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Point de presse de Mme Agnès Maltais, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éthique et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'intégrité

Version finale

Le vendredi 27 janvier 2017, 9 h 45

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures quarante-huit minutes)

Mme Maltais : Alors, bonjour, tout le monde. Évidemment, nous sommes fortement ébranlés par ce que nous venons d'apprendre aujourd'hui... en fait ce qu'on a appris hier soir, grâce à La Presse encore une fois, sur la plainte qui touche M. Pierre Paradis, ex-ministre de l'Agriculture.

D'abord, une petite déclaration sur le cas comme tel de M. Paradis. On est très, très, très conscients et conscientes que déposer une plainte pour geste à caractère sexuel — je ne connais pas la nature vraiment de la plainte — geste à caractère sexuel, contre son patron qui est un ministre d'un gouvernement, c'est quelque chose qui doit être très difficile à faire. Donc, nous prenons très, très, très au sérieux ce qui se passe. On considère que, pour le faire, ça prend d'abord beaucoup de courage. Deuxièmement, les motifs doivent être sérieux. Donc, c'est tout ce que j'aurai à dire sur le cas. Pour le reste, nous allons attendre ce que soit le premier ministre, soit la SQ aura à nous dire.

Je remarque pour une autre fois que ce sont les médias qui nous informent de ce qui se trame véritablement au gouvernement. Je vous remercie de bien faire votre travail, mais maintenant je vais inviter le premier ministre, et c'est l'essentiel de mon message, à faire, lui, son travail et à faire preuve de transparence en ce moment.

Il y a, dans la chronologie que, grâce à vous, on commence à connaître, des trous, des choses qui nous interpellent, nous interrogent. Alors, nous demandons au premier ministre de se présenter devant le public québécois via les médias et de nous expliquer véritablement ce qu'il a su, ce qui s'est passé, ce qu'il peut nous dire et comment il a géré les choses.

Il y a deux choses qui sont surprenantes, et ça, on va lui demander pourquoi. Pourquoi est-ce que le dossier est passé du Service de police de la ville de Québec à la Sûreté du Québec? Première question. Je pense que l'affaire Sklavounos, elle est gérée par le Service de police de la ville de Québec. Là, c'est passé à la SQ. Quelles sont les règles?

Deuxièmement, pourquoi est-ce que la police, la SQ, a consulté le DPCP dans l'intervalle? Ça, on est assez curieux de savoir. Ça nous paraît inhabituel, je vous dis, mais surtout on veut savoir du premier ministre pourquoi... Qu'est-ce qui s'est passé entre le 19, date où, à ce que nous savons par vous, les policiers de la Sûreté du Québec ont averti le cabinet du premier ministre, et aujourd'hui... en fait, hier soir, où nous avons appris que M. Paradis était là non pas parce qu'il est un mauvais ministre, semble-t-il, non pas parce qu'il avait fait une chute de cheval, mais qu'il était expulsé du caucus parce qu'il y avait une plainte à la SQ.

Qu'est-ce qui s'est passé dans ces moments? Du 19 au 24, entre autres, surtout, qu'est-ce qui s'est passé? Est-ce qu'il y a eu des rencontres? Est-ce qu'il y a eu des discussions? Parce que c'est une... semblerait que c'est une lettre de l'ex-employée qui a été le déclencheur de la discussion du cabinet de M. Dufresne avec le ministre... du cabinet de M. Couillard, via son chef de cabinet, avec le premier ministre et avec la SQ, et ce n'est que le — ce que je sais, d'après vous — ce n'est que le 26 que la Sûreté du Québec a confirmé à un adjoint du premier ministre, jeudi après-midi, qu'il y avait une plainte déposée contre le ministre.

Qu'est-ce qui s'est passé? Qu'est-ce qui s'est passé du 19 au 24, lettre de l'employée, et pourquoi ce n'est que le 26 qu'il y a eu confirmation? Je pense que, quand on reçoit une lettre comme ça, qu'il y a déjà eu un appel de la SQ, il y aurait dû y avoir du mouvement.

