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Sept personnalités québécoises reçoivent la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale

Québec, le 7 mai 2018 – Les représentants des médias sont invités à une cérémonie au cours de laquelle le président, M. Jacques Chagnon, remettra la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale à sept figures marquantes de la société québécoise. Il s’agit, par ordre alphabétique, des personnalités suivantes :

- Monsieur Yvon Deschamps
- Madame Céline Galipeau
- Madame Danièle Henkel
- Monsieur Bernard Labadie
- Monsieur Plume Latraverse
- Madame Joanne Liu
- Madame Brenda Milner

Date : 8 mai 2018
Heure : 15 h 30
Lieu : Restaurant Le Parlementaire

Une courte biographie de chacun des récipiendaires est présentée ci-après.

Rappelons que la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale est décernée à des personnalités de différents horizons qui, par leur carrière, leurs travaux ou leur engagement, méritent la reconnaissance de l'ensemble des membres de l'Assemblée nationale et de la société québécoise.

Accréditation : Les représentants des médias qui désirent couvrir cette activité doivent se procurer une accréditation auprès du Service aux courriéristes parlementaires au 418 643-1357 ou en faire la demande par courriel à l’adresse suivante : accreditations@assnat.qc.ca.

Source et renseignements :

Martine Dignard
Conseillère en communication
Assemblée nationale du Québec
Téléphone : 418 643-1992, poste 70278
Courriel : martine.dignard@assnat.qc.ca

Les récipiendaires

Monsieur Yvon Deschamps


Le 29 mai 1968, Yvon Deschamps remue le Québec tout entier, lors du spectacle mythique l’Osstidcho, en présentant le monologue fondateur de son œuvre Les Unions, qu’ossa done? Ce spectacle marque le coup d’envoi de sa carrière, et ce, même si, au cours des 15 années précédant cette représentation, il a joué et cofondé le Théâtre de Quat’Sous, et a été musicien, producteur de spectacle et restaurateur. Le ton et la langue empruntés par son personnage s’éloignent des conventions, et vibrent au diapason de la société effervescente de l’époque. Son personnage aux allures d’opprimé au destin tragi-comique est conformiste, porte des jugements de valeur sur les gens et les événements. Il est naïf, soumis, mais bon. Et pourtant, tout fonctionne. Entre 1968 et 1984, Yvon Deschamps crée neuf spectacles originaux. C’est avec beaucoup de lucidité et de liberté qu’il aborde les thèmes du bonheur, de la violence, de la religion, de la maladie, de la famille, de la paternité, de l’inégalité des sexes. Ses monologues et ses chansons interrogent le sens de l’existence et de la mort. L’ensemble de son œuvre est riche de commentaires sur l’évolution de la société québécoise. Véritable altruiste, Yvon Deschamps combat toute sa vie l’injustice, l’égoïsme et l’individualisme en s’impliquant dans différentes causes qui lui tiennent à cœur, dont la violence et la pauvreté. Honoré à maintes reprises par le milieu artistique et culturel, il est également couronné du Prix du Gouverneur général du Canada pour les arts du spectacle, en 2011, et décoré de l’Ordre des arts et des lettres en 2017.

Madame Céline Galipeau

Depuis 2009, Céline Galipeau est la voix et le visage de l’émission phare de la télévision d’État : Le Téléjournal 22 h. Diplômée de McGill en sociologie et en science politique en 1983, elle bifurque momentanément vers la mode en étudiant au collège LaSalle. Toutefois, à la suite du passage meurtrier du caporal Denis Lortie à l’intérieur du parlement, qui se solde par la mort de trois personnes et de treize blessés, elle réalise que sa vie est ailleurs. C’est ainsi qu’elle fait son entrée à Radio-Canada comme reporter en 1984. De 1987 à 1989, elle anime le bulletin d’information du midi. Jusqu’en 1992, elle est correspondante nationale à Toronto. De 1992 à 2003, elle quitte le pays pour faire sa marque comme correspondante à l’étranger, notamment  à Londres, à Paris, à Moscou et à Pékin. Au même moment, elle couvre des conflits extrêmement difficiles et complexes. Elle assiste, notamment, à la chute de Saddam Hussein en Irak. Ses reportages sur la condition des femmes en zones de guerre ont fait mouche. La qualité, la clarté et l’intelligence de ses reportages ont été maintes fois récompensées. Mentionnons, au passage, qu’elle obtient en 1995 le prix Amnistie internationale, le prix Claire-L’Heureux-Dubé en 2004 et le prix Raymond-Charrette en 2006. Officière de l’Ordre national du Québec en 2009 et de l’Ordre du Canada en 2013, elle reçoit deux doctorats honorifiques des universités d’Ottawa, en 2012, et de McGill, en 2016.

