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Point de presse de M. François Legault, chef du deuxième groupe d’opposition

Version finale

Thursday, June 15, 2017, 8 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-six minutes)

M. Legault : Bonjour, tout le monde. Écoutez, ce matin, on apprend que le gouvernement fédéral va investir 1,3 milliard dans le projet de Réseau électrique métropolitain. Ça s'ajoute aux 2,2 milliards que va investir le gouvernement du Québec. Quand je dis 2,2 milliards, ça inclut la contribution d'Hydro-Québec, la contribution pour la plus-value foncière. Donc, 3,5 milliards d'investissements des gouvernements, c'est une bonne nouvelle, une bonne nouvelle pour Montréal, une bonne nouvelle pour le Québec.

Mais il y a une ombre qui plane et il faut absolument que M. Couillard et M. Trudeau demandent à la Caisse de dépôt d'exiger un contenu local pour créer chez nous des emplois payants, pour créer de la richesse, comme le font les autres États. Je vous rappelle qu'aux États-Unis, avec le Buy America Act, qui date de 1982, les Américains exigent 60 % de contenu local dans les projets de transport collectif. Je vous rappelle que tout dernièrement l'Ontario a exigé un contenu de 25 % dans son projet d'O-Train à Ottawa, et nous, pour le REM à Montréal, c'est 0 % de contenu local qui est exigé.

Il faut absolument utiliser ce levier pour créer des emplois de qualité, et je trouve ça incroyable qu'on refuse de se servir de ces investissements pour créer de la richesse, pour créer des emplois payants. Et ce matin, c'est un cri du coeur que je lance, comme ex-entrepreneur, pour défendre les entrepreneurs du Québec. On a besoin d'agir à armes égales, et ce n'est pas bêtement partisan, le cri du coeur de ce matin. Je suis en faveur du projet, je salue la contribution du gouvernement fédéral, mais ça n'a aucun bon sens qu'on n'exige pas un contenu local, d'autant plus qu'on vient de conclure une entente avec l'Europe où, dans l'entente, on a le droit d'exiger 25 %.

En passant, d'ailleurs, Jean-François Lisée ne connaît pas ses dossiers puisqu'il semble... en tout cas, hier, il s'est abstenu de voter sur l'accord Canada-Europe, mais il n'a jamais dit qu'il voulait changer le 25 % qui est dans cette entente. Il a même participé au début des négociations. Là, tout à coup, il dit qu'il ne veut plus respecter l'entente avec l'Europe et il demande 60 %. Je ferme la parenthèse sur ce sujet.

Mais pourquoi on dirait aux Européens : Vous avez le droit d'exiger 25 % de contenu local, pourquoi les Américains auraient le droit d'avoir 60 % de contenu local, puis que nous, on demanderait 0 %? C'est de la naïveté incroyable. Et actuellement, il faut comprendre, là, il y a une bataille féroce dans le monde pour attirer les emplois manufacturiers. Pourquoi? Parce que les emplois manufacturiers sont mieux payés que la moyenne des emplois et, en plus, 88 % des exportations viennent du secteur manufacturier. Donc, il faut comprendre, là, quand on crée des emplois manufacturiers, on augmente les revenus du gouvernement ou des gouvernements. Donc, si l'augmentation des revenus est plus importante que l'écart de prix avec une soumission qui vient, par exemple, de Corée du Sud, bien, on est gagnants. Puis c'est pour ça que tous les États le font, sauf le Québec.

Donc, j'invite Philippe Couillard et Justin Trudeau à réfléchir, à se demander qu'est-ce qui est bon pour l'économie du Québec et du Canada. Et je pense qu'on a... c'est la logique pure et simple, on doit exiger un contenu local.

Et je termine avec quelques remarques. D'abord, je remarque que, dans les consortiums qui ont été autorisés à soumissionner, bien, il y a un consortium, là, qui prend de plus en plus de place, une entreprise qui prend de plus en plus de place, qui s'appelle Hyundai Rotem, qui est en Corée du Sud, qui n'a aucune usine au Québec ou au Canada.

