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Point de presse de M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de fiscalité, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé et services sociaux

Version finale

Le mercredi 10 juin 2020, 8 h 30

Salle Louis-Hippolyte-La Fontaine (RC.184), hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-trois minutes)

M. Zanetti : Bonjour, tout le monde. Alors, aujourd'hui, je voudrais parler d'un sujet qui ne doit pas être éclipsé, là, c'est la question de la santé. Il y a deux choses qui, vraiment, je pense, doivent attirer notre attention. C'est, d'abord, l'enjeu des frais dentaires liés à la COVID-19, qui pourraient augmenter, qui vont augmenter, et aussi l'enjeu de la climatisation dans les CHSLD.

D'abord, en ce moment, là, les cliniques dentaires, depuis qu'elles ont réouvert, elles sont obligées d'avoir de nouvelles mesures sanitaires à cause de la COVID-19. On le comprend parfaitement. On veut que les gens aient des soins qui soient sécuritaires. Maintenant, la question, c'est qui va payer pour ça. Et, en ce moment, ce qu'on sait, c'est que les hausses de taxes, de tarifs qui sont proposés, là, ça pourrait osciller entre 15 $, par intervention, ou 114 $, dépendamment de l'intervention.

Alors, d'une part, nous, on est très soucieux, là. Ça fait longtemps, à Québec solidaire, qu'on trouve que c'est une injustice qu'il y ait des frais dentaires qui soient aussi chers au Québec puis qu'on revendique une assurance universelle, une assurance dentaire universelle et publique. Mais maintenant ce qu'on veut, c'est que les frais liés à la COVID soient, d'une part, balisés et uniformisés par le gouvernement à travers le Québec, parce qu'on le sait, les frais dentaires, ce n'est pas pareil partout déjà.

Alors, il ne faudrait pas que la COVID-19 amène des frais qui soient inégaux, des frais qui soient peut-être abusifs. Alors, on veut une uniformisation et aussi on veut que la RAMQ rembourse ces frais-là pour ne pas accentuer les injustices causées au Québec en ce moment par les frais dentaires. On sait qu'il y a beaucoup de monde au Québec qui ne vont pas justement chez le dentiste parce que c'est trop cher. Puis, en ce moment, on ne voudrait pas que, dans un État où les populations les plus vulnérables du Québec sont déjà vulnérabilisées, qu'on empire la situation.

D'autre part, la question des CHSLD, là, ça a été... on en a parlé. Ça fait longtemps qu'on connaît ce problème-là. Et puis là on sait que la plupart des CHSLD, là, ils vont avoir une aire climatisée, mais une aire climatisée commune. Si on arrive avec une deuxième vague ou si, cet été, la situation s'empire, bien, ça ne vaut rien parce que les gens ne pourront pas y aller.

Alors, c'est bien important. Nous autres... Puis on a fait une motion là-dessus hier, que le gouvernement a d'ailleurs refusée. C'est bien important qu'il y ait un engagement à très court terme pour climatiser chaque chambre dans les CHSLD du Québec parce que c'est là que les gens vont être. Ils vont être dans leur chambre. C'est ça qui va se passer.

Puis, en ce moment, là, ce qu'on constate, là, c'est qu'il y a beaucoup d'empressement pour construire du neuf, avec le p.l. n° 61, là, mais on aimerait qu'il y ait aussi un empressement pour rénover ce qui est existant puis faire en sorte que les aînés du Québec, là, qui vont être pris dans une chambre de CHSLD, bien, qu'au moins ils soient confortables puis qu'ils ne soient pas pris à avoir des vagues de chaleur impossibles et insupportables, qui pourraient même nuire à leur santé. Puis ça, pour nous, là, c'est un gros problème. Il faut qu'il y ait un engagement cette semaine avant que les gens partent de l'Assemblée nationale.

Je vais laisser mon collègue commenter puis je reviendrai pour les questions.

