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Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et Mme Émilise Lessard-Therrien, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques

Version finale

Le mardi 1 février 2022, 10 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures trente-deux minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendra la parole, tout d'abord, Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire, suivi de la responsable solidaire en matière d'environnement, Émilise Lessard-Therrien. Vous pourrez poser vos questions par la suite.

M. Nadeau-Dubois : Merci beaucoup. Bonjour, tout le monde. On est très heureux, à Québec solidaire, d'être de retour à l'Assemblée nationale aujourd'hui, en cette rentrée parlementaire.

Bien sûr, je suis obligé de commencer en vous parlant de la volte-face de François Legault concernant la taxe vaccin. Aujourd'hui, les Québécois se rendent compte qu'en plein état d'urgence sanitaire, en pleine pandémie mondiale, François Legault gouverne avec des coups de tête. Moi, je pense que les Québécois méritent un gouvernement qui sait ce qu'il fait puis qui fait ce qu'il dit, pas un premier ministre qui gère selon ses humeurs du moment. C'est broche à foin, c'est de l'incompétence. Je pense que les Québécois vont se mettre de plus en plus à se poser une question : Sur quoi se base François Legault quand il prend des décisions? Moi, je pense que le premier ministre du Québec nous doit des sérieuses explications aujourd'hui.

Mme Lessard-Therrien : Bonjour. Le 22 décembre dernier, le gouvernement a décidé de nous en passer une petite vite. Il a déposé un projet de règlement qui viendrait modifier la norme du nickel dans l'air pour favoriser l'industrie. Le nickel, c'est un polluant toxique, et la CAQ veut en émettre cinq fois plus dans l'air que ce qui est actuellement permis. Bref, Benoit Charette s'est couché devant les multinationales polluantes.

Au Québec, là, c'est 4 000 personnes qui meurent prématurément à chaque année à cause de la pollution atmosphérique, et le nickel en fait partie. C'est un gros problème ici, à Québec, avec le port. La population de la Basse-Ville respire déjà de l'air beaucoup plus pollué que dans les plus grandes villes du Canada. C'est un problème à Sorel-Tracy. C'est un gros problème à Rouyn-Noranda.

Au Québec, on a collectivement fait le choix de faire de la santé des gens la priorité numéro un, et la CAQ, elle, veut faire un compromis sur cette santé-là. Pour favoriser quoi? Les multinationales étrangères qui polluent l'air qu'on respire. C'est inacceptable. Et Québec solidaire va talonner la CAQ jusqu'à tant qu'elle retire son projet de règlement. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre vos questions. Une question, une sous-question, s'il vous plaît.

M. Lavallée (Hugo) : Sur la contribution santé, au fond, ça fait quand même votre affaire, dans le sens, c'est une mesure à laquelle vous vous opposiez... victoire pour vous. Est-ce que ce n'est pas une victoire pour vous?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je pense que ce n'est pas une victoire pour le Québec quand, pendant des semaines, le débat est monopolisé par une patente à gosses inventée par François Legault parce que c'était son humeur ce jour-là. Je pense que le Québec n'est pas gagnant parce que, pendant ces semaines-là, on aurait dû être en train de travailler ensemble pour trouver des solutions à la pandémie. Par exemple, distribuer des N95 massivement, régler enfin la question de la ventilation dans nos écoles, s'assurer de mieux protéger les travailleurs, travailleuses de la santé.

Pendant des semaines, là, c'est de ça dont on aurait dû parler, pas d'un coup de tête de François Legault lancé à la va-vite comme ça dans un point de presse. Quand François Legault convoque les Québécois, Québécoises, là, en conférence de presse, là, ce n'est pas rien. Les gens ont le droit de s'attendre à ce que ce qui leur soit communiqué, ce n'est pas les humeurs du moment de François Legault, mais c'est des décisions de gestion de la crise basées sur la science.

