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Point de presse de M. Carlos J. Leitão, porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre les changements climatiques

Version finale

Friday, October 29, 2021, 8 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-sept minutes)

M. Leitão : Très bien, merci beaucoup. Alors, bonjour, tout le monde. Merci d'être là.

Donc, ce matin, nous allons avoir une interpellation avec le ministre de l'Environnement à la veille de la COP26. Donc, vous avez compris qu'on va beaucoup parler de changements climatiques, de lutte aux changements climatiques, de politiques climatiques du gouvernement. Pendant cette interpellation, nous allons couvrir essentiellement quatre points. Évidemment, ça prend deux heures. Donc, il y aura d'autres discussions aussi, je suis certain, mais essentiellement quatre choses que j'aimerais couvrir avec le ministre.

La première, c'est qu'on n'a pas encore entendu, de la part du premier ministre, un sentiment d'urgence quant aux changements climatiques. M. Legault, surtout, parle de changements climatiques seulement comme une occasion pour vendre de l'électricité. Je veux bien, là, c'est très bien, mais il faut… C'est beaucoup plus complexe et beaucoup plus vaste que juste vendre de l'électricité aux États-Unis. Et donc quel est véritablement le point de vue du gouvernement quant à l'urgence climatique et la nécessité d'agir rapidement? C'est la première des choses.

Deuxième des choses, deuxièmement, comme on avait déjà demandé en commission parlementaire, comme on s'était nous-mêmes déjà engagés, nous, on aimerait que la carboneutralité en 2050, donc, cet objectif-là soit inscrit dans la loi, que ça devienne donc une obligation légale pour le gouvernement. C'est une façon beaucoup plus efficace de s'assurer qu'on va atteindre cet objectif-là. 2050, c'est dans 29 ans. Ça a l'air très loin, mais en même temps ce n'est pas si loin que ça. Alors, en l'inscrivant dans la loi, ça rendrait cet objectif beaucoup plus réalisable.

Troisièmement, en ce qui concerne le troisième lien, quand même, et on l'a encore vu dans les journaux ce matin, on veut, mais pas seulement nous, je pense que toute la société québécoise veut que le gouvernement finisse par déposer ses études d'achalandage, sur quoi il se base pour dire que ce projet-là de 10 milliards de dollars, au moins, est vraiment pertinent. Ils ont sauté l'étape de l'étude d'opportunité. Ils ont décidé eux-mêmes qu'il y avait opportunité de procéder, mais où sont les études pour démontrer une telle opportunité?

Et puis, finalement, c'est quand même particulier de voir que le premier ministre s'en va à la COP26… Et tant mieux, tant mieux. On ne va pas se croiser parce qu'on ne sera pas là en même temps, mais il va y aller, très bien, il va parler, et tout ça est très bien. Mais pourquoi le premier ministre n'a pas consulté, n'a pas parlé aux groupes écologistes? Tous ses prédécesseurs, en tout cas, tous ses prédécesseurs récents, avaient comme modus operandi de faire ça, de consulter les groupes pour essayer de dégager un vaste consensus. M. Legault ne le fait pas. C'est particulier aussi.

Donc, voilà, ça, c'est ce qu'on va essayer de couvrir ce matin dans notre interpellation. Je serais maintenant prêt à répondre aux questions des collègues.

Mme Richer (Jocelyne) : …la crédibilité du gouvernement en matière d'environnement, en matière de lutte aux changements climatiques, après trois ans?

M. Leitão : Je trouve que, malheureusement, leur crédibilité ne s'est pas améliorée depuis trois ans, disons-le comme ça, parce que... pour deux choses.

D'abord, un des premiers pas que ce gouvernement a fait dans le chapitre… c'était la loi, dont j'oublie le numéro maintenant, où... 40 quelque chose, je ne me rappelle pas vraiment du numéro, mais où ils ont changé la structure qui était mise en place par le gouvernement précédent, c'est-à-dire le Conseil de gestion du Fonds vert, ils l'ont éliminé, et la société d'État Transition énergétique Québec. Parce que, justement, nous, on avait reconnu les critiques au Fonds vert, et les critiques à la gestion étaient bien fondées, et donc, en 2017‑2018, on a changé tout ça, et on a créé TEQ, et on a créé le Conseil de gestion. Le premier pas qu'il pose, ce nouveau gouvernement, c'est de défaire ça et de revenir en arrière, de ramener tout ça au ministère de l'Environnement. Ça n'ajoute pas beaucoup de crédibilité.

