(Dix
heures deux minutes)
Le Président (M. Jacques) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous reprenons nos travaux. Nous reprenons nos
travaux. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des transports et de l'environnement ouverte.
La
commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 48, Loi modifiant
principalement le Code de la sécurité
routière afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection
et d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La
Secrétaire : Oui, M. le Président. Alors, Mme Dufour (Mille-Îles)
est remplacée par Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont).
Auditions (suite)
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la secrétaire. Lors de l'ajournement de nos
travaux jeudi dernier, nous venions d'adopter l'article 15 amendé du
projet de loi. D'autre part, je vous rappelle que l'étude de l'article 12
avait été suspendue, et nous étions plus précisément à l'article 519.80 du
Code de la sécurité routière, introduit par cet article.
À moins qu'il n'y ait
consentement pour reprendre l'article 12, nous serions rendus à étudier
l'article 16 du projet de loi, qui insère plusieurs articles au Code de la
sécurité routière. Mme la ministre, je vous cède la parole. Est-ce qu'on
continue à l'article 16?
Mme
Guilbault : Oui. J'essaie juste de me
rappeler on était où exactement.
Le Président (M. Jacques) : On
n'avait pas commencé, aucunement, l'article 16, on était à la lecture de
l'article 16.
Mme
Guilbault : Donc, j'ai un commentaire
introductif avant de lire l'article. C'est possible, ça? Bon.
Alors,
commentaire... l'article 16... c'est un commentaire, évidemment, et non un
article : L'article 16 du projet de loi introduit le chapitre I.1, intitulé Dispositions
particulières relatives aux sanctions administratives pécuniaires, au
titre X du Code de la sécurité routière. Il comprend les
articles 573.2 à 573.34.
Ce
nouveau chapitre propose la création d'un régime de sanctions administratives
pécuniaires applicables à certains manquements constatés par des
systèmes de détection.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Maintenant, l'article.
Mme Guilbault : Alors, article 16 : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 573.1, du chapitre suivant :
«Chapitre I.1
«Dispositions
particulières relatives aux sanctions administratives pécuniaires
«Section I
«Manquement
«573.2.
Une sanction administrative pécuniaire peut être imposée au propriétaire d'un
véhicule routier lorsqu'un manquement
à une disposition du présent code ou de l'un de ses règlements, déterminée par
règlement du gouvernement, a été constaté au moyen d'un système de
détection.»
En commentaire :
l'article 573.2 du Code de la sécurité routière débute la section I,
intitulée Manquement. Il introduit dans le CSR la possibilité d'imposer une
sanction administrative pécuniaire pour un manquement au code ou à l'un de ses
règlements ayant été constaté au moyen d'un système de détection.
Cet
article habilite également le gouvernement à déterminer, par règlement, les
dispositions dont le non-respect donne lieu à l'imposition d'une SAP.
Le Président (M.
Jacques) : Et je crois que vous avez un amendement aussi à
l'article 573.2. Si vous voulez bien lire l'amendement.
Mme
Guilbault : En effet, M. le Président,
j'en ai un. Je prends mon temps pour le lire...
Le Président (M.
Jacques) : Il est déjà sur Greffier, d'ailleurs.
Mme Guilbault : Ah! il est là, OK.
Le
Président (M. Jacques) : Il est déjà sur Greffier.
Mme
Guilbault : Alors, amendement à
l'article 16, nouvel article 573.2 du Code de la sécurité
routière : Remplacer, dans le texte anglais de l'article 573.2 du
Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi,
«for which» par «where».
Et en
commentaire : cet amendement vise à ajuster le texte anglais pour éviter
que tout écart de sens entre les textes français et anglais... pour éviter tout
écart de sens, pardon, entre les textes français et anglais. L'expression «for
which» traduit «pour lequel» plutôt que «lorsque», qui cible une situation et
non directement le véhicule routier.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 16
introduisant l'article... l'amendement à l'article 573.2? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Je
pense, quand on s'est quittés jeudi... je vois l'amendement, mais... Je n'ai
aucun... aucun commentaire par rapport à cet
amendement, mais c'était plutôt sur une autre discussion de fond qu'on avait
sur l'article...
Une voix :
...
M. Derraji :
...l'article 12, oui.
Le Président (M.
Jacques) : ...l'article 12 est suspendu, présentement. Donc,
on...
M. Derraji : OK.
Donc, on ne va pas revenir aujourd'hui à l'article 12, ça va venir un peu
plus tard, on...
Mme Guilbault : ...aujourd'hui, mais pas en ce moment, on est encore en train de
peaufiner certaines choses.
M. Derraji : OK.
Je n'ai pas de commentaire sur l'amendement. Merci. Pas de problème.
Le Président (M.
Jacques) : Parfait. S'il n'y a pas d'autre commentaire sur
l'amendement à l'article 573.2, est-ce que l'article... l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 573.2 amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires?
S'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'article 573 point...
Non, on continue, excusez-moi. On s'en va à 573.3. Donc, on fait comme
l'article 12, on les fait tous puis on viendra adopter l'article 16 à
la fin. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Juste un petit instant, M. le Président, là, il y a peut-être une
confusion parce que je m'aperçois que mon article 16 commence plus
tôt que ce qu'on m'a fait lire.
Des voix : ...
Mme Guilbault : Bien, c'est parce que je me référais à la page qu'on m'avait donnée,
mais ce n'est peut-être pas la bonne page.
Le Président (M.
Jacques) : Nous pouvons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 08
)
(Reprise à 10 h 10)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux et, lors de la suspension, nous
en étions à lire, à l'article 16, l'article introduisant
l'article 573.3.
Mme
Guilbault : Oui. Donc :
«573.3. Aucun constat
d'infraction ne peut être signifié pour le non-respect d'une disposition du
présent code ou de l'un de ses règlements donnant lieu à l'imposition d'une
sanction administrative pécuniaire en application de l'article 573.2.»
En commentaire :
l'article 573.3 du Code de la sécurité routière introduit une règle
rendant impossible l'imposition d'amendes pour le non-respect de dispositions
donnant lieu à l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.3? M. le
député de Nelligan.
M.
Derraji : ...m'expliquer le pourquoi de l'article, si ça ne vous
dérange pas, juste pour que je puisse comprendre.
Je ne suis pas familier avec les sanctions administratives pécuniaires en lien
avec le Code de la sécurité routière.
Mme
Guilbault : C'est pour éviter le cumul, en
fait de pouvoir cumuler une SAP et un constat d'infraction pour la même
infraction.
M. Derraji : Un
des deux.
Mme
Guilbault : Oui.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur... M. le député
de Taschereau.
M.
Grandmont : Mais donc, dans les deux cas, si on constate une
sanction administrative... c'est-à-dire que, si on constate un manquement à un
des articles du Code de la sécurité routière en lien avec... là, je comprends
que c'est pour les SAP, donc c'est pour les appareils de contrôle automatisés.
Donc, je comprends que, dans tous les cas, on va donner un constat
d'infraction, mais ça va être soit une sanction... soit un constat d'infraction
ou une sanction administrative pécuniaire, mais il va y avoir... il va y avoir
un traitement, puis il va effectivement y avoir... C'est vraiment juste pour éviter qu'il y ait
dédoublement, là. Mais, dans les deux cas, ça donne l'effet escompté,
c'est-à-dire, la personne reçoit un constat d'infraction, peu importe comment
on l'appelle, dans le but de dissuader ou d'envoyer un signal que
certains comportements sont à proscrire à certains endroits.
Mme
Guilbault : C'est que ça va être un ou
l'autre. Le régime pénal qui existe déjà pour les constats d'infraction va
demeurer. Et là les manquements qui vont être constatés avec le nouveau régime
de SAP, ça va être une SAP, mais ça ne
pourra pas... ça ne sera pas au choix ou ce ne sera pas... j'ai ma collègue
ici, qu'on me dit, qui peut venir expliquer en pratico-pratique, là.
M.
Grandmont : Avec plaisir, avec plaisir. Oui, oui.
Mme
Guilbault : Mais c'est vraiment pour
éviter le cumul.
Le Président (M. Jacques) : Oui,
Mme Morin-Verville, veuillez vous présenter et nommer votre titre, s'il vous
plaît.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Amélie
Morin-Verville, conseillère aux radars photo au ministère des Transports.
Oui, effectivement,
en fait, le régime de SAP qu'on introduit, c'est pour les... c'est pour des
manquements qui vont être détectés par les radars photo uniquement. Et puis ces
manquements-là, quand ils sont détectés par les radars photo, vont donner lieu...
qu'on va identifier par règlement, vont donner lieu à des sanctions
administratives pécuniaires, mais il n'y aura pas de choix de discrétionnaire à
la personne qui l'impose. Donc, ça va être soit une SAP ou soit un constat
d'infraction. Ça ne peut pas... après, mettons, trois SAP, devenir un
constat d'infraction. On parle... un manquement qui est détecté par un radar
photo, identifié par règlement, va donner une SAP uniquement.
M.
Grandmont : Parfait. Bon, c'est ce que j'avais compris aussi. Qu'est-ce
qui différencie maintenant, là, fondamentalement, outre la source, en fait, là,
de l'un ou l'autre? Mais qu'est-ce qui différencie fondamentalement le constat d'infraction puis la sanction
administrative? Est-ce que c'est la même chose, mais ils sont de sources
différentes?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Bien, en fait, c'est... le processus est différent. Le
régime administratif, il n'est pas... il n'est pas régi par les lois du pénal.
Là, je ne suis pas juriste, là, je veux juste vous dire, je n'ai pas de
background de juriste, pardonnez l'expression anglaise, mais, en gros, c'est
ça, c'est vraiment le processus initial. Dans
le régime pénal, il y a un constat d'infraction qui est... qui est délivré, et
là, bon, la personne va plaider coupable, non coupable, il n'y a pas...
il n'y a pas ce processus-là. Donc, c'est vraiment plus en amont, dans la
mesure où c'est traité au niveau
administratif par des employés administratifs. Il y a une décision qui est
prise d'imposer une SAP. Et la personne,
à ce moment-là, a des... a des recours, là, on y reviendra plus tard, mais
c'est vraiment plus au niveau du processus. C'est vraiment dans un
processus administratif, donc, qui allège notre système judiciaire
actuellement.
M. Grandmont :
Parfait. Je comprends. Moi, je
vais être intéressé, éventuellement, à avoir une discussion, là, sur le
processus de contestation, là, je ne sais pas si on l'aborde plus tard, aussi,
là, j'imagine que oui, c'est... peut-être Mme la ministre pourra me dire
à quel article on va le traiter, parce que c'est de s'assurer aussi que la
preuve nous... en tout cas, je voudrais éviter qu'on ait un système sur lequel
il est plus facile de contester puis potentiellement aussi de gagner, là,
s'assurer que, dans le fond, c'est aussi solide dans un cas comme dans l'autre
ou, si ça ne l'est pas, mais... à quelle nuance, qu'on sache un peu aussi, là,
dans quoi qu'on est en train de s'embarquer avec des SAP, mais merci pour la réponse. Moi, ça répond à ma
question, là, pour l'instant, là, de bien distinguer les deux régimes,
dans le fond, constats d'infraction et sanctions administratives
pénales. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 573.3? Donc, s'il n'y
a pas d'autre commentaire, nous allons poursuivre à l'article 573.4.
Mme Guilbault : Merci,
M. le Président.
«573.4. Il ne peut y
avoir de cumul de sanctions administratives pécuniaires à l'égard d'une même
personne, en raison du même manquement survenu le même jour et fondé sur les
mêmes faits.»
En
commentaire : l'article 573.4 du Code de la sécurité routière prévoit
qu'une sanction administrative pécuniaire ne peut être imposée qu'une
seule fois à une même personne pour le même manquement fondé sur les mêmes
faits, c'est-à-dire à une date et une heure spécifique constatées par un
système de détection.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires?
Oui, M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci,
monsieur... Juste par curiosité, est-ce que ce n'était pas le cas avant? Ce
n'était pas le cas avant?
Le Président (M.
Jacques) : Non, je n'ai pas entendu, moi non plus.
M. Derraji : Est-ce
que... Qu'est-ce que vous n'avez pas entendu?
Le Président (M.
Jacques) : Ta question.
M. Derraji : Ah! mon Dieu, ma voix, elle est toujours porteuse.
OK, je vais... j'ai cru que je parle à haute voix. Est-ce que ce n'était
pas le cas avant?
Mme
Guilbault : Le cas de quoi?
M. Derraji : Est-ce
que c'est... ce que... l'article, ce n'est pas le cas? Genre, pas de cumul,
est-ce que c'est nouveau? Moi, j'ai toujours...
Mme
Guilbault : C'est parce que les SAP, c'est
nouveau. Donc, c'est nouveau d'avoir deux sortes de sanctions pour les
manquements détectés par les ACA. Donc, le cumul, éviter le cumul devient
nouveau aussi vu que c'est nouveau d'avoir deux régimes.
M. Derraji : Donc,
la personne qui a deux manquements, on va en avoir juste un qui sera
appliqué. Est-ce qu'on peut juste avoir un exemple?
Mme
Guilbault : Bien, c'est
deux manquements au même moment à la même heure. Puis c'est déjà prévu
dans d'autres lois comme ça, dont une qui est la Loi sur les mesures de
transparence dans les industries minière, pétrolière et gazière. Donc, c'est
déjà prévu comme ça dans les régimes de SAP. Mais, si c'est le même manquement
à un moment différent, là, c'est possible, mais oui, on peut avoir quelqu'un
qui...
M. Derraji :
OK. Oui, juste pour comprendre. C'est quoi, le délai? C'est juste pour
clarifier le tout. Donc, est-ce que même heure, mêmes deux heures,
avant-midi, même... la journée? Juste pour être clair, c'est... c'est ça, si
c'est possible.
Mme Guilbault : J'ai une collègue qui va venir expliquer.
M. Derraji :
Merci.
Le Président
(M. Jacques) : Oui. Donc, maître, veuillez vous nommer et nommer
votre titre, s'il vous plaît.
Mme Lachance
(Virginie) : Bonjour, Virginie Lachance, avocate légiste pour le
ministère des Transports.
Alors,
dans les régimes de SAP, il y a plusieurs articles qui vont venir, là, dans les
articles dans ce chapitre-ci, là,
573.4 et suivants, là. Il va y avoir beaucoup d'articles qui reprennent avec
adaptation, à l'occasion, ce qui... ce qu'on retrouve dans... à
l'intérieur d'un régime de SAP, de sanctions administratives pécuniaires.
Alors, ça, de ne pas avoir le même montant,
là, qui va être demandé, là, étant donné qu'il y a une... un manquement, à ce
moment-là, il ne pourra pas être pour
la même heure, la même date. Donc, 15 minutes après, la personne repasse
au même, par exemple, feu de circulation, bien là, ce n'est pas le même
manquement, c'est le même endroit, mais ce n'est pas la même heure et la même
date. Alors, ça, on le retrouve dans les autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires.
M. Derraji : OK. Vous avez dit
15 minutes. Est-ce qu'il y a une limite de temps? Genre, la personne passe
devant le feu rouge, il y a un manquement. Le SAP s'applique à un
manquement.
Mme Lachance
(Virginie) : Oui.
M. Derraji : Il fait un détour
et il revient. Il passe par le même, un autre manquement, c'est un deuxième
manquement. Dans ce cas, il y a un cumul de manquements. C'est deux fois.
Mme Lachance (Virginie) : Deux...
Mais c'est deux heures différentes. Il faut que ce soit vraiment la même
heure, le même moment. Donc, s'il y avait un problème...
M. Derraji :
De la part...
Mme Lachance
(Virginie) : ...au niveau du radar, de l'appareil, et tout ça, bien,
la personne ne pourrait pas avoir deux... Ce n'est pas le même fait, on...
C'est le même fait, en fait. Donc, elle ne pourrait pas se retrouver avec un
cumul, là, des sanctions.
M. Derraji :
OK. Et donc, vous, c'est la même heure avec un espace intervalle de
15 minutes, mais la même personne deux fois, genre à 1 heure ou
2 heures, ce n'est plus un manquement, c'est un cumul. Il doit payer les
deux.
Mme Lachance
(Virginie) : Exactement.
M. Derraji :
OK. C'est clair. Merci.
Le Président
(M. Jacques) : Merci beaucoup. M. le député de Taschereau.
• (10 h 20) •
M. Grandmont :
...merci. Vous pouvez... vous pouvez demeurer si vous voulez, parce que
j'ai des questions qui portaient essentiellement là-dessus aussi, là. J'étais
quand même... J'avais... j'avais souligné, là, que... Donc, une personne, par
exemple, qui... Donc, c'est... Essentiellement, c'est pour éviter des erreurs
dues à des défaillances, par exemple, du matériel, des appareils de contrôle
automatique?
Mme Lachance
(Virginie) : Je vous dirais qu'on a repris des articles qui sont dans
d'autres régimes de SAP. Les régimes de SAP... Un régime de SAP de ce type-là,
on l'a adapté, mais, par exemple, le premier régime de SAP... là, je ne veux pas entrer dans les détails parce ce n'est pas du
tout ma spécialité en environnement, mais il pourrait y avoir plusieurs
manquements, quelque chose que la personne ne corrige pas, par exemple, dans la
même journée, la même semaine, et tout ça. Donc, c'est souvent pour cette
raison-là qu'on a ces articles-là. Nous, on l'a repris dans le projet de loi
parce que... Si c'est... la personne passe tout de suite après, 10 minutes
après, bien, c'est un autre manquement, mais...
M. Grandmont :
C'est un autre manquement. Donc, de la même chose... Oui, allez-y.
Mme Lachance (Virginie) : Ce
serait inéquitable, que la personne ait deux manquements, là, c'est... Il
faudrait que ça soit une faille du système.
M. Grandmont :
Mais qu'est-ce qui pourrait causer... qu'est-ce qui pourrait causer
deux manquements en fin de compte?
Mme Lachance
(Virginie) : Au niveau des mêmes faits? S'il y avait une erreur?
M. Grandmont :
Oui, c'est ça. Qu'est-ce qu'on veut éviter avec ça, en fait, exactement?
Mme Lachance (Virginie) :
Qu'est-ce qu'on veut éviter? C'est qu'il y ait un problème.
M. Grandmont :
C'est qu'une personne...
Mme Lachance
(Virginie) : C'est vraiment au niveau de l'équité, en fait, c'est plus
au niveau de l'équité en droit, là.
M. Grandmont :
Oui? Mais donc ce qu'on... Mais, ce qu'on veut éviter, je comprends qu'on
veut éviter que la personne soit lésée, qu'on constate deux fois le même
fait puis le même jour à la même heure.
Mme Lachance
(Virginie) : Oui, absolument.
M. Grandmont :
Mais quelles pourraient être les causes potentielles d'une SAP qui est
émise, fondée sur les mêmes faits et au même moment?
Mme Lachance
(Virginie) : Bien, à ce moment-là, ce serait plus un trouble de
l'appareil. Puis, ça, au niveau technique, technologique, là, je ne peux pas
vous répondre, mais, en droit, au niveau de l'équité du système, parce que le régime de SAP, en soi, il doit y avoir des
garanties quand même procédurales, là... Même si on s'éloigne du régime pénal,
il faut qu'il y ait des garanties pour le citoyen. Et ça, c'est une de ces
garanties-là, de s'assurer que la personne ne
sera pas... n'aura pas deux sanctions administratives. Alors, ça pourrait
être une... C'est totalement hypothétique. Je n'ai pas discuté avec mes
collègues au niveau technologique, au niveau des transports, là, mais, s'il y
avait un trouble avec l'appareil, la personne aurait une défense, là.
M. Grandmont :
OK. Mais donc vous nous confirmez quand même que, si une personne passait
deux fois à intervalle de deux minutes sur le même feu rouge...
Mme Lachance
(Virginie) : Oui, absolument. Si elle passe au feu rouge, retourne à
la maison...
M. Grandmont :
Là, c'est deux faits, c'est deux moments différents?
Mme Lachance
(Virginie) : ...elle a oublié quelque chose, elle repasse à la même
vitesse, c'est un autre fait.
M. Grandmont :
Oui. Donc, c'est deux faits.
Puis, de la même façon, si on a un feu... un appareil de contrôle automatisé
qui constate à la fois un excès de vitesse et le passage sur un feu rouge au
même moment, bien là, c'est deux faits différents et donc, là, on a
deux constats.
Mme Lachance
(Virginie) : Exactement.
M.
Grandmont : Et là il y a cumul dans ce temps-là. La personne n'est pas
lésée, elle a cumulé deux fautes, deux faits différents.
Mme Lachance
(Virginie) : Oui, exactement.
M.
Grandmont : OK. Parfait.
Mme Lachance
(Virginie) : Deux manquements différents.
M.
Grandmont : Je comprends. Parfait. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'article 573 point... trois...
quatre... 573.4? Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire, j'inviterais
Mme la ministre pour l'article 573.5.
Mme
Guilbault : Oui, pour lequel j'aurai un
amendement.
Le Président (M.
Jacques) : Exactement.
Mme
Guilbault : Alors...
Des voix : ...
M. Derraji :
...
Le Président (M.
Jacques) : ...à la fin, au 16.
Mme Guilbault : «573.5 Le ministre élabore et publie sur le site Internet du ministère
des Transports un cadre général d'application des sanctions
administratives pécuniaires et y précise notamment les éléments suivants :
«1° les
objectifs poursuivis par ces sanctions, notamment ceux d'inciter l'usager de la
route à respecter les règles relatives à la sécurité routière et de dissuader
la répétition de manquements à ces règles;
«2° les catégories
de fonctions dont sont titularisées les personnes désignées au sein de la
Société pour réexaminer la décision de les imposer;
«3° les critères
qui doivent être considérés dans le réexamen de cette décision;
«4° les autres
modalités relatives à l'imposition de telles sanctions.»
En
commentaire : l'article 573.5 du Code de la sécurité routière prévoit
que la ministre devra élaborer et publier sur le site Internet du
ministère un cadre général d'application des sanctions administratives
pécuniaires précisant les modalités d'application du régime.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à
l'article 573.5? S'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'amendement à
l'article 500... 16... Oui, M. le député de Taschereau.
Mme
Guilbault : ...
Le Président (M.
Jacques) : Ah! excusez.
Mme
Guilbault : ...j'ai oublié.
M.
Grandmont : L'amendement n'a pas été lu, hein?
Mme Guilbault : Je devais lire l'amendement. Oui, c'est...
Le Président (M.
Jacques) : Je suis désolé, j'ai compris que c'était fait.
Mme Guilbault : On est tous un peu...
M. Derraji : ...ce matin, s'il vous
plaît.
Mme
Guilbault : C'est ça, exactement, exactement. Alors,
amendement à l'article 16, sur le nouvel article 573.5 du Code de la Sécurité routière : Insérer,
dans le texte anglais du paragraphe 4 de l'article 573.5 du Code de
la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, et
après «with», «imposing».
En commentaire : cet amendement vise à
ajuster le texte en anglais. L'expression «imposing», pour rendre
«l'imposition», a été omise dans le texte présenté.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Donc, l'amendement, finalement, est lu, je m'en excuse. Est-ce qu'il y a des
commentaires sur l'amendement à l'article 573.5? Donc, s'il n'y a pas de
commentaire, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires à l'article 573.5 amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire... Est-ce
que les 573.2, 573.3 et 573.4 ont été traités? Oui. Donc, est-ce que
l'article... il y a des commentaires sur l'article 16 amendé?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Ah! il y
a section III, excusez. Donc, on continue à... section III, 573.6, je
m'en excuse aussi.
M. Derraji : ...
Le
Président (M. Jacques) : Ah oui! Bien, écoutez, je pensais qu'on avait
fini, étant donné qu'on passait, mais il y a quand même
une trentaine d'articles. Donc, Mme la ministre, vous pouvez poursuivre à
la section II.
Mme Guilbault : Oui. Alors : Ce code... bien, ça, je ne sais pas
besoin de le lire. OK.
«Section II
«Imposition d'une sanction administrative pécuniaire
et avis de réclamation
«573.6. L'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire en vertu de l'article 573.2 et le traitement des
demandes de réexamen d'une telle sanction
relèvent de la Société suivant le cadre général d'application des sanctions
administratives pécuniaires élaboré par le ministre en vertu de l'article 573.5.»
En commentaire : l'article 573.6 du
Code de la sécurité routière débute la section II, intitulée Imposition
d'une sanction administrative pécuniaire et avis de réclamation. Il confie à la
SAAQ la responsabilité d'imposer les sanctions
administratives pécuniaires et de traiter les demandes de réexamen des
décisions imposant une telle sanction.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste pour
savoir, là. Donc, le... on crée les sanctions administratives pécuniaires. Ça va passer... ça va relever, en fait, là, de la Société de l'assurance automobile du Québec. Est-ce que c'est le même... c'est le même
processus pour les sanctions... pour les constats d'infraction? Pardon. Est-ce
que c'est le même processus? Dans le fond,
on crée deux régimes, un pour les constats... les infractions constatées
par des policiers ou des agents... des contrôleurs routiers, l'autre
côté, on a les ACA. Est-ce que c'est le même chemin? Est-ce que ça passe aussi
par la Société de l'assurance automobile du Québec?
Mme Guilbault : Oui. Oui, oui, c'est à la SAAQ, le processus de réexamen
des deux, pardon.
M.
Grandmont : Des deux. Donc, à la fois pour les constats
d'infraction et pour les SAP, les deux passent par la SAAQ.
Mme Guilbault :
Oui.
M. Grandmont : Donc, on n'invente
rien de nouveau, dans le fond, c'est déjà une expertise qui est existante à la SAAQ. On fait juste leur rajouter, dans le
fond, une... bien, pas des... bien oui, il va y avoir plus de tâches, en fait,
parce qu'on imagine que ça va... ça va avoir... on va avoir plus d'yeux
partout sur le territoire du Québec, donc on pourrait avoir une augmentation du
nombre de...
Mme Guilbault : Un plus grand volume.
M. Grandmont : Oui.
Puis j'imagine qu'on a prévu augmenter les budgets de la SAAQ en conséquence
pour... Ça ne fait pas évidemment partie du projet de loi, là, mais
j'imagine qu'on va s'ajuster, à la SAAQ, pour avoir... pour être capable de
traiter tout ça, là.
Mme
Guilbault : On va s'adapter.
M.
Grandmont : On va s'adapter. Parfait. Excellent. Donc, on va pouvoir
en jaser dans les crédits en 2025, c'est ça?
Mme
Guilbault : Bien, dépendant qu'on adopte
le projet de loi.
M. Grandmont :
Oui, on devrait l'adopter
avant 2025. D'après moi, c'est... on ne se trompe pas trop en disant ça.
Parfait, merci.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires à
l'article 573.6?
Mme
Guilbault : ...suspension, M. le
Président?
Le Président (M.
Jacques) : Oui. Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 29)
(Reprise à 10 h 32)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux et, lors de notre suspension,
nous en étions à l'article 573.6. Et, Mme la ministre, vous vouliez
ajouter quelques commentaires.
Mme
Guilbault : Oui, tout à fait. En fait, je
veux corriger mes précédentes déclarations parce qu'il y a eu une confusion à la suite de la question du député
de Taschereau, qui demandait : Actuellement, le réexamen des constats
d'infraction se fait-il à la SAAQ? J'ai dit oui, mais, en fait, c'est inexact,
c'est qu'il n'y a pas de réexamen comme tel
des constats d'infraction. Actuellement, c'est deux régimes différents. Il
y aura des réexamens possibles des SAP qui vont se faire à la SAAQ,
mais, actuellement, si on veut, dans le fond, contester ou plaider non-coupable
à un constat d'infraction, ça se fait à la Cour du Québec, donc c'est un autre
régime. Et, pour les SAP, le réexamen va se faire à la SAAQ et l'éventuelle
contestation va se faire au TAQ, ce sera dans un article, j'imagine, plus loin,
avec aussi une possibilité que la
notification puis, éventuellement, d'autres étapes se fassent chez les
municipalités, mais, en tout cas, au moment
des articles en question, ma collègue pourra venir expliquer le détail, là,
tout ça, c'est dans le nouveau régime qu'on crée, mais, pour les
constats d'infraction, ça se passe comme je l'ai dit.
M. Grandmont :
OK. Donc, il y a déjà un régime
qui existe pour les gens, pour contester un constat d'infraction, ce
n'est pas la SAAQ. Vous avez dit que c'est qui qui le gère actuellement?
Mme
Guilbault : La Cour du Québec.
M. Grandmont :
La Cour du Québec. Donc, les gens
sont au courant, l'information est accessible. L'information est accessible,
j'imagine, sur le site de la SAAQ, puis qui renvoie, dans le fond, les gens
vers... Parce que j'imagine que les gens ont comme le réflexe de
chercher l'information sur le site de la SAAQ, en tout cas, je ne sais pas
trop, mais, en tout cas...
Mme
Guilbault : Bien, il me semble que, quand
on reçoit...
M.
Grandmont : Ah oui! Il y a peut-être l'information directement sur le
billet.
Mme Guilbault : ...un billet, il doit être écrit dessus. Bien, moi, ça fait longtemps
que j'en ai eu, mais j'en ai déjà eu.
M.
Grandmont : Oui, effectivement.
Mme
Guilbault : Au photoradar Saint-Sacrement—Charest.
M.
Grandmont : D'accord.
Mme
Guilbault : Plus d'une fois, toujours au
même. Il fonctionne bien.
M.
Grandmont : Vous ouvrez une porte sur laquelle... dans laquelle
je n'irai pas, mais donc c'est vrai, effectivement, c'est sur le billet,
là, c'est sur le constat d'infraction, on peut imaginer, à l'arrière, là, il y
a tous les processus, tous les numéros de téléphone ou
les sites Web ou, en tout cas, la procédure. Et donc ce sera la même chose
aussi quand les gens recevront une sanction administrative pécuniaire, on va
l'appeler comme ça, une SAP, par la poste,
j'imagine, il y aura aussi de l'information. Puis l'examen... une demande de
réexamen d'une sanction, de cette sanction-là,
dans le fond, va relever de la société, dans ce cas-là, mais donc l'information
va être aussi délivrée sur les documents qui vont être reçus par la
poste, j'imagine que c'est ça, oui?
Mme Guilbault : ...là, est-ce que c'est par la poste? Peut-être que les
gens inscrits à SAAQclic ou au SAG...
M. Grandmont : Pourraient le
recevoir par courriel?
Mme Guilbault : Et là je ne le sais pas, là, je m'aventure, mais...
M. Grandmont : Bien, c'est une
question intéressante, là, si on peut avoir la... tant qu'à être sur le sujet,
là.
Mme Guilbault : C'est ça, honnêtement, là...
Une voix : ...
Mme Guilbault : Numérique ou postal.
M. Grandmont : Numérique ou postal.
D'accord.
Mme Guilbault : Pour ceux qui sont inscrits au numérique.
M. Grandmont : Oui, oui, évidemment.
Mme Guilbault :
De plus en plus nombreux.
M. Grandmont : Oui, puis on le
souhaite, évidemment, pour sauver l'environnement. Parfait. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur
l'article 73.6? Donc, maintenant, Mme la ministre, 573.7, et vous avez
aussi un amendement.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Article 573.7 : «L'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire est faite par la notification d'un
avis de réclamation au propriétaire du véhicule.