Madame Danièle Henkel

À 34 ans, Danièle Henkel abandonne une brillante carrière à l’ambassade américaine en Algérie pour s’installer à Montréal avec sa famille.  Pendant six ans, elle occupe différents métiers et suit un cours en commerce international qui lui révèle sa passion et son sens des affaires. Vingt-huit ans plus tard, Danièle Henkel est devenue une personnalité connue tant du public que du milieu des affaires. Admirée pour sa détermination et son humanité, elle emprunte un parcours qui n’est ni linéaire ni facile. Sa résilience et sa capacité de se renouveler sans cesse lui viennent de sa mère, dont l’influence sur sa destinée sera déterminante et décisive. Son premier succès d’affaires : le gant exfoliant Renaissance. C’est le début d’une grande aventure, qui la mènera à la tête d’un empire médico-esthétique, entourée de ses enfants. Elle est l’auteure de deux livres, dont l’autobiographie Quand l’intuition trace la route, qui s’est hissée au sommet du palmarès de La Presse + en 2013. Conférencière, citoyenne engagée et mentor d’exception, c’est pourtant avec la populaire émission Dans l’œil du dragon que la population la découvre et l’adopte immédiatement. Impliquée socialement dans une multitude de projets communautaires voués au mieux-être des gens, Danièle Henkel se passionne pour l’éducation, la place des jeunes et le pouvoir au féminin. Tout au long de son parcours, elle sera récompensée par ses pairs et diverses organisations, notamment, en 2017, où elle est faite chevalière de l’Ordre national du mérite du gouvernement français en 2017.

Monsieur Bernard Labadie

Reconnu internationalement pour son expertise et sa connaissance prodigieuse des répertoires musicaux des 17e et 18e siècles, Bernard Labadie est très recherché par les grands orchestres symphoniques de ce monde. Ambassadeur remarquable, il fonde à Québec, en 1984, l’orchestre de chambre Les Violons du Roy et en 1985 La Chapelle de Québec. Les interprétations extrêmement vivantes et modernes de l’orchestre ont conquis un vaste public. À ce jour, Les Violons du Roy se sont produits dans des centaines de concerts et ont enregistré plus d’une trentaine de disques. Tout au long de sa carrière, Bernard Labadie a su conjuguer rigueur et chaleur, prouvant ainsi que la constance pouvait aller de pair avec l’innovation. Il a été honoré d’une moisson de prix Félix, Opus et Juno, et a reçu nombre d’honneurs et de reconnaissances, notamment l’Ordre du Canada, l’Ordre national du Québec et le prix Samuel de Champlain. De plus, la Manhattan School of Music à New York lui remettra cette année un doctorat honorifique. Tous ces prix témoignent de son parcours exceptionnel et de son empreinte sur la vie musicale d’ici et d’ailleurs. En 2013, il renonce au titre de directeur musical des Violons du Roy, mais conserve le titre de chef fondateur de l’orchestre de chambre. Il demeurera impliqué auprès de l'ensemble et sa programmation dans les années à venir. En 2017, Bernard Labadie prend les rênes et la destinée de l’un des trois grands orchestres de New York, l’Orchestra of St. Luke’s de New York. Le Carnegie Hall, une salle parmi les plus prestigieuses, devient ainsi sa nouvelle aire de jeu musicale.

Monsieur Plume Latraverse

Plume Latraverse figure parmi les auteurs-compositeurs-interprètes les plus prolifiques des années 70 avec, à son actif, une discographie impressionnante de plus d’une trentaine de disques. Il s’est toujours tenu loin des tendances, des modes et de toute classification. Son œuvre s’attarde principalement à l’être humain, à ses travers, à sa fragilité et à sa vulnérabilité. Cette condition humaine, il l’a dépeinte en empruntant, en pastichant et en parodiant des auteurs tant littéraires que populaires. Ses références sont diversifiées : Villon, Cervantès, Verlaine, Charles Trenet, Charles Aznavour, Chuck Berry, Elvis Presley, etc. Ses thèmes de prédilection sont l’ordinaire, la simplicité, la quotidienneté, les drames, la misère, les inégalités sociales, les tabous, la rectitude, la sexualité, entre autres choses. La richesse et la simplicité de ces textes interpellent le plus grand nombre. Parmi ses grands succès, mentionnons Bobépine, intronisée au panthéon des classiques de la Socan, en 2011, Rideau, Jonquière, La bienséance, Ne pleure pas petite fille et Les pauvres. Son talent est récompensé à plusieurs reprises, notamment en 1994, où il reçoit le prix Jacques-Blanchet, un prix qui souligne la ténacité, la persistance de la qualité tant littéraire que musicale et le prix Miroir de la Chanson d’expression française. En 2002, le Gala de l’ADISQ lui rend hommage. En 2006, le Coup de cœur francophone célèbre sa carrière. En 2012, la Société professionnelle des auteurs et compositeur l’honore pour sa carrière exceptionnelle en lui remettant le prix Sylvain-Lelièvre. Trois livres ont vu le jour sous sa plume : Contes gouttes ou Le pays d’un reflet (1987), Pas d’admission sans histoire (1994) et Striboule (1995).