Et je veux aussi qu'on comprenne bien, puis je pense que Philippe Couillard ne le comprend pas, que, même si Bombardier obtenait le contrat, il n'y a aucune exigence pour Bombardier de construire au Québec. Puis Bombardier a plus d'usines à l'extérieur du Québec qu'au Québec. Donc, je comprends que, même si Bombardier obtenait le contrat, bien, on pourrait avoir un beau train à Montréal qui n'a pas été fabriqué au Québec.

Dernier argument, l'indépendance de la Caisse de dépôt, hein? On a vu Philippe Couillard invoquer l'indépendance de la Caisse de dépôt pour jouer à Ponce Pilate, de dire : Moi, je ne peux pas intervenir, je veux respecter l'indépendance de la Caisse de dépôt. Bien, je veux rappeler deux choses. Un, le gouvernement investit 2,2 milliards, donc il a le droit de poser des conditions à son investissement de 2,2 milliards. Puis deuxièmement, bien, à ce que je sache, la mission de la Caisse de dépôt est toujours une double mission, rendement, mais contribution à l'économie du Québec. Or, pour l'économie du Québec, on manque d'emplois manufacturiers. Depuis trois ans, on a perdu 15 000 emplois manufacturiers au Québec, alors qu'il s'en est créé 17 000 en Ontario.

Donc, il y a un rattrapage à faire, puis la Caisse de dépôt a une responsabilité. Puis, en plus, la Caisse de dépôt a investi 2 milliards dans la division Transport de Bombardier. Donc, trouvez l'erreur, là. Moi, je ne comprends pas ces arguments de Philippe Couillard.

La Modératrice : Merci. On va passer à la période de questions. Alain Laforest, TVA.

M. Laforest (Alain) : Bonjour, monsieur.

M. Legault : Bonjour.

M. Laforest (Alain) : Juste une précision. 25 % ou 60 %?

M. Legault : 25 %, parce qu'actuellement on vient de conclure une entente avec l'Europe qui dit : On peut exiger un contenu local d'un maximum de 25 %. Pas ce que Jean-François Lisée est en train de nous dire, puis il n'a jamais dit ça avant aujourd'hui, là, qu'il veut renégocier l'entente avec l'Europe puis ramener le 25 % à 60 %. Moi, je pense que Jean-François Lisée ne connaît tout simplement pas son dossier.

M. Laforest (Alain) : Comment vous qualifiez la prestation de Michaëlle Jean hier, son entrevue, ses explications?

M. Legault : Je n'ai pas entendu l'entrevue, là, mais, écoutez, je pense qu'on doit plus de transparence, puis elle doit s'expliquer. Puis je ne comprends pas non plus que les comptes à l'OIF, là, ne soient pas publics, puis qu'on n'arrive pas à avoir toute l'information. Mais c'est inacceptable. Dépenser un demi-million pour des rénovations, c'est inacceptable.

M. Laforest (Alain) : Une tour d'ivoire?

M. Legault : Je ne veux pas qualifier.

La Modératrice : Alexandre Robillard, Le Journal de Québec.

M. Robillard (Alexandre) : Montréal, en fait.

La Modératrice : Montréal, Québec, bureau d'enquête.

M. Robillard (Alexandre) : Non, non, non, c'est vraiment Montréal.

La Modératrice : Montréal? O.K. Pardon!

M. Robillard (Alexandre) : ...en tout respect pour mes collègues qui pourraient peut-être en prendre ombrage, là, à Québec, je ne sais pas.

La Modératrice : Je le note. Journal de Montréal.

M. Robillard (Alexandre) : C'est ça. Donc, c'est ça, je voulais savoir, M. Legault, quand vous constatez que, dans les états de compte, dans le compte rendu financier, budgétaire, la ligne qui précisait le montant pour les voyages est maintenant engloutie dans le poste budgétaire des activités du cabinet, qu'est-ce que ça vous inspire?