Puis, deuxièmement, bon, écoutez, deuxièmement, le gouvernement, aussi, ils ont déposé leur plan vert, le PEV, en 2019… non, 2020, pardon, budget 2020. Il n'y a pas grand-chose qui s'est fait. Là, maintenant, on est presque deux ans plus tard. On verra bien qu'est-ce qu'ils vont faire, mais trois ans d'inaction, autre que la seule chose qu'ils ont faite vraiment, c'était de défaire le Conseil de gestion et TEQ…

Mme Richer (Jocelyne) : Sur une échelle de 0 à 100, quelle note vous donneriez…

M. Leitão : En matière d'environnement?

Mme Richer (Jocelyne) : Oui.

M. Leitão : Moins de 50.

Mme Prince (Véronique) : Le gouvernement va davantage parler, peut-être, des véhicules électriques, qu'il veut électrifier, à la COP26. Ça pourrait faire partie de ses arguments pour dire que le Québec est vert. Et il veut… Son objectif, c'est qu'en 2035 tous les véhicules neufs soient des véhicules électriques. Est-ce que c'est un objectif qui est réaliste, à votre avis?

M. Leitão : Oui, je pense que cet objectif est réaliste. D'ailleurs, moi, j'aurais même… Et d'ailleurs on avait discuté de ça aussi en commission parlementaire. On avait proposé que ce soit 2030 et pas 2035. Dans d'autres juridictions, c'est 2030 et pas 2035, mais restons avec 2035, oui, c'est réalisable. Non seulement c'est réalisable, mais c'est impératif. Il faut y arriver. Je comprends qu'on pourrait avoir certains… mais comment on va faire, est-ce qu'on va… Oui, on va y arriver. On sait quoi faire pour y arriver. Donc, il faut maintenir le cap. Je sais qu'il y a plusieurs voix qui s'élèvent : Ah! on n'y arrivera jamais, est-ce que c'est vraiment nécessaire? Oui, c'est vraiment nécessaire, et, oui, il faut y arriver.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce que le Québec va être capable de développer le réseau pour ça? Tu sais, le réseau de bornes électriques, etc., est-ce qu'on est en mesure de le faire? Oui?

M. Leitão : Je vais trahir mon âge. Je ne sais pas si vous connaissez le programme, un vieux programme, Six Million Dollar Man, où ils disaient : «We have the technology.» Nous avons les moyens pour y arriver. Ça ne sera pas simple. Je ne suis pas en train de dire que c'est facile, mais on sait quoi faire, on sait comment faire, alors il faut le faire.

Mme Prince (Véronique) : Peut-être juste en complétant, là, je m'en voudrais évidemment de ne pas vous poser une question sur ce qui s'est passé au caucus hier. Est-ce que vous trouvez que vos collègues ont manqué de solidarité?

M. Leitão : Écoutez, notre cheffe s'est prononcée sur cet enjeu-là. Nous avons discuté longuement au caucus. Pour nous, pour moi, cet enjeu est réglé. On passe à autre chose.

Mme Prince (Véronique) : Mais vous ne trouvez pas que ça a… Ça a porté une ombre sur le Parti libéral cette semaine. Vous n'avez pas pu vous faire entendre sur les autres enjeux. Ça a détourné l'attention, ça a détourné la discussion. Ce genre de chose là, c'est nuisible, quand même, pour un parti, là.

M. Leitão : Ce genre de choses, il ne faudrait pas qu'elles arrivent, et c'était ça, exactement, ce que notre cheffe a dit hier. Il faut tourner la page, parce qu'il y a d'autres choses, et ne plus revenir sur ça.

Mme Richer (Jocelyne) : …du caucus, un manque de leadership? Qu'est-ce qui a manqué?

M. Leitão : Vraiment, ce n'est pas dans mon habitude de commenter ce qui se dit au caucus. Je pense que je ne l'ai jamais fait. Ce n'est pas à matin que je vais commencer à vous raconter ce qui se discute au caucus.

