'il soit une personne morale ou une personne physique, et
qu'après ça, bien, il y ait... on laisse les gens s'arranger entre eux pour
être capables de bien déterminer comment les choses se règlent, là, mais, dans
le fond, c'est pour alléger, dans le fond, le processus administratif puis
accélérer le processus. C'est en plein ça?
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
c'est en concordance avec tout à l'heure. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 28? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, l'article 29. Il y a aussi un amendement.
Mme Guilbault :Oui. Article 29. L'article 218.4 de ce code est
modifié, dans le deuxième alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
6°, de «592.1 ou 592.5» par «592.5 ou 602.4»;
2° par la suppression du paragraphe 7°;
3° par la suppression, dans le paragraphe 8°,
de «ni, le cas échéant, dans le délai prévu à l'article 592.1 du Code de
la sécurité routière, transmis la déclaration visée à cet article ou à
l'article 592.1.1 de ce code».
Commentaire : les modifications à
l'article 218.4 du Code de procédure pénale proposées par
l'article 29 du projet de loi sont de concordance avec l'abrogation du
premier alinéa de l'article 592.1 du Code de la sécurité routière et dont
la règle est reprise à l'article 602.4 du CSR édicté par l'article 22
du projet de loi, avec l'abrogation des articles 592.1 et 592.1.1 du CSR
proposée par l'article 19 du projet de loi.
Et l'amendement : remplacer le
paragraphe 1° de l'article 29 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement du paragraphe 6°
par le suivant :
«6° dans les cas visés au paragraphe 3° de
l'article 157.2, du certificat de la personne autorisée à cette fin par le
poursuivant attestant que le constat d'infraction et la ou les photographies
ont été transmis conformément à l'article 592.5 du Code de la sécurité
routière...»
En commentaire : cet amendement
propose de remplacer le paragraphe 1° de l'article 29 du projet de loi
pour tenir compte de l'amendement à l'article 22 du projet de loi qui
supprime le premier alinéa de l'article 602.4 du Code de la sécurité
routière. Le retrait de cet alinéa requiert des ajustements de concordance qui
nécessitent de remplacer le paragraphe 6° du deuxième alinéa de
l'article 218.4 du Code de procédure pénale puisque la référence aux cas
visés au paragraphe 2° de l'article 157.2 du CPP n'est plus requise, de
même que celle à l'article 602.4 du CSR.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 29? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 29 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
29, maintenant, amendé. Est-ce qu'il y a des interventions sur <l'article 29
amendé...
Le Président (M. Jacques) :
...29,
maintenant, amendé. Est-ce qu'il y a des interventions sur >l'article 29
amendé? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 29
amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 30.
Mme Guilbault :Article 30. L'article 218.5 de ce code est
modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «aux paragraphes 4° à 7°» et... c'est-à-dire, par «aux paragraphes
4° à 6°»;
2° par la suppression, dans le deuxième
alinéa, de «ni, le cas échéant, dans le délai prévu à l'article 592.1 du
Code de la sécurité routière[...], transmis la déclaration visée à cet article
ou à l'article 592.1.1 de ce code».
En commentaire : les modifications
proposées à l'article 218.5 du Code de procédure pénale par l'article 30
du projet de loi sont de concordance avec la suppression du paragraphe 7° du
deuxième alinéa de l'article 218.4 du CPP proposée par l'article 29 du
projet de loi, avec l'abrogation des articles 592.1 et 592.1.1 du Code de
la sécurité routière proposée par l'article 19 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 30? Donc,
s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 30 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, article 31, Mme la ministre. Il y a un amendement. Donc, on devrait
terminer là-dessus.
Mme Guilbault :Oui, article 31. L'article 228.1 de ce code est
modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «592.1 ou 592.5» par
«592.5 ou 602.4».
En commentaire : la modification à
l'article 228.1 du Code de procédure pénale proposée par l'article 31
du projet de loi est de concordance avec l'abrogation de l'article 592.1
du Code de la sécurité routière et dont la règle est reprise à
l'article 602.4 du CSR édicté par l'article 22 du projet de loi.
Et l'amendement : remplacer
l'article 31 du projet de loi par le suivant :
31. L'article 228.1 de ce code est
modifié par la suppression, dans le deuxième alinéa, de «592.1 ou».
En commentaire : cet amendement
propose de modifier l'article 31 du projet de loi afin de retirer la
référence à l'article 602.4 du Code de la sécurité routière en concordance
avec l'amendement à l'article 22 du projet de loi, qui retire le premier
alinéa de l'article 602.4. Il n'est plus requis de faire référence à ce
dernier article.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 31? Pas d'intervention. Donc, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 31 amendé? Il n'y a pas
d'intervention. Donc, est-ce que l'article 31 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Et, compte tenu de l'heure, nous
suspendons nos travaux sine die.
(Fin de la séance à 19 h 16)