M. Laforest (Alain) : ...lors de la rencontre que vous avez eue, vendredi dernier, par rapport à la contribution santé?

M. Nadeau-Dubois : Vendredi dernier, lorsque j'ai parlé à François Legault de la contribution santé, il maintenait le cap. Il me disait que c'était le gros bon sens que d'aller dans cette direction-là. Je constate qu'il y a quelque chose qui s'est passé depuis notre conversation.

M. Lavallée (Hugo) : ...

M. Nadeau-Dubois : Moi, je ne veux pas prêter d'intention. Je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé dans l'entourage du premier ministre pour qu'on fasse volte-face comme ça. Mais ce que je constate, là, c'est qu'on a perdu du temps précieux à débattre d'une idée broche à foin lancée par le premier ministre sur un coup de tête alors qu'on aurait dû prendre ce temps-là pour trouver des solutions pour se sortir de la cinquième vague. On est en plein état d'urgence sanitaire, on est en pleine pandémie. Il faut trouver des solutions, pas lancer des idées en l'air parce que, ce jour-là, ça nous tente.

M. Robillard (Alexandre) : Et le changement dont vous parlez dans l'entourage de M. Legault, est-ce qu'il se limite à son entourage ou vous avez l'impression qu'il y a d'autres éléments qui rentrent en ligne de compte dans cette décision de renoncer au projet?

M. Nadeau-Dubois : Je pense que François Legault doit des explications aux Québécois et aux Québécoises. Comment ça se fait qu'il convoque une conférence de presse pour s'adresser aux Québécois et aux Québécoises et qu'il lance des idées en l'air sans avoir fait ses devoirs avant? C'est de l'incompétence.

M. Robillard (Alexandre) : ...la pression montait sur le gouvernement qui a peut-être motivé cette décision-là de changer de cap?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je pense qu'en pleine pandémie les Québécois méritent un gouvernement rigoureux et responsable. Dans ce dossier-là, François Legault a fait tout le contraire.

M. Laforest (Alain) : Est-ce que les klaxons d'Ottawa se sont fait entendre ici, ont résonné, puis qu'on a peur de ce qui pourrait se passer jeudi?

M. Nadeau-Dubois : Moi, j'attends les explications du premier ministre, je ne me lancerais pas dans des hypothèses. Je pense que ce n'est pas ce dont le Québec a besoin en pleine pandémie.

M. Lacroix (Louis) : Sur les autres mesures, on va annoncer, aujourd'hui, que les gyms vont pouvoir rouvrir, que le sport pour les adultes aussi va être de nouveau permis, en tout cas, dans certaines modalités, là, pas les compétitions, sport d'entraînement, etc. Est-ce que c'est suffisant? Parce que, là, on y va à la petite semaine, on ouvre les places aux restaurants, après ça, les salles de spectacles le 7. Le 14, ça va être les gyms, les sports pour adultes. Est-ce que ça va assez vite, cette espèce de déconfinement, là, parsemé, là?

M. Nadeau-Dubois : Moi, ce que je demande à François Legault, c'est de suivre la science, puis de faire preuve de transparence maximale, et de donner, oui, un peu plus de prévisibilité aux Québécois et aux Québécoises. Quand on vit des revirements comme celui de ce matin sur la contribution santé, là, qu'est-ce que ça fait? Bien, ça jette un doute sur les critères utilisés par François Legault pour prendre des décisions. Et ça, c'est mauvais pour tout le Québec. C'est mauvais pour l'adhésion des Québécois aux mesures sanitaires. Et ça jette un doute sur : Bien, voyons donc, ce premier ministre-là, là, à qui il parle? Sur quoi il se base pour prendre des décisions? Quand il convoque les Québécois, Québécoises en conférence de presse, là, ce n'est pas rien. Est-ce qu'il nous partage ses coups de tête et ses humeurs du moment ou est-ce qu'il nous communique des décisions rigoureuses appuyées par la science? C'est ça, la question que les Québécois se posent.

M. Lacroix (Louis) : Mais, en fait, la raison pour laquelle on est confinés, nous dit-on, c'est en raison de la fragilité de notre système de santé. Il semble plus magané qu'ailleurs dans d'autres juridictions, notre système de santé.

