L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. André Fortin, chef de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 18 mars 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt minutes)

M. Fortin :Bonjour, bonjour à vous tous. Merci d'être avec nous. Ça me fait plaisir de vous présenter le chef du Parti libéral du Québec, M. Charles Milliard.

M. Milliard (Charles) : Excellent. Alors, merci beaucoup, merci beaucoup, André. Donc, aujourd'hui, c'est une journée très importante pour le Québec, pour les Québécois. C'est une journée où on va parler essentiellement de vos impôts, de la gestion des finances publiques et de la gestion de la Coalition avenir Québec, qui nous a été vendu en 2018 comme un gouvernement de comptables. Mais dont, de toute évidence, le boulier est défectueux. Donc, c'est le huitième budget du ministre Girard aujourd'hui, fort probablement une huitième déception. Le ministre nous a proposé ou nous a promis, plutôt, un budget sobre, respectueux, équilibré et que ce n'était pas le temps de faire des promesses. Or, je ne sais pas s'il a lu le journal, mais hier, il y en a eu des promesses, gracieuseté de la CAQ, à deux endroits, premièrement, la construction d'un nouvel hôpital et aussi la conversion de 5000 places de garderies non subventionnées en garderies subventionnées. Alors, bien honnêtement, les Québécois ne sont pas dupes des annonces à minuit moins une comme ça, qui souvent sont des recyclages d'annonces, plus personne ne croit les promesses de la Coalition avenir Québec.

Aujourd'hui, c'est aussi l'occasion de dresser le bulletin du gouvernement de François Legault, un gouvernement qui se disait prêt à faire des changements en économie, en éducation et en santé. Et ce qu'on nous a livré, finalement, bien, c'est une décote, c'est un décrochage scolaire et un décrochage d'enseignants en hausse et une démobilisation du personnel de soins. Alors, j'aimerais bien que les Québécois prêtent l'oreille à la lecture du budget aujourd'hui, mais si jamais, d'aventure, vous n'avez pas le temps de... d'écouter l'ensemble du budget, je peux vous donner tout de suite le punch. Le gouvernement va se vanter d'avoir un déficit de seulement 10 milliards de dollars. Seulement 10 milliards. Est-ce que les gens réalisent à quel point le service de la dette coûte cher, au Québec? Et d'être passé d'un surplus de 7 milliards à un déficit qui soit de 12, 11 ou 10 milliards, ce n'est pas de la bonne gestion des finances publiques.

Alors, au Parti libéral du Québec, nous, on va surveiller de façon très importante des points très, très précis dans le discours de M. Girard aujourd'hui. Premièrement, quelles sont les prévisions de croissance économique qui seront utilisées pour conceptualiser la hausse des revenus fiscaux du gouvernement? Alors, ça va être très important de voir cette prévision-là, est-ce qu'elle sera plus confiante ou moins confiante que la plupart des spécialistes et des économistes québécois et canadiens? On va aussi regarder s'il y a de l'ordre qui est mis dans le PQI, qui a grandement besoin d'un réordonnancement de projets. Et aussi, on va voir s'il y a des mesures qui répondent à la principale aspiration et la principale préoccupation des Québécois, à savoir le soutien à la crise du logement. Je vous rappelle que nous, on a un projet qui... qui nous permettra, à terme, de construire jusqu'à 100 000 unités par année. On pense que le gouvernement doit tout de suite commencer à mettre l'épaule à la roue dans ce sens-là.

Je terminerai en mentionnant que je suis quand même surpris de voir que le ministre Girard se donne la marge de manœuvre ou la latitude de laisser une enveloppe discrétionnaire au prochain premier ministre ou à la prochaine première ministre. Alors, je voudrais juste lui rappeler que le dépôt du budget du Québec, c'est le 18 mars 2026, aujourd'hui, et non le 13 mars 2026, où on aura un nouveau leader au gouvernement du Québec. Alors, ce n'est pas une poignée de change, je pense, qui va faire la différence, mais de toute évidence, on veut s'assurer de permettre au nouveau sauveur de la CAQ de faire... de réaliser un certain nombre de promesses, mais à voir la tempête de promesses à laquelle on assiste, où moi-même, j'en perds mon latin, je ne pense pas que ça va suffire à remplir l'ensemble des promesses assez populistes qu'on a entendues dans les derniers jours. Alors, voilà. Merci.