M. Marissal : Merci, Sol. Bonjour. On a eu une longue soirée hier soir en commission parlementaire sur le projet de loi n° 61. Mais je pense que la soirée a été surtout longue pour le président du Conseil du trésor, qui s'est fait dire par tous les groupes qui sont passés hier, virtuellement ou en présence, que son projet de loi n° 61 est un danger public pour le retour à la corruption, le retour à la collusion, bref, ce qu'on ne veut surtout pas revoir au Québec.

On a remarqué depuis deux jours que les groupes font la file ici pour venir nous dire essentiellement le même message. Ce projet de loi est mal foutu. Il est dangereux. Il faut le revoir. Tout le monde est pour la relance économique du Québec, mais pas n'importe comment, et surtout pas, surtout pas, au détriment des contre-pouvoirs qui doivent rester.

Les seuls groupes qu'on a entendus depuis deux jours qui sont en faveur de 61, ce sont des groupes, et je respecte leurs points de vue, mais qui ont des intérêts financiers directs dans l'accélération des projets. Les autres, que ce soit l'AMP, que ce soit le BIG de Montréal, que ce soit la Protectrice du citoyen, le comité de suivi de la Commission Charbonneau, ils ont tous et toutes non pas des réserves, mais une aversion pour plusieurs articles de ce projet de loi. Même le Conseil du patronat a des réserves sur, par exemple, l'octroi de contrats.

Alors, je pense que la démonstration a été faite depuis deux jours que ce projet de loi là ne peut absolument pas cheminer comme il est là. Personne au Québec ne veut retomber dans nos vieilles ornières de la corruption, d'autant que la démonstration a aussi été faite qu'on peut très bien relancer des projets d'infrastructure sans avoir à appliquer cette massue législative. Merci.

M. Lavallée (Hugo) : Qu'est-ce que vous pensez des déclarations du premier ministre, qui semble associer l'opposition au projet de loi à l'opposition, par exemple, à la ligne bleue, à l'hôpital de Vaudreuil? C'est un peu les propos qu'il a tenus hier.

M. Marissal : Oui, mais c'est le même premier ministre qui nous a dit : Faites-vous-en pas, le président du Conseil du trésor, c'est un comptable. En tout respect pour les comptables et pour le président du Conseil du trésor, c'est un peu court, les réponses du premier ministre. La légèreté des réponses du premier ministre me laisse souvent dans un état entre la surprise et l'incompréhension. J'en suis là ce matin, très surpris du genre de réponses courtes du premier ministre, qui n'est pas capable de comprendre ou qui ne veut pas comprendre que tous ces groupes qui sont venus sonner l'alarme, ce ne sont pas des lobbyistes, ce ne sont pas des partis des l'opposition, ce sont des groupes, notamment des officiers de l'État, des gens qui sont là pour être les chiens de garde des droits des citoyens et des citoyennes du Québec.

Alors, il peut bien faire de la politique avec ça puis dire : L'opposition est contre la relance économique du Québec. Ça s'évapore, au moment où c'est dit, dans l'air, ce genre de propos. Le fait est que leur projet de loi n° 61, il est mal foutu. Il est dangereux. Il faut qu'ils retournent à la table à dessin puis qu'ils recommencent. Et, en attendant, on n'a pas besoin de défoncer les murs du parlement ni de la démocratie pour rénover des CHSLD.

M. Bergeron (Patrice) : Qu'est-ce que ça dit du rôle de la ministre de la Justice, Mme LeBel, ancienne procureure de la commission Charbonneau, qu'un projet de loi ait pu passer à travers toutes les étapes, là, de préparation, au comité législatif, au gouvernement, puis que ça a pu, donc, tacitement, recevoir son sceau? Parce qu'elle est quand même jurisconsulte du gouvernement. Qu'est-ce que ça dit de son rôle?

M. Marissal : Je ne lui prêterais pas d'intentions. Et j'espère que nous aurons l'occasion de l'entendre, de la questionner sur ça parce qu'effectivement elle est Procureure générale du Québec. Et là, pour le moment, ce qu'on voit publiquement, c'est que le premier ministre s'en sert comme caution en disant : Elle était procureure de la commission Charbonneau, donc tout est correct, tout va bien. Ça, c'est aussi crédible que de dire : Christian Dubé est comptable. Le fait est qu'on travaille en ce moment avec un projet de loi. Ce projet de loi, il est dangereux. Il doit être revu de fond en comble. Et je présume qu'un jour la Procureure générale du Québec aura quelque chose à dire là-dessus.