M. Nadeau-Dubois : Il l'est, il l'est, il l'est.

M. Lacroix (Louis) : Alors, la pandémie n'est pas pire qu'ailleurs, en ce sens que c'est la même transmissibilité que dans d'autres endroits dans le monde, en Amérique, au Canada même. Le taux de vaccination est très élevé, plus élevé que dans plusieurs juridictions. Pourtant, on est un des endroits les plus confinés. Est-ce que ça, c'est normal? Est-ce qu'on devrait... Est-ce que c'est normal que l'ensemble de la population soit confiné pour une minorité de personnes qui soient à l'hôpital?

M. Nadeau-Dubois : Ce n'est pas normal. Et le problème, c'est quoi? C'est qu'on est entré dans cette crise-là avec une des capacités hospitalières les plus faibles de tous les pays du G7. Il y a, en Europe, toutes proportions gardées, plusieurs pays dans lesquels il y a plus de cas et plus d'hospitalisations, mais ça met moins à l'épreuve le système de santé. Pourquoi? Parce qu'ils ont de meilleures capacités hospitalières.

L'échec des gouvernements libéraux et péquistes successifs en santé nous a menés dans une situation où notre système est tellement fragile qu'on est malheureusement obligé de confiner davantage qu'ailleurs.

M. Lacroix (Louis) : Mais on ne devrait pas rouvrir plus?

M. Nadeau-Dubois : Bien, la raison pour laquelle, je pense, le déconfinement se fait plus lentement ici, c'est notamment parce que notre système hospitalier est plus fragile. Ce qu'il faut trouver, c'est des solutions pour renforcer notre système de santé. On a perdu un mois à débattre de la saute d'humeur de François Legault, la taxe vaccin, alors qu'on aurait dû prendre ce temps-là pour trouver des solutions pour renforcer le système. C'est du temps perdu.

M. Lavallée (Hugo) : Mais le plan de refondation du système de santé de M. Dubé, vous y croyez ou pas?

M. Nadeau-Dubois : Pardon?

M. Lavallée (Hugo) : Le plan de refondation du système de santé de M. Dubé, vous y croyez ou pas?

M. Nadeau-Dubois : En santé, François Legault ne livre pas la marchandise. Il avait promis 90 minutes d'attente dans les urgences, il n'a pas livré la marchandise. Il avait promis un médecin de famille pour chaque Québécois, comme tous ses prédécesseurs, il n'a pas livré la marchandise. Il avait promis de ramener les milliers de travailleuses dans notre réseau, il ne livre pas la marchandise. Il avait promis de serrer la vis aux agences de placement, il ne livre pas la marchandise.

Il n'est même pas capable de faire ce qui est le plus facile à faire, c'est-à-dire, par exemple, donner les meilleurs quarts de travail aux infirmières du public. Comment les Québécois peuvent-ils avoir confiance qu'il va être capable de refonder le système s'il n'est même pas capable de faire ça?

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce que vous avez l'impression que M. Boileau a démontré son indépendance avec sa conférence de presse en solo jeudi dernier?

M. Nadeau-Dubois : C'est un pas dans la bonne direction. Mais, nous, ce qu'on souhaite, c'est que la direction nationale de la santé publique soit réellement indépendante du gouvernement. Ça, ça veut dire nommée aux deux tiers par l'Assemblée nationale avec une réelle consultation des partis d'opposition.

Mais, oui, c'est un pas dans la bonne direction. Et moi, je suis très content puis je pense que le Québec est content d'avoir pu entendre, de la bouche du directeur national de la santé publique, que la taxe vaccin, ce n'était pas une mesure de santé publique. Je pense que ça a considérablement clarifié les choses, et ça démontre que Québec solidaire et les oppositions avaient raison de demander plus d'indépendance, parce que notre réflexion collective sur la taxe vaccin, elle a été enrichie par la parole du directeur national de la santé publique quand il nous a dit : Ça, vous savez quoi, ce n'est pas de mes affaires.