Ensuite, pourquoi le premier ministre n'a-t-il pas voulu, dès le départ, dire ce qui se passait? Pourquoi est-ce que, quand on l'a remplacé, M. Paradis, par M. Lessard, il y a eu cette espèce de valse-hésitation dans les réponses? On a essayé de... C'est M. Paradis qui a dit que c'était dû à une chute de cheval. Le premier ministre tergiversait, semblait vague dans ses réponses. Qu'est-ce qui se passait? Pourquoi il n'a pas tout simplement dit la vérité? Alors, on demande la vérité. On demande une déclaration publique puis on veut comprendre ce qui s'est passé.

Pourquoi on veut le demander aussi, c'est parce qu'on est un peu ébahis devant la gestion de crise... En fait, ce n'est pas la gestion... C'est la gestion de crise après crise du premier ministre. On a un gouvernement usé, on a un gouvernement miné, mais vraiment un gouvernement miné par les crises et les scandales.  Le Québec a besoin d'un gouvernement qui le mène en quelque part, qui propose une vision, qui suscite l'intérêt collectif.

Or, nous sommes, depuis deux ans, constamment dans les situations de crise interne. Le Parti libéral est un parti non seulement miné, mais en crise interne constamment, et ça vient, bien souvent, de la vieille garde, de la vieille équipe, des choix du premier ministre d'avoir ce gouvernement. Écoutez, sont partis, depuis deux ans : Yves Bolduc, Marguerite Blais, Robert Dutil, Gilles Ouimet, Jacques Daoust. Sam Hamad sorti du Conseil des ministres, Robert Poëti sorti du Conseil des ministres, Sklavounos est devenu indépendant, Paradis est devenu indépendant, et je ne parle même pas d'Emmanuel Dubourg qui est parti pour un ailleurs, semble-t-il, meilleur.

Depuis deux ans, le principal sujet de discussion au Québec, ce sont les crises internes au Parti libéral. Alors, je pense que le premier ministre a retardé son remaniement. Il serait temps qu'il le fasse. A-t-il le sang neuf nécessaire? C'est la question qu'il doit répondre. Ça devient véritablement un problème au Québec. Et surtout, voilà, notre principale demande, c'est que le premier ministre fasse une déclaration et nous explique ce qui s'est passé. Merci beaucoup.

M. Vigneault (Nicolas) : Ça vous rend mal à l'aise, Mme Maltais, ce qui se passe? La situation de Pierre Paradis, vous dites : On continue de suivre ça, on va regarder l'enquête. C'est tout ce que vous avez à dire, mais j'imagine, cette situation-là... Comment vous l'avez reçue?

Mme Maltais : Bouleversante, toujours. Écoutez, les employés de l'Assemblée nationale, on les connaît, les gens des cabinets aussi. Le milieu politique est quand même assez petit. Alors, c'est bouleversant de savoir qu'une femme dise avoir été harcelée par un membre des 125 députés de l'Assemblée nationale. C'est très bouleversant. Elle a vécu… C'est très difficile, c'est très dur.

Alors, oui, on prend ça dur. C'est pourquoi on veut véritablement une déclaration du premier ministre. Vous savez, être un ministre, c'est avoir beaucoup le pouvoir, c'est être en position de dominant face à des employés. Vous savez, mettre quelqu'un dehors, là, c'est facile, là, dans le milieu politique. On n'a pas de défense, on a peu de défense. On a tellement peu de défense que c'est pour ça qu'on doit être extrêmement attentif à l'utilisation de sa fonction et de son pouvoir.

M. Bovet (Sébastien) : Est-ce que, selon vous, le gouvernement, le premier ministre Couillard a essayé de camoufler l'affaire, de protéger Pierre Paradis?