M. Laforest (Alain) : Donc, on le retire, là? La seule et unique chose qu'il reste à faire, c'est : Retirez-le et revenez au mois de septembre avec?

M. Marissal : Regardez, les plans de la maison sont tout croches. Ça fait qu'on peut changer, sur le plan, de façon cosmétique, la tapisserie dans la cuisine, mais il reste que le plan de la maison, il est tout croche, il est bancal. C'est dangereux. C'est une maison qui risque de s'écrouler. Alors, moi, ce que je vous dis, c'est qu'en ce moment, là, ce projet de loi, en ce qui nous concerne, il est inacceptable. C'est le gouvernement qui est arrivé avec ce projet de loi là, cette brique-là.

M. Laforest (Alain) : Oui, mais on le retire ou on le rejette?

M. Marissal : On le retire ou on le retravaille en profondeur, là.

M. Laforest (Alain) : Mais ça ne se fait pas en deux jours.

M. Marissal : Je vais laisser le gouvernement puis le leader du gouvernement gérer son agenda. C'est lui qui nous a foutu ce projet de loi là entre les pattes. Il y aura des négociations. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on est ouverts à la discussion. Mais on ne va pas se faire passer sur le corps, pour des raisons politiques, sous prétexte que le gouvernement est bien, bien pressé de biffer tous les contre-pouvoirs de la province. Ça ne marche pas, ça.

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que vous prêts à siéger la semaine prochaine, s'il le faut, pour faire adopter ce projet de loi là?

M. Marissal : Oui. On travaille s'il faut siéger la semaine prochaine. Mais ce que je vous dis, c'est que le projet de loi n° 61, dans son état, là, il ne faut pas se leurrer, là, on peut bien siéger la semaine prochaine, ça va prendre beaucoup plus que deux, trois jours. Il est tout croche, ce projet de loi là. Il est dangereux. Il a été écrit pendant que le gouvernement marchait. Puis là il nous arrive avec ça, puis tous les groupes crédibles, et notamment tous les contre-pouvoirs de l'État, nous disent : Attention, là, attention, n'allez pas là, ne faites pas ça, ne retournez pas là. Alors, on peut bien siéger la semaine prochaine, mais ça va prendre du stock sérieux sur la table.

Mme Crête (Mylène) : Est-ce qu'il faut retirer l'article 50 ou en limiter la portée?

M. Marissal : C'est une des nombreuses choses qu'il faudrait faire, effectivement, parce que l'article 50, pour la compréhension du public, c'est évidemment l'octroi de contrats, notamment la multiplication des grés à grés, donc le dynamitage des digues de contrôle des fonds publics. Mais c'est une des choses, hein, une des nombreuses choses qu'il faut faire.

Mme Crête (Mylène) : Mais vous préférez qu'on le retire ou qu'on...

M. Marissal : Dans son état actuel, il vaut mieux le retirer. Il vaut mieux le retirer.

M. Lavallée (Hugo) : Mais est-ce que c'est bien utile d'avoir un projet de loi comme ça? Il y a plusieurs groupes qui semblent indiquer qu'on pourrait aller de l'avant avec plusieurs projets sans même adopter un projet de loi comme ça.

M. Marissal : Le gouvernement admet lui-même, à mots couverts, qu'il n'en a pas besoin parce que, quand on lui demande quel projet a absolument besoin de 61, il n'est même pas capable de répondre. Et c'est un fait, là, rénover un CHSLD, ça ne prend pas un BAPE. Tu n'as pas besoin de l'état d'urgence sanitaire pour ça, sans compter que la prolongation quasi indéfinie de cet état d'urgence sanitaire cause des problèmes, notamment et surtout dans le réseau de la santé.