«La Société notifie l'avis de réclamation au
propriétaire dans les 45 jours du manquement en le lui remettant ou en le lui envoyant, par tout mode de
transmission permettant de s'assurer de sa réception, à la dernière adresse
figurant dans les dossiers de la Société ou dans un registre tenu hors
Québec par une autorité administrative responsable de l'immatriculation du
véhicule en cause.
«Lorsqu'une personne a consenti à ce que la
Société lui notifie un avis de réclamation au moyen des technologies de
l'information, à l'emplacement désigné par la Société, le document est réputé
reçu dès lors que la Société l'a déposé à cet emplacement et qu'un avis
informant la personne concernée de ce dépôt a été notifié par le dernier moyen
technologique qu'elle favorise en date de la transmission, tel qu'il figure au
dossier de la Société.
«Cette notification peut également être faite
par une municipalité, pour les chemins publics dont elle est responsable de
l'entretien, qui a été autorisée par le ministre à le faire ou à qui le
ministre a confié cette responsabilité par arrêté publié à la Gazette
officielle du Québec. La Société et la municipalité doivent conclure une entente pour établir les modalités relatives au
partage de renseignements nécessaires à l'application du présent article.»
En commentaire : l'article 573.7 du Code
de la sécurité routière prévoit que l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire se fait par la notification d'un avis de réclamation au propriétaire
du véhicule. Cette notification doit être faite dans un délai de 45 jours de la
constatation du manquement. La notification de l'avis peut se faire par tout mode de transmission permettant
de s'assurer de sa réception. L'avis peut aussi être notifié au moyen
des technologies de l'information. Enfin, l'article 573.7 prévoit que la
notification de l'avis de réclamation peut être faite par une municipalité si elle y a été autorisée par la ministre ou
si elle lui en a confié la responsabilité. Cette responsabilité ne s'applique, pour la municipalité, qu'à l'égard des
chemins publics dont elle est responsable de l'entretien.
Et mon amendement : Article 16, nouvel
article 573.7 du Code de la sécurité routière : supprimer, dans le
deuxième alinéa de l'article 573.7 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi, «dans les 45
jours du manquement en le lui remettant ou en le lui envoyant, par tout mode de
transmission permettant de s'assurer de sa réception,».
En commentaire : cet amendement propose de
modifier le deuxième alinéa de l'article 575.7 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi, afin, d'une part, de retirer le
délai de notification de 45 jours et, d'autre part, de ne pas restreindre
les modes de notification possibles de l'avis de réclamation.
Les autres régimes de sanctions administratives
pécuniaires ne préciseront pas les modes de notification... ne précisent pas
les modes de notification ni le délai de notification de l'avis de réclamation.
L'amendement s'inscrit en cohérence avec ces autres régimes.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...retirer les
45 jours du manquement?
Des voix : ...
Mme Guilbault : Si les collègues sont d'accord, j'ai un collègue juriste
ici qui va pouvoir expliquer.
Le Président (M. Jacques) : Donc, il
y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le
Président (M. Jacques) : Veuillez vous nommer et nommer votre titre,
M. Bourgeois. Donc, veuillez vous nommer et nommer votre titre.
M. Bourgeois (Guillaume) : Oui.
Bonjour. Guillaume Bourgeois, avocat au ministère des Transports et de la
Mobilité durable.
Donc, l'amendement qu'on a à
l'article 573.7 vise à tenir compte d'un amendement, qu'on va regarder
plus tard dans l'étude du projet de loi, qui concerne l'article 602.4 du
Code de la sécurité routière et qui vise également, mais au niveau pénal, à
retirer le délai de transmission de 45 jours du constat d'infraction, là,
au citoyen. Donc, c'était une sorte d'arrimage ou une concordance qu'on établit
entre les deux régimes.
M. Derraji : Juste pour bien vous
suivre, expliquez-nous l'article où vous faites référence.
M. Bourgeois (Guillaume) : 602.4?
M. Derraji : Oui.
M. Bourgeois (Guillaume) : Parfait.
Excusez-moi, je vais juste me le sortir, si vous permettez. Donc, ce que
prévoyait, là, l'article 602.4, en tout cas, dans la forme présentée, là,
du projet de loi, c'était qu'en matière pénale, quand il y a constatation d'une
infraction par un photoradar, le constat est transmis au citoyen, comme je le
disais, dans les 45 jours. Alors, bon, il y a... On va l'étudier
prochainement, là, dans le projet de loi, comme je vous disais, mais l'expérience a fait ressortir quand même
certains problèmes ou, en fait, certaines difficultés à respecter ce délai-là,
puis, bon, dans le contexte, il a été décidé de le retirer. Par cohérence, on a
fait la même chose en matière de SAP.
• (10 h 40) •
M. Derraji : OK, j'ai compris. Donc,
cas hypothétique, ça veut dire que vous dépassez les 45 jours et que, dans
la loi, vous êtes limités à le faire en bas de 45 jours.
M. Bourgeois (Guillaume) : Ça, c'est
au pénal, oui. Au pénal, donc, actuellement... Puis, en fait, 604.2 reprend une
disposition qui existe déjà, là, dans le code, mais le constat d'infraction
doit effectivement être transmis dans les 45 jours au citoyen.
M. Derraji : Mais est-ce que l'envoi
va continuer au citoyen, l'envoi de la... le constat d'infraction?
M. Bourgeois (Guillaume) : Normalement,
non.
Des voix :
...
M. Bourgeois (Guillaume) : ...capacité
de...
M. Derraji : OK. C'est juste, à la
lecture du... et corrigez-moi si je me trompe, quand on lit l'article et on
voit qu'on a enlevé le 45 jours, ce qu'on comprend, c'est que l'envoi ne
sera plus fait.
M. Bourgeois (Guillaume) : En fait,
pas tout à fait. C'est que, là, on se réfère au délai de prescription de la...
Là, je peux vous revenir à la SAP, là, au délai de prescription qui est prévu à
l'article 573.9.
M. Derraji : ...mais ce n'est pas
clair. Quand on enlève ça, ça dénature... Quand vous l'expliquez, c'est clair,
mais, quand je lis l'article et on enlève les 45 jours, j'avais
l'impression que l'envoi ne sera plus effectif.
M.
Bourgeois (Guillaume) : Il ne sera pas obligé d'être transmis dans les
45 jours. Par contre, tout le processus devra être fait à
l'intérieur d'un an, puis...
M. Derraji : ...être clair, parce
que, oui, ils ne sont plus obligés de le faire dans le cadre des 45 jours,
mais je ne vois nulle part que ça doit être fait.
M.
Bourgeois (Guillaume) : À l'intérieur d'un an?
M. Derraji : Oui.
M. Bourgeois (Guillaume) : C'est
prévu plus tard, à l'article 573.9. Dans le fond, c'est le délai de
prescription, c'est le délai à l'intérieur duquel l'administration... bien, en
l'occurrence, la SAAQ, doit agir pour transmettre aux citoyens le...
dans le cas des SAP, l'avis de réclamation.
M. Derraji : ...juste
avoir quelques secondes, si ça ne vous dérange pas.
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 43)
(Reprise à 11 h 14)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux, et, lors de l'ajournement,
nous... de la suspension, nous en étions à l'amendement à l'article 573.7, à
une discussion entre Me Bourgeois et M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Je
remercie Me Bourgeois pour les explications, et le débat était par rapport aux
45 jours du manquement. Je comprends
que c'est pour s'arrimer avec Justice, mais je voulais quand même faire le
point, donc, de ne pas se ramasser avec l'absence du délai, mais ce que je
comprends, c'est que la société va continuer à notifier l'avis de
réclamation au propriétaire. C'est ce que je comprends?
M. Bourgeois (Guillaume) :
Exact.
M. Derraji : Dans
un délai raisonnable?
M. Bourgeois
(Guillaume) : Dans le meilleur délai possible, oui.
M. Derraji : Oui.
C'est bon, M. le Président.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
...Me Bourgeois, pour les
explications. Moi aussi, là, ça m'avait quand même... Bien, j'avais... j'avais noté... D'abord, dans la première version,
là, du projet de loi, avant que l'amendement soit présenté, je demandais :
Pourquoi un délai de 45 jours... Je me demandais sur quoi il était basé.
D'autre part, là, sur
l'amendement, puisque c'est là-dessus qu'on est, en fait, là, l'amendement vise
à retirer, dans le fond, la notion de délai
pour la notification de l'avis de réclamation au propriétaire. Je comprends les
arguments, là, qui ont été évoqués, là, pendant qu'on était à micro
fermé. On veut éviter, évidemment, là, d'avoir une prise qui pourrait être
utilisée par d'éventuelles... pour d'éventuelles réclamations. On sait combien,
bon, ça peut être un commerce lucratif que
de contester des infractions. On l'observe, évidemment, tout comme la partie
gouvernementale. Puis j'avais une certaine crainte, je vous dirais, là,
en éliminant le 45 jours, parce que je me disais : C'est vrai qu'on
risque de s'éloigner...
En fait, entre le
moment où l'infraction est commise puis le moment où on reçoit la notification
pour la réclamation, je me disais : Bien, tu sais, l'effet dissuasif, on
le perd à quelque part dans le temps. Non seulement la personne, évidemment,
pendant toute cette période-là, n'est pas notifiée, n'a pas... n'a pas pris
conscience qu'elle avait commis une
infraction, donc peut renouveler ce comportement-là jusqu'à la réception...
Donc, je me disais : Bon, OK, ce n'est peut-être pas l'idéal que de
faire sauter le 45 jours, puis, en même temps, c'est ça, éviter le plus
possible d'avoir des prises... puis je
comprends aussi qu'à la fois des notions comme un délai fixe, là, un certain
nombre de jours ou encore le remplacement de ce 45 jours là par des
notions comme un délai raisonnable, à chaque fois, c'est des prises qu'on vient
donner pour la contestation.
Donc, quand je fais
la balance des avantages et des inconvénients, je me dis qu'effectivement c'est
peut-être mieux de le laisser de côté, de le faire... de l'enlever
complètement, de ne pas donner ces prises-là, puis évidemment, bien, à
l'interne, à la société, bien, d'avoir les délais, évidemment, qui seront les
plus courts possible, parce qu'on... l'objectif, c'est de le délivrer le plus rapidement
possible, mais ne pas se contraindre ou ne pas donner de prise potentielle. Donc, moi, je vais être d'accord,
finalement, avec... après réflexion, après cette belle
discussion intéressante que
nous avons eue, je vais être d'accord avec l'amendement, là, à l'effet
d'enlever la notion de 45 jours pour la notification.
Le Président (M. Jacques) : Donc, est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur
l'amendement à l'article 573.7? Donc, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 573.7 amendé? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci. Moi,
j'avais noté, là, que... Bien, c'est la notion d'un registre tenu hors Québec par une autorité administrative responsable de
l'immatriculation du véhicule en cause. Comment se fait... Bien, en fait,
comment ça fonctionne? C'est quoi, le processus à la SAAQ? Comment on... Quel
genre d'entente on fait avec les différentes instances? Bref, je voulais
juste comprendre comme il faut le lien qui se fait entre la SAAQ, la société,
en fait, là, et les différents registres,
parce qu'on peut comprendre que des gens peuvent venir d'aussi loin que le
Mexique, dans le fond, pour venir ici. Donc, comment se fait le lien,
finalement, entre la SAAQ puis les registres hors Québec?
Mme Guilbault : On va aller chercher quelqu'un de la SAAQ.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 18)
(Reprise à 11 h 21)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, nous en... nous en étions à
attendre une réponse. Donc, je comprends que Mme Morin-Verville va nous donner
la réponse.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
En fait, en consultant mes collègues de la Société de l'assurance automobile du Québec, on a validé. Présentement, le processus, pour la SAAQ, pour aller
chercher, bon, les propriétaires de véhicules pris en faute, ce sera...
ça reste quand même à déterminer. Par contre, il y a des ententes qui sont
actuellement en vigueur, qui nous permettent, au niveau du Canada, d'avoir de
l'information sur ces propriétaires-là, donc, de nous permettre... qui nous
permettraient, là, possiblement de notifier adéquatement.
Si je fais le parallèle, actuellement, avec les
constats d'infraction qui sont émis au Centre de traitement de la preuve, là, qui est à la Sûreté du Québec, il y a
aussi des ententes qui sont prises avec des États limitrophes aux États-Unis, qui... certains États qui permettent d'aller
chercher certaines informations sur des propriétaires de véhicules. Ces
ententes-là sont tout de même fragiles, là. On le fait au meilleur de ce
qu'on est capable de faire actuellement. Donc, c'est sûr que ce n'est pas nécessairement tous les États,
là, avec qui on a... tous les États-Unis, là, avec qui on a ces ententes-là. Donc,
il y a certains, effectivement, dossiers qu'on n'a pas l'information sur ces
propriétaires-là.
M. Grandmont : OK. Donc, il y a...
Est-ce que... est-ce que vous dites que, dans le fond, il y a des gens de
certains États des États-Unis qui, par exemple, viennent ici, au Québec, pour
lesquels on n'a pas d'information, qui commettraient une infraction au sens du
non-respect du Code de la sécurité routière, pour lesquels on ne pourrait
donner un... pas une contravention, là, mais un SAP... en fait, une SAP?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
comme je vous dis, au niveau des SAP, ça reste quand même à déterminer, le processus, mais, si on se réfère un
peu à ce qui se passe présentement, effectivement, il y a... ça pourrait
faire partie des taux de rejet qu'on a et, en fait, actuellement, ça fait
partie des taux de rejet de certains dossiers.
M. Grandmont : OK, oui,
effectivement, c'est moi qui a confondu, là... Je voulais... je voulais parler
des constats d'infraction. Donc, il y a
actuellement un taux de rejet... Il y a des gens qui peuvent venir ici...
rouler ici, au Québec, pour lesquels on n'est pas capables de donner un ticket.
Évidemment, si un policier, j'imagine, donne un constat d'infraction à un automobiliste pour lequel on n'a
pas... qui provient d'un État avec lequel on n'a pas d'entente avec le
Québec, j'imagine que, là, le constat s'applique, puis là ils vont... ils vont
devoir payer.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
un policier...
M. Grandmont : Est-ce que c'est
la... est-ce que c'est deux choses différentes? C'est-à-dire que, si, par
exemple, un policier donne un constat d'infraction avec... à un automobiliste
qui provient d'un État sur lequel on n'a pas d'entente pour connaître... bien,
un peu comme vous expliquez, dans le fond, là, on n'a pas d'entente avec cet
État-là, est-ce que cette personne-là va être tenue de payer son constat
d'infraction ou elle peut échapper, finalement, en ne le payant pas tout
simplement?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
on parle d'un constat d'infraction donné par un policier sur place, une
interception?
M. Grandmont : Oui, d'abord, avec...
oui, c'est ça, effectivement.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je m'y
connais moins, mais, quand ils interceptent quelqu'un, il y a... ce n'est pas
de la constatation a posteriori comme on fait avec les radars photo. Donc, le
policier a quand même les informations de la personne
avec son permis de conduire. Ce que nous... Dans le fond, c'est ça qu'on va
chercher avec les ententes quand on... quand
on a des ententes avec des États limitrophes, c'est l'information sur le
propriétaire du véhicule. Dans le cas d'un policier qui l'intercepte sur
place, bien là il est en mesure d'avoir cette...
M. Grandmont : Il va demander les
papiers, il va demander le permis de conduire, capable d'identifier la
personne, va donc donner un ticket, puis là, bien, la personne va devoir le
payer éventuellement. Sinon, j'imagine qu'on a des recours pour aller chercher
cet argent-là. Quels mécanismes on utilise après ça pour... Si, par exemple, cette personne-là ne paie pas son ticket, est-ce
qu'on a des recours? Est-ce qu'on fait des démarches pour aller réclamer,
dans le fond, l'argent, en fait, associé à la contravention?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Ça, je
m'excuse, je n'ai pas la réponse spécifique, là, quel... jusqu'à quel point on
est capable d'avoir des recours pour aller chercher l'argent. On va revenir
avec la réponse plus spécifique.
M. Grandmont : OK. Bien là, c'est
parce qu'on est en train de discuter d'un article, en fait, là, qui traite, en
fait, là, des registres. Ce qu'on... ce que j'apprends, en fait, là, puis c'est
quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant,
mais que, dans le fond, on n'a pas d'entente avec certains États, et donc on
n'a pas accès aux informations, et on nous dit : Bien, dans le fond, tout
va... dans le fond, tout va bien aller, dans le fond. On va... On crée
un nouveau régime, les sanctions administratives pénales, les SAP, dans lequel
on n'est pas sûr qu'on va être capables de faire la démonstration... ou, en
fait, de faire parvenir, en fait, la notification d'une réclamation.
Je suis comme un peu étonné, en fait, là, de...
puis ce n'est pas vous, là... Je comprends, là, que ce n'est pas... ce n'est
pas votre domaine, là. Il me semble qu'il manque d'information pour être
capable de bien évaluer si, effectivement, là, ce qui est mis en place
actuellement répondra au besoin. Je comprends que ce n'est peut-être pas une
grande proportion de la population. Évidemment, là, la plupart des gens qui
vont recevoir une notification pour une SAP,
évidemment, sont probablement résidents du Québec, mais, quand même, il y a
quelque chose, là, qui m'apparaît quand même un peu problématique.
D'abord, je ne savais pas qu'on n'avait pas
d'entente avec certains États, d'une part, et, d'autre part, bien, tu sais, moi, j'aurais aimé savoir, effectivement,
comment on fait le suivi après ça pour être capable de réclamer, que ce soit
remis par un policier, ou que ce soit signifié, ou que ce soit constaté, en
fait, avec un appareil de contrôle automatisé dans le nouveau régime. Après ça,
bien, comment on... Est-ce que le même régime... Est-ce que la même
prescription d'un an s'applique également aussi?
Bref, il y a comme une espèce de... puis ce
n'est pas comme s'il n'y avait quand même pas un certain nombre d'automobilistes qui viennent au Québec
ici, quand même, là. Je veux dire, les frontières sont ouvertes, on circule.
Donc, j'aimerais ça avoir un peu d'information, quand même, là-dessus, là.
Mme Morin-Verville (Amélie) : On
nous dit qu'environ 93 % des véhicules qui sont interceptés par radar
photo proviennent du Québec. Il y en a à peu près 6 % qui viennent de
l'Ontario, donc, le reste, c'est ça.
M.
Grandmont : OK. Donc,
évidemment, avec l'Ontario, on a une entente. Évidemment, on partage des
informations, 1%. 1 % de... ça peut représenter quand même beaucoup de
véhicules, cela dit, là, qui circulent.
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
1 % de véhicules qui pourraient être interceptés. Donc là, il faudrait que
je revérifie le pourcentage de... qui ne paierait pas, là, parce qu'il y en a,
avec la bonne volonté, qui pourraient payer systématiquement. Donc, le pourcentage
du 1 % qui ne paierait pas et pour lequel il y aurait des méthodes de
recouvrement, là, qui ne fonctionneraient pas...
M. Grandmont : Qui ne
fonctionneraient pas, OK, mais, dans tous les cas, quand on... quand on
fonctionne avec des... quand on enverra des
SAP à des automobilistes qui sont de l'extérieur du Québec, c'est les mêmes
délais de prescription qui s'appliquent? J'imagine que oui.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
oui.
M.
Grandmont : Puis est-ce que c'est les mêmes mécanismes aussi,
là? Parce que ça amène une complication, en fait, là. C'est-à-dire que, bon,
les... On a parlé de différentes... tu sais, un processus de notification, là,
qui se faisait, là, actuellement, avec le régime... dans le régime actuel.
J'imagine qu'avec la SAP il va y avoir aussi un processus. On va tenter d'entrer en contact une première fois
puis une deuxième. On va... À moins que je me trompe, là, mais, de ce que j'ai
compris de votre intervention précédente, c'est qu'on va avoir un mécanisme
aussi où on va relancer la personne. C'est un peu ce qui devrait se passer
aussi pour la SAP?
Mme Morin-Verville (Amélie) : On
parle au niveau des SAP?
M. Grandmont : Oui.
Mme
Morin-Verville (Amélie) : Oui, bien, le processus de notification des SAP,
il reste à... il reste à déterminer avec les modalités d'application,
mais effectivement l'objectif... Ce n'est pas les mêmes règles, là, qui
s'appliquent au niveau de la notification et de la
signification, là, au niveau du pénal, mais on va s'assurer de... on va
respecter, là, en fait, le Code de procédure civile au niveau de la signification... ce que le Code de
procédure civile impose au niveau de la notification, pardon.
M.
Grandmont : Parfait, puis il se décline comment, actuellement, ce
code-là?
Mme Morin-Verville (Amélie) : J'aurais
peut-être un collègue juriste qui pourrait... qui pourrait complémenter,
peut-être, qui pourrait vous donner plus de détails.
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 30)
(Reprise à 11 h 31)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et nous allons... Nous avons changé d'intermédiaire.
Donc, Me Lachance, donc, c'est à vous de répondre à M. le député de Taschereau.
Mme Lachance (Virginie) : Oui, bonjour. Alors, les
questions étaient relativement à la preuve de transmission, à la façon
que ça fonctionne au niveau de la notification. Alors, les articles, là, soyons
vraiment, là, technique, là, au niveau... en droit, alors, on vous réfère aux
articles du Code de procédure civile, à partir des articles 130... Alors,
on spécifie le fonctionnement pour la notification par la poste aux
articles 130 et 131. Alors, une fois que l'envoi postal est considéré, il
y a une forme de présomption. Le 131, par exemple : «La preuve de [...]
notification par poste recommandée est faite par l'avis de livraison ou l'avis
de réception présenté par le postier...» Puis, au deuxième alinéa, on note que
«la notification est réputée avoir été faite à la date de l'avis de la
réception».
Donc, c'est une
présomption, là, en matière civile, et puis, aux moyens technologiques, il y a
des précisions à ce niveau-là. Donc, à l'article 133, on vient expliquer
de quelle façon la notification par moyen technologique peut être faite. On
pense à un système informatique ou... Je ne sais pas si ça peut être fait par
courriel, là, mais la preuve de notification par moyen technologique, à
l'article 134, est faite au moyen d'un bordereau d'envoi ou, à défaut, d'une
déclaration sous serment de l'expéditeur.
M.
Grandmont : Parfait. Merci.
Mme Lachance
(Virginie) : Merci.
M. Grandmont :
Donc, Me Lachance, vous me
confirmez que, dans le fond, c'est la procédure qui pourra être utilisée,
éventuellement, pour les SAP, également?
Mme Lachance
(Virginie) : Absolument, oui. On est en matière civile.
M.
Grandmont : Oui, c'est ça, exact. Puis donc cette même procédure là va
s'appliquer également aussi pour les véhicules qui auraient... qui seraient
plaqués hors Québec, dans le fond?
Mme Lachance
(Virginie) : Oui, effectivement, selon les ententes qu'il y a, là, avec
les autres, oui.
M. Grandmont :
Oui, selon les ententes,
évidemment, mais c'est sensiblement la même chose, puis... C'est ça. OK,
parfait.
Mme Lachance
(Virginie) : Oui.
M. Grandmont :
OK, parfait. Merci beaucoup, Me
Lachance. Moi, je n'ai pas d'autre question par rapport à ce... le
processus.
Tantôt, il a été
mentionné, là, que les contraventions émises et qui résultaient, là, d'une
preuve bâtie sur la... sur des... sur les photoradars, en fait, là, ça
représentait 1 % des constats d'infraction. Je ne sais pas, je demanderais
à Mme la ministre, là : 1 % des constats d'infraction, ça représente
combien de constats? En fait, on en a combien? On en délivre combien, des constats d'infraction par année? Puis 1 %,
c'était-tu vraiment pour les infractions basées sur des photoradars ou si c'est tous constats d'infraction
confondus? Relativement au Code de la sécurité routière, évidemment, là.
Le Président (M.
Jacques) : Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Excusez, j'ai manqué le
dernier bout de la question.
M.
Grandmont : Ah! tantôt, on parlait, là, de... on disait, là,
que 1 % des constats d'infraction étaient le fait, là, d'automobilistes
qui étaient plaqués hors Québec.
Mme Guilbault : ...
M. Grandmont :
Bon. D'abord, est-ce que... juste une précision, d'abord : Est-ce que
c'est 1 % des...
Mme Guilbault : Bien, c'est-à-dire, c'est ça, il y a 6 % qui vient de l'Ontario,
donc plaqué hors Québec, mais qui n'est pas dans le 1 %.
M. Grandmont :
Oui, oui, c'est vrai. Oui,
effectivement, vous avez raison, c'est ça, effectivement, 6 %, en Ontario,
puis donc...
Mme
Guilbault : Des radars photo, toujours.
M.
Grandmont : Ah! puis c'est photo, bon, excellent, photoradars. Parfait.
Excellent. Il y en a combien, de photoradars, par année? Donc, 1 %... moi,
je cherche à savoir, 1 %, ça représente combien.
Des voix :
...
M. Grandmont : Ah! un ordre de grandeur, là. Bien, c'est sûr que 1 %, ça a de
l'air pas trop gros, mais ça dépend c'est 1 % de combien, toujours,
évidemment, là.
Mme
Guilbault : ...vérifie que les données
sont...
M.
Grandmont : Oui, oui, évidemment, évidemment.
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 35)
(Reprise à 11 h 36)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous avons eu la réponse rapidement. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui. Bien, par exemple, pour
l'année 2023‑2024, en date du 31 décembre 2023, donc, il va manquer les
trois derniers mois de l'année, on était à 413 609.
M.
Grandmont : Donc, ça, c'est pour...
Mme Guilbault : Le constat signifié.
M.
Grandmont : C'était donc... c'est pour... ça, c'est par photoradars,
toujours?
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : Puis ça, c'est donc du 1er avril au 31 décembre.
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : Donc, trois quarts d'une année, c'est ça? Oui, c'est ça,
trois quarts d'une année.
Mme
Guilbault : Bien oui. Il reste trois mois,
donc, oui.
M.
Grandmont : C'est ça... Donc, 1 % de ça, donc, on pourrait parler
de... OK, donc, on parle d'environ 4 000, là, constats d'infraction pour
des gens qui ne sont pas d'Ontario ni du Québec puis pour lesquels on n'a
potentiellement pas d'information, parce que, sur ce 1 % là, on a
peut-être des ententes avec certains des États. Donc, c'est une fraction de ça
encore, sur lesquels on n'a pas d'entente puis, dans le fond, qu'on
échapperait, là?
Mme
Guilbault : Bien, pour ce que j'ai compris
des informations de la SAAQ, oui.
M.
Grandmont : Parfait, c'est ce que je comprends aussi. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 573.7 amendé? Donc, nous pouvons passer à l'article 573.8.
Mme la ministre.
Mme Guilbault : 8... On est rendus à point 8?
Le Président (M.
Jacques) : Oui, point 8.
Mme Guilbault : «573.8. L'avis de réclamation [comporte les...] comporte
notamment les mentions et les éléments suivants :
«1° le manquement constaté;
«2° le montant réclamé et les autres sommes
exigées, les motifs de leur exigibilité et le délai à compter duquel ils
portent intérêt;
«3° la photographie ou la série de photographies
du manquement constaté prises au moyen d'un système de détection;
«4° le droit, prévu à l'article 573.10, d'obtenir
le réexamen de la décision imposant la sanction administrative pécuniaire ainsi
que le délai imparti pour l'exercer;
«5° le droit, prévu à l'article 573.15, de
contester la décision en réexamen devant l'organe chargé d'entendre la
contestation ainsi que le délai imparti pour l'exercer;
«6° l'information relative aux modalités de
recouvrement du montant réclamé.
«[L'une ou l'autre...] L'une ou plusieurs des
photographies transmises doivent indiquer ou montrer les éléments qui y sont
apposés ou qui sont visibles sans qu'il soit possible d'identifier les
occupants du véhicule.»
En
commentaire : l'article 573.8 du Code de la sécurité routière énumère les
éléments que doit contenir l'avis de réclamation au propriétaire du
véhicule lorsqu'une sanction administrative pécuniaire lui est imposée par la
SAAQ.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article... M. le député de Nelligan.
• (11 h 40) •
M. Derraji : Oui, je veux juste
sensibiliser tout le monde autour de la table. On a eu une présentation de la part des comités de parents du centre de services
scolaire de la Capitale. Je vais juste vous lire... et, après, dites-moi si
c'est... on répond avec l'article suivant, parce qu'ils proposaient même un changement.
Ce qu'ils disaient : «Notons que l'accumulation de photographies
d'un même endroit pourrait permettre de constituer des informations
personnelles sur les enfants et les parents
aux abords de l'école, ce qui n'est pas l'objectif ciblé par le code pour ces
systèmes de détection. Le comité de
travail recommande que toutes les informations permettant d'identifier les
jeunes et adultes de l'environnement du véhicule soient censurées avant
son stockage, ainsi que la preuve transmise au propriétaire du véhicule.»
Et c'est là où ils ciblent le 573.8, qu'il
faudrait modifier : «Indiquons-le dans plusieurs des photographies transmises par "sans qu'il soit possible
d'identifier les occupants du véhicule", pour s'assurer d'inclure toutes
les autres personnes qui pourraient s'y retrouver.» Donc, c'est l'enjeu de
confidentialité, il y a... d'enjeu de se ramasser avec des identités des
occupants. C'est le comité de parents du centre de services scolaire de la
Capitale.
Mme Guilbault : Oui, bien là, on va vérifier... quelqu'un qui peut apporter
des compléments, mais il est bien précisé,
là, à la fin de l'article, «sans qu'il soit possible d'identifier les occupants
du véhicule», donc, quant à moi, c'est déjà explicite. Je ne sais pas si
mon collègue a besoin de plus d'information.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 41)
(Reprise à 11 h 45)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de la suspension, nous en étions à une
discussion, là, sur la fin de l'article 573.8. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui. Alors, je voulais valider, parce que... le
point qui a été apporté par le député de Nelligan, qui, sans doute,
pourrait être repris par le député de Taschereau, qui est une question
importante, là. Les personnes qui peuvent apparaître sur la photo sans être
dans le véhicule comme tel, parce que celles qui sont dans le véhicule, comme
je le disais, au dernier passage de l'article, c'est déjà prévu, donc, ce qu'on
m'explique, c'est qu'on s'assure déjà, la
grande majorité du temps, sinon la totalité, mais, enfin, on s'assure déjà, au
Centre de traitement de la preuve, de masquer les gens qui se trouvent
sur la photo, qui ne sont pas dans le véhicule.
Et, dans la foulée de tout ce qu'on est en train
de faire pour peaufiner les processus entourant les systèmes de détection, on va s'assurer d'étoffer ou de
structurer encore davantage la directive au Centre de traitement de la preuve,
pour ce qui est de la confidentialité des personnes autour, mais, en même
temps, il faut s'assurer qu'on maintienne la validité puis que ça ne devienne
pas non plus un motif de contestation, si jamais il y avait un visage
semi-masqué, ou que quelqu'un pourrait invoquer le fait que ce ne serait pas
suffisamment masqué pour pouvoir contester.
Donc, bref, dans l'équilibre de s'assurer que le
constat puisse générer la sanction prévue... bien, le constat ou, en tout cas,
éventuellement, la SAP, puis aussi la très importante question du respect de la
vie privée des gens qui sont autour, on va s'assurer que la directive au Centre
de traitement de la preuve fasse en sorte de masquer les gens autour du
véhicule.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. M. le député de Nelligan.