M. Legault : Bien, c'est un manque de transparence, là. Que ça soit via le gouvernement du Québec ou le gouvernement du Canada, ce sont les contribuables qui financent et ils ont le droit de savoir exactement comment cet argent a été dépensé.

M. Robillard (Alexandre) : Mais, selon vous, est-ce que c'est délibéré?

M. Legault : Je n'en sais pas plus que vous, mais je demande qu'on donne toutes les explications.

M. Robillard (Alexandre) : À qui?

M. Legault : Bien, aux contribuables, qu'on soit transparents.

M. Robillard (Alexandre) : Non, mais vous demandez à qui d'exiger ces explications?

M. Legault : Bien, il faut que, et le gouvernement du Québec et le gouvernement d'Ottawa... Donc, Mme St-Pierre doit demander d'avoir des explications. Le gouvernement fédéral aussi doit le faire. On investit beaucoup d'argent dans l'OIF, donc il faut avoir un compte rendu détaillé des dépenses.

M. Robillard (Alexandre) : Justement, Mme St-Pierre nous a dit hier que le délégué du Québec à l'OIF avait posé des questions sur les dépenses d'aménagement de l'appartement de Mme Jean. La réponse qu'ils ont eue, c'était qu'il y avait une entente qui prévoyait le remboursement de ces frais-là par Ottawa en cas d'achat, ce qui a été contredit par Ottawa.

Qu'est-ce que c'est, la prochaine étape pour Mme St-Pierre, compte tenu que, visiblement, la réponse qu'elle s'est fait donner a été contredite par Ottawa?

M. Legault : Bien, Mme St-Pierre doit exiger d'avoir toute l'information.

La Modératrice : Merci. Kathryne Lamontagne, Le Journal de Québec.

Mme Lamontagne (Kathryne) : En imposant un 25 %, là, de local dans le projet du REM, est-ce qu'on ne vient pas un peu jouer sur les notions de compétitivité? Est-ce qu'on ne pourrait pas s'exposer à des prix plus élevés pour ce projet-là, par exemple?

M. Legault : Bon, quand les Américains exigent 60 %, ce n'est pas parce qu'ils sont devenus socialistes, là, hein? C'est qu'on calcule que, si, avec des emplois manufacturiers — je vous donne un exemple, là — on reçoit 200 millions, par exemple, de plus de revenus pour le gouvernement, mais qu'il y a un écart de prix de 100 millions, au total, on est gagnants.

Donc, on doit tenir compte des retombées, des rentrées fiscales pour les gouvernements, puis le manufacturier, c'est une clé, c'est des emplois payants. Donc, c'est pour ça que l'Ontario, c'est pour ça que les États-Unis exigent un minimum local, parce que c'est payant, ce sont des emplois stratégiques pour le développement économique, et il faut tenir compte des revenus additionnels qui sont générés au gouvernement en plus de l'écart de prix.

Mme Lamontagne (Kathryne) : Et pourquoi 25 % et non pas 60 %, dans ce cas-là?

M. Legault : Bien, les gouvernements du Québec et du Canada, puis ça a même commencé avec le PQ, ont demandé 25 % à l'Europe, et l'Ontario l'a déjà utilisé pour le O-Train à Ottawa. Donc, moi, ce que j'ai compris, c'est que même c'est le Québec puis l'Ontario qui ont demandé le 25 %.

Est-ce qu'on aurait dû demander 60 %? Peut-être, mais, je veux dire, là, on a cette entente. Nous, on a voté en faveur de l'entente hier. Le PQ ont voté ni oui ni non, bien au contraire. Mais nous, on pense qu'il y a plus d'avantages que de désavantages, mais commençons au moins par 25 %, puis on se posera la question : Est-ce qu'on aurait dû demander plus aux Européens? Mais, vous voyez, dans les consortiums, il y a entre autres l'entreprise française Alstom. Donc, on ne pourrait pas aller demander à Alstom plus que 25 % à cause de l'entente qu'on vient de signer avec l'Europe.