M. Brennan (Andrew) : Question en anglais?

La Modératrice : Oui.

M. Brennan (Andrew) : Merci. M. Leitão, just to start off with, you said, at the beginning, that Mr. Legault does not appear to have a sense of urgency with the... Regardless, he's being invited to speak in terms... in some capacity at the COP26. Do you think he should? Do you think his record on environmental issues precludes him... I shouldn't say «preclude». Does his record should give him the opportunity to speak?

M. Leitão : I think that Québec's record on the fight against greenhouse gases… Québec's record justifies that a Premier addresses that meeting, that conference. His predecessor, M. Couillard, did that in 2015. So, yes, and it's not necessarily the Premier himself, his personal... Whether we like it or not, it's not that, it's Québec's record, which is a good record. As the Premier himself says, we have the lowest level of greenhouse gas emissions per person in North America, so we are doing something right. It didn't start in 2018, obviously, but we are doing something right. So I think it's entirely appropriate that the Premier addresses the Assembly. As I said earlier in French, I think it's a little unfortunate, though, that he did not consult the different groups, «la société civile», so that he could have a much broader consensus on the point of view of Québec at this meeting.

M. Brennan (Andrew) : And what would we be looking to see the Premier do at COP26? Should it be signing on… you know, joining nations like Denmark on the no-oil coalition? I believe it's one thing that's been talked about. What should he be… What do you think, in your mind, the Premier should be doing as part of this very important conference?

M. Leitão : I think… I don't know. He hasn't consulted me, so I don't know. But, given what he said in his speech, I think he's going to highlight the fact that Québec has turned its back on hydrocarbons, which we agree with, that position. So he might join other coalitions in that direction, and, again, I think that will be appropriate.

M. Brennan (Andrew) : What should he do? Because, you know, being an opposition critic, I guess it's a question of what… you know, not criticizing, but questioning what he should do. What do you think he should do?

M. Leitão : He should do three things in my opinion.

The first thing that he should do is to talk about and highlight the importance of generating clean power, which we do in Québec, and invite all the jurisdictions to do that, and offer Québec's assistance to all the countries, particularly less developed countries, on how to develop and how to put in place modern systems of distribution of electricity. So Québec has an expertise in this field, and we could and should contribute to the global effort. That's one thing.

The second thing that the Premier should do also is to point out that, beyond the generation of clean electricity, which is important, but beyond that, there are also other aspects that are important to control greenhouse gas emissions. Especially buildings, we need to be much more energy-efficient, agriculture. So it's not just transportation. Transportation is fine, electrical vehicles is fine, but we need to go beyond that. So that's the second thing I think the Premier should highlight, what is our plan towards heavy industry, for example.

And then the third element, which is a little bit related to the first element, is that the Premier should be ready to commit public funds to assist less developed countries. The federal Government has done so, has announced a big commitment. Our Government, before, in 2015, we had done the same thing. We had made a commitment of $25 million in 2015. I think the Premier should also make an announcement in that direction.

M. Brennan (Andrew) : Lastly, just going from the Québec Environment Minister to a Quebecker who's now the Environment Minister, what do you think of having someone like M. Guilbeault now on that file and his years of activism in environmentalism? Is he more in line with your goals, and the goals that the previous Liberal government had, and also what the Liberal Party in Québec has going forward, for you, to form a government?

M. Leitão : Yes, we are much, much more aligned. Now, Mr. Wilkinson, the previous federal Environment Minister, was also, you know, I think, a good Environment Minister, and I think M. Guilbeault will continue the work of Mr. Wilkinson. And so, on that respect, you know, we got aligned with the federal Government and we offer the federal Government any assistance that it might need to get to the next level. And the next level, in canadian environmental policy, has to do with the production of hydrocarbons, all the production, how can we help to make sure that we accelerate the pace of our reduction in the production of hydrocarbons in Canada.

Thank you. Alors, si c'est tout, merci beaucoup, bonne journée, bonne fin de semaine. Il fait beau aujourd'hui.

La Modératrice : Merci.

(Fin de la séance à 9 h 1)

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