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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, et M. Amir Khadir, député de Mercier

Version finale

Wednesday, March 22, 2017, 11 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trente et une minutes)

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde. Alors, en cette Journée mondiale de l'eau, je suis très heureuse que notre motion sur la protection des Grands Lacs ait été appuyée, finalement adoptée, a été appuyée par l'ensemble des partis et finalement adoptée, parce que je pense qu'il faut qu'on se tienne les coudes très serrés face à l'attitude de désinvolture du gouvernement américain face à la protection des Grands Lacs, qui représentent quand même une source d'eau potable pour une grande partie des Québécois et Québécoises, puisque c'est un bassin versant qui amène au fleuve Saint-Laurent.

Mais je tiens aussi à revenir sur la question que j'ai posée en Chambre à M. Coiteux concernant les argents investis au niveau de la prévention de l'exploitation sexuelle chez les adolescentes. En fait, il faut être clair. M. Coiteux maintient une confusion entre un budget qui existait, où il y avait annuellement 1,4 million d'argent qui était dévolu spécifiquement à un programme de prévention au niveau de l'exploitation sexuelle chez les adolescentes, donc 1,4 million annuel. Et là il revient avec son programme Prévention jeunesse, 3 millions sur cinq ans, alors on s'entend qu'on n'est pas dans les mêmes montants, et un 3 millions qui... aux dires mêmes du bureau du ministre, le programme Prévention jeunesse vise une multitude de problématiques : la radicalisation, la toxicomanie, la prévention au niveau de la criminalité chez les autochtones. Alors, où est le programme spécifique qui protège les jeunes filles des pimps? C'est ça, la question qu'on se pose.

Alors, ce qu'on demande, ce que je souhaite, c'est que M. Coiteux cesse de tergiverser. Je concède avec la ministre de la Condition féminine aussi qu'il y a des argents qui sont donnés à des organismes qui font du travail auprès des femmes, auprès des jeunes femmes, etc. Mais, lorsqu'il y a un programme spécifique qui est coupé pour agir directement sur la question de l'exploitation sexuelle des jeunes femmes, que ce programme-là avait été aboli en cachette, en catimini dans la première année de gouvernance du gouvernement libéral et que, parce qu'il y a eu une crise, le gouvernement a réagi en disant «Prévention jeunesse»... Est-ce que M. Coiteux attend qu'il y ait une autre crise avant d'assurer aux jeunes femmes que nous allons les protéger en assurant que cet argent-là... qu'il y aurait un programme spécifique dédié et dédié aux gens directement sur le terrain?

M. Khadir : Très brièvement, je voudrais mentionner à quel point il est désolant, encore une fois, pour une 10e fois, je crois, durant les huit à neuf dernières années où j'ai été ici, d'avoir encore un rapport du vérificateur... et de la Vérificatrice générale, cette fois-ci, qui se penche sur le ministère du Transport pour faire à peu près les mêmes constats, c'est-à-dire la grande difficulté d'avoir enfin un contrôle sur les contrats, sur les dépassements de coûts avec une expertise interne qui redonne confiance sur le processus d'octroi de contrats, l'intégrité du processus d'octroi de contrats du plus grand donneur d'ouvrage au Québec, c'est-à-dire le ministère du Transport.

Maintenant, on a entendu des questions, à l'Assemblée nationale, posées au ministre Lessard. Bien sûr, il y a des questionnements sur la capacité de ce ministre de s'occuper de certains dossiers. Nous savons qu'il est débordé, mais au-delà de sa responsabilité et de sa compétence individuelle, je pense que c'est un problème systémique à l'intérieur du ministère du Transport. Plusieurs ministres s'y sont cassé la dent. Pourquoi? Parce qu'il semble y avoir des problèmes de pratiques implantées depuis longtemps, tolérées par différents gouvernements, sans doute parce que ça faisait leur affaire. On sait les liens concrets, démontrés par la commission Charbonneau, entre l'octroi des contrats publics et le financement des partis politiques, que ça soit le Parti québécois ou le Parti libéral.

Donc, il faut vraiment une volonté véritable pour que ça cesse, et, de toute évidence, depuis trois ans que le gouvernement libéral est au pouvoir, cette volonté ne semble pas exister, puisque la Vérificatrice générale fait exactement les mêmes constats qu'on a eus année après année. Donc, malheureusement, je suis obligé de dire que ce n'est pas une question d'incompétence du ministre Lessard, c'est une question d'absence de volonté du gouvernement libéral de vraiment faire le ménage à l'intérieur du ministère du Transport. Parce qu'on connaît le diagnostic. Ce qu'il faut, c'est une volonté réelle de faire le ménage. Merci de votre attention.

(Fin à 11 h 36)

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