M. Lacroix (Louis) : Parce que vous pensez que ça a joué dans la décision, cette position-là du Dr Boileau?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je ne prête pas d'intention. Moi, j'ai hâte d'entendre le premier ministre, aujourd'hui, expliquer aux Québécois, Québécoises qu'est-ce qui a pesé dans sa décision. Mais ce que je constate, c'est qu'il n'avait sans doute pas parlé à la Santé publique avant de nous partager sa saute d'humeur et de nous dire qu'il allait punir les non-vaccinés.

La Modératrice : On va prendre une dernière question en français.

M. Bergeron (Patrice) : Vous évoquez les sautes d'humeur du premier ministre, vous parlez d'une réaction qui pourrait être fondée sur l'émotion. Est-ce que vous êtes en train de dire qu'il est trop émotif, trop irascible pour jouer son rôle de façon rationnelle?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je pense qu'en pleine pandémie mondiale, en plein état d'urgence sanitaire, ce dont le Québec a besoin, c'est de quelqu'un qui prend la mesure de l'autorité morale qu'il a et qui fait attention à ce qu'il dit puis à ce qu'il fait. Et lancer comme ça des idées aussi inédites que la taxe santé sans avoir fait ses devoirs avant, c'est broche à foin et c'est de l'incompétence.

Quand le premier ministre convoque les Québécois, Québécoises en conférence de presse, là, ce n'est pas banal, c'est un moment important. Puis les gens doivent pouvoir avoir confiance que ce qui leur est communiqué, c'est fiable, c'est le fruit d'une réflexion mûrie. On est en pleine pandémie, là, on ne gère pas un dépanneur.

La Modératrice : M. Bossé, en terminant.

M. Bergeron (Patrice) : ...attention à ce que vous avez dit ou ce que vous avez fait, vous, dans votre carrière ou...

M. Nadeau-Dubois : J'essaie, oui, j'essaie, oui.

La Modératrice : M. Bossé.

M. Bossé (Olivier) : ...question sur les peines de prison de fin de semaine qui sont purgées à la maison avec quelques vérifications téléphoniques. Qu'est-ce qu'on dit aux victimes?

M. Nadeau-Dubois : Pardon?

M. Bossé (Olivier) : Les peines de prison de fin de semaine, depuis le début de la COVID, sont purgées à la maison avec quelques vérifications téléphoniques. Qu'est-ce qu'on dit aux victimes qui se sentent flouées puis qui disent : Bien, c'est des peines bonbon, puis...

M. Nadeau-Dubois : Je n'ai pas pris connaissance de ça. On va vous revenir plus tard aujourd'hui.

La Modératrice : En anglais.

Mme Fletcher (Raquel) : …the first day of the session, the main priority is obviously health care and this plan to rebuild health care after it's been devastated by the pandemic. And the first thing we hear are the family doctors criticizing Bill 11, saying : This doesn't work, you're blaming us, you're using us as a scapegoat. What does that say about the session that we're going into and how equipped the Government is to actually fix the health care crisis?

M. Nadeau-Dubois : Well, in order to find a solution, we have to correctly identify the problem. And the problem in Québec health care system is not only the lack of technology, that's a superficial issue. What needs to be changed is the model. We need to get rid of the model where the doctor and the hospital are the core of our health care system. We need to go towards a more decentralized and... How do you say «multidisciplinaire»? That's a...

Mme Fletcher (Raquel) : Multidisciplinary.

M. Nadeau-Dubois : So, what needs to change here is the model. We need to end the model where the doctor and the hospital are the core of the system and go towards a decentralized and multidisciplinary model where all health care professionals work together to provide health care. We need to stop focusing on doctors and we need to focus on the care that is given to citizens. And the bill of Christian Dubé and François Legault does not even come close to addressing that fundamental issue.

Mme Fletcher (Raquel) : What do you make of the tone and how this session is starting?

M. Nadeau-Dubois :Quebeckers are used to this repetitive shouting match between doctors and governments. It's been going on for 20 years. Each new government picks a new fight with doctors, doctors respond, and nothing never changes. What we need to do is address the core of the problem, and no technological patch will do it. What needs to be happening is a government with the political courage to change the system.

