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Point de presse de M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Friday, February 11, 2022, 9 h 50

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-huit minutes)

M. Marissal : Bonjour. Bien, je serai bref ce matin. Vous savez qu'il y a une interpellation qui est menée par mon collègue de Nelligan, Monsef Derraji, critique en santé de l'opposition officielle. Je suis heureux de pouvoir questionner le ministre, on n'a pas tant d'occasions que ça de le faire. Je ne peux pas m'empêcher, à chaque fois, par contre, de noter l'ironie de voir les libéraux se présenter comme les grands défenseurs du réseau public, réseau qu'ils ont largement contribué à détruire eux-mêmes. Ce n'est rien de personnel contre Monsef, là, avec qui je travaille puis que je trouve bien sympathique, mais disons que les libéraux, ils ont un petit peu de bouette sur les bottes quand ils rentrent dans la place pour venir nous dire qu'ils vont faire le ménage. Je trouve ça particulier, en tout cas, à chaque fois, je trouve ça particulier.

Par ailleurs, dans un dossier plus précis, c'est-à-dire les directives dans les RPA, je m'étonne encore une fois de voir que le ministre semble apprendre la situation dans les RPA, qui touchent les personnes âgées, par les médias. Toujours un train en retard, le ministre. Toujours un train en retard, le gouvernement. Puis pas juste dans le REM de l'Est, là, ils sont toujours un train en retard. On est à la cinquième vague, si ce n'est pas la cinquième vague et demie. On connaît la situation dans les RPA. Et là, tout d'un coup, le ministre semble découvrir ce qui se passe et demande un assouplissement des directives.

Ça fait, honnêtement, deux ans, là, qu'on fait des représentations, là, moi, comme député, puis je suis certain que mes collègues aussi, parce qu'il y a des gens, des personnes âgées ou leurs enfants qui nous appellent en disant : Ma mère est pratiquement séquestrée dans sa chambre depuis tant de temps, on risque des amendes si jamais ces gens-là sortent, en fait, toutes sortes d'histoires plus horribles les unes que les autres. Puis là, tout d'un coup, le gouvernement et le ministre de la Santé découvrent la situation et demandent un changement de directives. Bon, bien, tant mieux, si on change des directives, mais ça aurait dû être fait depuis bien, bien longtemps. Ça, on le savait, là, ça fait un bout de temps que ça dure.

Petit point : dernièrement, vous avez peut-être vu, aussi, que j'ai fait une demande particulière à la Vérificatrice générale. On essaie de ne pas surcharger la Vérificatrice générale, parce qu'elle a déjà beaucoup, beaucoup de travail, mais moi, je m'inquiète vraiment, là, en ce moment, là, du «bar open», de l'«open bar», le bar ouvert sur les agences qui font la loi dans le réseau, qui fournissent du personnel à des tarifs... puis ce n'est même plus exagéré, là, on est l'autre bord, là, de l'exagération, là, des tarifs, là, à la limite de l'arnaque, qui font du chantage sur les gestionnaires du réseau. Et j'ai eu vent, moi, encore récemment, là, de situations où les agences débarquent avec leurs gros sabots. Un CIUSSS a besoin de tant d'heures, l'agence lui dit : Non, non, moi, je ne t'envoie pas du monde pour tant d'heures, là, je t'en envoie pour tant d'heures fois deux, là, fois trois, fois quatre. Et les gestionnaires sont souvent pris, pieds et poings liés, ils sont obligés de faire affaire avec ces agences-là.

Alors, je demande à la Vérificatrice générale, si elle est capable de le faire, là, un audit, rapidement, pour être capable de voir où est-ce qu'on met notre argent avec les agences. Parce que j'ai demandé des comptes au ministre, il refuse de m'en donner là-dessus. Alors, je demande à la Vérificatrice générale de se pencher là-dessus. D'autant qu'elle m'a dit, la semaine dernière, qu'elle ne serait pas en mesure de rendre son grand rapport sur la gestion de la crise avant l'automne prochain. Vous savez qu'on ajourne, ici, en juin? La Vérificatrice générale ne peut pas déposer de rapport si on n'est pas là, si on ne siège pas. C'est comme ça que ça fonctionne. Ce n'est pas par manque de volonté, c'est parce que la crise a pris un peu tout le monde de court. Mais moi, je lui demande, si possible, de dégager du personnel pour au moins aller voir, en ce moment, ce qui se passe avec les agences. On brûle du fric, on entretient un système qui n'a aucun sens en ce moment. Moi, je m'inquiète de la probité des fonds publics, mais aussi de l'état de notre monde qui travaille dans le réseau public et qui voit ça tous les jours. Merci.

La Modératrice : ...questions.

M. Marissal : J'ai fait le tour? Merci.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 9 h 42)

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