Journaliste : Bon, vous prédisez déjà un déficit qui va être quand même moins élevé que ce qu'on a vu dans les dernières années, avec un déficit d'autour de 19 milliards de ce qu'on entend. Est-ce que ça va être possible, pour le Parti libéral, si vous formez le prochain gouvernement, d'avoir un budget équilibré dans un premier mandat?

M. Milliard (Charles) : Alors, dans l'objectif d'un nouveau gouvernement libéral, c'est de proposer un plan de retour à l'équilibre budgétaire. Je ne pense pas que les Québécois s'attendent à un retour nécessairement dans la première ou la deuxième année d'un nouveau gouvernement, mais on doit donner une vision, et c'est ce qui a manqué, je vais vous le dire, c'est ce qui a manqué au niveau fédéral dans les dernières années, et c'est ce qui a amené un certain cynisme qu'on voit aussi maintenant être transmis au gouvernement du Québec. Alors, on a besoin d'un plan de retour. Et vous savez quoi? On a même besoin d'un plan de réduction de la dette éventuellement. Donc, on a un déficit à régler, mais, éventuellement, pour les prochaines générations, on a aussi une dette à réduire. Alors, nous, on va s'engager à faire...

Journaliste : ...à ce que le premier budget de votre gouvernement, l'année prochaine, le déficit soit moins important que celui qu'on a aujourd'hui.

M. Milliard (Charles) : Bien, c'est l'objectif. On verra dans quel état ça nous est... ça nous est laissé, là, parce qu'il reste encore... il reste encore un certain nombre de mois, mais on va s'assurer de proposer un plan réaliste de retour à l'équilibre budgétaire. Ça va passer, oui, par une révision de certaines dépenses avant qu'on me le demande, mais ça va surtout passer par la création de richesses. Il est temps d'avoir un gouvernement qui va s'intéresser à la création de richesse du secteur privé, entre autres. Alors, c'est ce qu'on va proposer.

Journaliste : C'est quoi, votre... votre marge de manœuvre pour la prochaine campagne électorale, alors que la marge de manœuvre financière du Québec est mince, comment vous allez faire pour faire campagne avec ce qui va nous être présenté tout à l'heure?

M. Milliard (Charles) : On va le faire en travaillant sur les revenus qu'on peut générer au Québec. Je pense qu'il y a une culture du non économique qui est très forte, ça fait longtemps que j'en parle. On a besoin d'avoir davantage de leaders politiques, que ce soit le premier ministre, que ce soit des ministres qui sont ouverts à explorer un certain nombre de projets, entre autres, avec les PME. Je vous rappelle que les PME ont été mises de côté dans ce gouvernement-là, dans les huit dernières années, au profit de grandes annonces, de grands rubans coupés qui n'ont pas donné grand-chose à part des maux de ventre et des maux d'estomac aux Québécois.

Alors, on a besoin de générer davantage de richesses, et donc, nous, on veut travailler sur le numérateur davantage que sur le dénominateur.

Journaliste : Sur l'enveloppe laissée à Christine Fréchette ou Bernard Drainville, avez-vous un montant, peut-être? 

M. Milliard (Charles) : On ne le connaît pas, à moins que je ne me trompe, on ne le connaît pas, alors on va tous... on va tous découvrir ça ensemble.

Journaliste : ...ça peut être de quelle ampleur...

M. Milliard (Charles) : Bien, écoutez...

Journaliste : ...pour réaliser des promesses comme ça puis de partir en campagne?

M. Milliard (Charles) : ...j'ai bien hâte de voir, mais à voir toutes les promesses, entre autres, de Mme Fréchette pour se pousser du bilan actuel de la CAQ, je vois difficilement comment... ce que j'appelle une poignée de change va suffire. C'est aussi l'occasion, tu sais, ça... Au lieu d'avoir une enveloppe discrétionnaire, ce serait peut-être l'occasion de corriger certaines erreurs. Je vais vous donner un exemple. J'en ai parlé hier, puis j'espère ne pas en parler demain parce que ce sera réglé, c'est le retour des investissements pour les sorties culturelles. Il y a juste des belles histoires de jeunes qui découvrent nos artistes, qui découvrent notre culture à travers les sorties culturelles dans les écoles. C'est ignoble ce qui a été décidé, et j'espère qu'on va pouvoir corriger ça aujourd'hui à titre d'exemple.

Alors, cet argent-là, plutôt que de la laisser à la discrétion du prochain sauveur, réglons des problèmes tout de suite aujourd'hui. C'est bon? Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 26)

Participants


Document(s) associé(s)