Mme Guilbault : Et aussi, peut-être, en complément...
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Mme Guilbault : ...c'est vrai, un autre point qu'on m'a apporté, toujours
aussi... Tu sais, on a parlé beaucoup, au
début de l'étude détaillée, de l'évolution de la technologie, du fait que les
appareils ne seront pas toujours forcément les mêmes. Donc,
actuellement, masquer les visages ou cacher les visages, ça se fait
manuellement ou, en tout cas, c'est une
personne qui doit faire l'opération, mais, éventuellement, ce n'est pas exclu
qu'on puisse avoir une technologie qui va le faire automatiquement. Donc
là ce serait encore plus systématique.
M. Derraji : Merci. D'ailleurs,
je... Vous avez bien raison de dire que, vers la fin, «l'une des ou plusieurs des photographies transmises [doivent être...]
doivent indiquer ou montrer les éléments qui [y] sont apposés ou qui sont
visibles sans qu'il soit possible
d'identifier les occupants du véhicule». Donc, le législateur prend la peine
d'expliquer qu'on ne peut pas identifier les occupants du véhicule. Moi,
je pense qu'aussi on doit être beaucoup plus explicites de ne pas identifier les gens en périphérie, à l'extérieur. Parce que,
là, si on a pris la peine, donc, de parler de ceux qui sont à l'intérieur de la voiture, je pense que, surtout
dans des zones-écoles, et c'est là... le comité des parents du centre de services scolaire de la Capitale, ce qu'il
voulait nous dire, c'est vraiment : Protégez les autres personnes qui
pourraient y retrouver.
Et, M. le Président, dans le bénéfice de bien
maximiser le temps de la commission, on va vous transmettre un amendement, s'il
vous plaît. Donnez-nous juste... donnez-nous quelques secondes, s'il vous
plaît.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Donc,
nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 49)
(Reprise à 12 h 15)
Le Président
(M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, nous en étions à peut-être déposer un amendement à 573.8.
Par contre, nous avons... nous allons continuer à 573.9, pour revenir à la
discussion sur 573.8 par la suite. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, merci, M. le Président. Alors :
«573.9. L'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire pour un manquement visé à l'article 573.2 se prescrit par un an à compter de la date à
laquelle le manquement a été constaté. La notification d'un avis de réclamation
interrompt la prescription.»
En commentaire : l'article 573.9 du Code
de la sécurité routière prévoit un délai de prescription d'un an pour imposer
une sanction administrative pécuniaire. L'avis de réclamation interrompt la
prescription.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.9?
M. Derraji : ...ma mémoire, elle est
bonne.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que nous pouvons passer à la section III, Réexamen? Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Merci, M. le Président.
«Section III
«Réexamen
«573.10. Dans
les 30 jours de la notification de l'avis de réclamation,
la personne visée par cet avis peut, par écrit, demander le réexamen de
la décision par la Société.
«La demande de réexamen est transmise à la
Société ou, le cas échéant, à la municipalité ayant notifié l'avis de réclamation.
«La personne visée par l'avis de réclamation
doit, en déposant sa demande de réexamen, présenter ses observations et, le cas
échéant, produire les documents pertinents.»
En commentaire : l'article 573.10 du
Code de la sécurité routière débute la section III, intitulée Réexamen. Il
prévoit que le propriétaire d'un véhicule qui a reçu un avis de réclamation
peut demander à la SAAQ de réexaminer la
décision de lui imposer une sanction administrative pécuniaire. La personne
dispose d'un délai de 30 jours pour ce faire.
Lorsque l'avis de réclamation lui a été notifié
par une municipalité, la personne concernée doit transmettre sa demande à la
municipalité, qui la fera suivre à la SAAQ pour traitement.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.10? M. le député
de Nelligan.
M. Derraji : Merci,
M. le Président. On va juste revenir. C'est le même débat qu'on a eu tout à
l'heure sur l'avis... l'avis de réclamation.
Donc, une fois l'avis est reçu, on est toujours dans l'année. Donc, on a enlevé
les 45 jours. Et donc le 30 jours arrive une fois la personne
a reçu son avis de réclamation. Mais on est toujours dans l'année?
Mme
Guilbault : Oui. Pour le réexamen? Le
30 jours pour le...
M. Derraji : Oui.
Mme
Guilbault : Oui.
M. Derraji : Oui.
Bon. Plus de question. C'est bon.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Est-ce que... Est-ce qu'il y a un mécanisme pour
s'assurer de contrôler ce 30 jours là? Comme on a dit tantôt à la... sur
la discussion, là, quand on a eu la discussion sur le 45 jours, il peut
être difficile de faire la preuve que l'avis
de notification a bel et bien été reçu. Donc, est-ce qu'une personne peut...
Est-ce que... Est-ce que ça va être... Est-ce que ça va être difficile
ou nécessaire finalement de faire la démonstration que la personne est vraiment
dans son 30 jours? Parce qu'on vient statuer, on vient dire, là : Il
y a une durée maximum à l'intérieur de laquelle la personne peut demander un
réexamen. Est-ce que... Est-ce que, dans le fond, on n'a pas le même débat que tout à l'heure, finalement? Puis, dans tous
les cas, est-ce que... est-ce qu'il y a un... est-ce qu'il y a un risque, là,
de toute façon, sur le dépassement potentiel, finalement, de ce délai de
30 jours là?
Mme Guilbault : Oui. C'est une bonne question. Je suis en train de voir lequel de nos
collègues pourrait venir expliquer le processus.
(Consultation)
Mme
Guilbault : Peut-être une courte
suspension.
Le Président (M.
Jacques) : ...instants.
(Suspension de la séance à
12 h 19)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et Mme Morin-Verville pourra donner les explications
au député de Taschereau.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Oui. Au niveau de la notification, tout dépendant du
processus qu'on utilise, si c'est par
courrier recommandé ou par électronique, il y a des... au Code de procédure civile, il y a des moyens qui sont... qui
permettent de s'assurer de la notification. Donc, au niveau du courrier
recommandé, il y a une preuve comme quoi ça a été reçu qui est complètement
différente de la preuve de transmission, où que ça a été transmis par... Donc, une fois que ça a été reçu, qu'on
confirme que la personne a reçu à cette date-là, il y a 30 jours qui
s'amorce.
Au niveau du
courrier... du courriel, des voies électroniques, il y a d'autres... au niveau
du Code de procédure civile, il y a d'autres... Le bordereau de... le Code de
procédure civile indique que la... Une preuve de réception est... peut être référée par un bordereau de réception, un
bordereau de... un bordereau de... je m'excuse, là, je n'ai pas le nom
exact, mais par un bordereau quelconque d'envoi. Donc, au moment où est-ce
qu'on s'assure de la réception, le 30 jours commence. Donc...
Une voix : ...
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Bordereau d'envoi, qu'on me confirme.
M.
Grandmont : OK. Là, mais donc ça, un bordereau d'envoi, c'est un...
c'est un document qui est généré par la société?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Bien, tout le processus...
M.
Grandmont : Puis là, en fait, la... En fait, on parle «dans
les 30 jours de la notification», oui, c'est ça, «dans les
30 jours de la notification de l'avis de réclamation». Donc, la personne
qui reçoit un avis... Je comprends, là, que la partie,
là, évidemment, courrier recommandé, il y a une personne en bonne et due forme
qui va cogner à la porte puis qui va remettre un document ou ça se retrouve au
bureau de poste le plus proche, là, j'imagine, là, donc, mais il y a une démonstration physique. Dans le cas des
voies électroniques, on peut imaginer que ce sera... une personne recevra
un courriel et que, là, cette personne-là... Tu sais, s'il n'y a jamais
ouverture du courriel, qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là? Si le courriel tombe dans les... dans les pourriels, là,
dans les spams, là, comme on dit, là, est-ce que... C'est quoi, la
procédure, exactement, là, pour s'assurer que la personne a bien reçu
notification, là? Puis, parce que c'est quand même... parce que de plus en plus
de personnes vont l'utiliser, évidemment, là.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
je comprends, je comprends bien. Effectivement, il y a... La procédure... Le
processus, en tant que tel, reste à déterminer avec la SAAQ, là. On est dans
les travaux qui vont nous permettre d'opérationnaliser tout ça. Donc, on
est en train de, donc je ne peux pas vous donner de réponse très, très précise.
Par contre, ce que je
peux vous dire, c'est qu'au niveau du Code de procédure civile on va respecter,
au niveau des règles qui sont là, des dispositions du Code de procédure civile
qui encadrent l'envoi électronique, puis on
va s'assurer de respecter ces normes-là. Donc, on va s'assurer de faire les
vérifications juridiques pour que ça... qu'on respecte les exigences,
là, assurément. Donc, ce qu'on fait ailleurs aussi en termes d'envoi par voies
électroniques et qui sont réputées valides, là, en termes de notification, on
va s'assurer de respecter ça.
M. Grandmont :
D'accord. Puis évidemment vous
comprendrez que, moi, ma préoccupation, c'est de s'assurer qu'on offre,
encore une fois, le moins de prise possible à des contestations en bonne et due
forme. Si on met en place un système... on
multiplie par cinq le nombre de... au moins par cinq, en fait, le nombre de
radars photo ou d'appareils de contrôle automatisé sur les routes du
Québec, qu'on génère davantage, évidemment, là, de constats d'infraction, qu'on
veut, là, changer les comportements... En même temps, bon, de plus en plus de
gens vont utiliser les voies électroniques pour recevoir, pour communiquer avec
les différents ministères ou sociétés d'État du gouvernement. Je veux m'assurer
que cet impact-là, il est réel...
(Interruption)
M. Grandmont : ...excusez-moi, il y a beaucoup de bruit. Et donc qu'il y aura le moins
possible de contestations. Donc, ce serait... Donc, vous me dites que,
finalement, à la Société de
l'assurance automobile du Québec, on
va s'assurer de trouver les meilleurs moyens
technologiques pour s'assurer aussi, d'un point de vue légal, d'offrir le moins
de prise possible, de ne pas créer des brèches dans lesquelles des
avocats pourraient, finalement, s'engouffrer de manière importante et
nombreuse?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Exactement.
M.
Grandmont : OK.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur
l'article 573.10? 573.11. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Merci. «573.11. La personne
chargée du réexamen de la décision d'imposer une sanction administrative
pécuniaire doit relever d'une unité administrative distincte de celle chargée
d'imposer cette sanction.»
En
commentaire : l'article 573.11 du Code de la sécurité routière
prévoit que le réexamen de la décision doit être fait par une personne relevant d'une unité administrative différente de
celle ayant imposé la sanction administrative pécuniaire.
Le Président (M. Jacques) : ...est-ce
qu'il a des interventions sur l'article 573.11? M. le député de
Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Donc, est-ce que ça veut dire, Mme la ministre, qu'on
va avoir des gens qui vont être... qui vont
être mobilisés, en fait, sur la fonction d'imposer une sanction, puis il va y
avoir un autre département qui va être exclusivement dédié à faire des
réexamens des... en fait, oui, c'est ça, des réexamens de la décision?
Mme
Guilbault : Oui, exactement, pour assurer
une saine distance puis une impartialité.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Donc, à la SAAQ, on devrait avoir des
départements séparés pour s'assurer que, dans le fond, les personnes... Puis,
l'objectif, c'est d'avoir un coup d'oeil différent. C'est d'avoir...
(Interruption)
M.
Grandmont : Excusez-moi. C'est particulièrement dérangeant, là.
L'objectif, donc, c'est d'avoir un coup d'oeil différent, dans le fond, sur...
lors de la demande de réexamen?
Mme Guilbault : Oui. Bien, c'est ça, c'est d'assurer l'impartialité. C'est sûr que, quand
c'est une personne qui a émis le document, comment on l'appelle, juste
pour être sûre de ne pas... bien, la SAP, dans le fond, puis que c'est la même qui doit en faire le réexamen, ça tombe sous
le sens que de s'assurer que ce ne soient pas les mêmes personnes.
M. Grandmont : OK.
Est-ce que... En tout cas, je comprends le principe. Je me posais quand même la
question de... Ça reste quand même qu'il va y avoir un gros volume. Puis je me
demande dans quelle mesure ça aurait pu... le jugement des personnes aurait pu
être altéré par le fait qu'ils reçoivent un examen... un réexamen sur la preuve
qu'ils avaient faite pour émettre une SAP. Mais c'est comme... c'est comme
ceinture et bretelles. On est sûr d'avoir, dans le fond, une bonne séparation entre
les deux, là. Donc, je me demandais la pertinence d'aller aussi loin que ça,
mais je comprends l'objectif qui est poursuivi par la... par Mme la ministre.
Donc, ceinture et bretelles, allons-y avec ça.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Donc, nous pouvons passer au 573.12.
Mme Guilbault : «573.12. La demande de réexamen doit être traitée avec
diligence.
«La personne
chargée du réexamen décide sur dossier, sauf si elle estime nécessaire de procéder
autrement. Elle peut alors confirmer la décision qui fait l'objet du réexamen,
l'infirmer ou la modifier.»
En
commentaire : l'article 573.12 du Code de la sécurité routière
encadre la procédure de révision administrative des décisions d'imposer
une SAP.
Le deuxième
alinéa prévoit que le réexamen d'une telle décision se fera sur dossier, donc
sans audition, à moins que la personne chargée du réexamen estime nécessaire de
communiquer avec la personne visée par la SAP. Suivant l'analyse qu'elle
fera de la preuve, la personne chargée du réexamen pourra confirmer, modifier
ou infirmer la SAP.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
573.12? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, c'est ça, c'est
sur la notion de diligence puis du délai, en fait, là, de traitement. Donc,
dans le fond, quand une personne demande un réexamen, dans le fond, elle ne
paie pas son constat, en fait, sa SAP. Il n'y
a pas de frais à payer. Donc, on attend. Puis on ne se met pas de délai pour
quelle raison exactement? Parce que, là, on parlait tantôt, là, de... on
impose un délai de 30 jours, à 573.10, on imposait un délai de
30 jours suivant la notification de l'avis de réclamation à la personne
visée par une SAP puis, de l'autre côté, on ne se donne pas de délai, du côté
de la société, pour traiter la demande de réexamen. Je me demande pourquoi
cette espèce de, bien, deux poids, deux mesures. C'est peut-être un peu fort,
là, mais pourquoi il y a, d'un côté, un délai, puis de l'autre, il n'y en a pas
vraiment non plus? On comprend, là, on veut agir vite et bien, avec diligence,
c'est ça que ça dit, mais pourquoi, d'un côté, un délai, puis, de l'autre, pas
de délai?
Mme Guilbault : Oui. Bien...
Une voix : ...
Mme Guilbault :
Attendez. On me réfère...
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Donc...
Mme Guilbault : Juste un petit instant. Ah! bien oui, compte tenu de
l'heure.
M. Grandmont : C'est la formule
consacrée!
Le
Président (M. Jacques) : Bien, vous me soufflez les mots, là. C'est ce que
j'étais pour faire, Mme la ministre.
Donc, compte tenu de l'heure, nous suspendons
nos travaux jusqu'après les affaires courantes. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 29)
(Reprise à 15 h 30)
Le Président (M. Jacques) : La
Commission des transports et de l'environnement reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de
loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière
afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et
d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Lors de la suspension de nos travaux, ce midi,
nous en étions à l'étude de l'article 573.12, introduit par l'article 16 du projet de loi, et Mme la ministre
était à répondre à une question du député de Taschereau. Je vous cède
maintenant la parole, Mme la...
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Nelligan...
Des voix : ...
Mme Guilbault : C'était le 30 jours. C'est ça, exact.
Le Président (M. Jacques) : Donc...
Mme Guilbault : C'était... On était à point quoi, là?
Le Président (M. Jacques) : 573.12.
Mme
Guilbault : 573.12, OK.
Bien, c'est ça, on peut peut-être finir lui puis revenir au 8, si mes collègues
sont d'accord, où j'aurai l'amendement.
Le Président (M. Jacques) : Donc, on
reviendrait à 573.8.
Mme Guilbault : Non. Pour l'instant on va finir 12.
Le Président (M. Jacques) : On va
finir 73.12? Parfait. Donc, 573.12... Oui, il y avait possiblement un
amendement, là, qui devait être déposé par le député de Nelligan. Mme la
ministre, sur le 573.12.
Mme
Guilbault : Oui. Bien, je proposerais que... à ma collègue ici
réponde à la question du député de Taschereau, qui voulait en savoir
plus sur le 30 jours.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
Me Lachance.
Mme Lachance (Virginie) : Oui.
Alors, lors de ma première intervention, je vous mentionnais qu'il y a
plusieurs articles qui sont similaires dans d'autres régimes de sanctions
administratives pécuniaires, et puis, ici, là, au niveau des principes de droit
administratif, et tout ça, là, on retrouve... Je vous dirais que les
articles 573.12... 573.12, 573.13 et
573.14 vont ensemble, en quelque sorte, là. Donc, la demande de réexamen
doit être traitée avec diligence. Ça, c'est un terme dans les... Les
dictionnaires, par exemple, juridiques, et tout ça, on va parler qu'il doit...
la personne qui est chargée du réexamen doit
agir avec rigueur, efficacité et rapidité. Donc, on n'a pas de délai, à
proprement parlé, mais il y a quand même une notion, là, de rapidité,
célérité, mais toujours avec rigueur.
Ensuite, dans
le projet de loi, l'article 573.13, un autre principe qu'on retrouve dans
plusieurs régimes, c'est que la décision en réexamen doit être écrite en
termes clairs et concis et motivée. Donc, on n'a toujours pas de délai.
Toutefois, le délai de 30 jours qu'on
retrouve à l'article 573.14, bien, on vient dire que, si la décision en
réexamen n'est pas rendue dans les 30 jours, donc il n'y a pas
d'obligation, ce n'est pas un délai de rigueur de rendre la décision dans les 30 jours. Toutefois,
les... le montant des intérêts vont être suspendus jusqu'à la décision soit
rendue. Alors, la personne qui a fait
la demande en réexamen ne sera pas pénalisée si elle n'est pas rendue dans un
délai de 30 jours.
M.
Grandmont : Donc, pour bien comprendre, dans le fond, c'est
que, bon, le terme diligence, c'est un terme qui est... qui est reconnu puis
qui est utilisé régulièrement et que donc, par la suite, en fait, il n'y a rien
qui pénalise la personne si le délai... Dans le fond, les intérêts sont
stoppés passé le délai de 30 jours.
Mme Lachance (Virginie) : Exactement.
Oui.
M. Grandmont : OK. D'accord. Puis le
fait que... Puis j'essaie de me replonger un peu dedans, là. Tantôt, on disait que... on parlait que la personne doit
demander un réexamen en... de la décision de... un réexamen de la décision
de la société dans un délai de 30 jours.
Mme Lachance (Virginie) : Oui, exactement.
M. Grandmont : Donc, l'usager, en
fait, la personne qui a reçu un constat d'infraction, cette personne-là doit, elle, répondre dans un délai de
30 jours. Puis, de l'autre côté, du côté du... de la société, dans le
fond, on n'a pas de délai, mais, en même temps, la personne n'est pas
pénalisée.
Mme Lachance (Virginie) : Exactement.
M. Grandmont : OK. Puis, ça, c'est
une disposition qui est... une façon de faire, disons, qui est normale puis qui
est reconnue?
Mme Lachance (Virginie) : ...on
retrouve dans d'autres régimes, effectivement.
M.
Grandmont : Suivant les mêmes principes, des délais pour les
usagers... bien, pas... en fait, pour les fautifs, pour les
contrevenants.
Mme Lachance
(Virginie) : Effectivement.
M.
Grandmont : Puis, de l'autre
côté, pour la société, une façon, en fait, là, d'éviter de se mettre
peut-être... je ne sais pas c'est quoi, le risque. En fait, si on met un
délai, par exemple, là, ce serait quoi, le risque?
Mme Lachance (Virginie) : C'est de
ne pas être capable...
M. Grandmont : Être capable d'y
répondre?
Mme Lachance (Virginie) : ...d'y
arriver, nécessairement, là.
M. Grandmont : Et, dans ce cas-là,
les... le risque, est-ce que c'est encore une fois, là, de pouvoir déclarer...
je ne veux pas utiliser des termes qui sont juridiques alors que je ne suis pas
juriste, là, mais caduque, la demande, en fait, là, de... et donc on aurait une
brèche, je reviens toujours à ça, là, mais cette brèche-là qui pourrait être
utilisée par des avocats des parties défenderesses.
Mme
Lachance (Virginie) : S'il y avait un délai de rigueur, effectivement,
là, à ce moment-là, l'administration serait obligée... serait obligé de
rendre sa décision dans ce...
M. Grandmont : De les respecter.
Mme Lachance (Virginie) : ...dans ce
délai-là.
M. Grandmont : Dans le délai, oui.
Et donc...
Mme
Lachance (Virginie) : À
moins, comme dans d'autres régimes qu'on va trouver dans... Là, je ne veux pas
entrer dans un cours de droit, là, mais, en matière
juridictionnelle, par exemple, si... ils vont demander un délai supplémentaire,
par exemple, pour rédiger une décision,
alors il y a des aménagements possibles. Mais, si, légalement, on avait... moi,
je n'en ai pas vu dans d'autres régimes, là, mais je ne les connais pas tous,
mais, s'il y avait un délai pour rendre la décision
et qu'il n'y avait pas possibilité de demander une prolongation de délai, bien,
effectivement, là, le citoyen aurait...
M.
Grandmont : Donc, il y a un risque, dans le fond, de ne pas
être capable des respecter ce délai-là puis de perdre les causes, en
fait.
Mme Lachance (Virginie) : Absolument.
M. Grandmont : Puis, de l'autre
côté, si on voulait les respecter, bien, d'alourdir le processus en ajoutant...
en faisant des demandes d'ajout de délais, donc ça vient alourdir le processus.
D'accord. Bien, je vous remercie. Ça répond à mes questions.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, M. le député de Taschereau.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur 573.12?
M. Grandmont : Euh, sur le 12, non.
J'ai... C'était ma question. Merci beaucoup.
Le
Président (M. Jacques) : Parfait. Mme la ministre, vous souhaitiez
retourner à 573.8. Est-ce que vous désirez qu'on suspende quelques
instants ou on poursuit?
Mme Guilbault : Peut-être, oui, hors... simplement pour consulter mes
collègues hors micro par rapport à l'intendance autour de l'amendement.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 37)
(Reprise à 15 h 43)
Le
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, la ministre s'apprêtait à déposer un amendement à l'article
16 introduisant l'article 573.8. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Alors, article 16, nouvel
article 573.8 du Code de la sécurité routière :
Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de
l'article 573.8 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du
projet de loi, «de même que toute autre personne».
En commentaire : suivant
l'amendement proposé, l'obligation que la photographie ou la série de
photographies ne permette pas d'identifier les occupants s'étendra à
toute autre personne qui y serait visible.
Ça fait suite aux
discussions qu'on a eues ce matin pour les photos qui seraient issues des
nouvelles... dans les nouvelles sanctions,
dans les nouvelles SAP. Et, comme je disais à mes collègues tout à l'heure, on
aura l'équivalent pour les constats d'infraction dans un autre article
plus tard, à l'article 22.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, M. le Président. Premièrement, merci à
toute l'équipe et à Mme la ministre de faire l'effort de trouver une
façon d'amender l'article.
Je
veux juste revenir. Est-ce qu'on peut juste descendre en bas, s'il vous plaît?
Je suis plus... C'est... Ça va être beaucoup plus facile à l'écran.
Une voix :
...
M. Derraji : Complet, oui. Donc, on... Oui, ici. Donc, on s'entend que «de même que
toute autre personne»... Mais, quand on dit que... «de même que toute
autre personne», on ne spécifie pas la zone. Est-ce que c'est voulu? Est-ce que c'est... Est-ce que le législateur n'a
pas... le législateur... Est-ce que l'équipe n'a pas trouvé un autre moyen?
Mais, pour mieux exprimer ce qu'on disait ce matin, bien, je reviens à
l'inquiétude des comités de parents du centre de services scolaire de la
Capitale, c'est vraiment les enfants autour de la zone scolaire. Donc...
Une voix :
...
M. Derraji :
Hein?
Mme
Guilbault : Ça va être... Dans les zones
scolaires, ça va être des constats d'infraction. Donc, ça va être visé dans le
prochain amendement à l'article 22.
M. Derraji : «De
même que toute autre personne»... partout?
Mme
Guilbault : En fait, c'est partout. C'est
ça. Même s'il devait y avoir une SAP dans une zone scolaire, ça touche toutes
les photos qui vont être générées dans le cadre des SAP, où qu'elles soient
prises.
Des voix : ...
M. Derraji : L'enjeu
que j'ai, on ne parle pas de la... de l'extérieur de la voiture. Corrigez-moi
si je me trompe, on peut le faire à haute voix. «Qu'il soit possible
d'identifier les occupants du véhicule — on spécifie véhicule — de
même que toute autre personne», ma crainte, c'est qu'on spécifie toute autre
personne à l'intérieur du véhicule et non pas à l'extérieur, en périphérie de
la voiture. Je ne sais pas si tout le monde a compris la même chose. Quand on le lit, «qui sont visibles sans qu'il
soit possible», donc on parle toujours des individus à l'intérieur de la
véhicule, les occupants du véhicule,
«de même que toute autre personne», j'ai l'impression qu'on réfère au véhicule,
les occupants du véhicule, pas à l'extérieur.
Mme
Guilbault : Bien, non, c'est... Il y a,
d'une part, les occupants du véhicule, donc ceux qui sont dans le véhicule, et, d'autre part, «toute autre
personne», donc l'excédant des occupants du véhicule, donc forcément hors
véhicule.
M. Derraji : Oui.
Bien, c'est une interprétation. Ça va être enregistré au cas où... si quelqu'un
veut avoir l'explication. Mais l'intention du législateur, c'est : les
personnes à l'intérieur de la voiture et les personnes qui sont à l'extérieur,
en périphérie de la voiture. C'est bon?
Mme
Guilbault : Mais c'est toutes les
personnes qui apparaissent sur la ou les photographies.
M. Derraji : Les
photos, c'est bon. Oui, oui, c'est bon. Merci.
Le Président (M.
Jacques) : ...député de Taschereau.
M. Grandmont : ...moi aussi, là, je lis la
phrase, en fait, là, puis on dirait que ça accroche, là. Ce n'est peut-être pas
la formulation la plus... la plus fluide qu'on puisse trouver, bien que je
comprends, je suis d'accord avec le fond sur le... Donc, on a une photo sur laquelle il y a des occupants du
véhicule, puis «toute autre personne», présente sur la photo, à
l'extérieur du véhicule, en tout cas, peu importe, on dirait que ça manque un
peu de chair. Mais bon, je comprends qu'on fait référence à tout le monde.
Peut-être deux...
Donc, bien, merci, Mme la ministre, là, d'avoir donné suite aux questions qu'on
posait puis aux mémoires aussi, là, qui étaient... qui émanaient, là, du comité
de travail permanent sur les politiques du centre de services scolaire de la Capitale. C'est une question de respect de la
vie privée, puis je pense que c'est intéressant de répondre à ces
préoccupations-là, qui sont tout à fait justifiées, là, question de vie privée,
évidemment.
Mme
la ministre a parlé tantôt en disant que les zones... dans les zones scolaires,
ce ne serait pas des SAP. Est-ce que
c'est... Est-ce que c'était... Est-ce que c'est effectivement le cas ou on
pourrait trouver... Moi, j'avais dans l'esprit que, dans les zones
scolaires, on pourrait avoir des SAP.
Des voix : ...
Mme
Guilbault : Oui, exactement. Dans les
zones scolaires, ça va toujours être des constats d'infraction.
M.
Grandmont : Pour quelle raison ce seraient toujours des constats
d'infraction et pas des SAP?
Mme
Guilbault : Parce que c'est des
infractions qui sont visées...
Une voix : ...
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça, plus grave,
mais... Enfin, c'est déjà des infractions qui sont visées par la procédure
pénale, là. Donc, c'est déjà des constats d'infraction, puis, ça, on ne
changera pas ça. On va ajouter, puis c'est
ça, les amendes doublées en zone scolaire puis selon la fourchette de vitesse.
Mais là on va ajouter des nouvelles infractions par SAP par règlement,
donc parallèlement, et... et c'est ça.
M.
Grandmont : Et donc, dans les zones scolaires, c'est le cas. Est-ce
que, dans les chantiers, c'est la même chose aussi, ce sera tout le temps des
constats d'infraction et pas des SAP?
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : Puis dans les corridors scolaires?
• (15 h 50) •
Mme
Guilbault : Bien, actuellement, les
corridors scolaires ne sont pas... On fonctionne avec la notion de zone
scolaire. Donc là, les corridors scolaires, il faut juste voir. Ça dépend de
l'excès de vitesse, là, honnêtement, de prime abord, les grands excès de
vitesse, assurément.
M.
Grandmont : Oui, ça, évidemment, là.
Mme
Guilbault : Mais il faudrait juste voir.
Une voix : ...
Mme
Guilbault : Il pourrait y avoir les deux
dans les corridors scolaires.
M.
Grandmont : Il pourrait y avoir les deux, dépendamment de la vitesse
qui est pratiquée?
Mme
Guilbault : Dépendamment de la gravité de
l'infraction.
M. Grandmont :
Ce qui n'est pas le cas pour les
zones scolaires, parce que, d'office, c'est des constats d'infraction.
Mme Guilbault : Oui, oui, c'est ça, parce que, d'office, c'est grave. On doit avoir la
liste quelque part. Peut-être que ça pourrait être éclairant pour les...
la suite des travaux.
M.
Grandmont : Oui, oui, ce serait effectivement très éclairant. Vous
savez combien je suis attaché au fait qu'on protège bien, là, puis qu'on
intervienne, tel que c'était mentionné dans votre Plan d'action en sécurité
routière, concernant... qu'on intervienne
dans les corridors scolaires, là. On aura éventuellement... On aura à nouveau,
j'imagine, le débat là-dessus. Puis, moi, en fait, en ayant...
Donc
là, ça, c'est pour les SAP qu'on a un amendement. Vous me dites que, plus tard,
on va avoir un amendement aussi pour les constats infraction.
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : OK. Donc, dans tous les cas, pour l'instant, comme c'est
des SAP puis que vous me dites que, plus
tard, on va traiter les constats d'infraction dans les corridors scolaires, on
aurait le même genre de précaution, donc on couvre tout, en fait, là,
avec cet ajout-là, même s'il n'est pas, disons, linguistiquement parlant, le
plus... le mieux tourné, à mon avis, là. Mais bon, ça c'est une question de
goût, là. Mais vous me dites que, finalement, on couvre large puis que, dans
tous les cas, tous les types d'infractions au Code de la sécurité routière,
quand c'est un appareil de contrôle
automatique qui va prendre une preuve à travers une photographie ou une série
de photographies, on va toujours flouter les visages de toutes les
personnes qui apparaissent sur la preuve.
Mme Guilbault : Oui, à terme, quand on aura aussi déposé l'amendement à
l'article 22.
