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Point de presse de Mme Paule Robitaille, porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de francophonie

Version finale

Le jeudi 18 avril 2019, 11 h 41

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures quarante et une minutes)

Mme Robitaille : Bonjour à tous. Je vois qu'il y a foule.

Je veux parler aujourd'hui de ce projet de Jeux de la Francophonie à Sherbrooke, pas les Jeux olympiques, mais bien les Jeux de la Francophonie à Sherbrooke. On en a parlé cette semaine à l'étude des crédits avec Mme Girault, la ministre des Relations internationales. On lui a posé des questions à savoir qu'est-ce qu'elle faisait avec ce projet-là de candidature des Jeux de la Francophonie à Sherbrooke.

On sait que Sherbrooke, en janvier, a levé la main pour tenir les jeux, ces jeux qui devaient être tenus à Moncton, et puis finalement le Nouveau-Brunswick a dit non. Et là l'OIF, le comité organisateur des Jeux de la Francophonie cherche preneur, et Sherbrooke a levé la main en janvier. Et puis là, depuis ce temps-là, il y a... On aurait souhaité des négociations. On veut savoir où ça s'en va. Sherbrooke promet 5,5 millions, voudrait mettre cet argent-là. Ottawa se dit très, très intéressée aussi parce qu'Ottawa veut tenir ces Jeux de la Francophonie et a dit qu'elle s'engageait à mettre un montant équivalent à Sherbrooke plus Québec.

Et là, ce que je comprends, ce qui branle dans la manche là-dedans, c'est Québec. On veut savoir où la ministre se positionne. Et la décision de la ministre est extrêmement importante parce que, si elle ne donne pas, elle ne met pas la mise prévue pour les jeux, bien, les jeux ne se tiendront pas. En janvier, elle avait dit 17 millions de dollars, que le Québec pourrait mettre. Elle avait entrouvert la porte. Elle avait dit qu'elle bonifierait peut-être la mise.

Et, bon, alors cette semaine, j'en ai profité, lors de l'étude des crédits budgétaires avec elle, pour savoir ce qu'elle allait faire. Et puis elle nous a lu un texte suite à une rencontre de ses fonctionnaires avec les fonctionnaires de Sherbrooke et d'Ottawa, qui se serait tenue la semaine dernière. Et là on lui aurait dit que, si on veut que les jeux se tiennent, la part de Québec va être 30 ou 35 millions de dollars. Alors, à cela, elle a répondu : Ouf! ça ne passera pas. Ouf! ça ne passera pas. Alors, on en a conclu qu'elle n'était pas intéressée.

Or, le lendemain matin, dans La Tribune de Sherbrooke, on nous rassure. Son bureau dit à la journaliste : Non, non, le dossier est toujours vivant. Alors : Ouf! ça ne passera pas; là, le dossier est toujours vivant. Bon, depuis janvier, là, la ministre tergiverse. On ne sait pas vraiment où elle se situe là-dessus. Un jour c'est oui, peut-être. Bien, l'autre jour, c'est non, carrément. On ne sent pas une conviction profonde pour ces jeux-là, de toute évidence. La ministre répète que la francophonie, par contre, c'est important, qu'elle veut rester... qu'elle veut que le Québec, malgré tout, demeure un leader dans la francophonie.

Il faut poser des gestes, hein? Durant l'étude des crédits, même les députés de la CAQ qui l'accompagnaient nous ont répété que c'est important que le Québec pose des gestes. Bien, voilà un geste fort, un geste fort que d'appuyer ces Jeux de la Francophonie, qui, je le rappelle, amèneraient des milliers de personnes de partout dans le monde à Sherbrooke, qui auraient des retombées économiques importantes.

Là, justement, elle nous parlait aussi d'un rapport sur les retombées économiques pour la ville de Sherbrooke. Avant de prendre une décision, il faudrait peut-être savoir ce que dit le rapport et évaluer ces retombées économiques. Et je suis sûre que Sherbrooke a fait l'exercice et qu'il faut écouter Sherbrooke là-dedans. Sherbrooke aimerait avoir les jeux. Il ne faut pas oublier que Sherbrooke aimerait avoir les jeux. C'est des retombées économiques, c'est la mise à niveau aussi de toutes ses installations sportives et plus encore.

Et donc la ministre se positionne où? Comme je l'ai déjà dit cette semaine à quelques médias de la région de Sherbrooke, 30 millions, là, 30 millions de dollars, c'est beaucoup ou ce n'est pas beaucoup? Ça dépend. Ça dépend de ses ambitions. Ça dépend de comment on veut jouer les jeux de Sherbrooke. Je rappelle que Victoria va accueillir les Jeux du Commonwealth en 2022. Ça va leur coûter 1 milliard de dollars. 1 milliard, c'est beaucoup d'argent, mais ils ont fait l'exercice. Ils ont dit que c'était une excellente vitrine pour eux, qu'ils allaient y gagner, que ça valait l'investissement. Quand Sherbrooke a eu les Jeux du Canada, en 2013, chez elle... des retombées économiques, pour la région, de 110 millions, pour le Québec, 160 millions. Donc, ça a valu la peine.

C'est vraiment une question de priorités de ce gouvernement-là. Ce matin, le premier ministre parlait d'ambition. Bien, en tout cas, voilà un geste qui montre une certaine ambition, une certaine volonté de bouger au sein de la francophonie. On apprend que le 26 avril, là, vendredi prochain, la ministre des Relations internationales va convoquer le maire de Sherbrooke à ses bureaux. Moi, j'aurais aimé ça savoir ce matin si c'est à ce moment-là qu'elle va prendre la décision finale. Est-ce qu'on va le savoir une fois pour toutes où est-ce qu'elle se loge là-dedans, là-dessus? Alors, on attend.

Et, si la ministre décide que ça ne vaut pas la peine, qu'elle ne veut pas soutenir la candidature de Sherbrooke pour les Jeux de la Francophonie, alors j'aimerais ça qu'elle nous nomme au moins un projet mobilisateur qui pourrait marquer son leadership au sein de la francophonie puis qui rejoindrait les Québécois comme ces jeux l'auraient fait. Et j'aimerais savoir c'est quoi, son plan de match parce que, durant l'étude des crédits, elle nous parle d'une place importante du Québec au sein de la francophonie, son rôle de leadership. Bien, il est où, le plan de match? Il est où, le plan de match? On l'attend. Moi, je serais très curieuse. Où est-ce qu'on s'en va avec ça? Quels gestes forts on veut poser durant ce mandat-là de la CAQ?

Alors, sur ce, je vous laisse et je vous souhaite un excellent congé de Pâques, une joyeuse Pâques. Et, si vous avez des questions, bien, je vous écoute. Merci. C'est bien? Merci.

(Fin à 11 h 48)

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