Mme Maltais : J'ai entendu des commentaires là-dessus. Je vais vous dire, je ne pourrai poser… nous ne pourrons poser un jugement qu'une fois que le premier ministre se sera vraiment expliqué devant la population, devant nous et devant vous. Je pense que c'est ça qu'on s'attend, puis ensuite, quand on aura compris ce qui s'est passé, on pourra poser un jugement.

Présentement, il y a des faits troublants, il y a des trous. Il y a ces deux questions que je vous ai posées. Pourquoi du SPVQ à la SQ? Pourquoi consulter le DPCP par la police avant même… pour savoir si on continuait l'enquête? Alors, tout ça mérite une déclaration du premier ministre, puis ensuite on pourra revenir. Mais on ne veut pas jeter la pierre là-dessus tout de suite, on veut comprendre.

M. Dutrisac (Robert) : On apprend quand même qu'il y a eu des contacts entre la SQ, les forces policières et le cabinet du premier ministre. M. Coiteux nous disait il y a quelques mois que ça n'existait pas, ces contacts-là, là, qu'il y aurait une espèce de mur. Est-ce que ça ne vous surprend pas, cette situation?

Mme Maltais : Je ne veux pas retourner sur ce débat qu'on a eu à l'époque, mais clairement il semblerait que le mur est friable.

M. Dutrisac (Robert) : Mais est-ce que c'est justifié, justement, que ça soit friable? Est-ce que c'est normal que… On pourrait dire que c'est normal ou on pourrait dire que c'est anormal. Est-ce que c'est normal?

Mme Maltais : Bien, je pense que je veux comprendre ce qui s'est passé puis quel type de discussion il y a eu.

M. Croteau (Martin) : Mais, Mme Maltais, s'il subsiste des trous dans ce qu'on sait, puis vous appelez le premier ministre à faire la lumière ou, en tout cas, dire clairement ce qui s'est passé, c'est que forcément vous soupçonnez qu'il n'a peut-être pas posé tous les gestes qui s'imposaient, là, face aux agissements de M. Paradis. Est-ce que c'est ce que vous soupçonnez?

Mme Maltais : Je ne peux pas dire. D'abord, une déclaration du premier ministre, ensuite on posera un jugement, mais c'est clair qu'entre le 19 et le 26 il y a des trous. Il y a eu un contact de la SQ dès le 19 et le 20 et semblerait-il... mais, encore une fois, je procède par les bribes d'information que vous nous donnez, les médias, qui ne fonctionnent pas d'après les déclarations du Parti libéral, ils fonctionnent d'après les bribes que vous êtes allées chercher. Il semblerait qu'entre le 19 et le 26 ou le 27 il y ait eu une lettre de l'employée qui arrive. Mais si cette employée n'avait pas écrit, qu'est-ce qui se serait passé? Ça ne bougeait pas entre le 19 et le 24. Peut-être que ça bougeait, mais on ne le sait pas. Ce qu'on sait, c'est le déclencheur du mouvement au cabinet du premier ministre, ça n'a pas été la SQ, ça a été une lettre de l'employée elle-même. C'est là qu'on a besoin d'explications.

Peut-être que tout est correct, mais on ne le sait pas. Encore une fois, vous êtes des gens qui nous donnez de l'information aux partis de l'opposition. Le premier ministre doit, dans ce cas-là, nous expliquer ce qui s'est passé. Écoutez, je vous ai nommé, là, plusieurs ministres. Si vous étiez des observateurs étrangers, là, vous arriviez, vous entendiez ça, vous voyiez qu'encore une fois on recommence une session avec une crise, un membre du gouvernement, ne poseriez-vous pas la question sur quel type de gestion il se passe à l'interne et quel type de gouvernement on a?

M. Croteau (Martin) : Pourquoi c'est troublant qu'il y ait des trous?

Mme Maltais : C'est troublant qu'il y ait des trous parce que ça questionne le jugement du premier ministre, ça questionne son sens de l'honneur, son sens de l'éthique, sa compréhension de la gravité d'une agression sexuelle. C'est ça que ça questionne. C'est pour ça qu'il doit immédiatement se présenter devant vous puis expliquer les choses.