La Modératrice : Merci. En terminant.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Gabriel Nadeau-Dubois, the health tax for the unvaccinated made international news media headlines when it was announced. So, what's the impact of the image of the Legault Government or Québec right now that Mr. Legault is backtracking?

M. Nadeau-Dubois : It's not a very serious image. Quebeckers expect, when François Legault is talking to them, to hear thoughtful and serious decisions, not the emotions of the moment. You know, I think Quebeckers deserve a government that speaks true and that knows what they're doing. In that issue, we have seen the exact opposite.

Mme Senay (Cathy) : But, do you have the impression... Because we have been in this pandemic for almost two years now. Is Mr. Legault governing and guided by his emotions?

M. Nadeau-Dubois : Well, I think we have...

Mme Senay (Cathy) : ...

M. Nadeau-Dubois : We have a demonstration today that this vaccine tax was nothing more than an idea of the moment. It was never a serious plan, it was never something that was thought and prepared. It was something thrown in a press conference to make headlines. This is not how we should deal with a global pandemic.

La Modératrice : Dernière question.

Mme Senay (Cathy) : You were the first one... I'll let Andrew just ask... I just would like to clarify one thing. You were saying, last week, that this health tax would create diversion, and this is not what we should be concentrated on, so... But you still want the explanation of Premier Legault today on this?

M. Nadeau-Dubois : Well, Quebeckers deserve an explanation. Why have we lost weeks of public debate to talk about that instead of talking about how do we rebuild our health care system? We have lost precious time.

M. Brennan (Andrew) : On your tone of rebuilding, and something that is also very important to the Québec solidaire raison d'être of funding public institutions and education, there's been two different discussions when it comes to equity in response to the Dawson College story yesterday. Your colleagues in the Parti québécois say that funding Dawson College, his expansion, is inequitable for French students and the French sector. And Mme Anglade said that it's not equitable to not fund it because it would therefore not allow for the school to expand... to maintain its current capacity. it's not to get bigger, but current capacity.

Québec solidaire, as being left of center, is one of the parties that actually prioritises education generally. Should this be a question of both the French and English sectors in CEGEPs getting more funding in order to be able to grow both of them or is this... What do you think about generally this story?

M. Nadeau-Dubois : The anglophone community deserves education institutions that are funded fairly and correctly to fulfill their mission. But the French education system also deserves that good funding. And numbers don't lie, right now, anglophone institutions are a lot more funded generally than francophone institutions. There is a lack of equity, and we need to go toward more equity. That means investing massively in French colleges, specifically in French colleges in regions that have been underfunded for years. That needs to be the priority. And, for the CAQ, to fund the expansion of the Dawson College instead of funding French institutions across Québec was a lack of equity.

M. Brennan (Andrew) : Just looking at...

La Modératrice : En terminant.

M. Brennan (Andrew) : Oui. Merci. Just looking at the potential for a convoy, now, coming to Québec City on top of the one in Ottawa, what do you think this says about the leadership of François Legault? You talked about his messaging being all over the place, and running... governing, and responding to the pandemic with emotions versus with rational and science. Do you think the frustrations that people have towards Mr. Legault, disregarding what has been felt with Mr. Trudeau... Do you think this frustration and potential protest here is indicative of his shortcomings?

M. Nadeau-Dubois : First of all, we have to be very careful on that issue, because these types of movements are emerging everywhere around the world. So, it would not be very honest intellectually to say it's because of Mr. Trudeau or because of Mr. Legault, because we are in fact seeing those types of movements emerge all around the world. So, I mean, let's be honest about that.

Now, the question should be : What can we do here to make sure we don't fuel those movements? And a measure like the vaccine tax was bound, I think, to fuel that movement. And it fuelled it in the last weeks. That's why I was worry about the impact of that measure on the social climate.

Right now, now that this bad idea is behind us, we should be working together to find solutions to reconstruct our health care system. That should be our main focus.

La Modératrice :Merci beaucoup.

(Fin à 10 h 54)

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