Vous avez entendu comme moi hier le témoignage de la FIQ puis de l'APTS. Ces gens sont à bout de souffle, à bout de nerfs. On va tous les envoyer en dépression, si ce n'est pas pire que ça, notamment parce que l'état d'urgence érigé en système puis la gouvernance par décret puis par arriérés... arrêtés ministériels — je vais finir par le dire — fait en sorte qu'on peut, par exemple, bafouer les droits aux vacances ou obliger les gens à faire encore plus de temps supplémentaire. Ce n'est pas sérieux, là. Ce n'est pas sérieux. On n'a pas besoin de ce projet de loi là pour faire la relance économique. De toute façon, soyons honnêtes, là, ce n'est pas un plan de relance économique, c'est un plan de relance d'infrastructures.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Je ne sais pas lequel de vous deux va préférer répondre, là, mais est-ce qu'on doit avoir le débat sémantique sur la question du racisme systémique ou est-ce qu'on peut aller de l'avant avec un plan de lutte ou avec des mesures sans se prononcer sur l'usage de ce mot-là ou de cette expression-là?

M. Zanetti : Bien, nous, à Québec solidaire, on n'a jamais eu de réticence à reconnaître la question du racisme systémique. Peut-être qu'en étant réticents comme ça on en fait quelque chose, là, je ne sais pas trop quoi, qui bloque, là, mais, non, nous autres, tu sais, on n'a pas de problème à reconnaître ça. Et puis donc on le reconnaît. Puis le gouvernement Legault, il devrait faire la même chose parce que je pense que ça donnerait confiance aux gens qui subissent ce racisme-là que, vraiment, on va faire des choses en profondeur. Moi, j'ai l'impression que le gouvernement envoie une espèce de message, disons, ambigu quand il bute sur des mots que, lui-même, il dit que c'est des simples mots. Mais alors pourquoi ne pas le reconnaître?

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce que c'est encore pertinent de faire une consultation sur le racisme systémique comme celle que les libéraux voulaient faire?

M. Zanetti : Bien, si ça peut aider à faire cheminer le concept puis à documenter pour avoir des meilleures politiques publiques, oui.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce que la réforme du PEQ, le fait d'exclure les demandeurs d'asile du programme de formation accélérée cet été, selon vous, c'est des exemples de racisme systémique?

M. Zanetti : C'est une bonne question. Je pense que nous autres, on est pour que les demandeurs d'asile aient accès à ce programme de formation puis on est contre la réforme du PEQ de M. Jolin-Barrette. On pense que ce n'est pas une façon, disons, inclusive puis qui va faciliter, là, justement, bien, l'intégration, l'accueil de ces personnes-là dans la société québécoise. Ça fait qu'on est contre ça.

M. Laforest (Alain) : Si vous aviez à donner un exposé à des élèves, là, sur l'évolution tranquille, là, ça serait quoi?

M. Zanetti : Bonne question. Là, ce n'est pas mon concept. Mais je pense qu'on a besoin d'une évolution rapide, là, tu sais, puis ce n'est pas juste le Québec, là, c'est partout dans le monde, tu sais. Je pense qu'un des problèmes, dans les réticences du premier ministre, c'est qu'il fait comme si, là, on s'attaquait au Québec quand on parlait de ça. Mais ce n'est pas ça, la question, là. Tu sais, le racisme systémique, ça existe aux États-Unis, ça existe au Canada. Ça existe dans la plupart des pays occidentaux. Puis ailleurs je ne les connais juste pas assez, mais ce qui nous définit, là, ce n'est pas est-ce qu'il y a du racisme systémique ici, c'est comment on y fait face. Est-ce qu'on se met la tête dans le sable, nous, ici, ou est-ce que, bien, on lutte contre ça de façon assumée? C'est ça qui nous définit.

M. Laforest (Alain) : «Évolution», est-ce que c'est assez fort ou ça prend plus que ça?

M. Zanetti : Bien, ça dépend à quel rythme ça va, là. C'est une bonne... Il faudrait savoir qu'est-ce que le ministre entend par «évolution». Nous, on veut des changements rapides.