M. Grandmont : Oui,
oui, c'est ça, exactement, quand on aura déposé le... OK, OK. Puis est-ce que
vous croyez qu'on sera en mesure d'avoir la technologie pour être capable de
bien faire ça? Je sais que ça se peut, d'un point
de vue technique, là. On a juste à circuler sur Google... sur Google Street,
par exemple, on voit que tout est flouté assez automatiquement.
J'imagine que la technologie permet de faire ça, disons, assez aisément, là.
Mais est-ce que vous avez des raisons de croire que ça pourrait être difficile
ou qu'on devrait être capable d'y arriver rapidement?
Mme Guilbault : Oui, tout à fait. Bien, effectivement, le choix de la future
solution technologique, quand on va mettre en oeuvre le nouveau régime de SAP,
va faire partie, justement, du processus. C'est pour ça qu'il y aura, éventuellement, là, plus loin, toute la question
des délais d'entrée en vigueur et potentiellement de certains aménagements
qu'on devra faire pour tenir compte de la réalité, parce qu'on est en pleine
innovation ici, là.
M. Grandmont : Oui, tout à fait.
Mme Guilbault :
Avec ça, on crée quelque chose de complètement nouveau puis on veut s'assurer
que ça fonctionne. Donc, effectivement, il y
aura... il faudra tenir compte de ces éléments-là. Mais l'objectif va être
atteint puis les photos vont être toutes floutées.
M. Grandmont : Les visages. Juste
les visages.
Mme
Guilbault : Idéalement, éventuellement, par une solution...
Oui, oui, oui, les visages des photos, évidemment, puis, idéalement,
avec une solution technologique, ce qui fait qu'en plus ça va être moins
complexe en termes de ressources humaines.
M.
Grandmont : Oui. Oui, oui. Évidemment. Parfait. Bien,
excellent. C'est bon, pour l'instant, pour moi. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur
l'amendement à l'article 573.8? Donc, est-ce que l'amendement à
l'article 573.8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 573.8 amendé? S'il n'y a pas de commentaire, nous allons
passer à l'article 573.13. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Alors :
«573.13. La décision en réexamen doit être
écrite en termes clairs et concis et être motivée. Elle doit être notifiée au
demandeur par la Société ou, le cas échéant, par la municipalité lui ayant
notifié l'avis de réclamation avec la mention de son droit de la contester dans
un délai de 30 jours de cette notification.»
En commentaire : l'article 573.13 du Code
de la sécurité routière exige que les motifs de justification apparaissent à la
décision en réexamen et qu'ils soient exposés de manière concise et en termes
clairs. Il exige également que la décision soit notifiée et que le demandeur
soit informé de son droit de la contester.
La notification de la décision en réexamen peut
également être faite par la municipalité ayant effectué la notification de
l'avis de réclamation, suivant l'article 573.7 du CSR.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 573.13? S'il n'y a pas
d'intervention, nous passons à l'article 573.14.
Mme Guilbault : Oui, merci. «573.14. Si la décision en réexamen n'est pas
rendue dans les 30 jours de la réception de la demande ou, le cas échéant, du
délai accordé au demandeur pour compléter ses observations ou pour produire des documents additionnels, les intérêts
prévus à l'article 573.32 sur le montant dû sont suspendus jusqu'à ce
que la décision soit rendue.»
En commentaire : l'article 573.14 du Code
de la sécurité routière prévoit que les intérêts sur le montant dû sont
suspendus si la décision en réexamen n'est pas rendue dans les 30 jours de
la réception de la demande ou du délai accordé au demandeur pour compléter son
dossier.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
573.14? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, Mme la ministre, 573.15.
Mme Guilbault : Oui, et j'aurai un amendement, M. le Président. Alors,
573.15...
«Section IV
«Contestation
«573.15. La décision
en réexamen confirmant ou modifiant la décision d'imposer une sanction
administrative pécuniaire peut, dans
les 30 jours qui suivent sa notification, être contestée par la personne visée
par la décision devant soit :
«1° l'organe
de contestation établi par règlement du gouvernement lorsque l'avis de
réclamation lui a été notifié par la Société;
«2°
l'organe de contestation établi par une municipalité habilitée à établir un
régime de sanctions administratives pécuniaires lorsque l'avis de
réclamation lui a été notifié par cette municipalité ou par une autre
municipalité ainsi habilitée ayant convenu
d'une entente avec cette dernière pour la contestation de telles sanctions. Cet
organe de contestation peut
également, lorsque le gouvernement le prévoit par règlement, entendre la
contestation de la décision en réexamen lorsque l'avis de réclamation a
été notifié par la Société.»
En commentaire : l'article 573.15 du Code
de la sécurité routière débute la section... oui, c'est ça, débute la section
IV, intitulée Contestation. Il prévoit le droit de contester la décision en
réexamen confirmant ou modifiant la décision
d'imposer une sanction administrative pécuniaire. Il précise que cette
contestation se fait, selon le cas, devant un organe de contestation que
le gouvernement a établi par règlement ou devant un organe de contestation
établi par une municipalité habilitée à établir un régime de SAP en matière
municipale.
Et mon amendement : Article 16, nouvel
article 573.15 du Code de la sécurité routière.
Remplacer les
paragraphes 1° et 2° de l'article 573.15 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi, par les suivants :
«1° le Tribunal administratif du Québec lorsque
l'avis de réclamation lui a été notifié par la Société;
«2° l'organe de contestation établi par une
municipalité en vertu de la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires
en matière municipale [...] lorsque, selon le cas :
«a) l'avis de réclamation lui a été notifié par
cette municipalité;
«b)le gouvernement a, par règlement,
confié à cet organe, à la place du Tribunal administratif du Québec, la charge
d'entendre la contestation de l'avis de réclamation qui lui a été notifié par
la Société.»
En commentaire : cet amendement propose de
remplacer les paragraphes 1° et 2° de l'article 573.15 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi,
notamment pour désigner le Tribunal
administratif du Québec comme organisme responsable d'entendre les
contestations lorsque l'avis de réclamation a été notifié par la Société de
l'assurance automobile du Québec.
Il retire,
donc, la possibilité, pour le gouvernement, d'établir un organe de contestation
par règlement. Le fait de recourir au TAQ s'inscrit en cohérence avec
les responsabilités qui lui sont déjà dévolues en matière de sanctions
administratives pécuniaires.
L'amendement propose aussi de clarifier la compétence de l'organe de contestation
municipal. L'organe municipal sera
responsable d'entendre les contestations lorsque l'avis de réclamation a été
notifié par la municipalité. Sur
décision du gouvernement prise par règlement, cet organe pourra également
entendre les contestations lorsque l'avis de réclamation a été notifié
par la SAAQ à la place du TAQ.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions à 573.15? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
comprends qu'on revient au tribunal... qu'on vient redésigner, finalement, le Tribunal
administratif du Québec parce que c'est sa fonction, de traiter ce genre de
demandes là. Donc, je comprends qu'on... on n'était pas... on était passé à
côté de ça, finalement, là, au départ. Donc, on revient vers ça.
Sur la
partie... sur le deuxième paragraphe, je reviens à ce qui est écrit
actuellement, là, dans le projet de loi, là, on parle de... «lorsque
l'avis [...] lui a été notifié par cette municipalité ou par une autre
municipalité ainsi habilitée ayant convenu d'une entente avec cette dernière
pour la contestation de telles sanctions». J'aimerais comprendre ce qui était
écrit pour comprendre pourquoi on l'a enlevé, en fait, là. C'est quoi, cette
possibilité-là, qu'on ait une municipalité qui avait... qui avait convenu...
conclu une entente avec une autre municipalité pour la contestation de telles
sanctions? C'était quoi, l'esprit de cette disposition-là dans le deuxième
paragraphe, initialement, là? Parce que ça disparaît dans le deuxième, dans le
fond, là, dans le... dans la proposition d'amendement.
Mme Guilbault : Oui. Juste un instant. On me dit : C'est expliqué à
573.16. Alors là, je lis 573.16.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 heures)
(Reprise à 16 h 06)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux et, lors de notre suspension, nous en étions à parler
d'amendements à venir, et des dépôts sur Greffier ont eu lieu depuis ce temps
pour partager avec l'ensemble des collègues de la commission. Donc, M. le
député de Taschereau ou Mme la ministre? Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Bien, là, c'était la question du député de Taschereau,
c'est ça, pour le paragraphe, ou l'alinéa,
ou... en tout cas, le n° 2° de l'article... du bloc 15, avant que...
bien, l'article 573.15, avant l'amendement. Donc, ce que je lui
expliquais hors micro, c'est que la partie qui semble évacuée dans l'amendement
va se retrouver à l'amendement, au futur amendement, à 573.16. Et c'est qu'il y
a eu la loi sur les cours de... la Loi sur les sanctions administratives
pécuniaires en matière municipale qui a été adoptée dernièrement, qui était le
projet de loi n° 40 de mon collègue... et donc lui habilite des
municipalités à gérer des systèmes de sanctions pécuniaires.
Donc, une municipalité ainsi habilitée va
pouvoir aussi s'occuper de notre nouveau régime, de nos SAP générées par notre nouveau... notre nouveau
régime. Et une plus petite municipalité qui n'aurait pas les ressources ou,
en tout cas, qui ne serait pas habilitée à
le faire peut avoir une entente avec une municipalité qui, elle, est habilitée
à le faire pour que la municipalité en question puisse gérer pour
l'autre municipalité les SAP en question.
M. Grandmont : ...ces cas-là,
dans le cas d'une municipalité qui n'aurait pas les ressources pour être capable de gérer les SAP, est-ce que ça doit
passer par une entente aussi avec... bien, avec le ministre ou, en tout cas,
avec le gouvernement pour être capable de donner cette... de sous-traiter, je
dirais, cette opération-là avec une municipalité qui, elle, aurait les
moyens de le faire, les ressources pour le faire?
Mme Guilbault : On vérifie.
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 08)
(Reprise à 16 h 10)
Le
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Nous allons avoir une
intervenante. Donc, votre nom et votre titre, s'il vous plaît.
Mme
Labrecque (Élise) : Bonjour, Élise Labrecque, sous-ministre associée
aux orientations et à l'accès à la justice, au ministère de la Justice.
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, je donne mon
consentement pour entendre Mme Labrecque.
Le Président (M. Jacques) : ...
M. Grandmont : C'est ça.
Le Président (M. Jacques) : Oui,
merci. Donc...
Mme Guilbault : Juste expliquer les ententes entre les municipalités en
vertu de la loi.
Mme Labrecque (Élise) : Exactement.
Donc, le projet de loi n° 40, ce qu'il est venu faire, c'est qu'il est venu habiliter les municipalités à demander au
gouvernement de pouvoir faire des SAP. À partir du moment où
deux municipalités ont chacun un régime de SAP, elles pourraient
s'entendre entre elles pour avoir un organe de révision... bien, de contestation commun. Donc, c'est simplement ça.
Donc, cette entente-là, elle permet à deux municipalités, disons,
Brossard puis, je ne sais pas, Laval de se mettre ensemble pour avoir un seul
régime, parce que, par exemple, ils n'auraient pas les volumes, ou un est déjà
très établi, puis l'autre décide de joindre puis se dit : OK, moi, je peux
gérer ça, les SAP, mais l'organe de contestation, quand même, ça demande des
ressources, puis on pourrait partager. Donc, naturellement, ils vont partager
la facture. Dans l'entente, ça va être le cas. Mais... donc... Il faut
simplement, par contre, que les deux municipalités aient été habilitées à
faire des SAP.
M.
Grandmont : Ah! c'est ça. Donc, ça prend une autorisation
ministérielle pour autoriser les deux municipalités à le faire,
puis, après ça, elles peuvent se regrouper...
Mme Labrecque (Élise) : Pour
l'organe.
M. Grandmont : ...pour des raisons
de ressources ou encore faire des économies d'échelle, par exemple.
Mme Labrecque (Élise) : Exactement.
M. Grandmont : Puis elles pourraient
aussi se séparer, éventuellement, si elles se rendent compte que, finalement,
il y a du volume suffisamment puis que... pour toutes sortes de raisons qui
leur appartiennent, mais... Donc, à partir
du moment où elles sont autorisées par le ministre, elles sont habilitées à le
faire comme bon leur semble, dans le fond.
Mme
Labrecque (Élise) : Bien, c'est-à-dire qu'après, une fois habilitées à
faire des SAP, elles peuvent ensemble gérer les structures. Oui, pas de
problème.
M. Grandmont :
Donc, on pourrait avoir des regroupements qui englobent plus de
deux municipalités aussi.
Mme Labrecque
(Élise) : Exactement.
M.
Grandmont : On pourrait en avoir trois, quatre, cinq, 10. OK.
Mme Labrecque (Élise) : On peut penser, par
exemple, qu'un... parce que, le tri en amont des SAP, là, il y a... il va probablement y avoir très peu de
contestations. Donc, ce petit volume-là, peut-être qu'avec... à plusieurs,
bien, ça ferait suffisamment, par exemple, pour un décideur administratif
qui pourrait entendre ce volume-là.
M.
Grandmont : Est-ce que c'est un processus ou une opération, là,
lorsque... le fait de se regrouper? Est-ce que c'est une opération qui peut...
qui est longue ou ça peut se faire relativement rapidement? Parce que je pense
à la transition qui peut occasionner de décider de se regrouper ensemble puis
éventuellement, bien, les délais qui peuvent s'accumuler,
là. On a vu combien ça pouvait être important aussi de respecter certains
délais. Est-ce que ça... est-ce que ça peut avoir un impact là-dessus ou
si ça peut se faire assez fluidement, selon votre perception?
Mme Labrecque
(Élise) : Je ne pense pas que... Bien, je pense que ça va se faire
assez promptement. Les municipalités qui sont venues en consultation nous
disaient qu'ils avaient hâte de pouvoir mettre ça sur pied, là. Donc, je pense
que ça va se faire assez promptement.
M.
Grandmont : D'accord. Merci beaucoup, Mme Labrecque. Moi, je ne sais
pas si c'est vous ou Mme la ministre qui allez répondre à ma prochaine
question, là. On dit, dans le fond, par la proposition d'amendement, que, bon, d'une part, là, de manière générale, c'est le
Tribunal administratif du Québec qui va... qui va recevoir, qui va traiter,
dans le fond, les réexamens. Sinon, on peut avoir un organe de contestation qui
est établi par une municipalité, quand évidemment l'avis de réclamation lui a
été notifié par la... l'avis de réclamation a été notifié par cette
municipalité-là. Donc, on aura une SAP qui
est gérée par une municipalité. Donc, dans ce cas-là, évidemment, ça devient de
l'organe par lequel on peut faire le processus de réexamen.
Puis il y a un
dernier cas, en fait, le point... le point b, qui dit que «le gouvernement a,
par règlement, confié [...] cet organe, à la
place du Tribunal administratif du Québec, la charge d'entendre la contestation
de l'avis de la réclamation qui lui a été notifié par la Société».
J'aimerais savoir dans quel cas de figure ça pourrait se produire, que, dans le fond, le gouvernement déciderait de
ne pas confier cette opération-là, ce processus-là au TAQ, mais plutôt à
une municipalité. Donc, je comprends que ce serait dans des cas où, finalement,
il n'y aurait pas une gestion, par la municipalité, des SAP, mais, malgré tout,
le processus de réexamen, lui, serait géré par une municipalité. Ça répond à quoi, en fait, cette disposition-là, là, le
point b... l'alinéa b... je ne sais pas si... non, c'est un...
paragraphe b, paragraphe b?
Mme Guilbault : Bien, je peux le dire, là. Pas de problème.
Mme Labrecque
(Élise) : Ça serait la volumétrie, en fait, qui...
M. Grandmont :
Pardon?
Mme Labrecque
(Élise) : Ça serait la volumétrie qui justifierait d'avoir recours.
M. Grandmont :
C'est-à-dire, la volumétrie?
Mme Labrecque (Élise) : Bien,
un volume suffisant. Donc, le gouvernement, par règlement, détermine qu'on
peut le faire à ce moment-là.
M. Grandmont :
Je ne suis pas sûr de comprendre la réponse.
Mme Labrecque
(Élise) : Je ne suis pas sûre. Pouvez-vous répéter la question? Je ne
suis pas certaine de comprendre votre interrogation.
M. Grandmont :
Bien, j'essaie de comprendre dans quel cas de figure le gouvernement
pourrait décider de ne pas confier au TAQ, alors que c'est... C'est un peu le cas
de figure normal, là. Il y a deux cas de figure normaux. D'une part, il y a le
TAQ qui gère le processus de contestation, puis sinon c'est les municipalités
qui sont habilitées à le faire puis qui, en
plus, gèrent les SAP. Donc, les contraventions sont émises par les
municipalités... en fait, les SAP sont émises
par les municipalités. Puis il y a ce paragraphe b là qui vient
dire : Bien, malgré tout ça, il y a... le gouvernement pourrait
confier à la municipalité la gestion de la contestation, mais pas les SAP.
C'est ce que je comprends, en fait, de cet... de ce paragraphe-là. Pour moi, ce
n'est pas très clair, là.
Des voix : ...
Le
Président (M. Jacques) : M. le sous-ministre, veuillez vous
nommer.
M. Grandmont :
Consentement.
Le Président
(M. Jacques) : Donnez votre titre. Et il y a consentement de M.
le député de Taschereau.
M. Unterberg
(Jérôme) : Jérôme Unterberg, sous-ministre adjoint au ministère des
Transports.
Donc, c'est une...
c'est une disposition pour prévoir s'il y avait, en termes d'efficience,
avantage à ce que l'État puisse confier à l'organe, tel que c'est mentionné au
paragraphe b, à la place du TAQ, un certain volume de contestations. Il se peut que ça soit plus avantageux pour l'ensemble,
là, des contribuables, pour l'État, tout simplement. Ça peut être pour
des questions de célérité aussi. Donc, le cas échéant, c'est prévu par
règlement, tout simplement.
M. Grandmont :
Donc, est-ce que ce serait nécessairement des... pour des processus de
contestation de SAP qui se seraient déroulés sur le territoire de la
municipalité, par exemple, ou pas nécessairement?
M. Unterberg
(Jérôme) : Bien, c'est... pas nécessairement.
M. Grandmont :
OK. Donc, on pourrait, dans le fond, sous-traiter le processus de
contestation.
M. Unterberg
(Jérôme) : Au même titre que, si deux municipalités se joignent,
ça ne veut pas dire que c'est nécessairement sur le territoire de la
municipalité.
M. Grandmont :
Ah! Donc, par exemple... puis il y a... je... Bien, en tout cas, je pose la
question, puis vous verrez ce que vous en faites, là, mais, par exemple, il y
aurait une... Non, ça ne marche pas, ma... Ça ne marche pas, ma question. Mais
donc on... Est-ce que ça viendrait avec des moyens, en fait? C'est peut-être...
C'est le fond de ma question : Est-ce que ça vient avec des moyens
attribués à la municipalité? Parce que, là, si elle se trouve à être...
M. Unterberg
(Jérôme) : Nécessairement.
M. Grandmont :
...oui, si elle se trouve à sous-traiter, ça vient avec des moyens.
M. Unterberg
(Jérôme) : Nécessairement, ça... j'ai... ça ne se ferait pas
autrement.
M. Grandmont :
Ça ne se ferait pas autrement. OK. Donc, on se donne la possibilité,
finalement... Puis c'est vraiment juste pour le processus de contestation?
M. Unterberg
(Jérôme) : Oui, parce que ça reste quand même une préoccupation, hein,
dans le... dans la disposition, pour assurer
la célérité dont vous parliez ce matin, là. C'est évident, que les questions
relatives à la contestation, là, peuvent aussi constituer, là...
Une voix : Un
volume.
M. Unterberg
(Jérôme) : ...un volume important et sur lequel il faut porter
attention.
M. Grandmont :
Évidemment, on espère que ce volume-là va tendre à diminuer avec le temps.
M. Unterberg
(Jérôme) : S'amenuiser.
M.
Grandmont : Évidemment.
M. Unterberg (Jérôme) : S'amenuiser,
bien évidemment. Mais... Évidemment, les administrés sont en... sont en droit
d'attendre quand même un traitement efficace. Puis les contribuables, si ça
s'avère avantageux, pourquoi pas?
M. Grandmont :
Parfait. Et, dans la façon dont c'est écrit, «par règlement, confié à cet
organe, à la place du Tribunal, [...]la
charge d'entendre la contestation de l'avis de la réclamation», vous me dites
que ça vient nécessairement avec des
montants, en fait, d'argent, en fait, là, des ressources pour être capable de
le faire. Est-ce que, dans la façon usuelle de confier des mandats comme celui-là, c'est entendu que ça vient aussi
avec des moyens financiers pour être capable de faire ça? Parce que, de
la façon que c'est écrit là, évidemment, ça ne paraît pas, là, on ne dit pas
que ça vient nécessairement avec des
ressources financières, mais, dans la façon normale, dans la jurisprudence,
nécessairement, ça vient avec des moyens.
M. Unterberg
(Jérôme) : Nécessairement. Dans la poursuite, d'ailleurs, de ce qui
s'effectue actuellement, quoique le régime
de contestation n'existe pas présentement. Mais c'est la... c'est la poursuite,
ça peut tout simplement assurer, là,
dans certains cas, une décentralisation à l'avantage, là, des administrés.
Donc, c'est déjà dans l'esprit, hein, de ce qui s'effectue. Tout ce qui
s'effectue présentement est assuré dans le cadre d'une entente financière.
M. Grandmont : OK.
Parfait. Je vous remercie.
Le
Président (M. Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à 573.15?
M. Grandmont : Amendé. Sur
l'amendement? Moi, je suis correct.
Le
Président (M. Jacques) : Sur l'amendement, exactement. Pas d'interventions?
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Nous revenons à l'article 573.15
amendé. Est-ce qu'il y a des interventions? Il n'y a pas d'intervention.
Donc, est-ce que... Nous pouvons passer maintenant à l'article 573.16, et
nous savons déjà qu'il y a un amendement, qui a été déjà discuté, même, dans
les dernières minutes. Merci. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Tout à fait. Merci, M. le Président.
«573.16. Le gouvernement établit, par règlement,
l'organe chargé d'entendre la contestation d'une sanction administrative
pécuniaire dont l'avis de réclamation a été notifié par la Société.»
En
commentaire : l'article 573.16 du Code de la sécurité routière
prévoit que le gouvernement créera, par règlement, l'organe chargé d'entendre la contestation d'une
sanction administrative pécuniaire dont l'avis de réclamation a été notifié
par la SAAQ.
Les deux sous-sections suivantes portent
sur les règles applicables à cet organe de contestation et sur les règles de
preuve et de procédure.
Et l'amendement... bien, en fait, l'amendement à
l'article 16, qui introduit le nouvel article 573.16 du Code de la
sécurité routière : Remplacer l'article 573.16 du Code de la sécurité
routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, par le suivant :
«573.16. Une municipalité visée au quatrième
alinéa de l'article 573.7 peut convenir d'une entente avec une autre
municipalité également visée à cet alinéa pour que les contestations découlant
des avis de réclamation qu'elle notifie soient entendues par l'organe de
contestation de cette autre municipalité. Ces deux municipalités doivent
être habilitées à établir un régime de
sanctions administratives pécuniaires en vertu de la Loi sur les sanctions
administratives pécuniaires en matière municipale.»
• (16 h 20) •
En
commentaire : l'amendement propose de remplacer l'article 573.16 du
CSR relatif à l'organe de contestation municipal afin de clarifier les
possibilités d'entente entre municipalités pour le traitement des demandes de
contestation.
L'organe de
contestation d'une municipalité établi suivant la Loi sur les sanctions
administratives pécuniaires en
matière municipale pourrait, donc, être appelé à traiter les demandes de
contestation d'une autre municipalité. Cette possibilité est aussi prévue à
l'article 3 de la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en
matière municipale.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à
l'article 573.16? Il n'y a pas de commentaire. Donc, est-ce que
l'amendement... M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Juste très rapidement.
Le but, c'est vraiment faciliter à ce que des municipalités s'entraident pour
faire... si jamais il n'y a pas de service, bien, qu'une autre puisse prendre
le relais pour...
Mme Guilbault : Oui. Oui, oui, tout à fait, s'entraident. Bien, c'est déjà
des municipalités habilitées, comme Mme
Labrecque nous l'a expliqué, mais, oui, des économies d'échelle, regrouper des
services à la faveur de meilleure efficience, on peut le penser.
Le Président (M. Jacques) : OK.
Merci. S'il n'y a pas d'autre commentaire sur l'amendement, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Donc, nous revenons à
l'article 573.16. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 573.16, donc... amendé? Donc, nous poursuivons à
l'article 573.17. Et... Donc, il y a un amendement sur la sous-section...
C'est ça, Mme la secrétaire? OK, juste entre 576...
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Donc, il y a un amendement, là, juste au... avant l'article 573.17.
Mme Guilbault : Ah oui? Il est juste avant? Ah bon. Ça fait que je le lis
avant?
Le Président (M. Jacques) : Mme la
ministre, oui.
Mme Guilbault : Oui.
OK. Alors, article 16, nouvel article 573.17 du Code de la sécurité
routière :
Remplacer
l'article 573.17 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi, par le suivant :
«573.17. Le Tribunal
ou l'organe municipal de contestation ne peuvent que confirmer ou infirmer la
décision contestée.»
En
commentaire : l'amendement propose de limiter la compétence du TAQ et de
l'organe municipal de contestation afin qu'ils ne puissent que confirmer
ou infirmer la sanction administrative pécuniaire.
Le deuxième alinéa de
l'article 15 de la Loi sur la justice administrative prévoit que le TAQ
peut, lorsqu'il s'agit de la contestation
d'une décision, confirmer, modifier ou infirmer la décision contestée; il peut,
s'il y a lieu, rendre la décision
qui, à son avis, aurait dû être prise en premier lieu. L'amendement proposé
vise à limiter cette compétence...
Le Président (M.
Jacques) : Mme la ministre, ce n'est pas la... ce n'est pas le bon...
le bon amendement, là. L'article...
l'amendement que j'ai en main, là, qui est déposé sur Greffier, là, dit plutôt
de retirer les règles applicables à l'organe de contestation établi par
règlement par le gouvernement.
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Donc, prise 2.
Mme
Guilbault : Prise 2. J'imagine que
les propos inopportuns vont être dûment corrigés, là.
M. Derraji : Oui.
Ça ne vous dérange pas, là, le... On est à point 17, 573.17?
Le Président (M. Jacques) : Oui,
mais c'est l'article... c'est juste introduisant l'article 573.17. Donc,
c'est entre l'article 573.16 et l'article 573... puis
point 17.
M. Derraji : C'est
un nouvel article, OK.
Le Président (M.
Jacques) : Ce n'est pas un nouvel article, c'est déjà dans le projet
de loi. C'est l'intitulé mais le sous-titre... le... la sous-section 1 de
la section IV du chapitre I.1, le titre X du code de la... du
code... du titre 10 du Code de la sécurité routière, «X». Excusez, là, je
voyais plein de chiffres, là.
Mme
Guilbault : ...
Le Président (M.
Jacques) : Mais j'ai dit «10» après. Je me suis repris rapidement, Mme
la ministre. J'essaie de... de... que tout
le monde comprenne bien ce qui se passe, puis je pense que c'est difficile pour
tout le monde de comprendre où est... on est rendus.
Mme Guilbault : ...puis il y a un des «1» qui est en romain puis l'autre qui n'est pas
romain. Bien, en tout cas.
Le Président (M.
Jacques) : Donc...
M.
Grandmont : ...Mme la ministre lise l'amendement, c'est ça?
Le Président (M.
Jacques) : Oui, il faudrait que Mme la ministre lise l'amendement.
Mme
Guilbault : Oui. Oui, oui. Alors, article
16, intitulé de la sous-section 1 de la section IV du
chapitre I.1 du titre X du Code de la sécurité routière :
Retirer, avant l'article 573.17 du Code de la sécurité routière, proposé
par l'article 16 du projet de loi, ce qui suit : 1... Là, je ne sais
pas le symbole...
Une voix :
...
Mme
Guilbault : Sous-section, OK. Bon :
«1. Règles
applicables à l'organe de contestation établi par règlement du gouvernement.»
En commentaire :
cet amendement propose de supprimer l'intitulé de la sous-section 1 par
concordance avec les modifications proposées aux articles 573.15 à 573.27
du Code de la sécurité routière, proposés par l'article 16 du projet de
loi tel qu'amendé.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires? Donc, s'il n'y a
pas de commentaire, est-ce que... M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, juste pour comprendre. Dans le fond, on vient... on
vient supprimer l'intitulé. OK. Donc, l'amendement vise à biffer le titre de la
sous-section, c'est bien ça? OK. Puis l'objectif de cet amendement-là, il est
lequel?
Le Président (M.
Jacques) : ...
Mme
Guilbault : Hum?
M. Grandmont : C'est quoi,
l'objectif?
Mme Guilbault : C'est qu'on ne crée plus... plus de... Auparavant, on
créait un organe de contestation établi par
règlement du gouvernement et maintenant on ne le fait plus parce que ça va être
le TAQ. Donc, le... ça devient caduc.
M. Grandmont : Parfait. Parfait,
excellent.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Merci. Nous revenons maintenant à l'article 573.17. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Merci, M. le Président.
«1. Règles applicables à l'organe de
contestation établi par règlement
du gouvernement.», qui, dans le fond, vient d'être, je
pense, annulé. En fait, il est... je pense qu'il vient d'être annulé par
l'amendement, mais je l'ai lu quand même, mais là, en tout cas, enfin, on
comprend qu'il n'existera plus.
«573.17. Le règlement visé à l'article 573.16
propose les règles et les modalités de fonctionnement de l'organe, notamment
celles relatives à son organisation administrative et matérielle et à son
financement de même que les frais qu'il peut imposer pour traiter les demandes
qui lui sont soumises.
«Il peut également prévoir toute mesure en lien
avec l'exécution des fonctions des personnes chargées d'entendre la
contestation et du décideur responsable.
«Le
gouvernement peut désigner, parmi les personnes chargées d'entendre la
contestation, un décideur responsable.»
En
commentaire : l'article 573.17 du Code de la sécurité routière
habilite le gouvernement à établir par règlement les modalités de fonctionnement de l'organe de contestation relative à
son... à son organisation administrative et matérielle et à son financement. Il s'agit, donc, de règles portant
notamment sur les ressources humaines et matérielles de l'organe, en
plus d'établir les frais associés à une demande de contestation.
Il habilite
le gouvernement à désigner un décideur responsable de coordonner et de répartir
le travail des décideurs.
Et
l'amendement, article 16, nouvel article 573.17 du Code de la
sécurité routière : Remplacer l'article 573.17 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi, par le
suivant :
«573.17. Le Tribunal ou l'organe municipal de
contestation ne peuvent que confirmer ou infirmer la décision contestée.»
En
commentaire : l'amendement propose de limiter la compétence du TAQ et de
l'organe municipal de contestation afin qu'ils ne puissent que confirmer
ou infirmer la sanction administrative pécuniaire.