Mme Lamontagne (Kathryne) : Sur un autre sujet, M. Legault. On a appris ce matin qu'il y a un juge de la Cour du Québec qui a consenti à des prêts assez importants. Est-ce que c'est digne de la magistrature?

M. Legault : Bien, il faut que les autorités, là, fassent enquête, puis c'est à eux de déterminer, là, si c'est acceptable ou non.

Mme Lamontagne (Kathryne) : Parce qu'on sait que c'est légal. Mais est-ce que c'est moral à votre avis? C'est quand même un juge qui a été nommé par Québec.

M. Legault : Bien, c'est à eux à décider ça, là, si c'est moral, légal, si cette personne a encore la crédibilité, là. C'est aux autorités à décider.

Mme Lamontagne (Kathryne) : Donc, le Conseil de la magistrature.

M. Legault : C'est au Conseil de la magistrature à décider.

La Modératrice : Merci. Hugo Lavallée, Radio-Canada.

M. Lavallée (Hugo) : Bonjour, M. Legault.

M. Legault : Pourquoi vous pleurez ce matin, vous?

M. Lavallée (Hugo) : Votre discours m'émeut. Est-ce que... parce que ça fait deux fois que vous y faites allusion au fait que le Parti québécois se soit abstenu hier concernant l'accord de libre-échange avec l'Europe. Est-ce que vous êtes surpris de constater ça? Parce qu'historiquement le Parti québécois a toujours été un défenseur du libre-échange.

M. Legault : Absolument.

M. Lavallée (Hugo) : On se souvient de ce que M. Parizeau disait à l'époque lorsque l'ALENA...

M. Legault : Souvenons-nous de Bernard Landry, grand défenseur de l'accord de libre-échange.

M. Lavallée (Hugo) : Comment vous interprétez ce revirement?

M. Legault : Oui. Je ne sais pas si c'est le flirt avec Québec solidaire, là, mais je suis surpris de ce vote du Parti québécois. Moi, je pense qu'il faut être ouvert au libre-échange. N'oublions pas, là, qu'on a une balance commerciale positive de plus de 20 milliards avec les États-Unis. Donc, s'il fallait demain matin qu'on ferme nos frontières, on serait très pénalisés. Je comprends qu'on a des efforts à faire avec la Chine, avec l'Allemagne où on a des déficits.

Mais je ne comprends pas cette approche du Parti québécois. Sincèrement, je suis surpris. Si j'avais été encore au Parti québécois, peut-être ça aurait pu faire la différence. J'aurais peut-être plaidé au caucus pour expliquer qu'il y a plus d'avantages que de désavantages. C'est certain qu'il faut continuer à maintenir la pression sur Ottawa pour compenser les fromagers, mais il y a trop en jeu pour retarder cette entente.

M. Lavallée (Hugo) : Est-ce que vous estimez que ça enlève de la crédibilité au Parti québécois en matière d'économie?

M. Legault : Oui. Je pense que ça fait perdre beaucoup de crédibilité en économie au Parti québécois d'avoir refusé d'appuyer cette entente avec l'Europe.

La Modératrice : Merci beaucoup. Caroline Plante, LaPresse canadienne.

Mme Plante (Caroline) : Bonjour, M. Legault.

M. Legault : Bonjour.

Mme Plante (Caroline) : Est-ce que l'article 1 du projet de loi n° 144, donc qui assurerait la... qui garantirait l'accès à l'école aux enfants sans papiers, est-ce que cet article-là devrait s'appliquer dès septembre? Et qu'est-ce qu'on pourrait faire pour que ça s'applique le plus rapidement possible?