M. Boivin (Simon) : ...selon vous, le fait qu'il a été à Davos, ça peut servir d'excuse pour ne pas prendre une décision immédiate?

Mme Maltais : Pas du tout. Écoutez, le téléphone existe, là. Depuis l'existence du téléphone, là, on n'est plus au... comment on appelait ça, les petits... les linographes ou lithographes, je ne sais plus trop, là, mais, regardez, on n'est pas au télégraphe, là, on est au téléphone, là. Ça se gère, ces affaires-là.

M. Bovet (Sébastien) : Dans une société de droit, Mme Maltais, qu'est-ce qui fait qu'un signalement à la police justifierait qu'un employeur prenne des sanctions à l'égard de son employé? N'importe qui peut faire un signalement à la police pour toutes sortes de raisons, que ce soit par vengeance ou pour nuire à quelqu'un, en particulier pour un ministre d'un gouvernement.

Pourquoi, à partir du 19 janvier, quand le bureau du premier ministre est informé qu'il y a un signalement à la police, M. Couillard aurait dû agir sur la base d'un signalement et pas d'une enquête policière en bonne et due forme?

Mme Maltais : Je ne dis pas... Je dis que je veux savoir ce qu'il a fait. Est-ce qu'il a parlé à M. Paradis? Est-ce qu'il a parlé peut-être à cette employée? Qu'est-ce qu'il a demandé à la SQ? Quelle était la gravité des faits? On ne sait rien, là, on est que dans les hypothèses, dans les suppositions.

M. Bovet (Sébastien) : ...vous laissez entendre... Quand vous dites qu'il y a des trous — je reprends l'argument — c'est parce que vous laissez entendre qu'il n'a pas fait sa job.

Mme Maltais : Écoutez, j'ai bien fait attention de vous dire : Ce jugement-là, on ne peut pas le porter actuellement.

M. Dutrisac (Robert) : Mais, quand même, le premier ministre a laissé M. Paradis invoquer une demi-vérité pour expliquer son départ. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de répréhensible là-dedans, une forme d'hypocrisie?

Mme Maltais : C'est-à-dire, en tout cas, c'est le contraire de la transparence. Je pense que les Québécois méritent de savoir pourquoi un membre du Conseil des ministres est expulsé véritablement ou est sorti d'un Conseil des ministres.

M. Robitaille (Antoine) : Il y aune chose qui semble à peu près certaine...

Mme Maltais : C'est la gouverne de l'État, là, dont on parle. M. Robitaille.

M. Robitaille (Antoine) : Ce qui semble à peu près certain, c'est que le 19, il y a eu un signalement de la part des policiers au cabinet. On sait que M. Lisée réclamait, lui, une espèce de procédure beaucoup plus encadrée pour déterminer les rapports entre le policier puis le cabinet du premier ministre. Est-ce que ça ne démontre pas que ça prend une telle procédure?

Mme Maltais : Dans le cas de ministres, je pense que ça nous fait nous poser la question sérieusement et que les propositions que Mme Lisée a faites vont être examinées. Évidemment, dans le cadre d'un État de droit et de la protection aussi, il ne faut pas que ça protège le ministre, il faut que... comme c'est la situation, ça protège autant la victime.

M. Robitaille (Antoine) : Il faut formaliser, alors.

Mme Maltais : Je ne dis pas qu'il faut formaliser, mais je dis que peut-être qu'on va regarder ça maintenant, là, plus sérieusement puis qu'il y a des gens qui vont se pencher là-dessus. Mais moi, aujourd'hui, bien, ce n'est pas tant ce bout-là que de comprendre ce qui s'est passé. C'est très difficile de faire des hypothèses dans des matières de choses aussi sérieuses. Pour moi, là, je suis habituée à gérer mes émotions devant vous et tout, mais les mots «agression sexuelle», ça fait mal, ça ébranle.