Le deuxième alinéa de l'article 15 de la
Loi sur la justice administrative prévoit que le TAQ peut, lorsqu'il s'agit de
la contestation d'une décision, confirmer, modifier ou infirmer la décision
contestée; il peut, s'il y a lieu, rendre la décision qui, à son avis, aurait
dû être prise en premier lieu... en premier lieu. L'amendement proposé vise à limiter cette compétence, comme le prévoient
d'autres régimes en matière de SAP, afin de répondre à la volumétrie. Cette
limitation permettra de réduire le temps alloué aux audiences.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à
l'article 573.17? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. D'abord,
j'aimerais savoir : Ça, c'est-tu une façon de fonctionner qui est courante
au Tribunal administratif du Québec, d'avoir un mandat assez restreint, de ne
simplement qu'infirmer ou confirmer une décision qui a été contestée?
Des voix : ...
Mme
Guilbault : Oui, mais... prévu dans d'autres régimes en
matière de SAP. Je ne sais pas si on a l'information.
M.
Grandmont : Oui, c'est ça, en matière de SAP. Mais est-ce que
toutes les SAP sont gérées, sont administrées ou...
Mme Guilbault : Au TAQ.
M. Grandmont : ...sont prises par le
TAQ? Je ne sais pas si ça consulte, là.
Mme Guilbault : Bien, oui... c'est ça.
• (16 h 30) •
M. Grandmont :
OK. Puis mon autre question, en
fait... Bon, donc, on a... on a deux choix en fait, soit elle va
infirmer ou confirmer la contestation. À 573.12, là, on était sur une demande
de réexamen. Là, dans ce cas-là, on pouvait réexaminer,
on pouvait infirmer ou modifier, donc approuver la... confirmer la décision,
infirmer ou modifier. Donc, il y avait
trois options à ce moment-là, tu sais, à cette étape-là, finalement, du
processus. Dans le fond, je veux juste comprendre pourquoi. Je comprends
qu'il y a des enjeux de volumétrie, là, mais plus... Précédemment, au 573.12, sur la demande de réexamen, on avait
comme trois choix. Là, dans le cas de la contestation, on se retrouve
avec seulement deux décisions. Je veux juste savoir si c'est normal
d'avoir deux façons, finalement, ou deux régimes différents, là, selon le moment où on se trouve,
finalement, dans le cheminement, là, d'une évaluation, là, d'une contestation ou
d'un réexamen de SAP.
Mme Guilbault : ...juste en... À titre d'information, là, c'est ça que je disais,
d'autres lois spécifiques limitent le pouvoir
du TAQ de cette manière, par exemple des articles 181 et 204.30 de la Charte de la langue française ainsi que l'article 27.27 de la Loi
sur les contrats des organismes publics. Donc, ça permet...
M.
Grandmont : Là, vous faites référence à? C'est parce que c'est...
Mme
Guilbault : Bien, quand on fait en sorte de pouvoir seulement
confirmer ou infirmer une décision contestée au TAQ.
M.
Grandmont : Là, vous êtes dans le projet de loi n° 40?
Mme
Guilbault : Non, je suis dans le... la
discussion qu'on est en train d'avoir sur...
M.
Grandmont : OK, OK.
Mme
Guilbault : Parce que je disais que...
tantôt je disais : Il y a d'autres régimes de SAP où c'est... Il y a
d'autres régimes où c'est prévu comme ça, de limiter puis de pouvoir juste
infirmer ou confirmer sans modifier, puis là je donnais deux exemples.
M. Grandmont :
OK. Puis donc, au TAQ, même chose, c'est tout le temps les mêmes
deux choix qu'on a au moment de la contestation.
Mme
Guilbault : Non, pas forcément. Mais il y
a certaines autres situations où on l'a prévu dans des lois.
M. Grandmont :
OK. Mais donc ce n'est pas la norme, mais ça existe aussi.
Mme
Guilbault : Exact.
M.
Grandmont : Donc, il y a des cas où les choix offerts au TAQ, au
moment de la contestation, peuvent être différents. On pourrait avoir aussi une
modification, par exemple, de la décision.
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : OK. Puis donc le choix qui est fait à ce moment-ci, c'est
essentiellement pour répondre à la volumétrie qu'on estime importante. Dans les
prochaines années, on pourrait s'attendre à avoir un bon volume de SAP
considérant qu'on va avoir beaucoup de... d'ACA dispersés partout sur le
territoire, que ça devrait générer beaucoup de volume et que, donc, là, l'on
veut s'assurer... Mais, tu sais, si on... Je pose ma question : Est-ce
que... est-ce qu'on va garder ce régime-là, cette façon de fonctionner là, le
jour où on va commencer à avoir de moins en moins,
là, de constats... pas des constats d'infraction, des SAP, en fait, qui vont
être... qui vont être générés, en fait, par les ACA. Est-ce que c'est le
genre... Est-ce que ça demeure quand même dans le temps?
Mme
Guilbault : Bien, il va toujours y
avoir... en tout cas, on espère qu'un jour il n'y aura plus du tout aucun SAP ni constat, mais... mais, pour le moment,
on le prévoit comme ça parce qu'on a toujours aussi le souci de... des
délais en justice, là. Alors, il faut se donner les moyens de pouvoir être
efficaces, quand même, pour la clientèle. Et ça, c'est un bel équilibre.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 573.17? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté. Nous revenons donc à
l'article 573.17. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Pas
d'autre commentaire. Donc, Mme la ministre, 573.18 et l'amendement qui...
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : 573.18, exact. Pour votre information,
l'amendement, là, qui s'en vient, là, va toucher à 10 articles.
Donc, on va avoir besoin du consentement soit pour les traiter tous dans le
même amendement, de un. Et, de deux, est-ce
qu'on va vouloir la lecture aussi de chacun des articles qui vont être amendés?
Donc, on va laisser la ministre lire l'article. Est-ce qu'on pourrait
les faire, dans le fond, dans un bloc?
M. Derraji : ...parce
qu'à chaque fois il y a quelque chose. Je pense que c'est mieux pour...
Le Président (M. Jacques) : On
va les lire. Par contre... En fait, l'amendement, là, je ne sais pas si vous
l'avez... vous en avez pris connaissance, mais l'amendement vise à
retirer les 10 articles en question.
Mme
Guilbault : ...qui retire tous les
articles, après ça on peut passer à 28, théoriquement.
Le Président (M.
Jacques) : On pourrait suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 35)
(Reprise à 16 h 37)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, là, nous en étions à déposer...
Mme la ministre était pour déposer un amendement à l'article... pour plusieurs
articles, en fait. Donc, nous pouvons commencer, Mme la ministre, avec votre
amendement, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Donc, article 16, nouveaux
articles 573.18 à 573.27 du Code
de la sécurité routière : Retirer les articles 573.18 à 573.27 du Code de la sécurité routière, proposés par l'article 16 du projet de
loi.
Et
en commentaire : cet amendement propose de retirer les
articles 573.18 à 573.27 du Code de la sécurité routière, proposés
par l'article 16 du projet de loi, lesquels portent sur les règles
applicables à l'organe de contestation établi par
règlement du gouvernement, étant donné la désignation du Tribunal administratif du Québec à l'article 573.15 du CSR tel
qu'amendé, et donc à l'inexistence, au final, de l'organe de contestation qui
était à l'origine prévu.
Donc,
les futurs articles jusqu'à 573.27 portaient sur des modalités de cet
organisme-là, mais, comme il n'existe pas, ça devient caduc d'avoir des
articles qui portent sur des modalités entourant son existence.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement des
articles 573.18 à 573.27? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Juste
rapidement. Dorénavant, c'est le Tribunal administratif du Québec qui va faire
ce que... Comment dirais-je le nom? Qui va s'occuper des contestations?
Mme
Guilbault : ...organe de contestation
établi par règlement du gouvernement.
M. Derraji : Pardon,
ce...
Mme Guilbault : C'est le TAQ qui va faire ce qu'aurait fait, dans la version d'origine,
l'organe de contestation établi par règlement du gouvernement.
M. Derraji : OK.
Donc, il n'y aura plus de nomination, il n'y aura plus de mandat, durée de
mandat ou... C'est vraiment le TAQ, oui. Juste par curiosité, pourquoi ce
changement d'envoyer le tout au TAQ?
Mme Guilbault : Bien, parce que, comme on le disait tout à l'heure, c'est cohérent avec
ce qui se fait déjà pour les autres SAP, alors on a pris cette
décision-là.
M. Derraji : OK.
• (16 h 40) •
Mme
Guilbault : Je crois qu'il y a une
intervention du député de Taschereau, mais...
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau? Ah! On était à préparer autre chose, je m'en excuse
énormément.
M.
Grandmont : Bien correct, bien correct. Vous faites bien votre
travail. Mon collègue de Nelligan avait terminé, oui, c'est ça? Oui.
Le Président (M.
Jacques) : Merci.
M. Grandmont : Oui, c'est ça, donc c'est le TAQ ou une
municipalité, en fait, qui va pouvoir faire la contestation, c'est ça,
on s'entend?
Mme
Guilbault : Oui, oui, oui.
M. Grandmont :
Parce qu'on dit que, dans le
fond, l'organe est remplacé par le TAQ, mais, dans le fond, il y a toujours
deux organes qui sont habilités à le faire, maintenant, là, c'est ça?
Mme
Guilbault : Tout à fait. Une municipalité
habilitée par la loi sur les SAP.
M.
Grandmont : Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de Mme la ministre?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, je crois que nous n'interviendrons pas sur les articles, là, 573.18 à
573.27, donc, ils sont abrogés. Nous revenons avec un autre amendement, Mme la
ministre, le... la sous-section n° 2 devra être aussi
changée, en fait. Donc, on a appris, là, de la première fois, donc si vous
voulez bien lire l'article, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui, on a tout à fait appris, M. le Président. Alors, article 16,
intitulé de la sous-section 2 de la section IV du chapitre I.1 du titre X du Code de la sécurité
routière : retirer, avant l'article 573.28 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi, ce qui suit :
«2. Règles de preuve
et de procédure.»
En commentaire :
cet amendement propose de supprimer l'intitulé de la sous-section 2 par
concordance avec les modifications proposées
aux articles 573.15 à 573.27 du Code de la sécurité routière, proposés par
l'article 16 du projet de loi tel qu'amendé.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Est-ce
que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. 573.28, et il va y avoir un amendement.
Mme Guilbault : Oui. Donc : «2. Règles de preuve et de procédure», bien, qu'on
vient d'éliminer, encore une fois, je l'ai lu, mais il n'existe plus, en
théorie.
«573.28.
Un règlement du gouvernement peut, de manière à permettre un débat loyal, dans
le respect du devoir d'agir de façon
impartiale et du droit d'être entendu, prévoir toute règle de procédure. Ce
règlement peut notamment :
«1° prévoir
que la demande en contestation de la décision en réexamen ne suspend pas
l'exécution de cette décision;
«2° prévoir
les règles applicables lorsqu'une partie appelée ne se présente pas au temps
fixé pour l'audience sans avoir valablement justifié son absence ou,
s'étant présentée, refuse de se faire entendre;
«3° prévoir les
règles relatives à la tenue de l'audience et à la décision.
«Un règlement du
gouvernement peut habiliter une municipalité à prévoir toute règle de procédure
applicable devant un organe de contestation qu'elle a établi.
«Sous réserve du
règlement édicté en vertu du premier alinéa, les dispositions du
chapitre II du titre I et des sections I à IX du chapitre VI du
titre II de la Loi sur la justice administrative (chapitre J-3)
s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, à la prise d'une décision par
un organe de contestation établi en vertu de l'article 573.16.»
Et
mon amendement : à l'article 573.28 du code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi :
1° remplacer,
dans le paragraphe 3° du premier alinéa, «la tenue de l'audience et à la
décision» par «la convocation et à la tenue de l'audience, ainsi qu'à la
décision et sa révision pour cause»;
2° dans le
troisième alinéa :
a) insérer,
après «du premier», «ou du deuxième»;
b) supprimer
«, avec les adaptations nécessaires, à la prise d'une décision par un organe de
contestation établi en vertu de l'article 573.16».
En
commentaire : l'amendement propose de modifier l'article 573.28 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi,
afin de : préciser l'habilitation réglementaire et permettre que le
règlement prévoie des règles relatives à la convocation des parties à
l'audience et à la révision pour cause de la décision; prévoir que la
Loi sur la justice administrative
s'appliquera de manière supplétive à la procédure applicable devant l'organe de
contestation municipale; supprimer la fin du dernier alinéa afin de tenir
compte de l'amendement proposé à l'article 573.15 du CSR, lequel
porte sur la désignation du TAQ.
Le Président (M. Jacques) :
Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.28? M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Juste
une seconde, s'il vous plaît.
Des voix : ...
M. Derraji : Je pense, il y a deux
endroits où il y a «un organe de contestation». J'ai l'impression que j'ai vu
que vous avez supprimé juste à un seul endroit. À moins, si je me trompe :
«3° prévoir les règles relatives à la tenue de
l'audience et à la décision.
«Un règlement du gouvernement peut habiliter une
municipalité à prévoir toute règle de procédure applicable devant un organe de
contestation qu'elle a établi.»
Mais on a dit que c'est le TAQ.
Mme
Guilbault : Non, les municipalités, elles peuvent avoir leur
organe de contestation, pour les municipalités habilitées par la loi sur
les SAP, comme on dit. Dans le fond, la contestation, soit elle va se faire au
TAQ, pour les constats signifiés par la SAAQ, soit dans un organe de
contestation établi par les municipalités et établi en vertu de... habilité en vertu
de la loi sur les SAP, qui peuvent se jumeler entre elles, comme on disait tout
à l'heure. Mais là on prévoyait tout à l'heure, à point je ne sais plus quel
chiffre...
M. Derraji : C'est juste...
Mme Guilbault : ...qu'on peut aussi sous-traiter à une municipalité, si on
a trop de volume au TAQ, pour des constats signifiés par la SAAQ.
M. Derraji : Vous avez raison, c'est
juste... on a tout fait pour enlever l'organe de contestation, avant...
Mme Guilbault : Bien, l'organe de contestation qui aurait été créé par
règlement du gouvernement, pas celui des municipalités. Parce qu'à l'origine,
dans le projet de loi, dans sa première version, il y avait deux organes de
contestation : un qu'on créait nous-mêmes, au gouvernement, pour contester
des SAP de la SAAQ, et celui que les municipalités peuvent faire parce que
c'est des municipalités... en vertu de la Loi sur les SAP.
M. Derraji : Et c'est celui-là
qui... c'est cet organe qui reste.
Mme Guilbault : Celui des municipalités reste tel quel. C'est l'organe...
c'est le nouvel organe créé par le gouvernement qu'on abolit depuis tout à
l'heure, parce que c'est le TAQ qui va faire le travail.
Une voix : ...
M. Derraji : Oui, merci, je vais
juste prendre un...
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 48)
(Reprise à 17 h 06)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, nous en étions à un
amendement à l'article 573.28. Il y avait un questionnement de M. le
député de Nelligan sur l'organe municipal, entre
autres. Donc, Me Lachance... Me Labrecque, excusez-moi, va pouvoir
nous répondre. Me Labrecque, pas besoin de consentement.
Mme
Labrecque (Élise) : Donc, vous vouliez savoir comment fonctionne un
organe de contestation municipale?
M. Derraji : Oui, s'il vous plaît.
Mme Labrecque (Élise) : Bien, le
projet de loi n° 40 a été adopté assez récemment,
donc il n'y en a pas un au Québec qui fonctionne présentement, mais le
comparable qu'on a, il est à Toronto, en fait. Ils ont... Puis c'était... La ville de Montréal, quand elle nous a demandé de
mettre sur pied des organes de contestation, elle s'est basée sur le modèle de
Toronto. Donc, c'est ce qu'on a donné en commission parlementaire comme
explication. En gros, à Toronto, quand
on a un ticket de stationnement... parce que, pour l'instant, c'est
essentiellement ça, en Ontario, il y a d'autres régimes de SAP, mais c'est sur celui-là qu'on s'est basé,
donc le régime de SAP à Toronto, c'est qu'il y a un premier niveau, là,
un niveau plus de révision qu'il y a dans... Et puis, après ça, il y a un décideur
qui peut demander... qui va demander au citoyen, par exemple, s'il veut être
entendu par Teams, dans son bureau, ou tout ça. Donc, c'est beaucoup plus flexible. C'est une
situation... c'est un organe de révision à décideur seul, donc une personne qui
va contacter les parties puis voir s'ils veulent faire des
représentations ou pas.
Donc, c'est très,
très flexible, là. Tu sais, l'idée, c'est d'adapter la justice aux citoyens
puis à ses... Donc, ça pourrait être, par exemple, en dehors des heures traditionnelles
du tribunal. Donc, c'est vraiment très flexible. L'idée, c'est d'adapter la
justice aux citoyens.
M. Derraji : Donc,
en date d'aujourd'hui, il n'y a aucun organisme déjà de... un organe de
contestation, c'est en vue.
Mme Labrecque (Élise) : C'est
en vue. La ville de Montréal et la ville de Québec ont manifesté leur intention
d'en avoir un.
M. Derraji : OK.
Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Donc, merci, Mme Labrecque. Donc, est-ce que ça
peut aussi être remis à un organe déjà
existant, c'est-à-dire, par exemple, confier ça à la cour municipale ou... il
faut vraiment que ce soit un truc nouveau qui soit créé?
Mme Labrecque (Élise) : Oui. C'est un organe...
c'est un décideur administratif, hein, on n'est pas au tribunal, donc
c'est vraiment exclu que ce soit la cour, avec toute la lourdeur procédurale.
Ici, on est dans un décideur administratif, dans un tribunal administratif
spécialisé, là, si on veut, juste la... juste sur ce sujet-là, puis c'est
vraiment un organe flexible, là, qui va permettre à la municipalité d'entendre
puis de traiter un volume de quelque chose
qui, somme toute, est assez objectif. Parce qu'il faut se souvenir, à la base,
c'est quoi, une SAP, hein? Une SAP, la
sanction administrative pécuniaire, c'est un manquement objectivement
observable. Donc, il faut que ça soit facile, qu'il n'y ait pas
d'appréciation de la preuve, il faut que ça soit assez clair. Donc, c'est pour
ça que c'est une justice flexible, qui se rend assez rapidement, là, puis qui
ne prend pas beaucoup de temps.
M. Grandmont : Donc, c'est une personne,
ça pourrait être une seule personne désignée par une municipalité.
Mme Labrecque
(Élise) : Ça pourrait être un seul décideur, effectivement, ça dépend
du volume qu'ils ont.
M. Grandmont :
Oui, évidemment. Puis est-ce
qu'on a des attentes par rapport au lieu où ces rencontres-là se
déroulent?
Mme Labrecque
(Élise) : Bien, les attentes, c'est qu'il y ait quand même une
possibilité pour le citoyen de pouvoir se
rendre sur place s'il le souhaite, mais il serait possible aussi d'avoir une
justice, là, à distance, virtuelle, donc le décideur est dans son
bureau, puis la personne par Teams, là, ils tiennent...
M. Grandmont :
Mais on s'attendrait à ce que
cette personne-là occupe un bureau, tu sais, on ne pourrait pas faire ça
au Tim Hortons, là?
Mme Labrecque
(Élise) : Non, effectivement. Comme les professionnels, généralement.
M.
Grandmont : D'accord, parfait. Puis quel genre de qualification on
attend de ces personnes-là qui sont désignées comme étant la personne qui gère
ou qui opère un organe de contestation?
Mme Labrecque
(Élise) : Il y aura un règlement à cet égard-là, donc, nous, on va
déterminer les conditions pour pouvoir être admis, ça... On pourrait penser aux
ordres professionnels, là, plus traditionnels qui font ça, par exemple, les avocats ou les notaires, mais on est
en train d'évaluer, là, les possibilités, là, ça pourrait être quoi, les
critères.
M.
Grandmont : Et donc ce sera décidé par règlement.
Mme Labrecque
(Élise) : Du gouvernement, effectivement.
M.
Grandmont : Parfait. Merci beaucoup. Très clair.
• (17 h 10) •
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement à l'article 573.28? Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Nous revenons à l'article 573.28 amendé.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Donc, nous pouvons passer maintenant à
l'article 573.29.
Mme
Guilbault : «L'avis de réclamation notifié
fait preuve de son contenu, sauf preuve contraire.
«Il
en est de même de la copie de l'avis certifiée conforme par une personne
autorisée à le faire par la Société.»
Commentaire :
l'article 573.29 du Code de la sécurité routière prévoit une présomption selon
laquelle l'avis de réclamation ou la copie de cet avis certifié conforme fait
foi de son contenu.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur 573.29? Donc,
nous pouvons passer maintenant à l'article 573.30.
Mme
Guilbault : Merci. «Section V
«Montant d'une
sanction administrative pécuniaire et autres sommes exigibles
«573.30. Le montant
de la sanction administrative pécuniaire est fixé par règlement du
gouvernement.
«S'ajoutent à ce
montant les frais relatifs à l'application du régime de sanctions administratives
pécuniaires déterminés par règlement du gouvernement.»
En commentaire :
l'article 573.30 du Code de la sécurité routière débute la section V,
intitulée Montant d'une sanction
administrative pécuniaire et autres sommes exigibles. Il prévoit que le montant
de la sanction administrative pécuniaire et les frais relatifs à
l'application du régime sont fixés par règlement du gouvernement.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 573.30? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui, juste... donc les frais, les
montants de la sanction... en fait, les montants... les montants de la sanction administrative pécuniaire, mais
aussi les frais qui entourent, là, donc des frais administratifs, par exemple,
sont fixés tous les deux par règlement, c'est bien ça?
Mme
Guilbault : Juste une petite minute.
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
17 h 12)
(Reprise à 17 h 15)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de notre suspension,
nous attendions une réponse pour M. le député de Taschereau.
Mme
Guilbault : Oui, en fait, c'est ça, je
voulais juste m'assurer, là... Donc, c'est le même règlement d'application
auquel on avait référé un peu plus tôt dans l'étude détaillée, qui est à
l'article 37. Et quand on regarde le chapitre II... excusez, mon Dieu,
j'ai eu une petite allergie spontanée, le chapitre II de ce règlement-là,
donc, on voit ici les... à la fois les sortes d'infractions et les montants
associés qui vont être... Parce qu'en fait on dit qu'il va être déterminé par
règlement, mais ce règlement-là, il est déjà là, comme on l'avait vu pour je ne
me souviens pas exactement quel article au début. Mais, bref, c'est là, ici.
M.
Grandmont : Donc, ça, c'est pour les frais... dans le fond, le montant
de la sanction administrative pécuniaire. C'est ce que vous me dites?
Mme
Guilbault : Oui, associé à chacun des
manquements, là.
M.
Grandmont : Parfait. Excellent.
Mme Guilbault : Ils sont ici, à l'article 37. Je ne sais pas s'il les regarde en
même temps que moi, mais on les voit.
M.
Grandmont : Oui, c'est parfait. Moi, dans le fond, ce que je veux
savoir, c'est les frais relatifs, parce que 573.30 dit, bon, «le montant [des
sanctions administratives pécuniaires] est fixé par règlement du gouvernement»,
c'est ce que vous avez nommé. Puis, après,
on dit : «S'ajoutent à ce montant les frais relatifs à l'application du
régime de sanctions administratives pécuniaires déterminés par règlement du
gouvernement.» Donc, c'est ça, ici, c'est les frais relatifs? C'est
couvert par un règlement également?
Mme Guilbault : Non,
ceux-là, effectivement, ne sont pas dans le règlement de l'article 37. Ils
vont être déterminés ultérieurement par règlement.
M.
Grandmont : Dans un futur règlement.
Mme Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : OK. Donc, il n'y a pas d'organe, dans le fond, de
contestation qui va pouvoir fixer lui-même ces... les montants relatifs
à l'application des frais d'administration ou des frais... Je ne sais pas quel
genre de frais, ça peut être, là, mais
j'imagine, au moins, les frais d'administration. Ça, ça va être fixé, puis on
ne pourra pas avoir une variation selon là où on se trouve au Québec.
Mme Guilbault : Non. C'est ça, ça va être fixé, puis là, par entente... Je
veux juste être sûre de la modalité...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Juste le
temps de changer de personne, donc Mme Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, au niveau des frais administratifs, là, des frais qu'on... dont on parle
à cet article-là, c'est effectivement des frais plus au niveau administratif
pour imposer une SAP, la décision d'imposer une SAP. Ils vont être déterminés
par règlement ultérieurement, comme Mme la ministre le disait.
Au niveau des organes de contestation, c'est
différent. Au niveau du TAQ, au niveau de la section des affaires économiques,
il y a déjà... c'est déjà établi, les frais pour une contestation, et, au
niveau des organes municipaux, c'est aussi
en fonction... on fait un arrimage avec la loi, là, sur les sanctions
administratives, mais en matière municipale. Donc, c'est séparé, c'est
vraiment un processus qui est séparé de ce qu'on parle actuellement sur les
frais administratifs.
M. Grandmont : OK. Mais est-ce
que... est-ce que, dans le fond, les frais relatifs à l'application du régime
de sanctions administratives pécuniaires... Là, je le relis, puis,
effectivement, là, je comprends que les frais relatifs vont être déterminés par
règlement du gouvernement. Là, vous me dites qu'il y en a, des frais relatifs,
évidemment, quand c'est géré par le TAQ, c'est déjà normé.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Ça...
au niveau de la contestation.
M. Grandmont : Oui, oui, on est
toujours sur la contestation, là, et donc le TAQ va être l'organe de
contestation pour les SAP qui découlent du gouvernement, s'ils décident de les
garder, à moins de les sous-traiter aux
municipalités, comme on a dit tantôt. Mais, à partir du moment où c'est une
municipalité qui le fait, qui se crée un organe de contestation, est-ce que les frais relatifs vont être les
mêmes dans les municipalités que dans... qu'au TAQ? Est-ce que ça va
être... est-ce qu'il va y avoir un arrimage entre les deux?
Mme Morin-Verville (Amélie) : La
réponse, c'est non.
• (17 h 20) •
M. Grandmont : Puis pourquoi on ne
fait pas cet arrimage-là? Ça veut dire qu'il y a deux types de régimes... en
tout cas, de frais... je n'ose pas penser qu'il va y avoir une différence
majeure, mais ça veut dire que des citoyens pourraient être davantage pénalisés
parce que les frais relatifs à l'application des SAP, à la contestation des SAP, pourraient être plus élevés, dans le fond, à
certains... dans certains endroits du Québec que dans d'autres, qui seraient...
bien, plus élevés ou plus bas, là, peu importe, mais il y aurait une
différence, finalement, il y aurait deux catégories, finalement, là, sur le
territoire québécois.
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
ma collègue qui va répondre.
M. Grandmont : Pas de problème.
Mme Labrecque (Élise) : Donc, en
fait, dans le projet de loi n° 40, on habilitait déjà
le gouvernement à fixer les frais pour ce
qui est des municipalités, des régimes de SAP municipale. Ça fait que c'est sûr
qu'il pourrait y avoir une harmonisation. Ce n'est pas exclu, là, c'est
vraiment... c'est juste que ce n'est pas fixé encore.
M.
Grandmont : Ce n'est pas fixé encore. Est-ce que c'est un
souhait du gouvernement, que ce soit harmonisé pour éviter d'avoir des
montants qui sont... qui soient si différents sur le territoire?
Mme Labrecque (Élise) : On va
regarder tout ça.
M. Grandmont : OK, parfait. On
regardera ça. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
à 573.30? Donc, nous pouvons passer à 573.31.
Mme
Guilbault : Oui, merci. «573.31. Les montants suivants
s'ajoutent au montant de la sanction
administrative pécuniaire et à celui des frais relatifs à l'application du
régime de sanctions administratives pécuniaires:
«1° 26 $, lorsque le montant de la sanction
n'excède pas 100 $;
«2° 30 $, lorsque le montant de la sanction
excède 100 $ sans excéder 300 $;
«3°
53 $, lorsque le montant de la sanction excède 300 $.
«Sur chaque montant
perçu en vertu du premier alinéa, le premier montant visé à chacun des
paragraphes suivants est porté au crédit du fonds affecté à l'aide aux
personnes victimes d'infractions criminelles institué en vertu de la Loi visant
à aider les personnes victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur
rétablissement [...] tandis que le second montant est porté au crédit du Fonds
Accès Justice institué en vertu de la Loi sur le ministère de la
Justice[...] :
«1° 15 $ et
9 $, lorsque le montant perçu est de 26 $;
«2° 17 $ et
11 $, lorsque le montant perçu est de 30 $;
«3° 24 $ et
16 $, lorsque le montant perçu est de 53 $.»
En commentaire :
l'article 50... 573.31 du Code de la sécurité routière fixe les montants
qui s'ajoutent au montant de la sanction administrative pécuniaire et aux frais
relatifs à l'application du régime. Ces montants varient en fonction du montant
de la SAP.
Quant au deuxième
alinéa, il précise les montants sur chaque montant perçu qui sont versés au
Fonds affecté à l'aide aux personnes victimes d'infractions criminelles et au
Fonds Accès Justice.
Je n'ai pas
d'amendement. Ça complète mon commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires, des interventions sur 573.31? M. le député
de Taschereau.
M.
Grandmont : Bien, tout simplement savoir pourquoi on fixe, dans ce
cas-ci, des montants dans la loi, alors que, dans les autres... dans les autres
cas qu'on a vus, là, précédemment, là, on les fixait plutôt par règlement, sachant que c'est plus difficile... moi, je
reprends un peu les arguments de Mme la ministre, mais, évidemment, la loi, ça
demande un peu plus de travail. Puis là, donc, je comprends que ces montants-là
ne seront pas indexés à travers le temps,
parce que, si on les inscrit là, bien, ça demande un effort plus grand pour
arriver à les faire modifier. Donc, c'est clair qu'ils ne seront pas indexés, puis on n'ouvre pas le Code de la sécurité routière fréquemment. Donc, je me demande juste
pourquoi on a ça, comme ça, dans ce cas-ci, alors qu'ailleurs on procède plutôt
par règlement.
Mme
Guilbault : Bien, si mes collègues sont
d'accord, Mme Labrecque pourrait répondre.
Mme Labrecque
(Élise) : Bonjour. Donc, encore... En fait, cette disposition-là, elle
est liée à une disposition dans le Code de procédure pénale, qui ne prévoit pas
d'indexation, parce que... Donc, si je peux vous expliquer un peu le mécanisme,
c'est qu'ici c'est une contribution qu'on donne au système de justice pour
faire des programmes, donc dans les deux
fonds, là, le FAVAC, le fonds pour les victimes, puis le FAJ pour le Fonds
Accès Justice. Donc c'est prévu déjà à l'article 8.1, on vient de modifier
ces montants-là dans le projet de loi n° 54, qui est à l'étude,
là, qui devrait être adopté dans les prochains jours.
Donc, ici, on est
venu faire la même chose pour les SAP, de manière à ne pas perdre les sommes
qui étaient avant au pénal et qui s'en vont maintenant en SAP. C'est juste pour
ça qu'on le fait. Donc, c'est pour ça qu'il n'est pas indexé et que les montants
sont déjà prévus, parce qu'elles sont déjà prévues, ces sommes-là, dans le Code
de procédure pénale.
M. Grandmont :
C'est simplement un copier-coller
de ce qui se discute actuellement dans une autre commission.
Mme Labrecque
(Élise) : Ce n'est pas exactement les mêmes montants au sens où les
sommes qui vont au FAJ et au FAVAC sont les
mêmes, mais c'est... les sommes qui vont au fonds consolidé sont un peu
différentes, parce que, dans ce
cas-ci, ça va au Fonds de la sécurité routière en plus grande majorité. Mais
sinon, c'est... Oui, effectivement, les sommes pour le FAJ et le FAVAC
sont les mêmes, là, que le projet de loi n° 54.