La Modératrice : Dernière question en français, s'il vous plaît.

Mme Lajoie (Geneviève) : Selon vous, M. Legault, il a peur de quoi pour ne pas nommer ce problème-là?

M. Zanetti : Peut-être qu'il a peur que... Je ne sais pas. C'est comme s'il voyait le racisme systémique comme une accusation contre les Québécoises et les Québécois, alors que ce n'en est pas une. Et je pense que sa réticence à reconnaître ça contribue peut-être à transformer cette affaire-là, pour beaucoup de monde, en objet d'accusation contre le peuple québécois. Et c'est problématique parce que ça n'en est pas une. Ce n'est pas ça qui nous définit. Ce qui nous définit, c'est : On se met-u la tête dans le sable ou on prend ça à bras-le-corps, on lutte? Qu'est-ce que les gens vont dire du Québec après? Bien, c'est comment on a fait face à ce problème qui n'est pas juste un problème du Québec, qui est un problème partout. Est-ce qu'on va être à la traîne ou on va être des leaders? C'est ça, la question.

La Modératrice : On va passer en anglais, s'il vous plaît.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Marissal, Bill 61, you qualified the bill as a public danger. So what are the chances, the possibilities that you will, basically, back, support this bill, even, like, in having a session that will be extended?

M. Marissal : This morning, with the bill in face of us, very thin at the best. We're not going to compromise on our principles in front of this bill that has been written on a napkin, apparently, and that is going way too far, way too far, in so many areas, environment, fundamental rights and public money, just to mention these three.

Mme Senay (Cathy) : How Sonia LeBel is basically playing with fire right now, about her own credibility?

M. Marissal : I would like to hear Mme LeBel speak about draft Bill 61. I hope we will get a chance, at some point, and sooner than later, to hear her about this draft bill. The fact is Premier Legault is using Mme LeBel because she was an «ex-procureur» of the Charbonneau Commission.

Mme Senay (Cathy) : So he's using her?

M. Marissal : Yes, apparently, he's using her, just saying : Look, we can do no wrong, we have Sonia LeBel with us. Well, that's not convincing. We need more than that. And, at the end of the day, Sonia LeBel is the guardian of the rights of Quebeckers. So I would think that, at some point, we will get a chance to hear from her.

Mme Senay (Cathy) : Because she spoke last week, she explained herself about Bill 61 last week at the press conference when she tabled Bill 55, and she said that she couldn't go further in her own opinions because she is the attorney general, so she has to defend the bill in court.

M. Marissal : Yes. The fact of the matter is she is a member of this cabinet and, at some point, she has to jump in the ring and say something. Maybe she would change her mind after hearing all the witnesses that were waiting in line for the last two days to tell us basically that this bill is wrong. So maybe she will see the light eventually.

La Modératrice : Une dernière question.

M. Authier (Philip) : For Mr. Zanetti. Good morning.

M. Zanetti : Good morning.

M. Authier (Philip) : What was your reaction to the Human Rights Commission report showing very few minorities in the Government?

M. Zanetti : Well, at Québec solidaire, we wish since a long time that this situation could be changed. We propose to increase the number of people coming from minorities to be in the Government. We think it is important for them to be visible in those places of work and also of power in the society. So, yes, we think the actual situation is not satisfying and we have to do much more.

M. Authier (Philip) : Do you support the idea of affirmative action?

M. Zanetti : Of what?

M. Authier (Philip) : Affirmative action.

Une voix : Discrimination positive.

M. Zanetti : Ah! OK, yes. That was one of our campaign propositions in 2018, and I think it's an important part of what should be done to make things evolve faster.

M. Authier (Philip) : What do you expect in Mr. Legault's antiracism package?

M. Zanetti : A lot of things. But, you know, first, it would be interesting for him to recognize systemic racism. I think it would give a good signal for everybody who has this issue with very… for everybody who lives with the consequences of systemic racism because it would give them confidence and hope that serious things will be done to fight against this.

La Modératrice :Est-ce qu'il y a d'autres questions? Merci beaucoup.

(Fin à 9 h 3)

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