Alors, c'est très difficile de gérer à partir d'hypothèses et d'essayer de jeter des blâmes, ou de dire «cover-up» pour ces affaires-là, ou de se retenir de dire ça sans avoir les faits sur la table. Il faut que le premier ministre explique ce qui s'est passé.

M. Bovet (Sébastien) : On comprend que, quand M. Bergeron était ministre de la Sécurité publique, il n'y avait pas de balises non plus sur les communications entre la SQ et le gouvernement.

Mme Maltais : Semble-t-il. Je ne sais pas. Je ne peux pas vous dire, je ne suis pas... J'avoue que je ne me suis jamais mêlée des affaires internes de la Sécurité publique ou de la SQ. Ce n'est pas véritablement mon domaine.

M. Bovet (Sébastien) : Mais ces balises sont nécessaires aujourd'hui selon vous.

Mme Maltais : Je n'ai pas dit qu'elles étaient nécessaires, j'ai dit que nous devons maintenant nous pencher là-dessus, mais à partir de ce qui s'est passé. Voici un cas type où on peut comprendre comment ça fonctionne au Québec et quelles seraient les améliorations à apporter. On a véritablement une situation claire, là, où il y a questionnement sur la façon dont ça fonctionne, vraiment, puis on veut des réponses, puis on veut une déclaration du premier ministre qui nous explique, qui nous permette... S'il y a lieu d'améliorer, on améliorera, mais qui nous permette de comprendre comment cette crise a été gérée et comment il faut agir dorénavant.

M. Croteau (Martin) : À la lumière de l'information qui est disponible en ce moment, est-ce que vous trouvez que le premier ministre a bien géré la situation, à la lumière de l'information que vous avez en ce moment?

Mme Maltais : Présentement, nous trouvons qu'il y a des trous dans l'histoire, et on veut comprendre ce qui s'est passé. Deuxièmement, il est clair que le premier ministre n'a pas été transparent dans les derniers jours, 24, 25, qu'il a essayé soit de ménager son ministre, soit de ménager son gouvernement. On ne sait pas, mais on doit comprendre ce qui s'est passé. Merci.

Mme Johnson (Maya) : ...

Mme Maltais : Je veux bien l'essayer, mais je ne suis pas sûre de...

Mme Johnson (Maya) : Ou, si vous voulez, je peux poser les questions en français, puis vous me répondez en anglais. Est-ce que ce serait plus facile, peut-être?

Mme Maltais : Je vais essayer. Je vais collaborer, mais je ne suis pas sûre d'être capable.

Mme Johnson (Maya) : D'accord. Vous réclamiez des réponses auprès du premier ministre. Quelles sont vos principales questions?

Mme Maltais : What happened between the 19th of February and the…

Une voix : ...

Mme Maltais : Ah! c'est vrai, on est en janvier. Merci beaucoup, c'est très gentil. On recommence. J'étais dans mon...

What happened between the 19th of January to the 26th of January? What happened from the moment where the Government has known, has learned that one minister was under an inquiry of the sécurité du Québec to the moment the Prime Minister has decided to get him out of his caucus of the Parti libéral?  What happened?

We need an official declaration. We need to know. People have the right to know exactly what happened. How did he judge the situation? What did he do? When did he talk to the Sûreté du Québec? We need to know that because two things now are on the table : how did he act in front of that very serious accusation? And was it the good way? And everybody… Est-ce quetout le monde a fait la bonne chose au bon moment? Comment a agi la Sûreté du Québec et tout ça? So, it's a very, very serious situation, and we need to be... everything must be exposed to the public.

Another thing is : What's that Government? Since two years now, we're going from crisis to crisis and we're beginning another session with a minister which is in trouble. It's an old government. They are used. And during the time we're going from crisis to crisis, we can't have a vision, we can't know where they're going because we're always talking about the problems. I think it's time to change. Merci.

(Fin à 10 h 6)

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