M. Grandmont :
Là, vous parlez du Fonds de
sécurité routière, mais on n'en parle pas... Est-ce qu'on en parle? Ce que vous référez, au Fonds de sécurité
routière, c'est le Fonds à l'aide aux personnes victimes d'infractions
criminelles ou ce n'est pas ça?
Mme Labrecque
(Élise) : Non, ce que je veux dire, c'est que, quand on dit, là, dans
le premier alinéa 26 $, 30 $ et 53 $, la différence entre
26 $ et 15 $, bien, 26 $, c'est 15 $ plus 9 $, il
n'y en a pas. Mais, entre 30 $ puis 19 $... 17 $ plus 11 $, il y en a, il y a une
différence. Cette somme-là s'en va au fond consolidé. OK? Sinon, le reste s'en
va, donc...
M.
Grandmont : Vous voulez dire la différence entre 30 $ et
17 $ plus 11 $.
Mme Labrecque
(Élise) : C'est ça.
M.
Grandmont : OK. Puis même chose pour 53 $, dans le fond, moins
l'addition de 24 $ et 16 $.
Mme Labrecque
(Élise) : C'est ça.
M. Grandmont : OK. Parfait. Donc, ça
veut dire que les montants non plus... les montants qui sont envoyés au Fond de
sécurité routière, qui servent, par ailleurs, à aider les municipalités,
notamment à faire des aménagements sécuritaires autour
des écoles, tout ça, ce fonds-là, dans le fond, les sommes qui le garnissent, à
moins qu'il y ait d'autres sources, ça, peut-être, Mme la ministre pourra nous
le dire, mais ces fonds-là ne sont pas indexés à travers ce mécanisme-là.
Mme Labrecque
(Élise) : Ces sommes-là ne sont pas indexées, non, effectivement.
M.
Grandmont : C'est ça. Et est-ce que c'est la seule source... puis je
m'adresse peut-être plus à Mme la ministre, là, mais est-ce que c'est la seule
source de montants d'argent, en fait, du Fonds de sécurité routière, si c'est
ça ici, ou s'il y a d'autres sources à l'intérieur de ce fonds-là? Parce que
les besoins vont aller grandissant dans le Fonds de sécurité routière, on le
sait, là, il y a le TAPU, il y a le Fonds de la sécurité routière, les
municipalités vont vouloir faire... bien,
suivre la loi, d'une part, puis donc aller demander des demandes de subvention
pour être capables de mettre en place des aménagements. Je sais que Mme
la ministre est bien et d'accord avec moi sur le fait que c'est des
aménagements qui vont être capables de, le mieux possible, ralentir la vitesse
autour des écoles. Si ce fonds-là est comme fixe dans le temps, à moins qu'on
ait une augmentation incroyable du nombre d'infractions constatées puis qu'on a
plus de fonds qui rentrent à travers ce mécanisme-là, bien... donc, ça ne
serait pas indexé, là.
Mme Guilbault : Oui, bien, pour les fonds... le Fonds de la sécurité routière, c'est le
montant des amendes des photo-radars avec les... bien, des sanctions, en tout
cas, une fois déduits les frais. C'est l'excédent qui est dans le fonds.
Des voix :
...
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
17 h 28)
(Reprise à 17 h 31)
Le Président
(M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, nous en étions à l'article 573.31. Donc, Mme la ministre.
Des voix : ...
Le Président
(M. Jacques) : Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, oui, je suis prête.
Le Président
(M. Jacques) : Bien, on est en onde, on attendait...
Mme Guilbault : Ah! Non, mais j'avais déjà répondu. On me demandait d'où
viennent les recettes du Fonds de la sécurité routière. Puis j'avais dit :
C'est les sanctions des photoradars avec les frais.
M. Grandmont :
Donc, les sanctions des photoradars. Donc, l'entièreté du montant qui est
versé par un contrevenant va au Fonds de sécurité routière, c'est ça?
Mme Guilbault : Non. Bien là, il y a des... il y a des cotes qui vont
ailleurs, là. Peut-être, madame ici pourrait...
qu'il y a des frais de gestion... Je ne sais pas laquelle des deux peut le
ventiler comme il faut. Moi, je n'ai pas ce fin détail là, là.
Le Président
(M. Jacques) : Donc, Mme Morin-Verville va nous répondre à
la question.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Au niveau des constats d'infraction, il y a un montant de
l'amende, il y a un tarif judiciaire qui s'ajoute, et il y a un montant de
contribution pénale, qu'on appelle, qui est... qui est perçu. Donc, quelqu'un
qui reçoit un constat d'infraction a ces montants-là qui s'additionnent en bout
de ligne.
Ce qu'on mentionnait,
c'est qu'au niveau du Fonds de la sécurité routière, ce qui est versé au Fonds
de la sécurité routière, c'est le montant de
l'amende et le tarif judiciaire, là, le... la contribution tarif judiciaire. La
contribution pénale, donc, qui est
prévue au Code de procédure pénale, ça, ce n'est pas versé au Fonds de la sécurité
routière, c'est comme Mme Labrecque expliquait, là, tout à l'heure.
M. Grandmont :
Parfait. Et donc, là, ici, on est dans les montants... les frais relatifs.
Donc, ces montants-là, en fait, viennent contribuer en partie au Fonds de
sécurité routière, ceux-là, donc, qui sont inscrits dans la loi, et donc sont... donc ne sont pas indexés, mais ils
contribuent. Après ça, le Fonds de sécurité routière, dans le fond, est-ce
qu'il est, d'une manière ou d'une autre, indexé de façon relativement facile à
travers des... une fixation des amendes, ou les amendes vont être fixées
dans la loi ou dans un règlement? Ça va être dans un... dans la loi, dans le
projet de loi? On va les voir plus tard, il me semble.
Mme Guilbault : Lesquelles
amendes? Parce que, là, il y en a à l'article 37.
M. Grandmont :
Oui. OK. C'est ça. Parfait. Excellent. Donc...
Mme Guilbault : Bien, il y a peut-être une confusion, là. Le fond... Les
amendes qui sont à 573.31, les frais qui sont là, c'est pour les deux fonds de
la Justice et le fonds consolidé.
M. Grandmont :
Oui.
Mme Guilbault : Ça n'a pas rapport avec le Fonds de la sécurité routière.
M. Grandmont :
OK. Parce que tantôt ça a été évoqué, là, je...
Mme Guilbault : Bien, ça dépend. Le montant de la sanction, comme... Le
montant de l'amende va au Fonds de la sécurité routière, mais ça, c'est des
montants supplémentaires qu'on va donner au Fonds d'Accès Justice et au
fonds...
Une voix : ...
Mme Guilbault : ...au fonds d'aide aux personnes victimes criminelles. Et le
différentiel, le montant final moins l'addition des deux autres, va au
fond consolidé. Donc, ça, c'est le fonds du gouvernement.
M. Grandmont :
...fonds consolidé, lui, sert à... peut contribuer au Fonds de sécurité
routière. C'est ce que j'ai compris tantôt. J'ai peut-être mal compris, là,
mais...
Mme Guilbault : Bien non, pas... À moins que, tu sais... Non, non.
Une voix : ...
Mme Guilbault : Non, non, non, c'est ça. C'est le fonds où on va chercher
de l'argent au besoin puis où on retourne l'argent qui n'est pas utilisé, en
gros.
M. Grandmont : OK. Donc, il y a de
l'argent de ça qui peut être versé au Fonds de sécurité routière, mais pas
d'office.
Mme Guilbault : Bien non, parce que le Fonds de la sécurité routière, il
est là, il existe, il est financé par les revenus,
si on veut, des gens qui commettent des infractions ou des manquements, qui est
réinvesti en sécurité routière.
M. Grandmont :
Parfait. Et donc le fonds consolidé, lui, ne sert pas à financer en tout ou
en partie, de façon occasionnelle, le Fonds de sécurité routière.
Mme Guilbault : Non.
M. Grandmont :
OK. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 573.31? Donc, Mme la
ministre, l'article 573.32.
Mme Guilbault : «Section VI
«Recouvrement
«573.32. À compter du
31e jour suivant la notification de l'avis de réclamation :
«1° le montant dû
porte intérêt au taux prévu au premier alinéa de l'article 28 de la Loi
sur l'administration fiscale[...];
«2° la personne visée
par l'avis de réclamation est tenue au paiement des frais de recouvrement
déterminés par règlement du gouvernement.»
Commentaire :
l'article 573.32 du Code de la sécurité routière débute la
section VI, intitulée Recouvrement. Il prévoit que des intérêts ainsi que
des frais de recouvrement... de recouvrement sont portés à la somme due en cas
de défaut de paiement.
Le Président
(M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Il y a des... est-ce qu'il
y a des interventions à l'article 573.32? Donc, est-ce que... Nous pouvons
maintenant passer à l'article 573.33, et il y a un amendement, Mme la
ministre, aussi, vous avez un amendement.
Mme Guilbault : Oui. Article 573.33 : «La Société ou la
municipalité ayant notifié l'avis de réclamation, selon le cas, peut conclure,
avec le débiteur, une entente de paiement de la sanction administrative
pécuniaire et des autres sommes exigées à l'avis de réclamation.
«Une telle entente et le paiement du
montant dû ne constituent pas, aux fins d'une poursuite pénale ou de toute autre sanction administrative prévue au présent
code ou à l'un de ses règlements, une reconnaissance des faits y donnant lieu.
«Pour l'application
de la présente section, un débiteur s'entend du propriétaire...»
Une voix : ...
Mme Guilbault : «S'entend du propriétaire»... Je ne sais pas. En
tout cas, c'est peut-être une formulation d'usage. Donc :
«Pour
l'application de la présente section, un débiteur s'entend du propriétaire du
véhicule routier tenu de payer une sanction administrative pécuniaire
et, le cas échéant, de chacun de ses administrateurs et de ses dirigeants tenus
solidairement avec lui au paiement de cette sanction.»
En commentaire :
l'article 573.33 du Code de la sécurité routière permet la conclusion
d'une entente de paiement de la sanction
administrative pécuniaire et des frais afférents. Il prévoit que cette entente
et le paiement du montant dû ne
constituent pas une reconnaissance des faits y donnant lieu aux fins d'une
poursuite pénale ou de toute autre sanction administrative prévue par le
CSR...
M. Derraji : ...
Mme
Guilbault : C'est ça. C'est ce que je
pense aussi.
M. Derraji : ...entre
s'entend... entre s'entend et du propriétaire.
Des
voix : ...
Mme Guilbault : Alors : Remplacer le premier alinéa de l'article 573.33 du Code de
la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de loi,
par le suivant :
«La
Société ou la municipalité, selon le cas, est responsable de la perception et
du recouvrement de tout montant dû à l'égard d'un avis de réclamation
qu'elle a notifié. Elle peut, à cette fin, conclure une entente de paiement
avec le débiteur.»
En commentaire :
cet amendement propose de reformuler le premier alinéa de l'article 573.33
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 16 du projet de
loi, afin de clarifier les responsabilités respectives de la Société de l'assurance automobile du Québec et des municipalités en matière de perception et
de recouvrement des sommes dues.
Le Président (M.
Jacques) : ...Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à
573.33?
M. Derraji : L'amendement,
il est très clair.
Le Président (M.
Jacques) : À l'amendement.
M. Derraji : À
l'amendement, hein?
Le Président (M.
Jacques) : À l'amendement... on est là-dessus.
M. Derraji : Oui...
l'amendement était très clair, mais, juste par rapport à... au dernier
paragraphe, «pour l'application de la
présente section, un débiteur s'entend du propriétaire», est-ce qu'on peut
juste nous valider qu'il n'y a pas un oubli quelque part de... d'un mot
ou quelque chose?
• (17 h 40) •
Mme Guilbault : Non, en fait, ce qu'on me dit, c'est que c'est une
formulation commune dans le corpus.
M. Derraji : Ah! qu'on n'a pas... qu'on ne s'habitue pas à
comprendre rapidement. Donc, ça se dit, «un débiteur s'entend du
propriétaire du véhicule».
Mme Guilbault : ...dans le sens qu'un débiteur se définit comme étant un propriétaire du
véhicule routier tenu de payer une sanction administrative pécuniaire.
M. Derraji : Vous
avez eu la même remarque que moi ou non?
Mme Guilbault : Oui, bien, effectivement, moi aussi, je suis moins
familière avec les éléments communs du corpus.
Le Président (M.
Jacques) : ...d'autres commentaires à 573... à l'amendement à 573.33?
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Adopté. 573.33, est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Donc, nous pouvons
passer à 573.34. Et, Mme la ministre, il y a aussi un amendement.
Des voix : ...
Le
Président (M. Jacques) : Mme la ministre, 573.34.
Mme
Guilbault : Oui. Est-ce qu'on est prêt à
lire? Oui.
Le Président (M.
Jacques) : Oui.
Mme
Guilbault : Bon. Parfait. Alors :
«573.34. Le
gouvernement peut, par règlement et après consultation de la Société :
«1° prévoir toute
condition, toute modalité ou toute règle relative à la perception et au
recouvrement des sommes dues;
«2° déterminer dans
quels cas et à quelles conditions la Société impose au débiteur, à titre de
mesures de recouvrement, des sanctions à l'égard des autorisations qu'elle
délivre, les conséquences administratives en cas de non-respect des sanctions
imposées et les règles du présent code applicables.
«Ce règlement peut
également prescrire, parmi les dispositions réglementaires qui déterminent des
sanctions à l'égard des autorisations que la
Société délivre, celles dont la violation constitue une infraction et rend le
contrevenant passible d'une amende dont il fixe le montant.».
En
commentaire : l'article 573.34 du Code de la sécurité routière
habilite le gouvernement à prévoir, par règlement et après consultation de la
SAAQ, les conditions et les modalités relatives à la perception et au
recouvrement des sommes dues, de même que les mesures de recouvrement
pouvant être imposées par la SAAQ.
Et
l'amendement : à l'article 573.34 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi:
1°
remplacer, dans le paragraphe 2° du premier alinéa, «à l'égard des
autorisations qu'elle délivre, les conséquences administratives en cas
de non-respect des sanctions imposées et les règles du présent code
applicables» par «prévues par le présent
code ainsi que les conséquences qui [en découlent du non...] qui découlent du
non-respect des sanctions imposées et, à ces fins, déterminer les règles
du présent code applicables»;
2° remplacer, dans le
deuxième alinéa, «à l'égard des autorisations que la Société délivre» par
«prévues par le présent code».
En commentaire :
cet amendement apporte une précision au pouvoir réglementaire pour donner la
latitude de prévoir d'autres types de
sanctions comme il est actuellement fait en cas de défaut de paiement d'amende,
par exemple interdire la mise au rancart de tout véhicule immatriculé au nom du
propriétaire du véhicule. Il vise également à clarifier la possibilité
que le règlement puisse référer aux règles du Code de la sécurité routière tant
pour déterminer les sanctions applicables que pour les conséquences qui
découlent du non-respect de celles-ci.
Le Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'amendement à l'article 573.34? M. le
député de Nelligan.
M. Derraji : Oui,
juste une question. Dans l'ancien article, on parle de «conséquences
administratives», là, maintenant, on parle uniquement de «conséquences qui
découlent du non-respect». Donc, pourquoi on ne parle plus de «conséquences
administratives»?
Des voix :
...
Mme
Guilbault : Ma collègue va venir répondre,
mais juste pour être sûre de la question...
M. Derraji : En
fait...
Le Président (M.
Jacques) : Mme Morin-Verville, mais, M. le député, si vous voulez
répéter la question.
M. Derraji : Oui.
Je vais lire l'ancien article : «...à l'égard des autorisations qu'[il]
délivre, les conséquences administratives en cas de non-respect»... Donc, on
parle de «conséquences administratives en cas de non-respect des sanctions imposées [...] les règles du présent
code»... On retrouve presque la même chose, mais on parle de conséquences d'une
manière générale, mais plus de conséquences administratives.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Effectivement,
on a élargi un petit peu. Actuellement, en fait, on est à déterminer quels
types de mesures de recouvrement pourraient être mises en place, notamment
parce que les municipalités peuvent également
être impliquées à ce niveau-là si jamais elles décident, là, de participer au
programme de SAP. Donc, l'objectif était
de nous donner une certaine flexibilité pour s'adapter à possiblement des
mesures de recouvrement qui pourraient être plus applicables au niveau
des municipalités.
M. Derraji : Mais ça va être... ça va être déterminé comment par
la suite? Si, là, on veut rester d'une manière générale, ça veut dire
quoi?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : ...vous voulez dire, ça va être déterminé comment, les
mesures...
M. Derraji : Parce que vous avez dit
qu'on ne veut pas être limités, parce qu'on veut voir par la suite pour une
municipalité, mais ce n'est pas clair, les conséquences. Ça va être déterminé
par règlement par la suite?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Oui. Bien, en fait, les méthodes de recouvrement vont être
déterminées par règlement.
M. Derraji : OK. Présentement, c'est
quoi, les méthodes de recouvrement?
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
matière de SAP, vous voulez me dire?
M. Derraji : Oui.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Dans...
bien, en fait, actuellement, on n'a pas de régime de SAP pour ce genre de manquement. Dans d'autres régimes de SAP,
il y a différentes façons d'utiliser des méthodes de recouvrement. Il y en a que c'est au niveau plus financier, donc
avec Revenu Québec, regarder des retenues, etc. Mais c'est très...
Il y en a d'autres, c'est très administratif, là, dans le sens que... Ce
n'est peut-être pas le bon mot. C'est des méthodes, c'est ça, plus financières,
donc, qui nécessitent... qui seraient peut-être moins adaptées, en fait, à
notre réalité, dans la mesure où on a quand même un organisme, qui est la SAAQ,
qui a un... déjà un lien avec les conducteurs, les propriétaires de véhicules au Québec. Donc, on peut peut-être regarder à
ce niveau-là, là, pour que ce soit mieux adapté à notre... à notre
programme à nous.
M. Derraji : Donc, le fait de ne
plus parler de conséquences administratives, ça veut dire... Est-ce que ça
ouvre la porte à d'autres conséquences autres qu'administratives?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je
vais laisser mon collègue, au niveau légal, peut-être plus vous répondre.
M. Derraji : Merci beaucoup.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : ...suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 47)
(Reprise à 17 h 49)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous en étions à l'article 573.34 et nous... Je
vais vous demander de vous nommer et donner votre titre, s'il vous plaît.
Mme Plourde
(Annie) : Parfait. Merci. Mon nom est Annie Plourde, avocate
à la direction des affaires juridiques et du contentieux de la Société
de l'assurance automobile du Québec.
Donc, dans le fond, le fait de retirer
«administratives», c'était pour avoir un meilleur lien avec le dernier alinéa. Quand on dit, par exemple, «des
sanctions à l'égard des autorisations», c'est, par exemple, une suspension de
permis. Donc, les conséquences qui en
découlent en cas de non-respect pourraient être, par exemple, une amende, une
amende pénale.
M. Derraji : Donc,
le fait de l'enlever, c'est juste pour se donner le droit d'aller vers des
amendes éventuellement.
Mme Plourde (Annie) : Éventuellement.
Et ça facilite aussi l'interprétation par rapport au dernier alinéa, qui se lit
comme ça, le «règlement peut également prescrire [des amendes]».
M. Derraji : Donc, vous
parlez... Désolé...
Mme Plourde (Annie) : Des
infractions.
M. Derraji : Vous parlez du
deuxième, «ce règlement peut également prescrire, parmi les dispositions réglementaires»,
c'est ça?
Mme Plourde (Annie) : Exact.
M. Derraji : «Déterminent des
sanctions prévues par le présent code», et, dans le présent code, on parle de
deux types de sanctions, à la fois administratives et...
Mme Plourde (Annie) : Pénales.
M. Derraji : Pénales.
• (17 h 50) •
Mme Plourde
(Annie) : Exactement. Puis c'est déjà le cas dans le Code de la
sécurité routière. Quand on ne respecte pas une suspension de permis, on peut
avoir, par exemple, une saisie du véhicule ou une... et une amende pénale.
M. Derraji :
Une amende. OK. Oui.
Mme Plourde
(Annie) : Exactement.
M. Derraji :
OK. Merci. Très clair. Merci.
Mme Plourde
(Annie) : Ça fait plaisir.
Le Président
(M. Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions à l'article 573.34, à l'amendement?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Adopté. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 573.34
amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous revenons à
l'article 16. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 16
amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention...
M. Derraji :
Vous parlez... vous parlez de quel article? Désolé.
Le Président (M. Jacques) :
Article 16 amendé.
M. Derraji :
Non, c'est bon.
Le Président
(M. Jacques) : Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 16 amendé est adopté? Adopté. Donc, nous sommes maintenant
rendus à l'article 17.
Mme Guilbault : ...article 17 : L'intitulé du chapitre II du
titre X de ce code est remplacé par le suivant :
«Dispositions
générales en matière pénale».
En
commentaire : l'article 17 du projet de loi propose une modification
de concordance au Code de la sécurité routière
en remplaçant le titre Procédure et preuve en matière pénale du
chapitre II du titre X du CSR par Dispositions générales en matière
pénale.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 17? Il n'y
a pas d'intervention. Est-ce que l'article 17 est adopté?Adopté.
Article 18.
Mme Guilbault : ...18 : L'article 592
de ce code est modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «par
une photographie ou une série de photographies prises au moyen d'un cinémomètre
photographique ou d'un système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» par «au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection».
En
commentaire : la modification proposée par l'article 18 du projet de
loi est en concordance avec l'introduction au Code de la sécurité
routière de l'expression «système de détection». Les expressions «cinémomètre
photographique» et «système photographique de contrôle de circulation aux feux
rouges» sont remplacées par cette nouvelle expression.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Je m'adresse plus à Mme
la ministre et son équipe. Je pense qu'au début on avait un amendement pour clarifier les nouvelles technologies. Est-ce
que, juste, on n'est pas en contradiction avec ce qu'on a fait au début, là,
l'amendement de départ par rapport à autres moyens que photographiques? Oui, au
tout... au tout début, début, il y avait tout un débat, oui.
Mme
Guilbault : On va vérifier, oui. C'était à
l'article 2, de mémoire, la définition.
M. Derraji : Oui,
si ma mémoire, elle est bonne, je pense, si la mémoire, elle est bonne. Parce
qu'on parle aussi des feux rouges, on parle de cinémomètres photographiques, et
je me rappelle qu'on avait tout un débat par rapport à la technologie.
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
17 h 54)
(Reprise à 18 heures)
Le
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux et, lors de la
suspension, nous en étions à l'article... à l'article 18. Et je... nous allons introduire Me Tardif, et je vous
invite à vous présenter et nommer votre titre, s'il vous plaît.
Mme Tardif
(Marie-Josée) : Oui. Alors, bonjour. Marie-Josée Tardif, légiste
pour le ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Alors, la question était, là, s'il y avait
une... On a élargi la... en effet, la définition de système de détection, lors
de l'étude de l'article 2, pour permettre l'utilisation non seulement d'un
système photographique, mais peut-être aussi
d'une... d'un système vidéo ou une caméra... ou, en tout cas, on l'a... on a
enlevé la notion de «photographique». Mais,
comme précédemment vu à... lors de l'étude de l'article 6, où on a enlevé la
notion d'appareil photo, on a quand même
conservé l'expression «une ou plusieurs» ou «une photographie ou série de
photographies», parce que, peu importe le
système de détection qui va pouvoir être utilisé, il va toujours résulter une
photographie ou une série de photographies. Et c'est ça qui va être
utilisé en preuve et qui va permettre de constater l'infraction ou le
manquement. Donc, c'est pour ça que la
notion ici... bien, autant à l'article 6, qu'on a vu précédemment, qu'ici
à 18 puis que vous allez voir dans d'autres dispositions qui vont se
répéter lors de l'étude de l'article 22, la notion de photographie et de
série de photographies est toujours
conservée parce que le... ce n'est pas ça qui vient limiter le type de système
de détection qui pourra être utilisé. C'est bien dans la notion de...
c'est bien dans la définition de système de détection qu'on a fait
l'élargissement.
M. Derraji : ...a été voté. Il n'a
pas... il n'a pas été amendé.
Mme Tardif (Marie-Josée) : Bien, il
a été amendé pour enlever la notion d'appareil photo, mais...
M.
Derraji : Oui, donc, à l'enregistrement, mais on a enlevé
l'appareil photo pour laisser des «photographies prises par ce système
qui y sont visibles»?
Mme Tardif (Marie-Josée) : Oui.
Bien, on a conservé la notion d'une ou plusieurs des photographies, puisque, peu importe le système utilisé, ça... il
va toujours résulter des photographies qui vont être utilisées pour constater
l'infraction, et... qui vont être utilisées
dans la constatation de l'infraction ou du manquement, puis qui vont être
soumises en preuve.
Des voix : ...
M. Derraji : Oui, merci.
Mme Tardif (Marie-Josée) : Ça va?
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 18?
M. Derraji : ...s'il te plaît. Oui,
oui.
Le Président (M. Jacques) : Oui, M.
le député de Nelligan.
Des voix : ...
M. Derraji : ...de faire juste une
vérification, si ça ne vous dérange pas.
Le Président (M. Jacques) : Voulez-vous
qu'on suspende?
M. Derraji : Si ça...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 02)
(Reprise à 18 h 05)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, M. le député de Nelligan
validait certaines informations. Donc, je cède la parole à M. le député de
Nelligan.
M.
Derraji : Non, c'est bon, c'était... c'est clair. Après
vérification, on parle vraiment de série de photographies prises par un
système de détection. Merci beaucoup.
Le
Président (M. Jacques) : Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions à l'article 18? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous avons pris entente, lors d'une précédente suspension, à l'effet de passer
directement à l'article 32 et ensuite passer à l'article 35. Donc,
Mme la ministre, l'article 32.
Mme Guilbault : Merci, M. le Président. L'article 32.0.3 de la Loi sur le ministère
de la Justice est modifié par l'insertion, après le paragraphe 1°, du
suivant :
«1.1° Les sommes
perçues en vertu de l'article 573.31 du Code de la sécurité routière[...],
dans la mesure qui y est déterminée;».
En commentaire :
l'article 32 du projet de loi modifie l'article 32.0.3 de la Loi sur
le ministère de la Justice à des fins de concordance pour tenir compte de
l'article 573.31 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 16 du projet de loi.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
à l'article 32? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 32 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article... nous passons maintenant à
l'article 35.
Mme
Guilbault : Oui, merci. Article 35.
Loi visant à aider les personnes victimes d'infractions criminelles et à
favoriser leur rétablissement.
L'article 12...
Bien, article 35 : L'article 12 de la Loi visant à aider les
personnes victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur
rétablissement est modifié par l'insertion, après le paragraphe 3°, du
suivant :
«3.1°
Les sommes perçues en vertu de l'article 573.31 du Code de la sécurité
routière[...], dans la mesure qui y est déterminée;».
En commentaire :
l'article 35 du projet de loi modifie l'article 12 de la Loi visant à
aider les personnes victimes d'infractions
criminelles et à favoriser leur rétablissement à des fins de concordance pour
tenir compte de l'article 573.31 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 16 du projet de loi.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 35?
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, nous allons...l'article 35 est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Donc, Me Labrecque... Oui, madame.
Mme Guilbault : ...on en a découvert un autre pour lequel Me Labrecque pourrait
peut-être nous être d'un certain secours. Alors, si tout le monde est d'accord,
et évidemment vous, M. le Président, ce serait l'article 71.1, qu'on
introduit après l'article 71, par amendement.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce qu'il y a consentement à aller introduire l'article 71.1, pour,
toujours, permettre à Me Labrecque, là, d'aller s'occuper de d'autres
dossiers et de valoriser les deniers publics?
Mme
Guilbault : Et l'accès à la justice.
Le Président (M.
Jacques) : Et l'accès à la justice aussi. Donc, il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce que l'amendement est déposé?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Il
y a un petit problème, c'est l'introduction de l'article 71.1. C'est une
introduction d'article.
M.
Grandmont : Oui. Est-ce qu'il est sur le Greffier?
Une voix : ...
M. Grandmont : Ah! il vient juste
d'arriver.
Le Président (M.
Jacques) : Il va être affiché dans quelques instants. Donc, Mme la
ministre.
Mme
Guilbault : Oui. Donc, article 71.1, article 2.1 de la
Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière
municipale :
Insérer, après l'article 71 du projet de
loi, l'article suivant :
«71.1. La Loi
sur les sanctions administratives pécuniaires en matière municipale [...] est
modifiée par l'insertion, après l'article 2, du suivant :
"2.1.
Le gouvernement peut, par règlement et après consultation de la Société de
l'assurance automobile du Québec, déterminer
dans quels cas et à quelles conditions la Société impose au débiteur, à titre
de mesures de recouvrement, des sanctions prévues par le Code de la
sécurité routière[...], ainsi que les conséquences qui découlent du non-respect
des sanctions imposées et, à ces fins, déterminer les règles de ce code
applicables.
"Ce règlement peut également prescrire,
parmi les dispositions réglementaires qui déterminent des sanctions prévues par ce code, celles dont la violation
constitue une infraction et rend le contrevenant passible d'une amende dont
il fixe le montant."»
En
commentaire : cet amendement vise à permettre à la Société de l'assurance
automobile du Québec d'imposer aux propriétaires de véhicules routiers
qui seraient en défaut de paiement d'une sanction administrative pécuniaire imposée en vertu de la loi sur les sanctions
administratives pécuniaires en matière municipale des sanctions qui pourront
être déterminées par voie réglementaire à titre de mesures de recouvrement.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'introduction de l'article 71.1? M. le
député de Nelligan.
M.
Derraji : Bien, juste : Pourquoi vous voulez que ce
soit fait par règlement? Dans d'autres cas, on avait des montants,
c'était quand même beaucoup plus précis.
Mme Guilbault : OK. Vas-y.
Le Président (M. Jacques) : Me
Labrecque.
• (18 h 10) •
Mme Labrecque (Élise) : Ici, c'est
l'explication qu'a fournie la dame de la SAAQ, là, tout à l'heure. Donc,
c'est... l'idée, c'est d'être capable de prendre des mesures de recouvrement,
par exemple, la suspension du permis de conduire, des choses comme ça, là, qui
pourraient être faites, de la même manière que l'explication qui vous avait été
donnée. C'est une demande qui avait été faite par la ville de Québec dans le
cadre du projet de loi n° 40, puis ça n'avait pas été possible de le faire
dans ce projet de loi là. Donc, puisque vous le faites ici, dans le projet de
loi, puis que vous touchez aux sanctions administratives en matière municipale,
bien, on a proposé de faire la même chose.
M. Derraji : OK. Donc, c'est des
règlements qui seront rédigés par la suite par la SAAQ?
Mme Labrecque (Élise) : Bien, par le
ministère de la Justice, avec la collaboration de la SAAQ.
M. Derraji : Oui, oui, par le
ministère de la Justice, en collaboration, oui, l'ordre est très important,
oui, le ministère de la Justice. Je comprends, chacun défend son territoire.
Donc, le ministère de la Justice, en collaboration avec la SAAQ, mais les
villes, c'est quoi, leur rôle, là-dedans?