Madame Joanne Liu

Présidente de Médecin Sans Frontières International (MSF), l'une des plus importantes et prestigieuses organisations humanitaires au monde, Joanne Liu est aussi la première Québécoise à se hisser à sa tête en 2013. C'est en lisant Et la paix dans le monde Docteur?, un ouvrage relatant l'aventure d'un médecin sans frontières pendant la présence russe en Afghanistan, qu'une étincelle se produit chez elle. Elle n’a que 13 ans. Après ses études secondaires, tous ses choix sont orientés en fonction de ce désir d’aider les plus vulnérables. Si elle choisit la pédiatrie, c’est parce que la pratique de cette médecine est exportable partout. Elle se spécialise en traumatologie à New York pour pouvoir travailler en zones de guerre. Depuis sa première mission, dans un camp de réfugiés en Mauritanie, en 1996, Joanne Liu a participé à une vingtaine d'autres expéditions de MSF sur quatre continents. Militante dans l’âme, elle agit sur tous les fronts et souhaite sensibiliser la population mondiale aux conflits dévastateurs qui laissent derrière eux des champs de ruines, et ce, même si elle est consciente que ces zones conflictuelles sont fort complexes et difficiles à comprendre pour le commun des mortels. Récemment, elle est montée au front pour défendre le système de détention provisoire des migrants et réfugiés libyens qui vivent dans des conditions inhumaines. Elle est récipiendaire de nombreux prix dont le prix Teasdale-Corti Action humanitaire 2013. En 2015, elle fait partie des 100 personnes les plus influentes de la planète selon le magazine Time. En 2018, elle est faite Grande Québécoise 2018, section de la santé par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Madame Brenda Milner

Née à Manchester, en Angleterre, Brenda Milner entre à Cambridge en mathématiques à 18 ans, mais bifurque en psychologie où elle obtient de brillants résultats. Plusieurs circonstances tant professionnelles que personnelles l’amènent en Amérique, et plus précisément à Montréal. C’est à l’Institut de psychologie de l’Université de Montréal qu’elle fait ses premières armes comme professeure. Par l’entremise du Dr Hebb, elle rencontre le Dr Wilder Penfield, à l’Institut neurologique de Montréal. Ce dernier s’intéresse au cerveau des épileptiques. Il l’invite à se joindre à lui. Elle fait une première grande découverte en 1954 : le rôle important joué par l’hippocampe dans les lobes temporaux pour la mémorisation des faits nouveaux et des expériences vécues. Un chirurgien de Hartford, au Connecticut, a vent de ses travaux de recherche et lui propose de travailler sur un patient connu sous les initiales HM. Professeure titulaire au Département de neurologie et de neurochirurgie de l'Université McGill depuis 1970, et titulaire de la Chaire Dorothy J. Killam depuis 1993, la communauté scientifique internationale considère Brenda Milner comme l’une des principales architectes de la neuropsychologie. Elle fonde le Département de psychologie de l'Institut neurologique de Montréal. Parmi ses distinctions prestigieuses, mentionnons qu’elle a été faite officière de l’Ordre du Canada en 1984 et officière de l’Ordre national du Québec en 1985. Première lauréate à recevoir le prix Wilder-Penfield en 1993, elle est promue Compagnon de l’Ordre du Canada en 2004 et nommée en 2005 membre honoraire étranger de l’American Academy of Arts and Sciences. Elle devient grande officière de l’Ordre national du Québec et est récipiendaire du Prix Balzan des neurosciences cognitives en 2009. Elle reçoit en 2014 le prix Dan David pour sa contribution fondamentale à la science de la mémoire et du cerveau. Elle est détentrice de plus d’une vingtaine de doctorats honorifiques.