M. Legault : Bon, il y a deux choses. D'abord, il y a la loi. Malheureusement, le gouvernement libéral l'a déposée beaucoup trop tard pour qu'elle soit adoptée. Maintenant, il y a la pratique. Est-ce qu'en pratique, pour des raisons humanitaires, on devrait agir maintenant? Moi, je pense que oui. Je pense qu'on devrait s'assurer que, dès la rentrée, les enfants, là, sans papiers soient acceptés à l'école.

Mme Plante (Caroline) : Entendez-vous travailler, mettre de la pression aujourd'hui, demain, pour que quelque chose débloque, là, dans ce dossier-là?

M. Legault : Bien, je le fais. Je demande... Vous savez, M. Couillard a été très humain avec Marc-Yvan Côté. J'aimerais qu'il soit très humain avec les enfants sans papiers.

La Modératrice : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions en anglais? Oui. Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning. I know you've mentioned it before, but I just want to make sure that it's clear for our English viewers why you say that 25% as opposed to another percentage.

M. Legault : OK. First, the latest news is that the federal Government will invest $1.3 billion in the REM, so we're happy with this news. But, unfortunately, there's a shadow floating on the project. With all this money that it is invested in this project, it's unacceptable that we don't help create good jobs in Québec. That is what the Americans have been doing since 1982 with the Buy America Act and that's what the Government of Ontario did with the O-Train, requiring 25%.

So we have a unique opportunity to use this as a leverage to revamp our manufacturing sector, and I think it's important that we create these jobs here. And it's not a partisan issue. I already said that I'm in favor to the project, I welcome the federal contribution, but it makes no sense at all to refuse the opportunity to create quality jobs in Québec.

And we just had an agreement with Europe and we insisted, Québec and Ontario, on having the capacity to demand 25% of Canadian content on this type of project. So, the Ontario used this possibility, Mr. Couillard didn't use it. So I'm requesting today Mr. Couillard and Mr. Trudeau to reflect on this critical issue.

Mme Fletcher (Raquel) : You mentioned the Buy American Act, and the Premier is actually going to Washington on Sunday. Do you see an opportunity for him to change his mind while he speaks or… because he is going to be speaking with American law makers. So what do make to that trip?

M. Legault :OK. First, it's the Buy America Act, O.K. You have the Buy American Act and the Buy America Act. I'm talking about the Buy America Act, where, since 1982, you can request 60% of content. So it was well before Donald Trump, and, with Trump, I expect that they may raise this 60%. So I don't understand. I think, it's a naive position from the Government to don't require any local content. And of course, right now, we just signed an agreement with Europe at 25%. So it's impossible to request, from companies like Alstom from France, more than 25%, but you have a Korean company that has some installations in United States.

It does not make sense that we don't request any local content, but, in United States, they request 60%. So, I don't know, maybe it will be part of the discussion, but it has to be fair.

Mme Fletcher (Raquel) : Is that 25% sufficient, do you think?

M. Legault : I think, right now, we should start… we must start by 25%. That's the percentage we were able to get from Europe, and I think this agreement with Europe is really key for the economic development of Québec.

La Modératrice : Merci. Maya Johnson, CTV.

Mme Johnson (Maya) : Good morning, Mr. Legault. On another topic, this afternoon, Mme Charbonneau is going to be unveiling the Government action plan on fighting elder abuse, the mistreatment of seniors. What are you hoping to see in that action plan? And what do you think that this Liberal Government could do to better protect Québec seniors?

M. Legault : We have to make sure that the punishments are high enough that we can watch what is happening in CHSLD, that we make sure that it's easy for people to denounce any kind of…

Mme Johnson (Maya) : Abuse.

M. Legault : ...abuse for elders. So I think it's the kind of measures I would like to see.

Mme Johnson (Maya) : When you talk about being able to see what's going on in long term care facilities are you talking about cameras specifically?

M. Legault : We are in favor of cameras, yes. Merci, tout le monde.

Des voix : Merci.

(Fin à 9 h 7)

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