Mme Labrecque (Élise) : Bien, les
villes, elles nous ont demandé de prendre des mesures comme ça pour pouvoir
s'adresser à la SAAQ puis qu'il y ait des mesures de recouvrement, parce que
c'est très efficace, comme mesure, pour aller chercher des sommes. Donc, c'est
pour ça qu'elles nous ont demandé l'habilitation pour qu'on prenne le règlement.
Donc, c'est ce qu'on fait ici par l'amendement.
M. Derraji : OK. Merci. Très clair.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à l'article 71.1, à l'amendement, en
fait, qui introduit l'article? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement introduisant l'article 71.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, Me Labrecque, nous vous remercions de votre travail, et vous pouvez aller
vaquer à d'autres occupations que la Commission des transports et de
l'environnement. Donc, nous revenons à l'article... Oui, monsieur?
M. Derraji : C'est un amendement qui
introduit 71. 71 n'a pas besoin d'être là.
Le Président (M. Jacques) : 71.1.
M. Derraji : Point 1.
OK.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Donc, 71... on va revenir à 71 par la suite.
M.
Derraji : OK.
Le
Président (M. Jacques) : Donc, nous revenons maintenant à
l'article 19, tel qu'entendu au départ. Maître... «maître», Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Nous voilà tous juristes, maintenant, par osmose. Donc,
article 19 :
Les articles 592.0.0.1, 592.1, 592.1.1,
592.2, 592.2.1, 592.4, 592.4.1 et 592.4.2 de ce code sont abrogés.
En commentaire : l'article 19 du
projet de loi abroge les articles 592.0.0.1, 592.1, 592.1.1, 592.2,
592.2.1, 592.4, 592.4.1 et 592.4.2 du Code de la sécurité routière. Ces
modifications concernent les deux aspects suivants : d'une part, ce que
prévoit le premier alinéa de l'article 592.1 et les articles 592.2.1,
592.4, 592.4.1 et 592.4.2 est repris, respectivement, par les
articles 602.4, 602.5, 602.6, 602.7 et 602.8 ajoutés au CSR par
l'article 22 du projet de loi afin de regrouper sous une seule section, vu
leur certaine similitude, l'ensemble des règles de preuve applicables dans le
cas d'un manquement ou d'une infraction constaté au moyen d'un système de
détection.
D'autre part, l'abrogation de
l'article 592.0.0.1, des deuxième et troisième alinéas de
l'article 592.1 et des articles 592.1.1 et 592.2 vise à retirer la
possibilité, pour le propriétaire d'un véhicule, de désigner le conducteur ou
le locataire à court terme en cas d'infraction constatée au moyen d'un système
de détection.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 19? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste une
question pour préciser, là, les derniers mots, là, du troisième... bien, du troisième paragraphe, là, des commentaires, là,
vise à retirer la possibilité, pour le propriétaire d'un véhicule, de désigner
le conducteur ou le locataire à court terme en cas d'infraction constatée au
moyen d'un système de détection. Juste expliquer un peu, là, qu'est-ce que
ça... qu'est-ce qu'on entend par là, là, qu'est-ce qu'on veut éviter, en fait.
Le Président (M. Jacques) : Mme
Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, actuellement, si un propriétaire de véhicule reçoit un constat d'infraction, il peut, dans les 15 jours, là,
soumettre un formulaire de... qui désigne le conducteur au moment de
l'infraction. Cette possibilité-là ne serait plus accessible. En fait,
on retirerait cette possibilité-là pour le propriétaire du véhicule de désigner
le conducteur.
C'est la même chose aussi pour un locataire de
véhicule. À ce moment-là, une compagnie... une compagnie de location de véhicules ne pourrait plus remplir
le formulaire... en fait, ne pourrait plus transmettre un formulaire qui désigne
le conducteur.
M. Grandmont : OK. Puis qu'est-ce
qui... qu'est-ce qui... Donc, je comprends qu'actuellement c'est possible, il y a un formulaire qui existe.
Quelqu'un qui reçoit un constat d'infraction peut transférer... dans le fond,
utiliser son miroir et envoyer, avec
ce formulaire-là, l'infraction vers une personne qui conduisait le véhicule au
moment de la constatation de
l'infraction. Donc, c'est vrai pour un véhicule privé, comme c'est vrai pour un
locataire, le locataire... le locataire
d'un véhicule d'entreprise, là, de location. Est-ce qu'il y a quelque chose
dans le fonctionnement actuel qui fait que ça ne fonctionne pas, pour
qu'on décide d'abolir cette disposition?
Mme Morin-Verville (Amélie) : C'est
effectivement un processus qui est assez lourd au niveau du suivi des dossiers
parce que les dossiers sont suivis en... En fait, il y a deux dossiers qui
demeurent liés, en fait, celui du propriétaire et celui du conducteur, ils
demeurent liés jusqu'à tant qu'il y ait un plaidoyer de culpabilité qui soit
enregistré, ou une déclaration, en fait, comme quoi la personne est coupable
dans un des deux cas. Donc, au niveau administratif,
c'est extrêmement... très lourd. Et on se rappellera aussi que les infractions
constatées par... des infractions et
manquements, maintenant, constatés par des appareils de contrôle automatisés
n'entraînent aucun point d'inaptitude chez la personne qui les reçoit.
M. Grandmont : Donc, je peux
comprendre que, pour une compagnie de location de voitures, il y aura
possibilité d'avoir, dans son contrat de location, une entente, une disposition
qui vient dire qu'en cas de constatation d'une
infraction ou d'un manquement à travers un ACA, bien, cette facture-là sera
refilée, dans le fond, ou sera débitée, en fait, sur la carte de crédit,
là, du locataire.
Mme
Morin-Verville (Amélie) : C'est effectivement le cas, là, les compagnies de
location, souvent, ont d'autres moyens de leur permettre de recouvrer
les sommes.
M. Grandmont : C'est ça. Puis donc
le changement est comme un peu plus fort, plus marqué, dans le fond, pour les
véhicules privés. Donc, une personne qui prête son véhicule, là, devra
s'entendre avec la personne à qui elle a prêté son
véhicule pour confirmer qu'effectivement, là, il y a... il y aura un échange
d'argent ou on ne prêtera plus le véhicule.
Je ne sais pas comment ça va se passer, là, mais donc on est en train,
finalement, de mettre la responsabilité sur le propriétaire de
l'automobile, mais c'est la voie que vous trouvez la plus simple, je comprends,
parce qu'il y a une charge administrative assez grande dans les dispositions
actuelles.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Bien, il y a une charge administrative assez grande,
effectivement, et, en tant que propriétaire de véhicule, il y a quand même une
certaine responsabilité à qui on prête son véhicule.
M.
Grandmont : Oui. OK. Parfait. Je pense à des cas comme les compagnies
d'autopartage, Communauto, par exemple. Est-ce que c'est... Ils sont aussi
touchés par ça puis ils devront, eux... elles aussi... bien, il y a juste une compagnie, essentiellement, au Québec, actuellement,
là, mais est-ce qu'elle devra aussi avoir des mécanismes dans ses
contrats de... avec leur clientèle, dans le fond, pour être capable de
s'assurer que, finalement, c'est payé par la bonne personne?
Mme Morin-Verville
(Amélie) : Je n'ai pas la réponse spécifique, si ça existe déjà, mais
ça pourrait, effectivement, être des méthodes qu'ils pourraient prendre en
considération, là, dans leurs contrats ou dans les modalités d'utilisation de
ces appareils... de ces véhicules-là.
M.
Grandmont : OK. Donc, je comprends que, pour les compagnies, ils
auront des moyens, ils prendront acte de cette disposition-là puis ils vont
modifier leurs contrats avec les locateurs ou avec leurs abonnés, dans le cas
de services d'autopartage. De l'autre côté, au niveau des privés qui
prêteraient des véhicules, bien là... puis même, à la limite, d'un couple ou, en tout cas, peu importe, ou des enfants, et
donc du prêt d'un véhicule privé, là, dans le fond, on met la
responsabilité sur les propriétaires de véhicules, mais tout ça a pour
objectif, en fait, de faciliter la charge administrative.
Mme Morin-Verville
(Amélie) : On facilite la charge administrative ou on allège la charge
administrative, et on est aussi en
concordance avec d'autres infractions comme les infractions de stationnement,
que c'est un peu le même principe, c'est des constats qui sont donnés au
propriétaire du véhicule. Donc, c'est déjà le cas, là.
M.
Grandmont : C'est vrai. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'article 19? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 20.
Mme
Guilbault : Article 20 : L'article 595.1
de ce code est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Les appareils visés
au premier alinéa ne constituent pas un système de détection malgré la
définition de cette expression prévue à l'article 4.»
En commentaire :
les appareils visés par le premier alinéa de l'article 595.1 du Code de la
sécurité routière pourraient être visés par
la définition de l'expression «système de détection» ajoutée à l'article 4
du CSR par l'article 2 du projet de loi. Or, ces appareils ne doivent pas
être considérés au sens de cette expression pour l'application des dispositions relatives au système de détection
introduites au CSR par le présent projet de loi. L'article 20 du projet de
loi propose, donc, de le préciser.
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions à
l'article 20? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 20
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 21, Mme la ministre.
• (18 h 20) •
Mme
Guilbault : Article 21 :
L'article 597.1 de ce code est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «par une photographie ou une série de
photographies prises au moyen d'un système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges ou d'un cinémomètre photographique» par «au moyen d'une photographie
ou d'une série de photographies prises par un système de détection»;
2° par la suppression
du deuxième alinéa.
En commentaire :
les modifications proposées par l'article 21 du projet de loi sont de deux
ordres : en concordance avec
l'introduction, au Code de la sécurité routière, de l'expression «système de
détection», les expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» sont remplacées
par cette nouvelle expression.
Elles proposent de supprimer le deuxième alinéa
de l'article 597.1, puisque ce qui y est prévu est repris à
l'article 519.81, proposé par l'article 12 du projet de loi.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'article 21? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 22, Mme la ministre, introduisant une
série d'articles. Donc, Mme la ministre...
Mme
Guilbault : ...
Le Président (M.
Jacques) : Donc, on va faire comme l'article 16, on y va article
par article introduit...
Mme
Guilbault : On fait ça par blocs, oui.
Le Président (M.
Jacques) : ...puis, s'il y a des amendements, on les traite chacun à
tour de rôle. Donc, Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Donc, article 22 : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 602, du chapitre suivant :
«Chapitre II.1
«Dispositions
concernant les systèmes de détection
«602.1. Les
dispositions du présent chapitre s'ajoutent à celles des chapitres I.1 et II du
titre X lorsqu'une infraction ou un manquement est constaté au moyen d'un
système de détection.»
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'article 602.1?
M.
Grandmont : Est-ce que Mme la ministre peut lire les commentaires?
Mme
Guilbault : Ah oui! Excusez, c'est vrai.
Le Président (M.
Jacques) : Excusez.
Mme
Guilbault : En commentaire... en
commentaire : l'article 602.1 précise que, lorsqu'une infraction ou
un manquement est constaté par un système de détection, les règles de preuve
prévues par le nouveau chapitre s'ajoutent aux règles de preuve déjà prévues par
les chapitres I.1 et II du titre X, qui prévoient, respectivement, des règles
particulières relatives aux sanctions administratives pécuniaires et des règles
générales en matière pénale.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 602.1? Donc, maintenant, Mme la ministre, 602.2.
Mme
Guilbault : «602.2. La photographie ou la
série de photographies d'un véhicule routier prises par un système de détection
est admissible en preuve :
«1° dans toute
poursuite pénale pour une infraction à une disposition déterminée en vertu du
premier alinéa de l'article 519.79;
«2°
dans toute procédure pouvant mener à l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire pour un manquement à une disposition déterminée en vertu de
l'article 573.2.
«Cette photographie
ou cette série de photographies fait preuve, en l'absence de toute preuve
contraire, de l'exactitude des éléments
apposés à l'une ou plusieurs des photographies prises au moyen de ce système ou
qui y sont visibles.
«Le gouvernement
peut, par règlement, prescrire les éléments visés au deuxième alinéa. Le
gouvernement peut également, par règlement, déterminer d'autres règles de
preuve applicables à l'égard d'une infraction ou d'un manquement constaté au
moyen d'un système de détection.»
En commentaire :
l'article 602.2 reprend les règles qui sont prévues actuellement pour les
deuxièmes... par les deuxième et troisième alinéas des articles 332 et
359.3 du Code de la sécurité routière, abrogés par les articles 8 et 11 du
projet de loi, et les complètent, notamment pour viser les procédures menant à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire.
Le premier alinéa
prévoit ainsi qu'une photographie ou une série de photographies prises par un
système de détection est admissible en
preuve dans toute poursuite pénale, de même que dans toute procédure menant à
l'imposition d'une SAP. Le deuxième alinéa mentionne qu'en l'absence
d'une preuve contraire telle photographie ou série de photographies fait preuve
de l'exactitude des éléments qui y sont apposés ou qui y sont visibles. Le
troisième alinéa habilite le gouvernement à prescrire les éléments apposés sur
une photographie ou une série de photographies ou qui y sont visibles qui font preuve de leur exactitude, de même qu'à
déterminer d'autres règles de preuve applicables en cas d'infraction ou
de manquement constaté au moyen d'un système de détection.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions à 602.2? Donc, nous pouvons passer à 602.3, et il y a un
amendement aussi.
Mme
Guilbault : Oui. «602.3. Le poursuivant ou
la Société qui allègue qu'un chemin public a été désigné par le ministre n'a
pas à en faire la preuve, à moins que le défendeur ne l'exige et qu'il n'avise
le poursuivant ou la Société de cette
exigence au moins 30 jours avant la date prévue de l'instruction de la
poursuite ou de l'audience devant l'organe de contestation, selon le
cas. Le poursuivant et la Société peuvent toutefois renoncer à ce délai.»
En commentaire :
l'article 602.3 prévoit une règle de preuve qui exempte le poursuivant, en
cas d'infraction, et la SAAQ, en cas de
sanction administrative pécuniaire, de faire la preuve qu'un chemin public sur
lequel a été constaté, selon le cas, une infraction ou un manquement a
été désigné par le ministre des Transports.
La personne visée par
un constat d'infraction ou par un avis de réclamation pourra néanmoins exiger
que cette preuve soit faite si elle avise le
poursuivant ou la SAAQ de cette exigence dans un délai de 30 jours
suivant... avant la date prévue pour
entendre la contestation de l'infraction ou de la SAP. Le poursuivant et la
SAAQ pourront renoncer à ce délai et faire tout de même la preuve exigée.
Et amendement à
l'article 22 : remplacer, dans l'article 602.3 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 22
du projet de loi, «le défendeur ne l'exige et qu'il» et «devant l'organe de»
par, respectivement, «la personne visée par le constat d'infraction ou,
le cas échéant, par l'avis de réclamation ne l'exige et qu'elle» et «de la».
En commentaire :
cet amendement apporte des modifications d'ordre technique afin notamment que
les termes utilisés à l'article 602.3
désignent adéquatement la personne visée par cette disposition, qui pourra
s'appliquer tant à la suite d'une
infraction que d'un manquement constaté au moyen d'un système de détection. La
personne visée pourra ainsi être non seulement le défendeur à qui a été
transmis un constat d'infraction dans le cadre d'une poursuite mais
aussi une personne à qui aura été transmis un avis de réclamation dans le cadre
du processus d'imposition d'une sanction administrative pécuniaire qui n'est
pas désignée comme... qui n'est pas désignée, dans ce cas, comme un défendeur.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement
à l'article 602.3? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 602.3 amendé? Donc, nous pouvons passer à l'article 602.4.
Mme
Guilbault : Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Jacques) : Et il y a un amendement.
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça. «602.4. En cas
d'infraction constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection, le constat d'infraction et la photographie ou des photographies
de la série doivent être transmis au propriétaire dans les 45 jours
suivant la date de la perpétration de l'infraction à la dernière adresse figurant dans les dossiers de la Société ou, selon le
cas, dans un registre tenu hors Québec par une autorité administrative
responsable de l'immatriculation du véhicule en cause.
«L'une ou plusieurs
des photographies transmises doivent indiquer ou montrer les éléments apposés à
l'une ou plusieurs des photographies prises par ce système ou qui y sont
visibles, sans qu'il soit possible d'identifier les occupants du véhicule.»
En commentaire :
l'article 602.4 reprend, en y apportant certaines modifications, les
dispositions qui sont prévues par l'article 592.1 du Code de la sécurité
routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi. Suivant le premier
alinéa, dans le cas d'une infraction constatée au moyen d'un système de
détection, le constat d'infraction de la ou les photographies doit être transmis au propriétaire du véhicule dans les
45 jours suivant la date où l'infraction a été commise.
Suivant le deuxième
alinéa, les photographies transmises doivent indiquer ou montrer les éléments
qui y sont apposés ou qui y sont visibles,
sans que les occupants du véhicule ne puissent être identifiés, comme c'est déjà
le cas.
Et à
l'amendement : à l'article 602.4 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 22 du projet de loi :
1° supprimer le
premier alinéa;
2° remplacer, dans le
deuxième alinéa, «l'une ou plusieurs des photographies transmises» par «dans le
cadre d'une poursuite pour une infraction
constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises
par un système de détection...»
Une voix :
...
Mme
Guilbault : Ce n'est pas le bon?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Oui,
bien, c'est soit nous ou soit vous qui n'a pas la bonne version. C'est un des
deux. C'est peut-être nous qui n'a pas la bonne.
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Donc, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
18 h 29)
(Reprise à 18 h 31)
Le Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, on était à lire l'amendement à 602.4 et nous n'avions pas le
bon amendement, donc, si, Mme la ministre, vous pouvez recommencer à lire le
bon amendement, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Alors, le bon amendement à l'article 22 : remplacer
l'article 602.4 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 22 du projet de loi, par le suivant :
«Dans le cadre d'une
poursuite pour une infraction constatée au moyen d'une photographie ou d'une
série de photographies prises par un système de détection, l'une ou plusieurs
des photographies doivent indiquer ou montrer les
éléments apposés à l'une ou plusieurs des photographies prises par ce système
ou qui y sont visibles, sans qu'il soit possible d'identifier les
occupants du véhicule de même que toute autre personne.»
En
commentaire : cet amendement modifie l'article 602.4 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 22 du projet de loi, afin de retirer l'obligation de transmettre au
propriétaire d'un véhicule avec lequel a été commise une infraction constatée au moyen d'un système de
détection le constat d'infraction et la ou les photographies dans un délai de
45 jours suivant la date de la perpétration de l'infraction.
En outre, suivant
l'amendement proposé, l'obligation que la photographie ou la série de
photographies ne permettent pas d'identifier les occupants s'étendra à toute
autre personne qui y serait visible.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
sur l'amendement à l'article 602.4? Donc, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'amendement à l'article 602.4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 602.4 amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, nous revenons...
nous passons maintenant à l'article 602.5, et vous avez aussi un
amendement.
Mme Guilbault : Oui. «602.5. Malgré les articles 592 et 602.4, le propriétaire des
véhicules routiers suivants ne peut
être déclaré coupable d'une infraction constatée au moyen d'une photographie ou
d'une série de photographies prises par un système de détection :
«1° un véhicule d'un
corps de police;
«2° un véhicule d'un
service ambulancier;
«3° un véhicule d'un
service de sécurité incendie;
«4° un véhicule
d'urgence immatriculé au nom de la Société;
«5°
un véhicule d'urgence utilisé principalement pour amener d'urgence du personnel
médical ou pour acheminer d'urgence de l'équipement médical sur les
lieux où une personne requiert des soins médicaux immédiats;
«6° un véhicule
d'urgence utilisé principalement pour amener d'urgence un technicien ou pour
acheminer d'urgence de l'équipement de secours sur les lieux où la situation
requiert une intervention rapide afin de dispenser des soins médicaux
immédiats.
«De plus, malgré les
articles 573.2 et 573.7, aucune sanction administrative pécuniaire ne peut
être imposée au propriétaire des véhicules routiers visés au premier alinéa.»
En commentaire :
l'article 602.5 reprend les situations déjà mentionnées par
l'article 592.2.1 du Code de la sécurité routière, abrogé par
l'article 19 du projet de loi, et ajoute un alinéa afin de rendre cet
article applicable dans le cas d'une
sanction administrative pécuniaire. Ainsi, le premier alinéa de
l'article 602.5 prévoit qu'à l'égard des véhicules qui y sont
visés, le propriétaire ne peut être déclaré coupable d'une infraction constatée
au moyen d'un système de détection. Le deuxième alinéa prévoit qu'à l'égard des
véhicules routiers visés par le premier alinéa aucune SAP ne peut être imposée
au propriétaire.
Et l'amendement. À
l'article 602.5 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 22 du projet de loi :
1° remplacer, dans le
premier alinéa, «Malgré les articles 592 et 602.4» par «Malgré
l'article 592»;
2° remplacer, dans le
paragraphe 4° du premier alinéa, «immatriculé au nom de la Société» par
«utilisé par la Société».
En
commentaire : l'amendement propose de retirer la référence à
l'article 602.4, en concordance avec l'amendement précédent qui
supprime le premier alinéa de cet article.
L'amendement propose
aussi de modifier le paragraphe 4° du premier alinéa de
l'article 602.5 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 22
du projet de loi, afin de viser un véhicule d'urgence utilisé par la SAAQ
plutôt qu'un véhicule d'urgence immatriculé à son nom parce que les véhicules
d'urgence immatriculés au nom de la société seront bientôt immatriculés au nom
du ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
sur l'amendement à l'article 602.5?
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 602.5 est... M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Le changement, c'est
uniquement «utilisé par la Société» au lieu d'«immatriculé»?
Mme
Guilbault : Oui, pour le n° 2,
puis, sinon, on enlève la référence à l'article 602.4, qu'on vient juste d'amender
avant, le 602.4.
M.
Derraji : Donc... Oui, c'est vrai, mais donc, toutes... Donc
là, on vise beaucoup plus large, toutes les voitures utilisées par la
société, et non pas immatriculées au nom de la société.
Mme Guilbault : Véhicules d'urgence, si je me... ma mémoire est bonne.
M. Derraji : Bien... oui, véhicules
d'urgence, oui.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça, véhicules d'urgence.
M. Derraji : Véhicules d'urgence,
oui.
Mme Guilbault : C'est pour Contrôle routier Québec aussi.
M. Derraji : Oui, donc, ça inclut...
Oui. OK.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. Derraji : Merci.
Le
Président (M. Jacques) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 602.5? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur 602.5 amendé? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci beaucoup.
Je me posais la question, des contrôleurs routiers, est-ce qu'on les considère,
dans ce cas-ci, comme un corps de police ou on les considère comme des
véhicules utilisés par la Société de l'assurance automobile du Québec? Ils
rentrent où, là-dedans?
Mme Guilbault : C'est les véhicules... C'est ça, comme je viens de répondre
au collègue de Nelligan, c'est des véhicules de la société, utilisés par la
société.
M. Grandmont : Contrôleurs routiers,
société.
Mme Guilbault : Oui, eux relèvent de la SAAQ.
M. Grandmont : De la SAAQ, et ils
sont encadrés par le ministère de la Justice... Transports, Transports. Donc,
ça relève de...
Mme Guilbault : Ultimement, Transports, oui.
M. Grandmont : ...votre ministère,
c'est ça. Parfait. OK, parfait. Donc là, ils sont couverts là-dedans, ils ne
sont pas... Donc, ils ne peuvent pas recevoir un constat d'infraction à partir
d'une preuve faite avec un appareil de contrôle automatique.
Puis je me
posais la question aussi, je me souviens, quand j'avais lu le projet de loi, au
départ... c'est peut-être bien candide, comme question, là, mais j'avais
dans l'idée que l'utilisation des phares d'urgence, de la sirène, était comme le critère qui était utilisé pour,
justement, se permettre d'aller à une vitesse excessive... bien, pas excessive,
mais une vitesse supérieure à ce qui
est indiqué sur la route, de pouvoir, par exemple, passer sur un feu rouge.
Est-ce qu'en tout temps, dans le fond, un véhicule qui est visé par
l'article 602.5 vient enlever la possibilité de mettre... d'émettre un constat d'infraction ou une SAP pour un
véhicule ou si c'est vraiment... Parce que j'avais vraiment l'impression, moi, que c'était... en tout cas, c'est peut-être un
bruit qui court, une rumeur que j'ai entendue puis que j'avais comme assumé
que c'était comme ça que ça fonctionnait, là, mais que c'était seulement en
situation d'urgence, et que cette situation d'urgence
là était, comme démontré par l'utilisation des phares d'urgence, phares
clignotants, là, ou la sirène. Parce qu'en quelque part on n'est pas à
l'abri de mauvais comportements, même si je suis persuadé que la plupart des
gens, là, qui travaillent pour ces différentes sociétés
d'État ou corps municipaux, travaillent de façon très professionnelle, là,
mais...
Mme Guilbault :
C'est ça. Bien, ce qu'on m'explique, c'est que, comme on fonctionne avec des
photos dans un système de détection, ça peut être difficile de savoir s'ils
sont en situation d'urgence ou non puis s'ils utilisent les feux ou non. Ça
fait que, raisonnablement, on peut penser qu'ils sont exemptés en tout temps...
M. Grandmont : OK, mais donc...
Mme Guilbault : ...parce qu'il reste que, tu sais, un véhicule incendie, on
peut toujours penser que...
M.
Grandmont : Parce qu'il me semble qu'il y avait eu un cas il
n'y a pas si longtemps que ça, il y a peut-être deux, trois ans, là,
où... un cas où il y avait eu un service de police qui avait...
Mme Guilbault : Une poursuite policière?
M. Grandmont : ...une poursuite
policière, effectivement, à grande vitesse dans une zone résidentielle qui avait résulté en un accident. Puis ça avait été
long, faire la preuve, la démonstration qu'il y avait eu, comportement, là,
qui ne respectait pas l'esprit du Code de la sécurité routière, même si on
était dans un véhicule autorisé à ce genre de comportement. Bref, il y a comme
là quelque chose où je me demande, dans le fond, si on n'est pas... on ne passe
pas à côté de quelque chose, finalement, là.
Je le répète,
hein, je suis persuadé que les gens qui conduisent ce type de véhicule là le
fait de façon professionnelle, mais, je veux dire, l'erreur est humaine,
la distraction peut arriver n'importe quand pour des personnes. Ça fait qu'on
dirait qu'on est... on a comme un régime, finalement, où les personnes qui
seraient en fonction, donc, mais pas en situation
d'urgence, pourraient ne pas recevoir un constat d'infraction. Puis, tu sais,
je note par exemple que... Là, on parle vraiment de véhicules d'urgence,
essentiellement, là, mais, disons, un chauffeur d'autobus d'une société de
transport, on s'attend à ce qu'il conduise convenablement, mais peut recevoir, lui,
dans ce cas-là, une contravention sur la base d'une preuve faite sur une ACA,
par exemple, ou un radar photo.
Donc, il y a
comme une espèce de régime de non-application, finalement, de la loi, là, pour
certains types de véhicules. Je me demande si c'est la bonne chose à
faire.
Mme
Guilbault : Oui. Bien, c'est sûr que, tu sais, comme c'est
souvent le cas, il faut s'attacher à la faisabilité dans la vraie vie,
là, tu sais, on fonctionne avec le cadre qu'on peut. Mais, compte tenu des
limites de ce que peut nous permettre
d'apprécier comme situation les photographies, bien, je pense qu'entre... Tu
sais, la logique, la logique veut
qu'on exempte les véhicules d'urgence parce que, plus souvent qu'autrement, ils
sont en fonction puis ils sont en train d'être...
Une voix : ...
Mme
Guilbault : ...«anyway», ils
sont en train d'offrir un service, tu sais, puis ce n'est peut-être pas
toujours une situation d'urgence, genre un incendie qui a éclaté ou une
personne qui est en détresse quelque part, mais ça tombe sous le sens. En tout
cas, je considère, moi, là, que, tu sais, les véhicules de police,
ambulanciers, sécurité incendie, les véhicules d'urgence, dont Contrôle
routier Québec puis tout ce qui nécessite d'aller prodiguer des soins n'aient pas
de SAP s'ils commandent... s'ils commettent un manquement.
• (18 h 40) •
M. Grandmont : Je pense qu'il y a
une notion de balance des avantages et des inconvénients puis que... Je comprends qu'il y a comme un raisonnement de
balance des avantages, des inconvénients puis qu'on considère que, dans
le fond, c'est peut-être plus facile de laisser, en tout temps, la possibilité
à ces conducteurs de véhicules d'urgence de ne pas être... de ne pas recevoir
une SAP.
En même temps, on a ouvert la porte aussi à des
séries de photographies, à des vidéos sur lesquelles il est peut-être plus
facile de constater l'utilisation des mécanismes qui identifient clairement que
le véhicule... ou, en tout cas, l'occupant
d'un véhicule d'urgence est en situation d'urgence. En tout cas, je veux juste
mettre la puce à l'oreille à... de la ministre, là, parce
qu'effectivement c'est peut-être un enjeu... peut-être un enjeu là sur lequel
la technologie nous permettrait, finalement, d'être plus aptes à aussi
contrôler ceux qui nous contrôlent... ou, en tout cas, ceux qui interviennent
de manière urgente. Si, pour l'instant, on le mettait de côté parce que la
preuve est peut-être difficile à faire,
bien, peut-être qu'éventuellement, considérant les avancées technologiques,
l'innovation, l'utilisation de caméras intelligentes, bien, cette
démonstration-là est peut-être plus facile à faire éventuellement.
Je comprends qu'actuellement on n'est peut-être
pas encore rendu là, mais je me permets de le souligner, parce que ces... comme je le répète, ces
personnes-là travaillent de manière consciencieuse et professionnelle, mais
personne n'est à l'abri d'erreur, et on pourrait certainement aussi, là,
éviter certains accidents, envoyer un certain signal aussi sur la bonne façon de se comporter sur la route.
Puis même, je pense, c'est pour aussi les... comment je dirais ça, pour protéger l'image de ces différentes professions là
ou les différents corps de police, les services ambulanciers, etc., que de leur offrir la possibilité d'avoir aussi un
certain contrôle, je pense que c'est leur image aussi. Quand on voit, des fois,
des policiers tourner à droite alors qu'il y a une interdiction de virage sur
un feu rouge, par exemple — ça
m'est arrivé d'en voir — bien, je me dis :
Câline! Elle était où, l'urgence? Puis ça m'apparaît clairement un comportement
qui aurait dû être sanctionné.
Donc, en tout cas, peut-être que ça peut être
intéressant éventuellement de l'ouvrir, là. Je comprends que, peut-être, on
préfère ne pas toucher ça pour l'instant, mais je me permettais de le
souligner, considérant qu'on vise une amélioration des outils dans le temps qui
nous permet de constater, là, les manquements ou les infractions.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement 602.5... sur l'article 602.5 amendé? Donc, s'il n'y a pas
d'autre intervention, Mme la ministre, l'article 602.6.
Mme
Guilbault : «602.6. Toute infraction constatée au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection n'entraîne l'attribution d'aucun point d'inaptitude, à moins que le
conducteur n'ait été intercepté et qu'un constat ne lui ait été signifié pour
l'infraction ainsi constatée.»
