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Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition

Version finale

Le mardi 8 février 2022, 15 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Quinze heures quinze minutes)

M. Nadeau-Dubois : Bonjour, tout le monde. Je pense que beaucoup de Québécois et de Québécoises, aujourd'hui, vont être soulagés par les annonces du premier ministre. Je les comprends, le reconfinement des dernières semaines a été très difficile sur la santé mentale des Québécois, des Québécoises. Mais, aujourd'hui, il faut aussi qu'on parle de ce que François Legault n'a pas annoncé. Le premier ministre nous dit qu'il faut vivre avec le virus, mais, lui, son travail, c'est de donner aux Québécois et aux Québécoises les outils pour qu'ils puissent vivre sécuritairement avec le virus. Aujourd'hui, François Legault ne nous a rien dit sur comment relancer notre système de dépistage PCR qui est au point mort depuis bien trop longtemps, il ne nous a rien dit sur comment améliorer la qualité de l'air dans les écoles, il n'a rien annoncé pour distribuer massivement des N95 aux Québécois, Québécoises.

Bref, vivre avec le virus, là, ça ne peut pas vouloir dire baisser les bras. Vivre avec le virus, ça doit vouloir dire continuer à être prudent et, surtout, reconstruire le système de santé au Québec. La triste vérité, là, c'est qu'on ne pourra pas mettre les confinements derrière nous tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas reconstruit nos hôpitaux qui ont été affaiblis par des années de réformes libérales et péquistes. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions?

Mme Côté (Claudie) : Oui. M. Nadeau-Dubois, j'aimerais vous entendre sur la fin de l'urgence sanitaire. Ce n'est pas clair quand l'urgence sanitaire va être levée : pas avant la mi-mars et ça doit passer par un projet de loi. La députée Claire Samson accuse le gouvernement de faire un calcul politique. Est-ce que vous abondez dans le même sens?

M. Nadeau-Dubois : Depuis le mois de juin dernier, on le dit, à Québec solidaire, qu'il y a moyen de continuer à lutter contre la pandémie tout en déconfinant la démocratie. La manière de faire ça, c'est simple, c'est adopter une loi transitoire pour donner au gouvernement certains pouvoirs qu'il a besoin pour lutter contre la pandémie, mais lui retirer le chèque en blanc que représente l'état d'urgence sanitaire.

Mme Côté (Claudie) : Est-ce que c'est un calcul politique en vue de la prochaine élection, là, qui est à nos portes?

M. Nadeau-Dubois : Moi, ce que je sais, c'est que François Legault aurait pu, dès l'été dernier, déconfiner la démocratie québécoise, mettre en place une loi transitoire, comme on le propose. C'est ce que plein d'autres pays, notamment la France, ont fait. Il a décidé de continuer à se donner un chèque en blanc en reconduisant systématiquement l'état d'urgence sanitaire. Il y a moyen de ne plus faire ça tout en donnant certains pouvoirs spéciaux au gouvernement. C'est la manière rigoureuse de le faire, puis c'est ce qu'on propose à Québec solidaire depuis le mois de juin dernier. Ce n'est quand même pas rien.

Mme Côté (Claudie) : Mais pourquoi est-ce qu'il s'attribue ce chèque en blanc là?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je pense que François Legault trouve ça pratique, de pouvoir gouverner par décret. Le problème, c'est que ça affaiblit notre démocratie, ça suspend plusieurs règles normales de notre démocratie, puis ça, ce n'est pas normal. On peut lutter efficacement contre le virus, c'est possible, tout en sortant de l'état d'urgence sanitaire permanent.

Mme Côté (Claudie) : Merci.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a d'autres questions? Parfait. Merci.

M. Nadeau-Dubois : Merci beaucoup.

(Fin à 15 h 18)

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