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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques

Version finale

Friday, June 9, 2017, 12 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Douze heures trois minutes)

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde. Je viens, cet après-midi, vous parler des sites d'injection supervisée. On a lu ce matin, dans les journaux, la préoccupation de parents concernant le développement d'un nouveau site d'injection dans ma circonscription.

Je comprends tout à fait les préoccupations de parents qui ont appris, dans les dernières semaines, l'existence de ce projet-là. Je comprends leurs préoccupations, je comprends leur inquiétude. D'ailleurs, je m'applique, depuis quelques semaines, avec les gens de mon bureau, à faire en sorte que l'information circule le plus possible, mais je tiens, d'entrée de jeu, à les rassurer, à vous rassurer, en vous disant que jamais je n'aurais accepté qu'un projet comme celui-là s'installe dans ma circonscription si la démarche n'avait pas été sérieuse, comme l'exige d'ailleurs n'importe quelle ouverture d'un site d'injection supervisée à travers le Canada. C'est une démarche très, très pointue, et je pense que le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait leurs devoirs.

Ceci étant dit, je pense qu'il y a de la méconnaissance par rapport à la question du site dont on parle. D'une part, ce site-là, bien sûr qu'il est à 200 mètres d'une école, mais, entre vous et moi, à Montréal, des écoles, il y en a justement un peu partout sur le territoire, à moins d'un kilomètre, à moins de 500 mètres. L'enjeu est surtout du fait que ce site-là, l'endroit où sera situé le site, est un endroit qui déjà accueille les utilisateurs de drogues injectables pour de l'échange de matériel. Alors, déjà, les usagers et usagères sont dans l'environnement, et, à ma connaissance, le plus grave problème que nous avons actuellement dans ce coin-là n'est pas des comportements que j'ai entendus ce matin. Je suis désolée qu'on voie les gens... Je pense qu'on ne connaît pas le profil des personnes qui sont des injecteurs, qui s'injectent des drogues, parce que, comment on les décrivait, ce n'était pas la réalité.

Ceci étant dit, ce qui est le problème dans mon comté, dans mon quartier, c'est que les gens, après qu'ils aient été échanger leur matériel pour une question de santé publique, vont dans les rues, les ruelles, les parcs et les cours d'école pour s'injecter. Alors, c'est tout un intérêt pour la population de cet environnement-là de voir, au contraire, arriver les cubicules qui vont permettre, d'une part, de sortir les seringues de la rue, d'une autre part, permettre d'assurer une santé... bien, pas une santé, mais de permettre d'assurer aux gens qui s'injectent des drogues de pouvoir le vivre en contexte sécuritaire, qu'on puisse avoir des liens avec eux autres et nous assurer que, lorsqu'ils sortent, ils ne sont pas sur le bord d'une overdose et que finalement on retrouve ces gens-là, dans le coin d'une ruelle, morts.

Alors, je tiens à redire que je comprends très bien les inquiétudes des parents, des gens. Il y a eu des rencontres, il y a un comité de bon voisinage qui d'ailleurs s'est mis sur pied. Hier, la Santé publique, la Sécurité publique, le SPVM ont rencontré le conseil d'établissement. Je pense que justement dans cette perspective de dialogue, de compréhension, de partage d'information, je pense que la Santé publique, la police, en fait les porteurs de ce dossier-là doivent maintenant tout mettre en oeuvre pour s'assurer que les parents aient réponse à leurs questions et de faire en sorte qu'on puisse, dès l'automne, mettre en branle le nouveau site d'injection supervisée dans Sainte-Marie—Saint-Jacques. Merci.

(Fin à 12 h 7)

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