En commentaire : l'article 602.6
reprend ce qui est déjà prévu par l'article 592.4 du Code de la sécurité
routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi. Comme c'est déjà le
cas, cette disposition prévoit donc qu'aucun point d'inaptitude n'est attribué
pour une infraction constatée au moyen d'un système de détection...
Le
Président (M. Jacques) : Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 602.6? Donc, Mme la ministre, 602.7.
Mme Guilbault : «602.7. Dans le cas d'une infraction ou d'un manquement
constaté au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par
un système de détection, le poursuivant ou la Société, selon le cas, n'a pas à
faire la preuve de la présence d'une signalisation routière indiquant l'endroit
où un système de détection est utilisé conformément à l'article 519.79.
«Nulle poursuite ne peut être rejetée, nul
défendeur ne peut être acquitté ou nulle procédure pouvant mener à l'imposition
d'une sanction administrative pécuniaire ne peut être arrêtée en raison de
l'absence ou de l'inadéquation de la signalisation routière visée au premier
alinéa.»
Commentaire : l'article 602.7 reprend
ce qui est déjà prévu par l'article 592.4.1 du Code de la sécurité
routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi, en y ajoutant les cas
de manquement pouvant mener à l'imposition d'une sanction administrative
pécuniaire. Ainsi, suivant le premier alinéa de l'article 602.7, le
poursuivant ou la SAAQ, en cas d'infraction ou de manquement constaté au moyen
d'un système de détection, n'ont pas à faire la preuve de la présence d'une
signalisation à l'endroit où le système de détection est utilisé.
Le deuxième alinéa prévoit de plus que l'absence
d'une telle signalisation ou son inadéquation ne peut mener au rejet d'une
poursuite à la suite d'une infraction, ou à l'acquittement d'un défendeur, ou
encore mettre fin à une procédure menant à l'imposition d'une SAP.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
602.7? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, nous pouvons passer à 602.8.
Il y aura aussi un amendement.
Mme Guilbault : Oui. «602.8. En cas d'infraction constatée au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de
détection, un agent de la paix, [un fournisseur...] le fournisseur d'un tel
système, son fabricant ou toute personne autorisée à en effectuer l'entretien
n'est pas tenu de témoigner oralement au procès
à moins qu'une assignation autorisée par un juge lui enjoignant de se présenter
pour témoigner ne soit délivrée conformément au Code de procédure
pénale[...]. En ce cas, l'article 63 de ce code ne s'applique pas.
«Le juge n'accorde l'autorisation visée au
premier alinéa que s'il est convaincu que le témoignage de cette personne est utile, selon le cas, pour que le poursuivant
prouve la perpétration d'une infraction, pour que le défendeur bénéficie
d'une défense pleine et entière ou pour que le juge puisse trancher une
question qui lui est soumise.
«En cas de manquement constaté au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par un système de détection, un agent de la paix, le fournisseur d'un tel
système, son fabricant ou toute personne autorisée à en effectuer l'entretien n'est pas tenu de faire
de représentations, à moins d'y être contraint par l'autorité décisionnelle,
laquelle ne l'impose que si elle est convaincue que les représentations de
cette personne sont utiles, selon le cas, pour que la preuve du manquement puisse être faite, pour que le défendeur
puisse faire valoir ses observations et qu'il puisse bénéficier d'une
défense pleine et entière ou pour que l'autorité puisse trancher une question
qui lui est soumise.»
En commentaire : l'article 602.8
reprend l'article 592.4.2 du Code de la sécurité routière, abrogé par l'article 19 du projet de loi, en apportant
des modifications de concordance et en y ajoutant un alinéa afin que la règle
de preuve s'applique à la procédure menant à l'imposition d'une sanction
administrative pécuniaire à la suite d'un manquement constaté au moyen d'un système
de détection.
Ainsi, tant en cas d'infraction que de
manquement constaté au moyen d'un système de détection, un agent de la paix, le
fournisseur d'un tel système, son fabricant ou toute personne autorisée à en
effectuer l'entretien n'est pas tenu, selon
le cas, de témoigner oralement au procès ou de faire des représentations en cas
de contestation d'une SAP, à moins d'y être contraint. La personne
pourra être contrainte, notamment si son témoignage ou ses représentations sont
utiles soit à la preuve ou à la défense ou pour trancher une question.
Et
l'amendement. Au troisième alinéa de l'article 602.8 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 22 du projet de loi :
1° remplacer «l'autorité décisionnelle» par «la
personne chargée d'entendre la contestation»;
2° remplacer «défendeur» par «demandeur»;
3°
remplacer «d'une défense pleine et entière» par «du droit d'être entendu»;
4° remplacer
«l'autorité» par «la personne chargée d'entendre la contestation».
En commentaire :
cet amendement apporte des modifications d'ordre technique afin notamment que
les termes utilisés au troisième alinéa de
l'article 602.8 désignent adéquatement les intervenants visés par cette
disposition qui s'appliquera dans le contexte de la contestation d'une sanction
administrative pécuniaire.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
sur l'amendement à l'article 602.8? Donc, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'amendement...
M. Derraji : ...
Le Président (M.
Jacques) : 602.8.
M. Derraji : J'ai
entendu 602.2, désolé.
Le Président (M.
Jacques) : 602.8.
M. Derraji : C'est
bon.
Le Président (M.
Jacques) : Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté. Est-ce que l'article... Maintenant,
est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 602.8 amendé? Il n'y
a pas d'intervention. Nous revenons à l'article 22. Est-ce que
l'article 22 amendé est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 23 introduisant l'article 620.1.
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Pardon? L'article 23, qui introduit
l'article 620.1.
Mme Guilbault : Oui, et je veux juste voir... OK, c'est juste un article. Parfait.
Donc... et il y aura un amendement.
Donc,
article 23 : Ce code est modifié par l'insertion, après
l'article 620, du suivant :
«620.1. Le
gouvernement peut, par règlement :
«1°
déterminer les dispositions du présent code ou de ses règlements dont le
respect peut être contrôlé au moyen d'un système de détection;
«2° déterminer les [règles suivant lesquelles un
chemin...] les critères — pardon — suivant
lesquels un chemin public ou une partie d'un chemin public peut être
désigné par le ministre;
«3° prescrire les
éléments apposés sur une ou plusieurs photographies ou qui y sont visibles qui
font preuve de leur exactitude en l'absence de toute preuve contraire;
«4° prescrire
d'autres règles de preuve applicables à l'égard des infractions et des
manquements constatés au moyen d'un système de détection;
«5°
prévoir les manquements à une disposition du présent code ou de l'un de ses
règlements constatés au moyen d'un système de détection donnant lieu à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire;
«6° établir l'organe
chargé d'entendre la contestation d'une sanction administrative pécuniaire
lorsque l'avis de réclamation a été notifié par la Société ou confier cette
responsabilité à un organe de contestation établi par une municipalité
habilitée à établir un régime de sanctions administratives pécuniaires;
«7° prévoir les
règles et les modalités de fonctionnement de l'organe de contestation visé à
l'article 573.16, notamment celles relatives à son organisation
administrative et matérielle et à son financement, de même que les frais qu'il peut imposer pour traiter les demandes
qui lui sont soumises et prévoir toute mesure en lien avec l'exécution
des fonctions des personnes chargées d'entendre la contestation et du décideur
responsable;
«8° établir la
procédure de recrutement et de sélection des personnes chargées d'entendre la
contestation;
«9° déterminer les
cas et les conditions auxquels les membres d'un comité de sélection ou d'un
comité d'examen peuvent recevoir une rémunération ou ont droit au remboursement
des dépenses faites dans l'exercice de leurs fonctions;
«10° établir le mode,
les normes et les barèmes de la rémunération, des avantages sociaux et des
autres conditions de travail des personnes chargées d'entendre la contestation;
«11° établir la
procédure de renouvellement d'un mandat d'une personne chargée d'entendre la
contestation;
«12° prévoir toute
règle de procédure applicable à l'organe chargé d'entendre la contestation
d'une sanction administrative pécuniaire;
«13°
fixer le montant d'une sanction administrative pécuniaire ou en déterminer le
mode de calcul, lequel peut varier selon la gravité du manquement ou selon que
la personne en défaut est une personne physique ou une personne morale;
«14° déterminer les
frais relatifs à l'application du régime de sanctions administratives
pécuniaires et les frais de recouvrement;
«15°
prévoir toutes les conditions, modalités ou règles relatives à la perception et
au recouvrement des sommes dues;
«16° déterminer dans
quels cas et à quelles conditions la Société impose au débiteur, à titre de
mesures de recouvrement, des sanctions à l'égard des autorisations qu'elle
délivre, les conséquences administratives en cas de non-respect des sanctions
imposées et les règles du présent code applicables et prescrire, parmi ces
sanctions, celles dont la violation constitue une infraction et rend le
contrevenant passible d'une amende dont le gouvernement fixe le montant.»
• (18 h 50) •
En commentaire :
l'article 23 du projet de loi introduit l'article 620.1 au Code de la
sécurité routière, lequel énumère les
pouvoirs réglementaires du gouvernement en matière de gouvernance des systèmes
de détection et en matière de sanctions administratives pécuniaires.
Et l'amendement...
(Consultation)
Mme Guilbault : C'est ça. On note qu'une réflexion, toujours en cours, à
l'article 12... le fruit de cette réflexion-là, toujours en cours,
de l'article 12, pourrait avoir une incidence sur l'amendement à
l'article 23.
M.
Grandmont : ...
Mme
Guilbault : Bien, c'est ce qu'on est en
train de... À quel endroit? Dans quel sens?
M.
Grandmont : Dans le 23.
Mme
Guilbault : Non, mais à l'amendement...
M. Grandmont :
...
Mme Guilbault : ...parce que l'amendement que j'aurais déposé pourrait être modifié,
que je n'ai pas encore lu, effectivement, mais...
M.
Grandmont : ...
Mme
Guilbault : On le fait tout de suite...
M. Grandmont :
Ou on suspend, c'est à votre guise.
Mme
Guilbault : ...ou on suspend?
Le Président (M.
Jacques) : On suspend l'article 23, et l'amendement et l'article.
Mme
Guilbault : Au complet?
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Bien, on l'aura lu. Si jamais, si jamais l'amendement, elle n'est pas bonne, on
la retirera et on redéposera le nouvel amendement, là, qui devra être... devra
venir ajuster le 12. Est-ce qu'il y a consentement pour faire tout ça?
M. Grandmont :
...devoir se rafraîchir la mémoire, là, mais...
Mme
Guilbault : Dans le sens que là je fais
mon amendement, comme prévu...
Le Président (M.
Jacques) : Non. On suspendrait...
Mme
Guilbault : ...ou je suspends. C'est ça.
Oui, oui, c'est ça.
Le Président (M.
Jacques) : ...on pourrait suspendre la 23 au complet.
Mme Guilbault : Puis on remplacerait l'amendement avant même que je lise la mauvaise
version, finalement?
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Mme
Guilbault : Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Mais,
même si elle est déposée, par contre... Elle n'est pas déposée?
Une voix : ...
Le
Président (M. Jacques) : Donc, on est mieux d'attendre. Puis on pourrait
suspendre l'article 23, quant à ça, puis aller passer à l'article 24.
Est-ce qu'il y a d'autres incidences de l'article 12, là, dans les
articles qui suivent, là?
Une voix : Non.
Le Président (M. Jacques) : Non.
Parfait. Article 24. Donc, on suspend l'article 23.
Mme Guilbault : Article 24. L'article 621 de ce code est modifié
par l'insertion, après le paragraphe 21° du premier alinéa, du paragraphe
suivant :
«21.1° déterminer les conditions et les
modalités selon lesquelles la personne responsable de l'entretien d'un chemin public doit, à l'égard d'un panneau à
message lumineux, variable ou non, enregistrer et consigner électroniquement
toute limite de vitesse affichée sur un tel
panneau ainsi que toute information qui doit être comprise dans un tel
enregistrement et une telle consignation;».
En commentaire : l'article 24 du
projet de loi précise le pouvoir du gouvernement de prévoir par règlement les éléments utiles à l'application de
l'article 300.1 du Code de la sécurité routière que l'article 53 du
projet de loi introduit.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Juste une minute,
s'il vous plaît.
(Consultation)
M.
Grandmont : Oui, je serais prêt. Donc... Donc, ma question pour
Mme la ministre, c'en est une de compréhension, là. Donc, de ce que je
comprends, là, de l'article 24, c'est qu'un panneau à message lumineux,
donc, un panneau sur lequel il y a une vitesse de... une vitesse qui est
inscrite, mais qui peut changer, par exemple...
Mme Guilbault : ...
M. Grandmont : Oui, c'est ça, mais,
en fait... Pouvez-vous expliquer, en fait, à quoi ça réfère? Parce que moi, j'ai en tête, par exemple, des panneaux...
des panneaux lumineux à vitesse variable, comme on a, par exemple, sur Robert-Bourassa, qui peuvent changer, dans le
fond. Ce que je comprends, c'est que ce qu'on veut pouvoir avoir comme
information, c'est qu'on veut savoir à telle heure, c'était quelle limite de
vitesse qui était imposée à ce moment-là, pour
être capable, après ça, de corréler la vitesse avec l'utilisation d'un ACA,
pour que, dans le fond, bien, si la personne roule à 90, alors que le
panneau était à 70 au moment de l'infraction, bien, qu'on soit capable de
dire : Bien, voici, l'infraction est
constatée puis parce que la limite était... était de tant. En tout cas, bref,
juste comprendre ce... cet article-là, pour être sûr.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a consentement pour faire intervenir M. Toupin?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : M.
Toupin, veuillez nommer votre nom et votre titre, s'il vous plaît.
M. Toupin (Laurent) : Oui, bonjour.
Laurent Toupin, ingénieur en sécurité routière au sein du MTMD.
Donc, les
panneaux de limite, comment qu'ils sont libellés, bien, les panneaux, limite de
vitesse variable dynamique. Je ne
sais pas s'ils sont libellés comme ça dans l'article, je ne m'en souviens pas
par coeur. Vous avez cité l'exemple de Robert-Bourassa. C'est exactement
ça, Robert-Bourassa, ou, si on continue, on s'étend au-delà de Robert-Bourassa,
dans la grande région de Québec, la ville de Québec, on a implanté quelques-uns
sur son réseau.
M. Grandmont : En zone scolaire, par
exemple. Oui, c'est ça.
M. Toupin (Laurent) : En zone
scolaire. Il y a d'autres municipalités au Québec. Il y en a aussi sur le
réseau routier supérieur. Actuellement, tout gestionnaire de réseau, en
fonction de 329, a l'obligation d'enregistrer la limite de vitesse
électroniquement.
Au ministère
des Transports, on tient un registre, mais pour d'autres limites... pour toute
limite de vitesse, mais ils ont
l'obligation d'enregistrer électroniquement. Au travers de cet article-là, on
vient se donner un pouvoir de venir définir dans
un règlement toute autre information qu'on souhaite qui soit enregistrée par le
panneau. Oui, on veut enregistrer la limite de vitesse qui devrait être
affichée par le panneau, donc, au travers d'une... au travers d'une programmation, exemple, de 7 heures à
17 heures, on veut que ça affiche 30 km/h. On veut, on le fait
déjà, demander aux gestionnaires de
l'enregistrer, mais on veut aussi, au travers de ce règlement-là, venir
enregistrer ou imposer certains autres éléments qu'on veut que le
panneau enregistre.
Exemple, là je faisais référence à la limite de
vitesse qui devrait être affichée, mais là ce serait intéressant qu'on
enregistre la limite de vitesse qui était affichée, ou l'information qui était
affichée par le panneau, ou tout autre message
d'erreur pour s'assurer que, si on opère un appareil de contrôle automatisé
dans une zone comme celle-là, on ait vraiment
la conformité puis l'assurance que la limite de vitesse était clairement
indiquée par le panneau en tant que tel.
M.
Grandmont : Donc... OK, parce qu'effectivement la vitesse
peut... On se donne une programmation de variation de la vitesse, mais en fonction des conditions
météo, du trafic, un accident, la vitesse peut changer aussi. Donc, si on veut
être capable de faire la preuve,
effectivement, on doit avoir un enregistrement aussi de la vitesse qui était
effectivement affichée à telle heure, à tel jour...
M. Toupin (Laurent) : Exactement,
oui.
M. Grandmont : ...à telle date, en
fait, là. Donc, je comprends bien ça. Donc, c'est important pour... Donc, on
doit... Donc, le ministère a ses propres panneaux. On prend Robert-Bourassa, il
a ses propres panneaux. Donc, c'est
relativement facile d'aller chercher l'information pour s'assurer qu'il y avait
effectivement une... un manquement ou une infraction. Dans le cas où,
par exemple, on a un processus où la contestation, l'organe de contestation,
c'est un... c'est une municipalité, je ne
sais pas... je commence à être sur les fins de journée, là, puis... Mais, dans
les cas où on utilise des municipalités, on sous-traiterait, là. Mme la
ministre va s'en souvenir, on va sous-traiter une partie du processus, puis
c'est au niveau de la contestation.
Dans le fond,
est-ce qu'il y a un mécanisme pour s'assurer que, finalement, cette preuve-là
soit transmise aussi à l'instance pour être capable de s'assurer qu'elle
pourra faire la vérification en bonne et due forme?
Mme Guilbault : ...où on sous-traite à la municipalité une partie signifiée
par la SAAQ pour... au lieu que ce soit au TAQ...
M. Grandmont : Oui, exact.
Mme Guilbault : ...tu sais.
(Consultation)
Le Président (M. Jacques) : Mme Morin-Verville.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
en fait, au niveau de... des éléments de preuve qui sont fournis quand on...
Actuellement, là, dans un constat d'infraction, il y a un règlement qui indique
un peu les modalités de comment présenter la
preuve... peut-être pas comment présenter la preuve, mais les éléments que l'on
doit mettre de l'avant, que l'on doit consigner.
M. Grandmont : Qui doit être inclus,
oui, c'est ça.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui,
exactement, pour que la preuve soit solide, et soit conforme, et fiable. Donc, évidemment, dans le contexte de panneaux de
limite à message variable, des choses comme ça, bien, on pourra adapter
en conséquence, là, si jamais il y a une nécessité. Donc, ce n'est pas
nécessairement de transférer à l'organe de
contestation, mais c'est de s'assurer que la preuve, quand elle est fournie, on
ait consigné les éléments nécessaires pour que le constat de
l'infraction ou du manquement puisse être fait en bonne et due forme.
• (19 heures) •
M. Grandmont : D'accord. Est-ce que
ce genre d'information là, la consignation de la vitesse affichée, c'est des
données qu'on retrouve sur Données Québec, dans les jeux de données de Données
Québec, donnees.quebec, en fait, là, pour qu'éventuellement, bien, quelqu'un
qui voudrait contester la réception d'un... d'une SAP puisse prendre elle-même
acte puis montrer... monter sa contre-preuve, dans le fond, je ne sais pas si
c'est le bon terme qu'on doit utiliser, là, mais...
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
M. Grandmont : Donc, est-ce que c'est
des données qui sont accessibles au grand public aussi?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Je ne
penserais pas, parce qu'au niveau des éléments qui sont... qui sont consignés
au niveau de la preuve, c'est au niveau... c'est un registre qui est tenu par la
Sûreté du Québec. Donc, c'est de l'information qui est accessible, mais pas
accessible grand public, là.
M. Grandmont : ...mais
ce n'est pas la Sûreté du Québecqui... bien, c'est la Sûreté du Québec qui
consigne, par exemple, sur Robert-Bourassa. Donc, les infrastructures routières
qui appartiennent au MTMD, c'est consigné à la Sûreté du Québec, ces
informations-là?
Mme
Morin-Verville (Amélie) : En fait, le registre, actuellement, oui,
effectivement, est sous la responsabilité de la Sûreté du Québec.
M. Grandmont :
OK, OK, dont...
Mme
Morin-Verville (Amélie) : La loi...
M. Grandmont : Pardon?
Mme Morin-Verville (Amélie) : ...mais
la loi dit : La Sûreté du Québec ou tout autre organisme désigné, là. Je
n'ai pas l'article, là, mais... qu'on a actuellement, c'est... Là,
actuellement, ce n'est que la Sûreté du Québec.
M. Grandmont : Parfait. Puis donc,
sur le domaine municipal, bien là, c'est à chaque municipalité de voir où elle consigne, mais elle est tenue de le faire
quand même puis de rendre ça accessible éventuellement aux instances qui
seraient concernées par...
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
actuellement, mettons, sur le réseau municipal, où est-ce qu'on aurait
besoin... qu'on a besoin, en fait, où on a besoin de cette information-là,
c'est quand même fourni. Mais le registre de ces informations-là est consigné à
un seul endroit, actuellement, c'est la Sûreté du Québec.
M. Grandmont : Toute l'information,
même municipale, va à la SQ?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
au niveau... au niveau de la présentation de la preuve pour des constats d'infraction, oui, parce que, là,
c'est... en fait, le... c'est centralisé à la Sûreté du Québec, là, pour les
constats... les constats d'infraction.
M. Grandmont : OK, mais même les...
Là, éventuellement, on va donner la possibilité aux municipalités d'avoir leur
propre... leur propre régime SAP, là. En fait, là, ils vont pouvoir déployer
des ACA sur leur territoire. Ils pourraient éventuellement, là, émettre des
SAP, dans le fond, mais ça passe nécessairement par la SQ. Donc, ils doivent
être en communication avec le registre de la SQ puis, après ça, réimporter
l'information pour être capables d'octroyer, de délivrer une SAP.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
avec l'implication de la SAAQ, dorénavant, dans l'imposition des SAP, il y aura effectivement des démarches à faire
pour voir ce qu'il en est du registre. Comme je disais, dans la loi, ça nous
permet... La Sûreté du Québec est identifiée, mais il y aurait d'autres
organismes qui pourraient le faire. Actuellement, dans le règlement dont je
vous parle, là, on identifiait la Sûreté du Québec. Donc, ce sera à revoir, à évaluer au niveau d'est-ce qu'on conserve tout ça
centralisé à la Sûreté du Québec ou, par exemple, une responsabilité
partagée avec la SAAQ, mais je n'ai pas d'orientation, là, officielle à
confirmer, à vous donner là-dessus.
M. Grandmont : Parfait, mais il y a
une ouverture à éventuellement...
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, c'est à voir, comment ce sera le plus...
M.
Grandmont : Oui, je ne voulais pas dire qu'il y a une
ouverture, mais c'est-à-dire qu'il y a de la place pour être capable de le faire si jamais c'est... si jamais
c'est ça, le souhait. OK, parfait, merci. Ça répond à ma question. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'article 24? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 25, Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Article 25. Voyons, il y a beaucoup de pages
entre les deux articles. Bon, article 25. Les articles 634.3
et 634.4 de ce code sont abrogés.
En commentaire : l'article 25 du
projet de loi abroge les articles 634.3 et 634.4 du Code de la sécurité routière. Les éléments qui y sont prévus sont
reportés dans deux nouveaux articles du CSR proposés par l'article 12 du projet vu précédemment et qui introduit notamment
les articles 519.80 et 519.82. Rappelons que ces dispositions précisent
les endroits où un système de détection peut être utilisé et habilitent le
ministre des Transports et le ministre de la Sécurité publique à déterminer les
conditions et les modalités d'utilisation d'un tel système.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions à l'article 25? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : L'article 27.
Mme
Guilbault : 26? Article...
Le Président (M.
Jacques) : 26, exactement. Il y avait... La ligne était trop petite,
là, 26.
Mme
Guilbault : Alors, Code de procédure
pénale. Article 26. L'article 146 du Code de procédure pénale est
modifié par la suppression, dans le deuxième alinéa, de «ou, le cas échéant, de
transmettre la déclaration visée à l'article 592.1 ou 592.1.1 du Code de
la sécurité routière [...] dans le délai prévu à l'article 592.1 de ce
code».
En
commentaire : l'article 26 du projet de loi modifie
l'article 146 du Code de procédure pénale en concordance avec l'abrogation des articles 592.1 et
592.1.1 du Code de la sécurité routière proposée par l'article 19 du
projet de loi.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires à
l'article 26? S'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'article 26
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. L'article 27.
Une voix :
...
Le Président (M.
Jacques) : À 26? 27.
Mme Guilbault : 27, oui, avec un amendement. Article 27. L'article 157.2 de ce
code est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de
«cinémomètre photographique ou d'un système photographique de contrôle de
circulation aux feux rouges» par «système de détection au sens de
l'article 4 du Code de la sécurité routière...»
En commentaire :
l'article 27 du projet de loi modifie l'article 157.2 du Code de
procédure pénale en concordance avec le remplacement au Code de la sécurité
routière des expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» par l'expression
«système de détection», tel que défini par l'article 4 du CSR.
Et
l'amendement : remplacer l'article 27 du projet de loi par le
suivant :
27.
L'article 157.2 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 2°, de «constatée par une photographie ou une série de photographies
prises au moyen d'un cinémomètre photographique ou d'un système photographique
de contrôle de circulation aux feux rouges» par «constatée au moyen d'une
photographie ou d'une série de photographies prises par système de détection au
sens de l'article 4 du Code de la sécurité routière...»
En commentaire :
cet amendement propose de remplacer l'article 27 du projet de loi afin de
remplacer à l'article 157.2 du Code de
procédure pénale les expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de
circulation aux feux rouges» par celle de «système de détection», en
concordance avec le remplacement de ces expressions qui a été fait au
Code de la sécurité routière.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont :
Donnez-moi juste une minute parce
que j'ai... Il vient d'apparaître au Greffier, là. Je veux juste être
sûr... C'est beau. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Parfait. Merci. Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que l'amendement à l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 27 amendé? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 27 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 28.
Mme
Guilbault : Article 28.
L'article 163 de ce code est modifié :
1° par la
suppression, dans ce qui précède le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «ni,
le cas échéant, la déclaration visée à l'article 592.1 ou 592.1.1
du Code de la sécurité routière...»;
2° par la suppression du
troisième alinéa.
En
commentaire : l'article 28 du projet de loi modifie
l'article 163 du Code de procédure pénale en concordance avec l'abrogation des articles 592.1 et
592.1.1 du Code de la sécurité routière proposée par l'article 19 du
projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Taschereau.
• (19 h 10) •
M.
Grandmont : Donc, je comprends que, quand on barre... quand on
biffe «le deuxième alinéa ne s'applique pas lorsque le défendeur est un
conducteur ou un locataire qui a été désigné conformément à
l'article 592.1 ou 592.1.1 du Code de la sécurité routière», on
réfère à ce qu'on disait tantôt, là, à l'effet qu'on voulait essentiellement
remettre un constat d'infraction ou une SAP au propriétaire de l'automobile,
qu'il soit une personne morale ou une personne physique, et qu'après ça, bien,
il y ait... on laisse les gens s'arranger entre eux pour être capables de bien
déterminer comment les choses se règlent, là, mais, dans le fond, c'est pour
alléger, dans le fond, le processus administratif puis accélérer le processus.
C'est en plein ça?
Mme Guilbault : Oui.
M. Grandmont : Parfait. Donc, c'est
en concordance avec tout à l'heure. Parfait. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'article 28? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, l'article 29. Il y a aussi un amendement.
Mme Guilbault : Oui. Article 29. L'article 218.4 de ce code est
modifié, dans le deuxième alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 6°,
de «592.1 ou 592.5» par «592.5 ou 602.4»;
2° par la suppression du paragraphe 7°;
3° par la suppression, dans le paragraphe 8°, de
«ni, le cas échéant, dans le délai prévu à l'article 592.1 du Code de la
sécurité routière, transmis la déclaration visée à cet article ou à
l'article 592.1.1 de ce code».
Commentaire : les modifications à
l'article 218.4 du Code de procédure pénale proposées par
l'article 29 du projet de loi sont de
concordance avec l'abrogation du premier alinéa de l'article 592.1 du Code
de la sécurité routière et dont la
règle est reprise à l'article 602.4 du CSR édicté par l'article 22 du
projet de loi, avec l'abrogation des articles 592.1 et 592.1.1 du
CSR proposée par l'article 19 du projet de loi.
Et l'amendement : remplacer le paragraphe
1° de l'article 29 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement du paragraphe 6° par le
suivant :
«6° dans les
cas visés au paragraphe 3° de l'article 157.2, du certificat de la
personne autorisée à cette fin par le poursuivant
attestant que le constat d'infraction et la ou les photographies ont été
transmis conformément à l'article 592.5 du Code de la sécurité
routière...»
En commentaire : cet amendement propose de
remplacer le paragraphe 1° de l'article 29 du projet de loi pour tenir
compte de l'amendement à l'article 22 du projet de loi qui supprime le
premier alinéa de l'article 602.4 du Code de la sécurité routière. Le retrait de cet alinéa requiert des
ajustements de concordance qui nécessitent de remplacer le paragraphe 6°
du deuxième alinéa de l'article 218.4 du Code de procédure pénale puisque
la référence aux cas visés au paragraphe 2° de l'article 157.2 du CPP
n'est plus requise, de même que celle à l'article 602.4 du CSR.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 29? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 29 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. 29, maintenant, amendé. Est-ce qu'il y a
des interventions sur l'article 29 amendé? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 29 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 30.
Mme Guilbault : Article 30. L'article 218.5 de ce code est
modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «aux paragraphes 4° à 7°» et...
c'est-à-dire, par «aux paragraphes 4° à 6°»;
2° par la suppression, dans le deuxième alinéa,
de «ni, le cas échéant, dans le délai prévu à l'article 592.1 du Code de
la sécurité routière[...], transmis la déclaration visée à cet article ou à
l'article 592.1.1 de ce code».
En commentaire : les modifications
proposées à l'article 218.5 du Code de procédure pénale par
l'article 30 du projet de loi sont de concordance avec la suppression du
paragraphe 7° du deuxième alinéa de l'article 218.4 du CPP
proposée par l'article 29 du projet de loi, avec l'abrogation des
articles 592.1 et 592.1.1 du Code de la sécurité routière proposée par
l'article 19 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 30? Donc,
s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 30 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Donc, article 31, Mme la ministre. Il y a
un amendement. Donc, on devrait terminer là-dessus.
Mme
Guilbault : Oui, article 31. L'article 228.1 de ce
code est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «592.1
ou 592.5» par «592.5 ou 602.4».
En commentaire : la modification à
l'article 228.1 du Code de procédure pénale proposée par l'article 31
du projet de loi est de concordance avec l'abrogation de l'article 592.1
du Code de la sécurité routière et dont la règle est reprise à
l'article 602.4 du CSR édicté par l'article 22 du projet de loi.
Et l'amendement : remplacer
l'article 31 du projet de loi par le suivant :
31. L'article 228.1 de ce code est modifié
par la suppression, dans le deuxième alinéa, de «592.1 ou».
En commentaire : cet amendement propose de
modifier l'article 31 du projet de loi afin de retirer la référence à
l'article 602.4 du Code de la sécurité routière en concordance avec
l'amendement à l'article 22 du projet de loi, qui retire le premier alinéa
de l'article 602.4. Il n'est plus requis de faire référence à ce dernier
article.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 31? Pas d'intervention. Donc, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 31 amendé? Il n'y a pas d'intervention. Donc, est-ce que
l'article 31 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Et, compte tenu de l'heure, nous suspendons nos
travaux sine die.
(Fin de la séance à 19 h 16)